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8R 15462 i897-1898

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Année2
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~–-–––1.

BtBUOTHËQUE
DE PHILOSOPHIECONTËMPOBA!NE
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L'ANNEE

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SOCtOLOGtQUt;
SOUSLADtRECTtON
MBLtÊE
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PfefttMtr de MeM~e
ÉMtLE
OURKHEtM
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t la Faenttt
DURKHEIM
dos )eHrM do t'UnivertM do BMdMttit

ATM LA COt.t.ABOttAT«MtM MM.

HtCHARO. ''MUttr )~<M


BOUOt.6, < cenMMectt t )'t]ntTtKtt«t M"B))!tM)<t
LAPtC, )e<<)Md< ceeMMttMt t t'UetnntH <)e)<«tMt
Ë. L6VY, thMtt<<t<««tM4hFtet)M<)ed«))t<t'A!t
FAUOOMMET, fOUOAULT, WUB6aT, MAU99, MUFFAMO. PAXOO), 9'MtAttO
pMfMMtM ttt<)t<t do )Tt))ttntjt<

DEOXIEME ANNÉE (i897 1898)


). MtMO)M9
OtttQtMAUX
B. Bttthhetm. – P~ h) <<~t<i«et de< yt~HCM~xM
~f~ttM.
B. Mnbettcm. Manftft. – BMa< M)' la sotMft W
la /!M)e«<Mt<<t<Mc~cf.
)). – AWALYSES
DM travttuit du t" juittet )t9~ au 30 Juta KM.' .Seete.
<M~ ~)t~M<e, <tHo«'M~, Me)-a~«W<<~t«, ef~f.
«tHf, ~MMom~Mt. Na~ctea~ M~a~. – Z~feM.

PAH1S
ANOENNBUBMAtMtEGERMER BAtLUËttE NT C"
FEUX ALCAN, ËDtTEUR
<08, COULBVAXD SAtNT-OBBMAtM, i08

1099
L'ANNÉE

SOCIOLOGrIQUE
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j. L r

1 /r~ <
UHRAnUi-: FMIJXALCAX

AUTRES TRAVAUX DE M. ÉMtLE DURKHEtM

De ta division du travail social, t vulumetn.S". i893. ? fr. 60


Les B~los de la méthode soctologiquo. i volume in-<a.
'MU. Zfr.60
Lo Suicide (étudesociotugiquc).
) vot. iM.8".<89~ 7 fr. 80

C. BOUGLÉ.– Les sciences sociales en Allemagne, les


méthodes aotuelles.ivo).in-t2,i895. Zff.SO
P. LAPtE. – Les ChdUsattonstunisiennes <MuM!t.M~Ks,
tsRAK-
USTES, étudede psychoto~iesocittte.
EuROt'KESs). vol. in-<2,
<M8. Sh..&0
P. LAP1E.– La justice par l'État, étudede mocatcsociate.i vot.
in-t3, i8!'B 2 fr. 60
G. HtCHARD.– Le Socialismeet la science sociale, i vo).
in.)2, 2"éd. t8M 2 fr. SO

~VBEt'X. tttt'HtHtttt)! t))t CH.~t.ES BtStttSSEY


L'ANNÉE

SOCIOLO&IQUE
t'UHUKK.SOUSL
ÉM!LEDURKWE)M
Pt'ut'e~fcut' de Mciof")!)e A ta t''acnttc d<*a tcttrc" <)e t'Uttivet~ito
(IcBurdcttUï.

.t\)!CLA':()).t..U"'MTt'Mht:MM.

RICHARD, docteur t.. kttre<


COUQLÈ, tHt)tre~ccouf~rcKPC< t t'tthcn'ttr de Motttptttivf;
LAPIE, tmitM do <'ooffn't)M< !t i'Uxht'r'iitf de «omet
Ë. LËWY. r)ttt)!t'c«Mr< i) ht t'MNtttdedmttd'Ai).;
FAUCONNET, FOUCAULT,
HUBERT, MAUSS, MUFFANO, PAROO), F. SWANO,
~M'fe"<fUf<apn~t de t't tmcfii~.

DEMttME ANt~E «[897-1898)

1. MÉMOIRESORIGINAUX
K. B«f)<h<')m. – ~f ff< (/t'/f«<7fu« <~ ;)/«'«aMMM
''<("/tftM.
M. Mnbft et M. M<tn«'). – A'««f w<' la ft«<«<f f<
~<f/Ottt'<M'/KM<ft'<t'<
Il. ANALYSES
Uce trMtux du )" juittet tXi)TaH :iUjuin )K9!).ot-te.
/of/<c~t'MAff/f,<f/<jy'f<w, M««vf/t'< y<««/)'/«< t'«M)t'
M<< <'('attOK«'~Mf. ~«t'/)/M~«y/tfmtt'fft/f. ~<MtW.

PAHIS
AXOEXSE HBHAHUH GHHMKKBAtLHËXE MTC-<
FEUX ALCA)!, ~OMEUR
<08, OOtiHYAHUS.UKT-UKHXAtX,<08

t8<t)a
ToMdroitst~M<<<.
PRÉFACE

Nous avons dit )'an dernier quel était notre programme;


nous n'avons donc pas a t'exposer de nouveau. Le très tavo-
rabte accueil qui a été fait a notre tentative a, d'ailleurs,
prouvé que nous avons été très génératement compris.
H y a cependant quelques points sur lesquels (te~&xpUea*
tions cotnptcmentaires ne seront pas sans utilité.
On peut à volonté nous reprocher ou de n'être pas .assez
complets, ou tie t'être trop et d'élargir outre mesure tes cudres
de la sociologie.Quand,, contme il arrive encore trop souvent,
on ne voit dans 'ta sociologie qu'une discipline purement
phitosophique, une métapttystque des sciences sociales, tes
travaux très définis que nous analysons peuvent sembler
n'être pas à !eur place. Mais notre~principat objectif est pré-
cisément de feagir contre cette manière d'entendre et de pra-
tiquer la sociologie. Ce n'est pas que nous songions nier <
l'existence d'une sociologie géuérate -qui serait comme 'ta <
partie ptntosophique de notre science nous reconnaissons <
même volontiers que la sociologie, à ses débuts, ne pouvait
pas et ne devait pas avoir d'autre caractère. Mais!e tnqmont t
est venu pour elle de sortir de ces généralités et de se spécia-
liser. Elle ne se confondra pas pour cela avec les techniques
speeiutes qui existent depuislongtemps, ou, du moins, elle ne
se confondra avec elles qu'après les avoir transformées. Car
elle ne peut manquer d'y introduire un esprit nouveau. C'est
d'abord la notion de types et de lois qui en est encore trop
souvent absente. Beaucoup de ces disciplines, en enet. res-
sortissent à ta littérature et à l'érudition plutôt qu'a la;
science; elles visent surtout à conter et à décrire des faits'
particuliers plus qu'à constituer des genres et des espèces et!
H ~t~'ACH

.At~t.tÎM~t.
il établir des rapports. tf.t..––t~–'
Maisce que ta sociologieapporte sur-
tout avec elle, c'est le sentiment qu'entre tous ces fuits, si
divers, qu'étudient jusqu'à présent des speeiatistes indépen-
dants les uns des autres, il existe une étroite parenté. Xon
seutement ils sont solidaires au point de ue pouvoir être
compris si on tes isole tes uns des autres, mais ils sout, au
fond, de même nature ce sont des manifestations diverses
d'une même réatite qui est ta reaiité sociale. C'est pour<}uoi,
non seutement le juriste doit être nu courant de la science
des religions, l'économiste au courant de )a science des
mœurs, etc.. mais encore toutes ces dinerentes sciences.
ayant pour objet des phénomènes de même espèce, doivent
pratiquer une même méthode.
Le principe de cette méthode, c'est que les faits religieux,
juridiques, moraux, économiques, doivent tous être traites
) conformément à leur nature, c'est-à-dire comme des faits
sociaux. Soit pour les décrire, soit pour les expliquer, H faut
tes rattacher u un milieu social détermine, à un type dctiui de
société, et c'est dans les caractères constitutifs de ce type
qu'il faut aller chercher les causes déterminantes du phé-
nomène considère. f)r, la plupart do ces sciences sont
encore fermées a cette manière de voir. La science (tes reli-
gions parle le plus gcneratemMnt des croyances et des pru'
tiques religieuses comme si elles ne tenaient à aucun système
social. Les lois de l'économie politique sont d'une telle géné-
ralité qu'elles sont indépendantes de toutes conditions de
temps et de lieu, partant de toutes formes cotteetives ou ne
voit dans t'échange, la production, ta valeur, etc., qu'un pro-
duit do mobiles très simples, communs à toute t'humattH.6.
La science comparée du droit est peut être ta seule qui soit
orientée dans un sens dînèrent par exempte, on a signai
des rapports entre certaines institutions domestiques et cer-
taines formes d'organisation sociale. Encore ces rapproche.
ments sont-ils restés très fragmentaires et sont-ils poursuivis
sans beaucoup de suite et de méthode.
ti y a donc ta une uinvre a tenter qui est urgente et vrai-
ment sociotogique U. faut travailler à faire de toutes ces
sciences spéciales autant (le branches déjà sociologie. Mais
pour cela, il est indispensable d'entrer ctroitement en contact
avec elles, de se mêler à leur vie afin de ta renouveler. Il faut
aborder le détail des faits, non pour en prendre une vue som-
maire, suggestive d'hypothèses philosophiques, mais pour les
t'MXt'AUK tu

étudier en eux-mêmes, pour)n))fr)<at'f)t<'t'&


chercher tocfnmrtfnn~t.~
à les comprendre. A 1.
à les
réduire eu types et en lois qui les expriment aussi
adéqua-
tement que possible, et cela dans un esprit
soeioiogiquo.
Ainsi s'explique et se justifie la nature, parfois très
spéciate,
des ouvragesque nouscomprenonsdaus nos analyses. – Mais,
par ceia tacmoque nous avons cet objectif, nous ne pouvons
songer à être complets dans le sens absolu du mot. Les tech.
niques particulières ont l'habitude d'enregistrer les faits qui
les intéressent, snns se préoccuper de savoir
quel en est l'in-
térét proprement scientifique, c'est.ù-dire dans
quelle mesure
ils sont susceptibles d'acheminer a une toi généraie. L'inves-
tigation des spéciatistes.ne se porte pas toujours sur les choses
qui ont le plus de valeur explicative, précisément parce que
l'explication n'est pas le but déterminant de leurs recherches.
!i serait donc inutile et fâcheux de faire ici un relevé
complet
do tous les travaux qui paraissent chaque année dans ces
différentsdomaines; tes seuls qui méritent d'être retenus sont
ceux oit il est traité de questions qui semblent
appeler des
maintenantta réflexion sociologique. Toutefois, comme toute
sélectionexposea des exclusions regrettables, nous
préférons,
en généra), étendre le cercle de nos choix plutôt
que le
restreindre avec excès; comme il est impossible de garder la
juste limite, il vaut mieux pécher un peu par ptéthore que
par indigence.
Sous l'influencedela sociologie, la classification des sciences
spéciaies et leurs relations mutuelles sont appelées &se trans-
former 0) même temps que l'esprit et )a méthode de chacune
d'elles. Jusqu'à présent, en effet, elles se sont constituées
indépendamment tes unes des autres. La matière sociale n'a
donc pas été répartie entre elles d'une manière
méthodique,
d'après un plan rénéchi mais leurs frontières réciproques se
sont déterminées sous l'influence des causes les
plus contin-
gentes, parfois même les plus fortuites. H en est résulté des
confusioaset des distinctions aussi irrationnelles les unes
que
les autres. Des phénomènes très disparates sont souvent reu-
nis sous une même rubrique et des phénomènes de même
nature partagés entre des sciences différentes. Ce
qu'on
appelle en Allemagne du nom intraduisible de Mh~'AxH~
comprend a lafoisdes études sur les m'nurs, sur les croyances
et les pratiques religieuses, sur l'habitation, sur lu farniHe.
sur certains faits économiques la CM<f«~M<tte/t<f n'est pas
moins cntnpréhensive. Inversement, la demotogie et la géo-
M PtOh'ACB

graphie, qui sont si étroitement en rapport l'une avec l'autre,


commencent seulement à se pénétrer mutuellement. tt im-
porte doueque des divisions nouvelles se substituent à celles
"qui sont en usage. Mais, pour ceta, il faut que toutes ces dis-
ciplines particutiéres soient rapproci~ées. mises en contact,
afin qu'on puisse apercevoir queUes sont celles qui s'appel-
lent et qui tendent les unes vers les autres, quelles sont celles
qui peuvent utilement rester distinctes. On peut donc s'at-
tendre à ce que ia sociologie détermine une redistribution
nouvelle, plus méthodique, des phénomènes dont s'occupent
ces diverses études et ce n'est pas un des moindres services
qu'elle est destinée à rendre. Car nenj~est.plus.cqntraire aux
progrès de la science qu'une mauvaise classification des pro~
Mêmes qu'elle traite. Seulement, il résulte de cette situation
une difitcuttéde plus pour l'économie intérieure det'.ttt~e.
Car comme, présentement,tes travaux dont nous allons rendre
compte n'ont pas été faits pour rentrer dans les cadres d'une
sociologie rationnellement organisée, il est impossible de tes
disposer dans un ordre qui soit parfaitement satisfaisant. On
peut atténuer l'inconvénient, non le supprimer.
En tête de ces analyses, on trouvera, cette année comme
l'an dernier, celles qui concernent la sociologie religieuse. On
s'est étonne de l'espèce do primauté que nous avons ainsi
accordée à cette sorte de phénomènes mais c'est qu'ils sont
le germe d'où tous les autres – ou, tout au moins, presque
tous les autres sont dérivés. La religion contient en elle,
des le principe, mais à l'état confus, tous leséléments qui, en
se dissociant, en se déterminant, en se combinant de mille
)! manières avec eux-mêmes, ont donné naissance aux diverses
manifestations de la vie collective. C'est des mythes et des
légendes que sont sorties la science et la poésie; c'est de l'or-
Nemantique religieuse et des cérémonies du cuite que sont
venus les arts plastiques; le droit et la morale sont nés des
pratiques rituelles. On ne peut comprendre notre représenta*
tion du monde, nos conceptions philosophiques sur l'âme,
sur l'immortalité, sur la vie, si l'on ne connaît les croyances
religieuses qui en ont été la forme première. La parenté a
commencé par être un iien esaentieiiementreligieux !a peine~
le contrat, le don, l'hommage sont des transformations du
sacrifice expiatoire, contractuel, communiel, honoraire, etc.
Tout au plus peut-on se demander si l'organisation écono-
mique fait exception et dérive d'une autre source; quoique
f'K~AMB v

nous ne le pensions pas, nous accordons que la question doit


être réservée. tt n'en reste paa moins qu'une multitude de
problèmes changent complètement d'aspect du jour o&Fona
reconnuleurs rapports avecta sociologiereligieuse. C'est donc
do ce côté que doivent se porter les etïorts. ti n'est paa, d'ail.
leurs, de science sociate f(ut soit p)us susceptible de progrès
rapides; car les matériaux réunis sont d'ores et déjà très abon-
dants et murs pour une élaboration sociologique. Voilà pour-
quoi les deux mémoires que nous publions plus loin ressor-
tissent à cette même science. Cette coïncidence n'a rien de
fortuit. Mai~il nous a pai'u qu'il était utile d'appeler sur ces
recherches l'attention des aociotogues, de faire entrevoir com-
bien riche est la matière et tous les fruits qu'on en peut
attendre.
Peut-être, il est vrai, les sociologues pressés trouveront-ils
cette procédure inutilement compliquée. Pour comprendre les
phénomènes sociaux d'aujourd'hui dans la mesure nécessaire
pour eu diriger l'évolution, ne suffit-il pas de les observer tels
qu'ils sont donnés dans notre expérience actuelle et n'est-ce
pas faire une œuvre de vaine érudition que de se mettre a la
recherche de leurs origines les plus etoignees? – Mais cette
méthode rapide est grosse d'iXusious. On ne connatt pas la
réalité sociale si on ne t'a vue que du dehors et si t'on en
iguore lu substructure. Pour savoir comment elleest faite, il
faut savoir comment elle s'est faite, c'est-à-dire avoir suivi
dans l'histoire la manière dont elle s'est progressivement
composée. Pour pouvoir, avec quelques chances de succès,
dire ce que sera, ce que doit être la société de demain, il est
indispensable d'avoir étudie les formes sociales du passé
le plus lointain. Pour comprendre le présent, il faut eu sortir
Maissi, sur ce point, nous ne pouvions déférer aux obser-
vations qui nous out été faites, it en est d'autres que nous

(t Mm!jjicnentend)),t'importante<)«<'n~us attribuuMaiMta )aoofio.


)of:ieretitfieusc tUM-unptucnt
M'httpthjtte quelardt)ji..Kdui\-H,dan5 lestoci~.
tés <n-(ue)!M.j'er je mf-tner ûk' <)u':tutrpf"i.En un sen: !n cunt'tut!t')tt
e<'ntrain- serait)))usfondée.t'nTist'tnentpar'-cfjuetn r<'t)~i.)n estmtfnit
f))ed~itde
pri)Mitif, en
plus ptus cedt'rta ptaceauxf"noeas"fM)p!! nou-
velles()))'<;)!)'
a cnjtcndft'c!t'uor t'<m)))ryttdrt- ces f"nnc)!n~M\'t')te!,
il
fnntles mtt'u-herah-tt)-!)originesrcti~'c~sea, tt)!U!isans)osc~nf~udrc avec
)Mfaitsr<!iij:icMX proprementdits. th-tn~tx-,chf-xt'inditidn,defe queta
temationestte fnitprimitifd'ut )c<)f~ucHt'tt!! itt)c))p)'tuc))M
Mptrieurei
tonto'rtic!par\i<!de~)MbiMi~'ns. il liesuit pasquet'etpritd'una'tutt''
ct))tiv< tujtmnt'hut surtout,nex'dtfaitttue<tescnsatit'ns.Au'-«ntmit-c,t'im.
portaufe detcurrôle ditxixncHntpfurct)net'intcHijtcnee sedcYetoppe.
Vt )'KKt-CH

avons6te heureuxde mettreà profit.Aussino croyons-nous


pas nous tromper en disantque le présentvolumeest sensi-
btementen progrèssur ftonatue.Leuombrodestravauxana-
tyses est beaucoupplus considéruble.Nous nous sommes
eRofeesd'enreudrele classementaussirationnelqueposstbte.
NousavousmêmeconstitueunesectioneutieretnentuouveUe
(Morphologie sociale)sur t'importancede laquellenous nous
permettonsd'appelerl'attentiondu lecteur. Huun,un Index
alphabétiquedes matièresa étéajouteat'ouvrageet eu rendra
le maniementplus commode.D'autresam6)iorationsseront,
sans doute, possiblesdans l'avenir.?!ou8ne nousferons pas
fautede les rechercheret nousaccueilleronsavecempresse-
ment cellesqu'on voudrabiennoussuggérer.

E. J).
L'ANNEE SOCI OLOGIQUE
1898

PREMIERE
PARTIE
M6MORES
ORIGINAUX

))HL.\ Di~'ixmox
h!SI'nt'X<tMt'~HSHHLI(.tËLX
)'"f~.f;!))t.)!))CttK))Kn)

Puisque la sociotogie reiigieuse traite des faits rc-iigioux.


elle doit commencer par les dennir. Nous disons
li/ils ~t.
~<f«.r,et Hou/« ;'<<(«) t':n' )n n'tigion est ttt) tout de pheno-
mëoes religieux, et le tout ne peut ctre détint
ftu'Mprestes
parties. !)':)ineurs, il y uue multitude de nMttifcstatious
retigieuses qui ne ressortissent couenne t-c)isio)iproprement
dite; il y a, toute société. des croyances et des pratiques
epurses, individuelles ou locales, qui ne soot intégrées dans
aucun système détermine.
Cette définition initiale ne saurait 6vi(temmentavoir
pour
objet d'exprimer l'essence de )a chose tiennie. Elle ne peut que
délimiter le cercle (les faits sur lesquels va porter la recherche,
indiquer à quelssignes ou iesreconnait et par on ils se distin-
guent de ceux avec lesquels ils ponrraipntetre confondus.
Maisquoique cette opération preiiminaire ne touche
pas direc-
tement au fond des choses, elle est indispensable si t'on veut.
savoir avec quelque précision de quoi l'on
parle. Pour qu'elle
soit utile, il n'est même pas nécessaire qu'etie donne des a
pré.
sont des résultats rigoureusement définis, t) ne
peut être
question do trouver d'ombtee les frontières exactes qui deiimi-
2
S! L'AXS~E SOCtOLOOQUE. tttCS

tent le domainedu religieux, si tant est qu'il y en ait. Nous


ne pouvons que reconnaître en gros le terrain, eu prendre une
première vue, dégager et caractériser uu groupe important de
phénomènes qui doit appeler avant tout autre l'attention du
savant. Si modeste que soit le problèmeainsi pose, on verra
que lu manière dont on le résout n'est pas sans influence sur
Fomentation generate de lascience.
C'estdirequc, pour procédera cette définition, uous devrons
commencer par laisser complètement de cote ridée plus ou
moins flottante que chacun de nous peut se faire de la reli-
gion car c'est le (ait religieux tui-meme qu'ii s'agit d'at-
teindre, uon la manière dont nous nous le représentons. it
faut sortir do nous-mêmes et nous mettre en face des choses.
La muthode pour y parvenir est, d'uiiiours, fort simpleet nous
l'avons assez souvent exposée pour qu'il u'y ait pas lieu de
la justifier a nouveau. Si, parmi tes faits sociaux, il s'en
rencontre qui présentent en commun des caractère? immé-
diatement apparents, et si ces caractères ont une suffisante
aiïinite avec ceux que counote vaguement, dans la langue
commune, le mot de religieux, nous les réunirons sous cette
même rubrique uous en feronsainsi un groupe distinct, qui
se trouvera tout natureitement défini par les caractères
mêmes qui aurjnt servi à le constituer. Sans doute, il sera
possible que le concept ainsi forme ne coïncide pas de tous
points !)vccla notion qu'on se fait couramment de la religion.
Mais il n'importe car notre but n'est pas simplement de pré-
ciser le sens usuel du mot. mais de nous donner un objet
do recherche qui puisse être traite par les procèdes ordi-
uatires de la science. Or, pour cela, il faut et il suffit qu'il
puisse être reconnu et observé du dehors et qu'il comprenue
tous les faits susceptibles de s'éclairer les uns les autres,
mais ceux-lu seulement. Quant a la faculté que nous nous
accordons de conserver néanmoins le terme vulgaire, elle se
justifie sans peine du moment que les divergences ne sont pas
assez importantes pour rendre nécessaire la création d'ua
mot nouveau ·
Puisque cette définition doit s'appliquer à tous les faits qui
présentent les mêmes caractères distinctifs, nous n'uvons pas
à faire de choix entre eux, selon qu'ils appartiennent aux

(t) V. l'exposé())«!)
completdecetteregtede méthodedansnos n~ttt
<<<
f«M)~</<.sociol.,p. 43et BUtv.
tt. OUKKHEtM.– tt~'tXtTtOX DE!! PHt~'OMÈ'OMnELtGtEUX 3

espèces sociales supérieures ou bien, au contraire, aux formes


les plus humbtes do la civilisation. Les uns et les autres
doiventêtre réunis dans ta même formuie.s'iis ont les mêmes
caractéristiques. Une telle promiscuité répugue, i) est vrai,
à certains esprits. Ne voyant dans tes rotigions des peuples
primitifs que des superstitions grossières, iis se refusent &
les rapprocher trop étroitement des cultes idéalistes desj
peuples civilisés. Tout au moins, dit-on, ce que tes pre-j
mieres peuvent avoir de proprement religieux n'y est encore
qu'à l'état rudimentairo. C'est un germe indistinct qui ne se
détermine qu'en se développant. Si donc t'en veut arriver
à en connattre la nature véritable, c'est au plus huut point
possible de son évolution qu'il faudra t'observer; c'est aux
formes les plus épurées du christianisme, et non pas a la
magie puérite des Australiens ou des froquois, qu'il faut
demander les éléments de la définition cherchée. C'est seu-
lement quand la tw«'t' ~<«M a un) été définio de cette ma-
nière qu'il sera possible de revenir aux autres, pour y dis-
tinguer ce qu'elles peuvent contenir de religieux – Mais
a quel sigue rcconnaitt'a-t-on qu'une rctigion est supérieure
aux autres A ce qu'elle est plus réccuto? Mais le maho-
jnétisnto est postérieur au christianisme. A ce qu'elle pré-
sente mieux tes caractères de ta religiosité ? Mais pour pou-
voir s'en assurer, il faut déjà connuitre ces caractères; on
tourne dans un ccrcte. En réa)!té, les déunitions que fou
établit par cette méthode ne font jamais qu'exprimer, sous
forme abstraite, tes préjugés confessionnets des savants qui
les proposent; elles sont donc dénuées de toute vaieur scien-
tifique. Si nous voûtons arriver à des résultats plus imper-
sonnets et ptusobjectifs, il faut avoir soin do mettre a l'écart
toute prénotiuu et laisser les choses se classer, pour ainsi
dire, d'ctios-momes, selon leurs ressemblances et leurs dif-
férences,a quelque époque de l'histoire qu'elles se rapportent
et de quelquemaniérequ'cties affectent notre sensibilité incli-
viduelle.
Mais, avant d'appliquer nous-méme ces principes, il n'est
pas sans intérêt d'examiner quelques-unes des définitions qui
sont le plus en usage.

0) V. K. CaM, Me ~t'oMfoMo/Mtf/xx),), j). 40. Cetteph'ûcfttjjatit'tt


théologiqueet confeMionnetIcest. d'alllours, ttase:!gëncmte da<Mtrente
anthropologiqueanglaise. V. tgatemeat le livre de Je\'ea<.
4 L'AXXKK~OOLOC~CH.~f!!

Dans son M<'<7f/t«'f~!<!/'<.s'cjCMf'c~M <'f/~<ot)stp. tf;, Max


Mutteradunné la dcfinitiou suivante:'La roti~ion est une
fucutté de l'esprit qui.rend t'hommeeapabip de saisir t'i)t-
fiui sous des nums différents et des déguisementscttan~eants.
Sans cette htcutté.nuite religion ne serait possible, pas mOne
le cuite le lrlus dorade (i'id')teset de fétiches, et, pour peu que
nous promus l'oreille, nous pouvons entendre dans tonte
rotigiou un geunsseniOtt de t'esprtt, le bruit d'un ellort pour
coucevoir l'incoueovubte. pour exprimer t'inexprimatjtOt uno
aspiration versrittnni. Ditnsun ouvraseutteneur', il tniun-
tient cette définition dans ce qu'eite a d'essentiel. La reUgion
consisterait donc en un système de croyances et de pratiques,
rotatives & un KMfto<~«W,intpenetrabte aux sens comme il ta
raison elle se dt'fhnritit par son objet, qui serait le niOnc
partout, et cet objet, ce serait le mystère, t'inconnaissaM'
I'iocomp)'L'))e))si))tc.C'est a cette tneme conclusion qu'arrive
Spencer et, avec lui, toute t'ecote a~ufMticistu: Les religions,
diamétralement opposées par leurs dugtncs oniciets, s'accor-
dent cependant,(lit-il, :<reconnaitretacitetnentqneie monde,
avec tout ce qu'il contient et tout ce qui l'entoure, est Mn
mystère qui veut une expiicittion H elies consistent donc
essentiellement dans < ta croyance a t'omniprésence de
quelque chose qui passe t'inteitigcnce'
Mais, outre que ces fonnutes sont bien vagues, elles ont te
tort de prêter aux peuples primitifs, et même aux couches
inférieures de ta popntution citez les peuples les plus avancés'
une idée qui leur est complètement étrangère. Sans doute,
quand nous les voyons attribuer à des objets insignifiants des
vertus extraordinaires, peupler t'universde principes étranges,
faits d'éléments si disparates qu'iisen sont irrepresentaMes,
doués de je ne sais quelle ubiquité inintelligible, nous trou-

«) Ot't.f/t'Mf
<<T<)/);)<'M~)~/f'~< tWf;if«)M,Paris,)te)nw<U<); 1870,p.St.
Ont'(:t)<M)u';)-!t 'hnsrftR'
<jUt;, ut
<)6fi<)it!~n dan:cettes qui suh'ft. c'est
tttrfOiftonqui '<) <)(;nni'non te fuith')i);icux.t)n supposeque touten.'ti-
~ion est une rcaUtf<m': c f'otf'ursnetteutcnt <)Mcnnht~et qu'euena
laissepasde fait reU~icux fn dt-i~n's(t'e)te;conceptionf)uiosttoind~trc
attcfjoutcaoxfttit!
(-2.<fMt;c~:))'iMc)~.tr. ff.. p. M-SU.– CHU-, t. p. 60et euh'.
K. ))L'KtiUK)M.
– ));!t'')\'tT)')S
OK~t'ttHKMt&SHt
HKt.tUtKt.'XS
vous volontiers A ces conceptions un air de mystère. H nous
semble que des hommes n'ont pu se résignera (tes idées aussi
déconcertantes pour nutre raison <)uep:u' impuissance d'eu
trouver qui fussent ptus rntionneitt's. Hn reatite, pourtant,
ces explications qui nous surprmuK'nt paraissent au primitif
tes plus simples du monde. i) n'y voit pas une sorte d't<<f<))M
/<~<nù taqtteiic t'inteitigence ne recourt qu'en désespoir de
cause, tuais ta manière ta plus itt)U)'diate de se représenter
ft de comprendre ce qu'ii observe autom' de lui. t'uur lui, il l
n'y a aucun mit'acieùce qu'on puisse, de ia voix ou du geste,
commander aux déments, tn'reter ou précipiter les mouve-
ments des astres, susciter la pluie en imitant le bruit qu'elle
fait en tombant, etc. Aussi, dans certains cxs, te premier venu
peut-il exercer cet onpire sur les ciioses, quelque énorme
qu'il soit à nos yeux il sutnt de connaitre les recettes elli-
caees Si,dansd'autrescirconstances, ou ne peutreussirqu'a
condition de h)ire intervenir certainsetres particuliers, prêtres,
sorciers, devins, etc., c'est que ces personnages privilégiés
sont directement en communication avec des sources d'éner-
gies exceptionnellement intenses. Mais ces énergies n'ont rien
de speciatetnent mystérieux. Cesont des forces, comme celles
que le savant conçoit aujourd'hui et auxqueites il rapporte
les phénomènes qu'il étudie. Sansdontf.eiies ont une manière
dinerente do se comporter cites ne se laissent pas manier et
discipliner d'après tes mêmes procèdes. Maistes unes et les
autres sont daus ta nature et à ta disposition des hommes,
quoique tous ne soient pas en état de s'en servir.
itien ioinde voir du surnaturel partout, le primitif n'en voit ¡
nulle part. En eïïet, pour qu'il put en avoir l'idée, il lui fau-
drait avoir aussi l'idée contraire, dont ta précédente n'est que
la négation it faudrait qu'il eut te sentiment de ce qu'est un
w~'etM<Mf< et il n'est rien do moins primitif. C'est une con-
ception qui suppose que nous sommes arrivés à nous repré-
senter les choses comme liées entre elles suivant des rapports
nécessaires, appelés lois; nous disons alors d'un événement
qu'it est naturel quand il est conforme à celles do ces lois qui
sont connues ou, tout au moins, quand ii netes contredit pas,
et nous le qualifions de surnature) dans le cas contraire.
Mais cette notion de lois nécessaires est d'origine relative-
ment récente; il est des règnes de la nature d'où elle est

')) V.FfMer,':oMMBot~A,p. 13et iuiv.


M L'AXXKEMC)Om(!~CH.MM

encore presque complètement absoute et surtout il n'y a


qu'une petite minorité d'esprits qui en soient fortement péné-
trés. Par conséquent, pour quelqu'un qui est resté étranger à
la culture scicntitique. rien n'est en dehors do ta nature,
parce que, pour lui, il n'y a pas de nature. 11multiplie incons-
ciemment les miracles, non qu'il se seute entouré do mystères,
mais. au contraire, parce que les choses n'ont pas do secrets
pour lui.
Aussi ce qui est miracle pour nous ne t'est-it pas pour lui.
Comme son entendement n'est pas encore formé (car t'enton-
demettt Ut:se forme qu'avec et par lu science), c'est avec sou
imagination qu'ii pense le monde. Or l'imagination, dans in
mesure uù e!tecstabandonm''ca eiic-méme.procede librement
&ses combinaisons, sans rien sentir qui la gcno car les états
intérieurs qu'elle éiabore, à savoir )cs images, sont faits d'une
matière tellement inconsistaute et plastique, les contours en
sont tellement indécis et flottants qu'ils se plient docilement
à tous les caprices du sujet. Ceiui-ci n'a donc aucun mal les
disposer dans l'ordre le plus conformeà ses désirs, a ses habi-
tudes, aux exigences de sa pratique; c'est dire qu'ii n'a aucun
mai à expHquer. Si i'intciiigence humaine a réellement des
limites, ii n'en sait rien car it ne )es a pas atteintes. Ce qui
nous donne cette impression de la limite, de la borne rosis.
tante, c'est t'enort que nous sommes obliges de faire quaud,
ayant entin compris qae, pour connaître les choses, il fautt
sortir de nous-mêmeset nous mettre à ieurecoie,nous travail-
tons u'nous en saisir, u tes ramèneranous, et que nous les sen-
tons pourtant nous échapper en partie. Cettepeine, cette sout-
franco, ces explications lahorieuses et incomplètes, l'homme
ne les connait qu'une fois parvenu à un certain degré de
développement montai. Supposons réalisée, pour un instant
la science la plus parfaite que puisse rêver l'idéaliste le plus
intransigeant imaginons le monde tout entier traduit en cou'
cepts ctairs et définis, l'our quiconque posséderait cette-
science intégraie, il n'y aurait évidemment plus de mystère
dans l'univers toute ta réalité lui apparaîtrait en pleine
lumière, puisqu'elle serait réduite tout entière en un sys-
tème de notions maniables, qu'il tiendrait, pour ainsi dire,
dans le creux de la maiu. Eh bien, un esprit tout à fait in-
culte se trouve dans un état analogue pour des raisons oppo-
sées. Pour lui aussi, tout s'explique aisément, car, pour lui
aussi, l'univers ou, du moins, la partie do l'univers qui l'in-
K.t)CK)())K)M.
– Pf!t'tX!TMX
)))!< PH)~XOM~)!it
nK).)at)!rx 7
((''rosseest toute exprimée en un système d'états intérieurs
dont il disposeavec la même facilité. Sans doute, ta substance
de ces deux esprits est très dinérente. L'un est fait exclusive-
ment de vagues et confuses Images; l'autre, d'idées etairos. Le
premier a conscience que la nature lui cède parce qu'il l'a
conquise; le second ne sent pas qu'elle lui résiste, parcequ'il
ne l'u pas encore abordée. Mais, en un sens. te résultat, est te
même pour i'un comme pour l'autre, le mystère n'existe
pas.
Ainsi l'idée du mystère n'a rien d'originel. Ktte n'est pas
donnée & t'honnie, mais c'est t'homme qui t'a forcée de ses
propres mains. It l'a construite progressivement en m'hue
temps que contraire; car elles se supposentt'une l'autre
et ne peuventpas évoluer séparément. Aussi ne joue-t-ette un
ro)e important que dans un petit nombre de retirions très
avancées,et encore n'en est-elle pas le tout. On ne peut doue
en f.tire la caractéristique d''s phénomènes religieux sans
exclure arbitrairement de la définition la plupart df's faits a
définir. C'est singulièrement restreindre te domaine de la
religion que de le réduire à ne comprendre que quelques
dogmes ciu'utiens.

Une autre définition. plus popuifurc encore, exprime la


religion en fonction de l'idée do Dieu. La reiiition, dit
M. Reviiie, est ia détermination de ia vie humaine par le
scntintentd'un iiot unissant l'esprit humain a l'esprit mysté-
rieux dont il reconnaît ta domination sur le monde et sur
iui-mome et auquel il aime Il se sentir nui'. Le mot de
mystère se retrouve, il est vrai, dans cette formule comme
dans ta précédente mais il n'y joue qu'un rôle secondaire et
en pourrait être retiré. Ce qu'elle a de vraiment essentiel, c'est
qu'elle fait consister la retigion dans une sorte d'éthique
supérieure, ayant pour objet do régler les rapports de
l'homme avec certains êtres, de nature surhumaine, dont il
est censé dépendre. Ce sont les divinités.
Au premier abord, la proposition paratt incontestable
comme un truisme. L'idée de Dieu et l'idée de religion sont.
eu cnet, si étroitement tiées dans nos esprits qu'elles nous
semblent inséparables et, d'un autre côté, nous sommes accou-
tumés à nous représenter tout dieu comme une puissance

à <'AM<<M)W
(t)PfO<~<)M~))M desX~MMX,
p. 3t.
K t.A'<HK~CH)t.Uti)~'L'K.)M)t

qui domine t'humnx'et qui lui fuit la loi. 11 n pourtant des


religions tout e))tiere.<quine répondent pas a cette détioition.
Hn premier lieu, s'en faut que les dieux aient toujours
étécutx.'us de cette manière; i'ttontmc, très souvent, les traite
sur le pied de la plus parfaite égalité. Sans doute, il dépend
(feux Utidsils ne dépendent pas moins de lui. it :t iwsoin de
leur euncours, mais ils ont besoin de ses sacrifices. Aussi,
quand il n'est pas content de leurs services, leur snpprime-
t-il toute offrande; il leur coupe les vivres. Les rotations
qu'i) soutient avec eux sont d'ordre contractuel et ont jtour
hase le <~ «f f~M. t'ne fois que te sauvage :t oflert a son
fétiche ses offrandes selon ses moyens, en retour, il exige très
fennement ia prestation réciproque. C'est ()ue, quoique
Krandc que soit sa peur du feticiK', cependant i) nefaut pas
se représenter )c rapport qui existe entre eux comne si le
sauvage était neeessairentent et dans tous les cas soumis à
sou fétiche, comme si le fétiche était au-dessus du SMUvage.
Ce n'est pas un être dénature supérieure a sou adorateut;
c'est un sauvage lui aussi et qui doit être, le cas échéant,
truite comme tel Aussi, se refuse-t-ii & faire de bonne
votontc ce :[u'on lui demande, malgré les prières qu'ou lui
adresse et les dons qu'on lui présente Ators, it faut le con-
traindre en le maltraitant par exempte, si la chasse n'a
pas ctC heureuse, on lui donne fe fouet. Ce n'est pas toute-
fois qu'on doute de sou pouvoir; car, une fois la puuitioli
infligée, on se récoucilieavec lui, ou i'habitie de nouveau, on
lui (ait de nouvettes offrandes. On suspecte seulement sa
bonne volonté et onespère qu'une correction opportune te fera
revenir il de meilleures dispositions. Eu Chine, quand le pays
sounre d'une sécheresse trop prolongée, on construit un
énorme dragon de papier qui représente le dieu de la pluie
et on le porte soiennettement en procession mais, si la pluie
ue vient pas, on t'accable d'injures et on le met en pièces En
pareil cas, les Comanchesfouettent un esclave qui est censé
représenter te dieu. Une autre manière de forcer le dieu de
la pluie à sortir de souinaction est d'aller le troubler dans ses
retraites pour celaou jette des pierres dans le lac sao'eou il
est censé séjourner

(t) Scht)ttM,f'e/<f/<fw«Nt,
p.):M.
(2.fluc,/'t'm/w<'c/oftc' ). !<i8
~;(<oM<'MB«M.!yA,t,)i).
H.))(H(;f)H)M.–t'Hnxt'm)~MKS)'m!\)mj::XtH)t)!t.h,)KL- !)

Ou pourrait multiplier les exemptes où t'eu voit que


i'i'onmo ne MH fait souvent pas une h'fs haute idée des dieux
qu'ii adore.C'est ce que prouve aussi la facilité avec laquelle
il s'attribue à iui-môme ou confère ;'(sessembiat~iesun carac-
to'c divin. Les Hommes-Dieuxsont, en effet, très fréquents
dans tes sociétcs inférieures il faut si peu (te chose pour
avoir droit a cette dignité qu'elle est (jue)que peu prodiguée.
Dansl'Inde, quiconque est un peu remarquabie parsavaieur,
par sa forceou par quoique autre qualité porsouneiie, obtient
(aciiemout les honneurs de la divinisation, l'armi tesTodas,
ia laiterie est considérée comme un sanctuaire aussi te lai'
tierqui en estcha)'j;e est-it regarde comme U)tdieu. Au'i'onkin,
il arrive très souvent qu'un gueux, un mendiant, arrive &
persuader aux habitants du vitta~o qu'il est leur dieu protec-
teur. On dit de l'ancienne religion des t-'idjicns qu'elle u'eta-
t)iif pas une ti{;ne do démarcation bien nette entre les dieux et
les hommes'. – La manière dont te primitif se représente le
monde explique, d'aiiteurs, cette conception de la divinité.
Aujourd'hui, comme uous savons mieux ce qu'est ta nature et
ce que nous sommes, nous avons conscience de notre peti-
tesse et de notre faiblesse en face des forces cosmiques. Par
conséquent, nous ne pouvons pas concevoir qu'un être ait sur
eties l'empireque nous prêtons u ta Divinité, sans le doter
d'un pouvoir supérieur aicelui que nous possédons, sans le
mettre infiniment au-dessus de nous, sans nous sentir sous
sa dépendance. Mais tant qu'on ne connaît pas suffisamment
la force de résistance des choses, tant qu'on ne sait pas que
leurs manifestations sont nécessairement prédéterminées par
leur nature, il ue semble pas qu'il faille une puissance bien
extraordinaire pour leur faire ta toi.
Ainsi, a supposer que l'idée do Dieu fut rcettemont te
centre où viennent aboutir tous les phénomènes religieux,
pour qu'elle pût servira définir ta retigiou, encore faudrait-it
avoir donne do Dieu lui-même une autre définition. Mais il
y a plus; it est inexact que cette idée ait, dans toutes les mani-
f~tatious de la vie religieuse, le rùle prépondérant qu'on lui
uttrillue.
En efïet, il y a des religions d'où toute idée de Dieu est
absente. Tel est te bouddhisme, dont tout io programme tient
dans les quatre propositions suivantes, appelées par les

f);~MfM«e~/t,t,M-~(!.
)0 M9i!
t.X'<ÈH SOCtut-Cuit~CR.

fidèles tes quatre nobtes vérités i° //<'jr~~H<'f tle /« </OM<<'<«'.


H\ister, c'est souffrit'. Tout est dans un perpétuel écoulement
en nous et autour de nous. Or, il ne peut y «voir do bonheur
ta oui'insecuritc est continuette. La feticite ne peut. consister
que dans ta possession tranquitte et assurée do quoique chose
qui dure. Doncta vie ue peut être que soutïrance parce qu'eiïe
est toute instabilité. /.« <'««.«'~c h ~<<?t«'. C'est te désir
qui grandit par sa satisfaction même. Puisque ta vie, c'est
ta douteur, la cause (te la douleur, c'est le vouloir vivre,
c'est t'amour de l'existence. /.« <'c.«<w!)f/f </o<~<'t< Etic
est obtenue par ta suppression du désir. 4' /.« M«'f/<;«wt<«/
ci<'c< j"<<'<<s<(~i.H!jc comprcud trois étapes, tt y a d'abord
ta droiture qui tient essenticiiement dans les cinq précepte:.
suivants ne pas tuer d'être vivant, ne pas prendre ce qui ne
nous appartient pas. ne pas touchera ta femmed'un autre, ne
pns dire ce qui n'est pas ta vérité, ne pas boire do Hqueur
enivrante. Le second stade est ta méditation par laquelle te
bouddhiste se détourne du monde extérieur pour se replier
sur iui-tueme s et j;<utn'rpar avancedans tccatntedcson moi
ta cessation du perissabtc M.Hafin.au-dessusde tu méditation.
il y a ta sagesse, c'est-ù-dire ta possession des quatre vérités.
Ces trois étapes traversées on arrive au terme du chemin;
c'est h) délivrance, ie salut parte Nirvana
Tels sont les dop;m''s essentiels du bouddhisme. On voit
qu'il n'y est question d'aucune divinité. C'est par lui-mômeet
sans aucun secours extérieur que le saint se délivre de lu
souffrance. Au lieu de prier, au lieu de se tourner vers un
être supérieur lui, dont il impiore t'assistanco, il se replie
sur tui-mOnc et médite et l'objet de sa méditation n'est pas
ia bonté, ta gloire, ta i;randeur d'un dieu, c'est sou moi en
lequel il s'absorbe par le fait même do sa méditation. Ce n'est
pas à dire qu'it nie de frout l'existence d'êtres appelés tudra.
Agni, Taruna, mais il estime qu'en tout cas, s'ils existent, H
ne teur doit rien; car leur pouvoir ne peut s'étendre que sur
les biens du monde, qui, pour lui, sont sans valeur, Il est
donc athée en ce sens qu'il se désintéresse de la question de
savoir s'il y a ou non des dieux. D'ailleurs, alors même qu'il
y en aurait et de quelque puissance qu'ils fussent armés, le
saint. le délivre s'estime supérieur à eux car ce qui fait la
dignité des êtres, ce n'est pas l'étendue de l'action qu'ils

(t) Otdenberg.le MoMMAo,


p. 9tt et suh'.
K. UUtKttKtM. – )))!t')!<moX MK< fHtSx~M&XKS MKUCtKCX

exercent sur les choses ni l'intensité de la vie qu'ils mènent i


c'est exclusivement Io degré de leur avancement sur le che-
min du salut.
Uneautre grande religion de t'tndc, leJaïnisme. présente te
même caractère. Les deux doctrines ont, d'ailleurs, la même
conception du mondecl tu même philosophie de la vie. L'une
et l'autre ofïrent aux hommes un ideat tout humain attein-
dre Fêtât de sagesse et de béatitude réalise, suivant les uns,
par )c Uuddtta et, suivant les autres, pur le Jina. « Comme les
Uouddhistcs, les Jaïnistes sont attices. Ils n'admettent pas
l'existence d'un créateur le tnonde est éternel et il nient
expressément qu'il puisse y avoir un être parfait de toute
éternité'. Sans doute, comme tes tJouddhistcs du Nord,
certainsjaînistes revinrent ù une sorte de déisme; te Jina (ut
comme divinisé, mais ils se mettaient ainsi en contradiction
avec teurs écrivains les plus autorises.
Si cette indifférence pour te divinest absolue dans io )}oud-
dhisme et dans le Jaïnisme, c'est qu'elle était déjà en germe
dans icBrahmanismo d'où l'une et l'autre religion sont dérivées.
Kn enet, lu !net!tpt)ysi()uebrahmaniste consiste trës souvent,
suivantle mol deM.Bart))," dans uneexpiicationft'ancttcment
matérialiste et athée de t'univers*. tt est vrai que, le plus
generatcment, cite afiecte ia forme pantiteistiquo; mais ce
panthéisme est de tctie nature qu'il se résout presque complè-
tement en athéisme, ii affirme t'identite fondament:'ie des
choses,l'unité de t'être mais cet être unique n'est pasun prin-
cipe qui déborde l'homme de tous tes eûtes, qui t'cnvetoppoet
le dépasse de toute son immansite, (nu, par suit.e, attire natu-
rettementt'amour ou impose l'adoration. C'est simplement ta
substancedont chacun de nous est fait et qui se répète partout
identique à elle-même; c'est ce qu'il y a de durable et decons-
tant en nous. Aussi, pour parvenir à ta sagesse, qui consiste u
se retirer de ta multiplicité éphémère en vue de retrouver ce
fond un et immuable, il nous suffit de nous concentrer sur
nous-mêmeset do méditer. L'etan vers ta divinité est remplace
par un retourde l'individu sur soi. Aussi l'idée de Dieu est-cité
absente de ta conduite et de la morale « Quand le Bouddhiste.
dit Oldenberg, s'engage dans cette grande entreprise d'ima-
giner un monde de salut où l'homme se sauve lui-même et de

<t6.
(t) Baft)),MeftaHafc'MO/Mf/ta.p.
(2)&)<<)pM)'edMMt~<<tetMM, V).SM.
)~ )/AXX)iKS!)t:)Nt.t~CH.tMS

créer unorciiKion sans Dieu. iaspecutatioobraiunanique a


déjà pn'parc'ie terrain pour ct-tte tentative. La notion dn h)
divinité a reculé pas Mpas, les figures (les anciens dieux s'ef-
facent paHssautesJeih'ainnatt'~ne dans son eternetie quié-
tude. très )umt au-dessus du mundo terrestre, et. en ttchors de
lui. ne reste piusqu'uoe sente pcrsonneaprendre une part
p
actiniaJa~rande<t-'nvredciade)ivrauce:c'estt'))on)me'
Aussi iel}r:thn)aue(jui est arrive a cet état se t-t'~arde-t-ii
comme i't'~ai des dieux; même, dit Tietc, les solitaires
péuiteuts se f-onsidcrcntcomme leur étant supt'rieurs enpuis-
sance et en dinnité*
Ces cas sontparticuiitTument frappants; mais il en existe
bien d'autres qui seraient restes moins inaperçus si l'on avait
pris soin de préciser un peu le sens du ntut dieu. Si, en etïet,
ou veut s'entendre sui-njetncet ne pas confondre sous ta même
rubrique les choses tes ptusdinereutes, il ne {{Httpas étendre
cette expression il tout ce qui inspire, d'une manière Un pou
marquée, ce sentiment speciat qu'on est convenu d'appeler le
respect ruti~icux. Un dieu n'est pus simplement un objet
eminetoment sacre les temptes, les instruments du cuite,
les prêtres qui y président, etc., ne sont pas des dieux, t'n trait
notamment distingue les dieux des autres êtres religieux
c'est que chacun d'eux t'unstitnc une individuatite sui ~<'K<
<M.Ce n'est pas nue sorte de choses est général, une espèce
animale, végétale on mineraie: c'est tel animal, tel astre,
telle pierre, tel esprit, tette personnaiite mytitique. Ht c'est
parce qu'i) est cet arhre-)a, cette ptante-Ia, ce héros légen-
daire, ffu'H est un dieu et qu'il est ce dieu. Le caractère ou
les caractères qui eu (ont unedivinité et auxquels s'adressent
les pratiques retigiouses ne lui sont pas communs avec
d'autres êtres.' il les possède en propre. Du moins, s'its se
retrouvent aiiteurs, c'est toujours a un moindre degré et d'une
autre manière il M'eucommunique jamais que des reuots et
des parcelles. Co sont mémo ces attributs caractéristiques
qui le constituent essentiellement, qui sont le fond de la
substance divine. Le pouvoir de faire jaillir les feux du ciel,
c'était tout Xeus comme le pouvoir de présider à ia vie des

(lj J!i'HC~<<~<M«'/<w<t'f)cf< )'e~<c'MM,Vt,p. il.


des;v/~<'uMt,
(2;//M~u"'<' p. n5.
(3)Bieneuteodu.)'m)!!nevnutnn-! p.miiffque'-h'KtueDieu,Jupitero«
nn notre,M'définitt'ar ")' attributet nu ~e)tt:"x tait ancontrairecomme
lesnttributxteeplusdiverspemcMtfuitiunncr en utteut~nMdt-
et a'Mtti)'
H.U)')tKH):)M.–~)Xm'tX))):<PH~)È'<HSjtM).)Hrx 'tH
i
champs, c'était tout C~-s. Un dieu, c'est doue une puissance
de produire certaines maoih'stations, plus ou moins ctaire-
m''))td('tinies.ntais)'apj'ortt-<'s toujours a un sujet particu-
lier et détermine.Quand,au coatrairc.ccttonu~ne
propriété,
:tieudes'in''arner ainsi dans un individu,rpsteditfuse dans
"nectusseindetertninCedecito'.cs.iiyasimptetm'ntdet
objets sacres, par opposition aux objets profanes, mais pas
(te dieu. Pour qu'un dieu snconst.itue dans ce cas, il faut
q"c ta vertuoitscurc qui confère aux premiers de ces objets
leur nature reti~icusc en soit d~aKee. conçue a part et subs-
tautiatisee.Peu importe, d'aitteurs.fju'ette soit ima~i née sous
les espèces d'un pur esprit, ou qu'etie soit ottaeb<e à un
su))strat materiet; ressentie), c'c'.t qu'ettesoitindh-iduatisee.
Xuusne sougeous pas, sans doute, a présenter ces quelques
remarques comme une vcritabic définition. Eites sussent,
cependant.amnntrer quêta notion de ta divinité, )oin d'être
ce qu'if y a ()e tondamentat dansia vie reti~ieuse, n'en
es), en
re:))ite, qu'un épisode'.ef'ondaire.C'Mt te produit d'un pro-
cessus specia) en vertu duquet un ou des ('aractt'resreti~ieux
se concentrent et se eonct'ctiseut sous ta fonne d'une indivi-.
duaHte plus ou moin<{d~nnip. Or il peut très bien arriver'
que cette concrétisationn'ait, pas Heu. C'csUe cas d<! toutes
les pratiques qui constituent te cuite totenuque.Le
tuten),en
cfTet,ce n'est pas tel ou têt membre de l'espèce animale ou
végétale qui sert d'embtetne au groupe; c'est toute t'espeeo
indistinctement. Dans un ctan qui a pour totetn le toup,
tous les loups sont e~atement Vt'))t''res,ceux qui existent
aujourd'hui, comme ceux qui existaient hier, comme ceux
qui ua:tront demain.Les mêmes honneurs leur sont t'endusaà
tousmd)tïeremment.Hn'yi)done)àniundieu,uIdes
dieux, mais une vaste catégorie de choses &acrees. Pour
qu'on put prononcer te mot de dieu, il faudrait que le prin-
cipe commun à tous ces êtres particuUers s'en fut SL-pare,et
que, hypostasie sous une forme quetcunque, il fut devenului-
meme le centre du cutte. U est vrai que certaines penptades
se sont etevecs ù t'idee d'uu être tabuieux d'où seraient des-
cendus, à la fois, et le ctan et l'espèce adoptée comme totem.
Mais cet ancêtre eponyme n'est l'objet d'aucuns rites spé-
ciaux it ne joue pas de rote actif et personnet daus ta via

vioit)'.f:'MtshxptctHent
poursimptiacrt'cx))osu'jue ))dKssMxpoiu)~
un
M!'<'))-)neMt<tire.
t4 ).'A!<'<H)! <M<
MCtOMOtQCK.

religieuse du groupe; ce n'est pas lui qu'où invoque ce n'est


pus lui dont ou recherche ou dout on redoute ht présence,
C'est simplement une manière pour tes esprits de se figurer
l'unité de l'espèce totemisee et les rapports de parenté que )o
clan est ccnsc soutenir avec elle.Bien loin qu'une telle repré-
sentation soit &la base même du totémisme, elle n'a été evi'
demment forgée qu'après coup pour permettre aux hommes
de s'expliquer un système de pratiques préexistantes.
On en pourrait dire autant des cultes agraires. Usant, pour
but d'assurer ic renouvellement régulier de la végétation
sous toutes ses (ormes, arbres fruitiers et autres, plantations
de toute sorte. Or il s'en faut queles opérations diverses qui
constituent ces cultes se soicat toujours adressées a des
dieux. Très souvent, c'est sur ia végétation etto.ntcmc. sur le
sol qui la porte et qui la nourrit, que s'excrce directement
Faction religieuse, sans qu'aucun intermédiaire divin soit
invoque pur le fidèle. Le principe d'où est censée dériver ia
vie (te ia foret ou celle du chaatp ne réside ni dans tel bou-
quel de blé, ni dans têt arbre, ni dans telle personnalité
idéale, distincte de tous les arbres et de tous les champs par-
ticuliers il est diffus dans toute l'étendue des champs et des
bois Ce n'est pus uu dieu, c'est simplement un caractère
commun a toute une classe de choses, dont ii ne s'est dégage
que progressivement pour devenir une entité divine*. l,
fi n'y a pas de religion, d'aitieurs, où il ne se rencontre
des rites dont l'eftieacitu est indépendante de tout pouvoir
divin. Le rite agit par lui-mOne, en vertu d'une action sym-
pathique; il suscite comme mécaniquement le phénomène
qu'on se propose de produire. Cen'est ni une Invocation, ni
une prière adressHe a un être de la bonne grâce duquel ie
résultat dépend. Mais ce résultat est obtenu par le jeu auto-
matique de l'opération rituelle. Tel est ie cas notamment des
sacrifices dans la religion védique. < Le sacrifice, dit M. Ber-
guigne, exerce une influence directo sur les phénomènes
célestes'' »; il est tout-puissaut par lui-même et sutts «MCMHf
fM~'cctt/fOK</<cf)tt'.C'est lui, par exemple, qui brisa les
portes de la caverne oit étaient enfermées les aurores et qui

(t) Yoir)MfaitsdatM~tunntttfdt.MMtt'hit)'ot,M<M'w<<r<'M.Lon-
drc!!t8U7,a)ta)y!<5!<:i
u~txe, au tu)ue1.p. i!tX.
{Ï)Y.plusbas,dansle nMituoireMrtesMfitice, )M<Mvetoppcmettt«)ui
eouccrnottlesMcriticM agraires.
)it)tff )<;<<~tOM p. )2:
t'M/tf/W.
E. UUMKftHM. U~'tXtTtON t)E< t't))!xt)MÊ:<(M HH~nHOX t5

lit jaillir la lumière du jour (p. t33); ce sont des hymnes


appropriées qui ont fait couler sur ta terre, <*<M«~'t< les
..<<«'M~,tas eaux du ciel tp. i3~. « Aucun texte no témoigne
mieux de lu conscience d'uue action magique de i'homme
sur les euux du ciel que le vers x, M, 1 où cette croyance est
exprimceen termes généraux, appiicahtes it i'homme actuel,
aussi bien qu'à ses ancêtres rects un mythologiques /t<o-
<'««/« «t<<'nw/t'/<'A'«f«)t<,N).t~'«<7~<r <f<u«Mf, il «y</<'<fo/cf
/(' p<'0/!<(~ /M<Kt'~OM, il <«'M< <'<'c0«<('«t('0ff/<~t'«~«/M.1
La pratique de certaine!! austérités le tneme pouvoir que
les c6reu)onies du sucrifice. Il y a plus Le sacrinco est si
bien le principe pur exccHencequ'on lui mpporte non seute-
tttfnt t'oriëino desitommes, mais eucorc celle des dieux. Une
telle conception peut à bon droit p!tr:)!tre étrange. Ët)o s'ex'
ptiquo cependant conune une des dfrniures conséquences de
t'idce de la toute-puissance du sacrifice Aussi, dans toute
ta première partie du travaii de M. Hcr~ai~ne, n'ust-ii ques-
tion que de sacrifices où les divinités ne jouent aucun roic.
Si d'ailleurs, nous empruntons notre exempte à la religion
védique, ce n'est pas que te fait lui soit spécial il est, au
contraire, d'une très grande ~eueratite. Dans tout cuite, il yIl
des pratiques qui agissent parettps-memes, par une vertu qui
leur est propre, et sans qu'aucun dieu s'intercale entre l'indi-
vidu qui exécute le rite et le but poursuivi. C'est ce qui
explique l'importance primurdiuie attachée par presque tous
les cuites & tu partie matcridte des cérémonies. Ce torma-
lisme religieux, forme prcmicre, très vraisembiubtemeut, du
formalisme juridique, vient d.f ce que ta formuie à pronon-
cer, les mouvements à exécuter, ayant en eux-meates ta
s'jurce do leur enicacite, la pcrdrait:ut uecessaifemont s'ils
n'étaient pas exactement conformes au type consacre par le
succès.
Kn résume, ta distinction des choses en sacrée;, et en pro-
fanes est très souvent indépendante de toute idée de dieu.
Cette idée n'a donc pu être le point do repère originel d'après
lequel cette distinction s'est faite; mais elle s'est formée
ultérieurement, pour introduire dans la masse confuse des
choses sacrées un commencement d'organisation. Chaque
dieu est, en effet, devenu une sorte de centre autour duquel
gravitait une portion du domaine religieux, et ces diuerontes

(t) Op.< p. )3'),)38,tM.


1C ).'AX\KK.<Ut:ft))."t!)tjt'H.)~

sphères d'itttlucnce divine se sont eUes-m~mes coordonnées


et subordoou'~es progressivement les unes aux autres.)~)
uotion de iadivinitea ainsi }oue, dans ta vif reU~teusedes
ppupies,unrùieassei!ana)<'sneuce)uidoi'idt'edu)))"idans
ta vie ))!<yc)Hque de t'iodividu: c'est un principe do grou-
pen)fnt et d'unification. Mais de tnentequ'ii existe des pito-
nomeuespsycitoio~iques qui ne sont attribues!') aucun moi.
il y a des phénomènes reUj~ieuxqui ne sont rattaches a aucun
(tieu. On s'explique mieux maiutcnant commput il peut y
avoir des retirions athées. teiies (}ue le Houditisme et le Jaf-
nisme. C'est que. pour des raisons diverses, cette organisa-
tion n'y a pas été nécessaire. ii s'y trouve des choses suintes
~'anratK'hissement de ta douteur e~t chose sainte comme
toute lu vie qui y préparer ntaisettes ne sont rapportées a
aucun être divin connue a leur source.

!t

Le tort commun de toutes ces définitions est de vouloir


exprimer d'onbiec le contenu de ia vie religieuse. Of, outre
que ce couteuu varie intiuiment suivant les temps et tes
sociétés, il ne peut être détermine que tentonent et progres-
sivement a mesure que ta science avance; c'est Fobjet même
de la soeioto~ie reti~ieuse que d'arriver ù le connattre, et,
par conséquent, il ne saur.tit fournir ta matière d'une défi.
uitiou initiate. Seuie. la forme extérieure et uppat'ento des
-x
pheuomèncs reH~ieux est inxnediatementaccessibie a t'ohset'-
vation c'est donc a elle qui) faut nous adresser. J
Il y a une catégorie de faits reH~ieux qui passe pour être
particutierement caractéristique de ia reiigion et qui, par
suite, semble devoir nou-;ojïrir ce que nous cherchons c'est
le cuite. Mais. quand on essaie de définir le cuite, on s'aper.
çoit que, par iui mentt*et si on ne le rapporte pas à quoique
autre chose, it n'a rieu de speciuque. U consiste, en e)!et, en
pratiques, c'est a-dire en manières d'agir définies. Or, il
n'est pas de pratiques sociales qui ne présentent )a même
détermination il faudrait donc indiquer ce qui singularise
les premières. Dira-t-ou qu'eiies sont, au moins pour !a pitt-
part, ohti~atoires? Mais ie droit et la morale ne sont pas
d'une autre nature. Comment donc distinguer les prescrip-
i'.))))t);ttK)M.– t')!ct'«TtOXM:<)')t)!'<f)Mi'<t:-)(K).)f!)Kt' )7

tiens rituettes des maximes moraies et juridique!!? Certains


ont cru pouvoir tes différencieren disant que les unes regient
les rapports des hommes entre eux, tes outres, les rapports
des itommcsavec les dieux. Mais nous venons do voir qu'il y
a (tes cuites qui ne s'adressent pas u des dieux. La distinction
est même d'autant pius irréatisabte que, jusque des temps
récents, ia morale religieuse et ia moraie humaine, le droit
)a!que et !e droit divin n'ont fait qu'un. Dans une multitude
de sociétés, tes ottenses envers nos sembtubtes ont etc regar-
dées comme des offenses envers la divinité. Même aujour-
d'hui, pour le croyant ectaire, ta pratique des devoirs envers
)e prochain fait partie du cuite; c'est )a meiitcure manière
d'honorer Dieu. Un échappe, il est vrai, li tous ces inconvé-
nients, si !'on dit d'une manière générale que te cuite, c'est
ieusembio des pratiques qui concernent les (-Ao.wt««f)'
<'ars'ii y Il des rites sans dieux, tes objets auxquels ils se
rapportent sont toujours, par df(initio)), de nature religieuse.
Seulement on ne tait ainsi que ronptaccr un mot pur un
autre et cette substitution n'apporte, par eite-mOne, aucune
ctart' Car encore faudrait-ii savoir eu quoi consistent ces
choses sac)'t''< et comment on tes reconnaît. C'est précisé-
ment )e probtOne qui nous occapo. Le poser dans des tenues
diiterents, ce n'est pas ie résoudre.
Atais voici un groupe de phénomènes qui est irréductible
a tout autre. Certaines commuuaatcs qui, parfois, se confondent
avec ta société politique, mais, parfois, s'en distinguent, pré-
sentent toutes ce m~necaractère les membres dont elles sont
formées, non seulement adhèrent a une foi eonmune, mais
sont tenus d'y adhérer. Xon seulement i'Israeiite croit que
iahveh est Dieu.qu'ii est ie Dieu unique, te createurdu monde.
je révélateur df la Loi mais il doit y croire, it doit croire
paiement que iahveh a sauve ses ancêtres de l'esclavage d'K-
i;ypte, comme l'Athénien doit croire qu'Athènes a cto fondée
parAthent'ct ne pas mettre en doute tes mythes fondamen-
taux de la Cite. comme t'Iroquois doit admettre que son ctan
est descendu de tei ou tei anima), comme te Chrétien doit
accepter ies dogmesessentiels de son i~iise. Ces croyances
varient en uature et en importance. Parfois, t'objet auquei
elles attacitent la foi du ndeie est un être purement idcat,
construit de toutes pièces parfois, c'est une rcatitc concrète,
directement observable, et l'obligation de croire porte seuie.
meut sur certaines propriétés qui hti sout attribuées. Tantôt,
Ë.UcMMHM.–AM~'sncio).,<?!).
t8 L'<)!t:St)t:Mt.t'(!t<;CK.t!M!
elles forment un credo savant et systématise tantôt. elles se
réduisent à quelques articles très simples. Ici, cites sont
d'ordre moral, constituent unedoctrine de la vie 'bouddinsmo,
christianisme); fit, elles sont purement cosmogoniques ou
historiques. Dans le premier eus, on tes appelle ptus spe'
ciatemeut des dogmes. dans le second, des tnytttes ou des
légendes retinieuses. Mais, sous toutes ces formes, elles pré-
sentent la même purticutaritc distiuL'tive ht société qui ies
professene permet pas :'tses membresde les nier.
Cette interdiction n'est pus toujours sanctionnée pM' dex
peiues proprement dites. Danstoute religion commune ù une
société déterminée', il y a des croyances dont ta négation ne
constitue pas des crimes expressément punis. Mais, même
dans ce cas, il y a toujours une pression exercée par la
société sur ses membres pour empêcher qu'ils ne devient de
la foi commune. Quiconque tend il s'en écarter, même sur
ces points secondaires, est plus ou moins btam~, touu à dis-
tance, exilé a t'interieur. Les dissidents ue jouissent jamais
que d'une toientuee très relative. Ce qui montre bien à quel
point ce caractère impératif est inhérent & tout ce qui est
opinion religieuse, c'est que, partout, les dogmes essentiels
sont protèges contre les audacesde la critique par les châ-
timents les ptus sévères. La où ta société religieuse ne tait
qu'un avec h) société politique, c'est au nom de l'état, et
souvent même c'est par i'Htat que ces peines sont appliquées.
Là où les deux communautéssont dissociées, il y a des peines
proprement religieuses qui sont entre les mains de l'autorité
spirituelle et qui vont de l'excommunication à la pénitence.
Mais il y a toujours un parallélisme exact entre le caractère
religieux des croyances et t'iatensité do la rept'ession qui eu
impose le respect c'est-à-dire que plus elles sont religieuses,
plus elies sont obligatoires. Cette obligation tient donc bien
à leur nature et peut, par suite, servir à les dôHnir.
Ainsi les représentations d'ordre religieux s'opposent aux
autres comme les opinions obligatoires aux libres opinions.
A cette dinèrence entre les représentations en correspond une
autre entre leurs objets. Des mythes, des dognies sont des
états mentaux sui generis que nous reconnaissons aisément,
sans qu'il soit même nécessaire d'en donner une déunitton

<jt)<'de* n')i){)OM<'otu-
(t) Onvoitfjoe nousne pMtfMpourt'inotont
tte*
munesAun groupe.Xousparleronsplusbas religionsindMdueHM.
K. orKKttMM. – t)~')~)THt'! MM )'H)!fU!tÈ'iM )tK).Hi)HL'X t;tt,)

scientifique. et qui (te sauraient ~tre confondus avec les pro-


duits de nos conceptions privées. Ils n'ont pas les mêmes
caractères, n'ayant pus in même origine. t.es uns sont des tra-
ditions que t'individa trouve toutes faites et auxquelles il
cottfut'mercspectucusetnentsa pensée: les autres sont notre
tbuvre et, t'ottf cette raison. n'enchidnent pas notre tiberté.
t)cs choses <)t)ip.u't'tcttnent A notro esprit pitr des voies si dit.
fercntes ne peuvent nous t)p)Mr:)ttr<< sous te tn6me aspect.
Ton!e tt'ixtition iusptre uu respect très particutier et ce res- ~M~
pect se conuxuuifjno neccss!ure)nent a son objet, quet qu'i) w
t<~)'<<
soit. reei ou ideaL C'est pnurquoi nous seotons ditus ces êtres .<t< ~X
dont ies )u.vt))cset les dogmes nous ensei~teut l'existence ou
))ousdecriveut ta tmture, quet~ue ettose d'auguste qui tes
met a part. La mamere speciate dont nous Hppreuous à les
c')))tt!t!treles sépare de ceux que uous connaissous par les
profedes ordinaires de ta repr)''setttatioa enipirique. Voita
()'où vieutcette division des choses en sacrées et en profaues
(jui est a ta irnsede toute orf;anisation re)i)tieuse. Ou a dit, il
est vrai, que le trait distincUCdu sacre se trouv.)it dans t'iN-
teusite exceptioonette des eoer~iesqu'it est censé revetor.
Maisce qui prou vet'insufjisattce de cette caracturistiquo, c'est
qu'it est des forces naturettes. extraordiuairetnettt intenses,
auxquelles nous ne reconnaissons pas un caractëre religieux,
et qu'inversement il est des objets reti~ieux dont les vertus
actives sont assez faibtes; uneanmtette, un rite d'importance
secondairesont choses religieuses sans rien avoir de terribte.
Le sacré se distingue donc du profane par une différence, nou
simplement do grandeur, mais de qualité. Ce u'est pas seu-
lement une torce te<nporette dont t'abord est redoutable &
cause des enets qu'ette peut produire; c'est autre chose. La
ligne de démarcation qui sépare ces deux mondes vient de
ce qu'ils no sont pas de mêtne nature, et cette duatite n'est que
l'expression objective de celle qui existe dans nos represen-
tations.
Cette (ois, nous sommes en présence d'un groupe de phé-
nomènes suMsammeut déterminé. Aucune confusion n'est
possible avec le droit et ta morate; des croyances obligatoires
sont tout autre chose que des pratiques obligatoires. Sans
doute, les unes et les autres sont impérativos par définition.
Mais les premières nous obligent. & certaines manières de
penser, les secondes à certaines manières de se conduire. Los
unes nous astreignent a certaines représentations, les autres
).'AX<(É'!M"~<)M)if(~'t!.M<M!

a certaines actions. H y a donc entre elles toute tu difK'renco


qu'il y a entre penser et a(;ir. entre tes (onctions représenta-
tives et les fonctions motrices ou pratiques. D'un autre côte,
si la science est, elle aussi, faite de représentations, et de
reprfsentutions collectives, les représentations qui ta. eous-
tituent se distin{!ucnt des prCcedentes en <'e qu'elles ne sont
pas expressément obligatoires. tt est sensé d'yct-oirc; mais
on n'y est pas moralement ni juridiquement tenu. Mémoit
en est bien peu qui puissent être mises complètement ~u-
dessus du doute. !i est vrai qu'entre lu science et lu, foi
religieuse il existe des intermédiaires: ce sont les croyances
communes do toute sorte, rotatives à des objets laïques en
apparence, tels que if drapeau, lu patrie, telle forme d'organi-
sation politique, tel liéros ou tel événement historique, etc.
Elles sont obligatoires en quelque sens, par cela seul qu'elles
sont communes: car ta communauté ne tolère pas sans résis-
tance qu'un les nie ouvertement. Hsemble donc qu'elles ren-
trent dans ta définition précédente. Mais c'est qu'en efTet
elles sont, dans une certaine mesure, indiscernables des
croyances proprement religieuses. La patrie, la dévolution
française, Jeanne d'Arc, etc., sont pour nous des choses
sacrées auxquelles nous ne permettons pas qu'ou touche.
L'opinion publique ne toterc pas volontiers qu'on conteste la
supériorité moratc de la démocratie, la rcatite du .progrès,
l'idée d'fgatiK', de même que le chrétien ne laisse pas mettre
en discussion ses dogmes fondamentaux. Du moins, si entre
ces deux sortes de croyances collectives il y a des dinorences,
elles ne peuvent être aperçues que par rapport à un troi-
sième ordre de-faits dont il va maintenant être question.
Les croyances ne sont pas, en ofict, les seuls phënomoMes
qu'on doive appeler religieux; ii y a, en outre, les pratiques.
Le. culte est un eK'mcnt de toute religion, non moins essen-
tiel que la foi. Si nous n'avons pu en faire le premier élément
de notre définition, c'est que, considéré en tui-meme et dans
ses caractères intrinsèques, il est indistinct de la morale et
du droit. Les pratiques religieuses sont des manières d'agir
définies et obligatoires, comme les pratiques morales et juri-
diques; elles ne s'en différencient que parieur objet. Or, au
début de notre recherche, tout moyen nous manquait pour
pouvoir dire ce que cet objet a do spécifique. C'est cotte ques-
tion que nous venons de résoudre. Nous savons maintenant
ce que sont tes choses religieuses. Ce qui tes distingue
K. M.XKHKtM. – n~-tXtTMK BKA )'t));SOM~XM HHUtitRt'X ~t1

,~I..n 1.1.
d'entre toutes 1.· _.Y_m 1-
les autres, c'est w
la mauiet'e v
dont eues sont
représentées dans )es esprits nous oc sommes pus libres
d'y ct-oire.oudeu'ypaseroireites états tneutnuxqui nous les
donnent s'imposent a nous oMi~atoit'emcnt. La pttysionomio
des pmtittues correspondantes se trouve parceta mémod6ter.
u)in<je.C(K)ut empêche de les contondre avec les autres
pra-
tiques obligatoires, c'est qae les êtres, sur iesquets eues agis.
sent ou sont censées u~ir. ne. sont connus de nous qu'à tra-.
vers ces représentations collectives très particuiieros
qu'un
appette des mythes et des dogmes et dont uous avons dit plus
hnut ta earacteristique.H en est autrement de
t'ethique. ~«M<
/« ««'.fMf'coAf//t' M'« ~«A-</f t-«/'(/<-<<'n'/M/«'«.c,cUen'a à sa
bitse ui tnytnotogio ni cosmogonie d'aucune sorte',
{ci, le
sysit-itit-(te .regks qui prcdctet'nuneut tit conduite n'est pas
lié a uu système de restes qui prcdetennineut lu
pensée.
t'uisque donc les pratitjues re)i~ieuses sont a ce point so)i-
d:)ircs des croyances religieuses, elles u'en peuvent t'-tre sepa-
rées par lu science et doivent ressortirauue même <-tude.Les
unes et tes autres ne sunt que deux aspects dinercms d'une
metne rfatité, Les pratiques traduisent tes croyances eu mou-
voneuts et ics.croyances ne sont souvent qu'une
interpréta-
tion des pratiques. C'est pourquoi, h's t-euaissaut dans une
même définition, nous dirons On appette phcuomenes reU.
Kicuxles croyances oh!igatoires ainsi que tes pratiques rela-
tives aux objets donnes dansées croyance! 1-
ii y a pourtaut un caractère des ptteuomenes religieux
que
cette forutuie ne atet pas assez est évidence. Elle moutre bien
comment les pratiques sont solidaires des croyauces; elle ue
fait pas t-essorttr assez )a sotidarite inverse
qui n'est pas
;).)))nii!dMM)a mc!uremt huuMah-repuscem'orc!!ur<)m-))jue
parexemptesurcetteidvefjuc h pwsoutxttitchumaineest ctn.t..doifthe, M.-rce
tmrc(-))ueUe a f-tet-rct-cparMeu,ta moratcccinc<)~)'chu.jue.d'ctrp)a
)t)urate Ii [truprcutcttt[xtrter.p~urdevenirt<ncpartie<ruculte.
~i Cetted<-t)t)ttion pemK'tde dittit~uertes rites pn'prctneutreligieux
desr)tt-xprftp)-t-u)eut t:m.distinctionradi.-ate~t itupo~ibtcen
ma!<if))tes.
SfHK qu'Uy a desritesreligieux<)uiiiontma~i))uc!t. et cn nombre
't arrivetrc!!«.uvent<)u'f.nsuUicited'uu dieu r~Mu~nt Hratu)
"u Moy<-n .)M'nd~ire
d'utMt-C)-eunm;c qui itnitccet <cnctnent tes H'tetMtMbo.
tt'juctu'nt peut-etropas d'autreurittine.~taisil y a de*rites <juiliet~ttt
<)UM )u<tf{«tucB ce st'Mtceux<)uine portcutm surdesdieux ni ourdes
.')h)!!M !)M.-r<;e<.
c't:st.a.diregluiue iittttts.didftit-es
d'aucuneft-oyanfeub)i-
t<atu)M. Tel e!t tOtw&tement.Xiln ttatMetteni le tuatheureuxqu'on
Ycxtatteindre«'ont de <-anM-tj-re socre,et, tr<-x({enerntemettt.le sorcier
ne fait intervenirni diviniténi de)tton. oMu.btabteest censé MMiter
de tui.Mfntole semMaItte, toecMti'jttonent.
).'AXXKtiSOC)0).0(!)~).'K.tMS
moins récite. Ou peut se demander, eu effet, st des croyances
qui n'aboutissent pas ildes pratiques sont vraiment religieuses.
lai religion «'est exclusivement ni une philosophie obliga-
toire ni une discipline pratique cite est i'uuo et l'autre à ta
fuis. La pensée et l'action y sont étroitement unies, au point
(t'être inséparables. R)ie t'on'esnond a uu stade du développe-
ment social ail ces deux fonctions ne se sont pas encore dis-
sociées et constituées a part l'une de l'autre, mais se trouvent
encore tetiement confonduesi'une dans t'autrequ'ii est impos-
sible de marquer entre elles une ligne de démarcation très
tranchée. Les donnes ne sont pas depnrs états spéculatifs, de
simples phénomènes d'idéation. Ils seretient toujours et direc-
tement a des pratiques définies le dogme de ta transsubstan-
tiation il ta communion chn'tienne, celui de ta Trinité aux
tètes et aux prières qui s'adressent au Dieu triple et un, etc.
Voiia par ou ils sedistinpnent des croyances communesd'or-
dre iaïque, comme ta foi au progrès, en ta démocratie, etc.
C'est que ces croyances, tout en exerçant une action très géué-
raie sur la conduite, ne sont pas tiécsa dosmanièresd'agir défi-
nies, qui les expriment. Sansdoute, onne peut croire fortement
au progrès sans que ta façon dont on se comporte dans ta vie
s'en ressente; cependant, il n'y a pas de pratiques précises
attachées a cette idée. C'est une foi à laquelle ne. correspond
pas de culte. Nous trouvons ici un phénomène inverse de celui
que nous observions tout a l'heure, à propos de l'éthique. Les
préceptes du droit et de la morale sont identiques &ceux de
la religion, sauf qu'ils no reposent pas sur un système de
croyances obligatoires Les croyances collectives, qui ne sont
pas religieuses, sont de tous points semblables aux dogmes
proprement dits, sauf qu'eites ne se traduisent pas avec la
même nécessité en un systèmede pratiques déterminées. Nous
proposerons donc finalementla définition suivante Les pM-
HO~HM</<7<! n'X'M. fOMMffHf 0<'M~O!'t'M,COH-
fHCfO)/f<MC<'<
M<'JM</e~Y<<~t«' </('Mt'('~M< se t'HppOr~f d objets donnés
~<!<M cMcro~MfM'. – Quant &la religion, c'est un ensemble,

)) Cettedennitionse tienttegatedhtNttce des deuxtMofietcentMiree


'jui se partagentn<-tMet)en<e))tluscirllcedesreligions.U'apr&B les t)M,
c'est le mythequi seraitle phtnonenereligieuxCMentiet;d'aprA:les
nutrfi!.ce sernitle rite.Mai!il estclair<)u'itne peuty avoirde riteM))"
mythe;carunrite xupp.ozc neccMairetuent quedes chosessontrepreMtt-
CMcotnntcsacr~caet cette représentation ne peut être que mythique.
Mais.d'unantrecutu,itfautrwonnattre que,dansles retigioMinferieuKt,
les rites sont déjàdéveloppe!, et déterminés alorsque les mythesMnt
K. ))t-))K)tK)M.U~'tXtTfO.f
))K'!P)f){Xf)M&XR<
)tHf.XJ))!L'X
23
pinson moins organise et systématise. de phénomènes de ce
genre.

Si formel (me soit te caractère ptx'tequet la retision vient


d'êtredéfinie.))tient ('troitement au fond des choses. Aussi.
une fois cette définition admise, ta science des retirions se
trouve, par cela seul, orientée dans un sens détermine et
qui en fait une science vraiment sociotogique.
En puet, ce qui caractérise les croyances comme les
pra.
tiques religieuses, c'est qu'elles sont obligatoires. Or tout ce
-e
qui est oMigatoire est d'or)g;ne soc~tf.. Car uneo))TIgationi
implique un commandement et, par cons'q))o)t, une auto-
rite qui commande. Pour que ('individu soit tenu de confor-
mer sa conduite à certaines règles, il faut que ces rentes
emaneut d'une autorité morale qui tes lui
impose et pour
qu'elle les lui impose. il fuut qu'elle le domine. Autrement,
d'où lui viendrait l'ascendant nécessaire pour faire
pHer les
votontes? Nous ne déferons spontanément a des ordres
que
s'ils viennent de quelque chose de plus etcv~ que nous. Mais.
si l'on s'interdit de dépasser le domaine de
l'expérience, il
a
n'y pas de puissance morale au dessus de l'individu, saut
celle du groupe auquel il appartient. Pour ta connaissance
empirique, le seul être pensant qui soit plus grand que
l'homme, c'est la société. Elle est infiniment supérieure à
chaque force individuelle, puisqu'elle est une synthèse
forces individuelles. L'état de perpéluelle de,
dépendance où'
nous sommes vis-à-vis d'elle nous inspire pour elle uu senti-
ment de respect t-eti~ieux. C'est donc elle qui prescrit au
ttd&toles dogmes qu'it doit croire et les rites qu'il doit
obser-j
ver; et s'il en est ainsi, c'est que rites et dogmes sont son
'Buvre. [¡'

'ittcurerudimentaire-).o'aincMM. it [Mirait
cément peuprotmbtequ'ily
ait des mythcitt)Mine MoentanUttitirps d M)F«n9 )i)< )t y n entreces
'ieoxjtort~tt
de fait!)une étroiteef'nnexit)'.t'et)t-tre in disfMMton
vient-
elleenpartiedoce qn'nMréservele mot de mythespourlesrcprëMnta.
bon! rt.'tjgifUMit
d~vetupt~c!) et plus ou ntuinitiivstcmfttisee!.
Cettere!.
tri<'tionMtt~itime.si t\'n veut maisalors,it faudrait unautremotpour
dMgnerlesrepresentatinn: retifticuiiea
plussimples,quinese distinguent
'tc!'mythesproprementdits quepar teur tt<o)n<)recomptexite.
24 ttM8
t.'A\<);H;.t)t:)t)).x)i)~')i.
C'est donc un
uo corothm'e
cot'othm'cde
de notre
uoh'e dénnition
duthntiun oue
que lah religion
upour origine, non des sentiments individucts, mois des états
de l'âme collective et qu'elle varie comme ces états. Si elle
était fondée dans lu constitution de l'individu, etto ne se pré-
senterait pas à lui sous cet aspect coercitif; des manières
ou de penser qui sont directement seton ta ponte de
nos dispositions natureites ne sauraient nous apparaître
comme investies d'une autorité supérieure a celle que nous
nous attribuons. Par conséquent, ce n'est pas dans ta nature
immaine en ~enerattju'it faut idterchercht'r ta cause detor-
tninante des pttenonteues retigieux c'est dans lu nature des
sociétés auxquelles ils se t'apportent, et s'its ont evotue au
cours de l'histoire, c'est que l'organisation sociale ette-tuente
s'est trunsfut'mee. t)u coup. tes ttteories traditionuettes qui
croient découvrir la source de la reti);iosite dans des senti-
ments privés, connueta crainte r''vere))tie)te qu'inspireraient
a chacun de nous soit le jeu des grandes forces cosmiques
soit le spectacle de certains phénomènes naturets connnolu
tnort, doivent nuus devenir ptus que suspectes. Ou peut dès
maintenant préjuger avec quelquo assurance que les
recherches doivent être conduites dans un tout autro esprit.
Le problème se pose eu termes sociologiques. Les forces
devant tcsquettcs s'incline le croyant ne sont pas de simples
énergies physiques, telles qu'elles sont données aux sens )
et à t'imaginution ce sont des forces sociales. KHes~ont te I~
produit direct de sentiments collectifs qui ont été amenés à
i
prendre uu revêtement materie). Quels sont ces sentiments, 1
quelles causes sociales les ont éveillés et tesout déterminés
à s'exprimer sous telle ou telle forme, a quelles fins sociales
répond l'organisation qui prend ainsi naissance Telles
sont les questions que doit traiter ia science des reHgioMS;
et. pour les résoudre, ce sont tes conditions de l'existence
collective qu'il faut observer.
De ce point de vue, la religion, tout ou couservaut, par
rapport aux raisons individuelles, cette transcendance qui la
caractérise, devient quelque chose de narturel et d'explicable
pour l'intelligence humaine. Si elle émane de l'individu, elle
constitue un mystère incompréhensible. Car puisque, par
définition, elle exprime les choses autrement qu'elles ne sont,
elle apparaît comme uuo sorte de vaste haUndcattou et de
fantasmagorie dont l'humanité aurait été la dupe et dont on
n'aperçoit pas la raison d'être. On comprend que, dans ces
H. M);M){))t!)M. )));F)\n)uf ))HS )'))H.\o)t(:X~ MHt.n.tHt-X ?

conditions, certains penseurs aient cru devoir eu chercher


t originepremière dans le sommeit et dans le rêve car elle
fait rcctiement t'effot d'une sorte de sou~e, tautôt fiant et
tantôt sombre, qu'aurait vécu t'itunumitu. Seulement, on lie
s'exptiqt.e pas aiors que i'experience ne soit pas venue rapi.
dément apprendre aux hommes do quetie erreur ils étaient
tt's victimes. Atais admettex que ia religion soit essentiel-
t'-ment nue chose sociale, et ces difficultés s'évanouissent. U
n'y a plus a se demander pourquoi les choses a t'existexco
tk'stjueiies ciio nous demande do croire uut Un aspect si
dt'coucertaot pour ies. raisons individueiies; c'est tout sim-
plement que ht représentation qu'elle nous en o)îre n'est, pas
i'wuvre de ces raisons, mais de l'esprit collectif Or il .est
naturel que cet esprit se représente ta réalité autrement que
ne fait io nôtre, puisqu'il est d'une autre nature. La société
a sa tnauiere d'être qui lui est propre; donc. sa manière de
penser. Elle ses passions, ses habitudes, ses besoins qui ue
sont pas ceux des particuliers et qui marquent de leur
empreinte tout ce qu'eite conçoit. H n'estdonc pas surprenant
que nous, individus, nous ne nous retrouvions pas dans ces
conceptions qui lie sont pas nôtres et qui ne nous expriment
pas. C'est pourquoi elles uut un air mystérieux qui nous
troubie. Mais ce mystère n'est pas inhérent il l'objet, môme
qu'eties représentent, II est du tout entier a notre ignorance.
C'est un mystère provisoire comme ceux que toute science
dissipe progressivement a mesure qu'eiie avauce. t) vient
uniquement de ce que la religion appartient à un monde où
la science humaine commence seulement à pénétrer et qui
est encore pour nous l'inconnu. Mais que nous arrivions a
trouver les lois de t'ideatiou collective, et ces représentations
étranges perdt'ont leur étraugete.
Et ainsi prend tout aou sens cette distinction des choses
en sacrées et eu profanes que l'ou trouve dans toutes les reli-
rions. Les choses sacrées; ce sont celles dont ta société elle-
meme a élaboré la représentation il y entre toute sorte d'é-
tats collectifs, de traditions et d'émotions communes, de sen-
timents qui se rapportent à des objets d'intérêt générai, etc.,
et tous ces éléments sont combinés d'après les lois propres
de la meotatitô sociale. Les choses profanes, uu contraire, ce

()) Faot-i)enforc r<'p~ter(jue.pur )A.nouxd~i~no))*scutenx'ot):)


'nMi&M <tMi dont pensentles hommes,~uMdils pensentcollecti-
'y<'M<-Mt
vement ?1
~(! f.'A\'XKf!Sn(:H)MtB')f'K.<M)!
sont celles que chacun de nous construit
construtt avec les données
don) de
ses senset de son expérience; les Muesque nous en a vousont
pour matière des impressions iudividueties toutes nues, et de
là vit'nt qu'elles n'ont pas a nos yeux le mémo prestige que
les précédentes. Nous n'y mettons et u'y voyons non de plus
que ce <)ue nous fait saisir l'observation empirique. – Ot'
ces deux sortes d'états mentaux constituent deux espèces de
phénomènes inteth'ctueii!, puisque les uns sont produits par
un seul cerveau et un seul esprit, les autres par une pluralité
de cerveaux et d'esprits, agissant et réagissant les uns sur tes
nutres. Cette duatite du temporc) et du spirituel n'est donc
pas uue invention sans raison et sans fondement dans lu
reatite; elle cxpritne en un langage symbolique la dualité de
l'individuel et du social, de ia psyctiotogieproprement dite 1
et de la sociologie. Voiia pourquoi, pendant longtemps, t'ini-
tiation aux choses sacrées était en mémo temps i'operation
pat' taquciie s'iK'cotnptissait Ja socialisation de l'individu.
L'homme, en entrant dans ia vie religieuse, prenait du même
coup une autre nature, devenait un autre homme.
On objectera qu'il y a des croyances et des pratiques qui
semblent bien être religieuses et qui, pourtant, sont en partie
le fruit de spontanéités individuelles. En enet, il n'y a pas de
sociétés religieuses ou, à côté des dieux dont l'adoration est
imposée &tout le monde, il n'y en ait d'autres que chacun se
crée librement, pour son usage personnel. Dès le principe, à
côté du totem collectif que tout le c!an vénère, it. y ate';
totems prives que chacun choisit a son gré et qui, pourtant,
sont l'objet d'un véritable cuite. De même aujourd'hui, il
n'est guère de croyant qui ne conçoive plus ou moins <)sa
façon le Dieu commun et no modifie pour cela, sur tels ou
tels points particuliers, la conception traditionnelle. Certains
mêmes se refusent il reconnaître d'antre divinité que celle
dont une iibre méditation a pu les amener à poser t'exis-
tencc et, dans ce cas, Ils sont les propres législateurs du
culte qu'ils observent. Hnfin, alors même que le fidèle
s'adresse au Dieu qu'adore la communauté, il ne s'en tient
pas toujours aux pratiques qui lui sont rigoureusement
prescrites; il s'en impose d'autres, il s'astreint de lui-même
à des sacrifices ou à des privations que la loi religieuse ne

()) Xappetut)!
'j)«j,par tMyfhoh'gie,nouaentendonsla stienee de)t
h'scrYont
«tcntatitomdividtK'ttc, te not))
deaodoh'giopource quiregarde
ta mentfHttM
collective.
K. M'XKHKtM. – t~UXtUOX Xti~ t')))!«)M~XKS KH).)(!)HrX 2'?

impérativement. – Mais
Inmn nnc
pas imn.nliu.f \L,i.a
t'échonc si 1.tous ces faits
L.il~ ~r.l
sont
incontestables et quoique t'apport qu'ils soutiennent avec
ceux dont nous avons parte jusqu'ici, ils demandent néan-
moins Iien être distingués. Si l'ou ne veut pas s'exposer à de
graves méprises, il (aujt se garder de confondre une religion
libre, privée, facultative, que i'un se fait a soi-même comme
ou t'entend, avec une religion que l'on reçoit de la tradi.
tion. qui est fuite pour tout un groupe et que Fou pratique
obligatoirement. Doux disciplines aussi différentes ne sau-
raient répondre aux mêmes besoins l'une est tournée tout
entière vers l'individu, l'autre vers la société.
Il reste vrai pourtant qu'ii y a entre elles quelque
pareuté. i)e part et d'autre, en effet, ou trouve également des
dieux, des ch.osessacrées, et le commerce que nous nouons
soit avec les uns soit avec tes autres est sensiblement le
même dans les deux cas ce sont toujours des saeriftces, des
offrandes, des prières, des tustrations etc. Mais si. pour cette
raison, il convient d'intégrer ces faits dans la définition géné-
raie des phénomènes religieux, ce ne peut être qu'à titre
secondaire. D'abord, il est certain que. de tout temps et dans
tout pays, Je gros des faits religieux a été formé par ceux que
nous avons définis eu premier lieu. Les croyances et les pra-
tiques individueiies*ont toujours été peu de chose à côté des
croyances et des pratiques collectives. De plus. s'ii y a entre
ces deux sortes de religions un rapport de.filiation, comme
il est vraisemblable « ~<<M'<,c'est évidemment la foi privée
qui est dérivée de la foi publique. Uneffet, la religion obliga-
toire ne saurait avoir des origines individuelles, par défini-
tion pour ainsi dire l'obligation qui lit caractérise serait
iuexplicable si elle, n'émanait pas de quelque autorité supé-
rieure a l'individu. Au contraire, la dérivation inverse se
conçoit sans peine. L'individu n'assiste pas en témoin passif
à cette vie religieuse qu'il partage avec son groupe. JI se la
représente, y rénéchi.t, cherche Mia comprendre et, par cela
même, la dénature. En la pensant, if !a pense à sa façon et
f'individuaiise partieiiement. Ainsi, par la force des choses, if
y a dans toute Église presque autant d'hétérodoxes que de
croyants, et ces hétérodoxies se multiplient et s'accentuent à
())Nousparlonsdescrnyanrcsstrictementindividuettes, etnondet-enei
'~)isunt communea à de petit*groupesau sein de )'~Us< La reiigiou
d'ungroupe,ntOnepetit,est encorecoitecth'e telle, ta retiffion
dome*-
ti<)ue.
? ).'AXX)!(! soOOMCt~fK. ))!9S. – ).K< )')t)5xuM~XK!i HKt.t'UHt'X

mesure que les intelligences s'iudividualiiient davantage. II


est mêmeinéyitabte que le fidéi''on vieune. par imitation,ait
se construire ù iui-mémo et pour sou usage propre unsystetue
analogue a celui qu'ii voit fonctionner sous ses yeux dans
Ilutérot de la sociét* c'est pourquoi il imagine des totems,
des dieux, des génies qui soient faits exciusivemcntpour lui.
Cette religion intime et personnette n'est donc que l'aspect
subjectif do la religion extérieure, impersounetieet publique.
Kt pour admettre cette conception, it n'est pas du tout néces-
saire d'imaginer que ces deux rciigiou~ correspondent deux
phases historiques, distinctes et successives. Seioa toute
vraisemblance, cites sont sensiblement contemporaines. L'in'
dividu, en etîet, est atfecte par les états sociaux qu'U con-
tribue ù eiaburer, nu moment Même ot')il les élabore. Ils te
pénètrent a niesure qu'ils se formeut et il les dénature a
mesure qu'ii en est pénètre. 11n'y a pas ta deux temps dis-
tincts. Si absorbe qu'il soit dans lu société, il garde toujours
quelque personnalité; tu vie sociale a laquelle il collabore
devient donc chex lui, a l'instant même où elle se produit, le
germe d'une vie intérieure et persouneHe qui se développe
paraiieiemeut a la première. Du reste, il u'y a pas de formes
do l'activité collective qui ne s'individualisent de cette
manière. Chacun de nous a sa moraie personnelle, sa tech-
nique persouneiie, qui, tout eu dérivant do la morale com-
mune et de la technique generate, en diuerent.
Ainsi, pour faire a ces faits ia ptace qui tour couvieutdans
l'ensemble des phénomènes religieux, il suftira (t'ajouter a la
définition que nous avons proposée plus haut les mots sui-
vants .S<t/M«/Mt'rtW<CM«~C~f t~«/t'M<M)< ~<-
/~t<'MOM«~«"'
~<'M.t'<Mc<'<~<Uf('<f <'f ~'<«~«M/f«'t<~«<!CM qui COMCet'MfHt
<<M o~/< .«M</«Nt'f! fM (/M<M~sntM ~'A'fMf~ Cette correc-
tion laisse intactes les conclusions méthodologiques aux-
quelles nous étions arrivés. 11reste que la notion du sacré
est d'origine sociale et ne peut s'expliquer que sociologique-
meut. Si elle pénétre les esprits individuels et s'y développe
d'une manière originale, c'est par uue sorte de contre-coup.
Les formes qu'elle y prend ue peuvent se compreudre si ou
ne les t'attache aux institutions publiques dont elle ne sont
que le prolongement.
Il

ESSAI
SUHLAXATt'HE
KTLAt-'OKHTtOK DUSACHH-'iCE
t'MM.\t.U):'iKt))Ct}H)<Tt'tMw;t:t.MAUSS

Nous nous sommes proposé da!ts ce travait (te deHnir !a


nature et tu fonction sociale du sacrifice. L'entreprise serait
ambitieuse si elle n'avait ('te préparée par )cs rechorcites des
Ty)o)',des KoLertson Smith et des i''ntzer. Noussa voustout ce
que nous leur devons. Maisd'autres études nous permettent de
proposer une théorie din'erentedeia ieuret qui uouspara!tptus
comprettonsive.Nous ne sougeons pas d'aitieursAta présenter
autrement que connue uue hypothèse provisoire sur un
sujet aussi vaste et aussi complexe, des informations nou-
veiiesue peuvent manquer de nous amener, dans t'aveuir, à
modinernos idées uctuoHes.Mais, sous ces réserves expresses,
nous avons pense qu'il pourrait être utHe de coordonner ics
faits dont nous disposons et d'en donner une conception
d'ensctnbte.
L'histoire des conceptions anciennes et populaires du sacri-
fice don, du sacrifice nourriture, du sucrince contrat et l'étude
des contre-coups qu'oHes peuvent avoir eu sur le rituel, ne
nous arrêtera pas, que! qu'eu puisse être t'interet. Lesthéories
du sacrifice sont vieiUes comme les retirions; mais, pour en
trouver qui aient un caractère scientifique, il faut descendre
jusqu'à ces dernières années. C'est a t'ecolo authropotogiquc
et surtout à ses représentants anglais que revient te mérite
do les avoir etaborees.
Sous i'iuspiration paranete de Bastian, de Spencot' et dé
Uarwin, M.Ty!or', comparant des faits onpruntes a des races
)<.Ct't't/tM<<o<t/j<'tM)~'rc,n,<:ha)'.xv)<t.
30 L'AXXt:H.«tt:t()).U't'):.))'M!

.S..l_1!v.n··v_f.
et a uescm)tsauonsunter''nœs,m)agtna une genèse des tonnes
duMtennce. L<;sacrifice, scion cet auteur, est originairement
un don.que )e sauvage (ait li des êtres Kurnaturets qu'il tui
faut s'attaciter. Puis, quand h's dieux grandirent et s'eioi-
gtierent de t'homme. la nécessite (te continuer a k'ur trans-
mettre ce don lit naître tes rites sarriticiets, destinés Il faire
parvenir jusqu'à ces êtres sjtiritneis les choses spirituuUsees.
Au don succéda i'itontmage ou le fideie n'exprima plus aucun
espoir de retour. i)e lit pour que le sacriftcedevint abnégation
et renoacement.ii n'y avait qu'un pas; tevottttion <ttf)insipas-
ser le rite, des présents du sauvage, au sacrifice desoi. – Mais
si cet'e théorie décrivait bien les phases du devetoppement
mot'iti du phénomène, elle n'en expliquait pas )e mécanisme.
HUeue faisait en somme que reproduire en un tannage défini
ies vieilles conceptionspopu!airei<.Sans(toute, parctte-meme,
elle avait une part de vente historique. H est certain que les
sacrifices furent j~'neratctnent, a ()uct([ue degré, des dons'1
conférant au fidèle des droits sur son dieu. Hsservirent aussi à
nourrir les divinités. Mais it ne suffisait pas de constater le
fait;iHattattctn'eMdfc compte.
En reatite, tt. Smith fut le premier qui tenta une expli-
cation raisonnee du sacrifice. Hétait inspire par ta découverte
récente du totémisme Demême que l'organisation du clan
totémitlue lui avait explique lit famille arabe et sémitique',
de même, il voulut voirdans les proUques du culte totemique
ta souche du sacrifice. Dans te totémisme, te totem ou te dieu
est parent de ses adorateurs; ils ont même citait' et même
sang le rite a pour objet d'entretenir et de garantir cette vie
commune qui les auime et l'association qui les lie. Au besoin,
il rétablit l'unité. L' atJiaHcepar iesang Met !e « repas en
commun M sont tes moyens les plus simples d'atteindre ce
résultat. Or le sacrifice ne se distingue pas de ces pratiques

(t) Voirunebrochureunpeutuperficiette Je M.~itiisch.Me?«"<< .<<«/<'«


<~ 0/)/)'<-A«~M<, –
Kief,t)!U. A cettethe"riese s«ttt, a)tfottd, Otft'e~'
siveutetttraU~'tteales deuxauteur;)qui ont udfeMe&Mob.Stnith tôt
ntus furteacritiques Witkcn.(OtwffMe .Yo-Mx-f!'Afar<e
</m0/ Ue
t:id~,iMt, p. M~ s.).), M.~ritticr. /tet'.<<'MM<.<<MM~ t~.titOSt
(V.Cutnptcrendu.[))U!tiuit<).
(2)Art..SMcn/tcf, iu t'<tc'/c/o~a<f<t«
t<'</MHM«-«.– H~f~ioM e/' .SfMtt~.
(GiaTordLectures,t" édit.)))UO, ï' Mit.Htt.)
(ï) Articlede Ma):LetttMm M«M< «K</~KtM)ft<)t'<'<)~ (~ <))faA<~ /<e-
«««'. )tM9,tX!0;.
(i) <f<M/«'~
«ttf/.MMf-<<t.<M .tf-ott'a,)Mt. CamMdge.
tt. ttt'UHKTMTM.M~s.–M'<.U<)'H).H~<:)UF)CK ~)

aux yeux de Il. Smith.C'était pour iui un rep!)8oil les fideios,


en mangeant le totem, se t'assimitaieut, s'assimilaient lui,
s'aiiiaient entre eux ou avec hu. Le meurtre sacrificiei n'avait
d'autre objet que de permettre la consommation d'uu animai
sacre et, par conséquent, interdit. Uu sacritice communiei
Il. Smith déduit tes sacrifices expiatoires ou propitiatoires,
c'est-à-dire les ~(«-t</« et les sacrifiées-dons ou honoraires.
L'expiation n'est, suivitot lui, quête n'tabtissemetttde
t'aitiance rompue; or, ie sacrifiéetotémi<tueavait tousieseftcts
d'un rite expiatoire. !t retrouve, d'ailleurs, cette vertu dans
tous les sacrifices, même après i'eflacement totat du toté-
misme.
«estait A expliquer pourquoi la victime, primitivement
partagée et tnau);ee par les fidctes, était f;eneratement détruite
tout entière daus tes;)««'«~. C'est que, à partir du moment où
tes ancienstotems fureut supptautes par les auhnaux domes-
tiques dans le cuite des peuples pasteurs, ils ne figurèrent
plus dans les sacrifices que rarement, et lors de circons-
lances particutieremcnt graves. l'iu' suite, ils apparurent
comme trop sacres pour que les profanes pussent y toucher
les prêtres seuls eu mangeaient, ou bien on faisait tout
dispa-
raltre. Dans ce cas, t'extreme sainteté de lu victime Huit par
se tourner en impureté; le caractère ambigu des choses
sacrées, que R. Smith avait si admirablement mis en lumière,
lui permettait d'expliquer facilement comment une telle
transformation avait pu se produire. D'un autre côté, quand
la parenté des hommes et des bêtes eut cesse d'être intelli-
gible aux Sémites, le sacrifice humain remplaça le sacrifice
animai car il était désormais le seul moyeu d'établir un
échange direct du sang eutre le cian et le dieu. Mais alors
les idées et les coutumes qui protégeaient dans la société la
viedes individus, en proscrivant l'anthropophagie, firent tom-
ber en désuétude le repas sacrificiel.
D'autre part, peu à peu, le caractère sacré des animauxdo.
mestiques, profanés quotidiennement pour ia nourriture de
l'homme, alla lui-même en s'euaçant. La divinité se détacha
de ses formes animales. La victime, en s'éloignant du dieu,
se rapprocha do l'homme, propriétaire du troupeau. C'est
alors que, pour s'expliquer l'oiïrande qui en était faite, on se
la représenta comme un don do l'homme aux dieux. Ainsi
prit naissance le sacrince don. Eu même temps, la similitude
des rites de la peine et du rite sacrificiel, t'eHusionde
s))))};
m
? L'Aient:MnuLuUWM.tSM

qui se retrouvait de part et d'autre donna un caractère pcna)


aux cnxttnnnions piacutaires do l'orisine et les transforma
ensacriticcs-expiatoit'es.
A ces recherches se rattachent, d'une part, les travaux de
M. Fraxeret, de l'antre, les théories de M. Jevons. Avec plus
de circonspection sur certains points, ces dernières sont. en
général, l'exagération théologiquedela doctrine de Smith*.l,
Quant a M. l-'raxer' il y ajoute un développement important.
L'explication du sacritice du dieu était resté rudimentitire
citox Stn'tl). Sans en tnéconuattro le caractère naturaliste. il
en faisait un~'t<~«)) d'ordre supérieur. L'idée ancienne de ta
parente de )a victime totémiqueet des dieux survivait pour
expliquer les sacrifices annuels; ils commémoraient et réédi-
taient un drame dont le dieu était la victime. M. Fraxer
reconnut )a similitude qui existe entre ces dieuxsacrifiéset tes
démons admires de Manninn'dt*. ii rapprocha du sacrifice
totémique le meurtre rituel des sénies de ta végétation; il
montra comment du sacrinccet du repas communiei, où ''on
était censé s'assimiler )es dieux, sortit te sacrifice agraire on,
pours'atticr au dieu des champs a h) On de sa vie annueUe,
on le tuait, puis le mangeait. !i constata en mêmetemps que,
souvent. le vieux dieu ainsi sacrifié paraissait, peut-être ù
cause des tabous dont il était chargé, emporter avec lui iu
maladie, )a mort, le péché et jouait io roie de victime expia-
toire, de houe émissaire. Mais, bien que l'idée d'expulsion
fut marquée dans ces sacrifices, l'expiation paraissait encore
sortir de la communion. M. Fraxer s'est plutôt proposé de
compieter la théorie de Smith que de )a discuter.
Le !;rand détaut de ce système est de vouloir ramener les
(ormes si muitipies du sacrifice a l'unité d'un principe arbi-
trairement choisi. U'abord, i'universatité du totémisme, point
da départ de t"ute la théorie, est un postulat. Le totémisme
n'apparut à l'état pur que dans quelques tribus isolées de
l'Australie et do l'Amérique. Le mettre a la base de tous les
cultes tbériomorphiques. c'est faire une hypothèse, peut-être
inutile, et qu'il est, en tous cas, impossible de vérifier.

~) h)/<)<~W«w f<t</«'~Mftf).f/ <h'<n<t.)!!OU.four les restf-ictions


Y'~i)'p.)t).H:t'M.–~t.Sydn~v n.'trUauds'cst rattache(/.('M<<o/'7'<<
WM,t.)t.<')).!i~)A)!tt)K'ori(-dc)h')j.St))itt).
''i)t'raxt-r.<«)M.<j'uMy;/f..t-)m]).))).
'3) Man)t)m)-.n.«'«M-MM/ff'MM/f.vot., Ucrtin.t8~; id.,
/<.f'/f<t;At- Strasbuurjj,))tM.
/'u<(7tMf<<f,
)).m-)tH!tT):TM.M\t-.<.<.–K«.u..t-H).H-!U:Ktt'tt:H 33
1 _.1t 1
Surtout, Hest matais~ (te trouver des sacrifices proprement
tott'miques. M. t-'raxer H tui.meme reconnu que. sou veut, h
victime totetniquG t'tait cette d'un sacrince agraire. !)an~
d'autres cas. te~ prétendus totems sont tes représentants
d'une espèce auimate dont dépend tu vie de !a tribu, que
cette espèce suit domestiquée, qu'elle soit )c nittier pretén'
ou qu'ette soit, au contraire, particutierement redoutée. A
tout te moins, une description minutieuse d'un certain
tto)nbt-M(te ces ccrëmonies serait-uHe accessaire; or c't'st. pru.
c:s<*)))eut
ce qui manque.
Mais, ucceptous un instant cette prenu''rH .hypothèse,
quoique contestabte qu'etiu soit. La marche metnc de t:)
démonstration est sujette a critique. Le point (h')icat do h
doctrine est ia succession historique et la dérivation
logique
que Smith prétend ëtabiir entre le «aeritice coaununiet et tes
autres types de sacrifie' Or rien n'est plus douteux. Tout
essai de chronojogic comparée des .sacrinces arabes, hébreux
ou autres qu'ii étudiait, est fatatement ruineux. Les fonnes
qui paraissent tes ptus sitnpies ne sont connues que par des
textes récents. Encore leur simplicité peut.etie resutter do
t'insuMsance des documents. En tout cas. elle n'impiique
aucune priorité. Si t'on s'en tient aux données de l'histoire et
de l'ethnographie, on trouve partout le ~«'«Mt a côt'- de la
communion. ))'aitteurs, ce terme va~uc de ~'f<'M~<;t) permet a
Smiti) de décrire,, sous la même rubrique et ditns les mêmes
termes, des purineations, des propitiatinns et des expiations,
et c'est cette confusion qui l'empêche d'analyser te sacrince
expiatoire. Assurément, ces sacrifices sont Keneraiementsui-
vis d'une recoucitiation avec le dieu; un repas sacrinciei, une
aspersiou de S!U));.une onction rétabUssent t'auiance. Seute-
meut. pour SmiUhc'est dans ces rites communiets eux-mêmes
<)ueréside ta vertu pnriueatnce de ces sortes de sacrifices;
t'idee d'expiation est donc a!)sorbce dans t'idue de commu-
nion. Sans doute, n constate, dans quelques {ormesextrêmes
ou simpiUiees, quoique chose qu'ii n'ose pas rattacher a ta
communion, une sorte d'exorcisme, d'expulsion d'un carac-
tere mauvais. Mais, suivant lui, ce sont des
procèdes
magiques qui n'ont rien de sacrificiel et il expUquo avec
beaucoup d'érudition et d'ingéniosité leur introduction tar-
dive dans te mécanisme du sacrince. Or c'est
précisément ce
que nous ne pouvons accorder. L'un des objets de ce travail
est de montrer que l'etimioatioa d'un caractère sacré,
pur ou
H. t'LMHMM.–AMn~e!")-!<))..))<?<. :t
H4 t.fXKH'"JC)~t.'tt!i~rK.)~S

impur, est un rouage primitif <tu sacrifice, aussi primitif et


aussi irréductibte que la conununion. Si le système sacriticiet
a son unité, elle doit être cherchée ailleurs.
L'erreur de Il. Smith a été surtout uneerreur de méthode.
Au lieu d'analyser dans sa complexité originaire le système
du rituel sémitique, il s'est plutôt attache &grouper géuéato-
giquement les faits d'âpres les rapports d'analogie qu'il
croyait apercevoir entre eux. C'est, d'ailleurs, un trait com-
mun aux anthropologues anglais qui sont préoccupes avant
tout d'accumuler et de classer des documents. Pour nous.
nous ne voulons pas faire à notre tour une encyclopédie qu'il
nousserait impossible de rendre complète et qui, venant après
les leurs, ne serait pas utile. Xoustacherons de Lieu étudier
des faits typiques. Ces faits, nous les emprunterons particu-
lièrement aux textes sanscrits et à la Bible. Xous sommes
loin d'avoir sur les sacrifices grecs et romains des documents
de la même valeur. En rapprochant les renseignements épars,
fournis par les iuscriptious et les auteurs, on ne constitue
qu'un rituel disparate. Au contraire, nous avons dans la
Hibte et dans les textes hindous des corps de doctrines qui
appartiennent à une époque déterminée. Le document est
direct, redire par les acteurs eux-mêmes, dans leur tangue,
dans l'esprit même où ils accomplissaient les rites, sinon
avec une conscience toujours bien nette de l'origine et du
motif de leurs actes.
Sans doute, ators qu'il s'agit d'arriver ù distinguer les
formes simples et élémentaires d'une institution, it est
fâcheux de prendre pour point de départ de la recherche des
rituels compliques, récents, commentés et probablement
déformes par une théologie savante. Mais, dans ce't ordre do
faits, toute recherche purement historique est vaine. L'anti-
quité des textes ou des faits rapportes, lu barbarie relative des
peuples, la simplicité apparente des rites sont des indices
chronologiques trompeurs. tt est excessif de chercher dans
un chapelet de vers de t'/<t«(/cune image approximative du
sacrifice grec primitif; ils ne suffisent même pus à donner
une idée exacte du sacrifice aux temps homériques. Xous
n'apercevons les plus anciens rites qu'à travers des documents
littéraires, vagues et incomplets, des survivances partielles
et menteuses, des traditions infidèles. Il est également
impossible de demander à laseule ethnographie le schème des
institutions primitives. Généralementtronqués par une obser-
'H):HT HT M. M.tr.–H.~At-.)'))).).iU:tt)t-tt:H ;?

vaHunMUve
n hâtive ou
ou fausses
faussa ta
unr
ta précision
par nrccisiou de nos
de «os )!))Hr..f.K ),.)!
tes
tangues,
faits enregistres par tes ethm~t'apttes ne prennent teur valeur
que s'ils sout ruppt'ocin-s de documents ptus précis et plus
complets.
Xuusne donc
sqnfteons pas a faire ici t'instoire et ta genèse
dusHchnœet.s'it nous arrive du parier it
d'antériorité,
s'at;ira d'antériorité ionique et non d'antt'rioritc historique.
Ce u'est pas que nous nous .refusions le droit de faire appel
suit aux textes classiques, soit a t'cthnoto~io, pour ectuirer
nos uuatyses et coutroter ta ~nfraH~ de nos couctusious.
Mais, au lieu de faire porter tiotrc étude sur des (troupes de
faits artificiettementforntes, nous aurons, dans les rituels
dftinis et complets que nous étudierons, des ensetnbtes don.
nés, des systèmes natureis do rites qui s'hnnoscnt a t'obser.
vatiun. Ainsi contraints par tes textes, nous serons moins
exposes aux omissious et uux ctassificntions arbitraires.
Kutin, comme tes deux retirons qui vont constit.uer le centre
de notre investigation sont très différentes, puisque t'une
aboutit au monothéisme et t'autrc au panttteisme, on peut
espérer, eu les comparait, arrh-er a des couctusions sufn-
sannnent générâtes'. l,

t~f'us <ip\-t.ns. M.u)t twt.indi.jncr .)t)'-)ss..nUcstf.ttM .)unt nom


n')U!i su n-<.)t!!t.t
.)<«'))<-<tttt..t)-c-at)itu'~<'riti.)ut-aft-m-t')!!trd.–).M
'it.o))M)t-nts.tn rt<t«./ tv't~s<- r'~nHis-ictH e<t Vc.hts <mSatuttitM.Ur&h-
)H!tt.t~t-tSt')tra!t.t.S:t)t))tit~!i~nt)'n-)-ncU'!d'tnt)tM-sct()<-funttn)c!!fc-
~H.t)!n~)t.s rites. t.i'.<)ir&h<)t!um!!sunt )M t-))t<tf')<taires
t-t thn.).'}:t'ju< sur tM rite! L< Sfttras Mnt k's tttKnu'-)!!rit))'c)s. xn'th'.t.~i.juM
Qttuiqm-
t-ha.-u))ttefM..nirMt)ct.-)[t(.tre;).L<t.ttrr)mtn'.(;.)mt))<'))ne!!tTK'de
<tM(M successives dnoUtt phts am-ienno spruit k-s !t)<txMuNcr.
Vedas
~w~n~
ustc!! tendent
ftej)ht!!Ctt))t)t!!Aa<h);)ter. tes rnnitidt'rer comme f~rtttMt
tuusutt b)<.c et se MouptetaMt t'un)'<mtre. S:H)s jt-ur attrihucr dt- datet
t'rcotes, tjK'-me appru--)tc<t. "n)).-ttmi)-c.)u'i)s sotttittc..h)[.r<-hfn~b)f!i)M
')))< S!ms les autfcs. ).<?setts <t<s )))-K-ti.x.tM
<)[)itti..n!!d<i t<rahtt)!tn''s. teor!
'K'tps. s<'nt(t)x..h<t)K.ut soiidnircs. et ~t siffnitjt'nti..n .)<;<fuit!! ne
peut t'trc
d~ttMt'c <)ue pur une t-mpamitun itx'css.-mte dt- t'~M ces textes. Ces der-
niers M re))!tr[iss(-nt Mhant les font-ti~ns des
[)t<tr<< <)ni les oujduient.
et tes divers chmsbr)dnt)ani')n(-Xuu!)n..)t!<ttHt)tei! servi!! de)))iuiv)U)ts:
heoie!; du re<'i()mt tt- /.(. r<-</M (-=)<. rectteit des hyttmot émeuves
fmr)<!Ao~r(nuufi)t(:Vttutunsjmsdire<)t)'itnernhti<'une')))et)e!!hy)))tK'!)
rttn<-)<.ni .ju'i) .dt de date rerente .e<tit. Max Mutter~ traduetiutt t.nd-
wi)!: et entre nfUre!! textes de .-ette ec.de )'.t<«v~t ««iA«t<;Mn(= .); f )
edtt. At!fre.'))t citée par .)<<. et A7.j, tr<t')neti..it thu):: tt.m~e i-ùtra
).)'r«M</ft<t«'<~M<H jt<x,vt edit. Mih). tnd. <==.)')-. ). – (t-:c<de!<te
t'"nieitmt. H) K.)e do Ynjur-Vedit tdu.ttt- tV~Manevinti) avec tes t~tM
édites jmrWehcr t'M.f,s'«,<tM ~= V. S.), vedit des f..n.))))M: f'H.
~.<MH /)/.“).< (== <<<. t~) trad. t.:)!j.feti)tgin S<t< Huoh e/' ~.<-
t.M/ ~.S.«. XX)t. XXttt, \).). X).Vt; A.)/<MMj,OM/« .t)K,.H'= A'fX.
Ht) ).X'<HK<~HHU)H)tjt'i:.)S'M

OA)''iXn'tuXf'TCXtTf:ta'SY~M!:s.)Ur'KtH[.

Mais il importe, avant d'aHerptustoin. de donner une


définition extérieure des faiti-que nous desinnons sous te
nom de sacrifice.
Le mot de sacrifice su~ere immédiatement l'idée de con-
secratiou et t'en
pourrait être induit il croire que les deux
notions se confondent. tt est bien certain, en eitet, que le
sacrifice implique toujours une consécration; dans tout
sacrifice, un objet passe (ht domaine commun dansff
domaine religieux il est consacn'. ~tais toutes les consécra-
tions ne sont pas de même nature. Il eu est qui épuisent leurs
effets sur l'objet consacre, quei qu'il soit. homme ou chose.
C'est, par exempte, le cas de fonction. Sacre.t-on un t'oi ?
Sente, la personnaUtù retijtieuse du roi est modifiée; eu
dehors d'elle, rien n'est chan~ ))ans !e sacrifice, au con-
traire, la consécration rayonne au dei.'t de ta cttose consacrée;

''<t<!j:–t,~r.t'<)t)Y:)jurV<tt;tnf.ir~'rtuttiri\'u!! :Tf«V/«-«/f<M«,/);~)
(=7\~)~~W~M~X~~)U~~MnM~k
ttmhtttfum: ï'«t//<ff'/« Hni/twmw !–?' ~.<mtit't)t de )))<U)('<k'sf'.noutct
ct~'HnUuu!U)n;.)/M/'<mAn-f''fM<<MH/<yt(t'()it.(;nr))).~d~ntn<'t]!!nYf!tt!!
t"ut part i''H)icn'njcnt!!))iYitt'rittK').–Acct texte: iiesupprpusottt'f))!:
du ritup) dmncsti~uf. les 'tv«.«)/ffM des direr~x ('t'otea (tMt). «htcn-
ber~ lu .s'. M. A'. XX)X. XXX'. –A <-ùt<t'eu': se trouve )«!«'ric des textes
at)<Kr\'tun<)Ht"t(~)u)))'!thm!ut)..t</m'<-t'f'f/K'==~.)'.)\'('()ade~int'nttta-
ti"nt.<dit.)nt))<'y<-ttt<'th:tr!tdth'ti.!n~:t-)h'ix.munnt<!e)dh).'<
X).\m: Hvn-it Y)))-X))f. V. ttt-nry. A'«ff!-<vt~)/f« (= A'HM; <), <'<)it.
Htnotutit't' – S<'t)'<;t'tu'tt- 'ht rihn-) hiu'))'n cM cte impMstbtc Mns tei)
livres de M. Schw~b ftttc M. niHt'bnmdt. et san: )''tMi~tancc pertunocUe
de ~)M. Cainm). Wintcrniti! et Sy)vHJMt.c\i, tnn))re:n)c t'on d'entre nont.
)'<'urnntret't))dt't)))i'a<'ritit'hi)))i<)m'.nfms))rcn<trut)!))"ur))!tM'te
i'ent!)tcu(jm:. \'uus n'etsayeren!: pas d't'ntprMntcr il tK crttt'jm' ))i)))i')t<e.
tes L-)<:n<eMts d'om' ht!.t"in' (les rih' stn'rifi''teh ttt-hreux. ))a))o)-d, je:) xct-
tt'rMUtx s<!t)[. a )M)trf itetts. it)St)f))ia))t!t. KxtMite. si tmus rrt'yttn* <)ue ta
crititjnebihjhjuc peut c'~nstitttcrt'histoire de!! textes, nnuorefMson!! de
ccnfnn'n'e cette histoire aw<'e))et)c!) faits. Kn{Mtrn<'t))!e)'.f)ut'ne <)))<
suit lu date de t~ rf'din.-tiutt ()n Levitiqne et du /'t'<'x/<')'f-f)t/< en )jet)era).
i'iiftc dit texte M'est pHs. Mioo nnus. tto-esMireotent t'tKe <)u rite; les
<)'')it!)d))rituetM'nt)tj'e))t-(''treet(!.ti.es')Met<trdivt't«ent.)n.')i!tii!e!:is'
taieot avant d'être eMre)!)stret. Ainsi nouit avons pu éviter de puxer. «
propns de e)m<)t)erite. ta (jUMtioa de savoir s ii appartenait fut ))!<nAut)
rituel aneit'n. Sur la fra~itite d'un écriai)) th'txhro des cunetusi~ns de
t'ertde critifjue. Y. iiaievy, /<)-)'<A<j<7~M< 1898, p. 1 sq.)., 97 !)f;f).,
t9ï ~).,M') s.)tj..tX!)i').)st).j.–Sur iemt'riti.-e hébreu voir ie.st.u-
)).tt)')tKnTKTM.MA)«.–t:~A)')t).)!)ttm:K
37
<'t)''attei))),eutre
1.°"autres
iitpt-rsouuonot'ate~ui fait les frais
deiacMr''m(}uiu.Lcti<)<'iu<tuiH(uurni)H\'tcU)ne,ob)etdeta
t'()us(''cratit)u,u'estpas.aiauudf)'upL')'atiu)t,cf(tu'i)etaitau
t'oonocucpntcttt. H a a<'f{uisunc:truct('rc)'eiitfiGUx qu'il
n'avitH pas, ou H s'est débarrasse d'un fiu'acteru (tffavorabie
'tout iK'taitaft!i~ii s'est ~~yuuun~tat de {;racctiuit est
""rtid'uuftat de pfcitf.Oaus un cas conone dans t'outre,
i)estrpU~ieuse)m'nttt':msft)rnt('
~~<M<wW~((~
/f.< </« .««-<(-<' <))< <-K .M~t't h'~ <i'f.< CMsujet est tantôt un
individu~ et tantôt une cuiiectivitc' fa tniiie.ctao, tribu,
nation, sociutf secrète. Quand c'est une coitectivttc. il arrive
)[ue le groupe rempiit coiicctivoneut l'office de sacriftaut,
c'est-a-dirc assiste eu corps au sacrifice mais parfois aussi,

\r!)ne~ t!('tn'rau. ~[unk. /'<~t'.<Ht'. t'aris. )! – Xuwtn'k. /.<<.«c/t f~-


/<f'/<t'-f<tC/<~< .h'C/Mf))/w/«'. )S<)).)). ]!. t~iX)!))<). – U<'tt)!)t)~t'r.Mt'~tMt'/tt'
.t.~<'<u~t<p. 4!i)~~).,tMi:k-tYrn!;<) s))t-mHx:))u))f);)().
/)t'~t'<'M~t t'<'rtf/w'KM<f~tm~/t<)'M,<jM(..)'){r.Hn)k'.)<));–
a)~hH~.<h')-</f«.fM/<T)t<'H).StmtMttnn)iKritik<n.)!<~t;–tUMck.
f~'<-f/'M*t7)M/</f)/</<')'.ttM.. )i!j:– J. U~uu<u)t), ~f'f/<tf<:f'</M
/'rM/.t/<'K<)tcr)..)XM:–K''rtX./<<'rJ/~fA/<(<Mt'M<</ff'<<tvtM<~M.
.\tit!t)t. tSM; – ttictnn, /'<-<'~r; '<- .<</««'. T)n'"). St. Krit.. )8')7; –
t'rc))[. tNtt'/f .t/fA<<t"<('M< ~M)M«'« :'«' .\f«/t't~. )'<'<m7fMf<t<t7<'A<T.
X~rc~~LW~C~~L~–
~M~f~H~M~~W~f~d~
7'f.mtt'A «M(/ .«<t;:«//</c.<7M.)na')! ))i.ss., Xmx). ))!.si. – Sr))!n~))cr. thM
))'<~<'M '/<'<'S~/<K<'tf<</<'<'.t~<<<;«(. f~<')'f.«'«. Th<). St. u. Krit.. tM);
– )'k. /'<*.Yft«M«~/)'tt'<t'M ?'<'<f«Mtft</< )'r<«'/«)'«M ~M, t'tt' )'r<~r.
[t.~t-iutt. Hi9ï – ttr. Mt~ntsch. <'<M Hc<M/f<K;<w< etc.. Krfurt. «!')!! ;–
)\tnt)'ftKt)!e)), /'<M)'r/tf«'M<«'.Mt/f~.)f<'M.«'/«'o'<<'f'.<:Kr f.«ft<)/f~7«';) Mf/f-
;;«)M,t~M. Croi!r. t.'niv. M'~nn. – ~nr )''s tt-xt< <ani!<'ti')"<t cum-cnmMt
)e siu'riticc, voir iier'htture Cotn~t'~M,.«.'r</<t' L~nd., «M.
<h ).c '/n~«««f<«t <)e! textes Mn~'rit! )tct)t<tr')tt"t)!<t'tt!)')") ')t' t'e ))!0),
)'Mrti''itn'prt's<nt ox'yt'n')') ver~' '~f/ .))<'rit!er. t.c M~-ritixnt est, jMMf
tes auteur! hindom. <'<)<))(j')i <ttt<'))'tun ret<nn- sur s'n <)<')'ct)'t't de <);!<
ttch's. ~)t<t))j<ruc))erta furmxte vtdi~uc « noui! <)ui sorrift~n)! pt'ur nf'tts x
7'' '< de ):) fu)'t')u)c <t\<;tti~)«' .M:HMtf«W<~)iUchra))dt. ?</««<t't/c-
)''<<«' p. )).;–(:€)! h'K<<<<d)t M''rifi''e<!t)nt. ituivu~ t)t!))s. dp!!contre-
coups Hct'cMitirc!! du rite. )) ne ~nt j'as dt< MMue votnntt' diviMe tibr':
<)u<;ht th'~tt'~if n. ))t't) a [x'u. h)tcr''at<' ''ntrc t'u''te rt'ti);ift)x t't s''s suite!.
"n t'otuprendra, de* t~r". <)nc n~ux n<')!)i)ii<!n!un ct't'tmn. Kt'mbn'de quet-
tt!~ns <[tu hnpti~m'nt t hyp~ttK'se do ':a<'ritic<d<'n, et t'httcrvcntioM <)e
di<'M):)'i)tm)reMset))e))t['t'r!t"nM)!t.
~) C'C!t te ca'inortuatd'mste mcrmce hindou. qui est. aussi ri)!HUKU-
!!t'tt)e)tt<)uej)~!t~ihte.iudividuct.
~~)'")'c):Ct))))te,A,ït:t)t<)<).
<i) ("est te <'a!, en )Mrtit'u)icr. des MK'riOc' vraitncnt tutct)!i')))< et <)e
<u!<'))et!r"n[)crfmj))tttui-tn~t)e)t'ru)e.ic!,)K'rin)'a<pur.tue.dc<-htreet
dt-vxrc )!t vit-thne; enfin d'un tf"n tt~ttthrc <)<*!'<«'ri<i''C!!hutnains!. ourtout
n-nx de rcnd!<))ni)m))!iMtp. Mait. s~'ovent. )<'set)) fait d a~ti~ter Mffit.
88 ).'A'<\HM'):)").t)<!t'.)t'H.t!<

il détenue un (le ses membres qui a~it en soutien et place


C'est ainsi que la fami!)e est {{Mneraiementrepr<'sentt''<parl'
son chef ht société par ses magistrats C'est un premier
de~re dans cette série de représentations que nous rencoutre-
rousacitacune des étapes du sacrifice.
Toutefois, il y a des cas ou le rayonnement de la consécra-
lion sacrificielle ne se (ait pas directement sentir sur le
sacrifiant iui-meme. mais sur certaines choses qui tiennent
plus ou moins directement a sa personne. Dans le sacrifice
qui a Heu tors de ia constructio)) d'une maison c'est la
ntaison qui est atlectee et )a quaiitf qu'elle a acquise ainsi
peut survivre a son propriétaire actuel. Dans d'autres cas,
c'est le citant? du sacrifiant, ta rivit'requ'i! doit passer, le
serment qu'ii prête. !'a)iiance qu'il conclut,etc. Xousappe)'
terons ~< ~x .«<)'<'</«'<' ces sortes de citoses eu vue desquelles
le sacrifice a lieu. Il importe, d'itiHeurs, de remarquer que le
sacrifiant est atteint, lui aussi, eu raison tneme de sa présence
au sacrifice et de ta part ou de t'interetqn'ityprend.L'action
rayonnante du sacrifice est iciparticu!ift'cmentsensib)e:
car il produit un douMe dtet. l'un sur l'objet pour lequel it
est onert et sur tequei on veut a~ir. l'autre sur la personne
morale qui désire et provoque cet enet. Quelquefois même,
il n'est utile (ju'a condition d'avoir ce double résultat. Quand
un père de famille sacrifie pout')'it)auguration de sa maison,
il faut non seulement que la maison puisse recevoir sa famille,
mais encore que celle-ci suit en état d'y entrer 1.
On vottquci est le trait distiuctif de la consécration dans le
sacrifice; c'est (tue la chose consacrée sert d'intermédiaire
entre le sacrifiant, ou l'objet qui doit recevoir les efïets utiles
du sacrifice, et la divinité à qui le sacrifice est généralement
adresse. L'homme et le dieu ne sont pas en contact immédiat.
Par ta, le sacrifice se distingue de ia plupart des faits desi-

0) <)!)<)!!)h~i<t))tt~u<)rtu.titrt'detn'u!"n'A't/m/' t!t<'rifi<*f)uch)m'-
f~i!t))~ut't')utt's:)f!m)))i<Q)MM')i)n''<t~m'p!tt'tit'itt!mt'tt))t<t<t))'~t<
!)')f.'uniU''<'t!!)(f<'mu)<'ft'ctt<')t~'rni''r<mii!t'mtau.<~fM'is!M'tit!<'e!
t'nr<)h'ntryt't!ti))!tct)t'ts.
(~ St'tuttt-~m'tm't )<;prin'')'(KM;;
==cxihtrf)Hf) df'vnitfaire)< fmisfh)
M)'ri<t''cdt'<t''<. fournir)<ti))!ttiutM<-t fit vit'ti)n<H!!<-r)).X(.)7:
)t(:hr~)).XXX).:<. :1.
f:))\'f'irpt))!<)"it).)'.h)t.
fi)\))))t!<hmt.j'.t')t.n.X~H!t'i)t'r"U!!))m'ti<;u)it'r''m<*ntiM)ta<'rifi<'c)!
ft')!'))r')Mur)').))trt'c<t'))n)H'')').'tn<)a)n<ti<~)t:TrutubttU.y/<</«)~/
C'W<'ttOfM/,)).).j.
n.))r)'nn'K'rM.M\r'-s.–K<s.\).n).K~c.)))t')).H ?<

}{n'i sous le nom d'Mtiiance par te san)!, <))')se produit. par


iY'chanue du san~. une fusion directe de ta vie ttntnaine et
de ta vie divine', ~ous en dirons autant de certains cas
d'ofïrandede iaetteveture ici encore, le sujet qui sacrifieest,
paria partie de sa personne(lui est ofn'rte, en communica-
tion directe avec le dieu Sans duute. il y a entre ces rites
et le sacrifiée (tes rapports de connexité ils doivent pourtant
en être distingués.
Mais cette première caractéristique n'est pas suffisante', car
elle ne permet pas de distinguer )e sacrifice de ces faits mat
définis auxquels convient !e non) d'onrandcs. Hu enet, il n'y a
pas d'offrande ou l'objet consm'ré ne s'interpose é(;a)etnent
entre le dieu et t'onrant et ou ce dernier ne soit attecte par la
consécration. Mais si tontsacritice est, en e)!et, uneobiation,
il y Il des obtations d'espèces dinerentes. Tantôt, l'objet con-
sacré est simplement presf'nte comme un ex-vuto: iMconsé-
cration peut i'aneeter au service .du dieu, mais elle n'aitere
pas sa nature par cela seul qu'elle le fait passer dans le
domaim' reti~ieux: celles des prémices qui étaient seulement
apportées au temple, y restaient intactes et appartenaient aux
prêtres. Dans d'autres cas, au contraire, !a consécration
détruit t'objet présente; dans le casofmn animât est présent''
à l'autel, le but que l'on poursuit n'est atteint que quand il a
été égorge, ou mis en pièces, ou consume par le feu, en un
mot..«!fr</)t'.L'objet ainsi détruit est ta f«'/<M«'.(~'estévidem-
ment aux ablations de ce genre que doit être réservée ta déno-
mination de sacriiice. On pressent que la dinerenee entre ces
deux sortes d'opérations tient à leur inégale gravite et à leur
iuegate efficacité. Dans le cas du sacrifice, les énergies reli-
gieuses mises en jeu sont plus fortes; de là, leurs ravages.
Dansces conditions, on doit appeler sacrifice toute ohlution
même végétale, toutes les fois que t'onrande, ou qu'une partie
de t'ofïrande, est détruite, bien que l'usage paraisse réser-
ver le mot de sacrince a ta désignation des seuls sacrifices
sanglants. U est arbitraire de restreindre ainsi le sens du mot.
Toutes proportions gardées, le mécanisme de la consécration

0) Sur)'ft))itmt-c
par )c Mn~et ta f!«;on<)"ntd)c n ('()'raUttt-Mc au «t-
'-fith-c. lt.
c'ritl" Siiiitli./<{t-<fM<)t.'ct.
X.~nith. 1.'(,,,(,"elll..ll.'cl.
tX.
IX.I)).<
l. 1:.Trumhull,M
T
Trmtthutt, iie
<-M<Mf/(-un.
llloüel
cuit.
ffTM/.
(2)Sur)n r.'txerMti'm'tt-)a chevetMrc. V.t.. A.WUktn.MM<tn)/)/~)''<t''r.
n~. /;th-r.)?(': )t..b.ftnith.t7. p. 324~,). cf. s. ))art)at)d.r/.<<<-«d
"<'rwM,v<)).)).2t:
4U ).'A\;<M:~U'!).)'):M'S

est le même dans tous les cas il n'y a donc pas de raison
objective pour les distinguer. Ainsi, la ~«t/«< ttebraïque est
uue obtation de farine et de gâteaux';ettef)cco)npa~t)e cer-
tains sacrifices. Or, ette est si bien un sacrince nu même titre
qu'eux ')ue le Levitiquene t'en distingue pf)s~.Les tn~mesrites
y sont observes. Une portion eu est détruite sur le feu de
Faute); te reste est manjfe totalement ot) en partie par les
prêtre! En Urece', certains dieux n'admettaient sur teur
autetquedes ubtations végétâtes'; it y a donc eu des rites
sacriticiets (jtti ne comportaient pas d'obtations animâtes.
On peut en dire autant des libations de tait, de vin ou d'autre
liquider Kttes sontsujettcs en (irece'' aux mêmes distinctions
que les sacrifices~; if arrive même qu'ettes en tiennent ticu\
L'identité de ces dinerentes opérations a été si bien sentie
par tes Hindous que les objets offertsdans ces différents cas
ont été eux-mêmes identifies, tts sont touse~atonent consi-
dères comme vivants et traites connue têts. Ainsi, nu moment.
où, dans un sacrifice suffisamment soteuuet, on concasse tes
grains, on tes supptie de ne pas se venger sur le sacrifiant du
mat qu'on leur fait. Lorsqu'on dépose les gâteaux sur tes tes-
sons pour les cuire, on tes prie de ne pas se briser"; lorsqu'on

<<. )).t f~j.; V). !Kj.).: )X. i !).).: X. )~s.).).; /<. XXttt.)!i;
XX.\)V.ï~: Au~')!)V. – ).aK<«tHt) n'"f)'tit tt'Hcutfttt)'<'niccde t"ut
<m))'c .t.'x'riticf
'jttf.-/.<'< )) «neH«'M/<J t.'m'!t~titeni t;t«'<*t)!<rftnpttu'e
Mttt'f.M c[ put-h')ctt~ux'nottt. )) csi «'uvcntpar)*'<h'm«'A~(jans)f
!!cn!!;<-<h-rtt) de siu-rifirc(ex. t. )t. XV)H.a', etc.). tMVt'Metitt-nt. d<mt
)'in)!t'ri))tH't<~f Mftr.<eit!c))- <)f:
ot~t :f'/M/< )-[ n[)[))i'(uc connttcceht)'te
<M;Mt~ .ta rlcxultltttirms
ttesot'tttU.'n!!\Met~)<<
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i. S.
s. tt)5.).
IU:r, I. ).
I. 1
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Cf. ir(. lüi,
)07,I.
).
))et «'.
). )).
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m<'< <-dit.,j'. xa S))').
t'~rph. .)<?<)). Si'. – ))! ).;t..rt..\t)t. ):<'Ueh-s;.– Stcnffc).
<t..jL''j. –)')inc. M..XV))),7.– !:ch..L)'crf..)).4X.
)t<~)'. '-mit)).7f< .<-)«..p. MO!')i-ttiv.voitt)«''otM dona)t': tibft
U"n'i')c vinet<)'hui)t' <)('.<
ritu<')!! de:!
s<-)oiU~"<'sc.)ui\'<ttent!t 'tu Mni!des
vi''thm'sani)u"tM.
()')K.Henttmnti,ï'f<t«h~t<<')-<x't ?')<)<')-.t')'t'):r.d.K){t. 'vm))..x. ).<'tjMi)<.
)f! – Fritze,/<<' ~'<"<<tH;x'rf'MM< f.'t-nfmf-MM, Uifiscrt.,W-i.
Bcrt.
n) -;Y~t/x <-(;jL:x:!L-Y.~t<*t))t<'). p. M, et Ut. – t-'ftUK'r. Y'ff«<a'
<t«M,t.U), p. ?<!<:).
(XjSk'n);)').<& p. itft.– Cne)it)nti<m d'cno-dc-vx' <tr<'tHj')<n'f
<)))t')f)M-
fttii!,da«! tes tt<!n)n'))nf-tuc~,(t'tUtcicus M<-ria<'C!t. Kx.it) «KhtnMtn).
.Vf<M<f<'<)M;-r/<f<t <'<.ir
Ct'Mftet'<:H<))). p. ;tit. Cf. Suftwi, ~«w/)/<'<'
tv<'ir(:<~)<[)te rendu', ù.
('~ Vt'irlestexte!!<'iR'j'or t)ijk-))f. )'. < p.t: i3.
)t. ))[-ttt:)tTt:t-M. )tU;«.–H~<.t)<m).):SU:ttn'«:t: H

tes coupe. on les imptore ue htessent


pour qu'its pas le sacri-
tiautct)espretrc!<.Qnanut)n(aitunetibationdeiait(et
toutes tes tittations hindoues se font avec (tn luit ou t'un de
ses produits .cet)'est pastjudfjuechoscd'inauintéqu'onoftre,
'est ta vactteette-m~tne dans son suc, dans sa sève. dans sa
{''eondite'. r.
Xous arrivons donc nuatemcnt a ta (ormuie suivante <'
.<t<'W/ict'Mtt<)t«t'h't('<<tt'a.t'f~(t,~())'<H)'f))t.ft'('n<(<()t))<'tH)cr)t''
/('<«', Ht~/f/tf ~'< f/f /f< ;'<'<«tUtf' MfX-'fh' ~)« /«'<Mt/)<f~)« f~'
t'fff<M.f'<'<«t<.r~Kt'f'f/f'.<'tf~<Tf'.<.<('~
rour)a)n'!ù\'t't)'de)'expusitioN,u()u<!a))pcnet'()))SMf('n/«'M
~wtNt~.tft'uxot't ta pet'sonnaUt~ du sacrifiant est directe.
ment aftectec par te sacritice. et .wf/'t/tf-M ~/</<'t'<f/:<;ceux o('! ()es
objets, reets ou jtieaux. reçoivent innuediatetneut Faction
sacrificieHe.
Cette (ictitution ne detimite
pas seutoncnt l'objet de noire
reeiterctte, el)t' nous fixe sur un point, fort important elle
suppose, en eltet, )'unitc generiq.ae des sacritices. Ainsi)
commu nous tu faisions prévoir, quand nous reproc))iuns M
Stnith de r~tuirc le sacrifice au sacrifice cotntnu-
expiatoire
aie), ce n'était pas pour t'tabHr la diversité et
ori~ineiio

t) Ct's <!))'r'mdt's \<'t.'cta)<'s M' so)tt-<'t)t'!<snh'itit'tt'M Kt)x '=!t<'ritt.'fssjm-


~h)nt<<)Hnt'k't)init).')f~ru)u!~r.'ttt!ttn(-tM.M.')'M.<<mM/'f<ft/<t'N<'<')M
t«-t-</«!St'rY.t(/ .<['«.)).ttU:t''e<tt..[j. ït!U.)).'U('t!t!t)-))<«)ttmtt'
Mt)<duuted'itn<tj.:htCt'tmtMt!!s;~<r..t;rt-M)(:dttstn-riti.-t;htttmtin(m!!H-
''riti''<)~!)«M).p()i!!d')Mt'rit)c<'anit~<t)!)u )::).-rHi''<)c))(;<tnm"<)-tL')~-Mn-
):u!tt)cs!U)im)m.\t't<)t-J!t.pn(tt).a)). t.))r!U)tk'!<()t'~at<uu.))'').t p<t)))<'
'~tf, (tant c<'rt)Utt<!t''t! <)'aitteu)!! mn) <-<'tnms.tin)ft"ht('ti"u dottxn'Mux
fituc! nit pfudttit <)c t'f!! <t))))<tituti'!M<.Mab rie)) «'.mtoriM A ~Ht-mUM'f
t-)'tfait'Mt'-tt~')'hi!<tuiret)e('fr(:uns'M-ri<!t't.prm'ttt<j)htt'')t))nt't)r-
cession hn-crsc. Lcit nMit"!mx d< p&tc !i!n-)-i)i''s d')u:! rcrhmtes f<te!;
ttj'rair'-s~nt')). itntH!CtdM.d)'nh)t))t agraire!! et nunde!t)!iunt))tt'rf!df'
\'i''tiHx's ttninxdt')!. ).'nt)nty$f tic ces ec~monift eK ttomn'r't fh~ t~in les
MtS't)))!.
.X')t rc!iu))(' 'te '-ptt<' dt'tiniti'm qu'i) y <tt't)tre ta pt-itte )'<')ifi''t)Met )p
~-rifkcxhtnh'ins te !!tn'ri)]<'e<x))iatuirc,des Mtt~'trif!! et <)< <tit)t'r<'th'('
).ft ))t-itn-)'<;)i);i<'t)'!('t-t)<'!t)t!t!ti.i<up)i')nc' «ne ''t~tsrcratiun <(-<'«.m'<'ftft'<; ~<-
<<f.<-<<M< <-<</);/<.<(.))t.))us!!i est une <<cstn<t-))"nt-t')t)i)r<)tH''<)t:<'t'tt<;
<-Hn!!tcr!t)t"n. t.e!! ritM !t)t n!!s' scmhtahfct a j-cux du M<'rif!<'<pf'ur 'jm-
)t. Smith y Hit vu nn .têt tfXHtt-tesdu !=)nri<K't:t'x))httuin'. St'u)cn)cnt,(tM)!
k't'Md'')M)t<'im'.t!t)«~)tir("!tMti~n \'i<')cttt<'dt')a(~'tK)-t'rati<')t porte')i.
)'rtctt<t't)t!)ur)'<t<j<'tf)t)i<)<tt)t))i<!)t'<-thm'&t'ttti)'cx)m')Hi-)M)''tt~:
<)nn!ile t'as th) sar~iticc t'[pi'tt<'irc. tu) fuMt('air'i) y n stthstitt)ti"n et <e"t
),))rh)Yit-titttp.n"tt!'ur)c).))))M))tc<)Mct.')ntje)'<:x))iutit')).Tt<ut('f"i!i.
<mttn<)<ti!)tt-i<'t<<'stcmt(<tt'niu'c))a.r.)ct'ritne.)n)it'i)n'cticttn)~netc)))pit
puttr <;))<-tttt )))"yot du h\-cr )<t ttn-))f dont eUe est i'uui))<~e..Le <'oup(U))t'
rft))p)it()nnc!t<!<'n<-K'n(')-)h't)'unt.'vic(t«)<cxpiat')i)-e.t)t) péta'tiM
<)n'it y eu un'-ttte tem~i peinent ttb~;(i<'<
t.'AXXKK!-nmo[.<.(.KjrK.t!i'M!
des systèmes
irr6ductib)e des
irréductible systèmes sact'ifkiels.
sacrificiels. C'est que leu
C'est que leur unité,
tout eu étant réelle, n'est pas telle qu'it se la représentait.
Mais ce premiet' résultat parait en contradiction avec fin-
au premier abord, tes
finie variété que semblent présenter,
formes du sacrince. Les occasions de sacrifier sont innom-

brables. les eftets désin's fort difîérents, et )a muttipticitédes


fins implique relle des moyens. Aussi a-t-on pris t'habitude,
surtout en Attentante, de ranger les sacrifices en un certain
nombre de catégories distinctes on parte, par exempte, de

sacrifices de sacrifices d'actions de


expiatoires ('"</tKO~'
de sacri)ices.demandes(M~)/ etc. Mais
~race (/M«/f~
en réafite, tes limites de ces catégories sont tlottuntes, cliche-

vétrées, souvent indi~'ernabtes; ies mêmes pratiques se


retrouvent a quelque de~'é dans toutes. Nous ne prendrons
des classifications couramment etn*
il Hotre compte aucune
ptoyees; cites ne r'-snttent pas, il notre avis, d'une recherche
méthodique. Sans essayer d'en tenter une nouvette qui serait
nous uou!i contenterons d'em-
exposée aux mêmes objections,
ici. pour nous faire une idée de la diversité des sacri-
prunter
lices. runo des chtssincations données par les textes hindous.
La plus instructive peut-être est celle qui repartit les sacri-
fices en constants et en occasionnets'. Les sacrifices occasion-

nets sont d'abord tes sacrifices sacranicutaires (.MM~h'o),


c'est-à-dire ceux qui accompagnent les moments sotcnnets de

la vie. t'n certain nombre de ces sacrifices font partie du rituel

œxpos< dans tes A'fNw!) ce sont ceux qui


domestique

ft) V. Max Mii)).')-. /M-/tr. < /M.t. '< fX. p. t.XH). – AW.
rr. ~). 1. )~. t;i et ''ottttu. ')<*~tahM)). tf<HtMm.urt"ut u 0. ''f. A'M//M~H
<)<).V'ftt". ï. )'<<'<'< .M. ''t M' H't. )t~ht)int:k in.s'M~v~.
f'/of.t/o. )). ~'t, ~i!i. C<-tt<t')!f!i:!iti<)th')) n'ett. 'ionhk'-t-i). att<:ttfe()tw ))tr
.t<'s)mt"t'ih-i "s' r'-<'ent<t!tn'i)<')w les tuttre:: fcttt~ntt'ntifnt «ox ))h)!!
n"ri<'tf! tvxt< ~fais <-tt fllit, L'Ht-~c tr-mv biftt ()'!)))'<)-')dxxs )M f«)k-
ti<~n!!Htm-xi'jm's ')m<iitttm!:m.'ttt'tt-s fornntte~n-jitttit'rc!! '(/ )< f<!rn)u)t'!t
<)<-trite-! f.t.'tttt'ttir!) ~A'"m'w/ t~f.-nHU~'s ~c!! fitMt.-xjtintnit-M
./«'ff't'<.t'/M;f;. KHt'< tr~n't'd'ttttjt'!) )it'thn!UM< fjui fpnrexetttjttctt'
7<tf/ M' r.'nsfx'rt-nt 'te trt'.< h~c'! !!<ti"nt ii~it aux f\piatin))s. suit
n'xv't'nx jwrti'<K'rs. pt att.'i sth-ritic'~ ))(:cc!ni''C! Kotintcs.jtfttrus dii!-
(it)!«'t)t ~'Mt'tfutttt'nt )t's rit''s ''n <))';t""t'! 'nf'MH<. «t)t)~att!iM! 6t jt)--
ri"di')'n'<. '-)) f(n')')t!ttifs ~'MM).</f'M;t. u.-ea!!iut)tn.)s <Mn<Mt'<<') <-tcx))i"-
t..ir<"t ttt)-'f'<W~))' <;M ))iYi"i"M !nt 'nnufs nxsiti bien du ritoe)
~«' CM/M/ oy
i!<))).-t<n)')')«p du rituct d.<)t'stif)ttt' <V."))tt-n))rr);Sf«-<
//«' <A'~M'in S. )!. K. XXX. ;). N" f:cs tcxtM ff'otictmext )tU!i!i des
pnM't~'s c~n''<'t't)an( te!: rites t'uratif* <MAn~f«) ))!'m))t')c!i & feux <)'«*
u.'us fait ~'MMitft- le K.-uh'U:a sf~nt (Ad)t. ))). ')it. tO~'tnf. )X!'t);. ))f
t.'Of surtc ~M<-ics s'n'riti'-t's ~nt t'icn <t~. ')<-)')'' )'r")'-i)'c. r~par))! suivant
)'ctt<' dh'isi")). 'T'i n'f'st dt'veHUCn~nicienk' ')uc phi! t.'tM.
)).)t)'HH)tTK)' M.t)\)'<.–K".At'-rtt).t:t:)U)'t(:t: M

ont lieu lors de ht naissance, de tu tonsure rituette, du départ


du pupitte. du mariage, etc. D'antres-font partie du ritue)
sotennet: c'est fonction duro~ et le sncriftep qui confëre la
ttuati~' religieuse et civite qui est considen''e comme supé-
rieure it toutes les autres )':usecond lieu, il a les sacrifices
votifsdont le caractère occasionnel est encore plus marque';
enfin, les sacrifiée!, curatifs et expiatoires. –Quant aux sacri-
lices constants ~<~M~ nu. mieux, périodiques, ils soutatta-
ches a certains moments fixes, indépendants <iela volonté des
ttonxnes et du hasard des circonstances. Teissont le sacrifice
jourmdier, le sacrifice de ta uouvctte et de la ph'ine lune, les
sacrificfs des fêtes saisonnierps et pastoraies, des prémices
de tin d'aunëe. Les uns et ies autres se retrouvent ~'neraie-
tneut dans le rituel soienncte). daus te rituel domestique, avec
tesdinerettecs que comportent ia suiennitc det'ut) et le carac-
tère (amitiat de l'autre.
On voit à combien d'occasions diverses les brahmanes ont
fait servir les sacriuces. M.us, eu tneme temps, ils eu ont si
bien senti l'unité qu'ils ont fait de cette-ci lit base de leur
ttteorie. Presque tous les textes du rituel soleunel ont ie
même plan expose d'un rite fondamentat. que l'on diversine
proftressivementpourie faire rt'poudreauxdificrentshesoius'.
Ainsi les {'mtt~a f!M~v<.< et les ~/<Mt~KfMqui ies commentent
partent de la description générale de i'ensemMc des rites qui
constituent le sacrifice des gâteaux a la nouvetie et à la pleine
lune, et c'est ce schème qu'ils adaptent successivement,en le
modifiant suivant les circonstances, toutes les cérémonies
qui comportent un sacritko de gâteau. C'est ainsi qu'un sacri-
fice de gâteau constitue la cérémonie essentielle et des fêtes
saisonnières, dont les aspects sont déjà si nombreux et variés
(sacrifices à la nature, sacrifices de purification, dp consom-
mation des premiers grains, etc.. et, aussi, de toute une
série de sacrifices votifs Et il n'y a pas ta seulement un arti-

«' t.<-)''). \v.')x.)-< <. <<A. f/.tf'M. ~-y. fM. ?<


C'<.)!<?.p. T'j;)et sniv..ft niUt'hr..t'<'</M.M'<<fi.f. ).~i7 )nrfs!;u!.
)X'Ht).
')'n'('x<'tup)t'j)'mru))trnirunfit<unt')'u<it(f)n)t'hr./ft'
S &!tet.<'i'it. Ce: !n')'iti)'<:nt t'xtf''n)<[ttt'nt
«"tuhrt'KX.
t'ttt! t~rnt'Mx
ntt''tn<'<)w)t'tt"tt<))«)b)ie!!t)('t)'~)!.t<'<]'rt's''t)tc))).
'X'Let'tin''))"'t'<t))))'-)))<'
)c))f)n''ntTi~'urc~x(ju'~n )prihx')du
f!t(n)!t<*
!'a''t'i<ic<'aY!(t)t)<ritm-))ff)'t-t')h)i<!it')))t't)t
de )a«tc)!ni))t't'r..<
ftt;.f.!N.Y..r))e)t).
~~)ti))~f.<i)!
4ti )/t.Xt;H~)").U)!)~rE.)'S'S

fiée d'exposition, mais un sens r'et de ta souplesse du sys-


tème sacrificiel. Huetlet, soit te sacrifice anima) sotennet.
Nouste trouvons isoie ou combineavec d'autres, dans les cas
les plus divers dans les (êtes périodiques de ht nature et (teta
végétation. et dans (tes rites occasionnels. !ot's de )a construc-
tion de t'autci, dans des rites destines a racheter ta personne.
Voicimaintenant te sacrificedu soma'.Puisque icsoma n'est
apte au sacrifice qu'au printemps, ce ne peut être qu'une fête
périodique', et pourtant on )e sacrifie pour nue multitude do
fins qui tantôt dépendent et tantôt sont indépendantes des
vœux et des occasions a chaque printemps, tors de ta con-
sécration (tu roi, pour atteindre uu ptus haut nm~ social,
pour devenir invutnerabie et victorieux, pour échapper à des
malheurs qui pourraient devenir chroniques. Ue même, des
rites de sens contraire peuvent avoir le même dessin des
raisons internes out du être )a cause que ta vache stérile.
sacrifiée a Hudra, dieu mauvais, par les brahmanes, t'est (te
!a même manière que le bouc aux dieux célestes et bous,
AgnietSoma'.
Le rhuet hébreu fournit des exemples non moins frappants
de !a complexité des rites et de t identitéde leurs etcmcnts.
Le Levitique réduit tous les sacrificesa quatre formes fonda-
mentates f!M,A'< .<A<<M).~(«M Les nomsde deux
d'entre elles sont significatifs. Le A~ff« était le sacrince qui
servait particulièrement a expier le pèche nomme /fM~ ou
/<«(«(' dont le Luvitiquc nous donne uue définition n)at-

!~X~U!!tf<nt)t)!t)!! ainsi )('))t)'t!«)MM,<i)m!!)ft'<~))p"!<f«'ttMy"]'i.'t.


('<!tt)tt)<'mtnut)t<<tHnuft.).ctc)')<t<'f<tintra'tui!'ih)c.t'nt'ieut"t!!t)toa<t'
sixu'thtfci!:t!tj))!mteviftm)<tet)i<')t<)u(')f<at!<tc!fttcriti<'t',<'t)c
dieusacritit'.(~ttc rfMfWftutt.n"t~<!)'t"n!
Le somftc-tt<;)Mm' ;)fnt 'tM ~at'rifi*' 'ju'fmxtuMx'nt 't il ext ptt
nt-ttr~.nttprint<'m;'s ~)rm/Myfft<ff~'MM/)<<<« itt~<f. )t'f'/tM<t~.M,~«-
/t"<)xr.f't:t7.
;)j)) v:) eHt.-t)'ct
h )')'< grande.-u)a)~)tip jt~iisibtc le ritm.')du Mt.
ent)-<'
<-rifK-cd''t':u)ht)')t!'A)fni-S')tUft'.f/)t.et t''rituel atharnunfjuc
h <<t't'')(A'ftM't/M
<)(')'<-t!'u)r';t<n't)t')<; «!/<'«.tt et i5).Dc
tto'-ttte'tanstf rituc)dou'Mti'jm- )e!)diverssacrifit-csNHiumux. y n'))))'fi!'
cu)t'i))«ta)<r"mpxj'iat"it-<- ;v..if)))m)"!)). Ki)sunt tf-tk-tnentmxdf~ttc!'
'juc tc!fnns<!U)p)t'mtrMont pM.«th'tmtleserotc! tfrvirdethf'tucf"n-
dtm)CMt!ththdMer)t)ti..n(V.ni"<-bt-tt;.
Xt). ti, )). :?. cf. /.<'f.XV)).tt. cf.Jf/M XX,;?.
ft) ).c /<<-«~.<«t..M<-
)).f<M)w/).)7.<'tt;t)<ntcntf""eut')'te)'.)Met)e:<tAn[t)<'</«'/f<-
MM<.t.a <)'.)C!!ti"n ')<-savuirsi <'< pt'iMKe)se ra)'j)ur~"ta des ritue)*'
fmt'-t'i'))' A'te!)rit<tt-):t pt" 't r")'je(tjxicia)de
t)'iM<p"rt<!
pttrn)X')c!).
n.~f<tf-'uti).– )'r )'t UK'"M'! f iv""t)''()uct)clesiiN'-ritice!expiaffirco
))'"utct'intr~t)t)it!)'tet!)r<ti''<'n~ttt'<!tni')erit'K-)))t:'))rn!qut',t«'M!')re)).
".H''ME)tTt!T)).M.<t--s.–t.usr))t.K.t:)))nt:K .M

iK'ureust'ment bien vague'. Le ~<w(w'(LXX'~iï~.M.<)


est un sacrifice cononunie), sxo'ince d'actions df traces,
d'aiiianec, de vœu. Quant aux termes <)M et "«MM, ils sont
purement descriptifs. Chacun d'eux rappelle l'une des
opéra.
tions particutiÈres du sacrifice te second, ia presontation de
ta victime, dans le cas où ciie est de nature ve~etate, Je
pre-
mier, l'envoi de l'utïraxde :t ia divinité
Cette simpiitication du système des sacrifices'est sans doute
le resuitat d'un classification et trop ari'i-
trop particulière,
traire d'ailleurs, pour servir de base à une étude générale du
sacrince. Mais a vrai dire, ces quatre (ormes
typiques ne sont
pas, ou tout au moins ne sout plus des types réels de sacri-
fices, mais des sortes d'éléments abstraits ou t'un des organes
du sacrifice se trouve particulièretnent
développe et qui peu-
vent toujours entrer dans des fonnuies Le
plus ''ompiexes.
ritueiadecom pose ies cérémonies auxtjueiies donnait )ieu
chaque occasion de SMeritier en une piuraiite de sacritices
simpies ou qu'on considérait comme têts. i'ar exemple, le

Y<)y'.m!!titU)!)ctftcnt!mn~umc<)t' ))cnxit))it')'Am't.wA('.t<v/<n<'«/Mf~'< j). H)


t't)).4t!jt).).e[Mt!!S!))ic).«K<.U).Uc':tt)'jim){ue)nmr')))'')'<!ttctt
[)))< !!fr!t'))t'unr)nre''untr'')'t"titk'n'<h)/fM~)':))hmtt-')!!i)t.tti)t)[)tM.
si))k'<)a<)))K'Hn'<jw)t'!ts~'rifict;!t expiatoires !i~K-n['tt's(r!m!!fonMti'fn<
dei'ftXK-n'k'j't'CHnmirt'.
)n~f')v,9.
(~s7M'/f<MHMt=:MAA7<fm/Mt.Snrr~)nh'a)euct.'d't:f/)<Mt'tdc
:t'f/<.f/<t'/<tM<w.Yui)-He))i'int!fr.<r)7..j[!.)~.
'ï \«us n"us rtittm'h"n'! ~uns tu tr!M)m'ti"n tin tn-'t '(.! :t
)'in(<'t))f)'t!)(i)t))
traditionnt-Hc fondée ttaiHettr!) sur t\))re!iun))i)))i~t)e.iUit)t)untt'r
)'<M <)a muntfc). M–Cf. C)frtn'!t)t-nttt)<'K)t.t.'o.M~/)'.t f'«</fM</(')(w/('m;f.
'/M/tm-n/<<;wM. ))!'));,)).:?'Sur )('<<r''Mt'ts~n expiation. v~irn:t-
)('vy. /f''<-M<'i«'K))7<<ff'.)8!'<, p. 4' – L'nc !mtrc snrtf .te [tc'-tx- tt~ttt )t-
rituct a[)rf\-n t'exp!ntiou,)t'a*AttM t/.et'f~Mt'. ) ncjMtnut jXMMVt'h'~ttth'
)i<'Mâu)te~t-tn'<~t-iN)e<)t'.sa!'t-iti'-c.))MmYc')n<;)t-mt-)-i)h-<'<)t)i)'xpi('
soit tiMiMMK p'M )<' n'~)) ')e tM/mof Mt!U)t~'apr~t f.~t-. )' )~ ''t.r).)nn)tif c!())M-
toiM se'-mnjfnsc dV«f//<~ pt-'()'~M; /.F< )'/A 2-f idfntitic te /wy'<t/ et )c
fM/MM;cf.twtt<v<. !t. Pumiant/i':<vA. X)., M X).H. )':):'XL\'t, M
tHstin~ucformcHcnMnttesJeutiiin'riticc'
(t) L'tMent'Uon !tc Mnf!t'-i))c< /s' ). )M! ))r'~cn(e ftnfrMm'tx'M
nm~t~ue (tes (th'ers sn';riti!'cs a tr"t!! sa<-ri<i''< types )" LK ~<M «m
c<))u\'Mt A )') hehr:tï')He le .v«Mf~tH<-<'t/!t-«tM) .m
/««</)'.< <.)7~m<tM,<))))
<()uiv)mt fmt/«'<MK«tM:ï'tc~«'/<t.A-MM. ).n)i)!nL't) fttf'ntionncM'tttcftcMx
Mcrittccs jMtrti'-Mtx'rx)M)f/t'<m/'et )c /"t:M/ (V. < t..< t. ), p. S:),. – ).e
~/<f/fM-tM/<7,duit-i) t~trc nomi'k'n' ')mn<- mn.' jttxtajt'tsitic)) do s<n'rif!<:M?
Y. A. Batton. ')M ~)C ~x-W/it-M h'<t<t<ttM(<.tt<'h'Ht.hJ)< ;;< fttf .WfowtHc
<«w<-<p<hM. t'r"e. Aot. <'r. Sur. t)!i)t. p. t.xY)<-).![)!. – L'inoeription t'if
(Cortha~e) 'tutin~ue <)ucAf/t/tM)et .~<««/. Cf. (:)t!rMt"nt-<i!)ttncau./M<-)'</).
ne
/'ot< A'«<M~<'MM<- f/p A'f</tH</t«, in < If. <~ /<e. </<<~t-< tittKf,p. M~-MM.
t.'AXXHKSO):t").u'it'.HK.)'S

sacrifice de l'ordination du t!ram! prêtre' se compose d'un


/<«~<<f, sacrifice expiatoire, d'une oM, sacrifice où la victime
était bruiec tout entière et d'un sacrifice du beiier des con-
sécrations qui est un /<~a/<.~«'~xt~, sacrificecommunie). Le
sacrifice pour )a purification des act'ouchfps. conprend uu
/t'<f~«et une «M Lesacrifice pourta purification du lépreux
comporte des rites auaiogucs a ceux de ia consécration du
prêtre Voilàdonc deux sacrifices dont l'un parait être expia.
toireett'autreptut~tcommuniei.qui aboutisseotades rites sem-
btabtes. Ainsi, même '-es deux idées irréductibles d'expiation
et de comtnmuon. de communication d'un caractère sacrf ou
d'expulsion d'un caractère contraire, no peuvent pas fournir
ta base d'une classification geuerate et rt~ut'euse des sacri-
tices. Peut-être chercherions-nous en vain des exemples de
sacrifice expiatoire où lie se glisse aucun élément connnu-
niei ou de sacrifices communicts (lui ne ressembtent par
aucun côte a des sacrifices expiatoires
Car, non seulement dans ies sacrifices complexes, mais
mente dans les sacrifices eietnentairesdu Pentateuque, nous
retrouvons ia même !nnbit;u!tc. Le ~«/t .'(/<('~Mt<Mt est un
sacrifice communie); et pourtant, certaines parties de la
victime (le sau~, )a graisse, quelques viscères) sont toujours
réservées, détruites ou interdites. L'u membre est toujours
tMan~epar les prêtres. La victime du /!«~/ peut être attri-
buée tout entière aux prêtres"; à défaut du sacrifiant, les
sacrificateurs communient. Dans le J't«H()(célébré pour i:t
consécration un la purification du tempie ou de t'autei, le
sang de la victime sert &oindre les portes et tes murs. Ce
rite ieur eoniiituuitlue la consécration'. Or un rite du même
genre se retrouve dans le j<w/<~t<<M«<tde l'ordination; une

~)~.XXfX.t'.V)t).
(~t't'.Xt).)!.
(:i)~t-.X)\Ara).pr.~t('r/.<XfV.'),.it-t'.r.xXf\
<t.Lesotct-ith'f!~ret-ssujaiMent'iiviitfraise)!fncitfuxfoteu Mcriticc!!
''<m))omm'[!t et etts(u't-iti<-c!! saeri)i''e!t
cxpiMtuirM. auxdicMXiaferuauxet
!)!t'-n)it-c<!tux<ti<'MX<)ttric):))!t)nt<')MM"!dt'<'<-(t<-f.t.;t)))')un!(f'<'xt'eHent
nt.'uuie) ')); St'-Ujfct.
/'«' '/t-t'm7tMc/«'«
AM~MK<~f<«7Mjf< Cette<')«i!i)ira-
)i"tt)t\'xtJustefjM't'nuppareoct'.
(&t\Yn.t;;tX.<:tf.
('.)/.t'f.X,)'i.
~f~f.XUn.n').: Xt.)!). Cf. purificMtiutt
~u )~)Mux.fy.
X)V,?.
".H<'hmtTHTM.MU'ss.–t:<A)<t'Hf.H-t()ncH 47

ooction
~tiou de
de saon
saon toute
toute sonbtahte
soabtuhte est
est faite
faite surAaron
surAttron et
et ses
ses (i)s'.
(t)s'.
Ces exemptes montrent quette atttnitÈ présentent des prati-
!es exenm)f's mnntff'nt <t«nn~ MmttitA .A~t~t

ques qui, par ta aaturc do tcnr objet et de leurs t-esuttats,sett).


bteot être les plus opposées. 11 y a continuité entre les forme!}
du sacrifice. KHes sont à ta fois
trop diverses et trop sem-
bhttjtes puur qu'ii suit jtossibte de les diviser
ennroupes trop
caractérisés. HUes ont toutes le ntOoe
noyau; et c'est ta ce
qui fait teur unité. Ce sont les enveloppes d'un m~ne tueca.
nisme (~te nousattons tnaiutenant démonter et décrire.

t.E8Cnf!ME))L'S.\C)t))-')CK

e
//<'M~'fC
Nous ne pouvons évidetnment songer à dessiner ici un
scheme abstrait du sucrince qui soit assez
complet pour
convenir à tous les cas connus la variété des faits est
trop
grande. Tout ce qu'il est possible de faire, c'est d'étudier des
formes déterminées de sacrifice, assex
complexes pour que
tous les moments importants du drame soient
y réunis, et
assez bien connues pour qu'une analyse
précise en puisse être
faite. Le sacrifice qui nous parait le mieux
répondre a cette
condition est le sacrifice animal hindou védique. Nous n'en
connaissons pas. en cnct, dont le détail soit mieux
explique.
Tous les persounages sont très nettement
présentés, au mo-
ment de leur introduction et de leur sortie aussi bieu
que
dans le cours de l'action. De plus, c'est un rite
amorphe; il
n'est pas orienté dans un sens déterminé, mais il
peut servir
aux tins les plus diverses. M n'en est donc
pas qui se prête
mieux à la recherche que nous voulons
entreprendre. C'est
pourquoi uous en ferons la hase de notre étude, sauf il grou-
perautourdecetteanalysed'autresfaits.empruntéssoitàl'tnde
elle.tnemesoit à d'autres religions.
Le sacrifice est un acte religieux qui ne
peut s'accomplir
que dans un milieu religieux et par l'intermédiaire d'agents
essentiellement religieux. Or, en gênera), avant la cérémonie,
ni le sacrifiant, ni le sacrificateur, ni le lieu, ni les instru.

Ui t'.< xxtx,su.
4M ).'AXXKt;Ht).Ut:)'~K.)!<t'S

meuts, ni ia victime, n'ont ce caractère aude~re qui con-


vient. La pronicre phasu du sacrifice a pour "ftjet de le ieur
dunner. tissent profanes; il faut qu'iis cttanttcat d'état. Pour
ceht. des rites sont nL'cei'Sinre." qui tes introduisent daas te
monde sacre~ et tesy en~a~entptus ou moins profundt'ment,
suivant t'itnpot'tam'e du roie qu'ils auront ensuite a jnuer.
(~'est ce qui constitue, suivant l'expression même des texte.
sanscrits <'<</<'<<' '«.< .«;('</<('.

) – four étudier tu tnaniëre dont ce change-


.<«n-</wMf.
ment d'état se produit chez te sacrit!ant. prouons tout de
suite un. cas extrême, presque anorma), qui n'appartient pas
au rituet du sacrince anima), mais où les rites communs sont
cotnme grossis et, pour ('p)te raison, ptus faciiement oLser-
vabtes. C'est cetui de ta '/<t'<'?. c'est-a'dire de )a préparation
du sacrifiant au sacrifice du soma~. – Des que ]ps prêtres
sont choisis, toute une série dt' ccremouies sytni'oiifjues com-
mencent pour le sacrifiant, qui vont progressivement te de-
pouiiier de t'être temporetftu'it était, pour le faire reuMitre
sous des espfces eutieremeut nouveiies. Tout ce (jtti tnuehe
aux dieux doit être divin; Je sacrifiant est ohti){e de devenir
dieu)ui-n)etue pour être en état d'agir snreux'. Pourceh),

)~).itK-i))t'')'')'n)rt''ett:tni!<t.'st)!'t'itit'eMtc~n!!t:tntd!)ns)critt!t'
n<'st!'<')))ar')u:d'<tt''utrx)))'imt;d~t).'tk'n')'i)it't'dn."<m<t<mtt~t<tvun~
)n/<ni'<fft'/<t'.k's:'t'ri)i~'tr('ntr('c.r'')'nd~nt<'X!tt'te))!ntHrM~H-
t)f'M''rif!t'dt"t.!t-ti<<f/3. 3.'):(.).).–Cf..f~.Or. 4.
~.)t'U.–f.7'7/ti.i.&).4.–t:)'rak-mt'nt<)('!tit)tj))fsrit~.<
c"<)s('rrt)ti~n'Ht't't<'sMt))«'nta)!rt'j)t<r)'t'k'.<)!!M'n)it.'M.~)!ti.<)))«ttv~'yt'M!t
))u'n)-a!tc9('!ts)n))et!h-ri))'-t'pnnri)M)e'it)))~):'t)t'')t'!tMrtti''f!.)'rt'ti-
«tinttir<'<. Ait~i h's /')''t''<'tf/'Mcw. r'~)tain<t «.<*)).t.C. t.tit ~tx'~
M!Kt))mt)nttt)'-mt'))rt'nr.<t..)<;)u.)3)X. Cf. )'nt"n.<M.!)!<-n).
tt)<U!)tt!U)trc'!sat-ri)h'c!tyrurn'[)ut~hift~:)'!th'n.f.:))t.)~.
f~ Sort't '/<<). v. )))'')!<).imioff. ~)hfi «f/ft' )t'<'</«'~<?;'f/fM.~uxt')-
"~<).<')))!. tS*)!.)-;tudk'!iCU)).')H''Mt)t'i!h":)t'))t''t!h!!{it)ttG!C)tt-t-t'ttt-
p!n')'.<:<ttt"ttt"tu''M~.M<t)t-t'.<()u)n7'wt'i'.s'!t)t
daifk'ors t't'<)!)«''ut'tt))!)t')!< sur ta qttestiun.–Ot'tt'nherf. M. <)<-<
p.3')!. !j.))."k).i)<):tns )<('/<< t)h)'i)t'<t'ns''t'ti!!)tt<*Ct'tt)))!U'!)h)(';) it
<'<'nx<)ustt:t)t)ut)ism< n n'.<H:u'he j'a!) dr \a)eur au oytubt')isu)')<'i! fcn'-
ut"tti<t<'t te <'t'))itd<* ')at('r<'t'<'n(< M.U. st'nt)')<:a\'Mr t<<*t)t)ncut Mt«tt
htn)iert'unc<')tM<)t';f'tHt:tn!ti!ttf:j))i)'Hnnn!!chtis!'<'f"rt hx'ttn'nt')-
)i''t''twh)t)utr<–t'un)-)'t'u!!c))<)))fd<sh't'))rnhtM!mh)uc!S.).i.
/'MC/< ;). )ui!-)'J' )'ur )a trndm'ti"ndu m~t<<w). ))0t«nn!)s ran~'th'n-!
;)r"pi))i")<dt'~t.<'h<'r.t'f/'<'y<< (- p.?' ).<tt)ik!t)t'c!!t'))!('
VM~ttoocttt it)di')))t'c ;m «'/ <'<«, et tt'nvttit ))ns a )'))'p. KUc u une ['taec
jtt'fjxnutcnKttc ttnn!! t't le re~h' (te ta mtt'raturp \f<))<)t)t'. ).<*eortt'it dv
''? rit)', d'~iHencs f~rt hit'tt t'xnitcnv. tt~t~ trc~ i!t':u)'t ttiUMtes rituel j'ura-
))i~tt)")ctt'u)(ri')')t's.
(:'tV.i-.t.t~-i,t'p.)~3.
H. Ht'JtHUT ET M. MA~. –. Ks~.U Ht'tt t.H A~UF~K 49

un htitt:UtttW~ht)tt~e~A~!<tt~
lui bâtit une hutte speciato, ~tt'ttttn~n.tt~t..
etroitcment fermue; car le
'~<f« est un dieu et le monde des dieux est sépare de cetui
des itonones'. On le rase, OH lui coupe tcsongtes~, mais a
ht façou des dieux, c'est-à-dire dans un ordre inverse de celui
que suivent habituetiemcnt les hommes". Apres qu'it apriii
un bain purificatoire', ii il revêtun vêtement de tin tout neuf;
indiquant p!)r ta qu'une nonvette existence va commencer
pouriui. fuis, Ain suite de difîcrentes onctions', on !e rc
couvre de lu pM)u do t'ittttiiope noire'. C'est le moment
solennel où le nouvet être s'eveiite en lui. tt est devenu
f't'tus. tt se voite lu tête et on lui fait fermer le poing', car
t'embryou dans ses enveloppes, le poing fermé; on le
tait aller et venir autour du foyer comme le foetus s'agite
dans lu matrice, Il reste dans cet.etat jusque ta grande céré-
monie do l'introduction du soma Aiors, il ouvre les poings,
il se devoite, il est n6 l'existence divine, il est dieu.
Mais sa nature divine une fois proclamée'"fui confère les
droits et lui im pose les devoirs d'un dieu. ou tout au moins
d'un saint, tt ne doit pas avoir de rapports avec les hommes
des castes impures, ni avec les femmes; il ne répond
pasà qui
<)) ). ), ).
M)Ucce rile, n-jmodudan!!h )))n;mrtdt't)rctittion!les texteshin'tf.X!)
(h'nncntune'rt't)c))tci)t)crpt'6ta(i"n;les t-t~-vfux,lesficut-cjjs.fabat-hc.
if!!on}!));! de!;tnaiu!;et (tes [)i<;(ts -tuntht pf~tic toorte iutpufM do
corps. U nles t'oupc))<)))f s): reudrepur. 7'S. )!,t.t,
(3jS. Lev..?.. p. 87, M.7'.&6. l, i. :i. C«~. 3. l, :t.
.tj C'estte rite det'n/MMf/Mw< (~. (.)-«}. X,0. t!i !K)q)<)u(svt))b«)i!tca
la foissa j)m'i(ic<ttit)n(voir)etnantra?'. 1. 1. 1==t' t, n==/t.K
10,n. Met J. t'. H.Kt,!) et sa tMxvettec«n<;cption. Voicila iterif<)<
!ty)t)bu)e< suivantr.f<<. B f. t
). ï. ~j.. Le hain ~itmitieM cont-eptiot). ht
ttMttcest M tnatrice;le v~totx-Mt de
i'atttnio}(,')a[jcau t'antit~jM: nuire
lee))uri"n etc.Lese''o)c<varientd'aiXt-urtt~O-cment sur tes dh-er'!M
!if!"tth'ationsdes ttitTerent!! rites, et xufieurordre.
'!<) :<). X. t).)i. Leomntraest T. 3, 7,7, t. Cf.f. 4. 2 c
et('(f/3, ), i'o.
(C).</). X,t., t) !()<).X.7. 1 s<)<). T. (i.). i.t. etc.
(7j.)/ ;v.~<).X,K.)t. H.Cette)K'tut<i'anti)t')te esttfin))certainitextes
(~t'<.Nt'.~<f~. et C«/.3. t. )'))))e<h:itxembMtK'it de te)))brY")t
<i)eu<)U'e!:t)e(/MM.~Mf!M«. celui <)ms'initie.U'autrottextes,d'eftate'va-
leuri! S.(i. ). 3, ~)disent')u'it ftt~it sitxptetxentde rev<tirle sacrifiant
de la peaude t'anima)ijmhmanhjue. afinde tut faireiM-nut-rirla ouatite
de brahtxane.
(8)Jp. «.. <!)t. X,«, Z.
(9)ip. X,9, 10. r..S. ti,t. 3,3. Cf.Web./M~.<<.X,p. ?8, n. t.
(M) « X, tt, 6 sqq.
1 ..ip. T. & 6, <,-1 4, 3.
E. Um<:))EM.– Anaëc Mciot.. MM.
KO t.<K~CH)U)tih.H'K."M'!

l'interroge; on ne le touche pas Étant un dieu, il est dis-


pensé de tout saentiee. tt ne prend que du lait, nourriture
de jeune. Et cette existence dure de ton~s mois jusqu'à ee que
son corps soit devenu diaphane. Alors, ayant comme sacrifie
sou ancien corps~. parvenu au dernier de~re do la surexcita-
tion nerveuse, il est apte à sacrifier et les cérémonies <;om-
n'encent.
Cette initiation compliquée, a ton~; terme, requise pour
des cérémonies d'une gravite cxceptionncUe, n'est, it est vrai,
qu'un grossissement. Maisoh !a retrouve, quoique avec uue
moindre exagération, dans tes rites préparatoires du sacritk-e
animai ordinaire. i)ans ce cas. it n'est plus nécessaire que le
sacrifiant soit divinise; mais il faut toujours qu'it devienne
sacre. C'est pourquoi, ta aussi, U se rase, se ha~ne, s'abs-
tient de tout rapport sexuel, jeune, veille etc. Ht même
pour ces rites plus simptes, les interprétations qu'en donnent
tes prières qui tes accompagnent et les commentaires
brahmaniques, en disent ctairemeut le sens. Nous tisons des
le commencement du <atapatha Brahmana. (Le sacrifiant)
se rince la bouche. Car. avant eeta, il est impropre au sacri-
fice. Car les eaux sont pures, tt devient pur à t'iuterieur.

0) .</<.X.)).T s.).).X.t.t~-t".
(2, Sun"< son individu.Uest devenuune utfrattdeauxtiicnx
.t< 0. :i.9. C.i'. li. f' ï, 3. t.;i. .t/ X,tt, C'ett
.-(.'lui <-ttex;)" au ))rA)'!))mtt!t. 0)tM)u) cf '/<t"~fdevienttnntgreil de-
vient pur <m<'<<M. Quandil n'y a )'tM!riettit devientpur.
s!M'riticit')).
t!fM')" est initie,
Outmdlu pettutôt).'))'-les.j! il devientpur. C'etitabMttt.itt't
<(!!tt)t))ti!fre')'utM''ri))c.Ce))Mide!.eiHwmbn"text Menue..·
t.eMcriOatttH. )mrtejcfute. depoMiUe ttutant')ttepossiblesonccrp~ax'rtct.
f"rmeixfmt'rtftte. "n vit cottttxentles pmtiqttea
– ascé-
pourfevt'-tirtme
tiquesuni pfnptaccdans jesystétueduMoiticeHindou.(V.S. Levi,<4.
X3.n. t. Cf.)'. St. t'eve)~pp''e!tde!tceM)')U)Cnt,ptte!tontpudeven!)'.
dan!!ie Hraht)M)tistuc .'timi.jue.dnn!.ie j)uni-!tt)c. dons te bouddhisme.
le tout dt) sacriti'-e.t/iudividu<)nisao-ifiese Mct-itie. t'wexetnpie.le
jcOnei)')nd<i)n.)ue M/<u.'«'~tftcf.rreiipf'nd exMtetnentau )e(nMM~«t-<M«~<c.
de la nuit Mn<«w«/f'du mcn<i'-e ordinaire,ie'jucicorrespnndtUt jeunedu
l, 1.1.7. t.empprurhMuent est de M. i-:tft!eiiuf;<)</
</t~~M(Y. de tm
<«c f. M.t'. Xii. (:r. '4. 1, t, etc. !!))r) ' jeùMe dit:?&.ib.
3, S~tO.t'). UMte'M<. lesvertusdei'<tscetisute!)ont considérées
<)mue 'mssi~ndei) que cettcsduMcrin';e't't. 9.?). 1.1-7,etc.). KouB
(lefairert-mar<)uer t'anaif~iequ'ily a ici avecles pM-
n'avunspa~besoin Le imcntktet ( tu
tinue! oetniti'tMC! ffrecque~ et chrétienne! jeune t~p-
des autres Ces actions
pour est devenuk- utodétc Jeune! judat'tUM.
préparatoires Mutdevenues. m u\et)t. ie tvpedu sacrificedesoi. Las-
ceUïmepréalabledu Mcriutcest, dans bien des cas, devenule sacrifice
entier.
(3)ttiitebr.M-M.t'eM' < p. 3. ). Cf.('«/. M' ?. 7 sf)fj.et pM-
sagescilés, notepré' Cf.~chwat). 7'<'f-o/t/.p. XXii,
n.HrnKhTKTM.~CSS.–HSSAt!')')t).HSA':)U['tCi! 8)

~tM.M<' (f)t WOM~' <fM ~MtMtM ~n.f A'


~«OM ~)tMOMf/<f.<!)tnt))))«'<<~M'<'t<)nu~)~e</M..t..t
M!OM</f(/M ~fM.< 1
Ces rites no sont pas particutiers aux tiindous: le monde
setnitique, ta Grèce et Homo en fournissent egatemont des
exemples. Un certain degr6 de parente avec le dieu est
d'abord exigt''do ceux qui veulent être admis au sacrifice*.
Aussi t'etran~er eu est-il {{enératemcnt exciu'; ri plus forte
raison, les courtisanes, tpseschn'es souvent tes femmes' i)e
plus, !a pureté tnomentanee est requise' L'approche de lu
divinité est redoutabie ù qui n'est pas pur; torstpte tatuvc
Y!) paraitre sur le Sinaï, le peuple doit iavet' ses vêtements et
rester chaste J)e metne, Je sacrifice est prfjCcde d'une puri-
fkationptus ou tnoinsiongue'.Riie consiste principalement en
aspersions d'eau iustraie et en aMutious' quelquefois, le
sacrifiant doit jeûner etse purger ii doit revêtir des vête-
ments propres ou même des vêtements spéciaux qui luI

<i)';«/. Cr. ), ). t. t !)<)<).


(3, .\Mmt.)X, n;X\ t:)&. 29.- (:f. t'ons. )). ) t;Mr. ;?, (.
7..t.)). M~.?~.
<~)t.<"<i))'-irfot<ci!! ne pcm-t-ntpor.titrf' -tt!.t'r)?u~tt!f~ dn cuHe.E:)*ct.
X).)\ 7. Cf. A' XII, m. i&. <x; M. XXII. tO. 12. t3. n~rud.Vt, u.
– t)iH):nb.«f; ÏM. cf. 3't. ~)i. ))<m:ttindo clussirlucet )ti<mc
di~uc, iicub les met))bt'<"tdes ttuii! t-Mstt"!supérieures M)t lu droit de
meriOcr.
(il Ath~nfe, tV. p. )i9 (: \'t. p. a~ (:.
<!))I)ittenb. 3M, U.1-'est.p. X: Lantprid. /M/<. 0. C~. tt.H. t.XXXH)
dans le Meriticea MitritSih'attU! – Les c!n 't'fxputsiu)) ))f~fc«tttt< tors
d<:4t't'fetu'M))' sont f"rt ))t')n))r<iu.
('') f.et'. \'t). M-tt tt <tt-<M).XXX.n. tt prupus du iincritft'ede h M~uc.
Cf. < 3M~. – Ccjtpt~httt certain' impnretM tt'ccartaicnt pas
de ccrtaitMMo-iMcM;e!uM<t. )X, <U. f:f. 0< O.S~sq').
(!; XtX,S2.
;S) ib. XIX, tO s.p)..V«m&. X). )!<-?. ).<-si.tterd)'-th)))sdf mptM.rts
xfxuets it t'ncc'attnnd'une ecftitnuttit'(juetf'omjucsont d'Mt))c«r!! un prin-
cipMre)if;icMXpresque cotnHmt.
tt'. Cf. l'uus. X, 3~. 9. t'Mu~ric de Tit)n.rc'(.
~tO)<;<-«.XXXV. X)X. 4; XL. H; /.(;(. \m, < .))..t. \')t),7.
– Stenfc). '<ft'/t. A«t/)/ p. M?. Atanjtmrdt. VMt.< /Mm..<«.
Y),p. ~X. n. '). – M. A. 313 !.f)<).
.H) Mf. XXnt.i.M:)<-un<-<)t)Kipputtr..Yuw4.XX)X.7. –Cf. te jeune
<)<) cmfttnunxmtet du prêtre <t\tmttit toesscc~thutitjMc.
<): V"ircerta)MeMMptM iut'rMer. <.oM. il. tt.M.
():<)<;f«.. XXXV.2; t'XXtX. <; XL. )<;Mt'. \'tt), tï~ttittcmtion
(t'Aoron) Cf. l'aus. Il, 35, t. t'foecsition des (;A//tOMt« d'Uermione.
f)"t. CeM.t.af/ .)/;<)<.33, p. ttM. L'usage de v~tetoent! !!pëeiM)t,le
barbouillage du corp); ou de tn )t)(Mr<fout partie du rituc) de pMMjuc
toutet les Mca eonnue:.
(tt) t'<.rph. 1'. f'<A. 17.
M f.'AXS)SH<"t;)U).t'(!)'jrH.fX''S

(tonnent un commencement (te saiott'te. Le ntue) rotMaiu

prescrivait K'eraiement t'usagc du voiie. sij;ne de sépara-


tion et, partant. de consecratton L:) com'oMoe quo )e sacri-
ftant portait sur h t~te. eu même temps qu'etto écartait les
mauvaises infhtonees. )c mar'(nait d'un caractère sacré'. Le
sacrifiant <)m'i([uefoi!' sa toilette
compietait en se rasant ta
t6to et les sourcils*.
Toutes ces purifications', fustrations,
consécrations, préparaient te profane l'acte sacre, en etimi-
nnnt de son corps les vices de sa iaïcitu, en le retrancitant de
ta vie commune et eu t'introduisant pas a pas dans le monde
sucre des dieux.

/.f Mt('<'<f<f'u'. – Il y a des sacrifices où


il n'y a pas
d'autres actcursque iesacritiantetia victime. Mais, fteueraie-
mcnt, ou n'ose pas approcher des choses sacrées directement
et seu) eHes sont trop graves et trop hautes, ['n intermédiaire
ou, tout au moins, un gnide est nécessaire C'est ie prêtre.
PJu.sfa)ni)ier avec k' mondf' des dieux où il est a demi eugag'e
par une consécration preataMe H peut i'uborder de ptus
près et avec moins, de crainte que le !a)qoe, tache peut-être do
souiiiures inconnues. En même temps, il évite au sacrifiant
des erreurs funestes. Quefqucfois tnëme le profane est exciu
lormeitement (tu sanctuaire et du sacrifice Le prêtre est

()j S. ttcin~'h. /.<'<7<'<h'<~M/t()H. )R~7. p. !i :()<).


M) S<t-n!t. '7. f). ?. – .WnMdre. ~f v. 8 </h-<
A«toM~
<<MJï<. ~rcr~uM t)(t)ii. p. )St. R. Sfuntcr. H')M«wt<<a/tKr~M (~'A'-

/o<N.tM t! p. :M s')').). t'est, p. UT.

(:<)Hx .M<). VH). t. Lucien, ~f ~fM~i'M. !)!).
(i) Sur ) L'tisfmhh' <h's cCr(''<t)~nic!))r<'f~Mt"ircs (</«'<)/))=: mnctif)ca-
lillll) :'ux an''it'M!) sll.'rilh'cs
th'tt). IIUX'IO,'¡"III !t'riti''<"t ,rr'!s(JO\llhIllIIlUX
c'trr'j)o)td<Utt achlels de
auxp~terfutt~c~actuets
lu!lerlllllges (ic ln)n
~tc<'<)m'.V. c))h. f(' '< .trot. /<ct'(/<'M~/f«M). p. ~B!)<)().).pf) ;)&)crinnj!Ct
a Xit.'fnpt)))'!j'rt~t'xtax'nt te!) )t)t''tncs pmtxjMes. (Lucien. /o< (-<) ))o mttnc
jxmr les p;')crin!! <)';)'!m''ien Temp))*<<')-.XLt,!). Voy. Kob. Smith. «f/.u/'
.~fM. p. M3, p. 4'<)~n~te additionneUp~.
(!)! Lf! c!tt ~ui ne sont pM ft)<;)rnnt''s t') rituet 'toti)e!ti')He et oA te
sacrifiant "fficie hti-nx''t)w s~nt assM rare! <)M!! tes retigifn!! que nouit
<'t<)<))<'ns.Hn Jttdf'p i) n'y avait ')Mf te sacrifice de )a P&tjuc où )'on pût,
en absence ()c tnut ).6vite ou Cnhct) c) en deh«r!' de Jerusatetn, tuer une
vietinte. – En Crcce. par exempte, te sacrince a Atuphiaram (Crop«*)
peut être présente parte Mcrifiant en l'absence du pr'tre (C. /<. N.
235). – nans te ritne) hindou, peMonne. s'il n'est bratnnane. ne peut
Mcnuer sttr les trois feux du grand merittco. La preitcnce du brahmane
n'est pas exigible, nu contraire, dans te cutte fatnitter 'Hittebr. «)<««<
~t7<e<-<«< p. M).
(6) XXtX. /.<'< Vftf. –.VomA. \'tn.
(~<-cA. XUV.O, tt.
H.)H')tH)<TKTM.M.U'M.–):~H.<);Kf.HSA(:)Ut')(:H
?
doue, d'une part. te mandataire du sacrifiant dont il partage
i'etatetduut it porte les fautes~. Mais, d'un autre cote, il est
marque d'un sceau divin". H porte te nom te titre'ou ta
costume'' de son dieu il est son ministre, son incarnation
même ou tout au moins ic dépositaire de sa puissauce. tt
est l'agent visibte de t.) consécration dans le sacrifice en
somme. il est sur te senii du monde sacre et du monde profane
et il les représente simultanément. tts se rejoignent en lui.
Par suite de ce caractère religieux, ou pourrait croire que
lui du moins peut entrer dans te sacrifice sans initiation
préalable. C'est en enet ce qui se passait dans t'tude. Le
Brahmane arrivait avec sa nature presque divine; i) n'avait
doue pas besoin d'une consécration saut
dans des
spéciale,
circonstances extraordinaires car il y a des rites qui exigent
du sacrificateur, comme du sacrifiant, uue préparation
preatubte. Htte ditterc seulement de celle que nous avons
décrite à propos du laïque eu ce qu'ette est t;euerat<'meat

;), U f7t)Wt. XXX, n. Les t.cvitcs sacrifient )a t'f'ujnc puur tes i)))-
pur<. En )'nb~')«.'cdu sfn'rin.'utt )<iMdcu.~n louvait )t<f«n)))irjmt)th)i
''crtains rites essenticts ())i))<'))nu)t)t,.Yf«.Kf)(<t'u«K«)«'ho~/t'r. j<.it(i, n"1).
(i!) XX\m. 3K. –A'uMt. X\'))t. ).2. 3.
j~t)Ces dt'nx caruct~re!) Kt'nt bio) txnrfjm' en ce <jt)ir<jnccrne le bmh-
nmn)'. ))'un<' part i) est tcUetnent )e dOt-~né du sfn't-ifiMMtqu'i) <)cviettt
)f tofdn'e de M vie (\'oy. Syh'. ).t. ~')<;<<'<Mp~«M<t-r<t<f<~t«.t<f.<«nt/t.
MtsttfM.p. t~ D'autre part. il est teHenK'nt le d~fc~u< (les dieux qu'on le
thutc souvent t'utume tel, tofsfju'un t'invite au Mcrifh'e. tt'rs<ju'it recuit
sn part sacerdumie (voy jtius b<t!t p. M. M. '.). Sur le Mm~tre nu Hrah-
Utttne(faits le ritue). voy. \M))er. /<«f/. X. p. tiiM.Cf. ('«<. /< i. ). &
où tes brahtottnes sont appetcs <ti<'uxhuumint.
(4) Culte u'Attiitct de Cybute, vny. t-'r~er, f.oht. M. 1, p. 300. – t'aut.
VU). 13, t. Cf. t-'raMr, /'aM«f)Mt!. t. )V. p. '<; t. V, p. :?). – B~-k. ~f
<<<p('o<'MM c~'fMOMtM <K n«(tt;j' AomfttM </wt<H< f'fee /«Mf/ftH<)<Mt'. (Mer).
i~.
(!)) Paus. VI, 20, i.
f6) PM!). Vt)), )5. 3. (Cutto ()e th'nx-terà t'heneo en ArcmUe). t'otyaett.
VU). X9.
Ylll, ;i9. (Culte
<Cu)teri'allt~nc
d'Athene fU'cHeue).
vl'cll~nei. -Y.– V.5amlcr.lt~~rrriyr·lic
Saotter. «';Mt<w/fF·ühurïtm,rlïe
)~K,f/«'
rffttM «'titoto~tM. )?'?. LVt.p. 3')3,pour le vêtement 'tu prêtre romain.
Pourtant. M)on Macrohe tn. ti. t7, onsncritie lit <<i(evmtce a [~)-« Maxi-
Ma. ne 'juit in n'dc dci habitutn eJM: ituitetur
(7) Cf. Krazer, <;oM. M. t. p. i!86. :)m, :!t3. 3<)tt. 3!0. )t, p. 97. –
noner.Con'. M. < </<-«<.f;<'m«./)));)-. MW), 5.
(X)Au cas ait te brahmane etaU tui-Uf~ue ~rriUa<U.et au cas d'un <!««)'«,
aetaion r)tuo))e. f.;rand saertm'e oit te! pr&trM étaient soumis a la </?«!
est m&tue temps <)ue te sacrifiant, roi ou grand hnuune. – t)afM tous les
autres CM. il n'y a de prescrites pour )e hrahtuauc que de petite)) lustra-
tions se rincer ta bouche, se laver les tnains, etc. Ce rite était toujours
obligatoire quand on avait fait mention de puissances mauvaises (C«M-
M<~M««-~7~f<-«)/<if<10, 9 A<)/ !t'. ~t!. t, iu, H).
S4 L'AXX~K.<m:)ot.OtifQ(.'K.))!tt

moins complexe. Comme le prêtre est naturellement plus


proche du monde sacré, des opérations plus simples suffisent
pour t'y faire entrer tout entier.
Citez les Hébreux, bien que le prêtre fut ordonné, il avait
besoin, pour pouvoir sacrifier, de prendre quelques précau-
tions supplémentaires. H devait se laver avant d'entrer
dans le sanctuaire' il devait, avant lu cérémonie, s'abstenir
de vin et du boissons tenuentées'. H revotait des vêtements
de tin" qu'il quittait aussitôt après )e sacrifice Il les dépo-
sait dans un endroit consacré; car ils étaient déjà par eux-
mêmes une chose sainte et redoutable dont le contact était
dangereux aux profanes Le prêtre iui-méme, dans sou
commerce, pourtant habituel, avec le divin, était sans cesse
menacé de la mort suruaturetie qui avait frappé les deux fils
d'Aaron' ceux d'Héii' ou les prêtres de ia famille de Baithos*.
Eu augmentant sa sainteté personueiie" il se facilitait t'abord
difllcile du sanctuaire, il se donnait des sauvegardes.
Mais il ne se sanctifiait pas seulement pour iui-meme il se
sanctifiait aussi pour la personne ou pour la société au nom
de laquelle il agissait. It devait même prendre d'autant plus
do précautions qu'il exposait, en même temps que lui-même,
ceux dont il était le substitut. C'est ce qui était particuliè-
rement marqué à ia fêle du (!rand Pardou". En ce jour, en

<t)t'.r. XXX,20.2). Cf. ttiwtittMtt, tt' 23, ), pour )M main!.


Le lavage des nxtin!)du prêtre et des Meiea est en usage dans la ~)'Mt-
gogue commedtt)'! )c rituel ''nUmti'jue.
< teo. X, !). A':<-cA. XUY.:!t. – Jo.<. ~X. 3, t8, 2; BeH. JM< 6,
S, 7. Phi). De M. p. 3i7 sq.). M.
(3) tt'0. VI, 3: X\'I, t, X2.- Cf. XXY)H.M. M.
(~ /.t'c. Yt.t; XV). -7:M-/<.XU\ ~9.
(5) t' XX\'))).3&. -t':f<t.X)JI. )t.)t(tc textedes LXXoit prefer<tb)e).
(fij XXV)U.0 XXX.:?. ~t.
(?; ~)-. X, t sfjf).
f8)t.')f<M.fV, )).
(9) Voy.)<'r<'cit te~endaireia~fm.ad7'a~J.Tmit<' )'o<M<t.t, t.S (Schwab.
)rad.) qui ditquun t~randpr.trc <)uiftmit une Mn'Me ritu'-ne au jour du
Kippour, «tourrait !tur-)c-han)p,que des vers sortiraient alors de son
nez, un sabot de pied de veaudeson front, commeil était arrive aux prê-
tres de ia familiede Uaitho!.
(tO)Cf. T'O.Mf'f« .<:OMM«. ))). )(!.
(tt) Kouxnous <cr\om de la Miachnâet duTaimud de Jerutaiem (noM
renvoyons pour plus de cotumoditëa la trad. Schwab). !')'«)'? t'oMa, ch.
H.tH,
f/e <'anc<pf))«'
Schwab,V, p. <~
)M. ;<fMMrAf<&~)pnMt')'M.
t'd</«e/«M< V.aeetujet J.Oerenbourff.Mev.Etudee
Juivex,
(le lirrtciertuet·édacliou de ~ifasaecleel lüppmtrirn. liov. Etudes Juivos, VI.
~). –ttout<ma,Otw<v"'<t/fM-AetM<eH(~ett. Verst. Med. d, k. AK.
v. Wet. Afdeei.Letterk. ~897.Amaterdam.
tt.)t)-MH)(')'KTM.MAK<.–M.<.U).)-.t).H'.A<:tUft':K ?

effet, le grand-prêtre represeate le peuple d'tsraë). Il par-


donne à ]a fois pour lui et pour tsrai't, pour lui et sa
famitte avec te taureau, pour tsrai't les deux boucs'.l,
C'est à la suite de cette expiation <)u'it pénètre, faisant fumer
t'onceas, derrière le voitcdu Saint des Saints'où il trouve
Dieu dans le nuaf!e. D'aussi graves fonctions nécessitaient
des préparations toutes spéciales, en rapport avec le rote
quasi divia que le prêtre remptissait. Les rites ressemblent,
toutes proportions gardées, a ceux de la diks:) dont nous par-
tions tout :t i'beurp. Sept jours avant la fête, h' grand prêtre
s'isole de sa famitie", il se tient dans !a cetiutedes/«)r<'<M
'des assesseurs; Comme te sacrifiant, hindou, H est l'objet
de toutes sortes de soins. veille, on l'entoure de vieillards
qui lui Usent la section de lu Hibie ou est exposé le rituel
du Kippour. On ne lui donne que peu il manger; après quoi,
ou le conduit dans une chambre spéciale ou on le laisse
âpres )ui avoir fait jurer de ne rien changer aux rites.'Puis.
en pleurant, lui et eux, ils se séparaient Toute ta nuit, il
doit veitter~ car le sommeil est un moment pendant lequel
des soulllures invotontaires peuvent être contractées*. Ainsi
tout le rituel ppntincal tend vers le même but donner au

(t)M'.XYt.
t~/t.
(3)?'f<<M.J.ruMta(S<;hwf)b.p.ttit).At'"c''f)!!)<)nt)uKipj).)ur,<)nt'e))'
furont ta ~urctOMco'dot! et un en ftrt'h'ni) t'isutt'ntent nbst~iu.
(t) t'cndunt ces sept jours le «Mn't t'f''tr'* ftit le service en t!mn<ico!-
tûtuepuntiOca),lequelavait, un le Mut.des vertu!!partit:u)icre<.t'.r. XXVttt.
(à)La cellule de Ueth-Ab'tino!).
(ti) ?. U..UMtHt!. La ~<'M)f;<'N(a(). )o)' donne plusieurs expth-nticn!'
de ce rite incotopris. L'une d'<')tc!<
xeMbtcindiquer ce qui a pu en ('tre le
vrai tem les vieillards pteureut parce <)u'i)ssont forcés d'abondouner,
MMtisute, te pontife dont )<tvie est a ta fois si précieuse et si fmgite.
~) Pour cettt, ou bien il fait tui-nx~ue de )'ex<o bibtifjuc, (m il
écuuledes ductettr!), ou un lui Ht des pKMftj:es bib)if)m' La prcscrtptioM
de s'occuperpendant ln veille du Mt-ri)iccde rhuscs iitu'rees.d'en parler,
<;[de ne pude)' que d'elles est aussi tme pre~'ription du sacrifice ))ind"u;
'Mt encureunepreifcripth'n sabbtttxjue,enf:ëncra) de!' h'-tesdans la ptu-
part des ritue)!)o'nnu~. ).€.<vigiles chrétiennes, dab"rd speciatonent
pMcateit.put! muttiptieet, sont pon-t'tre t'hnitatiun des doctes entretiens
du sair do tapette juive.
(8) ))ct pertes séminales, <e))eesl t'exptication, jtAtc mais partielle.
'p'e donne notre texte. En etfet. it faut se rnppftur tjuo le sonnno) est
ttùft({encratementcoMidurecommeun ctut d(mxereMxCMt'&iMe Mt aton
mfbite. hors du corps, et peut n'y pas rentrer. Cr la mort du grand prêtre
serait uncMiatnite. On la prévient en )'obtij{eantaveit)er. ).eMm)nci)
est de )))~tMeun état dangereux pour le dtk~ita hindou qui dort a l'abri
d'Agni, uupre!!du feu, dans une position spéciale (cf. r..s'. 6, 1,4, 5. G).
M t.XHHS()C)U).U!.)'JH:.)<!U8

grand prêtre une sanctification extraordinuire' qui lui per'


tuettc d'aborder )o dieu derrière le propitiatoire et de sup.
porter te fardeau dos pcctK's qui seront uccmnutes sur sa tête.

3° /.<' /«''<, ~f <M~ntWf«~. – pas que le sacriiiant


U ue suffit
et te prêtre soient sitnctifit's pour que le sacrifice proprement
dit puisse commencer. Cetui-ci ne peut avoir Heu ni eu tout

temps ni partout. Car tous les moments du jour ou de l'année


ne sont pas également propices aux sacrifices il en est même

qui )'exc)uent. Un Assyrie, par exemple, il était interdit le 7,


le )4 e) )e :H (tu mois".Suivant ta nature et t'objet de ta céré-
monie. t'heure de la ceteuration ditîerait. Tantôt it devuit être
ottert le jour 1; tantôt, au contraire, te soir et la nuit
Le lieu de la scène tui-meme doit être sacre eu dehors
d'un lieu saint, t'immotation n'est qu'un meurtre Quand
le sacrifice se fait dans un temple" ou dans un endroit déjà
sacre par tui-meme, h'sconsecrations prcatabtes sont inutiles
ou, du moins, très réduites. C'est le cas du sacrtnco hébreu

tel qu'il est re~te par te rituel du t'cntateuque. tt !-e cetebrait


dans un sanctuaire unique, consacre u t'avance choisi par
lu divinité' et divinise par sa présence Aussi les textes qui
nous sont parvenus ne eontiennent-its aucune disposition

(), Mw. t. ~'t 'i. )'. nM,cf..U'<t- 't. H). 3;.


'~) ))<)cr")nt!i'' tht ttt"i!i df H~u). )):t\tinsun U'). t. )\ p). M, 3.
Jastt'uw. ï'/f "<Hu< <W)W/<'r ~/t<'Mt'<«fM .<f(ti'f(~A. (V. compte
)'cn'h'.)
':<)8h'))if<'),< ''t7.. )L ):<(!!<t''ritice.'i<uLt di(;nx ''ct~tM).
(~ ~t<:ttgf). /w. r; (.ifn'riticM )mx dieux c)tUt"nt<'n!!). – t'ftt)! )t, M,
) ~Ar)("s;, !M'-ritir<'.t Ap.tUun ~<i~t'.<u-:Y, \'ny. ~)u!) has p. Ut pottr le M-
<'rifi'-e du taure.m il ttudr.'t. – ).a (ix))tiu)t d~ l'heure. 'h) jour, auquc) doit
fe ffure )e ~.n-riti' e<t un (tcs poixt!! t' tuh'ux prt'cifes [mr tes rituels
hitt'tuus et autres, t.u t~)~(<'))!ttiut) s<m.t ht-juctit' un Mrritie n'e~t p<t!t
th'tt plus tndit)cr';)'t<
(u)~t'. XV)). M.
«i) t) est bien entendu 'juc n'!t)!! tte <uu)"t)!! p"fr aucune antpriurite
du lieu ;) <;u<t!t-r!ttiun omstfmtf. sut'te lieu r<n)!;t<'r' t'cnr «ncucf-aaion
ttctcmtincp. Sous rMt.n'nHi) c"u'pK'teatput lu qm'stiutt.
(T; Ij-. XX)X. it. .V~x~-M, VtU. ):. s.).). )t .S'<M. V). n.
) ~ot:. V))). 'i3,t't< Hn )-e <)))!cuncerne ht <h-f<ttse(h'<nt'ritit')'ttit)ettM
qu'AJeru'itth'ut, voy. /.<'t'. XVt).i. Xtt.) s.). X)V. i' XV. !!0;
X\'t. <<)<).tt t'st <-<rt<un')ue t'ettt' dMfeMscest de date rftt'tttc. \'< t)
/<. XXIII. Il seu)b)e ttf'-tnt: qu'i) ait t'-ujouM tuttsiitte en t'nk'ttiae de
petits aute)!) o..M<M-/t. in .M)'s)M«.). )). (!'<<. ~Schwab, p. Me.
Kï, Cf. 7o<H'. H«t<. jMftAwt, Uti a.
(8) Hx. XX. 2t. – ~M~. X)t, etc.
'')) Ex. XX)X. t!-H}. tic.
t'.tttttKMT):TM.M.U'S<.–K'iUS)')tt.HS.\<!K)t'f<:E M
rotative a la sauctiticatiuu t'fpetee du lieu du sacrifice. Hncoro
fattait-it entretenir ta put-ete et ta sainteté (ht tempteet du
sanctuaire: des sacrifices journatiers' et uue cérémonie

expiatoire aunuetterepondaientacet~esuin~.
Chez les Hindous, il n'y avait pas d'itempte. Chacun

pouvait se citoisir tetieuqu'ii ventait pour sacrifier':


mais ce lieu devait être an preatabtecunsacn'au moyen d'u~
certain nombre de rites dont te plus essentiel est cetui qui
coosistaitaetabtir tes feux. Xous ne te décrirons pas dans.te
detaii. Les cérémonies conptexes qui le constituent ont pour

objet de créer ~n feu dans tequeii)


n'entre que des etements
purs. déjà consacras a Atfni~.Mômet'un décès feux est attume

pat' friction, afin <tu'it soit entièt'emfnt neuf. Uaus ces con-
ditions, i) a une vertu jna~ique qui t'earte les toauvais renies,
les ma!eiices et les démons. Le feu ext tueur de donons Ce
n'est même pas assci! dire .il est dieu, il est Asni sous
su forme compiete De tnOnG, d'après certaines légendes
bibliques egaietnent, le feu du sao'itice n'est autre que ta

'Ut'<XX)X.M.–(:f.f'or))h.f/«').<-t'SHrta))<'r)«-tuH'-
du feud'' t'u)tt<-).et ta fitcon duot )a destinée <t')smi') est tit-e :t '-eXc du
't\')Uj))<uy.surt"t't ~<«.W,)X.27. YH). ti.): X),3) ut<(:M-ics)d<;Yem)
uu thetw M~endaire de )K titteraturc Jtttvc.
XXX, tu. /i'A. X).V. ) t.i.
«)Pot)rYU<ju'i)ffdt)n)j)i)-eetd''t')!))'<n'ri<h-ic)'<f~M<«ip!))')t'
MrHhn)ttn''s.
It) 5ur l'i·lnlilissruneul rles fenx. 11iI1eLr.flil. l.ilh·.
(t)S[)frct.t)d)'!)'-))K-)))dt.feHx.Y.ni)tc)'r.H'7.<<i:K.'uii- :its.-lCvuli-
)<s)ti.).<;stt'"«f's!)t-t't"!tt)tttix-Vcd't(<h'r.f/7.f/f.<«<XX.
j). )&) sq'). ne tr.'ut'' 'jue de ht rcpnt'titiua de!t feux – Wctx'r /«'/ IX,
p.!t6.-Hj;«dC<<t.S.M.K.Xn.~n'!f)fj'.
(&) Lt'i'tt<ttti'')'pa a~Ct- )ps))))e))e!s et sur )M~uc!)esi)eatanutnc, prépara,
(tMm)))M)'trM)t''))'re!!p(!n<ieuttoutf'st't un mythe r~rtintj~'r~mt,
). ), 3 et &. ''f. M. ). 4). Ce sont dfs t')u'sM dtms tMfnteth's parait
ft'~Kkr <)Mc)))nechose d'igné de pttrtit'uticn')t)ent vivant. TeUement
vivants ut~tue.qxe ta )<*j{eMdKVciten'<'rt')it)t"!d'entr''ct)cs)fsf~r)))ca )<)')-
tnitivea du tnonde. Cetto c~'ation du feu synd'utm' iatcn'<ttMtt dMmonde.
?) Le ft'K''f(t toujours frft'par Motion :)<'r!! de )ft))"i:iti~nd<ft:u\.
t"r< du 6a<:riU''eatuumi. iuri! du sacrifice du !m<t Y. Sctmtth, Tht'ft'a~.
n, p. 7? !M)q. Wetter. /M~7. ). t'H. n. 3. A. Ku))n. ~<-<MM«<t/7</<-<
~*<'M<'t'<tM<«/ ~<< (H~Ct'f«t~'<, p. 70 au~. Autour de rcttc )'r''at!on d« fpu-
dit-u,t<tBm)Huaneeunt.d<)tt').))f\'cda.t))t'i<'d<)cu)t'ptinnspantt));i!
ti!)ttC!t.(~trteu) te feu du !!ft''ritit'e (".t cx<'e)i''nt. seu) il e-it i'A~ni compipt.
''unticnt tei' troi:: curp<! d'Aboi «<mCM~nrt'terrestre te feu dutttestifjuc).
attnosptx'rique ;ef)nir. c<i)e"te (sotcttj. il cuntit-ut tout ce tju ii y a d'animé.
ue)'hMd,d')({nf'uM)t!ttc)t)0))de.']'.H.),2.t,3.t;.
(7~C'est «tente )'Mne des epithetcs les plus nncienttC! d'Agni. V. Bergaignc,
~t<.t),p.2H.
<)()V<)y.Mte6.
? t.<)!K')tit()f.)~'t't<M'!t

divinité ette-meme qui dt'vore la victime ou, pour parier


plus exactement, il est te signe de ta consécration qui i cm.
braso Ce qu'a en lui de divin le (eu du sacritice hindou
se communique doue à ta place sacrificielle et la consacre
Cet emptacement consistait en un espace rectangulaire assez
vaste, appeté ~M/'a
A l'intérieur do cet espace s'en trouve un autre, appete
c<'</t,dont le caractère sacr6 est encore plus marque; c'est ce
qui correspond at'autet. La (-<'</f occupe donc une situation
encore plus centrateque les feux. Ceux-ci, en effet, contrai-
rement à ce qui se passe dans la plupart des autres cultes,
ue sont pas sur faute! tui-meme, mais t'entourent~. Les cou-
tours de la cedi sont soigneusement dessines sur le sot pour

!t) M'. X. 2. ./«'/< Vf, t). «)').. sa'-rificedp t.cde'jn; XiH. )'.)sqq.
Manoiti):1 it. XViii. :tt. Hiie. ) (.'Aw. XX), ÏO etc. La préparation
des feux tient une grande pluce dans les autres rituels. Sur lu nécessite
d'un feu pur, cf. /.<< X, t sur le renuuveiiemeut des feux au
Mexique Suhagun. t/M/urMf/f las fMM (le A'et'aA'.<pf<Kf< Il, p. i8.
Chtn'ero,.Mf.t.<co<WM<t~<<t't,). p. T!; –aLetnno!! Phi)n<tratc.
//f<wca. XIX, tt; /<. f<'<'<?-«. X\'))). K! et 9; en Mande, Mcr-
trand, M<t'o« (/M (;«M~M.p. )OC. Cf. t'MMf. Co/</M~M/.t/t,n, p. M.
p. Mt. t't'a~'r, ~«tMM;<M. t. )t. p. 3M;t. V, p. M). – )<p)ij{.)nd)'-
HumpcMnM, Knaue)'in~'f4f'KM<UM/t,p. M.
(2) Elle devient te '/crf<y<<N lu place du Morince aux dieux. )t
faut voir dan!!)MBrahttmt)))!. les epecufationsmystiques sur ce point.).
f/<'t''<yM/n/tH est te M'uiterrain ferme de ta terre. Cette-ri n'est <nen)c
là que pour servir de lieu de snerificeaux dieux. Cette place est encore
le p'dnt d'appui des dieux, leur citadelle, c'est de lit que, prenant leur
était (<<<'f'<M~HM), ils sont montes au ciei. C'est encore ie centre du riei
et de lu terre. le numbrit de tu terre. Quelques folles <)Ufparaissent
de telles expressiuns. rappetons-nou!:que pour les Juifs le templeétait le
centre dela terre; de mêmepour les Motnatns.Konc; et sur les cartes du
tuoyen .tge Jerus'uefn était ic nombrit du monde. Ces idées ne sont pas
si loin de nous. Le centre religieux de i.'(vie cotncide avec le centre du
monde.
'3) Le nom est mOne dev'nu cetui des cioitres bouddhiques. – Xousne
pmn'"ns suivre ni le detaii. ni l'ordre rigoureux dos rites du sacrifice
animai hindou. Ainsiia cérémoniede i'aitumagedu feu est proclamée par
une école au moi))!)<Kat. \'t, 3, 29) indissoluble des cérémoniesu'intro-
duction de lu victime.
(4) Voirdes pians du terrain dans ttiiieb..Y. t'. 0. p. tM etE~ef.
S. H. f. XXiit. fin.
(S)Hiieest exactement mesurée, et prend les formes les plus diverses
selon les sacritices (V.t)iiic))..Y. 0. p. 47 sqq., p. tTU.sqq.; Sdtwab.
?'/«'?< p. 13 sqtf. Thibaut, &!M<<Hj/<MM CM~<tpa<'<M<)~a <rt)~ in
Pandit, ih'nares. IX. )?!'). t)an!fte cas de notre sacrificeanimai, it ya deux
vcdi, une qui est ai peu près la vedi ordinaire que nous décrivons dans
le texte, et ixMtrequi estw~ft-ef (voy. Sehwab.p. H. ï)). suriaquetie
est un feu, qui est J'un des feux du sacrifice(~;): Ytt. 7. 3. V. St-itwat)
p. 37). Toutes proportinnsgardées elles se construisent ou se creusent
de la meute façon.
)).)))'MHnTKTM.M.U.<s.–E~fS)-)tt.HSA(:Htt'«:K M

.1 .tl.. lr.lr.1'r..nn.,n noa ln anlwa r1a


ce):), on prend une pelle (ou, dans d'autres cas, le sabre de
bois magique) et ou efneuro ief;erement la terre en disant
« Le méchant. est tué' Toute impureté est ainsi détruite; le
cercle tnapique est trace, ht place est consacrée. Dans tes
limites ainsi mar'tuées, on creuse le terfain et on te niveite
c'est le tt-ou ainsi forme qui constitue l'autel. Apres une tus-
tration, a la fois expiatoire et purMicatoiro, on recouvre le fond
du trou de diiïcrentes sortes de gazons. C'est sur ce gaxon que
viennent s'asseoir ~es dieux auxquels s'adresse le sacrifice;
c'est là que, invisibles et présents,Jts assistent à la cérémonie
Nous n'insisterons pas sur les divers instruments~ qui sont
déposés sur l'autet* après avoir et6 ou fabriques séance
tenante ou attentivement purifiés. Mais il en est uu qui doit
retenir notre attention; car il fait, à vrai dire, partie de l'au-
tel c'est le ~~«, le poteau auquel va être liée la bête. Ce
n'est pas une matière brute mais l'arbre. avec lequel il a été
fait avait déjà par tui-mëme une nature divine", que des onc-
tions et des libations ont encore renforcée'. M occupe, lui

il, ï*S. l, ), t. ') Les tuantriM fxprifnent ')~' les tuauvai! surt.t
itont ecartex, tjuc les dieux pr"tf'f:ent de tous côte) )a \-t'<ti.CeHt 'lui
act-otnpajwnt )'(')<vutmnde t'«ft«~)t'f<<<exprntK'nt plutôt ttt seconde
idée (! ). 2. )2. surtùu) ceux qui accutnpa~nentht hti'tmUonde
t'aukt construit.
[~ Bt< le <tf/rffA<,les dieux portent t'('pith<C tMrhimdasceux ')"i
asseoient sur la jt'ach~cdus!n'ritt''c. <y. (iraitMtmnn.~W.t'tver-
t'MM)). Cf. ~t. t'. H, :i, t; V. H), )ï! V). i. )U. ctt-.
Vuy. Sehwnb.o/). t-tf-, )'. t), 4~ it'otdixttire )Mw~MUM M~rt!'
d'utt temptc ne duh'ent pas f<c)'tit'df t'c te);)?)' Ainsi, a Jcrt~atcM),les
couteaux étaient cnfermés d'ms une cellule !t[)t'citu<ceUedc!<~a<)/'u</<.
V~y.ohf).<'OMt-c«.i. ';<). Schwab.Vt.p.S)..Mt'fM~, )V. '<!ou.;
t'ema. HI, <). – Certains Mt'rincct t'xigfnt une Mi!<M<)o spéciale et
neuve. Ainsi le mt'ritk'c dutuesti~ue dp la )'&f)ne de tx'~toeen (irefe.
\-ny. Patun, CM,3<,Ki 3U,'i. <:f. t'raxer. 'M. Il., t. 11. p. tOT.
(t) Yoy. St-hwab,p. 4t. pour Fenutneration de ces imtrutHent!</<.
c' ~)). \'U. 8. l'our la purif!catioMvny. Schwab, n° ?.
(&; jv. if!. VU.M. JI est phtntt'dt' telle faentt (jtt'ttnetnuitit'cnmit
dans la thnite de lit ''<'< une autre tuoitu' en dehors.
(6) Unrecherche t'arhred'ef'cnee deter)))in''f .r.C,3.ï. t.t'.tt).
\')t. t. tC.U. Voy. St-hwab.p. 2 sqf)). On t'adure <-t
l e prcpitit (.<;).(' <t).
\'U, 2, <), on t'oint "t) le t-Mtneaver precauto'n!: onuftit et un incante
ta souche. Toute!)t't'r<ntonies<jtd tnarquent bien, fottttxel'u vu M. M-
denb., un cas d'anciencnttfde )tt\ettctatx'n. ~tft.'t. t'f<<.j). '!50), M.Md.
rapproche encore (p. 90)ce poteau, d'tme )mrt doitpoteaM ftacrit)fie)!< en
général, et en partirulier <h' t'«):/)f)'nscnnti~tte. ptunMe, elle aussi, sur
)'ant<-)(Voy. Rob. Snnth, ~f<. o/S<'m., p. 187,tt" ).. – LMdeux rappr*)-
chementi)!)untest partie fondeit.
)7) (v.jtt}. Y)). M.) s')'), four le xensdu rite (T. S. 6,3. t. 2.3).
Le rite tout entier est certainement' ancien, fendant qu'on oint te ~)a
(M ).X)!H-'h;tu).Mi~')'H.)MM

aussi, une situationemineute, car c'est ta que se tiendra to


plus important de tous les persouua~es visibles qui prendront

part a lu cérémonie', ta victime. Aussi tes Uratxnanasie


représentent its comme un des points ou vieuuent converger et
se concentrer toutes
tes forces reH~ieusos qui sont en jeu dans
le sacrifice. Pur Mit tij;e etancee, il rappette ta manière (tout
tes dieux sont montes au ciet'; pur su partie supérieure, il
donne pouvoir sur tes choses célestes. par sa partie médiane,
sur les choses
de t'atmospherc. par .sa partie inférieure, sur
celles de ia terre*. Mais, eu même temps, il représente te
sacriiiant c'esl la tai))e du sacrifiant, qui détermine ses
di)ueusions~.<Ju!)ud()ut'oint,ouoiuttes!tt;ri(iaut;(iuaudua
t'aftcrnjit, c'est le sacrifiMUt qu'où auermit". Eu lui s'opère.
d'uoe nnutiero plus nutt'quue (;ue daus le pr'Urc, cette commu-
nication, cette fusion des dieux et du s.)crHiaut, qui deviendra

pins complète encore dans ta victime


La mise en scène est maintenant restée. Les acteurs sont
prêts. L'entrée de ta victime va commencer ):< pièce. Mais
avant de t'introduire, it nous faut noter un caractère essentiel
dusacritice c'est ia purfaitecontiuuitequ'it est requis d'avoir.
A partir du montent ou il est commence', il doit se pour-

ct ~ju'un )')'t)f.!uc~ et le dn"!t< '-f sunt ')' matdfo!) <h) )'<<« tjtt'ut) rM-
t')t)')i!j~n'ti<f'«).:t.).x.–Lt'~u<t)tr!t<suMtt).'t[t!)t'ordfe!!Ui-
V!mt:).~i,iit.ti.H),8.):).2.?'.t'Hynft)f&)<rifm''its«tti)yat)!u.
s~)ri!t~t''<s!n'ri<!M's''tp<t)<!('!trs))utf:tu.))).i<.<)).).f'j)!~)t)(.'ritnc)
l'sI Irrr·sr·ril..lit.
c~t
t'iit jtft'St'riL .t< Ifn.
pr.'s.'ril..Iit, /1,
Mr.G.1;, :l,
U. 2, 1t~.
t!. j, J3.
~:I,
~t, yui .IIIIIU'lIll' Iv·x
rruuuu·ulc
(illic'!t<t)t~'ntt'h'
qui It,s eerx
\'('rs du
Vt'ft .1111tH
t)n UI! vcdtt.
t<)! \'(~lIl\,
vcda. Crt
Cet
Cet
hytuttf ''xpritm' <)t'j:[t' dht'rsf!) fum'U~tx <)u .K<. 'jui tue h' <)<'ti)t'n'
)'rot'');t' )''< )t"ttUfh" !.yttt))~)isf fit vie. ;~rtt* t'otrr:)))))).'!mx (ticux, t'-taie )<*
cK't<t)!tt''[-rc. Cf.),:), i.t.ï.
(t) Le !U't'i)Mntrt'st';)uta<t!t'!i. ut) <'ert!tintt')))j)!)Mmnt te'/<)/)< (.
rli
r<7.)).&.S~'h)n''<'r[.'uu).!«ttrm.)!)fc)nuK'et)'ufficiantyr<'st<'nt
aussi. ).a (f!tditi"n dt'x Apastatubit)'' p.iraH )iK-!))<U)'c~. Kn tuu! t'ait c'est te
!<:n'riti'n't 'lui t'~rt": ')<;x"tn'thtus. ft pusse sn notiM tout te ton;: i
du poteau. Tfu~ t'us t-itfs out jh)ur but d'identifier le sth'rifiMt au poteau,*
<:ta)M\'t!'titu'' d"nt un iuifftitpfen'tre pendant uncertiin temps ta
piare.
(~.tf'<< t.t;t'f.('M/fr.).'i. 2. t.t-tc.
~,ï'S.(!t.t.:t.t.-Cf.r.S.(;).4,7:M.3.7.t.Z.S. ·
(t))tat!ttiuncdusacriUanttjU(tnd''t't<)i-cie!!tMit!it)runch)tr.tù!t
debf)Ut.'t)MbrM)tY~(7'<.K,t.t..t';<<).Y)t.i!,tt!()q.)
(a)ï's'i.:t.t.<. i. “
Xous .'inpjx'soNs <pte ''e <)ui e<t VM) de )') <'< et du .<. t'est, en
Kenera). df:! autct!t, hctyteit. et pierre!! tevees sur tesquettex ot) au pied
destjuettes on sacri)ic. t.autet est tf «~ne de t'attiance des tx'tutne' et
des dieux. t)'un bunt a l'autre du sacrifiée le profane s'unit au Uivin.
(7) De ia ia prière dite au eomniencenteat de tout sacrifice, par le sacri-
tiant puisse-je m'f'gaier n ce rite ('. M. t) t. ). T. Ue ta surtout i<t Uieta-
Il. Ht'MHKT KT M. M.\r' – K-!<A) !!)')t ).K "At:M)rh:K m

suivre jusqu'au bout sans interruption et dans i'ordro rituei.


n faut que toutes tes opérations dont il est cootposé se suc-
cèdent sans lacune et soient il leur piace. Les forces qui sont
en action, si elles ue se dirigent pas exactement dans te sens
prescrit, échappent nu sacrifiant et au prêtre et se retouruent
contre eux, terrihies'. (;eHe continuité extérieure des rites
n'est même pas sunisantc It faut encore une sorte de cons-
taxée e~aie daus l'état d'esprit oit se trouvent te sacrifiant et
le sacrificateur touchant les dieux, ta victime, le vftitt dont on
demande t'cxecutiou'. Us doivent avoir dans te n'suhat auto.
matique du sacrifice une confiance que rien ne démente. Hu
somme, its'anitd'aceompiir unactereti~ieuxdansune pensée
religieuse il faut. que l'attitude interne corresponde & i'att.i-
tucte externe'.On voit comment, des le principe, le sacrifice a
exi~e un cr<) "<7~f//«< équivaut a fïfWo, tneme pttonetitjue-
menti comment t'acte a cntraine a sa suite ta foi~

phnr.. t-tjur.tntv d'ms )'"< t~xt<"t tan'imt'! ')ui cm)))):)r~ K' Mcri))~. :< une
t"ite <)m' t'en tis«' et !)m- t'~tt tt'nd. Il. t'. A'. )? Mcr~tiiiae L't [tfnry.
.)t)X'(/)u«)'f<M(fi<')' <<'."<))(.<cn<)v<f./Ht', j). i'R. M. S.Lt'~i. ~ut'ff.. p. 79,
p.fO.n. ).
(t) S. ).(' ;t. N!t<)'j. Toutf faute ritt)e))c est uno roM/xo'e '):)nt )a t"i)c
th) sfn-riticc. t'ar t'ptte ctm()ur<' tes f~rf' m!t);i<)U<;a s'cch'tpjK'nt ).-tfont
mourir. <m <dt'ot<-nt.ou ruinent Mn'rHumt. – Soux u'n\uns jm~ t~"t"m
de rapjictt'r Ics cas f)u))K)tx r;M'«nt<s par )a Oihtt'. d'ht'n'xh.'s ritucUM to'fi-
hkmcMt punie! les <!)!<d'Ht-ti. lit tcprt.' du mi o~a! ftc. – '<it qu'en
t:<t''m). Hc!it tjan~~f'ux de mimit't' tf~ <')h's sa~'rM"! )"<r t'xf)«;))~. il
faut av'ir x'd)). dan'i )'tt)dt- Yt'di~uc. ~uc )< sfn-ritiant <? tuorhe ))M la vc'ti
< f. t. ). dt' n'; h'u''ht'r ~'r~~on'* fm.v k' sat'rc <t<*hoit fna-
gJ!ju' etc.
Les cxpiatiutM t'itut't)c!t nnt )n't''t'i.«'-ttx't)tpum' but d'im'tfr h-!t ctr<')i
(les faMtos tjui f~'nt <t!))ni!!L's )m ')ur!! du rite \y. ptu!) ha)))). Cf
St'rv. <'<<~tm )V, 0' K/ Ac<«'/Mf .< '/«"/ cx't'tMMHtfs'MOM/'tft'r)'~f~-
f/~Mx'~f. – Arnub. )\ H).– Ci)-. <
.'<'<')'«/«<«. /«Kc<~KM /««'.t'<). xt,
X). – ))<*tn~tnc, le fruntat du f:)Hth)-j)r~trL'a Jcrusfth'm expiait ttmtt'ii
tpt fautt's t~ft's r.mmosMau t-trit <ht rite. A' XXVU). 38. Cf. rf~Mt.
J. ~OM<«U. t .Schwftt), )). t'!t~).
3! )''i «oMit a\'nns nn curieux paraUcie A etabjiravct' les tM~ricit du
ritoc) judiuq'x'. Cn o~m'~u ct'ttsfx'n' fu) M''rifi<-c pa:)'!)) ne pouvait ctre
chatte. (!<tt..UM<'A)f). /'<wtt7<ttx. )X.'') de )u<ht)cune bote désignéc pouf
(m Mt'riHte doit être sacritK'e. tuetttc ti ta n<;r!'<~MK <m'nrt p~ur ~ui k mori.
lire devait ûtre fait. (ib. M«.w/tf//)«), ) .t'M). fin. ScinMi). V), p. iMi)).pt.ur
)a «)<'«)<fai~n on faxait pt~iier dfvant le t!fa))d-pn'')rc, ia veille du Kip.
pour. toutt's les ))<!tcs '(U'i) dt'vait ('{{"fuer le tcMdcmain. atin qu'i) ue fil
pa~de confusion entre les diverses vicUme!f.
4) <'n sait que l'attitude urdinairetnent ret'onnuondcc est te titence.
\oy. pht< tfdn. p. 6'). f:f. Marq.«~. < V), p. 178.
<&)Y. 8. t.evi. <)ec~p. <t2 «fjf).
ti2 f.t-)~t'n.)~)'H.)"'M

/.«<'f'Mff.
Nous disions tout à i'hem-e que la construction de i'aute),
dans le rite hindou, consiste it décrire sur le su) un eo'cie
magique. Kureaiite, toutes tes opérations <Htenous venons de
passer eu revue ont le mente objet. HUes consistent a tracer
comme une série de cercles magiques concentriques. inté-
rieurs à t'espace sacre. Sur te cercie extérieur se tient le Mcri-
ftant; puis, viennent successivement ie prêtre, i'atttei et le
poteau. A la peript~rie, chex ie taïqne dans l'intérêt duquet
le sacritice a lieu, lu reti~iosite est faible, tninima. Kito va
en croissant a mesure (pte t'espace, dans lequel elle se déve-
loppe, va tui mptneen se resserrant. Toute Il vie (tu milieu
sacrificiel s'organise ainsi et s)' concentre nutuur d'un même
foyer; tout converge vers ia victime qui va maintenant appa-
raitre. Tout est prêt pour la recevoir. Un t'amené.
Parfois, elle était sacrée du fait même de sa naissance
l'espèce a taquette elle appartenait était uuie n ta divinité par
des liens spéciaux'. Ayant ainsi un caractère divin congeni-
tat, elle n'avait pas besoin de t'acquérir spécialement pour ta
circonstance. Mais, le plus généralement, des rites détermines
étaient nécessaires pour ia mettre dans i'etat. religieux qu'exi-
geait le rote auquel elle était destinée. Dans certains cas, où
elle avait été désignée ton~temps a t'avance, ces cérémonies
avaient eu iieu avant qu eite uc fût amenée sur le lieu du
sacrifice'. Mais. souvent, ette n'avait encore rien de sacr6 à

Cescas f~ojtrennentceuxon te!!victimessontou ontëtëdes)ttres


~t'u<il !!<<)paam'cesstun'.tt~i<)MCtnt'))t,
t<)t<;Hti'))<("! t(MedesattitMux
sacrés,pitfcxen)j))e, Hictttf) toujonriicec'trartt-rc ~tHritiier. Mft'.</<*
/'m~.t~M. )8'.M.), p.~u-~t: t'rfucr,';u/f/. t).)). )3S.)38)coMUtM
le suutieut,par pxetupte,)t. Jevom~M~'<)< lu//tf < ~/f~.p. 65'.
Cettetheurieest en partie suutcuuepar )tob.Smith. ~'<')M/t<)..!?!
sq<j.et /tff..Sf'Mt.!t:)7s<p). t~aYcrit<' est. 'jtte d'unefaruttfu d'une
autre,il y Muneretatiott<)ctit)ie entre le dieuet sa victime,<)ueccUe-ci
arrivesum'entMusacrificedt'jacon!!)«'ree ex. Stettpe).o~.c~ p. tOT<q<j.
–Man)uardt,a~. <-<< p. m. – ~«H. <;««'.<h'< tS)!t. p. t69. -SfAot.
.<peH.?'<)< t). 6i'J(sacriUee –
de t-niouthes). ttamsay,C)'/tM<tM(/ «H/t«.
i.
~t'f'Mo~7'/<t'~<«, p. tN)(. Pani!.111,t4, Uet t'raïe)-«<<
<u< Plut.
(/M.7<OM. ttt. Ath. VU),p. i!4<i, d. (sacrificedu pni)!St))ta nierapo.
lis), etc. U~nsd'aatrcs le
<t!), dieu refusaitcertainessittimes. Ex.
Pttus.X,3! 8. Herod.IV,M; PatM.)), to-t. – Jahwcnadtuitjanmis
que les <)u<ttre cepeee:d'attiumuxpuM:ovine-bovines,caprine!,et tes
cotombcs.
(S)C'estencoreun cas très gênera) ainsile chevatde )'ajT«Htft</<K
était soijfne.adure,pendant'ie longsmois)V. Hiitebr.«/fM)«/e/)/'«')'M
H.untmn-HTM.MAt"–H!tsm).H!t\t:)t))~:E (M

conoment. Htie était seutetnent tenue de remptir certaines


conditions qui ht rendaient apte il recevoir ta consécration.
Hth'devait être sans défaut, sans matadie, sans inOt'tnite'. l,
H!todevait avoir tettu couteur', te) i'~c, tel sexe, suivant les
t'uets que l'nu (tcvaitproduit'e*. Aiais poar faire passer il l'acte
cette aptitude gcnerah', pour l'élever au de~re t'cquis de reti-
t;iosi~. it faHuit ta somnettre H tout un fttscmbte do eere-
tnonies.
Dans certains pays, ou ta parait', uxfitjx'i~oait. on ta
btaxchissait.cotmnc le des sMcriHccsromaitjs. On
<'<-<'f«~«
lui dorait les corn''s', oa lui mottint uuo couronne, on la déco-
rait de bandt'tettes' Ces ornements lui commuutquaicut un
(;ar!)ct6rereti~ieux. Parfois tnenu'. le costuntc qu'ou lui tnet-
tait)arapproc))aitdudieuquipt'esidaitausacrHtCG:te)ctait
l'objeldes d~uisenK'utscmptoyus dans les sacri)tces !)j;rait'es
dont nous n'avons plus que des survivances'. 1. Lademi-con-
s~cratiou qu'on lui coaterait atasi pouvait, d'aiHeurs, <;tre
obtenue d'une autre façon. AuMexique', à Kboues' on eni-
vrait lit victime. Cette ivresse était un si{;ne de possession.
L'esprit divin envahissait dcja ht victime.
Mais le ritnet hindou va nous permettre de mieux suivre

.<«.~«/«'t< in /M7.)-MM <)Mt~)'«f/ p. 40 s<j.j. dt:t)n'<nelu Mfff'm/t de!:


Khunds,fours dcsA!))' etc..touaca~bien oufum!
())Ceciest une prescri()timt \'<'di'))tt'.tu)ssihi<;u~n''
))i)))h)ttc.pcn~tre
Hfn<'r:U'V"y.ence<(uicun<'cr)tptp!i.-tt.-t-iticcani)na))titnt"u:St'h'vt)).
('P,c<<
f' X\'III:Ji.
cil,),p. XVt))Xixm~'r, .t~<t)</«.<tt'<<<fM.
1:~i. p. t:tt. A''i/ r",81I,
A:Ojly. ~t).(lui
3,22
3,
t't/Kt<M/< !<!< \')),)2,tt.t cumtu.ï' t. t. Kan'tjuicmt-
rerncles \'t<'tin)e~du tentptc,voy. X)),!i. Mt'.XXII.)'<)<).; ~fK/.
X,2t XVn<1 ~a/at-/«< ),U-h.et' Cf. Stcn~-).<&.j). tM.
(i!)AiMi)echeY<U<i<r<<'«M)fW/<«df'aitt''trer"t)jj<')np()rttt)t)enoM)
(te«6/)t<« rougeet chut unitymbotc'iu !H)tcit.\'oy. Hpury.f.<-it M~HHM
Ho/«<N </f<t</<a<'tv<-)''<o
(t'ari!)t88').Sur)c!!virtiux'sroutes.Voy.Fe![.
p. M; Mod.l, X8;Cr. Fm~r. t/«M. ~uMf//),Il. ;i9. Sur tes Vitche*
noires,pottrptoduirelitpluie.voy.p)usbas. p. )?. – Hn<jrt<;e (.Steu~c).
't. p. <3i,n. i). tes victitUMjestim-fs 'm.\dieuxrttestftst'tftientftcttf'ra-
ittMeMt tihires;cettcs'jM'un«ffraitaux dieux<;))thutucns Ctaienttot)jouf.<
nuirct.
P: y"y. plusbas, p. )?.
(t) )'at..t),Cos.37. ï2. Sten~), .t. p. i)7~.). ~.umhardt.tt'. H.
~A.M.U.p.M!
'&)M.K.iNt; Od. L. 3t)t. Cf.hawUn~n A.). t\ p. S:, 37«to. –
Cf.p)u!tboLS,p.)9C.
t6)Pau!X,9~,9.
<7)Cf. t'm)!er,MoM.B.H. p. )4&.tus.etc.
(!) Chmero, .MM-<co<t~<'t'.t<~fo.t.St'~<x. p. CH.
(B)t'orp)).tt,p.tM.
).XXK);-<)(:h)).M:)~-t: tttt'!t

toute ta suite d'opérations au cours


(tesqueties lu victime est
pros''e!isi\'('tnt')t[divinisa'. Ap)-<-squ'<))))'!ttMi~'e'.ott t'in-
troduit.tt))tdi.s))n'<)nf:)itdiitt't-cntesti)j!ttiuu!i'.On tuiudresse
atorst!tp!)t-o))'t)mu)tipiiimttpsepithetes)audativeseten
l!'pr!atttde!<ftr:u)(tuiitiset-Un m'mt-temps, on invoque te
< "tt-('<)<))pstiaux, pour lui demander de consentiraà
ce qu'un se so-Yfde sa propri)''tc comme d'une victime~. Ces
preeantions.c~propitiations,ces marques d'honneur ont un
u""h)e but. tJ'))))rd,e!)ps accusent).'caractère sacré de la
victime: en [:( quatitiaut de chose exceUetHe, de
propriété
des dieux, on h) (ait tette. Mais surtout, il s'agit de t'induire
à se taisser sacrifier paisiblement pour le bien des
hommes,
a ne p.)ss<-v'))~'r une fois tnorte. Ces us~t's.
(tu! sont iufi.
uitm-utfrcqucuts'.m'signifient pas, comme on l'a dit,que
ht bête sacrUh' Mt toujours un ancipu uuitna)
totemique.
L'exitUcution est plus procitaiue. H y a dans lu vicUmo un
esprit que le sx'rificc a précisément pour objet de tiberer. tt
faut dum.' se cmH'iiierf-ctespnt qui, autrement,
pourrait, une
foistihre. dc\-et)irdangereux (te lit, ces natteries et ces excuses
prea)itHes.
fuis, on lie htvictimenu poteau. A ce moment, te caractère
sacn; qu'e))c est 01 train (('acquérir <'st déjà te)
que le brah.
mane ne peut [)tu-;la toucher avec les tuaius, et
que le sacn-
ncateur tui-meme ttMitc a s'en approcher. U a besoin
d'y
être invite et encourage par une fot-mui';
spéciate que lui
adresse un prêtre". Ht cependant, pour porter ù ces dernières
O.tp.r,}..vn.t;,). I.
~.f~.O-.«).\)).)2.(0.f.Mtt<!mtrasdt-cesii)mtMn!oat7'),t~
U)..se
<-t.nc))!c_ u.,tnt!i n.truuvent.). ). U. :!i. cf. \ber, /M<
.K<f.Ht.p. M,.t.t ih sun) entj))uy(..< .A'(tM{\ tt!. :.7.~0))or!)det'initMt-
)t.).du jeuM br.dt.n.utt.. C-f.st.,u'<'nfait il ~-acitt'i'n d'oncsorte d'in-
tr..dtt<;ti<.n
dans )ctu~n.k- M)i«icux. ))MhtMti.'n!! h)r!de ta ))r<'Mt<ta-
ttonde la vn'tn))'!se rf-trnnvpnt fm'-i!souvent.Paton.CM 4U – Fn
AMyne.htSt'ript.de Si~m. )V,?.
i~r..S.),:},7.):6.3.<i.t.Y)).)j!_o__(;f~j il.
-.M.f./<M,3.H.o.r~<3,7_:<.<)~j.j~~j.)~)j,
(t)J~t.)cdh'ut-st.ht)!i)p cM présentt'rajanau-nudm.Ï'X.).
t. .~tt.mctttep!ir7-S. :).t. i. s. Cettehn-ofattua M-t pM Matinée
pardtutreiccutM.
H Mttr.).~MM..)~ y). t- _(.f. t-r. (~M. )t, p. no
s<)<).– t.)tchuscet.utcticurcptus uatureUe
U"tc.H.Mait.e. jorsqu'iis'si~sait d'unet-ic.
(V.Sen-.ad .t~. Uf.M. Cf. Eur. /<. Mit).o. MM,
?0, Ath. \)n. t.. CM. C).a\CM..M~«;o. etc.. p. C)t).(Cf.MMphcrson.
~< ~"< etc. p. )i6) et encoreptu!<torsqu'its'agitd'une
vtctmtcdtex.
(0) VH,t!i-S.Letnantraestr..S. t. 3, 8.t coamxnte. 6,3,a, 3. fM«-a
H. HL-MKHT KTM. M.U' – K~.u St'h hHS.U:tUrt':R 65

limites ~nttnt'aH~tA~AîA~î~t~<~î~-A..î~i.t
cette religiosité si trois séries de
déjà haute, rites sont
ueecssaircs. On fait boire de i'eau A la betc', car i'eau est
divine; ou ia iustre en dessus, en dessous,
partout'. Knsuite,
on i'oint de beurre fondu sur la tête, sur lu
garrot et tes deux
épaules. sur la croupe et outre les deux cornes. Ces onctions
correspondent celles qui se taisaient avec de i'huiie dans ie
sacrifice imbreu, la cérémonie (le ia M)~< .M<<!«a itomo, aux
<r. ou crains d'orge que les assistants, eu Grèce, jetaient
sur t'animai i)e même, on retrouve un peu partout des iiba-
tions anatogucs à celles dont nous venons de parier. Elles
avaient pour objet de produire une accumulation de sainteté
sur la tête de la victime. Enfin. après ces iustrations et ces
onctions, vient, dans le rituel védique, une dernière cérémo-
nie qui a pour effet d'enfermer la victime eiie-meme dans un
dernier cercle magique, plus étroit et plus divin que les
autres. L'n prêtre prend, du feu des dieux, un brandon et. ce
brandon a la main, il fait trois fois le tour de ta bête. Ce
tour se faisait dans l'Inde autour de toutes les victimes, avec
ou sans ie feu. C'était ie dieu, Agui. qui entourait ia bête de
toutes parts, la sacrait, la séparait~.

MMMt/w ath'rmiit-hti. hmnmc: – Cnc autre tradition )' V). S. (;.


f' 3.7, 4.) vont fju'ttn adresse )a f"nnu)e it ln M(<-t/A/w; M<;)iM~;t.aO'cr-
Mis h"< hmn<net..Xous croyons. Motrtur.'mvntA ['iniun ))e M. Schwab
(e/).<p.8).n.i'tK. h. texte <).< Taitt (":t t'tusfnn')e.<hns);t n.'ttHfcdtt
rite. ).<'s V.lja.ux-ini rc-j.fc~.ttt.-nt, );'( .xutu'' aitfcur! une tmJitiu))
p)u!
ëpMrt'c et r!)ti'm!tti. ).t' r~t'pro~tnitHt.'nt av~- «. t'. ). ?9..) uc urcMtit
pas.
(t) A)'. \'ft. t:t. t;t <'«)!))«.<1ului (fit tu f's utt buveur d'eau t'S \'t
10 a. y. S. ). 3. 8, )). M. Lttuw. «~ H. t'. X. 3'i, X. n-, p. 2:~ pense (cf~
S~y. tt<) 7'.t.7/<) fjuc te set)" est Tu M Mif.n-au Mais )p !!en!ique nnut
adoptons psi
adoplons t'fit celui
ccfuiIluïndi'llIenl
fju'indi'jxent h,Tur. Ili-. 3,
3. i, t.O. cr,
7, -l,fi, Cf. 7'S.
7', fi. :1,6.
:<). t4 fin.
tic
ainsi que )~ <-f.unn. & r..s. ~oc. cil. et il A'<f/Ji,3, M. En fftitfmt ht'ire h
Mte. un )n rend int~ricuronent pure. itc m'-ute )c stu'ri))«nt )«' rince tt
bouche fty~nt )e sftcrificc.
(S) .}. \')). ):{.)e.
(3) A. v. Frit)!e.xi.mm. 1897, p.X.hs.fff.M. StenpetpcnMffuctct
<~).x: sMntIl' pain du rcpM divin. A MfjNrc.dM)!) le snt'riH.'c A
r<').oM,
)M a' ctaicnt r<'<)t))ia<-<'<
pur de< ''aiiioux. t'atts. ). 4). 9. (;f. ).cf(!hure
On?t'Mf.< << ~/«-/<Mw<' in .)~/<M«~. tNt' p. I:il et Mt-fo)' ))tM. p. 15.
En Sh-itc. fM t;)t)p~nût)!t d'L'iysiip en tfh-rifhnt trui! bu.ur!) du snici) oe
scn'irt'") d~' f~uiUM eat:<tit<'d'<<]: I;f. fans. t).'). 4. ).ejft d'ïipeut
«M un m~ycn de ct'nnwtMieation CHtre le ttn-ritiant et )a
virtime. oa
bien t'n<'f're une tuttratinn f'-condante <-ont{)nm))k'aux Jet:) df
grains tur
ta Mmrirt.
t~ r.'<"<t)~ c.'r<'n)onie d't ;<f«-~a<t
<<<? .)c ta <'))-ctt))Mm))n)attûn avec
le feu..</). Vf), ~i. 1. Le rite est certainonent de la plus haute M.
tifjuitf, car le prêtre (le wHf/tYowMOM.cf. \Vuber./;)<S/. IX, p. ti!<!)répète
E.!)t.'M))Ktit.–AnnfeMci").,<98. s
M<} ).'t'<XHH')<')."UH..HK.t)MX
Mais. tout
Mais. tout eu
eu avançant
avançant ui))si daus
ainsi daus lele monde
monde des
de dieux, h
victime devait rester en relations avec les hommes. Le moyeu

empit'Yt' pour assurer cette communication est fourni, daus


les retirions que nous étudions ici, par les principes de la sym-
pathie magique et reiiKieuse. Quetquefois, il y n représenta'
tion directe, naturetie un père est représente par son fils
qu't! sacrifie, etc Mu générai, ut) sacrifiant étant toujours tenuu
de faire personnetJoMent Jt's fr<)is, il y a, par cela même, une
représentation plus ou moins complète Mais, dans d'autres
cas, cette association de la victime et du sacrifiant BO réidise
par un contact matériel entre le sacrifiant (parfois le prêtre) et
fa victime. Ce contact est obtenu, dans le rituel sémitique, par
t'hnposition des mains, uiiteurs. par des rites équivalents~.
Par suite de ce rapprochement, ta victime, qui déjà représen-
tait les dieux, se trouve représenter aussi le sacrifiant. Ce
n'est pas assex de dire qu'elle le représente; elle se confond

(~f.v<). ))). Il i) s~j'j. f'hytHtn-<f. t'. t\. t-3 voy. Tmd. f'td. et notée
in «. X).V) !)d !). ).)' tt'tK du rite est tri[')c. ("<'<)d'~ord nu
t"!)rdn rot. <) .\t!)ti.di~n))t-<tr''dm<)it-ux.dt'j))~it)uredt'tr<<r' 'jui mfre
ta \J!'U))~ la conduit v'r'! )< di''ttx ''n lui ttf'ntt'ant te chemin (tel est te
scos d~ trui< V!;r<du f<. )'. 'f!j')~\t'< t'n rt'(t' ~t'ftti'~n et f'otnjw'ics sj't"
citit<'«)''ttt j'~uf '-))<' t'f..)~. (i. )et 'i. )t, ï. La \'icUtnct'sta)n!!i di\'i.
nis~'t' u'f. V. fi. 3. X. i «. 3. S. t. ti!. C'est ensuite un simpte t'cf'te
tM!n:i'ju< Ont'r.trte )t'.<dOu'ms. tjui rudcnt. runuttc )f!! dieux. !tut"ut' de
In \'Hit~ – C ett eutitt mt t~or ritm') )'"tt, hit d)' ~uehe droite, dans
le set)!: de!: dieux ~<«"(</t. f.)).~ ''ite t'M Cahuid, <). t')~ ptus
bus. p. (jui a tme vertu «t~i~ne par h)i-fn't)h'. Sur t't 'jHe'itit'n de:!
t-ir'-nm!ttt))'u!:tti~Mt autuut <)'< vi~-titHes. y. Si<n)'.<"n, ï7"' MM<At/<M/
~'«'«'/ "tct~ et )e c")upte rendn ~!te )tHU!i~n avun.<f:tit.))n. S"' )!
et iiurt'~tt t<"fh:m<tiYe )n"n'~t-!))dti'-d'- M. Cahnd ffM h«/o-.f/F''Mf<ff<M<'A
<.UA/<v~f<<;(-h«M)'<')<<fx.Uf't/n/'vf. f/. A''«f'«<tA'. f. U'ftfMK'/t..t/t/. Af<-
/Mn</< <fff-/M/<< txt'x. p. :i sqq. – ).e rite est, en prcnner!ict),
f"nd:Ut)''nt)U d.'tns te rituel hind.m. d'ttttestifjne (rf. ). ). ~)
et s'd''nne) Ui))e)'Y. t. p. t~. Cf. ('. < t. i!. t. t-t :(. voy. CutMd. ep.
ril. n. 2 Rt p. :'<)');en fe'n'f )!<-«.'< jtet) pré!! )?fncra) dans têt j'o))U)a-
ti'jn'tindu-enr.'j~enn' (htau.) entht f~rt t'ej'ttnfiunn peu pttrtout.
i). )t tt..M )t). t'~r/t. X\'t. :)r.. Cf. f;«'w. XXU:f'fM/. XII, 31. /<.
(:\ ).:'T JM. ).Vt). :). – Ltx-. <<t'H.s'/)-. :i8. – Cf. Légende d'Athtuna.<.
j'fetk-r. 'U'~A. )). p. 3)~. –Cf. B~eet, .oMt-. €<<<« M~-M'w. tX~.
n"i)). (:r. H~etter. 'w. < < < '.m. .4M/A' t89ti, X.– Cf. Sterifice
d'un UtCtnhre de ta fntMitte. Purphyre, /<<*~t~ Il. p. 27. – Cf. Légende
de (.'utmheepa. (S. Levi. ~oc<)'. p. 't3U.) les citatuptex de cette nouvette
repr!tttuti~)t sunt p!trtit-n).~rcuteat t~«iti)reux dims le sacrifice de cons-
tru'-tinn. V..Sart-~ri. M'«~<-t- (Zeitach. f. Ethu. t8!M;, p. n.
(~ V. ;))<)s haut. p. K. Ex. ), CA'wt. XX). ~3. sniv. histoire de UMid
dans i'aire d'ttrnan.
(31 1. t tU. i! )V. 2 X\'t. ). XX)X. )! )! Cf.<M))<
\'nJ. )0; XXU). )! N. Cf. <f~ XX)\. –<. LXXXtX. 96. –Ty.
lor, <'n'<M.'< Il, p. Cf. Kub. Stttith. fte/. o/Sem.. [). 4N.
)t.U)MH)nt")'M.MA)''i' –K~<t)'.L'M).t:s.Hni':K F~, <!7

avec h)i. Les deux personnalités fusionnent. Mêmel'identifi-


cation devient tettf, ait moins dans ie sacrifice hindou, que,
des maintenant, )a destinée future <ieia victime, sn mort pro-
chaine ont une sorte d'ettct en retour sur le sacrifiant. De là
résulte pour ce dernier une situation amhi~n' it a besoin de
toucher l'animal pour rester uni avec lui; et pourtant, il a
peur de le toucher, car il s'expose ainsi il ptrta~er son sort.
Le rituel résout lit difticultc par un moyen terme. Le sacrl.
fiant ne touche ia victime que par i'iutcrtnediairedu prêtre
qui ne la touche tui-meme que par l'intermédiaire d'un des
instruments du sacrifice'. C'est ainsi que ce rapprochement
du sacré et du profane, que nous avons vu se poursuivre
progressivement il travers les divers éléments du sacrifice,
s'achève dans la victime.
Nous voici arrivés au point culminant de la curémonie.
Tous les éléments du sacrifice sont donnes; ils viennent d'être
mis une dernière fois en contact. Mais l'opération suprême
reste à accomptir*. La victime est déjà éminemment sacrée.
Mais l'esprit qui est en elle, le principe divin qu'etie contient
maintenant, est encore engage dans .soncorps et rattache par
ce dernier lieu au monde des choses profanes. La mort va l'en
dégager, rendant ainsi la consécration définitive et irrévo-
cable. C'est le moment solennel.
C'est un crime qui commence, une sorte de sacritege. Aussi,

)).)/). VU.t5. t(t, )t. t~cnnotraditni~rs.7' 3. ). i. :t. expri'ue que


« leMuMe la viedu MerititUtt est. c<ut)t))e M) désir.tic a h destiaet
dela M-tt-.S.1, ). ).'<c")M 'ht )'<(/ )'< ))!!ux'lie ~rc~ri~'mj~sde
nMntraA''i/.V),;i, & et. d'- j<)ut.lie foi)jMnrt..tc)<rvr d'uOnm'h's expia-
luires« rc mnmeuttditft't'em:e notab)~.Mai!!)t' t'itc ()<* cuttuounicjttion,
ainsi<)Me suthéorierestentles U)r)t)cs. t.'«/.B< :t. S.t. Ht. S. <i. )!,
1. )~ hrahtoMe!discutent.JItt fxutt'~m'hcr t'itnitmd.disentlesut)<:
il
Mais est conduita t~ tm'rt. cet tmhttn);s'i)le tum'haitpar <)rmerp te
yajattHOta )nottrraitsu))it<;tt)t-nt. n'autrM disfot: ttt'stCtUtdMit Mciet,
cetaniMt'tt. s'it(/<* )h;te
««.'<'<««/) tf'm'ttaitpatj'ar derrière, i )seraitse))!trc
duciet.C'e-itpvurrluoi
ditciel.C'csl pt'urftuoi ftintle
itil faut tetourircr
tnuftternave);
crr:ltesdcux
ei:<)eu.\ lrrvmlrcs
)<r"c)tesdeia voilà.
(lela Ya)!a.
Ainsi,est comtne(ouc)H~ <;)fx'n to)t<'t«'- cf. :t, &.tt. t.t- r. !<
expii'j'teque fa t'tttutnmm'atiu)) est tnviitt'rit'use,!t ta f"is in')fteni)iv.et
utile["~tfleMerifiaut dunt le ttu et )'&u«;vuntno ~'iciaveclavictime.
(~)Xt)usn'étudionspa!:ia f)ne!!ti"n de ta t'h'sentati~n<)ela victime
au dieu.et de i'iMvm'atixn qui t'M'-f'M)pa<c ic tdn.<<.ur<'ttt. Nousstrions
entraineii it de tr<'p)ntt);)tdeveint!j)cn)et<t! caril s'agitta desrapport!! du
Meritioc '-tdelaprière.UisuusseMtemeut t)u'ity a i" de!ritesntaMueb,
lier ta M'tcau poteauvv. j)to. haut. p. titj. auxc~ruesde faute)(<
CXYU), 'T.Xub.Stoit)!.p. M'. ). )));)!' de!:rites ..raux in\-i-
tath'))desdieux:hytUM& aux dieux:dt'o'rijiti~ndcijjuatitesde ta vic-
time,définitionde! resuttats<jtt'n atteut).Unappetiela c~metratMa
d'enhautpar tuu!<ces nn'yensréuni!
OS ).XX);KSU):tt').t't.M'S

_v ,t' :w.> > .i.


pendant qu'on amenait ta victime à ta p)ace du meurtre, cer-
tain'' rituels prescrivaient-Hs des libations et des expiations'.
Ons'exeu-sait de l'acte qu'un aHait accompti)', on ~'missait do
ta murt de ta hetf', on la pieurait connue un parent, ttn tui
demandait pardon avant de ta frapper. Un s'adressait au reste
de t'espcce M laquelle elle appartenait. comme ù un \'ast'' clan
famiiiat ([ne l'on supptiait de ne pas venger te donnnuge qui
aHait lui être cause dans ta personne d'un (te ses membres~.
Sous l'innuencedes mêmes idées'. i) arrivait
que i'auteut' du
meurtre était puni on ic frappait' ou on t'exilait. Atiienes,
le prêtre du sacrifice des /~«/JtM)t'< s'enfuyait en jetant sa
hache tous ceux qui avaient pris part au sacrifice étaient
cites au t'rytaneion: ils rejetaient la faute les uns sur les

X.!U<fat!n!! 'dtt~h'tt !)ux )ihati"n!! dite!) f~"r~)<tf du !u'ri)!rp ani-


))fM)))i)fdi.~)i~t. Srhw~h. 'fA.. )). ''S. n ). cf. fomutc u ï'. H.. 3. S. t').
rntht'hf m'~ !) la ritt'itK'i. puri)H't' .KHestn-tL' n;tr~m\<'n( tj)h- <htt)s)f.<
<-t'"h'<du -y' t'~ht ~~h'. K))~ se f~nt ))(-tu!m)t ta scjM)ath'n de t't h'tc
M t'~)'' 'tu t~ur ()n ffu, t') .'tu ttmutent ~u")t f't cmhtttit :t <'t ;)))));< du
tneurtrc .); VU. t. tci MKuHM'!~')U( ï'S.. 3. t. t. 1.1– <x)')i~Mcs
y. 3. i. t. tts sf Mtr'nn't'Mt.)/< ). ) ).t": f"r)))uh's t'tprinK'nt
(jne t~'s di-'ox s'em[))(rct)t d); ht h't); <') ')ue cfUc-ci \'a a') ci)') ')uc t'cttt'
Mh' n-pr~cnt'' )c.<!t))tr<").j)!tr«)i )(. )"-sti'utX d'!t<t HudrM-)'u)&))'t)iMt tf
tmutrc ~tt\')h.'<st Mr~ )~r t~")~i<;n\ ''t d~mn't'a ht vif et rh'hctSt* en
bt-tsi) ~jo't'Of (.<t h j~rt 'k' H~)rft-t'raj~ti. te')))'') rcc~n\r)U)t s.t ))n'jf<
nitnrc. t~ Haut. v~ Ct'tMr df ticr (faire n~urir' les vivants. ))t''tvs et
ftOMUth" etc.
j '-t'-tw). c~ )). h)t. – !t'Md., H, <0. – A )t")ue ))af)..
o/ «<. Y), p. )' –)t.!)). Smith, ~f~. "Sf.N.. p. t;)t'. ~L – PrMcr.
<M. <t.. L 1. p. :Mt t. )). p, t~ ')'). )'cnt-C't)'Gfaut-il rapjffochfr de
ces pruti~m"! )<-dcH!t de ta ~Hf~'K' h)f< de la fête des Jt'f) t't. ~K.
~«., sr..
;) (~et'itf. f.!rt i;<tu'r!tt. '-uHtme t'a u"!)'tr' M- t-'Mzcr. <*strt'Htar'jUtMc-
ttt'nt ('x[)rim'~j'u' te t'itncf hind~tt. A" «f'tm't)) ')'t'tu"f)<'r. paroti )f< ft')*-
tnutt"' ~m' )'' )!r<trc "t''t"t)tu()cur, te <'<«''(t;MM«, récite, celles dt)
)''<y'r.«t"< <.t\< "t.. )t). 3. ) t'\p)h)m' .)<<. Mt' M. < t). qui
fumj'tent t~t'uti les )))))' fmti.)~ du rit)!c) vdi~ne. M tf'~)\'c la suivante
))< ft.~t!! )<)( ;)b<)nd<wtn-<'t-t 'tt't'. Mtnw et s<!n pt-n'. su s~uret tuM
M're de H)'))tc s"M<;he.et ~'n t'ntj)~)!n«'t de tx'H)e ru'e ~.f/ o'. ~«,
Yh. ~t- 7's' )). X. V~y. Srhwa)). p. iU, n. et (est. M)' 3,
s, :).)); .t' vu, cr. r. M.3, x, i). et M.. x. x. i. <K)
(4;/.<' tM<t'/fo', [' !t))!ti<eur n")n <*tt)'hcmi!!ti')))<* du McrtttMtcur. peut
f'tre '") m'irc pns un bratutttnc .t/ \'U, 17, )i Ka t~'us <'M. <<*tt un
l)r:dnti!Lti'' !k r'u~ ittMrifur. car il porh' le pèche d'avoir tué un t'-tre s<n're,
<jnehj"~r"M in~i")!d))c. U y dfu)!!le ritu'') une s"rtc d im))rc<i)i<'n c«otre
tui u'te d:ms toute \dr'' rth'e. j'unai!! «n tel n~aiipur m'faste d<!teUes
choses <t'st-a-d)M. ptusti~'x-vou~ n'H~'ir pas de McriOt'nteur panm voi!
paf;uts..S"u<t Mth-on!.)H texte d'-t' Vd?,0), :i, t. ~juc suit M. Schwab.
o~. < )'. tm. <'t non jMitte tcxtK .)< /< 6. )t'.
(5) t:)i<-n, .«(. MM., XII, HKTencd.). M.d). Sntith.M. o/M.,
p. MN.
H.m-)tHHTj.fM.M~-S~.–H-U.<m ).R<AC)))t-)):K(i9
autres; finalement, ou ('ondamn:)it le couteau, qui était jeteà ù
lu mer'. Les purifications que devait subir le sacrificateur
apt-cf le sacrifice ressemblaient d'aiiiours du
ù t'expiatiun
criminel'. 1.
Aussi, une fois que )a b~tc est placée dans la position pres-
crite et orientée dans le sens détermine par les rites', tout te
monde se tait. Dans i'Inde, les le sacri-
prêtres se retournent
fiant et i'ofttciant se retournent' eu Murmurant des mantrm
propitiatoires'. Un n'entend plus que les ordres donnes a voix
sintpte par le prêtre au sacrificateur. Celui-ci serre alors ta
tien qui entoure ta ~or~e de t'animât', < apaise sou soutHe'
conoue dit l'euphémisme La victime est morte. L'es-
employu.
prit est parti.
Les rites du meurtre étaient extrêmement variables. Mais
cttaquc cuite exigeaitqu'iisfussentscruputeuspment observes.
Les modiner était ~neratement une hérésie fuueste,
punie
part'excommunication et ta mort*. C'est que, par te meurtre,
on dégageait une force ou plutôt aveugte, redoutable
ambiguë,

(rt'nr(,h.c.t~.U.iO:p,).i.S.).).hth<tet-in!.
htutn.n.)MA.<r.)<-w:t';)H<.))).<!t.i;t-t.tt..r, <«.;))..U,M.t!)!)t.3N
!'t.j.tt.t)p').)').–Cf. t'ht..n.< )X.p. M:i.
(~uy.Fraxer.~<M.t.H).p.t~<).
<~ "t* dit 'r..nrn(.x ses (,)<).< au nurd, fKitM K))et-an snjci)
s..n a.))
r~M~x~v~U~
.t~U-rre!<tt.<r).!<t:c!!i)).H~ti<u)!).T..r.Mi.))).:t.t cr t~t~
K.~):is..nthupnr)~tM.L!tt~e(.stt.n)..<t-)'<.))es),pnn-(-<H)<-tci
~c~~m~~M~Mc~~s~YM~~H~
)M .urts. pur ou k.i. dieux s..ut .t.o..tcs tt.t cid. c.tc.
L\.ncat<.tiun d~
ncUtUM ~<t un f~it f..t.t ).t~)L.. M.dhcur.-Me.Mt.t t~ rc.n..ci.<-nK.nt.
«;M)ttt()uei efMMiqup!, ethn~ra).).i<)t.(.s sunt rOnth-ctuent pauvre sur la
.)UMt.u. hn Jud..c. )~ vi..tj,M .j~.t ..tt).c),s ,t~ con~ <). r<tute).
de d.R-rpnts c.,(es suivant lu nature dt.
sacritic.. et semUent .n-<,ir eu t.
tftt..(..urn<v~
Mt.-).tt:r&)MY!ti.t.Ma..xdicu-htho.)icn!
~nt Mcn)K.M ta t<. f t.u,.tre terre ~n~ aux dieux ~)M)~. ht t.t. vers
c~h~y~s~c~M~~r~
C"t. !'M/M M~«t~Mh r~«; «<(
(le .Ili(hrrt.
~n) ~n~M~kMMM
Mth<dt')m; tes ndctps x inctiucnt a )')-:tc\'aU'!n.
i: ")t dit t~ b;.t<: <)uu~. Y~ un n~, ?.““ ).,s ,s,
.)H\.Uc n<-meutt
I' d' '<- hon.. techc.
mwdci!.a\tt!tr))c!:(d<t).t.:dteutiude!!dit:.tx,ft.)),)s.r.H.,3.
7,7, Il,
.nc'n't~
mcnt de la umrl. au '°'"

(7;Tt-t eat l'ordre r)'p<-t<;trois fuis j'j-f. r,<.


«}, t)),3, l, .t
(X)Ex. M~pero. ,t~ t~ p. ~p~
70
t) t.'A.\XHKS<)t:)')).)).:)~rM.)S!tS
pur œ)n sent
pur cetn mt'eHectitit
sent qn'ette une force.
était uue force. H
H fattait
fuUnitdmM'
dune hti:) )tinutor.
1
ta diriger et ta dompter. C'est ù <)uoi servitient les rites. Le
plus ~eratement, la victime avait. )a nuque ou h' cuu tran-
che'. La tapidation était un rite ancien qui n'apparatt piusen
Judée que dans cei-tains eus d'exécution 0) Créée
penate,
qu'à t état de tonoin. dans te rituel (tu quelques fetcs~. Ail-
leurs. ta victime était assommée ou pendue'. On ne pouvait
entourer de trop de précautions une opération uussi {;rave. Lu
ptus souvent, uu voutuit que lu mort fut pt'outpte; uu brusquait
le passade entre i:t vie terrestre de ta victime et sa vie divine,
alin de ne pas iaisser aux i))ftu''uces mauvaises te teutps de
vicier l'acte sacrificiel. Si )es cris de 1'auimat passaient pour
de mauvais presitjrt's, ou essayait de tes etounerou de ies con-
jurer Suuveut. en vue d'éviter les déviatmus pussibies de la
consécration dt'chainee, on ctiercimit a reitter t'enusiun du
sau}; consacre"; un veittait a ce qu'il n<j tombât qu'a t'endroit
propice', ott bien encore on s'arrangeait de manière à n'en
pas répande uue seule goutte'. Cependant, il arrivait aussi

il Ce .fut ~ut tien -htuit tons )~.< Ju ritu~t h'-bfftt~K- /.f<- ), ftc.),
Mofd'tt)." )<rtrritii't'<t~i~utt'<)~nth( t!)-~(.' <-t~itt.tthutK'c fn'er t'uniite
(/.<-< ), ).. )j.. – )-:n f;rL-c. v..v. «< )-. ii! – AtM)t. )U)ud..(. ). Mi)
!).). S..).).. jy. ~is.
t.a~idati.~t dt' /'A'fr~):u~ !< !'A«<<-7«-.t.-)Jurip. Jx'/n~o )t~;
f'!tt-< f; t. p. t~P. Cf. ).. f.t.. d~ /M<x f) Tr<-x(-n' P:ms.
f). K. Cf. At:tnntt. H'. A' ). H'.). :itx. !t j~))i.i.tti..tt sc)t)b)e
.tv.'ir ~) j)..ur ))«( d' ')h'i!M.'r)~ re.sp.~sabUitc fHtn' fc* MMtst<ut(<.
J<v~))<. //</<.«/. /< M.. ~)~. vit'tintL' ft:u~f~' t)< t~in. V!'ir Sui'hs
i!<j- f:r. Pnr~h. t). ?.. ~).j.
P) t)i..n. H~)..Vtt.T~)t. )iM.))<.)).tUt.t~).4N,.–Of/S.MS.
(tj tt')t). Smith. '</<.cf' p. :nu.
~) thm.s DnJc vcdi.juc, mK' scri); d'cx[)i!itit'tts etaicttt pt-eso-itt~ au cas
où. dt'jjtn.< sun fntrw t):tn.<)<;dMU))).tu Mh'riti.-).. j'fminm) fait dos ~i~he~
tinistrM '7'. /(.. :t. 7..S. t.~y. <tntm.-tttni)- \y. St'hw~, 7'Aw.. p. M.
n"4t}. M)cas nu. j)rcp!trt- puur ) .'«j'hv.'ii). t'aniota) j)'))t!p un<-n, '~u tuttche
son vottrc uvt't' ~on pifd..)')h )), jf. :). cf. y..s- 3, ), v.,Y.
;K'urJ~utrt-!t f.ti~. Wt-)~)-.'<Mw f~ /'u.«/.<. p. :n !.<)q.
<!).unn.-ut )<' prin-'ip'- )'i)))i.)~ <)<!)c.'<M<)it ~nc t"))t a'mfffUt cnn-
!n't-~ fti.'n. m.<M(-cch)i .trs h)'-tt-s)tt'.<i :) ht ch~«~ X\'t ), )": X)X.
X)). tU, ~t. XV. t:f. (..n 'jr: U. f tu; E i:!7.
St'-n): ).). – )f..t)t'r. r. /<< < /<. t;.wM. /),m/ )tfX)6,
S. M~'tt).:j.ft~tttintt r'tr') dut.-tit. !)ut)cr t'A.
)':u .huh' )c s!tt)}; rct'ufi))i d.-ms ')t") \!t.«'s ctiut remis an jjr<t)v nff).
fiant. /r. ). )X. )ï, <-t <.L!!)i.rirt) his.'ut )'!)M}; rit~r). )':n UK'fe.
<hn!! .)n'-j.)!t''< ~ari)it-t- )<-s.-mKchn rct-)~i))i )ht)-i utK-
<'m)))f~x"M-< ou
~s?~. t'). X. (ij. – x~.n..);,<)/ )). i!. t).
(.s; U..)). ~tjtith. ~m.. )-. i!7. – ~arritirc s.tth' ))t't'"d. )V. M; i
')«' rcrt.mtt.~ tribun d.- )'i)!u ot hrisc )'(.j)jt«' d.<rM)t- df )u vn'titoe.
K"nda)iutt' ){eittfn'h. – .ht<f'/M)'/(!i(f/<' /ff /fM.tt)f .M~<-M;<)«M/c. p. tSt.
".))')tHK'rKTM.M.t).t.–Hs<~s))t).t;.<u:)t))'h:t: 'H
<)Ufces précautions fussent regardées comme indifïérentes.
A Methydrion, eu Areadie, le rite commandait de déchirer ia
victime en morceaux'. On pouvait mêmeavoir intérêt a pro-
fonde)' sou a~onie~. La mort iente. comme la mort brus<)ue,
pouvait diminuer ta resjtonsabiiite du sacrififateur: pour les
raisons que nous avons dites. iesritueisctiuent innenieuxàà
lui trouver des circonstances atténuantes. Les rites Étaient
plus simples lorsqu'au lieu d'uu animai un ne sacrifiait que
do ia farine ou des gâteaux. L'obiation était jetée tout entière
ou eu partie dans h' feu.
Par cette destruction, l'acte essentiel du sacrifice était
accompli. La victime était séparée définitivement dn monde
profane élit; était 'oMf/v'f. elle était .s~<7-t/<t' dans le sens
etymoio~({U('du mot, et les diverses ian~ues appeiaient.<f<MC-
~«'f<<<futl'acte qui ia mettait dans cet état. Hiie changeMtt.
de nature, connte Oemnphnn, comme AchUie, comme le nts
du roi de Bybios, quand i)en)''ter, Ti)etis et Isis consumaient
dansie feu ieurhumanit' Sa mort était ceiie du pih'nix
ei!e renaissait sacrée. – Mais )e phénomënequi se passaità ce
montent avait une uutre face. Si, d'une part. l'esprit était
de~aitt' s'il était passe compietemcnt derrière le voiie o,
daus le monde des dieux, d'un autre côte, le corps de ia bête
restait visibie et tan~ibie: et lui aussi, par le fait de )a consé-
cration, était rempli d'une force sacrée qui l'excluait du
monde profane. !n '.omme, )a victime Mterifieeressembiait
aux morts dont i'ame résidait, a la fois, dan-!l'autre monde et
daus le cadavre. Aussi ses restes etaicut-iis entoures d'un
rcii~ieux respect- on ieur rendait des honneurs/Le meurtre
laissait ainsi derrière lui une matière sacrée, et c'est eiie qui,
comme nous atious le voir maintenant, servait a développer
tes effets utites du sacrifice. On la soumettait pour ceia à une
doubie série d'opérations. Ce qui survivait de t'animai était
ou attribue tout entier au monde sacre, ou attribue tout entier
au monde profane, ou pnrtag)'' entre i'nu et l'autre.

()J t'aus. Y))).:}~ – )~b. Stttith./(r/St'm., p. :M8.


~nntt. )t'. A' i. p. :i s.~j.
(: )'i. /.«'</<-< ~;f«/ ): )' ~hunth. ))'. A., )), M: ftuMe.
/'<<«'. p. :itH )ti''tt'ri''h..Vr/f-t. j' .<.). t-tc.
(i Wi.'ttetttonn./<')/< )x';s.p. xt. f:r. M"re.'m-\Vi<;dfnxmn.<-
<tfh. ::); – <:f.)-'r.'u"r,';<)/<«')«' )). p. i"
(:~H~d. 0). ''). \'uy. !t.i!hit.: r,.))).)).!
.)!(,)!!
PrMcr.'!uM./w//<. Jf.
jLt~S~.t.
7~ t.'AXX)!Hsm:fOHM~L-K.iXi)8
L'attribution ttu monde sacré, divinités protectrices ou
tenons maifaisants. se réalisait par ditïéreuts procédés. L'un
d'eux consistait âmettrematérietiementen contact cer-
taines parties du corps de t'animai et l'autel du dieu ou
que).
ques objets qui lui étaient spécialement consacres. Dansle
~ff~ hébraïque du jour de Kippour, tel qu'i) est décrit
dans tes premiers versets du chap. IV du Lévitique', te sacri.
ticateur trempe son doigt dans le sang qui lui est présenté; H
fait aspersion sept fois devant lainve, c'est-à-dire sur le voiic,
et met un peu de sang sur les cornes de l'autel des parfums,
dans l'intérieur du sanctuaire'.Le reste était versé au pied
de l'autel de M<) qui était a t'entrée. Dans ie /Mff<~ordinaire
~prêtre mettait lésant sur les cornes de l'autel de i'(i~. Le
sang des victimes de )'<~ et des~(c<«w<wétait simplement
versé au pied de l'autel Ailleurs. ou en barbouiitait ia piet-re
sacrée ou iaH~m'e du dieu". t':u Grèce, dans les sacriticesaux
divinités aquatiques, on faisait couler le sau~uans l'eau"; ou
bien, après avoir été recueilli daus une coupe, il était verse
à la mer'. Quand la victime avait été dépouiiiée, on pouvait
revêtir de sa peau l'idole'. Ce rite était particulièrement
observé dans les cérémonies on l'on sacrifiait un animai sacré,
quelle que fut, d'aiiieurs. )a forme donnée à l'idole Hn tout
cas, on présentait la victime tuée comme ou t'avait présentée
avant la consécration' Dans i'«M, tes aides, après avoir coupé

()i<n'T:)<t!X\')). co dernier
))."n!)(t'))<tie!.)u\-<.t)t!.nr
pa!)M)<e dire
pour ')m- h vertu t-xpiotoire<)usw-riticc appartientnu «n~.
Manet' tt-xit-jiinnitic!!hu)))c(m;t)t le mis
(jue MH~ surt'autct rcpn'MMte
tanedct'tvt'tttnecnmut'rec.
(~ K' XXX,tu: t.< XVt,tu. \y. surtoutr«~<. J. }'(.“<«..V~<t., V.
4,C.
(:i/tV.M:Yt)t,)t:tx.t): XV),)'):)!<<. XU)),~0.
(;)/.fr.).)X,)~)~Ut.2.
(u)).'u!!tff';de peindreen ruu~ct'ertainc~id'despruvientsansdoutede
cesunctiunsprittHtiYes. Voy.t-'rMer.<'««.<.t. U). p. ju sfpj.Xerod.tV,'i~.
S~M~r~M~M~L~–s
t~rmw~Mt~j~
«<t!iUS,).p.et<.
(CjSten~e) p. t~).– ~[i'-he!./ff('M<f/'t'Mc;-<t'u<M ~<Trf/MM.?);, :n
(Myk"n< f:f. Hev.M'trt.J. Hat).r/<o<< Mtvmcc~c~<« <«<)(/«.
LMd.x.p.f'ti,t'~Ua(;atld:
(';)AtM)K'e.V).~).u.
(t) «t-b.Stnith.M.m. i3&sfpj.-.(:f. Mu))er-WitM)ef.M<Ht<i~.
t,p).).tX.).r..i.uajfed'Ucr!i.r,'t.
t');Ex.!tThebM.Mcrud.)),t2.
(Xj Yarro.~f<(.:t.),S9,!j.
KTH. M.U- – E.M.Usm U: S.U:H<Fh;E73
ttt-HERT
la victime en morceaux, les apportent avec ta tête au prêtre
officiant qui tes mot sur t'autct Uans te rituct des ~W«M«M<,
les parties présentées recevaient des nons significatifs
<c<'o;«t«i, onrandeetev~'e, <<'<t~t~A(), offrande tournée'.
L'incinération était un autre Uans tous les sacri.
moyen.
nées hébreux, le san).; était entièrement
donemeque attribua
par voie d'aspersion ou tu graisse et tes viscères
d'edusion',
étaient brutes nu feu de t'antet Les portions ainsi consa-
crées au dieu qui la consécration
personnifiait lui parve-
naient en fumée d'odeur agrcabte'. le dieu interve-
Lorsque
nuit dans le sacrifice, il était cens6 manger reettonent et
substantieitemeut ta chair sacrif)ee;c'etait « sa viande" o. Les
poèmes homériques nous montrent les dieux aux
s'asseyant
banquets sacriticiets'. La chair cuite', réservée au dieu, lui
était pn'sentec et était placée devant lui. i) devait ia con.
sumer. Dans )a Bible, plusieurs fois, le feu divin jaiitit et fait
disparaitre les chairs dont l'autel est
cttarge'
Sur la chair (lui restait après ces destructions pretimi-
naires, d'autres prélèvements étaient faits. Le prêtre prenait sa
part' Or la part du prett-c était encore une
part divine. Les
rédacteurs du l'entateuque ont été préoccupes de savoir si la
victime du /tfff~ devait être brutec ou
mangée par les pre-

()~< 1. 0 x. IX. ):). t- XXtX, K. Les ne d.vai.nt )~s


''tr<- hn. t'.r. X)). tti..Y.w<&. )X. )~.
C!) V)). )t; )X. 21; X. Il. [. Xt\ M. ~t.
(: t)h!ht(nt. p. T~. Um-otttMit Ics
le sat~ ())n t-st ht vie. et .)ui npjM)rtM).t h.k-rttk-ti..M
il Oifu.M.
MMujUMdt.Oiat~e)'
X)\K. XWf~
'~r <
)U.e., ,!{; Cf. h)hs. tMv .)./ ~(.<~<t. ;). )): cf. Mm-itiier,
M ~«t-c <fM<o/<-H)t~<t< t.-tc.. «et-. f/< ,.< tM'M.p. 3~.
(t) tt), :) 4, t<i YH. 23 )X. )' t.ur les .(““, )\
8 !<)q i9, <) )\. to. h,, (,f,;ce Sten~e), < <
p. lui )'t..n <
< 3)!
Heitych. t'x; t~rud. )\ M.
). !). ):). tT: H. x.), .(, ).x\-). )~. (;f. 1. ):, Cf. cicr-
:&~<
''<' A' i" L*.
lit < li. lie ,/<. /)< tif-$ iiiqcj-. 1898,
t8U!t.
p. M'9. – Il. A. 3U) M. :iit) sfjt).
.0 M..XX). 8.r t-:< X).)V. 7. U~.). )V. 6t. Cf. ,n.p~ d<
~"w.<.t de )a f<t.n d..nt k.s)<.ups .uf~-ak-nt lu vi,m~.dM sacn.
)kM, Munuhtifdt. n. A', Il, p. 3M.
CT)<M.t'. :.t !)f). t). :!t)) !!()()..
()!; Danstc ntuet tK-bmt.tttc victime .'tHit b..ui)tic un bien brf~e.
Pt.ur tM vicmuM boui)))~.
vuy. t SMn. )), 13; Ht-r.~t. n-, ti).
W ~y. t't" haut, p. 58.
(10) t' XXtX. :<: s.).). /t.. )), 8.14 .<““. n. )3 “ t- .< x).t\-
A't.
29 t.)fj. C. .S. )(i:i pUMitt., tM.
74 ).'AX.\t:K.()m'<t.~tih~').tStt)i

très. Moïse et tes tits d'Aharon


furent, se!")) te Lévitique', en
désaccord sur ce point. Les deux rites avaient donc visible-
ment le métae scus~. Ue même, dans tes sacrifices expiatoires
romains, tes prétr("un:m~eaient ta chair'. Dons tejc/w/t .<A<
w««, les prêtres gardaient les parties sj~'ciatement présentées
a tatnve. t'épaute et lu poitrine', ta ~WM/~ et ta ff~«m~.
Les parts rcscrvws aux prêtres nu puuvaicttt t~tro n)at)~ces({ue
par eux et tt'urs fatnitit's. et daus un lieu sacre Les textes
~recs contit'nncnt nombre' de rf'nsd~K'tnftits, non tnoins pn'-
cis, sur tes parties (tes victimes et des ubtations réserves aux
sacrUx'ateut's". Sans duute, tes rites paraissent quelquefois
assex peu exigeant' ainsi, tes pretrus empt'rtentteurpart
chez eux on (ait argent de la peau d~s victimes et les pré-
lèvements naissent par resscmbier a un casuel. t) y a. pour-
tant, tien (te croire ()uc fes prêtres étaient, dans ce cas fncoro,
les agents, les repre'seutauts, tes iieuteuauts du dieu. Ainsi tes
fnystcs ()e )i:)Ct')n)s decttiraient et dévoraient les victimes
quand ils ctaient pos~jdus*. On doit considérer
peut-~tre
cotnme parts sacerdotates divers pretevcments faits par les
t'ois' ou par des famines sacrées~.
L'incinération, la consommation pat' le prêtre avait pour
objt't d'etitninct'comptetement du mitipu temporel tes parties
de t'animât qui L-taient ainsi détruites ou consommées.
Comme t'ameque t'immotation avait antérieurement dégagée,

<)f.X.)'[.).f.)Y.)):Y).))t.t.j.).
~i.t'dit)''rt'n.!rn)tt"m!')n-)'.)rtttt.ti<ti<tt'ti~n:)~Yirtin)c d<va!t'tr~'
))t'ttM<)tur'h!~a)t)[) t~fi'ju~«)!! at'tit''h-a;)[)"rtt'<)ntt!! h'Mnc-
t«air'<t!'t!)ir~)")'!<~n'=~t'n<)''t''ht'!)';)«!) )':)rd~n.U'mst<)tn)h'f.< cns
)a ehftir !)t.jmrtt')t;<i)!U)x)'r.tt-c.f. /.cr. \). ~t: X. <S. (~f. )\ ~t; Vt)), r:
n'.o.
.) Cf .t. /t'v. !t. ~)S. V). ~)~ij ./< /)"rn7«M~t'f<'M
<)«j'<"ft~«")"'«')/<u<.f<–rY.t''M.)(),~jt.
t' XX). s.). – V)). s.). X. );. – .w«~<<. V.
'); V). X\tit. S s.). X\))). :t
(.'< \'t. )' t. h"m<)<"t S[~t)< j)c!n'nt mftn~'r du A'</')/ p( il
faut ~t)'H.<<"iL'))<)JH)'<)'"m')t"iWf('~«ttw)X,)~)t'!ifctutttt'< <)<<~uttit'
nnn.<"ttt"!)<t<i<u.'u.<ii~u)th'<!tf:)tti;t'r'-)tU«)it;<t["n'.).L'~viatntm
!'utttt!!Ujnm'<utt;St).'m!C<-j)!Ufi!h'r"tvA.M.t.~t).
'fi~)':t).)t). ~).):<. ~i::t')~ <.).).-Mich.-).<.t~)if)ty.
k..n..<r~)i)..t.. –/t. ')x\!).p:~MfSin~in').–t'anémias.
):)-–St.)~)./««v'<'<(v/«.v. in ./«/'<'4.tt7.)!!T')).'iXT !!<(.).
(7 it..)).).«-. )).j..t.
(X)).'r.f.)\.hi):V[.
ii~f'at.<. :?.)'.
Il. (H'MHH't'HT'H.MU'–H«At~UM'.KSAt:jt))-)t:): 7~
il)

ettes étaient, par eetittM'~tnt', dirigées vers le monde sacre.


tt y avait des cas ou la destruction et t'etiminatton qui eu
resuttidt portaient sur le corjM tout entier et non pas senie-
nteut sur certaines (te ses parties. Dans t'< h<'hraf<tueet
dans t'ttotocauste~rec', ta victitne était tout entière brùtee
surt'autet ou (tans )e tien sacre. sans que non en fut distrait.
Le prêtre. après avoir iavu )<*sftttraiHes et tes nx.'tnhresde la
bête, tes ptaçait sur le feu on ils se constunaietit'. Le sacrtUce
ut.titappf))' quehtUL'fois c'c.<t.'t-direc')tnp)et\
Parmi tes easde destruction contptetc, il eu est uu certain
nootbro qui présentent une physionomie spec'iate. L'itnmo.
lation de ta victime et ta destruction de son corps s'operaieut
d'un seul coup. Un ne commet~'ait pas par ta tuer pour inci-
nérer ensuite ses restes tout se passait u ta (ois. Tels étaient
tus sacrifices par précipitation. Qu'on jetât t'auitnat dans uu
ubtme. qu'on le prucipitat de la tour d'une vitte ou du haut
d'un t<;)))pte~,on réalisait <u/«'<f) ta séparation brutato
qui était te signe de ta consécration". Ces sortes de sacrifices
s'adressaient tt'es ~eueratetueut aux divinités internâtes ou
aux mauvais ~'uies.Otar~eesd'inttuencestMauvaises.it s'agis-
sait surtout de les éloigner, de les retrancher du n'et. Sans
doute, toute idée d'attribution n'était pas absente de t'opera-
tiou. Ou se représentait vaguement que t'ame de ta victime,
avec toutes les puissances tnatt'aisaates qui étaient en elle,
s'en athit t'ejoinure )p ntonde des puissances njaUaisantesi
c'est aitt~i que le bouc du Grand-Pardon était dévoue à
Axaxet Mais i'essentiet était de t'etiminer, de t'expulser.

())<'t~'t.< Y).S. t~Htyrnt').–it'<i'tf.),~M.w.


/,“ – (;). Ta!<)!tin. in .t;<<'u/tu/uf/«'. XT. p, <t). – ).e.s LXX'<nt )ra-
d)ti)"M)!:)r))")'x'ttu'!t)'.
f~rt'.),t':)X.)i:)X.).n.–K:A'L.:iS.
f:!)/).XX\H),)~iM~.t.Vn.–).).2).).-t.<MMt
<)i'!tit)m!<<)f)'<
!i!t.<<<S.–))''n"iit'n.j'j:L.i)t]))!i').<M'f.<.–
Muvcr!.<<~<.).;i<i:i.P)'tt.–Au': r/<<tn
n)~)th!<.j).)i'J\t!k.r.M!r't'V;A..)'i.<.–Aux
!7<MM<')/w't'.t:/f/<<M..M«.XXV.:ii''S'-)<~).'t).nc.t'"<f.M''r.U.).–
.\M~r'!t'i!)t't'rY.A')H.7. -).~)).)'Am)'<').auj"nrdu
~r.'tt)')t'!tr')")<t'taitdt-t)t't)<C)'r<-t'i)<ih-~t)h.tnt't'unr'!<'her.'T~
.MMt-/f«'(()t')uMtff.).T~.
~'))y!Uj<)<j))t')ma)t'~i<'t'tttr't')n't')~it:tti"))'i<;tt't'rt.'tim'sttc'n"yadc!)
()c!!Yit'ti~)'')!pr;tt!f))tC("!ttfm<<'<tc<)~r!nr<"t.St<'n)f).').t~.f~jt.Ht)
s<)f).-ManMhMttt,tt'.Jt'. A')).;).<. ~.t.:f.Ruh<te.f/«',),H~.
~.t~f-.XYit.
W ).'AXXt'K''ut:tu).<)(:)t.)t'K.)M'8
_d!1. 1.
Aussi arrivait-H que t'exputsion avait lieu sans qu'it y eut
miseàmort. A Leucade, ou prévoyait que la victime ec'itap-
put; mais cite était exitec L'oiseau tache aux champs dans
le sacrifice de la purification des tepreux en.tudec', te
{i' ctmsse des maisons, et de ta vitte d'Atttenes, sont
sacrifies de cette manière. Maigre ta difterence des rites. il se
passe ici te même phénomène que sur faute) de t'<)Na Jéru-
salem lorsque ta victime monte tout entière eu fmnee devant
ta face de tahwc. Desdeux parts, elle est separfe, e))e dispa-
rait compietemeut, quoique ce ne soit pas vers les mêmes
répons du mondere!is"*ux qu'eHe se dit'iKeditnstes deux cas.
Mais')nand les restes de la victimen'etaient pas toutentiers
attribues soit aux dieux, soit aux denmns, ou s'en servait
pour communiquer soit aux sacrifiants, soit aux objets du
sacrifice, tes vertus relieuses qu'y avait suscitées ta consc-
crationsact'iftciette.LesopL'ratious que nous attons mainte-
naut décrire correspondent a coites que nous avons rencon-
tri'es au début de lu cérémonie. Xous avons vu ators le sacri-
fiant, par l'imposition des mains, passée a la victime quelque
chose de sa personnalité. Maintenant, c'est ta victime ou ce
qui eu reste qui va passer :m sacrifiant les qualités nouvettes
qu'ette a acquises par ta sacrincatton. Cettecommunication
peut s'obtenir par uue simple bénédiction Mais, en gênera),
on recourait a des rites plus materiets c'étaient, parexempte,
l'aspersion du sang', l'application de ta peau", des onctions
de ~nusse', te contact des résidus de ta crémation". Parfois,

(ttStmbuu.X.M.
(~(-<.Xt\t.
M)i'htt. ~ffM'.<m/). V).S.t. \ir )'onrun certainnm)t))M t)cfait!
dutm'-m<i x''nf'. d~nt
j e nombre t'-treaiscux'otautftnctttt'.
;Murr<ut t''r<u!er,
';<.M.«.)).p.t;i'rs.j.).
i)/.<'c.)X.M.–).('<<. ~c!ip)-i)))pt))erv<'itk'H!Ct))(;nt)c)u~n<'pr!n'
(-![)<)c'n'r)<h'ea))j)Mti<'Mt!mx dieux,lu hcm'dicti~n au sacrifiant'.
'M~i.t.
(:i)/.ft. Xt\ 7. –Wct)hau!<;n,<'(/<t.<n;<<Mt-/tfHM)')t/t'<t//«fMMp.
)7tt
'initiation;.–Kn)irt-cp.Xt'nu))hutt,.t;<Ht.
)).) (str)M<:ntj.–t''f)U!er,
/'«M.m««M,t.t)),j).i'77.;).:i'):ifpurtficati"n,.
(' Luc. ~fx .<'<«, d;t. – p!ms. t, 3$, 3 (ou se caMche sur h j'cau de
)K\'ictituc)Cf.)-'M!'er.M<M';fn''M.t.t).[<.<7'}.–A~!x'u~<tenge),
o~. c.7.. ;). )iH. Cf. ).cnunf)Mt, '.a:t~/tp«/. tS8t.!). 3M; )k-)). Stuitt).
ftt'<M-))! p. i;!T. t:<i).

iT;t~.)).Sutith.«/<.r~ 3!i3.t.
(~ Cendresde )avacher~xssequiscf\-eutauxeau::dehtstraticn,.Yomt.
XtX,!). – Onde, t'<n/M,)\(i39. 72:i.7S.
)).Urt)Ktt'tJH['M.M.\r.«.–):<.<.USL'Mt.H'iA(:)UF)t:t:77
f'axima) était coupé CMdeux et )e sacrifiant paM.)it au tra-
vers'. Mais le moyen de réaliser ta communication ):) plus
parfaite ctait d'abandonner au sacrifiant une part de )a
victime qu'ii consommait', it s'assimilait les caractères du
tout quand il en mangeait une parceite. O'aiiteurs, de ntOne
qu'i) y avait des cas ou tout était brute par te dieu, il y eH
avait d'autres où le sacrifiant recevait ta totalité de i'obh-
tt0t)\
Toutefois, ses (h'oits sur ta partie de la victime qui lui était
aband')nm''e étaient limites nar le rituel ndevait très sou-
vent la consomme)' d.)ns un ten)ps donnu. Le Levitique per-
met de mander le lendemain de )a cérémonie les restes de !a
victime du sacrifice du voju («'<'<') et du sacrifice désigne
par le non) de <t<'</«M'offrandevolontaire. Atatss'it y en
avait encore le troisième jour, ils devaient etr'' brnies; celui
qui en mnn~emt péchait gravement".<:encra)cmcnt, ta vic-
time doit être mangée le jour même du sacrifice'; quand
il a iieuie soir, rien ne doit rester au matin: c'est le cas
du sacrifice de la Paquc'. On trouvait en Créée des restric-
tions analogues, par exempte, dans ies sacrifices
~n/A- dieux cittitouiens, à Myoniaeu Phocide*.En outre,
le repas sacrificiel ne pouvait avoir lieu que dans t'euceinte
du sanctuaire". Ces précautions étaient destinées a empê-
cher que les restes de ia victime, étant sacres, n'entrassent en
contact avec ies choses profanes. La rétinien défendait ia
sainteté des objets sacrés en même temps qu'eiieprotegeaiUe

(t)\irptt)!ih'mt.XXXt\tX!)').:cf. )~tuM.X\'n[.3').prite
!tetn)))<'av'irffutj'arti'' (t'uns<n')'i(icp
sm'r:uncntairc. !!YU)))")i'juc')'t<M
t-ûn-
t)'a).(:f.«.X))t.m).).)')nt.~«./h')t).
fj)<tnsait<jMcten<))ntechni')ttCt)e!!<-hair!)')n:<'M.'A'MMt'm.ftc.
')u'"tt})~nv'dtt'!)))sot))u<pr dansJ<?nt!!K)t'n) -= Min.
t't'utc<')uide~f</<M/«))t
têtes <Cf.t.XX.x:ixï-x).<-< X).i:i.Cf.M'.b.Smith.M.< )!.X'S.
(:tjt)f)ns)c :<'t<t/<.t/«'<f<M«M).endehnMdctpartie!!rfscn'eM.tcMerifiact
adf~it.'m~.ut.
(i) \y. tt'.b. ~mith.<t< o/'."<')').. p. 237:t~).
fS)t. \')j. Ui-)8:X)X.M; A~. XXtX. :)t. Cf. MMnhwdt.U'.r. A

)),p. 2.'f. )-'rMt')-, 'c/f/. /). t). p. Tu.
«:(-. YH.): XXt).29,30.\'o,y. 7~<)MMn-A'«t)M. t. Xtt.p. 4;S.
~)~X)t.)0;XXU),)i!:XX)V.2.'<M<XVt.4.
(S)fans. X. :?-<);Y.)\ t-'M:!t.r, t. m. p. 2t0. – Kob.Smith,op. r~
p. 2M.:!< – Cf. AttK'nëe.V)).p. 9Ti.
(9)t'atti!.'& )). ~7,t; \'t!). 38.0. Uetyfh. t'. 'Hr:!? M'): Pa.
ton, CM.3X.St.
?8 )/AX.'<Ht;<'M:)'().<'U)'L'K.tf''t!

vulgaire contre leur mutignite. Si, quoique profane, le sacri-


fiant était admis a y toucher et à en manger, c'est que ta
consécration, en le sanctifiant, t'avait mis en état de te faire
sans dattier. Mais les eficts de su consécration ne doraient
qu'un t(')))p'i)'ss'('Yanoui<sMie))t a ta tondue et c'est pour-
quoi ta con.ututnatiou devait se hure dans un detai doter-
mine. Inutilisés, les restes devaient être tout au moins, s'its
n'étaient pas détruits, serres et surveities'. M'~ne les résidus
de la crémation qui ne pouvaient être ni détruits ni uttHscs
u't'taient pas jetés au hasard. Us étaient déposes dans des
endroits spéciaux [troteges par des interdictions reUgieuses*.
L'étude du sacrifice animât hindou, dont nous avons inter-
rompu lu description, présente un ensemble, rarementreatise,
de toutes ces pratiques, et de celles qui concernent l'attribu-
tion aux dieux, et de celtes qui regardent la communication
aux sacrifiants.
Immédiatement après t'etounonent de ta victime, on en
assure par un rite spécial ):t pureté sucrificiette. Ln prêtre
conduit auprès du corps étendu lu femme du sacrifiant quia11
assiste a ta cérémonie', et, pendant dinerents tnvages, elle
«faitboirc«:tci)acuad<:sori(icesdc!a bête les eaux de
purification Cetafait, le dépeçage commence. Deste premier

(1) <'f«M. X. M-9. (KuHt-d'hisA Tittmre~ les r<"<h"<de !a Yictimc rcs-


ttipat ("fp.<s dan:! le Kux'tu.-tire d'tine K'te a. r<mt)'< t't, tn'tmt chaque
f't<<'tt)t'i!<))t't.'ct)ctt-uf")tit.
~)~<V).t:Xt\i'.t.r.t\)h"nrw)n'r!Utttet~)'re)cMnM<)<'s
oiseaux tt«'!i d~ns )(' tt'U))~ ;Y(.ttymj'ie il y K\ait tm nn'Mt!ttU de
<:cM<h');fi d<tut i'uutct /'t«M. X. t-t, S: V~y. i-'mzer, t. ttt, ~(i: ~tfttget.
p.)~.
(3) Lu fettutte du !.a''riMMdimi! M t'ms )< Ft''rifi''c'! m'it'ttncts hin-
dou' il nu'* ['tacc ~[x'i'iHh', )!<'<')t'~rc;u<'nt.<'( Ct) t'uhjctdfcfrtnms rites.
')))itni'utNmhi<)))<-t)t<-t)')")')t)c<~rtt-)<;i!('n)u\('dttM)'t'if)cf<*ttt'!su-
rcut!Kfn'<mdi)c.A't/ ~t.'iJ'p[..t/A''<AM, ))),'<)!. t.< corn.

<tj!Ucfa.it)"<in;t~U!!k~s~nnk'!i«f<T<i));<<i!t'ix.t')).)).)X.<')pt;n-
dMtquci'"f<i''i!Utta!<;r)!a~nmd';em[t"tts['<t'tt'ttre~<T't.X,
M. ). Cf. ~i. 3, S. t t' V). <t /<. !<. ~t. 7'. un doit t'.von-t-
titHpr '«M'f. t't< in 7'. S;. ).tt ('t'rctttonh~n [dosifurs sens. Lfs Tuitt «ttt
cxa~fr~t<'cut<'j)r"jtiti'tt')ift':)Knt")'tfft-')ned'<u)eur*,m)''t).'mnt)e
<[ui)'ru)eftVt't(- sut)ft)')')'<) f!mt.i)):ii«'r.t'r'-e)!)."tt fait ))"ir~!m.<
s"nM<'s')';)r!t)t.f't)!t')~t))'rcttanftm<t)'*)'art''t)taY''t't'<'nudf(t)'!);t
terre. <t;f. H. t. i!. X. it;). Aussi tt's Tttitt ont-i)'! punf t'hacutt des
MiNtt~-madreHvs à c)):u)m.' uhti''e Hovt'i! ft m~ )'a!! ;'ttri)iM'vutts ·
<lj.~t'xi'r<:Mi"n<)uit'r'"<))!'n))aMM')))th)'wduntt'cxp)ic!di«M
des \'Aj. intime sur )K t-ut~ ))uritit-at)'ire du )'t)u: i)'' di~nt t'xrificx-
vuus fa vh'tiftfC est uue vu'. c'H<: e <t twtm' r'f'«.r~n n'Mtn'itttre hnnwr-
t<:)fc, riufthUttuHtv; des dieux. U)' '~Mtue t't b'tc '[uaud ott t'ctouftc et
)).H))tKttt't-:TM.MAL'S'–t:<SU'.<K).HS~m)'H:H *!9

coup de couteau, le sau~ coûte; on le laisse s'échapper. C'est


la part destinée aux mauvais renies. Tu es li part des
/'<~w<-s'.Mu
Vient alors ta cerémouic qui tl pour objet d'attribuer au
dieu la partie essenticiie de )a victime c'est ia f~d. eu
terme nx'dicai le ~rand epipioon~. Uu i'enieve rapidement
avec toutes sortes de précautions et de propitiatious. On
l'amené processionueiteuteot comme une victime, ie sacrifiant
tenant toujours le prêtre qui ia porter Oa ia (ait cuire auprès

t'apaise. ~!ais les eaux s'~tt )t'!< s'iufih'-t 'if vie ~'<!t)tit'"t)fftt )' ))rittt'ipp!t
~'it'mx): ainsi. M fab.'mt r<-(t'' )nstr.'di<~)). on r''p~'<- )e)!s'!t)f))(' ).M~ir.
tiuK' redevient vie et m'xrritxr'' itntttnrteitt' desjtt)tn"rte)s /<./ut'.
~) !.</< \'t). )X. )4. ttmntras: 7' t. :<.)'. i!: V. /t. X.i'. Ï. prnpnM-
"tt rite plus jtrcrix. ~(:f. Af~f/, V). 0. t).t.ti)! )cx textes <j<'tt'tf du tt):
Vt'da ')'adh)'K"ni)t!(.ia .); tt). t~ -t'~ ). «~ jtttrk'ut
')<-
sin)p)L'th<'ttt n'pao'trc )c Mnj~ p'~tt' tes <h'tit"t)S. '))!n ')«'!)'! s\')"JK't<t.
).n fthtt'HMh'n in'ititucc a rf iiujct <) ittt' r'~M~tf Ut'st <'xpJi<j<K' ')uc tca
()t'tu~n' cotn~it- tt-s dit-nx, ussi~t~nt aux iith.'ritiM's qu'il leur faut K cttx
tHt!i leurs jmrt!! ;)!)<< ')!tc .*?))!<<'c)a. comtot' Hs y unt dr~it. !!i ~nlie )~
)et)r<)<~nn)tit [)!Lt jx'nr )< t'r.'utt'r ~tir-nv.'t-'ta: <'f. t')d''t))"'f~. /ff' <
t'f~ '!tK c) 7'< )i. :t. S'. i)s s'jws.'uttir~h'))) ):«r !t' s'trntinnt
et M f't))ti))< – f)if)ert'tttt'< !tUt)-<-sparties <)'' ia Yi'U!"G s<mt ainsi attri-
huc~ <mx')<'ttt'!tt! ce s<!ttt h's ~t!tt('.< de S!~<t: 'j!)i s\'t'h't)'pt'r'~ut f"f!)
<tc la cuiMOi du f-u'ur A'f/. ~'). ?. )ï) et de )))H)!.)cstottMtt', t't tcx t'xrr<
m''t)tf!. c) )M tjfins de )!M "ttr h")n<')!t un )''[!itud tf sto)i rct't)ri))i.
M duttM ~)m cMi dftaUs: v"y. Sfhw!))). )'. t~nt. "n les t'nfuuit tous d<m<
ta fos~e<mx <X[')'~))<e))t!t t'n d<:)f"M du Ut'u x.'u'riUeic) ..)/ V)), ))!. t
cf.r., )!). :t. )!. )/.); Mf.. < (!. ~i dunne uue ttutrc interpn-Utti~t M
cet cnfot)i)!Sft)tC))t. – Les h'.ttes ;:i"t assez \'ut"Htifr!. eur cf!! parts
fMitestmx dftocns. t) Mpurn rik- irr''iiKi''ux ~-f..4<7., (!. 7. de cuttvipf
les e))tte)))is d" difnx au i'Mritifc. – Muis les rites x~ut t«-ti) est ~t'ncrtt)
tuuB les dt;bri!! inutUisabic!! <fe!t~«''fitifes ~!<trCM't)tp)(-les !)~n!!df"! ~raiM
'ctX'Msét )«)Uf fabriquer un f!Htfau~ f~'nt nittsi rejeté! cxptttst's. – t~))
peut t'umpttft'r M (les faita la jfmthjm' f<)'<'t-<)m'du sarfifit-f a '));59t
Y:)~tt. nu )\')t rpjt'tait te )k') de ta victitm- (t')ut. << /«';fc.. nt la
proit-riptiott hi)j)i')u<' d'cnf<'n)T te sau!; dt's ciseaux de puritic~th')). – Fai-
Mn* observer ')uu te rituel def! sucrifice* de t'htdc prouve tjuc. cuMtraire-
tuent nnx tdecs :td)nise.<. un sfn'ritice .«HtM).'tt)tn'a pas m'cessairftoent
puur j'rittcip'' t'ttsx~e .< fxif' d" mni!.
f.« partie superifurc 'tu péritoine. Otusctdcuse et grais-.e)!!te. la
p)M juteme. pour tui, (tu ntiU<'u. parmi )et )!rai'.ses, a ('h- t'nh'vce, non"
tt- la doMons ~t. Ui. 2), &. Kttc est lu paHiu rcittmte lit- )a hcte; )e
prinfipc dp an vie individu<))< s"ti «/M<f'M7's' <i. 3, 'j, !i:. t-uintne te
sang est )'( vie fh<*x tfs S~tnitfs. f.)h' ''st )<* prin<'ip<* 'iacriftt'it;) <)c la
vx.'tintc )p Mff/Aat~ :). ). !). ('. /f., X. tf. Ï. Vf))')< i. 3. t!,
ut) mythe rituel curieux.
!) .)/). r;«). Vt), ): 3 s)))j. Kn t'tt- ttt'trchc on pH-trc. Hyaut uu hran-
d'!)t idtom' ;t lu tx~in, puis )<*prttr'' ')«! pnrte t't p"r)i"n t t'aide de
d<'tt![hr"())C!i ~'ar<))tc duit pt)<! la tum-ht'r dtrft'.temcttt.. puix )<-Mn'rifiattt
<jui Ufttt te prf'tre cuMune plus haut '.)~ Vt). )' H. 7. cf~um.L Les
raisons du rite sont les tttt'-tucs 'ptt: c<;Ht;Kin'ii'p~~s ph~ haut p. M
et n' 1. 7' t., 3, M,3 et i.).
? L'X?!HR~UC.t')).<MWE.t!!M

du feu sacre et on dispose les choses de manière ù ce que ta

nnusse, en fondant, coule goutte M H~te sur le feu. On dit

qu'eue tombe « sur la peau du feu'< c'est-à-dire d'Agui et,


comme Agni estchar~ de transmettre aux dieux tes offrandes,
c'est uue première part attribuée aux dieux'. – Une fois la
on la jette au (eu", au milieu de béné-
r');)t! cuite. découpée.
dictions, de révérences etapres que les invocations nécessaires
ont été faites. C'est une nouvette part pour les dieux. Cette
seconde attribution est ette-memc traitée comme une sorte
de sacrittcc compter; c'e-t aiuti qu'on s'excuse auprès de ta
do
ftt~'t, comme on avait (ait auprès de ta victime au moment
t'immoiation. – Ce)a fait. on revient à ta bête, on t'eeorcbeet,

dans ses chairs, on découpe dix huit morceaux*. que t'eu fait
T
cuireenscmt~c. La graisse, te huuitton,t'<'eume"qut surnagent'
dans le potuùa tieu cette cuisson, est pour le dieu ou le couple
de dieux auquet s'adresse ce sacrii!ce on sacrine tout cela
dans le feu. Ce qu'on détruit ainsi représente formellement

)~j't.r..)u.~),f'M~)'~t~<"f(")'y'
et!«.
T.!Ht k' rite est f~rt an~'ftt car un d(.'s ~r<trcs t'fcitc )'hyn)n<* H.
)'H.:?'.).~t)!<ttt.tt~ut<-nth-r=r./f..)<).'i.7.)!tqf(.r-=.M..s'
:(.)').).–<:f.r..S..r., t.:).:). Cf..t<< 7. :))!))<].–Vuy.t.u'h'i~.
)V. :H. – ))''t')fit<ue. «<< ~t /.<«;')/«' <<M< )<. X,
/)<('<<. )'.
c~ttsi<)';rpcet hYmnp c~M<M~' t'crcnt jm~'e qu'il est forux' de vers de mètres
Yftrit- c'Mt-ft-'iire d')me !fri'' de furoxttc!) cntit-retth'nt «'-parées. <V<
U~i('n))erf. t'<< ~M .S. <i. Ë.. XtA'i, p. 2M;}.)C.e fait est incuntes.
t~bte tes f)'rmu[e!: suHt d'; diverfs :"urces, et "nt t'tt- coUijtee! tfrdi-
vcment. M'm les forum~'s sont bien Mterieures A t'~ytUM. t)e tvHe Mtto
ftucsi )'h\'<un'' n'a pa!! d'unité de rcdtn'tiM). i) présente uue unité d'objet.
et ht fiu'.tu untureUe <)'~t il a été <u«[)"<: deux'ntt-e '(u'it se mttache a un
des ritc.< )f. )')'<<!'utfien! – h'hytunc tk-rit fort exactement tous tes
dctnit.< de )u)'er.Uiun ~(:f. r.< 'i. ~.t'. et M.. :<.8. 2<. U). A ce rtte
sarnti'-ie) '< jdus iut~rhnt~. les hra~uanes unt tt-t-uve une sij;nitieation
Mtunuiste.

t3).)/)..Vn.
= M< &, t et
~) 'r"H< !.c (Ment. \'H. ~9. ==.t'ft'
2.t.MUMutrM<"utr..s.,i,i.t.=~X,M.t,-3.t.a.r'.S.t,t<i
d~nnc te tnetuc texte tKc .1. )' V). ?'. t.<-dernier montra exprime de-
)i\-mn<'e df h m'Uadie. du pèche, de b tn.irt. de ta Ujatedx-ti'U), divine et
hutnaine. – C'est d'ai))eurs )e sfn-ritice de t'tt'f~'t, qui toar'jue. dans te
f!M~u)e.<M'riu''eKp"ttrb)ttdera'-heteruuh'!tuute,)etttuntentt)recis
du r.'t'-h.tt.
Ci Vuy. Sehwab. 7'f' 9i!. ['. H'i s.).).

(~hw)).T;t;<'t'«; p.tU,n't.cf.Hdwi!<!<'7-t-<'<t\
«.. 3, 8. :<, tu. H~ct «t/ <oe.
p. ?1. Yny..ff' Vt), sfp).

(':).)),5,f.
"Mt:HTKTM.M.t('–);«.\[..L-RH;s\<;))tt-)(:)i 8t
encore une fois ta victime tout c'est une nouvelle
entière',
etiminatiou totatc de la bête qui se trouve euectuee do cette
manière. Hnfix, sur les dix-h uit morceaux qui out servi à
faire ce houitton, un certain nombre sont preteves qui sont
encore attribues ù différentes divinités ou personnalités
my-
thiques
Mais sept de ces parts servent à un tout autre
objet' c'est
par eitesque va être communiquée au sacrinautta vertu sacrée
de )a victime Kttesconstituentce qu'on nomme )'"M. Ce non]
est e~ttement celui (te la deessequi les bestiaux et
personnifie
qui dispense ta fortune et la fécondité Le même mot désigne
donc cette divinité et ta partsacrificiette". C'est que ta déesse
vient s'y incarner au cours même do ia cérémonie, et voici
comment s'opère cette incarnation. Dans tes mains d'un prêtre,
preataMcment oiutes on piace t'<(M; les autres
prêtres et le
sacrifiant t'entourent et la touchent Pendant qu'ils sont dans
cette position, on invoque lu déesse'. JI s'agit ici d'une iuvo-

0) 7*S., 'i, 3, )), t. fendant in sacrineatiun "n récite /t. t' Vf (M


).<; t. 109, 7 et'i. = T. 6. :<. 11. .). f,,)-)))u!ptde ~orifiMtiun Mx
dieux, <-) d<-cri\-ntttla h<:nn ((«;)( ils ~(.ttt r..))m<i<)eet ht ct.ntutttfMeut
une f~is <)))'c)tc (t'or est pftrvpmx.
!:) A At!)'i 'jui ;)Mhnt les riles fv..y. \\f.b. /w/<~«/ )X n. ~t)t)(~
)n))eh. t'. 0.. p. ))!<. f'~ttr les notre!! .t)-M nnx.jtx-fs sont nttri-
btK-e! des p(tHs 'du );)-) intfitin; 'hK!! une otfnmde
!!t);))dcfncnt<nft-'J/j.
\t). M, 8 <t.jfjj v~y. ~'hwab. n' lui. f.ps umntrM rct-itc:! et les
tO'uMSM
se rort'espf'ttdt'nt nitte)!omt.
(3) f'n peut )<-ttren ajouter d'axtr<t. sans <)!)' \')t. ~t, )).
ft) Sur t'h.tA. voir ti'ut ft.'trtifuUeretncnt Ofde)~. H< < tM )) "S9
sq'j. elles j~M~C!! cites f't t'index.
~) \'oy. )jerj{. «<-<. )<M.. l, 3~. Kj; )). M, Ci. ~y). ).evi. /~t.< p. )M
s'l'l,
?) Ce nxttnent <)« Mcnti.-c est tmei! itxp.irt.-tnt pour te te ''«<. H.
y ait rattache ta fameuse tf~endt' devcom' ftttssi.px', .h) d'-)u~e '<«/
t. X. );i entier: )-e). m/. S. ti. t: XH.. Cf. Wcb. /<«/
8
), p. s()ff. Muir. tJM .s'<M~-<7 r. ). p. t)!.j. p. t~ ~;m les
autres Brahtuatta!! n'<'nt. de <-ct! te~-nde. <jue )a
tin..)ui <tt s<-u)eut)
article de fui ))ra))n)ani';uc. S'h'n cu!t. c'est en inventant )e rite de
i')<M
en t-reant ainsi ta déesse tda ~a feuuue, .m m fille sei.'n tes
t~t.i) nue
Maxu. le pretnier tt.xntnc et le pronier Mcrinant. tt ncoui!! nosterit': ft
bêta!) (v..y. r. ). 7. et 2. tout entiers M.? T. 3, 7. !i. lil. En tout
cas. elle et ion cnrre~x.ndant tnatem-t r<-pr(:.sentent tes
bestiau):, en s..nt
toute la furce <f< vai /MjWt<, f'M, c'est ies bestia'tx
(~ ~'oy. Xiticbr. r. t)., p. t2t; ~-hwat). r/t.. p. tii!.
(S; ttiHebr-, p.-iSS.
(9) La cCretunnie se numnte «A</<t'«.aM'ï.<!« bien K/npHAff!oo,terme
qui
correspcnd exa<-tement a t'f/w/fM de )a n)e!se chrétienne. Le texte est
Ë.HmtfMtu.–AtM~c scout-, )if98. s
M ).X\t:H'(:m).'n:mt'E.tH'

.n: .1 Y.1.1.1 1
cation au sens propre et technique du owt (MM/v <M, appeler
dedans), i.adiviniten'est pas seuietneutinviteea assister otudl
participet'ausact'iiice.maisadei.eendre dans t'ottrande. C'est
uue véritable transsubstantiation ([Ut s'opère. Sur i'appet qui
lui est adresse. lu déesse vient et amené avec elle toutes sortes

de(orc'sntytitiques,ce)iesdusuieii,duvent,de)'atmust))te)'e,
du ciei. de ta terre, des bestiaux, etc. Cest ainsi ({ue, eonnm' l'
dit un texte, un épuise sur I'<( (part sacritieiette~ tout ce
qu'il y a de ))un daus le sacrifice et dans le fnonde'. Ators, )e
prcttf qui ht tcnuit o) SM tHftit's )ni))~f SM piu't' et, ensuite,
te tiucritiant en (ait autant Kt toutte moude reste assis eu
silence jusqu'à CM (p.tc le sacrifiant se soit rince la boucher l,
Aturs un distribue leurs parts aux jtt'etres, qui représentent
chacun un dieu".

.)<(' .«)..).T. ~.h~uiti~Hi)h-)jr..Y. )'< p. )~) et "!<)<;<))).


M.).M).j~.)~sh'tM'<;<<)).). )u. t;7'«t~f.),
;).tt.)::(.;).):).)~)!t.)nt)<);r..ttt<ht')i~t-t't'tt)'t.–Cette invoc!ttit)tt
ru)t!.i.<t'')".<n)~'nt'ni''nt ~n)mp!«:'t'i')!)[")a!tnin!tt'pue!,t
<'f'))Mcn)!n')Yt't"tit<)<"=f'"r<'r<n<)'ntiut))!).t.!t.ftt)'ttutr<'port
<'mn'i!'r.;t<"nttmrt)f!!)')'tn's<'t)<sacrifiant itjtt'cndt'c M jmrttt<")
ft'rct"!au).<ian)M'it't;!t.Lc!i!n'ri~tiHtttit.pt'thhtttuttC))tm!!t'.(/<tV,)0,U.
–ï'S').).)Hc''c)tt't)m)uk'(')ct:ut<)<;tnf')att)j;e)Mitnm
fnr<'t'
(t)rf<f't.tt)iu.:i.~t~.t!)t.
~) f.'<«'t)n/.f«'f<. <W'fsuppfoueutturc <(<t'it tient ();<«!!raotrf main. (\'oy.
\ehcr. M.tX.)).~): ))))))).)';< t). ). 7. !f.ï'S.(i. 8.
tct~: )d.H!rf''<'n"trt'p!U't,fn:<))r'~j~r''t-t)MY!n')tC!t.fat!tpn)!!))<!rer
n"rht'vnu'Tu~i~p"s<s<)ct:U)cMt'd''r!t-))t'<e.Muurr)!t)un!ett.do)me-
nfui!-ctf..
t.c s t'-t'ifi~nt ttit < htA, afir~t'. ''t~ [)!tis!!iot)-t-n"us cunsotunMr de
tui. n~~< ~a 'rp! et M t'mn' "mnt. M ?''«/ Or.), non! tous avec tout
nu!) ~'n<. <«.7.).
tt;.)'<),K.J.
(j)(j.'rt!un'r.!)cprf'ritn)))'itf'd!')!r(''«'tt)'<ti)tn!HtX))t&n<'i!.<A'fi/i;t 3
i,tMctr.).~ritf')""i')"ctm''i(.'nt)'n,:t))n\[<ju'()))rite<)'tt:<~e.
'V.h-t))!tt)tr't!!it')ti))t'))r.('.<)~t:it.)<).;t-st<uMtf)Mt)<t
h<]Hcht;t)t;)~«'«tpr'h'tt[h-M)t'tct'n)!('ct''trc)Ht)f)))('))e~f')nc
d'A);t'i. )j~p!H't<r~<'t~M')ttdun''hi('n <)' pKt't< divines.–tf ne
s'agit [j"~ ici. c~mute )'K vn .\). Ohit'hbcru, 'tuu )'ep)is eu t'nuxuu)), d'un
rit).' fit' '-utttnmniun tu'-itte..pK'ites fjtt'ctt s~iout les appMUMt'es. UMS
)'<) ..tu part du Mcrdmu)'aune sorte du V(irht"m(;d<:ci))')Mdeu)).);
<!))<<)<)t)t;t' du ta fur''e ao sa'-riti'mt cttc ptaff en tMi tes bestiaux (-onxoe
fttscnt tf!. textes /<'<))<))/H~<MMft<' f/f«//<fi/< In ronarfjttcr )'e)np)ui du
tocatif,.Yuy.ï'?.:):.h'<)!ti,)u.)t;~<t,)t,
). )~. et'–L/<) fait partie'tu ritue)d<<i<tcritit;es!<))u)n)f)!ihit)dmt!i.–
Ajoutons .)u'')crMtcd';)ttvit'thtt<!M!!t.dan!! une ce rtaittct)tcsurc,pr"f<mt'e:
les t~rahttt~ttt's pt te "ritiant pfuvent (< ctop~rter <'f)cx ct)x. (Schwah.
p. ti'Ji. \~u.<! ne connaiis~n:! pa.s de r<)!)c ~r'-x'-rivant des d'-tais pnnr la
eonsommati'tn dm restes des victim.-s. Ahtis il ça oxisto puur tu comotu-
umtiuu d); tuutos tct nuurritut' CBj{<uerat.
H.)tt'MH)n'K-rM.M.Us.s.–K~A)s<)t).Esu:h)m:H ?

Apres avoir distit~uc (tans tes divers ritue)-!qui viennent


d'être compares les rites d'attribution aux dieux et ie!i rites
d'utijtsatiou par les hommes, il importe de remarquer leur
anah~iu. Les uus et les autres Kuntfitits des menx's pra-
tiques. impliquent tes mOnes manœuvres. Nous avous
retrouve des deux côtes t'aspt.'r-iion dusafjn: j'apptication do
ta peau, ici sur !'au~t ou sur t'idoie, ta sur )e sacrinaut ou
les objets du sacrifice; ta communion iditm'ntiure, fictive et
mytttique pour ce qui regarde tes dieux, reetfe pour ce qui
concerne les hommes Au fond même, ces diffùt'entesopéra-
tions sont toutes substaotieHpment identiques, i) s'agit de
mettre en contact ta victime une fois imm'jtee suit avec le
monde sucre, soit avec tes personnes ou les chosesqui doivent
profiter du sacrifice. L'aspersion, l'attouchement, t'appiication
de )a depouitie ne sont évidemment que des manières diué-
rentes d'ctabtir un contact que lu communion alimentaire
porte li son ptus haut de~re d'intinute car e))e produit uou
pas un simple rapproehemcut extérieur, mais uu metau~odes
deux substances qui s'absorbent t'une dans l'autre au point
de devfnir indiscerunbies. Ht si ces deux ritfs sont a ce
point semblables, c'est que t'objet poursuivi de part et d'autre
n'est tui-mome pas snusaMaiosiG. Dans tes deux cas, il s'agit
de faire communiquer la force reti~iense que les consécra-
tions successives ont accutnuic'e dansl'objet sacri)! d'un côte
avec tcdoutaitte du reH~ieux, de t'autre avec le domaine
profane au<tuct appartient le sacrifiant. Les deux systèmes
de rites contribuent, chacun dans )eur sens, a etabUr cette
continuité qui nous parait, après cette analyse, être l'un des
caractères les plus remarquables du sacrince. La victime est
l'intermédiaire par tequet le couraut.s'ctabiit. Grâce aet)e,
tous les et.res qui se reucontt'ent au sacrifice, s'y unissent.
Toutes i<;sforces qui y concourent se confondent.
H y a plus il n'y a pas scutfment ressemblance, mais soli-
darite étroite entre ces doux sortes de pratiques d'attribution.
Les premières sout ta condition des secondes, four que ta
victime puisse être utiHsee pur les hommes, ii faut que les
dieux aient reçu leur part. Elle est, eu ettct, charnee d'une
teHe sainteté que le profane, mâture les consécrations
préalables qui t'ont, dans une certaine mesure, etevec au-
dessus de sa nature ordinaire et normaic, ne peut y toucher
saus danger, tt faut donc abaisser de quelques degrés cette
retigiosite qui est en cite et qui la reud inutitisabie pour de
~4é )??
).'AXXKt:«)(')n[.0(:tfj('E.

simples morteis. Déjà t'immotation avait, eu partie, atteint


ce rcsuttat. )-:n effet. c'est dans l'esprit que cette reii~iositc
était te ptust'-minemm.eut concentre' t'ne fuis donc que l'es-
prit est ))arti,ia victime devient ptusabordabto. On pouvait
ta manier avec moins de precautiotts.tt y avait même des
sacrifices où tout périt avait dt's tors disparu: ce sont ceux
où t'animai tout entier est uti)i!c par le sact'ifiatft.sansqu'it
en soit rien attribue aux dieux. Mais. dans d'antres cas, cette
première opération ne suOisait pas a décharger la victime
autant (ju'ii était nécessaire, ttfattait donc s'y reprendrea à
nouveau pour etiminer encore, vers tes relions du sacre,ce
qui yetait reste de trop redoutable: iifatiait.cummeJo dit
le rituel hindou, refaire une sorte de nouveau sacrifice'. l,
C'est a quoi peuvent servir les rites d'attribution aux dieux.
Ainsi tes rites, si nombreux, qui sont pratiques sur ta vic-
time, penvt'ut être. dans icnrs traits essentiets, résumes en un
schéma très simpte. On commence par ia consacrer; puis tes
énergies ftue cette conset'ration a suscitées t't coucentrces sur
elle, on les fait ecttapjter, les unes vers tes êtres du monde
sacre, tes autres vers les êtres du monde La série
profane.
d'états par lesquels etie passe pourrait donc être figurée parl'
une courbe e)fe setevea nn de~t')' maximum de religiosité
où elle ne reste qu'un instant, et d'où elle redescend ensuite
progressivement. Xous verrons que le sacrifiant passe par des
pttasesttomoiogues*. t.

.))Voy.))ht.!h!U)t.p.X().
H)<t<t)t!)!t~nn('r.)~d!t!~t'<-)!f!<)t)p.n<'u!n'ty~n!)))'nfMita))))-
$i('n!tux<n~t! )a victime't!mtn'h.).)tt'tHt)tnin)!t).S<'mt'na\'iun<!
)'<')ntiY<'n)('))t!t'Jt'"it.)!)Y~n.<V)).<-)t <-))'<-).<))n)n-f)U<"<fi('t'')!: ont
prO''JHU;<')'<j'fh';))<')trt'J)'.t~t'))'f!f)r<d<'t')j~t'Yt~))!u'!h't!)t.)'.tU).
Par<fen)j'))-.d~nst<.utt'(.n~'n!))h-th-)is;n-tit!r<"<M;'ra!rM,)eurh)t'ntit<:
f<)nfi<)'frt;m))"~<i)'h')!t<in)).<tih<tt'm~t'i!))n<'stut': antres \t)y. )).))?;.
~)aisi)y!tj)ht<.Hf't~!i!!ii)))f'd'('tahiir<t'~<ytH<-tnMr<en<'s<')t(re)e!!
victitoe'i <') )M .ihhtti.~x t!n-nti<-i''n' – t~ [(rC[)a)-a)if'))<tp!t ~atrau!
)«f!'t-n'h'nt~n)';<Mn!tit.d1)ui)'<m de hcurrr. (;(<t'<!rre!'p"t)d!'t)<i
pr)''[)nr'tti'in<)fh(\'irti)U).).n)c!!tt'rM'ti(')t))<');t<-hM<'Mcr6e.'m''ou)-s
de )'t<-t'r<-tf<<.t<t('f-<!t)))'-tt)')')~<'ti))cftt<<h))!!)<<-}<fie )'f')))<t))o)t.')))''dans
tout!mtrt'nis.)tt'')ttt.tr..)th-t-tit)nnes.'nvf'ntt)et<'MtM))ic)'e!t))')e
terrah<)u~)t<h)M.'ri)i.'(-.V..y.)tu)c:Hi))e))r.V.)'.O..p.ft.U)!nr-
t<tt)t!tn<t!u~t')))df!t!);<'rint'fV(~pnnr)')nde.m)k'br.<t)<.t<
g6~~t~n.MKMM~M~aMM
fM)j)))ent!tirt'iMM.< h',t'.t).four tftGrccc.Yoy.pttt!) haut,p. 40.
StettK''). p. MM!)'). – t-'c!tus. )~i) cr. t''fni'er. ~uMm MeM~A.t). p. !it,
p. t;t!' s' – t.uhc.-).<.t~/«/Kt<M. jj. )): )OXOs.f<j. – ensuite ln ')e~.
truction !t te )t)'«te ''arartef' de t'cnict'rati~n d~Mnith-eque tft mise tt
mort d'une vi''tim<: ani)na)c. on n)ct tottjuur~, an ntoios
t'ftprit de t'obta-
tion, hors du tH~nde rce). S/ttte, une diOcrence c.'<i:tc, tMturette, d'atttcttrs
H.HUtKK) HTM.M\L-s.<.–K<-AfSL'nt.K.M)m;t: M

/.«M/'f<C.

Les eftets utitt's du sacrifice sont


produits; cependant, tout
n'est pus terminL'. Le groupe de ){ens et de choses qui s'est
forme pour ta circonstance autour (h' la victime n'a plus de
raison detre; encore faut-it qu'il se dissolve tentement et
sans heurts Gt. cotnme ce sont des rites qui t'ont crée. ce sont
des rites aussi qui, seuls, peuvent remettre en liberté les etu-
mcntsdont il est compose. Les tiens qui unissaieut H la victime
les prêtres et le saerinant n'ont pas et<' rompus par l'immola'
t)"n tous ceux qui ont pris part au sacritice y ont acquis uu
caractère sacru qui tes isote (tu monde protune. Il est nécessaire
qu'ils y puissent rentrer, Il leur faut sortir du cercle magique
ou ils sont encore enfermes. De plus, au cours des cérémonies,
des fautes ont pu êtres commises qu'it faut effacer avant do
reprendre ta vie commune. Les rites par lesquels s'opère cette
sortie du sacrifices sont exactement tes pendants de ceux que
nous avons observes tors de t'entrée
Dans le sacrifice animai hindou,
cotnme, d'aitteurs. dans
tous les sacrifice du même rituel, cette dernière phase du
sacrifice est trfs nettement marquée. On sacrifie ce qui reste
de Leurre et de graisse epars sur le ~uzon'; puis, on détruit

nti~Mtc)tc' ''))")?!: dans ta tot~'nte tift <'M )'' in~tth'nt <)<')'<t)tri)'n)i"n et


<'t')ui '!<* ht <'u)).<rutiua t'u))n'h)cnt. s.'ms ')m' ):t victitm' j!"rti'tt j)uuf
Hutttnt )c c<u'!)!'K')c<t'ut<c rh"<t' .'t t'!i!niht'r. Un <'))\'t. )a tit~ti~tt L'st dé-
truite t!) )Hu<n''))t ~t! )'))c ')<'('<~tdcsm' t'atttv). M pt'rt) <U)s )n tprrp,
seMp~re "u brt'ttc daoit )f f'-n, te );;it''tn. ).') poi);n(-c <it-farine se ')!!))-
ux:nt et partent ett funn.'e. t.)t s'n'rith'ati~n et )'MttrU)tttiun tt )u 'thiKitc nu
f~nt <)u')tn sot) et tu~'tne tetups ritu''). M.'n!! il n'y '< nttcHnd"utc sur ta
nature <)c')t t)estrt«'ti«n 't'st <unsi qnp le itjntph' dt'jt~t ')f ))!!< :t hrfttpf
t'!t, ~uns le rituel hindou. H ft'rt'nn!! xx'tneots. un Mcrith'c pnr hti-tm'-tne
(Mous fais~os ath'iiiux aux ~mx<A<'Mt.\'< niUc))r..Y. )'. t~ j!. 74 St~j.).
– Httftn )ar<'[M)rtit)"n 'tes jtarts est w~t~'t «;;</«<)(/«. <tno)~j;m' ri rcttc:)
'tu stu'ntit'e a«iM)a) ainsi datti) le cnt '))) !!H<')-iti<'<- dt- ja pteute et n"uvf))e
tune. «MUstrotYons dt's part!! 'mx dieux, «nf 'W'). etc. – )taj)j)('t~u.< enfin
~jttc t'; pios imjxtrt'Utt tjf tous te:! M~ritx'M hind-ms, te <-<«te jdu!) ettra-
or'tinnirc pcut.~trc 'k' U'u;! tt"' sf«'r)f"<"t. <'c)ui <t <!n fait s«))!r K une
victhtte tf)U!!k'! tt'aitentFnt! p~ssitdt"). te sa<'ri(i''f du .wMtft.ctt. cf'mme le
McriHc<-chrf'ticu. conBtittx.' par onc "tduti~n vc~ttUe.
(t nicn n'mt phts cxp)i''ntdc t")r <'t' t~nt tes to~tnf' ~['n! et k'it tn~tHCt
rhoMs ~ti s~ntett jcn.ct. d'~tn notre'<<\ftt vert)) d<"i ffis ))it'n<nnt)e!
qui n'~tt'nt )et chuscs rpti)tic"*t's, <'<'St'nt t<*<nh''ttt("! pr"<d~s htttm-
tuircs <)Mt<))ft''rent <m etttcvfHt un carcu'tfre stx'r'
(2) V)). a;. t2 A'< < )i r..s.. ).:).)).) et ('. /< 3. 5.
pour te tnnntrn A'< n fait on mciXcur c)U)')"i). «n a fait une série de
ptUtii sMritit'e~ (\'oy. Srhwab, 'TA.. o' tt)) dont les fonuute! expriment la
terminaison du rite.
).h'H..tt);t).)j".t't'f. )(!{?

d!tns)t.'((.'ns.)L-ri<it;iu)uncertiti))t<umbt-ed'insh-nmcn)'i',)e
~XundU ~'ri<ice-fubat')ndu)-t'cKitUt,k'Spt!HK-)i"ttPS
ttuie))tt)nr:m'))ttt))-<()nv(.'rsei)'sc:)ttxd('h)stt'!)tion<)m
H'u[)t)):)sct')u))tt)y)').-s.))uis,!t)))-fS:)Vuh')'t'YJ)'ch'))utPitt~,
onf!'itsur)uiut)ctih:)tiun.t'.t)-fois,()nt'cmp«)-ttja)i(n):ti-
sun.itt'stccttSL'purifier dt.'sfitutt'sritm'Hcs: ou hicn un le
bn))''cut)U)K'fcK:)Mft\0<t(tt'tntitp:tt' fcfctttotttccqtti
peut. rustL'rd's utt'nmdfs, un m-ttui)' tt's usk'nsik's et un les
rcmpurtt.' itjtW'sicii u\ui)- tavcs". Seule, la bt-ochpqui a servi
àfiUt-Mris.<u)t')-ic('<uur('st).'n[uuif:ci)Sj)articnticrdt)ritcun
vertu dm)uu) l'ixstrHnK'ntdu ct'ittK'tm de la dout~m' doit 6trc
cachet
Vuicitnuitttc'nimt cf qui se ~assc pum- ics personnM. Les
pr~tt'(")'s:)criti:tnt,s:)f'tiin)cset'L'mtisi;(;ntcts(!iust.rcnten
seIu\tuttMn)!tius'.Luritcuunduut;iuubj<'t:u)tsc))U)-ine
d'aboi) d<;sf!tutpsfj[Ut')'))<) aptt eut))tncUrt'd:t!)s)('K')-itif'e
et an-Mi<iecf)f<s que Je .~x.-rHiœin'«it ~uurbut d'<j<I.)cer.Et)
t'<(tntf,<)t).(b:)udoutj't'Iat'(-)i};;iusitcsacrii!ci<'))G.(.Ci!tee
qu'exprin)<'h')'itt'd''r:tb:)))dn)tduvœu'<OA~i,j'itifait
mun v'ru: jf)m'suiscj.t:dc.'t mon \'(uu, je redeviens
hou)ntc.))'n-dt-.<(-t.'[)dsdu monde des dieux daus le
U!ond''()e'))t'))t))tx')i'))
L'nc furtuf cx!t;tL'r6edu même t-!te en fendra te sens plus
apparent c'est le )):tia d'emp'x'tcment" Mqm termine le

t).)~)).i.A\),j-j.)t.('rctuit)'))uM]))c,u)<H)runtt:)c
tntmtf.taf'.S.V).).)
~)))i))<)<r.r.f).)..)i:)t-r.Sr))WMb.7'/<.)M.a.t'n<hutccri~se
fait t.~tt<m.'r))ti);<t')r.)ju)t)!!ttiun)). diversnhmt('nts<htm<'ri)h'c
fr.7<).'i.).,t;)ttit'r!C).i.bit.))nu)!!))t)'cnaH<;t)')!e!!at.-)'itiHt)t:i)x'H<'M
'e'f'~tt)faf.)i()tnntt'rk-idu:~x~Cf..)'!< «'tM.t,)).
(:~Ui)k-))r..Y. )'. )n-i!'j.
(i'):nj(.'r"))).'r.'i:t))t.r:ur~~)h))]it!(')XfnfHxt'ufrr!md~(/)\')t~
2;r. /l,
0.~ i.7. [).f. r.3.
-)~. 't. i. – .< fir. t:. :<.
S.'hwa)).?' j.. tuT.))U)c)). t'. p. )io.)U.
VU.M. t5. /<.:t. il,-1.8X., x. ?'. S. 6,
9, 4.
t. 1,
), 8. T. S. 1,
t. 3. 11.V.
)) V.
.S. Vt.)/ \')t. tti.
'n.ai.)ti.).).'r..<.i.i.3.
(!')))i))ML.)'p.t74.(:f.Sy).).cvi,~t~.p.tiC.
()". Cf.('.< <), ), ). ), i~.
(H 'M/Y.W'')'<7M'X.;t'M.~j.).Cf.<))'jMtb)-r).r.&f/.
t~f/ p. t')7s~j~.t'cot.rtrr)<'sf'xprr!<i..n!t <ie Oujde..f-tf.d~ntM M)-t
M.t.t)'f)))-<'Ut~)t!)'!)t'!)tuc)))t'urcs.)u.ii!titn.puHr)!tntihtti'jt)t')c!t<!tn
')urit<tt.'t.)!)'i)~r)"it')'d!m!:)e<f.rt'tj'«.ut)Ut:!itd'tnt)cur!
t). )tr))t;HTKT
M. MU''«.–K<U-!).')) ).K<<t)rt':t: 8*!
sapt'incpd)) wwf,et qui est te contraire de )a~<< Apresque
tes m~rutuents <mt été dt'-post's,te sact'itiant prend on bain
dansune![nsotranqui))eforn)eep!truneeau''oura))te'.f))t
pto~g''dans)'t'aut()nst<'srest<sdus!t<'t-itiee,toutes))~bran(-t)es
pressm-ees(tu son)!)- Le sacri(i:)nt(h'')ic :t)n)'sh)c<'i))tt))-s!x')'i-
ncip))t''t')'i)a\'ititrc\tuc tors (h't:n«/«! :i)fnfitit!nt(:)nt)M)U)' l'
teiifn'[nist'n'ititf'(')'t!ti))<'s))it'ccsdu<-()sttt)nt'()t')afct)n)K'.
pnu)')('tm'h!m.i:tUt'audt't':)tUt)()p''n<)it't',t''sdeux\)n('nt8
dus!K;t'ifk'('.('t.iti)))tt)('r).;etetout.)~t's)ttiGts!tf(')n))))',d!)ns
t'ean jusqH'nn eut). prcnnt'nUt'nr )K)it)en p)'t!)tttet ct)Kc )a-
vnnt, d'abord le dus. puis les membres, )'u))i'))'!tnt)'Ce)!t
(iut.i)s sortent <htbaitu'tt'ev~tcntdcsv~tt'tttents neufs'Tout
ado)tc~tupus'.)')t'cim()ctuaui6t'L'tperdr<'tot)t<'itr.t<')cre
d!mK'cux')mn'~tK'sunpfG)t)('))tr''H!j')eux:)csf:n)K'srih)e))f's
qui <)t)tpu (~refaites sont ('xj)i<'('s,t)insique le crintc que
t'o)))tcommis p)t)u!U)t)~ dieu Son?). Or si te rite fst)))u<!
couptexe quecetui dout~uous in'ons pfn'it' tout d'itb'o'd. il est
de tnetue nittun' les htits cHit th''o)'ie lui itssi~opntla to~me
foucUo)).
Les textes bibfiqucs sont ma)))eureu.'ientp))tmoins cotnpjets
et ntoins ciuit's; 00 y trouve pourtant quehjues aXusions aux
mêmes pratiques. ))ans)u fétu du <:randt'ardot), )e~)'Hnd-
prett'c, âpres avoir chasse le bouc d'Axaxei, rentrait an sanc-
tuaire et retirnitsox costmne sao't' afit) qn'i) ne propi)~e!'tt
pas )a consécration ii s'' tavait, rempHaitd'autres v~tcutents,
sortuit et sitcrinait. t'~M=.L'itomne (lui avait conduit febout;

m<'))ti<)n)t(?.«yf!M-n);mn.)~"r/t.fM/r<'t~n)!H!!d!(t) t)<)<)!!
)<toutr("'
t<Xtt'!trit')!!(')())'<ii!)~'S..)/r.)fM.nt.'r.)~5.)<j.t~XU).t'K)t).
–A't.t(),t:X..S.tU!j.f.
())C(.i)icnt.tes''tn)~s.)L'sy<t'f/tw.tjnis~))tfn'nijunrtt'httidt'
en')r"it'ipartit'Mtit-n'tot'ut stt~n' tic )')nt)c.tt!t)tcfn'.t.'s~trcta pn~'h~'
f!)Y"ritt'dt'V;trtn.)!t!(')'.i,t.)n,.
H'.)'X))),?).)«.)).
(~).)/X))).i!.rt.tm<).Hn))t~n'')<'ntpB.H<.)'t')!tt'ttt')iY'r.<t'fu)--
111111,,5
eXl'rÎllIlIlI1'Ill'ilsrxyirnl lum, l'b. "'ul'.luu\(',,'itlldl"s,~In'ilx
mutes
arqtm;r('<ttf.~t't-,j~'tiM'rih'tt:ti'i)i'.)'))s'~<i)))ihmtftm!!iiMfurM)<t!t-
<j)rh'~tut:!)t)'i)!!<'x;uc)tt~H.t)t~. J'ur'! fautt'srit~~Xcs.~n'i)'!
St')')''s<-f)HX..t(')-)(C!t'(<)<)[)f!U)t.'<.
(t) )f<duMtK'nt t~nt oncicnsV!tt;n)<;nt< nn~j~rtr~s:itt~nd~nnant uiMi
tcuraM':it;n))Cj)er!iuttn!t)ttt.(;te<t(')tt'ta<)t!h-n''))f.<.i)!f~ttttpen~
)teu\t'cu))t))«;uni!t:rjK'ttt.))n'):t)M-ij))tt.(-[!t'~)jccn<nx,ttm)Ut<
nMt.()Hed.tn!!un~))fMntsat)s~ttt'! .«.. t. i~i,~3.
!< XV).2.9:))~han~it'r''um'f..i<d<'y.)cmt't)t AfiMuc
du jcfntt!.et rentraitc))t-i!)uien r<t-m)))'sf<')ici(ntiun':<)c:t~ami-,
d')i\-)!it-
aui'jt.'rt''t"Mk' tfs ~pn-uv' !)-u))))))itot~ )c<)it< C!-)Mpp<; M
t<'<)!.
)csd!tn:.rt.-rs.)'n.j..m-.t7'<~M'. )'<«'<t)),t!)..tf;t<tK.i.)
8~ ).'AX\'t'):SO~)).')<t-E.)8't8
se baignait et lavait ses vêtements avant de revenir Celui
qui brûlait tes restes du /t«ff<!< faisait de même r, Nous igno-
rous si les autres sacrinces étaient accompagnesde
pratiques
analogues'. t-:u Créée. après les sacrifiées expiatoires,.tes
sacrificateurs, (lui d'aitteurs s'abstenaient le ptus possible de
toucher ta victime, iavaient leurs vêtements daus une rivière
ou une source avant de rentrerdaus ta ville nu chexeux Les
ustensiles qui avaientservi au sacrifice étaient iaves soigueu-
sement quand ils n'étaient pas détruits'. Ces pratiques limi-
taient faction de la consécration. Kttessont assez
importantes
pour avoir subsistédans ta messeLe prêtre, après
la communion, lave le cidice, se lave les mains;
après quoi,
la messe est finie, le cycle est ctos et rofficiant
prononce la
formule fiuale et libératrice ~< ;fj;<.<«c. Ces cérémonies
correspondent a celles qui ont marque l'entrée dans le sacri-
fice. Le fide)e et le prêtre sont libérés, comme ils avaient été
préparés au début de ta cérémonie. Ce sont des cérémonies
inverses, elles font contrepoids aux premières.
L'état religieux du sacrifiant décrit donc, lui aussi, une
courbe symétrique de celle que parcourt la victime. U com-
mence par s'élever progressivement dans ia
sphère du reli-
gieux. il atteiut ainsi un point culminant d'où il redescend
ensuite vers teprofane. Ainsi,chacun desctres et des
objets qui
jouent un rùte dans le sacrifice, est cntraine comme par un
mouvement continu qui, de t'entrée it ta sortie, se poursuit
sur deux pentes opposies. Mais si les courbes ainsi décrites
ont la même configurationgenerate, cites n'ont pas toutes la
même hauteur; c'est naturciiement celle que décrit ta victime
qui parvient au point te plus eieve.
D'ailleurs, il est clair que l'importance respective de ces
phases d'ascension et de descente peut varier infiniment
suivant les circonstances. C'est ce que nous montrerons dans
ce qui va suivre.

(t) M'. X\'t, M.


(~) Xi!. ))(:m.tttt.fctoi (jui )-M)eMittca cendresde la vache
rousse.
<3iXons.w.,n.<A'~c/ X).)V.)9.qttctes v.temcnt!desprêtresctMcnt
cnfMt-n)M (tansfi. (-)M)tt))h-!)MintM 0" )e<))f)''trc!tn))<ucttt
M vétir
f) se <)<-<-)'.)))-
fuan)))n))<')-r<'rf!le pettptc:)e M'nttctde fcs Y<temcnt:
était 'hn))j<')'<'))':
))!mr)ci:):u~nc!t.
«) P..rphyrc.~< .t~ j), .;t. paton,Cos.,M. 2t. Cf. t-'razer,
~oM<-M M.~A.)f, p. :ii sfj.j.
(~ /< Vf.i) ;<)/
"BKHTHTM.M.U'K.«.USCt(U:SACtUt'fCK 8tt

III

COXMËXTLKSCnKMEVAMH;
SELOULKAt-OK~TtONS
OKSËKALKS
))U SACMtt-tCE

~ous n'avons, en effet. dans ce (jui précède, construit qu'un


sctteme. Mais ce schème est autre citose qu'une simple atjs-
traction.Kousavons vu,en effet, qu'il eti)itreatist'~M))cr<'fo
dans le cas du sacriftce anima) hindou de plus, autour de ce
rite, nous avons pu grouper un ensemble de rites sacriOciets
que prescrivent le rituel semittque et tes rituels grecset iatins.
En réatite, i) constitue la matifre cuounune dont sout faites
les formes plus speciates du sacrifice. Suivant ta tin pour-
suivie, suivant ta fonction qu'il doit remplir, tes parties qui
le composent peuvent se disposer suivant des proportions
differentt's et dans un ordre dificrent; les unes peuvent
prendre plus d'importance au detrimentdes autres, certaines
même peuvent faire totalement dcfant. De lit na:t la diversité
des sacrifices, tuais saus qu'il y ait entre les combinaisons
diverses de difïerences spécifiques. Ce sont toujours les
mêmes éléments groupés autrement ou htegatemeutdeveiop.
pés. C'est ce que nous allons essayer de faire voir a propos de
quetques types fondamentaux.
Puisque le sacrifice a pour but d'allecter i'eUttreligieux du
sacrifiant ou de t'objet du sacrifice, on peut prévoir a ~w<
que les figues ~nerates de notre dessin doiveut varier sui-
vant ce qu'est cet état au début de )a cérémonie. Supposons
d'abord qu'il soit neutre. Le sacrifiant 'et ce que nous disons
du sacrifiant pourrait se répéter de l'objet daus le cas du
sacrifice objectif; n'est investi, avant le sacrifice,d'aucun carac-
tère sacré lesacrifiée n alors pour fonctionde telui faire acqué-
rir. C'est ce qui arrive notamment dans les sacrificesd'initia-
tion et d'ordination. Dans ces cas, la distance est grande
entre le point d'où part le sacrifiant et celui où il doit arriver.
Les cérémonies d'introduction sont donc nécessairementtrès
développées, ti entre pas a pas, avec précaution, dans le
monde sacre. Inversement, comme la consécrationest alors
plus désirée que redoutée, on craindrait de l'amoindrir en la
limitant et en la circonscrivant trop etroitemcnt. Il faut que
le sacrifiant, même rentré dans la vie profane, garde quelque
90 t.'A.\Xi':t:S<jt:)))t.u~:t~t'H. )!?!!

chose de ce qu'it a acquis au cours du sacrifice. Les pratiques


ttesurtie sont donc réduites a ieurptus simple expression.
Ktfes peuveot même disparaitretuuta fait. Le i'entateuque
ne les sisnaiejtas quand il décrit tes rites de. l'ordination
des prêtres, des t.evites.itans ta meso'cin-etienne.ettt-s ne
survivent que sousta forme de purifications supptemcntaires.
Les changements j)ro(tuits))ar ces sacrifices oit.daitieurs,
une durée plus ou moins tondue, tis sont parfois cunstitutiou-
ttetsetitnjttiquent.une veritabtt'metamorj'itose. Un préten-
dait que t'homme qui t))))<)):'it:ufx <')t!)H'.s<)'')!tvi<'tit))C
hunmitK's!t'i)i)''(.'n Xt'usLy~tiosdp~ su)' ict.ycce
6t!)it c))a))~'cn loup co)t)m(.'LYcnon)'avaitet~i))))-fs avoir
sao'itit'utt enfant*. C't"tt))~)))t-j)uur(')-tt<'t-ai<-o)t<j;m'ces
suct-itk'es S!' retrouvent dans les rites d'initiation, c'cst-a-
dirc'ditnsics rites qui ont ~tnruttj~'td'intrudniro uue urne
dans un corps'. Hntot)t<)s. le sacrifiant se trouvait.a h))!))
de ta ('t''refnonic,t))ar')m'()'uu''a ractt'r''sacre <)ui,<[ut')({uc.
fois. entratnait des interdictiottsspeciaies. Ce caractère pou-
vait mOne être incompatibicavec d'autres dn nx'-tne ~'ore.
Ainsi.a())yt))pie,i'i)om)ne qui, après avoir sacrinea)'eiops,
mangeait des citairs de )a victime, n'avait pas le droit de
sacrifier aXens'.
Cette {tretniet-t'Cf)t';fct<'nsti';ucpstsofid.tire <)';««'attire. La
fin de tout ie rite est d'augmenter la reii~iosite du sacrifiant.
Pour ceta. il faiiait i'a'oeier a i:) victime le pins étroitoneut
possible: car c'est ~mce a )a force ()ue)a consécration a
amassée eu elle, qui) acquiert )e caractère désire. Nous
pouvons dire <)ue.duns ce cas, le caractère dont la couunu-
nication est le but n)(''mt'du sacrifice, t'«~i'<(-<n))fft(t
WtTf/Mt~(ou a i'oitjet!. Aussi est-ce après i'innooiation qu'ils
sont mis en contact, t'u, tout au moins, c'est a ce moment
qu'a lieu la mise Gncontact iapfus importante. Sans doute,
il arrive qu'une imposition des mains etftbiisse un tien entre

<t.[')"t.ft.))).–Pn!i.))).S.'i:).i.-)')jnc.M..Vn)
M.–V..y.~tt~U-ih. A.. t).r.iU.).UK-).-M''thit-~r te
<:tnt'tt)tun'')<')t\r(-t'!)pj~<;n'<u,~A"t')).r~s,t,j.–('f.\V).U
t)!m:ti./t.<fr'<At-K/t/f,,f/K,p~l(,tn., n.)~–V,,y.
p)ua)':t-[).)u0.
'2'X.~t!!hi!!uns!)nt)!!inn!)ttxrait-!birn<'nn)ms<)('))))i<~hnnhf<rdt.Fra-
!er.i't<x'))arthm.).)t!! )<'n..)))<)..)')'<)~);<jt~)s)(,~
dettfttertu.-rj.mtenrs..htr.<thM)t'tut))c)at)tM.)'ir.)t!rinUiit)h<t).
(3)f'n)i~.V.).i.–).nK'ih)t'rt!i<'ti<'na)'t'rg.«'K'tmu)');tuXttui
raient vernit; .(T~).t.JK'.
H.!H'HH~TK1'M.M.U' --):«U'-)'j)).H<t(:)Ut-)t;E !II

le sacrifiant et la victime avant que cette-ci soit détruite;


mais queiqucfoistpar exempte, dans )ej<</t.</f~(Mt<Mt),et)e
manque totatonentct. en tout cas. etie est secondaire. La
plus essentielle est cette qui se produit une fuis que t'esprit
est parti. C'est idors que se pratique ta communion alimen-
taire 0)) ))ourrait ajtpetersacrificesdf sacralisation h't sacri-
fices de cette sorte. La même dénomination convient égale-
ment u ceux nui ont pour en'*t. non pas de cn'cr de toutes
pièces un caractère sacre chez te sacritiant, mais simptement
d'augmenter un caractère préexistant.
~taisitn'est pas t'a re<[uet'hommequi va sacrifier se trouve
déjà marque (t'uu caractère sacn', d'ou resuitcnt des inter-
dictions rituettes qui peuvent être contraires a ses desseins.
La souiiture'' qu'il contracte en n'observant pas les lois reti-
~ieuses ou pi)r le contact des choses hnpures. est une sorte
deconsferation'. Le pécheur, comme )eeriminf'),est un être
sacre'. H'itsitcrine, le sacriticeapour but, ou <)u moinst'uu
des buts (tu sacrifice est ators de )e ()ebarras-:er de sa souit-
litre. C'est rcxpiation. Mais remarquons un fait important:
m:))adie, mort et pèche, sont. au point de vue reiinieux. iden-
tiques. La plupart des fautes rituelles sont sanctionnées par
le tnatheur ou !e ma! physique". Ht, iftversement. ceux-ci
sont censés être causes par des fautes consciemment ou
inconsciemment commises. La conscience rcii~ieuse. même
celle de nos cuntemporains. n'a jamais jtien sépare t'infrae-
tion aux restes divines et teurs conséquencesmateriettes sur
le corps, sur tu situation du coupable, sur son avenir dans
t'autro monde.Aussi pouvons-nous traiterata fois des sacri-
uces curatifs et des sacriuces purement expiatoires. Les uns

j)) Voy.)<h)!!haut.p. *?,M.C\t ))r~))M)m'nt a).)ri:fjucs'cUcf-tttc


t'i.tcn-
UB~n..tt')ne~ncf.'isrhcr.-h~.t.)ttr<')(.rifhnt.)~vidi)<)ect~fi~),
t'oMi't)t))))!!f't)nnent.Snf
ce j.rinripc.v~.v.<. W~))).
~)P!<:V).~j..))!!M«)uin('ntparh'))ra<ruYr.icti)<<t'nt'rft')'tis-
<9nt))!trtctn'p)-nti.jUf)!
(3)/t'. X).f<).). Cf. ~tftrf)))ardt, )..;!77.– Cf.t-'r-Mt-t'./r/ntM<.<~<
a)'f/ffMM'M.art. ï'tf~oo.–Cf. ';u/ /tuM.t.n<fMfMt. – (:f.Jc\Us /)f/o</
Mf~Ut-(~[).)()? S.).).
ft; Cf. huhdc.«'.),p.t'r9.)'S.n.Stt:i')Ht('t<7m~fM:Ki-t'<'<t
fM~t'<t'~<Mt)f/</<S/<-«/('.)).U!!tj.j.
(!i)C'<-sthtStm<'ti«nf;<de~f:u)t'rihtci)csauL<'titiqnc,t)MtM)c
nctt~))'m)~,dfUt!<)t:)iu.)<r.)~UtH'd.ttt.<):hit't~t)(-)i\TC!!)n!!tn-
)-i')t)C!i)ftmt"h.<rrv.T).r!tf<.)t.mr<a-))uintu).)rir.n.trc)~)tt<'i))t
dt-h-pre.mon.- ).' r~i"si:));. cf. <UtfMnbt;fM. <(~.< )<.< n.'!M.). ït9.
Cf.)tMt{.<f~.)t-<t)).t:,Os.).).
M ).'A\HH!)t:tN).<h!)'jrK.~US
et les autres ont pour objet de (aire passer.t;racea ta con.
tiuuité sacrinciette. sur ht victime l'impureté retigieuse du
saerHiittttetdei'etimineraveceite.
Aussi ta forme ta plus etementaire de t'expiution est-ette
t'etitninationpureetsitupte. Uecc ~enre.estt'expuision
du houe d'Axaxe),et cette de t'oisean dans le sacrifice de ta
purification du iepreux. Le jour du Pardon, on ettoisissait deux
Loues. Le~raad pretrf. après divers/«fff<!f. mettait les deux
mains sur lu tête de t'un d'eux, confessait sur lui les pèches
d'kt'Hpt, puis t'envoyait au désert, tionpot'tait avec lui les
pèches qui lui étaient conHnuni<jm''spar i'itnpositiou des
tnams'. Dans le sacritice de ta purifieutiou du tepreux~, le
sacrificateur pt'eonit deux passereaux ('). tt coupait ta gorge
de l'un d'eux au-dessusd'un vase df terre contenant de t'eau
vive. L'autre était trempe dans cette eau sauvante, avec
luqueite une aspersion était faite sur te lépreux. Le passereau
vivant était alors tache et iteu] portait iaiepre avec )ui.f.e
tnatade n'avait plus qu'ù (aire une abiutiun; il était purifie
et guéri. Le /)«!)< présente une t'-iimination aussi ctaire dans
tescas où te'-restes de ta victime étaient purtestiorsdu camp
et brutes compietement-. – Lessacritices-)nedecinet)indous
présentent des cas anaiosues'. Punr guérir de ta jaunisse
au-dessous du lit du patient, on lie des oiseaux jaunes; on
lustre ce dernier de telle façon (jue l'eau tombe sur les
oiseaux qui se mettenta jacasser. Comme ie dit t'hymoe ma-
gique, c'est a ce moment que ta jaunisse est dans tes
oiseaux jaunes – Dépassons un peu ce stade trop maté-
riel du rite. Suit un homme qui porte un mauvais sort. On
emploie unesérie derites dont tes uns sout purement symLo-

(t;A.XV).Cf.))h<5hM)t.)).'Mu.:L
(~ /.< X)\ ). s.).).
<3;Sur lesM.ThiM'it <j)i!)t~irpser' t.fn:ut)x.~f</t;)-)'rf/f)'~t't'<
fAf<t..)/.w/tt~VfitT)!ttr!)'<)i.)).).).–t)t)n!)h)!!<.t).OM~<'
~W~~<M~M/mMW~ –
~'</«t&«n//<. X~ p. H:t s. t'uttr )); fait!!)<t'nf)!)ni()MM,
Y. Otrich
Jann. ~'f't~<*f~'m(/<t -r: M;t~t~'<'.<<~t/<' t~<-<' ~('M/«'/<f«.tnang.))):
Drc*!aut~<i.reH))pt'iH)<'it)/M/<<M<7<t<'t<'f'.tt-A<)M<<H~
)'i<«f't(i(,crm.))h<).<k-fitth')~t.
(tjV.Ot.tf'ttb.<)<-<.<)'<)).~7.~).).. p. M:;sq.j.
'!)jA'ffM! – Cf.)c))et')rti'-i<-
x< 26-))t. (teKuhu,jxmrune spriederitM
!ma)')~t)M ttanst~nto A'M/<
)H<trf)))t- /<'t/.<rA~ xnt. p. t)3*')'). Sur
ceritcY<)y.)(t'ht)i('t~.«'/M)MA'f/)f'.t//t'«T'f-t'<<«.<H.t'Xmad/t.
t. M. p. ~i: cf. )ntrn.i.u V)),ttU p. ~05,7).
~).t.r.,).t. 4.
H. m'MMTt:r M. MAt. – K~.U<i')t).K!K)FX:E ?
tiques', mais dont tes autres se rapprochent du saerinee. On
!ie&)!t patte
gauche "d'un coy noir''un
crochet.!)u cro-
chet un ~teauft un dit e~M(;hHnU'<n!i)'au't))c d'ici,û ô
mauvais sort', détruis-toi d'ici: envoie-toi uitieurs, sur celui
qui nous hait; a\'ee ce crochet de fer. nous te tiens' La
tare du sacrifiant s'est fixée sur i'oiseau <'t <t disparu avec
lui, soit qu'etie se détruise, soit <)u')-i)e t'etotahe sur i'ennoni

MaisiiyamtcasGnparti('u)iero)'))'')nv()itciMirement(tue
le caractère ainsi etimine est essentx'iicmeut reiittieux c'est
celui du « taureau & ta bnx'hc' vietum' expiatoire au dieu
Hndra. Rudt'a est le tnattro des animaux, celui qui peut les
détruire, eux ft. )es))ommes. par )a peste ou la fièvre, ti est
doue le dieu dans<Pux'. Or, dieu du hetitii. il existe dans

':)Surte!rit<)y.)nHt)tuf.O/).t-intn!<).!t\')),H'i.t.t\Vint''rnit.t.
~M~n~
~.a.<i7.A'M«t.j..).)8.)7.t'i.
(~)'<)<'< trM~))!sntt!!)itMM)fn)cnt.t(.)t)m!)t)f.<.t!cc<ntHnentatrcexph-
()m't)t~ft/)))!(r!ct)h!tcufhean.
(3.).)'t).tt:i.f.
(t /.«<<mf,. njHnjHC ')<' )<):tntfur. <'H!))r<'intytk' dcMse .«'/t 'de la
tfestnh'ti"))).Cette um)-.jM(')'un-F!tjH!H.).;t;i[)!truu)<;))r nuire du'-(!r))efnt et
tHtji)Ctit)!&t<m))u')m)ui)it'ittttt)!tUc.
~t.e)'j<tdt;~uttm\'f[i!)t't't)r)'enm'mit't))ntM'tnecon~Mtdu
r)tn<'tv<ti'(u('.n(han'~ui~ncct<mtr<
('i(:r.AaM;<!t).ï?.t7.
fï) Sur <'<-rite vny. <))<)pn))prtf./<< < (' p. S2. p. i Wi.n' ), et turtout
HtUe)))-t'7.7/)).!<3.–Lcritt-fMitpartit'.)uritu.-).)..)!)t-<)h)m'.i.M
)t'xtM!it'nt:.f''t'<s<i..4.M:Ht-<:<;«-.t(f.<.i):.)'<tf).tt).
de [t~'sjK'rit'- K. :< ;'<), ï. X, :)..n.; K.s .u:u't..n- du )i)'; s"nt hien
net!! et te c'~utMutaire <\ M«'a«. U. cdit. Kirste. j). t:t' y v.tit une
!i<t/<A)U)dra.dicud<'ab(''tM,t))te.fsnmtt~jh')i!fr-)<;di<'UK['!nde
d'unt* victitxe f)t)i serait ta hr~t-hMd' vactx's.. – .Cf. otd. trad. d'th.
nu.)..S. <t. /i' XXX. p. X~h. – ~r' Odt't))). Ytdt ~urt.'ut d)m< ce rit'- un
cas de !rA«v/W<fMm«M. (:'c!(t tju'j) jt'xttjh'hf ~urtuut a dcv<')~j)pe)' te
tK)itUrctt)K)-')Mat)t<;dn rite <)Miest t'int't'rpt'mU'ut'itnm'ttdoMhYictitoe.
– Le rite ne nous ptt
parvcnM <jn't't travers d''s t<'xtfs a!<!<M t~'cnt! prc-
ix'ntant des'iivt'r);n<'esim))<'rtMntc!).X'~)!!n('f"))vn))!!t'xpf)<!(-ri<'i fana.
tysc)[i!!t~rif))!cdt-t).'xtf!t.t.<-r<iu)t~tm)~n<:tu"nsarrt\'t.U!iC!!t()n'i)ya a
t'ntAtrui'! rites ))h)!:uUtnnin'!h''tt'r'!);c)tt'!t.'jui~<ttftL',i.!nn''[du!< ou
moint, deux a d.-ux. ou t<m! cnsetnMt' i'uh.'n)) ))~ .<.)' et les ctan!
bnUxufmhjucs. Xuua t'xjh'suns !:urt'~<t te rit'' d<~ <-hns des Atreyas (.<j'f.
/~)').t-:nt'm!!ra!iteritct'stf~rtatn'icttf:ttf<th\-nmcsdn<i'/M<t& it
Kndra(\U.:t.)H:)).K3:)).i(~))t.ta)ttj)!)r)'S)'Ura<!<)u<'pM
8ay.e<~tM<-rL-t('eriteftux~npisi)<!s'aj)jf)i.pK-n[rt'tnar.)uabtc)ncnt.
'N;Sttf)tMdm,vf')r!inh'n)t<'tdpK)).«<f/.)'<'t<)ti-~t:2tO!()q.;
333 sqfj. – Cf. ))art)h .M. OM. <~/f< M< </« tt't/f<. ~Mt7«;/ </M MMM/jt,
tMMt.–Sie.-ht- 'artn-)f t-it't<)))s h'it), p. –t).'rcai~nc.ft<-). t'<*<<.)t),
3) <)' tM.~t. – ).(;i. /)w/< p. )(i7 ~))/. Br. t:).M.)). – )) nous est
ttnpossibte d'ext'nspr ici tfa raisutis de notre expHcati«M d« taper<onntttiM
)t)ytt)i')uc de «udra.
!'4 ).'A.\XKHS"t:).(j<i)'H.tS98

le truupeau. eu même temps qu'il l'entoure et le menace.


Pour t'en écarter, on te concentre sur te ptus beau des tau-
reaux du troupeau. Ce taureau devient Xudraiuim~mo;
un t'eteve, unie sucre comme tel, on lui rend bon)tn!){;e'.
Puis, autnuius d'après certaines''eûtes, on le Kitt'ritictiors
du vitta~n minuit,au milieu des buis~dc cette manière,
Hudra estetimine*. Lettudrades bêtes est allé rejoindre le
Und rades buis, des cttamps et des carrefours. C'est donc
hient'exputsion d'un etument divin (lue le sacrifice a eu
pour objet.
Dans tous ces cas, le caractère sacre dont te sacrifice opère
la transmission va non pas de ta victimeau sacrifiant', mais,
au contraifc, du sacrifiant sur lit victime. C'est sur elle t~'it
se débarrasse. Aussi est-ce :)va)HFimmoixtion et non après
qu'a lieu tetu'mi-e en contact, celle du moins qui est vrai-
ment essentieiie.t'ne fuis'{n'j) s'est sur elle. il
tend, au contraire, a lu fuir ainsi que tout le milieu où s'est
passée lit cérémonie. Pour cette raison, les rites (le sortie sont
dcvetuppes. Les rites de ce ~enre que nous avons signales
dans le rituel hébreu ne uous ont été présentes que nour des
sacrifices expiatoires. Apres le premier sacrifice qui ra puri-
fie, te tepreux doit compléter sa purification par une ablution
supplémentaire et mêmepar uu nouveau sacrifice~. Au con-
traire, les rites d'entrée sont restreints ou manquent. Le
sacrifiant étant déjà investi d'un caractère religieux n'a pas ù
t'acquérir. La religiosité dont il est marque s'abaisse pro-
gressivement depuis le commencement de ta cérémonie. Le
mouvement ascensionnel que nous avons trouve dans le
sacrifice compte! est rudimeutttire ou fait défaut. Nousnous

f)!C'<"itk.p..intsur )''<)nc)toutes)<<;<vt't<s'a<'c<')-d''nt:on lui hit


Haircrttcsu))r:<!u<f< <'f.ubtenh.p. Met ta fnrond"nt ')!)fait respirerles
fm<'h<:V!i)
ot)r!inttfi! divinised~')«:<'«««'<<;),cf. encore&'<Mj/.tt, 3,t0~
unt'a[<)n'))'ft~ntt;)a!!crifdcsn"m!!t)t;tt~ttr~0tt'!tyf)abt')tt<tf{ique!
nM«'-< t')u<t\trra, )-)<Cf./<.)')\X!<.t't<!nrMt-it<'t<'))textee'i)tu-
dra ï' i. l, t')').y..M««<f~/M)</t<< t<t~<M<MwtM,cdit. Wiuturuit!
H,t!(,h)!fj.).
(~~Stm'aMt PAmsktra.
(~:Unn~peut rifMnuacuerde ):tL~<eau Yit)<tt:eparct-f)m'icdieu
dlel'le ilttierlesh"UIIIWSI.es['111"'1115 ne l''JU\'1I1elll
chcrcheAt)Mr)cs))~nnm't.e9pa!'cnti!nt;t")UYKif'nts'nj)prf!hcr(!ch de la
s'«l'prUl'her
p)a''f (tusarritit'e.ni omn~frMnsordreet tnvitati"usptfm))'la chairde
taYtctm)e..)!y.t.t!.ï),ct:H(voy.UM.M.t'XXtX.p.2M).
(i) t'uurh siutj))i''itcde t'exp~sitionnoussouï-entendoae partout()ue
lu mêmech~icpeutse répéter,duMles mêmestenueitdesobjets.
~c.xn'.t0!t().t.
u. nmKtrr H'r M. M.\).'s-– H~) s):n),K-.A':)urh:H t))t
trouvons donc eu présence d'un autre type, dans tequet
entrt'nt tus mêmes t'-tom'nts que (ti)))sh' sacrificede sacra-
tisatiuu:m!ns ces étémentss'xn orientés en sens contraire et
teurimport!)t)('e respective est r'-nversée.
Uaos <;).'qui pn'eéde, nuus avons sujtposé que le caractère
sacréd"ntét!)it marqué le MitCt'ifiaot au débutdu sacrifice était
pour lui une tat'L'.uuecitusedinférioritéreti~ieuse, péché,
impureté, etc. Maisit y a dus cas nu le mécanismeestexac-
teMK'ttt,)L')t)t!n)n
et <jupuurUttit!'ctat initial est puur le sucri-
tiaht uue source de supùrioritc, foustituc u)) état de pureté.
Lc?<'f;:<'f~aJcru!iat(;m,6taituu~t)'t'par(ui[<jn)eutput'; U
s'était consacre a Jahwo par.ua \'œn a ia.suite duquel il
s'absk'nait de vin et ne coupait plus sescitu\'eux. tt des'ait se
Sardcr d'; toute suuiHurc. Mais, une fuis arrive au terme de
sou v't'n-ituc pouvait s'eudcga(;er que par un sacriuce.
Puur cela, il prend un bain de purification puis il oftre un
agneau en "(d, uue brebis eu tttHfit et un bélier en /~«6
!t<w«t<. H se rase les cheveux et les jette sur le feu ou
cuit la viande du ~<t~«««'MtLorsque le sacrificateur fait le
/t~«/< .<M«)<«m,il tnet sur les mains du Hazir la f<o«««?,
lit ~'«Ht</Jt<u'cst-u dire tes parties cousacrees, et uu {{.'tteau
de t'otiraude correspoudaute Apres quoi ces obtations sont
présentées à Jahwe. Ensuite, dit le texte, le nazir pourra
boire du vin. c'est-à-dire qu'il est dette de la consécration.
Elle est passée d'une part sur ses cheveux coupés et otierts
sur f'autei. de l'autre sur lit victime qui le représente. L'une
et r:tutre chose sont étiuuuées. Le processus est doue le
même que daust'exj'iatiou. Le caractère sacré, quette qu'en
suit ta haute valeur t'otigieuse, vu du sacrifiant u tu victune.
Par conséquent le sacrifice d'expiation u'esUui-meme qu'une
vartMte partiHuticre d'un type ptus générai, qui est indépen-
dant du caractère favorable ou défavorable de l'état reti-
gieux afïecté par le sacrifice. Ou pourrait t'appeler .«cn/tcc
<~</A-<«'r<~««<<f<K.
Les choses. couuNe les personnes, peuvent se trouver en

(i; XombresVt,t3 af~f.– r«~M< ï'<t'.Y'f:fS<'hwab,t. )X,p. M,


!)f)q.).
(i) ?''</M.«: t. 2. Le ))«:«'"t!retett~tneMcfHkfquant)il aUeftesa
cheveturc'devettuctrop tuurJe.
(3)/t..t),)U.
(t..Y«:«-.<&Vt,?et8.–.YM<t«'V).t)t.
(:!).OM.~M.Yf.)9.
<)t! ).xxKHSt)t:tm.ou)'jrH.)'!M

un si grand état de sainteté qu'elles en deviennent inutili-


sabtes et dangereuses. Des sacrifices de ce genre deviennent
nécessaires. C'est le cas, eu partieutier. des produits du sot.
Chaque espèce de fruits, cereates et autres, est tout entière
sacrée, interdite, tant qu'un rite, souvent sacriticiet, n'en a
pas fait disparaître t'interdit qui la garde'. Uans ce Lut, on
concentre sur une partie (le t'espuce de fruits toute ta vertu
que contiennent les autres, fuis on sm'ritie cette partie et,
par cela seul, les autres sont tiherees~. Ou bien encore,
passant pur deux étapes de desacratisati~n successives,
on concentre sur les prémices t'ensembtede la con-
sécration, puis, ou représente ces prémices ettes-memes
par une victime que l'ou élimiue. C'est ce qui arrivait, par
exempte, dans le cas (le l'apport des premiers fruits a Jéru-
salem~. Les habitants d'un district apportaient en corps
leurs paniers. Hn tète du cortège marchait un joueur de
ttute. Uesc~t(«t<'Hfvenaient au-devant (les arrivants; et,
dans ta ville, tout le monde se levait u leur passage, rendant
ainsi les honneurs dus aux choses sacrées qui étaient là.
Derrière le joueur de f!utc. il y avait un bœuf. aux cornes
dorées, couronnf d'olivier. Ce bmuf, qui peut-être portait tes

(t) \y. surt"ntFrazer.<<oy<~« ~o«'<. nuteaddithmneite au t. Il, pour


uncertainnombredefaitscthn'~raphi'jues, cf. <t. H,p. sq~.Il serait
aisé d'étendrele th'mbre')'' f'nt.<vites.M.F. n Yttavec misnn'lue lit
plupartd<")otn'andesde premiersfruits ct'nsistt'nten t't t'unsccfKHùn
d'uneptirtiede t'~pccecutHestibte, ~rtie ')<')t'ej're.textele tnut. Muis
son !(na)y!!< ~jn'Umaintient<):n)tft)r!! sur le termin des faits, ))'apft!!
renduftupte de litf'tion dn rite.
(~)Cettepartieestd'ordinaire lit premièrede toute<'hnM.Onsait quelle
est l'étendue(tesprest'riptiuns bibti')ues'lui cun''ernettttei!premiers-nés,
des hunnncs<'tdes animauxtf"!pretoier!'fruitset les j'rett)ier'! «rait))!de
l'année,les premier!! pnidniXd'tmarbre<<</))le premierbtt t-')n!tt)t))f'
(n:<Hf<ta pretuifTe pâtetefec f~<~n).))et"nt ce <)tnvit et fait vivre,
les prémicesappartiennenta tahwe. t.cs bénédictionsta)mndi<p)es et
syna~o}!))ates «ntcuc~re acrentnt ce Sf~nt
thettte.pui'i'jtt'ettes "btiHatoire!
tjnand en fritte )a
p~ur prennere ff'isd'un fruit,tjHanU on commence le
repas.etc.
(3)ÏM/Mt. J. /h't'coH<'<M).
U!V~c/tMt).t.t <uh'.Un ne peut évidem-
mentsuivrele ritedansles texteshihii'juesqui ne f'ntiennettt queles
prescriptions sacerdntaie~, <'tnf'n pas tes usagespnputaircs.Le carac.
terepf'put.tirede t"ut ce rite est évident <'ej'meur de Mute,ce bœuf
ccurunne't'.divier. auxcornesdorées quepouvaitremptarerun chevreau
auxcornesargentées,cf. <<<*?). ait tf'c.), cespaniers,ces cctotut'es.tout
eelasont des traits t'ri~inaux.d'une antiquitéinrnntestabte.t)'ai))eur<
cestextestoischnMi'jues snntfort ancienseux-metn<'s.
(4)Ilssereunissaient )a veille,et passaient)a nuit.ur la plueepublique
de
(depeur contacthnpurselonla '!pm«)Yfj.
').)n'MKnTK'rM.MAt.<.<.–E<AtSt')t).H.)))m:t: 97
fruits ou tratnait le c!uu', était plus tard sacrifié Arriveà la
montague sainte, chacun, « même te roi Agrippa en per-
sonne prenait son panier et montaitau parvis". Lescolombes
qui étaient posées dessus servaient, d'holocaustes~, et ce
qu'un avait en mams était remis an prêtre. Ainsi, dans ce
cas, deux moyens se superposent d'éciu'ter ta sainteté des
premiers traits consécration au temple, sacrifice du iKcui
et sacrifice des colombes, personnifications des vertus qui
étaient, censées y résider.
Le rapprochement que nous venons de faire, entre lecas du
nazir et l'expiation individuelle, entre )e cas des premiers
(ruits et celui des autres choses qu'il faut débarrasser d'un
caractt're religieux plus réellement mauvais, nous amené à
faire une remarque importante. C'était déjà un tait remar-
quante que, d'une manière ~"cralc, le sacrifice put servir à
deux Husaussicontrturesqut'd'acqut'ri)' un état de sainteté et
de supprimer un état de pèche. Puisqu'il est {ait. dans les
deux cas. des mêmes elt'mcnts, il {aut qu'il n'y ait pas. entre
ces deux états, l'opposition tranchée qu'on y aperçoit d'ordi-
naire. Mais de plus, nous venons de voir que deux états, l'un
de pureté parfaite, l'autre d'impureté, pouvaient être l'occa'
sion d'un n)6mc procède sacrificiel, dans lequel les éléments
sont non seulement identiques, mais agences dans le même
ordre et orientés dans le même sens. Inversement, d'ailteurs,
il arrive qu'un état d'impureté est traite, sous de certaines
conditions, comme l'etatopposc. C'est quenuusn'avonsdc~gc
ainsi quedcs mécanismes élémentaires, destypes pre'iqueabs-
traits qui, en realite, sontle plus souvent solidaires. Il ne serait
pas tout à (ait exact de se représenter l'expiation comme une
élimination pure et simpleoù la victime ne jouerait quele rôle
d'un intermédiaire passif ou d'un réceptacle. La victime du
sacrifice expiatoire est plus sacrée que le sacritiant. Elle ~e
charge d'une consécration qui n'est pas toujours dinercntede
celle qu'elle prend dans les sacrifices de sacralisation. Aussi
bien, verrons-nous des rites de sacralisation et des rites
expiatoires reunis dans un même sacrifice. La force que con-
tient la victime est de nature complexe dans le rituel he-
bratque, les résidus de la crémation de !a vache rousse, qui
(t~ <<. û 3. Lesrabbinsdiscutantpnur Mv"irsi c'étaitça ~/<f<«))u)M
ouen "M.
(~ )<)t''de mfha)tn'fsHnnc),
<)<«Mfi;rt'mitr'juobte.
(3,Cf..M<'M'!A«/.
in 7«/").H't<'<S!{)L(rL-xv")
')<Sc)t\vat).
adf').
K. UtHKt~tM.– Aun<'<i
sociu)., t8!)8. 7
'M ).KK~:tn(.)t.'rH.<
sont rassembh''<.dans un ticu pur. rendent impur parieur
contact un hot)))))t'quisetrouYcen''tatnort)ta).et pourtantiis
servent il )apnri)icati«tt de ceux fjui-'nt contracte certaines
souitiures'. Au nx~n''ordre de faits appartiennent certaines
(tes co)))munic!tti')))squi s'ctahiissent entre ie sacrifiant etta
)avic[im"ii)asuitedun)f'urt)'esacriticit'):i!yadt'ssacri-
ficesexpiatoires(n'). ta victime t'-tantdepouiiiee.ie sacrifiant,
avant d'<t)'ecomp)eten)e!)tpurifie, se tient sur )a peau de ia
victin)''ou iatuuc))e.Aiikurs, on tratneia peau (te ia victime
dans ieiieu pour iequet se tait i'expiaHon~.Xans de~ sacri-
ncespiuscotopiexes,dont nous aurons t'occasion de parier,
t'etimioation.se c"mpii'p)e d'une absorption. Hns'nmne.u il
bien considérer le sacrifice itebreo, tu cousecratio)t de )a
victime s'accomptit de ta même façon dans le Af<n'ifet dans
i'f;j'rih'det'attt'ii)ntit)ndusunnestsimp)enK-ntpius
comptet dans iepremifr sacrifice. Ktit est remar()ua)d''()u'
piust'attributiottdusau~est ('t))up)Ètc,p)ns)'px(.-)nsion
expi:)tf'irf(".tp!)rr!tit<L')rs'[t)(')es!)n~ était porte dans le
sanctuaire, la victime (''tait traitée comme impure, et on ta
bt't~ait))orsdn camp*. Dans le cas contraire. )a victime était
man~'c' par tes prêtres comme les portions consacrées du
.<'<w<w. Qne!)e différence y avait-il donc entre Fimpurete
de ia V!ctin)e du premier /f'~ et le caractère sacr'' de la
victime dn second' Aucune: ou ptutot il y avait une ditle-
rcnce tt'eoh~ifpte entre it's sacrifices expiittoiros et tes sacri-
lices de sacratisatio)). thms ie A«n~<et dans )es autres sacri-
tices.it y avait bien attribution du san~at'aate). mais i'autet
était dn'ise paruncii~ncrouse. Le san~du A'<ff'!< était verse
au-dessous; )t' san~ de i'itotocauste, au-dessus'. H y avait
deux religiosités dont ta distinction n'était pas très profonde.
C'est fju'en ctïet, comme !'a bien montre Ro))ertson Smith,
iepur et )'impur ne sont pas des contraires qui s'cxctuent;
ce sont deux aspects de )a reaiite re)i}fieuse. !~s forces reU-
~ieuses se caractérisent par leur intensité, ieth' importance,
(cur dignité: par suite, eites sont f-eparees. Voila ce qui les
constitue mais )c sens dans iequet eiies s'exercent n'est pas
nécessairementpredeternun'' par leur nature. EHes peuvent
(t .Y<'m<<
f:')Vt'j)tns)Mnt.p.
t;i)))itUf)<h)Kij')"')tr.
<i;7'f<~K. V), CfMt.(V. ~chw! r. ~~). Cf..Wtc/<M<!
J..U«'Mf''.7t<'M',
itt.'f"M«/A.<-itt-c<<
tt.mnt:)n');TM.M.u'–)'.<u<)t).);A<:n))'x:): !)9

s'exercer pour le bien connu' pour )'' mai. f:<'h)dépend des


circonstances, des rites enqttoyt' etc. ()n s'explique ainsi
eon!)n''nt te même tnt''('a)ti<)))('sa<'ritit'i)'t
peut s!tti<'{:tirc!'t
des
besoins rcti~ieuxdunt la <tifMn'n<'f'st extrême, t) porte ta
mctnt'iunbii:u)t~qunt''sf')rf'r'')i}fi<'uaes<'))t's-m~mes.t)
est apte «uttien et ou m!)t:t:)vic)imt'r('pr'<'ntt'aussi bien
tntnortqu'')!)vip.)!)m:))Mdie([u<'t!t'tnt('tcp('('it(''queta
tnfrite, ta (:mM<'t<<jncta Y'rih'.K))e est le moy'tt de con-
centration du rcii~ieux: t'))<*t'exprime, c)j<' t'incarne,
elle le porte. <e':tt'ntt}{iss!)nt surette qu'on :))!it sur lui,
<;u'on le dirige, soit qu'on t'attire et t'!tt)sorbc, soit qu'on
t'cxputsct'ti'etiniiup. On~'explique de ta m'~memanière ({ue,
p:u'des procèdes appropries,ces deux formes de ta t'eti~iosite
puissent se traosfoDner t'une <iiU)': Fautre et que des rites qui,
ditnscertaius cas, paraissent oppost's.suit'nt.partois presque
in(iiseert)ai)tes.

IV

LH St:H):MKYAtUHSt'n'AXT
COMMKXT
LES t-'OXCTtOX~ St'ÈCfALHS ))L' SA':Ktt't<:H

Nous venons de montrer comment notre schëme varie pour


s'adapter aux ditlerents états re)i};ieux dans iesqnets se
trouve t'ctt'e, que) qu'il soit, atfeete par le sacrifice. ~îa!s
nous ne nous sommes pas préoccupes de savoir ce qu'était
cet être en tui-meme, mais seutcmcnt s'it avait ou non un
caractère sacre avant, ta cérémonie. Cependant, i) est aisé de
prévoir que le sacrifice )te saurait être le même <tuandil est
faitenvuedusa<'rin:n)Hni-memcoud'unechoseati)queHe
ce dernier porte intérêt. Les fouctions qu'il remplit doivent
alors se spuciatiser. Voyons qucHes dinerenciations se pro-
duisent de ce chet.
Nous avons :)ppe)6 personnels les sacrinccs qui eoucerm:Mt
directetneut la personne même du sacrifiant. Decette defiui-
tion il résutte qu'ils présentent tous un premier caractère
commun puisque te saerinant est l'origine et la fin du rite,
racte commence et finit avec lui. C'est un cycle terme sur le
sacrifiant. Sans doute, nous savons bien qu'il y a toujours au
moins attribution de l'esprit de ta chose sacrifice:)))dieu ou
100 ).'AXXKK.«~:)U).a't'K.tMS
H reste
& ta puissance religieuse qui a~it dans le sacrince.
p:'t' te sacrifiant tui profite d'une
pourtant que l'acte accumpti
façonimmediate.
Eti secund tieu. dans toutes ces sortes de sacrifice, te sacri-
a améliore son sort, soit qu'il
(ia))t, il t'issue de ta cérémonie.
ait supprime ie mat dont il soutirait, soit qu'it se soit remis en
état de~race. soit qu'il ait acquis mie force divine. 1) y a même
uu très ~rund nombre de rituels où mie fortnute spéciale. soit
àta sortie soitaumomentsotennet de lit sacriticution.exprime

ce chaudement, ce satut qui survient', ta (a<;on dout te sacri-

nant est transporte daus le monde de ta vie'. H arrive même


détermine comme une aliénation de la
que la communion
En fnan~cant ta cttose sacrée oH le dieu est
personnalité.
te SMcriiiant t'ahsorhe il e~t possède de lui,
censé résider,
comme ta prêtresse du temple
x~x"7t~
d'Apotton sur t'Acrupote d'Arnos (j)uand ette a bu le san~de
Il sembterait. il est vrai. que le sacrifice
)'i)Kncau sacrifie.
expiatoire n'eut pas les metnes eficts. ~tais, en reatite, le jour
« du i'aruon est aussi le '< jour de Dieu C'ust le tnomeut
te sacrifice, sont inscrits
on ceux qui t'-chappent au pectt):- par
« au tivre d'; vie Com<ne dans te cas de ta sacrutisation,
a travers ta victime, entre le sacre
te courant qui s'etahtit.
et le sacrifiant, régénère cetui-ci, tuidonne une nouvette force.

()HH~tib)t'<t't)'r<r..nd~tK't)t~).)Mt'r.'ph')')-).)M)'!K)n)K'S
nur<'ctt<<n~rt-"n'tp'f'f'
(('ft'V<VH~:J"t!.XX.))t.~S.rh'"ttHu'')'t'ur''in7'tf/M).M(t~
nnMu~.V)).t)'f;V..Y.(.XV)~t're'CXV[)apMUt-
d(-n.'Jr)t..N)uurr.npuint.H~i-!J'-wt'"i.h'usn"u<.n~t'n!M
der~!p''k'r t<<f"m'<f!")'<')'='<t'-
~))!Ut<))n.h'.t.i'<
<~tan.) "n f'"t )'cr h- ~rritnut ft~is. "a h)i dit
n-'uve~ ))''b"nt,
<-);<' <t!u'n't'. h f"rnn))<; est
dan< )" Yi~ Pt-udant -)!t'"tt \'t. )"'rt;mt utK'
V.t [r )..))i;.k' la V!tstt.~tn)"<ph.-rf 7'. S.. ). t. ) Au d<-t))ttde t"n!!
T..i )«."r )" < toi )..mt- la MM ·
ntc-i..m ).rc!).r.. nmntr-s .<)
). ). ). ) – du safrit! ht n'ncrHSt'cn<'c est t"t<uc
(r.
!cf. j')us )):tut. ['. u. )

(:),t')n<)).t.).r)''t't')"
,<nnr"nthus.<dMnts~dt<-)t'jh.rt~~u)'.)'!tutr'h'.s.dt;i'
d~ p!'H.M.)'):X-<X-
t3C~n-
'« <.tH<M /<t.H.<t-/tfM
ta n.~<s<i~H. v. Witkcn.«' .<ff.<tMM«"' t~
TM<t<,tH" t'.<H'< r..Yf/. /"«.,
~).'r/t..t <)'. </<-<t'
t~,p.t~j.)J''r:Kt-r.<M't.p.f-r!t'X.K')!<-hct-,
jfj/«..t/'M..).itt.p.n:!s<).).
(:<-s expressions "nt (-top)-nnt''cs aux spc'-ntations bihii()t)C! et tat-
<tu Ki~p~ur.
mudi([ucs sur )c j""t' 'h' ju~etnent
)).)H;))H)(Tt:TM.MA('s.–):ss.U!.Utt.Ë.<.U:fUfn:): Mt
Par cessent que le pèche, )a mort ont été 6timines. les
puissances (avorabies entrent en scène pour le bien du sacri
nant.
Cette t'e~enerescence par le sact'Hu'c personne! a donne
naissancea un certain nombred'intportimtes croyances reii*
Rieuses. On doit d'nhord y rattacher la théorie de ta renais.
sauce par le sacritice. ~ous avons vu les symhotes qui font
du <M.<<«un fœtus, puis un brahmane et un dieu. Ou sait
quette fut l'importance des doctrines de ta renaissance dans
tes mystères jurées, tes myttu'io~ics Scandinaveset eeitiques,
les cuites osiriens. tes titeoto~ies hindoues et avestiques,
dans te (to~mc ctx'ôtien tui-meme. Cr, le plus souvent, ces
doctrines sout nettement rattachées à l'accomplissement de
certains rites sacrin<e)s: la consommation du nàteau
d'Kteusis, du .'<o<tt«,du /t«MM)« iranien, etc.
Souvent, un changement de nom marque cette récréation
de l'individu. On sait que le nom est, dans tes croyances
religieuses, intimement tic à ia personnaiite de celui qui te
porte: il contient quoique chose de son âme Orle sacrifice
s'accompagne assez souvent d'un changement do nom. En
certains cos. ce ettan~cment se réduit :'<uneadditiott d'epitttete.
Kucore aujourd'ttui, dans rinde, on porte le titre de f/t~i~.
Mais parfois le nom est comptetemt'nt change. Dansi'aneienue
H:;tise, c'était to jour de i'aques qu'un baptisait les neop!)ytes
après les avoir exorcises or, apr("~ce baptême, un tes faisait
communier et on leur imposait leur nouveau nom Dans
les pratiques judaïques, encore de nus jours, te même rite
est emptuye quand ht vie est eu danger Or, il est probable
qu'il accompagnait autrefois ua sacrifice; on sait qu'un

'))\'uy.m'st't'tn))tt"t rendus))t'!i)i\n-i!fit-A.Xntt.tt.tt'.Checthttn
())tu'!htin.)).2)iftstj.j.).–Kt).)uic(tt).<'rt)(.tc.«tw')rit)t')!)ti)x).'Ut-sMy.
S)h'.).cvi./<«c/<)U'J.<()<)'i)!cn<'t'it'u)t<'t'm<'tcA'mMt<t.vt)Y.))a)''
tMe*t<'ter, M«<f«W<)< <'<.tmt'cMt.;). :n. «;')«<(:<<<'(
.tAWxtHM. n. !K).
<) V~'y.t.cf'-hurcin .Mt~t~xf;iti'tT Xrittt")).?' <'<<«.('co;t<<'4-,
?.?)!!()([.
(3jt.cp(L-)('ritt')t'tMt'j)K'.)'!)))'-i)'n't'-ritiant)ht/<ft;/f/j)rt')MU''t
prend
CUc~fc te tHr<:de /««/j.\y. \<Hh!ttm-tt. <f<'xf<'
.tr<fh.
<h'f< j).SU.
(i)V.t)U<'h<"<n('.(~-t'/</«'.<M''M//<'r/;<f~f'<'H.[).2M.s.j.).)t)s)t'tUt.
p.W.Sur)ftrr)!tti.))t(-)ttt-r)f'ii.n-ri)i''('t't)t'.<ritf'i!<)c!'itntiathm('tt)t-)'jtt.
tr'K)m'tiuM't).'htn<'t)\'ttK<t)nt'.t-f.t'rM)-r,'t.ft..).p.X'~s<jtj.–L'<t<
<'t-)i!iit.M
it ia viet'itrcticttnea tuujmtt'st'tc t'oxsid~r';cumox'un vraichan-
f{';)t)pnt<tc<mture.
(!')StUM iittvon~que t)ansbien')(-!<cas paraUcics. ft tnf'mo')an-)ectui-
ci, unimttt'ctret est vise duphtertes tnauvai'it'tpntsen changeantJe
!<~ ).'AS\Ht:)t:)))).t)t!)<jL't;. )(!<

"1. dU' 1. .n.. Il 1


sacrinceexpiatoire, tors de l'agonie, aexistechex tes Juifs' r
comme, d'aitteurs, dans toutes les retirions sur tesquettes
nous sommes sutUsamment renseignes ~.tt est donc nature)
de penser que chau~oueut de num et sacrifice expiatoire
faisaient partie d'un m~tnecomptexus rituel, fit
exprimant
mudificatiou protuude que l'un produit il ce moment dans ta
persounedu sacrifiant.
Cette vertu vivitiantedusacriticc ne se titt)itppasa ta vie
d'ici bas, eiie s'est étendue a ta vie future. Au com's de l'évo-
lution reti~ieuse, lu notion du sacrificea rejoint tes notions
qui concernent t'immortuiite de 1 âme. Xou!- n'avons rien a
ajouter sur ce point aux théories de Hohde, de MM. Jevons
et Xutt sur tes mystères {{t'ecs dout it faut rappruetter les
faits cites par M. S. Levi, entpruntcs aux doetrines des th'ah-
tnanas et ceux t{ue tiernaisne et i)ar)m'steter avaient déjà
dMgi~es des textes védiques et :(Vesti<tues". Mentionnons
aussi )a rotation qui unit ta communion ctn'etiennc au satut
eternet Si importants que soient ces faits, it ue faut pas,
d'aitteurs, en exagérer ta portée. Tant quf ta croyance a t'im-

)tu)n.~rr~<'i').tU!.t['')Mnrc.y..)/;</)'.<.<</f/'A'.c/t~;ft.<h'.).)!L7''f~<L
f).f~t~i.t'm.tnf!t.rA~«.t.7''</M..J..V).n!.S.'hw~h,)V.n.?.
Cr.S<i..m'kHnr!:r.~))j'V<V.hf.t).p.)~.
ttj 7'«~t. J.. traitt' '<'<<')<. 't<p. H (S!'hw!)!
~f~n~r~–Ue
()t't.77~ft'M.t.('Jj, :.i.
~i les ('tn~h' rcu~U!i, ~)7.
'i. /r 9.)- \u< n"m r.'tt):t'')~ns ahsu)H«t~tUa') r.'tpjth.rh~xtcnt
Jlr"I" 1" JI. 1. ~lIt1'1' III IllI'iOI'Í"hl'IlIIIIIIIIII'(I1"dr J't'hlll'l'~II\I'nt Il lu
UMrt j~tr )*' <a~!i!it~- '') ~!) Uf'"ri'' ))~uddhi~tt; df )a M.;tM<,tk- ht d<-)i-
))rt!j!u«'jK)r.\).).<'n)~')aHt~~ri''j)r:t!n'):Uti~m-<!<')'<t!<t))jtCt)trnt.th
\'r<i)!t-r.(').t('n!H'r;<u<«/<t!. i".
)tr~ r.W.. <ur i'.F.7.<tn ~<.<t). H!u~r)'-H.' <~h-t'un-
f<:)'<')<“,<; t. j,ti,:t!h. ~h'tnis).t.t'f)tH<H<u~)")hfede
M. ))iU.hr.t.Ut/).)).~s!)..t .).). ).!t.itu.!rsi<th'r))f(.'t!Ui'mst)e
ntY)h"i.'j)un'"ntunj~'n'')n'ti)c-)!!ir:))h.n!it's)<)<'s.Ku)))).
//frM~'f;('«<*). )«)f/f/<ft~«'<'M<f:r.)t'LSt')!t'r.<«)'KM</
.)wtr.<
'y.)).trN!~<h'trr./y"K'M~'t.<m<vM/.jL)t!.jt.t).
<~T~h<<).i.h)(-<'x.)nn")'<«. )V.i..s. :~f)t).j.t)M)M
rih-.<)r-j!)H.it~t)ntt!ain!ii)!)<'un~~r!t)!~nd.-)')h)!.ti('~<-ffti)j~~un(-rur-
mu!r' ..t! ~.t nn'~ti~n' r<'H't 'in sarriti' ).ur h' !))). V. M.'tf'nu )'.)«-
~</ /M.m<f )). p. ;<. ctr. – ())) p~urr'ut f'n'r!' r!)ppr.~)K'r))f
c'-s f.nt< )'.).w'~< TatotH.fi'j~e ~uivnn! ht')~t-)!c )~<tr!)m< !!is).an«- .'m
dt'crt~t.)uin'ut))j)n.!S)n-ri)i)-tt!n)rutttj. partit h vi''rt.-r«'-)tr)'.t'm.
<t'<),/t<t;«.x.i.!it.(t'!m.rH/M.J.tti)t"t!<<)'))ttf'Yint't)cven))<
interdit.')h.~rs't'-)r)')i\r!'(':tti')");t)rit'.ni <r:))itu)nt'.(:<')M<M)'(<thnM-
fti()Ut'<!tj))))nc~)r[c\-cr!t'U~.t.As'!t:tt)i))t-muimc<jU!!tM))uiont
cutK'ht avt' tout aUiancc ))ar )< sttcritk'f.
tt. 'tt'HTHTM.M\–H«.\)~-Mt.K.<t:)tt)-)<:t: tt)3

!norta)ite n'estpas degasee du !a theutogie fruste du sacrifice,


cite reste vasue.C'est iaKnon-)nort~~<)ttr~ft)t;d<;t'an)t) que le
sacritieeassun-.n}{')titeoutt-ei'aneantisse)nentd:msi autre
~Kon)t))cdattsce)te-ci.Maistauotioudet'im)nortatiteper-
sonnetie ne s'est de~ap-e de ta
p~cedeutequ'a ta suite d'une
etahoration et, de jdus, ht conception
phiio-iophiqm. d'une
itUU-c\ut)'api)S))()m't))-isinct'iu~ituti'Htdus:)('t'))icc'. l,
Lft))) u)))rc, t:t\-ut-it. et [m:u))t))icxitc dfss;n'nti(;us obJM-
t'~sout tt;)s()UM uuusuepouvuust'u trattt')'(tu':)ML'xs<j)tnu.n-
ronent. Sauf puur le sacritia.' ~t'ait-e dw)t. )\tu<t(' est
dts
n)!)intMutnt asst.'x avancMC, nous devrons nous cotnentct' d'iu-
dicaHuos ~ates ()(([ tnottH-cnt cummmU t;M sacritices se
ntnat;ht'))tatH)h-L'sch<'<nc~'ttc)-a).
Lett-aitcar:K:tt-t-i-;Ut)tn'de!,s!tcnttCt"<)bJM<-msest que
ffM prin'-ipui du rite porte, pa)-d''ti)ti(iut), sut-nu objet
tmtrM que te sacritiauL Hu ctict.. h' sacriticc ne rpvit'nt pns
nso)t point de dt-j)art;ics choses (ju'H a pour but (!L'nx)(ti.
tier sout en dehors du sacrifiant. L't-tït't produit sur eu dcr-
nier est donc secondaire. P.a' suite, les rites d'entrée et de
sortie, qui out particuiiet-ement eu vue te sacrifiant, devien-
nent rudimentait-es. C'est )a phase ecutrah-, )a saerificattou.
qui tend a prendre le plus de pta<;e. t( s'i~t avant tout de
créer de t'esprit soi) qu'on ie eree pour i'attrihuer il !'etre
réel ou mytitique que le saeritiee i-oit que, pour
rom-pme,
tiberer une chose de quelque vertu sacrée
qui ht rendait iua-

')mc~r;.itiri~. heu .)\t~)i..r )(').. du


(,.n!r!)in-.idir.)i)i~<)c
.<acr)rt.Htriunhu~nun!).rt.'()t-i..h'.<jh.)i)i.r'M!rus..<<-ict<<
!)t'cr(-t(-.<.Mt').'mt'.<it'm))'t.t't<!uin~n!<.))):t))tu:mi-«h-.(')<)a)dt'r.')r.')m'
!)s).'t's(.<tjUY)'tt()tt')('r)t)int'))!u)t'(t)u)i).t.)ti!.«'<iu~-<mr';drs!n-n-
nrcs;.fu-rh!t.ju.'in.Uvi.!u.-))r..ttvi..u.)r.tit!m!.sid.'cu)Mi.tcr~-h~t-)M
'sUct!r~)H)<-(f!n)ti))t.H'r:)tu.n.uri~t.tc.))ttt.ritiu))t.
et de vuir ')ttt.-)s!!<'<)))r< ~'t< ()r..dnit.: sur u~ )'<:rM'nne-t.-r,. );)))<'
par
k!t(';Mti.-t-avet'r!Htiti-i~)tt<'ut'))~tn))s)'tswnHr<<)'r.)ii).;(tiun
'm~<)'-wMH-t~ti.'n.«)~<tu't;tsut'i~).,n)..<),““.< .).)'.tn)t-t!r!!
k-<)n.)n.<t<.)u.))rrin.)iYi.)n.))~).j,)i,,nr~<rt)))!)h'.t;))~
:()f~u~n~n)'-r!)t.pr;.rrtu~'pr.i<r.ht~rrni.)~.in.'t)~)).'K ;t
t'-t(;turtt-«)rMtr)n~ir.pu').'s!m)hr..jn.)u~<tn.').ti.<:)r<?')< de ).'<
c<'«!t<)nni..)ts!t.-hti.))e!!))rh!irtr.i..ut,ut.h-)tM<hcuh-<fayuris
;V()y.it~<<tith.M..j.i.s.j,j.~i.)n.H~.t).u"<<< Il,
'-h.xt.f'h'.)
t.t.<.r:mt\)).n~.b))!ti.'u\)t'u)c)nri).~).'s..h)iY~.r~~r.
fi..<)/</).'M. ..)/'t;w~Mpt..Mn.ht.)..)').i.'u).'nnd~id~Mn-
r<nm)~c("<sa)-)-i)).'<-j.t)p.n-fi)ir..<.)tt))h'n.'juij)~r.)itr.mt))(-u)-tr''
n')a)iv<')m-ttt!tn!t).~m-i!M)t!tn~tn.~<Yuy.)!rt.jut~i:i.M'i.p.).:i~)
s.).). Xun.< csj)~r.jns :h)mttnh)u'tn'Npc)'<ra dt.~dit~retu'M fundatncn-
tittfS.
t04 t.XXHK<m:hn.()t!)~t't.)S9)i

bordabte, on transforme cette vertu en esprit soit qu'on


pur,
poursuive t'nn et t'autre but a la fois.
Mais, de plus, la nature particulière de i'objet intéresse par
le sacrifice modifie ce dernier. Dans le sacrifice de cunstruc.
t'on', par exempt)', on se propose de faire un esprit qui soit

tegardiende)amaisot),t)udei'autei,oudetavitiequet'on
construit ou que t'on veut en fasse la force'.
coostruire.ctqni
Aussi les rites d'attri))utiuu se devctoppcnt-its. Ou emmure
t''crâne de ta victime innnaine, le coq. lit t~te de chouette.
D'autre part. suivant la nature de ta coostructioth l'impor-
tancp de la victime varie: setonqu'its'apt d'un tempte. ou
d'une viite ou d'une
simpte maison. Suivant que t'editice est
déjà construit ou à construire, le sacrifice aura pour objet de
créer l'esprit ou ta divinité ou bien il sera une
gardienne,
propitiation du ~nie du sot que les travaux de construction
vont teser'. La conteur dp la victime varie
par cela même

(1
CMUtndMhtMd..ntictndc'-ut))jNrt'<(.'<t)'-))h)!.avMt-Yuy.
ti.ud~i'.A<<<<<</t't<).<<t.;t.)'!tri!ti!M.n.\Vtntcr)utï.t';n<<'
NfK.r/;M)fS('f) «/ ,/ftj; ~,<M.) /,(.<) ~t~M. ~.U;< ~)));/(, <;M(.
:.)t'). ))!'«, X\')).httt'p. :j.).(.tsuftumrc)[h!tu.tiYcm.)tn.«rt~
~M~M~M~t~
t-Gn.tn.[.. ïi~~n-cck')!).<! !iettMt)t')(.~f«t-)n< un !!<-u~-t''tnah'th)ritti
hi~(.)h.mcnt A désirer. Sur h~r.n-~Mn (tes <r)~uude))!trti<
<te~.r))adt.'9Yictim(-d!m.<)ct<t~tfn.ti..n!Uk~.J'W'.w~</<-
~r/<«'rt'('<i<). t;<-t)j«Mt.,t ). j,.t. ,M,y, r,t,,y, /),“ t'o~Mt
A'M''</cr..Yf(/<t,t~.p. :u.–t'ium.rwM.ff(:t,M.. y, ,,M(;f
pm~mh
~;(:MSt)(-CM )cp)!t~(~Ta!.)ix'ttMar~-ncuK-ntdM~'trn'nti'.)n d'une
e!![)C~'c<)'dK'rt)t.jHt.-)..)trctnir:t)))u!))a)'<)ut)t-)t))<)t va~un~s
paraUt'k-a~.)uidn~nt~Tuir<(:<.(cspras<'M~tc<.Mpt-~i<e
c.~n.)f.tM<-chtfurcc.)ui~n'ts<.)i.)t.)a<t)!!trU(-ti.'n.uu))iptt
d<-YK'tu)mmMSurtt'dcdict)j.<;r!tte).<)U!cmt<St)cux!t)!tft)i!)ai!
tuuj..))r.<i)Mr!(Mtt!(c))t'')mr.-<'H<dHsti<-n!!A))t\-i.'titt)c<t.!Uti)x'.rt<;t& il
hn't~tro.-ti..u .)..))(
i).t).-);r')i.-nt-Ue))r..t(.tt-)tr.ntr<-)<nr)s,
t<tu!'t.~iH'tt.-S)U~Ut<'u~.it).<))i)-iU)t!(t"H!!)<'te.<))0-ttht!i('uU MX
v..)t-u~t't!uixhahn..ut~. )).(:. Tnunhun. Me y/t,v.t/MMC..<'n<<)Hy.X(.w-
tark. )!<?.) ))c tt.me f)n't )!xt: )it vh-tnne praire, en seH<ant ses
re.<tt.e~dp~).'unrr~t).))csat)t!~t-)Mft.tttt!ttiùM(-tp)nst<tfd
"tt '-nutmrc )~-nf,t.tt'. – ).<<whtirp .)<;r..t.s(r)tcti<ttt
M pu ite rf-)<etcrd")M
dne~ ntt)r)<: .rab..rtt en des .c~.siuns urav~
rcpamtion .t'une c..n<-
<ru<'t)..n. < d un.- YtOc. puis .tt:v<.t)ir
t~ri'~ifjm-, et se .-unfutxtrc dunt
bn:tt.je!!)-:)sa\e(-tes Nt-rifirt;)M'r"it'M, donner comme t-uxtmissam'ca il
dt.t [.f.<tu)~)it..< !t.yt))i.)uc.<(Yny.
Uutt)mter,.S<cK'/<it-/<;cA<<. ~«y/e.
<fn.<'A'y'u';tM.).V),j).)'.)!i~tj.).
(:(;).<rMt.tf..ft~<'cm).hti<mMi.
vu-tune des t'.d(.-r<-<de t'c~rit )'r"pri~ttirc ns'nRitdeMM.-ht.tf.rMrune
-i'))) du <f.). s.dt d'ux 'juettjuei
.-ft!!de )a .-f.tMtrxction eHc.tn~c. f.es deux rite!! se tMuvcnt
rott.is dan<
Unde \y. Whttct-ttih. <w.) datti! le sacriticc à t~<«t/)<!ft Uudm
tnaitre du fieu durdiMuire ils sunt ist.)~ (~rturi, ct'< p. tt. t5
)9 et p. ij
tt. m'HEKT KT M. M. – t:s-.U .:L)( ).H ~.t):tt)t-)CH )(?

elle est noire, pin- exemple, s'i) s'agit de propitier ieRenie de


ia tcn'e, itiancite si l'on veut créer un esprit favorable Les
rites de destruction eux-mêmes ne sont pas
identiques dans
les deux cas.
Dans le sacrifice-demande, on cherche avant tout a
pro-
duire certains ffïets spéciaux que le rite defiuit. Si le sacri-
fice est l'accomplissement d'une promesse
déjà faite, s'il est
fait pour deiit'r t'ubti~taire du tien moral et reU~eux
(fui
pèse sur lui, la victime a, a quoique de~re. un caractère
expiatoire'. Si. nu contraire, on veut en~er ta divinité par
un contrat. )c saeritice a piat~t la forme d'une attribution
le (/o «( </(' est le principe et, pa<-suite, il ri a
pas de part
réservée aux sacrifiants. S'it s'agit de remercier ta divinité
d'une t;race particuHërc t'itotocauste, c'est-à-dire l'attri-
bution totale, ou Lien le )!AW«««M. c'est a-direie sacrifice dont
une part reste au sacrifiant, peuvent être de re~e. n'un autre
cote. l'importance de )a victime est en relation directe avec
la gravite du vœu. r:nf!n, les caractères spéciaux de ta vic-
time dépendent de !a nature de ia chose désirée si t'en veut
de ta ptuie, ou sacrifie des vadtcs noires'' ou l'on (ait inter-
venir dans le sacrifi'-o un cht'vai noir sur lequel on verse
de l'eau etc. «n peut donner de ce principe ~euerai une
raison très ptausitde. U\, conxne dims t'acte
magique avec
Jequet ces rites se confondent par certains eûtes, te rite agit,

(h Vny.Wift~-nut: <'</). t.
(:! t.c.ts )..)))me..))m)estct-txi'te In tit)c.)(.Jejthtt-.M.wil v <ttt.n-
jnnfi!))~5 r:n-r.)n))))i!t~-t)t(.-n[ <ittn!!<t''nti.-t'
Y..).<!)tair<
k scntinh-ntde
.sctre K.-<)Hitt. d':t\-uir<. k-
rejctt- \.uu K.~tonf direntt-))crx"i'ct)t )«
thcotofficn!! hindutt!
<:t)Ut f..r)nu)ft!t-tt<-r:th'
.)e)'attri))ntif.n (jttediMit)c sa'-hfifmt. )nr«)ne
) '.nk'ttmtjetait <tufeu une p~rt.jt)t'tt-n.).K.. <-t!tit
dttust tttdc\Nti.)m-
(~'finu Oicu j,Ma toui.t.
(i~Ct')!nt )c!isttt-ri))' df ~;t..c..<)t')on!m)tc.)" ht ttihtc.–tjssoo-
bh-ut<n..irt'tt. Hs.iMf~))tt..j)t))renx dat..<)a phfjMt-t dt. r.'tiMi.'ns(vu\
jx.urrto.h. nj.tcob. < r. :Mj.<“;\Vi))t~n. Ot< <-<-«.-«;fK~
.Wf<- '/<~f)//)' /< <:“ j)j').). :<(!.st),j.
(ù)(:a))<tway. ?-<< "<)<«'<;«/«. p. :). n. )t. Cf.)-'m)!pr. f~
~<. )). H. et. – Cf.Maritticr./).'<~<.<f. ~))ti)8, t. p. ~i'. – Cf.
Sah!t):un. //M/«r«f</t-~Mf'<<M <<.Y"A'f~ )). )). :!t).
M ttintbran.it.t-t..f.«if. f.ff; p. ))f,t ~ppr-ht.)-de ces fuib
tes cas de n~yadM<)<- \ir(it<K"!d!U)S )'c.-)u.t).t)t!!d'!tutr<
cn<un n'jjatM)
sur ttnf M.-titue.)tK-)t-'w)))f d.' )'e;u! <'x.Il ;“. un,. )K ~[.
Cf.Knom-r.<<<M f~< S'Mt/'«fM</f/fM/f~c/.t.t,~M/s,,t.j,
A'<AM.</<- ~'<'tt;r.</<-
A(<tMh) ';<'<A<M. )SUS,p. )fi;).– Cf. ~ttirnuwet
tt"y<-r.<t«<«<. /<Mt«;f.«'<.
)!t'J!<,
p. (').
t~C
<A.\xm;.<t)):no.()t:)(,)rH.it')t
1 1 1.
au fond, tui-tnOne. Lit force
par dt'~a~'e est efficace. ),a vic-

ti'"Gse)noutesm'tafurtnt<)evt)tivc,siucot-t)oruito)te,ta
t'etnptit, i'auitne, ht porte aux « te
dieux, en devient i'csprit,
vehicute'

Xou.-in'avon- fait qu'indiquer cuaunent ie thème (tu saen-


))<f vorK'in't'c les dittcrfnts cticts qu'H doit
pt-uduh-c.Voyons
counocut )t's div<;)-!ituccanistues que uuus .(vuns
distitt~UM
pouvent se n'-Uttir ():)t)s utt sa(;d)n;c muquc. Les sucrUkes
i~rah-fs .out ))n'iscB)cut tt\'xt'ct)<;nts t'xt'tnptes :t en point
du vue. Citt-,t's-(-t)ti<'))~ncntuLjfctifs, ils u'fttont pi)s muins
d'importants ctïc[ssm-ies!t(-t-iti:mt.
CMSs:n-riti.o))ttUtdoub[c but.!)-; sont dt.'stim'sd'abo)'daài
p't')))cttt-t.'et dt'tr.)\-ai)iet')a tct'rect d'utitiser ses produits, en
levant les interdiction-, quNfsprott'~t'nt. )':<)second lieu, ils
suutuntnoyMtdcfcrtiiiscrtt.'schataps'juet'oncuttivfotdc
conserver tcut'vit'quand, nprcs ta ro'ohe.iisappurais'.fut
dL'po()iHc-!(.'t(-tjn)n)t.)norts.Lcst-hamp!t'nf!)ït'('ttcnr<:
produits sont considcres coutnte ~'tnitK'ntmentvivants. Il y a
(.'nt'ux un prin'ipu r~ti~icux qui sottuncHiK
pendant Duver.
réparait au jtriutt.'tnp- se tnauitMtuditns ta tnoissou et ia
rend, pour ct-ttc raison, d'un abord dif)it'i)c aux mortfts.
Parfois tn(;n)' on se t'L'prcst'ntcet.' principc f-onHncun
esprit
qui )))o))tt-ta ~ardf autour df:} terres et des fruits:!) tes
possède, et c'est t'ette posse.ssiou<)uicoustitue leur sitiutetc. ))
faut donc f'ciitniaer pour que ht moi'.soHou i'usa;tc()cs fruits
soit possittff'. ~tais eu tnente tptops. cotnnu' il est )a vie même
du champ, il faut, après t'avoir (ixptdse. ie recréer et le uxer
dans h) terre dont i) fait ta fct-titite.Lessacrinccsdedesacrn-
lisation sintjtte peuvent suffire au premier de ces besoins,
mais non au second. L''s sacrifices agraires ont donc,
pour )a
p)upart. des etietsmuitipies. On y trouve reunis des formes

'hf.~r<~u'n..int)'!UHH~thd:m< h-rit~v.~)i.)!)!<ur).)cr'!Up<)ndit:
'n<')~t!tr.t!t.'r!t!(.k.i;;u-r!)ht)J.~H.t..i..ti.)tu)..t)tt-!U)
C~'t..)/M..VJt.ti.).).)"r.).:i.6!. j:ct.t«)))rn)<-
(7'<r.<i.f. tf.t.ui)<~t~j.)~u.h.U.r).tt~.nt
t'it').t('Ht)~t)~)t''r"u)~))-v.fti<)~)i.!(i'r))i~nt.on!<'f'sttr).<uvfnt
fi)fttn')Yi.'tiH!t-t'nn!«.)ttt)<t("'<at!)-rd.h'~t))<K'i)in'.i)t"t.\t.i.-nitt'
aihf,)j.-sTi.r.t.)'))..<i,,t.. )V.t.–)rt-ttUtn~r.'tti..t~)(-).!=<).-ri-
fi<'[-.<u).j<)i!tt't'()~h'tt~'ntc~U)j~t;t<<)'~)iin:n~)).<h'ni)riudn'<:M-n-
)i'divinnt"in'.tndus:n')ijh'<'ditn[))tr!~i.~).ni'ht.«ri~ct')t~)))'rihtrf.
ni')u-u'riti.-t-dn.<rnH.nt.t.(')<L'ttt<h'.)<'t-<.)h<-r-t~f..r)n<-<.h-.
)ii~n!n'r.'utprnt .trc ~~t'i)s'it. ta .-tussi.<)<'
<'rrcrft ~tiH.scfum-<-h~M
lh, Jr,rurrn,
!!a'-n~)U).i))nt<)n't.itri~-v(-r!,tt.))(-t.tt,.Ht't-h..sc.U))j)..))rra,
t'en(-t'tr<)t'ccf"intd''Ynr.atriY'r!'tunct-)K.tsi)i)-:))i'!)).
H.m'M):)t')):TM.MA~S.– KSS.UsL'ttt.K.~CKn-tCH
t07

tt<'sactin<:edmet'ehtes.(rt'stunde5e!ts<)ùt'o)tt)))!;e)'V(;t&
ntieux cette cotnpiexite fondatuentatc du sacritice sur
taquMÏÏe
nous ne sam-tons trop insister. Aussi ht;
pretemtous-nous pas
faire en ces queiqnes pi~cs une théorie ttcnerate du sacrince
unruire. Nous n'osons ptmpr~Yoit'tuutostesexeeptiuusappa.
rentes et nous ne pouvons (tenrouiHer t'euetn'vetrument des
devdoppementsitistoriqm's. ~ous nunshut-m-t-onsattumtysf
d'u))S!n:nticL'hic)tcut)))u, quia [ititdt-jitiohjt't d'un c<-rtai))
uu)n))t't'd')jt.mk's.CesUusucrificcuZt'usi~)i);))st)m'tM!)
Atth-nit'ot ct'tt'hroicnt. (hms ta f~te cutmuf suus le nutn (te
~<~f~«fuu de /~«~/tMt«u'. l,
(~t~ Mtc MVitit)icu au mois de juiu, asla nu do ta tnoisso))
eti)tn-u)ntnem;e)n(.'utththHa:~cde!ibtcs.Ltpt'i))ci[)idMcct'M-
htunif su ))!)ss:tit sur iacruputc, a Htut~ de Zt'us t'otiuus.
Ut'st;.Ueauxct(tit.'nLd<)Jt)s('ssut-un('taht('d('))r')ttX('.Itsn'<
hm'm pas ~at-dus Aturs, un tacttait dus bfMufs;t tttt d'eux
s'!t())))-oc)mitde iautet. tHMH~iut.une p.t)-U<- dt-s ofrt-iUtdeset
foutidUtux pieds le rcstH'. Aussitôt, un des -ucriticatcurs le
frapjtitit de sa hache. Quand il t-tait abattu, un sccundt'actte-
vaK un lui h-anchaut ht ~ur~' avec un coutfau; (t'autt-cs le
dcjt'juithticnt, jtendautquucftui <)!tirav.nt [ra)))"' )<-ttretoict-
pt'cnuit ht fuik'. Apres it; ju~'Mcnt au i'rytanciun (tout nous
avons p.tt-tc.in chah-(tu h<nufct.ut partage cutrc les assistants,
laj)eau)jt:(itt-(;cousu(',rc)np)icdcpai)k',cU'auhn!naiu!i.i
en)pin))c~tait attciuù uuG charme.
Cus jn-athjttcs sin~unot-cs pt-~tatcnt il ta h'K''nde. Trois ver-
sions diuurMntcs t'attribuaient a trois personnages ditMrents
l'une a Uiomus, prêtre de XensPuUeus,) autre a
Supatrus. la
troisième n Thuuion qui paraissaieut bien ch'c les ancêtres
mythiques des prêtres de ce sacrince. hans les trois versions.

(t\[ntth!~(i)..Uv;/<.t/.<Mf/,<w,/<<f)<f'M.j).U)isf).j.–n.!)).)ttitt).
Sut s.j.j.-FiMi't-r.<<. ~i).j,M.t).))(.
JttW.),.
)'r'~t.«"f..«;')fi)t<f/)<'f')M')).)')~.–)~)!t;cL <).)))
sf).(.-ramrH.r,f;r,7.<.).).s..));.)i~.).Y.\itd)Ht<
)e.<)).)p)!~<)i<.<unr.tcrt))t.t..h'uti.)u.).'r.ti!.T.«UM~M tH
)).~as.).).:t.[,m).).t).
f.tru)'pf.f't<'c/«'.<t-/t<V<Auy,,<j.t.
~i\'<Y. t't"~mi!ts.).~i.e!,)~.–)'r).h\r.<'f.t~<.r,,<)j'J~
s'p).h.)).rist.«& ;):<–H.,nt.h~).X.–St)i.)a.iA:~
<}.f,'< – )k'sy.-)t. ~t~; '~yA.
i:!1J'au<,I, ~i,i.1.
(i))'<')ph.)-.t/,<j).
(!t'r)[.h.)f.u.-7t.,)).JO.:)U,–SdK.t.tt..t)).t'tAri~t.<.e.
t08 L'AXXHE tSM
-:Ot;tu).))Ut~t-E.
1-
le prêtre -11-
a dépose t'oiTrandesur t'autet: ut) b'cuf survient,
les enteve: le prêtre furieux frappe le saerite~e et. sacrifie
tui-meme, i) s'esiie. La ptus tourne tte ces versions est cette
dont, le héros est Sopatros. L'neseciteresse et une famine sont
tu conséquence de son crime. La Pythie consultée répond
aux Athéniens que i'exiie pourrait les sauver; qu'il (andritit
punir le meurtrier, ressusciter ta victime dans un sacrifice
semblable n celui <Ktelle est morte et mander de sa chair. Ou
f:)it revenir Sopatros. ou lui rend ses droits pour qn'iiottre
!esaeriti';G et t'onct'iebre la fête comme nous t'avons décrite.
Vfiia les faits ([ue si~nifieut.iis? Il y a trois actes a dis-
tiuguer dans cette fête:ta mort de ta victime; ta com-
munion :i' la résurrection de la victime'.r.
Au début de ta cérémonie, des gâteaux et des crains sout
déposes sur t'autet. Ce sont probablement tes prémices des
bies battus Cetteobtation est analogue a toutes cettes qui
permetteut aux profanes t'usage des recottes. Tonte lit sain-
teté du bit'-a battre a été concentrée dans tes fléaux Le
bœuf y touche: )a soudaineté du coup qui le frappe montre
quêta consécration a passé sur lui, foudroyante, Il a incarne
l'esprit divin loue dans les prémices qu'it a mandées. Il
devient cet esprit, si bien que son meurtre est un sacritege.
Toujours, la victime du sacrifice aurairc représente symboli-
quement tes champs et tenrs produits. Aussi est-ettc mise en
relation avec eux avant ia conservation detinitive: Dans le
cas présent, te bœuf man~c le gâteau des prémices, aitteurs
il est promené a travers les champs, ou bien la victime est
tuée avec les instruments tricotes ou enterrée a mi-corps.
Mais les faits doivent être considères sous uue autre face.
En même temps que le champ, ta victime peut représenter
aussi les )<detesqui vont profaner )a recotte en s'en servant
Non seulement les produits de la terre écartaient le sacrifiant,
mais encore le sacrifiant pouvait être dans un état têt qu'il

(t)HuMh'<r..n).t\:t\n.~s)anh.rtd'A!ni<!te!)nt)ote
d<'tnr(-eu))ff!Ut<'h''c.~Ki-!t't'![scf!tir<;th))-it('uneidp<tM)!t)cct):'tr(!itc.
''J)MtHH)ttSt.n.f-.cf'n/nsc)jm;)<<! Muut'hnni<ss<!))t unef)!')c
dubat-
tn)!p.
.)'St);nt;<').r~prct<'nd~))<'h)!i!<'r;iti"n'h)'b'htin'i!ant{)!)t)t
.ttH))'mtt<h-<)t~t)r)-mi~)dan!!)t-))i)t<.)tat:stuac!tsdt:sub!,titt)tiuudu
SMfi<it-<'SMt):)imt!mxt!Ur!mt)<;s\'t~t<dM.
<iC!tt~.t/f.)</r«-.)i–it«<"«-r«/m;M!)r')«Kr~t.)'M.n.9–(;f.
)''raz('r.~u<H.t.p.3'.).Yt.y.d(-<'x)')ftp))"!ft'rt'')!tir'!d))UK'tt)cgeMedc'
fnaf!:S!tftu)-i.~a"f'f<p.H.)'ium.<«/[).):j.t.
)).))L'MKh't'):T M.M\)'–K..<usr))U:U:)t))-)':); tO!)

devait en rester<'doi~ne. Le saprince devait eorrinef cet état.


Dans certains cas.des
prati'jttespuritieatuiresprenaipntptace
dans ta cerononie. Ainsi une confession se joi~Nait au sacri-
ncf'.U'atnn's fois. )csacritit'eini-)n~)nere!))isait cette sorte
d'expiation. tt p<)H\ut i-epn-sentt'r comme un vcritubte
rachat.C'est ainsi ()ne h) )'.if(ue est dt'n'nuetHu'it''de raf-hut
g6))(''t'ata)'<)cc!)si<)Bdt.')!tC()usutjHnatiunde'!pt-6)))tc''s.Xon
scu)('n)('t)t()))rach<'t:ut[avi<'dc.sp)'oni('r'n)''s'dfsi)o)))f))es
p!tr)fSimi:dc!'anm'nupnst;af,n)!)ison!))I)-!nK'hi8S!)itpnc'J)'t'
ctmqut'nchrcududauirL't'.Onpom-t-idt.tK'm-tUrera~n-m'her
de ces faits )t's)ntt("<<)m')M sacrifiants se Hv)-ent('n[t-eet)x
dans certi)i)tf.'sfct(.'s!~)'airt"i'. Les coups pat'aisseuHfssajtcti-
iier,k'spuriti<'t'et tes racheter, ïïy a donc, dans h'pt'emier
moment du ritt'une duub(eH))ut'ution:~desucraH!,ati))n du
b)6 rL'cottcet battu au tnoyeude ta victitne <;m (f repr~otte;
2'rachat des moissonneuses et des tahuureurs par i'iunnutu-
tion de cette vietitne qui tes représente.

')ny!(\it!m.-<nfr!<i..n)~r<'tp)'!tj)))nrt !)<-)!(<)!«)'-et')'< rrnit'!


<)an'!)t-Tt.H!))!t-.k'Jrrn.<!t)t'tHLU<)M'f..)<fM.«'7;(.M;jOjiui\)/m.
))fttt!!)t)n)t'!)tK'<-uttf<'s!.iut!t)t').)rt'mn)<;faiMitjMrti(.)urit)K-)d<t
)'K<'MM"y<nff;/«i.w.<)'h'.).i.W)'p.U)t).
(2) W('~h!Ut'n.<J'M/nM)t'f<.))).)~-)(.,)j.SttH)h.)).i<M.j).<)!<-).
Kt)n'tmHinh.'n"n'.t'<'ntn'rutt<'t-)<rt't!(ti<!ntr~jwtr'nt<Wt'))))!))!t)('t~t:
H.~)tit)!.h'U'!)rtcr<'t'~tftttutni<')'h'h)r~tf:rp)t)!)r.~)u))s).-)t.h'Mdunt
on y'-utt!!nt))!)tr)t-prcutk'f )!).()..t~"n\))<).'r'-)!(prct)<it-r<r))t'.
et')<!<"<«~u'')rtt-n))<)tw't)!)r(')t.m'~tt'it!<ti!i<n.-c(-(ir<-n)t.ntt)<:
fu'!i<!n<i.; n
rites'!it)t.-r<'nt.<')'ri):i)t('<'tttfn!ttit'tMditrs<)it)'t'<'tt['i)vn
ahn)')t-m(-htun's<tt-tttftmturcUeht<:<ttt-~n)t)R'!n-.
(3) ).)~ij;nti"n de s~'riticr ht t'a~tt~th'rtm~tuujcr )'!)t:nf'.m, d'an-
p<))-tprh'prt-<))ir)-!)ff))it'y.))))t!th.-U)t.)).tQ.n.f.jL)t')t'!t)ri~!i)r~H!!c.
n<eM(p''r<u~U~d!nMh'rUutdht')!r:u')ttt'.t)cH~n~<)!Uts.[<!t'i~'<i)'<t<-Ktt<t-
;<t'<<f//)fM<<.<.<Ut)di'-ph)sh.in.nuHstn~uY.))~)H).)).!rt-ttt:tr.j)tah)t.'d~r.t.-)mt
p<'r.<"))n'-i.nn')it'dt't'hw)t)(')m!i\itt)).i)'h<f!unint'~)<')iett.')m')ni
jtHt'mitVf[rt)t.t!).Hnf)ntf))!t!mtdt'!iatHmxdnr)r<'<nf'!n)).'(t,.)),.)<
(A''<f'HM<fnywMttt')fjt)'i)yft')''tt))~))))rt'h-)~ r.'ttuit)<').)'/<.<<)). Y))).
~,<)jph).<u)).)irc[)h'<-ttt.-)'<')thnt<))t!)itrcf'r'<t~U.u.{
u ou <r~u)t nt.!)H<.nt <)~)an'n-)!).!nit'.<')t:h'nn)<t jttat'c sur M t~tc
<<(~ \'t)t, (!)."n <.c!u'tc Kmsi.dtt te HriUttMtm. \'nmn~. dK-u <)).'
f.~Mc
de )at~<tf~. ?..).)).?),).
(t) V<')'. t'ansaoia' U, ~Tr~nG~ rf. Fraxer./'«M.<ft't<'<M. ))). p. ~!9 ii.t.t.
– t'Ms. n), )t. )2; tt, )!. )": )! 7 Si~rt.-). – t'<-ncr..<<«// <(;r;<7t.
~)M.. p. t-2 s').). – Cf. ~(annh:trdt. ft. )t'. t.. ). p. 2(t). – )-'r:n<r.
<;<}<)<. ttunt/t). U. t)t: – Sur )'~ )nttf!t ))M f-tt' t)c h Hoti. Y' (:r.kc.
/'«/ tt''t" M. /('M-/f')'t'f.Nr~)'<M.~(/ f), p.:U:i!!fpj. –(,u j'un tr'~n-era
cites )tn n'rt.'tit) txxxbrc t)'c'jt)i\t)c'nts. – Xais h' rite c<t
t'~tontt-xf. <-)il
.c!tn'rtp'sit)tcfp:)'i)y!iittf't<Mrtuutun[.imit!)()t'ntnaj;)<[t)e<)f)ah)tte
fUM)U''t)t'de!!bun)!<'tdM))tn<)vai<espt'!t'
U';).:) )t't:cn<ie)ftar(p<een e)M cp roncK-rc ~Hasi ctpiatuirette.tBt'uphonm.
HO ).<XHK'H)).')t!)~rH.)!i'

Pour h'sDipoiia,tes dueutneuts ne font pas idhtsjotta une


communicationentre te saeritiant et )a victime avant ta <'(m-
s"pratit)n.t))ise)ie se produit après: e)ie est reatiseeparua
l'ppasconnnnniei'ffui constitue une nonvette phase de )a
cérémonie. Apre-:que )es saf'rifieatem's ont été a))'!ousde)eur
sacriiene. tes assistants peuvent user cotnfunniet'. On SRt'a p-
pt!)h'(jtn',d'pn'<: te nn-the, ta Pythie )t')('nr!t\)it''ons<'i))t'
L'n~t'tmunonhrt'de s!tt')'i)i''es:)!:t':)i)'t";sont suivi.(t'une
contnntnit)ns('m)ttid))f' P.)!'ceUf'cotunjnnion.tes <)('j'itiunts
d('st))))o)i!)p!n'ti)'ip!)ie))t<'t)!)ni)tt)t'<'sit(')'e('()t')!tvi<')t))te.))s
rece\))fntun('('nns)'et'!)tn)n:)tte))uef.p:u'('eqn'eHeeti)itp!n'.
t!))fec<'t()u'un('p!))'t)e()n)Mf)u{t't's(;)itit)t!)<'te. )))\-<'stidu
tneme ci) t'!tt't('t'e'!H<'n'i<)u<')RS<;)K)ses dont i)~vou)!)i''nt user,
itspouvitit'nt s'en :tp)n'o<'hGt".C'est p:)t'u)) rite (te f't'~ent'e
qt)eie''K!)fr''sdeX!tt!))('t()uZu)u).)ut)':epet't))ettentau
d~'hut dp )'ant)t'p)'t)S!)~f(tes nnuventtx fruits: ht cht'!)'d'une
Ytetit))).'estcuite avec d''s~ridt)s, des ft'uits et <h's)e:fu)nes.
Lpn'ip)]tnetut)peuda))st:)))"(t''hedeet)!)t)ue))<)t)))))t'ct
cettu <:omt)UUti()tt le SHuctiticpour toute t'Hnnee Lu com-
muniondet!) Pi'tqucavidttes mêmes resu)t:)ts'. Très souvent,
d:t))s)(": sacrifices';e)e))resavant le taboura~ on donne au
laboureur une part. de ta chair (te lu victime~.Cette contmu-
nioo.ii est vrai. peut paraitreinutije puisque te sat'rifice
preatabte a déjà eu pour etTetde prnfaner lu terre et tes crains.
t!se)t))))equ'nyaitdouMce)))p)ui''eti)pstpo-;si)))e,enetîet,
que parfois ta <o)n<nut)it)nait sutMa obtenir )'enet désire.
Mais, en ~tu'rid.ette succède a une desaeratisatinn. qui
produit déjà uuejx'etniere profanation. C'est ce qui e<t très
seusibte dans le rite tmidou des )''fn<)t<M<«~'«. L'orbe est

d,M. t'~rnct!< t-ttt.'h. Smith. !trt.w)'t/'t'<' A't«'</)'a


/<f't/'t«~f<'ny\u)f't))ttnf'ttr\iVKn''t'<)t'!n)'«t))tj!uni~t)tut<)«)')t))'.
~t'"rph\rc.r.r<
M!M.'tnnh~nit.)' A').)~Fr<u:er.M M.,)).)).:).)'?. )~!
n~'tcad.tit.Kut.t).
(~
f:f.)-'M:r.t.
M..JH.p.').;).23, :t).M. 7X. 7: 7S, <-(<
(5))-'ra!!cr.)).)'t.
:'it.M)h-)tr<-ux n'(H-tn-cnt mander <tc fruits de )!tT<'rr<-j'r"nti.<mt
d'tHt)it')tmnM'-)MM~)uc!!t;U''<){Mau.J'M.Y.)us!jq.XX)V,)u~)().
.<v,)X!i'~).etc.
)7))''t'~er,t),[).~).
~)))'!)j;)'('<f)'texte'fC!!jMr.!)e!<: la Pythie. nf(')!)t))<:))i('n~H<:)x
conunuaion «it t'tp rctatb'cment Bto'Crojr.'tt'urpt'/MW !t!?f)x!).
)).tH))HUT):TM.M.\rs<H<U-.t-t)t.):U:)U)-H:t: )t< J

consacreaYaruna') il est s!tnourritur('Lt"!(-)-('atttrt's autre-


fois. dit le mythe, en n)!))~erent et elles dcvinreot hvdro.
P"t"Cest}!r:t(;G ait rite dont nous
attunspartcrqu't.)~
~aM'erentAœdanKer'oi<.iptt<)uoii)(.<)nsi~K,,tre
"utrt-suttt-andps'.dt.ux prêtres f.~t. ave.-des srains d'orne,
t'eux taurines
qui unHaf.)r.nL.d..nb..)i..r<.t d'une brebis.
'~s.M-nhantets<)f(.nnn(!t)tt-tt<.nt.iepr<'t))ie)-surtabrebis.
"'t't'-e sur je beiier. des tout~ devine qui represententdcs
se.n.set destesticutM.t-n aussi
itraudequi.ntit.io~ ,,os-
Stbie\ Puis ou fait
iesa(.-ri)i.-e;un..part est:,ttriLu..(.& l\
\Mru).)Uf)iusi (;).(. d'autrt's (tendes d'ot-!t.).:t:.tm-s on
tnm~esuknnGUMmcnHercstt. p. )e sacrifie. on .corte- Il
Vnrun:t, OM)~)hnine. on (~barrasse cf-nx qui mHt~pt-ottt
i'or~cdt) < iien qu'iijutk'ntitsm-cux. Pui~o) Mitnneutttce
quirested<'sfitrurif)<ot)!)))s<)t-h(')'<))t-itt)~t)t('dci'()t'Ke.
L.' cmntnuttiwt st. snt-ftjfmtp donc nettotx'nt à ):. dt-iito-itiisa~
tton. Dans t'e cas et dans tes (.-itMsi))ti):)i)-('s.
on ct-itint sans
doute ftuc ):) itt-ofanatittu n'ait ct(. in<;tnnp!)-tf. et
))uc, d'autre
part, )('Mac)-ifi:tnt n'ait r('<u qu'une dct))).c'')tswratt<)ti. Le
sacrificm'tahtitun niveau Gt)t)-e la sainteté de
i'ohjft il mettre
en nsa~t' et cpjtc du sacritiaut.
Mais dans les sacritto's dottt te but est de fertiliser la
terre
c'est-à-dire de lui infuser uue vie divine ou de rendre
plus

();Vn; S.).tYi.~<)(~-fHf, p.): n*:).


')D(.tt..m.[Hritt.tMn..)t)-)-i)urMd..Y.tn)ti<t..
(3'«.2.).-V.S.).i.j).):,)i.)t.t.)t.tc!:tcir.H.t<!4)
n~~n~t~t~
r. r.t..s .“ f..nt ,< h .muni. t-nn .). ,“
dcnt. a.. hn. de <a .ti.).rri)i..c ;“.“ Vu.. ,,). h. t p.
~~C~tUMC~t~h.U~ Ii
.reuv. ).v,o .).. h. f.d.,)t..n.. T. h. f.t- ~n.
terc purtt.cKt.'tr.' bten ttt~r.).
tv..v. ,,), ).!U)t.)). )t)) ) et 'j,

fuilre de rir.tp. pruvrut "!re


fau't',?.1~ ,rz7.\'lll, :i, :I:i.

,n~M<
~< f' r'
cf.rc
<t.i,ur)ar.i..n~r..s~aniN.M t.-u-
a-tue) les .c.r., d.)i.ut .ht )h.n de \-w.a.is il n'y L'
tMtc;.f.nM.t,ur.-cp..i..t~-t .).i.k. rite nithK.n
M.~ .tn.K. n~.h..nnm,.i.,uc tic ).<j.,it.).. )-c .f. r. f<j
e.st .ht .,“< ~.)j..r v,.r..H. vi.s.Me et il .<~ t :tn' b<
?' 'e 'it M. ).cvi.
n.~ <.
"t! t' "Mniticnti.M pour
'foc n')M!!pmso.u)!! la 'x.'vei..j)j)cr.
(6i.tt.a- ()'.«.. t.6. !):.
(~Mttnn))Mdt.))'.f.A't. ().!<() s.j().
'AX\St)(:tut.t)!!)~).'t-)(!it

active lu vie qu'elle peut avoir, il ne s'agit plus, comme pré.


cedemmcnt, d etiminer un earucteresacre il <uutte commu-
niquer. Les procèdes de communication directe ou indirecte
sont donc nécessairement ituptiques dans ces sortes
d'opéra-
tions. H faut lixer dans le su) un esprit qui le féconde. Les
Khonds sacrinaient des victimes humaines pour assurer !a
fertitite des terres; les ctmirs étaient partagées entre les
ditferents groupes et enterrées dans les dtamps'. Aitteurs, le
saon de lit vietitne hmnaiue était répandusur tu terre'.E)t
Europe, on d'j)u.-<edans te champ des cendre. de lu Saiut.
Jeun, du pain t'enit de lu Saint-Antoine'.des us de Mtes
tueexil t'aques ou .'t d'antres fêtes'. Mais souvent, toute ta vic-
time n'était pas entptuyce de cette manière et, comme dans
les Hunphoni:).les sacrifiants en recevaient tenr part s. Par-
fois même elle leur était attribuée tout entière. C'était une
tacnn de (aire participer te tabom-eur aux bent'fices de ta
consécration, et m'~ne, peut être, de confier il sa ~arde les
forces qu'il s'assimilait et que, dans d'autres cas, on fixait
dans lu fhantp. t)'aiHeurs, ptus tard, on semait tes retiques
du repas. lorsqu'on ensemen<ait ou tabuurait'. Ou bien
encore t'xn partageait nne autre victime, nouvette incarna-
tion du ~enie agraire, et t'en disséminait dans ta terre ta vie
qui en avait été autrefois retirée. Ce qu'on rendait :'tta terre,
c'était a la terre qu'on t'avait emprunter Cette correspon-
dance fondamentale entre tes rites de ta profanation des prè-
tnices et ceux de la fertilisation des champs, entre les deux
victimes, a pu. dans certains cas, donner tien a une véritable
fusion des deux cérémonies, pratiquues aiors sur une même
victime. C'est ce qui est arrive pour te- hunphonht. Kth'ssont
un sacrifice a doubte face cites sont un sacrifice du hut-
tage. puisqu'ettes ''ommeneaient par une onrande de pré-
mices, mais ettesont. également pour but tinatta (tirtitisatiou
de la terre. Ou a vu, en effet, d'après ta te~ende. que lu fête

(h M'c'phers~n..VfMtHr«<h ..y .T<rf .'M/Mt/w. ;). )a).i(j<). Cf.So-


ottHct:du ))rt'))f()!m<k'~rtnuup! <;t<M.«.. )). ~u,K).H.
(2)~)~nnhMr<)t. «'. A' t. p. ~i:
(3))hhht'!U'n..M'tM<M(/<.<f/tf'.)f't)r/tftt,
(')< p.
(~ f)~t)'-r.(.t')«/. M~t~.< ';)')< )?" t.
(!i~t-'Mcr.'M. «.. U. p. ~), s<).)..t:i. tï s.)<).
(t!)~hnohardt.«'. 7- A' ).?. ?0 s.)fj.– fr.)-. '~M. ~t., t. n. 38)
Sf-t.
(7)Legénievivaitt'hh'era )tt fertue. t-'n~cr.(t'uM.«., t), p. t<i,ii.
)"H!'Tt:T M. MA)-.i<.–):.i.<At-))).K~(:)t)n<:K H3

f"teta)))k'pour mettre fin il une famine eta une sécheresse.


On pourrait même dire que )!(communion faite ù t'aide de la
chair du bœuf a, e)it.'aussi.ce doume))ut:pe)'mettre ta con-
sommation des nouveaux srains, donner aux
citoyens une
bénédiction s))eciaie ;)our leurs futurs travaux agraires.
Mais poursuivons j'ana);'se de nos données. Xous bûchons
"utroisietnc moment,de notre rite.Sopatros, en tuant iebo'uf,
avait tue t'csprit du bie et te bic n'avait pus repousse.
D'après
les termes (ic i'oraeie. le second sacritice doit ressusciter te
mort. C'est pourquoi on empai)ieiebœuf:)e bœuf empaiite'
c'est le b'tjuf ressuscite. Oni'atte))ea iaehiu-rue: le simutacru
detab()umne()U'uuiui fait efteetuera travers le champ cor-
respond il ta dispersion de la victime (-f)exiesKho~d- Mais
il faut remarquer que i'existence iudividuetie du ))Hjuf,de
sonesjtrit. sun-it.et il ta consommation de ses chitit-s.et &
ta diffusion de sa sainteté. Cet esprit, qui est ceiui-ia même
qu'un a retire de ia moisson coupée, se retrouve la, dans ta
peau recousue et remplie de paiiie. Ce trait n'est pas particu.
lier aux Houphouia. Dans une des fêtes mexicaines,
pour
représenter ta renaissance du ~eni'' asriur)'. on deponiHait ta
victime morte et l'on revêtait de sa peau celle
({ni devait tui
succéder t'annec suivante'. t-;nLu!:ace,(ia fête du printemps
nu t'on enterre "iemo)-t.),c'est-a.dircie vieux dieu déjà
végétation, on pntÈveta chemise du mannequin qui le repré-
sente et ou ta porte immédiatement '-uri'arbre de mi)P; avec
)Gvêtement, on emporte i'csprit. C'est donc ta victime cite.
même (juit-enatt. Or cette victime, c'est i'ame mente de )a
végétation qui, concentrée d'abord dans ies prémices, a été
transportée dans )a bête, et.<j[uci'i)nmotationa.de pius. épu-
rée et rajeunie. C'est donc )e
principe même de ta ~ermina-
tion et de ta fertilité, c'est lu vie des
cttamps qui rcnatt et
ressuscite ainsi*.l,
Ce qui frappe surtout dans ce sacrifice, c'est ta continuité
ininterrompue de cette vie dont il assure la durée et la trans-
mission. Une fois que l'esprit est dej~e parie meurtre sacrt.
ficie), il reste fixe lit où le rite te dirige. Dans )cs Houphonia,

~C~K~n~J~r.n)~
(tribu!)c!'A)tfU).
–))~.t. n', ).-rit.r.(;K )),).. ):!<c!)ine'.
/9t,~j!u.p«urt)<us!)};<dntt)<'mMi:t-))rc.
(~))-'MKr.<:t)M.«.,n,p.
(3,/<),p. a.6.
fi;/<), (). ~7!if).j.
H.))mM)):tM.–Annc<'s<!<'i~)..)SM!.
t)t ).<\Kt:~(.)~).t~tt:. )'<

i) réside dan~ie mannequin du bœuf ('ntpai)h'. Lorsque )a


resurreetionn'etaitpasti~urt''cparuneeeret))<'niespt'cia)e.ia
cunscryati'tud'HUt'partie ()<')!<vi<'tint'"t)u()c t'obtuti~t) attes-
tait ht p'')'ist!mc)'t't).(p)'t'St'ncct)ft'mm.)Ui)'siditit en GHc.
A)to))!('. on ne conservait pas'!eu)e)net)t)u tête du chevai
d'octobre.mais encore i'on gardait son san~ jus([u'aux t'ati-
)ies'.Les<'endt'e<dnsac)'iHcedesF''f;('<t<«'<;f' étaient e}fa)e-
tnent conservéesjus([u'a cette date'.A Athènes, on entérinait
ies restes des porcs sacrities anx'i'itesmopitories Cesretitjues
servaient de corps a i'esprit de~:t}:epar le ~critiee. Httcs t)er-
)nuH:)it'Htde [ciiuisir.dt')'utHiscr.tnais,d'<tburd, de h-con-
serve)'.). retour ))!riudi()ne du')crH!ce.!tUXt'))')())H'soH)a
tfrrc-t'd<'()')uiH:tit,aMUt':nU!n'()uttnuitt''d<'taYit'uatm'<'))p,
<u)"'m)<'tt:)ntdf)')C!t)tspt't'tdt.'nx<'rtcc!u'!n'tt't'p8acrt'-<)u'i)
\'i)V!)iti)tt<'n''tMconst.'nTrt't({ui.)'i)nnc''tt':))))'t's,t'e))at'ai!i-
sait dans tt'snuttvcHuxpt'udtdt-du so) pour s'incarner de
nouveau dans une nouvcth'victiux.
La .suit'*des i-acriiiees unraires pre-'ente ainsi me série
iuinterr'unpue de t'om-entratioos et d'' dinusiuns. Aussitôt ta
\'ieti)nc<tevenue esprit, p'nie, ou )a partage, un )a disperse
pour setner ta vieavec eUe.Puur que cette vie lie se perdepas~et
t'en ri-qm- toujours (t'en tterdre un peu, témoin l'histoire de
)'e)')p.<a i'epaute d'ivoire~, il faut ta rassembler penwtique-
ment. Le mythe d'Utirisdont tes tnembres t'pars étaient ras-
setnittes par )si~estuuei)ua,[e de <;erythme et de cette aiter-
nau':t'. t'om' euncture, te sacrifice contenait en lui m~tne,
abstraction faite du retour regutier des travaux agricotes.ta
conditi"n de sa périodicité. Aureste. e))eeststipu)ee paria
te~ende qui rapporte )'instih)tion de ces sacrifices. La Pythie
pre-'criv.'titia répétition indt'thue des Houphonia et des autres
eeremouiesdemOue nature. I.'interruption était inconcevable.
Hn un )not. de nteme que le sacrifice personnet assurait
la vie d'' ):<personne, de même )e saerincp ohjcct.it eu ~encrât,
et le sacritice agraire en particuiier assureHt ia vie reette et
saine des citoses.
Mais.ettseneraLteceremonud des sacrinces agraires, dont

)tH-<«m.)\i!).–t'r..p<;r.<,t9.–M:tn)th!H-dt,H'.f.
A')).i)i~).).M'<c/<[..tS!t.
(~'hi.).M.tV..t\r,:i'.).
t:!)''r.~<:r.M.H.jt.t:).–)t~t.Lu'in<t/<f'M..UM.<)MO.
p. :tis .oj!).')' huhttt' – Hf. <'uUed'his a Tithurt;!t,
yfy. p)t)sh<tut,
n. ).
)). "L'uf:)t)n M.m~.–):.<u ..)-)<).Hs\<u)')':t: n~11;
"eus venons d'anaiyser un type, it été
surchitt-se de rites
nccessoires, on bien denatnrf suivantt'tntct'()t-etation<)u'ont
pu recevoir te))es ou teHe.sde.sespratiques, tis'yfn~c t!t'ue-
'dément (tes rites magiques de )ap)uie et du soLit:onjioie
la victime ou t'on répand de t'eau surette: le feu dnsacriuce
oudesfenxsjh.eiauxrejx-e-ient'-nttefeudnsuieit'.U'autre
part. il est an-ivt:-<;tn'ifs rih's ttL'd~~o-ittisittion dt' l'objet,
dusact'itim~ panant uot' j~accprcputxttit'nntc.h't'itctout
t'nUt't-)wnv!)H[)rcttdt'c.<'()mm(.'t'ittUt)nt~M.t-'r:tMr,ict-iu-:tc-
tfn'd'tHt\'t''ri(idjics:~ri)i<('('x))iMtutt'('h'<"s))t'it.duch!unp
'tuiiiOt'tititd't.tvicUmuyrt'~titiUMCiipëM'sd'uuboncftnis.
sair(".Luf(:~ci~)-!tir'dcv('t)i)iUt)tt'~tudn/~<«.Suuv<ut.
''n tH'ccc. tes u)yt))L' (jui r.tcotttiiH'nt )'in:;titntion det-fs fêtes
les reprcse)tt:)it.'ut.(''<)U)))t.'i'<'xt)iittiuu
périodique de crime!)
<'ri~iw)s.C'esUec:)sdesi:t)Uj'i)(H)ta'. ·.
Ainsi, d'un seu) s:)C)-i)i''ei~raire.t'jnte une musse d'ciîets
peuventsurtif. La vatem- de la vicUtned'un sacritice soieullei
pt:tit tet)< la f'Jt-et'expansivede ~cuttsecraUum't.(i).si grande,
'f')'i) était itnpossibte d'en iitnit'')- arhitrait'Gtnent t'eOicacite.
La victime est un centtcd'atU'actio)) et de rayonnement. Les
chu.scs <)ue le sao'Hiecj;uuv:)it tuuctter recevaient leur
p:u't
de sou inihienee. Suivant téta), ta nature tes besoins, des
personnes on des objets, les euets produite pouvaient dif-
térer.

V
I.KSAC)UFh:):OL'tJ)HU

Cette v:)!<?m'sht~u)i~re de la victime ?tpj)!)r!)it(:)!U)-cm<'nt


dimst'om'dt'sfonnc.sh'sptusachcvft'sttt'tcMhttiontiisto-
riqucth) système s!)cri(i<')''):<iHL's:tf-)'ifi<dudieu.C'['st.nn
e)tct,d<msiesact'ii)Ct'd'uut'pt'rso))ncd'vi)R'()m'tauotit)))du

~)~y.tnnicr.r.< !)!!).<.),;).AM.))/f. x\'f)~).),j


(;<<M.ft.t.ji..m.
Ci' t'harmukcs?'A'tt-t!/ff~, ftitotituns. ()'). '.<«.w/t.. \'). )(. )~ .),-wi
.tttt')nu:~tar.)))f)rtit.j).t!)t;M.tnnh.[n)[..U~/t.u;t.A..j).);t:j).
~(:r.)f-sThMrt"')ie!)Mpmti<'M<)<')<un..r.d'AM')rni:~e.r))ppc.U,<
~h~A~–M~M~M
<t~L'tiruth~ii)'!t(ra<.)'!t<t<)).t!2<j~.t.
Ht' L'XXKHSuctuLutit~CH.)89S
--uA
sacrificearrive ù sa pius haute expression. Aussi est-ce sous
cette forme qu~iia pénètre les reiinions les plus t'écoutes et
qu'il y a donne naissance a des croyances eta des pratiques
quiviventencure.
Xous a)tons voir (.'moment les sacrifices agraires ont pu
fournir uu point de departa ceUeevotution.Mannhardtt't
t-'razer'avaient d6ja bien vu qu'iiy avait d'étroits rapports
entreie sacrifice du dieu ut tes sacrifices agraires. Xous ne
reviendrons pas suriespuintsdeiaquestion qu'ils ont traites.
Mais nous chercherons, a l'aide dequetques faits supptemen-
taires.a utontrcrcotntueut. cette forme du sacrifice se rattache
au fond même du n~canistuesMcriticiei.XotreetIort prin-
cipal tendra surtout a déterminer ta part considérable que )a
inythotn~ie a prise ace dcveioppetnent.
Pour qu'un dieu puisse ainsi descendre au n'dc de victime,
it faut qu'iiyait<)uett[u''afttnitc entre sa nature et celle des
victimes. Pour qu'H vienne se soumettre a ta destruction
sacrificiciie. il faut qu'i) ait son origine dans ic sacrifice lui-
tuëmc. Cette condition paraH. n certains égards, remplie par
tous tes sitcriticGs car ta victime a toujours quelque chose de
divin que de~a~e le sacrifice. Mais une victime divine n'est
pas une victime dieu H ne faut. pas confondre )c caractère
'.acre que revêtent ies choses religieuses avec ces porsonnaii-
tes définies, qui font t'objet de mythes et de rites également
définis, ct<[u'onappetiedesdi'ux.Dans tes sacrifices objectifs,
il est vrai, nous avons vu déjà se d~:)t;er de la victime des
êtres dont la physionotni'' était, plus précise par ceta seul
qu'iis étaient attachesa un objet et a une fonction détermines.
Même.dans les sacrifices de construction, il arrive que i'es-
prit crée est presque un dieu. Cependant, ces personnalités
mythiques restent en générât vagues et indécises. C'esl surtout
dans les sacrifices agraires qu'eitcs arrivent a leur plus grande
détermination, tts doivent ce privite~e à diflérentes causes.

~t) )t!mn)tan)t.n'. A' .)<<M-/tf ~),w/tM«r/<'M –t-'rMcr.


';oM<'H~t.)).~t:)<'j'j.n.j).)s.j.).–JcY~n!jM/Of/«~«)n~</«'«;s-
~o)' th~f'/f.~f.– t:r!u)(A))~tt.7'/<fKf.</«/fnH f)/ <hf/</<'«o/' <;o<
x
'-))&[).!').(.–).i'-)jrc';ht. /'<-<f~<~W)c f; in:'«' t'uM-KMf/f.p.
t:jti.
i3!).– f:)))rt !)'hic))n. /.<'<r)'< /ff)«.)M.«t).in /f.'t. /<M<.
f<<«e~
t~. )). p. – )t')h. ~mith.«-n'/x-e in /~tc'/t-/<)/M'</f<!
– 0<f.HMs.j.). «tt~Mt)'M.
.J/ .CMtt;M. il
)). !(. V.t, CuH. 7t)/<'<
<h'cA)'<!<t'/jt.t~.
B'))~~n< )X~t. p. M:').\uus fMiiuutfnut)!!pat que toutsacriticedu Meu
i"'itd'origine!~r')in'.
~) St'M* rc-MY'K'! tvuk'mmcntt':t:Md<:5nnnHMX tottut!.
H.nr))!i)t-t-):TM.)).\rs<. –t:.«..U>mu:u:)U)-h:H )tf

Kn premier lieu, dans ces sacrifices, le dieu et la victime


sacrifie sont particutit'rementttomo~enes. L'esprit d'une
maison est autre ettose que ta maison q))'i)))roteKe.esprit
du bte, au contraire, est presque indistinct du bte qui t'in.
carne. An dieu de j'orne ou ottre des victimes faites de t'orne
dans tequet il réside. Un peut dotic prévoir que, par suite de
cette hmno~neitu et de ta fusion qui en résulte, ta victime
pourra comnmniquerat'esprit sou individnatite. Tant qu'ette
est simplement ta première }!crbede lu moisson ou les pre-
miers fruits de lu recette, t'esprit reste, comme elle, uue chose
pssentiettement.asrairc'. Une sort donc du champ que pour
y rentrer aussitôt il ne seconcn'tise (ju'~u momentprécis où
it se concentre dans la victime. Des qu'e))e est immotce. Use
ditiuse de nouveau dans toute l'espèce agricole dont il fait ta
vie et redevient aiusi vugne et impe)-s')n))c).t'onr que sa pe.r-
sonnaiite s'accentue, il faut que tes tiens qui t'unissent aux
champs se r'achent;et, pourccia, il est nécessaire que ta vic-
time ette-meme tienne de moins près aux choses qu'ette
représente. Un prenner pas est ûdt dans cette voie quand,
comme il arrive souvent, la gerbe consacrée reçoit le nont
ou mente la forme d'un animât ou d'un homme. Parfois
même, comme pour rendre lu transition ptus sensible, on y
renferme~ un animât vivant, une vache, un bouc, un coq, par
exempte, qui devient ta vache, te bouc. le coq de ta moisson.
La victime perd ainsi une partie de son caractère agraire et,
dans ta mente mesure, te ~enie se détache de son support.
Cette indépendance s'accrott encore quand ta ~crbe est rem-
placée pur uue victime animate. Ators, le rapport qn'ette
soutient avec ce qu'elle incarne devient tellement lointain
qu'il est parfois difficilede t'apercevoir. Scute,ta comparaison
a pu découvrir que te taureau et te bouc de Dionysos,le che-
Y!)ton t<'porc de Demeter étaient des incarnations de ta vif
des btes et des vignes. Mais ta différenciationdevient surtout
marquée quand le rote est assume par un homme' qui y
porte sa propre autonomie. Ators le geuie devient une per-
(t)Mnnnhardt.A'o<t<MmuMf./t.HerL.)MiS:U'A\.ct.)h~<.A'<<-A.
–t''raxcf.~o/f/.M..t.)),tci!im)utu))t-!t)t~<f!)i(srit'-s:h\h-ti<«t'.)e
f;<i<'dud<!<t))p. )!ttit'micn-t!<;rbc
pnrt'tftk' )))('mc
num.X<!us
<Mi%-n)t';
ici
teofexjx~e.
~) )! arrivetn')))Cqu'otiy p)fn-v,Mfritu't-bien<:)<'m<'nt~ir<des \'ic-
tuoi))(')!,t'h'.))'mtth.).p.~):j.
':),Mfmnh.)t'.t'.A'),p.3S0.3'i.–)-'rai!t-i'oM.N.,),38)M<).n,
p. ~),t)):<t.)<).–Porp)t.«..)&<<)),27.
ttK
'<HH'n)H).'H.)~)'):.)f.'W

s"n))!ditt'n)()r!dG<)ui!)U)n)"t)).<)))i('on))))cn(-(-!tCxi'!to-d!))w
ia)t't:f''n)('<'))'h-))()rs(t("<~tcst't.)).ss!)(-ritit'cs. C'est itjxsi
<)' ~upcu,t'.t))K'd(.'ta\i)'d(.'s chimtj~dt'vicnt cx~'Hem-~
!mxchi)t))[)s't't<i)idi\-it)u:dis).
M:usAcette
)Jt-t'mi;'t-cc:)n..t.u)n'!mh't.'s'fsti)j<)nh''<Lf
siu'ri(i<(tt'-tftmi)t('.p!n-)ui-n)~n(..u)K't'xa)t!ttit)U()c< vic-
times ([U[h's(iim)i..t'()ir(-t-t('tu(')n.Xn)))))t-t'))S('sstH)t tes
''W'"t'"<'jf'se t)-<)uv(-nU-i)(-<)))tt'('sd''<'t's!)))()t)))-<)S(' «('rente
n't't:tit:)dtnisda))s)'<))Y)t)[~qu'!)j,t~s son suicide sur)'')<')!).
Attis= et
).:s))n)t)mrfu)-t'ut!U)in)t'<it)))~s)('m'tnort d'une vie
()i\'im'.j~c()nstut):)tiundct.t\'i'')-n'Gst!nHr('()u'H)'it!ont.
uncdt'-pssf.i~t-nirt' <[uis')itp(.t)dm". Au~cxiq~un
myU)C)-:)])))t)rhtHt)Ut'h's<)h'it<-t)!ttm~nY!m'nt('.t(.(.n't's
I)arun~crint-),)dt-f'~(.')'t)(.i,)Hjtttrt'dt'sdit'u.(').tit
é~)~nu'ntpr~(.'nt(''<'c<'tntn';uu)'f)')nt))(.-()n'u))'<!t<-)-ificcitU)-int
dint)i~j):m!, le )))('-)nc).ays. i<'rsdc)itf'tt'du dieu
Tott-c.'mj'on tonH~
d.')).)ui))!)itd(.'s<-itjttifs.t)t)).t-~)'c
re\-fHtit ta ),e!md.)'t)n d'eux
:i)d.-Y..)t!))t:dorsritn:~e
dudit'u. )'"t-t!nts("<<)n)<.n)(.t)t.(.tsuHcosh))))f,s'i)ss('Jit
sur
""t'm-(.tn-(.t-v:.itM):.).h-<Tdudk'uk-si)ni~(.s'dcs
prenn.-r.. fruits-. Dit))-.):. ).J;('))d.-cn-t..i.,cdt.))ion\-sus. le
cœur()udict).())H !n'!Htctt'')n!tMit<;n-pi))-)[-sTit!)n.<;t'-(:tit
p)!K't'd:)))s m) .<)tt)uHdfVi)itt'-).t'c:id()n'P)ti)()nd<'
Byb!')spn))))ui<p<)urt.x))ri)h'T)'t't!ttd'Ocf:u)()'n)utHt:'[)!u-
s()ntits)\)-f)<t()!unct'xpt-(-ssif))t)))('Hs)!j:nif)(-:)tiY<<.i)fut
co))S!H-n-Y. )):)))< (.(.<);)dcs s'tt.sistchtCttns-
ciMMnhscurcd('h)V(.)-ht(h)s:)Ct-iiif-c.Latt-!t(-t.p))))(.rsiste
~utt'nx'ntditn-.k'.s rites l'.tt-t.-xptupk'.aJmnt~s, où tcrôh'

!)f:i'.)''r:~fr.tf..).p.:M.n.
C!rn..).. ).“ V. ).r!n.j<ti,.j,,i “),)“.“).. );“,
f)u.')c~.)!tvr<'dAttt..n(.
!i.tn.Mtj.<'),:t.s. -Jnti(~.(~.V.))tt!U
~)'h!rt!yh).i).
i)t"hrr.('7..w..uL/«f<M.

U!<Ih!t\r.))r.<t<t.).)..XtM.
~i) <<.
f!r.f!<~«.t,t<f~M/)\
S!))i!'U~'t.~<M./<ffA,.M,M,/M.jjJj~[;~j

~UrU)r~.fL\.<<r.'r.<f/,t.s~)).)<(.j.j.
tfC<<jt.~t.

~r~
/'t'U. )t. )'–)''r:r.<f.'M;/<mt.). p. ji:t.

t!t')n!i.). ~~)."r.~)i.i.-(:f.).n).)r.i,r. )s.M,


['.3M!<).t)t!!rn~t.~L-Kt-)t!~t]:JtT:)M.)m.5.f-j,
!).)!tHHnT):Ti).Mtr-–):U'.rn).):t:!)H'h:r ))'t

dt'ut'nicannuct de )i)ve~tati"n était tenu par un iiftnnn';


dont Cuftice durait un !)n.<'tcu))!)ne)K;aitaia Saint-Jean, an
feignait d<*jeter te futur/<f'~ dans le (eu du i'u'-hcr;
après cette feinte e.\e<'uti<'n,son prédécesseur tuirejnettait
ses ")si~nes'act''ren!"nie n'avait pas pour etfct d'incarner
si)))))i<t))(')ttt)'~).ui('t-iti)'('.nn!HM!)i(im!<at-)'itit-t-n)~uc'.
–'h', )''tunt(fon)))''<)tt'i) ))')-!)?!)', (ipndcftistin~'K't'tes
d')))<)))Sth'SYi<-tittt('i~)-i)it'< (.'(":f:)its.sut)t)))'<'<'i.n)f'ntde'!
MX~m)) h"4<(t'M.'))m'nous !tvuns)iit :'))))-')])<)!; ti).')i)ccns~'r:)-
tion et tt(;st's(')Ms(nt'('ts.L'Mt[))t'<)s('s!t<'r)f)<'it't)t')t't'Kt pas
:ntt)-<'<')tt)M't)Hf'tar)'n:t)ss!H)<'t'dt')!tvj)'tit))('.S:t(Hv)His:ni())t
t'tnnt':)ss):ct'i:))<'tu))''f')t')t)<'su)K-t'n'm-('f)t'san';ti<i~tiut)ct
dfS)'-[)!))'!Ui«t).A!!tist'ttt'fu)'n~'t)'tparait~u('rc<))n'dMt)sk"i
S!)Ct'ifi<'f's(tt't.)):u')u)()<'i)iisitti(!n,t:)t'()n('<'nt)'i(tin)),t'<'tt)nu-
h'ti(jnd't))t(.'ut'!tc[urcs:)c)-L')a\'tctiu)t;st:'tMUYt'i)H'i~d'uj)
maximum de saink'~(tu~k'teri(ic<'t)r;f!ntisc~t po'son.
)U<K'.
Yuii:'t)i)<-ut)<)itio)t)u''(.'t"ai)'('))()U)'qu<')<'s:)crifin'')udieu
soit p"ssib)'\M:)i-< pour qu'itdcYR'mtp une n'!))iu'.t'f n'est
pi)s.)--cx(tm!)t'()i)'us"it'()t'ti<t(')aYit'tit))).i)f:tUt((n'n:nt
encore toute sa uum)'cdivim'!m)n'))))'n[ on i)t't)tr''d!)nsic
sacrifice pom'd<'venit'victi)mi)[)i-t))~n(L'.(:'t'st (tir''<{))(.')!)
personnmcittioud'oùitesttMttUc~'itdcvt'tiit'dm'ubtcet
u<c('s.air('.<:t.'tt('!)s')t'i!)ti''nit)dis.;<))n)))t.'(')ttn-dt't'tn'sott
une t~jtt'ccd'ctt'ps et utK'vertu st))'nattt~')ift'.st)c fruit de la
j:)erindi(;itt:<k's SHct-itit't' dont n-itp)-et;i'.t''ni<')it ici. Li)
t'))(''titiou de (;ps('t'r<)))<))ti<'s,d!n)'-t(".f[ue))c' [)!u'suite d'une
habitude ou pouf toute autre rais)))), une tnt'tnc \'it-ti)))ercpa-
raissah:)i)aerv)t)iesreKt'Ue)'s,ac)'eeu))sorted<'))e)-st)H.
uatite cuntiaue. Le sacrificeconservant ses etïets'.ccutuhires,
)a création de la divinité t'st)'(t!)n-redes .-acriticcsantérieurs.
Kt ceci n'est pas un (ait accidente) et sans port'e,jutis(tuc,

.\hn.t).U'A')).)..M:
('!)':ut.)).<~rcrt.<),ri)qniYit:)i),):m.:),.<),)r!t').')i)!)p).t-)(')r)!h~L'f/.
~).a;;is.).).<:f.t:<n)u))-.)t.n.A..).p.t~)),<,)-.ttUr..s.'a).
utt)i!Mn'it)ftt).)iss.'m.)!tth't')t.).))~ft).!J.'t.).rtH'~i;.))M'nt\
pr<t))i'')'<rain!):)f.,rtn.~)nt!~)tf:))))..H.rt)n).rt~:ttti)!)h-<
t)M:u)trm"tt)~)!ti.<:)<-dh'U)t.)i.«:)it')'!s.irri)irt-!tj;r:(ir'v.).tin!)~th)(.
.t.~r.<r/<)).)i~iitj~.–Frax-'r. t.).)). :iii:')).),. ~.i)..)q.
–X!u.<.)n.)~<.nt.ux:.)!;Xt.'u.<~))')t.f.(.('.rH)~jt'<'r/t..)~<[.it!
-).y.).!s./h..)/“ )\s.-V. )',).)<). \))L:'0. t. ~.urt!H.us.i!u~-
't.\Ut'-na.t.)~/<Arn<ti''t'n!h'X.-us\:y~f.;e)Wt.)).-ht-L–Suu<K
est .t<))t.tt).-f..n-mt-t))M).)K-h~inj~thr,)hn,)usii.-U))cd~ dieux
tc..t<tt)h;nt)i..))<tit:n. ).). p.ii.
HO ).HH-~c)~).i)'r)i «'s

dans une n'ii~ion aussi abstraite que te christianisme, ta


n~ure de t'a~-aupascat, victime habitut'tte d'un sa'-ritiee
Ut;mh-e<)upa~n-a).apersi-t<'<'tsertem'oM'au)'mrd'tmià ci
designer ieOtrist.c'est-a-ttircie Dieu. Le saeriti<-eafourni
les t'')'mctttsde)a.symboii(tue divine.

Maisc'esU'itnaninaticndescn'ateut'sdemytin'Sttuiapin'a-
chevei't'iai'oration du sacrifice du dieu. Un cU'et.eite adonne
d'abord un état civii. une itistoire et. partant, une vie plus
contiuueaiapersonnaiite intermittente, terne et passive qui
naissait.de la périodicité des sacrifices. Sans cotnptcr qu'eu
iade~itj~eantdesa ~:u~uc terrestre, cite t'a rendue pins divine.
Parfois même. on peut suivre dans iemytite tes dinerentes
phases dp cette diviuisation pt-OKn'ssiVf.Aixsi. la grande
fête dttrifnm- des Kameia, cch'-br~ceu thoum'ur d'ApoHou
KartK-ius,avait ct~ institua', racontait-on, pour expier le
meurtre du devin Karnos tué par t'Heraciide tiippotes Or,
Apui~nKarm'it)- n'est, autre que le devin Kitrnos dont !e
sacrinceestaccontp)it't('xpieco)rnneeeh)ide!!))ipo!ia;et
Kat'n'MJui-memc'ipcornu~se confond avec ie héros
Krios<i(;bt'ner"i)ypo';ta'-t'de iavicUtnc animale primi-
tive. i)usacriticedu i)~ipr, ta tnythoto~ip avait !mt k meurtre
d'un ih'ros et cite avait ensuite transfunne ce dernier eu graud
dieuuatinna).
Cependant, si lu mythoto~ic u utabore ta représentation du
divin, elle n'a pas trav.tiUc sur des données arbih-aires. Les
mytiK'sconservent ta trace de leur origine uu sacrifice plus
ou moins dénature forme t'episode centra) et comme le noyau
de la vie légendaire des dieux qui sont sortis d'un sacrinee.
M. S. Levi a explique )e rù)c que jouent les rites sacriticiets
dans ta myti~to~ie brahmanique*. Voyons comment, plus
spécialement, l'histoire des dieux agraires est tissée sur uu
fond de rites agraires. Pour le montrer, nous niions {{t'ouper
queiques types de te~endes grecques et semiti<tues, voisines
de celle d'Attis et d'Adonis, et qui sont autant de defonna-

« 'rh<~oMpf,fr. m r. M.f. t. p. ;t~). – )'nuMn.))t. ~.t. Cino-


mM!t!U)!)K')!!c))e.r<w~.A'<V.M.[.i!t9.–Cf.t'«.'n<r.M..UK.
m).)').–Cf.jh))u-m)<;k'fend('thtmt''tuef:<'nreit).<t/t..MtM.,).m,
p.:itiMS~t(.
(2)Yny.t)e!!y.)).a.v.
(:t,fM!).):t,9,)f).
(~~ec/f'.c)mt'.)t.cf.He)-u}.!nc.v~).).p.iO)s.).).
t).)U')!Mt)KrM.M\)-S<.-–H-<S~i.H>t:)Hm:H Ht1
tiens <)uthème du sacriHcedu (tien. Les unes sont des mytttes
qui expliquentt'institutiou de certaines cérémonies,tes autres
sont des contes, ~eneratement issus de mytites sembtabtes
aux premiers'. Souvent, tes rites comtnemo)'atifs<tui corres-
pondent a ces tegendes )drimx's siK'n's. jx'oeessions etc.
n'ont, a notre couuiussunce. aucun des caractères du sucrinee.
Mais le thème du sacrifice du dieu est un motif dont l'ima-
gination myttn)togi()ueMtihronent usé.
Le tombeau do Xcus'cn Crète", ta mort de Pau'. cette
d'Adonis sont assez connus pour qu'i) sunisc de tes tnentiou-
ner. Adonis a laissé dans les f~K''ndL'.ssyriennes des descen-
dants qui partagent sou surf. Dans quetques cas, il est vrai,
les tombeaux divins sont peut-~tre des tnonnmeuts du cuite
des mot-ts. Mais le pins souvent, u notre avis, la mort jny-
thiquedu dieu rappetie le sacritice rituel; elle est entourée
par ta tegcnde, d'aitteurs obscure, mut transmise, infom.
ptetc de circonstances qui permettent d'en déterminer )a Vt'ri-
tabie nature.
Un Ht dans ta tablette assyrienne lie ta te~ende d'Adapa*
De ta terre out disparu deux dieux; c'est pourquoi je porte
le vêtement de deuil. Qucts sont ces deux dieux' Ce sont
~«.wx-j« et t;<.</<-j<< La nx'rtde Du-muxu est un sacrince
myttnque. La preuve en est donnée par ce fait qu'tshtur, sa
mère et sou épouse, veut le ressusciter'en versant sur son ca-
davre de t'eau de la source de vie qu'ette va chercher aux
enters; car ettc imite en cela les rites de certaines fêtes
agraires. Quand l'esprit du cttamp est mort ou a été mis à
mort, on jette son cadavre a t'eau ou on t'asperge d'eau.

0) V.t's'-tier, rf. <“ )j), f;<t,M.,Y. c. )t.


':) L< !))( ~)K'M!<tt)t'nt
t'pi~.de!)tttyttti'jnci) ~)i)hirMtk't <-<'rctno-
nics ritueUca. Ait)!!).Cy~ricM M~)))' <ju'i)<n-~it )-tt-.d.m<!!t j<-ntK"!sc.
Mourant <)<-)<)'-txx~t ~j;jn-x, a Antit'chc.(;f.<M '<tMt,
it).<-<<. s<'[)t.~'i.t. VU.['. ~j. Surt!t<it!nmti.,n dut'u!)))~)~j).!))un
contret'yth'm Xd~hM.Y.t-'fMcf, ~«w<to.M. ))). ['. M, ). [).~tt.
(3 Cyritte,.)'/< J.~w.. X,p. :!H.)).– )H. Y), :<.
(4)Mantth.tr'n.H. U'. A' H.)).)33.f. p. )4'.).
t.~)Ocrtuunt-'j.mtn-~n. /< .f. f/r <<<j<in /(t' H~M~ t7Mt/<<.
4t, p. ~S.– Kt-r'txxms./r f'<fM;«/;/<'rCt'<TKtff«'Mf< </t'.<
Mu.«'<;t
~'t'A/M,
inX<'<7.«'/< /)~yM)/ )i!;)i.j,. Mus.j.j.
f~) Hnrper,f' ~<o<tM<x'Mt<<'Mf/<'M t'ottt'<«M«.jftt.J(/«/M(De.
tit~-h. M< :(M.< )), ï, ):. (:r. Stuckcn..t.~«/My~M.)),
Ae/.p. )t9.
(7)Jcrcntiat.Me /ycM/«/)~ </(. ~/</<t,' (.'f.Litpuriticati~n du cadavre
NOM tt! ritue)wdi'jMe,p. T'n.t).
)m L'K):fH:)uLNt,)uU:. «'M

J.
Ators, soit f)u'i))'cssusfit< soit ([n*u))itt'hrt'd(')t)i)i se dre'tt'
~rsatu)nbt',tn\'it'~n:dt.)t.-i.c't.'sH')u\'('rs~'su)'k'ntnu'M
et t!t)'su)'tvctit)))<jui nous d)'tc)'mi)K'nti'(:).ssitui)t't')''dieu
tuot'tat)n('yit.-ti)uc:tH)'.drL'~t:()ts)t')))\t)K'd'Usi)'is,c't'st)i(
'Hsj~')'sn)))()u<t(ii)\'rt't't)'!))'hn'q))i))()()ss<'sut'h'(')'cm'i)'.
ATn'x'ttt'.<hm-;t<'[).-)-ihutt'tiHtt'mptt'd'Hi)t))ttt\'U-.u))(-nm-
)nfn)urait[):)t- mx' f't('!)t))ttn'))<')es/x,):) nxx'tdcs
(tu('sst'si).i)))i~t'[.Utxc'<i!).Yit-r~'s.~U'.)t),;t'n.)u)t's()e
Cn''t<()ui:t\'nn'm<t~ suivantt:).h-:)')Hit))).t!'))i')''t"t)))s une
s~)it)u))'.L'<)~S)'~t''t'tn~'r'suntt't-tr:tt)~)'.)(')!i)s')nt
qui jt)ncs()u\'(-ntu))!h'()!tustt'-<f('-t~()<'iitn)"i''«)n: la ):!))!-
dittinnu<tm)nt('t)(')t')'it)('t'.S()u\-t't)(,m)t's!)))[)))'b))'.<urt'
dudi~'(t'<[ni\tut:')-))Ht))t!))tnut'th'.(!u.t'))d<'ntn');ntsk'
mn)))(.')ith:():tttj!ic()du )'~))uad)-t:m-))Wt))t't-.ft))btt"-s)'(H
pK'dj)!t)-t))t.s.))tt;')i<')',(-'))t)<)))'Ad<)))is:d''<t:t<)t)f'~)ut~'du
saunqmcun[idtdc-<:(h!("<tt)-(!mt')ni~tm'th'ut'
Lamot-tdu dieut'st souvent mi suicide. Ht'n'utcsHt'iOt.'kt,
~t''));!t)-)h:')')'\r'.))'dit')tS!)ndt'-s<ntS.t)t()<))).(T.)t--c'))id()n
M(:ttt'th!t~s'tMK'nU))')tir.s).'ux-n)t''n)<).an)<u-)L())'\tt'i)<itjt'th
t:'t:dt<;<'nmH'-n)())-<(')):t)'um'f<t('t'h!)qu<t''t't:)itun('f~e
(tcfit))t(~sst)t).t.~n)\-H)('t<Mi~~r)'('qt)t't-())t))idtd<<<h'-t'sscs
(]uij)<))-)!)i''nt)''titn-d'Y..<(-st-a-<iit-f.'()t'd<)-t's
«pf'ndm.'s.t<'ttG<Artt-uns,t)t:-f'at('.H~)(-t)c"th<')H~.ht
dc('ss<'p'ttdm')''t:)i)t-;ri~t)m'.)))ct'd('St.))'hy)<)s,)tt-n'du
r:dsi!t'. A t))-))))n"t.-i)<'s':()t[K-)ait (:)):))'!):)'.t:i)!n'i)!<.t)i!f:)i).
le c')n~.t-U)iLu)K'petite <))h'.)ui.!m(;t~n-!<d'u))t')))))))'
ct!m:)i)t:-t'd(.')n!)tnh-t'au )-"i s.) j'iu't de ):tdptnit'rc distribu-
tion; b.)ttu''et c)t:t.s(''c))in'fui. <'i)t.)'-t!)it)x.'))([u<'dims un
vnU')nt''<))-t.<)r(Ht<'{t''t<)n))m-))t-, institut')'. di)-f))), sur
)'<))'(irt'd('):))~-t))i('.ct!titc6)'-hr(''L'(.'n!)tj))h'')t))('ur.)':()<cutn-
n)enc!)it))!u'))nc distribution de Hu; puis ot)f:)bt'it)u:)ittt))o

~P~L~it~p~M~
–t'n)tit'n.<M;d'-r<<.<<r.<jf; ).n.!(.v..)i~t')th'nt')'<)rt!
<t:tn.<my<t~rcs)si~h.'s.
'J.)'.<!<)).
<tt-))rni)-r.t'<< .))<;)<< t/t-.t)'H')).~)).
'i'Urjn. )!tn./i.f/M~<(:f.)tt.r..d.V)).–)),.Y~
~<-r. ).)!.):). ): ::t)i~j,j.–)'jt.(.i..))t))an)).<.(/t.,f<).ft-.
–)t.!<),Sttd)h.;i.).tr~.
~'<).)ft)k-r./fAr;M.)/'«; )!?. p. ~).<j')«,n/.«f~w/.
~t.'x.-tK'r.«.n')t~)).t.j.
(~V~y.))tu'ih'mt,j'.)tS.
't'htt.f.fM')~.
".)!'nt:nT):TM.MU\<–)~)~tt).):su:h)m:t: 1~

im!) ~'dcChfn-iht,oo)!) f)'app:)it.())));) peoditit et on Ccnto)'-


r!'it.))a)ts d'autres ie~eudes. te ttiens'itdtim-nue mmihdion
<t"f)m.'t<{ucfois.ih)teu)-t. C'est )e cas d'Attis)-t(t')':shmout)
<)ui. poursuivi p!)rAstro))oe. se mtdi)a avec nue i)i)c)n'.
C'était so))Vf't)tun fondittcur du cuite uu)e premier prêtre
~"dieudout)e)))ytheract)))t!Ht!a mort.Ainsi.a ttott.fodatoi).
sur)ett)t))))M)u<)c)!)<)m')k')))'t'))!)it))nt<'nK!H')-u.t!)it)))'6.
tt'('ss('(t'At)tt')):t (tu)))!)'. ))('))«'-)))"A:t)iturt'.<')AUh''))c. dont
tes Ptt)t)tcrit'st-t:)i(i)tt<ns(''t's expier <.(mort.)'t:!i)t''na)(-)nc)tt
p~trt-ss('d'A[))"n!).)-;tt)'Mditt-,)c))r'tt-L't)'-di(')t))t-so))t
qu'))))scut<'tm)''))t('~tt')'))))ss!)\-n))s.t'))'t.<)m'K'j))-~t)'e
peut )''tn'.aussi hif'n (;))<iitYi(-tit)H'.u))t-inr!<tt)!Hiun (tu dieu;
!-«uvc)tt,i) se (t~uisc!) sou i)t)i)~c.Mais it\t in uttt'pre-
mier''dHT<'n'nt'i!)[i()t).uu<'sorte ()<'dt''dou))t('m(')ttm\'t!u)tu-
~quc <fc t'être tth-jn et de ht victime'. <!t-!)<-c itcp d(''duuh!e-
)UCUt,)t'd)''tt)Mt)'!t!t<(.'))!)pp(')-t ):))))())').
<st~))m'dmt''rcn<'i:)tit)n d'une !)))t)L's")-h'))uc sont (tus
les )ttYth'tt<n)tiY'pisod('cp))(r!t) est )''<))n))i(t d'ut) dieu
in'ectt)))n<)))s;trcuuun!tutr~di<'u.')'(-)Ksn)tt,d:)))s):)))n-tho-
)o~cb:t))y)()t)t(.'))m'.)('~<'())tti'ntsdcM!)rd)tt<aVff.)'i!)n)id.c'("!t.
a-dir(')cC))a<)s':dcP)'t's(''<'t))!tut)!)).ur~"m'ou)''dr:)~))de
Jop)M-,dt'Ht'H<')'<)phun)nH;n~t-t)ntrc)aC))hn~t-t\d('Sid))t-
<:t'ur~'s\)im)neur du tt.'tdjdj~t'.C'est :)ussi)('(-:).:des tr-n-nux
d'Ht-rt-u)f et fttfindf toutes h'.<U)'))))in;))it-s:(-!)r, d:)n.<.ces
c<'mi)!ds.t"vftin(;u est aussi divin que tt'vithHjuem-.
Cet épisode est )'uue des fonnM)))\')i)())<~i~t)esdu sacrifice
du dieu. Ces cumbHts divine, <?n<'tlct,et)m\)!t')tt:)ia mort
d'ut) set)) dieu. Us idternentdiUtste.sjnOnes têtes'. Les
jeux
ist)))))i<)m's.cutei)resittt priute)ttp:i.C())t)tt)et))<)r<'))tuui.t mort
dcMencerteouiittictotredeTite~esHrSittis.Lesjcux
NMmecnscctcbrpttt ou la mort d'Arcitemoros ou lu victoire
d'ttereutesurh; Honde XemM'.– Hssunt in-compi~m-s
que).
<t~)us.)X.i.
~~t"i'y"str..if),(.).n)ta~it.'it)s~.ttt))~<!
t~~t'.)t..tj)'U)t.<t.u~tt!\)h.)tt!~ri<~td<.).ih-r<<(\M;tt)u-
)KU-t..)..t.s.j,).r.1ra)M.-rt<t).)..).ar't).t..iris..)).v)it-r~-t,
<~ux-o<t)t~t..<(,;n-Ht.r.ti.())~j~)-
~)):(t.y.r/r.M/j,.y.)s.).j.- J.<)).A.j'
'«, /<.<
)n.jiti;.«-tt.
)tt'«')t;f.t,<.jSit)j.
tit:)<'rtu.!n'utnr.u).<)«M.<f: j,.t.< )~ti)) tt.
)'.)'.M.:i~:)f<).j,.j.i;j~
~tc)t!c).f';<.r;)0)~
)~t t.HH<"t:tf!t.OHf~t'E.tM'

_r.
quefois des n~tUM incidents. Lit (tt'faite du monstre est sui-
vie du mariai' du dieu. de t'ersee avec Audrotnede.d'Uercutc
avec tt''siune: ta (iaucee exposée au monstre et detivree par
le itères n'est autre, d'aitteurs. <)uela .~f'«'<f des te~endes
aitemandespoursuivie par tes esprits de ta chasse sauvage.
Or.dans te culte d'Attis.ie mariage sacre suit ta mort et ta
resut'reetion du (tien. – Us su produisent dans des circons-
tances anato~ues et oat te même objet. ).:t victoire d'un
jeune dieu contre un monstre antique est un rite du prin-
temps. i.a (t~tede~htrftuh, nu pretuier jour de Xisan rd'petttit
sa victoire (-uotre Ti:u)):tt Lafête de saint Cem~es, c'est-à-
dire iadef!)itedud)'on, était petehree le ~Havri~. Or, c'était
au printemps ()ue mourait Attis. – Enfin, s'H est vrai,
comme le rajtporte lie;ruse.(ju'ttne version de h) (!cnese assy-
rieune montrait )!et se coupant tui-meme en deux pour
donner naissance au monde, )es deux épisodes apparaissent
concurremment dans ia légendedu même dieu; le suicide de
Beirempiacc son duei avec ieOtaos'.
Pour compteter ta preuve de t'e<)ui\'ideuccde ces thèmes,
disons qu'ii arrive s'uvent (fup le dieu meurG après sa vic-
toire.i)ans(:rimm .)/'«'<«';<. (!<)e))eros.s'etantcndorn)i
après sa lutte avec le dragon, est assassiml' )es animaux qui
t'accompagnent)e rappettent a la vie'. La ie~cnde d'Hercule
présente ta même aventure après avoir tu' Typhon, asphyxie
par le soutne du monstre, it gisait inanim' il ne tut ressus-
cite que par totaosavec l'aide d'une caiite".Uausta légende
d'ttesione, Hercuie était avaie pat' un cetace. Castor, après
avoir tue Lyncee. était tm' iui-meme par Idas
Cesequivatem'es et ces alternances s'expliquent tacitement
si t'on considère que tes adversaires mis en présence par te
themedu combatsontle produit du dedoubtementd'un même
génie. L'origine des mythes de cette forme a été generaiement

()))'tt'd<'X.Mt'-Kt't/u))mt<'n(-t-)t<f))td~')'!tt)H<'c).VoY.))')-
)!<'n.in~f/<<.M7..)).)..2!!)!.–tt't.y..)V.i!s)'j.–Cf./h')'.
(/<</<t'h..)~.jLtM~).
i' Ct~rn)!mt-)tnK'au. )tt';ti,XXXtt,p. SX'
<t<-r..i)'t~t('t..
(:!)Ett!;t:ht:w<ci).Sr)u)tK'.t.t't.t't.
f4 Cf. ~y~n<v))!)rU:'n'i.f/<w/<'<'<.('<M.)n,)H)ur)e mythedu
ht'r~s<')td~r)niet )' <ui\))''nt. – )h;tn~mctndrat~n)))c f'puiittapri."t
'!a)nt)'«tr.'t''d'')«.'n\'rtr!t.~n))icnii'<-nf~it,ct~).at))t''tt)e)<');ent<e
e!tMt'"nt<;ed<ittm.ctt'.
(! Hu'x.'s. in Athen~c.IX,M. H.– Euitathe,/f., t7<)2, M.
,<i)hy);in.hU).,)!u.
tt.)H'M:MKTM.M\t.–H<.<[S(Ht.Ks.tm:t! 1~
oubHee itssunt présentes connue des combats tneteuroiogi-
qucs entre tesdteux de ta tmniereet ceux des tmn'hres ou de
i'abtme'. cotre les dieux du ciel et ceux do t'cnfer. Mais il
est exti-Onement difticite <tedistinsuer avec netteté )e carac-
tÈredf chacun des comhitttunts. Ce sont des êtres <)e tnOne
nature
th)nH!nH)T'runci!)Hut),:((.-t'i<)c))[('))L'(').inst.t)jt<)t)p!n-.
tiettt.&['ittt!)i!;[[tidiunt-('Ui!;it'tt!.('.L('Ut'~t-('t~tp[Mt-i(itp(cine-
mt'nt dans iu ~mUx'-onassyrict). Asi~tturcmi)n)nh. dieux
st)h)h-cs,sunUfsn)i.<)csAnnu))M)tis, les sept diuux de
)'ub:)n< XK)-s.tt<)nc)'on!t))()M))M()nc)()U('(o)s(:ii)i)t,'diHudu
feu, porte uittem-s nu nom de moustr'' infMt'nai.Qn:)ut aux
sept dieux de t'ithhtn', il est.dinicih., sut-tuu~duus les tnyU)o-
to~ies 'fui suot'fdf'rf'ut a ta )nyHtoto~;ic assyrit-nm-,de les dis-
tinguer des sept dieu\ ptanctain'.s, ex'cm('u)'s des votuutes
ce)cstes\Hictta\'anUt.sy))crt-tisn)Hs'c<).t-o)nain<)ui faisait
dust)(uittm))a)H'et!et.\d<'s')<t)-a))))r<)<')taiH)H))radeP)uton
cLde T\-p)n))) )cs tabtcUcs assyt-mnncs
dtsMU'nt. <)m'Marduk
gou\-<'t-t)G t'ithhnc'. ()nc Cihi), )(j feu', et Murduk Jui.o~me
souUHs de tHb!n)f-.t-;n<;rf.tc,k-s Titans qui mpttaicntàit
mot-~t)iut)ysos ('taicut ses pan'uts"U<m's. )fs dieux
cttucmis (''tuiuntdes ft-ct-es,souveat (tes jutucitnx
Quchfue-
fois. )u )utte sun-en:)it t'utt'e un oncte et sun uc\-Gu< au mûme
eutt-eunpft-cctsonms".
A défaut de cette piu't'nte, uucautt'erutation unit tes acteurs
du drame eUnotttrc tcm- identité {uudittnentaic.L'Mnitnatsacre
de t'ersee n Seripitus t'-tait te crabe, je x~x:~ Ur le crabe
qui, dansi:j)~<;nde de Seriphus, etuit i'cnnenndu Puutpe, se
f) Cf. L'm'r.< ;“ <
~K.M").)~<),t)).p.)).s.i) –[(-")?
~nmsjuM.tftAn)m)tak~K.M)!<i.)-:t.t..tt).f.urtri<T.)..s\t)unMk)!
<)Cf. ~<<VnH;<f.,L.~rr.-H:Mrhnirkcr.r/<n~<M,.
/f<-t<«.M.t.t,<f« K<«/<'A<7.t.t.7<M~t. ))~))c,t~). j,. :,“.).
(t)'!H-tht.Y.<'«/<).i2t!)<).
!)!trti:unt.!(:))j.t-)).t,/<<7,f,jj
)t't.)\).).
7)A/)(.)~.v.<):t,i))i).a,j,j.j'j,j,
)'<)/M, t.))Y.)U.
'MCf.L\<cncr.ctr..)t.Th~itc~Mk.a.[.hi()c
da~r~ TLcr·
t!ttC=.:7/t)'f~M.=:~j)())),
t't'j Stm-)i<;n..).~<t/M.M.')).
iïj "it)..uset )Mn)~.)-t!fi. L'~Mr.'«. (M..); ).))), j,. 3~
t. 'i'ftU)).)./t, A'«.-<f/M << <'<t.'<M.'Mf'f~M. Xeu<;t-'u));<\'))
p.H.–Cf.Stu,-)<en..t<f/,«/y~yM,),Abm)MM.p.<).j.
t~' ).KKsm:~)),tn.)t.)<K.t<)S

joint ùt'itydre de Lerne, <)uiest uttpouipe, pour cumbaUre


Itercuie. Le crabe. (:utnt)))')esc«rpiun. est taututt'aHie,
tantôt i'emt'')))i du dieu.-uiai)'e:!tututaL ce suut des foruies
duntemedicu )~esbits-t't'iief')t))ithriattuestnuntrent~tit)tt'a
ciK'vaucitahtie taureau ({u'it va sacritier. Ainsi rersee mou-
taiti'e~ase.)tedusa))Kdeia')r!r<)tte.Le)nutistrcouianimat
sacritie servait de muntureau dieu victorieux avant uu après
tesacriiiee.)-:)t.t)n)me.iesdeuxdieuxde)ah)tteoude)a
ct).)sspnt\Huq)K'sm~dcscu)i!tburatt'm'<.Mit)u'.tt'tiutau-
rc:)u,diLt'u)')))n't'c.~untd('mim't;fi'.aut)n~ttK'titt'f'. l,
Ainsi tfs.tcntk'f av.utpt'uduit ditusiu myHtutu~ifU)u'iuti-
uitcdu t'f)''tons. U'ab~ractioucuabstractiou, itctiutduvcuu
t'uudfsHK'tncsfundtttneutaux des tuj.:(*udfsdivines. Maii!
c'est ))n~'isfUtPt)tt'iotruductiutt dfcct cpisudedausta JL-~ndc
d'undk'u tjuia dutct'tninc )a {urtnatiutt t'itucHedusacriticedu
dttu.t'n~t'cuu vu; Lime.p~U'u et victime,c'est uu dieu déjà
!urtUf)]ui a~it ft ~.Uit u tu fuis dans le sacriticu. Ur la divinité
de ia victime n'e~t j'as Uutitee au sacritice tnythoto~tque;i
mais ('He!tj)))<tt'ait<'j.den)entdaus le sacrifice t'eettjuiiui
correspond. Le mytite, uue fuis cuustitue, réagit sur ie t'ite
d'na il est sorti et s'y j'eatise. Ainsi le sacritice du dieu n'est
pas !-i)ii))!c)m't)ti)'sujet d'un bfau cnute myt.iwtu~itjue.QueHe
que .suit devenue la persunnatitu du dieu daus le syucre-
tistne des pa~anismes, .tduites un vieiHis, c'est toujours
le dieu (;ui subit ie sacrifice ce n'est pas un simpie figurant'.
)t va, du muins il i'm'i~ine, preseuee 1'eeHe cotnfoedaua
ia messe c.uhoUque. Saint Cyt'itic t-upporteque dans cer-

,)i)'"rj'))vr('t'<<<<A.i.–I):tnttC!!tc'tct'<<)/<mmt.
~)~tp).–!)\.(<m<')!r'~)m')'<tpti')ti"n'!sytn)j"N~tt~'<<itt'tn')'))<).
'<«'t7<)f')!.)~~<')').:)''r.'tXt'r,'«~<«..).pim!n'a))-
rv.ientr·nurruir.1.1'
1.,·~,nIlIJ"I',
rliielll""II"I'uil'. zrruln.l··u"t apre.""UI'1'1rlu
n'lyu'uuecvlrlir:lli~m:yrixr"upl·I
"II'IIU.,
rxpli"lIlÍ"n .lulCl~'lhe
uythc
r.'u''nt'm'nir.).<n);).'n'L-sh)tt'~<t('t-\[)!h'tth'n!)~rKs<'uU(n')<tt)tNythe
ct't))rit'Ku''H't.t-n')t's~)tt(<ih.ttnr''Uf)m-~tMt'riti<'ict)t"t'))t\'Het
;)''tn~nt~tr!'r~n~tr~).:)r~)ii~n)csnt!)cdi<'))~))'r')u)-)<t'n)pMn
s.n'rt<)!'L':("tt'('t~i<)<)~'rst'('t))~<m.'tt')~un't'fr)!.i;)'rt<;t'"t)'r<;
)tn'u't'it~'<')H~trr.titt-<ai.('t'm~-in..tt.).')ti~)tdt'f.')!!t<'d'itttr~h')i.)nj~
))!))~t'tn''))tri~-r)tt<tt'.)'ryt'tt.-J:tt');Mndr<t'Anstc<i)i~d.tV.X)-X~ris.
tt-<'s!).'ri)!t'p"t!rf:tirt'<rtHtf')"'<t'A'))f')'ft'')<)t't't'M..)\biS!'f)!j.
(:f.ta.<<[.r~f')"U.)'t!t')'fe.
.tM~m/<A.)x..):f.)i..)t.ieS!un!t<'))~M.<X)\).Surt'Mni)'
))))thria~n't'.tUtt"t)t.T<"ft('~<'t)).mt!ttt.rct.au<-t))tc'i''Mit))r!).p'M-
t<thn))t't''tt'r,<<'<.t/'nMt'w.p.)M.p.ïM:mrt('<tieM!tt.-t<-ri-
fi:tttts~.())htt!<))~aH')«.'))!:tttttt'))ri.Up)tttùtiutt)Utta)aidt:dttMt'u-
t)CM.Y.&.).C\i.)).
(~MHnn))tH'.tt,n.f.À').p.3t(i.
(3~.t<h'.JK~««")\t'.)~t'.
"Ht.M.U-–HS.U .<)'))).H..A):)t)r)LH)~7

t's.-on)ba)sde~a<iiat<'ur.<,ri[u<')',etpt.)-iodiq))es,uncer-
t!K''t)n()S)~)\T.(..tt-h'sousterrt'.ret'evaittesan}:put'i-
~'at'-nr qui coûtait des fressures. Ce K: est te Saturne
'tes S:ttur))!))f'squi.(tans (t'axtrcsritueis, était misa
mort'.
Lenon)d..nneaurepr.<entatttdudieut..ndintai'identi<ier
*'u dieu.C'est pour cette raison
que )enraudprMrc<t'ttis,
't'i aussi jouait te rô)e de victitne. portait te nmn de son
~u et prédécesseur
tnytiti.juc'.f.areiJKiootnexicaineofIre
descxemph'shit.nconnusdel'identité de ):tvi<-timeetdudteu
~"tatnntent il ia fête d'Huitxi)o[.ochUi', la statue même du.
'eu, faite de pâte de bette, pétrie avec du san~jtumain,était
""se emnorceanx,part:~ee entre )e.sfide)eset
mansee. Sans
~eomtm'nous t'avunsrctnarque.dans tout sao-itice. lu
v'ctimeat)ue)qoe chose du dieu. Saisie! eiieestiedif'u lui-
"'emeetc'est cette idcntiticatioaquicaracterisetesacrincedu
dieu.
~titis nous savons <{)<(. h' sacritice se rct~te pct-iodtquctncut
))arccqu(')cr\-H))))eduiit)tatu)-ccxi~'<-cHt'))'-riudici~Lp
mythe tK-fnitduuc sortit-k-dieu vivant dt.-i'cpt'cuve()ue
pour t'y summ'ttrfanouvMm et compose aitti-isit vie d'une
cftaine ininto'rotnpue de passions et df rfsut-t'ections.Astarte
ressuscite Adonis,l!iht!tt'T.tnnttu)',tsisUsit-is,C\-bc)<'Attiset
totaus ttercute'. t'ionysos assussiue est cm).u une deuxième
fuis par Setneie'. Xous voiia dej.~ )oin de
l'apoUtéose dont
nous avons p:tt-)eau début de ce eitapitre. Le dieu ne
sort
plus du sacriiiee-iue pour y rentre)-et )-ecipr«quonenLH
a p)us d'interruption dans sa personnalité. S'H est mis n'yy
en
pièces, connne Osiris et t'e)o))s, on retrouve, on rapproche et
t'on raninx~ ses morceaux. Ators. le but primitif du sacrince
est retenue daus )'omi)re ce n'est plus un serinée auraire ui
un sacrince pastora). Le dieu qui y vient cotnme victime
existe en soi, il des qualités et des
))ouvui)-Sinu)titdes.t)
s'ensuit que le sact-inceapparait comme une répétition et uue
eonnnemoratiun du sacrince ori(!inet du dieu". AJa
legeude
()htrtt)cnti<'r./)<-<M~)xa:.p.)H!(.j.
~x.'t),j,)c:.)<U;X\)).:M.)'itt..nt(..
;) ')'r.)m-m<«)K..MuM«.-q<«~.<(,). :?. “) Kintbnn.uph.Vtnote
~.it).-C..dc/ )cttrc.tC)f:)t)M.~tm.t'Kiu!.h<.M))!;h,))).notp,
p -~8
't(:r.M<muh)tr')t,t'.A.,).).)ii5,j.j.j.
)'r.)os. ))y)t)n(-
AAt)K-nN m ).))c.'k .);«,“/““ p. Mt Abc)
U~iw.j).~).
,y'y P- ~U Karnci. ~y. ptusbM,p. tM. CLUMner. L.~m.r,
'<</ftc/.<s~n«..MMt.;M..WiM..).))).p.;}?).
t38 L'\XXËKSOt:tt)).~)iK"'H.~t'

quiteraf'ontes'ajoutc généralement quetque circonstance qui


en assure )a perpétuité. Ainsi, quand un (Heu meurt d'une
mort plus ou moins nnturcUe, uu oracte prescrit un saerittco
expiatoire qui reproduit ta mort de <'<'dieu'. Quand un dieu
est vainqueur d'un autre, il perpétue le souvenir de sa vic-
toire par l'institution d'un cutte-t,
ti faut remarquerici que i'abstractionqui, ~nstesact-iticc,
faisait naitre tfdictt pouvait donner un autt'caspectaux montes
pratiques, t'.x' un pt'o<'<(h'' anatu~m; au ttcdoubk'mcnt qui a
produit )''s titL'omacttifs,elle pouvait séparer ic dieu de ta vic-
time. DansR-s mythes etudic.ptus haut. les deuxadvet's!)ir<'s
sont t~atoncnt divins t'un d'eux apparait conune )e pt-etra
du sacritice ou succombe son prcdcccsspur. Mais )a<)ivinit'*
virtueiit.' de ta victime ne s'est pas toujours dMvetopp'f. Sou-
vent''iif t'stt'(.'st'u terrestre, et par suite, le dieu t'ree. sorti
autrefois de iaviftinte, demeure maintenant en ddtors du
sacrifice.A)ors, taconseontion, qui fait passer laviftime dans
le monde sacre, prend t'aspect d'une attribution ù uue per-
sonne divine, d'uu don. Cependant, mente dans ce cas, c'est
toujours un animât sacre qu'on sacrinc ou. tout au moins,
quetque chose qui rappeite t'origine du sacrifice. En somme,
on curait ie dieu il tui-metne Dionysos betier devenait i)io-
nysosKriopi)i)ge\ Parfois, au contraire, comme dans tes
dédoublements d'où sont resuttues les theomaehies, t'anim:)!
sacrifie passait pour un ennemi du dieu'. S'i) était immuie
c'était pour expier une faute commise contre le dieu par sou
espèce. Au Virbius de Xenn, tu'' par des chevaux, on sacrin:)it
unehevat'. La notion du sacrifice au dieu s'est développée
paratletementucettedusact'incedudicu.
Les types de sacrifice du dieu que nous venons de passer
en revue so trouvent réaiises «t t'oocr<'<o et réunis ensemble à

)V.'y. plushaut.;).t)t,t).
(2)AinsiHt-Metcs institua)<-c!ttt<t'th<'MA"Mr;t.t'K'nf~)t!tmt
.ntre ))i)tti't'u))<t'mi! t)f. )~. – ")))-)'s ')< b'M'fsde(i.-rvon
KY"it'j''t<'
dans h s"ur''cKy.m' il untonnote rcnuuvcHt'tneut ')o M'tt"ctc(Mu'
V.t.t.
/.f~<~M.t. )OM.– )-'ra:er,~uM.
:i) ft.M.-her. f. ~MS; cf.Uem
A!)'aus.,)t),);.
(t i-'r.er. <;cM. «., U.p. M !)'). – Cf. Scidc).fc/Mc/xf't'~p 7'
(j!M<M..i8')!p.:M.
Y.<9. – Cf.te prinnj'e(Sfrvi')!
'A..)). p. 'M.– Cf./')'M')fv,
(:!Fr.ii:t'r.
Mf<t'«.. tU. X. 'ftM<~t««ttt'Mtt<M UM~«'rt)'M~fM/«w«"<~ft-Htth'O.
<-tt'f«<('Mt<Mt<)iey«t«M/
)).HL'ttKtt'rETM.M.US<.–K!.S.U.rR).H.<.U:)(tt-X:H
-H9
propos d'un sou) et mêmerite hindou le sacrifice du soma'.
Ou y peut voir tout d'abord ce qu'est dans te rituet un veritabie
sact'Htct! du dieu. ~ous ne pouvons exposer ici conunent
Soma dieu se confond avec la ptaute sona, comment il y est
reettom'nt présent, ni décrire les cérémonies au mitieu dès-
que) tes on t'amené et on le reçoit sur te tien du sacrifice. On
te porte sur un pavois, on t'adore, puis ou le presse et ou te
tue. Alors, de ces branches pressurées, te dieu se dégage et se
répand daus ie monde uue série d'attributions distinctes ie
cotutmmiqueut aux diuercuts t'eues de la nature. Cette pré-
sence reette. cette naissance dudieu, succedantasa mort, sont,
en quoique sorte, les formes rituettes du mythe. Quant aux
(ormes purement mythiques qu'a revêtues ce sacritice, ettes
sont bien ceites que nous avons décrites plus haut. C'est
d'abord l'identification du dieu Somaavec i'enuemi des dieux,
t.<«, le démon qui retient tes trésors d'immortatite et qu'In-
dra tue~. Car pour s'expliquer comment un dieu pouvait être
tue. on se t'est représente sous les espèces d'uu démon c'est
le (temon qui est mis u mort, et de lui sort le dieu de )'eu-
vetoppe mauvaise qui ta relouait, se dt'gage l'essence excel-
lente. Mais, d'un autre côte, c'est bien souvent Soma qui tue
Vrtra en tout cas, c'est lui qui douno des forces il tndra, te
dieu guerrier, destructeur des démons. Même dans cerhins
textes, c'est Somu, qui est sou propre sacrificateur un va jus-
qu'à le représenter comme le type des sacrificateurs cetestes.
De ta au suicide du dieu la distance n'était pas grande; les
Brahmanes t'ont frauchie.
Pat' ta, ils ont mis en lumière un point important de la
théorie du sacrince. Nous avous vu qu'entre ta victime et le

(t~Ott tr"m<;ntune bib)i<raj))Heth-t'e ~ni t-ont-fru''S'ooftdans Mau-


'h'xneH.Cn/x'.M';</to(');)' (Gruti~tias)).)n'L Ar. ('hi)'tc'. p. )t: –
\'uy. surtout M. ~W., ). nx. )&'):O.~tM.:)?..ch'. – )))UM-
Mt-r)!<tii<n<
ttnutdt. )'<<U.fAof't'/te,). (a un fxpt'w ~m'eiactdu rit<:hti-mf'tttc.
p. )KiS()<).!– SurSontK <hu)s)('sMf!d)nm).)!).<.
yoy.S. ).i. ~f.r~'utf.
p. hitt.
– t.c sonm.ptanteitnuucUc.'iat-rttict' im ~rintoups,ttuus!<ott)))e avt'ir
iittrtnutserviori~inairctnent a ttMfitea~r.tifcv"y.Xcrg./<< )f< t) t, )).8
Ptt. tt. )); i)C!tt)c f)) des )))Mt)t<"t dtstu )t~\'e<t. et Hudc c)as!)it)ue
Mp)ut<*<t (h'vetopp~cetMmevoy. ni)teb.t'<M.A.. )).:<!?.– t'neetud''
du
'-<'u);))f'te Mcrtfice
d t) ifOMtf<o'cst ptn faite encore,nn cumpreodue<
h'ri! qn'' n"u! n'ayuM:tent<? de rien uppuycrpar deotfxtcs.)a nmtitrt'
ftttnt ici innnio.– Quitutauxtntcrprt-totioH!) ttat<tM)ts(<domyt))cde
Sofa. nomne pouvomtes discutertoutes,noustes ttdtucHontdamenre
tuutes, xe têt trouvantnuUcMeot)n'M<:ni:U))<'s.
t2)S. Mvi.p. )62.– Bergaigac. )<!< n), Si, 8S; ? n' t. et' –
niHebr. t'f)T')<t/)n,p. M, etc.
E. t)uMUt)M. – Aanëe ~oeto).. M98. a
t~O ).'AX.'<)!)!.sm:)()t.om~'t!.i8M(

dieu il y Il toujours quelque affinité à Apotton Karneios ou


ottre des betiers, a Varunade t'orne, etc. C'est part(i sembtahte
qu'où Hourrit te semblable et lu victime est lu nourriture des
dieux. Aussi le sacrifice a-t-ii été rapidement considère
comme )a condition mente de l'existence divine. C'est )ui qui
fournit ta matit'rc immnrtette dont vivent tes dieux. Ainsi,
non seulement c'est dans te sacrifice que quelques dieux
prennent naissance, mais encore c'est parte sacrificeque tous
entretiennent leur existence. H a donc fini par apparattrc
comme leur essence, tenr origine. teur créateur'. 1) est aussi
le créateur des choses; car c'est en fui qu'est te principe de
toute vie. Soma est il ta fois le soteii et ta tune au ciel, te
nuage, iectait- et ta ptuied.u)'; fntmosphere, le roi des ptautes
sur ta terre: or, dans tesoma victime, toutes ces (ormes de
Soma sont reunies, tt est te dépositaire de tous les principes
nutritifs et fécondants de ta nature. H est. en même temps,
nourriture des dieux et boissonenivrante des hommes, auteur
de t'itnmortatite des uns et de ta vie éphémère des autres.
Toutes ces forces sont concentrées, créées et distribuées A
nouveau par te sacrifice.Celui ciestdonc" te maitredesett'esH,
Prajapati. ti est le t'nrusa~ du fameux hymne X, t'udu ).<
Vedu dont naissent tes dieux, tes rites, les hommes, tes castes,
tesotei), la tune, les plantes, te hetait: il sera le ttrahman
de t'tnde classique. Toutesles théologies lui ont attribue cette
puissance créatrice, ttepandaut et rassemblant tour il tour la
divinité, it semé tes êtres comme Jason et Cadmos sèment,les
dents du dragon d'où naissent tes guerriers. Dela mort it tire
ta vie. Les fleurs et les plantes poussent sur le cadavre d'A-
donis; des essaims d abeittes s'envoient du corps du tion tue
par Samson et du taureau d'rist<e.
Aussi lu théologie emprnnta-t-ette ses cosmo~onies aux
mythes sacrificiels. Ette expliqua la création, comme t'imagi.
nation populaire <'xp)iqu:ntta vie annuette de la nature, par
un sacrifice. Pourceta, ette report.) le sacrifice (tudieu:') l'ori-
gine du monder
))ans la cosmogonie assyrienne, le sang de Tiamat vaincu
avait donne naissance aux êtres. La séparation des éléments

!t Y~);ytv.'unt.<i. ~n<).;Hf. t ptt'r~f:n-c.


t-)t;t().
~i Hcr~/t' )' ). p. \ir la rcmarf)M'thk- discn-iitifm
deM.).)).).
\\i!f. )f~. ))). p. :ttK.
J~io/Aft), )). p.!)*.Tn/Mi.
f:!t Stu.'k~t). «. ~'f))).A7'MMH~/t.
i. 2. Le
tnundt'rcj)f.<t'
surte sarritx-e<-c~'))rt:
't.'u)!!
)f t''«tp)c.
)). «rMHKY KT M. M\)-s.<. – ~s.U .'it-X <.t: .<A<:mt'«:H iHt

du chaos <t:ut conçue comme te sacrince ou le suicide du


démiurge. M. (h)nkct' H pt'ouve. croyons-nous. que ta même
conception se t-etrouvait dans les croyances po))utair<'sdes
ttetn-f'ux. Htte apparatt dans h) mythoto~iedu Xord. Etteest
aussi !')lit hase du culte mithriaque. Les has-reti.'fs ventent
montrer lit vie qui sort (lu taureau sacritie
déjà sa queue se
termine par un buuqnet d'cjtis. t):mst'htdc, cn<in, h) cn'atioM
t'ontiffuc des chosesan Moyendn rite finit tn~n)'' p:)t' devettir
une création absotue. et)-.<-<))At<f). Au eonooeueemeftt rten
n'était. Let'm-usa désira. C'est par sox suicide,
pari'abandon
de soi-même,p:))' le reootteetnott à soit
corps, modèle, plus
tard. du t'cnonceotRxt bouddhique, ()ue le dieu fit l'existeuce
des choses.
th) peut supposer qu'à ee de~red'herofsationdu
sacriuee, ta
périodicité subsista. Les retours otieusits <h)c))aos et du mat
requièrent sans Ct'sse de tttmvcimx saeritices, créateurs et
rédempteurs. Ainsi transtorxx'' et, pour aiusi (tire. sublimé,
te sacriuee a été conserve piu- h) Uteoto~iucitretiettt'e'. Sou
euiciu'it)''a été sit))))tetxeut transportéedu monde
physique au
jnonde mora). Le sacrifice rédempteur du dieu se
perpétue
dans la messe jourxatiet'e. ~ous ue.pt'Me~fdon';pas rechercher
comment s'est constitue le rituel t-uretieu du SMcntx-t;.ni
comment il se rattacite aux rites antérieurs. Xous avons
pour-
tant cru, pouvoir ail eoursde
cctritvaH,
r;)))))t'of')))-rf)ue)<)))efois
les ct't-emoMicsdu sacritice chrétien deceih's que nous avons
étudiées. Qu'i) "oussuttiseicid'enr.'ppeiet-simptemenHY'tott-
nanto similitude et d'indiquer comment ie
développement de
rites. si semhtabies il ceux du sacritice auraire. a pu donner
naissance Il la eoaceptioa du sacrifice, rédempteur et cnmmu-
niel, du dieu unique et transcendant. Le sacritice chrétien est,
ù cet égard, un des?) us instrnctit's que l'on puisse rencontrer
dans rhistoire. ~os prêtres cherchent, par tes mOnes
pro.
cèdes ritneis, a peu près les mêmesenets que nos pins tointains
ancêtres. Le mécanisme de lu consécration (te ia messe catuo.
tiquo est, daus les iin"es {tenerates.te m~me que cetui des
sacrifices hindous, ti nous présente, avec nne ctarte
qui ne
laisse rien a désirer, te rythme alternatif d)' t expiation et de
lit communion. L'imagination cttretienne a bâti sur des
ptaas
autiqucs.
!); .S<A'<f<t'/ «t«/ <7<M.M<)< <<'f( tttt.f ~)"<:pt/.
~) V. \t:(. <'““.“ .f,jt.:f;f ..) .r.,rf/ /Kf. U<).
) X.).
).~tK-, [)..t~ Cf.huMUt't, ~«'t7/«)~/i' th.~f;<.i..r/,t.n.
t.t. ):tH.
!3~ ).'AXXHK'.Uf:fut.MtQCË.)M')!

\t

CO~CLCSIOS

Ou voit mieuxmaintenant en quoi consiste selou uousl'unité


du système sacrificiel. Hlle ne vient pas, comme t'a cru
Smith,
de ce que toutes les sortes possibles de sacrifices sont sorties
d'une forme primitive et simple. Ln têt sacrifice n'existe
pas.
Hetons tes procèdes sacrificiels, tes plusKeneraux, tes moins
riches en éléments que nous ayons pu atteindre sont ceux de
sacralisation et de desacralisation. Or. en realite, dans tout
sacrifice de desacraiisation, si purqu'il puisse et)'< nuns trou-
vons toujours une sacralisation du ia victhne. tnverst'tm'nt.
dans tout sacrifice de sacratisation, nx~ne te ptus caractérise.
nnedësacraiisation est nécessairement itnpiifjuef; car autre.
ment tes restes de ia victime ne pourraient être utilises. Ces
deux éléments sont donc si ('tt'oitemc)tt iotcrdependants
que
l'un ne peut exister sans l'autre.
Mais. de plus, ces deux sortes de sacrinces ne sont encore
que des types abstraits. Tout sacrifice a lieu dans des circons.
tances et eu vue (te fins déterminées: de ia diversité des fins
qui peuvent être ainsi poursuivies naissent des modalités
diverses dont nousavonsdonne queiques exemptes. Or, d'une
part. ii n'yn point de reii~io)) où ces modalités ne coexistent en
plus ou moins ~raud nombre; tous les rituels sacrifieicts que
nous connaissons preseutent déjà une grande
complexité.
i)e plus, ii n'y a pas de rite particulier qui ne suit
complexe
eu lui même:car, ou bie)) il poursuit plusieurs buts il la fois,
ou bien, pour eu atteindre un seul, il met eu mouvement
plusieurs tôt-ces, ~ous avons vu des sacrifices de désacralisa-
tiou et mêmeproprement expiatoires se compliquer de sacri.
fices communiels: mais on pourrait donner bien d'autres
exemples de complication. Les Amaxulu, pour avoir de la
pluie, ;'<ts.semb)entnn troupeau de bmufs noirs, en tuent no.
le maugent en silencf puis brûlent, les os hors du
village ce
qui fuit trois thèmes dincrents dans la même opération
Uaus le sacrifice anima! hindou, cette complexité est encore
plus accusée. Xous y avons trouve des parts expiatoires attri-

(); Cathwey,/<<f'oMi!<'w <<f .f«)«:M~«.,


p.ittrf. p. 't~.
n.nrjtfttTHTM.tH). –):<.usttt).t:su:)<)t't' ):)
buées aux mauvais ~niei<.d<< parts divines rt'servees, des
parts dt'ci))))mnni')ndt'ntt''s!x'riti!)nt jouissait, des parts
s'tccrdotatM que consomtnaient tes prêtres, t.!) victime sert
''S!'temettt.'td''<i)nprw'Mti()ns)-ontn't\'n)n'mi,ude<divi))a.
tious.adcsv<t!ux.t'!)ru)) de ses aspects. )es!H;ri<i<'e ressortit
.mx<'u)tpstheri")n")'phiqm" car on envoie t'orne df lit hete
rejoindre :mt'iet tes !)t'ettt''typesdes hetes et y entreteuirta
perpétuité de t't'spO'c. C'est aussi un rite de cousommatiot),
cnr le suc)'))):))))qui a posf ))'sfeux ne peut nuut~er de viande
qu':)p)'e<avoir fi'itutt tel sncritice.C'est enttn un six'rittce de
)'!H't)!tt;car tf's:n'ri<i:)ntest consacre, it est sous ta prise de ta
ttivotite et il se racheté en iipsuttstituant la victime. Tout se
mete et se confond dans une m~me organisation qui. malgré
cettediversitt'ne laisse pas d'être harmonique. A plus forte
raison en cst-ititinsid'utn'itc.aetenduG immense, comme le
sacrifice a Som:t,oft nous avons, outre tout CGquiprécède, uu
<tsrMtti'!edt'sitt'ri(i<'('dudieu.Knnnmo),dememoquptH
cérémonie m:)S")ue, (le n'One <)uei.t prière, qui peut servir à
lit fois a une action de gt'ikes, a un vo;u. a une propitiatiou,
tesacritiec peut remptir concurremment unenrandc variété
de fonctions.
Mais si le sacrifice est si complexe, d'où peut lui venir son
unité? C'est qu'au fond, sous lit diversité (les formes qu'il
revêt, il est toujours fait d'un même qui peut être
emptoyc pouf les buts les ptusdUtereuts. (¡
~n<'f'/t''<'oK!!<s(<'(!
''<<t~«'«;tf'f'«Mtft)«Mf'<~fnM<');(<'<'le Mt0)<~<<f(f< t'~f MinKf/t'p''0-
~<tM<' ~(«' <'fM~'n<)<W«fn'f <f<;);<' f'<'<f-f<«'<'~')t))Cd)<Mtf
)'<f<t«)C,
'M<'t<t<c «t<Mt«'.<</f<'<ff~'f~tox/f'.Or. contrairement & ce que
croyait Smith, ta victimen'arrive pas nécessairement au sacri-
lice uvcc une nature religieuse, achevée et définie; c'est le
sacrifice tui-mentequi lit lui confère. H peut donc lui donner
les vertus les plus diverses et, ainsi, ta rendre apte a remplir
lesfonctions les plus vm'tees,soit dans des rites difïerentssoit
pendant un mOne rite. HIte peut également transmettre un
<'arac~i'resacré du monde religieux au monde profane ou
inversement; elle est indifférenteau sens du courant qui la
traverse. On peut. en même temps, charger t'esprit qui s'est
dégage d'ettc de porter un vmu jusqu'aux puissances cetestes,
se servir d'ette pour deviner t'avenir, se racheter de la
colère divine en laisant aux dieux leurs parts, et entin, jouir
des chairs sacrées qui restent. D'un autre côté, une fois
qu'elle est constituée, elle a, quoi qu'on fasse, une certaine
'A.'<W:h'L'h!)t.tt.H.tM!t

autonomie c'est un foyer d'énergie d'où se dégagent des effets


qui dépassent le but étroit que le sacrifiant assigne !)urite.
On immole un animai pour racheter un<<<«;
pm. un contre
coup inxnediat, t'ame libérée s'en va alimenter la vie éter-
aeHe de i'espëce. Le sacrifice
dépasse ainsi, naturellement,
les buts étroits que les thcotogies ies
plus éiémentaires lui
assignent. C'est qu'il ne se compose pas seulement d'une
série de gestes individuels. Le rite met en mouvement l'eu.
semble des choses saches
auxqueties il s'adresse. Des le
début de ce travai), ie sitcriftce nous a
apparu comme uue
ramification spéciale du système de la eonsucration.
H u'y a pas lieu d'expliquer longuement pourquoi le pro-
fane entre ainsi en relations avec le divin; c'est
qu'il y voit
lit source metne de la vie. H a donc tout Juteret a s'en
rappro-
cher puisque c'est là que se trouvent les conditions mêmes
de sou existence. Mais d'où vient
qu'il ue s'en rapproche
qu'en eu restant a distance? U'oa vient qu'it ae communique
avec le sacré qu'a travers un intermédiaire? Les effetsdes-
tructifs du rite expliquent en partie cet
étrange procédé. Si
les forces religieuses sont te
principe même des forcesvitales,
en eties-memes. elles sont de telle nature
que le contact en
est redoutable au vulgaire. Surtout quand elles
atteignent un
certain degré d'intensitc, elles ue peuvent se concentrer dans
un objet profane sans le détruire. Le
sacrifiant, quelque
besoin qu'il en ait, ne peut donc les aborder
qu'avec la plus
extrême prudence. Voilà pourquoi, entre ettes
et lui, il ins6re
des intermédiaires dont te principal est la victime. S'il
s'euga-
geait jusqu'au bout dans le rite, il y trouverait la mort et non
la vie. La victimele remplace. Elle seule pénètre dans la
sphère
dangereuse du sacrifice, elle y succombe, et elle est ta pour
y succomber. Le sacrifiant reste à i'aLri; les dieux la pren.
nent au lieu de le prendre. A' ~t'A~. Moïse n'avait pas
circoncis son fils: tatnve vint « lutter » avec lui dans une
hôtellerie. Mo!sese mourait lorsque sa femme
coupa violem-
ment le prépuce de l'enfant et le jeta aux pieds de tahwe en
lui disant f Tu m'es un époux de sang. MLa destruction du
prépuce a satisfait le dieu qui ue détruit plus Moiseracheté.
Il n'y a pas de sacrifice où n'intervienne
quelque idée de
rachat.
Mais cette première explication n'est
pas assez générale;
car, dans le cas de i'ofïrande, la communication se fait egate.
ment par un intermédiaire, et pourtant il
n'y a pas destruc-
H. m'MHRT ET M. M.U' – KS!U St'B t.R SACM~CK

tion.~~ot~«t'tt~t:t.
C'est qu'une consécrationtrop fortea de gravesincon-
vénients, alors même qu'elle n'est pasdestructive.Tout ce
qui est trop profondémentengagédansle domainereligieux
est, par cela même, retiredu domaineprofane.Dus un être
est empreint de religiosité,plus il est charged'interdits
qui
t'isolent.La sainteté du Naxir le pitratyse.D'un autre côté,
tout ce qui entre en contact trop intime avec les choses
sacrées prend leur natureet devientsacré commeelles. Or
le sacrificeest fait par des profanes.L'action
qu'il exercesur
les gens et sur les chosesest destinéeAles mettreen état de
remplir leur rôle dans la vie temporelle.Les uns et les
autres ne peuvent donc entrer utilementdans le sacrifice
qu'a conditionde pouvoir en sortir. Les rites de sortie ser-
vent en partie à ce but.lis atténuentta consécration;mais,à
eux seuls, ils ne pourraient l'atténuerassezsi elle avait été
trop intense. M importe donc que ie sacrifiantou l'objet
du sacrifice ne la ret'oiventqu'amortie,c'est-à-dired'une
manière indirecte. C'est à quoi sert t'intermediaire.Grâceil
lui, les deux mondesen présencepeuventse nénétrertout en
restantdistincts.
Ainsi s'explique un caractèretrès particulierdu sacrifice
religieux. Danstout sacrifice,il y a un acte d'abnégation,
puisque le sacrifiantse prive et donne.Mêmecette abnéga-
tion lui est souventimposéecommeun devoir.Car le sacri-
licen'est pas toujoursfacultatif; lesdieuxl'exigent.On leur
doit le culte, le service, commedit le rituel hébreu; on leur
doit leur part. commedisentles Hindous.– Maiscetteabné-
gationet cette soumissionne sont pas sansun retour égoïste.
Si le sacrifiant donne quelquechosede soi, il ne se donne
pas; il se réserve prudemment.C'estque, s'il donne,c'est en
partie pour recevoir. Le sacrificese présentedoncsousun
double aspect. C'est un acte utite et c'est une obligation.Le
désintéressements'y méteail'intérêt. Voitàpourquoiil a été
si souventconçusous la formed'un contrat. Aufond,il n'y a
peutêtre pas de sacrificequi n'ait quelquechosede contrac-
tuel. Les deux parties en présenceéchangentleurs services
et chacune y trouvesoncompte.Carlesdieux, eux aussi,ont
besoindes profanes. Si rien n'était réservéde la moisson,le
dieu du blé mourrait; pour que Dionysospuisse renattre, il
faut que, aux vendanges,le boucdeDionysossoit sacrifie;c'est
le «ornaque les hommesdonnentà boireaux dieux qui fait
leur forcecontre les démons.Pour que le sacré subsiste, il
M(! MOOt.OOW'<t)M
t'AXXÉK
tant qu'on lui fasse sa part. et c'est sur la part des profanes
que se fait ce prélèvement. Cette ambiguïté est inhérente à ta
nature même du sacrifice. Elle tient, eu effet, a ht présence
de l'intermédiaire, et nous savons que, sans intermédiaire, il
n'y pas de sacrifice. Parce que la victime est distincte du
sacrifiant et du dieu, ettc les sépare tout en les unissant; i)s
se rapprochent, mais sans se livrer tout entiers l'un à l'autre.
Il y a pourtant un cas d'où tout calcul ('golisteest absent.
C'est le sacrifice du dieu; car le dieu qui se sacrifie se donne
sans retour. C'est que. cette fois, tout intermédiaire a dis-
paru. Le dieu, qui est en même temps le sacrifiant, ne fait
qu'un avec la victime et parfois même avec le sacrificateur.
Tous les éléments divers qui entrent dans les sacrifices ordi-
naires rentrent ici les uns dans les autres et se confondent.
Seulement, une telle confusion n'est possible que pour des
êtres mythiques, c'est a-dire idéaux. Voita comment ta cou.
ception d'un dieu se sacrifiant pour le monde a pu se pro.
duire et est devenue, même pour les peuples les pluscivili-
sés, t'expression ta plus haute et comme lit limite idéale de
l'abnégation sans partage.
~tais, de même que le sacrifice du dieu ne sort pas de ta
sphère imaginaire de ta religion, de memeon pourrait croire
que le système tout entier n'est qu'un jeu d'images. Les
pouvoirs auxquels s'adresse le fidèle qui sacrifie ses biens
les plus précieux semblent n'être rien de positif. Qui ne croit
pas, ne voit dans ces rites que de vaines et coûteuses ittu-
sions et s'étonne que toute t'humanité se soit acharnée a
dissiper ses forces pour des dieux fantomatiques. Maisil y a
peut. ctre de véritables realites auxquelles il est possible de
rattacher l'institution dans son intégralité. Les notions reli-
gieuses, parce qu'elles sont crues, sont elles existentobjecti-
vemeul, comme faits sociaux. Les choses sacrées, par rapport
auxquelles fonctionne le sacrifice sont des choses sociales.
Et cela suffit pour expliquer le sacrifice. Pour que le sacri-
ficesuit bien fondé, deux conditions sont nécessaires. It faut
d'abord qu'il y ait en dehors du sacrifiant des choses qui le
fassent sortir de lui-même et auxquelles il doive ce qu'il
sacrifie. Il faut ensuite que ces choses soient près de lui pour
qu'it puisse entrer en rapport avecelles, y trouver la force et
l'assurance dont it a besoin et retirer de leur contact le béné-
fice qu'il attend de ses rites. Or, ce caractère de pénétration
intime et de séparation, d'immanence et de transcendance est,
tt. tHMHtt'fHTM. MA)«. – K-iit)Sttt ).ESt(;mt')t:H Mf
au plus tuiut degré. distinetif des choses sociales. E))f8 aussi
exist'')ttat.t t'ois, selon te point de vue auquel on se ptacc. dans
et ho)":) individu. On comprend dès lors ce que peut ~trc la
fonction du sacrifice, abstraction faite des symboles p!tr les-
quets to croyant st<t'exprime )t tui mptne.C'est une fonction
so';i:)te parce que tu sacrittce se rapporte a (teschoses sociales.
D'une part, ce renoncement personnel des individus ou des
groupes a tours propriét~t atitm'ntu les forces Mciitiea. Noa,
sans dou~, <}uelit société ait besoin des choses qui sont la
tnatK'ro du sacrilioe tout se pnssc ici dans le monde des idées,
et c'<'st d'energifs nx'ntuies et )))(')':)tt'squ'i) est question. Mais
l'acte d'abnégation qui est hnptique dans tout sacrifice, en
t'!)ppetant (t'equenutteut aux c<mscienccsparticutiërcs la pre-
i-eut'e des forces collectives, entretient précisément leur exis-
tence ideate. Ces expiations et ces purifications f;euenttes, ces
connnunions. ces sacralisations de groupes, ces créations do
Renies des vities donnent ou renouYetient périodiquement &
la cotteetivitu, représentée par ses dieux, ce caractère bon,
fort, t~t ave.terrible, qui est nndes traits essentiels de toute per-
sonn:di)e auciate. D'autre part, les individus trouvent à ce
mOne acte leur avantage. Ils se confèrent, a eux et aux choses
qui leur tiennent de près, la force sociate tout entière, tts
revetcntd'uueautoritesoeiatetettrsvœnx. tours serments, teurs
mariages, ïïs entourent, commed'un ccrcte de saintet« qui les
protège, les cttamps qu'ils ont taboures, les maisons qu'ils ont
construites. En mùmc temps, ils trouycHt dans le sacriuce
te moyen de rétablir les équilibres troublés par t'expia-
tion. ils se racttëteat de ta malédiction sociale, const'quence
de ta faute, et rentrent dans la communauté; par les prête.
vements qu'ils fout sur les choses dont lit société a reserve
l'usage, its acquièrent le droit d'eu jouir. La norme sociale
est doue maintenue sans danger pour eux, sans diminution
pour le groupe. Ainsi ta fonction sociale du sacriHec est rem-
plie, tant pour les individus que pour ta collectivité. Et
comme la société est faite non seulement d'hommes, mais do
choses et d'événements, on entrevoit comment le sacrifice
peut suivre et reproduire à lit fois le rythme de la vie
humaine et celui de lit nature; comment it a pu devenir perio.
dique à l'usage des phénomènes naturels, occasionne! comme
les besoins momentanés des hommes, se plier enfin à mille
fonctions.
Au reste, on a pu voir, chemin faisant, combien de croyancea
M8 K. tiMi)
t/A\~t! SOt.fttHM!~)

et depratiquessociates,quitte sontpasproprementreligieuses,
se trouventen rapports avec le sacrifice.n a été successive-
meutquestiondu contrat, du rachat, de la peine,du don, de
t'abnegatiou.des ideest'etatiwosa
t'ameet à l'immortalitéqui
sont eucot'eà la base de ta monde contmuae.C'estdire de
quelleunporhtuceest pour lit sociologielit notiondu sacrtHce.
Mais,daas ce travail, nous n'aviouspasa ia suivredans son
développement et n traverstoutessesramifications.Nousnous
sommessimplementdonnepour tachede chercherà la cons-
tituer.
DEUXIEMEPAMIE
ANALYSES

SECTtON
PHEMtËME
SOCtOLOGiE GENERALE
ParMM.BOCGLË
et )'AHUt)t

1. )tÉT)tODOI.Of:)E

Des principalespublicationsde méthodologieque nous


avons retenues, deuxseulementsontdues à des sociologues
de profession, MM.Tardeet Uurkheim les autres sont
œuvres d'historiens,–MM. Seignobos,Langlois,Lamprecht,
– ou de philosophes,– MM.Goblotet Dartu.
Nous essaierons, en groupant sous deux rubriques les
résumes de ces livres ou articles,de mettreeu tumiere les
rapports qui unissentla sociologie,d'une part &l'histoire,et
d'autre part à la psychologie,

A. – &!C<0<O~M~AM<0«V.
K~t LAMPRECHT. – Alte mndneMeRichtanKen in der
QeepMohtawisaenachttft.Was ist KMitureeaoMchte?
(Tendancesancienneset nouvellesde la sciencede t'his-
toire.) 2 brochures,Gœrtner,Berlin, !??. – fH<<tt«<«<t<<~<,
M<'<'«H<< <Ojf<«~c/<Mc~ ~t'«/'<in <<e<'
GMcAte~e. (Rotedes
individualités,des idéeset des forcessocialesdans l'his-
Cottt'a~,~?7. bd. Xttt, p. 880900.
toire.) J«tf&'«'A~'<~
H. Pirenne,dans la ~ccMc /tM<o~«<1897.t. LXtV,p. 50-S7
donne la biographiecomplètedes articlesauxquelsLam-
precht répond.

On sait quelles vives polémiquesa suscitéesla BcM~cAc


ït ne nous appartientpasd'examiner ici les cri*
(.McAtcAtf.
t40 t.XSKH':f~.t<t).'tU)~'t:.))ttMt

tiques de dotait que les disciples de hanhe (tes J)(M~'«K-


t«!«<'<outpua(tressorate)h'p:))'tiedet'ouvt'!tf;edeM.La)n-
precht, mais de signatef te'-questions de methodotogie que
tedetMtusontevet's.
C'est o) effet par ta ~Muveaute de su méthode que M. L.
paratt avoir irrite tes un~, attire les autres; et cette méthode
'-ousiste precisen)('t)t, dit M. Pirenne. il considérer i't)i~t:e
do point de vue des sciences sociales
Hn fi~t, suivant M. L., ):) n~ccssitf <'t h) tiberté, ht )'<t"'
nte et riK'cidpMtse t)~)ent dans t'histoire. î/muvredc):)
science historique, comme ceUe de t~utf sciem-'p,devra être
de degit~er ce qn'H y a de t'e{;u)i<*ret de nécessaire daus te
flux des evexemeots. Or, parmi les actions hmnaiMes qui
(ont la tmnte des evt'Mtnents historiques, s'il pli est de sin-
~utieres, de persolluelles, qui ne s'exptiquent que p:n' te but
que se proposait têtu' auteur, il est:t)tS<:tdes action!! typiqups,
habituettes, pour !'execution desquciies t'individu obéit,
quasi utuchinidement, u t'iunuence du milieu; si t~xpUeattOH
(otidiste o, qui laisse toujours une place ai ta tiberté, con-
vient seule aux premières, une explication '<causale vrai-
ment determinHote, peut s't)pp!it}ucraux secondes. Les vraies
raisons de notre conduite se trouvent ainsi, souvent, daus un
certain nombre de manières d'agir, de penser et de sentir qui
s'imposent il nous, nous étant en quelque sorte ex~'ricnres.
<Jue t'ou étudie en eCet t'humauite « dans les masses et
non plus seulement dans les individus, on apercevra aisément
t'existence propre de ces manières d'être. La statistique nous
permettra de décerner des consttntes sou~tles variables indi-
viducttes, et d'établir ainsi ta réalité des « états sociaux
i)e plus, en observant t'ordre suivant lequel ces différents
« états Il se succèdent, nous déterminerons tes phases de
t'evotution collective. Citezles nations, par exemple (les plus
importants, do beaucoup, de tous les groupements sociaux),
on verra se succéder ditterentes phases de culture que ta
constitution de leur régime économique servira à caraclé-
riser. En ce sens, il sera permis de dire, suivant qu'elles sont
parvenues à telle phase ou à tette autre, que les nations sont
vieilles ou qu'ettes sont jeunes, comme les individus. En
ce sens, comme les individus, elles vivent, et l'on comprend
que t'initiative individuelle doive être singulièrement limitée
par leur état générât. La liberté, môme des grands hommes,
se heurte aux nécessités des évotuttons mationates.
Et sau8 douteiea.J.ois « statistiuuos ou « biologiques par
lesquelles on détermine tes états sociaux et établit leurs
rapports, ne sont pas de véritables expticattons. Eitef nous
permettent seulement de supposer, sous tes rotations en<pi-
nques qu'elles constatent, des retations vraitnent causales.
Le secret des évotutions nationates est dans le jeu des « forces
psycho-sociaies élémentaires 't. C'est dire que histoire, pour
devenir vraiment explicative, a besoin de hi psychologie-
~r L. tombe ici d'accord avec les nombreux philosophes
allemands ou français. qui pensent que la psychologie doit
être aux sciences de l'histoire ce que ta mécanique est aux
sciences de la nature. Mais it soin de noter qu'une psychoto*
gie tout individuetie, ouverte a la finalité et à ta liberté,
serait insuffisante c'est d'une psychologieproprement sociale
qu'il attend la détermination des éléments qui introduisent
dans t'tttstoire humaine une part de régutarite et de néces-
site.
Avec une pareille méthode, vous faites une histoire Ilmaté-
rîatiste et une histoire « collectiviste M.Tels sont les deux
reproches que les /t<n~'««&««)('ftancent A M. L.
C'est la grande place que M. L. a fuite, dans son histoire
d'Allemagne, au facteur économique, qui lui vaut t'epithete
de matériaHste. 11 la repousse en faisant remarquer juste-
ment que les phénomènes économiques sont, en teur fond..
aussi bien que les autres phénomènes sociaux, des phéno-
mènes psychologiques, qu'on a donc tort de les opposer,
comme « matériels » et bas, aux formes plus élevées de la
vie sociale, qu'au surplus, si leur efficacité a d'abord été
mise en retief, c'est qu'ils sont en onet plus faciles a étudier
que les autres, mais que bientôt, jusque dans l'évolution du
droit comme dans celle de fart et de ta science, on recon-
nattra sans doute, par le progrés des sciences sociales,
t'empire de lois générâtes. Ce n'est pas par leurs conceptions
générâtes, matériatiste ou idéaliste, que les historiens doi-
vent être distingués, ajoute M. L., mais seulement par leur
méthode s'il combat « l'idéalisme de Kanko ou de Hum-
botdt, c'est qu'en effet leurs postulats mystiques sont con-
traires à l'avancement proprement scientifique de l'histoire.
C'est pour la même raison qu'il limite leur individualisme.
II ne nie pas « pno« t'etïet des initiatives individuelles, mais
il rétrécit leur sphère d'innuenca. On a exagéré jusqu'ici,
sans doute par souci esthétique et aussi parce que l'ou s'occu-
m t<)"!
t.XKt! <W:f')K)t.K)t't!.

pait surtout de<te l'histoire


i'histoit'e uo~Mf, (mi est en
~<~)«', qui G)tefîo!
enet plus que
toutes les autres une histoire de personnes. ta part de ht
personnalité. t'ue histoire qui veut être complète et scieMti-
nque devra uuturettemeut donner le premier rûte a ta
soeifté.
M L. se rettcontre ici avec M. Monod « Unest trop habi.
tué eu histoit'e, écrivait. M. Muuod dans ta «<'t'«e~sfortqxc, u
s'attacitersurtout aux manifestations britiantes. rcteutissMtttes
et ép))cu)erps d~ t'activit*' humaine, grands évetiemeuts ou
grands honunes, au lieu d'insister sur )fs grands et leuts mou-
vemeats des institutions, des conditions économiques ou
sociates.qui sont ta partie vraiment intéressante et pennaneute
de t'ëvotution i<u)naine,celle qui peut être analysée avecquel-
que certitude et, dans uuecertaiue mesure, ramenée &des lois.
Les Événements et tes personnages vrititnont importants te
sont surtout comme des signes et des symboles des divers
moments de cette évolution mais ta plupart des /«tf<:dits
/<M<w«/«M ue suut & ta véritable histoire humaine que ce que
sont, au mouvement constant et profond des marées, les
vagues qui s'élèvent a ta surfacede ta mer. se cotèrent un ins-
tant de tous les feux de lit tumiere. puis se brisent sur ta
t;r6ve suns rien laisser d'ettes-memes.
Ces rcftexioos ne pe)')n':ttcnt-ettes pas d'espérer qu'entre
t'histoit-e et les sciences sociales le rapprochement, auquel
veut travaittet' t'-tMH~f-<M'w~«/«' se fera de ptus en plus
intime? La poh'mique de M. L, si elle ne tire pas au était'
toutes les idées qu'elle fait t'nU'evoh'. aura eu du moins le
mérite d'attirer t'attentiousurte profit qui peut résulter, et
pour t'une et pour l'autre, du commerce de l'histoire avec la
sociologie.
C.B.

LA?!CLO!Set SEi<<OROS. Introduction aux Études


historiques. Hachette, t~'8,) vot.SuSp.

La_m'e)njerepartie de cet ouvrée, très ctaire, précise et


meH'"dique, u'iuteresst; pas directement la socioto~o: ette
tt'aitt' df ta recttcrcttc des document; df ta critique externe
critique de restitution, critique de provenance, de la cri-
tique interne (critiqued interprétation, critique de sint'crite et
d'exactitude;, et aboutit à la '<detprmmattpn~tesjuttsjtat't)-
cutiers Mais la seconde partie, consacrée aux « opérations
ANALMffs. – mh'xnMt.mitK t43

synthéttquea~en histoire, enveloppe te problème de sa nature


scient ifiquo et do ses rapports ave la sociologie. L'auteur
'(M. Seignot)osi commence par mettre en tumièreteLcarnctere
propre de l'histoire par opposition aux autres sciences etio
se fonde sur une connaissance indirecte des faits et consiste &
construire, d'après les traces du passé, maison même temps
)))))'analogie avec le présent, certaim's images de ce qui s'est
produit autrefois; de ta tout ce qu'il y u de nécessairement
limité et incertain dans l'nvrf historique. H faut ensuite
grouper les faits de manière Mretracer, soit leurs rela-
tions de coexistence, soit leur évolution puis intervient te
« raisonnement eonstructif a, qui, tantôt néitatif, conclut du
silence des documents sur un fait à la négation de ce fait, et
tantôt, positif, conclut de la présence ou de l'absence attestée
d'un fait à ta présence ou à l'absence non attestée d'un autre
fait. Ces opérations analysées, t auteuren vient à la construc-
tion de ce qu'il appelle des « formutes ~nerates a, qui lui
apparaissent comme le resuttat dernier et le plus haut de
t'uitn're historique l'histoire, pas plus que les autres sciences,
ne peut, en effet, «se contenter det'accumutation indéfinie de
faits particuliers u ettc doit élaborerles faits bruts ?. Cesfor-
mules sont d'abord des /b<))<M<f.t t~n tp«rM, indiquant, peur
les événements particuliers, les traits caractéristiques seuls,
et,pour les faits ~cneraux (habitudes, institutions), en déter-
minant le caractère, t'ctendue, ta dm'M*et l'évolution ce sont
les histoires spéciales (histoires des tangues, des littératures,
des retigions, etc.) qui ont abouti tes premièresa des formules
méthodiques de ce genre. Ennn, il t'aide des formules des.
criptives de chacun des petits groupes de faits, il reste à
essayer de constituer des /bnM)t~ <r''«i!('MtMf, qui « condensent.
le caractère générât de tout un ordre de faits, une tangue.
une religion, un événement complexe (comme l'Invasion ou
ta Héformc' (p. ~H). Quant a t'exptieation même des événe-
ments, soit dans leur «consensus", soit dans tenr succession,
il faut se garder d'y faire intervenir des hypothèses théoto-
~iques ou métaphysiques, commecelle du progrès par exemple.
Aussi, si les histoires spéciales sont arrivées, parce qu'elles
procèdent par abstraction, a expliquer certains faits par des
espèces de lois empiriques fondées sur l'observation et ta
comparaison, l'histoire proprement dite, qui est une science
concrète, portant sur des évolutions complexes et réettcs.
doit renoncer à y parvenir par aucune méthode directe
)44 L'AXX)iK~)").<M!~t'K.t89S

dès qu'il no s'agit plus d'événements particuliers. Pour les


ensembles de faits, fauteur semble admettre qu'on n't'n
pourrait déterminer les causes que par déduction, &t'aide
des sciences qui étudient t'honune présent et ses conditions
nécessaires d'existence materietie ou morate, les scieufes
sociales d'une part et même les sciences autiu'opoio~iquesde
l'autre. '< La dernière question (le l'histoire reste insoluble
par les procèdes tustoriqucs » (p. ~). Le voiume se termine
par t'etudedes ju'occdés d'exposition ') historique.
Très nettes au point de vue de la description des méthodes,
ces pages iuis'-ent :tss' équivoquela rciatiou de l'histoire
aux sciences sociales. et la nature même de sou caractère
scientifique. D'une part, M. Hf~uobos semble, i)ieu gratuite-
ment, enfermer tes sciences sociales dans i'etude des phéno-
mènes actuels 'p. )tM, d'autre part, i'itistoire est pour
lui une discipline ind''p(.'miante, une seiencf en eite-mOne
et par eiic-metne. Or, il reconnait iui-metne que. « si on
retire des {aits ttistoriques la mention du temps et du
lieu où ils se sont produits, its perdent le caractère histo-
rique fp. )?! et que c'est l'objet propre de l'histoire
d'étudier les différences p. t!M Conune il n'y a de science
que du gunera), dans qncito txesurc t itistoirepeut-e))ecucore.
après cela, être uppeiec une science? Lcs<t formules d'cu-
semble M elles-mêmes, n'étant que ia condensation de for-
mules descriptives, restent descriptives encore, c'est a-dire
encore particulières. U y a ici, eu effet, uuejMjuivoqueuue
favorise t'empioi du mot gênerai dans la tangue cou-
rante; c'est tantôt t'Gusembte des caractères communs et tan-
tôt i'ensembie des caractères essentiels lit « formulo d'en-
semble de ia Heforme ne sera pas vraiment générale, et
par suite scientifique, mais seulement Ct~'cttM; ce sera une
somme d'événements caractéristiques, non une loi de ces
événements. L'histoire reste ainsi particulière, même lors-
qu'elle étudie des institutions ou des moeurs; si elle n'est
pas un récit, elle est un tableau, mais jamais a elle seule ne
détermine des causes générâtes ou ne formule des lois.
jC'est que t'histoire n'est sans doute que ie travail prépara-
toire et préaiabie à la constitution de la science des actions
humaines elle est moins une science indépendante qu'une
connaissance méthodique et critique; c'est le répertoire
d'événements particuliers oHdoivent puiser à chaque instant
les sciences sociales, le recueil d'observations et d'expértences
n. ..n ,.n
..n'
ASAM~M. – MthXMMt.utitR -t<S

t~uojsoutes,cottesci
les.ci peuvent
peuvent utitiser et
utiliser et interpréterscientM-
iMterpréter scieMtKt-
quement. !)e tu t'uniox étroite et essentiejiedo l'histoireet
do ta sociologie elles ne font une sciencecomplète qu'en
s'associant ellessont peut-êtrelogiquementinséparables,et
séparées seulementen fait par les nécessitésde ia division
du trayaitet les difficuités.très grandesici, de ia détermina-
tion desévénements,qui correspondau travaild'observation
dans les autressciences.Voitapourquoice que M.Seignobos
appelle les histoires spécialeset qui sout déjà, ou presque,
des sciencessociales parce qu'elles trouventdans les faits
historiques leur matièreplutôtque leur pointd'arrivée,sont
parvenues sentes, de l'aveu de fauteur, &énoncerdes lois,
empiriquesencoredans une large mesure, mais en quelque
mesureaussi vraimentexplicatives.Si l'on conserveau mot
/tM~otr<'
le sens,à la foistraditionnelet nécessaire, de détermi-
nation desfaits particuliers,on pourrait peut-êtrereprendre,
en t'élargissant,la conclusionde M. Seignobos,et dire que
« ~«<f<tes questionsque pose l'histoirerestent insolubles
par les procèdeshistoriques
D. P.

DARU*. – Sarl'éta-t actaet et la méthode des solences


sociales. Dansla /<<?e)«'
AM«~~t«'. mai t89t<,p. 39:4tS.
Dansce discours,prononcéà ta séancegénéraledu dernier
congres des sociétéssavantes,M. D. définit, avec une rare
netteté, le rapport des sciencessocialesa l'histoire.
« L'histoiredécrit les événementsconcrets qui se sont
produits un certain jour en un certain endroit, et qui,
dépouittesde ce caractère local,cesseraientd'être des faits
historiques une bataille, un traité, le voted'une constitu-
tion, la rédactiond'un code, un partagede terres, une vente
de communaux.La sciencesocialeconçoit,à propos de ces
événements,des phénomènesgénérauxde nature se repro-
duire l'ardeur guerrière des peuplespauvres, la formeou
la sanctiondes traités, les caractèresde tel genre de consti-
tution. la production comparéede la grande et de la petite
propriété, le rapport, dans un systèmed'institutions juri-
diques, du statut personnelet du statut réet. » (P. 396,397.)
L'histoirefait revivre lessciencessocialesexpliquent.
Il est vrai que l'histoire vise déjà à expliquertes faits,
mais à sa manière.Le plus souvent,ettes~conteNtede tes
– Année sociol., «90.
E. ))E))K))MH. M
)46 ).Xt:t!S<)(:Mt.Ot:t~'8.)!t')K

rapporter, comme a tours causes, & des votontfs ttumainos~


devant te mystère desqueltcs elle s'arrête et s'inetino. La
trame des événements historiques apparaît, de ce point de
vue, comme inextricable, traversée de contingences qu'it
est impossible de réduire à des lois, Parfots .aussi t'ttistoire
cherche une explication des faits dans des causes plus géné-
raies que les volontés individuettes; elle distingue les évé-
nemonts principaux des secondaires, t'essentiet de t'acciden-
tel. Mais ici même, elle ne peut arriver à des lois parce
qu'elle reste enfermée daus le concret..
Pour découvrir des relations constantes, il faut analyser le
r~'et, il faut abstraire. Les scieuces sociales ne doiveut pas se
perdre dans l'histoire comme tes Neuves dans la mer.. Kiies
tondent, au contraire, à s'en dégager, eu dissociant, pourl'
définir tours euets naturels, les éléments brasses et mélan-
gés par le ttux historique. Et sans doute, parce que les
sciences sociales ue peuvent user des deux principaux ins-
truments de ia science, l'expérimentation et le calcul, leur
progrès est comme entravé. Ettes n'en sont pas moins
capables, si elles usent méthodiquement, et de ta meUtqde
Comparative et de lu déduction abstraite vert(!par t'expM._
rience, de .formuler des preYtS)ons,_aumout~MrUettes~
de déterminer, sinon des résultats eHectifs, au moins des
j tendances(p. H9H).
Uais quel sera le point de départ de leurs déductions? A
quelle idée directrice doivent-ettes se nor? NI. D. rappelle
que, sur cette question, !a sociologie parait avoir accom-
pli une évolution décisive. On a conçu d'abord la société
comme un être réel organisé, dont les individus seraient les
membres; c'est sur tes relations des individus que t'on fait
aujourd'hui reposer tout son être; Les sciences sociales ont
passe de la « période biologique à la « période psychoto-
gique L'idée spiritualisme a triomphe de l'idée naturaliste.
–M. D. rassemble nombre de citations qui prouvent qu'en
e)!et on s'accorde aujourd'hui a chercher daus Jes fois psycho-
logiques le fondement des lois sociales (p. 406). Mais il a soin
de noter que cet appel à la psychologie n'exclut nullement
l'étude des phénomènes spécifiques qui résultent de ta
réunion des individus. « L'idée spiritualiste ne conduit pas
nécessairement à t'individuatisme; elle peut faire une part à
la réalité de la vie sociale. a En un mot, sans perdre de
vue le caractère historique, ni le caractère proprement social
.m."

-tt.M): MHT)M))t)).m.m !47

des phfMomenps qu'elle étudie, la sociologie


peut être
«/M~v«fcet p~c/M/o~w'.
l'eut-elle aussi, comme nous le voudrions, rester <o.
t-~Mt''– sur ce point, la peaséo de M. t). parait moins
arrêtée. tt constate que t'évotution humaine, par ta couB.
cieHco même qu'où prend t'humonité, est susceptible de
déviations Impossibles à prévoir. Un matière de relations
sociales, l'art, par cela )nemo({u'i)met a profit les loisdoter-
xtinÈespar la science, « change sans cesse lit matière de la
science et s'oppose a sou achèvement ?..P. 4t4.) )-:nce sens,
la science sociale restera toujours subordonnée a )a moraie.
M. D. reconnaît pourtant que les visées de t'une et de
t'autre doivent être soigueusement St-parees. Autre chose est
exp~quer te root, autre cttoso spécuter sur t'idcat. Laconfu-
siottdu point de vue des causes et du point de vue des fins
etnbrouitto les idées sociologiques. Pour se dégager de ta
morate comme de t'histoire, tes sociologues ne doivent
pas se
lasser, pourrions.nous dire, de « distinguer
(:. H.

H. – .'tWK~«' et p~<<M<~«'.

'<. TAHDE. – Les lois aociatea. /«M«' <<'<«!<'


;Mc«)~<t'),
t6S pages, t'aris, Aican. t8~.
M.T. ne se contente pas do résumer, dans ce nouveau livre,
les idées que les /.<M</<'<7<M<7<«MH, t'0~<M</<oM t<K<Mr<ft'«c
et
la /<~tM' sot'M~cnous ont rendues famiti6res H les systé-
matise, et justifie son système par des considérations metho.
dotogiques sur la fin, les procèdes, le propres de la science
eu générât.
Toutes les sciences, suivant M. T., recherchent, chacune
dans son domaine propre, comment les phénomènes se repro-
duisent, se détruisent et se créent. C'est dire qu'elles veulent
établir, non pas précisément les causes, mais les lois de la
n~<<«w, do l'opposition,de t'm/«p~/<oMdes phénomëues. –
Mais quelle marche suivent-elles dans la découverte progres-
sive de ces lois –Elles vont, nous dit M. T., du grand au
petit, du superficiel au protond, de l'extérieur a l'intime
des répétitions, oppositions, adaptations de grandes masses
aux répétitions, oppositions, adaptations d'éléments io(tuit&-
simaux et en nombre infini.
<48 ).X)SK .<uc)t)t.t)tit~t'K.
!MC
Ainsi, ai l'apparence d'une énorme et unique rotation du
ciel tout entier, l'astronomie a substitué la t'édité d'une mul-
titude innombrable de petites rotations ditterentes ta toi de
Newton a présenté toutes les périodicités de mouvement,
quelles qu'elles soient, comme la répétition incessante et con-
tinue d'un fait toujours ideutique, et qui est t'ottraction
morne (p. 18). Eu biologie, la théorie cellulaire assimile les
organismes, uou plus par leurs gntttds caractères extérieurs
et superliciels, mais par leurs ététueuts intimes, qui répètent
indéfiniment les modes de nutrition et d'activité, de crois-
sance et de prolitératiou, dont ils ont reçu le dépôt en héri-
tage. t)e mente, les grandes oppositions superficielles
entre Je céleste et le terrestre, l'eau et le feu, n'ont ptus
cours on s'aperçoit que les oppositions réelles sont élémen-
taires, qu'il faut les chercher dans les actions et réactions des
molécules, dans le rythme de leurs vibrations (p. (i0). Ou
n'oppose plus, d'une manière vague, la matMdieet ia santé,
i'aaimatité et ta végétation, mais d'une manière précise.
l'oxydation et la désoxydation des éléments anatomiques
(p. ?)). Euiin les illusions geocentriques et anthropocen-
triques. qui supposaient tout le ciel adapte a a ta terre,
toute la nature il l'homme, s'évanouissent devant la découverte
des petites adaptations internes qui font ta vie universelle.
Ce n'est pas dans les grands ensembles, mais plutôt dans les
détails que le savant admire justement la finalité. <<Chaque
organisme, et dans chaque organisme chaque cellule, et dans
chaque cellule, peut-être, chaque élément cellulaire, a sa
petite providence soi et en soi. (P. ti~j – Qn'it s'agisse
donc d'opposition, de répétition ou d'adaptation, c'est par de
petits faits particuliers, en nombre infini, que les sciences de
la natureexptiquent ses grands mouvements.
Ainsi, la sociologie ne s'achèvera que lorsqu'elle aura
ramené les grandes apparences historiques aux faits sociaux
élémentaires. Elle aussi a débuté par des assimilations hâtives,
des oppositions superficielles, des adaptations illusoires. La
philosophie de l'histoire faisait converger vers un seul point
tous les événements connus il sembtait.suivant elle, que le
progrès des sociétés n'eût d'autre but quS~o hâter le règne,,
ici du catholicisme, là du positivisme (p. 123). Elle se plaisait
aux antithèses grandioses entre l'Orient infini et la Grèce
finie, entre l'immobilité asiatique et la progressivité euro-
péenne (p. 67). Elle se fiait enfin aux analogies larges et
– MÉTOOUOLOUtB
.t'MH'K'i. t49
superneiettes la croyance au parallélisme rigoureux de
toutes les évolutions sociales, la doctrine des f'oMMf.t'assi-
mitation des sociétés aux organismes en sont les preuves
~p. ~S.M). Pour atteindre une explication vcritabte de la
constitution et de l'évolution des sociétés, il.fallait descendre
du « gros )' au « détail M,des masses aux individus.
Comment s'expliquent en effet les majestueuses assimila.
tions sociales, sinon par t'influence qu'exerce un individu sur
un autre? Pour comprendre les tardes mouvements écono-
miquec ou linguistiques, juridiques ou religieux qui sont
l'expression de la hausse ou de la baisse des croyances et des
tendances collectives, il faut en revenir au « couple social
élémentaire ? l'action spirituelle d'une personne sur l'autre,
l'imitation de celle-là par celle-ci, voita l'élément unique
et nécessaire de ta vie sociale répétez-le indéllniment, et
vous tenez le secret des plus profondes variations des grou.
pemeuts les plus amples. – t)e môme, si vous voulez com-
prendre l'extension des guerres, des concurrences, des
discussions, représentez-vous, en la répétant, la lutte élémen-
taire de deux individus, ou mieux, dans un même individu,
ta lutte de deux partis. Les oppositions extérieures ne sont en
eilet rendues possibles que parce qu'il y a ou peut y avoir des
oppositions internes <p.T:) si les individus sont capables de
lutter, c'est que l'individu est capable d'hésiter. C'est donc
jusqu'au siège de ces hésitations, propagées par l'imitation,
que la sociologie doit remonter les entreebocs initiaux,
causes des collisions générâtes, se cachent au fond des cons-
ciences persoonettes. – De même, c'est au fond des cons-
ciences personnelles que se combinent et s'adaptent les idées
fécondes, génératrices des grandes adaptations sociales. Pour
découvrir l'adaptation sociale vraiment élémentaire, n'ima-
ginez pas seulement deux hommes, dont l'un répond à
l'autre imaginez, étiez un même homme, deux idées dont
l'une répond à l'autre (p. t~8) « l'invention est une harmo.
nie d'idées qui est ta mère de toutes les harmonies des
hommes. a (P. H9.) Pour que plusieurs individus se divisent
le travail social, il faut d'abord qu'un individu ait conçu
l'idée de cette division. Additionnez ces idées heureuses, les
trouvailles, non pas seulement des génies, mais de tout le
monde, et vous avez la clef de l'organisation progressive des
langues, des religions, des sciences, de l'industrie. La
sociologie, suivant en cela l'exemple des autres sciences,
HjO ).MX)!):sn':)")."t:~tt:.tM8

trouve donc ta cause dernière des bartnonips, comme des


luttes, comme des assimilations sociales, dans lu répétition
d'un nombre infini (factions tnfinit''sin)aies, internes, indivi-
duelles; son progrès consiste bien à passer de lu masse à t'été.
ment, du grand au petit.
Mais. le progrès social ue consiste-t-il pas Hatier
du petit au grand ? Au lieu de petits groupes très dittcrents.
ce sont d'innnenses groupes assimiles que l'histoire moderne
nous présente langues, dogmes, codes étendent chaque jour
leur sphère d'influence (p. ~Ot). Les guerres de teurcûte. eu
même temps qu'ettes se rarcf!eHt,s'amptitieut elles mettent
aux prises des natious-cotusses. coxnne )a coucurreace met
aux prises les géants de l'industrie (p. ?, tM).Les Inventions
enfin, en )HC)))etemps qu'elles s'hnposeHt ù ua plus gr<)ti()
nombre d'individus, synthétisent un nombre plus grand d'i-
dées ou d'actions fp. tKt. <?).– H est vrai, dans tous les
ordres de phénomènes sociaux, t'exteusio)) cstde régie; timi
tatiou ouvre uu citump infini il toute invention, et i'opposi-
tiou n'a d'autre but que de susciter des adaptations inces-
samment élargies. Maisceta prouve seulement que tY'votution
de la couuaissance doit être, ici comme partout, i'tuverse de
t't''voiution de ta reatite (p. ?<): )a pensée sociologique,
miroir renverse de ta reaiite sociate, doi partir des ensembles
pour retrouver par t'analyse les faits élémentaires qui les
expliquent; elle ne peut s'arrêter qn'ù l'individuel, point
d'origine de toutes ces ondes universelles.
Croira-t-on d'aitteurs que leur universalité doive avoir
– A
pour résultat final )'enacement de toute individuatité?
vmi dire. t'unifonnitc comptete, parfaite, vers laquelle il
semble que la répétition et i'adaptation tendenten triomphant
de l'opposition, serait la mort du monde: elle ne peut eu
être le but. H faut remarquer que « du sein des répétitions
précises, des oppositions nettes, des harmonies étroites,
éclosent les échantillons les plus caractérises de ta diversité,
du pittoresque, du desordre universel. à savoir les physiono-
mies individuelles 'p. 1~'). Les '<nuances )' pourraient bien
être, ainsi, tes vraies raisons d être du monde. « Les origi-
nalités sous-phenoménates des choses travaillent non à setta-
cer, mais a s'6panouir, a eciater en ttaut ip. t64). Hnce sens.
l'individuel n est pas seulement au point dorigiue, il est au
point d'arrivée'de l'universel. L'individu est donc tatpha et
l'oméga de ce système.
M\H<K'<.–MKT)t")t"L<)..)H ~8~

Hst-it vrai qu'it satisfasse par là même aux exigences de lia


science en môme temps qu'it celles de fart? tJans cet enort
ingénieux et puissant pour exptiqut'r tout le social par ta
pure et simpte réédition de l'individuel, M. T. s'autorise-t-i)
à bon droit de l'exemple des scieucos antérieurement consti-
tuées ? Admettrait-on sans équivoque qu'elles nous enseignent
:')rechercher toujours, dans le « petit », les raisons d'être du
« grand »? La petitesse n'a jamais conféré, par elle-même,
<iovaleur explicative. Si les sciences physiques et naturelles
remontent des phénomènes sensibles aux éléments de la
matière, c'est que ceux-ci, grâce aux caractères qu'on leur
attribue, se prêtent à des constructions intelligibles. Or ces
caractères sont-its les mêmes que ceux que M. T. reconnatt.
en matière sociale, à t'individuet? Bien loin do ta c'est de
ta « qualité propre à l'individu, c'est de son originalité »,
exprimée par l'iuvention et banalisée par l'imitation, que la
sociologie de M. T. a besoin pour expliquer les grands change.
ments sociaux. Ce que les sciences physiques demandent, au
contraire, aux éléments derniers de la nature, c'est, pourrait-
on d!re. t'agence metne de qualité, c'est ta simplicité, c'est
t'homogeneité, c'est tout ce qui leur permet enfin d'être ma-
tière à calculs, a formules, a constructions rationnelles. De
« l'élément » de M. T. riche en virtualités personnelles, gros
de variations imprévisibles, et capable de bonds qui dérou-
teat. à cet élément des physiciens, il y a toute la distance qui
sépare la qualité de la quantité, l'art de lu science. L'exemple
des sciences constituées, qui se sont précisément constituées
en éliminant toute individualité de leurs fondements, justifie
donc difncitentent cette sociologie uttra.individuatiste.
Croit-on d'aHteurs que, parce qu'elles tendent a remonter,
pour expliquer les ensembles, jusqu'à teurs éléments, les
sciences oublient ce qui, dans tes effets totaux, est du a la
disposttioN de ces cléments mêmes, à la nature de leur:! rap-
ports, aux modes de leur association M. T. assimile sa théo-
rie a la théorie cellulaire. Mais celle-ci a-t-elle consisté a
expliquer le tout des organismes par l'addition d'actions
purement individuelles? Les phénomènes proprement biolo-
giques restent ceux qui, irréductibles à la seule opération des
Éléments physico-chimiquesconsidérés à part, ne s'expliquent
que par ta mise en rapport, par le contact, par le concert de
ces éléments. La chimie ette-méme n'est-ette pas obligée,
pour expliquer les propriétés spécifiques du corps qu'elle
tM t.XX~KStK:t')Mtit~'K.tt!M

analyse,de tenir comptenon plus seulementdu nombredes


atomesou des molécules,mais de la façondont Ils sont ran-
gés,distribués, organisés C'est doueque, dèsle mondephy-
sique, a cote des effets propres &ta nature des éléments,
t arrangement. la distribution,l'organisationproduisentleurs
effets propres; commentdes lors n'en produiraient-itspas
dans le mondesoeiat?tt appartiendraita ta sociologie ~w<o
~fKwde définir et de classer ces effets,de montrercom-
ment ils varient quand varient les formesde l'association,
d'énumérer tours conséquenceset leurs causes. L'exemple
des sciencesmêmesque XI.T. invoquenousautorisea pen-
ser que les sciencessocialesdoiventtenir comptedes pro-
priétés du tout autant et plus que des propriétés des été.
meuts et que peut-être ta sociologieproprement dite
commenceou finit la psyehotogietoute individueHedes
/.o<.<
~oc<a<M.
C. B.

E. DUHKHEML Heprësentationa indtvidueUes et


reprësemtattoma collectives. /<fCt<c .tM«~M<
mai t898,p. 273.3Ui(Discutepar M.(ioblot,dansta /<<'n<f
~A~o~/t~Mt'de décembre!?.)
Entre la sociologiede M.Tarde et cellede M. Durikheim,
il y a, ou le sait, unesorte d'antithèse.Elles'expliquepar la
divergencede leurs idéessur la scienceen générât,sa fin et
ses procédés.
En efïet, tandis que, pour M. Tarde,le progrèsscientifique
consisteà aller du « grand au petit », de l'ensemblecom-
plexeà t'étémentreprésentabte,c'est, pour M.Durtthehn.un
reste de la « vieitfe métaphysique matérialistee que .la
prétention d'expliquer le complexe par le simple, le supé-
rieur par l'inférieur,ie tout par fa partie (p. 2!M).tt faut
expliquerles phénomènesqui se produisentdansle tout par
les propriétéscaractéristiquesdu tout,.fussent-ettesirrepré-
sentablesà l'imagination.Si l'on voulaità touteforcerésor.
ber dans leurs élémentstous tes phénomènescomplexes,il
faudraitdire alors que les propriétésde la vie résidentdans
les particulesd'oxygène,d'hydrogène,de carboneet d'azote
quicomposentteprotopiasma.vivant? Conceptionimpossible:
les propriétéscaractéristiquesde la vienesauraientse retrou-
ver chez tons ces élémentsnon vivants, puisqu'ils sont de
.MAt.MM.–M~T)«)U')t.<M!)E tS3
dinfrentes espèces; ni se diviser pour s'incarner chacune
dans un groupediuérent.d'atomes,puisquela vioestuue.Ce
M'estdonc pas ht bien fonderque de la disperser entre les
forcesétémentuiresdontelle est la résuttante. Pourquoi,des
tors, eu serait-itautrementdes faits sociauxpar rapport aux
individus?'1
Maisles analogies psychologiquesnous seront plus ins-
tructivesencoreque les analogiesbiologiques le socialest
plus près du mental que de l'organique.« La vie collective,
commeta vie tnentatede l'individu,est faite de représenta-
tions (P. ~4.) La spécificitéde la psychologienousaidera
à comprendrecellede ta sociologie.
On repousseordinairementla théorieépiphénoménistede
la vie psychologique,et avecraison etteest, prisea la lettre.
contradictoiredans tes termes.Maison oubUeparfoistoutes
tes conséquencesqu'il faut accepter en la repoussant.Par
une analysedes conditionsde la mémoire, que ta perma-
nence d ébranlementsnerveuxne saurait suffireà expliquer
(p. ~6-28)), et du mécanismepropre&t'associationpar res-
semblance,qu'on essaieeu vainde réduireà l'associationpar
contiguïté<p.28t-28K). M.D. prouve la nécessited'admettre
lu persistancedes représentationsen tant que représenta-
tions, indépendamment descettutescérébralesauxquelleson
se figure chacune d'ettes comme matériettementattachée.
Queces représentationssoient ou non dans la conscience,
saisiesdirectementou non par le sens intime, il n'enest pas
moinssur qu'elles ont une réalité et une efucacitepropres
(p. 292) il est impossiblede tes décomposerpour localiser
tours éléments dans telle ou telle motécutedéterminée,
commeil est impossiblede réduireles lois de leurscombi-
naisonsaux lois du mouvementde ta matière nerveuse.Et
sans doute chacune d'ellesa pour conditionsles modifica.
tions matériellesd'uncertain nombrede cellules; mais elle
résulte d'une synthèsenouvelle,sui ~Mcnf:,où cesmodifica-
tionsentrent commeéléments.En ce sens, on peut dire que
les idéesne sont pas prisonnièresdes cellules ellesdébor-
dent chacune d'elles, puisqu'elles ue peuvent exister que
dans le tout for<n6par leurréunion (p. 296).Ellesleur sont
doncMffnptn'e~, dans une certaine mesure,commeellesen
sont, dans une certaine mesure. nM~jM'H~KM. Par là s'ex-
plique la légitimité d'une psychologieproprement dite,
distinctede la physiologie.
t54 t.'AXXHE
Sf)(:t<)).fXi)~t't:.
~t'S
Or ce qui est dit du rapport des faits psychotoniques avec
leurs étements maténets peut être dit du rapport des faits
sociaux avec leurs éléments individuels.
Comme ta pensée iudividuelle a pour substrat l'ensemble
des cellules, la société a pour substrat t'ensembte des indi-
vidus associes; mais. de même que les représentations, ne
dérivant pas directement d'un certain état des cellules, ré-
sultent d'une synthèse originale de leurs actions et réactions,
ainsi on dira que tes faits sociaux ne sont pas directement
produits par les consciences individuelles; s'iis s'imposent M
l'individu et le contraignent, c'est qu'en eiïet ils le débordent
(p. ?4~. C'est seulement dans et par la rénniou de ces cons-
ciences etémontaires que peuvent s'opérer ces synthèses
originales dont sont faites les représentations Collectives.
La matière première de toute conscience sociale dépend donc
du nombre et de la disposition des éléments individuels
mis en contact, mais, de ce contact même, des idées s«)
y<'Mf~ se dégagent. et qui sont capables, une fois dégagées.
de se combiner a leur tour suivant des lois propres (p. 2Sit).
En un mot, pas pius que ta représentation individuelle ne
doit être tenue pour un épiphénomeue de ta vie physique,
la société ne doit être tenue pour un épiphénomonede la vie
individuelle, Mt si par psychologie nous entendons psycho.
togie individuelle, il ne faut pins dire que la sociologie ne
<toit être qu'une psychologie appliquée. Les attributs cpns.
tituUfs de la vie psychique se retrouvent, il est vrai, dans
la vie sociale, mais « élevés a une bien plus haute puissance
et de manière &constituer quoique chose d'entièrement nou-
veau ». De même donc qu'entre t'id<'otogiedes introspection*
iMsteset ta physiologie des psycho physiciens un naturalisme
psychologique se constitue qui se fonde sur la spécificité des
faits psychiques, ainsi, entre l'idéologie des psycho'socio.
togues et le matérialisme de la socio-anthropotogie,un natu*
ratisme sociologique doit trouver place, « qui voie dans les
phénomènes sociaux des faits spécifiques, et qui entreprenne
d'en rendre compte en respectant religieusement leur spéci-
Mcité
Cet article contribuera sans doute à dissiper un certain
nombre d'équivoques auxquelles les précédentes publica-
tions méthodologiques de M. D. avaient donné lieu, tt sera
acquis que, lorsque M. D. parle de t'wn~ des faits
sociaux, il n'entend nullement tes réaliser sous les espèces
At~.Ytt:–MtiT))Ot)Ut.fX!t); t88
d'on Me sait quelles substances, et les classer parmi les
choses matériettes. t)e même lorsqu'il parle de leur «t<
it ne prétend pas que les faits sociaux évoluent
p<'H(<at<c<
tout seuls, sans que tes consciences individuelles et leurs
représentations entrent pour rien dans les conditions de
cette évolution. Le naturalisme sociologique de M~D. serait
plutôt « hyperspirituatiste < que matérialiste (p. S<)2).Il n'ex-
clut pas toute psyct~iogx' de la sociologie; il prouve seule-
ment que, puisque les représentations dont est taite )a vie
sociale sont des synthèses originales des représentations
individuelles, c'est par une psychologie spéciale, proprement
collective, que ia science eu doit être constituée.
C. H.

R.HOBLOT.– Essai sur la olMSiao&ttûn des Notences.


SUttpttges.Paris, Aiean, )MK8.
Dans cet « essai a générai, les questions de méthodoiogie
sociologique n'apparaissent pas d'une manière accidenteite,
comme accessoires. C'est pour mieux définir lu position
systématique de la sociologie que Fauteur a cru bon de
s'éiever Ii une conception de l'ensemble des sciences, de
leurs méthodes et do leurs concepts ip. ~)~
Suivant M. (! ce n'est pas par les méthodes que les
sciences se dinérencieut il faut retrouver, sous la « dualité
logique », l'unité de ta tendance scientifique. Toute science
vraie tend a devenir, par tous les moyens, abstraite et
déductive. Si les sciences mathématiques ont commencé par
être, en un sens, expérimentâtes, les sciences expérimen-
tales finiront pur être, à leur tour, idéales. A côté de la des-
cription géographique ou historique des faits quels qu'its
soient, des théories doivent se constituer qui, partant d'un
concept une fois posé, en déduisent les conditions abstraites,
uuiversettes et nécessaires, de ces faits mêmes.
Seulement ces concepts premiers différent avec les diné-
reats ordres de sciences.U est impossible, en ce sens, de cons-
tituer une science unique de l'univers qui déduirait d'une
seule idée toutes ses conditions d'existence. Les sciences
forment une hiérarchie unique, mais les degrés en sont
marqués par des concepts généraux irréductibles, successive-
ment introduits (p. 10). Ce sont ces concepts, ordinairement
obtenus par la généralisation d'un « cas privilégié M,qu'il faut
!? ).'A'<X~t;S<)Ctf)).f)<!)~t'H.)t!9)!

définir pour apercevoir les naturels des


groupements
sciences.
Les concepts de quantité, de fonction, de diilérentiette
sont les concepts générateurs de l'arithmétique, de l'algèbre,
de t'analyse. Lu géométrie part de t'idée d'espace, la méca-
nique de celle de vitesse, la dynamique de celle de force;
celle det'atomesera le fondementuniquede toutes les sciences
physiques en générât, de toute la cosmologie.Les forces phy.
siques ordinairement distinguées ne diffèrent que par leurs
propriétés orgauoteptiques; si on veut en faire la théorie
abstraite, on ne constitue qu'une science unique, la physique
générale.
De même, une science unique, ta biologie générale, énonce
les conditions universelles du développement de tous les
organismes. Cherehe-t-on le concept générateur de cette
science, grâce auquel elle est irréductible aux sciences phy-
siques, on s'aperçoit que c'est l'idée d'adaptation, qui suppose
l'irritabilité, c'est-à-dire la sensibilité, c'est-à-dire, en der-
nière analyse, le plaisir et la douleur. Or ces idées sont aussi
celles qu'il faut poser, pour s'expliquer les phénomènes de la
vie psychique individuelle et de la vie sociale. Aussi, pour
M. G., biologie, psychologie et sociologie rentrent-elles dans
un même groupe de sciences p. ~80;.
Ou comprend dés lors l'attitude de l'auteur vis-à-vis de la
théorie des « sociétés-organismes H.tt jugera que la méthode
biologique est légitime, non pas seulement comme méthode
d'exposition, mais comme méthode de découverte. Elle a
rendu le service de rappeler que les sociétésne sont pas des
machines, des engins fabriqués, transformables à volonté.
Elle a indiqué de plus un grand nombred'analogies accepta-
bles (p. ~). tt est très vrai que les sociétés, comme les
vivants, s'adaptent aux milieux, qu'elles se constituent, en
s'adaptant, certains organes nouveaux, que, comme les
organes biologiques demeurent indépendamment de la subs-
titution des cellules, les organes sociaux demeurent indé-
pendamment de la substitution des individus. Les mêmes
lois générâtes, loi de spécialisation, loi de concentration
organiques, président au développement des sociétés comme
à celui des organismes individuels (p. ~78). A vrai dire, de
l'individu à ta société, il ne saurait y avoir hiatus; l'individu
est déjà une société, tt y a donc continuité entre la biologie,
la psychologie, et la sociologie(p. ?2).
~.I. i. i n'H. n
– M)hH()M).fM!)K
A:<A).Y!:H-i. ~S7
2 r~&ne _a
Maiscontinuité _ne__ _m.
veut pas dire parattétismeabsolu.Ou
se tromperaitsi l'on concevaittout le mondesociala l'image
du monde biologique.Par exemple, considérerl'humanité
commediviséeen espècessociales,anato~ueaaux espècesna'
turelles,et faire consistertouteta sociologiedans la ctassiuea-
tioMde ces prétenduesespèces,ce serait égarer la recherche.
Les organismes sociauxne se reproduisent pas comme
les organismesindividuels,et leurs formes manquent par
suite de la ftxité proprea l'espècebiologique(p. 276).Elles
sont indéfinissablescommeellessontinstables.<'Unesociété
n'est pas un groupeorganiqueséparabtecommeun individu
vivant, ayant en son intérieur toutes ses fonctions,sa vie
indépendanteet complète (p. La sociétéest formée
par des liens de diversesnatures, économiquesou linguis-
tiques, religieux ou esthétiques autant de différentsliens,
autant de limites diverses.Réduirela sociologieau classe-
ment des groupes sociaux,peuples, nations ou États, c'est
donc oublier la diversitéde ces liens, et n'en retenir que la
cohésionpo~<<~)«' fp. 277).C'estde plus confondrele ro~'c~'
avec le social. Oncroit a tort qu'un phénomènen'est social
que lorsqu'il concernel'ensembled'un groupe, ta totalitéde
sesmembres(p. MO).L'actionde l'individusur l'individuest
un phénomènesocial,et peut-êtrecelui sans lequeltous les
autres restent, fauted'analyse,inaccessiblesà une connais-
sancevraimentscientifique.
t) ne suffiraitpas en eftet, pour donner à la sociologiedes
conceptsdirecteurs, de substituer, à la considérationdes
espècessociales,celle de ce que Dittheyappelle les ~ntM
sociaux.On penseconstituerla sciencesocialeen étudianta
part les phénomèneséconomiques,politiques,juridiques,
religieux, etc. M'.G.convientqu'il y a intérêt à étudier il
part ta façondont les servicess'échangent(économique), dont
la cohésionsociale s'opère(politique),dont la loi s'impose
(sciencedu droit), dont l'unanimitédes croyancess'établit
(sciencedes religions)(p.2i!330); et mômei! allongela liste
des sciencessocialesparticulièresordinairementacceptées,
puisqu'ilproposed'y faire rentrer, sinonla morale,du moins
la logique et l'esthétique.Maisil estime que des corps de
connaissancesainsi constituésne peuventguèrecontenirque
des monographies(p.270);la découvertede loisuniversettes
ne leur appartientpas,car les systèmessociauxque chacune
de ces sciencesveutétudierà part ne se présententpas dans
M8 ).XÉBSuCMt.M<!)~t;E.t8'~

leur pureté. Les dKIereuts tiens do la société s'ommotcut per-


petuettement. Les familles. les États, les religions assument
des fonctions qui ne répondent nullement &leur essence pro-
pre <p. :Mtt. Pour obtenir une sociologie vraiment générale,
il faut passer de ta considération de ces ensembles eom-
plexes à celle des rotations sociales ctomentaires (p. ~).
Les muiurs. les lois, la morale, la famille, t'etat, ces phé-
nomènes resteront inintelligibles tant qu'on n'aura pas expli-
que ces autres plus simples t'exempte, l'autorité, le respect,
la sympathie, et pour les bien étudier, il convient do les con-
sidérer comme des relations entre deux individus seule-
ment » (p. ~tt~. tt faut decouvrireuMn le fait social essentiet
dout tes autres ue sont que des formes diverses (p. ~t!t.
Le trouvous-nous, comme le veut M. Tarde, dans t'tm<
lion, ou, comme le veut M. Durkheim, dans la fOK<y'<«ft~
L'un et l'autre concept sont trop étroits. L'influence de
l'homme sur t'homme s'exerça autrement que par l'exemple
ip. SOC).De m~me elle s'exerce autrement que par ta con.
trainte, même morale. Uu mattre qui démontre ne contraint
pas (p. ~O'h. 00 donc trouver un (ait social assez générât
pour fournir sa buse a la sociologie?'f
L'auteur essaie cette recherche par l'analyse d'un u cas
privilégie M, le phénomène économique. En discutant les
notions d'utilité gratuite et onéreuse, de richesse materiette
et imntatériette, de produits et de travail, on s'aperçoit que
ce qu'ettes ont de commun, ce par quoi elfes ressortissent
toutes a l'économie politique, c'est i'idée même de wctCM
'c/faM~t (p. tMH-~04;.Élargissons cette idée de M'<'t'«'M,et
nous verrous que la plupart des phénomènes sociaux s'y lais.
sent réduire. Aux services <~A«tt~M ajoutons les services ~'<<-
~«~, puis etussons les ditïerentes façons dont les hommes
obtiennent ces services les uns des autres, «'f~mc~c, coK-
)p. ~U4-~t4); u avons-nous pas un tableau
<n««<t', <K/<Mt*M<;<'
complet des relations sociales élémentaires? La société, sous
toutes ses espèces, c'est l'homme utile à l'homme. Sans
doute, l'homme est aussi nuisible a l'homme, et les relations
«M(MOt'<«<M n'en sont pas moins des relations, 11faut donc
dire que la sociologie, pour être universelle, doit être la
science aussi bien des faits antisociaux que des faits sociaux.
C'est dire que la dennitiou première doit être rectifiée et
élargie les phénomènes sociaux sont toute action de MoMwe
J!<M'<tOMMt<'(p. ~08).
AKALMtM.M)!T)«))M)).ft(!tK tî;~
Nous croyons en effet, comme nous 1te taisions remar-
quer l'an dernier ici même, quit faut on remonter jusque ce
degré de généralité si l'on veut n'exclure aucune espèce des
phénomènes sociaux est social tout phénomèno dont t'indt-
vidu ne suffit pas airendre compte, et qui ae peut
s'expliquer
que par )' « interaction M,quelle qu'ello soit, des individus.
M. G. a donc hieu fait de se dégager lui-même de ta notion à
taquette il s'était Dé l'idée do «vcfcc n'eut pas été moins
étroite que celle de <(<<'«<tK<'ou d'tM«t«t«)H,et vouloir cons-
truire toute ta sociologie sur le concept de l'utile, c'etU été
introduire ta considération de nosfins et de nos intérêts dans
fit science théorique a (p. 208). Or, AI. G. a justement montré
combien il était important, pour les sociologues, de distin.
guer, contrairement à l'exemple des économistes, entre l'art
et tu science, entre la pratique et la théorie, entre l'estimation
et l'explication.
On peut toutefois se demande)' si l'auteur tui-memo reste
fidèle à cotte distinction torsqu'i) veut réintégrer dans les
sciences sociales l'esthétique et la logique, se fonduxt sur
une défiait.ion du beau, qui serait l'expressif, et du vrai,
qui
serait t'uuh'ersetiemeut admis. Les raisons sociales pour tes-
quelles une croyance ou une couvred'art s'imposent à la con-
viction ou a l'admiration restent à distinguer, pour nous, de
leur vérito ou de leur beauté intrinsèques. Autre chose est
apprécier, autre chose expliquer. Confondre ta logique avec
la psychologie sociale, c'est ramener le critérium du vrai au
consentement universel, c'est oublier lu distinction du fait et
du droit, c'est confondre les sciences « normatives n avec les
sciences « théoriques confusion aussi préjudiciable aux
unes qu'aux autres, (j. ){.

C. /~<-<
t.. STHtX.– Weaen und Aufgabe der Soctotogie. EiNe KritUt
der orgtmisohen Méthodein der Sociologie (/c
~t«&/<'me
<Mcfo/o$tp.Cn~Kf de la w<'</t<~e&<«/~f'~«~,38 p., Heriin,
<?«.
MfttMCt-,
M.St. distingue,pamu les semocu:.!iuciMtfs,ct-Ufst)ui traitent de
t't'(<'e,celles qui tmitcnt du <<f)-e<t«',
Kt-Ht's('n'itt ~ui ttuitent (tes
</eM<M –
de ta soctMtH, statique,dynamiqueuu df«t)t<ttegi<: <:<K'ia(cs
t'essortissitnt~dMMCMt &la Mciotfgic,"jurrc sy)tthct«tueet phihfM-
t'hi'tuu.
f(W i).tXX~)iS()):tnt.(K:(QLH.t<M
Maiscttcne pourra pas s'acquitter du sa tachf si <'))('se t;ti<sc plus
ton~temps 'uan'r par ta méthode organique. Cetje-cia pu prcvoqu'T
des d~c~uverte'i. Mais t'squ'au tieu de cumparer t<"tswietes avec
tes organismes, un va, comme aujuurd tmi, jusqu'à tes identifie)', on
meconnait t'~tif!inatite de< fait< M'ciaux et dt's fuis qui tes d~to'.
mine))), t.t's fititstut i:mx,sitt!!uti~r''mc)ttplus rttmjdpxcs ({m*tt". titits
n!ttt)t'<')" 'h'~i<fnt moittsàuuf )tMM!i)~ tn~t'anxjttc qu'Aune n<c<
sitt'' t~t'tuMhjtn'. Avt'iti din', ).t sociu)t~i< pour (jui )'it)diyiduft t'.<t
pJUt t)<tp'a't:u)t fuccrt' que tf e't(i. tn-ut )<' txiticu Ottr'' tes
<' i-cicttcesde lois et tes « ~cifuces d'<?vfut')nents (C'est ta dis.
tinctioH Sur ta~m'U)' Witfd<:))K)nd ~t «icttt't't uttt in~ii-tt'.)HH<'dccuu-
vt'it'a des rt'f;h'!i t't d<'< ''yUttnp.<}'!utut tju<*d< fois. Kn ht tai~Mtut
df't'cher. sm' la foi d':ut:t)<i''s (jt't'ct'antfs, tes tui:! nntm't'Ht'itdu
corps sociat. ta tttcHto'to nrcaoitjm' fitit perdre a la sociob~ic te
Mnt''tic(idus recht'rfitcs '.ircun~pt'ftc~ de );t psychotoeie <'t df t'his-
toh'e.
Kt surtout, <'t))'lui fait outtiicr son rùtc Murât. Les socit'h's )«' sont
p:ts :)sst)jt'ttit'.<a tmf ~ort'*d!' d'?t''rtnitti<:n<cfatatiste. La ~ocio!m<i<
!'it'ttt' ne j«'ut ttum-t'r d' fois n<Gssaire.< suit ftH-muto'd~'s)oi!:
itttp'ath'M qui t))'i''))tetft)<'de«')tir sufia). C'e!!tsurtout au uon)
de ces <'xim'nt:<'sd); lu pratique que M. St. rfpous~c la M)<?t))od"
naturatiste.
Xcus !:ouhait"n" atpc )'autf)U' que t't'rc d<'s tn~taphorf"' biotn-
~iqu< soit ''))t)t) ctust'. Maisil nous pura!t invoquer a tort, dans Utx'
quc:.tio)t de Mt~titodetuttt'' st'icntiOquf. )''s besoins df lu ntcra)'
!) itnpm'tc que la <nci'<iu~ic,pour se c<jnstitu''r, itpprftxx' M(ti-tixMUer
fntt't' )(' ïouhaitabtt' et j'' doxm'. <;utx' ta t-(!atit(!ft t'idcat. Et c'est
jteut-rf un d''s st'n'if'ei; que lui aura r'indus ta ttt~"ri<' organique
qu<' d' t'avoir habitue' en lui pr'~fntant les fititi!sociaux comntf
des choses natnr''))<'s. a st' d')tnjf<'rdfs associationsd'idées morates,
qui tr'tubicnt tes «'cherches ohjectit'es.

HATXEMtttFHtt. Die Sociologisohe Erkenntnie. Positive


Philosophie des socitdenLebeas /.« Cft)H(«fM(aMcc
~ooo~~w),
?9 p., ff. UO.Lf'qMi~.Mrochhaus, )898.

Suivant M. tt.. la f crise des sciences sociates tiendrait a un


manque de phitosophie(p. 4). )t faut un enort de synthèse pour cons-
tituct' um' sociot<t:ie a lit fois (<enerateet positive qui, non moins
n'cfssaire la psyct)ûh)fi<*individucfte que lu physiuio~ie, serait
:utx sciences sociales ce que la physique et la chimie sont aux sciences
naturetjcs (p. 6, 25t..
En conséquence, M. )t. rt'comnt'*nce a chercher les fondements
psychiques et tes fondement!- bio)oM'que<'de la sociotoftX' (t. n
''t ))t). )t ntarque ta place de t'hommedans t'univers, dennit ('origine,
h'contenu inné, tes acquisitions de la conscience, puis rappelle, en
AXALMtM.M~TH<')<tt.t))i)H )))i
cotnoh'Hritnt par cette de ta ~-avitation, )<-$tO-nndcs fuis H(ttm-<<
qui dcivt'nt pr'~idct'aud<?w)t)p))<'mt'ntdes -«''tt's.
S'ti''mta)d<mdoiaf))r)na)io))d<'sdtn'~t-t'nte'ip!<p<cMd(-Mci<!h~
humainf< dont i'autcut- )n«t)h't; t'indniduutiMtiot) et t'<'t)tt'<)-oi'ie.
tnent (). n et Y). L'tt" :uH<y< d<Mforces agi~ant.'s d'' )a
.ioci.t. de
'a~«))t.p)u)<M)m.t)ti))dit')dnc))t-etd<' iM~~ot.'pMpt-t'mt.nt
s~cia)~d..<tH..yt.t).!pat-t..<.pt..b(.th.s~ai:iM(.-tttruuesut-)'autre
(t.V<<'tVt))tt't-))U)t''t'<ju\r.)!:)'.
Ht tua (\nn)o-t-nd hi'n t'n t.. t.~utt
<[u'i) fimt fcotnm'- t'- vouhtit
M.t.ut.t'H~,p~n- cmxtiUMr lit ..uL-i.)).)si"<.tt. ):. j.hih~hic “, c'Mt-
i't-dir--.).-< .).~hn)iuns d.' c.~).'<')t)- .{ui twus
[wt-touttott <t-i..ntcr
n.~ ~)"t\'f)tiuns it tt':tn-M ):) ojas~ cottfu.sc d<'s t'uits
his~ri.jucs.
Max on <t-demande si (wtn ndn tout un
sy.st.m.' d.- phif.tsophi'- t
est \<).t. p: ~r!i.)u\.)).s ont r.;t~ df ~at[:n'dcr
n~u)'
.(ux t)'t.)inu< d'ot-nfim-'-t d.. ))tit"ip'- ~n- h's s.-i<?nt;s ont
pM.
t~<)u<.)))~ a .pt:tu.) )~ M.-i.u<-s .«- ct'uh'oot-it-i
obtines. ovant
d'-c<')))jt:)t't-<)tt<'i.)~t')t.t)ut));.at--i)tru))tw)<)~))t!u).-)!tux,d''pn-t).)rf
)~)-ti M)-lit <)tt<tit)~ d.-<.<<t)it!i)).-sbi(')o!fi.)nes f.u <tu .< cunk'nu
inn'! d'- ):) <jt)!)cn'm'ci

CM.tt.U'Pu)'f))tT. Zur Charaoterietik der Methodo


undHaupt.
riohtungen der Philosophie der Goschtohto f~M .tM/<o<~e<
les ~«'cc/t'~M ~-t'Ot't/M~ t'/tt7.M~/t<f </p<7/t'~t~), t0û n
M.t,ttffn".Stt;ij;cr,i8M.
A ~tinid tcnrort d'; ~itatious (t~-sHusscs ~ux-tMthtx's))<-sont
pas
«u)))K's).M. X. d.')n"ntn' ta possiMtit.j <;tt'utiti),; ,).. )a
),tti)o~t).hio
de t'itistoit'o. Mit)~ la rotnpjcxi~ des ph~))o)n'n(-s
tnstoti.jttps, .mi
f:ut <t)t'(m m~tK? et)-.)-)))).)'-
))f.sG ~p~tt-j.nnnis, il c~t possibtf de
d~utn-t-ir d.ms )'hist.)i< des cintM-seu))<t:ttttt-!i..) destuisd'~vututioM
~n<?ra)t-<.L'individu a s:tn.<doute lu pui.tttcc de modittet- les eve-
ncrttt-)))! mais c('tt"pnisMn.:<'o))('-itput))-tant aux ittttucncfspt't-tna.
npt)tpsd<' )n tMturt- et do t'fspt-it. contUtt-aux inttucnces Yariahte;)
du milieu ttistot-xjm'. Mahttetmnt que ta phas''
ptovi(tt')ttia)i-tt''et
ht phasM«mtaphysi.)tM dt la pM)os')phi'' dt' t'histoh-e sont d'~tni.
tivt'tncnt <«-pa<sct's,t)~i!i pt-in.t;ip!tuxsy~tt'ntcs rc.tt'ttt
debout (M/
~Mt-A-~tM'<fM.</<A~t'ohi/t'M.A.~t/<«)~<);cAet ~«~«f AM/fM-W/t),
dont chacun tnet(')tt-<')i';fu)t<'de CM
h)f!t«'))CM.SynHt'?ti~'t'CM
!.yst<;)n).-srn t.x fondant sur tt-s rcsuHuti de t)nt!e
rpci)oc))''s s))'
cin)cs,cc sp):t t'œuvMdeh phitMoptne de t'histuirc vraunfnt pos).
tivcetscx'ntiti'tue'

M. C.UUXm. – La ftUMtomedell' tmdiYiduo neUe OoUottivitA


Mmane (/M~<</< /'<K(<fe)'f/M
</fMM
la c<<'c~'t'<<e),broch. de 70
p.
Swt)<-t,Hot-ence,tM7.
t.'idec d~v'topp'~ dans cette bt-ochut'e t-st que t'individu n'agit
·.
a
E. Cm<i))6t!). – Année tocM).. t)!U8. )t
tC2 t-tXXKK '!m:)(tt.t't.)~rE. ttKM!

jamais tju'cu \'tn: df <'e<)u'i)<on'.ith'')*A)ur( ou &raison t'onmf


so))tti''u.t'fm'f'(ttv''t'«'!<t())mt'ssociate!tm's(')))Mi)tti''n)n'nttm
n~ ctmH~t'ntt)u'!)Ut:)nt'(U)' t.) maj~t'itt' tt' hutivi~uss<))~ou !.f
et'uit'utit)('ss~sa)<;m'cuns('t'<Ui')))0))!\)''urtm))st'ortna)ton.
).'a)th'nt'st')ttb)fh'tni)'t'tnn'tt"ut<'mthn'tK'ede~idw:!j:<'nf)'ith~ott
(t)"<m")'i)t"i~Ut'ui'=(<")''m')fs~vt?m'm<'t)f-.hu)Uim)s.t'(:'t';uttft')tdn'
.tt"'t~t))nf't)t';t't)(t('t'i)ntiv)')tt«')n;oi(t't'nn))'o)))')''n!tt<'t'"onuti-
ti~.
TAMASStA. – Storiagiuridica e sociotogia (~f'. ?< </emc<u~
I,t'a~t'.t7t)-t8'J.
TAX'.oXttA.– ScteMa poeitiva e scieaza tdeale in sociologia
(/&<W.,t!.)90-2~
SM\)J.. – Thé sociologist'a point of tiaw (ftMM<tWt.w<w<<
H/(-<'u~st'))t.tM~,)'.ti5.
KOHLEH. – ColleotiviMaus uad ïmdividuaUamus1mder Gea.-
)8'8. :tVt'H.
)<'«.<.).
chichte/f~.«-A/ y..s~f-M~
Xt-:XKKtt.– Sociologie (M«)x/t'ft'f'r<f<.~<«f<ot' ~<upp)ftn<'nt-
)fimtLt''n!t,t''is':ht't-,t8t)?.['6').

n. – t'iHt.o~ot'mH sooAf.E

L. STK!N. – Die société Frage im Ltchteder PhHo80-


phie /.« ~t«'<n<t .wrM/p /« /MM)/<<*
</fh~/«(fMo~tff),Wt-
vt p. Af.!(!. StuU~rt. Knke. )M)7.
Sutv:)nt M. St., it Hpparticnt & ta p))i!osophie, impartiato
par détinition, de prononcer entre les partis ponUques: habi-
tuée u considérer )fS choses ~f~ i</x'f«'«~<'<<t«f<.<,ctie sigua-
toru tesr<'fort))cssociales nécessaires qui, permettant d'éviter
les revotuttuns, sauvegarderout les intérêts pennaueMts de
t'hmnanite. La question sociale n'est pas scutement une ques-
tion d'estonnc il tant, pour la résoudre, des transformations
non pas seulement économiques, mais juridiques, reti~ieuses,
morales. De ces transformations uue rcHexion synthétique,
informée des faits et des théories, peut des à présent indiquer
!e sens. en tenant compte a ta fois de tu « causatite M,de la
« continuité et de ta « finalité n sociales, en un mot, des
n'alites historiques, de tu marche qu'ettcs ont jusqu'ici sui-
vie, de t'ideat vers tequet on peut les orienter (p. t-B6;.
– f)t)t.U.«))')UK
AS.U.Y.SH! :!()t;tA).E t63

L'ouvrée de M. St., recueil. de leçons professées ir Berne


en i8'M),se divisera donc naturettemeut eu deux parties prin-
cipales: l'une. plus spéciaternent soeiotogique (section I),
rett'itcera les origines et l'évolution des institutions sociales
l'autre, plutôt politique et morale(section Ht), montrera dans
quelle mesure et pur quels moyens il faut actuettenaént tes
réformer pour txUer le progrès humain.
Ces deux parties sont retiées par une tondue histoire de
la phitosopttie sociale (section H, p. i7!S)t;. M St. prétend,
on enét, trouver dans les doctrines des philosophes, en même
temps que (les inspirations pour son propre système, les
expressions conscientes des tendances qui travaitteut a t'evo-
tutiou des sociétés. Cette partie de son livre, dans laquelle
d'Uippodatnus à Nietxche peu de notns sont oubliés, rendra
des services auulogues à ceux du volume que nous présentait
t'au dernier M. Barth. Seulement, taudis que XI.B. se pla-
çait, on uualysant les tcuvres de ses prédécesseurs, au point
de vue de la théorie et des méthodes, M. St. se place plutôt
au point de vue de la pratique et des réformes.
A l'origine des sociétés, M. St. admet une sorte de commu-
nisme anarchiquc, dans lequel les hommes, unis par les
seuls liens naturels, tels que celui qui unit t'entant <\la mère,
ne distinguaient pas leurs femmes,n'avaient pas de propriété,
ne reconnaissaient pas de droits. Ce n'est que peu a peu, les
instinctsdevenaut des coutumes, puis des lois, que l'humanité
passe de la promiscuité a la monogamie, de la col-
lective à la propriété privée, de ta communauté Gcmein-
schaft) ta société (Gesetischaft),de la société à t'Htat.
Les circonstances diverses et sans doute variantes de ce
progrès. XI. St. n'entreprend pas de les detaitk'r. Mais il
cherche à en définir les conditions psychologiques générâtes.
Des états d'esprit déterminés correspondent aux dinerentes
institutions. Ce sont les obstacles que rencontre, dans ta pro-
miscuité. l'instinct de conservation de la race, qui ont amené
les hommes à l'idée de la monogamie. S'ils ont conçu la
propriété, c'est que la cueillette des fruits naturels, au jour
le jour. ne suffisait plus ieurfaim. C'est pour sortir de l'état
de guerre engendré par le conflit des intérêts personnels
qu'ils ont reconnu le droit et demandé à l'État de le garantir
(p. t33-4). M. St. explique ainsi te progrès des institutions
sociales par la multiplication et la différenciation des besoins
et des facultés.
164 L'AXSHK titiS
~WWLOM~n!.
C'est a cette méthode « psycho-~enetique qa'it demande
des ar~utUfnts pour ou contre tes ditterextes tt~ories qu'it
rappette. S'it repousse, par exempte, cette de Westermarck
sur tes origines (ht mariage, en préférant cette de Morgan,
c'est qn<*~Vestcrmarct!lui parait preteraux ttommesprimitifs,
tor~u'it pose ta priorité de lu monogamie. des sentiments
trop wmptexes ou trop rattines !p. ~)SO). t)e mémo, si
'M. St. n'admet pas tte propri)'t~ prh'ce aux ori(!t't<'s,c'est que
t'honnue ne lui pamtt pus posséder des iors ceUe facutté de
prévoir, d'amasser pour tavenir. qui est la condition psyeho'
togique du besoin de posséder en propre !p. 8t).HO). ))es con-
sidcratious anatogues lui servfnt ù prouver qu'un contrat
socia) ne saurait être au point de départ, mais seulement au
point d'm't'h'ee do tu genèse psychique du droit p. tM).
Que))es (tu'aiput cte d':tiHeurs tes conditions complexes de
t'evo)utio)t de la (annue, de lu propriété, de toute rors:misa-
tiou sucude eu gênera), il est possibte de marquer, des ù pré-
sent, le sens et les résultats principaux de cette évolution.
De ta connuutumte primitive, le mariage tend vers une fortne
d'abord pat'tiet)ement, puis pleinement individuelle fp. TT).
C'est ta propr~tf de plus en plus individualisée, d'abord des
instruments, puis des animaux, puis de toutes choses, qui se
dégage progressivement de )a propriété commune fp. !?). Lu
substitution d'une société re~iet; a lu communauté, puis d'un
État orgauist' à ta société, a pour etïet de mieux délimiter ce
qui appartient en propre aux personnes (t t6) te droit se plie
aux exigences (te ta dinerenctution iudtviduette (p. tM).
Partout, en un mot, ta re~tementation se substitue it l'anarchie
pour faire passer t humanité du communisme a t'indh'idua-
lisme (p. !'t).
~tais. eu mémo temps que cette tendance, une autre se
revête, que révolution des etéments « mouvants ~<tM<<') de
la société rend plus sensible encore que celle de ses ctémeuts
« stables Que t'en considère en etîet ta marche, non pas
seulement des droits, mais (tes langues, des religions, des phi-
iosophies, des mondes, des arts, ou constatera que, si tout
tend a s'individualiser, tout tend aussi, du même coup, à
s'universatiser (p. t3~. Ku metne temps que chacun marque,
de son cachet propre, ta tangue qu'it parte, les tangues
veulent être parlées dn phts grand nombre possible d'indi-
vidus. Les religions font eHort pour s'étendre sur le monde
entier, en même temps que la rpttgioh devient, de plus en
.'i.U.M)M. – t'tt)t.USO)'Mtt: SOCtALH t08

plus, chose toute personnettefp. tu~.Lesinstnuuons,


comme les doctrines, oscillcnt cotre deux potes d'un coté
l'intérêt de rimtividuatité,de t'autro, l'intérêt de la société,
de t'espëee, de l'humanité (p. St t-ut4).
C'est a t'harmunie do ce); deux intérêts, !o particulier et
l'universel, que nous devons viser aujourd'ttui (section H!).
Notre époque a pus une conscience ciah'e du sens de l'évo-
tutiou humaine. itnefaut.passetcdissimuter:t'utiti-
tarisme est désormais notre programme, mais un utilitarisme
social. Nous voulons« te plus {{raud boxhem'du ptusgruud
nombre (p. SCS-SM). Xous devons, en consequeuef, tnamte-
uant que l'individu a définitivement uffirmé ses droits, lui
rappeler ce qu'exige lu soHdaritu hmnaine et ne pas craindre,
conformément à ces exigences, do « socialiser les institu-
tions.
M St. n'est pas, en effet, de ceux qui attendent de lu seule
ametior:)tion morate des individus les réformes sociales
neeexsaires. JI veut des transformations du !)roit. et, pour les
consacrer, nn t~tat puissant,capable de tenir la juste balance
entre t'individu et la société. Spencer veut dresser l'indi.
vidu contre t'Ëtat avouons qu'il faut dresser, dans bien
des cas, « t'~tat contre l'individu et remédier aux excès de
t'é~otsme par la forcedes lois tp. S48). Knfait, ta propriété n'a-
t-elle pas etc maintes fois transformée justtu'iei, couforme-
mental'intérêt social ? (p. u4U-5H3).Quoi d'étonnant s'il exige
aujourd'hui dos transformations nouvelles, et réclame, par
exemple, une t.imitation du capitutisme ? H y a un degré à
partir duquel l'accumulation des capitaux, incapable d'appor-
ter aucun plaisir nouveau à l'individu qui les possède, nuit
ai ia société; celle-cia donc le droit de se défendre contre les
capitalistes (p. 86' L'État a déjà pris dans bien (tes pays la
propriété d'un certain nombre de choses, forêts, moyens de
transports, établissements d'instruction publique; on peut
concevoir qu'il eu revendique d'autres, prenne des mesures
pour éviter les crises agraires et industrielles, règle, par une
habite distribution des impôts, ta concurrence privée (p. M4
à Sttt). Un régime mixte est légitime, qui profite a la fois et
des avantages de ta propriété privée et de ceux de la pro-
priété collective. Le plus faible, dans la lutte économique, a
droit à ta protection des lois (p. C07). Aux réformes qui ont
permis ia constitution dos syndicats professionnels, créé des
inspecteurs du travail, limité le surmenage des femmes
Mt! t.'tXXt<KSttt:ttH.f)t!t~(K. tMMt

et des entants duns tes fabriques, inauguré des caisses de


retraite pour h vieittesso. d'autres doivent s'ajouter
qui
achèveront lu « socialisation du droit !p. (!47j. H faut se
contenter d'une liberté « relative » pour atteindre &uue
éga.
lité '<proportionueiie M~p. CU;
Mai", il np faut pas t'oublier, les lois ue créent pas les
idées, ce sout plutôt les idées qui appetteut les lois .p. ?0.
Eu coust'qaenee uHe sueiaUsatiun juridique serait uue
œuvre incotnpiète et précaire si elle u'etait
accompagnée par
une sociatisatiou id<:oto}tique.Le '( materiaiistne
historique »
peut être vrai des preMueres phases de !a societ)' ce sout
alors les hfsoius et les formes de la production
qui deter.
miuen). ics conceptions de la raison humaine mais celles-ci
une fois coHstitm'es. dunoitut naissance a de nouveaux motifs
d'action, il <)f nouveaux « impératifs re:~issent sut- toute
i'organisatiou sociale (p. t;G(~.L'idée nmitresseet intperative
de notre époque est celle de ta sotidarite humaine
tp. (!tH).
Par cette idée, dottt ia science rend lu vérité patpabte, toutes
les œuvres de l'intelligence humaine doivent être trans-
formées et comme élargies. Les signes précurseurs n'en
man'jUGnt.pas: la religion, la morale, tes arts eux-métnes,
se « socialisent de plus pn ptus; triomphant du
pessimisme,
une <.Henaissance sociate va s'ouvrir, qui accordera le bien
de l'individu avec celui de ihutnanite.
Que, dans un ouvrage aussi considérable, quelques ambt-
~uttes doivent segtisser, ceta va de soi. Les concepts desti-
nés à embrasser nue matière aussi vaste ne
peuvent manquer
d'être un peu nottants. Cette tendance à t'uuiversatisatiou
que M. St. remarque dans !evo)utiou des tangues ou des
reiiitious est beaucoup moins sensible dans t'cvotution des
formes du tmtriage uu de t'f:tat et surtout il n'est pas sur
qu'elle preseute. ici et ta, la même siënincation. Quelque
équivoque subsiste sur ta question des rapports du droit
avec )'t-:tat. Ata page !3H il est dit que le droit ne
suppose
pas t't':tat a ta page SU que, en dehors de i'Ëtat, le droit est
inconcevabte.
Quant aux « faits .<sur lesquels s'appuie l'auteur, ils sont si
nombreux que tous ne pouvaient et)-c également critiqués.
Souvent, son choix pnra:t quelque peu arbitraire pourquoi
préfère t-it aux théories de Starcke ou de Crusse, sur le
!nari:t{;e ptimitit. cette de Morgan? On n'en voit guère que
des raisons de prétcreuce persooaetto. Sur liaquestion de la
– t'HUUSUt'HtK
AXAt~StiS. SOt:).\<.K M7

proprMtc primitive, on voudrait une discussion plus sure des


m'puments de t'ustet, de <!uiraud, de Vierkandt. dont tes
études précises sont singuiieretnent ptus probantes que les
revues de Laveteye.
Le principe de {'ouvrage lui-même est sujet à caution. Est-
il iégititnc de tirer, des a présent, uuo moraie de la socio-
to~iePet ))Gvaudrait-ii pas mieux, pour i'avaucomentdeia
science, distinguer rneUtodifjuetncnt entre ta théorie et ta
pratique, cotre t'observotion des fatts et tn prescription des
devers? M. St. nous dit bien que ta connaissance des faits
eux-mêmes dévoile de nouveaux imperatits fp. 05~). Mais
cotntncnt, suivant queUe t'egte ot sous quelles conditions
ceci conduit-it à ce)a? Jusqu'à ce que cette question philo-
sophique soit vidée, toute tentative pour coMnxaHdfrau nom
des faits telle ou telle reforme sociale, reste suspecte d'arM-
traire. Rt le lecteur craint toujours que te souci de l'idéal
vise par l'auteur ne l'ait guide, incouseiettunent. jusque
dans la détermination des tendances qu'il découvre dans
l'histoire.
H t'estc que t (Buvrcde M. St., aussi informée qu'ii était
possible de t être, est pleine d'itypotitescs (eeoudes en tnûme
temps que de revendications généreuses. De pareilles ency-
clopédies, qui supposent d'énormes travaux, rendront !e grand
service d'orienter des efforts p)us spéciaiises; elles per'
mettent au lecteur de mesurer d'un coup d'fBi), en MtOne
temps que les récentes conquêtes (te )a sociologie, les terres
encore inconnues.
C. )ï.

LESTER \ARD. – Dyn&mtc Soototogy (Sm-M~tp J)/H<



MXf/'tf),vo). de ':0(iet ?'« p. )M83-t8!t7). Thé psyehic
/« f/rf~.fa-
factors of Civiliza.ttoa /'«<«' p.t;/<«~<f'.f</<*
~OH), i voL, H'iOp. (tStM.t8!'7). – Outttnes of Socto.
logy (/~Mt<.«' mt'tM~ ) vol., 3H) p., )??, Mac<ni!-
!an et C~, New-York.
Ces trois ouvrages, parus ou réimprimes coup surcoup cette
année, sont inséparabies, puisqu'iiscontieuocnt, de points de
vue a peine diiïérents. t'exposé d'une seute et tn~me doctrine,
d'un véritattte système de philosophie sociate. Ce système,
tout eu ies contredisant ou en les con'igeant sur plus d'un
point, est assex analogue d'iNteution et d'esprit a ceux de
M8 ).'AXS)iRmct()).otif~'K.)6i')}

Comte et de Spencer, et c'est de leur méthode qu'il se


réclame; ta sociologiey apparaît eomtnela conclusiondo toute
une cosmologie, essentiettemeut matérialiste, mécaniste et
evotutionniste, et un posHivisme un peu étroit et dogmatique
s'y donnetes alluresde ta rigueur scientifique. –!)u moment
que )a sociologie est ou tend ù être une science, eue suppose
le déterminisme scientinque tes faits sociaux,a la dinérence
de complexité près, sout aussi nécessaires et prévisibles que
les phénomènes chimiques ou vitaux. Maisil n'en résulte pas
qu'ils dépendent immédiatement des lois biologiques ni que
les dinicuttés en puissent être résolues par la comparaison
de la société à un organisme. Une associationhumaine, quelle
qu'elle soit, dtfïérc d'un organisme en ce que chacun de ses
membres peut, dans une certaine mesure, s'isoler do tous les
autres; en ce que, aussi, otte ne possède pas un organe de
conscience central, et qu'ainsi elle ue ressemblequ'aux méta-
zoaires les plus humbles, « ou mieux encore, il ces ôtres qui
ne sont que des colonies de cellulcs à peine organisées
De même donc les phénomènes vitaux Nesont complètement
expliques que lorsqu'on en eonnatt les causes euicicntes
immédiates, de même on ne peut comprendre tes, causes des
actions humaines qu'en les cherchant dans des états internes,
du point de vue de ta finalité c'est sur la psychologie que
doit avant tout s'appuyer la sociologie.
Une fois reconnue ta nature psychologique des torces
sociales, les lois nous en apparaissent non seulement comme
dinérentes de celtes du monde inorganique, mais comme
opposées. Ces forces ne sont toutes que des variétés d'une
seute, le désir, et le désir a son tour tend au plaisir. Seule-
ment, par j'cuet de la concurrence et de la sélection, quelque
chose de nouveau apparaît, ce que l'auteur appelle i'intui.
tion c'est la faculté de saisir des rapports, de relier par la
pensée le moyen à la tin, le plaisir ses conditions; toujours
par l'exercice et la sélection, elle devient t'nabiiete pratique.
l'esprit d'invention, et, a son plus haut degré, le géniescientt-
Cqne. Ainsi l'intelligence n'est pas une force, mais guide et
oriente les forces véritables, le sentiment, le désir elle est
la faculté de convertir les moyens en Uns.!t suit de là que.
dans la nature, c'est le milieu qui transforme t'animât dans
rhnmanité, c'est l'homme qui transforme !e milieu. Par la
sélection naturelle, outre que le succès n'est jamais qu'un
hasard, il est toujours payé cher, et n'est jamais complet non
AXAU'SKi!.– fMtt.USufUtK ~Ut:m.K t<}!)

plus jamais l'être n'est aussi pleinement développé que s'il


s'était trouvé ptac& dans des conditions appropriées ù sa
nature et intelligemment choisies aussi l'homme peut it amé-
liorer tes productions naturettes. L'iutettigeuce. eu citet. tend
moins &la fonetioNqu'au sentiment qui en résulte. Seuleelle
est économe de force, seule elle peut réaliser le maximun) de
jouissance avec le minimum d'ettorts; elle substitue ta
méthode naturetto unemetttode artiticiette; et eu ce sens, tout
dans t'hmnat)it6estartHiciet, lu société aussi bieMum*le tan-
gage, la religion comme lu science. Les accidents heureux que
la nature n'eut perpétués qu'au prix d'une sélection san-
glante. t'intettigeuco les conserve directement par art et arti-
fice, en rNnutacautt'cKortdtrect.ot. violent vers une fin par ia
recherche oblique et rettecine des moyens. Les(ormes diverses
que prennent ainsi, sous faction directrice de l'iulelligence,
les desh-s essentiels de l'homme, constituent proprement tes
forces sociales, objet propre de ce qu'on peut appeler la sta-
tique sociale; et cela, même si, par leur action répétée et la
multiplication do leurs effets, elles produisent un progrès
d'ensemble car, pour M. t'ctude de toute action qui se
répète normalement, suivant une loi immuautc, ta physio-
logie du corps humain, par exemple, aussi bien que son ana-
tomie, rentre daus ce qu'il faut appeler la partie statique
d'une science. M. W. propose do ces forces ta ctassincation
suivante
,),““ posith-e recherche (tu )')Miw.
Pr~e~fUMM: ~j,~
Fufcesessenttetes. scxu<-)tM.
t “ thret.'tcs paiistuM!!
"<-t'='"<-e" Mir. .t~-U~s h.mi)i.)M.
Kstheti'tues.
Xonessent!e)ft-s. tfxcttt'HncnM ~yM'pethi~MM, Momtc~,t'etipicuM').
InteUectucUcs.

Les premières sont, au fond, simplement conservatrices de


l'ordre social; les secondes, par l'accumulation des connais-
sances, sont seules progressives.
De ta la possibilité, &côte de la statique, d'une <~Mm~t<e
sociale, M. W. entend par là une sociologie appliquée, un
art social reposant sur la science sociale et en dérivant. Si ce
qui distingue l'action humaine du fait physique c'est son
caractère « Mtéotogique ce caractère u'apparatt jusqu'ici
que dans lu conduite individuelle. Si, dans les relations de
t'homme avec la nature, s'est substitue, à la toi naturelle de
'A'~)!H~tt:tL)U)t:)<~H.tiM
ht coueun-ence. h tu: humaine de
l'adaptation intottigente,
dans les t-etations des hommes entre eux
tôt naturette; c'est elle triomphe encore ta
qui trouve sou expression consciente
et systemattque dans ta doctrine
iudividuatisteet anarchique
lu doctrme du laissez faire Ut-, cette loi
np triomphequ'au
ptus~rand détriment de lu société dans son
ue s exerce, comme toujours, ensemble; ette
qu'ose une immense deperdi-
tion de forces et de bonheur; c'est ce
« frotten.cnt socia) que M. W. appette ie
Qu'on ne dise pas. pur exempte, que ta
coocut-feuce cutn.ue~iMte a pour etïet d'abaisser les
prix; eUe
peut ayM.- pour e<Ietde les t.au~er, puisqu'ctte s'exerce
lu reci.)t))e, que ta rcctame. devenant uue par
aecessitc pour tous
les producteurs, les forco à hausser leurs
prix. et qu'en tUt de
compte elle vient ainsi à être payée par te consommateur.
Ue ta t idée d'une vie sociate assez
fortement itérée pour
Hevenu- consciente d'ette tnemeet de ses imerets
cottectits
pour !.j)p)iqupr ta mett.odc scieuUuque, la rect.erche des
moyens eu vue d'une tin qui est te bonheur Kcnerat. Cette
meUtade scrit tout autre cttose
que morate. si la morato est
essentiette.ncnt nn procède de coercition ou
d'inhibition qui
dn-ectement, et pour ainsi dire violemment, pur ordre ou
défense, prétend produire ou supprimer tes actes utitespar
on
nutsthtes à tous. L'art soci:)t, comme tous tes
arts, reposent
sur fa retatton scientifiquement établie de
cause a efïot parl'
sune, de moyen a ):n. La t~isiation deviendra
essentielle-
ment une ««-M/M,, sociale tout a fait
anato~c &ce qu'est
dans t-acm-ite individuel, t'invention
ta phase vraiment rationneHede ta société mécanique. Kt ainsi
sera une phase de
« ~). o~. en vertn des fois mêmes de tcur
«~w~-<
nature, de tem-s proprM désirs et tendances, tes hommes
seront amenés, par un art savant, il faire
spontanément te
bonheur de tous avec leur propre bonheur. Ators
-seutemeat
la soetete sera proprement tin
organisme. Kt le seut moven
pour y arriver, c'est lu science, ta science
ni ta reti~iou, ni te gouvernement conerUe, positive
jusqu'ici n'ont 6[&des
agents de progrès, mais seulement les conditions de ta vie
soctate nans sa
période empirique. La science enfin ne pourra
donner tous ses eftets et les muitiptier
que si elle est intégra-
lement et également répandue
partout, communiquée à tous.
Et AI. termine sur ce tabteau d'un socialisme
et idythque qui, maigre ses scientifique
protestations, témoigne d'un
optunisme vivace.
– t'tXt.Mm'HtH
A\'ALY<K~. SOC)A).K 171
~t. n_
Saus entrer dans ,m" II~I.IÁ.J'
l'examen de cette doctrine considérée en
tant que système, remarquons que, hautement scientifique de
prétentions, eiio no l'est ({))0'epeut-être dans sa démarche
ni dans son dessein. Ce n'est qu'un se désinteressaut, momeM-
tanementau moins, des appiicaUuns possibles, qu'une science
se constitue et progresse l'invention et i'urt dérivent do la
science, maisrestent :') coteet ))orsd'eito en tendant toujours à
Futiiite, ie savant risque de laisser échappertes vérités les plus
précieuses, dont les conséquences pratiques n'apparaîtront
peut-être qu'après des siècles et ia sociologie, plus que toute
autre science encore, doit se garder de l'empirisme politique.
Ce que M. W. appelle ia statique sociale reste duuc la
seule partie proprement scientifique de la sociologie; s'il
peut y avoir dans une science une partie dynamique, ce ne
saurait être en aucune fa''on la partie appliquée, mais bien
celle qui étudie les lois dc\'otutiou et de changement. Of,
sur ce point, la pensée de l'auteur reste fort équivoque le
passage de l'empirisme à l'art sociat se fera-t-ii brusque-
ment, d'un seui coup? Ou Men lentement, reguiieremeut?
Et en ce cas, le véritable objet de lit dynamique sociale ne
devait-ii pas être d'essayer d'en déterminer la ici d'évolution?
d'en rechercher ics premières étapes dans le passe et par
là d'en augurer t'avenir? Mais toutes les indications qui
nous sont données sur les tt'itnsformations do ht famitie,
de i'Ktat. des reii{;ions ou des arts semblent rentrer, pour
M. dans la statique, résulter de ta con-
currence, de sorte que i'u'uvre de ia raison sociale semble
rester toute a venir, sans racine dans le passé.
Mais, sans parler de théories de dctaii ingénieuses ou ori-
ginaies, ce système est instructif, par le témoignage qu'il
nous apporte. C'est que, m~mcen se plaçant au point de vue
ie plus strictement, voire le plus étroitement positiviste, il
faut reconnaître aux phénomènes sociaux une i)ase avant
tout psychologique en dehors des désirs ou des idées
humaines, on n'en saurait trouver aucune explication pos-
sible ou légitime. D. P.

Eu. VIXCEXT. – The social Mind and Education (/<


~<< .Wt'M/W<Wt<t'<t~o/!).i vol. IS!)p., i8!)f, Macmiiianand
C', Xew-York.
Cet ouvrage représente encore ia tendance pratique c'est
~2 2 t-'AXXM:Sf)t:tO).f)f:().t<-K.H!M!!
_Mu -L
uu ellort pour appliquer tu sociologie a l'éducation. t.e but
de est, selon l'auteur, de développer !aconscience
sociale; pour cela, il (autdetertniuer coque peut être cette
conscience, comment elle peut se tormer. les rapports de sou
développement avec le developpcmeut individuel; euuu,
déduire de lu un plan d'études; et tels sont les sujets des
diKereuts chapitres du livre, clui, sans prétention &l'origitm.
lité, valent par ):t netteté et l'étendue tic rutfuntmtiut). –
Sur le prettHer poiut, M. V. rappeHe qu'il uo peut s'uj;h' de
restauret', sous le uotn de conscience soei:tte, uue euttté
metaphyshjue et abstraite tous les pheuonteues sociaux se
passent duus la conscience tudividuette; ntMisdans cette
eonscieuce tucrne réside toujours un eiOueut (jui n'est pas
strictoueut individut-t et que constitue t'ensoubte des op{.
nious, des senthueuts, des h'adiUous de ta société tout
entière ou de tout un groupe social. Si une tene action,
pourtant dittuse et tuaperçuc de ceux.tnëtncs qui h) subis-
sent, est bien un (ait social, elle n'est pas encore uue cons-
cience de soi sociale <.«' mMM'<(«(.s'M('M) pour que celle-ci
apparaisse, il faut que cette action devicune consciente, tou-
jours dans ta conscience individuelle, de sou propre carac-
tère collectif. Ainsi,i.) société prend conscience de soi dans
un individu, et torsque cet individu se rend compte qu'un
sentiment ou une idée sont communs en tait a tout le {{roupe,
et aussi, et le plus souvent, lorsqu'il se rend compte que
l'idée ou le sentiment peuvent et doivent le devenir, que
tous les individus du groupe ne peuvent pas ne pas arriver
à les partager s'ils les examinent du point de vue convenable.
Des tors, c'est ta scieuce, dans ses résultats ou sa méthode,
qui forme le contenu essentiel de la conscience que la société
peut prendre d'eUe-meme.
Cette conscience, comme la conscience individuelle, enve-
loppe deux aspects inséparables; elle consiste a la fois à dis-
tinguer les choses et a les relier entre elles, à analyser et à
synthétiser; il n'y a science que lit où les diverses counais-
sancessont t'eliées en un corps de doctrines; il n'y a, de
même, pleine conscience sociale, c'est-à-dire science de la
science, qu'on il y a unification des diverses sciences. Sui-
vant quelle loi cette unification se produit, la théorie d'Au-
guste Comtesuivant laquelle les diverses sciences se suppo-
sent et s'impliquent 1 une l'autre, des plus simples aux plus
complexes, nous le fait concevoir. La sociologie, qui enve-
AX.\H'AK<.–t'))U.'t'!(H'Mtt:<toet\f.K i73

loppe toutes tes autres, en devient ainsi comme la synthfsc


ht plus ttituto, et s'il M'yIl de cottscienco sociale que fondée
sur une science unifiée, elle lie pourra donc so fonder aujour-
d'hui que sur ht .'«'«'K<M jt<'«'H<««')«M
qui est ht sociologie.
Heste it savoir maintenant si ht loi d'évolution do la cons-
cience de t'uumauité est apptieabte a t'évotution de i indi.
vidu, si fou peut, en d'autres termes, t'appliquer à l'éduca-
tion. L'itMtcur rappeUp, par d'atoptes citations, co)nnn*)ttla
conpitt'i'isou de t'hutnanitô a tm individu qui apprendrait
eonthwHHmpnt, est devonue, gnice a lu loi embryogenique
d'âpres jaquette t'oxtogcuie reproduit ta pttyto~'uie, d'une
simple métaptMt'c, une doctriuM scientifique. Mais, quetio
.qu'eu soit la valeur, on ne saurait t'appliquer à l'éducation
sans tetnpuranMuts l'individu ne reproduirait exactement
t'evotution de l'espèce que si celle-ci avait eu uue ri~idit6
toute tonique, s'il ne se rencontrait rien eu eUe de tortuit.
S'il n'ett est pas aiusi, il est clair qu'it y a des étapes inutiles,
par lesquelles t'individu n'est pas tenu de repasser t'eduea-
tion ne devra donc reproduire t évolutionde t'espcce ({u'avec
de savants et bienfaisants « raccourcis – On pourrait
ajouter, en attant plus loin que fauteur, que pour que t'evo-
httion spécifique se reproduisit exactement dans l'individu, il
faudrait supprimer toute éducation toute éducation, est effet,
soumettant l'individu a desinfluencesvoulues et préméditées,
est en ce scus artiftciette. – Conclusion t'educateur doit
tendre il satisfaire &ta fois a la nécessite de i'evotution natu-
rette et Mla nécessite aussi urgente du « raccourci u. Nous
ne dirons rien du plan d'études déduit de ces principes, siuon
qu'à tous tes degrés il tend à coordonner les connaissances
en une unité philosophique, sitôt après les avoir exposées
sous forme iso)6eet analytique.
Un des intérêts de ce livre réside dans t'efïort de M. V.
pour préciser l'idée d'une conscience sociale, que nous avons
déjà rencontrée, plus confusément, chez M. \ard. Lanotion
en reste pourtant ici encore hésitante entre t analyse scienti-
fique eU'idéat pratique on la représente comme une fin à
laquelle tendrait le progrès social ou que devrait réaliser
i'éducation. plutôt que comme un fait étudié en tant que (ait,
ou une loi tirée destaits. Un autre trait a signaler chez les
penseurs américains, ce sont leurs prétentions extrêmes, et
peut-être dangereuses la sociologie est ici présentée et
définie conuno la « Scieutia scieutiarum a. Or, ce terme ne
H4 t.tXXMH K. ttS!!
~UU).()tif~t

peut désigner que h synthèse, t'uuiticatiou supérieure de


toutes tes sciences, et eu ce seus i) Mepeut s'appliquer qu'a
la philosophie ou ù )u métaphysique. La socioto~ie ne coor-
donne pas, lie synthétise par les autres sciences, mais simple-
meut, étant la plus complexe de toutes. elle Jes suppose
toutes avant elle, s'appuie sur eUes toutes, leur emprunte à
toutes pus plus que ta bioto~ieou la physique. elle lie peut
prétendre à fournira elle seule une philosophie: il faudrait
pour cela qu'elle cesi-at d'abord d'être uue science particu-
lière, qu'ettereuonçatà déterminer les lois propres des phé-
nomènes sociaux. 0)', sou ambition est justement de se cons-
tituer défiuith'emeateu scienceparticulière, et cette ambition
doit lui suiUre.
1). P.

BALDWtX. – Soci&l and Ethical ïnterpretationa tn


mental devetopmeot. A study in social psychoiogy
<M'«t~'<'fM)M'«<C
(/H!t'<'p)'~<M<<Ott <~f<f~('<<~<'Mtf'<(~
M(('H~<
MaoniUau et (~ Xew-York, t8U7, t vol., !:7tp.
Le problème central de ce très intéressant et suggestif
ouvrait* estcetui des rotations de t individu et de la société;
ou encore, si i'OHveut, de la psyei)oio};ieet (telu sociologie. La
metitodG~tMtique, sMusêtre historique ni anthropotogique,
consiste à étudier l'origine des phénomènes sociaux dans le
devetoppetnent ntenta) de l'enfant, puis il apptiquer les résul-
tats fournis par ta psychoto~icintaotitea t'etude directe de ta
société; et ainsi elle suppose à ta fois et vérifie sans cesse !a
loi suivant iaqueitc te développement collectif ou spécifique
se reproduit et se n'pete dans )e deveiopponent individuet.
Pour M. B, toute ta vie ps;c.hoto;;iquc est essentienemeat
sociate; t'itomme n'apprend .') rien cot)na!tre, hors de lui
comme en tui-mOne, que par ses relations avec ses se<nbta-
bles, à ntesurc qu'il les distingue mieux les uns des autres,
et qu'il enrichit davantage sa notion de ce que c'est que la
personne, le moi et cette notion lui sert tout ensemble à
interpréter autrui et u se comprendre soi-même. De Jà trois
phases, à la fois logiques et observables, dans son d&vetoppe-
ment mental d'abord, la reconnaissance de t'être humain
avec telles ou telles qualités, eu tant que simplecounaissance
objective, ou comme dit l'auteur, « projective"; puis par le
mouvement, t'euort, l'imilation, un essai pour reproduire ce
.~U.M)! – t'))tt.f)M)f))ft!
!!<M:fU.H 173
qu'il vient ainsi de connaître; s'll y réussit, sa connaissance
devient « subjective <t.s'nccom!Mgt)''de ('idée du moi indivt.
duetojtposé a autrui; plus tard enfin, itinterprëte autrui
d'après soi, lui prête les propriétés intentes dont son expé-
rience imitative lui a permis d'enrichir ta connaissance ini-
tiale ft c'est ta phase dite éjective « Ce que in
personne
pense d'ette-méme est comme un des pûtes ou une des extré-
mités d'une oppositionqui constitue tescntimcnt de ta person-
nalité en jouera), et dont l'autre pote on t'autre extrémité est
t'idée qu'elle a d'autrui; de sorte qu'il est
impossible et d'iso-
terù aucun moment la pensée qu'elle a d'ette même,et de dire
qu'en se pensant soi-mente elle ne pense pas essentiellement
aussi autrui (p. )(h. C'est donc en tn'essayantà inuter ce
que
je conaais de )a personnatité d'autrui que j'apprends à cou-
uattre ma propre personnalité, et c'est en attribuant à autrui
les découvertes que j'ai taites dans mou
expérience iniitaUve
et individuelle que je finis de le connaitro. En ce sens, on
peutdit-equc le processusessentiel du dévetoppement mental
est à la fois imitation et invention, imitation
active, qui
adapte âmes forces, à mon inexpérience ce que je vois d'au-
trui, et qui par là est déjà invention; invention fondée sur la
connaissance d'autrui et issue d'et)e, et qui
par là est a son
tour une imitation; imitation et invention enfin essentielle-
ment et profondément soeiates. De)à encore une douhte atti-
tude mentale, très visible chez t'entant en
présence de ce
qu'il voit d'autrui sans t'avoir encore compris et imité, sans
se t'être assimilé, attitude craintive,
respectueuse. ot)éissante;
puis enort pour agir, réatiser ce qu'ii s'est assimité d'autrui,
attitude active et agressive.
Mais t'idée de la personne n'est pas encore
complète, En
présence de son père et de tout ce qu'it ne comprend pas ni
ne peut imiterde sa conduite ou de ses sentiments, l'enfant
conçoit l'idée d'une personne parfaite, d'un moi qui doit ou
devrait étre;àcôt6 de t'idée plus ou moins ctaire
qu'il a et
de sa personnalité propre et de celle d'autrui. il
conçoit le
moi moral, iucarué tour à tour dans le pure. dans la loi de la
famille, dans la toi de lu cité, dans la toi mcme do l'univers,
on t)ien. Ainsi les trois facteurs constitutifs de la
pensée
humaine sont troisaspects de la notion de personne, tous trois
sociaux; et le contenu moyen en forme, à chaque époque,
ce que Matdwinappettet'héréditc sociale,
paroppositionàt'hé.
redite physiologique, trésor commun qu'il faut
que l'individu
!7<! t/.tXXKtt StM:t«t.<tt:)~<-)}. )<!9!t

a`f~caei~r,ilrs
s'assimite, nwln,n
même nnu..l~n.i..l.i.1 ~W
pour t'enrichir encore, et telle ()ue nut ne
peut ut penser, ni vivre s'il est en trop entière contradiction
avec elle. La toi sociale n'est plus en effet celle tic h survi-
vance du plus apte. mais cello do la suppression ou de ta
ueutridisation du moins adapte au milieu social, fantiso-
cial, le crimine), le fou. )L hommede ~enie tui.meme n'est
vraiment digne de ce nom et n'est reeonm) par fhnmanite,
que s'it necontredit pas, eu Je dépassant, fêtât moyen de son
temps. Et sans doute il peut y avoir opposition parfois entre
ta pensée de l'homme de ~cnieet t'héritage collectif mais la
pensée, mOneta plus individnette. est saciule encore, soit par
ses conditions d'office, soit par h) notion d'une personnalité
tdeate a taquette elle se t'cfere nécessairement; et ainsi le
conttit n'est pius que le désaccord, ptus on moins temporaire,
de deux pensées de mêmenature, esatement sociales et toni-
ques, sans que ta divergence en exprime rien d'ir)'edm;tibto,
rien que ne puissent tôt ou tard résoudre tes progrès de la
raison commune.
Ces principes poses, fauteur en cherche ta connrmation
dans t'analyse génétique des divers sentiments humains, puis
des diverses espèces d'action, caractérisées par leurs uns
propres, et partout il t'econuatt ta nature sociale do farno
humaine dans l'origine des émotions instinctives elles-
mêmes, comme la pudeur ou la sympathie; dans tes calculs
inlellectuels et égoïstes, qui impliquent toujours ta détermi-
nation corrélative d'un moi et d'un non-moi; dans les senti-
ments les plus élevés enfin, où le moi moral et idéal joue le
premier rote.
La seconde partie retrouve dans l'élude directe de ta société
les principes découverts dans t'ame individuelle l'auteur y
oppose sa conception de ta société a celle des principaux pen-
seurs contemporains. MM,Tarde et Durkheim. par exemple,
ont. selon lui, déterminé, de manières qu'il juge assez voi-
sines 'ta contrainte de t'nn étant une contrainte morale,
une suggestion, anato~ne a ce que l'autre appelle imitation),
te processus sociologique, mais il reste à en déterminer ta
matière ils n'ont pas dit ce qui pouvait être objet d'imitation
ou de contrainte sociale. Or, il faut reconnattre que cette
matière consiste en des ~CM~M, si par là on entend toute sorte
d'états intellectuels (imaginations, connaissances, etc.). L'ac.
quisition de ces pensées peut être décrite comme une dialec-
tique du développement social, parallèle et analogue &ta
AXAt.MKs.–t')Ht.o'<nn)n;M:)U.H H?

diatectiqua du)t(Mt'('t()))<Mtnf'))t)tif)tt'id))«)'t'f)x'natttt.n)'mn-
développement individuel ce n'est que t'ea-
t'iettissement progressif (te i'idee dû ta personne ttumaine
sous ses trois aspects inséparables idée df ce que je suia,
do ce qu'est autrui, de ce que doit ftre t'itumanite. Tout te
monisme s'en peut ramener an conflit ou a t'accord de deux
forces )a force « particutarisatrice qui fit l'individu, et
ia torée « t!enera)isatrice M,qui est ta société même dans son
ensemble. D'où ces conclusions fp. ~iOU) )<-« La matière de
r organisation sociate est )n pensée, dont l'attribut essextiet
est d'étt-o co)nnn)t)e ~~t~~<t/), et nait de sou attribution,
daus t'cspnt de cehu f{t)ipense en societu, a un tnoi commun;
et ta méthode ou le type dn fonctionnement de rot'Kanisa-
ttou sociale est l'imitation o. Htencore 'p. M)) « Le proR~s
social est atmtogue au dt'e)oppetnent de ta conscience, plutôt
qu'au devetoppement de i'ot'sanisnto hioto~ique.
Ainsi te t-esuttat dernier des anaiyses si précises, si riches,
si neuves de M. U. est de meHre hors do conteste le carac-
tère psychologique des faits sociaux, et nul sociologue, non
pas même M. Tarde, ne le reconuatt ptus îortuetioxettt. ~tais
il va plus toin eucor' et, potn' ainsi dire, intervertit la
position du probteme uott seulement pour lui ta sociotogie
est une science a hase psycitotosique, tnais inversetnent la
psychotoK'e semble rentrer dans ia socioio};ie,puisque la
fonne sociate se retrouve jusque dans les éléments de la
pensée indi\'idue)te. Etsurce poiuL peut-être y aurait, i) quel-
ques réserves a faire. A ri~ureusoueut parter. ta théorie de
M. B. n'irait a rien moins qn'a rendre ta vérité même rota-
tive & l'acceptation sociale; et t'embarrasse manifeste dans
ics cas où un connit ectate cntrG la pensée tudividuette et ta
pensée cottectivc. ot't un homme de ~enie peut avoir raii-ouet
raisonner juste contre i'opinion de tous. tt ne suffit
pas eu
etïetdc dire, tresjustementd'aiih'urs. que dansée cas encore
t'hotome de ~enie méconnu se rt'fere il une humanité ideatc,
se fonde sur l'acceptation virtuette du sa pensée
par une
socictc future ou parfaite. Lui aussi, en effet, donne un vete-
mentsociat,si t'onpentdire. a nncexi~encetonique, maiscette
cxip'ncc n'en n'est pas moins d'essence tonique et uou"ociate.
Il faudrait donc distinguer t'ntre tes tois, la forme do la cou-
naissance, impersonnctte. absolue, et la matière ou elle se
réalise, expfrimetttate et pa)' suite sociate. tt f'st vrai que ces
fois ne se manifestent qu'appliqm-es, c'est-a (tire immanentes
a des donm'es sociatcs mais elles n'en restent pas moins
H.))t)tt;)tt!)M.Anm:-e!)f'ciot.,t)i'M.
~1« h'AXXKK
~t:)))K)(i~t't:.KM
mdepcttdante~d'dtcs et superieuresuettes. L'opposition de
tum et d'.mtt'u), de!:) [W)-su)tnei)tdh'hhtpUft't de ht per-
sonne absolue n'est que t iucaruittiot), le symbole cxperi-
Htei)ta)detuduatttetoi;iqueet))tet:tphysiquedtt8t)}etetde
l'objet, et Noaht cause ou t'oriifiuc d~ cette et.
t)e même qu'etto doit rester !<))bu)'dounee a lu tonique, de
meu)t' ht sucioto~ie ne doit pas pt'f tendre absorberta psyetm-
togie ft) eue. Des Htcories cuuuuc eettes do .\). H. et coHes,
tr6i: voisim's.tteJusiuh Hoyc~,si eUessont pt'MCMUSC!) puur !a
science du i'thmi hutttitinc, m' suot pas sm)s danger pom' ta
scieauc swiute. Lu psychutosic étudie te processus inteHectuet
ou i-cutimuutid ta sociologieu'cu doit ctudier due les t')':)!i-
sattutti!<-uucrutes.tnutcrk'ttcs, historiques. C'est lu science des
eiïets ~'xtet'ttes ~tui~, htstitutiuus, tnœurs, cvuuements) dus
sentnofut:. intimes. Sttpp)i~u;)ut iudHK)'e)tuHent& toutes les
conditions historiques, des itnidyscs.msi'i(urtneHcsque cdh's
de At. M-jte peuvcut expliquer de tu société quo le f.dt tuctne
de la ~te sociate. Ur, c'estti't le pustutut de tu sociologieptutot
qu'un pn)bietnesociotu~it)t)< doxOneque te probtouc de la
vie :)pp:)t-tieutata ctntHit' ptusqu'a ta hioto~ie.ou te pruMftHe
de )'esp:x;ea ta tnetapttysique autant qu'il lu ~'omotrie. Si o)te
doit se dcfeudre cuutre ceux qui prcteudcut ta faire rentrer
daus la hioto~icou tctte autre scieMceptus simpte, tu suciotogte
ne duit pas ntoins, sen)bte-t-i!. fiegarder de toute preteutioa
& l'universutite; pour vivre, toute seieuco doit se deOMir,
c'est a direse Kircouscrireet se borner.
D. r.

H.S.~XX YKSCAHTtX.L'ïndividu et la Réformesociale.


)'<:)').Mc))i<;t)t'it):c:U),t!'i9tt,XUO-\Utp.
M.S. sittt'-))' <tnn)t'M.S~'h).~m )''st-!q)[)<)(')sdt;t:tsot;i<?tu!)\-<:c
t'indi<itt(t.M.)i-.<f'.stt')t'Kh)t)j)['ns\))))).)St':s')ttCHn'ajjt.–s"rt<'
)"'))) )h)' ttcXi<')!)<;t',–<'stun
d'u<.titiunt-<p;ttfti<j)')t))[<)i)it~'dt)
aj))";):'t)hnti:)tivcmut!<)):.t.'auh')));))<(:))'-la m'-ceissit);du h avaitet
de t'p!U't!n! t'Mpitt;))*' tes dcv~it~'tf'.s ri''))t'.<a t'ott! ()'' o'ux des
p!mytt'tn<n)n'<qu('pt-u)t'!U))t)U)-dtthi<'tt)tM)'i)),)<<'t))in)t')))))-)i.
gieux. te H'!Ut duttt'uu, t'rsptit.inmti'jn' ))<'t'itt~f-MctiottuMi~t~oe
à t't)n:)))cqM)iuM civitcet t'('unomi')H''des fontMt's,il est Mt) ~!o
({uestiKH.; sm.iutf's:'tpropost)('St)u<-))<M.S.,'')))pnuttiU)t des('xctxpte!'
&t'&)':Mtf, df'iimudt'tcs :ntx Ao~to-S.tx't!)!), '-t des citations aux
auteuts de tous les t'ays, x'.tit m) hnu coh.sL'it à proposer. A ses
ycux,t~-stociatistesunttuft ~))~)rc lu r~funnesociatedu simples
A'<A)ASK-–t'm).')~)'))tE~"CtAt.K t*!9

ch)(t)t!<'tnfMt!i 'htus tes r:t['po)t'' 'momi'jm"' Si t'o[\(t'f <oM-


t)j')u''t'))t<)))c<ttaiut'ntt'tt[[t". ';t)tt.titiut)'!t'i)<)!tit<t)f))tt'te
t[W''k'j')"'t))<'ntt)(')!<)!'t'atit)tm<')t<t;).t':m'jtt,mn't'm!.fm'mMu,cst
cc(ttt)'J!h'it!)')'fistt'nt-)'f'tn't'M"-vmt;s'(:ut)ivutM'.)"ttt;fur.ti!,on,
ett'm;is':(ttn'tiun't'~ntn:ttutvn(-ttn'))t.
C''tht(''t)c<'t(n)is))t('-t'))tinh'ttt.tf–t'j~Ufi))HK'n[fum)!tf'd':ti)-
tuut'!<,–)MUt siutttttut"h <'n))Y.ut)t)u:t))t ~individut, ttvuic que)-
qu<;Ht-ti<))t<m't!t)n:tt'cht;')c'i-"t'i.?t.)\tU[('ft)i.i,s')t)"i.t!y'r~'tue)a
conduit'* ttt'sht'inutust'st )')) m'axd'' t):H)i''tt~t)'t't)ti)t' p!H'):t con<-
Htut)utt)u~)))''th"<uci~t('it)tu)<)')m'))'"iit'ivit't;ttt,)tt)'tt)de
su':iuiut:i')Uf ohjt~'tiYct<o .<t')-.tit-fHt:j):ts, ittdh'cctfOtfttt, )))m utile
queYit)j;;tj)r~tit;!tti~Mtuund'<? Y
<J.X.

Fa. HAYMAXX.
–Jean-Jacques R&usseau's SozMphUosophie,
'K)!-xt'M.tO,).<'i))):i~t.itctC'iS98.

A):troi!!pt''?':i.s(;t.s\s[t''m:)tit)Ut',c''tt''t~nd"sttHMdt"ij)tu5
a))pr')t'~)tdK"i<)Hi.ti<'nt(''t'?cuH'Mt~'cs!'t)!tj)tti)u-t)i<=~i.t)cdu
H'~tt'ttt.Si<tt")t)utu'"))))(i''a<)"mt<tifHdt:mt'[ft;mth<t~
';it.<'t)f:')re:)uj"ut'd)<)ti,jtfus<riH')u'tm'utaj'H''f,c'[fjtt'ut)<'n
dtUucht' <')'dhmit'fttt''utdt'th''sfs"jttutùttjtt\'nnt'M:u)'d'cn
)'(-cut).thm't'ft'"s\'stt'-ttt''a.M.t).,tfat:u)tc''tt''t'<cu)tsti[t)tiK)i,
mottttc 'ttb: te jtt'okt~'tM()u'' sf )MA)'«ou~~MtUest crjui-ci n Cum-
M<'tit.)'ui!-f)m')an'h''t'<'h''ttt')'inh'-t'tittdnhtncit'~t'iti)m'.pt'u-
YCMt~'t~ititu''t')t'snbti,iuhs.s()ci:(tt:L'Ct'n)t;tt.st'ci:t)~,
t))t''hu))-'t':)HH<'jm'st'))!t-n((ii'')n''))t''u)))'u''uttrMtUtistmi~Ut',f!it
)!t''utntitiu<ti.Mt'')u'Ut!)u)j)"Mt't')"'t)t't)U''c~o)))i,Hion!suicMt
wnsf'tttu's. pou)' 'jm.' )'htt'ttH ~'it.. tt'itt-t:u<-Uavt-c t.tJMticH pour
qu'' ):< ))uis'n)ct' !.<)')'' t'xtitt. !tn iiett tt'' s'i)np"s<')'jtur )<tSMHicf'x'ct;,
!tit ut)e vtttt'Ut'tno)':))' ))t: o'tt'-con'Htiutt nm' fuis jms~f' Jt''c«u)c la
''oustitutiond'' ta )ib''th' <'ivi)< ~a'' ttutts-n'an di'!tit<nu'; sui~tx-u-
sement <)<'t'i)t'i'')K')tdi)nct'ttutu'cht' et <)cht '< vutont':g<m'ta)e
tjui. 'tistitt~u' de ):t su)t)tn'* (t~'s tt))')))(t~ j'.tttictttit'rt's, s''tvi).t Je
tbtuh')H''))t i! t:t St)m')').)in'')~j'nj'ttiait'
).'th' t:i ititjn'' d''< xt's j'utiti))))' df «~us~cat), iu'=)'it' de )a )'hi-
to<(')'ttic suciit!); de S):t)U))t)''r,h'ttnm'' c<' n-ntiu'ttUttbic outt'!t);G.
C.X.

f. Tf~X~t H8. – Ueberdie Grttndthatsaohen des soeialen Lebons


< /ff t'tc A~('(«/< ~N p., <iu ))f~ Mo'ne,
(/ft!'« /«M(/ftMfM~<M
Stfi~-t-,i897.

Apr's uvoit' titoitctit va)''u)'d'' )i<Htcon<' organittHt' et distingaH


le point de vue btufogiquedu )M)utde vuf pt'oprcntcut soeiufu~ique,
MO t.'tXXt!)! ;MM:t«LOCW)!. t89S

M.T.)<'t)af'')'~M)utMttdt'si))'-HnUMnsfMh):tmc))tn)''Sttftn\ic
s('<-t!)h':)t')))!t)'i:tsP''t)at')-(')n'Mt<?.

U)''K)))uuh'<c<.ttmm'M.Sh'in.sct<t!L':mtpeu:'t)~'udu''n)n-
n)))))isn)''j!n)nitit')~)Ut't'itnti\i'hm)ist't't)''jj))u<tfnt'tus.t't'.t't'Yit'
ninsiaut)<v'')")'))<'tt)''nt'h't:))'p)s'!t)n:)tit'

M:ti~,f)!t)t<):tsm'i.)th<Jt;t'U(',t<sditK't't.'ttte~c):t.~t'sp)~tit<')tt
in~i:)'tt'b'c~institu)i')HA.)'m'u))C)u:nt\!UM'Ji~ti)n))i"ttdc

ittt'i''h')<'tU't-')ui)i)'t'c'.)'tr'nm't'i(u'='ctta)<)u)mt-td''h'Ut'
!H'ant!)iit".)~'nht<.P:Ht;j)H'<'n''ttf'-f)tt~'))u'i'tact'ruih''«')t<))i[!t),
i!tF):)-('~)'ita)i-;)t'n';rp.![).'L't<j)htt~'ttt:n'i:tt:ih)\'<t)~usttH'nu
tnoy''npf.u)')'attt)iti~t)<)(";)'r"j't'h''t)'h(\'<'t'uh't)t.)'at<;)'')tt''t.it-
c);t<t')!)i!h't:tit'<'in')~'s-))''[m-a~ci!,<-))'-m'jn.'uU'"))~)'ftct)(n;-
t(')th')'')'.)tnin~):)h)').<-))t!mat:f'(:niti,ic))!:u')':t)'-(-))t'<'tf:'t
p:n')'x''t'"tt)'' ).t)~nj'ti.'h').'n'u\)'' t)f<tt')t))' nh")<')ttt".tt')it
dun'tt't)''tt'-cunt'itit')'. )'))) :u)t<i)tin'tt)t'st')(:tm!)nt.c''<tfcux

ii)stittHiuns!'<~)t)ft)u('i)t:th'<:)Kn)~ut't-~m'~tit.m~-ut'\)t;~)~'t'tU)t-
B:)H~<)"um'u))t.('th-v~tup)u')-tit!b't))cnt. C.X.

CM. M)SM):)L – 9
Principes sociologiques, t~titit'n, 2S6, x) p.
t'ati>)')t).

C't'st!!<'L''t'ond't)itK't),t''tu''<'tHU)!)t)')tt't'.t)'n)))h't't't)ottt)f.<!
('))!t))iH'<'sf)))t.'nt~'it)'~n)ptt)~i'itya)i)ti:t.t)t'j'.)i-)M/t'M<'</c~<
~)/A'.<<)\<(7<'<'f'.).in-.j)if;t))<'tt('t)<<t))t.~i)his)t't')t)i)tttt'a)ii.t('.
LH!)'t~;di'Ft;tt''t-<)if't)!()<~t(tt')'i<th')'ti;M't:)t)hy'.i()))<
t<pnn-U~n'-t'h")in))''H't ;');(''<-ttittts);ttt.t)')tv:t;))'')<)it'))';)t'tt):)ndt'
tt'i-t'm")UL-s:ntx'j<t''))<t'~ttttu'')«t))''< ('))(".< i)'t-.utt)))t'Xt'us

!=ct'<jn'<:))m'))~ttt't-()tttt;tit)')u').t')'-ft))')'t))'fht'tt)umt)'t-ut:i:~
nuMitm'n')()'t''J''mtt'<'t't;')'~i''t.t)uttn'thf)t<)!)H'nit.'ti"t)".

).t'(f)i!h-)aSt'i"ftt~'ttSt-)t..f't!tft')tft:t~<WfM't'/rt't)it~<'<fC-
t)'&t7t7<)')'hh'ij'ttttih't')s<'tr).-))tt-)s~))i))''iis))u''ttt)):ux,
d'tti'ttrtm'tt[is~:H'tf".);tit-t;))tt.i'<)r,))-<)!)))))-<), i)s-tmtm~<s-
!-itir'*)wi)t!)(')')it';(t'fc<:(t'')t''h')'');<) )')'};) )))is''t')))');)t)!)n<t de
e<'s))nncip't!tj'<t)iti.(ttf'.).()'~<);<i;<'i;))',);)ittuM)t'([uh'fntMt)-<'r<
n~uvt't's i)' t.)i';t''t'uttt IcCy'~ t)c ):( o'ti~iK)) fuhu'c C. )!.

PH.t.OX. – L'Acnëo 8 ;tttn.


pMiosophique, I'!)H' Atc:))), t898.
p.:)f~.m-S'.i-)hc.)tttttt't.j<'))r-!()))'')))H':t.'i)))~t't(;mtcu!!t
t)ih!i"i!t')m; sociutuitittuc ft';tn';ttit< ;). 2M-~f)0.

)!t.–&!VEKS

Annales de l'Institut international de Sociologie,


publiées sous ta direction de René Worms, secrétaire
A'<A).Y-tK<.–))t\KM- ~[

général, t. tV, contcnaMt les travaux 'ht troisième congrès


tenu à Paris en juillet I8H7. Paris, Uiurd et Mrière, t8U8,
1 vol. in.8",5«!) pages.

Ce volume réunit les métnoires et travaux présenta au


troisième congrès (le l'institut international de sociologie,
et résume tes et observations qu'ils y ont provo-
quées. Le sujet qui tient ta place ta pins considérable est
ta théorie orë'aniqm' des sociétés rappetée et défendue dans
tes travaux de M. Xovicowet de M. Litk'nfetd (ta communica-
tion de M. de Litienfetd est la tin de t étude paruo dans le
volume précédent sur la JM/<~<'~r«~A«~(cCMsociologie),elle
est vivement critiquée et condamnée par M. Tarde, qui y
oppose ta thforie psyettuiojtique dont ses propres ouvrages
sont inspires, par M. Casimir de Kraox qui soutieut le mate-
riatistne cconomique, par M. Ludwig SteiM qui préconise
une méthode historique et psychogénétique dont il a ailleurs
développe les principes; une dicussion protonsee où out pris
part, en outre, MM.Reue \orms. Steitnnetx, Starcke, Garo-
fato. Limousin, Karéiev, Kspittas. semble au totat avoir
conth'me la condamnation de ror~imicisme, encore qu'ctte
n'ait ))i)scbt'anté lit confiance de M. ~ovieow.
M. Ludwig Stein présente un com-ttravait sur ta définition
do ta sociologie, qui se borue a indiquer la position ~enérate
des problèmes. M. ttené \orms étudie la place et le t'ôte do
t'expérituentation en xoctoto~ie. ~t. Giner de los Rios of!f9
un court travail sur « ta science comme fonction économi-
que de tu société n. – M. Steimuptx, en une intéressante
contribution, détermine et analyse une forme de sétectiou
qui concerne particutieronent la sociologie ta sélection
indirecte ou corottairo (ta perte d'une qualité amenant la
perte de la croissance d'autres qualités positivement ou
Mégath'ementliées à elle et inversement,.
ALPedro Dorado considère brièvement « le rote de ta jus.
tice erimineUe dans l'avenir M. Harutato étudie le
« cerveau social et te cerveau individuct et fonde ta-dessus
un certain système de représentation politique. NI. Starke,
de nombreux faits primitifs ou anciens, réunis et comparés,
croit pouvoir dégager cinq lois principales de t'évotution
politique (par exempte « Les tâches politiclues ont toujours
été les mêmes et elles le sont restées, tandis que les moyens
de les résoudre ont été extrêmement variables M, « Le pou-
tM t.'A\'X!SH '!<)t:tOt.<M)~t'K.<)?"

voir politique se trouva toujours entre tes mains rdo ceux qui
vnirttntitinttnspt!'ft)tt'<'tfmift!n'):n<th'n)nt!mn!nt:<
réatist'nt p:)t' leur activité tes possibilités économi~ttps du
pays "et il s'etïtu'ce ensuite de vérifier ces cinq lois dans
lu potitique actuctte. M. Kixuttde h Grassorie ajoute il ses
études antérieures sur les idées d'autocratie et de démocratie
une étude sur t'évntution de l'idée demonarctne it rcchcrctte
d'abord !<) vraie nature de cette idée, puise)) décrit t'évotu.
tiou. les diverses sortes, t'état contemporain. et en esquisse
ennu lit destinée probable.
M. Achitte Loria veut n)ontrer« l'importance socioto~ique
des (''tudes ('conomiques sur les colonies H. M. Atfrcd Lam-
bert traite de « i'~hti~ation sociale de l'assistance At.Lester
Ward revient sur des idées qu'it avait déjà indiquées.
et analyse speciaienu'nt tes phénomènes de douh'nr et de
plaisir au point de vue social ta thèse soutenue est que
la simpte pconomie de douteur. pratiquée par la vie
primitive et inférieure, doit se restrciHdrede plus en plus, et
qu'une cconomie positive du plaisir, parcoutre, se développe
avec notre civilisation.
Le volume contient en outre les discours d'ouverture et de
clôture du Con!;rt's. et la liste des membres et des associés
de i'Institut intpn)atiot)itt de soeioto~ie.
F. S.

AtF. RSPÏXAS – Les Origines de la Technologie,


étude socioto~ique. – Paris. Atcan, 1897,t vot. in-8". ~90 p.
Étudier tes diverses philosophies de t'action, non plus,
comme on le (ait d'ordinaire, dans leurs retations il desthéo-
ries tout abstraites, mais dans teur rapport avec t'etat desnrts
et des tecttniques, déterminer tes influences réciproques des
idées sur les faits et des faits sur tes idées, tel est le point de
vue nouveau (t'où M. Hspinas considère la civilisation grec-
que, des origines au )Y"sif'cte. !) y distingue deux gmndes
périodes la première est celle de la tcchui(((te"pitysico-théo-
logique M les idées religieuses dominent et endormeot t'acti.
vite humaine d'abord enrayé de ta puissance urbitrnirc des
dieux, thomme en vient peu il peu a concevoir tes différents
arts comme des dons gratuits de leur munificence, et qui ne
peuvent être par suite ni modifiés ni améliorés l'instrument
est comme une « projection organique a do son propre corps.
Mais peu a peu des progrès techniques sont accomplis;
.u.vsHs.–on'KMs t83

d'abord consacrés 1aux temptes. les chefs.d'n'm'redc


-1- -É,- .J._U~AU- ..J-
l'activité
humatne sont bientôt apptk}ues à t'usée c'est ta période de
rw~«nx, de i'outit manie a lu main et guide par le dessoin
immédiat de t'homme, par opposition ht machine propre-
ment dite qui senthtc, une fois montée, tnarctterd'etto.metne;
du levier Ata trirëme, de ta mesure du temps ou 'te t'espace
Mta médecine,c'est ators (juc t'mtes tes techniques !!pttcunis-
seut et se « hncisent Ht n <-<'sct'ond aRe cnt-respond une
phitosophic uouYpUe,dont t'idt'n directrice est ceUe de !u't
humaitt et de sa puissance. Ktte prend pourtant deux hn'mes
antithétiques avec t<'secutes naturatistes des sophistes et de
Mmocrite. elle oppose )'artà ht nature, tantôt pour snhordon-
nercetie-ci acetui-tù un cehti-iaa ccHe-ci, tantôt, avec i'rota-
goms et Uenuicrite. pour tenter de les conciner et de tHirode
l'un le pruiott~entent de t'xutre c'est ta phitosnphie do ta
« fabt'tcation huntaino M.M.tis par contre, avec ta metanhy.
Bique spirituidisto et rcH~ieuse, née dans les sanf'tuaires,
tuspiree par des prophètes ou des réformateurs comme Pytha-
gore ou Hmpedoc)e.précisée par des philosophes comme So-
cratc. ce sont tes rapports de Dien au monde, comme d'un
detniur~eà son œuvre, qu) sont mis en plein retief; c'est ta
p))i)osopt)iede ta fabrication divine a. Au seni) du v sièete
enfin, une conception nouvcHe va se dessiner, cette du déve-
toppetuent organique; et c'est !à tjue s'arrête ce premier
volume, qui en fait désirer d'autres.
tt est manifeste que ce tabteau de t'evotution des techniques,
et de révolution d'idées qui t'accompagne, est précieux a plus
d'un titre pourte sociologue.Uneévolutionde ce genre, eu enet,
est une œuvre cottecUve beuucoup ptus qu'iudividuette les
découvertesqu'ctte comporte sont assex simptes et assexlentes
pour que, si te) individu ne les avait pas faites, elles eussent
pu t'être par un autre: par ti~t'etcment accidente! ou exctusi.
vemeot historique est réduit au minimun. et tes lois qui s'en
dégagent scmhtent d'une nécessite moins hypottx'tiqne et
relative (ju'aittcurs. t!icn qu'a tes considérer en ettes-memes,
des études comme cettes ci appartiennent a t'histoire encore
plus qu'a ta sociotogie, ettcs en sont comme la préparation
immédiate, et constituent comme le fonds où ettc doit direc-
tement puiser.
D.P.
L'AXX~H~OCIOMtif~CK. )<!<)!{

A. (;)KH't'.u.t. – Le teorie sooiotogiohe di Rob. hroch.


Ardi~o.
f.\ntt't.w<i(.~)i)..Tttmt,t<fM.

t.)Hh'Ut-t)~t.(tt'bMc))m'cm)'t.'t-un-=itt('t-t't')'~th<'o)n'~t'A)'dif!o
CM~M~j~j~
fWttt.d\t-utr.-)Hicht').n)~t..s.tu.–))). tvduit(t:u<s.tt;H):th-sp
!tt)x[~ittt.: suivants: !t-ttt-n.n. n'exista ut)
.tth'('!)(.:) <j))~t,
<~h~<)ni)ttia).jMrti(')tfi.-(-ttf.<))t(-tit-sJ..is.ftt'(.t).-(i~t(-n)tine
Mhtsi
~.pt.ut..ntt'.t,.ct'.)t.ndu('saMh-ua:~trt'u)')<-t. )A.)'.j''t pWjtrL-
dt't:tSt~-iu)t)~t.'s't:(JtH)c)'t'Ut'i()ratit<?shMNtiti)H's.(-t!)Y!mt
~wt~h~
c"n)H)<-t'.)fti)ti('t!t'sj!h''n<.)n)'u.t'))i))n')m"f.<'tt)!(Yit.),.<t.i,,)t)-
g~u')~.ju*tk.-tt'M.tuuHMi))<'))itt.tt)<))t)t'fa'-)t))~tr:[ttsc('n-

d:mt.ntJ;)nsia)niciyi!M:(-t~naitn:)ttt).'))<'))«'n),t')).:)r.v.,tuti.u),
dHc.tnt.~td.-<h)dhtdns:)')uitibt..([,.t\jh-t-shutt)iuut-(()<-n~
<!t!!)h". M-h.t<ttt!tt-m<<)'<-<-ttttum.-) <)<>
it))tivit[tt-.rnu)).~)rt'.nttt'
c<n't.ju'').tustar.h)tt).)'ht.t.-ju.)i,-t't))tsit'))u.)t:!(t:t))tie
ets:ntrHuan.par~'puuv..h.t'tp[()~~htt-nt..t(.t)t('t.tt..).)M)t;'t il
M))h)nt-surhU~irh'ih~j,t;r.h-r<,))tp.-tn.c.-<rcff.<
dMp~i~)~
&Ct.'H"-th'-i-.o<;iut<)!m~cun).-)))j.ur:)iu-M.<.r"j'(.a)i<(t.t)tii:t''do
reccn~itr.)tb-ct-t(t'cuhc<'j.tMntj.'):).i..f<.i;it. )')''))'~rt'it).
()M\-)).a''utUut)d!~t-htpttitt.p)tK-dt)dr~it,qtt'i).~tf(it:'m)M
M~vm~f~
sid'r<')t.hi.h~\d;.sh.r<Ja<.)ci.,)~i)-)wuh''h't-d.ti)ti.otttmt.
i'<-tud.n.-ntt<-th'S~')tM)-<u.'i!ttr<(-)()..)..Ut<tio))!!)))Ht)tt't)<S.)'t
qu~K~~La~H~s~
U~M~Ia~t~j~s~~M~

i'.t'.

– Socîologio et
).. Ct MPf.OWtCX. Politique, 303 p.
P:ni-<.i:ud<-[)t)i('t89!

C<'th-titi.))trtau.;Mi~t)c-))!?'-).h-)'!))).-m!t))'t'[):u-))eo)t.S9:()ne
part'HU<<n'h-')n')u'nt.h's.<~nsj.t)tt)-t))'sM.<<'t))-i''hit,pat'
dp~:<)tu-.i~n'tux t~<U)'')tt-p<t)i)i.jU''s)t'))t!se!!YU''s.~)r
rt'TH'.ttx't') )':t)))M:!oni.<ttt.t.'<.Tt)U)'<-n)'-)tt<t-Ht))i't<)t" <-td'un
c~r~J~
despn)jtipMUxsoci~~u~runt<'n))~nuni,st.'si~MsurhtstK-ci)icité
ett'ttti)it~[)u)ith)UL'd.-)Hi.(~'it't..Mit'.
DMf)--tttt''jH'i'-<:t<-<t!.M<tt)t~~t.:M.))t.')))i.tt)<~)t<'()< t'r'.f'n'cs sut'
)aco)t''t-j~it.'ndt!M.<i)))t!tmtit-t)t.tu'i)r:a~'ti-tit~u''r(-utt-)a
U~un.'t~ la pratique
J\utcUitMh'n<-)-)).)titittUPs.K)tt. peuvent
S'ct(h':uJct-,cf!csn';denv<;))tp:~st;<;uufut)d)'
AXAt-t')! – n<t:M J88
tem.t. de _v_
t.. TU<Ut:. – Etudes _v
psychologie eeotale, 3~ p.
t'!t)K,i.t)'')'-Utri)-)fJM8.

M.T.)t'')nnt():)t)<c''v<)))m)''dt'<:utn~<qn'i)!t[Uth)t<~ct'sannc<'s
d<'rt)i't<'s.d:u)<dh'i\<<'<Mn:)!)nhf'nK'<:t)<'sr~tt''xhM)s.t)t-ia
~)'h.)tuMir.dt'<<t)U\t'nir<(h-U':)t)spor)sjn<th;Mi~<tt~di.<;)t-!siuttS
tut-h).'ritttih;))itt't-));t.~tt)t.)ri;().tt<('-tntt('s!.(tt't<ts~-iu[()t:i''tte
M.hi.t.tH)i;<)tr.tt.t..M.th-(;t~-).<')c.A)-t'0)~<tit..tuUSCMSuj('t!t,
~hT.<tHh-t-Uih~h't'sMi~st;tttti)i~u(-t'it)<it:ttiu))ctri)n'('n-
tiun.

Sr. M)).)..– Correspondance inédite avec &. d'Eiohthat


(tM9.
t8t2-tM4-)8'SMp.,t':)ns,A)t::m.iSUfi.
U'))"t's tctttt's int<css!)ut<'s ptun- t'int<-)t)!f'*ncc(htsamt-simo.
nistt)'

A. SCHAt'H.):. – Bau und Leboo des sootaten Koerpors. 2 vot.,


~tt )'< CSGp.. 2"~)., i~O.Tuhit)t:<-u,).au))).'«;)tuBuch-
han(Hu)t):.

<!<'th't)"tht')t<'t''()itimtt'stj')us<'t)Utt''que €(.'))<'<)<'t!<'?j.L'auteur
!'c<'j~u.t:mtajoutaau t''xt''j)!-in)i))t'qu'-t')Ut's('-<:)nin-i<sctu'')tts. Mais
i)i)!(u'.<i'.n))pntnt*'()t)h)))!)-i)nt''<')t)"')i)t''xt('f)U)'))jUf<.t)itit'("iuns,
)'t<ihis!mtn~t)<'<)t)'utnt-.t.'<)nic<')tt))t-t'))dut!tuU<'t)it))(mM)'at-tie
pt)tH-):t!.t)t'io)t)i;it'~n'a)c.ttt)n'pat'))<'j)u)u't.t~(n'iutui:it's)wcia)e.
t)Mn<)a)'n''rac<d'-h~~UtioB.M.S.sf'Mirit''t~~it-cM,!tprt's
\'i))ttt!H)<. )"'(!. de t-h<'s)'tt<-h!mit''t'oH)t'u\'n'.Hnntt')m'c'')'))eu.
dut)t')u'i)\'tt'-duit):(p:t)~d<"<!tttai'~i''<)!)<))ut:it)u''s.pu))t'j')~uv<'t'qu':
t'c.')).<'n)i';tt!t'~<iJ~-ipntt)t!tit~u))-it~t't'.<:)))s ('))(- thtjt)ut<; que,
d'u)U<'nr-it))'a.iiUtt!US)t)<t-u)tt)u)''C!U!K't'n'('ychiqUt'(htcu)'p!i
sociid, '-t hti'st.' Mtttcodtt;')m', si nu :<abusu dcpui-! des tm'ta~hcrcs
uatut'.))i'.(t:s.t:t'n'est )):(.;d'-sa f'utttc.

E. MOXS):t.).t.– Elementi di SocMogia générale t/H)M)/


(~cM/<~<f~At~t-t)u-t')t,Mi)an,t808,~t))).

L'ntt):u)nf-)r'~u)nM))t('n<)U'')~u(".pa~'<)<it'r'.uhat-.a<)uis,ou
m'~tHf)f!i t:)':)nds Kuurunts <)'ittt''t"!'h' )a .uciuto~it; jusqu'à fc .iuur
aurait pu ctt'c chose intet-t~NtOh' <'t utHf. m:tisa la couditicu J'ch'e
net, ontoui~ et ctait'. Ot. ';f suttt )t'~ quatitrs qui tuanquott le ptus
auttaY;n)<)t'M.Mot.<))i:np.-t-))t'p:t) u))''t'xtt')«e confusion,
couttnc ou [<-~<-utd<i)n't- (m)-))-s tih' tncox's dM et):tpihcs
). C<))n:<'[)ttuttst)ivcrs''s~'lu .-oc)')t«,;)t';Comt<Speuc''r.–H. t~a
m~th'jttc t'usociofu~i' – iH. U"est et; qu'une iiocictu ot~aoisation
Mcouutuiquf,politique, HW)a)e.– tY. Les Mci~tcs ani)))a)cs thcoties
t86 t.X<iH Sf)t:hM.f(:tQt-E. tXi't!. – AX.U.M)! t)HK)M

su)t'r('-yc'))))iun.<')ri;t).(tit'ctioudt'tVn')tt)iu)t;!u);i:ti<<)t'ti:in't)p
tnt':nniH't<t'')Tt!tt.–t.<t()i<m:in)~it[Ht'tp(~\i<Mttfn
so'i")~t!i').'t«tci.~i~('t-imin<'Hc;t)ir()cu)t.~ttt'):t.in)o(;M.–
Cune)u'.i<!)(.

SA).)-:SY t'EtOtt. Tratado de Soototogta. M:t(ttid.Sn.tt-t'x. 3 vot.

ROSS. – So~aJ controt .h/x-A<t< t89T.jui)J<-( A


M/'<w-<M/.).
m:u,<s'"<.

MOXn.\f<. – La alosoaa delta storia corne Sociologia '/<<'<


~a/.ff<'<wtuf.,tMS,)'.3':t-~Xt'.

HAt'tUf). –Dota personNaUté comme ôlëment de la réaUté


sociale (?'< y/Mt.</)f(~-of'f,~f /f</<f/.<'f{~' /tft'f',<f<.
<'M <'<
/'t'/r..<S98..

L. Wt\t.\)tSKY. – Essai sur la m6cao!que sociale '/f<-t'.


~At?).
aYt-ittMS.
t)E)'X)f:MRS!CT)OX
socioLocm RHucmusH

– TKAtTHS
GËSKRAUX,MÉTHODE
ParM.MAt'SS

C.-P TtELR. – Inteiding tot de Godsdieast


Weteaseh~p
(Gitïord Lexingcn)ftxtfo~w~Mt) h .<!(-«'))<-<- tv~~wH).
f partie, Amsterdam. Van
Kionpen. )897, p. vu-2'!3,
in- – T~dnit o) anglais sous h' titre de ~<'Mf~.<
<c«'H<'ff<<<'<«/Mt).
chez B))(ckwfM(i,Hdim)murKet Londres,
p. x- in- shU.ti.
Fait pour le putttic. vaste mais assez informe, des
f;
~.fc/tU-M. le livre de M.T. a un but
propt''deutiquequ'H rem-
p!H: c'est réellement une intrt)ductiot).L'ouvri)gpcomprendra
deux parties. L:)proniere constitue la morphologie, ti) seconde
sera )'onto)ogiere)i!;ieu':e. (:eHe-)a étudie )a
religion dans ses
formes diverses, essayaut d'en faire un ctassement
générât, do
les répartir en groupes, historiquement et
tngiquenient cons-
titues. L'ontotxgie. au eontritire, étudiera ie sentiment reti-
gieux en tui-meme, déterminera sa nature et sa cause en
générât, en faisant abstraction de ses manifestations particu-
lières et de son devenir. C'est )a science de la
religion tHf<
<Mf~ tandis que la morphologie est la sciencedes
religions.
Sans aucun doute, de ces deux parties du travait de M.
T.,
c'est ta morphologie qui répond te mieux aux
préoccupations
de ta science en généra)et de ta science socislleen
particulier; i
nous pouvons donc en rendre compte isolément.
Avant tout, remarquons le caractère philosophique de la
recherche entreprise par M. T. Lui-même consentirait volon-
tiers a ce qu'on appelât cette partie de son livre
Philosophie
de l'histoire des religions. Toutefois, cette
philosophie, telle
~8 L'ASSttË
SttCtujLùt.t~CH.tXM
qu'il lu conçoit, si elle ne se tient pas aussi près des faits que
pourrait ie faire nue ttistoiro purement descriptive, ne doit
pas consister dans uue déduction diaiectique, u la manière
hégélienne. n ne s'agit ni de reconstruire logiquement l'his-
toire, ni tic la transcrire servilement; tuais il faut (aire une
f/ttw«' de (histoire religieuse de t'humanite.
Les pages que M. T. consacre à lu méthode de ht
morphoto.
gMreligieuse sont courtes, deusesetcluires. four lui, tu science
des religions est une science a part, distincte de toutes les
autres; les phénomènes dont elle s'occupe sont tellement
spéciaux que des méthodes spéciales sout nécessaires pour les
étudier. Le sentiment rcii~ieux. les formes qu'il a revûtues
dans l'humanité, l'impression première de la dh-iaite, les
progrès de ia Révélation dans l'histoire constituent un objet
de recherche tout à fait .« ~CM(-n<! et qui doit ressortir à
une discipline indépendante. Certes, M.T. sait toute
l'impor-
tance des sciences connexes; mais il veut qu'eiies
soient pour
sa science des auxiliaires et non des tutrices. L'histoire
pure
et simpic des reiigions est un instrument
indispensable,
puisque c'est elle qui fournit le matériel des faits et garantit
leur exactitude. Mais l'histoire descriptive est
insuffisante
elle n'épuise pas les exigences ratiouneHes. Les filiations his-
toriques sont d'assez chetive importance. C'estsurtout pro-
pos des religions qu'on peut constater que les institutions se
propagent, non pas simplement par voie d'emprunt et d'imi-
tatiou machinale, mais en vertu de leurs caractères internes
et suivant ta façon dont elles s'harmonisent avec le milieu
qui
les reçoit. Toute conversion qui n'est pas (ondée sur certaines
qualités du peuple converti et de la religion précitée est
superlicielle et nulle. L'enregistrement des événements reli-
gieux, dans leur ordre extérieur et apparent, n'est donc pas
l'étude des religions en eties-memes c'est aux caractères
intérieurs que la science doit s'attacher. – Il en est do même
des autres disciplines. La linguistique, qui tend à envahir
l'histoire religieuse, a, sans doute, uu rôle utile à jouer en
mythologie et eu mythologie comparée; mais elle ne peut
explorer qu'un domaine restreint. L'anthropologie est (ondéeà
s'occuper des qui sont choses humaines; la psycho.
logie, plus encore, puisque lit religiou est un (ait de conscience,
voire meine de la conscience individuelle la sociologie en-
fiu :t le droit de les étudier par leur coté social (organisation
des fidèles en Hgtises, caractère national, famUmt des rett-
AX.U.Y-<K<. – .t)(:M).0(!tE HHHfHKCSf! t89

Stona, etc.). Mats ta science des relions est ~dépendante


de ces sciences.
Déduire et classer, voita les deux procèdes essentiels de !a
morphotogie religieuse. Htto sera deductive d'abord, puisque
l'expérimentation n'est pas possible dans le domaine de t'tus-
toire et qu'i) s'a~tt d'ftaMir une titiation
torque entre des
faits cm-eKistresctu-onotosiquement.df trouver les causes
eu
vertu desquels tette rétinien déterminée en a
produit une
autre, de nature identique ou différente. Maisce sera surtout
uue science de c):'ssif}catiuntoxique,
hiérarchique. ~.netdo-
ghtue. Saus prétendre umbrasset-t'ensetubtc des retirions, elle
les distribuera en grands groupes, d'abord suivant leurs atft.
Nites~ograpinques et histot-itfuos.mais surtout
d'après leurs
ressetnbtances internes. Mitedisposera ces
groupes hiérarchi-
quement. suivant que l'esprit re)~ieux y est plus ou moins
dc~asc et devctoppe puis, dans chacun de ses H'-oupes, elle
assignera iï chaque reti~ion particulière sa part. duns « les
pro~-es de )a n'yetation divine Hntin.autant (~0 possibte,
elle s'attachera a trouver les lois tte ce
propres, c'est-à-dire
les lois qui dirigent ia succession et tes variations de ces dif-
férentes tortues.
Mais y a-t-i) des ioisqui naissent tes progrès de la
reiiK'on
et qnt en conditionnent tes formes? M. T, n'en doute
pas. En
premier )icu, les retirions sont <jtinvrede ta raison humaine
(et divine, ajoute fauteurs elles ont donc pour luis )es lois
do la raison. Kn secondtieu, teur
devetoppetnem est condt-
tionné par tes lois du tn-o~res itutnain teUes
que les constate
t'antttropotogie. 'l'outo retigion fait partie d'une civilisation,
d'une culture déterminée: ette ne peut donc. sous
peine de
déchéance ou d'échec, ni trop distancer le stade mentat et
morat on se trouvent ses (ideies. ni
trop rester en arrière. La
marche de )a rcti~ion doit suivre celle de ta civilisation; ces
deux ordres de faits se développent suivant des lois
parât.
!ëtes. Hntin, en tant qu'une re)i};ionconsiste eu un
Kroupe
d'individus associ.-s, en tant qu'etie se nxe et
s'organise en
Hgtise, elle est chose éminemment sociaie; les rites, le cutte
et même. d'un certain point de vue, le do~me sont (tes
insti.
tutions collectives. A ce titre, elle est soumise aux lois
qui
gouvernent toute eonecth-itc. Cest pourquoi on ta volt,
comme tes choses de ta moratc, devenir de
plus en ptns libre
et spirituettc, moins imposée par une autorité extérieure.
D'un sens, on peut dire que le développement
religieux,
~90 jL'AXXtiE&uCtt)).t)Cjm'K.!?)<

comme le développement social, a pour but t harmouielibre-


ment consentie des individus.
Toutefois, ces lois determineat l'extérieur des religions
plus qu'eites n'en detinissentet n'en expliquent les e.n'itcteres.
Or il existe des fois veritab)es de t'evotution
retisiouse. Il
eu existe en fait et eu droit. Hudroit, parce que tout,
ici-bas,
est rationne), compréhensible, purent soumis a des lois. Eu
fait, parce que nous eu trouvons. Cne certaine iixitc dans les
evo~tious :tu.t)ogups. lit cuutexture presque ideutique des
retigious de tncute ~enre tmttgrH h( diversité des milieux
sociaux où elles se réalisent, ia manière dottt telle religion
couditionue tcUe autre, lit directiou ~etterate du mouvoneut
religieux, les directious spéciales de ses diueretits d~vetop-
penteats, tout cela se peut expHquer c'est dire qu'il est pas-
Stbte d'eu découvrir tes luis.
M. T. admetqu'i) existe trois gt'auds groupes,retatitemeot
héterogeues. et. qui se rangeut uaturettetueut daus cet ordre
hierarcttique les religions de ta nature, tes religion
éthiques, les religions universelles. La forme primitive par
laquelle elles ont toutes passe est t'auinusmc. c'est-à-dire la
croyance suivant taquette tout est auitne. Cttoses visibles
et iuvisibtes. reatit~s tangihtes, evéuetuents de toute sorte,
tout a uneàn)e et c'est dans tes choses ettcs-memes qu'ttabi-
tent tes esprits, t'ar le progrès, t esprit de ta chose se détacha
de sa gaine materiette; il fut plus libre et t'ou eut le ~<t.
<MM)e. L'âme des forces uaturettes, devenue ainsi tautaisiste,
capricieuse, insaisissable dans sa mobilité, dut être encore
mieux adorée que lie t'avaient été les esprits de t'anhnistno.
C'est eu cet excès de culte que consiste /t'/f<<eA<.«M< qui appa-
rait couxHe une dérivation de la religion de lu uature. –
D'autre part. t'inMgitMtioMavait revêtu de torotes les esprits
qu'elle se figurait derrière tes pierres, les montagnes, le ton-
nerre, le ciel; elle se les représenta plusou moins uettement
sous l'aspect de choses naturellement animées, soit animâtes,
soit humaines (p. M). Dans ce cas, on eut le theriomor-
phisme, dans l'autre, l'anthropomorphisme. De ces deux
formes mythologiques, la première, dont le totémisme est une
espèce, ne pouvait rien donner. L'imagequi servait de support
à l'idée était trop materiette et trop grossière pour permettre
à ces religious un bien haut développement moral et concep-
tuel. La seconde aboutit aux religions supérieures de la
nature, celles de l'antiquité védique et classique les dieux
AXALYStM.–!Mt:tftt.<M:tt!M),)t:m'S)i t9t
purent devenir (tes êtres moraux et supérieurs; t'ideat, la
beauté put pénétrer lit reti~ton eite-mOne.
Mais queiieque f~t teurft~vation morate. ces religions ont
eu un devehtppemcnt tinntc entre ettes et les t'etigions
Ètttiqups, il existe des ditterences irreductihtes. Ainsi, ta reti.
gion hébraïque se détache nettement sur te fond des retigions
syriennes, phéniciennes, assyriennes, babytonieunes qui t'en.
tournent, qui t'innuencnient et que professaient des peuples
du même race. Ainsi, la rutiKiun irmuetUMs'uppuso uu ve-
distne. le euutuciunistno un taoistne. C'est qu'une n~urittioa
mythique du dieu est toujours distincte d'une pure repré-
sentation éthique; uninuneuse cortë~edo mythes souvent
obscènes, da rites souvent iucourpris et absurdes accompa-
gne les croyances les plus utcvees. Aussi t'~puration à la-
quettH les retirions éthiques soutnirent te concept religieux,
a-t-ette la valeur d'une véritable cr6at:ou (éd. hot..
– Mais ces religions p. tu~.
éthiques sont encore uatio'nates. Hepre-
tlunt les divisions de Km-nen, M. T. leur oppose les
religions
universeties. Cettes-ci (Houddtusme, ChristiauisnM, lsta-
tnistne; (ureut tes plus puissantes manifestations de l'esprit
religieux dans t'humanite. Elles sont le point culminant
où vit-nneut nbouUr et s'épanouir tous les germes que con-
tenaient les religions inférieures; car celles-ci avaient déjà
uu caractère moral et ratiouuct, mais enveloppé et à demi-
lateut.
De ce point de vue, i'cvotution religieuse
apparatt donc
comme partattement continue. Mais si reetto que soit cette
continuité, elle n'exclut pas une très grande variété. A cha-
cun des momentsde cette évolution, ou rencontre une
plura-
lité de courants. Chaque groupe ethnique ou
historique do
peuples s'est attache de préférence à un point particulier de
ta pensée religieuse. Ainsi les retirions aryennes ont déve-
loppé le principe de t'immanence divine; les rotigions semt.
tiques, celui de la transcendance. Les unes ont accentue te
caractère humain de lit divinité, elles sont
theanthropiques
(p. t4t~; les autres, te caractère surhumain, ettcssonttheo.
cratiques. Elles aboutissent, celles-là au panthéisme indou,
celles-ci au transcendantatisme juif, au Dieu fait homme des
chrétiens, à l'homme fait Dieudes bouddhistes. On verrait de
même les religions particulières s'expliquer et se préciser à la
tumiëre de ce classement. M. T. voudrait montrer
comment,
d'un même rameau, du rameau aryen par exempte, te mora.
~3 L\XXË(!MCMH)û)UL'i!.<a)S

tisme nveslique et le naturisme


védique se sont détaches et
détenu mes.
On voit quelle est l'importance des
hypothèses émises
NI.T. Xous ne mentionnerons que pour mémoire une par
mutti-
tude de passais innenieux, notamment ceux on il traite du
rote (te l'individu dans tes créations
r'');sieuses. H montre
comment t'invention religieuse. même cette des
propttt-tesou
des Moïse et des Xoroastre, suppose
toujours lu continuité et
ta fatatitH du développement
historique ieron~. A si~tm~t-
te
e~a[en)ent devetojtpemettt sur la m'ccssito ou se tmovent
les religions éthiques de s'ur~niser
tnatt'-t-tet[e)uent.de se
référer a des livres saints, il l'autorité
dogmatique d'une
Kgtise. t-:unn, uous u'insisterous p.tS(favauta{;esur lu concht-
Stou qui se de~e de t'ensetubto de cette étude et
d'après
laquelle la religion se retire de plus eu plus de ht vie sociiUo
et mmerieUe pour se retugtet-datts ta conscieuce indh-iduette.
Matgt-esa sitnpttdte voulue, sou absence de tout apparu)) cri-
tique, ce petit livre est donc très nourri d'idées et de faits.
C'est surtout un );rand mérite que d'avoir traite
ment la question de la méthode qui convient a ta science ionique.
des
retirons et d'en avoir tente une appiieatiou. n y u tout
cela un vigoureux ettort mais cet cilort est tout
phitoso-
phiquc. La science des religions, pour T., ne se distingue
pas de h philosophie des retirions <etdc ta religion'. Elle en
est, pourtant, très dHîerente. Une science est définie
parce
qu'elle étudie un ordre de faits définis u t'aide d'une m6-
thode définie. Or, nous chercherions vainement dans t œuvre
de M. T. une définition rationnelle,
provisoire ou définitive
de lit religion. De même, sa méthode consiste en une
sp.cu~
lalion trcs senerate portant immédiatement sur
t'enst'mbte
des faits et des religions, Sans doute, cette t-)assi)it.ation
generate des retigious a son utiiitc; eUe sert de t;uide a ta
recttercttc; tnaisette est toin d'être un acquit pour ta science.
On peut même penser que sembtahte tentative restera
long-
temps infructueuse. tt semble que t'Kcote an~taise de la
t'OM~-<t/<r<'r<a<oK a eu une plus exacte notion des dim.
cuites. Ces savants ont tout de suite évite ces
questions trop
vastes et se sont contentes de comparer les difTt'retttt'sformes
d'institutions religieuses dans tes diverses religions; et encore
pourrait-on reprocher même a leurs recherches de n'être pas
renfermées dans des limites assez précises. L'avenir semble
être aux moHographies comparatives et
approfondies.
AXAU-tR! – stM;«j).0).)E MËt.jmHt.-t: ~«8

Si M. T. tt donnece caractère pttitosopfnque a sa recherche,


s'il a tente, choseimpossible, une science de /« t'f~/oH, s'it a
abouti trop vite à des résultats trop généraux. c'est qa'ii n'an
pas aperçu le biais par lequel, en ce qui concerne les pht'no.
mènesreligieux, ou peut satisfaire a ta lois aux exigences t)is-
toriques et phiiotogiques et aux nécessites d'une expiication
scientifique c'est lu méthode sociologique. Craco à elle, les
faitsde t'ordre religieux apparaissent comme cttosesobjectives
et naturelles ils out une existence eu dehors des instants
fugacesoù l'individu tes n~it et tespeuac ils font partie d'un
tout réet, c'est celui que hmueut les choses sociates. et ils y
ont une fonctionutile remplir. Crâcea ta sociologie, on
peut
les étudier coatparativemeut tout en poussant aussi loin
que
possible les aaatyses de (tétait qui gardent toute leur vateur.
Tout reste ainsi &sa ptaee et pourtaut tout rentre, ou
peut
rentrer, dans un système indéfiniment porfeeUhie ce qui est
le caractère mthnede toute science.

CHAXTALLKX. – The Evolution of the Idea of God..ht


<Mfif«~<M~f/t<'w-<f/tMM/h'<~)u<(.<. /<~<«<<M)<~f <'<We</<'
~tt'H. «t'Wx'<t))e
otH'<tM
ot'tttM << r<'ttj/<o~.<).
Londres, Graut
Uiciuu-ds, tt!p. 44~,iu.8.
Ce livre prête plus a ta critique qu'a t'analyse, Il
a pour
ottjet de {aire rentrer ta théorie de Fraxer dans ta sociologie
t-eti~ieusc de Spencer et de faire aboutit- le tout a une expli-
cation du christianisme p. 43Cet suiv.. M ta théorie n'est ori-
{{inate,ni les htitsne sont nouveaux.
Le christianisme est essentiellement le cuttc d'un homme
déitie, d'un mort 'p. ~t~). Connnentce culte a-t-it 6t6 pos-
sible? Comments'est formée cette notion du Uieu-Homme?
Suivant M. (.. A.,deux voies différentes, t'une naturetie, t'autre
mystique, ont conduit l'humanité a ce resuttnt; et ces deux
voies qui convergent ainsi au même point ont egateme.nt une
môme origine tes idées et le culte concernant les morts. Le
cuite des morts a abouti, d'une part, par un processus natu.
ret, à la notion du dieu hébreu, de l'autre, par l'intervention
des facultés mystiques de l'esprit humain, à la
conception
proprement chrétienne de la divinité.
La base de la religion est n<nte mythe, mais le
culte; et le
premier et le plus fondamental de tous les cultes est te culte
des morts. Le mort a été le premier être
spirituel redoute, et
A1̀\ n A.
H.t)MKM):w.-At)n<);tiwi«)..t8M. )3
'A.'<XHE~)t:M)t.w!tt));K.)!MM
C'pst pour ''eh
c'fat ceta qu'il
qu'i) fut enterré
cnto-ré (p. M.;
M); le premier
pronn dont lu
présence fut désirée, et c'est pour cela qu'on en .'onsorva h)
momie ou le squelette, ou qu'on ie mangea
(p. ";) La monio
fut donc i'idoie primitive; iecercie de
pierres qui entourait h)
tombe, ta forme première du tempio m pierre tomhaie est
l'origine de faute) et du toutes tes pierres sucrées en nénéra).
Autour du tombeau se trouvaient généralement des
arbres.
des sources, dont le mort devint t'esprit, et c'est ainsi
que.
dans presque tous les lieux sacres, sont réunis ht source.
t'at-bre. !a pierre à sacrifier. t-:n même temps que te matériei
du culte dérivait ainsi du matériel funéraire, tes idées reli-
gieuses se constituaient paratietement. La plupart des morts
déifies furent des chefs, des rois, des prêtres, de là une mul-
titude de dieux locaux. Pour expliquer comment, de ce
puty-
theismc infini, naquit le monothéisme, M. A. n'est pas
embarrasse. L'exempte d'Osh'is lui sert de transition. :) voit
en Osiris un produit du syncrétisme égyptien. On avait divi-
nise d'anciens che's.aux momies )nu)tip)esetaux
multiples
tombes; les fidèles finirent par les idcutifiet- tes uns avec les
autres, puis avec les forces fertilisantes de la terre, puis avec
les forces solaires ci), vm (:'est par un processus de ce
genre
que fahveh c-mer~a de la muttitude d'esprits qu'adoraient
les anciens Hébreux et se singularisa. La captivité, eu rom-
pant les attaches de tahveh avec l'antique pierre tombate
du premier temple, acheva de le mettre tout n fait A
part.
et c'est ainsi que l'idée monothéiste se dégage:) dans toute su
pureté.
Reste A expliquer t'éiément que le Christianisme
ajouta a
cette conception. par une mystique naturelle. les hommes,
sachant ta puissance des esprits des morts, vouturent en
créer; mui<;pour en créer, il fitttHit tuer. D'où t'usée de
sacrifier des victimes pour en dégager ie dieu qu'elles conte-
naient. L'agriculture rendit ces sacrifices périodiques nous
laissons de côté ia manière par trop fantaisiste dont i'anteur
rattache )'a~rieu)ture eiie-mOne au culte des morts). Tou-
jours est-il qu'on s'aperçut vite qu'i) y avait intérêt à créer
chaque année, à l'un des grands moments de )a vie agraire,
un dieu qui fit pousser les ptantes. Mais aiors, quand avait
lieu ce sacrifice annuei qui immolait un dieu pour en faire
un, le dieu produit par le sacriuce de i année précédente
existait déjà; et, les deux dieux étant au fond identiques, il
parut que le dieu était offert en holocauste a tui-méme. Or
ASU.VSK".–i<'M:M).fMtK)U!).H;tt!r<H t{t!)
c'est.bien ta
tA te tond tm'stttiuo
mystique du Christiimisoxttm).
t:ht'isti<mis)))et{u!,tun' t'~n-
par con-
séquent. sort. lui aussi. (tu cotte des <norts.
Nous no nous iu-retprotts pas a reievef tes nombreuses
erreurs nuttcriettes que contient ce )i\'re H; il critiquer dans le
detait les interprétations trop manifestetnent arbitraires qui
nous sont proposées. Nous nous conteutft'ons de signater te
grave défaut (tui est a t:) tjase de tout ce truvait. M. G. A nx't
au dctt de prouver qu'it aK um' ditKrt'nce esseuUcHt'
oUrc t'esprit du mort et le diet), etH~tre tcsdettxcuttes cm'-
rcspfntd.mts. Un pourritit lui n'tout'aer t'itr~mnent et dh'o
que tfs esprits des morts n'ont pas de c:n'act6t'es religieux
qui n'aient ut6 ceux des dieux. Ou pom'rait )n6))tc essayer tle
prouver que le culte d~s morts qu'i) ne faut pas confondre
avec les pratiques {ttueraires – est relativement seconftaire
dnns revoiutiot) )'GtiKi'SR. )-ht CHet,le culte des dieux était
[M'r'iistanLcontinu, ~tterit) dnns )e clau ou )a trihu, tinxHs
que tes rites de t'enterroneut étaient orisinaircxtcnt mon)t')i-
tam's et restruints an ccrcte des parents itnmediats. !)-<
prenaient fin avec te tleuil. Pourquoi, d'aiHfurs, you)t'ir
tout déduire d'un même principe? Les cultes (le )a futnitte.
de la société, de t'indh'idn sont probabietnent aussi anciens
tes uns que tes autres.

J.-t:tt. f'Xf.OXt:.– Short StudioBin the soieNoeof thé corn


parative BeUgions. embracing att the Religions of the Asia
C"«t'<t.<
f~t(f/f!«;)'/'< .«')f')t'-C
C'<Mf/WM fy' tVt't'Oft.t.CM<t;'«.t.<f)<~
~M<Mh~~<~w«.'t</<' r.t.0' t.ottttn's. )Jn:uih-h.
)'<;)*.p. \x\t)-)i62.
m-.8".
M.t-. c<.)uo autudidach. S"n )hn*<) une <n)))i).)ti.)))fo)')Ms)'\
achamw nh''))n',p'tis<)H'i)t'ntcn't oun-!y utM)' utt'; histuit't' )t<'
)"u)''s)<'src)it!i')n!<'te ('Asie y t'«u)pns tes n'htiiuM dt-)M'ut)!)'~ ''t
<)cm'A ))y)MUH'ti~))<'s,s t)t':nid')-Tut':)t)i<'n<
[):tr<-xomp)< Xolt:).
'UtK'df <s r'-ti~i'msM.)- )'ss.tit' denous')<'))xt't-h' sctt'-ttt''tt' )<))).
t'mnp)''tjMssit'tc,en aj'puy.tnt snn npiniot)sut' )'hh).' (tM t~xtus
'ju'- lit t)!)')u<'ti<m
lui pt'um't tt'itUt'imh'f.Pni! il ycut et) faire his-
toir' dn".«' «tL-nn-,''t)tr'')'ti-<-qui <-ùtfitit n'cnt.-r tcnt aotn', .tf-s
tithh'sf-hrunutuMittUM d'his)"it' g'~m')n)e'-)tt'histoit'fn'Hpcusepou)'
t'Asit'.)')':ut-t)[)<voi)'M)'AmM'[U).depuis)''s t<')npsh"! ptusti'cu-
t~sjusqu'au xn" si;'ct' C'st ainsi qu'H (<a)'yit'atà nous exposer
!.Mid'~)";sm-t'histoirt;tctisif'u'-cd'' t'Astc,))<'usSemant)''s mutti-
t<)"s<ftUtanttd'id's fjui nn) jMtn-uutac'' t utttin.-ntde )'As-;yrie&
t'h)d< <)t.' ta Chine&)')-~y))(c.C' indi<tion.sduutx'nta pt'it)~une
id<t'()e ce t)uc ctmtn'n)< m-rc 'pti fcurmi))cdf faits, de choses
<? t.'AXXM t.M)t)t.)Mit~n'K. ~tMX!

d'em'Ut-s, de mppro'ttcmcut'! t't))-onu)e~i<)ue9 fuuta~i'tues, <~ les


"pi'not~tt'sptus diverses et )e~~usct)utt'adi<:toit-es se mekutetM
)"'urt~)t.AjdUte)!t\ct'tauu!.y!itt'-)uedt'tnt)tscriptimtt'~truordi-
nni)-e/~o/tt'~tjuid''ti<'nt.t/<<'Mf.,p.3~-3M).
Mabr. tu~t. it s'y tn'uvf f'rtiunM '-h')' a t'ctenir. C'est tu~me
peut-ett'ct'tteiut;~tupet''Ut;t',t-ontretit')ueHt'ouut'.<atMaittt()pse
tn~e<'))Mard)'ni.d~mnantaM.F.tH)<um'trt-st!r!)n<t<')ihcrt~
vi'i~d''):tMi''tt';e:pn-e.(uiap''t'mi!!desuu(ever~ttf~)u<'s
)'ruhh''me.inte)-ess:utt.<.L'-Jaït)i':)nt',sttt)in)putt:ttt(;e.)!tf!t.;uad~nt
H'rattache nu nt'~tt''t)t"uv')n''ttt~uf te ))'n)d<)hi<me.('e.\k't)<i')t)
')U''<srt')i~it)))sprir''f)t dans l'Asie <;entra)t'itp:trtir du v'~iecte.
?"))[ t'uhi'td'<'tttd'ittt!)t)<'ust's.M.t' t:titd'i)ttt't')'<su))tt'h\'j'o-
th''st'ssu)'t'inttu'')t<'e)(u))tMjt'i''M)t'sut')t"!imU't"-t'c)i~ion!;<)t'i'Ai.i<
i)J!(Ct').'t[t))u'-t:r:[nd'u'ut))i!<n~n'?t'a[t'tu<nt.Ht!)iu.sih'
t-!tp)!('<ch''n<t)t')H'')':mM.[-t-ut).).-n).[t'h/<t'</(ctVt'~t .t-h-tt'
t'st inouï, f'i) est iut~u<'tb)t'd''Yuit-c)u~iY).')u'))tt):u)!<t:<hYphuu
tti<Ud<tt't't'~<t't!th)')d~U'')':m)''ttt')."()))' t'U)')''CUtt''()'"<
!U'tn'<)t'!t)<sS(''ttut<<su))tt<'ttcum'u.<t~ttt)):'nt);nttl'):'tn'ttute<s
Y)(,p.3~-ui\j'M~ui\
L'-ih't'fSf teimim' )':tr)k's tt'a()ucHo)t<d';t<'xt<'st-c)i;!i't)xen~'ruM-
tt"! a (<!U(~ssut'h's ')<;t-c)t~iu))<.

HAttt'Y. – Was ist ReUgionswisMnschaft (~M't'f.-c ~t«' /«


.<«-tt(.'<'
<<<' t-t-tuo At'chh'.f. Ht-tiMiun.-H-i89i!, t. )'. 8-t2.
t.ut''m- .«' ptujtusc tt'e.tj'mfr k- imt, ):t méthode '-t tt's pt'incij't's
<)'-):< ~i'-uce d'- la r<)i::tdn. )~st .tv:tnt tout um.' sci<;nct; o~rit))'.
C()mn)''t'-))<).-H.-d~tt)';tt<'raj')'"h'tt:)j)'t;)tu).)Mit'c)''ntitit)u<' ;).)U.
C't-t. en ''tî'-t, dans la c"n":i''t)M in'th'idut'tt'' ')u'* h) r'-tit!i")t u sa
At'urct-. Mais. <'n)u')n')n)~, dit'tu'jx'ot s)-)'n<s''rtt')')n~.tt'in.
'Jnui.ju'un ait suuvt-nt cj'pus< <-c<dfux ot'dt't.'s .)'' cuunaissancf
et q<n' !ttf u))j)0!.itiutm''soit pas.<ansfundctnL'nt(t ()uc)~uM '<!a)'ds.
ils <'tU~pourtant ittd~-x'tut)~ ('. H tat ~:i'-m;< tu n')i!ti<'))s<:
Ct))tr"mt:tYt'c)'hi!-)~itt'ct)H)j).tr'dt'h)t<'tii:iu)t:c't;tuufsv))Htc~'
c-ut~tt'ucth'e d'- rttifituit-Mp. H, 2S.H) Ainsi cuu<;m-, elle attOM-
tira A une cht'unoiosi.- cuttqtamtiv- et !t un tabtt;mt t!u.h'!t) des
!t'tiumt'iiHit'))St'sd'-)')tU)j)a)tif'~et)<;(')t))dui<rap<jurc<').tdMcnm-
))!tt'ui-.ut)sh)!<tut'i~tt':s'-)tt)'(-)cs ditï')'cnt'i tt')it:it)ns atin de <.(')(')'.
u)in'-t'()Ucih'S(.)Ut'?t~)t-Ut~int!m't)<'Mre':ip)'mtm-s,t;tJ'<;utt)pu-
nu~nsiui:~)u<-s entre d'<peu)dMd''tn<)Mt't'aM,d<'M~)t).-)at~M<
a)i)t dt; tMtt-mner te fuhd c~nanutt d<; tcur-t ctuy:mc);s <:t (h; b-ur;,
['~ti'tues. E))c uRpti~uctu t); pt'iocijn' de t'~vututiun suivant te()u<:I
tout se dthftuppet'n vertu J't'-)K')'~iesinternes, le pt-indt'e de lu
persistance de h fm-ce. entm te prittcijm de ta tiberte cfetttt'iee
t'outcut entend par ta le pouvoir <ju'aurait t'hontac. tout 0) étant
couditiuttue par i'etat religieux de lu xuciëtc où il vit, de s'en
AXU.Y-.ti-. – tttit.ttMO.'M )'MMtTt\'t! EX <.KXtitt.U. ~7

tdrrMCuir pa)-ticHet))t'nt.L\<)t)'it ))))i).)'")))))i(p)edoce h'avfut Mten


St'nuot'nsst'xmMttiuctt'.

T)). AQH-:US. – Zur EtnfOhrung; 'tntrudu~ti~i & r.tt'c/tff


/f~'
~<y<M)Mt('MMMe/t«/),), t). FtiboutH-cn-H. Mohr.
M. A. met en tête (te )a t-evHc<)u'itvn.'ttt de fundt'r
quetqaes ))a)!ns
assex temarqunb)HSsut'f'~ut actm-t 'h' ):t sciotce tk-s
ret~iuns. S')))
~t'eAx' sftnbtM d's )n!titt)emtnt ('-tru un t'fcucit ituj'ut'tmu. ?:mt!;
dc~ns, ccpcndfmt, tt')n:tr')m-t-<)Uulu n'tUt: n'r.t piM eucorc cutu-
))!H'!)tivcla phtt~m Jcs :ttt<ch"; j~ttu~ ~.ot (tt- tnunt~r:t)))ut.'s de
ph~iuUK-tn-st't)ij{i<'uxctttprnntt' à tk-<n'tit;ion'! d~tt.'t'mim'-cs.

T)). ACUEUS. Der Urepruag der Religion, ats


sociatpaycho-
logisches Problem (fJ)-~f'M<'
<<<' <((~<oM mt~x/t'e m~Mf «M
/')'fA~<M<'</F)My<A(~/)'<<Ot.('(~
/“ p. fSH-tUt.

Discutt!Kt'r~itt))sthM'~n'-sdL'LStt-h)t.S'<<t-<((/<<'{~)sM'lu)'<
t.iiou. Maiutn.-ttt'{(te i;t n.-tii;n.ma su smu'cf dans ht (:m~ci';))(.'c)M'r-
tit!U)H'tt('.

t'J. t:()UD). – A Concise Mstory of religion (~~t'c /tt.t~ff<';/<'


~r<tuH;,t.)it,).ondt~!i,Watt-<p.~2,iu-[2.
M. < ach<-vcsou histuh'c d'"i )~)i<:i.)ttscou.ue~ tt'un
point 'te vue
agtto.stiqm'. Coutpitatiuneon~cicmn'u' d'uuvraMs de i-ccundc tuait).
l'tcuaut [a (:)tt'on'dut:it; pout- ~ttide, t'autcuf traite de saint t'attt
avant dt'park't'de Jésus.

tt. – HËUCtOXSPH))ttTtVËSEX CËXËKAf.


Pur)t.AtAL~S

BRtNTOXUAN)EL G.). Religions of primitive peoptea. –


M'/)m< (les ~<.t<;)~pt-<M)<ft/<twc< /.ec<.OMt/)e //t«w-)/
~.i – Londres, ~ew-York. Putumu's
sons, )897,
1
p. XY)-4, io-8". S SU.
Ce livre est une dos meilleures utudcs d'ensetHhte
que nous
ayuus sur les t-eti{{innsdes peuples pritnitifs (tels que l'auteur
tes dettuit, Le CMMCtcre en est absotuineut cucyctopMique;
aucune detimitatton historique ou
seos''<'P'"ftue ne restreiut
le chmnp des comparaisons c'est conunc !e
proutier chapitre
d'une science compote des t-eiigiutts.
L'eatrcprise était vaste
et hasardeuse. Mais la pensée claire,
origiuate, quelquefois
~8 L'AXXKH t8i)8
itUCtuLUti~t-E.
singulière et déconcertante de fauteur )'u mené a des resut-
tats intercssattts.
Au point de vue de lit Méthode, M. U. <p. S et C; montre
aisément comment s'opposent et se concilient a )a fois la
méthode historique, la tnethode comparative et ta méthode
psychologique. Sans intcrdit-c l'emploi ni de t'uue ni de
l'autre, il accorde lt prépondérance a ta dernière. La pensée
religieuse est un des cas de h) pensée eu générât. L'uuifor.
mité des manifestations retigieuses à truvers toute i'huuta'
uité est un des principes quout le mieux otabit et Fauttn'o-
poto~ip et ia jeuue science des religions. Ces sitoiittudes
prouvent <{u'it y a des lois de psychuto~ie religieuse, déter-
nnuees et dftenniuaMes. HHes peuvent doue luire l'objet
d'uttc i.cieuce qui, pour ce qui couceruc tes peuples uou civi-
tises, so-!t i'etttuoto.;ie religieuse. Cei)e-ci, counne toute
science, s'iut<'t'di)'.ttout sentitueMtp)feo<n.'u-Pom' elle, il n'y
u pas de superstitions ~p. )3, ? pas de retigion inférieure.
{{t'ossiereou innnorate. Toutes les religions sont egaiement
fondées dans la nature de t'esprit humain; toutes ont leur
valeur et))iqne, esthétique, suciale et religieuse.
Le caractère du primitif, la forme de sa tuentatitc, son
extrême sug~estibiiite. ia vivacité et lit variété de ses ono-
tions 'p. Uj. vont servir à exptitjuer et le sentiment religieux
et la manière dont il s'est primitiventent exprime dans les
faits, e'est-a-dire le conteuu des religions primitives.
A l'origine des croyances religieuses, nous trouvons avant
tout l'idée de force. Commele primitif couçoittoute forcesur
le niodete de celle qu'it sent eu lui, it peuple le monde de
forces animées et volontaires avec lesquelles il
peut entrer en
rotations de ta même mauiete qu'avec ses semutaLtes
(p. 47,
49). Tout objet qui vit ou se meut se trouve ainsi doté d'un
esprit. Cette idée est comme le centre logique autour duquel
viennent s'agréger eettes qui se rapportent aux rêves, aux
états de suggestion et d'auto-suggestion, à l'extase, a lu mort
et à lit vie, aux combats que se livrent les puissances du
jour
et de la nuit, lit sensation de l'iufini. Puis vient le cortège
d'impressions et d'émotions que ces spectacles soulèvent
dans le ocur du primitif. C'est ainsi que tes forces, dont sou
imagination anime les choses, prennent uu aspect fantas-
tique, mystique, supérieur, lui apparaissent comme bonnes
et ten'ibtes à ta fois; ce qui est tout l'essentiel de l'idée du
divin <p. ?;.
.m.
– MKf.);.)t'X-.
AX.tt.YSH*. )')))M)THKS
HSt.HSHHU. t99
Uue fois suscites, ces idées et ces sentiments s'expriment
par des attitudes extérieures, 'tes gestes et des parotes.
M. B. repartit eu trois groupes tes diverses expressions reli-
gieuses !e mot, t'ubjet, le rite. La ctassitication est bien
factice. C'est par un abus de tangage qu'où parte de l'objet
comme d'un moyen d'exprimer te sentiment rc)i{{!'iux.
L'objet, c'est-ù-dire la chose adorée, ce n'est pas ce qui tra-
duit ce sentiment, tnais ce à quoi il s'odresse. Ce n'eo.est pus
tit for)HOextérieure ;c'caest utt etemeut htt6};)'<mt.C'est par
une vue HrMtt'aire et (Ut peu Un'ulu~i'pto qu'un arrive a
s(')):trcrle ressort du phfnotnene religieux et tes choses vers
lesquelles il tend, tu reti~iou et les choses religieuses.
Ceci pose, rompons le ptitHde M. t!. et voyous ce qu'U dit de
i'ubjet itVHutd'étudié)' uvec lui le mot et. Jerite.
t'ritnitivonent, selon M. ){., t'ubjet est udore comme tel
ct.est
<'st.à
Ii fitchose
la chose ette-tn~ue.
elle-mèmc, et il un
les
11011 unesprit dislincl d'eite,
e~pl'ilttistinct d'elle, que
(lue
s Miressete cutte. Le Dieu et tes choses se confondent. La
manifestation extre-iiiede cet état mental est te fétichismeoù
iettieu, étant crée pftt't'hotntne, est en son pouvoir (p. !3~.
Mais ces phénomènes sont nn'es. Hnreatite, les t'eHgionspri-
mitives croient ptntot à rexisteoce d'une amc du monde,
d'un principe universel de la vie, qui se réalise dans tes
objets les plus varies. Ces objets, qui revêtent ainsi un eurac-
tero divin, ce sont, selon les circonstances, les corps célestes,
le feu, t'air, !'eau, ta terre, les arbres, les plantes, les aai.
maux-totems (dont it nefaudrait pas s'exagérer l'importance
et dont le caractère est nettement symbolique (p. tti~.
Le mot est, pour la pen~'e reti~ieuse comme pour toute
pensée, le moyeu d'expression naturel. M. 13.divise les mots
religieux en quatre grands groupes, un peu verbatemettt
''onstitués. t' Le mot en lui-même, le nom du dieu (p. ?).
M. H. étudie a ce propos )a uature du Nom, son caractère
sacré, pourquoi il est interdit de le prononcer. Le mot
aux dieux. C'est ht priùre qui existe des les religions les plus
primitives et dont M. B. distingue trois formes dinerentes
prière d'actions de grâces, do pétition, de pénitence. 3' Le
mot do dieu, qui est, d'uue part, t:< lui t-ett~ieusc, le tabou
(car la loi religieuse il origiuaironeut uu caractère prohibi-
toire; et, de l'autre, la parole du Dieutui tuerno, dans l'inspi-
rution prophétique ou la diviuaUou sacerdotate. – t" Le mot à
propos des dieux c'est le tnythe, auquel M. M.reconnait la
plus haute importance. Ce n'est pasque ta religion en résulte,
200 ).SXKK<Ut:)()LuO[~('E.
t8t"<
mais it est un produit immédiat de la religion (p. ttff.H
exprime la cosmologie religieuse, décrit le drame de t'uni.
vers, les conflits!de t'homme avec la mort, le combat des
ténèbres et de ta lumière. Aussi est-it surtout naturaliste.
C'est ainsi que le mythe du retour du sauveur est évidem-
ment uu mythe solaire (p. )~). ·
L'acte. le rite estlit dernière expression religieuse et la plus
materiette. Au lieu d'eu faire le tout de ta religion avec
~ruppeet R. Smith. M. B. y voit un phénomène secondaire;
a la base de tout rite, il y a uu mythe tp. f::k C'est le plus
souvent une imitation mimique des actes des dieux; plus
rarement, ua moyen d'approcher le dieu, plus rarement
encore un moyeu de contraindre le dieu. – M. H propose de
classer les rites primitif eu deux groupes: t" les rites de la
communauté qui reunissent « t'asscmbtee et où lit sugges-
tion collective produit ses effets spéciaux; c'est lit tète, tu
sacrifice ouert en commun, la communion, etc.; les rites
personnels, dominés par t'idee du démon protecteur (rites de
ta naissance, de l'imposition du non, de lit puberté, etc.).
M. B. examine ensuite ce qu'il appelle assez improprement
lestijfnes de développement tics rcii~ious primitives; il s'i~it
en reaiite d'une douhie étude sur la fonction et l'évolution de
ces retirions, tt est amené ainsi à déterminer l'inlluence
qu'ettesonteuesurtetiensoeia), soit que. }Mrt8 tote)))ist))e.
elles fondent l'unité religieuse, soit que. par les prêtres, elles
maiutiennent les formes traditionnelles, soit qu'elles donnent
des fondements religieux à la loi sur ta famille, en anec
taut le caractère religieux des sexes, en etevant la situation
de la femme <p. ~)); sur ta jurisprudence, en tui four-
uissaut les ordalies, le serment, les sanctionsdivines; – sur
la science, l'art, les arts mécaniques;– sur la morale, en
apprenant à l'individu le saeriticc, le respect (te la loi
fp. ~H;). Toutefois, cette fonction etitique indirecte des reti-
gions primitives ne doit pas être confondue avec lit nature
moraie intrinsèque des grandes religions.
«n voit tout ce que le livre de M. H. renferme de choses et
d idées; il présente, en outre, une grande richesse de faits.
Mais le lecteur doit se mettre en garde contre les
interpréta-
tions qu'i! propose. Ainsi, s'il est vrai que les qualifications
religieuses ont varie pour les deux sexes, il ne semble pas
quota femme ait profite de cette différenciation. Les interdic-
tions rituelles qui pèsent sur elle l'out même mise dans
AXU.YSK.<. – )'BtMtT)Yt!-< EX ~Xtht.U. 20i
KËUtHOX!'

un élut d'intériorité morale et juridique. –Une autre théorie


bien contestable est celle qui fait (lu rite une
reproduction
du mythe. Sans doute, c'est ainsi que les
théologiens sauvages
interprètent leurs rites, mais il n'y n aucune raison pour
accorder à leur expticationMNt' valeur
scientifique et M. M.
tourne bien court dans sou aunjyse. 11est plus naturel de
supposer que le rite et la croyance qu'il exprime sont insepu.
râblés, con)nte!a paroicet la peusee.ii n'y a pas d'antériorité
de l'acte sur la pensée. ni dé ta pensée sur l'acte.
ËM(!aet surtout, tout eu recouuaissant Je tresgraud iutcrAt
des rcmMrquesque fait l'auteur sur le caractère soch)! et la
fonction sociale des religions pritnith'cs. il est impossible de
ne pas trouver bien simpliste Ja <nethode
psychotique qu'il
préconise. Cette rccoMsK-uctionpsychotique do i'id';M de
Dieu, que tente M. B., peut bien rendra compte de certains
éléments qui entrent dans lit Matière des notions religieuses,
par exempte du caractère spirituel qu'elles attribuent aux
êtres divins. Mais on ue peut pas cxpti<fu<'rainsi ht forme de
ces notions. La religion est en dehors de l'individu et lui
apparaît cotmne telle. Le sauvage, mémo quand il se crée lui-
meme son félicite, se sert pom- ceia do rites
qu'il u'a pas
crées. Htes a trouves tout faits et il a été obiige de
s'y cou-
former. La religion s'impose a lui et c'est !a société
qui la lui
Impose. Elle est avant tout et spécifiquement un phénomène
social, et qui veut j'etudier eu eHe-fnemc doit J'etudier socio*
logiquement.

J. G. FHAZER. Le Totémisme. – (Trad. eu fr. par


A. Dirr et J. Vaa Hennep), t'aris, Schteicher, )}<98.–
in-t8. f.
On sait quelle importance a pris dans la science des reti-
gions. et dans la science soeiate en puerai, tout ce (lui con-
cerne te totémisme. !{. Smith !'a tnisa h< base de
rorganisa-
lion familiale chez ies Ambcs Lattg eua fait le
principe de
!a mytitoiogie; enfin Smith, puis M. Fraxer ont vu
y l'origine
des rites sacrificiels et, presque, des rites
agraires et quoique
ces hypothèses soient évidemment destinées à se
transformer,
elles ont fait faire un grand pr~res a ta science. JI était donc
très utile que te petit livre de AL r\,
qui est devenu dassiquo,
fut traduit en français.
Ce livre est trop connu pour qu'ii y ait Meud'eu faire une
303 L'.tXXHKSUt:t<)L"<i)Qt'K.t'<U<

analyse rendue. Ou y trouve une importante définition du


totémisme. une division des totems eu totems de dans. de
sexes, d'individus. La partie centrale <tu travail comprend
deux études. Uaus l'une, le tute~mismeest eonsidct'c comme
(ait religieux (interdictioas qui te concernent, comme ta
défense de tuer et de mander t'anima) totémique; cérémonies
positives qui s'y adressent, comme t'assimUation au totem pur
t'initiation, tes danses, etc. Dans la seconde partie, est étudie
tecote socint du totémisme correspondance du totem aveu ie
c):met sutto)'i:at)isatiou) quelques considérations suri'exteft-
sion (tu totemistoe etsot) origiue termiueut l'ouvrage.
Si utile que soit ce Uvre. quelques réserves doivent être
fuites pat' ceux qui doivent s'en servir journettoneut. Cer.
laines des sources que cite M. F. sont de peu de valeur
(comme Heetus sur tes Aïnus, r'oth-torc Record sur Mada~as-
ca<').Vautres demandent à être soigneusetneut eon parées et
discutées ~isoa et Howitt); d'autres doivent être analysées
de plus près. Cette analyse empêcherait de voir duns toute
espèced'interdictions alimentaires et de rites theriomorphi-
ques des survivances du totémisme. La distinction doit sur-
tout être faite dans tes cas ou le culte d'une espèce animate
est pratique, non par un etan, mais par uMeconfederation tri-
baie de ctans ou par des sociétés secrètes. – Au point de vue
de la doctrine, les faits demanderaient il être mieux séries.
L'extension donnée a des termes spéciaux comme tabou,
totem, dt-route le savant et il en résulte souvent des erreurs.
Letabou n'est qu'un cas particulier d'un système plus générât,
celui des interdictions rituelles. Le totémisme un cas des
cultes theriomorphiques, ou un cas des religions du clau. Il
(uut.éviter de donner au genre le nom d'une espèce. Cesont
tàuuet'ettfs de mots, dira-t-on; maiste progrès d'une science
ne consiste-t-il pas dans le progrès de sa nomenclature et la
hiérarchie de ses notions ?

L. MAUtLHEtt. – t.&ptaee du Totémisme dans l'évolu-


tion religieuse. ltevue de Fhis. des religions XXXVt.
p. 2082:i3, 32036: XXXViL p. ?4.233, 34540t.
C'est à propos du livre de M. Jevons, analyse ici t'an der-
nier. que M. M. étudie ta ptacedu totémisme dans l'évolution
religieuse. Suivant lui, le totémisme n'est pas un point de
départ, mais plutôt un aboutissement et une sorte d'impasse
-t.U.«tM. – t(Kt.)t)tu;M
t'MtMtrtt-M
HX<iK.\K)t.H. ?3
des concepts religieux. Sous sa forme
achevée, it est ret~ettea
tout progrès et c'est pourquoi ou n'en trouve
que des traces
dans tes religions avancées. De plus, il
importe dedisti~uer
mieux que ne l'ont fait les premiers chercheur!), les cultes the-
riomorphiques et les cultes totemiques. Le totem du ctan,
)t. l'ntxer t'a à quelque dc~re senti, est un cas
particutior
i't'mi tes totems iadh-iduets, scxuets et surtout parmi les
cultes d'animaux t't do ptantps tttt'itd'x'e III tribu. Xot)seule-
meut le totcHtisme du cinu u'('{tuisc pas les forutes du tot6-
mism)?,MmisUucpuisei'utucuu deg~tpsfurtnesdcsrctisious
dites prinnth'es. Partout it coexiste avec des rites
tuniques,
des priL'res, des otïrundes. des
mythotogies. Quoi qu'en utt
dit Stnittt, il ue peut rendre compte du sacriucG. Si te sacri.
(ice comntUHiet semble bien totmuiquo, il n'en est
pM de
tneme du SHerifteeexpiatoire et du sacrifice alimentaire et ou
)te voit pas pourquoi ceux-ci seraient dernés de cetui ?. De
plus, Je totémisme, ntOne ? ou il est le plus pur, commeon
Austratie, u'aboutit uuHcmeut a <)essacnHces totemiques il
n'eu est doue pas le prifteitte Heccssait'cet sunisaMt.Les ver-
tus de j'aspcrsion sau~auteue
reposetit itMmedi.)tCM)e)ttque
sur Ja croyance aux vct'tt)sn)!)};iquesdu
sang;?, ~tt, 2~.
C'est doue à d'autres principes
qu'il faut rattacher uombre
des éicmeuts de t'e\'otutiou religieuse. En
premier lieu, ce
sont les cuites Individuels. Ceux-ci ne sout uuUctnet)tdérives
du totémisme du clan; car ils sout aussi anciens
que les
cultes officiels et publics et les principes
sur lesquels ils s'ap.
puient sont, nou pas le totémisme, mais les principes sur
lesquels le totémisme loi-mentc s'appuie vertu de l'aspersion
sauvante, vateur du rite magique, etc. Ka second tieu, ce sont
les cultes aucestraux, (lui cooxisteut avec tous les cas con.
nus de totémisme (p. N<M.7,n. 4;. Puis, ce sont les cultes
agraires et de ta veg-etatioaqui sont iuMpttcabfes parte tote.
misme. Sans doute, il y a des espèces
végétâtes qui out été
parfois considérées comme totemiques; tuais ce n'était pas
par un effet du totémisme. Certaines cereaies étaient des
totems à cause de teur valeur alimentaire. Tous les rites do la
végétation sont aussi primitifs ou plus primitifs que les pra-
tiques totemiques ce sont des rites de ta consommation, de
la fécondation, détermines par le
respect de ta chose divine,
animée, qui contient un esprit. t-:n)in. les cultes des êtres
célestes lie sont pas moins irréductibles au totémisme.
Cette critique des théories courautcs du totémisme est fort
Mt )/AXX)!f!M:[<)t.O'i[<}L'E.)aM
utile: elle était urgente
utile; ursente et la grande
sratide eruditionde
ft'uditionde fauteur lui
donne une haute autorité. 11était nécessaire de montrer que
les formes primitives de !a religion ne se réduisent pas un
seul élément et d'eu faire sentir la complexité. Mais peut-être
la critique a-t-elle dépasse le but. H est dUncite d'admettre
que. de toutes ces théories sur le totémisme, (fut eut été le
point de départ d'uu véritable renouveau dans lit science
des religions. il ne reste rien ou presque rien. Le véritable
tort des savants anglais est de n'avoir pas assezdefiuHanotion
du totémisme. Ils ont entendu indifféremment par ce mot uu
culte détermine du ctan et aussi tous les cultes theriomor-
phiques et sylvestres où le dieu et ses adorateurs sont regar-
dés comme pareats. Le vrai service que pourrait rendre ia
critique serait d'aider à mieux déterminer ce concept. f)e
plus, si, comme te fait M. M-, il est bon (le mettre en retief
la complexité des concepts reti~ieux primitifs, il ne faut pa~
les résoudre eu éléments distiucts et incohérents.t)ii ont
leur unité, mais cette unité est confuse.

H.SE)M-:L– System der Fetisohverbote in Togo. /T<"~<'t'


~«f tuM~«Mf/C <<</l't'/te(.S~.<(fM('
<< U~('<'</K'<)U«-
)'</Mf~<~«)<
(-«.'h-</fi!<'t-A's<~7'~u;. CM., )8M.vut.LXXHf, n"t. ('. JK).
~t;tt"2:)'M9.
Etud'' h)))'<j)'(ant''
sm't''s interdiftx'm ritucttcsdu Tnco:)th-))tntn)
t''('<~<t-t'tw<<(/~<{/<~)('.<.
).<-<.
t'ic))<))<uf)'t-nt)'as)~cttttt;c)n<
ticu, Jcfcmk'ut.<uu<jtcin'' d'' cmtti'i'-itti~n,~«tl'on (tOt'tedc<~'h'-
Otcnts'te t'iiUh's;)<'dieu(h' la iith't'n'. di''u c:n:t)it't',n'' pet'ttt'-tjtas
<)u't'n))!<<;dt'mt lui il cht'v.d; <M;(rfn«~t< (t)<t«w<u'. C')'tin)tS
f~ich''st''t':H't)'utd't'nx)'(')n-n's.Stt'm)eth'ct";t)'t'itpt'i''e
U:u).t'))attt~J'i))nnt'H'thttHt;u, <'))<'c'.)tUM'fUt)unt;rt')h-v:t)tt.
le dieu jtm' les tucttt's. t)'nutt'<'sdi''ux, au <a)t:(irc. ))t'<jt<'t{fttt tfS
M'')U'ianit)mnx.3"(.t<;<'t'M(t«f~f/M<'«~.<sin(t't'dictiuU!iott( tires
aux [m'-ct'-dt'ntt-s. KU'-sd~)M')tdL')~ Ju t')ich'' jnutt'eteur ')nc. t"M
Ucs"ttin)tiati'))t,t'Kv))t't:t';hm!.i:Mt<:h:c)m'~ticth'i!))''r')itt'u
ptutt'-i;t'tjUt-tt)m'c))"t'.Mai-tt!H~):)pt.ttt')n')t-siatft'dit'tiutt-i)-ttt'
Kticht'pruk'c~'u).~tttht!)vdit;ti~-<.).p')''i'~Ut')'S!-it;hsa~'s()~,
)atti''t<'a-tinc..tc')"-U'iy-t')<tt')'i'n'ut)uud'')!tsu<)'s<)('n"ttt'
)a~~tctt<'t.um~J(tiH)[!')i'~rintttt'')''<s(['t)s')'f'ut-tr't-
'u))'ut'nYftn';t;t)'iuh'rJirtim)'.tut~)))i<)n''s. M..S''i~) u'<').[pits
tn'attittnutit'sut'<))t'int.U'int'i(di';ti<j)t!!atitt)''nt!(i)'t'<pt''n'-)it
au~i v:)ti<'t':)Y)' ):t suci~tM f<Mt't';tf
d~ht"n tmt (<<tt)i)', :tY'*ct<'t:)<)~
occupa t)Mt)'iht <('i''tt'itc''ntu)ittf,avt'):h's)t«mtcn)-!(t'')M vif,
cnftmcc,pubcrt' deujf,t;tc,(p. u uukt' t'itttct'ttictiumt'-s
puisj'um-
AX.t).Y.<)i.<.
– jtHtJCtuXS
)'n)Mt'f)Vj!:i
M(i~fKH.U. ~OS
tes veuve!!); 1~ C«)t<'<'m<tM< ~<tMft. K))<~pûttt'nt sur tes ubjets les
}'~ divers. L'u f(-tic)t)' détend tuut objet Ac'<ut<'ut-bteue. tm auttf
d'-t'-od de cuire c.'rtiunKJtmr.
etc.–Kt)!io)Utne,)e':yst;.n)(.d''t:
ittt'-rdictiotM rinu'Hes nejfres n'cuuvt-c ttscez bien tt; ~-stt.tm' du t«bou
p"m''si<'u.

):)t\KT YOrXf:. – Thé Kingdom of th~ YeUow Robe.


Bciag
sketches of the domostio a. reUgiom rites a. oeMmonies of
the Siam ~f )w/«MM<- <~ fo <'at<<t«x.. ~Mf.Mf <~ t't'<<'<~Mt«-
~~«'tu-, .ftt~f <i)M<' A-f!f~'fMOMt'M~t< Nt«M). \M<t)uit)..tft'.
.\n'h.C).)t)'.t:)))tt-.)SM.)).x\).:Mt'.in-8".

X.~unt):t)')n.tnt;tttf)unitt('h)j'fut)''ti<))tnain.'t[ttt-uv:mt))<t.te
S~n:c~tttir'u.nvr<-anhcct'hnhM~f.'ut'auj()uit)fdt'vu<'
d~.)h<<)~)hm<hust)s.-ttthk'~)~)<(.-Utt)~~AhYi<'<tu)H)ys.
C'(t:[fit)t)it)t't't)<'t-ut)'<i:)ttt''t't)t:t))!;kutt([u'itM!.uWf<nt()h~'rYt'
t't)'' .HH)<()t's ttHl'Ut' (les jx-titt-s ViftosJ'' t'iu~t-ifUt' MU.[(.<
\ittut:t..S
<-û)~)~c.-rtauh'mt'ntp)M':t)'i)<t-i<'ntit)~t''tn<'nt.AH!)nftkoh,t)n'ie
ht~)v''t'npn'nc(',uun ():)'. trun''ci\nit.ittiut([)t'~t))t')u''tttsi!tn)oi~
n).u' (te lu <-hitisation c.~tMujtotik' d'une
(;a))it!tic uù se comtoiRut
Hindous, )!inu!tns, C<)<'hinchin..is,Chiaf)! M.tiuis. -itu-ut) fund
(t.t~ntatiousiumuti". Chuisit-. :t['t-<<.:t-ta. cumnt';type-, tes UMnn'sde
)a~.Ut't.h'hf:~nh'n.id.t-hnrh~t'rtu.tu~i.c'<~Mi:):(tt.'t'
'-n')\- i'ittusiut). U'!tiHcut- «t.-xt).. ).out- tt:u)ttk.<k,f'~tudu d< cou.
tU))). dus trintition-; <-t sn[)o.s)itiun.-i po)'uhmm fin) t.)(u)t'm<'ut
d.r!nU:p<nu'[:utt,c\-stc'JK!.<-u)).-HK'nt.tttip)))W'ttMi(d'~frt;ttUtu-
'')'n'\HnUnhd\itisa)iu!tshtntui~c!itt(-t)rodui)tt'it)<hK'nct'shis-
)urh)u.~n<;ttt.m(.)ttd<-t''rnuut'-<;s.U'Sian),c.(n)nK't'ftu(u-t:hin'a a
't.).-)~udHcruh~n.-ntdt-):tcm!iMti()))t;hit)<,ise<-(dui.)t:hi)i.
~!kmnh)dou'AH)siuw!;):n).).'tM)ti<d('t~ti')U<'tt<-r()\th-<d'()-
r~htcctnnt'kc, taudis <)U(-pn's.tUt!tuut'ta )~is(a(io)tM( hindoue;
'u )- droit de ))a)n'n s\'st jn'))! da)t-. t'hidn-Chim'. il jx-u près
c~tutn.-te dMi~to<u:(it)est &uu).0t.t.; départ t-ntt'-t'<-sdin~ntM
f'~h-ttcs )tistot'i<)u<s<-t s.)t;i.tt<-st)'st p:ts t'.ut ['iu-M. Youot:.
AtM~i,
)n.-n< j'our <-(;tjui <on<mt' ic toiticu i=))t'ci:tt<-)«".t~-int
~u'it a
"t~nf,uf peut-on i.e!.L'nitd'f)t)tin-<u'.tvecj)ruriiUUou.
')(.. ct-iti.jut' pn'd))h).- onc t'.ti. faite, un tt-ou~t'a tut
fx))u.<eH'~
'n)))h;td'dit)'t:-rcnt< u~)! o'ti~-uxct d~tiiMti'tUt's~ucM. Yottt~
it )'t-ati.)))c(. Ues c~~mohics<)ui t-.ox;t ncuttes (-ufituts. mtcnuus
surtout cette oit ta tunn't' d<- chc~ux (.~ ruo. ):st un rit" tra))-
ch~t~nUn)<dutUMn)s.d:tn~K-ri)u'-t.<i:(HK'i-)t'-Mrf;)H''ntttin't;t-t'))(,
s'- truuve une juK-tv t\.t L iut~r.~sMUtf,un t'Antt;est
sttp).ti-;<'df ))i.')t
vuutuir t~n.'trft- le .)<'t)))CtuttMmt-!p. ';M~ Les t-itt;s et
tt-i:fM de
mitriitM nunt'tu'uu int')<tr.'st)-ittt. stmfuttctt~-Ut'icux d'hu~rt))'
t")!t du ttmriaj! suivant tes années de naissance des
e)wu!: i)). 92
M. Youn~ reMe des t'itc!. curatit's assez imeresMUts
(p. iHj; à la
206 L*\X\)i)!<0':)~).'M)~fR.)S<Mt
.p. 2)<n<-)~m'<tt'nst-i!:n''tu'')t)< u)t('(~~tnm:tit'<~m h'
t'it<'s:)t!mvs f''t'' ')'' t:' ))!th))h'). ).md" des tonjth-s. (t~)).))-
n!t~<.tt(".<r<n)~nit'!i,)t~)\n':i;)ni-.at)tttt du dt"i
<;)tht'bouddhique,
n)yH)''<i:))))"i<.bi'')t')tt'tt''m'i) )):)'<))' )Mu~<cot)(i''n(())'s
<tt~:n<<itt'~Hts.L''<'h![)t)t)'t'<m-tt'n)h't)upft'<du)!~))dd!ta<'t)<')')tt)<'
Je.<)jh:tutsn'u)uutt't'i).'t)H''):t)un",t')t)UU.

).s))hrtu's<'t);ti't!isiatit')i.)''s~u\:(s.«'n'n):)r.)u:))<)''<,n)ai-.
idct)ti~U('~u';t'ttX(~'t'<"<t)')))(!t'n''ttt.t'thtcMti<mf))otu-)!t'j(tt-))u)':)tt-
tt'ur!tun)'r()tnp/.h-nc('st!M:ttt-)s.)at)'uhj.-td<-)!)ttsK'Ut'-(ch:t))i)tt'<.
)!;us)'tt))<t-tAi))i))nr<t''tuuj~tt[.-i))tui)t'tH)t)Ottdt'tk'!ft':tt'it:tt<'rt
<tt'S<'))Y)(('t)'

ESSEtt – An der Wostkaste


(Mtx). AMhas «'«-~(-A '/X.t-/tf M,~

~M~.s~h~r~j~n~A~M~

Uut)'h")')t<it:t)')t''u!<nt't'<tat!)rtm'(d(~).n)i''<:)))'-u);mtt'
tt!Ut''<t)t't-Mt'n.'<)ttt'fm.[:tt)s<'('ih-t-(-tt('stuitsi))tt'-n"ntts)'t.)t-

cL'nMntt')~h~<t!r')i~i'')ts'i''ft'iu)Un'u~t)~h:ttti<).)ttt''nr
si~t):t)<'):tt<-)t):tt'')H;t)')''n't:)tiu)t~ni uni)'')-<; )()')txut''h')'')itits.
Ch'-x)''s ))<<'<tu t::n)h'n)Ut).'(H!)t)'t ut) n)''))))'r<'d'tttt'tft-)~

sm'i~t'i)))[tt''jt'h''tk')!un'jtt,i)'Htt')!tti-. )))!)))}:)'!n'(s'=(~'t<
d<(.'(.'))'))<it)))'n',su))'i'.(<))t'c<-nnt)tnt')'t)f'tt.\t'tj)!) )'<')).<.

<M. '.<t)H)): – and


N&~& other frontier tribes of North-
East India (s))it..)..A.MM. //«; .)<)~. J<t~ Lutt.tt's, ts97,
M).X\\)t.)..2-M.

\m'h))tt).()B"n.~):tj!)).)t'<))~'m)i\tM.'t'.(j).:t));t-n-.t-i:)h;-
tm'ut.)tt')~st.th")t~.t'art'itit't))'~[i'mx,)t".t'it<'sfm)')'itit'

<t'.4'i-M',aY')'u))-.)'tv;ttt"t)St;t-!t'~tK's.)'!)nt)u'upo)t)t:ucsr~)t))~-
t<;ots.

!L ):HA\\ F")U) AX'.rs. A yoar in Azimba and Chipitalamd


the customs and thesuporstittonsofthe /&fW.. ).. 3t8-
people.
323.

)!)(-)'it;))''m''ut!H)(')thti~ut-t)'it'n<<)'')'Afri~))''t-<')ttr;))c
hntanni'~)'

M.: t:)t)-:<)it. – B<t'<t'if/t .W.<!Mt'<tM


St)t fttoy. <;<.0t~. S.). )(j~.

S('-ti')'))-i!:)n'tt)''t)(s't')'tn<iu))'wt:mt'j..M<mv..j).'j))
.uiv.

J. CUALM):ttS. –
Toaripi. //«'< p. ?6-330.

)tcn'('it:m'ni''tttst')f'f- nuti~nutoti~s. sut-)')))- int~tCMmt~ tri))n


t)c ta ~ùmcth'-tjuinrt'.
AXU.YSKS.
– KKLMtQXS
PMttttTH'KS
KXt.~tiK.U. g07
STAXt.KYf:.U~HH.
ThenativeeofRotuma. /&M.. p. :Mt;.

M'~ < t').trrcm:)t. – Thé atgnMcaneo of the scalp loek


(.) ~M'/f/
«/'<«) UM«/t<(<-t7tM<.//«'(< )). ~~7 <'tsniv.
Contient fj). 4:!S)<)crt'nMr<))).))t)c.< n't)«'i~m')))<'ttt<suc i't)t~:tt)i<i(-
tin)) r<-)itii.)..«-)ria!~ .)<-stnhtt-, <)t)t:))~t..t t.t
f:). .)m))).j:).
se rt'')):))'ti.))t k-traviti). nt'ns.-it:n<.mf-h(ss)))-)t. rit.- d'i)titi;))i<)))
pn).
tt'jt)'' )M))-<'t'stfihu' ):t '-ottt'c <)<')!
rht'Vt'ux. 't'xtc df ch:H)t .)tt<-t<'
)')'h't't'uh!)un' en th'mm-xt dt) ttit-mht t.'xnt')').

t't'):)!. (\tL\ – Duk-Duk and other customs


as form of
oxproMtons of the MehnosiaNa intoUeetuat life. /AtW
)'. )"<) M.

Uu'ta'~ t')t<<'imn'nK-ftts~ut )"s ~.ci~t~s s.t' ))t.j;tt)t'i"m)'s.


)<*st'~tf's, t''s httwn-

W.u.TMK.ttfn'H. – Ethnologioal étudies amongthe Nofd-Wost.


Centrât Queenstand aborigènes. Xti~.m. )Mm. )'t)h)i.i..t) .ht
)!"))\'t')'n~)tn'u)ttu ~u<-<'n-)Mt)t).

M"tt.t'.tj))ti'' itxpmtimt'' ''t :tntt))i' (t'mt nm~t't'~)'-))un-<.te nf


)'uuYuh'[n'<'n~'t uncon)j)t<' n'thtu.

F. H'.St:)).\X(\«\).–<'t't)'~<'jtf)' rf)f-Mf)-AM<t~<'</c)-«~('<.<).<;c/<w<~
~t'e~. )tc)). ))ic)r. i.fi)n<T, )M7.
S" [tiu')i<-fut't impurt.mt'

A. )t.U:SS):).)-:)t.– Marae und Ahn auf den GeseUsohafts ÏMoht


:/<t<e<'«..U-t-A.y. /<«.). tMT!.p. 2~.
nfsrnption inh'-t-cssunh'd'-s ctn'fint~ .)'-)'? t)ftns t's i~-sT:thiti.

OWEX. – Thé Story of Hawaii, f.otxh-s. )tftt(.t.; a. ttfuth.'t.


<89t!.p.t)t-2t9. it)-<2.
.< !.))))e))i);if),fjttt))'))))' )';)))t"))t'!)i) t'i'h'' )«))::)''))))« <fit))s)''
pays; au .')<:)piu-fu), intt'-n'sMttts n'xs'iftnutnt'nt.i ~m)~'st it.-s t-t r..u-
tutm'~ Jfs :m''n'n< H!tw:n<'))-.

C)(')OK.\).t.. – British Guiana. f.'))«tt- t-'is).)- toMit). <898,


p. ~H. it)-H.
Contient jx'u <h' chusc, Muf ~Ht-h)u<'s)'<t)s.'i}:)tt.tt)..))tssut' J'-s
superstitions qui ont pour objett'iu'bt'e & cuto).

t.. m'))t):X)rs. – Die Africaniaohe ReUgiom ~'< «M. <w~.


Hyram), )M' Tf-s vi~up.
.t/'rt'A«..VeM/MMMMM~t).
208 ).<:<)iKMt:«)).'Mtt)('E.tfW
t; !)t'H)'<). BibUog. ethn. pouriBM (.4<-(-/t.
y. ,tt<f/<'f.), t8M,
)').

Ht. – :MtitC,sOMKt.t.KHtK
KTSt.PEnXTtTtOSS
POt'mAt)U:S
h~)m.)AUSSf't)tUMK)tT

LEMMA~~A. – Abergl&ubc und Zauberel von den


aeltesten Zeiten au bis in die Gegenwa-rt (&~<'r~«-
<Mtt('< Mf~t'C A')! f<'Wp.<:~M ~«.< f<M('«'M.<
~«t</«'a<~0)M'.
<«f/ – Traduit du danois par l'etersen. Stuttgart,
Enke, t8~ Otivfttisous tu-t;°, p. ~<i.
Le liv re de M. L. n':t p:ts un t'amct<:t'edh'<'ctcn]tintsoc!o)o-
si~uc. H s'agit de trouver une expttCMtionpsychotoRittuedes
faits qui concernent h) toagie, ta supurstiUoH et leurs succf-
duuustnuderues, oecuttistMeetspiritisme. L'autour, dépassant
scn phut prunitif, a ~f amené, i) est vrai, :) donnerun cer-
taiu deveiuppcmcnt ù ia partie historique; elle est pourtant
restt'cassex sun))ni)i)').'ct,f)uoi()u'cHe ait pourbased'exceUents
rcuscignemeuts, elle ne peut pn'tcudro ù être « une histoire
des erreurs de t'hutnauite Ncuumoius, ce travaH est pour
nous (t'uue certititte iotp'M'taoceu uu double point de vue; it
fait faire certains pro~rts a t'expticatioa des faits et on en
peut tirer d'utiles enseignements au sujet de la méthode qui
convient à la sociologiereligieuse.
M. L. commence par nous proposer deux detiuitions de la
superstition et de ta tnagie. <' Hstsuperstition toute croyance
qui n'a pasde fondemeatdans une religion determimMou bien
qui est en contradiction avec la conception scientifique de ta
nature à un moment donne de t histoire « Tout acte qui
dérive d'une superstition ressortit a la ma~ieuu à la sorcel-
terie. quel qu'en soit le caractère uatm'eJ. De cesdeNnitions
il résulte que la mit~ie ne suppose pas nécessairement la
croyance aux démons et que la distinction du miracte et de la
tna~ie n'a rien d'absotu elle est toujours rctitth'e à une
société dunnee. Ce qui était miracte pour les gens d'Israël,
était sorcellerie pour le même peuple, quand c'était te résul-
tat des incantations égyptiennes.
Cesdctinitions posées, M.L. fait l'histoire de lit superstition
et de la magie. Hemarquonsque, des le principe, il est force
AXt).yAEs.–.))A(.)H,<))tt:Etj.EH)KPWCt.A)M):- ~09

de renoncer opposer retittionet majîie et ii est ohtii;)-de


parler
d'une magie religieuse chex les peuples noncivitises
(p. tMet
suiv.t, comme il en coustatera une, ptus tord, dans tecatttoti.
cisme p. ~j. – Apres t'exposé de
quelques faits empruntés
aux sociétés sauvages actnettes 'v. surtout
p. n et t!), M. L.
aborde le to-faiM plus proprement historique. H décrit ia
ma~ie ~yptieune, ht theurgie uù rincnntation confemit un
pouvoir « nu esprit .p. t:j) 1., nMKieehatdeenne avec son in.
flueuce sur lit civUisittiu))juive et sur hcivitisation
grecque.
Mais, dans ces deux suci''tes, ht ma~ie se heurt:), d'une
j)art, n ta science de t'autre, u lit rdigion; elle lut uiusi
rcfoutfe suit vers t'idotatrie. soit vers les sciences secrètes ou
occultes. i<<'p!)M<)m' (ian.<les nations fittttoises, ttorroiscs et
f:ertnaniftues, elle persista dans lcs nations chrétiennes d'Hu-
rope. n'abord toto-fe paria rcii~ion, puis admise dans le rite
pour le baptême, l'exorcisme, les ordaties, les juifements de
Uicu. fauteur aurait pu Mjouterttu'eitc persiste dans iceaUtO-
ticisme monacat), elle se)) vit peuà peu chassée,
traquée par
les procès de sorcières et reléguée dans la sorcellerie on
y
vit une .t-uvro de Satan et de ses suppôts. Kn<h).le
protes~
tantisme, puis lit science avec le livre de ttfkker tHHt~s'ea
emparèrent, lui enievcreut toute importance. Elle cessa m~ne
d'être traitée comme nue hérésie pour être définitivement
mise au rang de superstitions populaires, admises seulement
par de petits groupes d'adeptes.
Ces petits groupes d'occultistes et de spiritistes ont leur
histoire. Les nnsperpctut-nt une tradition quasi
scicntinqup,
les autres ont mis en muvre des
croyances populaires. L:)
science occulte, la magie savante est'd'origine
égyptienne.
Xee a Alexandrie, adoptée par les Grecs,
puis par tes Juifs de
la Kabhate, par les Arabes phitosophes et alchimistes, astro-
nomes etast-roto~uos, transmise par ces derniers aux savants
européens, ctte atteint, avec Agril)pa, son apo~-c. Elle repose
sur un ensemble dfcroyaMces rotatives .'<
t'iMttuencc.iesastres,
aux vertus du nombre, aux forces spirituelles et
sympa-
thiques de la nature. Elle a abouti au naturatisme et a. peu
près, disparu de nos jours. Le développement des sciences
naturelles ne lui laisse plus de ptace. – Le spiritisme, au
contraire, est de erfatiox récente. Il date du dernier siëcte
avec Swedenborg, les pneumatoto~uas allemands, etc. It con.
siste surtout dons une explication religieuse de faits
plus ou
moins bien constates ~p. ~44, ~H4).C'est dans ta nature de
E.XLhKOMM.–Année Mt'h't-.tMS.
3t0 t.'AX.\)ft:~Mt''t.'«.t<.ttt:.))<9S
l'explication que };tt lit cMraOeristitjue. La croyance aux
esprits est vicittc comme le monde; tes faits que des savants
comme th'oohc ou Xot'ttut'r ont observes lie sont des faits
spirites qm- parcequ'on ne tes observe et ue tes ex)ttiqne que
d'un poitjt de vue spirite.
Mais c'est dans )a manière dont M. L. critique ces faits et
tes interprète que ton a le plus d'intérêt a le suivre. Certains
d'entre eux sont dus simplement il des constatations on fi des
vérifications erronées dont )a psychoto~ie nonnidt} suffit a
rcndt'e compte. Hu premier lieu, Hott-epouvoir d'observatiou
est thxite il y Mdes fautes «armâtes dans ta perception des
faits extérieurs; tes grandeurs, l'origine des sous s'itppt'ecieot
de manière inexacte quand on ne se sert pas d'instruments
(p. 3~ !e sensdu ten)ps a sesittusions; i'attettte, i'emntxm.
tout ceia ))tet i'esprit du croyaMtdans )n) état de réceptivité
fm'orabte :t terreur de bo)))(t'foi ))). :M8, 4ti8). Le t'royaMt
constate ce fjx'i) atteud; vct-itie nu ntouvement qu'il croit
autonome t'tqu'i) a. PH reatitt', pnn'Hfjue, s'attribue des vues
surnatureHessurdeschose. cacht'esatorsque so)t attention est
sintptetneut sftt-fxciteetbHKuettedm.'ittretteurd'p.tu~. Le rêvee
est Uttcautre source de superstitions croyaMccnux esprits et
a certains moyottsdedivinatio!). Ces prétendues divinatiotts se
r6duise)tt,en rcHtite.a)<) constatation de coïncidences a lit fuis
choisies et tna) «bservees fp. HU), ou a ta su~estiuo itn'oiou-
tairc que crée le rerp, :'t savoircciiequi entraine soit des acte.~
sucres, soitlit croyance en lit véracité des iota~cs <p. m).
D'autres faits sont dus a des états a demi auonHaux 'auto-
matisme psyctxdos'it'e, distraction, monoiduisme) ou eou)-
ptètement anormaux, au premier rant! desquels il faut mettra
la suggestiou. L'individu su~estihteveriuc necessitiretneutht
prédiction voyant des esprits, s'il y croit ;p. tt unit pat-
les sentir autour (le lui, eu lui, se croyant sorcier si Je milieu,
ses rêves, ses besoins f'y poussent. L'Kgtise, poursuivHnt des
sorcières, en créait parceia même. – L'hypnose, phénomène
plus anormal, expliquerait l'automatisme des médiums et des
inspires ~p. 407), ietat d'anestliésie o'f se trouveraient les
sujets soumis à certaines ordatics. L'action de certains narco-
tiques rappeiie les moyens décrits pour créer des états mat;i'
ques; c'est ainsi que la description des sabbats (if sorcières
ressemble aux rêves que provoque l'empoisonnement par
t'atropine. Enfin l'hystérie, épidémique ou non, expliquerait
bien des faitsd'extase ou de possession fp. ?3
.tX~).MK.<–M.u:))!.suMt;Ht.t.KKH!)'0)'H.t)KK.,

NousnochieauernnsM. L. ni sur !o caractère trop intellec-


tualiste doses définitions ou l'acte est trop directoneut dérivé
de la croyance, ni sur certaines inexactitudes commecelle
qui
consiste à (aire de ia theur~ie un fait spécifiquement
e~yptieu,
H) sur les Krf'fes tacunes de son expose
historiqtte. HMif'~s-
trons seulement les points sur lesquels ses explications sem-
blent assexdécisives. )) est certain que nombre de croyances
sont ea partie dues u ((es erreurs nurmuies d'ubsen'utiun,
d'autres à des itatiucitmtions: ()uc des ~tats. )-Ct;ardes)un~-
tt'ntps eomt)teesseM)te«e)t)<')ft/<<'tM', soMtft'un~inehypB~-
tifjtteou ttystenque ~extase, pftssessiut),Kt"s~)t!)iief qu'odin
la croyance au mh'acte, u la prophétie est fondée sur i action
psychologique qu'exerce ia su~estioa suit sur la votante soit
sur la perception.
Ajaisit s'en faut qu'une te))cexp!icatioa puisse eh-eexhaus-
tive. Hiic nous dûnue les conditiuns dernières et iointaiMes
'tu fait, non ses causes prochaines et (ietet-tninantes.Quand
on a rapproché i'extasc d'} )a urandeitysterie, ta croyanceaux
devins des erreu)-s de perception, ou a exptique la possibilité
du phénomène en gênera), uou comment il s'est actuaire
'.ous te))e forme déterminée dans teiie société déterminée. U
est possibleque les rêvesaient 6te pouf quelque chose dans la
croyance aux esprits. Mais, seul, un fait social peut expli-
quer pourquoi, dans têts pays, l'esprit adureavaittotie forme,
tetpouvoi)', tetiefunetion, pourquoi it était l'objet de têt cuite,
a supposer que ht possibilité même du culte en j~'aeral puisse
être comprisesi l'on taitabstraction de la société. Même, parmi
tous tes faits religieux, la magie est un de ceux
qui ont le
pius manifestement une forme sociale. La persistance des for-
mules maK'ques est extraordinaire. Des incantations
assy-
riennes ont pénètre jusque dans le bai;byxautinismc; des for-
mules de ta médecine grecque se retrouvent intactes dans la
médecine hindoue. A plus forte raison en est-i) ainsi de la
ma~ie vulgaire, qui fait a tous l'impression de quelque chose
de préhistorique et qui n'a pu conserver cette existence définie
que dans l'esprit populaire, il y a plus certains des faits
psychiques dont parle M. L. supposent eux-mêmes des faits
sociaux. Lasu~estion qu'exerce une croyance aux ceremuoies
magiques est due au caractère obli~i'toire. supérieur, dont la
croyance est investieaux yeuxdu<idele;de même.c'est l'auto.
rite sociitle du prophetequi revêtde! certitude ses prédictions.
Comn:eat admettre, d'aiUeurs, (tue des faits aussi uaiver'
~i2 ).KK-.u':)))).ut.H.))t:.)!S
'I~.J
sels, et qui ont joué un têt rotedans t'histoirc. n'aient d'autres
causes que des erreurs accidentettes ou des états )Ha!:)dih?
MM.

LEONARD K!XH. – Babyloaian Ma~ic at)d Sorcery


beiagr Thé prayers ofthe titUmg of the h&nd (.M«~t<
<'<.<('<'<'c~c<'«' Luxac. XXX, tUt))'
<«t<'f/<o<Ht'«M<).London.
et 7'! pt. S))!, t~.
L'étude scientittquc de ta t'eti~iuHassyro-t~abytoniunne a
connnencé avec !p livre de Ai. Jensen. A''M<"<~<< ~s~-
<~«f< )?«'). Depuis ta puMicutioti de ce tin'e, fittt reut:)rquet'
M. Kiog. ou s'est :)pt)in[m'u t'etude systentutique de séries de
textes Hn~ique:; et reti~ieux. Le !)' TaUqwist a pnbtie les
tabtettes omi:iques uoMnxeesp:)t' tesAssyrien);.)f'f'/M M.Xi)n-
Xtera réuni lu série des incantatim)!:dites .s7(M<<M. At. tun~
pubtip une sérte .tnato~ttc, tes prières (ttt tét'pmcot de ta
tuftin M.Sauf le texte ({nipM'tele ))tttnéro ): (!6ja pubtic (taus
ttawtiusoH\U, IV*,pt. LVH,testahtettesétudices par M. Kiug.
étaient inédites. Cesprières itppartenaiettt a des ret'ueiis déjà
coustttués par tes Assyriens ~M<fo<<MWMM, .\v sq.t M. King
puhtie, pa~exix, uuebri'jue'tuiconUent unesorte deeatato~ue
d'incantatiunsou de tabie des matières. Bie)) peudécès textes
sout assez bien conservés pour que M. King ait pu tnétne en
tenter une traduction suivie, Ils sont d'aitfeurs assez ?<))-
biabies tes uns aux autres, Ils coottiteneent pitr une invoca-
tion a uue divinité, dont on vante )o pouvoiret la toisérieorde
eu éttumérantses (onctionsetses()ua)ités. i.e suppliant décrit
ensuite sa condition et sa détresse; i) dit ses espérances ta
conclusion est une courte doxotogie. – Qt)e)t(uetoisle texte
est interrompu par des indications ritueites et titursiqucs
de deux ou plusieurs ii~acs. qni prescrivent de faire une
iibation ou de répéter l'incantation. – Les dernières prières
~,<) doivent être récitées pendant les éciipses de tune, les
autres ne paraissent pas avoir un usage détenniné. Et)<*s
réc)an)ent !e jx~ement de)it divinité; eilesiui dcmandeut la
détivrance du péché !?!, ia prosjtérité (2,3)).
Uien que ta récitation de ces prières paraisse avoir eu une
vateur magique, ce sont ptutot des psaumes de ta pénitence
que des incantations et t'oncomprend dinieitement le titre que
M.Kinj! a donné a son tivre il promet ptus qu'il ne tiou.
Les textes qu'il pubtien'offrent guèred'intérêt pour te socio-
2tH
.~X.U.r-E~.–MA'.)K,s<))t!:Kt.t.KH)t:)'<')'t)..U)U:<

iogue, sioott par leur existence tnetne. Ou y trouvera peu de


choses a {{tauer. Si~naious sputouott lit tii;nc 17 de lit pré'
n)iet'e ttritt'e qui nx~ en retation t'oracte du Dieu avec )e jour
de sa Mte, et lit ligue (te la prière t~, qui ceiebt'e Marduk,
le dieu sutaire. cuutme dieu du bie. – Le iin'e tt'e.<cuuscieu-
cieux de ~t. Kins est suivi de cupieux index, tmp copieux
rnetnc peut-être uu vocabulaire complet etait-it inutile.
)!. tt.

M.-A.Mt'XtX.<) W.-J. M':t.t;t:. – Primitive Trephimingin Peru


(7'f'<~<tf~<<)/<n'M~(c<fM/'t~K)J~h)h\n)t/)t''t't)tt,X\'t.)).C-~3.

).:tttvt)!'tt.ttiu)).op't'ittintttrt''<n~tndttes)tt'tuu)''):t'.Htr:t''c')u
i:)'))!pt';t[itj(t'<;d':t))ord)Mt'tfssurci''r';d:nHt)t'shu)<th:nttn:tttH'-
,'i!~tL'<bt))<.t'c:t-i'!t't)t:t)tx<f'?f<<tt'ff'v~'<p.n).i)t'f~:m~i
'