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1.1.1.1. L'écritureL'écritureL'écritureL'écriture dudududu sanskrit:sanskrit:sanskrit:sanskrit:

TranslittérationTranslittérationTranslittérationTranslittération romaineromaineromaineromaine etetetet écritureécritureécritureécriture devanâgarîdevanâgarîdevanâgarîdevanâgarî

Plan:Plan:Plan:Plan:

1.0.1.0.1.0.1.0. GénéralitésGénéralitésGénéralitésGénéralités 1.1.1.1.1.1.1.1. LesLesLesLes vvoyellesvvoyellesoyellesoyelles

1.2.1.2.1.2.1.2. LesLesLesLes consonnesconsonnesconsonnesconsonnes

1.2.1 Les occlusives

1.2.2 Les nasales

1.2.3 Les sifflantes et le visarga

1.2.4 Tableau des occlusives, nasales et sifflantes

1.2.5 Les semi-voyelles et aspiration

1.3.1.3.1.3.1.3. LesLesLesLes septseptseptsept signessignessignessignes

1.3.1 Le visarga

1.3.2 L'anusvâra

1.3.3 L'anunâsika

1.3.4 L'avagraha

1.3.5 Le virâma

1.3.6 Le daṇḍa et le double daṇḍa

1.4.1.4.1.4.1.4. LesLesLesLes sysyllabessysyllabesllabesllabes dededede lalalala devanâgarîdevanâgarîdevanâgarîdevanâgarî

1.4.1 Les ligatures de la devanâgarî

1.4.2 Tableau des principales ligatures de la devanâgarî

1.5.1.5.1.5.1.5. LesLesLesLes chiffreschiffreschiffreschiffres 1.6.1.6.1.6.1.6. ExempleExemplesExempleExemplesss 1.71.7.1.71.7 ExerciceExercicesExerciceExercicesss

1.01.01.01.0

Généralités:Généralités:Généralités:Généralités:

L'écriture sanskrite est attirante - car elle est belle et mystérieuse - mais décourageante à la fois car elle semble très complexe. C'est un préjugé! Elle est tout autant simple que la nôtre mais fort différente. Il y a, de nos jours, deux manières orthodoxes d'écrire le sanskrit. La première est l'écriture indienne appelée (deva)nâgarî. Elle sert notamment à transcrire d'autres langues indiennes, le hindi par exemple. La seconde manière d'écrire le sanskrit est la translittération romaine internationale (avec les caractères latins amplifiés de signes diacritiques). C'est cette dernière qui sera l'écriture que nous emploierons le plus, lors de notre cours de grammaire. Cependant la devanâgarî est indispensable, car la majeure partie des textes imprimés sanskrits est justement en nâgarî. Il nous faut donc l'étudier comme l'autre. Mais comme le reste du cours sera donné en transcription, l'apprentissage de l'écriture indienne ne presse pas.

1.11.11.11.1 LesLesLesLes voyellvoyelles:voyellvoyelles:es:es:

Le sanskrit possède théoriquement 14 voyelles, pratiquement 13. Car le "l" voyelle court ( Ị ) devrait avoir théoriquement une variante longue ( ḹ ), mais celle-ci n'est point usitée. La liste des voyelles est donc la suivante:

a (A), â (Aa), i (#), î ($), u (%), û (^), (\),

o (Aae), au (AaE)

(§), (¤), [ (¥)], e (@), ai (@e),

Nous remarquerons que chaque voyelle courte peut être reliée à une autre qui a une valeur allongée; ainsi à côté du a ont trouve â (long). Les voyelles e et o qui sont considérées comme des diphtongues (leur valeur est déjà longue) ont également des voyelles allongées leur correspondant, voyelles qu'en transcription nous sommes contraint de noter par deux lettres: ai et au. Nous remarquerons qu'au rang des voyelles se trouvent deux sons ( ṛ et Ị ) que nous, occidentaux, n'avons point l'habitude de ranger là. C'est une particularité des langues indiennes. Les voyelles de la devanâgarî sont notées par une lettre propre (akṣara), comme ci-dessus, uniquement lorsque celles-ci se trouvent en début de phrase ou de mot. Cependant, dans ce dernier cas la lettre subsiste seulement si une homogénéisation (sandhi) n'est pas de rigueur. Autrement, en devanâgarî, les voyelles sont notées par des signes diacritiques au-

dessus, au-dessous ou à côté des consonnes. Lorsqu'il n'y a aucun signe diacritique, la voyelle qui suit la consonne est obligatoirement a. Prenons comme exemple la consonne k ( ) et faisons-la suivre par toutes les voyelles citées ci-dessus.

k

+ a

kkkk+rien= kkkk

k

+ â

kkkk+aaaa = kakakaka

k

+ i

kkkk+iiii = ikikikik

k

+ î

kkkk+IIII

= kIkIkIkI

k

+ u

kkkk+ uuuu = kukukuku

k

+ û

kkkk+ UUUU = kUkUkUkU

k

+ ṛṛṛṛ

kkkk+ ««««= k«k«k«k«

k

+ ṝṝṝṝ

kkkk+ ©©©©= k©k©k©k©

k

+

kkkk+¤¤¤¤ = „„„„

[k + ḹḹḹḹ]

[kkkk+¥¥¥¥=K¥K¥K¥K¥ ]

k

+ e

kkkk+ eeee= kekekeke

k

+ ai

kkkk+ EEEE= kEkEkEkE

k

+ o

kkkk+ aeaeaeae= kaekaekaekae

k

+ au

kkkk+ aaaa = kaEkaEkaEkaE

Vous aurez remarqué qu'en transcription romaine les voyelles et , pour bien montrer que ce sont des voyelles et ainsi les différencier des consonnes r et l, s'écrivent avec un point diacritique au-dessous d'elles. Les voyelles a, i, u et , dans leur forme allongée s'écrivent avec un circonflexe ou une barre au-dessus d'elles: â (ā), î (ī), û (ū) et . Le circonflexe remplace la barre diacritique par commodité de typographie. Le se prononce roulé et soit précédé d'un très léger "e" (vater) ou alors suivi d'un "i" très bref.

1.21.21.21.2 LesLesLesLes consonnes:consonnes:consonnes:consonnes:

Le sanskrit possède 20 occlusives, classées en sous-groupes, 5 nasales, 4 semi-voyelles, 3 sifflantes, 1 aspiration et 7 signes dont deux de ponctuation (cf. 1.3). Ce qui fait en tout, un système de 33 consonnes et 7 signes.

1.2.1

Les occlusives:

Comme nous venons de le dire, le sanskrit compte 20 occlusives, qui sont réparties quatre par quatre dans cinq sous-groupes: les gutturales (k,k,k,k, kh,kh,kh,kh, g,g,g,g, ghgh),ghgh les palatales (c,c,c,c, ch,ch,ch,ch, j,j,j,j, jhjh),jhjh les cacuminales (ṭṭṭ,ṭ,,, ṭṭh,ṭṭh,h,h, ḍḍ,ḍḍ,,, ḍḍhḍḍhh),h les dentales (t,t,t,t, th,th,th,th, d,d,d,d, dhdh)dhdh et les labiales (p,p,p,p, ph,ph,ph,ph, b,b,b,b, bhbh).bhbh Chaque catégorie contient deux consonnes sourdes, l'une aspirée, l'autre non et deux consonnes sonores, l'une aspirée, l'autre non. La prononciation des consonnes aspirées, doit bien rendre compte de l'aspiration. Pour ce qui est des occlusives cacuminales, elles se prononcent avec la langue recourbée au fond du palais. Le c se pronoce "tch", le j se prononce "dj" et le g est toujours dure (en français "gu"). Notez que les consonnes aspirées se notent en transcription par deux lettres (ex: dh), il est clair que ce n'est qu'une seule lettre sanskrite.

1.2.2 Les nasales:

Le sanskrit connaît 5 nasales réparties dans les mêmes sous-groupes que les occlusives. Nous avons donc une nasale gutturale (ṅṅṅ),ṅ une palatale (ñññ),ñ une cacuminale (ṇṇṇ),ṇ une dentale (nnn)n et une labiale (mmm).m Le , se prononce avec la langue en arrière comme pour les occlusives cacuminales correspondantes. Le ñ se prononce comme le "gn" français. Quant au guttural, sa prononciation est celle de l'anglais "to sing".

1.2.3 Les sifflantes et le visarga:

Le sanskrit connaît 3 sifflantes. Comme pour les nasales et les occlusives, elles se répartissent dans les sous-groupes à la seule exception que le sous-groupe guttural ainsi que le sous-groupe labial ne possède point de sifflante. Pour combler cette carence, la

langue emploie un signe spécial: le visarga* (noté: "ḥ" ou en devanâgarî par deux point ""),

dont nous aurons l'occasion de reparler. La sifflante palatale (çççç ouououou śś)śś se prononce comme le "ch" allemand (ich). La sifflante cacuminale (ṣṣṣ)ṣ se prononce comme le "ch" français (chien). La dentale (sss)s se prononce comme les "ss" français (tasse).

1.2.4

Tableau des occlusives, nasales et sifflantes:

 

occlusives sourdes

occlusives sonores

sonores

sourdes

 

non-asp.

asp.

non-asp.

asp.

nasales

sifflantes

Gutturales

k

(kkkk)

kh (oooo)

g

(gggg)

gh ("""")

('''')

ḥḥḥḥ*( )

Palatales

c

(cccc)

ch (DDDD)

j

(jjjj)

jh (HHHH)

ñ

(||||)

ç

(zzzz)

Cacuminales

(qqqq)

h (QQQQ)

(ffff)

h (FFFF)

([[[[)

(;;;;)

Dentales

t

(tttt)

th (wwww)

d

(dddd)

dh (xxxx)

n

(nnnn)

s

(ssss)

Labiales

p

(pppp)

ph ()))))

b

(bbbb)

bh (----)

m

(mmmm)

ḥḥḥḥ* ()

1.2.5 Les semi-voyelles et l'aspiration:

Comme il a été dit plus haut, il en existe quatre: yyyy (), rrrr (), llll (), et vvvv (). Elles correspondent respectivement aux voyelles i, ṛ, Ị et u. Pour la prononciation, se rappeler que le "r" est toujours roulé. On trouve encore une aspiation "h" (ह)au nombre des consonnes.

1.31.31.31.3 LesLesLesLes septseptseptsept signes:signes:signes:signes:

1.3.1 Le visarga:

Le visarga "ḥ" (devanâgarî: "ঃ") remplace dans certain cas un "s". Nous en parlerons beaucoup dans le chapitre sur l'homogénéisation morphologique (sandhi). Il se prononce soit comme le "h" allemand soit par une sorte d'écho de la voyelle qu'il suit (agniḥ: pron. agni-i).

Exemple: sumanaḥkula (sumn>kul) = la lignée des Sumanas

1.3.2 L'anusvâra:

L'anusvâra "ṁ ou ṃ" (devanâgarî: " . " [point au-dessus du caractère]) remplace dans certains cas un "m" (ou une autre nasale). Sa prononciation est souvent une nasalisation totale de la voyelle qu'il suit. Exemple:

Agniṁ ( AiGn< ) = le feu

1.3.3

L'anunâsika:

L'anunâsika " " (deva.: ~) est assez rare. Il remplace par homogénéisation une nasale. Sa

prononciation est une nasalisation de la voyelle précédante et de la consonne qui suit.

Exemple: balavâ lloke (blva~‘aeke) = puissant dans le monde

1.3.4 L'avagraha:

L'avagraha se note en transcription par une apostrophe '. En devanâgarî il se note par une sorte de "S" entre deux caractères. Il indique la présence d'un "a" qui pour des raisons de sandhi, a été rendu muet. Exemple:

açvo'ham (AZvae=hm‰) = je suis un cheval

1.3.5 Le virâma:

Le virâma ne se note qu'en devanâgarî car en transcription latine, on n'en a pas besoin. Il

indique qu'un caractère nâgarî n'est pas suivi d'une voyelle: si k = ka, k‰= k. Vous voyez qu'il se note par un petit trait sous le caractère.

1.3.6 Le daṇḍa de ponctuation et le double-daṇḍa:

Le daṇḍa (barre) correspond environ à une virgule ou à un point de suspension. Il se note en nâgarî par une barre verticale. Le double-daṇḍa correspond à un point final. Il se note en nâgarî par deux barres verticales.

1.41.41.41.4 LesLesLesLes syllabessyllabessyllabessyllabes dededede lalalala devanâgarî:devanâgarî:devanâgarî:devanâgarî:

Les syllabes (une ou plusieurs consonne(s) + une voyelle) forment les caractères de la devanâgarî, vu que c'est une écriture syllabique. Lorsqu'une syllabe est composée d'une seule consonne et d'une voyelle, rien est plus simple, il suffit de se référer au point 1.1 puis au tableau ci-dessous:

+

a

â

i

î

u

û

e

ai

o

au

k

k

ka

ik

kI

ku

ke

kE

kae

kaE

kh

o

oa

io

oI

ou

oU

o&

oe

oE

oae

oaE

g

g

ga

ig

gI

gu

gU

g&

ge

gE

gae

gaE

gh

"

"a

i"

"I

"u

"U

x&

"e

"E

"ae

"aE

'

'a

i'

'I

'u

'e

'E

'ae

'aE

c

c

ca

ic

cI

cu

cU

c&

ce

cE

cae

caE

ch

D

Da

iD

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Du

D&

De

DE

vae

vaE

j

j

ja

ij

jI

ju

jU

j&

je

jE

jae

jaE

jh

H

Ha

iH

HI

Hu

HU

H&

He

HE

Hae

HaE

ñ

|

|a

i|

|I

|u

|U

|&

|e

|E

|ae

|aE

 

q

qa

iq

qI

qu

q&

qe

qE

qae

qaE

ṭh

Q

Qa

iQ

QI

Qu

Q&

Qe

QE

Qae

QaE

f

fa

if

fI

fu

f&

fe

fE

fae

faE

ḍh

F

Fa

iF

FI

Fu

F&

Fe

FE

Fae

FaE

[

[a

i[

[I

[u

[U

[&

[e

[E

[ae

[aE

 

t

t

ta

it

tI

tu

tU

t&

te

tE

tae

taE

th

w

wa

iw

wI

wu

wU

w&

we

wE

wae

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d

d

da

id

dI

du

dU

d&

de

dE

dae

daE

dh

x

xa

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vI

xu

xU

x&

xe

xE

xae

xaE

n

n

na

in

nI

nu

nU

n&

ne

nE

nae

naE

p

p

pa

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pI

pu

pU

p&

pe

pE

pae

paE

ph

)

)a

i)

)I

)u

)U

)e

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)ae

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b

b

ba

ib

bI

bu

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baE

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-

-a

i-

-I

-u

-U

-&

-e

-E

-ae

-aE

m

m

ma

im

mI

mu

mU

m&

me

mE

mae

maE

y

y

ya

iy

yI

yu

yU

y&

ye

yE

yae

yaE

r

r

ra

ir

rI

é*

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re

rE

rae

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l

l

la

il

lI

lu

lU

l&

le

lE

lae

laE

v

v

va

iv

vI

vu

vU

v&

ve

vE

vae

vaE

ç

z

za

iz

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zu

zU

z&

ze

zE

zae

zaE

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;I

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;e

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;ae

;aE

s

s

sa

is

sI

su

sU

s&

se

sE

sae

saE

h

h

ha

ih

hI

hu

ø

ù*

he

hE

hae

haE

* Marque une exception.

1.4.1 Ligatures de la devanâgarî:

L'écriture devanâgarî est une écriture syllabique, comme on l'a vu. Nous avons eu l'occasion de voir les syllabes simples, composées d'une consonne et d'une voyelle. Nous allons maintenant nous occuper des syllabes ligaturées, qui ont plusieurs consonnes suivies d'une voyelle. Il est bon de noter au passage qu'outre les diphtongues ai et au, qui sont considérées comme de simples voyelles, le sanskrit ne tolère aucune suite de voyelles dans une même syllabe. La ligature devanâgarî se construit de manière fort simple. Chaque lettre contient un élément distinctif qui lui donne sa valeur propre, par exemple dans la lettre n (na), N est l'élément distinctif qui représente le son (n). Cet élément ne représente donc que la consonne et non la voyelle qui doit la suivre. Il suffit donc de prendre un ou plusieurs de ces éléments distinctifs et de le/les accolé(s) à une syllabe simple contenant en elle-même une voyelle. Par exemple N + t = Nt ou en transcription n + ta = nta.

Ceci est la théorie générale. Citons quelques cas:

Les ligatures se forment soit à l'horizontale, comme on l'a vu dans l'exemple ci-dessus, soit à la verticale. En générale, les syllabes simples qui ont une barre verticale (daṇḍa) à droite forme leurs ligatures à l'horizontale. Exemple:

n a une barre verticale à droite, donc se ligaturera à l'horizontale n > N + t = Nt. Par contre, généralement les syllabes qui ne contiennent pas de daṇḍa du tout, se ligaturent à la verticale. Exemple:

' n'a pas de daṇḍa on peut donc s'attendre à ce qu'il se ligature à la verticale ' + g = ¼. On remarquera que dans ce cas, la lettre en tant que telle, constitue l'élément distinctif dont nous parlions plus haut. Troisièmement, lorsque la syllabe simple possède un daṇḍa ou un demi daṇḍa au milieu, en

règle générale, elle formera sa ligature soit à la verticale, soit à l'horizontale indistinctement.

Exemple:

k > K + k = Kk ou alors K + k = Š.

Notons que l'élément distinctif du son r est, lorsqu'il est en première position, une sorte de petit crochet placé au-dessus du caractère. Lorsqu'il se trouve en dernière position, juste avant la voyelle qui clôt la syllabe, il se note soit par une petite barre oblique, lorsqu'il y a un daṇḍa, soit, lorsqu'il y en pas, le r est marqué par une sorte de petit circonflexe, placée sous le caractère. Exemple: r‰+ k = k,› K + r = ³, F‰+ r = F+.

Notons que, en raison des limites de la typographie de l'ordinateur, certaines ligatures sont infaisables, pour cette raison on note parfois par ce petit signe (virâma) que le caractère se trouve au milieu d'une syllabe et qu'il ne doit donc pas être directement suivi d'une voyelle. Exemple: C + D‰+ v = CD‰v (c + ch + v = cchv). C'est pour une raison typographique que cela se passe car la ligature courante serait . Notons les deux ligatures très irrégulières de la devanâgarî: K + ; = ] & J + | = } ou en transcription: k + = k& j + ñ = jñ. Notons aussi les ligatures spéciales du h qui forme ses ligatures à l'intérieur de sa boucle (voir point 1.4.2).

à l'intérieur de sa boucle (voir point 1.4.2). Notons encore, que le n et le t

Notons encore, que le n et le t, lorsqu'ils sont en dernière position, se notent de façons parfois singulières, ceci pour une économie de place. Exemple:

N +

n

=

Nn

ou

Ú, K

+

t

=

Kt ou

.

Pour le reste, rien que l'expérience et l'exercice sont utiles à la bonne compréhension du système des ligatures. Pour faciliter les choses, voici un tableau des principales ligatures de la devanâgarî, utile également pour se remettre en tête les règles de la transcription.

1.4.2 Tableau des principales ligatures de la devanâgarî:

exemple de liga-

tures + voyelles

kk+a

Kk

Š

kk+â

Kka

Ša

kk+u

Kku

Šu

kk+û

KkU

ŠU

kk+i

iKk

kk+î

KkI

ŠI

kk+

Kk«

Š«

kk+²

Kk©

Š©

kk+e

Kke

Še

kk+ai

KkE

ŠE

kk+o

Kkae

Šae

kk+au

KkaE

ŠaE

Occlusives

gutturales

kk

Kk

Š

kkh

Ko

kc

Kc

kt

Kt

ktr

±

ktv

KTv

®v

kth

Kw

ńkt

   

ńk

'‰]

ń k ṣ '‰]

ńkh

Œ

ńg

¼

ńgh

ńm

 
ń m  
 

Occlusives

palatales

 

cc

Cc

 

½

cch

CD

cchr

CD+

cchv

CD‰v

cchv CD‰v

C|

cñ C|

cm

Cm

cy

Cy

chy

D(

   

chr

D+

jj

Jj

 

¾

jjv

JJv

jjh

JH

}

jm

Jm

jy

Jy

Occlusives

 

dentales

 

tk

Tk

 

tt

Tt

Ä

TTv

Åv

TTy

ÅY

ttr

ttv

TTv

Åv

tth

Tw

tn

Tn

Æ

tp

Tp

tm

Tm

ty

Ty

tr

Ç

try

Èy

tv

Tv

ts

Ts

tsn

TSn

tsy

TSy

thy

Wy

 

dg

Ì

 

dgy

Ì(

dgr

Í

dd

Î

ttvdg Ì   dgy Ì( dgr Í dd Î tty nddh y NÏ(   ndh Nx

ttyÌ   dgy Ì( dgr Í dd Î ttv nddh y NÏ(   ndh Nx ndhr

nddhy

NÏ(

 

ndh

Nx

ndhr

nn

Nn

Ú

nm

Nm

ny

Ny

nr

Ü

nv

Nv

ns

Ns

Occlusives

labiales

 

pt

Pt

Ý

pty

PTy

Þy

pn

Pn

ß

pm

Pm

py

Py

pr

à

pl

Pl

phy

áy

 

bj

Bj

â

bd

Bd

bdh

Bx

bn

Bn

ã

 

Sifflantes

 

palatales, cacumi-

nales et dentales

çc

í

 

Zc

çn

î

Zn

çy

Zy

çr

ï

çry

ï(

çl

ð

Zl

çv

ñ

Zv

çvy

ñ(

ZVy

k

:k

   

kr

 

ṣṭ

ò

ṣṭr

ò+

ṣṭry

ò+(

ṣṭv

ò‰v

ṣṭh

ó

 

ṣṭhy

ó(

:[

y

:{y

p

:p

m

:m

y

:y

kn

Kn

²

km

Km

Km

ky

Ky

kr

³

kl

Kl

¬

kv

Kv

k

]

ky

úy

kv

úv

khy

Oy

 

khn

´

khr

µ

gd

Gd

 

gdh

Gx

gn

Gn

gm

Gm

gy

Gy

gr

¢

gry

¢(

gl

Gl

gv

Gv

ghn

¸n

¹

ghm

?¸m

ghy

¸y

ghr

º

ńk

»

 

jr

¿

 

jv

Jv

ñc

Â

Ác

ñch

ÁD

ñj

Ã

Áj

 

Occlusives

cacuminales

k

ṭ k  
 

ṭṭ

ṭṭh

ṭṭ h

y

q(

hy

Q(

 

hr

Q+

g

ḍ g  
 

y

f(

hm

Fœm

ḍ hm Fœm

hy

F(

{q

 

h

{Q

{f

h

{F

{[

m

{m

y

{y

v

{v

ddr

Î+

ddv

Ήv

ddh

Ï

ddhn

ωn

ddhy

Ï(

dn

Ð

db

Ó

dbh

Ñ

dbhy

Ñ(

dm

Ò

dy

*

dr

Ô

dry

Ô(

dv

Ö

dvy

Ö(

dhn

Xn

dhm

Xm

dhy

Xy

dhr

Ø

dhv

Xv

nt

Nt

nty

NTy

ntr

nth

Nw

nd

Nd

nddr

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bb

Bb

 

B-

br

ä

bhy

_y

 

bhr

æ

mn

Mn

ç

mp

Mp

mb

Mb

mbh

M-

my

My

mr

è

ml

Ml

semi-voyelles

 

Yy

 

yv

Yv

rk

k›

 

rj

j›

rdh

x›

lk

Lk

 

ly

Ly

Ll

lv

Lv

vy

Vy

 

vr

ì

˜ bbh

× yy

Ù ll

v

:v

 

sk

Sk

 

skh

So

st

St

sty

STy

str

ô

stv

STv

sth

Sw

sn

Sn

õ

sp

Sp

sph

S)

sm

Sm

smy

SMy

sy

Sy

sr

ö

sv

Sv

 

aspiration

h

Ÿ

 

hn

û

hm

ü

hy

ý

hr

ÿ

hl

hv

þ

1.5

Les chiffres:

1

2

3

4

5

6

7

8

9

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

0

1.6 Exemples:

 

yo jâta eva prathamo manasvân devo devân kratunâ paryabhuat. yasya çumâd rodasî abhyasetâ n m asya mahnâ sa janâsa Indra

yap thivî vyathamânâm ad had yaparvatân prakupitâÒ aram ât. yo antarika vimane varîyo yo dyâm astabhnât sa janâsa Indra

Rg veda 2,12,1-2

yaejat @v àwmaemnSvan‰ devaedevaN³tuna py›-U;t‰,

ySy zu:maÔaedSI A_yseta< n&M[Sy mûa s jnas #NÔ> .1.

y> p&iwvI< Vywmanamd&<hd‰ y> pv›taNàkuipta~ArM[at‰,

yaeANtir]< ivmnevrIyae yaed(amSt_naTs jnas #NÔ> .2.

1.7. Exercice

Transcrivez les vers de la devanâgarî en translittération romaine. Puis faites l'inverse avec les vers en translittération. Lisez avec attention le sanskrit translittéré afin d'exercer la lecture et la prononciation. Puis essayez-vous à la lecture de la devanâgarî. Voici la traduction des deux vers donnés en exemple au point 1.6.

Le dieu spirituel qui est né en effet le premier dépasse par son intelligence les (autres) dieux. Le ciel et la terre tremblent par la grandeur de son héroïsme. Lui, peuples, c'est Indra.

Lui qui a consolidé la terre chancelante, Lui qui a frappé les montagnes irritées, Lui qui mesura le meilleur espace aérien, Lui qui a fixé le ciel, lui, peuple c'est Indra. (rgveda 2,12,1-2)

yaehTvaihmir[aTsÝ isNdUnœ yaega %dajdpxa vlSy , yaeAZmnaerNtriGn< jjan

Celui qui, ayant tué le serpent, déchaina les sept fleuves. Celui qui délivra les vaches prisonnières de Vala. Celui qui, terrible dans les combats, fit naitre le feu entre deux pierres. Celui-ci, peuples, c'est Indra.

s<v&k‰smTsus jnas #NÔ> .3.

yenema ivña Cyvna k«tain yaedas< v[›mxr< guhak> , Zv¹Iv yaeijgIva~l]madd‰

Lui par qui tous les bouleversements sont accomplis. Celui qui a vaincu les dâsa de couleur sombre. Lui, qui comme un joueur, gagnant, recolta une multitude de gains. Celui-ci, peuples, c'est Indra. (rgveda 2,12, 3-4)

Ay›> pu:tain s jnas #NÔ> .4. \Gveda 2, 12

ya smâ p cchanti kuha seti ghoram utem âhur naio astîtyenam, so'ryapuṣṭirvija ivâ minâti çradasmai dhatta sa janâsa Indra.

Les Asura se demandent à son sujet: où est- il, le terrible? Ils disent que celui-ci ne s'est pas encore produit. Lui qui diminue les richesses des ennemis comme si (il gagnait) la mise. Ayez foi en lui. Lui, peuples, c'est Indra.

yo radhrasya coditâ yak çasya yo brahma o nâdhamânasya kîre, yuktagrâv o yo'vitâ suçiprasutasomasya sa janâsa Indra. ( gveda 2,12,5-6)

Lui qui encourage le faible et l'insignifiant. Lui qui encourage le brahmane suppliant de sa prière. Lui, au beau visage, qui protège le meunier du sacrifice, celui qui presse l'ambroisie. Lui, peuples, c'est Indra. (rgveda 2,12,5-6)

CoursCoursCoursCours dededede SanskritSanskritSanskritSanskrit :::: 1111 èreèreèreère leçonleçonleçonleçon dededede grammairegrammairegrammairegrammaire

lundilundilundilundi 24242424 maimaimaimai 04040404

PlanPlanPlanPlan ::::

 

1.

Morphologie phonétique

 

1.

1 Les trois degrés vocaliques : zéro, plein et long

 

2.

Conjugaison

 

2.

1. Généralités sur le système verbal sanskrit

2.

2. Les verbes thématiques actifs présents

 

3.

Déclinaison nominale et pronominale

 

3.

1. Les pronoms de conj. (nominatifs) et les pronoms à l’accusatif

 

4.

Sandhi

 

4.

1. Sandhi du m

 

5.

Vocabulaire

6.

Exercices

1.1.1.1. MorphologieMorphologieMorphologieMorphologie phonétique.phonétique.phonétique.phonétique.

1. 1. Les trois degrés vocaliques.

Comme nous l’avons vu précédemment, le Sanskrit possède des voyelles longues et des voyelles courtes. De plus les voyelles sanskrites peuvent être classées en cinq familles de chacune trois degrés. Ces trois degrés sont nommés zéro, plein et long. Cette répartition est très importante pour la formation des formes verbales et des noms dérivés d’une racine verbale ou d’un autre nom. Voici, dans un tableau, la répartition des voyelles dans les cinq familles.

Zéro

----

iiii et īīīī

uuuu et ūūūū

ṛṛṛṛ et ṝṝṝṝ

ỊỊỊỊ

Plein

aaaa

eeee (ay)*(ay)*(ay)*(ay)*

oooo (av)*(av)*(av)*(av)*

arararar

alalalal

Long

āāāā

aiaiaiai (āy)*(āy)*(āy)*(āy)*

auauauau (āv)*(āv)*(āv)*(āv)*

ārārārār

inexistant

* Selon la règle suivant laquelle deux voyelles ne se suivent jamais en sanskrit, les formes entre paranthèses remplace un e, o, ai ou au, lorsque celui-ci devrait être suivi directement par une voyelle.

Rien de tel que des exemples pour illustrer les faits :

zéro :

plein :

long :

Bhūūū-ū--- [être]

Bhavavavatiav

[il est]

Bhāvāvāvyaāv

[qui doit être]

Paptptptimapt

[nous tombâmes] Paaat-a

[tomber]

Pāāātayatiā

[il fait tomber]

Diiiśi

[la direction]

Deeeśae

[le lieu]

Daiaiaiśikaai

[local]

Kṛṛṛ-ṛ [faire]

Kararartṛar

[le faiseur]

kārārāryaār

[qui est à faire]

KỊỊỊpỊ

[se bien conduire]

Kalalalpateal

 

Tuuulāu

[la balance]

Tooolanao

[il se conduit bien] [la pesée]

Tauauaulinau

[le peseur]

2.2.2.2. Conjugaison.Conjugaison.Conjugaison.Conjugaison.

2.1. Généralités sur le système verbal sanskrit.

La base du verbe sanskrit est sa racine. Dans le dictionnaire, les verbes sont toujours donnés sous leur forme radicale. Sur cette racine se construisent tous les modes verbaux et par là même, toutes les formes verbales. Le verbe sanskrit se conjugue en trois nombres (singulier, duel et pluriel) et bien sûr aux trois personnes.

Contrairement au français, le Sanskrit possède trois voix : l’actif, le moyen et le passif. L’actif (parasmaipada) est littéralement la voie des autres. Cela signifie que l’action du verbe porte son bénéfice sur autrui. Lorsque je sacrifie aux dieux, si le bénéfice de ce sacrifice (par exemple la richesse) doit retomber sur une (ou des) autre(s) personne(s) que moi, j’utilise l’actif. Mais lorsque je sacrifie et que le bénéfice va pour moi, j’utilise la voix moyenne (ātmanepada = la voie pour soi). Quant au passif (karmani prayoga), il rend la même idée qu’en français. Il prend l’objet de la phrase active et en fait son sujet. Notons deux choses : 1. Les grammairiens sanskrits considèrent l’actif et le moyen comme une seule et même voix (kartari proyoga) séparée en deux « sortes » (parasmaipada & ātmanepada). 2. Le moyen et l’actif tendent à se fondre l’un dans l’autre au niveau du sens, surtout en poésie et en sanskrit tardif. Cependant, dans les épopées (Mahābhārata et Rāmāyana), ils gardent encore bien leur sens respectif.

Dans cette leçon nous allons voir le présent actif (parasmaipada) des verbes thématiques. On trouvent 10 classes de verbes en Sanskrit dont quatre sont thématiques. Ce qui détermine la classe de tel ou tel verbe, c’est le radical du présent. Si ce radical, se termine en a, le verbe est thématique. S’il ne se termine pas en a, il est athématique. Seules quatre classes de verbes sont thématiques, mais cela fait sans doute les deux tiers des verbes sanskrits : la 1 ère , la 4 ème , la 6 ème et la 10 ème classe. Nous allons faire l’étude de ces quatre classes dès aujourd’hui.

2. 2. Les verbes thématiques actifs présents.

Voici tout d’abord la formation générale (donc simplifiée) du radical du présent des quatre classes thématiques.

1 ère classe :

RacineRacineRacineRacine auauauau degrédegrédegrédegré pleinpleinpleinplein ++++ aaaa ==== radicalradicalradicalradical dudududu présentprésentprésentprésent

Exemples :

Vad- + a = vada (parler) Bhū- > bhav + a = bhava (être) Bhṛ- > bhar + a = bhara (porter) Ruh- > roh + a = roha (gravir)

4 ème classe :

RacineRacineRacineRacine (sans(sans(sans(sans chagement)chagement)chagement)chagement) ++++ yayayaya ==== radicalradicalradicalradical dudududu présentprésentprésentprésent

Exemples :

Paś- + ya = paśya (voir) As- + ya = asya (lancer)

6 ème classe :

RacineRacineRacineRacine auauauau degrédegrédegrédegré zérozérozérozéro ++++ aaaa ==== radicalradicalradicalradical dudududu présentprésentprésentprésent

Exemples :

Tud- + a = tuda (piquer) Viś- + a = viśa (s’absorber dans)

10 ème classe :

RacineRacineRacineRacine pleinepleinepleinepleine ouououou longuelonguelonguelongue ++++ (p)aya(p)aya(p)aya(p)aya ==== radicalradicalradicalradical dudududu présentprésentprésentprésent (la 10 ème sert le plus souvent à la formation des verbes causatifs)

Exemples :

Dūṣ- + aya = dūṣaya (corrompre) Bhū- > bhāv + aya = bhāvaya (faire être > produire) Tuṣ- > Toṣ + aya = toṣaya (faire devenir content > satisfaire, réjouir)

Ce plan présente néanmoins tant d’exceptions qu’il semble évident que le radical du présent (ou la troisième personne du présent) doit impérativement être appris par cœur en même temps que la racine. C’est pourquoi vous trouverez dans le vocabulaire, toujours les deux (racine et 3 ème du présent sing).

Voici les terminaisons du présent actif thématique : Elles se collent sur le radical du présent.

 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

(allongement) -mimimimi

(allongement) -vasvasvasvas

(allongement) -masmasmasmas

2 ème pers.

--si--sisisi

--thas--thasthasthas

--tha--thathatha

3 ème pers.

--ti--tititi

--tas--tastastas

--nti--ntintinti

Exemple paradigmatique : Bhū-, bhavati (être, devenir)

 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

bhavābhavāmibhavābhavāmimimi

bhavābhavāvasbhavābhavāvasvasvas

bhavābhavāmasbhavābhavāmasmasmas

2 ème pers.

bhavabhavasibhavabhavasisisi

bhavabhavathasbhavabhavathasthasthas

bhavabhavathabhavabhavathathatha

3 ème pers.

bhavabhavatibhavabhavatititi

bhavabhavatasbhavabhavatastastas

bhavabhavantibhavabhavantintinti

3.3.3.3. DéclinaisonDéclinaisonDéclinaisonDéclinaison nominalenominalenominalenominale etetetet pronominale.pronominale.pronominale.pronominale.

3. 1. Les pronoms de conj. (nominatifs) et les pronoms à l’accusatif.

Si le nominatif, comme dans toutes les lagues casuelles, exprime le sujet et l’attribut du sujet, l’accusatif exprime, lui aussi selon sa fonction, l’objet direct mais également le lieu directionnel (l’endroit où l’on va).

Les pronoms de conjugaison sont donc des nominatifs. Les pronoms des deux premières personnes (comme en français) ne distinguent pas leur genre (masc., fém., neutre) mais à la troisième personne, les genres se distinguent.

Voyons cela dans un tableau : (nominatif)

 

singulier

duel

pluriel

Je, nous

ahamahamahamaham

āvāmāvāmāvāmāvām

vayamvayamvayamvayam

Tu, vous

tvamtvamtvamtvam

yuvāmyuvāmyuvāmyuvām

yūyamyūyamyūyamyūyam

Il, ils

sasasasa //// so*so*/saso*so*/sa/saḥ/saḥḥ**ḥ****** sāsāsāsā tatattatattt

tautautautau

tetetete

Elle, Elles

tetetete

tāstāstāstās

(neutre)

tetetete

tānitānitānitāni

* Notons que devant a, sa devient so. Le a en question tombe au profit d’un avagraha. Exemple : sa + asmān = so’smān. ** On trouve saḥ en fin de phrase.

Quant aux pronoms accusatifs objets directs en voici le tableau : (accusatif)

 

singulier

duel

pluriel

me, nous

māmmāmmāmmām (mā)(mā)(mā)(mā)

āvāmāvāmāvāmāvām (nau)(nau)(nau)(nau)

asmānasmānasmānasmān (nas)(nas)(nas)(nas)

te, vous

tvāmtvāmtvāmtvām (tvā)(tvā)(tvā)(tvā)

yuvāmyuvāmyuvāmyuvām (vām)(vām)(vām)(vām)

yuyuṣyuyuṣṣmānṣmānmānmān (vas)(vas)(vas)(vas)

le, les

tamtamtamtam

tautautautau

tāntāntāntān

la, les

tāmtāmtāmtām

tetetete

tāstāstāstās

(neutre)

tattattattat

tetetete

tānitānitānitāni

Les formes entre paranthèses sont enclytiques. Elles s’emploient indifféremment des autres.

Exemples de phrases simples :

Il me voit. Elle nous voit les deux. Tu es elle. Vous deux, vous les voyez. Je vois ça. Elles y vont

4.4.4.4. Sandhi.Sandhi.Sandhi.Sandhi.

Sa mām paśyati. Sā nau paśyati / Sāvām (sā+āvām) paśyati. Tvam bhavasi sā. (pas d’accus. avec le verbe être) Yuvām paśyathas tau. Aham paśyāmi tat. Tās tām gacchanti.

Le Sanskrit, généralement, homogénéise la finale de ses mots avec l’initiale des mots qui les suivent. La plus simple de ces homogénéisation (sandhi) est celle du m que nous allons étudier aujourd’hui.

4. 1. Le sandhi du m.

❶ En règle générale, un m final reste m devant toutes les voyelles et en fin de phrase. On colle les mots par respect pour la devnāgarī qui ne marque pas l’espace.

Exemple : tvam + āvam = tvamāvām

Tvmavamœ

❷ Le plus souvent, un m final devient (anusvāra) devant n’importe quelle consonne.

Exemple : tvam + vadasi = tvaṁ vadasi

Tv< vdis

❸ Optionnellement, un m final peut être remplacé par la nasale du même groupe que la consonne qui le suit.

Schéma :

m

devient

devant

k, kh, g, gh, ṅ

 

ñ

devant

c, ch, j, jh, ñ, ś

devant

ṭ, ṭh, ḍ, ḍh,ṇ, ṣ

n

devant

t, th, d, dh, n, s

m

reste

m

devant

p, ph, b, bh, m

Cette règle est très rare entre les mots distincts, mais est très fréquente au sein des mots composés ou entre un verbe et son préfixe.

Exemple :

Sam + dhi = Saṁdhi ou Sandhi

s<ix ou/

siNx

❹ Toujours de manière optionnelle, m peut devenir y devant y, v devant v et l devant l.

Exemples : aham + vadāmi = ahaṁ vadāmi ou aha vvadāmi Ah~Vvdaim

Ce point est extrêment rare !!!

5.5.5.5. Vocabulaire.Vocabulaire.Vocabulaire.Vocabulaire.

Ah<

vdaim

ou

Khād-

khādati

oadœ oadit

manger

Ji-

jayati

ij jyit

vaincre, conquérir

Tyaj-

tyajati

Tyjœ Tyjit

abandonner

Dhāv-

dhāvati

xavœ xavit

courir

Gam-

gacchati

gmœ

gCDit

aller (vers + Acc)

Sad-

sīdati

sdœ sIdit

s’assoire

Pā-

pibati

pa ipbit

boire

Sthā-

tiṣṭhati

Swa itóit

se tenir, être debout, se trouver

Dṛś- (Paś)

paśyati

d&zœ(pzœ) pZyit

voir

Smṛ-

smarati

Sm& Smrit

se souvenir de + Acc

Nī-

nayati

nI nyit

mener, prendre

Bhū-

bhavati

_aU _avit

être, devenir

Budh-

bodhati

bux baexit

savoir, connaître

Vad-

vadati

vdœ vdit

parler, dire

Vas-

vasati

vsœ vsit

demeurer, habiter, séjourner

Pat-

patati

ptœ ptit

tomber

6.6.6.6. Exercices.Exercices.Exercices.Exercices.

❶ Conjuguer au présent de l’actif (parasmaipada) ces racines verbales.

JiJi-JiJi--- (conq(conquérir)(conq(conquérir)uérir)uérir) ::::

 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

     

2 ème pers.

     

3 ème pers.

     

DDṛDDṛṛśṛśś-ś--- (Paś(Paś-(Paś(Paś--)-))) (voir)(voir)(voir)(voir) ::::

 
 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

     

2 ème pers.

     

3 ème pers.

     

BudhBudh-BudhBudh--- (connaître,(connaître,(connaître,(connaître, savoir)savoir)savoir)savoir) ::::

 
 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

     

2 ème pers.

     

3 ème pers.

     

SmSmṛSmSmṛṛ-ṛ--- (se(se(se(se souvenir)souvenir)souvenir)souvenir) ::::

 
 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

     

2 ème pers.

     

3 ème pers.

     

SadSad-SadSad--- (s’assoire)(s’assoire)(s’assoire)(s’assoire)

 

singulier

duel

pluriel

1 ère pers.

     

2 ème pers.

     

3 ème pers.