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SYSTEMES D’EXTINCTION D’INCENDIE

I.GENERALITES ET RAPPELS
1. INTRODUCTION

Dès qu'un feu se déclare, des moyens qualitatifs et quantitatifs doivent permettre son
extinction le plus rapidement possible.
Pour ce faire, on emploie un certain nombre d'agents extincteurs qui peuvent être utilisés
de diverses façons.
Les agents extincteurs les plus couramment utilisés à l'heure actuelle sont les suivants:

 l'eau (avec ou sans additifs, en jet plein ou pulvérisé),

 la mousse

 le gaz carbonique (dioxyde de carbone),

 les poudres,

 les hydrocarbures halogénés (halons) - (supprimés et remplacés par d’autres


produits)

2 - PROCEDES D'EXTINCTION
L'existence d'un incendie est conditionnée par la présence simultanée d'un
combustible, d'un comburant et d'une énergie d'activation, schématisée par le
triangle du feu.

 Le triangle du feu permet de découvrir les moyens d'extinction : pour éteindre le feu, il
sera possible d'agir sur un ou plusieurs des trois éléments rassemblés.
 

On peut agir sur le comburant en


diminuant la teneur en oxygène
de l'air :
 
c'est l'ETOUFFEMENT

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On peut agir sur le combustible et
le comburant en les séparant par
une barrière mécanique étanche:

c'est l'ISOLEMENT

On peut agir sur le combustible en


bloquant les centres actifs:
c'est l'INHIBITION

On peut également agir sur


l'énergie d'activation :
c'est le REFROIDISSEMENT

 3 - LES AGENTS EXTINCTEURS


 3.1 L'EAU

C'est le produit extincteur le plus simple, le plus répandu et le moins coûteux.


L'eau est réservée aux feux de classe A.
L'eau pure est inefficace sur les feux de classe B, sauf pour les liquides
inflammables dont le point d'éclair est supérieur à 100°C.
Elle est dangereuse sur ceux de classe D.
Utilisée en jet plein, l'eau conduit l'électricité. Des précautions sont à prendre
contre le gel.
L'eau est un produit extincteur qui agit par refroidissement principalement. En
effet, un gramme d'eau liquide à 15 C libère 622 calories pour se transformer en
vapeur.
Le phénomène de vaporisation est amélioré si l'on utilise l'eau sous forme
pulvérisée.
Pour augmenter la valeur extinctrice de l'eau, on y ajoute des produits tensioactifs
ou "mouillants" (additifs). Le mouillant est un produit qui augmente les possibilités
de pénétration de l'eau (feux de classe A) et de ce fait il diminue les pertes de
liquide par ruissellement
NOTA: En plus du refroidissement, l'eau dans certains cas, agit par étouffement
(vapeur d'eau).
3.2. L' EAU + ADDITIF A.F.F.F. (A-3-F = Agent Formant Film Flottant)

L'utilisation d'un additif A-3-F permet de déposer un mince film d'eau à la surface
des hydrocarbures.
C'est un produit extincteur efficace sur les feux d'hydrocarbures, et bien sûr
toujours sur les feux de classe A. Le procédé d'extinction est ici l'isolement du
combustible par rapport au comburant. L'effet de refroidissement demeure.

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3.3. LA MOUSSE PHYSIQUE

La mousse physique est utilisée pour les extinctions des feux de classe B. La
mousse physique est une émulsion constituée de bulles gazeuses enveloppées
dans une paroi aqueuse. Cette mousse est obtenue avec de l'eau, de l'émulseur
et de l'air.
La mousse est un produit extincteur qui agit principalement en formant une
barrière mécanique étanche. Le procédé d'extinction est donc l'isolement. Elle a
également une action de refroidissement (due à l'eau).
3.4. LES POUDRES

Les poudres sont connues depuis longtemps. Leurs premières applications


remontent à la fin du siècle dernier, dans les mines, où on utilisait des poussières
de schistes pour éteindre les gaz enflammés à la suite des coups de grisou.
Les poudres sont traitées de façon particulière pour que:
- elles ne se transforment pas en grumeaux ou en blocs (traitement
aux stéarates ou aux silicones).
- le nuage obtenu à la sortie de l'appareil ne soit pas trop léger,
risquant ainsi d'être emporté par des courants de gaz ou d'air
provenant du foyer.
- la fluidité soit suffisante (fluidité proche de celle de l'eau).
Il existe plusieurs sortes de poudres:
- la poudre classique, à base de bicarbonate de soude, traitée aux
stéarates de calcium, efficace sur feux de classe B et C.
- la poudre polyvalente ABC, à base de sels ammoniacaux
magnésiens, traitée aux silicones, efficace sur feux de classe A - B
et C, ou souvent composée de sulfate d'ammonium et phosphate
monoatomique.
- les poudres spéciales utilisables pour les feux de métaux légers
combustibles - classe D. Ces poudres sont différentes selon le métal
à éteindre et sont à base de chlorures alcalins en général, ou sels
de potassium.
- les poudres "hautes performances" efficaces sur feux de classe B
et C.
Les poudres agissent par isolement I étouffement pour les feux de classe A, par
inhibition pour les feux de classe B et C et par étouffement pour les feux de classe
D. La poudre ne conduit pas l'électricité.
3.5. LE GAZ CARBONIQUE

Le gaz carbonique est un gaz inerte, encore appelé anhydride carbonique,


dioxyde de carbone, neige carbonique; sa formule chimique est C02. Il est réservé
aux feux de classe B et C.
A l'extérieur ou en milieu ouvert, il n'éteint pas les feux de classe A, il abat les
flammes mais reste sans action sur les braises.

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Dans les appareils sous pression (extincteurs par exemple) on le trouve à l'état
liquide jusqu'à 31,55°C. Au-dessus de cette température il est gazeux. Au-
dessous de - 570°C il est solide.
La pression et l'état du gaz carbonique varient en fonction de la température.
Température Pression Etat  
- 78°C Nulle solide  
- 57°C 5,2 bars solide, liquide, gazeux (point triple)

- 20°C 20 bars liquide  


+ 20°C 58 bars liquide  
+ 31,55°C 74 bars gazeux  
+50°C 170 bars gazeux  
Le gaz carbonique agit par étouffement. Lorsqu'il est projeté à l'extérieur de
l'extincteur il se détend ce qui abaisse sa température: il y a alors formation de
neige carbonique.
Lorsque cette neige arrive sur le foyer elle se transforme en gaz et diminue de
façon considérable la teneur en oxygène de l'air entourant le foyer, d'où action
d'étouffement. On admet qu'un tiers du contenu d'un extincteur CO2 se transforme
en neige. Les deux tiers restant servent d'agent porteur à la neige.
Malgré la température très basse à laquelle se forme la neige carbonique, le CO2
n'a que très peu d'action de refroidissement.
Le CO2 n'est pas toxique mais peut asphyxier par manque d'oxygène (risque
n'existant que sur les installations fixes). Il n'est pas conducteur de l'électricité, ne
craint pas le gel. Il n'est pas corrosif. On ne doit pas l'entreposer dans les locaux à
température élevée.
3.6. LES HYDROCARBURES HALOGENES (halons)
A l'extérieur ou en milieu ouvert, ils n'éteignent pas les feux de classe A: ils
abattent les flammes mais restent sans action sur les braises. Ce sont des
produits extincteurs qui agissent par inhibition.
Certains halons toxiques (bromure de méthyle, tétrachlorure de carbone) ont été
interdits par l'arrêté ministériel du 12 octobre 1960. Une liste limitative établie par
le Ministère de la Santé Publique, indique les halons qui peuvent être utilisés
comme agent extincteur. Les halons sont utilisables en présence de courant
électrique.Ils perdent leur efficacité à des températures supérieures car ils se
décomposent. à 800°C. Ils deviennent alors toxiques et corrosifs.S'ils sont utilisés
à l'intérieur, on doit ventiler énergiquement les locaux après usage. Les plus
répandus sont:
 LE DIFLUOROCHLOROBROMOMETHANE (halon 1211: CF2CIBr)
 LE TRIFLUOROBROMOMETHANE (halon 1301: CF3Br).
AGENTS DE REMPLACEMENT :INERGEN (N2 -52% / Ar -40% / C02 -8%)
ARGON ITE (N2 -50% / Ar -50%) ; FE13(CHF3 -100%)- ;FM -200 (C3HF7 - 100%)

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4. Notions sur le feu et classes de feu :
 Le feu est un phénomène de combustion rapide accompagné d'un dégagement important de
chaleur et de lumière.

Pour qu'un feu puisse se déclarer, trois conditions doivent être réunies:

-présence de matière combustible


- présence d'oxygène
- apport d'énergie d'ignition ou énergie d'allumage.
Ces trois conditions sont présentées schématiquement par le triangle du feu

En général, les combustibles mis en contact avec l'air, à la température ordinaire, ne réagissent
pas, il faut amorcer la réaction par exemple en élevant la température.
L'énergie nécessaire à cet effet est appelée énergie d'ignition.
La cible d'une installation d'extinction automatique sprinkler est principalement constituée par
le troisième coté de ce triangle.
Son action consiste à abaisser suffisamment la température développée par cette énergie pour
rompre la réaction engendrée par la mise en commun des trois éléments.

AGENTS CLASSE DE FEUX


EXTINCTEURS

  A B C D

Poudres   x x  

Poudres polyvalentes x x x  

Poudres spéciales       x

Eau-jet-plein x      

Eau-jet pulvérisé avec ou x x    


sans additif

Mousses physiques x x    

Vapeur d'eau   x    

Anhydride carbonique x x x  

Halons 1211 et 1301 x (7) x x  

Azote   x x  

Argon       x

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4. MOYENS D’EXTINCTION :

Les moyens d'extinction sont choisis parmi les suivants :


  points d'eau,
bouches et poteaux d'incendie,
appareils mobiles,
robinets d'incendie armés,
colonnes sèches et colonnes en charge,
déversoirs ponctuels,
installation d'extinction automatique ou à commande
manuelle,
Appareils mobiles : Extincteurs
Ces appareils situés de préférence dans les dégagements, en des endroits bien
visibles et facilement accessibles, ne doivent pas apporter de gêne à la circulation
des personnes. Ce sont généralement des extincteurs (éventuellement des seaux
pompes). Un extincteur est un appareil qui permet de projeter, sous l'effet d'une
pression intérieure, et de diriger un agent extincteur sur un foyer d'incendie. Cette
pression peut être fournie, soit par une compression préalable, soit par une
réaction chimique, ou la libération d'un gaz auxiliaire, soit enfin, par la manoeuvre
d'une pompe.
Sur chaque extincteur est indiqué la surface théorique qu'il peut éteindre.
D'autres éléments peuvent intervenir :
  la conductibilité électrique,
  la portée efficace,
  la sensibilité aux agents
extincteurs,
  la toxicité,
  les dégâts possibles,
  la conservation
Nombre d'extincteurs à prévoir :
En moyenne et pour des extincteurs de 9 litres à eau, pour les feux de classe A,
et 9 kg pour les feux de classe B, il faut :
  Pour les risques industriels : 1 appareil par 150 et fraction de 150 m2
  Pour le tertiaire : 1 appareil par 250 m2
La distance maximale à parcourir pour atteindre un extincteur est :
 10 mètres dans le premier cas et 15 mètres dans le second cas

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Robinets d'incendie armés (R.I.A.)
Un robinet d'incendie armé est un équipement de premier secours alimenté en
eau, pour la lutte contre le feu, utilisable par un personnel qualifié ou non.
Un robinet d'incendie armé se compose :
  d'un dévidoir à alimentation axiale,
  d'un robinet d'arrêt pour fermeture de l'alimentation,
  d'une longueur élémentaire de tuyau semi-rigide de 20 ou 30m
  d'une clé tricoise et de son support, le cas échéant,
  d'un seau et de son support,
  éventuellement d'une hache d'incendie.
Les robinets d'incendie armés sont de trois types : fixes, orientables, pivotants.
Dans chaque type, il existe trois diamètres nominaux : DN19mm, DN25mm,
DN40mm
 Installation
Les R.I.A., doivent être placés de préférence à l'intérieur des bâtiments, près des
entrées, au rez-de-chaussée, ou sur les paliers d'étage, de façon à être le plus
près possible, mais à l'extérieur des locaux à protéger. Le nombre et le choix de
leurs emplacements doivent être tels que toute la surface puisse être efficacement
atteinte.
On doit pouvoir atteindre tout point par au moins deux jets des R.I.A. Leur accès
doit être facile et leurs abords doivent être constamment dégagés.
 Alimentation, entretien et vérification
Le R.I.A. est alimenté par une canalisation d'eau desservie par conduite publique,
ou par réservoir élevé ou sous pression. La pression minimum doit être d'au
moins 2.5 bars, la pression maximum de 4.5 bars. Des essais mensuels doivent
être effectués et la pression relevée doit être inscrite dans un registre spécial.

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Colonnes sèches

Les colonnes sèches sont des tuyauteries fixes et rigides, installées dans diverses
constructions (habitations au moins de 28 mètres, bâtiments industriels,
établissements recevant du public, au moins de 18 mètres) et destinées à faciliter
l'intervention des sapeurs-pompiers. Elles sont raccordées aux tuyaux souples
pour
être mises en charge au moment de l'emploi.
Une colonne sèche comprend :
 la colonne proprement dite
Elle est placée dans une zone protégée (dispositif d'accès à l'escalier, escalier lui-
même, gaine à proximité du dispositif d'accès) et a un tracé vertical. Son diamètre
est de 65 mm ou de 100 mm. Elle est "montante" si elle dessert des niveaux
supérieurs, elle est "descendante" si elle dessert des niveaux inférieurs. On doit
avoir une colonne sèche par escalier.
 le raccord d'alimentation
Il permet d'alimenter en eau la colonne. Il se trouve dans un endroit facilement
accessible aux sapeurs-pompiers et permet dans tous les cas le branchement
aisé des tuyaux souples. Il est placé à une hauteur comprise entre 0.80 mètre et
1.50 mètre de son niveau d'accès.

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 des prises d'incendie aux différents niveaux
Il est souhaitable que le niveau d'accès du raccord d'alimentation soit celui des
véhicules des sapeurs pompiers. Le raccord d'alimentation est signalé par
l'indication "colonne sèche", très apparente, située au niveau du raccord en
caractères de couleur rouge sur fond blanc. Il doit généralement être situé à
moins de 60 mètres d'une bouche ou d'un poteau d'incendie. Les prises d'incendie
sont situées à tous les niveaux, dans les escaliers ou dans les dispositifs d'accès
aux escaliers, selon la construction. Elles sont de deux sortes :
- soit d'un diamètre de 40 (simple ou double),
- soit d'un diamètre de 65 (simple)
 
Colonnes en charge (ou colonnes humides)

Les colonnes en charge sont des tuyauteries fixes et rigides, reliées à des
réservoirs, à des pompes, à des surpresseurs ou à tout autre dispositif permettant
d'alimenter les lances des sapeurs-pompiers
La colonne en charge n'est qu'une partie d'une installation de protection contre
l'incendie qui comprend au minimum :
 deux colonnes proprement dites,
 une réserve d'eau potable,
 dispositif d'alimentation.
La colonne doit être installée dans une zone protégée (dispositif d'accès à
l'escalier, escalier lui-même, gaine à proximité du dispositif d'accès) et à un tracé
vertical. Elle est, elle même, protégée contre le gel.
Les prises d'incendie sont établies pour desservir chaque niveau. Elles sont
situées dans les escaliers ou dans le dispositif d'accès aux escaliers. Leurs
abords doivent être libres de tout obstacle.
 

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EMPLOI DES COLONNES SECHES ET HUMIDES
Colonnes sèches

DIAMETRE DIAMETRE DESTINATION


NOMINAL PRISE
DE LA CS D1INCENDIE

65 100 40 65  

1   1   Habitations entre 28 et 50 mètres

1   2   Magasin généraux Si H> ou =20 m

  1   2 Magasin généraux particulièrement


importants

1   2   GH0 < 50 mètres ~ Autres IGH <


50 mètres si
compartiments < 750 mètres2

  1 2 1 Autres IGH > 50 mètres

1   2 1 Parcs de stationnement
- + 5 Niveaux en élévation
- - 4 niveaux en sous sol

1   2   ERP> 18 mètres:
- obligatoire: 0.P.W.T.U
- éventuellement: L.M.V

 
 Colonnes humides
Immeubles de plus de 50 m de hauteur, diamètre nominal des colonnes : 100mm.

Prises d'incendie à chaque Destination


niveau

 40  65  

2 1  GHA et niveaux habitation des


GHZ
 autres IGH, Si compartiments
<750 m2

2 1  autres IGH

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SCHEMA

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Schéma de principe d'un local de surpression
pour colonnes humides

 
Déversoirs ponctuels

Les déversoirs ponctuels sont des systèmes destinés à inonder des locaux où
l'incendie est susceptible de se développer rapidement. Généralement installés
dans la cage de scène des théâtres, ils doivent fournir au minimum 10
litres/minute/m2 et doivent être commandés par deux robinets de mise en oeuvre
situés l'un à l'intérieur, l'autre à l'extérieur du local desservi sous une pression de
0.5 bar et un débit minimum de 15 m3/heure.
 
  Installations d'extinction automatique (à eau, type Sprinkleur)

Principe:
Dans les locaux de grande dimension et de charge calorifique élevée, la
protection peut-être assurée par une installation automatique fixe d'extinction à
eau dite SPRINKLEUR qui permet l'arrosage d'une surface impliquée par une
quantité d'eau par minute et par mètre carré.
Description:
Une installation fixe d'extinction automatique à eau (E.A.I) se compose
principalement :
- d'un ensemble de tuyauteries parsemé de systèmes d'arrosage automatique dits
Sprinkleur,

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- de deux sources d'eau indépendantes,
- d'un système de maintien en pression,
- d'un poste de contrôle.
Fonctionnement :
La chaleur dégagée par un incendie fait fondre l'obturateur du jet des têtes de
Sprinkleur, ce qui entraîne la mise en route des pompes et l'arrosage par les têtes
extinctrices.
Alimentation - entretien et vérification :
Les E.A.I sont alimentées par deux sources d'eau indépendantes, qui doivent
assurer un débit minimum de 2.5 litres/minute sur une surface minimum de 150
m2, pendant 1 heure. Ce débit peut être contrôlé :
- à la source
- aux points les plus défavorisés de l'installation.
SCHEMA D'UNE INSTALLATION DE SPRINKLEURS
 

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Sprinkleurs - Types d'installations
 Installations sous eau
Canalisations remplies en permanence d'eau sous pression (pas de gel)
 Installations sous air
Canalisations remplies d'air comprimé.
 Installation alternative
Air comprimé pendant les périodes de gel
Eau pendant les autres périodes.
 Installation à précaction
Fonctionnement en deux temps :
1 / Envahissement par l'eau du réseau de protection,
2 / Fonctionnement conventionnel.
- évite les projections d'eau inutile
- pas d'équipe mise en eau conventionnelle
- rupture accidentelle pas d'eau
- délai réduit d'arrivée de l'eau.
  Installations déluge
Protection de risques spéciaux.
 
 Durée de validité des installations
Doivent être révisées tous les 30 ans. Font l'objet d'un certificat et d'une réception.
 
 L'alimentation en eau
Elle doit être permanente, en eau sous pression, par bacs de pression et conduite
de ville.
Pour éviter le risque de gel, dans les locaux non chauffés, on remplace l'eau, en
aval du poste de contrôle par de l'air sous pression.
L'ouverture d'un SPRINKLEUR laisse échapper l'air poussé par l'eau, la pression
baisse et l'alarme se déclenche.
Immédiatement derrière l'air, l'eau s'écoule, en pression, et arrose le foyer
d'incendie.
 

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 Eléments d'une installation d'extincteurs automatique à eau

  Têtes
d'extincteurs
  Source d'eau
  Canalisation
  Poste de
contrôle
 
  Têtes d'extincteurs
La tête d'extincteur est à la fois un détecteur et un extincteur. Ce sont des
systèmes de clapets s'ouvrant automatiquement lorsqu'ils subissent une
température fixée à l'avance, le plus souvent 68°, soit 50° au dessus de la
température normale du local considéré
Clapets
Le clapet est maintenu soit par des leviers solidaires par un alliage fusible, soit par
une ampoule de verre remplie de liquide (alcool).
 Diffuseurs
Un diffuseur en forme de couronne où vient se briser le jet en pression sortant de
la canalisation.
Il provoque la division de l'eau en gouttes sont la retombée à la forme
paraboloïde, ouvert vers le bas.
En même temps, on obtient un arrosage non négligeable du plafond. La tête
d'extincteur est installée de manière à recouvrir efficacement une surface de 16
m2 au sol.
Le diamètre de la canalisation arrivant à la tête d'extincteur est de 25 mm. Le
diamètre de l'orifice de la tête d'extincteur est de 12,5 mm. Le débit d'eau, par tête
est de 75 litres/mn pour une pression de 1 bar et de 50 litres/mn pour une
pression de 0,5 bar.

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Les postes de contrôle
Un poste de contrôle comporte:
- une vanne d'arrêt,
- un clapet d'alarme,
- un manomètre,
- une turbine hydraulique entraînant un gong d'alarme,
- une vanne de vidange et une vanne d'essai de gong.

 Les sources d'eau


Les sources d'eau doivent être sûres et toujours en mesure d'assurer
automatiquement les pressions et les débits requis.
Les sources d'eau admises sont :
- eau de ville
- réservoirs élevés,
- pompes automatiques (électriques, diesel)
- bacs de pression.
L'alimentation électrique des surpresseurs doit être secourue.
 
 Généralités
Plus que centenaire, les installations du type GRINNELL sont les plus répandues.
Pratiquement une telle installation, bien entretenue, met l'ensemble d'un
établissement à l'abri d'un sinistre total.
Principe de fonctionnement

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A une certaine époque, les installations étaient constituées par des tuyaux percés
de trous que l'on disposait dans des locaux dangereux.
Ces tuyaux étaient reliés à une source d'eau par l'intermédiaire d'une vanne
manœuvrée manuellement ou automatiquement par un système de contrepoids
tenu par une ficelle.
Brûlant, la ficelle libérait le contrepoids et la vanne s'ouvrait automatiquement.
L'inconvénient de ce dispositif était de libérer une grande quantité d'eau, chaque
trou livrant le passage à celle-ci. Actuellement, les installations modernes
permettent de limiter le déversement d'eau, à un seul "trou" remplacé par un
appareil "détecteur et arroseur" qui se déclenche dès que la température, à son
niveau, atteint +70° ou -4°C.
La température et ses accroissements se faisant sentir plus particulièrement en
partie haute des locaux (plafonds), ceux -ci sont munis de rampes à eau portant
des têtes d'extincteurs ou "SPRINKLEUR".
L'ouverture d'un "SPRINKLEUR" provoque dans le réseau de canalisations une
"baisse de pression". C'est ce phénomène qui est utilisé pour déclencher l'alarme,
grâce à un poste de contrôle.
 
Sprinkleurs - Différents types

 Sprinkleurs spéciaux pour la température de


déclenchement
  Sprinkleurs spéciaux par la forme du jet
  Sprinkleurs spéciaux pour la pulvérisation
  Sprinkleurs rapides
  Sprinkleurs antigel
  Sprinkler ON-OFF
  Sprinkleurs décoratifs
  Sprinkleurs ouverts
  Sprinkleurs à revêtements spéciaux.
 
Sprinkleurs et pulvérisateurs : définitions
- SPRINKLEUR : orifice destiné au passage de l'eau, diamètre important (10mm
minimum), pulvérisation se brisant sur un déflecteur.
- PULVERISATEUR : orifice destiné au passage de l'eau, diamètre petit (2-3 mm)
 
 Sprinkleurs spéciaux par la température de déclenchement:
Action à 100°C, 140°C, 180°C, 220°C, 260°C
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Utile dans les locaux où la température ambiante dépasse la normale (chaufferie,
séchoirs, etc.)
 
Exemple : Un four industriel peut provoquer lors de l'ouverture de la porte une
surchauffe importante à laquelle on fait face en posant un Sprinkleur à 260°C à
droite de la porte, puis des Sprinkleurs à 180°C, des 100°C plus loin et enfin des
standards à 68°C.
Nota : des couleurs déterminent la température (rouge 68°, vert 95°, bleu 141°,
etc.
 
 Sprinkleurs spéciaux par la forme du jet
- Sprinkleurs muraux qui arrosent sur 180° : sont utilisés pour éviter l'arrosage
d'une zone (armoire électrique)
- Sprinkleurs à Jet Allongé : la masse arrosée n'est plus un cercle mais un
rectangle.
- Sprinkleurs à Jet de Lame : utilisé pour le refroidissement des surfaces
- Sprinkleurs à Angle d'arrosage Réduit : dont l'angle du jet est de 90 ou 60°.
 
 Sprinkleurs spéciaux pour la pulvérisation
- à fine pulvérisation : la moyenne ou grande vitesse, indiqués pour les feux
d'hydrocarbures (car la force de leur jet crée une émulsion du liquide en feu)
- à grosses gouttes : sont efficaces sur des hauteurs importantes car dans le cas
d'une pulvérisation : une évaporation partielle peut conduire à une faible
extinction.
 
 Sprinkleurs rapides
Deux RAPIDE : déclenchement en
catégories: 1'30"
  TRES RAPIDE : déclenchement en 50"
 
 Sprinkleurs antigel
Un montage spécial intercalant une rallonge entre le Sprinkleur et la rampe sous
eau qui est maintenue en pression d'air.
Exemple : chambres froides s'inscrivant dans un volume chauffé.
Nota : la rallonge varie de 0,05m à 1m suivant la configuration des lieux.
   Sprinkleurs ON-OFF

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Ce terme américain s'applique à des Sprinkleurs qui s'ouvrent quand la
température de référence est dépassée et se referment quand la température
repasse en dessous, grâce à l'action du sprinkleur.
Leur emploi permet:
- soit de réduire les dégâts des eaux au strict minimum,
- soit de faire des économies d'eau.
 Sprinkleurs décoratifs
Répondent à des considérations esthétiques consécutives à l'emploi de plus en
plus fréquent (hôtels, salles d'exposition, aéroports, locaux sportifs);
On trouve:
- Sprinkleurs chrome ou bronze poli avec rosage
- Sprinkleurs chrome ou bronze poli avec rosage semi encastré
- Sprinkleurs invisibles muni d'un cache dont la teinte peut être choisie et dont la
température est réglée à 20° en dessous du sprinkleur
 Sprinkleurs ouverts
Ce sont des Sprinkleurs sans fusible, ils sont utilisés avec des vannes d'alarmes
spéciales type déluge.
On trouve:
- les Sprinkleurs à très grande vitesse qui forment un brouillard,
- les Sprinkleurs mousse qui donnent après adjonction d'un émulseur, de la
mousse.
Ils s'emploient pour des extinctions de feux d’hydrocarbures, solvants,
transformateurs, etc...
 Sprinkleurs à revêtement spéciaux
Recouverts soit d'alliage à base de plomb, soit de cuivre, soit les deux à la fois, de façon à
ne pas modifier la température de déclenchement tout en protégeant des ambiances
corrosives.

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II. SYSTEMES D’EXTINCTION AUTOMATIQUES :

1. quelques chiffres
SPRINKLERS NOMBRE
% % CUMULES  
OUVERTS   D'INCENDIES  
1 120 53 53.00
2-4 71 31.50 84.50
5-12 24 11.00 95.5
13-24 4 1.80 97.30
24-36 3 1.35 98.65
>36 3 1.35 100.00
TOTAL 226 100.00  

  Ce tableau montre que dans 85% des cas cinq têtes sprinklers ou moins ont suffi pour
maîtriser un incendie. Ces chiffres illustrent clairement le rôle des installations sprinklers :

DÉCELER RAPIDEMENT UN INCENDIE ET L'ÉTEINDRE OU AU MOINS LE CONTENIR, À


CES DÉBUTS.
DÉBUTS.

2. PRINCIPE
Les installations sprinkler sont des équipements d'extinction fixes à déclenchement automatique
et a pour but de :

 De surveiller en permanence un risque

 De déclencher une alarme en cas d’incendie

 D’éteindre ou de contenir un début d’incendie.

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Pour l'essentiel elles sont constituées d'un réseau de tuyauteries disposé sous le plafond, qui
alimente en eau plusieurs têtes d'extinction dénommées "sprinkler". Ce réseau prend son
origine sur une centrale sprinkler composée principalement d'une vanne de barrage, d'un filtre,
d'un clapet de retenue et d'une soupape d'alarme avec son dispositif de transmission d'alarme.

L'agent extincteur utilisé est l'eau, fourni le plus souvent par le réseau public, car elle est sans
conteste l'élément le plus abondant et le moins coûteux.

La tête sprinkler qui joue le rôle moteur d'une installation cumule


les fonctions de détection de chaleur et d'extinction par arrosage.
Cet objet est un ensemble moulé comportant un orifice
d'alimentation et une armature assurant l'assemblage d'un
bouchon, d'un dispositif de fermeture et d'un déflecteur approprié
à la forme de l'arrosage souhaité.

3. PROCESSUS D'EXTINCTION

Le sprinkler est obturé par un dispositif thermosensible sous la forme d'un fusible ou d'une
ampoule de verre. En cas d'incendie la température augmente et le ou les sprinklers qui y sont
soumis s'ouvrent et assurent la diffusion sur la surface en feu, de l'eau provenant de la source
d'alimentation.
Le mouvement de l'eau au travers de la soupape d'alarme va engendrer la mise en œuvre des
dispositifs de transmission d'alarme qui lui sont rattachés.
IL EST TRES IMPORTANT DE CONSIDÉRER QUE SEUL LE OU LES QUELQUES
SPRINKLERS SOLLICITÉS DANS LA ZONE DU SINISTRE VONT S'OUVRIR
ET NON PAS LA TOTALITE DE CEUX QUE L'INSTALLATION DESSERT.

L'action de l'installation à pour but principal d'abaisser la température dans la zone du sinistre
en mouillant les matériaux en feu et adjacents, par projection d'eau sous forme de fines
gouttelettes.
La transformation de ces gouttelettes en vapeur d'eau à raison d'environ 1m3 par litre capte
beaucoup d'énergie au feu et épuise rapidement son action. Par ailleurs cette augmentation de
volume entrave l'afflux d'air vers le foyer de l'incendie.
A l'exception de l'approvisionnement en eau ces équipements ne nécessitent
ni énergie, ni intervention humaine pour leur mise en œuvre.

Comme le démontre le graphique ci-joint, les premières minutes d'interventions après le début
d'un feu sont capitales et l'installation sprinkler en veille permanente est parfaitement apte à
réagir dès son apparition. Les nuisances inhérentes au sinistre seront limitées en termes de
dégâts d'eau et de feu.

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900°C

600°C

300°C

  4. DEFINITIONS

Un système sprinkler s'établit sur la base des directives de protection incendie pour installations
sprinkler élaborées principalement par des organismes tels que :
L'Institut de Sécurité pour la prévention des incendies ,les sapeurs-pompiers les assureurs..

Une fois réalisée l'installation doit faire l'objet d'une réception par l'organisme compétent afin
d'obtenir une attestation de conformité.

Principaux bureaux d'agréments pour les systèmes sprinklers :

 C.N.P.P. Assemblée Plénière des Sociétés d'Assurances Dommages (France)

 U.L. Underwritters Laboratories (U.S.A

 F.M Factory Mutual (U.S.A.)

 L.P.C. Loss Prevention Council (U.K.)

 A.N.P.I. Association Nationale de Protection Incendie (Belgique)

Une installation se détermine principalement à partir des éléments suivants:


 Définition de la classe de danger, c'est à dire déterminer quelle serait la charge thermique
développée en cas d'incendie de manière à définir quelle quantité d'eau doit être utilisée
pour le combattre. Ce choix s'effectue entre autre, sur la base de tabelles qui font
parties des directives pour l'établissement des installations sprinkler.
 La classe de danger impose trois données principales:
La surface impliquée, qui représente l'étendue maximum que statistiquement un feu peut
couvrir dans la classe de danger considérée. (50m2 pour la classe la plus faible à 250m2
pour la plus élevée)
La quantité d'eau à déverser par unité de surface (en l/min/m2)
Le produit de ces deux valeurs donne le débit théorique requis par l'installation sprinkler.
La surface maximum de protection par tête sprinkler. (de 7m2 à 12m2 selon la classe
de danger)
 A partir de ces valeurs on détermine le débit d'eau nécessaire, le nombre de têtes à
installer et leurs calibres, le diamètre des tuyauteries, la pression dynamique que doit
fournir la source d'eau au débit requis, etc..

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Danger d'incendie et valeurs caractéristiques

Valeurs caractéristiques
Danger d'incendie
d'efficacité

Débit
Surface Débit
Danger d'eau
Affectation impliquée nominal
d'incendie spécifique
A Qn
W

A. CONSTRUCTION CELLULAIRE
Grandeur / Charge thermique
  l/min./m2 m2 l/min.

DI L1 Jusqu'à 50 m2 au max. 750 MJ/m2 2.5 50 125

DI L2 Jusqu'à 100 m2 au max. 750 MJ/m3 2.5 100 250

DI L3 Jusqu'à 200 m2 au max. 375 MJ/m4 2.5 200 500


B. EXPLOITATION
Charges thermiques en MJ/m2
combustibilité l/min.
F CM l/min./m2 m2

DI N1 Jusqu'à 375 F5 I 5.0 50 250

DI N2 Jusqu'à 750 F4 II 5.0 100 500

DI N3 Jusqu'à 750 F3 III 5.0 200 1000


 
DI H1   F2 IV 7.5(1) 250 1875
 
DI H2 F1 IV 10(1) 250 2500
 
DI H3 F1,2 IV-EX 13(1) 250 3125

Il existe plusieurs types d’installation de systèmes d’extinction du feu, à savoir :

 Sous eau, Sous air , Alternative ,A pré action, Déluge


Quelques données utiles :
Protection de locaux à risques courants :

 une densité d’eau de 2.5 L/mn/m2

 une surface impliquée de 150 m2

 une surface couverte par tête de 16 m2


Protection de locaux à risques moyens :

 une densité d’eau de 5 L/mn/m2

 une surface impliquée de 216 m2


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 une surface couverte par tête de 12 m2
Protection de locaux à risques moyens :

 dépend de la nature et de la hauteur des stockages

 de la température de rupture souhaitée

COMPOSITION D’UNE INSTALLATION SPRINKLER :

Une installation sprinkler est composée de 3 parties distinctes :

 Une source d'eau.

 Une soupape d'alarme et son équipement.

 Un réseau tubulaire avec les sprinklers.

5. SOURCES D'EAU

  L’agent extincteur principalement utilisé pour les équipements de lutte contre l’incendie est
l’eau pour les trois raisons suivantes :

 Application simple et économique.

 Présence abondante presque partout.

 Capacité d’absorption de chaleur et de refroidissement excellente.

Dans bons nombres de pays l’eau est disponible sur tous les sites industriels, agglomérations
etc. grâce au réseau de distribution public construit sous les voies d’accès. Une simple
dérivation pratiquée sur ce réseau suffit à l’approvisionnement d’un équipement incendie. C’est
sur ce même réseau que les forces d’interventions de lutte contre le feu se connectent par
l’intermédiaire de bornes d’incendie.

Si les caractéristiques hydrauliques de ce réseau sont insuffisantes pour une connexion directe,
il servira tout de même au remplissage de réservoirs dans lesquels l’eau sera puisée pour
desservir l’équipement incendie par l’intermédiaire d’un groupe de pompage.

En fonction du danger généré par l’objet à protéger, l'approvisionnement doit garantir en tout
temps la capacité requise par l’installation à laquelle elle est destinée. Les éléments pris en
compte sont principalement le débit et le temps de fonctionnement qui dépendent eux-mêmes
de la classe de danger définie pour un bâtiment. D’autres paramètres viennent encore
influencer ces valeurs.

Le calibre d'une adduction d'eau nécessaire à une installation se situe entre 100 et 150mm.
avec des cas particuliers en 80mm pour les dangers faibles et 200mm ou plus pour les dangers
élevés.

Dans la plupart des cas ce raccordement ne passe pas par un compteur, ni par un système de
réduction de pression. Les principaux modes d’alimentation sont :

Alimentation directe :
Connexion directe sur le réseau public INTERCONNECTÉ

Alimentations autonomes :
Réservoirs principaux alimentés par le réseau public, réserves d’eau souterraines ou cours
d’eau à ciel ouvert.

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Réserves d’eau élevées installées sur le toit des immeubles à protéger. ( implique un groupe de
pompage avec sécurisation de l’énergie de fonctionnement)

Une combinaison de ces modes d’alimentation est parfois réalisée pour assurer une parfaite
sécurité de la source d’eau.

  6. LES SPRINKLERS

  Un sprinkler est un dispositif d'arrosage obturé par un élément thermo-sensible. Il est conçu
pour débiter de l'eau lorsque la température à laquelle il est soumis dépasse sa valeur de
calibrage.
L'élément thermo-sensible est soit un fusible soit une ampoule qui maintien en place un
bouchon obturant l'arrivée d'eau. Cet élément est calibré à une température précise.

Sa fiabilité est garantie par la simplicité de sa conception mais sa construction fait l'objet d'un
agrément très poussé.

Lorsqu'un incendie se développe, la température ambiante s'élève jusqu'à atteindre la valeur de


calibrage. A cette température l'élément thermo-fusible fond (pour les fusibles) ou éclate (pour
les ampoules), libérant le bouchon qui est expulsé par la pression hydrostatique de l'eau. Elle
sort de l'orifice du sprinkler et vient frapper un déflecteur chargé de la projeter sur le feu avec
une certaine forme. La couverture au sol varie entre 9 et 12 m2 en fonction de la hauteur de
montage.

Un sprinkler est caractérisé par :

 Sa position d'utilisation :
à chaque position d'utilisation (debout, pendante, conventionnelle, murale horizontale ou
verticale, à ouverture de protection étendue etc..) correspond une forme de déflecteur.

 Sa température de fonctionnement :
elle est identifiable par la couleur du liquide contenu dans l'ampoule ou une marque de verni
sur l'armature.
orange   57°C
rouge   68°C (STANDARD)
jaune   79°C
verte   93°C
bleu   141°C
mauve   181°C
 Son débit :
il est caractérisé par le facteur K. qui correspond au débit d'un sprinkler soumis à une
pression de 1 bar.
Sprinkler Dn 10
K=57 57 l/min à 1 bar
(3/8")
Sprinkler Dn 15
K=80 80 l/min à 1 bar
(1/2")
Sprinkler Dn 20
K=115 115 l/min à 1 bar
(3/4")
L'indice de temps de réponse RTI :
C'est le temps de réaction d'un sprinkler soumis à sa température de calibrage. Un sprinkler à
réponse rapide s'ouvrira plus rapidement qu'un sprinkler à réponse standard pour la même
température de calibrage. Le choix du modèle se fait en fonction de la classe de danger.

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Réponse
RTI=80-120 Ampoule diamètre 5 mm.
standard
Réponse spéciale RTI=<80 Ampoule diamètre 4 mm.
Réponse rapide RTI=<50 Ampoule diamètre 3 mm.

La gamme de sprinklers comprend environ 3000 références constituées par calibres, les débits,
les formes, les modes d'arrosage et les finitions.

Finitions les plus courantes : laiton, chrome, blanc, noir

Modèles les plus courants : montage apparent, semi encastré, entièrement encastré

8. Installations à eau

Installation à EAU

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Le système sous eau est le système sprinkler le plus couramment utilisé. Toutes les tuyauteries
sont remplies, en permanence, d'eau sous pression. Lorsqu'une ou plusieurs têtes entrent en
action, l'eau est immédiatement projetée sur le feu et continue de couler jusqu'à la fermeture de
la vanne de barrage à l'origine.

Avantage: l'eau étant présente dans l'ensemble du réseau sprinkler son action sur le feu est
immédiate dès l'éclatement d'une tête. Il n'y a aucun délai entre la détection et le début de
l'extinction.
Inconvénients: risque de dégâts d'eau en cas d'arrachage d'un sprinkler. Risque de gel .En
raison de sa conception, ce type de soupape d'alarme est soumise à la fluctuation de la
pression de la source d'eau. Elle emprisonne en aval de son clapet la pression d'eau la plus
élevée produite par cette source d'eau.

Cette soupape sert à la fois de clapet anti-retour et de dispositif d'alarme. Lorsqu'un sprinkler
entre en action, la chute de pression qu'il provoque entre le réseau sprinkler et la source d'eau,
occasionne la levée du clapet et l'alimentation continue de l'eau dans le réseau en fonction.
Une infime partie de l'eau est également dérivée sur un circuit qui actionne un dispositif
d'alarme acoustique et électrique. (Service du Feu)Selon la directive, une installation sous EAU
peut desservir au maximum 10'000 m2 par soupape d'alarme.

27
CHAMBRE DE RETARDEMENT

Sur les réseaux à pression variable, ces soupapes doivent être équipées d'une chambre de
retardement afin d'éviter toute fausse alarme due aux à-coups de pression dans la ligne
d'alimentation.
En cas de courte variation, cette chambre se remplit d'eau et évite ainsi le fonctionnement des
dispositifs d'alarme. Elle se vide ensuite doucement par un orifice réduit qui ne pourrait
compenser l'apport dans le cadre d'un véritable incendie.

INDICATEUR DE PASSAGE D'EAU

Les installations sous eau peuvent être équipées d'un ou plusieurs indicateurs de débit, qui
permettent de signaler le fonctionnement d'une zone particulière de l'installation en action.

Cet appareil sera installé en aval de la soupape d'alarme sur chaque ligne principale pour avoir
une alarme par zone. Inséré dans la tuyauterie, il comporte une palette qui se déplace à partir
d'un débit de 40 l/min environ et génère un contact électrique.
Un système pneumatique de retardement évite toute alarme due à un brusque changement de
pression dans le réseau.

  9. SYSTEME SOUS AIR

Installation à AIR

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Le réseau sous air est utilisé lorsqu'il y a un risque de gel dans une partie d'un bâtiment. Le
réseau tubulaire est rempli d'air contenu à une pression suffisante pour maintenir le clapet de la
soupape d'alarme en position fermée malgré la pression d'eau qui agit en amont. Cette
soupape doit être située dans une zone chauffée.

Lorsqu'un sprinkler entre en action, son ouverture permet à l'air de s'échapper. En chutant la
pression d'air devient insuffisante pour maintenir la soupape en position fermée. Cette dernière
s'ouvre et l'eau pénètre dans le réseau sprinkler. Une infime partie de l'eau est également
dérivée sur un circuit qui actionne un dispositif d'alarme acoustique et électrique. (Service du
Feu)

Inconvénient : L'efficacité des systèmes sous air est pénalisée en raison du temps nécessaire
à l'évacuation de l'air et à l'arrivée de l'eau jusqu'aux têtes sprinkler. Ce délai peut être réduit
par l'utilisation d'un appareillage complémentaire agissant sur l'ouverture de la soupape afin
d'accélérer le processus d'évacuation de l'air.

Grâce à la conception de son clapet, la pression d'air nécessaire à maintenir la soupape fermée
peut être inférieure à celle de l'eau. Ce principe, obtenu grâce à l'opposition des surfaces
AIR/EAU différentes, autorise l'usage de pressions d'air très faible dans le réseau sprinkler.
Quand elle s'abaisse au-dessous d'une valeur limite l'ensemble du clapet se lève et se
verrouille en position ouverte.

Selon la directive, une installation sous AIR peut desservir au maximum 5'000 m2 par soupape
d'alarme.

MAINTIEN DE PRESSION

Le réseau sous air doit être connecté à une source disponible en permanence et capable de
compenser les fuites éventuelles sans que le débit soit suffisant pour neutraliser la fuite due à
l'éclatement d'une tête sprinkler. Cette source d'air est souvent assurée par un petit
compresseur indépendant. Le régulateur d'air doit être ajusté de façon à fournir la pression
minimum pour maintenir la soupape d'alarme fermée.

10. SYSTEME DELUGE

29
Installation Déluge

  

Les installations de ce type sont destinées à la protection de dangers spéciaux lorsque des feux
à développement rapide et intense sont à craindre, en particulier où il est nécessaire d'arroser
une zone déterminée dans laquelle le feu peut s'étendre dès l'origine.
Une installation "déluge" est une installation dont le réseau d'extinction est équipé de sprinklers
ouverts ou de buses spéciales.
L'envahissement des canalisations du réseau d'extinction par l'eau est commandé soit par un
système de détection agréé, soit par un réseau pilote de sprinklers conventionnels.
Ce pilotage peut être constitué d'un circuit hydraulique ou pneumatique qui suit le même
chemin que le réseau d'extinction.

Cette mode d'installation se compose d'une soupape déluge (vanne à membrane spéciale)
connectée à un asservissement relativement complexe qui gère sa maintenance et son
déclenchement. Selon la directive, une installation DELUGE peut desservir au maximum 5'000
m2 par soupape d'alarme.

11. INSTALLATIONS A MOUSSE  

Afin d'améliorer l'efficacité de la protection incendie par système sprinkler ou déluge, en


particulier sur les feux de classe B, on utilise de plus en plus souvent l'injection d'émulseur
AFFF dans les réseaux d'extinction.

30
Pour lutter contre les feux de cette classe l'eau seule ne permet pas toujours d'obtenir
l'extinction. Sur les hydrocarbures non miscibles l'eau ne peut refroidir, sur les liquides polaires
(alcools, éthers, cétones ) miscibles, l'eau dilue le combustible sans arrêter les flammes et
risque d'entraîner un débordement et donc l'extension du sinistre.
L'emploi d'émulseurs AFFF (Agent Formant Film Flottant) s'impose donc car ces produits,
mélangés à l'eau ont la propriété de former un film à la surface du combustible. Ce film
contribue donc à l'extinction d'un feu de liquide inflammable, d'une part en isolant la surface du
combustible de l'air ambiant, d'autres part en empêchant l'émission de vapeurs inflammables.

Le système d'injection le plus employé est le réservoir à vessie. Il consiste en une poche
flexible contenant l'émulseur, placée à l'intérieur d'un réservoir métallique. Quand le système de
protection incendie est en fonctionnement la pression du réseau appuie sur la poche flexible et
force l'émulseur vers le contrôleur de concentration qui dose l'émulseur proportionnellement au
débit consommé par l'installation. Le fonctionnement n'implique aucune consommation
d'énergie.

  12. CONSIDERATIONS GENERALES

  Pour qu'une installation soit reconnue conforme, son dispositif d'alarme doit obligatoirement
être relié à une centrale d'alarme occupée en permanence. (Par ex. Service du Feu)

De plus en plus fréquemment les instances de contrôle exigent que la centrale sprinkler soit
installée dans un local réservé à cet usage, cloisonné F60 et directement accessible de
l'extérieur. Le choix de son emplacement devrait faire l'objet d'une entente avec les services
d'interventions. Ses dimensions avoisinent 2.5m x 2.0m pour un groupe unique.

Un bassin de rétention d'une capacité minimum de 1m3 sera prévu sous la station sprinkler
pour récolter les eaux de vidange et permettre la vérification périodique de la puissance de la
source d'eau. Il y a lieu de prévoir systématiquement un orifice d'écoulement minimal de
100mm.

Le réseau tubulaire peut être réalisé en tube de fer noir soudé, l'usage de matériaux zingués
ou inoxydables n'est pas obligatoire et ne serait prévu que pour des installations soumises à
des conditions particulières.

La forme du réseau tubulaire sera toujours conçue pour obtenir le meilleur équilibre hydraulique
nécessaire à son action. On distingue par exemple les réseaux ramifiés, bouclés ou maillés.
Ces derniers offrent les meilleures caractéristiques techniques et financières.
La plupart des firmes calibrent les réseaux au moyen de logiciels spécialisés aptes à travailler à
partir d'une base de dessins informatiques et à répercuter instantanément les incidences des
modifications appliquées en temps réel.

Les sprinklers doivent toujours se situer dans un espace de 10 à 30 cm. sous une surface
capable de retenir la chaleur qui va permettre leur rapide ouverture.

Le choix de leurs emplacements est dicté par la nécessité d'assurer un arrosage sans entrave.
Le principe de positionnement doit toujours prendre en compte leur mode de fonctionnement :
 Détecter rapidement la chaleur pour assurer l'ouverture
 Une fois ouvert assurer une bonne qualité d'arrosage sans entrave.

Et d'une manière globale,

 la distance qui les sépare les uns des autres est réglementée entre 2 et 4 m.
La distance d'éloignement aux parois est limitée à 2m.

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 Un sprinkler débite entre 60 et 120 l/min selon la classe de danger.

Ces valeurs montrent qu'en cas de rupture accidentelle, l'arrêt de l'installation après 10 minutes
n'entraînerait que le déversement de 600 à 1200 litres sur le sol.

Une installation sprinkler doit réglementairement faire l'objet d'un entretien de maintenance à
une fréquence de 1 à 3 ans. Son coût moyen se situe entre 500 et 1200.- pour un seul groupe.

Grâce à son action le système sprinkler, dont l'efficacité est largement démontrée depuis fort
longtemps, les assureurs bien conscients de la diminution de leur engagement financier en cas
de sinistre peuvent participer à l'effort de leurs clients en accordant des rabais variants de 20 à
60% sur les primes d'assurance.

Ces clients ont ainsi la possibilité d'amortir l'équipement acquis dans des délais très
raisonnables.

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