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10/09/2018

HISTOIRE DES INSTITUTIONS PUBLIQUES : (livre du prof)


Examen d’1h -> questions en général une par titre -> 12 min par questions -> écrire l’essentiel -> 15/20 lignes

INTRODUCTION : SUR LE THÈME D’INSTITUTION :

Ce terme peut être définie par deux caractéristiques :

L’institution est créée par la loi ou par la coutume c’est à dire que c’est une règle normative, il s’agit
d’un principe édicté par une norme (étatique, la loi ou populaire, la coutume) forcément créée à partir de
quelque chose, elle va servir à permettre la coexistence d’un groupe d’individu -> elle crée les conditions
d’une sorte de vivre ensemble : dans un même lieu vivront des individus -> organiser l’ordre et la paix
Sans cela le vivre ensemble serait impossible : banaliser, adoucir les rapports humains : la règle dira ce qu’il
est possible de faire ou impossible : elle pose des normes de vivre.
Pouvoir coercitif : elle va menacer du recours à la force, un arsenal de sanction plus ou moins sévère : une
menace, moyens financiers, s’en prendre au corps -> priver de liberté (prison) ou de la vie (peine de mort)
-> Propre de l’État qui va monopoliser la violence, pas de recours à la force. Ces règles fixées par la puissance
publique vont permettre de vivre ensemble, et vont faire fonctionner des structures :
L’institution doit être stable, résister au temps, destiné à défier l’écoulement du temps, vivre plus
longtemps que l’espace humaine
Pour être solide, elles doivent être rationnelles : il faut les faire évoluer quand elles ne correspondent plus
aux temps.
Institution du tribunal de commerce : judiciaire, en France l’une des plus anciennes qui soit (1563) -> elle a
su traverser les siècles et rendre de très importants services
Ce terme sera issu du latin instituere : établir quelque chose qui demeure : construire une chose durable.
Ces instiutions sont construites par sédimentations sucessives : en orient en premier : première forme
organisée de constructions étatique. La France va s’inspirer de ces instituions en les incorporant à l’esprit
national.

3 formes d’institutions :

a) Les institutions politiques :

Elles concernent le niveau supérieur des pouvoirs publics ce sont les plus remarquables et qui agissent sur
la vie de la cité : le gouvernement : qui ? quoi ? pourquoi ? chef ?
Chef de l’état qui donne des consignes depuis le sommet jusqu’à la base (roi, président) terme varié en
France -> Comment a t’il été choisi ? Choix de l’hérédité ? Du hasard ? On verra des prérogatives.
Il s’agira d’aborder également la notion de contrôle : parfois les organes s’efforcent d’agir, de sanctionner
des manquements : les États généraux (1357 prennent le pouvoir en France -> monarchie placée sous
tutelle)
Intérêt : elles ont une influence, donne le message, une impulsion et s’oppose aux institutions privées
Institutions représentatives : 2 types :
- Nationale : État généraux
- Niveau local : assemblée provinciale : jusqu’au 16 ont eu des États locaux -> on les retrouve en
1787 en France (même schéma, inspiration du passé)

b) Les institutions administratives :

Essentielles à tout états : elles sont les bras armés de l’État, elles relaient les décisions à la base,
interlocutrice privilégiée des citoyens : Vont suivre et sanctionner le défaut d’application des règles

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 Rôle majeur : les services publics : l’administration de la justice
Elle va assurer que la société reste concentrer sur la notion de bon et de juste : conserver le droit, l’ordre,
la paix et la justice, se fait le témoin de ses éléments
Justice n’a pas toujours la forme qu’on lui connait : (tribunaux époques francs)
Grande attention sous Philippe II : étoffe le système judiciaire mais c’est surtout sur Louis XIV, grande
ordonnance judiciaire : modernise la justice française.
De nouvelle institution apparaisse : le droit à l’appel : l’État met en oeuvre cette possibilité de pouvoir
contester une décision -> création de la profession des avocats qui réapparaissent : monopole de
représentation de citoyens
Au 13ème siècle apparait, des institutions judiciaires remarquables ; conseil du roi et le parlement.

->Justice : débouchés des plus prometteuses : centaines de milliers d’acteurs : 250 000 acteurs en France :
avocats, juges, greffiers, membre pénitentiaire etc
Débouché ample même si une certaine crise de la justice : manque d’effectifs dans l’administration :
problème de budget qui augmente mais ne suffit pas

->Armée : la seconde institution majeure : canaliser la violence, et la rassembler dans une institution
publique qui a un rôle défensif, surveiller entrée et sortie sur le territoire : autorité publique, ne pas se
laisser impressionner par des menaces ou des intrusions.
Le 27 juillet 1214 : bataille de Bouvines, victoire de la France -> affermir l’autorité de l’État
A contrario : scénarios plus difficiles : désastre militaire 1415 désastre d’Azincourt : plus de défense
1515-1529 : France militairement occupé
De ces crises, il sortira des sursauts : la Lorraine en 1429 conduit les armées françaises à plusieurs victoires :
victoire de Jeanne d’arc (3000 pertes anglaises vs 3 pertes françaises)
Plusieurs fiches lui sont consacré ; institution majeur, symbole de l’activité étatique, 60ù du budget 1980 -
> Source de débouché : armée

->Police, avant la révolution n’a pas autant d‘ampleur : 3 500 personnes


Aujourd’hui la police et les gendarmes comptent 300 000 emplois.
Administration du Gai, question de sécurité, agents qui circulent pour rendre les rues plus sûres + la
maréchaussée qui sous la révolution devient la gendarmerie nationale 3500 à 115000

->Le tout : moyen budgétaire et fiscaux (le fisc est appelé le fiscus à Rome) : Tâche ingrate : prélever la
propriété privée = trésors publics
Sanction sévère sinon, Sans lui, administration serait asphyxié.
Pose la question du système fiscal ? il y a un art : citation de Colbert : « L'art de l'imposition consiste à
plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris.
De le faire en douce sans que cela fasse mal »
L’État met en place des imports dont certains seront détestés : la taille : un impôt sur le revenu
Du point de vue fiscale : prélèvement à la source mis en place au 18me qui voya

Au-delà de ces systèmes, il y aura un sens : faire comprendre au français que dans un système de citoyen il
faut assure sa part du fardeau -> (Système grec et romain, vrai citoyen)

Tombe en lambeau au 5ème siècle et retour en arrière.

c) Les institutions sociales :

Fiche : la société trinitaire


Inde : les gens ne sont pas égaux anachronique mois d’aout 1789
 Corps ou d’ordre professionnel
Cette société trinitaire émerge aux environs du, façon de vivre en société : 1er ordre 1-2%
Clergé : Leur rôle sera d’assurer la paix des armes : possible de faire et illicite

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Clergé : Ordre pédagogique : emmagasiner les connaissances humaines, système scolaire qui aujourd’hui
s’inspire
La recherche scientifique lui sera confié jusqu’à que l’État s’en empare au 18
Importante connaissance scientifique
Assistance : aide, soin au plus démuni, malade etc création d’un système ou on va accueillir les gens se
sépare en 1905
Interdit : tabou : le clergé aura interdiction de commercer, pas le droit de s’enrichir
Décharger de l’impôt

Noblesse : second en France 1-2% de la population


Sa compétence est la guerre : monopole de la France -> Éducation militaire
Noblesse sera éduqué à cette fin ça défense du territoire
Elle se présente et suffit presque à elle seul à défendre le territoire
Ne peut pas commercer : doit se consacrer à l’art de la guerre
Dépendante donc de l’état
Décharger de l’impôt
15ème siècle : évolution des techniques : l’introduction en occident d’une invention chinoise : la poudre à
canon, révolutionne l’art de la guerre peut toucher chevalier a 30 mètres
Mort de la noblesse traditionnelle, va devoir se réinventer : conserver pendant longtemps cette interdiction
du commerce.
Le roi change les règles : Louis XIV -> texte : ordonnance sur le commerce 1673 crée de exceptions, autorise
la noblesse à travailler : commerce maritime et commerce gros : le négoce

Il existe un troisième ordre : il s’agit du Tiers état 96%


Ordre puissant en masse mais qualité : monopole du travail, seul à pouvoir commercer, c’est lui qui peut
s’enrichir
Interdit ; ne peut ni s’occuper de l’enseignement de la recherche, de l’armement
Lui et lui seul est censé payer l’impôt : 14ème siècle débat public de l’égalité devant l’impôt
réforme fiscale, Louis XIV va en 1695 créer l’un impôt révolutionnaire : change le système fiscal et invente
un impôt intéressant : la capitation : chef de ménage
L’impôt classe les français en 577 catégories professionnelles : en fonction de sa profession il y a un certain
revenu, moins imposé : étudiants, plus imposé ; fils de l’état
La noblesse et le clergé payent l’impôt : système qui perdure jusqu’à la révolution française

Mais les esprits vont évoluer : réforme : notion d’égalité juridique surtout nourrit par la philosophie
politique cf jj rousseau : égalité juridique 4 aout 1789 : abrogtaion des privilèges, distinction des 3 ordres
terminés ; né la notion de citoyen

Révolution par la violence puis par l’influence, une expansion de son modèle

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PARTIE 1 : DES INSTITUTIONS PIONNIÈRES : LE LEGS DE L’ANTIQUITÉ :

Titre 1 : DE L’ORIENT ANCIEN À LA ROME ANTIQUE :

Chapitre 1 : Les sociétés orientales :

Fiche 1 : La Mésopotamie :

La Mésopotamie est « le pays entre deux fleuves » littéralement : le tigre et l’Euphrate.


L’Irak est état neuf, riche en pétrole et autrefois en eau grâce à ces deux fleuves, berceau fertile : capacité
d’arrosage, donc plusieurs récoltes, l’agriculture produit d’importante quantité d’aliment : les paysans ont
un revenu confortable et il y a suffisamment de ressource pour nourrir la population.
C’est donc une région qui dispose de richesse et grâce à l’agriculture on produit plus que les besoins
intérieurs : exportation des excédents qui pousse à l’ouverture aux commerces mis en avant par la
naissance des caravanes. Cette richesse entraine l’apparition d’une riche civilisation : la cité de Sumer qui
est une vaste région avec plusieurs états, on y trouve différentes cité-états mais elles ne pas unifiés dans la
même institution politique.

I. Les premières cités sumériennes : un pouvoir atomisé :

Sumer est caractérisé par un pouvoir atomisé dans le sens éclaté, tout sauf un monde uni, pas des chefs
d’états collectifs, caractères indépendants, ombrageux.

A. L’apparition des cités États, reflets des mutations sociales :

Nous sommes parvenus à déchiffrer ces cités états, par un certain nombre de traces que l’archéologie a
permît de retrouver :
Elles sont une dizaine (Babylone une des plus importantes), elles se distinguaient par leur forme politique :
construite sur la base de sociétés démocratiques par le biais d’assemblées de village -> la population était
constamment consultée pour les prises de décisions, qui étaient donc collective. L’évolution de ce système
et sa croissance ont eu pour conséquence de solliciter un habitant seulement, on entre dans un second
système, un système monarchique au pouvoir d’un seul. Il s’agit en fait du roi. Quels critères ? Il fallait un
individu un peu plu qualifié, choisi à la suite d’une décision qui était choisi sous différents critères :
- Première qualité physique : assez jeune, une certaine taille, une attitude, des conditions physiques
qui le rendaient capable de faire la guerre. Il lui était confié la mission de défendre les localités
devenues cités des risques d’agressions en provenance de leurs pareilles.
- Critères intellectuels : certains nombres de connaissances : doit être instruit et doit prendre des
décisions rationnelles, cela nécessité donc un certain recul, des mesures.
- Caractères d’esprit : beau juge, esprit impartial, capable de prendre de la hauteur
Il y avait donc des critères d’élection. Un peu plus tard l’élection était abandonnée au profit d’un chef d’état
héréditaire.

B. Des monarchies jalouses de leur autorité :

Ces villes vont se regarder en chiens de faïance, ne vont pas admettre de s’unir, vont être rivales => pouvoir
atomisé. (Ce paysage n’est pas sans rappeler l’Europe de nos jours, le symbole d’une dégradation politique).
Les cités-états ont des destinées parfois différentes, elles se distinguent. Si certaines étaient favorables à
l’éruption de royautés tyranniques (Kish, Our, Adab), il convient de mentionner qu’un souverain de Lagash,

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Ourouinimgina, se distinguait pour ses visées pacifistes (renonce aux forces armées etc). Certaines cité-
états étaient étonnantes puisqu’elles dégageaient une notion : la notion de libertés individuelles, reconnu
par le droit, c’est à dire qu’elles cherchaient un équilibre entre droit collectif et droit de l’individu. On se
souciait déjà que l’individu ne soit pas totalement écrasé par administrations.
Sumer nous a laissé : un territoire fragile en proie aux invasions : invasion des perses qui à partir du premier
millènaire l’envahissent.

II. Les legs de Sumer au travers des mutations et des invasions des peuples sémites :

A. L’avènement de la notion de code :

Aujourd’hui on compte 250 codes différents : chaque secteur possède son propre code.
Sumer l’a inventé : Sumer = système juridique moderne
Il est donné par un législateur : le plus souvent le roi en exercice : naissance d’un droit relevé
Roi : messager, volonté divine

B. Une influence culturelle persistante à travers les siècles

1) Dans le système éducatif :

Elles vont créer des écoles : transmettre des rudiments de savoirs, la connaissance va passer en réalité en
pratique, oral devient écrit : une première forme d’écriture, d’alphabet
Des écoles de scribes : elles offrent dans un système le B-A-B-A du savoir : lire, écrire, compter.
Ce n’est qu’un étage et plus tard en occident au Moyen-âge on va largement étoffer ce système : naissance
du collège (-> matière philosophique), puis naissance des facultés (droit, arts, lettres) -> transmettre l’écrit :
il faut donner le savoir : donner un diplôme

2) Dans la conception du droit :

Sumer dispose d’une vision particulière de la société et de la règle : il s’agit d’abord d’offrir un système
juridique plutôt claire. Idée de divulgation : le droit doit être claire, connu de la population : exemple de
médiatisation : la règle va être diffuser
Le droit ne doit pas être caché mais a la connaissance de la population. Le code met en place un système
de justice dans lequel les règles valent puissance égale pour tout le monde : mettre en place des ordres ->
menace de sanctions : peine capitale : dissuader, faire peur. Ce système juridique aura une influence par le
biais des caravanes : le droit sumérien véhiculé par les Babyloniens fut, de surcroît, une source du
Talmud (un des textes fondamentaux du judaisme rabbinique) de Babylone et imprégna, donc, la tradition
juive  reprendre certaine disposition à l’encontre de certaines infractions.

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C. La portée du code d’Hammourabi : -1700

C’est dans cette période qu’émergea la figure du roi Hammourabi, qui gouverna Babylone à partir de -1750.
Ce souverain édicta le fameux code portant son nom, symbolisant ainsi sa volonté de puissance et de
domination, c’était également une façon de se valoriser (objet de propagande). A été découvert par des
archéologues français en mission : un exemplaire en argile, quasiment complet -> 282 articles. Ils sont
parvenus à le déchiffrer, et celui offre une connaissance très importante.
La puissance se trouve également dans le contenu : reconnaissance du pouvoir d’édicter des règles
juridiques : la règle sera souvent associée à l’état, c’est l’administration public qui mettra en oeuvre les
dispositions.
On y trouve les différents droits : publics et privés, pénales. Dans le droit privé on y trouve droit famille,
droit des obligations -> il n’a pas la notion moderne de nos jours : le vocabulaire juridique est pauvre,
version traduite en1982 : langage pas très juridique qui engendre des doutes sur l‘expression, le code n’est
pas clair. Il n’est pas très ordonné et n’a pas la logique du code français : dispositions en désordre, pas de
chapitre.
Il y a un certain nombre d‘avancés : droit de la famille : idée que la cellule familiale est le socle de tout
société organisée : l’état s’en fait le défenseur.
Naissance du lien matrimoniale : condition du mariage et notion de fin du mariage
Famille : notion de filiation : autorité parentale
Le code se trouve dans une société rude, l’espérance de vie est courte, on reconnait un droit de correction
au père (différent du droit romain : droit de vie ou de mort sur l’enfant)
Droit privée : existence d’un droit des contrats : le code prévoit qu’il faut tenir ses engagements : celui qui
s’engage doit respecter ses engagements : contrat de travail par ex,
Existence de régime sur les droits des sociétés : on s’intéresse aux règles des commerçants : société
commandite
Existence de règles relatives aux crédits : régimes créanciers -> prêt à intérêt : 100-500% par an : règle
sévère
Droit pénal : aspect ou l’état montre sa force
Dans ce code, l’homicide est puni : la loi du Talion : œil pour œil dent pour dent : principe de
proportionnalité, une sorte d’ordre et de loi de la vengeance mais qui n’est pas folle => pas de distinction
volontaire, involontaire -> très sévère

La responsabilité des professionnels : profession libérale, pèse une responsabilité pénale et civile très
importante :
- Aubergiste : vol affaire de ses clients (aubergiste est tenu comme responsable)
- Médecin : hypothèse ou médecin fait opération : hypothèse ou le patient décède -> celui qui a
opéré sera tuer à son tour
- Architecte : si construction maison et que celle-ci s’écroule, si le propriétaire meurt, on tuera
l’architecte
Le code érige une responsabilité pécuniaire -> système excessif

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Fiche 2 : L’Égypte :

Un des États les plus vieux du monde, civilisation et forme d’état qui est né aux environ de -2500 avant
notre ère : 4500 ans d’existence, l’Égypte n’a presque pas changer, les Égyptiens ont conservé une
apparence
Une partie de l’Égypte : péninsule du, territoire énorme, Égypte ; le quart nord-est de l’Afrique. Territoire
énorme à l’époque à la fois en Asie et en Afrique.
Possède le Nil : 4000 km de long, d’Éthiopie et se jette dans la méditerranée
Le Nil est une énorme quantité d’eau, bien fait pur l’agriculture -> largement excédentaire en aliment : 6 À
7 moissons (blé coton en quantité)
Joyaux de la civilisation, tourisme : pyramide + incarnation d’une société riche et brillante -> terre
d’échange : façade méditerranée et mer rouge et grâce à ses relations elle vit bien de ses ressources.
Niveau de vie intéressant -> un des États le plus riches de l’antiquité : convoitises pour son blé et ses
richesses.

I. Le vizir, véritable chef du gouvernement :

Le Vizir est popularisé dans les BD : ambition politique démesuré. C’est un personnage clé qui n’est pas le
sommet de l’état, il s’agit du pharaon mais il a une importance.

A) Un pouvoir général d’administration des affaires du royaume :

Il occupe une place éminente.

1) Un grand commis :

Notion reprise dans l’administration française : c’est un agent de l’État qui a une fonction publique et un
rôle : gérer une institution.
C’est le plus haut fonctionnaire de l’état : il est chargé de nombreuses fonctions administratives : il donne
des ordres et met en œuvre une politique : il est donc quelqu’un qui a des responsabilités. Différentes
administrations, c’est-à-dire qu’il s’occupera tant des affaires civiles que militaires : il a donc une double
compétence. En revanche, il ne s’occupe pas des affaires religieuses (relève de clergé égyptien).
Ces titres sont nombreux (prince, comte, garde des Sceaux royaux, seul compagnon du roi, surveillant des
champs). Cette évocation pompeuse témoigne de prérogatives : ministre de l’agriculture, de la guerre et
intendant des domaines. Architecte en rôle de l’état.

2) De nombreuses prérogatives :

Pour citer la formule du Pharaon Thoutmès III, il occupait « le poste clé du pays tout entier »

Nombreuses : environ une trentaine de fonctions à lui seul :


- Les affaires judiciaires : le vizir est une sorte de garde des sceaux : s’occupe de ce qui relève de
l’administrations de la justice : affaire du fiscus : le fisc royale (recette fiscale) -> pour le vizir,
l’état doit prélever une part de la fortune privée.
- Dirige les armées : institutions importantes en Égypte car le territoire est entouré d’adversaire :
position géographique difficile.
- Pouvoir de police : il s’agit d’occupé le bon ordre de l’état, l’autorité supérieur s’engage à ce que
les biens et les personnes soient protégés. Problème navire civil : la piraterie.
- Mission des infrastructures : de transport : bon ravitaillement des villes -> relier les différentes
villes et accès aux denrées agricoles

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Rôle ingrat : soit de maintenir en état les routes, les ports, soit de faire des travaux donc dégager
des moyens adéquats : coûte très cher mais les transports sont précieux pour exporter les denrées
soit pour assurer le transport des forces militaires. Les Égyptiens vont créer un certain nombre de
moyen de communication
- S’occupe du Nil : forme de Dieu, il faut respecter ce fleuve : il est protégé contre les critiques :
fleuve nourrit la population, l’Égypte lui doit beaucoup. Mais fleuve dangereux car il déborde
souvent : époque d’inondation terrible : il faut le préserver mais aussi préserver les riverains de ces
dangers dès -2000 : -1950 : les Égyptiens ont construit de nombreux barrage. Installation de
barrage au sud : adversaire -> pour réduire le volume du Nil.
- Travaux publics : source de prestige, il s’agit de montrer le souverain bâtisseur mais surtout la
qualité et la science des ingénieurs : montre une sorte de savoir-faire : énorme bâtiment : mais
coûte très cher entretien + construction, construction de lieu de justice, dispensaire : lieu utile ->
source majeure d’intervention de l’État (Peut effectuer un parallèle avec la politique de grands
travaux en France).

Le vizir rencontre tous les jours le Pharaon : il a des comptes à rendre -> il y a la notion de contrôle,
éviter les abus, ainsi tous les matins vizir et pharaon se voit en tête à tête -> informe le chef de l’état des
principales infos dont il a connaissance (police, militaire, éco). Le vizir est aussi là pour recevoir des
consignes, des directives : les consignes a donné à l’administration. La bureaucratie est en marche. Ensuite,
le vizir rend visite au trésorier de l’état, tient les comptes du trésor (France trésor public) -> il existe une
balance des comptes publics. Instruction pour équilibrer la balance (impôts) -> administration politique qui
décide.

Il s’entoure d’une administration : il peut disposer d’un personnel compétent en quantité et en


qualité : entourage précieux pour donner des ordres : le papyrus : renseigne
Importance de l’administration : marquée par les scribes : fonctionnaires plus lettrés que les autres :
capable de lire et d’écrire : déchiffrer et appliquer les consignes administratives : bureaucratie en matière
fiscale. La France a conservé cette tradition : 170 000 personnes. Cependant le pouvoir du Vizir est encadré
par des limitations :

B) Les limitations de cet important pouvoir délégué :

Le vizir a des pouvoir limité : contrôle par le pharaon. Ces limites s’expliquent : une administration ni
contrôle ni limité serait trop puissante, question de mesures, de directives. Sinon pourrait être corrompu.
Deux formes de limitations :

1) La tradition :

Les juristes égyptiens expliquent que le vizir doit respecter des traditions, qui l’obligent à ne pas faire
n’importe quoi.
Mise en place de règles :
- La justice : doit prendre des décisions conforment à la justice, des décisions rationnelles.
Appliquer le droit qui n’est pas excessif mais mesuré. Esprit précis, un esprit d’équité
- Règle de droit : l’administration doit être impartiale : ne pas prendre parti : considéré les citoyens
comme égaux : empêcher les passes-droits. Tous les citoyens seront traités de la même façon.
- La nécessité de la peine : recommander au vizir que les décisions ne soient pas excessives : règle
de prudence, de modération
Limiter les pouvoir de l’administration et éviter les excès :

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2) Les gouverneurs ou monarques :

L’existence de gouverneurs est une forme de limite : norme géographique : ils exercent en périphérie
et représente l’état Égyptien. Si le pouvoir politique est uni, il permet à de hauts personnages de se
substituer au vizir, nommé par le pharaon notamment au sud (zones frontières dangereuses) : Phénicie,
Hittites, Éthiopie : être sur ses gardes-> zones frontières où les gouverneurs ont de très larges pouvoirs.
Danger : les gouverneurs pourraient abusés de leur pouvoirs -> tellement loin que leurs décisions
pourraient être prises sans en référer au pharaon. Cette institution émerge et est conservé.

II. Les concurrents du vizir :

Il n’est pas la seule institution égyptienne remarquables : ce risque est marquée par une institutions
très présentes

A) Les prêtres, le clergé :

Depuis 4400 ans, le clergé est très important dans la vie des égyptiens. Les égyptiens avaient mis en place
un système de croyance, puis vont se convertir au 7èpe siècle a l’islam. 70 millions islamiques et les autres
chrétiens.
Les prêtes de l’époque :

1) Leur ascension :

Le clergé va très rapidement occuper une place prépondérante mais il mérite qu’on s’attache à son rôle et
a sa puissance.
L’ascension est connue aux environs de -2400 : sorte de décisions des pouvoirs, le clergé prend son
autonomie. Il est riche, c’est donc une puissance financière remarquable et il possède une influence
politique parce que traditionnellement en Égypte il représente les élites lettrées : peut offrir une carrière
meilleure et honorable - rejoindre est un signe d’ascension sociale. En Égypte les choses sont déjà dans ce
sens : a place du clergé et la première de l’Égypte, gouverne avec le Pharaon, influence peut être plus
importante que le vizir.

2) Les instruments de leur puissance :

a) Dispenses d’obligations et richesse :

Existence d’un corps privilégié : le clergé va demander et obtenir une exemption de charge publique : le
Pharaon va les reconnaitre, ni les personnes ni les biens ne seront soumis à l’impôt. De plus le clergé pourra
louer son personnel à l’époque des moissons : location de main d’œuvre. Le clergé va ainsi recevoir de
remarquables droits
L’Égypte va lui offrir une seconde source de richesses : les tributs : droit du vainqueur et notamment de
s’emparer de la propriété des biens de l’adversaire (droit de la conquête)
Le clergé va être récompenser de son action par une part des tributes : 30/40% des biens des vaincus. Ainsi
, le clergé possède une part énorme de la richesse foncière en -1000 : environ 30% de la fortune du territoire
ce qui explique donc son influence énorme.
Cette institution va venir en France et va suivre une firme de mimétisme institutionnelle : inventaire des
biens de 1789 -> le clergé possède 30/40%

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b) Des compétences en matière interne :

Le clergé ne va pas se contenter des affaires purement religieuses : il va se mêler d’autres choses,
d’affaire intérieures au royaume, influence grandissante, croissante, s’empare du domaine judiciaire ->
population qui les vénère, les juges seront souvent nommés sous décision du clergé. En effet, alors qu’au
début de la civilisation égyptienne, les magistrats étaient placés sous l’obédience du vizir et rendaient leur
sentence au nom du pharaon, par la suite, au début de Nouvel Empire, un grand prêtre, le prêtre d’Ammon
tenait parfois lit de justice et le procès se déroulait en ce cas dans un temple.

B) L’armée :

Une nécessité : instrument de sécurité qui s’impose aux énormes frontières mal protégées par la nature -
> pays facile à envahir Invasions : véritables problèmes : les Phéniciens (ajd le Liban), querelle de
frontières entre les deux -> la Phénicie a toujours renoncé et payer une forme d’argent : le tribute
Frontière avec le proche orient ; hittites.
Adversaire irréductible : l’Égypte avait l’Éthiopie : Aida : frontière menacée Donc l’armée s’impose en
fonction des dangers auxquelles l’état égyptien est confronté.

1) Le tournant de la création d’une armée de métier :

Armée de métier : émerge aux environs de l’an -1500, avec un devoir militaire : le service militaire qui
repose sur un devoir des citoyens, qui est une obligation.
-218 : désastre militaire : sens du sacrifice fait partie du citoyen à Rome
C’est avant tout contrainte de temps : 5 a 10 ans (espérance de vie très brève 15/16 ans), avec des périodes
de rappel en cas de circonstance grave, et une obligation de revenir s’engager. Le service militaire est
considéré comme une charge, il est bénévole.
Il fallait s’offrir son propre équipement militaire : cette contrainte va être déviée en -1500 l’armée va
délaisser et remplacer par un autre format : une armée de métier
 Enjeu qui ajd encore nous touche

La tradition va être éteinte en -1500 avec l’armée de métier, volontaire : minorité de citoyens désireux de
s’engager. Le peuple va donc délaisser cette tâche -> une armée de professionnelle est peut-être plus
combative.
Il s’agit d’avoir une armée de gens qualifié, qui vont s’entrainer toute leur vie et non pas par période de
rappel, armée toujours disponible, accepte l’esprit de sacrifice. L’armée va devenir une armée d’un
ascenseur social

2) Les conséquences : l’accès aux plus hauts rangs :

L’armée est ouverte à tous (avant les hauts postes l’étaient à ceux qui pouvaient s’offrir un équipement qui
était très couteux). L’armé de professionnelle s’ouvre à tous : il faut être volontaire et avoir des talents :
recrutement de personnes qualifiées : on prenait les personnes les mieux qualifiés physiquement : forme
de sélection, une question de constitution physique.
Ce sont souvent des ruraux qui s’engage et espère une paye relativement attractive : il espère des
promotions et grimper les échelons de la hiérarchie militaire.
En -1300 on retient un chef de l’armée qui est un ancien paysan : on devient notable et important. Forme
de méritocratie ; société au mérite -> accélérateur de carrière
Cette tradition sera reprise par la France : construit un outil en 1439 : l’armée française crée une armée de
professionnel de la guerre

Cette armée peut être un danger : c’est-à-dire qu’elle a le monopole de la force c’est aussi un modèle de
popularité, lorsqu’un chef de guerre rentre il est parfois plus populaire que le pharaon lui-même. Donc il

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existe des conflits de légitimité -> l’armée peut être tenté de faire un cout d’état militaire. C’est aussi pour
cela que le chef de l’état reste le chef des armées.
Le danger serait celui du coup d’État -> en France : 9 et 10 novembre 1799 Bonaparte prend le pouvoir

Il existe donc un sentiment que l’armée cherche à s’emparer du pouvoir : ce qu’elle a fait des années plus
tard -> rôle majeur dans les institutions de ce pays.

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Chapitre 2 : Les institutions grecques :

Les grecques sont un vecteur important d’influence : modèle découpé en plusieurs morceaux : invention
de la politique
On doit aux grecques trois modèles :
- La tyrannie (Aristote distingue deux types : la tyrannie d’origine etc )
- La monarchie
- La démocratie
Cette différence est une source d’expérience remarquable :
Athènes adopte plusieurs modèles
Les grecques vont inventer la science politique, la science du gouvernement : comment peut-on gérer les
affaires publiques ?
Il faut citer : Aristote qui a construit la politique œuvre. Aristote propose une forme de régime excellent :
l’origine mixte
1-Reflexion sur la règle et le sens du droit : on lui doit l’idée qu’il existe des droits naturels : la propriété
privée.
2-L’éducztion des enfants, pour Aristote doit être du ressort des parents. ALORS que pour Platon c’est
3-L’idée de la liberté des mers
Ces idées vont nourrir les juristes
Les grecques ont une chance : l’harmonie, il partage les mêmes valeurs : leur langue (grec ancienne langue
commune aux grecques), la religion (les mêmes Dieux, des divinités de l’Antiquité) -> facteur
d’homogénéité culturel
Le lèg des grecques sera important : matière d’éducation : forme un système remarquable et restera
spécialisé dans l’éducation : enseignement de qualité

La Grèce va avoir une histoire compliquée : guerre de peloponèse


Temps de l’apogée : temps de Péricles (décédé en -429)
Puis en -167 la Grèce perd son indépendance, indexé par Rome
Et plus tard son histoire se confond avec celle de l’empire romain
Après la Grèce n’est plus indépendante jusqu’en 1822, France lui permet l’indépendance en 1828.

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Fiche 3 : La Grèce et la démocratie d’Athènes :

L’un des grands moments de l’histoire institutionnelle de l’Europe : la France va s’inspirer d’un certain
nombre de principes -> choix conformes a des idées rationnelles.
La Grèce et la démocratie d’Athènes ont un système remarquable car un des modèles politiques du monde
moderne. Chaque année enquête sur les avantages et les inconvénients de ce système.
Ce modèle d’Athènes est celui d’une cité les plus puissance de l’empire : imprégné par les impératifs de son
époque. Aujourd’hui c’est capitale politique et judiciaire de la Grèce. Trois droits : le service militaire
essentiellement dans la marine qui aura un rôle important : espace immense et surtout pour ses ressources
car la Grèce est un territoire pauvre et l’agriculture produit trop peu. Les grecs sont menacés de famines
en permanence : ouverture sur la mer seul solution pour se nourrir par la pêche et les échanges
commerciaux. Les grecques vont avoir une ambition maritime : contre phéniciens : Alexandre le Grand en
-330 va détruire une partie de la Phénicie.
Espace de protection, de barrière qui permet de limiter les invasions, exemple en -480 victoire de Salamine
contre les Perses.

I. Le rôle de la loi auprès des anciens grecs :

Les grecques et notamment Athènes construit un modèle politique ou l’adoption de loi prend sa
signification moderne : théorie juridique remarquable.

A) Une signification particulière, fruit du génie grec :

1) Les grecs reprennent l’idée de loi et la perfectionnent :

La notion de loi est très ancienne et apparait en -2100, puis le code d’Hammourabi reprend cette notion de
droit : la notion d’écrit.
Les grecques vont fixer une nouvelle mission a la loi : celle-ci doit préciser les objectifs à atteindre : un but
précis, un objectif particulier dans le temps et l’espace.
La loi doit améliorer la condition de l’être humain c’est-à-dire son statut personnel, ses droits et ses
obligations de l’individu. Quand le besoin se présente, la loi doit modifier ce statut. Dans le monde civil :
adéquation entre règle juridique et les religieux
Certaines sociétés conservent ce trait important : seuls les religieux peuvent changer la règle
Les grecques vont admettre que les hommes sont capables de changer la règle si volonté. Mais les grecques
vont considérer que l’instabilité juridique est un danger -> seul le peuple sera donc capable d’accepter le
changement des règles. Volonté populaire
Dans ce consentement populaire, il s’agira que les citoyens acceptent que les règles soient changées,
modifier, le peuple doit être associer à la règle juridique
Certains états ont conservé cette notion : la suisse où les idées de Jean Jacques Rousseau, ont la votation ;
sorte de référendum, c’est le peuple qui s’empare d’une thématique et demande la consultation : double
majorité des cantons et du peuple (spécifique à la suisse)
Les grecques introduit un but et demos (le peuple) est constamment associé.

2) L’objet de la loi :

Les grecques vont avoir en ligne de mire une personnalité importante : l’individu considéré comme une
personne isolée mais remarquable, vont le porter au pinacle. Les grecs vont considérer que la loi doit
permette une excellente protection de la personne humains, considérée comme sacrée.
Notion de propriété : sera considéré comme important et protégée pour la loi : l’idée que l’état ne peut pas
s’emparer du patrimoine des individus.

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B) Les premières lois écrites :

1) Des cités politiquement homogènes :

Ces lois émergent au 7ème siècle : les lois de Dreros, apparaissent aux alentours de -660 : certain retard par
rapport au code d’Hammourabi. Très importantes, elles vont traduire l’apparition de règles nouvelles, le
législateur va s’intéresser à des domaines nouveaux :
- La définition de l’homicide : infraction pénal rare : privation volontaire de la vie humaine -> ne
distingue pas volontaire ou involontaire -> sanction
Cette punition est publique et exercé par la puissance étatique : donc les êtres humains doivent
renoncer à se faire justice eux-mêmes -> encore faut-il qu’il en ait les moyens ? magistrat, prison
etc => doit avoir les moyens
Cette définition a un rôle : réduire la violence contre les autres (actes violents)
Cette notion sera marquée par l’idée de la loi du talion : idée de proportionnalité de la réponse
pénale (violence = violence)
Ce système est important même si on confond par imprudence (accident de voiture, incident de
chasse)
- La jouissance de la propriété privée : les droits du propriétaire seront reconnus et sanctionnés
pas l’état : homme-pied, meuble etc -> payer l’impôt
- L’existence d’un droit des obligations ou les grecques vont donner naissance à un droit
d’obligations : lorsqu’on s’engage il faut tenir sa promesse : Important puisque les grecques vont
créer la notion d’autonomie
- Les grecques vont créer les premières rémunérations des magistrats et des fonctionnaires : il faut
des personnes de mettre en œuvre les règles donc justes rétributions
Ces lois sont très intéressantes mais le destin de grecques va se scinder : Athènes démos
Mais spartes : droits et institutions différents : gouvernés par une oligarchie -> cité fermée exclusivement
agricole, les spartiates sont restés pauvres -> inégalité
Les femmes étaient libres.

2) L’émergence d’une identitité politique propre :

La Grèce était une terre d’immigration -> s’exiler pour trouver un monde meilleur
Les grecques vont créer de nombreuses colonies : la colonie de Massalia devenue Marseille en – 1800,
Syracuse a l’est de la Sicile.
Ces colonies sont nombreuses et on les retrouve dans la mer noire, grenier à blé et source d’exportation
importante -> dans chaque cité on va exalter les idées juridiques grecques
Existence d’une langue et d’une religion commune à tous les grecs : seul la civilisation grecque est valable
pour les grecques. Ces systèmes vont marquer un progrès : naissance d’un système pluraliste :

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II. La démocratie athénienne :

Fruit d’un long cheminement -> C’est Athènes qui a tenté de créer un tel système, long et difficile :

A) Les réformes de Solon (594 avant JC) :

Solon crée la première trace d’un système démocratique :

1) Un réformateur de la société :

Cette notion de réforme nous intéresse puisque les grecques ont un sens inné de la réflexion, peuple
d’intellectuel qui repousse les frontières de la raison et se questionne sur le sens de la règle. Dans leurs
esprits, la réforme est utile lorsque les institutions ne marchent pas : esprit d’introspection l’institution
marche-t-elle ?
Cette de notion des grecs va se transmettre des grecques aux romains, aux français.

Ce personnage est issu des hautes classes : c’est un aristocrate.


En aristocratie grecque, il n’y a pas de juste milieu entre les classes aisés et les pauvres. L’action publique
est le fruit de l’opposition entre les deux (aisés : aristocrate, peuple : démo) -> Athènes essaye de mettre
en œuvre l’un et l’autre :

Pour Solon, grâce à son aisance, il pourra voyager et ainsi se former un esprit critique sur un monde étranger
ou on trouve bonheur et cauchemar : se rendre compte des situations étrangères : point de repère et de
comparaison devant un autre système sur le droit. On peut s’inspirer de l’étranger : comparaison
rationnelle.
Intérêt : voyage : Chypre, Crète et à ramener des choses utiles notamment de l’Égypte : il va corriger les
inconvénients du système athénien :
- Le problème des dettes ; problème politique et juridique majeur : ces débiteurs vont être soumis
à une sanction lorsqu’ils sont insolvables : la sanction, vous perdez la qualité de citoyens. Devenir
un serfs, véritable descente aux affaires, du somment a la base (quasi esclave)
Cette condition est terrible, s’explique par un grave problème économique : les taux d’intérêts sont
libres. Ils sont donc très élevés -> impossible de rembourser
Procédure radicale
Or si moins de citoyens : moins de contribuables, moins de votants -> la société civique réduit, le
stock de citoyens risquent de diminuer
Réforme : soulager la part de la population qui reste de plonger dans le servage
C’est la raison pour laquelle Solon supprime les servages pour dette
Solon va plus loin : il met en place une réforme qui consiste à réhabiliter, libérer les serfs
condamnés ou ceux partis en exile pour des raisons de dettes
- Ceux vendus comme esclaves à l’étranger redevienne libres : il faut à tout prix protéger le citoyen
des menaces qui risque d’altérer l’esprit civique -> il essaye de rapprocher les gens aisés des gens
plus pauvres, grâce à la participation aux civismes.

2) Un précurseur de l’ingénierie constitutionnelle :

Forme de progrès, d’un élan démographique fort :


Système de sens : on va changer le personnel politique à travers une forme d’inventaire : on construit 4
tributs dans la cité : classement des citoyens en quatre catégories : aisés dans la première et les plus
pauvres dans la dernière : recenser les citoyens sur des critères de fortunes.
Il s‘agira de créer un système collégial de gouvernements : neuf personnes, les archontes : teneur du
pouvoir exécutif, neufs car Solon se méfie de la tyrannie et de la monarchie.

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Ce nombre impair est calculé pour éviter les blocages : système qui permet de choisir les citoyens les plus
adéquats à l’exercice du pouvoir : la population choisit les plus hauts magistrats : Choisit sur une liste de 40
candidats ; le peuple peut se prononcer sur des critères objectifs. -> Une certaine intelligence : des bons
pères de famille (code civil)
Les archontes seront choisis par la boulée : le peuple assemblé, environ 200 00 citoyens (20% que les
hommes), grecs crées donc un amphithéâtre : le peuple doit être associé à la vie politique.
D’autres institutions : Solon va créer un tribunal du peuple : l’Héliée
Cette mise en place progressive du schéma démocratique est importante : peuple souverain

Ce modèle sera complété par une série de réforme :


B) L’œuvre de Clisthène (507 avant JC) :

Seconde étape vers la voir démocratique telle que Athènes a pu la montrer.


Va poursuivre une œuvre démocratique : ville d’Athènes champ d’expérimentation politique

1) Ses réformes sociales :

Réformer la représentation politique : la carte des électeurs -> chaque régime dispose de règles précises
Divisons de 10 tributs qui auront un territoire donné : les électeurs seront englobés dans un t
géographique précis -> critère de domicile et non plus de fortune
Cette division est certainement un progrès : tenter de mettre ensemble des citoyens qui tout oppose.
L’une des thématiques est de réduire l’écart entre les classes sociales : politique qui vise à ce que les deux
clans se parlent. Traduit les tensions sociales.

2) Ses réformes institutionnelles :

Création d’une gigantesque assemblée populaire : les grecs vont inventer une participation globale qui aura
lieu dans l’Ecclésia. -> 30 000
Elle va réunir à intervalle régulier. Elle aura un rôle majeur : offrir au citoyen un rôle participatif
Il va devoir élire chaque année les principaux magistrats de la cité (archontes, stratèges)
La boulé va devenir le conseil des cinq-cents : prépare les ordres du jours (les débats). Elle doit se réunir ->
donc les grecs créent le système des amphithéâtres pour se réunir. L’ecclésia gère les procédures politiques
de contrôle et de sanction : le peuple va pouvoir sanctionner les magistrats et les citoyens.
Un rôle décisif est transmis au peuple et par l’élection il choisit ou élimine les citoyens : marque de fabrique
de la démocratie -> le peuple choisit ses représentants.

 Système reprit par Rome : l’idée d’une plus forte légitimé de l’action citoyenne

3 devoirs : esprit de sacrifice : le citoyen place sa vie dans les mains de la cité (idée du service militaire)
Un devoir fiscal
Être présent aux assemblées, s’exprimer : dans l’esprit d’Athènes cela va s’accompagner d’une liberté
d’expression : l’idée d’un débat politique permanant et libre pour progresser et aboutir à des solutions.
Système solide -> les athéniens y seront très attachés

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III. Les mutations de l’expérience athénienne :

Tout cela en théorie marche bien : s’il entend qu’il existe un esprit citoyen. La pratique va être
parfois différentes : difficultés

A) Le faussement de l’équilibre initial :

On va changer progressivement le système. Il y aura au fil du temps un épuisement de l’idéal démocratique.


Si la majorité de peuple était dynamique, cet engouement recule et la participation à l’ecclésia diminue :
absentéisme électoral : le citoyen est de moins en moins intéressé (parfois 5/10%).
La majorité sont de petits paysans : il doit choisir entre participer ou cultiver -> pas de revenu patrimonial
suffisant. Le citoyen est également un marin : pécheur, marine de guerre : absence justifiée pour des raisons
professionnelles. -> Circonstances de guerre : citoyens dans la marine
Les athéniens vont créer un système de rémunération qui va récompenser la présence des citoyens à
l’assemblée : le misthos -> réparer la perte de salaire consécutive à l’absence dans l’activité économique .
Développement de citoyen dont la seule profession sera de participer aux assemblées -> problème.
Second problème : l’essoufflement de la Boulé qui verra ses prérogatives diminuées : ecclésia trop
puissante
Grace à ses assemblées minoritaires apparaitra des possibilités de réformes : des décrets -> les citoyens
vont pouvoir proposer des changements : ils vont permettre de changer certaines règles mais les citoyens
ne sont pas tous présents : de grande puissance d’argent vont tenter de convaincre des électeurs.

B) Des procédures démocratiques à contre-emploi :

Le peuple d’Athènes est au centre du système et il peut mettre en place un système de contrôle.
Dans l’esprit d’Athènes la démocratie n’est pas seulement la voie du pluralisme : le peuple peut être
versatiles. Il peut vérifier si ceux qui le représente sont bons et compétents. Ce système s’accompagne de
deux mécanismes :

1) La graphe para nomon :

Cette procédure va permettre à n’importe quel citoyen inscrit sur les listes de faire un procès a un
créateur de décret s’il juge que son comportement est contraire à la démocratie. Si un membre désobéit il
est possible de le poursuivre en justice. Procédure enclenchée lorsque l’on soupçonne à un comportement
anti démocratique : veut changer une loi démocratique.
L’Ecclésia va se transformer en conseil du peuple : en jury d’accusation : il y aura un débat et le demandeur
va devoir exposer ses arguments : procédure limitée en temps : utilisation d’un tablier. Il faut dire l’essentiel
et convaincre l’Ecclésia. Le débat continue et la parole est donné à l’accusé qui va pouvoir se défendre et
convaincre l’Ecclésia que son projet de décret était dans le sens d’améliorer le système. Ensuite l’Ecclésia
se prononce : en faveur du demandeur et le débat est envoyé devant l’Héliée qui va fixer la peine ou en
faveur de l’accusé qui n’a donc rien à craindre. Cette peine fait l’objet de débat, peut être faible ou sévère :
l’Héliée a le choix. La récidive est prise en considération et sa participation politique, a la guerre surtout.
On vérifie s’il est à jour de l’impôt -> s’il est un bon ou mauvais citoyen et enfin si le décret présenté vraiment
un danger.
Ces éléments vont permette de prononcer une peine : une simple réprimande ou une suspension des droits
civiques : on va le blâmer quelques mois ou le suspendre définitivement de sa qualité de citoyen : on lance
une infamie. Le citoyen est considéré comme indigne.
Les grecs vont avoir une sanction encore plus sévère : l’exile : le citoyen est suspendu de son statut mais
aussi on lui demande de quitter le territoire pour une période de 5/10 ans ou de le quitter pour toujours.
L’Héliée peut donner une peine totale : la précipitation -> se jeter d’une montagne -> elle est vu comme
une chance -> pourrait survivre (1 chance sur 1000)
Peut-être une sanction pécuniaire : condamner à se dessaisir d’une partie des biens

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Système remarquable qui va mettre en place des dérives : affaiblissement -> faire des boucs émissaires ou
museler l’opposition en lui faisant peur. Système de délation : élimine les bons citoyens et les mauvais vont
chercher à le contrôler
Système détourné de sa finalité première
Elle donne un exprime à ceux qui s’expriment bien -> notamment les juristes : naissance de l’orateur

2) L’eisangelie :

Procédure particulière qui ne vise pas un citoyen ordinaire : il s’agit de dénoncer un magistrat. L’ecclésia
peut être saisi pour dénoncer un magistrat (quelqu’un revêtu de fonction politique)
Cette procédure est importante parce qu’elle s’engage devant l’ecclésia. Chacun va pouvoir parler : le
magistrat doit se défendre
Reproche : avoir perdu le fond public ou incompétence de l’administration (peut être fonctionnaire place
sous ses ordres)
Population méchante en tant de crise : hausse du prix du pain ou de l’alimentation ou perte de bataille
Les stratèges sont les chefs de défaites et en cas de défaite on peut demander leur perte.
L’ecclésia va ensuite se prononcer : puis passera à la Boulé qui fixe la sentence
La sanction est souvent la mort : impair ou incompétence -> risque de la peine capitale
Le peuple conserve un droit de contrôle
Existence d’un ascenseur social
Conséquence négative : si les magistrats sont trop exposés à une responsabilité judiciaire : ils vont hésiter
à s’engager.

A Athènes rares seront les magistrats compétents


Système dévoyé marqué par les sycophantes : dénonciateur professionnel : rôle de délation ; vont se faire
rémunérer : une partie du patrimoine du dénoncé : système des lanceurs d’alertes aujourd’hui
Véritable institution à Athènes.

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Fiche 4 : Tyrannie et Aristocratie :

Modèle dégagé par Aristote : le Politique : traité de science politique, personnage qui invente les
différents systèmes politiques grecques. Fruit de plusieurs centaines d’années d’expérimentation.
Aristote va mettre en avant les bons et mauvais systèmes : points communes, défauts, avantages.
Nouvelle discipline : science politique.
Des systèmes qui selon lui tyrannie et aristocratie sont aussi des modèles : aujourd’hui vision très
négative. Mais Aristote est plus nuancé : les deux modèles font partie des systèmes politiques de
l’époque. -> Pluralisme politique

I. Des modèles de gouvernement :

Ces modèles sont évoqués par Aristote.

A. Aristote et Le Politique :

1) Les trois formes de gouvernement :

Aristote les appelle pures : le système de la démocratie, de l’aristocratie, de la monarchie :

- Le système de la démocratie :
C’est le pouvoir de tous, de la masse, du demos. Ce pouvoir de la masse n’est pas forcément le meilleur. Il
est partisan d’un régime mixte

- L’aristocratie :
C’est le système de quelqu’un : d’une petite minorité appelé souvent l’oligarchie : ce sont souvent des
familles.
Critères : les élites sont recrutées sur des conditions de fortunes. Elles ont une fortune supérieure à celle
des citoyens.

- La monarchie :
C’est la pouvoir d’un seul : qu’une seule espèce d’autorité : une personne concentre l’ensemble des
prérogatives étatiques.

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Aristote explique que ces modèles peuvent dégénérer en modèle dérivé : ils peuvent être un abus -> La
monarchie va pouvoir dériver en un système tyrannique. Le tyran est donc un pouvoir excessif d’un seul
dans son intérêt personnel. Pour Aristote il faut le tuer : tyrannicide
Le tyran de l’exercice : est celui qui a été choisi dans des circonstances exceptionnelles : il faut la respecter.
L’aristocratie peut devenir une oligarchie : une minorité exercice le pouvoir pour elle-même : victoire de
l’intérêt privé au détriment de l’intérêt de tous : mauvaise forme de gouvernement. Elle peut dériver dans
un système secondaire et devenir une démagogie. Cette forme est celle de la révolution en 1791 et 1793 :
Terreur.

2) La transformation politique d’Athènes :

C’est essentiellement les transformations opérées par les aristocrates qui ont transformé le
système politique d’Athènes en un système démocratique. Il s’agissait d’opérer une forme concorde :
assemblée tous les citoyens dans une vie politique commune : l’aristocratie devait renoncer à certains de
ces droits : cohabitation -> élément de fraternité.
Athènes aura ce sens de compromis. Une expérience de débat et de dialogue qui sera la force d’Athènes.
Il y a des lignes d’adhésion comme en dépit de ce qui peut différencier les individus.

B. La confrontation des modèles avec la vie de la cité :

1) Le régime mixte prôné par Aristote :

Aristote (athénien qui a dû fuir la cité et n’a jamais pu revenir) considère que le système
démocratique est le moins mauvais de tous : il va dans le sens de l’intérêt général, la cité est gouvernée
pour l’intérêt de tous. Aristote préfère cependant un système démocratique gouverné par les aristocrates :
un alliage entre un système aristocratique et démocratique. Dans son sens le système aristocratique est
surtout une question d’éducation.
Aristote dénonce les deux systèmes de mécanises de sanction mais aussi : le système de
l’ostracisme : système par lequel on désigne un mauvais citoyen qui serait suspect. Cette procédure sera
analysée par un vote : chaque citoyen inscrit un nom sur un caisson de bouteille. Notion de sanction : le
pouvoir reste au peuple mais la procédure n’est pas suivie d’un débat. Jugement a tort : règlement de
compte.
Une dérive : l’affaiblissement de débat.

2) Les abus de la démagogie :

II. Les expériences vécues à Athènes :

Athènes n’a pas été le seul régime démocratique. La cité grecque s’est essayée a d’autres formes de
pouvoir : la tyrannie et le modèle oligarchique.

Si ces deux termes sont aujourd’hui péjoratifs, Athènes a conservé un assez bon souvenir du modèle
tyrannique -> pas de l’oligarc

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A. La tyrannie :

Système qui s’est propagée un peu partout en Grèce. Car les citoyens ne voulaient pas prendre art a la vie
politique.
Entre -561 et -571, un système s’est développé et a mis en place une tyrannie. Ce tyran est issu de
l’aristocratie, il a une bonne éducation et est fortune. Spartes avait formé un complot et l’aristocratie a pris
le pouvoir et le tyran entend gouverner dans l’intérêt de tous. C’est donc un homme seul qui assure le
pouvoir.
Il a mis en place une politique a 4 volants :
- Le système des grands travaux : grands chantiers ; système destiné a relancé l’économie, mettre
l’accent sur l’habitation -> il a souhaité développer améliorer la cité et la vie de ses habitants. Il
lance d’énorme chantiers -> améliore la sécurité de la cité (grands murs autour de la ville en partie
conservé). Il a amélioré la vie collective : Acropole : montrer la magnificence de dieu et notamment
d’Athéna et place pour la majorité des citoyens.
- Une politique culturelle : la cité va s’intéresser aux arts et à la culture : va encourager à la réflexion
et à l’écriture. Il va encourager les arts et va lancer des espèces de festivals qui sont l’occasion pour
le peuple de se distraire et de s’instruire -> amélioration de l’intellectuel et du débat : invention du
drame joué en public.
La mise par écrit de l’œuvre d’Omer : L’Iliade et L’Odyssée
- Réforme de la législation foncière : améliorer l’existence du droit immobilier : apporté une
certaine sécurité juridique aux citoyens.
- Développé la cité : expansion économique.

Il va valoriser les ressources du sous-sol : exploitation d’une mine d’argent célèbre, crée une forme de
monnaie : symbole la chouette.
Il va développer les carrières de marbres.
L’intérêt est de créer des ressources et de diminuer la pression fiscale.
Politique plutôt positive mais ces descendants n’était pas compétent, les Athéniens rebasculent dans le
système démocratique.
Cette démocratie va perdurer près de 105 :

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B. Une tentative de restauration oligarchique : les Trente (404 avant JC) :

Petite minorité qui s’appelle les Trente et vont s’emparer collectivement du pouvoir. Cette
expérience est marquée par un système négatif : désastre militaire : Syracuse.
Athènes est à plusieurs milliers de km et va donc lancer une expédition navale qui sera une catastrophe :
une tempête et second incident : l’armée athénienne va subir des maladies, marine diminuée. Les stratèges
sont mis en justice et exécutés.
Perte d’une partie du demos : environ les 2/3 des citoyens. Le stock du demos diminue. Cela marque le
début du déclin d’Athènes.
Ces Athéniens ne sauront pas régir -> une minorité prend le pouvoir en -404. Les Trente tyrans : ils vont
gouverner pour eux-mêmes et vont tenter de museler l’opposition démocratique : chasse aux sorcières ;
les adversaires sont persécutés.
Ils vont être connu pour mettre en exile une partie des citoyens. Au bout de quelques mois ils sont chassés.
-> véritable traumatisme pour la démocratie athénienne et va voir son avenir s’assombrir.

Titre 2 : LA SOCIÉTÉ ROMAINE : DE LA RÉPUBLIQUE À L’EMPIRE :

Chapitre 1 : Les institutions républicaines :

Modèle institutionnel remarquable : l’archéologie a laissé des traces très fines de la société romaine. Rome
est remarquable par sa longévité : -749 naissance de Rome.
Une forme monarchique, républicaine puis impérial. Les romains vont être aussi confrontés à une société
coupée en deux blocs : une société aisée et une société modeste.
Ce modèle va tenir très longtemps.
Rome va se couper en deux morceaux : en 395 -> Occident (476) et Orient (1453)
Les romains ne partent pas de 0 : c’est un peuple pragmatique qui va reprendre des traditions et vont
s’inspire de dispositions du droit grecque et de certaines divinités étrangères.
La société romaine repose sur l‘exaltation de la vertu : vision bénéfique de l’intérêt générale. Devoir de
guerre : Le citoyen d’insère dans un certain nombre d’engagement.
Le citoyen fait son service militaire + période de réserve et s’offre son uniforme.
Devoir civique : fiscale -> impôt foncier
Opère son devoir : participer à la vie publique, choisir ses magistrats, de participer à des procès populaire -
> forme de mystique de l’engagement.

Rome va construire une civilisation très avancée :

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Fiche 5 : Le Rome républicaine : les vertus de la magistrature élective

Les romains vont se saisir de leur modèle politique qui sera contesté.

I. Les institutions prenant le contre-pied de la monarchie (-507- -27):

A. Le triomphe de l’aristocratie :

Système républicain qui associer le demos aux pouvoir d’une minorité : système démocratique mais les
dirigeants sont issus de l’aristocratie -> système a deux têtes.

1) Une république aristocratique :

Cette république va découler d’un séisme : aux environs de -507.


Tarquin le super : sens de la formule souverain remarquable c’est le roi de Rome jusqu’à la révolte des
romains. Il va être critiquer pour un scandale de sa vie privée : une femme Lucrèce Mariée et issu de la
bonne société va être déshonoré par Tarquin : elle se suicide pour montrer qu’elle n’est pas d’accord. Cela
plonge les romains dans la révolte et Tarquin part en exile.

En réalité on sait que les choses ont été plus nuancés : Tarquin souhaitait s’appliquer sur le peuple pour
gouverner contre l’aristocratie. Il ne voulait pas qu’une petite minorité se transmette le pouvoir. Il a été
détrôné par les aristocrates : qui ont commis le coup d’état et se sont pourvu au pouvoir.
Aristocratie : 136 familles : Julia -> César ; les Gracchus
Le problème est que cette puissance repose sur une notion de fortune : moyens de gouverner et d’avoir
une certaine audience politique. Système du clientélisme : se nourrit de relation entre les électeurs.
Influence sur le corps électoral -> c’est une pratique courante qui consiste pour chaque grande famille à
disposer de réseau de relation. Les citoyens se placent sus la protection d’une riche famille (soin médicaux,
travail), quant à lui il s’engage de voter en sa faveur -> réseau dans lequel le citoyen n’est pas libre. Ces
rapports sont courants : il n’y a donc pas de rapports de force. Ce clientélisme est une notion positive et
peut expliquer les visions

2) L’omnipotence du patriciat républicain :

A Rome, deux force politiques vont s’opposer : les classes modestes contre les classes aisées. Fracture de
la société à Rome qui va donner naissance à des courants de revendications
Le patriciat : père de la naissance de France (classes aisées) et les courants majoritaires qui vont se
reconnaitre dans la plèbe.
Censure : aristocrates qui vont rejoindre la plèbe ex : César ou les Gracchus
Ces familles vont jouer un rôle politique : vont exercer le monopole du pouvoir c’est à dire que si issu d’une
famille modeste -> aucune chance d’être élu
Le monopole du patriciat met en place des familles soudées qui vont se répartir le pouvoir. La situation sera
rendue plus difficile lorsqu’une loi interdite les alliances et les mariages entre les deux courants : renforce
l’idée que le patriciat est un monde fermé : Les deux composantes romaines qui s’ignorent : menace ->
explosion sociale
L’accès au pouvoir est assuré par une oligarchie patricienne.

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B. Des magistrats aux pouvoirs limités :

Les romains reprennent le système d’Athènes mais le rendre plus remarquable : construise une
échelle ‘’autorité de la base jusqu’au sommet. C’’st le peuple qui va pouvoir choisir ses magistrats. Le
peuple dispose d’un libre choix.

1) Les consuls, sommet de la magistrature :

Le sommet est occupé par les consuls. C’est la plus haute charge à Rome -> atteint le sommet de l’État. Il
sera étroitement surveillé parce que les romains ne veulent plus d’un monarque. Il y a donc deux consuls -
> rôle mutuel d’assistante et de surveillance. Dans l’esprit des romains il vaut mieux u pouvoir faible qu’un
pouvoir trop fort. Les consuls vont en réalité s’organiser ; un chargé civil (projet de loi, affaire juridique),
l’autre chargé affaire militaire (affaire diplomatique).
Le système est bien rodé ; lorsque les deux consuls sont en oppositions c’est celui qui est contre qui
l’emporte : le consul pacifique l’emporte + principe de l’alternance : Chaque année il quitte leur fonction

Les romains se méfient des professionnelles de la politique : chaque année des nouvelles têtes. Pour les
romains ce système permet une meilleure visibilité : évite les abus de pouvoirs

Parmi les principaux consuls : César élu à plusieurs reprises ou encore Cicéron
Le consulat est fermé aux plébéiens : c’est une caste réservée aux 136 familles

2) Les autres magistrats :

Rome va organiser ses prérogatives publiques : le système romain est coupé entre plusieurs magistrats.
L’idée qu’on a un cursus honorum : voie des honneurs on apprend aux jeunes gens a exercer une petite
magistrature : hiérarchie des magistratures :

- L’édile (la plus basse) : un magistrat municipal : maire ou élu local.


S’ouvre aux jeunes gens qui on suivit des études de droit à partir de 18/20 ans. Va être chargé de
responsabilité importante : poste valable 1 an
Entouré de citoyen de base dans une petite ville va gérer les affaires locales :
Il s’occupe des questions d’infrastructures, améliorer la vitesse des infrastructures de transports
Affaire de propreté t d’hygiènes : sécurité alimentaire : ravitaillement en eau potable : existence
de fontaine publique + Propreté des rues
Sécurité publique ; assure la sécurité de sa personne et de ses biens ; allumage des rues la nuit,
existence d’agent de police
Expansion économique de la ville : s’intéresse à l’activité économique du commerce et doit tout
faire pour que les habitants de quittent pas la ville
Le vote du budget municipal
Elle est jugée sur sa capacité à administrer la ville : un maire qui ne serait pas compétent n’aurait
aucune chance d’être réélu dans une autre magistrature

- Le censeur : doit revoir les listes électorales


Il va pouvoir retrancher les citoyens condamnés ou les censurer, idem condamnés pour dettes et
les morts et d’autres noms seront ajouté : enfants émancipés qui devient majeur, anciens vétérans
qui ont eu à la citoyenneté romaine

- Le préteur : deuxième position, magistrat de très hauts ranges apparu en -367 : il sera élu sur la
base d’un programme tous les ans. S’il est élu son programme s’applique : source importante de
règles nouvelles

24
- Le dictateur : magistrature apparue en -500 : est élu par les consuls pour une durée de 6 mois : il
va concentrer toutes les prérogatives publiques. On lui donne les pleins pouvoirs. Ce système sera
exercé en -45 par jules césar
Le dictateur donnera art 16 de la Constitution de 1958

II. L’essor de la plèbe :

Il s’agit d’une force de revendication populaire mais seulement elle va s’opposer aux secondes forces.

A. Les revendications plébéiennes :

Deux forces : milieu aisé et milieu modeste : évoquer l’antagonisme entre le patriciat (monopole de
représentation composé de f mille plus u moins illustre : famille Julia et Gracchus) et la plèbe.
Transfuges : classe aisée qui rejoigne la plèbe : les Gracchus -> haut magistrat : les tribuns de la plèbe. Ils
considèrent que la cause de la plèbe est juste
Des gens modestes vont soutenir le patriciat. Il y a Rome un système aujourd’hui interdit : le clientélisme
(tenter de nourrir une forme d’influence parallèle). C’est aussi le patronage : le principe des sociétés
antiques c’est d’être protégé. Cela consiste pour une petite famille de se placer sous des familles
puissantes. Lien dominant, dominée. Si les gens modestes soutiennent les familles ils auront une
protection : logement, éducation, traverse. Le patron est là pour soutenir et il attend en échange que la
plèbe soutienne ses candidats. Ainsi s’organise le système politique.
Les campagnes électorales sont souvent violentes : les candidats s’affrontent de fac détourne : mort lors
des meetings.

Les revendications plébéiennes vont avoir une grande audience et émane des plébéiens cad tous ceux qui
refuse l’ordre établi. Ceux qui souhaite des réformes. C’est la raison pour laquelle les débuts de la
république sont marqués par les patriciats
-509 : il exerce un monopole du pouvoir qui va être contester : et 3 revendications

1) La plèbe et ses revendications :

Problème social et financier qui n’a jamais réellement cessé : problème des dettes. Du a un certain nombre
de phénomène : la plupart des individus sont originaires de milieu modeste et la plupart ont des agriculteurs
avec des faibles terres. Les agriculteurs ne peuvent s’offrit un revenu descend Les prélèvements opérés
par l’état : impôt foncier cad qu’il pèse sur la propriété immobilière
Faiblesse des richesses : si paysan part à la guerre -> pas de revenu pour la famille
Le service militaire est obligatoire et c’est le citoyen qui s’offre son propre équipement : lorsque ‘un homme
part en campagne cela peut être pour 5 ans et les personnes restées sur terre n’ont pas de revenu -> obligé
de s’endetter

En inde : les agriculteurs s’endettent à des taux élevés

Les individus doivent se déclarer insolvables -> ils perdent leur qualité de citoyens -> altère une partie du
nombre de citoyens. Demande d’une intervention de l’autorité étatique sur ce problème des dettes.

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Le système juridique romain : la plèbe conteste le fait que le droit soit un droit secret, caché car il était
sous le monopole des prêtres. Mélange entre religieux et profane
Les pontifes ont seuls accès aux règles de droits : ils ont le monopole du savoir juridique (tous issu du
patriciat). Il est le seul à connaitre les règles juridiques. Forme d’inégalité devant les rapports juridiques :
les patriciens sont mieux protégés que les plébéiens et le citoyen ne sait pas à quelles règles il est confronté.
Problème de la connaissable du droit.
Revendication d’un meilleur accès À la connaissance.

Être protéger par de magistrats spécifiques conçu pour la protéger : les tribuns de la plèbe.
Cette revendication est quelque peu fragile au départ : revendication orale -> aucune portée
-494 : la plèbe va manifester physiquement son désaccord -> risque de cession de la société romaine : la
plèbe sur réfugie sur l’Aventin et menace de faire sécession de la cité de Rome : ne plus servir l’armée, ne
plus payer l’impôt etc n’obéit plus au obligations -> menace d’explosion de la cité romaine.

2) La plèbe accroit ses revendications :

La plèbe obtient gain de cause : le patriciat cède et Rome s’organise vers une stabilisation du pouvoir : on
préfère la paix a la guerre. Le patriciat cède à certaine revendication : la plèbe dispose désormais du droit
d’élire ses propres magistrats : ils sont des pouvoir important : d’arrestation individuel ; pourvoir
d’intercession (poser son véto à une procédure législative). Ils seront d’abord 2 puis 12 : ils seront élus et
annualisés chaque année. Fonction miliaire. La plèbe a un pouvoir, elle n’est plus seule.

Le partage du pouvoir : le patriciat ouvre les portes du pouvoir : coexistence pacifique. Il est décidé que
chez les consuls il y aura une alternance : l’un de la plèbe, l’autre du patriciat. C’est la fin du monopole de
représentation. Rome va donc avoir deux institutions politique : le sénat et le peuple envisagé comme
capable de nourrir des débats et d’être écouté -> système mixte.

Le système juridique : on parvient à un compromis : on désigne une commission mixte de juriste : les
décemvirs charger de mettre par écrit les règles de droits. On va mettre en place la loi des 12 tables en -
445. Loi écrite et non plus orales : les règles sont désormais connues de tous et de toutes : la loi sera copiée
et diffusée par un canal d’argile affiché sur les principaux lieux publics et carrefour des routes. Le citoyen
doit avoir connaissance des règles qui le concernent. Du point de vue juridique : mélange de codifications
et de synthèses -> effort d’ordre : 12 chapitres et thèmes synthétisés par un chapitre majeur. Une table
sur la famille : l’idée que la cellule familiale est un des ciments de l’État : va évoquer la construction de la
cellule familiale : droit du mariage et filiation (principe de la naissance légitime : principe de la présomption
de paternité). Cause de divorce : faute de l’épouse et de l’époux.
A Rome : l’autorité est l’ordre : la loi fixe le principe du droit de correction -> le père dispose d’un pouvoir
de correction absolu sur ses enfants : droits de vie et de mort sur ses enfants. L’infanticide n’est donc pas
une infraction pénale. La mise en œuvre est libre aux parents : le plus souvent le père abandonne son
enfant.
Excès de l’autorité du père : le code civil s’inspire de cette règle sans aller jusqu’à cette violence : Art 37 du
code civil.

Droit pénal qui va indiquer la vision du bien et du mal : cette table va dire ce qui est juste ou non et met en
place un rudiment de justice publique. Certaines infractions sont déjà envisagées : les homicides c’est l’idée
que l’on ne doit pas introduire de violence dans les rapports humains.
Cette table exprime un système en deux points : loi du Talion et un principe de modération : le conflit peut
s’arrêter si la victime et l’auteur tombe d’accord sur les dommages, la victime a donc le choix.
La loi fixe elle-même le prix du dommage : pretium doloris : c’est le législateur qui le met en place. Il n’y a
pas de système d’erreur, et si l’auteur est insolvable, la famille peut s’emparer du criminel.

Les romains vont s’intéresser au problème des dettes et jouer sur deux tableaux : ils vont plafonner les taux
d’intérêts c’est-à-dire passer à un plafond de 75%.

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Ils vont traiter les débiteurs insolvables : partes secanto. Sens figuré : le débiteur va perdre son identité et
passe de citoyen a esclave. Le créancier va disposer d’un droit de propriété sur les individus insolvables. La
loi prévoit qu’on pourra enchainer cet individu et qu’il faut le nourrir.

La vente à l’enchère : on va vendre le débiteur au plus offrant -> prévoir que le débiteur soit présenté sous
un jour acceptable : vanter les qualités. 4000 à 10000 euros

La table funéraire : les romains s’intéressent déjà à l’au-delà et vont poser des règles intéressantes
d’hygiène et de police qui cherchent à empêcher la propagation des épidémies soit on brule les corps soit
on les enterre mais en aucun cas on les conserve. Les morts doivent être enterrés à l’extérieur des villes.
Il s’agit d’interdire à ce que les morts soient enterrés avec des grandes richesses. On interdit les dépenses
somptuaires.
- Éviter les pilleurs de tombe
- Rome s’aperçoit qu’elle a de moins en moins de monnaie : une partie se trouve dans les tombes
Certaines sont restées en vigueur en France. Cette loi fera ensuite l’objet de correction quoi qu’il en soit
les plébéiens ont abouti à leurs revendications.

B. L’agrégation d’une élite plébéienne a la noblesse :

Rome va fonctionner sur la base de ce compromis historique qui marque un partage du pouvoir. Le
peuple conservera son pouvoir e choisir ses magistrats mais surtout le droit à l’alternance politique. Il y a
l’idée que le peuple choisit ses règles donc le citoyen est garanti qu’il sera consulté -> système positif avec
un renouvellement des élites et possibilité d’ascenseur social. Mais ce système va marquer ses limites.

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Fiche 6 : Le Rome républicaine : la crise des institutions

Une crise qui marque le second siècle av JC : Des turbulences grave s’annoncent et vont marquer les limites
de cet équilibre

I. Une crise née de la croissance territoriale :

Dilatation géographique de la taille de l’empire désormais un état vaste et conséquent. L’art de


l’équilibre est difficile.
Cette croissante t est tout simplement l’idée que les institutions républicaines étaient efficaces sur un
état de taille réduite -> rousseau pensait que la démocratie était réservée aux états de petites tailles.
Le système des romains est conçu pour une cité de petite taille.

A. Le point de départ : des institutions d’une cité agraire :

Il faut retenir une chose : les romaines s’inspirent d’Athènes pour organiser leur système politique le
demos va être consulté pour voter les magistrats (sauf la dictature) et pour changer les systèmes
juridiques notamment lorsqu’une lex est présenté aux électeurs et le peuple va se prononcer.

1) L’existence des comices :

Rome va s’organiser sur la base des comices : unité de base politique -> les citoyens existants sont partagés
entre un certain nombre de comices. Elles vont avoir l’intégralité du démos.
Ces comics sont des comices urbains cad qu’elles sont situés au cœur de la ville de la Rome (4) mais 31
autre se trouve atour de la province. Lorsque les romains vont sortir de leurs petites villes, ils vont absorber
les voisins qui n’auront pas citoyenneté.
Les comices sont réunis au moment des élections : chaque citoyen soit convoqué et on va vérifier que les
citoyens sont bien sur la liste des censeurs. Cette inscription a un sens : ces nouveaux citoyens vont
intervenir dans la ville politique et servir dans l’armée + payer l’impôt notamment sur le sens foncier. Qui
accepte ? Les citoyens morts sont recensés et des vétérans de guerre peuvent être ajoutés
On vérifie s’ils sont a jour d’obligation militaire et fiscale -> sinon viré de la comice.
Les comices vont recevoir un discours sur la liste des candidats et des projets de loi. Les comices ont le
pouvoir de voter mais ils ne peuvent pas discuter. Pas de débat : on ne pet as exprimer son avis. Les romains
n’ont pas voulu de longue discutions à la grecque : perte de temps -> débat qualifié de stérile.
Cette démocratie : tout ou rien. Les comices ne peuvent qu’émettre un vote. Donc le magistrat doit tenter
de convaincre les comices. Les comices sont donc une institution muette.
France en 1799 crée le corps législatif : qui reçoit les projets et ne peut pas le discuter : le corps des muets.

On va prendre la majorité des comices mais il y a souvent des discutions en sous-main : influence de grande
puissance d’argent. Stratégie électorale particulière.

2) Hétérogénéité et rôle des comices : pas a l’examen :

Les comices se divisent en deux :

5 classes de citoyens : critères de fortunes : la dernière classe des citoyens : les prolétaires (entités
modestes). Ils sont fragiles et n’ont pas de source de revenu : on peut influencer leur vote.

28
Au sommet se trouve : l’aristocratie -> les sénateurs : une centaine de personne de famille et souvent les
pères fondateurs de Rome. La seconde force est le sénat : rôle de stabilisateur.

La chambre des chevaliers : la classe équestre -> une chambre qui est celle des chambres d’affaires. Ils
sont très représentés dans le monde du commerce, de l’industrie et de l’artisan nant. Il serve dans la
cavalerie parce qu’ils sont aisés d’où leur nom. Ils ont une fortune essentiellement mobilière.

B. L’incidence des guerres :

1) Guerres latines :

Ces guerres latines consisteront pour la cité a sortir de Rome : va aller conquérir mes cités qui l’entourent :
conflit difficile mais rome s’empare de toute l’Italie : le but et d’augmenter sa démographie et de constituer
des tributs (argent).

2) Guerres puniques :

Rome entreprend une vision plus large de la méditerranée : les romains sortent de leur base et adoptent
une vision plus large
Ces guerres sont marquées par un conflit idéologique : conflit d’hégémonie.
Angleterre – France :

Rome – Carthage : grande puissance politique commerciale, elle contrôle une grd partie de la méditerranée
mais encore le pouvoir de contrôle de riche population et de sous-sol : vecteur de conflit d’antagonisme de
guerre.
Les guerres sont pour objet partage de richesses
Carthage est en réalité les phéniciens, leur base état tyr un corps du Liban. Ils sont connus de l’antiquité,
aux yeux des grecques ce sont d’excellents commerçants mais ce sont des menteurs invétérés
C’est pourquoi leur réputation st désastreuse. Ils vont se replier sur la partie ouest de la méditerranée et
Carthage environ à 100 km au sud de l’Italie. Carthage : excellent marin et contrôle des mers cf piraterie
3 guerres puniques : commence par savoir qui est la puissance dominante
La première sera une sorte de match nul : les carthaginois obtiennent une sorte de compromis : faveur
commerciale
La seconde est plus violente : i s’agit pour Rome de prendre le contrôle d’une terre riche : Ibères - qualifié
de peuple fier qui ne se laissent pas faire, contrôle par Carthage. Les romains aspirent les contrôler : guerre
qui aura lieu chez les ibères et a rome : sera la plus célèbre et la plus violente -> c’est la plus célèbre défaite
de guerre de Rome
Va mener des esprits forts : Anibal : déploie une arme secrète : utilise des éléphants : + débarque dans le
sud-est de la guerre là ou les romains ne s’y attendent pas. Ils vont débarquer en éléphants et vont tomber
sur les arrières des romains : série de conflit dont la plus célèbre est celle de Canne en -218. A l’issu du
combat, il y à 3 survivants dans l’armée romaine et au moins un romain mort dans chaque famille romaine
(neveu, cousin, parent). Catastrophe politique et citoyenne -> Rome a payé un très lourd tribut.
Erreur des romains qui ont divisé le commandement : deux chefs qui ne s’entendaient pas. Rome perd sa
principale force.
Annibal va commettre une autre erreur et va refuser de déterminer la guerre pour jouir de sa victoire
Les romains vont se redresser en en -202 : défaite des Carthagène

Les ibères passent sous domination romaine et resteront fidèle a rome.


Cette guerre permet certaines avancées et les romains ne vont pas se limtier a se succès. Caton qui souhaite
s’en prendre à Carthage sera entendu

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Troisième guerre sui se termine en -146 : Rome s’empare de Carthage et la ville est rasée : on va y mettre
du sel pour que la cité soir impropre à l’agriculture. La population sera exécutée et les femmes et enfants
seront vendus aux esclaves. Cette troisième guerre permet d’éliminer l’adversaire. Rome a éliminé son
adversaire et c’est la seule puissance hégémonique.

Cela a permis de réduire la fiscalité : les romains ont mis la main sur le trésor de Carthage : les liens de
conquête permettent donc de diminuer les impôts.
Facon aussi de récompenser les citoyens de leur esprit de sacrifices.

3) Les guerres marquent la dipartitionde veille sociéét :

Les romains ont un esprit d’hégémonie -> signe d’expansion

Victoire sur la Grèce en -167, grecs très confus et divisés. Rome s’empare donc de la Grèce et 150 000
soldats grecques sont capturés. Or les romains les admirent pour leur construction dans le droit marine et
pédagogue donc on les vend au bétail sur le marché des enchères

Ils vont bien tombés : Polybe est le maitre de la cavalerie grecque et va se reconvertir en maitre d’école a
des enfants.

Les romains s’attaquent à la Gaulle, mais c’est un énorme territoire : la gaulle est un géant démographique
et excellente débouché économique et commerciale : riche -> les gaulois sont dans l’aisance et ont un sous-
sol très riche : c’est un pays prospère et elle est traversé par de grands fleuves qui constituent un excellent
tremplin pour la logistique de l’armée. Les gaulois passent leur temps leur quereller et ils sont partagés en
plein de tributs différents qui ne s’entendent pas entres-elles. Dans l’est, il existe deux tributs : Toul et Metz

Dernier défaut : ils sont anarchiques et ne sont pas organisés même s’ils sont courageux à la guerre :
technique très confuse
Les romains se demandent si la guerre n’est pas prête a être cueilli

Campagne de -54 : César ambitieux puisqu’il aspirent à beaucoup de fonctions


Ces guerres sont une façon de s’assurer une large popularité et la tradition lorsqu’on remporte un succès
militaire c’est d’en faire partager les autres en construisant un monument par exemple.
César va l’emporter dans la guerre des guerres de bella bellum : se construit une popularité
A l’issu en )52 les gaulois sont battus et acceptent d’élire un chef mais au bout de dans ans la défaite d’Alésia
signe la fin de la gaule.
400 000 sont emprisonnés de l’armée romaine : ils représentent la fine fleur de la population gauloise, ils
seront vendus aux enchères et on tue bonne réputation dans les armes : forgeron, charpentier etc -> toute
une série de manouvre utile.

Les plus mauvais attendent la peine des mines : travailler dans 45° -> au bout de quelques mois
l’épuisement fait leur sort

César s’empare de richesse, d’or et d’agent et des tributs de l’adversaire : il construit un énorme domaine
foncier publique. Ces terres sont libres et Rome va pouvoir les concéder et les exploiter. Les romains vont
inventer un mécanisme par lequel c’est essentiellement le Sénat qui va conserver les terres -> ager publicus
Énorme quantité d’or et d’argent + stock de monnaie multiplier par 7 :
Multiplication des pièces en circulation : les victoires s’accompagnent d’une hausse théorique du niveau de
vie moyen. On va pouvoir mener de grandes campagnes de travaux publics
Système : l’annone : la population inscrite accepte de recevoir des aliments. On ajoute de l’eau potable
Mais pose pb parce que le citoyen peut désormais être inactif et peut faire le choix d’être entretenu en
échange il soutient le système. Ce système va perdurer pendant des siècles. A l’époque de césar : 50% des
dépenses publiques de l’État. Ces prolétaires refusent de travailler et refusent des petits métiers : une sorte
de mépris envers certains étiers qui sont exercé par des esclaves. Système où Rome est soudainement riche

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mai en réalité crs guerres ont eu un cout humain important, largement supporté par des petits ruraux qui
ont dû s’endetter.
Second bémol : rome s’étant désormais sur trois continents et. Un cœur de citoyen qui n’est pas
représentatif de ce territoire. La citoyenneté n’est plus représentative d’un système pluraliste.
212 : Édit impérial accorde la citoyenneté -> Caracalla
Cet enrichissement profitera au sénateur et captation des richesses-> pas de classes moyennes -> fracture
entre ceux qui possèdent et les citoyens de conditions modestes 95%. Baisse de l’esprit de la citoyenneté
qui s’habitue au pain qu’on leur donne. -> distraction aux faits de l’état

II. Les réformes entreprises :

Schéma de l’appauvrissement continu du citoyen petit. Ne s’enrichie pas des guerres. +essor du pb des
grands propriétaires fonciers. Is sont souvent aculés -> donc vendent leur terre qui ne sont pas rentables et
rejoignent les villes : forme une masse de prolétaire désargenté : foule de mécontentement : système
bancal
L’avenir est borné : se limite a un logement insalubre.
C’est pq les situations vont considérer que le système devient fragiles -> fossé de plus en grand entre ceux
qui possède et les autres.

Deux séries de réformes marquent l’absence de d’un véritable esprit de compromis :


Les romains ne parviennent pas a s’entendre -> provoque l’explosion du système. Ces réformes sont
matérialisées par les hommes :

A. Les Gracques :

Les Gracques tirent leur origine d’une famille puissante : les Gracchus. Ils ont rapidement rejoint la plèbe.
Changement de nom : les optimates et les populares.
- Les premiers : forme dérivée des aristocrates : aspirent a conserver les principales magistratures
- Les second : sont favorable au maintien des droits du demos
Dans ce second siècle : ca va éclater. Donne l’exemple de guerre civil.

Les Gracques : tribuns de la plèbe avoir des pouvoir exceptionnelles : ils connaissent une grande popularité.
Pour l’essentiel :

1) Tiberius :

L’ainée des deux frères. Il arrive en -133 et propose un programme de réforme quelque peu excessive. Il a
voulu être trop rapide et aller trop vite. Il prévoit d’abord une réforme agraire. Cette distribution des terres
l’idée est qu’il faut dépouiller l’aristocratie et redonner ces terres aux petits propriétaires. Dépossession
souvent violente.

D’autres idées : abaissement des pouvoir du Sénat : il s’attaque à l’un des pouvoirs majeurs de Rome -> LA
situation devient confuse, il entre au sénat et est assassiné : la violence politique fait son entrée a Rome
Le sénat s’est défendu. On a aussi considéré qu’il voulut faire un coup d’état et imposer on point de vue.
Conséquence : la première étape des réformes est impossible

31
2) Caius :

Le cadet est plus faible. Il suggère des réformes plus modérées. Celle-ci seront portées par Caius. Entre
)123,-122 et relance cette notion de réforme

Il ne s’agit pas de casser mais d’arrondir les angles


Parmi les projets ; l’idée de lancer une campagne de travaux publics : idée intéressante puisque c’est le
bâtiment qui permet de relancer l’activité économique et l’emploi -> apporter un meilleur confort : réseau
d’égout et eau potable
 Campagne sur fonds publics
L’état romain a des ressources financières nouvelles.

- Propose un changement du service miliaire : augmente les soldes très faibles : revalorise la fonction
militaire.
- Distribution de blé au plus pauvre. Il faut s’intéresser à faire reculer la pauvreté
- Création de nouvelle colonie : donner sa chance aux vétérans (ne peuvent pas se marier + pas de
pension de retraite) donc on leur confit des terres et on tente de créer des nouvelles populations
romaines.
- Citoyen sous imposé et sur imposé : il propose de lever des impôts sur les citoyens les plus aisés
Réforme de la magistrature
Ces réformes vont être porter et complot : objet d’une forme de violence -> il sera lapidé avec une trentaine
de ses partisans.

B. Marius et Sylla :

1) Marius :

Marius et Sylla témoignent de cette soif de réforme politique et sociale a rome et de la possibilité de passer
un compromis. C’est pourquoi les romains restent partager entre deux antagonismes
Le courant de populares parvient aux affaires en -108. Il a une grande popularité et il va gouverner dans le
sens des populares : il s’agit de gouverner dans une forme de. Le pourvoi peut être difficile -> modération.
Il va se faire réélire en qualité de consuls a plusieurs reprises : il fallait en théorie attendra plusieurs années :
Marius va exercer sans quitter son mandat : fin de l’annualité du consulat : donc un mandat continu
Pour lui il faut soulager le citoyen : on change le format de l’armée en prenant des auxiliaires issus de
contrer orientales, de peuple qui ont conservé une certaine réputation militaire : les germains par ex et les
gaulois. Pour les archers ont recrute chez le Sites.

Il rompt cette idée et tente de couper le cordon entre les citoyens et le service militaire : passer a un service
de professionnel de la guerre : remise en cause du citoyen traditionnel. Marius change les règles et cela
continue :

2) Sylla :

Sylla est un ancien général donc c’est une règle -> idée d’une popularité chez les anciens militaires. L’armée
va de plus en plus se mêler de la chose publique. L’armée romaine va devenir un troisième pouvoir. Sylla
est un ancien général et a été consul en -82 : il va être élut dictateur. Il va faire renaitre une situation
exceptionnelle alors que rien ne l’exige : rappel une certaine forme de tyrannie : pouvoir sans aucun
contrôle.

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Les optimates arrivent au pouvoir : avec un avis : Rome ne peut pas vivre avec cet antagonisme : il faut donc
trancher et démanteler l’un d’entre eux : la violence de l’état le sera contre l’un des deux clans. Ce n’est
pas la violence qu’on mettrait en plus un stabilisateur. Le sénat sort conforter mais e peuple minimaliser
Sylla va construire une politique (cf terreur en France) -> suspension des libertés publiques : politique
d’intimidation et d’opposition. On a contraint les romains à se mettre d’accord. Politique de proscription.
L’état va être un instrument de vengeance : il va démanteler les populares en lissant 5000 noms : il va
dévoiler des noms d’opposants sur des listes : il faut les éliminer et sont considérés comme les ennemis de
Rome. Ces listes s’accompagnent de récompense : honneur civique, impunité pénal, récompense
pécuniaire-> forme de chose aux sorcières, élimination excessive. C’est pourquoi cette chasse sera
couronné de succès : pièce de monnaie célèbre ou on voit un préteur avec dans sa main : une tête humaine.
Cette forme est restée avec des mauvais souvenir : Rome a bien du mal à mettre en place.

Des juridictions d’exceptions :


Le plus souvent des citoyens dévoués qui seront les juges des tribunaux. Cette violence est organisée,
d’état, elle va changer l’état d’esprit du citoyen qui commence a prendre peur de cette forme de la
démocratie : il faut être prudent et se taire : acquêter aux mesures que l’état impose : perte de liberté de
choix et de parole -> recul de la démocratie.
L’intérêt générale exige une purge du système politique.

Après la mort de Sylla, la situation se stabilise. Le déséquilibre s’est installé donc on arrive au même
problème des années plus tars

Trois H qui s’enracinent au pouvoir : César, Gracius et Pompée qui vont gouverner à 3
Pompée sera chargé de l’Afrique, César de l’Europe et Gracius de l’Asie. Ils connaissent parfaitement le
fonctionnement du système.

Destiné tragique : Gracius sera éliminé par les partes, ils vont faire fondre de l’or ans sa bouche
Pompée et césar : guerre civile en -48 : Pompée perd la bataille et sera capturer par un pharaon qui lui
coupe la tête.
César qui lorsqu’il met la main sur l’Égypte : Cléopâtre -> un enfant
César est le seul, il a éliminé ses adversaires et va tenter de changer les institutions, le peuple, il faut un
3ème acteur : une haute magistrature : son neveu. -> idée de la magistrature impériale
César est tuer en -44 en plein Sénat.

a) Une dictature remarquable :

b) Les conséquences sur les institutions :

33
Fiche 7 : Le Rome impériale : la centralisation des institutions :

Témoigne d’une modification des institutions romaines


Répartition qui témoigne d’un carat ère pragmatique -> problème de stabilité des institutions qui
l’était de moins en moins avec les guerres civiles.
Le pouvoir doit être équilibré -> les romains vont considérer que lueur système n’est pas mauvais
Le pouvoir du demos : système démocratique
Le pouvoir du sénat : l’aristocratie au pouvoir
Ces organes sont le témoignage qu’il y a un régime mixte
Les consuls : témoignent d’une forme de monarchie républicains
Ces trois pouvoir témoignent d’une tentative d’équilibre
Apparition d’une nouvelle magistrature : le prince, un magistrat de très haut rang que l’on appellera
l’empereur -> Affaiblissement des pouvoirs traditionnels tandis que le prince verra ses prérogatives
augmenter
Ce passage ne fera par rapidement : il faudra II siècle pour qu’un tel transfert s’opère. Les principaux
hommes politiques sont tous des juristes

I. L’œuvre d’Auguste : le principat :

Auguste est issu d’une famille importante : Julia. Après la mort de César il va y avoir une lutte entre
ses partisans et ses détracteurs. Les partisans vont l’emporter. Personnalisation accru des institution
s : le pouvoir va de plus en plus s’incarner par un homme.
Les partisans de César vont s’opposer eux-mêmes : Octave, neveu de césar qui va l’emporter et se
donner le nom d’Auguste ; Marc Antoine duo avec Cléopâtre ;
Octave va changer les institutions romaines.

A. Le maintien apparent de la tradition :

1) L’empereur s’appuie sur le maintien de la République :

Lorsque auguste se rend au sénat en -27 c’est la création du prince. Lorsque auguste se fait recevoir le
titre il va rappeler que la R n’est pas morte, selon lui on ne fait que rajouter une magistrature a ce qui
existe déjà. Les mécanismes traditionnels sont maintenus en plus : le sénat conserve ses compétences
financières : on ne touche a aucun pouvoir. Si auguste est ambitieux, il ne veut pas bouleverser la
répartition de pouvoirs.
Après plusieurs décennies de malheur il souhaite réparer les plaies.

2) Le Sénat reste associé au pouvoir :

Il sera choyé parce que le sénat conserve un rôle majeur : le fiscus, le sénat détermine qui paye l’impôt et
dans quelle proportion. Auguste va nommer des sénateurs a des postes importants : le gouvernement de
certaines provinces par exemple. Ici encore, le sénat va de moins en moins faire ses prérogatives, on va
pouvoir rogner ses prérogatives.
C’est le sénat qui va élire le prince : mission éminente -> le choix de la plus haute magistrature (mandat
de 10 ans). Auguste 41 ans.

34
B. Une personnalisation du pouvoir prononcée :

1) Un empereur premier magistrat :

On ne change pas la répartition parce que le prince est le premier magistrat de Rome. Pas de recours à
l’hérédité. Le prince restera soumis a un suffrage, a un choix qui ne sera pas offert aux peuples. Les sondages
amènent au nombre de 4 millions de citoyens pour 50 millions d’habitants. Ces citoyens sont éparpillés. Il
vaut mieux que ce soit le Sénat qui soit l’électeur du prince. Le gouvernement va être totalement
bouleversé. Le prince va centraliser les principales prérogatives et va à terme absorber toutes les autres
magistratures. Pour gouverner il faut s’associer à une partie du peuple donc auguste mènera une politique
habile qui consistera a choyer le peuple par le maintien de l’anone : des listes sur lesquelles les plus
modestes peuvent bénéficier du pain de l’État.

2) La promotion de la classe équestre :

Représenté par les chevaliers : plusieurs milliers de personnes, ils sont plus nombreux que les sénateurs et
sont apparentés aux meilleures familles. On les retrouve dans l‘administration et le système politique. Ils
ont des fortunes immenses : bijoux, œuvres d’arts. Auguste va s’appuyer sur eux parce que très éduqués
et fidèles a l’état on va les associer au pouvoir : on va contrebalancer les sénat par les chevaliers. Les
chevaliers seront en concurrence avec les sénateurs.

3) Une maison de l’empereur au cœur de pouvoir :

Une administration très faible, ramassé qui émerge en -27. A l‘origine ce sont les proches du prince et vont
gérer ses biens privés. Auguste conserve donc son ancienne fortune qu’il va falloir gérer -> contrat d’ordre
patrimoniale
Cette maison va se développer au fil des siècles : on va passer de la gestion des comptes privée aux comptes
publics. Accroissement des compétences notamment en matière des droits que le droit va s’associer au
plus grand juriste.
Le prince va être reconnu comme créateur de règle et sera susceptible de créer des normes juridiques. Des
avocats vont rejoindre l’administration impériale : place prestigieuse et bien rémunérées. Gaius sera la n°2
du pouvoir à Rome. Il s’agira de construire un véritable gouvernement : cette maison va devenir un centre
politique et va dépouiller le sénat et le peuple de ses prérogatives. Le préteur perd son pouvoir créateur de
norme : l’empereur
La maison va se structurer de façon remarquable mais naissance de la bureaucratie : un pouvoir des
bureaux, des fonctionnaires. Auguste va être prudent, la maison est ouverte à tous les talents (juristes de
hauts vols mais aussi des gens d’origine modestes -> pas de clientélisme social) et les romains vont
comprendre que le service de l’état permet d’avoir une situation stable et réputée. L’état va apparaitre
comme une forme d’ascenseur social. La maison va se mêler d’administration publique : va prendre en
charge certains services : assémination de l’eau potable. Auguste va offrir des cadeau x pour soulager les
citoyens : l’amélioration de l’eau, la création de règle d’urbanisme (limite hauteur des immeubles) pour des
raisons de sécurité on construit des routes supérieures à 1,5 mètres -> frein aux incendies.
on va créer une brigade de vigil : surveille les risques d’incendies -> pompiers près de 7000. Sera associé un
corps de sécurité publique : police qui va surveiller la cité jour et nuit.
Enfin création de règles juridiques particulières.

35
II. Les aléas du principat :

A. La faiblesse du principat : la succession :

1) Un système dynastique dissimulé par l’élection du Sénat :

C’est le sénat qui est la chambre électorale. Pour être empereur il va falloir un lien de parenté dans la
famille. Seuls les proches seront choisit -> le choix qui s’offre au corps électoral est de plus en plus réduit.
C’est pourquoi c’est souvent le prince qui va présenter un candidat ou associer quelqu’un au pouvoir de
son vivant : une sorte d’adoption marquée par la mise en avant de personnage proche a l’empereur.
Auguste présente ses enfants mais ils meurent avant -> adoption : l’empereur va souvent adopter. Ces
adoptions peuvent donner des résultats bizarres :

2) L’empereur peut virer au despote :

Ces dérives peuvent mener a un mauvais système : le despotisme : le travers du pouvoir impérial. On ne
cesse d’offrit des prérogatives supplémentaires au prince qui va couronner l’administration générale. Les
empereurs vont avoir des traits de caractères particuliers : ils ne se connaissent pas de limites.
Problème a Rome : les successeurs d’Auguste vont être marqués par des caractères différents : certains
seront cupides, Caligula : fera de son cheval un demi-Dieu, certains vont être cruels : le sadisme de Néron.
Forme de sadique : il entretenait des piscines avec des animaux carnivores. Il adorait le feu et c’est pour
cela qu’il mettre le feu à Rome. Les empereurs seront capricieux et gouverneront dans l’idée qu’il faut
exaucer leurs volontés.
Il y aura un problème a la mort de Néron qui sera assassiné : réapparition de la violence politique. Cf
Aristote : tyrannicide.
A sa mort : qui succèdera à Néron ? plusieurs empereurs vont se succéder : 4 en 3 ans souvent issu des
proches de Néron et qui vont se faire la guerre. Cette violence conduira 3 des 4 à être assassiné. Les romains
auront une chance : il y aura 5 bons empereurs qui vont se succéder être 98 et 180 : empereurs modernes
parmi eux Trajan qui a régné 20 ans et Marc Aurel : modèles de stabilité politique. Les romains vont avoir
un règne sympathique : pouvoir compétent avec des conquêtes militaires. Apogée de la paix romaine.

B. Le culte de la personnalisation envahissant la militarisation et la


bureaucratie croissantes

1) Le culte de la personnalité :

Changement radicale du statut du prince : de magistrat a homme. La personne humaine va se mettre en


avant et obliger les autres à la considérer comme un Dieu -> Caligula et Commode.
Commode va imposer le culte de l’empereur et va se faire passer pour un dieu vivant : totalement
contraire a la philosophie grecque ou romaine. Ces empereurs vont obliger le peuple a célébrer leur
personne. Ce culte va transformer l’état d’esprit de Rome : le citoyen n’est plus libre de ses croyances
sous peine de forte sanction : délire de la persécution : ces persécutions vont toucher tous e monde alors
que traditionnellement le citoyen romain y échapper : pourra être torturer. Mécanisme de pression
extrêmement fort. Caligula et Commode seront rapidement assassinés car travestissent la fonction de
magistrat. Ce culte témoigne d’une forme de narcissisme exagéré.

2) La militarisation du pouvoir :

En effet, il faut ajouter une quatrième force : l’armée : le pouvoir de la force au service de l’état. Les
romains disaient sue le glaive doit obéir a la toge. Dans cet esprit l’armée est une force obéissante. E plus

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en plus ce sont les armées qui vont détermine qui vont diriger Rome. Le système va devenir une forme de
contre-pouvoir : l’armée va de plus en plus déterminer le chef de l’état. L’empereur de ne sera plus choisit
par le sénat mais de plus en plus par le sénat. Le plus souvent a partir du premier siècle, l’empereur sera
issu des rangs de l’armée. Le système va déparer a la mort de Néron : les romains vont avoir 4 empereurs
en deux ans tous issu de l’armée. Plusieurs légions romaines vont élire leur chef en qualité d’empereur. Ce
système marque une faille majeure : on peut voir 30 chefs qui vont se contester : système marqué par une
forte illégitimité du pouvoir. On va violer les règles institutionnelles en vigueur
La seconde étape va donner une catastrophe : en 235, 11 empereurs émergent : division du pouvoir
militaire qui retourne ses armes. L’armée va faire très mal : il y aura u système qui sera un chaos : anarchie
militaire : chaque légion impose son chef comme empereur : les principes institutions ont totalement
changé. Cela v dure ½ siècle.
Puis certaine stabilisation du pouvoir :
Dérive : militaire commande armée et pas peuple : désolation -> armée va tout débarrasser sur son
passage : recul du niveau de vie
Système négatif : les règles du jeu sont totalement renversées : derrière chaque chef de guerre il y a un
empereur : donc les empereurs vont assassiner les principaux chefs militaires.
Forme nouvelle et fragile de pouvoir. A partir du second siècle les conquêtes s’arrêtent.

3) Une bureaucratie toute-puissance :

Celle-ci est ajd très importante en France. Dans les pays anglo-saxons : vue comme une forme de dérive
lorsque l’administration n’est plus obéissante. La bureaucratie apparait chez un certain Gournet. C’est elle
qui a a partie du premier siècle va agir et non le pouvoir civil. Elle va changer les lignes : d’un côté espace
du citoyen de l’autre la sphère de l’État : il faut que les droits de ‘un et de l’autre soit balancés ; ce
glissement c’est que le citoyen sera écrasé par des règles bureaucratiques : pb du fiscus : cette glissade va
marquer un citoyen fragile.

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Fiche 8 : Le Rome impériale : les contradictions du bas empire :

Époque terrible : empire divisé en deux étapes :


- Les origines de l’empire : -27 à 235
- Époque ou l’état a de + en + de problème : autorité de plus en plus forte mais confronté a
d’immenses menaces.
Société dérèglée : on change les règles du droit pénal et privée + développement du système de la
torture.
Des traits marquants :

I. Un pouvoir de plus en plus bureaucratique :

A) Les mesures de Dioclétien (284-305 après JC) :

Empereur célèbre pour ses mesures d’autorité. Chef de guerre. 49 années de désordre : au lieu de se
retourner contre l‘adversaire, les romains se sont disputés le pouvoir. Les légions se retournent contre et
massacres les populations civiles. État incapable d’assurer la paix et la justice.

1) Les mesures politiques : instabilité et partage du pouvoir :

Mesures autoritaires :
- Il va partager le pouvoir : deux espaces -> empire ingérable donc on le divise en deux blocs :
orient et occident. La puissance publique va choisir d’être séparé en deux blocs car distance
énorme. Ces divisions seront marquées par la notion de frontière : vont toucher a la langue, la
culture, l’écriture. Séparation officielle en 395 dans les Balkans : frontière faite sur une rivière : la
Diva. Les différences seront linguistiques : on parle le latin en occident et le grec en orient. Le
second obstacle sera d’ordre religieux : au 11ème siècle les chrétiens se scindent en deux blocs :
christianisme a l’ouest et orthodoxe à l’est. Caractères de la langue : l’écriture a l’est latine et a
l’ouest le cyrillique.
Il s’agit de mieux gérer : Dioclétien se réserve l’orient -> invasion germanique en occident.

- Hiérarchie a deux têtes : le prince (auguste) et en dessous un adjoint (le césar). Sorte de système
successorale : le césar est le futur auguste. Système habile.

2) Les réformes administratives et économiques :

Ces réformes sont restées célèbres : l’état va s’ingérer dans la vie particulière du citoyen. Point de
rupture : l’état va changer les règles du jeu il impose sa vision de la société et le citoyen va devoir obéir.
Dioclétien pensait commander une légion.
Mesures :
Changement de la monnaie : mesure brutale et douloureuse qui atteint le niveau de vie des citoyens. La
monnaie est l’enjeu de débat et d’enjeu. Dioclétien s’aperçoit que l’état contrôle la monnaie donc la
souveraineté repose sur le contrôle de la monnaie qui est un symbole de l’état. Les romains sont
confrontés a d’énormes difficultés : la « désolation » : les romains ruinent leur système économique ->
disparition de la monnaie : on ne trouve plus de monnaie après 235. Les habitants ont caché leur espèce
métallique. Pris de peur, les habitants ont fui ou caché leur monnaie. La fuite : une grande partie de
l’épargne est passé de l’occident en orient : les élites ont quitté l’occident -> transfert énorme de richesse
et expansion économique de l’orient.
La monnaie est aussi marquée par la ruine du commerce : le commerce va survivre en orient mais en
occident -> énorme problème monétaire.

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L’état romain a de plus en plus de problème donc mesure d’autorité : le changement de parité monétaire,
on parle d’une manipulation de la monnaie : la dévaluation. L’état change le rapport à l’argent et la valeur
de la monnaie en la baissant. L’état espère ainsi réduire le poids de ses dettes (ruine de l’épargnant) et
conserver l’or et l’argent des réserves impériales. Ce trésor public va s’appauvrir à partir de 235. Pour
Dioclétien on va réduire la quantité d’or et ‘argent dans la monnaie : même valeur mais avec moins de
métal.
CONSÉQUENCES : aboutit à ruiner l’épargnant qui va devoir se faire é l’idée que l’état est le gardien de la
monnaie.

Augmenter la fiscalité : dioclétien veut réduire les dépenses et augmenter les dépenses : impossible ->
dépenses militaire et sociales liées a l’annone. Les romains remarquant qu’ils ont un budget social de plus
en plus fort. L’annone coute de + en + cher. Va apparaitre une troisième source de dépenses : la
rémunération des barbares invités a se battre pour Rome. Le respect de la propreté privée va avoir des
conséquences fâcheuses.

La fixation des prix et des salaires qui survient en 301 : l’édit sur les prix maximaux.
Difficultés : une pénurie de main d’œuvre. Les échanges économiques sont marqués par un excès de main
d’œuvre dans certains secteurs ou de pénurie dans d’autres.
Pénuerie : désaffection devant certains métiers -> profession alimentaire, métier de boulanger et
problème de fabrication du pain. Le pain est l’aliment par excellence. A Rome le pain est à la base de
l’alimentation -> si le peuple a faim le peuple se révolte. Donc il faut trouver des boulangers
Profession militaire : les armées romaines sont marquées par une crise du recrutement et désaffection du
service militaire -> crise des talents et du recrutement. Plusieurs solutions : les barbares par exemple.
Dans les transports routiers : métier usant -> pas assez de personnes liées au transport. Pour résoudre ces
problèmes l’empereur met en place une procédure radiale : l’hérédité des professions. A partie de 320 il
ne sera plus possible de choisir son métier : si père boulanger alors enfant boulanger -> problème on ne
peut plus choisir le métier que l’on veut assurer. Ainsi pendant des siècles.
En 301 : l’édit du Maximum : table obligatoire des prix et des salaires : la liberté d’achat et de vente
n’existe plus c’est l’espace étatique qui le fixe lui-même. Les agents privés n’ont plus le choix de leur
contrat. Ce mécanisme fixe un plafond. Fixation autoritaire qui avait pour objectif de limiter la hausse des
prix -> pour limier cette hausse des prix -> limiter la fixation de ses prix.
Cette législation s’accompagne de sanction : châtiments qui reposent sur le système de l’amande : part du
patrimoine de délinquant. Le plus souvent ¼ ou la moitié. Si récidive, la peine peut aller jusqu’à celle de la
mort : façon excessive qui permet d’affirmer l’état.
Cette fixation aura un énorme succès -> sous la terreur pour des raisons de protections on va en 1794
fixer les prix et les salaires. Loi du Maximum -> jusqu’en 1986.
Mécanismes du cadastre : cartographie des propriétés immobilières : le fisc dispose d’une vue générale. Il
connait le nom des propriétaires et les superficies.
Mécanisme de taxer ces ressources : améliorer la rémunération de l’état.
Émeute fiscale : le contribuable réagit -> problème de tolérance fiscale. De + en + vont tenter d’échapper
a l’impôt : mécanisme d’évasion fiscale.

Les individus -> foule de gens dans les forêts etc renonce à leur vie de citoyen : mécanisme de
contestation.

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B) Leur effet : l’accroissement de la bureaucratie :

Marque connue mais l’essor est impressionnant : on passe d’une administration squelettique et mince et
une administration énorme. Les fonctionnaires sont la pour mettre en œuvre les législations de l’état -> le
nbr s’est multipliés or ils coutent de + en + cher.
L’administration fiscale va couter de + en / cher
Cette bureaucratie va tout contrôler : elle va veiller a l’application des règles + émergence de la prise de
contrôle de l’état du secteur privée : plus d’actionnaires privés dans certains secteurs : armé ;
alimentation -> les ateliers vont être contrôlés par l’état qui se méfie des actionnaires privées.
Secteur des transports : on considère qu’il ne marche pas assez -> notion de militarisation -> devront
porter un habit militaire
Système de + en + mauvais : le citoyen n’est plus maitre de ses choix, marqué par des fléaux modernes :
l’état multiplie le nbr d’administration
Pb en France aujourd’hui.

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II. Un figement de la société :

A) La loi, reflet de la fixité sociale :

Cela veut dire que de moins en moins la notion de liberté individuelle est reconnue comme tel : hausse
des règles impératives, le citoyen n’est plus libre -> l’état fie l’etendu de ses droits. Ce phénomène va
s’accompagner d’une surreprésentation de l’état qui par la norme va fixer de facon drastique ce qu’il faut
faire ou ne pas faire. L’espace public mort sur l’espace privée et laisse peu de place a libre initiative.
Rapport contractuel : plus de liberté -> les ind doivent conservés la même posittion juridiques : l’individus
ne peut pas renoncer a certains de ses devoirs.
La loi s’intéresse a tous
Le citoyen n’est plus a l’origine de la loi -> c’est l’empereur qui va déterminer quel est le besoin de règle.

B) Des menaces de bouleversements néanmoins très présentes :

1) Les menaces intérieures :

A désobéissance du citoyen contre l’excès de règles : la part de liberté se réduit.


Deux pouvoir de pressions :
L’Église émerge comme force organisée et va revendiquer un changement des règles juridiques :
instrument de pression -> changer les règles sur le regard de l’homme et de la femme et sur le regard de
l’enfant et de la famille
Notion rationnelle des rapports humains.

Les sénateurs qui ont perdu une partie de leur pouvoir


Les bagaudes n’ont plus de lieu ou exister, marge de la société, veulent fuir les devoirs nouveaux -> bande
d’individu sui vont témoigner leur sentiment d’insécurité. Le citoyen désobéit et est prêt a tout pour fuir
l’autorité. Les bagaudes vont poser des problèmes de maintien de l’ordre : recours a la violence pour se
nourrir.

La société romaine est de + en + coupée en deux : sentiment que les classes moyennes ont disparu.

2) Les menaces extérieures :

Second ordre de chose qui renforce l’idée que le pouvoir est instable : espace politique ne répond pas aux
enjeux.
Le pb vient de l’extérieur : ce sont les frontières. Elles ont atteint un maximum lorsque Rome annexe la
Dacie -> Rome va s’emparer d’un énorme trésor. Mais l’esprit de conquête diminue et Rome est assailli
par des peuples étrangers : phénomène des invasions germaniques. Déjà a l’époque repu brome était
confrontée a plusieurs menaces : bumus – 390. La mission de défense est restée une mission essentielle
de l’état
Pb : peuple de plus en plus bnr au-delà des frontières -> peuple d’une grande violence : les Huns : peuple
semi nomade et le plus souvent errent

Pb : ces peuples vont migrer et vont perturber d’autres peuples -> trentaine de peuple qui se rue vers
l’ouest -> approche es frontières et les franchissent soit par la violence soit pa la non-violence : Les Francs
par exemple. Système ou l(on va tester les frontières extérieures : Rome est une excellente citée et les
romains vont créer un système : le limes : zones fortifiées qui s’appuient sur des fleuves. Barrières
naturelles réputées difficile a franchir. Zone fortifiée épouse les fleuves.
Il s’agit d’ériger une barrière
A partir du 3ème siècle -> menace de + en + forte et effectifs militaires trop peu nbr

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Solution : renforcer l’hérédité ou appelle aux barbares pour défendre les frontières
 Accord par le droit international : deux peuples vont accepter de servir Rome : les Goths (peuple
homogène, spécialisation miliaire, peuple guerrier, le service des armes est une tradition
valorisée) -> en échange Rome va les placer a un droit stratégique : le plus exposé (ajd la
Hongrie). Les goths serviront de remparts en échange d’or et d’argent : peuples très cupides
Ces goths vont financer leur alliance : serviront aussi longtemps que Rome ayera : ils recevront
une certaine quantité de bonne monnaie + Rome s’engage a verser une quantité d’aliment. Les
Goths s’illustrent dans défense
Pb Rome n’aura plus les moyens de financier -> les goths sortent leurs haches aux environs de
360. Les Goths vont se gérer eux-mêmes et désobéir à Rome -> vont s’établie en Gaule et fixe
leur capitale a Toulouse. Les goths vont saccager et vont faire un schéma de répartition assez
juste : ce partage est évitable dans leur

Certs l’empereur va tenter de leur barrer la route ave une armée romine en 378 -> désastre
militaire et un siècle plus tard Odouar va détrôner le dernier empereur.

D’autres peuples : les Burgondes -> suivent le même exemple


Les goths créent leur propre royaume en 418. Dévastation générale : il faudra réinventer

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Fiche 9 : La Gaule, carrefour de trois traditions juridiques :

Elle va se transformer sous l’influence de trois systèmes juridiques : quels sont ces systèmes et leur
influence sur la Gaule ?
Influence durable -> succession droit germanique + droit du mariage et des droits des enfants.
Sédimentation successive.
Les juristes et la population vont tenter d’opérer une synthèse. Il faudra des centaines d’années pour opérer
celle-ci.

I. La tradition romaine :

Parmi la première qui soit venu en Gaule. Peuple très réputé dans le domaine de la guerre vont construire
un immense empire : une partie de l’Europe occidentale + orientale, l’Asie jusqu’à la Mésopotamie,
l’Afrique du Nord mais aussi du Nord-Est (Égypte). Peuple de guerrier qui sera capable de sa défendre et
d’absorber des peuples beaucoup plus puissants que lui : les gaulois vont succomber.
Peuple de bâtisseur : ingénieur capable de construire des bâtiments publics de très haute qualité ->
inventent le béton.
Capacité a créé des technologies importantes : ravitaillement en eau potable -> réseau d’eau
Technique intéressante : chauffage par le sol.
Ils ont créé un vaste système de communication : réseau large, sur, qui permet des déplacements des
marchandises et des personnes. Et ces routes vont inspirer notre réseau de communication.
Ils ont une logique propre aux règles juridiques : peuple rationnel, pragmatique. En matière de droit ils vont
construire un système stable qui sera divulguée cf lois des 12 tables -> règles connues de tous et qui
épousent les besoins de la société.

A) L’ordre politique et administratif :

C’est l’un des grands atouts de Rome. Des -75ç, la cavillation de Rome va durer près de 1200 années et
2200 années. -> civilisation capable de gérer un vaste espace politique.
Démarre d’une cité d’un mètre carré et qui comprend ensuite 50 millions d’habitants. Il a fallu que
l’autorité soit reconnue : mise en œuvre de décisions à la base.
La gaule sera l’un des grands morceaux de l’empire qui a l’origine est hermétique a la tradition romaine.
Ces règles sont d’abord les sacrifices humains. De plus il mange bcp : cheval et chiens. Les romains sont
organisés, méthodiques etc la ou les gaulois sont divisé et anarchiques.
La gaule qui est plus puissante sera après la Grèce un des fruits les plus mures et les romains vont la
considérer comme un gros morceau mais en dépit de ce rapport de force, la gaule suscite une énorme
convoitise ; les romains vont raisonner en termes de débouché économique. -> marché vaste et solvable :
les gaulois sont réputés riches.
Les gaulois ont des terres agricoles et absolument tout ce qu’un être humain eut désirer : sol riche et
prospère. Peuple qui raffole de produit romain : vin, esclave. Les romains vont très rapidement
s’apercevoir des très grandes faiblesses de ces gaulois.
En _390 : des gaulois sont venus prendre le contrôle de rome, se sont emparés de la ville et n’ont pas
réussi a prendre pied sur le capitole. Les romains ont du se saigné et ont accepté une énorme rançon. Les
romains ont parfaitement compris ce qu’est la gaule : ils savent que les gaulois sont fragiles :
- Sens de la division politiques : dispersés entre tributs différentes -> ils ne s’entendent pas les uns
avec les autres. Dans l’est 2/3 tributs sont puissantes : celle de Metz et celle de toutes et au
nord : le Luxembourg.
- L’armée n’est pas unie. Quand ils font la guerre ils ont autant de groupe que de tributs -> le
commandement n’est pas uni, ils n(ont pas de méthode et de discipline : sont anarchiques a la
guerre. Ils ont le poids du nombre mais pas celui de la qualité.

César va tenter de mettre la main sur la gaule. -> il aura accès au plus haute fonction. S’il échoue il devra
se

43
Guerre des guerres : troisième pers du sing : césar va expliquer cette campagne
Les gaulois sont vaincus et en -54 élisent un chef et tente de se rassembler -> Vercingétorix sera battue
Alésia.
Cette victoire romaine va s’accompagner d’un changement radical de tradition : les gaulois vont délaisser
leur culture orale dont il ne reste pas grand-chose. Ils vont avoir une culture gallo-romaine. Ce mélange
apportera la paix et la sécurité : Rome va implanter un système cohérent en gaule : expansion
économique et sociale. -> PAX ROMANA : garantie d’être protégé : les gaulois vont vire une sorte d’Age
d’or

Vecteur commun : Rome va unir le tour par une langue unique : le latin. Les romains vont introduire la
nation d’état : notion abstraite, on ne le voit pas mais il est partout. C’est l’idée d’une institution qui
protège l’intérêt général. Une république qui sera l’idée d’une administration hiérarchique : lèvera les
impôts, protégera les frontières et donnera certain service : la justice

B) Le droit romain :

Caractérisé par des règles de droit privée :


- Le droit civil : loi créant en -450 : loi des 12 tables. Les lois seront complétées par un système de
création des normes : le droit prétorien qui va permettre de satisfaire de nouveau besoin -> effet
d’une décision populaire. Le préteur est élu par le peuple -> les romains ont u lien direct avec leur
système juridique
Clarté : facon particulière de créer le droit sous la forme d’un code : codification -> code théodosien qui
sera mis en vigueur en orient. Un code qui est une innovation : prémices d’un droit de l’administration ;
droit public (apparition d’un statut des fonctionnaires) et droit privée. Il faut éviter l’absence de clarté des
règles.
Ce droit romain va suivre l’individu a chaque étape de sa vie : présomption de paternité -> règle en droit
pénal pour le protéger.
Jusqu’à la mort on suit a personne : invention du testament qui permet d’éviter des divisions familiales :
acte de volonté uni-matériel qui est aujourd’hui u outil successorale important. Il permet en réalité de
suivre la totalité du testateur

Opposition avec une seconde tradition :

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II. La tradition chrétienne :

A) Une société hiérarchisée :

Cette société va d’abord connaitre 3 étapes :

1) Le temps des persécutions :

Intolérance religieuse commence au premier siècle après JC et 33/34 a partir du martyr de jésus et va
connaitre un certain nombre de principe marquée par les évangiles. Ils vont promouvoir cette religion sur
des principes nouveaux :
Cette religion sera persécutée parce qu’il refuse le culte de l’épreuve cf Caligula : culte obligatoire qui
repose sur la célébration de la personnalité : il faut sacrifier à l’empereur. Pour les chrétiens ce culte est
absurde : il n’existe qu’un seul dieu qui n’es est pas de ce monde. Pour cette raison ils sont considérés
comme des criminelles et sont des gens dangereux : remettent en cause la stabilité politique et l’autorité
d’un homme. Ils sont considérés comme des anarchistes.
Les chrétiens ont une vision nouvelle de la société : égalité civile : les femmes ont un rôle social
secondaire -> pas de droit politique et considérée comme décervelées cad a moitié folle. Cette vision se
traduit par des règles dans le mariage : mariage arrangé -> la femme a vocation a être marié donc on
ouvre quelqu’un pour elle et se son es parents qui le font. Le mariage repose sur un contrat entre deux
personnes qui ne le donnent pas mais ce sont les parents. Ils vont construire ces alliances a travers une
notion d’égalité des conditions : conjoint du même milieu -> stratégie d’alliance. Le contrat est fragile pcq
les jeunes gens n’ont pas de sentiments. On peut le rompre : divorce très rependu et il existe de la loi des
XII tables. Les romains sont d’une grande souplesse : 3 à 4 conjoints dans sa vie, on cherche a changer de
conjoint.
Pour les chrétiens ce système de vaut rien : alliance éphémère car on ne demande pas leur ave aux jeunes
gens. La nation des mariages fragiles mais surtout d’inégalité » : le divorce est souvent réclamé par le
mari. Moyen de rupture masculin. Le mari change de vie et de compagne -> fragilité des femmes
divorcées.
Ces considérations poussent les chrétiens à élaborer des nouvelles règles : les parents ne décident plus
mais ce sont les jeunes gens qui eux même doivent choisir. Pour les chrétiens au-delà de l’ancien mariage
romain, l’âge est trop jeune (12 /14) -> impose le nécessaire consentement individuelle. Ce n’est plus un
contrat mais un sacrement : impossibilité de le rompre -> il faut protéger les femmes : divorce interdit
Deux exceptions : le mari tente d’assassiner sa femme, l’époux entretient une concubine -> fidélité des
conjoints obligatoire.
L’égalité est également voulue chez les enfants : Rome -> autorité paternel totale : infanticide toléré. Le
père dispose d’un pouvoir total -> les enfants n’ont pas d’identités propres. Cette autorité -> le père peut
tuer ou vendre ses enfants. Es enfants sont soumis a un système d’inégalité : les parents peuvent les
destituer sur le testament : choisir ce qui vont leur succéder en dehors de la famille. A Rome beaucoup de
faux testaments donc on va tenter d’imiter une signature et inventer des faux testaments. De plus il doit
être public.
Jalousie : vision différente -> les parents seront tenus a des droits et devoirs en matière d’éducation et
d’aliment. Les parents ont une dette : ils doivent se charger des enfants. Cette notion va être complété
par la notion d’égalité des chrétien s : impossible de les déshériter sauf exceptions.
Enfin plus d’autorité excessif du père

Egalite des hommes : les chrétiens ont une vision + égalitaire que les romains. Les chrétiens veulent
déplace le clivage en fonction des fortunes : les concordes. Ils vont donc pousser un changement dans la
répartition des fortunes. Les sentiments d’abord, les biens ensuite. Une vision qui se détache et qui est
dangereuse pcq elle va tenter de combattre l’esclavage : 30/40% esclave. Personne considéré comme un
animal qui sait parler. Essentiellement une source de main d’œuvre car attaché au sol. Les chrétiens ont
une vision différente. C’est pour eux une abomination : contrôle excessif, vision dégradante. Promouvoir

45
la libération : l’affranchissement -> technique par laquelle u homme libre libère un esclave. Pb : énorme
somme en capitale.
Pour les romains = aberration, chaos.
313 : tolérance. Différentes peines : peine du cirque, peine de la croix (réservées aux esclaves en fuite). Le
crucifier pouvait rester 24 a 48h. cette tolérance est le fait de l’empereur Constantin (mère chrétienne).
Tolérance : les chrétiens se voient reconnaitre la liberté de culte mais ils vont aussi être influent dans les
couches modestes soit supérieurs : pénétration à travers les deux classes sociales opposés. En 380,
Théodose passe de la tolérance au monopole. Ils sont la seule religion libre de l’empereur. Profonde
division des religions -> pour Rome le grand pb est la division religieuse : affaiblissement de l’autorité
étatique. Les chrétiens vont dire que tout autorité vient de Dieu et a un devoir d’obéissance. D’autres
religions ne seront pas aussi favorables : c’est pourquoi on cherche à réduire cette fracture religieuse. Les
anciennes religions seront donc désormais combattues.

Changement de règle juridique -> le droit privé e sera modifié (droit de la famille influencé par des idées
chrétiennes : divorce et meilleure protection des enfants.

2) Le temps de l’influence sur les institutions :

Alliance entre pouvoir divin et le pouvoir civil -> plutôt fructueuse : les chrétiens se soumettent et le
pouvoir protègent les chrétiens et reconnait leurs idées. Au-delà du droit de la filiation il y a une influence
dans le droit pénal. Les chrétiens étaient partisans de peine plus légère : pardon plutôt que châtiment.
Droit de plus en plus cruel : torture.
Peine des mines : extraire des matières premières dans des mines en profondeurs.
Cette Église va construire un système pyramidal : le pontife ou le pape, puis les évêques et a la base : les
fidèles. Système d’élection.

Ce système de la Bulle est un pouvoir institutionnel. L’église a le monopole du savoir de l’époque. Le pape
dispose d’un second pouvoir : les encycliques : explications sur la position de l’église par rapport a un
problème : e 1937 encyclique
Au-delà de ce système, les évêques ont également un rôle : pénal : les évêques peuvent se réunit e
concile. On y parle de chose importante et juridique : la paix, le droit pénal. Impose une discipline, les
juristes verront une certaine référence.

 Système d’influence

B) Une société pacifiée :

Influence importante d’un personnage originaire : Saint Augustin élabore une théorie du pouvoir. Il y a
bcp d’idées : la première c’est qu’il existe non pas un royaume mais deux. Le pouvoir civil et le pouvoir
céleste. Il faut accorder l’un et l’autre. Pour SA le pouvoir civil doit être autonome.
SA évoque es états légitimes cad des états ou le citoyen doit obéir : c’est lorsqu’il existe la paix et la
justice. L’augustinisme politique c’est l’idée que les états ont une double mission rendre la justice ->
mettre en place un système judiciaire non violent.
->La paix : états mis en place pour assurer la paix : exclu la notion de désordre.
Si les états n’assurent ni la paix, ni ne rendre la justice : ils sont illégitimes : SA dira « sans la paix et la
justice que serait les états sinon une bande de brigands ».

Message intéressant mais difficile dans la société romaine : bouleverser par l’émergence d’une nouvelle
religion : religion musulmane. Ce message de tradition chrétienne est de + en + difficile à faire appliquer -
> Problème de moyen budgétaire et humain
Deux tentatives :

46
III. La tradition germanique :

Connu par la littérature ou des juristes : Tacite -> grand historien


Connu pas des grands juristes

A) Société et coutumes germaniques :

1) Les principes :

Trois grands principes :

- Principe appelé « égalité juridique »


Principe différent -> cette égalité les germains y croient comme une valeur fondamentale de la société.
Cette égalité est un trait commun au peuple. C’est celle qui lie tous les hommes libres cad les guerriers,
les militaires 15/20% de la population. Dans c’est système l’égalité est d’abord politique : système
démocratique qui n’est pas sans inspirer celui de Rome. Le chef de l’État est choisi par le droit de vote :
pas de différence sociale. Tous les hommes ont la même valeur politique. -> pas de règle d’hérédité.
Égalité et liberté d’intervention orale : le roi ne vaut pas plus qu’un homme libre : liberté de débat
notamment lorsque les Hommes libres se réunissent dans les plaids. Celle-ci va aller jusqu’à la succession
des hommes : elle est parfaite : 1 homme libre transmet tout a ses enfants : droits exclusifs des
descendants. -> titre 59 de la loi salique : chapitre consacré au droit des successions : en cas de mort, les
enfants vont être assurer de succéder à leurs parents : immeubles pour les fils et meubles pour les filles.
Cette loi s’explique par la situation de l’époque : immense pauvreté -> disparition du commerce : on ne vit
que de la terre qui est l’unique source de richesse. La terre salique ne peut être défendu que par des h
Les files sont au sommet, plus haute valeur de la société germanique. Les meubles ne sont pas
négligeables : bijoux, monnaie, titre de créance. Ils sont moins taxés. Règle très importante et utilisée
quelques siècles plus tard : 14ème siècle : une femme -> fille d’un roi va héritier de la couronne et de
l’autre part concourant : on va appliquer la loi salique.
Naitre la règle de la loi salique par laquelle les filles ne peuvent accéder au pouvoir politique. Elle
s’applique a la plupart des royaumes d’Europe : abrogée en Espagne

Ce système va être terrible pcq dans la mentalité germanique c’est la force qui domine : lorsqu’on
applique les règles successorales : vision spéciale des rapports humains qui repose que la violence

Égalité ui n’est pas totale : le chef de l’État occupe une position particulière : mission de partager le butin.
Mentalité fâcheuse qui s’accompagne de conquête permanente : le roi doit distribuer des trésors : c’est
sa fortune qu’il distribue et qui diminue d’année en année : trouver le butin ailleurs

Les francs vont mettre en place un système de pillage : Clovis en 25 ans s’empare de la Gaule et des
autres peuples : étendent leur influence et s’emparent de butin, que Clovis va pouvoir distribuer : le roi a
la même part que les hommes libres. Plus tard Charlemagne va pendant 50 ans mener des campagnes
militaires pour alimenter ce butin sinon les h libre vont se révolter. Système fragile

- Absence d’un véritable droit public


Idée abstraite : les germains sont un peuple très rustique et on sait que le plus souvent ils sont totalement
illettrés. Incoutume : la chose publique s’incarne dans le roi, personne fragile, corps mortel mais il est vu
comme un chef de guerre cad quelqu’un va constituer le butin. Un état ne se dirige pas comme un
foyer et pour ces tributs germaniques on mélange bien privées et bien publics : surreprésentation du droit
privé.
La loi salique : droit pénal
Le droit public -> réservé peuple
Vision fragile : chez les tributs il n’y a pas de capitale : or peuple rarement sédentaire passe leur temps
dans des caravane

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Pas toujours d’administrateur compétent : es francs étant souvent incultes, ils vont devoir trouver les
élites pour gouverner l’espace public et c’est l’église qui va offrir. Les autochtones accepteront d’offrir
leur talent à ces tributs germaniques

Monarchie populaire : espace commun -> réunion de plaids : au mois de mars ou au mois de mai : réunion
annuelle à laquelle tous les h libres sont convoqués. On les prévient qu’ils doivent être réunis : grande
question -> fiscalité : demander aux hommes libres de consentir à l’impôt.
L’élection du chef : c’est l’assemblée qui décide du successeur : élection a la simple majorité.
Idée de la situation avec les territoires voisins : paix ou guerre ? C’EST l’assemblée qui décide

Ce sont de telles assemblées qui vont décider de modifier le système juridique existant : des capitulaires :
vont modifiées la loi sur un point particulier : système ponctuel, pragmatique : on va présenter un
capitulaire sur la répression du vol : mutilation du voleur : amputation notamment en cas de récidive.
Important en droit pénal : ce sont les h libres qui acceptent ou refusent
Pb : bcp de faux capitulaires
Le demos joue un rôle précieux

- Le mundium : contrat de droit privée :

Contrat de louage et de service : chaque h libres va devoir prêter un serment avec le roi.
Ce contrat ->des milliers : il va falloir mettre en place des relations contractuelles. En clair, en échange de
son obéissance et de sa fidélité, l’homme libre reçoit la promesse d’une somme d’argent -> l’homme libre
sera donc rémunéré par le roi. Vision moderne du patronage a la romaine. Le roi est le protecteur.

Très important : le roi doit en avoir le maximum sinon pas de clientèle des h libres. Si le roi est radin,
l’homme libre passera un mundium avec un autre homme libre -> concurrence : on peut révoquer le
mundium qui n’est pas éternel. Pb : relation tarifiée et fidélité rémunérée. Si le roi est fauché il ne peut
pas être généreux -> plus le roi est pauvre plus il est contesté

Système pas totalement fiable : l’homme libre peut rompre le contrait s’il trouve mieux ailleurs.

2) Une société hiérarchisée :

Égalitaire mais il existe une hiérarchie -> tous le monde n’a pas le même statut personnel.
Au sommet : roi/cour
Homme libre
Gallo-romains
Serfs
Il existe 4 composantes du peuple : hiérarchie reconnue par la loi salique : les lois barbares vont reconnaitre
une division de la société en fonction de sa valeur sociale. Le système de composition pécuniaire ava
reposer sur une certaine valeur (roi cheval 90, roi h lib 45 etc). Les répartitions sont fonctions de la
catégorie.
Système ou il y a une inégalité des conditions :
 Les hommes libres ont un rôle de la guerre : mobilisation en cas de conflit et expose sa vie en cas
de conflit. La société va vire de l’autarcie e se replient sur elle-même. L’argent est rare donc c’est
le mundium qui permet aux hommes libres de vivre correctement donc le roi dit trouver de l’argent
tous les ans.
 Les gallo-romains sont surreprésentés : 90% de la population -> main d’œuvre fragile, extrême
pauvreté apogée au 9/10ème siècle : conditions de vie les plus faibles.
 Les serfs : ouvrer agricole, mal rémunéré qui n‘ont pas la propriété du sol

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B) L’installation des Germains en Gaule :

Une cinquantaine de peuple : venu parfois de très loin, de l’extrême orient. Ces migrations de peuples ont
commencé très tôt : second siècle avant JC : proche de l’espace romain mais c’est surtout a partir du 2ème
siècle qu’elle s’ accélère : épuisement des sols. Certains peuples germaniques ne sont pas des peuples
‘agriculteurs. La terre ne rapporte pas assez. Certains peuples sont affamés et vont chercher ailleurs des
conditions d’existence.

Explication d’ordre démographique : pression trop forte sur un espace réduit. Surpopulation c’est pourquoi
l’excès va chercher son salut ailleurs. Infanticide ou contraception

L’migrations sont parfois provoqués par des déplacements de population : Hins : peuple très mobile et a
tradition est qu’il flambe les villes. Les Hins sont partis de l’extrême orient pour l’est de la Russie et ont
heurté le peuplement des francs, provoqué le départ de peuple germanique. Les francs ont préféré partir.
Effet boule de neige -> déplacement en cascade

Rome a construit un dispositif remarquable : le limes : ligne fortifiée depuis la mer du nord a la mer noire.
Celle-ci mesure environ 2000km de long : elle est construite de façon ingénieuse : s’appuie sur le une ligne
de défense naturelle : Rhin, Danube. Elle ne suffit pas car des barbares franchissent assez facilement cette
voie d’eau
Coté occidentale : on érige une muraille : tours de guets et ligne continue de piège : système de catapulte.
300 000 soldats. Ce limes va ensuite s’étendre en Angleterre en Bretagne : le mur d’Adrien. Zone de
défense pour bloquer les migrations. Ce sont les romains qui vont choisir quels peuples ils vont accepter :
deux mécanismes.

1) L’installation par la paix :

Rome accepte de recruter des peuples : pb demo et militaire : crise de la natalité et les romains réagissent
par des lois démographiques : récompense sociale et successorale. Vision de la famille spéciale : propension
au divorce -> les enfants ne sont pas une valeur importante (mécanise d’adoption).

Les romains se détournent du service militaire : crise militaire : l’armée n’attire plus -> crise du recrutement.
L’armée va donc tenter de passer a l’hérédité du métier de militaire. + les auxiliaires : germains dans a
cavaleries mais ne sont pas assez nbr : l’armée romaine va recrute des barbares : mécanismes ou l’on va
faire franchir le limes a des peuples barbares. Mécanisme contractuel : l’hospitalité. Les barbares vont
d’abord offrit leur esprit de sacrifice et seront choisi en fonction de leur attitude miliaire.
Barbares qui vont devoir accepter une zone de peuplement spéciale fixée par Rome : deux peuples vont
être choisit : les Burgondes qui s’installèrent a l’ouest du Rhin (100 000 au plus) et les Goths (3 a 500 000).
Ils seront placés sur le Danube. En échange ces peuples exigent un certain nbr de traits marquants : droit
de séjour dans Rome, on leur offre un tribut. Rome s’engage a monnayer ce service des barbares : on parle
de prostitution militaire. Chez les goths alliance valable 1 an

Tributs en nature : Rome s’engage à loger les habitants et a les nourrir. Fonctionne pendant des dizaines
d’années.
Deux problèmes :
- Son cout financier : Rome a accepté de les monnayer ais un jour elle n’aura plus les moyens de le
faire
- Les barbares sont de plus en plus importants : Stilicon et Aetius -> a la tête des armées romaines.

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Un jour environ de 350 Rome e peut plus les rémunérer. Les barbares vont devenir extrêmement violents.
Ils considèrent que l’hospitalité est terminée et vont changer leur zone de peuplement -> burgondes ->
Rhône de part et d’autre de la frontière entre France suisse et all
Les goths vont dans le sud-ouest de la gaule -> Toulouse et vont pas la suite s’installer e Espagne. En 378
les romains vont tenter de stopper cette migration : bataille d’Andrinople, empire romain meurt
Les goths acceptent de se battre pour de l’agent : renversement d’alliance. Ils vont porter des coups a
l’empire : en 410 -> Rome est pillée et commence a subir e contre cour de ses barbares. Elle devient
dépendante aux barbares et va finalement en crever.

Pb -> peuples fiables ? romains autre choix ?

2) L’installation par la force :

D’autres peuples seront refoulés. Les francs ont été perturbé cf Hins et en 406, le Rhin est gelé, les romains
vont donc franchir le limes en entrer en gaule. Il s’s’installent dans une partie de la Belgique de nos jours.
Ces francs sont parmi les moins nombreux de tous les peuples barbares : a peine 50 000 mais très violents
et les plus cohérent : culture de la guerre et de la violence. Ultra minoritaire mais avec un roi intelligent et
cruelle : Clovis : vont conquérir toute la gaule qui deviendra la Francia.
Cette installation marque l’impuissance des romains. Ils ne sont plus dominants, l’empire romain s’est
désintégré.
3) Wisigoths, Francs et Burgondes :

a) Wisigoths :

Peuple très nbr, cohérant qui prend possession du sud-ouest -> vont expulser les gallo-romains qui devenir
de simples paysans. Ils vont s’installer dans le sud-ouest et vont créer un système juridique basé sur peuple
romanisé et marque après une collaboration avec les élites gallo-romaines.

b) Francs :

Moyens de combat particuliers : hache de combat : la francisque de 1 a 4 kilo. Un franc en porte une
quinzaine. Les francs portent très haut la valeur militaire et chez eux la tradition est sacrée on ne peut pas
refuser le combat sinon droit pénal règle sévère : mort immédiate -> humiliation et mutilation. Ils sont
minoritaires et vont se fixer dans une zone de part et d’autre de la frontière Begles : Mérovée puis Clovis
Clovis au pouvoir e 486 et s’illustre par une grande cruauté et intelligence politique : va sélectionner et
éliminer ses opposants. Intelligence politique : le petit roi de Tourné. En 507 après 2 ans de guerre, les
Wisigoths sont absorbés par les francs et la France est née.
Les conséquences
c) Burgondes :

Peuple réputé pour sa bravoure, mœurs spéciales. On lui doit des traditions et des légendes : peuple qui
acceptera de se sacrifier contre des barbares, royaume qui formera le sud-est du territoire français. La
burgonderie deviendra la bourgogne

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C) Les conséquences :

1) L’apparition d’un système de droit germanique :

Extension des règles orales qui seront fixées par écrit. Tous les barbares vont se dire que leurs règles ne
sont pas très cohérentes et vont recourir aux gallo-romains pour les écrire. Ils vont rédiger les lois barbares.
Chacun des peuples aura son rédacteur : loi salique chez les francs.
Chez les wisigoths loi d’Euric.

2) La personnalité des lois :


3) La fusion progressive des trois traditions romaine, chrétienne,
germanique :

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Fiche 10 : Un pouvoir divisé :

I. Une administration aux structures sommaires :

A) Un pouvoir central aux assises faibles :


1) Des royaumes hétérogènes au regard de la tradition romaine :
2) Les hommes clefs de l’administration :
3) L’homme providentiel : le maire du palais :

B) Les relais de l’autorité royale souvent peu loyaux :


1) Le comte :

II. Les conséquences dommageables des règles de succession en usage :

A) Le mallum, tribunal de droit commun :

1) Présidence :
2) L’existence d’assesseurs :
3) Le rôle de l’assemblée des hommes libres :

B) Le placitum, tribunal du roi/de l’empereur :

1) Nature du tribunal :
2) Compétences de ce tribunal :

III. Le droit processuel : preuves et ordalies :

A) Procédure et preuves de droit :

1) La procédure applicable :
2) Les preuves :

B) Le jugement de Dieu ou ordalies :

1) Nature des ordalies :


2) Le rôle du juge :

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Fiche 11 : Une justice rudimentaire :

Fiche 12 :

Homme providentiel : auguste pour l’empire de Rome, charlemagne pour l’occident.

Réalité physique : née en 742 mort en 814 -_> charlemange , un des rares francs à être
polyglotte, savémanier l’épée et prendre des décisions politiques
 Stabilisation du pouvoir, pouvoir affiné
Il s’entoure d’intellectuel : Héginarte

I. Empereur et Empire : la transformation institutionnelle de l’État :

Renouveau du système impérial

A) Un renouvellement de la nature du pouvoir du souverain :

1) Un empereur qui refond le pouvoir :


Le 25 décembre 800, charlemagne e fait sacrer à Rome, ville éternelle devient une de capital
des francs-> symbole du lieu et du temps
Symbole : les francs ressuscite la forme impériale qui est un symbole, le roi des francs est
une sorte de nouvel empereur romain -> renaissance qui se veut une tradition. Les frncs
tente de se civiliser. Cette construction s’inscrit dans le sens du temps

2) Changer les règles du jeu successoral :

On ne peut plus conserver depuis que l’empire s’est transformé, un anicne système
d’élection démocratique.
Charlemagne en 806 à encore trois fils légitimes et choisit d’organiser sa succession, c’est-à-
dire de ne pas attendre. Il craint que ses fils ne s’entendent pas après sa mort et se lance
danq des querelles successorales. Charlemagne craint l’éclatement de l’empire. Ces deux
élémentz risquet de mettre à mort l’empire.
D’où succession impériale : il réunit ses fils et prend deux décisions :
- Pour l’éclection de son successeur : on ne sait pas quand il décède mais on change le
collège électoral : fin temporaire d’u système démocratique, le collège lecteur sera
limité à une assemblée générale qui comprit les grands du royaume = grand
personnage de la cour impéraiale (laique ou clerc, souvent des comtes et parfois des
marquis ils seront associé aux eveques et aux abbés).
L’empire est trop vaste pour pouvoir demander à tous es h libres et charlemagne
craint que le pouvoir ne soit instable -> démagogie : acheter les voix des électeurs.

- Le successeur doit être un carolingien, de la famille -> une certaine légitimité à choisir
quelqu’un de l’entourage de charlemagne (cousin, neveu, fils)

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Charlemagne met en place une donation impérial : reglement amiable
Il réunit ses fils et leur dévoilece que sera la succession de l’empire à sa mort. La donation va
en réalité recovrit deux grands élments. -> respect de la loi salique : 1/3 de l’empire pour
chaque fils mais l’empereur ajoute une close d’une grande inteligente et suggéré par l’Eglise
qui craint de revenir aux guerres civiles : elle impose une close par laquelle un seul des 3
enfants aura le nom d’empereur et se sera l’ainé des enfants.
Les deux cadets auront chacun le titre de roi : instrument de prestige mais l’idée est que
l’ainé commandera aux cadets
 Terre divisée mais autorité politique unie

Pour des raisons naturelles, un des fils meurt et lorsque charlemagne décède il ne laisse
qu’un fils. Donc il n’y à pas à partager le patrimoine, la donation est écartée.
814 : Louis le Pieux maintient l’unité impériale
L& donation ressort en 843 lorsque louis décède en 840 qui à laissé 4 fils qui se font la
guerre. Les textes de l’époque évoque des paysages de désolation, du banditisme à grande
échelle, les fils se sont transformés et recourent à la violence. C’est la raison pour laquelle un
des 4 décède d’une mort violente.

L’Église parvient à leur fait entendre raison : traité de Verdun ou l’Europe va se diviser une
première fois : naissance de l’Europe moderne
3 zones étatiques distinctes.

Dans l’esprit de charlemagne se mécanise est un mécanisme pacifique.

B) L’empereur est un législateur


Charlemagne reprend cette tradition impériale romaien, c’est un homme de droit, créateur
de règle et centre ‘impulsio d’une legislation particulière

1) Un fondement théorique :
Charlemagne va se glisser dans la marque des empereurs romains : renaissance d’une
législation appelée les capitulaires. Ce sont les textes de droits qui créent des règles
générales et un système de sanction : sanction de parjures. Système radical.
Ils vot mettre en place une territorialité du pouvoir : système de loi personnelle à un peuple
qui se voit appliquer les mêmes règles juridiques. Délaissé le droit personnel pour lui
préférer le droit territorial

2) Catégorie de capitulaires :
Trois catégories :
- Émanant du chef de l’État qui reprend cette tradition romaine ou le chef de l’État
pouvait édicter des écrits. Présenté au placitum : tribunal de l’empereur et présenté
au grand de la cour. Plus la peine de présenter les capitulaires à l’assemblée des
hommes libres. Ils touchent essentiellement le droit pénal -> réforme le système
criminel en vigueur.
On va développer les peines de mutilations qui consisté à punir les infractions de la
personne (oreille, main, pied, nez) -> atteinte sexuelle = castration
Ils seront divulgués par l’ad impériale : conte par exemple

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- Ceux qui s’ajoute aux lois : aménage ce qui existe déjà. Il s’agit de modifier certains
capitulaires ou la loi salique en précisant ce qu’ils veulent dire. Ils devront être
adopté par le peuple. Ce sera également les saxons, et charemgane les invite dans
une assemblée génrale

- Les capitularia mecerum : capitulaires adoptés par les missi dominici qui apparaisen
au environ de 802.

Marque de la législation des francs mais bcp sont des faux. Apres l’époque des francs, celle
du ilieu du MA sera marquée par de faux capitulaires : interrogation sur l’existence des
capitulaires : ¼ d’entre eux seraient faux.
Le capitulaire marque l’activité législative -> impose un système juridique et contraint les
justiciables à obéir. Moins il y en à et plus l’état est faible et inversement

877 : Capitulaire de Quierzy : conséquence remarquable et dernier capitulaire -> après cette
date l’empire n’est plus capable de créer des droits. Apparition des lois coutumières

II. Organisation administrative et judiciaire :

A) Personnages importants : les missi dominici :


Ce sont les envoyés du maitre, des émissaires de haut rang qui sont chargés dans un endroit déterminé de
représenter l’empereur et d’y faire le ménage. Ils seront dotés des pleins pouvoirs. Ils sont un abbé ou en
évêque : clerc ou laïc. Ils vont s’épauler et se contrôler mutuellement. Ils sont choisis pcq l’empereur elur
fait confiance : qualité militaire et d’administrateur. On leur donne une mission par un capitulaire de
mission. Cette lettre contient l’objectif de la mission et des légations de pouvoir. Ils vont pouvoir édicter
des règles, prendre des décisions, infliger la peine capitale.

A partir de 802 ils ont le rôle de rentrer en contact avec des populations locales. Vérifier si
l’administration fonctionne et si la justice est compétente, vérifier que les services publics locaux
fonctionnent.
Rôle de vérifier les comptes publics : s’assurer que les fonctionnaires n’ont pas détourner des fonds.
Ils contrôlent l’application des capitulaires : ils connaissent donc les règles de droit. Aucune population
n’est à l’abris du droit -> c’est un instrument de protection et d’affirmation de l’État selon Charlemagne.
Ils vérifient si les autorités militaires sont compétentes. Si la chaine de commandement militaire
fonctionne bel et bien.

Plus tard ils vont connaitre un déclin : à la fois les yeux et les oreilles de l’empereur : symbole de
l’autorité. Lorsqu’ils déclineront, l’état n’aura plus les moyens de contrôler l’administration locale.
Dernière convocation en 866

Ils deviendront des commissaires enquêteurs royaux. Ils vont tenter d’aller au contact de la population et
de vérifier si les plaintes sont fondées. On s’aperçoit que c’est vrai et Saint Louis adopte l’ordonnance de
1254. Elle s’intéresse avant tout à la justice : il ordonnera que les juges ne reçoivent pas de cadeaux des
justiciables + obligation d’assiduité, les magistrats doivent résider dans le lieu de leur fonction + obligation
d’un bagage juridique : diplôme qui récompense les qualifications intellectuelles. Puis on exigera la licence
en droit : 3 ans d’études juridiques.

Les missi sont également chargés de réunir l’assemblée des hommes libres : il s’agit d’éviter de se prendre
pour dieu sur terre : rouage de pouvoir.

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B) Les autres institutions :

1) Des institutions judiciaires aux attributions précisées :

Le mallum se dédouble : délits ou infraction mineur -> scabini ou comte seront compétents :
affaire sans grande importance, plus besoin de jury populaire
Pour les grandes infractions : la composition du demos reste en place : crime u délites graves,
le tribunal rend une décision qui sera confirmé ou infirmé par le peuple.
Naissance des assises judicaires.

Les grandes causes seront marquées par trois cessions judiciaires chaque année.

2) Les marches :

Zones frontières menacées surtout à l’Est de l’empire : invasion dentée par des peuples
étrangers et très violent (Avars, Hongrois, Hagyans). On va donner le commandement militaire
à un grand seigneur appelé le marquis : quelqu’un de sympathique, rang remarquable et
souvent aisé.

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Fiche 13 : l’atomisation du pouvoir, frein à la restauration de l’État

L’atomisation c’est sa capacité à se fragmenter, à se diviser de façon permanente et


perpétuelle. Charlemagne ne pourra pas éviter le phénomène d’une subdivision. L’empire va
s’éclater en de nombreux morceaux.

I. La persistance du système de pouvoir hérité de la tradition germanique :

A) La prépondérance des liens personnels d’allégeance :

1) L’effacement de la puissance publique :

Si Charlemagne à souhaiter construire une administration, celle-ci est restée légère et n’a pas
vraiment changé les règles traditionnelles. L’administration n’a pas été assez efficace, il y avait
des fonctionnaires mais souvent ils n’ont pas eu une efficacité.
La pyramide de l’administration est souvent mal contrôlée. Elle est d’abord incarnée par un
comte qui est nommé par l’empereur mais en dépit des missi dominici on sait qu’ils ne sont
pas toujours fidèles : le comte va détourner l’autorité à son profit. Il va administrer pour lui-
même.

2) La privatisation des droits du fisc :

Dans l’imaginaire des francs, il n’y à pas vraiment de comptabilité publique. On ne distingue
pas le patrimoine public, de celui de l’empereur. C’est donc l’empereur qui paye quand l’état
fait une dépense. Quand l’empereur est riche tout va bien. L’impôt doit être exceptionnel dans
l’esprit des hommes. Le consentement du peuple à l’impôt est très élevé. L’empereur va
tenter de conserver son propre patrimoine et piller le territoire des voisins.
 Système d’une grande précarité

Charlemagne tente d’imposer des impôts, de tester auprès des contribuables, de prélever une
part de la propriété privée. Lorsqu’un missi est envoyé, c’est souvent la population qui ne veut
pas payer l’impôt = menace de mort.

Pas d’information pour savoir qui possède quoi : les documents fiscaux de l’époque romaine
perdus
Cadastre : cartographie de l’ensemble du territoire
 Pas de pouvoir d’inspection

Création d’impôt indirect : sur un droit de circulation, on taxe la circulation d’une personne
ou d’une marchandise : le toulieu. Droit de péage -> péage sur la marchandise : payer pour le
transport. Innombrable en France On va barrer les routes et les fleuves.
Droit d’octrois : barrière à l’entrée des villes pour y introduire des personnes ou des
marchandises.

Les corvées : système ou l’on à requérir en nature les contribuables : service gratuit entre 2 à
4 semaines chaque année.

57
Généralisation des exemptions fiscales. Les carolingiens vont proposer des faveurs à certains
grands du royaume. On va créer des privilèges d’exemptions fiscales.
Développement des exemptions fiscales : les caisses du trésor impériale vont se vider.

Les rois de France vont tenter d’énorme effort pour équilibrer les caisses publiques : Philippe
Auguste va créer un trésor excédentaire.

B) Le lien vassalique, ferment de divisions :

1) Un lien contractuel :

Une personne appelée le vassal va s’engager à servir une personne qualifiée de seigneur. Si le
vassal sert, en échange il sera rétribué soit en nature : un fief ou une somme d’argent à
intervalle régulier. Le système est très dangereux parce qu’il repose sur un achat de clientèle :
clientélisme à grande échelle. On va voir se créer de vaste clientèle autour du royaume :
naissance d’un système vassalique, l’État av être ruiné.

2) La patrimonialité de lien vassalique :

Ce lien va devenir patrimoniale.


Capitulaire de Quierzy : les comtes deviennent héréditaires en droit. L’empereur n’à plus le
moyen de contrôler l’administration locale qui devient libre et indépendante de l’État :1
millier de comte deviennent totalement indépendant du pouvoir.
Le chef de l’État est nommé par les grands du royaume : caractère électif. A chaque élection
on va pouvoir négocier, jouer à un compromis. Ce phénomène va marquer l’affaiblissement
du pouvoir : privatisation du pouvoir. On passe d’un État à des milliers : environ 10 000 entités
étatiques en Occident.

II. Le résultat : la fragmentation du royaume :

A) La séparation de territoires importants :

Cela veut dire que le phénomène de la vassalité a rendu libres des territoires. Ces grands
territoires sont l’Aquitaine par exemple qui regroupe le Sud-Ouest de la France. Dans le Nord
on va recréer le territoire de la Normandie : terre nouvelle détachée de la terre des francs en
911 et donné à des envahisseurs. La Bourgogne, autre duché, va devenir presque indépendant
de l’État. C’est le sud-Est du territoire. De plus en plus l’État ne parvient pas à contrôler la
périphérie. Le centre n’appartient plus à personne.
Des grands du clergé vont aussi demander et obtenir que leur État soit autonome.

Émergence de 12 grands seigneurs : 6 laïcs et 6 ecclésiastiques.


Phénomène marqué par l’émergence de certains comtes : certains vont disparaitre car trop
faibles et d’autres vont s’illustrer par leur côté intelligent et leur mariage calculé. Plantagenets
va devenir un des plus connu. Grace à une politique de plusieurs siècles, ils sont devenus
extrêmement puissants : Henri de Plantagenets.

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B) La scissiparité affectant les nouvelles entités :

Division permanente.
Ce phénomène se poursuit au, éclatement dans chaque contré et dans chaque châtelain. On
assiste à la création d’environ 250 000 systèmes : monnaie propre à chacun etc. L’État perd le
contrôle de la monnaie, de la justice -> émergence de coutumes, de système juridique. On
passe de l’unité à la diversité.
Armée divisée et locale -> ce que l’État assurait au sommet, chaque division le fait à l’échelle
locale.
Le système est parfois monté à l’excès : les ducs de Lorraine sera réputé faible. C’est là qu’il y
aurait le plus de coutumes (900). A l’inverse dans le nord-ouest, la pyramide tient bon : le duc
à une autorité très ferme.
Tout dépend de l’aurotité locale

Ce déclin mérite une explication

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Fiche 14 : Le détournement du contrat de fief par les vassaux (847, Merssen)

Système qui va durer presque 1000 an. Ce système c’est d’abord une réponse aux circonstances politiques.

I. Une obligation dictée par un impératif militaire :


A) L’empire, colosse menacé :
1) Un empire menacé :

Francs dans la situation de l’arroseur arrosé. Après que les francs ait changé le système, ils sont confrontés
aux invasions qui vienn ent de partout.

2) Des menaces vécues de tous côtés :

Wikings -> extrêmes hardis à l’aide des Drakkar


Mène des opérations de découverte et d’éclairage. Ils ont des cibles : pas d’armées locales, population
civile pour les capturer et ensuite les revendre : gens entre 15 et 35 àns -> capture d’une main d’œuvre
humaine. + butin matériel. Ils se donnent 2 à 3 jour pour piller, incendier, il s’agit uniquement de piller un
territoire et de ne pas l’occuper.
Ils sèment la terreur mais surtout ils vont ruiner l’autorité de l’État parce que l’État c’est avant tout un rôle
de défense. Les rescapés sont souvent désarmés et n’ont plus rien. Ses invasions vont tellement bien
fonctionner qu’en 911 Charles le Chauve capitule et offre la Normandie : Traité international.
A la fin du 11 les vikings rembarquent, s’emparent du royaume d’Angleterre en 1066.
Ils vont ensuite mener des expéditions maritimes et s’emparent de la Sicile par exemple.

Le danger se trouve à l’est où des peuples d’origines asiatiques vont tenter de pénétrer les Carpates. Ils
parviendront à les franchir et à créer leur propre État.

Au sud : zone constamment menacée par la mer et les Sarrasins. Débarquement éclair qui consiste à faire
du pillage
 Vaste zone d’insécurité permanente

Ce phénomène va marquer une incapacité de l’État à défendre le territoire. Les habitants des zones les plus
menacées vont quitter les territoires et plier bagage pour se réfugier en Lorraine ou en Alsace par exemple :
zones mieux protégées.

Viendra le péril intérieur : guerre des fils de Louis le Pieu

Désolation, pillage, guerre, les populations ne savent plus à qui se confier.

B) Un souci de décentraliser la défense de l’empire :

1) Tout homme libre est invité à entrer dans le lien vassalique :

Le système de défense par du centre de l’État à la périphérie locale : ce sont donc chaque
territoire qui sera compétant pour sa défense. Système considéré comme plus souple et plus efficace.
Le capitulaire du Merssen contient l’obligation de tout homme libre à se trouver un seigneur. Le mundium
n’est plus prêté au roi ou à l’empereur mais au seigneur local et devient obligatoire. Ce sera le
détournement de la puissance publique par les comtes.
Phénomène qui va discréditer la puissance publique.

2) La liberté est dépendante du seigneur :

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II. Une institution détournée de son objet :
A) Une autonomie croissante des grands :
1) La constitution de vassalités :
2) Des grands avides de terre et de fiefs :
B) Les guerres privées :

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Titre II : L’apogée de l’ordre féodal
Il commence à Merssen et va durer près de 1000 ans. Bouleversement dans la société par la
création de la société trinitaire

La société féodale à ses principes et ses règles qui reposent sur un schéma d’organisation
sociale société trinitaire.

Fiche 15 : La société trinitaire

Émerge aux alentours de l’an 1000.


Système impératif et qui pour chacun assure une mission sociale.

I. Le clergé régulier :

C’est le plus haut corps de l’État : placé e tête -> ce qui en font partie sont l’élite en raison des
missions qui lui sont confiés. Elles sont en générale de rappeler les règles sacrées, les principes
de droit, ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Ilva représenter 2% de la population française sur
environ 27 M environ 350 000
Ses missions varient parce qu’on divise le clergé en deux corps.

A) Le clergé régulier :

1) Nature :

Il possède une nature précise : il n’est pas au contact des hommes et des femmes. Ils vivent en communauté
qu’on appelle couvent ou abbaye : lieu isolé des villes. Ce sont des corps précis qui vont être +/- prestigieux.
Pas de mixité.
Idée que e clergé régulier mène une vie cloitrée, isolée des autres, dirigés par un supérieur.

2) Missions :
Il y en a 4 :
- La conservation du savoir cad que depuis la chute de Rome, l’inculture, l’analphabétisme s’est
développé. L’Église a donc le monopole du savoir occidental, parce que personne d’autre ne voulait
s’en charger. Les occidents seraient devenus des gens préhistoriques. Il a créé des bibliothèques
ou l’on conserve le savoir et où l’on va le diffuser. Atelier ou des moines reproduiront les traces du
savoir. Les copistes sont presque tous des membres du clergé.
Matériaux : le plus souvent en parchemin = peau de bête tannée (mouton ou veau).
 Révolution intellectuelle : apparition de l’imprimerie.

- Mission de recherche. Le clergé mène une politique de recherche et d’innovation. Il ne faut pas
avoir de préjugé : être scientifique c’est mené des expériences. Il va trouver un certain nbr de
produits remarquables : modèles de charrues qui permet de meilleure récolte.
Conduira à des découvertes intéressantes en matière médicale
- Mission d’enseignement : c’est le clergé qui va transmettre le savoir : scholae minor (enfant entre
3 et 8 ans, mixte, on apprend à parler, écrire, compter) + scholae major (de 8 à 18 ans : système de
collèges en principe payant mais l’Église a mis en place un système de bourse) + système des
facultés (théologie, droit, art, médicine)

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- Mission d’incarcération : ordre carcéral. La prison n’est pas une sanction mais une mesure de
sureté. Le clergé va s’occupait de lieu d’enfermement qui vont notamment toucher les fous
(psychiatrie). Il va héberger les fous. Le clergé va héberger des individus rejettes par les familles ou
celle qui réclament des sanctions pour leurs enfants. Cet hébergement n’est pas gratuit. Puis on va
créer des prisons spécifiques.

B) Le clergé séculier :

1) Nature :

Il ne vit pas en communauté mais isolé les uns les autres. Il est représenté par les curés, les paroisses. Il y a
en France environ 100 000 curés.

2) Missions :

Assurer la mission du service divin : exercice du culte. Le clergé va célébrer les instants les plus sacrés de la
vie des êtres humains : baptême, mariage etc.
Il sert dans les écoles mineures bénévolement.
Autre rôle à partir de1539 :
- Rôle de l’état civil : impose le français dans les actes officiels
- Mécanisme de contrôle des statuts personnels : état civil -> connaissance de l’individu, pouvoir
suivre les individus à chaque étape de leur vie. Dès la naissance l’individu sera reconnu. C’est le
curé qui sera chargé de rédiger l’état civil des français. Doit être considéré comme un moyen
d’empêcher la fraude. Confié au clergé sous la protection du parquet. Deux exemplaires : une
abrité dans l’Église et le second conservé dans le tribunal. Système ingénieux qui permet une
meilleure connaissance de la démographie française. Cette compétence va être laïcisé et confiée
au maire.
- Le curé dispose d’un mécanisme pénal : rechercher à monitoire. La justice à parfois un problème :
silence des populations. Il a donc le pouvoir d’appeler les individus à parler à la justice. Apparait en
1670

C) Les revenus du clergé, ses interdits et ses charges :


1) Les revenus du clergé : une source foisonnante :

Source importante : le clergé à des dépenses importantes : comment les satisfaire ?


- Dépense relative aux traitements des religieux
- Dépense dans des bâtiments pour le culte, l’assistance et le savoir

Ils sont pour l’essentiel constitué par la dîme : impôt en nature sur les récoltes : 10% des grange aux dîmes
-> permet d’avoir un revenu fixe

Le clergé dispose de dons et de legues : gestes émanant des fidèles (pas obligés) mais le peuve de leur
vivant (don) et à leur mort (lègue)

2) Des interdis, des charges et privilèges :

Interdits :
Le premier : le clergé ne peut pas travailler mais surtout ne peut pas commercer (tiers états a le monopole) :
cela mélangerait les genres. Ils doivent dispenser le culte, l’apprentissage.

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Recourir à la violence, l guerre qui relève du second ordre. Cette interdiction est toutefois suspendue à
certains privilèges. : le pape peut offrir quelques dérogations limitées qu’on voit apparaitre au 12ème siècle
par certain ordre de croisée. Dispense individuelle : Guérin -> combattre.

Privilèges :
Ces membres en échange, le clergé ne paie pas l’impôt, ne sera pas assujetti à la taille seigneuriale et plus
tard royale. Les gens sont présumés trop pauvre. Cette dérogation sera remise en cause à la fin du 17 ème
siècle quand la capitation de Louis 14 sera mise en place : égalité fiscale.

Privilège de juridiction : privilège de for, cela veut dire que le clergé échappe aux juridictions de droits
communes, il relève donc des juridictions canoniques : l’officialité, le tribunal de l’évêque, le tribunal de la
haute. Remis en cause avec l’apparition de la monarchie française.

II. La noblesse :

A) Nature et fonctions :

Second ordre de la société occidentale.


En latin on l’appelle les bélatorès : ce qui font la guerre, ce sont donc ceux dont la mission consiste à
combattre. C’est un monopole : la noblesse est formée au métier des armes. Une mission miliaire.
Cette noblesse est faiblement composée : 3 à 4 % de la population : 400 000 à 500 000 pour 28M. son rôle
est de défendre les frontières, l’État et les propriétés publiques et privées, la vie des français. Comment va-
t-elle exercer cette mission ? Formation à la guerre, elle va etre formé pour devenir chevalier, elle dispose
de terre qui vont lui permettre de financer ses activités (équipement et cheval).

B) Les interdis et privilèges :

Interdits :
Le commerce ou le travail. C’est la raison pour laquelle ils apparaissent comme des gens inaptes au travail,
en réalité, le droit leur interdit.
Revenu suffisant pour vivre ? les croisades vont altérer leur richesse ainsi que l’inflation : certaines familles
devront vendre leurs biens.
Si elle viole cet interdit elle sera frappée de dérogeance : perte du statut de privilégie et chasser de la
noblesse pour rejoindre le Tiers état.

Il y aura quelques changements au 17è : certains textes vont donner des dérogations pour certaines
professions cf ordonnance sur le commerce de 1673 -> le grand négoce (import/export : commerce
international) + le commerce maritime (assurance maritime, capitaine de navire).

Privilèges : règles protectrices :


Fiscal : qui veut que la noblesse soit exempt d’impôt : là ou la population est souvent surchargées, certaines
catégories supportent 90% de pression fiscal. Elle se justifie par deux choses :
- La noblesse doit consacrer de forte somme à son équipement pour remplir son rôle, dépenses qui
ne sont pas assurées par l’État
- On considère qu’elle a un rôle de sacrifice, à la guerre elle expose sa vie et parois la perd pour
remplir son rôle

La noblesse va disparaitre dans certaines batailles :


- 1415 : Azincourt, contre armée anglaise = environ 10 contre 1 -> les anglais ont fait prisonniers près
de 10 000 français.

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Privilège de juridictions. : ne sont pas jugés come des justiciables ordinaires mais par des cours supérieurs :
des Parlements 13 ou la cause est certainement mieux protégée
Louis 14 va changer les règles : 1673 : autorisé à exercer quelques professions puis en 1695, Louis 14 crée
un impôt général sur le rang social : création d’un système fiscal plus juste : 577 de catégorie, de
contribuables. L’impôt est variable, le premier contribuable sera le dauphin (2000 livres). C système va
désormais assujettir la noblesse à l’impôt.
Les charges vont s’accroitre par l’apparition de différents impôts.

En ce qui concerne l’application des règles pénales : règles dérogatoires, elle échappe à l’exécution
(pendaison ou mort brulé), mort plus rapide : décapitation à la hache.

C) L’accès à la noblesse : l’anoblissement :

L’accès à la noblesse s’appelle l’anoblissement. C’est l’idée que tous les corps doivent se renouveler, on
considère que la société n’est pas immuable : il existe une circulation mais également u renouvellement :
10 à 15% des ménages n’auront pas de descendance.
Impact des guerres qui vont décimer certaines familles : il faut donc reconstruire la noblesse. C’est pourquoi
on invente des mécanises :

1) L’adoubement :
2) Le fief :

Source de revenu, ce fief donne accès à un statut social -> pas de noblesse sans fief. La vraie noblesse
dispose de racine terrienne. Ce fief est le propre de la noblesse mais après le 13ème, la noblesse va beaucoup
souffrir et certaines familles vont être contrant à vendre leurs biens sinon le créancier peut saisir le
patrimoine et le vendre aux enchères. On voit émerger une noblesse pauvre.
Émergence d’une noblesse de robe ou de charge cas que pour l’exercice d’une fct publiques on va être
récompenser par le bénéfice de la noblesse. On estime au 17ème qu’il existe environ 1500 charges qui une
fois exercer, offre automatiquement la noblesse (charge de magistrature, charge gouvernemental (exercice
d’une charge de ministre ou encore conseil d‘État).

Noblesse par cloche : exercice d’une fonction publiques municipale. Certaines villes vont proposer à leur
administrateur (capitouls) de servir bénévolement. On va leur offrir la noblesse au bout de 10 à 20 ans
d‘exercice.

Noblesse par lettre : le souverain va attribuer des lettres de noblesse qui récompense des services éminents
(service militaire cf la famille d’arc qui sera anoblie après sa mort).

Système d’invention d’industrialisation du territoire : pour les personnes qui créent de la valeur
économique, celle-ci se verront offert la noblesse.

Cette noblesse n’est pas diminuée de certaines car elle n’est pas uni par son patrimoine : elle se coupe en
deux au 18ème :
- La haute noblesse qui vit des revenus de l’État, occupe des emplois de hauts fonctionnaires, et vit
très bien grâce aux charges, aux faveurs, aux pensions et certains atteignent des revenus
prodigieux.
- La petite noblesse qui occupe des emplois subalternes et mal payés.

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III. Le monde paysan :

On l’englobe sous le terme de Tiers État : environ 94 % de la population française. Cette portion vit assez
mal dans la mesure ou au milieu du MA, on atteint le plancher du niveau de vie occidentale. En raison des
circonstances (guerres, invasions), la société occidentale va vire avec environ 800 calories par jours et par
personnes. Aux alentours de l’an 1000, 13 ans d’espérance de vie dictée par un commerce qui a disparu,
des terres qui produisent peu et un banditisme.
La majorité est rurale, survit de l’agriculture. Le monde paysan se divise en deux blocs, pas tout à fait égale
dans son statut et conditions de vie.

A) Alleux et tenures : Un monde paysan qui vit mieux que la seconde partie

1) Les alleux :

L’alleux est une terre libre, net d’impôt cas qu’on dispose de conditions de vie satisfaisantes car on payera
un peu moins de redevances. Ce sont à l’époque les terres remarquables, les paysans sont considérés
comme des propriétaires.

2) Les tenures :

C’est une surface foncière sur laquelle on exploite le sol. Elle sera divisée en différents éléments (censives
etc).

B) Roturiers et serfs :

Ils se partagent en deux éléments : problème : existence d’une population fragile, dont les droits civils sont
faibles et sont frappées de l’incapacité. A l’époque cela touche des personnes majeures et apte de
discernement. Le droit va les empêcher de succéder ou d’hériter. Incapacité en matière matrimoniale.

1) Les serfs :

Situation tragique. On considère qu’ils ne sont pas libres mais attachées en tant que serviteurs à une terre.
En réalité, les serfs sont une main d’œuvre que l’on ne paie pas très cher. Ils sont utiles et coute peu cher.
Ils ne peuvent transmettre leurs bien à leurs biens. Cette succession marquera ces incapacités
permanentes.

2) L’essor de la bourgeoisie :

Ce sera une sorte d’élite du tiers qui émerge à partir du 12ème siècle. C’est l’exercice ‘une profession
intellectuelle : elle va souvent renaitre de profession libérale (architecte, médecin, avocat). Des professions
qui seront marquantes et offriront un statut social notable. C’est aussi l’habitant du bourg, de la ville, il faut
être reconnu comme tel.
Lorsqu’on dispose de lettre de bourgeoisie on devient un citoyen urbain : deux conditions :
- Domicilié dans la ville et y payer ses impôts
- Supporter le devoir fiscal et les charges urbains (impôt local)
- Obligation en nature : obligation du gué.
La bourgeoise se distingue par l’existence d’un patrimoine, elle va suivre une stratégie qui consiste à
transmettre son patrimoine, et d’une gestion rationnelle de bien. Elle est très attachée à l’éducation de ses
enfants. Elle sera très importante dans le monde du droit.

Cette société va disparaitre : abolition des privilèges : il n’y aura plus qu’un citoyen.

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Fiche 16 : La féodalité : le contrat de fief

C’est le cœur du système féodal. Il se divise en deux points :

I. L’acte matériel de concession : le contrat :

A) Hommage et serment :

Vont marquer les parties : naissance du contrat

1) L’hommage :

Par fois appelé commendatio. Il correspond à des gestes, par lesquelles les parties vont se mettre en présence
physique l’une de l’autre et manifester le pouvoir de s’engager. C’est l’idée de rite, chacune des parties devront
accomplir une formalité en geste.

a) Les gestes du vassal :

C’est le vassal qui va proposer ses services : logiques de louages de service. Il a un service à offrir et va être
recruté. Il devra enlever son couvre-chef par signe de politesse, ensuite il se présente à genoux cas qu’il
doit se prosterner (rapport du faible au fort) et il va prononcer quelques paroles. La noblesse à le monopole
des armes mais là l’idée est celle d’une cérémonie pacifique, par d’armes sinon signe de défiance.
Il va prononcer certaines paroles rituelles et va montrer ses mains. Il s’engage à être ‘homme du seigneur
dans une relation contractuelle de service.

b) Les gestes du seigneur :

Les parties se sont engagées. Elles sont certaines conditions déjà projeté.
Le seigneur va admettre cet engagement : il va lui prendre les mains et accepter l’offre d’engagement.
Ensuite il va lancer une parole « je te reçois à homme » ; il va ensuite lui mettre un osculom.

2) Le serment :

Ce contrat va être accompagner d’un serment : accomplissement de paroles. Soit un exemplaire de la bible,
soit des paroles par lesquels le vassal s’engage à respecter son contrat. Dans ‘hypothèse ou le vassal
désobéirait, il serait frappé de sanction religieuse.
Si le serment n’est pas respecté, c’est un parjure en droit pénal très sévèrement puni sous les carolingiens,
on coupe le poing puis un autre membre, puis on tue la personne.

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B) Investiture et durée de la concession :

1) L’investiture : la remise matérielle du fief :

Après la formation théorique, il faudra mettre en œuvre ses fameuses closes : remise du fief. L’investiture,
les parties vont devoir se retrouve sur les lieux de situation du fief. Il faut être sur les lieux sans pouvoir être
représenté par quelqu’un d’autre.
Il faut se déplacer -> à la charge des parties (temps + onéreux). Le seigneur va ensuite remettre
matériellement, l’usufruit du fief au vassal. Il s’agit d’une concession et non pas d’un don. Elle marque la
fin du droit d’usufruit mais le seigneur conserve ses droits de propriétés.

Cette remise est généralement orale (bcp d’analphabète) : problème de preuve. Il faut donc beaucoup de
témoin. Avec la renaissance de l’écrit et du savoir au 11ème, le nbr de personnes capable de lire et d’écrire
va s’accroitre.
Au 12ème siècle on rencontre de plus en plus de contrat écrit : les aveux (en droit civil c’est le recensement
des droits et devoirs émanant du contrat), plus claire. On le ressort en cas de litige.

Au départ le fief est considéré comme immoral, il permet de statuer sur l’hypothèse de la mort du
contractant. Il peut être dangereux.
Système du viagé : le contrat va durer jusqu’à la mort d’un des deux contractants.

2) De la concession viagère à la concession héréditaire :

Elle permet aux descendants de poursuivre l’engagement du vassal. Les enfants vont être redevable. La
concession va naitre de l’effet du contrat.

II. Les obligations respectives :

Il va falloir envisagé des sanctions : mise en place d’un procès.


1020 : consultation juridique Fulbert. C’est un juriste qui dispense ses conseils. A l’époque il est consulté
par Guillaume, duc d’Aquitaine qui possède une voie à l’élection du chef de l’État.

Guillaume souhaite un éclairage sur les obligations vassaliques, il est à l’époque en grand danger, il est
contesté par ses vassaux. La chaine féodale de Guillaume conteste son autorité. Il est dans la situation d’un
roi qui a perdu tout pouvoir.

Le texte va témoigner de plusieurs conceptions :

A) Celles de vassal :

Notion romaine : il existe des obligations de faire et de ne pas faire. Schéma moderne qui va reprendre
Fulbert

Le vassal doit agir pour venir en aide. En revanche il y a des obligations négatives : il doit renoncer à faire
certaines choses -> ne pas diffamer son seigneur, ne pas faire du mal à son seigneur. Souvent les vassaux
sont de véritables bandits.

Deux devoirs :

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1) L’aide : vision militaire et financière

a) Le secours militaire :

Un devoir de service armé. Le vassal doit mettre son engagement au service du seigneur.

Trois circonstances :
- Engagement limité dans le temps et dans l’espace : le droit d’estiage : service de guerre. Il s’agit de
« garder » le château du seigneur. Tous ses services sont bénévoles, le fief du vassal doit servir à
rémunérer les services.

- La chevauchée : service à cheval (de 10 à 20 jours). Le vassal pourra sortir du fief du seigneur mais
péril de sa vie (embuscade)

- Le droit d’ost : service militaire le plus fort : environ 40 jours et ne peut être requis qu’une fois
chaque année. Cette mobilisation se fait au frais du vassal. L’engament est important. Ce doit est
réservé au seigneur et au roi. L’ost est proclamé par le roi.

b) Le secours financier :

C’est le plus couteux de tous. Le vassal va contractuellement s’engager à verser une somme d’argent au
seigneur dans 4 circonstances :
- Lorsque le fils du seigneur se mari
- Le mariage de la fille du seigneur -> ce droit est limité à la fille ainée (dot)
- Les croisades : rôle depuis la fin du 11 jusqu’au 15, il y aura 10 croisades. Problème : très
dangereuses, expédition lointaine. C’est un engagement individuel. Il est aussi pierreux (pirates,
brigands, risques d’empoisonnement). Cela est très cher parce que le croisé se croise à ses frais, il
va donc mettre à contribution son patrimoine (matériel, frais de bouche, d’hôtellerie). Il faut
généralement 12 mois par la terre ou 5 mois par la mer. Source de fragilité pour le seigneur parce
que c’est une dérogation à la tradition de l’usure (prêt à intérêt). C’est pourquoi on trouve légitime
que les vassaux participent à cette croisade : 1 année de revenu du fief
- La rançon : mécanise crapuleux. Il s’agit d’offrir la liberté contre une somme d’argent. Mécanisme
protecteur de la vie. Chaque individu possède sa valeur propre. Mécanisme régulé par le contrat.
Permet d’éviter que l’on tue le prisonnier. Ce sont les vassaux qui payent la rançon du seigneur.
1356 à Poitiers : l’armée perd son chef : Jean II, les anglais vont fixer le montant de la rançon à 4%
de la richesse nationale. Immense effort fiscal qui ne sera pas fait, Charles 5 (son fils) va faire
attendre les anglais.
Mécanisme qui n’est pas obligatoire : celui qui capture le seigneur choisit de lui laisser la vie sauve
ou de le tuer. Il sera conservé par le droit international : cartel d’échange -> traité entre État pour
acheter les prisonniers.
Généralement lorsque le vassal s’engagé il doit peser les circonstances financières. Il doit disposer de
réserves en cas de coup dur et doit répondre favorablement au seigneur.

2) Le conseil :

Valeur répandue : on attend du vassal qu’il offre des éclairages, des conseils. Il fait parti d’un échange, on
réclame leur conseil. Pratique qui s’accompagne de sanction, le vassal doit prodiguer ses conseils sous peine
d’être frappé de châtiments

Il sert pour la justice du seigneur qui dispose d’un tribunal (le tribunal seigneuriale). A chaque fois que le
seigneur réuni son tribunal, il va réclamer le conseil de tous ses vassaux qui doivent être présents et vont
alors se transformer en juge. Les actes diplomatiques : on réclame le conseil des vassaux et de facon
générale pour tous les actes qui engagent la seigneurie.

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B) Celles de seigneur :

Échange de prestation donc le seigneur lui aussi sera chargé de devoirs.


Le droit féodal prévoit certaines circonstances :

1) Soutenir son vassal :

Il doit protéger le vassal en cas de contrainte : c’est une sorte de garantit contre l’éviction. Si le fief est
menacé, le seigneur devra intervenir.

2) Ne pas faire du tort au vassal :

Obligation négative : c’est-à-dire ne rien intenter ou attenter à son honneur, à sa fortune. Le seigneur doit
avoir une attitude raisonnable face à son vassal. On appelle ca l’obligation dur espect, de ne pas causer de
tort à autrui.
Un roi va tendre un piège à son puissant vassal : en 1180, le roi règne sur 10% du territoire et les 2 :3 sont
contrôlés par Plantagenet. Il va tomber dans un piège qui en 1202 va parfaitement fonctionner.

C) Les sanctions des obligations vassaliques :

Elles sont chères aux juristes, les contraintes seront sinon illusoires. On va mettre en place un arsenal de
sanction pour faire peur ou pour une exécution matérielle.

1) Saisine et commise :

a) Saisine :

La saisine est la première sanction que doit prononcer une cour féodale. Elle va toucher le patrimoine du
vassal, le vassal est frappé d’une interdiction du posséder. Le dispositif sert à lui priver de revenu, ses
revenus sont confisqués et confiés à une tierce personne. Le vassal est coupé de sa cours et menacé de tous
perdre. Sanction exceptionnelle, seul une cour féodale peut pas prononcer.
C’est une sanction provisoire mais souvent on négocie. On lui demande de faire ou de ne pas faire quelque
chose pour la lever.

b) Commise :

Mesure radicale et définitive : c’est la confiscation du fief qui est confisqué au vassal qui perd tous ses droits
et le seigneur le récupère entièrement. Sanction brutale. Sans fief, le vassal n’est rien.
Philipe Auguste en 1202 tend un piège à Jean sans Terre. Après la mort de Richard en 1199, Jean sans terre
lui succède. Il est présenté comme un affreux personnage et cupide. Surtout un personnage peu courageux
et peu intelligent. Il va perdre les 2/3 du T et va commettre deux fautes féodales : il enlève la fille d’un de
ses vassaux. Cela sera suivi d’un mariage et le fiancé porte plainte à la cour de son seigneur qui est Jean lui-
même et Hugues va recourir au roi qui va accepter ce recours contre Jean. Jean sera trainé à la cour du roi.
Mais Jean commet une seconde faute : il ne va pas accepter le devoir de conseils lors du procès : et à ce
titre Jean est coupable et doit siéger en tant que vassal, or il ne vient pas donc on considère qu’il va
commettre deux fautes. La cour royale va prononcer la commise : les Plantagenets vont perdre la totalité
du territoire français. En 1214, Jean tente de prendre sa revanche contre l’armée royale, il parvient à
s’échapper. En 1215, l’armée française franchie la manche et s’empare de Londres et dans la foulée est
couronné roi, le propre fils de Philipe Auguste. Jean mourra et sera nommé Jean sans Terre.

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2) Désaveu :

Procédure du vassal contre le seigneur. C’est lorsque que le seigneur commet une faute. Il peut soit changer
de seigneur soit se faire reconnaitre comme le seigneur du lieu. On peut alors déchoir le seigneur de sa
propriété. Procédure exceptionnelle.

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Fiche 17 : La seigneurie

Exemple remarquable de l‘institution en France. Elle se présente comme une gigantesque


souveraineté locale, elle prend deux formes : un fond de terre
Élément surtout corporelle. Cela recouvre des immeubles, des bâtiments etc. mais c’est aussi des droits
qu’on ne voit pas.

I. La seigneurie foncière :

A) La réserve :

Le seigneur y vit toute l’année et c’est là où il y a ses racines. On y trouve le centre politique et
économique de la seigneurie. Le château s’y trouve : marque militaire et de protection. Dans la réserve on
trouve la familia : famille proche du seigneur. Celle-ci coute très cher et le seigneur va vouloir équilibrer ses
charges et ses dépenses. Il doit trouver des recettes et compte sur ses domestiques et à l’occasion il
recouvre à une main d’œuvre extérieure.

B) La tenure :

Morceau de terre divisée en petit morceau. Chaque tenure sera exploitée par un tenancier, un petit
paysan qui s’est engagé par un contrat de tenure. Le paysan à livrer un loyer aux seigneurs.
Problème : tenancier compétent ou non ? Terre bonne ou mauvaise ?

Les tenures sont héréditaires et le tenancier n’est donc pas libre de quitter la terre : locataire perpétuel
qui sont souvent fragilisés par es conditions climatiques. Le propriétaire dispose d’un pouvoir de saisine, la
tenure va confisquer une partie de son patrimoine et on lance un délai aux tenanciers pour s’en sortir.

II. La seigneurie banale ou immatérielle :

C’est celle par laquelle le seigneur va tirer une source de recette très abondantes.

A) Des pouvoirs financiers et judiciaires :

Il faut retenir que depuis 1847 chaque seigneur est une sorte de roi. Il a privatisé les puissances
publiques :
- Droit de battre la monnaie : dans la seigneurie, il y a une monnaie locale qui représente la valeur
et le seigneur. Droit de seigneuriage.
- Droit de lever l’impôt. Il dispose d’une taille seigneuriale qui est un impôt forfaitaire par ménage,
perçu en fonction des préjugés.
- Droit sur les successions qui vont toucher un certain nombre d’individu : les étrangers (droits
d’aubaine : tous étrangers perd ses bien à sa mort) ; les mainmortables (serfs ou tenanciers avec
un statut individuel diminué -> n’ont pas le droit de succéder) ; un droit de mutation (lorsqu’un
meuble ou un immeuble change de mains, il faudra payer un droit de mutation).

Existence de droits banaux : monopole économique lorsqu’il n’existe pas de concurrence sur un
marché. Au MA les droits banaux sont représentés pas le droit du four à pain : qui jusqu’en 1914 est
l’aliment principale en France. A l’époque il n’y a qu’un seul four à pain c’est celui du seigneur qu’il faut
payer très cher. Les paysans n’ont pas le choix.

Les attributions judiciaires sont importantes parce qu’elles marquent que le seigneur rend la justice ce
qui signifie conforter l’idée de paix et de justice : autorité protectrice. Les juges qui rendront la justice en
son nom devront dire le bien et combattre le mal.

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Mais coute cher (juge, prison, bâtiment, auditoire) c’est pourquoi le seigneur rapporte le pouvoir
d’infliger des amendes.
Pouvoir de prononcer des peines de confiscations des biens : les biens sont attribués aux seigneurs =
changement de titulaires.

Seront très critiqué dont l’État va créer un échelon nouveau 1254 : les juges royaux qui devront au
moins être diplômés du baccalauréat. L’autorité monarchique vont insister sur le devoir de présence et de
prohibiter

Doit être vu comme une alternative à la justice seigneuriale qui seront petit à petit dissoute.

B) Des pouvoirs militaires :

Ses pouvoirs sont d’abord de faire la guerre : guerre privée, mécanisme ou le seigneur recourt à la
force et à la violence. A l’origine c’est l’État qui recourt à ce pouvoir de guerre dont les seigneurs vont
abuser.

Droit de mobilisation (ancien droit de banc) exercé par le seigneur

Droit de se fortifier : se défendre en construisant un système défensif marqué par ‘émergence d’environ
60 000 châteaux en France. Les seigneurs sont souvent des bandits et trouvent donc une sécurité.
1630 : mise en place d’une politique différente en exigeant une autorisation par lequel construction de
chapeau ou forteresse. Sanction : destruction totale ou la rasé (muraille qui diminue à 1 mètre de hauteur),
le tout à frais du seigneur. Des milieux de château seront ainsi rasé sur décisions étatiques. Plus tard, la
fortification redevient un droit de l’État : frontière de fer.
Séré 1872 : 400 forts pour protéger les frontières
1928 Maginot : ligne dans l’est qui va couvrir la Lorraine et l’Alsace.

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Fiche 18 : réforme grégorienne

Place intéressante dans la culture juridique


Réforme que l’on doit a un pape d’une formation juridique : Grégoire 7 qui va constuire une doctrne ou
plutôt remettre en place une doctrine importantr avec des conséquences qui se connaissent encore ajd
Les réformes ont deux buts :

1) Garantir l’indépedance de l’eglise :

Ind politique du pv spriturel. L’église s’intéresse aux ames, elle fit l’interface entre dieu et les hommes ;
cettethéorie des deux pvs fait qu’en Occident il n’y a pas de pouvoir théocratique.
Offrid ‘av de liberté a m’glise qui tradionnellement était une marionnette des pvs étatiques

Une réforme qui est une réponse a la confusion entre les pouvoirs spirituelles et temporels. Il y.a eu des
abus, une dérive au sein d el’eglise, certains des grands (ducs) cesont comportés comme d véritable
féodaux, ses grands seigneurs s’approprient les prérogatives de puissance publiques (lever l’impo, batre la
monnair, faire la guerre) et finalement au 11 on ne sait plus e qui distingue un clerc d’un laic.
On s’apercoit que les grands de l’Église vivent comme les autres (femmes, enfants, chasse, guerre) -> la ou
les clercs devraient montrer l’exeple, ils font l’inverse.
Bandisisme : certains clers vont pratiquer des guerres privées

En Italie : abus _> procès posthum qui sera fait a un pape : Formose avait élu par une f mille italienne
et à sa mort ses adversaires s’emparent de l’autorité pontificale. Le pape et ses partisans vont faire un
procès posthum (procès criminel pour détournement de fonds) -> on jette son corps à la poubelle.
L’église est proche d’une forme de iscrédir, elle va perdre ce role d’emplaire et de modérateur du pouvoir

2) La conséquence :
Elise «dépendante du pv laique. Des grands seigneurs interviennent sur des élections ecclésiastiques des
évêques : certains grands seigneurs vont tenter ensuite de choisir un pape.
Ce contrôle va devenir scandale, les grands vont intervenir pur acheter les voix des électeurs, menances,
argent, carresse des électeurs
Le clergé est devenu une sorte de patin : les manigences politiques vont éclabousser des élections
d’eveques
Et jusqu’au 16, elles vont s’entourer d’un parfum de scandal.

Soit on change soit sidscrédite

Grégoire en est conscient et sont action va chercher a concentrer les prérogatives pontificales

3) Renfocer le centralisation au sein de l’Eglise : le pouvoir va passer de la périphérie au centre


La papauté en sortira renforcait

Le pape a pendant longtemps était u pers quelque peu secondaire. Dans l’imaginaire il est élu par un collège
d’évêque et fait ‘objet de trattation électoral.
Le pape édicte des normes qui dans l’hist des isntituions vont aprfos jouer un rôle de premier plan
Parmi les mesures mises en place

A) Le centralisme interne :
Idée que les concils, les evêques vont voir moins de pouvoir, le pape va s’arroger une autorité grandissante.
Il va dont être mal malléable
Désignation de légat, de représentants personnels du pape (chef de guerre ou pers doté de pouvoir civil),
ce terme est reprit par l’eglise et sera un émissaire personnel du pape chargé d’agir. Pour le pape, ces
personnages seront ses yeux et ses oreilles, il purra déléguer et être présent partout. Grace a ce système,

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les légats vont représenter le pape et reprendre en mains la discipline. Pour certains, sont restés très
connus. Le pape fixe son choix sur des personnes fidèles.

Ses légats vont devoir corriger les abus et auront un rôle de révoquer les évéques, ils vont reprenre en mais
le système et ils vont disposés de pouvoir normatif : édicter des règles c’est-à-dire surveiller le système en
place et le modifier. Rôle de premier plan et grâce a eux le pape va asseoir son autrité partout.
Mission et le plus souvent agiront par paire. y

La réforme va aussi porter sur la musique : champ grégorien

B) La notion de surpuissance : l’mergence d’une doctrine politique nouvelle

On doit e grég une ambition politique majeure : le sacerdotalisme.


Cette notion a un sens cad que gre est a l‘origine d’une revendication : le pape prétend dominer le monde
politique occidentale, le pape ne veut plus etre un jouer mais la papauté revendique la maitrise de l’univers,
du monde connu (le monde occidentale). Cette vision est particulière, la papauté entend dominer les
puissances temporels cad imposer son poijt de vue et le contrôle des États. Derrière cette notion il y a une
idée : celle de la domination universelle.
Greg entend que l’Église, autrefois marionnette, se redresse et tire les ficelles des États : inversion des
rapports de force

Revenidation difficile pour les puissances temporelles et le pape va mettre en place un arsenal de moyen.
- La menace : soit obeir soit mise en place de sanction. Greg connait les relations juridiques et sait
qu’elles ne sont rien sans sanction
Ex communitation : Mesure prononcé par le pape qui permet de priver de l’accès au sacrement
tout dfidèle qui aurait désobéit a l’Église : une sorte de mort civile, mesure sévère
Mesure brutale qui heurte le sentiment d’une population et risque de créer une fractur
confeesionelle entre la société et le sommet de l’État. En d’autres termes, le pape risque de lancer
une sorte d’appel a la rébellion. Les papes vont se donner les pouvoirs de déstituer les souverains.
Des papes vont ainsi se mêler d’affaire temporelle. La papauté revendique la nomination universlle
ce qui va heurter la France : ily aur de fortes tensions et un combat homérique entre Philipe et
Bonifias 8.

1303 : défaite pontificale : la frane va revendiquer son ind et ganger ce combat, mesures
astucieurses mais radicales pour mettre un terme.

- Précher la croisade : sorte de mobilisation pur retrouver le contrôles des vieux saints : lancer des
pèlerinages. Renouer avec les racines du cults de l’Orient
1095 : la première croisade permettre de reprendre le contrôle

C) Indépendance garantie :
Le pape va interdire l’éviction du pouvoir temporel dans les évêchés. Le pouvoir des évêques reste à la
chasse garder du pape
Ind de l’autorité pontificale

Le pape greg, va remettre en place la lettre littérale de l’Église : célibat du prêtre.

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Fiche 19 : eglise et effort en matière de paix

L’Église va s’intéresser a la pacification des territoires.


Ces mécanismes de pacification on en sens dans un monde ou l’occ est frapée de pleins fouets par les
guerres privées. La noblesse se lire a des combats et ses guerres vont désorganiser la société occ. Elles sont
surtout néfastes pour les pop, les récoltes et c’est d’abord de burler le t de l’adversaire, d’empoisner tuer
le bétail. Les biens privées sont des dévastations purement gratuite, forme d’exaltation devant une société
fragile, ou l’autorité a été renfore a pla pérpihérie.

L’eglise va tenter de s’ingérer dans lapai de l’epoque, elle a le contrôle du savoir et va pousser a la céation
de deux mec de pacification, qui vont avoir une rôle d’éclairage. On va tenter de réguler le rrecours a la
force, a la violence.

Deux mécanismes, deux systèmes dont l’intérêt consiste a épagner les civiles, les patrimoins :
- La paix de DIEU, va essentiellement protéger les personnes
- La trêve de Dieu

1) La paix de dieu :
Mécanisme moderne ou une instituion publique va tenter de ramenr de l’ordre, d’intérdire ou du moins de
modérer le recours a la force

A) Proposer par les clers :

C’est léeglise qui va cnstuire se phénomène


Elle a déjà offert ertains services publics, besoins au populations.

Ces mécanismes apparaiisent dans le midi de la France et le premier et l’efet d’un concul d’eveque qui se
rssemblent au concils de Charoux (dep d’allier-

Charroux -> t ou l’Église met en place ce phénomène de paix. Ses concils vont tester ce mécanisme ; création
de règle nouvelles.
Concil e 1059 : généraliser

B) Repose sur une règle nouvelle :


Protection des non combattants

Cette protection est un peu diff des ois de la guerres. Traditionnelement l’armé vic a en réalité tous les pv
c’est pq dans ‘antiquité lorq une ville resiste a une invation elle doit se préparer à la décimation.

Lo’cc vit encore sur des traditions antiques. La loi du plus fort et la meilleure même si généralement il existe
un code de la chevalerie mais en cas de guerre on peut oublier.
Le concil de Charroux : nait une regle nouv selon laquelle la violence doit épargner certains non
combattants, on considère que le roi doit réguler la guerre. Les guerriers vont etre interdit d eotucher a
certaines catégories de populations « protégées par le droit »
- Les clercs, les rigueurs étant des personnes pacifiques, ils n’ont rien a voir avec ses conflits
- Les commerçants (souvent des cibles notamment pcq ils sont réputés plus riches que les autres ou
transportant des objets de qualités), ils sont souvent rançonnés et sont des cibles faciles. Pour
l’églsie, il joue un rôle éco et ont nécessité a être épargner
- Les pèlerins (ceux et celles qui se déplacent pour le culte)
- Les femmes (interdites de recourir a la violence)
- Les enfants qui n’ont pas la constitution physique ou la maturité, et qui n’ont rien a voir avec les
guerres
- Les vieillards qui n’ont pas les moyens physiques de se défendre

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On va essayer de constituer des listes de personens protégées, parfois des hommes pcq ils sotn souvent les
civbles et en cas de guerre peuvent rejoidnre l’armée ad. L’eglise va donc consutire des listes de personens
protégées qui seront afichées, médiatisés. Mais que valent-elle dans une époque ou les persones ne savent
pas lire ou écrire ?

Premier système que els lois de la guerre vont conacer et qui apparaissent au 1625 siècle Grotius, la traité
du droit de la guerre et de la paix. Cet essai aura des effets imp lorsqu’on occ on va élaborer des règes int
par des con fdiplomatique (geneve, la haye)

2) La trève de Dieu

Dispositif qui dns l’esprit d el’eglise complète le précédent et tente d’interdire le recours a la guerre a
certains jours et époques de l’année. Connus par les romains (jours fastes ou néfastes). Les romains étaient
très superstitieux

Ce système est un système paiens qui sera adaptés

1) Il va amrquer les dates ou la guerre est interdite :

Ces dates apparaissent a l’époque aroligniennes notamment Charlemagne,, pacificateurs et soldats v ériger
une règle : on ne sa bat pas le dimanche, il va apparaitre comme un jour sacré a partie du 8ème siècle (jour
du seigneur). La règle est simple : le dimanche c’est le jour de la paix, de la concorde. Cette première règle
n’était oas toujours bien suivie mais permettait d’offrir 52 jours de paix dans l’année.

Elle sera reprise au 11ème même si on aura des recours. Le dimanche du 27 juillet 1214 : Bataille de Bouvines
( lieu un dimanche jour itnerdit) l’armée royale va covaincre, le roi Jean, Othon IV et baudoin
Les ordres du roi ont été formelle : il faut respecter la volonté royale mais ‘larmée francaise est forcée de
convaincre.

Les juristes fr vont dire que la victoire a été francaise pcq on ne se bat pas le dimanche. Les coalisés ont été
sanctionnée, la défaite est un signe de Dieu.

Ce recours sera marqué pas non plus e dimanche mais on va éténdre le calendrier
- Date de calendier liturgique : Carême, époque de Noel, période de fête religieuse imortante. La
guerre est donc interdite
On part de 52 jours a environ 150 jours de l’années (40% des jours de l’année). On va généraliser
des dates plus importantes.
Dans le midi mais également en bourgogne ce mécanisme sera interdit. C’est le seigneur qui va
décider ou pas d’introduire ces mécanismes de non-violence dans son territoire

Les juristes doivent toujours s’intéresser : la règle est théorique mais est-elle toujours appliquée
Certaines règles ne sont pas suivies.

1) Problème
La apix et la trève ont été délicatesa a apllqiuée pcq les sanctions étaient en réalité trop faibles. En d’autres
termes, la mencance ne suffisait pas a ce que des féodaux respectent ces mécanismes de pacification.
L’église n’a pas le pv d’imposer ces èrgles, son aurtorité est tropfaibe.

2° cette effectivité va devenir laïque :

En 1157, louis 6 va par un acte appelé l’établissement imposait une paix dans le royaume pour 10 ans. Ce
mécanisme est important et cette paix est nouvelle.

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Reste ensuite pour ce roi, est-ce que les sanctions sont sévères, l’établissement dispose que si un seigneur
viole la paix, il encours la réaction de l’armée.
Au 12ème siècle, cela fait rire dans la mesure ou le roi est d’une extrême faiblesse. Cette paix est
intéressante, l’état s’inspire d’une règle religieuse, mais la sanction est illusoire.

Le texte est signé par une 50ains de féodaux, (duc de Bourgogne mais en réalité 50 sur 50 000). Ces féodaux
sont tous liés a la monarchie capétienne, cela reste une affaire de famille.
Le texte n’est valable qu’en vers ceux qui l’ont signé. C’est donc un grand problème le texte est conditionné
à la reconnaissance de la règle étatique.

En définitive, ces mécanismes sont très intelligents, le roi va tenter de faire des règles pour reculer la mort
et la violence. Elle préfigure : système de la Charte des Nations unies en 1945.

Fiche 20 : Église et service publique :

L’élise et les services publics va toucher une série de prérogatives que l’État n’est pas en mesure de
coordonnées : deux domaines :
- Le savoir, de l’enseignement
- L’assistance
1) Le savoir, conservé et diffusé par l’Église
L’Église va s’occuper de ses missions qui coutent chers et rapportent peu. Elle donne une influence et selon
l’enseignement, on éclaire.

a) Le role des bibliothèques :


Le clergé va avoirun rôle éminent de ne pas détruire le savoir mais au contraire de le conserver et de la
transmettre. C’est la naissance de bibliothèque ou l’on va essayer de sauvergarder l’essentiel du savoir occ
après la destruction de la grands B d’Alexandrie. Dans les monstères on aura notamment des prêtres
spécialisés en matière spécifiques.
A partir du 12ème, le savoir en sera plus totaement religieux, l’ÉQGLISE VA perdre sn monopole parce qu’on
va créer des facultés.
1220 -> Sorbon

De plus en plus les laics vont pouvoir recevoir les savoirs et l’eglise va perdre le contrôle de se savoir. Au 15
une révol surviendra, celle de l’imprimerie et on pourra produire un masse un savoir industriel, systèmme
de contprole, l’indexe sur des livres.

L’enseignement c’est le temps fort de l’Église et elle va créer un syst a trois étages :
- Les scholae minor : enseignement primaire
- Scholae major : enseignement secondaire : préparer les jeunes gens au baccalauréat (14 à 25 ans)
qui offre les portes de l’université
Les matières y sont plus théoriques, elles réclament une plus grande intelligence (grammaire, géo,
algèbre = les humanités)
Pas très nbr en France, quelques centaines -> il faut payer pour s’inscrire
- Les facultés ou universités : il faut le bac : l’église se veut protecteur du système
Il en existe 4 : théologie, arts, médecine, droits
Payantes mais frais modérés

2) L’assistance aux nécessiteux :

L’église va avoir le message de tendre la main aux populations fragiles, ou ceux et celles en marge de la
société. C’est le cas dans un monde très pauvre, on n’a pas assez de moyens pour s’occuper de tous le

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monde. Il existe une pratique, celle de l’exposition des enfants (boite a enfant). L’économie marche mal
donc la pauvreté est immense.

L’église va tenter d’offrit un toit mais aussi un système de soin a tout le monde, pour éviter que les individus
meurent. Le système va reposer sur des hôtel-Dieu et des hôpitaux : système de soin qui n’est pas
obligatoire et va reposer sur le rôle de mécènes (donation privée qui va soutenir cet ensemble
d’infrastructure). La somme permettra de bâtir un édifice et d’offrir des lits et des repas.

Le système sera géré comme une sorte d’office, avec rigueur. Si les médecins sont laïcs, les infirmières sont
des religieuses et vont servir bénévolement. Ce système sera en tout point remarquable. Il s’accompagnera
d’une reprise en main par l’État : création d’un hôpital général par Louis 14.

Comment marche ce système ?


L’Église a mis en place un système de financement rationnel outre la dime et s’accompagne de don et
d’aumône.
Le système va connaitre une révolution en 1789, l’État va opérer un changement, la révol en est l’initiatrice.
Elle va nationaliser le patrimoine de l’Église = environ 30% de la richesse nationale française. L’État va avoir
le monopole de l’enseignement et de l’assistance.

Titre 1 :
- Code d’Hammourabi
- Qu’est-ce que la démocratie athénienne ?
- Le système de la tyrannie

Titre 2 :
- La plèbe : 1) apparition, organisation, compétence + 2) activité de la plèbe
Fiche 11, 12, 4

Examen :
- Préparer des petites fiches
- Commencer par le sujet qui plait
- Être complet et synthétique = environ 30 lignes
- Idées essentielles
- Offrir un petit exemple
- Faire un petit plan
Code : origine et contenu
- Faire des petits tirets
- La forme compte beaucoup : copie propre
- Relire

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