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Université Kasdi Merbah Ouargla

Institut de technologie
Département : Génie appliqué

Mémoire de fin d’étude


En vue de l’obtention d’une licence professionnelle
Filière Hygiène et Sécurité Industrielle,
Spécialité Hygiène, Sécurité et Environnement.

Thème :

Efficacité d’un réseau anti-incendie


Cas de Sonatrach Haoud Berkaoui Guellala

Réalisé par les étudiants : MOUHOUB Nadhir


: ARRIF Oussama

Membre de juré :
President : Mr SIBOUKER Hichame (Maitre assistant A,UKM Ouargla)
Examinateur : Mem KEBDI Soumia (Maitre assistante B, UKAM Ouargla)
Encadreur : Mem ABDBARI Radia (Maitre assistante A, UKAM Ouargla)
Co-encadreur : Mr TLAIBA Houssame (Chef service prévention Sonatrach HBK)

Année universitaire 2016-2017


Dédicaces
Que ce travail témoigne de mes respects :
A mes parents : Grâce à leurs tendres
encouragements et leurs grandssacrifices, ils ont pu
créer le climat affectueuxet propice à la poursuite
de mes études. Aucune dédicace ne pourrait
exprimer mon respect, ma considération et mes profonds
sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les bénir, de
veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.

A la famille MOUHOUB. Ils vont trouver ici l’expression de


mes sentiments de respect et de reconnaissance pour le soutien
qu’ils n’ont cessé de me porter.
A tous mes professeurs : Leur générosité et leur soutien
m’oblige de leurs témoigner mon profond respect et ma loyale
considération.
A tous mes amis et mes collègues : Ils vont trouver ici le
témoignage d’une fidélité et d’une amitié infinie.

Nadhir
Dédicaces
Que ce travail témoigne de mes respects :
A mes parents : Grâce à leurs tendres
encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu
créer le climat affectueux et propice à la poursuite
de mes études. Aucune dédicace ne pourrait
exprimer mon respect, ma considération et mes profonds
sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les bénir, de
veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.
A ma sœur Imen et mes frères Aimen, Rahim , et Amine.
A la famille Arrif. Ils vont trouver ici l’expression de mes
sentiments de respect et de reconnaissance pour le soutien
qu’ils n’ont cessé de me porter.
A tous mes professeurs : Leur générosité et leur soutien
m’oblige de leurs témoigner mon profond respect et ma loyale
considération.
A tous mes amis et mes collègues : AZIZ – MORTADHA
– HAMZA – BILEL – TAYEB – KHALED –
NADIR– MOHAMED - CHAMSOU& ABDOU : Ils
vont trouver ici le témoignage d’une fidélité et d’une amitié
infinie.

Oussama
Remerciement

Louange à dieux le miséricordieux qui nous a permis de


bien accomplir ce modeste travail. Nos remerciements
s’adressent tout particulièrement à notre encadreur
professionnel monsieur TLIBA Houssem pour l’effort fourni,
ses conseils scientifiques, sa patience et sa persévérance dans
notre suivi. Nos remerciements aussi à monsieur RACHDAOUI
SID ALI l’ingénieur de prévention et le technicien d’intervention
monsieur BADROU et monsieur MOHAMED, qui nous a aidé
énormément à faire notre stage, ainsi que tout le personnel du
service intervention et le service prévention pour leurs conseils
constructifs.
Nous tenons à exprimer nos remerciements les plus
sincères à Madame ABDELBARI RADIA qui nous a fait le très
grand honneur de participer à l’amélioration de nos travaux.
Comme nous adressons également nous remerciements, à
tous nos enseignants, qui nous ont donné les bases de la
science pendant les trois ans de notre formation. Nos
remerciements aussi à tous les responsable de l’institut de
technologie Mr.KADRI MOHAMED MAHDI , , Mr.HADEF
HAFIDE
A toute personne qui a participé de près ou de loin pour
l’accomplissement de ce modeste travail. Merci à nos mères et
à nos pères, nos frères et nos sœurs, à nos familles pour leur
présence, leur confiance et leur soutien.
Résumé

Le but de ce travail est de connaitre les différents dispositifs fixes qui doivent être utilisés
pour la protection contre les incendies dans les installations Gaz/Huile.
Nous avons accompli notre stage au niveau de centre de traitement de gaz Guellala Haoud
Berkaoui.
Notre travail est basé sur :

 En premier lieu : la détermination des notions de base sur l’incendie et la définition des
critères généraux d’un réseau anti-incendie à partir de :

 Codes, standards et références internationales (NFPA).


 Manuel de sécurité Centre De Production Guellala Haoud Berkaoui.
 Référentiel distances de sécurité Sonatrach.
 Manuel de formation réseau incendie et mousse Total

.
En deuxième lieu, nous avons fait deux études de cas
 la première: c’est l’étude d’un feu de bac et un feu de cuvette pour calculer le besoin
d’eau et d’émulseur au zone de stockage huile dans le centre de Guellala ,et voir si la
quantité disponible au présent est suffisantes ou non pour le contrôle de situation.
 La deuxième: c’est l’application de la méthode de l’analyse préliminaire des risques
(APR)sur un équipement présent dans le centre de Guellala (le four réchauffeur
d’huile H-850) pour examiner les situations dangereuses et les barrières de sécurité de
l’équipement puis proposer des recommandations pourl’amélioration de la protection
de cet équipement.
Abstract

The purpose of this work is to know the various fixed devices that must be used for
fire protection in gas / oil installations.
We completed our internship at the Guellala Haoud Berkaoui gas processing center.

Our work is based on:


First of all: the basic concepts of fire and the definition of the general criteria for a fire-
fighting network from:

 International Codes, Standards and References (NFPA).


 Security Manual Production Center Guellala Haoud Berkaoui.
 Safety distance repository Sonatrach.
 Fire and Foam Network Training Manual Total.

Second, we conducted two case studies:

 The first one is the study of a tank light and a cistern fire to calculate the need for water
and foam at the oil storage area in the center of Guellala and see if the quantity available
at Present is sufficient or not for the control of situation.

 The second is the application of the Preliminary Risk Analysis (APR) method on
equipment in the Guellala Center (the H-850 Oil Heater) to investigate hazardous
situations and Safety barriers of the equipment and then propose recommendations for the
improvement of the protection of this equipment
Sommaire

Introduction……………………………………………………………………………. 1
La partie théorique
Chapitre 1 : définition de l’incendie
I- Généralité sur l’incendie…………………………………………………………….. 4
II- Les types d’incendie………………………………………………………………... 5
III- Propagation de l’incendie………………………………………………………….. 6
Chapitre 2 : Les critères généraux d’un réseau anti-incendie
I- Réseau Incendie……………………………………………….................................... 8
II- Calcul de la Demande en Eau et en Emulseur……………………………………… 16
III- Dimensionnement du réseau Anti Incendie………………………………………... 17
La partie pratique
Chapitre 1 : présentation de l’entreprise
I- Présentation De Sonatrach DP………………………………………………………. 21
II- Présentation De La Région De Haoud Berkaoui…………………………………… 21
III- Description du Centre de production de Guellala …………………………............ 23
IV- Protection contre l’incendie au centre de production Gelala……………………… 23
V- Système mise en œuvre pour la protection active contre l’incendie……………….. 24
VI- Réseau anti incendie Guellala……………………………………………………... 24
Chapitre 2 : Etude de cas
Etude de cas 1: Calcule de quantité d’eau et d’émulseur pour la zone de stockage 28
I-Scenario 1…………………………………………………………………………….. 29
II-Scenario 2……………………………………………………………………………. 32
III-Remarque…………..……………………………………………………………….. 34
Etude de 2 : cas application de la méthode APR sur le four H850…………………….. 35
Conclusion …………………………………………………………………………….. 38
Liste des figures

Partie théorique

Figure 1 : Le triangle du feu de la combustion.............…………………………………… 04

Figure 2 : Les vannes de sectionnement de réseau d’incendie………………………….. 10

Partie pratique

Figure 3 : Situation géographique de la région HBK…………………………………… 21

Figure 4 : L’alimentation en eau du réseau anti-incendie de GLA……………………… 24

Figure 5 : La pomperie du réseau anti-incendie de GLA……………………………….. 25

Figure 6 : Les moyens de sécurité mise en œuvre dans la zone de stockage de GLA….. 27

Figure 7 : Le four H-850 de GLA……………………………………………………….. 37


Liste des tableaux :

Partie pratique

Tableau 1 : Les champs de la direction régionale HBK…………………………….…... 22

Tableau 2 : Reserve en émulseur de GLA……………………………………………..... 25

Tableau 3 : Pomperie de GLA…………………………………………………………... 25

Tableau 4 : Moyens mise en œuvre dans la zone de production GLA………………...... 26

Tableau 5 : Moyens mise en œuvre zone de stockage GLA…………………………….. 26

Tableau 6 : Les caractéristiques de four H-850……………………………………...….. 35

Tableau 7 : Les caractéristiques du gasoil………………………………………...…….. 35

Tableau 8 : Application de la méthode analyse préliminaire de risque (APR) ………… 36

Liste des annexes

Annexe 1 …………………Plan AI Réseau incendie centre de production GAL

Annexe 2 …………………Plan AI Réseau incendie zone de stockage centre GAL


Abréviations [TITRE DU DOCUMENT]

Liste des abréviations

BLEVE : Liquide bouillant dégageant des vapeurs.

RIA : Robinets incendie armés.

NFPA : National fire protection association.

USD : Unité de stockage et de dosage.

DP : Division production.

UTG/GLA : Unité de traitement de gaz / Guellala.

HBK : HaoudBerkaoui.

BKA : Le champ de Benkahla.

PH : Le potentiel hydrogène.

CP/HBK : Centre de production / Haoud Berkaoui.

HP : Haute pression.

MP : Moyenne pression.

BP : Base pression.

PFP : La protection passive contre l’incendie.

AFP : La protection active contre l’incendie.

UTH : Unité de traitement d’huile.

APR : Analyse préliminaire des risques.


PARTIE TEHORIQUE

Introduction :
Dans l’historique et les statistiques de l’industried’hydrocarbures (gaz-huile) on
rencontre plisseur accidents majeurs d’incendies quia laissé derrière elle des nombreuses
victimes, des dégâts matériels et des impacts environnementaux. C’est pour cela que les
entreprise de cette industrie mètre on œuvre dans c’est installationstoujoursplusieursbarrière
de sécurité préventive et protectivespécialement pour la protection contre ce type d’accident
etassuré la sécurité de leurpersonnelle, leur matériel et de leur environnement.Cette
protection doit êtreréalisée par des dispositifsde protectioncontre incendie parmi ces
dispositifs le réseau anti-incendie.
Donc dans les installations gaz /huileon trouvedesnombreuxtypes de
scénariosd’incendieprobables, et de différents forme des réseaux anti-incendie. Mais est-ce
que c’est dispositifs sont efficaces par rapport à chaque scénario probable désigner ?
Pour vérifier l’efficacité de ces réseaux, il faut bien étudier les scénarios probables et aussi
faire un bon choix de dispositifsutilisés pour la protection contre ces scénarios.
Le bon choix de dispositifsqui doive être utilisés pour la protection contre les scénarios
d’incendie, est important, parce que l’efficacité de chaque dispositif varie selon le type, la
nature, la probabilité et la gravité des incendies probables.

[NOM DE L’AUTEUR] 1
PARTIE TEHORIQUE

LA
PARTIE
THEORIQE

[NOM DE L’AUTEUR] 2
PARTIE TEHORIQUE

CHAPITRE
1
Définition de l’incendie

[NOM DE L’AUTEUR] 3
PARTIE TEHORIQUE

I. Généralité sur l’incendie

Un incendie est un feu violent destructeur pour les activités humaines ou la nature. L’incendie
est une réaction de combustion non maitrisée dans le temps et l’espace.

1. Définition de la combustion

La combustion est une réaction chimique entre un corps combustible et un corps comburant.
Cette manifestation, globalement exothermique, est un ensemble de phénomènes physico-
chimiques complexes, plus ou moins lents.Il en résulte une action d’oxydo-réduction.
En présence de comburant, le combustible possède une certaine énergie chimique. Pour initier
la combustion, il faut donner au système combustible/comburant la possibilité d’entrer en
réaction, par l’apport d’une certaine énergie dite énergie d’activation.
Cette interdépendance est symbolisée par un triangle de feu :

Figure 1 : Le triangle du feu de la combustion

a. Comburant :
Un comburant est le corps qui provoque et entretient la combustion ducombustible;le plus
souvent, le comburant est constitué par l’oxygène présent dans l’air ambiantlaréaction de
combustion est alors une oxydation.

Dans la plupart des cas, le comburant est l’oxygène de l’air ambiant (environ 21% d’oxygène
79% d’azote). Pour que l’air soit un comburant efficace,ilfaut qu’il contienne plus de 15 %
d’oxygène.

b. Combustible :

Toute substance susceptible de brûler, c’est-à-dire pouvant être partiellement ou totalement


détruite par le feu, est considérée comme combustible.

[NOM DE L’AUTEUR] 4
PARTIE TEHORIQUE

c. L’énergie d’activation :

Pour déclencher le phénomène de combustion, un apport d’énergie, dite énergie d’activation,


est nécessaire. Il peut s’agir d’une flamme, d’une étincelle, d’un frottement ou toute autre source
de chaleur. C’est la quantité de chaleur dégagée par cet apport d’énergie qui est à l’origine de la
combustion, mais la chaleur n’est en fait qu’une manifestation de l’énergie, source de chaleur
apporte l’énergie d’activation nécessaire au démarrage de la réaction chimique de combustion; au
cours d’un incendie, la chaleur produite parle feu lui-même est responsable de l’auto entretien de
cette réaction1

2. Les classes des feux :

Les classes des incendies qui peuvent se produire dans une installation gaz/huile sont les
suivantes :
a. Classe A : Incendies impliquant des combustibles ordinaires comme le bois, le
tissu, le papier. Il est attendu dans les bâtiments.
b. Classe B : Incendies impliquant des liquides inflammables et solides liquéfiables
comme huiles et graisses. Ils sont attendus dans les unités de production, ils peuvent
se produire par les dégagements des gaz plutôt que des déversements de liquides.
c. Classe C : Incendies concernant l'équipement électrique sous-tension situé à
l’extérieur ou à l’intérieur.
d. Classe D : Incendies impliquant métaux combustibles tels que le magnésium, le
potassium et le sodium.

II. Les types d’incendie

En peut avoir dans les installations gaz/huile plusieurs types d’incendie d’hydrocarbures,
celle-ci varient selon des différentes conditions probables.
Les types d’incendie d'hydrocarbures comprennent :
 Incendies de Jet
 Incendies de nuage de vapeur ou flammèches
 Incendies de bassin
 Incendie de liquide qui s’écoule (par exemple, impliquant un équipement enhauteur,
incendies d’un écoulement ou fuites de pression)
 Liquide bouillant dégageant des vapeurs explosives (BLEVE) et/ou des boules de feu.
D’autres incendies peuvent se produire dans des zones particulières de l’installation du
procédé, tels que :
 Incendies de matières solides (bois, papiers, cartons, plastiques, chiffons…)

1
- Cour de formation IFP phénomène de la combustion version 2005

[NOM DE L’AUTEUR] 5
PARTIE TEHORIQUE

 Incendies d’entrepôt
 Incendies de l’équipement électrique sous-tension, ex. incendies de transformateurs

III. Propagation de l’incendie :


1. Facteurs de propagation :

Les principaux paramètres de la phase de développement du feu sont liés :

- La quantité de combustible présent qui détermine la quantité d’énergie disponible.


- Au pouvoir calorifique de combustible.
- A la forme des matériaux.
- Aux produits de décomposition : certains matériaux engendrent des gaz combustibles
propageant l’incendie à de grandes distances comme le plastiques …… ;
- Au degré hygrométrique : la sécheresse augmente les possibilités d’inflammation
- A la ventilation et à la circulation des gaz qui sont fonctions de l’importance, de la
forme et de la répartition des ouvertures (portes, fenêtres, exutoires de fumées…..)
- A la nature du local en feu : les dimensions du local et la nature des parois vont
conditionner son isolement thermique.

2. Les modes de propagation :

L’extension du feu s’effectue par transport d’énergie du :

- Au rayonnement : apport de chaleur aux matériaux voisins du foyer.


- A la convection : transfert de chaleur par mouvement ascendant d’air réchauffé.
- A la conduction : transfert de chaleur au sein d’un même matériau.
- Au déplacement de substances déjà en combustion (exemple : transmission du feu
dans les systèmes de ventilation).2

- 2
Cour de formation IFP précaution et prévention contre les risque d’incendie version
2005
[NOM DE L’AUTEUR] 6
PARTIE TEHORIQUE

CHAPITRE
2
Les critères généraux d’un réseau anti-
incendie

[NOM DE L’AUTEUR] 7
PARTIE TEHORIQUE

Pour la protection contre les scénarios d’incendie, on utilise dans les installations gaz/huile
un réseau fixe anti-incendie pour objectif de contrôler ou limiter la propagation d’un
incendie, contribuer à la protection de la vie humaine et réduire ou limiter les dommages
causés aux : équipements de procédés, équipements de stockages, Tuyauterie, et aux
équipements de services inflammables.

I. Réseau incendie

Est un réseau installé pour limiter ou éviter la propagation de l’incendie, minimiser le


risque du personnel et réduire les dommages matériels.

1. Dispositions générales

Le réseau eau incendie doit être en boucle fermés et maillés dès la sortie de la pomperie avec
des vannes de sectionnement installées de façon :

 A pouvoir isoler, sur une distance ne dépassant pas les cents (100) mètres, toute
section affectée par une rupture ou travaux de maintenance.
 A ne pas mettre en nombre cumulé plus de 5 hydrants et RIA ou lances monitors hors
d’usage (à cause de cet isolement).

En outre le réseau d’eau d’incendie doit être aérien posé sur des massifs en béton. Il sera
enterré :

 Aux endroits de passage des véhicules


 Dans les cuvettes de rétention
 En tous points ou il risque d’être détruit par l’incendie

Au niveau des traversés de routes et des accès, des fourreaux doivent être utilisés pour éviter
les contraintes mécaniques. Aussi, les parties enterrées du réseau doivent disposer de système
de lutte contre la corrosion (en cas de revêtement, celui-ci doit être étendu à la partie aérienne
de 50 cm).3

 Implantation :

Le réseau eau incendie ne doit être implanté à :

 Moins de Vingt (20) mètres d’une cuvette de rétention


 Moins de Quarante (40) mètres des parois d’un bac de stockage.

- 3
Manuel de Critères généraux pour la protection active contre l’incendie dans les
zones de stockage des hydrocarbures liquides Sonatrach.

[NOM DE L’AUTEUR] 8
PARTIE TEHORIQUE

2. Source en eau

Le réseau incendie doit être constitué de deux réservoirs de stockage d’eau incendie
permettant d’assurer une autonomie de 2 x 12 heures au point nominal des pompes anti-
incendie. Ces bacs doivent pouvoir être alimentés à 100% de leur volume par une source
externe en une période ne dépassant pas Vingt Quatre (24) Heures.

Le seuil de niveau bas des réservoirs d’eau incendie sera fixé de manière à générer une alarme
en salle de contrôle quand le niveau d’eau dans le réservoir en service atteint les 50% de son
niveau nominal.

3. Pompes principales du réseau incendie

Il devra être prévu pour tout nouveau projet de pomperie anti-incendie un nombre de pompes
centrifuges qui permet, même en cas où une pompe de ce nombre est indisponible dans une
situation de sinistre, d’assurer au minimum 100% du débit d’eau nécessaire, déterminé selon
les conditions du paragraphe 8.

En d’autres termes, si N le nombre de pompe nécessaire pour assurer le débit requis, le


nombre de pompe à installer serait N+1.

La configuration de la pomperie doit être comme suit :

1. Soit deux (2) pompes ayant chacune la capacité de délivrer 100% du débit
requis. les moteurs d’entraînement des pompes sont électriques et diesel.
2. Soit un groupe de 03 pompes ayant chacune la capacité de délivrer 67% du débit
requis.
3. Soit, lorsque le débit requis dépasse la valeur de 1000 m 3/ heure, de 03 pompes
ayant chacune la capacité de délivrer 50% du débit requis.

Pour ces deux dernières configurations, il faut prévoir deux moteurs Diesel et un moteur
électrique. Toutefois, s’il y a existence de deux sources d’alimentation électrique
indépendantes, il possible d’envisager une configuration à deux pompes entraînées par des
moteurs électrique et la troisième par un moteur thermique type Diesel.

La pression de refoulement est telle que dans les conditions d’un feu dimensionnant (tel que
décrit au paragraphe 8)le réseau est à même de fournir à l’équipement le plus éloigné
(Hydrant, RIA pu lance monitor) le débit nominale de cet équipement (fournit le fabricant) à
la pression 8 bars.

Leur démarrage est automatique par chute de pression importante dans le réseau (ouverture de
d’hydrants ou autres d’incendie), l’arrêt est uniquement manuel.

La pression maximale est fixé par la nature des matériaux des équipements constituant le
réseau (Brides, pipe, accessoires etc.).
[NOM DE L’AUTEUR] 9
PARTIE TEHORIQUE

L’installation des pompes principales doit être conforme aux prescriptions de la norme
NFPA.4

4. Pompes auxiliaires

La pomperie incendie doit être équipée de deux pompes (2X100%) de capacité nominale de

30 m 3/ heure, dites « Pompes Jockey » dont la fonction est de maintenir le réseau sous
pression.

En situation normale, le réseau d’eau incendie est maintenu en permanence et de façon


automatique en pression (pression minimum de 8 bar en tout point du réseau) au moyen de
l’une de la pompe jockey, l’autre étant en secours. Les pompes jockey sont permutées
manuellement par l’opérateur de façon périodique (typiquement chaque semaine).

L’installation des pompes auxiliaires doit être conforme aux prescriptions de la norme NFPA
20

5. Accessoires de la tuyauterie du réseau d’incendie

Pour accomplir sa fonction de lutte contre l’incendie convenablement, le réseau d’eau


d’incendie doit comporter certains accessoires tels que :

a. Les Vannes de sectionnement

Leur but, comme indiqué ci-dessus, est de permettre l’isolation de n’importe qu’elle partie du
réseau en cas de nécessité, tels que des travaux de réparation, d’entretien ou de vérification.

Leur emplacement ainsi que leur répartition doivent être très bien étudiés pour pouvoir
maîtriser n’importe quel tronçon du réseau pendant l’exploitation du système.

Leur nombre dépend de l’étendue du réseau. Il doit être suffisant.

Leur emplacement à chaque intersection est comme indiqué dans les schémas ci-dessous
dans le respect de la règle Nb vannes = Nb branches – 1

Figure 2 : Les vannes de sectionnement de réseau d’incendie

4
- Standard for the Installation of Stationary Pumps for Fire Protection NFPA 20 version 2007

[NOM DE L’AUTEUR] 10
PARTIE TEHORIQUE

Elles doivent être du type approuvées et conforme aux normes en vigueur régissant le
domaine d’application.

Elles doivent être visibles et facilement accessibles en cas de besoin et doivent être du type
indicatrices de position (fermée/ouverte). La signalisation des vannes installées dans des
regards doit être apparente, ces dernières nécessitent une attention particulière notamment les
risques d’être couvertes totalement par le sable (régions du sud), ou l’obstruction du regard.

b. Les Clapets anti-retour

Comme leur nom l’indique, ils permettent la circulation de l’eau uniquement dans un sens. Ils
doivent être installés sur :

 la tuyauterie de refoulement des différentes pompes du réseau


 la tuyauterie des différents piquages du réseau

c. Les Indicateurs de pression

Le but de leur utilisation est d’indiquer la pression dans le réseau .Ils doivent avoir une
échelle de mesure de pression (bar).

Ils sont d’une grande utilité pour le contrôle visuel du réseau.

Leur installation sera utile sur :

 la tuyauterie de refoulement des pompes du réseau


 à proximité de certains poteaux d’incendie à risque

d. Les armoires d’incendie

Ceux sont des équipements, conçus pour le stockage de certains matériels d’intervention en
cas d’incendie.

Leur utilisation a pour but de :

 préserver le matériel de lutte contre l’incendie


 gagner du temps en cas d’incendie

Elles doivent être installées à proximité des prises d’eau (bouches / poteaux).

Elles sont peintes en rouge.

Elles doivent être fermées constamment en situation normale.

Elles sont équipées d’une glace conçue pour leur ouverture en cas d’incendie (Brise-glace).

[NOM DE L’AUTEUR] 11
PARTIE TEHORIQUE

Le matériel d’intervention à stocker dans ces armoires doit faire l’objet d’une étude dans
laquelle, il faut considérer les facteurs suivants :

 la nature de la prise d’eau à proximité de laquelle l’armoire est installée


 Hydrant
 la surface à protéger
 la distance entre prise d’eau et point d’attaque.

D’une manière générale, les armoires doivent être installées entre tous les deux Hydrant et
leur l’intérieur doit comprendre le matériel d’intervention suivant :

 01 Tuyau DN 100 de 20 mètre de longueur.


 01 Division avec robinet DN 100 par deux sorties DN 65
 02 Tuyaux de DN 65 mm de 20 mètres de longueur
 02 Lances à débit variables DN 65 (Débit allant d'une centaine à au
moins 500 à litres/minutes à 8 bars)
 01 Division avec robinet DN 65 par deux sorties DN 40
 02 Lances à débit variables DN 40 (Débit allant jusqu’à 500
litres/minutes à 8 bars)
 02 Tuyaux de DN 40 mm de 20 mètre de longueur
 Division avec robinet DN 65 par deux sorties DN 40
 02 clés Tricoises en bronze universelles
 01 Hachette
 01 pelle

6. Les prises d’eau

Ceux sont des appareils destinés à être installés et répartis sur toute la tuyauterie du réseau
d’eau d’incendie.

Ils ont pour but de permettre aux agents d’intervention d’utiliser l’eau sous pression du réseau
incendie.

Leur nombre et leur répartition doivent faire l’objet d’une étude approfondie dans laquelle il
faut tenir compte des deux facteurs importants suivants :

 le risque à protéger
 la surface à couvrir

Généralement, ces prises d’eau comprennent :

 les Hydrants
 les Robinets Incendie Armés (RIA)
 Les Lances Monitors

[NOM DE L’AUTEUR] 12
PARTIE TEHORIQUE

a. Hydrants

Les poteaux d’incendie seront raccordés au réseau d’eau incendie, le débit minimal des
hydrants est de 1000 l/mn

 Implantation des hydrants

Les poteaux d’eau incendie seront raccordés à des distances de 40 mètres

Cependant, ils peuvent être, dans certains cas particuliers, plus rapprochés.

Ils doivent, dans tous les cas, être situes au moins 30 mètres des unités de
production, et leurs alentours ils doivent être déragés et permettre l’évolution sans
gêne, des véhicules d’interventions.

Des plots de protection, pour les poteaux d’eau incendie, devront être discutés
avec l’ingénieur HSE chargé du projet.

 Construction des hydrants

Les poteaux d’eau incendie utilisés sont ceux comportant deux (02) sorties de 100
mm de diamètre chacune avec :

1. Raccords systématique avec bouchons et chaînettes


2. Une vanne pied de poteaux de diamètre 6 ‘’
3. Une vanne 4’’ pour chaque sortie

Les vannes devront être de type ¼ de tour et devront résister à une pression d’épreuve,
représentant 200 %de la pression maximale de service.

b. Robinets d’incendie armés (RIA)

Les Robinets d’Incendie Armés (RIA) devront être constitues par :

1 Un dévidoir fixé sur un poteau ou autre.

2 Un tuyau semi-rigide de 30 mètres de longueur et de 45 mm de diamètre.

3 Une lance de 45 mm DSP/AR pouvant établir un jet diffusé et un jet plein.

Le débit devra être de 200l/mn à 8 bars. La portée utile devra être de 15 mètre au
minimum

Un dispositif protégeant le tuyau des effets sous le soleil devra être prévu.

[NOM DE L’AUTEUR] 13
PARTIE TEHORIQUE

 Implantation

Les RIA sont nécessaires dans toutes les installations de processus, colonnes,
fours, séparateurs, aéroréfrigérants, unité de compression, etc.

Les RIA doivent être implantées de manière à pouvoir atteindre n’importe quel
point des unités avec un minimum de trois (03) lances simultanément

c. Monitors

Les Monitors fixes doivent être mixte (Eau et Mousse).Ils devront permettre
d’atteindre avec le jet plein à l’eau ou à la mousse les parois de bacs de stockage
depuis leur emplacement. La portée des Monitors ne peut en aucun cas être inférieure
à 50mètres avec un débit de 3000l/mn à 7 bars.

Chaque cuvette de bac stockage devra disposer, au moins, de quatre lances


monitors.

Une réserve de 1500 litres d’émulseur devra être installée auprès de chaque lance
Monitor. La réserve d’émulseur devra être abritée (protégée) du soleil.5

d. couronnes d’eau

Tous les bacs de stockage d’hydrocarbures liquides doivent être équipés de deux demi
couronnes d’eau assurant un débit mixte eau/émulseur de 15 L/ min.ml.
L’installation des couronnes d’eau, pour les bacs de stockage, doit être conforme aux
prescriptions de la norme NFPA.6

7. Réseau mousse

Tous les réservoirs d’hydrocarbures liquides doivent être reliés par une ou plusieurs
lignes à la pomperie incendie.

Dans le cas où la distance est supérieur à 300 m, des stations locales des stations
locales de mousse au niveau des zones de stockage de capacité minimale qui
correspond au volume nécessaire pour

 éteindre, en vingt minutes, un feu sur le réservoir le plus important, avec un taux
d’application de 5 l/ min.m2, tout en assurant son refroidissement avec un taux

5
- Référentiel distances de sécurité Sonatrach.

6
- Standard for the Installation of Foam-Water Sprinkler and Foam-Water Spray
Systems NFPA 16version 2003

[NOM DE L’AUTEUR] 14
PARTIE TEHORIQUE

d’application de 15 l /min.m2 et la protection des réservoirs voisins menacés. Pour


les bacs à toit flottant, il faut considérer un feu de joint avec un Taux
d’application d’extinction de 12,2 l/ min.m2
 éteindre, pendant 60 minutes au minimum, un feu sur la plus grande cuvette en
projetant de la mousse avec un taux d'application de solution moussante de5 l/
min.m2

Ces réserves d'émulseur doivent être placées en des endroits judicieusement choisis et
constitués de manière à pouvoir être rapidement et facilement mises en œuvre.

a. Boite à mousse

Tous les bacs de stockage d’hydrocarbures liquides doivent être équipés de chambre à mousse
assurant un débit de solution moussante de 5 l/min.m2.

L’installation des boites à mousse doit être conforme aux prescriptions de la norme NFPA 11

Le nombre de boite à installer est fonction du diamètre du bac à protéger conformément au


tableau ci-dessous.7

Diamètre du Bac (Mètre) Nombre de Boite

Jusqu’à 24 mètre 2

De 24 à 36 3

de 36 à 42 4

De 42 à 48 5

b. Générateur de déversoir à mousse

Toutes les cuvettes de rétention de bac, contenant des hydrocarbures liquides, doivent
disposer de Générateur de Déversoir à Mousse, relié au circuit mousse et pouvant assurer un
taux d’application de 5 l/min.m2

c. Déversoir à mousse

Les joints des bacs à toit flottant doivent être dotés de déversoirs de mousse assurant un débit
d’application de 12l/min.m2 de la surface du joint. L’installation de dispositif anti incendie
doit être conforme aux prescriptions de la norme NFPA.

7
- Standard for Low-, Medium-, and High-Expansion Foam NFPA 11version 2005

[NOM DE L’AUTEUR] 15
PARTIE TEHORIQUE

II. Calcul de la demande en eau et en émulseur

Le calcul en besoins en eau incendie et en émulseur pour les installations de stockage des
hydrocarbures liquides permet de :

 Définir les caractéristiques des pompes d’eau incendie et la capacité des bacs de
stockage correspondant,
 Définir les caractéristiques des pompes d’émulseur et le volume du stockage
d’émulseur à installer.

La demande en eau est calculée à partir d’un taux d’application et d’une surface/longueur à
protéger (surface d’une cuvette, surface et périmètre de bac).

Selon le cas de figure, la protection est assurée par une application d’eau ou par une
application mixte eau plus émulseur.

Dans le cas d’une application d’eau, la demande calculée correspond à une demande en eau.

Dans le cas d’une application mixte eau + émulseur, la demande calculée correspond à une
demande en solution moussante. Par conséquent, dans ce cas de figure, la demande en eau est
égale à 94% de la demande calculée et la demande en émulseur est égale à 6% de la demande
calculée. (NB : Le calcul est basé ici sur une concentration en émulseur de 6%).

La note de calcul doit être basée sur le scénario correspondant à un feu de bac et de cuvette
sur le bac le refroidissement des bacs voisins situés à une distance de moins de 30 m des
bords de sa cuvette de rétention. Il est évident, dans le cas de figure de plusieurs bac, de
prendre le scénario le plus dimensionnant (c'est-à-dire celui qui nécessite les plus grands
débits en eau et en émulseur).8

Les moyens en eau et en émulseur à considérer pour ce scénario sont :

 Actionnement des couronnes de refroidissement des bacs avoisinants avec un taux


d’application en eau de 15l/ min.ml
 Actionnement des Boites à mousse (ou déversoir à mousse pour le cas d’un bac à toit
flottant) avec un taux d’application de 5 l/min.m2 (12 .5 min.m2 pour le cas du joint du
toit flottant).
 Mise en œuvre des générateurs déversoirs de mousse pour l’extinction du feu de
cuvette avec un taux d’application de 5 l/ min.m2
 Mise en œuvre de 2 Hydrants pour un débit de 1000 litre/minute chacun pour
l’alimentation du camion anti - Incendie.

8
- Manuel de formation réseau incendie et mousse Total

[NOM DE L’AUTEUR] 16
PARTIE TEHORIQUE

 Mise en œuvre de deux lances monitors (Eau/mousse) pour un débit de 3000 l/min
chacune

Une marge de 15% est appliquée sur les débits calculés afin de pallier les déséquilibres

Hydrauliques du réseau et les potentielles pertes liées aux effets du vent, etc.

La marge de 15% n’est pas applicable à la provision pour l’alimentation du camion..

Le débit d’eau calculé sur la base de ce scénario constitue le débit nominal de la pomperie
anti-incendie.

La capacité des bacs de stockage d’eau anti incendie (2X100%) est déterminée à partir de
débit. Si la valeur de ce débit en M3/Heure est Q. La capacité de chaque bac, pour une
autonomie de 12 heures, est 12Q.

De même, le débit d’émulseur calculé constitue le débit nominal requis qui doit être fourni
par une pompe émulseur ou des stations conçues à cet effet (USD, par exemple).

 Quantité de mousse

Comme mentionné dans le paragraphe IV. 7 la quantité de mousse à prévoir correspond au


volume nécessaire à

 éteindre, en vingt minutes, un feu sur le réservoir le plus important, avec un taux
d’application de 5 l/ min.m2, tout en assurant son refroidissement avec un taux
d’application de 15 l / min.ml et la protection des réservoirs voisins menacés. Pour les
bacs à toit flottant, il faut considérer un feu de joint avec un Taux d’application
d’extinction de 12,2/ l / min.m2

 éteindre, pendant 60 minutes au minimum, un feu sur la plus grande cuvette en


projetant de la mousse avec un taux d'application de solution moussante de 5 l/ min.m2

III. Dimensionnement du réseau anti incendie

L’analyse hydraulique pour le dimensionnement du réseau incendie pour la protection de la


zone de stockage des hydrocarbures liquides doit être menée en 3 étapes distinctes :

 Etape 1

Modélisation de chaque système des couronnes de refroidissement des bacs, pris


individuellement, depuis la vanne jusqu’aux pulvérisateurs .Cette étape a pour but de

[NOM DE L’AUTEUR] 17
PARTIE TEHORIQUE

vérifier les dimensionnements de tuyauterie et de déterminer les caractéristiques


requises de pression et de débit pour le système concerné.

 Etape 2

Modélisation du réseau maillé eau incendie, incluant les pompes

Le scénario feu défini dans la demande en eau est simulé en assignant à chaque système de
déluge concerné les valeurs de débit déterminées à l’étape 1. On vérifie ensuite que :

 La pression disponible à la vanne de déluge est compatible avec la pression requise ;


 Les vitesses obtenues dans le réseau maillé restent inférieures à la valeur limite fixée
qui de 3 m/s
 Dans les conditions du feu dimensionnant (tel que décrit au V) le réseau est à même de
fournir à l’équipement le plus éloigné (Hydrant, RIA pu lance monitor) le débit
nominale de cet équipement (Donné fournisseur) à la pression 8 bars9

- 9
Manuel de Critères généraux pour la protection active contre l’incendie dans les
zones de stockage des hydrocarbures liquides Sonatrach.

[NOM DE L’AUTEUR] 18
PARTIE PRATIQUE

LA PARTIE
PRATIQUE

19
PARTIE PRATIQUE

CHAPITRE
1
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE

20
PARTIE PRATIQUE

I. Présentation de Sonatrach DP

SONATRACH est la compagnie nationale algérienne pour la recherche, la production, le


transport par canalisation, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures
dérivés. Elle intervient également dans d’autres secteurs tels que la génération électrique, les
énergies nouvelles et renouvelables et le dessalement d’eau de mer. Elle exerce ses métiers en
Algérie et partout dans le monde où des opportunités se présentent.

II. Présentation de la région de Haoud Berkaoui

La direction d’Haoud Berkaoui fait partie de la Division Production Amont de Sonatrach. Le


premier centre de traitement d’huile a été mis en service en 1967 ; aujourd’hui il existe 5
unités de traitement d’huile et 1 unité de traitement de gaz.
Le nombre des puits producteurs est de 95, dont 49 par gaz lift en vue de la récupération
secondaire. Pour améliorer la capacité de récupération, on a 28 puits injecteurs d’eau.
Chaque centre de production reçoit du brut, provenant de divers puits, le stabilise, le
stocke dans des bacs pour l’expédier.
Le gaz récupéré de la stabilisation est comprimé et acheminé vers l’usine de traitement de gaz
de Guellala (UTG/GLA) qui en soutire du GPL, du gaz de vente et du gaz-lift.

 Situation géographique

La région de Haoud Berkaoui représente l'une des dix principales zones productrices des
hydrocarbures algériens. Elle fait partie du bassin Oued Miya qui se situe au Nord-est du
Sahara algérienne et dont configuration est celle d’une dépression NESO.
Sur la route n° 49 dite pétrolière reliant Ghardaïa à Hassi Messaoud, elle se localise :
• 35 km du sud-ouest d’Ouargla.
• 100km à l’ouest de Hassi Messaoud.
• 770km au sud-est de la capitale Alger.1

Figure 3 : Situation géographique de la région HBK

1
Manuel de sécurité Centre De Production Guellala Haoud Berkaoui.
21
PARTIE PRATIQUE

La région de Haoud Berkaoui se compose de plusieurs champs producteurs d’hydrocarbures,


occupant une superficie totale estimée à 6000 km2. Afin de faciliter l’exploitation de ces
champs, la direction régionale Haoud Berkaoui a été divisée en plusieurs champs distincts:

Champs Activité Capacité de


production

Champs de Haoud 1. Traitement d’huile 4463,68 T/J De


Berkaoui (HBK) 2. Stockage et expédition de pétrole brut
3. Récupération de gaz torchés,
compression et expédition du gaz vers
Guellala.
4. Traitement des eaux huileuses
5. Injection d’eau dans le gisement pour
le maintien de
pression dans le réservoir.

Champs Guellala centre 1. Traitement d’huile


(GLA) 2. Stockage et expédition brut 1424 T/J de brut
3. Récupération des gaz torchés 228 T/J de GPL
4. Traitement gaz, compression,
séparation, séchage, refroidissement,
fractionnement (C5), stockage
GPL(C3), expédition GPL(C3)
5. Traitement des eaux huileuses
6. Injection d’eau dans le gisement pour
le maintien la pression dans le
réservoir.

Champs de Benkahla 1. Traitement de brut primaire en PH,


(BKH) expédition vers CP/HBK 2173,31 T/J de
2. Récupération des gaz torchés, brut
compression et expédition du gaz ver
UTG/GLA
3. Traitement des eaux huileuses

22
PARTIE PRATIQUE

III. Description du centre de production de Guellala

L'usine de traitement de gaz UTG de GUELLALA est conçue pour la récupération des gaz
associés issus de la séparation du pétrole brut HP, MP et BP des champs de HBK, GLA et
BKA au lieu d'être torchés. Elle a pour but de produire:

1. le gaz commercial
2. Le GPL
3. Le gaz lift
4. Le condensat

a. Activités :
 Traitement huile, séparation, stockage et expédition brut
 Traitement gaz, compression, séparation, séchage, refroidissement
 Fractionnement (C5), stockage (C3+) expédition GPL (C3+)
 Traitement des eaux huileuses
 Superficie totale: 128 700 m2
 Surface bâtie: 33 683 m2
 Produits stockés: Brut et GPL

b. Installations principales:
 Unités de séparation et traitement d’huile
 Boosting de GLA : pour envoyer le gaz vers l’UTG.
 L’UTG : pour récupérer le gaz torché et le gaz associé issu de la séparation du pétrole
brute pour produire le gaz commercial, le GPL, le gaz lift, et le condensât.
 L’unité d’injection d’eau : pour injecter l’eau et maintenir la pression du gisement.
 L’unité de déshuilage : pour récupérer de l’huile et pour la protection de l’environnement
 Stockage et expédition

IV. Protection contre l’incendie au centre de production Guellala


Généralité :
La protection des installations de Guellala s’articule autour des systèmes suivants :
a. le système de détection Feu et Gaz: qui a pour objectifs de détecter au plus tôt toute
situation dangereuse et anormale, d’avertir et alerter le personnel et les personnes
présentes dans l’environnement proche de l’unité et d’initier les actions visant à
maîtriser ou limiter les conséquences de l’incident détecté.
b. la protection passive contre l’incendie (PFP):qui constitue le premier niveau de
protection contre le feu dans le site de Guellala. Elle a pour objet de fournir une
protection contre les effets directs d’un incendie (feu de nappe d’hydrocarbures) par
application d’un revêtement particulier présentant des propriétés de résistance / tenue au
feu.

23
PARTIE PRATIQUE

c. la protection active contre l’incendie (AFP) : permettant d’assurer un refroidissement


des équipements et éviter la propagation d’un feu sur des zones adjacentes. La
philosophie retenue et les moyens mis en œuvre pour la protection active font l’objet du
présent document.

V. Système mise en œuvre pour la protection active contre l’incendie

Guellala dispose :
 D’un réseau maillé d’eau incendie et d’une pomperie d’eau incendie, plus les
accessoires liée au ce réseau
 un réseau d’émulseur alimenté en émulseur à partir d’une réserve centrale
d’émulseur pour assurer la protection des bacs de stockage d’huile.
La protection active contre l’incendie de Guellala est réalisée à partir des moyens suivants :
 Systèmes fixes pour protection des réservoirs de stockage : canons à mousse,
 Déversoirs à mousse, demi-couronnes de refroidissement et boites à mousse,
 Lances monitor avec réserve individuelle d’émulseur,
 Systèmes fixes alimentés en eau incendie : Poteaux incendie, Robinets Incendie
Armés,
 Véhicules de lutte contre l’incendie,
 Moyens mobiles et portables (extincteurs),
 Systèmes d’extinction par gaz inerte,
 Systèmes d’extinction à poudre,
En fonction de la nature de l’incident à combattre, un ou plusieurs systèmes pourront être
mise en œuvre.2
VI. Réseau anti incendie Guellala
1. Alimentation en eau :

 Un puits d’eau a proximité de l’installation


 les puits de l’utilité pour l’injection d’eau

Figure 4 : L’alimentation en eau du réseau anti-incendie de GLA

2
Manuel de sécurité Centre De Production Guellala Haoud Berkaoui.
24
PARTIE PRATIQUE

Stockage d’eau

 2 back de 2000 m3 pour chaque bac


 Un bac additionnel de 540 m3

2. Reserve en émulseurs :

Endroit Reserve
Zone de stockage 17 futs* 200 (L) + réservoir de 6000 (L)
Magazine 05 futs * 200(L)
RGA 03 réservoirs du 1000 (L)

3. Pomperie :
 Deux pompes principales centrifuge électrique GMP 450 et EP 350
 Deux pompes jockey centrifuge électrique
 Une pompe diesel P820

Pompes Debit ( m3/ h ) Pression (bar) Hauteur (m)


GMP 450 450 11.7 119.7
EP 350 350 12.7 130
Pompes jockey 30 / /
P 820 75 11.67 120

Figure 5 : La pomperie du réseau anti-incendie de GLA

25
PARTIE PRATIQUE

4. Moyens mise en œuvre dans la zone de production :

Paramétré Hydrants Dévidoir Canon mixte Lance


monitoire

Paramétré

UTG+RGA 18 08 03 04

UTH 07 01 02 00

LE V505 est équipé d’une couronne de refroidissement

5. Moyen mise en œuvre zone de stockage

hydrants Chambre à Déversoir canon Lance

de refroidissement
mousse monitoire
Bac R301 04 03 04 03 00

Couronne
Bac R302 02 03 00 01 00
Bac R303 06 03 00 01 00
Wash tank 02 01 00 00 00
Sphère 10 00 00 00 02
T703
A/B
Total 24 10 04 05 02

Moyen Débit (l/min)


Canon 3000
Déversoir 60

26
PARTIE PRATIQUE

Figure 6 : Les moyens du réseau anti-incendie mise en dans la zone de stockage de


GLA

Figure 6 : Les moyens du réseau anti-incendie mise en œuvre dans la zone de stockage de
GLA

27
PARTIE PRATIQUE

CHAPITRE
2
Etudes de cas
1
Calcule de quantité d’eau et d’émulseur nécessaire pour la zone
de stockage huile dans deux scénarios

2
Etude de cas application de la méthode APR sur le four H850

28
PARTIE PRATIQUE

Etude de cas 1 : Calcule de quantité d’eau et d’émulseur nécessaire pour la


zone de stockage huile
La zone de stockage huile Guellala contient 3 bac de stockage a toit fixe R301 - R302 - R303

Chaque bac est capacité de stockage de 5000 m3, de diamètre de 24 m et une hauteur de10.8m

Chaque bac équipé par 3 chambres à mousse

Chaque bac entouré par une cuvette de rétention d’une capacité de 100% de contenant du bac
(45.25m×45.25m) chaque cuvette est équipé avec 4 déversoirs de mousse

C’est une étude de calcule de quantité d’eau et d’émulseur pour deux scenarios

Scenario1 : un feu de bac on prend le bac 302 qui es entre les deux autres bacs

 Le besoin d’émulseur est pour la fabrication de mousse pour l’extinction de feu avec
une intervention à l’intérieur du bac à partir des chambres à mousse
 Le besoin d’eau est pour la fabrication de la mousse d’intervention et le
refroidissement des bacs voisinent 301 et 303

Scenario 2 : un déversement complet d’huile au niveau du bac 303 et un feu de cuvette de


rétention

 Le besoin d’émulseur est pour la fabrication de mousse pour l’extinction de feu avec
une intervention au niveau de la cuvette à partir des déversoirs de mousse
 Le besoin d’eau est pour la fabrication de la mousse d’intervention et le
refroidissement de bac voisinent 302

I. Scenario 1
 Feu de bac R302
La Surface du bac R302 = 452,16 m2

Le taux d’application pour l’extinction: d’après la norme NFBA 11 est 5 L /min.m2

Le taux d’application pour le refroidissement : d’après la norme NFBA 11 est 15 L /min.m2

La concentration d’émulseur : 6 % d’après la qualité d’émulseur

La mousse à un bas foisonnement d’après NFPA 11 en prend foisonnement de 2.

La durée d’extinction d’après NFPA 11est 20 min

La durée de refroidissement on prend 30 min

29
PARTIE PRATIQUE

1. La quantité en émulseur qui devrait être stockée pour les chambres à mousse de
bac R302 :

La quantité de mousse nécessaire pour 1 mn:

Volume de mousse = (Surface du bac × Le taux d’application)

452,16 x 5 = 2260.8 litres

La quantité de solution eau émulseur nécessaire pour 1 mn:

Quantité d’émulseur = volume de mousse /le foisonnement


2260.8 / 2 = 1130.4 litre

La quantité en émulseur pour 1 mn:

Quantité d’émulseur = (6% volume eau émulseur)


1130.4×6 % = 67.83 L
La quantité en émulseur pour 20 mn:
20 x 67 ,83 = 1356 ,48 litres = 1,35 m3.
La quantité en émulseur nécessaire pour le fonctionnement des chambres à mousse de
Bac R 302 est :
1356,48litres d’émulseur = 1,35 m3
1,35 m3

2. Le débit minimal de chaque chambre à mousse (bac R302):

 La quantité de mousse nécessaire pour 1 mn:

En générale la mousse utilisé pour l’extinction des feux du pétrole (à l’aide d’une chambre à
mousse) est une mousse à bas foisonnement pour notre cas on va prendre foisonnement de 2.

V. mousse /V. solution eau émulseur = 2

V. mousse/1130.4 =2

V. mousse = 2×2260.8 = 2260,8 litres/min = 2,26 m3/min


Le débit minimal des chambres à mousse (bac R302):
2,26 m3/min = 135,6 m3/h
Le bac contiens 3 chambre a mousse donc
Le débit minimal de chaque cambre a mousse :

135.6 / 3 = 45,2 m3/h

30
PARTIE PRATIQUE

3. Quantité d’eau nécessaire pour l’extinction (extinction à mousse) :

Quantité d’eau nécessaire pour l’extinction = La solution eau émulseur en litres pour une
minute × 94% × la durée de l’incendie (20 min).

1130.4 × 94% × (20) = 21251,52L = 21,25 m3


La quantité d’eau nécessaire pour l’extinction

21,25 m3

4. Quantité d’eau nécessaire pour le refroidissement des installations voisines (eau


de système de déluge) dans 30 min:

Les installations voisines BacsR301 et R303:

Quantité d’eau = (surface latérale du bac × 2 × taux d’application × 30)


D’après la norme NFPA 15, Le taux d’application = 15 L/mn.m2
Le bac a les caractéristiques suivantes :

Diamètre Hauteur
(m) (m)

R 301 ou 24 10.8
R 303

Surface latérale totale du bac = ((24/2)×π×10,81) = 407, 32 m2

 Quantité d’eau nécessaire pour le refroidissement des bacs R301 et R303 :

407,32 × 15 × 30× 2 = 366588 L = 366,58 m3

La quantité d’eau de refroidissement

366,58 m3

31
PARTIE PRATIQUE

5. La quantité d’eau nécessaire pour le centre de Guellala selon le scenario 1 :

Eau d’extinction + eau de refroidissement.

21,25 + 366,58 = 387,83 m3

La quantité d’eau nécessaire pour le scenario 1

387,8 m3

II. Scenario 2

 incendie de la cuvette de rétention du bac R303

La Surface de la cuvette de rétention sans la surface du bac R303 = 1560 m2

Le taux d’application proposé : d’après la norme NFBA 11 est 5 L /min.m2

La concentration d’émulseur : 6 % d’après la qualité d’émulseur

La mousse à un moyen foisonnement d’après NFPA 11 en prend foisonnement de 20.

On prend la durée d’extinction60 min

La durée de refroidissement 70 min

1. Calcule de quantité de mousse nécessaire pour l’extinction de la cuvette dans

60min :

La quantité de mousse = Surface de la cuvette de rétention ×Le taux d’application × 60 min


(1560 × 5 × 60) = 468000 L
2. Calcule de quantité de la solution eau émulseur pour l’extinction

La quantité de solution eau émulseur = Quantité de mousse / le foisonnement


(468000 / 20) = 23400 L
3. Calcule de la quantité d’émulseur pour l’extinction de la cuvette R303 :

Quantité d’émulseur = (6% de la solution eau émulseur)

23400 × 6% = 1404 L

= 1,4 m3
32
PARTIE PRATIQUE

4. Quantité d’eau nécessaire pour l’extinction de la cuvette R303 (extinction à


mousse) :

Quantité d’eau nécessaire pour l’extinction = (94% de La solution eau émulseur)

23400 × 94% = 21996 L

= 22 m3

5. Quantité d’eau nécessaire pour le refroidissement des installations voisines (eau


de système de déluge) :

Les installations voisines Bacs R302

Quantité d’eau = (surface latérale du bac × taux d’application × le temps de refroidissement)


D’après la norme NFPA 15, Le taux d’application = 15 L/mn.m2

Surface latérale totale du bac = ((24/2) × π×10,81) = 407, 32 m2

 Quantité d’eau nécessaire pour le refroidissement des bacs R301 et R303 :

407,32 × 15 × 70 = 427686 L = 427,68 m3

La quantité d’eau de refroidissement

427,68 m3

6. La quantité d’eau nécessaire pour le centre de Guellala selon le scenario 2 :

Eau d’extinction + eau de refroidissement.

22 + 427,68 = 449,7 m3

La quantité d’eau nécessaire pour le scenario 1

449,7 m3

33
PARTIE PRATIQUE

III. Remarque
 La quantité d’eau stockée pour le centre de Guellala est : 40000 m3
 La quantité d’émulseur stocké à la zone de stockage au centre de Guellala est :
6000 L=6 m3
 La quantité d’eau nécessaire pour l’extinction d’incendie selon le scenario 1 au centre
de Guellala est : 387,8 m3
 La quantité d’émulseur nécessaire pour l’extinction d’incendie selon le scenario 1 au
centre de Guellala est : 1,35 m3
 La quantité d’eau nécessaire pour l’extinction d’incendie selon le scenario 2 au centre
de Guellala est : 449,7 m3
 La quantité d’émulseur nécessaire pour l’extinction d’incendie selon le scenario 2 au
centre de Guellala est : 1,4 m3

 La quantité d’eau stockée au centre de Guellala est suffisante pour l’extinction du feu
et le refroidissement des installations dans les deux scénarios.
 La quantité d’émulseur stocké à la zone de stockage au centre de Guellala est
suffisante pour l’extinction de feu dans les deux scénarios.

34
PARTIE PRATIQUE

Etude de cas 2 : Application de la méthode APR sur le four H850


1. Equipement étudié dans le scénario :
L’équipement étudié dans le scénario est un réchauffeur d’huile H-850 présent sur le train de
traitement de gaz.2+

Celui-ci se présente sous la forme d’un four dans lequel du fuel gaz est brulé pour réchauffer
de l’huile passant dans un serpentin. La température du four est de 290 C. l’huile alimente
certains échangeurs de chaleur tels que les rebouilleurs des colonnes.

L’autre four présent sur le site est le réchauffeur de gaz de régénération H-401. Le four H-850
est modélisé comme représentatif des deux fours, en raison de son volume majorant

2. Description de l’équipement :
Les caractéristiques du four H-850 sont reprises dans le tableau suivant

Caractéristiques Valeurs
Equipement Réchauffeur d’huile diathermique
Substance Gaz /gasoil
T service (C) 290
T calcul (C) /
P service four (bar) 8,9
P calcul four (bar) 19,5
Volume (m3) 201

Les bruleurs du four sont alimentés en fuel gaz par une ligne 2’’. L’alimentation en huile se
fait par des lignes de 6’’ qui sont connectées à l’entrée et à la sortie des lignes de 8’’.

Caractéristique de gasoil :

Caractéristique Valeur
T .point éclaire 55 C0
T .point ébullition 160-380 C0
T .auto inflammation 220 C0
Formule C11-C25

35
PARTIE PRATIQUE

3. Désignation de la méthode :
Analyse Préliminaire des Risques (APR)

Définition de la méthode

 L’APR vise à identifier pour un élément dangereux une ou plusieurs situations de


dangers.
 Le principe avantage de l’Analyse Préliminaire des Risques est de permettre un
examen relativement rapide des situations dangereuses sur le four H-850.

Par rapport aux autres méthodes, elle apparait comme relativement économique en terme de
temps passé et ne nécessite pas un niveau de description du système étudié très détaillé.

01 02 03 04 05 06 07

Equipement Evénement cause Conséquence Moyen de Maitrise de Proposition


indésirable prévention conséquence d’amélioration

4. Application de la méthode analyse préliminaire de risque (APR) :


Equipement Evénement Cause Moyen de Conséquence Maitrise de Proposition
indésirable prévention conséquence d’amélioration
Four Fuite de Corrosion Alarme1 : Incendie Réseau Changement de
gasoil Température incendie substance
Fissure de de paroi Dégât réchauffé par
serpentin supérieure à matériel Arrêt un autre (T
400 C0 d’urgence .auto
Effet domino inflammation˃
Alarme 2 : 290 C°)
Température Perturbation
cheminée de la Installée un
supérieure à production couronne de
800 C0 refroidissement
à l’extérieur de
four

Installée des
détecteurs de
flammes

Installée un
système de
l’injection de
l’azote

Installé une
cuvette de
rétention en
bas du four

36
PARTIE PRATIQUE

5. Recommandations :

Il est recommandé de changer la substance réchauffée(le gasoil) par une autre


substance qui a une température d’auto inflammation ˃ 290C° pour éviter
l’inflammation directe de la substance en cas de contact à l’air.
Installation d’un système d’injection de gaz inerte (azote ou CO2) pour une extinction
efficace et rapide
En cas d’un incendie, l’équipement le plus important pour la protection est l’enceint
de four donc il est recommandé de placer un système de déluge (des couronnes de
refroidissement) sur les parois du four, le système permet aussi de protéger les autres
installations voisines.
Installé des détecteurs de flamme à l’extérieur du four pour une détection rapide de
l’incendie
L’installation d’une cuvette de rétention sert à éviter les déversements de produit
enflammé, la propagation de l’incendie (réduire la probabilité d’un effet domino) et
protection aussi de l’environnement contre la pollution lithosphérique.
 Dans le cas d’installation d’une cuvette de rétention il est aussi recommandé
d’installer un système de déversement de mousse pour le contrôle rapide d’un
incendie au niveau de la cuvette.

Figure 7 : Le four H-850 de GLA

37
PARTIE PRATIQUE

Conclusion

Pour faire face au risque d’incendie il est primordial d’avoir une bonne connaissance
sur ce dernier, les zones de danger, l’importance du réseau anti-incendie dans les installations
gaz/huile, et l’efficacité du choix de dispositifs utilisés pour la protection contre l’incendie
pour éliminer ou diminuer les effets de ce risque.

Le présent travail traite des études de cas pour savoir le besoin d’eau et d’émulseur en cas
d’incendie dans un bac de stockage et dans une cuvette de rétention, et une méthode d’analyse
des risques préliminaire.

Le stage pratique que nous avons effectué à SONATRACH-HBK au champ de


Guellala a été bénéfique, il nous a permis de compléter nos connaissances théoriques par leur
cohésion avec la pratique professionnelle. On a constaté que des mesures et des moyens
importants sont consacrés pour la sécurité incendie avec quelques déviations enregistrées
dans la manière d’application de la norme NFPA :

● On a trouvé que la quantité d’eau nécessaire pour l’extinction du feu et le


refroidissement et suffisante par rapport à la quantité d’émulseur nécessaire.
● Dans l’application de la méthode APR sur un four, on a trouvé que les moyens de
sécurités ne sont pas suffisants.
Au terme de notre étude on peut conclure que l’importance du réseau anti-incendie
dans les installations gaz/huile est dans l’efficacité du choix de dispositifs utilisés pour la
protection contre l’incendie. Donc il faut toujours mettre des mesures et des dispositifs
efficaces dans les installations gaz /huile pour protéger les équipements et éviter les
dommages des biens et l’homme et l’environnement, parmi ces dispositifs:

▪ Cuvette de rétention avec des déversoirs de mousse pour le control rapide d’un
incendie.
▪ Un système déluge pour éliminer la propagation de l’incendie aux autres
équipements.
▪ Des détecteurs pour la détection rapide.
▪ Il faut que la quantité d’eau et d’émulseur soit suffisante pour l’extinction du feu.

38
Conclusion

Pour faire face au risque d’incendie il est primordial d’avoir une bonne connaissance
sur ce dernier, les zones de danger, l’importance du réseau anti-incendie dans les installations
gaz/huile, et l’efficacité du choix de dispositifs utilisés pour la protection contre l’incendie
pour éliminer ou diminuer les effets de ce risque.

Le présent travail traite des études de cas pour savoir le besoin d’eau et d’émulseur en cas
d’incendie dans un bac de stockage et dans une cuvette de rétention, et une méthode d’analyse
des risques préliminaire.

Le stage pratique que nous avons effectué à SONATRACH-HBK au champ de


Guellala a été bénéfique, il nous a permis de compléter nos connaissances théoriques par leur
cohésion avec la pratique professionnelle. On a constaté que des mesures et des moyens
importants sont consacrés pour la sécurité incendie avec quelques déviations enregistrées
dans la manière d’application de la norme NFPA :

● On a trouvé que la quantité d’eau nécessaire pour l’extinction du feu et le


refroidissement et suffisante par rapport à la quantité d’émulseur nécessaire.
● Dans l’application de la méthode APR sur un four, on a trouvé que les moyens de
sécurités ne sont pas suffisants.
Au terme de notre étude on peut conclure que l’importance du réseau anti-incendie
dans les installations gaz/huile est dans l’efficacité du choix de dispositifs utilisés pour la
protection contre l’incendie. Donc il faut toujours mettre des mesures et des dispositifs
efficaces dans les installations gaz /huile pour protéger les équipements et éviter les
dommages des biens et l’homme et l’environnement, parmi ces dispositifs:

▪ Cuvette de rétention avec des déversoirs de mousse pour le control rapide d’un
incendie.
▪ Un système déluge pour éliminer la propagation de l’incendie aux autres
équipements.
▪ Des détecteurs pour la détection rapide.
▪ Il faut que la quantité d’eau et d’émulseur soit suffisante pour l’extinction du feu.
BIBLIOGRAPHIE

Bibliographie

- Cour de formation IFP phénomène de la combustion version 2005

- Cour de formation IFP précaution et prévention contre les risque d’incendie version

2005

- Manuel de Critères généraux pour la protection active contre l’incendie dans les zones
de stockage des hydrocarbures liquides Sonatrach.

- Standard for the Installation of Stationary Pumps for Fire Protection NFPA 20 version

2007

- Référentiel distances de sécurité Sonatrach.

- Standard for the Installation of Foam-Water Sprinkler and Foam-Water Spray Systems

NFPA 16 version 2003

- Standard for Low-, Medium-, and High-Expansion Foam NFPA 11 version 2005

- Manuel de formation réseau incendie et mousse Total

- Manuel de sécurité Centre De Production Guellala Haoud Berkaoui.


ANNEXE

Annexe 1
Plan AI Réseau
incendie centre de
production Guellala
ANNEXE

Annexe 2
Plan AI Réseau
incendie zone de
stockage centre de
Guellala
ANNEXE
STATION DE DESHUILAGE

4 "-EA -0 01-A1

3 "-AE-0 04-A1
09

1 "1 /2 -M A-005-A1
CHAMBRE
A VANNE
M S-218 D ETA IL B

R 204
S KID MO US SE
1"
R ES ER VO IR DE A N TI-IN CENDIE
G AS O IL

V OIR D ETAIL B 2"


2"

P 203 A
C O² 4" 1 "1 /2 -M A-004-A1

R 202 4x
3"
3" FILTRE
K20 2 A

S 202 S 207

R 203 S 208
S 204 FILTRE
K20 2 B

1 "1 /2 -M A-008-A1
S 206

P 2 02 A S 209
P 2 01 A

P 206 A P 206 B
P 2 01 B P 2 02 B

P 209
P 208

P 210

P 211
P OSTE DE CONTROLE

CHAMBRE
A VANNE

R EGARD
DE VIDANGE

1 "1 /2 -M A-007-A1
R E GARD
DE V I DANGE
P LATE-F ORME
CHAMBRE
A VANNE

R 207

R 201
EL+6.65

R 208

EL+5.40
4 "-EA -0 03-A1

6"-WF-8270-LT1

6"-MF-8280-LT1
8" PROJET
04

POMPE TRANSFERE DE WT VERS BAC


16 5°

8"
- W
F-
Ø24"

8 21
5-L
T1
05

8"-WF-8216-LT1

6"-WF-8270-LT1
6"-MF-8280-LT1
8" PROJET
6"-WF-8270-LT1
6"-MF-8280-LT1
8" PROJET

8"-WF-8219-LT1
8" PROJET
6"-MF-8280-LT1

02 6"-WF-8270-LT1
6"-WF-8273-LT1

6"-MF-8281-LT1
8" PROJET

6"-WF -8278-LT1
6"-M F -8282-LT1
6"-WF-8278-LT1
6"-MF-8282-LT1

8" PR OJET

CENTRE
8" PROJET

D'HUILE
POUR MACHINE TOURNANTE
STOCKAGE D'HUILE LUBRIFIANT

8 "-WF -8 21 9-LT1
6"-WF-8271-LT1

06
S2.A/MP

P.502.A
U. T. G
P.502.B

1"1/2-WF-8269-LT1
FILTRE

270° Ø4" 90° Ø10"

1"1/2-WF-8239-LT1
03

10"-WF-8259-LT1

1"1/2-WF-8238-LT1

+2400
PG2

6"-WF-8278-LT1
6"-MF-8282-LT1

DETAIL A

"
01
8" PROJET
P. 601A

P. 601B

Ø4

V 502
Ø6
"
Ø6
"
8"-WF -8265-LT1
6"-WF-8273-LT1
6"-M F -8281-LT1
6"-WF-8271-LT1

6"-WF-8271-LT1

8" PR OJET

K300
V 600
K 401A

10"-WF-8272-LT1 RED10"X8" Z-401


6"-M F -8283-LT1
RED 8"x6"
8" PR OJET

DALLAGE
K301
DALLAGE

V OIR DETA IL A

E301 E 605

2 1
E 606
E 403

E 402

BOOSTING
10"-WF-8259-LT1

07
POSTE TRANSFORMATEUR

C O²
4"-WF -8207-LT1

T 820 A
HT

34 5°

08
Ø 2"
3 2 8°
3° Ø2
31

20 "
"H
M

RESERVOIR DE GASOIL

290°
28 5° 2" DR
20" HMAIN
277 ° Ø6" T-850
3" EVENT

263° Ø6"

10" VERS BOURBIER


20
"1
40
°H
M

CHAMBRE
BOUTEILLE
C 02 ( A.I )
ARMOIRE
RO1D RO1C RO1B

SO1B C O²

10"-WF-8272-LT1
M FD PPE

3"X2"
VERS SYSTEME
D'EAU 'INDUSTRIEL

BUREAU

Point de rassemblement

PDF created with pdfFactory Pro trial version www.pdffactory.com


6"-WF-8270-LT1
6"-MF-8280-LT1
8" PROJET

8" PROJET
6"-WF-8273-LT1
6"-MF-8281-LT1

1 65 °
Ø24"

8" PROJET
D'HUILE
CENTRE
02

6"-MF-8282-LT1

6"-WF-8278-LT1

04
8" PROJET

6"-WF-8270-LT1
6"-MF-8280-LT1
S2.A/MP

6"-WF-8278-LT1
6"-MF-8282-LT1

8" PROJET

POUR MACHINE TOURNANTE


STOCKAGE D'HUILE LUBRIFIANT
6"-WF-8270-LT1
6"-MF-8280-LT1
8" PROJET

POMPE TRANSFERE DE WT VERS BAC


06

8" PROJET

6"-MF-8280-LT1

6"-WF-8270-LT1
8"
-W
F-
21 8
-L 5
1 T
PLAN DE REPERE

8"-WF-8216-LT1

05

8"-WF-8219-LT1 8"-WF-8219-LT1
Rév.
Date
Projet / AS-BUILT : ENGTP

EMISSION FINAL
Description
Vérifié
Approuvé

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Tableau de matière
Introduction……………………………………………………………………………. 1
La partie théorique
Chapitre 1 : définition de l’incendie
I- Généralité sur l’incendie…………………………………………………………….. 4
1-Définition de la combustion.…………………………………………………….. 4
2- Les classes des feux …………………………………………………………….. 5
II- Les types d’incendie………………………………………………………………… 5
III- Propagation de l’incendie………………………………………………………….. 6
1- Facteurs de propagation………………………………………………………..... 6
2- Les modes de propagation……………………………………………………..... 6
Chapitre 2 : Les critères généraux d’un réseau anti-incendie
I- Réseau Incendie……………………………………………….................................... 8
1- Dispositions Générales…………………………………………………………... 8
2-Source en eau…………………………………………………………………….. 9
3- Pompes Principales du Réseau Incendie………………………………………... 9
4- Pompes Auxiliaires………………………………………………………….….. 10
5- Accessoires de la Tuyauterie du Réseau d’Incendie…………………………..... 10
6- Les Prises d’Eau………………………………………………………………… 12
7- Réseau Mousse………………………………………………………………….. 14
II- Calcul de la Demande en Eau et en Emulseur……………………………………… 16
III- Dimensionnement du réseau Anti Incendie………………………………………... 17
La partie pratique
Chapitre 1 : présentation de l’entreprise
I- Présentation De Sonatrach DP………………………………………………………. 21
II- Présentation De La Région De Haoud Berkaoui…………………………………… 21
III- Description du Centre de production de Guellala centre…………………………... 23
IV- Protection contre l’incendie au centre de Guellala……………………………….. 23
V- system mise en œuvre pour la protection active contre l’incendie…………………. 24
VI- Réseau anti incendie Guellala……………………………………………………... 24
1- Alimentation en eau……………………………………………………………... 24
2- Reserve en émulseurs…………………………………………………………… 25
3-Pomperie………………………………………………………………………..... 25
4- Moyens mise en œuvre dans la zone de production…………………………….. 26
5- Moyen mise en œuvre zone de stockage………………………………………... 26
Chapitre 2 : Etude de cas
Etude de cas 1: Calcule de quantité d’eau et d’émulseur pour la zone de stockage 29
I-Scenario 1……………………………………………………………………………. 29
1- La quantité en émulseur qui devrait être stockée pour les chambres à mousse
de bac R302…………………………………………………………………………….. 30
2- Le débit minimal de chaque chambre à mousse (bac R302)…………………… 30
3- Quantité d’eau nécessaire pour l’extinction (extinction à mousse)…………….. 31
4- Quantité d’eau nécessaire pour le refroidissement des installations voisines….. 31
5- La quantité d’eau nécessaire pour le centre de Guellala selon le scenario 1…… 32
II-Scenario 2…………………………………………………………………………… 32
1. Calcule de quantité de mousse nécessaire pour l’extinction de la cuvette……. 32
2- Calcule de la solution moussante nécessaire pour l’extinction de la cuvette …. 32
3- Calcule de la quantité d’émulseur pour l’exécution de cuvette R303 …………. 32
4- Quantité d’eau nécessaire pour l’extinction de la cuvette R303 ………………. 33
5- Quantité d’eau nécessaire pour le refroidissement des installations voisines …. 33
6- La quantité d’eau nécessaire pour le centre de Guellala selon le scenario 2……. 33
III-Remarque…………..……………………………………………………………….. 34
Etude de 2 : cas application de la méthode APR sur le four H850…………………….. 35
1- Equipement étudié dans le scénario …………………………………………….. 35
2- Description de l’équipement…………………………………………………….. 35
3- Désignation de la méthode……………………………………………………… 36
4- Application de la méthode analyse préliminaire de risque (APR)……………… 36
5- Recommandations………………………………………………………………. 37
Conclusion……………………………………………………………………………... 38