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Définitions du reconstructionisme chrétien

Les « cinq points » du reconstructionisme chrétien selon l’Institute for Christian Economics (Gary
North, Préface de l’éditeur dans David Chilton, The Days of Vengeance, Dominion Press, 1986, p. 9) :

‹1› Providence → Souveraineté divine → Calvinisme ;


‹2› Présuppositionalisme ;
‹3› Postmillénarisme ;
‹4› Théonomie ;
‹5› Alliancisme ‡ (spécifiquement la théologie des alliances développée dans Ray Sutton, That You
May Prosper : Dominion by Covenant, ICE, 1987).

Les « cinq points » du reconstructionisme chrétien selon Chalcedon Foundation (Mark Rushdoony et
Martin Selbrede, The Creed of Christian Reconstruction, https://chalcedon.edu/about/creed-of-
christian-reconstruction, accédé le 10 mars 2019) :

‹1› Calvinisme ;
‹2› Théonomie ;
‹3› Présuppositionalisme ;
‹4› Postmillénarisme ;
‹5› Dominationisme ‡ → Mandat créationnel & Grande commission → Domination de la Création
à travers les quatre sphères souveraines (individu, famille, Église, État). {D’où les expressions
anglaises « Dominion Mandate » et « Dominion Theology ».}1

Les « cinq points » du reconstructionisme chrétien selon Covenant Media Press (Kenneth Gentry,
Préface de la 3ème édition dans Greg Bahnsen, Theonomy in Christian Ethics, CMP, 2002, p. XV) :
‹1› Calvinisme ;
‹2› Alliancisme ‡ ;
‹3› Postmillénarisme ;
‹4› Présuppositionalisme ;
‹5› Théonomie.

1
Origine historique du concept théologique des « sphères de souveraineté » ou de la « souveraineté des sphères » dans la vision
du monde chrétienne : Abraham Kuyper, discours inaugural de l’Université Libre d’Amsterdam, 1880, selon Timothy Keller,
Une Église centrée sur l’Évangile, p. 280-281 (cf. « ...c’est à moi ! »).
Les « cinq points » du reconstructionisme chrétien selon l’Institute for Christian Economics {redux}
(Gary DeMar, Christian Reconstruction : What it Is [and] What it Isn’t, ICE, 1990, p. 81-95) :

‹1› Calvinisme ;
‹2› Théonomie ;
‹3› Postmillénarisme ;
‹4› Présuppositionalisme ;
‹5› Ordre social décentralisé ‡ → Minarchisme (« État minimal ») → Diffusion du pouvoir entre
quatre sphères souveraines (individuel, familial, ecclésial, civil) mutuellement indépendants et
interdépendants ; principes de subsidiarité, de collégialité et de délégation ou cooptation du bas
vers le haut → Dominationisme.

Bref, si l’on combine ces différentes énumérations des multiples composantes du reconstructionisme,
l’on s’aperçoit que cette école de pensée formant le fer de lance de la Chrétienté réformée se distingue ou
se caractérise vraiment par six – plutôt que par seulement cinq – « éléments constitutifs » :

‹1› Sotériologie calviniste ;


‹2› Théologie des alliances ;
‹3› Apologétique présuppositionaliste ;
‹4› Eschatologie postmillénariste ;
‹5› Éthique juridique théonomique ;
‹6› Dominationisme / doctrine des sphères souveraines.

ERRATUM : pour une synthèse, consulter ⇒ https://monarchomaque.org/2019/08/19/reconstructionisme/.