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Exercice

On considère trois réactions d'ordre 1 formant le cycle suivant :


A

C B

On désigne par x, y et z les concentrations en mol.L-1 à l'instant t des produits A, B et C (t exprimé en


minutes). Sachant qu'à chaque instant t, on a : x + y + z = 3, les lois cinétiques donnent, en remplaçant z
par 3 – x – y, les équations suivantes :

dx
= –2x – y + 3 (1)
dt
dy
= –y+ x (2)
dt
z = 3–x–y (3)
avec les conditions initiales : x(0) = 3, y(0) = z(0) = 0.
d 2x dx
On rappelle que 2
est la dérivée seconde de la fonction x et que est la dérivée de la fonction x.
dt dt

1. Prouver que les deux premières équations permettent d'établir l’équation différentielle du second ordre
linéaire à coefficients constants (El) vérifiée par x :

d 2x dx
(El) 2
+ 3 +3x=3
dt dt

2. Résoudre dans » l'équation du second degré d'inconnue r suivante :

(E») r2+3r +3=0

3. En déduire la solution générale de l'équation différentielle du second ordre suivante :

d 2x dx
(E0) 2
+3 + 3x = 0
dt dt

4. Déterminer une fonction constante solution particulière de l'équation différentielle du second ordre (El).

5. En utilisant les résultats précédents, donner la solution générale de l'équation différentielle (El).

6. En utilisant l'équation (1), calculer la valeur prise par la dérivée de la fonction x en zéro : x'(0).

7. Montrer que la solution de l'équation différentielle (E1) qui vérifie les conditions initiales est la fonction
x définie pour 0 ≤ t par :
 3 
x(t) =1 + 2e–1,5t cos  t 
 2 
8. Calculer la dérivée de la fonction x. En déduire l'expression de la fonction y.

9. Déterminer la fonction z en utilisant l'équation (3).

10. Calculer, en les justifiant, les limites de x(t), y(t) et z(t) lorsque t tend vers + ∞ .
Corrigé
1. Par hypothèse les fonctions x et y sont définies, dérivables sur [0, +∞[ et vérifient pour 0≤ t,
les égalités : x’(t)= -2x(t) – y(t) + 3 (1)
y’(t)= -y(t)+x(t) (2)
D’après l’égalité (1) x’ est encore dérivable sur [0, +∞[ et pour 0≤ t, x’’(t)= -2x’(t)–y’(t) et
x’’(t)+3x’(t)=x’(t)–y’(t), avec les égalités (1) et (2) on obtient ensuite :
x’’(t)+3x’(t)=( -2x(t) – y(t) + 3)–( -y(t)+x(t))= 3+0y(t)–3x(t), soit : x’’(t)+3x’(t)+3x(t)=3 .
On a bien prouvé que sur [0, +∞[, x vérifie l’équation différentielle (E1).
2

2. ∆=3 –4×1×3=9–12= -3 ; ∆= i 3 = (i 3 ) . Les racines r1 et r2 sont données par :


2 2
2

−3+i 3 3 −3−i 3 3
r1 = = −1,5 + i et r2= = −1,5 − i .
2 ×1 2 2 ×1 2

3. On a résolu l’équation caractéristique associée à l’équation différentielle (E0) homogène


associée à (E1). Il en résulte que toutes les solutions sur [0, +∞[ de (E0) sont toute les
3 3
fonctions t e-1,5t(λ cos(t )+ µ sin(t )) où λ et µ sont 2 réels constants.
2 2

4. Avec c réel constant, on écrit pour 0≤ t, f(t)=c, f’(t)=0 et f’’(t)=0. On obtient ainsi pour
0≤t, f’’(t)+3f’(t)+3f(t)=3c. f est solution de (E0) dans le cas où 3c= 3, soit c= 1.
Finalement sur [0, +∞[, la fonction f constante t 1 est une solution particulière de (E1).

5. À la solution particulière f de (E1), on ajoute toutes les solutions de (E0) pour obtenir toutes
les solutions de (E1) :
Sur [0, +∞[, toutes les solutions de (E1) sont toutes les fonctions
3 3
t  1 + e-1,5t(λ cos(t )+ µ sin(t )) où λ et µ sont 2 réels constants.
2 2

6. D’après l’équation (1) x’(0)= -2x(0)–y(0)+3= -2×3–0+3 soit x’(0) = -3 .

7. x étant solution de (E) sur [0, + ∞[, on peut écrire, avec λ et µ 2 réels constants, pour 0≤ t,
3 3
x(t)= 1 + e-1,5t(λ cos(t )+ µ sin(t ))
2 2
3 3 3 3 3 3
x’(t)= 0–1,5e-1,5t(λ cos(t )+ µ sin(t ))+e-1,5t(-λ sin(t )+µ cos(t ))
2 2 2 2 2 2
e0=1=cos 0 et sin 0 = 0 donnent alors x(0)=1+1×(λ×1+µ×0)=1+λ et
3 3 3
x’(0)= -1,5×1(λ×1+µ×0)+1×(-λ ×0 + µ ×1)= -1,5λ + µ
2 2 2
Les systèmes d’égalités suivant sont équivalents à x(0)=3 et x’(0)= -3 :
3 3 3
{1+λ =3 et -1,5λ + µ =-3}, {λ=2 et -1,5×2 + µ =-3}, {λ=2 et µ =0}, {λ=2 et µ=0}.
2 2 2
 3 
Finalement on obtient avec λ=2 et µ=0 : x(t) =1 + 2e–1,5t cos  t  pour 0≤ t .
 2 
8. On utilise l’égalité précédente.
 3 
En dérivant le produit e–1,5t × cos  t  , on obtient
 2 
 3  3  3 
x’(t)= 0 + 2 [ (-1,5)e-1,5t cos  t  + e–1,5t × – ×sin  t  ] d’où
 2  2  2 
 3   3 
x’(t)= –3 e-1,5t cos  t  – 3 e–1,5t sin  t  pour 0≤ t.
 2   2 

L’égalité (1) : x’(t)= -2x(t) – y(t) + 3 donne y(t) = -2x(t) – x’(t) + 3 où

 3 
–2x(t) = –2 – 4e–1,5t cos  t
 2 
 3   3 
– x’(t) = 3 e-1,5t cos  t  + 3 e–1,5t sin  t 
 2   2 
3 = 3

Après addition de ces 3 égalités, il ne reste que :


 3   3 
y(t)= 1 – e-1,5t cos  t  + 3 e–1,5t sin  t  pour 0≤ t .
 2   2 
9. D’après les 2 questions précédentes :
 3   3 
x(t)+y(t)=2+ e-1,5t cos  t  + 3 e-1,5tsin  t 
 2   2 
et d’après l’égalité (3) z(t)=3–(x(t)+y(t)) d’où :
 3   3 
z(t)= 1– e-1,5t cos  t  – 3 e-1,5tsin  t  pour 0≤ t .
 2   2 

10. On a lim e X = 0 , or lim (−1,5t ) = − ∞ d' où lim e −1, 5t = 0 et lim - e −1,5 t = 0 .


X → −∞ t → +∞ t → +∞ t → +∞

 3   3 
Comme -1≤ cos  t  ≤ 1 et -1≤ sin  t  ≤ 1, en multipliant par e-1,5t qui est positif
 2   2 
 3  -1,5t  3  -1,5t
strictement on obtient encore - e-1,5t ≤ e-1,5t cos  t  ≤ e et - e-1,5t ≤ e-1,5t sin  t  ≤ e
 2   2 
pour 0≤ t et d’après les 2 limites encadrées précédemment :
 3   3 
lim e-1,5t cos  t  =0= lim e-1,5t sin 
  2 t .

t → +∞
 2 
t → +∞
 
∗∗∗∗∗∗
Il s’agit ensuite d’utiliser les expressions de x(t), y(t) et z(t) calculées précédemment pour
obtenir : lim x(t)=1+2×0=1 et lim y(t)= 1–0 + 3 ×0=1 et lim z(t)= 1–0– 3 ×0=1.
t → +∞ t → +∞ t → +∞

∗∗∗∗∗∗
Étude de la cinétique d’une réaction en chaîne dz
= -2kz+12k(e-3kt–e-4kt) (3)
On considère un réacteur dans lequel on fait réagir du CH4 dans du Cl2 en excès. Dans ce dt
cas, on peut modéliser les réactions par des cinétiques d’ordre 1 : dv
= -kv+2kz (4)
CH4→CH3Cl→CH2Cl2→CHCl 3→CCl4. dt
On note a=[CH4]0 la concentration initiale en CH4 et k une constante réelle non nulle
exprimée en mn-1. Le temps est exprimé en minutes. Les valeurs approchées seront 1.Montrer que v’(0)=0.
arrondies au centième le plus proche. Les 3 parties A,B et C sont indépendantes. 1
2. a. Montrer que l’équation (4) s’écrit sous la forme : z(t)= [v’(t)+kv(t)].
Partie A
2k
[CH 4 ] t dz dv
[CH4]t étant la concentration en CH4 à l’instant t, on pose x(t)= . À l’instant t=0, b. En dérivant cette expression de z, exprimer z’= en fonction de v’= et de
a dt dt
la concentration en CH4 est égale à a et donc x(0)=1. Les lois cinétiques donnent d 2v
v’’= .
dx dt 2
l’équation différentielle (1) : = -4kx .
dt dz
c. En reportant les expressions de z et de dans l’équation (3), montrer que v vérifie
1.a. Donner la solution générale de l’équation différentielle (1). dt
b. Déterminer la solution de l’équation (1) qui vérifie la condition initiale x(0)=1. l’équation différentielle du second ordre à coefficients constants (E1) suivante :
v’’+3kv’+2k2v=24k2(e-3kt–e-4kt) (E1).
[CHCl ] t 3. Résoudre l’équation différentielle homogène (E0) associée : v’’+3kv’+2k2v= 0.
[CH3Cl]t étant la concentration en CH3Cl à l’instant t, on pose y(t)= .
a 4. Déterminer une solution particulière de l’équation (E1) de la forme t αe-3kt+βe-4kt où
À l’instant t=0, la concentration en CH3Cl est nulle, donc y(0)=0. Les lois cinétiques α et β sont des constantes réelles.
dy 5. Donner la solution générale de l’équation différentielle (E1).
donnent l’équation différentielle suivante : = -3ky+4ke-4k t qui s’écrit sous la forme 6. On suppose maintenant que k=0,1 min-1. Montrer que la solution v qui vérifie les
dt conditions initiales v(0)=0=v’(0) est définie par : v(t)=4e-0,1t–12e-0,2t+12e-0,3t–4e–0,4t.
(2) : y’ + 3ky= 4ke-4kt.
Partie C
2. Résoudre l’équation différentielle homogène associée à (2) : y’+3ky = 0. On considère la fonction v définie par tout réel t ≥ 0 par
v(t)= 4e-0,1t–12e-0,2t+12e-0,3t–4e-0,4t.
3. Déterminer une solution particulière de l’équation (2) de la forme t↦λe-4kt où λ est une 1. Calculer la fonction dérivée v’ de v ; vérifier que l’on a l’égalité :
constante réelle. v’(t)=0,4e-0,1t(4e-0,1t–1). (e-0,1t–1)2.
2.Étudier le signe de v’(t) en fonction de t. En déduire le tableau de variation de la
4.a. Donner la solution générale de l’équation différentielle (2). fonction v sur l’intervalle [0 ;75].
b. Déterminer la solution de l’équation différentielle (2) qui vérifie la condition initiale 3. Représenter graphiquement la fonction t↦v(t) pour t∈[0 ;75] dans un repère orthogonal
y(0)=0. d’unités graphiques, 1mm sur l’axe des abscisses (1cm représente donc 10 minutes) et
20cm sur l’axe des ordonnées.
Partie B
[CH2Cl2]t et [CHCl3]t étant les concentrations en CH2Cl2 et CHCl3 à l’instant t, on pose
[CH 2 Cl 2 ]t [CHCl 3 ]t
z(t)= et v(t)= . À l’instant t=0, ces concentrations sont nulles et
a a
donc z(0)=v(0)=0.
Les lois cinétiques donnent les équations différentielles suivantes :
Corrigé de la partie A : k est un réel non nul

1.a. (1) s’écrit x’ =-4kx soit x’+4kx=0. On écrit pour 0≤ t, r(t)=4k et R(t)=4kt : R’(t)=r(t).
Sur [0,+∞[, les solutions de (1) sont toutes les fonctions t↦be-4kt où b est une constante réelle.
b. x étant une solution de (1), on écrit pour 0≤ t, x(t)=be-4kt où b est une constante réelle,
alors x(0)=be0=b. x(0)=1 pour b=1. Ainsi pour 0≤ t, x(t)=e-4kt.

2. On écrit pour 0≤ t, r1 (t)=3k et R1(t)=3kt : R1’(t)=r1(t).


Sur [0,+∞[, les solutions de l’équation différentielle homogène associée à (2) sont toutes les
fonctions t↦be-3kt où b est une constante réelle.

3. On écrit avec λ constante réelle, pour 0≤ t, φ(t)=λe-4kt , φ’(t)=-4kλe-4kt et ainsi :


φ’(t)+3kφ(t)= -4kλe-4kt+3kλe-4kt= -kλe-4kt.

Les propositions suivantes sont équivalentes : {φ est solution de (2) sur [0,+∞[}, {Pour 0≤ t,
φ’(t)+3kφ(t)=4ke-4kt},{-kλe-4kt=k4e-4kti pour 0≤ t }, {λ= -4}.

Finalement on écrit φ(t)=-4e-4kt pour 0 ≤ t, φ est une solution particulière de (2) sur [0,+∞[.

4.a. A la solution particulière ϕ de (2) on ajoute toutes les solutions de l’équation homogène
associée à (2) pour avoir toutes les solutions de (2) : Sur [0, +∞[, toutes les solutions de (2)
sont toutes les fonctions t↦ be-3kt –4e-4kt où b est une constante non nulle.
b. y étant une solution de (2), on écrit pour 0≤ t, y(t)= be-3kt –4e-4kt où b est une constante
non nulle. y(0)= be0–4e0= b–4, alors y(0)=0 pour b=4. Ainsi y(t)= 4e-3kt –4e-4kt pour 0≤ t.
Corrigé de la partie B

Par hypothèse, z et v sont 2 fonctions définies et dérivables sur [0,+∞[ vérifiant, pour 0≤ t, les
équations (3) et (4) suivantes : z’(t)=-2kz(t)+12k(e-3kt–e-4kt) (3)
v’(t)=-kv(t)+2kz(t) (4)
où k est un réel non nul.
v et z étant dérivables sur [0,+∞[, v’ est aussi dérivable sur [0,+∞[.
1. D’après (4), v’(0)= -kv(0)+2kz(0) où v(0)=0=z(0), d’où v’(0)=0.
1
2. a. Pour 0≤ t, (4) donne 2kz(t)=v’(t)+kv(t) soit z(t)= (v’(t)+kv(t)).
2k
1
b. D’après les règles de dérivation, pour 0≤ t, z’(t)= (v’’(t)+kv’(t)).
2k
c. On prend l’équation (3) où z’(t) et z(t) donné sont donnés aux 2 questions précédentes et
1 1
on obtient pour 0≤ t, (v’’(t)+kv’(t))= -2k[ (v’(t)+kv(t))]+12k(e-3kt–e-4kt)
2k 2k
= -v’(t)-kv(t)+12k(e-3kt–e-4kt)
Après multiplication par 2k, on obtient : v’’(t)+kv’(t)=-2kv’(t)–2k² v(t) +24k² (e-3kt–e-4kt), soit :
v’’(t)+3kv’(t)+2k² v(t)=24k² (e-3kt–e-4kt) pour 0≤ t.

3. L’équation caractéristique d’inconnue r, associée à (E0) s’écrit : r²+3kr+2k² =0.


∆=(3k)² –4(1)(2k²)=9k² –8k² =k² et les racines r1 et r2 sont données par r1=(-3k+k)/2=-k et
r2=(-3k–k)/2=-2k.
Sur [0,+∞[, les solutions de (E0) sont toutes les fonctions t↦ λe-kt+µe-2kt où λ et µ sont 2 réels
constants.

4. Avec α et β réels constants on écrit pour 0≤ t, s(t)=αe-3kt+βe-4kt, s’(t)=-α3ke-3kt–β4ke-4kt et


s’’(t)=α9k² e-3kt+β16k²e-4kt, cela donne en regroupant les termes en αe-3kt et en βe-4kt :
s ”(t)+3ks’(t)+2k² s(t)=α (9k² +3k(-3k) +2k² )e-3kt+β(16k² +3k(-4k) +2k²)e-4kt soit :
s ”(t)+3ks’(t)+2k² s(t)= 2αk² e-3kt+6βk² e-4kt.

Comme (E1) s’écrit : v”+3kv’+2kv=24k² e-3kt–24k² e-4kt, s est solution de (E1) sur [0,+∞[ dans
le cas où les systèmes d’égalités suivants, équivalents, sont vérifiés :
{2αk² =24k² et 6βk² = -24k² }, {α=12 et β= -4}.

Finalement, on prend pour 0≤ t, s(t)=12e-3kt–4e-4kt et s est une solution particulière de (E1)


sur [0,+∞[.

5. A la solution particulière s de (E1), on ajoute toutes les solutions de (E0) pour avoir toutes
les solutions de (E1) : Sur [0,+∞[, toutes les solutions de (E1) sont toutes les fonctions
t↦12e-3kt–4e-4kt + λe-kt+µe-2kt où λ et µ sont 2 réels constants.

6.On prend k=0,1. v étant une solution particulière de (E1) sur [0,+∞[ on a l’égalité pour 0≤ t,
v(t)= 12e-0,3t–4e-0,4t + λe-0,1t+µe-0,2t où λ et µ sont 2 réels constants, et ainsi pour 0≤ t,
v’(t)=-3,6e-0,3t+1,6e-0,4t –0,1λe-0,1t–0,2µe-0,2t. Comme e0=1, on a : v(0)=12–4+λ+µ=8+λ+µ et
v’(0)= -3,6+1,6–0,1λ–0,2µ= -2–0,1λ–0,2µ ; les systèmes d’égalités suivants sont équivalents à
{v(0)=0 et v’(0)=0} :
λ+µ=-8 Avec l’opération 10L2–L1→L2 : λ+µ= -8 λ –12=-8 λ=4
0,1λ+0,2µ=-2 µ=-12 µ=-12 µ=-12
Finalement pour 0≤ t, v(t)= 12e-0,3t–4e-0,4t + 4e-0,1t–12e-0,2t.
Partie C
1. Pour 0≤ t, v’(t)=4(-0,1)e-0,1t–12(-0,2)e-0,2t+12(-0,3)e-0,3t–4(-0,4)e-0,4t soit :
v’(t)=-0,4e-0,1t+2,4e-0,2t–3,6e-0,3t+1,6e-0,4t.

Soit P(x)=0,4x(4x–1)(x–1)² =0,4(4x–1)(x² –2x+1)=0,4x(4x³ +(-8–1)x² +(4+2)x–1),


P(x)=0,4x(4x³ –9x² +6x–1)= 1,6x4 –3,6x³ +2,4x² –0,4x et en remplaçant x par e-0,1t, on obtient
avec (e-0,1t)n = e-0,nt pour n=2, 3 ou 4 : P(e-0,1t)=1,6e-0,4t–3,6 e-0,3t+2,4 e-0,2t–0,4 e-0,1t

On a ainsi pour 0≤ t, v’(t)=P(e-0,1t) soit : v’(t)= 0,4 e-0,1t(4 e-0,1t–1)( e-0,1t–1)² .

2. Pour 0≤ t : ∗ 0< e-0,1t


∗ 0= e-0,1t–1 ⇔ 1= e-0,1t⇔ 0=0,1t⇔ t=0.
De cette manière pour t≠0, 0≠ e-0,1t–1 et 0<(e-0,1t–1)² et pour t=0, 0= e-0,1t–1 et 0=(e-0,1t–1)².
∗ 0<4 e-0,1t –1⇔1<4 e-0,1t⇔1/4< e-0,1t ⇔ ln(1/4)<-0,1t⇔ -ln4<-0,1t
soit : 0<4 e-0,1t–1⇔ t< 10.ln4 . De la même façon : 4 e-0,1t–1<0⇔ 10.ln4< t et
4.e–0,1t–1=0 ⇔ t=10.ln4.
Soit t0= 10.ln 4, on a : t0≈13,86 et le tableau de variation suivant sur [0, 75] :

t 0 t0 75
4 e-0,1t 4 + +
4 e-0,1t–1 3 + 0 –
(e-0,1t–1)² 0 + +
v’(t) 0 + 0 – v’(75)
v(t) 0 v(t0) v(75)

v(t0)

(C) : (C) est la représentation graphique de v.

t0
On étudie en chimie cinétique des réactions successives dont le schéma de réaction est le dy
suivant : En reportant y et dans l’équation (2) établir une équation différentielle du second
k1 k3 dt
A B C ordre linéaire à coefficients constants vérifiée par x
k2 d 2x dx
2- Résoudre l’équation différentielle (E) 2
+3 +2x= 0 où t≥ 0.
dt dt
d [ A] 1 dx 1,60
Les lois cinétiques sont les suivantes : = -k1[A] + k2[B] 3- En utilisant la question précédente et la relation y= + x , montrer que x
dt 0,15 dt 0,15
d [ B] 8
= k1[A] – (k2+k3)[B] et y peuvent s’écrire sous la forme x(t)= λe-t+µe-2t et y(t)=4λe-t – µe-2t.
dt 3
d [C ] 4- Sachant qu’en outre x(0) = 1 et y(0)= 0, calculer les réels λ et µ.
= k3[B] . d
dt 5- En utilisant les relations (1), (2) et (3), calculer (x(t)+y(t)+z(t)) et en déduire que
dt
[A], [B] et [C] sont les concentrations à l’instant t des produits A, B et C (t exprimé en z(t)= 1–x(t)–y(t).
minutes) ; k1 , k2 , k3 sont des constantes de vitesse exprimées en mn-1.
Les conditions à l’instant t= 0 sont [A]0= a, [B]0 = 0, [C]0=0.
On note x, y et z les fonctions de la variable réelle t définies pour 0≤ t par : 2ème partie
x=[A]/a, y=[B]/a et z=[C]/a.
On suppose que k1=1,60 mn-1, k2=0,15mn-1, k3=1,25mn-1. 1- Étudier le sens de variation des fonctions x, y, z définies sur ℝ+ par
dx x(t)=0,4e-t + 0,6e-2t
On a donc les équations différentielles : = -1,60x + 0,15y (1)
dt y(t)=1,6(e-t–e-2t)
z(t)= -2e-t + e-2t +1.
dy
= 1,60x – 1,40y (2)
dt 2- Représenter graphiquement les fonctions x, y et z dans un même plan rapporté au même
dz repère orthogonal avec les unités suivantes : 4 cm pour 1mn sur l’axe des abscisses,10 cm
= 1,25y (3) pour une unité sur l’axe des ordonnées, et t∈[0 ; 4].
dt
et x(0) = 1 , y(0) = 0 = z(0).
3- A quel moment le taux de formation de C atteint-il 90,0% ? Quel est à ce même instant
le taux de disparition du produit A ?
1ère partie Interpréter graphiquement ces résultats.
dx
1- En utilisant l’équation différentielle (1), déterminer y en fonction de x et de . En
dt
dy dx d 2x
déduire . en fonction de et de .
dt dt dt 2
Corrigé du problème
dx
On écrit dans des égalités, par exemple, pour 0≤ t, x à la place de x(t), =x’ à la place de
dt
d 2x
x’(t), =x’’ à la place de x’’(t)…
dt 2
x, y et z sont 3 fonctions définies et dérivables sur [0, +∞[ vérifiant les équations
différentielles (1), (2) et (3) ; de plus x(0)=1 , y(0)=0=z(0).
dx
D’ après l’égalité (1), x et y étant dérivables sur [0, +∞[, x’= est encore dérivable sur
dt
d 2x
[0, +∞ [ : x’’= 2 est définie sur [0, +∞[ avec x’’= -1,60x’+0,15y’.
dt
1ère partie
dx 1,60 1 dx
1- D’après (1), 0,15y= 1,60x+ et y= x+ , en dérivant sur [0, +∞[, on obtient :
dt 0,15 0,15 dt
dy 1,60 dx 1 d 2x
= + . On reporte les deux égalités encadrées dans l’équation (2) qui
dt 0,15 dt 0,15 dt 2
dy
s’écrit aussi +1,40y–1,60x=0 et on obtient :
dt
1,60 dx 1 d 2x 1,60 1 dx
+ 2
+1,40( x+ ) – 1,60x=0 soit, en multipliant par 0,15 et en
0,15 dt 0,15 dt 0,15 0,15 dt
regroupant les termes en x’’, x’ et x on obtient :
d 2x dx
2
+(1,60+1,40) +1,60(1,40–0,15)x=0 où 1,6×(1,4–0,15)=1,6×1,25=2, d’où l’égalité
dt dt
d 2x dx
vérifiée par la fonction x sur [0, +∞[ : 2
+3 +2x=0 . Autrement dit : x est solution sur
dt dt
[0, +∞[ de l’équation différentielle (E) de la question suivante.

2- L’équation caractéristique de (E), d’inconnue r s’écrit : r² +3r+2=0. ∆=3²–4×1×2=1=1².


− 3 +1 − 3 −1
Les racines sont r1= = -1 et r2= = -2.
2 ×1 2 ×1
Alors sur [0, +∞[, les solutions de (E) sont toutes les fonctions t↦λe-t+µe-2t où λ et µ sont 2
constantes réelles.

3- x étant une solution particulière de (E) sur [0, +∞[, on a avec λ et µ réels constants, pour
1 1,60
0≤ t, x(t)= λe-t+µe-2t et x’(t)= -λe-t–2µe-2t. D’après la 1ère question y(t)= x' (t ) + x(t ) ,
0,15 0,15
1 1,6 1,6 − 1 -t 1,6 − 2 -2t 0,6 -t 0,4 -2t
soit y(t)= ( -λe-t–2µe-2t)+ ( λe-t+µe-2t)= λe + µe = λe – µe ,
0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15
8
soit y(t)=4λe-t– µe-2t, pour 0≤ t.
3

4- Comme e0=1, on obtient : x(0)= λ+µ et y(0)= 4λ–8µ/3. Les systèmes d’égalités suivants
sont équivalents à x(0)=1 et y(0)=0 :
λ+µ=1 Avec 4L1–L2→L2 λ+µ=1 µ=3×4/20=3/5
4λ–8µ /3=0 20µ /3=4 λ=1–3/5=5/5–3/5=2/5
et 4+8/3= (12+8)/3=20/3 :
Finalement, pour 0≤ t, x(t)=0,4e-t+0,6e-2t et comme 4×0,4=0,16 et 8×0,6/3=8×0,2=1,6 on
obtient : y(t)=1,6e-t–1,6e-2t.

5- Les équations différentielles de l’énoncé donnent pour 0≤ t, x’(t)=-1,60x(t)+0,15y(t)


y’(t)= 1,60x(t)–1,40y(t)
z’(t)= 1,25y(t)
alors par addition : x’(t)+y’(t)+z’(t)=0×x’(t)+ 0×y(t), soit x’(t)+y’(t)+z’(t)=0.
Ainsi la fonction t↦x(t)+y(t)+z(t) est dérivable sur [0, +∞[ de fonction dérivée la fonction
nulle sur [0, +∞[, elle est donc constante sur [0, +∞[. On a donc avec c réel constant,
c=x(t)+y(t)+z(t) pour 0≤ t. En particulier c=x(0)+y(0)+z(0)=1+0+0=1, alors : Pour 0≤ t,
1=x(t)+y(t)+z(t) soit : z(t)=1–x(t)–y(t).

2ème partie
Avec le repère de la 2ème partie tout point M a pour abscisse T et pour ordonnée Y. Cx, Cy et Cz
sont les représentations graphiques des fonctions x, y et z respectivement.

1- Remarque : lim eX=0 et lim (-t)= -∞ = lim (-2t) donnent lim e-t= 0 = lim e-2t , ainsi
X → −∞ t → +∞ t → +∞ t → +∞ t → +∞

lim x(t)=0= lim y(t) et lim z(t)=1 . La droite d’équation Y=0 est asymptote à Cx et Cy, la
t → +∞ t → +∞ t → +∞
droite d’équation Y=1 est asymptote à Cz.

On dérive x,y et z en utilisant les formules (e-t)’ = -e-t et (e-2t)’ = -2e-2t , on obtient pour 0≤ t,
x’(t)=-0,4e-t–1,2e-2t , y’(t)=1,6(-e-t+2e-2t) et z’(t)=2e-t–2e-2t= 2(e-t–e-2t).
Étude des signes de x’, y’ et z’ :
∗ Comme 0<e-t et 0<e-2t, on a : x’(t)<0 pour 0≤ t .
∗ e0=1 donne z’(0)=0 ; de plus pour 0< t, -2<-1 donne -2t<-t et e-2t<e-t d’où : 0< e-t–e-2t et
0< z’(t).
∗ Les propositions suivantes, écrites pour 0≤ t, sont équivalentes : {0<y’(t)}, {0<2e-2t–e-t},
{e-t<2e-2t}, { e-t+2t= e-t/e-2t< 2}, {et<2}, { t< ln 2 }.
Pour 0≤ t, on vient de démontrer l’équivalence 0<y’(t)⇔ t< ln2 , de la même façon :
y’(t)<0 ⇔ ln 2 < t et y’(t)= 0 ⇔t= ln 2.

Tableau de variation des fonctions x,y et z :

t 0 ln 2 +∞
x’t) -1,6 – –
y’(t) 1,6 + 0 –
z’(t) 0 + +
x(t) 1 0

y(t) 0 y(ln 2) 0

z(t) 0 1
3. Avec 0≤ t, on a les équivalences :
z(t)= 0,9⇔ z(t)–0,9=0⇔ e-2t–2e-t+0,1=0 ⇔ (e-t)²–2e-t+0,1=0⇔ e-test une solution de
l’équation d’inconnue X
X²–2X+0,1=0

La résolution de l’équation d’inconnue X, X²–2X+0,1=0 est la suivante :


∆=2²–4×(0,1)×1=3,6= 6²(0,1) , les racines sont les suivantes :
2 + 6 0,1 2 − 6 0,1
X1 = =1+3 0,1 et X2= =1–3 0,1 . On a 0<X2<1<X1.
2 ×1 2 ×1

Ici -t≤ 0 et e-t≤ e0=1 et les équivalences précédentes donnent donc:


z(t)=0,9⇔ e-t= 1–3 0,1 ⇔-t=ln(1–3 0,1 )⇔ t=-ln(1–3 0,1 ).

Finalement soit t0 = -ln(1–3 0,1 ) : t0 ≈2,97. z(t)=0,9 pour t=t0 et le taux de disparition du
produit A est donnée par : 1–x(t0)≈0,978.

Avec la représentation graphique, on a tracé la droite d’équation Y=0,9 et t0 est l’abscisse du


point d’intersection de cette droite avec Cz, on remarque que t0 est proche de 3.
Courbes de la question 2

Y= 1

0,9

Cx Cz

tangente à Cy au point d’abscisse ln 2

Cz

ln 2 t0
Énoncé de l’exercice

L’objet de cet exercice est l’étude du potentiel électrique dans un électrolyte.

On considère un électrolyte, le chlorure de sodium NaCl, mis en solution dans l’eau à la


température de 25° C et de concentration 10-2 mol.L-1.
Un ion Na+ étant choisi, on prend son centre comme origine de l’espace rapporté à un repère.
Cet ion crée, en tout point de l’atmosphère ionique qui l’entoure, un potentiel électrique U,
fonction de la distance x de ce point au centre de l’ion considéré.

1. Expression de U(x).

On admet que cette fonction U de la variable réelle x, avec x > 0, est solution de l’équation
différentielle (E) : x2U’’ + 2xU=b2x2U, où b est une constante réelle strictement positive.
a) Pour tout x> 0, on pose Y(x)=xU(x).
Calculer Y’(x) et Y’’(x).
On considère l’équation différentielle (E1) : Y’’–b2Y=0.
Démontrer que Y est solution de (E1) si et seulement si U est solution de (E).
b) Résoudre l’équation différentielle (E1).
1
En déduire, pour tout x> 0, l’égalité (i) : U(x)= (Ae-bx+Bebx), où A et B sont des constantes
x
réelles.

2. Calcul de la constante B.

Le potentiel étant nul à l’infini, on a lim U(x) = 0.


x → +∞

Montrer, en utilisant l’égalité (i), qu’ alors B=0.( On montrera que si B était non nulle, alors
A
lim U(x) serait égale à +∞). On a donc, pour tout x> 0, U(x)= e-bx.
x → +∞ x

3. Calcul de la constante A.

a) Soit α un nombre réel supérieur où égal à 4.


α
A l’aide d’une intégration par parties, calculer, en fonction de α, l’intégrale I(α)= ∫ xe −bx dx.
4

Déterminer la limite de I de I(α) lorsque α tend vers +∞.

b) L’expression de l’électroneutralité conduit à l’égalité A.I=k, où k est une constante réelle


positive.
Exprimer A en fonction de b et de k.
kb ² 1 -b(x–4)
En déduire que, pour tout x> 0, U(x)= e .
1 + 4b x
4. Tableau de variation de U, pour des valeurs particulières de b et de k.
0,16 -0,0325 (x–4)
On considère que, pour tout x> 0, U(x)= e .
x
a) Calculer U’(x) et étudier le sens de variation de U.
b) Calculer la limite de U en 0.
c) Donner le tableau de variation de U.
Corrigé de l’exercice

1. U est une fonction numérique définie et dérivable 2 fois sur ]0, +∞[.

a) Pour 0< x, Y(x)=xU(x), Y’(x)=1.U(x)+xU’(x) = U(x)+xU’(x) et


Y’’(x)=U’(x)+1.U’(x)+xU’’(x)=2U’(x)+xU’’(x). De cette manière :
1
Y’’(x)–b²Y(x)=xU’’(x)+2U’(x)–b²xU(x)= ( x2 U’’(x)+2xU’(x)–b²x2 U(x)) pour 0< x.
x
Les propriétés suivantes sont équivalentes : {Y est solution de (E1) sur ]0, +∞[ },
{ Y’’(x)–b²Y(x)=0 pour 0< x}, { x2 U’’(x)+2xU’(x)–b²x² U(x) = 0 pour 0< x},
{ x2 U’’(x)+2xU’(x)–b²x² U(x) pour 0< x}. { U est solution de (E) sur ]0, +∞[}
Finalement :
U est solution de (E) sur ]0, +∞[si et seulement si Y est solution de (E1) sur ]0, +∞[.

b) L’équation caractéristique, d’inconnue r , associée à (E1) s’écrit : 0=r²–b2= (r–b)(r+b) ; -b


et b en sont les racines. Alors sur ]0, +∞[, les solutions de (E1) sont les fonctions x↦Ae-bx+Bebx
où A et B sont 2 constantes réelles.

Par hypothèse U est solution sur ]0, +∞[ de (E), donc Y est solution de (E1) sur ]0, +∞[ et on
peut écrire, avec A et B réels constants, pour 0<x, Y(x)= Ae-bx+Bebx, or U(x)= Y(x)/x d’où :
1
U(x)= (Ae-bx+Bebx).
x

2. On a : lim (eX/X) = +∞ et lim eX = 0 où lim bx = +∞ et lim -bx= -∞ alors :


X → +∞ X → −∞ x → +∞ x → +∞
bx
e 1
lim = +∞ et lim e-bx=0, on a aussi : lim =0.
x → +∞ bx x → +∞ x → +∞ x

e bx
Pour 0< x, U(x)=A e-bx×(1/x) + bB où lim ( A e-bx×(1/x))= A×0×0=0 .
bx x → +∞
bx
e
Si B était non nul, on aurai lim bB = ∞ avec le signe de B et alors : lim U(x)= ∞ avec le
x → +∞ bx x → +∞

signe de B ; cela est impossible parce que : lim U(x)=0, et forcément : B= 0.


x → +∞

A -bx
On a bien (avec A réel constant), pour 0< x, U(x)= e
x

3. a) On écrit u(x) =x u’(x)=1


− 1 − 1 -bx − 1 -bx − 1 -bx
v’(x)=e-bx= (-b e-bx) v (x)= e u’(x)v(x)= e = e
b b b b

u’ et v’ sont encore dérivables et continues sur ℝ et I(α)=[


− x -bx α α − 1 -bx
e ]4 –∫ e dx.
b 4 b

− α −bα 4 − 4 b 1 α − α − bα 4 1
I(α)= e + e − ∫ − be −bx dx= e + e − 4b − [e −bx ]α4
b b b² 4 b b b²
− α − bα 1 − bα 4 − 4 b 1 − 4 b
I(α) = e − e + e + e
b b² b b²
1 1 4 1
On a aussi I(α)= 2
[−bα ]e −bα − e −bα + e − 4b + e − 4b
b b² b b²
x -bα
∗ lim e = 0 , or lim (-bα)=-∞ d’où lim e = 0.
x → −∞ α → +∞ α → +∞

∗ lim xe = 0, or lim (-bα)= +∞ d’où lim (-bα e-bα) = 0


x
x → −∞ α → +∞ α → +∞

Il en résulte que : I, la limite de I(α) lorsque α tend vers +∞, est donnée par :
1 1 4 1 4 1
I= 2 × 0 − × 0 + e − 4b + e − 4b soit I= e − 4b + e − 4 b .
b b² b b² b b²

4 1 4b + 1 − 4b
I= ( + )e − 4b d’où I= ( )e .
b b² b²
4b + 1 − 4b kb² e 4b
On a : A. ( )e = k d’où : A= ke4b× b²/(4b+1) soit A= .
b² 1 + 4b
En multipliant par (1/x) e-x et en utilisant e4be-bx=e(4b–bx)=e–b(x–4), on obtient bien d’après la
question 2. :
kb² 1 -b(x–4)
U(x)= e pour 0< x.
1 + 4b x

− 1 − 0, 0325 ( x − 4 ) 1
4. a) Pour 0< x, U’(x)= 0,16[ e + (−0,0325)e − 0, 0325 ( x − 4 ) soit :
x² x
−0 , 0325 ( x − 4 )
− 0,16e [1 + 0,0325 x]
U’(x)= , de plus les termes x², e-0,0325(x–4) et 1+0,0325x sont

strictement positifs d’où U’(x)< 0 pour 0< x : U est strictement décroissante sur ]0, +∞[.

b) La fonction x↦e-0,0325(x–4) est dérivable et continue sur ℝ, donc en particulier en 0 :


0,16
lim e-0,0325(x–4)= e-0,0325(0–4)= e0,13>0 , d’autre part lim =+∞ alors par multiplication :
x→0 x →0, 0< x x

lim U(x)=+∞ .
x →0 , 0 < x

c) Tableau de variation : x 0 +∞
U(x) +∞ 0
Corrigé
Partie A
1. L’équation (1) s’écrit aussi x’ + x=0. On écrit r(t)=1 et R(t)=t : R’(t)=r(t).
Les solutions de (1) sont toutes les fonctions t  c e –t où c est une constante réelle.
On écrit donc avec c constante réelle x(t)= c e –t. Alors x(0) = c e0 = c×1 = c et x(0) = 1 pour
c =1.
Finalement x(t) = e–t .

2. a) y et z étant dérivables sur [0 ; +∞[ , d’après l’équation (3) z’ est aussi dérivable sur
[0 ; +∞[ et on obtient d’autre part, y=z’+0,5z d’où en dérivant : y’=z’’ + 0,5 z’ .
b) En faisant la somme des 2 égalités (2) et (3) on obtient : y’ + z’ = x, soit, d’après
l’égalité obtenue au 2. a) : z’’ + 1,5z’ =x. Comme x(t) = e–t, on en déduit que z vérifie
l’équation différentielle (E) : z’’ + 1,5z’ = e–t.

3. a) Avec a réel constant, on a ϕ(t)=a e–t, ϕ’(t) =a(–e–t) = –ae–t et ϕ’’(t)= –a(–e–t)=a e-t.
Ainsi ϕ’’(t)+ 1,5 ϕ’(t)= a e-t –1,5 a e-t soit ϕ’’(t)+ 1,5 ϕ’(t)= –0,5 a e-t.
ϕ n’est solution de (E) dans le cas où –0,5 a = 1, soit dans le cas où a= -2.

Finalement on écrit pour la suite ϕ(t) = -2 e–t et ϕ une solution particulière de (E).

b) (E) est une équation différentielle d’ordre 2 à coefficients constants et (H) en est
l’équation différentielle homogène associée.
 L’équation caractéristique, d’inconnue r, de(H) s’écrit r2 + 1,5r =0. Elle est équivalente à
0 = r(r+1,5). Alors -1,5 et 0 sont les deux racines réelles de l’équation caractéristique de (H).
Les solutions de (H) sont toutes les fonctions t  λe–1,5t + µ e0t = λe–1,5t + µ où λ et µ sont 2
réels constants.

 À la solution particulière ϕ de (H) on ajoute toutes les solutions de (E) pour obtenir toutes
les solutions de (H) ; il s’agit donc de toutes les fonctions t -2 e–t + λe–1,5t + µ où λ et
µ sont 2 réels constants.
z est une de ces fonctions ; on a donc z(t)= -2 e–t + λe–1,5t + µ où λ et µ sont 2 réels
constants.
De plus z’(t)= –2(–e–t)+λ (–1,5e–1,5t) + 0, soit z’(t)= 2e–t –1,5λ e–1,5 t.

c) L’équation (3) s’écrit aussi y=z’+ 0,5z soit y(t)=z’(t) + 0,5 z(t) et ainsi
y(t) =2e–t –1,5λ e–1,5 t + 0,5 (-2 e–t + λe–1,5t + µ ) = e-t ( 2–0,5×2)+λ e–1,5 t ( –1,5 +0,5) + 0,5µ.
Ainsi y(t) = e–t –λ e–1,5 t + 0,5µ.

d) e0 = 1 donne y(0) = 1 –λ +0,5µ et z(0) = –2 + λ +µ ; les systèmes d’égalités suivants sont


équivalents à z(0)=0 et y(0) = 0 :
{ λ +µ = 2 et λ –0,5 µ = 1}, avec L1 + 2L2 → L2 : {λ +µ = 2 et 3λ = 4},
{ λ = 4/3 et 4/3 + µ = 6/3}, { λ = 4/3 et µ = 2/3}.

4 –1,5 t 1 4 2
Finalement λ = 4/3 et µ = 2/3 et ainsi y(t) = e–t – e + et z(t)= -2 e–t + e–1,5t + .
3 3 3 3
Partie B
1. a) On a lim e x = 0 et comme lim (–t) = –∞ = lim (–1,5t), on a aussi lim e–t = 0 et
x → −∞ t → +∞ t → +∞ t → +∞

4 1 1
lim e–1,5t = 0 d'où lim g(t) = 0 – ×0 + soit lim g(t) = .
t → +∞ t → +∞ 3 3 t → +∞ 3
4 4
b) On a g’(t) = –1× e–t – × –1,5 e–1,5 t + 0 où – × –1,5 = 2 et alors
3 3
−1, 5 t
e
g’(t)= –e–t + 2 e –1,5t = e–t ( –1 + 2 −t ) = e–t ( –1 + 2 e –1,5 t + t) d’où
e
g’(t)= e–t ( –1 + 2 e –0,5 t) .

c) Comme 0< e–t , g’(t) est du signe de –1 + 2 e –0,5 t . On a les équivalences suivantes :
0<g’(t) ⇔ 0 < –1 + 2 e –0,5 t ⇔ 1 < 2 e –0,5 t ⇔ 0,5 < e –0,5 t ⇔ ln 0,5 < ln e –0,5 t = –0,5 t soit :
ln 0,5 1 1
0<g’(t) ⇔ t < – où = 2 et – ln 0,5 = ln( ) = ln 2.
0,5 0,5 0,5
De cette manière 0<g’(t) ⇔ t < 2 ln2 ; de la même façon g’(t) < 0 ⇔ 2 ln2 < t et
g’(t)=0 pour t = 2 ln2.

On obtient les valeurs exactes de g’(0) et g(0) en utilisant e0 =1.

Pour la suite on note t0 = 2 ln2 et on a le tableau de variation suivant :

t 0 t0 +∞
g’(t) 1 + 0 –
g(t) 0 g(t0) 1/3

g admet bien un maximum, en t0 = 2 ln2, égal à g(t0) ≈ 0,417 où t0 ≈ 1,386.

2. a)  f(0) = 1 (on peut vérifier aussi que f est décroissante ) d’où le choix de Cf
correspondant à cette situation, par élimination des 2 autres courbes.
 On choisit encore Cg par élimination des autres courbes en utilisant les variations de g
avec son maximum…
 Il ne reste plus qu’à placer Ch.

b) Voir la page suivante. Graphiquement t1 ≈ 0,92 et t2 ≈ 1,75.


Le graphique du problème complété.

Cf

Cg Ch

t1 t2