n° 1 33 - Juillet 201 3

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44 ans ? non !
Bulletin d'information de l'Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l'Isère

Le rouleau compresseur de l’austérité sera à sa puissance maximum à l’automne. Les retraites seront au cœur de l’engagement, les militants le savent. Ils en ont débattu le 11 juin à Voiron.

Sommaire

Morin doit payer p. 2

Euromaster : Ils s'organisent p. 6

Arcelor : restructuration, danger ! p. 7

Directeur de publication : Jean-Pierre Gilquin - commission paritaire : 071 6 S 05801 ISSN 0338-5701 - Impression : Imprimerie Notre Dame - Montbonnot UD FO Isère - bourse du travail - 32 avenue de l'Europe - 38030 Grenoble cedex 02 - tél. 04 76 09 76 36 - fax 04 76 22 42 55 - courriel : udfo.38@laposte.net Prix le numéro : 0.80 € - Abonnement 1 an : 3,20 €

E d it o ri a l
L’exaspération monte

Morin Logistic va devoir revenir dans le droit chemin
A défaut d’avoir respecté la loi, la direction de Morin Logistic, entreprise du secteur de la logistique où travaillent 300 personnes, a engagé les grandes manœuvres pour éviter de verser les milliers d’euros qu’elle doit à une bonne partie de ses salariés. Salariés qui sont par ailleurs fondés à lui réclamer des dommages et intérêts. Récit de Benjamin Rubin-Delanchy, délégué syndical et élu du personnel : « En mars dernier, en réunion de comité d’entreprise, nous avons posé la question des heures supplémentaires et des repos compensateurs qui vont avec. La direction générale s’est énervée ; la direction des ressources humaines a esquivé… et nous avons compris que quelque chose n’allait pas ». En effet ! Dans ce secteur d’activité, toute heure supplémentaire au-delà de la 220ème heure pour le personnel roulant et la 130ème heure pour le personnel fixe déclenche non seulement une majoration du taux horaire, mais aussi l’attribution d’une heure de repos compensateur.
« Mais ce n’est pas juste… »

Saint-Quentin-Fallavier

Le gouvernement persiste à nier appliquer une politique de rigueur ou d’austérité. Tout au plus serait-il pris d’une frénésie de réformes  ! Toutes ont le même objectif  : répondre aux contraintes des traités européens et se soumettre aux injonctions de la commission ou de sa présidence. La dernière en date portant sur les retraites, il faudrait réformer toute affaire cessante. Ce sont toujours les mêmes, salariés, retraités et chômeurs qui devraient être mis à contribution. La crise n’en finit pas et les solutions tardent à se dessiner. Quid d’une véritable politique industrielle qui permette de retrouver de l’emploi et de conserver la valeur ajoutée dans l’hexagone ? Quid d’une politique de lutte contre les paradis fiscaux et leurs 8O milliards d’€uros qui échapperaient au fisc chaque année ? De quoi combler bien des déficits des branches de la protection sociale  ! Tous ces points ont été abordés à notre comité général du 11 Juin (lire pages 4 et 5) et largement explicités par Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la confédération FO. Aujourd’hui, l’exaspération gagne toutes les couches de la population. La rentrée pourrait être brûlante si le gouvernement ne répondait pas aux attentes sociales et continuait à faire la sourde oreille aux revendications, que ce soit dans le privé ou dans le public qui subit des blocages de salaire depuis quatre ans.
Jean-Pierre Gilquin, secrétaire général.

Benjamin Rubin-Delanchy, délégué FO.

centaine toujours dans l’entreprise), a donc réclamé un dû qui peut s’élever jusqu’aux environs de 6000 €. Et alors ? «L’entreprise a proposé une transaction à chacun en tête à tête : paiement partiel, récupération des heures au choix du salarié ou de la direction. Nous avons des petits salaires et beaucoup, parmi nous, sont dans une merde noire. Un millier d’euros tout de suite, même si on vous en doit 2000, c’est une bénédiction ! Certains ont accepté et signé une renonciation à toute réclamation ultérieure», raconte le délégué syndical. Il dit aussi : «Mais ce n’est pas juste. Beaucoup, parmi ceux qui ont signé veulent se rétracter". Entre ceux qui n’ont rien signé et ceux qui veulent se rétracter, l’affaire n’est pas terminée du tout.

Or, la direction de Morin fait comme si tout le monde entrait dans la catégorie personnel fixe. «Le délai de prescription est actuellement de 5 ans. Nous pouvons remonter jusqu’en 2008… Et cela fait des centaines d’heures que doit l’entreprise à certains d’entre nous !» récapitule Benjamin RubinDelanchy. Une trentaine de salariés sur environ 150 à être concernés (dont une

Les salariés de chez Morin, durant le conflit de 2011.

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La règle du 1/10ème, ça vous parle ?
Comme tout salarié vous disposez de 5 semaines de congés payés par an, mais comment sont-ils rémunérés ?

Dominique Leblanc nous a quittés

- si la règle du 1/10ème est appliquée, il touchera (2000 € x 12) / 10 = 2400 €, soit 90,53 € de plus. Ultime précision : les congés payés doivent être pris et cette règle de la rémunération la plus avantageuse pour le salarié est toujours valable. Si vous n’avez pas pris vos tous vos congés payés, la règle est applicable également.

Deux cas de figure sont possibles : - soit le maintien du salaire mensuel, - soit le paiement des congés sur la base de 10 % du salaire annuel sur la période de référence : 1er juin au 31 mai (article L314122 du code du travail. C’est la formule la plus avantageuse pour le salarié qui doit être appliquée. Trop souvent, le salarié ne le sait pas et plus souvent encore, l’employeur ne veut pas le savoir ! Exemple concret : l’employeur verse un salaire de ministre de 2000 € mensuels ; le salarié a cinq semaines de congés : - si le salaire est maintenu, il percevra, en indemnité de congés payés : (2000/4,33) x 5 = 2309,47 €,

Décédée le 1° mai, Dominique Leblanc était très engagée au sein de la commission exécutive de l’Union dépar-tementale de l'Isère. Elle avait parfaitement conscience des enjeux de l’interprofessionnel. Secrétaire du syndicat de la mairie de Grenoble, elle a contribué au dévelopement de son syndicat.

Microélectronique : Un peu de stratégie

Pierre Pernot (Soïtec) vient d’être désigné par l’USM (Union des syndicats de la métallurgie) FO Isère pour siéger au comité stratégique de filière microélectronique mis en place par la Préfecture de l’Isère.

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Voiron

«Pourquoi vivre plus longtemps imposerait de bosser plus longtemps ? L’espérance de vie n’a pas commencé Confédération FO. Intervenant devant 250 responsables des syndicats isérois réunis en comité général, il a p Rappelant que «l’honneur des responsables syndicaux est de dire la même chose dans les bureaux et sur le p négociation, ni même une concertation mais une opération de communication». Il n’avait pas tort ! Et maintenant… les responsables syndicaux savent que la prochaine grande bataille sera

Retraite : se mettre en or
C'est simple : grève générale !
Najib Boudjerada, Trixell : "Pour moi c'est simple : grève générale interprofessionnelle !

Il faut de nouveaux moyens
Nadia Boughouiche, Melinda Cuiziat, Chantal Lambert Da-Silva, Caf : Chantal : Les manifestations ça ne fonctionne pas, et les gens ne se mobilisent pas. Melinda : On fait la révolution ! Chantal : Les syndicats aujourd'hui sont à la recherche de nouveaux moyens d'action. Nadia : Il faut tout faire péter ! Le recours à la grève ne suffit plus ! Il faut faire du porte à porte, expliquer sur le terrain. Expliquer le rôle du syndicat et le promouvoir. Il faut syndicaliser sur le terrain.

Sans nous, ils ne vivent plus, sans eux nous vivons mieux. Je parle des banques et des financiers. Il faut réformer le système. J'irai même plus loin, il faut sortir de l'Europe et de l'euro. Il faut aussi fermer les frontières pour empêcher le dumping social."

Informer, mobiliser
Damien Chabert, Pôle Emploi : "Mobiliser les collègues, les informer sur leurs droits et la réalité de la situation et lutter contre l'individualisme. La grève peut être un des facteurs.

Je pense qu'aujourd'hui il y a un manque de communication. Tout le monde s'est replié sur soi. Se tourner vers les jeunes est un chantier à prendre à bras le corps, en ayant une déclinaison en fonction des situations : tous les jeunes ne sont pas les mêmes. Je me suis aperçu qu'avec une différence d'âge de quelques années, les jeunes ont du mal à communiquer entre eux."

Remettre les pendules à l’heure

Monique Septin, retraitée : «Ce que nous devons faire ? 68  ! A cette époque déjà on ne pas augmenter les salaires, pa les retraites… Et d’un co quelques jours, mon salaire menté de 20 % !

Aujourd’hui, un copain m’a dit solution était peut-être que paie un peu. Mais j’aide be mes enfants. Comment je f Non, décidément, il faudrait r les pendules à l’heure, comme

Monter à Paris
Michel Dubric, Randstad : «Pour les retraites, on nous dit que les caisses sont vides. Nous, nous avons la poussière mais que ceux qui ont le reste paient pour les retraites ! Il nous faut nous battre mais c’est difficile.

Je dis que nous pourrions tous monter à Paris. Et en attendant, tous se syndiquer !»

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é à augmenter hier matin !», a rappelé, mardi 11 juin à Voiron, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la pronostiqué : «Sur les retraites, nous ne pourrons pas ne rien faire". perron de l’Elysée», il avait averti la que la conférence sociale programmée le 20 juin ne serait «ni une une nouvelle fois celle des retraites. Ils seront au rendez-vous.

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Fédérer tout le monde

Joseph Calabro, Telem : «Tout le monde en a marre mais personne ne veut perdre le peu qu’il a ! Je ne crois pas trop à la grève mais avons-nous des moyens d’action à part la grève ? Cela peut marcher même si je n’y crois pas trop pour ma société. Le syndicat, c’est trouver des idées, des soutiens pour être plus fort. L’idée, ce serait d’arriver à fédérer tout le monde ».

Essayer de voir un avenir
Jean-Philippe et Géraldine Nivon, Manuela Morgadinho, Valeo : «Le gouvernement va faire comme avec l’Ani : signer avec la CFDT et roule ma poule ! Nous avons bien senti, nous, que la signature de l’Ani a fait du bien à la direction. Elle a changé d’attitude. Bon, la grève, chez nous… Ils ne se bougent pas beaucoup. Je ne suis pas

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déprimé mais il faudrait nous dire comment faire ». «Moi, je mets le feu et je prends mon directeur en otage ! Allez, il faut se battre autant qu’il est possible et essayer de voir un avenir». «A tout prendre, je préfèrerais une augmentation de cotisation retraite plutôt qu’un allongement du temps de cotisation».

Brigitte Maurel, mairie de Pontcharra : "Il faut se mobiliser, défendre les acquis, tracter et aller à la grève générale si nécessaire. Dans le public, on peut faire des grèves tournantes, avec préavis. Les salariés ne sont pas avertis des conséquences de ce qui est en jeu. De plus, en voulant nous faire travailler plus longtemps, on va empêcher les jeunes d'accéder au travail.

Les enjeux

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Le chef doit se tenir
Les prud’hommes de Grenoble ont condamné l’entreprise Limpa Nettoyage pour licenciement d’une salariée sans cause réelle et sérieuse. Cette dernière, défendue par FO, avait été blessée au visage (3 jours d’incapacité de travail) par son chef. L’entreprise avait licencié les deux protagonistes. Le jugement a accordé à la salariée l’intégralité des sommes demandées (7 300 €) et souligné que le supérieur hiérarchique avait le devoir de se maîtriser. La réintégration n’a pas été obtenue.

Euromaster : Mobiliser pour les salaires
«C’est la première fois, depuis la création d’Euromaster, que l’on participe à des négociations où nous n’obtenons… aucune augmentation salariale» lancent, en colère les délégués FO. «L’année dernière nous avions obtenu une misère, cette année la direction annonce le gel des salaires !». Cette mesure va toucher les 3500 salariés d’Euromaster France dont l’activité se déploie sur la revente de pneumatiques, l’entretien courant des véhicules.

Montbonnot-Saint-Martin

Une complexité : l’éparpillement
«Mobiliser tous les salariés de l’entreprise est complexe du fait d’un réseau éclaté : 350 agences en France de deux à dix salariés par agence, la marge de manœuvre est faible et la direction le sait bien. Elle fait du paternalisme. Elle joue sur la corde sensible, disant que l’entreprise va mal, mais les salariés, comment peuvent-ils vivre ?», argumentent les délégués. Alors les élus FO (délégués du personnel et comité d’entreprise) souhaitent entreprendre des actions. Ils ont fait une distribution de tracts devant le siège à Montbonnot le 27 juin. Et puis, pour mieux fédérer, mieux informer, ils vont créer leur site web avec l’appui de l’union départementale.

Attention aux réseaux sociaux
« Je me suis abîmée une cheville en randonnant », avait écrit une jeune femme sur Facebook. Son défenseur FO n’a pas réussi à convaincre les prud’hommes, quelques mois plus tard, que sa cheville abîmée l’avait été suite à une chute lors d’une altercation violente avec son chef. Le défenseur a bien expliqué qu’elle avait deux chevilles mais les juges n’ont pas été convaincus.

L'équipe FO d'Euromaster en plein tractage.

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Sassenage

Arcelor : un avant goût d'Ani

FO cartonne chez King Jouet
Les listes FO ont engrangé, chez King Jouet, 71 % (comité d’entreprise) et 72 % (délégués du personnel) des suffrages lors des élections professionnelles dont les résultats sont tombés fin juin. Le résultat est d’autant plus remarquable que le périmètre de l’élection avait été élargi, englobant 800 salariés et non plus 150. Les candidats FO ont, durant la campagne, expliqué comment la CFTC, l’autre syndicat, était signataire de l’Ani de janvier 2012 et les dangers de confier à un tel syndicat le pouvoir de… faire baisser les salaires.

Voir l’interview de Roberto Fiorini, délégué syndical FO, sur www.fo38.fr
Les retraités réunis
Réunis en assemblée générale extraordinaire ce 27 juin à la bourse du travail de Grenoble, les retraités FO ont décidé de regrouper leurs deux associations. Elle prend le nom d’Union départementale des retraités FO de l’Isère (UDR), que les adhérents de FO des retraités de l’Isère ont rejoints.

Samuel au travail

Comment, quand on fait du bon travail, que le site est rentable, peut-on se retrouver en licenciement économique ? C'est la menace qui pèse sur le site d'ArcelorMittal TOP (Total Offer Processing, mondialisation oblige) de Sassenage. Ce site rentable travaille sur les petites séries, les délais courts, les prototypes.... Une des raisons sans doute pour lesquelles les bureaux d'étude de Schneider Electric sont de bons clients. Par hasard, Samuel Soares, élu FO au comité d’entreprise (CE), a appris que le bail avait été dénoncé. La direction a alors dévoilé son projet : transférer le site de Sassenage sur le site de Vaux-en-Velin, dont la rentabilité est plus délicate. Le vrai projet de la direction consiste à regrouper dans une entité unique sept sites en difficulté, salariant environ 800

personnes.

Une vie personnelle en question
Le pire, rapporte Samuel, « est que le site de Vaux-en-Velin n'a même pas de projet bien défini. Et puis, on suppose que nos clients vont suivre alors que nous avons beaucoup de clients locaux. Certains vont se retrouver dans une situation délicate ».

FO dans la caravane du Tour de France

Les journaux FO du Tour de France sont à disposition à l'Union départementale. Le tour fera étape en Les huit salariés concernés n'ont plus qu'à Isère : le 17 juillet à l'Alpe d'Huez et suivre. Il leur suffit de vendre leur maison, de le 19 au Bourg d'Oisans. FO est persuader leur conjoint que l'avenir sur un dans la caravane.

site vétuste à l'avenir incertain sera radieux et assuré, de changer de vie... Sans compter que certains postes vont se retrouver en Non à la flexibilité ! doublon.

Samuel Soares : "En réunion, le directeur m'a dit : de toute façon l'avis des salariés ne nous intéresse pas, seul l'avis du CE nous importe". Le mot reflète un dialogue social difficile. Après le refus de désignation d'un expert pour examiner des comptes flous en janvier, Samuel compte bien que les élus sans Eric Jaubert, nouveau délégué FO étiquette se rallient à la demande du CE de désigner un expert pour permettre d'avoir une Chez Calor Pont-Evêque FO a refuvision claire de la situation. La moitié de nos sassenageois a plus de 45 ans. Trouver un emploi dans la situation actuelle relèverait de la gageure. Pour Samuel, «heureusement que l'ANI n'est pas encore passé, nous serions beaucoup plus démunis pour défendre nos salariés». Rendez-vous au CE du 1er juillet.
sé de signer, en 2012, un accord de flexibilité. La direction a remis le couvert en tentant d’organiser un référendum. Vaine tentative contrée par les syndicats qui ont saisi l’inspection du travail.

Samuel élu au CE.

En savoir plus sur : www.fo38.fr
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"Je veux assurer du mieux possible"
Elle est infirmière à l’hôpital Pierre Oudot de Bourgoin-Jallieu et se souvient très bien de la raison qui l’a amenée à s’engager dans le syndicalisme : «Mon expérience du travail de nuit m'a démontré la souffrance de beaucoup de salariés. Les abus, en matière de conditions de travail, sont plus fréquents la nuit que de jour, par exemple sur les plannings. Les nécessités de service sont un bon alibi pour faire passer beaucoup de choses. Alors chacun, pour faire face, pour traiter les patients au mieux, développe le système D dans un contexte d’effectif réduit.» Martine Perrenon, aujourd’hui secrétaire adjointe du syndicat FO de l’hôpital, une section qui se renforce régulièrement, ajoute : «Je veux assurer les mandats pour lesquels j’ai été élue du mieux possible».
Dans une démarche constructive

Martine Perrenon

«Depuis la création du syndicat on s’attache à toucher tous les services, nous distribuons régulièrement des tracts et nous assurons une permanence quotidienne dans notre local syndical. Tout cela m’intéresse énormément mais nous évoluons dans un contexte très difficile. Le dialogue est quasi-inexistant

avec la direction ; nous ne sommes pas écoutés alors que nous intervenons toujours, après en avoir discuté entre nous, dans une logique de construction de solutions». Un travail épuisant ? «Nous arrivons à faire bouger les choses et les salariés ne s’y trompent pas. Pour preuve, le nombre d’adhérents ne cesse d’augmenter».

C’est en 2011, à l’ouverture de ce nouvel établissement, que Martine avait postulé pour le service des consultations après avoir travaillé dix ans de nuit. Un poste nouveau mais une conviction inchan-gée : il est nécessaire de défendre la fonction publique hospitalière.

"Nous aidons les salariés en souffrance".

Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l’Isère site fo : www.fo38.fr Bourse du Travail - 32, avenue de l’Europe - 38030 Grenoble Cedex 02 - tél. 04.76.09.76.36 – mel : udfo.38@laposte.net NOM ___________________________________________________ Prénom ____________________________________________ Profession ___________________________________________________________________ nationalité ______________________ Date de naissance _______________________________ Lieu ________________________________________________________ Adresse complète____________________________________________________________________________________________________ code postal ________________________ ville______________________________________________________________________ Tél. perso.______________________ portable______________________ Mel ___________________________________________ Nom de l’entreprise _____________________________________________________________ Adresse ______________________ ________________________________________________________________________ Tél.________________________________ Code N.A.F. de l’entreprise _____________ Convention collective ____________________________________________________
(figurant sur le bulletin de salaire) (figurant sur le bulletin de salaire)

Bulletin d'adhésion

Date d’adhésion _____________________ Signature : A remettre à votre responsable syndical ou à adresser à FO ISERE (adresse ci-dessus)

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