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University of Ottawa

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LA SAINTE

BIBLE POLYGLOTTE
DU mî:mk auteur

Manuel blbllqne on Cotire d'Eorltnre Sainte & l'usage des Béminairee. AMiL.NTt.sT.iUKM.
par F. VifloiKoLx. NotvKit Tkstamktit, par A. 1{|(ak8\c. l»oii/,Îi»ine <>dition. vol. In-lîf. i'am,
H. ItoKor «'t F. Choinoviz.* 14 Îr. •
Les Livres Saints et la Critique rationaliste. Ui$lolre rt réfutation des objection* det
iiim'duifs contre le* Sainte* l^criture», par F. V»iuiHOu\; aver dtM» illuutralioiiH d'après les mo•
iiuiiuMils. par M. l'ahlM.^ ,.,
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Hi'théen* de la Bible.
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Le Livre de* Pmverbe* et la fourmi.
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La liible et la Critique. répon*e
aux Souvenirs d'enfance et de jeunesse de .U. /leuan), par F. Vioolroi:.x; avec une carte et des
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La Sainte Bible selon la Vulgate, (.•<- n ii.uu;.ii> jmi .w. ano•• <•.vl<^.a\<'( •
rdilion.

•us,

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notes, appendices, ot index arclM-oiogiipie par F. Viîîoiroux ;»*«/« approuvée après ut à


Kome par la Sacrée Congréfçiilion de l'Index. 4 v»>l. in-S•. Quatrième édition, l'ui•', .•-•• et
Cliernoviz. 2
fr. Le Nouveau Testament, in-«-, cimjuième édition, se vend séparément fr. •

La même édition en un seul volume sur papier indien 18 fr. -


Soui prente : La Sainte Bible, format in-ÎH, caractères neufs, comprenant : 1« texte de la Bible

distribué en alinéas avi^c divisions générales et secondaires des livivs sacrés; 2• introductions;
;i" notes nombreuses; l" appendices; 5* illustrations archéologiques. 5 vol. in-I8.

Il sera tiré quelques exemplaires *ur papier indien, permettant de réunir les 5 tomts en 1 »eul volume.

Nouveau Testament ln-18 (nouvelle édition, caractères neufs), par MM. Gt^tiHC et Vir.nt x.
.Seule approuvée par le Saint-Siège. Avec notes nouvelles,
traduction int! — .

apjHMidices, —
concorde «les Fvangiles, —
tableau s.vnopli<iue de l'Histoire de .\ ueuri
.lésus Christ, —
index archéologicjue, —
table des Épltivs cl des Évangiles de toute l'anate, pré-
cédés de la Messe et des Vêpres. 1 vol. in-lx. Paris, Roger et Chernoviz 2 fr. •
Le môme, papier teinté, niets rouv 3 ;

Les Saints Évangiles, suivis des Actes ùes Apotre.s, pnr«(i«s de la .Mt's.M• fi tie-s \ epH'S. vol. I

in-IS, papier teinté, lllets rouges. Paris, Roger et Chernoviz 1 fr. 60

Ks COURS DK pi;Bi.iCArto!« :

Dictionnaire de la Bible, cuntenani tous les noms de |>er8onnt^, (!• laux


mentionnés dans Saintes Écritures, les questions tluk>logiques.
les ues,
critiques, relatives h l'Ancien et au Nouveau Testament, et des noini•» mii urs
anciens et modernes avec de nombreux renseignements bibliographiques. Ouvi t. -s, :

de plans, de vues des lieux, de reproductions de médailles antiques, de fac•simn•^ ui^ iii.iiiumi Us.
de reprwiuctions de peintures et de bas-reliefs assyriens, égyptien», phéniciens, etc., publié paj'
F. ViuoiHotx, avec le concours d'un grand Il"•:^• .i. r.n .-•:!'••••••- <••- ..t.... ^,.,. t

Prix du fascicule, ln-4', de [fSO colonnes. . .

TTPoeRAPuiK riKMiJi-MOUT KT c". — Huaii (Krsc).


LA SAINTE

BIBLE POLYGLOTTE
CONTENANT LE TEXTE HÉBREU ORIGINAL, LE TEXTE GREC DES SEPTANTE,
LE TEXTE LATIN DE LA VULGATE,
ET LA TRADUCTION FRANÇAISE DE M. L'ABBÉ GLAIRE

AVEC LES DIFFÉRENCES

DE LHÉBREU. DES SEPTANTE ET DE LA VULGATE;

DES INTRODUCTIONS, DES NOTES, DES CARTES ET DES ILLUSTRATIONS

Par F. VIGOUROUX
IRÊTRE DK SAINT-SULPICE

NOUVEAU TESTAMENT
Tome VIII

LES ÉPITRES DE SAINT PAUL, DE SAINT JACQUES, DE SAINT PIERRE


DE SAINT JEAN, DE SAINT JUDE. — L'APOCALYPSE.

PARIS
R. ROGER ET F. CHERNOA'IZ, LIBRAIRES-ÉDITEURS
99, BOULEVARD RASPAIL, 99

1909
Droits résenés.
NIHIL OBSTAT
H. Garriguet,
Sup ^^

IMPRIMATUR :

Parisiis, die S8 f^hr. 1909.

f I.LO Adolphus,
Arch. Parisiens.
EXPLICATION

DES SIGNES ET ABRÉVIATIONS CONTENUS DANS LE TOME HUITIÈME

I. — Textes grecs.

Nous reproduisons le textus receptus du Nouveau Testament vulgarisé par les

Elzévirs.
Quant aux variantes, on remarquera qu elles sont en général peu importantes,
ou proviennent parfois des fautes des mss. ou des omissions par suite dhomoioté-
leutie. Le textus receptus est basé plutôt sur les mss. écrits en minuscules, et le

texte de Tischendorf sur les anciens mss. (surtout le codex Sinaïticus] écrits en on-
ciales et découverts ou mis en relief par lui. Ces anciens mss. sont d'ailleurs peu
nombreux et de valeur inégale, il ne semble donc pas possible qu'on puisse faire
beaucoup mieux aujourdhui que saint Jérôme au iv<^ siècle.

Lorsqu'il constituait la Yulgate, les deux seuls manuscrits qui nous restent de son
époque (s B) auraient peut-être été les plus mauvais de ceux dont il disposait. Les

manuscrits occidentaux grecs-latins (D, codex Bezœ et Claromontanus) sont inté-


ressants à cause du nombre des transpositions, omissions et additions quils pré-
sentent, mais il est fort à craindre cpie ces modifications n'aient été introduites dans
le grec d'après des exemplaires latins, car ceux-ci étaient précisément caractérisés

par des modifications de ce genre. Comme l'écrivait saint Jérôme : Si latinis exeni-
plarihus fides est adhibenda, respondeant quibus; tôt enini sunt exemplaria psene
quot codices. Sin autem veritas est quserenda de pluribns, car non ad grgecam
originem revertentes, ea quse vel a vitiosis interpretibus maie reddita vel a prae-
sumptoribus imperitis emendata perçersius, vel a librariis dormitantibus aut ad-
dita sunt, aut mutata corriginius ?
Les variantes que nous donnons ont donc surtout pour but de montrer les modi-
fications qui s'introduisent dans la tradition manuscrite et ne prétendent pas être
les matériaux d'une reconstruction, car — nous l'avons dit — on ne peut mieux
faire aujourd'hui que n'a fait saint Jérôme, du moins dans la mesure indiquée par
lui : « le sens de la Yulgate est celui des manuscrits grecs du i\•* siècle, les détails

seuls n'ont pas été modifiés par saint Jérôme et peuvent donc n'être pas conformes
aux anciens manuscrits ». Cf. In Evangelistas ad Damasum prsefatio. Cette phrase
devra servir de règle à qui voudra, avec l'aide des variantes et de la Vulgate, re-
toucher le texte grec pour le rapprocher davantage du texte primitif. Cette recons-
titution est d'ailleurs iovL\o\xvs personnelle et discutable, c'est pourquoi nous avons
préféré reproduire le texte qui a pu se dire pendant longtemps ab omnibus recep-
tus. (Ed. Elzévir de 1641, préface, p. 3.)
M EXPLICATION DES SIGNES.

11. AhHKMATIONS et signes IMSKRÉs dans LKS variantes GRfcCQt'KS.

I. - LETTRES ou SWLES LSDUjUANT LES MASVSCRJTS OU LES ÙHERiiES EOtTloSS GRECQUES.

A Cette lettre indique les variantes empruntées au Coder AlexandrinuSf ma-


nuscrit datant de la di'uxième moitié du v" siècle, oITert en 1098 au patriarche
tl Alexandrie, et conservé aujourd'hui k Londres, au British Muséum. Le Coder
Àlexandrinus a éié édité par C. Ci. Woide, 17H(i. et H. H. Cowper, 1800, et repro-
duit depuis en pholotypie, I^ondres, 1879-1880. 11 ne contient plus : Matth., —
XXV, H; Joa.. iv, 110 — vin, .*)2 et II Cor. iv. 13 — xii, U.

Codex Vdticaniu, du milieu du iv siècle, conservée la Bibliothèque du Vatican.


C'est ce manuscrit qui a servi de base à Y édition sixtine de 1587, ou textus receptns
d«• l'Ancien Testament, que nous avons reproduit dans la Polyglotte. Il ne contient
plus Hebr., ix, lA — lin, Tim.. Tite, Phil, et lApoc.
V. (^ette lettre désigne le Codex Ephraemi Sijri resrriptits du milieu du >* siè<*le.

Il ne renferme plus que des fragments de tout le Nouveau Teslament.


I) Cette lettre désigne, pour les Kvangiles et les Actes, le Cndrx liez»'., du m' siècle,

conservé actuellement it Cambridge et, pour les Kpîtres de saint Paul, leiWe.i Cla-
romontanus, du vi*Ou du vu** siècle, conservé à Paris. (Fonds grec, n' 107.) Ces deux
manuscrits D portent le latin en face du grec.
le Codex liasileen.si.s, l\. 1\
Celte lettre di'signe, pour les Kvangiles, .i.» mi- ,

lieu du vin* siècle; pour Codex Laudianus, de la fin du vi* siècle, con-
les Actes, le

servé à Oxford et, pour les Kpîtres de saint Paul, le San-Germanensis du ix' siècle,
conservé aujourd'hui à Saint-Pétersbourg, qui est une copie du Claromontanus I).
V Cette lettre désigne pour les Kvangiles le ('odex Boreeli, du ix' siècle, conservé
àUtrechtet, pour les Kpîtres de saint Paul, le Codex Augiensi», du ix' siècle, con-
servé à Cambridge.
Cette lettre désigne le Codfx Sinaïliius du iv siècle. Cl. Inliuilm tinn •^ ,<\
t. , p. XX. Ce manuscrit renferme tout le Nouveau Testament.
Cette lettre désigne le Codex Sangallensis 'i8, du ix' siècle, qui contient les Kvan-
giles avec une version latine interlinéaire.

Nous n'indiquerons pas d'autres manuscrits. Tous sont décrits longuement d'ail-
leurs dans les Prolegomena que M. C. H. Gregory a écrits pour ÏEdilio octava cri•
tien major do C. Tischendorf [l. III, Leipzig, 1884, p. 337 sqq.^.

X Sous celle lettre soni réunis des matuiserits moins inijtorl.uils (jn• . . u\ 1• - _•
plus haut.
G Cette lettre désigne les éditions de J. Griesbach. G' désigne plus particulière-
ment l'édition de Halle (17•.)) et G^ celle de Leipzig (1805).
G rell. désigne driesbach et les autres, c'est-à-dire : Knapp. Seholz. Lachmann,
Tischendorf, Hahn, Theile.
H Cette lettre désigne 1 édition do A. Hahn (Leipzig, 1840;.
Cette lettre désigne 1 édition de G. C. Knapp (Halle, 17u7).
L Cette lettre désigne les éditions de C. Lachmann. L' désigne plus particulière-
ment lédition grecque Berlin, 1831) et L' l'édition grec-latin Berlin, 1842).
EXPLICATION DES SIGNES.

R Cette lettre désigne le Textus leceptus (Elzévir 1624).


S Cette lettre désigne l'édition de M. A. Scholz (Leipzig, 1830).
J.

Cette lettre désigne les éditions de C. Tischendorf. T^ désigne plus particulière-

ment ïEditio octava major (t. I, Leipzig, 1869; t. II, Leipzig, 1872) et T' les édi-
tions antérieures Leipzig, 1841, 1859; Paris, 1842 .

Cette lettre désigne l'édition de C. G. G. Theile Leipzig, 1844 .

Quelques autres éditions sont indiquées dans les variantes par le nom de leur
auteur sans abréviation. Tous les détails désirables sur les éditions sont donnés
dans les Prolégomènes de C. R. Grégory dt^'à cités, p. 202 sqq.
F. Nau.

II. - SIGNES.

-j- indique une addition, et doit se traduire par habei ou addit, habent ou
addiint.
* indique une omission, et doit se traduire par omittit ou omittunt.
: marque que ce qui suit est une leçon divergente ou une traduction différente.

[ ] indique que l'éditeur dont le nom est enfermé dans les crochets, place la

leçon suivante entre crochets dans son édition.

III. - ABRÉVIATIONS.

a. veut dire anie.


al. — a lu ou alibi.

ait. — aller um.


ait. m. — altéra manu.
c. — contra.
cett. — ceteri.

dist. — distingiiit (indique qu'on fait intervenir un


signe de ponctuation),
e ou ex conj. — e conjectura.
eti. — etiam.
— fin. — usque ad finem.
in. — initio.

in f. — in fine.
interp. — interpungit (variantes consistant dans une
ponctuation différente),
inv. ord. — inverso ordine.
1. — loco.

p. — post.
pr.. sec, tert. — primum, secundum, tertium.
pen. — penultimum.
praem. — praemittit.
pr. m. ou man. — prima manu.
Mil EXPLICATION DES SIGNES.

sec. m. veut dire gecunda manu.


roll. — reliqtti.

s. «m ss. procédés d'un cliifTrc ) — versiculns sequens ou veraicuit seqiientes.


Si'. — scUicet.
si m. — similiter.
st|. — sequens.
loi. — totum.
ult. — ultimnm.
une. incl. — iincU incluait.

Exemples : D'après ces explicntions :

15.
Les variâmes de

11. G
kBCG
rell.*

rell.
. :
la

12.

i« (pro
page 482 qui sont

G
).
rell. :

16.
«..
»BCT
:

:
1'». kABCG
. 17. ACLT : .
relI.:T. iv A«o5ixiia

G
».
rell.

tia.iX.)6.

tent
Se

f. 11.

Ephraemi
.
liront donc

Griesbach
:

et les autres

f. 14. Les
rescriptus, Griesbach et les autres portent
omettent
manuscrits

Les manuscrits Sinaïticus, Vaticanus, Kpliraemi rescriptus, Griesbach


portent ^c (au lieu de %). f. 16.
. jÎ*. 12. Griesbach

«5
Sinalticus, Alexandrinus,
h

Les manuscrits Sinaïticus, Vaticanus, Ephraemi


.
et les autres

et
por-
V^aticanus,
j-.

les autres
15.

rescriptus ot Tischendorf portent /. Les manuscrits Alexandrinus,


Ephraemi rescriptus
Griesbach
et les éditions de

et les autres ajoutent (avant ]Lachmann


6.
f. 17.
et de Tiscliendorf portent oOîîv.

Dans ce tome huitième, le texte grec receptus a été revu par M. Tabbé ÎWu^^ï
professeur ii l'Institut catholique de Paris, qui a également relevé les variantes
et noté les principales divergences qui existent entre le texte grec et la Vuigate.
— Les références placées à droite de la version française «mt été colligées par^H
M. l'abbé Martel, chanoine de Kréjus, aumônier de rhûpitd d'Hyères. Tout ce quî^" —
regarde l'agencement du latin et du français, les divisions et annotations, est dû
à M. l'abbé Igonel, premier vicaire de Saint-Antoine des Quinze-Vingts, à Paris.
LES

ÉPITRES DE SAINT PAUL

SAINT PAUL

Paul, selon Fexpression de Bossuet, a été


le plus zélé des Apôtres et le plus illustre des
prédicateurs. Non content de prêcher l'Évangile
de voix, il l'a prêché pai' ses écrits à ses
contemporains et il nous le prêche encore dans
ses Épitres immortelles qui ont fait l'admiration
de tous les siècles et qui seront à jamais la
consolation, l'instruction et l'édification de l'É-
glise. 11 a bien réalisé la parole qu'avait dite de
lui le divin Maître : « C'est un vase d'élec-
tion, pour porter mon nom devant les Gentils, les
rois et les enfants d'Israël ».

Paul, appelé d'abord Saul, était né à Tarse en Cilicie (voir la note Actes,
IX, 30), d'une famille juive, de la tribu de Benjamin, vers le commencement de

l'ère chrétienne. Son père était pharisien. Envoyé encore jeune à Jérusalem,
Saul y reçut les leçons de Gamaliel (voir la note Actes, v, 34). Quand le
christianisme commença à se propager, il se fit remarquer entre tous par sa
haine et son animosité contre les disciples de Jésus-Christ, Pendant le martyre
de saint Etienne, il gardait les vêtements de ceux qui le lapidaient. Quelque

temps après cet événement, il se fit charger par les princes des prêtres d'aller
ousui'^re les Juifs convertis dans les \411es étrangères. Mais le Sauveur l'atten-
dait sur le chemin de Damas, et de persécuteur, il le fit apôtre (an 35). Saul
avait alors environ 35 ans.
Lorsque la Providence l'eut suffisamment préparé à l'œuvre de^la conversion
des Gentils, à laquelle elle l'avait particulièrement appelé, saint Paul commença
ses courses et ses missions à travers l'empire romain. C'était vers l'an 45.
« On peut distinguer, dit M. Bacuez, trois voyages apostoliques de saint
Paul, ayant pour point de départ, non Jérusalem, capitale de la Judée, mais
Antioche, la métropole de l'Orient, dont la population mélangée et trafiquante
était en rapport avec toutes les nations du monde et où les disciples du Sau-
veur portaient déjà le nom de chrétiens.
BIBLE POLYGLOTTE. — T. VUI. 1
LES ÉIMTHES DE SAINT PAIL.

» Le premier se fît avant le concile de Jëruealem, de 45 a 47 ou 48. Parti


avec saint Barnabe, après avoir reçu le caractère épiscopal et avoir appris, dans
un ravissement, des secrets merveilleux, l'Apôtre commence par évaiigéliser
Tile de Chypre, puis il revient sur le continent, proche à Perge en Pamphylie,
à Antioche de Pieidie, à Icône, à Lystre, à Derbe de Lycaonie; et enfîn,
après une nouvelle visite à Lyslre, Icône, Antioche de Pieidie, il rentre à
Antioche.
» Le second voyage eut lieu peu après le concile et dura environ trois ans,
de 51 à 53 environ. 11 a plus d'importance encore «pie le premier. Saint Paul,
se séparant, dès le début, de Barnabe, qui retourne en Cliypre, sa patrie,
s'avance avec Silas vers le nord de l'Asie Mineure. Il parcourt la Phryg^e, et
jette les premières semences de la foi en Galatie. Ensuite, sur un avis qu'il
reçoit du ciel, il passe en Europe. Il fonde les églises de Philippes, de Thes-
salonique et de Bérée dans la Macédoine; puis, en Grèce, celle d'Athènes,
et celle de Corinthe, où il séjourne dix-huit mois chez Aquila, et d'où il écrit
ses deux Lettres aux Thessaloniciens. Enfin il regagne Antioche par Éphèse,
Gésarée, Jérusalem.
» Le dernier voyage est le plus long. 11 eut lieu de 55 à 58 environ. Après
avoir visité les églises de Galatie et de Phrygie, saint Paul fait à Éphèse
et aux environs un séjour d'en\'iron trois ans. Une sédition le forçant de
quitter Kphèse, il en laisse le soin à Timothée, et part pour la Macédoine.
De là il revient à Troade, passe en Grèce, retourne à Corinthe où il demeure
trois mois; puis, revenant par la Macédoine, il s'embarque à Philippes, passe
à Troade, à Asson, à Milet. Quelques jours après, il est à Césarée, chez bi

diacre Philippe. Enfin il arrive à Jérusalem, où il tombe au pouvoir de see


ennemis, et après deux ans de captivité il se voit forcé d'appeler au tribunal
de César. Dans le cours de ce dernier voyage il avait écrit quatre Epitres nou-
velles, deux aux Corinthiens, la première d' Ephèse, la seconde de Phi-
lippes ;
puis rÉpître aux Galates et celle aux Romains, de Corinthe »
« Il court ainsi, dit Bossuet, il court par toute la terre, jtortant partout la cr
deJésus; toujours menacé, toujours poursuivi avec une fureur implacable; s
repos durant trente années, il passe d'un travail à un autre, et trouve partout
nouveaux périls des naufrages dans ses voyages en mer, des embûches dane
;
1
ceux de terre; de la haine parmi les Gentils, de la rage parmi les Juifs; des calom-
niateurs dans tous les tribunaux, des supplices dans toutes les villes; dans l'É-
glise même
dans sa maison des faux frères qui le trahissent, tantôt lapidé
et
et laissé pour mort, tantôt battu outrageusement et presque déchiré par le
peuple; il meurt tous les jours pour h? Fils de Dieu, qiiolidie morior; et il
mnrqu»; l'ordre de ses voyag4*s par les traces de sang qu'il répand et jmr lee
peuples qu'il convertit »
Saint Paul fut emprisumif vers 1 an 58. Arrétt• a J» rusaiiiu. «mulnit ^l^^ulle
à Césarée, il fit, dans cette dernière ville, appel à César et fut conduit à Rome,
où il comparut peut-être devant Burrhus et Sénèque, les ministres de Néron, de

qui dépendait son sort. On croit qu'il recouvra sa liberté en 62, mais di>puis son
LES EPITRES DE SAINT PAUL.

arrivée à Rome nous


n'avons plus sur sa vie et ses actes les renseignements
détaillés et authentiques que nous avait fournis jusque-là saint Luc.
« Après les derniers récits des Actes, récits qui vont jusqu'en 58, 60 ou 63,
suivant les systèmes, tout ce qu'on sait de certain, c'est qu'il travailla avec
succès à la propagation de l'Evangile dans la capitale de l'empire, sans cesser
de veiller sur les Eglises d'Asie ; qu'il écrivit du lieu de sa captivité au moins
quatre Epitres : aux Ephésiens, aux Colossiens, à Philémon, aux Philippiens,
Ceux qui n'admettent qu'une captivité le font mourir en 64, sous la persécution
de Néron mais le sentiment le plus commun est qu'il fut martyrisé avec saint
;

Pierre, en l'an 67. Quant aux autres faits qui remplirent les dernières années
de sa vie, ils ne sont pas connus avec certitude. Néanmoins on s'accorde gé-
néralement à penser qu'après avoir comparu devant Néron et avoir été absous
à son tribunal, saint Paul reprit ses courses apostoliques, qu'il se rendit en
Espagne, suivant son ancien projet, en passant par les Gaules; qu'il revint
en Orient, s'arrêta à Colosses, à Troas, à Milet, dans l'île de Crète, en Macé-
doine, à Corinthe, à Nicopolis ;
puis qu'étant rentré à Rome, vers 66, il fut
arrêté de nouveau avec saint Pierre soumis à une dure captivité, enfin
et
condamné à mort et décapité sur la route d'Ostie. D'autres pensent qu'il se
rendit d'abord en Orient, en passant par l'île de Crète, qu'il 'isita Jérusalem,
Colosses, puis qu'après plusieurs voyages dans la Macédoine, dans la Grèce
et à Ephèse, il arriva en Espagne en passant par Rome où il revint pour
terminer sa vie » i^L. Bacuez•.
En mourant, saint Paul laissait en héritage à l'Eglise ses quatorze Epîtres.
Neuf d'entre elles sont adressées à des Églises (en supposant que celle aux
Hébreux a été écrite pour l'Eglise de Jérusalem^ une à une province la Ga-
latie quatre à des particuliers. Elles ont toutes été écrites en grec, à l'excep-
,

tion peut-être de l'Epitre aux Hébreux dans sa première rédaction. Leur date
précise n'est pas toujours facile à déterminer avec certitude. En aoîcI le tableau
chronologique, d'après ^L Bacuez :

Six Epitres écrites dans l'espace de six ans, pendant son et son ni" voyage
apostolique :

\^ aux Thessaloniciens (v chap.), voyage, en 52, de Corinthe.


2*"

IP aux Thessaloniciens (m chap.;, même année, de Corinthe.


I'* aux Corinthiens xvi chap.), 3' \Oyage, en 56, d'Ephèse. \

II' aux Corinthiens xiii chap.), en 57, de Philippes.

Aux Galates (vi chap.), en 57, de Corinthe.


Aux Romains xvi chap.), en 58, de Corinthe.
Quatre Epitres écrites sur la fin de sa première captivité : r .^

Aux Philippiens (iv chap.), i ^


\ \ 2
Aux Ephésiens vi chap.),
Aux Colossiens (iv chap.;,
^^ ^^^ ^^ ^^^^
i
3
A Philémon (i chap.}, J / q
LES ÉPITRES DE SAINT PAUL.

Trois entre les deux captivités :


\

Aux Hébreux (xiii chap.). Tan 63, de ritalie. J «s

Tito(iii chap.), l'a» 04, de la Macédointi. [ î^


1" ;i rimiothée (vi cha]).)* mémo date et môme contrée.

Une pendant sa dernière captivité :

II'àTimothéo (iv ch»p.), l'an G&^ de Rome. ' "


« Lo grand prédicateur de Jésus-Christ, dit saint Cyrille de Jérusalem,
c'est saint Paul. L'Esprit Saint a Apôtres n'écrivissent
pormis quo los autres
qu'un j»otit nombre d'Epllrcs
mais pour saint Paul,;il a voulu qu'il en écrivît
quatorze. Pourquoi cela ? Parce que saint Paul a commencé par persécuter le
Christianisme et que rien ne prouve mieux la vérité d'une doctrine que le
sulTrage de ses piTsécutcurs ».

Les lettres dt• i'Apôtn• des gentils n'ont rien d'analogue dans aucune langue»
ni j)Our le fond ni pour la forme. La doctrine en est merveilleuse et dinne;
la dialectique, irrésistible.
« Saint Paul a des moyens pour persuader qu»• ia Grèce n'enseigne pas et

que Rome n'a pas appris. Une puissance surnaturelle, qui se plaît de relever
ce que les superbes méprisent, s'est répandue et mêlée dans l'auguste simpli-
cité de ses paroles. De là vient que nous admirons dans ses admirables Hpî-
tres une certaine vertu plus qu'humaine, qui persuade contre les règles, ou
plutôt qui ne persuade pas tant qu'elle captive les entendements, qui ne flatte
pas les oreilles, mais qui porte ses cou|>s droit au cœur ». (Bossuet).
Pour exposer les grauiles vérités chrétiennes, saint Paul se façonne à lui-
mi^me son langage. Il a créé la langue chrétienne, il a fait exprimer à des
mots païens les vérités nouvelles que Jésus-Christ avait apportées au monde.
M La sagesse du grand Paul, dit saint Grégoire de Nysse, se sert des mots a

son gré, il les assujettit à sa volonté et adapte leur signification aux besoins
de sa pensée, quoique l'usage leur ait attribué un autre sens et en ait fait
l'expression de conceptions différentes ».
La nouveauté de son langage produit une eertaine obscurit»', mais plus
encore son exposition. Les idées se pressent en foule sous sa plume elles ;

s'accumulent, s'entassent et s'emmôlent. De là un certain désordre, de longues


parenthèses, des retours en arrière, des phrases inachevées, des construc-
tions compliquées, etc. Ce n'est point la marche savante et méthodique des
classiques de l'antiquité, mais si ce sont là des défauts nu point de vue litU'*-
raire, comme ils sont largement compensés par des qualités d'ordre supérieur î

Quelle vie, quel mouvennnf (jm-ls i-lans et surtout quelles pensées divines
,

dans ces Epttres !

« N'attendez donc pas dt; l'.Vpotre, dit Bossuet, ni qu'il vienne flatter le»

oreilles par des cadences harmonieuses, ni qu'il veuille charmer les esprits
par de vaines curiosités. Saint Paul rejette tous les artifices de la rhétorique.
Son discours, bien loin de couler avec cette douceur agréable, avec cette éga-

m\
LES EPITRES DE SAINT PAUL.

lité tempérée que nous admirons dans les orateurs, paraît inégal et sans suite
à ceux qui ne l'ont pas assez pénétré et les délicats de la terre, qui ont, disent-
;

ils, les oreilles fines, sont offensés de la dureté de son style irrégulier. Mais
n'en rougissons pas. Le discours de l'Apôtre est simple, mais ses pensées sont
toutes divines. S'il ignore la rhétorique, s'il méprise la philosophie, Jésus-
Christ lui tient lieu de tout, et son nom qu'il a toujours à la bouche, ses mys-
tères qu'il traite si divinement, rendront sa simplicité toute-puissante. Il ira,

cet ignorant dans l'art de bien dire, avec cette locution rude, avec cette phrase
qui sent l'étranger, il ira en cette Grèce polie, la mère des philosophes et des
orateurs ; et malgré la résistance du monde, il y établira plus d'Églises que
Platon n'y a gagné de disciples, par cette éloquence qu'on a crue divine. Il
prêchera Jésus dans Athènes, et le plus savant de ses sénateurs passera de
l'Aréopage en l'école de ce barbare. Il poussera encore plus loin ses conquêtes;
il abattra aux pieds du Sauveur la majesté des faisceaux romains en la per-
sonne d'un proconsul, et il fera trembler dans leurs tribunaux les juges devant
lesquels on le cite. Rome même entendra sa voix ; et un jour cette ville maî-
tresse se tiendra bien plus honorée d'une lettre du style de Paul, adressée à
ses citoyens, que de tant de fameuses harangues qu'elle a entendues de son
Cicéron m.

« Saint I*aul est le théologien du Nouveau Testament et le dernier degré de


la profondeur dans les choses divines.Venu après Jésus-Christ, quand la ré-
vélation de tous les mystères étaitconsommée, homme de science avant d'être
l'homme de Dieu, il a porté dans les abîmes de l'incarnation et de la rédemp-
tion une lumière si énergique, qu'elle éblouit d'abord, et une intrépidité de foi
dont l'expression abrupte cause une sorte de vertige à l'entendement qui n'y
est pas préparé. Saint Paul a une langue à lui, une sorte de grec tout trempé
d'hébraïsme, des tours brusques, hardis, brefs, quelque chose qui semblerait
un mépris de la clarté du style, parce qu'une clarté supérieure inonde sa pensée
et lui paraît suiTire à se faire voir elle-même. Insouciant de l'éloquence comme
de la lumière, rebute d'abord l'âme qui vient à ses pieds; mais, quand on a
il

la clef de son langage, et qu'une fois, à force de le relire, on s'est élevé peu à
peu à l'entendre, on tombe dans l'enivrement de l'admiration. Tous les coups
de sa foudre ébranlent et saisissent; il n'y a plus rien au-dessus de lui, pas
même David, le poète de Jéhovah, pas même saint Jean, l'aigle de Dieu; s'il

n'a pas la lyre du premier ni le coup d'aile du second, il a sous lui l'Océan tout
entier de la vérité et ce calme des flots qui se taisent.
David a vu Jésus-Christ
du haut de la montagne de Sion, saint Jean a reposé sur sa poitrine dans un
banquet; pour saint Paul, c'est à cheval, le corps en sueur, l'œil enflammé, le
<:œur tout rempli des haines de la persécution, qu'il a vu le Sauveur du monde,
et que renversé à terre sous l'éperon de sa grâce, il lui a dit cette parole de
paix Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » (Lacordaire).
:
ÉPITRE DE SAINT PAUL
AUX ROMAINS

INTRODUCTION

Quanti saint Paul écrivit celte Épitre, il était pour la troisième fois à Go-
chez un chrétien nommé Gaius, qu'il avait haptisé de sa main.
rintlie et logeait
Après trois mois passés dans celte ville ou aux environs, il allait partir pour
Jérusalem, afin d'y porter la collecte «ju'il avait faite parmi ses disciples de
Corinthe et dans les autres Églises d'Europe. C'était l'an 58, probablement.
La fête de la Pentecôte approchait. Tandis (jue Néron, empereur depuis quatr»?
ans, mais à peine arrivé à sa vingtième année, commençait à se signaler par
sa fureur pour les jeux du Cirque et par ses courses nocturnes, jointes à Teu-
lèvement de Poppée et à l'exil d'Othon, l'Apôtre, après avoir évangélisé une
bonne partie de l'Asie Mineure et de la Grèce, se disposait a passer en Occi-
dent et à porter la foi dans les contrées les plus reculées de l'empire. Avant
de quitter Cenchrée, il achève sa Lettre, et l'envoie aux chrétiens de Home,
par une veuve, nommée Phébée, qu'il désigne comme diaconesse de l'Eglise
de Corinthe. Ainsi cette ICpître le devance de trois ans dans la capitale du
monde.
L'authenticité de Epitre aux Homains est incontestable, et, si Ton exeepi
les deux diTniers chapitres, universellement reconnue, môme par les rationa-
listes les plus outrés.
j

Une colonie des Juifs était établie à Home


depuis |>rès d'un siècle. Auguste |

l'avait traitée avec bienveillance. Non content de lui assurer le libre exercice
de .son culte, il lui avait attribué une portion considérable de la région trans-
tibérine. Elle était déjà considérable, à cette époque, puisqui• huit mille Juifs
j
de Rome se joignirent aux députés de la Palestine pour réclamer auprès de qÉÉ
prince contre 1»• testament d'Hérode. Or, nous apprenons d«• saint Luc qu'un
certain nombre de Juifs et de prosélytes, étant venus d»• Home à Jérusalem >m
l'année de la mort du Sauveur, avaient assisté au miracle de la Pentecôte
entendu le premier iliseoursde saint Pierre. Il y a lieu de eroin• que plusieu
ee convertirent et emportèrent avec eux, dans la capitale de l'empire, 1 es I
premières semences de la foi. Des Juifs de In synagogue des Affranchis^ qui
INTRODUCTION A L'ÉPITRE AUX ROMAINS.

étaient nés en cette ville ou aux environs, et des Gentils de la cohorte ita-
lique, rappelés en Italie après l'élévation d'Hérode Agrippa sur le trône de
Judée, se joignirent probablement à ces premiers fidèles. Enfin, nous savons
([ue saint Pierre, obligé par sa charge de se porter à la tête de l'Église, vint
lui-même à Rome organiser cette chrétienté naissante, comme il avait orga-
nisé celle d'Antioche, et qu'assez longtemps avant la ruine de Jérusalem,
dès le commencement du règne de Claude, il établit son siège dans la capitale
du monde. Si la date n'est pas absolument sûre, le fait de cet établissement
est incontestable :les preuves remontent jusqu'aux Apôtres.
Bannis un moment de Rome, comme les Juifs avec lesquels on les confondait,
les chrétiens ne tardèrent pas à y rentrer. En l'an 58, au moment où saint Paul
leur écrivait, ils formaient déjà une Eglise considérable et bien organisée,
dont la foi était connue du monde entier. Ils étaient gentils d'origine pour
la plupart :c'est par là qu'ils se recommandaient particulièrement au zèle
de saint Paul. En Tan 64, une trentaine d'années après la mort du Sauveur,
ils s'étaient multipliés au point de fournir à Néron une multitude énorme de

victimes. Des enseignements que l'Apôtre leur adresse, on est fondé à con-
clure qu'ils étaient fixés sur les principaux points de la doctrine chrétienne,
et qu'on les avait instruits aA-ec soin, non seulement de l'économie générale
de la religion, mais encore des vérités les plus relevées du christianisme, des
rapports de la loi nouvelle avec la loi mosaïque, des prophéties, des sens
spirituels, des figures de l'Ancien Testament, etc.
Saint Paul n'avait pas fondé cette Église, non plus que celle de Colosses;
mais il y avait des amis et des disciples qui sollicitaient son zèle et dési-
raient ses avis. Ce fut là pourtant son moindre motif pour lui écrire; le prin-
cipal fut l'importance de la con'ersion de Rome pour le progrès de la foi parmi
les Gentils, dont il était l'Apôtre. Il n'ignorait pas que Rome était, au juge-
ment du monde entier, la ville par excellence, que tous les peuples avaient
les yeux sur elle, qu'elle exerçait sur tout l'empire une fascination et une au-
en relation continuelle avec les pro-
torité irrésistibles. 11 savait qu'elle était
A'inces, et que toutes des représentants dans son sein, de
les nations avaient
même qu'elle comptait des citoyens dans toutes les contrées connues. Prêcher
l'Évangile dans cette ville, c'était remplir de la manière la plus étendue et
la plus fructueuse le ministère particulier dont il était chargé, celui de faire
connaître aux Gentils le Fils de Dieu et le mystère du salut.
A ce motif, très suffisant par lui-même, on peut en joindre d'autres, au
moins fort vraisemblables. —1° L'absence prolongée de saint Pierre. On sait

que le prince des Apôtres s'absenta plusieurs fois de son Église, sans qu'il en
abandonnât jamais le gouvernement. Le décret de Claude qui bannit de Rome
la population juive, le concile de Jérusalem, tenu de 50 à 52, les besoins des
Églises d'Orient dont il fut l'Apôtre, durent l'en tenir assez longtemps éloi-
gné. — 2° Le désir que saint Paul devait avoir de disposer les chrétiens de
Rome à profiter de son passage et à recevoir ses instructions lorsqu'il vien-
drait parmi eux, pour préparer sa mission en Espagne. — 3° L'avantage qu'il
pouvait espérer de sa Lettre, pour la paix de l'Église et pour le succès de son
ministère dans toutes les provinces. Quoi de plus propre, en effet, à dissiper
les préventions des judaïsants et à rendre manifeste l'union qui régnait dans
le collège apostolique, que de faire publiquement à Rome ce qu'il avait déjà
INTRODUCTION A LÉPITHE ROMAINS.

fait à Antioclie, de joindre sa parole à celle de Maint Pierre, et d'adn'seer à


rÉglisf nn'nu• du prince dos Apôtres le développement et les preuves de son
évangile, de sa thèse principale, de celle qui soulevait le plus d'opposition
parmi ses compatriotes, et qui avait le plus d'importance pour l'avenir du
christianisme, savoir «pie la grâce et le salut étaient oiVerts à tous, aux Gen-
:

tils comme aux Juifs, à la seule condition de croire en Jésus-Christ et d'em-

brasser sa loi? —
4* Les lumières que Dieu lui donnait sur l'avenir de
l'Église de Rome, destinée à être le ci'ntre et le foyer du christianisme, mais
menacée des plus terribles persécutions, et appelée à acheter, par trois siècles
de martyre, sa domination si glorieuse et si féconde sur toutes les autres
Eglises.
Quoi qu'il en soit, saint Paul avait depuis longtemps le désir, non de s'éta-
blir à Rome, mais de prêcher l'Evangile aux Romains, et il ne parait pas
«|u"il ait jamais poursuivi avec autant d'ardeur aucun autre dessein. On sait

par les Actes comment Dieu lui donna de le réaliser.



Cette Ëpitre ne suppose-t-elle pas qu'il y avait à Rome, entre les convertis
du Judaïsme et ceux de la (ientilité, une contestation sur leur mérite relatif.'
— Saint Augustin l'a pensé, et beaucoup d'interprètes après lui. ils ont cru
que les Juifs et les Gentils convertis se disputaient la palme du mérite, que les
uns et les autres prétendaient avoir les meilleurs titres à la grâce de l'Evan-
giie et il l'amitié de Dieu, que les premiers se prévalaient de leur fidélité à
pratiquer la loi de Moïse, et les seconds des lumières de leurs philosophes
et des vertus de leurs sages. Mais c'est une simple hypothèse, suggérée par
certains versets, non un fait établi par des témoignages historiques. En outre,
cette supposition ne s'accorde pas très bien avec les éloges que saint Paul
donne à l'Eglise de Rome, et avec l'édification qu'elle répandait dès lors dans
tout l'univers; et l'on n'a pas besoin d'y recourir |)Our expliipier les considé-
rations de l'Apôtre sur l'abus «pie les Gentils faisaient de h'ur raison, sur
l'impuissance de la loi à justifier les Ames, et sur la gratuité absolue de la foi.
Saint Paul connaissait lu disposition de ses compatriotes à se préférer au
reste des hommes. Il savait quel était l'orgueil des Grecs et des Romains.
N'était-ce pas assez pour qu'il prît soin de porter les uns et les autres à
s'humilier devant Dieu, à reconnaître leur indignité, à confesser que leur
conversion était un pur effet de sa miséricorde? Tel est, ce nous semble, le
véritable point de vue. Saint Paul se propose moins de réprimer une con-
testation survenue à Rome entre deux partis rivaux, que d'en étouffer l
germes, en ins)>irant aux uns et aux autres un*• profonde» reconnaissance en-
vers Dieu |)our le don de la foi, en apprenant aux Juifs, comme aux Gentils,
en quoi consiste la grâce de la justification, quelle en est Torigine, quels en
senties conditions, les caractères, les effets, et en leur faisant sentir l'impuis-
sance où ils .sont, soit d'y suppléer ])ar la raison, soit <le la mériter ]>ar leurs
œuvres.
L'ÉpItre aux Romains a, de tout temps, effraye hs interprètes. Les tlilli-
cultés «pi'elle présente ont rapport à la grjWe, dont l'.Vpôtre est le grand pré-
dicateur, et aux questions qu'elle soulève, du péché originel, de la concupis-
cence, de la justification, de la prédestination et de la réprobation. Tous les
hérétiques qui ont nié ou blessé plus ou moins la liberté humaine, depuis Va-
lentin le gnostique jusqu'à Luther et Jansénius, ont allégué quelques passages
INTRODUCTION A L'EPITRE AUX ROMAINS.

de cette Épître et de celle aux Galates. Mais, en condamnant leurs erreurs,


l'Église a éclairci la matière et fixé le sens de beaucoup de textes. Si l'on
tient compte de ses définitions et qu'on ait soin do choisir de bons commen-
taires, on verra que l'Apôtre est loin d'être incompréhensible, et que ce n'est
pas sans fruit qu'on étudie ses écrits.
Il y a lieu de croire que l'Épitre aux Romains n'a pas été faite tout d'un

jet, en quelques heures, comme l'Épitre aux Galates. Bien qu'elle ne soit pas
limée sous le rapport littéraire, la doctrine qu'elle contient paraît avoir été
méditée à loisir. L'importance du sujet, l'abondance et l'enchaînement des
idées, la concision du style, le grand nombre et le choix des citations, la sub-
tilité des raisonnements, l'absence des répétitions ne permettent pas de penser

qu'elle ait été écrite précipitamment. Il est probable que saint Paul y a résumé
les instructions qu'il avait coutume de donner dans les Églises dont il était le
fondateur. Sauf le prologue et la conclusion, l'Épitre ressemble à un traitt•
plutôt qu'à une lettre. Ce qu'on lit à la fin, qu'elle a été écrite de la main de
Tertius, n'est pas une preuve qu'elle ait été dictée. Saint Paul l'avait sans
doute rédigée avant de donner à transcrire.
L'Épitre aux Romains se divise en deux sections. La première, qui est la
principale, est dogmatique ou théorique, i, 17-xi. Dans cette partie, l'Apôtre,
voulant exposer la doctrine de l'Église sur la justification, établit la nécessité
de la foi chrétienne ou du christianisme, pour arriver au salut et il fait sentir ;

cette nécessité, en montrant l'impuissance de la nature et l'insufiisance de la


loi mosaïque pour mener une vie sainte et mériter le ciel. Sa thèse est donc
assez complexe. Il établit la gratuité de la justification sur ce fondement,
qu'elle n'est le fruit ni du mérite naturel ni des œuvres légales, qu'elle a pour
condition essentielle et unique la foi, une vraie foi, en Jésus-Christ, et il
montre que la nécessité et la valeur de cette foi sont les mêmes pour tous les
hommes. — La seconde section est pratique ou morale, xii-xvi. C'est une
suite de préceptes et de conseils généraux et particuliers, de nature à confir-
mer les chrétiens dans la foi et à les porter à la perfection. La vie du juste,
dont il trace l'esquisse et dont il dit que la foi chrétienne est le principe, con-
traste avec celle des païens et des Juifs, dont il a fait le tableau dans ses pre-
miers chapitres. (L. Bacuez;.

Saiat Pierre et stiat FaaI.


Brosze du Musée chrétien du 'aticaB. (Miliea du II' àècle).
.iA^^^^J^J^J^^^^^

EPISTOLA

PAULI APOSTOLI
) ROMANOS


d^tov, '

(
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'
Paulus, sorvus Jesa (Ihristi, vo-
catus apustolas, segregatus in evangé-
lium Dei, ' quod anle proniiserat per
prophétas suos in scriptûris sanctis.

^
^-
, *
ix
•'
de Kilio suo. qui faclus est ei ex sé-
mino David seciindum carneni. *qui
prœdestinatus est Filius Dei in virtiite

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secûndum spiritum sanctificationis ex
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(- •
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resurreolione niorluorum Jesu Christi
Dumini nostri ^ per quem accépimus
grâtiam, et apostolàtum ad obediéndum
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),
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'

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iv *],
fidei in omnibus gonlibus pro nûmine
ejus, •
quibus estis et vos vocâti Jesu
Christi ' omnibus qui sunt Roma?, di-
:

*
9,
.& xai

,5
xai léctis Dei, vocalis sanctis. Gratia vobis
et pax a Deo Pâtre nostro, et Domino
Jesu Christo.

* Primum quidem gratias ago D(

. )^. meo per Jesum (Ihristum pro omnibus


vobis : quia fides veslra annuntiâtur in

^ ,,
ir
• &, univérso mundo. 'Teslis onim mihi est
Deus, cui sérvio in spiritu meo in <

10 rip

^
quod sine inti'rmi>
gélio Filii cjus. .

*"
mcmoriam vestri fàcio *"semper in ora^H
narrort ini
tionibus meis : obsecrans, si quomod^^
untuç nori
tandem aliquândo prosperum iter ha-

. .» .
\^^.— *:
^
insrr. 1. Xf.

4(\ * 9
ma.: inv.) 2. • 3. .1avt{3 (S:
7. rfy. (: Ir iyàn^ »tov). 8.

^. '. verMU 4. 3 (en partie) et


%. l.PA
%%à
I. i i^ fi
(pr. m.) •
\f. n\\u\\ ''ifi y.
vntrv imrenlliôtc• le k'^'c•
: (. Je) 3. v•'* '*" <*" '*''• (irvc • <|ui e»tné
EPITRE

DE SAINT PAUL
AUX ROMAINS

I. Paul, serviteur de Jésus-Christ,


'

appelé à lapostolat, choisi pour 1-


^A;t!'i3%î*
^
I. i.
Prologue, i, 1-15.
Serviteur. Ce mot exprime sa condition
comme Ddéle, et ses dispositions envers son
vangile de Dieu. - qu'il avait promis ^3«'; Maître. — Appel•' Vapostolal. Saint Paul af-
auparavant par ses prophètes dans 14 lô. ÎS. firme envers par là sa, soumission, ses droits et ses de-
K,
voirs
;
l'Église.
Tit. I, î, 4.
les saintes Ecritures, ^ touchant son Act. 3, Î4 :

13, 3S S3.
Fils, qui lui est né de la race de Da- î Tim. S, 8.
:

Act. 10, 3î
vid selon la chair. * qui a été prédes- 4 :Î6. 16 S»,
:

13, 33.
tiné Fils de Dieu en puissance, selon Hebr. 9, 14.
Jo•. 5, 6. I
lesprit de sanctification, par la ré- Pet. 3. IS. 1
Eph. S.
surrection d'entre les morts, de Jésus- Gai. 3, î. 7.
Cor. 110; i:.,
Christ Notre-Seigneur ^ par qui nous li,
; 3 î. : 1,
CoL 3, lï
avons reçu la grâce et l'apostolat, l,î-3.
;

pour faire obéir à la foi toutes les na- îThe*.


Cor.
î.
S.
1 1,
1,
Tim.
tions en son nom ^ parmi lesquelles
I.1 1,
:
Rom. 1.

vous êtes, vous aussi, ayant été ap- îPhil. Th«s. î.


1. î.
I,

pelés par Jésus-Christ " à tous ceux PhUe.


:
3.

qui sont à Rome, aux chéris de Dieu,


appelés saints. Grâce à vous, et paix
par Dieu, notre Père, et par Xotre-Sei-
l'ro ei••
gneur Jésus-Christ. ontt. Borne personnifié•- (t. ?)- (iluié* du Louvre).
Act. , Î3.
* Premièrement, je rends grâces à ^^.'"
4. Comme homme. Jésus-Christ était prédes-
mon Dieu, par Jésus-Christ, pour pLÏÏ.'jImV tiné pour être le Fils de Dieu. Or, trois choses
prouvent qu'il est réellement le Fils de Dieu :

vous tous, de ce que votre foi est an- ^ks".'!*"" les miracles qu'il a opérés, la communication
noncée dans tout l'univers. * Car le f ;
}V^' qu'il a faite du
Saint-Esprit pour la sanctiGcation
des hommes, enûn sa résurrection.
Dieu que je sers en mon esprit, dans jol!" «%i 1. Saints. Voir la note sur Actes, is, 13.
9. Je fais mémoire de vous. Cette locution, qui
l'Évangile de son Fils, m'est témoin ^î°i^r?1; m. est celle du texte sacré lui-même, n'exprime pas
que sans cesse je fais mémoire de vous Îrh'J^i!Î'. tend un simple souvenir ordinaire, coinrae on l'en-
communément, mais bien Tidée de commé-
* dans toutes mes prières demandant *jo."^, »4*' moration. xsWg que l'Église l'a consacrée dans la
"^
;

litai^e.
que, par la volonté de Dieu, quelque i^?l »,11.
12 Ad Romanos, 11-24.

^
I,

^^
^
I. Par• «loffMiaCIra (I, 1•-). - r •»*• mmp—tUm €i, •17>.

^^.
iv 9eov beam in voluntute Dei veniéndi ad vos.

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iX^fîy
*'

,^- */"»•
iâétf ,/ tlç rd
ftëTuâtù
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" Desidero enim vidére
inipcrtiar vobis gratis spiritualis
vos, ut lUi-

, ( ^•&^ ,&
rut '* Tovro tau ad condrmandos vos *' id est, simul :

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est, fidem vestram atque meam. *^ Nolo
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proposui venire ad
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génlibus. *'
vos (et prohibitus
adhucj. ut âliquem fructum
hiibeam et in vobis, sicut et in céteris
Grœcis ac bàrbaris,
tibuset insipiéntibus débiter sum
eapi<-n-
:
*^ ita

xai *' ^Pwutj n'uyytXiaaa^ut. quod in m<• promptuin est et vobis, qui

'•

'".,^* tituia/îvouai
&eov
ivayytMov
»'
Romw eslis.
" Non
Virlusenim Dei
enini
ovangelizare.

est in
erubésco cvang«}lium.
salutem omni cre-

' dénti, Jadœo primum, et Gtîbco. " Jus-

^
,^
xui *''
titia enim Dei in eo revelâtur ex fide in

.
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iy uvTfîi ix tîç

'
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iidem sicut scriplum est Juslus autem
ex

'•
:

fide vivit.

Revelâtur enim
Dei de cœlo, su- ira
:

&, inl nàaav xui doixiay per omnem impietàtem hô- et injustitiam

.
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/' Twy
*^

"
dkrj9nay

9^
diixin
&,
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minum eorum qui veritâtem Dei in in-
justïtia détinent '^quiaquod notum est
Dei, maniféstum est in illis
illis manifestavit.
:

Deus enim
^" Invisibilia
«
:

enim ip-

& ,
9, sius, a creatiira inundi, ca quii* facta

. &,/' sempi-
ij sunt, intellécta, conspiciiintar :

xai
^ - "
térna quoque ejus virtus, et divînitas
inexcusàbiles. " Quia cum
:

,
ita ut sint
^oV Deum

. cognovissent Deum, non


dkX' sicul glo-
rificavérunt, aut grâtias egérunt : sed
xui davvo evanuérunt in cogitationibus suis, et obs-
"
' '. >»^, curalum est insipiens lor eorum *' di-

'
:

^
"
9^\} iv

. xai
itxoVoç
xai
dff^^dov
q^anTov dv-
xai
céntes enim
facti sunt. " Et
se esse sapiéntes,
mutavérunt gloriam
corrupltbilis Dei, in similitudiitcm im4
slulti
in-

9 '*

12.
ifOf.-»or.
^to
Tittç
xai

kACDET: ovrnafOKL
16. NACDtGK] nll.
Xf. [l]*
i;i. kAHCUEI: t.»*
ginis corruptibilis bominis,
et qaadriipedum, et serpéntium.
'* Propter quod tràdidit illos D< us

desidériacordisei'irum. in imniunditiai

(pr. ra.) E: MOfi. ovV. 24. kABCI.T•


« viiburui

i]

,,
.i^ro»-. 17. Xt (p. âÏMatOi) ^ov.
dioii. k.\B(:ET: d 9.
LTIl: «ar• ^. m. Autant
part* nlh)'«rii
f/m'it r»l ni moi nc figure
dan• Ip grec,
• entre
yàf. 20s. LU: iii. L'hvntujtlr. iÎrcc : . l'évangilo du Chrial •.
avartol»jnr»ç^ StÔTt. 2I. «ACDET: fie. |) II•. La rrrtir de bieu. Grec : • la \éntè •.
Romains, , 11-24. 13
. Do|pne (1, 1•). — f Expomé de ta thème (Ij 1•7.
Act. 10, Ï5
heureuse voie me soit ouverte pour Kph. 1, 16.
;

1 The». 1. ï.
aller vers vous. J«c. 4, 1...

Car je désire vous voir pour vous


* * Ko» adiré il. de vous fortifier. « Quia prinius eis
deitifirrat.
mai;nus Pelrus doctrinam evangelicam contu-
communiquer quelque chose de la Rom. 1, 1. ;
lerat, adjun^it Desidero videre vos, ad contir-
:

grâce spirituelle, aiin de vous forti- mandos vos quasi dicerct non aliam vobis of-
;
:

fero doctrinaui, sed eanti qua; jam oblata est


iier; *^ cest-à-dire, pour me consoler 1 The». 3, 1, conûrmare, et arbores jam plantatas irrigare vo-
lo t . Théodoret.
avec vous par cette foi, qui est tout Kom. 13,
11. îâ
ensemble et votre foi et la mienne.
*^ Aussi je ne veux pas que vous igno- t The*, t. 1 j.
16.
riez, mes frères, que je me suis sou- I Pet. 1, 1.
1 Th«. 3, IS.
vent proposé de venir vers vous mais 1 Cor. 10, 1 ;

lï. 1.
j'en ai été empêché jusqu'à présent), 1 TheM. 4, lî.
Kom. l.i, îî.
pour obtenir quelque fruit parmi vous, Act. 16, 6.

comme parmi les autres nations. 14. Aux barbares. Par barbares on entendait
Gai. J, 3. ceux qui parmi les païens ne parlaient pas le
*^ aux Grecs et aux
Je suis redevable 1 Cor. 9, 16: grec.
1, îî.
barbares, aux sages et aux simples; U
Col. 3.

'5 ainsi autant qu'il est en moi je ,


I, th.
Bom. 1, U
;

;
P* Partie . — Théorie de la
suis prêt à vous évangéliser, vous
10, 15.
Act. ÎS, 31.
Jnetiflcationet du ealat, I, 16 -XI.
aussi qui êtes à Rome. i" Exposé de la thèse. I. 16-17.
4' Preuves de la thèse. 1, 18 - V.
^* Car je ne rougis point de l'Evan- 3' Solution des objections, VI-XI.
Salu» ex
gile,parce qu'il est la 'ertu de Dieu, Ude.
1° Exposbde la thèse, I, 16-17.
î Tim.l.lî.S.
pour sauver tout croyant, le Juif d'a- 1 Cor. 1, IS ;
16. // est la vertu de Dieu... La thèse que saint
3, 7.
bord, et puis le Grec. ^" La justice de Hebr. 4, lî. Paul va développer est que : l'Évangile, c'est le
Act. 14, 1 ; salut, la justice, la vraie vie de l'âme: c'est la
Dieu, en effet, y est révélée par la foi 1, S; 13. 46.
vertu toute-puissante de Dieu, pour la sanctifica-
Joa. 4, îî.
tion de tous les wais croyants. Ou. pour traduire
et
«
pour
Le Juste
*^ Puisqu'on
la foi, ainsi qu'il est écrit
de la foi »
vit
y découvre la justice
de Dieu éclatant du ciel contre toute
: Hab.
Gai.
ï, 4.
3.
î Cor. î, 16.
Hebr.
Pi
«oa') <i|ul-
ti tnundi
10, 3b.
83, ».
U.

;,
d'une manière plus précise La foi à l'Évangile

parvenir au salut.
:

est un moyen nécessaire et divinement efficace,


pour nous sanctifier et nous

17. La justice de Dieu, c'est-à-dire la justifica-


tion qui comprend : la rémission des péchés, la
faire

l'impiété et linjustice de ces hommes «apienlee.


sanctification de r.ime,et l'adoplion divine avec
qui retiennent la vérité de Dieu dans
Epb.
Bom.
.i,

î, 5.
6.
le droit à la possession du ciel. —
Par la foi et
pour la foi. C'est-à-dire que la foi doit devenir
l'injustice; *^ car ce qui est connu de Col. 3, 6. conviction, principe de vie, pour nous conduire
The*.
1 1, 10.
à la charité, et nous faire vivre ainsi de la vie
Dieu est manifeste en eux; Dieu le î The». 1,6-10.
Hebr. 10. »7.
de Jésus-Christ. —
Le juste vit de la foi. « Justus.
leur a manifesté. -** En effet, ses per- Kom. î, S. qua talis.ex fide vivit. scilicet vita justitiœ. gra-
î Cor. 4, î. tiae et glori;e, quie est absoluta, perfecu et beata
fections invisibles, rendues compré- P». 4, 7;93, 10: vita. « Ce qui donne au juste sa vie, sa vie sur-
IS 1-
naturelle et divine qui lui est propre, c'est la foi ».
hensibles depuis la création du monde Hebr. 11, 4.
S»p. 13, i. La lumière de la foi produit donc en l'âme les
par les choses qui ont été faites, sont Mat. 13, 30. mêmes effets que la lumière du soleil dans la
Eph. 4. nature. Comme cette lumière est la source de la
I,

devenues visibles aussi bien que sa Job, Pet. 30. vie phvsique ou végétative, la foi est la source de
1 1,
î.i.
la vie spirituelle et du salut • (L. Bacuez).
36,
puissance éternelle et sa divinité de Act.
Uom.
14, 16.

;
1. ;
2« Preuves de la thèse. I, 18 -V.
sorte qu'ils sont inexcusables -' parce î. 14.
;
Tim. 4. 4.
a) La 1
foi moyen nécessaire de salut. I. I8-III, 2T.
que, ayant connu Dieu, ils ne l'ont 1î Cor.
Cor. 9, 11.
3, ÎO. a»; Preuve de fait pour les Gentils, 1, 18-32.
point glorifié comme Dieu, ou ne lui Eph. 17-16.
Sap. 13, 1.
18. La justice de Dieu, qui s'everce pour cbàr
4,

ont pas rendu grâces; mais ils se Mat.9.4:


Joa. lî, 40. lier l'incrédulité. Qui incredulus est Filio, ira Dei
13,15. manet super eura. Jean, m, 36.
sont perdus dans leurs pensées, et Lac. î, 17. 20. Ses perfections...sont devenues visibles.
3.i.
Ex •
Kph. 4.
corporis agnosco vivenlem ex ope-
leur cœur insensé a été obscurci; Act. îS, Î7. operibus
:

1 Cor. 1, 30. ribus creaturiB non poteris agnoscere creatorem 7»


'^ ainsi en disant qu'ils étaient Job,Jer. 10, 14. Saint Augustin, In Ps. lxxih, ffi.
11, 14.
sages ils sont devenus fous. -' Ils P». n, S.
Ps. 105, ÎO.
ont changé la gloire du Dieu incor- Jer. î, U. 23. Une image représentant un homme... Les
Dent. 4, 15.
idoles païennes représentaient des hommes et des
ruptible contre une image repré- Sap. 14.
animaux. La statue de Jules César portait l'ins-
EccU. 4, îî.
sentant un homme corruptible, des la. 44. cription Invicto Deo. Octave fut déifié de son :

Bar. 6. vivant à sa mort deux temples lui furent élevés :

oiseaux, des quadrupèdes et des rep- Pa. U3. à Rome; il en eut bientôt dans tout l'empire.
tiles. Néron ne fut pas plutôt empereur qu'il fut pro-
Pa^ano- clamé dieu; il se fit ériger dans sa Maison Dorée
- '•

Aussi Dieu les a livrés aux dé- une statue de bronze de cent dix pieds de haut.
Kph. 4, 11.
Domitien prescrivit à ses fonctionnaires cette
sirs de leurs cœurs, à l'impureté en ; Pi. 80, 13. formule : Par tordre de notre seigneur et dieu.
Ad Romanos, I, 25 — II, 4.
I. Par• doffmatlea (I, 1-). — f fm^J. etm Um mS gmtUtm €M, •9.

^^,,3. ^
^',
fitrtjXXit^ay

^,
uvnZv

ittd
èv tuvTotç'

xai
" oîuvf-ç
&êOv iy
ru

-
ut contuméliis aiTiciant corpora sua in
sem«-lipsis '* qui commulnvi-runt veri-
:

tâlem Dei in mcndâcium el coluérunt.


et serviérunt creaturœ potins qnam Crea-
tor! (]iii est hcnediitns in<;i«iila. Amen.
:

'
79^
' /^
•• jJui

,
tlç

naçtoioxêv
tu Tt
tîç
**

sioncs
Propterea tràdidit
iifnominia•.
immutavérunt naturâlein usuni, in cum
Nam
illos Deus
ft-mitia?
in
eorum
pas-

,-•
hiç nanti

.
'^ usum qui est contra naturam. '' Simi-

^, ré xai oi
^^&- liter auteni et inâsculi,
usu fémino;. exarsérunt in desidériis suis
relictn naturali

in inviccm, inasculi in mâsculos turpitii-


iv dinem opérantes, et mercédem quaiii

,
xai

^
opôrluit, erroris sui in semetipsis reci-
piéntes.
" 9^6 '• Kt sicut non probavérunt Deuni ha-

^
&, , airoi'ç bére in notitia, trâdidit illos Deus in ré-

^, ,
ro probum sensuni. ut faciant ea quse non

,^,, ,,
',,,^,
,
(fi^ovov,
'"

,
{<,
&, ,
^^',
*'

^-
àâixia,
convéniunt, " replétos omni iniquitâtc,
malitia, fornicatiône, avaritia, nequitia,
plenos invidia, homicidio, contenlione,
dolo, malignitute, susurrones, •*" detrac-
tores, Deo odibiles, conlumeliosos, eu-

'
pérbos, elatos, inventùres malorum.

^
'&, xaxùv, *'
paréntibus non obediéntes, ^' insipi«'n-
danôriovç, nvt- tes, incompôsitos, sine affectiône, abs-
^^

,
'* que foL'dere, sine inisericordia. " Qui

' - (
),
oi cum justitiam Dei cognoviesent, non in-
tellexérunt quoniamquitalia agunt, digni

,'
atv,

/^ ^^
II• ^*
xai

éZ,
sunt morte et non solum qui ea fàciunt,
sed éliam
II. *
(|ui
:

conséntiunt faciéntibus.
Propter quod inexcusâbilis es,

. • homo omnis qui jiidicas. In quo enini

'. ^
ji'idicas âlterum, teipsum condémnas :

, éadem enim agis quje ji'idicas. ^Scimus

^,
^

^ni
enim quôniam judicium Dei est seiiin-
dum veriUUem in eos qui liilia agunt..
- '
homo, qui jiij

&,
' Existimas autem hoc,

, . /&
avtf
xai ôr» •• dicas eos qui tâlia agunt, et facis
quia tu etrrigies judicium Dei?
;
* * diviUas boniUUis ejus, et patiéi
xai a»o;|f^ç tiaset longanimit^Uis contëmnis? ignorj
quôniam brnignitas ad pœnitcntiai

24.
oih,oar. 27.
locoV 2».
MABCT:
kBDEI.T:
ir
hKCV:
H (pr. m.) A• ô Stô(.
.
2;». Jutl.
(,^
29.
: -
, (pr.
«t. Mnlirr, fi.rmc.iii
litc •.

l-i i.r

. •
(Unii lo Rrer, au \rr»ri Kui\aiit.
• rornit'alÎon,
Utlalrur». Urcf • iiiimIimiii» •. Co mot Ug
.

r>\3nl riiniiii li> iiit'iMlii-li I ilp llinll

i'tH.T* nofvtia (Al. transp., oti. • 7orfia). LT:


VvUqut lit iai% re <;ii'• (m rondnmnt*. OrctC•.
mon. iori7f. ni. 31.
i«. —2. mCP:
(pr. m.) ABELT* Janov-
(I. H) Wf. X• tJ.

II.
rar tu
I.
fais les ^-« rliosc-<t, i.ii <|ui coniltiii-
IICI •.
Romains, , 25 II, 4. — 15
. Uo^me (, 1-). — »> (a^J- Preuve pour iem gentilm (M, Î7-39J.

"'
sorte qu'ils ont déshonoré leurs pro- 'fe^v/i
près corps en eux-mêmes; " eux qui ^"^/,4^•
ont transformé la vérité de Dieu en jerV-'io";
mensonge, adoré et servi la créa- 8,'^•,3%.
ture au lieu du Créateur, qui est j,^3".f^V;.
jcor. u, 31.
béni dans les siècles. Amen.
-''
C'est pourquoi Dieu les a livrés cerrupiio. 26. Dieu les a liurés...; c'est-à-dire que. les
ayant abandonnés à leur propre malice, il les
à des passions d'ignominie. Car leurs sap.Ti, «ef' a laissés tomber dans ces péchés honteux en pu-
femmes ont changé l'usage naturel nition de leur orgueil.

en l'usage contre nature. ^" Et pa- l'.p-^s^'a^'iî:


reillement les hommes, l'usage natu- lJ;°'\^^li
rel de la femme abandonné, ont brûlé »co' ^ i^•
de désirs l'un pourl'autre, l'homme
commettant l'infamie avec l'homme,
et recevant ainsi en eux-mêmes la
récompense qui était due à leur éga-
rement.
•*^
Et comme ils n'ont pas montré *« ^^-,». 28. Les choses qui ne conviennent pas. > Puto,
dicerentjumenta.si loqui fasest: Ecce .\dam quasi
qu'ils avaient la connaissance de Dieu, ^i^ïi^'à;»!' unus ex vobis >. Saint Bernard, In Cant.. xxxv, 2.
^*'" * '*' • Deus morum raagis quatn verborum pulchritudi-
Dieu les a livrés à un sens réprouvé, nem quxrensatque munditiam, turpe aliquid non
de sorte qu'ils ont fait les choses qui turpiter, sed minaciter dixit, ut hoc horreretur.
ne illud committeretur .. Saint Augustin, Cont.
ne conviennent pas; ^'remplis de *\7j\'Jf' adv. Legis, i, 24.
icor. 6,9.
toute iniquité, malice, fornication,
avarice, méchanceté; pleins d'envie,
de meurtre, de l'esprit de contention,
de fraude, de malignité; délateurs,
Eph.
^'^
détracteurs, haïs de Dieu, violents, Gai.
S, 3.
6, 19.
30. Violents. • Tandis que les empereurs romains
recevaient le culte idolàtrique, ils faisaient peser
orgueilleux, arrogants, inventeurs de |^^f . lî. SO.
16. sur leurs adorateurs la plus cmelle et la plus dé-
toutes sortes de mal, désobéissants à gradante tyrannie. Pour un homme deiOé, on
voyait tout un monde asservi; et Vergastulum
leurs parents: ^' insensés, dissolus, îxim. 3,1. des esclaves offrait à tous les yeux une image de
l'enfer, plutût que le palais des Césars ne don-
sans affection sans fidélité, sans mi- nait une idée de la gloire et de la félicité du
séricorde ^- qui, avant connu la jus- Kom. «;
;
1, ciel >. (L. Bacuez).
3.14*6l 23
tice de Dieu, n'ont pas compris que sTh«. i.'s.
ceux qui font ces choses sont dignes
de mort; et non seulement ceux qui
les font, mais quiconque aussi ap-
prouve ceux qui les font.

II. *
C'est pourquoi, homme, qui ai] Preuve de fait pour les Juifs, 11-111,27.
Judicium
que tu sois, tu es inexcusable de ju- immineDe. II. 1 . Tu
inexcusable de juger. Saint Paul
es
ger. Car, en jugeant autrui, tu te s'adresse ici aux chrétiens issus du judaïsme, qui
Mat. 7, 1. professaient un certain mépris pour leurs frères
condamnes toi-même, puisque tu fais Luc.
Bom.
6, 37.
3, 9
Issus de la geotilité, à cause des désordres de
;
leur vie passée.
ce que tu condamnes. ^ Nous savons, 14, lU.
Mat. 87, 40.
en effet, que Dieu juge selon la vérité Jo•.
Eph.
S,
j, 6.
7.

ceux qui font ces choses. ^ Penses-tu Gai.


Rom.
ô, X.
3. PeiiseS'tu... que tu échapperas au jugement
1 3, 19.
de Dieu ? Les Juifs se croyaient assurés du salut
donc, ô homme, qui juges ceux qui P». IS, 10.
Mat. h. IS. par cela seul qu'ils étaient les enfants d'.\bra•
font ces choses, et qui les fais toi- Lnc. 3, S-9. ham.
Pi 49, 16-SÎ.
même, que tu échapperas au juge-
ment de Dieu?
'
Est-ce que tu méprises les riches- Deus ju*»-
ttis jutlex.
ses de sa bonté, de sa patience et de Rom. 9, Î3.
Eph. 1, 7.

sa longanimité? Ignores-tu que la Rom. 3, Î6.


Col. 1, S7.
bonté de Dieu t'invite à la pénitence? £ocILo,4,6,7
Ad Romanos, 5-22.

(
46 II,

I. Par• doiTBialIrii (I» 1•-). — V €m*J» Pf % mtU mm Jm ftt-m, êrj.

{ttov tlç as uytt; ^ de ttJv te adducit ? Sociindum autem duritiam •

aov xai xaçâiuy tuam, et impœnitens cor, thesauri/as tibi


^^{} '/ •
iram in die iras et revelationis justi ju-

- '
«pj*»}»' *»' fiftton
dicii Del, reddet unicuiquc secun•
xoù
^ dnm^iôan fQ'/a

& &eoVf
durn opéra ejus ' iis quidcm, qui se- :

&
^*
ciindurn palicntiam boni operis, gloriam,
'

êô^uv xai
ftir

tiitonoy
r
xu^'

*
xut ùtfi^açaluv
âè
tç^'ov

içtâ^ttuç xui
et honorem,
runt, vitani autem qui
sunt ex eontentione, et qui non acquies-
et
œtérnam
incorruptiônem
:
* iis
quse-

^^,
ànfiàovat

£'
Tj uoixiit,

tni nàoav
. ' 0)).
et
xai
cunt veritati, credunt autem iniquiU'Ui,
ira et indignutio.
in omnem animam
' Tribulatio et angi'istia
hominis operântis
£
nçtuToy xut "" xoatoy,
^^
]
-
do'zu Ai xui
malum,
ria
rânti
Juda'i primum,
autem, et honor, et pax omni ope-
bonum, Judato primum. et Grœco
et Grœci :
** glo-

, tçaotyo> :
xai êiçtjyrj

*Joviatiu
navrt
xai ".
nuna ^tiZ.
"
*' non enim est accéptio personàrum
apud Deum.

«< |aoy,
xai
Toy,
** )< ;•«
dnokovyTOi, xai
dut &'. iv
^'
-( in
'^ Quiciimque enim sine lege peccavé-
runt, sine lege peribunt
lege peccavérunt, per legem judica-
biintur. *^ Non enim auditores legis justi
: et quicumque

ùxoouTui yov
^, «' - sunt apud Deum, sed factures legis jus-
lilicabuntur. " Cum enim gentes qatc
**'
xuuo9ijaoyTui.
yoy
,
f/orro, (ftlatt

( ê&yr^,

noiij,

eiai
legem non habent, naturâliter oa quai
legis sunt fâciunt, ejûsmodi legem non

-
habéntes, ipsi sibi sunt lex : '^qui ostéa-
" ofrivcç
iv •, - duntopus legis scriptum in cordibus suis,
testimonium reddénte illis consciéntia

£/
^), .
&,
xui '*iV
xui

ort
ipsorum, et inter se invicem cogitationi-
bus accusuntibus, aut étiam defendén-

culta
*^ in die, cum judicubil Deus oc-
tibus,
bominum, seciindum evangélium

"
tnavanavtj
],
, ,
"ISe,
oui

xai xav/àaai
xai
tv
meum, per Jesum Christum.
*' Si autem
Deo.
et requiôscis in lege, et gloriaris in
tu Juda*us cognomin.iris,

,&
^tfft, '•* xai
*" voluntàtem ejus, et probas
et nosti
utiliora. instniclus per legom, *• confi-

,
ix

, dis teipsum esse ducem ca'curum, lumen '

,-
** atuviov
dvai Tftfihùy, ( iv ''"
eorum qui in ténebris sunt, *" eruditorem
insipiéntium. magistrum infânlium. ha-

({
^ .;6> formam sciéntia»

;^
béntein et veritatis in
xui (- lege. Qui ergo alium dores, teipsum
^•

iv '** *0 •»- iVf- non doces qui prsédicas non furandum.


:

'/;
^^ /'
-
furaris
moechéris
^'qui dicis non mœchàndum,
:

: qui abominaris idola, sacri-

V17. 17. nABKG rcll.: El St. nABLT ry. 20. A'


5. ; (. .«1.)
errttnoXatmç. .") (. iiS. rtfn. 21- .V: ôtS. toi frtfov.
ABEKt «ei (a. A»o.o»e.o.). 8 LT• /^ir. mABEî;» U. N'ayant pas In ceux-ci n'ayant |>as
KM'ii: ofri » 9vf.. 13-15. (;KSH: (Ov T^e-

.). L: (-)».). «3. nAHDI.T* (bis)


la loi
V, :
•.

<
t.r<-i- ; roneclence •.
« la
t> qui <«i —
Tt.
al. p. 5. L:
"""'""
U• MABI.T:
5 *")• H
iO JTO.ioir.

(1-
Transp. al. n.
',»:
12..
Xe
11« •

'Il
«la voloiiU^ •.
au»Mi traduire • ce •| en csl :

Cl" diiic^rciii •.
Romains, II, 5-22. 47
. Dofcme (, 1-1). — V Ca-J. Preuve pour te* Juifm (U-IiE, 27J.

5. Tu t'amassa un trésor de colère. La patieuce


^ Cependant, par ta dureté et ton cœur
ï Pet. 3, 9, li. de Dieu (y. 4) fera place au juste jugement de Dieu.
impénitent, tu t'amasses un trésor de Luc 13, î.
Sap. \3, 10.
colère pour le jour de la colère et de } Cor. 10. 13.
Lncil,19,î5.
la manifestation du juste jugement de 1 The•. 1. S.
Soph. ii. 1,
Dieu, " qui rendra à chacun selon ses Dent. 31, 34.
"
Jac 3, 3 4.
T. La vie étemelle est le complément du verbe
; 1,
œuvres : à ceux qui, par la persévé- Act. 17, 31. reddet, y. t>.
Jer. 17, 10.
rance dans les bonnes œuvres, cher- Tit. 3, S.
Cor 3, 8. 1
chent la gloire, l'honneur et Timmor- Gai. 1,6; 6, S.
8. L'esprit de contention, l'esprit de parti. —
CoL 3, »3-îo.
talité, la vie éternelle ^ mais à ceux Hebr. lî,
;
13, 10 .
Vérité... iniquité peuvent être pris dans leur sens
qui ont l'esprit de contention, qui ne 11, 13; î, S3. naturel, ou interprétés dans le sens d'adhésion
1.

1 The». 3. ou d'opposition à l'Évangile. 1,


se rendent pas à la vérité, mais qui 3 The•. 1, U.
Tim. 6, lî. 1

acquiescent à l'iniquité, ce sera la co- Rom.i,îl;lî,


6: 3,5; Ij, 5.
lère et l'indignation. Tribulation et JUu 13, 43.
**

i Cor. 4, î
angoisse à l'àme de tout homme qui i, 10 13, .
;

Jo•. 3, îl.
fait le mal, du Juif d'abord, et puis du IJoa.4.
Eph. i. 9 ;
Grec; '" mais gloire, honneur et paix 4, 7 6, S. ;

Rom. 3, 9.
à quiconque au Juif d'a-
fait le bien, Lnc. lî, 47.
Rom. 1, le.
bord, et ensuite au Grec car Dieu ;
* '
Dent. 10, 17. 11. Dieu ne fait point acception des personnes.
î Par. 19, 7. Saint Paul a en vue ici le jugement 6nal qui fixe
ne fait point acception des person- Job, 31, 19. notre sort, et non la tllstributiondes grâces dans
^^•p. 6, S.
le temps. Dieu ne doit rien à personne et il peut,
nes.
s'il lui plaît, rendre le salut plus facile aux ans
'- Ainsi, quiconque a péché sans la î^ecunduui qu'aux autres.
Jacliciuni. 12. Sans la loi de Moïse.
loi, périra sans la loi, et quiconque a
Eccli. 35, 13.
péché sous la loi sera jugé par la loi: Act. lu, 34.
Col. 3, îi.
*^ [car ce ne sont pas ceux qui écou- Mat. 11, ÎS:
7, îl ; Î2, 16.
tent la loi qui sont justes devant Dieu ;
Marc, lî, 14.
Jac î, 9, *i.
mais ce sont les observateurs de la loi 1 Joa. 3, 7.
Lac. 10, 3i.
14. Font naturellement; c'est-à-dire sans la
qui seront justifiés. *^ En effet, lors- Joa.5,ÎS-Î9.
connaissance de la loi mosaïque, et par la seule
que les gentils, qui n'ont pas la loi,
> Cor. 3, 14,
15. direction de la loi naturelle. —
Les auteurs
Act. 15. îl. païens ont parlé expressément de la loi naturelle.
font naturellement ce qui est selon la J»c. 1. Î3 ; Dans i'Antigone de Sophocle, cette héroïne qui a
S3, ï5.
loi; n'ayant pas la rendu à son frère les devoirs de la sépulture,
sont à eux-
loi, ils Eph. î, 3.
malgré les ordres du roi, répond à celui-ci qui
1 Cor. U, 14.
mêmes la loi :
'"^
montrant ainsi l'œu- Rom. 1, 3î, 19. lui demande s'il connaissait sa défense « Je la
:

Hebr. S, 10. connaissais. Mais une telle loi, ce n'est ni Jupiter


vre de la loi écrite en leurs cœurs, leur Pror. 15, 15. ni la justice qui l'ont promulguée. Les décrets
J Cor. S, 10.
conscience leur rendant témoignag-e, 1 Cor. 4, S. d'un homme ne peuvent prévaloir contre les lois
Rom. 16, Î5. non écrites, œuvre immuable des dieux. Celles-
et leurs pensées s'aecusant et se dé- Uat. 10, «6. \k ne sont ni d'aujourd'hui ni d'hier; elles existent
Gal.1,6, U, lî. de tous les temps •. Le même poète parle aussi
fendant l'une l'autre], ^* au jour où Joa, 5, îî, Î7. dans l'Œdipe roi, • de ces lois émanées des cieux,
Act 10, 4Î
Dieu jugera par Jésus-Christ, selon 17, SI.
;
dont l'Olympe est le père et que jamais on ne
saura abolir >.
mon Evangile, ce qu'il y a de caché 16. .4« jour... Ce verset parait faire suite au
douzième, et les trois précédents semblent n'être
dans les hommes. qu'une parenthèse. C'est pour cela que nous les
'
Mais toi, qui portes le nom de Juif, Judsei avons enfermés dans des crochets ^Glaire). Mon —
*
Evangile, c'est-à-dire l'Évangile que je prêche. —
qui te reposes sur la loi, et te glorifies «pernunl D'à près d'autres, l'Évan^-ile selon saint Luc, le com-
pagnon de saint Paul, que saint Paul considérait
en Dieu, *^ qui connais sa volonté, et comme son Évangile.
qui, instruit par la loi, sais discerner
ce qui est le plus utile, <Mu te flattes î Tim. î, S.
Ap. î, 9; 3.9.
d'être le guide des aveugles, la lu- Uich. 3, 11.
mière de ceux qui sont dans les ténè- U. 58, î.

bres, -" le docteur


des ignorants, le Rom. 3, 19 ;

maître des enfants, ayant la règle de Joa.9, 8, 41. 4.

Bar. 4, 4.
la science et de la vérité dans la loi. Philipp.
10. I,
^* Toi donc qui instruis Mat. 15, 14
les autres, tu Î3,4.
;

ne t'instruis pas toi-même: toi qui Luc. I, 31.


Cor. 3, 1 1.

prêches de ne point dérober, tu dé- Mat. 13, 3.


Pa. 49, 16.
robes " toi qui dis qu'il ne faut pas Jo•. S, 9.
: 22. Tu commets le sacrilège. Ce sacrilège, d'a-
Matt. îl, îl. près quelques interprètes, consistait, pour les
être adultère, tu es adultère ; toi qui Juifs, u dépouiller les temples païens de leurs
BIBLE rOLVGLOTTE. — T. TIU.
i8 Ad Romanos, II, 23 — III, 8.

;**

rat.
1.

^'
I>mra doirmatira (I, 1•). — r

'
iv s&t-eai,
»'
t^iov âi'
;
ihr^émU• mtl Juémom (-, »7>.

xav/ùoM, diù

& --
&tuv
(m'^J,

légium facis *'


qui in loge gloriaris
:

per pra'vuriculionem legis Deum inlio-


noras. '' Nomen enim Dei per vos blas-
phemâtur
est).
inter gentes, eicut scriptun

35
fi: , ^.. iu(fi)ui, iàv " Circumcisio quidam prodesl, si le-

7]' iàv âè geni observes : siautem praevaricutor le-


Tjç, Tj j't'/ovtv. gis sis, circumcisio tua pra'piUiuni
"" huv

&;
; facta est. ^* Si igitur pra>putium jusli-
(fvhiaari, ovyl tias legis custodiat, nonne pra^piitiuiii
tiç ^' illius in circumcisioncm repulâhilur '

'^ Et judicàbit id quod ex natura est

;
r ix t/votioç
TtXovaa, aè did to- prœpittium, legem consi'immans, te, qui

, ,
,, , ^»'
'
''

uvât
^''
] tv
év

iv
-
év
per lilleram
riciUor legis
maniféslo, Juda;us est
manifésto, in
et circumcisionem prana-
es?

carne,
"* Non enim
:

est
ncque quu;
circumcisio
qui in
in
:

&, '
nvèVfiuTi,
ix &6}.
^' sed qui in abscondito, Juda*us est
et circumcisio cordis in spiritu, non lit-
:

^,;
!• /
. negtaaov

d'sov.
'

, ;
*Iovduiov;

^
ini-
tera
ex Deo

per
III.
:

quia crédita sunt


cujus laus non ex hominibus, sed
est.
'
Quid erg<» .implius Juda'-o est"'
aut quœutilitas circumcisionis? 'Multuni
omnem m<»dum. Primum
iliis Quid eloquia Dei.
quidem,
••

' ^ -;
,
& ,^'
él enim si quidam illôrum non credidérunt' ,,

d^eov *
Numquid incredi'ilitas illôrum iidem De
Ksi autem De
i
-
ôt ^toç evacuabit? Absit.

) 9'^
'

;]
êè

, iv
.
vcrax omnis autem Homo mondax, sic
:

scriplum est Ut justifîcéris in sermoni-


: li-

^
iv ' ai jj bus luis, et vincas cum judicaris. ^ Si
aâixta

; ( ({ Otov autem iniquitas nostra jusliliam Dei com n-

' & ^';


"^
.) }
ind
&60

roV
&èov iv tu
,
'
méndat, quid dicémus? Numquid int
quus est Deus. qui infert iram? *-Secu
dum homincm dico Absit: aliuquin qu
modo judicàbit Deus hune mundum? ^ Si
enim v«''ritas Dei in meo mendacio abun
.

1
dàvit in glùriam ipsius, quid adhuc el
(& (/>& vouai; ^

xcU xadtiiç ego tanquam peccàlor jUdicor? "Et noi


), (sicut blasphcmamur. et sicut aiunl qui

. &; cAi^jy dam nos


bona :
dieerc faciûmus ntala ut venia
quorum damnàtio justa est,
1
2. D (pr. m.) (1. rifaaojjç) fvhloajfç.

1. M (pr. m.) X• . 2. (pr. m.)


:

»: (1. ovV.) ov';f. 29. ) (pr. m.) LT-: .—


,••
26.

yiif.
le
H. Ce vcKcl ne
grec :
figure pM entre p«renlhi>se• <1<"^HJ

au verset suivant dan»


^Ml
êoM doute
3. A: ':»{». 4- »: na9intf. nADET»; yi-
ni. 3.
le grec.
Son, ligure

e.Je parlr humainemenl (ieurc au ïcrset prectf^j


«^o«<(. 7. KAP: «. 8. liow. : hi noi^aw^tr. dent dan» le grec. —
Ce monde, (ircc • le moi :
.

ÊÊ
Romains, II, 23 III, — 8. 19
. Dofirme (, -). — fe-J. Preuve pour te» 9-' Juif* (U-Itt, S7J.

idoles, et contracter par leur contact une im-


as en horreur les idoles, tu commets pureté légale: d'après d'autres, à fabriquer et
lesacrilège -^ toi qui te glorifies dans
;
Eoni.î.i7;9.4. vendre, par cupidité, les idoles.
déshonores Dieu par la vio-
la loi. tu .\^%3.
lation Je la loi.
-'•
Car, à cause de
».6,.
vous, le nom de Dieu est blasphémé
parmi les nations, ainsi qu'il est écrit).
2^ A la vérité, la circoncision est o»» »««» ïi. La circoncision est utile. Voir plus loin la
note sur lu, 1.
utile, si tu observes la loi; mais, si tu eio.
Gai. 6, 3.

la violes, ta circoncision devient incir Col. î,


Deut.
1 1.
16
. . 10, ;

concision. donc Imcirconcis ^"•30, .


i6
Si 26. Les préceptes de la loi. Jtistitias legis. par
111•
garde les préceptes de la loi, son m- ^;*•,^.
* • *• ' opposition àjitstitia Dei. En observant la loi na-
turelle le gentil observe les préceptes moraux de
la loi juive, il est donc sur le même pied que le
circoncision ne sera-t-elle pas impu- ^ <,.">• juif, et devient son égal.
tée à circoncision ^' Bien plus, celui ^^\l_ .'
â~. Avec la lettre de la loi mosaïque.
qui, étant naturellement incirconcis, \t,*<-*i'

accomplit la loi, te condamnera, toi


qui, avec la lettre et la circoncision,
es prévaricateur de la loi. Car le "-"'
nom. 7, 6;

Juif n'est pas celui qui le paraît au Eph.'s!ii.

dehors; ni la circoncision, celle qui ei.44, 7, s.'

se à l'extérieur sur la chair;


voit jo». s, ?.'

*' mais le Juif est celui qui Test inté- oeat. 9,' le. 29. La circoncision est celle du cœur. « Circum-
cisionem cordis, dicft Aposlolus, puram scilicet
rieurement, et la circoncision est celle coi'. j, \i.
ab omni illicita concupiscentia voluntatem, quod
du cœur, faite en esprit et non selon non fit littera doceoti et minante, sed Spiritu ad-
juvante et sanante ». Saint .Augustin, De Sp. et
la lettre; et ce Juif tire sa louange Litt., viii.

non des hommes, mais de Dieu


III. 1. De quoi sert la circoncision? Beaucoup.
III. ^ Ouest-cedoncquele Juifade circumci-
Pour les Juifs, la circoncision, d'après saint Au-
plus? ou de quoi sert la circoncision? pra-»tan. gustin et saint Thomas, était un remède au péché
d'origine et une marque extérieure établie de
•*
Beaucoup, de toute manière. Fre- Rom. î, s.î; Dieu, pour distinguer son peuple de la plupart
"'
mièrement, parce que c'est aux Juifs ro^s», des nations infidèles et réprouvées. Saint Paul se
contente d'indiquer ici un des principaux privi-
que les oracles de Dieu ont été con- Hebr.'i,
?' lèges des Juifs sur les païens, c'est que Dieu leur
^ car qu'importe
a confié le dépôt des Écritures.
fiés ; si quelques- °lom. "n, f' 3. La fidélité de Dieu aux promesses qu'il leur
uns d'entre eux n'ont pas cru? Leur Hebr."iu/î3.
avait faites que, par eux, toutes les nations se-
raient bénies.
infidélité rendra-t-elle vaine la fidé- wl'.t 4. Menteur, sujet à manquera ses promesses.

lité de Dieu? Non, sans doute. ^Dieu^Lic.'îo'"'


est vrai, mais tout homme, menteur; J^'tlti.
selon qu'il est écrit « Afin que vous "' 3.'
: ^j^b,
soyez reconnu fidèle dans vos paro-
les, et victorieux quand on vous juge »
^ Que si notre iniquité relève la jus- Kom.9, i4j

tice de Dieu, que dirons-nous? Dieu


n'est-il pas injuste d'envoyer sa co-
6. Je parle humainement, je traduis l'idée que
lère?* Je parle humainement). Point
c°"|•/?• se font les hommes qui n'ont pour guide que les
du Autrement comment Dieu icof-».
tout. lumières de la raison. »•

jugera-t-il ce monde? ' Car si, ipar î"•"•,!•"- 7. La vérité de Dieu. Sa fidélité à tenir ses pro-
* " Gen. IS, Î3.
.
messes de salut, t. 4. '

mon infidélité, la vérité de Dieu a^»;^*•*


Act.27, 31.
. 1 , , , .
éclate davantage pour sa gloire, pour-
quoi suis-je encore jugé comme pé-
cheur? 8 Et pourquoi ne ferons-nous ^<""•^'•»•'^ 8. Ceux-là. ceux qui s'autoriseraient de la
1 -.1 1
Pet. 16. bonté de Dieu pour se permettre de faire le mal
.
3,
pas le mal pour qu il en arrive du impunément.
bien conformément au blasphème
qu'on nous impute, et à ce que quel-
ques-uns nous font dire) ? La con-
damnation de ceux-là est juste.
20 Ad Romanos, III, 9-27.
• Par• 4|•• (, 1•). — •« fm-J. Pru^mtim m* JtUÊmmm €ii-iH, 97j.

"''
nQOfinaaufttt^a
v<f'
*{ Te xal
èlvui'
" Quiil erjçoV prœcéllimus eosV Ne-
qunquam. Causali cnim somus, Juda'os
et Gnecos onines sub peccato esse,

^
"*Koii^iuç

,^'
otdi

- , *'

"'
ovx iariy ô avfuôr, ovx tartv
&tov
tort

i^xhyav,
•" sicut scriptum est

tus qui.squam '•


Quia non est jus-
non est intélligens,
:

non est rcquirens Deuni. '' Omnes decli-


:

^' '
ovx tan navérunt, simul inutiles facti sunt non
' :

)' »'
XtiçvY%
koç tyoç.

ilaniôun•
" est qui fâciat
unum. " Sepiilchrum patène
eorum, linguis
honum, non

suis dolose
est usque ad
est guttur
agébanl.

,. ,
?(<»', *^ »• ro xai Venénum uspidum sub làbiis eorum.
''|« noêeç '^ Quorum 08 malcdictione,
et amaritu-
ixytai *' dine plénum est. " Velùces pedes eorum

9^ «.' &€
*'
ir xai ad elTundéndum sanguincm. **^ Conlritio
» eyviuaav. *• Ovx et infelicitas in vus eorum
pacis non cognovérunt
' viam
'"
: .

dnivavTi TtZv : non est limor

,
^
Dei anle oculus eorum.
*• ât, Scimus autem quôniam quœcum-
*•

'/ XmL•!, ira xat que lex loquitur, iis qui in lege sunt lo-

/«| ' &6. quilur ut omne os obstruatur, et siibdi-

.
:

^^ tus omnis mundus Deo '" quia ex


fiât :

,, ,,
Sut opéribus legis non juslificàbilur omnis
caro coram illo. Per Icgem enim cognitio
peceàti.
'* ât ôixaiooi n, JtuL '* Nunc autem sine lege juslitia Dei
manifestata est : testiOcéta a lege et pro-
'^ phétis." Justilia autem Dei per fidem

'
ât d'tov
âtù Jesu Christi, in omnes et super omnes
xai tni " qui credunt in eum : non enim est dis-
tinclio. 'Omnes enim peccavérunt, et
xai ^, egcnt gloria Dei.

"
^*

^ ,^ ,iv
^
tv

âtù
, âiù
'^

sius, per
Justificâti
gratis per grâtiam ip-
redemplionem qua^estin Christo
Jesu, -^ quem proposuit Deus propitia-
tiùnem per fidem in sanguine ipsius,
ad oslensionem justilia• suœ, propter
'^*
riy reniissionem pra'cedéntium delictùrum.

, '• in sustentatione Dei, ad oslensionem

;
^eov, êréeil^v
iv tu; tïvai justilia» rjus in lioc témpore : ut sit ipse

. xai ix - justus, et juslificans eum qui est ex fide

09'
*'

âid noiov ;
. ;, oiv i^xXti-
-
Jesu Christi.
tua? Exclusa est. l*er
'"
Ubi est ergo gioriâtiaj
quam Icgem? Fac-

»
âiù torum? Non : sed per legem fidei.

9. Venema. : ; Valek. : Ti Sr ^••• ' J.•. 22. BL* ). ol m. hn\ nirt. 25. D (pi
ftt»m\ 11. ABL• (pr.) i.
(H: evr«ir). B[L]• (ail.) i. 12.
LT: ovrittv [rormacH
: m.) NFLT*(pr.) T^ç. 20. KABCLTf ni" (p. ^^
n'x^9. kDETH (â. »•^0 •. U.
(pr. m.)
BÎL]t (p• •'•)
. En lui n'eut
«6. Jttvt-Chriit.
pM dtns
Grec
le grec.
: • i^tu» >.
Romains, III, 9-27. 21
. Doirme (, 1-.\). — 9" Ca-J. Rreuve pour tem Juif» CiM-Itly 167),

9. Tous sotis le péché. C'est-à-dire que ni Jul fs,


^ Quoi donc? Sommes-nous au- Ij'niverHi
ni Gentils ne peuvent se sauver par leurs seules
sub
dessus deux? Nullement. Car nous pecculo. forces, ni arriver u la justilication, sans la grâce
de la foi.
avons convaincu les Juifs et les Grecs Rom. 1,2;11,7,
iO. Pas un seul n'est juste. L'Apôtre ne prétend
32.
d'être tous sous le péché, *" selon Gai. 3, îî. pas que nul sur la terre n'est sur la voie du salut,
Rom. 7, U,Î3. mais il adlrme que personne n'est juste naturelle-
qu'il est écrit :Pas un seul nest
« Pi. 13, 1-3.
ment, c'est-à-dire en vertu de la loi naturelle ou
juste; *• il com-
n'y a personne qui de la loi écrite.
H. Qui comprenne les choses saintes, qui ait
prenne, il n'y a personne qui cher- du goût et du sentiment pour le bien; reproche
que Jésus-Christ adressait à saint Pierre lui-même,
che Dieu. '^ Tous ont décliné, tous Matthieu, .xvi. âS (Glaire).
sont devenus inutiles il n'en est pas ;

qui fasse le bien, il n'en est pas même


13. Leur gosier est un sépulcre. Voir la note sur
un seul. '^ Leur gosier est un sépul- Pi. 5, 11 Psaume v, H. ;

139, \.
cre ouvert, leur langue un instru-
ment de fraude un venin d'aspic est
;

sous leurs lèvres; '^ leur bouche est Pi. 9, 7 13, 3. ;

remplie de malédiction et d'amer-


tume *^ leurs pieds sont vites pour I». 59, 7-S.
;

Prov. 1, 16. 10. La destruction et le malheur. Voir la note


répandre le sang; '^ la destruction sur Psaume ix, 8.
et le malheur sont dans leurs voies,
'^ et la voie de la paix, ils ne l'ont Lac. I, 79.

pas connue; ^'la crainte de Dieu n'est


pas devant leurs yeux »
Or nous savons que tout ce que pecc BlUlU.
^'•* lefre

dit la loi, elle le dit à ceux qui sont Pi. 35, 1.


Joa. 10, 34 ;

sous la loi de sorte que toute bou- 13,34 ;l.'>,îâ.


;
1 Cor. 14, 21
che soit fermée, et que tout le monde
20. <// chair. L'Écriture emploie souvent le
devienne soumis à Dieu -" parce GaL ï, 16.
mot chair pour désigner l'homme. — Par les œu-
:
Hoin.3,4;7. 7
que nulle chair ne sera justifiée devant Joa. 3, 6. vres de la loi, ou les observances légales ces ;

signes figuratifs servaient à entretenir la foi des


lui par les œuvres de la loi. Car, Juifs et a exciter leur pieté. Mais ils n'avaient
pas la force de les justiûer par eux-mêmes. Ja-
par la loi, on n'a que la connaissance mais, même sous la loi, on n'a pu arriver à la
du péché. justice sans la foi, une foi au moins implicite
Ex flde au Rédempteur.
2'Tandis que maintenant, sans la jusliliit.
loi,lajustice de Dieu a été manifestée, Kom. 6 4, ;

17; lu, 11; 1,


étant confirmée par le témoignage 16, «6.
Act. lu, 43
de la loi et des prophètes 22 or la SS, Ï3. ;
â. Lajustice de Dieu. La justiGcatioD,Ie salut.
2 Cor. 5, il,
;
Voir plus haut la note sur i, 16.
justice de Dieu par la foi en Jésus- GaL 20 2, ;

3, 2S.
Christ est pour tous ceux et sur tous Joa. 16 I,
;

1, 16, 36. 3,
ceux qui croient en lui car il n'y a Tim. 4. ;
1 I,
2 Cor. 14 7,
point de distinction ^^ parce que ;
24; 11, 7. S,
j

Hebr. lî,5j 9,
tous ont péché et ont besoin de la 16. 4,
Hat. 2U, 2S.
gloire de Dieu.
^' 24-36. Dans ces trois versets saint Paul exprime
Etant justifiés gratuitement par Ifraliam en peu de mots la notion complète de la vraie
sa grâce, par la rédemption qui est Kedeinp- justice il dit sa cause première, qui est la di-
:
loris.
vine miséricorde, t. 24; sa cause méritoire,
dans le Christ Jésus, ^"^ que Dieu a Cor. 6. 20. 1
qui est le sacrifice du Sauveur, f. 24-23; sa cause
Sph. 2, S.
établi propitiation instrumentale, qui est la foi en Jésus-Christ et
en son par la foi Col. I, 13.
l'union à son Esprit, v. 25; sa cause finale, qui
TU. 3, 5.
sang, pour montrer sa justice par la Eom. 3, 5 ;
est la gloire de uieu et la manifestation de sa
8, 3. sainteté, V. 25, 26.
rémission des péchés précédents, Act. 17, 30.
1 Joa. 3, 2
'* que Dieu a ;

supportés, pour mon- 4, lu ; 1, 9.


Hebr. 1, I.
trer sa justice en ce temps, afin qu'il Rom. 2, 4.
Sap. II, 23.
soit juste lui-même, et qu'il justifie Gai. 2, 12.
Col. 11. 4,
celui qui a la foi en Jésus-Christ.
^"
Où est donc le sujet de ta gloire? 4, 2:3, 31;
Rom. 2, 17,23;
27. La loi de la foi, qui est commune aux Gen-
Il est exclu. Par quelle loi? Des œu- 5, 2.
tils et aux Juifs.
Joa. 6, 29.
vres? Non, mais par la loi de la foi.
22 Ad Romanos, III, 28 — IV, 12.
I. Par» doffnallea (I, 1•). — C»>J. fVepMftto €Uif 9ë^ti» ••

'* niam '* huminem

;
y^o^^^f^e^a ovr ântatova9iu Arbitràmureniinjastirican
uv&Çfonoy vtntov. ***H per fidem sine opéribus leg^is,".\n Ju-
âaituy i^toç oîyi ât xui id^nùv; daiorum Deustanlum? nonne etgéntiumy
Nai Mai i^ôv. '" *EnthtQ tîç 9(, Immo et géntium : '" quoniam quidem
âtxat(uaH nfçi tx Tilareotç xut «- unus est Deus, qui justificatcircumcisio-
xffOjivariuv âiù TtjÇ itlortoiç. " ovv nem ex fide, et prapulium pcr iidenn.

' (
dXXù
'
;
IV• 7Y

^, ,
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ioTiofisy.

ot»' tQoiftsv

xaut
niaxtutç;

'
yivuTo'

El jttp
^'Legem ergo dcstrûimus per fidem?
Absit
I¥.
sed Icgcm statiiimus.
:

Quid crgo dicémus invenisse


'

Abraham patrem nostrum sccûndum

' ' <


iJyét;
iXoyioifr; nvriy
&&.
ai
^'-.
^
tyti

^«»7, «/
carnemy ' Si enim Abraham ex opéri-
bus justiiicatus est, habct gloriam, sed
non apud Deum. ^Quid enim dicit scrip-
lurai' (Irédidit Abraham Deo : et re[)U-

âè
*

,
, ât

. &&,'^
^(^otv à utaifoçov

^, ^
'' ât tnt

xai
'

-
-
tâtum est illi

Ei autom qui operâtur. merces non


*

imput^Uur sccûndum gratiam, sed seci'm-


dum débitum. ' Ei vero qui non operâtur,
credénti aulem in
adjustitiam.

eum qui jusliiicat im-


pium, rcputâlur (ides ejus ad justiliam

^3(() seci'indum propôsitum gràtiœ Dei. • Si-

^
''

.
Mai ' ((^
,

,
(t>»' àiftitr^aav
al
ai
cut et David dicit beatitiïdinem hominis,
cui Deus accépto fcrt justiliam sine opé-
ribus ' Beati quorum remissae sunt
:

;
* iniquitiites, et quorum tecta suntpeccâta,

-
•*
Bcutus vir cui non imputâvit Dnminris

,
,

^
.,&;&; - xai ini
pcccâtum.
• Bcatitûdo ergo hii'c in cirtuiinisituie

tantum manet, an étiam in prjepulio?

^, ' iv .
*'*
'^4 ]
Otx
-
Dicimus enim quia reputâtaest Abrahte
lides ad justiliam. *"Qunmodo ergo re-
put^ita est? in circumcisiône, an in prae-
pùtio ? Ni)n in circumcisiône, sed in'

,
prœputio.

I
'/&
^*
*'

xai
' , rj «-

(fixwootVi;»',

otx -
" Et signum accépit circumcisionis,
signâcuhim
pra'piUio :

ttum per prœputium, ut reputétur et


illis ad justitiam
justiti.T
ut sit

'^ et sit pater circum-

cisionis, non lis tantum qui sunt ex cir-


:
quœ est in
fidci
pater omnium credén- ^_
fl

28. GKSLTII: yaf


««. MABCDET: \ : J•*. .
{l.V: ftivov,).
8.
9. nBT»^^I
(}*t. 1.1.
•.
la.i . 1. ^) oC.

30.
31.
L
ABCLT:
M m.) <:.:
(pr.
tlntf.
ttnayo^tr.
T*: eiîf. '^/if• T. nfo:%aiOfa m. .; (.: (
H. LT•
12. lUno. :
(ait.) «. l)
». (JBix.
(pr. m.)

«1
toîj).
*

EDS: rfi niet,,

9 :
1. (ii.Tiif*• Tjî.

ifi/itr; S.: ir ;). 2. kABCLT* lor (Al.: e-U' «7).


4. kABCDKT• to. 5. 1) (pr. III.) ,>^. IV. d. S«ioH U drcret de la grdce de Dieu o'e
. DEF: (. ma9Jn.) et add. (a. ^aft.) i. dans le grec
Romains, III, 28 — IV, 12. 23
. Dofirme (, 1-.\). — «" Î6'J. Ih-opomMon (ili, S8-3ÎJ.

^* Car nous reconnaissons que bS « b) La foi moyen unique de salut,


Iji) Proposition, III, 28,31.
III, iH-W .

rhomme est justifié par la foi, sans emcimur.


2>i. La foi qui justifie riiorame n'est pas une
les œuvres de la loi. -* Dieu est-il ko^.sIïu'; assurance présomptueuse d'être jusliGé, mais
le Dieu des Juifs seulement? Xe j^tlu. une ferme et vive croyance de tout ce que Dieu
a révélé ou promis; uiie loi agissant par la charité
l'est-il pas aussi des gentils? Oui, ^"^V'*' en Jcsus-Clirist; enûn une foi accompagnée d'es-
pérance, d'amour, de repentir et de l'usage des
certes, des gentils aussi; ^^ puisqu'il jj^^V^^'.'le. sacrements (Glaire). —
Sans les ceuvres de la loi.
« Quomodo autem justificatur homo per fidem sine
n'y a qu'un seul Dieu qui justifie les [tl'ilu:
operibus legis ? Attendue. Credidit allquis: per-
circoncis par la foi, et les incirconcis z^'h^v^;'• cepit fidei sacramenta in lecto, et mortuus est.
Defuit illi operandi terapus. Quid dicimus? Plane
parla foi. ^' Nous détruisons donc la^<"»-».'»^*•
dicimus justilicatum, credentem in eum qui jus-
loi par la foi ? Loin de là car nous tificat implum >. Saint Augustin, Serm. ii, 9.
:
^""vfij/^
31. -Vous établissons la loi. « Lex statuitur per
établissons la loi. fidem, quia lidesimpetrat gratiam qua le\ implea-
tur •. Saint Augustin, De Sp. et Litt.. xxs.
La foi établit la loi, aussi parce que la loi elle-
) Ex ade même porte la nécessilé de la foi, comme il va
IV. Quel avantage dirons-nous bAbraham
'

être démontré au chapitre suivant.


JUNIUK,
donc qu'Abraham, notre père, a eu Gai. 3, 5, ;
6-) Preuve d'Abraham justifié par la foi. IV.
selon la chair? - Car si Abraham a été Rom. 13. ÎO, 4,
3.
IV. 2. Abraham ne pouvait
être justifié par ses
justifié par les œuvres, il a de quoi 31. 27
Phil
: ï.
3, 3.
ÎS.
propres forces, sans la grâce de Dieu et îa foi
se glorifier, mais non devant Dieu. Jac. î, îl, 23.
Cor. 1, 31 ; 3,
au Messie. Les œuvres purement naturelles pou-
1
vaient le faire louer des hommes, mais n'avaient
' En eiTet, que dit l'Ecriture ? « Abra- 21:4,7: 6, 15.
point la valeur nécessaire pour le rendre juste
2 Cor. 7, 17.
aux yeux de Dieu (Glaire).
ham crut à Dieu, et ce lui fut imputé Eph. î, 9.
3. Abraham crut à Dieu. Il s'agit ici sans doute
à justice ». de la naissance d'Isaac et non de la venue du
Messie, mais on doit remarquer qu'Isaac n'était
* Or à celui non ex
qui travaille, le sa- operibus. pas seulement un ancêtre, mais une des figures
frappantes du Messie, et que, par conséquent,
laire n'est point imputé comme une dans l'esprit d'Abraham, la naissance du premier
Gen. 1.% fi.

grâce, mais comme une dette. Au El. 14, 31. était le gage le plus certain de l'avènement du se-
••

M«ch. I, 52. cond. 1

contraire, à celui qui ne fait pas les Pt. 105, 31. A celui qui ne fait pas les œuvres... Dans .">.

Dent. 23, 21
l'esprit de saint Paul, l'acte intérieur de foi qui;

œuvres, mais qui croit en celui qui 24,


précède
l.i.
la justification n'est pas le principe ou
Rom. 11, 6.
justifie l'impie, sa foi est imputée à Mat. îO, 7, 14. la cause méritoire de la gnice, mais il n'est même
Rom. 3, 2S pas un acte ou une œuvre d'aucune sorte. Croire,
;

justice, selon le décret de la grâce 4,6. 13, 24. c'est recevoir plutôt que donner et produire.
Act. 9, 42 :

de Dieu. * C'est ainsi que David ap- 11, 17; 16,31;


2Î, 19.
pelle heureux l'homme à qui Dieu Rom. 3, 25.
Pe. 31, 1.
impute la justice sans les œuvres Mat. 9, 2 II, : ;

31-3».
"
« Bienheureux ceux dont les ini- Lnc. 5, 20 ;
7. Couverts: c'est-à-dire qui ne paraissent plus
7, 47, 4S. parce qu'ils n'existent plus, ayant été détruits
quités ont été remises, et dont les Jac. 5, 15. parla justice et l'innocence obtenues par la foi
1 Joa. 1, 9 ;
(Glaire).
péchés ont été couverts. * Bienheu- S, 12.
8. -1 qui le Seigneur n'a pas imputé de péché;
reux l'homme à qui le Seigneur n'a c'est-à-dire à qui il a pardonné les péchés (Glaire).

pas imputé de péché ».


^ Or cette béatitude est-elle seule- Ao(e
circuuici• !>. La foi dWbraham lui a été imputée à justice.
ment pour les circoncis V N'est-elle sioneoi. La justification est donc absolument gratuite, au-
pas aussi pour les incirconcis ? Car cun acte naturel ne donne droit à l'obtenir.
Rom. 3, 29.
nous venons de dire que la foi d'A-
Rom.
braham lui a été imputée à justice. Geo. 15, 6
4, 3.

;
17, 10-11.
"'Quand donc lui a-t-elle été imputée? CoU î, 13.
Gai. 3, 7.
Est-ce après la circoncision, ou avant 1 Cor. 9, î.

Joa. 3, 33 ;
la circoncision? Ce n'est point après S, 39.
Mat.
la circoncision, mais avant la circon- Lnc.
3, 9.
3, S.

cision.
" Il ne reçut la marque de la Ipsa f«içna- il. Jl ne reçut la marque de la circoncision que
culum comme sceau de la justice. La circoncision n'a pas
circoncision que comme sceau de la été la cause de la justice, mais la marque de la foi.
justice qu'il avait déjà acquise par \braham n'a pas mérité le salut pour avoir été
circoncis, mais il a été circoncis comme gage du
la foi, étant encore incirconcis, et salut qu'il avait obtenu déjà. —
Pour être le père
de tous les croyants incirconcis; c'est-à-dire de
pour être le père de tous les croyants ceux qui en s'associant à sa foi, doivent participer
incirconcis, afin que la foi leur fût
comme lui à la vie divine, être réellement jus-
tifiés et devenir les enfants de Dieu.
aussi imputée à justice, *'-
et pour
être père de la circoncision, non seu-
24 Ad Romanos, IV, 13 — V, 1.
I.

év
akht xcù toTç
TJj
/
Paru doina«tlem <l, 1•). — 9* fh'J. Aèrmlmm «w 0dÊe Jumtu» iiVy»

niartioç
cumcisiônc, sed et
ligia fidei,
iis qui sectàntur ves•
quaj est in praDpûlio patris

* . ,,
"
*^4.

tïvai
Inu^ytXia
^-
Ttîi

dVui
nostri
*'
Abrahœ.
Non cnim per legom promissio
Abrahae, aut sémini ejus, ut hères esset
mundi sed per juslitiam fidei. '* Si

, »,
:

âià * *
Ei enim qui ex lege, Iierédes sunt : exina-

.
nitaest iides, abolila est promissio.
Lex *'

, ^'
xextvwTUi xui
] inuyytUw " enim iram operatar. Ubi enim non est
« -- lex, nec pra'varic.itio. '" Ideo ex

, , ,
ot'X iide, ut
ovât ** ^ut ix .seciindum grutiam firma sit promissio
tvu sic omni sémini, non ei qui ex lege est solum,

',, 7] Ttô

xui '
sed et
pater
ei

est
qui ex
omnium
fide
nostrum '' (sicut
est Abralise, qui

,& )"
,' 9 ,'
scriptum est : Quia patrem mulU'trum gén-
^''
(})^ tium posui te , ante Deum, cui crédidit,
qui vivificat murtuos, et vocat ea quœ
non sunt, tanquam ea qua? sunt :
"* qui
xui ' contra spem in spem crédidit, ut fieret
*"
&
-
' pater mulUirum géntium, secundum

^ ysvia&tu quod dictum est ei : Sic erit semen


taum.
,*
,-
,
^
*•

,
^ &, - ^^,
tj

"^^
xui
*' Et non infirmalus est
siderâvit corpus
jam fere centum
emortuam vulvam
suum emortuum, cum
esset annurum.
fide,

et
Sara•. '" In repromis-
nec con-

&
,
, !3-
^ &,
.
,
' ^«
. •" xui
rjj

xui
sione étiam Dei non lupsitàvit diiTidén-
tia,

riam Dec
cumque
"
sed confortâtus est
:
^' plenissime sciens quia
promisit, potens est et fàcere. ^_,
fide, dans glo-
quœ-

}&
"^/0 xai Ideo et reputâtuni est illi ad justiliam. fl

,
'^

, ="
'
'
^' Non autem scriptum tantum
est

, ^^
propteripsum, quia reputatum est illi ad
juslitiam '* sed et propter nos, quibas
:

rjniôr - reputabitur credéntibus in eum qui


'" suscilàvit Jesum Christum Dominum

. xai Dostrum a mortuis


propter delicta
:

nostra,
'^ qui trâditus est;
resurréxit'

/&^3
et
propter justiticationein nostram.
\• ix ¥. Justificâli ergo ex fide, pacem.j
'

habeamus ad Deum per Dominum nos- I


21. ET•* Cpr.) «ai.
13.
15.
17.
18.
19.
mAHCDET•
(pr.
Mang.
m.) ABCLT:
:tit ina.
)(). m.)FT«K:
ABCLT" •.[LIT•
TÎ(a. môa^.).

V.
.
W'''*
22. B[L]*«e»
1.

17.
étaient
Commf
•.
(pr. m.)

celte»
(pr. m.) ACDESI.: '/«^«r,
qui tont. Grec : • comme •
i
elles

20. •. \%.
O.
Ce qui lui fut
juatice est ixs
dit. Grer
dans
: • ce qui fui dit
le grec.

II
Romains, IV, 13 V, 1. — 25
. Oofnne (, 1-). — f f»U. Abraham Ju»tiflé par ta foi (iV).

lement des circoncis, mais aussi de


ceux qui suivent les traces de la foi
qui était en notre père Abraham, en-
core incirconcis.
'3 Car ce n'est pas en vertu de la •'^™''

loi qu'a été faite à Abraham ou à sa "p^;"'*


postérité la promesse davoir le mon- ce^ ir, i;
de pour héritage, mais c'est en vertUG.i.'â; le,»;
14. Ceux qui ont reçu la loi de Moïse, c'est-à-
de la iustice de la foi. ^^ Etsi ceux qui Eccli.
Hom'V s.
44. a.
dire les Juifs.— La promesse est abolie. S>i les pro-
ont reçu la loi sont héritiers, la foi icoV. ,; messes faites à Ahrabamavaienteupour condition
l'observation exacte de la loi du Sinaï. cette pro-
devient vaine, et la promesse est abo- cai. i, is, n. messe ne se serait jamais réalisée, puisque cette
loi n'a j.tmais été fidèlement observée.
lie; *"' attendu que la loi opère la Eom. 3. m; 15. Laloi opère la colère. loi a pour résultat
le châtiment, non la grâce et le salut. En droit,
colère: car où il n'v a point de loi, ii,'iï;s,'î5!»
*
.• Cor. 15, 5 quiconque viole une loi encourt la peine attachée
., ,
'
, . ' • 1
" "
il Y a point de prévarication. Oal. -
3. 1». à sa transÎ;ression. En fait, ceui qui sont soumis
*^ Ainsi c'est à la foi qu'est attachée 6al. 3, -. à la loi mosaïque l'ont violée ou l'enfreignent
Gai. 3, », 14. plus ou moins.
Kom. iti. Le père de nous tous. Voir la note sur
la promesse, afin qu'elle soit gra- 4, y. 11.
1 1 :

3, Î9.

tuite et assurée à toute la postérité


d'Abraham, non seulement à celle
qui a reçu la loi, mais encore à celle
qui suit la foi d'Abraham, qui est le
17-18. Abraham espéra contre l'espérance même,
père de nous tous, '^ (selon qu'il est ^^/'/;% parce qu'il eut foi en des promesses auxquelles
il ne devait pouvoir se fler, à supposer qu'il ne
écrit « Je t'ai établi père d'une mul- •''^•^•.*•;
:
se rapportait qu'aux lumières naturelles.
titude de nations), devant Dieu à qui ^*'*jg'^ '*
il a cru. qui vivifie les morts, et ap h. 48, 13.

pelle les choses qui ne sont pas


comme celles qui sont ** qui, ayant
;
fc« V'io'
espéré contre l'espérance même, a Gen. Tit.
,S 1,

cm qu'il deviendrait le père d'un , 17.


;

grand nombre de nations, selon ce


qui lui fut dit : « Ainsi sera ta pos-
térité ».
^' Et sa ne faiblit pas. et il ne '"'Tdê.f"* 19. Sara avait 90 ans quand elle devint mère
foi
considéra ni son corps éteint, puis-
qu'il avait déjà environ cent ans, ni ^,^-:
,. d'Isaac.

l'impuissance de Sara. 2« H n'hésita ^j^. V,'"'


point, en défiance de la promesse de j^ \•^:
Dieu; mais il se fortifia par la foi. L't'iîf'w.
rendant gloire à Dieu,^» pleinement p1°-,u;3^-
assuré que tout ce qu'il a promis, il Luc.Is. 59, 1.

Kom. 4, 3
37. I,
22. Ce lui fut même imputé à justice. Voir la
est puissant pour le faire. ^* Voilà 14, 5 ; 1.1
;
note sur j. 9.

pourquoi ce lui fut même imputé à °*° '*• ^


justice
Orce n'est pas pour lui seul ipsi eum . 4i. Si nous croyons sans préjudice des œuvres
qui sont la conséquence nécessaire de la foi et
qu'il est écrit que ce lui fut imputé *?"
de la charité qui en découle. On ne saurait en
effet se maintenir en état de grâce sans l'observa-
à justice; -• mais pour nous aussi, à i^^^j.i*; tion des commandements et la pratique des ver-
tus.
qui il sera imputé de même, si nous "i"";^•^;^'• .
Livré pour nos péchés. ..ressuscité pour notre
La destruction du péché et l'infusion
croyons en celui qui a ressuscité lc^;\C\'i. justificatimi.
de la gnïce se font en même temps en notre àme
d'entre les morts Jésus-Christ Notre- ^'',«; et en vertu du même acte rédempteur du Christ
qui comprend et sa mort et sa résurrection saint
Seigneur, ^s qui a été livré pour nos ,cor%!Îi,îi. Paul n'établit cette distinction entre la mort et la
;

résurrection de Jésus-Christ que pour mieus mar-


••"'•
péchés, et qui est ressuscité pour ï""• '
quer les rapports qui existent entre la vie du chré-
notre justification. ^^ex tien et celle de Îfoire-Seigneur ou ses divers mys-
tères.
V. Étant donc justifiés par la foi, ti^ô'J^x".
*

63) Incorporation des chrétiens


nous avons la paix avec Dieu par «fi^. ^.S'i'. à Jésus-Christ, V.
26 Ad RomanoB, V, 2-15.

^
, I.

ta/TjXuntv
Paru docmatlra (I, 1-). — r fé^J. Jmmti CMHmtm tneiMrpwrmH fV},
''
rjj niarft sic //içtv
'• truraJesum (^hristum
habémus nccéssum pcr
:
^

lidcin in
per quem
^ratiam
el

,
tv tartjxttfiiv, xtù t& a /' istum, in qua sUimus, et f^lori:iiriur in

éXnioi
f]

^ spe glorifie filiurum Dei.

^,
&sov,

. ,/,
^ dt, md ^ Non solum autem, sed et {;Ioriamui•
&(, ttêÛTf viïouovtjv in tribulationilms : sciénles (juod tri-

*
{ bulâtio patient iam oponUur patiéntia
^
âè ât :

r;

. & Sid
iXniâa, ""^

^tov ixxiy vtui


âè autem probalionem, probàlio vero spem
^ spes auteni non confundit, quia

ritas
ché-
Dei diffusa est in cordibus nos-
:

9
tris par Spirilum sanctum, qui datas est
nobis.
*
Ut quid enim Christus, cum adhue
^

''
2
t*.if dni&ave. infirmi essémus, secundum tempus pro
âixniov ùno9avt7rui' impiis morluus est? ' Vix enim pro jus-

&. dyatfov te quis moritur: nam pro liono fûrsilan


audeat mori. " (>omméndat auleni

&
" &è eavrov quis

&, charitâtem siiam Deus in nobis: quo-

* ^^ ;&.> (7•
niam cum adhac peccatores essémus,
secundum tempus, ' Christus pro nobis

.d / ' mortuus multo igitur magis nunc


est
sanguine ipsius, saivi érimus
juslificali in
:

'"

'
&-,Ei
&4» âid
ab ira per ipeum.
'" Si enim cum inimici essémus, re-

conciliàti sumus Deo per mortem Filii

' ejus multo magis reconciliâti, saIvi éri-

,&'
:

& , Ttj ' '


? mus invita ipsius. " Non solum aut^m :

dXXd xui iv Tut ^«/»7 ôid sed et glorii'tmur in Deo per Dominum
' nostrum Jesum (ihristum, per quem

** /Jid ,' :{.&, nunc reconciliationem accépimus.

" Proptérea sicut per unum hominem

. & ^,
&, peccatum in hune mundum intrâvit, el

9^ per peccatum mors, et ita in omnes liô-


mines mors pertninsiit, in quo omnes

^& '' -
if/'

*^^^4/ peccavérunt. *^ Usque ad legem <^nina|


- peccatum erat in mundo peccjttum""' :

"' autem non impulabâtur, cum lex non

' ^.
dno

, \/(, ; tan
esset. '* Sed regnâvit mors ab Adam
usque ad Moysen étiam in eos qui non
peccavérunt in similitudinem pntvari-

'
calionis (!.'. qui est forma futriri.

ncd
!*'
;- num
'•'
Sed non siout deliclum, ita
si enim untus delicto multi
:
et
m«irt
do
I
BDELT•• TJ
2.
FX
0. £?< Il yop l\V.
(;L(î<BC^'Xl
:

.;.>.v hi\Fntisch.
..
. 7.
: "H
Ei
ri
).
y.
.) 14. Noiuluiti •
— ;.

/'»;
/'>e*-

Xf. àa9. h, V. i. Ite» enfant* n'est lia» dans le ^nv.


7• .: (/"" '(?»«»•). M i\M'. m : uôyit- a l.i' Rrt'l* n'a i>:i<i iim• liiiiriiiir Iirru
.-
,

8. DKFT': 96 tiç ç>a. » •>.


pi'ClKiirs. 1(
:

11 B• Xf. plu.H «loiir. jun;.Î.• - .•.«•il.. •«... .,.


12. DEtT': «i T. »0... I , l : nous délivres par lui de la (*«)icre r •
Romains, V, 2-15. 27
. Doipne (* 1-). — *° i»^J• Imeorporation dem chrétien» JéMUM-ChHmt (Vj.

Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2 par^^coÎfitis.' V. S. La gloire des enfants de Dieu, le salut.


Col. ÎO. I,
qui aussi nous avons accès par la EocU. 9, I.

foi à cette grâce en laquelle nous e^S^Wui's.


sommes établis, et nous nous glori- "''"i/f/"'
fions dans l'espérance de la gloire des ^^^^ % s'-
en fants de Dieu. LV5' ii
='Mais outre cela, nous nous glori- !*""**
fions encore dans les tribulations, sa- sconhfsbjî,
chant que la tribulation produit la Vib^/iN''
patience; Ma patience, Tépreuve et
-^" *;*,•„'•*=
:

or l'espé- p^^\*Î9-3^o;
^ 4. L'épreuve dans son sens étymologique l'assu-
l'épreuve, l'espérance: :

rance de notre confiance en Dieu.


rance ne confond point, parce que la'-^'u^V >. La charité de Dieu, celle que nous avons
pour lui el celle qu'il a pour nous. — Est répandue,
charité de Dieu est répandue en nos ,."
intimement mêlée, au point de constituer notre
cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a ,_^J,*: J^^ig vie surnaturelle.
Tim.
été donné. Joël, î. ÎS, Î9.
Ttt. 3, 16.
* En effet, pourquoi le Christ lors- iiii|>io«i fi^i

ChriHlus
que nous étions encore infirmes, est- dilexit
il mort au temps marqué, pour des

impies?' Certes, à peine quelqu'un Hebr. Peu


14.
18. 1 3,
9,

M*t. lî. 9,
mourrait-il pour un juste peut-être Marc. 17.
:
î,

cependant que quelqu'un aurait le Gai. Tim. î. 1


4, 4.
6.

courage de mourir pour un homme Hebr. U. i7,


9, Ï6.
1.
J<M. lô, 13.
de bien. ^ Ainsi, Dieu témoigne son Rom. 24-îi. 4.

amour pour nous, en ce que, dans le iX\"


temps où nous étions encore »^ Bom. Î4,
P*^" 8, 3Î 3
3,
: î,

cheurs, ^ le Christ est mort pour 1 Thfl*. M*t.3,


9. De la colère, du juste jugement de Dieu con-
, 1. 1

7.
tre les pécheurs.
nous. Maintenant donc, justifiés par
son sang, nous serons, à plus forte
raison, délivrés par lui de la colère.
10. \oiis avons été réconciliés avec lui. Cette
^^*
Car si, lorsque nous étions enne- quanio doctrine de Jésus représentant tous les cliré-
niajps lieus dans l'accompllssemeut de ses mystères
mis de Dieu, nous avons été réconci- jualOK. n'était pas nouvelle pour ceux qui admettaient,
Cor.5, 1S,19;
liés avec lui par la mort de son Fils 13, :
comme les Juifs, quAdam nous a représentés
4.
dans sa chute,
Col. 1, îO, îî. et que, dans les sacrifices laits aa
à plus forte raison, réconciliés, se- »»'. i"'* temple, les victimes tenaient la place de celui
qui les oiTrait.
rons-nous sauves par sa vie. " Mais ^i cor. i, si,

outre cela, nous nous glorifions en Col. 1.


Joa. 17, îl.
Dieu par Notre-Seigneur Jésus-
Christ, par qui maintenant nous
avons obtenu la réconciliation.
12. Par celui en qui tous ont péché. Tous les
'- C'est pourquoi,
comme le péché deliclo
l'niu«e
interprètes de la sainte Ecriture el l'Église elle-
est entré dans le monde par un seul niorlui. même ont vu dans ce passage, en dépit de l'oppo-
^ C«r. 15, î sition des incrédules, la base solide et l'énoncé
. 1
homme, etX la mort par le pèche, ainsi ot. ,
, ,
, , .
1 ..
juste et net de la foi au péché originel.
?.
'

la mort a passé dans tous les hommes EpiL


par celui en qui tous ont pèche. Hebr. n. u.
13. Le péché n'était pas imputé comme trans-
péché a été dans le monde ^. ïo,
-'
'^ Car le
gression d'une loi positive qui n'existait pas en-
Pi. 33, îi core: la conscience et la lui naturelle serv'aient à
jusqu'à la loi; mais le péché n'était O3. . distinguer le mal, mais d'une manière plus con-
Cor. 13
pas imputé, puisque la loi n'existait fuse que depuis la promulgation de la loi (Glaire).
1*. Adam, qui est la figure de celui qui devait
pas. '
Mais la mort a régné depuis
'
venir. Adam est la figure et la raison de Jésus;
Adam jusqu'à Moïse, même en ceux tous deux, en effet, agissent au nom de leurs
membres, mais leurs influences sont contraires,
qui n'avaient pas péché par une préva- et l'action du premier nécessitait celle du se-
cond. Ces grands dogmes de la chute originelle
rication semblable à celle d'Adam, qui et de la rédemption se lient donc dans une mer-
est la figure de celui qui devait venir. veilleuse unité.
'^ Mais il
n'en est pas du don, Vi. Beaucoup; c'est-à-dire tous, sans exception.
d-ralia
comme du péché car si par le péché »alvi.
;
Voir la note sur Matthieu, xx,28.
28 Ad Romanos, V, 1 — VI, .
. Par• «OfpBatie• <l, 1•). — «* fm*J. tIrmUm mfilimHm fVt, f.M>.

çanxoiuuxi oi ùnti^uvoy,
9èov xtà âmçêà iV /û(HTt
- 8unt multo magis grulia I)ei et donum
in grâlia
:

unius huminis Jesu Christi in


T^ Tot éi-oç ùyitçl'iTlov Xçiaxov élç plures abundavit. '* Et non sicut per
TOtîç TtoAXovç intçioatiot. *• Ktti unum peccâtum, ita et donum nam ju- :

âi' ivoç ufiaçTtjaurroç, /^/* ro fdv diciuni quidcm ex uno in condemnatio-


xoiuu * tyoç ètç Xttraxp//t«, âè nem gratia autem ex multis delictis in
:

,
yaiHOfta ix
xaiutut.
' " »
^ualevat oui
-
-
tlç A- justificationem.

per
*^

grâtia?,
Si
unum
onim unius
:

et donationis, et justitiœ
delicto
multo magis abundântiam
mors regnavit

acci-

& ,
'"''/

& . &(
''
iv
(. piëntes, in

debclum in omnes h»'imines in condem-


vita
Jesum Christum. " Igitur sicut pep unius
regnàbunt per unum

&
&-' &,., ]-
xai

*"
,
et

âtd
' ''^"

âixatoi -
nationem sic et per unius justitiam in
:

omnes homincs in justificationem vit».


*' Sicut enim per inobediéntiam unius

hominis, peccatures constituti suntmulti


ita et per unius obeditionem, justi con-

stituéntur multi.

'" Lex autem subintràvit ut abundâret


:

^
] delictum. Ubi autem nbundàvitdelictum.
,
'^}• &,
^' ira supcrabunduvit gràtia :
•'*
ut sicut reg-

* / ] navit peccâtum in
regnet per justitiam
mortem,
in
ita et

vitam aîtérnam.
grâtia

. ;
;
per Jesum Christum Dominum nos-

&
VI•
,
,,
,^ -
'
*
/
iv array;
tÎj
^
tj

^
trum.
VI,
bimus
Quid ergo dicémus? permané-
*

peccâlo ut grâtia abundetf


in
Absit. Qui enim mùrlui sumus peccâlo.
''•

quomodo adhuc vivémus in illo?

&;^ - An ignorâtis quia quicûnique bnpti«j


' '

' «-

.
zâti sumus in C^hristo Jesu, in morte ip*
'
^ sumus? * Consepiilti enim
sius baptizâti

ota

^ ,
avTiîi

, ,
roV sumus cum illo per baptismum in mor-
tem ut quùmodo Christus surréxit a
:

mortuis per gloriam Patris, ita et nos in

,;
iv

& ~^& '

, £t

on *
tvu
^^, • j'im-
xai
novitâte vitœ

homo
' Si enimcomplantâli facti

noster
destniâlur corpus peccâti,
umbulémus.

litudini mortis ejus,simul et resurrecti


nis érimus. ' Hoc
simul
scii'utes,
crucifixus
sumus sim

quia

ol ultra
vêtu:
est,
I
ut
non

L)•
16.
17.

18.
DËFX
AFT':
T. êetftef.
M
al.: afim^rJ-fiaroç.
kr M nofanrr. d.:

(pr. m.) add. (p. hot) ar9ftinov.


[t» ^»i rr.
:i
I.
2-
II.

('FX:
H
1ry. B: Xf.

B*
iii.
.
AliCDKFf.M.T: km/iérw^tr.

ai.
',\.
.
.
Romains, V, 16 VI, — 6. 29
. Ooirme (, 1-.\). — 3' Ca^J» Vertu manetiflante de la grâce fVIf 1-14J.

d un seul beaucoup sont morts, bien ,


-^J^ Jj• *i,
Tim.
plus abondamment la grâce et le don 1 J, h.

de Dieu, par la grâce d'un seul


homme, Jésus-Christ, se sont répan-
10. // n'en est pas du don comme du péché.
dus sur un grand nombre. ^'^ Et il ,^^.'^'". Le Sauveur a fait aux liommes plus de bien que
n'en est pas du don comme du péché 11,31. le péclié d'Adam ne leur avait lait de mal. i° Jé-
P*. 67, 19.
sus a offert pour les péchés de tous inGniment
venu par un seul car le jugement de
; plus qu'il n'était nécessaire; 2" sa grâce nous
purifle non seulement du péché originel, mais de
condamnation vient d'un seul, tandis tous les péchés actuels 3° le Sauveur nous mérite
:

que grâce de la justification délivre


la encore la grâce et la force de pratiquer le bien,
et de marcher vers la perfection 4" la rédemp- ;

d'un grand nombre de péchés. tion nous permet de devenir les enfants de Dieu
'^ Et si, par le péché d'un seul, la par l'adoption divine.

mort a régné par un seul, à plus forte


1 Cor. i, S.
raison ceux qui reçoivent l'abondance i tIÎî. s! °i'».

de la grâce, et du don, et de la jus-


tice, régneront-ils dans la vie par un
seul, Jésus-Christ. '* Comme donc Kom. 3,«?.
,,,,,.
c est par le peclie d un seul que tous
,
i
î Cor. i, 3.
Tim. 4, lo.

les hommes sont tombés dans la con-


damnation, ainsi c'est par la justice
d'un seul que tous les hommes reçoi-
vent la justification de la vie. '^ Car, Gen.»,ie-i-; 10. Beaucoup. Voir la note du ?• 1^•

de même que par la désobéissance *• »• ^-


d un seul homme beaucoup ont ete Eph.î. a.
,., -, ,

constitues pécheurs, de même aussi,


,
Hebr. ^ s. . 5,

par l'obéissance d'un seul, beaucoup


sont constitués justes. 20. Pour que le péché abondât. Voir plus loin la
2•*
La loi est survenue pour que le ^™*'tic\u note sur vu, o. —
La qràce a surabondé. La loi,
au lieu de guérir le mai, a contribué à l'accroître,
péché abondât. Mais où le péché a '^ÏTs,''**' à cause de la violation qui en a été faite, mais la
bonté divine a voulu trouver la une occasion
abondé, la grâce a surabondé, -* afin :3: de se manifester avec plus declat et de vaincre
la surabondance du mal par un excès de miséri-
que, comme le péché a régné pour la Rom. P». 10, 4.
6, Î3 ;
corde.
4, 16
mort, ainsi la grâce règne par la jus- Joa. 3,3UÏ4. :
2t. Pour la mort, c'est-à-dire pour donner la
tice pour la vie éternelle par Jésus- 1 Cor. 10. 3.
1, ;
mort. — Pour la vie éternelle^ c'est-à-dire pour
30. 1, donner la vie éternelle.
Christ Notre-Seigneur.
"VI. Que dirons-nous donc ? De- »" ') ^»"
'
3^ Solation des objections, VI-\I.
à) Cette doctrine ne donne pas aux Gentils
meurerons-nous dans le péché, pour J"•»*. *• la liberté de pécher, VI-VIIl.
que la grâce abonder- A Dieu ne plaisel »»»-"."."•
al; Vertu sanctifiante de la grâce, VI, 1-14.
.
t^ CoL Î3. 1,
Lar nous qui sommes morts au pé-
VI. Demeurerons-nous dans le péché. Cette
1.
ché, comment y vivrons-nous encore ? objection avait déjà été mentionnée plus haut,
^ Ignorez-vous que nous tous m, 7-8.
qui chri«te 2. Morts au péché. Le baptisé ayant reçu la vie
avons ete baptises dans le Christ Je- «••'. de la grâce, ne doit plus commettre le péché qui
.., , Rom. 6. lî.
. . lui donne la moru
SUS, nous avons ete baptises en sa Eecitu, «i.
.. Col. î, lî. »0.
mort J^ Lar nous avons ete ensevelis p«t- *>"•
/-^
,
.'
. ,
4. Ensevelis... ressuscité... gloire. « Quidquid
i
gestum est in cruce Christi, in sepultura, in re-
avec lui par le baptême pour mourir, &^•' »i. as. i surreclione tertia die. in ascensione in cœlum
et in sedere ad dexterara Patris, ita gestuoi est ut
afin que, comme le Christ est ressus-GaiJ,";M9. in his rébus non mystice tantum dictis, sed etiam
cité des morts par la ffloire du Père ^.\, gestis, conliguraretur vita christiana qua; hic ge-

? Joa, 3, S, ritur ..Saint.\ugustin, Enchir., ii. Pounnourir
nous aussi, nous marchions dans une J5p> *
. ,
au péché. —
L'ne nouveauté de vie, c'est-à-dire une
Hebr. lî, 1. vie nouvelle.
nouveauté de vie. lPeti,l;4,î.
^ Si, en effet, nous avons Chrislo
été en- consur-
tés en la ressemblance de sa mort, r€cti
j^ „^ lî. ,j.

nous le serons aussi en celle de sa ^"^ "l '^ C. Notre vieil homme a été crucifié avec lui.
résurrection. « Sachant bien que
tre vieil homme a été crucifié avec lui. ^coh
-/!. t Quiabaptismus confert Gdeligratiamdenegandi

coDsensum motibus veteris hominis, sicut lege


cohibebantur liberi motus membrorum ejus. Ut
5; t'i^:
que deslruatur, quoad vitam non materialem, sed
afin le corps du péché soit détruit, jU'/jV; moralem, corpus peceati, id est vêtus hoino, per
30 Ad Romanos, VI, 7-21.
• Pan 4*cmatie• 1•.). —

'.^^^ , M- FM,
<l, «* (m'j, Aéottlio Imftm €%'h «i.

ùfiuoriaç, âovL•v6v rjj scrviiimus peccâto. ^ Qui enim mortaue


^o jïip ùno&unoy deotxaiwrut est, juslificatus est pffc.ito.
«. rijç

^ , * /u rf*

xai
avy m-
*elâo- to,
" Si aulem morltii suiiius cum (^hris
cnidimus quia siniul étiam vivérnu

.^'
reç

'' ^
'"' dni&uvs
ix

r;J
vsxntùy cum sciéntes quod Christu
Christo
resurgens ex mortuisjam non môritur.
mors illi ultra non dominâbitur. '** QuoJ
: *

&
*

,.
dmd^ttffv
*

^
xai
thaï tÎj
ât ^, ^.
ôt
fi•
enim mortuus est peccato, mûrtuus esl
semel quod autem vivit, vivit Dec.
:

*' Ita et vos existimate, vos morluos qui-

9^
^
, ,
iv , -
*^
iy

«
dXhl
]

*^
iv
dem esse peccato, vivëntes autem Dco.
in
*'
Christo Jesu
Non ergo
mortàli curpore, ut obedi/itis concupis-
céntiis
membra vestra arma
ejus.
Domino
regnt't peccàtuniin vestro

" Sed neque


iniquit^utis
nostro.

exhibeàti?
peccâto
d-etZ

/ '
, ',.
ix xai
i^aJ. ***^-
sed exhibéte vos Deo, tanquam ex môr-
tuis vivantes
justitiœ
non
Deo.
: et
**
membra ve.stra arma
Peccalum enim vobi^
non enim sub lege

,, ; .-
doinin.ibitur :

/ '
'"*
»-;
' estis,
*' Quid ergo?
sed sub gràtia.
peccâbimus, quoniam

,
'•

.
;,, ''
-
^itZ,
non sumus sub lege, sed sub grâtia y
Absit.
bétis
estis
**'
Xescitis
vos serves ad obediéndum, servi
ejus cui obeditis, sive peccâti aJ
quoniam oui exhi-

.
mortem, sive obediliônis ad juslitiamy
de
'^ Grâtias autem Deo, quod fuistis servi
*^'8^^ peccâti,
eam formam
obcdistis autem ex corde
quam
in

" ^
doctrinal, in trâditi
rfj
estis. *' Liberâti autem a peccâto, servi

.,
^^^ facti estis justilia^
" lluinânum dico, propter infirmitâ-

, - TJj xui
tem carnis vestriP
membra
:

vestra servire immunditia?, cl


sicut enim exhibuistta

, ^ ,.
otrw iniquitâti ad iniquitâtcm : ita uunc ex•^
hibéle membra vestra servire justitii
. ^"" ^ in sanctificationem.
essétis peccâti, liberi
'" Cum
fuistis
enim
justitia>.
servi

^• ' " Quem ergo fructum babuistis tune ii

)
8.

EFGSLT*).
(.
D (. mO
IH.) HCT*
(; ..
EF: (.

[]• ,;
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^.^.
ante rt*povi (AI»
«v^. .j>. 12. KLT
11.
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VI.
1

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IH. 2,2:i)

Sous virronM aii*$i


.21. K: tôt*,
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Chritl. (ircc
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i4. (pr.
â/«efrVew^rr• M t^pr. m.)
m.) BCT:
cti.
'.
avVj). 13.

.: diia.

10.

|tnurl>icu
(;«•
pour
: .

io {K'('h(^,
•.
car, «'ilcKt mort,
mats maintenant
•.
il est mort une êeuU
«lu'ii vil, il vi^

(a. »<.) ma9afii. 18- Un $ortr que roH( ohèiMiiei à gn coitroifiM*^


17. At (. .) C:
il.

(. ) 9vr. 10. Marktand. : .-Tafforr^oart (bis,


('•rec :

Im cooyoIUm*
< en sorte que vous olK^issicz au |K-cb« di
lia corpa •.
Romains, VI, 7-21. 31
. Doi^me (1, 1-1). — 4° (m-). AhotiUon de la toi CVI, iS-Vii, «>.

et que désormais nous ne soyons plus comparationem ad corpus Cliristi scnsibile quod
' » eral figura ejus •. Voir Bacuez, Manuel biblique,
esclaves du péché. Attendu que ce- i ^'<>r- «.
il' édit., t. IV, n» 618, p. 2G9. —
Le corps du pé-
ché, c'est la concupiscence qui nous vient d'Adam.
lui qui est mort est justifié du péché.
Or c'est principalement par les sens et par les
^ sommes morts avec -i-»»...»
Si donc nous passions dont le corps est le ministre et l'organe,
In Chriitlo. que cette concupiscence exerce son empire.
le nous croyons que nous ^p^,,
Christ, 8. Nous vivrons aussi avec le Christ: le bap-

vivrons aussi avec le Christ, 9 CQ. Mat. M, Î8.



tême nous fait mourir au péché et nous anime
j^ ,„ ,^ d'une autre vie, d'une vie toute di\ine.
chant bien que le Christ ressuscité J^f•,*•,^
d'entre les morts ne meurt plus la ;

mort ne dominera plus sur lui. ^*' Car, ^Hebr. s^n^


s'il est mort pour le péché, il est coi.'3,i-3.

mort une seule fois et s'il vit, il vit


;

pour Dieu. ** .Vinsi pour vous, esti- Rom. 13, 3. lui11. Dans le Christ, c'est-à-dire incorporés avec
3 Cor. 17. 5,
mez que vous êtes morts au péché, Eph. Gai. 3, ÎS.
S, 1, 5.

mais vivants à Dieu dans le Christ


Jésus Notre-Seigneur.
'^
Que
^- le péché donc ne rèsrne copp«»
peccalo
point dans votre corps mortel, en "»."

sorte que vous obéissiez à ses convoi- Rom. 5, »1,1».


13. Vos membres au péché. Il s'agit ici du péché
tises. *3 Et n'abandonnez point vos [''3%7'."'
en action, tandis qu'il s'agissait au y. lidea ins-
^^^ ^ "'
membres au péché comme des instru- pirations et sollicitations mauvaises qui nous por-
tent au péché.
ments d'iniquité, mais offrez-vous à
Dieu, comme devenus vivants, de
morts que vous étiez, et vos membres
à Dieu, comme des instruments de
justice. '^ Car le péché ne vous domi- Eom.r,4:s,i. 14. Vous n'êtes pas sous la loi. Voir plus loin
la note sur vn, 15. Per legem cogniiio peccati, •

nera plus, parce que vous êtes pas per fidem impetratio gratia;, per graliam sanatio
animne a vitio peccati ». Saint .Augustin, De Spir.
sous la loi, mais sous la grâce. etLilt..hi.
43 a ')
Quoi donc ? Pécherons-nous, ^raliam a
parce que nous ne sommes pas sous ,. "f **
la loi. mais sous la grâce? Dieu nous Kom. 3. s, 31.
en garde. "* Ne savez-vous pas que, i**^V\'îi. ai) Abolition de la loi. VI, 15-VII, 6.

lorsque vous vous rendez esclaves deie^s^'a'ji. 16. Vous êtesesclaves de celui à qui vous obéissez.
Paul ne nie pas la liberté humaine, il veut
quelqu'un pour lui obéir, vous êtes es- /^ui^tl Saint seulement faire entendre qu'on relève toujours
claves de celui à qui vous obéissez, de quelqu'un, qu'on subit toujours une influence,
soit de Dieu, soit de Satan. II ne nie pas qu'on
soit du péché pour la mort, soit de Fuisse changer de maître et passer à son gré de
empire de l'un à celui de l'autre. Agis et ageris,
l'obéissance pour la justice? '" Mais Bom. 1, S ; dit saint .Augustin, Serm. clvi, 11. —
Pour la
10, 10.
grâces soient rendues à Dieu de ce Eph. mort... pour la justice, c'est-à-dire pour y trou-
4, M.
ver la mort... la justice.
qu'ayant été esclaves du péché, vous ' ^"^ ''
"'
17. Ce modèle de doctrine, la loi évangélique.
avez obéi du fond du cœur à ce modèle
de doctrine sur lequel vous avez été
formés. '^ Ainsi, affranchis du péché, Jo». s. sî. 18. Esclaves de la justice, dociles aux bonnes
j .^ 1 Cor. Î3.
. . , , , . ' 7.
in^irations de la grâce.
vous êtes devenus esclaves de lajustice. Bom. s, 3.

'^ Je parle humainement, à cause oii


litii wervi 1!>. Je parle humainement: c'est-à-dire je vais
peccati,
de la faiblessede votre chair comme parler d'après ce qui arrive ordinairement pao'mi
:
les hommes, qui se laissent malheureusement en-
donc vous avez fait servir vos mem- .^^^ ,'; ',, traîner avec tant de facilité.
bres à 1 impureté et à l'iniquité pour ^"• *• **•

l'iniquité, ainsi maintenant faites ser-


vir vos membres à la justice pour
votre sanctification. -" Car lorsque jer.j.io. 20. Libres à l'égard de la justice, non de droit,
Job, II. II.
vous esclaves du péché, vous
étiez mais de fait; libres, mais non libérés.
étiez libres à l'égard de la justice.
Quel fruit avez-vous donc tiré alors Is. 59, 60.
Mich. I, 1.
. La mort éternelle.
des choses dont vous rougissez main• ^'jJ: V,'n^
32 Ad Romanos, VI, 22 — VII, 10
I. Par• 4«CBiatie• (I, 1•). — «* fm'J, Cmnm mrr mett m ewm Chrtmf (VU* l-msj.

-
intua/vvio&s; ro yop in quibus nunc erubéscitie Nani

, 9$} '
xi'koç Întivuiv illis, >'

." more est.

,
finis illûruiu
Nvvi âè *^ Nunc vero libcniti a peccàto, servi
âovXwtUvxeç ât &sip, e/irt autem facti Deo, habétis fructum vestrum

,
TuV MUQJtôv

\ ^>
aitôyioy. " 7Vt
âè in
œtérnam.
snnctificationcm,
"' Stipendia
finem
enim
vero vitam
peccâli,

1. ,
.
^, )' , '
*7y
tv

àâtkffui, ( '~

'*//
tf^tov
y•*.//..
mors. Gràtia autem Dei,
C.h rislo

VII. An *
Jesu Domino

ignorâtis fratres (seiéntibus


enim legem loquor) quia lex in humine
(lominatur, quanto témpore vivit?' Nam
nostro.
vita œtérna, in

tùv
. , tînoàuvTj
qua• sub viro est millier,
alligâta est legi : si autem
vivénte
mortuus
viro,

/, , ^"^ fuerit vir ejus, soluta est a lege viri.

^/, , ^.
«»(
{' tùv ai• dnotfUvrj
' Igitur vivénte viro, ,vocubitiir adultéra
si fuerit cum alio viro : si autem mortuus

^&&
iaùv duo

^&
fuerit vir ejus, liberata est a lege viri

,
:

cum
*"S2, ddtX(foi , ut non
*
sit adultéra si fuerit

Itaque fratres mei, et vos mortificàti


alio viro.

9^ <, - estis legi per


tcrius qui
corpus Christi, ut sitis al-
ex
mortuis resurréxit, ut
if^tvxt,

^"
d
^ , &. fructificémus Deo.
^ Cum enim cssémus in carne, passiones

pcccatorum, quieper legem erant, opera-

9'
, &,
bàntur in membris nostris, ut fruclili-

:
* carent morti :
* nunc autem soluti su-
dno^avvo mus a lege mortis, in qua detinebâmur,

;
' ' &,
^ Ti
dXXt*
nttuutiu;
ita

non
ut serviànius in novitâte spiritus, et
in vetusUile littera•.
Quid ergo dicémus!* lex peccatum
'

est? Absit. Sed peccatum non cognovi,

, *
.
nisi per legeni nam concupiscéntiam:

ncsciébam, nisi lex diceret Non concu•^^.

^', )•
:
inid^v-
pisces. ^ Occasione autem accepta, peo4H|
*
càtum per mandAtum operâtum est in

d . me omnem concupiscéntiam. Sine leg(

•*£jtu
c
'
&, 9^
•"'JSyoî
^-
. enim peccatum môrtuum
tem vivébam
cum venisset
vixit. *° fcigo
véntum est
sine lege aliquando. S<
mandutum, peccétum re
autem mortuus sum et in-
mihi mandâtum quod erat ad
erat. " Ego

:
ai

SI. L: fiïf yjf,


8. D (pr, m.) Se. l'pr. m.) DE: ««Çf
3. DEFf (p. Jyr:f) •,;\
6. F: rCv. KAlUUiST: à <^'u,v.tt{ ^Hez.;
Yilio? Semrl. • 14|. ; UEKX: »arJie).'[l]•
.
FXf
10.
(in f.) nr.
G*K: .
vn. t. /)e la loi du mari. Orcc : • du mtrl •.
.1. /V la loi du mari. Grec • de : la loi •.
li. La loi de mort. Crcc : • la loi ({ui est morl^
Romains, VI, 22 — VII, 10. 33
. Uuf^nie (, 1-). — 3" CaJ. Vnton à Jéttun reimuectté (Vil, 7-2SJ.

tenante Car leur lin. c'est la mort.


•^-
Mais maintenant, affranchis du^uociiervî
péché, et faits esclaves de Dieu,
en avez *pour fruit la sanctuica- EtcU.
_
j->«. s se.

i^.e.
Î4. Î3.
'
,,
iS. La solde du péché est la mort, m.nis la vie
. ,
,
tion. et pour
^ nn. la vie éternelle, ou. s, «.
Mat. 6. Î3. éterneUe ne saurait être le paiement de nos bon-
*^ Car la solde du péché est la mort Rom• '. i»• nes œuvres, sans la grâce qui nous récompense
:
Ps. 10, 7; infiniment au-dessus de nos mérites.
• •
f-\• 1
mais la gfràce de Dieu est la vie eter- «3, u.

nelle dans le Christ Jésus, ISotre-m- «;«, «.


Seiffneur.

YII. '
Ignorez-vous, mes frères (je per
ii°J"*p
tnorleni
parle à ceux qui connaissent la loi], CltrÎAli.

que la loi ne domine sur Ihomme que Rom. ?. i:

temps quil vit? - Car la VIT. 2. Par la loi qui l'assujettit à son mari.
pendant le u.'h.'î.
39.
lemme, qui est soumise à un mari,
mari vivant, est liée par la loi; mais «°9?'6!
'*''''
si son mari meurt, elle est affranchie
de la loi du mari. ^ Donc, son mari Jer. 3, 1.
1 Cor. 7,39.
3. Elle sera appelée adultère; c'est-à-dire elle
sera adultère : les Hébreux disaient être appelé
vivant, elle sera appelée adultère, si pour être.
elle s'unit à un autre homme mais si ;

son mari meurt, elle est affranchie de


la loi du mari, de sorte qu'elle n'est
point adultère, si elle s'unit à un au-
tre homme. ^ Ainsi, mes frères, vous Rom.6,3-s. 4. Vous êtes morts à la loi laquelle vous étiez
aussi vous êtes morts à la loi par le " *'
*'
liés comme le mari à sa femme, vous êtes donc
dégagés de sa servitude.
corps du Christ, pour être à un autre
qui est ressuscité d'entre les morts,
afin que nous portions des fruits pour
Dieu.
Car, lorsque nous étions dans la "•erviamus
•' 5. Lorsque nous étions dans la chair; c'est-à-
novilale dire sous la loi charnelle. — Des fruits pour la
chair, les passions du péché qui itpirilus. mort. Le mal, sans doute, n'est pas dans la loi,
mais sans elle nos mauvaises dispositions ne se-
étaient occasionnées par la loi agis- Rom. s, 20. raient pas passées si souvent en acte; c'est elle
saient dans nos membres, en sorte "'.
Îà.
qui en a été l'occasion et souvent une condition
'

essentielle. Lex sine adjuvante spiritu procul «

qu'elles leur faisaient produire des K*iiL'i,îu. dubio est littera occidens, cum vero ariest vivi-
Cor. 3, 6. ficans Spiriius. hoc ipsura intus conscriplum, facit
fruits pour la mort; mais mainte- Hebr. S, 10. diligl, quod loris scriptum lex taciebat limeri ».
^'

nant nous sommes affranchis de Som. !, 14. Saint Augustin, Despir. et litl., 6.
6. Dans la nouveauté de l'esprit; dans un esprit
la loi de mort dans laquelle nous nouveau, dans des sentiments et des inclinations
inspirés par l'Esprit-Saiot (Glaire).
étions retenus, afin que nous ser-
vions dans la nouveauté de l'esprit et
non dans la vétusté de la lettre.
' Que dirons-nous donc V La loi a ) Les
a3; Union à Jésus-Christ ressuscité, VII, 7-25.
peccati T. Je ne connaîtrais pas concupiscence, peut
la
est-elle péché? Point du tout. Mais je occasio. signitier également j'ignorerais la malice de la

.1
:

n'ai connu le péché que par la loi :


«om. s, s. concupiscence, on je n'eproucerais pas la concu-
', . ' p.. is s. piscence. Avant la loi mosaïque, on n'ignorait pas
car je ne connaîtrais pas la concupis- Rom. 3. m, le péché, mais on n'y attachait pas la mcme
importance: on n'en sentait que très imparfaite-
cence si la loi n'eût dit : « Tu ne con- ^"jo/'k® ment la gravite parce que, d'un côté, le mauvais
:

Deut. i, 21.
penchant d'une nature corrompue aveuglait les
voiteras point )>. ^ Or, prenant occa- ProT. 9. 17.
esprits, et que. de l'autre, on manquait de cette
sion du commandement, le péché a'i^j,Joa. 6,3, 10. S. régie extérieure, de cette censure visible, qui re-
opéré en moi toute concupiscence, f^}^• ,"; }•: proche au pécheur le plus étourdi par la passion,
ses dérèglements (Glaire).
Car sans la loi, le péché était mort, r^^ V, Is. 8. Sans la loi, le péché était mort. La loi. quoi-
que bonne en elle-même, a multiplié les trans-
^ Et moi je vivais autrefois sans loi.
j^iiji^. gressions, car nous sommes si laibles que ses
Mais quand est venu le commande- ^*"- '^' *®• '
menaces n'ont pu empêcher nos chutes et que
ses défenses y ont donné lieu. « Mortuum. non
ment, le péché a revécu. ^" Et moi je ^'^ ,,^*-,{'• quia non erat, sed quia non apparebat •. Saint
Augustin, De div. Qwest., I, 4.
suis mort; et il s'est trouvé que ce ^\>,, u. 9. Le péché, dans tout ce passage, désigne, non

BIULE POLYGLOTTE. — T. VIII.


AdRomanos, VII, 11 — VIII, 1.

(, ^
ycfp
. . Par» doirmatlra

tîç CiuTJv,
d(foçin]v
(I,

sic
1•.\).

âta
'
— «* f«0.
' 7/ vitani,
CiUuni
tirmUm ehHmtUiHtm umtm» tVIii).

hoc esse ad inortem. " Nam pec•


occasione aocc'pta per mandû-

, ' tum. sediixit me, ot per illiid occidit.

: ;,
/<f X(à dnt-
^^" xui •' Itaque lex quidem saDcta, et man-

(^ ,
Kietvév. fùv
&.
iiToXij «j'i'a x«t ^ixttia xai
^
'"^

j't-
datum sanctum, ot jiistum, et bonuni.
•'Quod er^'O bonum est, mihi faetuni ost
«(
^ ,.('/
»•0110• tj

&'
ffavfj mors? Absit. Sed peccâtum. ut appàreat
peccâtum. per boniiin openitum est mihi
inortem ut liât supra iiiodum peccans

' . ,-
:

dut peccâtum per mandâtum.


'* '* Scimusenimquia Icxspiritualis est

,.'
:

f)io êè ego autcm carnâlis sum, veruindatus sub


*'"0
,
1*710

' ,, . S
poccato. '"'(^uodenim uperor, non intél-
non enim, quod volo bonum, hoc

-
&tk(o, ligo :

*^ Ei ât ago sed quod odi malum, illud fâcio.

.
:

d^tXw, "Siautem quod nolo, illud facioicon-

,
ot'

- (

&
'^ séntio legi, quoniam bona est. *^ Num•
ù).X' »• fiinî autem jam non ego operor illud. sed
quod habitat in me peccâtum.
*" Scio enim quia non habitat in me.

.
. .,
', '
iv Ttj

,),"?
(V ot'
dyad^ôv'
as

t^tXio
& ,, '
^« &tXêiv
^,
hoc est incarne mea. bonum. Nam velle.
âdjacet mihi perficere autem bonum, non
invénio. " Non enim quod volo l)oniim,
hoc facio. sed quod nolo malum, hoc ago.
:

, *^ ^" Si autem quod nolo. illud fâcio jam

.^ ( :

non ego operor illud, sed quod habitat in


''
me, peccâtum. ^' Invénio igitur legeni.
',

/
Î^Aorrt volénti mihi f;i«;ero bonum, (|uuniam mihi

&' '^^ & ^^ ^vvtjdo-


toV
*V
malum âdjacet -^ condelëctor enim lej^i
Deiseciindum interioremhominera -'vi-
deo autem âliam legem in raembris meis,
:

L•o repugnântem legi mentis meai, et capti-

&, .
ui va lom me in lege peccâti, quîe est in

^ ^'
;
^'

. ".&
*;•
membris meis.
-' Infélix ego homo, quis me liberâbit

de corpore mortis hujusi* '* Grâtia Dei

. per Jesum Christum Dominum noslmm.


^'^ âià
• '; »• ^/ Igitur ego ipse mente sérvio legi Dei ;

carne autem, legi peccâti. ^Bl

'
vot , r»J

'%• VIII. '


Nihil ergo nunc damnatiunis
nt^ <: ndnxK :in>rfn • •••• <-( "K vunt in C.liristo J<'>u, (|iii noi

13 nAHCDELT: trirrro. I Ml -. . . iii. .<>/,. V'il'j. al. •


14. (pr. m.) ABCDhFT: eae«.«ii (cU. 1 Cor. Tiir. UiKHjSI.T. III " pi'• ni.) BCF]

:
vp,•
m, 1; Hcbr. vu, 16). -:. (BOW. : «
15. T• (pr.) rito. IrtHMoCoa.
15. Le bien ywe je ocitr. Grec ; • ce <|ac je veux
18. I.T: • (* i^fioKu, .
— l.r m'it qitr jr t,ni%. (Jrcc : • ce «|Ue je haU •.
20. LT* (pr.) ir^. I" >na chair flgure pulro p;
21. :
nouîr, To MaUr (LT sine intorpuncl.; II,

. iircc : • je reml» grâce


Knapp. rôy mahir rl\. t(>; Hornbcry. Rùck.
:
• Tor rô^. Urmstrrh, eei. V\* i>«-»ofOjr.).
24. Nonmilli : otôfiaioi. vui. \. I.C prcr |>orte en plus à I• On mai• s«U
23. BU: Xefii (e , 17?). IVeprit • «:i. V. «.
Romains, VII, 11 - VIII, 1. 35
. 1>^ (l^ 1•). — 3" (a^J. Grdeem accordée» aux chrétien» (VJItJ.

commandement qui devait me donner un acte coupable, mais un principe immanent, un


ferment actif qui a son siëge dans notre nature,
la vie a causé ma mort. " Ainsi le ?*^r.\*6*.
et dont les péchés particuliers sont les malheu-
reux fruits. La loi nous fait connaître ce desor-
péché, prenant occasion du comman- dre mais y remédie pas.
dement, m'a séduit, et par lui m'a 11. ^a st'duit. t Tanto magis libetquanto mi-

tué. nus licet •. Saint .\ugnstin. De div. Quxsl., 1, ".


« Nitimuriu vetitum '.Ovide.
'- Ainsi la loi est sainte, et le com- Ouia si
ipiia est
mandement saint, juste et bon. ^' Ce sancla. 13. Pour paraître péché, c'est-à-dire pour mon-
trer toute sa corruption.
qui est bon est donc devenu pour^i'xâL'i's;
moi la mort? Loin delà car le péché,
pour paraître péché, a, par une chose
bonne, opéré la mort, de sorte qu'il
;

'
^Tu'^'tî."
""1|;
^*"'
V
*^ **

est devenu par le commandement une


source extrêmement abondante de
péché.
' ^ malum
Car nous savons que la loi est spi- liomini
rituelle, et moi je suis charnel, vendu pro%ooal.
IS. Je fais, ...je veux... « Non quidem se solum
comme esclave au péché. Aussi ce Rom. n. '"*
i,
in sua persona, verum alios eliam suigratia con-
1• • • Cor. lu, 1 3.
que je fais, je ne le comprends pas; Eph.i,
1 1
3.
stitutos significat, sed secum nondum in illa con-
slitutos pace. in qua nl)Sorljebitur mors in Victoria ».
car le bien que je veux, je ne le fais '.' Saint Augustin. II E//. contra Pelay.. 1, 44-17.
15-17. Saint Paul semble contredire ici ce qu'il
pas, mais le mal que^ je hais, ie le fais, g^^it. *• a avancé plus haut (vi, li), que le péché ne ilomi-
"^
• P». 13S, ÎO. .
'" /Ur SI je r
lu • •

fais ce que je ne veux pas, s Mach. s. i


nera plus; mais cette contradiction n'est qu'appa-
rente. En effet, le grand apôtre reconnaît deux
j'acquiesce à la loi comme étant bonne. Prov. \'. *.'
captivités auxquelles nous pouvons être assu-
jettis celle des sens, qui étant accoutumés à
:
'
Ainsi ce n'est plus moi qui fais cela,
'
i c"'. l'. u , trouver leur satisfaction dans l'assouvissement
mais péché qui habite en moi.
le Hei. . s,'
des besoins, contractent l'habitude de préférer
le plaisir au devoir; celle de la volonté, qui ne
** Car je sais que le bien n'ha- camu regarde comme bon et préférable que ce que les
,. . adver<<us
, , .
sens lui présentent comme plus doux. La grâce
b ite pas en moi. c est-a-dire dans ma »i»riu.m de Notre-Seigneur nous délivre de cette seconde
chair. En effet, le vouloir réside en *"3 captivité, qui est la seule réelle; et c'est ce que
saint Paul veut dire par ces paroles Le pic hé »/e :

moi, mais accomplir le bien, je ne l'y ^^^,!? fous dominera plus... vous êtes sous la orâce.
Celte même gnice du Sauveur nous laisse au con-
trouve pas. '•' Ainsi le bien que je ''~^• '«• ' '•

traire sujets â la première, qui n'est pas un mal.


veux, je ne le fais point mais le ;
mais une fragilité; et c'est ce que signifient ces
mots Ce n'est plus moi qui fais cela, mais le
:

mal que je ne veux pas, je le fais péché qui habite en moi (y. 17) (Glaire).
•'^
Et si donc je fais ce que ne veux^*"^"•'^•"-
pas, ce n'est pas moi qui le fais, mais
le péché qui habite en moi. -* Je >«>. se, it 21. Le sens de ce verset parait ëiije lorsque :

Je veux faire le bien, je trouve en moi mon incli-


trouve donc, quand je veux faire le nation naturelle au mal.
bien, cette loi. parce que le mal ré-
side en moi; --je me complais dans a. L'homme intérieur, signifie l'inlelligence
f^.^;^* et la raison éclairées par la grâce et fortifiées par
la loi de Dieu, selon l'homme inté- ^*• "">• ""• l'Esprit-Saint Glaire..
Maeh. \î,9. 1
'-^
rieur; mais je vois dans mes mem- Gtl. i, 17.
Uom. , 19.
bres une autre loi qui combat la loi
de mon esprit, et me captive sous la
loi du péché, laquelle est dans mes
membres.
-^ Malheureux
homme que je suis, <|ua 24. Du corps de celte mort; du corps qui est la
pralia cause de cette mort dont je viens de parler v. lu
ijui me délivrera du corps de cette Chrieii et suiv.;. Cf. Actes, v, 20; xni,26.
libéral.
mort y 25 La grâce de Dieu par Jésus-

Di
Rom. &, 6.
Pror. U, 3t
Christ Xotre-Seigneur. Ainsi j'obéis P». 141, 8.
Jo•. S, 36
moi-même par l'esprit à la loi de 1,17.
;

4-5.
,
leu, et par la chair à la loi du
1 .

»
T-Tfh. 3,
<^«•- »*. "
pèche.
VIII. Il n'y a donc pas mainte-
< a i; Grâces accordées au chrétien VIII
chriJlfa
nant de condamnation pour ceux qui 1;.'^'^«'»
iberat.
sont en Jésus-Christ, qui ne marchent
:;) Ad Romanos, VIII, 2-16.
. Par• doffniillr• (I, •.%1). — «• fm*J, CrmUm ehrimUamtM datm €VUi).

xarti nvtîfiu. '*0 secundum carnem ambulant. ' Lex enin

. ,
x^towat

-,
fin

10 t]a9tvit êtù
'
éy tjXtv-

xui
spiritus vitaî in Christo Jesu Hberâvit
a lege peccati et mortis.
possibile crat legi, in
per carnem :
quo îniirmabàtiii-
Deus Filium suum mittens in
' Xam quod
ni'

ini

»<&,^.
TOrtuvrov
xai
;
*»' *', ?
simililudincm carnis peccati, et de pec-
càto damnâvit peccâtum in carne,
justificâtio legis implerétur in nobis, qui
non secundum carnem ambulumus,
secundum spiritum.
'

siul
uL

,. ^(
- -
* oitéç Qui enim secundum carnem
'•
sunt.

.
q
* , âè qua? carnis sunt sâpiunt :qui vero secun-

,
dum spiritum sunt, qua> sunt spiritus sén-
tiunt. "Nam prudéntia carnis, mors est:

^
.
iv
/^
"^

i^coV"

^ '~ prudéntia autem spiritus, vita et pax.


^ Quuniam sapiéntia carnis inimica es(

Deo
enim
: non est subjécta ne•
legi enini Dei
Qui autem in carne sunt.
potesl. "
:

& ,'.
Deo placére non possunt.
^*;
>, dt iv " Vos autem in carne non estis, sed

,
si tamen spiritus Dei habitat

. .
in spiritu :

Ei ât
*^*Ei âè
'
, in vobis. Si quis autem spiritum Christ»
nonhabet, hic non est ejus. "* Si autem
Christus in vobis est, corpus quidem mor-
** tuum est propter peccâtum, spiritus veru

(, vivit propter justiiicationem. " Quod si


spiritus ejus qui suscitàvit Jesum a mor-
9' tuis. habitat in vobis : quisusciti'ivit Jesuri!

. arroù Christum a morluis, vivilicâbit et mor

, ., ^'
iv tâlia cùrporavestra, propter inhabitànteni
Spiritum ejus in vobis.
, sumus noi
.
***Affa ^^ Ergo, fratres, debitores

i
-. \/ "
Ttj *'£ Garni, ut secundum carnem vivaraus. "
enim secundum carnem vixéritis, moriê-

,,
%^
'^'*
9.
davu- mini si autem spiritu facta carnis mor-

spiritu
:

tificavéritis vivétis. '* Quicûmque enim


,

Dei agiïntur, ii sunt filii De^Hi


L•v
4,' '&,
\,
iv tu
*^ Non enim accepistis
iterum in timoré, sed accepistis spiritu
spiritum scrviliiti^l
1 1

;. **
adoptionis filiorum, in quo chimanius:
Abba (Pater•. '" Ipso enim spiritus testi-
2. Bon•. : h Xf. (JD Mic/t.: m. .).
S• Coiimiala itonuiitiir modo modo p.
p. ^fo'c,
altoriltriim s. lltruil)t|. àuafriaç, modo p. maiinf. TO ItOUtoCl ..1 -

6• X add. (in .) ^'à X^imov Kv~ i'.h DEFG: (I. otiu.). eafMO«. i4. BF1
fiov fur. v*ot tioiv 9tfii>.

7. F: tfr.. 15. I) (pr. m.) «T»: Sovliaç. Heins.: S (a

9. 1) rpr. m.) mB: <•''. 4•) Ttartif.

10. FX• #Wè Xe h iMÎr, AIICK:


M. HABLTf (a. Viy.) ror. M (pr.
(pr.
iui
m.)
.D 8. Otif te $enliinent n>!it pas dans le Rrec.
0. La prudencr. (.rcc : « Iv Bcntinienl •.
IS. l>« la ehair. (;roc : • du corp• •.
m.) AT: 1« vtwf. Xf. ViToovr. BDEFGSLT': iià «5. Abba
iPèn). Grec : • Abtw le Pire •.
Romains, VIII, 2-16. .37

. UojBTine (» 1->. — 3^ fa^J. Gràeem accordée» aux chrétien» (VMil)m

pas selon la chair. - Parce que la loi j^''•,^'•;^.


de lesprit de vie, qui est dans le -^^^'J; VHI. i. A/franchi de la loi du pichv. Saint Paul
n'entend pas ici que le baptisé soit affranchi de
Christ Jésus, ma affranchi de la loi ^^^ ."'jfîi. toute loi. il reste assujetti à la loi naturelle, à la
loi divine et à tontes les obligations positives qui
du péché et de la mort. ' Car ce qui jJX\% sont propres au régne de la grâce ; mais ces pie-
était impossible à la loi, parce qu'elle ^."'7*• ceptes sont ou paraissent peu de chose à qui les
accomplit en esprit de charité. Ils nous dirigent
était affaiblie par la chair, Dieu, en- ^!^"',"" sans nous asservir, ils sont une joie et non un
fardeau.
voyant son Fils dans une chair sem- EomT.'îa.'
"•
blable à celle du péché, a condamné ' ^"• '<
le péché dans la chair à cause du
péché même, afin que la justification Rom. 9,30.
'

de la loi s'accomplît en nous qui ne S«.%6*'4i:


marchons point selon la chair, mais '^'^s.V
selon l'esprit.
C'aro ot
^ En ceux qui sont selon la Mpirilus
effet, 5. Ceux qui sont selon la chair: les hommes
adversi. charnels qui se laissent emporter aux mouve-
chair ffoûtent les choses de la chair
° . . .11• Hon>- le. 18-

mais ceux qui sont selon 1 esprit ont stat. le. ïi.
;
.
ments déréglés de la chair.

le sentiment des choses de l'esprit, g^ls, i«.'

* Or la prudence de la chair est mort ^^ ,' si. ;

mais la ^prudence de l'esprit


^ est vie et RÔm. i,%.'
- Col. SI. ,
7. Elle ne le peut point; comme la vie et la
, 1,
,
paix; parce que la sagesse de laj«c.4,4;3,i5
'

mort, le bien et le mal ne peuvent exister à la


chair est ennemie de Dieu; car elle pî.*u6, . fois.

n'est point soumise à la loi de Dieu, i*cir. iit


et elle ne le peut. ^ Ceux donc qui ^.'.'
sont dans la chair ne peuvent plaire iL• u, si
. •
a Dieu.
1
1
Pet- 1.
Joft. 4, 13.
H-

' Pour vous, vous


n'êtes point dans Aune 9. L'esprit: la partie supérieure de l'àmc, en
tant qu'animée par l'Esprit de Dieu et participant
la chair, mais dans l'esprit, si toute- >>pirilu à ses dispositions. Il doit régner sur la partie
vlvillcati. inférieure, être sa lumière, et sa régie, se l'assi-
fois l'esprit de Dieu habite en vous. Eph. 4, Î3. miler à tel point qu'elle semble avoir la même
Or si quelqu'un n'a point l'esprit du Gai. S, SU.
nature et ne plus faire qu'un même être avec
Kom. 1, 17.
lui.
CoL I, IJ.
Christ, celui-làpoint à lui.
n'est
*" Mais si le Christ est en vous, quoi- 10. Soit mort, c'est-à-dire soit soumis à la
mort.
que le corps soit mort à cause du
péché, l'esprit vit par l'effet de la jus-
tification. " Que
l'Esprit de celui icor. . u.
si H. Vivifiera aussi vos corps. résurrection \
de Jésus-Christ est le gage de la notre, en vertu
qui Jésus d entre les
a ressuscite *. *
...
Eom. 6. lî. de l'incorporation du chrétien avec Jesus-Christ,
morts habite en vous, celui qui a res- » ™. i, u• qui le fait réellement participer à tous ses mys-
tères.
suscité Jésus- Christ d'entre les morts
vivifiera aussi vos corps mortels par
son Esprit qui habite en vous.
*' Ainsi, mes frères, nous ne som- Per
^piritiim
mes point redevables à la chair, pour herede*
lilii et

vivre selon la chair. *^ Car si c'est i»•!^»""•••»•


selon la chair que vous vivez, vous ^^.\ m!*"
I Tim. 6.
mourrez mais si par l'esprit vous Col. 3, 6,S.
:

Rom. 6, SI.
mortifiez les œuvres de la chair, vous Gai. 6, >s.

Col. 3, 9.
vivrez. *' Attendu que tous ceux qui Gai. 4, 6. 14. Fils de Dieu: c'est par la vertu de l'Esprit-
Rom. 7, S4. Saint et les mérites du Sauveur que s'opère le
sont conduits par l'Esprit de Dieu, mystère de notre flliation divine.
Kat. 6. 9
ceux-là sont fils de Dieu. '^ Aussi ss, 10.
;

15. Abba {Père). Voir la note siur Marc, xiv, 3.


Joa.
vous n'avez point reçu de nouveau 20, 17.IS; 1,

GkI. 4, 4, 5.
l'esprit de servitude qui inspire la ?cor. IS, 3.
crainte; mais vous avez reçu l'esprit lurelw/je.
d'adoption des fils, dans lequel nous ^°"' *'
*''

crions : « Abba iPère) ». *^ En effet, Frov. 20, 9.


16. Par le mouvement intérieur de l'amour divin
38 Ad Romanos, VIII, 17-29.
Paru docmatlra •). — 9" fm^J, iiimtim ekrimtimmtm ^mtm (Vltl),

'&
I. (I,

nvevfta avfitiaQxvçeî np ^fttÛr, munium rcddit spin'tui nostro. qaod su-

,
on

*'^
taiùv Ttxva ittov.

xuî

./(/
âè

y«p, or/
*''Ei

fïrtfo

«a
êè rixt'u, xui

(/,
^tov,

«;/<<
oi^'xXij-

rtatttj-
inus

(^hrisli
filii

horédes quideni

glorifîcémur.
*"
:
Dci.

si
' Si autem
Dei,
filii,

lamom compatimur. utetcon-

Flxistimo cnim, qiKjd non sunl con-


et lierédc-
colierédes aulei..


âo%av unoxaXvff^îjvui
xatçov

.^ ** di'gnœ passiones hujus li-mporis ad


ram gloriam, quiB revelâbitur in nobis.
futti-

'
likXà

xuî
'
^ ^^
,, ,
i^eov dntxdkytTui.

*•^^^»/«
"' iXmât,
'"

tXivI^t(jluv
^"^
]
*"

nem
enim
\am

propter
^'
filiorum
e.xpectatio creatiira),

crcali'ira

eum
Dei expéctat.
subjéctaestnon volens. sed
qui subjécit
quia ol ipsa creatiira libcrâbilur a
vitiite corraplionis, in liberUttem gh>ri
eam
revelatiô-
'" Vanituti

in spe
sei -
:

, oit Tiùau 7]

.
^bov.
xui -

filiorum Dei.
creatiira
*'

ingemiscit.
Scimus
et
eniin quod omni
pârturil usque

(, ]'-
divti " adhuc. " Non soliim autem illa, sed et

nvvuo
-
xui nos ipsi primitias spiritus habéntes : «i

xui arrot iv éavroTç ipsi intra nos gémimus. adoptionem


, vto9^otuv
ouo ^.
rum Dei expecUinles, redemplionemcoi
fili•

^.
' , ^
poris nostri.

;
-* "*
Spe enim salvi facli samus. Sp*

, ^.
,
autem quie vidétur, non est spes nam :

'(.^ ,,
&
xui ''£* quod videt quis, quid speraty '^ Si au-

'•'
'
|9avera<
'- '
xtd
tem quod non vidémus, speramus per
patiéntiamexpcctâmus. "Similiter autem
et spiritus adjuvat infirmitâtem nostrani
:

,
:

ùX).' nam quid orëmus, sirul opùrtet, nesci-


mus

'/ .
u^TO : sed ipse spiritus postulat pro nobis
^' gemilibus inenarrabilibus. '^ Qui aulen
xu^iu, (f>ôvu scrutatur eorda. scit quid desideret Spi-
xuiù ritus: quia socûndiim Deiim postulat pru
sanctis. jjj

,
9
**

nùvTu
Otuv
.&, ^^' ,
un Otùv
xutù '•
qui
"*

Deum ûmnia

sancti. ^"
Scimus aulem

secundum

destina vil <t>nf.>rmes


Nam
cpioiiiaiu dili<;éntii>us

cooperâutur
propositum vocàti sut
quos
in

pra»scivit, et pr

fieri
bunum,

im;'i'_'inis Fi'lj
iis^

17. MADKT: ovrM^f. nACDEFT: ovraa.


19- 2• Jun. : ànolvTfutoir ... Srt. 20. :
9iL•voa. Il (•, m.) |) (pr. m.) NfrT: Î9.
•: «:|)|,: » êo9tr»M.
. :^^^.
20. I.T*
21. I» (pr. m.) Jm>i.. I) (pr. m.) kCT:
28. I,•}• à 9t6{ (p. evrtfytî et
2*2. il (nr m.) D (pr. m.) FT; evrcrtraln.
23 T•
L• «al.
^»< L• . [ij^iûl «.).
*>-»<. Crée : . à cnuKe dt• rolui qui l'a
liant retpoir «{u'ellcmciiie. la créature ».
HMUJetUI
2i. ««. Hre tainU n'esl pa» dati» le grtc.
Romains, VIII, 17-29 :^9

. Uo^^me (, 1-). — 3° €**')• Grâce» accordéem aur chrétien» cyMilJ.


Eccle. 9, 1. el la paix de la conscience qu'éprouvent les en-
l'Esprit lui-même rend témoignage à Jer. 17, 9. fants de Dieu, ils ont, en effet, une sorte de témoi-
notre esprit que nous sommes enfants 1 Cor. 4, 4.

Act. 5, 3ï.
gnage de la laveur divine, par laquelle ils sont
dans l'espérance deleur justiûcaliou et
rall'eriuis
de Dieu. '' Mais si nous sommes en- M»t. îl, 38. deleursalut. maisqui neleurdonne cependant pas
Mich. 1, l.i. une assurance absolue: car cette assurance ne
fants, nous sommes aussi héritiers: Luc. Î4. Î6.
s'obtient pas ordinairement en cette vie. où il
Act. 14. îl.
héritiers de Dieu et cohéritiers du iTIm. S-lî. 2,
nous est ordonné de travailler à notre salut avec
Pet. 4, 13. 1 crainte et tremblement, et à nous tenir sans cesse
Christ, pourvu cependant que nous S Thés. 4-5. 1, sur nos gardes, parce que celui qui se croit ferme
est plus près de tomber Glaire).
souffrions avec lui, afin d'être glo-
rifiés avec lui.
'^ Or j'estime que les souffrances
tempori!•
du temps présent ne sont pas dignes jK^loriam
partariunt.
de la gloire future qui sera révélée en î Cor. 4. 17.
nous. '^ Aussi la créature attend iPi. 149, 5.
Cor. lî. 1,
\9. La créature alltnd; littéralement Vattente :

Sap. ô, ï.
attend. Ce genre de répétition a pour but de don-
d'une vivo attente la manifestation des Jos. 14, 14. ner de la force au discours Glaire).
enfants de Dieu. ^*^ Car elle est assu- Cor. 13, lî.
1
Pet. 5. l.
1
Jo». 3, ï.
jettie à la vanité, non point volontai- Sap.i, 6;â,lS.
1

rement, mais à cause de celui qui l'y a Rom. Ji.


Tim. 4, 4.
1
1,

Joa. 3, î.
assujettie dans l'espérance, -' qu'elle- S«pL 1
5, 5.
i\. La créature... sera aussi affranchie. • On com-
prend que toutes les créatures soient appelées à
même, créature, sera aussi affranchie Pâ. 39, 1.
Tite,î, 13. prendre une certaine partau bonheur de l'homme
et à sa restauration, puis(|ue c'est par suite de la
de la servitude de la corruption, pour Job,
P». 4, 4.
14, 14.
chute de l'homme quelles sont soumises à la cor-
Pi. SS, 6.
passer à la liberté de la gloire des 1 Cor. 15, 54.
ruption, à la vieillesse, à une inGnité de vicissi-
tudes, suites, pour la |>lupart. de la malédiction
enfants de Dieu. "-- Car nous savons I». 65, 17.
L»in. 1. îî. de Dieu à la terre, à cause du péché du premier
que toutes les créatures gémissent et ProT. 13. lî. homme •. Drach.
Joa. 16, îl.
sont dans le travail de lenfantement Pi. 47, 7.

jusqu'à cette heure. -^ Et non seule- Jer. î, 3. 23. Les prémices d(? /'J^s^in/, les premiers effets
Hebr.lî,îî-23. de la grâce qui auront leur plein épanouissement
ment elles, mais aussi nous-mêmes qui Prov. 13, lî. dans la gloire du ciel.
Kom.S,15:5,î.
avons les prémices de TEsprit; oui. O». 13, 14.
Philip. 3, îl.
nous-mêmes nous gémissons au de-
dans de nous, attendant l'adoption
des enfants de Dieu, la rédemption
de notre corps.
^^ Car c'est en espérance que nous
2*. Cest en espérance que nous avons été sauvés:
nous avons le salut en espérance, et nous tra-
avons été sauvés. Or l'espérance qui $>pirilu vaillons par la patienfr v. 25; à sa réalisation.
Pet. 1 1, 3.
se voit n'est pas de l'espérance; car Pe. 61, 9.
Soph. 3, S.
ce que quelqu un voit, comment l'es- Hebr. U, 1.
pérerait-il y -^ Et si nous espérons ce
Rom. 11, I>.
que nous ne voyons pas encore, nous Jac. 7 .i, : 1, 4.
Lac. îl, 19.
l'attendons par la patience. -'• De Ez. 14. 3,
iti. L'Esprit-Saint ne prie point et ne gémit point
Mat. Î6, 41.
même l'Esprit aussi aide notre fai- Jac.
Rom.
1. 6. en sa personne, mais il produit en nous la prière
et les gémissements, il nous fait parler dans la
5, 5.
blesse, car nous ne savons ce que Ps. 7, 10. prière. Or les gémissements, qu'il nous fait pm•
Soph.
nous devons demander dans la prière Pe. 37,9.
1, lî.
duire sont nommés inénarrables, ou à cause de
;
ProT. U, Î3. leur vivacité et de leur ardeur, ou à cause de
mais 1 Esprit lui-même demandi• pour Mat, , 39. leur objet qni est surnaturel, ou, enfin, parce
qu'ils nous sont intérieurs iGlaire^.
nous avec des gémissements inénar-
rables. -" Et celui qui scrute les cœurs 37. Les saints. Voir la note sur Actes, ix, 13.

sait ce que désire lEsprit car c'est


:

selon Dieu qu'il demande pour les


saints.
^* Or nous savons que tout coopère
et Dei
v€>catione
au bien pour ceux qui aiment Dieu, una cuni
Christo.
pour ceux qui, selon son décret, sont Ps. , II.
ProT. 1. 8,
appelés à être saints. -* Car ceux qu'il Eph. 5. U. 1.
U. 41, î.
20. Le premier-né. « Sicut fuit Adam effusus
a connus par sa prescience, il les a Ler. îl. 15.
i^ap. 10, 10.
I>er totum hominem et toium occupavit, ita modo
aussi prédestinés à être conformes à 46, 10. If. totumobtinet Clirislus <|ui totum creavit. redemit.
Rom. 17. S, glorificabit. Erat in nobis vêtus ille pra-varicator,
l'image de son Fils, afin qu'il fût lui- CoL 15. 1, erat in manu, in ure, in corde. Nunc si qua vera
40 Ad Romanos, VIII, 30 IX, 5.
I. JPmrm doirniXlr• <• 1•-.1^ — *" ^*'>• •«« Jmémtm promtmmm ftMj.

'
viw
iv
aiiror, tîç

uôu.(fo}i'
ih-ai avrCr
'*orç ii
uni txtiXtat' xtù orç ttutXtaê, xor-
nçoaiçiat,
sui, ut

Ii<)8
sit ipsc primogénitus in rniiltis
frâtribus. ^" Quos autem pricdestinàvit.
et vocâvit et quos vocavit, hos cl
:

Tot'ç xtt( iotxuiijjasf'

roi'ç j(ui iou},aae.

vTtèç
" T/ o^y
tjftùiy,

viot oi'x fqelauTO,


tçotftêv
xu&' '; "
«'
;
'
ot iâixaiwaé, rov•

tj/ioTf
&ëoç
lâior
justifirâvit
et glorific'uvit.
:

^* Quiil ergo dicémus ad liœc? si

pro nobis, quis contra nos?'' Qui


quos autem justificûvit, illos

Deus

proprio l'ilio suo non pepércit. sod pro


nobis omnibus trâdidit illum (|uomodc• :
.
nuçtoioxey uvtov, ov/i xai aîr aJriù r«
-^- non étiam cum illo omnia nobis donâvit "
navra jy

fxXéXTiùr 9êov;
xuxttXQiviuv;
/' yuçiatrui
& ;
'^ T/^•

oixatùiy.

ô dnod'uviuv,
^*
xuut ^' Quis accusabit advérsus eléclos Dei

Deus qui justilicat. '' Quis «-si qui


condémnct? Christus Jésus, i[ui môrluus
'

.
^// /;
ât xai f'/ëçd^eiç, xai ioTiv tv est, immo qui et resurréxit. qui est ad
9(0v, xai vntQ déxteram Dei, qui l'fi.un |•)»•1] pro
nobis.
"

)., ^
^^ Quis ergo nos soj>arai»it a cliaritàt»•

^'"
Xoiatov;

^*( tvéxu

^'\^'
t^u-
Christi';'
més? an
tribulâtio? an angustia? an fa-
ntiditas? an periculum ? an per-
seciitio?an glàdius? ^' 'Sicut scriplum
est : Quia propter te mortificamur tota
die a'stimâti sumus sicut oves occi-
:

., ,,
'"^
siùnis Sed in liis omnibus supera-

,, ,&, ,
Ttàatv âiù .

^* mus, propter cum qui dilt'xit nos. ^" Cer-

/, tus sum enim, quia neque mors, neqne


vita, neque ângeli, neque principâtus,
neque virtutes, neque instântia, neque

( -
"ovre futura, neque fortitûdo, '" neque alti-

.^ tv Xotoiiîi
tudo, neque profùndum, neque croatura

,
âlia poterit nos separare a charitâtr

, *.&
W%.• - Dei,
nostro.
IX..
quœ

'
est in Christo Jesu

Veritalem dico in Christo, non


Domino

.
, *,
^ xai
), •
', ^jtJ
méntior.
conscientia
teslimunium mihi perhibéntc
mea
niam tristitia mihi magna est, et conti-
nuus dolor cordi meo. ^ Optabam enim
ego ipse anuthema esse a Christo pro
in Spiritu sancto :
^ qu«i-

,,
frâtribus meis, qui suntcognâti mei se-

^
*

'^^ xai
cundum carncm, * qui sunt
quorum adôptio est lih'orum,
IsraehUi».
et gh»ria,

«|
ai âia&ijxut

xai
* oi -'^,
et iestaméntum, et legisUitio, et obsé-
quium. et promissa * quorum patres, :

et ex quibus est Christus secundum car^

33. ): èrmal. .: J<«e.»r;

r.îL**^9'^'•^ ^i•• ^f•^ '''^' '* (•••) " alii j». rtiirrwr pou. puncl. s. ceiio cotiuiu
[LJT* fait.) m. KLT' H: ^^'^y, iichlichtiny. al.: c^»' ô /ni w. 9.).
:i6. GSLTH: fr»»n'.
38. G rell. pon. irt 9. in f. SI. J^$ui >•( pa• dan• \e grec.

4• L:
5 G'Se*
9.
3. I.T: tttfn9, tirai

(p. oâfKa)
aCt. ^.
coninia(UT pon. punrl.
.19. .Vi

IX.
dana le
1.
vioti^nee n'ett

La
grec
fin du
p«• dan» le gr«c.

vcreet flgurc entre pllCDtb^9e''


;
Romains, VIII, 30 — IX, 5. 41
. Doicme (, 1-\). — 3' Cb-J. Étendue de» protHe»»e» faite» aux Jult» (MX}»

même le premier-né entre beaucoup Jer.


Apoc, 1,
1, 5.
S.
crealura m
Christo. vêlera transierunt >. Saint
Bernard, Dr adv. Dont. Serm. v. 3.
(Je frères. ^^ Et ceux qu'il a prédes- Hebr. î,
PrOT. 9.
17.
3.
30. // les
à la sràce et
a €3.
non à
Il de la vocation
s'agit ici
la gloire. Tout ce dont parle
I».41.J;14,Î4.
tinés, il les a appelés; et ceux quil a Jo». 4-45. 6, l'Apôtre, il le décrit comme déjà fait. Ceux qui
appelés, il les a aussi justifiés, et ceux Rom. 3, S4.
Sap. 19, 10.
ont été appelés sont déjà gloriOés. c'est-à-dire
qu'ils ont la gloire du ciel en germe; ils la pos-
qu'il a justifiés, il les a aussi glori- sèdent dfS à présent, parce que la grûce saiicti-
liante. dont Dieu les a revêtus, en est le gage et les
fiés. Deo con- prémices. Cette vocation et cette glorilication
'' Que dirons-nous donc après cela? Jungimur. sont donc un pur effet de la divine miséricorde.
rroT. ïl, 3.
IIA. 3.
Si Dieu est pour nous, qui sera contre Pi.
Job, 17, 3.
Pe. Ï6,
nous? ^- Lui qui n'a pas épargné Mat. 10, SS.
3.

même son propre Fils, mais qui la Mat. Joa. 3. !0.


3, 17.
1

livré pour nous tous, comment ne PrOT. 13, Î4.


Rom. 4,} 1,20.
nous aurait-il pas donné toutes cho- Eph. »3, 6; 50,
».
I(.
-S
&.

6,6. 33-34. Le sens de ces versets est qui accusera


ses avec lui ? ^^ Qui accusera les élus I Oe.
Cor. les élus, puisque Dieu les justifie; qui les condam-
1, 6.
:

Col.
de Dieu? C'est Dieu qui les justifie: Cor.3, Î3. 17. nerait, puisque
1
Jésus est
I,
mort pour eux ? .\utant
de solides raisons d'avoir confiance en face des
^' quel est celui qui les condamnerait? Eph. 1,4 jî, 6.
Apoc 12, lu. ennemis <iui s'elforceut à les séparer de l'amitié
Cor. 6, 11.
C'est le Christ Jésus qui est mort pour Ioa.â,45;S,7; de Dieu. 1

16,33:17,S0,Î4.
eux, qui de plus est ressuscité, qui Act. 10, 41.
PeC
du Père, et qui même
est à la droite 1 », îî ;
3,1b.
Joa. S, 1.
intercède pour nous. 1

Hebr. 9, »4.
^^
Qui donc nous séparera de l'a- Qui• er^o
nos a Ueo
mour du Christ ? Est-ce la tribula- H«parabil.
Joa. 13, 34.
tion ? est-ce l'angoisse ? est-ce la faim ? Cant. S, 7.
•. 33. 19.
est-ce la nudité ? est-ce le péril ? est-ce Dan. 13. 22.
Mat. 10, »3.
la persécution? est-ce le glaive? 1 Tim. 6, S.
Cor. 4, 11.
1
^^ (Selon qu'il est écrit « A cause de : î Cor. II, 26.
Hebr. 11, 37.
vous, nous sommes mis à mort Mat. 10, 39 -,

5, 10.
tout le jour on nous regarde comme
; Joa. 16, ».
Sap. 10, 12. Par celui qui nouâ a aimés, par son secours
des brebis de tuerie »:. ^" Mais en I Joa. 4, 10.
37.
l Cor. 15, 57.
et la vertu de sa grâce.
tout cela nous triomphons par celui
qui nous a aimés. '^ Car je suis cer- 38. Je suis certain. Le sens des paroles de
Rom. 14, S.
Pi. 90, 11.
l'Apôtre est. que nous sommes sûrs qu'aucune
tain que ni mort, ni vie, ni anges, ni Eph. 6, 12. créature ne peut nous séparer, malgré nous,
î Cor. 4, IS. de Dieu, et nous faire penirc sa gr;ice mais en :

principautés, ni puissances, ni choses Aet. 21, 13. cela même le secours de la grâce nous est indis-
Luc. 4, 19.
présentes, ni choses futures, ni vio- pensable.
Fr.68,1.
1 RcK. 1, t.
lence, 3» ni ce qu il y a de plus élevé, 2 Cor. S, 7.
1 Cor. 13, 7.
ni ce qu'il y a de plus profond, ni au- Lnc. 1», 49.
2 Cor. 12, 9.
cune autre créature, ne pourra nous
séparer de l'amour de Dieu, qui est
dans le Christ Jésus Xotre-Seigneur.
i:s.. ' Je dis la vérité dans le Christ, bS 7.elu<« 6) Cette doctrine ne méconnaît pas les
Paul• pro promesses faites aux Juifs. IX-XI.
je ne mens pas, ma conscience me frulribuA.
rendant
ProT. S, r. bi] Étendue réelle des promesses, IX.
témoignage par l'Esprit- Zach. 19. S,
Eph. 25.
Saint, - qu'il y a une grande tristesse S Ccr. 1,10,11.
4,
IX. 3. Bossuet remarque avec raison que .\-
Kom. 16. S, tre ne porte pas ses vœux vers l'otat des damnés,
en moi, et une douleur continuelle Latu. 2» 1, ;
quant aux peines, et quant au péché qui en est
13. la cause, mais qu'il se borne à souhaiter d'être
dans mon cœur. ^ Car je désirais ar- 2 Cor. 12, 21
2,

; privé de la gloire dont Dieu couronne les élus.


demment d'être moi-même anathème Jer. 11. 9, 1.
7,
D'ailleurs ce souhait n'est pas absolu, puisque,
Philip. »3. 1,
outre qu'il procède d'une condition impossible,
à 1 égard du Christ, pour mes frères, Eccli. 25, 1. saint Paul désire partout posséder Dieu. Ainsi on
qui sont mes proches selon la chair, 2 Cor. 11, 23. peut ne voir dans ces paroles qu'une hyperbole
Gen. 32, 2S. dictée par un zèle qu'on admire, mais qui ne doit
* qui sont les
Israélites, auxquels ap-
Dent. 4, 7.
Ex. 4, 2».
pas être poussé à la rigueur (Îlaire). Anathème, —
Rom. 8, 3.
voué et immolé au Seigneur, pour satislaire à sa
partiennent l'adoption des enfants, la El. 40, 32. justice, comme les Chânanéens, Nombres, xxi, 1.
Gen. 17, 10.
gloire, l'alliance, la loi, le culte et les SeclL »4, 4.

promesses, dont les pères sont ceux Dent.


s L«T. 26, 3.
IS 9. 5. Selon la chair, dans sa nature humaine. —
Dieu béni dans tous les siècles. 11 est question
de qui est sorti, selon la chair, le Rom. 15. %.
Joa. 4, 22. ici. non de Dieu le Père, car ce n'était pas le
Joa. lieu de lui rendre enïces, mais du Fils, de ses
Christ même qui est au-dessus de
1

Mat.
:->,

1, 1.
20.

titres de gloire, de l'honneur (|u'il fait à sa nation.


/2 Ad Romanos, IX, 6-22.

inl
.
&toç ^
Par• do|rm«tlr«

tlç
(I, -). —
, »• r*>>.

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ned ictus
,
Qum
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super omnia
sjrcula. Amen.
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*| *IaotujX,
antçftu
Dei.
sunt.
••
Non autem quod excidorit verhum
Non enim omnes qui ex Isra•
ii sunt Israelita? :
'
neque qui sem< i

,
'u^iSnuaftf nâyréç Ttxva, iy 'Jaiuîx sunt Abraham , omnes filii : sed in Isa:<
aoi antoftu, ^rovriarty, ov vocabilur tibi semon :
" id est, non qui

.^'/
Jtxru
»'
'
Ttxyu
Ttxyu àeov, filii Garnis, hi filii

proniissionis, sestimântur in sémine.


Dei : .sed qui filii sunt

&
Promissionis enim verbum hoc est
• :

. '
3<>(»< '" ftoyoy ât,
Ttj

xui
Secundum hoc tempus véniam et erit
Sarœ filius. '" Non solum autem ill.•
:

'

. ** ,
l'tfltxxa - sed et Hebécca ex uno concûbitu haben^

' '»'
^, tiyuàoy

,
Isaac patrisnostri.
nali fuissent, aut ali({uid boni
" Cum enim nondum
egissenl,

'' ,
/iijdt

|
avTJj'
*^^
,," '
,,'.
i^tov

^Jaxini
^^&
'^' aut mali
positum Dei manéret
(ut secundum electiûnem pro-
"non exopéri-
bus, sed ex vocante diilnm est ei " Qui
major sérviet minûri, sicut srriplum est
,

»'

.
*
ât Jacob diléxi, Esau autem odio habui.

^ 3* ' /' 01'»» /»•; tioixia Tiji ''Quid ergo dicémus? numquid ini-

. ^ &
,
d^etji; '^ "Dô tyt^' quitas apud Deum? Absit.
dicit
Moysi eniii!
Miserébor cujus miséreor
:
'"'

: >

''^
'""-^ •»' ovâè misericordiampra?stabo cujus miserébcn
'/,
*'^
d'tov. '•*
Igitur non voléntis, neque currénli>^.

, <'""
"On sed miserénlis est Dei. '' Dicit enim
, scripli'ira Pharaoni Quia in hoc ipsum :

001 xui excitavi te, ut osténdam in te virtutem

;
naotj »; ;'/;. meam et utannuntiélurnonien meum in
:

• .'^iAfi, t).nt, ât Otkti, •/.. univérsa terra. '* Krgo cuju'i vnlt iniso-

quem
'"
, ,
rétur, et vult indiiral.
^''
&; -- " Dicis itaque milii Quid adimc qué- :

'
'^^
ritur? volunlàti enim ejus quis resistit'
'" homo, tu quis es, qui respondea-

/ ((>
^;
;, *'
yj
Deo'!*
linxil
Numquid
: Quid me
dicit
fecisli
ligménlum
sic? " An non
ei qui se

%& ;
ex eâdem

^,
odx habet potcstatem figfulus luti,

ât ^^Ei ât^ massa fâcere aliud quidem vas


rem, âliud vero in contum<'liam ? ^* Quod
in hono-

, Vo^. ^.
iy ^ /•
xai si Deus volens osténdere iram, et no

tam fâcere poténtiam suam, sustinuit in

16. X.ADKFI. T: «i^rro.-.


,:
0. I>KF: (1. set•.
yevior. ABDKKI.T: nfoâ.
M. Jl) Mich. : ialiriof. H (pr. m.) D
».
(pr. m.)
19. I.T: /. .\. • fr.. mABDëF Tt(p.T<.

20. LT: nér9f. ftrwryt.


kAFI.T: ipV^fl tPli. 26).
13. K: (I.
14. DF* Ty.
9) 9(. . hrttrhlrê. iirec : • Iwarl •.

*. Ihin$ In }H>*lèrH^. <ircc : • r«iinine postérité •.


15• T: T^ Aiuvotî fàf. It-I3. 1.C partage de• vencu diilcre o«iu le grec
Romains, IX, 6-22. 43

. Uocme (1, 1-). — ^ *'-• Étendue dett promeMiteM faites aux Juif» (MX}•

Ce verset montre donc l'union des deux natures


toutes choses, Dieu béni dans tous les divine et liumaine dans la personne de Jcsus-
Chiist.
siècles. Amen.
parole de Dieu soit 6. Ne so>U pas Israélites; CAr les patriarches ont
6 Non que la ^^^^i^.'j..
eu deux sortes de descendants, les uns par la
restée sans effet; mais tous ceux qui i^ss, n. chair, les autres par l'esprit; ce qui revient à
i.T • 1 • . .u. us, s».
dire que les (iromesses ne sont pas attachées a la
descendent d Israël ne sont pas Israe- n, s.
race, mais à la i'oi.

lites ^
',.,
ceux qui
:

,
^
mappartiennent
^ *
a la
„ , ,
joo.
Gen.
s. 39.
21, 12.
7.
xvii, 6
La
;
race d'Abraham. Voir les notes sur Genèse,
XXI, 14.
race d Abraham ne sont pas tous st'S cai. 3, u.

enfants; mais « c'est en Isaac que


sera ta postérité «; » c'est-à-dire, ce
g«i. *«•
;•

ne sont pas les enfants selon la chair M«t. 3.' 9.

qui sont enfants de Dieu, mais ce sont


, , , , . Geu. IS.IO, I*
les enfants de la promesse qui sont oai. 4, 4-5.

comptés dans la postérité.


' Car voici les termes de la pro .laoob

messe « En ce temps, je viendrai, et eî [ÎCtUS.


:

10. Qui eut deux fils, Jacob et Èsaïi.


Sara aura un fils ». ^" Et non seule- ««/^^',•„";"•
ment elle, mais aussi Rebecca, qui e^^' ,%%.
'^'"^ ' »•
eut deux fils à la fois d'Isaac notre -

*' Car avant qu'ils fussent nés


père.
ou qu'ils eussent fait ni aucun bien,
ni aucun mal afin que le décret de
Dieu demeurât ferme selon son élec-
tion^, ^- non à cause de leurs œuvres, '^- f;Ja-
mais par la volonté de celui qui ap- ff;,;*;/!• 13. Dans l'Écriture, le mot hair signifie souvent
pelle, il L'aîné servira «^",^?
lui fut dit :
'^'
« ;
aimer moins, .\insi l'Apôlre veut dire que Jacob
a été préforc à Ésaii. mais il veut montrer en
sous le plus jeune », selon qu'il est ^^^/,'^|*,"6* même temps contre les juifs. i|ue par cette pré-
J""• '---* férence donnée au plus jeune sur l'ainé. Dieu
écrit : « J'ai aimé Jacob, et j'ai haï n'est lié envers aucune nation particulière dans
Ésaû », la distribution de ses grâces. Car comme, en
" ' effet, il ne voit aucun mérite antérieur a sa
^' Que dirons-nous donc? Y a-t-il u"us" grâce, mais qu'il trouve tout enveloppé dans le
en Dieu de l'injustice ? Nullement. ''"ndùruT péché, dans la même masse de condamnation, il
n'v a personne qu'il ne puisse justement laisser
'^ Car il dit à Moïse : « J'aurai pitié ^.^,^.' da"ns cette masse; de sorte que (|uiconque en est
délivré, l'est par sa miséricorde, et quiconque y est
de qui j'ai pitié, et je ferai miséri- ^L^^'a^àïf' laissé, lestavec justice. Comme lorsque, de deux
hommes également criminels, un roi veut bien,
corde à qui je ferai miséricorde ». ^DeuuJ.^'"" parpure grâce, jiardonner à l'un, tandis qu'il laisse
^" Cela ne dépend donc ni de celui 'j*^^;!,"' la justice suivre son cours à l'égard de l'autre
(Glaire
qui veut, ni de celui qui court, mais p^nTp.% /Va. . J'aurai .

pitié de qui j'ai pitié. Dieu veut le


de Dieu, qui fait miséricorde. ^' Car salut de tous, mais dans le cas même ou le pé-
Kom%,'4! cheur se dispose le mieux à se réconcilier avec
l'Ecriture dit au Pharaon « Voici : "','^,^" lui, rien ne nous autorise à dire que Dieu soit
tenu en justice à lui accorder cette grâce.
pourquoi je t'ai suscité c'est pour :
Itj. Qui fait miséricorde. Tous reçoivent de
faire éclater en toi ma puissance, et Dieu les grâces sullisanles au salut, mais^ Dieu
laisse à chacun le pouvoir d'y résister. On n'a pas
pour que mon nom soit annoncé dans p,. 102, 13. le droit de lui demander la raison de ses pré-
férences ni le motif de SCS délaissements.
toute la terre ». ^^ Donc il a pitié de ^33?2;8,'., 48. Il endurcit gui il veut. Dieu n'a d'autre
qui il veut, et il endurcit qui il veut,
"*' ^' règle de conduite que sa gloire et son bon plaisir ;
'iV,
l'homme reste néanmoins responsable de ses
\l'.

^**
Certainement vous me direz : ^'""i'.J". résistances à la grâce. Dieu endurcit le cœur,
non point en lui inspirant le mal, mais en ne
« De quoi se plaint-il encore? car qui jp"î;i","'„,. lui accordant pas la grâce, qui est purement gra-
tuite de sa part.
résiste à sa volonté? » -^ homme, eccu. 1, 13.

qui es-tu, pour contester a\ec Dieu? MicL


1« 1

. '

Le vase dil-il au potier « Pourquoi :


^if^^j^;
21. Si la comparaison du potier etde l'argile n'est
m'as-tu fait ainsi? » -' N'a-t-il pas *^^',3. pas juste sous tous les rapports, puisque l'argile
le pouvoir, le potier, de faire de la J^'^/e. ne concourt pas à la tonne qu'on lui donne, tan-
dis que l'homme concourt à la sainteté que Dieu
même masse d'argile un vase d'hon- '• •''"'''•*•
lui communique, elle l'est au moins sous ceux
pour lesquels l'Apôtre en fait usage ici (Glaire .
neur et un autre d'ignominie? -'- Que Pror. le,^.
si Dieu, voulant manifester sa colère
°°^ ' sH. Que si Dieu... Le raisonnement qui com-
mence ici, et qui se poursuit à travers diverses
phrases incidentes. l'Apôtre le conclut au ver-
et signaler sa puissance, a supporté set 30 (Glaire).
Ad Romanos, IX, 23 — X, 3.
I. Pars dormitt. (I, 1-). — «° Cot f»-i. ifwro (X-XiJ.

àvitia OQ'^'ijç tiç mtilta patiéntia, vasa ir&D, apta in intér-

'
UTHÛXtiuv; ^^Hitl tyu

(»»;
'/vioQiOij

tnl oxti't' ^, - itum, ^'

sua) in vasa misericûrdia'.


gloriam.
lit osténderet divitias
([iiic
jÈfloria•

jira'par.i-

,
xoiituoBv vit in
-'opç xnî txiiXfafy »;.««$> •' ^* Quos et vocâvit nos non soluin e\

*, xui ^ èd^vûiy, "(Jç xui tv


, Juda'is, scd étiam ex géntibus, '•''
sicut

,
' . , &,
ktysi'
xui
'^^xui taxai, ivTiîi

^'''
xôv

ixtî
(^^
- in Osée dicit Vocabo non plebem
meam, plebem meam et non diléctam.
diléctam et non misericordiani consecii-
:

tam, misericordiam consecutam. '^ Fi


:

vtoi t^éov
^' ' âà eril, in loco ubi dictum est eis Non plebs :

&' ',
vnto jj
Tiùt' mea vos ibi vocabuntur filii Dei vivi,
:

vuZv ^' Isaias autem clamât pro Israël Si :

fiierit nùmcrus filiorum Israël tamqtiam

^^ - iv
an'-na maris, reliquia• salva? fient,
*^ Verbum enim consummans, et ab-

' &
êtxaioavvrj,
- brt'vians in œquiUUe : quia verbum bre-

^,;), ,- Dominus super terram


'^^
^-. viûtum fâciet :

- ^" et sicut praîdixil Isaias Nisi Dômi- :

nus sâbaoth reliquissetnobis semen. sic-


xui '^^ ut Sodoma facti essémus, et sicut Go-
^. - môrrha similos fuissémus.
^, «
,'
^*•
»» ^" Quid ergo dicémusï Quod gont«'S.

quflB non sectabântur justitiam, appre-

,,
tj]v *" hcndérunt justitiam justitiam autem :

^'^
tx ,''&, -, ۥ.
^
^"^^;
-/'
"
!
quai ex iide est.
legem
pervénit.
in legem justitiae non
justitiœ,
Quare? Quia non ex fido.
**'

sed quasi ex opéribus oiîendërunt enim


^' Israël vero seclândi•

& xui
' /-
in
est
lapidem ofîensionis, " sicut scriptum
Ecce pono in Sion làpidem oiTen-
:

&.
xui uvTi>i sionis, et petram scandali et omnis qui :

'',. . ^
crédit in eum, non confundétur.
. *^(,
xui 7] ^ X.
mei, et
'
Fratres, voluntas
obsccnitio ad Deum,
quidem cordis
lit j)ro illis

^ /; '
^'^
in salulem. Testimonium enim perhi-
beo illis quod œmulatiônem Dei habenl.
"

& , - -
sed non secundum sci«''ntiam. ^ Ignorân-
lee enim justitiam Dei, et suam qua•-


xod
^ réntes statuera, justitiœ Dei non sunt

22
ItKtr,
t\Oi\).
26.
S8. S;
...

2.
,•.-,tr.
... »•<;)
•, .) ) (). .) »:
...»•, {Frttzsch.
(UGKLTII >«• apo-

9.
:

11).
32.

1. .«• (tert.)
n>>. et ya?• 33.

15. r. roU. :
1.•
iitïf avrZr.
^ (c 10.

, K!l

27. (pr. m.) ABLT: Cntllet^ua.


28 ?. ,* èr-awrtr/u. : ^\ . {ma», nf.
. ArtT
t.'>. I.a lin itit vcraci n'est pas dans le
rt/iiilr. i:rrc n\ri• jnnUcr •.
'.)^

^
ti.

29. DEF: imar. AFT': 6fJo.ii9. loi •.

31. I.T[« MU>KK\ <: hiat^ Crtpt. U* nlf.)


X. I. /ci/i tiliii. r.r.-c ;l<• salul

dtnaioa. 3. La frur.brcc : • leur propre Justice •.


Romains, IX, 23 3. 45 —,
. U(>g;ine (, 16-.\). — 3^fh'-). AccompliMnement prenent et futur de» protnenuemCX-Xli•

avec une puissance extrême les vases


de colère propres à être détruits,
^2 afin de manifester les richesses de E|Ji.I, 6;
3. 16.

sa gloire sur les vases de miséricorde 1 Tim. 1, II.

qu'il a préparés pour la gloire.


En nous qu'il a de plus appelés,
'^''
Oiune!4 a<l
»I4lul<>IU
2i. Qu'il a... appelés et qui ont répondu à son
appel, qui se sont montrés fidèles à leur voca-
non seulement d'entre les Juifs, mais vocal. tion.
M»t.
aussi d'entre les gentils, -"• comme il
20. 16.
Eom. 3,*9-3U. iS, Tappellerai^. Saint Paul fait cette citation
Os. 2, Î4. pour montrer que l'Ancien Testament, sur lequel
dit dans Osée « J'appellerai celui
:
I Pet. ï, 10. ils s'appuyaient, annonce l'incorporation des
Gentils û l'Église, leur appel au salut.
qui n'est pas mon peuple, mon peuple ;

celle qui n'est pas bien-aimée, bien-


aimée; celle qui n'a pas obtenu misé-
ricorde, objet de miséricorde :
-^ et Ot. 1,
Jm. I, IS.
il arrivera que dans le lieu même où il 1
Soph.
J<M. 3, 1.
», 11.
leur fut dit Vous n'êtes point mon
:

peuple, ils seront appelés enfants du


Dieu vivant ». -" Et Isaïe s'écrie à 10, îî.
Is.
Gen.
Si, 17.
regard d'Israël : « Le nombre des Bom.
11, 3.
Act. Î3, 6.
enfants d'Israël fùt-il comme le sable 4 Reg. 18, 13.
2 Par. 3Î, 1.
de la mer, il n'y aura qu'un reste de Hebr. 1, 1.

sauvé ».
^^ Or
Seigneur accomplira cette
le et s• pauci 38. Celle parole; cette prophétie d'Isaîe. —
rolicii L'abrégera; c'est-à-dire il réglera le temps de son
parole et l'abrégera avec équité; oui, jusli. accomplissement; il l'accomplira promptemeut
li '.Glaire;.
le Seigneur abrégera cette parole sur Lac.
I, 9.
S, 11.

la terre; "-*
et comme Isaïe avait dit Ual.
le. 6.
3, 16.
13.
30. Sabaoth, mot hébreu, que l'on traduit or-
dinairement par armées; mais dont le sens pri-
auparavant « Si le Seigneur Sabaoth Lam. Ki 16, 4S.
:
3, îî.
mitif est ce que le ciel et la terre renferment. Cf.
:

Genèse, 1 (Glaire).
ne nous avait réservé un rejeton, ii,

nous serions devenus comme Sodome,


et semblables à Gomorrhe ».
^^ Que dirons-nous donc"? Que les Varia fata 30. Saint Paul reprend ici le raisonnement qu'il
geniluni et a commencé au verset 52 (Glaire).
gentils qui ne cherchaient point la JiKl^eo-
justice ont embrassé la justice; mais Cor. 6,11. 1

Eph. ï, 12.
la justice qui vient de la foi, ^' Et Rom. 3, îî.
Hebr. 10,
qu'Israël, au contraire, en recherchant 51, 7. IJ. 1,
1.

la loi de justice, n'est point parvenu


à la loi de justice, ^- Et pourquoi? Bom. 10, 31
Parce que ce n'est point par la foi, Mat. II. 6;
21, 4î.

mais comme par les œuvres qu'ils Luc. 31. î,

Vont recherchée; car ils se sont


heurtés contre la pierre de l'achoppe-
ment, ^^ comme il est écrit « Voici 18^.14:28,16. : 33. En lui; c'est-à-dire en celui qui est repré-
senté par la pierre d'achoppement et de scan-
que je mets en S ion une pierre d'a- Pet. î, 6-10. 1
dale (Glaire).
choppement et une pierre de scan-
dale; et quiconque croit en lui ne
sera point confondu ».
b') Error Accomplissement présent et futur
X. Assurément, mes frères, le Jiidseoruni
' bi)
des promesses, X-XI,
désir de mon cœur et mes supplica- deReg. Malule.
Iî, Î3. 1
Act. Î6, 8.
cations à Dieu ont pour objet leur 3Iat.î3. 8.
Cor. 7, 7.
salut. - Car je leur rends ce témoi- 1Jae. 5, 16.
Sph. T, 8.
gnage qu'ils ont du zèle pour Dieu, Joa. 16, I.

mais non selon la science, ^ parce Philip. GaL


3, 6.
14. I,

que, ignorant la justice de Dieu, et Bom. îî


1, 17
4, 13; .•», :
;

3Î 10, 16. X. 3. Ignorant la justice de Dieu. « De lege glo-


cherchant à établir la leur, ils ne sont 9,Philip. 9.
:

3, riabantur et libero su j arbitrio legem suificere


46
I. Par• doffM•!.

&éov

Tttattvoyri.
. -
€ '
(I,
Ad Romanos,
1-). — 9° *0.
'

ma-Tt
subjécti.
jusliliniii
X, 4-19.
€'ompl«tm mromtmea umneettH fmturo fX-Xij.

nmni
Finis enim
credi'-iiti.
It'gis, Christus, ad

( ". ^ Moyses enim scripsit, quôniam jus-

IX
''diu'afjç
^- Trjy

tiliamquœex lege est, Qui fécerit hom»».


, ' "7 tx
tïnrjç TÎj
vivct in ea. ^ Quœ autem ex fide est jus-
titia, sic dicit Ne dixeris in corde tuo

' ;
:

^';
-
(.
aoV Quis ascéndet incœlum? id est, Chris
'' tum dediicere ;
'
aut quis descéndet in

abyssum? hoc est, Christum a mortuis

; *'/« /
)
" ^
TotJr' .
, ^ ,
TJj
(> ,
'
revocare.
* Sed quid
verbum in ore luo,
est verbum fidei
dicit scriptura ?
et in
rjuod
corde tuo
Prope

pnedicilmus.
:
est
hoc

,&. Quia si confîtejiris in ore tuo Dominuin


" "

] Jesum, et in corde tuo credideris, quod

.
&' '"/ 6 )^
âixuio-

'
Deus ilium suscitavit a mortuis, salvus
eris. '" Corde enim crédilur ad justitiam
ore autem conféssio fit ad sah'ilem. " Di-
:

•, ""
*^^ (['

., 3•-
^^

* '
cit enim scriptura Omnis qui crédit iii
ilhim, non confundétur. '^ Non enim esl
dislinctio Jmhi'i et Gravi nam idem
Dominus omnium, dives in omnes qui
invocant illum. *' Omnis enim quicum-
:

;
.**

,
; &' ,
^;''
; - ^
-
que invocaverit nomen Domini, salvus
erit.
*^ Quomodo ergo invocâbunt, in quem

non credidérunt ï Aut quomodo credent


ci, quem non audiérunt? Quomodo au-

tem aûdient sine prœdicante? '* Quo-

; ^',
' ,
^ ]
.
-.
*
"!^'

axotj
modo vero pra'dicâbunt nisi mittântur'
sicut scriptum est
evangelizantium pacem, evangelizantiuin
bonaV "^ Sed non onmes obédiunt evan•
gélio. Isaias enim dicit
crédidit auditui nostro?
Domine quis
: ( hiam speciosi pede>

Ergo lides ex
:

'^

^»•; -
&.
"'^ '
,, ' ^ ff
auditu, audilus
'*

Etquidem
eorum,
Sed dico
in
:
autem per verbum Christi.

omnem
Numquid non audiérunt''

et iu fines orbis terraj


terram exivit sonus
verba eo-

'; ' '"',/ rum. " Sed dico


cognovil? Primus Moyses dicit
œmulationcm vos am in
:

.
Numquid Israël non
: Kgo
luu» «pet

-:
5.
M. hKFt
12• I)E:

oitvaaotv
^ '.^
...
ir av'/jj.
(p. ov) ^ij.
uat

àmeaototv ...
,J iiZr .
tlf. et
17.
I"

8.
rà).
1,:

Vue
XpiOTÎ.
XAHCEFT:

di/ reliure /Grec


Vof. ov* fjrr«.

: » que dit-elle r
•'
;

Romains, , 4-19.
. l>osiue(l, 1-\). — 3" Cb-J. Aecon*pH»me»Hent prénent et futur tieitprotneumeH CX'XtJ,

arbitrahantur, ignorantes Dei justitiam, Jd est ev


pas soumis à la justice de Dieu. * Car '^",. fide justitiam datam a Domino, et suam voientes
la fin de la loi est le Christ, pour jus- ^^^I^IÎ" statuere, quasi suis viribus impletam. non cla-
"'°'• '• "• mante tide impetratani. justitix Dei. sicut dicit
tifier tout croyant. Aposlolus, non sunl sul•>jecti •. Saint Augustin,
5 Aussi Moïse a écrit que l'homme »»! >" Serm. clw, 4.
. .- j »lo»«i de . . .
*. La fin de la loi est le Christ. Jésus-Christ est

qui accomplira la justice qui vient aeju»ii.ia .» à la fois l'objet capital et le terme de l'Ancien
Testament. venue du Sauveur couronne l'œu- ]
la loi y trouvera la vie. ^ Mais pour «de. vre et y met fin.
5-9. Le sens de ces versets est que l'observa-
la justice qui vient de la foi, il en ^%J^'jÎ:
:

tion de la loi garantit de la mort (y. 5, mais l'on :

« No dis point en ton


** n'a pas besoin démonter au ciel pour en rappor-
parle ainsi :
«•^'';
;}J•
ter la justice, ni de descendre en enfer pour ex-
cœur : Qui montera au ciel ? » c'est- JJX^^i*i pier ses péchés; le Fils de Dieu Ta fait pour nous
:v. 6-7 Il s'agit donc pour être justifié de s'en
à-dire pour en faire descendre le
.
^^^^ J• /3"; approprier lefruit eu le croyant de cœur y. 8)
Christ; 'ou « qui descendra dans : ^p",• ^; et en le professant de bouché (y. 9).

labîme? » c'est-à-dire pour rappeler


le Christ d'entre les morts.
8 Mais que dit l'Écriture? « Près de Corde ad
ju«titistni
toi est la parole, dans ta bouche et creditur.
dans ton cœur » c'est la parole de la
foi que nous annonçons. ^ rarce que p*. «,
s.'
; . «',

5.
9. Confesser que Jcsus-Christ est le Seigneor, et
invoquer son nom, ce n'est pas seulement pro-
situ confesses de bouche leSeiq-neur je^'s.îs' fesser la foi en la personne de Jésu<-Christ,
. . X • Cor. lî, î.
.
•'"
1 mais cela impliquede plus une croyance de toute
Jésus, et si en ton cœur tu crois que Bom. i/e. la doctrine, et la soumission à sa loi. sans quoi
l'invocation de son nom ne nous sauverait pas
Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, 'tîu 1, s.*'
Glaire).
tu seras sauvé. ^" Car on croit de ?..'«, 6; 10. Pour la justice: c'est-à-dire pour obtenir
la justice, pour être justifié, — Pour le salut;
cœur pour la justice, et on confesse nat. lO.'sî. c'est-à-dire pour obtenir le salut.

de bouche pour le salut. '* En effet, h^n,'\6.'


l'Ecriture dit « Quiconque croit en eccilî.'s.'
:

lui ne sera point confondu ». '- xVt- i^^ml'î,'».'


tendu qu'il n'y a point de distinction u. cSi^<!!L 3;

de Juif et de Grec, parce que c'est le Bom. \, \.

même Seigneur de tous, riche pour ^','.


tous ceux qui l'invoquent. *' Car Act.s,î'i, 3;
'

quiconque invoquera le nom du Sei- 'icor i.'î.


joa.u, lô. 21.
gneur sera sauve.
*' Mais comment invoqueront-ils nde«ex U. Si personne ne les prêche. Saint Paul insiste
sur la nécessité de la prédication évangeli<iue
celui en qui ils n'ont point cru Ou p^dican- '?
1" afin de faire sentir la gratuité du salut, puis-
comment croiront-ils à celui qu'ils que la mission divine est un acte évidemment
«cor'.", n. libre de la part de Dieu; 2• afin de défendre
n"ontpasentendu?Et comment enten- jJ^,o,«. l'apostulat qu'il exerce parmi les Gentils, toujours
odieux aux Juifs, et peu agréable aux chrétiens
dront-ils, si personne ne les prêche? j}^,'^•*: judaisants, mais rendu nécessaire par le dessein
*^ Et comment prèchera-t-on, si on du ciel de sauver tous les hommes.
*.^-'i,'"j|3^ 1

n'est pas envoyé? comme il est écrit ,-, : 1«.

« Qu'ils sont beaux les pieds de ceux x.h. ,,.


.Uom.
qui annoncent la paix, qui annoncent p*. us,
1
• •
, 5, 1.
.
le bonheur » ^^ Mais tous n'obéissent
! 'Vt î"!!!;
• ï Tnes, 3, ï.
pas à l'Evangile. C'est pourquoi Isaïe ,^^,,^,
a dit : u Seigneur, qui a cru à ce qu'il j^^'-j'j•
*" l". Par la parole du Christ: c'est-à-dire par
ouï de nous? » La foi donc vient „^^?:"•!"• la
prédication de la parole du Christ.
par l'audition, et l'audition par la'^^^ij";
parole du Christ.
Cependant, je le demande Est-
"*
:
pr^edic.»•
<;e pas entendu ? Certes,
qu'ils n'ont lorutn
ChriMi.
leur voix a retenti par toute la terre, Pi. I*. 5.
Marc. 16, U.
et leurs paroles jusqu'aux extrémités I». Î4, 16.
Mat. »4, 14.
du monde. "> Je demande encore :
Deal. 3Î. îl.
1 Cor. 3, IS.
19. \e point connu: n'a pas appris que toutes
les nations seraient appelées à la foi.
Est-ce qu'Israël ne l'a point Som. 11,11 14.

•connu? » Moïse le premier a dit :


48 Ad Romanos, X, 20 — XI, 12.
I. Varm «locmnt. (1, ••). — «" f»^>. Cotmptmlu irromtmmm utine ml in futtiro fX-Xlj.

, ^ ^
^
ùavrtTO} ^' . L•' oix fi^ifi, ini idyéi
^"'Hatuaç Sb
}
lem : in gentem insipiéntcm, in iram vos
mittani. ^" Isaias aulem auclel, et dicit
sum
:

.
uyu' Invénlus non qua-rénlibus me
a
(
:

palam appârui iis qui me non interrog;i-

" /
tntMOTiîiai. ^* ât 7«7| Itysi' bant. =' Atl Israël aulem dicit Tota die
expàndi manus meas ad pôpuluin non
:

XI.

..
«»- '
;,^'^,^- jityiu oiv

ix
ÙTtit&ovrra xai

xai
y
credéntem, et contradicëntem.
XI. Dico ergo Numquid L)eus re-
pulil pôpuluin
Israelita
'

sum ex sémine Abraham, de


suum?
:

Absit. Nam et ego

, ; * ',
î^éoç tribu Benjamin. Non répulil Deus ple- '*

, ' ^,&- ,,;&


iv *//'« bem suam. quam pnescivit. An nescitis
Xtyti ivTV/ydvti d^aô in Elia quid dicit scriptiira, quemtidmo-
dum interpellai Deum advérsum Israël y
îioofpjTuç xai ^ Domine prophétas tuos occidérunt, al-

, / . '^ tària tua sufTodérunt et ego relictus :

, xai sum /tnimam meam.


solus, et quiprunt
'

/ * Sed quid dicit illi divinum responsum?

.
) ' -
Reliqui mihi seplem miilia virùrum, qui

. non curvavérunt génua ante Baal. * Sic


^ xai
tv
,',
T(î»

'^ ovxtii
ergo et in hoc témpore, reliquia• se-
ciindum eleclionem grâtiœ salva» fact»

,. , tOTi
âè sunt.
ribus
" Si aulem grâtia,
aliôquin gralia jam non est grâti
jam non ex op*»-

, ,
:

;
' ^^-
^ Quid

^, ergo;* <|uod quaerébat Israël,

))- ,
^ ) hoc non est conseciïlus eléclio aulrm :

otnoi conseciUa est : céleri vero excaecati sunl :

, ^(& ^ sicut scriplum est : Dédit illis Deus

)
^ & .
^' &'-
&6

Ât'j'Ét'
xai
^
spiritum compunctïonis
vïdeant, et aures ut
in
Fiat
hodiérnum diem.
mensaeorum in
non
*

laqueum,
:

Et David
ôculos ut non
ai'idiant, usquc^
dicit

et in oa]

xai

' '3**^
. ,
;
xai xai
^*^

xai
tioncm, et in scândalum,
nem
videant
curva.
**
illis. '"

Dico ergo
: et
Obscuréntur oculi eoruni ne
dorsum eorum semper

: Numquid
et in retributi

sic olTendérunt
in-

. • *^Ei
edyeaiv,

xai
ut Cîiderent'i' Absit.
salus est géntibus ut illos a>muléntur.
*' Quod si

mundi. et diminûtio eorum


Sed illorum

delictum illorum divili» sunt


divilia•
delicto.

gën-

i9. kABDET: Irt' f»yti.


20.
M). [.
ILH- (ç. -Eve•) iy.
8.
10.
MBT*: maiantf (1. Ma9«iç).
(pr. m.) Ù (pr. m.)

XI. 4. LfO réttonêé dirine. Grec • la rovoltUon :


: ovyma/j\

2.
l. »:
BFT»: •Hii.a.
'HAtia. G rell.•
rell. Uytor S. Un relie a été $aucé. lirec
trouvé «.
• un resle : •
3. LT* (pr.) Mal. U. Le fKC porte en plut à la • et hî c'est par] :

6. (in r.) : è^lr ;^>.« (,SI.T*ÎH]\CDEFX «ruvrea, ce xi'vnl plu• par l.i antrcnienl :

*; ouvres ne tcraiont plu» dos <ru>res •.


al. et Utl. Si i{ %-!<" hyo")' 9. Presque tout le \L'rsot tigurc entre parcntht
7. N.XBCDEKLT: ovir dans le grec.
Romains, 20 ,
XI, 12. 49 —
. Oo|fine(l, -). 3° (h-). AccotHpItMuetnent préneÊttet futur de» promeeue» fX-XiJ.

« Je vous rendrai jaloux d'un peuple

qui n'en est pas un; je vous mettrai


en colère contre une nation in-
I». 65, 1.
sensée ». -'• Mais Isaïe ne craint pas Bom. lô, 9.
Mot. 13, 44.
de dire « Jai été trouvé par ceux Tlt. 11.
:
î,

qui ne me cherchaient pas, je me suis


Loc. lî, 9.
montré à ceux qui ne me demandaient Hebr. 1, 7.
Act. SS, a.
pas ». ^' Et à Israël il dit « Tous les Luc. Il, : 5.
Joa.8,4S:9,10;
jours j'ai tendu les mains à ce peuple 10, 33.
MaU 13, 27.
incrédule et contredisant ».
XI. ^ Je dis donc : « Est-ce que Reliquiœ
Israël ad
«^aluleni
Dieu a rejeté son peuple?» Non, sans Hertalae.
doute car moi-même je suis Israélite, ï Cor. II, M.
;
Philip. 3, 5.
de la race d'Abraham, de la tribu de Gen. 49, 27.
Benjamin; Dieu n'a point rejeté
^
Rom. S, 29.

son peuple a connu dans sa


qu'il
U.
Ps. 93, 14.
41, S. 9.

prescience. Ne savez-vous pas ce que Jer. ï, 21.

l'Écriture dit d'Elie, comment il

interpelle Dieu contre Israël, disant:


' « Seigneur, ils ont tué vos pro- 3 Beg. 1», 10. XI. 3. Ils recherchent mon âme; ma vie, pour me
Ler. 17, 3. rôler.
phètes, démoli vos autels et moi, je ;
Seat. 12, 13.

suis resté seul, et ils recherchent mon


àme » ? * Mais que 4. Je me suis réservé... « Quicumque loDgius at-
lui dit la réponse 3 Be;. 19, 18.
le. 43, 7. tendit aream, paleam solam putat. ut putet unus-
divine? « Je me suis réservé sept mille quisque, cum i)rofecerit, quod solus sit. Hiec co-
gitatio Eliam lentavit. tantum virum: > Saint
hommes qui n'ont pas fléchi le genou Augusiin, In Psalm. xxv. 5. • Absit ut de area
devant Baal ». ' De même donc, en Joa. 14, 16. pairislamilias dcsjierem. Iiivenit grana, qui novjt
Tit. 3, 5. inspicere. l'bi te otTcndit palea, ibi latel grano-
ce temps aussi, un reste a été sauvé, rum massa ». Serm. cccxi, 40. — Daal était le dieu
selon l'élection de la grâce. ^ Mais si Bom. &, 1.
suprême des Pliéniciens.

c'est par la grâce, ce n'est donc point


par les œuvres autrement la grâce;

ne serait plus grâce.


Qu'est-il donc arrivé? Ce que
'*
Judiei 7.Ceux qui ont été choisis, ei qm ayant répondu
exceecati à rappel de la grâce sont devenus des élus
cherchait Israël, il ne l'a pas trouvé; *unt. (elecii).
Rom. 9, 31.
mais ceux qui ont été choisis l'ont Joa. 7, 34.
Eph. 1, 4.
trouvé; les autres ont été aveuglés, S»p. 2, 11.

* selon qu'il est écrit 8. Torpeur: c'est le sens qu'a ici, comme en
« Dieu leur a :
I<. 6, 9 ; 29. 10.
Deut. 29, 4. plusieurs autres endroits, le mol componction de
donné jusqu'à ce jour un esprit de Mat. l.>, 14.
Joa. 12, 40.
la Vu gâte
I ^Glaire,.

torpeur; des yeux pour ne point voir, Act. 25, 26.

et des oreilles pour ne point en-


tendre ». ^ David dit encore : « Que Vi. es, 23. y. Et rétribution de leurs œuvres: c'est-à-dire
!& 24, IS ; un juste cbutiiuent. Ces paroles et les suivantes
8, 15.
leur table devienne pour eux lacet, P?. 115, 165.
n'expriment pas un désir de vengeance, mais une
Eph. 4, IS. prédiction du ciiàliment qui devait frapper les
piège, scandale et rétribution. '*^Que U. 51, 23. Juifs (jui, au lieu de reconnaître le Messie, l'ont
leurs yeux s'obscurcissent pour qu'ils mis a mort Glaire;.
40. Que leur dos soit toujours courbé contre
ne voient point, et faites que leur dos terre c'est-à-dire qu'ils restent attachés à l'amour
;

des ctioses terrestres, et à la recherche des biens


soit toujours courbé ». périssables .Glaire).
*'
Je dis donc Korum
« Ont-ils trébuché
:
casue fit
dételle sorte qu'ils soient tombés? » salu4
Pentium.
Point du tout. Mais par leur péché, Joa. 4, 22.
Act. 12, 46.
le salut est venu aux gentils qui de- P8. 5S, 10.
Eph. 2, 1-2.
vaient ainsi leur donner de l'émula- Deat. 32, 21.
tion. '2 Que 42. « D'après le plan divin, l'Évangile devait d'a-
si leur péché est la ri- b.33, 6.
Dan. 3, 37. bord être prêche aux Juifs s'ils l'avaient em-
:

chesse du monde, et leur diminution, 1 Cor. 1, 27. brassé, leur plénitude serait parvenue au salut
Eccli. 24, 16. avant que les gentils se fussent convertis; mais,
la richesse des gentils; combien plus par la faute des Juifs, c'est le contraire qui a eu
BIBLE POLYGLOTTE. — T. VIU.
50 Ad Ronianos, XI, 13-26.
Pars 4o|rm«t. 1-). — S" €é"J, Comptmtn promimma nume et tu f^turo CX'XiJ.

, ,--
I. (I,

; i&viZvf
'^'Yftty
// ,- h&vtaiV
uv~ tium
'•'
quanlo magis plcnitiido eurun
:

Vobis enim tlico j^éntihus Quâindiu :


è'f'
lUv eifii td^viôv quidcin ego suin génlium Aposlolus, mi-
" nistérium rneum honorincubo, '^ si qu

uÎTiùv.

] ,
"A7

*^
xui

^, ,
modo ad a-mulânduni provocem
iiieam, el salvos fâciam àliquos ex
** Si enim aniiseio eorum, reconciliâtio
carneru
illis.

. mundi assûmptio, nisi


vtxntàv; âè est : qua* vita
ex morluisy "' (^)uod si delibâlio sanct.»
xui (fvoauu, xai ti xat

/ ^, est, et mass;i l si radix san'


>
.

^^
rami.

^ ,/
*'
lu àt *^ Quod si iUiqiii ex ramis fracli sunt.
lu autcm eum oloasler esses, iiisérlus es

'' ,'
iv

^
ôt
xui xut in illis, el socius radicis et pinguédinis
^* *"
olivfe faclus es, noli glori;iri advér-

& '' .
, sus ramos. Quod si gloriari>. ii lu
. radicem portas, sed radix te.

&. *^ ' ^"


Dices ergo Fracli sunt rami ut
*'••

inserar. ^" Brne


: eg<>

, ttj

^'
^.
tïJ

fracli sunt. Tu
: prupter incrcdulitâtem
aulini iide stas : noli aî-

- vtpoffvt, tum sapere, sed ^' enim Du:

,
lime. Si

^
. ,' ((. ^
^^o,
**
• naturâlibus ramis non pepércit
nec tibi

severitalem Dei
cidrrunt, srveritalem
nilàlcni Dei.
parcat. -'-

: in cos

permansL-ris in bonilal
ne forU
Vide ergo bonitàlem ol

:
quidem qui c
in le aulem !
:

, &&' .
xai si

alioquin et tu excidéri^.

^
^** :', *^ Sed et illi. si non permanserint in
incredulitâte, inseréntur potens est

,^} /,
:

enim Deus iterum insérere illos. '* Nani


^^ ifvaiv si lu ex naturâli excisus es oleâstro. el
xai contra naluram insérlus es in bonam
' oHvam : quanto magis ii qui Neciindui
naturam inserénlur suœ oliva? V

), , ( '
;

^^ 6(^, Nolo enim vos ignorare fratres mj


^•"'

*
^,^,^ ' " ^
& *^xod
lérium hoc, (ut non silis vobis ipsis
piéntes quia Ciécilas ex parle contigitj
Israël,
'^^
donec pleniUulo génlium intrâi
omnis Israël salvus fierot,
et sic
eut scriplum est Véniel ex Sion, qui :

12* .
13• ..
(p. ^i»•) ovr.
Vi'f Oe {..vmy ; ;. NAl»<.i-|.j
23. GSI-TH: Aa«rfî»t)i.
. nat
'

2U•
21.
LT:
kAB(:T»L*
ovfKo.. 10. <;^KS

»*9. \.:

/. kADCDFT:
u\* oi.

ffôrn.
. 24. Fri(zsch.
25. LT: ir iavroÎç.
20. LT* call.) »ai.
: oi/rot, oï.
t

Romains, XI, 13-26


. Uuçine (, 16-XI)• — 3^ fb-). AecompUmuttment prément et futur de» promeumeM C^-XiJ.

encore leur plénitude ' Car je le dis i* i*. , i.


lieu
Juifs,
: les gentils sont entrés les premiers, et
comme nation, ne viendront que lorsque
les
la
a vous, ffentils « 1 ant que je serai : i xim. j. ;. plénitude des gentils aura été appelée à l'Église •.
,. ^M •
apôtre des orentils, j honorerai mon
• î Cor.
ii, »«.
. 4; Drach.
.. [i .. Cor. 10, 33.

ministère,

'• m eiiorçant d,• exciter
1 . , . 1
j». so, .
1 émulation de ceux de mon sang, et jut. »4, n.
15. Leur rappel... une résurrection. Soit que la
den sauver quelques-uns ». '* Car si geutilité soit régénérée par les Juifs convertis à
leur perte estla réconciliation du la foi: ou que leur retour devienne pour l'Éilise
une époque de grâces: ou qu'il soit l'indice de la
monde, que sera leur rappel, sinon lin des temps et de la résurrection prochaine.

une résurrection?'^ Que si les pré- 1 Pet.


I>. 11, I.
î, i.

mices sont saintes, la masse l'est Os. 14, 6.


Joa. S, 39.
aussi; et si la racine est sainte, les
rameaux aussi.
'"
donc quelques-uns des ra-
Si Genleo 17. Tu as été enté. Imaqe très claire et très juste
par laquelle saint Paul nous enseii?ne que la
meaux ont été rompus, et si toi, qui partie lidèle du peu|>le de Dieu est la'tige de l'E-
Job, 15, 30. glise chrétienne, et que les gentils, en se conver-
n'étais qu'un olivier sauvage, tu as .Sap. 4, 5. tlssant, ne font que s'incorporer à elle ; ils ne lui
Jer. 17, 6.
été enté en eux et fait participant de Mat. 10. 3,
donnent rien, ils lui empruntent tout, y. 18.

la racine et de la graisse de l'olivier,


'* ne te glorifie point aux dépens des Joe. 4. îî.
Gen. n, 1&.
rameaux. Que si tu te glorifies, sache
que tune portes point la racine, mais
que c'est la racine qui te porte.
'* Tu diras,- sans doute « Les Timeant
ergo et : 19. Les rameaux, les Juifs.
ipsae.
rameaux ont été brisés pour que je
6°'
fusse enté ». ^o Fort bien. C'est à ^49,
cause de leur incrédulité qu'ils ont été Pt'nô; i."'

rompus. Pour toi, tu demeures ferme eSoî. i.'s?.'

par ta foi, ne cherche pas à t'élever,


mais crains. -' Car si Dieu n'a pas Jer. i3,i4.

épargne les rameaux naturels, il


pourra bien ne pas t'épargner toi-
même. -- Vois donc la bonté et la se- a. Datiscelle bonté: c'est-à-dire dans l'état ou
^j^- "; «•
t'a mis cette bonté diviue (Glaire..
vérité dé Dieu sa sévérité envers :
^ah-i.'*•
Pa. 93, 1.
ceux qui sont tombes, et sa bonté ^•»- *. "•

envers toi, si toutefois tu demeures


ferme dans cette bonté; autrement
tu seras aussi retranché.
-^ Mais eux-mêmes, s'ils
ne de- Jndseis 23. Eux-mêmes... seront entés. La persuasion
Ueuit générale a été de tout temps que les Juifs re-
meurent point dans l'incrédulité, parce ^eudront un jour au Seigneur. Ce prodige ne se-
seront entés; car Dieu est puissant Jer. 3, I. rait en tout cas pas plus étonnant que celui de
Is. 69, I. leur dispersion dans le monde, leur conservation
pourles enter de nouveau. ^^ En effet, s»p. i depuis dix-neuf siècles et l'influence dont ils
jouissent de nos jours.
si tu as été coupé de l'olivier sauvage, mÏ.' *; .

.'
ta tige naturelle, et enté contre nature
^„„ jg ,.
sur l'olivier franc, à combien plus 'JF"'
m , ^ , 3-3.
forte raison, ceux qui sont les ra-,^»^*^^",]
meaux naturels seront-ils entés sur
leur propre olivier?
-^ Car je ne veux
pas, mes frères, ''"'
que vous ignoriez ce mystère (afin ^t^'^cV.
que vous ne soyez pas sages à vos
propres yeux qu'une partie d'Israël pÎnVa';
.

est tombée dans l'aveuglement, jus- Am*'3,*iî.


""*"'••'-"• 26. Tout Israël soit sauvé. Ces mots ne peuvent
qu'à ce que la plénitude des gentils exprimer qu'une universalité morale, et l'on au-
soit entrée -« et rait tortd'en rien conclure sur les destinées tem-
; qu'ainsi tout Israël porelles de ce peuple.
52 Ad Romanos, XI, 27 — XII, 5.
II. MoriilU (.1ÎII-.1L%'» 18). — i• «/>!«/« etv• Pmmm (^ i'M}.

,^(
^/,,
'^xat
Xîd
at^TOÎç
(hfîhuftnt
tïuq'
dno
tftov
eripiat, et avérlal
" et
absti'ilero
" Secûndum
hoc illis a
peccata eoruni.
impietâtem u Jacob
me testaménlum : cuiu
:

UVT(î)t

,.
/^ &) ,
Tot'ç
"*A«r«
.

fttr
ot
^^
6 ^""
'^
II (( yi/.tof

^.
i/itnot
oui
«
mici propter vos
aulem, charissimi propter patres. *' Sine
pœniténtia enim sunt dona et vocâtio Dei
^" Sicut enim aliquando et vos non
evangélium quidem
: secûndum electioncm
ini-

crt•-

^,

,^
»1*»' didislis Deo, nunc autem misericôrdiam
ôi ^ ^^, "*'
consecûti estis propter incredulitâtem
xui or rot vîv iliuruni :
^' ila et isli nunc non credidé-
iL•9.
^
^*
runt in vestram misericôrdiam. ut et
ipsi misericôrdiam conscquantur. ^' (lon-
'.

'
ndvTc •
ciûsit enim Dcus omnia in incn-duli-
tàte ut omnium miscreâtur.

, ',
^
:

xui xui ^^ altilùdo diviliarum sapiénlias et

.-
^''i2 fiiîOoç ooffiuç
•' sciénliœ Dei ijuam incomprehensi-

,
:

, ; ;
biiia sunt judicia ejus, et investigâbiles
'* T/ç viae ejus! '* Quis enim co^novit sensum
^^ Dômini? aut quis consiliârius ejus fuit?
VOrt '^ Aut quis prior dédit illi, et relribué-

'
. uuxu , ,
xui *
] â(J%u
xui
uivu,
tur ei ? 3* Quoniam ex ipso, et per ipsum.
et in ipso sunt omnia
sâ^cula. Amen.
ipsi ^--li'tria in :

&
XII. XII. Obsecro

, ,--
' ilaijuc vos fralres per
&, nuaOu misericôrdiam Dei, ut exhibealis côrpora
d^vaiuv vestra hôstiam vivôntem, sanctam, D•

' , ^,
ava/uiat^ uuun
placéntem,
trum. Et noble conformari buicsivculo,
^
rationabile obséquium ves-

,, ^^ sed reformâmini in novitàte sensus ves-

.
^<,.
9 ^

'
xui

(^,
,
^t- tri ut probétis qua• sit voliintas Dei
:

bona, et benéplacens et perfécta. ' Dico


enim per grâtiam quae data est mibi.
omnibus qui sunt inter vos non plus :

^ sàpere quam opôrtet sapere, sed sape re


ad sobriotatem et unicuique sicut
divtsit mensuram
:

fidei.
^^
^^
* Kut^ ^ Sicut enim in uno corpore mulla
/,',
iiyei

30. *.*
iv , '

«fol. ^|.
xu9^'

.) * luim• \er-s.
membra habémus, ômnia autem membre
non eiimdcm actum habent
unum corpus sumus

K: »i-. ;., ... .ul


in Chrislo,

Me. xu, 11); Jo. vin, 9,


:
'*
ita

singuli
multi

:. GKSII»: '»., ^>. lUti »' ri. ( sine \\\, 25: Ap. IV, 8; Act. Xli, 1; 1 Co. Xiv,
iiilerpimcl.V il.]t (a. Utr,».) rvr. 33. (pr. Eph. V. 33).
m.) kAT: àrtUfavr. 34- h (pr. m.) (I. «vf.)
:^
:

»tov. — |. (pr. m.) A »» nîa'f.


Si. renfermé tout <iatu ÎintrMuUti. Grec
a tous enfemKii dans rincrcdulUé •.
:

2. LT: (kBDEF'P: av»-o;f.).


XU. 1. Pour que votre cullc *oit raisonnable.
2- l.V: /tnaftoffia9at (• iutir).
(p. irti) T•. 4. nBDEK: tjoL . '.}.

îi.
Venetna f
LT: '. IKMil traduire
bl• •, oa :
: • d'oflfrlr
• (e'e*( la^
ADiciii voirc cuHe raitoi
wlre culte rai»«>nDa(>ie
Romains, XI, 27 — XII, 5. 53
II. Morale (Xll-X%', 13). i" Deroir» enver» Dieu (XÊÎ, 1•3).

soit sauvé, selon qu'il est écrit : « Il


viendra de Sien celui qui doit délivrer, je^M. si.'
*
et qui doit bannir rimpiété de Jacob.
- • •

'"
Et ce sera là mon alliance avec eux
quand j'aurai effacé 1-eurs péchés ».
-'' non..s 28. Ils sont ennetnis cause de l'Oits. « Delicto
Il est vrai que, selon Ihlvanorile.
Judivorum salus genlibus facta est, et rursum iii-

111•
ils sont ennemis à cause de vous; Ju<iieose»

mais, selon réleclion, ils sont très p«i-i«er
geiilee

crcduloM.
in-
credulitategentium scientia Israël •. Saint Jérôme,
Oi^ig. in Cant. Hom. > i.

aimés à cause de leurs pères. ^' Parce J»»• i*. »<•


* Coloa. 5. 1,
.

que
^ les dons et la vocation de Dieu oe"t• <• 4.37.
la. 64,

sont sans repentir. ^" Comme donc r-c'•


'
26, 42.
Dan. 3, 3.5.

autrefois vous-mêmes n'avez pas *


cru ««- is. »9• i
P». 109, S.
à Dieu, et crue maintenant vous avez Hebr. 12, 15.
obtenu miséricorde a cause de leur Kom. 1.% 9.
O». 2, 23.
incrédulité, ^' ainsi eux maintenant j->«. », 46.
n'ont pas cru, pour que miséricorde i»'U\.
vous fût faite, et qu'à leur tour ils ob- ^^-^^^^^
32. Dieu a permis que fous, Juifs et gentils, de-
tiennent miséricorde. ^- Car Dieu a „' Uom. 11, 00. vinssent incrédules, atin que devenant tous l'ob-
•^*'^•,^!,'.•

renfermé tout dans l'incrédulité, pour jet de sa miséricorde aucun ne pût s'attribuer à
lui-même le mérite de sa justification et de son
faire miséricorde à tous. ,
ArcnnaDel.
_ salut. Le texte [latin] porte [omnia] tous, parce ,

le genre neutre donneà l'idée une plus grande


33 profondeur des trésors de la ^""^^-^ ^j ^*: que extension. Ainsi il s'agit ici de tous les hommes
sao^esse et de la science de Dieu Que is33,6';4O 13. sans exception aucune (Glaire).
!

sesjugementssontincompréhensibles g°'^7/',3•
et ses voies impénétrables ^* Car qui ,^^^.^^ !

a connu la pensée du Seio;neur?C


'«^«"••'^.''-
ou »ap. 17, 13. 9,
. ,

qui a été son conseiller? ^^ Ou qui, le


7"'J•,^V35'7'
premier, lui adonné, et sera rétribué? |^^f'j'"• ^

3" Puisque c'est de lui, et par lui, et^ ^or. 13.


,1 1 Prov. S, 14; '
.

en lui, que sont toutes choses; à lui jJ-'/jg


ffloire dans les siècles. Amen,
la " ^ct. n', 28.

XII. Je vous conjure donc, mesn. _,)e.-


'
Colos. 17. 1,

II® Partir. —
Préceptes et conseils
frères, par la miséricorde de Dieu, ^"mcla!" relatifs à la Tie et aux vertus
d'offrir vos corps en hostie vivante, chrétiennes, Xll-xv, 13.
. ,
ui \• - • Phile. s.
sainte, agréable a Dieu, pour que vo- Gai. e, 1. •10 Devoirs envers Dieu, XII, 1-3.
tre culte soit raisonnable. - Et ne vous MaLis', .k
*> Devoirs envers le prochain, Xll, 4-XV, 13.
.. . , , Cor.
. , 25.
, . , 1 7,
conlormez point a ce siècle, mais re- Eph. .^2. 1° Devoirs envers Dieu, Xll, 1-3.
1• 1 Philip. 2, 7.
11 X
lormez-vous par le renouvellement coios.3, ». XII. 1. Culte signifie liomniaite religieux; rai-
sonnable ne veut pas dire conforme à la raison,
de votre esprit, afin que vous recon- ô^. S^io.' mais s|)irituel, non charnel. Le culte des cliré-
liens ne doit pas être purement extérieur et tout
naissiez combien la volonté de Dieu e^'. /. 4',
d'oliservances légales comme celui des Juifs,
est bonne, apfréable et parfaite. ^ Car Bar.'3, îi.' mais un culte intérieur, qui se recommande prin-
? Jîph. 23. cipalement parla disposition de celui qui l'olfre.
je dis. en vertu de la srrace oui ma ete p*. 33,
. ,. 1 1 .. • ' ' 4,
*. 2. La volonté de Dieu est bonne... C'est-à-dire
qu'il estbon. agréable et parfait d'accomplir la
donnée, a tous ceux qui sont parmi xhe.. 1 4, 3.
volonté de Dieu.
1. ,•! Gen. 17,
vous, de ne pas être sages plus qu il tu. 12^
1
3,
1.

ne faut, mais de l'être avec modéra- Epi'. 4,7.'"


'

tion, et selon la mesure de la foi que luc. 1-', s.

Dieu a départie à chacun.


'
Car, comme dans un seul corps «•)
2" Devoirs envers le prochain, XII, -, 13.

a) Devoirs envers les chrétiens en général.


nous avons beaucoup de membres, et vaHeia». XII, 4-21.
que tous les membres n'ont point 'Lucl'u.'ie" Tous les membres n'ont point la même fonc-
4.

la même fonction, ' ainsi, quoique Apoc"!^?, 9. tion; mais malgré leur variété ils conspirent
tous ensemble à donner au corps la santé, la force
beaucoup, nous sommes un seul V2. j^oal'i?', et le bien-être. Il y aurait désordre ou souffrance
si l'un d'eux s'attribuait un rôle qui ne lui appar-
corps en Jésus-Christ, étant tous en *\'.*4,*. tient pas.
particulier les membres les uns
54 Ad Romanos, XII, 6 — XIII, 1.
II. Moralia (.lill-XV, 13). — •* €m). 0/]«4 mrgm hmtr^m fXih 4-tiJ.

-
,
^,
, , 7]
*•
f/oi'Tfç âè
âo&sîaav '^ âiiUfoçu' aïrè - autom
autem
aller alterius
donationc!»
membra.
secundiim
^ iiabénU>s
grntiaiu

,
'

,
iv
,
,'
,. ^, - tv
xuut
tire oinxoylnVy h•

iv tÎJ
Ttjv dvuXoyiuv
>;
âtânaxaXin, *étrf

tv
être

,
âi-

tv «-
iL•v,
quic data est
proplietiam
' sive minislérium
qui docet in docln'na,
in exhortundo, qui Iribuit
qui pni'est in suUicitudine, qui iniseré-
nobis,
seci'indum
in
difforéntos
rationem
minislrândo.
" qui exhortàlur
in simplicitât*
: sivc
fidei.

siv•

,
,( ,
' ,
*
,
, &, "*^
tur in hilaritatc.
"

malum.
Diléclio sine
adh.'erêntos
simulatione.
hono :
'"
Odiéntes
Cliarilal•
11<

,
(ftXuâsXrfla fralrrnitâtis invicem diligentes :

/ ' '
^ anovâij invicem prœvenicntes :
" Sollicitudiii'

,
ur]

, .-
€ / - Tijt

'^
'

/'
^ /, ifXt-
non pigri
serviéntes
latione
^' Necessilalibus
:
:

patientes
Spirilu ferventes
*^ Spe gaudéntes
: Orationi instantes
sanctorum communi-
:
: D«'»mino
In Iribu-
:

'
cantes llospitalilâtem scctântes.

&' , :

' , Benedicite persequéntibus vos


** êuoxovraç tv- ' *
: bé-

, *^ nédicité et noli'te maledicere, gaudéi<


'^'
»;
cum gaudéntibus, flere cum iléntibus

-
;

' ^(
*• ** Idipsum invicem sentiénles : Non alla

, ,
' *''
sapiéntes, sed humilibus consent iéntes.
Nolite esse prudentes apud vosmelip-
sos : " nulli malum pro malo reddén-

,
tes providénles bona non tnntum corani
:

& Dco, sed éliam corani «tninibus bomi-


nrtffmlniDV.

, ,
nibus.
».*

, ,
*^
Li *" Si fieri potest, quud ex vobis est
*^ - cum omnibus boniinibuspacenibabéntes.

' ' '. ' '*Non vosmetipsos defendéntes cbaris-

^ ,
simi, sed date locum irœ scriptum est :

^" enim Mibi vindicta egoretn'buam, di-

&& . ', ((
: :

, itiv

noiôjv
cit Dominus. *" Sod si esurierit inimicu>

tuus, ciba illum si silit, potum da illi

. ,
: :

&. -•
boc enim fâciens, carbones ignis congères
^' super caput ejus, ^' Noli vinci a malo.
sed vince in bono malum.
.• ILIII. Omnis anima potcstàtibus
'

ioTiv sublimioribus subdita sit : non est enim

»{) ^.
II.
14. "
D (pr.
,^.
m.) FG: (1. 1. NABT-I.
IÇmî«•. (iKSLII*
(|•«>

T**.
àrià <. roll. [K

1
15.

.
D (pr. m.) nBFLT*
-». 17. Non êeutemenl devant Difu, maie n'est pM

.
dai»
LT (pro nerr.) : ([K)t a. irtin. :
lo grec.
IrtSniOr 9»i Mai).
\ni. I. Celle» qui »ont. Grec : • le• puinvincet
20. T*ir (L: ieV). Il: l-t\ sont >.

1
Romains, XII, 6 — XIII, 1. m
II. morale (XII-XV, 13). — 8" CaJ. Devoir» enrem le» chréUen» rJTl/, 4-SiJ.

des autres, ^ c'est pourquoi, comme i con 7, 7. (». Des dons différents. Voir plus loin la note sur

I Corinlhiens, xii, 1. —
Le don de prophétie. Voir
nous avons des dons différents, selon fuV's.'is. la note sur I Corinthieiu, xiv. 1. —
Selon l'analogie
de In foi; c'est-à-dire en ne disant rieu que de
la Êfràce qui nous a ete donnée, que 1 cor. u, 7.
conforme à la foi.
celui qui a recule don de prophétie en
use selon l'analogie de la foi que ;
"^
,^4^'•^\
celui qui a reçu le don d'enseigner, ,^'^,-^^•
8. Avec simplicité, avec une bonne et droite in-
enseigne; ^ que celui qui a le don
j.Tit. s. is^.^

tention et sans acception de personnes.


d'exhorter, exhorte que celui qui fait «^- l< ^l_
;

l'aumône, la fasse avec simplicité; j.^^,.9.J^'_ ^^


que celui qui préside soit attentif;
que celui qui exerce les œuvres de
miséricorde les exerce avec joie.
^ Charité sans déguisement, ayant »"*««•
Xi i Joa.3, IS. '

le mal en horreur, vous attachant au cor. 13, e. 1

bien;
dun
-
amour
-
vous aimant mutuellement H^br. îs,
'"

fraternel vous honorant;


s. 3.
EcclL 4, 36;
les uns les autres avec prévenance; 37, i; 14, s.
,
. i. 10. .4»io«)• fraternel. Le

est
mot fraternitas si-
gniOe une famille de frères: caritas fratemitatis
pour caritas fratema, in fratres.

* '
empressés au devoir, fervents d'es- Mich. 6, %.
prit, servant le Seigneur; '- vous ré- ,',™; \ \l\
*

jouissant par l'espérance; patients ^^%%'


dans la tribulation persévérants dans nom"!'
;
12,' s-'s.

13. Saillis. Voir la note sur Actes, ix, 13.


la prière; ^^ dans les besoins des Th«.'t'. V7. 1

saints, partageant avec eux; aimant Hebr.ufj.


à donner l'hospitalité.
^''
Bénissez ceux (lui^
vous persécu- cuiqae
.
consensio.
, . ' .

tent bénissez et ne maudissez point


; ^„«. e, 2s. ;

'^ réjouissez-vous avec ceux qui se \,;^;•'• ^•


7i.
réjouissent, pleurez avec ceux qui kcV^.ss!
^ vous unissant tous dans Phinp. 2, s.
16. Vous inclinant vers ce qu'il y a de plu.t
pleurent ;
^
humble. « Non ail colloquentes, sed consentien-
. Pet. 3, . 1 6.

les mêmes sentiments


,

aspirant :
tes. Quid tibi prodesl videri liominibus humile
ProT. 7. 3, esse (|uod dicis, si Deus videt altum esse quod
point à ce qui est élevé, mais vous sapis? » Saint Augustin, In Psal. cxuii. Serm. ii.
1.
inclinant vers ce qu'il y a de plus
humble. Ne soyez point sages à vos
propres yeux: ^' ne rendant à per- i'^V.?it,'32.
*'^<"•*•*'•
sonne le mal pour le mal; ayant soin
de faire le bien, non seulement devant
Dieu, mais devant tous les hommes.
'* S'il se peut, et autant qu'il est en 18. S'il se peut, si les intérêts de notre con-
';;J}°"° science ne nous l'interdisent pas. —Autant qu'il
vous, avant la paix avec tous les vincere. est en vous, laissant à Dieu le soin de vous jus-
in 1 -r Hebr. 12, 14.
au verset suivant.

ainsi qu'il est dit
hommes; ^^ ne vous défendant point
' ^
«. 10,34. 1 litier,

, . Ps. 1», 6.
. . 1

vous-mêmes, mes bien-aimes. mais is-^s, 7.

...
donnez lieu a la colère car il est écrit Deut.
« A moi est la vengeance; c est moi
;
p«• %
32, 35.
,
:
.
1 7.

qui ferai la rétribution, dit le Sei-


gneur ». -" Au contraire si ton en- Mat. 5, 14. 30. Tu amasseras des charbons sur sa tête. i)a-
Cant. 8, 6. rait être une locution proverbiale. I.es P»*ies
nemi a faim, donne-lui à manger; s'il Mat. îâ, 35 ;
grecs l'entendent des charbons de colère; de uia-
.%44. nière que si on fait du bien aux ennemis, on e.<t
a soif, donne-lui à boire; car, faisant irréprochable, et ils sont eux-mêmes la seule
cela, tu amasseras des charbons de feu cause de leur punition. Mais saint Jérôme, saint
.\ngustin, etc., l'entendent des charbons d'amour
sur sa tête. "-* Ne te laisse pas vaincre ?*p ''•?°: et de charité, qui font qu'un ennemi a honte de
par le mal, mais triomphe du mal par '" 1^ '»• sa propre malice, et qu'il cherche à se réconci-
lier Glaire..
le bien.
6) Devoirs envers les pouvoirs civils,
ILIII. Que
^- toute âme soit soumise »»)«*«*«»•
'

a l»eo. Xlll, 1-7.


aux puissances supérieures, car il n'y ^"• •" ^-• XIII. 1. Il n'y a point de puissance qui ne
Ad Romanos, XIII, 2-13.
»
;. ., &^,-
56
II. Moralla <.\II-X%, 13). — »• rW. 0/7*ota ergtt (Xlti, 1.7).

ala &tov, al âè ovaai ^lovaiui potéstas nisi a Deo quœ autem sunt, a
vTto roi i^tov tiaiv. ^" Deo ordinâtif sunt.
:

' Itaijuo qui resislil

Aaraj•^ &' oi âè
'
rfj t^tuv potestati, Deiordinationi resislit.
tem
quirunt:
résistant, ipsi sibî
' nam principes non sunt timori
Qui au-
damnationem ac-

(9*'
), (/^
^
ùyat^wy

;- boni opcris, scd mali.

num
\ is autem non timirc poteslâtem? Bo-

.&
fac hahéhis laudera ex Dei

,'
uvTtjç' : et illa :
*

* âtitxotvç enim minister esttibi bonum. Si autem in

; .,
*£«!' XUXOV
&
noirjç,

-
malum féceris, time non enim sine causa
glndium portât. Dei enim minister est
:

. ;'
vindex in iram ei qui malum agit. ' Ideo

&, âiù
^ jJio

, (2
necessitâte
propter
sciéntiam.
siibditi
iram, sed
estote,
étiam propter ron-
non solum

• ^lù ^ Ideo enim et tribiUa pi.i --!.-. . mi-


L•ooi nistri enim Dei sunt, in hoc ipsum ser-

, ,
noxuovv.
('
' '^4 oSv viéntes. ^ Réddite er<,O omnibus débita

,
cui tributum, tribiitum : cui vectigal,

, ,. tAoç vectigal timorem, timorem cui cui

'
: :

.
honorem, honorem.

,
Tr]v

,
Némini quidquam debentis, nisi ut
^

,^,, ,'
*

' /, "
invicem diligétis

terabis
qui enim diligit proxi-
mum, legem implévil. " Nam Non adul-
: Non occidos
:

: Non
:

furâberis: Non

*^4 T(à

.- falsum testimônium dices


ces : et si quod est âliud
: Non concupis-
mandatum. in

.,
hoc verbo instaurâtur : Diliges proximuiii

'
^•'

odv
tuum sicut teipsum.
mahim non operâtur.
'*'
Diléctio proximi
Plénitude ergo le-

,
.
gis est diléctio.

'
" JSCcu

,
3^&,
toV
^-'
»y
" Et hoc sciéntes tempus quia hora
est jam nos de somno surgere. Nunc enin»
propior est nostra salus. quam cum
:

cre-

.' "'/

- ;
didimus. '^ Nox
appropinquâvit. .Vbjiciamus ergo opéra
tenebràrum. et indu.iinur
pra'céssit,

arma
dies

luois.
autem

, *^ iv
&, non
^' Sicut in (lie

in comessationibus. et ebrietàtibus
hom-ste ambuli-mus
.

3.
eaiar').
LT: 9
5. \)E,V\:vTtoTaaata9i
^, .
(^*
(.:
àrâYtnj. AI•: rfy«fy«fl).
-
AUCV:
11. I.T*
^.
pr. conima ^( . irll m
7. I.T• ir.
«2 IT: irSvo. (», T. foya

8. KAHDEFT: e-U. a'yonJr.


9. [KJ* d iftvêo/uafT. I.T: ir l. riÎr.

fl,]•
(i

h .
rcll.
LT: otavror.
tO.
la
l.'iimuur du prochain n'opi-re /nis le mal.
charité dc fait point de mal au prorhain •.
Romains, XIII, 2-13. 57
II. .Morale (.\II-XV, 13). — S" fàj. Deeoir» enver» le pouvoir fJT///, Î-7J.

vienne de Dieu. .<aint Paul ne justiTie pas ici


a point de puissance qui ne vienne de F.ph. 6. 5.
l'usurpation ou la tyrannie, il se contente de re-
lPet.i.l3,lS.
Dieu; et celles qui sont ont été éta- Dao. 4, N. lever le caraciére divin de rautoritc dans son
V». 103, principe. Nulle docirine n'a donné du pouvoir
blies de Dieu. - Cest pourquoi qui ré- S«p. S, 1.
une plus haute idée, nulle n'a autant ennobli la
Job. K, 33.
soumission, ni maintenu avec plus d'énergie l'in-
sistf à lapuissance résiste à Tordre de Pror. 16, 4.
dépendance des âmes et l'inviolabilité de la con-
1 Reg. 8, 7.
Dieu. Or ceux qui résistent attirent science. Luc. lu, 16.
.Vct. 5, Î9.
sur eux-mêmesla condamnation ^ car Is. 3î, S. ;
1 Pet. 3, U;

les princes ne sont pas à craindre pour », 14.


ProT. 16, 13.
les œuvres bonnes, mais pour les Ssp. «, S.
Jer. Si, 9.
mauvaises.
I*rincipi
Veux-tu donc ne pas craindre la obeflien•
<lum.
puissance? fais le bien, et elle te
4. Colère dans le sens de justice qui impose le
Prov. 10, S9.
louera; car elle est le ministre de Sep. 17, 10. châtiment.
'•

Dieu pour le bien. Que si tu fais le Job,


Ez. 16, 37-3S.
19, Î9.

mal. crains car ce n'est pas sans mo-


;

tif quelle porte le glaive, puisqu'elle

fst le ministre de Dieu dans sa colère


contre celui qui fait le mal. ^ 11 est TU. 3, 1.
.'». Par conscience. Les premiers cliréticns se
pénétrèrent bien de ces enseignements que
si

donc nécessaire de vous y soumettre S Tim. i, 1. non seulement leur lidélité ne se démentit ja-
mais, mais que leur soumission alla jusqu'à l'hé-
non seulement par crainte de la colère, roïsme. Us demeurèrent soumis aux Césars dans
les excès mêmes de leur tyrannie.
mais encore par conscience.
* C "es t aussi pour cela que vous payez Tribata
KOlvencla.
le tribut car les princes sont les mi-
: Mat. IS, 14;
2S. îl.
nistres de Dieu, le servant en cela M«l. 1, 6.
Prov. Î4, îl.
même. " Rendez donc à tous ce qui 1 Pet. S, 17.

leur est dû à qui le tribut, le tribut;


:
Lev. 19, 13.
Pâ. 115, 3.
à qui l'impôt, l'impôt à qui la crainte, :
1 Joft.4, 31.

Eceli. 13. 19.


la crainte à qui l'honneur, l'honneur.
:
PhUip. 1, 9.
Joa. la, II.
* Ne de•ez rien à personne, sinon
c)
Plpnilado
de vous aimer mutuellement; car
dileciio.
qui aime le prochain a accompli la loi.
' En effet « Tu ne commettras:

point d'adultère, tu ne tueras point, Et. îo, n.


Deuth, IS.
tu ne déroberas point, tu ne porteras I.ev. 10, 18.
M«t. ïî, 39.
point de faux témoignage, tu ne con- M«rc. lï, 31.
Gai. 5. 14.
voiteras point et s'il est quelque)) : J»c. î, S.

autre commandement, tout se résume


dans cette parole « Tu aimeras ton :

prochain comme toi-même », *** L'a- 1 Cor. 13,


EcclL U,
4.
16.

mour du prochain n'opère pas le mal. Colos. 3, 14.

(/amour est donc la plénitude de la


loi.
"De plus nous savons par le temps Eccle.
,
lucie.

J*r.
S,
7.
qu'il est déjà l'heure de sortir de notre Eph.â,14;6.n.
S,
6.
c) Observances particulières, , 8-XV, 13.

sommeil; car notre salut est mainte- Pror. 9. 6.


H. Par temps de la grâce à laquelle Dieu
le
Pi. 1Î6, 3.
I& SI, ô; nous a appelés. —
Sommeil, non seulement le
nant plus près que lorsque nous avons •6, 9; 56, I. ralentissement dans la vie chrétienne, mais aussi
3Ï, 15. la souillure des fautes graves.
embrassé la foi. '-La nuit est déjà fort Eccli.
Mac. Î5, 10 ; M. La )/
marque souvent dans l'Écriture les
5, 16.
avancée, et le jour approche. Reje- temps disnorance, el le jour, le temps de l'Évan-
Job, 3S, 19.
gile.
P«. 1Î7. Î4.
tons donc les œuvres des ténèbres, Eccli. S, 14.
Job, 24, 15.
et revêtons-nous des armes de la lu- ProT. 4, 18.
Jo». 3, SI.
mière.
'^ Opéra te-
Comme durant le jour, marchons nebrurum.
Thés. 5. 7.
honnêtement, non dans les excès de 1
1

Cor. 14, 10.


lS-14. C'est la lectnre de ces deux derniers ver-
Joa. 7, 13. sets qui mit On aux tergiversations de saint Au-
table et les ivrogneries, non dans les Dc-auîI,ÎO-Jl. gustin, et ramena à une conversion déGniiive.
n

58 Ad Romanos, XIII, 14 — XIV, 13.


MoralU — •',
II.

xal fiat).)'ti(uc,
(.\II«.^V, 13).

eotoi xat ' »> (v)»

** '
OfUeitt ^rga divmrmm afmnima (Xiit^

non in cubilibus, et impudicitiis


tSi.

non in

&,.-
:

ivâi'ana&f Xçiarov, contenlione, et a>mu)ationc :


' '
eed indiii-
xat nçoroinr in] munaii^r il; mini D^minum Jesum Cliristum. clcju-
tnit)^vitluç. nis curam ne fecéritis in «lesiilériis.
', oè rij liiV. Infirmum auteni in iide assi
*

'^^, mite, non in disccplationibus cogitati..-

^. &
^; /it»'

9^,
^/'« )' &
iad^iti.
(fw/tiv
^X) iot)-Uoy
ot dad^t-

-
num. ^ Aliiis enim crédit se manducare
ômnia qui autem infirmus est, olus
:

manducet. ^ Is qui manducat. non man-

'^
;. ducânlem non spernat et qui non man- :

* fî «- dûcat manducântein non jûdicct Deus :

enim illum assiimpsit. * Tu quis es, qui

''
&.
-
&6


7//(£par,

iv
ât,
'"Oç/îét

vot

,(.
iauv

-
judicas aliénum servum? Domino stm
stat, aut oadit : stabit atitem
enim Deus statiiero illum. Nom âlius ju-
dicat diem inter diem
dicat omnem diem
sensu abiindot,
alius autem jii-
unusquisqae in suo:
:
'
: potons est

&
• Qui sapit diem, Domino sapit. Kt qui

'
9^,
ffooviùv

9sfp' xai
^,
' &. '

~-
mandûcat, Domino mandiioat gràtias
enim agit Deo. Kt qui non mandûcat.
Domino non mandûcat. et gn'itias a^'^it
Deo. ' Ncmo onim nostrum sibi vivit. et
:

^'9),, * iûv
^'»J,
xat

-
nemo sibi môritur. * Sive «>nim vivimus.
Domino vivimus sive morimur, Domine:

^. '
/,
- morimur. Sive ergo vivimus. sive mori-

&,
, ^.• 9. '^',
'
mur, Domini sumus.' In hoc enim C'.bris-
tus mortuus est. et resurréxit, ut et mor-

&
tuorum et vivorum dominétur.

*"— ; 6, ;
; '" Tujiutcm quid judicas fratremtuum''
«/
., '
,
&
ort
**
ijW,
;'>',
aut tu quare spernis fratroni tutiinV
nés enim stàbimus ante tribunal
^* Scriptum est enim Vivo ego, di
Dominus. quoniam mihi flectétur omf?
genu et omnis lingua confilébitur De.
:
(Miristi.
Om

,
d-siô. :

'^ *!//()« 01'»' '"^


Ilaque unusquisque nostrum pro se ra-

.& &èiù, ^^ tiônem reddct Deo. '^ Non ergo umplin-^


invieem judicémus, sed lioc judicàt
magis, ne ponâtis olTendiculum fralri, v.

,
scandaluni.

14.ABET:aLW. 9. I.TIIt*'.|.i•.;*. (.UM.I'^• > • iroll.i


. JiOW. : thà
3. AHCIT (pro ». ) : ai. 10. AUDEFI.T: 9ti.
LTW.MIKX: âvrtntî . (.|»: AfreroO. LT: dmâtien
^.
.
4.

m.) AÎ'Tt
XIV,
12. RI. (* •\)

,
r.rcr liuorelement
:

• celui oliscf
:
fr. 9t^].
«
pr. (p. «#») yo^. four•, le» olisrrve on vue du Sfii;inur, et ««lui qui
6.
1«:^.) «ai.
8. L: ^^
I.TAHChtFX* naUf^ttî.

(1er).
Vb rell. + (a. » e» oiiiervc iwu, ne les i.i.s.r\(• pas on >»c ilu !»4
gnour >.
». Kl qu'il e$l m$uêe
a repris la Tie ».
\n"ila re»suscitéJ
}
Romains, XIII, 14 XIV, 13. — 59
II. Morale (.\•.\%', 13). — Ce). Devoir» enrerit te» dimddentM
«"• (XUty S'XVy 13}.

rhllip. 3, I».
dissolutions et les impudicités; non Eceli. 31, 3.
I•. 5, JÎ.
dans l'esprit de contention et l'envie ; Mich. t, I.
'^ mais revètez-vous du Seigneur Jé- Prov. 7, 17.
Pi. 31, 9.
Os. \, 11.
sus-Christ, et ne cherchez pas à con- Pror. 20, 3.
Juc. 3, 16.
tenter la chair dans ses convoitises.
'. Accueillez celui qui est fai-
'
Gai. 3, 9, 27

1
S, 11.
Pet. 9, 11.
;

ble dans la foi sans disputer sur les llialun


toleranliii.
opinions. ^ Car l'un croit qu'il peut Uom. l.i, 7. XIV. 3. Quelques cliréliens fail)les d'entre les
Kccli. 29, 12. Juifs convertis n'osaient pas manger des viandes
manger de tout, et lautre, qui est fai- Mat. 15, II.
Rom. 2, l.i.
déclarées impures par la loi; les chrétiens,
moins faibles, eu man^;eaient s:ins scrupule, ce
ble dans la foi, ne mange que des lé- Tim.33, 1
hs.
4, 4.
occasionnait des conteslntions entre eux.
1.

gumes. Que celui qui mange ne mé- Lnc.


-^ 10, Saint Paul, pour les metlre d'accord, exhorte les
IG.
Mat. premiers à ne point condamner les derniers, (jui
7, i.

prise pas celui qui ne mange point, et usent de l(!uriil)erté chrétienne, et engage ces il

derniers à ne pas mépriser ou scandaliser leuis


que celui qui ne mange point ne con- frères faibles, soit en les portant à manger de ci-
damne pas celui qui mange; car Dieu que, en conscience, ils ne croient pas pouvoii
Kl.
manger, soit en les olfcMisant au point de les
la accueilli. Qui es-tu, toi qui juges Luc.
'
14.
12, 14.
2,
exposer au danger dune apostasie Glaire).
le serviteur dautrui? C'est pour son Jac
lieut. 16. 1,
13. 4,

maître quil demeure ferme ou qu'il P<. Ara.


121,
5, 1.
2.

tombe; mais il demeurera ferme, Eu. 24. 3,

parce que Dieu est puissant pour l'af-


fermir. ^ L'un fait différence entre un Kccle. j. Un jour et un jour, selon les prescriptions
3, 1.
F.ccli. 15, 14. de la loi mosaïque, comme les sabbats, les n«;o-
jour et un jour: un autre les juge tous Cor. 14, 12. inénies, et autres jours de jeûne en usage dans
1

le Synagogue. — Que chacun abonde en son


pareils que chacun abonde en son
:
sens,' tant que l'Église toutefois ne s'est pas pro-
sens. noncée.

Celui qui distingue les jours, les Oinnia in


^
Uuiiiino.
distingue en vue du Seigneur. Celui Eeeli. 33, 7.
Tiiu. 4, 2. 1
qui mange, mange en vue du Seigneur, P*. 31. 18.
Thés. 5, IS.
1
car il rend grâces à Dieu et celui qui
;

ne mange point, ne mange


point en
vue du Seigneur, et rend aussi grâ-
il
Hab.
ces à Dieu. " Car aucun de nous ne Cor. 10, 33
1
2, 4.

vit pour soi, et nul ne meurt pour soi. Uom.4,6, 10. 3.


7,

^ Mais, soit que nous vivions, nous Philip.


Act. 10, 42.
80. 1,

Cor. 19.
vivons pour le Seigneur; soit que nous 2 Cor. 15. 1 6,
.i,

mourions, nous mourons pour le Sei- Par. 12, IS. 1

gneur. Soit donc que nous vivions,


soit que nous mourions, nous sommes
au Seigneur. ^ Car c'est pour cela que 9. Le Christ est mort... afin dr dominer. C'est
par sa mort que J<>sus nous a rachetés, et a con-
le Christ est mort et qu'il est ressus- (|uis de la sorte ses droits à la domination uni-
cité, afin de dominer et sur les morts verselle du genre humain.
et sur les vivants.
'^ Toi donc, pourquoi
juges-tu ton Omnium Ueiis
frère? ou pourquoi méprises-tu ton judex.
Mat. 25, 31
frère? Car nous paraîtrons tous de- 2 Cor. 5 10.
.Mat. 19, 28,
vant le tribunal du Christ; ^' il est IS,
H. Je vis. moi: formule de serment qui veut
22, 23. 24. dire : J'en jure par la vie qui est en moi essen-
écrit, en effet « Je vis, moi, dit le Sei- Ilebr.6, 13, 16.
: tiellement et nécessairement, par ma vie éter-
Rom. l.i, 9. nelle (Glaire).
gneur; tout genou fléchira devant Philip. 10. 9,

moi, et toute langue confesseraDieu».


Mat. 12, 36;
'-
Ainsi chacun de nous rendra compte IS, 23.
Cor. 1 4, 5.
à Dieu pour soi. ^^ Ne nous jugeons 37, 14.
Is. 13. Pierre de scandale. Voir ix, 33.
Mat. 18, 7.
donc plus les uns les autres; mais
songez plutôt à ne pas mettre devant
votre frère une pierre d'achoppement
ou de scandale.
60 AdRomanos, XIV, 14 — XV,

^
5.
II. MoralU (Xll-X%', 18). — «« €•)* 9nt«*m wga dtrmrmm ag^ntem CXilly S-XV* 13},

*^ Iv *, Scio, et confido in Domino Jesu, quia

.
(ilôa xai xvçiiit * *

ovâty xomoV * tuvTOv, tl nihil commune per ipsum, nisi ei qui


flvui, ixsîvo) cxistimat quid commune esse, illi com-

• -"
*' Et 06 uâêXfpôç Xvnttraïf mune est. *' Si enim propter cil>um fral<
ovxtn xuui tuus contrislâtur. jam non secunduni
.«••,

^oV.
*^
]" '^
dnt^uvt.

, uL•iu
viiiôy
vnto

àyu-
d-éov
charitatem ambulas. Noii cibo tuo illum
pérdere, pro quo Christue mortuus est

trum.
'• Non ergo blasphemétur bonum nos-
'^ Non est enim regnum Dei, esca

('/
*
xai
XUI

âoiXsvœy ,' '"


xai et potus
dium
:

in Spirilu
hoc servit Chrislo, j)lacel Deo,
sed justitia, et pax, et gai
sancto '* qui enim iu
:

.
et pro-

*^\4
^iio xai
ovy
rf<7

9'. bâtns est hominibus.


'* Itaque quœ pacis sunt, soctémur :

quœ

&
xui sic et œdiiicatiunis sunt. in invieem cu^
^" Noli propter escam destruet

&,
'*•
èyexev todiâmus.
&' xuxov opus Dei. Omnia ipiidcm sunt munda :

Ttîi

,
"
âià
, taàlorri. sed malum est liomini qui
culum manducat. ^' Bonum est non mai
per olîcndi-

iji

-. ducàre carnem, et non bibere vinum.


neque in quo frater tuus oiTénditur, aut

. ,
scandaliziitur. aut infirmâtur.
"2 t /' / Tu iidem liabes? pênes temetipsum
'^

&' habe coram Deo. Beâtus qui non judicat

'
.^^ , -
;, , ^^ ât ôiuxot- semetipsum in eo quod probat. '' Qui
autcm discérnit, si manducâverit, dam-

&
ix

XV•

' . ^",
^
S

oi

xui
nàtus est quia non ex fide. Omne au
:

tem quod non est ex fide, peccatum est.


1L\. Debémus autem nos firmiores
'

imbecillitâtes infirmorum sustinére, et

, ^ ^' -
non nobis placére.' Unusquis(|ue vestrum
proximo 8UO plâc(>at in bonum, ad a'di-
'* iicationcm. ^ Etenim Christue non siln
pl.icuit, sed sicut scriplum est Impr<
'
:

. ''" o(f,
<>/,
- péria improperonlium tibi eecidérunt su-
per me. * Quœcumque enim scripta sunt,

',' ad nostram doctn'nam scripta sunt ut :

( "
xai

^ { ([ ^ xm
'/• per patiéntiam, et consolationem Scrip-
tun^rum, spem habeamus.
•"'
Deus autem
vobis idipsum sâpcre in altérutrum
paliéntiap et s»>l.ilii. il'

.s<
'

U. AHKFGSKT': .';.
.
16.
18.
: /..
N,\lJ<:i>EKI.T: yàf (.

(.: if \.•
)•
(pr•) .
,3.

4.

10.
LT: htintoc
LT(all. I.; *if"/T .

Obttrront n'est pa» dan*


<• lir a••

le (trec.
' '^•
«^^H
19. L: './ifa ... ôuÛMOfitr ... iî( àÎl.\
21. ACT** Ç ttuard. Ç ilt>9. XV. %.Sou» comptnirttn ni>H*mrme$,c'teX-k-a\T<^
• propre Mlinlariion •.
cliercltcr iiolro
22. x.XBCTM.f (a. 1/«.« f.r- ToHl e« qui ttt écrit. Grec • tout ca qui a cm
t. :

2. kABCDEFT* He «cril auuvroia •.

Il
Romains, XIV, 14 XV, 5. — G
II. Murale (.VII-.W, 13N — 9" CcJ. Devoir» enver» le» dinmident» CXMIM, S-XV, 13j.

S, ^* Je sais, et j'ai cette foi dans le otrpn.io


, ...
eigneur Jésus, que non est impur
de soi-même, et qu'il n'est impur Tim. a, a.
cuteada.

Celui quiVeslime impur. La conscience est


1*.
qu'à celui qui l'estime impur. '^ Mais ^tu.'iI'Û!'"
^. , ^j ^
'

si, a cause de ce que tu manges, ton


Thei tt.
cor. la, h.
.1 i
.1,
\ règleintérieure de nos actes, elle mesure
notre mérite ou notre démérite, lorsciuelle est
Pet. X 18 1 éclairée comme il convient.
frère est contristé, dès lors tu ne cor. s, s-ii i

marches pas selon la charité. Ne perds


pas, à cause de ce que tu manges,
celui pour qui le Christ est niort.
*^ Qu'on ne blasphème donc point
""l'^J^^, 10. Le bien dont nous jouissons, l'affranciiisse-
le bien dont nous jouissons.
'"
Car le p^j/js. ment des pratiques mosaïques.
Justice dans le sens de sainteté, de fidèle
17.
royaume de Dieu n'est ni le manger ^'';/'J: observation de la loi chrétienne, qui produit
comme conséquence la paix et la joi'e.
ni le boire; mais il est justice, paix ^. "'^'j•
a, 3(.
et joie dans l'Esprit-Saint. "* Or Pe. 119, 17.
1 Cor. 13, 6
celui qui en ces choses sert ainsi le 8. S,
;

Christ plaît à Dieu, et est approuvé 'J^'i:»*'


des hommes. "^^^l
'^ C'est pourquoi, recherchons cej^,P;J','% 19. LVfii/itcai/on.-c'estrunion intime des fidèles
dans la chanté, union qui fait la beauté et la so-
qui tient à la paix, et observons ànooveroin lidité de l'édilice dont ils sont les pierres et
1 égard les uns des autres ce qui con- «»»• Jésus la pierre angulaire, et qui aura son couron-
nement définitif dans le ciel.
tribue à l'édification. -" Ne va pas, fcor. u. Vi
pour le manger, détruire l'œuvre de pwilp"»,' u.
Dieu. A la vérité, tout est pur; mais î^'iJ^Vii
c'est mal à l'homme de manger avec
scandale. -' Il est bon de ne point rîS^/î,'1'
manger de chair, de ne point boire \u^\l] ÎJ;
%
de vin, et ne rien faire de ce qui cho-
que, scandalise, ou affaiblit ton frère.
-"^
As-tu la foi, aie-la en toi-même i*••? «•«•- a. Heureux celui qui n'agit pas contre sa con-
science, poussé par le mauvais exemple des
devant Dieu. Heureux celui qui ne se agcn»'•""• autres, ou par quelque autre motif que ce soit.
condamne pas lui-même en ce qu'il ^corî'f^is^
approuve. -* Mais celui qui fait une Job.
Tit. 13 1, 23. // n'est pas de bonne foi; il agit contre sa
distinction et qui mange est condam- ,",^^,'•,"'
j,
persuasion, contre sa conscience. 11 est évident,
par le contexte, que tel est le vrai sens de ce
né, parce qu'il n'est pas de bonne foi. passage, et qu'il ne s'agit nullement ici de la foi
qui nous fait chrétiens.
Or tout ce qui ne se fait pas de bonne
foi est péché.
XY. Nous '
devons donc, nous qui .'Von sibi
ipsi plB-
sommes cendani
plus forts, supporter les fai- Gai.
6, 1-Î.
blesses des infirmes et ne pas nous ^"^-^ \ -' '

complaire
'^
en nous-mêmes. - Oue clia- ^»^"'•',•"• "
.
^>•
.
Hom. U, 19.
cun de vous ait de la complaisance
pour son prochain en ce qui est bien,
pour l'édification. ^ Car le Christ ne
.... ,
s est point complu en lui-même mais,
1 .

;
.
i-nc.
».
J»*• >i.
m, «.
6S. 10.
".
., ., le. 53, 6.
comme u est1 écrit
-
,
Les outraçres
c?
de : (t i ?«.*,»<.
j Xini. 3, 16.
ceux qui vous outrageaient sont tom- J«- -s "•
bés sur moi ». ^ Car tout ce qui est «., û. XV. 4. Tout ce qui est écrit... • Ad comniemo-
écrit a ete écrit pour notre instruc- rationem tidei nostne, ad consoiationem cliari-
tatis nostrae, libros propheticos et aposlolicos le-
tion, afm que par la patience et la con- gimus >. Saint Augustin, Cont. Fav.nl., xiii. lf<.

solation des Ecritures nous ayons


l'espérance.
^ Que le Dieu de patience et de con- «'"^"
solation vous donne donc d'être unis ^'!"
(12 Ad Romanos, XV, 6-19.

i^tuuâùy ty
xui TiartQu

^
avuv. "'

xui
xutù AptaroV

/jiô
tri

&tov.
^, CobcIumIo (X%%

xtolov

" yityw
*,
»//<(«»

ât,
-.)• —
' l'ru

diùy
'hfiov \çi-
-
ijftùç

Xqi•
uno
JUomtlm ei m«lutaU9nmm.

cundum Jesum Christum 'utunaninu-


honoriiicélis Deum, ot patroiii
Domini nostri Jesu Christi.
suscipito invicem, sicut et Christus su^
cépit vos in
Cliristum
honurem Dci. * Dico enin.
Jcsum minislruni fuisse cii-
:

' Propler quod

]&
,,
'/- '
j'ij'fi'ijOv^ai cumcisionis jtropter verilatfm Dei a<l

fÂt'oiç 9 ^ àêov, tiç rù


'

i)tov,
oui
dt
inayyt•
iSnto
connrmândas i)roniissiones palrum
" gentes autem super misericurdia hono-

râre Deum, sicut scriptum est Prop-

' ^-'.
:

^id / térea coniitébor géntibus, Do-


xui (
t^i-jj
'" «
éi• ti^vtai,
mine, et nomini tuocantabo.
dicit : La'lâmini genios
tibi in

cnm
" Et itenim
plèbe eju-
«rroi^. *' yiivtUt " Et itenim Laudâle onines genl•

'^
:

. 9^, xui Dominum

.,
et magnificiite eum omn•

/
:

'^ Kui populiJ- Et rursus Isaïasait Erit radix

&
:

ri

^ '
çlÇa 'Itaoui xui ô
^ *^
Jessc. et qui exurgel régere gentes, in
eum
répleat vos
gentes sperâbunt.'•• Deus autem sjk
omni gaûdio et pace in cr< -
/^^ xui d«indo : ut abundétis in spe, et virtutr

vtvuo ., ^
, -
Spiritus sancti.

^,,
*' xui ** Certus sum autem, fratres m»i, .t

,,
'^
,^.
,
xui
,
ego ipse de vobis, quoniam et ipsipleni
estis dilectiône, repléti omni sci<'ntia, it.i
ut possitis altérulrum monére. '' Aud.i
cius autem scripsi vobis fratres ex part•
tanquam in memoriam vos rediicens
)^•
'--
,
^tot•, propter gratiam quîedala est mibi a De»•.
*^

&
).
&,
^,
uv vvu^''^ xuva^v
/ V..'/ii,~ 7ri-
'* ut sim minister Clirisli Jesu in génti-

bus sanctificans evangëlium Dei, ut iiai


:

oblâtio géntiuni
in Spiritusanclo.
in (".hrist»^ Jo^^m '
aceépla, ot sanctificàta
'•

'-.
Ilabeo igitur gloriam

^.
uo '* - uti'v '" Non i-nini aud<u àlicpiid locjui •'t')ru!

', 7]
* quœ pcr me non éllicil Cbristus in ol••
&, - xcd ^'), *^ iv diéntiam géntium, verbe et factis
virilité sign«')rum et prodigiorum,
:
''

in vir-
in

xui
\}, xui tiUc Spiritus sancti : ita ut ab Jérusalem

7. BDET: vftàç. ,.,.


.).
^" ;;> ittoi).

8. NABCI.T: yàf (.* L: ytrioSai. 13. ABL: /^^/^^. 1,T* motif.


».). GKSLTHf
il.l.'fl^Yti.
12.

13. BF:
Jh
:(. .
Mich.
LT: iiaiytaÛTiiaar.
: laiir.
17.
1''
BDEFI/rt
• '•. rtr. : . (a.

14. NBT*t (p. rtaa^çj \ \. Lu iurte qut rou« pouvei. tircc : « iiuuvaat
Romains, XV, 6-19. 63
Conclusion (.W, 14:-XVI). — Ejehortatioint et mnlutationti.

de senlimeuls les uns aux autres, se-


lon Josus-Christ; ^ afin que d'un s Cor. 3. 1,
JbcI, 17.
même cœur et d une même bouche
vous rendiez gloire à Dieu et au Père
de Notre -Seigneur Jésus -Christ.
' C'est pourquoi, soutenez-vous les i^cor. iî, u.

uns les autres, comme le Christ vous Mkl. cor. . i9.


1. 6.
i

a soutenus pour la gloire de Dieu.


8. Le mitiLsire de la circoncision. Saint Paul
**
Car je dis que le Christ Jésus a Lac. 54.
Jcui. 8, 49.
1,
rappelle ici que Notre-Seigneur s'est donné pour
été le ministre de la circoncision, pour nom.
Is. 4Î,
3, 30
1.
mission de réaliser les promesses faites aux pa-
;
triarches. Dieu voulait sans doute convertir les
justifier la véracité de Dieu et confir- G»l.9, iï.9. 4,
Gentils, mais il ne s'était pas engagé à leur égard
î,
par promesse formelle, comme il l'avait fait
mer les promesses faites à nos pères Coloe. 3, II. ;
pour les Juifs. .Vinsi Dieu témoigne aux Juifs
'
que les nations glorifiassent ^^^^i^
et afin l>lus d'amour, et aux Gentils plus de miséricorde.
î). Selon qu'il eut écrit. « Gentibus promissum
Dieu de sa miséricorde, selon qu ilfuVg^'îî.'io; niliil erat. sed tamen ia prophétie etiam de fide

« C'est pour cela, Seigneur, •'"^ "< ^ ipsorum dictum erat. Non dictura erat ipsis, sed
l'st écrit :
diclum erat de ipsis •. Saint .\uguslin, In Psalm.,
que je vous confesserai parmi les na- xtvi, 5.

tions, et que je chanterai votre nom ».


^" L'Écriture dit encore « Réjouis- Dent.3î,«.
^

sez-vous, nations, avec son peuple ».


:
;9,î. -,
*' Et ailleurs « Nations, louez toutes ^"i/iW'
:

le Seigneur peuples, exaltez-le tous ».


:
^'^ '' ""
Pfcî, S.
'-Et Isaïe dit aussi « Viendra la
:
PeC 3. 1 1.
11,10. Is.
racine de Jessé, et celui qui s'élèvera
pour gouverner les nations, et c'est
en lui que les nations mettront leur
espérance ». '-^ Que le Dieu de lespé- rS^Vio. .,

ranco vous remplisse donc de toute g'»iV*5,'iS'


joie et de toute paix dans votre foi, afin j*^; fj. 'il

que vous abondiez dans l'espérance **^*"•*•*•


et dans la vertu de lEsprit-Saint.
'^ Pour moi, mes frères, ie suis cer- tendusio
COXCLLSION, XV, 14 - XVI.
tain, en ce qui vous touche, que vous •«"•utuni 14. Pleins de charité, remplis de tout savoir.
memorat La scieuce ou prudence et la charité sont les
êtes pleins de chanté, remplis de tout Ps. 140, 5. conditions nécessaires de la correction frater-
6, 4.
savoir, en sorte que vous pouvez vous eIÎ 10, J.
.
nelle pour qu'elle soit efGcace.
1 Coi t:>. La grâce que Dieu m'a donnée d'être V.K-
instruire les uns les autres. *^ Cepen- ^»"3','
Jac. 3, »,
pôtre des Gentils.
4!cU. "
dant je vous écris ceci, mes frères, ^^^
TiU
17, 1».
13. 1,

avec quelque hardiesse, comme pour i^cor ui.


{"',

réveiller votre mémoire, en vertu de '^ * '•


16. La sainteté de VEvangile de Dieu, peut si-
la grâce que Dieu m'a donnée, ^*pour nom. n, is. gnitier aussi la sanctiGcation ou le salut par la
être le ministre du Christ Jésus parmi Phuip.' u. i',
fldélité à l'Évangile, ce qui constitue toute l'ins-
truction de cette Épilre.
les nations en prêchant la sainteté de
; cOr' è, li. i

l'Evangile de Dieu, afin que loblation


des gentils soit acceptée et sanctifiée
dans 1 Esprit-Saint. '"J'ai donc sujet icor.9. is.
de me glorifier auprès de Dieu, dans ^^^ "•'"•
le Christ Jésus.
** Car d'aucune des i»« »•
je n'ose parler 18. Je n'ose parlei:.. Saint Paul veut dire par là
choses que que s'il n'ose parler de ce qu'il a fait c'est que
Christ ne fait pas par
le
Notre-Seigneur en est lui-même l'auteur, ne sé-
moi pour amener les Gentils à l'obéis- f^•^. \l• que comme d'un simple instru-
tant servi de lui
ment.
sance, par la parole et par les œuvres ^^^ ^^' *" ; t'J.L'IUyrie est le pays situé entre l'Italie, la
*^ par la vertu des Germanie, la Macédoine' et la Thrace. entre le
miracles et des Act. lo. 44. Danube à l'est et la mer Adriatique à l'ouest.
prodiges, par la puissance de l'Esprit- Cor.'S-30.
lï. 4-11, 1
C'était une province romaine. Saint Paul la

Saint; de sorte que j'ai annoncé par-


nomme comme le point extrême oit il avait à
cette époque porté l'Évangile.
64

,,
^, &
fit/^çt
C'onrIuHlo

$^^,'
Ad Romanos, XV,
(W,

'"
14-XVI).

âè <-

20-33.
Monita et mmlutmtionem.

per circiiitum usquo ad lllyricum replé-


verira evangéliuin ('lirisli. ^" Sic aulem
pra'diciivi evanp^élium hoc, non ubi no-

,. ]
A'piaro'ç, ira in' dXXotçtoy minâtus est Christus, ne super aliénum

'
,
UHtbXtov

xui
"
toi -
, '/-
fundaméntum sediiicarein
scriptum est
sed sicut
" Quibus non est annun-
:

tiiUumde eo vidébunt et qui non audié•


runt, intelligent.
:
:

& . ^'/ xat

, - mum
''
Propler quod et impediébar pliiri-

/&. ,
'' Nvvi âè venire ad vos, et prohibitus sum
noff/wr tv inmodiav usque adhuc. '' Nunc vero ultérius locuni

,

, ^*
tXàtîv
iàr
'
dno
2:•
non habens in his regionibus, cupiditàtem
autem habens veniéndi ad vos ex multis

&&
oc
, xui
-'
jain ppiecedéntibus annis ^' cum in His-
pâniam prohcisci ccépero, spero quo<l
pra'tériens
di'icar illuc,
videam vos,
si vobis
:

et
primum ex
a vobis d
pan»•
fniitus fûero.

9. /'*3

xai
. \•/
^"

,
**
'
Nunc l'gitur
ministràre sanctis, ^^ Probavérunt enim
Maccdonia et Achàia, collatiônem âli-
quam fâcere in pauperes sanctoruin qui
-
proliciscar in Jérusalem

sunt in Jérusalem. " l*l;icuit enim eis : et

/ ,-
*^

d(fBÙtiui debitores sunt eoruin. Nam si spirituâ-


^^, lium eorum participes facli sunt gentiles.

. ,-
^*
xai debent et in carnàlibus ministràre illis.

^* Hoc l'gitur cum consummâvero,

' ^. assignàvero eis fructum hune, per vos

. ,, -' proliciscar in llisp;iniam. Scio autem '^'^

, iv quoniam véniens ad vos, in abundântia


benediitionis evangélii Chrisli vcniani.

/ (^, Obsecro ergo vos per Dû-


•''"
^^ fralres.
minum nostrum Jesum (ihristuni. et per

' 3^ charitâtem sancli Spiritus, ut adjuvéti^

&,
, ^* ^foi^iu
me in orationibus vestris pro me aW
Deum. '* Ut libérer ab iniidélibus qui

&
,
^^'
.^ .
. ^ , 7
^ ''

*^.
iv
xai

xui avvavunavau
sunt in Juda'a, et obséquii mei oblàt
accepta fiât in Jérusalem sanclis. '*
vcniam ad vos in gaiidio per voluntât(
Dei, cl réfrigérer vobiscum.
tempacis sitcum omnibus vobis. Am<
'^ Deus

.
24.
20.

SI.TII•
LBD
NAlUiEI.T:
2-

ia*vO.
:
(pr.

rrpdt
111.)

«.5«
F-\
Irtmortr^v.
«..
.
: ifoiSuai. 21- F:
HDEFL: nroiie'ifi,•.
(pr. m.) .ABCDEniK
ÎîKSTH• yàf. DELT':
L:lx.'
33.

oile.
\\» •.
AF.KLl•

Grec •

\ant dnn» le grec.
:
|{|.•:«^•'•*/7».
W/zi;».

tt). Uai» /ai ru bhîh de ne fioinl


^, /

prooccupi* dV\aiK<'ii»t.'r Miuki,


yai$ comme il r*l rcrtt flifun• «u verict

H. Et je ne Cai pat pu jutQu'à prêtent n'est


,
••«. ntwr

il). 2o. F: rvr. 20. nV: (Ueni 27). 29.


4;SLT*e• 7Î tvary. T. |> (pr. m.) EFX: i» rriç-
!. d«n« 1« urée..

SoqofiuyiO. UV*aôeltfoi. 31- LT («ait. trc) : ij V«>ir |i.is>;iiu •.

u^fOfOf(a [c. Bl) (pr. m.) FG] et : 'Itf. 32. h 30. DuiiaiKt EtpriUGnc : • de l'Ea
Romains, XV, 20-33. 6
Conclusion (.W, l-JL-XVl). — Ejehortatton» et Malutattone.

tout l'Kvangile, depuis Jérusalem et Hebr. I, 4.


Act. 9, 20.
les pays d'alentour jusqu'à rillyrie;
-^ la. Sî, 13
mais eu soin de ne pas prêcher
j'ai ;
20. déjà été annoncé par saint Pierre.
cet Evangile, là où le nom du Christ 1
1
Cor.
Pet.
3, 10.
1, 10.

avait déjà été annoncé, afin de ne pas


bâtir sur le fondement d'autrui; mais
comme il est écrit :
-' « Ceux à qui Luc. 10, »6.
Abd. 1, 4.

on ne Icwait point annoncé, verront; Ps. î, 10.


et ceux qui ne l'ont point entendu,
comprendront ».
-^ C'est pourquoi j'ai été souvent RomanoM
videndî.
empêché d'aller vers vous, et je ne 52, Is. 1.5.

-^ Act
l'ai pas pu jusqu'à présent. Cepen- Job, 37,16, 6.
lî.

dant, rien maintenant ne me retenant Kom. 12. 1,


49, I8. 6.
en ces contrées, et ayant, depuis bien Act. 19, 21.
des années déjà, un grand désir d'al-
Act. 20, 3S 24. Pour l'Espagne. D'après un grand nombre
ler vous voir, -^j'espère que lorsque ;

21,
de témoignages anciens, saint Paul alla en eiïet
5.
Cor. 16, 6. 1
je partirai pour l'Espagne, je vous Tit. 12, 13.
prêcher la loi en Espagne, après sa première
3,
3 Joa. captivité à Rome, ce que de nombreux critiques
6.
verrai en passant, et que vous m'y lCor.12, 20-21. modernes refusent d'admettre.
conduirez, après que j'aurai un peu
joui de vous.
23. Pour servir les saints; c'est-à-dire pour
2^ Maintenant je vais à Jérusalem Jerasalem
rediens porter aux chrétiens pauvres les aumônes que
pour servir les saints. -^ Car la Ma- Act 34 4,
j'airecueillies. Saint Paul donne le nom de saint.'i
;
11,29. aux fidèles de Jérusalem pour relever aux yeux
cédoine et l'Achaïe ont trouvé bon de Cor. 16, 1 3. des païens convertis la supériorité des Juifs,
2Cor.S,4;9, 13. comme formant la portion la plus illustre et la
faire quelques collectes en faveur des Ecole. 12, 5.
plus vénérable de l'Eglise. Voir la note sur Actes,
2 Cor. 9, 1.
pauvres, des saints qui sont à Jérusa- IX, 13.
20. La Macédoine et VAchaie. Voir les notes sur
lem. 2' Or il leur a plu ainsi, parce Boni. 9, 4
11, 17.
;
Actes, XVI, y et xvi», 12.
Eccle. 14, 15.
qu'ils leur sont redevables. Car si les
gentils sontentrés en partage de leurs
biens spirituels, ils doivent aussi leur
faire part de leurs biens temporels.
Lors donc que j'aurai terminé
^^

cette affaire et que je leur aurai re- Philip. 17.


4,

mis le fruit des collectes, je partirai Os. 10, 1.


2 Cor. 17. 1,

pour l'Espagne, en passant par chez


Pe. S3,
vous. -**
Or je sais qu'en venant vers 6en. 30, 27. S.

vous, c'est dans l'abondance de la


bénédiction de l'Évangile du Christ
que j'y viendrai.
^^ Je vous conjure donc,
mes frères, obsecrent.
Pro eo
par Notre-Seigneur Jésus-Christ et
par la charité du Saint-Esprit, de
Rom. 10. 1,
m'aider par les prières que vous fe- Jac. 4, 13.
rez à Dieu pour moi, 3< afin que je 31. Des infidèles qui sont dans la Judée, des
Phile. 9. judaïsants hostiles à son apostolat.
sois délivré des infidèles qui sont Rom.12,0; 5,5,
Tlm. 2, 1 1.
dans la Judée, et que l'offrande, que Mat. 18, 19.
2 Cor. 1, 1 1.

je me fais un devoir de porter, soit Act. il, 21.


EccU. 31, ÎS.
bien reçue à Jérusalem par les saints,
y
pour que je vienne vers vous avec 2 Cor. 13, 11,
joie par la volonté de Dieu, et que je Cor.13.14, 33. 1

goûte avec vous quelque consolation. Philip.


Th». Î3. 1
4, 9.
5,

22 Cependant,
que le Dieu de la paix Ps. 105, 48.
soit avec vous tous. Amen.
BIBLE POLYGLOTTE. — T. VIII.
Ad Romanos, XVI, 1-18.

( ,^^
66
C'onrluMlo {W, 14- XVI). — Moméla et malMUtttonrm.

ILVI. ai
-
- XVI.* Commrndo autem vohis IMm•-

,'
ben sororem nostram. quîc est in minis-
'
"^ tv
iv KtY/QtuÎç,

tv
'

] - tério ecclcsia?,
eamsuscipiatîs in Domino
et assistâlis ei
quic est in (lenchris

in
di|c;ne
quocumque negotiu
sancti^
: 'n'

/-&
. vestri
âstitit multis, et
indif^uerit étenim ipsa quoqiie
:

mihi ipsi.

(/ ^, -
*
^*Aanauuad^t

vnèç
iv
V/xt'Xai•,
*,
^-
-
Salutâte l*riscam et Aquilam adjn
tores
^

meos in Christo Jesu ^ (qui pi


anima mea suas cervices suppoeuérunt :

. ',
quibus non sobis ego gràtias ago, sed et
cunctîe ecclésiœ g«'ntiumK ^el Domé<-
&), -
. \4^ / ''
ticam ecclésiam eôrum. Salutâte Kp;• -

, '^&
/
netum diléctum mihi, qui est primitivus

.-
Christo. ^Sahitâte Mariam, qua•
Asiciî in
'^/
,
,
" mulluni laboràvit in vobis. "Salulale An-

' '^& ^^ ^,
,-
dronicum et Juniani, cognâlos et coneap-
tivos meos, qui sunt nubiles in apostolis,

, qui et ante me fuérunt in Christo. * Sa-

,,
lutâteAmpliâtum dilectissimum mihi in

&
. '^,
'^^ "
^'^-
--
Domino. * Salutâte Urbânum adjut«'>rem
nostrum in Christo Jesu, et .Stachyn
diléctum meum. '"Salulàte Apéllon pro-

, \•. , ^^&
.iv

. *^\4^ ^^,
^^*^^
, bum "Salutâte eos qui suiit
in Christo.
ex Aristobuli domo. Salutâte llerodio-
nem cognâtum meum. Salutâte eos qui
sunt ex Xarcissi domo, qui sunt in Do-

'^& . ^-^ .
(,
mino. '-SaluUUe Trypluinam et Trypho-
sam, quie laborant in Domino. Saluta!
*^

,. •, - Tovffaivav xai Pérsidem charissimam, qu» multuin


laboràvit in
eléclum in
Domino. '^Salutâte Hufum
Domino, et matrom pjus, et

,^'^\4•

^ ,^^'^ ^,
. ' -
-

,, '
, , - '(. *''
*Fov(fov,

-
meam. '^Salutâte .Vsyncrilum. IMilegon-
tem, Hermam, Pâtrobam, Hermen,
qui cum eis sunt fratres. '^SaluUit
Philologum et Juliam, Néreum et sor<
rem ejus, et Olympiadem. et omii'
cum eis sunt sanclos. "^Salulâte in\

(fr^v
xai

..
.^^^ -
in ôsculo sancto. Sahilant vos omnes ei-
1•'•^.•• riirivitl.

* ^

,
ai
,
^, -
,, " Rogo autem vos fratres, ut obs
YtHis eos qui dissensiones et offendicu
{)ra'ter doclrinam qxiam vos didicis 1
un' »•. ** 01
aciunt : rt declinàte ab illis. "^ lin

2. (;*;: ,;. : ^. y
:\. >. N.VBC
'E^ftàv.
^Olvurttîôtt. IC-
lit. Al.: *Ier(er^
G
Nijifiar^ Xiivuniar

'
DEFT: li^iattay. m.) EFf (in f.) «ai IHllI. t (P• <««1•) .Tunai.

.
Il (^pr.
olttOf avtiur itrxi. m VCrsU 5)• ;>• T: ^Ertai• XVI. .
« ,U r.lxiV. r.r

•.|)( \\ Ica i\ lie rAcliaie >•

/:
• |>;
rtrôr. : T. 'Aaia(. 6- ABCLT :
». .1
Mafiïav cl : v^àf. '. 8. nAFX: II. I il ilu \t';»cl ligure, dans
\iunhaTor. 9.r.DEFI.: i» «vpi'y. 12. nAF: ^*- Krcr, .1 ni.

tay. AFX* aorrûoanti. Ilif^oiôa-itton


xABCKLT
. Ir ^. lit.

JH.
<,..,.
Ijt: l itritl
- . , .;. -

Sttlie-Stigft'
; • 0|\n)iii:i^ .

irc
14. nUEFT»: -iov.if«. f<: '-Ee/'-j»'» "-, Kticur Ji-susChrist ••
Romains, XVI, 1-18. 67
Conclusion (XV» 14-%)• — Eœhortationm et malutatton*.
XVI. \. Phœbé, dont le nom signifle la brillante,
XVI.' Je VOUS recommande Phœbé. Commcn-
la lune, était « diaconesse ». Les diaconesses
dal«
notre sœur, attachée au service de PhfPbei•. étaient des veuves chargées de divers oflices
Cor. 3, 1. dans l'église, comme de présider l'assemblée
Église qui est à Cenchrée, afin -^
Mat. S3, 8. des vierges et des veuves, d instruire les femmes
Lac. 8, 3.
que vous la receviez dans le Seigneur catéchumènes, d'assister l'évéque lorsqu'il leur
conférait le baptême, de prendre soin des pau-
Mat. wes et des malades, etc. Saint Paul cite un cer-
d'une manière digne des saints, et 10, 43.

tain nombre de femmes qui remplirent le même


que vous l'assistiez dans toutes les oflice ou du moins qui travaillèrent avec le même
choses où elle pourrait avoir besoin zélé pour la cause de la foi : Marie. Priscille,
Perside, Tryphéne. Trvphose,
de vous; car elle en a elle-même Évodie. — Cenchrée, un des
ports de Corinthe, du côté de
assisté un grand nombre, et moi en r.\sic, sur le golfe Saronique.

particulier. Plusieurs ont pensé qucPhoelié,


qui allait certainement à Kome
^ Saluez Prisque et Aquila. mes .\ plure•
salutali»- d'apri's ce passage, fut cliargee
nee. par saint Paul de porter son
coopérateursen le Christ Jésus 'qui, '
Épitre aux chréUens de cette
Act. 18, S, Î6.
pour mon àme, ont exposé leur tête; Mat. i, 7.
ville.
3. Prisque ou Priscille. qui
à qui je rends grâces, non pas moi I Tim. t, 7. n'est que le diminutif de Pris-
que, et Aquila. Voir la note sur
seulement, mais toutes les Eglises Actes, XVIII, 2. On voit par ce
Cor. 16. 19.
des gentils), ^ et aussi l'Eglise qui Colo*. 1 passage qu'Aquila et Priscille
4, j. 1 étaient retournés a Rome.
est dans leur maison. Saluez Epé- PhUe. 1. 5. Epénéte, le premier con-
verti de la province proconsu-
nète qui m'est cher, et qui a été les laire d".\sie. D'après la tradi-
prémices des chrétiens de l'Asie. tion, il devint le premier évé-
que de Carthage.
* Saluez Marie, qui a beaucoup tra- Hebr. lî, Ï3. 6. Marie, chrétienne proba-
blement d'origine juive.
vaillé pour vous. " Saluez Andronique Sap. 3,
Rom. 9, 3.
l-i.
7. Andronique et Junie, de la même tribu que
M. saint Paul, peut-être même ses cousins. Junie,
et Junie, mes parents et compagnons 1
Cor. 11,
Tlin. 5, 1. d'après un certain nombre de critiques, est une
de mes liens, qui sont illustres
par- abréviation de Junilius ou Juninianus et par
conséquent un nom d'homme. On ignore en
mi les apôtres, et qui ont été au Christ quelles circonstances Andronique et Junie
même avant moi. ^ Saluez Ampliat, Philip. 1, S. avaient été prisonniers avec saint Paul.
8,9. Ampliat... Urbain... Stachys sontinconaus.
qui m'est très cher dans le Seigneur. La tradition lait de Stachvs un des soixante-
® Saluez Urbain, mon coopérateur en ProT. IS, 19.
douze disciples.

Jésus-Christ, et Stachys, qui m'est


cher. '** Saluez Apelle, fidèle servi- Job, 33, 10. 10. Apelle, d'après la tradition, devini évéque
teur du Christ. Saluez ceux de la 2 JoJU 10.
' ' de Smyme ou d'Héraclëe.
U, 12. .\ristobule...Hérodion...Sarciss'>... Tri/-
maison d'Aristobule. Saluez Héro- phscne... Tryphose... Perside, inconnus.

dion, mon parent. Saluez ceux de la


maison de Narcisse, qui sont au Sei-
gneur. '- Saluez Tryphiene et Try- 3 Mat. S5. 40.
Cor. Il, 37

phose, lesquelles travaillent pour le


Seigneur. Saluez notre chère Perside,
qui a beaucoup travaillé pour le
Rufus, probablement un des fils de SimoD
13.
Seigneur, '^ Saluez Rufus, élu du 1 Eph. 1, 4.
Tim. 1, 3. leCyreneen. Voir la note sur Marc, xv, il. —
est aussi la
Qui
Seigneur, et sa mère, qui est aussi mienne: que je regarde comme la
mienne, a cause du respect que j'ai pour elle
la mienne. " Saluez Asyncrite, Phlé- Pi. 65, 7. et de 1 amour qu'elle a pour moi.
i*. .Asyncrite, Phlégon... Patrobe.
gon, Ilermas, Patrobe, Hermès, et Hennis, in-
connus. Hermas, d'après quelques-uns. serait
nos frères qui sont avec eux. '^ Sa- Cor. 6, 11. 1 auteur de l'écrit célèbre intitulé le Pasteur.
1
mais on croit généralement le Pasteur moins
luez Philologue et Julie, Nérée et sa ancien.
Vi. Philologue et Julir. D'après la
sœur, et Olympiade, et tous les saints tradition.
Julie était la femme de Philologue: d'après
cer-
qui sont avec eux. '^ Saluez-vous les 1 Cor. 16, ÎO. tains commenlateurs, c'est un nom
d'homme iJu-
Uasi. —
Neree... Olympiade, inconnus.
uns les autres par un saint baiser. 31 Cor. 13, 13.
Thés. 5, 36.
1 Peu 5, 14.
Toutes les r.glises du Christ vous
saluent.
' '
Mais je vous prie, mes frères, vitentur.
d'observer ceux qui sèment des dis- PrOT. 6, 19.
1 Cor. U, 33.

sensions et des scandales contre la 3 Cor. 13, 30.


Gai. 5, 30.
doctrine que vous avez apprise, et ProT. 14, 15.
Pi. 37, 4.
détournez-vous d'eux. '» Car de tels
I». 3, 13.
Mal. 3, 3.
68 Ad Romanos, XVI, 19-27.
Coarluwlo (W, 1-1-lLVI). — Momttn et malmtmttonma.

TOI
, dov- juscumodi enim Christo Domino nostro
XtvovaiVy

,&
. tl^
»'
tavty
xai

dqixiTo'
**
xai diù non sérviunt, sed suo ventri et per dulc•
sermones et bcnedictiunes seducum
corda innocéntium. *' Vestra enim ol»<•-
diénlia in omnem locum
:

divulgâta est
è<f)'

& . dyud^ovy
dt
ât
tlvai Gai'ideo igitur Sed volo vos
in vobis.
sapiéntes esse in bono, et simplices in
'"
»' .
di
iv
malo.
nam sub
'" Deus autem pacis conterai Sât
pédibus veslris velôcitcr. Grât
*
"' . . 9^, -
^^
Dômini nostri Jesu Christi vobiscum.

,)., . *] ,
^'

xai

^ xai
^*
^-
mei.
'' Salutat vos Timutheus adjùtor meus,
et Lucius, et Jason, et Sosipater, cognàti
'2 Salûto vos ego
Domino. ^^Saliitat
scripsi epistolam, in
Tértius, qui

" ", . ^--


iv ^^ vos Caius hospes meus, et nnivérsa ec-

,
. ^.
. -
xai ' '
clésia.
civitâtis,
Dômini
SaluUit
et
vos Erâstus
Quartus, frater.
nostri Jesu Christi
bus vobis. Amen.
''
arcarius
Grâtia
cum omni-

,, ^'*

'
*-
- ,(- **
** Ei autem qui potens est vos con-
firmâre juxta evangélium
dicationem Jesu Christi, secundum reve-
lationem myslérii temporibus œtérnis t
citi, ^" (quod nunc patefâctum
meum, et prie-

^ , .&,
est per

-
^
&,
, ' ^£(7,
9^ ^''
prophetarum secundum prae-
scriptiiras
céptum .œtérni Dei, ad obeditionem
fidei), in cunctis géntibus cogniti, ^'soli

. HfOi
;- èv
Koftv9ov âtà
sapiénti Deo, per
honor
Amen.
et
Jesum Christum,
gloria in seécula eœculùruit
cui

. ?• ).
. 18.
,.
G
Sy
21. NABCFLT:
rell.
.
*
(*
*.
(G«:
et /iiO•
\V (pr.) uov.
20. NABCDEFT*
.
19. LT: cnna in f. cp. 14. relicta] G•). 27. Lf r. altir•
S[K9] LT* (eli. in rcll. epp.) subscripl. si
(pr. m.) CD (pr. m.) subscr. ^^ *.
EF+ (in f.) »at aî ImmI. nSaat

23 (adv. nBCD
pou.
(pr.
(cf. t.
16). 24. nABCLT»• (DEFXf). 23-27. G (c. A
[hab. bisj et codd. niinusc. fere omnibus el
provocalione ad naL•^à XIV,
m.) E;
) 1» (soc m.) F
J).
[et l;i-
an. Il n'y a p«s de |>arenii>
•n. I/C Krec a en plus
aux Unmaiiis, porloe) par Pi•
Klisc de Ccnchréc •.
l:i '
Romains, XVI, 19-27. 69
Conclusion (.W, 14:-.WI). — ISjehortaUona et naintattoH».

hommes ne servent point le Christ


Notre-Seigneur, mais leur ventre ;

et par de douces paroles et des flat-


teries, ils séduisent les âmes simples.
" Votre obéissance est connue en M«t.io,i6.
, . 1• , . . Cor. U, M. 1
tout lieu. Je me réjouis donc pour Eph.5, u.
I ,

vous, mais je désire que vous soyez


sages dans le bien et simples dans le
mal. *** Que le Dieu do la paix broie Luc.
M«I.
10, 19.
3. 4,

Satan sous vos pieds au plus tôt. I Cor. lï, 9.


Que lagrâcedeNotre-Seigneur Jésus-
Christ soit avec vous.
^' Timothée, compagnon de mes^^jj'j'laribns 31. Timothée. Voir l'Introduction aux Épiu-es à

travaux, vous salue comme aussi


iMlio-
Timothée. —
Lucius est peut-être Lucius de Cy-
; rène, l'un des docteurs de l'Église d'Antiochè,
Lucius, Jason, et Sosipatre, mes pa-
1 Cor. 4, 17.
Act.
Actes, XIII, i. —
Jason. Voir la note sur Actes, xvii.
16, 1.
5. — Sosipatre. Voir les notes sur Actes, \v\i, lO
rents. 22 Moi, Tertius, qui ai écrit et XX, 4.
Tertius était probablement un chrétien de
22.
cette lettre, je vous salue dans le Sei- Corinthe qui servit de secrétaire à saint Paul, en
gneur. 23 Caïus, mon hôte, et toute î Tim. 4, ÎO.
écrivant snus sa dictée.
23. Cafi/s était un chrétien de Corinthe. le seul,
lÉgiise, vous saluent. Éraste, tréso- fc^ri*'," avec Crispus, que saint Paul eût baptisé dans
cette ville (I Corinthiens, 1, in.— Éraste. Ce nom
fier de la ville, et Quartus, notre se lit aussi dans Actes, xix, 22, et H Timothée, iv.
frère, vous saluent. ^^ Que la grâce cor. le, 23. 20. mais nous ignorons s'il désigne la même per-
— sonne. Quartus, autre chrétien de Corinthe,
de Xotre-Seigneur Jésus-Christ soit portant un nom romain comme Tertius.
avec ^ous tous. Amen.
2^ Et à celui qui est puissant
pour 23. Mon Evangile c'est-à-dire l'Évangile que
j'annonce, et la doctrine de Jésus-Christ.
vous affermir dans mon Évangile et Deux
conOrtnet
la prédication de Jésus-Christ, selon îa'î^iïï
la révélation d'un mystère qui, étant /^"^^- *
^j
resté caché dans tous les siècles pas-
ses 26iq^i maintenant a été décou- fj'',•/;
i*-*^
vert par les Kcrilures des prophètes, '"^
'^•"g'^f
suivant 1 ordre du Dieu étern