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TRAVAUX PRATIQUES DE

Chimie de coordination et
descriptive des éléments de
transition

MANIPULATION 2 : LE CHROME

SMC VI

GROUPE : 7

Réalisé par :
- YASSIR EL AHMER
- SBITI MOUHSINE
- NACIRI OMAR

Année universitaire :
2015/2016
III-1-Etude bibliographique

Le chrome, le métal de transition qui fait rutiler les pare-chocs, est aussi très présent dans les peintures. Son
nom fait d’ailleurs référence à la couleur.

Généralités

- Symbole : Cr
- Numéro atomique : 24
- Électrons par niveau d’énergie : 2, 8, 13, 1
- Masse atomique : 51,9961 u
- Isotopes les plus stables : 52Cr stable avec 28 neutrons (83,789 %), 53Cr stable avec 29 neutrons (9,501
%), 54Cr stable avec 30 neutrons (2,365 %), 50Cr avec une demi-viesupérieure à 180 millions de milliards
d'années (4,31 %)
- Série : métaux de transition
- Groupe, période, bloc : 6, 4, d
- Densité : 7,15
- Point de fusion : 1.907 °C
- Point d’ébullition : 2.671 °C

Historique du chrome

- L'emploi du chrome dans certains objets métalliques est attesté en Chine voilà deux millénaires. C'est en
1798 que fut isolé le chrome métallique, par Nicolas Louis Vauquelin. Le nom « chrome » vient du
grec chroma signifiant « couleur » car les composés du chrome sont extrêmement colorés.

Propriétés du chrome

- Le chrome se présente sous la forme d'un métal gris acier et dur. Sa principale particularité est de
résister au ternissement et à la corrosion. Les états d'oxydation de +2 à +6 sont rencontrés. Le chrome
hexavalent est particulièrement oxydant tandis que le chrome (II) est un réducteur.

Utilisation du chrome

- L'utilisation du chrome la plus connue est sans doute en métallurgie, pour donner un rendu brillant en
plus d'améliorer la résistance à la corrosion. On emploie aussi le chrome comme catalyseur dans
certaines hydrogénations. Les chromates, par leurs couleurs variés (nuances de jaune pour le chromate
de plomb) se retrouvent dans les peintures, mais ils sont toxiques. Dans les verres, les sels de chrome ajoutent
une touche de vert.

Extraction du chrome
- Lavage du sol :
Cette technique permet de récupérer les métaux solubles dont le chrome dans la phase liquide après lavage des
terres polluées. On peut utiliser des additifs pour améliorer l’extraction comme des bases, des acides, des
surfactants, des agents chélatants. Les métaux, contenus dans la solution de lavage, peuvent être récupérés par
des procédés électrochimiques, par précipitation ou échange d’ions, afin que la solution de lavage soit
réutilisée. Il faut s’assurer, avant de remettre le sol en place, de l’absence de solution de lavage et de ses additifs
dans celui-ci .
- Electromigration :
La méthode consiste à extraire le sol et à l’incuber en conditions alcalines afin de limiter l’adsorption des
anions chromate entre deux électrodes. L’agent alcalinisant neutralise les ions H3O+ à l’anode et l’hypochlorite
qui est ajouté àla cathode migre vers l’anode et oxyde le chrome qui se trouve sous la forme trivalente. Les
essais en laboratoire ont montré que, pour que le rendement du procédé soit intéressant, il faut contrôler les
valeurs de pH afin de rester dans la gamme qui favorise la désorption du Cr(VI) (pH supérieur à 8) . Le facteur
limitant de cette technique est le pouvoir tampon du sol qui, s’il est important, limite l’efficacité.
Minéralogie de chrome

Le principal minerai de chrome est la chromite, de formule FeOCr2O3 quand elle est pure. La chromite est le
seul minerai de chrome présentant une valeur économique. D’autres minéraux présentent des teneurs en chrome
élevées, mais leur rareté, qui exclut leur exploitation industrielle, leur confère un intérêt d’ordre purement
minéralogique.

Le tableau 4 répertorie les principales espèces minérales du chrome, classées suivant leur rareté croissante, avec
les teneurs en Cr2O3 correspondantes.

La chromite est une variété du groupe des spinelles de formule générale R2O3MO avec[ R = Al, Fe(III), Cr et
M = Mg, Fe(II), Zn, Mn]. Cr peut y être remplace par Al ou Fe(III), et Fe(II) par Mg.

La plupart des chromites renferment aussi d’autres métaux tels que Ti, Mn, V, Ni, mais à l’état de traces. Il faut
toutefois signaler le cas particulier des chromites de la partie polaire de l’Oural, caractérisées non seulement par
de fortes teneurs en Ni, mais encore par la présence de 10 a 30 ppm de PGM (Platinum Croup Minerals).

La variété magnésienne (Mg, Fe)OCr2O3, appelée magnesiochromite, est très répandue dans les gisements. La
picotite (Mg, Fe) (Al, Fe, Cr)2O4, variété de spinelle vert sombre, peut évoluer vers la chromite a` l’intérieur
d’un même gisement. Les minéraux tels que la bronzite (Mg, Fe)SiO2, les orthopyroxenes, les olivines, les
plagioclases et les produits d’altération (serpentine, chlorite, talc, limonite) forment des inclusions interstitielles
dans la chromite.

D’autres minéraux (dolomie, magnétite, brucite, sépiolite, tourmalines chromifères, ouvarowite, kammererite,
quartz, kaolin, pyrite, chlorites, goethite…) se présentent aussi en association avec la chromite, avec une
importance variable.

Métallurgie de chrome

L'industrie prépare, outre le métal lui-même, les ferrochromes destinés à la sidérurgie. Des fontes contenant
jusqu'à 70 % de chrome sont obtenues en réduisant la chromite par le charbon dans des fours électriques. Ces
ferrochromes renferment de 0,02 à 10% de carbone, suivant que le garnissage intérieur des fours est en
chromite, en magnésite ou en graphite ; on consomme environ 4 000 kWh par tonne de métal et la puissance
optimale des fours est de 3 000 à 6 000 kW. Dans les fours Siemens-Martin, on obtient des ferrochromes à 30 à
40 % de chrome et 8 à 10 % de carbone.

Le chrome pur s'obtient en trois étapes :

- passage de la chromite à un bichromate alcalin ;


- réduction de ce dernier par le soufre ou le charbon en oxyde Cr2O3 ;
- enfin réduction de l'oxyde à haute température par l'aluminium en poudre ou le silicium.

Le chrome fondu se rassemble au fond du creuset et il est recouvert par l'alumine fondue, colorée en rouge par
de l'oxyde de chrome ; une seule opération peut fournir une centaine de kilogrammes de chrome titrant 99,5% .
Les impuretés principales sont l'aluminium et le fer. La purification est difficile.

Un chrome plus pur peut être obtenu par électrolyse soit d'une solution d'acide chromique additionnée d'acide
sulfurique ou de sulfate de chrome (III), soit d'une solution renfermant des sulfates de chrome (II), de chrome
(III) et d'ammonium. Dans certaines usines, la cuve électrolytique est séparée en deux compartiments par un
diaphragme poreux, et alimentée par une solution d'alun de chrome ; le chrome électrolytique renferme toujours
de l'hydrogène.

Le chromage électrolytique utilise des bains d'acide chromique additionnés d'acide sulfurique ou parfois d'acide
fluorhydrique. Les anodes solubles en chrome ne conviennent pas, car le métal ne resterait pas à l'état
d'oxydation 6 dans le bain ; la température est maintenue constante : l'intensité de courant varie de 4 à 60
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ampères par dm . Pour obtenir un chromage brillant et de haute qualité, il faut d'abord nickeler. Un procédé
plus ancien consiste à recouvrir le fer ou l'acier avec un mélange de chrome en poudre et d'alumine et à chauffer
0
trois ou quatre heures vers 1 300-1 400 C en atmosphère d'hydrogène. Le chromage du fer ou de l'acier peut
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être réalisé par action de la vapeur de chlorure de chrome (II) vers 900-1 000 C :

Signalons enfin l'immersion dans un bain de chlorures de sodium, de baryum et de chrome (II) fondus maintenu
0
entre 900 et 1 200 C.

III-2- But de la manipulation :

Le but de cette manipulation est :

- préparer les isomères cis et trans du complexe KCr(C2O4)2,(H2O)2,2H2O.


- Faire des tests pour identifier les deux isomères
III-3- Quelque réactions avec le chrome :

III-3-1 :

A : Cr(OH)3 D : HPbO2-

B : [Cr(OH4),(OH2)2]- E : PbCrO4

C : [Cr(NH3)6]3+

III-3-2 :

Le nom des complexes B et C :

B: [Cr(OH4), (OH2)2]- : Tetra hydroxo diaqua chromate (III)

C : [Cr(NH3)6]3+ : Hexaamine chrome(III)

III-3-3 : Les complexes de chrome est généralement octaédrique :

La géométrie des complexes B et C est octaédrique et l’état d’hybridation de l’ion central est d2sp3

X= OH- et H2O

X=NH 3

III-3-4 :

Réaction 1 :

Par action de base forte, il y a formation d’un précipité : hydroxyde de chrome (A)

[Cr(OH2)6]3+ + 3OH-  Cr(OH)3 (A) + 6 H2O

Réaction 2 :

Ce précipité est soluble dans un excés de base pour conduire à un ion complexe (B)

Cr(OH)3 + OH- + 6 H2O  [Cr(OH4),(OH2)2]- (B) + 4H2O

Réaction 3 :

Par action de l’ammoniac il y a formation d’un précipité bleu clair (A)

[Cr(OH2)6]3+ +6 NH3  Cr(OH)3 (A) + 3NH4+ + 3H2O +3NH3

Un grand excès d’ammoniac solubilise légèrement l’hydroxyde par formation d’ion aminés complexes (C)

Cr(OH)3 + 6 NH3  [Cr(NH3)6]3+ (C)+ 3OH-

A l’ébullition, l’élimination de l’excès de l’ammoniac entraine la décomposition des amines et la précipitation


de l’hydroxyde (A) :

[Cr(NH3)6]3+ + 3OH- Cr(OH)3 + 6 NH3


Réaction 4 :

Par action des oxydants puissants tel que le dioxyde de plomb (PbO2) , le chrome (III) s’oxyde en chrome
(IV) car : E0(PbO2/PbO)>E0(Cr3+/CrO42-) :

Reduction de PbO2 : (PbO2 + H2O +2e-  PbO + 2OH-) ×3

Oxydation de Cr3+ : (Cr3+ +8OH-  CrO42- + 4H2O +3e-)×2

Réaction globale : 2 Cr3+ +3 PbO2+10 OH-  2 CrO42- +3 PbO + 5 H2O

Réaction 5 :

Le monoxyde de plomb réagit sur les OH- en excès pour donner un anion soluble (D) :

PbO + OH-  HPbO2- (D)

Si on ajoute de l’acide acétique, un précipité jaune (E) se forme

HPbO2- + 3H+  Pb2+ + H2O

Pb2+ +CrO42-  PbCrO4 (E)

Réaction 6 :

Par action des ions S2- en milieu acide et chaud , le chrome (VI) est réduit par les sulfures en chrome (III)
car : E0(Cr2O72-/ Cr3+)>E0(S/S2-)

Réduction de Cr2O72- : (Cr2O72- + 14H+ +6e-  2 Cr3+ + 7H2O) ×1

Oxydation de S2- : (S2-  S +2e-)×6

Réaction globale : Cr2O72- + 14H+ + 6S2-  2 Cr3+ + 7H2O+ 6S

III-3-5 :

On a pas fait ces réactions pour savoir s’elles sont concluantes ou non.

III-3-6 :

Au cours de la réaction 5 on a utilisé un acide faible comme l’acide acétique pour former les ions Pb2+, et
l’utilisation d’un acide fort tel que HNO3 et HCl vont former des sels de plomb : Pb(NO3)2 et Pb(Cl)2

III-3-7 :

L’équation de la réaction de formation de complexe B : [Cr(OH4),(OH2)2]- à partir du chrome(III) :

[Cr(H2O)6]3+ + 3OH-  Cr(OH)3 + 6H2O K1 = 1/ ([Cr3+]×[OH-]3 )

Cr(OH)3 + OH- +6H2O  [Cr(OH)4,(OH2)2]- + [Cr(H2O)6]3+ K2 =[(Cr(OH)4)- ] / [OH-]

[Cr(H2O)6]3+ + 4 OH-  [Cr(OH)4,(OH2)2]- + 4H2O K= [(Cr(OH)4)- ] / ([Cr3+]×[OH-]4)

Donc : K= K1 ×K2 = 1031 × 1029,9

K= 7,94×1060

III-3-8 :
Cr(OH)4- est un amphotère, car il est soluble dans les acides et dans les bases.

III-4- Synthèse des isomères cis et trans KCr(C2O4)2,2H2O :

a- Synthèse des isomères cis KCr(C2O4)2,2H2O :

K2Cr2O7 + 7 H2C2O4  2KCr(C2O4)2,2H2O + 6CO2 + 3H2O


t=0 n1 n2 0 0 excès
t n1-x n2-7x 2x 6x excès
tf n1- xf n2- 7xf 2xf 6xf excès
n1(K2Cr2O7) =(m/M)( K2Cr2O7) = 0,5/294 ,17 donc n1(K2Cr2O7)= 1,69×10-3 mole

n1(H2C2O4) =(m/M)( H2C2O4) = 1,5/90 donc n1(H2C2O4) = 1,66×10-2mole

xf = n1(K2Cr2O7) = 1,69×10-3 mole ou xf = n1(H2C2O4) /7 = 1,66×10-2/7 = 2,381 ×10-3 mole

xf = inf {1,69×10-3, 2,381 ×10-3} =1,69×10-3 mole

On a : xf = n(KCr(C2O4)2,2H2O) /2

Donc : mth(KCr(C2O4)2,2H2O) = 2xf ×M(KCr(C2O4)2,2H2O)

mth(KCr(C2O4)2,2H2O) = 1,69×10-3 × 303,08 = 1,024 g

mth(KCr(C2O4)2,2H2O) = 1,024 g

Rd(%) = (mexp/mth )×100

Rd(%) = 89,80%

b- Synthèse des isomères trans KCr(C2O4)2,2H2O :

K2Cr2O7 + 7 H2C2O4  2KCr(C2O4)2,2H2O + 6CO2 + 3H2O


t=0 n1 n2 0 0 excès
t n1-x n2-7x 2x 6x excès
tf n1- xf n2- 7xf 2xf 6xf excès
n1(K2Cr2O7) =(m/M)( K2Cr2O7) = 1/294 ,17 donc -3
n1(K2Cr2O7)= 3,399×10 mole

n1(H2C2O4 ,2H2O ) =(m/M)( H2C2O4 ,2H2O) = 1,5/90 donc n1(H2C2O4) = 1,66×10-2mole

xf = n1(K2Cr2O7) = 1,69×10-3 mole ou xf = n1(H2C2O4 ,2H2O) /7 = 1,66×10-2/7 = 2,372 ×10-3 mole

xf = inf {3,399×10-3, 2,372 ×10-3 } == 2,372 ×10-3 mole

Or On a : xf = n(KCr(C2O4)2,2H2O) /2

Donc : mth(KCr(C2O4)2,2H2O) = 2xf ×M(KCr(C2O4)2,2H2O)

mth(KCr(C2O4)2,2H2O) = 2,372 ×10-3 × 303,08 = 1,024 g

mth(KCr(C2O4)2,2H2O) = 1,437g

Rd(%) = (mexp/mth )×100

Rd(%) = 97,39%