Vous êtes sur la page 1sur 133
Table des matières

Table des matières

Table des matières

Table des matières

Liste des illustrations Dédicaces Remerciements
Liste des illustrations
Dédicaces
Remerciements

Sigles et abréviations

Avant-propos

Fiche signaletique du projet Introduction Méthodologie
Fiche signaletique du projet
Introduction
Méthodologie

1. Préparation du stage

2. Prise de contact

3. Collecte des données et exploitation

4. Recherche documentaire

5. Résultats obtenus

6.

7. Difficultés rencontrées

8. Limites des études réalisées

Rédaction du

Contexte et justification

1.

2.

Contexte

Justification

Objectifs et résultats attendus

1. Objectif global

2. Objectifs spécifiques

3.

Résultats attendus

CHAPITRE 1 : ETUDE ENVIRONNEMENTALE

1-1. Situation géographique 1-2. Hydrographie 1-3. Réseau routier 1-4. Climat 1-5. Population 1-6. Potentialités agropastorales 1-7. Pratique de l’agriculture à KOUTABA

I

VI

VIII

IX

XI

XIII

XIV

1

2

2

2

3

4

4

4

5

5

6

6

7

9

9

9

9

11

11

12

12

12

13

13

14

1-8. Pratique de l’élevage à KOUTABA

14

a-

Races bovines élevées

15

b-

Alimentation des animaux

16

1-7. Risques et contraintes 1-8. Analyse des problèmes 1-9. Analyse des objectifs 1-10. Analyse des stratégies

 

16

17

20

21

CHAPITRE 2 : ETUDE DE MARCHE

25

2-1. Objectifs de l’étude

25

2-2. Présentation du marché

25

a-

Le gros bétail

26

b-

Le lait

27

2-3. Analyse de la demande

 

27

a-

Demande de bovins

27

b-

Demande de lait

28

2-4. Analyse de l’offre

 

28

a-

Offre de bovins

28

b-

Offre de lait

29

2-5. Analyse de la concurrence

 

29

a-

Concurrence directe

29

b-

Concurrence indirecte

30

2-6. Etude de la prévision

 

31

a-

Prévision de la demande

31

b-

Prévision de l’offre

32

c-

Prévision de la part de la marché

 

34

d-

Hypothèses sur le chiffre d’affaire prévisionnel

35

CHAPITRE 3 : ETUDE TECHNIQUE DU PROJET

38

3-1. Localisation du projet 3-2. Composantes du projet 3-3. La production à la ferme

 

38

38

38

a-

Les activités à conduire

39

b

- Amélioration de la productivité des vaches

 

47

- Engraissement des taureaux ou des vaches de reformes 3-4. Suivi et contrôle de la reproduction des bovins

c

48

49

a

- Age de la puberté

49

 

b - Age à la mise en reproduction

49

c - Signe de chaleur

49

d - Accouplement ou saillie

50

e - Contrôle des retours en chaleur

50

f - La gestation

51

g - Dispositions à prendre pendant la gestation

51

h - Vêlage ou mise-bas

52

i - Soins à apporter au nouveau-né et à la mère après la mise-bas

52

- Quand faut-il saillir la vache après le vêlage ? 35. Production de viande et de lait

k

53

53

 

a - Production de viande

53

b - Production de lait

54

c - Etapes de la traite

54

d - Hygiène de la traite

54

e - Capacité de production de lait

55

f - Programme de production sur dix ans :

55

3- 6. Répartition des troupeaux

56

 

a - Troupeau 1

57

b - Troupeau 2

57

c - Troupeau 3

57

3-7. Prophylaxie

58

CHAPITRE 4 : ETUDE ORGANISATIONNELLE, ADMINISTRATIVE ET JURIDIQUE

60

4

1. Statut juridique

60

4

2. Administration et gestion du projet

61

a-

Besoin en main d’œuvre

61

b-

Répartition des tâches

62

c-

Mode de recrutement

66

d-

Organigramme du projet

67

e-

Etat des salaires

68

4

3. Cadre Administratif

72

4

- 4. Description opérationnelle du projet

73

a. Organisation du travail

74

b. Programmation des activités de lancement

75

CHAPITRE 5 : ETUDE FINANCIERE DU PROJET

80

5-1. Evaluation des coûts

80

 

a-

Immobilisations

80

b-

Matériels d’élevage

81

c-

Intrants d’élevage

81

d- Prophylaxie

82

e-

Echéancier de remboursement

83

f-

Amortissements

83

g-

Charges de la première année

86

h-

Coût total du projet

86

5-2. Calcul de la rentabilité

87

 

a-

Recettes annuelles

87

b-

Charges annuelles

89

c- Cash flow prévisionnels d -Valeur Actuelle Nette (VAN)

92

93

e-

Délai de récupération

93

f-

Indice de profitabilité (I p )

94

g-

Taux de rentabilité interne (TRI)

94

5-2. Plan de financement

95

CHAPITRE 6 : ETUDE D’IMPACT ECONOMIQUE

96

6-1. Appareil productif local 6-2. Création d’emplois 6-3. Prix intérieurs 6-4. Structure des revenus 6-5. Environnement 6-6. Calcul de la Valeur Ajoutée Direct (VAD)

96

98

98

98

99

99

Suivi-Evaluation

 

100

1-

Le suivi (Monitoring) L’évaluation

100

2-

101

Conclusion Bibliographie
Conclusion
Bibliographie
 

102

103

1 - Les ouvrages

103

2 - Les revues

103

3 - Les documents des projets

104

4 - Sites internet

104

Annexes
Annexes

i

Annexe 1 : Localités voisines de KOUTABA, Cameroun

i

Annexe 2 : Questionnaire bétail

ii

Annexe 3 : Expériences paysannes

iii

Annexe

4

:

Questionnaire individuel

ix

Annexe 5 : Principales maladies bovines

xii

Annexe 6 : Fiche d’appréciation / évaluation

xiii

Annexe

7

:

Accusé de reception

xv

Liste des illustrations

Liste des illustrations

Liste des illustrations

Liste des Tableaux

Tableau 1: Cadre logique

22

Tableau 2 : Prix du bœuf selon le poids au marché de LAMMOUDAM en

30

Tableau 3 : Evolution de la demande de bovins sur la période

32

Tableau 4 : Prévision de la demande sur la période 2011-2021

32

Tableau 5 : Evolution de l'offre sur la période 2006-2010

33

Tableau 6 : Prévision de l'offre sur la période 2011-2021

33

Tableau 7 : Parts de marché sur la période

34

Tableau 8 : Chiffres d'affaire prévisionnels

36

Tableau 9 : Surface utile pour la construction de l’étable

40

Tableau 10 : Composition de la nourriture complémentaire

45

Tableau 11 : Mélange pour la fabrication de la pierre à lécher

46

Tableau 12 : Quantités d'aliments et d'eau à consommer par l’animal

51

Tableau 13 : Programme de production sur 10 ans

55

Tableau 14 : Besoin en main d'œuvre

62

Tableau 15 : Etat des salaires pour la première

69

Tableau 16 : Evolution des salaires

71

Tableau 17 : Devis estimatif des équipements de service

72

Tableau 18 : Devis estimatif des fournitures de bureau pour la première

73

Tableau 19 : Organisation opérationnelle du projet

73

Tableau 20 : Organisation opérationnelle du projet

76

Tableau 21 : Coûts des immobilisations

80

Tableau 22 : Matériels d'élevage et outillage

81

Tableau 23 : Intrants d'élevage

82

Tableau 24 : Produits vétérinaires

82

Tableau 25 : Echéancier de remboursement

83

Tableau 26 : Amortissements

84

Tableau 27 : Charge de la première année

86

Tableau 28 : Dépense total

86

Tableau 29 : Vente des bovins

87

Tableau 30 : Vente de lait

88

Tableau 31 : Vente du fumier

88

Tableau 32 : Total des ventes

89

Tableau 33 : Total de charges

90

Tableau 34 : Coût de revient

91

Tableau 35: Cash flow

92

Tableau 36 : Valeur actuelle nette

93

Tableau 37 : Financement de l'investissement

95

Tableau 38 : Valeur Ajoutée Direct (VAD)

99

Tableau 39 : Estimation des prix des bœufs selon le poids

ii

Tableau 40 : Maladies bovines

xii

Tableau 41 : Fiche d'évaluation ………………………………………………………………………………………………xiii

Liste des schémas

Schéma 1 :

Arbre des problèmes

18

Schéma 2 :

Arbre des objectifs

20

Schéma 3 :

Logique d’intervention

21

Schéma 4 :

Principe de fonctionnement des troupeaux

58

Schéma 5 :

Organigramme du projet

67

Schéma 6 :

Réseau Pert

78

Schéma 7 :

Suivi et évaluation

101

Liste des graphiques

Graphique 1 : Programme de production du cheptel entre 2012 et

 

56

Graphique 2 : Diagramme de Gantt

77

Graphique 3 : Zone de profit

91

 

Liste des photos

Photo 1: Zébu Bororo

Photo 2: Holstein

Photo 3: Zébu Goudali

15

Photo 4 : Pâturage naturel

iii

Dédicaces

Dédicaces

Dédicaces

Je dédie ce rapport de stage à mes parents DIDI Aichatou et El Hadj Cheik YOUSSOUFOU,

les

pardonne et leur réserve son Paradis le plus élevé ; qu’ils reçoivent mes hommages renouvelés pour l’attention qu’ils ont toujours su

m’accorder.

qu’Allah

Soubhanahou

aala

(SWT)

wa

ta

Remerciements

Remerciements

Remerciements

Le stage que j’ai effectué auprès du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales, et plus précisément à la sous-direction de l’Alimentation Animale travaillant actuellement sur le Projet d’Appui au Développement de la production laitière, s’est déroulé dans des bonnes conditions de travail, d’échange et d’apprentissage. Je tiens à remercier d’abord Allah, le seigneur de l’Univers, pour la vie, la santé, la force et la réussite qu’il m’a toujours renouvelé jusqu’à présent. Je dois aussi remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de cette étude. Je pense particulièrement à :

- Monsieur le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire LOUIS Paul Motaze. C’est dans le cadre du renforcement des capacités du personnel de son département ministériel qu’il m’a autorisé à faire une formation de longue durée à

L’IPD-AC ;

- Monsieur le Ministre de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales, Docteur ABOUBAKAR Sarki qui m’a autorisé à faire mon stage dans son département Ministériel ;

- Monsieur le Directeur des Affaires Générales du MINEPIA Monsieur OUMAROU Ousmanou qui m’a reçu avant de me mettre à la disposition de Madame BOOTO à NGON Collette ;

- Mon encadreur professionnel Madame BOOTO à NGON Colette, Sous- directeur de l’Alimentation Animale et par ailleurs coordonateur national du Projet d’Appui au Développement de la Production Laitière (PADPL). Elle m’a accueilli dès mon arrivée et m’a apprêté un bureau. Je ne s’aurais comment lui exprimer ma gratitude pour son encadrement, son soutien aussi bien matériel que moral tout au long de ce stage ; Ses

conseils et ses encouragements m’ont permis de surmonter pas mal des difficultés ;

- Tous les cadres de la Direction du Développement des Productions et des Industries Animales (DDPIA), pour leurs conseils, leurs suggestions et leur disponibilité tout au long de la réalisation de cette étude. Je pense particulièrement au coordonateur national du Programme d’Appui à la Production Laitière (PAPL) Monsieur MOHAMADOU Bamanga, Monsieur AYI Gildas Bertrand et à Monsieur MALONGA Bienvenu ;

- Délégué d’arrondissement du MINEPIA de KOUTABA, Monsieur ASSAN Amadou pour m’avoir assisté personnellement lors de la collecte des informations ;

- Chef d’unité de formation AEP, Monsieur NAS Amouye pour tous les efforts qu’il a du déployer pour assurer le bon déroulement des activités académiques ;

- Mon encadreur académique Monsieur SADOS Touonsi Christophe pour sa disponibilité et l’attention toute particulière qu’il a accordé à ce travail. Je ne saurai comment le remercier ;

- Tout le corps enseignant et le personnel de l’IPD-AC de qui j’ai reçu une formation de qualité et un encadrement sans précédent; je ne s’aurai comment leur dire merci ;

- Tous mes camarades de promotion, avec qui nous avons su observer un climat d’entente, d’entraide et d’amitié durant notre formation. Mes remerciements vont également à l’endroit du président et à tous les membres du jury pour leur lecture, leurs critiques et leurs suggestions faites sur ce présent travail.

Sigles et abréviations

Sigles et abréviations

Sigles et abréviations

AC

Autres Consommations

AE

Amortissement de l’Emprunte

AEP

Analyse et Evaluation des Projets

AI

Amortissement des Immobilisations

B

Bœuf ou Bovin

CA

Chiffre d’Affaire

CDDR

Centre de Documentation pour le Développement Rural

CEMAC

Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale

CRP

Coût de Revient de la Production

D

Demande

DDPIA

Direction du Développement des Productions et des Industries Animales

DSCE

Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi

DSDSR

Document de Stratégie de Développement du Secteur Rural

F

Fumier

FAO

Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

GIC

Groupe d’Initiative Commune

INS

Institut National de la Statistique

IOV

Indicateurs Objectivement Vérifiables

IPD-AC

Institut Panafricain pour le Développement Afrique Centrale

Km

Kilomètre

LVDP

La Voix Du Paysan

MINEPAT

Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement Territoire

MINEPIA

Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales

MP

Matière Première

NEPAD

Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique

O

Offre

PADPL

Projet d’Appui au Développement de la Production Laitière

PAPL

Programme d’Appui à la Production Laitière

PDDAA

Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine

PMC

Part de Marché de la Concurrence

PMP

Part de Marché du Projet

PU

Prix Unitaire

Qté

Quantité

SAILD

Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement

SEDES

Société pour l’Etude du Développement Economique et Social

SOTRAMILK

Société de Transformation de lait

SV

Source de Vérification

UF

Unité de Formation

VAD

Valeur Actuelle Nette

VAN

Valeur Actuelle Nette

Avant-propos

Avant-propos

Avant-propos

L’obtention du diplôme de licence professionnelle en Analyse et Evaluation des Projets (AEP) à l’IPD-AC est conditionnée par un stage de fin de formation d’une durée d’au moins un mois et demi dans une structure publique, parapublique ou privée ; en zone CEMAC comme en dehors de celle- ci. Ce stage est particulièrement important dans le cadre de la formation des futurs cadres africains de développement dans la mesure où il offre au candidat l’opportunité de se familiariser avec le travail qu’il sera tenu d’effectuer dans l’exercice de ses fonctions. Il permet également à l’apprenant de rédiger un rapport qu’il soutient devant un jury. Enfin, il le prépare à faire face aux éventuelles difficultés qu’il pourra rencontrer dans sa carrière. Le présent rapport porte sur le thème : Avant-projet de création d’un complexe agropastoral à KOUTABA. Cet exercice nous a édifiés car non seulement il a enrichi nos connaissances, mais aussi, il nous a donné un esprit de recherche et de réflexion.

Etant donné que nous sommes entrain de faire nos premiers pas dans la rédaction d’un document et dans le monde du travail, les remarques, les suggestions et les conseils des lecteurs seront les bienvenus et permettront d’améliorer ce travail.

Fiche signaletique du projet

Fiche signaletique du projet

Fiche signaletique du projet

1. Titre du projet : Création d’un complexe agropastoral à KOUTABA.

2. Secteur d’activité : Agriculture ; Elevage.

3. Promoteur : GIC HABIBI 1

4. Partenaires : Les membres du GIC, MINEPIA et certains éleveurs de DIDANG0.

5. Bénéficiaires : Les membres du GIC, paysans (agriculteurs et éleveurs) de DIDANGO et les commerçants du marché LAMMOUDAM.

6. Durée du projet : Dix (10) ans.

7. Description du projet : Le projet comprend les 4 composantes suivantes :

i) Le troupeau d’engraissement des taureaux et des vaches de reforme ;

ii) le troupeau de reproduction des bovins ;

iii) le troupeau de croissance des taurions ;

8. Coût total du projet : FCFA 133 275 299 (cent trente trois millions deux cent

soixante quinze milles deux cent quatre vingt dix neuf).

9. Source de financement :

i) Financement Banque : FCFA 65 011 500 (soixante cinq millions onze milles cinq cent) ;

ii) Fonds propre : FCFA 50 000 000 (cinquante millions) ;

iii) Subventions de l’Etat : FCFA 18 263 799 (dix huit millions deux

cent soixante trois milles sept cent quatre vingt dix neuf).

10. Période de début estimée : deuxième trimestre 2012.

1 Locution arabe qui signifie mon ami

Introduction

Introduction

Introduction

Le Cameroun est un pays à vocation agricole. Selon les estimations de la FAO, le secteur rural contribue à hauteur de 30% au PIB et emploie environ 60% de la population active 2 . Ce qui permet à ce secteur d’occuper une place de premier plan dans l’économie camerounaise. La pauvreté demeure plus prononcée en zone rurale où vit environ la moitié de la population totale du pays 3 . De plus, l’évolution de la production agricole ne suit pas l’accroissement démographique (2,8 % par an en zone rurale et 4,2 % par an en milieu urbain contre 2,4 % par an pour la production agricole) 4 ; ce qui justifie l’incapacité des producteurs locaux à satisfaire la demande intérieure de plus en plus croissante. Pour tenter de solutionner ce problème, le gouvernement a mis en place le projet d’appui à la mise en œuvre du NEPAD- PDDAA 5 . Parmi les composantes de ce projet figurent en bonne place l’appui au développement de la production laitière et l’appui au développement de la filière viande bovine. Ainsi, le présent projet de création d’un complexe agropastoral à KOUTABA est initié dans l’optique d’accompagner les actions du Gouvernement visant à réduire le déficit qu’accuse le Cameroun en matière de production des denrées d’origine animale. Au cours du montage de ce projet, nous avons d’abord présenté la méthodologie utilisée avant de réaliser l’instruction du projet. Cette instruction s’articule autour de six dossiers d’étude à savoir :

-

-

-

-

-

-

L’étude environnementale ;

L’étude des besoins et de marché ;

L’étude technique ;

L’étude organisationnelle, administrative et juridique ;

L’étude financière ;

L’étude économique et d’impact environnemental.

2

3

THE SMALL HOLDER DAIRY DEVELOPPEMEMENT PROJECT, 2005, page 9

INS/ECAM3

4 DSDSR 5 Appui à la mise en œuvre du NEPAD (TCP/CMR/2906, Réf. 04/05 F)

Méthodologie

Méthodologie

Méthodologie

De la préparation du stage à la rédaction de ce présent rapport, nous avons réalisé un travail jalonné de plusieurs étapes entre autre :

- La préparation du stage ;

- La prise de contact ;

- La collecte des données et l’exploitation ;

- La recherche documentaire ;

- La rédaction du rapport.

1. Préparation du stage

Elle a commencée à la fin du premier semestre (décembre 2011) avec la suggestion de notre idée de projet auprès du chef d’unité de formation AEP. Celui-ci a élaboré une lettre de demande de stage signée par le directeur de l’IPD-AC et adressée à son excellence Monsieur le Ministre d’élevage, des pêches et des industries animales. Ayant obtenu l’avis favorable du Ministre, j’ai reçu une attestation me mettant en stage à partir du 14 mars 2011. Mais avant notre départ, le chef d’unité de formation a tenu une séance de préparation. Au cours de cet entretien il a rappelé à tous les étudiants de l’UF AEP :

- Les différents dossiers d’étude ;

- Le plan de rédaction du rapport de stage ;

- Les conduites à tenir tout au long du stage (le guide du stage).

2. Prise de contact

Arrivé au MINEPIA, j’ai demandé l’audience au Directeur des affaires général et il m’a reçu quelques heures après. Après avoir pris connaissance de ma

préoccupation, il m’a mis à la disposition de Mme BOOTO à NGON Colette, Sous-directeur de l’Alimentation Animale et par ailleurs coordonateur national du PADPL. Cette dernière m’a accueilli dès mon arrivée et m’a apprêté un bureau. Elle ma prodigué des conseilles pour la réussite de mon stage avant de me donner l’accès à tous les documents pouvant servir à la réalisation de cette étude. D’un commun accord, nous avons mis sur pied un plan de travail.

3. Collecte des données et exploitation

Elle s’est faite à travers une observation directe et une interview. La première approche nous à permis de toucher du doit les réalités du terrain alors que la deuxième nous a conduit tour à tour à :

- Auditionner un éleveur qui a une expérience avérée en son domaine. Le questionnaire que nous lui avons administré est joint en annexe 3 ;

- Tenir un entretient face à face avec le délégué d’arrondissement du MINEPIA de KOUTABA. Le guide de cet entretient est joint en annexe 2 ;

- Administrer un questionnaire à cinq (05) principaux acteurs du marché à bétail de LAMMOUDAM et à cinq vendeuses de lait installées à LAMMOUDAM. Le questionnaire qui a été conçu à cet effet est joint en annexe 4.

L’exploitation de ces données a commencé au lieu de stage et s’est achevée à notre retour à l’IPA-AC. En effet, on a procéder d’abord à l’apurement de ces données ; ensuite on est passé à la l’étape de tabulation et enfin, on a obtenu les différents résultats mentionnés dans ce rapport.

4.

Recherche documentaire

Au cours de cette étape, nous nous sommes servis des travaux archivés de nos prédécesseurs au niveau de la bibliothèque de l’IPD-AC ; nous avons également parcouru des documents des projets trouvés au niveau du MINEPIA, des revues des grands projets et des documents de politique économique disponibles au

MINEPAT, des résultats des enquêtes à l’INS et enfin, c’est la recherche sur les

sites internet qui a clôturé notre documentation.

5. Résultats obtenus

Les résultats obtenus après l’exploitation des données sont entre autres :

Effectif de la population de KOUTABA : 45 000 habitants ; KOUTABA : 45 000 habitants ;

Proportion d’éleveurs du gros bétail à KOUTABA : 0,71 % de la population ; KOUTABA : 0,71 % de la population ;

Cheptel de KOUTABA : 14 000 têtes ; KOUTABA : 14 000 têtes ;

Nombre de clients réguliers au marché de LAMMOUDAM : 47 ; LAMMOUDAM : 47 ;

Nombre de vendeurs réguliers au marché de LAMMOUDAM : 127 ; LAMMOUDAM : 127 ;

Prix moyen d’un bœuf : 390 000 F ; : 390 000 F ;

Demande moyenne : 282 têtes / semaine, soit 14 644 têtes/an ;LAMMOUDAM : 127 ; Prix moyen d’un bœuf : 390 000 F ; Offre moyenne :

Offre moyenne : 250 têtes / semaine, soit 13 000 têtes/an ;moyenne : 282 têtes / semaine, soit 14 644 têtes/an ; Offre moyenne de lait :

Offre moyenne de lait : 750 litres / jour.moyenne : 250 têtes / semaine, soit 13 000 têtes/an ; 6. Rédaction du rapport. La

6. Rédaction du rapport.

La rédaction de ce rapport a commencé pendant le stage sous l’œil de l’encadreur professionnel et s’est achevé à l’IPD-AC sous le contrôle de l’encadreur académique. Le premier s’est chargé de veiller au respect des normes en matière du montage des projets alors que le second s’est occupé de la rédaction du rapport final.

7.

Difficultés rencontrées

Parmi les difficultés rencontrées, nous pouvons citer entre autre :

* La réticence des acteurs du marché pour répondre aux questionnaires ;

* Le coût des déplacements entre Douala, Yaoundé et Koutaba ;

* La période de stage était très courte par rapport aux activités à réaliser ;

* L’accès à l’internet était occasionnel ;

* Le respect de délai de rédaction et de dépôt du rapport de stage ;

* La préparation des examens partiels pendant la période réservée à la rédaction de rapport de stage.

8. Limites des études réalisées

Les différentes études réalisées présentent des limites qui sont relatives à la qualité des résultats obtenues. En faite, il y a lieu de faire remarquer que :

* Certaines informations collectées, basées sur les opinions, sont subjectives ;

* Certains répondants (enquêtés) préfèrent nous fournir non pas des bonnes informations, mais plutôt des informations qui les arrangent ;

* Lorsqu’on n’arrive pas à avoir des Bases de données actualisées, on se contente des anciennes données disponibles, qui à notre sens, peuvent ne pas répondre aux besoins de l’heure ;

* La crédibilité de certaines estimations, même comme elles maximisent la vraisemblance, peut être mis en doute simplement parce que dénudées de tout fondement scientifique.

Contexte et justification

Contexte et justification

Contexte et justification

1. Contexte

Le Cameroun est l’un des pays africains où la production nationale des denrées d’origine animale reste encore largement en dessous de la demande intérieure; ce qui justifie les importations massives de viande et des produits laitiers. S’agissant des besoins en viande bovine, les déficits étaient comblés par des importations des viandes congelées et les animaux sur pieds provenant des pays voisins. Malgré l’importance du cheptel de ruminants (6,6 million de bovins et 7million de petits ruminants), le Cameroun fait appel à de fortes importations et ne participe que faiblement aux exportations vers le Nigéria et vers les pays de la CEMAC. Ces importations ont une influence négative sur la production nationale. En effet, les statistiques ont montré une baisse de consommation. Cette baisse se sent sur l’ensemble du pays et notamment dans les grandes villes, et cela depuis 1987, ce qui témoigne la forte baisse du pouvoir d’achat des ménages (Lunel, 2000). Par ailleurs, l’augmentation rapide du prix de la viande sur le marché ne permet pas aux camerounais à faibles revenus de manger très fréquemment la viande, sinon ils en consomment par occasion. Par exemple au marché de KOUTABA, le prix d’un kilogramme de viande de bœuf est passé de 1300F à 2000F entre 2005 et 2010, soit un accroissement global de 53,85 % 6 sur l’ensemble de cette période. Cette situation devient de plus en plus embarrassante pour la population en milieu rural car la ménagère ne peut préparer la viande que les jours de grandes cérémonies. Ce qui montre que la sécurité alimentaire est menacée dans notre pays. Par ailleurs, selon les statistiques officielles, le secteur élevage procure des revenus à près de 30 % de la population rurale, et particulièrement les paysans les plus démunis. La

6 Enquête réalisée par Mouhamadou Mandsour en 2011.

production agricole est très faible dans les zones où la pauvreté et la faim restent rampantes. Par ailleurs, selon les statistiques estimées par la FAO, le Cameroun compte près de 6,6 millions de têtes de bovins. Sa production laitière, obtenue essentiellement des vaches locales (20 %) du troupeau national reste encore très insuffisante pour satisfaire la demande intérieure de plus en plus grandissante. Cette production a été estimée en 2005 à 297 000 tonnes de lait par an, ce qui équivaut à une consommation de 19,8 kg de lait / habitant / an. Ce chiffre est très loin de la consommation moyenne mondiale qui se situe autour de 45kg de lait / habitant / an 7 . Nous constatons que notre pays tarde encore à répondre aux recommandations nutritionnelles minimales qui sont de l’ordre de 20 grammes de protéines animales par personne et par jour ; ce qui constitue un véritable frein pour le développement humain.

2. Justification

En dépit des techniques traditionnelles utilisées, l’élevage et l’agriculture au Cameroun jouent des rôles très importants dans la croissance économique et même pour la sécurité alimentaire. En effet, sur le plan social ces deux secteurs permettent de réaliser, en milieu rural, une épargne et une croissance du capital. De plus l’élevage permet de résoudre des problèmes de traction animale, de fertilisation et même de conservation des sols. Notre pays dispose d’énormes potentialités pour accroitre sa production en aliments d’origine animale et végétale dont l’apport dans la santé et l’alimentation humaines n’est plus à démontrer. Toutefois, dans le cadre de la poursuite des actions visant à soutenir l’activité économique et dans le contexte particulier du démarrage de la mise en œuvre de

7 FAO, 2005.

la stratégie pour la croissance et l’emploi tel que définie dans le DSCE, le Gouvernement de la République du Cameroun a adopté en 2010 un ensemble de mesures d’appui aux secteurs économiques. Au rang de ces mesures, la relance de la production à travers l’appui au développement de la filière viande bovine fait partie des priorités. Ce présent projet est dont initié pour accompagner les actions du Gouvernement visant à assurer l’autosuffisance alimentaire du Cameroun, promouvoir l’auto emploi des jeunes, lutter contre la pauvreté, développer les infrastructures et, comme par voie de conséquence, hisser le « berceau de nos ancêtres » au rang des pays émergents à l’horizon 2035.

Objectifs et résultats attendus

Objectifs et résultats attendus

Objectifs et résultats attendus

1. Objectif global

L’objectif principal de ce projet est de contribuer à l’augmentation de la production locale des denrées d’origine animale et végétale en vue d’améliorer les conditions de vie de la population en milieu rural de KOUTABA.

2. Objectifs spécifiques

De manière spécifique, il s’agit de :

- Identifier et analyser les problèmes liés au projet ;

- Analyser la faisabilité commerciale du projet ;

- Identifier les techniques à mettre en œuvre pour implanter le projet;

- Réaliser un plan d’organisation et de gestion de notre projet ;

- Analyser la rentabilité financière du projet ;

- Etudier l’impact environnemental du projet.

3. Résultats attendus

Il s’agit des réalisations à obtenir à la fin de ce rapport pour pouvoir atteindre les objectifs fixés. En fait ce sont les résultats des actions (ou activités) qui seront menées tout au long des différentes études. Ces résultats sont :

- La logique d’intervention identifiée;

- Le cadre logique élaboré ;

- La prévision de l’offre et de la demande faite en vu d’obtenir la part de marché du projet ;

- Les chiffres d’affaire prévisionnelles obtenus ;

- Les équipements et les matériels d’élevage inventoriés ;

- Le plan d’organisation et de gestion du projet dressé ;

- Les charges et les recettes de chaque année listées ;

- Les cash flow prévisionnels listés ;

- L’indice de profitabilité obtenu ;

- Le plan de financement dressé ;

- Les effets du projet identifiés ;

- Les valeurs ajoutées de chaque année calculées .

CHAPITRE 1 : ETUDE ENVIRONNEMENTALE

CHAPITRE 1 : ETUDE ENVIRONNEMENTALE

CHAPITRE 1 : ETUDE ENVIRONNEMENTALE

Cette étude vise à recenser toutes les potentialités et contraintes, de les analyser en profondeur afin de proposer les pistes de solution pouvant donner naissance à un projet de développement.

1-1. Situation géographique

KOUTABA est le chef lieu de l’Arrondissement de KOUTABA qui trouve dans le Département du Noun, Région de l’Ouest ; il est situé sur l’axe BAFOUSSAM FOUMBAN à équidistance (30 km) de FOUMBOT et FOUMBAN. Cette localité se situe à 570 000 m de latitude et à 1 081 667 m de longitude. Ses localités voisines sont :

1 - Kouti - 4 km ;

2 - Pondimoun - 4 km ;

3 - Nkagnam - 7 km ;

4 - Koumélap - 7 km ;

5 - Kounga - 8 km ;

6 - Mambain - 9 km ;

7 - Koupa Matapit - 9 km ;

8 - Koufen - 10 km ;

9 - Mamfu - 11 km ;

10 - Koumenké - 11 km ;

11 - Fontain - 12 km ;

12 - Chef Bororo (Didango) - 12 km ;

13 - Koundoum - 12 km ;

14 - Koundja - 12 km ;

15 - Njikatnkie - 12 km ;

16 - Njinka - 12 km ;

17 - Koutchankap - 12 km.

Les autres localités situées à plus de 12 kilomètres de KOUTABA sont listées en annexe 1.

1-2. Hydrographie

Le réseau hydrographique existant est constitué par des cours d’eau de moindre importance. Parmi ces cours d’eau, ceux qui ne sèchent pas pendant la saison sèche sont :

- Mami water ;

- Régordé caral ;

- Rivière de Mataba ;

- Ibbel ;

- Rivière de koumélap ;

- Mayo tiké tayandi ;

- Taparé ;

- Jourtoga péwri ;

1-3. Réseau routier

Le réseau routier est constitué principalement de l’axe bitumé BAFOUSSAM FOUMBAN (110 km) et des routes secondaires non bitumées qui partent de la ville de KOUTABA vers les localités voisines.

1-4. Climat

C’est le climat équatorial de type camerounien qui règne sur l’ensemble des hauts plateaux de l’ouest avec des pluies orographiques (1919 mm) qui s’abattent sur la région. On distingue deux saisons : une longue saison pluvieuse qui dure neuf mois et une saison sèche de trois mois, correspondant en fait à un

fléchissement des précipitations. La température moyenne annuelle est de 20°C. Dans certains secteurs de la localité, on trouve les sols volcaniques noir et brun.

1-5. Population

L’arrondissement de KOUTABA est essentiellement occupé par le peuple BAMOUN, mais on y retrouve également d’autres ethnies comme les Bamiléké, les Peuhl, les Bororo,… Le plat préféré chez les descendants de NCHARE Yen est le Pèn (couscous à base de la farine de maïs) accompagné du Njapche (légume vert). Ce peuple est en majorité musulman (plus de 80 % de la population selon le maire de la commune rurale de KOUTABA) et on y retrouve les adeptes d’autres religions comme le catholicisme, le protestantisme pour ne citer que celles là. La taille de la population de cette localité peut être estimée à 45 000 habitants 8 .

1-6. Potentialités agropastorales

En général, la zone des hauts plateaux de l’ouest qui couvre les régions du Nord- ouest et de l’Ouest est une zone agro-écologique par excellence. Cette région comporte des massifs cristallins et volcaniques inactifs. Les sols sont en grande partie volcaniques avec un bon potentiel agricole. Les conditions climatiques, édaphiques voire humaines sont particulièrement favorables pour les activités agricoles en général, et pour l’élevage en particulier. En effet l’existence d’un climat tempéré dans cette zone favorise la disponibilité du pâturage à suffisance pendant une longue période (08 mois). C’est donc un facteur très déterminant pour l’expansion d’un élevage laitier et surtout comme les populations ici sont

8 Estimation faite par le maire de la commune rurale de KOUTABA.

marquées par une forte tradition pastorale. La région est dotée d’une station de recherche basée à FOUMBOT, d’une faculté agronomique à l’Université de Dschang. L’élevage bovin est surtout pratiqué dans le Noun qui dispose de vastes zones libres et sur quelques montagnes; le cheptel bovin est relativement modeste (plus de 105000 têtes 9 sur 250 000 que compte la région de l’Ouest). Cette région s’étale sur un Superficie de 12 720 km 2 . Sa population est de 1,7 millions d’habitants dont 40 % 10 vit en milieu rural. KOUTABA compte actuellement plus de 14 000 têtes de bœufs 11 soit environ 13,33 % du cheptel du Département du Noun et seulement 5,6 % de celui de la Région de l’Ouest.

1-7. Pratique de l’agriculture à KOUTABA

Les Bamoun sont les principaux acteurs dans l’agriculture et ils pratiquent une agriculture extensive. Les cultures dominantes sont celles du maïs, la patate douce, l’arachide, le plantain, le haricot et les légumes. Les techniques utilisées restent encore traditionnelles chez la plupart des paysans. Le travail est manuel et les semences produites à partir de la récolte de l’année précédente ne sont pas souvent des semences à haut rendement. Les éléments nutritifs des plantes sont seulement ceux qu’on retrouve dans le sol du terroir et la plante doit résister d’elle-même aux attaques des parasites. L’agriculture y est favorable grâce à une longue saison pluvieuse (9 mois sur 12) et un sol fertile.

1-8. Pratique de l’élevage à KOUTABA

Les ethnies les plus impliquées dans l’élevage sont les Bororos, les Foulbés et les Bamiléké. Les Bamiléké sont beaucoup plus orientés vers l’élevage de poulet

9 Source : Délégation du MINEPIA de KOUTABA

10 Source : INS, ECAM 3

11 Source : Délégation du MINEPIA de KOUTABA

et du petit bétail et particulièrement vers la filière porcine. Alors que les Foulbé et les Bororo font surtout l’élevage du gros bétail. Ces deux dernières ethnies se distinguent dans la conduite des troupeaux, les races élevées, la répartition du cheptel, le degré de sédentarisation et l’amplitude des transhumances. La taille moyenne du troupeau bovin varie et permet de distinguer les petits éleveurs (jusqu’à 40 têtes), des éleveurs moyens (80 têtes et plus) et les grands éleveurs (300 têtes et plus).

a- Races bovines élevées

Les principales races bovines locales rencontrées sont les zébus Goudali et les zébus bororos. On rencontre également des races exotiques importées telles que les Holstein, Jersey, Brahmâ. La Holstein a été introduite en milieu paysan pour promouvoir la production laitière. Ces races exotiques s’adaptent plus ou moins bien à l’environnement et peuvent produire entre 15 et 20 litres de lait par vache et par jour. Pourtant la production de lait par vache locale et par jour varie de 1 à 5 litres sur une période de lactation de 180 jours. Les photos suivantes présentent quelques unes de ces races :

Photo 1: Zébu Bororo

quelques unes de ces races : Photo 1: Zébu Bororo Photo 2: Holstein Photo 3: Zébu

Photo 2: Holstein

unes de ces races : Photo 1: Zébu Bororo Photo 2: Holstein Photo 3: Zébu Goudali

Photo 3: Zébu Goudali

1: Zébu Bororo Photo 2: Holstein Photo 3: Zébu Goudali Source : travaux de Mouhamadou Mandsour,

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

b- Alimentation des animaux

L’alimentation des bœufs est essentiellement basée sur le pâturage communautaire, et pendant les périodes difficiles caractérisées par un manque de pâturage, les éleveurs sont obligés d’amener les animaux en transhumance très loin des habitations.

1-7. Risques et contraintes

L’élevage bovin présente des désavantages parmi lesquelles nous pouvons citer :

La forte demande de fourrage (herbe) et donc beaucoup d’espace ou pâturage. Par exemple, une vache laitière aura besoin d’au moins un quart d’hectare de pâturage pour couvrir ses besoins ;

La vache est peu prolifique ; elle ne donne qu’un seul veau par mise-bas et par an, la gestation durant 9 mois ;

La mort ou la perte d’un animal cause des pertes importantes à l’éleveur ;

L’existence d’une multitude de maladies comme la peste bovine, la brucellose, le charbon bactérienne, le charbon symptomatique, la pasteurellose bovine, la péripneumonie bovine, la tuberculose, les parasites internes et les parasites externes. Les vecteurs, les symptômes et le traitement ou la prévention de ces maladies sont présentés en annexe 5 ;

La recrudescence du vol des bœufs qui est un grand problème pour les éleveurs dans le Noun et dont la solution tarde toujours à venir ;

Les accidents qui occasionnent la perte de trois à cinq bêtes par troupeau et par an ;

La main d’œuvre est devenue rare à cause des difficultés de travail et de ses risques ;

En saison sèche le pâturage devient insuffisant, les animaux sont appelés parfois à faire des parcours très importants pour subvenir à leurs besoins journaliers. Une partie de l’énergie gagnée est dissipée par les besoins de déplacement ;

L’acquisition des tourteaux devient de plus en plus difficile, du point de vu de sa disponibilité et de son coût. Le transport en constitue un autre maillon des difficultés à surmonter. Le coût de transport Garoua- KOUTABA est souvent plus élevé que le prix d’achat ;

Le tarissement des marigots en saison sèche (surtout du mois de février au mois d’avril) cause d’énormes problèmes à tous les éleveurs de la région ;

La maîtrise des techniques appropriées pour une meilleure conduite de l’élevage risque de faire défaut à notre projet ;

L’incapacité d’adaptation des éleveurs à la croissance de la demande ;

La gestion de l’utilisation des ressources collectives est de plus en plus conflictuelle entre agriculteurs et éleveurs, du fait de la croissance démographique, le développement de l’agriculture, des aléas climatiques et de l’accroissement des affectifs bovins. Les agriculteurs mettent progressivement en culture les sommets de versant autrefois réservés uniquement à l’élevage. Les conflits sont si fréquents que les autorités sont parfois appelées à délimiter les terrains des uns et des autres.

1-8. Analyse des problèmes

Le but de cette analyse est d’obtenir une vue assez claire des problèmes liés à la consommation des protéines agricoles et de leurs relations mutuelles. Nous

allons ainsi établir un diagramme établissant les relations de cause à effet entre toutes les situations négatives soulevées : c’est l’arbre des problèmes.

Schéma 1 : Arbre des problèmes 12

Faible consommation des protéines animales.
Faible consommation des
protéines animales.
Grand écart entre l’offre et la demande. Insuffisance de la production locale de lait et
Grand écart entre l’offre et la
demande.
Insuffisance de la production locale de lait et de
viande bovine.
Importation massive de lait et de viande bovine.
Importation massive de
lait et de viande bovine.
Utilisation des techniques d’élevage traditionnelles.
Utilisation des techniques
d’élevage traditionnelles.
Faible productivité de lait chez la race bovine locale. Inadaptation de la qualité génétique.
Faible productivité de lait
chez la race bovine locale.
Inadaptation de la
qualité génétique.
Faible proportion d’éleveurs du gros bétail (0,71% de la population). Insuffisance Faible des moyens motivation
Faible proportion
d’éleveurs du gros bétail
(0,71% de la population).
Insuffisance
Faible
des moyens
motivation
financiers
des paysans.
pour le
démarrage.
Difficultés liées à
l’élevage des
Elévation des
risques dans
bovins.
l’élevage bovin.
Ignorance des L’élevage bovin nouvelles est plus techniques sentimental d’élevage qu’économique. Inertie
Ignorance des
L’élevage bovin
nouvelles
est plus
techniques
sentimental
d’élevage
qu’économique.
Inertie des éleveurs
locaux.

12 Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

18

Il ressort de cette analyse que le problème central qui interpelle note politique d’intervention est, à n’en point douter, l’insuffisance de la production de lait et de viande bovine en milieu rural de KOUTABA. Les causes principales de cette situation négative existante sont entre autre :

Les techniques utilisées restent encore traditionnelles à cause de l’ignorance des pratiques modernes ; ce qui justifie la faible production des denrées d’origines animales l’ignorance des pratiques modernes ; ce qui justifie la faible production des denrées d’origines animales comme le lait et la viande rouge ;

Les risques et les contraintes de cette activité comme les difficultés de pâturage, le coût de production élevé, l’éternel problème de terre qui oppose agriculteurs et éleveurs , le coût de production élevé, l’éternel problème de terre qui oppose agriculteurs et éleveurs et les multiples cas de vols enregistrés depuis ces six dernières années découragent les populations à investir dans ce secteur ;

L’inertie des éleveurs locaux à arrimer leurs activités à la modernité ; à arrimer leurs activités à la modernité ;

La faible productivité laitière de la race locale due au faite que les éleveurs locaux ne cherchent pas à améliorer la qualité génétique de leurs animaux ;locaux à arrimer leurs activités à la modernité ; La population s’intéresse très peu aux activités

La population s’intéresse très peu aux activités d’élevage du gros bétail à cause de la faible motivation pour les uns et de l’insuffisance des moyens financiers à cause de la faible motivation pour les uns et de l’insuffisance des moyens financiers pour les autres.

Par ailleurs, il ya lieu de faire remarquer que si rien n’est fait pour apporter un changement à cette situation embarrassante, on doit s’attendre aux effets suivant :

La consommation des protéines animales restera toujours en dessous des normes nutritionnelles minimales telles que recommandées par la FAO ;embarrassante, on doit s’attendre aux effets suivant : L’offre ne suivra jamais la demande et le

L’offre ne suivra jamais la demande et le fossé qui les sépare ne pourra que s’agrandir davantage ; ossé qui les sépare ne pourra que s’agrandir davantage ;

Les importations de lait et de viande vont toujours augmenter, ce qui n’est pas de nature à favoriser la compétitivité des produits locaux. n’est pas de nature à favoriser la compétitivité des produits locaux.

1-9. Analyse des objectifs

Cette analyse nous permettra d’avoir une vue assez globale et claire d’une future

situation positive souhaitée. En fait, il s’agit d’identifier et de hiérarchiser les

objectifs et de visualiser les relations moyens-fins dans un diagramme : c’est

l’arbre des objectifs. Toutefois, certaines solutions possibles aux problèmes

soulevés plus haut ne se trouvent pas dans cet arbre à objectifs.

Schéma 2 : Arbre des objectifs

Consommation locale des protéines animales augmentée
Consommation locale des
protéines animales augmentée
Ecart entre l’offre et la demande diminué Production locale de lait et de viande bovine
Ecart entre l’offre et la demande
diminué
Production locale de lait et de viande bovine améliorée
Productivité de lait chez la race
bovine locale améliorée.
Qualité génétique
améliorée.
Importations de lait et de viande bovine diminuées
Importations de lait et de
viande bovine diminuées
Techniques modernes utilisées.
Techniques modernes utilisées.
Nombre d’éleveurs du gros bétail augmenté. Population Moyens motivée. financiers améliorés Risques dans
Nombre d’éleveurs du gros
bétail augmenté.
Population
Moyens
motivée.
financiers
améliorés
Risques dans l’élevage
bovin diminués.
Nouvelles L’élevage bovin techniques devenu plus d’élevage économique que vulgarisées. sentimental.
Nouvelles
L’élevage bovin
techniques
devenu plus
d’élevage
économique que
vulgarisées.
sentimental.
Eleveurs locaux plus
dynamiques.
Difficultés liées à l’élevage des bovins diminuées.
Difficultés liées à l’élevage des
bovins diminuées.

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

Les objectifs retenus seront récapitulés dans cadre logique lors de la phase de planification.

1-10. Analyse des stratégies

Il est question d’étudier les différentes stratégies possibles, de les comparer et de voir celles qui permettent de résoudre le problème identifié lors de l’analyse des problèmes. En fait, les limites imposées par notre budget, le temps et bien d’autres ressources nous obligent à faire un choix de la stratégie à adopter. Nous avons ainsi le choix entre trois axes d’intervention : La première est celle de la modernisation de l’appareil productif de notre exploitation, la deuxième l’amélioration de la qualité génétique de nos vaches laitières (soit à travers l’insémination artificielle, soit en croisant les vaches locales avec les mâles Holstein) et la troisième consiste à apporter un soutien significatif aux éleveurs locaux afin de les amener à s’intéresser davantage à cette activité. Compte tenu de nos moyens et les possibilités qui nous sont offertes, la première logique d’intervention s’avère plus pertinente. Toutefois, la deuxième logique d’intervention sera entreprise dans la suite du projet.

Après la phase de l’analyse des situations vient la phase de la planification de l’intervention.

Schéma 3 : Logique d’intervention

Production locale de lait et de viande bovine améliorée Techniques modernes utilisées. L’élevage bovin devenu
Production locale de lait et de viande bovine améliorée
Techniques modernes utilisées.
L’élevage bovin devenu plus économique que sentimental.
Eleveurs locaux plus
Eleveurs locaux plus

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

1-11. Planification de l’intervention

Elle vise la construction du cadre logique.

Tableau 1: Cadre logique

 

Logique

 

Source de

Supposition,

d’intervention

Indicateurs Objectivement Vérifiables (IOV)

Vérification

Hypothèse et

(SV)

Risques

 

Contribuer à l’accroissement de la production animale dans l’arrondissement de KOUTABA.

Au niveau de la ferme :

   

Objectif global

- le nombre de bœufs produits augmente d’au moins de 25% chaque année, la production de la première année étant de 150 têtes ; - au moins 50 litres de lait produit par jour au cours de la première année et cette production journalière augmente de 25 litres chaque année.

Rapport

-les maladies ; -la sécheresse ; -le vol.

d’activités

Objectif spécifique

Mettre en place un complexe agro- pastoral moderne

1

complexe agro-pastoral construit.

-Plan de l’exploitation ; -Observation direct.

-La sècheresse ne se prolonge pas ; -la sécurité du cheptel n’est pas menacée ; -Disponibilité de pâturage et de la nourriture complémentaire ;

   

Un champ de Braccharia au moins sur 1 Ha

   

1 - L’alimentation et abreuvement des animaux assurés.

Un champ de Guatemala au moins sur 1 Ha

Un champ de Stylosanthés au moins sur 1 Ha

10 Ha de prairie naturelle mise en défens

Résultats attendus

 

Au moins 1 tonnes /an de nourriture complémentaire stocké

1

puits pastoral construit

6

abreuvoirs construits

2

- Un bâtiment

 

-Les conditions climatiques et édaphiques restent favorables ; -Les partie prenantes ne s’opposent pas à la réalisation de cet investissement ; - la faisabilité commerciale et la rentabilité du projet est assurée.

administratif construit

1 bâtiment administratif

Rapports

 

6 mangeoires faites en bois construits

d’évaluation

 

3 - Etable équipée

6 abreuvoirs construits

1 râtelier pour le fourrage

1 couloir restreint pour la traite

1 hangar qui servira de lieu de stockage du foin

1 couloir de contention

4 - Bovins produits

Au moins 150 bovins produits chaque année

5- Lait produit

Au moins 100 litres de lait produits par jour à partir de l’année 2014

6

Fumier produit

En moyenne 500 sacs de fumiers livrés chaque mois

 
 

1- Construire et équiper

     

un bâtiment administratif ; 2- Construire un logement pour chaque catégorie de bovins à élever ;

- Mobilisation des ressources financières ;

3

- Construire un couloir

- Disponibilité des terres à suffisance ;

de contention ;

Activités

4

- Cultiver du fourrage ;

133 275 299 FCFA

Probabilité de trouver les fournisseurs des vaches à potentiel laitier ; -La nappe phréatique accessible.

-

- Acquérir les matériels d’élevage ;

5

-Ciment, tôles, planches, clous… ; -Piquets ;

6

- Mettre en réserve une

-Files barbelé ; -Liquidités ; -Fournisseurs des bovins et d’autres matériels de quincaillerie.

 
 

prairie naturelle ; 7- Acquérir des animaux de reforme ou à engraisser ;

- Acquérir des vaches à potentiel laitier ;

8

-Main d’œuvre permanente ; -Main d’œuvre temporaire

 

- Construire un puits pastoral.

9

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

CHAPITRE 2 : ETUDE DE MARCHE

CHAPITRE 2 : ETUDE DE MARCHE

CHAPITRE 2 : ETUDE DE MARCHE

Tout futur chef d’entreprise enthousiaste verra l’avenir sous un jour favorable et risquera surestimer ses ventes. Pourtant, une entreprise qui n’arrive pas à écouler convenablement son produit est vouée à la faillite. Pour minimiser les risques et prendre les décisions adéquates et adaptées, tout promoteur d’une entreprise doit d’abord chercher à connaitre l’environnement des affaires et le climat des investissements avant de se lancer. L’étude de marché est donc fortement recommandée à cet effet. Cependant, bien qu’étant fondamentale, cette étude ne présente pas un gage de succès absolu ; mais elle a au moins le mérite de minimaliser les risques. Nous avons ainsi jugé opportun de mener cette étude dans l’optique de voir s’il est intéressant de mettre ce projet en place.

2-1. Objectifs de l’étude

L’objectif principal visé est de nous assurer de la faisabilité commerciale de ce projet. Mais de manière spécifique, nous avons mené cette étude pour :

Mieux connaitre les grandes tendances et les acteurs de notre marché afin de vérifier l’opportunité de nous lancer ;

Avoir assez d’informations qui nous permettront de fixer des hypothèses de chiffre d’affaire ;

Apporter des éléments concrets qui nous serviront à établir un budget prévisionnel ;

2-2. Présentation du marché

Le marché à bétail dans lequel nous envisageons écouler nos bêtes est situé sur l’axe Bafoussam - Foumban à une quinzaine de kilomètres de KOUTABA. Ce

marché au nom de LAMMOUDAM se tient tous les mardis de neuf heures à seize heures. Il est le lieu de rencontre des troupeaux provenant de l’élevage locale, de la Région de l’Adamaoua et du Nord-ouest. Les principaux clients de ce marché sont des grands commerçants (palké 13 ) qui n’achètent que des taureaux et des vaches qui ont un embonpoint en direction de Douala. En plus des bouchés de KOUTABA, de Foumban et de Foumbot, d’autres acheteurs sont des chevillards 14 bamiléké venant des autres départements de la région.

a- Le gros bétail

Le marché de gros bétail est un peu différent du marché de petit bétail et il faut distinguer deux types de vente : celle de la viande et celle du bétail sur pied.

a.1- Vente de la viande

Dans ce type de vente, ce sont des bouchers qui amènent des bêtes abattues sur les marchés des campagnes ou des villes, puis ils les débitent pour la distribution locale. Il est à noter que la consommation de viande varie selon les saisons. En effet, « on tue 7 à 10 bœufs les jours du marché et 5 seulement les jours ordinaires » à TAYANDI par exemple. Mais pendant la ¨saison 15 ¨, on tue davantage. C’est le cas du jour de l’an il arrive qu’on en tue jusqu’à 18 bœufs.

a.2- Vente du bétail sur pied

Dans ce type de vente, ce sont les éleveurs (Peuls, Bororos ou Foulani) et les commerçants qui vendent leurs bêtes à des chevillards. Ces derniers évacuent ensuite ces animaux vers les lieux de consommation. Les échanges se font de

13 En fulfulde, celui qui fait le commerce bovin.

14 Grands bouchés.

15 Argot des bouchés qui signifie période de fête.

gré à gré et dans la plupart des cas, un intermédiaire (sakaïna 16 ) joue le rôle de négociateur entre le vendeur et l’acheteur. Les petits commerçants et les « sakaïna » de la localité ont pris comme habitude d’y aller tôt avant 9h à la rencontre des premiers troupeaux qui arrivent ; ils achètent à crédit ou à un prix relativement faible afin de revendre aux « palké » et aux chevillards qui viendrons plus tard. Certains éleveurs des localités voisines s’approvisionnent également dans ce marché pour alimenter leurs troupeaux d’engraissement.

b- Le lait

Jusqu’à présent, la commercialisation du lait de vache reste sous sa forme traditionnelle. Ce sont les femmes bororo qui en assurent la distribution. Elles parcourent les rues, elles entrent dans les maisons et le jour du marché certaines vont s’installer à LAMMOUDAM et à TAYANDI pour servir du « Kindirmou ou Pendidam » 17 accompagné de « Dackéré » 18 à leurs clients.

2-3. Analyse de la demande

a- Demande de bovins

Les principaux marchés de la région sont situés à Tayandi, Lammoudam, Bangambi, et Bafou. Un autre marché important se tient à Douala (Bonabéri). Ce dernier marché est le lieu de rencontre entre les troupeaux venus de la région de Bamenda, de l’ouest (particulièrement de Lammoudam) et de Banyo. Les Chevillards (Bamiléké, Haoussa et Bamoun) de Douala embarquent les bêtes vers le lieu d’abattage. Ils payent les éleveurs et commerçants (Peuls et Bororo) sur place et ceux-ci expédient l’argent vers leurs régions d’origine sous forme de

16 Appellation en haoussa.

17 En fulfulde, yaourt naturel à base du lait de vache.

18 Aliment fait à base la farine du maïs, du mil ou de la patate et se présente comme le couscous algérien.

mandat avant de regagner eux-mêmes leurs village en car. « Ce n’est pas prudent, disent-ils, de traverser ce pays avec de l’argent sur soi ».

Le nombre de clients qui achètent les bœufs à Lammoudam peut être évalué à 47 et chacun d’eux a besoin de six (06) têtes en moyenne toutes les semaines. Donc la demande globale peut être chiffrée à 282 têtes par semaine, soit une demande moyenne annuelle de 14 664 têtes.

b- Demande de lait

Les besoins en lait est difficile à évaluer car les populations ne perçoivent pas encore l’apport nutritionnel de cette protéine dans leur ration alimentaire. Néanmoins, les femmes bororo écoulent toujours leur produit avant 14 h quelque soit l’endroit où elles se trouvent. De plus la SOTRAMILK, qui est basée à SABGA dans l’Arrondissement de Tuba (Région du Nord-ouest), à elle seule est disposée à absorber toute notre production. Ce qui prouve que la demande est excédentaire par rapport à l’offre.

2-4. Analyse de l’offre

a- Offre de bovins

Il y a en moyenne deux cent cinquante (250) bœufs qui arrivent au marché de LAMMOUDAM chaque semaine. Donc l’offre peut se chiffrer à 1 300 têtes par ans. Ces bœufs proviennent de divers horizons notamment de la région de BANYO, du Nord-ouest ; et une part importante est produite dans le département du Noun. On compte environ 140.000 19 têtes de bœufs dans la région de l’Ouest. Les effectifs du Nord-ouest montent à 250.000 20 environ. Dans les deux cas, les

19 Source : MINEPIA

20 Source : MINEPIA

troupeaux servent à l’approvisionnement des villes locales, mais la plus grande partie est acheminée vers les villes du littoral, soit en camions (environ 1/10), soit à pied comme pour le cas des bêtes venant de l’Adamaoua par BANYO. Les troupeaux venant de la région de BANYO arrivent à KOUTABA au terme d’un voyage, de deux à trois semaines, au cours duquel de nombreuses bêtes se vendent au gré des marchés rencontrés. Ils sont conduits par des bergers Peuls et, le plus souvent dans les villes, les Haoussa communément appelés « Sakaïna » servent d’intermédiaires entre eux et les bouchés locaux.

b- Offre de lait

Comme nous l’avons signalé plus haut, la commercialisation du lait est essentiellement assurée par les femmes Bororo. Chaque vendeuse arrive à écouler cinq à dix litres par jour. Leur nombre est relativement modeste (environ 100 dans l’Arrondissement de KOUTABA) car la majorité des femmes des éleveurs ne s’intéressent pas à cette activité. Donc l’offre peut être estimée à 750 litres par jour.

2-5. Analyse de la concurrence

a- Concurrence directe

Nos concurrents directs sont les éleveurs et les commerçants du gros bétail venant pour la plupart de la région de BANYO et du Nord-ouest. Les prix qu’ils proposent obéit aux réalités du marché c’est-à-dire à la loi de l’offre et de la demande telle que décrit par Adam Smith. Le prix d’un litre de lait de vache se situe entre 400 F et 600 F. Le kilogramme de viande bovine avec os se vent à 1 700 F et celle qui n’a pas d’os se vent à 2 000 F par kilogramme. Le prix d’un

bœuf est fonction de sa taille ou de son poids. Voici les différents prix pratiqués sur le marché selon le poids de l’animal.

Tableau 2 : Prix du bœuf selon le poids au marché de LAMMOUDAM en 2011.

Poids

120 kg

170 kg

250 kg

300 kg

400 kg et +

Prix

200 000 F

300 000 F

400 000 F

500 000 F

550 000 F et

+

Source : Délégation d’Arrondissement du MINEPIA de Koutaba.

b- Concurrence indirecte

Nos concurrents indirects sont ceux qui vendent d’autres produits susceptibles d’influencer notre marché. Il s’agit notamment des producteurs et des vendeurs du petit bétail, les vendeurs des produits laitiers importés, les producteurs de volaille et les vendeurs de poisson. Le panier du consommateur ne devant contenir que des biens dont il est à même d’acheter, certains clients vont préférer du poisson au lieu de la viande bovine, du yaourt importé au lieu du «Kindirmou 21 » local par exemples.

b.1- Marché du petit bétail

Le petit bétail moutons et chèvres sont élevés localement dans la région de l’Ouest et connaissent une forte demande pendant la semaine de « Tabaski » encore appelée « fête du mouton ». En effet dans le département du Noun, environ 2 ménages sur 5 immolent une bête le jour de cette fête; ce qui représente un marché intéressant pour les éleveurs du petit bétail.

21 En fulfulde, Lait naturel fermenté.

b.2- Marché de poisson

La consommation de poisson est un élément important de la nourriture des citadins et des paysans. Deux types de commercialisation assurent sa distribution. D’une part le poisson frais venu de la côte qui est maintenant distribué en ville par des camions isothermes des sociétés comme CONGELCAM. Elles apportent des poissons congelés dans les principales villes de l’Ouest. Là, il est distribué aux détaillants et aux ménages à travers les poissonneries. D’autre part, c’est le poisson fumé ou séché qui est le plus largement vendu, à cause de son transport et sa conservation faciles. Il provient de Douala ou de Kumba. Ce commerce est, lui, entre les mains des petits commerçants.

2-6. Etude de la prévision

Cette étude nous permettra d’avoir une idée assez objective sur l’offre et la demande futures ; ceci dans le but de mieux cerner notre part de marché prévisionnelle et celle de nos concurrents.

a- Prévision de la demande

Il est question de recueillir et d’analyser les informations en vue de faire une projection sur la demande future. En effet les données récoltées auprès de la délégation d’arrondissement du MINEPIA de KOUTABA sont enregistrées dans le tableau ci-après. Nous allons nous inspirer de la demande au cours des cinq dernières années pour faire des prévisions pour les dix prochaines années. Nous devons ainsi calculer les taux d’accroissement annuelle de la demande afin d’obtenir le taux moyen sur l’ensemble de la période, l’année de base étant

2006.

Tableau 3 : Evolution de la demande de bovins sur la période 2006-2010.

Année Clients réguliers Achats/client/semaine Demande totale Taux annuels Taux moyen 2006 47 7 17 108
Année
Clients réguliers
Achats/client/semaine
Demande totale
Taux annuels
Taux moyen
2006
47
7
17
108
2007
49
7
17
836
4,26%
12,23%
2008
53
8
22
048
23,62%
12,23%
2009
54
8
22
464
1,89%
12,23%
2010
58
9
27
144
20,83%
12,23%

Source : Délégation d’Arrondissement du MINEPIA de Koutaba.

En effet, au taux de 12,23 %, on peut prévoir la demande annuelle, par rapport à la demande de l’année de base, sur l’ensemble des 10 prochaines années ainsi qu’il suit :

Tableau 4 : Prévision de la demande sur la période 2011-2021.

Année

Taux

Demande prévisionnelle (bovins)

2011

12,23%

30

464

2012

12,23%

34

191

2013

12,23%

38

373

2014

12,23%

43

067

2015

12,23%

48

336

2016

12,23%

54

248

2017

12,23%

60

884

2018

12,23%

68

332

2019

12,23%

76

691

2020

12,23%

86

072

2021

12,23%

96

600

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

b- Prévision de l’offre

Les informations collectées auprès de la Délégation d’Arrondissement du MINEPIA de KOUTABA nous ont permis de situer l’offre, en termes de nombre des têtes de bœufs, qui arrive au marché de LAMMOUDAM. Pour la période

2006-2010 l’évolution du nombre de bœufs qui arrivent sur ce marché est estimée dans le tableau suivant. Nous allons nous inspirer de l’offre de ces cinq dernières années pour faire des prévisions pour les dix prochaines années. Nous devons ainsi calculer les taux d’accroissement annuelle de l’offre afin d’obtenir le taux moyen sur l’ensemble de la période, l’année de base étant 2006.

Tableau 1 :

Tableau 5 : Evolution de l'offre sur la période 2006-2010

Année

Offre annuelle (bovins)

Taux annuelle

Taux moyen

2006

13

800

   

2007

15

000

8,70%

13,62%

2008

18

500

23,33%

13,62%

2009

19

900

7,57%

13,62%

2010

23

000

15,58%

13,62%

Source : Délégation d’Arrondissement du MINEPIA de Koutaba.

Au taux de moyen de 23,62 %, l’offre pourra évoluer, par rapport l’offre de l’année de base, de la manière suivante :

Tableau 6 : Prévision de l'offre sur la période 2011-2021

Année

Taux moyen

Offre prévisionnelle (bovins)

2011

13,62%

26

133

2012

13,62%

29

693

2013

13,62%

33

738

2014

13,62%

38

333

2015

13,62%

43

555

2016

13,62%

49

488

2017

13,62%

56

229

2018

13,62%

63

889

2019

13,62%

72

592

2020

13,62%

82

480

2021

13,62%

93

716

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

c- Prévision de la part de la marché

La part de marché de ce projet est fonction de quatre variables à savoir :

* La demande prévisionnelle ;

* L’offre prévisionnelle ;

* La concurrence ;

* La capacité de production du projet.

Selon nos capacités de production, nous envisageons produire les bovins sur une période de dix ans selon le programme qui sera dressé lors de l’étude technique.

Tableau 7 : Parts de marché sur la période 2011-2021.

Année

Demande (D)

Offre (O)

D - O

Production

PMP 22

PMC 23

2011

30

464

26

133

4

331

-

0,00%

100,00%

2012

34

191

29

693

4

498

150

3,33%

96,67%

2013

38

373

33

738

4

635

188

4,06%

95,94%

2014

43

067

38

333

4

734

234

4,94%

95,06%

2015

48

336

43

555

4

781

293

6,13%

93,87%

2016

54

248

49

488

4

760

366

7,69%

92,31%

2017

60

884

56

229

4

655

458

9,84%

90,16%

2018

68

332

63

889

4

443

572

12,87%

87,13%

2019

76

691

72

592

4

099

715

17,44%

82,56%

2020

86

072

82

480

3

592

894

24,89%

75,11%

2021

96

600

93

716

2

884

1 118

38,77%

61,23%

Source : travaux de Mouhamadou Mandsour, étudiant en AEP, promotion 2011.

22 Part de Marché du Projet.

23 Part de Marché des Concurrents.

d- Hypothèses sur le chiffre d’affaire prévisionnel

Puisque le prix moyen d’un bœuf s’élève à 450 000 F, celui d’un litre de lait à 400 F, et celui d’un sac de fumier à 500 F, alors on peut estimer, d’année en année, les recettes prévisionnelles telles que listées dans le tableau suivant :

Tableau 8 : Chiffres d'affaire prévisionnels

Année

2 012

 

2013

2

014

2015

2

016

2017

 

2018

 

2019

2

020

2021

Qté B (têtes)

 

50

 

63

 

173

 

217

 

272

 

340

 

426

 

533

 

667

 

834

PU

 

450 000

 

450 000

 

450 000

 

475 000

 

475 000

 

475 000

 

475 000

 

500 000

 

500 000

 

500 000

Total 1

22

500

000

28

350 000

77

850 000

103

075 000

129

200 000

161

500 000

202

350 000

266

500 000

333

500 000

417

000 000

Qté Lait (L/j)

 

50

 

75

 

100

 

125

 

150

 

175

 

200

 

225

 

250

 

275

PU

 

400

 

400

 

425

 

425

 

450

 

450

 

475

 

475

 

500

 

500

Total 2

7 300 000

10

950 000

15

512 500

19 390 625

24 637 500

28 743 750

34 675 000

39 009 375

45 625 000

50

187 500

Qté F (sacs/j)

 

5

 

6

 

8

 

10

 

12

 

15

 

19

 

24

 

30

 

37

PU

 

500

 

550

 

600

 

650

 

700

 

750

 

800

 

850

 

900

 

950

Total 3

 

912

500

1 204 500

1

752 000

2 372 500

3

066 000

4 106 250

5 548 000

7 446 000

9

855 000

12

829 750

TOTAL

30

712

500

40

504 500

95

114 500

124