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L’EFT

pour les Nuls


Titre de l’édition anglaise : Emotional Freedom Technique For Dummies

Publié par
John Wiley & Sons, Ltd
The Atrium
Southern Gate
Chichester
West Sussex
PO19 8SQ
England

Copyright © 2008 John Wiley&Sons, Ltd, Chichester, West Sussex,


England.

«Pour les Nuls » est une marque déposée de Wiley Publishing, Inc.
« For Dummies » est une marque déposée de Wiley Publishing, Inc.

© Éditions First-Gründ, 2011 pour l’édition française. Publiée en accord


avec Wiley Publishing, Inc.

Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à


l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers,
à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement
interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et
suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. L’éditeur se réserve le
droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle
devant les juridictions civiles ou pénales.
ISBN : 978-2-7540-2067-1
ISBN numérique : 9782754024525
Dépôt légal : Janvier 2011

Édition : Marie-Anne Jost-Kotik


Assistante d’édition : Charlène Guinoiseau
Correction : Emeline Guibert
Indexation : Tiphaine Maudry
Mise en page : Stéphane Angot
Production : Emmanuelle Clément

Éditions First-Gründ
60, rue Mazarine
75006 Paris - France
Tél. : 01 45 49 60 00
Fax : 01 45 49 60 01
E-mail : firstinfo@efirst.com
Internet : www.pourlesnuls.fr
MISE EN GARDE
L’EFT ou technique de libération émotionnelle n’a pas
pour but de diagnostiquer ou de traiter des maladies,
physiques ou mentales, quelles qu’elles soient. L’EFT
n’est pas prévue comme substitut à des soins médicaux ou
psychiatriques. Cet ouvrage ne préconise pas
l’interruption de la prise de médicaments prescrits ou de
soins médicaux ou psychologiques. L’éditeur, les auteurs
et toute personne ayant contribué à la réalisation de cet
ouvrage ne garantissent pas le succès de cet outil
thérapeutique sur chacune des personnes s’essayant à
l’EFT. Par ailleurs, nous recommandons aux lecteurs de
consulter des spécialistes si nécessaire et de prendre garde
aux seules ressources web, le contenu des sites Internet,
même cités dans cet ouvrage, ayant pu être modifié ou
avoir disparu durant la révision de cet ouvrage.
À propos de l’auteur
Helena Fone est une praticienne EFT certifiée, formatrice
EFT et superviseur. Elle est également hypnothérapeute
holistique et assure des formations à la Programmation
Neuro-Linguistique. Elle a étudié la thérapie
comportementale et cognitive et pratique une activité
libérale, Therapy4me, au Royaume-Uni. Elle est la fondatrice
de l’association Cheshire EFT et d’un annuaire de praticiens
EFT au Royaume-Uni : www.EFTRegister.com, regroupant
des thérapeutes ayant le même état d’esprit. Pendant des
années, elle a aidé des centaines de gens à traiter des
difficultés émergeant des traumatismes physiques et
émotionnels tels que les attaques de panique, les
dépendances, les inhibitions, le manque d’estime de soi, les
problèmes de fertilité et le deuil. Vous pourrez trouver
davantage d’informations sur son site :
www.therapy4me.co.uk.

Helena est également formatrice en EFT pour les personnels


soignants comme pour le grand public. Elle est fréquemment
sollicitée pour des conférences et des émissions de radio.
Elle partage son temps entre son cabinet et son bénévolat au
sein de centres de lutte contre le cancer, ce qui l’a amenée à
se spécialiser dans ce domaine. Elle enseigne également
l’EFT au sein des établissements scolaires à Cheshire pour le
plus grand bénéfice émotionnel des enfants. Elle a utilisé
l’EFT avec succès pour se libérer de ses propres problèmes
passés et améliorer sa santé physique.
À propos de l’adaptateur
Jean-Michel Gurret est le premier thérapeute français à
avoir été certifié « praticien EFT » par Gary Craig, le
créateur de cette technique. Il enseigne l’EFT aussi bien au
grand public qu’aux professionnels de la santé. Il est Maître
praticien en Programmation Neuro-Linguistique, en hypnose
Ericksonienne et humaniste. Son domaine d’expertise est la
gestion des émotions et du stress.

Il est également formé à la méthode Simonton (certifié par le


Simonton Cancer Center de Lausanne) pour la prise en
charge psychologique des personnes atteintes de cancer, ce
qui constitue un de ses domaines d’expertise. Il utilise tout
particulièrement l’EFT dans l’accompagnement des
personnes atteintes de maladies lourdes, en phase de
questionnement sur leur propre vie ainsi que pour toute
situation critique où la bonne gestion émotionnelle peut faire
la différence.

Il consulte en cabinet à Lyon depuis 2004, à Paris et en


Suisse romande, et a déjà aidé plusieurs milliers de
personnes à se débarrasser des conséquences de leurs traumas
émotionnels et physiques, addictions et compulsions, manque
de confiance en soi, perte d’estime de soi, dépressions,
phobies, attaques d’angoisse, etc. Jean-Michel anime de
nombreux séminaires en France à destination de tous et
toutes, pour apprendre à mincir par exemple, ou bien gérer
son stress au travail ou encore maîtriser les douleurs
chroniques. Il forme également des médecins, psychiatres,
psychologues, anesthésistes, infirmières, thérapeutes et «
aidants naturels » à l’EFT pour accompagner leurs patients. Il
est également l’auteur du livre Maigrir et rester mince avec
l’EFT (Leduc, 2010).

Jean-Michel Gurret partage son emploi du temps entre ses


propres consultations, ses formations et le bénévolat
d’accompagnement en soins palliatifs qu’il pratique à
l’hôpital gériatrique des Charpennes, à côté de Lyon depuis
2004.

Il a créé le premier portail francophone de l’EFT ainsi qu’un


annuaire des thérapeutes EFT (www.eftunivers.fr).

Jean-Michel Gurret a créé en 2007 la méthode MentalSlim


sur Internet (www.mentalslim.fr). Proposé sur le premier
portail féminin dédié au bien-être, (www.aujourdhui.com), ce
programme de coaching en vidéo a permis à plus de 20 000
participantes de passer à l’action en éliminant définitivement
les kilos qui leur gâchaient la vie grâce à l’EFT, à la
cohérence cardiaque et à l’auto-hypnose.

« Quand on veut maigrir, explique Jean-Michel Gurret, tout


se passe autant dans l’assiette que dans la tête ». C’est
pourquoi grâce à un programme alimentaire adapté et à
l’apprentissage des techniques de gestion émotionnelle
simples telle que l’EFT, tout le monde peut atteindre son
objectif minceur.

Si vous souhaitez prolonger l’échange suite à la lecture de cet


ouvrage, vous pouvez me contacter sur mon adresse email
personnelle jean.michel@gurret.fr ou par téléphone au 0820 20
28 11 (numéro indigo). Vous pouvez également visiter mon
site Web www.gurret.fr et vous rendre sur Facebook pour
vous inscrire sur le groupe « Actualités EFT France » afin
d’être informé de l’ensemble des nouveautés en la matière.
Dédicace de l’auteur
Je voudrais dédicacer ce livre à ma famille : tout d’abord
mon meilleur ami et mari Peter, qui a été mon moteur et qui
n’a pas arrêté de me ravitailler en verres de vin durant la
rédaction de cet ouvrage ! Et aussi mes filles Nicola et
Leanne pour leur foi en moi et leur admiration ; ainsi que
mon merveilleux chat Fudge pour sa compagnie lorsque j’en
avais besoin. Je n’oublie pas non plus mon père qui m’a
guidé vers l’EFT durant toutes ces années et Betty, ma belle-
mère adorée.
Remerciements de l’auteur
Mes remerciements vont également à mes clients, mes
stagiaires et les copains de thérapie, qui m’ont appris plus
qu’ils ne sauront jamais.

Un hommage particulier doit revenir à Gary Craig qui a


apporté l’EFT en cadeau au monde et qui l’a généreusement
partagé. Mes remerciements vont également à Ananga
Sivyer, Carol Look, David Lake, et Tam Llewellyn pour leur
aide et leur générosité, ainsi qu’autres pionniers de l’EFT.
Votre enthousiasme ne connaît pas de limites !

Dernier point mais non le moindre, à Samantha Spickernell,


mon éditrice chez Wiley qui a changé mes rêves en une
réalité concrète, et le reste de l’équipe « Pour les Nuls », et
tout particulièrement Bell Simon, pour leur aide très
professionnelle et leur soutien.
Dédicace de l’adaptateur
À tous mes patients et à toutes les personnes qui viennent
dans mes séminaires pour y apprendre l’EFT pour elles-
mêmes et pour aider les autres. Elles contribuent ainsi à
développer cette technique efficace, simple à apprendre et
qui rend autonome.
Remerciements de l’adaptateur
Je remercie mes patients qui chaque jour m’honorent de leur
confiance, mes collègues et amis, thérapeutes et médecins,
qui me guident et me confortent dans la découverte de
moyens pour toujours mieux aider les autres. J’ai aussi une
pensée particulière pour Dawson Church qui, sur les pas de
Gary Craig, œuvre au rayonnement et au développement de
l’EFT dans le monde entier.

Merci également à Catherine Bethenot pour son aide, son œil


critique et sa plume légère, ainsi qu’à celles qui ont relu tout
ou partie de cette version française : Yvette Urguette et
Claudie Caufour. A toute l’équipe des « Nuls » et notamment
l’équipe commerciale qui a découvert l’EFT avec
étonnement, et tout particulièrement à Marie-Anne Jost-
Kotik, mon éditrice au sourire et à l’enthousiasme
communicatifs. Et enfin, je remercie mon épouse Nathalie et
ma fille Noémie pour leur patience et le temps qu’elles
m’ont accordé pour peaufiner cette adaptation. Et même si
j’en oublie certains ou certaines, je m’aime et je m’accepte
complètement.
L'EFT (Techniques de libération
émotionnelle) pour les Nuls
Sommaire
Page de titre
Page de Copyright
À propos de l’auteur
À propos de l’adaptateur
Dédicace
Remerciements de l’auteur
Dédicace de l’adaptateur
Remerciements de l’adaptateur
Introduction
À propos de ce livre
Conventions utilisées dans ce livre
Hypothèses de base
Comment ce livre est organisé
Première partie : Le chemin vers la liberté émotionnelle
Deuxième partie : Une découverte plus approfondie de l’EFT
Troisième partie : Trouver le bonheur intérieur
Quatrième partie : Appliquer l’EFT aux problèmes
physiques
Cinquième partie : Explorer d’autres pistes
Sixième partie : La partie des Dix
Les icônes utilisées dans ce livre
Et maintenant par où commencer ?

Première partie - Trouver la voie de la libération


Chapitre 1 - Qu’est-ce que l’EFT ?
Bienvenue dans la famille EFT !
Découverte de l’EFT en action
Apaiser les émotions négatives
Pratiquer l’EFT
Trouver de l’aide avec l’EFT
Quand faire appel à un spécialiste
Chapitre 2 - Comprendre les émotions ?
Principes de base des émotions
Nommer vos émotions
Contenir les émotions
Pourquoi retenir ses larmes ?
Surveiller votre santé émotionnelle
Récolter les fruits de la santé émotionnelle
Les trois parties du cerveau et l’EFT
Le cerveau reptilien
Le cerveau limbique
Le cortex cérébral
Chapitre 3 - La routine de tapotement EFT
Se familiariser avec les points
Les autres points de tapotement
Les points des doigts
Mettre l’EFT en action
Utilisation de l’EFT : les quatre étapes principales
Première étape : la préparation
Deuxième étape : application de la séquence
Troisième étape : la gamme des neuf actions
Quatrième étape : répétition de la séquence
Aborder les problèmes restants
Rechercher un signe

Deuxième partie - Aller plus loin avec l’EFT


Chapitre 4 - Progresser avec l’EFT
Accéder au cœur du problème
Aspects du problème
Identifier les aspects : un exemple réel
Soyez spécifique
Identifier le cœur du problème
L’effet de généralisation
Sélectionner les phrases exactes
Utiliser l’EFT au passé, présent et futur
Devenir familier de vos réactions
Réponse anormale
L’effet Apex
Changements cognitifs
Le moment de calibrer
Évaluer les effets de l’EFT
Processus de test
Test musculaire
Raccourcir la séquence de tapotement
Tapoter sur les autres points
Chapitre 5 - Peaufiner votre technique
S’initier aux différentes techniques
Décrire un film
Se libérer sans larmes d’un traumatisme
Pratiquer une technique dissociée
« Se glisser discrètement » au cœur du problème
Raconter l’histoire
Utiliser des codes et des mots-clés
Essayer les accessoires
Se servir de l’humour
Ancrer l’état d’esprit
Améliorer la mémoire
Chapitre 6 - Surmonter les blocages
Explorer les blocages les plus fréquents
Les inversions psychologiques
Combattre la peur de changer
Vous donner la permission
Surmonter une difficulté par le pardon
Recadrer pour voir les choses différemment
Nettoyez vos propres problèmes
Sauter des aspects
Libérez la respiration restreinte
Lorsque le problème revient
Travailler avec des sceptiques
Changer votre état d’esprit
Avoir besoin de quelqu’un d’autre
En un mot

Troisième partie - Retrouver la joie intérieure

Chapitre 7 - Et si vous commenciez par vous aimer vous-même


?
Identifier les signes de faible estime de soi
Reconnaître les causes
Le temps du jugement…
Faire face au « critique intérieur »
Plaire aux gens
Perfectionner la perfection
Se sentir inférieur
Apprendre à vous accepter vous-même
Réconforter l’enfant intérieur
Chapitre 8 - Tisser des liens solides
Comprendre les lois de l’attraction
Apprivoiser la jalousie
Le sentiment d’abandon : la source de tous les maux ?
Comprendre votre comportement
Briser le cycle
Lorsque l’amour s’affadit : accepter les différences et
travailler ensemble
Comprendre les règles non dites
Émotions contradictoires : est-ce de l’amour ou de la haine ?
La rupture, une épreuve difficile
Faire face à la douleur du deuil
Guérison sexuelle
Quand vous n’êtes tout simplement pas intéressé
Travailler avec ou sans praticien
Chapitre 9 - Vaincre les peurs, les phobies et l’anxiété
Comprendre vos réactions de peur
Lorsque la peur se transforme en trouble d’anxiété
Explorer les différents types de trouble d’anxiété
Trouble d’anxiété généralisée
Peurs et phobies
Phobie sociale
Attaques de panique
La peur des aiguilles
Araignées, souris et autres petites bébêtes
Une dent contre le dentiste
Gérer vos anxiétés avec l’EFT
Chapitre 10 - Lutter contre la colère
Définir la colère
Reconnaître l’origine de votre colère malsaine
La peur sous-jacente
Reproduire le comportement appris
Se sentir honteux
Cacher les blessures et les injustices
Libérer la pression avec l’EFT
Chapitre 11 - Libération des émotions liées au stress, aux
traumatismes et aux abus
Stress et danger : un impact physique
Faire face au stress
Utilisation de l’EFT au travail
Traitement du traumatisme et ses conséquences
Émotionnel ou psychologique
Traumatisme avec un petit « t » ou un grand « T » ?
État de stress post-traumatique
Traitement des problèmes d’abus
Traitement des blessures à l’aide d’EFT
Montrer peu ou aucun sentiment
Souvenirs refoulés
Tout savoir sur la dépression

Quatrième partie - Appliquer l’EFT aux problèmes


physiques

Chapitre 12 - Maîtriser les envies compulsives, les


dépendances et les mauvaises habitudes
Reconnaître une dépendance
Vous devez « recâbler » votre cerveau
Vous le faites si cela vous fait du bien
Utiliser l’EFT pour éliminer la dépendance
Arrêter la cigarette (et d’autres formes de dépendance) grâce
à l’EFT
Traiter les symptômes de manque
Ressentir de l’anxiété en arrêtant de fumer
Reconnaître les facteurs
Écraser les croyances
Regarder les émotions partir en fumée
Enterrer les mauvaises habitudes
Entendre des voix dans sa tête
Accepter son corps
Comprendre pourquoi les régimes échouent à long terme
Freiner ses envies
Se faire des bourrelets au cerveau…
Se sentir impuissant
Alcool et dépendance
La dépendance physique
Un éléphant dans la maison
Souffrir de Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)
Regarder vers l’avenir
Chapitre 13 - Guérir le corps
De l’Orient à l’Occident
Gérer la douleur
Traiter la douleur à l’aide de l’EFT
La chasse à la douleur
Soulager la colopathie fonctionnelle
Amélioration de la vue
Traiter les allergies
Les problèmes féminins
Les règles
Traitement des problèmes de fertilité
Grossesse et naissance
La ménopause sans tracas
Maladies chroniques et maladies graves
Comprendre l’émotion et la maladie
Le cancer
Chapitre 14 - Les secrets d’un bon sommeil
Pour une bonne nuit de repos
Se préparer au sommeil
Apaiser l’esprit
Traiter les impatiences
Rêves et cauchemars

Cinquième partie - Explorer d’autres horizons

Chapitre 15 - Se donner du pouvoir et en donner aux autres


La loi de l’attraction
Stopper les croyances limitantes
Entrer dans son SAR
Croire en vous
Avec les « si » et les « mais »
La peur de réussir
La peur de l’échec
Trouver le temps de pratiquer
La procrastination
Désencombrer sa vie
Améliorer son jeu
L’effet de groupe
Le pouvoir des mots
Utiliser les hypothèses
La méthode des choix
Combiner le négatif et le positif
Obtenir ce que l’on veut
Chapitre 16 - Accompagner les enfants grâce à l’EFT
Être un bon parent
Apprendre l’EFT aux enfants
Jeunes enfants : tapotement au moment d’aller se coucher
La préadolescence : prise entre deux feux
Peurs
Refus et caprices
Conscience
Avec les adolescents
Diffuser l’EFT dans les écoles
Gérer les situations spécifiques
Cauchemars et peurs nocturnes
Calmer bébé grâce à l’EFT
Phobie scolaire
Vaincre le persécuteur
Difficultés d’apprentissage et troubles comportementaux
Tapotement par procuration
Chapitre 17 - Devenir praticien EFT
Trouver un bon praticien
Établir le contact
Rencontrer votre thérapeute pour la première fois
Devenir professionnel
Qualifications
Où s’installer ?
Grandes espérances
Se faire payer
Du savoir-faire au faire savoir
Prendre soin de vous-même
Identifier les signes de problèmes
Prenez soin de vous
Pratiquer l’EFT par téléphone
Pratiquer l’EFT avec Skype

Sixième partie - La partie des Dix

Chapitre 18 - Dix autres thérapies compatibles avec l’EFT


Guérir à l’aide du Theta Healing
Un coup d’œil sur l’EMDR
Communiquer à l’aide de « Be Set Free Fast »
Faire circuler l’énergie avec EmoTrance
Étudier la TAT
Changer avec la PNL
Connaître la TCC
S’éveiller à l’hypnothérapie
Rencontrer son « enfant intérieur »
Passer la main au Reiki
Prendre son pied avec la réflexologie
Chapitre 19 - Les dix questions fréquemment posées sur l’EFT
Comment pourrai-je savoir que l’EFT marche dans des
circonstances réelles, vu que je n’ai utilisé que mon
imagination pour résoudre mes problèmes ?
Comment puis-je être sûr que l’EFT va fonctionner avec moi
? Et de combien de séances aurai-je besoin pour résoudre
mon problème ?
Un ami m’a montré comment faire de l’EFT, mais ça ne
marche pas, pourquoi ?
Est-ce que l’EFT sera toujours efficace si j’ai omis un détail
ou si je l’ai utilisée de travers ?
Et s’il m’arrive d’avoir une surcharge émotionnelle
inattendue au beau milieu d’une réunion ?
Je ne me sens pas très à l’aise si je tapote sur des
affirmations négatives. Puis-je plutôt utiliser les
affirmations positives ?
Pourquoi je me sens si fatigué après avoir utilisé l’EFT ?
Y a-t-il des recherches scientifiques qui démontrent les
résultats de l’EFT ?
Est-ce que cela importe si je me tapote ou si quelqu’un
d’autre tapote sur moi ?
L’utilisation de l’EFT est-elle limitée et qu’en est-il si je suis
sous traitement médical ?
Chapitre 20 - Dix façons d’améliorer votre vie grâce à l’EFT
Réussir
Prendre confiance en soi
Prendre la vie du bon côté
Améliorer vos relations
Avoir une vie plus saine
Se motiver
Éliminer votre surpoids
Trouver le bonheur
Se détendre davantage
Annexe - Ressources
Évaluation des niveaux de stress
Glossaire
Centres de formation et organisations dans le monde
Autres sites utiles sur Internet
Bibliographie
Index
Introduction

Bienvenue dans L’EFT pour les Nuls ! Ce livre a pour


objectif de vous présenter cet outil thérapeutique appelé en
angl ai s Emotional Freedom Technique et signifiant «
Technique de libération émotionnelle ». Il a été écrit pour
faciliter l’amélioration de vos états mentaux et physiques,
qui que vous soyez. Plus connue sous l’abréviation « EFT »,
cette technique est rapidement devenue une des plus
importantes thérapies énergétiques utilisées par des
praticiens, psychologues et psychiatres respectés et
renommés. Elle est également utilisée par des thérapeutes,
des enseignants, des personnes travaillant dans le domaine de
la santé, des parents, des athlètes, des bénévoles en soins
palliatifs, des enfants et des groupes de personnes
dépendantes ou engagées dans un processus
d’amincissement.

L’EFT permet d’atténuer les douleurs physiques et


émotionnelles de manière rapide sans devoir nécessairement
prendre des médicaments ou utiliser des aiguilles
d’acupuncture. Elle vous permet également de passer outre
les croyances et modèles mentaux habituels qui vous
empêchent d’évoluer. L’EFT agit parfois là où toute autre
technique échoue. Vous pouvez la pratiquer à tout moment et
en tout lieu. Le plus souvent, d’ailleurs, les résultats obtenus
durent longtemps. Un des aspects les plus importants de
l’EFT réside dans le fait qu’elle vous redonne le contrôle et
vous permet d’évoluer à votre rythme vers vos objectifs
personnels.
De très nombreuses psychothérapies traitent l’esprit
seulement alors que les thérapies énergétiques, comme le
Reiki, la réflexologie, l’acupuncture et le shiatsu, traitent le
corps. L’EFT, quant à elle, permet de connecter l’esprit et le
corps afin d’éliminer les émotions négatives inutiles, tout en
optimisant l’état physiologique du corps. De nombreux
thérapeutes qui travaillent à la fois sur l’esprit et le corps
utilisent l’EFT et obtiennent des résultats exceptionnels. Il y
a dix ans, les praticiens de l’EFT étaient peu nombreux dans
le monde et il n’en existait aucun en France. De nos jours, ils
sont des milliers, principalement dans les pays anglo-saxons,
illustrant son extension rapide dans le monde en tant que
nouvel outil d’auto-guérison. En France, et notamment grâce
à Internet, des milliers de personnes découvrent chaque mois
cet outil formidable et s’en servent pour résoudre de
nombreux problèmes.
À propos de ce livre
Ce livre contient tout ce qui vous sera nécessaire pour
améliorer votre propre état émotionnel et/ou physique, ou
bien celui de quelqu’un d’autre, à l’aide de l’EFT. Il inclut
non seulement les techniques de base, mais vous livrera
également des éléments plus poussés sur l’EFT visant à vous
perfectionner.

Que vous soyez débutant en la matière ou bien un praticien


expérimenté, ce livre devrait vous être utile. Quel que soit
votre niveau de connaissances ou votre expérience, il se
présente comme une source d’informations pratiques et un
guide qui vous accompagnera sur le chemin de votre auto-
guérison.

Nous avons choisi d’employer ici un minimum de références


scientifiques et de termes spécifiques issus du jargon « psy ».
Par ailleurs, vous trouverez de nombreuses notes explicatives
afin de clarifier les concepts décrits. Les termes « praticien »
et « thérapeute » font référence à la personne qui guérit, et le
« client » ou (plus souvent) le « patient » peut être votre ami,
votre enfant, votre conjoint(e) ou une personne que vous
souhaitez aider grâce à l’EFT.

Il est cependant impossible d’évoquer la totalité des sujets en


rapport avec l’EFT dans ce livre ; voilà pourquoi il traite
essentiellement des points suivants :

une introduction aux principes de base de l’EFT ;


une définition de la santé émotionnelle et son
importance par rapport à la santé physique;
une présentation de la technique EFT, c’est-à-dire des
exemples et des techniques à appliquer sur vous-même et
sur les autres, pour résoudre des problèmes physiques,
psychologiques et physiologiques;
des phrases recommandées pour tirer pleinement
avantage de l’EFT ;
la manière d’identifier les éléments qui font obstacle
au fonctionnement de l’EFT ;
des exercices vous permettant de pratiquer et
d’expérimenter l’EFT.
Conventions utilisées dans ce livre
Pour vous aider à parcourir ce livre, nous avons défini
quelques conventions :

Les termes en italique sont utilisés pour mettre en


évidence les nouveaux mots ou termes définis.
Une police spéciale est utilisée pour les adresses web.
Les textes en gras sont utilisés pour indiquer la part
d’action des étapes numérotées.
Hypothèses de base
Nous partons du principe que si vous lisez ce livre, c’est que
vous êtes intrigué par l’EFT et que vous cherchez à améliorer
votre bien-être. Nous avons également supposé, quelles que
soient vos connaissances de cette technique, que vous
souhaiteriez les développer. Comme toute autre découverte,
l’EFT engendre de nombreux débats quant à sa validité
scientifique. Les informations contenues dans ce livre
s’attachent à décrire le concept de l’EFT et vous permettront
de vous forger votre propre jugement. Si vous pouvez
répondre « oui » à plusieurs des questions suivantes, ce livre
est fait pour vous :

Souhaitez-vous améliorer votre vie ?


Souhaitez-vous découvrir comment l’EFT peut vous
être utile dans votre travail ou pour les tâches que vous
effectuez ?
Vous avez déjà pratiqué l’EFT mais vous aimeriez en
savoir un peu plus ?
Êtes-vous curieux de savoir comment l’EFT peut vous
aider, vous et les autres ?
Comment ce livre est organisé
Ce livre est divisé en six parties dont chacune contient
plusieurs chapitres. Le sommaire vous donnera plus de
détails sur chaque chapitre. Vous trouverez également
certains exercices pour vous permettre de pratiquer l’EFT sur
vous et les autres, tout en vous amusant.
Première partie : Le chemin vers la liberté
émotionnelle
Le meilleur moyen de comprendre l’EFT consiste à l’essayer
sur vous-même et à découvrir ainsi son fonctionnement. Il
est essentiel que vous puissiez, dès le départ, ressentir les
effets de cette technique dans votre corps. Par conséquent, il
est primordial de commencer par cette première partie même
si vous ne deviez pas lire le reste. Elle explique non
seulement le principe de base de l’EFT mais définit
également les émotions et la connexion entre le corps et
l’esprit. Plus important encore, elle donne des instructions
détaillées sur l’utilisation de la technique de base de l’EFT
tout au long du reste du livre.
Deuxième partie : Une découverte plus approfondie
de l’EFT
Dans cette deuxième partie, vous en apprendrez plus sur la
technique en élargissant vos expériences et votre
compréhension de l’EFT. Vous gagnerez en confiance pour
pratiquer l’EFT sur vous-même et sur ceux qui peuvent
partager votre enthousiasme.

Tous les problèmes ne sont cependant pas aussi simples et


parfois, les gens ne sont même pas capables d’en parler.
Tranquillisez-vous : certaines techniques proposent des
exercices qui vous permettent de les résoudre, par exemple «
la technique du film ».

Vous trouverez aussi, dans cette partie, certaines idées et


astuces à suivre si la recette de base de l’EFT ne fonctionne
pas, sans que vous puissiez déterminer pourquoi.
Troisième partie : Trouver le bonheur intérieur
A priori, chacun recherche l’amour dans sa vie et veut être
débarrassé des peurs, des phobies et du stress. Il serait
illusoire de vous promettre qu’après lecture de cette partie
vous en arriverez à ce point. En revanche, nous pouvons
affirmer que vous allez développer vos connaissances sur
vous-même et sur l’importance de vous estimer vous-même.
Vous aurez en plus un outil thérapeutique toujours à portée
de main pour contrôler vos peurs et phobies.

Cette partie traite également de la manière d’utiliser l’EFT


pour vous libérer de vos émotions enfouies associées aux
traumatismes. Elle aborde aussi la manière de faire face à la
colère, aux chagrins et aux problèmes relationnels.
Quatrième partie : Appliquer l’EFT aux problèmes
physiques
Cette partie commence par mettre en évidence vos habitudes,
vos envies et vos dépendances. Vous y découvrirez alors
pourquoi vous faites ce que vous faites et la manière de vous
libérer de vos mauvaises habitudes, si vous le souhaitez.

Nous traiterons ensuite de la guérison du corps et de


différentes affections, des problèmes de vue à l’infertilité, et
nous dirons même un mot de maladies plus graves comme le
cancer. Bien sûr, l’EFT ne guérit pas le cancer ou les autres
maladies graves, mais elle permet de gérer et d’atténuer
certains symptômes. En éliminant les problèmes
émotionnels, certains symptômes physiques - comme les
douleurs - peuvent connaître une amélioration.

Enfin, vous trouverez quelques conseils qui vous aideront à


mieux dormir.
Cinquième partie : Explorer d’autres pistes
La cinquième partie vous aidera à franchir les obstacles qui
vous empêchent d’avoir ce que vous voulez dans votre vie, à
part gagner au loto ou à la loterie bien sûr, sauf si vous êtes
chanceux ! Vous verrez que les mots peuvent être très
puissants dans cette technique.

Si vous prévoyez de faire appel à un praticien en EFT, nous


vous expliquerons ce que vous pouvez attendre d’une session
d’EFT et les qualités que doit avoir un praticien. Ces
informations vous seront également très utiles si vous pensez
devenir vous-même praticien. Si vous souhaitez travailler
avec des enfants, vous trouverez aussi ici des informations
utiles.
Sixième partie : La partie des Dix
Cette partie contient les questions fréquemment posées qui
vous permettent d’éviter de faire des recherches dans tout le
livre. Si vous souhaitez contacter un praticien ou en devenir
un, cette partie vous livrera également des ressources et des
conseils précieux.
Les icônes utilisées dans ce livre
Les icônes utilisées dans ce livre permettent de repérer des
informations particulières pouvant être utiles :

Expériences que j’ai vécues lorsque j’ai pratiqué l’EFT sur


moi et sur les autres.

Témoignages de patients ayant eu recours à l’EFT.

Une opportunité pour vous de faire un exercice avec des


instructions détaillées.

Langage technique donnant des explications plus


approfondies sur l’EFT. Vous pouvez l’ignorer si vous le
souhaitez.

Il s’agit des points dont vous devez vous rappeler. Leur


bonne compréhension est primordiale.

Comme indiqué, l’ignorance des informations fournies par


cette icône n’est pas du tout recommandée !

Cette icône indique des conseils pratiques qui peuvent vous


être utiles tout au long du processus.
Et maintenant par où commencer ?
Il n’est pas nécessaire de lire ce livre du début jusqu’à la fin.
Vous pouvez simplement rechercher les sujets qui vous
intéressent dans l’index ou dans le sommaire, vous reporter
aux pages indiquées et commencer à lire. Toutefois, nous
vous conseillons vivement de commencer par la première
partie, pour les raisons exposées précédemment.

Si vous êtes nouveau dans le monde de l’EFT, vous pouvez


commencer par vous familiariser avec la technique de base
de l’EFT aux chapitres 3 et 4 avant d’aller plus loin dans le
livre et vous laisser guider par les icônes tout au long de
votre lecture. Cette méthode est la plus recommandée pour
comprendre les exercices et obtenir des résultats. Une fois
que vous vous serez familiarisé avec la technique, vous
pourrez consulter les sujets qui vous intéressent.

Si vous décidez de consulter un praticien en EFT ou si vous


souhaitez en devenir un, consultez le chapitre 17. La
participation à un séminaire est le meilleur moyen de
constater l’EFT en action. Faites des recherches sur Internet
ou appelez votre praticien pour obtenir des conseils.

Nous vous souhaitons de vivre, avec ce livre, une découverte


passionnante du monde de la liberté émotionnelle !
Première partie

Trouver la voie de la libération

« L’EFT nous dit que nos pensées peuvent créer notre monde idéal.
Apparemment, ça ne marche pas sur le green… »

Dans cette partie…

Cette partie vous présente les concepts clés de l’EFT, définit ce que sont
les émotions et comment s’articulent les liens entre le corps et l’esprit.
De plus, elle vous livre tous les secrets pour maîtriser rapidement la
pratique de cette technique.
Chapitre 1

Qu’est-ce que l’EFT ?

Dans ce chapitre :
Se familiariser avec l’EFT
Connaître les cas dans lesquels l’EFT peut être utile
Savoir si l’on a besoin de l’aide d’un professionnel

La technique de libération émotionnelle (Emotional Freedom


Technique, soit EFT) est une méthode de guérison simple que
vous pouvez utiliser soit tout seul, soit avec l’aide d’un
thérapeute/praticien. Vous êtes libre de l’utiliser comme
technique unique, ou bien de le combiner avec d’autres outils
thérapeutiques. Dans ce chapitre, vous allez découvrir la
manière dont l’EFT s’est développée, comment cela
fonctionne et comment vous pourrez l’utiliser pour vous-
même, ou pour les autres. Vous allez également y trouver un
éventail des problèmes que vous pouvez traiter tout seul avec
l’EFT, et ceux pour lesquels il vaudrait mieux recourir à un
thérapeute.
Bienvenue dans la famille EFT !
Même si vous n’avez pas encore entendu parler de l’EFT,
vous êtes probablement familiarisé avec les thérapies telles
que l’acupuncture, l’acupression, le shiatsu ou encore la
kinésiologie. Toutes ces techniques font partie de la famille
des thérapies énergétiques (voir figure 1-1 en page suivante).
Pour faire court, ces thérapies consistent en un rééquilibrage
des flux énergétiques qui circulent le long des méridiens. Cet
équilibre est nécessaire pour maintenir un bon état physique
et émotionnel de l’organisme. J’en reparlerai un peu plus loin
dans ce chapitre. Il y a également un aspect psychologique
dans l’EFT, ce qui explique la difficulté à la classer dans une
catégorie précise. On parle souvent de thérapie énergétique,
ou bien de psychologie énergétique, ou encore de thérapie
méridienne. Je parlerai des thérapies énergétiques les plus
populaires que vous pouvez utiliser avec l’EFT dans le
chapitre 18.

On pourrait dire que l’EFT est une version moderne de ces


thérapies, dont les plus anciennes remontent à plus de deux
mille cinq cents ans. Selon certains théoriciens, l’EFT
activerait la partie du cerveau qui conserve et traite
l’ensemble des informations reçues par le cerveau. En fait,
personne ne sait exactement comment cela marche. Le fait
est que les résultats obtenus sont spectaculaires. L’avenir et
les progrès en neurosciences apporteront sans doute les
réponses. Pour l’instant, pratiquons !
Figure 1-1 : L′arbre
généalogique des
thérapies énergétiques.
Mélange de lettres : EFT et
TFT
L’EFT prend sa source dans la TFT ( Thought Field
Therapy ou Thérapie du Champ Mental), une
technique découverte par le docteur Roger Callahan,
psychologue cognitiviste et hypnothérapeute, qui
s’est spécialisé dans le domaine des phobies. Dans
les années 1980, Callahan étudie les méridiens
chinois et découvre, par hasard, les effets du
tapotement des méridiens sur les émotions. En effet,
Mary, une de ses patientes, a une phobie intense de
l’eau. Il n’a pas réussi à la guérir avec les thérapies
conventionnelles et commence à perdre espoir. Puis
au cours d’une séance, alors que Mary se plaint d’une
douleur au ventre à la seule pensée d’être près de
l’eau, Callahan lui demande de penser à cette douleur
tout en tapotant plusieurs fois les points situés sous
les yeux qui correspondent au méridien de l’estomac.
À ce moment-là, il ne pense pas à la phobie, mais à la
douleur, et il sait que cet endroit, sous l’œil, pourrait
générer un soulagement. Mary s’exécute et après
plusieurs minutes de tapotements, à l’étonnement du
docteur, elle le regarde avec stupeur et lui annonce :
« Je n’ai plus peur de l’eau ! » et elle se dirige sans
hésitation vers la piscine. Callahan, inquiet, la suit et
ne peut que constater les faits : Mary est agenouillée
au bord de l’eau et s’asperge le visage avec
excitation… Callahan vient de découvrir que le
simple fait de tapoter sur un point méridien peut agir
sur des émotions aussi intenses que la peur chez un
phobique.
Par la suite, Gary Craig (le créateur de l’EFT) suit la
formation de Callahan et applique cette méthode à
ses patients. Au fil des années, il la simplifie en
réduisant le nombre de points méridiens à tapoter et
invente ce qui deviendra la séquence de base,
nécessaire et suffisante pour tout traiter. D’autres
praticiens ont essayé d’adapter la méthode de
Callahan, mais celle mise au point par Gary Craig est
de loin la plus simple et la plus efficace. Ainsi, la
technique de libération émotionnelle est née dans le
courant des années 1990.
Découverte de l’EFT en action
Chaque jour, vous vivez une multitude d’expériences, depuis
les plus anodines jusqu’aux plus complexes. Toutes ces
expériences sont stockées dans votre cerveau qui opère un
classement en utilisant toutes les ressources de la mémoire.
Ainsi, certains souvenirs ou expériences sont relégués au
rang de « l’oubli », et d’autres demeurent bien présents,
immédiatement accessibles. Les souvenirs conservés dans le
cerveau sont accompagnés chacun d’une émotion. Par
exemple, si vous avez besoin de vous souvenir d’un nom ou
d’un endroit, votre cerveau recherche dans le classeur et
ramène certaines ou toutes les informations nécessaires avec
les émotions correspondantes. Lorsque vous voyez une
personne que vous aimez, votre cerveau accède à ces
informations et les affiche avec des bons sentiments. Si votre
cerveau ne peut pas afficher toutes les informations exactes,
il les affiche de la manière la plus optimale possible. C’est
pourquoi, par exemple, vous mélangez quelquefois des noms.

Bien que notre mémoire enfouisse les mauvais souvenirs ou


les souvenirs négatifs, dans le but de nous protéger, de
manière à ce que cela impacte le moins possible notre
existence, ceux-ci se rappellent beaucoup plus facilement à
nous que les souvenirs agréables et positifs.

À chaque fois qu’un événement déclenche en vous une


mémoire négative, votre cerveau vous connecte aussi à
l’émotion qui s’y rattache, telle que la peur, la colère ou la
douleur. Ces mauvais souvenirs adressent un message
d’alerte à votre cerveau et en même temps créent des
émotions négatives que vous ressentez physiquement. Parce
que ces messages agissent comme des impulsions
électriques, ils créent des « orages d’éclairs » qui court-
circuitent votre système énergétique corporel et conduisent à
des blocages ou des déséquilibres. Ce sont ces perturbations
qui sont à l’origine des problèmes émotionnels et des
comportements négatifs. Vous pouvez en savoir plus sur les
émotions et le cerveau au chapitre 2.

Si vous ne libérez pas ces blocages, ils peuvent rester


verrouillés dans votre système énergétique corporel pendant
des années, voire toute votre vie. Ils deviennent évidents
seulement lorsque vous commencez à souffrir de symptômes
tels que la peur, la colère, la faible estime de soi, la
dépendance, l’anxiété ou n’importe quel comportement
négatif qui vous empoisonne l’existence. Ce cycle de
déclenchement sans fin renforce la croyance que vous ne
pouvez pas résoudre le problème. C’est la raison pour
laquelle vous entendez souvent des gens dire : « J’ai toujours
cette peur en moi » ou « Je ne peux pas changer mes
sentiments (ou mon comportement), c’est ce que je suis ».

Généralement, vous n’êtes pas conscient de l’origine de


l’émotion ou du symptôme physique.

L e tableau 1-1 montre comment le système énergétique


d’une personne est perturbé à la vue d’une araignée. Elle
pense que cette dernière va lui faire du mal. Notez comme la
perturbation négative affecte les pensées, les sentiments et le
comportement. La pensée, ou le souvenir négatif, déclenche
une perturbation dans le système énergétique corporel, qui se
présente sous forme de douleur psychologique, physique ou
émotionnelle.

Tableau 1-1 : Perturbation du système énergétique


corporel

Au secours, les araignées sont


Pensée mortelles et dangereuses !

Envoyer un message au cerveau

Émotion Peur

Sentiment Paralysie, rythme cardiaque


physique accéléré, paumes en sueur

Comportement Fuite, coups, cris


Voyage sur l’autoroute
méridienne
Les scientifiques ont changé notre compréhension
des phénomènes énergétiques en démontrant que la
matière, y compris celle qui compose le corps
humain, est faite d’énergie. Une énergie que les
médecins peuvent mesurer en pratiquant un EEG -
Électroencéphalogramme - ou une IRM - Imagerie
par résonance magnétique. Cette énergie qui circule
dans le corps n’est pas visible à l’œil nu. Si vous
pouviez représenter votre corps sous forme de carte
tridimensionnelle, vous verriez tout un réseau de
chemins invisibles qui s’interconnectent comme des
circuits électriques. Ces circuits sont appelés
méridiens, et ils se connectent aux tissus, organes, os
et tendons jusqu’aux plus petites particules qui
constituent votre organisme. Ils interagissent entre
eux et transmettent des informations à la vitesse de la
lumière, en envoyant des signaux pour modifier la
température du corps ou équilibrer l’émotion. La
médecine chinoise se réfère à cette technique comme
une force vitale appelée « chi » (prononcé « tchi »).

Tant que vous êtes en bonne santé émotionnelle, ces


méridiens maintiennent un équilibre et un débit
constants.
Figure 1-2 : Schéma
corporel des méridiens.

D’autres éléments peuvent perturber votre système


énergétique, comme :

la manière dont vous avez été éduqué ou conditionné


face aux événements négatifs,
votre éventuelle affection par un traumatisme
psychologique ou émotionnel,
une malformation congénitale,
un incident émotionnel passé ou présent.

On peut ajouter, pour les personnes qui y sont sujettes, le


stress géopathique, déclenché par des énergies naturelles ou
artificielles telles que les ondes telluriques ou hertziennes, ou
magnétiques qui peuvent affecter la santé.
L e tableau 1-2 montre des exemples de réactions à un
souvenir ou à une émotion qui a été déclenchée.

Tableau 1-2 : Réaction à un déclenchement

Zone affectée Résultats

Émotion Colère, honte, jalousie, peur

Casser un objet, frapper


Comportement
quelqu’un, fuir, crier…

Rythme cardiaque accéléré,


Physiologie
sueur, tremblements…

Je n’y arriverai pas, je ne suis pas


Croyance à la hauteur, je ne dois pas faire
ceci ou cela, je ne vaux rien, etc.
Apaiser les émotions négatives
Pendant une séance EFT, vous tapotez plusieurs points
méridiens de votre corps tout en vous concentrant sur le
problème à traiter. Cette action envoie des vibrations qui
débloquent, ou en d’autres mots, rééquilibrent le système
énergétique. Ce processus élimine la réaction excessive ou
irrationnelle tout en préservant une réaction saine. Il serait
bien-sûr complètement aberrant de supprimer toute peur, la
peur étant un signal nécessaire à la survie. Ce que l’EFT
traite, c’est la peur irrationnelle qui génère un comportement
inapproprié.

Avant d’aller plus loin, je dois préciser que l’EFT n’est pas
un remède universel. En outre, elle ne peut pas prétendre
guérir chaque douleur connue et ne peut pas non plus vous
donner de longs cils, ni des dents plus blanches ! En
revanche, il s’agit d’une thérapie dont les développements
pourraient bien ouvrir sur de nouvelles voies révolutionnaires
de guérison. La philosophie de l’EFT est empirique :
l’essayer et constater ensuite les résultats.
Pratiquer l’EFT
Vous pouvez appliquer l’EFT sur tout le monde. Sur tout le
monde ? Oui, sur tout le monde ! Tant que vous avez un
minimum de bon sens, il n’y a aucune raison de s’en priver.
En effet, elle est compatible avec toute autre méthode de
soin, ou de la relation d’aide. Dans tous les cas, si vous êtes
suivi par un médecin, n’interrompez jamais votre traitement
sans son accord.

Ce livre contient de nombreux conseils qui vous permettent


d’améliorer votre pratique de l’EFT. Mais avant de
commencer, voici trois astuces qui vous seront très utiles :

Ouverture : Je comprends que vous risquez d’être un


peu sceptique et, je dois l’admettre, je l’étais également
quand j’ai découvert l’EFT pour la première fois. Il a
fallu que je constate les résultats de mes propres yeux
avant d’y croire vraiment. Alors j’aimerais que vous
mettiez votre scepticisme de côté en poursuivant votre
lecture et en pratiquant les exercices. Si vous êtes prêt à
le faire, je vous promets une expérience
impressionnante. De toutes les façons, il n’est pas
nécessaire de croire à l’EFT pour que cela soit efficace.
Alors lancez-vous, même sans y croire, et vous verrez !
Humour : Apportez un peu d’humour dans votre
pratique, surtout lorsque vous travaillez sur quelqu’un
d’autre. Cela vous aide à ne pas vous prendre trop au
sérieux, et cela vous permet d’établir un rapport plus
amical et détendu avec votre patient. Dans le chapitre 5,
je présenterai quelques techniques et exemples de
phrases à prononcer qui vous aideront à faire tomber les
barrières.
Créativité : Essayez de penser l’EFT comme un art
plutôt qu’une science. Vous constaterez que plus vous
mettez de créativité dans votre approche, meilleurs sont
les résultats. Les gens me demandent toujours quels
types de phrases ils devraient utiliser et je leur réponds
que cela viendra avec le temps et la pratique. Je vous
ferai toutefois dans ce livre quelques suggestions qui
vous aideront. En attendant, laissez libre cours à votre
créativité.

Voici comment utiliser l’EFT face à un problème :


1. Définissez précisément le problème et mesurez son
intensité sur une échelle de zéro à 10, 10 étant le
niveau le plus élevé.
Disons par exemple que vous avez peur de prendre
l’avion et tout particulièrement au moment de
l’atterrissage, alors que vous voyagez beaucoup pour des
raisons professionnelles. Vous évaluez donc l’intensité de
ce problème à 8/10.
2. Commencez par tapoter différents points situés sur
l’une des deux mains, sur le visage et le corps (nous les
verrons plus tard en détail à la page 37) tout en disant
une phrase qui mentionne le problème et qui vous aide
à vous accepter vous-même, par exemple : « J’ai
terriblement peur de l’atterrissage, je m’accepte
totalement et complètement. »
Tapotez ensuite sur le dos de votre main tout en
fredonnant une chanson, puis comptez de 1 à 5 à voix
haute, fermez les yeux, ouvrez-les, faites aller vos yeux
de gauche à droite, faites les tourner dans le sens des
aiguilles d’une montre, puis dans l’autre sens, fredonnez
une chanson et tapotez à nouveau. Vous pensez sans
doute que tout cela est ridicule ou comparable à un rituel
vaudou, mais je vous assure que cela fonctionne. Nous
verrons tout cela en détail dès le chapitre 3, page 33.

L’une des particularités de l’EFT est de pouvoir être utilisée


par téléphone; c’est ce que je fais avec beaucoup de mes
patients, ce qui réduit les coûts et les temps de déplacements.
Pour en savoir plus, reportez-vous au chapitre 17.

Il est à noter que l’EFT n’a pas d’effets secondaires et ne


nécessite pas :

de chirurgie,
d’aiguilles,
de médicaments,
des mois ou des années de thérapie,
le déshabillage des patients,
le retour sur des souvenirs ou des événements
traumatisants,
de lavage de cerveau…

Je ne connais pas d’autre thérapie qui soit aussi rapide, sûre,


douce, non invasive, adaptée à l’adulte comme au bébé, et
même aux animaux. Et en plus, on peut se traiter soi-même,
ce qui permet de rapidement autonomiser les patients !
Trouver de l’aide avec l’EFT
Il est difficile d’évaluer le nombre exact de personnes qui ont
été soignées avec l’EFT à ce jour, elles sont de toute façon
très nombreuses tant la méthode est simple et efficace. Les
praticiens eux-mêmes sont souvent stupéfaits par les
résultats qu’ils obtiennent. Voici quelques exemples de cas
sur lesquels vous pouvez utiliser l’EFT :

Phobies
Peurs
Insomnies
Crises de panique
Dépendances (tabac, alcool, jeux, nourriture…)
Besoins
Chagrin
Stress
Anxiété
Douleur
Deuil
Traumatismes et abus
Problèmes relationnels
Manque de motivation
Manque de confiance en soi
Rougissement
Effets secondaires de la chimiothérapie
Développement des performances physiques et
psychologiques
Peur de parler en public
Timidité
Énurésie
Mauvaises habitudes (se ronger les ongles, s’arracher
les cheveux…)
Angoisses
Colère

Lorsque vous constatez des améliorations de vos symptômes


grâce à l’EFT, n’hésitez pas à en faire part à votre médecin.
En dehors du fait que lui seul peut interrompre un traitement
en cours, il ne manquera pas d’être intéressé par la méthode
que vous avez utilisée et pourra la recommander à d’autres
personnes.

En cas de guérison ou d’amélioration de vos symptômes


grâce à l’EFT, prévenez votre médecin traitant et ne
suspendez aucun traitement sans son accord.
Quand faire appel à un spécialiste
Comme dans toute autre thérapie, vous devez savoir
discerner les cas où vous avez besoin d’un spécialiste, et
ceux que vous pouvez travailler tout seul. Lisez ce
paragraphe pour apprendre à repérer vos besoins.

Par rapport à d’autres techniques, l’EFT est généralement


une technique très douce avec laquelle vous pouvez obtenir
des résultats significatifs presque sans peine. Toutefois, il
arrive que les problèmes de certaines personnes soient si
intenses qu’il suffit de les mentionner pour provoquer une
douleur émotionnelle ou physique insupportable. Des cas de
réactions graves, tels que des attaques de panique, peuvent se
produire chez des personnes très atteintes émotionnellement
(cela arrive dans moins de 1 % des cas). Les débutants
doivent donc faire très attention face à ces cas et ne pas se
hasarder au-delà de leurs compétences. J’entrerai dans les
détails sur la manière de gérer de telles réactions au chapitre
4.

Même si l’EFT produit des résultats remarquables, elle est


toujours au stade expérimental. Ainsi, les praticiens et le
public doivent assumer leur entière responsabilité lors de
l’utilisation de cette technique. Si vous voulez avoir des
renseignements sur l’application de l’EFT pour un problème
émotionnel ou physique particulier, adressez-vous à un
praticien confirmé ou à un professionnel reconnu de la santé
mentale. Si nécessaire, consultez un médecin qualifié et
formé à l’EFT.
Dans tous les cas suivants, n’hésitez pas à faire appel à un
professionnel praticien EFT :

Émotions accablantes et/ou très perturbantes,


Cas d’abus pendant l’enfance,
Traumatisme intense et/ou répété,
Problème de santé mentale.

Si vous avez le moindre doute, consultez un praticien


qualifié.
Chapitre 2

Comprendre les émotions ?

Dans ce chapitre :
Expliquer les émotions
Se concentrer sur la santé émotionnelle
Interpréter la face cachée de l’émotion

La médecine a démontré que les émotions négatives causent


des ravages tant au niveau de la santé physique que mentale,
ainsi que la manière dont elles nuisent à votre développement
personnel et à vos relations. Si vous êtes émotionnellement
en bonne santé, vous êtes confiant et vous réussissez dans la
vie. Vous bénéficiez aussi d’une meilleure santé physique.
Comme disait Voltaire : « J’ai choisi d’être heureux parce
que c’est bon pour la santé » !

Vous ne croyez pas que les émotions négatives influent sur


votre santé physique ? Si vous avez un problème quelconque,
une douleur par exemple, essayez de vous demander à partir
de quel moment vos symptômes physiques ont commencé.
Ensuite, essayez de repenser à ce qui se passait dans votre vie
à l’époque, ou ce qui est arrivé un peu plus tôt. Le plus
souvent, vous pourrez établir un lien entre les symptômes
physiques et l’événement qui pourrait bien les avoir
déclenchés…
Ce lien peut être une blessure émotionnelle passée, qui a été
rouverte en quelque sorte. Par exemple, vous pouvez vous
surprendre à pleurer lors de l’enterrement de quelqu’un que
vous connaissez vaguement, alors que vous n’aviez pas réagi
aussi fortement à la perte d’un proche.

Ce chapitre explique ce que c’est que la bonne santé


émotionnelle et la façon dont votre cerveau réagit face à des
événements de votre vie. Je vous invite à explorer toute la
gamme de vos émotions, même celles qui sont enfouies.
Ensuite, vous découvrirez comment la technique de
libération émotionnelle (EFT) peut vous libérer en douceur
de tout ce qui n’est pas bon pour vous. Plus vous en savez sur
vos sentiments et sur la façon d’y faire face, mieux vous vous
sentirez.

En tant qu’outil de guérison émotionnelle, l’EFT est très


facile à appliquer et fournit un éventail d’approches
permettant de résoudre la plupart de vos difficultés. En bref,
elle rétablit votre santé émotionnelle, tout en ayant un effet
radical sur l’amélioration de votre santé physique.
Principes de base des émotions
Les scientifiques et les théoriciens ont affiné leurs recherches
sur les liens entre les comportements et les émotions. Tous
savent bien que les réactions émotionnelles ne nous viennent
pas par hasard ; c’est plutôt nous qui les créons selon notre
façon d’envisager le monde. Ainsi, on pourrait dire que c’est
ce que nous croyons du monde et le sens que nous donnons à
la réalité et aux choses qui nous arrivent, qui génèrent nos
émotions et déclenchent nos comportements.

Vos émotions sont le résultat d’une série de signaux


électriques et chimiques que votre cerveau interprète pour
générer un sentiment particulier. Cette émotion engendre
ensuite une série de décisions par rapport à ce que vous allez
faire.

Si vous demandez à deux personnes de vous raconter leurs


dernières vacances qu’elles ont passées au même endroit au
même moment, leurs réponses peuvent être très différentes.
La personne A peut avoir passé de très bonnes vacances, car
elle logeait dans un hôtel fabuleux. En revanche, le souvenir
de la personne B pourrait être désastreux car l’hôtel ne
correspondait pas à la description de la brochure, et parce
qu’en plus elle a souffert d’une intoxication alimentaire. Si
vous demandez ensuite à ces deux personnes de décrire ce
qu’elles ressentent au niveau émotionnel lorsqu’elles pensent
à leurs vacances, leurs réponses ne seront évidemment pas
les mêmes. Contrairement à la personne A, la personne B va
probablement parler de colère, de déception, ou de
frustration.
Cette simple démonstration montre comment vos émotions
sont partagées entre le psychologique (ce que vous pensez) et
le biologique (ce que vous ressentez). Elle montre également
jusqu’à quel point les émotions négatives peuvent affecter
vos comportements et vos croyances. Lorsque votre cerveau
est confronté à un souvenir, une pensée ou un événement, il «
scanne » ce qui, dans sa mémoire, correspond le mieux à la
situation afin d’y répondre le mieux possible. Il déclenche
alors le processus chimique qui va générer la production des
hormones, les émotions qui vont entraîner un comportement
supposé adéquat. L’émotion est donc provoquée par un «
déclencheur » qui vous fait réagir de façon positive, ou
négative. Dans l’exemple des vacances, la déception de la
personne B arrivant à l’hôtel a été reçue par le cerveau qui l’a
analysée pour apporter la meilleure réponse possible. Il a
produit un sentiment d’aversion traduit, de manière
comportementale, par le rejet de la nourriture. Le tableau 2-1
fournit quelques exemples de déclenchement d’une émotion
positive ou négative par les cinq sens.

Tableau 2-1 : Les sens et les déclencheurs potentiels

Sens Déclencheur

Visite d’un endroit particulier, image,


Vue
paysage…

Odeur distincte de fleurs, d’un parfum


Odorat
ou de fumées
Son de la voix de quelqu’un ou un
Ouïe
certain bruit, ou une musique…

Toucher particulier ou une caresse,


Toucher
sensation sur la peau…

Premier repas dans un restaurant


Goût fortement recommandé, redécouverte
d’un produit alimentaire…

Les émotions négatives sont celles qui perturbent le système


énergétique de votre corps. La prochaine fois qu’une scène
dans un film vous fait pleurer ou que votre partenaire vous
met en colère, essayez de localiser dans quelle partie de votre
corps vous sentez l’émotion. Peut-être ressentirez-vous de
l’anxiété dans l’estomac ou de la tristesse dans le cœur…
Nommer vos émotions
L’émotion est parfois difficile à mettre en mots : verbaliser
ou attribuer un nom à vos émotions peut vous aider à les
apprivoiser. L’imagerie cérébrale a montré que le simple fait
de verbaliser les émotions négatives provoque un apaisement
dans les centres émotionnels du cerveau. L’EFT va vous
aider à exprimer vos émotions de manière précise. Cela vous
aidera à identifier le plus clairement possible toutes les
subtilités de ce que vous - ou votre patient - ressentez et,
ainsi, de mieux comprendre le problème à traiter.

Si vous exprimez un sentiment de tristesse, cela peut


signifier que vous vous sentez rejeté, mais pour une autre
personne, cela peut signifier qu’elle a le cœur brisé, ou
qu’elle se sent seule, ou encore qu’elle est déçue, ou
désappointée, résignée… Le tableau 2-2, en page suivante,
montre trois exemples d’émotions connues et le sens
spécifique que l’on peut y apporter pour être plus précis.

Tableau 2-2 : Les émotions et leurs autres significations

Émotion Autres significations

Ressentiment, rage, fureur, amertume,


injustice, entêtement, caractère
Colère impitoyable, haine, crainte, offense,
dégoût, honte, déception, culpabilité,
humiliation…
Absence du bonheur, présence d’une
douleur accablante, solitude, abandon,
Tristesse rejet, blâme, cœur brisé, misère,
déception, chagrin, douleur,
souffrance…

Inquiétude, anxiété, angoisse, terreur,


pétrification, souci, existence d’une
Peur
menace, agitation, exposition à un
risque, méfiance, prudence, gêne…
Quand les mots ne parviennent
pas à décrire
Alexithymie signifie littéralement « pas de mots pour
les sentiments ». C′est une affection fréquente,
surtout chez les personnes qui ont vécu une enfance
traumatique ou malheureuse. Sans les mots pour
exprimer les sentiments, il devient impossible d′y
faire face. Si c’est votre cas ou celui de votre patient,
vous pourriez trouver plus facile, au cours de la
séance d′EFT, de décrire vos émotions en leur
donnant une forme et/ou une couleur et/ou un
mouvement. Ainsi, par exemple, vous pourriez
décrire la « colère » comme une chose rouge qui
brûle, la « tristesse » comme une boule de bowling
noire de 5 kg, l’« abandon » comme une boîte grise et
vide, et ainsi de suite.

Constituez un vocabulaire relatif à vos émotions négatives et


leurs effets sur vous.

Évitez-vous certaines personnes, par exemple, parce que vous


vous sentez inférieur(e) ? Serrez-vous les dents pendant les
réunions ? Notez toutes ces expressions d’émotions négatives
dans un carnet de bord. Cela vous permettra de les identifier
plus facilement. Une fois que vous aurez compris la routine
de l’EFT décrite dans les chapitres 3 et 4, vous serez mieux à
même de faire face à ces émotions négatives. Rappelez-vous
que l’EFT peut résoudre des problèmes récents comme très
anciens. La durée de traitement n’a rien à voir avec la taille
et la durée du problème. C’est ça le côté « magique » de
l’EFT !
Contenir les émotions
Au cours de votre vie, vous vivez toutes sortes de troubles
émotionnels et, en général, vous les traitez comme il faut.
Cette régulation de vos émotions vous permet d’avoir des
relations harmonieuses avec les autres personnes. Par
exemple, si vous êtes très frustré de ne pas trouver les
chaussures à votre taille dans la boutique, vous n’allez pas
pour autant vous défouler sur la vendeuse !

Vos réactions face à des vécus émotionnels ont souvent à la


base été forgées par celles de vos parents ou de vos
enseignants, par l’éducation que vous avez reçue et le milieu
culturel et social dans lequel vous avez grandi. Dans la
culture iranienne, par exemple, exprimer des émotions
négatives de manière directe est un comportement
inacceptable. Les Américains pensent en revanche qu’il est
plus sain d’exprimer sa colère plutôt que de la contenir. Dans
l’éducation judéo-chrétienne, il est de bon ton de faire passer
les autres avant soi-même. Si vos parents et vos grands-
parents vous ont répété durant toute votre enfance : « les
garçons ne doivent pas pleurer », « garde ça pour toi » ou «
garde ton sang-froid », alors ces croyances sont
probablement encore ancrées dans votre subconscient.

Dans ce cas, au moment où vous atteignez l’âge adulte, vous


avez l’habitude de contenir vos émotions plutôt que de les
laisser s’exprimer. Un peu comme ce personnage de Woody
Allen qui lance avec une lucidité teintée d’humour : « Je ne
suis jamais en colère. Je préfère développer un cancer à la
place. »
On le sait bien, les émotions réprimées peuvent conduire à un
comportement dépressif ou encore : « Tout ce qui ne
s’exprime pas, s’imprime », comme dit Jacques Salomé,
psychosociologue et écrivain. Mais rassurez-vous : il n’est
jamais trop tard pour changer, peu importe depuis combien
de temps vous traînez vos problèmes derrière vous.

Vous pouvez également contenir consciemment vos émotions


pour les raisons suivantes :

Vous ne savez pas comment réagir


émotionnellement, car vous n’avez jamais été dans cette
situation auparavant. Vous internalisez alors la situation
jusqu’à ce que vous sachiez quoi faire. C’est une réaction
typiquement masculine : l’homme s’isole dans sa grotte
et n’en sort que lorsqu’il a la solution, comme le décrit
John Gray dans son livre Les hommes viennent de Mars,
les femmes viennent de Vénus (J’ai lu, 2003).
Vous souhaitez protéger les autres : vous taisez vos
propres émotions pour pouvoir aider les autres ou éviter
de les faire souffrir, reléguant ainsi au deuxième plan ce
qui vous fait mal. C’est une attitude que connaissent bien
ceux qui travaillent dans les unités de soins palliatifs.
Vous souhaitez vous protéger vous-même : il se peut
que vous ayez été ridiculisé pour avoir exprimé vos
émotions à un moment de votre vie. Ou alors vous avez
été blessé physiquement ou émotionnellement par le
passé. Dans un cas comme dans l’autre, vous vous
efforcez de ne jamais laisser vos sentiments
transparaître.
Ces exemples montrent que vous pouvez facilement contenir
vos émotions.

Les émotions négatives vous empêchent de penser et d’agir


rationnellement. Elles vous empêchent d’envisager les
réactions dans leur véritable perspective. Lorsque les
émotions négatives s’emparent de vous, vous avez tendance à
ne voir que ce que vous voulez voir et à ne vous rappeler que
ce dont vous voulez (ou pouvez) vous rappeler. Cette
situation ne fait que prolonger votre émotion négative (colère
ou chagrin) et vous empêche de profiter de la vie. Plus cette
situation persiste, plus le problème devient important,
s’enracine en vous et se renforce.

Gérer les émotions négatives de façon inappropriée peut


aussi être dangereux - par exemple, le fait d’exprimer sa
colère par de la violence. Libérer ses émotions, c’est ouvrir
la soupape de votre cocotte-minute et faire ainsi baisser votre
pression intérieure. Alors prenez garde à ne pas faire sauter
le couvercle ! Il arrive aussi que, dans une relation, on
s’efforce de cacher ses émotions ou de les déguiser.
Attention, cela peut conduire votre partenaire à croire que
vous manquez de sentiment. Il peut donc se méprendre et mal
interpréter vos réactions. Le chapitre 8 analyse les relations
entre les personnes de manière plus détaillée.
Pourquoi retenir ses larmes ?
Les larmes de joie et de tristesse soulagent la dépression ou
la tension nerveuse et stimule la guérison. Le docteur
William Frey, biochimiste à l’université de Minneapolis, a
fait une découverte intéressante au début des années 1990. Il
a révélé que les larmes dues à l’émotion - comme quand vous
êtes heureux, bouleversé, ou stressé - contiennent des
éléments chimiques différents de celles que vous versez
lorsque vous coupez les oignons, par exemple. Les larmes
dues à l’émotion contiennent des hormones à base de
protéines, qui agissent comme des analgésiques naturels
(anti-douleur), ce qui explique sans doute pourquoi vous vous
sentez mieux après une bonne crise de larmes. Alors, la
prochaine fois que vous avez envie de pleurer, n’hésitez pas à
le faire, sachant que vous faites du bien à votre corps.

Peu de gens pleurent sans raison. Ainsi, si vous vous rendez


compte que vous pleurez beaucoup à cause des critiques à
votre égard, jetez un œil au chapitre 7. Beaucoup de gens ont
tout oublié de ces émotions cachées qu’ils gardent stockées
dans leur subconscient.

Georges rentre du travail fatigué et son épouse lui demande


si, par hasard, il n’aurait pas oublié de téléphoner à
l’électricien. Georges explose en accusant sa femme de ne
pas lui faire confiance, et hurle : « Pourquoi me traites-tu
comme un enfant ? ». La femme de Georges est prise de
court, tout comme Georges lui-même qui s’étonne de la
violence de sa réaction. Ce qu’ils ignorent tous les deux,
c’est qu’avec cette simple remarque, son épouse aimante
vient d’appuyer sur un déclencheur émotionnel refoulé et
inconscient. Lorsque Georges était adolescent, son père lui
faisait souvent des reproches quand les choses allaient mal et
le traitait comme un gamin. En effet, il lui disait souvent
qu’on ne pouvait lui faire confiance pour quoi que ce soit.

Si vous êtes vous-même parfois surpris par vos accès de


colère alors que vous vous y attendez le moins, posez-vous la
question de savoir si votre comportement peut provenir d’une
expérience passée. Ensuite, prenez note de la situation pour
la traiter avec l’EFT, conformément à l’explication que vous
trouverez dans les chapitres 3 et 4.

Chacun gère ses émotions à sa façon. Certains vont taper


dans une balle de tennis, d’autres vont se défouler au rugby
ou alors s’en prendre à la première personne qui leur tombera
sous la main. D’autres encore vont noyer leurs déceptions,
difficultés ou rancœurs dans les bars… Je vous suggère ici
d’autres moyens qui pourraient vous aider à faire face à ces
émotions négatives :

Essayez de ne pas exagérer le négatif en retournant


sans fin les choses dans votre tête. Ressasser ne fait que
prolonger et ancrer l’émotion négative.
Lorsque les pensées négatives vous envahissent, ne
cherchez pas à les retenir, acceptez-les puis lâchez prise.
Vous avez le contrôle, alors, regardez-les passer, comme
passent les nuages dans le ciel.
Trouvez des moyens de vous détendre avec des
activités agréables : écouter votre musique préférée,
prendre un bon bain chaud ou regarder un film drôle.
Acceptez votre passé tel qu’il est et lâchez prise.
Faites de l’exercice physique pour libérer des
endorphines et vous vous sentirez mieux.

Les industries du jeu, de l’alcool, de la drogue, de la mode,


ou encore les grandes surfaces sont parmi ces acteurs qui
savent profiter au mieux de vos émotions négatives en vous
offrant des tranquillisants temporaires… Ne vous y fiez pas !
Essayez plutôt d’observer votre vie et les événements qui la
composent. Identifiez ce que vous ressentez de négatif et
traitez tout cela avec l’EFT.
Surveiller votre santé émotionnelle
Être en bonne santé émotionnelle ne signifie pas forcément
être heureux à tout moment. Par contre, les personnes qui ne
sont pas en bonne santé émotionnelle, ne peuvent pas faire
face aux difficultés qu’apporte parfois la vie. Ainsi, la
moindre contrariété les met en colère, ou bien un chagrin
prend l’allure d’un long deuil inconsolable. Et parfois, ce
déséquilibre émotionnel peut même provoquer des
symptômes physiques. Dans ce cas, il convient de se
demander quel est vraiment l’état émotionnel de la personne
qui souffre. (voir ci-dessous « Récolter les fruits de la santé
émotionnelle »).

Avoir une bonne santé émotionnelle, c’est éprouver :

un sentiment général de bien-être et la satisfaction de


l’esprit, du corps et de l’âme,
l’autoréalisation, c’est-à-dire une participation entière
à la vie, grâce à des activités significatives et des
relations remplies de sens,
la capacité de gérer le stress dans la vie et à rebondir
dans le malheur,
la possibilité de changer, de grandir et d’éprouver une
succession de sentiments selon les circonstances de la
vie,
la capacité de profiter de la vie et de s’amuser,
un sens de l’équilibre dans la vie - entre la solitude et
la sociabilité, le travail et les divertissements, le
sommeil et l’éveil, le repos et l’activité, et ainsi de suite,
la capacité à prendre soin de soi-même et des autres,
la confiance et l’estime de soi.
L’utilisation quotidienne de l’EFT pour résoudre les
problèmes qui se présentent, ou tout simplement pour
commencer la journée, vous permet d’améliorer
considérablement votre santé émotionnelle et d’être
débarrassé, sur le long terme, des émotions négatives
perturbantes.
Récolter les fruits de la santé émotionnelle
Généralement, les gens aiment penser qu’ils sont
émotionnellement en bonne santé tout en ignorant de quoi il
s’agit. La mauvaise santé émotionnelle provient la plupart du
temps du refoulement de ses émotions, ce qui a alors un
impact sur la santé physique. Le monde médical commence à
reconnaître l’importance de prendre soin de sa santé
émotionnelle. La plupart des spécialistes, médecins et
chercheurs, reconnaissent ainsi la relation entre les émotions
et la maladie. L’utilisation de l’EFT sur les émotions
refoulées vous permet de rétablir votre équilibre émotionnel
et, par conséquent, participe à l’équilibre de votre santé
physique.
Déclaration de l’Organisation
Mondiale de la Santé
En 2005, cinquante-deux ministres nationaux de la
Santé, membres de l’Organisation Mondiale de la
Santé, ont signé une déclaration sur la santé mentale
pour l’Europe, stipulant, entre autres, un engagement
à promouvoir le bien-être émotionnel des enfants et
des jeunes adultes dans l’éducation. Cette déclaration
témoigne de la prise de conscience croissante de
l’importance de la santé émotionnelle. Par ailleurs,
en France, le « Plan Santé au Travail 2010-2014 »
inscrit parmi ses priorités la lutte contre le stress et la
promotion du bien-être émotionnel.

Lorsque l’on traverse une période émotionnellement


stressante, on a tendance à oublier de préserver sa santé et
son bien-être, on oublie alors de pratiquer une activité
physique, de manger des aliments nutritifs ou de prendre les
médicaments prescrits par son médecin. Il arrive également
que l’on augmente la prise d’alcool, de tabac, ou d’autres
drogues. Tout cela est signe de mauvaise santé émotionnelle.
Des symptômes physiques peuvent s’ajouter :

des douleurs lombaires,


des maux de ventre,
une douleur au niveau du thorax,
du diabète,
des insomnies,
de l’hypertension,
des maux de tête et des migraines,
des problèmes d’ordre sexuel,
un essoufflement,
des affections cutanées.

Les symptômes psychologiques peuvent se manifester par :

des dépendances,
des comportements d’évitement,
une irritabilité,
un manque de confiance en soi,
une faible estime de soi,
des sautes d’humeur,
des problèmes relationnels,
des craintes irréalistes,
des problèmes de poids.

Ce conseil peut sembler évident, mais essayez d’accorder une


attention particulière à votre corps et demandez-vous si l’un
des symptômes répertoriés ci-dessus n’est pas signe d’un
trouble émotionnel sous-jacent chez vous. Autrement dit,
qu’est-ce que votre corps essaie de vous dire ?
Les trois parties du cerveau et l’EFT
Votre cerveau et vos émotions sont intrinsèquement liés.
Toutes les zones du cerveau ont des fonctions spécifiques,
mais il est fondamentalement divisé en trois parties : le
cerveau reptilien, le cerveau limbique et le cortex cérébral.
La figure 2-1 vous montre leur positionnement.
Le cerveau reptilien
En termes d’évolution, la partie la plus âgée de votre cerveau
est le cerveau reptilien. Ce cerveau gère la circulation du
sang, la respiration et la digestion, même quand vous
dormez. Son principal objectif est la survie, l’auto-
préservation, donc l’auto-défense, et l’agressivité. C’est le
siège des émotions de base telles que la peur, la colère,
l’instinct de reproduction. Vos toutes premières expériences
au cours de la petite enfance sont fortement imprimées dans
le cerveau reptilien, parce que c’est la seule partie du cerveau
qui est vraiment active à cette période.

Figure 2-1 : Les trois


parties du cerveau.
Le cerveau limbique
Enveloppant le cerveau reptilien, le cerveau limbique est la
partie qui traite les sentiments - positifs et négatifs - et les
réactions à certains mots. Ce cerveau est l’endroit d’où
proviennent les sentiments qui génèrent l’envie de prendre
soin, d’éduquer et d’aimer sa progéniture. C’est également
lui qui régule les sentiments et les transmet le long du
système nerveux vers le cortex. Les cerveaux reptilien et
limbique influencent alors l’hypothalamus, qui transmet un
message déclenchant les réactions physiques appropriées. Le
plaisir peut être lié à des signaux chimiques produits lors de
la libération de la noradrénaline, et la douleur est associée à
de nombreux neurotransmetteurs. L’humeur semble être liée
à la sérotonine et la dopamine.
Le cortex cérébral
En plus des cerveaux reptilien et limbique, les êtres humains
ont également un troisième cerveau appelé cortex cérébral,
qui sert d’enveloppe externe aux deux autres. Ce troisième
cerveau rend les humains plus sophistiqués que les reptiles
ou les mammifères. C’est ainsi que les humains peuvent
réagir à des mots, gérer et montrer de l’émotion, penser
logiquement et rationnellement, communiquer oralement,
lire l’heure, conduire une voiture et faire toutes les autres
choses que les animaux ne peuvent pas faire.

Utiliser l’EFT tout en ayant à l’esprit un souvenir troublant


ou une image anxiogène provoque des changements dans les
connexions neurologiques de l’amygdale du cerveau (voir ci-
dessous « Fonctionnement du cerveau »). Ces changements
réduisent la réponse anxieuse au souvenir ou à l’image. Dans
les chapitres 3, 4 et 5, vous aurez l’occasion de pratiquer et
ainsi, voir comment ce processus fonctionne.
Fonctionnement du cerveau
Les différentes parties du cerveau sont dotées de
différentes fonctions. Parmi les plus importantes
figurent :
L’amygdale : impliquée dans l’envoi d’un signal
de stimuli émotionnellement importants au cortex,
tels que ceux de la récompense et de la crainte liée.
L’hippocampe : requis pour la formation des
souvenirs à long terme.
L’hypothalamus : influence et régule la pression
artérielle, la fréquence cardiaque, la faim, la soif,
l’excitation sexuelle et le sommeil/l’éveil.
Les corps mamillaires : importants pour la
formation de souvenirs.
Le noyau accumbens : participe au système de
récompense, au plaisir et à la dépendance.
Le cortex orbitofrontal : nécessaire pour la prise
de décision.
Le gyrus parahippocampique : joue un rôle dans
la formation de la mémoire spatiale et fait partie de
l’hippocampe.
Le thalamus : la « station de relais » vers le
cortex cérébral.
Chapitre 3

La routine de tapotement EFT

Dans ce chapitre :
Trouver vos points méridiens
Nommer votre problème
Appliquer la technique
Ressentir les effets

La routine de tapotement EFT comprend quatre étapes


principales, dont deux sont identiques. Ces quatre étapes
doivent être appliquées suivant un ordre défini. Il se peut que
vous ayez quelques difficultés lorsque vous appliquez pour la
première fois la routine sur vous. Ne vous inquiétez pas :
après deux essais, vous vous y habituerez. Même si cette
technique n’est pas compliquée, je vous recommande
toutefois de lire ce chapitre jusqu’à la fin. Cela va vous
permettre de vous familiariser avec l’emplacement des
points de tapotement sur votre corps, et de bien les
mémoriser. Vous allez également découvrir comment
mesurer votre niveau d’émotion. Je dis souvent que c’est
comme une routine de chanson et de danse : il faut bien
maîtriser les pas de danse avant de commencer à danser en
musique et/ou en chantant.

Ce chapitre décrit les points méridiens sur lesquels vous


tapotez. Il offre également quelques conseils pratiques avant
d’entrer dans les quatre principales étapes. Ne vous inquiétez
pas : l’EFT est une technique extrêmement douce, très facile
à utiliser, et vous devriez en percevoir les effets assez
rapidement.
Se familiariser avec les points
Pendant une séance d’EFT, vous tapotez sur certains points
méridiens de votre corps (ou vous les massez) tout en
répétant une phrase. Avant d’introduire des mots, il vous sera
utile de trouver l’emplacement des points sur votre corps.
L’EFT utilise ces points car ils correspondent aux extrémités
des principaux méridiens. Lorsque vous tapotez sur ces
principaux méridiens, cela stimule l’énergie qui se trouve
dans votre système et, plus important encore, cela rétablit
leur bon fonctionnement. Le chapitre 1 fournit plus
d’informations sur les méridiens. Je vous en reparlerai plus
loin dans ce chapitre également, au moment où vous allez les
incorporer dans la routine EFT.

Le point sensible

Le point sensible est situé sur un méridien d’acupuncture


relié au système lymphatique. Lorsque vous le massez, cela
provoque une sensation désagréable, voire légèrement
douloureuse, car c’est en général à cet endroit que se produit
la congestion lymphatique. Ce méridien conserve et contrôle
tous les « chi » (énergie).

Le point sensible (Figure 3-1) se trouve entre le haut du sein


et la clavicule. Il est en général intercalé entre les côtes et,
lorsque vous appuyez dessus, la sensation est comparable à
celle d’un petit hématome. Contrairement aux autres points,
vous devez toujours le masser doucement avec le bout du
doigt au lieu de le tapoter. Si cette partie n’est pas
douloureuse, ne vous inquiétez pas : la technique fonctionne
toujours.

Figure 3-1 : Le point


sensible.

Le point Karaté

Le point Karaté (Figure 3-2) se trouve au centre de la partie


charnue du tranchant de votre main. Lorsque vous tapotez sur
cette partie, vous pouvez utiliser les doigts d’une main pour
tapoter fermement sur le tranchant de l’autre main. Vous
pouvez également, si vous le souhaitez, tapoter
simultanément sur les parties charnues des deux mains
(Figure 3-3).
Figure 3-2 : Le point
Karaté.

Figure 3-3 : Tapoter le


point Karaté
simultanément avec les
deux mains.
Les autres points de tapotement
Voici les autres points de tapotement utilisés dans la routine
EFT, avec leurs noms abrégés. La figure 3-4 illustre tous ces
points :

Début du sourcil (DS) : au début du sourcil, à


l’endroit où le sourcil rencontre la partie supérieure du
nez.
Coin de l’œil (CO) : sur la partie osseuse qui longe
l’œil, légèrement en dehors de la tempe.
Sous l’œil (SO) : sur la partie osseuse sous l’œil et
perpendiculaire à l’iris lorsque vous regardez droit
devant vous.
Sous le nez (SN) : la région entre le bas du nez et la
lèvre supérieure.
Menton (ME) : cette partie ne se trouve pas vraiment
sur le menton, mais entre la lèvre inférieure et la pointe
du menton, dans le creux.
Clavicule (CL) : placez votre doigt sur l’os en forme
de « U » à la base du cou (là où se trouverait le nœud de
cravate). Placez votre doigt dans le creux du « U », et
faites-le glisser d’environ 2-3 cm vers le bas, ensuite
glissez 2-3 cm vers la droite ou la gauche.
Sous le bras (SB) : environ 10 cm sous l’aisselle, sur
le côté du corps. Chez les hommes, il se trouve à
l’horizontal du mamelon. Chez les femmes, juste au
milieu du bandeau du soutien gorge.
Sous le sein (SS) : pour les hommes, ce point se trouve
à la verticale du mamelon sur la côte flottante. Pour les
femmes, c’est juste au dessous de la baleine du soutien
gorge. Ce point est facultatif car la pudeur anglo-saxonne
pousse à l’éviter. Si vous êtes un homme, surtout évitez
de tapoter vos patientes à cet endroit-là.

Ne mélangez pas le point CL avec le point sensible de la


figure 3-1. Le point qui se trouve sous la clavicule
correspond à la 27e paire de points du méridien du rein (R27)
alors que le point sensible (qui se situe à peu près là où l’on
accroche une médaille) sert à lever l’inversion
psychologique.

Si des points vous semblent difficiles à atteindre ou si vous


vous sentez mal à l’aise lorsque vous les tapotez, vous
pouvez rechercher d’autres points sur lesquels vous pourrez
obtenir des résultats, notamment le sommet du crâne ou
l’intérieur du poignet au niveau du bracelet-montre. Vous
pouvez également consulter les chapitres 13, 14 et 16 pour
trouver d’autres manières d’utiliser l’EFT sans vraiment
tapoter.

Figure 3-4 : Les


principaux points de
tapotement.
Les points des doigts
Tous les points des doigts se trouvent sur la partie extérieure
du doigt, à l’endroit où l’ongle rejoint la peau (Figure 3-5).

Pouce (PO) : sur le coin extérieur du pouce.


Index (IN) : sur le côté de l’index, à la base de l’ongle,
du côté du pouce.
Majeur (MA) : sur le côté du majeur, à la base de
l’ongle, du côté de l’index.
Auriculaire (AU) : sur le côté de l’auriculaire, à la
base de l’ongle, du côté de l’annulaire.
Point de Gamme (PG) : dans le pli, sur le dos de la
main, entre l’auriculaire et l’annulaire.

Vous avez sûrement noté que j’ai omis l’annulaire. En effet,


vous tapotez sur le point méridien qui traverse l’annulaire
lorsque vous appliquez la gamme des neuf points que je
décrirai plus tard (voir au chapitre 3, « Troisième étape : la
gamme des neuf actions »). Donc il n’est pas nécessaire de
tapoter sur ce doigt.

Figure 3-5 : Les points


de tapotement des
doigts et le point de
gamme.
Mettre l’EFT en action
Voici quelques conseils et astuces pratiques avant de
commencer. La méthode de tapotement que je décris ici n’est
qu’une suggestion. N’hésitez donc pas à l’adapter à votre
convenance.

Faites des exercices en essayant de trouver les


points illustrés par les figures 3-1 à 3-5 avant de passer
aux quatre étapes principales que je citerai plus loin dans
ce chapitre.
Vous pouvez tapoter de la main droite, ou de la
main gauche, peu importe. Peut-être préférerez-vous
utiliser votre main dominante, ou alterner, c’est à votre
convenance.
De nombreuses personnes tapotent avec leurs index
et majeur, mais vous pouvez également utiliser
plusieurs doigts, tout en tapotant fermement - mais pas
trop fort au point de vous faire mal. Vous pouvez
également tapoter avec la paume de votre main. Bref,
procédez à votre aise. Le fait de tapoter avec deux doigts
vous permet de couvrir une zone suffisamment large
pour couvrir les points méridiens concernés.
Tapotez de manière rythmique et
approximativement (je dis bien approximativement)
sept ou huit fois sur chaque point, sans être ni trop
rapide, ni trop lent. Essayez par exemple de tapoter 8
fois en 3 secondes pour commencer.
Vous pouvez tapoter sur le côté gauche ou droit de
votre visage et de votre corps, et vous pouvez changer
de côté pendant la séquence de tapotement si vous le
voulez. Vous pouvez par exemple tapoter sous votre œil
gauche, puis sous votre bras droit.
Pour éviter toute interférence et obtenir le
maximum de l’EFT, je vous conseille vivement d’être
bien hydraté. Pour cela, buvez un grand verre d’eau
avant de commencer, et à la fin des séquences. Par
ailleurs, enlevez vos lunettes et votre montre si elle
contient une pile, et éteignez votre téléphone cellulaire
(voir le chapitre 6 pour plus d’informations sur les
éléments qui peuvent interférer avec le fonctionnement
de l’EFT).
Ne vous souciez pas du fait que vous tapotiez ou non
exactement sur les points méridiens illustrés dans les
figures 3-1 à 3-5. Vous n’avez pas à tapoter sur le point
exact, les alentours suffisent et vos doigts sont bien
suffisants pour couvrir toute la zone où sont situés les
points.
Pendant la routine de tapotement, il se peut que
vous vous sentiez étourdi ou émotif. Ces sentiments
sont tous normaux et ne sont absolument pas dangereux.
Continuez à tapoter si vous le pouvez.
Vous pourriez également noter un changement au
niveau de votre réaction face au problème. Changez
également vos mots en fonction de ces changements de
réaction. Par exemple, admettons que vous tapotiez sur
vos sentiments de colère et pendant la séance, vous notez
que vous êtes devenu un peu contrarié. Vous pouvez
aisément adapter vos mots de « Même si je suis en
colère…» à « Même si je suis contrarié… ».
Choisissez la persévérance, tapotez quotidiennement
le plus souvent possible.
Utilisation de l’EFT : les quatre étapes principales
Avant d’appliquer les quatre étapes principales, prenez le
temps de trouver les points sur lesquels tapoter, comme le
montrent les figures 3-1 à 3-5. Avec la pratique, vous verrez
que le processus ne prend pas plus de deux minutes. Même si
vous êtes débutant en EFT et sans aucune expérience, vous
devriez quand même obtenir des résultats avec la routine de
base.

Lorsque vous aurez plus d’expérience avec l’intégralité de la


routine, vous pourrez passer à la version raccourcie présentée
au chapitre 4. Cette version produit les même effets, mais
plus rapidement et avec moins de mécanisme. Cependant, si
vous êtes débutant, je vous recommande d’utiliser
l’intégralité de la routine, que je vais vous expliquer, pour
que vous ayez le plus de chances de succès. Ensuite, vous
adapterez cette routine selon votre pratique et votre
expérience.
Première étape : la préparation
La préparation consiste à :
1. Identifier le problème et se concentrer sur ce qui
perturbe votre système énergétique.
2. Évaluer le niveau d’intensité à l’aide de l’échelle
SUDS (Figure 3-6).
3. Formuler une phrase pour le problème.
4. Frotter le point sensible (Figure 3-1) ou tapoter sur le
point Karaté (Figures 3-2 et 3-3) tout en répétant la
phrase formulée trois fois. Cela aide à éliminer les
blocages au fonctionnement de l’EFT.
Identifier le problème
Lorsque vous décidez quel problème vous voulez traiter, je
suggère aux débutants de commencer par un problème
mineur comme une contrariété, une douleur ou une peur.
Vous avez eu peut-être un mal de tête, vous avez récemment
reçu une contravention, vous êtes frustré car vous ne pouvez
pas accéder à un centre d’appel ou la scène d’un film vous a
fait peur. Lorsque vous pensez à ce problème, quel sentiment
éprouvez-vous et dans quelle partie de votre corps
l’éprouvez-vous ? Le fait de recevoir la contravention vous
fait peut-être ressentir de la colère dans votre poitrine ou le
fait de vous rappeler de la scène du film accélèrerait votre
rythme cardiaque. Essayez d’identifier cela précisément.
Mesurer votre SUD

« SUD » (Subjective Units of Distress, Unités Subjectives de


Détresse en français), est un terme développé par le
professeur Joseph Wolpe en 1969. Il avait utilisé l’échelle
SUDS (Subjective Units of Distress Scale) pour mesurer
l’intensité de détresse en réponse à des stimuli particuliers
tels qu’un souvenir. La détresse n’étant pas quantifiable,
cette technique est qualifiée de « subjective ».

Lorsque vous vous êtes concentré sur le problème que vous


voulez traiter, mesurez-en d’abord l’intensité, c’est-à-dire à
quel point ce problème vous perturbe et provoque en vous
des émotions négatives. Il est préférable d’effectuer des
mesures avant et après l’utilisation de l’EFT. Si vous vous
référez à l’échelle SUDS (Figure 3-6), vous pouvez évaluer la
douleur d’un mal de tête à 6, par exemple, ou si vous êtes très
anxieux, vous pouvez l’évaluer à 9, voire 10.
Figure 3-6 : L’échelle
SUDS.

Vous devez toujours mesurer le niveau d’intensité tel que


vous le ressentez actuellement et non comme vous imaginez
qu’il pourrait être. Si vous avez besoin d’aide pour faire
apparaître un souvenir, essayez de vous rappeler ce qui a
causé l’anxiété et qui a fait émerger ce sentiment. Vous avez
peut-être besoin d’imaginer la voix d’une personne, de
visualiser une scène qui vous dérange, ou de vous imaginer
dans une situation anxieuse. Je ne vous demande pas quelque
chose de complexe, simplement quelque chose de minime
qui déclenche une émotion et perturbe votre système
énergétique.

Le chapitre 5 explique comment utiliser des approches plus


douces des souvenirs ou sentiments douloureux ou
désagréables.
Formuler une phrase pour le problème
Lorsque vous avez identifié le problème, vous devez
formuler une phrase de préparation à utiliser avec la routine
de tapotement. Répétez votre phrase de préparation trois fois,
tout en frottant votre point douloureux (Figure 3-1) ou en
tapotant votre point Karaté (Figures 3-2 et 3-3).

Par exemple, si vous choisissez de traiter votre problème de


vertige, commencez par identifier les émotions liées à ce
problème ainsi que l’endroit de votre corps où vous pouvez le
ressentir. Vous pouvez vous sentir terrorisé, ou mal à l’aise,
ou honteux, et vous pouvez également sentir une boule dans
la gorge, ou votre cœur qui s’emballe, ou bien vos jambes qui
se dérobent. Évaluez sur une échelle de 0 à 10 l’intensité de
ces manifestations, et commencez à tapoter en utilisant des
phrases telles que « Même si j’ai les jambes qui se dérobent
lorsque je suis en hauteur et que je me sens honteux d’avoir
peur, je m’accepte totalement et complètement ». Une fois la
séquence terminée, évaluez de nouveau l’intensité de votre
émotion.

Si vous utilisez le point sensible, commencez par frotter


doucement cette région par un mouvement circulaire à l’aide
de votre index ou de votre majeur, ou les deux à la fois.
Frottez doucement mais fermement, sans appuyer au point de
vous faire mal.

Les praticiens EFT considèrent souvent la phrase de


préparation comme l’« Affirmation ». Contrairement à ce
que vous attendez d’une affirmation, qui est toujours axée sur
le positif, l’EFT est axée sur le négatif. Même si cela semble
bizarre, elle permet de faire émerger le mauvais souvenir, le
souvenir négatif ou la pensée gênante. Le fait de maintenir
cette concentration sur le négatif pendant toute la routine
EFT est essentiel. En effet, ce processus permet de maintenir
la perturbation énergétique afin que l’EFT puisse la traiter. Si
cela peut vous aider, considérez vos pensées négatives,
émotions et tout le reste comme des cibles dans un champ de
tir que vous allez éliminer. Les tapotements sont les flèches.
Sans émotion, les flèches n’ont plus d’objectif.

Soyez le plus précis possible dans la description du


problème. Utilisez le nom d’une personne ou d’un endroit, ou
décrivez l’endroit (géographique) où vous aviez le sentiment.
Vous obtiendrez de meilleurs résultats si vous dites : « Même
si j’ai comme une aiguille plantée au-dessus de mon œil
gauche… » au lieu de « Même si j’ai ce mal de tête… ». Vous
pouvez également dire : « Même si la voix de Christophe
m’irrite… », plutôt que « Même si sa voix me met dans un
état d’irritation… ». Le chapitre 4 donne une description
détaillée sur ce sujet et le chapitre 15 aborde la question des
techniques de langage.

La première partie de la phrase de préparation exploite le


problème et votre sentiment actuel par rapport à ce problème.
La deuxième partie consiste à accepter ce que vous ressentez
et à accepter de libérer le problème ou le sentiment. La
phrase de préparation commence généralement par « Même
si… » et est suivi par la phrase d’acceptation « je m’accepte
complètement » et/ou « je me pardonne ». Vous utilisez ces
mots parce qu’ils fonctionnent, et parce que le fait d’accepter
d’avoir un problème constitue une condition importante pour
l’EFT. Toutefois, ce processus peut causer des sentiments de
gêne chez certaines personnes. Si le fait de dire la phrase
d’acceptation ne vous convient pas, dites tout simplement «
Je vais bien » ou « Je suis toujours une bonne personne ». Si
vous n’arrivez pas à dire quelque chose de positif à propos de
vous, le chapitre 7 vous guidera dans la bonne direction.

Ce livre suggère une série de phrases pour divers problèmes.


Certaines peuvent vous sembler étonnantes, mais de toute
façon, essayez-les et variez-les en fonction de votre situation.
Pour vous donner une idée, voici quelques exemples :

« Même si j’ai cette (colère, douleur, tristesse,


pensée), je m’accepte totalement. »
« Même si je me sens mal de ne pas avoir pu terminer
mon travail de traduction à temps, j’accepte que j’ai
fait tout mon possible. »
« Même si je me sens coupable d’avoir été méchant
avec ma voisine, j’accepte que je ne suis pas une
mauvaise personne. »
« Même si je n’aime pas entendre certains mots à
cause de ce qu’ils représentent, je m’accepte en tant
qu’être humain vulnérable. »
« Même si je doute de moi-même et de mes capacités à
prendre des décisions, je peux apprendre à
m’accepter comme je suis. »

Vous pouvez inverser le négatif et le positif si vous trouvez


plus facile de le faire :
« Je m’accepte sans jugement, même si j’ai cette
colère envers mon mari. »
« Je veux guérir, même si je m’accroche à ce
ressentiment contre ma mère. »
« J’accepte que je n’étais pas une bonne personne
avant, mais je veux changer maintenant. »
« Je me pardonne d’avoir eu ce problème et je
pardonne tout ce qui aurait pu y contribuer. »

Le fait de décider vous-même du contenu de votre phrase de


préparation est assez amusant car vous pouvez utiliser les
mots de votre préférence. Réfléchissez tout simplement à
comment vous vous sentez et faites une brève description de
votre sentiment. N’omettez aucun détail, tout ce que vous
avez à faire c’est de combiner le négatif de votre
comportement et le positif de la personne que vous êtes,
comme l’illustrent les exemples de cette section, tout en
abordant le problème.
Enlever les blocages à l’EFT
Lorsque vous frottez le point douloureux (Figure 3-1) ou
lorsque vous tapotez sur le point Karaté (Figures 3-2 et 3-3)
tout en disant la phrase de préparation, les blocages
potentiels au fonctionnement de l’EFT disparaissent (voir le
chapitre 6 pour en savoir plus sur les blocages).

Dites votre phrase de préparation à voix haute si vous le


pouvez, et décrivez votre problème comme si vous parliez à
un ami. Il est essentiel de ne pas répéter dans le vide mais
d’être en phase avec ce que vous dites. Mettez les intonations
!

Voici un exemple de phrase de préparation qui vise à traiter


une colère à propos de votre voisin. Lorsque vous frottez le
point sensible ou lorsque vous tapotez sur le point Karaté,
répétez cette phrase de préparation trois fois : « Même si je
suis furieux contre ce type, je m’accepte infiniment », ou bien
« Même si je suis fou de rage contre mon voisin, je me
pardonne et m’accepte tel que je suis. ». Si c’est un mal de
tête au dessus de l’œil gauche, vous pourrez dire « Même si
j’ai comme une aiguille plantée au-dessus de l’œil gauche, je
m’accepte infiniment ». Les métaphores et les images sont
des outils très puissants pour vous associer à vos émotions,
alors pensez à les utiliser.
Deuxième étape : application de la séquence
Lorsque vous avez répété trois fois votre phrase de
préparation, par exemple « Même si j’ai la tête dans un étau,
je m’aime et je m’accepte tel que je suis », vous allez ensuite
appliquer la séquence. Cela consiste à tapoter sur les points
méridiens tout en disant une phrase de rappel raccourcie.
C’est à vous de décider, à propos de la phrase, mais dans cet
exemple vous pouvez la raccourcir par « ce mal de tête » ou «
la tête dans un étau ». Cette phrase est appelée phrase de
rappel car elle vous permet de rester concentré sur le
problème. En utilisant la figure 3-4 comme guide, tapotez
approximativement sept fois sur chacun des points méridiens
tout en disant la phrase raccourcie.

Essayez de respirer régulièrement et profondément lorsque


vous appliquez la routine de tapotement. Voici la séquence :

« La tête dans un
DS Début du sourcil
étau »

« La tête dans un
CO Coin de l’œil
étau »

« La tête dans un
SO Sous l’œil
étau »

« La tête dans un
SN Sous le nez
étau »
Entre la lèvre et le « La tête dans un
ME
menton étau »

« La tête dans un
CL Clavicule
étau »

« La tête dans un
SB Sous le bras
étau »

« La tête dans un
SS Sous le sein
étau »

« La tête dans un
PO Sur le côté du pouce
étau »

« La tête dans un
IN Sur le côté de l’index
étau »

« La tête dans un
MA Sur le côté du majeur
étau »

Sur le côté de « La tête dans un


AU
l’auriculaire étau »

Considérez les points entre le début du sourcil et la clavicule


comme défini par le dessin d’un point d’interrogation, puis
passez sous le bras avant de tapoter sur les points des doigts.
Passez maintenant à la troisième étape.
Troisième étape : la gamme des neuf actions
Lorsque vous avez terminé la dernière séquence (séquence
sur le côté de l’auriculaire), vous pouvez maintenant tapoter
sur le point de gamme, que l’on appelle aussi le point «
Gamut » (Figure 3-5). Tout en vous concentrant sur votre
problème, vous devez faire bouger vos yeux, fredonner une
chanson et compter. Cette méthode est connue sous le nom
de la gamme des neuf actions. Je ne peux pas vous en vouloir
si vous pensez que j’ai complètement perdu la raison ou que
cette méthode est vraiment loufoque, mais je vous prie de
rester (au moins) encore un peu avec moi…

La gamme des neuf actions est un exercice d’équilibre


cérébral très utile qui consiste à faire des mouvements
oculaires ; ce qui stimule certaines parties du cerveau telles
que le souvenir, le dialogue interne et l’imagination. De
même, le fait de fredonner une chanson active le cerveau
droit (créatif) tandis que compter active le cerveau gauche
(rationnel). Ces exercices permettent au cerveau de bien
s’accorder à la fréquence du problème.

Vous pouvez trouver le point de gamme sur le dos de la


main, approximativement à 1 cm du pli entre l’annulaire et
l’auriculaire (Figure 3-5).

Tout en continuant à tapoter sur le point Gamut, appliquez


les neuf étapes suivantes :
1. Fermez vos yeux.
2. Ouvrez vos yeux.
3. Regardez en bas à gauche le plus loin possible (sans
bouger votre tête).
4. Regardez en bas à droite le plus loin possible (sans
bouger votre tête).
5. Faites un tour complet avec vos yeux, dans le sens des
aiguilles d’une montre.
6. Faites un tour complet avec vos yeux, dans le sens
contraire des aiguilles d’une montre.

Pour certaines personnes, la pratique des mouvements


oculaires peut causer un vertige ou peut être une action
difficile. Le cas échéant, elles peuvent faire le roulement
des yeux du plancher au plafond. Au lieu de suivre le sens
des aiguilles d’une montre, essayez de lever vos yeux très
doucement au plafond, maintenez-les pendant environ 8
secondes, puis baissez-les vers le plancher.
7. Fredonnez une chanson neutre pendant environ 5
secondes (Au clair de la lune, par exemple, ou
n’importe quel air que vous connaissez).
8. Comptez à voix haute et rapidement, « un, deux, trois,
quatre, cinq ».
9. Fredonnez de nouveau la chanson pendant 5 secondes.
Passez maintenant à la quatrième étape.

« Lorsque j’ai commencé l’EFT, je n’avais pas de résultats


vraiment significatifs. Alors suivant les conseils que j’avais
lus, j’ai essayé d’ajouter la gamme des neuf actions. Au
début, je trouvais ça complètement idiot. J’avais vraiment
l’air ridicule ! Et puis j’ai constaté que mon envie de manger
du chocolat devant la télé avait totalement disparu alors que
je n’avais fait que deux séquences complètes. Depuis, je
l’utilise régulièrement. »
Marion, 34 ans.
Quatrième étape : répétition de la séquence
Après avoir effectué la gamme des neuf actions, vous
reprenez de nouveau la séquence sur chacun des méridiens
suivants, tout en répétant la version raccourcie de votre
phrase de préparation, la phrase de rappel :

« La tête dans un
DS Début du sourcil
étau »

« La tête dans un
CO Coin de l’œil
étau »

« La tête dans un
SO Sous l’œil
étau »

« La tête dans un
SN Sous le nez
étau »

Entre la lèvre et le « La tête dans un


ME
menton étau »

« La tête dans un
CL Clavicule
étau »

« La tête dans un
SB Sous le bras
étau »

« La tête dans un
SS Sous le sein
étau »

« La tête dans un
PO Sur le côté du pouce
étau »

« La tête dans un
IN Sur le côté de l’index
étau »

« La tête dans un
MA Sur le côté du majeur
étau »

Sur le côté de « La tête dans un


AU
l’auriculaire étau »

Après avoir effectué chaque séquence d’EFT, inspirez et


expirez profondément. Prenez maintenant le temps de faire
une vérification sur vous-même. À l’aide de l’échelle SUDS
(Figure 3-6), vérifiez si le niveau de votre SUD est descendu
à zéro. Si c’est le cas, vous avez réussi. Sinon, ne désespérez
pas : vous avez seulement besoin de faire une ou plusieurs
séquences supplémentaires jusqu’à ce que le niveau descende
à zéro, à l’aide de la phrase de rappel (voir plus loin «
Aborder les problèmes restants »). Et puis pensez à prendre
un verre d’eau, vous avez besoin d’être hydraté.

Pour en savoir plus, consultez le graphique de la figure 3-7.


Figure 3-7 : Graphique
EFT.

Lorsque vous tapotez sur vous-même ou sur quelqu’un


d’autre, vous pourriez réaliser que l’un des points de
tapotement agit comme une véritable soupape en relâchant
l’émotion négative ou la douleur. Vous pouvez utiliser ce
point particulier quand vous avez besoin d’un traitement
rapide avec l’EFT, par exemple dans les embouteillages, ou
dans une salle d’attente, ou avant d’entamer une discussion
compliquée. Pour ma part, j’utilise souvent celui de la
clavicule pour une urgence en public, et personne ne peut
remarquer ce que je fais parce que c’est très discret. Allez-y,
essayez et pratiquez jusqu’à ce que vous trouviez un ou
plusieurs points qui vous semblent adéquats.

Ne confondez pas la « phrase de rappel » et la « phrase


restante ». La première est une version raccourcie de la
phrase de préparation, qui vous aide à rester concentré sur le
problème. Vous utilisez la deuxième lorsque la première
séquence de tapotement n’a pas résolu le problème et vous
devez la répéter avec la phrase « Ce… restant » ou « J’ai
encore ce… » (Consultez la section suivante).
Aborder les problèmes restants
Parfois, une seule séquence suffit pour obtenir un
soulagement complet et définitif. D’autres fois, vous obtenez
seulement un soulagement partiel. Soit le problème
réapparaît, soit vous ne descendez plus sur votre échelle
SUDS. Dans ce cas, vous devez refaire une ou deux
séquences supplémentaires des étapes 1 et 2 pour faire
descendre l’intensité. Une dose de persistance est nécessaire
dans cette situation. La différence est que vous devez changer
légèrement la phrase de préparation, dans les étapes 1 et 2, en
une phrase restante. La phrase restante reconnaît que vous
avez encore des problèmes à traiter, et vous avez besoin
d’insérer des mots tels que « restant » ou « encore ».

Par exemple, lorsque vous tapotez sur le point Karaté ou


lorsque vous frottez le point sensible, le morceau de phrase «
la tête dans un étau » dans l’étape 1 devient quelque chose
comme « Même si j’ai encore la tête dans un étau, je
m’accepte infiniment » ou encore « Même si j’ai encore un
peu la sensation d’avoir la tête dans un étau, je m’accepte
totalement et complètement ».

La séquence dans l’étape 2 consiste alors à utiliser une


phrase restante raccourcie telle que « j’ai encore la tête dans
un étau » ou « ce reste de sensation d’avoir la tête dans un
étau ». Tout en tapotant sur les points méridiens, vous
pourriez dire :
DS Début du sourcil « J’ai encore la tête
dans un étau. »

« J’ai encore la tête


CO Coin de l’œil
dans un étau. »

« J’ai encore la tête


SO Sous l’œil
dans un étau. »

« J’ai encore la tête


SN Sous le nez
dans un étau. »

Entre la lèvre et le « J’ai encore la tête


ME
menton dans un étau. »

« J’ai encore la tête


CL Clavicule
dans un étau. »

« J’ai encore la tête


SB Sous le bras
dans un étau. »

« J’ai encore la tête


SS Sous le sein
dans un étau. »

Sur le côté du « J’ai encore la tête


PO
pouce dans un étau. »

Sur le côté de « J’ai encore la tête


IN
l’index dans un étau. »

Sur le côté du « J’ai encore la tête


MA majeur dans un étau. »

Sur le côté de « J’ai encore la tête


AU
l’auriculaire dans un étau. »

Vérifiez encore votre échelle SUDS et voyez si le problème a


diminué d’intensité. S’il persiste, répétez les étapes 1 et 2
avec la phrase restante.

Vous n’avez pas à appliquer l’intégralité de la gamme des


neuf actions sur un problème restant, appliquez seulement les
étapes 1 et 2.

Notez comment vous vous sentez maintenant physiquement


et émotionnellement. Notez également si des pensées ou
souvenirs émergent. Vous pourriez découvrir des sentiments
émotionnels, une nouvelle compréhension ou une explication
logique du problème.

« J’étais très en colère à cause d’un PV injuste, alors j’ai


tapoté sur la phrase “même si je suis fou de rage à cause de
ce PV injuste, je m’accepte infiniment”, mais l’intensité ne
descendait pas en dessous de 5. J’ai donc continué en
tapotant sur “ce reste de colère” et à la fin du deuxième tour,
une idée m’est venue qui m’a rendu encore plus furieux, j’ai
soudain repensé aux punitions injustes que nous donnait mon
père. Je me suis mis à tapoter sur “même si je suis en colère
contre mon père” et puis “même si je voudrais me venger”,
ou bien “même si je ne mérite pas d’être puni” et là,
l’intensité était à 9 ou 10, puis elle est redescendue d’un
coup. Depuis, je ne ressens plus cette colère. »
Franck, 42 ans.

Vous pouvez également noter que, même si le niveau


d’intensité du problème est faible, il peut faire émerger un
nouveau problème, une nouvelle émotion ou un souvenir. Ce
sont des aspects du problème (voir le chapitre 4) et vous avez
besoin de les traiter avec une autre séquence d’EFT que vous
pouvez faire à la suite.

Si vous n’obtenez pas un soulagement complet après


plusieurs séquences d’EFT, il existe sûrement des
interférences ou problèmes sous-jacents. Vous pouvez en
savoir plus au chapitre 6, chapitre qui fait également office
de guide de dépannage.
Rechercher un signe
Après avoir effectué toutes les séances de tapotement et dit
toutes les phrases, comment savez-vous maintenant que
l’EFT fonctionne sur vous ? Évidemment, le signe principal
est l’absence d’émotion négative lorsque vous repensez au
problème, ou la diminution/disparition des symptômes
lorsqu’il s’agit d’une douleur.

Lors de l’application de l’EFT, vous pourriez ressentir des


signes physiques ou des sensations, comparables, par
exemple, au soupir de soulagement de la fin de journée («
Haaa ! ») ou à un bâillement. La tension ou la contraction
musculaire diminue souvent parce que l’EFT permet à votre
système énergétique de se détendre. L’énergie qui circule
dans votre corps vous donne également une sensation de
chaleur ou de picotement dans certaines zones du corps. Le
chapitre 4 vous livre plus de détails sur les éléments à
rechercher lorsque l’EFT commence à fonctionner.

Les gens notent différents signes et sensations lors de


l’utilisation de l’EFT. Il n’y a pas de règle, c’est très variable
selon les personnes. Certaines ressentent des picotements au
niveau de la bouche, se sentent étourdies, ressentent une
contraction au niveau de la poitrine ou de l’épaule. D’autres
ressentent de la chaleur ou de l’émotion, ont une grande
envie de sommeil et sont détendues. Lorsque j’utilise l’EFT
sur moi-même et qu’elle commence à fonctionner, je sens
une légère contraction dans ma gorge et je soupire beaucoup.
Je ne sais pas si d’autres ressentent cela aussi. Chacun a peut-
être sa propre manière de rééquilibrer son système
énergétique. Lors de l’utilisation de l’EFT, notez les signes
que vous ressentez. Sauf cas extrême, ces signes sont tout à
fait normaux et ne sont pas dangereux. Ils démontrent tout
simplement qu’un changement se produit, ce qui est
d’ailleurs une bonne nouvelle !
Deuxième partie

Aller plus loin avec l’EFT

« C’est incroyable. J’avais bien compris que l’EFT débloque l’énergie


dans les méridiens mais je n’aurais jamais cru que ça débouche aussi la
baignoire… »

Dans cette partie…


Dans cette partie, développez vos compétences en EFT, et osez l’essayer
sur vous et sur les autres. Je vous entraîne également à utiliser l’EFT pour
explorer les causes de l’anxiété et y faire face, tout en ajoutant une touche
de sensibilité et d’humour.

Tout ne fonctionne pas si facilement tout le temps et il se peut que vous


ne trouviez pas la raison pour laquelle quelque chose ne marche pas.
J’ajoute donc quelques astuces pour vous aider lorsque l’EFT semble ne
pas fonctionner.
Chapitre 4

Progresser avec l’EFT

Dans ce chapitre :
Identifier pour obtenir des résultats
Raccourcir la séquence
Observer les réactions
Rechercher des méthodes intéressantes pour tester vos
résultats

Il arrive que la routine des tapotements de base que j’ai


décrite dans le chapitre 3 ne fonctionne pas. Dans ce cas, il
est nécessaire de comprendre pourquoi. Dans ce chapitre, je
vous enseigne des méthodes permettant d’identifier les
obstacles à l’EFT, ainsi que des suggestions pour les
surmonter. Je parlerai également de la manière d’utiliser une
version raccourcie de cette technique.

Si vous êtes débutant en matière d’EFT, ce chapitre vous


montre par où commencer, quels points de tapotement
utiliser et quels mots dire. Si vous êtes déjà expérimenté,
vous devez faire un petit travail d’identification pour trouver
l’origine du problème, surtout si vous ne constatez aucune
amélioration. Quel que soit votre niveau d’expérience,
n’hésitez pas à utiliser les sections suivantes comme guide,
mais pensez aussi à suivre votre intuition.
L’EFT est un complément aux traitements et conseils
médicaux et ne peut pas les remplacer.
Accéder au cœur du problème
Si vous ne connaissez pas l’origine du problème ou le moteur
émotionnel qui se cache derrière vos maux, vous ne pourrez
pas appliquer le traitement EFT correctement. À l’inverse, si
vous apprenez à les identifier précisément, vous améliorez
considérablement vos chances de réussite et obtiendrez des
résultats plus rapides. Il arrive également que le problème
présente plusieurs aspects, ou que vous ayez besoin de plus
de détails pour que l’EFT soit efficace. Les techniques
d’identification vous permettent de trouver les différents
aspects d’un problème et d’en identifier la cause principale.
Aspects du problème
Un problème engendre un autre problème qui en engendre un
autre… Chaque problème a généralement plusieurs parties et
les praticiens EFT appellent ces parties les aspects. Vous
devez souvent traiter chaque aspect avec l’EFT pour obtenir
un soulagement complet. Par exemple, vous avez uniquement
dans l’esprit votre peur des hauteurs. Vous ne verrez pas
nécessairement les différentes parties qui composent cette
peur ou son origine, surtout si vous avez ce problème depuis
longtemps. Il arrive cependant qu’en éliminant un seul des
aspects du problème avec l’EFT, le reste disparaisse. Mais ce
n’est pas systématique.

En fait, cela ressemble à ce jeu qui consiste à construire une


tour avec des blocs de bois. Une fois la tour construite,
chaque joueur retire un bloc de bois simultanément à
l’intérieur de la tour, tout en gardant la tour intacte. À un
certain niveau, un joueur retire un bloc et la tour s’effondre,
ce qui entraîne l’élimination du joueur.

« J’ai tapoté pendant très longtemps sur mes difficultés à


prendre la parole en public, mais je n’avais pas vraiment de
résultats. Pourtant, j’avais l’impression de balayer tous les
aspects possibles : ma timidité, mes rougeurs au front, le
regard des autres, rien n’était suffisant. Jusqu’au jour où,
sans que je m’y attende, je me suis mise à penser à mon
année de CP. Je ne savais pas bien pourquoi cela me venait à
l’esprit alors j’ai tapoté sur “même si je ne vois pas le
rapport entre mon année de CP et ma peur de prendre la
parole en public, je m’accepte infiniment et je me pardonne”.
C’est alors que tout m’est revenu, je me suis souvenue du
jour où toute la classe s’était moquée de moi parce que je
n’avais pas réussi à lire à voix haute. Du coup, j’ai tapoté là-
dessus, les rires des enfants, le visage sévère de la maîtresse
et ma honte. À la fin des séquences, je me suis sentie vidée,
comme si j’avais parcouru un très long chemin et ma peur de
prendre la parole en public semble avoir complètement
disparu ! »
Florence, 32 ans.

Le modèle dans la figure 4-1 illustre ce phénomène : la tour


de Jenga représente ici des souvenirs d’accident qui
perturbent une personne et provoquent en elle des angoisses.
Cette tour, c’est le souvenir de l’accident de voiture, et
chaque bloc représente l’un des aspects du problème : la
culpabilité d’avoir pris sa voiture ce jour-là, l’angoisse de
conduire sur autoroute, la peur quand ses enfants partent en
voiture, etc. Cette personne devra donc appliquer l’EFT pour
chacun de ces aspects : « Même si j’entends encore le bruit
des freins… », « Même si je me sens coupable d’avoir eu
l’accident », « Même si j’ai peur de conduire sur autoroute…
», « Même si j’angoisse quand mes enfants font de longs
trajets… » et ainsi de suite.
Figure 4-1 : Souvenirs
d’un accident et ses
aspects relatifs.

Le but du jeu est de faire tomber la tour le plus vite possible,


aussi, sachez que si vous enlevez les blocs placés en bas en
premier, tous les autres s’effondreront sans que vous n’ayez
plus rien à faire ! Alors choisissez bien à quels blocs vous
attaquer. D’où l’importance de bien identifier les aspects
principaux !

Certains aspects ne sont pas si évidents. Aussi, lorsque


quelque chose vous vient à l’esprit, même si cela vous
semble stupide ou bizarre, vous devez tapoter dessus.
Consultez le chapitre 3 pour en savoir plus sur la technique
de tapotement.

Quel que soit votre expérience, vous ne connaissez pas à


l’avance le nombre d’aspects à traiter. La persévérance paie
avec l’EFT.
Identifier les aspects : un exemple réel
Depuis son enfance, David, 50 ans, a peur de l’eau. Sa peur
est si paralysante que s’il entre dans une piscine, l’intensité
de sa peur augmente, et si l’eau arrive au niveau de sa
poitrine, son corps devient rigide et il fait une attaque de
panique. À cause de cette peur, David n’a jamais appris à
nager et il n’a jamais eu le plaisir de jouer avec ses fils dans
la piscine.
Distinguer l’origine de la peur
Le premier souvenir de David à propos de sa peur de l’eau
remonte au moment où il était petit garçon. Il vivait près
d’une rivière, et sa mère n’arrêtait pas de lui crier dessus
pour qu’il n’aille pas près de la rivière, sinon un poisson
l’attraperait. Cette peur a maintenu David loin de la rivière
jusqu’à l’âge de 11 ans, âge auquel il ne croyait plus aux
dires de sa mère. Toutefois, on lui avait dit que la rivière
était polluée et qu’il risquerait d’attraper une maladie et de
mourir s’il s’en approchait. Ces informations avaient suffi à
ancrer une seconde peur dans le cerveau de David.

À environ 13 ans, alors qu’il était en camp de vacances,


certains garçons, pour le taquiner, le jetèrent dans le lac.
David me raconta cette histoire de manière un peu confuse,
mais sans que cela éveille en lui beaucoup d’anxiété.
Probablement parce qu’il avait refoulé le souvenir.
Éliminer les peurs
J’ai demandé à David de tapoter sur sa peur de l’eau alors
que nous étions à quelques mètres d’une piscine (pour en
savoir plus sur le tapotement de base, voir le chapitre 3). Son
anxiété est descendue à zéro, mais il a avoué que si jamais il
devait entrer dans l’eau de la piscine, le niveau de son
intensité monterait. Comme l’EFT ne consiste pas à forcer
les événements, il était important, à ce moment-là, de
s’assurer que David se sentait bien.

Une fois qu’il se sentit assez détendu, je lui proposai d’aller


se baigner. Il me dit que normalement, son anxiété devrait
être au moins à 4 ou 5, mais là, il se sentait à zéro, donc il
entra dans l’eau sans difficulté. Je l’incitai alors à aller plus
loin et à s’immerger jusqu’à la poitrine. À sa grande surprise,
David obtempera sans angoisse et me confia que jamais, il
n’aurait imaginé pouvoir aller jusque là. Au moment où son
menton allait toucher l’eau, il me dit qu’il avait peur donc il
se mit à tapoter jusqu’à ce que son anxiété descende à zéro.
Nous arrivions à l’ultime étape : mettre la tête sous l’eau !
Pour un phobique de l’eau, nous avions déjà fait des progrès
étonnants en quelques minutes ! David n’avait plus
d’appréhension. L’idée de plonger ne lui fit donc pas peur,
mais dès qu’il essaya, l’anxiété remonta à 10. Je l’incitai
alors à tapoter sur cette anxiété et notamment sur la peur
qu’il avait de ne plus pouvoir respirer. Malgré les
tapotements, il ne parvint pas à mettre la tête sous l’eau.

Quel élément spécifique était donc à l’origine de son anxiété


lorsqu’il tentait de plonger sa tête dans l’eau ? David se
souvint alors que les garçons du camp lui avaient appuyé sur
la tête lorsqu’ils l’avaient jeté dans le lac, et ce souvenir fit
augmenter de nouveau le niveau de son anxiété. Je l’incitai à
tapoter sur des phrases comme « même si j’avais la tête sous
l’eau/même si j’avais peur de me noyer/même si je me sentais
mourir la tête sous l’eau… » jusqu’à ce que cette peur
descende à zéro. Ce qu’il fit, et dans la foulée, il alla
s’asseoir au fond de la piscine ! Il recommença encore, et
encore avec un enthousiasme qui faisait plaisir à voir. Cet
épisode, du début jusqu’à la fin, a duré 45 minutes. Quelques
semaines plus tard, il se sentait toujours aussi à l’aise et me
raconta avec passion comment il pouvait désormais s’amuser
avec ses fils dans la piscine.

La peur de David pourrait revenir, si jamais il devait, par


exemple, plonger dans une rivière. En effet, d’autres aspects
peuvent apparaître, tels que l’eau sombre, le fond boueux de
la rivière et ainsi de suite. Pour le moment, il est content de
pouvoir nager dans la piscine !
Regarder vers le futur
Avec le temps et la pratique, vous finirez par connaître les
questions utiles et le moment propice pour les poser, afin
d’obtenir des résultats satisfaisants. Dans des cas comme
celui de David, il est toutefois nécessaire de faire émerger
tous les aspects de sa peur lors de la séance EFT afin de les
éliminer un à un et qu’il obtienne un soulagement complet de
sa peur de l’eau et puisse se baigner sans angoisse. Si l’on
n’avait pas traité son problème dans sa globalité, il aurait pu
se baigner, mais seulement là où il avait pied ! Désormais,
même si son anxiété réapparaissait alors qu’il devait plonger
dans une rivière, il sait qu’il peut toujours compter sur l’EFT.

Il est intéressant de savoir que David a trois frères et


qu’aucun d’entre eux n’a la même peur de l’eau, alors qu’ils
ont tous reçus les mêmes mises en garde à propos de la
rivière. Pour David, le fait de croire que les poissons
pourraient l’attraper avait provoqué une perturbation
énergétique. Son système énergétique avait été une nouvelle
fois perturbé lorsque les garçons de la colonie lui avaient
enfoncé la tête dans l’eau du lac. Une perturbation
énergétique lors de l’enfance peut causer une peur
irrationnelle chez certains individus à l’âge adulte, alors que
d’autres, dans la même situation, ne la subiront pas.

Si l’EFT ne fonctionne pas, la faute c’est peut-être que vous


n’avez pas abordé tous les aspects de votre problème. Si
celui-ci n’est qu’en partie résolu, il peut revenir plus tard.

N’oubliez pas qu’un aspect peut également prendre la forme


d’une émotion. Par exemple, la colère que vous éprouvez à
l’égard d’un événement peut se transformer en tristesse au
fur et à mesure des séquences, et vous devez traiter cette
tristesse à la suite de la colère avec l’EFT. C’est en traitant
chaque aspect émotionnel que vous accédez au cœur du
problème.
Soyez spécifique
Voulez-vous des résultats rapides et efficaces ? La meilleure
manière est de vous assurer que le problème global est divisé
en problèmes spécifiques. Voici des exemples :

Au lieu de dire : « Même si j’ai peur des hauteurs… »,


dites « Même si j’ai été coincé(e) à la fête foraine à 13
ans… »
Au lieu de dire « Même si je me sens rejeté(e)… »,
dites « Même si je suis rejeté(e) par mon(ma) petit(e)
ami(e)… »

Même si vous identifiez et traitez des aspects, vous devez


quelquefois les décrire en termes spécifiques avant d’obtenir
un soulagement complet. N’hésitez pas à tapoter sur tous les
événements, même les plus infimes, se rapportant à votre
problème. Il arrive qu’un petit détail qui vous revient à
l’esprit ouvre la porte à d’autres, bien plus importants.

« J’essayais de perdre du poids avec l’EFT, j’avais tapoté


sur une multitude de faits, d’émotions et de symptômes mais
je n’arrivais toujours pas à maintenir un poids convenable.
Quand je faisais les séquences, je pensais souvent au chat de
ma grand-mère alors un jour, j’ai tapoté à propos de ce chat
et je me suis rendue compte que ce qui me venait à l’esprit,
c’était : “même si ma grand-mère me disait que j’étais aussi
molle que son chat…” et tout le reste est venu d’un coup.
L’émotion est montée à 9 ou 10 mais j’ai persévéré, et à la
fin, j’ai senti un intense soulagement, comme si j’avais couru
dix fois le cent mètres. Je me suis assise, vannée et à partir
de ce jour, je n’ai plus jamais regrossi, ni fait aucun régime.
»
Candice, 45 ans.

Ce que vous recherchez est l’élément qui déclenche


l’intensité émotionnelle associée au souvenir ou à
l’événement. Si vous posez les bonnes questions telles que
celles qui se trouvent dans la section « Identifier le cœur du
problème », vous pouvez aisément faire émerger les
problèmes spécifiques qui déclenchent cette réaction.

Le fait d’être spécifique vous permet de préciser le problème


et augmente considérablement vos chances de réussite.

Tenez toujours compte des mots que vous utilisez pour


décrire le problème et utilisez-les exactement, qu’ils soient
stupides ou sans signification. Vous pourrez même prendre
des notes. Si vous avez besoin d’être virulent, ou un peu (voir
très !) grossier, n’hésitez pas, cela doit venir du plus profond
de vous-même et résonner le plus justement possible avec ce
que vous ressentez.
Identifier le cœur du problème
La découverte du cœur du problème, que l’on appelle aussi
en langage EFT le problème de fond, constitue la partie
fondamentale de l’EFT. La procédure est similaire à
l’épluchage de couches d’oignon afin d’accéder au centre. Et
comme l’épluchage des oignons, le processus peut engendrer
des larmes… La couche externe correspond au problème que
vous avez actuellement. En épluchant une couche à la fois,
vous pouvez découvrir le vrai problème. Un problème de
sommeil nocturne peut finalement entraîner une peur de la
solitude. De même, un problème de confiance en soi peut
provenir du fait d’avoir été abandonné pendant l’enfance.

La découverte du cœur du problème relève de la spécialité


des praticiens EFT. Mais vous pouvez essayer de découvrir et
traiter vos problèmes de fond par vous-même. Écoutez tout
simplement les souvenirs, pensées ou sentiments qui
émergent lorsque vous appliquez l’EFT et utilisez-la sur les
éléments négatifs. Il existe quelquefois un effet de guirlande
lorsqu’un nouveau problème ou un nouveau souvenir
désagréable apparaît après la disparition d’un autre. Tout cela
fait naturellement partie du traitement.

Si vous utilisez l’EFT sur vous-même et que vous ressentez


toujours un sentiment de confusion ou une émotion très
intense, consultez un praticien EFT qualifié pour obtenir de
l’aide ou des conseils.

Lorsque vous recherchez le cœur de votre problème,


rappelez-vous que les gens ont tendance à repousser les
souvenirs désagréables ou difficiles au fond de leur esprit, au
point que ces souvenirs sont refoulés (voir le chapitre 2 pour
en savoir plus). Ce n’est pas parce que quelqu’un montre peu
d’émotion lorsqu’il raconte une histoire qu’il n’est pas
furieux. Si vous avez des difficultés à accéder au cœur du
problème - ce qui peut se produire -, rassurez-vous, voici
quelques questions qui pourraient vous aider :

Que vous rappelle ce problème ?


Depuis quand l’avez-vous ?
Que s’est-il passé dans votre vie à ce moment ?
Quel est le premier ou le dernier moment durant lequel
vous vous rappelez avoir eu ce sentiment ?
Nommez une personne ou un événement qui a eu un
effet négatif sur vous.
Quel est votre plus grand regret ?
Quand avez-vous pleuré pour la dernière fois ?
Pourquoi ?
Ce problème vous apporte-t-il par ailleurs quelque
chose de positif, de confortable ?
Y a-t-il un son, une voix, une odeur ou une vision qui
pourrait pousser ce sentiment à refaire surface ou qui le
déclenche habituellement ?

Si, par exemple, vous souffrez de la perte d’un être cher, la


réponse à la dernière question pourrait être « son regard » ou
« ses yeux ». Cette réponse peut servir de point de départ, et
vous allez peut-être vous poser la question suivante : « Dans
quelle partie de mon corps j’éprouve ce sentiment ? ». À ce
point, vous pouvez utiliser l’EFT sur ce sentiment.

Dans cet exemple vous pouvez utiliser la phrase de


préparation suivante : « Même si j’ai mal dans la poitrine
lorsque je revois son regard, je m’accepte profondément et
complètement ». Pour en savoir plus sur les phrases à
prononcer, consultez le chapitre 3 et la section « Sélectionner
les phrases exactes », ultérieurement dans ce chapitre.

L’EFT ne doit pas être compliquée. Utiliser son bon sens


sans chercher à intellectualiser ou analyser est généralement
l’approche la plus efficace.
L’effet de généralisation
L’une des caractéristiques de l’EFT est sa capacité à aborder
de nombreux problèmes simultanément. Par exemple, si vous
avez 20 souvenirs traumatiques se rapportant à des moments
où vous avez été agressé, vous aurez seulement besoin
d’éliminer 4 ou 5 de ces souvenirs pour que le reste
disparaisse également. Lorsque vous traitez un problème
avec l’EFT, les problèmes relatifs disparaissent également.

Je reçois souvent des témoignages de patients qui, après


avoir éliminé un problème (tel que la peur de prendre l’avion
par exemple) grâce à l’EFT, ont également noté des
changements positifs dans leur vie. Je ne dis pas qu’ils ont
subitement obtenu tout ce qu’ils attendaient de la vie, ou
quelque chose du genre, mais ils ont acquis d’avantage de
confiance en eux lors d’un entretien d’embauche, ou de cours
de conduite. Les choses qu’ils n’avaient jamais osé
entreprendre avant leur traitement avec l’EFT sont devenues
possibles. Cet effet de généralisation est très connu des
praticiens EFT. Vous constaterez vous aussi comment bien
des problèmes que vous rencontrez habituellement auront
disparu après qu’un seul d’entre eux ait été résolu avec
l’EFT.
Sélectionner les phrases exactes
Les gens me posent très souvent la question suivante : «
Quels mots dois-je utiliser dans la phrase de préparation ou
la phrase de rappel ? » (pour en savoir plus sur ces phrases,
voir le chapitre 3). Je comprends pourquoi les gens
s’interrogent car le choix d’une phrase convenable m’avait
causé des problèmes lors de mes débuts en EFT. Ma réponse
est toujours la même : « Le choix des mots importe peu tant
que vous abordez l’émotion négative ». L’EFT n’est pas une
thérapie psychologique mais une thérapie énergétique. Les
mots émergent toujours lorsque vous chamboulez vos
émotions.

À moins que le souvenir ne soit très douloureux ou pénible,


aborder un problème n’est pas une tâche difficile (pour en
savoir plus sur les souvenirs trop douloureux à se rappeler,
voir le chapitre 6). Supposons que votre père vous disait
souvent « Tu es un(e) bon(ne) à rien. » lorsque vous étiez
enfant. Les éléments qui font émerger les émotions sont le
souvenir de ces mots, le fait d’entendre la voix de votre père
ou la vue de son expression faciale. Tout ce qui enflamme
l’énergie peut aider. Après que l’émotion soit enflammée,
vous pouvez introduire la phrase de préparation que vous
répétez trois fois et qui peut varier, comme dans l’exemple
suivant :

Phrase de préparation 1 : « Même si je suis un(e)


bon(ne) à rien… je m’accepte infiniment. »
Phrase de préparation 2 : « Même si je suis un(e)
bon(ne) à rien parce que mon père le dit… je
m’accepte totalement comme je suis. »
Phrase de préparation 3 : « Même si j’ai cette
émotion de bon(ne) à rien… je m’accepte infiniment.
»

Lorsque vous passez à la phrase de rappel, vous pouvez


varier les mots au lieu d’être trop mécanique et de faire du «
par cœur ». Lorsque vous tapotez sur chaque point, utilisez
chaque mot qui vous vient à l’esprit. Après avoir utilisé la
phrase de préparation « Même si je suis un(e) bon(ne) à rien
», vous pouvez varier les mots dans la phrase de rappel. Ce
ne sont que des exemples et vous devez utiliser les mots qui
vous conviennent :

« Je suis un(e) bon(ne) à rien. »


« Si mon père dit que je suis un(e) bon(ne) à rien, cela
doit être vrai. »
« Son visage lorsqu’il dit que je suis un(e) bon(ne) à
rien. »
« Je peux entendre sa voix qui dit que je suis un(e)
bon(ne) à rien. »
« Il ne reconnaît pas mes bonnes qualités. »
« Je voulais simplement lui plaire. »
« Cette émotion de bon(ne) à rien. »

Vous pouvez tapoter sur tous les points auxquels je me réfère


dans le chapitre 3, tout en variant les mots. Lorsque vous
trouvez des mots exacts, continuez de tapoter sur ces mots.
Le fait d’imiter la voix, l’expression ou l’attitude d’une
personne qui est responsable de votre sentiment de honte,
d’humiliation, de blessure, de colère ou de n’importe quelle
émotion négative peut toujours vous aider à aborder le
processus. Même le fait de regarder la photo de la personne
en face de vous peut faire émerger des sentiments intenses
que vous pouvez également traiter avec l’EFT.

« J’avais sans cesse des problèmes avec mon ex-mari. Il


arrivait à me culpabiliser alors qu’il était en tort ! Au cours
d’une séance d’EFT, tout y est passé, la colère est remontée
au fur et à mesure des tapotements. Je l’ai même traité de
tous les noms, je devais avoir l’air d’une folle à me tapoter
partout en disant des choses comme “cette enflure me met en
colère, je le déteste, il abuse de ma gentillesse, qu’il aille se
faire f…” Je n’ai rien épargné, mais quel soulagement à la
fin, la colère est retombée toute seule et lorsque mon ex m’a
rappelée pour la énième fois, je l’ai gentiment éconduit,
fermement. Du coup, les relations ont pris une autre tournure
et se sont bien améliorées parce que l’EFT m’aide à me faire
respecter. »
Lydia, 38 ans.

Utilisez toujours l’EFT sur chaque aspect du problème


associé au souvenir, jusqu’à ce que tous les aspects soient
réduits à zéro sur l’échelle SUDS (voir le chapitre 3) avant de
continuer. N’oubliez pas d’être précis à propos de chacun des
aspects.

Vous n’aurez pas toujours à utiliser une phrase de


préparation, notamment dans les situations d’urgence. Par
contre, lorsque l’EFT semble ne pas fonctionner, l’utilisation
de cette phrase de préparation est essentielle (voir le chapitre
6 pour en savoir plus sur cette rubrique).

Voici quelques conseils utiles lorsque vous créez votre


phrase de préparation :

Posez-vous cette simple question : « quel est mon


problème ? »
Si vous avez des centaines de problèmes, posez-vous
cette simple question : « quel est le pire ? »
Commencez par celui-là et soyez précis en le
décrivant.
Tant que vous abordez l’élément à l’origine de votre
problème, l’EFT fonctionne efficacement.
Fiez-vous à votre corps : il ne ment pas. Si vous
ressentez quelque chose de désagréable, tapotez à son
sujet (par exemple : « même si j’ai cette boule dans la
gorge, je m’accepte totalement et complètement »).
Ne soyez pas timoré, ne vous retenez pas de parler, ne
vous censurez pas ! Si vous avez besoin de jurer, jurez !

Écoutez essentiellement ce qui se passe dans votre corps,


laissez venir vos émotions, et utilisez les mots qui décrivent
le mieux ce qui se passe en vous. Si vous avez besoin d’aide,
consultez les chapitres 2 et 5.
Utiliser l’EFT au passé, présent et futur
Vous pouvez utiliser l’EFT pour résoudre les problèmes qui
se produisent, ou se sont produits à n’importe quel moment
de votre vie, et pas seulement dans votre présent. Essayez de
l’utiliser pour traiter les problèmes suivants :

Dans le passé : Si vous pensez que vous avez de bons


ou mauvais souvenirs dans votre passé, vous pouvez
utiliser l’EFT pour tapoter sur les souvenirs indésirables,
qu’ils soient tristes, fâcheux, honteux ou déprimants.
Au présent : Comme votre subconscient exécute les
commandes d’une manière très littérale, utilisez le temps
présent dans votre phrase d’acceptation. Par exemple,
dites « Je m’aime et je m’accepte comme je suis » au lieu
de « Je vais m’aimer et m’accepter comme je suis ». Si
vous ne mettez pas du positif dans le temps présent, vous
n’obtiendrez pas ce que vous voulez.
Dans le futur : Lorsque vous avez surmonté votre
problème avec l’EFT, vous pouvez effectuer un test en
vous imaginant dans un futur sans problème. Essayez
d’imaginer ce que vous pourriez faire et que vous ne
pouvez pas encore faire maintenant : prendre l’avion,
atteindre votre objectif de poids ou être libre de toute
douleur.
Devenir familier de vos réactions
Comme la plupart des autres thérapies, le fait de se rappeler
un souvenir émotionnel peut faire couler des larmes ou
provoquer toute autre réaction émotionnelle, ce qui est tout à
fait normal. Vous pouvez avoir une réaction négative après,
ou au cours d’une séance EFT, surtout si vous vous tapotez
vous-même. Des sentiments tels que la colère, l’anxiété,
l’appréhension et la tristesse, voire une aggravation
temporaire du problème peuvent apparaître.

Ces réactions ne sont ni les effets secondaires de l’EFT, ni


une indication de quelque chose qui ne va pas chez vous. Ces
sentiments sont simplement le résultat des émotions qui
émergent avec le traitement EFT. Votre système énergétique
réagit !

Il faut donc continuer votre séance jusqu’à l’élimination


complète de cette sensation négative, afin de laisser la place
à l’apaisement.
Réponse anormale
D’autres types de thérapie tentent d’induire une abréaction
chez les clients, une sorte de décharge émotionnelle violente
et inconsciente. Les abréactions peuvent être des événements
traumatiques. Heureusement, avec l’EFT, il est possible
d’éviter ces abréactions et ainsi libérer les personnes de leurs
traumas, tout en douceur (voir le chapitre 5 pour en savoir
plus sur ces techniques).

Les abréactions peuvent être normales (pleurs, dépression,


colère) ou anormales (palpitations, sudation, tremblements,
désarroi ou dépression extrême). Quelquefois, une séance
EFT peut déclencher un souvenir tellement douloureux
qu’une abréaction se produit.

Consultez un thérapeute expérimenté si vous souffrez d’un


traumatisme sévère ou d’un abus, dans lesquels les
abréactions peuvent se produire de manière très grave.
Les abréactions dans l’EFT
En 1997, des chercheurs ont effectué une étude sur
les abréactions. Sur les 10 000 personnes étudiées, et
qui utilisaient l’EFT, seuls 20 cas d’abréaction ont
été rapportés, ce qui équivaut à environ 1 %. Même si
ce chiffre est relativement minime, soyez toujours
prudent afin d’éviter les abréactions chez vous ou
lorsque vous traitez un patient.

Si vous rencontrez malheureusement un cas d’abréaction


lorsque vous travaillez sur quelqu’un d’autre, voici ce que
vous devez faire :

Restez calme.
Avec la permission du patient, tapotez continuellement
sur tous les points de la main, puis (toujours avec la
permission du patient) tapotez continuellement sur tous
les points du corps - avec les deux mains si nécessaire.
Tapotez sur les sensations physiques (par exemple,
tremblements ou sudation), dites par exemple « J’ai les
jambes qui tremblent » tout en tapotant les différents
points du corps, ou bien « Je transpire dans le dos ».
Demandez au patient de respirer doucement et
profondément.
De temps en temps, rassurez le patient sur le fait que
ces réactions sont présentes pour le protéger et qu’il est
bien en sécurité.
Lorsqu’il se calme, demandez-lui de tapoter sur la
phrase : « Même si je viens d’avoir une réaction très
intense… ».
Si vous vous demandez s’il faut consulter un professionnel,
référez-vous au chapitre 1.
L’effet Apex
De nombreuses personnes trouvent que l’EFT les libère de
leurs problèmes si rapidement et si efficacement que leur
esprit logique et leur conscience ne peuvent pas accepter
l’EFT comme étant à l’origine de leur soulagement. Ce
syndrome de négation et d’incrédulité est connu sous le nom
de l’effet Apex. Cet effet se produit notamment lorsqu’une
personne avait un problème pendant des années et que ce
problème disparaît brusquement. Les gens attribuent souvent
les raisons les plus bizarres à leur soulagement immédiat : «
Vous m’avez juste distrait », « Je suis confus », « Je ne peux
pas réfléchir à mon problème maintenant, mais je le ferai
plus tard », etc. Il arrive même que des personnes ne se
souviennent pas avoir eu ce problème avant et en nient
l’existence ! J’ai eu, par exemple, en consultation une
personne qui a tout simplement oublié qu’elle faisait des
crises de boulimie. Alors qu’elle en était maintenant
débarrassée, elle m’a déclaré : « J’arrête nos séances car ça
ne me fait rien. »

C’est la raison pour laquelle je fais toujours part aux patients,


en début de séance, de l’effet souvent immédiat et définitif
de l’EFT. Ceci pour leur éviter d’être surpris, voire
incrédules une fois que le traitement aura été appliqué.

Dites également à vos patients que la persévérance est le


meilleur moyen d’obtenir de meilleurs résultats, notamment
pour les cas chroniques.
Gary Craig, le père de l’EFT, le rappelle : « Nous devons
nous adapter aux croyances des patients. » Pour ma part, j’ai
constaté à maintes reprises que certaines personnes ne
peuvent tout simplement pas admettre que l’EFT est à
l’origine de leur changement positif ou de leur guérison. Est-
ce parce qu’elles sont plus sceptiques que d’autres ? Le fait
est qu’après un traitement, ces personnes ne sont plus
conscientes du tout d’avoir eu un problème. Elles ont
totalement oublié leurs précédentes sensations, et peuvent, de
ce fait, prétendre que l’EFT n’a rien traité du tout !

Notez le problème, évaluez le niveau d’intensité entre 0 et 10


avant le traitement et faites la comparaison après le
traitement. Vous pouvez en savoir plus sur l’échelle SUDS au
chapitre 3.
Changements cognitifs
Raisonnement, résolution de problèmes et perception sont les
mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on parle de la cognition.
En termes de psychologie traditionnelle, un changement
cognitif se produit lorsqu’une personne expérimente un
changement de communication entre son esprit conscient et
inconscient et ce changement peut produire divers résultats.

« Je réalise que je n’étais pas à blâmer », « J’ai hâte de


monter dans cet avion maintenant », « Je suis désolé pour
eux » ou « J’ai l’impression que c’est arrivé à quelqu’un
d’autre » sont les types de commentaires exprimés par les
gens qui expérimentent un changement cognitif au cours
d’une séance EFT. La raison pour laquelle le changement se
produit pendant l’EFT est encore inconnue ; c’est peut-être
parce que l’EFT retire la pensée négative et donne place à
une raison plus saine, d’où le changement cognitif. Quelle
que soit la raison, pourquoi s’en soucier tant que le résultat
est là ?

Juliette a un patron appelé Gérard qui lui impose des


responsabilités supplémentaires et qui se plaint toujours que
son service n’atteigne pas les objectifs. Juliette avait déjà
assez de travail, aussi, prendre d’autres tâches la met sous
pression. Elle commence par prendre des jours de congé car
elle est totalement démotivée, et souhaite se faire aider par
l’EFT.

Lors de la séance EFT, le praticien demande à Juliette le


résultat qu’elle voudrait obtenir. Elle dit qu’elle veut être
capable de gérer la charge de travail. Après avoir utilisé
l’EFT sur les aspects négatifs de son problème - son
incapacité à gérer et à partager la charge de travail - Juliette a
brusquement un changement cognitif qui modifie sa
perception du problème. Au lieu de penser que c’est sa
responsabilité de partager la charge de travail, elle reconnaît
que c’est son patron qui a un problème avec la surcharge de
travail, mais pas elle. Elle affirme qu’au lieu de prendre des
jours de congé, elle devrait discuter du problème avec Gérard
et lui expliquer qu’elle ne peut plus prendre d’autres
responsabilités.

La séance EFT de Juliette l’a rendue plus forte et l’a soulagée


; ainsi, elle a pu parler de ses problèmes à Gérard et lui
suggérer de s’organiser avec son propre supérieur, au lieu de
se décharger sur elle. Elle a également pu lui dire que cette
surcharge de travail affectait sa santé. Gérard a accepté la
suggestion de parler avec son supérieur. Juliette ne sait pas
s’il l’a fait, mais le résultat est que sa charge de travail ne lui
cause plus de stress.

Des recherches récentes ont démontré que l’émotion est un


processus cognitif. Lorsque vous utilisez l’EFT, vous
engagez vos connaissances, pensées et compréhensions
quotidiennes, et vous accédez à des niveaux plus profonds de
conscience. Cette conscience est normalement exprimée à
travers le corps, lorsque vous tapotez physiquement sur votre
système énergétique. Vous constatez la différence lorsque
vous utilisez la séquence de tapotement décrite dans le
chapitre 3 pour accéder à ces niveaux plus profonds.
Le moment de calibrer
L e calibrage, appelé aussi calibration, est la capacité d’un
individu à remarquer les changements sur une autre
personne. Lors d’une séance d’EFT, vous observez la
manière dont votre patient affiche son émotion et réagit au
traitement. Les changements de comportement d’un patient
peuvent indiquer des changements positifs ou négatifs
comme ceux du tableau 4-1.

Tableau 4-1 : Changements consécutifs à une séance


d’EFT

Négatif Positif

Avoir le dos voûté Se tenir droit

Froncer les sourcils ou Sourire ou expression


avoir un air triste faciale claire

Avoir une respiration Respirer doucement


superficielle et rapide et profondément

Voix forte et
Voix douce et passive
signifiante

Couleur de peau pâle Couleur de peau vive

Apparence obscure avec Apparence claire et


des couleurs ternes créative
Apparence négligée Amélioration
remarquable
Être tendu et remuant Être calme et détendu

D’autres changements remarquables peuvent se produire


lorsqu’un changement positif a eu lieu. À propos d’un
traumatisme, ou d’un mauvais souvenir, vous pourrez par
exemple entendre les remarques suivantes :

« Tout semble être comme une image floue, comme si


cela s’était produit sur quelqu’un d’autre. »
« Je ne distingue plus très bien ce souvenir. »
« Le problème semble s’éloigner maintenant. »
« L’émotion n’est plus présente. »
« La couleur, la forme et la taille du problème décrit
ont diminué. »
« Avant j’avais l’impression d’être dans un film et de
le revivre à chaque fois, maintenant, j’ai l’impression de
regarder ce film en étant à distance. »
Évaluer les effets de l’EFT
Comme l’EFT est censée avoir des effets immédiats, le fait
de tester vos résultats est important, voire essentiel. C’est
votre seul moyen d’évaluer si oui ou non l’EFT a fonctionné
et si vous vous êtes débarrassé du problème. Il est vrai que
tapoter et espérer que la technique fonctionne est une chose,
mais ce n’est pas suffisant. Si vous n’effectuez pas
d’évaluation, le problème pourrait revenir parce qu’il n’aura
pas été suffisamment traité. Vous voilà bien averti !

Lorsque vous avez réduit chaque aspect ou partie du


problème à zéro, vous devriez pouvoir vous rappeler les
souvenirs désagréables sans la moindre intensité
émotionnelle. S’il reste encore de l’émotion, il est nécessaire
de continuer l’EFT jusqu’à la disparition de cette émotion. Si
vous ne parvenez pas la réduire, jetez un coup d’œil au
chapitre 6.
Processus de test
Le chapitre 3 aborde le processus de test de base, mais vous
pouvez également essayer les méthodes de la liste suivante.

Si un sentiment de gêne ou d’anxiété apparaît pendant le test,


tapotez dessus jusqu’à ce qu’il disparaisse, puis refaites le
test.

Si vous voulez vous assurer que le problème ne vous


embêtera plus, voici quelques suggestions qui peuvent vous
aider :

Échelle SUDS : Le problème a complètement disparu


lorsque votre unité subjective de détresse (voir le
chapitre 3) est descendue à zéro, et vous pouvez très bien
imaginer votre problème ou y faire face sans aucune
anxiété.
Calibrage : Si vous ne parvenez pas à mesurer
l’émotion avec l’échelle SUDS, vous pouvez utiliser vos
mains pour visualiser la taille du problème - comme un
pêcheur qui montre la taille du poisson qu’il a attrapé.
Commencez par joindre vos mains en avant et séparez-
les jusqu’à ce que leur éloignement vous semble indiquer
la « taille » de votre émotion. Cette méthode de mesure
de sentiments et d’émotions fonctionne mieux avec les
enfants.
Couleur et forme : Une autre manière de mesurer les
sentiments consiste à les décrire à l’aide d’une couleur,
d’une forme ou d’un objet. Vous pouvez décrire un
sentiment négatif en noir, ou sous la forme d’un carré ou
encore d’un grand rocher. Pour connaître l’efficacité ou
non de l’EFT, les couleurs peuvent virer au gris ou au
blanc, le grand rocher devenir caillou, et le carré, une
forme douce et ronde.
Sens : Utilisez les cinq sens, le cas échéant, pour faire
remonter l’émotion, en utilisant une photo, une image,
une musique, etc. Je possède une série d’araignées,
scarabées et serpents en caoutchouc qui sont très
efficaces ; je peux également tirer une image d’Internet
(utilisez cette technique progressivement). Refaites une
description du problème ou du souvenir avec plus de
détails, en notant les anxiétés qui apparaissent.
Test dans le futur : Essayez de vous imaginer dans le
futur. Vous ne devriez pas ressentir d’anxiété ou de gêne.
Vous devriez ressentir une sensation qui pourrait
s’apparenter à de la paix intérieure ou à une sensation de
neutralité. Lorsque vous vous concentrez sur votre futur,
si toutefois vous rencontrez encore quelques difficultés,
imaginez que vous avez l’EFT pour vous aider. Cette
pensée procure un grand réconfort à certaines personnes.
Soyez plus audacieux : Assurez-vous simplement que
vous ne ressentez plus aucune intensité concernant ce
problème. Imaginez de nouveau la scène en technicolor -
voire avec un son surround si cela peut vous aider.
Testez le problème dans la vie réelle : Si vous voulez
vous assurer que le problème a vraiment disparu, testez-
le dans une situation réelle, si c’est possible bien sûr.
Vous trouverez dans le tableau 4-2 page suivante
quelques suggestions permettant de faire ce test, mais
vous pouvez également faire preuve de créativité.
Assurez-vous simplement que ce que vous faites est
légal et n’est pas dangereux !
L e tableau 4-2 établit une liste des manières dont vous
pouvez tester des problèmes spécifiques.

Tableau 4-2 : Test des problèmes spécifiques

Problème Suggestions de test

Restez dans une garde-robe ou


Claustrophobie
une très petite chambre.

Peur des Regardez une image de serpent


serpents ou allez visiter un vivarium.

Mesurez jusqu’où vous pouvez


Difficulté à
lever votre bras, avant et après
lever le bras
une séance d’EFT.

Dépendance Enlevez l’emballage d’une barre


au chocolat et sentez la barre.

Visitez une agence de voyages,


Peur de
visualisez un film ayant l’avion
prendre
pour cadre, ou entrez dans un
l’avion
avion.

Se sentir laid Regardez-vous dans un miroir.

Montez dans un ascenseur vitré,


Peur des allez sur un balcon à un étage
hauteurs
élevé.

Faites un test dans la vie réelle uniquement lorsque vous êtes


sûr que l’intensité du problème est réduite à zéro. Évitez
également de tester des allergies sévères ou une phobie des
aiguilles, sauf dans un environnement sécurisé ou médical.

Lorsque vous testez votre réaction à une situation ou un


souvenir effrayant ou douloureux, vous n’avez pas à affronter
votre peur ou votre douleur. L’EFT n’implique pas que vous
alliez faire face ou surmonter le problème. En effet, vous ne
devriez pas ressentir d’émotion, ou à un niveau bien plus
acceptable au fur et à mesure des tapotements. Si bien qu’au
moment de vous tester, les émotions du passé auront
pratiquement disparu. Quoi qu’il en soit, allez-y en douceur.
Par exemple, mettre brusquement une araignée en face d’une
personne arachnophobe n’est pas du tout conseillé.
Questionnez-vous, ou demandez d’abord à la personne
arachnophobe d’en voir une et, si elle accepte, introduisez
l’araignée doucement. N’oubliez pas de tapoter sur les
anxiétés qui peuvent apparaître.

Autre test, celui de la motivation ou de la confiance. Si vous


vous demandez comment vous pouvez tester votre
motivation, votre confiance ou votre blocage d’écrivain par
exemple, vous pouvez facilement le mesurer sur une échelle
de 0 à 10. Ou alors, vous pouvez utiliser l’échelle de validité
de cognition évoquée dans le chapitre 15.
Test musculaire
L e test musculaire fonctionne comme un détecteur de
mensonge. Cette technique est utilisée dans la kinésiologie,
une thérapie qui consiste à rééquilibrer l’énergie par une
pression douce sur la main. Cette technique nécessite que le
client étende son bras : le thérapeute appuie doucement sur le
bras du client pendant que ce dernier dit une affirmation
vraie ou fausse. Si je dis : « Mon nom est Hélène »
(affirmation vraie), mon bras doit rester rigide et reste étendu
lorsqu’on appuie dessus. Par contre, si je dis : « Mon nom est
Jean » (affirmation fausse), mon bras est faible et tombe un
peu lorsqu’on appuie dessus. Comment cela fonctionne ?
C’est simple : vos muscles et nerfs travaillent ensemble, et
lorsque vous avez une émotion négative, cela provoque de
fait, et sans que vous en ayez conscience, une modification
du tonus musculaire. Les muscles tendent à devenir plus
fermes avec les pensées vraies ou émotions positives, et ils
deviennent faibles avec les émotions négatives ou pensées
fausses. En réalité, les muscles ne sont pas vraiment faibles,
c’est seulement l’électricité qui circule à travers les nerfs qui
est interrompue, aussi, les muscles ne fonctionnent-ils pas
temporairement de manière optimale.

Certains praticiens EFT utilisent le test musculaire pour


déterminer s’il existe des déséquilibres énergétiques. C’est
un art tout en subtilité et les mains les plus expérimentées
peuvent produire des résultats remarquables. Par exemple,
pour savoir si une personne souhaite réellement arrêter de
fumer ou pas, il suffit de lui poser la question et de voir
comment ses muscles réagissent. Ils ne mentent pas ! Il est
ainsi aisé de déterminer si une personne qui affirme vouloir
stopper le tabac, mincir ou changer d’orientation
professionnelle le souhaite vraiment. Comme je ne suis pas
formé à la kinésiologie, j’utilise seulement cette technique
pour avoir une information supplémentaire sur la motivation
du patient et non pour savoir s’il dit la vérité ou non.
Raccourcir la séquence de tapotement
Il est possible de raccourcir la séquence de tapotement EFT
de base. Le chapitre 3 décrit les tapotements sur les 14 points
méridiens du corps. La version raccourcie réduit le nombre
de ces points à 8, omettant le tapotement sur les doigts et le
dos de la main, et en laissant l’action de roulement des yeux.
L’utilisation de cette version raccourcie ne produit pas de
résultat différent au traitement, mais permet simplement
d’accélérer ce traitement. Elle nécessite cependant une bonne
maîtrise du fonctionnement de l’EFT.

Expériences et tâtonnements font partie intégrante de l’EFT,


alors faites preuve de créativité au cours de vos séances de
tapotement. Plus vous essaierez, plus vous vous sentirez à
l’aise avec les techniques EFT et plus vous développerez vos
compétences. Si vous avez l’impression que tapoter sur tous
les points rend le traitement plus efficace, alors continuez
dans ce sens. Après tout, vous ajoutez seulement 20 secondes
de plus à la version raccourcie. Il se peut que vous ressentiez
le besoin de tapoter l’ensemble des points méridiens, ou bien
de tapoter alternativement sur les côtés droit et gauche du
corps pour mieux faire circuler l’énergie, c’est à vous de
voir, en fonction de votre ressenti (voir le chapitre 3 pour en
savoir plus sur la routine de tapotement intégrale et les
points).

Mon propre acronyme de la version raccourcie de l’EFT est


MATT (Mesurer, Affirmer, Tapoter, Tester), et voici
comment MATT fonctionne. Vous pouvez utiliser cette
version pour traiter un problème de la même manière que
dans le chapitre 3.
1. Mesurez l’intensité.
Si vous ne savez pas comment procéder à l’évaluation,
référez-vous au chapitre 3 pour en savoir plus sur
l’utilisation de l’échelle SUDS.
2. Affirmez le problème dans la phrase de préparation
(négative et positive) tout en frottant le point sensible
ou en tapotant le point Karaté; répétez trois fois la
phrase.
Pour en savoir plus sur la routine de tapotement intégral
et les points, consultez le chapitre 3.

Voici un exemple : « Même si j’ai cette sensation de


nausée, je m’aime et je m’accepte complètement », «
Même si j’ai cette sensation de nausée, je m’aime et je
m’accepte complètement », « Même si j’ai cette sensation
de nausée, je m’aime et je m’accepte complètement ».

3. Tapotez sur les points suivants tout en disant la phrase


raccourcie sur chaque point (vous pouvez légèrement
modifier cette phrase raccourcie au fur et à mesure,
selon les mots qui vous viennent) :
Sourcil : « cette sensation de nausée »
Coin de l’œil : « cette sensation de nausée »
Sous l’œil : « cette nausée »
Sous le nez : « cette nausée »
Menton : « cette impression de nausée »
Clavicule : « cette nausée »
Sous le bras : « cette sensation de nausée »
4. Respirez profondément et détendez-vous.
5. Testez si les niveaux d’intensité ont diminué.
6. Si l’émotion n’est pas descendue à zéro, faites une
autre séquence sur le sentiment restant :
Lorsque vous frottez sur le point sensible ou tapotez sur
le point Karaté : « Même si j’ai encore cette sensation de
nausée, je m’aime et je m’accepte ».
Sourcil : « encore la nausée »
Coin de l’œil : « encore un peu la nausée »
Sous l’œil : « ce reste de nausée »
Sous le nez : « encore la nausée »
Menton : « encore la nausée »
Clavicule : « encore un peu la nausée »
Sous le bras : « ce petit reste de nausée »
Si l’intensité persiste ou connaît peu d’amélioration après
plusieurs séquences, revoyez la routine de tapotement
intégrale au chapitre 3, ou trouvez le facteur de blocage en
consultant le chapitre 6.

En tapotant régulièrement sur vous-même ou sur les autres,


vous identifierez facilement les points qui sont les plus
efficaces et ceux qui peuvent être laissés de côté. Mais
attention, ce n’est pas parce que le point « Sous l’œil », par
exemple, ne vous apporte rien au cours d’une séance pour
arrêter de fumer qu’il sera inutile pour votre peur des souris.
De la même manière que ce point peut-être très efficace pour
vous à propos du tabac et tout à fait inutile pour une autre
personne. Vous affinerez votre maîtrise au fur et à mesure
des expériences d’EFT.
Tapoter sur les autres points
Introduire une version raccourcie et parler d’autres points sur
lesquels vous pouvez tapoter peut sembler contradictoire.
Cependant, certains praticiens EFT utilisent ces autres points
car ils pensent qu’ils accélèrent la réduction de l’intensité
émotionnelle et sont appropriés aux problèmes complexes
tels que les dépendances.

Vous pouvez donc les inclure à la routine EFT intégrale que


j’ai décrite dans le chapitre 3 ou dans la version raccourcie
que j’ai expliquée plus haut dans ce chapitre. Ajoutez ces
points si vous sentez que cela vous apporte quelque chose et
utilisez-les au moment que vous pensez le plus approprié.
Cela dit, je termine souvent la séquence par le point au
sommet de la tête. Tout simplement parce que c’est le point
de passage de tous les méridiens. À la fin d’une séquence
complète, ou raccourcie, la circulation énergétique est
devenue plus fluide, aussi, les vibrations produites par le
tapotement sur le sommet de la tête se répercutent sur
l’ensemble du système. C’est un peu comme si vous donniez
un coup à l’extrémité d’un tuyau et que les effets viennent se
répercuter à l’autre bout de ce tuyau.

Vous choisirez donc de tapoter les points selon votre


convenance, et de les ajouter, ou pas, à la séquence de base.
Je vous suggère cependant de vous entraîner à la routine de
base avant d’expérimenter ces points complémentaires.

Méridien du foie : Sous le sein (sur la cage


thoracique, environ 10 cm sous le mamelon). Les
praticiens n’utilisent pas trop ce point à cause de son
emplacement qui est à proximité des seins de la femme.
Ce point libère de la tristesse, des manques, de la
dépression et de la colère.
Sommet de la tête : Tapotez avec la paume de votre
main ou les pointes de vos doigts sur l’arrière de la tête.
Certaines personnes utilisent leurs doigts en position
crochue ; d’autres utilisent seulement trois ou quatre
doigts. Ce point est très puissant car il s’agit du contact
principal pour chaque méridien.
Intérieur des poignets : C’est la partie sur laquelle
passe le bracelet de votre montre - utilisez deux doigts
ou plus pour tapoter sur la zone entière. Vous pouvez
également tapoter les deux poignets en les joignant
ensemble. Ce point est sur le passage des trois
principaux méridiens importants pour le stress, la peine
et la tristesse.
De chaque côté de la cheville, à environ 7 ou 8 cm au
dessus de la malléole : Vous pouvez stimuler ce point
avec les deux mains en même temps. Si vous êtes
enceinte, ne stimulez surtout pas ce point qui peut
déclencher des contractions.

Si vous êtes enceinte, n’incluez pas ces points à la routine


EFT.
Chapitre 5

Peaufiner votre technique

Dans ce chapitre :
Diminuer l’angoisse
Faire preuve de créativité
Utiliser l’humour
Être ingénieux

Évoquer des souvenirs déplaisants ou des événements


troublants peut parfois s’avérer difficile. En effet, on
appréhende parfois de réveiller des émotions pénibles. Il
arrive aussi que l’on ait complètement refoulé certaines
émotions douloureuses et que l’on ne réalise pas qu’elles
s’expriment à travers nos comportements.

Heureusement, l’EFT est un excellent moyen de déterrer des


problèmes enfouis, si besoin est. En outre, vous n’avez pas à
faire face directement à des souvenirs douloureux lors du
traitement. Les techniques présentées dans ce chapitre vous
permettront de développer vos compétences afin de gérer ces
problèmes sensibles. Elles vous aideront également à
diminuer l’angoisse.
S’initier aux différentes techniques
La plupart des techniques décrites dans ce chapitre
permettent de résoudre des problèmes qui sont pénibles à
évoquer - par exemple, lorsque le fait d’en parler cause
beaucoup trop de stress. Elles permettent également de
déclencher une réponse connectée à vos émotions négatives
ou à celles de votre patient si vous êtes thérapeute. Bien
entendu, toutes ces techniques ne sont que des suggestions,
c’est à vous de les adapter. Voici toutefois quelques conseils
que vous pouvez appliquer si vous les utilisez :

Autant que possible, faites preuve de créativité.


De préférence, testez les techniques sur vous-même
avant de les essayer sur d’autres personnes.
Testez d’abord les techniques sur un « petit »
problème. Généralement, après avoir diminué le niveau
de sensibilité à 5 sur l’échelle SUDS (voir le chapitre 3),
vous pouvez adopter une approche spécifique sans
infliger une peine émotionnelle inutile.
Si vous êtes un nouvel adepte de l’EFT, je vous
déconseille fortement d’essayer ces techniques sur un
patient ayant été victime d’abus ou subi de graves
traumatismes. Dans ce cas, je vous encourage à travailler
sous la supervision d’un praticien EFT expérimenté.

Le terme « praticien » ou « thérapeute » désigne celui qui


applique le traitement mais n’est pas forcément un
professionnel, et le « patient » peut être un ami, un collègue,
un enfant, votre conjoint ou n’importe quelle personne que
vous voulez aider avec l’EFT.
Certaines personnes victimes d’abus ou ayant subi des
traumatismes peuvent avoir des difficultés à s’accepter et à
utiliser la phrase de préparation « Je m’aime et je m’accepte
complètement ». Dans la majorité des cas, les personnes
ayant subi des traumatismes ne veulent pas s’autoriser à
aimer leur propre personne. Dans ces cas-là, vous pouvez
laisser le patient utiliser des affirmations telles que : « Je
suis quelqu’un de bien » ou « J’étais au mauvais endroit au
mauvais moment », avant de passer à des affirmations
d’acceptance, telles que : « Je peux apprendre à m’aimer et à
m’accepter » ou « Je m’ouvre à la possibilité que je pourrais
m’aimer et m’accepter ». Si vous voulez en savoir plus, le
chapitre 7 contient des exemples d’affirmations utiles.

Avant d’effectuer les exercices, je vous conseille de vous


familiariser avec la routine EFT décrite dans le chapitre 3,
qui vous aidera certainement à mieux comprendre les
techniques.
Décrire un film
Cette technique est idéale pour aborder des événements
spécifiques, ce qui est très important pour obtenir des
résultats avec l’EFT (voir les chapitres 4 et 6). La technique
du film utilise des mots, des actions et des émotions
spécifiques, et présente un début et une fin. L’idée est de
raconter un souvenir déplaisant comme si vous racontiez un
film, mais vous devez vous arrêter et appliquer l’EFT à
certains moments du film, ceux qui provoquent l’anxiété ou
qui déclenchent une intensité émotionnelle. Une fois
l’intensité neutralisée à l’aide de l’EFT, « rembobinez » le
film et racontez-le à nouveau, jusqu’à ce que vous soyez
capable de passer tout le film sans ressentir aucune émotion
intense.

Vous allez voir que la technique du film facilite également la


recherche de l’événement spécifique et constitue une
méthode douce pour aborder un problème sensible. Vous
pouvez effectuer les exercices pour résoudre vos propres
problèmes. Vous pouvez également procéder de praticien à
patient, ou de particulier à particulier.

De praticien à patient :
1. Demandez au patient d’identifier le souvenir
déplaisant en question. Posez-lui ensuite la question
suivante : « Si le souvenir était un film, combien de
temps pourrait-il durer ? »
Si la réponse est « quelques minutes », c’est bien d’un
événement spécifique dont il s’agit. En répondant «
quelques jours », le client est beaucoup trop global. S’il a
des problèmes avec la durée du « film », demandez-lui de
ne mentionner que la partie la plus intense.
2. Demandez-lui de donner un titre au film.
Le patient doit donner un titre comme « Le jour où j’ai
percuté la voiture bleue », au lieu d’un titre comme «
L’accident ». La précision est la clé du succès de l’EFT.
3. Maintenant, laissez le patient visualiser le film dans sa
tête et demandez-lui de mesurer son niveau d’anxiété
(imaginaire) sur une échelle de 0 à 10.
Si le souvenir est trop pénible, demandez-lui d’utiliser
l’affirmation « Même si je suis trop anxieux à l’idée de
parler de (titre du film), je m’accepte et je suis en
sécurité ». Si le patient commence manifestement à être
angoissé, utilisez une technique plus douce, mentionnée
plus bas dans cette section.
4. Demandez au patient de raconter le film, en
commençant par un segment facile à aborder. Dites-
lui de vous signaler lorsqu’il ressent de l’anxiété ou
une intensité émotionnelle, pour que vous puissiez
utiliser l’EFT.
Parfois, le patient ne s’arrête pas pour vous dire qu’il
ressent cette anxiété monter en lui. Toutefois, soyez
attentif à l’expression de son visage, qui a tendance à
changer lorsque la personne ressent une émotion intense.
Lorsque vous remarquez un changement d’expression, les
larmes qui montent aux yeux, la rougeur sur le visage,
une accélération du rythme cardiaque, une respiration
plus hachée, les mâchoires crispées, demandez-lui
comment il se sent en décrivant cette partie du film, et
tapotez sur ces émotions spécifiques.

Arrêtez-vous sur chaque moment intense. Mesurez


l’émotion sur une échelle de 0 à 10, puis effectuez des
séances de tapotement sur l’intensité émotionnelle
jusqu’à ce qu’elle soit réduite à zéro.
S’arrêter lorsqu’on ressent une intensité émotionnelle est
très important car, à la différence de certaines thérapies,
l’EFT n’exige pas que vous soyez téméraire à tout
moment ou de tenir bon quoi qu’il arrive. L’idée est de
vous guider doucement à travers le souvenir. Rappelez-
vous que si « l’émotion est nécessaire, la souffrance est
inutile ».
5. En utilisant la routine EFT décrite dans le chapitre 3,
diminuez l’intensité de l’émotion ou de l’anxiété pour
cette partie spécifique du film.
Par exemple, si le patient ressent la peur en imaginant la
voiture s’approcher, utilisez l’EFT sur « Même si
imaginer la voiture s’approcher m’effraie, je m’accepte
complètement ». Si le patient ressent l’anxiété dans son
corps, il doit le préciser dans l’affirmation : « Même si je
ressens la peur dans mon estomac en imaginant la voiture
s’approcher, je m’accepte complètement ». Continuez à
utiliser l’EFT jusqu’à ce que la peur soit réduite à zéro.
Pour tester cela, demandez au patient de revenir juste
avant cette partie du film et de raconter à nouveau. Le
patient ne doit plus être effrayé à ce stade et doit pouvoir
continuer à raconter la suite des évènements.
6. Demandez au patient de revenir un petit peu en
arrière et de décrire à nouveau le segment qui a
déclenché l’émotion, pour vérifier s’il ressent encore
des émotions intenses.
Si l’intensité émotionnelle persiste, répétez l’étape 5.
Dans le cas contraire, laissez le patient continuer son
histoire. Chaque fois qu’une émotion refait surface,
procédez de la même manière qu’à l’étape 5.
7. Lorsque le patient arrive à la fin du film, demandez-
lui de refaire les étapes 3 et 4.
Si le patient veut préserver sa vie privée et refuse de parler
de ce qui s’est passé, vous pouvez ignorer les étapes 1 et 2.
Le patient peut juste effectuer des séances de tapotements sur
la partie la plus intense de l’histoire. Au cours de l’étape 3,
demandez-lui de donner un nom à la partie la plus intense du
film, puis d’effectuer des tapotements jusqu’à ce que
l’émotion passe à un niveau inférieur. Répétez l’exercice, si
nécessaire.

L’exercice est réussi lorsque le patient peut raconter le


souvenir déplaisant sans ressentir aucune intensité
émotionnelle. Pour tester définitivement le résultat, vous
pouvez lui demander d’exagérer les sons, les couleurs ou
certains détails en racontant l’histoire.
Se libérer sans larmes d’un traumatisme
En cas d’abus ou de traumatisme, vous allez remarquer qu’en
général, la victime évite d’aborder le sujet ou même de
mentionner un mot associé à l’événement, de peur de revivre
les faits ou d’être à nouveau traumatisée. La Technique du
traumatisme sans larmes encourage la victime à ne pas trop
penser à l’expérience lors de la séance EFT. Elle doit
dissocier l’expérience de ses souvenirs, jusqu’à ce que le
niveau d’intensité diminue. Vous pouvez utiliser l’EFT en
aidant la victime à se détacher de l’événement réel, en
essayant d’estimer l’intensité émotionnelle sur l’échelle
SUDS, sans réellement revivre l’événement. Ne lui
demandez pas de repenser ou de revivre l’événement
traumatisant jusqu’à ce qu’elle se sente à l’aise.

Sachez reconnaître vos limites et consultez ou recommandez


à votre patient de consulter un thérapeute expérimenté le cas
échéant.

Vous pouvez utiliser cette technique de façon individuelle,


pour vous-même ou pour un patient, ou au sein d’un groupe.
Si vous êtes intéressé par un travail en groupe, reportez-vous
au chapitre 15.

Pour utiliser cette technique, demandez à votre patient ou à


votre groupe ou à vous-même, de procéder comme suit :
1. Identifiez un incident traumatisant spécifique du
passé.
Il est préférable d’évoquer un incident qui s’est passé au
moins trois ans auparavant, pour minimiser toute
complication due à l’interférence d’un événement
actuel. En outre, l’événement doit être spécifique. Par
exemple, dans le cas d’une femme qui a subi des
violences conjugales pendant des années, l’affirmation «
Même si mon conjoint me frappe… » est trop vague, car
les actes de violence se sont produits sur une longue
période. Vous devez chercher un élément déclencheur.
Essayez donc de penser à un moment spécifique,
demandez-vous, ou demandez à votre patient quel
moment a été le pire, ou le plus intense. Par exemple : «
Même si mon conjoint m’a frappée avec une chaise et
que j’ai fini à l’hôpital… » (Le chapitre 4 contient des
détails sur l’approche spécifique.)

Il est fréquent que le patient tente d’occulter le


problème et bifurque vers un autre aspect. Essayez
toutefois de rester sur le problème initial jusqu’à ce que
vous arriviez à le résoudre (voir le chapitre 6 pour les
aspects d’alternance).
2. Sans réellement imaginer l’incident, essayez
d’estimer l’intensité émotionnelle que vous auriez
ressenti si vous imaginiez nettement l’incident.
Pour ce faire, vous pouvez utiliser l’échelle SUDS de 0 à
10 (10 étant la valeur maximale). L’exercice
d’estimation permet d’obtenir des résultats
étonnamment utiles et de diminuer la douleur
émotionnelle. Notez vos estimations.
4. Créez une affirmation de préparation, comme
indiqué dans l’étape 1, puis continuez avec la version
complète ou la version raccourcie de l’EFT.
Vous pouvez utiliser n’importe quel mot ou émotion que
vous ressentez. Exemple : « Même si je ressens dans ma
poitrine cette émotion liée au souvenir de mon mari me
frappant avec une chaise… ».
5. Une fois la routine EFT terminée, essayez
d’estimer à nouveau l’intensité émotionnelle que
vous pourriez ressentir. En général, l’intensité
diminue.
6. Continuez à pratiquer l’EFT en utilisant
l’affirmation « Même si je ressens encore, dans ma
poitrine, cette émotion liée au souvenir de mon mari
me frappant avec une chaise… », jusqu’à ce que
l’intensité passe à 3 ou à un niveau inférieur.
7. Lorsque vous arrivez à 3 ou à une intensité plus
faible, répétez l’étape 6.
8. Essayez, cette fois-ci, d’imaginer réellement
l’incident (ici, un événement traumatisant) et
procédez à une évaluation réelle et non à une
estimation imaginaire.
9. À ce stade, vous pouvez désormais utiliser l’EFT
sans risque sur des détails spécifiques de l’incident.
Pratiquer une technique dissociée
L a Technique dissociée est basée sur une technique de
programmation neuro-linguistique (PNL), qui convient
lorsque la victime a peur de revivre un événement
traumatisant. Grâce à cette technique, vous pouvez recréer
une expérience passée du point de vue d’un observateur ou
d’un spectateur, sans que le patient ait à revivre l’émotion
initiale. Vous pouvez l’utiliser comme une alternative à la
technique du « traumatisme sans larmes » décrite dans la
section précédente. Rappelez-vous que les mêmes
précautions doivent être suivies si vous utilisez la technique
sur des personnes ayant été victimes d’abus ou ayant subi de
graves traumatismes.

J’ai utilisé cette technique sur Patricia, abandonnée par sa


mère à l’âge de 8 ans. Elle n’a eu aucun contact avec sa mère
depuis ce jour-là, et a récemment découvert que cette
dernière était décédée. Elle a été complètement bouleversée
par le souvenir de ce jour où sa mère est partie, et par le fait
qu’elle n’a jamais eu la chance de pouvoir lui dire au revoir.
Elle m’a dit qu’elle devenait même de plus en plus angoissée
chaque fois qu’elle commençait à parler de sa mère. Je lui ai
demandé ce qui provoquait le plus d’émotion chez elle, et
elle m’a répondu que c’était la vue de sa mère la quitter à
l’âge de 8 ans. J’ai appliqué la technique comme suit :

Je lui ai demandé de se souvenir du jour où sa mère est partie


et de mesurer l’intensité de l’émotion qu’elle a ressentie sur
une échelle de 0 à 10 (10 étant la valeur maximale). Patricia
a donné un 10 catégorique.
Je lui ai demandé d’appliquer l’EFT sur elle-même en
affirmant « Tu étais en sécurité avant et tu l’es toujours
aujourd’hui ». Cela a diminué l’intensité à 5 et elle est
devenue beaucoup plus calme. Je pouvais donc continuer.

Je lui ai demandé d’imaginer qu’elle était assise


confortablement dans un grand fauteuil de cinéma. Je lui ai
ensuite demandé d’imaginer le souvenir le plus intense
associé au départ de sa mère sur un écran noir et blanc, et de
me parler de ce qu’elle voyait. Elle devait seulement être un
observateur. Je lui ai également expliqué que je pouvais
arrêter à tout moment si je sentais qu’elle devenait angoissée,
et que je lui demanderais d’utiliser l’EFT pour diminuer cette
angoisse.

Patricia a commencé à dire : « La petite fille sur l’écran est


en train de jouer dans sa chambre et entend ses parents crier
». Cela a provoqué de l’anxiété chez elle. Je lui ai donc
demandé d’utiliser l’EFT en affirmant « Même si cette petite
fille est bouleversée parce que ses parents sont en train de
crier, elle s’aime et s’accepte complètement ». Cela a permis
de diminuer son anxiété et de continuer la séance. Patricia
utilisait l’EFT chaque fois qu’elle ressentait une angoisse. La
plus forte émotion qu’elle ait ressentie s’est manifestée
lorsqu’elle a vu sa mère quitter la maison. Je lui ai demandé
ce qu’elle ressentait et elle a utilisé ces termes : « Même si
cette petite fille est triste parce qu’elle peut voir sa mère
descendre la rue, elle s’accepte en tant qu’enfant ». Patricia
avait d’autres émotions à traiter, telles que le sentiment
d’abandon et le sentiment de culpabilité liés au départ de sa
mère. Nous avons traité tout cela à l’aide de l’EFT.

Une fois que j’étais sûre que l’opération était sans risque, j’ai
demandé à Patricia d’imaginer à nouveau toute la scène sur
l’écran de cinéma, mais cette fois-ci, elle jouait dedans. Je
lui ai demandé de passer du noir et blanc aux couleurs, et
d’ajouter le son, si possible. Cela a causé un léger sentiment
d’anxiété à certains moments, et Patricia a utilisé l’EFT sur
chaque émotion jusqu’à ce que celle-ci soit réduite à zéro.

À la fin, Patricia était devenue capable de parler du jour où sa


mère l’a quittée sans montrer aucun signe d’angoisse. Elle a
également fini par accepter la situation, car elle a réalisé que
sa mère avait manifestement eu ses propres problèmes à
l’époque. Avant de terminer la session, j’ai encouragé
Patricia à utiliser l’EFT pour pardonner à sa mère et lui dire
au revoir.

Avec sa permission, j’aurai pu effectuer moi-même les


tapotements sur Patricia, mais elle a choisi d’utiliser elle-
même l’EFT. La réussite de l’EFT ne repose pas sur la
personne qui effectue les tapotements : cela dépend
uniquement de chaque praticien et de chaque patient. Ce qui
est important c’est que le patient soit d’accord pour que vous
le tapotiez, ou bien que vous lui ayez montré la technique.
Vous pouvez également tapoter sur vous-même et lui dire de
vous imiter. Aucune solution n’est meilleure que les autres,
ce qui est important, c’est de définir cela avant avec votre
patient et de vous sentir à l’aise.
« Se glisser discrètement » au cœur du problème
Une autre façon de traiter en douceur des souvenirs pénibles
ou extrêmement émotionnels consiste à « s’y glisser
discrètement ». Cette méthode est similaire à la technique du
« traumatisme sans larmes » décrite dans la section « Se
libérer d’un traumatisme sans larmes », plus haut dans ce
chapitre. Se glisser discrètement au cœur du problème est
une technique pratique pour faire revenir progressivement un
souvenir. Toutefois, avec cette technique, vous n’avez pas
besoin d’être spécifique. En effet, pour commencer, ignorez
autant que possible les détails.

Voici un exemple d’incident traumatisant :

Un soir d’hiver obscur, Dominique rentrait du travail


lorsqu’il commença à pleuvoir. En prenant un
raccourci dans une rue isolée pour ne pas être
trempée, elle s’est soudainement aperçue que
quelqu’un la suivait. Quand elle pressa le pas, la
personne avança plus vite. Étant donné qu’il n’y avait
personne aux alentours, elle prit son portable pour
appeler de l’aide. Elle était sur le point d’appeler
lorsqu’une main s’est abattue sur sa bouche et qu’on
lui a brusquement tiré la tête en arrière par les
cheveux. Dominique a essayé de crier et de donner
des coups à son agresseur. Elle pouvait voir la lueur
d’un couteau dans sa main lorsqu’elle entendit une
voiture s’approcher. Les phares de la voiture les ont
éclairés, lui permettant d’identifier l’agresseur : un
homme costaud avec une moustache. Celui-ci l’a
poussée à terre, puis s’est enfui. Des semaines plus
tard, Dominique était encore incapable d’évoquer cet
incident sans craquer et trembler.

Voici comment il faut appliquer la technique en pareil cas :


1. Demandez à Dominique de donner un titre global à ce
traumatisme.
Elle l’appelle « Ce cauchemar ».
2. Maintenant, demandez-lui d’utiliser l’EFT en utilisant
l’affirmation « Même si j’ai vécu ce cauchemar, je
m’aime et je m’accepte complètement ».
3. Demandez-lui d’utiliser l’EFT pendant qu’elle décrit
tout ce qui s’est passé avant l’agression.
Par exemple : « Même si j’ai vécu ce cauchemar », «
Même si j’ai vécu ce cauchemar en rentrant chez moi », «
Même si j’ai entendu des bruits de pas derrière moi » ou
« Même si j’ai senti sa main sur ma bouche » et procédez
à des séquences complètes ou raccourcies de tapotement
sur chacune de ces phrases.
4. Au cours de chaque étape, demandez à Dominique
d’utiliser l’EFT sur toute intensité physique ou
émotionnelle qui émerge, jusqu’à ce qu’elle diminue.
L’idée est d’introduire progressivement chaque scène et
de continuer uniquement lorsque le patient se sent prêt à
le faire.

Le patient n’a pas besoin d’être spécifique ou d’imaginer


trop de détails.

Cette technique permet d’aborder le sujet par la partie la


moins intense et de continuer progressivement. Elle prépare
le terrain pour déraciner chaque aspect ou élément du
problème un par un, tout en le testant en cours de route. (Voir
le chapitre 4 pour plus d’informations sur les aspects d’un
problème.)

Dans la plupart des cas, l’EFT est utilisée pour éliminer


complètement et rapidement des émotions négatives.
Cependant, une approche progressive est plus compatible
avec certaines conditions où de brusques changements
pourraient avoir des conséquences dramatiques. Par exemple,
le meilleur moyen de soigner une personne qui souffre
d’agoraphobie est d’appliquer l’EFT pour l’aider d’abord à
ouvrir la porte d’entrée, puis à marcher jusqu’au fond du
jardin, puis jusqu’au magasin le plus proche, etc. Utiliser
l’EFT de cette façon implique un rythme particulier qui
facilite un changement progressif.
Raconter l’histoire
Le moment idéal pour appliquer l’EFT est lorsque vous - ou
votre patient - êtes réellement « à l’écoute » du problème.
Une excellente opportunité peut se présenter au cours d’une
session, lorsque le patient est en train de raconter un souvenir
ou se rappelle un souvenir déplaisant ou un sentiment négatif
associé à cet événement. Pendant que le patient évoque le
souvenir ou le sentiment, commencez à utiliser l’EFT en
tapotant sur les points méridiens. Vous pourrez ainsi
diminuer l’anxiété.

Arrêtez-vous lorsque l’intensité émotionnelle commence à


provoquer l’anxiété ou l’angoisse, puis appliquez l’EFT sur
l’émotion intense jusqu’à ce qu’elle passe en dessous de 3
sur l’échelle SUDS (voir le chapitre 3). Vous pouvez
continuer à raconter l’histoire à partir d’un point sans aucun
risque, ou revenir un peu plus en arrière, selon vos besoins.
Cette méthode permet non seulement de diminuer l’angoisse,
mais elle permet également de découvrir des problèmes
enfouis plus profondément qui, autrement, seraient passés
inaperçus. Le patient doit raconter l’histoire du début jusqu’à
la fin, sans montrer ou sentir une émotion intense.

Si le patient ne parvient même pas à aborder le souvenir car


celui-ci crée des émotions négatives, vous pouvez utiliser
une approche globale avec l’EFT, comme suit :

« Même si j’ai peur de raconter l’histoire… »


« Même si ce qui va se produire lorsque je raconterai
l’histoire peut-être déplaisant… »
« Même si la simple idée de raconter l’histoire me
rend anxieux/m’effraie… »
Utiliser des codes et des mots-clés
Il n’est pas inhabituel de tomber sur des problèmes qui
s’avèrent trop embarrassants ou trop personnels pour être
révélés, ou facilement décrits. Dans ce genre de situation (qui
se produit assez souvent), vous pouvez résoudre le problème
grâce à un mot-clé, une couleur ou un son. Peu importe ce
que vous utilisez et peu importe que cela soit pertinent ou
non, l’essentiel est que cela vous aide à « être à l’écoute » du
problème. Vous devez intégrer le mot-clé ou le code dans la
phrase de préparation et la phrase de rappel. Lorsque
différentes parties du problème surgissent, vous pouvez
utiliser un autre mot clé ou un autre code.

Claire est venue me voir pour un problème qu’elle ne voulait


pas me révéler. Pour discerner le problème, je lui ai demandé
quel code elle voulait utiliser pour décrire son problème.
Claire n’a pas hésité à dire qu’elle avait des problèmes avec
« M. X ». Je n’avais pas besoin de connaître M. X, ni de
connaître la nature du problème. Elle a simplement effectué
des séances de tapotement en utilisant l’affirmation « Même
si j’ai un problème avec M. X… », avec la phrase de rappel «
Même si j’ai encore ce problème avec M. X… ». Nous avons
décortiqué le problème et appliqué l’EFT sur chaque élément
détecté jusqu’à ce que chacun passe à zéro (tout cela sans
savoir qui était M. X ni quel était le problème).

Vous avez également la possibilité de ne rien dire du tout.


Prononcez silencieusement les mots dans votre tête ou
murmurez-les si vous ne pouvez pas les dire à haute voix. Si
cette technique ne permet pas de diminuer l’intensité
émotionnelle, vous pourriez être amené à révéler plus
d’informations pour pouvoir identifier un problème plus
enfoui. En travaillant avec des patients, je constate souvent
qu’ils sont capables de s’ouvrir beaucoup plus lorsque les
obstacles ont été éliminés et que la confiance est instaurée.

« J’ai été licencié pour une faute professionnelle grave et je


ne m’en remettais pas. Lorsque je suis allé voir un praticien
EFT, je ne parvenais pas à en parler car j’avais trop honte. Il
m’a donc proposé de dire “hum hum” dans chaque phrase au
lieu d’énoncer mon forfait à voix haute. Pendant toute la
séance, j’ai donc pu tapoter sur des phrases telles que
“même si j’ai honte d’avoir hum hum”, ou bien “même si j’ai
perdu mon emploi parce que j’ai hum hum”, “même si tout le
personnel sait que j’ai hum hum”, et petit à petit, je me suis
senti mieux. Ma honte a disparu, je me suis pardonné et j’ai
enfin pu me mettre à la recherche d’un emploi. Par ailleurs,
cela m’a permis de réaliser qu’au-delà de la faute
professionnelle, j’avais un autre problème sérieux. Celui qui
m’avait conduit à cette faute. Cela aussi je l’ai surmonté.
Maintenant, je suis un homme neuf ! »
Florent, 42 ans.
Essayer les accessoires
Un excellent moyen de faire surgir une réaction émotionnelle
est d’utiliser un objet ou n’importe quel accessoire que vous
pouvez associer avec la personne ou la situation dont il est
question (un parfum, une photo, une vidéo, une musique ou
un bijou). Si vous ne pouvez pas trouver d’objet adéquat,
utilisez simplement votre imagination.

En fixant l’objet ou l’accessoire, posez-vous la question : «


Quel événement cet objet me rappelle-t-il ? » ou « Que s’est-
il passé à ce moment-là ? ». Votre question devrait provoquer
une réponse, et lorsque cela se produit, vous allez peut-être
ressentir une sensation dans votre corps. Essayez de savoir
dans quelle partie de votre corps vous ressentez cette
sensation ou émotion et en même temps, commencez à
appliquer l’EFT en suivant les instructions présentées dans
les chapitres 3 et 4.

Voici quelques suggestions qui pourront vous aider pour


commencer :

« Même si je me suis fâché contre mon fils lorsque


cette photo a été prise, il a grandi depuis et je peux
maintenant oublier ma colère. »
« Même si sentir ce parfum me rappelle la nuit où j’ai
brisé le flacon pendant la dispute, je m’accepte
complètement et je veux laisser tomber cette émotion.
»
« Même si la vue de cette bague me rappelle blessure
et méfiance, je n’ai pas besoin de cette peine
émotionnelle et je choisis de lâcher prise. »
« Même si cette musique me rappelle qu’on m’a
rejeté(e), je m’accepte et je choisis d’avancer. »
« Même si je suis effrayé(e) en regardant cette
catastrophe à la télé, je sais que je suis en sécurité. »
« Même si cette vidéo montre notre dernière
rencontre, je choisis de libérer ma peine et de lâcher
prise. »

N’utilisez pas des accessoires pour réveiller des souvenirs


extrêmement traumatisants, à moins que vous ne soyez
absolument certain de pouvoir gérer une abréaction (voir le
chapitre 4 pour plus d’informations sur les abréactions).

Effectuez également des séances de tapotement pour éliminer


les sensations physiques (la douleur dans la poitrine, la
tension dans la tête, etc.).

Essayez de vous regarder dans le miroir en utilisant l’EFT,


puis observez votre posture et l’expression de votre visage.
Demandez à quelqu’un de se regarder dans le miroir tout en
décrivant ce qu’il voit peut également donner des résultats
surprenants.

Lorsque Colin est venu me voir pour un problème de manque


de confiance en soi, je lui ai demandé de se regarder dans le
miroir et de décrire ce qu’il voyait. Non seulement il voyait
une personne sans assurance, mais il décrivait également
quelqu’un qui était vieux et en surpoids. Parfait ! Cette
technique a permis de découvrir d’autres problèmes à
éliminer. En effet, l’âge et le surpoids contribuaient à faire
perdre toute confiance en lui à cet homme. En tapotant sur
ces problèmes, il a pu les résoudre un à un.
Se servir de l’humour
Selon un fameux dicton, « le rire est le meilleur remède qui
soit ». Blague à part, tout le monde aime rire un bon coup car
cela nous aide à nous sentir bien. Lorsque vous riez, votre
cerveau libère de l’endorphine, un analgésique naturel
produit par le corps et qui procure une sensation de bien-être
général. Le rire agit ainsi parce qu’il change votre humeur et
vous place dans un meilleur état d’esprit. Je ne vous demande
pas de vous déguiser en clown lorsque vous soignez
quelqu’un à l’aide de l’EFT, mais rappelez-vous qu’une
petite dose d’humour (au moment opportun, bien entendu)
peut certainement aider le patient à se détendre. L’humour
est également un moyen très utile pour modifier ou briser un
état d’esprit (voir le chapitre 6).

Même si je dois faire face aux problèmes de mes clients tous


les jours, je dois toujours me rappeler que pour le client,
évoquer ses pensées les plus intimes auprès d’un parfait
étranger demande du courage. Pour diminuer la tension et la
nervosité du patient, j’utilise parfois l’humour. De temps en
temps, l’humour surgit quand vous ne vous y attendez pas.
Un jour, j’étais en plein milieu d’une séquence de tapotement
avec un client lorsque j’ai totalement mélangé les mots. Au
lieu d’essayer de l’ignorer, j’ai préféré en rire en disant que
je devrais peut-être utiliser l’EFT pour mes lapsus avant de
continuer la séance. Il m’arrive même parfois de me tromper
de nom, mais les clients sont très indulgents (en tout cas,
c’est ce qu’ils me laissent croire). Être capable de rire de soi-
même démontre un caractère emprunt d’humilité.
Hormis les erreurs que vous faites, une autre façon d’intégrer
l’humour dans vos séances EFT est d’exprimer une idée
négative, mais en l’associant avec une affirmation positive
tout en rajoutant un peu d’humour. Exemple : « Même si je
veux toujours avoir raison et que cela provoque des tensions
avec mon entourage, au moins j’ai raison sur ce point ! ».
Voici un autre exemple que j’ai utilisé sur un ami, qui est
agent immobilier : « Même si j’ai encore cette peur des rats,
je refuse de la laisser s’installer dans mon corps sans payer
de loyer et je choisis de l’expulser »; vous trouverez d’autres
informations intéressantes à ce sujet dans la section «
Recadrer pour voir les choses différemment » du chapitre 6.

Utilisez l’humour uniquement lorsque cela est approprié et


reconnaissez que votre sens de l’humour peut ne pas plaire à
tout le monde. Vous devez établir une bonne relation avec
votre client avant de faire de l’humour. Il serait dommage
que votre patient pense que vous vous moquez de lui ou de
son problème, ou que vous cherchez à minimiser celui-ci
alors que lui en souffre beaucoup ! Dans tous les cas,
l’humour doit aller de pair avec la bienveillance et le respect.
Le rire est le meilleur remède
qui soit
Le Dr Hunter « Patch » Adams est sans aucun doute
le représentant le plus connu de la thérapie du rire. Le
Dr Adams a lui-même souffert de problèmes
psychiatriques qui l’ont poussé jusqu’à la tentative de
suicide. C’est en se remettant de cette tentative de
suicide qu’il a réalisé que s’il se concentrait sur les
problèmes des autres, il pourrait oublier les siens.
Cela l’a poussé à faire des études de médecine et il
fut reçu médecin, mais ses pratiques peu
conventionnelles ne plaisaient pas aux autres
membres du corps médical. Sa méthode consistait à
traiter en même temps la maladie et le patient, et à
essayer de faire oublier à ce dernier ses problèmes, à
travers le rire. Le Dr Adams s’habillait affreusement
et osait visiter des patients gravement malades
déguisé en clown. Il a ensuite créé le Gesundheit
Institute (Gesundheit signifie « bonne santé » en
allemand) à Washington DC, un hôpital gratuit qui
pratique toutes les techniques de guérison. L’objectif
de l’institut était d’amuser les patients, et de partager
l’amitié et la joie dans l’exécution des soins et des
services. Ses travaux ont fait école et aujourd’hui en
France, les « docteurs clowns » sont présents dans la
majorité des hôpitaux, et pas seulement dans les
services pédiatriques.
Ancrer l’état d’esprit
Lorsque vous entendez la musique des films Psychose, ou
Les Dents de la Mer, que ressentez-vous ? Qu’imaginez-vous
? Votre cœur peut battre très fort ou vous pouvez ressentir
d’autres sentiments de peur. Dans le jargon PNL, ces stimuli
externes sont appelés ancres. Vos cinq sens ou l’un d’entre
eux peut déclencher une réponse.

Repensez à un moment où vous étiez heureux et sans souci.


Qu’est-ce qui peut vous aider à revivre ce moment ? Dans
mon cas, je me sens heureux lorsque j’entends Bohemian
Rhapsody de Queen. En entendant cette chanson, je suis
immédiatement transporté vers la période pop rock (heureuse
et sans souci) de ma jeunesse. En revenant à la chanson,
celle-ci m’aide à me sentir bien car je l’associe à des
sentiments positifs. Lorsque je suis dans cet état positif, je ne
peux pas, par exemple, sentir une migraine parce que le corps
humain ne peut pas traiter des sensations positives et
négatives simultanément. C’est l’un ou l’autre.

En repensant à ce souvenir heureux, essayez d’identifier les


sensations qu’il évoque : une vue, un son, une odeur, Une
sensation tactile ou un goût. Une fois que vous vous êtes
connecté à cette merveilleuse sensation, fermez les yeux et
frottez en même temps votre pouce contre l’index, comme si
vous malaxiez une petite boule de glaise. Répétez ce geste
plusieurs fois, et en fermant les yeux, rendez chaque fois la
sensation de ce souvenir heureux plus forte, plus présente, le
son plus fort, la vue plus précise et plus claire, et l’odeur plus
intense. Maintenant, concentrez-vous sur quelque chose de
déplaisant, puis essayez de frotter votre pouce contre l’index,
vous allez voir que vous pouvez en un instant faire revenir le
sentiment positif à la place. Vous avez ainsi créé une réponse
conditionnée.

La prochaine fois que vous prendrez un produit dans un


supermarché, essayez de vous rappeler où et comment le
produit vous a été présenté. Essayez également de penser à la
raison pour laquelle vous avez choisi ce produit au lieu d’un
autre. Est-ce qu’on entend une mélodie entraînante ou votre
chanson préférée dans la publicité ? Votre acteur favori a
peut-être contribué à la promotion du produit ou peut-être
que vous avez aimé l’effet que le film publicitaire a
provoqué en vous. Vous associez tous ces sentiments positifs
avec le produit. Ainsi, lorsque vous voyez le produit dans les
rayons, vos émotions sont déclenchées : cette merveilleuse
sensation refait surface et avant que vous ne vous en rendiez
compte, vous achetez l’article.

« J’ai traité beaucoup de mes peurs anciennes avec l’EFT et


depuis, je prends la vie avec beaucoup plus de légèreté, dans
tous les domaines. Mes comportements et mes relations ne
sont plus du tout conditionnés par des vieilles peurs.
Pourtant, il arrive que dans certaines situations inconnues,
je me sente craintive. Par exemple l’autre jour, je devais
faire une visite de chantier et tout ce bruit, la hauteur des
échafaudages, la poussière, je me suis sentie un peu
anxieuse. Il m’a suffit de poser ma main sous mes clavicules,
comme dans une séquence EFT pour que la tension
redescende immédiatement. Ce geste, pour moi, c’est le
signal m’indiquant que je suis en sécurité. »
Adeline, 27 ans.
Améliorer la mémoire
Avez-vous du mal à vous rappeler le nom d’une personne ou
de l’endroit où vous avez mis vos clés ? Récemment, un de
mes patients m’a raconté : « J’étais dans un magasin et je ne
pouvais pas me rappeler du code de ma carte bancaire. J’ai
demandé au vendeur de m’accorder quelques minutes. Dans
un coin silencieux du magasin, j’ai commencé à utiliser
l’EFT sur “Même si je ne peux pas me souvenir de mon code
de carte bleue, je m’accepte complètement”. J’ai ensuite
effectué quelques tapotements, en me disant que “Je ne me
souviens pas du code. Cela ne va pas me revenir. Il y a peu de
chance que je m’en souvienne”. Après quelques tours, je
commençais à penser que l’EFT n’avait pas marché. J’étais
sur le point de quitter le magasin lorsque le code m’est
soudainement revenu. »

Essayez de faire comme lui quand votre mémoire vous fait


défaut.

Vous pouvez utiliser l’EFT pour découvrir pourquoi vous


avez créé un modèle de comportement ou une émotion
particulière, ou pourquoi vous avez du mal à vous souvenir
d’un événement spécifique. Par exemple, lorsque vous
oubliez fréquemment les clés de votre appartement, ou bien
lorsque vous passez des heures à chercher l’endroit où vous
avez garé votre voiture.

Parfois, la mémoire vous revient instantanément, et d’autre


fois, cela peut prendre un peu de temps ou revenir par bribes.
L’utilisation de l’EFT sur des souvenirs peut également
déclencher d’autres souvenirs liés au souvenir principal.
Utilisez l’EFT aussitôt qu’un sentiment émotionnel apparaît
(que vous ayez retrouvé la mémoire ou non). Cela vous
permettra petit à petit de réduire ces oublis et d’en diminuer
la charge émotionnelle.

Vous pouvez vous sentir embarrassé lorsque vous oubliez


certaines choses, mais vous pouvez utiliser l’EFT pour
éliminer ce sentiment. Même si cela ne vous redonne pas la
mémoire, au moins, vous ne serez plus émotionnellement
perturbé en cas d’oubli.

La meilleure façon d’utiliser l’EFT pour traiter des pertes de


mémoire est d’utiliser des affirmations telles que :

« Même si je me sens embarrassé car je ne me


souviens pas de certaines choses, je m’accepte tel que
je suis, tout en sachant que mon cas n’est pas isolé. »
« Même si je ne me souviens pas du nom des gens, au
moins je leur souris. »
« Même si je ne me souviens pas de l’endroit où j’ai
mis mes clés, je m’accepte complètement et je me
pardonne. »
« Même si je ne sais pas pourquoi je ressens cette
émotion pénible, je m’aime et je m’accepte
complètement. »
« Même si je ne sais pas pourquoi je me sens triste, je
m’accepte complètement. »
« Même si je ne veux pas me rappeler de ce qui s’est
passé cette nuit-là, je m’aime et je m’accepte
complètement. »

Vous pouvez également terminer votre phrase d’acceptation


comme suit :

« …je me pardonne et je pardonne quiconque a


participé à cet incident. »
« …je m’accepte tel que je suis et je sais que la
mémoire me reviendra lorsque je serai prêt. »
« …je suis reconnaissant vis-à-vis de mon corps pour
avoir fait remonter cette émotion que je dois traiter. »
Chapitre 6

Surmonter les blocages

Dans ce chapitre :
Identifier les éléments qui sabotent la réussite
Comprendre que la persévérance paie
Rechercher d’autres raisons qui empêchent l’EFT de
fonctionner

Lorsque vous n’obtenez pas les résultats que vous espérez de


l’EFT, recherchez les raisons qui pourraient être à l’origine
de cette résistance. Ces obstructions, ou blocages sont
fréquents, mais ne vous inquiétez pas, tout n’est pas perdu !
Ce chapitre aborde les causes principales qui empêchent
l’EFT de bien fonctionner, et se présente comme un guide
des problèmes et des solutions. Après tout, si votre voiture ne
démarrait pas, ou mal, vous ne l’abandonneriez sûrement pas,
n’est-ce pas ?

Après avoir identifié et traité les obstacles, vous pourrez


reprendre la pratique de l’EFT.
Explorer les blocages les plus fréquents
La compétence en EFT ne s’acquiert qu’à partir du moment
où l’on comprend la nature des blocages qui peuvent ralentir,
voire empêcher les progrès. Vous augmenterez vos chances
de réussite lorsque vous aurez appris à surmonter ces
blocages. Sachez d’ores et déjà qu’il s’agit rarement de
résistances conscientes, ce qui les rend difficiles à identifier.
Dans ce chapitre, je vais vous aider à repérer ces blocages et
à les faire disparaître.

L’EFT fonctionne rapidement contrairement à beaucoup de


thérapies mais, si vous débutez, vous n’obtiendrez peut-être
pas des résultats immédiats chaque fois que vous l’utilisez.
Vous devez vous rappeler de temps à autre qu’un peu de
persévérance et de patience paient toujours. Lorsque vous
traiterez un problème et que vous ne parviendrez pas à faire
descendre le niveau de l’échelle SUDS (voir le chapitre 3),
revenez à ce chapitre et lisez-le en détail.

Souvenez-vous que pendant une séance EFT, il arrive que


d’autres émotions négatives ou souvenirs pénibles sans lien
apparent avec le problème initial surviennent. Il s’agit en fait
d’un autre aspect du problème, et bien souvent, c’en est
même le « cœur » (voir le chapitre 4). Le meilleur moyen de
surmonter ce problème est d’utiliser la phrase restante «
Même si j’ai encore ce (problème), je m’accepte
complètement ». Comme vous le constatez, il suffit juste de
rajouter le mot « encore » dans la phrase de départ, pour
indiquer qu’il reste « encore un peu » de gêne.
Les sections qui suivent sont principalement axées sur les
blocages les plus évidents.
Les inversions psychologiques
Selon Gary Craig, les inversions psychologiques se
produisent dans environ 40 % des cas. Il existe deux types
d’inversions psychologiques, qui ont toutes deux des effets
importants sur l’efficacité du traitement si vous ne les traitez
pas à temps.
Inversion générale de polarité
L’inversion générale de polarité existe lorsque la pensée
négative interfère avec l’EFT et pousse votre énergie
corporelle à aller dans le mauvais sens. Votre champ ou
polarité énergétique corporel est comme un appareil
fonctionnant avec des piles. Si vous ne placez pas les piles
correctement - c’est-à-dire, si vous inversez la place des
polarités positives (+) et négatives (-) - l’appareil ne
fonctionne pas, et c’est exactement le même procédé qui
régit votre système énergétique corporel.

Il y a des jours où vous pouvez vous sentir démoralisé,


manquer d’énergie ou sentir que rien ne va. Quand ces
sensations se produisent en vous, c’est que votre système
énergétique corporel va de travers. En d’autres termes, la
polarité du corps est inversée. Le chapitre 15 décrit comment
les forces positives attirent et les forces négatives repoussent.
L’inversion générale de polarité est bien présente
lorsqu’aucun mouvement ne se produit au niveau de
l’intensité sur l’échelle SUDS (voir le chapitre 3).
Explorer les causes
Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de l’inversion
générale de polarité :

Négativité : Pensées et comportements négatifs


constants, généralement observables chez les personnes
déprimées.
Déshydratation : Comme l’eau permet au système
énergétique corporel de bien circuler, il est ralenti ou
réprimé en cas de déshydratation.
Dépendances : Présence dans le corps de substances
entraînant la dépendance, ou le fait d’avoir une
personnalité dépendante.
Toxines : Provenant des aliments, métaux, téléphones
cellulaires, montres, appareils électriques, etc. L’EFT ne
peut pas fonctionner s’il y a une forte présence de
toxines ou en cas d’extrême sensibilité à certaines
substances présentes dans l’environnement. Les toxines
énergétiques et les sensibilités énergétiques sont des cas
extrêmement rares, mais sachez que cela existe, juste au
cas où.
Correction de l’inversion
Prendre des mesures pour supprimer la cause de l’inversion
est une bonne chose dans l’absolu (par exemple, éloigner les
téléphones portables et détoxifier le corps), mais vous
pouvez en venir à bout tout simplement, en utilisant le
système énergétique corporel. Pour cela, il suffit de frotter le
point douloureux ou de tapoter le point Karaté, tout en
prononçant la phrase de préparation « Même si j’ai ce
(problème), je m’aime et je m’accepte complètement » (voir
les chapitres 3 et 4 pour en savoir plus sur les phrases de
préparation). Si toutefois, le problème ne connaît aucune
amélioration, vous devez vérifier l’existence de bénéfices
secondaires, comme je vais l’expliquer un peu plus loin dans
la section suivante.

Dans la plupart des cas d’inversion psychologique, vous


devrez tout d’abord traiter l’addiction et/ou les facteurs de
blocages et les éliminer complètement, pour que l’EFT
fonctionne. Sinon, rien ne se passera et vous n’observerez pas
de changement.

Les inversions de polarité n’ont rien à voir avec les


perturbations énergétiques, qui sont à l’origine de vos
émotions négatives.

Certains problèmes nécessitent une ou plusieurs routines


quotidiennes de tapotement EFT (voir le chapitre 3). Cela
peut même être indispensable plusieurs jours de suite afin
que votre inconscient se débloque et se remette à fonctionner
dans le bon sens.
Les bénéfices secondaires
Le phénomène des bénéfices secondaires est un autre type
d’inversion psychologique. Il arrive qu’une personne
souhaite vraiment guérir ou effectuer des changements
positifs dans sa vie, mais qu’une partie d’elle-même refuse
ce changement. Comme ce processus se produit au niveau du
subconscient, la personne ne réalise pas ce qui se passe en
elle, si ce n’est que quoi qu’elle essaie de faire pour changer,
elle n’y parvient jamais. Si on pratique l’EFT, le simple fait
de ne constater aucun progrès est un révélateur du
phénomène.

Voici quelques exemples du principe des bénéfices


secondaires :

Un homme bégaie fortement et malgré une thérapie et


de nombreuses séances d’orthophonie, son problème ne
s’est pas amélioré. Jusqu’au jour où, au cours d’une
séance d’EFT, il comprend que son bégaiement l’a aidé à
se construire l’image d’une personne un brin timide,
attirant la bienveillance de son entourage. Il découvre
alors qu’il a peur de perdre la sympathie de son
entourage s’il devient capable de s’affirmer à l’oral.
Une jeune femme a tout essayé pour perdre du poids,
rien ne marche et elle désespère. Jusqu’à ce que son
thérapeute l’aide à réaliser que son surpoids lui apporte
beaucoup : en effet, sollicitée par de grandes marques
d’agro-alimentaire, elle est devenue animatrice et est
rémunérée très cher pour ses interventions
publicitaires…
Un adolescent perd pied au lycée, ses notes sont
devenues catastrophiques, rien ne l’aide à retrouver sa
motivation et son père doit passer de longues heures à le
faire travailler. Jusqu’au moment où le thérapeute
découvre que les notes ont chuté au moment où le père a
perdu son emploi. L’adolescent s’auto-sabotait
inconsciemment pour protéger son père de l’inactivité.

Dans le cas du bénéfice secondaire, l’inversion


psychologique ressemble à une forme d’auto-sabotage. La
personne a consciemment de bonnes raisons de vouloir
changer - ne plus bégayer, perdre du poids, trouver un
emploi, réussir à l’école, etc. - mais inconsciemment, elle
s’en empêche, car une part d’elle-même trouve des bénéfices
dans son comportement négatif. Son cerveau la pousse alors
à préserver ces bénéfices. En EFT, contrairement à beaucoup
de thérapies, il est extrêmement facile et rapide de corriger
cette inversion : il suffit de tapoter sur le point Karaté en
énonçant la raison pour laquelle la personne pourrait ne pas
vouloir changer. S’il y a plusieurs raisons, tapotez sur toutes
ces raisons. Il y a un autre moyen : vous pouvez adapter la
phrase de choix (voir le chapitre 15) pour encourager
l’acceptation et le changement.

Voici deux questions qui permettent la plupart du temps de


trouver les bénéfices secondaires cachés :

Qu’est-ce qui pourrait se passer de négatif si ce


problème disparaissait comme par magie ?
Est-ce que le fait de garder ce problème m’apporte des
avantages ?
Reprogrammer le
subconscient
Si quelqu’un me demande comment actionner le
levier de vitesses pour faire une marche arrière dans
ma voiture, honnêtement je ne peux pas lui répondre
sans m’imaginer dans ma voiture en train de faire
mentalement les mouvements pour manier ce levier.
Pensez aux nombreuses choses que vous faites sans y
réfléchir, telles que dormir ou respirer. Si votre esprit
conscient devait se souvenir de tout, vous deviendriez
fou; c’est pourquoi la plupart des événements vécus
demeurent cachés dans votre inconscient. Cette partie
subconsciente de votre cerveau stocke toutes les
données et gère toutes vos pensées, actions ou
habitudes répétitives, sans que vous ayez à y penser.
Pour rendre vos pensées et actions habituelles plus
faciles à accomplir, votre cerveau crée ses propres
raccourcis et les grave à la manière des sillons d’un
disque vinyle.

Rappelez-vous de moments durant lesquels vous avez


essayé d’adopter une nouvelle habitude et vous avez
ressenti un inconfort ou stress interne. Par exemple,
si vous changez un interrupteur de place, combien de
fois allez-vous vous tromper et tendre la main vers
l’ancien emplacement pour éclairer la pièce ? Ce
stress, ou cette erreur, est causé par le fait que votre
subconscient ne reconnaît pas le chemin emprunté, il
ne lui accorde pas de valeur et attend les
récompenses de l’ancienne action qui lui semblent
plus intéressantes que celles de la nouvelle. Il
n’apprécie pas que l’on perturbe ses habitudes !
Ainsi, lorsque vous commencez à prendre conscience
de vos actions et comportements et que vous
souhaitez les modifier, vous allez à l’encontre des
raccourcis créés par votre subconscient, vous le
poussez à en emprunter de nouveaux et comme cela
lui déplaît, il tente de vous ramener vers le chemin
qu’il connaît ! Cela explique pourquoi vous faites
quelque chose que vous ne voulez plus faire, comme
manger des biscuits alors que vous essayez de perdre
du poids. Maintenant, vous savez que vous pouvez
vous en prendre à votre subconscient pour le sabotage
de vos efforts !
Combattre la peur de changer
Si vous avez des problèmes de comportement compulsif
et/ou toxique (fumer, par exemple), posez-vous la question :
« Est-ce que je veux changer ? » ou « Est-ce que je veux
vraiment me débarrasser de ce problème ? ». Ces questions
peuvent sembler surprenantes, en effet, qui aurait intérêt à
persister dans des comportements qui lui portent préjudice ?
Pourtant, vous serez étonnés de constater à quel point
certaines personnes ont peur de changer ou de modifier leurs
mauvaises habitudes.

Il se peut également que l’on hésite à changer, ou bien


qu’une partie de nous le souhaite quand l’autre ne le veut pas.
Bien souvent, il s’agit de préserver son homéostasie, c’est-à-
dire sa zone personnelle de confort, de sécurité et d’équilibre,
notamment grâce à des repères comportementaux.

Si vous suspectez cette peur du changement chez vous,


essayez de tapoter sur « Même si j’ai peur du changement
parce que… (mettez la raison ici), je m’accepte
complètement et totalement et je me pardonne. » Si la peur du
changement constitue votre croyance limitante, je vous en
dirai plus au chapitre 15.
Vous donner la permission
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous vous êtes
donné la permission de faire quelque chose ? Vous avez
quelquefois besoin de valider ce que vous voulez faire en
vous donnant, ou refusant l’autorisation d’agir. Si vous
hésitez à vous débarrasser d’un problème, utilisez les phrases
suivantes :

« Même si j’ai… (ce problème), je me donne la


permission d’aborder (ce problème). »
« Même si je ne peux pas… (négatif), je m’accepte et
je me permets de croire que je peux… (positif) »
« Même si je… (action négative), je m’accepte et je
me donne la permission de… (action positive) »
Surmonter une difficulté par le pardon
L’incapacité de pardonner peut interférer avec le
fonctionnement de l’EFT. Le pardon et l’amour sont deux
outils très puissants. Rester dans la colère provoque des
effets contre-productifs à l’équilibre de la santé physique et
émotionnelle. Quelles sont donc les raisons qui poussent les
gens à ne pas laisser partir leur colère ? La phrase de
préparation est conçue pour vous aider à vous accepter, mais
elle peut ne pas être suffisante dans ce cas. Peut-être y a-t-il
quelque chose enfoui dans le subconscient. Vous pouvez
imaginer le fait de pardonner comme si vous agissiez de la
manière dont vous le feriez si rien de ce qui vous a blessé
n’était arrivé.

L e tableau 6-1 établit une liste de raisons possibles qui


provoquent la réticence au pardon. N’hésitez pas à tapoter sur
chacune de ces phrases de manière à éliminer toutes les
raisons qui pourraient vous empêcher de pardonner.

Après avoir résolu les problèmes émotionnels profonds avec


l’EFT, il est souvent plus facile d’accepter le pardon. Cela
dit, entre accepter l’idée de pardonner, et le faire
profondément, il y a une différence et cela peut prendre un
peu de temps. Allez-y donc doucement, prenez votre temps,
tapotez quotidiennement, et cela viendra tout naturellement,
en douceur, pour votre plus grand bien. Le philosophe
Alexander Pope disait : « L’erreur est humaine, mais le
pardon est divin » ; il n’a pas précisé combien de temps cela
pouvait prendre… !
Tableau 6-1 : Raisons pour lesquelles vous pourriez ne
pas vouloir pardonner

Même si… je m’accepte et…

…je crois qu’en


pardonnant je
laisse à l’autre la … je ne suis pas sûr(e) que je
possibilité de serai de nouveau blessé(e).
recommencer à
me blesser,

…rester dans
cette peine me
…je reconnais que cette peine
permet de rester
me fait du mal et qu’il est
vigilant(e) et
temps de la laisser partir.
d’éviter d’autres
blessures,

… en vivant …je peux décider de


dans cette peine, pardonner ou non, et je choisis
je garde le de pardonner car ce n’est pas
contrôle de ce bon pour moi de rester dans
que je ressens, cette peine.

…je ne veux pas


pardonner parce
que cela …j’admets que pardonner
signifierait n’est pas tolérer. Je m’accepte
qu’il/elle avait le et j’accepte que je mélange les
droit d’agir ainsi deux.
(dites le nom de
la personne),
…je pense que pardonner
…je pense que
quelqu’un est la chose le plus
pardonner est
forte que je puisse faire. C’est
une preuve de
le meilleur moyen de prouver
faiblesse,
ma force et mon courage.

…et j’accepte qu’il/elle ne


…il/elle ne
mérite pas d’être pardonné(e)
mérite pas d’être
et j’accepte également
pardonné(e)
qu’il/elle soit un être humain
(dites le nom de
faillible avec ses problèmes.
la personne qui
Il/elle a fait ce qu’il/elle
vous a blessé
pouvait avec ses ressources du
(e)),
moment.

…et j’accepte l’idée de


…je refuse de
découvrir qu’il est possible de
pardonner,
pardonner.

Pensez à cette phrase utile : « Même si je ne veux pas lui


pardonner, j’accepte de chercher comment lui pardonner ».
Demandez d’abord au patient s’il est prêt à pardonner.
N’introduisez jamais le concept pendant la séquence de
tapotement sans l’avoir abordé auparavant.
Recadrer pour voir les choses différemment
L e recadrage ne consiste pas à rendre tout merveilleux et
rose; il s’agit de voir les comportements ou situations sous
un autre angle. Par exemple, supposons que vous ayez un
vieux tableau rangé au grenier et un jour, vous décidez de le
mettre dans un très beau cadre qui le met en valeur. Tout à
coup, le tableau devient une œuvre d’art. En recadrant la
peinture, vous avez changé sa valeur. La plupart des gens ont
appris dans leur enfance comment modifier le sens des mots
et comment les recadrer ; vous allez trouver quelques
exemples dans cette section. Milton Erickson, le fameux
hypnothérapeute, utilisait souvent le recadrage dans son
travail avec ses patients pour apporter un changement au
niveau du subconscient.
C’est peut-être une bonne
chose, ou peut-être pas…
Une très vieille légende taoïste rapporte qu’un
fermier dans un village pauvre était considéré comme
très fortuné car il possédait un cheval pour le
labourage et le transport. Un jour, le cheval disparu.
Tous ses voisins se lamentèrent pour lui et lui
répétèrent que c’était terrible mais le fermier dit : «
Peut-être ».

Quelques jours après, le cheval revint avec deux


chevaux sauvages. Tous ses voisins se réjouirent de
son sort et lui dirent que c’était formidable, mais le
fermier répondit : « Peut-être ».

Le jour suivant, le fils du fermier essaya de dompter


l’un des chevaux sauvages, mais il chuta et se cassa
la jambe. Tous les voisins témoignèrent leur
sympathie affligée et lui dirent à nouveau que c’était
terrible, mais le fermier répondit encore : « Peut-être
».

La semaine suivante, des officiers de circonscription


vinrent au village pour enrôler des jeunes gens à
l’armée. Ils n’emmenèrent pas le fils du fermier à
cause de sa jambe cassée. Lorsque les voisins lui
dirent quelle chance il avait, le fermier répondit : «
Peut-être ».
La signification de chaque événement dépend du «
cadre » que vous lui attribuez. Lorsque vous changez
le cadre, vous changez la signification. Avoir deux
chevaux sauvages est une bonne chose, jusqu’à ce
que vous le voyiez dans le contexte de la jambe
cassée du fils. La jambe cassée semble être une
mauvaise situation dans le contexte de la vie
tranquille du village, mais dans le contexte de la
conscription et de la guerre, cette situation devient
soudain un avantage. C’est ce qu’on appelle le
recadrage : changer le cadre dans lequel une personne
perçoit les événements, pour en changer la
signification. Lorsque la signification change, les
réponses de la personne changent également.

Le recadrage n’est pas un concept nouveau. Beaucoup de


fables et de légendes racontent comment des comportements
ou des événements peuvent être transformés selon la manière
dont on les observe. Le vilain petit canard, qui est en réalité
un cygne majestueux, est bien plus beau que les canards
auxquels il est comparé.

Avec l’EFT, vous pouvez utiliser le recadrage pendant la


phrase de préparation pour changer une perspective négative
en perspective positive. Le tableau 6-2 établit une liste
d’exemples.

Tableau 6-2 : Exemples de recadrage dans la vie réelle


Scénario Recadrage possible

Même si ma
femme n’arrête …je pourrais avoir besoin de
jamais les d’aider cette aide un jour.
autres…

Même si mon fils


…au moins, il pourra se
a toujours son
défendre lorsqu’il sera grand.
mot à dire…

…je me sens en sécurité en


Même si mon
sachant qu’il ne va pas
petit ami est
dilapider son argent n’importe
avare…
comment.

Même si après
plusieurs essais, …au moins, je suis tenace et
j’échoue déterminé(e).
toujours…
Tirer des conseils de Tom
Sawyer
Dans Les aventures de Tom Sawyer (Mark Twain,
1876), Tom doit peindre une clôture alors que ses
amis vont jouer. Ben, l’ami de Tom, se moque de lui.
- « Bon, qu’est-ce que tu appelles un “travail” ? »,
demande Tom.
- « Mais enfin, c’est bien un travail que tu fais ! »,
répond Ben.
Tom continue de peindre et lance d’une manière
décontractée : « Peut-être que ça l’est et peut-être que
ça ne l’est pas, mais cela me convient ! »
- « Allez, ne me dis pas que tu aimes cette tâche ! »,
s’exclame Ben.
- « L’aimer ? Et pourquoi pas ! Est-ce que tu
connais beaucoup de garçons qui ont la chance de
pouvoir peindre une clôture chaque jour ? »,
rétorque Tom.
Cela transforme la vision de Ben qui appelle tous ses
copains pour leur proposer de profiter d’un truc aussi
chouette ! Certains pourraient même payer pour avoir
la chance de peindre eux aussi !

Essayez d’envisager quelques-uns de vos problèmes, de les


noter par écrit et de chercher les recadrages possibles pour
vous entraîner.
Nettoyez vos propres problèmes
À la différence des séances d’EFT au cours desquelles vous
éliminez définitivement un problème spécifique, la
procédure de paix personnelle est un processus de nettoyage
qui devra être pratiqué régulièrement. Il s’agit d’effacer
méthodiquement vos propres problèmes les uns après les
autres et ainsi, de vous débarrasser de tout ce qui, à un
moment ou un autre, vous a été désagréable. Pour ce faire,
vous devez faire une liste de tous les événements spécifiques
qui vous ont causé des troubles, depuis le moindre mal-être
jusqu’à la détresse émotionnelle. Notez également ce que
vous ressentez envers vous et autrui, tous vos problèmes de
santé, ce qui vous fait peur ou ce qui vous déprime, et les
souvenirs d’enfance qui provoquent toujours des émotions
négatives chez vous.

Peu importe que l’événement soit petit ou insignifiant, ou


qu’il se soit passé il y a très longtemps, dans le présent ou se
passera dans le futur, si vous sentez que vous en êtes affecté,
même légèrement, écrivez-le sur votre liste. Une liste
typique comporte à la fois des événements graves comme la
mort d’un être cher et des moments plus légers, comme la
réception d’un rappel de contravention. Le processus est très
simple et facile à suivre :
1. Écrivez l’événement spécifique.

Vous allez commencer par en trouver une dizaine,


creusez un peu, élargissez jusqu’à ce que vous en
recensiez approximativement 100 à 150. Évidemment,
cela peut prendre un certain temps, peut-être même y
reviendrez-vous plusieurs fois avant d’avoir complété
votre liste.
2. Donnez un niveau d’intensité à chaque événement de
la liste sur votre échelle de 0 à 10.
3. Sélectionnez d’abord ceux dont l’intensité est la plus
élevée.
4. Choisissez ensuite l’événement par lequel vous allez
commencer.
5. Utilisez pour chaque événement la technique intégrale
de tapotement ou la version raccourcie (voir les
chapitres 3 et 4), et essayez d’effectuer des
tapotements tout en utilisant la phrase de préparation.
Continuez à utiliser l’EFT jusqu’à ce que le niveau
atteigne zéro pour chacun des événements qui sont notés
sur votre liste.

Créez votre propre « journal de bord ». Vous allez voir qu’au


bout de deux mois, si vous traitez un ou deux problèmes par
jour, vous vous sentirez comme transformé, votre santé
émotionnelle restaurée et il se pourrait bien que vous soyez
totalement débarrassé de certaines douleurs physiques.

Lorsque vous travaillez avec d’autres personnes, soyez


prudent afin que vos propres problèmes n’interfèrent avec le
processus. Par exemple, traiter une personne qui souffre de
problèmes d’estime de soi risque d’être difficile si vous avez
vous-même des problèmes du même genre et que vous ne les
avez pas encore éliminés avec l’EFT.
Sauter des aspects
L e s aspects sont plusieurs parties d’un problème (voir le
chapitre 4). Lorsqu’un problème possède plusieurs aspects, il
est possible qu’un aspect apparaisse pendant que vous en
traitez un autre. Si vous abordez le nouvel aspect et ignorez
le précédent, vous devrez y revenir afin de vérifier que vous
avez tout traité.

Si le patient semble ignorer un aspect que vous venez de


traiter, et qu’il passe directement à un autre, c’est bon signe.
En effet, dans la plupart des cas, cela veut dire qu’il n’a plus
de charge émotionnelle liée au souvenir concerné et qu’il
peut passer à autre chose. Vérifiez toutefois qu’il ne s’agit
pas d’une forme de résistance et que vous n’oubliez rien au
passage.

Vous devez revenir à tout souvenir que vous n’avez pas traité
avec l’EFT, pour vous assurer qu’il n’existe plus aucune
intensité émotionnelle. Pour ce faire, refaites une description
du problème. S’il reste des émotions négatives et si l’EFT ne
les réduit pas à zéro, il se peut qu’un élément les déclenche
de nouveau dans le futur et ramène des émotions négatives.

Stéphane est venu me voir car il n’arrive pas à gérer ses


rapports avec son patron. Je suis en train de traiter sa
difficulté à se faire respecter, quand soudain, il me parle d’un
problème qu’il a eu avec sa femme la semaine dernière à
propos du choix des vacances. Je l’aide alors à traiter ce
problème, en l’occurrence, son incapacité à imposer ses
propres choix à la maison. Ensuite, je reviens aux relations
avec son patron et je constate que l’intensité est passée de 7 à
2. Habituellement, la meilleure approche consiste à rester sur
le problème original, mais je sais par expérience que ce n’est
pas toujours aussi facile. Si vous êtes bien conscient des
sauts d’aspects, vous avez de bonnes chances de réussir avec
l’EFT.

Après chaque séquence de tapotement EFT, demandez au


patient de décrire de nouveau son problème et de noter les
changements. Traitez un par un tous les aspects négatifs qui
subsistent ou qui apparaissent.
Libérez la respiration restreinte
Il est bien pratique de pouvoir libérer une respiration
restreinte ou oppressée (constriction respiratoire) qui
accompagne les sentiments émotionnels très intenses. Mais
vous pouvez également utiliser cette méthode sur une
personne sceptique pour lui démontrer le fonctionnement de
l’EFT (voir plus loin dans ce chapitre).

Voici ce que vous devez faire :


1. Inspirez profondément deux ou trois fois au
maximum.
Prenez votre temps et n’hyperventilez pas. Cette étape
permet de dilater vos poumons, afin que vous n’attribuiez
pas toute amélioration EFT de votre respiration à un «
effet de dilatation » normal de vos poumons.
2. Après la dilatation optimale de vos poumons, respirez
profondément et évaluez la profondeur de votre
respiration sur une échelle de 0 à 10 (10 étant votre
capacité maximale).
Les nombres varient généralement de 3 à 9 dans cette
situation. Il arrive que des personnes évaluent leur
respiration à 10 (ils ont généralement tort) et juste après
une séquence d’EFT, leur évaluation approche 12 ou 15 !
3. Effectuez maintenant une séquence d’EFT avec des
phrases de préparation telles que « Même si ma
respiration est restreinte, limitée, oppressée… », «
Même si je ne peux pas remplir mes poumons à plus de
8… » et ainsi de suite.
4. Posez des questions avancées.
Voici des exemples : « Que vous rappelle votre
respiration restreinte ? », « À quel moment de votre passé
vous êtes-vous senti oppressé ou étouffé ? » et « S’il
existe une raison émotionnelle à votre respiration
oppressée, que pourrait-elle être ? ». Souvent, ces
questions permettent de donner des indications claires, et
faire sortir un problème émotionnel important.
5. Respirez profondément et évaluez cette respiration sur
une échelle de 0 à 10.
Dans la grande majorité des cas, la respiration prend de
l’ampleur et évolue vers plus de souffle et de libération.
6. Répétez les étapes 3 à 5 autant que nécessaire.
Lorsque le problème revient
Si vous utilisez l’EFT correctement, la guérison est
théoriquement définitive. Toutefois, si un problème revient,
ce peut-être pour les raisons suivantes :

Vous n’avez pas traité tous les aspects du problème


car un aspect spécifique n’est pas apparu à ce moment,
ou vous n’avez pas traité cet aspect correctement.
Vous avez traité le problème original de manière
trop globale. Cela peut se produire si vous n’avez pas
trouvé le noyau du problème (voir le chapitre 4).

Lorsque le même problème physique revient, c’est souvent le


résultat du problème émotionnel à l’origine du problème
physique qui est en cause. Si vous n’y trouvez aucune raison
médicale, vous pouvez traiter le problème émotionnel avec
l’EFT.
Travailler avec des sceptiques
Les personnes sceptiques sont nombreuses et vous pouvez
très bien en faire partie ! Si c’est votre cas, ou celui des
personnes que vous traitez avec l’EFT, essayez les phrases de
préparation suivantes :

« Même si l’EFT ne fonctionne pas sur moi, je m’aime


et je m’accepte toujours. ».
« Même si je ne crois pas au fonctionnement de
l’EFT, je pourrais tapoter et voir ce qui se produit. »
Changer votre état d’esprit
Si vous avez essayé l’EFT pendant quelque temps et avez des
difficultés à vous concentrer, ou vous n’arrivez pas à penser
correctement, vous avez besoin de changer votre état
d’esprit. L’ interruption d’état est l’une des méthodes qui
permet à l’esprit de changer de direction. Combien de fois
avez-vous essayé de vous rappeler des choses telles qu’un
mot de passe, mais en vain ? Vous abandonnez finalement et,
plus tard dans la journée, lorsque vous allez démarrer le lave-
vaisselle, le mot de passe surgit brusquement dans votre
esprit. En divertissant votre esprit grâce à d’autres activités,
votre subconscient ramène les informations à la surface.

Vous pouvez interrompre un état de différentes manières,


notamment :

épeler votre nom à l’envers ;


vous promener dans votre résidence ;
boire un verre d’eau;
secouer votre corps.

Ces astuces permettent d’interrompre la focalisation, ou le «


pédalage » de votre pensée, et d’en changer la direction.
Avoir besoin de quelqu’un d’autre
Même si vous n’en êtes qu’à l’apprentissage des bases de
l’EFT, vous êtes censé obtenir de bons résultats. Mais il se
peut que vous n’y parveniez pas lorsque vous pratiquez seul.
N’hésitez pas à demander l’aide d’une autre personne. En
effet, l’autre personne voit les choses d’un autre point de vue
et son intervention peut suffire à traiter le problème.

Un praticien EFT qualifié a acquis une expérience solide


dans un champ très large de problématiques. Il peut vous
aider si jamais vous ne parveniez pas à améliorer votre
pratique.

Si vous travaillez avec un praticien EFT et vous n’obtenez


pas de bons résultats, essayez ailleurs. Vous et ce praticien
n’avez sans doute pas le bon « feeling ».
En un mot

Malheureusement, certaines personnes ne veulent tout


simplement pas aller mieux. C’était le cas de Bérénice qui
est venue me voir car elle avait besoin d’aide pour arrêter de
fumer. Malgré ma persévérance, aucun progrès notable n’a
été constaté, si bien que j’ai dû me résoudre à abandonner.
Plus tard, j’ai su que c’est le mari de Bérénice qui lui avait
demandé de mettre fin à son tabagisme. Elle ne me l’avait
jamais mentionné, même si je lui avais évidemment posé la
question lors de la première séance.

Si le patient ne veut pas abandonner son problème, il n’y a


rien à faire. C’est un fait très connu des médecins que
certains patients viennent consulter et ne suivent jamais les
conseils ou ne prennent pas les médicaments prescrits. Cela
existe, il faut le savoir, et ne pas prendre l’échec comme une
défaite personnelle. Si c’est votre cas en tant que thérapeute,
je vous suggère d’essayer d’urgence la phrase suivante : «
Même si je crois que c’est moi qui guéris mes patients et que
je n’y arrive pas, je m’aime, je m’accepte tel que je suis et je
me pardonne… »
Troisième partie

Retrouver la joie intérieure

« Je suis heureuse de vous accueillir pour cette classe d’EFT, mais de


grâce ne commencez pas à vous tapoter avant d’avoir goûté mes
gâteaux… »

Dans cette partie…

Nous voulons tous nous débarrasser des peurs, des phobies et du stress.
Cette partie vous montre comment appliquer l’EFT aux problèmes
émotionnels spécifiques et combien il est important de vous aimer et de
vous accepter.

Cette partie traite aussi la manière d’utiliser l’EFT pour éliminer les
émotions profondes liées aux traumatismes, et comment guérir la colère,
le chagrin et les problèmes relationnels.
Chapitre 7

Et si vous commenciez par vous


aimer vous-même ?

Dans ce chapitre :
Améliorer la relation avec vous-même
Travailler le manque d’estime de soi
Éliminer les pensées critiques
Rencontrer votre enfant intérieur

Le célèbre auteur irlandais Oscar Wilde a écrit « s’aimer soi-


même, c’est l’assurance d’une longue histoire d’amour ». Et
comme le chante Whitney Houston, « apprendre à aimer soi-
même est le plus grand amour ». Avant que vous ne vous
fassiez de fausses idées, laissez-moi vous donner une
explication. S’aimer soi-même ne consiste pas à dédaigner
les autres, à se croire supérieur ou à choyer son ego. S’aimer
soi-même, cela va au-delà du simple sentiment de bien-être.
C’est connaître ses forces et ses faiblesses, et s’accepter tel
que l’on est, avec - tous ! - ses défauts. Il s’agit d’être
capable d’accepter des compliments ou des critiques, d’être
capable de dire « Ce n’est peut-être pas parfait, mais vous
savez quoi, j’ai fait du bon travail ».

Être capable de s’aimer soi-même procure une solide estime


de soi et permet de s’accepter même si l’on fait des erreurs.
Si vous ne pouvez pas vous aimer ou s’il vous est difficile de
vous accepter tel que vous êtes, vous avez alors des
problèmes d’estime de vous qui peuvent affecter gravement
votre épanouissement personnel et vos relations.

Dans ce chapitre, je parlerai des causes du manque d’estime


de soi, ainsi que de la manière dont vous pouvez éliminer ces
pensées négatives avec l’EFT. Contrairement aux autres
techniques d’auto-guérison, l’EFT ne vous pousse pas à aller
contre vos pensées et comportements pour les modifier. Le
travail se fait tout seul, presque à votre insu ! Et n’oubliez
pas qu’à partir du moment où les aspects qui soutiennent tous
les autres ont été éliminés, le reste disparaît (voir le chapitre
4 à propos des aspects).
Identifier les signes de faible estime de soi
« Estime » vient du mot latin aestimare signifiant « estimer »
; estime de soi est donc la manière dont vous vous voyez et la
valeur que vous vous accordez. Il arrive parfois qu’une
personne qui présente des signes d’assurance et de confiance
dispose d’une très faible estime d’elle-même. Son insécurité
intérieure peut se manifester de différentes manières :

Jouer le rôle de la victime et rendre les autres


responsables de ses problèmes.
Ne pas prendre ses responsabilités vis-à-vis de sa
propre vie : laisser les autres prendre les décisions à sa
place et se sentir victime si les résultats ne
correspondent pas à ses attentes.
Se livrer à des excès alimentaires, de travail, d’alcool,
de jeux, etc.
Se blâmer ou se critiquer, ou au contraire,
culpabiliser constamment les autres, leur trouver souvent
des défauts, les accabler de honte.
Craindre les changements, appréhender les risques et
refuser les changements de grande envergure, ou bien
prendre des risques inconsidérés.
Être tout le temps négatif, ou tellement optimiste au
point de nier la réalité.
Réagir envers les autres avec une émotion extrême
ou bien sans aucune émotion.
Se comporter comme un vantard, autoritaire ou
intimidateur.
Rechercher toujours la perfection ou bien se
soumettre aux demandes et opinions des autres.
Se sentir inférieur.
Faire preuve de rigidité.
Avoir des sentiments envahissants et profonds de
peur, de terreur ou de panique.
Se chercher toujours des excuses ou bien être sans
arrêt sur la défensive.
Prendre à son compte les mots blessants des autres
et penser qu’on les mérite.
Vous n’êtes pas seul
Peu de personnes ne souffrent pas du manque
d’estime de soi, quelque soit la manière dont cela se
manifeste. De nombreuses célébrités, en apparence à
l’aise et confiantes, ont publiquement déclaré
qu’elles ont souffert d’une faible estime d’elles-
mêmes, notamment Russell Crowe, la princesse
Diana et l’actrice Salma Hayek. Par exemple, Salma
Hayek, qui a souffert, petite, des moqueries de ses
camarades à l’école a produit une série télévisée
appelée Ugly Betty. Dans la série, Betty tente de
réaliser son rêve de travailler dans le monde de la
mode. Le hic, c’est que Betty n’est pas belle et n’a
pas la taille d’un mannequin. Au lieu de baisser les
bras, elle décide de se battre pour réaliser ses rêves.
Le sujet de cette série a touché l’actrice qui, elle
aussi, a surmonté ses difficultés et est devenue une
icône d’Hollywood. Preuve que tout est possible !

Si vous êtes parent et si vous identifiez ou suspectez un


problème de faible estime de soi chez vous, vous pouvez
consulter le chapitre 16.
Reconnaître les causes
Le psychologue Abraham Maslow a développé la pyramide
des besoins (Figure 7-1 en page suivante). Sa théorie est la
suivante : si certains besoins ne sont pas satisfaits, un
individu pourra manquer d’estime de soi ou de motivation
pour progresser ou atteindre un accomplissement personnel.
Concernant l’estime de soi, Maslow avait observé qu’il
existe une estime de soi élevée et une faible estime de soi :

La faible estime de soi concerne le besoin du respect


des autres, le besoin de popularité, l’admiration, le
statut, la reconnaissance, l’attention, la dignité,
l’appréciation, voire la domination.
L’estime de soi élevée implique le besoin de respect
de soi-même, y compris les sentiments tels que la
confiance, la compétence, l’accomplissement, la
maîtrise, l’indépendance et la liberté.

Observez que la forme élevée comprend le respect de soi-


même. Une fois que le respect de soi est bien ancré, il le reste
pour toujours. En revanche, le respect accordé aux autres
peut s’avérer fluctuant…

Lorsque ces besoins ne sont pas satisfaits, cela provoque la


faible estime de soi et le complexe d’infériorité. Maslow
affirme que ces deux points sont principalement à l’origine
de nombreux problèmes psychologiques, pour ne pas dire de
presque tous les problèmes psychologiques. Dans les pays
développés, la plupart des gens obtiennent ce dont ils ont
besoin en matière de sécurité affective. Là où le bât blesse,
c’est en matière de respect.

Maslow a également mis en évidence qu’après la satisfaction


des quatre premiers besoins, l’individu est motivé pour
l’auto-épanouissement.
La figure 7-1 reproduit la pyramide des besoins de Maslow.

Figure 7-1 : La
pyramide des besoins
de Maslow.

Vous pouvez utiliser le modèle de la figure 7-1 comme cadre


de travail afin d’identifier vos propres particularités ou celles
de vos patients.

Voyez si vous pouvez identifier les types de comportement


dans les scénarii suivants en vous rapportant aux besoins non
satisfaits dans la figure 7-1 :
Scénario 1 : Annie a été adoptée à l’âge de 5 ans. Vers
l’âge de 7 ans, elle a développé une peur de l’obscurité et
doit dormir avec la lumière allumée. Sa peur a diminué
au fil des années et s’est calmée pendant sa vie
conjugale. Elle a toutefois peur d’être seule lorsque son
mari travaille hors de la maison, et elle passe son temps
à vérifier les portes et les fenêtres. Quelquefois, Annie
décide de laisser la lumière allumée pendant la nuit.
Scénario 2 : Julia connaît une belle réussite
professionnelle, elle est toujours heureuse et rien ne peut
ébranler son moral. Elle est également une
perfectionniste qui travaille pendant de longues heures
afin de maintenir sa position dans la société et rester en
contact avec autrui. Comme elle souhaite être aussi forte
que sa sœur Emma, elle fait en sorte de gravir les
échelons avec succès. En effet, les parents de Julia
comparent toujours sa réussite à celle d’Emma. Emma a
fait des grandes études de droit à l’université dont elle
est sortie avec les honneurs alors que Julia s’est battue à
l’école et a trouvé un bon poste dans une société qui a de
l’avenir. Toutefois, elle ne parvient pas à se sentir digne
d’éloge et resterait des nuits à se morfondre sur le fait
qu’elle n’est pas à la hauteur.
Scénario 3 : Pendant son enfance, Geoffroy était dans
la nécessité; il arrivait qu’il ne sache pas où et quand il
allait manger. Il a grandi et est devenu un homme
d’affaires très prospère. Toutefois, il lui est toujours
difficile de jeter des aliments même abîmés, et ses
placards et réfrigérateur sont toujours pleins à craquer de
provisions. Geoffroy attribue son comportement à son
attirance pour la nourriture.

Commencez-vous à saisir le concept ?


Le temps du jugement…
L e s croyances de base sont ainsi appelées car elles se
trouvent au centre de votre système de croyances. Les
croyances de base négatives sont les étiquettes que vous vous
attribuez selon votre niveau d’estime de vous-même. Cela
s’est mis en place au cours des expériences de votre vie,
passées ou récentes. Ce sont ces expériences qui ont construit
la perception que vous avez de vous-même et qui ont
structuré votre amour-propre. Avoir été ridiculisé à l’école,
ignoré, ou avoir manqué de compliments et
d’encouragements quand vous étiez enfant contribue à édifier
des croyances de base négatives. Vous vous jugez alors vous-
même de la manière dont vous avez été jugé, ou dont vous
avez cru être jugé. Parce que l’enfant construit son identité,
et son estime de lui-même à partir du regard que ses parents
et son entourage portent sur lui.

Si vous n’avez pas pu stopper le ballon et si votre équipe a


perdu le match, cela fait-il de vous un perdant ou une
mauvaise personne ? Si vous y réfléchissez logiquement,
votre caractère ne peut pas être jugé en fonction de vos
actions. Une mauvaise personne serait une personne qui se
comporte toujours mal et en toutes circonstances. Une bonne
personne se comporterait toujours bien, quelles que soient les
circonstances. Or, aucun de ces deux extrêmes n’est possible
!

Le tableau 7-1 illustre les croyances communes des gens sur


eux-mêmes. Sur le tableau, marquez si vous est d’accord ou
non avec les affirmations proposées.
Table 7-1 : Que croyez-vous à propos de vous-même ?

Croyance Oui/Non

Je dois me mettre en colère pour


obtenir ce que je veux.

Les personnes que j’aime finissent


toujours par me quitter.

Je me sens abandonné(e).

Je ne me sens pas sûr(e) de moi.

Pour être aimé(e), je dois faire ce que


les autres me demandent.

Je tire toujours le mauvais numéro.

Je suis…

…un échec.

…rebutant(e).

…sale.

…faible.

…stupide.
…pas assez bon(ne).

…mauvais(e).

…pas digne de confiance.

…une déception.

…à blâmer.

En tant que praticien, vous devez demander aux patients de


compléter le tableau 7-1, si vous suspectez qu’ils ont des
problèmes d’estime de soi. Cet exercice permet d’identifier
les problèmes. Après avoir examiné chaque aspect, vous
pouvez appliquer l’EFT sur les problèmes les plus graves.
Vous pouvez également, si vous suspectez un manque
d’estime de soi, passer directement aux tapotements sur des
phrases comme « Même si je ne me fais pas confiance, je
m’accepte profondément ». Reportez-vous au paragraphe sur
les croyances de base négatives dans ce chapitre et dans les
chapitres 8, 10 et 12. Proposez toujours aux patients de
continuer à tapoter eux-mêmes sur ces aspects entre les
séances.

Posez également les questions suivantes :

D’où vient cette croyance ?


Quelle est l’évidence qui soutient cette croyance ?
À la recherche du Magicien
d’Oz
Dans le célèbre film de la MGM (le plus vu au
monde !) qui a conquis des générations d’enfants, la
petite Dorothy, l’Épouvantail sans cervelle, le
bucheron en fer blanc et le Lion sans courage ont,
sans réfléchir, pris la route de briques jaunes, afin
d’atteindre la cité d’émeraude et rencontrer le
Magicien d’Oz pour que ce dernier leur donne les
solutions à leurs problèmes. Après avoir rencontré de
nombreux événements catastrophiques, ils ont
persévéré dans leur aventure avant d’arriver à la cité
d’émeraude et rencontrer le Magicien. Ils ont
découvert que ce dernier n’est pas un magicien, mais
simplement un homme derrière un rideau. Toutefois,
l’homme montre à chacun d’eux comment ils
peuvent résoudre leurs problèmes. Dorothy pose la
bonne question pour rentrer à la maison. Sur le
chemin de retour, l’homme en fer blanc découvre
qu’il a un cœur, l’Épouvantail un cerveau et le Lion
peureux du courage.

Combien de fois avez-vous gardé des croyances


négatives sur vous, qui s’avèrent finalement être
fausses ? Combien de fois avez-vous demandé de
l’aide alors que vous avez du courage, de la volonté
et les réponses à l’intérieur de vous ?
Faire face au « critique intérieur »
Il arrive que les personnes ayant une mauvaise image d’elles-
mêmes, due à une accumulation de croyances négatives,
finissent par juger les autres et se comporter en tyran. En
humiliant les autres, elles se donnent ainsi l’impression
d’être supérieures et d’avoir plus de valeur que les autres.
Les comportements violents sont souvent dus à une estime de
soi déplorable (voir le chapitre 16 pour en savoir plus sur les
personnes violentes).

Entrer dans votre tête et éliminer les critiques intérieures, tel


est le travail de l’EFT ! Vous pouvez très bien ne pas savoir
que vous avez un problème de critique intérieure jusqu’à ce
que vous vous entendiez vous juger et juger les autres. Si
vous écoutez bien cette petite voix qui critique et qui juge,
vous reconnaîtrez probablement celle de vos parents,
enseignants, amis ou personnes marquantes. Si quelqu’un
vous a jugé lorsque vous étiez enfant, vous allez sûrement
continuer à vous juger une fois devenu adulte. Vous allez
continuer à vous dire que vous êtes à blâmer, que vous ne
valez rien, que tout est de votre faute ou que vous faites tout
de travers. Alors que vous n’en avez pas conscience, votre
critique intérieure contrôle votre vie.

Lorsque vous vous critiquez, vous vous orientez vers des


changements négatifs. Lorsque vous vous acceptez, vous
facilitez les changements positifs. En général, les gens
n’aiment pas les critiques mais ceux qui ont une bonne
estime d’eux-mêmes se défendent avec assurance sans en
être mortifiés, ou bien savent admettre qu’ils ont tort, sans
concevoir de honte ou de culpabilité. La critique les aide à
tirer des leçons.

En revanche, ceux qui ont une faible estime d’eux-mêmes se


sentent attaqués personnellement lorsque quelqu’un les
critique et bien souvent, il leur est difficile d’admettre qu’ils
ont tort. La critique renforce la mauvaise opinion qu’ils se
font d’eux-mêmes, leur sentiment d’échec ou de
dévalorisation. Ils réagissent alors de manière agressive ou se
mettent sur la défensive, ce qui est une forme d’auto-
protection et/ou une manière de dissimuler ce qu’ils
considèrent - consciemment ou inconsciemment - comme
une faiblesse. La peur du rejet, ou de l’abandon les conduit
souvent à mal réagir.

Au lieu de vous reprocher vos erreurs, essayez d’analyser la


situation pour voir le problème avec un point de vue
différent.

Quelle était l’erreur ?


Pourquoi s’est-elle produite ?
Aurais-je pu l’éviter ?
Que puis-je apprendre de cette erreur ?

Si cet exercice ne vous aide pas, trouvez sur votre corps la


zone sur laquelle vous ressentez l’émotion lorsque vous
pensez à la critique que vous avez reçue ou à la honte que
vous avez ressentie après avoir commis cette erreur. Utilisez
l’EFT pour éliminer chaque émotion que vous expérimentez
jusqu’à ce que toutes soient réduites à zéro. Voici quelques
exemples :
« Même si la voix de mon père me dit que je suis
nul(le), je m’accepte infiniment. Qu’est-ce qu’il en
savait ? J’étais seulement un enfant et je donnais le
meilleur de moi-même. »
« Même si je fais encore tout de travers, je m’accepte
en tant qu’humain faillible. L’erreur est humaine,
comme on dit. »
« Mon chef vient de me dire que j’ai saboté toute la
campagne. J’accepte que je n’ai pas fait du bon
travail, mais je m’accepte aussi tel(le) que je suis. »
« Même si j’ai ce sentiment de peine dans mon
estomac, je choisis de m’accepter. »
« Même si je ne peux pas accepter des critiques parce
que je me sens rejeté(e), j’accepte que c’est mon
action et non moi en tant que personne qui est
critiquée. »

Même si l’EFT agit généralement vite, il est parfois


nécessaire, dans certains cas, d’utiliser l’EFT régulièrement
pendant une ou deux semaines avant d’obtenir des résultats
significatifs.

Cessez de vous flageller. Si par exemple, vous avez raté votre


île flottante, ne vous dites pas « je suis trop nul(le) », mais
plutôt « cette île flottante est ratée ». Vous sentez la
différence ? De même, si une personne vous critique, ne
prenez pas tout ce qu’elle dit pour argent comptant.
Demandez-vous ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Peut-
être est-ce elle qui a un problème ?
Plaire aux gens
Si vous avez besoin de plaire aux gens, de toujours vous
montrer sous un jour agréable, d’accepter beaucoup pour
obtenir leur attention, de rendre service perpétuellement,
quelque soit la raison, sachez que c’est un type de
comportement qui ne correspond pas à ce que vous êtes
réellement. Vos expériences passées sont à l’origine de ce
comportement, et pour le surmonter, vous devez vous poser
les questions suivantes :

Quelle sont vos motifs ? Est-ce l’amour, l’acceptation,


la peur de l’abandon ou la colère ?
Quand ce comportement s’est-il produit, quels
sensations avez-vous dans votre corps ?
Que ressentez-vous ?

Utilisez l’EFT sur chacune de ces peurs ou des raisons qui


vous poussent à agir, et incluez également les émotions qui
se manifestent. Rappelez-vous que vous êtes en sécurité et
vous n’avez pas à avoir peur. Ces sentiments sont
simplement causés par les conditionnements de votre passé.

« Même si je ne peux pas dire non parce que j’ai peur


d’être rejeté(e), j’accepte que mon comportement soit
une conséquence de mes expériences passées. »
« Même si je dois être gentil(le) pour que les gens
m’aiment, je reconnais que je recherche de l’amour et
de l’approbation. »

Ce sont seulement deux suggestions, à vous de formuler vos


propres affirmations. Au fur et à mesure, vous allez mettre à
jour l’origine de ce comportement. En tapotant dessus, non
seulement vous allez l’éliminer, mais vous allez également
faire disparaître tout ce qui s’y rapporte.

Lorsque vous pensez que vous avez réussi à traiter votre


problème, vous pouvez renforcer l’action de l’EFT en
tapotant avec des affirmations plus positives telles que :

« Même si j’ai l’impression que je ne vaux pas grand


chose, je choisis de croire que je suis aussi
important(e) que n’importe qui d’autre. »
« Même si je sens que je ne peux pas exprimer mon
opinion, je réalise que c’est seulement la manière
dont je pense, et non un fait, et je choisis de faire
entendre ma voix. »
Même si l’EFT agit généralement vite, il est parfois
nécessaire, dans certains cas, de l’utiliser
régulièrement pendant une ou deux semaines avant
d’obtenir des résultats significatifs.
Perfectionner la perfection
Le « critique intérieur » est accompagné de son petit
camarade : le perfectionnisme. Si vous êtes un
perfectionniste, vous avez probablement appris très tôt dans
votre vie que les gens vous accordent de l’importance en
fonction de ce que vous avez accompli ou réalisé. En
conséquence, vous avez construit votre opinion sur vous-
même en fonction de la valeur que les autres vous accordent
et de l’approbation qu’ils vous donnent. Dans ce cas, votre
estime de vous-même est basée sur des critères externes.
Ceci vous rend vulnérable et très sensible aux opinions et
critiques des autres. Pour vous protéger de ces critiques et
pour obtenir toujours l’approbation qui fait votre valeur, vous
avez mis en place une croyance basée sur la perfection. Être
parfait, c’est ne jamais être critiqué et obtenir la valeur que
vous méritez. Seulement la perfection n’existe pas. Alors
vous êtes constamment sous pression et vous vous débattez
dans des émotions négatives telles que la colère, la honte, la
tristesse, la frustration, l’humiliation et la culpabilité.

Essayez les phrases suivantes pour vous aider à traiter ces


émotions :

« Même si je pense que je dois être parfait dans toute


chose pour être acceptable, je m’accepte comme je
suis et les autres m’acceptent aussi. »
« Même si tout ce que je dois faire doit être parfait, je
m’accepte infiniment. J’accepte le fait que personne
n’est parfait. »
« Même si je me sens humilié(e) parce que je n’ai pas
pu faire mieux, je comprends que c’est ma voix
intérieure qui est le juge et personne d’autre. »
« Même si la perfection est à 100 % et que je ne suis
qu’à 95 %, je m’accepte comme je suis et j’en suis
fière. »

Rappelez-vous, la perfection n’existe pas.


Se sentir inférieur
Comme si le fait de se juger soi-même n’était pas suffisant,
beaucoup de gens vont jusqu’à s’imposer d’obéir à des règles
de vie. Par exemple, Véronique est une femme qui travaille à
l’extérieur de chez elle tout en ayant des enfants. Elle a
choisi de s’imposer les règles suivantes :

Être élégante au travail mais pas trop élégante aux


portes de l’école.
Préparer des repas sains chaque soir avec des légumes
frais.
Organiser un dîner au moins une fois par mois.
Toujours assister aux spectacles de l’école et autres
événements, même si elle doit rater des repas.
Préparer elle-même les gâteaux d’anniversaire et non
pas les acheter.
Ne jamais se plaindre auprès de son mari lorsqu’il
rentre le soir.

Elle se démène autant que possible pour se conformer à ces


règles, mais lorsqu’elle n’y parvient pas, elle est rongée par
la culpabilité. Dans son esprit, elle n’est ni la bonne mère
qu’elle avait imaginée, ni l’épouse parfaite qu’elle souhaitait
offrir à son mari, ni la professionnelle qu’elle rêvait d’être.
Mais qu’est-ce qui lui a fait penser qu’elle devrait être et
faire tout cela ? En réfléchissant, elle réalise que ces règles
n’ont rien de rationnel. Il n’y a aucune loi sociale ou morale
qui lui impose de cuisiner des légumes, pas plus que d’être
épouse, mère et professionnelle parfaite.

Si vous pensez que vous n’êtes pas assez bon ou que vous
n’êtes pas à la hauteur, commencez par vous demander
comment vous le savez. Qui l’a dit ? Qui l’a décidé ? D’où
vient cette opinion ? Ce sentiment est-il basé sur un fait ?
Faites l’exercice suivant :
1. Essayez de nommer un événement majeur qui s’est
produit, ou une chose qui vous a été dite, qui confirme
que vous n’êtes pas assez bien ou que vous n’êtes pas à
la hauteur.

Soyez spécifique sur le moment et l’événement. Par


exemple : « le jour du grand match où j’ai été écarté de
l’équipe de foot » ou « le jour où ma mère m’a
abandonné(e) ».
2. Utilisez l’EFT (comme je l’ai décrit dans les chapitres
3 ou 4) sur la phrase qui décrit le mieux l’événement.

« Même si je ne suis pas assez bon


pour l’équipe de foot, je m’accepte
totalement et je me pardonne. »
« Même si je ne suis pas assez bon
pour jouer aujourd’hui, j’accepte leur
décision. Cela ne fait pas de moi une
mauvaise personne, je peux encore
jouer un match décent. J’essaierai de
mieux jouer, c’est tout. »

3. Si vous n’êtes pas assez bon lors de cet événement,


croyez-vous vraiment que cela ne fait pas de vous
quelqu’un de bien ?
4. Demandez-vous si vous croyez émotionnellement que
vous n’êtes pas quelqu’un de bien.
5. Utilisez l’EFT sur les croyances restantes concernant
le fait de ne pas être à la hauteur, jusqu’à ce que vous
puissiez parler de l’événement sans aucune émotion.
Apprendre à vous accepter vous-même
Consciemment ou non, il se peut que vous ayez du mal à
vous accepter, car votre faible estime de vous-même vous
pousse à croire que vous ne valez pas grand-chose. Si c’est le
cas, comment pouvez-vous dire l’affirmation « je m’accepte
profondément et complètement » ?

Pour éliminer cette inversion psychologique (voir le chapitre


6), utilisez la phrase de préparation tout en frottant le point
douloureux ou en tapotant le point Karaté, comme je l’ai
décrit dans les chapitres 3 et 4. Toutefois, si vraiment vous
ne pouvez pas imaginer faire quelque chose de bien, même
avec l’EFT, vous pouvez vous adresser à vous-même avec
une pointe d’humour. Voici une suggestion :

« Je ne peux rien faire de bien, même l’EFT !


Toutefois, j’accepte que mon opinion puisse être
fausse, alors je vais quand même essayer. »

Vous devez être aussi créatif que possible ; voici quelques


phrases et astuces à titre de suggestion :
1. Dressez une liste commençant par « Je ne peux pas
m’accepter parce que… » et complétez la phrase de
manière à ce qu’elle soit reliée à votre problème.
Par exemple : « …parce que j’ai blessé une autre
personne », « …parce que j’ai un problème de … », «
j’étais mauvais(e) dans le passé », « je ne sais pas
pourquoi, mais je ne peux pas tout simplement », « je ne
suis pas assez bon(ne) », « je ne suis pas assez
intelligent(e) », « je déçois les gens, je ne suis pas à la
hauteur de leurs attentes », « j’ai trompé mon conjoint »,
« j’ai perdu mon travail », etc.
2. Utilisez l’EFT sur chaque raison pour lesquelles vous
pensez ne pas pouvoir vous accepter.
3. Vérifiez s’il existe des émotions (culpabilité, honte,
colère, blâme, etc.) qui émergent et traitez-les avec
l’EFT.
Par exemple : « Je laisse partir cette honte et en décidant
ainsi, je m’accepte ».
4. Lorsque vous pensez que vous avez libéré toutes les
émotions, faites quelques séquences d’EFT en utilisant
des phrases positives.
Vous pouvez utiliser des phrases telles que « Je vais bien
», « Je suis digne », « Mes actions ne font pas de moi une
mauvaise personne », « J’accepte mes échecs », « Je peux
changer », « Je veux m’accepter », « Je peux apprendre à
m’accepter », « Je peux me donner la permission de
m’accepter », « J’ai le droit de m’accepter » ; puis
passezà « Je peux m’accepter » et enfin à « Je m’accepte
».
Réconforter l’enfant intérieur
Même si je suis une hypnothérapeute qualifiée, cette
technique n’est pas exactement la même que le travail de
l’enfant intérieur qui est couramment utilisée en
hypnothérapie. Il s’agit plutôt d’une technique d’orientation
plus douce qui aide les patients à accéder à l’enfant intérieur,
c’est-à-dire à l’enfant qui demeure encore en eux. J’utilise
généralement cette technique avec les patients qui ont des
difficultés à se connecter à des problèmes d’enfance, tels que
les abus, la négligence et l’abandon. Ces souvenirs sont
normalement si désagréables ou tellement cachés qu’il est
difficile de trouver le vrai problème à traiter avec l’EFT. Il
arrive que le client puisse se voir en tant qu’enfant. À tout
moment, c’est un processus très relaxant, très puissant et
cathartique. Faites-vous toujours assister par un praticien
EFT expérimenté si vous avez besoin de soutien.

Voici ce que vous devez faire :


1. Expliquez au patient ce qui va se passer : l’idée est de
le faire revenir à l’âge où le souvenir ou l’événement
désagréable s’est produit.
2. Faites asseoir le patient sur une chaise confortable
avec un coussin, un oreiller ou une peluche.
3. Comme il ferme les yeux, demandez-lui de se
concentrer sur sa respiration tout en relaxant chaque
partie de son corps.
4. Alors que la détente s’installe, demandez-lui de
décompter lentement de 20 à 0, jusqu’à ce qu’il
atteigne un état très relaxé.
Je tapote aussi tous les points méridiens du patient pour
le relaxer.
5. Demandez au patient d’utiliser son imagination pour
se visualiser en tant qu’enfant.
6. Lorsqu’il est connecté à son enfance, posez quelques
questions appropriées à la situation.
L’idée est qu’il se voit à l’âge où il sent qu’a eu lieu
l’événement désagréable.
Voici quelques questions pour commencer :
• Quel est votre nom ? (Rappelez-vous
que le patient aurait pu avoir un surnom
pendant son enfance.)
• Quel âge avez-vous ?
• Qui est avec vous ?
• Que se passe-t-il ?
• Que ressentez-vous ?
• Où ressentez-vous cette tristesse,
colère, peine, peur, etc. ?
• À quel niveau évaluez-vous ce
sentiment ?
7. Dites que vous allez maintenant tapoter sur le
sentiment.
Voici des exemples :

« Même si Marie est triste parce que


son papa l’a abandonnée, elle est une
petite fille choyée et aimée, même si
cela ne semble pas être le cas. »
« Même si Marie a cette tristesse
dans son ventre, elle lui demande de
partir. »
« Même si Benoît a peur de faire du
vélo car il a fait une chute à l’âge de
5 ans, il sait qu’il est maintenant en
sécurité et n’a plus rien à craindre. »
« Même si la tête de Benoit, 5 ans, a
eu mal lors de la chute, il est toujours
un bon petit garçon, et c’est normal
d’avoir cette peur à 5 ans, mais pas à
35 ans. »
« Même si Carine est en colère contre
sa sœur Marie, pour avoir saboté sa
fête d’anniversaire, elle aime et
pardonne Marie, en sachant qu’elle
était une petite fille trop jeune pour
savoir ce qu’elle faisait. »
« Même si la colère de Carine est
encore dans sa poitrine, elle choisit
maintenant de laisser ce sentiment
s’en aller pour qu’elle se sente mieux.
»

8. Lorsque vous êtes convaincu que le patient n’a plus


d’émotion négative, essayez une séquence de phrases
positives uniquement.
9. Demandez au patient de revoir l’enfant et demandez si
l’enfant est heureux.
L’enfant est normalement joueur et heureux.

Un peu d’humour est utile au moment approprié.

Lorsque vous faites un travail d’enfant intérieur, rappelez


toujours au patient qu’il est en sécurité et que vous êtes dans
la salle avec lui pour le protéger.
Chapitre 8

Tisser des liens solides

Dans ce chapitre :
Développer la compréhension mutuelle
Identifier les causes des problèmes relationnels
Utiliser l’EFT pour des thérapies de couple
Faire face à une rupture

De nombreuses guerres ont éclaté, des vies ont été sacrifiées


au nom de l’amour. Mais l’amour a également enrichi et créé
des vies humaines. Même si l’amour est un sentiment
universel et qu’il s’agit de l’une des émotions les plus fortes,
chacun vit l’amour à sa façon. La manière dont vous aimez
votre travail, votre nouveau manteau, votre enfant, votre
animal domestique ou votre meilleur ami démontre qu’il
existe plusieurs manières d’exprimer le mot « amour ».

Ce chapitre est axé sur l’amour dans les relations


personnelles. Je vous montre comment l’EFT peut vous aider
lorsque vous commencez une nouvelle relation mais aussi
comment surmonter les moments difficiles. Je vais
également vous montrer comment gérer efficacement le
chagrin tout en gardant les tendres souvenirs intacts. Ce
chapitre vous aidera à comprendre qu’en abandonnant vos
propres bagages émotionnels négatifs, vous allez
naturellement développer une aptitude à établir de meilleurs
rapports avec les autres, tout en améliorant votre relation
avec vous-même.
Comprendre les lois de l’attraction
Qu’est-ce qui vous attire vers une personne et vous donne
envie de passer le restant de vos jours à ses côtés ? L’être
humain est naturellement programmé à chercher la
compagnie d’autres humains. C’est ce qu’on appelle
l’instinct grégaire. En plus de l’instinct de reproduction,
l’homme a un besoin intrinsèque d’être aimé, d’établir une
relation avec d’autres personnes, et de ressentir le sentiment
d’appartenance et d’acceptation. Fréquenter ou s’attacher à
d’autres personnes vous permet de développer votre aptitude
à vous dépasser. Lorsque ce besoin fondamental n’est pas
satisfait, surviennent la solitude, la dépression, le manque de
confiance en soi et parfois les maladies physiques, telles que
les maladies cardiaques.

Quand vous rencontrez une personne pour la première fois,


des signaux sont envoyés vers votre cerveau. Dans votre
conscience, vous êtes probablement attiré par son apparence
physique, son statut ou son comportement. Dans votre
subconscient, vous recherchez probablement quelqu’un qui
présente les mêmes qualités que vous et qui a vécu des
expériences similaires aux vôtres (vos parents, par exemple).
Oui, vous avez bien lu ! Des psychologues soutiennent cette
théorie, suite à une étude qui a démontré qu’une jeune fille
ayant une bonne relation avec son père a tendance à choisir
un partenaire qui ressemble à celui-ci. Par contre, si elle ne
s’entend pas bien avec son père, elle va rejeter toute personne
qui lui ressemble. Ou alors, si son père l’a fait souffrir, elle
peut soit rejeter toute personne qui pourrait lui ressembler,
soit au contraire reproduire le lien en s’attirant tous ceux qui
lui ressemblent… Observez les couples que vous connaissez
et vérifiez le bien-fondé de cette théorie.

En réalité, la même chose est valable pour vous. Si vous


détestez certains aspects de votre personnalité, il est très
probable que vous allez les reconnaître à coup sûr chez les
autres, et soit rejeter les personnes qui présentent ces mêmes
traits de caractère, soit les attirer pour vous confronter à ces
aspects de vous-même. Si vous continuez malgré tout à
fréquenter la personne, vous allez sans doute perdre votre
temps et votre énergie, car il est très probable que cette
relation ne vous rende pas très heureux…

Les lois de l’attraction déterminent que si vous aimez ce que


vous êtes, vous allez naturellement aimer les personnes que
vous rencontrerez, et elles vont vous aimer en retour. Si vous
croyez que personne ne voudra vous aimer ou que vous
n’allez jamais rencontrer la bonne personne, vous allez poser
des obstacles à toute personne qui pourrait entrer dans votre
vie. Ce dialogue interne est néfaste et peu engageant pour
n’importe qui; vous pouvez toutefois le corriger en lisant les
chapitres 7 et 15.
Apprivoiser la jalousie
Rien n’existe qui puisse détruire une relation aussi vite que la
jalousie. Le partenaire jaloux ressent une menace liée à sa
relation, et cela lui cause des souffrances insupportables. Si
vous souffrez de jalousie, vous connaissez certainement
l’ensemble des émotions qu’elle engendre, y compris
l’embarras, la peur, la peine, la haine et la colère.

Vos pensées négatives dirigées contre vous sont souvent les


reproches, le sentiment d’insécurité, l’apitoiement sur soi-
même et la rancune. Vous avez peur de souffrir ou de
connaître la déception. Pour éviter cela, vous poussez les
choses à l’extrême en procédant à des interrogatoires, en
cherchant querelle ou en essayant de contrôler votre
partenaire. La jalousie peut engendrer un comportement
agressif ou violent (un comportement que vous ne devriez
jamais tolérer !). Il se peut que vous ayez envie d’éviter la
jalousie, mais que vous ne sachiez pas comment stopper les
pensées qui émergent dans votre tête.

Dans une relation, si des disputes engendrent la violence,


vous devez toujours demander l’aide d’un professionnel qui
s’occupe des violences conjugales. Vous pouvez néanmoins
utiliser l’EFT pour vous aider à faire face à vos sentiments au
cours du processus.

Lorsque j’utilise l’EFT sur un patient présentant des


symptômes de jalousie, je lui demande d’imaginer ce que
pourrait être sa relation, s’il, ou elle, n’avait pas ces pensées
négatives. Cela lui permet d’examiner sa relation à partir
d’un point de vue différent. Je lui explique ensuite que cette
émotion émerge généralement à la suite d’un sentiment
d’insécurité à certains moments de sa vie. En demandant à
quel moment le patient a ressenti cette même émotion pour
la première fois, j’arrive la plupart du temps à identifier la
cause principale. Je lui demande ensuite de noter les
situations qui déclenchent ce sentiment de jalousie et
d’appliquer l’EFT, jusqu’à ce qu’il ou elle ne ressente plus
aucune émotion négative en imaginant la situation. Avant la
fin de la session, j’encourage le patient à se pardonner et à
pardonner toute personne ayant causé cette émotion négative.
Le sentiment d’abandon : la source de tous les
maux ?
Si vous tombez fréquemment sur le « mauvais » type de
personne ou si vous êtes souvent attiré par des personnes déjà
en couple ou simplement inaccessibles, vous avez peut-être
des problèmes liés au sentiment d’abandon. Si vous avez été
émotionnellement ou physiquement abandonné (délaissé)
lorsque vous étiez enfant, il ne serait pas surprenant qu’à
l’âge adulte, vous ayez peur de vous engager dans une
relation.

Le sentiment d’abandon ou de solitude peut frapper


n’importe qui, à tout âge et peut être une expérience
traumatique, similaire au chagrin. Vous avez constamment
peur d’être abandonné et/ou de ne jamais réellement savoir si
les personnes que vous aimez vont rester dans votre vie.
Différentes causes peuvent être à l’origine de ce sentiment,
mais celui-ci est souvent présent dans les cas suivants :

Un sentiment récurrent de solitude dans une relation.


Une mère dont les enfants quittent subitement et
ensemble la maison à l’âge adulte.
Une rupture qui n’en finit pas de faire souffrir.
Une jeune mère accouche sous X et décide de confier
son enfant à la DDASS.
Une difficulté à surmonter la perte d’un emploi et/ou
d’un statut professionnel

Les problèmes liés à l’abandon peuvent également causer


l’attachement réactif ou des désordres réactionnels affectifs
(voir chapitre 16).
Comprendre votre comportement
Vous devez avoir un regard critique sur vous-même si vous
tombez trop souvent sur des difficultés lorsque vous
construisez ou lorsque vous entretenez une relation. Revoyez
votre passé et essayez de voir si votre éducation émotionnelle
ou vos anciennes relations sont à l’origine de ces difficultés.
Si les membres de votre famille n’étaient pas très affectueux
ou avaient des difficultés à exprimer leurs sentiments, cela
peut expliquer la manière dont vous montrez votre affection
à votre partenaire. Si vous avez été maltraité dans une
relation précédente, personne ne peut vous reprocher d’être
méfiant ou de penser que vous ne méritez pas mieux.

D’un autre côté, si vous vous retrouvez fréquemment dans


des relations toxiques similaires, il faudrait savoir si cela se
produit parce que vous croyez que vous ne méritez pas mieux
ou bien parce que vous vous sentez en terrain connu, comme
si c’était une « zone de confort ». Il se peut que vous n’ayez
pas conscience de ce que vous faites lorsqu’une fois de plus,
vous tombez sur la mauvaise personne.

Si aucune mesure n’est prise pour éliminer le sentiment de ne


pas être assez bien ou la peur de l’abandon, les
comportements suivants peuvent surgir :

Dépendance à la relation : Les gens vous décrivent


comme une personne trop collante ou jalouse, ou bien
comme quelqu’un qui joue les martyrs. Le besoin de
prendre soin des autres peut masquer la vraie raison pour
laquelle vous faites cela : pour satisfaire vos propres
besoins. Si les gens équilibrés ne vous attirent pas, il y a
sans doute une part de vous qui se considère comme «
cassée », exactement comme ces gens dont vous avez
besoin de prendre soin. Vous vous attachez alors à des
partenaires aussi abîmés que vous, pensant qu’ils ne vous
quitteront pas, puisqu’ils ont besoin de vous. Le besoin
de prendre soin de l’autre devient presque une
dépendance. En fait, vous pensez probablement que c’est
tout ce que vous méritez. Avec ce type de comportement,
vous pouvez devenir codépendant, une situation dans
laquelle vous ne pouvez pas dire non aux autres. Le
comportement de co-dépendance est souvent le résultat
d’une relation abusive ou le fait d’avoir vécu avec un
parent alcoolique.
Aimer et s’en aller : Par le passé, vous avez été blessé
ou abandonné; vous dressez donc un mur protecteur
autour de vous. Vous jurez que plus personne ne va vous
faire du mal ou vous rejeter. Ainsi, lorsque votre
partenaire vous montre qu’il/elle tient à vous, vous
voulez tester son amour en lui adressant des propos
blessants ou en le/la rejetant. Vous ne serez jamais
convaincu que votre partenaire veut réellement être avec
vous. Vous allez donc vous préparer à l’abandon en
faisant, inconsciemment ce qu’il faut pour qu’il vous
quitte. Vous n’êtes donc pas surpris lorsque vos
prophéties se réalisent.
Attirer le « mauvais » type de personne : Pourquoi
certaines personnes sont-elles attirées par le mauvais
type d’homme/femme ? Construire une relation avec
quelqu’un qui est marié, injurieux ou se faire plaquer à
répétition est une caractéristique du sentiment d’abandon
ou de l’impression de ne pas être assez bien. Si vous
avez la croyance que l’on finit toujours par vous quitter,
vous allez très probablement être attiré par des relations
vouées à l’échec.
L’amour conditionnel : Si, depuis votre enfance, on
vous a appris que l’amour dépend de votre
comportement, vous allez développer un comportement
qui consiste à vouloir plaire aux gens. Par exemple, pour
gagner l’amour et l’approbation des autres, vous pensez
que vous ne devez pas faire quoi que ce soit qui pourrait
leur déplaire, de peur d’être rejeté. Vous avez l’air d’être
timide, mais à l’intérieur, vous nourrissez un sentiment
de mécontentement à l’idée de ne pas être capable
d’exprimer vos propres besoins.
Peur de l’intimité : Vous ne laissez personne
s’approcher trop près de vous car vous avez inutilement
peur que ces personnes ne veuillent plus de vous
lorsqu’elles vous connaîtront réellement. Ou bien parce
que vous avez peur qu’elles s’en aillent une fois que
vous leur aurez tout donné de vous-même. Vous voulez
paraître fort et puissant (ce qui vous donne le sentiment
d’être bien dans votre peau), mais en réalité, vous ne
vous aimez pas beaucoup et ne comprenez pas pourquoi
quelqu’un vous aimerait, car vous êtes, d’une certaine
manière, blessé, abîmé.

Si vous avez constaté ces comportements chez vous, il n’est


pas trop tard pour les corriger. Le tableau 8-1 contient
quelques affirmations que vous pouvez utiliser avec l’EFT,
avant que ces comportements n’affectent encore plus votre
relation.
Briser le cycle
La peur de l’abandon n’est pas la seule chose qui peut nuire à
une relation. Si vous n’êtes pas bien dans votre peau ou si
vous ne vous respectez pas, aucune de vos relations ne
marchera. Vous allez même peut-être afficher certains de ces
comportements associés à l’abandon (présentés dans la
section précédente). Le chapitre 7 contient quelques idées
que vous pouvez utiliser avec l’EFT si vous constatez que
vous vous sous-estimez constamment.

En attendant, rappelez-vous que ce que vous n’aimez pas


dans votre personnalité est relatif à des comportements, et
que n’importe quel comportement peut être modifié. L’EFT
va vous y aider et le tableau 8-1 contient quelques exemples
d’affirmations que vous pouvez essayer.

En suivant les indications présentées dans les chapitres 3 et


4, utilisez toutes ou certaines des phrases de préparation
suivantes, en fonction de vos besoins. Rappelez-vous : les
affirmations présentées ici ne sont que des suggestions et
elles sont interchangeables.

Tableau 8-1 : Phrases de préparation liées aux


problèmes relationnels

Reconnaître le problème S’accepter

…je m’accepte
Même si (nom) m’a blessé(e) et en tant que
que je ne pourrai plus jamais personne
avoir confiance en un aimable. Je ne
homme/une femme et avoir des suis pas
relations sexuelles avec responsable du
lui/elle… comportement de
(nom).

… je m’accepte
Même si je ne supporte pas de
complètement et
voir mon/ma petit(e) ami(e)
je choisis de me
parler à un(e) autre femme…
sentir en sécurité.

…je reconnais
Même si je crois qu’une fois
que ce sont mes
qu’un homme/ une femme
sentiments
commence à mieux me
d’insécurité qui
connaître, il/elle va me rejeter
entrent en jeu et
ou me quitter…
je me pardonne.

…je comprends
qu’il s’agit
uniquement de la
Même si j’ai peur d’être intime
peur d’être
avec quelqu’un…
abandonné(e) et
je m’accepte
complètement.

…j’accepte ma
Même si je suis souvent attiré(e)
par des hommes/femmes qui ne peur de devenir
sont pas libres… émotionnellement
lié(e).
…je comprends
pourquoi je
Même si, par le passé, je me ressens ce
suis donné(e) entièrement à sentiment et je
mon/ma partenaire et qu’ayant suis prête à
eu le cœur brisé, je refuse de accepter que tout
revivre la même expérience… le monde n’est
pas à mettre dans
le même panier.

…en m’aimant et
en m’acceptant
tel(le) que je suis,
Même si je ne suis assez bien
je peux
pour personne…
désormais aimer
et accepter ceux
qui m’attirent.

…je m’accepte
en tant que
personne qui
mérite d’être
Même si je ne mérite pas d’être aimée comme
aimé(e) à cause de mes n’importe qui, et
complexes… je crois que les
séances de
tapotement
peuvent réduire
mes complexes.
…je m’accepte
en tant que
personne en
Même si j’ai constamment
manque
besoin d’être rassuré(e )par
d’affection et je
(nom)…
reconnais qu’il
s’agit d’un travail
interne.

…je suis prêt(e) à


Même si j’ai laissé les blessures
laisser tomber ces
de mes anciennes relations
émotions. Elles
affecter mes relations actuelles
ne me font aucun
et futures et que cela me rend
bien et
furieu(se)/
m’empêchent
blessé(e)/honteu(se)/coupable…
d’avancer.

…je m’aime et je
Même si je crois réellement que me pardonne, et
je ne laisserai plus personne je suis prêt(e) à
entrer dans ma vie… laisser mon passé
derrière moi.

Même si j’ai peur d’être mis(e) …je m’accepte


à nue… tel(le) que je suis.
1. Pour la peur liée à l’abandon, essayez d’utiliser les
affirmations de préparation suggérées ci-après :

« Même si j’ai peur d’être rejeté(e),


je m’accepte complètement » ;
« Même si je crois que je ne mérite
pas d’être aimé(e), je peux
m’accepter tel(le) que je suis et je
suis satisfait(e) de ce que je suis » ;
« Même si je crois que je dois faire
plaisir aux autres pour être aimé(e),
j’accepte que mon comportement est
lié à mon passé ».

2. Tapotez sur les points restants en utilisant les


affirmations suivantes :

Sourcil : « Je me sens rejeté(e) ».


Coin de l’œil : « Je me sens mal
aimé(e) ».
Sous l’œil : « On finit toujours par me
quitter ».
Sous le nez : « Je ne suis pas assez
bien ».
Menton : « J’ai peur de rester seul(e)
».
Clavicule : « Je ressens cette
profonde tristesse ».
Sous le bras : « Je me sens
abandonné(e) ».
Intérieur du poignet : « Je ressens
cette profonde tristesse ».

3. En enchaînant avec la routine EFT décrite dans les


chapitres 3 et 4, intégrez quelques affirmations
négatives et positives lorsque vous commencez à vous
sentir plus positif. Vous trouverez plus d’informations
sur les affirmations positives et négatives dans le chapitre
15.
4. Enfin, terminez par un tour d’affirmations
uniquement positives, en tapotant les points restants :

Sourcil : « Je suis quelqu’un de bien


».
Coin de l’œil : « Je mérite d’être
aimé(e) ».
Sous l’œil : « Je sais qu’on m’aime ».
Sous le nez : « Je choisis de me sentir
assez bien pour être aimé(e) ».
Menton : « J’ai tellement d’amour à
donner ».
Clavicule : « Tout au fond de moi, je
sais que je trouverai l’amour ».
Sous le bras : « Je sais qu’à
l’intérieur, je suis gentil(le) et
aimable ».
Intérieur du poignet : « Je me sens
complètement en sécurité ».
Si vous ressentez encore des émotions négatives, utilisez la
phrase de rappel mentionnée dans les chapitres 3 et 4.

L’utilisation continue de l’EFT sur ces sentiments négatifs va


aboutir à des changements positifs.
Lorsque l’amour s’affadit : accepter les différences
et travailler ensemble
Rappelez-vous de vos premiers moments quand vous étiez
tombés amoureux, les fois où vous aviez les papillons dans
les yeux lors de vos premiers rendez-vous, les moments où
vous ne supportiez pas d’être séparés l’un de l’autre. Quand
tout cela s’est-il transformé en chamailleries, critiques ou
disputes ?

Comprendre que la relation implique des différences est


indispensable, mais apprécier ces différences en chacun de
vous deux est le plus important. Si vous prenez le temps
d’aborder les problèmes de différence, cela vous aidera
certainement. En outre, cela montre que vous ne vous
considérez pas comme acquis l’un par l’autre, ce qui est
parfois un sujet de discorde dans le couple. Toutefois, le
dialogue peut se révéler insuffisant et vous ressentez encore
ces émotions indésirables. Lorsque je travaille avec des
couples, ma philosophie est la suivante : lorsqu’un couple
peut se connecter émotionnellement, leur relation pourra
faire face à toutes les disputes et affronter tous les hauts et
les bas de la vie.

Lorsque j’entends la phase « J’aime mon partenaire, mais je


n’en suis plus amoureux », cela m’indique que quelque chose
a changé dans votre couple. Bien sûr, beaucoup d’autres
raisons pourraient expliquer votre insatisfaction dans cette
relation ou ce mariage - raisons qui sont trop nombreuses
pour être citées dans ce livre.
L’exercice suivant est assez amusant, mais il permet de
révéler les manques entre vous et votre partenaire. Vous
pouvez utiliser l’EFT sur les différends qui vous opposent et
pour lesquels vous ne trouvez pas de compromis. Effectuez
l’exercice à un moment où vous êtes tout les deux calmes et
détendus et assurez-vous que vous êtes tous les deux
familiarisés à la routine de tapotement (consultez les
chapitres 3 et 4). Choisissez de vous tapoter mutuellement,
l’un après l’autre ou en même temps. Profitez-en pour
tapoter sur tout ce qui vous dérange chez votre partenaire, ou
bien sur tout ce qui ternit votre relation.
1. Écrivez (tous les deux) sur une feuille de papier les
qualités que vous aimiez chez l’un et l’autre lorsque
vous vous êtes rencontrés.
2. Écrivez les défauts que vous n’aimez pas
maintenant chez l’un et l’autre.
Ce qui est intéressant, c’est que ces défauts peuvent être
ce que vous aviez apprécié au départ !
3. Écrivez ensuite ce qui vous fait vous sentir aimé.
Cela peut être votre partenaire qui vous dit « je t’aime »,
qui offre un cadeau, qui vous serre dans ses bras sans
raison particulière ou qui vous donne un bisou de bonne
nuit.
4. Lorsque vous avez terminé votre liste, discutez de
vos réponses avec votre partenaire et trouvez des
compromis sur les différends entre vous.
Avant d’en discuter (peut-être avez-vous même déjà
essayé auparavant…), assurez-vous d’être totalement
calme. Au besoin, utilisez l’EFT pour vous libérer des
émotions qui peuvent naître après avoir effectué les
points précédents.
5. Utilisez l’EFT, selon les chapitres 3 ou 4, sur les
différends pour lesquels vous ne trouvez pas
d’entente.
Commencez avec la phrase de préparation « Même si…
».

« Je suis déprimée parce que (nom)


ne m’achètera pas des fleurs pour
me montrer que je suis aimé(e). Je
m’accepte avec des sentiments et
j’apprécie que (nom) me prouve son
amour par d’autres manières. »
« (Nom) m’irrite lorsque
( p r o b l è m e ) . Je m’accepte et
j’accepte le fait que je ne suis pas
parfait(e). »
« (Nom) ne changera pas sa manière
de manger et cela m’ennuie
vraiment. Mais je m’accepte quand
même et je vais l’accepter tel qu’il/
elle est. »
« Même si je suis en colère parce
que (nom) est tellement entêté(e) et
ne cède jamais, j’accepte ma colère
et j’accepte nos différences. (Nom) a
juste besoin d’effectuer quelques
tapotements sur son entêtement,
c’est tout. »
« Même si (nom) ne fait pas les
choses comme je les espérais, je
m’accepte et je l’aime (nom) pour ce
qu’il/elle est et non pour la manière
dont je me sens à côté de lui/elle. »

7. Lorsque vous vous tapotez mutuellement, vous


pouvez utiliser une phrase de préparation
commençant par « Même si », mais vous pouvez
également tapoter juste autour des points restants en
utilisant les mots qui vous conviennent. Commencez
par quelque chose de banal au début.
Par exemple, l’un de vous peut tapoter sur l’autre du
coin de l’œil jusqu’au point sous le bras, en disant des
phrases telles que :

« Je t’aime mais des fois je te


déteste. »
« Tu me déprimes lorsque tu
(problème). »
« Je n’aime pas que tu (problème). »
« Je te reproche de (problème). »
« Tu pourrais parler encore plus
fort. »

8. Terminez la séance en positif par un tapotement


mutuel et simultané :

« Tu es toujours mon ami. »


« Nous voulons résoudre ce
(problème). »
« Nous avons tous nos défauts. »
« Nous nous respectons. »
« Nous nous aimons toujours. »

Vous pouvez utiliser le « tapotement à proximité » (voir le


chapitre 16) pour aider votre partenaire. Rappelez-vous que
vous ne pouvez pas changer son comportement, mais
seulement votre réaction à son comportement. Vous ne
pouvez pas non plus utiliser le tapotement à proximité sur
une personne pour qu’elle tombe amoureuse de vous ou
qu’elle fasse tout ce que vous lui demandez !

Si vous persistez à vouloir changer votre partenaire, vous


devrez tôt ou tard affronter la dure réalité de votre incapacité
à accepter vos propres réactions face à son comportement.
Comprendre les règles non dites
Si vous ne connaissez pas les règles non dites de votre
partenaire, vous allez au devant des incompréhensions et des
problèmes, surtout pendant les premières années de relation.
Vous portez souvent ces règles depuis votre enfance, et elles
commencent généralement par « je dois… » ou « je
devrais… », ou « il faut… ». Le chapitre 7 donne plus
d’exemples à ce sujet. Ces règles sont comme ces croyances
limitantes auxquelles je me réfère dans le chapitre 15. Vous
êtes sûrement déjà tombé sur ces règles, avec des croyances
telles que « Tous les hommes sont des crétins » et « Les
femmes ne sont bonnes que pour une seule chose ». Si vous
croyez à de tels clichés, vous devez utiliser rapidement l’EFT
sur ces croyances !

Quelquefois, même des provocations mineures peuvent


entraîner des disputes, vous pouvez alors appliquer l’EFT sur
:

« Même si ma règle consiste à contrôler la


télécommande de la télévision, j’accepte que (nom)
ait également le contrôle. »
« Même si ma règle consiste à avoir le dernier mot,
j’accepte que ce n’est pas toujours possible ou
nécessaire. »
Émotions contradictoires : est-ce de l’amour ou de
la haine ?
L’une des pires émotions dans les relations de couple est
d’être déchiré entre l’amour et la haine, la peur et le désir,
ainsi que d’autres combinaisons de sentiments que vous
pouvez imaginer.

Vous pouvez utiliser l’EFT pour résoudre le conflit entre les


parties de vous qui vous tirent dans des directions opposées,
en utilisant des conjonctions telles que « mais » ou « et » :

« Je réalise que je dois mettre un terme à cette


relation, mais je ne peux pas supporter l’idée d’être
seul(e). »
« Je sais qu’être avec elle/lui me détruit et je ne peux
pas vivre sans elle/lui. »
« J’aime (son nom) et je la/le déteste pour ce
qu’elle/il a fait, mais j’accepte ces sentiments en moi-
même. »

Que vos sentiments envers l’autre personne soient de la


haine, de la colère ou de l’amour, vous êtes
émotionnellement lié à ces sentiments par vos émotions
négatives. Si vous ne brisez pas ce lien, vous ne pouvez ni
grandir ni avancer sur le plan émotionnel.
La rupture, une épreuve difficile
Au bout du compte, vous ne pouvez qu’accepter le fait que
votre rupture est irrémédiable. Savez-vous que les
psychologues soutiennent qu’une rupture amoureuse est
semblable à un deuil ? Dans les deux cas, vous perdez un être
cher, et vous n’êtes pas psychologiquement tout à fait prêt à
le laisser partir.

En utilisant des techniques EFT similaires à celles utilisées


pour un deuil (consultez « Faire face à la douleur du deuil »
plus loin dans ce chapitre), vous pouvez surmonter une
rupture amoureuse. Il suffit d’utiliser les phases proposées
dans ce chapitre en les adaptant à vos émotions.

Oubliant tout ce qui a mené votre couple à la rupture, vous


vous demandez si cette séparation est nécessaire, vous
ressentez une incertitude récurrente et pénible à l’idée de
cette séparation, vous ne parvenez pas à réaliser. Voici des
propositions pour vous aider à traverser cette période.

En utilisant la routine décrite dans le chapitre 3, utilisez


l’EFT sur les éléments suivants :

Sentiments de colère, de tristesse, d’apitoiement, de


solitude et de peine.
Peurs de rejet, d’échec, de voir l’être cher avec une
autre personne.
Douleur physique telle qu’un mal de tête, contraction
au niveau de la poitrine, vide intérieur.
Croyance que vous ne pourrez jamais surmonter le
départ de votre partenaire, que vous finirez seul…
Incapacité à réaliser que la relation amoureuse est
terminée.

Utilisez le nom de votre partenaire et exagérez les sentiments


ou les mots si nécessaire, pour faire émerger cette charge
émotionnelle lorsque vous appliquez l’EFT. N’utilisez
aucune forme de politesse et ne montrez aucune hésitation :
vous devez être honnête avec vos émotions. N’hésitez pas à
être cru, voire grossier au cours de vos séances d’EFT.

Sans émotion, il n’y aurait pas eu de relation.


Garder la flamme
Vous rencontrez votre ancien(ne) petit(e) ami(e) qui
vous a plaqué(e), et vous ressentez cette même
douleur à l’intérieur de vous. Ce sentiment de
douleur devrait-il signifier que votre amour était
spécial ? En bien, pas vraiment.

Selon une nouvelle recherche scientifique, il s’agit de


tout autre chose. La douleur que vous éprouvez lors
d’une séparation amoureuse est gravée dans la partie
émotionnelle de votre cerveau, et vous réagissez
chaque fois que vous avez peur que votre être
personnel soit attaqué.

En fait, les sentiments que vous éprouvez lorsque


vous rencontrez par hasard votre ancien compagnon
sont des réactions physiques qui vous protègent du
danger. Ces sentiments confus peuvent durer pendant
un bon moment et vous font croire que votre relation
avait quelque chose de très spécial, alors qu’en fait,
c’est un avertissement pour ne pas refaire la même
erreur.
Faire face à la douleur du deuil
La douleur du deuil est une émotion naturelle qui vous
affecte lorsqu’un être cher meurt, même si vous vous
attendiez à sa mort. Perdre un être cher peut être
complètement foudroyant et peut pousser les proches du
défunt à se demander comment ils pourront vivre sans lui. La
durée du processus de deuil est variable et cette période doit
vous amener à accepter la perte de l’être cher. Mais comme
l’EFT n’a aucune échelle de temps, il n’y a aucune raison
pour que vous ne l’utilisiez pas immédiatement.

Lors du traitement d’un cas de deuil, la partie la plus difficile


pour un praticien EFT est de savoir par où commencer.
D’abord, chacun gère son deuil à sa propre manière, et la
réaction de chacun dépend de ses croyances culturelles et
religieuses, tout comme sa conception de la mort.

Vous pouvez également utiliser l’EFT pour vous préparer (ou


pour préparer une autre personne) à la mort.

Beaucoup de gens pensent que s’ils utilisent l’EFT pour gérer


un deuil afin de s’épargner de longues souffrances, ils nient
une émotion humaine normale et se sentent en quelque sorte
« déloyaux » envers le défunt. Je m’obstine à répéter que ce
n’est pas vrai. Vous ne pouvez pas éliminer une émotion
humaine normale avec l’EFT, tout comme l’élimination de
votre peur des hauteurs ne vous pousse pas à sauter d’un
grand immeuble. Oui, la douleur éprouvée lors d’un deuil est
une émotion bien normale, et l’EFT l’oriente uniquement
pour qu’au moins vous ressentiez du réconfort, et chacun a
besoin d’être réconforté de temps en temps. L’EFT peut vous
aider à accepter le deuil. D’ailleurs, dans le chapitre 5, vous
trouverez des techniques très douces qui vous aident dans le
processus de guérison.

Étant donné qu’il y a beaucoup d’émotions et de situations


qui entourent le deuil, je ne cite dans les lignes suivantes que
quelques manières d’utiliser l’EFT au cours des étapes
généralement traversées :

Refus :
« Je ne peux pas croire que cela se produise (ou se soit
produit), mais je m’accepte. »
« Même si je ne veux pas accepter le diagnostic, je peux
l’accepter et me battre. »
Colère :
« Même si je suis en colère contre toi pour m’avoir
abandonné(e), je m’accepte avec ces sentiments et je
choisis plutôt de ressentir la paix. »
« Je m’accepte même si je suis en colère contre les
médecins/Dieu/le monde… »
Dépression :
« Même si je suis triste en pensant à toi, je souhaite la
paix pour nous deux. »
« Je m’accepte complètement en tant qu’humain, même si
je trouve difficile le fait de voir le futur sans toi. »
Acceptation :
« Même si je trouve difficile d’accepter le fait que tu sois
parti(e), j’accepte le fait que la vie continue. »
« Je trouve difficile d’accepter le fait que tu ne vas plus
franchir cette porte, mais je choisis d’accepter et je peux
m’accrocher aux bons souvenirs. »

Utilisez l’EFT au moment des « occasions » émotionnelles


pouvant raviver votre peine, telles que les anniversaires, les
naissances et les fêtes (Noël…).

Certaines personnes éprouvent une absence totale de chagrin


apparent. Elles semblent ne pas éprouver les réactions de
deuil « normales », ou présentent un symptôme de deuil
différé, deuil compliqué ou deuil chronique. Tous ces
facteurs compliquent et entravent le processus de guérison.
Si vous ne traitez pas un deuil non résolu, il peut en résulter
de la dépression et un trouble de stress post-traumatique
(voir le chapitre 11). Vous trouverez des techniques flexibles
qui permettent de résoudre ce problème dans le chapitre 5.
Guérison sexuelle
Les sexothérapeutes classent les problèmes d’ordre sexuel en
trois catégories : « problème d’érection », « problème de
pénétration » et « problème de désir sexuel ».

Sauf cause médicale (et vous devez vérifier cette cause en


premier lieu), la plupart des problèmes sexuels sont
généralement liés à des problèmes émotionnels non résolus.
Résolvez-les et vous verrez si vos difficultés sexuelles
persistent !

L’idée de la performance sexuelle stresse certaines personnes


énervées au lieu de les relaxer. Même le mot « performance »
peut les inhiber. Cela dit, si c’était aussi facile que de se
détendre, vous n’auriez pas lu cette partie du livre, n’est-ce
pas ? Comme précisé précédemment dans ce livre, vous
pouvez, dans le phrase de préparation, insérer les mots de
votre choix et selon les circonstances.

Avant de traiter tout problème sexuel avec l’EFT, consultez


d’abord votre médecin pour vérifier qu’aucune raison
médicale n’est à l’origine du problème.

Vous pouvez généralement traiter les problèmes suivants


avec l’EFT :

Éjaculation précoce : Essayez de vous rappeler quand


cela s’est produit pour la première fois. Comme vous
revivez ce souvenir, utilisez l’EFT sur vos pensées et
souvenirs à ce moment. Par exemple, vous pouvez dire :
« Même si je suis sous pression pour passer à l’acte, je
choisis de me détendre. Je choisis de me retenir. Rien ne
presse ».
Incapacité à avoir une érection : Un régime sain et
des exercices physiques vous aident à résoudre ce
problème. Sinon, vous devez chercher les causes
psychologiques du trouble de l’érection (impuissance).
Elles peuvent être liées au stress, à l’anxiété, à la
dépression, ou à des problèmes de couple. Vous pouvez
utiliser des phrases telles que : « Même si je ne me sens
pas comme un homme, je m’accepte tel que je suis », «
Même si je ne peux pas avoir d’érection et je ressens un
échec, j’accepte qu’il y ait des raisons à cela et je me
pardonne », ou « Même si je ne peux pas avoir
d’érection, je m’accepte avec ce problème et cette peur
et je me pardonne ».
Difficulté à avoir un orgasme : Concentrez-vous sur
vos croyances concernant le fait de ne pas être à la
hauteur, la peur de l’échec, le besoin de perfection… et
utilisez l’EFT sur la cause principale. Vous pouvez
utiliser des phrases telles que « J’accepte que si je passe
mon temps à attendre que l’orgasme arrive, il ne viendra
jamais, et je choisis de me détendre et de voir le résultat
».
Relation sexuelle douloureuse : Si aucune raison
physique n’explique la douleur, vous devez vous
concentrer sur les problèmes émotionnels. Les raisons
les plus communes incluent l’abus sexuel, l’éducation
reçue et les croyances, ainsi que la peur. Trouvez les
raisons et traitez-les avec l’EFT, en utilisant des phrases
telles que « Même si on m’a dit que le sexe est sale, je
m’accepte totalement et complètement - ce n’est pas de
ma faute » ou « Même si j’ai peur du sexe, j’accepte de
m’autoriser à faire l’amour avec la personne que j’aime
».
Quand vous n’êtes tout simplement pas intéressé
Pour de nombreuses raisons, des couples traversent une phase
où le sexe passe au deuxième plan dans une relation. Si cette
situation devient un problème pour vous, prenez le temps de
voir ce qui s’est passé lorsque vous avez commencé à perdre
de l’intérêt pour le sexe. Est-ce que vous nourrissez un
ressentiment envers votre partenaire ? Êtes-vous jaloux ou
blessé ? Venez-vous d’accoucher ou avez-vous découvert que
vous êtes enceinte, ce qui provoque en vous une peur du sexe
? N’êtes-vous pas content de votre corps ? Dans votre
enfance, le sexe était-il considéré comme « sale » ?

Quelles que soient les raisons, vous devez les traiter une à
une avec l’EFT. Les précédentes sections de ce chapitre et
certaines parties de ce livre peuvent vous aider selon le
problème.

Dans le film Annie Hall (Woody Allen, 1977), il y a une


scène dans laquelle Woody Allen et sa femme Diane Keaton
sont chacun en train de consulter leurs thérapeutes
personnels. Chacun des thérapeutes pose la même question :
« Combien de fois faites-vous l’amour ? ». Woody Allen
répond : « Presque jamais. Seulement trois fois par semaine
». Sa femme répond de son côté : « Oh, tout le temps. Trois
fois par semaine ». Leurs réponses démontrent l’importance
de comprendre ce que vous trouvez normal et ce que vous
attendez dans une relation conjugale.

Pour améliorer votre désir sexuel, vous devez utiliser l’EFT


de manière très créative. Vous pouvez procéder de la manière
suivante :
1. Avant de commencer, mesurez vos niveaux de désir
sur une échelle de zéro à 10.
Dans cet exemple, 10 signifie que vous ne voulez
vraiment, vraiment pas faire l’amour ce soir. Vous voulez
que ce sentiment descende à 0.
2. Répétez l’une des phrases de préparation suivantes
trois fois tout en frottant le point douloureux ou le
point Karaté, comme je l’ai décrit dans les chapitres 3
et 4 :

« Même si je n’ai aucune envie de


faire l’amour depuis que nous avons
eu un enfant, je me permets
d’accepter mon corps en tant que
femme/ qu’homme. »
« Même si je n’ai aucune envie de
sexe, il suffit que je me détende et de
laisser passer ce sentiment. »
« Je m’accepte, même si mon désir
sexuel est tout le temps en baisse. »
« Même si je n’ai aucun intérêt pour
le sexe, et même aucune sensation ne
monte en moi, je m’accepte et je suis
déterminé(e) à résoudre ce qui ne va
pas car je suis en train de rater
quelque chose. »
« Même si je n’arrive pas à trouver
quel est mon problème avec le sexe,
c’est peut-être parce que je ne me suis
pas permis de me détendre et d’y
prendre plaisir. »
« Même si je me retiens par peur de
me laisser aller, je me débarrasse de
cette peur et laisse libre cours à mes
désirs. »
« Même si penser au sexe ne me dit
rien, il suffit d’y penser comme une
manière naturelle d’exprimer mon
amour pour mon/ma partenaire. »

3. Lorsque vous tapotez sur les points méridiens restants


du sourcil jusqu’au point sous le bras, dites tout ce que
vous ressentez, laissez-vous aller, dites tout ce qui vous
passe par la tête.
Voici quelques exemples :

« Je ne suis pas intéressé(e). »


« Je n’ai pas le moindre désir »
« Je ne me sens pas comme une
femme/un homme. »
« Pourquoi devrait-elle/il être
attiré(e) par moi ? »
« Je n’aime pas mon corps. »
« Le sexe n’est qu’un devoir envers
ma femme/mon mari. »
« Je ne suis pas prêt(e). »
« Le sexe est une responsabilité. »
« On n’est pas supposé y trouver du
plaisir. »
« Tout ce qui compte c’est de la/le
rendre heureuse/heureux. »
« Il n’y a rien de passionnant. »
« Je n’ai pas d’hormones sexuelles. »

4. Lorsque le désir commence à monter et le niveau de


l’échelle SUDS (voir le chapitre 3) est à 3 ou 4,
introduisez quelques phrases interrogatives similaires
à celles que vous utilisez lorsque vous tapotez sur les
points méridiens du sourcil jusqu’au point sous le bras
:

« Et si je choisissais de me détendre
et d’accepter que mon/ma partenaire
fasse l’amour avec moi ? »
« Et si j’accepte de le faire ? »
« Et si je me permettais de me donner
du plaisir ? »
« Et si je voulais donner et recevoir
du plaisir ? »
« Et si faire l’amour était une chose
naturelle qui peut me procurer du
plaisir ? »
« Et si je décidais de donner libre
cours à mes désirs sexuels ? »
« Et si ces sentiments étaient en moi,
et que j’ai seulement besoin de les
libérer ? »
« Et si je ressentais le feu en moi ? »
« Et si j’arrêtais de me priver d’un
plaisir dont tant d’autres profitent ? »
« Et si mon corps était prêt pour
l’amour ? »
« Et si mon corps était fait pour aimer
? »
« Et si je pouvais choisir de me
libérer ? »
« Et si je ressentais quelque chose de
passionnant que je n’ai pas ressenti
depuis longtemps ? »

Incluez également les pensées et sentiments osés qui


émergent, mais que je ne pourrais pas citer dans ce livre.
Je compte sur votre imagination là-dessus…
5. Lorsque vous avez fini d’utiliser l’EFT, essayez de
vous visualiser en train de faire l’amour dans le futur,
pour voir s’il reste encore des problèmes. Si c’est le
cas, appliquez les tapotements.
Travailler avec ou sans praticien
Si vous travaillez avec un thérapeute ou un praticien, vous
devez être à l’aise avec cette personne. D’abord, votre
thérapeute a besoin de certains détails vous concernant. Cela
lui permet de discuter du problème avec vous et de vous
aider à identifier si la raison est d’ordre physique,
psychologique ou les deux à la fois.

Si vous avez une relation amoureuse, votre thérapeute a


également besoin de savoir s’il y a des problèmes qui
provoquent des anxiétés ou des tensions. Il pourrait vous
donner (et aussi à votre partenaire) quelques exercices à faire
chez vous. Rappelez-vous que les praticiens EFT ne sont pas
des thérapeutes sexuels expérimentés, mais ils ont des
compétences permettant de trouver les causes principales
d’un problème, et de les traiter efficacement

Un bon praticien ne vous oblige pas à vous rappeler ou à


revivre les souvenirs douloureux. Il utilise seulement vos
souvenirs et s’en approche avec délicatesse, de manière à
vous éviter toute souffrance inutile. Vous trouverez diverses
techniques à utiliser dans le chapitre 5.

Si vous savez comment utiliser l’EFT sur vous-même (vous


pouvez vous familiariser avec les chapitres 3 et 4), vous
pouvez l’utiliser chez vous. Cela vous évite d’avoir à
déballer tous vos problèmes à un inconnu, tout thérapeute
qu’il soit. Ainsi, vous n’aurez pas à éprouver la honte, la
culpabilité ou la peur associées à votre problème.
Chapitre 9

Vaincre les peurs, les phobies et


l’anxiété

Dans ce chapitre :
Reconnaître les éléments déclencheurs
Observer les réactions de votre corps
Contrôler votre anxiété avec l’EFT

Il est quelquefois bon d’avoir peur. La peur nous protège de


la menace et l’anxiété nous pousse à relever des défis dans la
vie. Si la peur peut nous détruire, elle peut aussi nous
protéger.

Dans ce chapitre, je vais décrire de nombreux types


communs de peur et d’anxiété. Je vais également vous
montrer comment vous pouvez traiter l’excès de ces
émotions à l’aide de l’EFT.
Comprendre vos réactions de peur
Il fait nuit. Vous lisez tranquillement chez vous, détendu,
quand, soudain, une fenêtre s’ouvre en grand, faisant voler
les rideaux. De peur, vous sursautez et imaginez
immédiatement quelque chose d’épouvantable : peut-être un
inconnu essaie-t-il d’entrer chez vous par effraction… Votre
cœur s’est bien sûr mis à battre très fort et votre cerveau
déclenche une réaction vous préparant à fuir ou à combattre.
Vous réalisez ensuite que c’est seulement le vent qui a ouvert
la fenêtre.

Pendant un instant, vous avez ressenti une menace, réelle ou


imaginaire, pour votre sécurité. Il s’agit d’une peur naturelle
et normale.

Comme vous l’avez vu dans ce scénario, la peur dépend


beaucoup de votre mental et de vos croyances. Mais si vos
croyances sont non fondées ou exagérées, il s’agit alors d’un
type anormal de peur. Avoir peur de mourir d’une maladie
grave alors que vous êtes en bonne santé, ou avoir peur de se
lever en pleine nuit parce qu’il fait noir sont des exemples de
peurs anormales ; ce sont des peurs invraisemblables et sans
rapport avec la réalité. La peur excessive peut affecter vos
états physique, émotionnel et psychologique. C’est une peur
illogique qui ne fait que vous empêcher d’avancer et de vous
épanouir dans la vie.

Les superstitions sont basées sur le fait qu’un événement,


généralement mauvais, se passera suite à une action
particulière que vous avez effectuée. Passer sous une échelle
ou casser un miroir porterait malheur selon les croyances
couramment véhiculées dans notre pays. En parlant de
superstitions, vous savez que des millions de personnes dans
le monde ont peur du vendredi 13. Bien que l’origine de cette
croyance soit sujette à diverses interprétations, certaines
personnes évitent de se marier, de changer de lit et de manger
en dehors de chez eux un vendredi 13. Pourtant, d’autres
pensent que c’est un jour de chance. La Française des Jeux
propose même ce jour-là une cagnotte exceptionnelle pour le
Loto. En Chine, le 13 ne fait l’objet d’aucune attention, en
revanche, le chiffre 4 est considéré comme porte-malheur.
Dans les rues, ou dans les hôtels, ce numéro est souvent
absent sur les portes… Pendant notre enfance, nous avons
entendu beaucoup de superstitions qui sont complètement
irrationnelles, et parfois nous continuons à les faire vivre,
juste « au cas où… ». Quelles sont vos superstitions et y
croyez-vous encore ? Pouvez-vous les comparer, d’une
quelconque manière, aux autres peurs que vous avez ?
Ce dont les gens ont le plus
peur
Selon une étude TNS Sofres-Logica1 réalisée pour
Psychologies Magazine les 8 et 9 juin 2009 auprès
d’un échantillon national représentatif de la
population française (de 1 000 personnes, interrogées
en face à face) les principales peurs des Français sont
:

%
Rang
citations

Que vos enfants


ne soient pas 45 1
heureux

La maladie 39 2

La dégradation
de 38 3
l’environnement

Le chômage 38 3

Le manque
34 5
d’argent
Les actes de
violence, 31 6
l’insécurité

La détérioration
de vos
19 7
conditions de
travail

La vieillesse 19 7

La solitude 7 9

Le divorce, la
3 1 0
séparation

Ne confondez pas la peur et la phobie. La peur est une


réaction normale qui survient à l’approche d’un danger, il
s’agit d’un mécanisme de défense naturel. La phobie est une
pathologie dont le symptôme est une peur intense,
systématique et incontrôlable face à un objet reconnu comme
inoffensif.
Bon sang ! Mais c’est bien sûr
!
Béatrice et Carole marchent dans la rue lorsqu’elles
voient un chien qui, en apparence docile, s’approche
d’elles. Béatrice, qui aime les chiens, le caresse avec
plaisir. En revanche, Carole se fige sur-le-champ.
Son cœur bat très vite et ses paumes sont moites. Elle
finit par s’enfuir dans la direction opposée.

Pourquoi Carole a-t-elle eu cette réaction ?


Lorsqu’elle avait environ 3 ans, elle a été mordue par
un chien. Cet événement l’a émotionnellement
marquée, au point qu’elle ne pouvait même pas
regarder une photo de chien. Elle n’a jamais rendu
visite à sa tante, car cette dernière en possédait un.
Comme cela s’est passé il y a très longtemps, Carole
a oublié cet événement et a ancré en elle son aversion
des chiens. En effet, dans son esprit, elle en a
toujours eu peur.

Carole n’a pas conscience du fait suivant : son


cerveau a conservé le souvenir négatif avec ce chien
dans une partie appelée l’amygdale cérébelleuse (rien
avoir avec les amygdales qui se trouvent au fond de
votre gorge). Dans le chapitre 2, j’ai parlé des rôles
distincts de l’amygdale et de l’hippocampe dans la
conservation des souvenirs associés à des événements
émotionnels. Dans le cas de Carole, l’amygdale a
enregistré les images, les sons, les odeurs, les
sentiments, les pensées et les sensations physiques de
cette rencontre douloureuse avec le chien. La vue
d’un chien joue aujourd’hui le rôle d’un déclencheur
et l’amygdale envoie un ordre qui prépare le corps et
l’esprit à réagir comme dans la situation d’origine.
On pourrait dire que l’amygdale retrouve dans sa
base de données l’émotion de la première expérience
ainsi que l’intensité de celle-ci et qu’elle en fait un «
copier/coller » pour savoir quoi faire au présent.
Ainsi le cœur bat plus vite, le débit de sang
augmente, le corps fabrique de l’adrénaline, les
vaisseaux des organes se contractent afin de pulser le
sang dans les bras et les jambes pour préparer le
corps à fuir ou à se battre.

En traitant votre peur excessive avec l’EFT, vous ne perdez


pas votre bon sens et vous ne vous mettrez pas en danger.
Vous pouvez par exemple éliminer le vertige, ce qui ne veut
pas dire (et heureusement !) que vous serez ensuite tenté de
sauter d’un pont très haut !
Peur d’enfance
Les psychologues disent que les seules peurs des
nouveau-nés sont celles des hauteurs et des bruits
forts. Les autres peurs se développent ensuite tout au
long de notre vie.

Selon différentes études réalisées sur les enfants, 90


% des enfants entre 2 et 14 ans ont au moins une peur
spécifique. Beaucoup d’enfants partagent les peurs
suivantes, qui sont d’ailleurs considérées comme
normales :
0-2 ans : les bruits forts, les étrangers, les
séparations d’avec leurs parents et les objets de
grande taille.
3-6 ans : les choses imaginaires telles que les
fantômes et les monstres, l’obscurité, dormir seul et
les bruits étranges.
7-16 ans : des peurs plus réelles telles que la
blessure, la maladie, l’échec scolaire, la mort et les
catastrophes naturelles.
Dans le cas de certains enfants, la peur peut se
transformer en colère lorsqu’ils sont trop
embarrassés pour exprimer leurs émotions. C’est le
cas lorsqu’ils sont humiliés ou ridiculisés.
Lorsque la peur se transforme en trouble d’anxiété
Bien que la peur et l’anxiété n’aient rien à voir, d’un point de
vue scientifique, il arrive fréquemment qu’on les confonde.
Voyons comment les différencier. Un trouble d’anxiété se
produit lorsque votre réaction par rapport à une situation
donnée est hors de propos. C’est comme si votre peur était
incontrôlable et vous vous sentez alors impuissant et effrayé.

Si votre anxiété vous affecte des manières suivantes,


consultez un professionnel :

Vos symptômes persistent longtemps après


l’événement.
Vous êtes incapable de travailler.
Vous coupez toute relation avec vos amis ou votre
famille.
Vous évitez certaines situations ou cessez de pratiquer
certaines activités à cause de vos craintes.
Votre hygiène personnelle ou le fait de vous nourrir
devient un effort pour vous.
Des symptômes apparaissent sans prévenir et sans
raison apparente.
Vous sentez que vous ne pouvez pas contrôler ou
traiter vos symptômes d’anxiété.

Les symptômes communs d’un trouble anxiété incluent les


aspects suivants :

difficultés respiratoires,
palpitations ou rythme cardiaque qui s’emballe,
douleur ou inconfort au niveau de la poitrine,
tremblement,
sensation d’étouffement,
transpiration excessive,
nausées ou maux d’estomac,
sensation d’instabilité, de vertige, d’étourdissement ou
de faiblesse,
sentiment d’irréalité ou d’être détaché de soi-même,
peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou,
peur de mourir,
sensation d’engourdissement ou de picotement,
bouffées de chaleur ou de froid à travers votre corps,
peur de s’évanouir.
Explorer les différents types de trouble d’anxiété
Un trouble d’anxiété est une maladie mentale grave qui
implique des peurs, attaques de panique, troubles
obsessionnels compulsifs (TOC), anxiétés généralisées,
phobies telles que celle de l’avion, l’agoraphobie et plusieurs
autres phobies et peurs. Si vous souffrez de l’un de ces
troubles, vous savez sûrement à quel point ces situations sont
démoralisantes, voire invalidantes.

Les personnes qui suivent des thérapies de manière régulière


et soutenue connaissent une guérison rapide et peu de
rechutes.

Une perturbation du système énergétique étant à l’origine de


toutes les anxiétés, vous pouvez appliquer la technique EFT
de base à toutes ces anxiétés. Ce chapitre traite
particulièrement des compétences et de l’approche
nécessaires pour appliquer l’EFT à chacun de ces troubles
d’anxiété. En vous familiarisant avec les différents
symptômes associés à chaque trouble d’anxiété, vous pourrez
facilement formuler les phrases de préparation (voir le
chapitre 3) et trouver le cœur du problème (voir le chapitre
4).

Ce chapitre n’aborde pas les problèmes de traumatisme et


d’abus. Le chapitre 11 permet d’en savoir plus sur la
question.
Les sections qui suivent traitent des troubles d’anxiété les
plus communs. Certains contiennent des phrases types
d’EFT, d’autres peuvent être traités en utilisant la partie
intitulée « Gérer votre anxiété avec l’EFT ».
Trouble d’anxiété généralisée
Contrairement aux peurs et phobies spécifiques, le trouble
d’anxiété généralisée (TAG) est caractérisé par un ennui et
un sentiment de pessimisme exagérés concernant les activités
quotidiennes et communes. Les symptômes physiques
apparaissent et disparaissent, mais votre esprit est souvent en
état constant d’anxiété, aggravé par le fait d’être anxieux à
cause de votre anxiété elle-même.

Si vous avez un TAG, il se peut que vous souffriez également


des symptômes suivants :

sentiment de nervosité, de tension, ou d’angoisse,


difficulté à se concentrer et esprit « vide »,
difficulté à trouver le sommeil et état
d’engourdissement suite à la fatigue,
concentration permanente sur le pire résultat.

Voici les facteurs pouvant contribuer au TAG :

facteurs environnementaux (abus, mort d’un proche),


facteurs génétiques (hérédité familiale),
sécrétions chimiques du cerveau (réaction déclenchée
par un événement même lorsque le « déclencheur » est
éteint).

Une étude effectuée en Amérique latine a montré que l’EFT


est tout aussi efficace que d’autres thérapies
conventionnelles pour traiter les TAG. Mais elle a également
montré que l’EFT requiert moins de séances pour le même
résultat et les effets durent plus longtemps, par rapport à un
groupe de patients ayant suivi une thérapie conventionnelle.
Peurs et phobies
Une phobie est une peur excessive ou irraisonnée d’un objet
ou d’une situation spécifique que la plupart des gens
considèrent comme sans danger véritable, voire
inoffensif(ve). En fait, si vous avez une phobie, vous réalisez
que votre peur n’est pas raisonnable, mais vous ne pouvez
pas la contrôler. Les phobies simples concernent une chose
particulière telle que les araignées ou les souris, et sont
généralement accompagnées d’anxiété modérée à forte. Les
phobies complexes se présentent sous plusieurs aspects,
telles que la claustrophobie. Voici certaines des phobies les
plus communes :

Arachnophobie : peur des araignées,


Phobie sociale : peur d’être mal jugé en société,
Aérophobie : peur de prendre l’avion,
Ophidiophobie : peur des serpents,
Agoraphobie : peur des grands espaces ouverts,
Claustrophobie : peur des endroits étroits,
Acrophobie : peur des hauteurs.

Les symptômes suivants sont souvent associés aux phobies :

Vous souffrez d’une peur intense et irraisonnée


déclenchée par la présence ou l’anticipation d’un objet
ou d’une situation spécifique.
L’exposition à la situation ou à la chose qui fait peur
provoque des sentiments immédiats d’anxiété ou de
panique.
Vous reconnaissez que votre peur est excessive.
Vous évitez tout ce qui fait peur, ou vous l’endurez
avec une intense anxiété.
La fuite par rapport à l’objet ou la situation dont vous
avez peur interfère considérablement avec vos habitudes
de vie normale ou provoque une détresse importante.

Les personnes victimes de phobie font tout pour éviter leur


stimulus phobique. Si vous avez une phobie, le fait d’éviter
la situation dont vous avez peur peut avoir un impact grave
sur votre vie et devenir une source de stress et d’anxiété
intense.

De nombreux psychologues de culture freudienne considèrent


qu’une phobie a une bonne raison d’être et que si on la
supprime de but en blanc, elle réapparaîtra sous une autre
forme. C’est ce qu’on appelle un déplacement de symptôme.
L’EFT nous offre un moyen simple d’y remédier. Lorsque je
travaille sur une phobie avec l’un de mes patients, je
commence toujours avec une phrase de ce type :

« Même si j’ai probablement une bonne raison


d’avoir cette phobie, je m’aime et je m’accepte
complètement tel(le) que je suis. »
« Même si j’ignore d’où me vient cette phobie et que
peut-être elle me protège, je m’accepte tel(le) que je
suis et je peux choisir une autre façon de me protéger.
»
Phobie sociale
J’ai inclus la phobie sociale dans ce chapitre car c’est un type
de phobie très commun et, si vous êtes praticien, vous
pourriez être amené à aider une personne présentant ce cas.

L a phobie sociale est caractérisée par la peur et l’anxiété


provoquées par les critiques des gens à votre encontre. Même
si beaucoup de gens ne se sentent pas à l’aise lorsqu’ils se
trouvent dans une salle pleine - par exemple, une fête avec
des personnes inconnues - une personne atteinte d’une phobie
sociale n’est pas l’aise physiquement rien que d’y penser.
Bien que dans la société actuelle, les gens semblent être plus
confiants et ouverts, la simple pensée d’être le centre
d’attention, de s’engager dans des interactions sociales ou de
manger en public peut provoquer des sentiments intenses
d’anxiété chez certaines personnes.

Les émotions associées sont généralement la honte,


l’humiliation et l’embarras par rapport à vos actions ou
comportements. Les symptômes peuvent inclure le
rougissement, le balbutiement, des tressautements
musculaires, voire une attaque de panique. Il arrive que pour
faire face à ces symptômes, les victimes se résignent à
prendre des quantités considérables d’alcool, de
médicaments ou de drogues illicites. Les chapitres 7, 11 et 15
contiennent aussi des conseils qui vous permettent de
surmonter ce type de phobie qui résulte de vos croyances sur
vous-même.

L’EFT ne vous transformera pas en la personne la plus


célèbre ou la plus divertissante de la planète, mais elle
traitera les peurs et anxiétés qui accompagnent vos pensées
négatives, et vous permettra de vous sentir définitivement
plus à l’aise dans votre vie.

Essayez de vous rappeler la première fois où vous avez


ressenti de l’humiliation devant des personnes, ou bien la
première fois où vous avez pris conscience de votre peur ;
cela vous aidera certainement. En effet, vous pouvez utiliser
l’EFT sur ce premier souvenir. Recherchez également les
croyances sur vous-même et leurs origines. Les questions que
vous vous posez peuvent être :

Quand avez-vous noté votre peur pour la première fois


?
Quel est le tout premier souvenir (peu importe quand)
que vous avez et qui pourrait avoir causé ce sentiment en
vous ?
À quel moment commencez-vous à vous sentir anxieux
?
Qu’est-ce qui, en société, par exemple, peut vous
rendre anxieux ? Si la phobie concerne le fait de manger
en public, que ressentez-vous si vous mangez à la maison
ou à la cantine par exemple ?

Les réponses peuvent varier allant des sentiments


d’infériorité à la peur d’être mal vêtu, en passant par la honte
d’être trop grand ou trop petit, de ne pas trouver un sujet de
conversation, ou encore de penser que personne ne vous
aime.
Quelle que soit la raison, utilisez l’EFT sur la première
émotion ou le premier souvenir associé à la peur.

Le chapitre 5 propose des techniques qui peuvent également


être utiles lorsque vous préférez effectuer un changement
progressif. Par exemple, utilisez l’EFT sur les pensées
négatives qui apparaissent, lorsque vous visualisez un
événement d’ordre social. Lors de la séance suivante, vous
vous imaginerez en train de rentrer dans une pièce et que
quelqu’un s’approche de vous pour vous parler. Et ainsi de
suite jusqu’à ce que toutes les anxiétés soient réduites à un
niveau acceptable.
Attaques de panique
Si vous éprouvez beaucoup d’anxiété, vous êtes peut-être en
proie à des attaques de panique. Celles-ci sont caractérisées
par des sentiments brusques de terreur, généralement
accompagnés de palpitations, d’une transpiration excessive et
de vertiges. On observe aussi d’autres sensations telles
qu’une douleur au niveau de la poitrine ou l’impression
d’étouffer, provoquant ainsi un sentiment de perte de
contrôle, voire de mort. Ces symptômes peuvent durer dix
minutes ou plus. Aucune explication logique ne peut être
attribuée à leur origine.

Si une attaque de panique se produit dans un ascenseur, un


avion ou une autoroute, cela peut se transformer en une peur
d’être dans ces endroits, et il vous semble que le monde se
rétrécit autour de vous.

Le plus effrayant dans l’attaque de panique c’est qu’elle se


produit sans prévenir et peut même survenir durant le
sommeil. C’est la raison pour laquelle je recommande l’EFT
comme premier secours indispensable.

Une intervention rapide permet d’empêcher que l’attaque de


panique ne se transforme en comportement de fuite plus
grave tel que l’agoraphobie. Les attaques de panique peuvent
également engendrer d’autres problèmes sérieux tels que la
dépression ou la dépendance à des substances addictives
(alcool, tabac).
Une de mes patientes, Anne, a eu sa première attaque de
panique alors qu’elle fêtait son anniversaire. À peine arrivée
au restaurant dans lequel elle devait retrouver ses amis, elle
dut sortir précipitamment à l’extérieur. Accompagnée d’une
amie qui pensait qu’elle allait s’évanouir, elle s’assit sur le
sol, le souffle coupé, ne pouvant plus respirer et pensant
qu’elle était sur le point de mourir. Elle était absolument
terrifiée et demandait même à son amie de dire à ses enfants
combien elle les aimait lorsqu’elle serait décédée. Une
ambulance arriva et des médecins effectuèrent des examens
sans déceler le moindre problème. Le personnel de l’hôpital
ne lui a même pas mentionné le mot « attaque de panique »
en la renvoyant chez elle. C’est son médecin traitant qui lui a
dit qu’il s’agissait probablement d’une attaque de panique.
Le fait de ne pas avoir identifié la cause de cette crise de
panique fit empirer son état d’anxiété au cours des semaines
qui suivirent, jusqu’à ce qu’elle devienne incapable de
conduire sur l’autoroute. Son monde commençait à rétrécir
progressivement. Elle entama alors une thérapie cognitive,
suivie d’un traitement avec l’EFT. Ainsi, Anne a réussi à
surmonter toutes ses anxiétés.

Malheureusement, la plupart des gens ne consultent pas leur


médecin lorsqu’ils sont en proie à une attaque de panique et,
lorsqu’ils le font, ce sont parfois les médecins qui ne savent
pas expliquer aux patients de quoi il s’agit.

Voici quelques conseils pour utiliser l’EFT sur les attaques


de panique. Faites des recherches par rapport à votre passé ou
votre présent et utilisez l’EFT sur tout événement qui aurait
pu contribuer à cette attaque de panique. Utilisez l’EFT
lorsque vous pensez que vous allez avoir une attaque de
panique, lorsque vous en avez une et juste après en avoir eu
une. J’ai séparé les phrases que vous pourriez utiliser par
rapport à vos croyances, vos symptômes physiques et vos
comportements. Vous pouvez travailler au choix sur l’un de
ces thèmes, ou bien les trois, en fonction de ce qui se
présente et afin de réduire l’intensité de votre peur.

Croyances :
• « Même si j’ai peur d’avoir une attaque de panique, je
choisis de rester calme. »
• « Même si j’ai peur de la peur, je m’accepte tel(le)
que je suis et je me pardonne. »
• « Je choisis de me sentir en sécurité, même si j’ai peur
de perdre le contrôle. »
Symptômes physiques :
• « Même si je me sens tendu(e) car je m’attends à une
attaque de panique, je choisis de me détendre et je
m’accepte tel(le) que je suis. »
• « Même si mon cœur palpite et que j’ai peur de
mourir, je sais que je n’ai rien à craindre et que je suis
en sécurité. »
• « Même si je sens ces picotements dans mes bras, je
suis en sécurité, je suis calme et je contrôle tout. »
• « Même si j’ai l’impression d’étouffer, je choisis de
respirer profondément et régulièrement. »
Comportements :
• « Même si j’ai envie de m’enfuir, je choisis plutôt de
rester calme. »
• « Même si j’ai envie de m’enfuir, je m’accepte, en
sachant que je vais bien. »
Les attaques de panique ont tendance à se produire lorsque
vous vous y attendez le moins - elles ne préviennent pas,
pour ainsi dire. Essayez d’utiliser l’EFT plusieurs fois par
jour avec « Même si je vais avoir une attaque de panique, je
suis prêt(e) à l’affronter avec l’EFT ».

Vous pourriez noter qu’en éliminant les problèmes


émotionnels accompagnant les attaques de panique, les
problèmes physiques sont souvent réduits ou disparaissent
également.

Pour vous rassurer, sachez qu’aucun rapport médical n’a


jamais relaté la mort d’une personne suite à une attaque de
panique.
La peur des aiguilles
L’achmophobie ou phobie des aiguilles est caractérisée par la
peur des aiguilles, des objets pointus, de la douleur et des
seringues. La plupart des enfants ont peur des aiguilles mais
cela disparaît en grandissant.

Si c’est votre cas, votre peur des aiguilles peut être due à :

la peur que des objets restent coincés dans votre corps;


la peur des objets introduits à l’intérieur des vaisseaux
sanguins;
une expérience douloureuse ou traumatique ;
un membre de la famille ayant peur des aiguilles, ou
ayant été menacé avec des aiguilles ;
la peur de la douleur.

La plupart des personnes qui ont une peur des aiguilles


évitent les dentistes, les dons de sang et les interventions
médicales ou chirurgicales mineures. Vous pouvez surmonter
cette peur avec l’EFT.

Gérard avait une peur intense des aiguilles hypodermiques,


au point qu’il pouvait s’évanouir à l’idée d’être piqué.
Malheureusement, il souffrait d’une maladie nécessitant
quatre injections par an. Bien qu’il sache ce qui avait causé
sa peur, il ne pouvait rien faire pour empêcher l’accélération
des battements de son cœur, la moiteur de ses mains, et une
vraie panique le saisissait lorsqu’il pensait aux injections.
À l’âge de 12 ans, alors qu’il jouait avec ses amis, il était
tombé du haut d’un mur et avait atterri sur un chardon qui
longeait une clôture. C’est une ambulance qui l’emmena à
l’hôpital. Il n’était pas gravement blessé, mais un vaccin
antitétanique était nécessaire. L’infirmière qui lui fit
l’injection en intramusculaire dans une fesse n’était pas
vraiment sympathique. Elle lui dit qu’elle avait mieux à faire
que de s’occuper des garçons qui faisaient des bêtises et
enfonça l’aiguille tellement fort que Gérard eut encore plus
mal. Non seulement il subit la douleur, mais également
l’humiliation. La fois suivante où Gérard eut à subir une
injection fut à cause du diabète, des années plus tard, mais sa
peur l’accompagnait toujours. Lorsqu’il vint me voir, il ne
pensait pas que quelqu’un puisse l’aider car sa phobie était
installée depuis de nombreuses années.

J’ai demandé à Gérard de répéter ses peurs dans les phrases


de préparation pendant que je tapotais sur lui :

« Même si la pensée de cette aiguille qui va me


blesser me provoque des palpitations, je me pardonne
et je m’accepte comme je suis. »
« Même si le fait de penser aux aiguilles me fait
trembler, je m’accepte profondément et je me
pardonne. »

Après que ses sensations physiques sont descendues à zéro, je


suis passée à ses sentiments de culpabilité à propos de
l’incident :
« Même si j’ai causé du remue-ménage ce jour-là, je
m’accepte et je me pardonne. »
« Même si j’ai dérangé cette infirmière à cause de ma
bêtise, je m’aime et je m’accepte totalement et je me
pardonne. »

J’ai enfin travaillé sur son humiliation et son embarras :

« Même si je me sens embarrassé à l’idée d’avoir été


emmené à l’hôpital et d’avoir exposé mes fesses à
l’infirmière, je m’accepte profondément et
complètement à l’époque en tant que garçon de 12 ans
et maintenant comme un homme. »

J’ai continué à tapoter sur les sensations physique et


psychologique jusqu’à ce qu’elles descendent à zéro, et il a
dit à ce moment-là qu’il « se sentait ridicule à propos de
toute cette situation ». J’ai demandé à Gérard d’utiliser l’EFT
chaque jour et chaque fois qu’il commencerait à se sentir
anxieux. J’ai eu de ses nouvelles ensuite : il se rendait
désormais à l’hôpital comme à n’importe quel autre rendez-
vous, sans anxiété ni palpitations.

La trypanophobie, médiatisée par Roselyne Bachelot lors de


sa vaccination publique début 2010, est une peur extrême, «
morbide » et irrationnelle des procédures médicales
impliquant les injections et les aiguilles hypodermiques. Il
s’agit d’une phobie dont, très rarement toutefois, les
réactions extrêmes peuvent être fatales. N’essayez pas de
tester le résultat de la séance avec une aiguille réelle en
dehors d’un environnement médical sécurisé.
Araignées, souris et autres petites bébêtes
Lorsque vous appliquez l’EFT sur la peur des araignées,
souris, scarabées, abeilles, oiseaux, etc., vous pouvez soit
obtenir des résultats instantanés, soit vous devrez traiter
d’abord tous les aspects spécifiques de la phobie avant que la
peur toute entière ne disparaisse (voir le chapitre 4 pour en
savoir plus sur les aspects spécifiques).

Par exemple, si vous avez peur des araignées, suivez la


technique de l’EFT comme indiqué dans le chapitre 3, mais
soyez précis en ce qui concerne l’origine de votre peur. Il se
peut que vous ayez peur des pattes des araignées - petites,
poilues, longues - ou alors c’est la vitesse à laquelle elles
courent. Il peut s’agir de cette araignée qui était descendue le
long de votre dos lorsque vous étiez enfant, ou de la frayeur
que vous avez ressentie en visionnant Indiana Jones ou bien
Harry Potter. Il peut s’agir de tout cela en même temps.
Vous devez d’abord traiter les sentiments et/ou souvenirs les
plus intenses de l’araignée et tapoter sur chaque aspect l’un
après l’autre sans en omettre aucun. Si, par exemple, vous
négligez de parler de la vitesse à laquelle se déplace l’animal
et que cet aspect fait partie de votre phobie, vous pourrez à
l’issue de votre séance vous sentir très calme et tout à fait
guéri en voyant une araignée immobile… et défaillir
lorsqu’elle se mettra à bouger !

Voici un exemple :

« Même si je déteste penser aux araignées avec leurs


petites pattes velues, je m’accepte profondément et
complètement. »
« Même si je ne supporte pas les grosses araignées
qui courent vite, je m’accepte profondément et
complètement. »
« Même si le souvenir de cette araignée dans mon lit
me fait “uurgh” (oui, vous pouvez utiliser ce type de
description), je m’accepte tel(le) que je suis. »

Lorsque vous sentez que l’intensité de toutes vos émotions


diminue, essayez d’imaginer l’araignée et notez l’émotion
qui en résulte. Si vous n’avez aucune émotion, vous pourriez
faire un test avec une photo, une araignée en plastique, une
vidéo trouvée sur le web, voire une vraie araignée. Si
l’intensité revient lorsque vous êtes confronté à une vraie
araignée, vous devez effectuer une séquence de tapotement
tout près de l’araignée : « Même si cette araignée est trop
près de moi, je choisis de rester calme ».

Commencez votre séance avec ce genre de phrase :

« Même si j’ai probablement une bonne raison d’avoir cette


phobie, je m’aime et je m’accepte complètement tel(le) que je
suis ».
Une dent contre le dentiste
Si vous avez peur du dentiste, sachez que c’est quelque chose
de fréquent. Près d’un tiers de la population française
présente un sentiment d’anxiété à la seule pensée de fixer un
rendez-vous pour un examen dentaire.

Il se peut que vous ne sachiez même pas d’où vient cette


peur. Elle peut provenir de votre propre expérience
traumatique concernant le tour de main d’un dentiste trop
pressé ou insensible. Il se peut également que vous ayez
entendu des histoires horribles racontées par d’autres
personnes qui se soulagent en les partageant avec vous.

Vous savez que plus vous hésitez à suivre un traitement, plus


votre peur augmente, et la situation devient un cercle vicieux.
En refusant de prendre un rendez-vous chez le dentiste, vous
finirez par avoir d’autres problèmes de santé et en être
affecté émotionnellement, psychologiquement ou
physiquement. Il arrive que certaines personnes s’empêchent
de sourire afin de dissimuler une dentition cariée, ou bien
évitent les discussions en tête à tête à cause de leur mauvaise
haleine. Une mauvaise hygiène dentaire peut également
entraîner des sentiments de honte ou d’infériorité. Comme
toutes les peurs, la peur du dentiste est une réponse acquise et
non innée.

Écrivez tout ce que vous pensez être à l’origine de votre peur


du dentiste. Ensuite, utilisez la phrase de préparation EFT «
Même si j’ai cette (peur)… » sur chacune de ces peurs
jusqu’à ce que votre anxiété disparaisse.

Voici quelques exemples de ce dont vous pourriez avoir peur


:

l’inconnu,
une expérience personnelle négative, comme celle de
s’être fait arracher une dent alors que l’anesthésie n’était
pas encore totale,
une histoire négative racontée par un membre de votre
famille ou des amis,
la douleur que vous pourriez ressentir,
des injections en général, ou peur que l’injection ne
fonctionne pas,
des effets secondaires de l’anesthésie,
une odeur particulière,
la blouse blanche, le masque ou les gants,
le sentiment d’impuissance et de perte de contrôle,
l’embarras à propos de l’hygiène dentaire,
le bruit de la turbine (Arrghhh, j’aime le son de la
fraise le soir au fond de la bouche… !).

Si vous avez besoin de rafraîchir votre mémoire sur la


manière d’être spécifique avec vos mots, consultez le
chapitre 4.
« Extraire » la peur des
dentistes
Une étude effectuée par Dr Graham Temple (réalisée
dans son propre cabinet), dentiste anglais, démontre
que les patients utilisant l’EFT connaissent une
réduction importante de leur anxiété face aux soins
dentaires.

Dans le cadre de cette étude, le Dr Temple a demandé


à ses patients si les soins dont ils avaient besoin -
plombages, extractions ou pose de prothèse - leur
provoquaient de l’anxiété. Dans l’affirmative, il leur
demandait s’ils voulaient essayer l’EFT, qu’il
présentait comme étant une forme d’« acupression
psychologique ».

Tous les patients qui ont accepté ont bénéficié d’une


séance de dix minutes d’EFT lors de leur rendez-
vous. À leur arrivée dans le cabinet, les patients
notaient leur anxiété sur une échelle de zéro
(complètement calme) à 10 (très anxieux). L’étude a
été conduite uniquement sur des patients ayant
rapporté une anxiété de 6 ou plus - sur un total de 30
patients. Après six minutes de tapotements, les
patients réévaluaient leur anxiété. Le traitement
dentaire suivait immédiatement le traitement EFT.
Le Dr Temple expliquait ensuite aux patients qu’ils
pouvaient tapoter sur les points de leur main, si
nécessaire, pendant le soin dentaire.
À la fin du traitement, le Dr Temple demandait aux
patients de commenter leur expérience. Tous les
participants (100 %) ont constaté une diminution de
leur anxiété. 72 % ont même ressenti un niveau de
confort et un sentiment de contrôle qui leur a permis
de bien gérer la procédure de traitement.

L’étude a montré que même une séance de


tapotement très courte (six minutes) peut améliorer
remarquablement l’expérience des visites chez le
dentiste, non seulement pour les patients - qui
reportent leur rendez-vous ou évitent tout
simplement les soins nécessaires - mais également
aussi pour le dentiste lui-même et son personnel.
Gérer vos anxiétés avec l’EFT
Si vous avez souffert de peurs, de phobies ou d’anxiétés et
qu’aucune technique conventionnelle n’a réussi à les
éliminer, vous serez ravi d’apprendre que l’EFT peut
réellement faire quelque chose pour vous. En effet, la
technique fonctionne en interrompant la connexion entre le
stimulus et la réaction dans votre inconscient. L’EFT
supprime les émotions indésirables. Il est intéressant de
savoir que vous n’avez pas à faire face à votre peur avec
l’EFT (pas d’exposition nécessaire).

La manière dont vous appliquez l’EFT et les mots que vous


utilisez varient en fonction du type et du niveau d’anxiété.
Vous pouvez adapter les exemples que je décris dans ce
chapitre à votre propre situation en utilisant vos propres
mots.

L’EFT ne peut pas faire disparaître les circonstances qui sont


à l’origine de votre anxiété, mais une application quotidienne
peut certainement réduire les niveaux de votre anxiété.
Contrairement aux autres thérapies conventionnelles du type
TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives), vous
n’avez pas à confronter ou vaincre vos peurs et vous n’avez
pas à vous exposer à l’objet de ces peurs.

Si vous appliquez la technique EFT (voir le chapitre 3) ou sa


version raccourcie (voir le chapitre 4) lorsque vous éprouvez
ces sentiments désagréables, vous pouvez vous concentrer
sur les émotions négatives ou les sensations physiques. En
même temps, les tapotements sur les méridiens permettent de
rééquilibrer votre système énergétique. Ainsi, vous serez
calme, votre peur sera raisonnable et vous serez débarrassé
des symptômes négatifs et des peurs excessives.

Même si vous appliquez la technique EFT décrite dans le


chapitre 3, les indications suivantes peuvent compléter le
processus dans le traitement des peurs, des anxiétés et des
phobies.
1. Évaluez l’anxiété sur une échelle SUDS.
2. Identifiez le moment où votre peur ou anxiété a
commencé. Essayez de vous rappeler ce qui s’est passé
dans votre vie lorsque vous avez souffert de ces
sentiments d’anxiété.
Étiez-vous dans une voiture dont le chauffeur conduisait
très vite ? Avez-vous été licencié ? Vos enfants ont-ils
quitté la maison ? Si vous avez des difficultés à associer
un événement, demandez à un ami ou à des membres de
votre famille quand ils ont noté les changements en vous.
3. Si vous n’arrivez pas identifier l’événement dans le
passé, vous pouvez tapoter pour « Même si je ne sais
pas ce qui a causé cette peur, je m’accepte
profondément ».
Si cela ne permet pas de faire émerger le souvenir,
essayez de vous imaginer dans le présent, en train de vous
confronter à votre peur ou ce qui a causé votre anxiété.
4. Imaginez la situation pour qu’elle soit la plus réaliste
possible. Rendez les couleurs plus brillantes et les sons
plus forts, si cela peut vous aider à vous rappeler ce
qui c’est passé.
5. Utilisez des mots qui vous parlent, même s’ils sont
grossiers.
6. Utilisez l’EFT sur les émotions, croyances, symptômes
physiques ou comportements que vous associez à
l’anxiété.
7. Si le niveau de votre anxiété est vraiment élevé,
utilisez la version raccourcie de l’EFT (voir le chapitre
4 pour en savoir plus).
Vous n’avez pas à énoncer la phrase de préparation «
Même si… ». Vous êtes déjà connecté au problème et
vous pouvez commencer à tapoter sur les points
méridiens, tout en disant par exemple « Cette peur des
chiens », « Mon rythme cardiaque s’accélère » ou « Je
veux m’enfuir ». Incluez les points de tapotements
supplémentaires (sommet de la tête et poignet - voir le
chapitre 4 pour en savoir plus).
8. Après avoir appliqué l’EFT sur vos anxiétés et tout
autre souvenir associé, fermez les yeux et essayez de
vous rappeler d’abord ce qui a causé l’anxiété en vous.
Si nécessaire, rendez l’image plus grasse, brillante et
vive.
9. Comparez le chiffre que vous obtenez en fin de ronde
(sur l’échelle SUDS) avec celui que vous aviez avant la
séance.
(Voir le chapitre 3 pour en savoir plus sur l’échelle
SUDS.)
10. S’il reste encore des émotions, tapotez tout
simplement sur l’anxiété restante jusqu’à ce que
l’intensité descende à 0.
Vous vous demandez sûrement combien de temps le
processus va durer. Selon le problème et selon mon
expérience, il peut durer seulement quelques minutes pour
produire une différence remarquable, mais il arrive qu’il soit
nécessaire de tapoter régulièrement chez soi pendant
quelques semaines. Dans le cas de problèmes d’anxiété, je
vous conseille de tapoter dix fois par jour, voire plus. En
effet, beaucoup de gens trouvent que le tapotement en lui-
même apporte du confort et réduit les symptômes d’anxiété.

Vous pouvez traiter la majorité des troubles d’anxiété. La


technique mentionnée dans ce chapitre n’est qu’une
technique simple. Toutefois, si une anxiété causée par le
simple fait de penser à un voyage dans un avion, par
exemple, provoque un inconfort extrême, utilisez une autre
approche. Le chapitre 5 décrit plusieurs méthodes, telles que
« Aborder le problème », « Raconter l’histoire » ou « La
technique du film ». Si votre anxiété est très grave ou
complexe, il est préférable de consulter un praticien EFT
qualifié.
Chapitre 10

Lutter contre la colère

Dans ce chapitre :
Comprendre les vraies raisons de votre colère
Reconnaître votre profil
Booster vos pensées

Rage, fureur, humeur, ou haine, quelle que soit la nature de la


colère qui vous habite, il s’agit d’une émotion très complexe.
Elle se manifeste de différentes manières et induit une
grande variété de comportements. Il est fréquent que les
personnes aient des difficultés à surmonter leurs problèmes
émotionnels parce qu’elles ne sont pas conscientes que
derrière ces problèmes - comportements destructeurs,
agressivité, mal-être, manque de confiance en soi… - se
cache une immense colère refoulée. De nombreux
spécialistes considèrent d’ailleurs la colère refoulée comme
l’une des causes majeures de la dépression. Bien qu’il
s’agisse d’une émotion nécessaire parce que destinée, à
l’origine, à protéger une personne, la colère se révèle donc
parfois inappropriée, voire destructrice. Si vous n’arrivez pas
à identifier, contrôler ou traiter votre colère, vous êtes à la
merci d’une série d’émotions sous-jacentes.

Au cours de mes années de pratique, j’ai constaté une


augmentation inquiétante du nombre de patients qui viennent
me voir pour des problèmes de colère. Le plus alarmant c’est
qu’ils sont de plus en plus jeunes. Ce chapitre définit ce
qu’est la colère et vous aide à repérer les profils les plus
caractéristiques des personnalités en proie à la colère. Il vous
donne également quelques solutions utiles que vous pouvez
adopter ou utiliser pendant la thérapie EFT.
Définir la colère
La colère peut s’exprimer sur des modes extrêmement variés
qu’il est important d’apprendre à reconnaître. La première
distinction à opérer est la différence entre la colère saine et la
colère malsaine.

La colère est saine quand :

vous pouvez parler de vos sentiments, par exemple,


quand vous dites quelque chose comme « Tu me mets en
colère quand tu fais cela » ;
vous ne l’utilisez pas pour punir, intimider, contrôler
ou manipuler les autres;
vous en êtes conscient et vous tentez de la canaliser;
vous êtes capable de la contrôler ou de lâcher prise ;
vous pouvez tenir compte de l’avis des autres et
respecter leur opinion ou leurs différences, même si vous
n’êtes pas nécessairement d’accord avec eux, même si
vous espériez autre chose ;
votre colère ne continue pas de vous empoisonner
l’existence et celle des autres sous forme de rancune ou
de malaise.

Inversement, la colère est malsaine quand :

vous refoulez votre émotion parce que vous croyez


par exemple que « les garçons ne pleurent pas » ou vous
dites « je ne dois pas montrer mes sentiments parce que
cela prouverait que je suis faible » ou « ça ne se fait pas
d’exploser » ou encore « on va m’en vouloir si j’exprime
ma rage/mon désaccord » ;
vous vous en voulez, vous en voulez aux autres ou à
tout le monde parce que vous croyez que vous êtes
mauvais, coupable, honteux ou déséquilibré et cela peut
vous rendre agressif, ou déprimé, ou introverti;
vous reprochez aux autres vos propres
responsabilités (c’est toujours de la faute des autres) ou
des éléments extérieurs ;
vous n’avez confiance en personne et vous manquez
de respect envers les autres;
vous choisissez la compagnie des personnes
agressives ou colériques, voire perverses ou
manipulatrices ;
vous vous accrochez sans raison à votre colère
comme si elle vous permettait de « tenir » et d’être fort.

De toutes les émotions, la colère malsaine est la plus


destructrice et contagieuse de toutes. Elle affecte votre esprit
et votre corps et elle peut également avoir des impacts
négatifs sur votre santé émotionnelle et physique. Toutefois,
gardez à l’esprit que la colère saine est une réaction naturelle
à une menace (menace réelle ou fantasmée, ancienne ou
récente), et les sensations d’agression qui l’accompagnent
sont des réactions apparentées à la survie. Alors ne vous
blâmez pas, ne haïssez pas ni vous, ni cette colère : vous
allez apprendre à la contrôler et à en identifier les causes.

Sachez aussi qu’une colère refoulée pendant des années peut


un jour éclater sous des formes toujours très destructrices,
pour vous ou pour votre entourage. Il est donc important de
savoir quoi faire de votre colère, au lieu de la garder en vous.
Pour des raisons évidentes, vous ne pourrez pas utiliser l’EFT
quand vous ou quelqu’un d’autre êtes très en colère. Quand
on explose, on ne pense plus à rien d’autre et certainement
pas à l’EFT et si vous vouliez pratiquer sur quelqu’un en
colère, vous risqueriez de prendre un coup. Pratiquez soit
quand vous sentez qu’elle commence à monter, soit quand la
colère redescend mais qu’elle reste encore bien présente et
vous perturbe.

La colère est liée à l’instinct de survie, elle surgit comme une


arme de protection inscrite dans les gènes humains. Il arrive
que des personnes en proie à une colère profonde et refoulée
aient un intérêt malsain pour les armes ou le feu, ou les
animaux dangereux. La colère provoque également une
diminution de la sécurité émotionnelle. Or, lorsque la
sécurité émotionnelle diminue, la colère augmente, comme
un réflexe d’auto-défense. Il se produit alors un cercle
vicieux dans lequel la personne est enfermée. Plus de colère,
moins de sécurité, moins de sécurité, plus de colère… Et
ainsi de suite…
Reconnaître l’origine de votre colère malsaine
Qui ou quoi provoque votre colère ou « vous pousse à bout »
? En réalité, rien ni personne ne vous fait réagir avec colère.
C’est uniquement votre réaction défensive devant une
menace perçue - même inconsciemment - une perte ou un
stress. Autrement dit, il existe un élément déclencheur,
externe ou interne, sous-jacent à votre colère. L’élément
déclencheur externe peut être par exemple le mensonge de
quelqu’un, ou bien une rupture que l’on ne tolère pas, ou
encore une frustration, un refus, une limite que la personne
n’admet pas. L’élément déclencheur interne est lié aux
croyances et la plupart du temps, la personne a de bonnes
raisons pour se justifier. En voici quelques exemples :

L’homme qui frappe sa femme et qui clame qu’elle a


tout fait pour le mettre en colère.
Le conducteur hargneux ou querelleur qui croit que
tous les conducteurs sont des idiots à part lui.
La personne qui ne supporte pas d’être quittée, qui
abreuve son ex-partenaire de malveillance et de rancœurs
et qui justifie son comportement en prétendant que
l’autre ne l’a pas respectée.
La personne toujours sarcastique, cassante dans ses
réflexions, moralisatrice, qui relève toutes les erreurs ou
faiblesses des autres, ce qui lui évite d’être exposée à ses
propres faiblesses ou responsabilités.

Surveillez votre colère et voyez si vous pouvez identifier son


origine et ce qui la déclenche. Dans tous les cas, que le
déclencheur soit interne ou externe, c’est votre réaction, elle
vous appartient.
Il se peut également que votre colère soit saine. Pour vous en
assurer, allez au paragraphe « Définir la colère » et vérifiez.

Il se peut que, jusqu’à présent, vous ayez trouvé un moyen de


canaliser la colère qui vous habite afin de ne pas blesser les
autres. Certaines personnes par exemple pensent qu’aller se
dépenser physiquement pour « cracher sa colère », ou frapper
dans un punching-ball pour « décharger son agressivité » est
une solution adéquate. Elles se trompent. Et pas qu’un peu !
Tout cela ne sert qu’à alimenter encore un peu plus la colère.
Ce qui est essentiel, c’est de comprendre et identifier les
éléments qui déclenchent cette colère afin d’en finir
définitivement avec elle. Si vous sentez que la colère vous
empoisonne, ou si vous ne la contrôlez pas, vous devez la
traiter avant que ce soit elle qui vous contrôle.
La peur sous-jacente
La prochaine fois que vous sentirez monter la colère, essayez
de repérer ce qui se passe dans votre corps. Sentez-vous votre
cœur qui s’emballe et vos mains devenir moites ? Sentez-
vous la montée de l’adrénaline ? Ces manifestations sont
identiques à celles qui se produisent quand vous avez peur. Et
ce n’est pas une coïncidence car la colère résulte de la peur,
d’un sentiment de perte de contrôle, d’être découvert, d’être
ignoré, de ne pas être en sécurité ou aimé. Reconnaître
l’origine de la colère est important lorsque vous utilisez
l’EFT.

La sensation agréable obtenue par la montée d’adrénaline


peut devenir addictive. Soyez prudents !

Utilisez les phrases suivantes, pour encourager la libération


de la peur associée à la colère avec l’EFT :

« Même si j’ai peur qu’en abandonnant ma colère…


• je ne contrôle plus rien ni personne
• je me retrouve face à moi-même
• je perde une partie de mon identité
• je ne sois pas en sécurité
• je ne sois plus aimé(e)
• je laisse les autres prendre le dessus et m’écraser
…je m’accepte tel(le) que je suis et je me pardonne ».

Vous pouvez introduire des phrases de préparation quand


vous constatez des changements positifs :
« Même si je refuse de laisser aller ma colère, quel
bénéfice tirerais-je à m’y accrocher ? »
« Même si j’ai besoin de cette colère pour me rappeler
le mal que j’ai subi, je m’accepte et je n’ai pas besoin de
cette colère comme souvenir. »
« Même si j’ignore comment sortir de ma colère,
pourquoi ne laisserais-je pas cette technique s’en
occuper pour moi ? »

La section suivante présente les principaux profils des


personnalités en colère ; cela devrait vous aider à identifier le
vôtre. Sachez toutefois que la colère est souvent le résultat du
mélange et de l’interaction d’éléments, d’événements et
d’émotions. Les sources sont donc multiples et revêtent des
aspects très différents. Vous pouvez ne pas vous reconnaître
complètement dans le profil décrit mais vous y trouverez de
bonnes pistes de réflexions. Vous pourrez ensuite utiliser les
phrases de préparation que je vous propose plus loin dans ce
chapitre. Choisissez et utilisez ce qui vous convient.
Reproduire le comportement appris
Si dans votre enfance, l’un de vos parents - ou les deux -
avait coutume de se mettre fréquemment en colère et de
manière inappropriée, il est possible que vous reproduisiez le
même schéma. Dans ce cas, vous ne parvenez pas à vous
contrôler parce que la colère de vos parents vous domine
encore.

Ceci s’est exprimé dès l’enfance par des colères et des


caprices intempestifs; ou alors c’est resté enfoui jusqu’à
l’adolescence, voire à l’âge adulte - en fait, jusqu’au moment
où vous avez découvert que vous aussi, vous pouvez utiliser
cette colère pour avoir de la puissance ou du contrôle sur les
autres. Dans ce cas, vous ressentez comme une vague de
puissance monter et se déchaîner dès la moindre remarque ou
contrariété ou la plus petite frustration. Le problème est que
vous ne contrôlez rien, vous ne savez pas, ou vous ne voulez
peut-être pas savoir, comment ne pas être la proie de cette
colère. Du coup, vous avez tendance à justifier vos colères en
prétendant que vous n’y pouvez rien.

Vous ouvrez la bouche avant de réfléchir et vous dites des


choses que vous regrettez plus tard. Sur le plan gestuel, vous
accompagnez souvent vos paroles en pointant le doigt vers la
personne qui subit votre colère, en faisant des gestes
impératifs ou menaçants de la main, ou encore en agitant le
poing dans sa direction.
Se sentir honteux
Vous vous sentez coupable envers vous-même et vous
ressentez le besoin de vous punir pour cela. Cette culpabilité
provoque en vous une honte profonde de vous-même et vous
pousse à vous juger, à vous reprocher ce que vous êtes, ce
que vous faites ou ne faites pas. La colère que vous ressentez
vous est destinée et vous vous sentez impuissant.

Quand vous vous reprochez de ne pas être assez bon, de ne


pas être digne de confiance, d’être mauvais ou de ne pas être
aimé, les conséquences en sont « des croyances de base
négatives » (voir le chapitre 7). Alors quand les autres vous
disent que vous n’êtes pas digne de confiance, que vous êtes
stupide ou que vous les avez abandonnés, cela renforce ce
que vous pensez de vous-même. Vous n’aimez pas ces
sensations et vous en avez honte. Vous adoptez donc un
mécanisme de défense pour les gérer et vous utilisez les
meilleurs moyens que vous connaissez pour les traiter. Par
exemple, lorsque vous percevez ce même trait de caractère
chez les autres, vous en profitez pour l’accabler de reproches,
le juger, le détruire parfois. Cela vous permet de déplacer
votre problème. En effet, lorsque vous accusez l’autre, c’est
sur lui que le projecteur est éclairé, plus du tout sur vous. Ce
mécanisme de défense est particulièrement répandu chez les
hommes qui privilégient la colère à la parole parce qu’ils ont
du mal à exprimer ce qu’ils ressentent. Cependant, ce profil
est également présent chez les femmes dans la mesure où
cette forme de colère dirigée vers l’autre leur permet
d’oublier leur propre faille narcissique.

Exemple : La petite amie de Fred n’a pas envie de sortir ce


soir. Fred interprète ce refus comme « Je suis trop nul pour
elle, elle ne veut pas s’ennuyer avec moi, je devrais la quitter
avant qu’elle me fasse souffrir… » et ces émotions
provoquent une immense colère de Fred contre son amie.
Avec un peu moins d’auto-dénigrement, Fred aurait pu
penser : « D’accord, j’en profiterai pour voir mes potes ce
soir », et rester calme.

La prochaine fois que vous avez une pensée négative,


demandez-vous quelles sont les preuves à l’appui pour
soutenir cette pensée ? S’il n’y en a aucune, changer votre
pensée d’une manière autoritaire et si vous n’y arrivez pas,
laissez tomber, car la vie est trop courte !
Cacher les blessures et les injustices
Pour certaines personnes, la vie est injuste, le monde entier
semble être ligué contre elles, et tous leurs problèmes sont
causés par les autres. Si vous répondez à ce profil, vous vous
battez contre tout ce qui se trouve sur votre route et les
personnes proches de vous ont souvent bien du mal à trouver
grâce à vos yeux. Votre moyen de réagir face à cette vision
injuste du monde et des autres consiste à condamner les
autres, leur reprocher sans cesse tout et son contraire et tenter
de les détruire ou de détruire leurs sentiments. Vous
ressassez, vous passez du temps à échafauder des répliques,
imaginer des scènes, vos rancœurs sont parfois
obsessionnelles. Le vol, la jalousie et les chantages affectifs
sont également vos moyens d’actions.

Vous ne pouvez rien pardonner aux autres parce que le fait de


garder cette rancune vous permet de vous souvenir de vos
propres blessures. Or, vous vous trompez. En vous
accrochant à cette colère, vous ne faites que vous blesser
d’avantage. D’ailleurs, il arrive souvent que les personnes
qui se trouvent dans votre collimateur n’en aient même pas
conscience. Elles n’ont pas la plus petite idée des émotions
qui vous agitent et des blessures qui vous empoisonnent
(pour en savoir plus, voir le chapitre 6, notamment les
phrases de préparation sur le pardon).

Si votre colère éclate lorsque vous avez bu un peu trop


d’alcool, vous devriez d’abord traiter le problème d’alcool
avant de vous attaquer aux problèmes de colère. Le chapitre
12 peut vous aider sur ce sujet.
« Clouer » votre colère
Une petite histoire pour tous ceux qui lancent des
paroles blessantes sous l’effet de la colère :

Il était une fois un petit garçon qui avait un mauvais


caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui
dit que chaque fois qu’il se mettrait en colère, il
devrait enfoncer un clou derrière la clôture.

Le premier jour, l’enfant enfonça 37 clous dans la


clôture. Au cours des semaines suivantes, le nombre
de clous enfoncés diminua car il apprenait à se
maîtriser. Il avait découvert qu’il est plus simple de
ne pas se mettre en colère que d’aller enfoncer des
clous dans la clôture.

Enfin, vint le jour où l’enfant n’eut plus de colère. Il


raconta son exploit à son père et ce dernier lui
suggéra d’enlever un clou pour chaque jour où il
aurait été capable de se maîtriser. Lorsque tous les
clous furent retirés, le père s’adressa à son fils : «
C’est très bien, mais regarde les trous dans la clôture.
Elle ne sera plus jamais la même. Quand tu dis des
choses sous l’effet de la colère, elles laissent des
traces identiques à ces trous. Même si tu t’excuses
après, la blessure sera toujours présente. »

Le petit garçon, touché par ces mots, leva les yeux


vers son père et dit « J’espère que tu pourras me
pardonner pour tous les trous que j’ai creusés en toi
».

« Bien sûr que je peux », dit le père.


Libérer la pression avec l’EFT
L’EFT peut être d’une efficacité surprenante quand il s’agit
de traiter la colère et peut vous apaiser en un instant. Si
jamais l’EFT n’a aucun effet ou si la colère empire, c’est
qu’elle n’est probablement pas l’émotion principale mais le
fruit d’une ou de plusieurs émotions sous-jacentes, comme le
décrit la section « Reconnaître l’origine de votre colère
malsaine ». Après avoir découvert les émotions sous-jacentes
et les avoir traitées avec l’EFT, vous pourrez apaiser la
colère immédiatement. Si le fait de trouver les émotions
sous-jacentes vous préoccupe, consultez le chapitre 4 pour
trouver quelques conseils utiles.

Les questions suivantes vous aident à formuler les mots à


utiliser lors de l’utilisation de l’EFT pour traiter des
problèmes de colère. Vous pouvez même vous poser ces
questions pendant que vous tapotez autour des points et
utilisez l’EFT dans les réponses. Par exemple, si la réponse à
la première question est « Mon père est la cause de ma colère
», tapotez ensuite pour « Même si mon père est la cause de
ma colère, je m’accepte totalement ». Si la réponse à la
seconde question est « Parce que je n’aime pas que l’on me
dise ce que je dois faire », tapotez alors pour « Même si je
n’aime pas que l’on me dise ce que je dois faire, en
particulier de la part de mon père, je m’accepte totalement ».
Il n’est pas nécessaire d’utiliser ces questions dans l’ordre ou
de les utiliser toutes. Ce ne sont que des illustrations qui
permettent d’accéder au centre du problème de colère.

Qui ou quelle est la cause de votre colère ? Notez


que cette question ne demande pas « Qui vous met en
colère ? ». La conviction devra être perçue dans la
réponse.
Pourquoi pensez-vous que vous réagissez de cette
façon ? Les raisons devront permettre l’utilisation de
l’EFT. Vous pouvez en parler pendant que vous tapotez
sur les points.
Comment décrivez-vous votre sentiment de colère ?
La colère pouvant être globale, essayez donc de la
décrire avec plus de détails. Utilisez n’importe quel mot
qui vous vient à l’esprit, comme « destructeur », «
explosif », « frustrant » ou « réprimer ». Vous pouvez les
ajouter dans les phases de préparation. Par exemple : «
Même si j’ai cette sensation explosive… ».
Comment réagissez-vous à cette colère ? Est-ce que
vous ripostez ? Êtes-vous sarcastique ou hostile ? Est-ce
que vous cachez votre colère ou est-ce que vous vous en
débarrassez ? Vous pouvez, de la même manière, utiliser
l’EFT sur des colères cachées.
Où sentez-vous votre colère ? Quand votre cerveau
pense à une émotion, votre corps peut également la
sentir. Décrivez à quel niveau de votre corps vous sentez
la colère car c’est utile pour orienter l’EFT dans la bonne
direction. Si par exemple, la colère est ressentie au
niveau de la poitrine, vous diriez quelque chose comme «
Même si j’ai cette sensation explosive dans ma
poitrine… », ou bien « Même si cette colère me tord les
tripes… ».
À quel moment ressentez-vous la colère ? Comme je
l’ai expliqué dans la section précédente, identifiez le
moment où vous ressentez la colère ou l’élément qui
vous rappelle votre colère. En effet, cela vous aide pour
identifier les éléments déclencheurs. Par exemple : «
Même si le fait de le voir sur cette photo me rappelle ma
colère… ».
Quelle est la situation qui vous met le plus en colère
? Cette question établit qui ou quelle est la cause de
votre colère. Par exemple, quelqu’un qui vous force à
faire quelque chose peut vous rendre impuissant. La
phrase de préparation peut être alors « Même si je me
sens impuissant(e) quand… ».
Pourquoi avez-vous besoin de vous accrocher à cette
colère ?
La meilleure façon d’avoir un cerveau logique travaillant
à pleine vitesse est de se poser une question de ce genre.
Cette question vous aide à formuler la phrase de
préparation « Même si j’ai besoin de m’accrocher à cette
colère parce que… ».
Quels sont les avantages si je laisse partir cette
colère ? Cette question met en évidence les effets
positifs de l’abandon de la colère et, en même temps,
elle vous dirige là où vous voulez être. La phrase de
préparation peut être « Je m’accepte et je choisis de
laisser partir cette colère parce que… (insérer les
avantages ici) ».

Faites cet exercice quand vous vous focalisez sur une


contrariété insignifiante. Il vous aide à vous familiariser avec
les points de routine à tapoter que j’ai décrits dans le chapitre
3. Cet exercice vous montre comment vous pouvez être
soulagé de votre colère en utilisant l’EFT. Lorsque vous vous
sentez confiant, vous pouvez utiliser l’exercice sur un cas
plus contrariant ou sur n’importe quelle situation qui vous
met vraiment en colère quand vous y pensez.
1. Imaginez quelque chose d’insignifiant qui vous
contrarie.
Recevoir un PV, être mis en attente lors d’un appel
téléphonique, recevoir simultanément de nombreux
appels de vente en ligne, se voir refuser une table au
restaurant, se faire griller une priorité à droite, ou
n’importe quoi d’autre qui vous donne envie de mordre
quand vous y pensez.
2. Lorsque vous pensez à la contrariété, notez les pensées
et sensations qui vont avec et donnez-leur une note de
0 à 10 (10 étant toujours la plus forte intensité).
3. Décrivez maintenant la contrariété avec vos propres
mots et insérez toutes les sensations qui vont avec.
Par exemple, « Frustration à cause de la musique trop
forte de Katia », « Humiliation à cause du refus de
priorité à droite ».
4. Élaborez une phrase de préparation (voir les chapitres
3 et 4) pour inclure votre description comme suit :
« Même si je suis en colère à cause de la musique trop
forte de Katia, je m’accepte infiniment. »
5. Répétez votre phrase de préparation trois fois en
frottant le point douloureux ou en tapotant le point
Karaté (voir le chapitre 3).
6. Tapotez sur les points restants en disant des mots qui
vous viennent à l’esprit (voir le chapitre 3 pour en
savoir plus sur les autres points).
Les exemples peuvent être « Le son trop fort de la
musique de Katia », « Elle l’écoute avec un volume trop
fort », « Cela me met en colère »,
« Pourquoi ne peut-elle pas s’arrêter ? », « Pourquoi elle
n’écoute jamais ? »,
« Elle fait ça pour m’embêter », « Je ne peux plus la
supporter » et « Cette colère en entendant la musique de
Sam ».
7. Vérifiez l’intensité de la colère que vous ressentez
maintenant. Si elle n’a pas diminué, faites plus de
séquences en utilisant « Cette colère restante… » et
tous les mots qui vous viennent à l’esprit pendant le
tapotement. Si le chiffre est descendu au-dessous de 3,
introduisez des phrases positives.
Les phrases positives peuvent être « Même si la musique
de Katia me met en colère, j’accepte le fait qu’elle n’a
que 15 ans », « Même si la musique de Katia me met en
colère, je l’accepte en tant qu’adolescente », ou « Même
si je ressens cette colère, je me pardonne ».
8. Continuez les tapotements en insérant vos pensées ou
vos souvenirs.
Par exemple : « Elle n’a que 15 ans », « Je ne pouvais pas
écouter une musique aussi forte à l’âge de 15 ans », «
Mes parents me l’auraient interdit », « Je projette mon
ressentiment sur Katia », « Nous pouvons faire un
compromis », « Travail de compromis » et « La colère ne
fonctionne pas ».
Les phrases suivantes sont également utiles :

« Même si je ressens de la colère à… (insérer le


problème), je choisis de trouver d’autres solutions
pour la gérer. »
« Même si je n’arrive pas à contrôler ma colère, je
choisis de laisser mon inconscient m’aider. »
« Même si je ne peux pas m’empêcher de me mettre en
colère, j’accepte que j’ai le choix et je laisse partir
ma colère. »
Vous devez utiliser vos propres mots et vous pouvez les
combiner avec n’importe quelle phrase utilisée dans ce
chapitre.

Mettez-vous en colère contre votre colère et éliminez-la à


l’aide de l’EFT. Vous avez sans doute attendu cela depuis
bien trop longtemps. Lâchez prise, maintenant !
Autres conseils utiles
Il existe d’autres techniques qui peuvent être
combinées avec l’EFT lorsque vous vous exprimez.
En voici quelques-unes :
Supprimez le « je dois » comme dans « j’aurais
dû… » et remplacez-le par « je pourraiss » comme
dans « j’aurais pu… ».
Supprimez le « tu » comme dans « tu es stupide »
et remplacez-le par « je » comme dans « je n’aime
pas ton comportement ».
Acceptez que le fait que se mettre en colère de
temps en temps est tout à fait normal.
Essayez de ne pas prendre les choses de manière
trop personnelle.
Laissez votre passé… au passé.
Assumez les responsabilités de vos actions.
Gérez votre colère de manière appropriée.
Chapitre 11

Libération des émotions liées au


stress, aux traumatismes et aux
abus

Dans ce chapitre :
Faire la différence entre le stress et le traumatisme
Traiter les cas complexes
Prendre en compte l’absence d’émotion
Traiter la dépression

L’ EFT est une thérapie douce qui fonctionne sans qu’il soit
nécessaire de faire revivre le traumatisme, ou de provoquer
des larmes. Cependant, ce chapitre contient des mises en
garde à l’intention des débutants qui peuvent être confrontés
à des cas sévères de traumatisme ou d’abus. Sachez en tenir
compte - c’est important - et référez-en à un professionnel
formé à l’EFT le cas échéant.

Grâce à l’EFT, vous allez réaliser qu’il est possible de


surmonter les symptômes liés au stress et à la dépression et
de les traiter très efficacement. Comme le traumatisme
s’accompagne en général d’une intensité émotionnelle
élevée, vous devez appliquer la routine complète, y compris
les points supplémentaires décrits dans les chapitres 3 et 4.
Stress et danger : un impact physique
Imaginez que vous puissiez voir se qui se passe à l’intérieur
de votre organisme, lorsque celui-ci perçoit un stress ou un
danger. Dès qu’un stress survient, les signaux
d’avertissement provoquent la mise en route d’une série
d’opérations. Des hormones, de l’oxygène et un afflux de
sang sont envoyés dans tout le corps afin de le préparer à
l’attaque ou à la fuite : c’est le branle-bas de combat ! Le but
de ces manœuvres est de mettre l’organisme en position de
défense ou de protection. En gros, il s’agit soit d’attaquer,
soit de prendre la fuite pour esquiver. En général, lorsque le
danger est écarté, votre organisme reprend son état
d’équilibre.

Cependant, s’il est stressé trop souvent, ou trop longtemps, il


perd sa capacité de retour à son équilibre initial et reste en
état d’alerte perpétuel ce qui, petit à petit, à force de
pression, finit par l’empêcher complètement de réagir. Le
burn-out, ou le clash est proche…

Cela se passe un peu comme dans l’histoire de la grenouille


bouillie. Si on jette une grenouille dans une casserole d’eau
chaude, elle en bondit d’un seul coup, mobilisant toutes les
ressources de son organisme pour échapper à la situation. Par
contre, si l’on place la grenouille dans une eau fraîche, et que
l’on augmente graduellement la température, elle finit par
cuire avant même de s’en être rendue compte. L’organisme
s’étant mobilisé à chaque degré supplémentaire pour faire
face au stress produit, il n’a plus la force de réagir au danger
final.
Un niveau acceptable de stress a un effet positif sur la
stimulation du cerveau et le développement des systèmes de
défense de l’organisme. En revanche, lorsque son niveau
n’est pas approprié, ou lorsqu’il est régulièrement réitéré, le
stress risque vraiment d’endommager les cellules de votre
cerveau et finir par vous rendre malade. L’hypertension, les
maladies cardiaques, les cancers, les maux de tête, l’arthrite
sont quelques-unes des maladies provoquées par le stress.

Connaissez-vous l’origine du mot « stress » ? Les Anglo-


Saxons l’apparentent à une simplification du mot distress qui
signifie « détresse ». Mais son étymologie est d’origine
latine : stringere, ou strictus qui signifient « serré », ou «
pressé ».
Faire face au stress
De manière générale, contrairement au traumatisme, le stress
ne survient pas de manière brusque. Par conséquent, la
manière dont il vous affecte dépend de votre façon de
l’anticiper et de réagir à son encontre, afin d’éviter qu’il ne
vous envahisse.

Prenons l’exemple de Marc, qui part à la retraite après


quaratante ans de service pour la même société. Au cours du
pot d’adieu, tous ses collègues lui souhaitent tout le bonheur
possible, tout en lui confiant à quel point ils l’envient parce
qu’il va pouvoir enfin se reposer et faire ce qu’il veut de son
temps. Marc sourit et plaisante avec eux. Pourtant, il
commence à se sentir mal et perçoit l’angoisse de partir en
retraite, le stress de ne pas pouvoir faire face à la vie sans son
environnement de travail et sans rencontrer des gens. Et en
plus, il se demande si le montant de la retraite sera suffisant
pour lui permettre de vivre bien.

Connaissant la date de son départ, Marc aurait pu mieux


gérer la situation afin d’éviter que le stress ne s’installe. Il
aurait pu trouver un petit travail à temps partiel pour
augmenter son revenu et lui donner des occasions de voir du
monde ; ou réfléchir à un loisir enrichissant ; ou envisager
comment profiter de son temps libre pour se rapprocher de
ses amis de longue date ou de sa famille…
Utilisation de l’EFT au travail
Il est fréquent que l’environnement professionnel contribue
au développement du stress. Savez-vous qu’en France, 28 %
des salariés déclarent leur santé affectée par des problèmes
de stress (source : INRS) ?

Pouvez-vous imaginer tous les avantages et bénéfices que


l’utilisation de l’EFT sur le lieu de travail pourrait apporter ?
En voici quelques-uns :

Vous pouvez éliminer la peur de faire des


présentations, de parler en public, de passer un coup de
fil ou de tenir des réunions.
Vous pouvez surmonter les obstacles émotionnels qui
vous empêchent de réussir dans la vie et/ou vous
poussent à l’échec.
Vous pouvez encourager le personnel de ventes à
atteindre leurs objectifs.
Vous pouvez développer une pensée positive.
Vous pouvez réduire l’anxiété lorsque vous traitez
avec des clients mécontents.
Vous pouvez réduire le nombre d’absences dues au
stress, à l’anxiété ou aux problèmes émotionnels
personnels.
Vous pouvez améliorer votre motivation et celle des
autres.
Vous pouvez surmonter vos propres problèmes liés à la
colère ou à la frustration.
Vous vous sentez capable de recevoir les critiques ou
d’en faire de manière constructive.
Vous êtes en mesure de vous adapter plus facilement
au changement.
L’art de parler en public
Si la simple idée de devoir parler en public vous
angoisse, sachez que vous n’êtes pas seul ! La peur de
parler en public, que ce soit au travail, lors d’un
mariage ou lors d’un événement particulier,
appartient à la catégorie des phobies sociales.

Si vous souhaitez surmonter votre peur de parler en


public, vous devez identifier l’origine du problème.
Ensuite, vous utiliserez l’EFT pour l’éliminer
définitivement. Consultez le chapitre 4 pour savoir
comment pratiquer l’EFT.

Essayez de vous poser les questions suivantes ou de


les poser à un ami, puis utilisez l’EFT selon les
instructions. Pendant que vous procédez ainsi,
observez tout changement du niveau de confiance.
1. Qu’est-ce qui a causé cette difficulté à parler
en public ? (Est-ce dû à une expérience passée,
une croyance, un facteur d’hérédité ou existe-t-il
d’autres raisons, ou bien cela a-t-il toujours été
ainsi, ou alors, vous n’en avez aucune idée ?)
2. Que ressentez-vous lorsque vous vous imaginez
face à une audience ? (Mon cœur bat la
chamade, j’ai les mains moites, j’ai la tête vide,
j’ai la bouche qui se dessèche… ?)
3. De quoi avez-vous peur au juste ? (J’ai peur de
me ridiculiser, de faire des fautes, de balbutier, je
ne suis pas aussi performant(e) que les autres…
?)
4. De quoi avez-vous besoin pour surmonter cette
difficulté ? (Force, courage, technique vocale,
charisme, conviction, confiance, calme… ?)
Utilisez vos réponses aux trois premières questions
afin de former la première partie de votre phrase de
préparation, puis utilisez la réponse à la question 4
pour terminer. Voici un exemple :

« Même si j’ai la conviction de ne


pas pouvoir parler en public, je
choisis de trouver la confiance
nécessaire pour surmonter cela. »
« Même si ma bouche se dessèche
à l’idée de devoir parler en
public, je m’accepte
profondément et je veux rester
calme. »
« Même si j’ai peur de faire des
fautes lorsque je parle en public,
je choisis de penser que je
resterai calme et confiant(e)
même s’il m’arrive de faire des
fautes. Après tout, je ne suis
qu’un être humain. »

Avant de procéder aux tapotements, n’oubliez pas de


mesurer le problème sur une échelle de 0 à 10. À quel
niveau se situe votre conviction de ne pas pouvoir
parler en public ? À quel niveau se situe la sécheresse
de votre bouche ? À quel niveau se situe votre peur
de faire des fautes ? Mesurez chacune des
affirmations avant de tapoter. Ensuite, vous devriez
remarquer des changements au fur et à mesure des
tapotements. S’il n’existe aucun changement,
identifiez le facteur ayant pu contribuer à ce
problème, que ce soit dans votre passé ou au moment
présent. Prenez note des souvenirs ou sentiments qui
pourraient surgir pendant le traitement EFT. Tout ce
qui vous vient à l’esprit n’y vient pas par hasard.
Tapotez sur les idées qui surviennent.

Vous pourrez ensuite vous tester en imaginant que


vous êtes face à un auditoire et si vous vous sentez
assez confiant, vous pourrez vous tester en direct !

L’EFT est également un outil d’épanouissement personnel, et


chaque salarié a donc la liberté de s’en servir pour accroître
son propre bien-être. Le chapitre 15 apporte des conseils sur
la manière de renforcer son autonomie et celle des autres,
tout en éliminant les croyances limitantes. Par ailleurs,
consultez le chapitre 7 pour obtenir de l’aide sur la manière
de gérer les sentiments de manque d’estime de soi.

En France, les entreprises ont pour obligation d’assurer et de


préserver la santé physique et mentale des salariés (article L.
230-2 du Code du travail). Elles ont également été sommées
d’engager au plus tard le 1er février 2010 des négociations
sur la prévention du stress au travail.
Traitement du traumatisme et ses conséquences
Certaines personnes sont capables de se rétablir assez
rapidement suite à un événement extrêmement stressant,
tandis que d’autres en sont sérieusement et durablement
affectées. La rapidité du rétablissement dépend de
l’expérience émotionnelle subjective. En d’autres termes,
cela dépend de la gravité de l’impact traumatique de cet
incident sur votre personne, que vous ayez déjà rencontré ce
genre de problème dans le passé ou que vous ayez bénéficié
de l’entourage de votre famille et de vos amis. Si les
symptômes liés au stress ne disparaissent pas, il se peut que
vous souffriez d’un traumatisme.

Même si vous récupérez assez rapidement à la suite d’un


traumatisme, plus tard, les souvenirs douloureux ou les
émotions qui en surgissent risquent de vous affecter
moralement ou physiquement. Les souvenirs que vous gardez
dans votre esprit (par exemple, quand vous pouvez vous
rappeler de l’endroit où vous vous trouviez, lorsque le
traumatisme s’est révélé) sont appelés mémoires explicites.
Par ailleurs, les souvenirs que vous conservez au niveau de
votre corps sont ce qu’on appelle des mémoires implicites, et
peuvent déclencher une émotion sans même que vous en
connaissiez la raison. Il vous arrive parfois d’avoir à la fois
la mémoire explicite et la mémoire implicite d’un incident,
et dans d’autres cas, vous n’en avez qu’une seule.
Émotionnel ou psychologique
On a longtemps pensé qu’il n’existait qu’un seul type de
traumatisme, le traumatisme psychologique dont étaient
affectés les soldats ayant participé à des guerres terribles.
Mais au cours des années 1960, les chercheurs ont découvert
qu’il existe également un traumatisme émotionnel. Ce type
de traumatisme survient notamment dans les cas suivants :

Abus sexuel ou physique pendant l’enfance ou à l’âge


adulte,
Persécution,
Violence,
Torture,
Perte d’un être cher,
Accident de voiture,
Catastrophe mondiale,
Rupture d’une relation importante.

Le traumatisme peut être brièvement défini comme un stress


qui a dégénéré d’une manière :

dramatique,
inattendue,
imprévisible.
Traumatisme avec un petit « t » ou un grand « T » ?
Si vous êtes débutant en EFT, comment déterminer ce que
vous pouvez et ne pouvez pas traiter ? La communauté EFT a
coutume de distinguer le traumatisme avec un petit « t » et
celui avec un grand « T ». Voici comment les différencier :

Le traumatisme avec un petit « t » est un traumatisme


survenu il y a au moins trois années de cela. Il provoque
une anxiété émotionnelle ou physique légère à modérée,
à l’évocation de l’événement.
Le Traumatisme avec un grand « T » est en général
associé à un traumatisme récent ou plus sévère, qui crée
une anxiété émotionnelle ou physique modérée à élevée,
lorsque qu’on l’évoque.

Si vous êtes thérapeute, posez des questions à votre patient


afin de définir la nature de son traumatisme et à partir de ces
informations, vous pouvez déterminer le type de technique à
appliquer. Pour cela, consultez le présent chapitre et le
chapitre 5. Si vous n’êtes pas thérapeute et que par ailleurs
vous n’êtes pas encore très familier de l’EFT, il vaut mieux
que vous vous adressiez à un professionnel confirmé. À titre
d’aide, le chapitre 19 contient une liste des questions
fréquemment posées.

Si vous décidez de traiter un traumatisme, gardez à l’esprit


les indications suivantes :

Lorsque vous traitez un patient souffrant de


traumatisme, évitez de précipiter son traitement,
même si vous sentez que son état s’améliore. Veillez à
toujours procéder lentement et délicatement.
Si vous traitez votre propre traumatisme que vous
définissez avec un grand « T », il est nécessaire de
travailler avec un professionnel. Celui-ci veillera à ce
que vous soyez en mesure de gérer le problème en
question.
État de stress post-traumatique
Imaginez que plusieurs fois dans la journée, vous reviviez un
accident de voiture, en ressentant les mêmes émotions
d’effroi, de panique, de douleur, les mêmes sensations, les
odeurs, les cris, le bruit des pneus et des tôles froissées, que
vous ayez les mêmes visions des enfants en pleurs, des
blessés, du sang… Cela plusieurs fois par jour, sans parler
des cauchemars qui vous réveilleraient la nuit, des angoisses
au moindre bruit de circulation, de la dépression liée à ces
angoisses incessantes… Terrible n’est-ce pas ? Eh bien c’est
ce que vivent les personnes atteintes du Syndrome de Stress
Post-Traumatique (SSPT), et cela peut durer des mois, voire
des années. Presque tout le monde subit les effets d’un
traumatisme sévère à un certain degré, mais tout le monde ne
souffre pas de SSPT.

Cette pathologie ne présente pas seulement de graves


difficultés psychiques, elle a également des répercussions
familiales et sociales. En effet, les personnes qui en souffrent
ne parviennent pas toujours à identifier leurs symptômes. Ce
qui laisse leur entourage désemparé et n’incite pas leurs
employeurs à leur faire confiance.

Les psychologues pensent que le SSPT est le résultat d’un


traumatisme qui a été « bloqué » dans une partie de la
mémoire du cerveau, provoquant ainsi des « hallucinations ».
Ce sont ces hallucinations qui donnent à la personne
l’impression de revivre encore et encore le même événement.
Grâce à l’EFT, il est possible de débloquer et de libérer
l’énergie qui a été immobilisée et par la même occasion,
d’éliminer l’émotion négative.
De plus, l’EFT n’est pas seulement utile pour le traitement
immédiat et post immédiat des traumatismes. On peut
également l’utiliser avec succès pour le traitement de
traumatismes très anciens.

Les thérapies classiques pour traiter les états de stress post-


traumatique sont en général douloureuses car elles génèrent
des abréactions durant lesquelles le patient revit littéralement
son trauma d’origine. Dans le chapitre 5, vous trouverez
d’autres outils tels que la « technique du film », qui permet
d’éviter les souffrances inutiles. C’est un des atouts
importants de l’EFT.
Traitement des vétérans de
guerre
En 1994, Gary Craig, le fondateur de l’EFT, s’est
rendu à l’hôpital des vétérans de Californie. Les
séances de traitement qu’il a effectuées avec des
vétérans de la guerre du Vietnam ont été filmées.

« En vingt ans, ces hommes n’ont eu aucun instant de


répit », raconte Craig. « Leurs vies tournaient autour
de leurs souvenirs effroyables ». Appliquant sur eux
la technique de l’EFT, Craig a eu la satisfaction
d’obtenir un taux de réussite significatif corrélé par
le témoignage des malades affirmant avoir ressenti,
et de manière pérenne, un profond soulagement.

En dépit des résultats spectaculaires observés dans


cet hôpital, aucun membre du personnel soignant ou
encadrant n’a souhaité obtenir de plus amples
informations sur l’EFT.

D’une manière générale, je ne conseille pas à un débutant de


traiter les traumatismes car cela nécessite une approche
technique et thérapeutique parfaitement maîtrisée. Si vous
n’êtes pas praticien et que vous vous trouvez confronté à ce
type de problème, je vous conseille d’en référer à un
professionnel formé à l’EFT. Si malgré tout, vous souhaitez
vous lancer, commencez par traiter les émotions qui
tourmentent votre patient puis passer aux sensations qu’il
éprouve. Cela devra déjà lui apporter un immense
soulagement.

Voici quelques propositions de phrases pour traiter les


traumatismes :

« Même si j’ai ces hallucinations dans lesquelles je


me vois attaqué(e), je m’aime et je m’accepte
entièrement. »
« Même si je ressens cette sensation de coup de feu
dans mon estomac, je me sens entièrement en sécurité.
»
« Même si je ressens une pression au niveau de ma
poitrine lorsque je me souviens de ces hommes en
train de fracasser la vitre de ma voiture, maintenant,
je suis en sécurité. J’étais tout simplement au mauvais
endroit et au mauvais moment. »

Vous saurez que vous avez surmonté le traumatisme lorsque :

vous pourrez en parler sans en souffrir;


vous ne souffrirez plus d’aucun des symptômes liés au
traumatisme.
Soyez précis et pour cela, consultez le chapitre 6.
Traitement des problèmes d’abus
Ne soyez pas étonné si un patient vous révèle un beau jour
qu’il a subi un abus. La plupart des personnes ont besoin de
se sentir en confiance avant d’aborder ce sujet :

soit parce qu’elles se sont habituées à garder pour elles


cet abus dont elles ont souffert en secret et dont elles ont
parfois honte;
soit parce qu’elles ne sont pas encore prêtes à lâcher
leur problème et à faire face à la situation ;
soit parce qu’elles sont convaincues que jamais elles
ne pourront s’en remettre et qu’il ne sert à rien d’y
revenir.

Dans tous les cas, restez patient et si vous soupçonnez un


abus, laissez la personne prendre le temps qu’il lui faut pour
en parler.

Lorsque vous traitez des personnes qui ont été victimes


d’abus, il est primordial de gagner leur confiance et de nouer
une relation avec elles. Les victimes ont toujours tendance à
s’auto-punir car d’une certaine façon, elles pensent que ce
qui leur arrive (ou leur est arrivé) est de leur faute.

Prêtez une attention particulière aux victimes d’abus qui se le


reprochent continuellement en disant « Si seulement je
n’étais pas à cet endroit à ce moment-là » ou « Je n’aurais
pas dû laisser cela arriver ». Ces sentiments de culpabilité et
de honte sont fréquents et vous pouvez les traiter à l’aide de
l’EFT.

Si vous n’êtes pas qualifié, notez qu’il existe des personnes


qui ont été affectées par un traumatisme et/ou un abus durant
leur vie, au point qu’elles ont développé de sérieux
problèmes psychologiques, tels que le trouble de la
personnalité multiple, la paranoïa, la schizophrénie et
d’autres redoutables troubles mentaux. Même si l’EFT peut
être utile dans des situations aussi critiques, je vous
recommande vivement de consulter un professionnel de la
santé mentale, psychiatre ou psychologue formé à l’EFT et
qualifié pour traiter ce genre de cas.
Traitement des blessures à l’aide d’EFT
Si votre patient a souffert d’abus verbal ou physique pendant
des années, il se peut qu’il ait à traiter de multiples émotions
ou souvenirs. Ces souvenirs et ces émotions surgissent au fur
et à mesure des tapotements, y compris les plus enfouis. Il
convient de les traiter tous, les uns après les autres.

Dans l’abus - qu’il s’agisse de viol, de harcèlement ou de


coups - il y a toujours un épisode plus marquant, encore plus
bouleversant que le reste et qui provoque un niveau
d’intensité émotionnelle très élevé. Pour le savoir, il suffit de
demander à votre patient « Quel est le pire moment ? », ou
bien « Qu’est-ce qui vous a fait le plus mal ? ». En général, je
traite cette partie en premier, si nécessaire en utilisant les
techniques douces décrites dans le chapitre 5. J’examine
chaque souvenir important jusqu’à ce que l’intensité
émotionnelle diminue ou disparaisse. Vous remarquerez
qu’au fur et à mesure que vous examinez chaque souvenir
pénible, grâce à l’EFT, le niveau de souffrance émotionnelle
diminue lorsque vous les évoquez un par un.

Il est parfois difficile de distinguer un souvenir ou une


émotion tant les propos de la personne sont embrouillés.
Lorsque ce genre de situation se présente, je vous suggère de
demander à votre patient de faire avec vous l’exercice
suivant :
1. Invitez le patient à écrire tous les mots, phrases et
actions à connotation négative, qui lui ont été répétés
sans cesse, puis regroupez-les ensemble et attribuez un
titre à ce groupe. Cela peut prendre un peu de temps.
Le patient peut donner le titre qu’il souhaite, mais en
général, une brève description telle que « Persécuteur à
l’école », « Ma boîte à émotions », « Mon sac à
traumatismes », « Les nuits bien arrosées de papa », « Je
n’ai jamais été assez bon(ne) » ou « Je n’étais pas
désiré(e) » suffit. Les mots importent peu, ce qui compte
c’est de donner un titre qui ait du sens pour le patient et
de regrouper derrière tout ce qui s’en rapproche.
2. Demandez au patient d’évaluer le titre choisi sur
l’échelle SUDS, (voir le chapitre 3), par rapport à ce
qu’il ressent à ce moment précis.
3. Étant donné que la plupart des victimes d’abus ont
tendance à s’identifier à leurs expériences et qu’elles
ont peur de se lâcher, commencez par utiliser trois fois
l’une des phrases de préparation suivantes ou utilisez-
les toutes les trois afin d’éliminer toute résistance :

« Même si je ne veux pas me remettre


de (cette expérience) puisque cela me
fait peur, je veux être capable de
m’accepter. »
« Même si j’ai vécu avec les souvenirs
de (cette expérience) pendant
longtemps, je suis comme je suis.
J’accepte le fait que je peux me
débarrasser de ces souvenirs et je
m’accepte pour ce que je suis. »
« Même si je pense que je ne mérite
pas de me remettre de (cette
expérience), j’accepte que je ne peux
pas être lié(e) à jamais à mon passé et
je veux me lâcher et me libérer. »
4. Pendant que vous (ou votre patient) tapotez autour des
points restants (voir le chapitre 3 pour les points de
tapotement), essayez l’une des phrases suivantes :

« J’ai peur de lâcher (cette


expérience). »
« Je m’identifie à (expérience). »
« J’ai peur de ce qu’il va se passer si
je lâche prise. »

La phrase de rappel sur les points restants peut être «


(Cette expérience) » (voir le chapitre 3 pour la phrase de
rappel).
5. Effectuez ensuite une autre série de tapotements en
laissant de côté la phrase de préparation et en
prononçant la phrase suivante :

« Même si j’ai vécu (cette


expérience), je veux m’aimer et
m’accepter » ou « Même si j’ai vécu
(cette expérience) pendant longtemps,
je veux m’aimer et m’accepter ».

Incluez le titre dans les points restants, par exemple, « Ce


sentiment de n’avoir jamais été désiré(e) » ou bien « Ce
souvenir des nuits bien arrosées de papa ».
6. Continuez à tapoter jusqu’à ce que la souffrance
diminue à un niveau inférieur à 3.
Dans les prochaines séquences, essayez d’introduire des
sentiments spécifiques. Encouragez particulièrement
votre patient à utiliser des mots puissants qui décrivent sa
colère, sa haine ou sa répugnance. Vous pouvez même
inciter le patient à utiliser des mots crus ou grossiers.
L’idée consiste à libérer tous les sentiments refoulés.
Vous pouvez tapoter sur votre patient pendant qu’il
évoque tous ses sentiments refoulés, tels que celui de ne
pas être désiré, d’être encombrant, de vouloir être étreint,
etc. Utilisez tous les points de base et ajoutez ceux qui
sont décrits dans le chapitre 4.
7. Ensuite, évaluez à nouveau les sentiments et ne vous
étonnez pas si le niveau d’évaluation a augmenté,
puisque d’autres souvenirs pénibles refont quelquefois
surface. Effectuez simplement la routine EFT encore
une fois sur ce souvenir spécifique, jusqu’à ce que son
niveau descende à 0.
Prononcez une phrase du genre « Même si j’ai encore de
pénibles souvenirs, tels que (exemple), je m’accepte et je
veux les libérer ». La phrase restante (voir le chapitre 3)
peut être « Ce souvenir restant de… ».
8. Lorsque l’intensité émotionnelle commence à
diminuer considérablement, demandez au patient
d’effectuer une séquence de phrases positives, tout en
utilisant ses propres mots sur les points restants. Par
exemple :

« Je choisis d’oublier (cette


expérience) et de me libérer. »
« Je décide maintenant de me
remettre de (cet incident) et de ne
plus l’avoir sur le dos. »
« Je me donne la permission de me
lâcher. »
« Ma nouvelle identité libère ces
émotions négatives. Je suis calme. »

À ce stade, pendant que je tapote le patient, je l’invite à


s’imaginer en train de placer ses souvenirs désagréables
dans une montgolfière et de laisser celle-ci s’envoler, ou
encore de les mettre dans un bateau et pousser ce dernier
vers la mer.
9. Finalement, lorsque toutes les émotions négatives
atteignent 0, demandez au patient (vous pouvez aussi
le faire à sa place) d’effectuer une ou deux séquences
sur les points restants, sans la phrase de préparation :
Par exemple « Je suis vivant(e) », « Je suis fort(e) », « Je
suis plein(e) de ressources » « Je suis quelqu’un de bien
», « Je suis une personne de confiance », « Je mérite
d’être libre », etc. Veillez à utiliser des mots positifs.

Le chapitre 5 propose des idées et des conseils sur la manière


de déclencher des souvenirs, mais n’utilisez pas ces
déclencheurs sur une personne qui souffre d’un traumatisme
sévère.

Il est important que les victimes d’abus pardonnent les


responsables, puisque cela est utile pour le processus de
guérison et les aide à passer à autre chose. Consultez le
chapitre 6 afin de mieux comprendre la nécessité du pardon
et la manière dont l’EFT peut s’avérer utile dans cette
situation.

Les pensées ou les souvenirs positifs circulent le long de


votre système énergétique, mais les pensées ou souvenirs
négatifs y restent bloqués.
Montrer peu ou aucun sentiment
Vous pouvez traiter une personne à l’aide d’EFT, même si
elle n’a aucun souvenir et qu’il lui reste seulement de très
vagues impressions, ou bien si elle se souvient, mais ne
parvient à exprimer aucune émotion. En effet, les personnes
qui ont souffert de stress ou d’abus pendant des périodes
répétées ou prolongées peuvent avoir une perte de mémoire
partielle ou complète des événements et sentiments associés.
Les parties du cerveau dans lesquelles sont formées les
mémoires peuvent être endommagées, provoquant ainsi un
trouble de la mémoire. Néanmoins il subsiste souvent des
bribes de souvenirs, de brefs épisodes traumatiques
particuliers. De sérieux troubles de la mémoire, ainsi que des
troubles liés au SSPT affectent également les personnes
ayant souffert d’abus sexuel pendant leur enfance. Que le
traumatisme ait eu lieu au cours d’actes répétés et sur une
longue période, ou que ce soit juste un événement isolé, cela
a forcément, et de la même manière, interrompu le
fonctionnement du système énergétique.

La durée, l’intensité et l’ancienneté du traumatisme


n’impactent pas l’efficacité du traitement EFT. Ainsi, ce
n’est pas parce que la blessure est très profonde et très
ancienne qu’elle sera plus difficile et plus longue à traiter
qu’un problème qui semble plus léger.

D’ordinaire, on travaille mieux en EFT lorsque le patient est


bien concentré sur son problème et en lien avec ses émotions.
Cela mobilise son énergie et permet de rétablir le système
énergétique. Ceci dit, il existe des méthodes pour traiter les
patients qui ne parviennent pas à identifier clairement leurs
souvenirs ou parler de leurs émotions. Les tactiques
suivantes devraient vous aider :

Incitez le patient à vous raconter son histoire ou à


vous faire part de son problème sous un angle ou une
perspective différente, par exemple, proposez-lui
d’inventer un personnage qui vivrait le problème à sa
place.
Demandez-lui de vous décrire les sons, les odeurs ou
les images associés à ses souvenirs.
Incitez-le à décrire en détail ce qu’il veut dire,
demandez-lui toujours plus de précisions y compris les
plus infimes. Il n’est pas rare que perdu dans des détails
insignifiants, le patient révèle tout à coup quelque chose
de précis.
Introduisez des photos ou des objets associés à ses
souvenirs.
Faites-lui écrire ce qui s’est passé et pendant qu’il
écrit, utilisez l’EFT à chaque trouble émotionnel
ressenti. Par exemple, « Quand j’avais 12 ans, j’étais
dans les toilettes de l’école lorsqu’un groupe de garçons
est entré… ». Surveillez ses expressions, guettez les
signes d’émotions, si cela provoque un trouble
émotionnel, utilisez l’EFT dessus, puis continuez. Cela
est similaire à la technique « Raconter l’histoire »
décrite dans le chapitre 5. Vous pouvez aussi adopter
cette approche après avoir utilisé l’EFT, afin de vérifier
s’il reste encore des émotions négatives.

Tout au long de votre travail sur les victimes d’abus, il se


peut que vous entendiez des propos vraiment atroces que le
patient aborde sans éprouver aucune émotion. Rappelez-vous
que l’essentiel est de rester neutre et de n’exprimer aucune
opinion ou émotion personnelle, mais plutôt de ratifier ce
qu’il dit sans commenter.
Souvenirs refoulés
Dans une thérapie, la remise en mémoire ne doit en aucun cas
être forcée. Il est intéressant de savoir qu’à ce sujet, la
communauté scientifique est partagée : les uns pensent que le
souvenir refoulé n’existe pas, et qu’il est une sorte de
fantasme, une invention, un faux souvenir; les autres
affirment qu’un souvenir refoulé est toujours sous-tendu par
une réalité. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une
personne « croit » avoir été abusée, qu’elle l’a été vraiment.
Si vous sentez le besoin de traiter un souvenir refoulé, qu’il
s’agisse de vous-même, ou d’un patient, je vous suggère
d’avoir recours à un praticien EFT ou un professionnel
confirmé. Toutefois, il est possible que des souvenirs
refoulés refassent surface au cours d’une séance EFT.
Traitez-les seulement si vous pensez en être capable.

Lorsque vous utilisez l’EFT sur un traumatisme ou un abus,


il est courant d’avoir des sentiments de détachement, comme
si cela arrivait à quelqu’un d’autre. Cela est tout à fait
normal et il n’y a pas lieu de s’inquiéter mais parfois cela
peut expliquer la raison pour laquelle vous ne pouvez pas
évoquer certains souvenirs : parce que vous n’y accordez plus
aucune importance. Si, toutefois, après avoir travaillé sur
votre traumatisme, vous vous sentez confus ou perturbé,
consultez un praticien qualifié EFT.
« Je n’arrive pas à m’en
remettre »
Aux États-Unis, des chercheurs mènent une
importante étude concernant les expériences
traumatisantes de l’enfance (ACE, Adverse
Childhood Experiences). Cette étude est la plus
importante en son genre. Elle dresse une comparaison
entre la santé actuelle de l’adulte et les expériences
vécues au cours de l’enfance.

Les résultats apportent un éclairage étonnant sur la


manière dont les gens se développent en tant
qu’individus et ensemble en tant que nation. L’étude
portant sur les expériences traumatisantes de
l’enfance (ACE) révèle qu’il existe un lien puissant
entre les expériences émotionnelles vécues par
l’enfant et la santé émotionnelle et physique de
l’adulte qu’il est devenu. De plus, l’étude démontre
que le temps qui passe n’améliore pas les choses sur
l’ensemble de la population américaine observée,
d’âge mûr et de classe moyenne. Il existe tout
simplement « certains épisodes de votre vie que vous
n’arrivez pas à oublier ». À moins de les traiter, et
notamment grâce à l’EFT.
Tout savoir sur la dépression
Le stress, le traumatisme et l’abus peuvent tous mener à la
dépression. Lorsque vous traitez un patient souffrant de
dépression, rappelez-vous qu’il n’existe pas de raison unique
et commune à la dépression. Ce sont l’histoire, les
expériences, et la manière d’affronter la vie qui mènent une
personne à « faire » une dépression, ou pas.

La personne qui souffre de dépression, est envahie par des


sentiments d’impuissance et de désespoir et les pensées
négatives associées à cette dépression rendent le moindre
effort très difficile, y compris celui qui consisterait à
chercher de l’aide. Elle a le sentiment qu’elle ne peut rien
faire contre sa maladie. Lors d’une dépression, le corps tout
entier est déprimé, le flux d’énergie est complètement
bloqué. C’est pourquoi l’EFT s’avère efficace puisqu’elle
permet de mobiliser l’énergie et rétablir la circulation des
flux.

Si l’EFT apporte une amélioration rapide des symptômes


dépressifs, vous pouvez ajouter au traitement d’autres
techniques destinées à optimiser les résultats :

Définissez des objectifs accessibles et raisonnables,


en tenant compte de l’état dépressif de votre patient. Un
petit pas à la fois est plus réaliste qu’un grand pas d’un
seul coup.
Répartissez les grandes tâches en petites parties,
définissez des priorités et incitez le patient à ne faire que
ce qu’il peut.
Conseillez à votre patient de fréquenter ses amis et
de se confier à quelqu’un : c’est mieux que de rester
seul.
Aidez-le à trouver des activités qui lui font plaisir,
aussi minimes soient-elles.
Un exercice modéré, tel qu’aller au cinéma ou à un
match de football, ou boire un verre sur une terrasse,
aller au marché le dimanche, etc. peut être bénéfique.
Expliquez-lui que son humeur va s’améliorer
progressivement et non immédiatement. Rétablir son
bien-être nécessite du temps.
Incitez-le à reporter les décisions très importantes
jusqu’à ce que la dépression se dissipe. Avant de
décider d’un changement important, tel que changer de
travail, se marier ou divorcer, il est préférable d’en
parler à d’autres personnes bienveillantes de l’entourage
et de garder un point de vue objectif sur la situation.
Rappelez-lui que le fait de penser de manière
positive permet d’éliminer la pensée négative qui est
la base même de votre dépression. Les pensées négatives
disparaissent au fur et à mesure que la dépression réagit
au traitement.
Recommandez-lui d’accepter l’aide de sa famille et
de ses amis.
Incitez-le à utilisez l’EFT quotidiennement afin de
retrouver le calme et de se détendre.

Il est nécessaire d’utiliser l’EFT sur toutes les pensées,


croyances ou sentiments négatifs qui apparaissent dès le
réveil, pendant la journée, pendant que le patient effectue ses
activités journalières et le soir avant de se coucher. En fin de
compte, les tapotements peuvent être pratiqués à tout
moment, que le patient se sente démoralisé ou non. Au bout
d’un mois environ, il constatera une remarquable
amélioration de ses symptômes.

N’oubliez pas d’identifier ce qui, à l’origine, a pu causer la


dépression, puis travaillez dessus. Si vous n’obtenez pas les
résultats escomptés, demandez l’aide d’un praticien EFT.

Lorsque vous effectuez le tapotement, faites preuve de


vigueur, sans vous faire mal bien sûr. Tapotez avec la main
ouverte sur les points du poignet et de la clavicule.

Il se peut que le patient ait du mal à s’accepter en temps que


personne dépressive. Dans ce cas, essayez de tapoter sur la
phrase « Même si je ne m’aime pas avec cette dépression,
j’accepte que ce n’est pas vraiment moi, c’est tout
simplement mon état en ce moment » ou « Même si j’ai honte
d’être dépressif(ve), j’accepte que ce n’est pas vraiment moi,
c’est tout simplement mon état en ce moment ».

Les pensées suicidaires sont les symptômes de dépression les


plus graves et vous devez toujours les prendre au sérieux. Si
vous suspectez qu’une personne risque de porter atteinte à
elle-même - ou aux autres - demandez immédiatement l’aide
d’un professionnel.
Quatrième partie

Appliquer l’EFT aux problèmes


physiques

« Je n’arrête pas d’oublier ma phrase de rappel. C’est grignoter les pieds


de table ou fouiller les poubelles ?

Dans cette partie…


Vous voulez savoir comment l’EFT peut vous être utile pour résoudre les
problèmes physiques, les addictions et les compulsions ? Parfait, cette
partie est pour vous !

Je ne prétendrai pas que l’EFT peut guérir des maladies graves mais
qu’elle peut vous aider à en gérer les symptômes, oui. Si vous éliminez
les problèmes émotionnels, l’intensité des symptômes physiques des
maladies peut vraiment diminuer.

Je termine cette partie en vous endormant… de façon bien plus


intéressante que ça en a l’air !
Chapitre 12

Maîtriser les envies compulsives,


les dépendances et les mauvaises
habitudes

Dans ce chapitre :
Comprendre le comportement de certaines personnes
Maîtriser la situation
Traiter les dépendances les plus fréquentes
Créer des affirmations EFT associées aux différentes
sortes de dépendance

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la plupart des gens se


frottent les yeux lorsqu’ils sont stressés ou l’arête de leur nez
lorsqu’ils sont confus, tapotent leur menton lorsqu’ils
essayent de penser ou posent leur main sur la gorge en
apprenant des nouvelles choquantes ? Ils peuvent aussi avoir
tendance à serrer les poings lorsqu’ils sont tendus ou à
enrouler les bras autour de leur corps en temps de détresse.
Tous ces endroits sur lesquels on vient poser les mains ou les
bras correspondent aux points de tapotement EFT. Ce n’est,
en aucun cas, une coïncidence. En fait, il s’agit de gestes
habituels que nous faisons sans nous en rendre compte, et qui
sont censés nous apporter une forme de soulagement, ou
d’accompagnement. En quelque sorte, ces gestes sont
bénéfiques. D’autres habitudes peuvent être irritantes ou
agaçantes, voire toxiques. Heureusement que vous pouvez les
maîtriser à l’aide de la routine de base de l’EFT, décrite dans
les chapitres 3 et 4.
Reconnaître une dépendance
Si vous avez l’impression que vos habitudes dépassent votre
volonté, qu’elles affectent votre état de santé mais que vous
les gardez malgré tout, vous êtes victime d’une dépendance.

Pendant longtemps, le terme de dépendance était lié à


l’attachement ou à un désir intense pour quelque chose ou
quelqu’un. Aujourd’hui, ce terme est plutôt associé à la
nourriture, aux jeux de hasard, à l’Internet, à la drogue, à
l’alcool, au tabac, au sexe, au shopping et même au chocolat.
Tout le monde peut être accro à n’importe quoi.

Lorsqu’une personne ne parvient pas à faire face aux


événements de la vie, notamment parce qu’elle est en
déséquilibre ou en manque psychoaffectif, elle risque de
compenser en ayant recours à des substances ou des
comportements censés la rassurer, la soulager, ou lui faire
oublier ses difficultés. Quand la substance ou le
comportement devient nécessaire à la vie quotidienne, on
parle de dépendance. Mais il existe d’autres causes aux
dépendances, et notamment génétiques, comportementales ou
chimiques.

Avec l’EFT, on peut obtenir des résultats très satisfaisants,


quelle que soit la nature de la dépendance, et ce, en un temps
très court. Dans la plupart des cas que j’ai traités, le succès a
été immédiat et, avec des années de recul, je peux affirmer
que le sevrage est en général définitif. Cependant, si une
seule séance suffit pour mettre fin à la dépendance (si celle-
ci ne relève pas de la pathologie grave, bien entendu), je
conseille toujours au patient de pratiquer l’EFT
quotidiennement chez lui pour renforcer l’effet du
traitement.

Un débutant en EFT peut obtenir de bons résultats mais, en


cas de difficulté, n’hésitez pas à contacter un praticien EFT
spécialiste de la dépendance.
Vous devez « recâbler » votre cerveau
Les spécialistes affirment que si vous répétez une pensée,
une expérience ou une action pendant environ 21 jours, celle-
ci peut devenir une habitude. Chaque fois que vous formez
une habitude, votre cerveau construit ce qu’on appelle un
sillon neurologique pour faciliter la circulation des
informations à travers le cerveau. Ces sillons sont gravés
comme des rainures sur un disque. C’est la raison pour
laquelle il est difficile de changer les habitudes lorsqu’elles
sont mises en place. C’est bien utile lorsque vous voulez
développer une nouvelle compétence, comme conduire une
voiture ou monter à bicyclette. C’est nettement moins
agréable lorsque vous avez pris l’habitude de vous ronger les
ongles ou de fumer et que vous voulez arrêter. Le sillon est
gravé… Nous verrons plus loin comment l’EFT peut faire
définitivement disparaître ce sillon devenu inutile.

La plupart des mauvaises habitudes se forment lorsqu’une


action, quelle qu’elle soit, vous procure une sensation de
bien-être ou de soulagement au moment de son
accomplissement. Vous allez donc associer l’action - fumer
une cigarette par exemple - à ce bien-être, ou ce
soulagement. Arrêter devient alors difficile car tout abandon
d’une habitude provoque de l’anxiété. Ainsi, vous devez non
seulement résoudre la résistance biologique, mais vous devez
également lutter contre vos problèmes émotionnels sous-
jacents, ceux qui vous ont poussé à éprouver du soulagement
en fumant votre cigarette… Parfois, en plus des difficultés
émotionnelles s’ajoutent des croyances (voir le chapitre 15
pour en savoir plus sur les croyances).
N’oubliez pas que votre subconscient est là pour vous
protéger; tout ce qu’il vous pousse à faire - y compris les
mauvaises habitudes - naît d’une intention positive à la base.
Aussi, dès lors que vous essaierez de mettre fin à une
habitude, le subconscient fera tout son possible pour saboter
vos tentatives ! De plus, chacun sait qu’il est plus simple
d’emprunter un chemin familier plutôt que s’engager sur un
itinéraire différent.

Avec tout ça, pensez-vous qu’il soit facile de changer une


habitude ou de mettre fin à un comportement ? Avec l’EFT,
oui, ça peut l’être. De façon rapide, efficace et pérenne, qui
plus est. En tapotant comme vous l’avez appris, vous pouvez
efficacement déplacer des pensées ou des comportements
négatifs vers un nouveau chemin neurologique, en indiquant
à votre subconscient une nouvelle habitude qui est meilleure
pour vous. En fait, vous allez ainsi « recâbler votre cerveau ».
Vous le faites si cela vous fait du bien
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous vous êtes fait
plaisir en buvant un verre, en portant une nouvelle robe ou en
prenant un bon repas après une dure journée ? Vous
souvenez-vous de l’agréable sensation que vous avez ressenti
? Cette sensation provient d’une partie de votre cerveau,
appelée cerveau limbique (voir le chapitre 2 pour en savoir
plus sur les différentes parties du cerveau), qui est
responsable du centre du plaisir ou centre de récompense.
Cette partie du cerveau libère des substances chimiques : la
dopamine et la sérotonine. Les chercheurs affirment que la
dopamine produit le stimulant du désir d’appropriation
(comme lorsque vous voyez une superbe voiture de sport ou
une paire de chaussures fantastiques). L’autre substance
chimique, la sérotonine, explique la sensation de plaisir que
vous ressentez en mangeant certains aliments et en pratiquant
d’autres activités agréables.

Un faible taux de sérotonine est non seulement associé à


l’anxiété, à la dépression et à la dépendance, mais provoque
également la libération d’une grande quantité de dopamine et
cela engendre trop de frustration.

Juste au cas où vous seriez curieux de le savoir, les animaux


possèdent également ce système de récompense associé à la
dopamine, qui est d’habitude déclenché par la nourriture et la
sexualité.

En ce qui nous concerne, les stupéfiants - y compris la


nicotine et l’alcool - peuvent affecter ce taux de dopamine.
Au début, ils peuvent agir de la même manière que les
récompenses « naturelles », en procurant du plaisir.
Cependant, lorsque la prise de drogue est régulière, elle
devient de plus en plus indispensable pour arrêter les
désagréables symptômes de manque. Même une exposition
inconsciente à l’objet stimulant, à travers des messages
subliminaux, peut stimuler le centre de récompense du
cerveau. Cette stimulation subliminale explique pourquoi les
accros ne parviennent pas à comprendre ce qui déclenche
leurs envies compulsives.

Personne ne se réveille un beau matin en décidant que c’est


une journée idéale pour devenir accro à l’alcool, au tabac ou
au jeu. Comment cela se produit-il alors ? En fait, on ne
connaît pas les causes exactes d’une dépendance ; il s’agirait
plutôt d’un faisceau de paramètres multiples et variables
selon chaque personne. Quoi qu’il en soit, l’EFT permet
d’éliminer les facteurs émotionnels ayant induit le
comportement toxique, tels que la peur, la culpabilité, la
colère ou le traumatisme. Sachez que les substances
addictives agissent en tant que tranquillisants en réduisant
l’anxiété, mais cette sensation de bien-être n’est que de
courte durée. Vous devez donc éliminer la cause profonde de
l’anxiété pour ne plus avoir recours aux substances toxiques.

Des expériences menées avec l’aide de l’IRM (Imagerie par


résonance magnétique) montrent très nettement que l’activité
cérébrale est modifiée lorsque les méridiens sont soumis aux
tapotements EFT. Les zones du cerveau dans lesquels se
manifestent la peur et la douleur se mettent à fonctionner
différemment jusqu’à disparition des signaux. De plus, le
taux de sérotonine augmente procurant des sensations de
réconfort et d’apaisement. Ainsi, l’EFT rééquilibre non
seulement la production hormonale, mais s’occupe
également de réguler les facteurs émotionnels à l’origine des
comportements.
Utiliser l’EFT pour éliminer la dépendance
Les sections suivantes vous présentent différentes formes de
dépendance parmi les plus courantes et vous montrent
comment reconnaître la cause principale de l’anxiété qui en
est à l’origine, pour pouvoir la traiter ensuite à l’aide de
l’EFT. Vous pouvez utiliser librement toutes les suggestions
présentées dans ce livre et développer ainsi vos
connaissances pour traiter les patients qui souffrent de
dépendance.

Toute dépendance est un symptôme et non une cause. Si vous


voulez obtenir des résultats avec l’EFT, vous devrez traiter la
cause sous-jacente quoi qu’il advienne. Mais pour éviter de
déclencher des émotions douloureuses, il est préférable, dans
un premier temps, de se concentrer sur les symptômes.

Avant tout, je tiens à vous rappeler quelques notions


importantes relatives à l’EFT et à la dépendance sous toutes
ses formes :

Même s’il pratique l’EFT, l’accro ne doit jamais se


relâcher, pas même « de temps en temps ».
La dépendance peut resurgir n’importe quand, tant
qu’elle n’est pas traitée complètement.
Appliquez la routine EFT complète décrite dans le
chapitre 3. Une dépendance justifie souvent tout ce
qu’on entreprend pour l’éliminer. Ainsi, à moins que
vous ne soyez enceinte, rajoutez les points additionnels
qui figurent dans le chapitre 4 (le sommet du crâne, le
poignet, le foie et la cheville).
L’utilisation répétitive de l’EFT permet de faire
diminuer le manque.
Après une première séance, vous pouvez utiliser
l’EFT jusqu’à 25 fois par jour, au moindre signe de
manque ou d’inconfort.
Utilisez l’EFT avant de ressentir une forte envie,
pendant que vous vous adonnez à vos envies et après
avoir assouvi celles-ci (si vous vous relâchez), en
utilisant une phrase de préparation qui décrit le mieux
vos pensées à ce moment précis.
Essayez d’imaginer les sensations ou les situations
afin de pousser le besoin au maximum.
Assurez-vous que l’envie compulsive ou le manque
soit réduit à 0 ; ne le laissez pas à 1 ou à 2.
De préférence, traitez tous les symptômes avec
l’EFT avant d’éliminer la cause sous-jacente du
comportement de dépendance, même si celle-ci peut
émerger lors d’une session EFT. Avant d’essayer de
déterminer la cause, utilisez l’EFT sans modération sur
les symptômes physiques, les croyances psychologiques
et sur tout sentiment émotionnel de douleur ou de peine
associé à la dépendance. Les exemples de phrases
indiqués plus loin dans ce chapitre vous aideront à bien
comprendre la différence entre le symptôme et la cause.
Si vous avez besoin d’aide pour déterminer la cause
(par exemple, si vous bloquez certaines pensées ou
expériences déplaisantes), vous pouvez vous reporter
au tableau A-1 de l’Annexe ou au chapitre 4 (« Aller
au fond du problème ») pour obtenir plus d’informations.
Les points en dessous des yeux, sur la clavicule et
sous le bras constituent ce que j’appelle les « points
d’arrêt d’urgence ». Vous pouvez tapoter sur ces trois
points chaque fois que vous ressentez une urgence ou un
besoin immédiat.
L’EFT peut à la fois éliminer le besoin et la
dépendance en une seule session. Cependant, si le
besoin se présente à nouveau, vous devez identifier et
contrôler les émotions sous-jacentes avec l’EFT. Vous
parviendrez à faire la distinction en vous reportant aux
exemples donnés plus loin dans ce chapitre.
Si vous ne ressentez aucun soulagement, vérifiez la
présence d’une inversion psychologique (voir le
chapitre 6) et/ou de toute croyance fondamentale ou
contraignante (voir le chapitre 15).
Si vous avez éliminé le comportement de
dépendance mais que celui-ci s’est transformé en une
autre dépendance, cela signifie que vous n’avez pas
résolu les problèmes émotionnels sous-jacents. Vous
devez recommencer.

Utilisez l’EFT de façon répétitive : avant de ressentir une


forte envie, lorsque vous ressentez l’envie, pendant que vous
vous adonnez à vos envies et après avoir assouvi une envie.
Arrêter la cigarette (et d’autres formes de
dépendance) grâce à l’EFT
Si vous êtes fumeur, je ne vais pas vous parler des dangers du
tabagisme car vous avez déjà assez d’informations : on vous
les rappelle à longueur de temps. C’est même écrit en toutes
lettres sur les paquets de cigarettes ou de tabac que vous
achetez. Vous savez donc que fumer nuit à votre santé mais
n’avez pu, jusqu’à présent, vous empêcher de le faire. Cette
section peut vous aider à y parvenir. Si vous êtes praticien,
vous allez également trouver des suggestions utiles pour
guider les patients.

Vous n’aurez pas à supporter les terribles symptômes de


manque car l’EFT peut également traiter ces symptômes. Et
comme il s’agit d’une méthode rapide et discrète, vous
pouvez l’utiliser n’importe où et à n’importe quel moment.

Même si les suggestions mentionnées dans cette section sont


destinées aux praticiens pour aider leurs patients à arrêter la
cigarette, vous pouvez les appliquer sur vous-même. Peu
importe votre point de vue vis-à-vis de la cigarette, que ce
soit une habitude ou une dépendance. Dans cette section, je
parle de dépendance à la cigarette, mais vous pouvez adapter
en utilisant les termes à votre convenance tels que tabac, pipe
ou cigare.

Avant de traiter un patient qui souhaite arrêter de fumer, je


lui conseille toujours de ne pas utiliser de substituts (tels que
les patchs ou les gommes de nicotine), ou bien de cesser de
les prendre au moins une semaine à l’avance. De cette
manière, il pourra réellement attribuer son succès à l’EFT et
non être tenté de l’attribuer aux substituts !

Lorsqu’une patiente vient me dire qu’elle veut arrêter de


fumer, la question essentielle est de savoir pourquoi. Si elle
me répond qu’on lui a demandé de se faire aider ou qu’elle se
sent obligée d’arrêter parce que son partenaire ne supporte
pas qu’elle fume, je lui conseille de revenir lorsqu’elle se
sentira prête à arrêter de son plein gré, pour elle et non pour
faire plaisir à quelqu’un d’autre. Autrement, je perdrais mon
temps et elle perdrait son argent. Ceux qui veulent
sincèrement arrêter de fumer constatent rapidement que
l’EFT leur apporte non seulement une certaine maîtrise
d’eux-mêmes, mais également un sentiment de pouvoir.
Traiter les symptômes de manque
Les symptômes de manque constituent une excuse fréquente
pour éviter d’arrêter, mais vous avez la possibilité de les
traiter à l’aide de l’EFT. Pour ce faire, vous n’êtes pas obligé
de vivre une expérience réelle ; n’hésitez pas à exacerber les
effets du manque et construisez des phrases avec tout ce qui
vous passe par la tête si vous pensez à ce que le sevrage
pourrait produire :

« Même si je ressens des douleurs liées au manque, je


m’accepte et je réalise que cela en vaut la peine. »
« Même si j’ai des tremblements lorsque je n’ai pas
eu ma dose de nicotine, j’ai l’assurance que cela ne
va pas durer et que j’en tirerai bénéfice plus tard. »
« Même si je ne dors pas la nuit et que je fais des
cauchemars à cause du sevrage, je me pardonne et
j’accepte de m’adapter à ma nouvelle habitude. »
« Même si je suis odieux(se) avec mon entourage
parce que la cigarette n’est plus là pour me calmer, je
reconnais que la cigarette ne me calme pas et que je
me sens de mieux en mieux sans elle. »
Ressentir de l’anxiété en arrêtant de fumer
Pour certaines personnes, la cigarette peut être une « béquille
», un « ami » ou un « consolateur ». La seule pensée de
perdre ce soutien n’est tout simplement pas envisageable et
peut considérablement faire augmenter le niveau d’anxiété.
Si c’est le cas, vous pouvez d’abord utiliser l’EFT pour
éliminer la peur de perdre le « soutien » qu’apporte la
cigarette. Démontrez à votre patient qu’il peut se sentir bien
dans sa peau sans cigarette, grâce à l’EFT. Expliquez-lui
qu’il va peut-être trouver le traitement surprenant, ou ingrat
au début, mais qu’il n’a pas besoin de croire en l’EFT pour
que cela marche. Il doit juste être à l’écoute de son anxiété
ou de sa peur.

Le patient prétend souvent qu’il ne ressent aucune anxiété à


l’idée d’arrêter la cigarette. Après tout, c’est la raison pour
laquelle il est venu vous voir. Pour tester s’il dit vrai,
demandez-lui de prononcer à voix haute les affirmations
suivantes : « Je ne fume plus », « Je n’ai pas besoin de
cigarettes » ou « Je ne fumerai plus jamais ». Observez ses
mimiques, le ton de sa voix, cela vous renseignera sur sa
réelle conviction. Vous pouvez également lui demander
d’imaginer qu’il est dans une situation stressante et qu’il n’a
pas de cigarettes. Maintenant, demandez-lui ce qu’il ressent
et dans quelle partie du corps il perçoit cette sensation. Si
cela se situe par exemple au niveau de son estomac, vous
pouvez utiliser la phrase de préparation : « Même si je
ressens l’anxiété dans mon estomac à l’idée d’arrêter de
fumer, je m’accepte infiniment ».
À ce propos, si le patient a peur de prendre du poids en
arrêtant la cigarette, sachez qu’il y a peu de chance que cela
se produise. Une fois la cause principale de l’anxiété
éliminée par l’EFT, le patient n’aura plus besoin de chercher
d’autres substances tranquillisantes.
Reconnaître les facteurs
Une fois l’anxiété du début et les symptômes de manque
éliminés, essayez de savoir quand et pourquoi le patient a
commencé à dépendre de la cigarette. Par exemple, son père
lui a donné sa première cigarette et cela lui a procuré le
sentiment d’être adulte, ou bien il a pris une cigarette en
apprenant une mauvaise nouvelle, ou encore les copains
fumaient, surtout les plus âgés et cela lui donnait
l’impression d’appartenir au groupe, d’être quelqu’un de fort,
de libre… S’il s’agit d’un souvenir traumatique, l’EFT est
tout indiqué (voir le chapitre 11) et pour le reste, tapotez sur
chacune des raisons invoquées par le patient.

Si le patient a besoin, par exemple, de fumer en travaillant,


en quoi le travail cause-t-il le sentiment d’anxiété ? S’il
affirme fumer tout simplement par plaisir ? Demandez-lui
s’il a apprécié sa toute première cigarette.

Probablement non, mais il a continué malgré tout, à cause de


l’association qu’il a opéré entre l’acte de fumer et le
sentiment que cela lui procurait. La cigarette peut aussi lui
offrir un sentiment de réconfort temporaire. Votre patient
peut trouver toutes sortes de prétextes justifiant sa
dépendance à la cigarette, mais tout cela reste des excuses :
qu’il croit que la cigarette l’aide à se calmer, lui donne une
certaine assurance ou l’aide à se concentrer, tout cela est
faux. Et il le sait probablement. En fait, c’est le sevrage de la
nicotine et l’arrêt des habitudes qui provoquent l’anxiété.
Demandez-lui s’il peut substituer la cigarette par autre chose,
qui ne nuirait pas à sa santé et qu’il pourrait utiliser à tout
moment (comme l’EFT par exemple). Si oui, laquelle ?
Pour devenir non-fumeur, vous devez neutraliser toutes les
causes associées à la cigarette, ainsi que toute forme
d’anxiété à l’idée d’arrêter.

Les sections suivantes présentent les raisons les plus souvent


évoquées pour justifier son tabagisme, et contiennent
quelques exemples d’affirmations EFT correspondantes.
Utilisez celles qui vous conviennent ou créez vos propres
affirmations. En prononçant les affirmations appropriées,
essayez de vous imaginer dans une situation réelle ou essayez
de ressentir les sensations physiques associées. Cela peut
rendre l’EFT plus efficace. Si vous traitez un patient, faites
de même.
Écraser les croyances
Plusieurs croyances liées à la cigarette, telles que « fumer est
relaxant », vous aident à justifier votre dépendance. Savez-
vous que les substances chimiques provenant de la nicotine
restent dans votre corps pendant environ 20 minutes, et que
c’est à partir du moment où elles sont éliminées du corps que
vous commencez à ressentir l’anxiété ? Vous avez la
possibilité d’éviter cette sensation encore plus longtemps
avant la prochaine prise de cigarette. Essayez ceci :

« Même si j’ai toujours été fumeur(se), j’assume ce


que je suis. Je m’accepte en tant que fumeur(se), mais
je me respecte davantage en devenant non-fumeur(se).
»
« Même si je fume comme mon père, je me pardonne
et je décide plutôt de suivre ses attitudes positives. »
« Même si je prends plaisir à fumer et inhaler des
fumées nocives, je m’aime et je m’accepte
complètement. »
« Même si fumer m’aide à me calmer, mon cerveau
rationnel me dit que ce n’est pas vrai. Toutefois, je
m’aime et je m’accepte complètement. »
« Même si je suis tendu(e) lorsque je suis sous
pression, je m’accepte et je choisis de me calmer. »
Regarder les émotions partir en fumée
Certaines personnes ressentent le besoin de fumer pour gérer
la colère, la tristesse, la solitude, etc. Voici quelques
affirmations de préparation incluant les raisons les plus
souvent évoquées :

« Même si je me sens privé(e) lorsque je vois


quelqu’un fumer, je me respecte complètement. »
« Même si j’ai besoin d’une cigarette lorsque je suis
stressé(e), je m’accepte complètement et je choisis de
rester calme. »
« Même si j’ai besoin d’une cigarette pour avoir de
l’assurance, je choisis de me contrôler. »
« Même si je fume pour oublier ma solitude, je
m’accepte et je me pardonne. »
Enterrer les mauvaises habitudes
Fumer est-il donc une habitude dont vous ne pouvez plus
vous libérer ? Vous aviez également l’habitude de sucer votre
pouce, mais vous avez arrêté, n’est-ce pas ? Le
comportement est devenu une habitude. Essayez donc ceci :

« Même si je fume quand je suis au téléphone, je


m’accepte complètement. »
« Même si je fume dans la voiture, j’accepte qu’il y a
d’autres alternatives, beaucoup plus saines (et moins
dangereuses !) »
« Même si je me sens coupable de fumer, je m’accepte
complètement. »

Vous pouvez éliminer toute habitude ou toute association


geste-sensation avec l’EFT et mettre en place de nouveaux
comportements. Par exemple :

Fumer en buvant son café : Essayez le thé ou une


boisson plus légère à la place du café.
Fumer dans la voiture : Essayez de mâcher un
chewing-gum. Nettoyez votre voiture, videz les
cendriers, puis jetez les cigarettes et les briquets.
Fumer avec des amis : Exercez-vous à la maison à
tenir autre chose entre vos doigts (un stylo, par
exemple). Si vous avez l’habitude de tenir votre verre
avec la main droite, tenez-le désormais avec la main
gauche (et vice versa).
Entendre des voix dans sa tête
Les fumeurs me disent parfois qu’ils entendent une voix dans
leur tête, qui les incite à fumer. Vous pouvez utiliser les
affirmations suivantes :

« Même si cette voix dans ma tête m’incite à fumer, je


choisis de ne pas endommager mon corps et de le
respecter. »
« Même si une partie de moi veut arrêter et que la
voix dans ma tête me dit le contraire, je choisis celle
qui me dit d’arrêter. »

Rappelez-vous, si vous êtes fumeur (et expliquez-le à vos


patients), qu’il peut y avoir des moments de faiblesse et que
se remettre à fumer n’est pas un échec. Ne levez pas les bras
au ciel en disant « Eh voilà ! J’ai encore échoué ». Prenez cet
échec comme une opportunité d’essayer à nouveau. Vous
devez tout simplement effectuer plus de séances de
tapotement axées sur les affirmations suivantes : « Même si
je me sens coupable de prendre cette cigarette, je me
pardonne » ou « Même si je me sens mal de prendre cette
cigarette, j’accepte complètement ma faiblesse et je choisis
d’être plus fort(e) la prochaine fois ».
Accepter son corps
Les personnes qui se sentent mal dans leur peau ont tendance
à recourir aux solutions du type « Obtenez un sourire de rêve
en blanchissant vos dents », ou bien « Perdez 10 cm de tour
de taille grâce à la liposuccion » ou encore « Faites
disparaître vos rides avec la chirurgie ». Le problème est
qu’après avoir subi, et payé, ces interventions, personne ne
peut garantir au patient le bien-être intérieur.

Il y a maintes manières de se sentir bien ou mal dans sa peau


et le poids en fait partie. N’imaginez pas, cependant, qu’il
suffit d’avoir la taille mannequin pour être aimé et s’aimer
soi-même. Il y a en effet bien des personnes dont le poids et
la taille sont en parfaite harmonie et qui sont loin d’être
heureuses et épanouies. Être bien dans sa peau, cela
commence par l’acceptation pleine et entière de ce que l’on
est. À ce sujet, le chapitre 7 est consacré à l’acceptation de
soi.

Les sentiments de répugnance envers soi-même et le


sentiment de faible estime de soi vont de pair avec
l’incapacité à s’accepter.

Si, toutefois, vous devez réellement perdre du poids et


qu’aucune solution n’a marché jusqu’à présent, les sections
suivantes pourront vous aider.
Identifier les troubles de
l’alimentation
Les pensées toxiques peuvent (mais pas
nécessairement) provoquer des troubles de
l’alimentation tels que l’anorexie ou la boulimie. Si
vous pensez avoir des troubles de l’alimentation,
vous pouvez vous-même traiter vos problèmes
émotionnels à l’aide de l’EFT. Si le cas semble
grave, demandez un avis médical avant de consulter
un praticien EFT. Pour obtenir plus d’informations
sur le manque de confiance en soi, consultez le
chapitre 7.

Tous ces symptômes, ou certains d’entre eux,


peuvent se présenter en cas de boulimie :
Préoccupation continue pour la nourriture et
envies incontrôlables;
Épisodes d’hyperphagie au cours desquels vous
consommez une grande quantité de nourriture en un
rien de temps;
Exercice à outrance, vomissements provoqués
après les repas, périodes de jeûne et/ou prise de
médicaments (laxatifs ou diurétiques) pour
neutraliser la frénésie alimentaire;
Peur de l’obésité, qu’on remarque également chez
les anorexiques.
Tous ces symptômes, ou certains d’entre eux,
peuvent se présenter en cas d’anorexie :
Faible masse corporelle par rapport à la taille et à
l’âge ;
Restriction de l’alimentation et peur de l’obésité;
Erreur d’estimation de son poids, de sa forme et
de sa taille;
Refus de maintenir une masse corporelle normale
minimum;
Alimentation en cachette;
Excès d’exercice;
Refus de la sensation de faim;
Exigence de nourriture coupée en petits morceaux.
Comprendre pourquoi les régimes échouent à long
terme
Certaines personnes se mettent au régime quand elles veulent
perdre du poids. Toutefois, la plupart de ces régimes ne
tiennent pas leur promesse à long terme, provoquant
culpabilité et déception chez les personnes qui ont pourtant
fait preuve d’une grande détermination. Les statistiques le
prouvent : plus de 95 % des régimes ne fonctionnent pas à
long terme, et le poids repris par la suite est souvent
supérieur à celui perdu au cours des périodes de restrictions.
C’est parce que le régime ne s’intéresse pas aux facteurs
émotionnels qui se cachent derrière vos habitudes
alimentaires. En gros, ils traitent l’effet, pas la cause. De
plus, ils ne vous aident pas à reconnaître les comportements
auto-saboteurs. J’en reparlerai plus loin dans cette section.

L’alimentation de réconfort ou l’alimentation émotionnelle


est l’utilisation de la nourriture pour atteindre une sensation
de bien-être. Bien des personnes ont été conditionnées à
célébrer des événements heureux avec des gâteaux ou des
sucreries. En même temps, cette nourriture riche en hydrate
de carbone et en sucre provoque, dès leur ingestion, la
libération des substances chimiques qui procurent une
sensation de bien-être. Votre cerveau associe donc
immédiatement les gâteaux, le sucre ou le chocolat avec le
plaisir. Du coup, lorsque vous aurez besoin de consolation, de
réconfort, ou que vous vous sentirez seul, le meilleur endroit
pour vous procurer immédiatement le bien-être qui vous
manque est le placard dans lequel vous rangez gâteaux et
friandises.
Si vous avez ce genre de comportement régulièrement, vous
pouvez développer des symptômes de manque auxquels vous
ne pourrez répondre que par un apport supplémentaire en
sucreries et friandises diverses. Ce qui vous rendra
mécontent de vous-même et vous poussera à vous consoler
en mangeant un peu plus de sucreries… C’est ainsi que
s’établit un cercle vicieux qui vous mène au surpoids et à la
honte de vous-même.

La prochaine fois que vous mangerez des sucreries, prenez un


petit instant de recul et essayez de déterminer quel besoin
vous êtes en train de satisfaire. Avez-vous vraiment faim ou
est-ce qu’il s’agit d’une envie de nourriture malsaine pour
combler autre chose ? Un besoin émotionnel par exemple…
Que vous faudrait-il, là, tout de suite, pour ne pas porter cette
friandise à la bouche ? La vraie sensation de faim se
manifeste progressivement : le sujet commence d’abord par
avoir un petit creux, puis ressent une envie grandissante, et
enfin, se sent vraiment affamé au point de manger n’importe
quoi de conséquent. Le moment idéal pour manger est l’étape
où vous ressentez une envie grandissante, car à ce stade, il est
quasi-certain que vous allez manger la quantité idéale et ne
pas manger trop vite. La prochaine fois que vous pensez à ce
que vous devez manger, posez-vous la question : « Quel
besoin suis-je en train de satisfaire ? ».

Si vous vous reconnaissez dans l’une des questions suivantes,


il est probable que vous soyez un mangeur émotionnel :
Avez-vous perdu du poids pour ensuite en reprendre ?
Vous réfugiez-vous dans la nourriture lorsque vous
êtes déprimé, vexé ou en colère ?
Est-ce que vous vous récompensez par la nourriture ?
Est-ce que vous mangez des friandises et autres
nourritures peu équilibrées lorsque vous êtes seul ou
inactif ?
Vous est-il déjà arrivé de manger parce que vous vous
ennuyez ?
Vous est-il déjà arrivé de manger excessivement et
ensuite, de vous sentir coupable ou vous reprocher votre
manque de volonté ?
Freiner ses envies
Les aliments qui nuisent le plus à l’équilibre pondéral,
lorsqu’ils sont pris en trop grande quantité, sont également
ceux qui déclenchent les substances chimiques sources des
besoins et du plaisir : c’est donc la raison pour laquelle la
plupart des gens ont des besoins de chocolat, de sucreries,
etc. Effectuez l’exercice suivant pour impressionner vos amis
et leur montrer en même temps comment l’EFT élimine
l’envie simplement, rapidement et de façon élégante.
Essayez-le vous-même d’abord pour comprendre le
processus.

Si vous utilisez l’EFT pour aider quelqu’un d’autre à freiner


ses envies, sachez que vous pouvez être perturbé par vos
propres envies et/ou compulsions (voir le chapitre 15 pour en
savoir plus à ce sujet). Alors soit vous commencez par vous
traiter vous-même avant d’aller aider les autres, soit vous
décidez que vous n’êtes pas prêt à éliminer complètement
vos envies et dans ce cas, pour que vos émotions ne viennent
pas perturber la séance avec votre patient, diminuez au moins
l’intensité de votre problème jusqu’à 5 sur l’échelle SUDS.
Quand vous voudrez sérieusement arrêter, faites-le pour de
bon et allez jusqu’à 0.

Essayez cet exercice sur quelque chose qui provoque en vous


des envies compulsives lorsque vous en voyez, lorsque vous
en sentez l’odeur ou lorsque vous en touchez. Sachez
qu’après une ou plusieurs séquences, vous aurez éliminé
l’envie pour de bon. Assurez-vous donc que vous voulez
réellement éliminer cette compulsion. À la fin de l’exercice,
vous constaterez que vos envies ont changé au point que la
nourriture n’a plus la même odeur, ni le même goût. Il se
peut même que vous soyez gêné, voire dégoûté par la vue ou
l’odeur de votre chocolat préféré ! Si vous ne voulez pas
éliminer complètement une envie, diminuez son intensité
autour de 4 ou 5, puis arrêtez l’exercice.

Dans cet exemple, nous allons utiliser une barre de chocolat.


Vous pouvez toutefois remplacer celle-ci par tout autre
aliment qui vous fait vraiment envie. Dans un premier temps,
procurez-vous l’aliment en question.
1. Prenez votre barre chocolatée préférée.
2. Enlevez l’emballage et sentez l’odeur du chocolat
(vous pouvez même goûter un peu). Ne mangez qu’un
tout petit morceau pour que vous ayez l’envie d’en
avoir plus !
Cela permet d’augmenter le désir, et c’est ce que vous
voulez.
3. Essayez de déterminer dans quelle partie de votre
corps vous ressentez l’envie ou le désir.
4. Évaluez l’intensité de votre désir sur une échelle de 0 à
10 (10 étant la valeur maximale).
Plus l’envie est intense, mieux c’est.
5. Tout en vous concentrant sur cette envie, effectuez une
séquence complète d’EFT comme indiqué dans le
chapitre 3, y compris la séance de tapotement sur le
dos de la main, en prononçant les affirmations
suivantes :

« Même si je ressens cette envie


compulsive dans (la partie du corps
c o n c e r n é e ) , je m’accepte
complètement. »
Répétez encore deux fois. Tapotez sur
les autres points avec : « Cette envie
compulsive dans (la partie du corps
concernée) » ou « Cette envie
compulsive de (chocolat) dans
mon/ma (la partie du corps concernée)
».

6. Une fois que vous avez effectué la séquence complète


d’EFT, en finissant sous les bras, concentrez-vous sur
l’envie et mesurez encore une fois son intensité en
utilisant la dernière affirmation : « Même si j’ai
encore cette envie compulsive de chocolat… ».
Si l’intensité a diminué, continuez les séances de
tapotement jusqu’à ce qu’elle passe à 0 (si vous le voulez,
bien sûr). Si l’intensité a augmenté ou si vous devez
manger l’aliment en question, essayez de déterminer les
pensées ou les sentiments qui émergent. Est-ce que, par
exemple, les mots « privation », « en manque », « refus »,
« solitude », « pas assez », « pas pour moi », « gros(se) et
maladroit(e) »… vous déclenchent une émotion ?
7. Si c’est le cas, effectuez une autre séquence d’EFT.
Cette fois-ci, intégrez les mots qui ont résonné en vous.

« Même si j’ai encore ce besoin et que


je suis en manque, je m’accepte
complètement. »
Vous pouvez également intégrer d’autres mots ou
émotions pouvant faire surface, tels que « solitude », «
peur », « chagrin », « tristesse », « contrôle » ou «
abandon ». Par exemple :

« Même si je ressens cette tristesse et


que j’ai besoin de la combler par (la
nourriture), je m’accepte infiniment »
; « Même si je ressens cette
culpabilité liée à la nourriture, je
m’accepte complètement » ; « Même
si je ne peux pas supporter la
privation/la restriction/la frustration,
je me pardonne et m’accepte tel(le)
que je suis », « Même si j’ai honte de
ma façon de manger, je me pardonne
» ; « Même si je me sens seul(le) et
que je trouve mon réconfort dans la
nourriture, je m’aime et je m’accepte
tel(le) que je suis ».

8. Réfléchissez à l’origine et à la signification de ces


émotions.
La tristesse peut, par exemple, s’associer à la perte de
quelque chose ou de quelqu’un. Il se peut que vos
habitudes alimentaires aient changé après la mort d’un
proche. Si vous ne pouvez pas faire le lien, laissez l’EFT
le faire à votre place. Il vous suffit d’effectuer des
séances de tapotement en affirmant : « Je m’accepte,
même si je ne sais pas pourquoi je me sens si triste ».
9. Utilisez l’EFT pour éliminer toutes les pensées ou tous
les sentiments négatifs associés à un besoin qui
surgissent à votre esprit au fur et à mesure des
tapotements.
10. Refaites toutes les étapes et mesurez à nouveau son
intensité.
11. Si vous ressentez encore une petite envie (mesurée à 3
ou à 4 sur une échelle SUDS - reportez-vous au
chapitre 3), essayez d’utiliser des affirmations
alternées.
Commencez par prononcer une affirmation négative, telle
que « J’ai encore des envies compulsives de (nourriture)
», en tapotant sur les sourcils. Passez ensuite à une
affirmation positive en tapotant sous les yeux : « Je suis
satisfait(e) » ; ensuite, une autre affirmation négative en
tapotant sous le nez : « Je ressens encore ce grand vide
en moi » ; etc.
12. Terminez toujours par une affirmation positive.
Même si vous n’avez aucune émotion ou souvenir rattaché à
vos habitudes alimentaires, vous pouvez toujours continuer
cet exercice pour freiner vos envies.

Si vous mangez alors que vous n’avez pas faim, vous le faites
certainement pour une raison d’ordre émotionnel.

L e tableau 12-1 présente quelques affirmations


interchangeables, liées aux troubles de l’alimentation.

Tableau 12-1 : Phrases à utiliser en cas de troubles de


l’alimentation
Même si… Suite positive

… je respecte mon
j’aime manger… corps. Mon corps est
un trésor.

je ne peux pas …je choisis de me


m’empêcher de tout contenter d’un petit
manger… repas.

je mange quand je …je choisis de


m’ennuie… m’occuper autrement.

…j’ai du poids à
j’ai peur de ne pas y
perdre et de l’assurance
arriver…
à gagner.

je ne peux pas
…je m’aime et je
m’empêcher de manger
m’accepte tel(le) que je
une nourriture dont je
suis.
sens l’odeur…

je mange lorsque je suis …j’accepte mes


vexé(e)/ sentiments et je
contrarié(e)/déçu(e)… m’accepte infiniment.

je ne peux pas
…arrêter me permet de
m’empêcher de manger
garder le contrôle.
des sucreries…
je mange une nourriture …je choisis de me
trop grasse/trop détourner des aliments
sucrée/peu équilibrée… qui peuvent nuire à ma
santé.

j’adore la crème préfère avoir un corps


glacée… …je plus sain.

je me sens coupable de …je m’accepte tel(le)


trop manger… que je suis.

…je reconnais qu’il


je mange pour me existe de meilleurs
consoler… moyens pour trouver le
bien-être.

Utilisez toujours les mots exacts qui vous viennent à l’esprit


ou évoqués par votre patient. C’est son vocabulaire qui
compte, pas le vôtre.

Des souvenirs ou des émotions peuvent émerger au cours de


l’exercice réservé aux envies compulsives. Parfois même des
réactions violentes telles que des malaises ou des
vomissements. Cela m’est arrivé plusieurs fois en cabinet ou
en séminaire. Utilisez l’EFT sur le souvenir/l’émotion
déplaisant(e) ou bouleversant(e), même s’il n’y a pas de lien
apparent à ce moment-là. Le plus souvent, ce lien finira par
s’établir au fur et à mesure des tapotements. N’oubliez pas
que les réponses appartiennent au patient, elles sont en lui; le
praticien n’a pas à intervenir à ce stade. Si vous avez besoin
d’aide, consultez un praticien EFT.
Dix conseils pratiques
Les conseils suivants peuvent compléter votre
traitement EFT :
Identifiez votre humeur par rapport à la
nourriture. Avez-vous une « faim émotionnelle »
(par opposition à une vraie faim) ?
Mesurez l’intensité de votre faim sur une
échelle de 1 à 10. Le moment idéal pour manger se
situe autour de 5.
Arrêtez de manger lorsque vous vous sentez
rassasié, et non lorsque vous êtes « ballonné » ou
« plein ». Si jamais vous sentez que votre estomac
est plein, refusez le dessert, ou le fromage, ou
prenez en juste un petit peu pour le plaisir.
Buvez beaucoup plus. Votre cerveau peut vous
tromper en vous faisant croire que vous avez faim,
alors qu’en réalité vous avez soif.
Prenez le temps de bien savourer votre plat.
Manger trop ou trop vite neutralise le centre de
contrôle de votre cerveau, qui finit par ne pas
envoyer le message de satiété. Il faut au moins 20
minutes à l’estomac pour envoyer un message de
satiété au cerveau.
Oubliez les injonctions de votre enfance. Non,
une personne qui mange beaucoup n’est pas
forcément une personne en bonne santé. Non, une
assiette ne doit pas forcément être terminée. Non,
on ne vous félicitera pas si vous avez tout mangé.
Non, ce n’est pas parce que beaucoup d’enfants ne
mangent pas à leur faim qu’il faut vous goinfrer,
etc.
Si vous ne pouvez pas faire de sport, apprenez à
bouger plus : prenez l’escalier au lieu de
l’ascenseur ou de l’escalator, privilégiez la marche
à pied, garez-vous à quelques centaines de mètres
plutôt que devant la porte…
Veillez à ne pas sauter le petit déjeuner.
Ne vous privez pas. N’oubliez pas : un tout petit
peu de ce que vous aimez et c’est tout. Bien
entendu, à condition que vous sachiez vous arrêter.
Ne copiez ni les autres, ni leurs habitudes
alimentaires déplorables, telles que « chips/bière »
devant le match de foot ou « crème glacée/tarte
Tatin » devant Desperate Housewives.
Enfin, récompensez vos efforts par une
manucure, un livre, un DVD ou un CD. N’importe
quoi, à part la nourriture ou les boissons.
Se faire des bourrelets au cerveau…
Vous voulez peut-être comprendre pourquoi lorsque vous
perdez du poids, vous finissez toujours par le reprendre. Le
paragraphe « Comprendre pourquoi les régimes échouent à
long terme » apporte quelques éléments de réponses. Il y en a
d’autres, dont le sabotage interne. Un comportement saboteur
peut venir de vous-même ou de votre entourage. Même si
cela vous étonne, compte tenu des efforts déployés pour
mincir, je comprends que vous n’ayez pas envie de vous
entendre dire qu’en réalité, vous faites tout pour échouer, il
n’empêche que cela existe et qu’il est bon de le savoir.

Quels sont donc ces comportements saboteurs et comment


les reconnaître ? Lisez attentivement ces questions pour
savoir si un comportement saboteur existe en vous, puis
laissez l’EFT vous en libérer :

Un événement particulier s’est-il produit la


dernière fois que vous avez atteint votre poids idéal ?
Une grossesse inattendue, la mort d’un proche, votre
petit(e) ami(e) vous a laissé(e) tomber ou vous avez fait
faillite… Cette question dévoile le lien émotionnel entre
un événement passé et l’état dans lequel vous étiez au
cours de cette période. Elle explique également sa
relation avec votre état actuel. Vous pouvez donc
associer une expérience déplaisante avec une perte de
poids réussie.
Est-ce qu’une perte de poids peut signifier que vous
pouvez attirer l’attention du sexe opposé et que vous
n’aimez pas cela ? Si vous êtes gêné par le regard du
sexe opposé, pourquoi est-ce que vous réagissez ainsi,
selon vous ? Cela aurait-il une relation avec un incident
déplaisant du passé ?
Êtes-vous la seule personne de votre groupe d’amis
ou de votre famille à réussir à perdre du poids ? Si
c’est le cas, vous avez peut-être caché vos inquiétudes
face à la jalousie des autres (en sabotant vos efforts pour
maigrir) : est-ce que vous êtes à l’aise à l’idée d’être la
seule personne mince du groupe ?
Est-ce que vous croyez que si vous perdez trop de
poids, vous allez paraître malade ou décharné, ou
vieux ? Si vous avez perdu du poids dans le passé, avez-
vous été gêné par la présence d’une peau pendante ou des
traits tirés ? Que pouvez-vous faire désormais ?
Parler de votre dernier régime vous procure-t-il
l’attention dont vous avez besoin ? Soyez honnête et
admettez-le si vous appréciez l’attention qu’on vous
accorde lorsque vous parlez de vos différents régimes.
Cela peut arriver.
Lorsque vous atteignez votre poids idéal, vos
pensées négatives refont-elles surface et vous disent
que ce n’est qu’une question de temps et que vous
allez reprendre du poids ? Ces voix négatives sont un
peu comme ces croyances contraignantes mentionnées au
chapitre 15 et les croyances fondamentales décrites dans
le chapitre 7. Elles vous empêchent d’avancer, de perdre
du poids et de garder votre poids idéal.

Votre inconscient réalise vos croyances, qu’elles soient


positives ou négatives.
Vous vous êtes peut-être déjà entendu prononcer de fausses
excuses du genre : « Ce régime ne marche pas », « La
surcharge pondérale est dans mes gènes », « Nous sommes
une famille d’obèses », « J’ai un métabolisme lent », « J’ai
de l’embonpoint dû à l’âge » ou « C’est à cause de la
ménopause ».

En gros, vous essayez d’affirmer que le surpoids ou l’obésité


n’est pas de votre responsabilité et ne relève pas de votre
compétence. Si vous croyez dur comme fer à ces excuses,
effectuez quelques séances de tapotement pour les éliminer.
Cela vous permettra sans aucun doute d’éliminer
définitivement ces kilos auxquels vous vous êtes accroché
jusqu’à présent.
Se sentir impuissant
Le trouble de l’alimentation est un phénomène compliqué dû
à un faisceau de paramètres variables, donc difficiles à
comprendre (voir plus haut « Identifier les troubles de
l’alimentation »). Parmi les causes, on peut citer un manque
de confiance en soi, une pression extérieure en vue de perdre
du poids, une manière de gérer le stress ou de supprimer de
mauvais souvenirs, ou une façon de contrôler un
environnement dangereux. Que ce soit la frénésie
alimentaire, la privation de nourriture ou l’alimentation
compulsive, pour certaines personnes, contrôler leur
alimentation est une manière de faire face à leur détresse
émotionnelle, une façon de maîtriser la situation. En réalité,
c’est la nourriture qui les contrôle…

Lorsque vous utilisez l’EFT pour résoudre des troubles de


l’alimentation, commencez par traiter l’anxiété liée à la
nourriture. Ensuite, il est important de savoir quand les
symptômes ont commencé à apparaître, et quels événements
ont formé les habitudes alimentaires du patient. Est-ce qu’on
s’est moqué de lui à l’école ? Est-ce que quelqu’un lui a fait
des commentaires en rapport avec son poids ? Un adolescent
présentant des symptômes d’anorexie vient souvent d’une
famille trop critique, dominatrice, ou surprotectrice. Une
personne boulimique est victime d’une frénésie alimentaire
et a tendance à se culpabiliser par la suite. Certaines victimes
d’abus sexuel sont déterminées à rester mince et garder un
corps d’enfant pour ne pas développer des courbes matures et
donc sexuées. Un manque de confiance en soi constitue
également un symptôme que l’on détecte si la personne a du
mal à prononcer l’affirmation d’acceptation (voir le chapitre
3). Je sais également, par expérience, que les clients
présentant des troubles de l’alimentation viennent me voir
pour d’autres problèmes et évoquent ensuite leur problème
d’alimentation lors de la consultation. Ne considérez pas tout
cela comme des vérités absolues et obligatoires, ce ne sont
que des pistes destinées à vous aider à y voir plus clair.
Chaque cas est bien évidemment unique. À vous d’identifier
clairement les événements ou émotions à l’origine du
problème que vous traitez.

En tant que thérapeute, n’essayez pas de convaincre une


personne ayant un problème d’image de soi ou présentant des
troubles de l’alimentation qu’elle n’est pas obèse ou laide.
Ce n’est pas votre mission.

Une personne qui souffre d’anorexie peut également


développer un comportement boulimique, et vice versa. Cela
engendre alors un chevauchement des symptômes.
Assez n’est jamais assez
Voici un exemple de croyance associée à la
consommation excessive, que l’on développe dans le
subconscient.

Laurence est venue me voir parce qu’elle voulait


perdre du poids. Il semble que son poids a augmenté
progressivement au cours de ces dernières années,
parce qu’elle va souvent au restaurant avec son mari
me dit-elle. Quelle que soit la quantité de nourriture
servie au restaurant, Laurence s’efforce de manger
tout ce qu’il y a dans son assiette, mais elle finit
également celle de son mari ! Une fois à la maison,
elle est rongée par la culpabilité et la honte et jure
qu’elle ne se comportera plus ainsi, mais c’est plus
fort qu’elle. Laurence m’explique que c’est comme si
elle entendait une voix qui lui disait de tout manger.

Je lui demande d’où vient cette voix, elle me répond


que c’est celle de sa mère. La mère de Laurence lui a
toujours interdit de ne pas laisser de restes, en lui
rappelant qu’elle devait penser à tous les enfants
affamés des autres pays. Laurence a bâti une
croyance à propos du gaspillage de nourriture.

Je lui demande d’effectuer des séances de tapotement


en utilisant des affirmations telles que : « Même si la
voix de ma mère me dit que je dois finir mon assiette,
je me pardonne et je pardonne ma mère », « Même si
je dois manger les restes parce qu’assez n’est jamais
assez, je me pardonne et je m’acceptee » ou « Même
si je dois manger tout ce qu’il y a dans mon assiette à
cause de ces enfants affamés, je m’accepte et
j’accepte le fait que je ne peux pas nourrir ces
enfants affamés avec les restes ».

Après avoir éliminé ses croyances, je me concentre


ensuite sur sa culpabilité : « Même si je me sens
coupable à l’idée de laisser des restes, je m’accepte
et je me pardonne ». Lorsqu’elle a commencé à être
plus positive, je lui demande d’effectuer une séance
de tapotement en utilisant l’affirmation « Même si on
me disait de ne pas gâcher la nourriture, je
m’accepte et je préfère avoir une taille fine à la place
».

L’attitude de Laurence face à la nourriture a


considérablement changé et elle est désormais
capable de savourer son plat sans nécessairement le
finir, et ce sans aucun sentiment de culpabilité.

Voici quelques affirmations EFT associées aux troubles de


l’alimentation :

« Même si je mange pour neutraliser mes


sentiments… »
« Même si je me gave de nourriture pour éviter la
douleur physique ou émotionnelle… »
« Même si je mange pour me réconforter… »
« Même si je m’empiffre parce que je déteste mon
apparence physique… »
« Même si je me prive de nourriture pour cacher mon
corps… »
« Même si je dois contrôler mon alimentation parce
que je ne me sens pas en sécurité… »
« Même si je déteste mon apparence physique… »
« Même si j’utilise la nourriture pour maîtriser la
colère/la peur/la haine… »
Alcool et dépendance
Le fait que vous ayez besoin d’un verre pour vous aider à
sympathiser avec des gens ou faire face à une situation
stressante ne signifie pas nécessairement que vous êtes
alcoolique. Je vous suggère toutefois d’utiliser l’EFT pour
résoudre votre manque de confiance en vous ou pour éliminer
le stress, car une simple habitude peut engendrer une
dépendance.

En plus des calories contenues dans l’alcool, vous devez


savoir que les conséquences liées à l’alcoolisme incluent les
maladies du foie, la tension artérielle élevée, les maladies
cardiaques, l’ostéoporose, la stérilité, et la liste est encore
longue.

On a coutume de penser que vaincre une dépendance à


l’alcool est l’un des exercices les plus difficiles et les plus
pénibles, et qui demande beaucoup de temps. L’EFT est venu
bousculer ces principes. Dans la plupart des cas, vous pouvez
vaincre une dépendance à l’alcool, tant que vous traitez
d’abord les sentiments physiques avant de passer aux causes
émotionnelles sous-jacentes qui se cachent derrière cette
dépendance. Il est à noter que d’autres formes de soutien ne
seront pas de trop.
La dépendance physique
Vous êtes alcoolique si vous avez besoin d’une boisson
alcoolisée pour tenir la journée, ou si, lorsque vous
commencez à boire, vous avez beaucoup de mal à vous
arrêter. Consultez la section « Appliquer l’EFT pour vaincre
les dépendances », qui figure plus haut dans ce chapitre, pour
savoir comment traiter une dépendance à l’alcool.

Si vous présentez l’un des symptômes suivants lorsque vous


vous abstenez de boire au moins une journée, il est possible
que vous ayez une dépendance physique à l’alcool :

Vous tremblez ;
Vous vous sentez mal : vertiges, transpiration
excessive ou frissons ;
Vous vous sentez vraiment anxieux ou vous paniquez.

Les brusques effets du manque sont très désagréables. Si


vous avez une dépendance physique, particulièrement à
l’alcool, n’arrêtez pas brusquement sans en avoir parlé au
préalable avec votre médecin.

Une dépendance physique s’avère plus difficile à traiter avec


l’EFT et prend plus de temps. Cependant, si vous utilisez
l’EFT en conjonction avec un traitement médical approprié,
vous pouvez obtenir des résultats rapidement. Pour ma part,
je conseille toujours à mes patients alcooliques de consulter
en parallèle un psychiatre spécialiste de cette maladie.
Un éléphant dans la maison
Pouvez-vous ne pas remarquer un éléphant dans votre salon ?
Comment pouvez-vous exécuter vos activités quotidiennes
avec un éléphant dans la maison ? Regarder la télévision ou
parler au téléphone serait impossible. Tout le monde serait
sûrement au courant. Comment cela pourrait-il rester secret ?

Pourquoi donc dire à un enfant que la dépendance de son


père/sa mère à l’alcool doit rester secret ?

Les enfants de parents alcooliques souffrent souvent d’une


grande culpabilité ou de manque de confiance en eux. Ils se
sentent souvent coupables du comportement de leurs parents,
et présentent certains des comportements suivants :

Ils ont besoin de plaire aux autres.


Ils recherchent constamment l’approbation.
Ils sont capables de prendre soin des autres mais ont du
mal à se prendre en charge.
Même si tout va bien, ils ont tendance à anticiper les
problèmes.
Ils se sentent plus vivants lorsqu’ils sont entourés de
chaos ou de drame.

Si l’un de vos patients présente un de ces traits de


comportement au cours de votre entretien, essayez de savoir
s’il a une ou des parentés alcooliques. Si c’est le cas, aidez-le
à traiter ses difficultés en conséquence.
Souffrir de Troubles Obsessionnels Compulsifs
(TOC)
Se soumettre à certains rituels (comme vérifier encore et
encore si vous avez éteint les appareils électriques ou
s’assurer que les objets sont parfaitement alignés, ou se laver
les mains toutes les 10 minutes) est le signe qu’une personne
souffre de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Si la
personne n’exécute pas ces rituels et dans un certain ordre,
elle ressent une anxiété oppressante. Puis une fois les rituels
exécutés, l’état de bien-être ne dure que peu de temps avant
que l’anxiété ne refasse surface.

Avoir des doutes maladifs, se laver constamment les mains,


s’assurer que les appareils électriques sont éteints et vérifier
que tous les objets sont à leur place et dans le bon ordre ne
sont que quelques-uns des signes d’un TOC.

Ajoutons qu’une personne qui souffre de TOC reconnaît que


son comportement est irrationnel, elle se sent impuissante
face à la situation. Même si tout le monde souffre
d’obsession, dans une certaine mesure, la différence entre la
normalité et la pathologie se fait au niveau de la maîtrise que
l’on a ou non, sur le comportement en question.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) classe les TOC


parmi les dix premières maladies invalidantes, en termes de
manque à gagner et de dégradation de la qualité de vie, si
bien que les professionnels médicaux en reconnaissent
aisément les symptômes et établissent rapidement le
diagnostic qui permet de mettre en route le traitement sans
perdre de temps.

Ce trouble est très embarrassant, aussi bien pour la personne


qui en souffre, que pour ceux qui vivent avec elle. Les
symptômes suivants sont révélateurs d’un TOC :

Trouble dysmorphique corporel (anxiété extrême en


rapport avec l’image de son propre corps),
Trichotillomanie (trouble compulsif qui consiste à
s’arracher les cheveux),
Dermatillomanie (grattage compulsif de la peau),
Troubles de l’alimentation,
Hypocondrie (idées irrationnelles ou peur d’avoir une
maladie grave).

Comme pour tout autre comportement basé sur l’anxiété,


vous pouvez utiliser l’EFT pour éliminer l’anxiété et ensuite
gérer les émotions sous-jacentes (culpabilité, colère,
tristesse, etc.). Il est fréquent qu’une expérience
traumatisante soit à l’origine du trouble. Si c’est le cas, les
techniques EFT que je décris dans le chapitre 5 constituent
un excellent moyen de résoudre le problème.

Jean-Pierre, un homme marié de 35 ans, a développé des


TOC, suite au cambriolage de son appartement. Au départ, il
avait besoin de vérifier plusieurs fois de suite si la porte et
les fenêtres étaient bien fermées lorsqu’il quittait son
logement. Pendant sept ans, il s’est senti responsable de cet
acte car il avait oublié de fermer une fenêtre par laquelle se
sont introduits les voleurs. Son obsession était de vérifier la
fermeture de tous les ouvrants avec une routine et un ordre
très stricts. Obsession qui a pris le contrôle de sa vie
puisqu’il en était venu à se réveiller toutes les heures pour
aller vérifier si tout était bien fermé. Après avoir essayé de
nombreuses thérapies en vain et commencé à souffrir d’une
dépression, Jean-Pierre à découvert l’EFT. Nous avons fait
ensemble plusieurs séances, et comme toutes les personnes
atteintes de TOC, il a très facilement adopté cette technique.
J’ai même eu peur au début que la pratique de l’EFT
devienne pour lui un nouveau TOC tant il était appliqué.
Puis, tout est rentré dans l’ordre et il a pu enfin se libérer de
cette manie insupportable pour lui comme pour sa famille.
Regarder vers l’avenir
Pour toutes les formes de dépendance, une fois que vous êtes
parvenu à réduire à 0 l’anxiété ou le manque, utilisez l’EFT
tout en vous imaginant - ou en faisant imaginer à votre
patient - une situation future en tant que non-fumeur, ou avec
le poids idéal ou libéré de toute obsession. Évitez la phrase
de préparation commençant par « Même si » et commencez à
tapoter à partir des sourcils jusqu’à la zone en dessous du
bras, en utilisant des affirmations positives telles que : « Je
me vois refuser cette cigarette », « J’ai un poids idéal et je
me sens bien », « Je me rends dans un magasin et je ne
ressens pas la nécessité d’acheter », « Je vois un avenir plein
de santé devant moi », « Je me sens en confiance sans un
verre dans la main », « Je me sens libéré(e) », etc.

Continuez les séquences de tapotement jusqu’à ce que vous


(ou votre patient) ayez une attitude positive et que vous
soyez confiant quant à votre avenir, sans l’aide de votre
substance addictive.

Si vous ne pouvez pas encore vous projeter dans le futur,


effectuez une séance de tapotements en utilisant les
affirmations suivantes : « Même si je ne peux pas m’imaginer
dans un corps svelte, je me pardonne », « Même si, quelle que
soit la raison, je n’ai pas le don de l’imagination, je
m’accepte complètement » ou « Même je suis incapable de
m’imaginer dans un corps svelte, et ce pour une raison que
j’ignore, je m’accepte complètement », ou « Même si je ne
parviens pas à m’imaginer sobre, je me pardonne », etc.
Chapitre 13

Guérir le corps

Dans ce chapitre :
Établir la relation entre les émotions et la santé
physique
Vaincre la douleur
Traiter le syndrome du côlon irritable
Guérir les allergies
Trouver une solution à l’infertilité
Traiter une maladie grave

Lorsque vous souffrez de quelque chose, des maux de tête,


des problèmes de digestion, ou des douleurs articulaires,
vous vous faites prescrire le remède spécialement adapté à
votre maladie. Avec l’EFT, c’est différent. Vous utilisez
exactement la même technique quelle que soit la maladie et
quels que soient les symptômes qui les accompagnent.
Cependant, la différence se trouve dans l’approche, et
l’approche dépend de l’émotion ou de l’expérience ayant
causé la maladie ou le symptôme.

Ce chapitre se focalise sur la manière d’utiliser l’EFT pour


les problèmes physiques. Je n’ai choisi d’aborder que
quelques pathologies, telles que l’allergie, la douleur ou
l’infertilité, mais les méthodes décrites permettent de
comprendre comment l’utilisation du langage et l’intensité
de l’émotion peuvent améliorer et accélérer
remarquablement la guérison. Ensuite, vous pouvez adapter
la technique à n’importe quelle autre pathologie. Hippocrate,
ce grand médecin de l’Antiquité avait déjà compris que « la
force de guérison naturelle en chacun de nous est notre plus
grande force de rétablissement ». L’EFT, est le moyen qui
permet d’aller puiser en nous-mêmes les solutions à nos
maladies. Le présent chapitre, ainsi que le chapitre 5,
contiennent plusieurs techniques que vous pouvez utiliser
pour vous aider à guérir, en plus des soins classiques que
vous prescrira votre médecin. J’insiste ici sur le fait que
l’EFT n’a pas vocation à se substituer à la médecine
allopathique. Si un praticien vous dit le contraire, fuyez…

Il vous sera utile de commencer par observer votre hygiène


de vie, vos habitudes alimentaires, la manière dont vous vous
dépensez physiquement, l’environnement dans lequel vous
évoluez, bref, la manière dont vous prenez soin - ou pas - de
votre corps. Observez vos schémas et la manière dont votre
corps s’exprime lorsqu’il va mal. Comment savez-vous que
vous êtes fatigué ? Comment savez-vous que vous avez
mangé trop gras, trop lourd, pas assez ? Pourquoi prenez-
vous un coup de froid et comment se manifeste-t-il ?

L’EFT ne remplace pas les traitements médicaux. Si


nécessaire, demandez l’avis de votre médecin avant d’utiliser
l’EFT.
De l’Orient à l’Occident
La réponse énergétique à une émotion négative, ou positive,
voyage à la vitesse de la lumière soit environ 300 000
kilomètres par seconde. Les produits chimiques, eux,
circulent dans le corps au rythme d’1 cm par seconde.
Sachant cela, il est vrai que la médecine énergétique
pratiquée par les civilisations orientales depuis des
millénaires semble la plus efficace. Mais il serait aberrant
pour autant de nier l’efficacité de la médecine orientale. Si
vous avez une infection virale, rien de mieux que
l’antibiotique ou le médicament ad hoc. Sachez que l’EFT,
étant une thérapie énergétique, peut aider à résoudre bien des
maladies, mais que cela ne doit pas remettre en cause la
confiance que vous avez en votre médecin. Ainsi les
thérapies énergétiques viennent compléter et renforcer
utilement la médecine occidentale en prenant en compte la
part émotionnelle du symptôme et en éliminant son impact
négatif.
Quel âge avez-vous ?
La sagesse populaire dit que « On a l’âge de ses
artères ». Vous ne savez sans doute pas à quel point
cela est vrai ! D’après les dernières recherches, l’âge
moyen de votre corps serait de 15 ans et demi. En
effet, depuis le jour de votre naissance, votre corps a
renouvelé ses organes, tissus et cellules tous les un à
sept ans.

Saviez-vous à quelle fréquence votre corps


renouvelle les différentes parties qui le constituent ?
Les globules rouges sont remplacés tous les 90 à
120 jours.
Les muscles sont remplacés tous les six mois à
trois ans.
Le pancréas est remplacé tous les cinq à douze
mois.
Les os sont remplacés tous les huit mois à quatre
ans.
La paroi intestinale est remplacée tous les cinq à
trente jours.
Gérer la douleur
Une douleur soudaine ou aiguë est un signal envoyé par le
système nerveux pour indiquer que quelque chose ne
fonctionne pas bien dans l’organisme et qui ne doit pas être
ignoré. Il peut s’agir d’une douleur provoquée par un coup, si
par exemple vous vous êtes coincé le doigt dans une porte, ou
bien foulé la cheville. Dans ce cas, elle s’estompe
graduellement. La douleur qui perdure au-delà de trois à six
mois et qu’aucun traitement habituel ne parvient à estomper
peut être considérée comme une douleur chronique.

Les médecins spécialistes reconnaissent le traitement de la


douleur chronique comme une pathologie à part entière et la
prise en charge en a très nettement été améliorée, notamment
avec la création de centres de gestion de la douleur dans la
plupart des hôpitaux, sans parler de la Fondation contre les
Douleurs dont l’objectif est d’évaluer et d’accompagner
toutes les recherches et solutions innovantes dans ce
domaine. Ces centres sont de plus en plus sollicités par des
malades qui réalisent peu à peu que leur douleur n’est pas
une fatalité, que la communauté médicale s’en préoccupe et
que la prise en charge de leur douleur est légitime. Pour
autant, s’ils apportent un réel soulagement et font disparaître
la douleur chronique, les traitements thérapeutiques ne
parviennent souvent pas à en guérir la cause.

J’ai reçu de très nombreux patients souffrant de douleurs


chroniques ou aiguës (note de l’adaptateur) - causées par une
fibromyalgie, une migraine, ou encore la sclérose en plaques
- que j’ai traitées à l’aide de l’EFT et j’ai moi-même
longtemps été surpris par la disparition totale, quasi
immédiate et définitive de leurs symptômes. Grâce à mon
expérience d’accompagnateur de personnes en fin de vie dans
une unité de soins palliatifs, j’ai également traité la douleur
physique, émotionnelle, morale et spirituelle de personnes
proches de la mort. Les résultats que j’ai obtenus me
confortent dans l’idée que l’EFT, traitement non invasif et
non médicamenteux, est un précieux allié lorsqu’il s’agit de
soigner les douleurs et la souffrance. De plus, les patients
peuvent très facilement apprendre à s’en servir tout seul et
pratiquer quotidiennement, sans l’aide d’un thérapeute. Vous
allez pouvoir vous aussi apprendre à faire disparaître vos
douleurs dans ce chapitre et vous serez probablement surpris
par les résultats. Essayez sur toutes les sortes de douleurs, en
allant de celle causée par un ongle d’orteil incarné jusqu’à
d’autres bien plus graves.
Traiter la douleur à l’aide de l’EFT
Si votre médecin vous dit que votre douleur chronique se
trouve dans votre tête, ne soyez pas offensé, c’est juste une
manière de parler. Il y a des personnes qui se plaignent à la
moindre égratignure et d’autres qui peuvent endurer des
douleurs atroces. En fait, la manière dont on réagit à la
douleur dépend des expériences passées, de l’éducation ou de
la façon dont on a appris à se comporter. En dehors de la
réaction physique à la douleur, il existe également une
réaction émotionnelle, telle que l’anxiété, la colère ou la
peur. Plus le niveau d’anxiété est élevé, plus l’organisme
réagit à la douleur. Cela fonctionne un peu comme les cordes
d’un violon : il faut qu’elles soient tendues pour produire un
son. Si on les relâche, aucun mouvement d’archet ne parvient
à les faire vibrer. Voilà pourquoi on peut dire que la douleur
est dans la tête. Mais cela ne veut pas dire qu’elle n’existe
pas !

Pour utiliser l’EFT sur la douleur, essayez de vous concentrer


d’abord sur la douleur, puis posez-vous des questions sur
celle-ci. Par exemple : « Quand avez-vous constaté pour la
première fois cette douleur ? ». La réponse peut indiquer une
relation entre une tristesse émotionnelle dans le passé et le
début de la douleur. C’est de ce genre d’informations dont
vous avez besoin pour pouvoir traiter la douleur grâce à
l’EFT.

Vous pouvez utiliser toutes les réponses qui surgissent pour


créer les phrases de préparation (voir les chapitres 3 et 4).
Tout en faisant cela, vous devez prêter attention à toutes les
sensations ou sentiments que vous éprouvez et n’oubliez pas
d’utiliser l’EFT si ces sensations vous tourmentent.

Voici quelques exemples de questions accompagnées des


réponses appropriées, ainsi que des mots à utiliser pour
débuter :

Question : Dans quelle partie de votre corps ressentez-


vous de la douleur ?

Réponse : Dans la partie supérieure de mon bras droit; la


phrase de préparation peut être « Même si je ressens de la
douleur dans la partie supérieure de mon bras droit… ».

Q. : Comment décrivez-vous le mieux la douleur ?

R. : Une douleur sourde; « Même si je ressens cette douleur


sourde dans la partie supérieure de mon bras droit… ».

Q. : À quel moment sentez-vous qu’elle devient plus


intense ?

R. : Lorsque je suis fatigué; « Même si je ressens cette


douleur sourde lorsque je suis fatigué… ».
Si aucune émotion ne vous vient à l’esprit, essayez tout
simplement de les imaginer et tapotez en construisant des
phrases. La plupart du temps, après quelques séquences de
tapotements, les mots justes surviennent.

Q. : Quelles sont les émotions rattachées à cette douleur ?

R. : Peur; « Même si je ressens de la peur avec cette douleur,


je m’accepte et libère cette peur en même temps que la
douleur ».

Q. : Dans quelle partie de votre corps localisez-vous cette


émotion ? (Vous pouvez aussi ajouter sa couleur ou sa forme
et inclure ces descriptions dans la phrase de préparation.)

R. : Dans mon estomac et cela me pèse; « Même si je ressens


ce sentiment de grande peur dans l’estomac, je m’accepte
profondément et entièrement ».

Lorsque la douleur commence à se calmer, essayez d’ajouter


quelques résultats positifs :

Q. : Qu’aimeriez-vous qu’il se passe ?


R. : J’aimerais être de nouveau utile; « Même si je ressens
encore cette douleur dans mon bras, je m’accepte
profondément et entièrement et choisis d’être de nouveau
utile ».

Q. : Si vous n’aviez pas cette douleur, que feriez-vous ?

R. : Je pourrais de nouveau jouer au golf; « Même si j’ai


encore cette douleur dans mon bras, je m’accepte
profondément et entièrement et je choisis de soulager cette
douleur afin de pouvoir de nouveau jouer au golf ».

Le fait d’ajouter les mots « Je me pardonne pour tout ce que


j’ai pu faire pour avoir contribué à ce (problème) » ou « Je
me pardonne et je pardonne toute personne ayant contribué à
ce (problème) », après vous être accepté vous-même,
renforce le bénéfice du traitement (voir le chapitre 6).

Essayez d’introduire de l’humour si possible, au moment


opportun, bien sûr.

Si le fait de traiter en même temps les problèmes


émotionnels et physiques ne réduit pas la douleur physique,
vous avez probablement une véritable motivation, la plupart
du temps complètement inconsciente, de vous accrocher à
cette douleur. Pour obtenir plus d’informations, consultez le
chapitre 6.
Soyez toujours spécifique lorsque vous décrivez la douleur et
si vous appliquez l’EFT sur quelqu’un d’autre, utilisez
exactement les mots qu’il emploie. S’il dit « feu ardent à
l’intérieur », utilisez ces mêmes mots.

Lorsque vous ressentez la douleur de manière intense au


moment présent, vous pouvez omettre la phrase de
préparation et la phrase de rappel puisque votre attention est
déjà concentrée sur le problème. L’utilisation de l’EFT
apaise la douleur dans un premier temps, et le traitement peut
alors commencer. Si nécessaire, tapotez sur le point Karaté
(voir le chapitre 3).
La chasse à la douleur
Lorsque vous appliquez l’EFT sur une douleur ou un
inconfort physique, la douleur ou l’inconfort peut souvent se
déplacer dans d’autres parties du corps ou changer de nature.
Une douleur aiguë au bras, par exemple, peut se déplacer à
l’épaule, puis à la poitrine, puis se transformer en une
douleur sourde. J’appelle ce phénomène la chasse à la
douleur, parce qu’au fur et à mesure que le traitement réduit
les douleurs, elles se déplacent. Il s’agit alors de les traquer
où qu’elles aillent se nicher et de les traiter de la même
manière, jusqu’à disparition complète.

Lorsque vous appliquez l’EFT, même si votre douleur


diminue, ne cessez pas le traitement avant d’avoir atteint
l’intensité zéro. La chasse peut durer longtemps, mais elle est
nécessaire pour vaincre la douleur définitivement, ou bien
pour permettre à toute émotion cachée de faire surface.
Soulager la colopathie fonctionnelle
La colopathie fonctionnelle chronique ou « colon irritable »
est appelée aussi syndrome de l’intestin irritable (SII), colite
spastique, névrose colique, colon spastique, troubles
fonctionnels intestinaux (TFI) et touche un grand nombre de
personnes. C’est un trouble chronique pour lequel on ne note
pas d’anomalie structurelle anatomique. Les symptômes les
plus habituels sont une douleur abdominale récurrente, une
diarrhée intermittente, souvent en alternance avec de la
constipation. Les symptômes se dégradent pendant les
périodes de stress. Apparemment, il n’existe aucune cause
évidente.

Chez certains malades, la colopathie fonctionnelle provoque


une incapacité à mener une vie normale ce qui accroît leur
sensibilité à l’anxiété ou à la dépression. Compte tenu de
l’aspect émotionnel de la maladie, l’EFT est l’une des
thérapies les plus appropriées pour la traiter.

La première étape consiste à identifier les causes de la


colopathie et vous pouvez ensuite traiter chacune d’elles à
l’aide de l’EFT. Certaines causes de stress peuvent inclure
les sentiments suivants :

Dépression,
Anxiété ou crise d’angoisse,
Stress,
Incident bouleversant ou événement traumatisant,
Faible estime de soi.
Essayez d’introduire à l’aide de l’EFT des phrases qui
insistent sur le « lâcher prise » ou la « libération », puisque
sur le plan psychologique, il se peut que dans le passé, vous
ayez conservé ou caché des émotions. Ceci apporte en
général un soulagement rapide.

Essayez aussi de travailler sur les sentiments négatifs


associés au SII. L’objectif consiste à éliminer toute réaction
émotionnelle face aux incidents désagréables qui risquent de
remonter à la surface, les souvenirs de honte, de gêne ou de
peur.

« Même si mon SII m’a gêné(e) dans la boutique, je


me pardonne et je pardonne mon SII. »
« Même si je ne peux pas me lâcher, je m’accepte et
choisis de me détendre. »
« Même si cette douleur m’accable, je permets à mon
corps d’être libéré de cette douleur et de toutes les
émotions qui l’accompagnent. »
Amélioration de la vue
Beaucoup de comportements émotionnels sont liés à la vision
: la tension physique sur le visage réduit la circulation du
sang et de l’oxygène vers les muscles de l’œil.

Modifier ou améliorer la vue uniquement en modifiant son


comportement semble tout à fait impossible, pourtant, vous
avez dû vous rendre compte que lorsque vous êtes en colère
ou en état de stress, vous avez l’impression de ne plus voir
très clair. Pourquoi dans ce cas ne pas essayer l’EFT ?

Un bénéfice secondaire, une croyance ou la peur de se


rappeler d’un événement visuel peut-il diminuer votre vision
? Ou l’empêcher de s’améliorer ? Le chapitre 6 contient des
explications sur ces bénéfices secondaires et le chapitre 15
aborde les croyances limitantes.

Les ophtalmologues n’ont pas pour métier de pratiquer


l’EFT, ni de soigner les difficultés émotionnelles. Mais rien
ne vous empêche d’ajouter cette technique à vos traitements.
Ce que je vous conseille est de vous limiter à l’aspect
émotionnel provoqué par vos troubles de la vision, ou par
l’émotion que vous pouvez y associer. Ainsi, il n’est pas
judicieux de tapoter sur des phrases telles que « Même si j’ai
un glaucome » ou « Même si je dois porter des lunettes de
vision de près ». Il est préférable d’utiliser « Même si je me
sens diminué(e) parce que je vois moins bien », ou « Même si
j’ai peur de devenir aveugle », ou encore « Même si je n’ai
pas voulu voir mes problèmes ».
Se concentrer sur les
améliorations
Le docteur Carol Look, praticienne EFT aux États-
Unis, a mené une expérience sur l’utilisation de
l’EFT pour améliorer la vision. L’expérience a
généré d’incroyables résultats sur 75 % des
participants qui ont bénéficié d’une amélioration de
15 à 75 % de leur vision, en libérant leurs émotions
refoulées, telles que la culpabilité, la honte et la peur.

Au cours de son expérience, le docteur Look a suivi


120 personnes utilisant l’EFT quotidiennement,
pendant 8 semaines. Chaque semaine, les participants
recevaient un e-mail contenant un sujet émotionnel
pour les sept jours d’EFT suivants. Ils passaient
environ 5 minutes par jour à pratiquer des séquences
d’EFT en tapotant sur des problèmes émotionnels
spécifiques, tels que la colère, la peur, la culpabilité
ou la peine.

Parmi les volontaires figurait Cheri, une femme de


55 ans, qui à force de tapotements sur les phrases
proposées par le docteur Look a réussi à neutraliser
des sentiments refoulés concernant sa mère. Au bout
de 8 semaines, sa vision s’est améliorée à plusieurs
niveaux : perception de la clarté, perception des
couleurs et des contrastes, vision de loin et de près
dans des proportions remarquables. Avant de faire
l’expérience, Cheri portrait des lunettes 95 % du
temps, lunettes que désormais elle ne porte plus. Son
ophtalmologue a pu constater une progression de
deux lignes sur l’échelle d’acuité visuelle, par
rapport au bilan précédent. Par ailleurs, on lui avait
diagnostiqué un « déséquilibre vertical du muscle »
et une « dystrophie de Cogan » qui l’un et l’autre ont
complètement disparu. L’ophtalmologue de Cheri l’a
pertinemment encouragée à continuer l’EFT en lui
expliquant que « les émotions jouent un rôle
important dans la circulation du sang vers la rétine et
vers les différentes parties du cerveau. Ainsi, la
circulation accrue du sang, suite à l’utilisation de
l’EFT, vers la rétine et le cerveau aurait un effet sur
la netteté de la vision ».

Voici d’autres suggestions : « Même si tous les membres de


ma famille portent des lunettes », « Même si ma vision se
détériore avec l’âge » ou « Même si mon médecin m’a dit que
ma vision va s’empirer ». Poursuivez avec les phrases « Je
mérite d’avoir une vue parfaite », « Je choisis de voir plus
clair » ou « Je pardonne tout ce qui a contribué à ma
médiocre vision ».

Rappelez-vous le moment où votre vision a commencé à se


détériorer. Cela s’est-il passé après la mort d’un être cher,
par exemple, ou parce qu’il vous a été dit que cela est arrivé
en raison de votre âge ? Utilisez l’EFT pour éliminer tous les
sentiments désagréables, les ressentiments et les
comportements insupportables, les pensées, les croyances ou
les émotions pouvant contribuer à votre situation visuelle
actuelle.
Traiter les allergies
Des chercheurs de la Harvard Medical School ont établi une
relation scientifique entre les réactions allergiques et le
stress, ainsi que les émotions négatives, et l’EFT a montré
des résultats remarquables dans le traitement des allergies, y
compris l’hypersensibilité chimique multiple (MCS).

Bien sûr, le meilleur moyen d’échapper aux allergies consiste


à éviter tout simplement les allergènes qui provoquent la
réaction allergique. Ainsi, si par exemple, vous êtes
allergique aux arachides, il est évident que vous devez éviter
les cacahuètes ou les aliments qui en contiennent. Cependant,
cela suppose que vous puissiez identifier le ou les allergènes
provocateurs d’allergies et les éviter. Or dans certains cas,
tels que l’allergie au pollen par exemple, il est impossible de
les éviter.

Votre inconscient est très puissant et peut avoir une influence


sur votre système immunitaire en réagissant à une situation
de stress à laquelle vous souhaitez échapper, et cela, par la
voie de son instinct de survie. Ces facteurs psychosomatiques
peuvent déclencher certaines allergies.

Attention, ne prenez pas de risques inutiles. Si vous êtes sous


traitement, ne l’interrompez pas avant d’avoir consulté votre
médecin. Lui seul pourra vous indiquer si votre allergie a
vraiment disparu. Par ailleurs, en cas d’exposition à une
substance pouvant causer une grave réaction ou une réaction
anaphylactique, appelez les secours immédiatement.
Essayez d’utiliser l’EFT sur chaque symptôme de votre
allergie et prenez note de toute amélioration constatée. Cela
peut prendre du temps mais la persévérance paie.

Pour tester l’efficacité du traitement, introduisez la substance


à l’origine de l’allergie en douceur, à une certaine distance et
continuez à tapoter sur toute peur ou anxiété qui lui est
associée. Au fur et à mesure, et en fonction des réactions de
votre patient, ou de vous-même, vous pouvez tenter le
contact avec la substance.

Phrases suggérées :

« Même si mes yeux sont larmoyants… »


« Même si j’ai du mal à respirer… »

Lorsque vous utilisez l’EFT dans une situation d’urgence, en


attendant que l’assistance médicale arrive, évitez de
frictionner le point sensible ou de tapoter sur le point Karaté
(voir le chapitre 3). Allez directement aux points restants, en
prononçant des mots, tels que « ce renflement de la gorge »
et « cette sensation d’avoir du mal à respirer », puis
continuez sans relâche avec les mots du genre « Je suis en
sécurité », « Je vais bien » et « Je peux me détendre ». Si
vous êtes avec un patient, prononcez les mots à sa place.
Demandez si un incident émotionnel bouleversant ou
traumatisant est survenu au moment où l’allergie est apparue
pour la première fois, puis traitez chaque émotion négative à
l’aide de l’EFT.
Les problèmes féminins
Les règles, les grossesses, la ménopause font partie de la vie
des femmes et si certaines traversent aisément toutes les
étapes de leur vie, d’autres éprouvent parfois bien des
difficultés. Ce chapitre va vous montrer comment utiliser
l’EFT pour traiter ces difficultés.
Les règles
Bien des femmes souffrent de règles douloureuses ou de
syndrome prémenstruel. L’EFT peut facilement traiter
chacun des symptômes suivants, en appliquant la méthode
décrite dans la section « Gérer la douleur », au début de ce
chapitre :

Maux de tête et maux de ventre,


Crampes,
Vertiges,
Tension,
Douleur au niveau des seins,
Sautes d’humeur, etc.

« Même si j’ai ces douleurs qui


serrent le ventre, je m’accepte. »
« Même si chaque mois, j’ai ce même
mal de tête au-dessus de mes yeux, je
m’accepte en tant que femme souffrant
de problèmes de femmes. »
« Même si cela me met hors de moi de
réaliser que seules les femmes et non
les hommes souffrent de ces crampes,
je m’accepte et je pardonne tous les
hommes. Ce n’est pas leur faute. »
Traitement des problèmes de fertilité
Il peut être traumatisant de découvrir que vous avez un
problème de fertilité. Cela peut également développer de la
tension et du stress dans une relation. En général, on se
concentre sur les aspects physiques et médicaux et l’on
ignore les aspects émotionnels. Il est de toute façon très
délicat de proposer à une femme qui fait tout pour être
enceinte une aide psychologique ou un travail émotionnel.
Accepter l’idée qu’une partie d’elle-même refuse peut-être la
grossesse à laquelle elle aspire désespérément n’est pas
chose aisée.

Pourtant le fait de savoir que l’interaction complexe entre les


facteurs psychologique et émotionnel influence
profondément votre aptitude à concevoir consciemment un
bébé, peut améliorer votre capacité à devenir enceinte.

En vous concentrant sur les aspects émotionnels liés à la


stérilité, vous pouvez utiliser l’EFT sur ces sentiments qui
émergent. Il est tout à fait possible, voire conseillé, de
pratiquer en couple (référez-vous au chapitre 8) et de
travailler ainsi ensemble sur vos émotions respectives. Cela
permet, outre la résolution de bien des émotions et
comportements négatifs, de vous préparer ensemble dans une
dynamique énergétique tout à fait propice à l’équilibre de
votre couple dans tous ses aspects physiques, psychiques,
émotionnels, sociaux, etc.

Je vous présente ci-après les plus fréquentes émotions et


vous suggère quelques phrases que vous pouvez adapter selon
vos besoins :

« Même si je ressens ce mélange


d’émotions en ce moment… »
« Même si je ne suis pas en mesure de
faire face à la pression… »

Colère :

« Même si je suis fâchée contre mon


corps… »
« Même si je suis fâchée contre le
fait que c’est à moi que cela arrive…
»
« Même si ce problème domine notre
vie… »

Jalousie :

« Même si mes amies n’ont aucun


problème à devenir enceinte… »
« Même si je ne mérite pas d’être
enceinte… »

Tristesse :
« Même si je suis triste lorsque je
vois des mères avec leurs bébés… »
« Même si je ressens cette douleur et
ce vide en moi… »

Peur :

« Même si j’ai peur que cela ne


fonctionne pas… »
« Même si j’ai peur que mon
partenaire me quitte… »

Culpabilité :

« Même si je dois retourner au


travail… »
« Même si j’ai quitté mon travail
bien longtemps avant que je n’essaie
de devenir enceinte… »
« Même si je me sens anormale… »

Voici quelques affirmations positives que vous pouvez


ajouter après avoir identifié le problème :

« J’aime et j’accepte mon corps et j’accepte que ce


n’est pas ma faute. »
« Je m’aime et je m’accepte et je laisse le passé
derrière moi pour me concentrer sur l’avenir. »
« Je m’aime profondément et j’accepte mes sentiments
comme étant naturels. »
« Je me sens prête à libérer toutes mes émotions
négatives et laisser mon corps guérir. »
« J’ai confiance en la personne qui essaie de m’aider
à surmonter ce problème. »

Il est préférable d’utiliser des affirmations au temps présent,


telles que « Je suis » ou « J’ai ».

Une autre méthode utile consiste à pratiquer la visualisation


au moment où vous prononcez vos affirmations :

« Je m’aime et je m’accepte et je me vois en train de


tenir notre bébé dans mes bras. »
« J’accepte mon corps et j’accepte de garder cet
ovule au chaud et en sécurité dans mon ventre. »

Faites également attention aux petites voix que vous


entendez dans votre tête, écoutez ce qu’elles vous suggèrent
qui peut vous limiter, vous attaquer, ou vous interdire… De
la même façon, prenez garde aux croyances limitantes. (Voir
les chapitres 6 et 15.)
Grossesse et naissance
La grossesse provoque toutes sortes d’émotions chez la
future maman, depuis la peur de l’accouchement jusqu’à
celle de ne pas être une bonne mère en passant par la
culpabilité d’être de mauvaise humeur ou le ressentiment
envers un conjoint qui lui n’a pas de nausées… Sans parler
du bal des hormones qui viennent vous tournebouler. Et à
cela, il faut ajouter toutes ces émotions et croyances plus
pernicieuses, qui concernent la féminité, la maternité et qui
se traduisent par des comportements vis-à-vis des autres
femmes, de sa propre mère ou de ses sœurs. La grossesse est
une période délicate au cours de laquelle se jouent donc bien
des choses. Tout cela peut être accompagné par l’EFT.

Les femmes enceintes qui souffrent de nausées matinales ou


de simples nausées peuvent être soulagées en utilisant l’EFT
aussi souvent que possible, même avant qu’elles ne
ressentent cette sensation. Voici quelques suggestions pour
commencer :

« Même si je suis effrayée à l’idée de donner


naissance à un enfant… »
« Même si j’ai cette nausée due à la grossesse… »
« Même si tous les membres de ma famille ont eu un
accouchement difficile… »
« Même si je redoute que cela ne transforme notre
relation… »
« Même si cela me perturbe au niveau financier… »
« Même si j’ai peur de perdre mon indépendance… »
« Même si je ne pense pas pouvoir être une bonne
mère… »
« Même si j’ai cette nausée… »

Voici quelques phrases positives de rappel :

« Je m’accepte et j’accepte ce que mon corps est en


train d’endurer. »
« J’aime et j’accepte mon corps et je refuse de croire
ces voix dans ma tête. »
« Je choisis de croire que je serai une bonne mère… »
« Je choisis de rester calme et détendue tout en
sachant que cela fait partie de la vie. »

L’innocuité de l’usage du point de la cheville dans les


séquences de l’EFT au cours de la grossesse n’est pas établie
(voir le chapitre 4). Par mesure de précaution, évitez de
tapoter sur ce point.
La ménopause sans tracas
Que votre ménopause soit naturelle, artificielle ou
prématurée, cela indique que vous ne pouvez plus procréer.
Certaines femmes traversent cette période de la ménopause
sans le moindre changement émotionnel, tandis que d’autres
doivent affronter des problèmes psychologiques
accompagnés d’étranges transformations physiques et
comportementales. La sévérité et la durée des symptômes de
la ménopause varient d’une personne à une autre, mais un
petit coup de pouce de l’EFT permet d’en réduire
considérablement les manifestations.

Utilisez l’EFT sur les « bouffées de chaleur » et les « sueurs


nocturnes » ou toute autre manifestation physique en
prononçant les phrases suivantes :

« Même si j’ai cette bouffée de chaleur qui persiste,


j’accepte les changements au niveau de mon corps et
je choisis de rester calme et de ne pas m’énerver. »
« Même si j’ai l’impression d’être en feu, je choisis
d’éteindre ce feu à l’aide de l’EFT. »
« Même si j’ai peur de grossir à cause de la
ménopause, je choisis d’apporter à mon corps
l’activité physique dont il a besoin. »

Vous pouvez également utiliser l’EFT sur vos émotions et


sentiments liés à la ménopause :
« Même si je traverse cette période de transformation,
je m’accepte profondément et je choisis de ne pas
réagir. »
« Même si je ne me sens plus une femme désirable, je
m’aime profondément et tel que je suis. »
« Même si je ne sais plus à quoi je sers, je choisis
d’être une femme libre et épanouie. »

La ménopause est un moment de changement, au cours


duquel on pose souvent un regard sans concession sur le
passé, ce qui provoque nombre de réactions émotionnelles
négatives. Tapotez sur tout ce qui vous encombre et dominez
vos croyances limitantes décrites dans le chapitre 15.

Rappelez-vous que vous pouvez « chasser la douleur » à


l’aide de l’EFT si vous constatez des symptômes physiques.
Maladies chroniques et maladies graves

L’utilisation de l’EFT sur les symptômes d’une personne


souffrant d’une maladie chronique ou grave, telle que le
cancer, requiert un praticien qualifié.

D’après mon expérience (note de l’adaptateur), aussi bien en


cabinet qu’en séminaire, avec des patients atteints par
exemple de sclérose en plaques ou de fibromyalgie, ou avec
des personnes qui ont des cancers, j’ai constaté que certains
des symptômes, comme les douleurs ou les tremblements,
disparaissent parfois immédiatement, quand pour d’autres, la
pratique quotidienne est nécessaire. Dans ce domaine -
comme en EFT d’une manière générale - il n’y a pas de règle.
La rapidité et l’efficacité du traitement n’ont rien à voir avec
sa gravité. J’ai ainsi pu aider un de mes patients atteint d’un
cancer et qui refusait de prendre de la morphine ou tout autre
traitement chimique, à se libérer de ses douleurs en quelques
rondes d’EFT, ce qui a pris tout au plus une heure de temps.
Alors qu’il m’est arrivé de passer plusieurs séances avec un
patient souffrant d’otites à répétition.

Dans cette section, voici quelques exemples illustrant la


manière d’utiliser l’EFT sur les maladies chroniques et
graves.
Comprendre l’émotion et la maladie
Aux États-Unis et en Angleterre, des praticiens se sont
regroupés pour organiser des sessions spécifiques d’EFT
pour des patients atteints de maladies graves et comparer
leurs résultats. Plusieurs centaines de patients souffrant de
pathologies telles que la maladie de Parkinson, le syndrome
HCM (hypersensibilité chimique multiple), ou le diabète
pour n’en citer que quelques-uns ont constaté une
amélioration très significative de leurs symptômes. Ces
améliorations ont ensuite été validées par leurs médecins
traitants.

En Suisse romande, des thérapeutes Simonton formés à


l’accompagnement psychologique des personnes atteintes de
cancer (www.simonton.ch) placent les émotions au cœur de leur
thérapie. Ils utilisent l’EFT avec succès pour éliminer aussi
bien les croyances négatives de leurs patients que soulager
leurs douleurs.

Même si l’EFT ne fonctionne pas immédiatement sur la


plupart des problèmes, lorsque vous traitez des graves
maladies, rappelez-vous que cela requiert de la compétence,
de la patience et de la persévérance. Cela nécessite également
une plus large compréhension de la véritable cause de ces
maladies.

Il existe une interaction profonde entre la santé physique et la


santé émotionnelle et cela se traduit par l’ensemble des
réactions de votre corps. Le chapitre 2 contient plus
d’informations sur cette interaction. En cas de maladie, il
existe une volonté parfaitement naturelle de votre corps à
guérir et à mettre en œuvre ce qui est bon pour lui. L’EFT
aide à cette guérison en éliminant toutes les causes
émotionnelles qui pouvaient bloquer votre système naturel de
guérison, puis en rétablissant l’équilibre de votre système
énergétique, permettant ainsi la libre circulation du flux qui
est essentiel à la santé et à la vitalité.

La plupart du temps, les douleurs physiques s’améliorent


(voire disparaissent) lorsque vous traitez les problèmes
émotionnels à l’aide de l’EFT.

Voici quelques questions qui peuvent vous aider à identifier


la cause émotionnelle de la maladie :

Quels sont les événements importants qui vous ont


traumatisé dans la vie et/ou pendant la période où vous
avez développé la maladie ?
Ressentez-vous encore de la colère ou du ressentiment
contre vous-même ou contre quelqu’un d’autre à propos
de cette maladie ?
Vous arrive-t-il de reprocher à quelqu’un ou à quelque
chose de vous avoir causé cette maladie ?
En utilisant vos propres mots, quel est votre pire
symptôme ?
Que souhaitez-vous qu’il se passe ?

Les exemples suivants montrent le cas de patients dont les


symptômes ont disparu après l’utilisation de l’EFT, prouvant
la relation entre les symptômes physiques et l’esprit :
Une femme souffre de douleurs dorsales chroniques et
rebelles à tout traitement. Après une courte conversation,
elle me révèle que dans sa vie, elle est obligée de prendre
des responsabilités non souhaitées et supporter chaque
membre de sa famille. Je lui fais utiliser la phrase EFT
suivante « Même si j’ai dû supporter chaque membre de
ma famille et que maintenant mon dos ne peut plus me
supporter, je m’accepte et je pardonne toutes les
personnes qui y ont contribué ». En une séance, les
douleurs ont disparu. Je lui conseille de continuer à
tapoter chez elle et deux mois plus tard, elle m’envoie un
mail pour me raconter qu’elle a pu se remettre à
l’équitation, son dos ne la faisant plus du tout souffrir.
Un homme a les mains constamment ankylosées et
jusqu’ici, les examens permettant d’identifier une
polyarthrite rhumatoïde se sont révélés négatifs. Au
cours de notre entretien, il m’explique qu’il est
quelqu’un de très intransigeant avec des points de vue
rigides. La phrase EFT qu’il utilise est « Même si je dois
être inflexible dans mes points de vue, j’accepte que les
autres aient droit à leurs opinions et je dois être moins
sévère envers moi-même et mes doigts ». En quelques
jours, il a retrouvé la mobilité de ses mains et m’appelle
pour en plaisanter : « J’ai les mains tellement souples
que je vais me lancer dans la prestidigitation ! ».
Une femme souffre d’infections chroniques de la
gorge. Pendant la consultation, elle révèle que pendant
son enfance, il ne lui était pas permis de parler fort. Sa
mère lui disait toujours que « les petites filles doivent
être vues et non entendues ». Cette femme a du mal à
s’affirmer. D’abord, elle utilise l’EFT sur « Même si les
petites filles doivent être vues et non entendues, je suis
adulte maintenant et je peux me faire entendre ». Je l’ai
encouragée à tapoter ensuite quotidiennement sur tous
les problèmes liés à son enfance. Aujourd’hui, elle est
complètement guérie et a gagné une belle confiance en
elle et en la vie en général.
Le cancer
Il existe environ 200 types de cancer et des centaines de
facteurs favorisant cette maladie. Si un praticien qualifié en
EFT travaille avec une personne atteinte de cette maladie, il
sera ainsi très attentif aux problèmes émotionnels
émergeants, ainsi qu’aux avantages et bénéfices secondaires
(voir le chapitre 6) - un de mes patients m’a par exemple
révélé qu’il se sentait enfin important aux yeux de sa famille.
L’EFT permet de réduire la souffrance et la douleur associées
au cancer.

Le praticien peut utiliser l’EFT sur une personne atteinte de


cancer ou une personne dont la vie en est affectée, mais
n’interrompera jamais le traitement en cours ou n’incitera
pas le patient à le faire. Seul le médecin traitant est habilité à
en décider.

J’anime des formations à l’EFT dans le cadre du Simonton


Cancer Center de Lausanne (note de l’adaptateur). J’ai eu de
nombreuses fois l’occasion de travailler avec des personnes
souffrant de cancer ou de douleurs liées à leurs traitements,
chimiothérapies ou radiothérapies. Souvent les personnes
sont dans le déni et ne se sentent pas concernées par leur
maladie. Dans ce cas, l’EFT, avec des affirmations telles que
« Même si je ne réalise pas que j’ai cette maladie, je
m’accepte totalement et complètement » ou « Même si je
pense que je ne peux rien y faire et que cela me dépasse, je
m’aime et je m’accepte », il est possible de recadrer la
personne et d’activer ses propres capacités de guérison, en
complément des protocoles qu’elle suit. D’autre fois, elles
semblent incapables de guérir, submergées par leurs
émotions et leurs croyances négatives. Là encore, l’EFT est
particulièrement utile.
En attente d’un diagnostic
Si vous êtes en attente d’un diagnostic, vous pouvez utilisez
l’EFT sur les symptômes de l’anxiété, qu’ils soient physiques
ou émotionnels, pendant les périodes précédant les examens,
pendant les périodes d’attente des résultats et même lorsque
vous vous trouvez dans une salle d’attente. Voici quelques
suggestions de phrases à prononcer :

« Même si je suis effrayé(e) à propos de ce que sera le


résultat, j’aime et j’accepte ce que je suis et la raison
pour laquelle je me sens ainsi et je choisis de rester
calme et concentré(e). »
« Même si j’ai cette sensation de panique dans ma
poitrine, je m’aime et je m’accepte pour avoir cette
émotion et je choisis de me sentir en sécurité. »
Suivi d’un traitement
Encore une fois, l’application de l’EFT sur les effets de la
chimiothérapie et sur les symptômes émotionnels liés à la
maladie ou le traitement peut être bénéfique pour les
patients. Rappelez-vous que l’EFT pourra toujours, a
minima, aider à insuffler un sentiment de calme, ce qui est
bénéfique en soi. Voici quelques phrases EFT à utiliser sur
les effets secondaires de la chimiothérapie :

« Même si je ressens de la nausée dans mon estomac,


j’accepte que j’ai besoin de cette chimiothérapie,
mais je n’accepte pas le fait que je suis obligé(e)
d’avoir cette nausée. »
« Même si j’ai cette sensation de tristesse en perdant
mes cheveux, j’accepte d’être chauve et j’accepte que
mes cheveux vont repousser et ce n’est pas si grave. »
« Même si ma nourriture a un goût fade et que je n’ai
pas envie de manger, je m’aime profondément et je
m’accepte. »

Il est quelquefois difficile d’utiliser l’EFT lorsque les parties


à traiter sont sensibles au toucher. Dans ce cas, le praticien
peut utiliser une simple technique dite du « toucher-respirer
» (voir ci-dessous). Cette technique consiste à placer
simplement les doigts sur les points EFT appropriés au lieu
de tapoter, tout en prononçant les phrases.
La technique du toucher-
respirer
Il arrive parfois qu’une personne se trouve dans une
douleur ou un inconfort tellement intense qu’il est
impossible d’effectuer le tapping physique car cela
risque d’intensifier la douleur ou l’inconfort. Dans ce
cas, vous pouvez contourner le problème en utilisant
la technique dite du « toucher-respirer ». Cela
fonctionne simplement en plaçant vos doigts sur les
points appropriés, au lieu de tapoter ou de masser.
Les patients peuvent de cette manière bénéficier des
effets réconfortants de l’EFT.

Le tapotement (ou tapping) par procuration que j’ai


mentionné dans le chapitre 16 est également très efficace
avec les patients sur lesquels on ne peut pas tapoter ou qui
n’ont pas la force de se tapoter.
L’énergie
La fatigue, l’épuisement et la lassitude sont tous des
symptômes du cancer ou les effets secondaires du traitement.
S’ils ne sont pas pris en charge, ils réduisent
considérablement les chances de guérison.

« Même si je me sens épuisé(e), je décide de me sentir


plein d’énergie et de vitalité. »
« Même si je n’ai aucune motivation, je choisis
d’améliorer ma motivation à l’aide des tapotements. »
« Même si je n’ai aucune énergie à cause de ce
cancer, je m’accepte profondément et je suis
déterminé(e) à le combattre. »
« Même si la chimiothérapie m’épuise, je décide d’en
faire mon alliée pour vaincre ce cancer. »
La visualisation
Vous pouvez avoir recours à la visualisation. Pour cela, vous
pouvez par exemple visualiser les cellules cancéreuses en
train d’être détruites, en utilisant la phrase de préparation.
Certains patients donnent à leurs cellules cancéreuses des
noms de personnes qu’ils n’aiment pas ou des descriptions,
telles que « flèches » ou « fourmis noires », d’autres parlent
de « crabe » ou de « saloperie ». D’autres encore ne
parviennent pas à prononcer le mot « cancer » et utilisent une
onomatopée pour le désigner « J’ai un hum… ». Voici
quelques exemples de phrases à utiliser :

« Même si j’ai ces saletés de cellules, je les vois


maintenant en train d’être détruites et remplacées par
des cellules saines. »
« Même si ce crabe me bouffe de l’intérieur, je choisis
de l’imaginer en train de partir et de me laisser
guérir. »

Stimulez votre esprit en imaginant un havre de guérison dans


lequel vous vous sentirez en sécurité. Pensez chaque détail,
aménagez-le avec plus de douceur, de confort, de sécurité et
de joie, comme un endroit dans lequel vous pouvez vous
refugier lorsque vous en avez besoin. Ensuite utilisez-le dans
votre phrase de préparation en lui donnant le nom que vous
souhaitez, havre de guérison, jardin de paix, nid de
sécurité… En voici un exemple :

« Même s’ils m’ont dit que mon traitement ne


fonctionne pas, je choisis de me réfugier dans mon
havre de guérison dans lequel je me sens en sécurité
et qui, je suis sûre, m’apportera la guérison. »

(Note de l’adaptateur) Lors d’un séminaire EFT à Paris en


octobre 2009, un monsieur me prend à part et me dit : « Vous
savez, je dois vous dire quelque chose d’important. La
première fois que j’ai accompagné ma femme dans un
séminaire d’EFT, je n’ai vraiment pas accroché. Tous ces
tapotements me faisaient penser à des trucs de singe. L’année
dernière, on m’a fait 12 prélèvements dans la prostate et
chaque analyse a révélé des cellules cancéreuses. Durant la
phase d’observation, j’ai légèrement modifié mon
alimentation et j’ai pratiqué l’EFT à l’insu de ma femme car
je ne voulais pas qu’elle me voit en train de faire ça. Ma plus
grande difficulté au départ a été de construire ma phrase car
je ne pouvais pas prononcer le mot cancer. Cela était trop
dur pour moi. J’ai donc baptisé ma maladie “la denrée” et
comme la prostate ressemble à un marron, j’ai décidé de dire
“même si j’ai la denrée dans le marron, je m’accepte tel que
je suis ”. Durant un an, je me suis levé tous les matins une
demi-heure avant mon épouse pour ma séance de tapotements
en répétant cette phrase, parfois sans émotion, parfois les
larmes aux yeux. J’ai refait le même examen il y a deux
semaines et je n’ai plus aucune trace de cellules cancéreuses.
» Il ne serait bien évidemment pas raisonnable de faire un
raccourci trop rapide, mais quelle qu’en soit la cause réelle,
ce témoignage m’a profondément ému…
Chapitre 14

Les secrets d’un bon sommeil

Dans ce chapitre :
Améliorer la qualité du sommeil
Identifier les causes d’un mauvais sommeil
Rechercher des solutions qui vous sont adaptées

Vous connaissez cette blague : « Cette nuit, j’ai dormi


comme un bébé… Ah bon, tu dois être en pleine forme ! Non,
je me suis réveillé toutes les deux heures et j’ai pleuré… ».

Rêvez-vous de passer une bonne nuit de sommeil ? Combien


de fois êtes-vous resté éveillé, tellement il vous était difficile
de trouver le sommeil ? La plupart des gens ont souffert, à un
moment ou à un autre, d’une forme d’insomnie. C’est quand
le problème s’installe dans la durée qu’il peut nuire à votre
santé, risquant de vous causer des accidents, voire de
provoquer des ruptures conjugales.

Peu importe le nombre d’heures de sommeil dont vous avez


besoin, si vous n’avez pas votre compte, vous risquez de
subir les effets du manque de sommeil. Par contre, il est
prouvé qu’un sommeil régulier, de bonne qualité améliore
nettement la qualité de vie toute entière. Sachez que
d’innombrables cas cliniques démontrent que l’EFT permet
de s’endormir facilement et profondément, même pendant les
périodes de votre vie où vous êtes stressé.

Parfois, il est possible d’améliorer considérablement la


qualité du sommeil en prenant des mesures simples, fermes
et de bon sens. Si, après avoir appliqué ces mesures décrites
plus loin, vous n’arrivez toujours pas à vous endormir et s’il
n’y a aucune raison médicale dûment constatée, vous devez
rechercher la cause sous-jacente. Si vous abordez la véritable
raison dès le début de vos problèmes de sommeil, vous avez
plus de chance d’éviter que votre insomnie ne se transforme
en trouble chronique du sommeil.

Si des douleurs physiques vous empêchent de dormir,


référez-vous au chapitre 13 pour obtenir de l’aide et des
conseils.
Pour une bonne nuit de repos
Les problèmes de sommeil peuvent être la conséquence
d’une incapacité à s’endormir pendant des heures ou de
s’endormir immédiatement, mais de se réveiller et ne plus
pouvoir retrouver le sommeil après. Il peut vous arriver de
vous sentir comme si vous aviez eu une bonne nuit de repos,
mais le lendemain, de vous sentir fatigué à cause d’une
insuffisance de sommeil. Le cycle de sommeil varie d’une
personne à une autre. Six heures de sommeil peuvent suffire
à une personne tandis qu’une autre aura besoin de huit
bonnes heures. Le cycle de sommeil varie selon l’âge,
l’hygiène de vie, la prise ou non de médicaments, etc.

Avant de traiter tout problème de sommeil à l’aide de l’EFT,


que ce soit pour vous-même ou pour quelqu’un d’autre, vous
devez déterminer l’origine de ce problème. Voici quelques
questions utiles que vous pouvez utiliser pour établir cette
cause. Si vous ne vous souvenez pas de votre rythme de
sommeil, essayez d’avoir un agenda de sommeil et de le tenir
à jour pendant une ou deux semaines.

Quand votre problème de sommeil a-t-il commencé ?


Avez-vous constaté dans votre vie de récents
changements pouvant coïncider avec votre problème de
sommeil (la naissance de votre enfant, un travail
différent, le stress, les inquiétudes, la maladie, les
problèmes familiaux) ?
Mettez-vous beaucoup de temps à vous endormir ?
Vous endormez-vous facilement pour ensuite vous
réveiller la nuit ?
Lorsque vous vous réveillez, avez-vous du mal à vous
rendormir ?

Une fois le problème bien identifié, vous devez utiliser l’EFT


sur tous les facteurs ayant causé le problème. Pour cela, vous
pouvez consulter les sections de ce chapitre ou vous référer à
l’index qui se trouve à la fin du livre.

Il peut exister plusieurs causes aux troubles du sommeil.


Traitez-les toutes, une à une.
Se préparer au sommeil
L’utilisation quotidienne de l’EFT permet d’améliorer la
qualité de votre sommeil. En effet, son utilisation, tous les
soirs avant de vous coucher ou lorsque vous vous réveillez la
nuit se révèle particulièrement efficace. Si vous utilisez
l’EFT sur les inquiétudes ou problèmes quotidiens chaque
jour ou à long terme, vous devez constater une amélioration
de la qualité de votre sommeil.

Si vous n’arrivez pas à identifier la cause de votre problème


de sommeil, vous pouvez néanmoins y remédier en
effectuant les étapes ci-après. Gardez à l’esprit que les
phrases contenues dans ces étapes sont simplement des
suggestions. Vous devez utiliser les mots qui décrivent le
mieux vos sentiments à ce moment précis, et poursuivre avec
le résultat que vous souhaitez avoir. Essayez d’utiliser ces
phrases à titre de guide, mais familiarisez-vous d’abord avec
le chapitre 3 avant d’effectuer cet exercice. Cela vous
permettra de comprendre le processus.

Avant d’aller au lit :

« Même si je ne vais pas dormir cette


nuit, je m’accepte et je décide de
préférence de me détendre. »
« Même si je vais me réveiller
pendant la nuit puisque c’est ce qui
arrivera, pourquoi ne pas choisir de
rester détendu(e) jusqu’au matin ? »
« Même si je vais encore rester
éveillé(e) cette nuit, je m’accepte
tout en sachant que j’aurai bientôt du
repos. »

Pendant que vous êtes au lit :

« Même si je n’arrive pas à


m’endormir tout de suite, je choisis
de me détendre. »
« Même si je n’arrive pas à
m’endormir, pourquoi ne pas juste
essayer de me détendre ? »
« Même si je suis encore éveillé(e) et
que le sommeil ne viendra pas,
pourquoi ne pas me laisser aller à un
très, très profond repos ? »
« Même si j’ai du mal à m’endormir,
j’accepte que mon corps mérite un
repos. »

Une fois que vous avez terminé avec votre phrase de


préparation, vous pouvez tapoter sur les points restants en
utilisant des mots négatifs, tels que « Je ne dormirai pas
cette nuit », « Le sommeil me fuit », « Je ne m’endors jamais
tout de suite », « Je vais me réveiller puisque c’est ce que je
fais d’habitude », « Je suis encore éveillé(e) », « J’attends
que le soleil se lève » et « Je ne mérite pas de dormir ».
Utilisez toutes les pensées négatives qui vous passent par la
tête.
Si dans votre phrase de préparation, vous utilisez une
injonction pour dormir, cela risque de ne pas fonctionner. La
raison est que si par exemple, vous dites « Même si je suis
complètement éveillé(e), je choisis de dormir », cela donne
un ordre à votre inconscient avec lequel il n’est peut-être pas
d’accord, donc il va refuser cette idée. C’est pourquoi il est
plutôt préférable d’utiliser des propositions positives, telles
que « Même si je suis complètement éveillé(e), je choisis de
me sentir agréablement assoupi(e) », « Je sens mon corps
engourdi » ou « Je me sens profondément détendu(e) ». Vous
pouvez aussi dire « Même s’il y a peut-être une bonne raison
pour que je ne dorme pas, je choisis d’accueillir le sommeil
naturellement ».

Dès que vous vous sentez détendu, vous pouvez essayer


d’introduire des mots positifs pendant que vous tapotez sur
les points restants. Utilisez par exemple « Je me sens
légèrement détendu(e) », « J’accepte que j’ai besoin de repos
», « Je commence à sentir mon corps s’engourdir » ou « Je
serai plus efficace si je me suis reposé(e) ».

Si vous avez du mal à avoir une bonne nuit de sommeil,


commencez par essayer d’exclure tout ce qui peut interférer
avec votre objectif. Ce que je propose ci-après ne sont que
des suggestions. Vous pouvez en trouver d’autres en fonction
de vos besoins, de vos habitudes, ou de votre lieu de vie.
Avant d’aller au lit :

Ôtez de votre chambre tout ce qui pourrait vous


distraire (animaux domestiques, lumière, télévision,
musique, etc.).
Éviter l’alcool ou la caféine quelques heures avant
votre coucher.
Veillez à ce que votre matelas et votre oreiller soient
confortables et qu’ils assurent un support adapté.
Assurez-vous d’avoir une chambre impeccable avec
une température confortable (évitez les ambiances
surchauffées).
Gardez la chambre aussi sombre que possible si la
lumière a tendance à vous réveiller.
Tenez vos pieds au chaud.
Faites tout ce qui peut vous détendre avant de vous
coucher, tel que prendre un bain (pas trop chaud car le
corps a besoin de se refroidir pour s’endormir), lire ou
écouter de la musique douce.
Apaiser l’esprit
Avez-vous un esprit qui saute d’une idée à l’autre sans
jamais s’arrêter, tel le singe dans la jungle qui passe de liane
en liane sans trouver de repos ? Si tel est votre cas, il est
probable que vous ne savez même plus à quoi vous pensiez
l’instant d’avant, et qu’elle est l’idée qui vous a amené à
penser à ceci ou cela…

Prenez le temps d’identifier les pensées angoissantes qui


vous tournent dans la tête, puis essayez de déterminer s’il
existe un motif réel et objectif de ne pas en dormir la nuit.
Par exemple, avez-vous du mal à vous endormir un dimanche
parce que le lundi est votre premier jour de retour au bureau
? Ou bien la veille d’un départ en voyage ? Ou encore parce
que vous avez des soucis conjugaux, financiers,
professionnels ?

Les soucis raniment la peur archaïque qui est en nous, ce qui


fait que lorsque l’on commence à avoir des pensées
angoissantes, le corps se met en état d’alerte comme s’il était
nécessaire de ne pas s’endormir, afin de rester vigilant et prêt
à se défendre, ou à fuir. Dans ce cas, la difficulté
d’endormissement est liée à une réaction archaïque du corps.

Connaissez-vous quelqu’un qui s’angoisse lorsqu’il n’y a


aucune raison apparente ? La plupart des angoissés ont dans
leur tête une liste d’un kilomètre de long de pensées
stressantes imaginaires. Les angoissés chroniques
transforment souvent ce schéma comportemental en habitude
de vie. Plus vite ils s’en débarrasseront et mieux ils seront…

Si des pensées angoissantes viennent interférer dans votre


sommeil, essayez de trouver quel est le bénéfice de ces
inquiétudes. L’idée que cela puisse vous être bénéfique peut
sembler absurde, cependant, cela existe ! Certaines personnes
ont besoin de s’inquiéter, cela leur donne l’impression d’être
sans cesse en quête de perfection, d’être fortement impliquée
dans tout, d’avoir des soucis à la hauteur de leurs ambitions
et de ce qu’elles pensent que l’on attend d’elles. Sans
inquiétudes, elles ont l’impression d’être laxiste, ou
dilettante. D’autres pensent qu’elles doivent travailler dur
pour prouver qu’elles sont dignes de reconnaissance et le fait
de s’inquiéter leur donne l’impression d’être sans cesse en
train de travailler et de se soucier de la qualité de leur travail.
Il existe aussi des personnes qui s’encombrent délibérément
d’inquiétudes afin d’attirer l’attention sur elles, ce qui par la
suite renforce leur sentiment d’être utiles ou sollicitées. Si
certaines de ces raisons s’appliquent à vous, vous devez
utiliser l’EFT sur celles-ci afin de rétablir le bon équilibre de
votre sommeil.

Pour utiliser l’EFT sur vos inquiétudes, vous devez d’abord


les identifier. Cet exercice évalue votre degré d’inquiétude.
Notez chacune des affirmations suivantes sur une échelle de
1 à 10. Une note de 1 signifie que l’affirmation ne vous décrit
pas du tout et 10 signifie qu’elle vous décrit parfaitement. Un
score total élevé (supérieur à 45) signifie un niveau
d’inquiétude élevé. Si vous êtes continuellement angoissé,
jetez un coup d’œil au chapitre 9 concernant la chasse aux
peurs, aux phobies et aux anxiétés.
Ceci est un simple guide, ne l’utilisez pas pour déterminer si
vous souffrez de trouble anxieux.

Si je n’ai pas assez de temps pour tout faire, je


m’angoisse.
Mes inquiétudes me submergent.
J’ai l’habitude de m’inquiéter pour tout, y compris ce
qui ne dépend pas de moi.
Je sais que je ne dois pas m’inquiéter, mais je ne peux
pas m’en empêcher.
Lorsque je suis sous pression, je m’inquiète encore
plus.
Je m’inquiète toujours pour quelque chose.
Il m’est difficile d’éloigner les pensées angoissantes.
Dès que je termine une tâche, je commence à
m’inquiéter pour les autres que je dois accomplir.
Lorsqu’il n’y a plus rien que je puisse faire dans une
situation, mon inquiétude demeure malgré tout.
J’ai été un(e) angoissé(e) durant toute ma vie.
Une fois que j’ai commencé à m’inquiéter, je ne peux
plus m’arrêter.

Une fois que vous avez évalué ces affirmations, essayez


d’utiliser l’EFT sur chacune d’elles. Les étapes suivantes
vous donnent une idée de la manière dont vous allez vous y
prendre :
1. Complétez les pensées suivantes :
• « Même si je me suis inquiété(e)
pour… »
Dites par exemple que vous vous
inquiétez de nouveau pour votre travail.
Vous utilisez donc une phrase de
préparation du genre :
« Même si je m’inquiète pour tel ou tel
projet au bureau, je m’accepte et je
choisis de me reposer, tout en sachant
que cela me permettra de me concentrer
».
• « Même si je ne peux pas m’empêcher
de m’inquiéter… »
La phrase de préparation peut être «
Même si je ne peux pas m’empêcher de
m’inquiéter, que va-t-il se passer si je
laisse mon esprit se détendre pour une
fois ? ».
• « Même si j’ai été un(e) angoissé(e)
pendant toute ma vie… »
La phrase de préparation peut être «
Même si j’ai toujours été un(e)
angoissé(e), je ne veux plus l’être
puisque j’ai d’autres choses plus
intéressantes pour passer mon temps ».
2. La section « Inciter le sommeil à l’aide de l’EFT », au
début de ce chapitre contient quelques idées que vous
pouvez utiliser.
3. Vous pouvez aussi vous poser une question du genre :
est-ce que ces inquiétudes sont vraiment les miennes ?
Est-ce qu’elles ne concerneraient pas quelqu’un
d’autre qui serait plus approprié que moi ? À part
manquer de sommeil, qu’est-ce que cela m’apporte de
m’inquiéter au milieu de la nuit ?
La solution consiste à nommer le problème et à se concentrer
sur la conséquence positive que vous souhaitez avoir.
Traiter les impatiences
Les impatiences, appelées aussi « syndrome des jambes sans
repos » ou « SJSR » est une pathologie dont souffrent des
millions de personnes. Si vous (ou quelqu’un que vous
connaissez) souffrez du SJSR, vous savez sans doute les
répercussions que cela a sur votre sommeil, vous causant
ainsi une fatigue journalière. Des symptômes caractéristiques
incitent vos jambes à s’agiter de manière involontaire et cela
s’accompagne de sensations de picotement et de
fourmillement. Cette agitation peut également affecter les
bras et le torse. Certaines personnes ont des épisodes de SJSR
lors d’un voyage en avion, ou lorsqu’elles manquent de
confort. Durant le sommeil profond, les personnes affectées
ne sentent pas forcément leurs membres s’agiter. Mais il
arrive également que les mouvements et tremblements
réveillent le dormeur, notamment lorsqu’il change de
position.

La cause de ce syndrome et la manière de le traiter


constituent un sujet de grande controverse parmi les
médecins. En général, la médication y est temporaire et
risque même d’aggraver l’état de la victime. Les recherches
se poursuivent, mais à ce jour, les seuls médicaments
prescrits, s’ils améliorent le sommeil, ne traitent pas le SJSR
de manière spécifique.

Vous pouvez utiliser l’EFT sur le syndrome des jambes sans


repos. La suite du chapitre vous montre comment y parvenir.

Les malades peuvent avoir des difficultés à décrire les


symptômes, c’est pourquoi il est important qu’ils utilisent
leurs propres mots, qu’ils soient du genre « jambes qui
démangent », « sensations horribles de fourmillement dans
les jambes » ou même « cette sensation dans mes jambes que
je ne peux pas décrire ».

En premier lieu, dès l’apparition du syndrome, essayez


d’effectuer la routine complète de l’EFT (voir le chapitre 3)
comprenant les points des doigts ou le point de Gamme, le
point à l’intérieur du poignet et celui au-dessus de la tête,
tout en vous concentrant entièrement sur ce qui se passe et
l’endroit où cela se passe. Voici quelques exemples de
phrases de préparation :

« Même si j’ai cette sensation d’inconfort au niveau


de (citez une partie spécifique de la jambe), j’aime et
j’accepte entièrement et profondément mon corps et
ma jambe. »
« Même si cette crispation me rend fou/folle, je
m’accepte et j’accepte ma jambe, sachant que cela se
calmera. »

Il se peut qu’environ trois ou quatre séquences d’EFT soient


nécessaires, tout en utilisant des phrases négatives jusqu’à ce
que vous soyez soulagé. Dès que vous commencez à ressentir
un soulagement, essayez d’introduire quelques phrases
positives, pendant que vous tapotez sur les points restants, en
utilisant des mots, tels que « Ma jambe se sent reposée » ou «
Mes jambes se sentent calmées ».
Rêves et cauchemars
Les rêves peuvent être merveilleux, effrayants ou inquiétants,
puissants ou d’apparence anodine. Dans vos rêves, vous
pouvez être tout ce que vous souhaitez et faire ce qui vous
plaît. Les cauchemars sont des rêves intenses qui peuvent
provoquer des sentiments de peur ou d’anxiété, bien que les
cauchemars ne soient pas tous inquiétants. Saviez-vous que
l’anxiété constitue la plus fréquente émotion ressentie dans
les rêves ? La raison est probablement parce que vous ne
pouvez pas vous contrôler lorsque vous êtes en train de faire
des rêves !

Considéré comme le père de la psychanalyse, Sigmund Freud


pense que les rêves sont une sorte de soupape de
l’inconscient, ainsi que des émotions refoulées qui s’y
trouvent. Par exemple, vous pouvez refouler une relation
déplorable ou la perte d’un être cher, puis rediriger la colère
pour cette perte dans votre « for intérieur », ainsi cela
n’émerge que pendant les rêves ou lors de la régression. Les
théories de Freud sont difficiles à prouver mais elles restent
très populaires parmi nombre de psychologues. Par ailleurs,
la pertinence de certains rêves conforte souvent ces théories.
La prochaine fois que vous affronterez un gros monstre dans
vos rêves, demandez-vous donc ce qui se cache derrière…

Quoi qu’il en soit vous pouvez utiliser l’EFT sur vos rêves et
cauchemars de plusieurs manières.

En ce qui concerne les rêves, vous pouvez souhaiter vous


rappeler vos rêves, ou en apprendre quelque chose à votre
réveil. Pour cela, au moment du coucher, tapotez sur des
phrases telles que « Même si je ne me rappelle pas mes rêves,
je sais que je rêve et j’accepte de m’en souvenir ». Vous
pouvez essayer des affirmations positives telles que « Je me
souviens de mes rêves lorsque je me réveille », ou « Mon rêve
va m’apporter des solutions/des idées concernant ceci, ou
cela… ».

En ce qui concerne les cauchemars, avant de vous coucher,


tapotez sur votre inquiétude d’avoir un nouveau cauchemar.
Si jamais vous êtes réveillé par un cauchemar, tapotez sur
l’émotion que vous ressentez. Une fois que cette émotion a
baissé en intensité, tapotez sur les émotions ou les
événements que vous avez vécus pendant le rêve, au moins
ceux dont vous vous souvenez. Si, au cours de la journée, des
images ou des émotions se rapportant à ce cauchemar vous
viennent à l’esprit, construisez les phrases adéquates et
tapotez (voir le chapitre 3 pour en savoir plus sur la
technique EFT et la manière de tapoter).

Dans le cas où un rêve/cauchemar vous tourmente dans les


jours suivants, vous pouvez utiliser l’une des approches
positives EFT, décrites dans le chapitre 5.
Cinquième partie

Explorer d’autres horizons

« Je ne suis pas persuadée que tu doives pratiquer l’EFT en te goinfrant


de chips, à moins qu’il y ait un intérêt thérapeutique à avoir des miettes
plein la figure… »

Dans cette partie…

Vous avez envie de vous dépasser ? Cette partie vous montre comment
utiliser l’EFT pour aller au-delà de vos limites, quels que soient vos
projets.

Découvrez comment vous pouvez aussi aider les autres à retrouver leur
pouvoir en utilisant l’EFT sur vos enfants, ou en faisant de l’EFT un
métier.
Chapitre 15

Se donner du pouvoir et en donner


aux autres

Dans ce chapitre :
Utiliser son « radar »
Pousser les limites
Vider son placard
Se racheter une conduite

Beaucoup de personnes ont le sentiment de ne pas avancer ou


l’impression que quelque chose les empêche d’être, ou d’agir
comme elles le voudraient. Si vous avez du mal à prononcer
les mots « Je suis capable de » ou « Je suis motivé(e) », ou «
Je sais qui je suis », ce chapitre va vous aider à apprendre les
techniques d’EFT indispensables pour vous libérer des
croyances limitantes - vos propres croyances, ainsi que celles
des autres. Ce chapitre présente également des techniques de
langage que vous pouvez utiliser efficacement avec l’EFT.
Au final, le pouvoir vous vient de l’intérieur. Vous devez
simplement en trouver l’accès, et le tour est joué !
La loi de l’attraction
Il existe un phénomène que certains appellent loi de
l’attraction et dont le principe est que la pensée crée la
forme. Autrement dit, ce que vous pensez, ce qui est à
l’intérieur de votre esprit, conscient et inconscient prend
forme de manière concrète dans votre vie. Le célèbre film
intitulé Le Secret est basé sur ce concept, et développe l’idée
qu’émettre des messages positifs permet d’obtenir des
réponses positives. Ainsi, si vous pensez « Je manque
d’amour », vous obtiendrez… du manque d’amour. Si vous
pensez « Je suis aimé(e) et entouré(e) d’amour », vous
obtiendrez ce que vous pensez. Cela peut paraître au mieux
simpliste, voire stupide, mais lisez plus loin et vous
comprendrez mieux.

En fait, à moins d’être un boddhisattva accompli, personne


ne peut avoir tout le temps des pensées positives. Parmi les
pensées négatives les plus fréquentes figurent celles inspirées
par les croyances limitantes, qui mènent notamment au
conflit interne, lequel sabote tout projet de réussite. Or, tout
le monde a le droit à l’accomplissement et au bonheur. Si
toutefois vous avez peur de ce que vous allez en faire lorsque
vous y parviendrez, ou si vous avez été « programmé » à
croire que vous n’êtes pas à la hauteur, vous avez bien du mal
à sortir de l’ornière.

Si c’est votre cas, vous vous souvenez probablement de ces


fois où vous étiez sûr de vous, sûr de savoir quoi et comment
faire, sûr d’avoir raison de le faire… mais où vous avez
finalement obtenu autre chose à la place, vous reprochant
longtemps votre échec ou invoquant la faute à « pas de
chances ». Soyez rassuré : vous n’êtes pas le seul. Mais vous
allez changer ! Comment croyez-vous que les gens
passionnés et motivés se comportent ? Est-ce qu’ils s’en
veulent lorsqu’ils échouent ? Se reprochent-ils leurs défauts
et leurs faiblesses ? Non, ils transforment leurs pensées
négatives en pensées positives. Surtout celles qui les
concernent.

Vous devez d’abord éliminer tous les doutes à propos de


vous-même à l’aide de l’EFT. Les sections suivantes vont
vous aider à le faire. Si vous êtes praticien, aider votre
patient à appliquer lui-même l’EFT est une manière de lui
prouver qu’il est capable, qu’il a le pouvoir de changer, de
modifier lui-même le cours de sa vie. C’est un constat
extrêmement puissant !
Stopper les croyances limitantes
Une croyance est une pensée, consciente ou inconsciente, à
laquelle vous vous accrochez et à laquelle vous vous fiez. Il
est innocent de croire au Père Noël. Il est raisonnable de
croire qu’il va pleuvoir lorsque des nuages noirs
s’accumulent au-dessus de notre tête. Vous mettez rarement
en doute vos croyances parce que vous les considérez comme
vraies, n’est-ce pas ? Il y a également les autres croyances
générales, telles que « Une fille qui porte un décolleté
plongeant et qui se maquille trop est une fille facile », «
Quelqu’un qui a plus de 40 ans est vieux » ou « Un jeune
homme qui conduit une voiture rapide est forcément un
dealer ». Ces croyances sont non seulement injustifiées, mais
peuvent également être dangereuses.

Tout comme les croyances fondamentales négatives (voir le


chapitre 7), les croyances limitantes négatives sont des
pensées qui prennent racine au plus profond de notre
inconscient, et sont souvent associées à l’image de soi-même
ou à la perception du monde extérieur. Par conséquent, elles
déclenchent des réactions et des comportements
automatiques.

Les croyances limitantes existent aussi bien chez les animaux


que chez l’être humain. Par exemple, le zoo de Washington
DC gardait un tigre blanc magnifique appelé Mohini (le
premier tigre en captivité aux États-Unis) dans une cage
d’environ 3 m2. Le zoo a fini par lui construire un nouvel
habitat avec beaucoup d’espace, qui comprend des collines,
des arbres, un étang et de la végétation. Le gardien du zoo l’a
libéré de sa cage pour l’introduire dans son nouvel
environnement. Mais au grand désarroi de tout le monde,
Mohini continuait à arpenter sa cage de 3 m2. Il avait
construit son monde en fonction de l’espace qu’on lui avait
imposé et ne parvenait pas à comprendre que ces limites
n’avaient plus de raisons d’exister. Dans l’esprit humain, les
croyances n’ont pas besoin d’être étayées par quatre murs.
Elles sont parfois invisibles.

Voici quelques exemples de croyances limitantes :

Vous avez des préjugés, que vous savez être absurdes :


« Tous les riches sont malhonnêtes ».
Vous pensez ne pas pouvoir changer certaines
aptitudes, traits de caractère ou comportements : « Je
suis nul(le) en conduite » ou bien, plus inconscient : « Je
ne mérite pas de réussir ».
Vous ne croyez qu’à un seul moyen de résoudre un
problème : « Qui aime bien châtie bien ».
À quoi bon essayer puisque vous n’y arriverez jamais :
« Je ne vais pas postuler pour ce nouveau job. De toute
façon, ils ne vont embaucher que des personnes mieux
qualifiées que moi ».

Il existe un lien intéressant entre votre conscience et votre


inconscient. Le rôle de votre inconscient est de rendre le plus
réel possible ce que vous croyez être vrai. En d’autres
termes, il apporte de l’eau à votre moulin ! Si vous croyez
pouvoir réaliser vos objectifs, vous y arriverez, car, poussé
par votre inconscient, vous ferez ce qu’il faut. Si vous croyez
que vous échouerez, votre inconscient mettra en place tout ce
qu’il faut pour que cela arrive. Et cela renforcera votre
croyance… Comme disait Henry Ford : « Si vous croyez que
vous pouvez le faire, vous avez raison. Si vous pensez que
vous en êtes incapable, c’est tout aussi vrai ».
Faire tomber la barrière
En 1954, le monde du sport ne croyait pas encore que
l’être humain pouvait parcourir 1,6 km (1 mile) en
moins de 4 minutes. On pensait que cela était
impossible, irréalisable et au-delà des possibilités
humaines. Le 6 mai 1954, l’athlète anglais Roger
Bannister l’a fait !

Cinquante-six jours plus tard, John Landy a battu le


record de Bannister, en réalisant le parcours en 3 min
579 centièmes. Trois ans plus tard, seize autres
athlètes avaient pulvérisé ce record. Ces résultats
montrent que tout est possible lorsque vous éliminez
les barrières mentales ou les croyances limitantes. À
ce propos, vous noterez que les croyances peuvent
être partagées par beaucoup de monde. Sachez
toutefois faire la différence entre LES croyances, et
LA croyance qui s’apparente à la foi et n’a pas de
lien direct avec le sujet de ce chapitre.

Décelez chez vos patients leur tendance à s’accrocher à des


croyances limitantes pour des raisons de sécurité. Derrière
ces croyances peuvent se cacher la crainte de la mort, de la
solitude, du manque de confiance en soi, d’une mauvaise
image de soi, de l’ignorance, de la culpabilité, d’un
traumatisme survenu au cours de l’enfance ou des souvenirs
d’enfance malheureux. Vous devez appliquer l’EFT sur ces
différents cas.

Il arrive que l’on n’ait pas conscience de ses croyances


limitantes. Vous pouvez dans ce cas effectuer des séances de
tapotement et utiliser l’affirmation : « Même si je ne sais pas
ce qui m’empêche de (action), je m’accepte complètement ».
Au cours des séquences, vous allez voir, les émotions vont
vous revenir à l’esprit, puis ce seront les croyances que vous,
ou votre patient, finirez par prononcer, sans même savoir ce
qui a bien pu vous pousser à dire une chose pareille. En
général, cela s’accompagne d’une modification de l’état
interne - grand soupir, larmes, hochements de tête. Si vous
avez des croyances limitantes tout à fait conscientes, essayez
ceci :

1. Notez vos croyances limitantes.


Exemple : « Les riches sont malhonnêtes. »
2. Soyez à l’écoute du dialogue interne associé à cette
affirmation.
Vous allez peut-être entendre : « Si je veux être riche, je
dois être malhonnête », « Les hommes sont égoïstes », «
Les femmes sont dépensières… »
3. Quelles expériences passées confirment cette croyance
?
Exemples : « Mon propriétaire s’est fait beaucoup
d’argent par des malversations » ou « Mon ex-mari ne
pensait qu’à lui, celui de ma voisine, c’est pareil », « Ma
femme ne peut pas s’empêcher de dépenser, sa sœur, c’est
pareil »…
4. Voyez si une de ces expériences a contribué à former
vos croyances.
Si oui, utilisez l’EFT comme suit : « Même si je crois que
les riches sont des gens malhonnêtes, j’accepte le fait que
mon opinion est fondée sur l’attitude de mon propriétaire
et non sur celle de tous les riches que je ne connais pas ».
Si vous avez encore quelques doutes, reportez-vous à la
section « Entendre les “si” et les “mais” ». Si vous pensez
que vous avez peur d’échouer ou de réussir, vous trouverez
également des suggestions et des conseils dans ce chapitre.
Entrer dans son SAR
Avez-vous déjà entendu parler du Système d’activation
réticulaire ou SAR ? Il se trouve dans la partie la plus
ancienne de votre cerveau et est responsable de votre
sommeil, de votre alimentation, de votre éveil et de votre
motivation. Il est également votre radar interne. Vous est-il
déjà arrivé d’être dans une salle remplie de gens qui
discutent et rigolent, où on entend de la musique et d’autres
bruits divers que vous ne remarquez pas tant il y a de
brouhaha, jusqu’à ce qu’on prononce votre nom ? Tout à
coup, vous tendez soudain l’oreille. Vous êtes soudainement
en alerte parce que vous avez inconsciemment programmé
votre SAR à capter votre nom. En fait, c’est un peu comme si
votre SAR faisait le tri entre ce que vous devez capter et ce
qui doit rester dans votre inconscient. Il vous épargne les
millions d’informations/secondes, qui, si elles parvenaient
telles quelles à votre esprit conscient vous mettraient dans un
état de saturation extrême.

Ce qui est intéressant avec le SAR c’est qu’il est donc


programmable. Vous pouvez alors l’utiliser pour atteindre
vos objectifs : si vous vous focalisez sur ce que vous voulez,
votre SAR - tel un radar - repère tout ce qui arrive dans votre
vie et vous alerte dès qu’un événement concernant votre
réussite survient. Ce qui signifie que vous êtes vigilant à la
moindre petite chance qui se présente. Autre caractéristique
du SAR : il ne fait pas la différence entre le réel et
l’imaginaire. Autrement dit, si votre réussite existe déjà dans
votre tête, le SAR la perçoit comme existante. Donc si vous
visualisez votre agenda plein de rendez-vous, le SAR part du
principe que cela existe… et repère tout ce qui va contribuer
à remplir cet agenda ! Ne vous laissez pas bloquer par vos
croyances limitantes, essayez par vous-même !

Si vous voulez quelque chose dans la vie, essayez de vous


concentrer sur ce que vous voulez, et non pas sur ce qui vous
manque.
Agir comme si vous étiez le
maître des lieux
Un accent à couper au couteau, un nom de famille
imprononçable, Schwarzenegger, une enfance qui
était tout sauf privilégiée… Arnold était mal parti
pour devenir un culturiste célèbre, un acteur
hollywoodien et le gouverneur de Californie. Qu’en
dit-il ? « Le cerveau a des capacités inouïes. Avant
d’être nommé Monsieur Univers, je me comportais
déjà comme si j’avais gagné le titre. Je l’avais
plusieurs fois gagné dans ma tête, il m’appartenait
déjà. Quand je me suis mis au cinéma, j’ai utilisé la
même technique. Je me suis imaginé, tous les jours,
être un acteur célèbre et gagner beaucoup d’argent. »

Peut être pensez-vous que si c’était si simple, ça se saurait et


tout le monde en profiterait… Dans ce cas, lisez la section «
Stopper les croyances limitantes » ci-avant dans ce chapitre.
Croire en vous
Il y a parfois des problèmes que l’on a du mal à circonscrire.
Ce ne sont pas des problèmes précis, ou des maladies, mais
plutôt une forme de malaise global qui pourrait correspondre
au manque de confiance en soi. Généralement, une
accumulation de croyances négatives est à l’origine du
problème qui se manifeste de multiples manières et pousse la
personne à dire par exemple « il n’y a rien qui va » sans
pouvoir nommer précisément quoi que ce soit de grave ou de
marquant. Ce manque de confiance en soi, d’estime de soi, de
motivation, de force de vie en quelque sorte est difficilement
mesurable. Dans ce cas, comment le traiter avec l’EFT si l’on
ne peut ni être précis - rappelez-vous, c’est la base de tout -,
ni mesurer les progrès sur l’échelle SUDS ? Vous l’aurez
compris, il y a une technique très spécifique et je vais vous
l’expliquer.

Croire en vous, c’est parvenir à affirmer clairement, à haute


voix et en y croyant vraiment « J’ai confiance en moi à 100
% », ou bien « Je suis profondément motivé(e) et je sais avec
certitude que je vais réussir ». Cette affirmation de vérité
idéale, vous allez pouvoir la prononcer très vite, et y croire,
fondamentalement. Si vous manquez de confiance en vous,
commencez par prononcer une affirmation indiquant le
résultat voulu, tel que « Je suis confiant(e) à 100 % ».
Maintenant, est-ce que vous croyez réellement à cette
affirmation ? Probablement non. Mesurez donc votre niveau
de croyance à l’affirmation. Cette fois-ci, au lieu de mesurer
le progrès de façon décroissante, votre objectif est
d’atteindre le niveau maximal sur une échelle de zéro à 10.
Ce processus s’applique le plus souvent aux problèmes
difficiles à cerner. Il n’est pas efficace pour traiter un
traumatisme, une dépression ou toute autre pathologie.

Les étapes suivantes vous guident à travers l’exercice. Je


vous suggère de bien maîtriser la routine présentée dans le
chapitre 4 avant de vous embarquer dans cet exercice.

1. Prononcez l’affirmation qui indique le résultat que


vous voulez obtenir.
Par exemple, « Je vais bien dormir ce soir » ou « Je suis
sûr(e) à 100 % que j’atteindrai mon poids idéal ». Ne
vous basez pas sur ce que vous ressentez maintenant,
mais sur le résultat escompté.
2. Mesurez votre niveau de croyance à l’affirmation (10
correspondant à une croyance à 100 %).
Votre estimation tournera probablement autour de 5.
Votre objectif final est d’arriver à 10 (et non à 0, comme
d’habitude).
3. Effectuez des séances de tapotement sur « Même si je
ne suis pas sûr(e) à 100 % que j’atteindrai mon poids
idéal, je m’aime et je m’accepte complètement ».
4. Après deux ou trois tours en utilisant la phrase de
rappel, commencez à introduire des affirmations
positives, telles que « Je veux vraiment en être sûr(e) »
ou « J’avance progressivement vers mon objectif », ou «
J’y arriverai ».
5. Mesurez vos progrès sur l’échelle de 0 à 10 après
chaque séquence.
Le chiffre doit être croissant. Dans le cas contraire,
vérifiez l’existence de problèmes sous-jacents (voir le
chapitre 6) et utilisez l’EFT pour les éliminer.
6. Lorsque votre niveau de croyance est supérieur ou
égal à 7, recommencez à partir de l’étape 1 en utilisant
la phrase de préparation, puis passez à la phrase de
choix (voir « Choisir pour soi-même », plus bas dans
ce chapitre).
Exemple : « Même si une partie de moi n’est pas encore
sûre à 100 %, je choisis de puiser en moi-même toutes les
ressources pour atteindre mon poids idéal » ; « Je choisis
de laisser dominer la partie de moi qui est sûre » ou «
Même si une partie de moi résiste encore, je choisis de
faire confiance à celle qui est sûre de réussir ».
7. Mesurez vos progrès. Si vous êtes à 8, faites plus de
choix.
Par exemple, tapotez sur vos sourcils en prononçant « Ce
reste de doute » ; sur le côté de l’œil : « Je choisis de
croire » ; sous l’œil : « Ce reste de doute » ; sous le nez :
« Je choisis de croire » ; sur le menton : « Cette petite
partie de moi qui n’y croit pas encore » ; alternez le reste
de doute et le choix d’y croire sur les points restants.
Mesurez à nouveau votre niveau de croyance.
8. Si vous êtes à 9, effectuez des séquences de tapotement
pour éliminer tout problème de confiance en soi
persistant ou tout autre obstacle à l’aide de la gamme
des neuf actions (dos de la main et roulement des
yeux; voir le chapitre 3).
9. Terminez par une séquence complète de toutes les
affirmations positives.
Vous savez que cela a marché lorsque vous pouvez prononcer
l’affirmation à haute voix et que vous pensez vraiment ce que
vous dites.

Si vous ne constatez que peu ou pas de progrès, vérifiez si la


peur du succès ou de l’échec en est la cause.

Vous pouvez utiliser cette technique pour le manque de


confiance en soi, le manque de motivation, la procrastination
(tendance à toujours tout remettre à plus tard ; voir « La
procrastination » plus loin dans ce chapitre), le manque
d’estime de soi, la difficulté à trouver sa voie, sa place…
Avec les « si » et les « mais »
Si vous avez l’impression de ne pas faire de progrès malgré
tous vos efforts, c’est peut-être parce que votre inconscient y
voit une objection ! Même si vous avez réellement le désir de
changer, votre inconscient, pour des raisons très diverses,
pose ses conditions. Il y a des « si » et il y a des « mais ». Ces
conditions et objections ressemblent à des excuses, et elles le
sont, d’une certaine manière. Cependant, elles dissimulent
des raisons sous-jacentes que vous devrez traiter avec l’EFT.

Le plus délicat est de réaliser, ou de faire réaliser à votre


patient, que ces objections existent. La plupart du temps,
elles sont bien cachées… Les éliminer à l’aide de l’EFT
permet d’obtenir les résultats escomptés.

Le tableau 15-1 présente quelques exemples :

Tableau 15-1 : Utiliser l’EFT pour éliminer les


objections

Résultat positif
auquel on a Affirmation de préparation
rajouté des « si EFT pour éliminer les
» et des « mais objections
»

« Je veux avoir
cette
promotion,
mais je risque « Même si je perdais mes amis
de perdre des en recevant une promotion, je
amis qui ne me m’accepte complètement. »
traiteront plus
comme un des
leurs. »

« Je voudrais
me débarrasser
de ce mal de « Même si je suis obligé(e) de
dos, mais si je reprendre le travail lorsque mon
vais mieux, je dos sera guéri, je m’accepte
serais obligé(e) complètement. »
de reprendre le
travail. »

« Même si j’ai l’impression que


« Je voudrais
des malheurs s’abattent sur moi
être
dès que je suis heureux(se),
heureux(se),
j’accepte le fait que ce ne sont
mais à chaque
que des croyances basées sur
fois que je le
des expériences passées et je
suis, il m’arrive
choisis de modifier mes
des malheurs ».
croyances. »
La peur de réussir
Imaginez, pendant un moment : vous avez atteint l’objectif
que vous avez longtemps désiré, ça y est, vous êtes la
personne dont vous rêviez, visualisez votre cadre de vie,
votre silhouette, vos amis, vos activités, votre état d’esprit…
Que ressentez-vous ? Honnêtement. Vous sentez-vous motivé
ou légèrement mal à l’aise ? Si vous êtes mal à l’aise, il est
très probable que vous ayez peur de réussir.

Tout comme l’inversion psychologique décrite dans le


chapitre 6, la peur de la réussite peut empêcher le bon
fonctionnement de l’EFT. Il se peut même que vous ne vous
rendiez pas compte que vous avez peur du succès jusqu’à ce
que vous commenciez à avoir un comportement de fuite :

Si je gagne beaucoup d’argent, mes amis ne voudront


plus me fréquenter.
Si je suis promu(e), je ferais beaucoup de jaloux. On
dira que je ne mérite pas ce poste.
Si je mets fin à cette relation et que je rencontre
quelqu’un d’autre, je pourrais tomber sur quelqu’un de
pire. Je ferais mieux de rester avec la personne que je
connais.

Peut-être que vous préférez fuir votre responsabilité ou croire


qu’atteindre votre objectif implique des changements.
Beaucoup de gens trouvent que les changements sont
difficiles à gérer et cela peut engendrer toutes sortes de
peurs. Se trouver dans sa « zone de confort » est beaucoup
plus sûr. C’est quelque chose comme « Un tiens vaut mieux
que deux tu l’auras », ou bien « Ne pas lâcher la proie pour
l’ombre », ou encore « Entre deux maux, il faut choisir le
moindre »…

Si vous vous reconnaissez dans les affirmations suivantes,


vous avez peut-être peur du succès :

Vous ne croyez pas que vous pourrez maintenir les


progrès que vous avez effectués et les exploits que vous
avez réalisés dans votre vie.
Même si vous arriviez à accomplir tout ce que vous
voulez entreprendre, vous ne seriez pas encore heureux,
il vous manquera toujours quelque chose.
Vous ne méritez pas tous les compliments et la
reconnaissance qu’on affiche à votre égard, même si
c’est le résultat de votre mérite et de votre réussite.
Vous avez peur que tout ce que vous avez accompli
jusqu’ici puisse à tout moment être détruit, ou
disparaître.
Peu importe ce que vous pouvez réaliser ou accomplir,
cela ne pourra jamais assurer votre bonheur.
Il est évident qu’il y a d’autres personnes plus
compétentes qui vont vous remplacer si vous ne vous
battez pas pour préserver votre réussite.
La réussite est une fin en soi. Toutefois, cela ne suffit
pas à vous motiver.
Vous ne savez pas comment définir la réussite ou ne
voyez dans ce mot qu’un sens plus ou moins péjoratif.
Après avoir atteint les objectifs pour lesquels vous
avez travaillé avec persévérance, vous avez peur de ne
plus avoir assez de motivation pour continuer.
Vos émotions sont le langage de votre inconscient. Elles
interagissent avec chaque cellule de votre corps et sont à
l’origine de vos réactions et de vos comportements. Vous
devez appliquer l’EFT sur toutes celles qui vous empêchent
d’atteindre vos objectifs. Demandez l’aide d’un praticien
EFT, si besoin est.

Une personne qui a peur de la réussite peut utiliser des


affirmations telles que :

« Même si j’ai peur que ma réussite abîme une partie


de moi, je m’accepte complètement. »
« Même si j’ai peur que la réussite ne m’apporte que
des ennuis, je m’accepte complètement. »
« Même si j’ai peur de réussir car cela pourrait
changer ma vie, je m’accepte complètement. »

Utilisez l’EFT sur toutes les expériences concernant ces


peurs (« Le jour où il s’est passé ceci », « Le moment où il
s’est passé cela »). Et traitez chaque aspect, si la phrase qui
vous vient à l’esprit est « J’ai peur de réussir car cela
pourrait changer ma vie », tapotez sur « Même si j’ai peur de
changer ma vie » et voyez ce que ce changement de vie
appelle comme aspect supplémentaire à traiter.
La peur de l’échec
L’échec est bien souvent mal toléré. Là où le plus petit
nombre y voit une occasion de progresser, la plupart n’y
trouve que culpabilité, honte ou humiliation. Bien des
personnes passent leur vie à travailler, uniquement motivés
par cet aiguillon qui leur fait peur : l’échec. « Si j’échoue, si
je ne réussis pas, si je n’atteins pas mes objectifs, si je
n’arrive pas à rendre ce dossier… » Derrière ces angoisses,
se cache souvent une peur immense de l’échec et des
conséquences que l’on imagine. Dans leur environnement
professionnel, les gens ont parfois avec leur patron le même
besoin de reconnaissance, de félicitation, de satisfaction que
celui qu’ils attendaient de leurs parents.

La peur de l’échec va souvent de pair avec le manque de


confiance en soi, et est souvent associée à d’autres problèmes
(le sentiment de rejet, la recherche de la perfection, la honte,
la peur de ne pas être à la hauteur, le sentiment de
culpabilité). Elle peut même se présenter sous forme
d’arrogance. Il arrive également qu’à l’inverse, la peur de
l’échec soit démotivante, qu’elle pousse à l’inertie, à une
forme de « paresse » qui empêche d’aller de l’avant ou de
relever des défis. L’EFT peut facilement résoudre ces
problèmes, mais vous devez vous investir complètement.

Si vous avez des doutes sur vos capacités à traiter ces


problèmes avec l’EFT, consultez le chapitre 7, qui traite des
problèmes de confiance en soi. Si vous avez le sentiment de
ne pas progresser, le chapitre 6 peut vous être utile.
Lorsque vous n’osez pas vous lancer, posez-vous la question
: Qu’est ce que je risque ? Faites la liste des points négatifs
qui apparaissent et construisez des affirmations telles que «
Même si j’ai peur de perdre de l’argent, je m’accepte
totalement et j’accepte de mettre toutes les chances de mon
côté », ou bien « Même si j’ai peur de négliger ma famille si
je lance cette activité, je m’accepte totalement et j’accepte de
consacrer du temps à ma famille », ou encore « Même si j’ai
peur de la réaction des gens si je me plante, je m’accepte
totalement et j’accepte de prendre le risque d’agir ». Après
avoir éliminé toutes vos inquiétudes, vous verrez, il se peut
bien que votre dicton favori devienne « Qui ne risque rien,
n’a rien » !

Reconnaître qu’on a peur de la réussite ou de l’échec est déjà


un grand pas vers la bonne direction. Utiliser l’EFT pour
écarter la peur permet d’éliminer toutes les pensées ou
actions d’auto-sabotage. Vous pouvez ensuite utiliser des
affirmations positives pour vous aider à vous sentir mieux.

Vous devez utiliser quotidiennement l’EFT pour éliminer la


peur de la réussite et la peur de l’échec parce qu’il existe
plusieurs problèmes sous-jacents qui y sont rattachés.
Trouver le temps de pratiquer
Selon la nature du problème à traiter, il est parfois nécessaire
d’appliquer l’EFT pendant 15 à 20 minutes par jour. Mais il
n’est toujours pas facile de trouver un créneau pour le faire.
Vous n’avez pas besoin de choisir un horaire fixe, ou un lieu
précis, tous les moments et tous les lieux sont propices. En
effet, vous pouvez tapoter vos points méridiens de manière
très discrète, sans que personne ne le remarque et si vous êtes
au travail, il est facile de trouver un coin tranquille au cas où
vous auriez besoin d’une séance à voix haute. J’ai
accompagné un patient qui avait développé une phobie de
l’autoroute et fait la séance in vivo pendant qu’il conduisait
(note de l’adaptateur). L’une de mes patientes s’est tapotée
pendant plusieurs jours dans le train qu’elle prenait pour aller
travailler, une autre se tapotait discrètement à table pour ne
pas se laisser tenter par les desserts… L’une des
caractéristiques de l’EFT est de pouvoir être utilisable
partout, à n’importe quel moment, en séquence raccourcie ou
complète. Avec la pratique, vous deviendrez de plus en plus «
réceptif » et vous repérerez vite les points qui vous apportent
le plus de soulagement (voir le chapitre 4).

Voici quelques endroits où vous pouvez utiliser l’EFT :

lors d’une promenade (particulièrement si vous prenez


l’air après une dispute);
dans l’ascenseur;
en attendant ou en étant dans le bus, le train ou le
métro ;
au sauna, au hammam ou dans votre baignoire;
au cinéma ou au théâtre (vous pouvez également
utiliser l’EFT pour gérer toute émotion qui émerge
pendant que vous regardez le film ou la pièce !) ;
sous la douche (également pour vous motiver le matin)
;
dans votre lit, le soir avant de vous endormir.

Si vous pensez être trop occupé pour utiliser régulièrement


l’EFT, vérifiez qu’il ne s’agisse pas d’une tactique de fuite
telle que celles que je vais expliquer dans la section qui suit.
En effet, une personne qui est toujours occupée trouve ainsi
une bonne raison - inconsciente souvent - d’éviter de voir ses
problèmes en face, et de les traiter. Il arrive aussi que
l’hyperactivité dissimule tout un manque de confiance en soi.
Essayez d’utiliser l’EFT pour vous donner la permission
d’arrêter ou de ralentir le rythme (voir le chapitre 6). Votre
corps vous en sera reconnaissant !
La procrastination
Remettre ce que l’on doit faire à plus tard, hésiter ou
réfléchir, laisser traîner, tout cela porte un nom : la
procrastination. Un « procrastinateur » n’arrive pas à se
mettre au travail, il repousse sans cesse les échéances, les
délais, les tâches à accomplir. Il n’est ni paresseux, ni
déprimé, il diffère souvent ses actions par un
perfectionnisme paralysant, ou bien une difficulté à
hiérarchiser le plaisir immédiat de la distraction par rapport à
la tâche accomplie plus tard, ou encore il a besoin de
l’adrénaline du stress à l’approche des échéances qu’il a
repoussées…

Toutes les raisons pour lesquelles une personne remet les


choses à plus tard ont quelque chose en commun : elles sont
toutes d’ordre émotionnel. Lorsque l’on adopte un
comportement de fuite, on est probablement anxieux, mais
d’autres émotions sont en jeu. Vous devez essayer de savoir
quoi ou qui est à l’origine de cette attitude. Si vous avez par
exemple des sentiments de faiblesse, essayez d’en déterminer
les causes et d’utiliser l’EFT sur chacune d’elles. Voici
quelques émotions qui peuvent se cacher derrière la fâcheuse
habitude de remettre les choses à plus tard :

la colère contre soi-même ou provoquée par les


critiques externes,
la culpabilité de ne pas être assez motivé,
la peur de prendre la mauvaise décision,
la honte de ne pas atteindre ses objectifs,
le sentiment de faiblesse (ne pas être à la hauteur),
le mécontentement à l’idée d’être toujours le
responsable,
la peur de ne pas rendre un travail impeccable.

Consultez les autres titres inclus dans ce chapitre pour


connaître tous les éléments pouvant contribuer à l’attitude de
procrastination. Par dessus tout, rappelez-vous que vous
devez vous accepter tel que vous êtes.
Désencombrer sa vie
« Se sentir coincé », avoir tendance à remettre les choses à
plus tard, ou avoir le sentiment de ne pas avancer, tout cela,
c’est le signe que vous devez désencombrer votre vie.
Remettre les choses à un autre jour ne fait qu’épuiser votre
énergie. Lorsque vous serez capable de lâcher prise, vous
allez ressentir un grand soulagement émotionnel.

Attention, lâcher prise ne signifie pas se ficher de tout, mais


accorder aux choses leur juste valeur et se débarrasser de tout
ce qui encombre, à commencer par les émotions négatives. Si
vous ressentez le besoin de faire du ménage, dans votre tête
et dans votre vie, et de laisser aller ce qui ne vous est plus
utile, utilisez l’EFT comme dans les exemples qui suivent.

Que ce soit pour nettoyer votre maison ou organiser votre


garde-robe, vos finances ou vos relations, y aurait-il des
émotions sous-jacentes qui vous empêchent de faire le tri ?
Est-ce que vous avez tendance à remettre les choses à plus
tard parce que vous ne voulez pas faire face à des souvenirs
déplaisants par exemple ? Voici quelques affirmations EFT :

« Même si je me sens triste à l’idée de jeter ces


souvenirs, je peux toujours garder mes souvenirs sans
avoir ces objets. »
« Même si je me sens anxieux(se) à l’idée de jeter (cet
objet), je m’accepte complètement. »
« Même si j’ai peur de lâcher prise, je m’accepte
complètement. »
À propos, pensez à recycler certains articles ou à les donner
aux œuvres de charité. Savoir que les objets qui ont fait leur
temps auprès de vous vont vivre une nouvelle vie, ailleurs,
peut vous apporter beaucoup de satisfaction.

Les objets en eux-mêmes n’ont pas de signification, ils ne


prennent que la signification que vous leur donnez.
Améliorer son jeu
Que vous soyez un joueur de golf, de football, de rugby, de
tennis, de billard ou de théâtre, vous savez que la différence
entre une performance moyenne et une performance
exceptionnelle se trouve dans la tête. La performance, ça se
joue au niveau du mental. Vous pouvez empêcher vos
émotions de gâcher vos compétences et votre talent.

Il y a des joueurs de golf, par exemple, qui préfèrent rester


dans leur zone de confort (là où ils sont à leur niveau). Il leur
importe peu de savoir s’ils sont capables ou non de réussir le
score parfait ; en revanche, ils ont besoin, inconsciemment,
de rester dans leur zone de confort. Cela leur permet d’éviter
le stress, l’anxiété et la tension. Lorsqu’ils essaient
d’améliorer leurs performances, ils obtiennent de piètres
résultats. Est-il utile de rappeler que le manque de confiance
en soi peut saboter tous les efforts ?

Quels que soient vos doutes ou vos croyances négatives,


l’EFT peut les éliminer. Voici quelques affirmations que
vous pouvez utiliser pour toute émotion liée au sport :

« Même si je garde ma colère dans les courbatures de


mon dos, je m’accepte complètement et je choisis de
libérer cette colère. »
« Même si mon swing est passable, je reconnais que je
joue dans ma zone de confort et que je choisis de me
libérer. »
« Même si j’ai un coup de revers faible, je m’accepte
complètement et je suis prêt(e) à devenir fort(e). »
« Même si mes émotions empiètent sur ma
performance, je me pardonne et je pardonne à
quiconque ayant contribué à cela. »
« Même si je préfère imaginer que je pourrais être
bon(ne) si je le voulais plutôt que prendre le risque
d’essayer et d’échouer, je m’accepte tel(le) que je
suis. »

Enrichissez votre travail avec toutes les affirmations qui


vous viennent à l’esprit et pratiquez, pratiquez… C’est
comme ça que l’on progresse ! N’oubliez pas d’effectuer des
séances de tapotement pour éliminer tout symptôme
physique (des courbatures dans le dos, par exemple) et tous
les blocages émotionnels.
L’effet de groupe
Gary Craig, le fondateur de l’EFT, a découvert par hasard
lors des séances d’EFT en groupe, que lorsque le public
tapotait en même temps que le volontaire venu sur l’estrade,
les problèmes des personnes dans ce public diminuaient ou
étaient réduits à néant, même s’ils avaient des problèmes
différents de celui du volontaire. Gary Craig appelait ce
phénomène l’emprunt des bénéfices, tout simplement parce
que chaque spectateur bénéficie des bienfaits de la
démonstration. Lors des séminaires que j’organise, il est très
fréquent que les participants qui n’ont pourtant pas parlé de
leurs problèmes personnels viennent me confier leur
stupéfaction en fin de journée. Ils n’ont pas eu besoin de
monter sur l’estrade, ou de raconter leurs problèmes devant
tout le monde et pourtant, ils sont soulagés !
Si vous avez assez de connaissances en EFT et que vous
souhaitez organiser ce type de session, vous pouvez procéder
comme suit :
1. Expliquez le déroulement de la session aux
participants.
La session devrait durer environ 2h30, ce qui vous laisse
le temps de donner une brève présentation de l’EFT, de
faire des démonstrations sur quelques personnes du
public et de faire une séance de débriefing à la fin de la
session.
2. Demandez aux participants de venir avec une liste de
quatre ou cinq problèmes à traiter.
Reportez-vous au chapitre 6, qui contient les techniques
permettant d’éliminer vos propres problèmes, c’est
important.
3. Tout comme un praticien EFT, dirigez la session et
invitez un volontaire à venir devant pour une
démonstration sur la résolution de son problème à
l’aide de l’EFT.
4. Demandez aux personnes du public de se concentrer
sur leurs propres problèmes et de les évaluer.
5. Utilisez la technique de raccourci (voir le chapitre 4)
sur le volontaire.
6. En accomplissant l’étape 5, demandez au public
d’effectuer des tapotements et d’utiliser les mêmes
mots que le volontaire.
En fait, ils effectuent des tapotements en même temps
que le volontaire, mais ce sont leurs propres problèmes
qui seront pris en compte. Il y a une sorte d’effet miroir
qui se produit.
7. Demandez au public d’évaluer à nouveau leurs
problèmes. Si aucun changement n’est perçu, utilisez
l’affirmation restante.

L’utilisation de cette technique peut soulever d’autres


problèmes enfouis pour l’un des spectateurs, mais c’est rare.
Si cela vous arrive, terminez la séquence avec le volontaire et
demandez à la personne de venir afin d’examiner plus
profondément le problème en question. Ou bien, si cela
dépasse vos compétences, ramenez cette personne vers un
état interne confortable et adressez-la à un praticien
expérimenté EFT aussitôt que possible. Si vous ne pouvez
pas identifier le problème, essayez d’effectuer des séances de
tapotement en utilisant l’affirmation : « Même si un autre
problème me tourmente et que je ne sais pas de quoi il s’agit,
je m’accepte complètement ».
Le pouvoir des mots
Les mots ont un pouvoir extraordinaire, et plus
particulièrement au cours d’une séance thérapeutique. Les
patients utilisent souvent des métaphores pour décrire ce
qu’ils ressentent parce que c’est souvent beaucoup plus
simple : soit ils ne connaissent pas les mots justes, soit ils
n’identifient pas précisément leur problème, soit ils ne
parviennent pas à prononcer les mots qui leur font peur, ou
qui sont tabou. Vous devez donc être très à l’écoute de ces
métaphores et du sens qu’elles ont, dans l’esprit du patient.

Métaphore : procédé qui consiste, par analogie, à donner à un


mot un sens qu’on attribue généralement à un autre. Exemple
: « La vie n’est pas un long fleuve tranquille ». Veillez
toutefois à ne pas confondre métaphore et comparaison.
Même si elles sont presque pareilles, la comparaison consiste
à comparer une chose à une autre : « Cet immeuble est aussi
haut que la tour Eiffel ».

J’ai parsemé ce livre de métaphores. Pensez, par exemple,


aux mots que vous utilisez pour décrire votre niveau
d’énergie. La comparaison avec une batterie est souvent
utilisée : « se sentir à plat », « besoin de se recharger » ou «
être une pile électrique ». Depuis toujours, les métaphores
ont été utilisées pour décrire notre état de santé et nos
émotions avec des expressions telles que « avoir un nœud
dans l’estomac », ou bien « être vert de peur ». Grâce aux
métaphores, les thérapeutes peuvent obtenir une description
précise des symptômes du patient. Vous pouvez également
les utiliser avec des techniques de visualisation pour faciliter
l’auto-guérison.

Supposons qu’un patient vous dise qu’il a le sentiment «


d’être coincé ». Que pouvez-vous en déduire ? Pour
commencer, la signification des termes « se sentir coincé »
varie selon le vécu de tout un chacun. Pour vous, ce terme
peut être synonyme d’étouffement, pour une autre personne il
signifie « être au pied du mur », et pour votre patient, c’est
peut-être de « ne pas pouvoir s’en sortir ».

Le psychothérapeute David Grove a créé le Clean Language,


une technique qui permet d’obtenir des réponses du patient,
sans que la signification ne soit « contaminée » par le
thérapeute. Une bonne utilisation de cette technique vous
aidera à comprendre précisément ce que le patient veut
réellement dire et cela vous évitera d’interférer par vos
propres émotions ou votre interprétation de ses propos.

Voici quelques questions de base tirées de la méthode de


David Grove, adaptées à l’EFT. Vous pouvez intégrer vos
propres questions, pourvu que vous utilisiez les mots du
patient.

Et (mots du patient), c’est comment ?


Et (mots du patient), ça vous rappelle quoi ?
Lorsque vous entendez « (mots du patient) », dans
quelle partie de votre corps le ressentez-vous ?
Et y a-t-il une relation entre (mots du patient) et (mots
du patient) ?
Et que se passe-t-il au juste avant (mots du patient) ?
Et (mots du patient), comment est-ce arrivé ?
Et qu’est-ce qui aurait dû se passer ?
Et que doit-il se passer pour que (mots du patient)
puisse se produire ?

Revenons au patient qui « se sent coincé ». Voici comment


vous pouvez utiliser les questions et appliquer l’EFT en
même temps. En effectuant l’interrogatoire, le thérapeute
effectue en même temps des tapotements sur les points
méridiens du patient, depuis les sourcils jusqu’à la zone en-
dessous du bras :

Thérapeute : Et « se sentir coincé », c’est comment ?


Patient : C’est comme si je ne pouvais pas m’en
sortir.
Thérapeute : Et « ne pas s’en sortir », ça vous
rappelle quoi ?
Patient : La fois où j’ai raté mon examen.
Thérapeute : Et comment avez-vous pu « rater votre
examen » ?
Patient : Ça vient de mon père, qui disait que je ne
trouverai jamais ma voie.
Thérapeute : Est-ce que vous ressentez ces mots « tu
ne trouveras jamais ta voie » quelque part dans votre
corps ?
Patient : Oui, dans ma tête. Et ça me met en colère.
Thérapeute : Et qu’espérez-vous ?
Patient : Je voudrais que ces mots sortent de ma tête
pour que je sois libre.
Thérapeute : Sur une échelle de 0 à 10, 10 étant la
valeur maximale, combien estimez-vous l’intensité de
ces mots dans votre tête ?
Patient : Je dirais 8.

Le thérapeute utilise ensuite l’affirmation de préparation «


Même si je suis en colère parce que mon père a dit que je ne
trouverai jamais ma voie, j’ai décidé de faire sortir ces mots
de ma tête pour être libre » ou « Je veux oublier ces mots et
ma colère ; je pardonne à mon père ». Il enchaîne ensuite par
une phrase de rappel avec « Ne trouverai jamais ma voie », «
C’est dans ma tête », « Je n’arrive pas à m’en sortir », « Ça
reste dans ma tête », « Cette colère », « Les mots de mon père
», etc. jusqu’à ce que le patient puisse prononcer ces mots
sans ressentir aucune émotion. Il effectue ensuite une
séquence d’affirmations positives et négatives alternées
(consultez la section « Combiner le négatif et le positif »),
qui se termine toujours par une affirmation positive et suivie
d’un tour complet d’affirmations positives.

Écoutez les mots de votre patient, ils contiennent les


solutions à son problème.

Une autre façon créative d’utiliser les mots consiste à


incorporer des mots qui peuvent avoir un sens particulier
pour le patient. Par exemple, si vous êtes en présence d’un
militaire, vous pouvez utiliser des expressions telles que «
laissez défiler vos idées » ou bien « adopter une stratégie…
». Si c’est un marin, ce sera plutôt : « êtes-vous prêt à
appareiller ? » ou bien « tenir le cap ». Plus vous
parviendrez à comprendre et adopter l’univers de votre
patient, meilleurs seront vos résultats.
Utiliser les hypothèses
Formuler des hypothèses au cours de la séance EFT est un
excellent moyen de parvenir à un objectif. Utilisez-les
lorsque vous faites face à des croyances limitantes. De la
même façon que pour les autres techniques décrites dans ce
chapitre, les hypothèses permettent d’éviter tout conflit
intérieur et vous pouvez les utiliser pour des problèmes
physiques ou émotionnels. Voici un exemple pour quelqu’un
à qui on a dit qu’il devra souffrir le reste de sa vie :

« Même si on m’a dit que je vivrai toute ma vie avec


cette douleur, j’aime mon corps tel qu’il est. »
« Même si la douleur ne partira plus jamais, je
m’accepte complètement. »
« Même si je crois que cette douleur est là pour une
raison, je m’accepte complètement. »

« Et si je m’étais accroché à cette


Sourcil :
douleur à cause de mes croyances ? »

Côté de « Et si je pouvais guérir mon corps à


l’œil : l’aide de l’EFT ? »

Sous
« Et si je choisissais d’être libre ? »
l’œil :

Sous le « Et si j’oubliais cette douleur ? »


nez :
« Et si cette douleur disparaissait tout
Menton :
simplement ? »

Clavicule « Qu’est-ce que je pourrais faire si


: cette douleur s’en allait ? »

Sous le « Je peux choisir de me débarrasser


bras : de cette douleur. »

Sommet
« Et si je pouvais me libérer de cette
du crâne
douleur immédiatement ? ».
:

Si après avoir prononcé la dernière affirmation, vous y


croyez fermement, vous pouvez vous arrêter. Si des doutes
ou des objections (décrites dans les sections précédentes)
persistent, effectuez plus de séances EFT.
La méthode des choix
Que signifie le mot « choix » pour vous ? Pour certains, ce
mot indique liberté, pouvoir et droit. Pour d’autres, il peut
également être associé à l’indépendance de l’adulte. Dans la
plupart des cas, le mot choix a une connotation positive et
lorsqu’il est utilisé en EFT, il ouvre des perspectives
intéressantes. Le Dr Patricia Carrington l’a introduit
récemment en EFT et a créé la fameuse méthode des choix,
une variante qui s’avère très utile et d’une grande efficacité.
L’utilisation de l’affirmation « je choisis » permet, d’une
certaine manière, d’accepter facilement le changement à
venir.

La manière traditionnelle de formuler l’affirmation de


préparation (comme décrite dans les chapitres 3 et 4)
consiste à utiliser des mots négatifs, tels que :

« Même si j’ai vraiment honte… »


« Même si je suis en colère… »
« Même si je ressens cette peine… »

Ensuite, habituellement, on continue en prononçant une


affirmation, telle que « Je m’aime et je m’accepte
complètement », ou d’autres mots d’acceptation similaires de
votre choix.

L’affirmation de choix est différente, en effet, elle combine


des propositions négatives et positives, et vous pouvez la
rajouter à la fin d’une affirmation lors d’un tour complet, ou
l’utiliser comme affirmation à part entière :

« Même si je me sens vraiment honteux(se), je choisis


d’abandonner cette émotion. »
« Même si je suis en colère, je choisis d’être en paix
avec moi-même. »
« Même si je ressens cette peine, je choisis d’accepter
que mon corps guérisse de cette manière. »

J’introduis généralement l’affirmation de choix lorsque


l’intensité est à 3 sur l’échelle SUDS (voir le chapitre 3).

Vous pouvez également introduire la combinaison


d’affirmations positives et négatives à ce stade, comme
indiquée dans la section suivante.
Combiner le négatif et le positif
Si vous faites face à un conflit interne ou si vous avez
l’impression qu’une partie de vous refuse de changer,
essayez cette technique - cela peut être amusant. Pour obtenir
plus d’informations sur les conflits, reportez-vous au
chapitre 6.

Lorsque vous avez un patient dans cette posture, faites-lui


d’abord effectuer une séquence complète d’EFT en
commençant par le point sensible ou le point Karaté (voir les
chapitres 3 et 4) et en utilisant l’affirmation « Même si je
refuse de (quel que soit le problème), je m’aime et je
m’accepte complètement ».
En procédant ainsi, vous allez remarquer que, au fur et à
mesure des tapotements, l’inconscient incite à formuler un
choix positif vers le désir de changement. Si aucun
changement positif n’est perçu, essayez d’introduire
l’affirmation de choix mentionnée dans la section
précédente. Les affirmations présentées ne sont que des
suggestions. Utilisez les mots qui conviennent en tenant
compte des conseils donnés dans les sections précédentes.

Pour vous aider à mieux comprendre le processus, la section


suivante décrit une situation de conflit interne chez un
fumeur, qui hésite entre arrêter de fumer ou pas.
1. En tapotant sur le point sensible ou sur le point
Karaté, commencez par prononcer trois fois
l’affirmation « Même si je refuse d’arrêter la cigarette,
je m’aime et je m’accepte complètement ».
2. Passez ensuite à la première séquence (affirmations
négatives uniquement) :

Sourcil : « Je refuse d’arrêter la


cigarette. »
Côté de l’ œil : « Arrêter de fumer ne
m’intéresse même pas. »
Sous l’œil : « Personne ne pourra me
forcer. »
Sous le nez : « Je ne suis pas
obligé(e) d’arrêter si je n’en ai pas
envie. »
Menton : « Je n’ai pas envie de
changer. »
Sous le bras : « J’en ai assez que tout
le monde me fasse des reproches. »
Sommet du crâne : « Je refuse
absolument d’arrêter la cigarette. »

3. Deuxième tour (combinaison d’affirmations positives


et négatives) :
Essayez cette fois-ci d’introduire quelques choix.

Sourcil : « Je refuse d’arrêter la


cigarette. » (Négative)
Côté de l’œil : « Je choisis d’arrêter.
Personne ne m’y oblige. » (Positive)
Sous l’œil : « Personne ne pourra me
forcer. » (Négative)
Sous le nez : « Puisque j’ai le choix,
je choisis de croire que je peux
arrêter la cigarette. » (Positive)
Menton : « Je n’ai pas envie de
changer. » (Négative)
Clavicule : « Je choisis d’accepter
que je peux changer si je le voulais. »
(Positive)
Sous le bras : « Je refuse absolument
de changer. » (Négative)
Sommet du crâne : « En quoi le désir
de changer est-il mauvais ? »
(Positive)

Répétez ce modèle alternatif jusqu’à ce qu’un changement


positif soit perçu. Vous pouvez ensuite procéder au troisième
tour, comme suit :
4. Troisième tour (affirmations positives
uniquement) :

Sourcil : « Je choisis d’arrêter la


cigarette. »
Côté de l’œil : « Avoir le choix
donne beaucoup de pouvoir. »
Sous l’œil : « Pouvoir choisir est
avantageux. »
Sous le nez : « Les choix positifs
sont meilleurs. »
Menton : « Mon choix est de devenir
non fumeur. »
Clavicule : « J’accepte les
changements. »
Sous le bras : « Les changements
sont bénéfiques. »
Sommet du crâne : « Je choisis
désormais d’être en bonne santé. »

Ces affirmations engendrent des « freins ». Ces « si » et ces «


mais » qui émergent empêchent la guérison. Après avoir
identifié les objections en question, vous pouvez utiliser
l’EFT sur chacune d’elles.

Lorsque vous utilisez la combinaison d’affirmations


positives et négatives, terminez toujours par une affirmation
positive.

La technique « Toucher - respirer » est expliquée dans le


chapitre 13.
Obtenir ce que l’on veut
En formulant votre affirmation d’acceptation, ayez
l’habitude d’utiliser des mots qui peuvent vous donner du
pouvoir.

La première moitié de la phrase de préparation consiste à


reconnaître le problème avec « Même si… », et la deuxième
moitié est « je m’accepte… » ; vous trouverez plus de détails
à ce sujet dans les chapitres 3 et 4.

Utiliser des mots positifs tels que « choisir », « désirer », «


vouloir », « avoir l’intention de », « mériter », « défier », «
engagé », « pouvoir », etc., tout cela vous aidera à atteindre
vos objectifs. Évitez donc les mots et expressions faibles tels
que « essayer », « devrait », « peut-être », « tentative », « un
peu », etc.
Chapitre 16

Accompagner les enfants grâce à


l’EFT

Dans ce chapitre :
Découvrir que le fait d’ignorer les émotions des
enfants ne paie pas
Montrer aux enfants comment utiliser l’EFT
Faire ses devoirs à la maison

Quel que soit votre âge, vous pouvez tirer profit de


l’utilisation de l’EFT. Les enfants sont de merveilleux
apprentis de l’EFT et ils n’ont pas les mêmes inhibitions que
les adultes concernant la découverte et la compréhension de
cette technique. Les enfants ont une sensibilité exacerbée, ils
sont en pleine construction physique et psychique et n’ont
pas toujours à leur disposition les ressources pour faire face
aux émotions qui les assaillent, aux problèmes qui
surviennent dans leur vie, aux questions qu’ils se posent.
Face à leurs émotions, les adultes, eux, disposent d’une
certaine liberté et ont la possibilité de choisir. Les enfants,
quant à eux, sont limités par leur statut d’enfant, leur
immaturité, l’embarras, la honte ou l’incapacité à trier ou à
réaliser ce qui leur arrive. Si leurs émotions ne sont pas
prises en compte, cela peut entraîner de sérieux problèmes.
Et il est bien possible que la colère, la frustration ou la peur
de l’enfance se transforme, plus tard, en comportements
destructeurs, inhibés voire pathologiques. Aujourd’hui, les
experts affirment que dès l’âge de 3 ans, les croyances de
bases, les principaux traits de caractères, les réponses
émotionnelles sont acquises. Cela fait froid dans le dos quand
on y pense…

Si vous êtes enceinte, référez-vous au chapitre 13 pour


obtenir des conseils pratiques par rapport à l’utilisation de
l’EFT.

Les « enfants » dont nous parlons dans ce chapitre sont


considérés comme tel jusqu’à l’âge de 16 ans environ.
Être un bon parent
Chaque parent sait que l’éducation des enfants n’est pas un
long fleuve tranquille. Personne n’a été préparé au rôle de
parent, ni à la responsabilité d’élever un enfant. Alors que
vous vous débattez avec vos propres émotions, vous ne savez
jamais si vous faites ce qu’il faut, si vous prenez la bonne
décision. En fin de compte, vous vous en sortez avec ce qui
vous semble le mieux, étant vous-même guidé et influencé
par votre propre éducation.

Il arrive que l’éducation des enfants réveille dans l’esprit des


parents leurs propres problèmes non résolus pendant
l’enfance. Si l’on n’explore pas ces problèmes et que l’on
n’accepte pas d’y faire face, on prend le risque d’en infliger
les conséquences à ses enfants. Par exemple, imposer son
autorité par la force et humilier son enfant, ou à l’inverse,
avoir peur d’être trop sévère et être dans la perpétuelle
négociation sont les signes d’un parent qui manque de
confiance en lui. Soit il revit ses traumatismes d’enfant et se
« venge » en reproduisant, soit il cède à tous les caprices et
ne parvient ni à sévir, ni à punir car il a peur de perdre
l’amour de l’enfant. Dans les deux cas, c’est sa part d’enfant
blessé qui ressurgit. Toutes les émotions que vous avez
ressenties pendant l’enfance peuvent donc refaire surface et
vous hanter. Mais rappelez-vous, vous pouvez changer la
donne grâce à l’EFT.

Examinez vos propres réponses à ces questions, qu’elles


influencent ou non votre relation avec votre enfant :
Avez-vous eu une enfance heureuse ?
Vos parents vous ont-ils témoigné de l’affection ?
Suivez-vous les règles apprises ? Vous arrive-t-il de
reproduire les comportements de vos parents, alors
même que vous n’étiez pas d’accord avec eux, voire, que
vous en avez souffert ?
Existe-t-il des règles que vous souhaitez changer ?
Vous arrive-t-il d’être très irrité, et de manière
irrationnelle, par le comportement de votre enfant ?

Si vous avez ce genre de problèmes, vous pouvez utiliser


l’EFT dans n’importe quel domaine que vous souhaitez
changer. Ne le prenez pas comme un signe d’échec, et encore
moins de culpabilité, considérez-le comme une occasion de
changer le négatif en positif et de prendre ainsi un nouveau
départ. Pour obtenir de l’aide sur ce nouveau départ, référez-
vous aux chapitres 7 à 10.

Personne ne croit et/ou ne doit croire que le parent parfait


existe.

La perfection n’existe pas et vous pouvez utiliser l’EFT pour


améliorer, ou modifier tout ce que vous souhaitez changer.
En utilisant les phrases de préparation de l’EFT, ainsi que les
techniques de tapotement de base suivantes (voir le chapitre
3), vous pouvez vous libérer de la culpabilité d’avoir
accompli les choses de travers :

« Même si j’ai eu tort d’avoir été si strict(e) avec


(nom de l’enfant), j’accepte entièrement ce que j’ai
fait et je me le pardonne. »
« Même si j’ai un peu trop poussé (nom de l’enfant)
pour qu’il/elle réussisse ses examens, je m’accepte en
tant que parent ayant essayé de faire de mon mieux. »
« Même si je n’aurais pas dû priver (nom de l’enfant)
de sortie et que je l’ai quand même fait, je dois
accepter la décision que j’ai prise et je me pardonne.
»
« Même si je devrais parler plus souvent à (nom de
l’enfant), je m’accepte totalement; j’ai fait de mon
mieux avec les ressources dont je disposais. »

Voici quelques idées toute simples qui concourent à élever


des enfants en bonne santé émotionnelle :

Montrer à votre enfant que ce qu’il fait, ce qu’il


aime ou ce qu’il dit vous intéresse et que vous tenez
compte de ses goûts.
Lorsque c’est nécessaire, excusez-vous auprès de vos
enfants et admettez qu’il vous arrive de faire des
erreurs.
Réconfortez et protégez-les afin qu’ils se sentent en
sécurité, surtout lorsque vous vous êtes mis en colère,
afin qu’ils comprennent que quoi qu’il arrive, cela ne
change rien ni à l’amour que vous avez pour eux, ni à ce
qu’ils sont, à savoir, vos trésors.
Valorisez leurs réussites. Dites-leur « Je suis fier(e)
de toi », surtout vous monsieur, car c’est l’homme qui
donne la reconnaissance dans la famille traditionnelle. Et
de la reconnaissance découle la confiance en soi…
Punissez ou critiquez son comportement et non
l’enfant lui-même. Dites : « Ce comportement est
vraiment nul », ou bien « Cette note en maths est nulle »
et ne dites surtout pas : « Tu es nul(le) » (identité).
Restez en harmonie et dans le partage et le
partenariat avec vos enfants. Si besoin, rappelez-leur
que les membres de la famille doivent, autant que
possible, suivre les règles communes pour le bien-être de
tous.
Montrez-leur votre amour chaque jour en leur
faisant des câlins, en les embrassant et en leur disant tout
simplement « Je t’aime ». Dites-leur ! À voix haute et
distinctement ! Plusieurs fois par jour !
Veillez à ce que les heures de repas et de coucher
soient régulières. La routine permet aux enfants de
s’épanouir, parce qu’elle les rassure. Même s’ils
prétendent le contraire !
Passez des moments privilégiés avec vos enfants. Les
activités les plus simples ne coûtent rien et elles
apportent beaucoup : promenades, lecture, dessins,
confection de pâtisserie ou jeux de société sont tous
gratuits et vous aident à entretenir des liens complices
avec vos enfants. Si les enfants se rendent compte qu’ils
ont votre attention, ils ne la chercheront pas toujours par
des comportements odieux.
Discutez avec votre enfant des limites à respecter et
expliquez-lui la raison de les appliquer, qui est non
seulement de le garder en sécurité, mais aussi de lui
apprendre à vivre en société. Veillez à ce que ces limites
soient raisonnables, toujours cohérentes et appropriées à
son âge.
Apprendre l’EFT aux enfants
Comment présenter l’EFT à votre enfant afin qu’il profite
d’une bonne santé émotionnelle ? La meilleure manière est le
mimétisme, c’est-à-dire qu’il vous voit vous, en tant que
parent, en train d’effectuer sur vous-même la technique. Si
l’enfant vous demande ce que vous faites, dites-lui que cela
vous aide à vous sentir mieux.

Voici d’autres idées :

Suggérez-lui que son héros favori, lui aussi, utilise


l’EFT.
En fonction de l’âge de l’enfant, essayez
d’introduire l’EFT comme un jeu, en disant : « J’ai
entendu que le tapotement sur certaines parties de ton
corps peut t’aider à te sentir mieux, quand quelqu’un
t’ennuie ou te rend triste » (ou à améliorer les résultats
de ton examen ou ta capacité en matière de jeu, bref, tout
ce qui pourrait intéresser l’enfant). Vous pouvez aussi
dire : « Si tu veux me suivre en jouant au jeu “Jacques a
dit” ». Une fois que j’ai montré aux enfants ce qu’ils
doivent faire, je dis quelque chose du genre : «
Maintenant que tu as un bon moyen de te débarrasser de
ta peur des araignées (par exemple) ou contre l’horrible
sensation que tu as lorsque tu dois faire la lecture devant
toute la classe, essaie de t’en servir tout seul ».

L’EFT apprend aux enfants à être responsables de leurs


propres sentiments face à ce qui leur arrive. Apprendre aux
enfants à reconnaître leurs émotions, leurs sentiments, leurs
peurs, leurs limites, et la manière de les gérer réduit leur
risque de s’habituer aux anxiolytiques en vente libre, tels que
la cigarette, l’alcool ou pire encore, quand ils seront plus
grands.

Bien sûr, avant de travailler avec les enfants, vous devez


suivre certaines règles. Suivez-les bien et non seulement
vous obtiendrez des avantages immédiats, mais en plus vous
vous épargnerez des maux (et des prises) de tête plus tard :

Que vous soyez un parent ou un thérapeute, vous


devez d’abord résoudre vos propres problèmes
émotionnels puisque cela fait toute la différence (voir le
chapitre 6). Rappelez-vous que les bébés et les enfants
ont un radar intégré qui capte vos émotions négatives.
En général, la plupart des enfants sont déjà
conscients de leur problème, ce qui fait que la phrase
de préparation n’est pas toujours nécessaire, surtout pour
les bébés (voir le chapitre 3 pour en savoir plus sur la
phrase de préparation).
Veillez à ce que l’enfant se sente à l’aise et respectez
ses opinions, ses sentiments et ses désirs. S’il dit
quelque chose, ne le contredisez pas, même si cela vous
ennuie. Par exemple, s’il dit « J’ai cru que maman ne
m’aimait plus », que cela vous plaise ou non, c’est ce
qu’il a ressenti.
Veillez à ce que la séance soit relativement courte
puisque la plupart des enfants ont une attention de courte
durée.
Demandez à l’enfant de vous dire à quel endroit de
son corps il ressent la tristesse, la douleur, la colère,
etc. Ensuite, demandez-lui de mesurer ce qu’il ressent.
Mais si vous dites : « Évalue l’intensité de ton émotion
sur une échelle de 0 à 10… », il ne va probablement pas
comprendre. Il est plus facile pour les enfants de mesurer
ce qu’ils ressentent en écartant leurs bras, pour montrer
la taille de leur problème ou de leur sentiment. Ils
peuvent aussi choisir de représenter leurs sentiments par
des formes ou des couleurs. Mesurez avant, puis après
l’utilisation de l’EFT.
Demandez si l’enfant a déjà ressenti le même
sentiment auparavant et demandez-lui ce que cela lui
rappelle.
Si c’est vous qui effectuez les tapotements,
demandez toujours l’avis de l’enfant et laissez-le
décider de ce qui est mieux pour lui. S’il n’est pas
d’accord pour que vous le touchiez, demandez-lui
d’imiter ce que vous faites. Vous pouvez vous tapoter le
corps pendant qu’il fait sur lui les mêmes gestes que
vous. Utilisez des mots avec lesquels l’enfant se sent à
l’aise.
Vous pouvez aussi frictionner légèrement les points EFT
au lieu de tapoter dessus. Si l’enfant ne veut pas
effectuer le tapotement, vous pouvez tapoter les zones,
qui selon lui, lui causent des ennuis, en lui demandant au
fur et à mesure « Où te sens-tu mieux maintenant ? » ou
« Comment te sens-tu maintenant ? », ensuite utilisez
l’EFT.
Prenez l’habitude d’utiliser l’EFT avec les enfants
et bientôt, ils s’y accoutumeront. Si vous travaillez sur
votre propre enfant, cette routine permettra de
développer un lien particulier et d’améliorer la
communication entre vous.
Jeunes enfants : tapotement au moment d’aller se
coucher
La meilleure occasion d’utiliser l’EFT avec de jeunes enfants
est lorsque vous les mettez au lit. Lorsque vous mettez
l’enfant au lit et avant de lui lire une histoire, demandez-lui
s’il a passé une bonne journée. S’il trouve une réponse du
genre « Jean a donné un coup de pied dans mon cartable et le
contenu s’est éparpillé dans la cour de l’école », vous
pouvez lui demander son impression en disant cela. Il
pourrait vous dire « Mon ventre me fait mal », vous pouvez
alors tapoter en prononçant : « J’ai la sensation d’avoir ce
Jean dans mon ventre, mais je suis toujours un super petit
garçon ». Tapotez sur tout ce qui l’a rendu triste ou qui l’a
contrarié. Quelquefois, l’histoire que vous lisez peut évoquer
des émotions, et là aussi, le moment opportun d’utiliser
l’EFT se présente.

Les enfants de moins de 7 ans et surtout ceux entre 2 et 4 ans


prennent au pied de la lettre tout ce vous leur dites car ils ne
peuvent pas remettre les choses dans leur contexte.

Expliquez à votre enfant que les problèmes sont comme les


pièces d’un puzzle et que vous devez traiter chaque pièce à
l’aide de l’EFT. Toutefois, il n’est pas nécessaire de
compléter tout le puzzle pour voir l’image.
La préadolescence : prise entre deux feux
Entre 8 et 12 ans, on se trouve trop jeune ou trop vieux pour
accomplir certaines choses. On souhaite être un adulte, mais
on apprécie encore la sécurité de l’enfance. On aime les
nouveaux vêtements, mais on est pas assez grand pour gagner
de l’argent pour en acheter. On peut se comporter comme un
adulte, mais on n’aime pas la responsabilité que cela
implique. Par définition, on est tiraillé entre laisser derrière
soi l’enfance et entrer dans la période de l’adolescence. C’est
une période très compliquée et conflictuelle.

En tant que parent, vous allez pouvoir montrer à votre enfant


comment résoudre bon nombre de tensions grâce à l’EFT et
ainsi lui donner l’outil qui l’aidera à traverser cette période
difficile. J’expose brièvement dans cette partie quelques
problèmes que les préadolescents pourraient rencontrer,
accompagnés d’une sélection de phrases EFT. Vous en
trouverez d’autres tout aussi utiles dans la section « Avec les
adolescents », à la fin de ce chapitre.
Peurs
La peur est très présente à cet âge et pour n’en citer que
quelques exemples, la peur de devenir adulte, de la violence,
de l’incertitude, de la guerre et du sexe. Voici des exemples
de phrases EFT à utiliser en cas de peur grandissante :

« Même si j’ai peur de devenir adulte, j’accepte que


je ne veux pas rester un enfant pour toujours. »
« Même si j’ai peur de toute la violence qui sévit dans
le monde, je choisis de me sentir en sécurité. »
Refus et caprices
« Je veux », « Je ne veux pas », tels sont les termes les plus
fréquents qu’un préadolescent utilise.

« Même si je n’aime pas que ma tante me dise que “je


suis mignon(ne)” puisque je ne suis pas un enfant, je
l’accepte et je lui pardonne. »
« Même si je refuse que ma mère vienne me chercher
à l’école, j’accepte qu’elle vienne car je ne suis pas
encore tout à fait autonome. »
« Même si je veux avoir des vêtements de marque
pour ressembler à mes amis, j’accepte que le fait de
posséder ces vêtements ne fait pas de moi une
personne meilleure. Ce qui importe plus est ce que je
suis. »
Conscience
À un moment donné, les préadolescents se rendent compte
que le monde et les personnes qui y vivent ne sont pas tout à
fait ce qu’ils pensaient être. Voici quelques phrases à essayer
:

« Même si j’ai découvert que les gens ne disent pas


toujours la vérité, je choisis de ne pas être comme eux
et je comprends qu’ils doivent avoir leurs raisons. »
« Même si je viens de réaliser que mes parents ne sont
pas parfaits, au fond de moi je sais bien qu’aucun
parent ne l’est et je les aime comme ils sont. »
Avec les adolescents
La période entre 13 et 16 ans est celle de l’autonomie
affective et sociale. L’adolescent s’apprête à quitter le monde
de l’enfance pour celui des adultes et sa transformation
psychique est au moins aussi difficile que sa transformation
physique. Il grandit, change de morphologie; les signes de
puberté apparaissent, l’acné parfois… L’ado assiste à sa
métamorphose et dans le miroir, il ne sait plus qui il est, et
pas encore qui il va/veut devenir. C’est effrayant ! Il cache
cela derrière une apparente nonchalance, un comportement
rebelle, des critiques parfois violentes et un repli dans sa
chambre ou avec les copains qu’il fréquente en bande. Tous
pareils, on se sert les coudes ! Mais que les parents se
rassurent, si les ados critiquent tout et refusent la moindre
contrainte, ils souffrent lorsque les parents baissent les bras
et n’imposent plus rien : cela leur donne l’impression d’être
abandonnés. Rien de plus terrible pour eux que de croire que
leurs parents s’en fichent…

Cet âge est un stade crucial pour communiquer avec votre


enfant et le soutenir puisque vous pouvez façonner son avenir
pendant cette période.

Même si ce n’est pas toujours évident, il est très important de


communiquer son amour à un enfant, notamment durant la
période de l’adolescence. À cet âge, les adolescents ont
encore une image d’eux-mêmes qui dépend du regard que
vous portez sur eux et de l’attention que vous leur apportez.
C’est pourquoi il est aussi important de leur communiquer
vos valeurs et de leur rappeler ce que vous attendez d’eux et
quelles sont les limites que vous leur posez. Pour cela, vous
pouvez par exemple insister sur l’honnêteté, la maîtrise de
soi et le respect des autres, tout en lâchant du lest sur l’ordre
de leur chambre ou la tenue vestimentaire. C’est une façon de
préserver les fondamentaux tout en leur laissant leur propre
espace d’expression.

Lorsque vos ados décident de ne pas suivre les règles, il est


parfois difficile de gérer la situation. Toutefois, dites-vous
bien qu’ils apprécient que vous ayez établi des règles pour
leur bien. Les parents d’adolescents ont souvent tendance à
ne remarquer que les problèmes et ne communiquent plus
que par des critiques et des commentaires négatifs. Même si
un ado a besoin que vous lui donniez des règles, il réagit
mieux quand vous le faites de manière positive et que vous
lui parlez avec amour.

Lorsque les adolescents se sentent mal dans leur peau ou


quand ils ont des problèmes familiaux, ils risquent de
développer des comportements autodestructeurs ou à risque,
tels que la consommation de drogue ou d’alcool ou des
rapports sexuels non protégés. La dépression et les problèmes
d’alimentation constituent également des problèmes majeurs
pour les adolescents (voir le chapitre 7 sur le manque
d’estime de soi).

Il existe de nombreux livres à propos de l’adolescence qui


aident les parents à mieux comprendre leurs enfants. Ce que
l’EFT peut apporter de nouveau, c’est une méthode concrète
avec des solutions efficaces et rapides pour traiter aussi bien
le malaise des parents que celui de leurs ados. De plus,
l’EFT, en tant qu’apprentissage facile permet à l’ado la totale
maîtrise du quand, comment et où pratiquer. C’est
suffisamment rare pour être un formidable atout !

Voici quelques-unes de mes phrases favorites que vous


pouvez adapter selon votre besoin. Si vous le voulez, vous
pouvez omettre les mots « Même si » pour que les phrases
soient plus acceptables.

« Je ne vois pas l’intérêt d’effectuer ce stupide


tapotement, mais j’essaie quand même »
« Parfois, j’ai peur de passer à l’âge adulte, j’accepte
d’avoir encore besoin de mes parents. »
« Je veux faire les choses à ma façon et cela entraîne
des disputes. Je m’accepte et j’accepte d’être aimé(e)
en dépit de cela. »
« Je veux avoir la liberté de faire ce que je veux,
même si je ne sais pas quoi en faire. J’ai juste envie
de me rebeller. Et je m’accepte tel(le) que je suis. »
« Ma tâche consiste à détester les règles imposées par
mes parents et la leur est de veiller sur ma sécurité. Il
semble donc que chacun fait du bon travail. »
« Même si j’ai la trouille lorsque mes amis me
demandent de faire des choses que je n’aime pas, je
m’accepte en tant qu’individu unique qui n’a pas peur
de dire non. »

Au début, les adolescents acceptent difficilement d’utiliser


l’EFT, mais lorsqu’ils réalisent que leurs problèmes
disparaissent, ils s’enhardissent et finissent par l’utiliser tout
naturellement, la veille d’un contrôle, pour un rendez-vous
amoureux, ou à la suite d’un événement perturbant. Si l’ado a
utilisé l’EFT dès son plus jeune âge, il est évidemment
habitué à bénéficier de ses effets. Il peut même en faire
profiter ses copains. Si votre enfant est un peu réticent,
montrez-lui comment utiliser l’EFT à un moment où il est
bien disposé à vous écouter. Proposez-lui d’essayer sur un
petit problème mineur dont il peut parler avec vous et
suggérez-lui de continuer tout seul dans sa chambre pour tout
ce dont il ne souhaite pas vous parler.
Diffuser l’EFT dans les écoles
Si je le pouvais, j’intègrerais la technique EFT dans le
programme de chaque école, non seulement pour les élèves,
mais aussi pour les enseignants. Imaginez si chaque
enseignant utilisait l’EFT pour calmer ses propres émotions
avant d’entrer dans la salle de classe. Et encore mieux, si les
enseignants initiaient les élèves à l’EFT ! Chez certains de
nos voisins anglo-saxons, des écoles intègrent maintenant
l’EFT dans leur programme. Est-ce que la France leur
emboîtera le pas ?

Il n’est pas nécessaire que vous touchiez l’enfant lorsque


vous lui montrez comment utiliser l’EFT sur lui.

Vu que l’EFT ne dispose pas encore d’études quantitatives


permettant de confirmer son efficacité, il peut être difficile
de franchir les barrières de l’éducation. Il a fallu douze ans à
la Croix Rouge pour reconnaître et intégrer la manœuvre de
Heimlich (qui a sauvé des milliers de vies), alors ne baissons
pas les bras et haut les cœurs !

Si vous tenez un poste à responsabilités et que vous souhaitez


en savoir plus, vous pouvez discuter avec un thérapeute ou un
formateur EFT qualifié de la manière de présenter l’EFT.

Voici quelques idées permettant d’introduire l’EFT dans des


écoles :
Parlez-en autour de vous dès que vous en avez
l’occasion, que ce soit à l’entrée de l’école, lors des
rencontres parents-professeurs ou pendant les fêtes
d’école.
Si vous avez suivi des formations EFT, proposez un
atelier d’introduction aux parents et invitez aussi les
enfants.
Lisez l’article sur l’EFT paru dans le magazine
PsychoEnfants du mois de mai/juin 2010 et faites-le
circuler.
Écrivez des articles pour le magazine de l’école sur
les avantages de l’utilisation de l’EFT sur les enfants.
Si vous êtes enseignant, discutez de l’utilisation de
l’EFT en tant que projet d’étude avec le directeur de
votre école, pour une évaluation des performances. Ayez
sous la main quelques témoignages ou études de cas
provenant des autres écoles qui ont utilisé l’EFT.
Gérer les situations spécifiques
Une fois que vous vous êtes familiarisé avec la routine EFT
décrite dans les chapitres 3 et 4 et que vous l’avez utilisée sur
vos propres problèmes, vous pouvez alors montrer à vos
enfants comment et quand ils peuvent utiliser l’EFT pour
contrôler leurs propres émotions. Cela leur donne un
merveilleux sentiment de confiance et d’autonomie, mais
aussi de paix.

Vous pouvez utiliser la routine de tapotement en version


raccourcie que j’ai décrite dans le chapitre 4 dans toutes les
situations, mais pour les enfants, vous devez aussi simplifier
la formulation de la phrase de préparation et modifier
l’affirmation (ou l’auto-acceptation). Ne soyez pas trop strict
sur l’ordre des tapotements, puisqu’à ce stade, il faut juste
que l’enfant participe et non qu’il prenne ça pour un exercice
à réussir, ou qu’il se sente effrayé à l’idée de le faire de
travers. En tout cas, l’ordre n’est pas important, ce qui
compte ce sont les résultats (voir le chapitre 4 pour en savoir
plus sur l’ordre des séquences de tapotement).

Lorsque je travaille avec les jeunes enfants, je leur demande


souvent d’amener avec eux leur peluche ou leur poupée
favorite. Non seulement cela leur permet d’être à l’aise, mais
cela leur sert aussi de consolateur ou de substitut lors de la
séance. Avec leur permission, je mets des gommettes de
couleur sur la peluche ou la poupée, à l’endroit où se trouvent
les méridiens. Je leur montre ensuite à quel endroit effectuer
le tapotement. S’ils n’ont pas apporté leur poupée, j’en ai une
sur laquelle j’ai marqué les méridiens à l’aide d’un
marqueur. Les enfants l’adorent ! Il m’arrive également de
tapoter sur le nounours ou la poupée avant de le faire sur
l’enfant.

Un enfant peut avoir du mal à prononcer la phrase « Je


m’accepte totalement et complètement » et si vous lui
demandez de prononcer ces paroles, il va sûrement refuser.
S’il refuse, cela ne signifie pas nécessairement qu’il a un
manque d’estime de soi, il est peut-être trop petit pour
comprendre le sens de ces mots, ou bien cela ne fait pas
encore partie de son vocabulaire. Utilisez d’autres
affirmations dans un langage qui lui est approprié, du genre «
Je suis un garçon sympa », « Je suis super », « Je suis la
meilleure des petites filles », « Je suis un mec cool », « Je
suis terrible » ou d’autres expressions de ce type. Vous
pouvez lui demander ce qu’il dit lorsqu’il parle de quelqu’un
qu’il aime bien ou qu’il admire, un copain ou son héros
préféré, et utiliser sa réponse dans votre phrase.

L’enfant n’est pas toujours obligé de vous dire de quel


problème il s’agit, et d’ailleurs, le chapitre 5 propose
quelques astuces à utiliser dans ces circonstances.

Je n’ai abordé que quelques problèmes dans ce chapitre, mais


à partir de ces exemples, vous saurez être inventif et trouver
vos propres astuces à adapter aux situations auxquelles vous
êtes confrontées :

Rentrée des classes,


Angoisse d’un examen ou d’une compétition,
Problèmes liés à la séparation des parents,
déménagements, changement d’école,
Douleurs,
Frustrations,
Suçage de pouce,
Onychophagie (rongement d’ongles),
Apprentissage de la propreté/ énurésie (pipi au lit),
Problèmes d’alimentation,
Amour d’adolescence,
Allergie aux enseignants,
Peur de l’obscurité ou des fantômes,
Bégaiement ou balbutiement,
Trac.
Cauchemars et peurs nocturnes
Les cauchemars et les peurs nocturnes sont deux choses
différentes. Les cauchemars ont tendance à survenir après
plusieurs heures de sommeil : les hurlements et les agitations
sont plutôt rares, le rêve est d’habitude plus élaboré et plus
intense et l’enfant réalise à son réveil qu’il vient de rêver.
Les terreurs nocturnes, quant à elles, surviennent pendant la
première ou les deux premières heures de sommeil : les
hurlements perçants et les agitations dans tous les sens sont
fréquents et il est difficile de réveiller le dormeur, qui en
général, ne se souvient de rien à part une sensation de fatigue
intense ou juste le souvenir d’une petite scène.

Les cauchemars et les terreurs nocturnes proviennent de


différentes phases de sommeil physiologique. Les enfants qui
souffrent de terreurs nocturnes ont aussi tendance à être
somnambules et/ou énurétiques. Les psychologues n’arrivent
pas à cerner les origines des terreurs nocturnes, bien qu’elles
cessent généralement au moment de la puberté.

Vous pouvez traiter les cauchemars et les terreurs nocturnes


exactement de la même manière que je l’ai décrite dans le
chapitre 14. Si les terreurs nocturnes vous préoccupent,
consultez votre médecin.
Calmer bébé grâce à l’EFT
Lorsque bébé pleure, vous ne pouvez pas lui demander ce
qu’il se passe. En effet, pleurer est l’une des seules façons de
communiquer son mal-être. Les pleurs peuvent être
angoissants, irritants, causer du chagrin, ou de la lassitude
pour des parents souvent désemparés. S’ils disposent d’un
moyen d’agir pour soulager les douleurs des poussées
dentaires, des coliques, des mauvais souvenirs d’une
naissance traumatique, ils peuvent considérablement
améliorer à la fois leur quotidien, celui de leur bébé et toute
sa vie à venir. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’EFT
est utilisée avec beaucoup de succès pour les bébés, quel que
soit le type de problème rencontré. Si vous vous exercez à
vous tapoter et que vous massez votre bébé sur chaque point
énergétique chaque jour, vous allez tous les deux constater
une grande différence.

Calmez-vous d’abord à l’aide de l’EFT avant de traiter votre


bébé.

N’utilisez jamais le point de tapotement supplémentaire


sur le crâne (la fontanelle) de bébé.

Étant donné qu’en général les bébés n’apprécient pas les


tapotements, surtout au niveau du visage, l’astuce consiste à
utiliser votre annulaire, ce doigt exerce moins de pression.
Massez les points, utilisez le tapotement par procuration
(voir la section « Tapotement par procuration », à la fin de ce
chapitre) ou la technique « Toucher et respirer » (voir le
chapitre 13) en utilisant les mots de réconfort suivants :

« Même si j’ai faim / je suis fatigué(e) / j’ai peur / je


veux que tu m’accordes de l’attention, je suis encore
un bébé aimé et je choisis de me sentir calme et
détendu. »
« Même si j’ai ces douleurs dues aux ballonnements,
je suis encore un bon bébé et ma mère m’aime. »
« Même si ma naissance a été difficile, maintenant je
suis ici et je me sens en sécurité. »
Bien évidemment, vous ne savez pas forcément ce
qu’a votre bébé. Faites des suppositions avec
bienveillance. Si sa naissance a été difficile, le fait de
lui en parler et de le rassurer lui fera du bien - à vous
aussi par la même occasion.

Vous pouvez aussi utilisez l’EFT sur vous-même en tant que


parent :

« Même si (nom du bébé) pleure et que je ne sais pas


pourquoi, je m’accepte en tant que bonne mère et je
choisis de rester calme pendant que je communique
mon amour à (nom du bébé). »
« Même si (nom du bébé) n’arrive pas à s’endormir,
je choisis de lui transmettre la paix et la satisfaction.
»
« Même si (nom du bébé) est grincheux(se) et
agité(e), à cet instant même, maman t’aime beaucoup.
»
Après quelques séquences de tapotement EFT sur les
méridiens restants, en utilisant des phrases négatives, vous
pouvez changer les mots de façon à pouvoir tourner les
phrases au positif. Par exemple, pendant que vous effectuez
le tapotement sur vous-même ou sur le bébé, les mots que
vous destinez à ce dernier peuvent être « Je suis un bon bébé
», « Je suis aimé(e) », « Je communique de la seule manière
que je connais » ou « Je suis nouveau dans ce monde avec
toutes ses règles ».
Phobie scolaire
Il y a beaucoup d’enfants qui, à un moment ou un autre,
rechignent à aller à l’école. Fatigue passagère ou surmenage,
peur d’une maîtresse, arrivée d’un petit frère ou d’une petite
sœur… Ils ont alors des maux de ventre, réels ou
imaginaires, pleurent à l’heure de partir ou font des caprices
terribles. Ce genre de cas est fréquent mais il est à distinguer
très clairement de la phobie scolaire qui est une pathologie à
part entière et nécessite d’être prise très au sérieux. Inconnue
jusqu’il y a une dizaine d’années, la phobie scolaire ne cesse
statistiquement d’augmenter, ce qui provoque l’inquiétude
des personnels et encadrants du monde de l’enseignement.

L’anxiété étant à l’origine de toutes les phobies, il est


primordial de découvrir ce qui provoque cette anxiété. Il est
parfois difficile de faire parler un enfant, surtout lorsqu’il
s’agit de ses émotions. D’une part, vis-à-vis de ses parents, il
n’a pas toujours envie d’exprimer ce qu’il ressent, c’est une
forme de loyauté, et d’autre part, il ne sait pas forcément lui-
même ce qui l’angoisse et comment le mettre en mots. Il
convient donc d’aborder l’enfant avec tact, de lui montrer un
profond respect, et de proposer aux parents de l’attendre à
l’extérieur.

Pour la phobie scolaire, essayez d’utiliser des phrases telles


que :

« Même si j’ai peur qu’il se passe quelque chose de


grave à la maison pendant que je suis à l’école,
j’accepte d’être un enfant qui doit mener sa vie
d’enfant et aller à l’école. »
« Même si je pense que maman a besoin de moi à la
maison et que je ne veux pas la laisser seule,
j’accepte qu’elle est une adulte et que ce n’est pas à
moi de la protéger. »

Le fait de récompenser les enfants ou de leur offrir des


cadeaux lorsqu’ils sont malades ne fait que les aider à
intérioriser l’idée que la maladie est source d’amour et
d’attention. Vos enfants risquent ainsi d’utiliser la maladie
comme tactique manipulatrice.
Vaincre le persécuteur
Les persécuteurs peuvent être les enseignants, les camarades
de classe, les membres d’un gang ou d’un club, les membres
de la famille, cela peut être n’importe qui, y compris vous.
Comment reconnaître un persécuteur ? Un persécuteur fait de
nombreuses choses dans le but de rendre une personne triste,
déprimée ou seule. Il fait cela en l’insultant, par exemple, en
répandant de fausses rumeurs ou en faisant des menaces ou
des commentaires rabaissants, humiliants. Les persécuteurs
proviennent souvent de familles désavantagées sur le plan
émotionnel et dont les parents ou eux-mêmes ont souffert
d’abus. Ainsi, dans le but de décharger leur colère intérieure,
les persécuteurs harcèlent les individus qu’ils pensent être
faibles. La plupart du temps, ce processus est inconscient et
la personne qui persécute son propre enfant, ou son élève, ou
son copain, aura toujours tendance à penser qu’il l’a humilié
« pour son bien », que cela lui fait « apprendre la vie », qu’il
ne « mérite que ça »… Quand il y a plaisir à persécuter, ou
faire du mal, on parle alors de perversité.

Si votre enfant se plaint d’être persécuté, prenez le problème


au sérieux afin de pouvoir le résoudre de la meilleure façon.
Un persécuteur ne peut survivre que s’il a une victime.

Des lois sont en place afin de protéger les enfants et les


adultes des persécutions et du harcèlement, mais si vous avez
besoin d’une assistance sur le plan émotionnel, c’est là que
l’EFT entre en action. Cet outil ne peut pas résoudre le
problème, mais elle peut aider votre enfant à s’en sortir.
Vous pouvez demander à l’enfant d’effectuer lui-même le
tapotement, ou bien vous pouvez le faire pour lui, pendant
qu’il vous fait part de ses soucis.

Si votre enfant le permet, essayez de le tapoter pendant qu’il


vous fait part de ses soucis (voir le chapitre 5, la technique
du « Témoignage »).

« Même si Henri m’insulte, je suis un bon enfant et je


choisis de dresser un mur de briques autour de moi
pour qu’il ne puisse pas m’atteindre. »
« Même si je suis en colère contre mon professeur, je
suis en train de faire ces tapotements et je peux être
calme. »
« Même si Myriam me persécute et qu’elle n’éprouve
aucun respect pour moi, je peux lui pardonner
puisqu’elle a besoin d’aide. »

Un petit côté persécuteur demeure en chacun de nous, c’est


pourquoi il ne faut pas oublier de tapoter sur les phrases
suivantes :

« Même si j’ai causé du tort à Jean-Christophe, je me


pardonne et je choisis de changer mon attitude. »
« Même si j’ai causé des ennuis à Andrée, je peux me
pardonner puisque je ne le referai plus et que je sais
que ce n’est pas bien. »
Difficultés d’apprentissage et troubles
comportementaux
Cette section contient un aperçu rapide des problèmes les
plus fréquents d’apprentissage et de comportement pouvant
survenir au cours de l’enfance et qui peuvent vous
accompagner jusqu’à l’âge adulte.

Si vous voulez utiliser l’EFT pour l’une des pathologies


présentée ici, veillez à ne pas arrêter la prise des
médicaments sans le consentement de votre médecin. Je tiens
encore à souligner qu’il n’existe aucun mal à essayer de
réduire les problèmes émotionnels à l’aide de l’EFT, mais si
vous ne vous sentez pas qualifié ou capable de les gérer,
consultez un praticien ou un thérapeute professionnel de
l’EFT.
Troubles de l’attention
La plupart des enfants souffrant du trouble déficitaire de
l’attention avec hyperactivité (TDAH) et du trouble du
déficit de l’attention (TDA) ont vraiment du mal à rester
calme, ils ne tiennent pas en place et ne parviennent pas à
fixer leur attention. Cela s’accompagne souvent de
comportements agressifs et provocants et de troubles du
sommeil. Seul un médecin spécialisé peut diagnostiquer ce
genre de pathologie. Alors, que les parents se rassurent, un
enfant surexcité est bien souvent un enfant plein de vitalité
qui n’a besoin que d’un petit peu plus de fermeté !

Une fois le diagnostic effectué, le médecin propose un


protocole thérapeutique qui sera adapté à la fois aux parents
et aux enseignants. Les parents apprennent les techniques de
gestion comportementale et reçoivent des conseils sur la
médication et les traitements psychologiques. Les
enseignants, quant à eux, doivent adapter leurs techniques
d’apprentissage. À ce stade, l’EFT devient intéressant.

Le thérapeute américain Don Blackerby, auteur de l’ouvrage


Redécouvrir la joie d’apprendre , travaille depuis dix ans sur
les difficultés d’apprentissage et notamment les TDAH et
TDA. Selon lui, les symptômes de TDA/ TDAH sont des
moyens permettant d’extérioriser ces traumatismes. Si la
maladie ne s’améliore pas rapidement, on doit se pencher sur
des problèmes plus profonds, tels que les traumatismes vécus
à l’école. S’il n’en existe aucun, on doit alors examiner les
traumatismes non résolus dans le passé. La colère, l’anxiété,
la fureur, les peurs et la culpabilité proviennent tous de
certains traumatismes inconscients et non résolus. Don A.
Blackerby obtient un taux de 90 à 95 % de réussite en
utilisant l’EFT. Essayez à votre tour et n’hésitez pas à tapoter
sur l’ensemble des aspects du problème.

Si vous ne détectez aucun traumatisme, cela peut provenir


d’allergies, de toxines présentes dans le corps, d’un niveau
élevé de stress et d’anxiété, d’un taux de sucre trop
important, d’une mauvaise alimentation, d’un régime non
adapté ou tout simplement de la peur de l’échec.
Dyslexie
La dyslexie est un trouble du langage, et les personnes qui en
sont affectées ont du mal à comprendre les mots écrits. Une
personne souffrant de dyslexie peut, par exemple, intervertir
les lettres « b » et « d », ou écrire le chiffre « 21 » comme «
12 ». Elle peut également avoir du mal à distinguer la droite
de la gauche. Des centaines de célébrités ont souffert de
dyslexie à l’école, citons par exemple Sir Richard Branson, le
célèbre P-DG de Virgin, qui s’est concentré sur ses talents
pour devenir l’un des hommes les plus riches de la planète.
En voici d’autres exemples :

Albert Einstein,
Gustave Flaubert,
Auguste Rodin,
Steven Spielberg,
Léonard de Vinci,
Hugues Auffray,
Pablo Picasso.
Déchiffrer les mots à l’aide de
l’EFT
Voici le cas de Pierre, un garçon de 12 ans,
diagnostiqué d’une dyslexie et d’un TDAH, qui
n’avait jamais appris à lire des mots composés de
plus de deux ou trois lettres, et ce fut déjà difficile. Il
avait des problèmes avec les enseignants et piquait
des colères épouvantables à l’école.

Il expliquait que dans la page, les mots semblaient


bouger de haut en bas à environ 3 à 4 centimètres et
que chaque lettre avait un contour. Et comme si cela
ne suffisait pas, il y avait encore d’autres lettres qui
bougeaient dans ces lettres. Lorsqu’on lui demandait
ce qu’il ressentait en regardant la page d’un livre, il
répondait qu’il était effrayé. Et visiblement, il était
également très agité.

Son thérapeute lui a montré comment pratiquer


l’EFT, en en faisant un jeu. Il utilisait une main sur
une partie de son corps, à un point quelconque et sans
tenir compte de l’ordre des séquences. La seule règle
était qu’il devait imiter exactement le praticien, en
prononçant les paroles suivantes :
« Même si les mots se déplacent de haut en bas, je
suis un bon garçon. »
« Même si je vois des contours autour des lettres,
je n’ai rien fait de mal. »
« Même si je vois des lettres dans ces lettres, je
peux encore m’amuser. »
« Même si les mots m’effraient, je peux être
courageux. »
Au cours de la première séance et après seulement
cinq ou dix minutes de travail, Pierre affirma que
certains mots étaient devenus plus nets. Il continua
les tapotements en insistant sur les contours et les
mouvements des lettres sur les autres mots de la
page. La page lui apparut claire et nette pour la
première fois de sa vie au bout de vingt minutes.
Certaines peurs subsistaient, apparemment liées à la
sévérité particulière d’un enseignant, avant le
diagnostic de sa dyslexie. Après avoir traité cette
peur à l’aide de l’EFT, il n’avait plus aucune gêne ou
réaction émotionnelle à l’idée de la lecture, et à la
vue de la page du livre.

Même s’il ne pouvait pas encore lire, puisqu’il


n’avait jamais appris à le faire, il se sentait plus
confiant à l’idée d’apprendre.

Une semaine après, il voyait encore quelques lettres


bouger et d’autres avec de vagues contours. En
quinze minutes de tapotement, tous ces phénomènes
disparurent et Pierre n’eut aucune difficulté à
rattraper le cursus des apprentissages scolaires. Ses
angoisses et ses colères ont été définitivement
éliminées et son praticien eu le plaisir de recevoir un
jour la copie d’un devoir de sciences avec, noté de la
main de Pierre : « J’ai eu la meilleure note de la
classe. Merci. ».
Cette étude de cas est rapportée avec l’aimable
collaboration de Leon Jay, praticien EFT.

En général, il est nécessaire d’adopter des stratégies


sophistiquées avec l’EFT lorsqu’il s’agit de traiter des cas
complexes de ce genre. Toutefois, vous n’avez rien à perdre
en essayant de combiner vos propres capacités avec quelques
techniques EFT décrites ci-dessus. Si vous n’obtenez pas de
résultat immédiat, rassurez-vous, avec plus de pratique, vous
obtiendrez des améliorations. Dans tous les cas, persévérez !
J’ai reçu en consultation Sébastien, un petit garçon d’une
dizaine d’années, dyslexique et courageux. Suivi par une
orthophoniste, il accusait un retard scolaire de 6 mois. En
pratiquant l’EFT tout seul dans sa chambre durant 3
semaines, il a pu rattraper tellement bien son retard que son
orthophoniste a décidé d’arrêter son suivi.
Troubles de l’attachement
John Bowlby, psychiatre anglais (1907 - 1990), est à l’origine
de la théorie de l’attachement. Il a démontré que la carence
affective au cours la toute petite enfance provoque plus tard
un Trouble Réactionnel de l’Attachement (TRA), voire une
forme plus sévère diagnostiquée en tant que désordre
réactionnel de l’affectif. En gros, s’il y a une faille au niveau
du lien affectif qui unit la mère et l’enfant, si l’enfant ne
reçoit pas les besoins fondamentaux dont il a besoin, tels que
l’amour, la nourriture et la sécurité pendant les premiers
mois de sa vie (quelle que soit la raison) ou s’il souffre de
négligence ou d’abus, il refoule ses émotions et construit une
forme de « carapace » qui lui permet de ne pas souffrir, et
donc de garder le contrôle de ses émotions, et de sa vie en
général. Il s’agit d’une forme d’auto-protection qui l’aide à
se sentir en sécurité. Mais qui également provoque un
comportement déséquilibré dans la plupart des contextes
relationnels.

Les enfants souffrant de trouble de l’attachement ou de


Désordre réactionnel de l’affectif présentent la plupart de ces
symptômes :

Ils ne répondent pas à la raison ou à la logique.


Ils mentent la plupart du temps.
Ils essaient de vous charmer.
Ils cachent de la nourriture.
Ils ont un comportement rebelle.
Ils sont incapables de distinguer le bien du mal.
Ils font de fausses allégations d’abus.
Ils témoignent une affection aveugle à l’égard des
personnes étrangères.
Ils n’ont aucune affection pour les nouveaux parents ou
les nouvelles personnes qui s’occupent d’eux.
Ils ont des difficultés scolaires.
Ils sont incapables de nouer des amitiés solides.
Ils évitent de vous regarder dans les yeux.

Les carences affectives ou le désordre réactionnel de


l’affectif ont des conséquences désastreuses. Celui qui en est
affecté est désorganisé, sous tension perpétuelle, avec des
peurs allant jusqu’à la panique. Il a peur de l’abandon mais
ne parvient pas à l’éviter, pour lui, l’amour et la haine sont
deux sentiments étroitement imbriqués, il peut être menteur,
manipulateur, excessif, avoir tendance à la dépression,
l’automutilation, le suicide ou les conduites à risque. Il
voudrait être aimé, mais il n’en a pas les moyens. Attendant
des autres un amour démesuré qui ne suffira jamais à
combler le manque qui est en lui, il fait en sorte de saboter
ses relations amoureuses… Le tableau est sombre.

L’EFT peut toutefois fonctionner si l’on veille à traiter les


croyances de manière à transformer le processus qui conduit
au comportement négatif. Pour cela, procédez comme suit :

Identifiez les sentiments (tristesse, colère, peur, etc.)


et découvrez leur origine. Si l’origine n’est pas précise,
tapotez sur « Même si je ne sais pas d’où vient cette
peur/cette profonde tristesse/ce vide en moi… »
Reconnaissez ce que ces sentiments provoquent en
vous - ou votre patient - à l’aide de l’EFT : « Même si
j’éprouve ce sentiment de tristesse puisque je ne
parviens pas à… ».
Intégrez les techniques de recadrage décrites dans le
chapitre 6 afin de pouvoir passer à la partie relative aux
pensées cognitives.
Utilisez l’EFT sur tous les problèmes liés à
l’attachement ou à la perte d’un être cher.
Utilisez l’EFT pour les sentiments d’abandon (voir
le chapitre 8) si l’enfant est adopté ou orphelin.
Améliorez l’estime de soi (voir le chapitre 7).

Les parents ou les personnes s’occupant des enfants ont aussi


besoin d’une assistance émotionnelle et peuvent utiliser
l’EFT sur leurs sentiments de frustration, de culpabilité ou
d’impuissance. En raison des troubles de l’attachement, ils
peuvent aussi se sentir rejetés ou manipulés par l’enfant.

Les enfants souffrant de troubles de l’attachement ou de


carence affective sont vraiment des manipulateurs et peuvent
mentir d’une manière très convaincante. Ils peuvent se
comporter comme si on les avait privés d’affection et adopter
une attitude excessivement charmeuse. Ils continuent ainsi
jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent qu’ils ne peuvent plus vous
manipuler.
Tapotement par procuration
Le tapotement par procuration a été découvert par une mère
qui était assise près de l’incubateur où se trouvait son tout
petit bébé prématuré et à qui les médecins ont dit qu’il ne
survivrait pas à la nuit. La mère, étant une thérapeute EFT,
commençait à se tapoter sur elle-même tout en se
concentrant sur son bébé et sur toutes les émotions qui
l’assaillaient. Pendant qu’elle continuait à effectuer des
tapotements sur elle, le bébé commença à changer de couleur
et à bouger un peu… Aujourd’hui, le bébé est toujours en vie
et continue de se battre. La maman en a déduit que, d’une
manière ou d’une autre, les tapotements opérés sur elle ont
été perçus par l’enfant, ce qui a contribué à créer un échange
énergétique bienfaisant. Elle a nommé cette technique le
tapotement par procuration. Depuis, des dizaines de milliers
de personnes l’ont utilisée avec des résultats parfois
troublants.

Si vous n’y croyez pas ? Pourquoi ne pas essayer avec ce


chien qui n’arrête pas de vous réveiller la nuit avec ses
aboiements insupportables par exemple ? Vous pouvez faire
des tapotements par procuration sur les bébés, les animaux,
une personne malade qui n’a plus la force de se tapoter, les
personnes avec qui vous avez des différends ou n’importe
quelle personne qui aurait besoin d’aide et serait dans
l’incapacité de se tapoter. Voici les instructions sur la
manière d’effectuer le tapotement par procuration :

Avant de commencer, il est intéressant de savoir que vous


n’avez pas besoin d’être dans la même pièce, par contre, vous
devez concentrer toute votre attention sur le problème de
l’enfant et vous sentir parfaitement relié à lui, dans une
posture de totale bienveillance. Tous les effets bénéfiques
que vous lui transmettez vous reviennent comme par effet
boomerang. Ainsi, vous vous faites du bien à vous-même !
1. Établissez la phrase de préparation qui décrit le mieux
le problème, telle que « Pierre est très nerveux ».
2. Utilisez la phrase de préparation trois fois, dont voici
un exemple « Même si Pierre est très nerveux, je l’aime
et je l’accepte comme il est ».
3. Tapotez sur les points restants pour « Pierre est
nerveux ».
4. Lorsque vous avez terminé, recommencez.
5. Vous pouvez si nécessaire effectuer d’autres séquence
(« Même si Pierre se sent encore nerveux ») et adaptez
les mots selon le besoin (jetez un coup d’œil au
chapitre 3 pour plus d’informations sur les autres
phrases à utiliser).
Chapitre 17

Devenir praticien EFT

Dans ce chapitre :
Savoir si le métier de praticien EFT est fait pour vous
Connaître les qualités d’un praticien
Conseils et supports pratiques concernant le métier de
praticien
Appliquer l’EFT par téléphone et par vidéoconférence

« Combien faut-il de psy pour changer une ampoule ? Un


seul, mais l’ampoule doit d’abord vouloir changer ! » Je sais
que c’est une vieille plaisanterie, mais même si le métier de
thérapeute offre des moments de pur bonheur et peut être très
valorisant, il peut être aussi très stressant et déprimant si
vous n’arrivez pas à être dans la juste distance avec vos
patients. Que vous vous formiez pour devenir praticien EFT
ou que vous vouliez intégrer l’EFT dans la thérapie que vous
utilisez actuellement, ce chapitre vous donne des conseils et
soutiens pratiques. Ce chapitre vous sera également utile si,
après avoir utilisé ce livre pour résoudre des problèmes
émotionnels, vous avez décidé de recourir au service d’un
professionnel. Quel que soit votre objectif, ce chapitre vous
explique les points nécessaires si vous voulez rechercher une
thérapie EFT ou si vous voulez devenir un professionnel de
l’EFT. S