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Université du 20 Aout 55 Skikda

Programme de la Télévision Numérique

Chapitre I: Echantillonnage de la source

- Mécanisme de transfert des échantillons de lumière

- Constitution de la cible

- Numérisation du signal vidéo

- Sérialisation des données vidéo

- Sous- échantillonnages des points

Chapitre II: Le codage binaire

- Modulation QAM ( Quadrature , Amplitude Modulation), QPM (Phase), BPSK (Binary Phase Shift Keying), QPSK, OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing)

- Exemple sur la télévision TNT.

Chapitre III: Les normes de compression audio vidéo

- MPEG 1 (Moving Picture Experts Group)

- MPEG 2, MPEG 4

Chapitre IV: Les différents types de télévision numérique.

- DVB-T (Digital Video Broadcast Terrestre)

- DVB-S (satellite)

- DVB-C (cable)

- DVB-H (Hand)

Cours présenté Par

Dr. Mohamed LASHAB

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Cours Préparé par Dr. Mohamed LASHAB

Université du 20 Aout 55 Skikda

Année universitaire 2011/2012

Chapitre I Echantillonnage de la source

1-Introduction

-La Société de l’Information, considérée par la Commission Européenne comme “un aspect crucial dans la survie ou le déclin du modèle de développement du 21ème siècle en Europe”, se présente, désormais, comme une brique incontournable et indéniablement liée aux concepts de développement, compétitivité et emploi.

• La télévision numérique est une technologie d’introduction récente si l’on considère ses implantations opérationnelles, en France comme dans le monde. Les Etats-Unis semblent

relativement en avance, ayant plusieurs millions de téléspectateurs desservis par des chaînes en télévision numérique, diffusées par câble d’abord, satellite ensuite et hertzien enfin. Depuis le début des années 1990, la numérisation de la diffusion audiovisuelle s’est développée en Europe, tout d’abord par l’intermédiaire du satellite, puis par celui du câble. La question se pose aujourd’hui d’introduire la diffusion numérique sur le réseau hertzien terrestre.

• L’introduction de l’hertzien numérique terrestre représente un enjeu majeur en raison des possibilités de compression offertes par le format numérique. D’une part, apparaît la

perspective d’introduction de nouveaux programmes susceptibles d’être reçus par les foyers français à partir de leur installation actuelle d’antenne, qu’elle soit individuelle ou collective, voire depuis l’antenne omnidirectionnelle d’un poste portable.

• D’autre part, l’arrêt de la diffusion analogique à terme, après la généralisation de la

réception numérique, permettra la libération de ressources hertziennes. Mais au-delà, le développement du numérique hertzien constitue également un formidable vecteur pour la diffusion dans tous les foyers des technologies de l’information. Le décodeur numérique peut demain constituer la plateforme technique à partir de laquelle le plus grand nombre aura accès aux services de la Société de l’Information : accès Internet, messagerie électronique, commerce électronique, … La télévision numérique est transmise sur ondes radio à travers l'espace terrestre de la même façon que la télévision analogique, la principale différence étant l'utilisation d'émetteurs multiplex permettant la transmission de plusieurs programmes sur le même canal. La télévision numérique terrestre utilise les bandes de fréquences auparavant allouées à la télévision analogique (bande III en VHF, bandes IVet V en UHF). La quantité de données qui peut être émise (et donc le nombre de programmes) est directement affectée par la capacité du canal et la méthode de modulation du canal 1 . La méthode de modulation en DVB-T est la COFDM avec soit une modulation d'amplitude en quadrature à 64 ou 16 états. En général, un canal 64QAM est capable de transmettre un taux supérieur d'octets, mais est plus sensible aux interférences. Les constellations à 16 et 64 états

peuvent être combinées dans un seul multiplex, fournissant une dégradation contrôlable pour les flux de programmes plus importants. C'est ce qu'on appelle la modulation hiérarchique.

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Avantages :

La présentation numérique tend à être mieux dans l'ensemble, en particulier avec un bon signal, due à l'élimination des interférences visibles et d'autres effets tels que les images fantômes. Les altérations sont moins perceptibles dans les présentations numériques avec un signal plus faible. Il est plus facile d'obtenir une qualité d'image optimale numérique qu'une qualité d'image optimale analogique. Beaucoup plus de chaînes peuvent tenir sur le même spectre dans la transmission numérique. Des services interactifs peuvent être fournis (bouton rouge).

Inconvénients :

Il peut être assez difficile de régler l'antenne, en raison de l'absence de rétroaction qui serait fournie par une image progressivement dégradée en mode analogique. L'image est généralement soit d'une qualité optimale soit totalement non disponible, ne fournissant aucune information sur la direction dans laquelle déplacer l'antenne. Un indicateur de puissance du signal fourni sur la plupart des syntoniseurs contribue considérablement à régler ce problème, mais certains téléviseurs n'en disposent pas. Le même problème peut aussi rendre très difficile de sélectionner et tester les antennes. L'achat de nouveaux équipements (convertisseur analogique-numérique, souscription à un service de télévision par câble ou satellite) peut être nécessaire. La consommation d'électricité augmente si la télévision et un boîtier décodeur sont branchés en même temps. Une antenne plus récente peut être nécessaire. Le mode analogique nécessite une force du signal plus faible afin d'obtenir une image visible. Par extension, le numérique ne se dégrade pas aussi gracieusement que l'analogique. C'est parce que la transmission du signal numérique souffre de l'effet de falaise ; signifiant qu'une fois que le signal se dégrade au-delà d'un certain point, le récepteur ne parvient pas à décoder le signal et ne peut pas présenter le résultat attendu.

2- Numérisation du signal vidéo

Le principe de la numérisation d'une image vidéo est assez simple. La première étape consiste à sous diviser chaque image vidéo selon une résolution donnée(normalement 720 x 486 pixels pour une image vidéo normale) et a associer une valeur numérique à chacun des éléments qui forment la couleur de ce pixel (YUV ou RGB) en utilisant une table de conversion de couleurs(normalement 24 bits par pixels pour 16 millions de couleurs possibles en chaque point).

Ce procédé de conversion doit se faire très rapidement étant donné qu'une image vidéo traditionnelle contient plusieurs milliers de pixels et que la vidéo analogique NTSC défile à près de 30 images par seconde (25 images de 720 x 576 pixels par seconde en PAL)! Heureusement, il existe actuellement sur le marché plusieurs puces permettant d'accomplir cette tâche en temps réel.

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2-1 Image vidéo non compressé

Si un signal vidéo de 720x486 pixels de résolution est numérisé en utilisant la norme YUV 4:2:2, le fichier résultant sera de 1025,16 Ko par image ou 30,03 Mo/sec. C'est ce qu'on appelle le format non compressé de ratio 1:1. Ces valeurs sont calculées de la façon suivante:

720 pixels X 486 pixels X 24 bits/pixel= 1,049,760 octets/image.

Conversion octets/image en Koctets/image, 1,049,760 octets/image X 1 Ko/1024 octets= 1025,16 Ko. Conversion Koctets par image en Koctets par seconde, 1025,16 Ko/image X 30 images/sec.= 30754,69 Ko/sec. Conversion Koctets par seconde en Moctets par seconde, 30754,69 Ko/sec. X 1 Mo/1024 Ko = 30,03 Mo/sec.

Note: Ces calculs sont valides pour le format NTSC. Pour le PAL, les calculs donneront environ 25,03 Mo/sec. En se basant sur la résolution 720 x 576 pixels à 25 images/sec.

2-2 Limitations techniques

a- La capacité de stockage:

Avec un débit d'environ 30 Mo/sec, la vidéo numérique non-compressée exigerait donc plus de 1.8 Go d'espace disque pour capter 1 seule minute de vidéo.

b- La rapidité de transmission:

L'autre problème auquel on doit actuellement faire face avec la vidéo numérique est le transfert de ces données en format numérique. Certaines technologies permettent actuellement le transfert des données vidéo numériques non-compressées sauf qu'elles ne sont pas toujours facilement accessibles. Pour les technologies plus accessibles il faut donc penser à réduire le débit des données.

2-3 Les solutions pour réduire le débit:

Le problème est donc de diminuer au maximum le nombre de bits ou d'octets utilisés pour représenter une image et, par là, de réduire le débit binaire nécessaire pour la transmettre.

1-La première solution est de diminuer le nombre d'images par secondes, sauf qu'en dessous de 15 à 18 images par secondes notre œil commencera à capter une saccade plutôt désagréable.

2-La deuxième possibilité est de réduire le nombre de points de l'image par 2 ou par 4 sauf que la qualité visuelle de l'image résultante sera passablement réduite, voire même inacceptable.

3-La troisième possibilité est de coder moins d'informations de couleur, sur 2 octets (16 bits) par pixel en 64 000 couleurs, par exemple, ou encore sur un seul octet par pixel en palette de

256 couleurs. Pour les applications multimédia, cette solution est acceptable et d'ailleurs très

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recommandée pour les présentations multimédia, mais pas pour le montage vidéo, même amateur.

Toutes ces méthodes auront bel et bien pour effet de réduire le débit des données, mais la dégradation de l'image sera si importante que même un amateur la rejetterait.

La seule vraie solution au problème de débit est apportée par la compression, aussi appelée Bit Rate Réduction (Réduction du débit binaire). Plusieurs méthodes ont été mises au point avec plus ou moins de succès.

2-4 Les formats de la télévision numérique :

Il existe plusieurs formats de la vidéo numérique dans le but de réduire le débit et aussi le stockage, cela consiste à jouer sur les informations contenues dans la luminance et la chrominance :

Le format 4 :4 :4

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Ayant un débit de 248 Mo/s Le format 4 :2 :2

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Ayant un débit de 248x8/12=165 Mo/s Le format 4 :1 :1

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Ayant un débit de 248x6/12=125Mo/s Le format 4 :2 :0

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3- La compression des données:

Tout d'abord, il est important de savoir que les techniques de compression du flux de données numériques sont principalement basées sur une constatation : une image contient énormément d'informations redondantes, redondance dont on peut distinguer deux types:

3-1 La redondance spatiale:

Lorsque des informations sont similaires ou se répètent dans des zones de l'image proches l'une de l'autre (dans une image, deux points voisins sont souvent similaires).

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3-2 La redondance temporelle:

Lorsque des informations se ressemblent ou se répètent dans le temps, même si leur position dans l'image a changé (deux images successives sont souvent relativement similaires).

La compression va donc consister à déterminer ces redondances et à les éliminer. La contrainte liée à la qualité de l'image nous oblige à être capables de reproduire l'image originale intacte ou, tout au moins, une image très proche de celle-ci. Cette définition nous amène à envisager deux types de techniques pour la compression.

3-3 La compression avec perte d'information:

Il existe différentes techniques permettant d'obtenir des facteurs de compression nettement plus élevés qu'avec les techniques réversibles. Mais, avec de telles méthodes, l'image reconstruite après décompression, bien qu'elle reste proche de l'image originale, n'est plus identique. On parlera alors de méthodes de compression irréversibles.

Cependant, même si elles induisent des pertes d'informations dans les images, en choisissant judicieusement le type d'informations qui seront perdues ou dégradées, il est néanmoins possible de reconstruire des images d'une qualité telle que l'œil humain ne pourra les distinguer des images originales. En effet, l'œil est plus sensible à certaines notions qu'à d'autres. Ainsi, une dégradation des couleurs dans une scène remplie d'objets en mouvement rapide passera inaperçue alors qu'une faible perte de qualité dans une image fixe comportant un dégradé de couleurs sera immédiatement perçue. Ces particularités de l'œil humain sont exploitées depuis le début de la vidéo.

La vidéo numérique utilise également au maximum les particularités de l'œil humain lorsqu'il s'agit de compression d'images. Nous obtenons ainsi une compression visuellement sans perte d'informations. De ces constatations sont nées plusieurs classes de méthodes de compression:

3-3-4 Le Variable Length Coding (VLC):

Il se base sur la constatation que certaines combinaisons de pixels sont plus fréquentes que d'autres. Dès lors, en recensant toutes les combinaisons possibles d'un nombre donné de pixels, il est possible d'en étudier leur fréquence d'apparition dans une image. On attribue alors à chaque combinaison un code dont la longueur (nombre de bits) est d'autant plus faible que la combinaison apparaît souvent dans l'image. La première application de cette méthode est bien antérieure à la vidéo. Le code morse rejoint la même idée.

3-3-5 Le Différentiel Pulse Code Modulation (DPCM):

Il se base sur la constatation que, dans la plupart des images, les différences entre deux pixels adjacents sont souvent faibles, les transitions franches (par exemple: un rectangle noir sur un fond blanc) étant assez rares. Il est donc envisageable, connaissant la valeur d'un pixel, de prédire la valeur de son voisin.

3-3-6 La Discrète Cosine Transform (DCT):

Elle se base sur la transformation d'une représentation spatiale d'un bloc de pixels, c'est-à-dire position horizontale, verticale ainsi que l'amplitude, en une représentation sous forme mathématique différente. Cette représentation plus compacte de l'image requiert de traiter moins d'informations. En effet, cette nouvelle représentation ne se base plus sur une analyse spatiale (positions horizontale, verticale et amplitude) mais sur une analyse fréquentielle savamment calculée. Cette technique est rendue possible

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grâce à l'utilisation d'une variante des séries de Fourier. Celles-ci permettent de reconstruire une fonction à partir d'une somme de sinusoïdes multipliées chacune par un certain coefficient dit "de Fourier". La DCT s'apparente à cette méthode. La DCT, en elle-même, ne comprime donc pas l'image. Elle la représente simplement sous une forme qui se prête beaucoup mieux à la compression. Il ne reste alors plus qu'à appliquer un codage intelligent des différents coefficients.

3-3-7 La compression sans perte d'informations (Loss-less):

Pour plusieurs personnes, rien ne peut rivaliser avec un original. En fait, la compression "Loss-less" est supérieure à du vidéo non-compressé parce que la qualité est identique et qu'en plus on sauve de l'espace disque étant donné que le signal est compressé. Le problème est qu'étant donné qu'il y a très peu de redondance dans une image vidéo, le gain n'est seulement que de 50% en moyenne.

Chapitre II Le codage binaire

Chapitre III Les normes de compression audio vidéo

I- Introduction La Compression Vidéo MPEG-2 (Codage générique de films, vidéo et informations audio associées):

MPEG (Motion Picture Expert Group), formé en 1988 d'un groupe d'experts en vidéo, a eu la tâche de définir les standards de compression des signaux audio-visuels. Le grand principe du MPEG vidéo étant de "Ne jamais transmettre un élément d'image déjà transmis", son premier projet, MPEG-1, à été publié en 1993. MPEG-1 supporte principalement l'encodage vidéo allant jusqu'à environ 1.5 Mbits/s, donnant une qualité similaire au VHS et de l'audio stéréo à 192 bits/s. Il est utilisé pour les systèmes CD-i (compact disc interactive) et Vidéo-CD pour enregistrer le vidéo et l'audio sur CD-ROM.

MPEG-2 est une extension du standard MPEG-1. Il est principalement un format "broadcast" à des taux de données ("data rate") supérieurs. Il propose des outils algorithmiques pour encoder efficacement le vidéo entrelacé, supporte une grande échelle de "bits rate" et permet l'encodage "surround sound" à multiples canaux.

Le format vidéo de postproduction numérique utilise 270 Mbit/s de débit pour coder les images. Sachant qu'un canal satellite accepte autour de 45 Mbit/s(valeur la plus courante), on voit rapidement qu'il va falloir faire suivre un sérieux régime à nos images. Le standard MPEG-2 est capable d'encoder un signal télévision standard à un "bit rate" allant de 3-15 Mbits/s(audio multi-canaux + vidéo + données auxiliaires) et un signal télévision haute définition de 15-30 Mbits/s. Les décodeurs MPEG-2 sont également capables de décoder les signaux MPEG-1.

MPEG-1: destiné aux applications multimédia. MPEG-2: extension de MPEG-1 permettant d'obtenir une qualité d'image supérieure. MPEG-3: destiné à la télévision haute définition. Cependant, MPEG-2 s'est révélé tellement performant qu'il a rendu inutile

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le développement de MPEG-3. MPEG-4: Originalement destiné aux communications mobiles, sa forme originale n'a rien à voir avec le monde de la vidéo broadcast. D'autres développements futurs seront à surveiller.

Le but du MPEG-1 était de produire des images de qualité équivalente au VHS tout en parvenant à descendre à un débit binaire de l'ordre de 1.2 Mbits/seconde (1.5 Mbits/seconde en incluant le son).

Le MPEG-2 fut conçu pour traiter des séquences d'images entrelacées. Le but était de produire des images de la qualité d'un système vidéo composite avec un débit binaire de l'ordre de 4 à 8 Mbits/seconde ou des images de haute qualité avec un débit de 10 à 15 Mbits/seconde. Les domaines d'application principaux de MPEG-2 sont liés à la distribution de programmes vidéo: diffusion par satellite, télédistribution, Digital Vidéo Disc.

II- Principes de la diffusion vidéo:

Les stations de télévision européennes diffusent présentement à un "frame rate" de 25Hz. Chaque frame (cadre) est formé de deux champs "entrelacés", donnant un taux de champs ("field rate") de 50Hz. Le premier champ de chaque "frame" contient seulement les lignes impaires du "frame"(la première du haut sera la #1). Le second champ contient quant à lui les lignes paires (environ 20 ms après le premier champ). Le signal télévision nord- américain est lui aussi "entrelacé", mais avec un "frame rate" d’un peu moins de 30 Hz (29,97 Hz).

Pour les systèmes vidéo autres que la télévision, on retrouve souvent un signal vidéo "non-entrelacé"(par exemple pour la majorité des ordinateurs). En vidéo "non-entrelacé", toutes les lignes d'un "frame" sont lues au même instant. Le vidéo "non-entrelacé" est également appelé "progressively scanned video" ou "sequentially scanned video". Le signal RGB (red, green and blue) peut être exprimé en composantes de luminance(Y) et de chrominance(UV). La largeur de la bande passante de la chrominance peut être réduite en fonction de la luminance sans affecter de manière significative la qualité de l'image. En vidéo standard, le signal vidéo component(YUV) sera échantillonné et numérisé pour former des "pixels" (voir CCIR recommandation 601). Les termes 4:2:2 et 4:2:0 sont souvent utilisés pour décrire la structure d'une image numérique. 4:2:2 signifie que la chrominance est sous-échantillonnée horizontalement par un facteur de deux relatif à la luminance. 4:2:0 signifie que la chrominance est sous-échantillonnée horizontalement et verticalement par un facteur de deux relatif à la luminance.

La région active d'une image vidéo numérique standard est de 720 pixels X 576 lignes, pour un "frame rate" de 25 Hz. En utilisant 8 bits pour chaque pixels Y, U ou V, le "bit rate" non compressé pour les signaux 4:2:2 et 4:2:0 sera donc:

4:2:2 - 720x576x25x8 + 360x576x25x(8+8) = 166 Mbits/s 4:2:0 - 720x576x25x8 + 360x288x25x(8+8) = 124 Mbits/s

MPEG-2 est capable de compresser le "bit rate" d'un signal vidéo standard 4:2:0 jusqu'à un taux de 3 Mbits/s. Plus le "bit rate" est bas, plus la qualité du signal encodé devient compromise. Pour un signal de diffusion numérique terrestre standard, un "bit rate" d'environ 6 Mbits/s est généralement accepté comme un bon compromis entre la qualité d'image et les impératifs de bande passante du transmetteur (Câblos, Satellites, etc &I dots;).

1- Principes de réduction du "bit rate":

Le système de réduction du "bit rate" fonctionne en enlevant l'information redondante du signal avant la transmission, grâce au codeur et en la réinsérant grâce au décodeur. Deux types de redondances ont été ciblés pour y arriver:

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La redondance spatiale et temporelle où un élément commun à plusieurs images consécutives n'est transmis qu'avec la première image. Pour les autres images, on ne transporte que sa position dans l'image. C'est le cas d'un plan fixe, où l'on voit une voiture qui va de gauche à droite. On transmet une fois le décor et la voiture et, pour les images suivantes, on indique seulement la position de la voiture.

L'autre redondance exploitée est la redondance spatiale. Si, dans la même image, il y a trois voitures identiques, elle n'est codée qu'une seule fois. En y ajoutant la position de chacune dans l'image, on peut reconstituer la scène. La valeur de chaque pixel n'est donc pas indépendante, mais reliée à ses voisins, autant à l'intérieur de la même image que par rapport aux images voisines. Jusqu'à un certain point, la valeur d'un pixel est prédictible en tenant compte de ses voisins.

2- La redondance psycho-visuelle:

L'œil humain à une réponse limitée aux détails spatiaux fins et est moins sensible aux détails près du bord des objets ou des changements de plans. En conséquence, une réduction contrôlée, à l'intérieur d'une image décodée par le procédé de réduction du "bit rate" ne devrait pas être visible par un observateur humain. La figure ci-dessous montre que la perception humaine du bruit n’est pas uniforme mais est une fonction de la fréquence spatiale.

Un niveau de bruit supérieur est acceptable pour des fréquences spatiales élevées. Il s’ensuit que le bruit vidéo est effectivement masqué par un fin détail d’image alors qu’il sera plus apparent pour les vastes zones unicolores. Sachant que les mesures de bruit sont toujours pondérées, on comprendra que cette méthode de mesure se rapporte à ce résultat subjectif.

3- Codage spatial ou temporel:

Comme nous l’avons dit, la compression vidéo utilise les avantages des deux redondances (spatiale et temporelle). En MPEG-2, la redondance temporelle est d’abord réduite en utilisant les similitudes entre deux images successives. La plus grande partie possible de l’image courante est créée(ou prédite) en utilisant l’information de l’image déjà émise. Quand on utilise cette technique, il suffit de transmettre une image de différence qui élimine les différences entre l’image actuelle et l’image de prédiction. L’image de différence est ensuite soumise à une compression spatiale. Pour des raisons pratiques, il est plus facile d’expliquer la compression spatiale avant d’aborder la compression temporelle.

La compression spatiale utilise la similarité entre des pixels adjacents sur une surface unie et tient compte des fréquences spatiales dominantes existant dans les zones en amont. Le JPEG utilise uniquement la compression spatiale dans la mesure où ce système est conçu pour la transmission des images fixes. Le JPEG peut cependant être employé pour la transmission de séquences d’images fixes. Dans cette application, appelée Motion JPEG, le facteur de compression n’est pas aussi bon que si l’on utilisait le codage temporel, mais il sera cependant possible d’effectuer un montage du flux de bits pour effectuer un montage image par image.

4- Codage spatial:

En codage spatial, la première étape consiste à effectuer une analyse de fréquence spatiale à l’aide d’une transformée. Une transformée est un outil mathématique permettant de traduire une forme d’onde en différents domaines et, dans notre cas, dans le domaine fréquentiel. Le résultat d’une transformée est une suite de coefficients décrivant l’amplitude de chaque composante fréquentielle présente dans le signal. Une transformée inverse reproduit le signal initial. Si les coefficients sont gérés avec une précision suffisante, la sortie de la transformée inverse doit être identique à la forme d’onde originale. La transformée la plus répandue est la transformée de Fourrier. Cette transformée cherche chaque fréquence comprise dans le signal d’entrée. Elle caractérise chaque fréquence en multipliant le signal d’entrée par un exemple de la fréquence cible appelée fonction de base et en intégrant le produit obtenu. La figure ci-dessous montre que, lorsque la forme de signal d’entrée ne contient pas de composante à la fréquence cible, l’intégrale sera nulle, mais s’il en comporte une, l’intégrale constituera un coefficient caractérisant l’amplitude de cette composante.

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Université du 20 Aout 55 Skikda La transformée de Fourrier présente l’inconvénient de nécessiter des coefficients

La transformée de Fourrier présente l’inconvénient de nécessiter des coefficients pour les composantes sinus et cosinus de chaque fréquence.

Dans la transformée cosinus, la forme de signal d’entrée est complétée avec son image temporelle avant multiplication par la fonction de base.

temporelle avant multiplication par la fonction de base. L'illustration ci-dessus montre que cette opération de

L'illustration ci-dessus montre que cette opération de «miroir» élimine toutes les composantes sinus et double les composantes cosinus. La fonction de base sinus ne se révèle donc plus utile et un seul coefficient reste alors nécessaire pour chaque fréquence.

III- "Intra-Frame DCT coding":

La Transformée Cosinus Discrète (DCT, Discrete Cosine Transform) est la version échantillonnée de la transformée cosinus, elle est utilisée sous forme bidimensionnelle en MPEG-2. Le bloc de 8x8 pixels est changé en bloc de 8x8 coefficients. Comme la transformation réside en une multiplication par une fraction, il se produit un allongement du mot provenant du fait que les coefficients ont une longueur supérieure à celle des valeurs de pixels. Un bloc de pixels 8 bits devient alors un bloc de coefficients 11 bits. Une DCT ne constitue pas alors une compression, mais elle obtient, en fait, le résultat inverse. Cependant, la DCT convertit la source de pixels en une forme facilitant la compression.

La figure suivante montre le résultat d’une transformée inverse des coefficients individuels d’une DCT pour un bloc 8x8. Dans les images réelles, diverses fréquences spatiales verticales et horizontales

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peuvent se produire simultanément et un coefficient en un certain point en représente toutes les combinaisons possibles.

point en représente toutes les combinaisons possibles. La figure montre également les coefficients sous une forme

La figure montre également les coefficients sous une forme d’onde horizontale unidimensionnelle. La combinaison de ces formes d’onde avec diverses amplitudes et une polarité quelconque doit permettre de reproduire toutes combinaisons des 8 pixels. La combinaison des 64 coefficients de la DCT-2D permettra de reconstituer le bloc initial de 8x8 pixels.

En ce qui concerne les images couleurs, il est clair que les signaux de différence de couleur devront également être traités. Les signaux Y, Cr et Cb seront donc assemblés en réseaux séparés de 8x8 pixels et traités séparément. Dans la plupart des signaux correspondant aux images de programme, la majorité des coefficients a une valeur nulle ou proche de zéro. Il ne sera donc pas nécessaire de les transmettre. Il en résulte une compression non négligeable sans perte véritablement conséquente.

Motion-Compensated inter-frame prédiction:

Cette technique exploite la redondance temporelle en essayant de prédire le "frame" à être codé à partir d'un "frame" de référence. La prédiction ne peut être basée sur une image "source" car la prédiction doit pouvoir être répétée dans le décodeur, là où les images "sources" n'existent pas (L’image décodée n'est pas identique à l'image source car le procédé de réduction du "bit rate" introduit des petites distorsions dans l'image décodée). En conséquence, l'encodeur contient lui-même un décodeur qui reconstruit l'image exactement comme elle sera dans le décodeur, ce qui permet de faire des prédictions.

La prédiction la plus simple du bloc à encoder est celle qui utilise le bloc le plus près de l'image de référence. Ceci permet de réaliser une bonne prédiction pour les régions stationnaires de l'image, mais réussissent moins bien dans les régions où il y a mouvement. Quand un objet se déplace sur l’écran TV, il apparaît à un endroit différent, mais il ne change pas beaucoup d’aspect. On introduit donc une méthode plus sophistiquée, appelée motion-compensated inter-frame prédiction, qui consiste à copier (offset) tout mouvement translationnel qui existe entre le bloc qui est encodé et le "frame" de référence et à utiliser le bloc ainsi créé comme prédiction. La différence d’image peut être réduite en mesurant le déplacement au codeur. Ce déplacement est transmis au décodeur sous la forme d’un vecteur. Le décodeur utilise ce vecteur pour décaler une partie de l’image précédente vers l’emplacement approprié dans la nouvelle image. Un vecteur concerne le déplacement d’une zone entière de l’image appelée «macro-bloc». La taille d’un macro-bloc est déterminée par le codage DCT et la structure de sous-échantillonnage couleur.

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Université du 20 Aout 55 Skikda Les blocs de prédiction sont créés de plusieurs manières différentes.
Université du 20 Aout 55 Skikda Les blocs de prédiction sont créés de plusieurs manières différentes.

Les blocs de prédiction sont créés de plusieurs manières différentes. Par exemple, un bloc pourra être prédit à partir d'une image précédente (forward predicted), d'une image suivante (backward predicted) ou bi- directionnellement (bidirectionnally predicted) en faisant une moyenne des prédictions précédentes et suivantes. La méthode utilisée peut changer d'un bloc à l'autre. Le codage bidirectionnel réduit considérablement la quantité de données de différence nécessaire à l’amélioration du degré possible de prédiction. Pour chaque bloc à coder, l'encodeur choisit la meilleure méthode pour maximiser la qualité de l'image selon les contraintes du "bit rate". La méthode choisie est ensuite transmise au décodeur pour reconstituer l'image correctement.

Dans les images caractéristiques de programme, les coefficients les plus significatifs de la DCT se trouvent généralement dans le coin supérieur gauche de la matrice. Après pondération, les coefficients de faible valeur seront tronqués à zéro. On obtiendra une transmission plus efficace si on émet d’abord tous les coefficients non-nuls et qu’un code indique ensuite que tous les autres sont à zéro. La scrutation constitue une technique qui augmente la probabilité d’obtenir ce résultat car elle émet les coefficients dans l’ordre probable d’amplitude décroissante.

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Université du 20 Aout 55 Skikda La figure ci-dessus montre que, dans un système non entrelacé,

La figure ci-dessus montre que, dans un système non entrelacé, la probabilité d’avoir un coefficient de forte valeur est très élevée dans le coin supérieur gauche et très faible dans le coin inférieur droit. Une scrutation à 45 degrés constitue, dans ce cas, la meilleure solution. Dans la figure de droite, on peut voir la scrutation adaptée à une source entrelacée. Dans une image entrelacée, un bloc de 8x8 pixels d’une trame couvre deux fois sa surface sur l’écran, ce qui fait que, pour une définition donnée de l’image, les fréquences verticales paraîtront le double de leurs homologues horizontaux. C’est pourquoi le balayage idéal, pour une source entrelacée, sera effectué en diagonale à pente doublée. La figure de droite montre qu’une fréquence spatiale verticale est balayée avant la fréquence spatiale horizontale identique.

3.2 Discrete cosine transform, Quantisation &Compression du bloc

La DCT permet de transformer un bloc d’une composante, en un ensemble de fréquences décrivant le même ensemble (c’est un changement de représentation isomorphe). Une fois de plus le but final et de profiter des faiblesses de l’œil humain qui remarque beaucoup moins une perte de données réparties que localisée. (Un peu de bruit dans l’image générale beaucoup moins que quelques pixels complètement faux) La définition formelle de la DCT à deux dimensions est la suivante :

F(u,v) est la transformée, c’est la fonction qui donne la valeur pour le couple de fréquence (u,v).

qui donne la valeur pour le couple de fréquence (u,v). avec u; v; x; y =

avec u; v; x; y = 0; 1; 2; :::N - 1 Ou x et y sont les coordonnées spatiales Ou u et v sont les coordonnées dans la transformée

spatiales Ou u et v sont les coordonnées dans la transformée - 1 3 - Cours
spatiales Ou u et v sont les coordonnées dans la transformée - 1 3 - Cours

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En pratique dans les encodages MPEG, la DCT est utilisée sur des blocs. Le bloc est transformé dans le domaine fréquentiel par la DCT. Au moment du décodage on applique ce que l’on appelle l’IDCT (Inverse Direct Cosine Transform) qui permet de repasser au domaine spatial. La quantisation intervient juste après avoir transforme un bloc via la DCT. La quantisation revient a diviser un tableau par un autre tableau. On divise chaque valeur obtenu par DCT par la valeur correspondante dans un tableau. La méthode classique utilisée par le MPEG4, le H263, divise par une même valeur tout les coefficients. Ceci permet de "simplifier" l’information contenue, et donc de rendre la compression plus facile. En effet, on ramène l’ensemble des valeurs à un ensemble plus petit, ce qui le rendra plus aisément compressible par une compression de type entropique classique (comme Huffman).

compression de type entropique classique (comme Huffman). On applique alors la quantisation qui revient a diviser

On applique alors la quantisation qui revient a diviser chacun des coefficients par la matrice du JPEG par exemple :

chacun des coefficients par la matrice du JPEG par exemple : 3.3 Codage de l’entropie: Dans
chacun des coefficients par la matrice du JPEG par exemple : 3.3 Codage de l’entropie: Dans

3.3 Codage de l’entropie:

Dans une image vidéo animée, toutes les fréquences spatiales ne sont pas présentes simultanément, la matrice de coefficients de la DCT comportera donc des termes nuls. Malgré la scrutation, des termes nuls apparaîtront encore au milieu des coefficients non-nuls. Le codage RLC (Run Length Coding) permet de gérer plus efficacement ces coefficients. Quand une suite de valeurs identiques, comme des zéros, existe, le codage RLC émet simplement le nombre de zéros plutôt que toute la suite de bits nuls. On peut étudier la probabilité de répétition de certaines valeurs particulières de coefficients dans la vidéo réelle. En pratique, certaines valeurs se rencontrent fréquemment et d’autres moins souvent. Cette information statistique peut être utilisée pour effectuer ultérieurement une compression à longueur variable(VLC). Les valeurs les plus fréquentes sont codées en mots de code courts et les autres en mots plus longs. Pour faciliter la dé-sérialisation on peut utiliser un mot de code comme préfixe pour les autres.

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3.4 Un codeur spatial:

La figure suivante regroupe l’ensemble des concepts de codage précédemment évoqués.

des concepts de codage précédemment évoqués. Le signal d’entrée est supposé être à la norme 4:2:2

Le signal d’entrée est supposé être à la norme 4:2:2 série en 8 ou 10 bits(SDI). Le MPEG n’utilise cependant qu’une résolution de 8 bits; aussi, un étage de traitement sera nécessaire pour arrondir les valeurs si le signal entrant est à 10 bits. Les profils MPEG effectuent un échantillonnage du type 4:2:0; un étage d’interpolation verticale/filtre passe-bas sera alors nécessaire. L’arrondi et le sous-échantillonnage couleur introduisent une légère mais irréversible perte d’informations, mais aussi une réduction du débit. Le format d’entrée de la scrutation d’écran doit être tel qu’il puisse être converti en blocs de 8x8 pixels. L’étage DCT transforme l’information d’image dans le domaine fréquentiel. La DCT n’effectue pas de compression par elle même. Après la DCT, les coefficients sont tronqués et pondérés, ce qui correspond à une première compression. Les coefficients sont ensuite scrutés en zigzag pour accroître la probabilité de commencer par les coefficients les plus significatifs. Après le dernier coefficient non-nul, un code de fin de bloc (EOB, End of Block) est généré. Les données afférentes aux coefficients sont ensuite compressées à l’aide de codages RLC et VLC. Dans les systèmes à débit variable, la quantification est fixe mais, dans un système à débit constant, une mémoire tampon est utilisée pour absorber les variations intervenant au cours du codage. À la suite de la transformée inverse, le bloc de 8x8 pixels est recréé. Pour obtenir un signal de sortie d’écran balayé, les blocs sont stockés dans une RAM qui est lue ligne par ligne. Pour avoir une sortie 4:2:2 à partir de données 4:2:0, il faudra utiliser une interpolation verticale comme indiqué sur la figure suivante:

Dans un système 4:2:0, les échantillons de chrominance sont intercalés verticalement entre les échantillons de luminance de façon à ce qu’ils soient régulièrement espacés quand un système entrelacé est utilisé.

Images I, P et B(I-Frames, P-Frames, B-Frames):

En MPEG-2, trois différents types d’images sont nécessaires pour effectuer le codage différentiel et le codage bidirectionnel avec un minimum d’erreurs de propagation:

Les images I(I-Frames):

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Sont intra-codées et ne nécessitent pas d’informations supplémentaires pour être décodées. Elles nécessitent beaucoup de données comparativement aux autres types d’images et c’est pourquoi elles ne sont transmises que lorsque cela est nécessaire. Elles consistent essentiellement en coefficients de transformées et n’ont pas de vecteur de mouvement. Elles autorisent la commutation de voies et bloquent la propagation des erreurs.

Les images P (P-Frames):

Sont celles qui sont déduites d’une image antérieure qui peut être de type I ou P. Les données d’une image P sont constituées de vecteurs décrivant où chaque macro bloc doit être pris dans l’image précédente et des coefficients non transformés décrivant la correction ou les données de différence à ajouter à ce macro-bloc. Les images P comportent pratiquement la moitié des données d’une image I.

Les images B (B-Frames):

Sont prédites bi-directionnellement à partir d’images antérieures ou postérieures et de type I ou P. Les données des images de type B consistent en vecteurs décrivant l’endroit où les données doivent être prises dans les images antérieures ou postérieures. Elles contiennent

Afin de replacer convenablement les images dans leur ordre, une référence temporelle est incluse dans chaque image. Comme des en-têtes sont régulièrement insérés dans le flux de données, un fichier MPEG-2 peut être affiché dans l’ordre chronologique sur un ordinateur, par exemple. L’extraction des données d’images d’une séquence, non seulement nécessite un supplément de mémoire dans le codeur et le décodeur mais aussi génère du retard. Le nombre d’images bidirectionnelles insérées entre des images d’autres types doit être réduit pour diminuer le coût des équipements et limiter le retard si celui-ci doit répondre à des contingences. Un compromis doit être fait entre le facteur de compression et le retard de codage.

Dans un système MPEG-2, le DCT et compensation de mouvement prévision inter-frame sont combinés, comme

Dans un système MPEG-2, le DCT et compensation de mouvement prévision inter-frame sont combinés, comme indiqué dans la Fig. 2. Le codeur soustrait la compensation de mouvement de prédiction de l'image source pour former une image 'erreur de prédiction ". L'erreur de prédiction est transformée avec le DCT, les coefficients sont quantifiés et ces valeurs quantifiées codées en utilisant un VLC. La luminance codées et l'erreur de prédiction de chrominance sont combinées avec des «informations secondaires» requis par le décodeur, comme vecteurs de mouvement et de l'information de synchronisation, et formé en un flux binaire pour la transmission. Fig. 3 montre un

aperçu de la structure de vidéo MPEG-2.

et formé en un flux binaire pour la transmission. Fig. 3 montre un aperçu de la

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Université du 20 Aout 55 Skikda Fig. 2 - (a) Motion-compensated DCT coder; (b) motion compensated
Université du 20 Aout 55 Skikda Fig. 2 - (a) Motion-compensated DCT coder; (b) motion compensated

Fig. 2 - (a) Motion-compensated DCT coder; (b) motion compensated DCT decoder.

Chapitre III Les différents types de télévision numériques DVB

I-

Introduction

Le projet DVB (Digital Video Broadcasting) a été lancé en 1993 par un consortium européen de radiodiffuseurs, de fabricants de matériel électronique grand public, et d’instance de régulation. Aujourd’hui, il regroupe plus de 240 organisations et sociétés de l’industrie de la télévision.

Son but est de définir des standards pour développer l’utilisation de la télévision numérique, non seulement en Europe mais aussi dans le monde entier. Afin de ne pas reproduire les erreurs de l’analogique (prolifération de normes comme la PAL, SECAM, NTSC…), les industriels se sont unis pour offrir à la télévision numérique des bases saines et solides.

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1.2Historique du DVB :

Plusieurs tentatives avaient été faites dans les années 80 pour proposer un système efficace de transmission de la télévision par satellite. Ainsi, l’UER (Union Européenne de Radiodiffusion) a-t-elle mis au point le système Mac/Paquet, censé devenir nombre unique pour la radiodiffusion par satellite et utilisant les meilleures techniques analogiques et numériques de l’époque. Mais les fabricants n’avaient pas participé à l’élaboration de ce standard, si bien qu’ils étaient réticents à l’idée de l’utiliser. Malgré les directives de la Commission Européenne, le système Mac n’eut pas un grand succès.

Plus tard, les fabricants, afin de ne pas être en retard par rapport aux américains, développèrent le HD-Mac, extension du système Mac à la télévision haute définition. Mais là encore, le projet n’ayant pas regroupé tous les intervenants de l’industrie de la télévision (voir figure 1-1), ce fut aussi un échec. De plus, le développement de ce système était plus lent que celui des nouvelles techniques de transmission.

Fournisseur Fournisseur du service de programmes Opérateur du Fabricants de Téléspectateurs du contenu système
Fournisseur
Fournisseur
du service de
programmes
Opérateur du
Fabricants de
Téléspectateurs
du contenu
système de
matériel
distribution
grand public
Figure 1 : intervenants de l’industrie audiovisuelle

Ainsi, le succès d’un seul standard semblait passer par un consensus entre toutes les couches de la chaîne de commercialisation de la télévision. C’est pourquoi, au cours de l’année 1991, un certains nombre d’industriels de la télévision ont créé le Groupe de Lancement Européen, afin de contrôler le développement de la radiodiffusion numérique en Europe. Petit à petit, L’ELG s’est agrandi en accueillant les grands groupes médiatiques publics ou privés, et un nombre croissants de fabriquant et d’instances de régulation. Finalement, après la signature du Memorandum of Understanding (MoU), sorte de règlement visant à organiser cette action collective, l’ELG devint le DVB en septembre 1993.

Depuis, le groupe DVB s’est attaché à développer des solutions complètes pour la télévision numérique, allant de la diffusion par câble et satellite, jusqu’à la diffusion terretre. De plus, son rayon d’action s’est étendu à d’autres parties du monde, concurrençant directement le système américain ATSC (Advanced Television System Committee).

1.3Les objectifs

Le projet DVB a donc pour but de définir les normes de la télévision numérique, en adoptant une approche unifiée. Les systèmes de radiodiffusion doivent donc être ouverts, interopérables (c’est-à- dire compatibles avec les équipements des autres constructeurs), flexibles (capables de transporter

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n’importe quel type de données audiovisuelles) et orientés marché, c’est-à-dire qu’ils doivent satisfaire aux exigences du marché et s’inscrire dans une démarche purement commerciale.

1.4Les familles de standards

Le DVB a défini un certain nombre de normes que l’on peut regrouper en familles :

- multiplexage : outre les spécifications de l’adaptation de MPEG-2 aux applications DVB, des signaux autres que radio et vidéo peuvent être ajoutés au flux. En particulier, la norme DVB- TXT adapte le principe du télétexte, et la norme DVB-SI traite des informations à transmettre pour que le récepteur numérique puisse offrir une navigation agréable parmi la multitude de programmes transmis (programme suivant par exemple). Ces informations seront intégrées dans le flux vidéo avant transmission ;

- transmission : pour chaque canal de transmission, une norme spécifie les algorithmes de codage de canal, entrelacement et modulation des signaux : DVB-S pour le satellite, DVB-C pour le câble, et DVB-T pour la transmission hertzienne. D’autres normes viennent préciser certaines applications, comme DVB-CS pour la réception à partir d’antennes communautaires, DVB-MS et DVB-MC pour la distribution vidéo multipoints dans les bandes au-dessus et au- dessous des 10 GHz.

- Accès conditionnel : la norme DVB-CA spécifie une méthode d’embrouillage des flux MPEG- 2 , et la norme DVB-CI propose une interface commune intégrée au récepteur, afin de permettre à l’utilisateur de décoder des flux régis par des contrôles d’accès différents ;

- Services interactifs : afin d’offrir une voie de retour pour les services interactifs, plusieurs spécifications ont été produites, notamment celles de protocoles dépendants ou non du réseau de retour (RTC, RNIS…)

D’autres normes ont été mises en place pour proposer, par exemple, des interfaces pour les réseaux PDH (Plesiochronous Digital Hierarchy), SDH (Synchronous Digital Hierarchy) et ATM (Asynchronous Transfer Mode), ainsi que des jeux de tests que les constructeurs doivent vérifier pour que leur matériel soit compatible DVB.

II La DVB-S

La norme DVB-S spécifie, pour la transmission par satellite (bande de fréquence de 11 à 12 GHz), la structure des trames DVB, le codage de canal et la modulation des paquets MPEG-2. Elle donne aussi les performances minimales requises par le système, en termes de résistance aux erreurs et au bruit. L’implémentation de la partie réception est laissée au choix du constructeur.

La chaîne de traitement en bande de base est la suivante :

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Adaptation du Codage externe Entrelacement Codage interne Filtrage de Modulation multiplexage et (Reed-
Adaptation du
Codage externe
Entrelacement
Codage interne
Filtrage de
Modulation
multiplexage et
(Reed-
(convolutif
Nyquist
QPSK
brassge
Solomon)
poinçonné)
Figure 2 : Chaîne de traitement avant émission pour le DVB-S

Le choix des techniques de codage et de modulation ont été faits pour obtenir un bon rapport signal sur bruit (S/N), sans trop réduire l’efficacité spectrale. Nous allons détailler chacun de ces composants.

2.1 Adaptation du multiplex et brassage :

Il peut arriver que le train binaire MPEG-2 contienne une longue suite de 0 ou de 1 (absence de programme télévisuel, par exemple). Cela peut gêner la récupération du rythme à la réception. Pour rendre le train binaire aléatoire (même probabilité d’obtenir un 0 ou un 1), un brassage est réalisé par une séquence pseudo aléatoire (PRBS*).

Le polynôme générateur de cette séquence est 1+X 14 +X 15 . Le générateur est composé de 15 registres à décalage. A chaque top d’horloge, on fait la somme (OU exclusif) des 14 ème et 15 ème registres, le bit résultant étant rebouclé sur le premier registre, après décalage vers la droite de tous les registres (voir Figure 3). Une séquence d’initialisation est nécessaire. Celle spécifié par la norme DVB est : 100101010000000.

Chaque bit ainsi calculé est ensuite ajouté (OU exclusif) à un bit des données en entrée, ce qui revient à ajouter, à chaque mot de 15 bits des données d’entrée, un mot de la séquence pseudo aléatoire. Le flux d’entrée est ainsi rendu statistiquement quasi aléatoire.

PRBS* : Pseudo Random Binary Sequence

Séquence d’initialisation

Registres à décalage

1 0 0 1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0
1
0
0
1
0
1
0
1
0
0
0
0
0
0
0
1
2 3
4
5 6
7 8
9 10
11
12 13
14 15
0 0 0 0 0 0 1 1…
OU EX
Flux de sortie
ET
OU EX
brouillé/désembrouillé
Validation
Flux d’entrée
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clair/embrouillé

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Figure 3 : Schéma de l’embrouilleur/désembrouilleur

La séquence est réinitialisée tous les 8 paquets transport MPEG-2. A la réception, le processus inverse désembrouille le flux pour lui redonner sa forme initiale. Le désembrouilleur a cependant besoin d’un signal d’initialisation, afin de lancer la séquence pseudo aléatoire au bon moment. Pour cela , on doit adapter le multiplex MPEG-2 de sorte qu’il fournisse cette information : le premier octet de synchronisation d’un groupe de 8 paquets transport MPEG-2, dénommé Sunc1, est inversé ( sa valeur passe de 47 HEX à B8 HEX ).( 01000111 -- 10111000)

La séquence est lancée après la réception de ce mot de synchro, qui n’est donc pas embrouillé. De

même, les 7 autres mots de synchro d’un groupe de 8 paquets transport MPEG-2 (Sync n, n=[2 sont pas embrouillés (la séquence continue de se dérouler, mais le bit « Validation » est mis à 0).

7]) ne

2.2 Codage externe (Reed-Solomon)

Une préoccupation majeure pour la diffusion de signaux numériques est la résistance aux erreurs. Pour la réception par satellite, le canal de transmission est très sensible aux perturbations, notamment de l’atmosphère. Il faut donc un codage robuste, dont la première partie du codage, dit externe, de Reed-Salomon (RS). Ce codage est particulièrement efficace pour les erreurs en rafale, cas de figure le plus fréquent pour la transmission par satellite, puisqu’il permet de corriger des paquets de bits (des octets) et non des bits isolés.

Le principe est d’ajouter un certain nombre d’octets de redondance à une trame MPEG-2. Le code utilisé est un RS (188 e ntrée ,204 sortie , T=8 octet corrigés ), ce qui signifie que, aux 188 octets d’une trame, on en rajoute 16 de redondance, avec un pouvoir correcteur de 8 octets par trame. La structure de la trame, après codage RS, est présentée sur la figure 4. L’octet « Synchro » est soit Sync 1 (l’octet de synchro inversé lors du brassage), soit Sync n (n = [2

Pour comprendre l'esprit de ce code, on va l'illustrer avec un exemple très simple. Imaginons que nos paquets TS fassent 3 octets de long et que l'on transmette le paquet suivant:

03 10 15

on va rajouté deux octets de redondance. Le premier est la somme de nos trois données soit 28, le deuxième est la somme pondérée des 3 octets. Chaque octet est multiplié par son rang : 3*1 + 10*2 + 15*3 soit 68. Notre paquet à la sortie du codeur devient donc :

03 10 15 28 68

Après transmission et perturbation, le récepteur reçoit le paquet :

03 12 15 28 68

On refait la somme simple 03+12+15=30 et la somme pondérée 8*1 + 12*2 + 15*3=72.La différence des sommes simples (28-30) nous donne la valeur de l'erreur et la différence des sommes pondérées divisé par l'erreur est égale à au rang de l'erreur ((72-68)/2=2).On peut corriger notre paquet.

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Synchro

187 octets dispersés

16 octets RS

55 Skikda Synchro 187 octets dispersés 16 octets RS 204 octets Figure 4 : trame DVB

204 octets

Figure 4 : trame DVB après codage RS

Ce code n’est pas exactement un code RS : pour pouvoir corriger 8 octets, la trame devrait contenir 255 octets au total, dont 16 de redondance (code RS (239, 255, T=8)). Mais afin de garder la structure des paquets MPEG-2 (188 octets avant codage) pour des questions de synchronisation, on doit raccourcir le code. Pour ce faire, on calcule les 16 octets de redondance en ajoutant 51 octets mis à zéro au début du paquet MPEG-2. Une fois ces 16 octets calculés, on retire les 51 octets nuls et on rajoute la séquence de redondance après les 188 octets deux paquet, comme indiqué sur la Figure 5.

188 octets

deux paquet, comme indiqué sur la Figure 5. 188 octets Sync 187 octets dispersés 51 octets
Sync 187 octets dispersés 51 octets 00… 00 Sync 187 octets dispersés 16 octets 00…
Sync
187
octets dispersés
51 octets
00…
00
Sync
187
octets dispersés
16 octets
00… 00
Syn
187
octets dispersés
Redondance
Syn
187
octets dispersés
Redondance

204 octets

Figure 5 : Raccourcissement du code de Reed-Salomon

La trame ainsi formée fait partie d’un code particulier et à éléments finis. A la réception, le décodeur vérifie si la trame reçue fait bien partie du code. Dans la négative, il remplace le mot reçu par le mot du code qui en est le proche.

2.3 Entrelacement

Le pouvoir de correction du code de Reed-Salomon a ses limites : il ne peut corriger que 8 octets sur un paquet de 188 octets. Ainsi, pour éviter d’avoir des paquets d’erreurs trop long, on utilise l’entrelacement des trames DVB.

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Une des choses la plus difficile à corriger est une longue suite de bit ou d'octet consécutif erroné. On va donc répartir, à l'émission, les octets d'un paquet dans d'autres paquets.

Imaginons la suite de paquet de 5 octets suivante :

niche chien poule tasse fours balles video audio petit porte Chaque paquet est mis en mémoire horizontalement et relu verticalement. Ainsi si on relit les paquets depuis le e de niche, cela donne les paquets suivants :

eeuaf nlsob esuav erlia sldup eedep soito A la suite de la transmission, on reçoit la séquence suivante affectée d'erreur :

eeuaf nlsob esuav **lia s***p eedep soito Aprés désentrelacement, on retrouve les mots suivants :

e

tass* fou*s bal*es vi*eo

Le principe de l’entrelaceur et du désentrelaceur est représenté sur la Figure 6. L’entrelaceur est composé de 12 registres FIFO (First In First Out). Chaque octet du flux, présenté cycliquement à l’une des 12 branches de l’entrelaceur, est décalé en sortie de 17 x j positions, où j est l’indice de la branche. Ainsi, le premier octet d’une trame (l’octet de synchro) n’est pas décalé, le 2 ème est décalé de 17 positions, le 3 ème de 34 positions… le 12 ème de 17 x 11 = 187 positions, et on recommence un cycle : le 13 ème n’est pas décalé, le 14 ème est décalé de 17 positions…

A la réception, l’opération inverse décale les octets de (11 – j) x 17 positions, ce qui a pour effet de remettre les octets dans le bon ordre, avec un décalage global de (j + 11 – j) x 17 = 187 positions. La Figure 7 donne un aperçu de l’opération.

positions. La Figure 7 donne un aperçu de l’opération. Figure 6 : L’entrelaceur et le désentrelaceur

Figure 6 : L’entrelaceur et le désentrelaceur

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Trame de 204 octets codés

Université du 20 Aout 55 Skikda Trame de 204 octets codés Trame de 204 octets codés

Trame de 204 octets codés

Skikda Trame de 204 octets codés Trame de 204 octets codés 1 2 12 13 14
1 2 12 13 14 204 1 Entrelacement
1
2
12
13
14
204
1
Entrelacement
1 13 19 31 199
1
13 19
31 199
188 199 200 201 202

188

188 199 200 201 202

199

200

201

202

188 199 200 201 202
1 187 Désentrelacèrent
1
187
Désentrelacèrent
187 188

187

188

187 188

Figure 7 : Entrelacement et désentrelacement

2.4 Codage interne (convolutif poinçonné)

Ce codage est spécifique aux transmissions par satellite et par voir de terre. Il a pour but de corriger les erreurs aléatoires dues aux faibles RSB, et d’amener le taux d’erreur binaire (TEB) de 10 -2 à la sortie du démodulateur jusqu’à un maximum de 10 -4 en entrée du décodeur RS. Ce dernier rendra le TEB inférieur à 10 -10 , ce qui correspond à une transmission dite « quasi sans erreur ».

Contrairement aux codes en bloc, dont fait partie le code RS, le code convolutif travaille sur un flux binaire. Les sorties du codeur (2 ou plus) dépendent à la fois du bit en entrée, mais aussi de K-1 bits précédents, gardés en mémoire dans le codeur. Ses caractéristiques sont :

- le rendement du code R c , ou taux de codage, qui est le rapport entre le nombre de bits en entrée et le nombre de bits en sortie. La nombre DVB spécifie R c = ½ ;

- la longueur de contrainte K, qui représente le nombre de bits pris en compte pour le calcul des sorties (le bit d’entrée et les K-1 bits précédents). La norme DVB spécifie K=7 ;

- les sommes génératrices, qui opèrent une combinaison linéaire des éléments binaires d’information pour engendrer les sorties. Par exemple, avec K=3 et deux sorties, si la première somme génératrice est G 1 = 101 = 5 (10) , alors la sortie 1 sera la somme du bit à l’instant k (bit à l’entrée du codeur) et du bit à l’instant k-2. La norme DVB spécifie G 1 = 171 (oct) et G2 = 133 (oct) (numérotation octale) ;

- la distance limite d free , qui est une mesure du pouvoir correcteur du code. Plus d free est élevée, plus le code est puissant.

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G 2 = 133 (10)

La Figure 8 donne un schéma du codeur spécifié par la norme. Sortie 2 1
La Figure 8 donne un schéma du codeur spécifié par la norme.
Sortie 2
1
d k =
0
1
1 0
d
1
1
d k-1
d k-2
d k-3
k-4
d k-5
d k-6
1
1
1
1 0
0
1
Sortie 1

Figure 8 : Schéma du codeur externe

G 1 = 171 (10)

Les bits d k d k-1 …d k-6 sont pris en compte dans le calcul des sorties si leur position dans la chaîne des registres correspond à un 1 dans les sommes génératrices. A la réception, on utilise généralement l’algorithme de Vitervi, qui consiste à retrouver la suite de bits la plus vraisemblable en fonction des états possibles du codeur de l’émission.

Le pouvoir correcteur de ce code est très grand, mais son rendement est faible : R c = ½, ce qui correspond à une redondance de 100%, et diminue de moitié le débit utile par rapport au débit véritablement utilisé par la transmission. Les sorties calculées sont appliquées directement aux entrées I (Sortie 1 = X) et Q (Sortie 2 = Y) du modulateur QPSK.

La norme offre cependant la possibilité d’augmenter la possibilité d’augmenter le rendement du code aux valeurs 2/3, ¾, 5/6, ou 7/8. On y arrive en poinçonnant le code, c’est-à-dire en ne transmettant pas tous les bits issus du codeur. Par exemple, le rendement 2/3 est le produit du rendement de base, ½, par 4/3 (3 bits sur 4 sont transmis). Les bits issus de X et de Y sont alternativement appliqués aux entrées I et Q du modulateur pour obtenir un train binaire équilibré. Le Tableau 1 donne le schéma de poinçonnage en fonction du rendement souhaité.

 

R

c

½

2/3

¾

5/6

7/8

d

free

10

6

5

4

3

 

X

1

10

101

10101

1000101

 

Y

1

11

110

11010

1111010

 

I

X

1

X 1 Y 2 Y

3

X 1 Y

2

X 1 Y 2 Y 4

X 1 Y 2 Y 4 Y 6

Q

Y

1

Y 1 X 3 Y

4

Y 1 X

3

Y 1 X 3 X 5

Y 1 Y 3 X 5 X 7

Tableau 1 : Poinçonnage du code convolutif

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Dans les lignes X et Y, un 0 signifie que le bit n’est pas transmis, un 1 signifie qu’il est transmis (par exemple, pour un rendement de 2/3, 1 bit sur 2 de la sortie X est transmis).

2.5 Filtrage de Nyquist

Le canal de transmission par satellite à une bande passante de 26 à 54 MHz, ce qui impose une contrainte dans les débits de transmission. Pour augmenter l’efficacité spectrale (qui est le rapport du débit utile sur la bande passante), et ainsi faire passer plus d’information sur un même canal, on utilise la modulatin par onde porteuse, qui permet de combiner plusieurs bits en un même symbole à transmettre.

Avant l’émission, le signal doit être filtré pour réduire son spectre aux dimensions de la bande passante ;

Codeur

X

 

I

Filtrage de

Modulation

 

Poinçonnage

 

convolutif

Nyquist

QPSK

Y

Q

Figure 9 : Filtrage et modulation

2-5-1 Filtrage

On utilise le filtre de Nyquist pour éviter les interférences entre symboles. Celui-ci a la particularité d’avoir une réponse temporelle qui s’annule aux temps multiples de la période symbole Ts, de sorte que les symboles antérieurs soient à leur minimum quand le symbole courant est à son maximum (voir Figure 10). Ils’agit d’un filtre en cosinus surélevé (raised cosine filter), caractérisé par son facteur de roll-off α qui détermine la raideur du filtre.

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Université du 20 Aout 55 Skikda Figure 9 : Réponse fréquentielle du filtre de Nyquist, normalisée

Figure 9 : Réponse fréquentielle du filtre de Nyquist, normalisée à la fréquence 1/T s

du filtre de Nyquist, normalisée à la fréquence 1/T s Figure 10 : Réponse temporelle du

Figure 10 : Réponse temporelle du filtre de Nyquist, normalisée à la période T s

En réalité, pour améliorer les performances du filtre, il est réparti entre l’émetteur et le récepteur, de façon égale (tel que le produit des deux fonctions de transfert soit égale à celle du filtre de Nyquist). L’expression de la fonction de transfert du demi-filtre est la suivante :

H(f) = 1 pour f< f N (1-α)

H(f) = (0.5+0.5 sin ((π/2f N ) x ((f N - f)/α))) pour f N (1-α) ff N (1 + α)

H(f) = 0 pour f> f N (1-α)

avec f N = 1/(2T s ) = R s /2 fréquence de Nyquist, T s période symbole et R s fréquence symbole.

Le facteur de roll-off α est spécifié à 0,35.

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2.5.2 Modulation

Le rapport signal sur bruit étant particulièrement faible en transmission par satellite, ce critère importera plus que l’efficacité spectrale. La figure 11 montre les TEB pour chaque type de modulation en fonction du S/N à la réception. Il es assez clair que, malgré la correction d’erreurs effectuée plus tard, il faut choisir la modulation MDP-4 (Modulation par Déplacement de Phase à 4 états, QPSK en anglais), équivalente à la MAQ-4 (Modulation d’Amplitude en Quadrature à 4 états, 4-QAM en anglais). Elle a en effet le meilleur compromis TEB faible - S/N faible.

a en effet le meilleur compromis TEB faible - S/N faible. Figure 11 : Taux d’erreurs

Figure 11 : Taux d’erreurs binaires en fonction du rapport signal à bruit

Rappelons rapidement le principe de la modulation d’amplitude en quadrature à 4 états, dont le schéma est représenté à la Figure 12.

4 états, dont le schéma est représenté à la Figure 12. Phase α 2k a k

Phase

α 2k a k Source Codeur NRZ Oscillateur Codeur NRZ α k ∈ {0,1} de
α 2k
a
k
Source
Codeur NRZ
Oscillateur
Codeur NRZ
α k ∈ {0,1}
de période 2T
b
k
π/2
α 2k+1
Quadrature

Signal émis

e(t)

2T b k π/2 α 2k+1 Quadrature Signal émis e(t) Figure 12 :Principe de la modulation

Figure 12 :Principe de la modulation MAD-4 (identique à la MDP-4

A la sortie des codeurs NRZ, les signaux sont de la forme a k χ(t-kT) et b k χ(t-kT) ( où χ est la fonction porte, a k et b k prenant les valeurs dans {-1 ; +1}). Ils sont multipliés par un signal en cos(2πf 0 t) issu de l’oscillateur (f 0 est la fréquence porteuse), et la composante en b k est déphasée de π/2. Au final, le signal émis e(t) est de la forme :

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e(t) = A(Σa k χ(t-kT)cos(2πf 0 t) - Σ b k χ(t-kT)sin(2πf 0 t))

qui correspond à un signal de la forme : A’cos(2πf 0 t + ψ i ) où ψ i prend ses valeurs dans {π/4 ; 3π/4 ; 5π/4 ; 7π/4 }. A la réception, on obtient un signal pouvant prendre (théoriquement) 4 valeurs correspondant aux 4 phases ci-dessus. On peut ainsi représenter la constellation des points correspondant au signal à la réception, en fonction des valeurs des composantes I et Q à l’émission (Figure 13).

Q I = 0 I = 1 I = 0 I = 1
Q
I = 0
I = 1
I = 0
I = 1

I

Figure 13 : Constellation de la modulation MDP-4

2.6 Performance d’un système DVB-S 2.6.1 Puissance minimale

La norme oblige le système à être « quasi sans erreur », ce qui signifie moins d’une erreur non corrigée par heure. Cela correspond à un TEB de 10 -10 à 10 -11 à l’entrée du démultiplexeur MPEG-2. Pour cela, le S/N à l’entrée du démodulateur doit être au-dessus d’un seuil qui dépend du rendement du code convolutif, comme expliqué dans le tableau 2. Le rapport E b /N 0 est le rapport de l’énergie reçue par l’élément binaire sur la densité du bruit. On peut relier ce rapport au S/N par la formule suivante :

E b /N 0 (dB) = S/N(dB) + 10log[(BW/R s ) log 2 (M)]

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où BW est la bande passante, R s la rapidité de modulation, et M le nombre d’états de la modulation. Dans le cas d’une liaison satellite, avec BW = 33 MHz et R s = 27.5 Ms/s (méga symboles par seconde) :

S/N = E b / N 0 + 2,2(dB)

Rendement du code convolutif

½

2/3

¾

5/6

7/8

E 0 /N 0 requis (en dB) pour un TEB de 2.10 -4 après décodage interne « quasi sans erreur » après décodage externe

4.5

5.0

5.5

6.0

6.4

Tableau 2 : Puissance minimale requise avant la démodulation

2.6.2 Débit utile et efficacité spectrale

L’efficacité spectrale a été un critère important dans le choix du codage et de la modulation. Il s’agit maintenant de savoir de quel débit utile on dispose pour un canal de bande passante donnée. Nous allons effectuer le calcul pour un canal de largeur 33 MHz.

En théorie, la rapidité de modulation maximale, c’est-à-dire le débit symbole, pouvant être acceptée par un canal de largeur de bande 33 MHz, est :

R s = BW / (1+α) = 33/1,35 = 24,4 Ms/s.

Cependant, en pratique, et en tolérant une faible dégradation du rapport E b /N 0 , on peut réduire plus ou moins le rapport BW/Rs, en fonction de ses besoins. Nous prendrons ici une valeur de 1,28 pour ce rapport. Alors, la nouvelle valeur maximale du débit symbole est :

R s = 33/1.28 = 25.8 Ms/s, ce qui correspond à un débit brut (hors codage) de :

D b = log 2 (M) x Rs = 51.6 Mbit/s (M = 4 en QPSK). Prenons deux cas extrêmes en ce qui concerne le S/N. Si le S/N est faible, on utilisera le rendement minimale pour le code convolutif afin d’améliorer son pouvoir de correction, c’est-à-dire

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R c = ½ est :

Sachant que le rendement du code RS vaut R RS = 188/204 = 0,92, le débit utile sur le canal

D u = D b x R c x R RS = 51.6 x ½ x 188/204 = 23.8 Mbit/s, ce qui donne une efficacité spectrale de D u /BW = 23,8/33 = 0,72 bit/s par Hz.

En revanche, si le S/N est élevé, on prendra R c = 7/8, et alors :

D u = D b x R c x R RS = 51.6 x 7/8 x 188/204 = 41.6 Mbit/s, et donc une efficacité spectrale de 41.6/33 = 1.26 bit/s par Hz.

Les opérateurs de télévision numérique par satellite ont donc une certaine marge de manœuvre dans le choix de leurs débits, et peuvent l’adapter à leurs besoins en termes de capacité ou de qualité.

III Les autres modes de transmission

3-1 Le DVB-C

La norme DVB-C spécifie, pour la transmission par câble, la structure des trames DVB, le codage de canal et la modulation des paquets MPEG-2. Elle vise les mêmes performances que la norme DVB-S en terme de probabilité d’erreur (transmission QEF), et diffère peu de celle-ci. Les principaux changements concernent la modulation et l’absence de codage interne. Par ailleurs, les signaux à transmettre peuvent provenir de sources locales aussi bien que satellite.

Adaptation du multiplex et brassage Codage externe Entrelacement Conversion Codage Filtrage et (Reed-Salomon)
Adaptation
du multiplex et
brassage
Codage externe
Entrelacement
Conversion
Codage
Filtrage et
(Reed-Salomon)
octets
différentiel
modulation
symboles
QAM
Figure 14 : Chaîne de traitement avant émission pour le DVB-C

L’absence du codage convolutif, qui se justifie par des rapports signal sur bruit nettement supérieurs à ceux rencontrés lors d’une transmission par satellite, est comblée par une conversion octets symboles suivi d’un codage différentiel.

La principale qualité de cette diffusion est une haute efficacité spectrale qui est de 4.76 bit/s par Hz, valeur nettement supérieure à celle d’une transmission par satellite.

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3-2 Le DVB-T

La norme DVB-T spécifie la structure des trames, le codage de canal et la modulation pour la télévision numérique par voie terrestre. Elle reprend le mêmes mécanismes de dispersion d’énergie, codage externe (Redd-Salomon), entrelacement interne et codage interne (convolutif poinçonné) que le DVB-S, les exigences en terme de rapport signal à bruit étant relativement identiques.

Cependant, le canal hertzien présente des particularités importantes :

-

trajets multiples des signaux par réflexion dans les zones urbaines, ou dans les zones vallonées et montagneuses ;

-

plan de fréquences très encombré, et par conséquent brouillage dû aux canaux adjacents.

-

La nomre a dû donc mettre l’accent sur la suppression des échos causés par les réflexions, ainsi que sur la possibilté de mettre en place des réseaux mono-fréquence (Single-Frequency Network ou SFN en anglais). Une solution satisfaisante à ces problèmes a été trouvée en choisissant la modulation OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). Cette modulation permet de répartir les symboles sur un grand nombre de fréquences porteuses, allongeant ainsi le temps de transmission d’un symbole ; on peut alors insérer un intervalle de garde avant l’émission du symbole, pour éviter que les échos soient pris en compte.

Une autre particularité de la norme DVB-T est de permettre un codage de canal et une modulation hiérarchiques, afin que le diffuseur puisse transmettre deux flux, l’un étant par exemple à bas débit mais robuste aux erreurs, l’autre étant à plus haut débit mais aussi plus fragile. Cette diffusion en « simulcast » doit cependant être compatible avec n’importe quel décodeur.

Le schéma général d’un système d’émission en DVB-T est représenté sur la Figure 15.

Codage normal

Dispersion Codage Entrelacement Codage interne d’énergie Externe (RS) externe Séparateur Dispersion Codage
Dispersion
Codage
Entrelacement
Codage interne
d’énergie
Externe (RS)
externe
Séparateur
Dispersion
Codage
Entrelacement
Codage interne
d’énergie
Externe (RS)
Codage hiérarchique (optionnel)
Flux MPEG-2
Intervalle de
Modulation
Adaptation
Modulation
Entrelacement
garde
OFDM
trame
symboles
interne
Signaux pilotes
et TPS

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Figure 15 : Système de transmission par voie de terre

Ainsi, en plus des mécanismes décrits dans ce document pour le DVB-S, il y aura le codage hiérarchique qui intervient dès l’entrelacement interne, la modulation des symboles avant d’être transposés sur les fréquences porteuses, ainsi que l’insertion de messages d’information, la modulation OFDM et l’insertion de l’intervalle de garde.

3-3 Les autres normes

le DVB-SMATV :

Il décrit le système de distribution de la télévision numérique par réseau câblé domestique dans les immeubles ou résidences, à partir de la réception de signaux satellites par une antenne collective. Il s’agit donc d’adapter les signaux régis par la norme DVB-S aux systèmes DVB-C.

La norme DVB-SMATV propose deux systèmes :

- le système A : il utilise la transmodulation des signaux QPSK vers des signaux QAM. Ce système ne nécessite pas de conversion de fréquence.

- le système B : il distribue directement les signaux QPSK vers le récepteur numérique, en convertissant la fréquence du signal satellite en une fréquence plus appropriée aux caractéristiques des réseaux câblés.

Le DVB-SI : il spécifie un certain nombre de tables supplémentaires ayant pour but de donner au récepteur et à l’utilisateur des informations plus précises sur les services proposés.

Le DVB-DSNG (Digital Satellite News Gathering) : il spécifie la diffusion des informations d’actualité, reportages.

DVB-MC : diffusion de la vidéo par MMDS (Microwave Multipoint Distribution Systems) en dessous des 10 GHz, en s’appuyant sur la norme DVB-C (donc la diffusion sur câble)

DVB-MS : diffusion de la vidéo par MVDS (Multipoint Video Distribution Systems) en dessous des 10 GHz, en s’appuyant sur la norme DVB-S (donc la diffusion par satellite)

DVB-SFN (Single Frequency Network) : il spécifie la structure et la synchronisation des trames pour diffusion terrestre sur des réseaux monofréquence.

IV- Conclusion

Aujourd’hui, les normes les plus utilisées, au niveau des transmissions, sont les DVB-S et le DVB-C. Le DVB-T est déjà mis en place dans certains pays comme la Grande-Bretagne. En France, les discussions à propos de l’adoption du DVB6T n’ont pas encore totalement abouti, mais il semble que le DVB-T soit amené à se développer pendant les 10 prochaines années, pour remplacer petit à petit les transmissions hertziennes. Les points obscurs résident dans l’attribution des canaux

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numériques hertziens, qui sont au nombre de 6. C’est le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) qui sera chargé ce cette attribution, et il semble décidé à laisser une chance aux chaînes locales.

L’une des évolutions majeures que le DVB est amené à connaître est vraisemblablement l’interactivité. Si nombre de normes existent pour spécifier les voies de retour sur différents réseaux, les deux seules véritablement utilisées aujourd’hui sont le câble et le réseau téléphonique commuté. La voie de retour par satellite est étudiée, mais un obstacle important est la nécessité d’un équipement plus performant, et par conséquent plus cher, au niveau de l’utilisateur.

Pour l’instant, à chaque support de transmission est associé un récepteur numérique. Mais une nombre est en cours de développement : le DVB-MHP (Multimedia Home Platform). Cette norme spécifie un récepteur numérique complet, intégrant tous les supports de transmission et un plus grand nombre d’interfaces. Une particularité fondamentale est la grande place faite à l’interactivité, puisqu’un seul standard va être choisi pour développer les applications interactives : il s’agirait de Java, dont les licences seraient cédées par Sun gratuitement. En effet, actuellement, chaque opérateur dispose de son propre moteur d’interactivité (Media High way pour Canal Satellite, Open TV pour TPS…), ce qui oblige l’utilisateur à posséder plusieurs récepteurs s’il souhaite s’abonner à plusieurs bouquets.

Le DVB a donc, malgré tout ce qu’il a déjà accompli, encore beaucoup de travail pour que la télévision numérique se répande, en mettant l’accent sur la convergence des différents médias et l’interactivité.

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