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mise au point

Genre, médecine et santé :


quelques repères

Bien établie dans le monde anglo-saxon, l’approche «genre»


en médecine semble encore peu connue des médecins suis­ses.
Après avoir évoqué les principales initiatives ayant permis le
développement de ce domaine en Suisse, cet article retrace
de quelle manière, à partir des années 1970, les sciences so-
ciales ont distingué ce qui relève du social (le genre) de ce qui
relève du biologique (le sexe) dans l’analyse du statut réservé
aux femmes et aux hommes ; distinction officiellement reprise
deux décennies plus tard en médecine. La présentation des
Rev Med Suisse 2010 ; 6 : 1429-32 prin­cipales étapes historiques ayant permis l’émergence du
domaine «Gender Health-Gender Medicine» se clôt sur un
C. Fussinger por­trait de cette approche dont la pertinence se voit souli-
gnée en ce début de XXIe siècle par l’Organisation mondiale
Catherine Fussinger de la santé (OMS), comme par d’autres instances officielles.
Responsable de recherche
Institut universitaire d’histoire
de la médecine et de la santé publique
Falaises 1, 1005 Lausanne
Catherine.Fussinger@chuv.ch introduction
Si, en ce début de XXIe siècle, la pertinence et la nécessité
d’une approche «genre» dans le domaine de la médecine et
de la santé se trouvent clairement affirmées par diverses ins-
Gender, medicine and health : tances officielles, cette perspective demeure encore largement méconnue parmi
some landmarks
le corps médical en Suisse. Aussi, le présent article se propose-t-il d’en dresser
Well established in the English-speaking area,
gender perspective in medicine doesn’t seem
le portrait à travers quelques éléments de définition et d’histoire.
to be yet very familiar to Swiss doctors. First,
the main initiatives taken in Switzerland in
genre : une approche légitime aux yeux des autorités
order to develop this field are mentioned.
Next, explanations are given about the origin sanitaires et politiques
of the distinction made since the seventies in Après avoir créé en 1995 un département «Femmes, genre et santé»,1-3 l’Or-
the social sciences between gender – related
ganisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement fait état de sa volonté
to the social – and sex – related to the biolo-
gical – when one refers to men’s and women’s d’intégrer une perspective genre dans l’ensemble de ses activités en 2002.4
situations ; a distinction officially introduced En 2006, le Conseil de l’Europe a souligné «l’importance d’une prise de cons­
in medicine two decades later. After an evo- cience parmi le grand public comme parmi les professionnel(le)s des soins de la
cation of the main historical steps leading to position centrale du genre parmi les déterminants de la santé».5 Deux ans plus
the constitution of Gender Health-Gender Me­ tard, cette même instance recommandait aux ministères des Etats membres de
dicine field, this article concludes with a pic-
prendre en compte «dans les actions de santé les spécificités entre hommes et
ture of this approach, which relevance is now­a­
femmes».6 Le document publié alors soulignait «que tous les secteurs de la re-
days underlined by the WHO as well as by
other official instances. cherche sur la santé (concernant tant les mécanismes biomédicaux que psycho-
sociaux) mettent de plus en plus en évidence que les facteurs de risque, les ma-
nifestations cliniques, les conséquences et le traitement de la maladie peuvent
différer entre les hommes et les femmes» et demandait que l’ensemble de la
pratique médicale en tienne compte.
En Suisse, le premier rapport épidémiologique sur la santé des femmes pa-
raît en 1996.7 A la même période, des recherches et des campagnes de préven-
tion tenant compte du genre se développent dans le domaine des dépendances
ainsi que dans celui de la lutte contre le sida. C’est également au milieu des an-
nées 1990 que la Fondation suisse de cardiologie produit une brochure destinée
à assurer une meilleure prise en charge des femmes souffrant de maladies car-
diovasculaires, une pathologie longtemps considérée à tort comme avant tout

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masculine. Enfin, l’Office fédéral de la santé publique se de «sex-based biology»,13,14 ce courant a ensuite préféré
dote en 2001 d’un service Gender Health. Après avoir pu- définir ses travaux comme relevant d’une «Gender Medi-
blié plusieurs études abordant la thématique genre sous cine» ou d’une «Gender-Specific Medicine».15
l’angle économique, les responsables de ce secteur man- Souvent déploré,16 ce brouillage des notions n’en cons­
datent l’élaboration d’un «Gender-Gesundheitsbericht», titue pas moins une évolution générale. Les formules «Gen­
paru en 2006.8 Ce nouveau rapport épidémiologique de der Medicine» et «Gender Health» sont de plus en plus
synthèse, publié uniquement en allemand, s’est vu pro- systématiquement employées pour désigner l’ensemble
longé d’un rapport d’approfondissement. Focalisé sur trois du champ, à savoir aussi bien les recherches qui articulent
thèmes – suicide et violence, santé psychique et, enfin, genre et sexe,17 que celles qui se focalisent sur l’une ou
vieillissement en santé/besoins de soins –,9 il traite autant l’autre de ces dimensions.
de la situation des femmes que des hommes. Par ailleurs, L’emploi du terme genre se révèle aussi fréquemment
depuis 2003, un réseau de recherche dans le domaine être une abréviation de la locution «entre les hommes et
Gender Health, créé avec le soutien de l’OFSP, organise les femmes», sans s’accompagner pour autant d’une ré-
tous les ans une journée de colloque thématique. flexion sur la part du biologique et du social. Enfin, le
Basées sur des travaux scientifiques, les mesures poli- terme genre est parfois pris comme synonyme du mot
tiques prises au sein de l’OMS et du Conseil de l’Europe «fem­mes». La mise sur le marché d’une prothèse du ge-
s’inscrivent également dans le cadre de la mise en œuvre nou spécifiquement conçue pour ces dernières, baptisée
à partir du milieu des années 1990 du principe dit du «la gender», constitue une belle illustration de ce phé­no­
«Gender Mainstreaming», dont l’objectif est d’assurer une mè­ne.18
intégration transversale de l’égalité entre femmes et hom­
mes.8,10,11
des années 1970 aux années 1990 :
l’émergence d’un champ
distinction sexe/genre : évitons   En lien avec le mouvement féministe de la deuxième
les confusions vague, un nombre croissant de travaux académiques ont
Empruntée à la grammaire – domaine où l’arbitraire de pris pour objet d’études le statut réservé aux femmes.
l’attribution du genre masculin et féminin apparaît de ma- Dans ce contexte, les pratiques et les discours du corps
nière très immédiate pour qui connaît plusieurs langues –, médical ont fait l’objet d’un examen critique à partir des
la notion de genre est devenue un concept de plus en plus années 1970.19,20 Une série de travaux historiques ont
utilisé au sein des sciences sociales et humaines à partir montré le rôle du corps médical dans l’infériorisation so-
des années 1970. Tant et si bien que les «Women’s Studies» ciale des femmes au nom de la Science au cours du XIXe
ont cédé la place aux «Gender Studies», un vocable qui et dans la première moitié du XXe siècles. Ainsi, par exem­
désigne aujourd’hui l’ensemble de ce champ académique ple, leur exclusion des droits de citoyenneté ou d’accès
de recherches. aux études de médecine a-t-elle pu être légitimée par la
L’analyse des rôles sociaux attribués aux femmes et aux taille de leur cerveau ! Dans le sillage des travaux qui en-
hommes ainsi que des rapports de pouvoir régissant les visageaient sous une lumière critique les rapports entre
relations entre ces deux catégories sociales constitue l’ob- médecine et société, une série d’études ont également
jet commun des études genre. L’introduction de la notion questionné la médicalisation de l’existence des femmes
de genre – qui implique la distinction entre sexe et genre au moment de la grossesse et de l’accouchement, de la
– résulte de la volonté de se dégager du déterminisme ménopause ou encore en cas de troubles prémenstruels.
biologique qui, durant plus d’un siècle et demi, a présen- Toujours dans les années 1970, des centres de santé
té l’infériorisation sociale des femmes dans nos sociétés pour femmes ont été créés afin d’offrir une prise en charge
occidentales comme un produit de la Nature et de leur na- alternative de leur santé sexuelle et reproductive ; marquant
ture. Distinguer la notion de sexe, utilisée pour désigner dans les pays anglo-saxons, ce phénomène s’observe éga-
ce qui relève du biologique, de celle de genre, ter­me ren- lement dans plusieurs grandes villes helvétiques. Aux Etats-
voyant pour sa part à l’ensemble des rôles et caractéris- Unis, des groupes de pression issus du mouvement pour
tiques respectivement attribuées aux femmes et aux hom­ la santé des femmes intentèrent également des procès à
mes, a ainsi permis aux sciences humaines et sociales de plusieurs industries produisant du matériel contraceptif
mettre en exergue leur caractère socio-historiquement cons­ dont l’usage s’était avéré nocif pour les usagères ; des ini-
truit. tiatives qui ont participé à la reconfiguration des rapports
Dans le champ de la médecine et de la santé, la distinc- entre Etat, industries pharmaceutiques et patient(e)s.21
tion sexe/genre s’est vue officiellement intégrée deux dé- Vers la fin des années 1980, on assiste à une nouvelle
cennies plus tard.2,4,11,12 Dans un premier temps, ce fut mobilisation aux Etats-Unis, sans lien explicite avec le
surtout au sein des spécialités médicales sensibles aux mouvement pour la santé des femmes des deux décen-
déterminants sociaux de la santé, à savoir la santé publi­que nies précédentes. En effet, la sous-représentation des fem­
et la médecine générale, que la notion de genre a éveillé mes dans les essais cliniques se trouve alors de plus en
de l’intérêt. Par la suite, des médecins impliqué(e)s dans plus vivement critiquée.13,22-24 Portée avant tout par des
la recherche biomédicale se sont préoccupé(e)s de diffé- femmes médecins issues du sérail de la recherche biomé-
rences biologiques entre femmes et hommes jusqu’alors dicale, la campagne, qui repose largement sur l’exemple
laissées dans l’ombre. Après avoir choisi la dénomination des maladies cardiovasculaires, met en lumière les méfaits

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de l’androcentrisme de la science médicale.25 commun avec celle des hommes ? Certaines stratégies pro­
Cette mobilisation porte rapidement ses fruits. Une sé- motionnelles déployées par le courant de la «sex-based
rie de mesures législatives sont adoptées au début des biology» aux Etats-Unis ont pu parfois le faire craindre.13,24
années 1990 pour rendre obligatoire l’inclusion des fem­ Les recherches menées depuis ont dissipé ces appré-
mes dans les essais cliniques. Un «Office of research on hensions initiales et ont montré la nécessité d’œuvrer à
women’s health» est créé à cet effet au sein des National une véritable prise en compte des aspects sociaux et bio-
Institutes of Health en 1990. Enfin, un large budget est al- logiques.28,29 Dans le cadre de ce travail d’intégration,
loué à la Women’s Health Initiative (WHI) afin de combler l’analyse des «biais de genre» constitue un outil précieux,
les lacunes de la recherche biomédicale concernant les applicable aussi bien à l’examen de campagnes de pré-
principales pathologies affectant des femmes après la mé- vention que lors de recherches cliniques.30-32 Par ailleurs,
nopause.26,27 la nécessité de ne pas envisager les femmes et les hom­mes
Si, à ce jour, les pays européens n’ont pas pris de dis- comme deux groupes homogènes, mais de tenir compte
position sur l’inclusion des femmes dans les essais clini­ des différences qui existent au sein de chacune de ces
ques, les retombées de la WHI s’y firent néanmoins sentir deux grandes catégories sociales, est fortement soulignée
puisque c’est dans le cadre de cette vaste étude randomi- depuis une bonne décennie. En d’autres termes, le genre
sée que le traitement hormonal de substitution à la méno- se doit d’être envisagé en lien avec les autres détermi-
pause à des fins préventives s’est vu remis en cause, non nants sociaux de la santé que sont le milieu social, l’origine
sans susciter de vives controverses parmi les gynécologues géographique, l’âge ou encore l’orientation sexuelle.13,14,26
des différents pays européens.26,27
Plus largement, la mobilisation autour de l’inclusion des
femmes dans les essais cliniques et la remise en cause de conclusion
la manière dont les maladies cardiovasculaires avaient été Etablie comme pertinente et légitime par les pouvoirs
prises en charge chez les femmes jusqu’alors s’avèrent un publics et les autorités sanitaires, l’approche genre en mé-
moment charnière pour la constitution du domaine «Gen- decine n’en demeure pas moins un domaine émergent.
der Medicine-Gender Health». Aussi, œuvrer à son implantation implique de surmonter
Premièrement, cela a conduit à mettre en évidence que quelques obstacles et d’éviter certains écueils.
les différences biologiques entre hommes et femmes La nécessité de prendre en considération certaines dif-
s’éten­daient au-delà de ce qui avait trait à leur système férences, tant sociales que biologiques, entre hommes et
reproductif.22,28,29 Or, bien que le discours médical du XIXe femmes peut d’une part se heurter à l’idéal d’un savoir
siècle ait présenté la «Nature de la femme» comme pro- neutre applicable de manière identique à tout un chacun.
fondément différente de celle des hommes, la science A l’exact opposé, un autre écueil consiste à exagérer l’éten­
médicale du XXe siècle avait pour sa part considéré qu’en due des différences entre hommes et femmes et à leur
dehors du système reproductif il n’y avait pas lieu de faire prêter une nature intrinsèque, attitude qui revient sou-
de différences entre les unes et les autres. Aussi est-ce la vent à reproduire des stéréotypes.31,33
neutralité et l’universalité du savoir médical qui se sont Pour éviter tant le premier écueil que le second, les tra-
trouvées questionnées lorsqu’il a été établi que les résul- vaux menés dans le domaine Gender Medicine-Gender
tats des recherches cliniques, menées essentiellement sur Health insistent sur la nécessité de s’intéresser aussi bien
une population masculine, ne pouvaient pas être transpo- aux différences qu’aux similitudes : ne pas tenir compte de
sés sans autre sur la population féminine puisque, en cer- différences lorsqu’elles existent s’avère en effet tout aussi
tains cas, les femmes ne présentaient pas les mêmes symp­ dommageable que d’en faire lorsque cela n’a pas lieu
tômes et/ou ne répondaient pas de manière similaire aux d’être, deux travers malheureusement identifiés au sein
traitements. de la pratique médicale.17,30-33
Deuxièmement, cet élargissement du spectre des diffé- Si «chausser les lunettes genre» permet de mettre en
rences biologiques au-delà du système reproductif était lumière des aspects restés dans l’ombre, cela demande
déstabilisant pour les représentant(e)s des Gender Stu- donc aussi de porter un regard nuancé sur la discipline et
dies.20,24 Fallait-il y voir le retour de conceptions ancien­ la pratique médicale, un exercice certes exigeant mais
nes, longtemps combattues, selon lesquelles la destinée aussi passionnant.
d’une femme se résumait à sa biologie et n’avait rien de 

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