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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Abderrahmane Mira de Bejaia


Faculté de Technologie
Département des Mines et géologie

En vue de l’obtention du Diplôme de Master en Mines


Option : Exploitation Minière
Présenté par
Mr KHADROUN Abdelkader Oussama
Mr MAALMI Lamine

Thème

L’influence de la hauteur du gradin sur la stabilité


des carrières a ciel ouvert cas carrière de
Ain Touta

Soutenu le / 06 /2016 devant le jury composé de:

Président: Mr. DJEMAA.M MCB U.A.M.B


Promoteur: Mr. SAADOUN.A MAB U.A.M.B
Examinateur: Mr. MAZARI.M MAA U.A.M.B

Année Universitaire: 2016-2017


Remerciements

On rend grâce au Dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé et la volonté
d’entamer et de terminer ce mémoire.

On désire adresser, un merci tout particulier, à notre promoteur Mr. SAADOUN Abd
Errazak, pour ses pertinents et judicieux conseils tout au long de notre travail.

Nous voudrions exprimer toutes nos reconnaissances à Mr DJEMAA.A,


pour l’honneur qu’il nous fait en acceptant de présider le jury de notre soutenance.

Un grand remerciement a Mr. MAZARI.M, pour l'honneur qu'il a fait en


acceptant, d'examiner et de jurer notre travail.

Nos remerciements vont également à tout le personnel du la la cimenterie d’Ain Touta

Un grand merci pour le personnel technique de la carrière de Ain Touta , surtout ami
MENGLATI. Ammar.

Nous remercions chaleureusement tous les enseignants du département des mines et


géologie de l’université Abderrahmane Mira, Bejaia.

Enfin, nous présentons toute notre gratitude à tous ceux ou celles qui ont contribué de
près ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
Je dédie ce modeste travail:

A ma très chère mère et mon très cher père pour

leurs sacrifices, soutien et encouragements,

A mes frères et mes sœurs que j’adore,

A mes ami(e)s et mes camarades.

M r KHADROUN Abdelkader Oussama


Je dédie ce modeste travail:

A ma très chère mère et mon très cher père pour

leurs sacrifices, soutien et encouragements,

A mes frères et mes sœurs que j’adore,

A mes ami(e)s et mes camarades.

M r MAALMI Lamine
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Chapitre I
Tableau I.1 Organisation de l’unité .......................................................................................... 9
Tableau I.2. Les résultats des analyses chimiques ...................................................................... 10
Tableau I.3. récapitule des paramètres généraux de la carrière d’AIN TOUTA .................... 13
Tableau I.4. production projetée de la carrière ....................................................................... 14
Tableau I.5. production réalisée de la carrière ........................................................................ 20

Chapitre II
Tableau II.1. représente le type de jonction de la demi-tranchée d'accès ................................... 28
Tableau II.2. paramètres de la plate forme de travail en fonction de nombre de rangées ............ 31
Tableau II.3. définition du mode de forage en fonction de la résistance au formabilité................ 33
Tableau II.4. Caractéristiques techniques de la sondeuseDM25 ................................................. 35
Tableau II.5. définition du temps effectif de la sondeuse pendant le poste ................................. 35
Tableau II.6. caractéristiques des explosifs utilisés dans la carrière de A.T ……………………..36
Tableau II.7. les paramètres des travaux de forage et de tir existants ......................................... 37
Tableau II.8. Coefficient qui tient compte de la concentration réelle de la charge ....................... 38
Tableau II.9. Coefficient qui tient compte de la disposition de la charge................................ 40
Tableau II.10. Les paramètres proposés ................................................................................... 41
Tableau II.11.Caractéristiques techniques et géométriques de la chargeuse KOMATSU ............... 59
Tableau II.12. chronométrage du temps de cycle de la chargeuse .............................................. 61
Tableau II.13. définition du temps effectif de la chargeuse pendant le poste .............................. 61
Tableau II.14. Les valeures du rapport Vb/E ……………………………………………….……………………………..70
Tableau II.15. caractéristiques techniques et géométriques du camion EUCLID ......................... 90
Tableau II.16. Chronométrage du temps de cycle du camion ................................................ 92
Tableau II.17. Définition du temps effectif du camion pendant le poste ..................................... 93

I
Liste des tableaux

Chapitre III
Tableau III.1. Principales classes et types de déstabilisation sur les versants en fonction des
terrains concernés ..................................................................................................................... 94
Tableau III.2. Equilibre des talus en fonction des valeurs théoriques de Fs .......................... 98
Tableau III.3. Equilibre des talus en fonction des valeurs expérimentales Fs ....................... 99
Tableau III.4. classification de la roche suivant RQD............................................................ 99
Tableau III.5. paramètre de classification des roches selon Z.BIENIAWSKI....................... 99
Tableau III.6. Qualité du massif rocheux selon le RMR ........................................................ 99
Tableau III.7. Qualité du massif rocheux selon la valeur du GSI ........................................ 100

Chapitre IV
Tableau IV.1. Classification des roches en fonction de la résistance à la compression ....... 100
Tableau IV.2. Les résultats de RMR de massif de Ain Touta .............................................. 101
Tableau IV.3. Classification RMR du massif rocheux de Ain Touta ................................... 101
Tableau IV.4. tableau résume les résultats de calcule des paramètres de massif ................. 102
Tableau IV.5. différentes valeurs de Fs par apport Hg .............................................................. 102

II
Liste des figures

Liste des figures


Chapitre I
Figure I.1. Situation géographique de la cimenterie. .................................................................... 2
Figure I.2. Photo de l’usine de ciment d’Ain Touta ....................................................................... 4
Figure I.3. situation géographique du gisement de AIN TOUTA ..................................................... 5
Figure I.4. Log stratigraphique du calcaire d’AIN-TOUTA............................................................... 6
Figure I.5. Coupe du synclinal AIN TOUTA – BARIKA ..................................................................... 7

Chapitre II
Figure II.1. La demi-tranchée d’accès de la carrière ................................................................... 30
Figure II.2. les différents sections de la demi-tranchée .......................................................... 50
Figure II.3. les étapes de crusement de la demi tranchee ........................................................... 51
Figure II.4. Evacuation des roches par bulldozer ........................................................................ 53
Figure II.5. détremination de la largeur du demi-tranchée d'accès. ............................................ 53
Figure II.6. Section de la demi tranchée d'accès ........................................................................ 54
Figure II.7. El détermination de la largeur de la demi-tranchée de découpage ........................... 54
Figure II.8. la méthode d’exploitation admise dans la carrière d’AIN-TOUTA ............................... 55
Figure II.9. Photo d’une sondeuse de type DM25 travaillant dans le site............................. 55
Figure II.10. plan de tir utilisé dans la carriére de Ain Touta ....................................................... 56
Figure II.11. plan de tir proposé ............................................................................................... 57
Figure II.12. débitage secondaire des blocs hors gabarit par pelle hydraulique ........................... 57
Figure II.13. caractéristiques géométriques de la chargeuse ...................................................... 58
Figure II.14. caractéristiques géométriques du camion EH1000 ................................................. 62

Chapitre III
Figure III.1. . Glissement plan ................................................................................................ 63
Figure III.2. Glissement rotationnel simple............................................................................ 64
Figure III.3. Glissement successifs emboîtés ......................................................................... 66
Figure III.4. Coulée de boue ................................................................................................... 67
Figure III.5. Ecroulement ....................................................................................................... 69
Figure III.6. Exemple de fluage…... ....................................................................................... 70
Figure III.7. Surface de rupture .............................................................................................. 70
Figure III.8. Découpage d’un talus en tranches et les forces agissant essurune tranche ........ 71

III
Liste des figures

Figure III.9. Aplatissement d’un talus .................................................................................... 72


Figure III.10. Stabilisation des talus par le drainage .............................................................. 72
Figure III.11. Stabilisation des talus par boulonnage ............................................................. 73
Figure III.12. Stabilisation des talus par des ancrages............................................................ 76
Figure III.13. Schéma explicatif - méthode de calcul de RQD .............................................. 80
Figure III.14. Fenêtre d’outil Plaxis (Logiciel Plaxis 8.2)...................................................... 81
Figure III.15. Exemple de maillage, (Logiciel Plaxis 8.2). .................................................... 82
Figure III.16. Fenêtre de saisie des propriétés de matériaux, (Logiciel Plaxis 8.2). .............. 84
Figure III.17. Génération des conditions hydrogéologiques, (Logiciel Plaxis 8.2)................ 88
Figure III.18. Fenêtre de calcul, (Logiciel Plaxis 8.2)............................................................ 89
Figure III.19. Fenêtre des paramètres du modèle élastique linéaire, (Logiciel Plaxis 8.2). ... 93
Figure III.20. Courbe du modéle de Mohr-coulomb ............................................................. 95
Figure III.21 Définition des modules E0 et de E50. ............................................................... 96

Chapitre IV
Figure IV.1. Photo de gisement de calcaire ……………. .................................................... 107
Figure IV.2. Localisation de gisement de calcaire ................................................................ 108
Figure IV.3. Coupe géologique représente les coordonné de profil ..................................... 109
Figure IV.4. Coupe géologique représente les niveaux de gisement …………………….110
Figure IV.5. Evolution des fissures………………………………………………………..110
Figure IV.6. le modèle utiliseé avec les dimensions……………………………………….110
Figure IV.7. Fenêtre des paramètres de Mohr-Coulomb ...................................................... 110
Figure IV.8. Génération du maillage..................................................................................... 111
Figure IV.9. Indication du niveau de la nappe phréatique, profil A-A ................................. 111
Figure IV.10. Les pressions interstitielles, profil A-A.......................................................... 112
Figure IV.11. Les contraintes effectives, profil A-A ............................................................ 112
Figure IV.12. Processus du calcul......................................................................................... 113
Figure IV.13. Les déplacements totaux avec couleurs.......................................................... 114
Figure IV.14. Les déplacements totaux................................................................................. 115
Figure IV.15. Déplacements horizontaux ............................................................................. 115
Figure IV.16. Déplacements verticaux.................................................................................. 116
Figure IV.17. . Géométrie du modèle étudié avec une hauteur de gradin10 m ............................. 166
Figure IV.18. . Géométrie du modèle étudié avec une hauteur de gradin15 m ............................. 117
Figure IV.19. . Géométrie du modèle étudié avec une hauteur de gradin20 m ............................. 118

IV
Notations

Symbole Grandeur Unité


E Module de Young. [KN/m2 ]
C la cohésion. [KN/m2 ]
D le diamètre de l’éprouvette. m
F effort (charge) maximale. N
Fmax la charge maximale appliquée. N
Fs facteur de sécurité. /
ID Le degré de fissuration des roches. /
Ja Paramètre d’altération des joints. /
Jn Nombre de famille de discontinuités. /
Jr Paramètre de rugosité des joints. /
Jv la densité volumique des joints. /
Jw Paramètre hydraulique. /
E l’espacement entre deux trous. m
Lb la longueur du bourrage. m
Lch la longueur de la charge. m
B la banquette. /
Td le temps de déchargement. min
n nombre de fissure. /
p La porosité. /
Rc la résistance à la compression uniaxiale de la roche. Kgf/cm2
Rt résistance à la traction. Kgf/cm2
Sr degré de saturation. %

Ns Nombre de sondeuses. /
LS Longueur de sous forage m
Ltr Longueur de trou m
W Ligne de résistance m
Ntr Nombre de trous trous

ρs la masse volumique absolue ou masse volumique du solide. Kg/m3

ρ la masse volumique naturelle. Kg/m3


h

V
ρ la masse volumique sèche. Kg/m3
d

ρ la masse volumique saturée. Kg/m3


sat

߬ résistance au cisaillement. Pa
Φ angle de frottement interne. Degré (°)

V
Liste des abréviations

Liste des abréviations

SCIMAT Société des ciments de Ain Touta


CPA 350 ciment portland composé .
NFP 15-310 norme française.
CPJ - CEM II/A Cement Portland.
CRS Ciment a résistance au sulfate.
ISO International Organization for Standardization)
OSHAS Occupational Safety and Health Administration
RN Route Nationale.
N Nord.
E Est.
S Sud.
W West.
an année.
RQD Rock Quality Designation.
RMR Rock Mass Rating.
GSI Geological Strength Index.
MEF Méthode des Eléments Finis..

VI
Liste des tableaux ................................................................................................................. I

Liste des figures....................................................................................................................II

Liste des Symboles ............................................................................................................ III

Liste d’abréviation ............................................................................................................ IV

Introduction générale......................................................................................................... 1

Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

I.1. Introduction ................................................................................................. 2

I.2. Présentation de la SCIMAT .......................................................................... 2


I.2.1. Situation géographique de la SCIMAT d’AIN TOUTA ........................................... 2
I.2.2. Qualité de ciment à produire...................................................................................... 3
I.2.3. Mission De La SCIMAT ........................................................................................... 4
I.2.4. Objectifs De La SCIMAT : ....................................................................................... 4
I.2.5. La production ............................................................................................................. 4

I.3. Structure et Géologie du gisement .............................................................................. 5


I.3.1. Localisation ................................................................................................................... 5
I.3.2. Géologie de gisement .................................................................................................... 5
I.3.3. Infrastructures :.............................................................................................................. 5
I.3.4. Stratigraphie et lithologie .............................................................................................. 6
I.3.5 Structure et tectonique :.................................................................................................. 8
I.3.6. Evaluation des reserves et couverture : ....................................................................... 11

I.4. Paramètres généraux de la carrière d’AIN TOUTA .................................... 12


1.4.1 tableau recapitalisé des paramètres technologiques de la carrière............................... 12
I.4.2. Production de la carrière : ........................................................................................... 13
I.4.3. Régime de travail de l’enterprise:………………………………………………...…13
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.1. Mode d'ouverture........................................................................................................ 14


II.1.1. L’ouverture du gisement au niveau de la carrière d’Ain Touta:………………..…..14
II.1.2. Etapes de creusement de la demi-tranchée d’accés………………………….…..….17
II.1.3. Paramétres technologiques de la demi-tranchée d'accès………………………...….20

II.2. Méthode d’exploitation .............................................................................................. 26


II.2.1. Les éléments de la méthode d’exploitation…………………………….………...…27
II.2.2. Les principaux indices d'une méthode d'exploitation……………………………….27
II.2.3. Détermination des paramètres de la méthode d’exploitation………………….....…27

II.3 Travaux de forage et de tir ...................................................................................... 33


II.3.1. les exigences technologiques………………………………………………….....…33
II.3.2. Processus de Forage……………………………………………………………...…34
II.3.3. Travaux de tir…………………………………………………………………...…...38
II.3.4. Les paramètres proposés ……………………...…………………………………….40

II.4. Processus de chargement ........................................................................................... 51


II.4.1. choix de l’engin de chargement…………………...…………………………...……51
II.4.2. Calcule d’exploitation de la chargeuse WA700-3…………………………………..54
II.4.3. Conclusion ………………………………………………………………….………56

II.5. Processus de transport ............................................................................................... 57


II.5.1. chronométrage du temps de cycle du camion …………………………………...….59
II.5.2. Calcule productivité du camion …………………………………………………….60
II.5.3. Vérification de la conformité de la relation volume des récipients (benne/godet) et la
capacité de charge des moyens de manutentions …………………………….…………....63
II.5.4.Conclusion…………………………………………………………………………..64
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

III.1.Introduction .................................................................................................................65

III.2.Classification des mouvements de terrains ...........................................................65


III.2.1.Les glissements………………………………...……………………………………65
III.2.2.Les coulees………………………………………………………………………….68
III.2.3.Les écroulements……………………………………..……………………………..69
III.2.4.Le fluage……………………..……………………………………………………..69

III.3.Methodes de calcul de la stabilite des talus .......................................................... 70


III.3.1. Définition du coefficient de sécurité………………………………………...……..71
III.3.2. Méthodes de calcul de la stabilité………………..…………………………………71
III.3.3. Principaux facteurs influençant la stabilité des talus……………………………….74
III.3.4. Stabilisation des talus rocheux …………..……………………………………..75

III.4.Systèmes de classification des massifs rocheux .................................................... 78


III.4.1.Introduction……………………………………………………………………..…..78
III.4.2.Systèmes du RQD (Rock QualityDesignation)……………… ……………….……78
III.4.3. Système du RMR (Rock Mass Rating)…………………………….………………80
III.4.4. Système Q Barton (1974)…………………………………………………………..82
III.4.5. Système du GSI (GeologicalStrength Index)…………………………………...….83

III.5.Méthode des éléments finis ....................................................................................... 84


III.5.1.Présentation du logicielPlaxis………………………………………………………84
III.5.2. Les modèles de comportements utilisés dans Plaxis…………………………...…..98
III.5.3. Calcul du coefficient de sécurité (Phi-c-réduction)………………………………...91

III.6.Conclusion .................................................................................................................... 92
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV .1. Introduction.…………………………………………………………………...…....93

IV .2. Determination des caracteristiques mecaniques du massif rocheux...…..…95


IV .2.1.calcul du RMR de gisement de calcaire Ain Touta : ................................................ 95
IV .2.2.Proprietes physico-mecanique des roches ................................................................ 96

IV.3.Evaluation de la stabilité par la méthode des éléments finis………………...99


IV.3.1. Etude de stabilité par Plaxis 8.2 ............................................................................... 99
IV.3.2 Modèle et génération du maillage ........................................................................... 010
IV.3.3. Les conditions initiales ........................................................................................... 012
IV.3.4. Les phases du calcul ............................................................................................... 013
IV.3.5.Interprétation des rusltats ........................................................................................ 007
IV.3.6.conclusion ................................................................................................................ 008

Conclusion générale……………………..………………………………………….....009

Référence bibliographique
Introduction générale
Introduction générale

La stabilité des talus reste une des questions principales qui se pose lors de l'exploitation à ciel
ouvert des gisements. Elle a une influence directe sur la sécurité du travail dans la mine, les
principes technologiques d'exploitation, la profondeur finale de l’exploitation .
La stabilité des talus lors d’une exploitation à ciel ouvert demande une étude détaillée de tous
les facteurs géologiques et géotechniques du massif : la lithologie, les conditions tectoniques,
les propriétés physiques et mécaniques des roches, la fracturation du massif, la situation
hydrogéologique, etc…

L'état d'altération des roches est sans doute un des facteurs principaux qui peut avoir une
influence sur la stabilité des massifs rocheux. En effet , l'existence d'un profil d'altération dans
la partie supérieure du massif rocheux impose des conditions particulières pour le calcul de la
stabilité des talus : il faut tenir compte de la profondeur du profil d'altération et de la
dégradation des paramètres mécaniques et physiques des roches altérées. La fracturation est
également un des paramètres clé de la stabilité des talus rocheux.

La présente étude se propose d’étudier la stabilité des talus de la carrière de calcaire du


Ain Touta (Wilaya de Batna). Pour cela, le mémoire est organisé comme suit dans quatre
chapitre:

Le premier chapitre est une description du contexte géologiques et des conditions


minières de la carrière de Ain Touta ,Structure et Géologie du gisement.

Dans le deuxième chapitre intitulé Exploitation du gisement de calcaire, présente le


mode d'ouverture, la méthode d’exploitation, les travaux de forage et de tir, chargement,
transport. il permet d’aborder les différents paramètres d’exploitation du gisement de calcaire
de Ain Touta depuis son extraction jusqu’à son expédition à la cimenterie d’Ain Touta.

Le troisième chapitre est consacré à la présentation des méthodes de classification


empiriques des massifs rocheux les plus utilisées dans le domaine minier aussi classification
des mouvements de terrains et présentation du logicielPlaxis.

Le dernier chapitre est consacré entièrement à la modélisation. Pour ce faire et afin de


valider les résultats,par la méthode des éléments finis (Plaxis 8.2).
.

1
Chapitre I :
Conditions géologiques et minières de
la carrière
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

I.1. Introduction
ce chapitre fait l’objet d’une présentation succincte de la cimenterie de Ain Touta et
d’une description détaillée de la géologie ainsi que du gisement de calcaire exploité.

I.2. Présentation de la SCIMAT


I.2.1. Situation géographique de la SCIMAT d’AIN TOUTA

Figure I.1. Situation géographique de la cimenterie. [3]

La Cimenterie de Ain Touta est implantée sur l’axe routier Batna-Barika (RN : 28) et
la ferroviaire de Ain Touta –Msila. Elle est située dans la commune de Tilatou à 50 km à
l’ouest de Batna, à 15km à l’Ouest d’Ain Touta et 33km à l’Est de Barika, le site se trouve à
une altitude de 870m.

2
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

Figure I.2.Photo de l’usine de ciment d’Ain Touta.

I.2.2. Historique de la société

Les travaux de construction de la SCIMAT ont débuté de 28/11/1983.


 Elle est entrée en phase de production en28 /09/1986.
 Procédé : à voie sèche.
 Sa capacité nominale de production est de 1 million de tonnes de ciment par an ce qui
est équivalent à une vente journalière de [4000 à 5000](tonne/jour).

I.2.3. Qualité de ciment à produire

 Ciment Portland CPA 350 conformément a la norme française NFP 15-310.


 Cement Portland CPJ - CEM II/A 42.5.
 Ciment a résistance au sulfate CRS.
I.2.4. Mission De La SCIMAT

 L’unité est organisée à produire d’avantage de ciment afin de satisfaire les besoins
nationaux.
 La conduite de la SCIMAT est automatique, semi-automatique ou manuelle. La
qualité est contrôlée de la matière première au produit fini.

Elle a une certification de système (ISO 9002) et cela depuis le 06/06/1999.

I.2.5. Objectifs De La SCIMAT :

Les objectifs de la SCIMAT se résument dans les points suivants :

3
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

 Mise en place d’un système de qualité et assurer son entretien.


 Satisfaire les besoins clients tout en répondant à leur attente.
 Maintien du niveau de production actuel.
 Etre maitre des coute opérationnels.

I.2.6. La production

La production de l’usine est à voie sèche alimentée par :


- Fer : de la carrière de l’Ouenza par train.
- Gypse : qui extrait à partir des Lacs de Ouled Zouai Oum El-Bouaghi) transporté par
le train ou camions.
- Gisement de calcaire qui est au sud de la cimenterie environs de deux Kilomètre.
- Gisement d’argile qui est au nord de la cimenterie.

I.3. Structure et Géologie du gisement


I.3.1. Localisation
Le gisement de calcaire est situé dans la zone du DJEBEL TILATOU, le long de la
route RN 28 AIN-TOUTA – BARIKA à environs de 15Km l’ouest d’AIN-TOUTA et de
50Km de BATNA (Figure I.3). [3]

I.3.2. Géologie de gisement

Sur le plan structural, la zone correspondre à un vaste synclinal dont les


caractéristiques sont les suivantes [4] :

- Les flancs du synclinal sont constitues par assises calcaires du turonien.


- Le cœur du synclinal formé par les marnes du sénonien.
- l’ensemble est recouvert par le miocène discordant.
- La végétation est presque nulle sur ce gisement par suite de l’absence de terre
végétale.

I.3.3. Infrastructures
Celui-ci est très favorable pour une exploitation.

Accès : par la route nationale N° 28, qui passe dans sa bordure Nord, il est distant de :

- 15Km d’AIN-TOUTA.

4
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

- 50Km de BATNA.
- 35Km de BARIKA.

Figure I.3.situation géographique du gisement de AIN TOUTA. [4]

5
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

I.3.4. Stratigraphie et lithologie


La série observé dans le gisement comporte les termes lithologiques suivants. De haut
en bas (Figure I.4).

I.3.4.1. Calcaire marneux supérieure (CMS)

Cette série apparaît sur la bordure Nord.Est du gisement et correspond stratégiquement


à la base de la sénonien.

Elle comporte une sécession de niveaux calcaires et marneux fossilifère et localement


lumachelliques.

Les niveaux calcaires, de façon générale sont bruns, microcristallins taches.

Les niveaux marneux fluctuent entre des faciès argileux feuilletés verdâtres et des
faciès calco-marneux laitier gris. (Voir Annexe 03.C).

La puissance maximale de cette série est de 50m. [3]

I.3.4.2. Calcaire supérieur (CS) :

Cette série représente le sommet du turonien et comporte 3 termes successifs de haut en


bas.

a. Calcaire noduleux (CS 1)


Le terme noduleux est purement descriptif et rend compte de l’aspect lenticulaire de
ce calcaire à l’affleurement.

Dans les sondages, le faciès est gris à brun, localement bio détritique (petite élément) à ciment
sub lithographique. Avec quelques ponctuations de pyrite oxydée et des joints intermédiaires
ondules verdâtres, argilo marneux, l’épaisseur de ce niveaux est 15m environs.

b. Calcaire lumachelliques (CS 2)


Ce calcaire massif et très caractéristique, et brun très clair et comporte de nombreux éléments
bio-détritiques dont de nombreux débris de coquille de gastéropode et rudistes son épaisseur
de 10m environs.

c. Calcaire noduleux bio détritique (CS3) :

6
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

Ce niveaux de transition entre le calcaire lumachelliques, et le calcaire moyen est brun


claire, bio détritique, avec des joints nodulés verdâtres argilo marneux ou localement
bitumineux noire. Son épaisseur est en moyenne de 5 à 7m.

I.3.4.3. Calcaire moyen (CM) :

Ce faciès dont la composition est celle d’un calcaire marneux est constitué de mines
nodules de calcaire séparé par des joints argilo marneux et de calcaire noire. L’épaisseur de ce
niveau est 15m environs.

I.3.4.4. Calcaire inférieur (CI) :

Le calcaire inférieur, très puissant (>100m) débute par des bancs de calcaire noduleux
de transition semblable au CS1 (10m).Ce faciès passe ensuite une lumachelle à rudistes,
discontinue latéralement, annonçant un niveau bio détritique, bio lithique, localement
lumachelliques, de couleur blanche et de 10m de puissance environ.

Sous ce niveau, la série est relativement monotone, avec des alternances de calcaire
brun, ou gris légèrement bio détritique et localement des niveaux de calcaire noduleux à joints
argilo bitumineux.

I.3.5 Structure et tectonique :


Sur le plan structural, le gisement présente les caractéristiques suivantes :

 La série est affectée d’un pendage général vers l’Est (10°) rendant directement accessible
le calcaire franc CI dans la partie West du gisement.
 L’ensemble est affecté par des grandes failles qui délimitent le gisement à l’West, au Nord
et à l’Est et qui décalent localement la série verticalement en induisant des variations de
pendage.
Dans la zone Nord.Est du gisement une faille d’orientation Nord.Est met en contact les
marnes supérieures CMS avec le calcaire supérieur CS, en abaissant le compartiment Nord. les
marnes CMS ne substituent que dans ce compartiment. [4]

I.3.5.1 Caractéristiques qualitatives :

a- Caractéristiques physico mécaniques :

Les mesures effectuées sur une série d’échantillons prélevés sur les carottes ont
conduit aux densités moyennes par rapport au poids sec suivant :

7
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

Marnes CMS d =1,80

Calcaires CS d =2,63

CM d =2,64

CI d =2,66

Les valeurs à retenir sont les suivantes :

CMS d =1,80

Calcaire d =2,60 = (2.63+2.64+2.66)/ 3 (densité en place sur sec)

Les humidités prisent en compte sont :

Marnes CMS w =7,4%  1,5%

Calcaire CI w =1,0%  1%

8
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

Figure I.4. Log stratigraphique du calcaire d’AIN-TOUTA. [9]

9
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

Figure I.5.Coupe du synclinal AIN TOUTA – BARIKA. [9]

b- Caractéristiques chimiques :

Les analyses effectuées à partir des échantillons prélevés sur les carottes permettent de
définir les caractéristiques chimiques de la série :

 Les marnes CMS présentent un percentage en CaO variable, lié aux alternances
calcaire marneux, et comprises entre 35 et 45 %.
 Le calcaire CS présent un percentage en CaO variant avec les niveaux 1, 2, 3, le
maximum étant atteint pour le niveau CS 2 (calcaire à rudiste).
 Le calcaire moyen CM est caractérisé par un percentage en CaO faible
(CaO  50%).

 Et des teneurs en SO3et K2O non négligeables, liées aux joints argilo bitumineux
observés entre les nodules calcaires.
 Le calcaire inférieur CI présente un percentage élevé (53 à54%) et une bonne
homogénéité.

10
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

Il est seulement interrompu par quelques passages noduleux à joints bitumineux au


niveau des quels les teneurs en SO3et K2O augmentent.

Tableau I.2.Les résultats des analyses chimiques.

SiO2 Al2O3 Fe2O3 CaO SO3 K2O Na2O CL MgO

CMS 10,42 3,59 1,4 44,91 0,20 0,86 0,04 0,009 0,86

CS 1,42 0,6 0,26 53,60 0,19 0,10 0,05 0,007 0,88

CM 4,45 1,57 0,61 50,44 0,50 0,39 0,06 0,009 0,78

CI 1,03 0,50 0,15 53,96 0,16 0,08 0,06 0,007 0,47

I.3.6. Evaluation des réserves et couverture :


Le gisement de calcaire est délimité au Nord par des falaises, à l’Est, au Sud et à
l’West par de larges thalwegs.

La limite inférieure d’exploitation est fixée à la cote 860 ; correspondant aux points les
plus bas, permettent une exhaure naturelle des eaux.

Le rapport géologique présenté les réserves exploitables comme suite :

 Réserves totales du gisement 73.153.477 t.


 Réserves de calcaire marneux CMS 3.420.000 t.
 Réserves de calcaire franc directement exploitable 31.690.000 t.
Il convient de noter que les réserves de calcaire franc directement exploitable sont très
importantes peuvent être très largement augmentés par l’exploitation des niveaux inférieurs à
la limite fixée précédemment, et dont la qualité à été reconnue par les sondages. [4]

I.3.6.1. Couverture :

La couverture est représentée par les formations du paquet supérieur calcaire marneux
(alternance calcaire, grés, marnes) dont la puissance atteint un maximum de 8m avec une
moyenne de 4m.

Le volume de la couverture à été évalue d’après la méthode de moyenne arithmétique,


sa surface étant mesurée par planimètre et sa puissance étant prise sur les coupes géologiques.

11
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

I.4. Paramètres généraux de la carrière d’Ain touta

Tableau I.3. Récapitule des paramètres généraux de la carrière d’AIN TOUTA

N° Désignation unité valeur

1 Profondeur finale m 100

Profondeur actuelle m 50

2 Hauteur des gradins

1er gradin niveau 910 m 10

2emegradin niveau 920 m 10


Gradin actif

3eme gradin niveau 930 m 10

3’eme gradin niveau 920-940 m 20

4eme gradin niveau 950 m 10


Gradin inactif

3 Angles des bords

Exploitable (°) 30

Inexploitable (°) 55

4 Réserves géologiques

Minerai T 73153477

Stérile t -

5 Durée de vie ans 68

12
Chapitre I : Conditions géologiques et minières de la carrière

I.4.1. Production de la carrière :


Production projetée

Tableau I.4. Production projetée de la carrière

Postier (t) Journalier (t) Annuelle (t)

2600 5200 1300000

Production réalisée

Tableau I.5. Production réalisée de la carrière

Postiere (t) Journaliere (t) Annuelle (t)

2120 4240 1060000

Production non réalisée


Pn.r = Pp – Pr

= 1300000 – 1060000

= 240000 (t / an)

Avec : Pp : production projetée de la carrière (t / an).

Pr : production réalisée de la carrière (t / an).

I.4.2. Régime de travail de l’entreprise:


Dans la carrière d’AIN -TOUTA le régime de travail comme se présente en dessous:

- nombre de jours ouvrable par an: 250 jour/ans.


- Nombre de jours par semaine: 5 jours.
- Nombre de postes par jours: 2 postes.
- Nombre d'heures par poste: 7 heures.

13
Chapitre II :

Exploitation du gisement de calcaire


Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.1. Mode d'ouverture


Le problème majeur d'exploitation de gisements par mode à ciel ouvert dans une
région montagneux consiste dans la plupart des cas à réaliser un ouvrage minier (demi
tranchée ou route d'accès) partant de la dépression (niveau ou sont généralement installées les
usines, station de concassage, etc.) jusqu'à son sommet, cette réalisation n'est possible que lors
de relief accessible qui ne présente d'ambiguïté d'ordre topographique. En suite, l'exploitation
se résumera de la même manière que pour les gisements à relief plat. (Voir Annexe 03.A).
Il faut aussi remarquer que le principe d'exploitation des gisements par mode à ciel
ouvert demeure le même aussi bien lors du relief plat que penté.
Les étapes de la construction ne varient pas aussi du premier cas au second, car; il est
toujours exigé:
- D'abord d'ouvrir la carrière soit par tranchée d'accès ou demi tranchée d'accès, et là
il faut seulement souligner que lors du relief penté les travaux de creusement se
développent de bas en haut.
- De découper le gisement en déférents horizons de travail à partir du sommet, sauf
dans certains cas de relief présenté un palier à un certain niveau d'où débutera
l'exploitation en un premier stade.
- Et enfin de passer à l'exploitation proprement dite, grâce à l'utilisation des
processus technologiques miniers qui peuvent être identiques dans les deux cas de
relief.

II.1.2. L’ouverture du gisement au niveau de la carrière d’Ain Touta:


Comme on sait, que le territoire de la wilaya de BATNA dans la majorité du relief est
montagneux, et comme l'exploitation des gisements à relief montagneux se réalise par une
ouverture à demi-tranchée d’accès, dont leur réalisation pour la carrière d’AIN TOUTA elle
se caractérise par trois niveaux desservis et de tracé presque rectiligne elle est nommée « demi
tranchée d'accès commune. [2]

14
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Figure.II.1.La demi-tranchée d’accès commune d’après le plan topographique de la carrière


d’AIN –TOUTA.

15
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

16
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

sht: hauteur de la demi tranchée;m


ltr: largeur de la demi tranchée;m
 : Angle d'inclinaison du talus de la demi-tranchée; 80°
 : Angle d'inclinaison du flanc de coteau;( °)
II.1.3. Etapes de creusement de la demi-tranchée d’accés
1ère étape:
On foré des trous de mines de diamètres dtr= 32mm dans les longueurs varient de 0.8 à
2m. Dans le but de créer une plate forme de largeur de 4 m.
Les trous forés qui sont distance de 1m l’une des autres sont chargés, bourrés, en suite
tirés.
2eme étape :
On évacue les déblais à l’aide d’un bulldozer pour préparer la plate forme de travail là
où la sondeuse peut forer les trous.
3eme étape :
Après l’évacuation des déblais, on introduit la sondeuse qui va forée des trous inclinés
ou horizontaux.
4eme étape :
Après avoir faire les trous, on les charges par l’explosif en suite on les bourrés par sable
ou par argile, en fin on les tirés.
Une fois le tir est réalisé on procède au transport des déblais au moyens des camions.

17
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Figure II.3.les étapes de crusement de la demi tranchee. [7]

18
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

De cette manière là, on fait la réalisation de la demi tranchée d'accès jusqu'au sommet
avec les travaux de tirs et d'évacuation avec le bulldozer; et il y à des cas où l'évacuation se
fait par bulldozer directement dans le cas des roches tendres. Et à chaque fois en réglant la
plate forme à l’aide d’un bulldozer qui pousse les déblais sur les versants.

Figure II.4.Evacuation des roches par bulldozer [5]

19
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.1.4. Paramétres technologiques de la demi-tranchée d'accès


II.1.4.1. Largeur de la demi-tranchée d'accès
Théoriquement on peut la déterminiée d'après le schéma suivant:

Figure II.5.détremination de la largeur du demi-tranchée d'accès.


D'après le schéma ci-dessus, on distingue que la largeur de la demi-tranchée d'accès
est comme suite:
B= A + C + 2D + F + E; m
D'où:
A: berme de securité de chute de pièrres; A= 1.5-2.0m;
F: largeur de la chaussée de transport;m
Dans la carrière de AIN TOUTA la chaussée de transport est à
deux voies de F=11.84m;
C: largeur de la régole;m , C= 0.5m;
D: largeur des accotements; m, D= 1.0-2.0m;
E: largeur de la digue de protection;m, E=2.5m.
Donc:
B= 1.5+0.5+2*(2)+11.84+2.5=20.34m .

20
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

D'après le plan topographique de la carrière de AIN TOUTA; la largeur de la demi


tranchée d'accès est de 20m .
REMARQUE :
Sur terrain la largeur des demi-dranchées d’accés est variée entre 10-15m, donc il y a
une diminution de la largeur due a la diminution de l’engle des talus des bords des demi-
tranchéesd’accés, qui variées entre 60-70°.
II.1.4.2. Longueur de la demi-tranchée d'accès:
Théoriquement on a la déterminée par la formule suivante:
Hf  Hi
L * Ka; m
i
Où:
Hf : niveau superieur de la demi tranchée d'accès;m
Hi : niveau inferieur de la demi tranchée d'accès;m
i : pente directrice de la demi tranchée d'accès (0.08-0.12%)
Dans la carrière d’Ain Touta i =10%.
Ka: coefficient d'allangement du tracé; il dépend du type de jonction et de la forme de
tracé (voir tableau):
Tableau II.1.représente le type de jonction de la demi-tranchée d'accès
Type de jonction Coefficient d'allangement; Ka
Raccordement à pente directrice 1.1-1.2
Raccordement à réduction de la déclivité 1.2-1.4
Raccordement à paliers 1.4-1.6

Dans la carrière de AIN TOUTA le type de jonction se fait à pente directrice donc
Ka= 1.1-1.2.
Alors les longueurs de la demi tranchée d'accès est égale:
Hf 1  Hi1 910  900
L1  * Ka  * 1.1  110m;
i 0.10
Hf 2  Hi 2 920  900
L2  * Ka  * 1.1  220m;
i 0.10
Hf 3  Hi3 940  900
L3  * Ka  * 1.1  440m;
i 0.10
Hf 4  Hi 4 950  940
L4  * Ka  * 1.1  110m;
i 0.10

21
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.1.4.3. Volume de la demi-tranchée d'accès:

Figure II.6.Section de la demi tranchée d'accès: [33]


Le volume de la demi-tranchée d'accès s'obtient en additionnant les volumes de
différents tronçons qui les constituent, pour le calcule du volume d'un tronçon, on suit la
procédure suivante:
- On détermine la surface S1 d'une section de départ.
- On détermine la surface S2 de la section d'arrivée.
- On mesure la distance entre ces deux dernières sections.
On calcule le volume par la formule:
S1  S 2
V  * L; m3
2
1.Volume du premier tronçon:
selon le plan topographique de la carrière d’Ain-Touta ce tronçon commence du
niveau 900 et atteint le niveau 910, c'est-à-dire il relie deux niveaux dont la différence de
hauteur est de 10m; la longueur de ce tronçon est égale à 110m selon le schéma;

donc:
ht * ltr ltr 2
S abc   ; m2
2 2(cot g  cot g )
Où:
ht: hauteur de la demi tranchée;m
ltr: largeur de la demi tranchée;m
 : Angle d'inclinaison du talus de la demi-tranchée; 80°
 : Angle d'inclinaison du flanc de coteau;( °)

22
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

On va calculer la section pour chaque variation de section suivant l'inclinaison du flanc de


coteau.
Pour la section n°1:
  80  cot g 80  0.17
  30  cot g 30  1.73
ltr  20.34m
20.342
S1   132.60m 2
2(1.73  0.17)
Pour la section n°2:
La surface S2 est déterminé de facon analogue, mais pour le point d'arrivée nous avons:
  35  cot g 35  1.42
20.34 2
S2   165.42m 2
2(1.42  0.17)
Donc le volume sera égale:
132.60  165.42
V1  * 110  16391.1m 3
2
2. Volume du 2eme tronçon:
commence du niveau 900 au niveau 920, et L=220m:
Pour la section n°1:
  30  cot g 30  1.73
20.34 2
S1   132.60m 2
2(1.73  0.17)
Pour la section n°2:
  40  cot g 40  1.19
20.34 2
S2   202.80m 2
2(1.19  0.17)
Donc le volume sera égale:
132.60  202.80
V2  * 220  36894m 3
2

23
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

3. Volume du 3eme tronçon


commence du niveau 900 au niveau 940, et L=440m:
Pour la section n°1:
  30  cot g 30  1.73
20.34 2
S1   132.60m 2
2(1.73  0.17)
Pour la section n°2:
  45  cot g 45  1
20.342
S2   249.22m 2
2(1  0.17)
Donc le volume sera égale:
132.60  249.22
V3  * 440  84000.4m 3
2
Alors le volume totale égale à:
Vtot  V 1  V 2  V 3  16391 .1  36894  84000 .4  137285 .5m 3

II.1.4.4. Calcule du volume de la demi-tranchée de découpage:


Se calculé par la formule suivante:
b 2 * ltd
Vtd  ; m3
2(cot g  cot g )
Où:
b: largeur de la demi-tranchée de découpage;m
b= Rb+2a+c; m.
d'où:
Rb: rayon de braquage du camion; Rb= 19.28m; dans les condition
De la carrière d’Ain Touta.
a: accotement du chaussé; a=2m.
c: distance de sécurité entre la chaussée de transport et l'arrêt inférieure du talus de
gradin; c=1m
donc: b= 19.28+2*2+1=24.28m.

24
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Figure II.7.détermination de la largeur de la demi-tranchée de découpage. [29]


Ltd: longueur de la tranchée de découpage; varie pour chaque gradin,sont déterminé selon
l'échelle comme suite:
1er gradin: ltd=250m.
2eme gradin: ltd=1025m.
3eme gradin: ltd=750m.
4eme gradin: ltd=675m.
Donc les volume de la demi tranchée de découpage de chaque gradin devient comme suite:
24.282 * 250
1ergradin: Vtd1   58951.84m3
2(cot g 35  cot g 80)

24.28 2 *1025
2emegradin: Vtd 2   241702.544m 3
2(cot g 40  cot g 80)

24.28 2 * 750
3eme
gradin: Vtd 3   176885.52m 3
2(cot g 45  cot g 80)

24.282 * 675
4emegradin: Vtd 4   159169.96m 3
2(cot g 45  cot g 80)
Alors le volume totale est:

Vtd tot  Vtd1  Vtd 2  Vtd 3  Vtd 4  636679.864m3

25
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.2. Méthode d’exploitation:


La méthode d’exploitation est basée sur les modes de déplacement des roches de
recouvrement au terril.
En découverte, les engins mis en œuvres pour déplacer les terrains de recouvrement
prédéterminent les principaux paramètres de la méthode d’exploitation.
La méthode d’exploitation est donc, un certain ordre qu’on doit suivre pour réaliser le
complexe des travaux miniers qui nous assure l’extraction de la substance utile en quantité et
en qualité, bien réglée et planifiée, dans des conditions de sécurité lors de la mise en valeur
rationnelle des réserves du gisement. [22]
En générale, on distingue les méthodes d’exploitation suivantes :
 Méthodes d’exploitation sans transport.
 Méthodes d’exploitation avec engin de transport.
 Méthodes d’exploitation combinées.
II.2.1 Choix de la méthode d’exploitation :
D’après la classification des méthodes d’exploitation de l’académicien RJEVSKY, pour les
gisement à relief montagneux, on applique la méthode de fonçage. Les carrière exploitant des
gisements du type haut (gite disposés plus haut que le niveau de la surface dominante) ont un
seul bord de travail donc le contour de la carrière n’est pas fermé, l’exploitation des gisements
disposés sur les flancs de pente douce ( α=15-20°) se fait de bas en haut, l’exploitation des
gisements disposés sur les flancs de pente moyenne et raide (α>15-20°) se fait de haut en bas .
Les travaux d’extraction sont caractérisés par un avancement du chantier et des fronts du
travail dans le temps et dans l’espace.
II.2.2 Schéma technologique :
Suivant les propriétés physico-mécaniques des roches et du minerai, la production
planifiée, les conditions naturelles et par analogie aux quartiers voisins on peut utiliser les
schémas technologique suivants :
1)- Minerai :
Pour les niveaux supérieurs et moyens ;
F→P→TCam→Conc→Tconv
Ou :
F : forage .
P : chargement par pelle.
TCam : Transport par camion.

26
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Tcon : transport par convoyeur.


2)- stérile :
F→P→TCam→Text
Ou :
Text=terril exterieur .
II.2.3. Les éléments de la méthode d’exploitation:
Les éléments du système d'exploitation sont composés de:
- Les gradins;
- Les plates formes de travail;
- Les fronts de travail .

II.2.4. Les principaux indices d'une méthode d'exploitation:


Les principaux indices d'une méthode d'exploitation sont:
- La vitesse d'avancement des chantiers;
- La vitesse d'avancement des fronts de travails;
- La vitesse D'approfondissement;

II.2.5. Détermination des paramètres de la méthode d’exploitation:


a. La hauteur du gradin : « Hgr »
Lors de la détermination de la hauteur des gradins, il faut tenir en compte plusieurs facteurs
tels que:
 Sécurité en fonction des engins
 Stabilité
 Epaisseur de la couche pour un gisement plat

D'après la dureté des roches, la hauteur des gradins dépend de la hauteur de creusement de
l’excavateur pour :
- roches tendres; Hgr≤Hcmax.
- roches dures; Hgr≤1.5Hcmax.
Où:
Hgr: hauteur du gradin;
Hcmax: la hauteur de creusement maximum de l'engin d'extraction.

27
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Dans les conditions de la carrière d’AIN-TOUTA ils ont utilisent l'extraction des
roches par travaux de forage et de tir lors des roches dures alors la hauteur des gradins varie
de 10 à 11m, sont comme suite:
- 1ergradin: 10m;
- 2emegradin: 10m;
- 3emegradin: 20m;
b. Largeur de la plate-forme de travail
La largeur de plate-forme de travail est déterminée en fonction de :
- propriétés physique et mécaniques des roches;
- dimension du tas des roches abattues;
- paramètres techniques des engins de chargement et de transport.
Lors de l'emploi de l'abattage des roches par travaux de forage et de tir, la plate de forme de
travail se calcule par la formule suivante:
B= A + X + C + T + Z; m
Où: B : largeur de la plat-forme de travail .
A: largeur d'enlevure; 8m (voir chapitre travaux de forage et de tir)
X: largeur réduite du tas de roches abattues en dehors de l’enlevure; m
Hg
X= A * (2 Kf  1); m
Ht
D’où :
Hg et Ht sont respectivement les hauteurs des gradins et du tas de roches abattues ; pour les
hauteurs de gradins 10 et 20 m les hauteurs des tas sont respectivement 8 et 16m (d’après le
tableau ci-dessous)
Kf: coefficient de foisonnement des roches dans le tas ; Kf=1.15
Pour Hgr=10m : X=18.66m,
Pour Hgr=20m : X=33.06m.
C: la distance de sécurité comprise entre le tas de roches et la chaussée de transport "T";
C=1-2.5m.
T: largeur de la chaussée de transport (chaussé); T=11.83m

28
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Tableau II.2.Paramètres de la plate forme de travail en fonction de nombre de rangées. [9]


Nombre de rangées Largeur d'enlevure A; m Hauteur du tas Ht; m Largeur du tas réduite
1 (0.5-0.6)Hg (0.5-0.6)Hg (1.5-1.6)Hg
2 (0.8-1.2)Hg (0.75-0.8)Hg (1.65-2)Hg
3 (1.4-2)Hg (0.8-1.15)Hg (1.5-2.2)Hg

Z : largeur du prisme d’éboulement :


Z=Hgr (cotg  -cotg  ): (m)
 : Angle du talus de liquidation naturelle  = (35°-60°)
 : Angle du talus de gradin ;  =80°
Pour les gradins de Hgr=10m : Z=10(0.57-0.17)=4m ;
Pour les gradins de Hgr=20m : Z=20(0.57-0.17)=8m ;
Donc :
Pour les gradins de Hgr=10m : B=8 +18.66+2+11.83+4=44.5m ;
Pour les gradins de Hgr=20m : B=8+ 33.06+2+11.83+8=62.89m.

29
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Figure II.8.la méthode d’exploitation admise dans la carrier d’AIN TOUTA[9]

c. Longueur de blocs et leurs nombre dans un gradin


Un gradin peut comporter un ou plusieurs chantiers; chaque partie du gradin exploitée est
nommée "bloc", un bloc comprend en générale trois parties:
1- tronçon tiré;
2- tronçon foré;
3- tronçon nettoyé.

Le nombre de blocs dans un gradin est déterminé comme suit:


Lf
Nb= ;
Lb

30
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Où:
Lf : Longueur du front de travail; m
Lb : longueur d'un bloc;m
Dans la carrière d’Ain-Touta la longueur du bloc égale à la longueur du front de travail; c'est
alors le nombre de bloc égale à 1bloc.
d.Longueur des fronts des travaux miniers:
La longueur totale des fronts est égale à la somme des longueurs de tous les gradins actifs
(minerai et stériles):
n
Lf tot   Lf i ; m
1

Où:
Lf i : Longueur du front d'un gradin; m
Dans la carrière d’AIN-TOUTA les longueurs des fronts de travail sont:
Lf1  250m ;
Lf 2  1025m ;
Lf 3  750m ;

Lf 4  675m .
Donc: la longueur du front totale est:
Lf tot  Lf1  Lf 2  Lf 3  Lf 4  2700m ;

e.Vitesse de déplacement des chantiers:


Considéré comme premier indice d'une méthode d'exploitation, la vitesse de déplacement d'un
chantier de travail dépend de la largeur d'enlevure et du rendement des moyens de chargement
elle est déterminée par la formule:
Qch
Vch  ; m / poste.
A * Hgr
Où:
Qch : Rendement du moyen de chargement par poste

Qch  1756.16m 3 / poste


A : Largeur d'enlevure; m
Hgr : Hauteur du gradin; m
Donc :
- Pour Hgr= 10m

31
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Qch 1756.16
Vch    22m / poste
A * Hgr 8  10
- Pour Hgr = 20m
Qch 1756.16
Vch    14.5m / poste
A * Hgr 8  15

32
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.3 Travaux de forage et de tir :


C’est logique d’arracher la matière qui est en masse rocheuse, et l’utilisée en différents
domaines pour cela, il est nécessaire de trouver le moyen d’abattage le plus favorable pour
l’exploitation.
Donc; l’abattage des roches représente comme l’essentiel de l’exploitation. Et
considéré comme le premier maillon des processus technologiques de l’exploitation des
gisements à ciel ouvert.
Dont, la préparation des roches à l’extraction peut être effectuée en utilisant deux
méthodes :
- l’abattage des roches à l’explosif, dans le cas des roches dures.
- l’émottage mécanique des roches (ripage); dans le cas des roches très fissurées.
Et les travaux de tir sont largement utilisés dans les carrières ; dans ce cas, la roche est
séparée du massif à l’aide d’explosif placé dans les trous réalisés à cet effet.
La qualité de l’abattage des roches prédétermine en grande partie ;le rendement des
engins minières , la sécurité de travail ,est d’une manière générale l’efficacité des travaux à
ciel ouvert lors de l’exploitation des roches dures , l’abattage des roches se fait par explosif
qui a plusieurs inconvénients tel que :
- Grande prix de revient d’extraction des roches.
- difficulté de régler la fragmentation des roches jusqu’aux dimensions nécessaires.
- Les effets arriere de tir .
II.3.1. les exigences technologiques :
L’utilisation de l’abattage des roches à l’explosif ; nécessite le choix de l’explosif le
plus performant à cet effet qui caractérise plusieurs propriétés à savoir :
a .La capacité de travail :
Ou pression de détonation ; qui caractérise l’aptitude de l’explosif à exécuter un travail
mécanique.
b. Vitesse de détonation :
Ou brisance qui est la célérité de propagation d’une onde de détonation.
c. Sa résistance à l’eau ou l’humidité :
De ces propriétés là; on choisissant l’explosif pour abattre les roches et assurer :
 Le degré nécessaire et régularité de la fragmentation des roches ;
 Etat normale de pied de gradin c'est-à-dire ; la plate forme sans rebords ;

33
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

 Formation du tas des masses minières explosés à des normes bien définies, pour le
travail régulier des engins de chargement et de transport;
 Les dépenses minimales;
 La sécurité de travail.
Les dimensions maximales admissibles des blocs issus des roches explosées doivent être:
 Pour la chargeuse : (E=8.7m3)
d  0.83 E ; m

d  0.83 8.7  1.64m


E : capacité de godet de chargeuse de type KOMATSU; Modèle WA700-3
 Pour la benne du camion : (B= 35m3)
d  0.53 B ; m

d  0.53 35  1.63m
B : volume de benne du camion de type EUCLID HITACHI EH 1000
 Pour l’ouverture du concasseur : (Bc=1.5m)
d  0.8  Bc; m
d  0.8  1.5  1.2m
Bc : l'ouverture de cancasseur
Les morceaux des roches abattues qui dépassent 1.2m de dimension, seront considérés
comme blocs hors gabarit et feront l’objet d’un débitage secondaire.
II.3.3. Processus de Forage :
II.3.3.1. Choix du mode de forage :
Le choix du mode de forage dépend :
- Des propriétés physico mécaniques des roches ;
- Profondeur de forage à réaliser ;
- Diamètre de forage à réaliser.
On distinguant les modes de forage suivants :
- Forage rotatif ;
- Forage percutant ;
- Forage roto percutant ;
- Forage thermique.
Le choix de ces modes dépend de l’indice de forabilité ; qui est proposé devant l’académicien
RJEVSKI ; qui se base sur la dureté et la densité de la roche, par la formule suivante:

34
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Df  0.007  ( comp   dép )  0.7 ;

Où :
 comp : Résistance des roches à la compression ; Kgf/cm2

 comp
f  ; d ' où
100
f .dureté.des.roches. pour.notre.cas. f  7
donc :
 comp  700 Kgf / cm 2

 dép : Résistance des roches au déplacement ; Kgf/cm2

 dép  0.3 comp  210Kgf / cm 2

 : Masse volumique de la roche ;  calcaire  2.6t / m 3


Donc :
Df  8.19
Alors on choisit le mode de forage selon le tableau suivant :

Tableau II.3.définition du mode de forage en fonction de la résistance au forabilité [4]


Sondeuse Diamètre du trou (mm) Indice de forabilité
A molette 160 10  5
190  243 12  7
243  262 14  8
A vis 125 31
160 61
Roto percutant 105  125 15  6
185 25  10
200 25  10
Thermique 180  400 25  12

Pour notre cas ; on choisit le mode de forage roto percutant de diamètre de forage varie de
105-125mm.

35
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.3.3.2. choix de la sondeuse :


Dans le cas de la carrière de AIN-TOUTA ; la sondeuse utilisée pour la réalisation des
travaux de forage est de type DM25 [INGERSOLL Rand] ; dont leurs caractéristiques sont
illustrées dans le tableau suivant :
Tableau II.4.Caractéristiques techniques de la sondeuseDM25. [4]
Paramètres Valeurs Unités
Moteur Diesel ----------------
Type de mécanisme Chenille ---------------
Diamètre du trou fore 104  216 Mm
Vitesse de rotation 0  200 Tour/mn
Poids de la sondeuse 20 T
Angle de forage 75  90 (°)Degré
Poussé axiale 22 T.f
Vitesse de déplacement 0  4,8 Km/h
Profondeur maximale de forage 45  72 M
Longueur de la tige 7,60 M
Rendement théorique 18 m/h
Poussé nominale 08 KN
Vitesse de forage 1,5 Tr/s

Figure II.9.Photo d’une sondeuse de type DM25 travaillant dans le


site[15]
36
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.3.3.3. Calcule d’exploitation de la sondeuse :


a. Le coefficient d'utilisation postière (Kup):
Se détermine par la formule:
Teff
Kup  ;.
Tp
D'où:
Teff: le temps effectif pendant le poste, se détermine par la formule qui suite:
Teff =Tp-(tmp+tmnp); heurs.
Où:
tmp: les temps morts planifiés; (voir tableau).
tmnp: les temps morts non planifiés; (voir tableau).
Tableau II.5.définition du temps effectif de la sondeuse pendant le poste[9]

N° Designation valeur Unite


1 Temps morts planifiés
Temps de prise de poste 30 Min
Temps de déjeuner 60 Min
Temps de la remise de poste 30 Min
2 Temps morts non planifiés
Les pannes imprévues 30 Min
Indiscipline des ouvriers 20 Min
Donc :
Teff =420-(120+50)= 250 min.
Alors:
250
Kup   0 .6
420
a. Rendement de la sondeuse :
Se calcule par la formule suivant :
Rs= Rth.Ku.Tp. m/poste
Où : Rth : Rendement théorique ; Rth=18 m/h
Ku : coefficient d’utilisation de la sondeuse ; Ku= 0,6.
Tp : Duré d’un poste ; Tp=7 heurs.
Donc : Rs : 18.7.0,6 = 76 m/poste.

37
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.3.4. Travaux de tir :


Les travaux de tir nécessitent à utiliser des matières chimiques destinées pour libérer
leur énergie potentielle en un temps très court, qui s’accompagne des dégagement d’un
important volume gazeux porté et une température très élevée; qui soumis à une pression
brutale qui peut atteindre des volumes extrêmement grandes.
Chaque produits explosive ; se caractérise par, sa capacité de travail, sa brisance ou
vitesse de détonation, sa sensibilité à l’onde explosive, son aptitude à transmettre la
détonation, sa résistance à l’humidité ou l’eau, son état physique et son mode de présentation.
Dans la carrière d’AIN-TOUTA, les explosifs utilisés sont :
MARMANIT III30% ; comme charge secondaire ;
ANFOMILE 70% ; comme charge principale.
Dont les caractéristiques de ces deux explosifs sont met dans le tableau suivant :
Tableau II.6.caractéristiques des explosifs utilisés dans la carrière de A.T[4]
Paramètre MARMANIT III ANFOMILE Unites
Densité 1,05 0,90 g/cm3
Vitesse de détonation 6500 3000 m/s
Travail spécifique 1,018 1,15 %
Diamètre de la cartouche 80 Vrac Mm
Longueur de la cartouche 500 - Mm
Poids 2,5 - Kg
Essai de bloc de plomb 360 320 Cm3/10gr
Résistance à l’eau Moyen Moyen --------
Couleur Noir Blanc ---------

38
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.3.4.2. paramètres des travaux de forage et de tir éxistants :


Tableau II.7.les paramètres des travaux de forage et de tir éxistants[9]
N° de rangée 1er 2eme Total

Diamètre de trous ; mm 105 105

Hauteur de gradin ; m 10 10

Nombre de trous ; trous 40 35 75

Maille conquiconce; 3*5 3*5

axb

Sous forage ; m 1.2 1.2

Longeur de trou ,m 13 13

Volume à tirer, m3 1980 1980 12600

Tonnage ; t 4950 4950 31350

Cordeau détonant ; m 154 154 990

Bourrage ; m 3 3

Mar ; 22.5 22.5


Kg
Totale ; 900 787.5 1687.5
Kg
Charge des trous

ANFO ; 50 50
Kg
Totale ; 2000 1750 3750
Kg

39
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Figure II.10. Plan de tir utilisé dans la carriére de Ain Touta. [19]

40
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.3.5. Les paramètres proposés :


1. longueur de sous forage « Ls »
Ls = (10 à 15)Dtr.
On constate que la tirrabilité est facile donc on prend la valeur 15.
Ls = 15 . 0,105 = 1,57m.
On prend Ls = 1,5m.
2. longueur de trou « Ltr ».
Hgr
Ltr   Ls
sin 
Où :
Hgr : Hauteur du gradin (10m).
 : Angle d’inclinaison du trou (  =90°).
Ls : Longueur de sous forage (1,5m).
Donc :
Ltr= 13.5 m
3. Longueur minimal du bourrage :
Lb = (20 à 35) Dtr.
Où : 20 : pour les roches monolithiques (sans fissures).
35 : pour les roches fissurées.
Les roches minières de Ain-Touta sont moyennement fissurées.
D’où : Lb = 29 . 0,105 = 3,04m.
On prend Lb = 3m.
4. Capacité métrique du trou (P):

P .Dtr. (Kg/m).
4

.  : densité d’explosif utilisé


7 5 % . a n f  2 5 %  m a r
 
100%

Où : anf : densité de l’anfomil (0,90 Kg/dm3).

: Densité de marmanite (1,05 Kg/dm3). mar

41
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Alors :
75 % .0, 9  25 % 1, 05
   0, 93 7 K g / dm 3
1 00 %

  937 Kg / m 3
P= 0,785 . (0,105)2 . 937 = 8,1Kg/m

5. consommation spécifique de l’explosif q :


Consommation spécifique d’explosif étalon

qet = 0.02 ( comp + tr + dép) +2 (g /m3)


comp : limite de la résistance a la compression (kgf ̸cm²)
tr : limite de la résistance à la traction (kgf ̸cm²)
dep : limite de la résistance au déplacement (kgf ̸cm²)
: la densité du minerai (kg/dm3)
qet = 0.02 ( + + )+2 (g /m3)
qet = 23,7 (g /m3)
qet = 0.0237 (kg /m3).
. Consommation spécifique d’explosif de projet

qp = qét Kex Kf Kd Kv Ksd Kc, kg/m3


Kex : Coefficient qui tient compte de la conversion de l’explosif étalon et celui utilisé.

Kex = = = 1.1
Aet : Coefficient d’utilisation pratique étalon.
Aut : Coefficient d’utilisation pratique d’explosif utilisé
Kf : Coefficient qui tient compte de l’influence de la fissuration du massif à exploser.

Kf = 1,2 Lmoy + 0,2


Ou :
Lmoy : Dimension moyenne du bloc dans le massif ; m
Lmoy = 0,9 m.
Kf = 1,2 0,9 + 0,2 = 1,28

Kd : Coefficient qui tient compte de fragmentation des roches

Kd =

42
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Dmoy : Dimension moyenne du bloc dans le tas des roches abattues qui dépend des paramètres
de chargement et de transport.
Dmoy = 175 = 0,32 m

Kd = = 1.56

Kc Coefficient qui tient compte de la concentration réelle de la charge

Tableau II.8.Coefficient qui tient compte de la concentration réelle de la charge. [9]


Tirabilités D = 100 mm D= 200 mm D = 300 mm
Facile Kc = 0,95 – 1 Kc = 1 Kc= 1,05 - 1,1
Moyen Kc = 0,85 - 0,9 Kc = 1 Kc = 1,2 - 1,25
Difficile Kc = 0,7 - 0,8 Kc = 1 Kc = 1,35 - 1,4

La tirabilité de minerai de Ain Touta est difficile et le diamètre de forage est 105 mm donc
Kc = 0,75
Kv : Coefficient qui tient compte de l’influence de la hauteur du gradin.

Kv = ;

Kv = =1
Ksd : Coefficient qui tient compte de la disposition de la charge et le nombre de surface
dégagée du massif à tirer.

Tableau II.9.Coefficient Ksd[9]


Nombre de surface 6 5 4 3 2 1
Ksd 1 2 4 6 8 10

Donc : lorsque nous avons un tir instantané ou a micro retard nous avons deux surface à
dégager Ksd = 8

Alors la consommation d’explosif est de :


Q = 0,0237 8 1 0,75 1,1 1,56 1,28 = 0.312 kg/m3
.6. Ligne de résistance ou pied du gradin (w) :
Lors que la tirabilité est difficile ;

43
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

W=35 x Ds =35 x 0.110=3.9m


7. La distance entre deux trous dans une rangée.
a= m.w
m : coéf de rapprochement (m = 0,8 à 1,2).
0,8 pour les roches très dures.
1,2 pour les roches tendre.
On a f = 7 la roche dure donc m=1
Donc : a = 3 ,9m.

6. Distance entre deux rangées de trou.


b = a =3,9m.
Pour la maille conquiconce.
Nombre de rangées n =2 rangées.

7. Largeur d’enlevure.
A = w +(n-1).b
A= 3,9 + (2-1).3,9 =7,8m.
8. Quantité d’explosif dans un trou.
Qex = q.a.b.Hgr.
= 0,5 . 3. 5 .10.
Qex= 75Kg.
On a 75% anfomil.
Donc:
Qanf= 56.26Kg en vrac
Et 25% marmanite.
Donc :
Qmar= 18.75 Kg en cartouch

9. Longueur de la charge d’explosif.


Lch= Qex/P
Lch= 91/8.1 =11m
10. Longueur de bourrage précisé.
Lb= Ltr-Lch

44
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Lb=13.5-11 <=> Lb= 2.5m

11. Volume de bloc à tiré.


Pan
(m3). V 
N t / s . N s .
bl

Où :
Pan : production annuelle de la carrière (1300000).
Nt/s : nombre de tirs par semaine (1tire).
Ns : nombre de semaines ouvrables (50 semaines).
 : La masse volumique du calcaire (2,6t/m3)
Donc :
1300000
V bl   10000m 3

1 .5 0 .2 , 6

12. Longueur de bloc à tiré.

V bl 10000
Lbl  
H g r.A 9 .7 , 5
13.7,8
Lbl  198
4 8mm .

13. Nombre de trous dans un bloc


Lbl . A 98.7.8
1 4 8 .7 , 5
N tr  
a .b 3 3,9.3,9
, 7 2 .3 , 7 2
N t r  850trous
0 tr o u s.

14. Longueur de forage par volée.


L f  L tr . N tr  113.5.*50
0 , 5 .8 0
L f  8675
4 0mm .

15. Quantité d’explosif pour abattre un bloc.

Q extot  N tr .Q es  80.62
50.91
Q extot  4960 Kg
4550 Kg
On a 57% anfomil

45
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Q exanf  0,0,75.4550
75.4960
Q exanf  3720
3412.5KKg
g
Et 25% marmanite
Q emx a r  00,25.4550
, 2 5 .4 9 6 0
Q emx a r  11173,5Kg
240 K g
16. Nombre de sondeuses.
Lf
Ns  .K res ( s o n d e u s e s )
R s .N p .N j
Où :
Rs : Rendement de la sondeuse (76 m/poste).
Np : nombre de postes par jour (Np=1poste).
Nj : Nombre de jours ouvrables (5 jours par semaine).
Kres : Coef de reserve. (1.1 à 1,2). On prend Kres =1,2.
8675
40
N s  .1, 2
176.1.5
1 8 .1 .5
N s  2 so n d eu ses.

17. Durée de micro-rotard

  K .w
Où :
K : coéf qui tient compte de dureté de la roche
K = 3 à 4 pour f = 6 à 12.
On prend K =3,5.
Donc :
  3,5.3,72
3.5*3.9
  13milli sec ondes.

46
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Tableau II.10.Les paramètres proposés.

N° Paramètres Symbole Valeurs Unités


01 Nombre de sondeuses Ns 2 sondeuses
02 Longueur de sous forage Ls 1,5 m
03 Longueur de trou Ltr 13.5 m
04 Angle d’inclinaison de trou  90 (°)

05 Ligne de résistance au pied du gradin W 3,9 m


06 Distance entre deux trous a 3,9 M
07 Distance entre deux rangées b 3,9 M
08 Largeur d’enlevure A 7,8 M
09 Quantité d’explosif dans un trou Qex 91 Kg

10 Quantité d’anfomil dans untrou Qexanf 68.44 Kg

11 Quantité de marmanite dans un trou Qexmar 22.55 Kg

12 Longueur de la chare d’explosif Lch 11 M


13 Longueur de bourrage Lb 2.5 M
14 Volume de bloc Vbl 10000 m3
15 Longueur de bloc Lbl 98 M
16 Nombre de trous Ntr 50 Trous
17 Longueur de forage par volée Lf 675 M
18 Quantité d’explosif dans un bloc Qextot 4550 Kg

19 Quantité d’anfomil dans un bloc tot


Qanf 3412.5 Kg

20 Quantité de marmanite dans un bloc tot


Qmar 1173.5 Kg

21 Durée de micro-rotard t 13 m.s.

47
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Figure II.11: plan ded tir propose [3]

48
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

VI.5. Débitage secondaire :


Quelles que soient les précautions prises pour obtenir une bonne fragmentation, on
obtient malgré tout un pourcentage de blocs hors gabarit d’où la recourir au débitage
secondaire est nécessiare.
Pour cela ; au niveau de la carrière de AIN TOUTA ils ont utilisent le débitage
secondaire à l’aide d’une brise roche à marteau qui se surmonte sur une pelle récupéré à cette
effet.

Figure II.12.débitage secondaire des blocs hors gabarit par pelle hydraulique équipée d’un
marteau. [25]

49
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.4. Processus de chargement


Le fonctionnement de la carrière ou mine à ciel ouvert et organiser au tour des engins
choisis pour le chargement des matériaux ; On retiendra de même, que la hauteur des gradins
est adoptée en fonction des paramètres technologiques des moyens de chargement.
Considéré comme le maillon principal de la chaîne technologique d’exploitation
minière à ciel ouvert, l’engin de chargement définit le niveau de production d’une carrière ou
mine à ciel ouvert.
On notera la tendance des entreprises minières accroître considérablement les
capacités du matériel.
La détermination du type d’engin d’excavation et chargement se basé sur les facteurs
suivants :
- La nature des matériaux ;
- La méthode d’exploitation ;
- La production envisagée ;
- Les mesures de sécurités.
Dont l’adoption des engins de grandes capacités conditionnés par les dimensions et
réserve du gisement importantes.
II.4.1. choix de l’engin de chargement
On fait le choix de l’engin de chargement d’après la capacité du godet (E)
E= (Qex.Tc.Kf)/(3600.Kr.Ku.Tp) ;m3
Où : Qex : production postier Qex=2000m3
Tc : durée d’un cycle de chargeuse Tc=(30-45)s on prends Tc=40s
Kf : coéfficient de foisennement des roches dans le godet ; Kf=(1.15-1.35)
On prends Kf=1.3
Kr : coéfficient de remplaissage du godet ;Kr=(0.7-0.85)
On prends Kr=0.8
Ku : coéfficient de l’utilisation de la chargeuse Ku=(0.8-0.9)
On prends Ku=0.85
Tp : durée dèun poste Tp= 7 heurs
Donc :
E= (1000*40*1.3)/(3600*0.8*0.85*7) => E= 3.03m3
pour réaliser la production planifier on utilise une chargeuse avec une capacité de godet qui
est égale 3m3 (E=3 m3)

50
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Au niveau de la carrière d’AIN-TOUTA, l’engin minier qui consiste au chargement de


la matière ; c’est une chargeuse de type WA700-3 à châssis articulé d’un axe verticale dans la
partie arrière de la chargeuse.
Dont leurs caractéristiques sont présentées dans le (tableau N°11).
Tableau II.11caractéristiques techniques et géométriques de la chargeuse KOMATSU
WA700-3[4]
N° Caractéristiques techniques valeurs Unités
01 Marque : KOMATSU; Modèle WA700-3 * *
02 Puissance du moteur (Diesel) 641 Cv
03 Capacité du godet de la chargeuse 8,7 m3
04 Rayon de braquage 9,2 m
05 Poids de l’engin (net) 64730 kg
06 Vitesse de translation maxi « avant » 30 Km/h
07 Vitesse de translation maxi « arrière » 32 Km/h
08 La largeur de la chargeuse 4570 mm
09 La longueur de la chargeuse 12100 mm
10 La hauteur de la chargeuse 4610 mm

Figure II.13.caractéristiques géométriques de la chargeuse . [6]

51
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Tableau II.12.chronométrage du temps de cycle de la chargeuse. [9]

N° Chargeme Déplacement Déchargeme Retour au manoeuvr Temps de


nt du à charge ; nt du godet ; point initial ; es cycle
godet ; (sec) (sec) (sec)
(sec)
01 10 09 18 05 08 50
02 11 07 20 08 07 53
03 15 07 15 16 09 62
04 15 11 20 13 08 67
05 13 08 15 05 10 51
06 12 06 15 08 06 47
07 11 10 12 07 07 47
08 16 11 18 10 09 64
09 12 07 18 08 10 57
10 21 07 15 08 08 48
11 13 08 15 08 09 53
12 12 12 14 09 07 54
13 12 11 15 08 05 51
14 10 20 15 14 07 66
15 11 06 23 10 07 57
16 11 07 19 09 10 56
17 14 07 18 08 08 55
18 12 10 16 14 06 58
19 14 09 18 10 05 56
20 13 08 19 10 09 59
21 14 08 19 10 10 61
22 11 16 08 08 11 54
23 12 22 10 10 12 66
24 12 15 10 08 10 55
25 14 11 15 11 12 63
26 10 07 18 10 11 56
27 11 10 16 13 08 58
28 13 08 12 14 07 54
29 12 15 20 08 10 65
30 11 12 14 10 11 58
Σ 367 305 480 290 257 1699

52
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.4.2. Calcule d’exploitation de la chargeuse WA700-3


a. Le temps de cycle de la chargeuse
n

 Tci
Tc  i 1
; sec
nc
Où :
n

 Tci
i 1
: La somme des temps de cycles de la chargeuse ; sec

 Tci  1699 sec (D’après le tableau de chronométrage du temps de


i 1

Cycle de la chargeuse).
nc : Nombre de cycle de la chargeuse ; nc  30cycles
Donc :
1699
Tc   56.63 sec
30
b. Nombre de cycles à effectuer la chargeuse pendant une minute
60
nc  ; cycles / min
Tc
60
nc   1.05  1cycles / min .
56.63
c. Le rendement théorique horaire de la chargeuse
Qth  60  nc  Eg ; m 3 / heur
Où :
Eg : Volume du godet de la chargeuse ; Eg  8.7 m 3
Alors :
Qth  60  1.05  8.7  548.1m 3 / heur
d. Rendement technique horaire de la chargeuse
Kr 3
Qtec  Qth  ; m / heur
Kf
Où :
Kr : Coefficient de remplissage du godet de la chargeuse ; Kr  0.7  0.8
Kf : Coefficient de foisonnement des roches dans le godet de la
Chargeuse ; Kf  1.15  1.35

53
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Alors :

a. Rendement d’exploitation postier


Qp  Qtec  Tp  Ku; m 3 / poste
Où :
Tp : durée d’un poste d’une chargeuse ; Tp=7heurs
Ku : coefficient d’utilisation de la chargeuse;
Teff
Ku 
Tp
D'où:
Teff: le temps effectif pendant le poste, se détermine par la formule qui suite:
Teff =Tp-(tmp+tmnp); heurs.
D’Où:
tmp: les temps morts planifiés; (voir tableau).
tmnp: les temps morts non planifiés; (voir tableau).

Tableau II.13.définition du temps effectif de la chargeuse pendant le poste[3]

N° Designation valeur Unite


1 Temps morts planifiés
Temps de prise de poste 15 Min
Temps de déjeuner 60 Min
Temps de la remise de poste 15 Min
2 Temps morts non planifiés
Les pannes imprévues 30 Min
Indiscipline des ouvriers 15 Min

Donc : Teff =420-(90+45)= 285min


285
Alors: Ku   0.67
420
Donc : Qp  337.29  7  0.67  1582m3 / poste

54
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

e. Rendement annuel de la chargeuse


Qan  Qp  Np  Nj ; m 3 / an
Où :
Np : Nombre de poste de travail de la chargeuse par jour ;Np=2postes
Nj : nombre de jours de travail de la chargeuse par an ; Nj=250jours
Donc :
Qan  1582  2  250  791000m3 / an

Pour la masse volumique des calcaire est de  calcaire  2.6 .


Donc :
Qan  Qp  Np  Nj   calcaire

Qan  791000  2.6  2056600tonnes / an


f. Nombre de chargeuse nécessaire pour assurer la production annuelle
Pan
Nch   Krés; ch arg euses
Qan
Où :
Pan : production annuelle planifier de la carrière ; Pan=1300000t/an
Krés : coefficient de réserve pour le chargement ; Krés=1.1-1.2
1300000
Donc : Nch   1.15  0.72  1ch arg euse
2056600
Remarque:
Pour éviter le manque des engins de chargement en cas de la panne, il faut fournir une
autre chargeuse comme réserve.
Donc Nch= 2 chargeuses
II.4.3. Conclusion :
On peut dire que le rendement de la chargeuse calculer est dépend de plusieurs indices :
- Le positionnement par rapport au front de travail et aussi le point de déchargement ;
- La distance de parcours entre le front et le point de déchargement ;
- Le nombre de manœuvres effectuées pendant un cycle.

55
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.5. Processus de transport:


Le transport dans une carrière est un procédé technologique adopté pour le
déplacement de la matière abattue du chantier vers le point de déchargement.
Le transport dans la carrière prédéterminer dans une large mesure ; le mode d’ouverture du
gisement, la méthode d’exploitation et le mode de la mise à terrils ; c’est un processus
complexe de fait que certaines cas, les dépenses y compris de 70% du pris de revient du
minerai extrait, elle est caractérisé par :
- le débit à transporter ;
- la distance comprise entre le front de travail et le point de déchargement ;
- la matière à transporter.
En fonction de ces éléments qu’on choisira la solution la mieux à adopter pour chaque
cas particulier, qui tient compte aussi des conditions topographique du site choisi.
Choix de type de camion :
On fait le choix de type de camion d’après le rapport Vb/E
Tableau II.14.Les valeures du rapport Vb/E [4]
Rapport Vb/E
Capacité Distance de transport
de godet
1-2 3-4 5-6 7-8
3.2 5.5 6.4 8 10
4 5.5 6.4 8 10
5 5.2 6.2 7.8 9.6
6.3 5.2 6.2 7.6 9.6
8.5 4.7 5.7 7.3 9.3
Pour notre cas la longueur de transport est de 2km ; et la capacité du godet de la chargeuse est
de8.7m3. d’après le tableau le rapport Vb/E égale 4.7
Danc :
Vb=4.7*8.7 = 41m3
Danc on utilise un camion avec une capacité de la benne qui est égale a 41m3.
Dans la carrière d’AIN-TOUTA, le type de camion adopté pour le transport de la
matière du calcaire est : EUCLID HITACHI EH1000 ; ces caractéristiques sont représentes
dans le (Tableau II.15):

56
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Tableau II.15.caractéristiques techniques et géométriques du camion EUCLID HITACHI


EH1000[4]
N° Caractéristiques techniques Valeurs Unités
01 Marque : EUCLID HITACHI EH 1000 * *
02 Puissance du moteur (Diesel) 736 kw
03 Le poids net (à vide) 41900 Kg
04 Charge utile max 60 T
05 Capacité de la benne du camion 35 m3
06 Vitesse de translation maxi « avant » 70 Km/h
07 Rayon de braquage du camion 08 M
08 La largeur du camion 4470 mm
09 La longueur du camion : 9300 mm
10 La hauteur du camion 4620 mm

Figure II.14.caractéristiques géométriques du camion EH1000. [9]

57
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.5.1. Chronométrage du temps de cycle du camion :

Tableau II.16.Chronométrage du temps de cycle du camion[4]

N° Temps de Temps Temps de Temps de Temps Temps de


chargement de d’aller ; déchargement retour ; d’attente ; cycle ;
la benne ; (min) de la benne, (min) (min) (min)
(min) (sec)
1 2.20 3.45 40 2.00 6.00 14.45
2 2.19 3.26 31 2.40 2.20 11.16
3 3.10 3.50 70 2.19 8.10 18.39
4 2.40 4.00 59 3.50 10.00 21.29
5 3.00 3.55 60 2.55 3.30 14.20
6 3.40 4.15 55 3.00 5.45 17.35
7 2.00 2.50 45 3.20 2.50 11.45
8 3.10 3.20 50 2.55 6.20 16.35
9 2.50 4.20 39 3.15 3.45 14.49
10 4.00 2.55 57 3.05 2.27 13.24
11 2.45 3.15 30 2.28 14.10 23.08
12 3.08 4.10 65 2.20 9.58 20.41
13 4.10 2.57 59 3.45 2.56 14.47
14 3.45 3.55 56 2.40 4.00 15.16
15 2.55 3.58 36 2.20 3.24 13.13
16 3.30 2.58 33 2.35 6.55 16.31
17 2.12 3.30 48 3.00 6.08 15.38
18 2.30 3.00 54 2.25 11.00 19.49
19 3.40 2.50 59 2.30 5.13 15.12
20 3.05 3.10 60 2.46 6.30 16.31
Σ 60min et 49sec 70min et 16min et 46sec 56min et 121min et 325 et
19sec 08sec 21sec 23sec

58
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.5.2. Calcule productivité du camion :


a. Nombre de godets :
Le choix des camions dépend de la machine de chargement, est doit y capable de portée la
charge que la chargeuse lui surmonte, pour un nombre de godet constant.
Le nombre de godets qui déverser la chargeuse dans la benne du camion ; se détermine par
la formule :
Qch  Kf
ng  ; go det s
E    Kr
Où :
Qch : capacité de la charge du camion ; Qch=60tonnes
Kf : coefficient de foisonnement des roches dans le godet ; Kf=1.35 on foction de
dureté
E : capacité du godet de la chargeuse ; E= 8.7m3
γ : poids volumique de la roche ; γ =2.6t/m3
Kr : coefficient de remplissage du godet de la chargeuse ; Kr=0.8 on foction du dureté
Donc :
60  1.35
ng   4.47  5 go det s
8 .7  2 .6  0 .8
b. Rendement du camion :
Rc= nc x Qch x ku ; t/poste
Où :
nc : nombre de cycle effectués par le camion pendant un poste ;
Tp  60
nc  ; cycles
Tc
Où :

Tp : Temps d’un poste pour le processus de transport ; Tp=7heurs


Tc : durée d’un cycle effectué par un camion ; min
On y estimé la durée d’un cycle effectué par un camion dans la carrière d’AIN TOUTA
comme suite :
Tc= Tch + Tall + Tdéch + Tret + Tatt ; min
Où:
Tch : Temps de chargement du camion, en moyen ; Tch=3min et 36sec
Tall : Temps d’aller à charge, en moyen ; Tall=3min et 34sec

59
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Tdéch : Temps de déchargement, en moyen ; Tdéch=47sec


Tret : Temps de retour, en moyen ; Tret=2min et 52sec
Tatt : Temps d’attente, en moyen ; Tatt=5min et 52sec
Donc le temps de cycle est de :
Tc= 17min
Alors le nombre de cycles effectués est :
7  60
nc   24cycles
17
Ku : coefficient d'utilisation du camion
Teff
Ku  ;.
Tp
D'où:
Teff: le temps effectif pendant le poste,
Teff =Tp-(tmp+tmnp); heurs.
Où:
tmp: les temps morts planifiés; (voir tableau).
tmnp: les temps morts non planifiés; (voir tableau).
Tableau II.17.définition du temps effectif du camion pendant le poste[4]

N° Designation valeur Unite


1 Temps morts planifiés
Temps de prise de poste 15 Min
Temps de déjeuner 60 Min
Temps de la remise de poste 15 Min
2 Temps morts non planifiés
Les arrêts du concasseur 30 Min
Indiscipline des ouvriers 15 Min
Les arrêts des camions 10 Min

Donc :
Teff =420-(90+55)= 275 min

Alors:

60
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

275
Ku   0.65
420
Alors le rendement du camion est :
Rc= 24 x 60x 0.65=878.4t/poste
c. Le nombre de camions par poste :
T
Nc  ; camions
Tch  Tpa
Où :
T : temps de parcours du camion ; T= Tc - Tatt=17-5=12min
Tch : Temps de chargement du camion ; Tch=3min et 36sec
Tpa : temps de pause de la chargeuse ; Tpa=1min
Donc :
12
Nc   2.6  3camions / 1ch arg euse
3met 36 s  1

e. Chaussé de transport à doubles voies :

B= 2A + 2c + x ; m
Où :
A : largeur du camion ; A=4.47m
c : largeur de la bande de sécurité (accotement), dépend de la vitesse de circulation de
camion ; c=0.5 +0.005v ;m
Et v : la vitesse de circulation des camions ; v=40km/h
Donc :
C= 0.7m
x : distance de croisement des camions ; x=1.5m
Alors :
B= 2(4.47) + 2(0.7) + 1.5=11.84m

61
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

II.5.4. Vérification de la conformité de la relation volume des récipients (benne/godet) et


la capacité de charge des moyens de manutentions :
a. Le but de calcule :
Le poids volumique des roche massif n’est pas le même, si en les arraches ; et se
diffère d’une roche et d’une autre, même pour un seul type, du raison qu’un type peut prendre
plusieurs cas de formation d’après son cristallisation, ses composition chimiques et aussi ses
composition physico mécanique.
Donc ; cette différence peut entraîne une influence sur le choix et rationalité des
engins surtout les camions.
De ce point la, on va faire un calcul, nous permettons de vérifier la conformité de la
relation volume des récipients et la capacité de la charge du moyens de manutention en
fonction du poids volumique des roches à porter.

b. Caractérisation de la masse minière :


 type : calcaire à structure compacte.
 poids volumique dans le massif : γm=2.6t/m3
 coefficient de foisonnement dans le tas : Kf=1.35
b.1. calcule du poids volumique de calcaire dans la benne :
m
b  ;t / m3
Kf
Où :
 m : Le poids volumique de calcaire ;  m  2.6t / m 3
Kf : Coefficient de foisonnement de calcaire tiré dans la benne ; Kf=1.35
Elle dépend de la qualité de fragmentation.
Donc :
2 .6
b   1.92t / m 3
1.35
b.2. calcul du poids des roches contenus dans la benne :
Le poids des roches contenus dans la benne est défini comme suite :
 sans dôme :
m= Vb x γb x Kr ; tonne
Où :
Vb : volume géométrique de la benne ;Vb=35m3
Kr : coefficient de remplissage dans la benne ; Kr≤1sans dôme

62
Chapitre II :Exploitation du gisement de calcaire

Donc :
m= 35 x 1.92 x 1=67.2tonnes
 avec dôme :
m’= Vb x γb x Kr ; tonne
Où :
Kr : coefficient de remplissage dans la benne ; Kr=1.01-1.15avec dôme
Donc :
m’= 35 x 1.92 x 1.15 =77.28tonnes

II.5.4.Conclusion
Nous remarquons que le poids des roches contenus dans la benne est supérieur à la
capacité des camions donc :
L’utilisation de ce camion n’est pas convenable, car l’usure des pièces de suspension
des camions sera inévitable dans les délais réduits ; il sera de même pour le pneumatique.

63
Chapitre III :

Instabilité du talus et méthodes


d’analyse
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

III.1.Introduction
Les problèmes de stabilité des pentes se rencontrent fréquemment dans la construction des
routes, des canaux, des digues, des barrages et dans les exploitations à ciel ouvert. De ce fait,
ce phenomen a constituel’une des preoccupations majeures des géotechniciens et des
gestionnaires des ouvrages d’art et miniers. En outre, certain espentes naturelles sont
oupeuvent de venirin stables.Une rupture d’un talus peut être catastrophique et provoquer des
pertes en vies humaine des dégâts naturelles considérables.

Dans le cas des exploitations à ciel ouvert, ce problem est d’une importance capital pour :

• assurer la continuité de la production.

• sauvegarder les vies humaines et les engins de production.

III.2.Classification des mouvements de terrains


De nombreuses classifications ont été proposées pour rendre compte de la diversité des
mouvements de terrain. Les principaux critères de classification retenus sont :
• Types de terrain affectés.
• Types de mouvements.
• Vitesse des processus.
• Taux de remaniement des matériaux après le mouvement.

Les mouvements de terrain les plus fréquents sont classés en :

• Glissements.
• Coulées.
• Ecroulement.
• Fluages.

III.2.1.Les glissements
Ils se carsactérient par la translation latérale d’une certaine masse de matériaux au niveau
d’une surface de rupture nettement individualisée et se produisent généralement dans des
matériaux faiblement cohérents (marnes, argiles..). Les glissements sont les mouvements qui
affectent le plus fréquemment les ouvrages de génie civil et génie minier. [36]

65
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Principales causes des glissements :

Plusieurs facteurs contribuent au déclenchement des glissements, les plus importantsétant :

- la nature des terrains : les terrains argileux sont prédisposés aux glissements.

- l’action de l’eau : l’eauestdans la plupart des cas la cause principale dans la mise en
mouvement des terrains.

- les causes mécaniquesexternes : citonsparmi les causes mécaniquesexternes, le terrassement


au pied du talus, les entailleseffectuéesdans les talus stables, toute surcharge naturelle
ouartificielledéposéesurunepente, les vibrations naturelles (séismes) ouartificielles (explosion,
machines ouenginsroulants …).

Selon la forme de la surface de rupture, on distingue trois types de glissements :


• Glissement plan.
• Glissement rotationnels simples.
• Glissement rotationnels complexes (composés).

a. Glissement plan

Il se produit suivant un plan, au niveau d’une surface de discontinuité géologique : zone entre
deux matériaux de nature différente, failles, plans de stratification… (figure I.10). La ligne de
rupture suit une couche mince de mauvaises caractéristiques sur laquelle s’exerce souvent
l’action de l’eau. Une telle couche est appelée « couche savon ». [41]

Figure.III.1. Glissement plan. [16]

66
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

b. Glissements rotationnel sou circulaires

Le terrain glisse le long d’une surface concave ayant la forme d’une cueillere. On distingue le
glissement rotationnel simple et complexe (composé).

Glissement rotationnel simple :

Ce type de glissement est très fréquent. La surface de rupture à une forme simple et peut
être assimilée à un cylindre. Dans un tel glissement, on distingue (Figure.III.2.) : au sommet
des fissures de traction et un escarpement, correspondant au départ de la surface de
glissement, et à la base un bourrelet formé par des matières glissées. Dans certains cas, la
surface de rupture peut être assimilée à un cercle, d’où le nom de glissement circulaire.

Figure.III.2. Glissement rotationnel simple. [24]

Glissement rotationnel complexe :

Ce type de glissement est rare. Il s’agit de glissements multiples emboîtés les uns dans les
autres, dus souvent à la suppression de la butée provoquée par le glissement précédent, ce qui
entraîne des glissements successifs remontant vers l’amont.

67
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Figure.III.3. Glissement ssuccessifs emboîtés. [12]

Principales causes des glissements :

Plusieurs facteurs contribuent au déclenchement des glissements, les plus importants étant
: - la nature des terrains : les terrains argileux sont prédisposés aux glissements.

- l’action de l’eau : l’eau est dans la plupart des cas la cause principale dans la mise en
mouvement des terrains

. - les causes mécaniques externes : citons parmi les causes mécaniques externes, le
terrassement au pied du talus, les entailles effectuées dans les talus stables, toute surcharge
naturelle ou artificielle déposée sur une pente, les vibrations naturelles (séismes) ou
artificielles (explosion, machines …).

III.2.2.Les coulees
Elles se produisent à partir de matériel meuble, momentanément saturé en eau, prenant
alors une consistance plus ou moins visqueuse, parfois proche de la fluidité. On distingue
plusieurs types de coulées telle que : coulées boueuses (incluant coulée de blocs, de terre, de
boue, lave torrentielle, avalanche de débris et se produisant surtout en montagne)
(Figure.III.4.), coulées de solifluxion (déplacement lent des sols en milieu périglaciaire,
résultant de l’instabilité de la partie dégelée du sol, en surface, au cours de l’été).

Figure.III.4.Coulée de boue [31]

68
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

III.2.3.Les écroulements
Ce sont des chutes soudaines de masses rocheuses. On utilise le terme de chute de pierres
pour le détachement de quelques unités de volume inférieur à 1 dm2, ou chute de blocs pour
un volume supérieur. Le terme écroulement est utilisé quand il s’agit de la chute soudaine
d’une masse rocheuse qui se détache d’une paroi en se désorganisant.

Figure.III.5. Ecroulement [31]

III.2.4.Le fluage
Il coerrespond à des mouvements lents, dus à des sollicitations proches de la rupture
(domain plastique). Dans l’exemple de la Figure.III.6., le banc de marne flue sous le poids de
la falaise calcaire. Ceci peut provoquer une fissuration du banc calcaire peu déformable et un
risque d’écroulement de la falaise.

Figure.III.6.Exemple de fluage. [31]

Une compilation des différents types de mouvements de terrain est donnée dans le tableau.

69
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Tableau III.1.Principales classes et types de destabilisation sur les versants en fonction des
terrains concernés (d’après Campy M., Macaire J.J., 2003)

III.3.Methodes de calcul de la stabilite des talus


Les méthodes de calcul de stabilité des terrains sont basées sur la constatation suivante :
lorsqu’il y a glissement de terrain, il y a séparation d’une masse du sol du reste du massif et
son glissement se fait suivant une surface de rupture. Ayant défini une surface de rupture « S
», on étudie la stabilité de la masse (1) mobile par rapport au massif (2) qui est fixe
(Figure.III.7.).

Figure.III.7.Surface de rupture. [36]

70
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

III.3.1. Définition du coefficient de sécurité


Le calcul de la stabilité des talus est généralement estimé à l’aide d’un coefficient
appelé : coefficient de sécurité Fs. Ce coefficient est défini comme étant le rapport du moment
par rapport à un point fixe de la résultante des forces résistantes au glissement aux forces
provoquant le glissement.

Tableau III.2.Equilibre des talus en fonction des valeursthéoriques du coefficient de


sécurité[15].

Facteur de sécurité Fs Etat de l’ouvrage.


Fs< 1 Danger.
Fs =1 Stabilitélimite
Fs є] 1, 1.25 [ Sécurité contestable.
Sécuritésatisfaisante pour les
ouvragespeuimportantsmais par
Fs є ] 1.25, 1.40[ contrec’estunesécurité contestable pour les
talus des carrières à cielouvert.
Fs>1.4 Sécuritésatisfaisante

Tableau III.3.Equilibre des talus en fonction des valeurs éxpérimentales du Fs [27].


Fs< 1 talus instable.
1 <Fs< 1.5 glissement possible.
Fs> 1.5 généralement stable.

III.3.2. Méthodes de calcul de la stabilité


Les principales méthodes de calcul de la stabilité des talus sont :
• Les méthodes basées sur l’équilibre limite.
• Les méthodes des éléments finis.
• Les méthodes des abaques.

71
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Dans ce travail, on utilisera Les méthodes des éléments finis. La mise en équation du
problème de l’équilibre d’une masse de sol peut se faire de deux manières :
*Ou bien on étudie l’équilibre de l’ensemble de la zone de glissement. La ligne de rupture est
; la plupart du temps supposé circulaire. C’est la « méthode globale » (méthode de TAYLOR
; de CAQUOT ; de BIAREZ…..).
* Ou bien on décompose le talus en tranches dont on étudie d’abord l’équilibre individuel,
avant de globaliser le résultat en faisant intervenir certaines hypothèses simplificatrices ; c’est
la « méthode des tranches » (méthode de FELLENIUS, méthode de BISHOP…). Dans ce
qui suit, on développera la méthode des tranches, qui sera utilisée dans le cadre de notre
travail.
Méthode des tranches :

Cette méthode consiste à considérer les forces qui tendent à retenir un certain volume de
terrain, délimité par les forces libres du talus et une surface de rupture potentielle, et celles qui
tendent à la mettre en mouvement (Figure.III.8).

Figure.III.8.Découpage d’un talus en tranches et les forces agissant essurune tranche[31].

72
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Soit un cercle quelconque de centre O et de rayon R pour lequel on vérifie la sécurité vis-
à-vis du risque de glissement. La méthode des tranches consiste à découper le volume de sol
(compris dans l’arc EF) en un certain nombre de tranches limitées par des plans verticaux. En
l’absence d’eau, une tranche (n) est soumise à :
• Son poids W .
• Les efforts inter-tranches décomposés en efforts horizontaux Hn et Hn+1 et en efforts
verticaux Vn et Vn+1.
• La réaction Rn du milieu sous-jacent sur l’arc AB (résistance de cisaillement). Elle se
décompose en une composante normale et tangentielle

. a. Dans la méthode de FELLENIUS (1936), appelée aussi méthode suédoise, on considère


que :
• La ligne de glissement est de forme circulaire
• On néglige totalement les efforts inter-tranches
• La seule force agissant sur l’arc AB est le poids W.

Par rapport au centre O, on peut définir : - le moment moteur comme celui du poids des
terrains W tendant à provoquer le glissement.

on obtient l’expression du facteur de sécurité:

Les paramètres intervenant dans le calcul de Fssont donc

- b, la largeur des tranches

- α, l’angle orienté que fait le rayon du cercle passant par le milieu de la base de la tranche
avec la verticale

- la hauteur de la tranche pour le calcul du poids W.

b. Méthode de BISHOP simplifiée (1954)

73
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Dans cette méthode on considère que :


• La ligne de glissement est toujours de forme circulaire.
• Les efforts verticaux inter-tranches sont nuls (Vn – Vn+1 = 0).

Le facteur de sécurité est donné par la formule suivante :

Pour déterminer Fs il faut procéder par itérations successives. La première itération est faite
en adoptant, comme valeur Fs0 le coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Fellenius.

La méthode de Fellenius donne des résultats pessimistes par rapport à la méthode de Bishop.
Les écarts sur Fs peuvent atteindre 10 %. La méthode de Fellenius a l’avantage de simplicité
et donc peut être utilisée dans tous les cas courants. [12]

III.3.3. Principaux facteurs influençant la stabilité des talus


L’angle de pente maximal que peut admettre un talus dépend d’un certain nombre de
facteurs dont les principaux sont :
• La hauteur du gradin
• La nature des terrains
• L’eau souterraine
• La méthode et les phases d’exploitation
• Les facteurs d’ordre géométrique (concavité ou convexité du bord du talus)

a. La hauteur du gradin

La hauteur du gradin influe considérablement sur la valeur du coefficient de


sécurité et donc sur la stabilité des talus. Plus la hauteur du gradin est grande, plus
son angle de pente sera faible.

74
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

b. La nature des terrains


La nature des terrains est un paramètre très important dont il faut tenir compte dans une étude
de stabilité. Il s’agit principalement d’étudier la structure du massif et des caractéristiques
physiques et mécaniques du terrain. En ce qui concerne la structure du massif, l’étude des
discontinuités du massif (fractures, plans de stratification, failles, fissuration) a une influence
primordiale sur le calcul du coefficient de sécurité. En ce qui concerne les caractéristiques
physiques et mécaniques, le paramètre physique pris en compte lors du calcul de la stabilité
des talus est le poids volumique des terrains en place. Les caractéristiques mécaniques du
terrain les plus importantes sont sa résistance au cisaillement qui nous permet de mesurer les
caractéristiques de cisaillement (cohésion et angle de frottement interne).
c. L’eau souterraine

L’eau joue un rôle très important dans la stabilité des talus. D’une manière générale, la
présence d’eau dans un terrain abaisse le coefficient de sécurité

d. Les phases et les méthodes d’exploitation

La modification de l’état des contraintes dans un massif rocheux suite aux travaux
d’exploitation peut entraîner une diminution de la résistance au cisaillement qui peut conduire
à des ruptures. Les calculs de stabilité des gradins doivent aussi tenir compte des surcharges
ponctuelles dues aux engins d’exploitation.

e. La géométrie

La concavité ou la convexité des bords de talus a une influence sur la valeur réelle du
coefficient de sécurité. Dans le cas ou le bord de fosse est concave, la valeur de Fs est sous-
estimé. Dans le cas contraire (bord convexe), elle est surestimée par rapport à la réalité

III.3.4. Stabilisation des talus rocheux


Pour augmenter la stabilité des talus rocheux, on utilisedifférentes techniques, parmi
lesquelles, on citera :

- L’aplatissement du talus : cette technique consiste à diminuer le poids du massif


rocheux qui a tendance à glisser (Figure.III.9).
- Le drainage : les pression peuvent être responsables de la diminution de Fs, le
drainage peut dans ce cas être utilisé, surtout si la perméabilité des discontinuities est

75
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

suffisante. Les drains peuvent être mis en place à partir du talus ou à partir d’une
galerie de drainage (Figure.III.10).
- Le boulonnage: cette technique à pour objet de retenir en place des blocs rocheux.
L’influence de celle-ci ne s’étend que sur quelques mètres (Figure.III.11).
- Les ancrages: ces techniques peuvent retenir des massifs rocheux beaucoup plus
importants, vue la profondeur du scellement et les efforts qui peuvent être mobilisés
(Figure.III.12).
- L’injection: elle consiste à augmenter les caractéristiques de cisaillement par
introduction dans les joints d’un coulis d’injection.

Figure.III.9.Aplatissement d’un talus[31].

76
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Figure.III.10.Stabilisation des talus par le drainage[31].

Figure.III.11.Stabilisation des talus par boulonnage[27].

77
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Figure.III.12.Stabilisation des talus par des ancrages. [27]

III.4.Systèmes de classification des massifs rocheux

III.4.1.Introduction
Les classifications des roches prennent en considération plusieurs facteurs affectant la
stabilité des massifs rocheux. Ces facteurs sont relies notamment à la résistance de la matrice
rocheuse, la présence d’eau et la description des discontinuités (nombre de familles,
espacement, rugosité, altération des épontes, matériau de remplissage...) nous nous
intéressons, dans ce qui suit, aux systèmes de classification quantitatives, nommés également
classification géomécanique. [10]

Les systèmes le plus utilisés sont:


- RQD (Rock QualityDesignation) d’après Deere (1968);
- RMR (Rock Mass Rating) d’après Bieniawski (1989);
- GSI (GeologicalStrength Index) d’après Hoek- Brown (1995);
- Q Barton (1974) ;

III.4.2.Systèmes du RQD (Rock QualityDesignation)


Proposé par Deere en 1964 et obtenu à partir de carotte de forage géologique, c’est un
indice représentant l’évaluation du pourcentage des carottes récupérées sur une longueur de
course précise.

Principe de calcul du RQD

Basé sur un procédé qualitatif, seule la somme des longueurs de morceaux de plus de 10
cm (4 pouces) est conservée. Cette somme est divisée par la longueur de course de la carotte
de forage. Ce parameter est défini comme suit:

78
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

∑ ‫ >݅ܮ‬10ܿ݉
ܴܳ‫= ܦ‬
Lt

Figure.III.13. Schéma explicatif - méthode de calcul de RQD.

Tout calcul du RQD doit être réalisé selon différentes longueurs de course de carotte de
forage afin de séparer les différents plans de sédimentations, zones de faiblesse, des structures
locales, ...etc. (Voir Annexe01.C).

La relation entre la valeur du RQD et la qualité du massif peut être établie selon la
proposition de Deere en 1988. Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau ci-dessous.

Tableau III.4.classification de la roche suivant RQD (Deere, 1968). [8]

Les inconvénients du système RQD :

- Le RQD peut donner des résultats différents en fonction de l’orientation du trou de forage
géologique par rapport au massif rocheux.

- La mesure des espacements des joints est ainsi sensible à la direction ce qui ne permet
pas d’évaluer les conditions d’espacement des discontinuités hautement anisotrope.

Pour ces raisons on ne peut constituer adéquatement un outil exclusif de système de


classification des roches. Le système RQD est utilisé dans d’autres classifications en tant que

79
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

paramètre principalement en raison de sa force descriptive du système de discontinuités du


massif [22].

III.4.3. Système du RMR (Rock Mass Rating)


Cette classification a été développée par BIENIAWSKI [1973] au South Africain
Council of Scientific and IndustrialReasearch (SACSIR). Elle est basée sur l’étude de
quelques centaines de tunnels creusés principalement dans des roches sédimentaires à
profondeur modérée. L’utilisation de cette classification nécessite de diviser au préalable le
site en régions homogènes d’un point de vue de structures géologiques. Chaque région est
classifiée séparément. (Annexe 01.E).

- Principe de calcul du RMR théoriquement

Se repose sur la simplicité à déterminer les différents paramètres suivants :

- A1 : Résistance en compression uniaxiale de la roche intacte;

- A2 : RQD(Rock Quality Index);

- A3 : Espacement moyen des discontinuités;

- A4 : Condition des discontinuités (ouverture, persistance, rugosité...);

- A5 : Les conditions hydrogéologiques du massif rocheux ;

- A6 : Orientation des discontinuités par rapport aux directions représentatives du problème


traité.

Les notes A1, A2 et A5 correspondant aux paramètres établies pour l'ensemble du massif
rocheux, alors que A3, A4 et A6 sont évaluées pour chaque famille de discontinuités.

Le calcul se base sur la sommation des divers paramètres afin de produire une cote finale du
RMRde base comprise entre 8 et 100 points.

RMR de base = A1 + A2 + A3 + A4 + A5 (II.2)

Bieniawski (1976) présente une classification et description pour le massif rocheux selon
l’indice RMR final. Cette classification comprend 5 groupes d’intervalle de 20 points par
classe dont la description rocheuse variant entre roches de très faible qualité à très bonnes
roches. (Voir Annexe 02).

80
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Tableau III.5.paramétre de classification des roches et notes de pondérationZ.BIENIAWSKI.


[12]

Tableau III.6.Qualité du massif rocheux selon le RMR (Bieniawski, 1976) [12].

81
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

-Estimation des caractéristiques mécaniques des massifs rocheux à partir duRMR

Selon Bieniawski (1989), le RMR permet aussi d’estimer des paramètres mécaniques des
massifs comme le temps de soutien moyen, la cohésion et l’angle de frottement du massif
rocheux. Plusieurs auteurs ont proposé des relations entre ces paramètres et la valeur du
RMR.
Il existe des corrélations qui permettent d'estimer la cohésion, l’angle de frottement ainsi
que le module de Young:

a- La cohésion Ceq (kPa) = 5 RMR, (Bieniawski, 1979) (II.4)


b- L’angle de frottement: ÇOéq(°) =0,5 RMR + 8,3 7,2, (Trunck et Hönish, 1989)
(II.5)
ೃಾ ೃషభబ
c- Le module de Young: ‫ܧ‬௠ = 10( రబ
)
‫ܽܲܩ‬Serafim and Pereira (1983)
ୖ୑ ୖ
d- Coefficient de poissionܸ௠ = 0.5 − 0.2 ୖ୑ ୖା଴.ଶ(ଵ଴଴ିୖ୑ ୖ)Tokashiki and Aydan

(2010)

III.4.4. Système Q Barton (1974)


La classification NGI (Norwegian Geotechnical Institue) est introduite par Barton et al.,
en 1974. Elle est définie par l’indice de qualité du massif rocheux Q, qui tient compte:
- De l’indice du degré de fracturation et de la grosseur des blocs qui constituent le massif,
exprimé par le rapport RQD/Jn (Jn : nombre de famille de discontinuités);
- De la résistance au cisaillement des discontinuités exprimée par le rapport Jr/Ja (Jr :
paramètre de rugosité des joints, Ja : paramètre d’altération des joints);
- Du facteur relatif à des contraintes actives exprimé par le rapport Jw/SRF (Jw : paramètre
hydraulique, SRF : paramètre de réduction relatif aux contraintes). (Voir Annexe 01.A).

RQD : Rock Quality désignation index (Deere, 1964) ;


Jn: Note basée sur le nombre de familles de discontinuités ;
Jr : Note basée sur la rugosité des discontinuités la plus défavorables ;
Ja: Note basée sur le degré d’altération des discontinuités ou leur remplissage (discontinuités
les plus altérées) ; (Voir Annexe01.B).
Jw: Facteur prenant en compte les arrivées d’eau potentielles (débit et pression) ;

82
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

SRF : Coefficient d’ajustement en fonction des discontinuités ; L’indice Q de Barton


s’exprime par :

ܴܳ‫ ܦ‬Jr Jw
Q= ∗ ∗
‫ܨܴܵ ܽܬ ݊ܬ‬

III.4.5. Système du GSI (GeologicalStrength Index)


Introduit par Hoek - Brown en 1995, le GSI est un nombre sans dimension, déterminé
empiriquement, il varie entre 5 et 85, et qui peut être estimé à partir d’un examen de la qualité
dela masse rocheuse in situ. La méthode GSI s’appuie donc sur une observation directe de la
structure du massif rocheux . (Annexe 01.D).

Tableau III.7. Qualité du massif rocheux selon la valeur du GSI, (Hoek- Brown, 1995) [29].

Valeur du 76-95 56-75 41-55 21-40 <20


GSI
Qualité du Très bonne Bonne Moyenne Mauvaise Trèsmouvaise
massif
rocheux

83
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

III.5.Méthode des éléments finis


En mécanique des roches, il existe plusieurs méthodes numériques pour déterminer les
réponses d’un milieu rocheux à des sollicitations. L’évaluation d’un facteur sécurité se base
sur la MEF peut être mené avec tout programme général d’éléments finis ou avec les logiciels
spécialisés dans la modélisation géotechnique tels que le Plaxis,Cesar,Crisp ,slide et flac .

III.5.1.Présentation du logiciel Plaxis


Plaxis est un programme d’éléments finis conçu pour réaliser des analyses de déformation et
de stabilité pour différents types d’applications géotechniques. Les situations réelles peuvent
être représentées par un modèle plan ou axisymétrique (Brinkgereve et Vermeer, 2003).

a- Les options du code de calcul utilisées dans Plaxis


1- Input

Figure.III.14.Fenêtre d’outil Plaxis (Logiciel Plaxis 8.2).

Input est dit pré-processing, il consiste à faire :

- Une définition graphique et géométrique du modèle : définition des couches, des


ouvrages, des phases de construction et chargements et des conditions aux limites. Elle
s’appuie sur des procédures graphiques faciles à utiliser, ce qui permet une description
détaillée et précise des conditions réelles à modéliser;

84
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

- Une génération automatique du maillage : le maillage d’éléments finis est généré à partir
du modèle géométrique, avec des options pour le raffiner.

Figure.III.15.Exemple de maillage, (Logiciel Plaxis 8.2).

- Les conditions aux limites :

Ce sont des déplacements nuls imposés. Ils peuvent être appliqués aux lignes comme aux
points définissant la géométrie du modèle dans toutes les directions. Une option permet
d’appliquer les conditions d’appui standard valables dans la majorité des cas.

- Un chargement :

deux systèmes de chargement indépendants sont proposés pour appliquer des forces
ponctuelles ou des charges réparties. Les forces ponctuelles

peuvent être appliquées à n’importe quel point de la géométrie. Les charges peuvent être
réparties à n’importe quelle ligne de la géométrie sans se limiter à la seule frontière
extérieure. Les valeurs des chargements peuvent être modifiées dans le mode “construction
par étapes“ et/ou par l’utilisation des multiplicateurs.

85
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

Figure.III.16. Fenêtre de saisie des propriétés de matériaux, (Logiciel Plaxis 8.2).

- Introduire le régime d’écoulement : Des réseaux complexes de pressions interstitielles


peuvent êtres générés par combinaisons de lignes phréatiques et de saisie directe de pressions.

Figure.III.17.Génération des conditions hydrogéologiques, (Logiciel Plaxis 8.2).

86
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

2- Calculations

Le programme de calcul conduit à des analyses en déformation menées soit par un calcul
plastique soit par un calcul de consolidation ou un calcul en grandes déformations. Pour
chaque projet, plusieurs phases peuvent être définies avant le lancement des calculs.

Figure.III.18.Fenêtre de calcul, (Logiciel Plaxis 8.2).

3- Output

Le post processus «Plaxis» a des fonctions graphiques pour estimer les résultats des calculs,
les valeurs précises des déplacements, les forces et les contraintes. Ils sont accessibles sur des
tableaux de résultats du module output.

4-Curves

Sert à la construction des courbes de chargement-déplacement et des chemins de contrainte

87
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

III.5.2. Les modèles de comportements utilisés dans Plaxis


Les propriétés d’un massif rocheux dépendent des propriétés de la roche constitutive
(matrice), des propriétés des discontinuités (joints de stratification, diaclases et failles) et
enfin de l’orientation et de la fréquence de ces discontinuités (Brinkgereve et Vermeer, 2003).

a-Modèle élastique linéaire

Ce modèle représente la loi de Hoek pour l’élasticité linéaire et isotrope. Il comporte deux
paramètres de rigidité élastique : le module de Young E et le coefficient de poisson v. Ce
modèle est utilisé principalement pour des structures rigides massives placées dans le sol. Il
peut être employé surtout pour modéliser les éléments de structures en béton ou en métal en
interaction avec le sol. Il peut aussi être intéressant pour certains problèmes de mécanique des
roches.

Figure.III.19.Fenêtre des paramètres du modèle élastique linéaire, (Logiciel Plaxis 8.2).

b-Modèle de Mohr–Coulomb

Ce modèle présente un comportement élastique parfaitement plastique sans écrouissage. Il a


une grande utilisation dans la géotechnique vu les résultats obtenus dans les calculs. Il
comprend cinq paramètres mécaniques - E, v (paramètres d’élasticité), yr, C et cp (paramètres

88
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

géotechniques) -, déterminés par des essais de laboratoire et ils sont nécessaires pour les
calculs de déformation ou de stabilité. Dans le plan de Mohr–Coulomb, la droite intrinsèque
est représentée par:i=Qntane+c

Figure.III.20. Courbe du modéle de Mohr-coulomb

- Module de Young E

Le module de Young varie en fonction de la déformation et de la contrainte moyenne. Dans le


modèle de Mohr-Coulomb, le module est constant. Ce dernier nécessite des essais spéciaux. Il
est conseillé de prendre un module moyen, par exemple celui correspondant à un niveau de 50
% du déviateur de rupture,

Figure III.21. Définition des modules E0 et de E50.

89
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

- Coefficient de Poisson (v)

Le comportement global d’un massif fracturé est fortement anisotrope. Toutefois l’anisotropie
de la matrice rocheuse est relativement faible et négligeable par rapport à celle qui est induite
par la présence des fractures. Pour cette raison, nous admettons que le comportement de la
roche est isotrope et caractérisé par un module de Young E et un coefficient de poisson v.

Les valeurs du coefficient de Poisson se situent entre 0.2 et 0.4.

- Angle de frottement (φ)

Plaxis ne prend pas en compte une variation d’angle de frottement avec la contrainte
moyenne. Il peut être celui de frottement de pic ou celui de frottement du palier. On peut le
déterminer à partir de la courbe intrinsèque du modèle de Mohr-Coulomb

- La cohésion (C):

Les roches sont beaucoup plus cohésives que les sols, mais il existe d’importantes différences
de la valeur de la cohésion entre les types de roches, par exemple entre un granite et la craie.
Le degré d’altération de la roche est un facteur à prendre en compte. La cohésion est
également en fonction de la présence de discontinuités. En effet, ces dernières sont les points
faibles d’une roche et en déterminent fortement la résistance au cisaillement. Ainsi, lorsque de
la présence des discontinuités, la résistance au cisaillement d’une roche sera dépendante de la
résistance au cisaillement des joints de ces discontinuités et non de celle de la matrice.

- Angle de dilatance (ψ)

C’est le paramètre le moins courant. Il peut cependant être facilement évalué par la règle
suivante :

ψ = (φ - 30°, pour φ> 31°

ψ = 0° , pour φ< 31°

Le cas où ψ< 0° correspond à des sables très lâches.

La valeur ψ = 0° correspond à un matériau élastique parfaitement plastique ou il n’y a donc


pas de dilatance lorsque le matériau atteint la plasticité, c’est souvent le cas pour les argiles ou
pour les sables de densité faible ou moyenne sous contraintes assez fortes.

90
Chapitre III : Instabilité du talus et méthodes d’analyse

c-Modèle pour les roches fracturées

C’est un modèle élasto-plastique anisotrope pour lequel le cisaillement plastique peut se


produire seulement dans un nombre limité de directions de cisaillement. Ce modèle peut être
utilisé pour simuler le comportement des roches stratifiées ou fracturées.

III.5.3. Calcul du coefficient de sécurité (Phi-c-réduction)


Le processus Phi-C-Réduction constitue un type de calcul à part entière. Il s’effectue en
réduisant les paramètres de résistance du massif, il doit être sélectionné lorsque l’utilisateur
souhaite avoir un coefficient de sécurité globale pour une situation donnée.

III.6.Conclusion
Les mouvements de terrain sont très variés, par leur nature (glissements de terrains,
éboulements rocheux, coulées de boues, ...) et par leur dimension
(certainsglissementspeuventatteindreplusieursdizaines de millions de m3). Leur repartition
spatial est guide par la topographie et la géologie (nature et fracturation des formations
affleurantes, hydrogéologie) c'est-à-dire par l'environnement physique.

Ils concernent non seulement les regions montagneuses et côtières, mais aussi les bassins à
forte densité de vides souterrains (naturel souminés), les sols argileux sensibles aux variations
de teneur en eau, etc...

Leur occurrence est trèsmarquée par les variations climatiques (périodes de fortes pluies,
fonte des neiges) mais peut aussi être liée à des secousses sismiques ou encore être induite par
les activités humaines.

Dans leur principe, les mouvements de terrain sont bien compris: ils surviennent lorsque la
résistance des terrains est inférieure aux efforts moteurs engenders par la gravité et l'eau
souterraine ou par les travaux de l'Homme; leur dynamique répond naturellement aux lois de
la mécanique.

91
Chapitre IV :

Caractérisation et Méthode

D’évaluation de la stabilité
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV .1. Introduction
Le calcul de la stabilité des talus revient à déterminer le facteur de sécurité des gradins. Pour
cela, il est nécessaire en premier lieu, de déterminer les propriétés physico-mécaniques du massif
rocheux de Ain touta. Une fois les propriétés physico-mécaniques déterminées, il sera possible de
construire un modèle en 2 dimensions du gisement. Ce qui permettra de calculer le facteur de sécurité
à l’aide du logiciel Plaxis 8.2.

Figure IV.1.Photo de gisement de calcaire

IV .1. Les paramètres de la carrière :

1. Hauteur d gradin :
- 1er gradin niveau 910 : 10m
- 2emegradin niveau 920 : 10m
- 3eme gradin niveau 940 : 20m
2. Largeur de plat forme :
- 1erplate forme niveau 900 : 100m
- 2eme plate forme niveau 910 : 125m
- 3eme plate forme niveau 920 : 115m
- 4eme plate forme niveau 940 : 80m
3. L’inclinaison de talus : 80°

93
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.2. Localisation de gisement de calcaire

Figure IV.3.Coupe géologique représente les coordonné de profil

94
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.4.Coupe géologique représente les niveaux de gisement

IV .2. Determination des caracteristiques mecaniques du massif rocheux

IV .2.1.Calcul du RMR de gisement de calcaire Ain Touta :


Le calcul se base sur la sommation des divers paramètres afin de produire une cote finale du RMRde
base comprise entre 8 et 100 points.

RMR de base = A1 + A2 + A3 + A4 + A5

Se repose sur la simplicité à déterminer les différents paramètres suivants :

- A1 : Résistance en compression uniaxiale de la roche intacte;

- A2 : RQD(Rock Quality Index);

- A3 : Espacement moyen des discontinuités;

- A4 : Condition des discontinuités (ouverture, persistance, rugosité...);

- A5 : Les conditions hydrogéologiques du massif rocheux ;

95
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV .2.2.Proprietes physico-mecanique des roches


Les propriétés physico-mécaniques et technologiques des roches ont une grande influence
sur la stabilité des terrains. Parmi les propriétés physiques, les plus importantes sont: la masse
volumique, la porosité et l’humidité. Les propriétés mécaniques sont : la résistance au
cisaillement, la résistance à la traction et la résistance au cisaillement, l’angle de frottement
interne et la cohésion. [21]

Tableau IV.1.Classification des roches en fonction de la résistance à la compression

Roches Faiblement Moyennes Résistants Très


résistants résistantes
σc (MPa) <5 20 60 >100

On a dans la carrière de Ain touta les roches est résistante σc = 73.08 Mpa

Calcule de RQD :

Figure IV.5.Photo représente l’évolution des fissures


96
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

RQD=115-3.3*Jv

୒ ୭୫ ୠ୰ୣୢୣ୤୧ୱୱ୳୰ୟ୲୧୭୬
Jv =
୪୭୬୥୳ୣ୳୰ୣ୲୳ୢ୧±ୱ

25
Jv = = 6.25
4

Donc : ܴܳ‫ = ܦ‬115 − 3.3 ∗ 6.25 = 94.4%

Tableau V.2. Les résultats de RMR de massif de Ain Touta

RMR Valeur Les Intervalle Note


mesure
A1 σc 73.08 50-100 MPa 7

A2 RQD 94.4% 90% -100% 20


A3 Espacement des discontinuités 200mm-600mm 10
A4 Nature des discontinuités Surface légèrement rugueuses 25
Epaisseur<1 mm Epontes
faiblement altérées
A5 Eau Complètement sec 15

Donc : RMR=7+20+10+25+15= 77

Tableau V.3. Classification RMR du massif rocheux de Ain Touta

Note RMR 81-100 61-80 41-60 21-40 <20


Class de massif A B C D E
Description Très bonne Bonne Roche Mauvaise Roche très
roche roche moyenne roche médiocre
Cohésion du >400 300-400 200-300 100-200 <100
massif (KPa)
Angle de >45 35°-45° 25°-35° 15°-25° <15°
frottement
interne du
massif

97
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Les propriétés obtenue selon la corrélation et RMR :

On a : RMR = 77

donc : le type du massif est bonne roche

D’après le tableau si dessous :

La cohésion : C (kPa) = 5 RMR C= 385 KPa

L’angle de frottement : φ (°) =0,5 RMR φ =39°

Module de young :

Em =10((ୖ୑ ୖିଵ଴)/ସ଴) (GPa) d’après Serafim and Pereira (1983)

ோெ ோ
Vm= 0.5-0.2 Tokashiki and Aydan (2010)
ோெ ோା଴.ଶ(ଵ଴଴ିோெ ோ)

Le tableau qui suit englobe les paramètres Physico-mécanique qui caractérise le site d’étude
Ain Touta , ces derniers ont été determiner soit par des essais mécaniques de l’entreprise et
d’autre par des corrélations .

Tableau V.4. Tableau resume rèsultat de calcul

Propriétés Unités de mesure Les valeurs


La résistance à la MPa 73.08
compression uniaxiale de
la roche intacte (σc)
Masse volumique KN/m3 26
insaturée (ρ unsat)
Masse volumique saturée KN/m3 27
(ρ sat)
Cohésion (C) KN/m2 385
Angle de frottement ° 39
interne (φ)
Dilatance (Ψ) ° 8
Module de Young E GPa 47.31
Coefficient de poisson (V) 0.31

98
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV.3.Evaluation de la stabilité par la méthode des éléments finis (Plaxis) :

IV.3.1 Modèle et génération du maillage

Figure IV.6. le modèle utiliseé avec les dimensions

99
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.6.paramètres physiques et mécaniques du massif rocheux.

Figure IV.7.Fenêtre des paramètres de Mohr-Coulomb.

100
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV.3.2 Génération du maillage

Le modèle de référence se fait par des éléments à 15 nœuds. Le nombre d’éléments est de
273 éléments et le nombre des nœuds est de 2581nœuds.

Figure IV.8.Génération du maillage.

a- Pressions interstitielles

Figure IV.9.Indication du niveau de la nappe phréatique, profil A-A.


101
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV.3.3. Les conditions initiales


Les conditions initiales nécessitent la génération des pressions interstitielles initiales ainsi
que des contraintes effectives initiales.

Figure IV.10.Les pressions interstitielles, profil A-A.

L’eau n’a pas d’influence sur les ouvrages de la mine de Ain-Touta parce que le niveau
hydrostatique est en dessous de la zone d’exploitation.

102
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Contraintes initiales

contraintes effectives

Figure IV.11.Les contraintes effectives, profil A-A.

IV.3.4. Les phases du calcul

Figure IV.12.Processus du calcul.

103
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.13.Les déplacements totaux avec couleurs

Figure IV.14.Les déplacements totaux.

Après les calculs on a obtenu:

Facteur sécurité totale: Fs= 3.253

104
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.15.Déplacements horizontaux .

Figure IV.16.Déplacements verticaux.

Pour étudié l’influence de la hauteur du gradin sur la stabilité on se doit chaque fois changée

la hauteur du gradin 10 m ; 15 m ; 20 m .

105
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.17. Géométrie du modèle étudié avec une hauteur de gradin10 m

Fs=2.082 pour gradin de 10 m

Figure IV.18.Géométrie du modèle étudié avec une hauteur de gradin15 m

Fs=1.668 pour gradin de 15 m

106
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

Figure IV.19.Géométrie du modèle étudié avec une hauteur de gradin20 m

Fs=1.169 pour gradin 20 m

Tableau V.5. Les différentes valeurs de Fs par apport Hg

hauteur de gradin 10 15 20
Hg (m)
Facteur de sécurité 2.082 1.668 1. 169
Fs

Selon les valeurs de Fs obtenues, on conclut que les talus des gradins sont plus stable avec une hauteur
de gradin Hg=10 m

IV.3.5.Interprétation des résultats


D’après les trois essais on fait en remarque que l’augmentation de la hauteur de gradin
réduite le facteur de sécurité qui influe sur la stabilité de notre carrière celle l’objet de notre
travail l’influence de la hauteur des gradins sur la stabilité des carrières a ciel ouvert .

107
Chapitre IV : Caractérisation et Méthode d’évaluation de la stabilité

IV.3.6.conclusion
L’étude de stabilités établie par la méthode des éléments finis (MEF) (Logiciel Plaxis
8.2).montre que le talus de la carrière de Ain-Touta est stable ce qui vérifie les résultats
obtenu suit à l’application des méthodes de la classification semi-empirique concernant la
situation du massif.

Avec la diminution des valeurs de la hauteur du gradin, on constate l’augmentation des

valeurs de Fs et donc l’amélioration de la stabilité .

108
Conclusion générale
Conclusion générale

Chaque talus, de n’importe quelle raideur, représente dans certaines conditions un


risque pour la sécurité des hommes, parce qu’il peut donner lieu à un glissement de terrain
plus ou moins rapide. A cause de cela l’un des devoirs de géotechnicien est de s’assurer de la
stabilité d’une pente ou d’un talus pour prévenir d’éventuels dégâts.
Afin d’atteindre cet objectif une analyse de stabilité du talus de la carrière à ciel ouvert
de Ain Touta fut réalisé de notre part, Cette étude nous a permis de conclure ce qui suit :
Les classifications semi-empiriques, établies à base des observations sur terrain
menées par l’entreprise et nous même, que ce soit RQD, RMR, GSI et le Q-système, révèle
que la qualité du massif de gisement de calcaire de Ain touta .
Afin de confirmer les résultats obtenus par la classification, on a opté pour une
Méthode des éléments finis (sous un code de Logiciel Plaxis 8.2) pour la détermination d’un
coefficient de sécurité (Fs) permettant d’évaluel’état de stabilité du talus de la carrière de Ain
touta.
Les valeurs du Fs dans le 1er et 2eme gradin est Fs>1.5 , Donc ces gradins est
parfaitement stable, et pour la 3eme gradin 1.5> Fs> 1 donc on a un glissement possible .
La diminution des valeurs de Hg (hauteur de gradin) entraine l’augmentation des
valeurs de Fs et assure un talus plus stable.

109
Bibliographie
Bibliographie

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Annexes
Annexes

Annexe 01 : Caractérisation du massif suivant Q-système.

Annexe 01.A : Paramètre Jr (paramètre de rugosité des joints), (Barton et al. 1974).
(a)Epontes en contact Jr (c) Epontes hors contact après Jr
(b) Epontes en contact après cisaillement
cisaillement de moins de 10 cm
Joints discontinus 4
Joints ondulés, rugueux ouirréguliers 3
Zone argileuse d'épaisseur suffisante
Joints ondulés, lisses pourempêcher le contact
Joints ondulés, striés (lisses, luisants, 2
polis) 1,5 1,0
Joints plans, rugueux ou irréguliers Zone sableuse, graveleuse ou broyée
Joints plans, lisses 1,5 d'épaisseur suffisante pour empêcher le
contact
Joints plans, striés 1,0
0,5
Note : (i) Majorer la valeur de 1,0 si
l'espacement moyen des joints de la famille
Note : (i) Les descriptions se réfèrent à principale est supérieur à 3m.
des éléments de petites ou moyennes
dimensions dans cet ordre. (ii) J r = 0,5 si les joints plans et striés
comportent des linéations orientées de telle
sorte qu'elles peuvent amorcer une rupture.
Annexes

Annexe01.B :Paramètre Ja (paramètre d’altération des joints), (Barton et al 1974).

Caractère du joint Conditions Ja


Remplissage de
Joint serré, recimenté quartz, 0,75
épidote,…etc.
Epontes non altérées Pas d’enduit. 1
Joints propres Enduit minéral
non
Epontes légèrement
radoucissant, 2
altérées
grains sans
Epontes argile
en contact Sable, silt,
calcite,…etc.
Enduits à frottement 3
(non
Enduits ou remplissage radoucissant)
Argile, chlorite,
Enduits à cohésion,
talc,…etc. 4
épaisseur < 1-2 mm
(radoucissant)
Remplissage Type Ja

Matériaux frottant Sable, silt, calcite,…etc. 4


Remplissage fortement Remplissage compact
sur-consolidé d’argile, chlorite, 6
Epontes épaisseur < 5 mm talc…etc.
en contact Remplissage Sur-consolidation légère
légèrement surconsolidé, ou moyenne d’argile, de 8
épaisseur < 5 mm chlorite, talc…etc.
Remplissage d’argiles
Matériaux gonflants (ex
gonflantes, 8-12
montmorillonite)
épaisseur < 5 mm
Condition d’éponte Ja
Zones de roche
6
concassée
Roche et argile 8-12
Epontes Zones silteuses,
séparées sableuses,
5
avec une faible fraction
d'argile
Zones ou bandes
épaisses 10-13
d'argile
Annexes

Annexe01.C :Paramètre Jw(paramètre hydraulique), (Barton et al, 1974).


Influence de l'eau en Jw Pression d'eau
charge approximative
(kgf/cm2)
- Excavation à sec ou faibles
venues d'eau (< 5 l/mn 1,00 < 1,0
localement)

- Venues d'eau ou pressions


faibles, débourrage 0,66 1,0-2,5
occasionnel au droit d'un
joint

- Fortes venues d'eau ou


pression importante dans du 0,5 2,5-10,0
rocher de bonne tenue à
joints sans remplissage

- Fortes venues d'eau ou


pression importante, 0,3 2,5-10,0
débourrages fréquents

- Très fortes venues d'eau


lors des tirs, diminuant 0,2 - 0,1 > 10,0
ensuite avec le temps

- Très fortes venues d'eau ou


pressions très importantes 0,1 -0,05 > 10,0
sans réduction notable avec
le temps
Note :
(i) les 4 derniers indices sont des estimations grossières. Augmenter la valeur de JW en
cas de mise en place d’un dispositif de drainage ;
(ii) les problèmes particuliers liés à la formation de glace ne sont pas pris en compte.
Annexes

Annexe 01.D :Paramètre de Jn(nombre de famille de discontinuités), (Barton et al., 1974)


Nombre de famille de diaclases Jn
Massif, peu ou pas de diaclases 0.5-1
Une famille de diaclases 2
Une famille et diaclases aléatoires 3
Deux familles de diaclases 4
Deux familles et diaclases aléatoires 6
Trois familles de diaclases 9
Trois familles et diaclases aléatoires 12
Quatre familles et plus, diaclases aléatoires 15
très nombreuses
Roche concassée, semblable à un sol 20
Note :
1. Pour une intersection, utilisez 3 xJn
2. Pour un portail, utilisez 2 x Jn
Annexes

Annexe 01.E :Paramètre de SRF (paramètre de réduction relatif aux contraintes), (Barton et
al., 1974).
Zones de faiblesse fréquentes, contenant de l’argile ou
durocher décomposé chimiquement, rocher environnant SFR=10
trèsdécomprimé (toutes profondeurs).
Zones de faiblesse individuelles, contenant de l’argile
ourocher décomposé chimiquement (profondeur de 5
l’excavation<50m)
Zones de faiblesse individuelles, contenant de l’argile ou
Ouvrage
durocher décomposé chimiquement (profondeur de 2.5
recoupant des
l’excavation>50m)
zones de
Nombreuses de zones de cisaillement en rocher sain,
faiblesse 7.5
sansargile (toutes profondeurs)
provoquant la
Zones de cisaillement individuelles en rocher sain, sans
décompression 5
argile(profondeur de l’excavation <50 m)
de la roche lors
Zones de cisaillement individuelles en rocher rigide,
du percement 2.5
sansargile (profondeur de l’excavation >50 m)
Joints ouverts, rocher très fracturé et décomprimé,
5
“morceauxde sucre“,…etc. (toutes profondeurs)
Note :
(i) Réduire l’indice SFR de 25% à 50 % si les zones de cisaillement influent sur l’excavation mais ne
la traversent pas.
Sc/σc σq/σc SFR
Roche sain,
Contrainte faible, excavation peu
problèmes de
profonde >200 <0.01 2.5
contraintes in situ
Contraintes moyennes 200-10 0.01-0.3 1
Contrainte importante, structure très serrer
(condition normalement favorable à la
stabilité mais peut être défavorable à la 10-5 0.3-0.4 0.5-2
tenue des piédroits)
Mouvement de toit modérer (rocher
5-3 0.5-0.65 5-50
massif)
Quelque chute de toit (rocher massif) 3-2 0.65-1 50-200
Chutes de toit importantes (rocher massif) <2 >1 200-400
Notes:
(ii) Si l’état de contraintes est fortement anisotrope : pour 5< σ1/σ3<10, réduireσcà 0.75 σc. Pour
σ1/σ3> 10, éduireσcà 0,5 σc
(iii) Il est rare que la hauteur de couverture au-dessus du toit soit plus faible que la largeur de
l’ouvrage. Si c’est le cas, il est suggéré de porter l’indice de SFR de 2.5 à 5.
σθ/σC SFR
Déformation plastique du rocher
Moyennes
sous l’action de fortes contraintes 1-5 5-10
Rocher poussant pressions
naturelles
Fortes pressions >5 10-20
Action chimique en fonction de la Moyennes
5-10
Rocher gonflant présence d’eau pressions
Fortes pressions 10-15
Annexes

Annexe 02:Estimation du GSI à partir d’une description géologique de la masse rocheuse


(Hoek et Brown, 1995).

CARACTERISTIQUES DE LA MASSE

ROCHEUSE POUR L’ESTIMATION


DE LA RESISTANCE.
A partir de l’apparence de la roche,
choisir la catégorie qui donne, selon vous, la
meilleure description des conditions
moyennes de structure in situ. [...]
Le critère de Hoek-Brown devrait
uniquement être appliqué à des masses
rocheuses dont la taille des blocs
individuels est petite devant celle de
l’excavation

STRUCTURE

QUALITÉ DÉCROISSANTE

FRACTURÉE – masse
rocheuse n o n p e r t u r b é e ,
t r è s b i e n assemblée,
constituée de blocs
cubiques formés par
trois familles de
discontinuitésorthogonales

TRÈS FRACTURÉE – masse


rocheuse partiellement
perturbée, bien assemblée,
constituée de blocs anguleux à
plusieurs facettes formés par au
m oi ns quat re fa mi ll e s de
discontinuités orthogonales

FRACTURÉE/DESTRUCTU
RÉE – blocs anguleux formés par
plusieurs familles de
discontinuités entrecoupées,
avec pliures et/ou failles

DÉSINTÉGRÉE – masse
rocheuse fortement broyée,
mal assemblée, avec un
mélange de blocs rocheux
anguleux et arrondis
Annexes

Annexe 03 : Caractérisation du massif suivant le GSI.


Annexe 03.A : Couche du Calcaire.

CARACTERISTIQUES DE LA MASSE

ROCHEUSE POUR L’ESTIMATION


DE LA RESISTANCE.
A partir de l’apparence de la roche,
choisir la catégorie qui donne, selon vous, la
meilleure description des conditions
moyennes de structure in situ. [...]
Le critère de Hoek-Brown devrait
uniquement être appliqué à des masses
rocheuses dont la taille des blocs
individuels est petite devant celle de
l’excavation

STRUCTURE

QUALITÉ DÉCROISSANTE

FRACTURÉE – masse
rocheuse n o n p e r t u r b é e ,
t r è s b i e n assemblée,
constituée de blocs
cubiques formés par
trois familles de
discontinuitésorthogonales

TRÈS FRACTURÉE – masse


rocheuse partiellement
perturbée, bien assemblée,
constituée de blocs anguleux à
plusieurs facettes formés par au
m oi ns quat re fa mi ll e s de
discontinuités orthogonales

FRACTURÉE/DESTRUCTU
RÉE – blocs anguleux formés par
plusieurs familles de
discontinuités entrecoupées,
avec pliures et/ou failles

DÉSINTÉGRÉE – masse
rocheuse fortement broyée,
mal assemblée, avec un
mélange de blocs rocheux
anguleux et arrondis
Annexes

Annexe 03.B : Couche de minerai de fer.

CARACTERISTIQUES DE LA MASSE

ROCHEUSE POUR L’ESTIMATION


DE LA RESISTANCE.
A partir de l’apparence de la roche,
choisir la catégorie qui donne, selon vous, la
meilleure description des conditions
moyennes de structure in situ. [...]
Le critère de Hoek-Brown devrait
uniquement être appliqué à des masses
rocheuses dont la taille des blocs
individuels est petite devant celle de
l’excavation

STRUCTURE

QUALITÉ DÉCROISSANTE

FRACTURÉE – masse
rocheuse n o n p e r t u r b é e ,
t r è s b i e n assemblée,
constituée de blocs
cubiques formés par
trois familles de
discontinuitésorthogonales

TRÈS FRACTURÉE – masse


rocheuse
partiellementperturbée, bien
assemblée, constituée de
blocs anguleux à plusieurs
facettes formés par au m oi ns
qua t re fa m i ll e s de
discontinuités orthogonales

FRACTURÉE/DESTRUCTU
RÉE – blocs anguleux formés par
plusieurs familles de
discontinuités entrecoupées,
avec pliures et/ou failles

DÉSINTÉGRÉE – masse
rocheuse fortement broyée,
mal assemblée, avec un
mélange de blocs rocheux
anguleux et arrondis
Annexes

Annexe 03.C : Les couches des marnes (marne jaune, marne grise, marne minéralisée).

CARACTERISTIQUES DE LA MASSE

ROCHEUSE POUR L’ESTIMATION


DE LA RESISTANCE.
A partir de l’apparence de la roche,
choisir la catégorie qui donne, selon vous, la
meilleure description des conditions
moyennes de structure in situ. [...]
Le critère de Hoek-Brown devrait
uniquement être appliqué à des masses
rocheuses dont la taille des blocs
individuels est petite devant celle de
l’excavation

STRUCTURE

QUALITÉ DÉCROISSANTE

FRACTURÉE – masse
rocheuse n o n p e r t u r b é e ,
t r è s b i e n assemblée,
constituée de blocs
cubiques formés par
trois familles de
discontinuitésorthogonales

TRÈS FRACTURÉE – masse


rocheuse
partiellementperturbée, bien
assemblée, constituée de
blocs anguleux à plusieurs
facettes formés par au m oi ns
qua t re fa m i ll e s de
discontinuités orthogonales

FRACTURÉE/DESTRUCTU
RÉE – blocs anguleux formés par
plusieurs familles de
discontinuités entrecoupées,
avec pliures et/ou failles

DÉSINTÉGRÉE – masse
rocheuse fortement broyée,
mal assemblée, avec un
mélange de blocs rocheux
anguleux et arrondis
.

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Résumé

L’objectif de ce travail est d’étudier la stabilité des talus de la carrière d’Ain touta (wilaya de
Batna) Pour se faire, il a été utilisé un logiciel de calcul de stabilité bien adapté aux problèmes
de glissement, A l’aide de ce logiciel il a été construit un modèle du gisement de calcaire de Ain
touta en se servant des caractéristiques physico-mécaniques des terrains constitutifs ainsi que
du plan topographique de la carrière. Les résultats obtenus du coefficient de sécurité indique
que le massif constituant la carrière d’Ain touta est stable, étant donné les valeurs élevées du
coefficient de sécurité.

Mots Clefs
Coefficient de sécurité , Carrière de Ain touta , calcaire ,stabilité des talus .

Abstract

The objective of this work is to study the slope stability of the quarry of Ain touta (Batna) , To
perform this study it was used a software strongly helpful of slope failure problems, With it , we
built a limestone deposit model of Ain touta using the physical and mechanical characteristics
of constitutive lands and topographic map of the quarry . The results of the safety factor
indicates that the solid constituent of the quarry of Ain tout ais stable, given the high values
of the safety factor.

Key words
safety factor, quarry of Ain touta , limestone, slope stability .