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8R 15tu2 .

9M-1905
l~uM~US

Z. ~g~M~
Année9
BIBUOTHËQUH
DE PHïLOSOPHtK GO~iEMPOKAtNË

1/ANNÈE

SQCIOLOGIQUE
)'t,B~)~ESUL'~L.\mttKCT)u M

ÉMtLE DURKHEIM
t*r'th's'<~r<l<'sm)«)<ti;i<)T)H\<'r'iHfh']t'tr't't')<. x.
Ch«r(!d'f'.&)'tt'tct)h<'d<t't)fn.i'')'Mi*

A'):tc~!)A!mn.nms~).MM.

A.M):.)H.ET,pff<eurHn<:uH''trct]e~r!<)h'
mCWARO< ~ft'f':t*fMt i't'tnvm't~c Honteux,
BOUGt.Ê.p'phito~'Jphi')''m)aMl'Univt-~)t'T<'utoHtp:
HUBMT'MAtJM.t)<n")')<:nmf.'n~h't!))«t't'fmb')MHMtt!tMdoi);
WUVEUN<E).ËVY.pr')f'"<-N<Mt)<tFt''MM')<toi['i"t.)'ttnf
LAP'tE.t't'"f'<f-oi"t''tL't(iv('Mtih'')''tiur'!M'tX,
VACWEH,M'f''r''M'"))trt.'t!)"m)")tem''<;
AUe~N.it'r'i<'nu''A.t!)rit)m;
~.60URG)N. FAUCONNET. WAL8WACHS. HERTZ, HOURYtCO.
PAROD!. F. StMKMD. «Rre~M tto )')'<tirer:ite.
G.eoUf<GtN.n'M'i'(<.)MMf)fn)!he.

NEOVttMEANNÉE(i904-i905)
L MtMOiftËS Of<)G)NAUX
HftMet. – Cowftx'nt /A M~ f'AHMf/fn/ '/e WM.
!!t.N)m'<t. t'<"t.<<t't<M<'a"Mt<)f.'dM
<m-fc'<)'<<'<</wt. A'tmft f/<* mh)'/)/t«/')?j<* tuc/M/c.
)). ANALYSES
JI¡'< trAVaux du 1~· juillUl t90~ 111130 juin IP05. Socio.
))t'<traY.mx<h')"iu'H''t)eMt!t')30jt)in)M5..<!o<'m.
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Première annëe (tsw-~i)-!). t)URK))K)M t.. prohit.itMn de


)'tncc!.tet't!).-St))-)!!in<").–(!.S)MMRh:C'juttM<!nt)''<t'<))'Ut't!)t;i:d"s<G))«un.
tx'nnr-n). – .ttxf/tM.tf'~tt-.tV.tUïJemt'h't.~te~ettcr~e pt)i)tit's <)u)"jui)teH!<')<i
.")H~jmn))t!)7.ttu).i)<t. tOfr. x
Deuxième aaaëe «Mit? tn')X). – t)(;KK)<K)M t~'h dëfhuuox d~
)')t<'tt"tt)''n!'<n'Ui:'L''n. XUHKHT <;t )t.\(;SS )';<s;u sur futtiHurf et h
t'xMti~n.tu~tcntice. -.)H'<~«'.<.t)"t.it)-)i. <«t'r.x u
y~s~Me a~nëe itSi'x-tx'J'). RATXKt.: ).). ).. «.(.«.. i'~at
!UCn.\iU) L"s.'t-i~'s s')ci.t)M<-tht eriittin.ttit' STKtXMKTX Oa-'titt-
'M(i')t)'h'<t)pM«)ci.tUt.–~n'<h/<.)t~).in-!t. tOt'r. t
Quatrième aNnée ~M'~i'M~ – M)'G).H
R.-t.t-.juM aut. le
r'i!n"'h")c)'s. i)U)U\i)H).\) :))<-uttm!(<).; )'t..)uU'm )))'<):<)<–
'H.\)t))t)XT:)tM!tm'k.<(;!m'!<;s')'rt)ittct~)))')'t[n'<))tt'it:tt)t'<))'))"t':ttiYt'.–
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C~u~me année ~ouo-t')~ h's).\n\X)) Ht.t.~t-')ue< s)i<'j<
Mt'Mt<~tt'"tu))ri)[duc)Mrb')<):)u.\tx'~i!c)' –UURKHK)M:Sui-)ct<)K;-
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SiXtéme annoe HWX-ttM m;RKHHtM ..t M.\t;ss n.juetquM
h!rim'<pnnHti'f't')c<:).'t'<it)<ttiut!. Contribution a )'t')ud'ie!<t'<'j)t'<<<;nt!tU')n!)
ru)tM-tix'<. – )«)(.'(!).K )<<«' f<!))''Mf<'<)<)th<:«rt<*< M;).')ttpt sut' tft divMon
'(ut)-!tt.ti).–.)MM<«'.ir)v").it)-.S. ji'ff.Nt)
Septième anaM ()u<M-)UO:<). ttCBKM' ..t MAUSS K~uiM.' d'une
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J~U~ïéme aaNëe tt!<U:t-t9')4). – Il )iOURU)X H-iMi "Mr une tornx-
'iin.tK<u't< t,!i tjuucht'rit' n t~ris !m X)X* "ii'<)< – K. t)t!HKHKtM Sur
t~t't!!t))i!i:tti"nnm[ritMuui:~<t't')')C)<:(e!).tU!!tratt'<ux'–J<t«<«'.t.i*')t.h)-)!
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~UrMS rMMUX DE M. Em)~ OUMHEW


De la divtaton dtt Travail Booial. t'.tit. < v.t). in-)! 7 fr. !?
Lea Rôgtes de la tMthode sooMogiqae.ï'edit. ) rot. in-tx. fr. St)
Le Suicide WMt/<««;tu<o~Mf). )*ut. iu-~ i fr. M)

C. MOUGt.K. Les Sctenoes sooialea en AUemagne. c<tit.


)Tu).in-)2. Nt'r.))
C.HOUG).K.-Lestd66s6gatMaiM9.< ")) in-x- :< fr. ?:,

C. BOFOLK. La D~moeratte devant la sctenoe. ) v't.
in-8'.Mrt. Ufr.t~ n
P. L~t'tK. – LMCivmeatioma tnnMeNne9'muMt)uM))!). ist-nr
in'<. européens),<«<? ~<M'/t-/<«<M</t<torm/ ) t'tLitt-)~ itfr.SN
LAftH. – La Juattce par MÈtat. <=~ mm-<t<f.wt~/f.
)v").in.tA. 9fr.50
P. t.A)')H. – Logique de la votonte. < vo). in-S' ? fr. 30
M. t'OUCAUt-T. – La rsyoho-phy~que, < vol. in-))' 7 fr. M
G. tt)Cf)A!t)). Le Noctatbme et la Soiettoe Bootate. a' edit..
tvot.itt-<a. Sfr.M
0. RtCHARU. – L~dee devotntion dans ta natate etdaM
t'hiatotre (OM)'m'iffroMt'eoH~/mf <'v)eaf/<'M«'</m .Sffttem tMO)'H<fj<
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NEUV!EME ANNËE<i904-i90S)
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t906
t<m< .trf'itt ')" )m)MtMt) <)" f)"'<x)m'Um rcwf!
L'ANNÉESOCIOLOGIQUE
1905-1906

PRÉFÈRE PARTIE
1. l~
ORIGINAUX
j t~EM~RES

1
COMMENTLES MOTSCHANGEAT DE SE~S
ParA.MEtLLKT

Le tangage a pour première condition l'existence des socié-


tés humaines dont il estde sou côté l'instrument indispensable
et constamment employé saut accideut historique, les tinn-
tes des diverses langues tendent à coincider avec celles des
groupes sociaux qu'on nomme des nations l'absence d'unité
de langue est le si-ne d'une nationalité récente, comme en Bel-
gique, ou artinciettement constituée, comme en Autriche;
le langage est donc éminemment un fait social. Eu effet, il
entre exactement dans la définition qu'a proposée M. Dur-
kheim une tangue existe indépendamment de chacun des
individus qui la parlent, et, bien qu'eue n'ait aucune réalité
en dehors de la somme des individus en question, elle est
cependant, outre sa géncratité, extérieure à chacun d'eux ce
qui te montre, c'est qu'il ne dépend d'aucun d'entre eux do la
changer et que toute déviation de l'usage provoque une réac-
tion cette roactionn'a le plus souveutd'autre sanction que le
ridicule auquel elle expose l'homme qui ne parle pas comme
tout le monde, mais, dans les nations civilisées modernes
elleva jusqu'à exclure des emploispublics, par des examens,
ceux qui ne savent pas se conformer au bon usage admis par
H. UfMMEtt).Antfuesociu).,t90H9M. i
S ~AXXXE SOCMLOCtQUK.<905-)HO()

un groupe social donné Les caractères d'extériorité à l'indi-


vidu et de coercition par lesquels M. Uurhheim définit te fait
social apparaissent donc dans le langage avec ht dernière
évidence.
Néanmoinsht linguistique est demeurée jusqu'à présent à
l'écart de t'eusctnbte de< Études sociotogiques qui se consti-
tuent si activement, et, ce qui est plus grave, étrangère
presque à toute considération systématique du milieu social
où se dévetoppenttes tangues. Cet état dechoses, au premier
abord surprenant et ptuadoxa), s'explique quand ou se rend
compte de la manière dout s'est créée la linguistique; les lan-
gues ne sont pas étudiées d'ordinaire pour et tes-mémes;toutes
les foisfju'on tesaétudiMcs.ç'aaetéenvuedeta recitatiou cor-
recte d'un rituel religieux,ou de t'intettigencede vieux textes
religieux ou juridiques, jupour entendre des tangues étran-
gères, ou enfin pour parier ou écrire correctement la langue
d'un grand groupe socit), devenue dim'rentede la langue de
tous tes jours etsurtout decelledesdiverses partiesdugroupe;
on n'étudie que les langues qu'on ne parte pas naturellement,
et pour arriver à les pratiquer. L objet premierdo l'étude lin-
guistique a été partout une pratique, et l'on a été conduit
ainsi a envisager, non pns les procès par lesquels se déve-
loppent testantes, mais les faits concrets la prononciation,
les mots, les (ormes grammaticales et les agencements de
phrases. La linguistique y a gagnéd'être une étude stricte-
ment objective et méthodiquement poursuivie, eu un temps
oit lu ptupart des autres sciences sociales n'existaient pas ou
Mon n'étaient encore que do vagues idéologies, mais tout
ce que l'on peut obtenir si !'ou ne sort pas de cette considéra-
tion étroite des faits de tangue, c'est de constater des rapports
ptus ou moins définis de simultanéité ou de succession entre
ces faits sans jamais arriver à déterminer quelles sont tes
conditions generaies qui f-u règ)''nt i'apparition et le devenir,
c'est-à-dire sans eu jamais déterminer tes causes.
Un grand pas a etf fait, et ta linguistique a déjàéchappe aux
limites de t'ancienne grammaire, quand on s'est attache à
définir d'une part tes conditions anatomiques et physiologi-
ques de t'articutation, de l'iutt-e tes phénomènes psychiques
qui interviennent dans le tangage humain. Par là on parvieut
à se rendre compte de la ra. son d'être d'un grand nombre de
faits linguistiques qui roteu'nt immédiatement ou de la phy-
siologie ou de ta psychotCoie. Mais dès l'abord il apparaît
t. MHLLET.– COMMETLKSMOT~CttAXOÏNT
DKSBK~ 3

~u'ou ue saurait exptiquer tes toits uniquement à l'aide


de considérations physiotogiques et psyehotogiques tes
procèdes par lesquels se réalisent les faits de langue sont
devenus et) partie plus clairs, mais les causes qui les doter*
minent sont toujours egatement obscures ou voit mieux
comment ies tangues se développent mais ou continue d'iguo-
rerqueties actions déterminent les innovationset les conser-
vations dont l'ensemble constitue i'ttistoiro du iaugage. Kt il
n'y a là rien que de naturet si le.milieu daus lequel évolue
le langage est un milieu social, si l'objet du langageest de per-
mettre les relatious sociales, si le langage n'est maintenu et
conservé que par ces relations, si enfinles limites des langues
coïncident avec celles des groupes sociaux, il est Évident que
les causes dont dépendent les faits linguistiques doivent être
de nature sociate, et que seule, la considération des faits
sociaux permettra de substituer ;eu linguistique à l'examen
des faits bruts la détermination des procès, c'est-à-dire à
l'examen des chosesl'examen des actions, à la pure constata-
tion de rapports entre phénomènes complexes, t'anatyse do
faits reiativemeut simples considères chacun dans leur déve-
loppement particulier.
Une [ois le problème ainsi pose, on s'aperçoit immédiate-
ment que des faits qui semblent identiques tant que )'OMse
place au point de vue purement linguistique, sont en réalité
hétérogènes. Par exempte le passage du groupe fran-
çais Il (écrit M, suivant une graphie ancienne qui avait
déjà cessé d'être exacte au xnr siècle) il «'« dans des cas
tels que MM),rc!, <'o«'< etc., est a Paris le resuttat d'uu
procès phonétique spontané, et qui a dû se réaliser d'une
manière indépendante et nécessaire en chacun des sujets
qui y ont appris à parler à une certaine date; aitiem's cette
même substitution s est réalisée par imitation de la langue
parisienne et est un fait d'emprunt; elle peut ators parvenir
à la même extension qu'a Paris; mais le phénomène est d'or-
dre dinerent; le linguiste pur sera sujet il confondre les deux
types de faits, et il est même inévitable qu'it lui arrive de tes
confondre là uir il n'est pas reuseigne sur la façon dont le
n'snitat identique a étc obtenu sur les deux domaines consi-
der~s, mais, s'il essaie de déterminer les causes, i) nete
pourra ([n'euséparant riguureusemenUes deux proeM,et que
ta oH il a le moyen de les isoler: t'ar. d'un côte, il est en pro-
seuce du type des innovations phonétiques spontanées dout le
4 L'AXXÉE tat&.t906
SOCtOMCtOUt!.
mode physiotogiqno de développement est déjà connu avec
une grande précision dans un grand nombre de cas et dout
on peut même déterminer les modalités générâtes comme l'a
tait pour certaines transturmations M. Crammont, mais dont
les causes enicientes n'en sont pour cela ni moins obscures
ni moins énigmatiques et de l'autre côte. it est en présence
de la substitution du français aux parters locaux, fait histo-
rique dont tes raisons umnediittessout cJairps et (jui rentre
dans le type général de la substitution des grandes langues
communes de civilisation aux languosparticulières de petits
groupements locaux,
Le second phénomène manifeste la tendance qui entralno
les membres d'un même ensemble social à se conformer
les uns aux autres en tout ce qui est utile à l'exercice de
leurs (onctions conxnnnes. Le premier phénomène sent, la
transformation spontanée, est <t expliquer par une action
identique qui s'est exercée d'une même manière chez tous
les enfants nés a Paris durant un certain taps de temps. La
distinction des deux procès est tout à fait essentielle ici il
est clair en ellet qu'on n'a chance d'arriver a déterminer
la nature de cette action directe que si l'on a d'abord réussi
a la localiser d'une manière précise.

It
Le groupe de faits linguistiques où l'action de causes socia-
les est dès maintenant reconnue de la manière la plus cer.
taine et le ptus exactement déterminée est celui des innova-
tions apportées au sens des mots Mais, conformément au
principe qui vient d'être posé, celui de la distinction des
procès, il convient de ne pas envisager tous les changements
de sens d'une manière ~tobate.
La première classification des changements de sens a été
naturellement une ctassineatiou logique on s'est demande
comment avaient varié l'extension bt la compréhension des
mots et l'on a vu dans les changements de sens t'euet des
diverses sortes demétaphores. Lepetit livre d'Arsène Darmes-

). fn tmafM )'csi!<'ntie)< la bih)i')):faph)eet un hrff historique <)<*


la
~nmntiqu~- <)a))s
u n (nlide <)<'
M. Jabcrg,Xet'<<t/o'<</'N)'fOMKtMMtAe Mf.
<«<~«',vol. XXV, SU)et suiv.
– COMMEXT
A. M)!!LU!T. LESMOTS
OtAKORST
DE6EKS S
teter sur la t'tf <f<*<
mc~ est encore tout dominé par ces con-
coptions.
Mais M. M. Hré!)!, dansun compte rendu, a fait des l'abord
remarquer ce qu'il y a do scotastique daus ce procède et u mis
en évidence les réalités psychiques et sociales qui se cachent
sous ces abstractions (voir t'articte sur t'fou't' </<<Mxtfft,
reproduit dans t'~M«/c ~Mt<nX~«t', 3° édition, p ~7!)'t suiv.)
Depuis, cesobservations ont etéreprises par M.Brea!dans son
A'M<~~t)t<ft)t!~t<pet développées avec la finesseet le sens de
ta réatité, qui caractérisent fauteur, mais sans recherche
d'un système complet et terme.
D'autre part, et plus récemment, M Wundt. dnni<.sa'\p~«'/t<
consacrait aux changements de sens un long chapitre et mon-
trait par quel jeu complexe d'associations et d'aperceptions
les mots ettanKent de seus, substituant d'une manière défini-
tive aux subdivisions f<pn'o<'<des logicieus rexamen <)etf)i!!6
de la réalité psychique, et rendantimpossible de parier désor-
mais des métaphores de tangage d'une manière vaRue.comme
ou le fait encore trop souvent. MaisM. Wundt, ini-meme, ne
conteste pas que l'association est loin de tout expliquer, et il
serait aisé de montrer que, si elle est toujours i'etément (on-
damental des faits psychiques qui interviennent dans les
changements de sens, elle n'est nulle part ia cause efticiente
qui les détermine ce qui (ait que les études sur le développe-
ment du sens des mots. maigre de nombreuses tentatives,
n'ont pas encore abouti a une théorie cun)p!ete, c'est
qu'on a voulu deviner les faits et qu'on ne s'astreint pas à
suivre l'histoire des mots, et à tirer de l'exameu de cette
histoire des principes généraux fixes; or, nulle part moins
qu'en sémantique, ou no peut déterminer « priori les condi-
tions do production des phénomènes car en aucune partie
de la linguistique les conditions ne sont plus complexes,plus
multiples et plus variées suivant les cas.

Néanmoins, il est permis de dire que, si, faute de rensei-


gnements sumsaots, il est souvent et peut-être même le
plus souvent impossible de déterminer les causes d'un
changement de sens particulier, les causes générales de ces
changements sont maintenant connues pour l'ensemble,et il
suffit de classer systématiquement les faits observés et les
explications certaines qu'on en a trouvées, pour recunnaitrc
que, sous le nom de changements de sens, oa réunit des
6 L'AXKÉK <MH9M
SOCMMOtQCB.

faits de natures bien distinctes, relevant do procès différents,


et dont l'étude ue saurait par suite former un chapitre unique
de la linguistique.
Avant d euumérer les procès qui aboutissent aux change-
ments de sens, il importe d'aiiieurs de rappeler que tes phe'
Nomenes linguistiques ont une spécificité caractéristique et
que les causes etticieutes qui vont être examinées n'agissent
pas seules, qu'elles interviennent seulement au milieu de
groupes de faits d'une nature toute spéciale qui sont les laits.
tinsuistifjues.
I) faut tenir compte tout d'abord du caractère essentielle-
mont discontinu de la transmission du langage i'enfant qui
apprend à parier ne re'oit pas lu langue toute faite il doit
la reo't'er tout entière il son usage d'après ce qu'il eateud
autour de lui, et c est un tsit d expérience courante que les
pelits enfants conunpucent par donner aux mots des sens
très di<ït'rentsde ceux qu'ont ces mêmes mots chexies adultes
dont ils les ont appris. Des lors, si t'une des causes qui vont
être envisagées vient à a~ir d'une manière permanente, et si,
par suite, un mot est souvent employé d'une manière particu-
lière dans la langue des adultes, c'est ce sens usuel qui s im-
pose a i attention de i enfant, et )e vieux sens du Mot, lequel
domine encore dans l'esprit des aduites. s'eifaeedans ia géné-·
ration nouvdie; soit, par exempte, le mot wo«/dont iesens
ancienest « rassasie x; on en est venu a appliquer ce mot aux
Hens ivres, qui sont "rassasies de boissons;)cs premiers
qui out ainsi emptoye le mot wMM~ s'exprimaient avec une
sorted'indut~'nco ironique et évitaient iabrutaiitcdu nom
propre/<'< mais i'enfitnt qui les entendait associait simple-
ment i'idee de i itomme ivre a celle du mot «M)< et c'est
ainsi que .sfM«<est devenu le synonyme du mot n'~ qu'il a
même rentpiat'edans t usa}!<'fnutiiicr: par ht même le mot
MM~est celui qui maintenant exprime la chose avec le plus
de crudité. Cette discontinuité de la transmission du langage
ne suttiraitaeiieseuiea rien expliquer, mais, sans elle, toutes
tescausesde t'han~cmentauraient sans douteété impuissantes
à transformer ie sens des mots aussi radicalement qu'il i'a
et<' dans un ~"d nombre de cas: d'une manière générate
d'aiitcurs, la discontinuit'' de ia transmission est la condition
premit're qui détermine tu possibilité et les modalités de
tous les changements linguistiques un théoricien est même
aihi jusqu'à voutoir expliquer par la discontinuité tous les
A. MRt~ET. COMMENT
MXMOTi;
CMANOBKT
B8 S)!}! 7
ircnmnntalinrcnictinunuIVr,r.1
linguistiques (voy. rÿ
E. ilr.
changements c~W. .t"
f~f
Hcrxog,Sh'('<~<~
t'OMMKMC/tfK P/t~off~tf, t).).
En ce qui concerne spécialement le changement da sens,
une circonstance importante est que le mot, soit prononcé,
soit entendu, n'éveille presque jamais l'imago de l'objet on
de t'acte dont it est lessigne; commet'a justementdit M.t'authann
cité par M Leroy, /.<-<«H~<p. 97: ((comprendreun mot, une
phrase, ce n'est pas avoir l'image des objets refis que repré-
sente ce mot ou cette phrase, mais bien sentir en soi un faible
revoit destendancesde toute uaturequéveiiteraitta perception
des objets représentes par le mot Une imago aussi pou
évoquée, et aussi peu précisément, est par i~ mômesujette à
se modifier sans grande résistance.
Tous les cttangem''nts de forme ou d'emploi que subissent
les mots contribuent indirectement aux changements du sens.
Aussi longtemps qu'un mot reste associé a un groupe défini
de formations, il est tenu par la valeur générale du type. et sa
signification gurde pur suite une certaine fixité: mais, si par
quoique raison que ce soit, le groupe se disloque, les divers
éléments qui le constituent, n'étant plus soutenus les uns par
les autres,sont exposes à subir iactiondes influencesdiverses
qui tendent a modifier le sens. Soit par exemple le mot iatin
''«'M: il est en tatin inséparable du verbe ftt~'p. du subs-
tantif cita, etc., et, par suite ne saurait d'aucune manière
perdre le sens de '( vivant Mais du jour où la prononciation
a, comme ou fran<;ais.scparé l'adjectif r</ duverbe (Wf et où
ia communauté de formation avec le mot )'«' a cessé d'être
perceptible, une nuance de sens qui existait déjà en latin,
cctio de « mobiie, animé » a pu prendre le dessus. Un
mot tel que /~M<'M.qui rctëvc d'un type de formation pro-
ductif en iatin, est paria même inséparable du verbe ~'</<T<
et garde le sens général de « couverture ». Au contraire un
substantif tel que tce~wt, dont le type de formation n'est
plus productif eu latin, peut recevoir un sens spécialisé, celui
de « toit ') un autre substantif, appartenant à ce type do
formation également improductif dans la même langue,
~M<f<aprjs.un sens plus étroitementspécialisé encore,celui
de « tnitcM;.enftnfo~t, quiest une formation très ancienne et
presque unique en son genreen iatin, aie sens le ptuséioigné
de celui du groupe'priacipat constitué par ~t'rc, f~MK'H, et
désigne un vêtement. –Hnlatin, le mot MpftnMétait étroite.
ment associé à capo'f, Mp~M,etc., et le sens de « captif » ne
< 190!i-t906
L'AKX~ESOCM~OC~OOB.

pouvait par suite être perdu de vue; mais capere a en partie


disparu, en partie subsisté avec des significations partieu-
Keres, et ce sont les représentants de ptv/xw/CM'qui expriment
t'idee de « prendre » dans les langues romanes dès lors eop-
«CM~ était à la merci des actions extérieures, et le mot prend
le gens de <' misérable, mauvais Mdans t itatieu M~ro, le
françaisf/t<f< (proYinciatc/<p<), signifiant « mauvais a dansune
grande partie de la Francei. Hnallemand le mot ~t<<'c/~
'<uni, simple a eusous t'inuuencede scM(c~<<'tt « unir. apla-
nir, débrouiller», un doublet M/th'f'A~M/f<«-/t< étant associe a
!cA<)c~<'H a, a gardé le sens ancien maisA'c/c/t~, devenu un
adjectif isolé, a subi un fort changement; <'tM.c/)<<'f~<t?Mt<K
un simpte homme du commun, paropposition aux geus qui est
occupent un rang plus ou moins élevé; dans une société aris-
tocratique comme cette du xvof siècle, où les rangs étaient
bien marques, celui qui étuit un ~cc<)<fr mann était peu
considère, c'était un homme de peu, un homme sans valeur,
et le mot w/~cf~fa ainsi suivi la voie qu'avait suivie m~<t'M4'
en roman; il a fini par signifier « mauvais tout simplement.
et ce seos est entièrement nxedes te début du xtx"siec!e.–Le
mot français diaiectat m/!rf««/ « matou » a fourni un verbe
manoir « faire le matou en Berry, où le mot m<n'nM</ tend
à disparaître, ~nttt~'r (lui, signifiait d'abord « miauler
bruyamment » a été applique à l'acte de « pleurer avec bruit
«t d'une manière désagréable fetnptoye avec une intention
plutôt méprisante) le ft'anc:)istitteraire, oùMM<'<!<«< n'a jamais
existe, a emprunte MtaMw/fTau sens de « voler )' avecune
nuance particulière); ni t'un ni l'autre de ces développements
de sens n'aurait sans doute abouti aussi complètement dans
despariersoù n)«)'«uf< « matouaurait existé (surles faits voir
Sainean, /.« en''«<oMH!twt~«e <?M/)'aM~M et en roM~/t, I,
j~tHaUe. moy. p. 13 et 84). –Les exemptes de ce genre sont
innombrables.
Mais qu'il s'agisse de la discontinuité de ta transmission du
langage ou de l'isolement de certains mots, les conditions
linguistiques considérées ne sont jamais que des condttions
en quelque sorte négatives; elles créent la possibilité linguis-
tique du changement de sens, mais elles no suffisent pas à le
déterminer, elles sont des conditions nécessaires, mais non
pas des conditions suffisantes, et il reste à mettre en évidence
tes causes efficientes des innovations.
A. MR~LRT. – COMMKXT t.Ki;MOTSCtiAKGBST
&R<;KX& 9
f'c fnttcaa
Les causes tvAttAfn~a
générâtes ~*t[ ~–< .t- A ~« <
qui peuvent sortir à expliquer les
changements de sens semblent pouvoir être ramenées a trois
grands types irréductibles les uns aux autres, et.qui consti-
tuent trois soi-les d'actions dinérentes; le résuttatest. dans
tes trois cas, un changement de sens, et pour cette raison, le
linguiste est disposé &les grouper; mais les trois procès sont
spécifiquement distincts et n'ont en réattté rien de commun
que le résuttat, si bien que, dans une étude réellemeut scien-
titique, it y a lieu tie les traiter séparément.

Quelques changements, en nombre assex restreint du reste,


procèdent de causes proprement linguistiques ils provien-
nent de la structure de certaines phrases, où tel mot
parait
jouer un rôle spécial. Ainsi, dans les phrases négatives, inter-
rogatives ou conditionnettes. un mot vague comme AnmM<
cAM<'se trouve souvent avoir une valeur tout a fait
indéfinie;
ainsi qu'on t'a déjà note, les mots n'éveiitent en
générât pas
expressément t'image desobjetsauxquetsitssont associés; et
dans des tours de ce genre, très vagues par eux mêmeset ren-
dus ph)s
inexpressifs encorepar ta fréquente répétition, aucune
image n'est évoquée, ni chez cetui qui parte, ni chez celui qui
écoute; le mot arménien moderne MM~«« l'homme », dans
une phrase tetteqne M~-t/tft'/< « nul homme n'est ici iil
n'y
a personne) » ou ))x~/< f~r « un homme est venu?
(quel.
qu'un cst-itvenu 7)a déjit tu vatenrd'un indéfini ['ur et simple
le mot MtOMMcc « homme Hs'emploie dota mêmemanière dans
tes textes gotiques, les plus nnciens textes
germaniques suivis
qu'on possède; le mot « homme est susceptible d'acquérir
ainsi ta valeur d'uu indéfini, et c'est par ce procède
que le
français on (continuation du tatin Aorno),t'atiemand et anglais
MMH(correspondant au gotique watOH'oont
pris leur sens
caractéristique. Le mot latin <<v signifiait autre a, quand
il s'agit de deux objets, par conséquent « second, i'un des
deux »; mais dans une phrase négative, a~o' ne se
distingue
pas essentiellement le
pour sens de oh«.<« autre par rapport
à plus de deux la phrase d'Ovide N<'<y)«'<'n<Mt ~Mo~M'a
tv~«f peut se traduire a volonté « il n'y a pas un second
espoir », ou « il n'y a pas d'autre espoir », sans que le sens
soit au fond changé; te mot o~f<-a pris dans ce
type de
phrases )a valeur de <t<<«f!; cette valeur aéte transportée dans
des phrases quelconques, et les langues romaines, laissant
tomber «<<«; n'ont conservé que < pour exprimer le sens
<0 L'AXM~ XOCIOLOOCCE. i90N-t90e

eln.Wra
de«autreM; lola ritann..ilin.. rln.mnnn..nfti n1 ~lm emnnwln
dtsparitionducomparatit et du superlatif avait
du reste fait perdre l'habitude d'opposer ta comparaisou
entre deux objets (type c~/t'of nMKKHMt « la plus forte des
deux mains 1 ta comparaison entre ptusteors (t«/t<<'«wtM
<'«'o<<f<)le ph)sfort des hommes"). Demême, sous t'iuftuence
de K< tes muts français ~w, <'<fM.pt'fOKKf ont pris, dans
les phrases négatives, une valeur négative, si bien que la
négation «f est devenue inutile dans le français actuel et
que /M.s',;-<M,//<oKM<' sont négatifs par eux-mêmes dans ta
tangue famitiere et courante. Le mot lutin WH~M plus, de
ptus, Lien plus M.ptacc en tête de la phrase, comme il arrive
déjà en tatin, (ait l'effet d'une tiaisoa entre deux ])hraseset
devient le français M)~. On le voit, tous ces procès purement
tinguistifjues aboutissent moins à créer un changement de
sens qu'à transformer des mots il sens concret en simples
outils grammaticaux, eu ctements do construction de ta
phrase. C'est nue conséquence immédiate de la nature même
du procès eu question.
Inversement, les catégories granunaticales servent parfois
u transformer ie sens d'un mot le latin /MM<o servait à
indiquer t' '< t)omn)['en tant qu'être humain, sans accop.
tion (le sexe mais le genre ~rannnaticat (te /MM)<) '~tait to
masculin qui. ta ou il a une vuleur définie, a cette de désigner
le sexe mate; te représentant roman de /<)f) a été amen6
ainsi à joindre au sens de « etr': humain cetui de ttomme
de sexe masculin et le mut ''«'. qui avait ce sens en latin
ancien, a été etimiue. Une même racine fournit en grec un
aoriste signinitnt voir et un parfait signifiant « je
sais '<x: ces deux sens sont anciens, car ils se retrouvent
l'un dans latin nWw. etc., l'autre dans sanskrit re~< « je
sais ?. gotique t< fattemand~'fMt.etc.. et le slave oppose
également t'<W/<« voir a à r~<< « savoirs; its tiennent à ce
que l'aoriste indiquant faction pure et simple se prête a noter
une simple sensation « voir tandis que le parfait, qui
indique le résultat acquis d'un acte antérieur, convient pour
signifier « savoir
Ces cas uir l'agent essentiel du changement est ta forme
grammaticale sont d'une espèce assez rare, car les catégories
grammaticales qui repondent à quoique réalité objective
sont en petit nombre, et par suite les conditions de réali-
sation de ces procès ne se rencontrent pas très souvent;
mais la forme grammaticate du mot est partout l'un des
– COMMEST
A. M)!)).f.KT. M! MOTS
CMAtiMNT CRSEftt tt
élémentsdont dépend le changement ou le maintiendu
sens.

Un second type de changements de sens est celui où les


chosesexprimées par les mots viennent à changer. Les mots
français ~-<' et w~c sont la continuation exacte des mots
indo-européens qui indiquaient le père et ta mère, et pour-
tant les muts français ne sont pas associés aux mêmes
repr<
sentationsquates mots indo-européens correspondants; ces
mots indo européens désignaient des relations sociales défi-
nies bien piutot qu'ils ne visaient la retation de
paternité et
de maternité physiologiques, cette dernière étant
exprimée
pur des mots qui sont en latin ~'«tfo/'et !/<w<n'.r;mais la
structure sociale ayant changé, ta famille patriarcale indo-
européenne ayant disparu, les mots ~/<- et m~'f expriment
avant tout la paternité et la maternité
physiques; et des
lors on est conduit à appliquer les mots de p<'Tcet m~'c aux
animaux; eu français populaire, un ~t'rcest un « mate o, et
une wtTf une <-temette M,et ce sens est si
complètement
développe qu'il y a des patois français où les fortnes locales
de ~-<' et wcffsiguinent simplement « mate » et « femelle »
d'animaux, et où )'on recourt aux formes françaises com-
munes pour désigner prupretueut te « père et ia « mère w;
dans les anciennes tangues indu européennes, les mots
(lui
co-respondetit au tatiu et wa~ M'admettent pas cet
omptoi.
tjn autre exemple montre à quels changements
étranges
peut entrainex la variation des choses. La peine iulligécaux
crimiuels français a uu certain moment a été de les
envoyer
ramer sur les y<t~-<'idu roi; lu locution <'«rm/ ~u?
~M~'M
était donc une manière d'exprimer fa condamnation à une
peine };rave; ou a cessé ensuite d'cmptoyer les rames sur les
vaisseaux, les criminels ont été envoyés dans des bagnes de
terre ferme; mais l'expression cMt-o~' «t<~j/«~'Ma subsisté,
et un <<f)( a été un forçat qui subissait sa peine dans
une sorte de prison; le terme est maintenant en voiede dis-
parition, mais dans la mesure où l'on s'en sert encore, il n'a
ptus d'autre valeur que celle de forçat.
Les changements de ce genre atteignent constamment
presque tous tes.ntots mais on ne les remarque que lorsqu'ils
présentent quelque chosede singulier et d'étrange on dit du
~w (tatin ~«~ de chinons; la p/Mmfde fer est substi-
i9t5-)906
L'AiiSKESOC)Ot.OatQUE.

tuée à la ~!<w d'oie sans que le nom ait varie; et ainsi de


suite les changements de choses ne se traduisent que d'une
manière restreinte par des changements de mots car ka
mots étant associes a des représentations toujours très com-
ont
plexes s'associent facilement il des représentations qui
avec celles d'une génération précédente quelques traits com-
muas. Kt c'est ainsi que ta variation de sens de beaucoup de
mots, c'est-à-dire au fond la variation des HoUousauxquelles
est associé le nom donne, traduit des changements sociaux
profonds toute l'histoire de la société grecque se reitéchit
indirectement dans le contraste entre le compagnon do
et la
guerre et d'expédition Maritime homérique, l'<
courtisane athénienne ou aiexandrine, t'~x~x.
De cette catégorie il faut rapprocher les changements qui
ont lieu quand un mot doit en remplacer uu autre frappe de
quelque tabou, ou, ce qui est un fait d'espèce voisine, éliminé
pour quoique raison de convenance si les noms propres de !a
prostituée sont évites par convenance, on est conduit ft asso-
cier à la prostituée le nom de la femme mariée; ot c'est ainsi
que ~u'ff, puis /<?' ont été apj)eiés successivement à fournir
le nom de ta fille publique il y a ici une application d'un
nom a un objet'dont il n'était pas le nom propre, mais qui a été
attribue fi cet objet par un acte exactement comparante à
celui qui a fait nommer p<t(~cla poiute de fer substituée à la
piume d'oie tailtéc qu'on employait antérieurement la cause
initiale est ici de nature sociale, mais cette cause sociale agit
à peu près de la même manière qu'agit te changement de la
réalité désignée par ienom.
Un même mot change de sens suivant les lieux; ainsi un
mot iudo-europeon'~< qui désigne un « endroit par où ou
peutpasser".sii;nine. suivant te eus, un pont, une porte, un gué
(ces trois sens sont attestes en ancien iranien, dans ta langue
de t'Avesta); c'est le hasard des circonstances locales qui fait
que le latin ne garde po~tMqu'au sens de « port (tandis que
le mot voisin ;wM prend celui de « porte ~), et que le gantois
n~t-dans ~tfM MM~M « champdu g"6 le vieux gattois r~ et
l'anglo-saxon /br<<,vieux haut allemand /<«'< (qui sont le
même mot) conservent seulement la valeur de « gué M.
Les développements de sens reflètent l'organisation sociale.
l'organisation domestique, Il est intéressant par exemple de
voir comment le mot qui signifie « dehors a provient du nom
de la porte, ainsi en latin ~'as et /bn< en grec M?~ t~Mt,
A. MMU~T.– COMMKtT
<,ËX
MOT!!
CttAttnfttT
OB!<E!fS <3
01% eu arm.1eliail
'~?T~ armemen «Mt'x.on persan :<Mf; ~# .II" ..à
et ceci coïncide
avec le fait que simultanément a dehors, se dit « au champ »
Mc'està-dire «hors de ta maison dans iriandaisoMMM~
« foras » et tMMM~«foris~),& côte do ot(«/Kcimmp dans
bretou <'nMt<<(~,gattoistM)«~ à côté de )M< M«tM« champ",
dans lituanien <««/Mt(,~txA'c.à côte de ~t<<M « champ » et
dans annéuien ar/aA'/Mà côte de «/< « champ ce sont tes
expressions qui avaient cours dans chacune des grandes
familles qui étaient l'unité sociato par excetience on yoppo-
sait l'enclos famitiat, te <<corslave, à tout ce qui était en
dehors, notamment aux champs. – Unmot tel que le latin
~oM.w « promise x prend le sens de « fiancée Md'ou daas
certaiaes langues romaues celui d' « épouse », parce que le
« je promets est ta terme rituel
verbe latin .<tp<Mtf<fo pro-
nonce par le père pour répondre « oui » à un prétendant à
la tnain de su fille.
Et ceci amène naturellement à envisager l'ordre des causes
qui forme l'objet principal do la présente étude, la reparti-
tion des hommes de même tangue on groupes distincts c'est
de cette hétérogénéité des hommes de même tangue que pro-
cèdent avant tout le phjs grand nombre (tes changements de
sens. et saus doute tous ceux qui ne s'expliquent pas par tes
causes précitées.

III
.A
L'action de la division des hommes en classes distinctes sur
le seus (tesmots a déjà été souvent signalée par les auteurs qui
ont écrit sur la sémantique et M.Breat en particulier l'a
exprimée avec une grande précision :« Amesure qu'uue civi-
lisation gnguo en variété et en richesse, les occupations, tes
actes, les intérêts dont se compose ta vie do la société se
partasent eutrediflérents~roupcsd hommes: ni t'etatd'esprit,
ni la direction de l'activité ne sont tes mêmes citez le prêtre,
le soldat, i'homme politique, l'agriculteur. Bien qu'ils aient
hérite de la même langue tes mots se colorent chez eux d'une
nuance distincte, taquette s'y fixe et finit par y adhérer.
Au mot <<'o/~<toK,s'il est prononce par un chirurgien, nous
voyons un patient, une plaie, des instruments pour couperet
taitter; supposez un militaire qui parle, nous pensons à des
armées en campagne que ce soit un financier, nous compre*
nons qu'il s'agit de capitaux en mouvement; un maltre de
L'A!!t)~OCMtOMOCE.iimS.i9M

calcul, Il est question d'additions et de soustractions'. Chaquo


science, chaque art, chaque métier, en composant sa termi-
nologie marque de sou etnpt'eiute les mots de la tauguo
commune (~M< tle f<'(Kfn<f«yK< 3" MM.,p. 283et suiv.; voir
surtout les chapitres de la 7'~<<t«', p. 143et suiv., et~'x~
<'a~~<«'fM<«'<' de pn~M;)< p. tSt et suiv.). On trouvera (tes
observations analogues de L. Duvau, .tO<M de ~.s'tV~t/c
<<K~«M<<~)«', XHt.~34et suiv., de M. Meriu~er, /H<~<TMM-
Mfw/x'o/'MAM~fK.XVtLde M. Schuc)i:)rdt, dans sou travail
sur ~OMW,<)<~M~tc/<~ de l'Académie de Vienne, phit.
hist. e). vol. CXLt (année i8')!)) on consultera aussi Roques
3M7tO~M <~M<0<Ojj~M('.<,~OM/'M<;<</('.<
MfHMh-,août t0t)~. i)at)S
sa publication dédiée a Adolf Mussafia (Craz, )90S), AI.Schu-
chardt écrit « Bien que Furigine de tous des mots signifiant
« devoir « aH. Mt«MfM en itulien diaiecta)~ ne soit pas ectuir-
cie, il sonble qu'il 8'y réneehisse surtout des diflereuces
sociales. Le devoir de l'esclave n'est pas celui du utattre,
l'esclave aura aussi facilement uu m<7t< Ht<KM~<'<'<)<M<
est aux
lèvres que le maitre un H«7t< <'f~t'<H.
Le lait (oadameutat est donc qu'un mot qui, dans la langue
commune d'une société,a un seus etendu,s'appHquo,daas un
des groupes restreints qui existent a l'intérieur de cette
société, à des objets plus ctroitement df termines, et inverse-
ment M. ~jerin~rdit très bien, dans /M(/~<'<M(M;.ff/tt' ~-<-
t'/<«~('M.X\'tU, iM:<funmotehtrgit sa signification quand il
passe d'un cercle étroit il un cercle plus étendu; il la rétrécit
quand it passe d'un cercle étendu à un cercle plus étroit M.
L'exemple du mot o~Mt/OMdéfinit assez le principe pour
qu'il soit inutite d eu ajouter d'autres; aussi bieu le fait est-il
d'expérience courante. Chaquegrouped'hommes ulilise d'uue
manière particuiiere les ressources générâtes de la langue.
Les groupes où le sens des mots se précise ainsi ne sont pas
setttemcut des groupes professionnels tout ensemble d'indi-
vidus, qui a. a quelque point de vue que ce soit, des rotations
spéciales afinturieurd'une société a, parh't même, des notions
spéciates et obéit à des convenances spéciales au petit groupe
qu'il constitue, soit transitoiretnent.soit d'une manière per-
manente; or, la signification d'uu mot est définie par t'en-
sembte des notions auxqueties est associé le mot, et les asso-

1. M.B<'<i:tt
aurait))Uaj'))])<'r<)U'!m':t')t)r''))'s()t!Vin
'i'<B''fcy.~M'<'aff'M
<)'!<)Hn''
));)n)')<t))!de vitt,et ~ue[outh' tt'uu'tcy eutettJpar t'~<t<'<~)r''«-
<wfM un vittd': <:uap!tj~t.
A. MEtLLET. – COMMBKTLES MOTSCM~ORXT M SEX? <&
g
t:t~~tî<tA~~tA*i,t-t
ctattous <ttM6reatévidemment suivant le groupe où le mot est
employé. Le vocabulaire des femmesn'est pas identique à
celui des hommes le mot AaM~' a, eu fraucais, uuo tout
autre valeur chez les femmes que chez les hommes,
parce
qu'il s'applique à un acte dont te caractère et t'importance
sonteutierement différents. Ailleurs c'est par convenance
que
tes femmes s'expriment autrement que les hommes on cite
par exemple un dialecte serbe où les femmes éviteut le nom
propre du b<auf,<fM-/f~,employé par les hommes, parce que
ce mot a eu même temps le sens de «
p<'M<H, et recoureut à
d'autres mots. On emploie partiettement une
tcrmiuotogie
spéciale à la caserne, dans un groupe d'étudiants, dans un
groupe sportif; et, il importe de le noter, les mêmes individus
appartiennent simultanément ou successivement à plusieurs
des groupes en question, si bien qu'ils subissent à la fois ou
a divers moments do leur vie des inttuences diverses.
Les hommes qui exercent une même profession out a dési-
gner un grand nombre d'objets et de notions pour lesquels la
langue commune n'a pas do noms parce que le commun des
hommes ne s'en occupe pas. Beaucoup de ces
désignations
sont obtenues eu attribuant à des objets te nom d'autres
objets
avec lesquels ceux-ci ont une ressemblance ou
plus moins
lointaine; on désigne ainsi~ous le nom dec/~nv telle machine
servant a porter, l'anglais c«f « citât » est aussi un
crampon
qui sert à saisir l'ancre ~d'après les grilles du chat, etc.). O.n
n'enteud marquer par là que des analogies
vagues, et très
souvent, au lieu de recourir au mot tui-meme, ou se sert d'un
dérive le c/«'M/~ est autre chose que le c/«'M/, la MMKc~c
autre cboseque la M«<Mce procède de derivatiou est de
re"1e
en russe, où le « bec d'une cafetière est un ~t/~ et non
MM « nez a (voir Boyer et Spérauski, .t/~tMW</<-nf-w
p. t3, M.4;.
Quelle que soit la. nature du groupe considère, le sens des
mots est sujet à y varier non seulement en raison des circons-
tances spéciales qui 'te. déterminent, comme il arrive
pat-
exempte pour le mot o~/M; mais aussi en raiso.ndo ce
qu'H s'agit d'uu groupe plus ou moins isole du re~dc la
société, plus ou moins ft-rme, ptus ou moins autouomc car
la variation du vocabulaire ne se limite
pas a ce qu'exige la
nature même du groupe elle est grossie
inteutionuettement
par suite de la tendance qu'a chaque groupe it marquer exté-
rieurement sou indépendance et sou originalité; taudis
que
MOS-t90<:
t/AXX~ SUCtOLOUtOUE.

l'action de la société générale tcud &uniformiser la tangue,


l'action des groupements particuliers tend & différencier
sinon la prononciation et la grammaire, qui restent seusibte-
ment unes, du moins le vocabutaire des individus qui y
prennent part; it y a là deux tendances antagonistes qui
résultent immédiatement etdu caractère do ta tangue géuérate
et du rote spécial des langues particulières.
Les langues de groupes particuliers deviennent ainsi des
argots, et ces argots eux-mêmes se constituent parfois en
tangues artificielles, par des a)t'rations systématiques. ainsi
eu France le jargon des bouchers, le /o«c/wMmf ce qui
montre bien que le fait est naturel, c'est qu'il se retrouve
dans des tangues tout à fait différentes. M. Chéon décrit
aiusi tes argots des marchands de porcs, des marchands do
grain, des sampaniers, des chanteuses. etc., du Tonkin, qui
sont autant de déformations de t'annamite (voir ~««ctt'M</<*
l'École/)-f!«f««e(<'A.F~'fM<c-(~'«'M(,
V, 47 et suiv.,).
L'action de la tendance aux innovations de sens dans tes
langues particulières est d'aitteurs (aciiiteepar plusieurs cir.
constUHces.Uaasun groupelimite, il est souvent question des
mêmes choses les associations d'idées sont les mêmes chex
les divers individus, et t'un s'y entend sans avoir besoin de
préciser d'autre part ce qui, pour une personne étrangère
au groupe, serait obscurest clair pourles membresdu groupe
des t'instantquecertaiusprocedesd'cxpressionout commencé
d avoir cours, qu'une manière s'y est créée.
Ainsi s'explique le trait caractéristique des changements
de sens argotiques que M. Schwob et G. Cuieysse ont mis en
évidence (.t/t-wooM</<' ~t'Mt'' f/<'<<~«M<«y«c. VII, 33et suiv..)
la dérivation synonymique. Si un mot A a simultanément
deux significations, l'une .r dans la langue generate, l'antre y
est argot, tous les synonymes approximatifs du mot A de
la langue générale au sens -r seront admis en argot à avoir la
signification y de l'argot; par exemple, si polir est employé
en argot au sens de « voler », qui se rencontre déjà chez
Vition, on pourra employer de mOuc /M<r~ <MMM', .WM!~r
ttc~o~cr; si to~'c signifie une fois « tromper en argot, on
pourra donner le même sens ù /~<, M~ntp~r, etc. Le souci
de demeurer inintelligible au vulgaire est pour beaucoup
dans le développement considérable qu'a reçu le procédé en
argot; mais le principe même n'est pas propre à l'argot
entendu au sens étroit, et le procédé se retrouve, en une
A. MEtU.ET. COMMENTt.ES MOTS OtASnKST M SfX!! n

mesure plus ou mons ctenouo. aans toutes les tangues de


groupes particuliers; par exemple, dans ou groupe où l'on
s'est mis employer des adverbes tels quo <<'n'<M<'M)fH< pour
exprimer ce que la langue commune indique par fn~, ou est
conduit à employer & l'occasion tous tes synonymes approxi-
maUfstuts <jue<)/<!<)~'Mt('M~ t'<~M~M<'mfM~ ou des adverbes
de même sorte; c'est sans doute à quoiquesynonymie de ce
genre que les formes négatives ~<M,po(Mf,m«'du français doi-
vent leur origine du jour où l'un do ces mots a pris une
vak'ur proprement négative, il a éliminé les autres; Hx'eest
sorti de tout l'usage français, poo)<de l'usage dans la langue
parlée. et il n'est resté que ~M, lequel a cess'~ d'être une
détft'tninatiou de ta négation, pour devenir par tui-méme la
ué~Uon uauetteen français pHrté. De p<n'&4He& modificaUons
du i-ens des mots par synonymie ne s'expliquent que dans des
groupes fermes; la résistance à t'innovation linguistique, qui
est chose normate dans t'ensembte du groupe social, est
anuautic sur un point particulier dans le petit groupe en
question où, en se singularisant à t'egard de t'eosembte,
l'individu ne fait que mieux marquer sa solidarité avec le
groupe étroit dont il fait partie.
L'une des causes qui font que les groupes particuliers sont
éminemment propres à modifier leur vocabulaire, c'est que
les t'tements qui coustitueut chaque groupe ne sont souvent
pas homogènes au point de vue linguistique et que. de plus,
ils sont soumis à des innuencosétrangères. En (*(îet)csgrou-
pements qui se forment il l'intérieur d'uue société, et notam-
ment tes groupements professionnels, sont composesde gens
qui ue sont pas nécessairement issus d'une m6mo tocatite, ni
même d'une même région, et (font, par suite, ia tangue n'est
pas tdcutiquo par eUe-meme et sans qu'on fasse intervenir
faction de l'une quelconque des langues locales eu question,
cette absence d'homogénéité est évidemment une cause d'ins-
tabilité et d'incertitude, et – on ne t'a pas assez remarqué –
c'est t'une des priucipales causes, la principale peut-être, de
tous les changementslinguistiques, da ceux de la prononcia-
tion et de la grammaire comme de ceux du vocabulaire, des
changements spontanés comme des emprunts.
I)e ptus, les éléments étrangers tendent &introduire dans
la tangue du groupe des formes de tour propre langue
c'est ainsi que la langue des étudiants allemands renferme des
mots d'origines dialectales très diverses dans sa .S<«<~t<<'K-
UMifHMit. – Année sociot., <t05-!M6. S
)8 t/AXN~E~CM).of!t(tt'E. tMS-tMO

~'f«'A< 6X,M.Ktuge en fournit des exemples, notamment le


bas atiemand ynofcau lieu du haut attemand yfHoxoc« compa.
gnon M.M. Hurn fait la mémo remarque pour ht tangue des
soldats attemands, dans sa ~'o<(~f<'n</M'<!<)f,
9 et suiv. Cette
influence dctémeuts étrangers se manifeste souvent par (tes
traductions ainsi, dans lu langue spéciale des premiers cin'é-
tiens, )'<'ancien qui était le prêtre était désisné par le
mot ':M~M;en grec: dans te groupe des ctu'e.tiensde tangue
tatine, ou se trouvaient metés do nombreux éléments ttette-
niques ou heHeuiscs, le mot fi été gardé tel quel: ou dit /M-
Mc/ qui a subsisté en français sous les formes ~<'c et aussi
/~t<«t««e en vieux français.
On conçoit enfin qu'on puisse recourir à un autre procède
et que, au lieu d'employer le mot eU'au~er, on te traduise,
c'est ce qui a été fait eu Orient en Arménie le mot cn'c
f( ancien a aussi reçu le seus de '< prêtre et le ~forgien
lait exactement de même avec son mot siguinant « ancien M.
Ou bien encore on peut ce qui revient a peu près au môme.
charger un mot national d'un seus étranger; ainsi t'aH~to-
saxon <'('</« bonune libre fqui va à ta guerre), noble a reçu
sous Kuut te sens du mot norrois~tW vice-roi, ~ouvorueur
de province » qui était reconnu par le sujet parlant pour
identique au motanglais: sous la domination normande, le
même coWa servi d'équivalent au français <'oMf<et c'est la
valeur que <wh) encore eu an~iais moderne.
t)ece doubfe procède d'emprunt et de traduction de termes
étrangers it resutteque les vocabulaires des groupes purticu-
liers qui sont en relation avec des groupes pareils dans des
pays partant d'autres tangues présentent d'ordinaire un Krand
nombre de ressembtanct's. Le vocabulaire militaire par
exempte est il peu près le mente d'un bout de t'Europe à
l'autre.
Le fait est particulièrement sensible dans les groupes com-
poses de savant:), ou bien ou t'etcment scientifique tient une
place importante. Les savants, opérant sur des idées qui no
sauraient recevoir une existence sensible que par te tangage,
sont très sujets à créer des vocabulaires spéciaux dont t'usa~e
se répand rapidement dans tes pays intéressés. Et conune ta
science est éminemment internationate. testermes particuliers
inventés par les savants sont ou reproduits on traduits dans
desKroupes qui partent tes tangues communes les ptus diver*
ses. L'un des meilleurs exemples de ce fait est fourni par la
A. MEtt.LBt. COMMKtT).t!~ MOTSCOASURSTCR SKXS <9

scolastique dont la tangun a eu un caractère éminemment


européen, et a laquelle t'Huropo doit la plus grande partie do
ce que, dans tu ttigarrure do ses tangues, elle a d'unité de voca-
butaire et d'unité de sens des mots. tJn mot comme tetatin
foo.«'«'H<M a pris dans la tangue de t'écoto unseusbien défini,
et les groupes savants ont employé ce mot mémo eu français
les nécessitésde la traduction des textes étrangers et te d6sir
d'exprimer exactement la même idéeont fait rendre !a mémo
idée par les savants germaniques au moyen de Mf~tMt't en
gotique, de s'tCtXMH!, en vieux haut-aiiemaud (aiiemand
moderne ~<f.M<'n~.Souvent les mots techniques do ce genre
sont traduits littéralement et n'ont guère de sens dans lu lan-
gueoùiis sont transférés; ainsi le nom dot'hommoquiade la
pitié latin, tHM~tFo~, a été traduit tUtératement en gotique
<«'w<t-A(tM'~ et a passe du germanique
(allemand t'M/'Mt-/(frj«y~
en slave, par exemple russe mfh-Mn~ Ce sont là do pures
transcriptions cicricuies de mots latins.
Quand,commeitestarrive assez souventaucoursde l'histoire,
teseiementsdominantsd'uue nation ont parie une tanguediue-
rente de celle des autres groupes, tes parties do la nation,qui
approchent immédiatement ta casiedominantoetquiuecessai-
re<nenti)pprennent plus ou moins ta tangue do cette caste se
cuostituent un vocabutairc où figurent un grand nombre de
termes étrangers au moins pour les notions qui importent à
la caste. Le uom vieil anglais do t'armée Ac/'ea été etinuno
dans le tangage des gens qui entouraient l'aristocratie nor-
mandfau profit des mots d'origine française «noy et Ao.
A t'interieur d'une langue donnée, définie par une pronon-
ciation une et surtout par l'identité des formes gramtnati-
cales, il y a en réalité autant de voeabutaires particuliers qu'il
y a de groupes sociaux ayant une autouomie dans la société
qui parte cette langue. et tout groupe d'hommes a ses dési-
gnations speciates, non soutementde ce qui lui est particulier,
mais aussi de nombreuses choses qui lui sont communes
avec les autres membres des groupes plus étendus dont ces
hommes font partie, les exemples pourraient aisément 6tro
multipliés; les types indiqués suffisent à fixer les idées.

Les changements de sens qui viennent d'être sommairement


décrits ne restent pas confinés dans les cercles où ils se pro-
cluiscut. Une fois sortis des groupements particuliers où ils
ne figurent que d'une façon transitoire ou périodique, les
SO L'ASXKB t90H9M
SOCMt.OUtQUE.
individus n'échappent pas aux habitudes qu'ils y ont contrac-
ta, et même quaud Ils ont ailaire à des personnes étrangères
aux divers groupes dout ils font eux-mêmespartie, ils restent
sujets ù employer les mots avec le sens que ceux-ci. oot pris
dans uu groupe. D'autre part, s'il s'agit de groupes qui ont un
prestige, notamment de groujtes aristocratiques ou do grou-
pes savants, les individus qui n'y ont pas accès se plaisent à
en reproduire les usages, et notammentle vocabulaire; ainsi
des mots germaniquesqui dési~naieut anciennement le a chef»,
le « seigneur », à savoir p'd et tn</t~H, te premier u'apparatt
plus en vieux haut allemand qu'on fonction de vocatif, pour
interpeller, et le second sert presque uniquement designer
« Dieu » (le seigneurcéleste; le c)tef terrestre, te seigneur est
désigné par un mot calqué sur le latin w<w, le mot /<?'o,
et ce mut nouveau, emprunté par l'aristocratie germanique à
ta nomenclature latine, a si bien remplacé dans tout t'en-
semble de l'allemand les vieux mots que, dès le xf siècle, le
vieux haut allemand tend à employer Mro mémo pour Dieu
et qu'aujourd'hui seul subsiste le mot //< (voir Ebrismaun.
!)'or<iK'ht<M~,YH.p. n3 etsuiv). Cette
Xct<t:)/'</)u-<<t'ttfi!t'))t'
extension est d'ailleurs nécessniredans beaucoup de cas car
c'est seulement dans les vocabulaires spéciaux que nombre
de notions nouvelles ont trouva d'abordune expression propre
et exacte.
Les sens particuliers qui se sont produits dans des groupe-
ments étroits ont donc de nombreuses occasions de passer a
la tangue commune, soit par mode, soit par nécessite; il y a
là de véritables ('M!p)'M)i<ù t'intcrieur d'une même langue.

tt importe de définir ici ce que l'on entend en linguistique


par l'emprunt.
Soit une langue considérée à deux moments successifs de
sou développement le vocabulaire de ta seconde époque con-
sidérée se compose de deux parties, l'une qui continue le
vocabutaire de ta première ou qui a été constituée sur place
dans l'intervalle à l'aide d'éléments compris dans ce voca-
butaire, l'autre qui provient de langues étrangères (de même
famille ou de familles difTérentes,' s'it arrive que quelque
mot soit créé de toutes pièces, ce n'est, sembte-t-it, que
d'une manière exceptionnelle, et les faits de ce genre entrent
à peine en ligne de compte. Soit par exemple le tatin à
l'époque de la conquête de la Gaule par les Romains et le
A. MMU.RT. CÛMMBtT ).R!tMOTS CMASOKST M SKt~ St
Il t n-
français (c'est-à-dire la langue do Paris) au commencement
du <x"siècle; H a des mots comme ~'c, <'A«'M, /«)f, etc., qui
continuent simptemeutdcsnmts tatius il y ena commen~«<<<'
ou pf~MOtt qui ont et6 faits sur sol français avec des ete-
ments d'origine tatine, et il y en a d'autres qui sont entresa des
dates diverses:p'-f'fn'est un motqui est entre par te groupechré-
tien à l'époque impériale romaine. suus ta forme p~'M~<<'<
i~tt'n'c.U))mot germanique, apporté partes invasions germa-
niques, et entré dans tatangue pur le groupe des conquérants
qui ont été mattres du pays. a la suite de ces invasions; f«Mp
est un mot italien venu au xV siècle par les éléments militai-
resqui ont tait les campagnes d'Italie <!«''ch* est un mot pris
des avant le x"siècle au latin écrit par les clercs et qui avait
disparu de ln langue commune; f~/m'est un terme do la
langue des marins normands ou picards; /oo< est un terme
do sport venu de l'anglais il y a peu d'années, tnais par rap-
port au latin do l'époque do César, tous les mots en question
sont également empruntés, car aucun n'est la continuation
)Kt~<'n'otMp)«'de mots latius de cette date, ni ne s'explique
par des formes qui se soient perpétuées dans la tangue sans
interruption entre t'époque de Ccsar et le commencement du
xx~siècle. M D'importe pas que le mot soit emprunte à une
tangue non tndo-euroueGuno. comme il arrive pour ot'«)~<
ou a une langue indo-européenne autre que te latin, comme
~'('<< ~M~'re,ou au latin écrit comme siècle, f«tMF,ou à un
dialecte roman commeC(tn)~,<'(Mt(tr«(/c, ou même à des parters
français plus ou moins prociles du parisien, comme le mot
/b(M.pris à des parlers ruraux, et que sa phonétique dénonce
comme n'étant pas parisien; eu aucun cas il n'y a eu conti*
nuation directe et ininterrompue du mot latin depuis t'epo'
que do César jusqu'au début du xx"siècle, et ceci sutntàà défi-
uir t'CH)~'Mt<< pour la période considérée. On notera que la
nation d'cM~rMM< ne saurait être déllnie qu'à l'intérieur d'une
période strictement délimitée.
Mais d'après ce qui !t été expose ci-dessus, un mot peut
porter toutes les marques phonétiques et morphologiques
auxquelles on recounatt un mot non emprunte; il peut même
avoir subsisté sans interruption dans la tangue, et être néan-
moins au fond un mot <'M~'«x~, si, peudant un temps plus
ou moins long, il n'a plus fait partie de la langue commune
et s'il a été employé seulement dans des groupes sociaux par-
ticuliers. Sans parier des autres causes qui ont pu intervenir,
33 t-'AX~E socMt.OOOCË. <90MM6

c'est sans doute pour n'avoir subsiste que dans le !augage


rurat que des mots tatius comme ~oftcn' K placer H, fM<«tt'c
«être couché )',f«(/ft~'f'Htirer'),Mt<f«/'<'KC))an){er))ont pris
des sens tout particutiers et techniques et ont fourni au
français actuet/MMf/< Mtt('<'<,f/'<!<n', Mtxfr;cestaiusique,
dans le patois françaisde Cttarmey (cautun suissede Mbourg),
le mot/.M «nL'uro.qui repond au français ~<'t«',dispat'atteu ce
sens, mais se maifttientau seus de « crème technique daus
le parier de ce paysde taita~e (voir Gauctmt,f/)(tt<~ ~no<tt''((~t<c,
dans .<«<?'"M)f««f<«'/t .s'(«'/«'M, Festsetu'ift'Motf, p. htt). Au
seus de « couper le bte H,Furetière (cité dans io ~<c~KW)t<t«'f
~<'«<M< de U.ttïfeid, Dartnesteter et Thomas, sous « scier a)
indique que quelques po'souues disent Mj/cr ou ~'«T :)u sens
de « scier N <couper' du b)e; c'est un mot rurat que l'on
avaittrin)s{Mrtcài'aris,tnaisqui aurait tout aussi bien pu
prendre cette tôt meà Paris. A prendre le terme dans un
aeus strict et rigoureux conforme à l'esprit metne de lu défi-
nition, les mots !rançi)is ~HJ/'< etc., sont encore des mots
<'M)~r«t~<<, bien qu'ils n'aient peut-être jamais cessé d'exis-
ter à Paris et qu'ils aient tous les caractères phonétiques et
morphoio~iques de mots français. MM. <:iitierun et Mongin
ont, dans leur ctnde de geograpttie linguistique. St'w </f<M.< /«
C««/t' <~)t«««'.pose ce principe capitat que beaucoup de mots
qui ue se deHoucent pas par leur forme phonétique comme
des emprunts sont ue:mmoiusempruntes à des partors voisins
et peuvent être reconnus pour tels ù certains indices; « le mot
scff~ qui continue le latin .«'<'«/'<'f couper He représente,
d'après ces auteurs, qu'un emploi tout particuUer et spéciale-
ment rurat de ~c«r< à savoir « couper Je bie (avec la faucille
denteteo » c'est un exemple à joindre à poMf~'f,cotuw, etc.
tuversetHcnt, fesmots empruntes ae te sont pas en principe
par la langue gfnerate; c'est dans les groupements particu-
liers qu'on emprunte des mots, et, presque pour chacun des
exemptes cités ci-dessus, ou aperçoit aisément quel est le
groupe qui a fait l'emprunt. C'est par les milieux militaires,
par les conuner~ants et par les prêtres que le germanique a
emprunte au lutin ta grande masse des mots qu'il s'est ussi-
milés à date ancienne; c'est aussi par les milieux militaires
et par les prêtres que le slave a, à date ancienne, reçu des
mots du latin et du germanique; aujourd'hui c'est surtout le
monde du sport qui emprunte des mots à l'anglais, c'est te
monde militaire qui eu emprunte à l'allemand, etc.
A. MEH.LET. COMUMTH!J MOTSCHAX'iKXT
CE SKX~ B3

L'emprunt qui est, de tous les taits linguistiques, le plus


important sans doute a donc uvant.tout des causes sociales,
et comme tes causes sociales sont ici évidentes et que leur
action y est immédiate taudis que pour d'autres faits linguis.
tiques elle est pins obscure et moins directe, ou est allé jus-
qu'à proposer de qualifier les emprunts morphologiques de
faits de linguistique sociale. par opposition aux devetoppe-
ments spontanés qui seraient individuels (Wrede..t/t'c /«)'
~MSf«~<ftfM t/c/' Mt'Mft'o!
S/'roc/M, CX!. p. 33; ii n'ya pus lieu
de discuter ici cette proposition dont il serait du reste aisé de
Montrer l'inexactitude.

La nature et ta portée de l'emprunt étant aiusi définies, on


peut poser eu principe que la langue commune emprunte
beaucoup aux langues particulières. Une languetelle que le
français se compose pour la plus grande partie de mots em-
pruntes. Seuts font exceptionics termes généraux de la iao~ue
commune, et c'est pour cette raison que les tinguistes {ont
reposer sur ce petit nombre de mots leurs théories.
Si les mots sont empruntes par ia ian~ue generaie seulement
pour exprimer ies notions aux'jUcHes lesa associéesla langue
p:n'ticuiierc par iaque!)e ils out passe, il u'y a ricu de p)usaa
eu dire ils demeurent a t'ctat de corps plus ou moins
étrangers, de termes techniques et ue sont dans la langue
commune que des éléments accessoires c'est ie cas qui a le
premier attiré l'attention, mais dont l'importauce est le
moindre.
S'ils pénètrent vraiment dans la langue commune et y sont
employés cuuranuneut, les mots empruntés ne le font qu'en
subissant un changement de sens. La valeur précise et rigou-
reuse d'un terme tient a l'étroitesse d'un milieu où dominent
les mêmes iuteretsetoù l'oa n'a pas besoin de tout exprimer;
sorti de ce milieu étroit auquel il devait sa valeur spéciale,
le mot perd immédiatement de sa précision et tend a devenir
de plus en plus vague. Pour un marchand des rues, f«H)e/o~c
signifie la marchandise quelconque qu'il a entre les mains (et
de mémo pouricchifïonnier;; en entrant dans la languecorn-.
muue. le mot a pris le sens vague de « marchandise do peu de
valeur, mauvaise marchandise u. Soit encore, par exemple, le
motlatin ''«~f!<(~-f<«M);dausla langue du barreau romain, il
désignait « une affaire judicitire, un procès passant de là
dans ja langue commune, il n'a plus signifMqu'une <fauaire
St L'ASIE !!Of:<()LO(MOt;E. fM5.i900

et etum uno « cffusoMsi bieu qu )) pu s apptmuer non seule.


meut A une aftaire, mais un « objet et que e~(Mcest devenu
t'tttt des Motstes plus vagues de toute lu tangue française. Lu
même mot, emprunté, suus forme savante, à ta tanguespéciale
de ta scotastique avec h' sens (te « cause M. qui était te sens
géuérat du mut eulut!)), u passéaussi d:tus ta tatoue commune,
mais avec une valeur deptus en plus i)))pr6ciso et sert u desi.
guer tMu plus Ja cause t'utcieutc uu )a cause Hnitte, mais tout
motif daetiou <<<'««.«'?<'(tui\)ut a « pourquoi?" dans !a
ian~uc pupuiaire. Ht ceci u'etupéehe pas que. au bun'euu. il
n'exige uu nnjt cf«Mc,emprunte uu latiu par les juristes,
uuquet ou {;i)rde suu sens preuiipr tatiu '< (ta)Iairo jttdi-
ciairo M; toutefois counne le terutC appartieut surtout aux
avocats etue dcsigue souvent une.!)ft<)ireqtt CMtant qu'eHe est
coufiecu un avocat, uu mut(;««.«'si~niuaut « unairo u piaider"
a passf eu français cot)))nuu,et toute persouue qui uefeud uu
pin'ti s'attache ù la bonne ou u )a mauvaisec«)Mf; do nouveau
ou se trouve très ioix du point de départ du sens du mot.
De ntOne que t'etupioi dans une tangue particulière déter-
mine uu ctmugemcut de sens, l'emprunt (ait par les tangues
générâtes à uue tangue ~<~<t'«~t'«' eu détermine donc un
autre dans un seus toutdincrent. Et ce n'est qu'une consé-
que)jcpde)M)uaaiercdouts'etahtitteseusdesmots.M. Wuudt.
~/w/<f-. edit.. vot.!t, p. et. suiv., montre bien comment
un juot ne desigue pas uecessairemeut une idée géuérate
pour chaque individu, ieotot ne dési~ue même le plus souvent
quecertitijts objets purticulicrs, qui fout partie de son expé-
rience. Mais [a mut sert eu même temps à d'autres membres
de ta comtuuuauté pour lesquels il désigne d'autres objets
ptusuu moins semblables; il se dépouitto par là de tout ce
qu'it a de particulier, pour ne garder d'autre rote que celui
d'indiquer les seuls caractères communs à tous les objets
désignes par le mot dans uu groupe social douNe; t'entant
qui apprend te mot c/«M<est naturettemcnt porté &ne i'appH-
quer qu'au chien de ta maison, et c'est seulement au fur et à
mesurequ'it entend ce metuemot applique a d'autres animaux
qu it lui ote sou caractère concret et lui attribue une valeur
genératc. Ou voit par ta que la valeur géuerate des tnots est,
dans une très large mesure, uu fait social, et que ta généralité
du sens d'un mot a souvent chance d'être proportiounee à
i'étendue du groupe daus le pat-oiad'un vittage de pasteurs,
te c/t<('M est par excellence le cbieu de berger mais dans uue
– COMMENT
A. MEtU.ET. LESMOTS
CUAXGtMT
BRSËSS !&
titane tetto que iotrançats, le mot c/'«'ttexclut toute associa-
tion spéciale à un type determiue et désigne d'une mauiera
ubstraite une espèce nnitna)e.
tt npparatt ainsi que le principe essentiel du
changement
de sens est daus t'existenee de groupements sociaux à t'inte-
rieur du milieu où une tangue est partee, c'est-à-dire daus un
fait de structure sociato. if st'rait nssurcmeut
chimérique do
prctendre expliquer dès maintenant toute tes transformations
de sens par ce principe un grand aofnbre (te (aits résiste-
raient et uo se laisseraient interpréter qu a t'aidede
supposi.
tinns arbitraires et souvent forcées t histoire des mots n'est
pas assez faite pour qu on puisse, sur aucun domaine, tenter
d'fpuisertous tes cas et démontrer qu'ils se ramènent sans
attcua reste au principe invoqué, ce qui serait le seul
procède
de preuve théoriquement pussih)e; te plus souveut tneme ce
u'est que par hypothèse qu'un peut tracer ta courbe
qu'a sui-
vie le sens d'uu mot eu se transformant. Mais. s est vrai
qu'un chaudement de sens ne puisse pas avoir lieu saus etro
provoqué par uue action deOuie et c est le postulat néces-
saire de toute théorie solide en sémantique te principe
invoque ici est le seul principe eounu et dont
t intervention soit assez puissante pour rendre compte de ta
ptupitrt des faits observes; et d'autre part l'hypothèse se veri-
tte ta où les circonstances permettent de suivre tes faits de
près.

Quelques exemptes montreront comment se font les chau-


gemt'ots de sens et quelle est l'application du principe.
Soit le mot tatiu M«<tM« nid H t'ctymotogie indo-euro-
péeuue en est transparente; c'est le résultat de ta conthinaisott
d'un préverbe '<«'- qui marque mouvementde haut en bas et
d'un nom radical '~«-appartenant à la racine du verbe latin
sc<<< « être établi, être assis ces deux éléments sout do
date indo-europeeuue; le mot a eu aucienncmont un sens très
vaste, eueure conserve daus tes langues indo-européennes
orientâtes en sanskrit et eu arménien; ainsi t'armeuienM~
signifie « lieu où on est ctabti, résidence, séant mais dans
tes tangues ptus occidentales, depuis te st.tve jusqu'au cet-
tique et au latin, le mot,u été limité it un emploi tout particu-
lier – connu tncme du sanskrit, mais ignore de i'armeuien –
celui de lieu où est établi un oiseau, nid »; tes conditions
jittguistiques du lait sont bieu couuues le préverbe 'a cessé
36 ).'AXX~EMCtOt.OOWE. i90S.t906

(t êtreemployé comme préverbe et ne subsiste plus que dans


quelques mots isolés où sa valeur propre n'est plus sensible;
d'autre part, lu racine '.«'(~-n'était })iusreconnaissab)eooa plus
(iau!)'Kfjf/o-, et moins encore dans tes formes que '/< a
prises dans tes diverses langues con'iiderees; maison ignore
quelles conditions défait ont pu déterminer la iinntatiou ({ne
t'isoiement linguistique du mot rendait facile; comme la limi-
tation est de date indo-europeeune, ou ne peut fait'e iu-dessus
que des hypothèses inconsistantes, et i) n'y a lieu que (te ta
constater ici, en attendant que la découverte (le (juetqm*fait
ou quoique obsen'atiou gcuurato permette de déterminer en
quoi groupe spécial )e )uot '/t<~H- a pris son sens particu-
lier il est permis de conjecturer cependant que ce (toit être
un terme de ctmsseur. Uu )Hf~ ).tUttKt~tttainsi obtenn, le
romau a tiré un dérive *««/««'<'<<;(a t'accusatif~, d'où )ta-
HenMf'/Mft',français Mf«(j!;ce (terive désigne natureiioneMt
(i'oiseau~au uid il a ett'*emptoye dans la tangue de la
fauconnerie, pour designer pris au uid; mais pour
le fauconnier, ) oiseau au nid est celui qui n'est pas encore
urcsse et qui est sans habitete c'est cette dernière notiou
qui est pour lui la uotiou dominante. l'assaut de là dans
iaiaugue commune, le mut M<W<«'v, <ttf«.<designer!! doue un
être gauche, maiadroit, emprunte, incapable de se tirer
d'affitiroet necoutpreuant rien. Avec la disparition de la fau-·
couuerie, <«'<<a perdu toute trace de seus technique, d'au-
tant plus que le rapport linguistique entre M«<et M/<«'.<
n'est plus senti par le sujet pariant français;«««.<<' n'a
plus rien de eomtnu))avec le sens étroit du mot «<(«.<,lequel
était déjà singulièrement é)oi};ne de celui de la racitte '~f<
« être assis
Au surplus, !a fauconuerie et, d'uue matiiere ~eueraie, la
chasse, uut fourni beaucoup de termes il la langue commune,
on le sait (voir A. Darmesteter,) </MH)o/.<,p. 97 et suiv.,).
Ces divertissements de cercles aristocratiques ayant un pres-
tige particulier, on s'est plu à employer les mots des iau~ues
speciatesde ces sports, comme de tous les sports, et ou n'a pas
tardé il en oublier la valeur exacte; ~fM/rctel <7wv) sout
aussi des termes dcfauconuerie qui out reçu une signification
étendue. Le mot cA<MWiui-men)e est un exemple t'onar-
quaMe, puisque le mot latin vuigaire «t~/f~v dont il est la
continuation se rattache à c~cn' « prendre et n'a pu rece-
voir sa signification particulière que dans la langue des chas-
– COMMKST
A. MHH.t.KT. LESMOT!!CXAMKXT
BK !.EX.< 27

seurs. Passé de ta langue des chasseurs dans h h<njn<e com-


mune, il signifie « pousser devant soi pour prendre eu
perdant su précision technique, il passe au sens de pousser
devant sut et par suite « mettre deimrs < si i)ien qu'un
mot dont le sens était « teuter de prendre aboutit au sens
d' « éloigner Ici encore, les deux moments. celui de la
tangueparticulière, et celui de tu langue commune, se laissent
bien distinguer.
On u souvent dit que les langues étaient pleines de méta-
phores usées. M. Wundt a déjà montre ce que cette manière
de voir Il de peu précis et m~mo d'inexact au poiut de vue
propronent psychotonique. On voit ntainteuaot, d'un autre
point de vue, combien peu on a ainsi une idéedes procès réels
auxquets sont dus les chaogcttK'ttts de sens. J/c~' signiHe
etytnotu~iquement « ai'order c'est «')ptt~c, et ce senss'est
bieu minntenu par exempte dans le portugais nn'fr; mais
pour un tniu'it), aborder c'est être au terme du voyage si, de
h tangue des marins, le terme passe la langue commune, ii
signifie simplement ce que signifie le français «n'<t''T.Le mot
o~wA' représente un ancien M-<'<t</<m<'<' « tirer la racine ');
dansie tanpt~edescuitivateurs. ce terme estd'usa~e fréquent
etempiuyeen quantité de circonstances; s'il passeu ia langue
commune, la notion de racine disparait, et it ne reste que
Fideo de tirer un objet engage daus quoique chose. Le mot
ft/topf~ empruntéù )a langue des marins de ia côtenormande
ou picarde, signifie « pourvoir un bateau de ce qui est néces-
saire M,et, comme dans la langue technique, l'idée de bateau
va de soi, Il pourvoir de ce qui est nécessaire que le mot
passe daus la langue commune, et <~)<f;)<T n'aura que ce der-
nier seus ou dit dès tors c'/K~f~e (être en piteux équipage).
(équipement militaire~, sans qu'H reste trace du
t~'<(~<'M«'/<<
fait que le centre étymologique du terme est un mut germa-
nique signifiant « bateau M,le nom qui subsiste dans angtais
.!Af)',allemand scAt~ Dans ces cas et dans les cas innom-
brables de ce genre, il n'est pas légitime de parler de figures,
de métaphores, car tant que les mots sont restés dans la
langue particulière, il n'y a pas ou figure proprement parier,
mais emploi d'une manière de s'exprimer où l'idée étymolo-
gique n'arrivait pas aiaptcine conscience: pour un marin qui
aborde, l'idée do rive va. desoi, l'essentiel est qu'il arrive au
but; et quand les mots passent de III tangue spéciale à la
langue commune, ils y passent non avec une valeur étymo-
28 t/AKN~Ë !;uutOL«C«}CE. I90&.tM6

logique qu'ils ont perdue, mais avec tu videur secondaire


qu'ils ont acquise: l'idée d'arriver au rivage qui, pour un
marit). subsiste obscurémentdans «~-<r<'<- est alors ftimin6e
sans mêmequ'où y prenne pu'de. car elle n'était plus aperçue.
Ce u'est pas à dire que t'onptui de ces termes empruntés à
des tangues particulières n'ait pas pour objet de donner à
l'expressiutt plus de (orce et de vivacité la satisfaction
qu'éprouve uu tnarin a parvenir au rivage donuuit au mot
«/'nr<T une force de seus qui manquait natureitement au mot
de ht [:)n~uecommuue même sans qu'on se représente d'une
manière quelconque le dotait d'un échouement de bateau,
<~()f«'<.pris aussi a la tangue des Marins, exprime t'idue qu'on
n'aboutit pas avec plus d'énergie que « ne pas réussir u. Le
iong usage attaibttt tu vatcur des mots, et l'emprunt aux
langues particulières permet de substituera des termes iuex-
pressifs des termes auxquels sont associes des sentiments
ptus vifs. Maisceci ne fournit qu'un motif pour faire emprun-
ter les mots des langues spéciales, et on n'a pas à y chercher
uu procès iudepeudaut de changement de sens.
Les tuitstie ce type sout si naturels qu'on les voit se
repro-
duire d'uue facou indépendante dans des tangues diverses et
à des époques diverses. Eu germanique, une expression com.
posée sij~miant « qui (mansc) le pain avec un autre » a pris,
évidemment dansdesgroupements )niHtaires. tesens do « eom.
paguouM.gotique ~-A<«<~ vieux itaut-aticntand~«~o;sous
i'iunuence germanique, cette expressiou H été exactement
traduite en ruman de lù en français c<M)~MtM (cas sujet,
aujourdhui inusité, sauf la forme fannti&re abrégée co~nt)
et cow/M~ttf/M (cas régime), italien co~«yno, etc.; nutte part
l'idée de « compagnon n'a uu sens plus saisissabte que dans
un corps detruupes,ett'oucoucoitque)a!auguecommunea!t
trouvé ainsi dans la langue militaire une manière d'exprimer
très fortementcette idée; maisdu fait mejnedu passage dans
ta langue commune, la notion de partage du pain, qui avait
assurément cessé de dominer déjà dans la taugue nutitaire,
disparaissait eutiere<ueut,et eu e)fet co<«~MO)tindique sim.
ptetnenten français celui qui est en société intime avec quel*
qu'un de là le mot a de nouveau passe daus une langue par-
ticunere. ceUe des artisans. où il desigue l'ouvrier qui n'est
pas patron et qui travaille pour un patron. Un compose tout
àfaitaua)ugueaugotique~<M«<wa 6te formé, peut-être indé-
pendamment, eu arménien ancien où c~A-tT,littéralement « qui
A. ME)H.KT. MMMtHiT
LESMOTS
CHASnEKT
t)HSMS 29
mange avec », signifie simptement"compagnon les rap.
ports des Gots avec les Arméniens n'ont pas été lissez intimes
pour qu'on soit autorisé Avoir dans l'expression armeuicane
un calque de t'expressiot) germanique; cependaut, la chose
est possible à ta rigueur.
D'autre part, on voit, beaucoup plus tard, la langue miti.
taire fournir uu nouveau terme ayant ce même sens. caxxt-
<'«(/<(-«M«;w<<'estl'espagnol <'«M«/'<K/M e chambrée ma
t'/t'f«)~«~'sadésigné a un compagnon de chambrée M,et, la
notion de compagnon dominant, le mot a passe au sens de
« compagnon » dans !u tangue française commune, et non
seutetnent en français, mais aussi dans les tangues voisines.
notamment en aitemand. Le mot <'<MMm(/c ne si~ninc p:ts
autre cttoso que ce que Sidoine fomp~KOK;mais, surtout au
tUtunen).de !'emprunt à h langue militaire, il avait une force
et une fraîcheur de sens que t'ouptoi daus la langue com-
mune a fait promptement disparattre.
Parfois le point de départ de tout un développement est un
simple nom propre qui prend une valeur déterminée dans un
groupe particulier. Ainsieu t880, un propriétaire d'Irlande
nomme /~c««. a été, au cours du mouvement nationaliste
irlandais, misàt'indcxpartGs voisins Irlandais qui ont refuse
d'avoir aucun rapport avec lui; le procédé a été d'après lui
appelé fo ~t/co/f dans le parti nationaliste irlandais ce mot
a été emprunte pur la langue anglaise commune a iaqueite
t'ontemprunte ensuite les autres langues de l'Europe; quand
on emploie t'augtais ~ot/fo/tet, à plus forte raison, l'alle-
mand <'o</cof<<'< te français /M~co~f<personue ne pense plus
au personnage qui a fourni son nom & ce procédé de tutte
sociale et politique, et il va sans dire que te mot désigne
quelque chose de beaucoup plus vague et plus générât que ce
qu'il désignait dans le milieu rural où it a été créé.
Le fait que le mot est pris à une langue particutiëre n'est
pas moins clair en ce qui concerne l'allemand pA<<< au
sens de personne fermée aux choses de l'esprit » (et le fran-
çais ~/)~f<Mqui a reçu le tn&mesens sur le modèle de l'alle-
mand. au cours du xtx"siècle). C'est seutementdansdes corps
d'étudiants, et parttcuHeremeut d'étudiants eu theotogio, que
le nom de l'ennemi nationsal du peuple élu, celui des Phitis-
tins, a pu, par une association naturelle devenir cctuide tout
le vulgaire, par opposition à un petit groupe d'ctus, ce
qui
est arrive au xvnf siècle; aussitôt que le mot s'est étendu aux
30 t-'AKS~N !!(K!t(tUM!)QUK. 19M-1M6

étudiants des autres (acuités, it a pcis une valeur plus vague


et ptusgenerate, et le sens propre de peupto des PhUistins
s est enacé de plus eu plus; euuu, eu passant dans la langue
commune, ~/«7<~ws'<?stdépouitté presque de toute associa-
tion avec !(; nom biblique et, quaud Schumann a écrit pour
sou CKt-t««'~une marche des attiés de Davidcontre les Phi-
listins, il réveillait par plaisanterie un vieux souvenir efface
bien plus qu'it nefaisait attusion a une chose courante.
On reconnatt souvent ta trace des groupes particuliers où
les mots out sétourné aux nuances de sens qu'ils ont prises.
Un mot connue Mf«'<f/«~.par exempte, a des seus divers sui-
vant le groupe social auquella langue generaie t'it pris. C'est
Un )not;:ertunuique,vcuud!)nstc monde romain par le groupe
des conqut'-rants mititaires; le gei'tnauique Mt«~tA~a<& est
un mot composé qui signifiait « garçon do chevat, garçon
d'<:curie suivantque le mot était employa dans le tangage
de lu cour a designer uu personnage de ta suite royaie charge
de la surveittunce des chevaux ou dans la tangue des garçons
d'écurie proprement dits, il a pris deux seus bien distincts
te w«/<(7<'«'est un haut fonctionnaire du roi, ou bien il est
charge du soin matériel des chevaux; etc'est ainsi qu'ona d'un
côte le «wv<«~ de France, de l'autre le Mf<rA'/<«< ferrant, ou
le <t«(/'<'<'A<(<
des logis, shHpte sous-otHoer. Le co<))M .~«~«~
n existait (ju'à la cour c'est le MMKt'c; et en effet le mot
latin mwM n'a persisté que (tans le tnoude de la com' royale
perdant ainsi le sens de compaguon » pour prendre le sens
particulier de compagnon du roi, dans le vieux français citons
(cas sujet', <'<t' fcas régime); l'idée de « compagnon Métait
expri<n''epar un mot nouveaucomme on t'a vu ci-dessus,p. ?.
D'une manière ptus géuerate, le caractère des groupes spé-
ciaux qui ont parié à un certain moment la langue commune
détermine le caractère des innovations semautiques; les
développements de sens qui se produisent daus les couches
inférieures d'uue population divisée en classes distinctes ne
sont pas les mêmes que celles qui se produisent dans les
couches supérieures. Ainsi l'expression de « voler Mou de
« pleurer bruyamment par M«t«t«/<'r(agir en matou) qui a
été signalée ci-dessus. p. Xest essentiellement populaire. Le
français est la continuation, non du latin classique et tiUe-
rairequi a disparu dans la ruine de la civilisation rotnaino,
ni non plus de ta tangue des chefs germaniques qui ont
dominé ta Uaute à l'époque mérovingienne et à l'époque caro-
– COUUKSt
A. MKt).).ËT. LESMOTS
CHAXGEXT
OKSKSS 3i

tingienne, et qui était le germanique, mais du latin des


couches inférieures de la popututioa; il résulte do ta que des
etcmeuts do vocabulaire .fppartenant à ia tangue du bas
peuple ont remptace des mots latins communs « <«~H«o<(la
rosse) remplace <~)f)M,wt'M~c (mener des troupeaux à force
de cris) se substitue il f/xwc. Dans la seule désignation du
corps humain abondent des exemples do ce genre ~«fM (lu
joue gont!ee) remplace M, pf~tit (peau d'animal) remplace
c«< ~<'< (le jambon)ou <'«?/? tt'articutatioueutre iesabot
et la patte du cbeval) retnptaeetttcrtM (Hrunot.fo<n'f/<'<([
/«H'/t«'//Y«tr«~< i, t3t). C'est pour cela que toute la partie un
peu relevée du vocabulaire des tangues romanes est emprun-
tée, et presque tout entière à ht tangue écrite.
L'étroitesse du point de départ de certains mots qui sont
devenuscourants dans lu langue commune est parfois surpre-
nante. Ainsi le vieux nom indo-européen du « foie fidèle-
ment conserve par le tatin ~t'CMr,a disparu do toutes les
tangues romanes au profit d'un mot de la langue des cuisi-
niers. mot formé lui-même sur un modèle grec qui a subi en
roman mémo des milueuces diverses de ce mot grec, à savoir
/<c«fMH< « ifoie) garni de figues M le nom d'un mets tout par-
ticulier estdevenu le uom d'un organe (voir Cranunont. ~<'n«'
< <«t~t«'.<rfw«)HM,année tUO), p. ISu, avec l'article do
C.Paris, auquel il renvoie). De même on a souvent suppose
que la truie farcie .Mx ~<«HM, ou tout simplement «'n/f(
tpar aitusion au cttevai de Truie) est devenu le non) do la
fctnette du porc; t'hypothesc de l'emprunt une tangue tectt-
nique est le seul moyen de sauver cette etymotogie eootestee.
Ce sontlit des exemples extrêmes, mais qui, par leur carac-
tère excessif même, mettent en pleine évidence quels change-
ments de sens subissent des mots en passant d'un milieu
social dans un autre.
Lesdictiounah'esetymotogiqucs qu'on possède actuellement
taissent presque tout il désirer dans l'indication de ces causes
de changement. Ousait depuis tongtempsque le verbe italique
qui signifie « dire x latin f/<t'c«',osque</<'<cf<M,
dont une trace
se retrouve satrsdoule en irlandais, est apparenteà une grande
famille de mots'dont le sens générât est« montrer, indiquer",

). ).<~)<tt)t<. iciet da)Hta~uite()<*


r!tpptt)!'h< ce))!tWDjt)tc !«'n)-
p')M)-)'uot
)~r as~'x<iisttthts ks uns<)t's a ut)' )H)!t))t't'«)Mo'qui t)~'
~n) fdn!i-
{):<!<
h<'rt~)n' )a)«':t)n«)!nt'<! 'tt't
<'ut<)))tuvu ))mK'< H)t tm-
indo-MU)'<))t''<ht)t's.
&uutrigourcuscmeut
litétuu':ces t'!i))pruch<;u)<:ut! juiUU~par it;~tt'
32 L'Axât! SO(;)Ot,0(!t(tUt!.iM)j-)9(M

celle do grec Ss;x~;n,de sanskrit <af<, do vieux haut aile-


mand :<'fynH~)H. mod. jcf/eM). Mais on ne marque pas par
quel rapport historique (ftfo'c se rattache au sous de « mon-
trer, indiquer Cen'est naturettcment pas par un rétrécisse-
ment abstrait du sens générât de « montrer » ausens spécial de
a dire qui n'en est en effet,!)u point de vue logique, qu'un
cas particulier. Le changement s'est produit sans doute de la
manière suivante. La racine *</<'<7<- « moutrer, indiquer »
s'employait en indo-européen avec une valeur juridique
d<'nnic:"u côte de~!xv'j;jn,qui a un sens gênera), le grec a 0~
qui désigne « l'accusation, le jugentent » a côté de ~f/~), le
vieux haut allemand a ~i/t'tM« accuser », /;M:'f- « aecusa-
tiutt M et le latin même u ut'/M « celui qui dit le droit
t't'<</<< m«Mt't<M<etc., les mots <<'<efWM<«-M, sont des
termes juridiques, f~M~'indique uueprociamation faite dans
des fot'tncs juridiques ou religieuses définies, et )e sens est
encore plus net dans (/<cf<:< l'ombrien ft~<n)«csignifie
a par consécration N.C't'stdansia langue de ta procédure,dans
~')Mf~-t'<'«iu(ti(tuer le droit » par exemple que </«'<<'a paru
avoir le sens de dire"; mai!;ce n'est qu'en passant de la
ianguejuridiqueàtatanguecommuno que~'n't' a fixé le sens
gênerai de « direo; du reste ce verbe est rest~ afiectc a tout
ce qui se dit dans des formes fixes, et notamment à ta parole
publique, et, ainsi que le marquent bien MM.Breai et Baiity
dans leur ~(c~MM(!tn'<wo/o~<<<'{f/lill,oliles emplois juri-
dique!; dugroupe de <<<tWt'sontd'i)iticurssoigNcuse)nent notés,
<fM'<'est reste le terme sutennei qui s'oppose à la causerie
désignée par ~<«. Cet emprunt fait par la langue commune
à ta iangue juridique et religieuse n'est pas un fait isote; car
la racine '/t-<'H.f,celle qui a fourni au latin c~Mc/v,et (lui,
d'après le témoignage concordant de i'indo-iranien etdu tatiu,
avait le sens de « prononcer une fonnute religieuso ou juri-
dique ') a donne au slave et à atbauais des mots qui signi-
fient purement et simplement « dire It est curieux que la
famittedu motstavequi tient exactement ia place de ta racine
*<A- pour le sens, celle de /«~M/t « montrer ait fourni
aussi au russe un verbe dont le sens le plus anciennement
attesté est « prêcher mais qui aujourd'hui siguifie « dire 1)
à savoir <«;«< Un n'a pas toujours ie moyen de déterminer

de la p)tontti<)))<;
t~nut'ittM et')e)afomxttiondes mats,ttmtonindu-earo-
cotuutUH
p~<;n quedausleslanguescuusidt~'ues.
A. Mt.:)t.t.):)'.– UMtMEXT
f.H'. MOT"
):m~.H\'T
))f! SKX< ~j
ave quetque proManune t.)~')')Csuccessivenés emprunts par
tesquets le sens (tes mots s'est progressivement transforme,
mais des exemptes têts que cetnici indiquent un moins eu
quette direction on u cttance d'apercevoir t'exptication des
cttangcments qu'on constate d'une période tin~uistique u un''
autre
Toutetois ou ne saurait demeter tes actions et réactions
comptexes aaxquettes sont (tus tes cttim~nx'nts de sens, ta
où t'histoiredes faits n'est pns <'xf)('ten)ct)tconnue. Sans des
temni~Mi~cshistoriques th'taith's on n'.)umit saus doute pu
Mt't'het'Mt'ecottai)it)'ecn)ntttettt,e'est-u-di)'ed!)ns()ue)s{troupes
sociaux. um))f)tqui<.it:tti<)!)ite)))!)th)"tam))our"!) pu prendre
enfr.m<(is)eseusde"titn))re-pnste.)!V<)ir.i)!H'tnestPter,(~
~m~.p.Stpt'?))h'St)r)emot~f~'f!.Partcf.titmem<'
qu'its dépendent itnmeth.ttetupnt df causes exteneures <)ta
i:)Ut:ue.les chMn~ementssonanti'juf's ne se ttnsst'nt p.)~resti-
tuer par ()es hypoUtesesproprement )itt!i''ti'ptes.
Hest des lors in)possi)))e.ou t'a vu. de donner m)e démons
trittiou en rej;)e de).) théorie proposée ici: cette demonstri)-
tion ne pourrait resuUpr que de t'ex~men de tnns)es<;him~e-
tnents (te sens constatei; <tansutte Jim~uc donnée entre deux
périodes données et de )!)('onst:)tatif)t) que tout <'e qui ne
s'expti<tuepas par de~ causes prt'pretnent tiugui'-tiqu)' ou
pur des changements <)escitoses ttesi~nt'espru\iettt (tu jtassi~e
des mots de tangues partit-utieres a )a tangue commune ou du
passive inverse de la tangue commune a une tangue piti'ticu-
tiere: pareith' constittation est irreaiisabte en r~tnt .tctue) des
connaissancescar on n'a sur aucun domaine tin~uistifjue. te
moyen de procédera um'xamen compte) de cette sorte. Mais
ta même où aucune indication de (ait ne pennet de marquer
par quette série d'emprunts intérieurs un mot a cttange df
seus, ta possibititu de ces passades demeure vraisemhtahte ia
phtpart du temps, et on est oMi;:ede !es supposer si t'ou ut'
veut pas admettre que les générations successives ont par pur
caprice associe des notions dim-rentesa un set)) et même mot.
Les conditions psychiques de ht sémantique sont constantes;
cites sont les mêmes dans les diverses tangues et aux diverses
périodes d'une même ian~ue si donc on veut expliquer ):)
variation, il faut introduire la considération d'un e)e)nent
variable tui-memp. et. étant données les conditions du )an-
t;a!;p,cet etement ne peut être que ta structure de la société
où est partee la tangue considérée.
Ht)'-nKM):)~.–nn~(')")..)''Ot-t''a:<. :t
'tX\tH:)t)).t'.tt-H.Ui.)'W.
t

t\l'

Ces princi)M'<uaf foi-! poses. )a metttode


qu'i) convient
d'appHquer dans )'<tudedt.'h) sémantique ressort, sembte-t-i).
assez ncttemf'nt. !n présence d'un mot donne it convient
d'exannner tout d'abord ia forme du mot et son de~rc d'iso.
<Pm('ntdansh))ani;ue:t)ntnotiso)fsecompf)rtt'autremf'nt
qu'un mot qui fait )M'-tied't))tf!rou)t<Hfaut d'autre part M
n'n'h-Gcutoptt-dL't'innuotct'jto.~ibte de tu forme, du rote dans
la phrase <tf's!)s'.o(-i!(tio))t phoniques ((u'i))'n'itt('(V(tit-(.r:tm-
t))Ot)).~UW< < M;f)/.sf'.f~t<.AA<<<<'(')<f (/M /f</<f/<«'.<
rot/tnf" XLtV, <'t suiv.) Kn secuod )if)). on doit sun'r«
)'t)is)oirc ()t"<choses si~uificps.<)U)rt'its'it snric mut et stu-scs
t'f)n))''xin))si)\-o; ).' )-f'sh'<)uvot::)bu)nit-<)';t)(it).t't surtoot. il
tuut tnarquor )):))-f))t<')sRroupt'ssociaux!t' tnot :) f'-tctranstnis,
pussitnt. d')t)x' h)))!:))'*))!))-ti('u!)6r<':) ta iitnKm*K'ra)t'. ou
itn-ersexn'ttt.ot) txox''d'une hut~ttt' particutit-r'-amte
aotn- ):n)n"t')'t"-t))if-rc.
t~s~~t~dc~o~s~~
tin(-ts.f)Ut.)'ittm)y.<H doit isf))et.<))i)sso)tt d'espaces di)t6-
n'n~'s t))!)i~diUtsla n'iditt- ms (iivHrscsHctioosue se
séparent
pi'sit'sum's des autres: (.))pss'.)pp)i(tu''t)tHoo txëtne mot
tantôt si)m)!tatx')Mt'ntet tHntotsuccessivement: eHes se con-
tr.tt-if'))).
t'f) s'ajout!H)t)<'sunes :tt)x !)utr<'s.ctie~ se combineut
df t<'))csort)' fju'itdevu'ttt souvent mataise dp
mat'quft' ce qui
)'<'vif'ttt!))!)(-u)t(!d'<-))f's.))Pp)u<:JRs passées (te )it):tt~oe
coo)))HU)('.)u\.hutnuMS))!u-tict))H'n'-t sont en grande partie
ios:)isiss!))))('.s:carH ny:tttu)!t!p:)rt d<' tintitepréctsp entre
)<'s tHu~ucs partxiutit'rcs <'t )a tao~uc commune, et dans h)
mf'surc ou tadifMn'occ sévisse ))rcciset-,i)ya réaction cons-
tantf du vocattutairc con)U)m)sur tes vocabtttan'es
particu-
iictsctdcs vo(!abu)ai)-Mp!H'ticu)icrs sur le Yocabutaire
<'0)))mut):<'t'u'cst(jut'{)!)[-abstraction qu'on apuei-ttcsHus
isoler k- jMssaRcdumot d<'):) tangue conwnune dans un voca-
hutaircparticuHo-on ttn-e)S('n)on) dans la ptupart descas.
le passage est incessant, et il y :) va et vient du mot entre les
dcnx vocabutaircs. !.<*scntnptications qui resuttent du croi-
sement de tou'! ces faits d'<'s()t'ccsvarices sont inextncahtes
d'autant ;))~sf)U(-e)):)qm' proct.s cumpfn'tc un nontbre ittimite
d'actions antonomes do chacun''des trois espèces dénnies au
début de ce travai). Ht dp plus ce n'est que p:n-
!npot))ese
MHU.t.Et. COMMET).f!-tM0f< OtAMEtt MHSXNs 35

!{u'on ]MUt apprécier te de~re d iunuence de chacune des


actions qu'on envisage. Haftn il est toujours impussibtc de
taire un demnntjrctnGn).cootptet des actions qui intervien-
nent pour un mot donne, car les renseignements que t'en
possède ne sutHsent jamais pour cota L'examen d'une ques-
tioa (te sémantique se réduit dans ht pratique, 1:)piupart du
temps. n un examen de possiititites et de probabitites, et il
n'est pas licite d'ordinaire d'aboutir :'< (tescunctusions trop
resutument utUnnees ni trop absotues.
Lemot haut-attemand ~pcsi~nifiiut a )'orit;i)ie'<corbemt
~est ta forme du haut-aUetuattd <tui n'pottd exuctetnent n
) uttemaudctasshjue ~<&<'cette fonne a été etnptoyec au moyen
~gepour désigner une monnaie où fi~ ~te de corbeau
<)nise trouve dans les armes de ta vitte de t''ribou)'t; en
th'issau plus t:u'd ou aemptoye la toeme furtne p<mrdesii!ner
nu" chev'd noir M; si lu for)))eétait demeurée confinée en
haat-aHcmand, elle aurait ou peine à se <ixer (in t;e sens,
mais et)c a etc empruntt'e vers le xvn sn''t:)cpar les autres
'iiatectes ationnnds, sans doute dans h's armées de merfc-
uaires qui ctaieut cumposces d'honnnes (te provenances
'iiverscs; <'«~<' n'avait pits dans ces groupes son sens de
corbeau et signifiait seulement « chevai ooir~ C'est en ce
sens que t'attemand moderne a adoptc co terutc. et il en est
resutto que des tors les diatectcs men)' du haut-:d)en)and
out tendu à ùter ce sensde" corbeau Ma «~ et .'t a't'rnptoye)'
pour designer t'oiseau ()ne le mot con))i)un <«A<
Le latin ««~«'désigne io citoyen qui était onicieHentent
~'harj!6d'examiner le vol des oiseaux et de tirer de ta des
onsequeneessur l'issue des itflaires publiques en discussion.
\n point de vue étymologique, c'est uu no<u composu dont te
premier terme est te thème defO'M« oiseau mutité par une
atteratiou phonétique le secoudterme n'était pas reconnais-
'-ithtoet) tatin même. si bien qao. aujourd'hui encore on n'en
sauraitdeterminer la natureet lesens d'une manière certaine
au point de vue tatin. te mot n'est donc pas ctair ponr la
tormo, et a t'aspect d'un mot isoté. Les dérives f««/t<W'<w
prévision de t avenir par t'ausuration Met (tw/xnx- M je
prévois t'avenir pm' i'au~tn'ation ont pris dans la tangue
<p<*ciatedes magistrats romitins. le sens de « prévision
de t'avenir ') qui était ta représentation dominante à leur
point de vue, t'au~uration n'étant qu'un moyen. i)es tors
la tangue commune a été atneuce n employer ce )nut pour
:t" t.'AS!<KKS"t:mHh)H)t:t!.<!)f)t.tUO:i
toute pre\'tst0t) de )a\'(<tUt-.uun)uins()umtd «h voûtait
s'exprinter d'une manière noh)<d''ja dans ta tragédie tatittc
"«~«rct-est cmptuyc pour initier «)<'tn'utteud<t&H; p)us
t':tU!urationd('Vt'na)t m) sitnpte rite auquel on attribuait
moins de {ni. et plus ces muts se tituitaieut. au sens de prévi-
siondet':)\'t'nit'))Ut'k't)'i<))nphedu christianisme rendait enfin
f''sL'u)posMih)e:c'('stc<')ui<p)t'preseutont les mots rontaus
is':usde«t<<~w~))'<mon<;t'f«/«twentatin vut~airo. par
excntpie espagnot 'f';f)/«t si~aitie <' prévoir. s'attendre à tes
mots ~tM~w/ttn«M).M)ft<)())<~)<r;)<Mt ont abouti de leur côte
la tran<tis~K'f< M)<t~'t<r. d'un /<o«~t«-,Mf~/<w.()ui.e))triU)t
to)ttùf<)it<))t)tsit))nt)i!u<'co)n))tmif',t)'ontpus~)'d~tr!)c<'tn6n)<'
dtt'.fnsitucit't) de « provision .).:)ttcntedt')'!tvet)ir M: le mot
(~ i~nd'w/fwn. a pris i'tlui seul le sens de <wtA<wpar
opposition u~f<;t(Mt();/t<n<<M<.d'(j)t't le dO'ive/x't~'f'x.f.qtt'm)
M)'p)i<jU('!ttout c\'L't)(')nentMKrcHb)e. a toute personne h) vo-
ri-iut'du sort.t't)u~t))(') tout cequi est réussi. Hu).ierement
s<-p:)t'<-ttc son st'ns etyututoniqm' put- des circoustanecs lin-
,:uisti')ups,puisf)ist()ri()ufs,<)M~M<tMMaaboutt:)iusie)tf)'u)t-
'))'< t) uusens tt't's vi~uc ))!))'suite du passage du mot de la
htn~'x'des t))!)~i'!trats romains ditnst'dte de cercles de plus
t'uphtsf'tcnftus.
Lf )))ot/f'M~t/M/c lieu ot'ton t'eçoit des ttôtes s'est trouvé
st'pa)'e(ht")t)t~<o~<<do)tti)estdft'ivt'eutHtiu;e))eHet)e
.<u))ixe a <:Ms6d'être productif: it n'y H donc presque
ptos ne)) eu de commun en frauçais unden entre Mf<'et
')< le mot M<<-< :) été applique dans certains groupes d'indi-
vidus à dÈsi~ner ta grande maison oft ils recevnient Dmspi
tatite, of) ils étaient heb(!rj!es;cette grande maison peut être
suivant tes cas un~<<-(-'<t''M, oft t'en reçoit des matadcs et des
inlirmes (c'est aussi le sens de l'italien ~ft/n/c .s~/«/<').
une maison de ville ou ~<if<te vilte, un /<'< de voyageurs,
ou une grande maison partit'uHere. J)e ces sens particuliers,
deux ont survécu et ont passe dans ht hnguc commune en
s'i-iotant d)' plus en plus )'un de l'autre. cèlui d'/t~ de vova-
~eurs,(tui a (om-ni les denvésAM(c<<c)-, /«)<c«<-r<c,
etc., celui
d'/«!<f<particuiier; en ce dernier cas. ce mot a pris dans la
bourgeoisie parisienne du x)x'siècle uu sens tout particulier i
celui de maison séparée consacrée à une seule fanutte. par
opposition aux maisonsde rapport, divisées eu appartements
séparés, et )ou<-esà des iocittaires di)Iérettts; et des lors, on
a pu habiter un c'est-à-dire une petite maison
A. MHtt.t.KT. t:uMMH\T Htt MOTS MttNUKM DE S)iX< 37

'.cparee. Sauf la (or)ne isotee /<()~'<-</«'M.A<)f<'<


ne sert ptus A
<tesit;"ert endroit ou t'en reçoitdes matades.des iutirmes
pour une ruisou historique les maisons de cette sorte étaient
('.sseutiettcment(tes fondatious pieuses, et io nom qui a pré.
valu est ht forme tatiue suvante provenitnt de ta tanjtUf du
t'ter~ /)<~<<«<,d'en /M~f«<; pour ta <neme raison, le mut
Ao~'tfotntu cte aussi emptoy" a un usage analogue sous tu
forme te~èrement (rauciMO /<c et il y a eu repartitiuu
<tusetts e<t français de Paris entre <'A<~<~<, qui reçoit les
tnatitdes, el )'A<M/)«'< lieu de refuge pour tes itttirtxes )'t tes
vieittards. Ces tnots. et surtout le )nut /'<~<< soxt a teur
tour entres ditus ta tangue comutuue avRCt'importanc'' prise
par cette fonne d'assistaueedaus ta vie parisieuue: t'ieu ny
indique ptus la notion de receptiott d'un hôte, et ta r''pn'-
sentatiou ({ui dounnc est cette de soins Mdonner a des )na-
tades.
Le nn)t. t;rec sxy./T.fix,de ta iannttf de ~.xx~ j'appette. je
'onvoque signifiait « assetnbtée u eu j~rct; dan!' les milieux
chrétiens, it a désigne spécialement t'assemblée des nd(')''s:
il passe en ce sens dans tatan~ne speciatcdcsettn'tiensde
ttome; t.) i) a dusi~nf t'assetnbteo des ctu'eticas ~'oir Kret-
st'tuncr dans yt't'<)!)'</f /"r )'<'r'/(<'<h<'M')i~)'ttr~w:<tMtt~.
XXXtX. ~3!*et saivj; d'autre part te )not:xy./T,?:xsignifiait
lieu de n'union des fidëtes N,exactement t'onnue w«'
-i~nifie tien on on tient le marche le devetoppement de
sens se produit tout naturettement dans des ptn'ases comme
ie vais at<marche « je vais à ta réunion te tatin a pris
aussi le mot grec en ce sens; comme, en tatiu. te sens de
réunion, convocation, n'étaient pas attaches an mut. isot~de
toutes ses connexions linguistiques par t'emprunt. <'t ')m'
<'<v~Métait un pur terme do tangue particuticre. sansusai;e
dans la tangue commune, ces deux sens de « ;;rtH)pe des
tidetes') et de n lieu de réunion des ftdeies se sont fixes sans
aucun mélange, et ils se sont transmis aux tangues romaues
"a du moins au groupe occidentat des langues romanes.
Sur le sol français, le mot (~<<' est entrH dans ta tangue
commune, avec te christianisme qui est devenu ta roU~ionde
tous les habitants du pays les fidetes ont cesse de former
uoe" assemblée 0 pour devenir un vaste groupe uni par une
foi commune et par des institutions communes, et )'<'<'<<)«,
dt'venueen français t'<<H', a été te nom de ce vaste groupe en
mtme temps <}uedes bâtiments où se réunissaient tes Metes
~S 'A\XHKSomf').Ot.~);t:.t''Ot-ta))j

dans ta langue populaire il ne désigne même guère que les


t'atimeuts.
Ces exemples, où t'on a marquf seulement tes plus g~)!
faits et les ptus ~uentux, permettent de se faire une id6e d''
la maniÈt-cdont tes (MitsHusuistiquus, tosfatts
historiques et
tes faits sociaux s'unissent, a~isseut etmagissoat. pour trans-
former le sens des mots ou voit que, partout, le moment
essentiel est le passade d'un mot de h) tangue genurMteà une
langue particutiere, ou le fait inverse, ou tous les doux, et
que. par suite, les changements de sens doivent être consi.
derus comme ayant pour cause priucipate la dinerenciatiot)
des et6moats qui constituent tes sociétés.
n

KSSAt SUH H:S VAUtA't'tt'KS SA)M"'<S)K)tHS

))HS
SOC<H')HS
HSKtMOS
KTLDH
!)KMOHPttOLUCtE
SOCtALE
)'.«-\t M~US"
Av.'<').))-<)H«bu).)tit)t)')''M.)).)tt!r..mt. r.

~fous nous projMtsuus d'étuttier ici la murphoto~ie suciatc


dcs.socictt's Hskimos. Un suitquc nous
desi~uons* )t)n- ce mot
la science qui ctudif. nou seulement putu- le (t~rire, nMis
aussi pourt'exptiqner. le substrat m.ttene) dt'ssocietcs. c'est
.t dire ht tonoe qu'eXcs affectent ftt s'ctabtiss.tnt sur le sol, h'
vo)un)e et la densitf de la popuiittion, la )n:uu~rc dont ct)t' est
distribuée itiusi que t ensetnMe des choses ))ui ser\'cut df
sie;;e a )a vie coUM'th'H.
Mais parce t)m'notre tmv<)i) porte sur une t'oput.ttion s'
graphique detertttince, il faut se~m'derd'y voir une étude <tt'
pure ethnographie. Notre inteution n'est nutteox'Mtderasse)!)
!))e)'. eu uuemono~raphiedescriptive, tes particuiaritesdi verses
')tte peut pr~M'tttf'r la ntorphotogtf des peuples Hskimus
'<f)U8 eutenftoxs, aucontraire, à proposdesHski mus, etuh)ird<'s
'Mpportsdxoeccrtaine~euerajitc Ht si nous prenons puur
objet speciatde notre ftude cette )t')nar'tn:)h)e poputatio))-

'.Vuy..)Mt<t-<)'U<'fM/H~<t/U..)~'tt'.h'M. ))'))');)t'-h!t.)).j!<t. !).))<.<


i!)n'Ni\'a«t''<(Y)'cti"«
~.X«U!.d)!i"ns"pu))u)<ttt«M'tdnU''t'M)t;nt'iH<'u! «)«).)t.-r<.t~t)')f'')
)'.tt))nt'')nf)t)t in<[a<-) do pat)M' <)'<)<)''t)utiM«. <)o<)U''s)) ihus )~hit)t)). ''))f:s-
")!'nt<'S)))!t)')c)i<))it'<.n'()))tji<t))!U!t )))')))" f)))'<'t)t)j)y~x. Max i)~:r.ii)
.m'<i'i)')r).ti<))t<'Mti<t)'«t'')<t''<'inn<M')K')'t'~tt'ihu!t't'(;rmin')t<'))
m))t<bt<;))\f«t) ~Vfthx' )''ur t)«M!))«'t à jn'itx- t'U.ttMU tu')ivi<tMs, n. )(iuk, !'Af
t''ttMt<' !'<'<Ae.<. !7«;(f <<M<rf/<«<KtH ««<< Ct«t'«c<<'tf*<t<'sin ~t<<<M)*<xt')' «'<'
''f''ï<t~<tM<<,Xt., t., )t. :<).!)., tt h"! t:hitfr';s ')")ttK"i )t'ot<<pas t;t~ ru)))ro))v''s
p!Ht'<nTh('r'')tMu<t'r)''ar'a).')')i)r~t'('th-<M<)UM')<)). ~ui~pa-
"ot rnt~ r)))'~ tt's trihu!! dMatith's ))0)t))<ati'!t)'-')!)''< jximithr; La''h'i-
'i't<'t<tt<)))t~t)t)~'t'!Hn!.)~u'')<t)!)C'-t'ft))t<)Mf)''r')).H'')))!thh')))))t~)1t))t'
'X'<KEM~ht).()t:n;t-t:.)UO).tW:.
c'fst te-t
t..
que relations sur lesquelles nous voûtons
appe)'-)'
t'attcutiou y sout cunnnc ~ross!es et t'Hfs y pre-
ampUtn'M,
-<entent des eurm'tf rcs ptus :tccus<squi d'u Lieu
pernR'ttfnt
t'mnprotdrc ta nature et la portée. On est Hiosi mieux pre
pare K les apercevuir mûmc dans les sociétés uu elles suut
tnoins imutediatonent apparentes. où ta trame furtuef pnr
tes autres faits suciitux les dissiutuie !'ob-<et-t'n-
d.n-untuite.t
leur. Cf qm titit t)ue les Kshintus uitrent, sous ce titppcu't uu
) )):))))? d'étude pt-h-iR~iL'. cest que )t-ut' n)t)rj)hu)u;îK' n'est
pas la tUt-tm' aux dittcrotts tumneots de )'an))t'e suh'aut ies
saisuus. iun):u)if)'e(tutjUes ttOjnotM se
~t'oxpmt, t'ftt'ndue.
la forxn'dt' ffU)"-ntais'tus. ta uaturp de tpm's <<tMbt)ssentf))ts
<;))a))~pt)t du tout au tout. Ces vat'iatiuos. duot ou vet't'i) ptu.s
t~iu t .t)Hptit(t<h' 'xcpptuinnpttpntpnt cousidL'raMe.
permettent
dY-tud~t- datt!. des conditions iavorohtes. la
pat-ticutierpmcnt
fnauiut't' duut la (urme ntatcricjie des ~ou~tnt'Mts ttumaius.
t'Cst-M-dirc la uaturc et la cumposition de ieur substrat,
attc~'ut tesditt~t'ents tnodes de acth'ité collective.
Ou trouvera pcut-~tt'u qu'une seule et unique poputation
constitue une base i'ifn t'troite pour une étude oit on vise .'<

Sur )'U)!)! .f.- i.t f. t.,i. Xit,).. ;<. )<. !t.j. t.t B.thnsux. ~/<M.)'~t/f'-tt.
').'t)).~t!:u. ).t't.. ).. ), ~) -))r)')tnitr.)p)a ).H)i;u. Vui)'ftift):.tAM<-M.)
ttt' 'L H. )<. !j 'tum, n .~h~n-tt~t)).)< ;Mtuh't)ttt))''t)(, tuMt); t< hv-
)Mtht~~ d.' tUnk, ut ~urh.tft )t'\r.'))en))tvrr (). M. W.Th!t)bit~'t-< /M-
'<s'j;t/.)/<<. t'.t/ <),,vM,t.t.f/<<omt<')-tt~«))~, Y.)t.
\XX). 'nh.~t)r. !!h)t. .,t~. ~n.. uni).t'tai! t)t< fait f.i.-n
<)ttn) .t.~ ))fu~ .«).'t.;n.~ t'<p)ur.ih'ur.s. ta u ~-rvi d)' )n~ M\: iniih'm-tittt)~
.t~r.mt.)i<tJ.~ ,u.'r.<ur.-d~- franHit). ':f. Ft.mktin.M)-<w/;<v «/f);.
//<<rf'«' /f,.<m. ).)).)..n. Mmm'. tM~.p. 4:t:
Mt-rt-))i! /(~«.<.4, 3~.).. i~; )).n).),.t,,j. i,t J,t.).. fat.
S))f t ttott.ir ).)tu.(<~t t)).d.;<i.( t.t..mt.- ta (in,- ttc M. M)))-Jn.-h.
'/A(' <<tf A\)<t.V'~ .t,,t;tf<~ ;;<~w/ //«' ~)<)-<'tf<( 0/ /<Mt't.-M«
~~<).t)).md'' ~-tt h-n'KU'nt.<)ui. M. H. f. S~-tMbv.UM~iMto
~tn'nt ~<<M<A- C/~f/.).)<M/M/ u~ .<;t~)'<U~/MA t~~ff. L:).(;n-
h~~Ur )'J~. < ())u<'ri~j.'to.'td.tt-.t.'<\ it );n iYi!irt.(U,t))tna~nt'tirr) .-utt.s-
h'u. Ut)t'ccffc<)tt'tf<;t)t..M..)r.t)i..))du f. .jtt. u.tu- .n a«rm).<ot n- <))uttt)-)tt.
C'rt:m!n.)m!)t)-.)..tr:t\tM\t)))H)Mt~i))t")H'-< .-)'r.-i.H)\)nU«at<m..si jtro-
t.tn). -j.i'))\). M.t). )h.t). t-.j.ta' h!t. ).i.)i.ti,))p .\) ~Mr.t.n')).
77M/H,)t. ~A;).<)f,H<). \'))). -ntinut ~.Mi') .““
~M. r .)<. )Mt.!).j.)')~t)).H.nk .'t )!.M-tt-
).~ ).{'')).). J..Mt-M<t~ o/ .tm<ft'.),, ~<t.), )). );. ti!J.). Th.' ~<f.)/-
/<<<. ~-W.. <-“).XV)), )'. )-tt: Ct. y/«'M;ot ~;t< MttM.
«/t
"f .h..f.M<. < XV1. )''t)t. j.. 3: ..t ..u)t'. f.< dit~t'ft'
~t~upc.. ):.)ii)).i uut nn. <u).. <r)y))t..).)t{i. un.- !))).. t..d))to)<)Mii'.'tn<-
<e)))<'o(MMhi-~M))M)''i.t). )))))'u).? ).t))t:)t. i)
o'v .t fju.- d<'s dit~).-nrt.
.tiai'-t.'tttt.tt.jui <))<)). ).t ian!:)).t .t~ Viu-iatiohsj.futi.jth~ ..0
~<'<)<~n)''tt-)-k')..)))' )).n)s.'))))..<-tif. ).t. j)r.?.<n) tr.n.ti) -w-vir.'t
.tU!i..iA dt:)t«,tth.'r ~t)'t)~ t.).t ,)))'u)t''
nt<tt'j)))'<).~i' t-<t ''t.m),~r.ti~)t <'(!:)
~H't~tis.t<i.)h -r.~t ).h)<. ).!n ). intittin.fo! t!u-i)it~< <.) ~t).)))'
MAt'–.Kr)'))E)'HM")tP))ttt.<)K-<t.~H 4t

t-tabtirdespropositiuusqut ne s'appliquent pasuuiquemeut


a un cas particutifr. ~ais tout d'abord il ne tuut pas perdre
de vuo que les Hskimos occupent une aire itnmensfde eotet.
siuonde territoires Il y a. non pas une, mais des sociétés
Kstdtnos dont la civilisation est assey.homogène pour
qu'elles
puissent être utitement conpm-ees. et assez diversifiée pour
que ces contparatsons soient fécondes De pins. c'est uue
erreur de croire que le crédit auquet t droit une
proposition
scientitiquedepeudc etmitemottdu )to)))b)-edes cas oit t'o))
croitpouvoir la vm-itier.tjuand ut) rappot-ta été ctabHdans uo
cits. tn~mc uni()ue. mais Mcthudifjuemeutet n)inutieusenx'))t
étudie. )a rt'.ttite f)t est autretnent certaine que
quand, pour
ted'-momrer.oui'itiustredt'faits uo)))breux,)naisdispar.)tes~
d'exemples curieux, tnaisconfusenteut empruntesuux socié-
tés, aux races, aux chiiisations les plus hétérogènes. Stuart
Miit dit queitjuo part qu'une expérience bien faite suffitn
dt'tnootrer une loi elle est surtout infiniment plus démons
trath-e que beaucoup d't'xpeneuces ma) 'aites. Or. cette
régie de méthode s'applique il lu sociologie tout comme aux
autres scienres de ia nature. D'ailteurs. nous indiquerons en
terminant ce travail quelques faits qui témoigneront <tueles
relutions que nous attous constater citez les Eskimos lie son)
pas sans generatite.
En traitant ces questions, nous sommes amenés :<speeith'r
notre position il t'e~ard des méthodes que
pratique ta nisci.
a
piinespecia)e qui pris le nom d'anUtropoKeosraphie t.e~

t \y. (')«.< h:t!<


)). t*.
X«usth' jxmvut~ttunnf)'i.i utt.))U!t)..).)ti.)t) .h~..u.'x-tt't.
t~t.httfM
i~M'hit))')t!)t)!<. X.<tt.<)<.)n.<<tdt'tth)tt-<t)))!ti')U''t)~ pntM'ip.nx havat~
')Uisfi:t)t)t
')r.'U['c<d!'r<-ttc~t)~~i'!H 'h' n<!tt)~)t-))ttt)M
)t.t!i)p))if))]! 'ont
'!tH''))M)))''n.tn'pur)'A).'<hit )<.))). J~.tMM./f~ ~f-mKt'<<. )s- ). p.)s<t,.j.
~m(.'«H/ntufMM.t /<).u)~/t.tmf't't.'Of t'<A.t.<f.t;). Il.)-S:t'n\ .)..h))t~
t't')r WcXo.t)~')~'ycit~~ptu< h.i! p.ts.~t.~t.)m ~a )'.)')'ti)!)<U.<n~-
9''<)/)Atf <ff<&Mtt«MM.r rf/)tt~;<.)'.)ri,.)!<7~. p. \~j. ,,j. j), y/
/nt<~tfMM.<.< ~f.t/XtM<t< ~t, U///«'«.«MM .tMCn'mt) t'<«t<«/'<.
)'.<!<.s.j.CufotH'' ~n)r v..Tr)t.h.< d!V.'tr. c~'u~tn L!tttmfh)r.tm;r~n-
hnd ;)'-~')!)))kntpits ))ur).r .).. hutttst)i))au\.rt'. ph)<h!)' p. :.)).La
Mrtelu xMUt.Wt.- ot j.tu!t~)n:Kth<.f)u<-toat.u<nm~ati~n~t ~)!<
H.TtmUtit<M .t MuMt-< in .«.'</<<.f; XXXt.
3. Ox~it .))K-h-t.)t).);ttr))t .!<'tt.. ~i'.i).!ittt'.<.t.' M.)t~)..j.i)))
<tun':)t:s .(«Mo~o./fo.M/t/.x'.
)'ri))<:i))!m!: )*)..ut! .t. )!'t'J.)t'it')jc.
t'~tit. )X9).<'o/f<"c/<'<)~t~)Af. )8t'T.~)))) .t~)t, iri.in' 'tu'
't'<m)tM ')MV)a~duttf'ttMf-.jxit.vu\<«).«' M't-w/~M<n. j,. ))j.
)'.5!) )V.j).:.h:i.et. \'). ),. M'). y))). ),.t.)~.t, .). ,.“ ,“““ ,““.
)t.tti'i..t<))«'f
)t) p. tt.Of)tft)MV..n) .)M~/t)').Mf/)~tM)*.)t. ~i) <.).MM''
MMi'~tapMu <-i:)i.tu-)tt.-
.).;.rfHitt)\ ju~jM.-n t-tM':).i))U'~r.t)))t)"ut)h-
t? LtX.\Kt:.<Ot.tut.')'.t'tt..)''U<-h'U.t

faits dont cite traite .sont bieu. eu uu seus du tueme so"'e


que ceux dont uous atfonsMousoccuper t';))eaussi se propose
d étudier le tuode de répartition des ftoonnes il t.) surface du
sot et Ja hu'tue tnaterictte des sociétés, et l'on tte saurait con-
tester sans injustice Utte tes r<'cher<;hesqn'ette !) entreprises
dmt!!t'ettt'dir''t;ti'~ ftf'suot p.ts restées MMt)st'csu)ti)tsi))t)Mr-
lants. Xieoduuc M'est ptus etois"e de nutro peusef ()uede
déprécier soit tes découvertes positives soit ics sug~stiouK
fécondes <)UM )'un doit a cette Lt'))):tHtep)éi.<dedettav:)i)teurs
Ne eoucevuntfes sociétés que conute des groupes d'honnnes
or~tuiscs surdes poiut-idetermiuesdu ~i~Le, uous uecommet-
tous pas )afaute de tes considérer connncsi enesétuient ittde-
peudantes de teur base territoriate: i) est clair <)ue lu cou(i-
Kt'rutioo duso). si) rie))esse mineraie, su faune et su t!or<!
.ttfectent Jeur or~misatio)). Mais parce <)ue les savants de
'-t'tte eco)e sout des speciaiistes de )a géographie, ils ont. été
tout oatureHeitteot induits.) voir )eschoses dontits s'occupent
sous un aoKte très particuiier et) raison metxe des études
.tuxquettes ils se ccusHtt-eut, ils ont attribue au facteur te))u-
rique une prepottderaoce presque exctusive Aulieu d'et))-
dier le substrat xtateriet des sociétés daus tous ses eionents
t't .soustous ses aspects, c'est surtout, c'est «vaut tout sur le sol
.((te seconceutre leur atteutioa c'est lui qui est au premier
p)an de leurs recherches et toute h) dinerotce qu'i! y Moutre
t'ux et des ~'o~raphes ordinaires t-'estqu'ils cottsidèrext lesol
plus sp)'cia)e)t)eut.dans ses rapports avec ia société.

')'t).~Uit))t)U~H'<A<<'tM<<<(<)Mt'~d<)'<<~h<<.</<<.)«KM/<«<t'f,'t'.t.
'<t/)/t«'.)~")))u'.i<i)ptj)(.mt.dt'<t)m'itufh't;t)(<)t''t't(<! t'eut*! !tont<'t'M\d)'
'co)'-tr.(t)t;!ti.<d<'MM.itta).).htM).trh")..Mft)t..nnc.)fr))n))t's.n.;m.m.
,:t'~H. (t~f. Vidit) d<' )<) )!)(«')t~. <~<')t'');/)'«~)t)' /)MmnfM)'tf< j'f~Hf~ (ff'fr
/'f'/('<)~f-H~A't'f/t'/ffr't'(<-)'<<<<))).)'!()3!.jj.)')-d'tt).~
t '<"M.-tt.).uttv~t!tMt))).')k'))).'tH
(.-ni)'t't!ttt)!tc.').)))'t)t«'\)))tM-Mu~i
..)UtL.h'tr;nitU<)))tf~))r'')')f'<i't«it<<h~<\t'tt(ni~)t)))n'<)t-tt<'n))))at
.j'').t.)ri..),)j;it.,ju').')dM')'t'')<anr)~ju'i)-:t«t<tj))ut~')t"! travaux
t~M')Mt.'('hi'.t')ri.)U't't))!.i~t))))tu'<)''))titn-i<)ct)ttiuu.i<t)')))t)h)Mt.
)~ti't.~)!i<it))j)hjth'<))'t)')<'<!irt.«)Citd')~)-. <))<:<)<'M )(a!)tsa\.?7tf
'a<)f<t~/«: <ftt<<<<"<t)' 'ff')<M«MiM'/Mf~.tt'~ «K</ ~fMK. < f«*M</)'.
~.«ff-. !')?. ).. &7. ~.j..i.' .\t. )t.)c)(i))f).'t.
Mf'/f«'/t-tf'.t<«'tt'<)f"/<f«<ot-j;
(;t'c'.t/< Jw< )iMt p. t~)..<.). ( .<U)t'jUth; 7«M.v<M f/f /a '/M<tt-a~/«<'t/c&t
/t<n<-<)).))M.V).)!tt.).-j.t)i).tt)~).(:.)t.<tt-M.itt'))).-)-tttttc<'Vt)).
j).')t:n)<tH'h')~)tt.rt;.itt-t))<'ta(<.)s<)<)t))tt'<t('rf')-t)t)t)'Mt't)<U)<'))t.t.dUt'~
~urt<tU~u'h'<t'tht)utt''iL)'ht-!itU)).')M.ti))!.<'t~ut~-).t))p~K'))''nt<'nt-())-t<)))u.~
<)''<'<-))))'-tt')))!.itn'«)'.h'))t<'ri.-j.)).,Y.)jnit.<t)ttuu)t)''montrer t'ttcXoo
tnt«t~)int)' 'tu )t)iti'-n phy~i~ut: .«tr ta vi~ !<-i.tt~ surtout
te<'))ni<)Ut'rt
't'tit!M)-tm. )'.tr))t'<))i!'r<-tMt!t)))'s)<))<)t!))H.M)t<'(}M<Mit!.M)<'<
.H)')<it)M~mt-f,t;W<),)t,,«.</m, )?.)).TU t't M).
MU~s. – mt'MKtmMt')t)'tt"t.t)),tHM)(:)A).K 4:t

D'un autre cotf, ils ont attnhuéà ce facteur nousm*savons


(tuonc parfaitt' ontcacite, cotnme s'i) était suscepUkta de
produire les eftetsqu'it implique par ses seules forces', sans
qn'it ait. (mm'ainsi dire, à concourir avec d'autres qui ou te
renforcent. ou h- oeutratisent soit en totalité. suit eu partie.
On n'i) pour ainsi dire qu'à ouvrir les ouvrages des anthropo-
Kt'Ojtraptx'stes p)us réputés pour von' cette conception se tra-
duire dans l'intitulé même des chapitres il y est successive-
ment traite ))u sol dans ses rttpports avec t'hahitatio)). du sol
<).)usses j-djtports avec ia f:<)))iUc,du sol daos ses rap-
ports avec t'Htat. etc.. etc.~ Or, en fait, le sol n'agit qu'en
metaut. sou iu'tinn u ccHe de mille autres facteurs dont il
est insuparabte. Pour ()ue tHHeric))essc tHineraiedeternuue
ies houunes u se {:ruuper sur tel point du territoire, it nesuf!it
pas qu'ejte existe;!)faut encore qm' !'ctat de !a technique
industrietie en pennette t exploitatiou Pour qu'ils s'a~to-
tnerent.au tieudevivn' dispersés, it ne sutlitpas que tectimat
ou )a configuration du sol les y invitent, il faut encore que
leur ot'Kamsationmorate juridique et religieuse leur permette
ia vie a);f;)o)neree Mien loin que ta situation proprement
géographique soit le fait essentiel sur tequct il faitte avoir les
yeux presque exclusivement fixes, elle ne constitue qu'une
des conditions dont dépend ta fornio materieite des groupe-
ments humains et le plus sou ventmême ctte ne produit ses
cnets qn« par l'intermédiaire de muttiptes états sociaux
qu'elle commence par unecter et (lui seuls expliquent lu résul-
tante tinate. En un mot. le (acteur tellurique doit être mis eu
t ).u 'tftni<')-<h'~)')"< 'h'f'Ut' t'-t-otc. t~ aUK'h-M'M) )jMit'iK.
vraixx.'nt u<'L-H<' M.
<'x<'c))ti«n t-uumt<t<\ npt))!Utx"«)< ''< ni)~u~-))'~t
(t'(~/ff«t<-
/cHf<h'.t'tui.<)!'?,p.4:t::)!) .)))'-<t)..t).ur)'in)'.)-fUL'ttiuitr ))<'ta~M-n'h'jU'
h' "<)t<(ti)).)))t'h'xxttt' t! mrivt'uin'').t tt~hc))n''otb;. "u. <i)'un v<'nt.
mot'-M'uvoMit nous
())t'<t )!iU)tr)~r à ht iiit'ftnctjuohju'it <'t'Hj)))ti!)M<'
n pat
~.uj~nr;Unec<))t)))a<iti.it)tt ttuu'.hrit <tticu\t-u)nj)rt;n<))'t' M.U:nis,tiatx-
on ''uti'-u\ .n'th;).\.) M/K'tof «/ <;c«yn<~Ay «;)''K/m/<A;<-f~J-.M)-<tn< XX)).
t'.Wi.p. Hï.!.<).).j.tu)mse.il )a )t<;uti))t)))tn' 'f'-hf ')))icutit'' 'h- lu vx'
!n)tt)))it<); la t''rx' .'U))t)0)'tc.
<)))'; U~u)<-(tf Un'n'-t'))tutm .ttcttmintctv-
~.mt~'stititte~<)<' ''om'-t.tttotts<)tt< lu «'S'~)' t )'M"*t '<<* t''acer.c)
tjtn-<'<<
)t)<in< tijim~)f)n'ts<nt.Atf'tttt.')n-t!! «)<<)'' )))«)).< uit).j.twi-
-t'toftt)ft toujum'ii, lu s!K'i'?)c.t')
t'i(<!u tr~vrsantt.)s'ifte 'jUcttMfon-
~)i)i"ttstf!i)ufi~m'.< viontx.'nt uffc'tet, j'ar )u ma: !.t)):i,t))',t'iK'ihidu
C''t;i<<)te ))).tn<))))" v<;)um<; <t<'
t'.)M~/t)'«~u~'ojyM/)A.<' dc nttft;). )''
).h)-.t))«t))e)t)<;MtM)ci')toHi')Mc dci'dfu\. Ct..tMM~.SHt- n). tfM)t)ti<)<'
H.t'iio)iai-m''t)<['.
.t. Ainsi)'BUx"te!tt!ttixn )i<-))'tjtM)ati<tH.)tAt'-u<)t)<"))-M<M'n<- <.<t<)))'Mutt
~~uh'nx'nt a)''j:i.<t)'r«'e<)t'
tni)M;th-t'anau\. <'tc..«Xti:'<')«'<)<'<' M)a<<M-"u
\).' ,luttititmn-htdt-~~<t)')t( a<)'-)'-)''( )m)<)"tt-<-Uu)mi'-t))'
tt ).'A.\XKE SOCtot~tit~CE. tOet-tMOu

m..r:c. _·.a.
rapport avec le milieu sociat dans sa totaUt6 et sa cotMptexite.
it «'eu peut être isote. Ht,de même, quand ou étudie les eitets,
c'est dans toutes les cat'~ories de ta vie cottectivequ'i) eu faut
suivre les répercussions'. Toutes ces questions ue sout doue
pas des questions {~o~raphiques, mais proprement socioto-
Kiques;et c'est dans nu esprit sociotogiqueque uousuttou~
aborder celles qui fout l'objet de ce travail. Si au mot d'an-
thropogeo~raphie nous preferooscetui de tnurpttoto~iesociate
pour designer tu discipline &taquette ressortit cette étude, ce
u'est pas p:u' un valu goatde ueuto~isme; c'est quecette ditte.
renée d'étiquettes traduit une ditttjreuce d'orientation.
U'aiiieurs, bieuque taquestiou (iet'atttiu'opogeograpitiedes.
Hskimosait assexfrt''fp)em)neutattire jest~o~rapttes. toujours
curieux de~ probtètnes pos'"i par tes r~gious polaires, )e sujet
qui va xous occuper u'est ~uere tmitt'dans iem's travaux que
d'Utte tnaniëre incidente et fran't'entiure. Les deux ouvraKes
tesptusreceuts soutceuxdeM. Stecosby, (~i A\/f<MoA'M~«/'<
«p'<K<M< et de M. Xiede). ~~<r'7/< A'<Hff/(«'<'A
M«~
/w/Nt~<<'/'< <t«('tt'f<')'~t''<'<tti/fr~r«/ Le pretHier. qui
est aussi le MeiHeur.e.-t ptutôt uue étude d'ethnograpinc: i)
Mpour priueip))) objet de marquer t'uuite de ta civilisation
Hskitoos et de)) cherctter t'origiue que fauteur croit trouver
aitteurs quecheztes Hstutuoseux-memes. saHS()ue,d'aitteur~.
cette thèse s'appuie sur des preuves bieo dentunstrative'
L'autre titre est plus exctusiventeat {;e<)};raptuque:il con-
tient nue bouue description qui nous ait été donnée jusqu'ici
des tribus esMmoset de leur itabitat. Xtais on y trouve, sous
uuc forme exa{;ereequi uest pas surprenante daus unedisser-

). t'our ftit'ntai)!'r<nff))tt'n<)< n'<tr<')h<ittt<)<'vu' t~utt'um*)')'itt!)))r ~~<


)ntvau\' rrtt'nb <)"M< .t't.'t!t )t.t)')t!'f)''<')'-n)
n~'f~~u)' X')" "'utfUtr-ttt.
<)uttttuu.t.h"-r<H-<h"i)d)'~n<'))«Ms)nt)<))h')h')f)'t''s )H'M b'xm'nt))it't
-t<ttai<L<pht')t"ft~'nt". jurit))')n'<, n't"' )'!U't~u<)))N,'t'; n'ut '[u'~
<h)
)).)tt'<)t)tM~!un'ih)M!-<~j)r'~)'i~<))) r'~itor<)M<nt\'-(d<i't)'<)it«)'ini)!.tth.)t.
~tais))!:.(cnd~tt) ttt)<~)dt"<t'< h'<pttti.~h'v. ~tt')d p)ty~i<'tt)i< -'t''i.tt"
('') )tu<kht'im. ~<t)'t<)f)t/M/t-ff<w7, 2' )-ttiti')t!.;). ~i~ .).. ff.))))r).)t''it't
''t )).«).<~M'«.<M)' '~tf~t/ft/~<'M«:<'«tt<<tn;< ~f c~Mf.'ft/tcatteM /)MM<'e <
<;<«., Vt.)<.ÏS.~jj.K)<hj))u<~t jM(rt'intt't'ttx'~hu!'t''pi))'))"t<t''nr!: j'hy-
'.iu)oj;i<j)x' ou ~)\t<'<-it t'.ttm'm')'t)!'< ))t)~n'jtt)4'tt<')! ')U<' ks f.t<;(f'U).<(''f-
)ttri~))"< ))n«)ui~-t)t )<'))<WM.Aio.i t)U<t)«i')«)-:dt'«-h< f ontft)''
~).')'' Mfn
<')nn<('' <M)H).t~i*))K'.t ht '.))')()«' «'fM/f/t</tM«/.Y;7. /tM;<n/f.ff/ <<<<-
/<t'f. tSM., OttO Utttit* ) .t
tj!tt' f.ft'j~X' ~i)~ti<)))~)'t, <'tt(Kntit!, t:)))tiV!tt)t'')'t
~)t'' c'est )'.t)).m't-d~'~'oth')"')tt)i~U): u);)'i<'o)''')Ui H)ait)tieftt 'tti'if)-.
jn-U)))c. '-)'''t~tt<)''n<t«).i<fi<)m'.
Cojtftthittfth',M.t)t))"n!)fOX.
tn.tttjju'' Ui~ t)ii)).'i''M.
MA~.–KTr)JmHHMnnftt()t.umK~t:!At.K

t'At~t~<H~t.t.t*<t.t..f.t.t~)t..
tatimt d'étëve, lu tth'orie de i'actiou exciusivedu facteur toUu-
rifjue. Quant aux autres travaux qui ont <te pubHe: it~ por*
tt:ut presque uniquement sur h' probteme des tni~mtions. Ce
~xtceux de MM. Hassert Mnas~, Wacttter', tssachsea
t'.tui.tmi' La troisiCme partie du travait de M. ~ta -~n° sur
tt'). tooyeus de transport concerne plus speciaieutont tes
Hskunos, mais c'est une étude surtout technologique. prioci.
pittonent consucree aux moyens de transport et de voyage.
Kn définitive, ~). Steensby est il )K'u près )<' seul (lui ait
iK'L'orde quoique attention a ta question spt'ciidedt's variations
Misonnieresde htmorphotogieHskintns pour ta traiter, nous
nituroasdonc j~uere reeuut's qu'aux dounces immédiates des
observateurs~.

1. «)<' )HM<'r)t-<««/<')'H)).f/ f/t't-M'OM'). <;f<M/t-/Mhf-/f, t. ~SMhj).:)0:t:(:'


< ~!t\'tti) puttt' surtout sur)'iti.tM' asiMthjm- <'))t". ~<n'<ti'))ts d'M'iaj'taU'm
:)))"0). tto U)'t«)' KUt)'u< t'if <'f'<«t'«'/<t<H< t'tc. t.i)'i!)K. tt'M. f'nx't <'t'
)'h )ttK'( ttin'M!) ait ~Uiut.
i t't'A<'t-<<f<'('/t<'t««/f'y<' t'ft'c;/<'M. f/f't' ~.f/.tKX~)'<)).)t't'/))'M ttMft'Mtf-
r~c/«'« .-tt't-/tt'/)<'<<'thr/)t'. < <,<-tf< t.')'<<f)t'/<-«<-< )!<f.
<K~t)(/M<t<- A.<ft)<.)'«/M)', )X'X.
4. /<K'tt'ft;tf/ft-M«f/<'<t</<')'MfM)M.<'<'<f)~taMMÏ.Ut</Apf/Mt<f/f'<t.)''(Kt. )).7!t-
7~. Lt; <t))it.un'' )!iS!«'h<(.'nM et) t)' toctih' tt'<~t)'')t<~<') 'tt; dt'nmttUvr pu!
.M t-\ph)rati<))t du Xorttt-th'v'n, i')t\'))"th'(- la (~M'svmi~n)h!a)')~' sur le
)~'))p)<'t<)fntdu titunhmd on'Mcntat. Cf. Svt'r.hup.< tttOt, )). )).
<.<t<t<f,
~). d'' .Yf< /.««(/. Il, p. ~t~.
.Y /<i'Mf~U HtA'tMMf. <ft ''ttp(;«<tt f/t <t;t</(t'()~~t/<'Mf/)'«/m ff)'~t't<. ?;
</ f~Uft~s'c..V< ~'Mt'<M. )V. ~(Kt, p. ~8. Cf. ('. «. ix 'c'/r ~'<t' tWt.
XXtt). )<. :t'M. M. Pim-.Uni di\i~; uv~- tn:,ex de riti«'t~ t':< Ktkim'M t'n
~t~'tx ht.Ht'-h.-s. t'unf dt) S. \Y. t'autt'c du S. ~jui M' to.ucn' ..i''))!ttwxau~
)nir.)t)< du C.tp N"mp. Atu~hu.
ti. 0. Mtts~n. ~'t'tMt<V<('<' !'f-o)-c/ <M'< ït'«ft.f/w< in <fc~o)-<<~ </«' f'MiM
.f<<'< .«<«tM<;<AtMtCXMfS)))ithii- ))t~).j, )<i)f).
li ''ft )))ih' <)<-donttt't' it'i u<x' hih)h)Ht'.t))))i'' Mxomait' d'-s ))nHci()M\
"'h).w< dutd M"U).<)"<)!.!i<))nt))t'ss'-tvi<, tt" ttt-t't' t)Ut' ))um' )!<-fttM'Ur<'<h'
)'~ citer du~nm'md <'n x~n-x' U« t)'"ut't')'a df!. hihtiu~tajdtit' ptus t-ot))-
t'~tt'at-t pn'.«))t<'t-<h;tu-(iy''s dans )'<))'))?. M'A<< <tMtftM«<)tftM-
~'«t'/Cit.Snmhi:)ni=L, fM!);t.' 't dans Ste«ns))y. < <-< )). jt)' ~).
L''s)))n~ utt'')t:t)!. ouvra~ stn- )'- Un'mtund ~mt j.amti tt'.f <)K'i)~'ur.<:<-<'
.nt t'ntrcautt~s: )). f;t:d< ~<<;<tMt<ff;<-uM<«Mt/t.<' <'<'t'<tMh'<t/<uM, <')t'
Kjnt~'tdmvu. )T!t, (nuu~ in"n!!)ms..i consuttr t~ )''tHtit)tt!.antùicurfs. t~ai!-
<'))t'.t:i<t t');)t'' ')t~' t~)Un d'<i):"<'ti'n!' !i')U~t')d)t)r~)Ho)) do f'frfK.f.). on m
huuvent une tx~ntfe traduction frimçiti: puh)M);))a))) )) Il. t*.(défiHm-))''s
d'. )'.uthcn<n) en n<i.i a Gt:ni;vf. sou:- h- Hth- d'; t:K''d< «<Mf-)p<)0)) <-<
/ot«'A'n<ff)-f</<'</M <;tWM/oM<U. CraM. MMfo)'i<')'o<t'f<'MM<«tt< t.(-i)t:it!
tt.uhy. )7tS ~Mt'- hmm'- 'titiutt. ''d. !H)~).. )<mi)t!. )atC, «<u<'<-t/<fMH «/
''tn'M~))«t. L'tndn.< ~!<) )'«rt<-sur)M trit-us j)tu!! )ttt''ti<ti'))M)'t constitMe
Ut~..t)ur< n')ativ<)t)ent indt-j'endan~- nous citt-n)))),ta )))-<'<))?<!i))))'h')))t'))(
mus )<;nottt de fauteur. Vx'nth-ttt ensuite tes )it rrs <)<'tUf)k 'jui sont, outr!'
«;u< dfjt f'it)~. <;f'Mt<««f/.j;<'a</t'M/<tx~ ~ft<MyA~-AMtt'f«'t. Cf)))t'n)):t);m'.
)":t:< <:<ùHf(«xt. t'AfMf«HA<)T«)j/. ~f/M. hhhvt). )S5K.tS~). Tr.td.
<<* 'Af~:«M:tt)).<j';)(jL'K. )'")i-t'.t0~

t
'tO)t)')tOLOt;t):M~X~K.\).H

Mi()sav!)))ttterp(:)t(')'(;ht't'')tte))<f(H-u)t's~cia)cs)at))0!'
t'hoto~tede ces soci'-M's pn'sftttf aux ditï<'reuts mo'neuts (tu
t'!)t))u'e. it nous htttt tunt tt'Mburd ttt'ternxttpt'
<)ueHes eu sont
les eitt'iK'h't't's (;ons[!)))[s P.u- t))tf)qufH ctum~'ntcuts <}n'cHc
jMssp. il :)
y p~urt:)))t co'titios traits fondittoeotaux qui rfstpnt
tuujom's ies )))~))tM et dont d''peudo<t les p:)t'ticu)!)rit6s
variat'ks qui nuus oo'upct'ottt <'usuhe. La tnaniÈre dont tes
sociftcs )':skif))<H sont fixées an sot. le nombrt', h) )):)))))'<?. )a

\t)tft. T«~'Y.fM</ rr«.K, //M /M<;< K.httbttf'xh. )S! (- 7' Tu)~


.i omra~ ~o))titit <m~ );-)!ituu., du (it'<.t)httd U~iJcuttt). Le
jxitxij..t)
~mvitit rutt!tt-r.())): )';<).im~. t~k-n).tu\ .t f-).iui .).: tt'thu. ~/<K.j~M/-
s'i: «/' .ttt.Kf«'/«t/i/;f«tf. i)i .Mt'M'ff- uM t;t'M</«M' ttiss. vui. X.
h--)t<'))tt).t.'M))~'tt)M..))t.<putttii'.th~n<!h'),!t'.t:u)))t))i.,si')i)furLfdt')<t'ft
aftieUcut~jj;)..). 'M~n-).(,'tht)MtK.').t'it!).,ti)utt,)t.),t.j,)t,<
)«')'n'u\:t-"t).)H)t«i«i~na)!i.'ttt')t)t)))!~t)~)-n<n'tt'u\('t-M~t-\t.n)ptai)r.
t)'.u<)itr.m.-r.-)ut).).it!t'.th'.r.t)t'it.)/m/<M.).
Su)-t'~)-s!iit)n)-t)u).~ht.<!)~ttt'tU-,t)'.n'f)t~t)M')'~<o<m'"St')mr~t'jUi
t<r\!t))'n))m-)'t«-i(c<~i<'i:ht.<r)t)~tt<~)to};m()h!t)mtt-)n'u\t)))
'<.(itttMtrtH(')')tu'~«n.).T)in~j)'A''MMf/.«,;tMf;y~t,i)t.y/f/
/ff/ "y n'o-. o/totfr. M/fM. ~XM.tXiM, ( Tut'nr)
S))r'<)~)ii«t~f-))L'du.\).'s))t.'i)f.'ttr.i)).)<-unt(')~s.s<.i)).),ii)-t!n)t!'t~'
dit)'V.)-<'<tm.M;/rtt<t<c/'t<r,.w.'<<«/fft'.W(,tf',y<)/(t,f)-j!A
)~<'<fM'f.r.)!(~).)S~JS~:Lt.~)~t.J))t.j'.u't't-').ym).77).-yM'<-
''«<<-J«MrM'<<«/ << ).<))<)<)'.«/(;)~ tu</f~fft/'f/i<cuf'<'<-)/ <t)'f/< <
/'«)'<y. ).))t))).).S: ~).))t). ).'«)')t)t )'').t)i<)t!S))wtt')it totttt'-tttuu.t smtuut
-m)ithit')t.)Ui-.h)U"n)tda)M~'u)n.')~u<hi~T.it).UtM-h'))m'))t';t)',uitu
h'i'')t)('unh'ntSt~'))at).)tt!t)h':un'U!.ct)tfnt!i!)j'a<H)th)n,<!t..jM)Mr))iuti'
trt'.<.m:ti)fHMi'<:<:t'u«)'')<jt~'t))!nMt)~S<;))w.tU;a,tn)'))tt)!t['etittiund<'
)<)')ts'-)).))f. -th ~t'wj M/tt.'f '/<-« M;ft.<. \n')t ttOtt < K)ut.«-h!t){), )'t 'jtttitt
~')<')<<)H')t)!phi.'<.krM.n<P~;<H<M;M~)ftU'~jMK./(<
~&tW~M~~CK.~r~K~M~~tM~
M<«/MM?< :;) ~<)Kjt.r..)/M<. \.< M«/ t. ~~w-Yf)<)( )'W
A-. H. t ).
Sut't'):~).ntt~i<tt).h-t)iti~t)uu-H.n~t).<.)u'-d'inh)tmKtit)n')
);jtUt-i't~)\~MV)'.t tirs ).)-)).<)it!.()t))'.)'t.ti)..t:)'t)t)..)/M/<~)'ttf.<'t
t'~MtMtfftf'</«< )'U)'i<)!t~i–J(«H.).
L''=.))t)))iit-:tti<)nst.'t~vi)')t)t..)t)t[))utt~.mtM<)))<tn.itt<)U,)u)'iv')M<t)'.U:)-t;a.
Mtn')m~d'-tttiL~t~t.'s-.HM).-s~'tn)t)fm'ut<)j'<)n.timtm'))i.<t)nus
'iftfvit' )")ut J.))))~r)t. t'</<;)u~.«/f.'t~/tf.t<< «/' /A~ /«; ~<;<w,n.'M~<<<-
<)eM,in M' .tsM. /<<)..< ~< ~Kt-. (;/ .)M~ <o.. )s87-)t!S8 = .\tu)-
dneh): <-). H. W. ~r)-M. t'A'' 7.<'m.< ~t.;M~ f;<-t-;M'/.«r«~«'<«')n)f.
«)'«-<tw'r.«..j)t.).)!t')')j X..)..n)t).
)-<<))))! j)u)))i')ti~))*n~t'i(<H)tm'ttt)))t'ut)'. )-j))')Htt!K-)t
n'<'i!tjt:)sj)t).i))).-th'')in-.n.tt)tth:()!tt.n)h.)')'f;ahi))f't.'<~<)MHat:tt))i))!-
'h[)<!U).kAht!tti''))\ntt)m)'i)t.tM)n'))<;f!d.«))t-.)t)V(-ttit'f)U''tmt<<ti!.))f)
s')t)ii.t)t-)Ut).tr')t).m)'.t)'t)~))-)<')t)<)tt()Mtit)'t)irStt')Mtiv-'HM-ht
-!uti.st~i'm)'
MU«. –tin'))Kt)K.Wttt')<t)t.o<!tHS<!):)AhH t714

grandeur des groupes etcmentaircs dont ettcs sont cuntpo~es.


constituent des facteurs inunuabtes et e es) sur ce fond per-
manent que se produisent tes variations
p'riodique8(tuenous
:)U)'<Hts, piustard. à décrire t't a expliquer. <('!<t donc <-cfond
qu'it noustaut. avant tout. c!)erc))er a t;onn:dtt'e. Hn d'outrés
termes, avant de fairf tcur morpttoioj.tie saisottniere. il nous
faut constituer. dans ct'qo'etiead't'ssentic), teur tnorphoto~ic
~'n<')'a)('
Les Kskimos sont actuettement sitm's entre le '!«" x de
tatitude nord (ctahtissonent d'ttah. ))''t)'oit df Smith sur ta
t'ôt" uord-ouest du (h-'hdand ') et te M' 4 ou M)d. sur t:) hait'
d'ttudso)) (eûto ouest), iitnitepxtrômc qu'ifs atteignent n'su-
HorenK'nt, m:)is ou ils lie scjom-nent Sur la côte du
pas
Labrador. Hs vont t'nvit'on jusqu'au ~df'~)'c, et, sut'tePac'i-
fique. jusqu'au SM tt'de tatitudcuord. Ils couvrent ainsi un

t. Ut) ttt'HV.t 't.tt~ Stt-cn-.b). f<M.~t~ AK~-tt-f'n.~ .'t.. ~)).).


')ft M"i tX~ot~t.'de dotUt~'s <ir !)tut~))'!)')!)' M't.tt'' !-)n r))!h)m'M!"U~
J'' ttih))i< )'ri" aj)a)-).
Sut' t't'xtt-tt'.iot) itm'it.tt)~<)'' lu t tt-i~.ttitttt t.tUto n.ir '<(.)~h<. <hf/
i~'i.. )'. M. s.). ).<: )<"int ))' ))tust";ttt''tftt' X <)ui ui( <)<'tr<;n~ it~ot
.'h' )!:tNh'' <) j.iuXÏ~. )))'< -ht jitr thtxruiT. <)<'f.:)'i))t~)h. v..y.
<!tw)~.
7'/«'ff ~far* «/' ..hv;<c .Sf)'t';c< ). ).. :)-iJ. Tout t'.m'hi()d M'))h''at)iuti)UH
-'t. j)('nj))t' Outt'umt-tM <t!ms .\)Mt')<)t.tm, .t<'c<t(-~p<*M,)). )iu et ".).. unt-
i~to (h-s t'U!t<r<t'utt-'tat~ )).u h'A voyax' .mtm~n)' ))!7: Au .~)'). )t'
).fm))<trM)H-.)ttrif)) .')<)-)<'t'ariti.)!)!) < )'t'rtt'-X~uvc'~t~N(!tn..t)t
Xrnnswh-tf. A Tt'ttv-Xeuv.auXVtU't)- t' t~hituos )):t-'ai.'))t tt'su!h.
n~th'ot t ~h' Cf. C.n~\)i~ht.) .~)M</m/ 7'<vtM<'«~t<~tt;«)./ /:)<-Mh.),
~-Wi~'k. <M. ))f. p. )). t'orh;)~). 'fA<-/.f<4f'<«/w<'u.M<. )) ~i; t:<at)/.
/o'~t'<:«M'/ )h!)<\ t77u. )). :ttH-:tt:t. U'axh' jmt) txtt)' i.) jo))lit-ttx-rtttiotmb
d~ ))t huf !)'t)u~sutt ~cmhtc fnoit ~t' )~)t:)ttro( j).'u)<tw
tt't'~juituitHt. (:t.
)h!)tks. J<t ,Jt-Ct)«K~0/ </«'CUffM/)-t<fftf/M<Ma «Mf/WM.t~My. t'tt-. ).<)))').
)~<t. [(. ti' ('t'Nprtjt t.d t''r!U)<t'). Mut-h- )'<tcit)qm' ils 'mt jtrott~tttcon'Ht")-<'U)n-
t.t M'')toim~fiH.mn' ~~<)n'& )<it'iu~r.' S(i)ii))t'. v. )):t)), !'<&<<n~ //«-1' ;)'<«'
.«)<A U'<. <ett~-)t. /M.V..tMtf<. A't< ). )K7,),. ~). t)(.s) juvcxt'.ttt'tt)
n'n):u'~u.t))k'~uet))~tn<'<t~' it~t<n')ts~("f~'))-i.)n.m.'i..n!tt' .tj)..)).' ~tt~i.
''h' <'tt!)u~it''t)Mn) tl'tU~rr
:t.Surt~ t<it)U d~ith. t')%. hd)~))'<< <<yt/«;H. ).')'h. t'j.ihtd.
tS.'iti: Ua.<. JM.tn-~c«o«<J«<f)'< ).')n~. ti!(iM:ï/tt-cM/'f~t)'.<('«. S''w.
Y~rff. ))iU7 v~y.j: M~tits. ~tt- .tt«etMffttMt-/te.\urt//)nif.<y.W</)~M.).t'ip~.
tS7~. (L't~)iti"n j~t ))ini< ')'"= nu~.< .)<)j~nrt):~ d'' )).t!~<) .ms vah'tjr~
('u'urtwtt..Y'«'tM M)~««'<-//<<-<i«'fft ~cf \~w Votk t't t.xtxf. tS~s. v«).)
Kr'M.-het.'fAf <t<!<H)«;'< .S;<tt7/<~)t<;t(<. HnM. «/ .tMo-. ,M«.t.o/. MM< txxti.
XII. p. ~t)i.~ ) Il- )itn' anh-c r~'xm)''))) <t'- ~). KHUd ttitsn~xo')) :\t/<)~
<Mftf)'. Kjt'hvf). f'M. th'«- ftjtjmr)'- ))n <'t!)))h'" .).- f!(!t~ t<.))t t)ttmMM<
t.Txntt-).)!. )'!<
S. tt'! <)t-Ki~ti.*)..:<<)))-, t'.<tt<i~)t)..).< .\))')'r~)n)tm' h.rmhttt )ttt t.tt))«tn
)rf's '').!iMn'' ')'' hi ''it'i)i-t)ion ~shuxo.t )).n' .~ui)'-t«- )< f;ti..ttt!s
p.ts MtttMf
fn ))Mn~~t't'~)))~)t)':<)''<!)'xt.-tt'ms ruthi'fAutt.. t-o!)t)t)''
'<h''h:Hn''s)t'K!mi!t);-
tniuh" ))a))!hU))s 'h' )'t)c d.' K.tdia);. ~-f. fitt~r). /«tMftM. W A'ur/tft
.'t<- M'')'.f/')K~t~ )!< j.. t~).
4tt
$.; t.'AXXM:t)t;)«),(M,tt.HL't:.H)Mt.tit<);'
'hJ"L~I_I.
espace itmnexse de (terres de tatitude et de prés de )!t)degrés
d' )ong;itude,qui s'étend jusqu'en Asie. où ils out uoetitbtis-
sement (celui d'Hast <)pe
~tais de cette vaste )'t:t0tt, attt:<!tbien en Asie (ju'eo Amé-
rique. ils u'ofettpent <)t)eles c<tes. Les Estotnossont cssett-
)ie)temeot un peup)e cotier. Seuk's. qttehfttes tribus de
t'Ahtska hahiteot dans )'i)tt'rieur des terres-' ce sont eeites
')ui sont ct!(t)tit's soit ttnns )<'dt-tta do Youkot)et celui de ta
Kus)<uhwim ct)Ct))i'p);uto)t les considet-cr cotntnp situces
sur la partie u):t)')tit))(? <)Mrh'ift'ps.
~titisttous pouvons pr''ci-:prdin'!)))ti)~c.Les Hs)«n)osne sont
)':)s seutftnfnt (tps ppuph'!?('t)tict's: ce sont (tes potptes de
fitt.tisc. si (tu mnitts nous (~t)p)))\'onst'p mot pour dMi~no'
toutf t('rn)it):tiso)t r''ti)tivon<'))t:thruptedn la ct'~ sur )a m)~
C'est ftu'ptt cth't ft ''est )u <-<()ui pxp!i<)nela dith-renct'
protun<)t'(jui scjKu-e )'s Kstdmosde tou.<jps attires peuples
hyjwrhon-))'~ – tes <'ot<'sf)n'i)« ttt-cupt'ot. s!t«f Jes de)t:)sct
tes t'i\)Kt's t.ott)uut' nt.tt connusdf ht T)'rr<'du )'oi ':ui))au)))e,
oot toutes tt)t n)6)))t-t'amcterc mn' marKP ptus ou moins
''troitc de terre, horde les fitnitcs d'uo ptatPfHt({ui s'anaisse
phtsou ntoittshrusqtK'tttt'nt vers <:) toer Au<i)'"t)):)))(), tantOf)-
ta~ne viettt !.t))'}t)o)))ber):) topr. et, deptus, i'imtnf'osestocier
.tuque) oh donne le nom d'~tf«)<t<! ~htcp de !'interipur) ue
fitisse tnemequ'une ceinture monta~ueuse dont):( pitrtte la
plus !:<)'{!;e 'htt-se.) cause de'- tiords et not) pas paretie-mentp)
tnesure a j'eioe t H' tnittes. Depfus. cette ceinture est coupée

). '!ur).'<Yni).'u Ynin..)');.«(f:a~<uv.'ttt il tôt! r.,tt)..n.h).'~t' t.


Chut.hi<')<-).))'roin..u! v' \«r~h'n-!<i..h). ).«'/ft/r/,< )'<«. ha').)')'
)). )'. -'). Kt:m-.<' .)-'r''«~ in ';t'u'/fttt<h<\t/«'M.i;,< ));M,m.(j, )tut))-
'.nr< )!iS).t)t ·
)) ))')) .t ))U)h- p~tt')tft~)))'' )n«tH~' rttMnt.'r.t)!):))tiii<ut))M'Ut utt
'm)f.r M))'' i t t'itid'-<)< ~ijtU~tt- <)<- t'~rt'')H fh-..<'st't-t't'ftx'ur!
.St-hu))~)\V.t.;)f' \)'(.rt.i. //t<mv,t~/ Mf.m<.M
J~H. < ~<CfM~A t'CtxKx. )<t~).
W.t-h. )W:i.j.. !)-)M, )<i(i tt).t,u
h!h))t)" K'fti!!«)))t'-< .))).')'rt)1!~)./<<).«/«M yAf/'t)/t;u;t.<f. 0/.f~Mj[-fi,
f )'Mt<<'<-<MtM. )SM.W.t..)).)S8i.j,. )~) .rjt .-o).ttt~'t)!<).i),H)) t'it~
~'ri~tu-<)<'< tt-tn-~(.nh~t!' KK)/"f)m: S"uth))'t ~.tCuhif))''t <nt)')tU)''iMYcn
)<")). <').Mor'h.)). i*.x. ''f. Sh.)~h\.A\t.A«/ j.. f~): )tn-'Mtft)~iot)
-r~~ti'j)).'jxtr ).' tait .)«'.)))s .tarunfon.h~ KowaM'x'utt's. in-C); )<
\U)t;(t'~tttmt<<. )ri))t<)<).).)t<M')"i. ''Ht'n'-t.:t f.tMOtt'tttn:ui!.<im'ten<)tt'
s)'-y')\at: ')' ht)i\ X.'ht K"t.))U'A'on')<f))\).r')~fif )'~rM))Af(')i-
.)')'f. \)j< ,.) K..)ty.~K.M/< t'<<«MMMM~ A'~MO~<)/M/)raMAKhWM
<):at-.t.) ):.)ur.C i)' ))- 2. )!i' n' h.S'.Wa.<h. tS'").<a)f''s Xuouta~tnM~
~f'n~fh<)'<n )"'i'), )! i. <'t'.(~rt'
:).L' )tu)fit:mts <)''t.t~')t.'!t.siN(i<jt)''
d'' t''H-rM)) sont '-0 tj)f)'td<
~Jitci.'t)
)'~hit:m~<)fTuU)t'hu~.
MAC" – HTt'ttf!
DEUttKfHO).o<!)H
socm.t: t9
~Ihnin.m·,rnc
enen·Imwmnlne nrlrwiw·u. iWlai~·iW
nve l48Q
par les décharges, sur la mer. des t{'acK'rs)t)tt;r)t'urs. Les
fiordset les !)<'sdes (tords sont sent!!:'t t~treproh'~es contre tes
grands vents, et. par suite, à jouir d une température suppôt'
tab)e:seu)s,Hsot!rent des champs de pâture au {{'t"6''ni)).i
'(uodesfonds poissonneux, facitemeotaccessibles. ou viennent
pécher et se faire prendre les animaux marins'.Comme t<'
(:r<intand.tapres()U't)<'de.\tctvi))e.taterr('deRafHn.tcs
côtes septeutriottates (te la baicdttudson présentent aussi des
cotes très découpées et escarpées. Le ptateau int'Tiear, s:il
n'est pas occupe pur des giacicrs, est balayé par le veut et
toujours couvert de nt'ige: il ne laisse guère d'ttabitabtes
')u unebordure de gr&ves.de profoades \'a)!ees aboutissant .t
des lacs f;)!)<;iaires-Le Labrador a ie mOnc caractère, avec m)
dimat interteur encore plus continentut Les terrains Lau-
rentiens dunord du Canada et dela Uootbia FeHxsetermiuent
plus doucementsur une certaine eteoduc. surtout au Hathurst
))))et; mais, comme dan!: tes autres régions, teptateaainte-
rieur réduit a des espaces retativement minimes t'eteudue
'jui, it upcousidérer<tuc la carte, semblerait devoiretre hahi-
table Lacùtea rest du Mackenxieotire le même aspect a la
terminaison des montagnes rocheuses jusqu'au cap~tace sur
)e détroit de Hehring. A partir de ce point, jusqu'à i'e de
Kadiak. limite meridionate de la zone Ksi<imo, celle-ci est
alternativement constitue&par la tondra des deltas el par ta
chute des montagues ou du piateau'.
Mais si les Kshimos sont des peuples côtiers, ta côte n'est
pas pour eux ce qu'elle est d'ordinaire. Ratxet"adétini les
cotes d'une manière gcnerate des points de communication
entre la mer et la terre, ou bien entre celle-ci et d'autres

t. L'U)u'<tri.!t)eiU'-MW< es)<'tK'")c
ij'))"n'-ttaHr'otiatt')
t)<~<-) (-<')k'<)uvit'i)
K);tti~.f«/H<.j).1. s').,<t')at!t!J! f<<'f<M<«t)<htf~f</<oM<K)))<vn. t7.
surtnat.Korn''ra)). C«'MMft'A'nf«'/«'nM (<'<'<'n/«;t</t
'f/HffMf/f~f .\<f~M)'-
;r/<oM.in.MnMf/. ~)-.))t.)8)!<).).. S7.
~.R')t[S.C~p.m.~)
t<t''arn;!«- /.ntf(«/ot',p. ').
4.t.tnM'Mtcu)c<h-s''tiptM'n''sthtp)a<)''Ct't')<))tt)))))))y.</Mt/'Mt<rt<)
fft )<)~0)'«tf)'H CaMOht. ~0)'). fOt. p. vil<') <') 'if0<0~it-«< ~MtTf~ 6/
'<««'/«. <S9i!. Mi!')):u't)a'n.')<'Ba't<-
Les'"tt)''<)itiot)-!itnt<?ri<;t))<t''
tk'u~t'et SiMtj'sott"nt)out'<Mtcdesc][p''t)i))ott.< ou lat'otc na''tr
<'ncu))'<(
m''<)M<t'')'tin''t!ta.tt))ft't'is!'a)!t.
fou)uneho))))'* t~ription't'' ttt't''<)'' tA)a<t!tt.voif'tu'o)' xtitintt-
«im),Mt'ft'hcy.<t<'<'a<«v of « «"?<' ~'e~<!t-t/ic. Loud.)82t''t f Mt~<'</
~<ff.tCo<t</ «««F/'M
/«t)ffiy<'o</fi<t'<MtTf~. 40, .~n~M. )Wt.
1.
'i. Kntreantres,.tt~A~c~eog' t. p. 2Ni.
);.))m);t)t!))t.–))nA'<oci")..)'Wt-H'Mt. 1
SU t.M:)t:)nt."t.t~Hi.)''Ui.tfU:)

terres ptus distantes Cette définition ues'apptique pas aux


fûtes qu'ot'cupeut les Ëskintos Hutre eHeset les terres situées
t-n arrière il n'y M.en gênera). que très peu de communica-
tion! ~i les peuptes de t'iutt'rieur ne viennent faire sur ta
r~te des "t'joursdurabtes~. ni les Hshimosu.' pénètrent dans
t'interieur des terres La côte est ici. exctush'ement. un
habitat: <'cn'est pas xn passase. an point de transition.
Apres avoir ainsi d'*crit ('habitat des Kskimos. il nous tant
chercher comment ces pt'ttptes sont dist~hm"! sm' ht surf~-c
'))t'i)sot'cupt'nt. <cst-n-dir('d('que)Kt;roupfm<'ntsj)articu)iers
it'- sontcotnposfs. t)Uft eu est le uunthn*.)ft grandeur et la
dispu<<iti"t)
Tout d'abord, i) onusfaudrait sat'uit' quels sont les ~)'<))t-
[M'ttu'nts pnHtiqHps dont ta rt'nninn forme la pop)t!at!nn
Eskitxo t.)"<Kskintoitsoot-itsdcs a){r<'t:atsdetribttitdistinctps,
ou une nation coof''dprati"n dp tribus Matbeurcnsetupnt.
outre que t'cth' termi't<))<)i!)t' usueXe tnanque eucorp de pré-
cision. ('<)'' t'st. en )'<'sp6cG.d'not' appticatifm <<ifticite.La
''otnpositiot) (le la s(x'i''t6 Ktkitoo a. pitrf'Oc-tnetnc, qnctftuo
chose <t'i)!)pr~'('is<'t
df Oottaot et Hn'est pas aise de distinguer
de quelles unitt's defitm's elle est tornx'e.
t'n d''s signes les plus certains attxquets ott rerouttatt une
iodividuaiite coitef'tivc. tribu ou uutiou. c'est un iiXtKa~fdis-
tim'tif Mais)es Rskimos se trouvent avoir UMprc<Harquab)e
unité Hn~uistique sur (tes espaces conidderabtes. Quand uous
sntnn)ps informes xur tes frontières des divers diatectes~ et

t )t~t t'.t! -jUtttitti" d'itot aih!tt' h"<)\s)ii)))').< ct)t))tm'<t<mt<i<


/(««'/)''<<< <h.<j!<M~b"t du ("thiJt; )<.U)';ko))t«''t)<! «. )<')'<t, )).3~.
[. "( M.tit . tt-' -Ut'
nation. )!u)th-))<' il <tut)'t <iaitt';ut!t;st ))UH'mt;nt
~h''«i)'tif Kn hxtt ~ !t'!<-)t< t)~\)))h)Ut'nu))''H)t't)tt'<'~)t't'))<-
)<t't'')''Mftt":p)i-
')m-r.a!'at'tirt '~tonx'' 'Lt''nsi~)tt't j)!'tit!' d't«it<'d':t~t'ojttthttiott)'~)fi)t)".
P<<ttu)~')httt''t)t il ft'' j"'u).~a~i!h'i du )!r<ttt)<md, ccuvor)''Mht)n'')'n-
tm jMU Ut)i)t))<)''f)'t!h''i''t. ni 'h' t~'ut)'.)''rhijn't an-ti~ac.jx'upit'-th"
~'uish~hitttt~.
:<.t~<.u~ .-tui~i)-'nf tto <'unta'-))\);nU'') ait ftc Mt)tb)) o~ro t)td)<)tt.<
''t t'~M'"u'i.««a t' i. mt~)M)-)tU«' 'ht M~'kt'Mic. vuy. At)()<'r.«)t), T'Ac
<t«per( <MdtitXt: t«y.t''r.mktit).A'a)«t~««'a/~M fo'/af/<<'t< )M),p.t8<-t'
tfty. )'t'tit~t.Les a' ~< )'tn'i~.)S)!t.j).:< ÏT.stj., )!tft)t;(ttM
t.tut-ittvtt)dti(Uft' ~u'-leset')mt<t;<'i< et )'ini!i<'M)td''t<Mnts
~«nt&urt"utetm~'s
par )a prt'.«'ft!))ucomuM )V <n''t'te:!t'hmn: t'' ttftMt Yukon,cf. t'ort<'r.
H'<)/"<<-<) f..<4. r~M/A <'f))).M.
))~t).)t. )X!.c ) m-ur).faut-ilr'-otarqu~-r
.))))')< thtttt-d)t ))~H) Yllkull -"))))
j 'ous )'int)t«'))'))))tn''ht''') sontt'Oft'
)t)t'f)'m'-)iH))!' 'fit'-
<')'ht')i''n.< th;!i't'h.
t. ~m t'unit~tin(:uis)h)' <"y. les oxvtaK"~ '<)" plu. hitut. t) t~t
')ti!tHtt"'in''
tr'< tt'tn.tnjMtthic ~u' puât-):t t't'tiio)) dont tu )nt)M"<' '"=!tu
no~u~<'onn))~. <! ''roittan')<*«idcot'tt.nn)! fti~tio~Uf' ''n "ottt<no <jM<-
MAt~S.– HTTOf:
))EMOMfMoMttitt!
SOCt.tLE j<
nous ne te sommes – it est
~u'exceptiounettoment impossible
d'établir un rapport dcttni entre faire d'uu dialecte et cette
d'un ~rouponent détermine. Ainsi, daus te nord {te t'Atuska,
doux ou troisdiatectes s'éteudeut sur tes dix ou douze groupe-
ments que certains observateurs ont cru y distinguer et aux-
quels ils donnent le nom de tribus'. l,
Un autre critère, distinctif do h tribu, c'est le uom coHec.
tif que portent tous ses membres. Mais ta nomenctature est
manifestement, sur ce poiut, d'une extrême indétermination.
t~ns te th'uutamt, H ne nous est douue aucun non) qui s'ap.
piiqueàunott'ibu prupremeutdite, c'est a-direà unoa~to-
tneration d'établissements locaux ou de cians~. Pour ie Labra-
dor, outre que les missionnaires tnoraves ne nous out pas
conserve un seul nom propre, les seuls que nous possédions
pour te district d'Un~a va (détroit d'Hudson), sont des expres-
sions dont le sens est extrêmement v~gue, non de vrais noms
propres (~eus (te loin, ~ens des ites, etc.~ it est vrai que,
dans d'autres endroits, nous trouvons des nomenctatures ptus

<)''H<!Ud)'ctf~.rtn)nM'-rnnona),rKUh<'<ptct)ht<u)!t).'t''))Hn''S[':u'<)'tts.t/
t!tftth)t"!(<i<~tTnH~r))tt)bitx''r..< /)/tûM<«-a<.S/M</y,<-tt;M<-(Mc<. ';< XXX).
fut, )(. ?<), s.), et .jue S<'huttx Lun'Hhcn. M<M<af<-M<'t~Mt~<tM</<M~<
'<)/<fM'i)))').XX\').)''()4,jt.H<)!i'j.tmU!!jittr)t'prt-t'i<!etu<'ttt<)'u))t.'at)-
ci.'i)n<-di!~rt't)t;<'~-tttio jtftr tvs )k't)\ poputittions, ditMn'tx-K ftro'-&' nutiot'
oimt.Quant Ku~r~)t«')HH<]<'n).sd)V('rx't!)"'unt)tt)hf';uf.où it<')it<)u'<-
)i''ttd''t'JM)pu!i!ii))i!ih')cj''<-otnprt'n<h-(.'t'))h-c)-<)(it)tosfto));f)t''s.i!nt
''ntitretoent tunth's .«))-<)<').n'ottthjue!) fortuit' 't'obsprvittcut~ nia) ittfût'-
Nt't'ttuettj)abt't<)')tttc)hht')).'temps tn'e'x'iiiin' pour voir !i'o)i<-rf)-)!t
.<m<)ui't!eMtr<')'f)ia)f<'tc!i.
). NoN< par)o))!' su! (oM( 'fu ttistht-t. ttit At-t-txjuc, du t'Atasha. V* <)'-
)'tro(f. Vtt* de t'ortt't'. Ot, «on s''u)t'ttx'Mt )tt n««)en'-tatu)e <)cs triba'!
donnrf ptn- Utt). ?')'. t'j/t'. JV.-t~. t'oof.)««'< t')K.. t. p..)7 !itj. )t'<t.
~tt!;ith't)ti~ue.<n't)t'~(')'otrofr./tf~U<<.<t«.<'tM.tSSU.)).t5!i.).t~
p. t~X. qui <t pout-taot '-untribue à son <:tu))!i.<~ttntt;t)ttoa! t-th-on' <'<')h-<)':
t*')rt<')'(\Voutf<:)''u 'tittt-n' co)t)p)'tt'MK't)L/fc/). J/<M<-«..Vt~ f,'t'«t.:)'Ut~t))c.
't)ttu)'uHt!t:t!iun<;orM!.j]ondMt,itytn~tdivut-){'<r.p.Metp.<ti!).
Htttinut) tfuuvt'Dutans W'-Ux et K)'tty. u~. «< ut) )K)))MUtn<-m'<'())V)')-
~ftttt)M<)ia)t'<;)t't~')t;Mt'sft')<tUot)i!tyt't')<'striL)).'i.j).tt,3C<'L:!7.it«'<'
tUtt'ti)L<'<!))t!ntt'citrh'cti~)''t)Ht)<;uttn'sitpp)'o!ki<)t!iHv<
ht's seuts non~ proprt's que nous trnuvintts :.ont h' tt«t)))ide tieu.
tt)~tn<'i)nonousestpttSttit<)))'i)ii<-OtMpor(<'t)trttd!)itmtt')asu<)h"H)tM<.
.)U!t)t!S!K')''A))!tt'itit"t!i't'Ut))ifU.M'itt')t)p*")')''<)t)i!!(<'
d'afth' dut)t)'~ )')*)'Mit)):, t'st. 7'f t. p. M. omis s'' n'tronw y., p. SO.
-:tt~ ~jue !")n Msx):<'snit spt'-t'ith- nu): huttittti.tt du tit'M). Tottt th-n <'))tM
)''< 't)'fu)t.'nt''s" wintt-rin~ ptac-'s nous t'st ') fu)t<'a<~dit inptistttttt. <AM.

:t.')'Mr))'-r.p.)7').:ttiwy)))t)iHt<)M'MptM<)n!<'))-tt),Kt')is'«t);iNt(M's
't''t!tK.ukimtk.)i\'i'')t').tt'.
M~l, t.<XKHS"C)n).(H.t~'H. <()«')?

nettement arrêtées'. Mais saut à ta Terre de B:ntin et sur tu


côte ouest de ta Baie d'Hudson où los dénominations
emptoyees paraissent être restées constantes et nous sont rap-

portées identiquement par tous les auteurs', partout ailleurs


il y u entre les observateurs les divergences les plus graves
Même indécision en ce (lui concerne les frontières. C'est
par là pourtaut que s'accuse le plus nettement l'unité d'un
groupe politique qui H conscieuce de soi. Or, il n'ou estques
lion qu'une seule fuis et à propos de portions de ta population
Eskimo qui sont te plus mal connues'. Les guerres tribaies
sont nne autre manière, pour une tribu, d aftirmer son exis
tence et le sentitnent qu'elle a d'ette môme or nous n'en cou-
uaissous pas de cas, salut dans les tribus ataskanes et cen-
trées, qui ont, d'aitteurs, une htstoire".

1. Yuy. )e<)t«tt)t')M'tatu~ ')*' Kit'))atd-ion..<t'c<«'.S<'(t<c/«K~t')e~tMwt, )t.l,


p. 87. /'<«<- «F~ns. p. !?'
2. Les c:n't''s ttotmws jnu' i' H!.ki)h'Mu t'N)')'y. et tt'[M'oduitf< ))tn' lui,
p. :!70 )!<)..où il y a sim!Mttcs frNtt)it'n'< )ndi!)u~<, 'tu )noi)«d<'s &ire<detitti'
itu noomdistn'- d'hiYt'r: ''ntin ~artna). B'Mi:<. A' p. 4)')-tti0 et )<(
cartf ')«f)t «"us <ttst)ui.<m)s Utn'pin'ti'' plus t'<in. )).8!f. Les nootcnctaturM
de t'itn-y et de Michiu'dson.t'ctk's df Mutt~.so)tt id''nti.)tM< u cottes de )t<ttt.
t</<' «<</< <Af ~t«M~M.<. pnut' )tt J«tin de t''ruMs))t't '') )c Cutnbettaxd
Suttttd, il "'<)' du tm-)t<f )ttttt pour t'W. ()'' ht 'i'eno d~' )ht)it< et de Jtt
Uitie d'))u()!.u)).
Sur tes truntift~. t ).tT''<rcd<'Bat))M. voy. )h<a~,C./i'. t). 49t, p. tM (Xn-
KUOtiut t'uni.idcrci couont'OM~frt dans h- Cuttdterttmd Sound), 441
i'nd)ir<"i'~ lie )!tpprach<')<t )«n <)< t)'rr<tin< df ctuM~e [d'Oc] (tes 'r)t)ir
~ingmmt et des KfHK"t"t- Lfs mrtcs df <'<<troxtX'rt's données par Bot"
n'ont <:<')" ndtmtqu'un'' vtt!ur tout « f:tit coKvcntioMtM')h',iittrtout t'n c'
tju'cth's indh)U''ttt t''s ai~'s <)<'cix'otittiun &t'it't<?t<<*<!)'
f'<)))t)ncsi c'~t<ti'*ntdt
t rrit~bteit aires ))<;jx.'Mptt'ttH'nt. Sur )t' fronti''n' t )a fminsM)'' )h')vi)k', ![
la Baie d't)t'dson. et t)tBa';k. Hh'er, sinus <n'o))<tt)')t«e un cn~'mb))! d'a)t)t'-
)t)ati"n~ do )tif))!U-di!<)ft,toy n. 4, df 8t')twatk:t, in Giidcr..S<'A<caftM<
.Mtft'/t.tMu. )). :M, ii<)., KtutsKhak. p. 06, M. M? '-t ~<'«<. ~M<t~.y. '.eef/r.
M. ~«< )t). p. 4ttf, M)., t))<ti!feoM<)-ft voy. «oa~C.A' p.t66.
X. Ait)' ''n < <)ui <'uttCfrn<'i'AttM<t)ttuante <tt) ){'~u)"' unique 't'o)<s''rvn
tt'U)?. CM')):')ui "t)t ptisse au détroit d'' Bt'hnttt! t'ntn' <)t!!0t't 1890 ))'<(
pMd'a\t'- )tn<tnit)!t'.Cf. u<))n''ncttturede t'ctrotr. ?/). AI. 1880, )t.<K. av'
t-cjh' tt~utot' dt- t'ortt'r.p. )6t: avec tt-th' de Setsan. )). <3. ~(). ctt'ttrte.ct
<;<-))''df S''<aûn ittce cet)c de Wootfe, de Schani!, puis <)e Porter. /<ep.
p. )08. <t )tVi<:<fh' dh Ja<'ot)!)p)t. in Wu)d). Jocotte~M, /hMf, (ett. utien).;
Ber. <<!?. p. «?. sil.
4. Hich~rdiiett, Jfc<f<: SforcAiM~ ~pM/t/too, U, p. iit8, citM le te):t< de
Sitt'psun sur les toritoirp!! de chasse <)ui port" sur les terrains res''rves aux
<)tmi))es. <t lu t'ointf Barrow. The M~fm t'~tMM. i)t ~fc<t< f<t~)'~
)<. ~!)!, ''t Murdoch, p. St. dit ne pas avoir pu t-onstater <'ofitit.
5. Sur M' guerres, il la Terre de BafHn t't il )'W. dt- la haie d'Hadson,
voy. Kantien. Coxtt'ttM/foM fo .Yat.W.)!. o/tt'<;<f< .<M<*t'.it) ~MM. L'S. A'a<.
.M)M.n* t5. p. M.)'r<'s')nc f'tMtrc B«M,C. p. 46t. 4<i:t.t)ui t-epcndMtt donne
MAt.'Sit. – ~TUBK t~K MUMCttUMOtK ).Ot:).U.t: j9

t)e tous ces faits, on n'est assurément pas fondé à conclure


que l'organisation tribale est compiÈtentent étrangère aux
Hskimos'. Nous venons, au contraire, de rencontrer un certain
nombre d'agrégats sociaux <)uisembicut bien avoir certains
des traits qui passent, d'ordinaire, pour appartenir a )a tribu.
Maisen même temps ou Il vu que la plupart du temps ces
agrégats ont des formes très incertaines, très inconsistantes ¡
ou suit mat où its commencent et où ils Unissent; iia semblent
bien se méter aisément les uns aux autres et former entre
eux des combinaisons proMifortnes; uo les voit rarement se
concerter pour une action commune. Si donc ta tribu n'est
point inexistante, elle n'est certainement pas l'unité soctaie,
suiide et stable, sur laquelle reposent les groupements Hshi-
ntos. H))e ne constitue pas, a parler exactement, une unité
territoriale. Ce qui ia caractérise surtout, c'est la constance
de certaines relations entre groupes agglomères et entre les.
quels les communications sont faciles, beaucoup plutôt que
in main-miseduu groupe unique sur ua territoire aveciequei
il s'identitie et que des (routières deuuies distinguent nette-
ment de groupes difïérents et voisins. Cequi sépare tes tribus
csitimos tes unes des autres, ce sont des étendues désertes,
dénuées de tout, diniciiement habitables, des caps impos.
siblesa doubler en tout temps, et )a rareté des voyages qui en
n'suiteut~. Uest même remarquable que le seul groupe qui
donne l'impression d'une tribu proprement dite. soit celui des
Eskimos du détroit de Smith que des circonstances géogra-
phiques isolent complètement de toutes les autres, et dont les
membres, quoique occupant un immense espace, ne forment
pour ainsi dire qu'une seute {amitié
La véritable unité territoriale, c'est beaucoup piutôt )'<~<(-
Mf.MCMCMt (M'n<<'wcK<)'. Nous désignons ainsi un groupe de
familles a~gtomerées qu'unissent des liens spéciaux et qui
occupent nu habitat sur lequel elles sont inégalement distri-
itt'shdt'. runtrairt'sA' M.t. p. tS.St .'t t'At.t~ft.\'ny. ~urt~utWe~'''t
K'tty,tff'/<. M.~tc~ p. t:). )4. )ti!it"itL- dMXt)mtt!tt{'")ut.
cf. ~.f;
.t. t'ftrofT. <
e~. )). HX<;)(- <;f.SL.<<!m..
)). t;'T,
). )!n~'op<)û))t tt'n'e de f<t[f)i)).h)i<)< 0<)<n<t)))t. <!<-«))<)<'
m'Xt'i~c
")t))))fMi''r')
ut)cttSt'mtjh' <'f.
d'af«'ttts h'itMtux. H'm".ÇA'. 1).Ht.
Hintf.~<f<t~'
Gt-tiM~tM~. Il. p. SO.ï'. r., ).. )7.g). Voy.Tumt.r,p. )T7î
))t"jMM't<')'it))ttn'"httXuit~.C. li.Mt.
:t. V<ty.KmM't,/t-. x'.< tt. )). )?.
t. Sur lit <)!')initi"t)
<t'' )'Mt:t)))is~')t)'nt
.Ht t!)0n)itt")\ov. Kg<'<h'.
)Lfit).
).'Af\HE~<MUM.t)(:tQC(!.t"Ot.Ot&

buées aux différents moments de l'année. comme nous te ver-


rous, mais qui constitue leur domaine. L'établissement. c'est
te massit des maisons, l'ensemble des places de tentes et des
places de chasse, marine et terrestre, qui appartiennent a un
monthredéterminé d'individus, eu même tempsque le système
des chemins et sentiers des chenaux et ports dont usent ces
individus et ou its se rencontrent constamment Toutcela
forme un tout qui a son unité et qui a tous les caractère!:
disttactifs auxquels se reconna!t un groupe social tituité.
t° L'établissement M un nom constant'. Tandis que les
autres noms, tribaux ou ethniques, sont ttottauts et ditterem-
ment rapportes par les auteurs, ceux-ci sont nettement toca
fisés et toujours attribués de façon identique. Onpourra s'en
couvamcre est rapprochant le tableau que nous donnons ptus
bas desétattti.ssemontsdct'Ataska avec celui donne par Petroft
Ces tableaux o'offrent pas fsaut pour le district dit Arctiques
de variations sensibles, alors que la nomoaetature tribale de
Porter est très dinercnte de cette de PetrotT
~"Co nom est un non) propre; port'' par ~MAles membres
de tY'tabtissement. il n'est porté que par eux. C'est d'ordi-
naire un nom de tien descriptif suivi du sutHxp M<t<f (origi-
naire de.) ·.
Le district det'etabtissetnentadM frontières nettement
arrêtées. Chacun son espace de citasse, de pèche a terre et
en mer'. Les toutes eux-mêmes en mentionnent t'existonce".
1. )t:)''n)bf<'ttn'tth-~u'i)y .tit UiK- f~t'r <h'n'tt'Ut-r.~uh':rduth'iXitu)
:)~t jt);)(-<h'Mtti.imf)'.imXt~iM~ thu'"fjttchju~<'HS. v. ttfm. C.A' )).<66.
<.t.un t-unt)'du (MmtMtn). 7' <t":)at~hnit~t; )'. ~t7. un t'ite<)<ms
K)U'<:h!t)i. j). ):t
f'axttitt'it)Mt'*< df notos<)'*ti<'u\<'t<tt;tMMi!<!<tu''nti< nnus<'it'')o)~
ta
)))cjnt:Mr''«) lit t))ttiiscit-ntiti()m.'«t''Ht
'.tahfie.t'))'.
I l(t'ait.m ~n'ottand< )<.<')-
tk'otut:voy.T))ttthi(i't-r..) p/<"Mf<<Mt/MMf/ p 333. ) ) t') x.))Mrfjuat))<-<)U''
)'x"uc t'Mt.s)t;y)««))..dt'i(!n''tt(d' tMutiQttu.ritM t)!t(Utet)'"<. Amiiilenon)
t'~skit)~"
jttt!')t'!)uu) i "' ftt'iMt"'f)'stp)t;' :tutf<'<')!«). 'jxeUt'«f!.)phn)Mc.
:<:). )<'<).th)Mt)x. t'eU~t).«< ~t/«~tt,.Y~Ct'n' <)') suh.ttt'
t*'))'t<'r.H<).H t)
. U(Mt«. C.).< t'ftMK.jt. )s. !.)).:sttj-1<'< t)u"ncta-
))m' t«y. h~tOLt'~t'ik' ))ht.<)tHMt. )<.:<).)r )1
4. ))y t*mt<' ')iftx-)t)tt! in~'tM)))'<):«).<)'<!(< !uht<-) <<< n"~ «)mMH!<-tm';<'s.
« 'on'.irsi tindivido!d<itf))t-)).u)<-mn't<tu)i''tt')t'.t xai'snttu-uu jK!)
t'' )x'u!t<'ta<'t<)cK'n hahitxtx't).))nuHitf'f.t hit'n'Ht<)m; 'tttns(h's'inoM~
t))))'s )t<f)h')t))''))<<<h-sf''(t-< <)u)~<K'U!.)Mn)''H)t~ )')u<)ui)).)'.tH)))n'i)-
vi<)uttM-)i)M'mi m'm<t)))'«ttctt.nMHnct'. tuv. )hm< t')t.tM., K.S.A..
)'. )t~ s') iSt't~on. p. K:<)'o<u~')~i'')ttan)tt)''«tt
:<.\'my.ttixh. T. T.. )'. ~t. <t)')i'j)~.«)M Ctrm).tn<). m) )'-<)<- )M)ti''t))i')'
ftf'nt ttK<)tu)):.h<<)jr.
fi.Hit)h.7. ?' ).
MA' HTL'MH nK MOt))')K)).'t':H! -~t:nt.R M

Au Hr"tuand, à )tt Terre de Xattin. uu uortt du t~abrador. les


etahHssements tucatiscs étroitement, comprennent nu nord
avec ses pâturais atpostres; aiHMur!t,ils ombrassent tantôt
une lie avec lu cAte d'eu face, tantôt un cap avec son /«K<t'r-
~tw< tantôt nu coude de tteuve dans un delta avec un coiu
de côte, etc. Partout et toujours, sauf il lu suite dus grandes
catastrophes qui boutoversent t'etabtissemeut, ce sont les
mêmes gens qu'on trouve au morne endroit ou ieursdescen
dauts: les hériHers des victtmet; de r'robisher au xv) siècle
gardaient encore au .\)s' le souvenir de cette expédition
t' L'etabUssententu opasseutemeut un umn et un sot, Ha
encore une unité tiuguistique et une unité mota<oett'etif;iouse.
Si tt«us rapprochons ainsi ces deux groupes de buts. au pre-
mier abord dtspin'ates, <'es.t <}ue tunitf th~uMtHjue sur
taquette nous voulons appeler attention, tient à des causes
retifueuse! aux notious concernant les morts et leurs réin-
carnations. Il y :). en ettet, uu t<;)narquab(fsystetne de tabou
du non des morts citcxtesHski)nos,et ce tabou s'observe par
''tahtissement: i) en t'esutte ta suppressixo ntdit'ah' df tous
it's noms conuuuus contenus dans h's noms propres des indi-
vidus H y a ensuite un usage routier de donner le nom du
dernier mort nu premier ne de t'étobtisspntMnt;('enfant est
n'putt' le mort reincarm*et, ainsi chaque toc<ditfse trouve
posséder un nombre deternum' de noms propres, qni consti-
tuent. par conséquent, un t'tonent de sa pnysionotnic'
Kn resunK', saus ht seule t'cserve (lue les t'tabtissctnents
''ont. dans une certaine mesure, permeabtes les uns aux
autres, nous pouvons dire que chacun d'eux constitue une
unité sociale définie et constante qui contraste avw t'.xpec.t
proteique des tribus. Encore ne (aut-i) pas sexa~rer )'i))t-
portance de notre rcserve; car. s'it est hi''n vrai qn'i) y a d''s
) toy. Hnt;)K<t)tH'')')i)~i"n ')' "'s <it"!t< '~tun'xt'-'(.-.h'))\ vi)).<~<
-)n )':U)hinttittitt'd in Mut-'t~ch.p. .~).
)).))),t;/t-)t-<< t\tftM«M..). ).t; )). ). 3t.
:i.\<)HTMHM'r. )' dOt.U'tik. [).<:):<. t!.!<')!t).tt'
qU< t.))!~ttr.t..i<
<tut''r<)))<! ju"<)U'!nt "nM)tn<'ttve.)U
<«ottt''n) «' !p)<o'))t'o"~t: Y.Ct.t'«.
~t< <MM/.~'0)-<'<:M))' )t.t<hy,)77".p.t''). Il.
i Ruas.< t'. (t. t.t: ~')an) p. 2'*))).m< <ti'!)«';<)()')<w(th-~t))f)t).
)'. ~)!9<)))'en'ux '« 't~nm.<)! )'"<Mit)''t)ti))t.'ttH< )'t''at~i-t'ut't<tdhi
v' t. t't'ntimt<< <t)m(t r~'u HHjtt'ttisttin''fttttsht tu<t'tf<t ~)t ~'<~.tx'Hts
''ha!t<*))L 'ttH):,<out''sh'!=itoci':)' Hskittt'x''t k' ''fnstt''
Su) )'<"tt''ttsi"<t
UMX'"a t'en.~msttM''ssai!'<' an )mv)mt't''ndM. «)<H!< ')<~t)t.m)t';))i't~
't!<))s))~)tn~ns <the')a'' ~)<'tn<' 'h' n'im'M'nutiot' <)«n'
jt'')'))'')')~)).'
t- ).)Mi<.e«)''t)t U))"it))!t)tt'ah-d-' '-ta".t"t'aih.
t'~hitM')
!i0 t.<'<(!t!t"Mt.)'tE.t9Mi)i'K'

uchitt~ps de population d'un t'ttddisscment a t'autrc. cette


pet'mvabititt' cette mobititf rfhtthps ont toujours pour
t'itustMdes ufMssitt's vittdes ur~'tttes. gt bien que, toute
variation ftattt uisement cxpUcabtp. iit rf~)e
m oe .seotbte pas
ctrf viotcf.

Apt'fs avoi)- ainsi montre dans t'ctabtissetxeut ) uoit'' qui


est il la base de ta toorpuoto~ic eshitHo. il nous fllut, si nous
voutous avoir de cette demiere uttc rcpt'~scutaHuH uu peu
pn'cisc, )~)K't-<[)''r t'onunput tes t'taMissefoents suut distrt-
bm's sur i:t smfm')' du tet-cituit'f. guette est teur !{'tadeu)-.
')uet)t' t'si ta proportion resjjecth'c d~s dn~'c~ ~tétncnts dont
ils sont cutupus~ssous le ri))tpo)-t du scxp. de t'a~e, d<'t't-tat.
(.'i\i)
t'itos )Mtribus t.r'.nt.tndaisHs. sur tesqueis ttous sutomt'
bien n'usei~ufs. )fs ctahUssentents sout peu nombreux. ËM
)M~).to-aah n't'tt tmx'otUm <j)tp)'; dm-itp t'~rve! n )He Uruah
et pom'tattt son t'xpcditionit c'h;faite duns d'asscx bonne. con-
ditions pour )t)t'i) n'y ait p:ts lieu de penser qu'n eu ait ).)is~
''f'happet- un sent Ucppu'httttte nombre ea dimi)nm CHcore.
Lurs de ta nsitt' de Hottn. t'n )SM4.p)-cs<tuetous;n-.dont dis-
paru. Aujourd hui, le d~sci-t est a peu pt'ps ~'ootptet Cette
rar<'(a<-ti<)t)pro~ressiveest le produit de deux cau~x. 1)'abord.
d('s tM~i, les ~'tahttsscmcnts cuntpet'us du sud, par suite de~
re<.st)urt'pset de ta st'-curitt-pins grande ))u Hs onmipttt, ont
attirf t'~ Kshiotos d<')')-:<<[ a Frederiksdat Kusuitf. )M t-t:)-
tdisfptm'uts ptus at) ~o-d se sunt coocpntrcs vers Augma~-
su)i)~. HMt raisomtaidc de supposer ()t)pte retrait des Eskimt.s
). V«')). n~ttt)<t..d'' t.Ut' tt~:t~)).'rt~tM)it.u<< t'.tftt. ['. t~i.
~(.;t j'r~ttus<<<:
f~t.!).u<ttMt"uiiL.
titi~)). <t~'«'t~<'hf«.-t\ /;< (~M;~<t ,</ <“““<“,<. )!); j,. t)S j.
'.t.t:th .tVMit t!,tU\ t.U)) h.))~!tt)~ t'f.tH'.ft..)<)).< -'<) ))t) tMttt.t.'
ih."tttut ')'tit))h.«t).')t~. )'-<-< .)r ~'y.t~ a t't. Kut uo < Sttrun''
''t.D.h). )n'. <.jt)r ~"Ut.h- d.' r.t. ttt.~n t)),uvr ).)))- ~M'' )M ~MM!)-.
v.tt..). tt.m-ftt. f. ..<'fr th'/««',t~' «/ f;<~«m/ ff<<M/ in tt.
).. tS.. -).
t. f)f)'m.'t.t .fit);-).. /</tr<~ .t, '<),;< “/ //“. < <«~/ ~,V<A,H u
).<ht t. (t. ).. ;t; )).).<“).. t.t h.rn.itth.h.).-t.-rud.-rik~at
s.))t<).-<t.~i.h)).)))tt'- Lith),o.tt). et~0)t))a).-t).tMS. ") .).- t'Kst:0)~t-Kh.
'.nh.ttt.. ) tfn~t.~h'ftt«!n).)'t..t)«<t<t~ ttt)~\u)~)tt~-
d'y ~-oir.Ct.)'42t.
);ntX~. )-s. )s;'<.la pujtoti~it.tt .ntit t\~)i~t'-t<)'')t:<).tt)<tt;tti~ri.-t.
p.<rm< .tt))u\ .tu S.-t:t. v..t. <)<(- X.).. tt. ).. )M.{;.tt). (.. t'H.
Muttt)..)a)~.< )<urhUt- <t'').tt)ti.i))U,t).tH.
:i. Xohx.)'H.n<tH-),!)<)..t)'unh..«!t«.'.).nniiik..[u'it !)tM;t.th!<-
~a~"<tti~.''< '~)iaY:)~ U)tir.1!)))..t.!tt'
~tf,0!t.
MAC:.<.– KTUOE
M Mt)tU'K'H.O<!tR
MOOAt.H 5~

depuis le Scoresby-Sund– retrait qui n précède t'arrivee de


Scoresby (iSUt.. a dû s'opérer de lu tneme façon, mu!s cette
fcHs~'tpar force, et uon ])us soulement pHr intérêt.
Hum6n)etemps que peu uontbreux )Msetabtissemeuts sont
très espaces et très petits. An liord d'Angm:)(;saUk, sur un
d~vetoppemeutconsidft'abtedc fûtes, il n'y avait on t8S3, que
t4 MtaMissemcutscomprenant en tout 4tR habitants. Le
plus peupK'. ikate)<,eu avait M: le plus petit (celui de Xu-
ttttkitit) n'en comptait que t4'. ti est d'ttitteurs interessaMt
dHsuivre les mouvetxents de ta poputation que reproduit te
tahteau suivant:

·
= ~i
L
h R s i4y-
x§ s si.
~=~33 ~Ë!

_j_ __i_ _i_J

jUttit' t)tt)h)t). titï~t) ):) 3'!tit)j


~~?'3 (Rvdw;. t:f:;t0tt~ 1 M' ~)) 11 -))(!'
tf~ )('[,.Mn-

<?' ïn ))t!!).M) ):! 4-t2


)!t''ti\n.! )'it;i;)t, t; ); jt.t411 -ns' f
tS')'i~ )<!t~t) )M )'' +.:M')'
i!)::(tt

t.t<ofn..(..t''t.
:r.L.V""tC<.X\'ti.
'ttM,S').
:t. tty)~. ~t ~iu'.f(t /A~w f~.t"«/t/ C' 7'ff~y,
~s.Xh\p.t~uh).ht'jnunt!~<t''Pt')<'r<t'n'!t~<'htdt')M.C~ttt~ah't)t'ttuttttt't~)t-J Í
~f~ta~
~dHMiMM)wt)ntMStd~<tdUt'~ft~t)t.'unt'htrh'M~nt)udc~rt~<ui)~tht~t'urj
d~i't'M)Mh t~th'r.~t. Hntm.~pt<t/w~<tH'/WM~M«~A'<f.
jn~A~x~
~Uw~cMK~
t t.ll' '9'. !liai..011amail n,Ii'il'" rto In·· f'u'lfl,t,'r.
'M~<
!)~H~)~t l''II\'IÜ t'lliI1h d,'1. lIIul'I. "d",lii" aU\ l1ais"'aur"
f~.tt~<jj'<'urh'<'h'f'"t''Mt''< d.,
'tt\bc)~tt.~r't)'t'h'.t~7,<<fOt,<yf(~At.\tY.
'J~t~)n.M.N.n.).~)t.nt.aUnf.ut.tttMttt<u-
"'II"f.i~'1wlffC'lIh
"m,ml k.¡ lJaj';oilllt, 1\('a.I" culre ·le r('('('u,¡tnu:ut ,h- Iluitu vl iv·
1
))!~tha)«h)-h')t-
'f.t/ftf~d()'(m'trft'ni;r~tjivt)&t~t'r~t't<h'~[Hh
't.t'~n~t'Mt~~<Mt~MtttuH*frtrjtt~:jtu~t))ph't"m'ett~MM~<tattt
~n~
t tt'<ht!)n~HttKtrtt\t'î<)MAt'trp.at'):ttna't.t'~r''t<')fu.

t.H()hn,[<.t!j.
? t.'AS'iKB!!0(:)')M<!t<~E.<Mt.iM:i

Ou y peut voir combien est précaire et instable l'existence


(te cette population. Kuhuit ans, de t8M& 18~. elle perd soit
par la mort. soit part'emigration tes deux tiers de son ettectit.
laversement, en HN< une seuieauaee favorable et le confort
du Li<'insta)iatio)tdunuitivo dos Europeeusreiéve, OMun clin
d'œU, la situatiuu le nombre des habitants passede: a 37~
avec une augmentation de SUp. tUO.
Nous avons sur ta population desétabUssements de ta côte
occidentale des renseiguemeuts détaillés et fort précis Mais.
comme ils sont postérieurs à l'arrivée des Européens. nous
M'eutiendrons pas grand compte, si ce n'est, pour mettre en
évidence les deux particularités suivantes que i'on observe
également à AngtHa~satik C'est d'abord le ettifirc élevé d<'
ta mortalité tuascutmeet, par suite, la proportion cousidcr.thtf
de femmes dans l'ensemble de )a population. Au Cr'mtaud
meridionat. eu t86) et )?)<, sur )0()morts 8,~ ctaieut dues si
des accidents de kay.th, donectaieut exclusivement des morts
dhonnues chavires sur ces dangereux estjuifs: 2,3 étaient
dues .) d'autres matheurs On remarquu )enombre cuorme de
morts vioicutfs .\u (~niaud septentrionat. tes chinres
t'taicttt de pour Jestuorts t'tt kayak, de S.~ pour les autres
morts violentes. Pour Augmagsatik,on peut, d'après les infor
mations de Hotm et de Hyder. évaluera ou 30 p. tuf)iu part
des morts viutentcsd'homntMdaus t'eosembtede~t otorta-
Ht<
!.c second fait sur tefjue! nous voûtonsappeler t'attcntiou.
c'est l'existence de mouvements migratoires qui limitent lu
population de chaque établissement. Les tableaux que
Af.ttyberg uous transmet et qui reutontout a tt«~, pour des.
cendre jusqu'à )MMO. (temontrent ce fait pour les districts

). HM'i' /'<<<- p. tu). )<<))tti~n. )'im)K~r. A'/<t.t.<.f<t)t«~(-).


Ki~t)vn. <7!f!i.)). t. p. 380f). p.)urti'xttHUt)fi h'ift'Ut-
.~)..):).t))i;.
h)).<.«'t)ten)-!
t<tt:ti<)io))!tu\
'h~tnett)f~. r'Ms~!xn''tM''ttts !!tit(i!itiqx<<tfs
)tti.<sinns t)!t))"is' e( nn!rift)')n!'t<'s:ftat.t~r. t'<7.. t'H <tomt<' <)''
t'<it)<'«)'tt!mt-i.
M<n:' ton'!n'*sont!tau<*a)) ))''fn'<)'s<)ot'u)ttt.'nt.<
iiùt'i,et ft:<
tf'pwrh'nt'jM''-iMt')')M)p))httifm< n'ttt.mt!-.tttarhmM.ttx oti~ioMOtttt'eti.
tos chitTr!')<)))<?!< fhtnsHin)i.~«M<<'<)-t. )). j(.;5').a), tx-Mot)!! itttc-
t);f!Sf<tt t!)amtf')<)en): <)'<((<
tM-oua.)~:)\ttM!. -)')n<'
')Ut-')t'<<)u<-«)t"'nts
)<'s)))«-.rt'cfnt.
Voy.Hytx-rt!.OM<Mf-tov .t. ~/e<t<tt<«/< ~«f/te/Mfi <M<t&<w/.
<jM9f.y«<<rtf. X)t. p. ttt. ))S, )~). titbh-< <)..<)).- titM.<AM..XVt.
p. )M: la
pour prnpotti'))) '))«)tt<f«fs t't<h- ~ 'tnoM~ it.)):tn)t)t~:)M<ih.<i
)<)<?ct)rs)<)«-= )))tut.
X.\'o\ it) n'tttH..).«.'n'en. p. ~Ots.). rf. )ty.)t'r./m'.c;< )).)!
XAMS. – KTttBK BK MOKt'ttULOMtK MtMtAt.K S9

sHptentrionaux du Gr"nit)Md meridionat ceux de Codthaab


et de Motstenborg augmentent re~utièremeHt nu détriment
de ceux du sud. Ou peut même observer à ce propos combien
été tente et, finalement. minime i'initm'ncp de ta civilisation
poropéenne (nous eutendona parier de la civilisation maté.
tieitf. Rn ettet, de MRi a )t~i. ta moyenne du rapport entre
)es naissances et ies morts a été de en ~<M)
passant de
ait~entM))'.
J?;" en. l8tll 1
A t'autre extrémité de faire Hsitituo, dans i'Ataska, nous
pouvons taire des observations identiques. Les renseigne-
ments les plus anciens dont nous disposons et qui se rappor-
)''nt aux tribus du sud – reuseigacmeuts qui nous viennent
tics premiers cotons russes – ue sout, il est. vrai, m très surs.
ni très et ne permettent
précis guère que des appréciations
nu peu values. mais dans te tournât de route de (.tasunov.
uous trouvons des informations elles
plus circonstanciées
< encornent tes Eshimos du detta de la Kuskokwhn. Le maxi-
xtun) des habitants par utabHssoment était de ~0 per-
sonnes'. t)'apres ie recensement de t'etro<I suivi du recense-
ment de Porter
que !'on trouvera plus )oin, et )equet est bien
~tpcrieur'. tadensitc maxima est atteinte dans cette région
)')))' les établissements de la rivière Togiat!. D'autre part ta
t'ihu des Kus)<owit;miut' est ta ptus forte d<' tuutcs les tribus

Su)-)r< <)h't.<n))f'tu;tthn)s«t tpntsout. fut-t tK'Ur-, H)\. Ky)M')ti.


';f«f/). 7')'Mr..Xt). )). )?. <i! Httc unatyst' dt's dhos rf')t<f)f!n<'tn'')tt!.
'iunt~<u)ue.< omtoxHS <t<t)t'.t)'s ~)'r«x~t-«< .'tt-c«MM~<h's tr.-n'- Momvfi!.
'~()Hi~ <T!<, Ut()Mt)t')nit<)u<!h'!) m~MK' ttuts M- sont t't'KM)i''MHK't)< tv)Mn-
.~tit-: )m LuttKt<)u).
")) trom'em. dons H<M~.< < p. t! M(t et !)tti\. un'' 'tw 'h' n'osei.
-!t«'tt<)'ntsstat)sU'[N<'s mr tt's U~Mniut, tt't)).<t Mftiuu'. '') ~'ut< Xt-tth)is.
"m~nt<. tttniii 'jUt' !=m)<'s At<fs, .<cx< t't ~tat. <-hit' L''s t'oi)-, <'o)nt-!d<'nt
';h.u.)uah)t'nfe<tt !n<-t; tes taiti! g)-6)t)<md<tis.U's taht~Mx himi-tot:, )Mt)tt.
~it.Co)t)<'r<'t)<')tm. Pt'<<k.ct)))CK))mn) t' Kh)i))''h)<') !< Aiv!))ttmitt).
h~otdt'nt th'tm'-w.Voy. X'Mts, K. ft. )<.T.
J. \\)M))K'')).t~M/ff/tp ttM'/ t'<Mu.<v<;<Am-A<' .K/<tft-/fh'M. t't<\ in
)! o. ))'')t)t!')~fx. «<'< Afttt~n. < «Mw. t<«w. K. A. K. <t. W.
'") t. S.mt)-)'<')<'r~h.<!t)'t,)). tU suiv. t.t' vy<tp' <<<' Chsttnov Mt'!t\tn~x''
n'm fai) < n )m-<t, )'t t-oxN'tvt' ot'~))'' '-<;) m)<n)ati'' sur tt's n'cm!!)'-
!H.)<)!.u)tt-)icMt~. t'ehotr. <h'/mr/ n/ /<- <t<'m«,-«'<.<-<<.o/ ~M~. <. S.
<<</< cf<t)!«.f,)). !i3 s.). <tont)'' un MjM'u'u <)'un<'<))'))!)) us)')' urtl
u.m·r. nm) r~u·
t'un-
~.ml.·
~t~ tlea
d'<)it'<;rs
rlivur,s mc,·n:cun·nfs
x't'f'tt~t.'ttM'ntstu~sus
ru·se: nnt,·rialw.5
m«t~it!U)'<t)X'!0.
fts70.
t /.o< of.. )). t.)i. n ~tj.
t )' )thtt!))tt'. <t))(M'n<)i<'e.).

)*'ot<'r. p.t:it(t<t))tmu <t<ttti)tU)-). <-f. )<.<7t).Un tn'uv)r.t <t!tU!.t'~ttct.


te~'tijttion <t)-tfti)t<:<j). <t)t-ttt. <)<:s<tito< <'t)tb)ts!tt«.'nts. dreriti. Mo
du t.'A.\XKK f'Ot-tttM
tO(:tt)).<)(:)~).'E.
eskimos connues. mais non ta plus dense si t'eu tient compte
de faire on ette vit t) est intéressant de noter qu'elle est éta-
b)ie comme les Togiagtniut auprès de rivières exceptionnettp.
ment poissonneuses et par suite ecttappo à certains dangers.
Kncore ne faut pas s'exagérer l'importance même de ces
Mtt)b)isiMt))ft)tsrotativemeut pt'ivitegics. Ues t:<b)eaux de
Porter il smnbte hieu resutter qu'aucun d'eux M'atteint tes
chifîres cousiderabips indiqués par PetrotT. L'établissement
de KassiMOHUttnarque par ce deraier comme coutenaot
(!OSindividus sctnbieetre nou un étublissement proprement
<tit, mais un a~t'u~tdeviiiit~es', ut de plus contprend nombre
d'eit'tnetttscréoies et earopeeas~. – Une autre regton oit les
etabtissfmeHts sout t~atement plus eottsiderabtes et ptus
~orres les mM sur les autres, ce sont les ttes qui sont sttueps
entre le détroit de BebrmgeH.)partie tneridiouate de t'Ataska `:
et cependant lu deusite. caicuieo sur i'eusentbte des terre-.
habitables <?' reste encore très faib)~ 1 13 par hitomf'tre
carr'')
De toits ces faits il résultequ'it y a une surtc de thxito aatu-
)'<'))ea t'etendue des ~rottpcsMskimos,(inutequ'Hs ne peuvent
pas dépasser et qui est très étroite. La mort ou remigratiot),
ou ces deux causes combinées, les empêcbeut d'excéder cette
mesure, t) est dans ta n:)turede i'etahtissptueut esitituos d'être
de petites dimensions. Ou peut Htemedire que cette grandeur
restreiute de t'unite morphologique est aussi caractéristique
de ta race Kskhno que les traits du visage ou les traits curn-
muns aux dialectes qui y sout partes. Ainsi, dans les listes de
recensetnent, on reconnaitit première vae les etabussement-:
qui out subi t'influence européenne, ou qui ue sont pas pro-
prement eskimos ce sont ceux donttes dimensions dépassent
trop sensiblement ta moyenne C'était te cas pour lesoi-disant

)M)-n)). )tv')tt')t.tittttu)))))r.)~u))h~i))tttt;!tt)t'))a "ut-)'<< dhti~'t)).)~


d'hier );t.<ur'-t-))tt)'<.t'<)wt)ti''tt)<. J,

't'<')r.))I.p!)~)~t)'"tttT.j..t,r..KH-im'himt!ut.~))).t~i~h)..
)'i<)'it.tb.
~.)'tn)tr,')'<)')).)j~;)~)):t))it<'Mtt:)t.~t)')i'trir).
3. Sur ).< t).y.)y.)'.)<)m.)<.t)0<.).i.-)!tt. A).: KiHH'f..).
).)'
t')Oh!thM:m<.<)))th..)..MM));t))i).t))ts.
t.P.~t..r.p.tC:
.'t.'<')U.<tt''tt'n"f)-t)H-t'm)))'t'ttpit)')!ttttait)!'i.!t<<;as)mtam«y!-t)tt'
''))<)ttt''t)tt;t fuit) d'h'<itt~'itt~ttt)t))"'fit))" t'im)if'ut)')<)')t));nt.
.)''<Sit)M)''iMM-)N'SMtj)nn'trattt))-.)'tt'-r.jL )'). )'t')r.)tf, (t. )t.).
MAt'-S. – tftU&R BB M')Hft)"t.K'!t<i XUCtALR ttt

ctabUssementde Kassiamiutdont nous partions tout t'heure;i


f'est le cas aussi de Port Ctarenee qui sert actuettement de
station aux baleiniers européens
La composition de t'étubtissemont n'est pas moins caracté-
ristique que ses dimensions. !) comprend peu de vieillards et
aussi peu d'enfants pour diflerentes raisons, !a femme Eski-
mos n'en a généraiement qu'un petit nombre. La pyramide
des âges se pose doue sur une base étroite. et elle va en
s'amincissant d'une manière marquée a partir do soixante.
cinq ans. D'autre part, ia population féminine est considé.
rabtc, et dans la poputation féminine, la part des veuves est
tout à fait exceptionnette". (V. Appendice !!). Ce nombre
t'tevé de veuves, d'autant plus remarquable que le célibat est
presque inconnu et que les Eskimos épousent des veuves de
préférence à des jeunes filles, est du presque entièrement aux
accidents de la vie marine. Il importait de bien établir ces
particularités sur lesquelles uous aurons à revenir dans la
suite.
Quant à leurs causes,il faut aller les chercher dansle régime
de vie pratique par les Eskimos. Cen'est pas qu'il soit inin-
tettigemment entendu c'est, au contraire, une application
remarquable des lois de ta biophysique et du rapport néces-
saire de symbioseentre les espèces animales. Les explorateurs
européens ont maintes fois insisté sur ce tait que, mémo avec
tout l'équipement européen, il n'y a pas, dans ces régions, de
régime alimentaire et de procédés économiques meilleurs que

t. \'f'y.t'ort(')',p. )3?.
CestMM desfMtslosplusMciennentent f'tMt~ju~ on lutroOYt' ()ej&
't(:)Mtt<?dansVoH)tt<M. MtMWMM A'atM~e, K bhvn, t OtX, iS: d'aprèsdes
<)<:
.turctM dernierordredans Cottts, )n J. Barrow.TAe CM~t'apAj~ o~
MMt/MM's t~nd. Hthtuyt,< 8X:,p. 3S. danit Kf;ede. ~'t~Mjt.p. Ct).C f.
.Y' t'er~fm/te)). )'* 6dit..p. !7. o) it est tt.'itexM'n) cfidt'n) <tu'i)n'est
jn-Mt-ttrc pus d'Mt''ar quine)'<titMU<:)it<Uestnfeme dit quetes fenoo'
t~kitxosM refuM'ot &croireque lesfe<t<tMN)!
<'«)))p)t'te«)ent Européennes
))uiss'*nt avoir 10et 12enfants.
Vuy.W<to)fe it)Porter,p. 437.)t'nMxitnnn)
-t-tfthk'f't)~t A5 enfants.Leseulcts t-'mtraite, connud''
sttttiifUtjuettx'nt
hou:'est et'tui(Boas, B. A..p. 0, 7) d'onefttn)i)toKiaipeta.recenitte
n <S98.par lu Cxpt.Corner. )nee<! enfants,tutti),il y a prohttbh'tnent.une
rreur d'ubservation. (Lemémoauteurpartede deuxfMtniHMi) aussinont-
hreases, ) nai!<
et)e fi<'M)e
ttpparatt4 son tabteau).
3. Nouspublionsplus)oinleshMeanxempruntes&M. Porter.Pourle
n«mbt'edes veuves.on trouventdes doeutnentsconcordantsdans h'
recensementdes Aifttit:(6 veuves(?) sur M fenones).l'ur contreon
"itnarqMert<)ti'it n a a<)M)' deuxveuveschezlesKtnipetu.tnaiscelapro-
vientdu ptUiigrandnotnbredocasde I)olypiiiies.lions,?. B. L.. 1). 7
8.
M L'AXXiK
soouUMWM;.
t'KM-tW!)
ceux qu'emploient les Kskimos'. t)s sont commandés les
par
circonstances ambiantes. N'ayant pas. comme d'autres hypet
horeeus, domestique le renne'.
les Hsttimos vivent de chasse
ou de pèche. Lj K'r consiste en rennes ut s'en
sauvages
trouve partout). en btcufs musqués, est ours en
polaires.
renards, en fièvres, quelques animaux carnassiers a fourrure,
assez rares d'ailleurs, diverses espèces d'oiseaux (ptarmif~aus.
corbeaux, cygnes sauvages, pingouins, petites chouettes).
Mais tout te gibier de terre est, est quoique sorte, accidenté)
et de fortune et. faute d'une technique il no peut
appropriée,
être chasse en hiver. Sauf donc les d'oiseaux et de
passages
rennes et quelques heureuses rencontres, tes Eskimos vivent
surtout du jtibier marin les cétacés tonnent te principal de
ton-subsistance. Le phoque, dans ses principales est
variétés,
t'animai te plus utile; aussi dit-on que ta où il a du
y phoque.
it doit y avoirdes Eskitoos".
Cependant tes detphhudes~orque.
baleine htanche ou bateino trauctiel, sont activement chasses
ainsi que les troupeaux de morse; ceux-ci principalement au
printemps; a t'automue.on s'attaque même ù la baleine'. Les
poissons do mer, ceux d'eau douée et les echinodermes
forment un léger appoint. Le kayak en eau libre, une attente
patiente sur ta glace de terre permetteat aux ttommes d'aller
tancer leurs remarquables ttarpons sur tes animaux marins.
Ou sait qu'ils ell manant )a chair crue et cuite.

t. V)'; Mtutihattt..f'<'e~t.u</)-<f~A)/Hn~t7/«t,<t. )x?:i,j). )t);i.


s.): .'t. t'f~)-y,)'</tM<t)-</ or)' ttf f.ft'nf 7t' ). A)))), t. jn-cfuce p. ttt; t)~
Sv)-t))n)jt.f /.MM<t. )<n'f.Y<'<r <.<««/,)9t)t. t. t&<W. KUtnt ttonoA' les te:
s<)un't:~)ini)))u)' t-es )m)''u)~t)uU''t)))''))titve'- tui-'tn 'jMf'<te/<fMexexp~)i-
tiutx.i<te«)cnot) ftttjx-ovi.'ionnm's«)t) ))tu< << <-)<!««u()<!suf~i). tjue des
c\))L'-
dMoMii tnicat K))p)-))Y):.i<)))n)~s fH.)i.<tr.ip s''i')")t's. Lt..«)t'tt)i''tM ct)))<Matiou<
do t'A'tx'ri.j))'; du ?!«t d. <))M .)<-thnt.tx y..n j'a) t i<-))Ht't,)-u)t)))tt.'<-<'))<
ptt)!!
anfiom's de B'!M. <)<'na)), )') de S'-hwatkit not j'.uh'.sp)tt' <t< t'uvam-urs
s'adjuiMnan) <n)''s t:.<kift)f,.<.)~'<ur))!tMt'-))fd~')-'runk)h) fut (h't))t~<'i.st;)t)ct)t
ao nomtMt- 't<s~ift)t'!hotMt!t<:< qui) uvitit av<'<-tui. t.<; j')i't))it;ft)ui ttit yo
):<;UM lui t'st vrai~'t)))))at))et)t<'t)tttat). /.t/f M'M ~/«' Btf/MtMHM~),
n. xtt.
j. t) t'st vt-.u-w)ttt))<t)<))' 'j'h: )'iM(t'')')ucti')t)rc<'<'nt<-du )'t))K.' 't'xn'')!))'))))'
!-n A)ft.<k~ vit ''hit«K'-r t.t t~H)rt)t)u)uKi<; t))~;)tt<.,t)~ !.)«:).'()' Hshintos <)')!
)t:ussiMttt <t)tt)~rcL''h'v:tiff, cf. St)e)'t')t). ~f/)'M-/ 0;; /A<' ~t~Mt-~mK .)/'
~Aef<<'u«/Mr'« ,t/«~-a. ttfp. ~S.tf., tittH.
Cf. ))a)). < ). )). )!M, f-f. Pfafv.<)t-/AM-f;<f/ ew ?<- f;<-<'f)/ ))
t.. t:t.
t. A ta poitt' Kfttmw. au )i<'t)'je [KtssM~ <)'< ba)ein':s
<)M)!!<-t'-ndeM)
)Minm)iqt)<tttt-<tt))t: t'w'ttn <:)~ia) -tans )<-t'.n-i(i<)K<; ..t vio' vet-iiu.)!t <:htt.<s<
it <?)) d.'ttx fox par .tn. Eh~dcvh'Mt de tXftimctt tttoin!!))fHSj)t''re. voy.
Mun)')ch. p. W')o)ft) 'taos t'ettef, p. )t;i. ).< ))ah-)t)X't.<''n)op<?t'ns on'
tt'inHouM )nm'.)'"t' )'')))< j))u<!itMjK)rtN)it<-s p~-th'ries itu\ )«)M<-h)' ')"
Ma':ite))it)''
MAC~. – KTL'M!
ttH MUMt'tt'X.Ot.tf!
St)t:Hf.t! (}:t
trotsis chosessont
chosessont (toncneccssatresa
donc Mt'ccssiOn'saunuu groupe Kshnno
Kskitno eu
hiver et au printemps, de t'eau libre pour la chasse aux
phoques, ou de lit glace de terre en etc. un territoire de
chasse et de poche eu eau douée'. Ces trois conditions ne se
trouvent combinées, qu'Ades distances variabtes les unes des
autres, et sur des points détermines, ou nombre thnité; c'est
ta et ta seulementqu'ils peuvent s établir. Aussi no les trouve-
t-on janmissur les mers formées ils se sont certainement
retirés de certaines cotes qui étaient autrefois ouvertes selon
toute vraisemblance, mais qui se sont fennecs depuis'. C'est
ta nécessitede cette triple condition qui oblige les étabtisse-
meuts Ëskimosa se renfermer dans d'étroites limites; t'étude
de quelques cas particuliers va montrer pourquoi.
Prenons pour exemple les établissements d'Augmagssatik
AngmMgssatik est situé sur le littoral orientât de Crontaxd à
une tatitude relativement basse. La côte est bloquée par les
gtaces jusqu'au 70° de lutitude nord. Cet amas de gtaco est
nMinteuupar ieconrantpoiairequ!. descendant du Spitxtjet'
vient passerdans le détroit de Danemark, jusqu'au cap r'arvet.
et au détroit de Uavis. Part'est, lucôte est inabordable mais
)a tatitude est assez basse, t'cctaira~e d'été assex beau pour
que la mer se dégage toujours, a ce moment, sur nue sutH-
sante étendue, de telle sorte qu'on y peut chasser. Comme
on voit, ces conditions sont instables et précaires. La mer
peut ne pas se tiberer le gibier s'épuise assex vite et, en
hiver, sur la gtacede terre, il est assexdillicile de le prendre.
D'autre part. t'etroitesse du bassin d'eau libre, le danger que
constituent les icebergs continuettomeut détachés des glaces
ne penoettent pas aux groupes de se déplacer aisément en
dehors du voisinage des Mords,ttssoutobti~ésdese maintenir

). Outfmtw ')n<'f'xrt'th'xk'<)f<-ti))tiuo tir.-omettionspt;)t't'ah'«t<*))t


vi<it-shinx) thms ttens.C . K..p. tf', t~M.
2. Sur )t).h'rn)(')'w f)''stuets'titn<).\)t'))i)t).) No!')-Atttcrit'<titt.
tuy.
Mttrkttitrn,.~n'/fc<'<tp<'r~. M.
p. s').. '')..);t-<- M<<~ <At))i)-aut<!Mt)M<s'')
t'MO-t'tt)').ot)ft..<90t.). )t.~).
:t. Sut )ft!Ctmics'tu t)''))CM)')''<ttUMt 'h' )Antu)"') ~')))f)tt))OM!t). YO).
Swr'tru)',.Vj;< t.
t<tM(/,p. <t!i.
t. Suficsc()n'))t!')n!i<)'')<tvi' f)i<tMt~ri<)u'i. cl Wtnunti'jMt'i.
)<tittiU))t<<
V<t\.t)o)m.~Mt<)~f'<'iM<MMf<!<<' <<'<<)'<<M. et.Mf</<(.< IX.p. :?? i.t).
K/M. SA't. )i.t'?. t8; H)))f)-. << '-tf.. là. <:<)!
~.j.: ttytifrt!./"c. < ptui.
hiiat.)'. III ~t Ajout')))!! <)Uavant)'<tt')ivr<' <t<-))o))<)stitait j)f<)()uit
tu
tthenutOt'))''t:mvt'<t<'ta jx'th;)<tT!«)Ut- t<,tu)<'d'-s''))i''n. <)~t'. t'.r~.
p. ):H.Onpt'at <))(')!'
h' tableau<)unn<; )')u" ))<mt aper~-voirau sitt'ph'
tnou~-ttM'nt 't'' !t po~utittiou lesann~'sftuor~bh~.
<it t/AfXKK SOCfot.'K.fQLE. tWt-t'tt.')

a..v._ J.v 1 1. .'HI. v


très près du point où se trouvent réunies toutes les conditions
nécessaires a leur existence: si quelque accident vient a s'y
produire, si l'une <)eleurs n'Mources ordinaires vient à y
manquer, ils ne peuvent pas aisément chercher un peu ptus
ton) de quoi y suppléer. Hteurfaut tout desuite se transporter
sur un autre point étuigné et égatement privit~ié, et ces mi-
grations lointaines nevont pas sans grandsrisques, sans pertes
d'hommes. On conçoit que, dansées conditions, il soit impos-
siMe aux groupements humains d'atteindre des dimensions
un peu considérables. Tout dépassement, toute modification,
imprudente a d'implacables lois physiques, toute matheu-
reuse conjecture du climat ont pour conséquence fatale une
réduction du nombre des habitants. Que la glace à la côte
tarde a se fondre, et la chasse printamére aux cétacés devient
impossible. Qu'elle se fonde trop vite sous l'action d'un des
grands i''t)hn, et il est impossible de sortir eu kayah ou de
chasser sur ta ~tace de terre car tes phoques et tes morses ne
viennent plus s'y reposer, des que ia fonte a comneuce. Que
t'en essaye, sans avoir réuni toutes tes conditions de succès,
de partir vers le nord ou vers le sud, et les «mfff/<,charges
de plusieurs famittes. coulent tamentabtement Si, acculé
aux nécessités extrêmes, on mange les chiens, on redouble
ainsi la misère; car men~ les déplacements en tratneauxsur
ht neige et sur la glace deviennent impossibles~.
Transportons-nous maintenant au point le plus septen.
trionatde ta côte américaine, u ta t'ointe Ban'tnv nous y
observerons des faits du même genre. Si ia mer y est rare-
ment fermée, elle y estaussi rarementlibre. Le gibier marin et
terrestre, de l'avis de tous les Européensqui oui passé par là,
y est /«</<'ce qu'i) faut pour la population. Or la chasse pré-
sente des atéits constants qu'on ne sait conjurer que par des
moyens religieux de plus. elle ourc en outre des dangers
continus que l'emploi des armes a feu n'a pas encore fait dis-
paritltre. Le chiure de la population se trouve ainsi limité
par la nature des choses, tt est si exactement eu rapports avec

t. Y.Xanson.E~M)oM<'M. fM. p. te ~).


f.t'i)Mi){.
2. Lest-'ttxHtiotM d'M.fistenc';sunt c);itennnt )))Tnairei<
à la tut're do
Bnf)in.et thttMdes tempstvcent~,des )a))tin''sunt rcftnth'rement <t)?<:itno
h't!ttetM.Yuy. B')!t~.C.E.. t'. ~Ni,!")..r)ns(oriqu<-
deM''rt&in<'stribuii.
3. L<'t!tt))e:tn
t)uennN!.t<H!:on!: deta vieit la P' Banttw.esteootpoat!
(rap! SitujMftn. H'M/fnt Rt<'<M<M. in Mmkhittn. ~tt't'<.~'Mpft~. p. 2<S
de~
(mpr. Parixtnxntary et
Reports,<!<M) <)'ap)t"i ;). ?, aq.
Mut'ttoctt,
MA)'S'–K)('))Hm:M't)U'H')t.«t!))t<'X:t~).t: 1;
~}'.<

les t'c'ssom'cesatintentah'osttUMceHcs-fixo peuvent p.)s (ti)))i-


))ue)'.stpfuqm'c('<)U.st)n'!t[t)'H('tt)'canHcmM<thnmutiun
ttHpo)'ta)ttf ttMUsle n<)))!bred("!t)!tbi(:tntH.t)'' tS~t .) t88t t.)
population it L:)!ss<'de moitié: u)-cet .tbaissftUt'nt cottsifi''
t'abh' vient de ce ({ueh) chit~sf :') la ).M))fim'
est (tevouucntuitts
fructueuse, depuis i'~ta))iisset))(')thtt'!}b!)iemi<'t"!Cttmp)'t'))s'.
Httt'esmn'*on voit par cf qui pt't'cfde')ne )<t naututton(tes
t-tabtissefneutseskhttos tient a ).<))m)'ièt'(.'dont te n<i!iettUi{'<-
nou sut'f'hntiv!d(t,t)t)ti< sur !t'~)'onpGd!)))s-))) t~ttscmhtt'

t)
NU)tt'UOL'tK-.A)SO.\t)KttK

Xous venons <(c voir qut'Hf est ):< nx'rphoto}; ~nt'raie


des HskixnM. c'est a-ttire tes caractères ''onstants qu'elle pn'-
sPMte en tout
temps. Mois
nous savons ttn'eHf vin'tc '!p)o)<
les motnentsd<' i'imth'c: i) nous faut chercher wtintenpnt
quettes iMttt c<'s variatiotts. '"est d'eHcs surtout <jm' nous
devons nous occuner dans ce travai). Si. et) ton) tt'mps.
t'ctabtisscmcnt est t'unitc tOttd.mtentat'' des socict''s Kshi-
tKaux, il prt''spot<' tuh'ant tes saisons des (orntes tr~s (Hfte-
rcntes Ht) ('te, tes tneotbrcsqui ie~'oxtposeot ttabitcnt dans
des tentes et''es tentes sont dispersées: eu t)h'er. ils ftabtteot
(tans des tuaisons resserrées les unes
près des autres. Tet)<'
est t'observation~'mirate qu'otti faite tous les auteurs depuis
)t's plus anciens quand ils ont eu t'occaston d'obsener )<'

).t/af<i('<')!t)K<t)<i''W'<h',i!~)'<tt('t'.)).ti.jH'')~)"n))<tr)i')ttt)'"n!H'-
-.th<'t'«'tititn''tuit''at'o))N!h'-tNt'titt'~H'u~ruwt<'):tt)\t
't'!<[m:M)))''nt-<t'')'tt"<t.)).)i,"))))!ufai)'')tn'))tin'K'')')f)t-)t)")t'
'))))!<<h"-vi)titK'Y't)'
.'tt')ti))<'U!'tt'K')~)"t"t"'P"
<if)titt'<))<~<)))tTd'tu<'mh't'<')Mi)ut~'riH'i''(m)t! )'')M)')'i)tf<t)~-
i<tti<u!tftUhk'<t'Ht.))<d))!ct<')f)ii)it'')))innu<ttt't''(H)U')<)M'!i<'Mr.'i
tribus, \"y. K)t)')<f'<~A<< p. ''t. t:t~ttx.))),:t.~). )<M!'mMMt')<. (ttiht) <<n
C. Yor);f/f .<fM<HM<'<t'tO~. )'. i! ttujti. < (* ;tSt< tXc!i.'=<-t'«<M-
.<<Mf. X \'U). j.. S7t.uft//mf ~/«- jt. t)t5. )M)-).' «tt.uthci.h- <).'ttht))t<
.)
h' <ft'M\~ojsft n.(h). 'tit'h't'/<f'tt<fH)'fA.f/ )!t<i.i't7. MM'<t'ft.
UT.t. Sit)t))!<))tt.~m/<'m t'tt't'M<, p. ;M. !{'')'i"tt. )'. :< intitoth-h).'
tUiit'-)i(tt'tuttM*n()t'tUrt'utt)''ttitMinM'')'ttnt)<)))))~')')tun''))t)f..«'u'
~)tttt-)<)tt)t'))'<r't:t't'Uf')<r'tt'ht't))<i
'))!tttat)«n')<))t<)t'~ti<;i<ta)))6.(i<)()jthnh'Vt)y)(tu'=)'<in.)'.t!t).T:
<').m)')t)t')')))('sttH<<).<ptu)'t))<tt)!)"H,t'"tt!').t«ti~uMt'n))~'t.tv''uv<
~t))mr'i''uti''t.)'.n)v. )' t<)').t").y')M,)t..MX. )to)).<t~
~A'~M<).)<
.Ft')))t~)tt')'t!t.S'f'cfnt/)of/«f/f~)tt-~t.'),)))t)<)Myt !)'d.jt.~Kt.Cf
E.tH'tt)ft)rttt.tt<)f))..)?}.)'«): &
66 t.'AKSKKS<~t«).0)itOt:t.(9Mt-MU:)

cycle de ta vif estumo. Nous attons tout d'abord décrire


ctMteun (tf ces deux t!f"'es d'habitat et les deux modes de
S'ouponcat correspondants. Nous nous ettorcerous ensuite
d'en deh'rminer et tes causes et tes effets

)' /<t~«< <<-7<

/.« ~H~ – t'ftude de lu tente*


Cuntmeacouspar puis
qu'aussi bieu c'est une construction plus shnpteque la maison
d'hiver.
Ut tente porte partout tememe nùm.<«p<<r~.et. partout aussi.
d'An~magssatik jusqu'à t ite de Kadia)<, cite attecte ta monte
fortno. Sch6n)atique)nent, on peut dire qu'ette est composée
de percha d~pMs&e~ en {<M me de eùue sur ees percher sont
ptacees des peaux, te ptus souvent de reuncs, cousues ou nou
ensemble, et tenues a ta Lasc par de {{rosses pierres capables
de coutrebatuncet' t'ettort souvent terhbie du vent. A ta diffe
reuce des tcutps indiennes, cettes des Hshifnos n'ont pas de
vide au sonnx't, parce (fuit nv a pas defutnee tju'i) soit
nécessaire de laisser cchitpper
teur tampe n'en produit pas
Quant a t'entrée, elle peut être cluse hermétiquement L<'<~
habitants sont ators pton~ps dans l'obscurité

)t!t)i))ty). \"t. t:.iiit. )<. MM: Jittftc~ )i!iH. in ).ut~ t''u)n; ~u.' .~ur<A
tt'<'t< <'<M<«' )'i: ('. M: fo.[t~. i)) !«' <;<'<)'yt'ff/)/<yo/(«~an< Na~, ~-tK'/
f~c t'cmttt'/M 0~ ~-t).)~HT. H:t).h)\-). <<).))tM. )). :t:t. 7: !!9<.t ')0:
Kift'ttt. .<* <'t'<<M<rn<tu)t. t* rdit. nj). j). ~7: <'<')/K.t'a<t'u;t. p. MM:
'r.HM. t.ivtf U). t.t: t-m;. )).<)!i~ fft'f'ohfn'tc ?'<«/<«;«'< Sou.t n)
ritxns p;~ )~< au(r''< auteurs !t)tri~'n'. t~us !H:mt 'nou funf <h"!'.ourt'<'<
~uc Moa" ftn))t.< <))-<:it!;r )f-t)\t<' ')'' ':):mx <'u jtfutx't))!)') :t Mt<t"[)r<t)t<-
tm'n) pojtutuitT t't u)iti'<- )):n' t«u~ i". y<)Y:tK''Ut~ t't ('thttt)){)a))t«'
)..S))< ht tHtt'' K~httttu ''<t x't. ~"y. Muntoch. p 8i.
Voy tus (iit;)~<ttn:t)rt. «~i'crt i* t~ M"'<'on<!n«~i <«wo<<t«f/tm
Att~HMMt,p. )~8: )'.«)' p. jM: )'~ttt<tittt«. /<<m'<m'/«'A H'<:t'/<*f&Mt'/f.
WuH.<ft Kcttv. Ë<'f<< < p. M. 4:t: v.n. Hitt).. J)M<M.. X). !.up).).
). 7~.).
!<. ~). M'jMMstn. Kt/ ÂM/< t~ )' tt:uiar)ivcim\ m<'tt't-~n-
ftu.-ioMs ~m. nuu: )j )'t<' 't. >)tiYUttt)'f!i~cUt)nnM<-H NVtiot. ou
f«rt<M))n <t< pitft.nt L;t formf <)u t't'tt)'' parfait )'t<*<tH<'fit*ta <*ivt)i-!ttMin
K'ikittt't ucmt~ukdt'. t.t' ttm'ictUK'i!t'~tatmtts nt'<teu)<mdiH!!<:s nuUii rc()nt-
~'ntcut tit tcnt' comfnc muni'' <)'m«' csp'n' d<' (tortc. voy. tc:t ptitMette:.
<)H)tt'<)t-.<'ff<«s., )) <;): df t:t\ut! t. ))L U), CrMh. UfM~Mùsf&Mto'.tC.
)<). V). f.tt. p. M. )) a )M()hitbi<'t)tt'«t .tU:t<iu)~' e<ax''r!itit))) de <h's;iin
~ui him&httKK't'x port'' ri'h-~H do tM'imx. jM'rjmn'tieutHtft'il es) tt'iti. <}?)
)<')'))<fith'nh' ''a .naot.
t. C«:[ts t't'xtar~uc. ~«'. <)~ )-. Xi. la <htf'«'t!< t-otn*)< modes (t'hitbtttt
K~tfi'tK~et h's h'n)' in<iit'nn'< !<:)-'('.<';) ))'<tt(!tf;tt!ti" <-t. Ht'orn"foMfKf'/
/o </))'</tM'v< ~tf*/)r't' .M. )). ift).
MA)!t. ËTt'M DE Mtjnt'XULOOH
SOC~t.H 07
.a.I .1.11.- _8.a. -&t.n
Co type normal présente naturottomeat quelques variations
suivant tes tocatites, mat!) ettes sont tout a fait secoudan'es.
Là ou te renne est rare', comme a Angmagssaiik et dans tout
le Gr'Xdand orientât la tente est faite avec des peaux de

phoques; comme, en même temps, te bois M'y est pas abon-


dant, la furme de ta tente y est aussi un peu différente. Ëtto
est ptacée a un endroit où la pente est brusque*, do tacon à
ce qu'elle puisse s'appuyer au fond sur le terrain !ui-memo;
une porche.poutre horixoutate
supportée a t'ayant par un
bâtis angulaire, vient s'enfoncer dans le soi; c'est sur elle

que sout disposes los peaux et te maigre lattis de perche. !t


est curieux de remarquer comment. soit a t~touUk*. dans la
baie d H~dson, soit a la partie méridiouate de ta Terre do
Hatîin tes mêmes causes produisent les mêmes otïets. Parl'
suite de la rareté du bois, remplace souvent par des os de
naret'ha!, lit tente y a une (orme singulièrement analogue a
celle d'AngmagsMtik.
Mais ce qui est plus important que tous ces détails de

teebootoKie, c'est do savoir quel est le groupe qui habite la


tente. D'un bout à l'autre de faire eskimo, c'est !a famille

t. ))o)nt. ~AM.?., p. 71, -). Vny. pt. to et H: f!t'a<th. <'M<)'f!~<'<!ff<-


<fMf. 1). ?3.
ttth)). '<'«/ p. 7:.
:). Voy. t'-ii )~))tnc!<d'M'iipti'ots '< t'itrry <'t <<)<')<.!t) t'a'ry. )t.j70~t{..
[)). Vil, tt' t'.itis ~t)H( <('-j&ittot' StMtVt'Mttitit <)'OS~<' U!Hw)t)t) i't M)t)
prenoet' vuyat! su Xwft de t<('r'')'f'' d'' Haffin. )'~My a\tn). vu Nu aotre
~ype df tentes. 'JÙ k'SM)tcs de t)!tt''iH''i. avaienl Ut) G)));))<)i.protxtbh-u~'nt
t.mtc (~ bui~. ~«M~. t~« t'oy. f)/' Mwaf' <8)9, p. !!):(.
t Hmt' C. A' p. ?. Cf. <:h)t))))t;U,\N)-<f<.o/ ft h)~. M«f/«)Ht'~< L<m<<.
tS)7. p. f't. <)«)' ))'< type-! <)<'h'ate NttAtiKktt. vu\. Xet!i())). p. iNS i!~).Les
tMm<'<t'< pfu.< !iep)t'n~iot«(tes 'fom'Mt's p:tft'<t'~p':diti<'nt ')'' ttttU,th'ss<')s.
\.Mf~et ~~ff/i~fx. p.t.i.)'f. M.trffhtum,tt7t«ftftf/ (.')-«<:< p. ~). p.tt' ()f.'o-
)\. /«< <'< p. H. n. 2: ptf Murtthtttn et Naf'ns. cf. Mitrhft'mt. ï7tf ~Ma/
/'<'e:M .Scft. <K7. p. 7' <-t'.p. 39) cf))~ tt-uttYMMs ptitSYt-rthup. ~a)M/.
)t. p. <T), p t~t ~"nt toMtet tt< Cfn'i's df piw ci)';t))!tir''s '(Ui font.
-uppoict- ')'< t'-nt<~ du ))?'' K?n"t" fxe scu)'! tuin' vMt' jMU L)M),
.txh'ff~'s. :jm (!. M'<nt!));uc in'"tpti'tbi'i ''«xtttn; rcitc <tc (''n(' P.tt'<y,
p. 6i!. S"<)'' ttc <'<H)tM)!)!0)).< f)'t('fpti«M v'tit.tht'' .t la t')'' tt-t'hoi'ptc qt)c
)rs xou~mtj 't'ott- d!'< ites ')a dcUott <)<B''ri'tt!: v"y. ~M~ut). p. ~S Ht.i!:i(t.
~n.na his co))ttit)ut)ii dt: vi'' ()' s Kskiut'Mtde <;tS ))cs pft's'juc <'<'t)<p)ct)*n))'n<
tif. <-) ))!tf)it:tt)t sur '('' tt;rtt!tt))fs M!.earpt!t)))'))).'t .<"))' !mfi! t'ftrti<))i~<
t '"fpthjm'rtt r''x''cpti'M). Cf'p';<n)fMt )'c<i*t''t)~ o<)''t)«tMo<M()Vt~ isutKf's
<tt))<h: M'jtf'ntt' <'oA)a<ku. ':f X''t.<ot'. p :t!U s<). J)M;o)'<'n (t)m). Wohtt).
ftfM< )'. i6). '-('
ttotttt. p. ST tAt~'nitKM~')!). Kink, T. f. p. < Hf{t'<)</'«'<<«.. p. UO
~n')t))at~f Of'xtctttat): X'~is. C. K. p. 8!t< (K&kmxMcentrMiï;; K)ut.<ch)t)t''t
."<'h.m~!t <)'))tt'' p~rt, ';hex t''s XetcftiU~ <'t tJh't~ihsith);. thdt ')«'<! tM
.\i\\itt~ v'ty.tx'') ''< ''t"~ )' Kt~omiut t)<' voy.t(H'). Himhnry. ''ntn'
t.'ANKtifi sm:m).u<:n)mi. t9ftH't)5

:tn sons )e plus étroit du mot, c'est-à-dire nu itomme avec sa


(Gn)tneou.s'i)ya tieu.sesfetnmes. leurs enfants nou
tnaries'naturetsou on y trouve
adoptes~: exceptiottueUement
aussi un ascendant. ou une veave qui n'est pas
remariée. ses
t'ntants. ou ontin un hûte. ou des hôtes. Le rapport est si ctt'oit
entre 1.) f:tmi))e et ht tente uue fit structure de t'nne se modete
sur la structure de t'autre.
C'est une reste )~6nera)e dans tout
le monde eshhno uu'H y a une hnope par (amiU' aussi y a-t-it
(t'ordinnire une inmpe et unf sente pin' tente'. De m6n)e. il
M a :) (ju'un banc (ou un tit de feuitteset branchages sut'etevc
au fond de la tente) recouvert de peauxsur !e(}ue) on couche:
etce)itnecotnportppasdee(oisonpt)nriso)<'ri:)f!)n)tti(*de
ses hôtes uvcntuets~. Ainsi )a (umiUp vit partaitement nue
dans cet intérieur hern)etiqueme)tt clos et c'est elle qui
coastruit et transporte celle hahitatiuu d'cte. si exactement
(Miteu sa mesure.

~t/<«<~ff'<.

/.« tt<(t<)!«t'. – De t'htver à Fête. t'aspect ntorphoto;;ique de


)a xocicte, ta technique de thabitat, ia structure du groupe
abrit'' chan~nt du tout an tout; les habitations ne sont pas
les metnes. leur
popuhtti'tn estdiHefenteet ettes sont dispo-
sées sur te soi d'une tout autre façon.
Les habitations d'hiver eskhnos ne sont pas des tentes.
«tais des maisons et tneme de tondues maisons ~ous

ht Mif'h )th('r'-U<.)t.h-k~'))/i')~tf.ti) )!;)))' t'tphn.ittunsd'f/Ctu'rrtt)".


h!tti)t'H<tii'iv'n't''i'fi~)''t<n)'.<)U..«'h)tttMtt!tt))<!i.t))H)~)'
<?)""<<)'' n''iK't't"*t-M<<t'.XX:Mur<)oc)t.)'.X(t..<
M'.mt.<t'<'t<t'n)"H<t<M)u)r''<)'i)!t)tM!)ut) ))<)))<)!: haut.)). M.
.)mt'~iH)t)''fiHMi)h'ti~t''nt<H)t!tT)t))it))ttOri!'t)t)ttt)nou.<s<')))h)eft)tp<t!
'it)t''<('!nt)<'UMt)tt<-tttt''ut<'<~mt))r';tU)'; )!<')!=.jtt'un'-«n <(t-ttxtfmtiU'<'t
h~N~rt-oy~'n-' in'*<uc[eit 'jach)a<' jtumt<)<: vth' t'.dOtmatio)) <)? «afk, .«'
f~ft'<'o/ M«(;'t/.<rn't. jt.:)M.t)Ui tt'<w~ï!i t"'M"mt''<)'n!it''t)tes(Ukusik-
~ijik).
).V').t'.Ly'm.in!n't'y.)'.j!7<).).p.:<M.
.i.t<U)h""Ms')t''<'nt))')'n'tim)HtM<t')uh)(;t<'nt<'it<')oi.u<t.<«t'.ct/.
p. M.
)A' ouxt '<<'fit nt.uii'tn <'st f'/<M !.)tt'< t))')! tuir t'< dit;)i')MM!nr)jsfit~s
)t)M!-))it')t. p M, n. i! 11ttink..tM'M, suppi. XI p. Mit). Lt;~ <-][t-<'[)tiuns t));
-f~nt)tu))'n'nt pmbMt))! S'i) <')[))!(''
< t'< ))"!t)i 'tiMtWMtii.t)u oifti si t)' tx~t
t'!)niv~t~n) K')<'s sens p)u~ ou nntin< prn'i.< (;eh provient du MM: tt<iter-
)U!t)''i'.<. Aittsi en A)usk<t t'aMttT )nn( th'sisnt' p)aMttappurt';)t)''nt. \Vt'))s <'t
Kt:)!y, K't';<. t'tt. ~tt-< j). ~t ?i"U!. t<-t)!t)).t))<)t<r')u«i.dans )<'s n?j;io)).<
'-<!ntm!<, tf n)"t tt'ititu it t'tt' t-ostr'-in' a ht «xtis'.m ))'- nei~e, la tnai~on
rt'~tt~')Hn)t)ttc)to-t))'f)n' a ce typt'.
i.cr.p[)m't"ttt')Mita!'nhtt')<)tKj'itrc<)<)).Stpt'))..)n.K't.A<
MAC. – tht'OEUt!MOKPHOMUfH
SUCtALK fit)

.tHous commencer par en décrire ta terme extérieure, nous


(tirons ensuite quel en est le coutenu.
La toague maison Mkitnn est (nitc de trois otements Hssen-
tiets qui peuvent servir H ta caractériser; un couloir qui
<'<unmeueeau dehors et (lui vient déboucher à t'intcrieur par

Fi(r.–~ttHjM''t'')<t)))!tiiun')'Atww"'atiht)t.H).

Un..?.–)')'')'<tt')~t))!tis"nt)'AMKttMt:<'<a))k (H. M.).

nue entrée a demi-souterraine; nu banc avec (tes p)aces


pour les lampes; 3' des etoisons qui déterminent sur ce hanc
un certain nombre de ccUutes. Ces traits distinctifs sont pru
près à ta maison eskimo: ils ne se retrouvent réunis' <!a)js

"j"t).t)i<).!t\Mt;)t)i)H!')))ttU!!n«U!i.M-t'mt)<)))!-t.Ut')f ))tt)t)tt'')')H-.
~uportant, ts~voif t'(mh:tprt* pritttitif <))' fit )««;{'«' mH)'")) Mtn)")*<'tf")'t
)."t jKtr M. S)<'<t)!!b\')«<)))'rittt.n'hr)' )!t tn.oscf) <)'h'y<'r''skitoo & lit tu)));
~'tMi-.tmhxtieonc tM)tn<)anot ))'u')uui< pri;. <-utt)titt'.<)n'cim''ns). si m:)) vcm)
~<t)'<oit.<)e!)h)nt)<)U')M)m't't.mt''Mr<t))tt<tt''()'mt'n')U<.<;f!d<'))\ty))'~
)t)a):!t)n~!ont hotnototW'i.
) ))an-'hmit).<!<)nt«an')!un-.p!n')!XM<f<ph-.n).u)')u''))t''))''«tu)f)ir.'[t('
i .")<- et ))))M)(atttM. Ste''n.<t)y vu) )it ntt))"<)'')x'r <h' la tH!U.s«n''skittttt:
b )<)n!!''))<*()"s~<t' t-'xMMtf~o«<CY ~« )M((«t«t«!)M')i''nnes. Mh t'o\r<'t*tttritt.
70 t.AXX)iKi.Of:!Ot.Mi~'K.<SM-t!'f;t

aucune autre maison connue.


Mais, suivant les régions, ils
présentent des partit:uiarit''s variables qui donnent naissance
il uu certain nombre de variétés secondaires.
A AnKmagssuiik la maison a de~ à 50 pieds de iong sur
)~ ii X! de large. K)ie est construite sur un terrait) générale-
ment très eu pente. Ce terrain estexcavé de façon que le mur
d'arrière se trouve il peu près de niveau avec le terrain envi-
ronnant ce mur est un peu plus large que celui de la façade.

Cettedispositiondonneài'observateurt'impression fausseque
ia maison est souterraine. Les tnurs sont en pierres, en bois
recouvert de gaxon. et souvent de peaux; les parois on sont
presque toujours recouvertes. Kn avant, toujours a nn}{ie droit
aveciemnr,déboucnoiecouioir, par une entrée tellement basse
qu'on ne peut pénétrer dans la maison qu'a genoux. A t'inté-
riet))'. le sol est recouvert de pierres plates. Tout ie fond est
occupe par un banc profond et continu, dc'quatre à cinq pieds
cie large, et surélevé d'environ un pied et demi actuellement.
il Angma~ssaiik. il est porté sur des pierres et du gazon, mais
autrefois, dans te nrfiniand méridional et occidental, il

'lui n\ );i<t)' tjUt: thutb )' K)ai.'it))t.eshonos du ~u't <)'' )Atftshtt. ha xxti~on
't'tti~') ')u *< Att~ncitin r'xujtn'nd, cnc. )r ))N))c.et ftw <-)uisous «;f.
!<))jttt'k. T/f)' //<f<mtM< </tf A'H~/t H'M/ CfM~, t.<f< ;VM~
<)«< )). i)5 '.<).. c). )e.<ttUt-<t{!< fitt'-s ))tu'! fxts. )'. )~<i. )t.). )t):ii.<outn' h)
)'n;')-«<-)-du )«)-)') ('('t)tru) )'ftt)ii<'nn' <h)<uh)it' t k'ttt it~crdht' tout ra))))ru-
''h''<M).
). )h))H),t'<A«. p. (!< ti7. Cf. [tout' h' Hrf)u))m<)S. Otientat ftnch'tt,
())n)~. f'tt'<m.<-hm<-ft'«'. p. M <') pt. U. <'x<)k't~r. ):f.)tnt=en. M-iw).
Mt'tt. )<.))7, ). ~«MWffM.t~M'~< ft t! Kintt. f. tit.
X. K)t<'ft)-t. )'ed<' t))f,'ft)i«n)~')'<j)t'css('')H!'t)tt)U'- <<'s) auu.< )r bttMt'.jmr
<-t)f).~r.)t)CMtS"US M't t'id) (<-t'.)<< ).<)Uj)~st)'' ttMis"tt. /'ft'<M.t/)-t~M«t.j<). )X.
t.n-t'. )). tit. <;r.mx. p). )V.; <)<«. )tt<'ttfttt )M (:uuj))<'s )or:i <k's ca-i
')'' ))t:t')tf;es .<~ÏUC))<<.f< j~HMt/f~fMH/Mftt~;.\j/<' ~)'<(M<)'a<«t)'t.)" Gtiit..
)H).)). :?. Ct. )'. t-~fde, ~tc<t<'<«f)-<«'M ~'tMM~otM/xo /.a/tn«M<, n6ii, p. <0f)
(! t..tM/W/Mt). Il <"it d'itUt~' (Mtrt tx'i! tt'ttMU'~UH))))' t)U<' lu )))!tiSt)H
d'At)!tMHtt:S!:iUik .<)
<-t'rtt-)Mtht('' bh-n. !:nrt'<ut qmut) it ).t fomte <h) toi) m'w
ta umisuu du Hfuttttmd tx'fhh'Mtu)<)«)tt h's 'i!'u< :tut''ur- M'tMS<M)t<'o)t-
sen-)'i.t n-jtt-udmti'O). '-tiiitua) )tVM;<-<')<<t)U'')h").dt?)K'j~nt;ntt)'<H)teut~
tn'ttimt. <') t)u<)t)oe'- auteur. Kt)t'i't<.<ft)avi<. it) M«M<"<<t't'o~<t~f)!.)!(*
~)8t'.j~. ~)ti!)poureft~' )tt~me r<'t<n h"v..<ut')')Mt tc.<tx'is ')Mi iOu~n'nt t);
«))t'tiu<t~ <t<-r'tt)h's. t'. ttittk. r. 7'. ))Ks.<ittt..<wt!<u) )!. m.i, XS!. if), M)))!,ut-
h'rp))ttot )<'t)i(!'<n)'.tn<)is('. /t't'fM/.wt'<<a<) ~M/fKMt«'/<'M. t,)).K)t)n'n.,
<8<iS-<N:i.t (.dition Kskiom. K<tf<)<«)< Afi<«f<ia<<,fusc. [-tV. i8CO.UodUtMt).
))L ))*:(, n* t, '~t OM-urc tmi)))-t)n'). t.)t xmison in) mur dfMt. <et)ttiven<)-)tt
d<j{<tKedf rt'))v''tu)')'<' de h'w. ft sortut~ itu toit ))ui.M.U) <t<-sjtutttn's
pttt<'<!c.<f-)t<i-ttn'nn's !iMf)t' rnur litil MM''iotpn'~iton tf-ii tfttt' dt- tMMisnn
t'ttntjw'onc '*t)t jtt'Mt-t'tn't'tr fro~ i.<n).i)'int)u''n)'t'')~t.ut)cien!i f!"fy<'Mi';))s.
Sur eMttc ttft)u<'))<:<<-). Ty)m. UM ~'<-am/<tt<t<-tMn fH/~Mt'f am<'My//A<'
~Of/ffMA'~tM)" JoMt'M..<M/A)<~).<<t.<«'. ~W< X)t), iOX:<,)(. 27. S') (tf)US
t'rap))r')''h'~))')t)t- dt- M. ')')-)"). tK-noo-' j'XMi-.St'tt)d'iitth'Mr.- )Mti-fon'h~.
M.\L'<. – KTCOH t)E Mt)U'ttu).0'.fK -W:[At.E ~)1

reposait sur des pilots et c'est,encore te eus uuMnchenxie*et a


t'A!aska'. Ce banc est séparé en eompartimeuts. par une
courte ctoison citacun de ces compartiments, comme nous
le verrons, correspondà une fumitte ittu partie antérieure de
chacun d'eux est ptac~eta tantpe famitiate'. Rnface du fond.
tout te long,par conséquent, du mur d'avant s'étend un autre
banc, moins large, qui est réserve aux individus pubères,
non mûries, et aux h'~tesquand ils ne sont pas admis à par
tager le tit lie lu hmtitto – Eu avaot de la maison sont tes
caches a provisions (viande gtacee', tes supports a bateaux,
<)uetquefoisune maison pour les chiens.
Au Mackeaxie comme le bois flotté est très abondant, ta
maison est tout entière bâtie en roudins de i;attd& bois
posés les uns sur les autres et en equerre par creux fuits aux
cehts. De ptus, en section horizontale, elle anecte la forme,
non plus d'un rectangle cotnme ta précédente, mais d'un
polygone étoile. Meta une troisième ditterence. elle comprend
quatre compartiments nettement distincts. i.e banc, un peu
ptus fteve qu'au <ir')utand. garnit te fond de chaque compar-
timent; mais, au lieu d'un banc. te compartiment d'entrée en
a deux.Ragues sur l'excavation et (lui servent comme le baoc

).S''utMtt)'~t).)t'i.)ftMht'tttth')tr"'th)tn't)r)!h'tnr~a).<).M-.
<!t'Vt<h'«y.tit!X'')t. S.
t.)Mtt)')')'- n"m'.n) )!tvi-). Mur').M')). ttt:)),X')~").
'it;.8U."j.
.!C).Hti~t"t''<)"t'<'rt)'tj!)it''<'
.k)it)at))p't..))t.<))ap.).st.J~c)ois')n))t't))<'))tt))t)M!)t'<)is))antftnc!-
~:tt(!)m!nt)!t')U«pj)Mrit)tk'<~pitrti)t<f«t)'roj)r''M)t'nt<)it.<!tcn't<tt))'.
st pMbabh'ntunt n.'strein) <tUt!)'on)tt))<t.Ax t!~n))tn<)0':<')<)t't)ta)ht tMtnj"
)~kttM()))'a<)t!!pam~'ViiMt)~(t()t'tf<-utuj)'tt'tu''<-)«- )<-tit'h'

tCt.tMXt<<:it'iStt).tttt'tt')'r''t'<'<)''n)'t<!rMit/«'<.)'. 3! ~«'<
<'<t<~a.&t"<t.S)!cm')<)nfi,p.2't).).
~.Surt!ttn!«!!um)<'tiH't-M"tuM't'')t<')~n'<t.\tt')<r"f)t),Yu\mt«ut.
i't)i)'<)..W«tt..p.XX)''tj))itHch'«'t'K'<~t'~«<«")M'H,m.')Oj<ou)~h
~taiU'iH) <:)«' )("i)<t'it!)hit(*)<)<'n)"r''t'!tH'f')t'n~t il a'"M <))-
't.['h<:tio))tit)trt'tM~)n's!)ed<sin<)'!q)r<tWt)ui'h-).tp.i'.)3j.t*m)t-
tftttt. Aa<t'n<t«''t/ « .t)«/tf< ~.<~<'</<<tOM <n</«' .A"<f*. <'t'j). i),)'. )2).)t)..
)<tt'h.u<t!!m).f<)«/.()'ui<)(<'Atk)n~'n),)f.tb.~)<}(un))t.t)t)tutM'so'tMt)
it)it«!ct)u)tm!tn')a''n<)''<')')x))')))tt<'s')' ~)nt''n'<)t<)t)r').tn)')''
<nt)'ut) ff. ')M in'tx'ati'~x ')<: Mi<'r~(s<'))ittMt<f'')«'~f;t<KA ')' )!. :t5.
J7 t)m<)M-r.!<-«f.<< </«- ?'<f<t'. jt. 2i:i Hhh~r')<u)t..t.< <tc .S<'«fc/
<).pNM,r~a<<h'f/w~t.t).JMs'j:h''t!~ctipt)nn')''ttn~t'j))t)
M. S<;hut< in TAe h<KM<<i<«~e'«' ~)<'<«' ~f«* in r'a<M. H'<y.ef. ''«MM<<a,
t!'X:<.Vt).p.<t!)t'o.<)tm)t';tm'ntr'}n<)t'M''ttt)<)b!rv!ttt<'M.«i!<U)'h"'
'tu< <)<*MM. ))!)tH)):)< S.)it)vi))' ''< n'f"-t ~n'on'- «~j'i~' <)'EM't'' et ~t''
<.t.Ht/.
'XX)!fi')<:)OMt!<~H.t't.Hf"&

(d's (tutt's :)tt t!r"fftat)d. aux hùX's ut aux ustensiles'. Htttiu.


te cont<m'.plus ~nrbatssf etteurc qu'au (!t'"nt<)ud,vient s'cfttpt
sot' celui des cotnpartitHpnts qui <<t (u'k'mf vers t:) mpr. Jf
[tt'ffft'enct'an sud =.
A I*Allisk-t.nous Uftuvutts tm ty)K' httenHudiaim entre tes
prt'M'ttcnts.Litfttt'ttt~tedcvifttt ~'ctHngutait'e cmnmedanstt'

t'it;–ti-")t!tnM.t.)f)t<i..
H~rM~m~M~~t~
'~MUt<u)t<d<'Pt'~totct.tt(tnta')it<tt'ttu'MtnM'M'<')f<'md'tu))tr.t~t<<M)tk)t)t< j<'
H<"t'H)ttrt~))<tn~))0'nnnw''t"L'VMH~t'<m~ih't~'t)

~r''))):)ud.)u:)iscot))ptMudsum'ent ptusiem':)rf<:t.mgtcs~reth's
sur un .sent coufoir'. (~omn)f. surtout dans t'A)as)<a tnén-
dio))!)). ietMis('stf'ncorf«bo)tdant.)<'sn)du rectangk'
ccntmt est ptauciK'ic. Le seul caractère qui apparUent pu
{tt'nprcaux maisons de cette fcgioa, c'est la disposition du
coutoir qui. :«) lieu dp d~hoxchcr dans )c tnu)' d'entn'c.

!V<n.t*!(t'<.)'<<«/'<;<Mt'.«'tt<)<t).
Il
~.)<i')):)t~.<<'«.t«)')t)din.p.~)6.i.j.t'-<uMtu~~)Mj.)".fH)'tf)<~)!'
.Mthh't'ttt'it.<-tnnt
3..Sm )<t)ttiU!t)[it)!<t'')iht.)t.))r'w.Mut't")'h.p.))).ti)<tp!
)t'<e)'MA'<.M~.).S<X.S'n').t)'!K~-nnaNdr)ruHdt;Bcnttj:.t'ft).
!<)m)t.)<JM.f)!j.
t.V'(Fiittt<)''ttt;u~"tt')')'tj'm'S''t~)),j')t
~A)' – thKtM: Ht: U'tttt'ttOt.t)t!)H SOO.U.t: ::t

vient aboutir sous le sol )Hemed'})aportio))t;t'utt'ide'. °.


Ou enttfvoit aisément comment ces ditïorcntes sorte!: do
maisoMS ue sont
que des déviations d'un <uumc type fonda
menta). dont celui du Mackonxie nousdonm' peut. titre l'idlie fit
ptus cxut'tement approchée. F)) tacteur qui contribue, pour l'
une tt'fs tar~e port. ù dt'tertnim'r ces v:tri!)t,ious, c'est ta nature
~))'iah)t* des )n.)tt'riaux dont t Kskimo dispose suivant les
huions. Ainsi. dans certaius poiots du détroit de Hchrinn
.< )a Tcn'c do Muttin au \V de (M hak' d'itudsou* te hois
t)o!tf est ou umnou~ .totatetu<'u)
rare «H <'tup)oif ntors te'.
côtes de tmtciue Mais il pu rt'sutte un ntUtvcousystënx* d'h:)-
MtMtiutt. La tnai'ion <*st petite, peu haute, a forn)e circutairc
ou <'l)ipti<(w Lf tnuf <'st rcpou~et't de j)t'au. n'couvertcs. it
)eurtum'.dt'(<axou:et par'dessusk'stnurss't'tt've un(; sorte
dedou)e (!<'stcequ'ottappt'He)e'/f«w<)t'y Le~(«wf)t~a Il
aussi son eotdoir
Supposo))& maintenant )(ue celle dertuere ressource duIl

t.t\S<)-tttt,t<)t Tt.Haiu). U'tt'.(«/« <'««««-< p.:)T!(.j..3!t), ..M


Sud. tf.ttt!. )'' dhtnt.'t <)<-Sushaxak "H )".«') 't'' );"). s'tUK'n) Hti)i.o-. )-)
c''ntm)tt))'(t.)at't)ns)t'u''tiu)<ttt)'*m'tfa)t~Mdn')tttt)in.nK-)iit<n)ttr-
)'t\))''d''htn)!u-)"nC))ih'<)tmJ<n'')hM')).fM«'t.o)dtp.M):U~
<<i\'t'tYpt"i't))Hi'i"«")'Aht'-)<«. v')\. )')('< H<t/M.tt<t.p. )Hi.:t).( 1
!)'.<)tM")'M.)'n':)<u<)''tt-)tt))'rt))~t)iU"))"'t<'H<<-h< )<<'<«-</
)).;))iX.)iHt')t)t'ttu*r).WmnKfa.< << )'.)~ M).K'r<)!<)~nt.( nli
)~))t.'t«"ntr''t)'~n'')!t)!'j':ut))i<!n~)n"(tt)ujitU)~)"u j)~t.t
)th'))~.
~.St)['k'))t.)i~t-'h't!rt~tt'h!tud''ht)itt)c)t<')uitt~.t~<t.
)).~)7!-))..)'rt)"tf.7'<<f'M")'M~').)"<mh"K'-t')')<tf"'rt<'n'.
f'un.)).J)i:i. ·

:Ut'«Mt'o~.t"\ .-orttmtB"<'<)'. ~iS.).Kt)<t))i<<«-


~'t~M~«t* A'. <M«'f.«/ ~<\f. )t. t;(: ))K~). <.</<* M-t//<<A'Mt'Mt<tt~. ).
)).~i.t-f.<u)))'tf,)!.N<t.(it<u«-.4!)!<:)M~')'-B<m--ut<tj<Mt)t<'M)t'
'!tt'tttit)tut'm)'~t)it;Mtinpt'Kn)<))i'-)i'.t'Hn'!)<)'))<" )'\jj)it)U(')tU.
rt))n''stn<UYw!-))!n)'Mrr~.)).)Ui'(<)<)<)!)))''vi(Ht't<)tm'«t!h"hart-
)ttrK«M~.HitH)M''))timt)t<'<)H't'tt«.'(tt')m')t-sf<U!t"t't~
.t<MtO<)''())t-()))''(t'U<'titt<)S<'ii.ut<t)'<)):t"«'t")")'
~w'~tttit'ttt (<)«.<d<)tf's<))'tm)m~Y"Y.!n)"-t))t'r);))Mt)t. )t7'M<'H'<
''f-M):<'TMMft//tK<«'f')).~hi.~ii.
i.t!ttt'tt'«t!(if'!tt<t~'c<'tt('n'~i~)).y)'a~)!~8U.'uitb-Urh')<hh'ittl
't~))'u)))<.)L~))t.:)i:H'<'r«-h'~n")'.n~.tt"<f<
)).!?.
~.)'<mvj)))ti't"t~K'ttt')tt'')<t~t.<f)M'«trdNt)"i''t)"t)ct'tttt".<)tt)t''ut(t'<
')''t'(jt)!tt)M''h!)m)Ui.<')'u.'ttivfttt.j'H~t.)h)i~)n''t<tt"M)n))H)-!it)';d)!)mht)t
'tithuttt- dus ))"Ut't'i(<h)U th- n'')t:< Ct. jo'Mt-h". <-ui)tt'<k' t'th' Kathxt.).
Kn: Mtf/<t«<<<'t'f)'tf'f)/M«. <)' /<'<A'. << t\'f/ ?<*< XVt)).
)).)!!ii:.)t!)t)tM(!!)!f) )-<'«.«/M.'<)'<'f<K~ t.).t:!)t.:tX'J <!)<))'=tt)!t'tt-i)tMi-
«)tt<'t'))h' tt't-n)t<)))x'))"t)x)'tt')*'t)'-)Mh'tn')tt)u''))H~))n')':n)it
hiKtt) i<)))!)n).< nf).f'in'<t<httt'<i")''tt~n..)~)MM)M''<'M~)'r.
)t.);it.
*:4 L'AKSKH tMi.taoa
s<'<:)o).~6)~ft:.
<;onsh'uctcm' eskimo, )a côte de bajeiMp.vicnm', ftip itussi. M
mmtquer, et alors d'itutn's formes upparath'uut. Ttfs souvent
t Eskimot'ccom'et'a a uup tHati~re prenuet'e qu'it suit mer-

FiM.~–PtB))'-t~).~tttit)t)d'm)iM)omh'M''i~)'nt')'tttX.W.tt.').tt)ti''
't)')f)sott 0). B ). ~f/t/tj/ f)-m))f)it.ct nit'he <'hi<'ns', f «<«);«/(ruisitf <'(
't')"'toir).L<<)Mtit-!s<'ftnpt))<).tnt:t~tt<~)ntt~'a''))fs.tj)t<tVi-)<'tt.)'h-.

veitteusemeut utijiseret qu'U a toujou~ sous ta )))!tin c'est


ta Hci~e'. !)e ta !'«~h~tuu maison déneige teHe qu'ot) ta trouve

ataTerredeRafMn~etsurtaeùtesepteutnooatederAnK'rique

).))p''<)t.)hb)t'<))t)~~iti)<)))t)''n''i!t") MM.'t-~o')).ntitHM))))'nt )«-i-


Otith'<-h<'x )'M:!k!t))<)-. <))'nut)'.<.n-mM.)a<')m<tuHt)'!thtit''t))))<)!'ait')'
<uu-, )itt)'')~t'a et'')).<!))') h'())<tt')U):tn<-i):m')'s.titefitit)'ur)tt'<tt)
«t.ttt'riet )H-)))<tt)t'i<(m'askinK) Mit):! il it istun r) i):tou. et sotutt ooMh.
) iKtou ('rm~nfnt 'tf neiKt'. tu )".H!iM)ri"hiver <t <) ufin")'' "'f'ot". h )){htn
.( ''uufoi) 't incunnu jmfhtnt ~i)M)).t ounf)M>tf !.it{na)t)<)<.Cf. )!i phmehf
')'K);<'<)c,Pf)fM.'ft-Qft')K.)).?i.t:t.)a<i)!ur'it()<i)])i.7'.r.)).~7.(t.t~tt'
t<)rnn-)).)))tmt.)it <t.M. )t:MMtM.~c)<)MU-)(:5Ks){tm').«h<~t~tr<)it<tf: Stttith ')a<'
<t'sunU)'shntttit!)~t.<)<'<M')'rr''<)t'Uafti<)')ntt<t)t<t~titjt))tisitC))))f);):-
)i"nncr ) ifit.tu <Jt' ttt;if:f- pr<);)r';ntcnt dit. .«fnMf~i-. )<.:t).
noit. t.. )). KM..«).. Il. t.. ).. :):).. )!(,. tt). ).. !t7. )<M)).f.</i-
<t'f';A~/«- t't~MtxXfM.). t. ),. ~): KUfitttCtf.'0«/~tM<fWt.<.26. {). tM.
Voy. t'arry. );. t' Hit) et (ttunt-h. p. :):.< t' :<00."M<'tt.-n) )-).m
!) on ){!to'< 'tMjK'se. L'' me)t))-ur ptan a ''te ))<))<))<- pat Aut!n!<Ht!i. <f<'lu
tribu de )-'<trtCurchiM a )'ri)n)f)in.«<w~t)v n/ ~M,;)<-</ /« Mf .</t~,<M
<;
<Ae/~«t ~'<-ft.M~t. p.'jST: v. aussi t'k.ï'Af 7tM'. /'<t, "tf. )..4t.
S6. ns et 't mw phf<to)!t-atthK'.).!)<)'-\))it)< t(.): T;))fU .tn-nM </t<-Bat-t'ftt
~)'OMft<<.<tt- p. )36,):ncf)f9..iv<'c ()))'«..«'t.tppottcaot.itbritttot-ptit it
<!t rt-~ion 'tu )inr<) ')'' Chestertid-). Xtintot) y. ~)ot-< «).(/ r~Mt-<-<. ).. 77 <-)7S.
un piiit) (Buh'- ~a~ fiitttt.r.t«.'«~'«f)<i.<<-ftfcft, <'<< p. ~i)!: S)-ttwa!):a.
.VfMt-od;H /Ap .Y~A. )). ts: Kt~hit).. )). ï:. f). J.thn )<')..<«)-«/nw
MAt: – tfn;))K!)KMOUt'tMt.OOm
St)(;tAt,K ?&
L'ig!ou
n nndannlnnl`nilluwnu
présente d'iutteurs
L.W
tous les caractères
.·_u._ i_a
ossantiets de ta
grande maison il est, d'ordinaire, multiple, composite';
c'est-a-dire que deux ou trois igtouits'aHgtomôt'eut eusembtc
et viennent déboucher sur un même couloir; it est toujours
excavé eu terre it est toujours muni d'uu couloir dont le
tiebuuche est à demi souterraiu: il contient,
euHn. au
minitnmn, deux bancs de neige avec deux places de
lampes
-\u reste, ou peut établir historiquoneut que t'igtou est uu
succédané de ta maison rectangulaire ou polygonale. En ~82,
t''robistter, sur la <)/<'<««x-o~M<<«, nous décrit des huttes de
terre et de gaxon'. Un peu plus tard, Coats trouve
plus toin
If même genre de hutte'. Or, :'< ce moment, le climat et les
courants étaient différents de ceux qui su sont lentement éta-
blit. entre le xn" et le x)x' siécte =. il est donc très
possibtf
que le bois ttotté déjà rare au xvr siècle, so soit fait rare au
point qu ou en réserve t'empioi aux outits. aux armes. Alors,
on a cotMtruit, et de plus eu plus, des
</<«MMMjy.Hu )82H,
Parry trouve encore des villages entiers composés do mai-
sons est os de bateines". Mais ces villages eux-mêmes ont dû
devenir impossibles au fur et a mesure que les buteiaiers

.< .<«.~m/ t~f~f. t;)f. )83:t. p. ~H (Xutf-hi))it)))htt). Httt), .\Ht-<-«/t<'p


M/
//)<-.<<-t;u;«/.tt~.c ~~H/. MJ. Kum-«'. p. ~8. – t/i~oa dt- u
n<it;e sentit,
<'ttcroire tjacttjtM's autoMt-sj~'u sfo-s lu twm'- ()<;tu mt)i-!on <)'))iv('t-au t.tthta.
'tt'r. M.t<'tc<m.T"'fH<)-c yca).< ~('<'<cf, f~ Il, p. tM. <t'i. XttntMtynt-,
~~«t'<t ?«' j). 2!! ~(.: tuak cf. Tutoo. )h ~t s.). oatr<' tjUMti~hm
'f'Un~tUtt fst Mt): <'ou!t)h'(Turnur. )iK. 4)! )r ))Ht tt.'it t'-hT n-sh-oint aux
Hshix).). p)Mt't 't.t''H):rM du étroit d')h)t)<un et 'h' la bah' d'Unt~vu. '-<
it ''it t-et-tain <)U'-lu tOitiso))<)u tyj)e (triintdndius a
pt~cm)t-tt~tot' fit rif;h)t<
-t)' <t<-i)!u.vvy. Murdoch. li. [joaf U)M:t)fM-t-i)tttm<de tx ri<'U)t!ftKttson
.«) t~bradû). voy..Muf<tt!««M«t /.M&t'm/c<.)). )7.
t. )<-spta'ts, B~M<,< A'. )). !)Hi s<) K M )t 'w:
\'oy.Pit'). p.SM
;1. ttMtf. y/«'t'M.f;<<«)f.Mtt<<itt ~'ruAM/t.') ~T);)t). n<tHu\).). C'))titt:iu)t.
)' tuya~ p. M. Xt: \u\a):a). Wfn-wirk. p. t3'r. )3!<.d.'t-rit nn yi)-
)a: d'i()arnxmt:.
4. Cu)tt<. )H J. Xiu-nw. 7'Af <<ft<<. MMt/mtM'~ny. Lun'). HuktuYt. <8M.
). :):). T' th'nri t:)):t <M.</«.e/o /~<<efM/ Gtc. )7<U. )7t7. Lnn'i.
)'.?. p. 8t. Cf. HttitK! t)<t t'cttini.u).' Mt-hi)).. Butto). ~M<tt«<<<'<~))'«~
«M~~C<S <'0<MftM.p.~i.
tt "!t ''t'rtaitt '))«' j.'i )m't's)i)-[u'-)h.'t)tt:nttt'nuMs ht; )'t'-t.tiettt pas. il y u
peu <)<'sn-)')f.<. <-) <jm- cet-t<t<)ù pt'ût't.'nit- <i un '))~t))t<)<)''))t 't)M courants
puhm-tM. S<tr ceux ci vu\. ~<-<<te<'</«< <A<t)if.tU~MttKhi.sc). ~<tH«'/ Mref-
~mM. tM! p. H i..j. Cf. fti< hmdsot)./'e<at' «e~toos.).. i't)t <.).
'i. \y. t")[)o<titt~ ).)M~hua) p. TK H. t Cf. LvoM. J ~«x-<t<iM.o/-
M<t""c)-M/ft/«<f<'M~t/.et' )825. p. <iT.
70 )-fH(i*t)t;)").0<.)~'H.)W.)M"

européens «ut dévasté les détroits et tes baies de t'arehipet


arctique'. t.
DafM d'autres conditions, ou bois et os de bataiues n~tt-
quaieut eg;aten<cttt. c'est a ta pierre qu'on H recouru. C'est ce
qui s'est produit dans h) tribu du détroit do Smittr. A t'ar-
rivée des proitiers européens, cette tribu était dans um'tMt
tanteatabte'. L'exteusioa cuusiderabtedefa gtaee de terre et
lu persistaoce, ppttfiant presque toute i'anuee, de ta ~tace de
dérive non seuiemeut supprhnaieut toute arrivée de buis
Hotte, mais cucore an'ëtaieut ta baieitteet t'eudaienttmpus-
sibte iu chasse en t'au Ubre aux tn')t'!}0!i. uax
phocidés et aux
(tetphiHidfs Faute de boix, t'arc disparut ainsi que ie hayak,
l'outniaket la ptupart destratneaux. Les )M:t)))eurGUxEshi)t)os
M tt~uvttit'ntaiusi réduits u m'surd~' ((uo )c souvouir(te leur
aucieutK' techMique~. Ue tu viut pour eux )a nécessite de
coustruire des maisons exctusivetuent (aites de pierre et d)'
,;axot). Scuieuteut avec ta uatun' des ntatériaux, ta tonne df
t.) ntaisott se tnoditia. Connue de grandes maisuns de pierres
''taiont trop difficHes ù construire pour cette nuserabte peu-
piade, il faitut se coMteuter d'eu faire de petites'. Mais te tien
de parente qui te:! unit au type de ta grande tUitison reste

t. V'n. tt.t)) /.</<-Mt/A //«' A'JH/Mt. t.


S))!-tc<i<h.'m~t'tthittt-i t<)')f)'h<))t~it)Ut-~ -.uhx ))<t)'ttf tribu, vuy. t'tuUe.
Me ~<AKtjf/f'<t~)t.tt'<tft'<'t'<ht<f<'ft(f~/ '<<')' &<«/)'< </f.<.SMt<<.yM/t</f~ f-t!
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~t! OitiU.-nr. H.[))-:))<'ndt-i)i. )'t:.<hitt)n G<<m)!tt).)ai.!s'était f-)!)xi <'t~
'u. )'t c .~t vt'~ r<tt.' )pu~u'' '))) <)<'t ))fi"h)ir'' ).( H')'' t)<t))ti){ritti'«)
~'xt )t. t(u.<)tt)t<-t;)t«"us trimson't )<' n't'it.<* U<t<~ft'. }<. j<, .< <)
.)~))t. ttous n<- -o)). rf)))))M<'nf.X. i'i~y ;«)bh' tf;)n)<r )'it«))<)t'tat)< <'t
))!t;e;i. noum.' )ti)U .') t!t-t-k. ~tfthh'ttt la 'n-f,r. Sor lu .<)<uat!.)tt
;(.'tu'-ft< v.n. )')'.u'0t'<tf<f;<)t-<'<«'f;t'<'<~ '<.v..<)))). )..) ). ),. XL)\.
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tt)''nt))hM\'<r~ii.)n').- M. tt.~ttox'~tt
t.Of) t~' j)r;tth))).ti( )<)n~ tjU)' tt'<<)<M.<<au\ '«)< t)i~m< ''t !<-«)!
'-) ).*chaise 't.utM'-)e<x.-au t<')t-ft<f)'tt) x)'
LMmut d "<nt.i.t)i !H-.nt p.uf.)it(.M)t-ntp. f<i.)c. Kax. )t. (.. ~)
U. Sttt')~ j)t:tit' nt.u~'tn' t'oy. surtutt) )'<'<u'w</<t<'M)' t. )t n~M).
.t\)'t- ()"i ))).m-) rou)x"! .)'<(<U)). ).. tus t\-i))at! 'h- K.-at< X'x-t)tUt)'[)p<-
h))))t )s)itttftL<-t..iMt-).t')n-'ru.-ti"n. (. t.. ''t.S'ti);ur'<-t.M)-t..t. )).)-ty.
«t'c/tt; ~Mtft'MM~. rit-. )."tti). tt'a; <7<'7'/<v««/ //te .<)-<-<«-.).ottd. )'M;!
tHhttt..n't'r j))t«'')f!)-ft)thi' p. '<?. Ct. H<f-i))))t<s';tt.<' .MF/tM.j). .).
)/iu')!t)t <f'' nf~" r.'«))))tt't'.u)t"ur- ''h t.n' n).'in)f)Mt<)b ot.ti'-tMt tt~' j.irtr.
MU'–KH')tK)tKMf<ti)'U").Mi))!UC~t.K 77î

.&, à .1 .A ..9.
encore évident maigre ces t:haM(;ements.Par ses traits essen-
liels, ta petite maison ressemble excoroata grande maison
Xr"ntand:)isc dont elle n'est an fond qu'une miniature on
y retrouve t'entrée enterrée. ta fenotre a ta même ptaee, le
banc suroteve & compartiments'. Knnnot surtout, eiteost
souvt'nt habitée put' plusieurs (amittes, ce qui, comme nous
h' verrons tout a t'tteure, es) un trait distiactif de).) )ouRue
OtitistML
Cette petite maisot)do pierre n'est donc. pour )tous. qu um'
tt!msforn)!)tionde ht~raude toaison du (!r<iu)andoudu Mac-
kcoxie Pnurtunt certains arch6t))ugt)t;sout soutenu '{ucc'était
<')h'. i)u contraire, qui constitttMit)c fait jtrimitif. Mais le seul
fai t &urte<)uet-n'appuiecette h ypathfso est la suivant. dans le
t!r"n)!ntd du uord ouest d'une part. la terre de François-
Joseph, au ScoresbySound', :t t'nrchipe) Parry 'de l'autre, <tn
a trouvé des ruines d'anciens établissements d'hiver qui sem-
btent bien avoir été des petites maisons de pierre, aua!oj;ne!:
af'etR'sdu détroit de Smith. Mais ce fait unique n'est nulle.
tnent probant. Kn effet on trouve ailleurs un grand notnbrf
de ruines de grandes tnaisonset (tont )c caractère est retativc-
ment uniforme ensnite, rien ae prouve que ces ruines soient
vraiment les plus ant'iens vestiges de maisons d'Iuver que
uous possédions ;ennn, si ia petite maison avaiteh'' te tait ini-
tiât, ou s'expliquerait bien difficitement !))gen6ra)it6 et ia
permanence, sous des modalités diverses, du type de ta
grande maison !) faudrait admettre qu'à un moment donne.

t. surt~mKtm. ). p. t~t.tt. ttct-jj. )t3, ttuHf't'ttatt:)<-.h'itt t-!i<


)h)i))<'t))f't)tr.tit
th' <-))!<
<:<Ho~s. t'N)/.i!<)9.p. ):)?.
Voy. Rydcr.t)M(/M f«/<f;/f~<'<t,Mo).ttp «fA'fht' f~.<t-M)-<<~ .«M<
)!!?.«<'(<<<< <.t'ox<X\'II. )'. ~0 !.().t/af)irt)Uttiu)t f~. t~.Ht.uMUs(t))
n avait')u'um j'~fo .to).m))"'()t.~M).fh'nc )t'' )'<t))t''UHit 'jMUttt-fiUHiUt-.
n. )t.<u.)tat-a!tj.a~ju.<ttMrc. Cf.\'onnrv!m)!)tfi.
<'<M. <'<'M~t<ot-</H«<A'.ct)M/i-
t, ).. Mi.
;<.\'u).B<)<t!t7tfM<f<<' p. )i!t«)))'![tt.f(.j)~cr.Un't.'h.
t't'ftt-ff/MMf/.t'tt-.
'j)7«'f'')<wxu~ .tt\ftc .cn-Mv.)))' p. :nu"').
t V«).Catt)ttK))t' (t<"i<Nin'ih) )tm')t)))tn),~t<'t<<c<n'').)'y'o~< (<.t)&sq.
Au!.Ut')<)us. tuutesn~ ruinesuttra-)-!ptontrtutmh's !unt <i<tctM!MFn)
!< n-'t)~')<')'")'a)ati"ns a ~x)it!r''rnut<))ttj)rf'«)t-tL'nrt'ttmcti'H).
)<)t''t)'s
"t,')nn!!))t tt'titthtn')'' ~u-)t''n))ht<).n&T.Crat):(Mj'/«ty <:t«t)<<)!)~,
f."h't. t). p. ~S. n.t r.tjtport''<)))'')<)~<fttot-fimthM'. it t)!' tt<-K)tn;)<,
t:t )Mt-nnnM. < ))-
)j)ti jtnuum'Ht plus ttttunx'fh's tampest!m)ed'huiles'-
r~h))fi'«t t)a))!) um'h)'))cpeUt.'t)tais«t< -h- pi('rr''soisit.<s)' t-hautMent
jttus !H!t<:ftt'-t!(
ut par k'ur ( untuct.Il Mt r.Hi!9t)t)!t)))<-
')<<supp'Mcr 'jucdes
rat)«-sde '-c ~'nrc ont jttottaith) ))K''t))<- ctret <)fr'tr:t'-)i)H).si))')))delu
t~tn)))-' tt'hn'ft.<tattmi))-,<<).-
-unc'MttcMant.
7tt t.SXKH soCitH.om~K. )Wt .)')?

mais mat détermine, et pour des causes tout aussi indeter-


tninees et bien mataisees a apercevoir. tes Mimos seritient
pusses(tans l'hiver de h) fanutte isotcea ta t'auutte a~to'Merée.
On ne voit aucune raison assignable ù cette transformation:
au contraire nous avons montré, à propos de ta tribu du
détroit de Smith, comment ta transformation en sens inverse
est tacitement exptieabte.
/.c ~Mff'f)f<
</c wf«.wft. Maintenaat que nous connais-
sous t'amena~ement de ta ntaison. voyousquette est !a nature
du groupe qui y habite.
Tandis que la texte Mecon~reod qu'utte huui!!e, t')t:tbit:)t
d'hiver, sous toutesscs (ormes, en coutieut uormatemeut
ph)-
sieurs' c'est ce dont ou a pu déjà s'apercevoir au cours de la
description précédente Le Membrede (autHiesqui cohabitent
est, d'aiitem's. vanabte. Ji s'etôve jusqu'à six~ sept. neuf
)n6medans les tribu!: gruatandaises orietttates" autrefois dtx
au Crut));t)jd occidonti)) il i) s'abaissejusqu'à deux dans !f.s
plus petites maisons de ueij;e et dans les petites maisons de
pierre du détroit de Smith. L'existeot'ed'uu mh)i)num de
fantities par mai~ot) est même teitemeut
caraetéristifjue de
i'ctabtissement d'hiver esknno que partout oftoo voit ce trait
régresser, on peut être assure qu'il y a, eu même temps, un
eflacemeut de la civHisatiou eskimo. Ainsi, dans te!! reeeuse-
ments retittifs a ) Ata~ka, on peut. d'âpres te rapport du
nombre des famittcs au nombre des maisons, dire si l'on se
t rouveen présence d un vitta~e eskimoon d'un viita~e indien

). t'n;.<.)U..~)us )<'?tt'U. cit' i~a-,h.tMtt-u)))h-<t))cu) <)<< ret~n~tt.-


<t«'ntsxm'cuth' .jm-stion. Kt'iduntt'pouf tf<))t.)).j )on){ttM n~isuns.ou
1,,5rnaisun;1"Jlllp"sjI,11runt·slInit,/Ïu,/i'III"J' 'lu" danslu suuln1II!IiI"
(es maisons 'fhtjxMtt. ))tt!~)'. suffit~)'))h)itjU)')
()U)-d«t)sta<!t'n)<! ););(.'
nf)rnt:d''t)tcn< <m))«;))<-<)<'a': finnU~-x. \«y. )t.tV(~.B.<Hf~y,f.~M;f, p. <;t:
K<m.tt-f/tt-/r~/()~~)o<M. tt. p. Ht. )))i~(.tftjt'ttt <h":inv<Mis.-mf)ttttm'
ttttye~,O/JM~'«~ .SM.p. 27t)(un.' f:mfiUf t.t .io.,tit)h-r<-nptu~d<-
U-oi~Mtx-.it-h.f K~tutunah~tibtik )))i)))u <h')'t~)'y).L'))ttt'()<)u'i')«<).-
t'i~tou< th-i~'.t ')iuttruf'.c)<!tnt< )afm~j.h<')<'i;i':'nt")t)t''n«'.
A MaYittitttf) ;ttt.ix) ''n Ata~hii,<'f.('urto, tht'f<t<A < ~M<h.).. <tit
Jitcobit-nn~<'«.h', ot um-tft.tison d'' tiWf ))it)cn)i~t. vni~'df ctt''titO~im.
Hnilk.où ha))it..).( t-tx'ifonsept Mm"))'d'- j.arents~n)'))<ti)- <-).ttttr'
Wo)d'. J<!<-M4<.<;M<
<;<«-.(. ~tt.
3. M-~itmu)) ~ttcittt.1\))s'"at:it)i)f. unh nui.'xtt.<<- t'uttfu«ttd.tittuuf!.
<tve<- f')''t.th)i.<
H)..tft
d'tm-r. <-f.))<~t<). t'/Ax. n. K~.i. C) tabh'nuttht<
haut.
t. Cft)))',t)).t, 4.
5. Vuy.app. ). )<-s\tth~- ~t-J'.Uas)..t .m )t.-t~"«.b~-.)..tut))i)h--t r..)Mi
d<'itntitkotts<:«t)K;nien( -'jnt )n')i''tt.
MAfM. – MTUM OH MOHt't)OK'(!(t! tOt:)AL)! ~9

A l'intérieur de la maison !tr<inttu)dais< fumillc a


chaque
son t'mptacement détermine. Mous t'igiou
de neige, chaque
famitte il son banc speciat' elle a son compartiment dans la
maison potygoaate- sa part de hanc ctoisunne dans les mai-
sons du Crf'ntand'. son côt6 dans la maison roctau~utaire'.
tt y a ainsi un rapport étroit entre de
t'aspect. morpttutogique
ia Otitison et la structure du groupe comptoxe qu'ette abrite.
Toutefois, il est curieux de eunstMter que t'espace
occupe
par chaque famitte peut n'être pas proportionnel au nombre
de ses membres. Ht!es sont considérées comme autantd'unites.
f-quivatentestes unes aux autres. [Jue famille restreinte il uu
iodividu occupe une place aussi grande qu'une descendance
nombreuse inec ses ascendants". 6.
/.f /~MA)M. Mais en dehors des habitations il
privées,
existe une autre construction d'hh'or qui mérite d'attirer par-
ticuiierement uotre attention, parce qu'it achevé de mettre en
n')iet tes caractères partieuHers de la vie que mènent les
r~himos pendant cette saison c'est te Kashxn, mot européen
:)hreg<' d'un mot Kskimo qui signifient WM ~f'< ~'«MCMt-
~)'f.
Le kashim.it est vrai. n'existe ptusaujonrd'ttui partout.
Cependant, on le rencontre encore dans tout t'Atast<a' et dans

1. V. it's (fttt-, citct. )t. 7t, tt.X.fa 'ft'~hjttiu)) <htt)t)~ ))«)


hvot) 'tutx'
~ttitisun d')t:)outik ')ui n'pn-st'tt)'- t)em ra<t)i))'-s <Mfon )<)'')tt'- iout'' <) ixtuu
<t<'n~'im' doit <tr') )~):"r''t«ft)t ''rrotn'
)~t.'x)!'< <).'la p. H. n. voy. h'titut. MoMtx~tp/of, p. \X\')n.
\'o\.
\'«\. h'.< )thn<:)tt's <hn> Xmk. 7'. )t. 7t. )!'i,<-tf. Cf. ~nu)- ).' )j!t)))it-
d~tt. <'f'rm</)t'M~Jt-t'OMM/.t.)Ti)0.
t. Voy. Mmit<x-h. 1). )t Suoivah tbhmt) fit «titison ee«)p)~tttt nurma.
troh')~ ~nutn' ).tn))))t's. t'or)!'r, H<!))')r)~)!t!!tta. p. ~6. t~' «t~nte ()a)ts h'
.))-) .h' Ku~hiiHak. v.)y. t'ort'-r. j). <<)!).C'<'<t jtrfth.tbk'nx'ttt en (xtrhtht
') f.nt .)M):M. n~.t" !t ft-u jt'mtoir )'attat;h';t' 'MttniUvMtxeut t<t tttai.suu
<) hi~r H~kitxtt n <-<-))<- <)~ ttt'tifn'i du K..Uu't Ant~rtfi'it). << A'ct-M.
U'<<h'<-MTt-t~f.* «/ f'nnM~. ttritish .<m;«t)ion Ath'unt'nn'nt St-i(.'m's
ttn.tu). )f)!7.
C)'<'i jM'ot ')< 't<)HH <t.'< d<'s''ftj)tit)n~ indi.jUM's. otai~
))!u-~i<')H's
"t htmtt-n'-ttu'nt .tjtifox-. ~-t).n)Ut' .~u< Xh ()hu). )x)Ut Anmxuff~stttih. et.
))'))«). A'~Att St. p).XX))). t-f. )< M. ). n'? .th-Mt yuf. t~'Hupt-un'' )t)a<;e
))ti('r< )uui!! o'a pa;- th- ta)))))'
<' .SU) tu ttt~)))))) t-n t;U. Vt'\ Hi'-haxtso)). f'u/'tt- Mt-inM' p. :!tS.
.!)' ~ft'<ff-.SMft-/<fM.<j-<), j).:M!i.
Sur le K~hio) ';)) At~ski) v-jy. i-ttthtu). Xt-ti-un. j). ~H. tMptUii
.mt't'-tt~ t<(!< <'Mfont un'' efjMt.'sst' ttn-«tiu)t. vuy. <t)a~uouv. itt W).m);U.
-S<f~i.<<Mr/t<' K~/t'~KtMt',t-tf. p. )t9. tt.t. <). ):<t: M'<'))fY. )'oy«'/<; /0
't- ~c<c-. ). ).. A)7.t. )t. )t. 56M.<-t.p. !.H, :iM )f )J<-u~ X!t)!"skif). in
)'tn)tr. <(fpo''< .)/fMA(t.p. M, ~j.; Simpiiun, H'<<<o')tN~MXM',p. (t'oint''
S" ).tX'<t:K<))t:)))).t')~H:.t't-)'~

t'tc.; tes tribus de ):t('utt'weidMttidea)))tjnc{)itn'. la


jusqu'à
ttuittte Atktttsun'. Lors dft ttwnH'r~s cxptor:ttiM)s dont nous
:(t'ous le n'cit, il t'xistittt coc~t't' .'t h) tt'rre de Uaitiu ta sm' i.t
c"t''uunt-')t)est de t:t )):))<'dttudsuu :<it)si qup!tt)t't<x;c tttert-
diu)).(!c du dt'truit d Hudsou ))'t(ut)'< p.u-L k's ~n'mX'n's
nHssions)nt)ravcsanL.)britd<)t't')t!.it;tt:))<'tj)tt'xistt'Mw .tt
'.f'nhuttt. bien ffu on tt'fu tr'HîVf )):)-: trace ui ()itns les t-umos
tsauf ut) CHS doutfux )i) ditu.t h't .mciMtts .(utcurs (tanois.
)'' i-tt~a~c <ju'')qu<<'<)))t('<)t0t)-;t')) utttcottsprn'- )e«))tvct))r.

H.itru\L<t-nu«'nt''tt'tt't).tU.t/u.~<t.)..i)')!tr:tt\~t')'))).
~t).t-t.M~f')'')tt.t.M.tf..),.)~.o).itbt)))'t''n).')))M).)!i)t''
~th'n~)):tti~tt.~m.t)'r<i,r'K<v.<:). 3!<(i.Lt~vi))MM')'t-).r.
~xtju.tjn .t.t.-u~))).t..[-)ti~f.vm.\W-u.),).i.)t.:M).
'K<)"hut)nt!.M)) V.-tt).'M))<T.f)tt.t.t.<r.'<tt..t)[rtaMi.))).').trm
~t.t!!t!t-ut)t..ntt).~t)rt.'mj,<t)<!t. )'(tt)''t')0;i.)(~.))t.H;t.t't.
H\)ttm''tr~<t'"n.t!f~)).Mthr.tuYuhut)..tu\t'~tit)mshittt-.
.)it.).tr<'<)<<h'M<-<).Wn).)).. ),.)'). ~07, rt S<.)~~h.)).~M).v~
~'M~tt))~u~mHtt)t.<t).m.<.).t''tft)-f)!))'ti)).[ttt~;)j.)u.<it-ur<)iushim'
p.2<?M.)!th'<H)1).'it<H(!ir.t'j)n't)~trm'tun'swiah.urr)'<.
)~n~ht.<)~u\k~hi)t).i.)u.-H.) ).-))) ))h)U.)'u(-<-))-))))-))~
.tttd'')n'.<.t)'e'.jt.Wd.)r!jtm!s.t)httt)'tic).t))-.)<). M.!<c)«)M.t.ix"Kh"t.
\i))H!t'')")fittr<t\[tti.n.u'h~i<ka.)m'<'h)~t.M')t.t\:tit)))u<<)Uf
.t.u\.n))i.t;htr'iu.). ~.7.).).f.W.)tt.-i)))'.tt't..r. )..))(. mou-
!<'un~)r.')t~h.)M.[Mr.<i.<))i)n..)i~))t ..h')Mtw.h');«'<
tStt)t.'h!~))U)t.d).t)'nt.')t,)i..r!<)titit:fM(.t;/(.A'«./t.(..)j).
.1.)ft!tr()HM. ) <'<<«f~ \K).-M/<)f </)«-«' ,)/ ~,<uf-f/' H'f~
<n.<H'/< )r )5' )'U'U~)M;n<~t- j,. Hi''t)!ir<~t'n. t'' .~thinsut~.
)M~
'').tr<oi~))ht-hit")<r.<t'<'<t.<ft<),j,)i,
~.)t'Mt.j,.t,'J)-.):)).)H.f,j..<MM<<~<<).U[,: t.. jt.gjt)
L.Mm'~d.'ht~).iM.Ht ,.v!.t..n)),t .))(:< d'.tt).-irtt..K;t.,)))tt~
.)).)~~<h-tM)~iu~ t.t')v~)thdt'.f.))')'tj))!t)i.ju('('t!nt'-<)n-.<'rvt.
))~<h''y 'jtu it t'.tit )..)r))t' .). ht jumn-'r.. <(.L-.t)'iutt )h' )'(t<r% r.tp)<rttt'hr.
~<«'f'nr;/f.t.t).)).;)t2.).k.t<))i~.J.-)''H,,).(.)<)«i~<<.)-ki)t)u-.
..r).nt.m\.Crt);r''Bit~ L\utt..f<.MrK,)..ti).):t.)!t.'n')ti.ittit<Mt-.
<K!t."t)nt)d'' jtit't'r'"
.ib-tt)''d<)):k.tk.n')).itt)'rrm~i.M/.)<'C..««h<v<Ut.<t;t~t< <</(,.
.«ct u/ //«' <;);/<-</~t-<'<Af<-M. ).um). n' ). )). ~t. ')tn'Kh'<ttt-k ))t:uttt<
t.tHUtt<.n')\v)Mm't<)t:.mtt.m<))).t))<)n.i))n)iH-))tt:rc))r')Y'))'')t')t,)hfit'
.)M-.W('r\t'Ut!t)i)w.t-)!i)))i!'tttt)..o.)t<'))wh.)t'<t)Cvw<)t))d)))t\i Il
t;.t).)t'x:ttth'tt).t))ut)'t!).'ft)~.M!ti-t'<'tt.ti)t't<'tt«u'<)minin''tttddt)!.<'
~<ur.'h!u))i)!'f))t'ftt.t<!nt'~))t''r.r)'ti.t~)!nKh'<tt.)i.tr.'tt<Mr.)U!it)h-
.)M.')..)i')<t)t!tir"'))'ff«.(t!tt.i.tt)!)t<)m«t')U!'r.tv'))).<hMttt-uH)t-tt'))<
.uttth'MH*' )~ts<)t-r.f.rt;n< M))))t')tAft''A<'(~f/«f/<tf);'). \'o!f a)t.~) 't'umo-,
;). )':)t. t:t. 'rorn.'f..)M<-<-f.fttt Y«<f;f)/i~. )Si)T'L'usina B<t\
t. Mitth. m 'n;/< fM<< \'t)). j,. )i). t)i.<). cf. ).)t)s t.)~t;is.))).-
').)«-! Thdtht)~)') /'A..M<ftt/ .<Mf/ t-t< j). ~ù.t. )t. :!97.
:t.Cr.Hh~r.?..p.8.run~.p.r:).i:7t.).)<)~iM.-)t<()i.tt'<<-<<H-
<<;<t'M''U~/Aa. ):t<p..)))mi:)). )X'r). jL t~i ,)).) t~t eut. ;t. Rink. <M.
Tn'.<'<.)'i.if.itt.fM/t.n'))::<;f.t'<.)<)'<-).M.n°)t.)'ru)jat)h'-
~t.'u'')' in.))';ati')n-r:t)~nht~)utti'!MM/<t<e/)-<'m<d-;tt..t))~).)
M~ –HTt;MMMt)tt)'MOH)titH<f)t;ttt.f; 8t
On n doue de bonnes
~HM<!<* honttM f!)is<H)N
raisons n<1ttt'nf'nenr
pour penser fttt'i)
qu'il nntt'-tit x~n--
entrait nor-
tnatemeMt dans la eompositiot) de toute station primitive
estumo.
Le knsbim est une maison d'tnver.nmisit~t'andie.La
parentf entre ces deux constructions est si étroit)' que les
formes diverses que revêt le hashiu) suivant les régions sont
parattptes a cette que revêt):) maison. Les difïerences essen-
ticttes sont au nombre de deux. Sabord te kashin) :) un
foyer centrât, ators que ta maison n'en Il p.)s sauf dans
t'fxtt'eme suddL't'Atast<aot)t'i))t!nen<'ede ta maisonindienne
"etaitsentirt.Ce foyer sen'trom'e MonseutemeaUMoit il a nue
rnison d'être pratique par suite de t'emptui du bois eummc
'ombustibte maisaussi dans les kashims provisoires en neige
de!:) Ten'ede t:a))in Ensuite,le kashim est presque toujours
sans cumparUtnent et souvent sans banc. souvent ave(.'
si~es\ Même quand il est bâti en neipeet que. par su':e.i)il
h est pas possible de construire nt) ~rand dôme unique parce
que cette matière première lie s'y prêterait pas. )a façon, dont
les dômes sont accotest'ttespa rois (tonne fiuatemeut
au hashitn ta forme d'une sorte de srande sutte a piliers.
Ces différences dans t'amenagemcnt juteriet))' correspon-
dent à des ditterences fonctionnelles. S'il lie s'y trouve ni
division, ni compartiment, s'it a un foyer centrât, c est que
c'est la otaison commune de ta station tout entière Là, où
nous sommes bieu informes, il s'y tient des ct'rononie'! qui
rcunisseut toute la communauté A t'Ataska c'est plus spe-
< iatement ta maison des hommes": c'est ta qu'adultes, maries
ou not) maries, couchen*a part des femmes et des enfants.
bans tes tribus du sudde t'Ataska, il sert de maisoxde sueur
mais cette destination est, croyons-nous, de date retativonent
tt-cente et d'origine indienne, voire pent-etrc russe.

t). )..?.).).. 7: ;X..t!tt..h-)))).rr.)))ULm:)Ttt.t. )..:t).X.t.


i"m')HUuit-esMU))<n)t'Tf'<i~)..t)rt'.))'.)n''t!)u't)")Mf.'n)Tduk![-:)tit<).
). Ym-.tI))i~U.t'M<h-c/<"t'.p.:Mj.t!f. Jitruh- <{<'M<p.).
Ooa- t'.t' (.. Ht)t.'M. /< /XM~ttttintt)).)it. )).t)i.<.</(' ~A <
/)M;H. )'?.
Cf.Ju<tt)!<t'M.AfMf. )).?;
tCf.ph~)m-=.)).t.
~H<M~.A'.M.)).tU~Mt!Mn)iUt):MUt<))t.-tt.jt.!t:i.
't.c))!mi!.iMt'<jtt''t,)).)M~<')ttbtt;rttftl'jt)t'Nt<!t.H~))t)')< X<-)~H)
).).-t<
Xt'~ttt.)'H..t.H'')))f)). tt<'M)',
)).~)'J.t.tt- t;))i..)t,f"r. t-
K.))mKt)):tt.–t)n<tn-i'!t..)''<)i-)'!(t.t. fi
'H):.<))t:t!!).(~).-K.tMt.)!

"r (t'kitshttnfs) t.'xc)nsivet))('nt u~ ct'ustrucHu)) dhivt'r


~oi)af~'quiinpt.biput-vidt')n;cit'tr.))tdistim't)fdeiavM
'x'rnah'.<:t'<ptt)a<'ara'-tt;'rise.t''<-st)'t'xtr~n)e<;<)ttceMt)'Mti<tU
'tu~roupt'. Xt)tts''u)<')))t'nt.:)<enMt))t'ut.unvoi).ph)Stt'urs
t:U''ssprap))r('<'h(<rd!m-.tHt(!)n~)c<uai~u)tety cohabiter,
"s f'ncort'toutM tes (atnittpsd'um'n~tm-station, un tout
'n"t'wns.ttM~(.)))()))ut:tti<)nn).~t')))int;t'p)-ouv<'k'bMU)ndf
'«'t')tm-d:u)' (Ht tn~Mc )<)<)( et (t'y vivt-eum'vif connnmx'.
).t')t:)s))in)('st))t'j)unt')'c))on<t)'t'.)(-<'bM'M))'. j.

':t--<H'e<)Uf va tuotttn'r mieux L'Heure )anMHicrt'dM)t)cs


h:t)MtHtn))ts ~nt ()ispt)s<-fs sm- (f s«) ':tm':)nt tn Misnn. Cn)'
)t"'t'!Cuk')n)'tit(;))p.!sont()i)tm-cnH".<tefo)'tm'Mt detenduf,
'"<" scutfntcut cUt-s abritent dps~rottpp~ sociaux (te grandeur
t) ~s i)u'<)c. t'nmmf nous vexons 'te )p voir, omis cneo)-e elles
suut distrit~uft-t tt-f~ ditKreu')))eut enhiver et ot~tc. Hj) pas-
s.))ttdt' t'hivt')-:) i't-t~' uuus attous it~ voir ou se rapproche)'
t'troitptncnt tt". mn's (tes autres, ou aucoutt-au-c se (tissMminer
sor t~' ).)) ws sui-tat.-c's. Lt's dfu x saisuos t.ttrcnt sous ce
rapport
dfux spt'ctix'ies
t'tttiet'ettteutoppo.s.
/</<t(<~</M/f(</<~MKs(f/ttr,'<t.:t)Httet.si)!tdeusit)'
it)t''ripurp dp chaque m:)isou, prise a part. est. (-ommc nous

t.):').i.s.)u).it~.i~t.tt.h:.t.t.).,i.MO..).M~t..i~\i<t..
.)U~~u.m't.sc..t).hu~i.t.t,.t.).).)).
~t.Ui.)!~)~t.t
),«.-h.,).n~)~).)~)H.t-)t.)t),.)Mtt'ti.t.
.)').))'. !h.'t)t.t,t~)-).n.t.tn.t~.c.n' .).- tttMi'utu <)'u<).. ).)))).
~t~n~~)~ j~
'.auh~.)n..)~h~[..Ht..h-t)tt.t).k')').;)(.tnit).itU).)it~)tn..
.)').).) );t~~t. t.. t.),t.M ~.).t t~.tt~)).).)t
i..U).Vi~).-).t t.h.).),mit .).il:)..US.t(.))().t..U~nnt
t.~t..t.), h..i.,).h.t.ihtt..ti!i.).n..).:t ,(, autr.t'.nn
).).j.m~t..s.iij,h..u.)~v.),nt..t)'ntrw-.).'t').t~)' .m
.r..uw ')")"t'-h'i-i:).).t.r.),u. ,“),.<.<)
.t.j.())<U.).t.H,H.),t.ti~.tiiH.t)'t)t)Tt.'un.'v')t)t..
.ith.r.
'i')~.ti!.th..),!).w.'nt.)!).ju.tf)~df)i))itiv~.B~.i!t'
).).t'.)')..n),ntt.u!));t<)tV.))tu)tt.t))rt.t.<t.f,j),M,-)~.t)~
"M~tt'.)').)u.).;tu.'ûu~.inn.)..j)ht.))t~t.n)..ineti'rt.'t)n.
-.«..t.t))v..i-j.,ur-).).r.hu)r.<nat.)'i.K!<t)i-.«.t)< .).) .h.
.t~.t)).t'i..t,ni\n
)!<).t)i-n.<<y<w.j,;t.X.
)r.u-)~("n~.tt.)'tM).).~jh-ti~)t)Mi.tt.u<'))~-h''<tit.j),t'.t!.tt«-)~
.h.j.)ri.).).tt.t!U..t)).u))..ut.\tur<t~)! X)!
~H~h~tW.n~t~j~
~t.-surJ.un.))').L..).~t.)it\.t,i'.ta)').t.x.tU.4~ii,n't.t..
~.itu-h.~t~hj~i.)).).. ri~j~.).j. ))“)“.“),(,),““.“,
'ti-ut..t.'i.
M.U* – tSTfDEUE M<)R)'X"f.Ot:tH
.«(O.tt.tj X3

t'avons montre variabte suivant tes r<'j:ions,en revanche on


jx'ut dire que ta deusitf do)a stattou, prise dans son ensonbte
t'~t toujoursta phts~ando possthte.cu6gard.hien entendu
;))).\faeitites de subsistance Ace tuoment, te votume social,
<st a-dit'et'aire dïeetivement occupée et exploite'; par le
groupe est minimum. Lâchasse aux phoeid~s, qm MMitïfle
chMsseurM~tftigner uu pfn. est exctusivemeat te fait des
h'mnnes focore oe dépasseat-Hs ta p)ajj;eou tes phtges que
j)'<m'des botsdétenniuM ou passagers; et~ueHeque soit,
<r!)i))furst'impot'tuucodesdoptacements en tmineaux surtout
pratiques par tes honuMes~Hs u'MHectextrèeUcntent ta (teu-
site totate de ta station que quand cette ci souttre tout eatiëre
d))u excès de poputaduu'.
Il y a )n6)uemt cas <)t'tce t'essert'emeat est auss! ~rand que
possibto; c'est celui d'AMgMHgssidittta, la station tout entière
tient daos uu<'sente et unique ))tais<mqui compreud, par
'usequettt. tôt)!}tes habitants de t'Muitesociate. Ators que,
tittem's, une maison ne contient que de deux a huit !amittes,
uu atteint te maximum de onxe <:tn)it)esà Ani.:magssatik et
jusqu'à cinquante huit habitants. Aetuettcmeut sot' uu deve-
!')(tpenteatde côtes de ptus de mittes il y a treize stations,
tt'ixemaisons ((Mese partagent tes iKMhabitants de ta région
~it eu moyenue trente par maison Maiscette extrême con-
cntratiou n'est pas ua tuit primHif c'est certainement le
'suttat d'une évolution.
D'autre part, dans tous les autres cas où t'en a observe des
maisons d'hiver isctees, non groupées, ettes étaient, suivant
~tutes tes vraisemhtaMces,habitées par des !a)nittes qui, pour
~te~raisons diverses, avaient été anteoeesa se iseparer de leur

)L.'t<))i)tt,)'<)<<)'< ()h).))it'))'-<)t)<))fH)tt~~a))ti.<ï't)tK--)titH<<
Il
[,))U)1entat!t<t.())')tt~'htV('r.t~ont-ntta.ti<H)')'')oM)'')'U)fi('<(tf'it[t<'i'
uunp"in)tt)tuMtit'vi'te)~'))<'))taut)))miit)m))<t')')n'ntmtMm.«iii.
~-si'x)in Minh.~ft;«f<- )). )' N3.'~t'<tr<!i.))'))tt)'-<
';)'t)tt<a<K/, ttt~rtit'U'ms
.Cnu)/,XU.t,t'-)S5;t'uM.t.K..)).!)'i).)'.tK'j.)')'uttfr.
\).-t.tt'S';)t.uM).)'.tm!:tt..d'wtt'n.)'.Mt.
).<~t)t'pta''<'Hu')tt!.<t')ti\r ')t)'.t)ttT)-t)-<)<
tt.'t4'n(tf'trt'')n'!M))Math)a''<
!tt!n,v')y.)toas.)htSL!~<'art')'*))t)<))ur Mua')'*<'<<<)<'[))tt''t'H(<:ttti.
u!).it;Mt')'t'n')imt)t.tsfui'iHu<)<~surt'a))))'))<u't'-t)''t-f.<t))t)t).
'm'ht-
:.t.n<U)''(rii)U<)Mih~).'t.t)iv''tH'')')'))tiun.'t)tt<')!h't)r)'))t'
~~r)mit')''S<t))U<. \'<)y.K~)Mt'.ï'/<A'A.M«</t'*ot'tt~,)t.4t..<.j).
)'.m'Yut'~t"<f')'))'M.! .<')-.!"a!!in'tu-<v")ts.<)))t~M't«'ttya,
.'<)r~))t'))i)tM.<))')itht)'.)')Mt'j"Mt's.
't))u-)'u!,)<C).))'<H.«.tt').
St L'AXXJfE SOCMMG~t'E. t9at-t<m

groupe originel Les «n~c AoxxM.observées par Petrott a


t'Aiaska~. semblent, d'aitteurs, presque disparattre du recen-
sement de Porter et. eu tout cas. le premier des grands recen-
sements de cette région, celui de <!tasunov en t8~t,
qui
heureusement fut fait en hiver, ne mentionne que des vittages
de 8a iS maisons, comprenant de MOà MOhabitants Quant
aux ruines de l'archipel Parry, et du N. Devon, on nous
trouvons souvent des stations d'hiver réduites à une seule
maison. cette réduction, si considérable qu'ette
paraisse pin-
rapport a )a moyenne ne doit pas étonner si t'en ré<!échit
que ces ruines datent évidemment d'une époque où les Estd-
!nos appauvris cessaient d'habiter ces régions*.
Kn résumé, élimination faite des faits en
apparence con-
traires, ou peut dire. d'une manière ~énérato. qu'une station
d'hiver se compose de plusieurs maisons, rapprochées tes
unes des autres Quant à la manière dont elles sont
dispo-
sées, on ue noua dit pas qu'elle ait rien de méthodique", sauf
à notre connaissance, dans deux cas relatifs aux tribus méri-
dionales de t'Ataska Lefait a son importance.
Cette disposition des habitations sunit à montrer combien,
a ce moment, la population est concentrée. Mais
peut être
cette concentration a-t-ette été ptus grande autrefois. La cou-
jecture, sans doute, ne peut être. dans t'état actuet de nos
informations, démontrée avec rigueur; ette Mest pourtant
pas sans quelque piausibitité.Ru effet, tes vieux voyageurs

i. f~'f.rontf:x.u'dentt.<ut(Mt-ti<-utit')<-))t<-ttt
)et)<fU)odu x.-as.jni \-ncttt
dinn <t' ))t)ti!i<MM iso~u~ tnais('t"it prMci~otent tt t'oust'<tut'arMtt'r)'
<)*'
tm)tNtM\«)ttt' ce c''nM'')'' vi' r.r.. p. ~8. M)!.Bo<is.B.N.t..p.i!))~.
~-(c.:UtyMS t":)))i()m'tt'xistt-m-c<h''iisoh's<t<'SorthanttK'rttux) )s)a)~!
())M)t-)..S.xith)..)n.trcficf)u«< ~«M<-M~. O n
)set).).. gH.~n fMtn.tx.- d"t'Ott
<'<tun'' !Mn-i<)'t').
t:S, tSG.~).
a.<t~«<M..)).
;t.Vuy.App.H. Mh.'stcfk's<:it.~ptushaut, p. :.t. n. 2, t.).
4. Vo\. plushaut. p. Tf.n. 3. 4.CI.Svffttru)'y< /.a<t<t. u. t:i0; t).
p. )?').). otrtc.. 1. p. 3M.)). p. t~: .)')tit)cm-il t.xbt.'MMidansc'~
r.ionj d!~ruin~<ie'naMu)~ Hruatn')'t-f.S\'er')ru)). ), p. ~ti, (),p. Mt.
!i. La )))u))itft
<h-.<tcth'i citt.~plus hMt. p. 7<T8.sont '-):tr<nt.~ <)<'
d''
dfiK'hptiutu stations')'))!<)')- Mou*
!tax<jMt'))t's )'<'nv«vons an'- fui<pour
t.~tM M.StMoshy<tunMf 't')ti))).Uf9.
M.~t)«. Mpc.p. !i)-ttt. (t'abon-
diuttt'i,)~f'm't:.«jue nousn'tn'txxpas besoin<h'<-f(t)t)))'~er.
6. t.Mphniidf LK'htenM:,le K''u Henttttutdonnasduns CmM.)t.
A"nt'tu*aux tnk~ioHntun'ii t'um~cn~.
7. ')t.L<)'i))i!t)<\)
Ni').~on.)t.~n. J)tc"tMen.«<'«<p. :t)t. rf. j'wtt'r, p. tx7.
t/un <t\u<: ut~t'crt.tioumf'nt Mnstruitsutt'! )'innu<'n<'t'russe.U cotnpor~'
un viUtt~'d'hiv-'t')iUt; f'i''<* du vi)ttjt<;
<)'yt<
MAUM. ÉTtiCR M MOM'tMUMitK«tCt.U.K ?
-3- J__.·.11_ re_1_ 10_ v.
augtats nous parlent de vtitages Eskimos enfonces (tant la
terre, comme des taupinières, et dont toutes les huttes étaient
groupées autour d'une hutte centrale, plus grande que les
autres Hest assezvraisemblable que estait le hasunn. D'un
autre cùte, pour tes tribua de l'est du Mackeuxie,il nous est
expressément paftc do comtauaieatioas entre tes maisons et
même entre tes maisonset te kashim On en vient ainsi &se
figurer le groupe d'hiver comme ayant pu jadis être constitué
par uue sorte de grande maisou unique et muttipte à la (ois.
On pourrait ainsi s'expliquer comment ont pu se (ornMt des
stations réduites à une seule maison comme celles d'Au~mag-
satik.
~M~'tt'MtMK <<M /)«At<~wtM ~~<t<!f < – En été )a dis-
positioH du groupe est tout autre La densité de t'hiver fait
p)ace au phèuom&UM eoutrairo. Non seulement chaque tente
ne comprend qu'une seule tamUte, mais eties sont très etoi.
~nées les unes des autres. A t'aggtomeratiou des familles
dans la maison et des maisons tal'intérieur de ta station suc-
cède uue dispersion des familles; le groupe se dissémine. En
même temps, à t'itnmobiHte relative de t'hiver s'opposent
des voyages et des migrations souvent considérables.
Suivant loscirconstances locales, cette dispersion se (ait de
manières différentes. Le mode le plus normal est l'égaille-
)uent le loug des côtes et dans t'iuterieur. Au Cruutand. des
(lue vient )'6t6,et il arrive vite tes (amittescoHeentreesdans
les iglotis de la statioM,chargent sur leur oumiaks (bateaux
des femmes) les tentes de deux ou trois familles associées.

1. Vu)-,ph)-!)t)tu).j) ?5. n. t. Let'tt' th'Coa~~Mi))m).'()')«)')H'ntu


'aA-x estt'vh)ft))))tt't)( t'M)Mt'.
Hx-hardson, text''citt' plus!)uut,)) XO.t). t. Cf.tnith's"Gtonxnuni-
~utttttotttes a )) nontdettt i'<))insu)eMetvi))'B<:))ot.
)~«~MMt~««f.t~e-
<«fx' )')tris.)!t:.4. Michitt'ftsot)
)).Ï))'). t'n
<))t. ')<'sin)"Ms?<<'t(!hi))i~
))Uf)a'))
~tit)t « sucit))t)ten'"ur!!c promot')hy huiMtn(;ho)t'!<'sc<ttttiRUou&ts. nm)
ut(in({< t'mti o r <:ut)tmt)t)i<'ttio))t!
betweot) or
[)t<'t)t. hy oreftintt M Vt'n'd
t.t'-a); ~)-c<S«!)'r)t.~Yx- t. p. ?0. t) '-stt-ntintt~s n'nmr~uattte
~u' diUMfoCuttk tnh-t.Mtatixut'' ')<!fusioMt'ntn'k'!'wMtMtn'(i).'Mn<'sft
)' s swietfs )')!)<))'M, on vit)ttf;eoù toutoslesnMtismx! trhiv'r cottttnuni-
')u'')ttittft' h- )<)M.)))m.noustoit tix'm)'}. Jat'ohst'x,Otw,p. :)6~.
Ootr'ntY)'r.t ()'a)'un')fmt!i
r<insei~tt')'(!').M<'r!mt sut'un t{fu"t"o"
!'< de KHtHpt.'tM''nt!i d'etc dans Stfensby,&t. M<. Opf. )). :iu-)XO, .'t
"<)«).p. ttg S)).
t \'oy. ft'-taitstt)MtM))-o)()Ri<)a("=. in Kotn'irt))),NfM)<t-ft«~f<etc.
V''<<f/< Ut. )).?,!«).)Mtn.t)tt)~s.it)'M<f/fti')<'<< )'. 327«). Ct'.Wur-
~/) .M<M)'fH ff/<-<
.W<Mf~<e t.)-MM<f«)<<~<'U~f. J'«M(.,IX, p. t39,
-)
M 'A'<XHMS<t<:)()[.~t;~CH.<t.<')~
1"11_-
1.
Ëtt très peu de temps, toutes les maisons sont vides et tes
tentes setateut le ion~ des rives du iiont. H)h's sont (t'ot-di
mure ptaHtcesa des dishmees t~tativemeut coustdÈraMesles
uues des autres'. A A)t({Htat{ss.tHk.t'tt face de tt-e~e maisons
d'tm'er (qui, co)n)nc nous MYonsdit. constituent chacuof une
station) vingt-sept tentes se répandent sur les Hesdu front <)t'
mer, puis se U'auspwteut vet-stes ri)fes champs oft pâture te

t'ii!–Kt)tb)ii<f)))t-ntst)'hiv'').-)!)!tU)~t)t..nt<<r''t''
d'A))KHtaes!i!)fik()t.tt.)'.

renne, en près de cinquante endroits au moins. D'après k's


bons documents du vieux tiranz entre la station de Neu
Herrnhutct celle de Lichten(e)s.)a côte était tethe<U)-t'
d'uue dispersioa tout aussi huit sta
~t-ande, puisque, pour

t. Yoy. d.fiptxtn NMtt.-en.t\<;M)~~«. ;). T: ~.). K~ettc. Ase <'f)<).s


~< )' C)<.t,t~. m)'<-))).). M.ttk.
7.?.. )L 7. ~f.'tt<</) ;<a.f/ft.Sa)))<)..)t.Xm.
t~scnntt's ))taxt)t<'t)t tn' tthn
t''[)a~fft)..)'))h-ftar.f.ï'. y. )).tS9. ): ctt-.
3. ).M<'a!h'.)u)H). ).-)t-.<t<)n.oit..
dapt.-s ttoho. ftp~~f~o H/ .MMAwx.
o.~ ~«i.M<.t/f</«);M .)H~mH~«~M. f;f~ r;;M. )!t:)!(M. Xt), p.i'L
t.f'<n)')U)'.h-t <-<~)-sau fo)).) <)fs <itt)t)<n't.:it j~cor!)).rtiun.t-r./fKtM. ·
<'t'A<-N«'/tM. ')'). Mitinf ttint~. ).. ï3.t:t.
:Cr!m/r~'<:t(«.t.)h)'t'tT70.)'t'.
MAf-i~–'MrcMH))EM'mt'M"t.')tt))!f~'m.K

t)ousituptU!nousuecotH{)tonspKS)nomsuev)ni:t.tteux places
detet]tesetde('a)np('u)eMts:eteertMine)nent,(!r!)t)xsesttrojnpt]!
p)utôte)) moins qu'tan plus. Outre ccttfdisucrsiou )f tooKdcs
)iort)s~, i) y u aussi. au (!r'i)))aud, des. excursious aux pâtu-
rages de rennes et h' )on~ dos rivières (te saumoo i) o) est
de utcme au Labrador `.
\ut)ssom<nes bieft t'fnsfi~ttfs sur )'exp.utsi')t) <[<'itt H'ibo
d)it)outi)<,u!'<'poquedG t':u'ry. p'.ice MUX('x<'t'Hpnt<<)t'tt'.<
t~tiimo qu'U nous a tr.Utsonst's'ft où t'utt \'oH eomn~'nt ht
t!'ihtt se disperse en t'te. Xou sentetnetH cette petite tribtt
s'(eud sur M))espace côtier tous de plus de suixaute étapes.
mais encore elle essititnele iou~ des rivières et (tes lacs intt'-
nent's:tt(M)tbt'edt' {atniHM passent. !<ta rf<;hM'<:h<* duboi'
-tu' t'autre tacc de lit penmsute Metvitte et sur (a terre df
Hitffin.:u')'iva))t ttt'~mea traverser ce)tc-d. Q't.tnd "n songe
~jueces migrationssaisonnieres sont faites et) {ixniHc, qu'eXes
detnandent de six il douze jours de marche, on se rend compte
!)ue ce mode de dispersion i)))p)i<)uenoc extrême mobilité
des groupes et des individus". Scton Hoas tes ttqomint. au
o'd do ta Terre de Ratth).arrh'craiext n traversf'r ie détroit
de Lancastre il la debacte et a remonter sur la terre d'Kttes-
)t)''re jusqu'au détroit de Smith. Hntout cas. il est certain que
f' t'tabtissetHeuts ruines du Oevou septentriouai ont eu des
:mfs de tUssetMinatiû))tout aussi étendues puisque, pour huit
''tatious d'ith'c)', on compte trente ruiues de stations d'cte sur
nu inxneuse deveiopponent de t:«tes. Ou pourrait )))u)tip)ier
tt's exemples. Xous pubtious ci-joint la carte (tes aires de
uontadisatton de trois tribus de la Terre de Hat)!)).

).)).m'-i<i-'ii-~)''t-~nSMd-t''ru!'n''t't'.«).t'u)t)M~u'~(*')'<).'jt!!)))
i)~<'))'mt'upt')!)n.n<<tt<t).))t(''tt)itt'i~n'tt<«))~)t~tit)-t.ib~
.).Kitt)'«'<<r.«/.M;)).jj.~u.j.
:('tt)N'u)!"[)r;)irt.)"'U)').').,t))rtK<"),.i."i.).t'i"t~'h'));'r~)"ra\=.
<'«..tt'.MM«f.)~t'jt.)Ut')~H)'t!tim'i.h'f.iti")t<d~t~\ux'').)V)''Y.t
-v. <'«<<.)). 4.j)().t<')'.tH));<n~'f'fH<tOt'«/f~<'m')<)<
'H!«..ni). <<vft<'K'/t'M';fiM'K)'tmt..)7S!<.p.2i&.
ihi.)h-<)f"<)i-)<r')~N-t <)t'sjm--i)M'j"'rh't)i')n'"<ttU\~i<frt)'t(t''f
"-<))!! f'm),m<)'p)tn))'')i'<t)n"'<'ic)')n''t!th)i'<tt)t')t).Xju"
~'v'.t<-pif t<))!ht'v't''j't)hti' !tr.n'it~t)''u"n')<-).'tL
t.)ri.)..<r-.)..))i.).t))ti.).tH.-))U)-')).t\td<)..<S.)'.[..)?).
<~).]t.~tf.t\t-('Ut)')UtL\u~<H~~«~.)'îi~-
'm)!'<))nf).))h't)-')~tn))U<<)''<!tTt.-n')t')Mit).t!t-it't. .1."
!~t'tt.ti'.ttit))t)'n''t..).)t.K~.(.f.)).H)<.).ù).t)'<upiH(')'t'
")')UVrt)tn".U)<
M ).'tXXt:HSt)C<()t.()t.i~tH.t90tH)M&

Tottt tctoHg de tu côte ixnuncuiuf testt~tHesphuuoMtènes


rcpt'ottuiiwutavec des mnptimdt"; dt(!éret)tes; le max!mmu
tttpim est le dou)))c vuyttge cotomere~t de lu tntm de t.t
!)oioteMut't'o\\u iey C«~c d'une part. pour premh'e les )H!')'-
'huudtses em'opceuues qm y sont itpportfps. a Marter !s)and
,mur tt'oqucr ces Mtin'chaudispsavec les i\upt)tt{{U)iu~ de
M~eticuxic

Fitr.–)<d'j~tM)n.t)t ~tr.)<-A)<uii4m)tiuLtt'Q!tUtttmtMm:
.).)'U!it)!"it)t.)~<<:t)))i-tt<M')ti\)!)Js.'ttf.it))')i~UC.<.D''U~
'i)Huh-t)).)))!)t')n~N)).n!)<"i!-<t).')))'"d~<)'f)t<)'t.'t<;t)t.)t.

t.ps trois dettas. tes trois cs)u:tires sont les seules régions
où t'ou (roufe des modps de dispersion qui devient quetfjup
peu du t\noroît: mais chacunf de ees déviations tient:) il
des circonstaMces particutifres :)t't-idente))es fjo'i! est pos-
sib!p d'it)t)i))uet'. Kn ptlet. sur te M:t<;ke)txie i~' Youhon et ta

'").tt'm..t\t.):tt!u)u).m)-r'<t.)tttt.t)t~f~t!.U)..j.r.~))t.-h)Us).'<V!)\.i.
~n~nh')uh-)-'r.U));)in..Yf<<-<<t:t/p.<~).)~t.).))-<')f!Uttout
t).tn-u\.h\ttv~!t).t)i'<'i)).h'!)'-t')ank)ih.~ui!!a)t !!)'-)<)-x: pho'Mtiut)'
<)' t~ r.uh~.iit !)i<'d-<-hiHu.f<<ift'f«</<'t)«-A.)<)-!tO).t)-ouv<'))t))art<'u)
)'' \iH.tH'"d')))~'t'atjattff')))«~)'))tt't('-)Kmt(tt')t~)'tm))"!))t<*nt'
<hp)~X'<us<H'(H)at'"tt't.nth''i''j'):t'~it)'H')t)''rtt)ttt)~))f<r);t'<r''n'< a
t«~<it'))M.<<)'.)i)tL'U)-))~tM.?')'t)<t)y.)t"M'.ajUt))ûtt-i<))p)'-)ne)t)nu\
~i)))~tMr~))'S<t~ M)t"a-:)).!tt))))tV.Mf'fttM~rtV«V<t«.t'~rtt
f'.«M.('h)i.),.i~.)<!t.);!t;,)j-r.m.tit. )t:)'r)i.):~)6;'fytt.)!.
.~c'ft''Mt~«vf«.('[).iMS,U<t.'(<Mr~<t<i")t'ph)!ttttai
t~nt)Me!tttr.'hC)f')Ktfi.'it)))))'')~)~-M:tc~Mif.
S))r .s tot-f~. <)Ut-)<)Mrf«i~ ~tcO'iU!.tUt df-U'!iH)". \u< MM)-')")).
).. 4:t. t. '-t. t.t ).'s t.'ïtcs )-it< Ct.SitM~ttt. tt't'ft« M'f!<M, )).24ï, )'"t-
)':rtW'Ht)f'.H<J~M<f<.)).)!T.s<j.
K.)'~tit')t.'ft'OM</t<t'm'fM.)..j!i.).):)i~~j.)~)~u)."tn~')t"t-Hi-
M\)!i. – )hfMt fK M<ttU'Ht't-tM:)H
!:Ut:tAt.K S~

Kuskt'h\vi<nou trouve des groupements d'été relativement


fonsiderabtes. 0)) nousparle de 300 personnes de la tribu du
Mackenxie réunies au Cap Hathurst Maisce groupement, au
ntoment où il fut observé, était tout temporaire~; c'est une
chasse exceptionnettemeut abondante de baleines, de baleines
t))anchetenparticu)ier, qui l'avait determim'. A d'autres
moments, cette même tribu a été trouvée dispersée pendant
tête. Pour certains viila~e.'ideia Kuskoh\vim. il est dit que les
irions d'hh'er sont habites l'été; mais it semble bieMqu'ils
ne sont occupes que momentanément. quaud le groupe qui
s est rendu a )a mer pour procéder a des échanges, revient en
arrière, se disperse eH :unoutpour lu pèche au saumon, eteu-
suite daus !n touudru pour tu chasse aux renueset aux oiseaux
de passage Aiiieurs, surtout dans tes viHases des rivières
niat'ttimes, it arrive qu'eu avant des maisons d'hiver aban-
données, te vittatrerange ses tentes ou ses maisons d'hiver eu
ordre et saus qucites soient très distantes les unes des autres' 1.
Mais outre que la densité de la population ne laisse pas
d être moindre ators qu'eu hiver, il y a u ce fait particulier
une raison égalementparticutiere c'est que le groupe, été
f'omme hiver, pratique un régime retativement identique
d'ichtyophugie: it est tnemecurieux de remarquer que, dans
ce cas pourtant défavorable, )a dualité morphologique se main-
tienne bien que le groupe reste en place et que les raisons de
sa dispersion estivate aient disparu

)' tt~t'mnt~-rct'.~HM'Ktm~i!))-tU ttt'tie))~f) KiUt'ura. tton-.)t'(m"n~


tf~ tuC-utt'ttittUiitout t t!tit<Hs;)''r~i, t'x 't)< p. )'Ht. t7t, tti7.A
)'!)rHf)wh'-t.U)tn'<")')'p't'<):cMt!. ~-ttt'iJH)))(;t. t!!M),int)o<t)'n
7'f«h«f <A<- y<«t<, ~M. e t. MtK-Chm-, \ u)'<h-tt<<< <'«N.«~.p.9:
). ))')<))).<'
t<'M..)).Ni! c). i<u!< t'itr~).. :):<'). Hit-)t<t«).<"t),.)''c~.
.<-f<r<A.A'). ),.Jt!
)Jt-)th'')w)t)'n''<)'')<)~nt('tup~rah't.'))h.)N<'nt)<<x'n<tscam)~-
«)(Mtst)))!«')'i pur H''<');)i'').
t ut/.~'uc'.). j). 2tT.;S'i,')Mi.<untt"Ht)"'<
<tK"i<)'!Httr< petits'<'mnpt'ttK't)t<.
S~n rCi. vit~x' vu)', surtout, ptat~t t)UL- ~L')n. p. ~:< i~ )'))'
'St')f!H)<!)'t W'))'T~ p. t.'itt :j.

t. ).<;\i)))ii<ot~ov-, it )<«t)t.m) )t)M fX'')s"t)p. 26)).Mt Mh'i))a!!<


)"mp')t:tit'ttl~ ')t)tm'w. lor.
<'f.MX
'h' l'IIfIUllt~f..t!,
f"lIIpO.'t:tÎl" "IIrait ch.'Itt~'tt)''
ta!)'k' IIt'lIIl~
~tx' t'lus
~1'Ul'f' )'a.<,p. t28.
ptu-iIJu~t <«
!<.Sorr'~ vithit' 'o.v. X'')~'))). p. ~t2 S!).'jt)i rt'sttt.'tott'cfistet)' <)'
')!t.n;s pt-t)t)imt:nt~')''?h';t)t )'r!<io))th')~Ku-ku).i)<t.
<Ct. <n(<-t.p. t; KUiuH. Uto-tt. t'tu)-. p.t'M. 4M. t'')urt:mit'
'l'nuiumuiut.
'I""lIlollllllul,
T't)~t:i"t. "?)< JU"lIbSCIi.
't.l'ul'I'
~1'upri·:Jucuhzcu,
Jtnu)~(.')t,
«<'«< p. :Ii~,
Itrisr,p.JI,
Il, ai~.
:tt' Emlll!.
lsllïull,
E))i!)t), 501.v1'Ï\'l'ili,'ul
p.p. '°1,
Mt. virtrtëeut ru
"II
ivntit'ttt<)<
~'tttc~<)''t'!')U')i')u'tts )-')t<)tt'-rr~hn''')<)''t'"i )tUskokwf;miMt.
su!t.')tts<tu''
t k'i KYikt.pa~tttiut. tk~hint. t-t< ~«Kj-.uuprunu'ms .tôt)'-')))''t M.<if!;<;
90 t/AXXHK-.ttC~H.O'i~t'H.ttOi.)'~

Cette dispersion de )'(-te demande a être mise en rapport


avec un trait de ta Utentatitecotteetive eshitnodottt
!ana)yse
)tuus permettra de mieux comprendre ce qu'est au juftc cettf
'j~iHHSUtiuttde t'ete si dittereute th' o')te dim-cr. On sait ce
queitatxetaappek' te "~(Mtc'~f~t~/xt'pt )<'rt~«weM«'K~<y
des sociétés Le volume neographique. c'est t'etcudue spatiale
rt-eitemeut occupée par ta société eousidert'e: tevotmne <net)
ta). c'est t aire geo~rapttique qu'cHe parvient a embrasser par
t.' pensée. 0)', U y adfj;) un t'cnpu'qmthte t'onh'.tstc MOh-eles
fiumhks dt[m't)siousd'n)n' pinnrett'ibu Eski)))').et )'itun)euse
<'teudue de c~tes sur httjueth' t'ifc st' t'epttnd. on ttiet) les
t;t)onuesdist:ttn'fs un les tribus epntt'.ttes pt'nctt'ent Mi'httc.
)'k'nr des terres- C.n' le Yt)tu)))t'~'Oifntjthiquedes Eskimos,
c'f~t t itire (te ieut- uroupcmeuts d't'te. Mais <-ombien est
t'ocut-c phn t-ema)'t)u:tMe)cut' yotume mentai. c'est-à-dire
retendue dp tcur couumssauce ~eo~mphique. Les cas de
voyage:!au tuin, entrepris par tt-MÎnea)) av.tHt ia foute des
neiges un pnntemps.eu MtwwA- t'été pat-tes f.uniHesou paries
individus en hiver, sont tuoin~que t-arcs'.I) en résulte qu'il
y a. cheit les Hskimo~. nue cutumissauce traditiounette df
pays extretnetneot ctoi~ues. tneme chex ceux qut n'ont pas
enectm' ces voyascs: :)ussi tous )esexp)orateursoMt-Hs utitise
te tMteut};éogr.)phiqueduut tes fenones es)<i<nosettes-ntèmes
sont éminemment douées Xousdevous dofjc xous tigurer ia
société d'été, non pas seulement cooitue eteudtte sur les ion-
nueurs immenses <(u'ctte uccupe ou parcourt, mais encore

i" t.t ttt.ti-tt .') .iuvi))i)~ .t..).t.- ). ~,t)(.t'rit!in' t-UMCcn):f


i'ft"f)1.
) )t.ttx..t./Mc/«- /M'<(.,<“ Xf;<), j,. n, “): c). J<<
',ft" t. (,.~n .j. /wf; ).. ~i:j-;(i'r:)'))<M< tt). :).
\.<y.M'M','J: i. .).. t't)~ ~))),M;. ).t~ ht t'iury. j). ti)S.
L'~Mrathtt'- ~p..)iti.)N'.t. f).d) .).' S.')~))~. tj XtMthin)')ix et Mht
')'))'' 'ht rut(.ittiUttUn)' ~L')t;ttt))<)~t -nr h-uh-).<.)c .mthjt)'' ont ')'-
td!)c'.n~~tic-junu'))!"'kiut'
). <t.~t.. ),)t)~ ))~)t.u.jUiUt)''ft wtui'h) Vuyjt'r );)< ).tTt'!)-~dr
ft.ttlinau<h;tr.ud-tttittt. .t'-tt-Utt''t)t.(!iv'')<'<i~"U)\)\. ttastHM~-St:<t.
.V.)<<f. )..M;),). ~.j.: ..).j<<A' ~,s.'t.i ()u~
.)'K.)~)u')'- th) <;)r'))).l))')
'x'ri.tettti))au t:t't')<t).t)")
t!«'<it)iun.'t
"nt <;tt-t)'
.jUC~t. \)V. ))"))))./t;t..<< (..
t\m' ).. XH). (.): :.)i. ~it.~t. i~);. t'M.)~). Lyon.~nf-.
~t" p. KU.t~<.;))).)TT Ff.'Hhfix ttt.'t~tt.')).)j .<'<<M~ C. ().t:H
S:1'.¡>iI'II,'1, F.ni.. I.. .l';II,.d, JI"II"I', Il, l'. 33.1,2!1I.Sillll"
)'tit'tt. 'w).f/<At~M;),. 7.<tt)..Mr<t''): )t.)t<'v, )(. )). ïitt.~t.Sitttp'
/ff'"W«.t'&t~-A. (.. )! )).ttf./.< Mt</t </).-<Mi.. tt. ),. :tt. ),. :);X.)t<M..
).. 'e:t!. th.ht),),.)t:M< X.tft).). t.t.XXX)~rtM.~tKH!.
H ('< – KTMtKOK Mf'HPMOt.OtitE
SOt:tA(.E 9<
comme tanpaut au detà. très au !oiu, des tannttea ou des
individus isot~s, enfants pet-dûs <tt)irevieuneat au f;t'ot)p<*
ni)t<)htMaudMn\'t'r est venu. ou un !<utrt'6t<tpres avoir
hivt'roe au hasard; ot) pourrait tes comparer a d'immeuses
ahteoxes qui s'étendnnent en avant ti'nu organisme d6}a,par
h)i-)t)~)ne,extraordinairetneut distendu.

!H
t.t:s<cSLSt)t:C):SVAKtA')'tOXSSA)SOXX)HMt,S

ttestassMditticiie de retrouver toutes les causes qui ont


nt)0tttia fixer tes nittt'rents traits de cette doubte organisation
<:<rcites ont produit leur at'tion au cours d'un développement
ttistorique probai)iement très ion~ et de migrations d'une
extraordinaire amplitude. Maisnous voudrions tout au moins
indiquer quelques-uns des facteurs dont dépend ce phéno-
mène, ne serait-ce ({ue pour montrer queUe est la part des
causes purement physiques et restreintes, par rapport Mcette
<)ui revient aux causes sociales.
t.es observateurs se sont.. d'ordinaire, cantentt's d exptica-
tiuns situpiistes. Us remarquent que iHmaison connnune et
quasi souterraine reUeut mieux la chateur, (tue la présence
t< un certaiu nontbrf d'individus sous te metne toit sunit il
<ever)a température, que ra~gtotneratiou de plusieurs
(.tmittes économise le combustibie. t)s ne voient donc'dans
<-f'Heorganisation qu'un tnoycn de lutter contre le froid.
~).us si ces considérations ne sont p'ts sans qneiquo fonde
mt'nt, )a vérité qu'eHes contiennent est toute partieHe. Tout
d abord il n'est nuitentent exact que les Hskimos habitent tes
r' fuonsles ptus froides du monde L'ncertnin notnbred'entre
''ux sont etahHs dans des régions retativonent tempérées, par
t'xcmpte, au sud du Crùntand ou du Labrador, où t'opposi-
ti"f) ptus grande de t'inveret de t'été provient ptuto) du vois!
natte des j~taces desceudant par te courant gtaciaireoude
t intandsis, que d'une récite infériorité de température. Un

t.
). 11 tùul eu loul nu. rilimiurrla nulïunnlu,.i~lur·
«tMUtf)!t«utcu.<')indttt:t')ant)tiKn<'tM~)<jU4' ~L·la tuai:uu
(h.')a"tt)!H'(u'
a"ti.)u<' <)))'<)« tru)i\<-
< 'tt<t- tttU)~ U.-rKhitU! ~t~Mt/<f') .)/~n.
)'.(!
\'f)\ << ij~tttctot~)t)t''n<r
<)'))iv'r'tut)!-ttatthotuttM'w.
t'/<tft'a<.t~/M'.
M't.t'tttu(!y.t'XV))A!-U)'))hHt''t't.'j)~tt<ht)tt)t'))<~t.<)<-t<ui!)<))Wtr-
.h.)n))-ttiS)h'rie'.t-:t.'tfo~<J.)M<)'.)tH.
M t.'A~tSKsucmLOt.t~CK.tWt.tMa~

second lieu, touteu habitant adestutitudes supérieures et dans


des ctitnats continentaux au fond ptus rudes que ceux de leurs
voisins tes ËskitHosde la côte, tes ludions de l'intérieur du
Labrador, les Montaguais,les Crées des Barren Laads ceux
de la forèt atashaae viveut toute t'muteesous la tente: et non
seulement cette tente est de tuôtne forme que celle des Eski-
mos. Mtais encore l'ouverture du sommet, le trou à funtt'e,
que les Eskimos ne eouuaisseut pas, la rend bien moius ei)i-
cace contre le froid, même en etc. !) est même remarquable
que les tudiens u'tHeut pas etnpruute si leurs vuisins une aussi
utitu invention que la maison: cest uu(ait de plus contre les
thfories qui croient rendre compte d'une institution sociale
eu faisant voir à qui elle a été empruntée. En troisième lieu
-et ceci est fit preuve que ta maison d'hiver fait, pour aiu~i
dire. parUe de t'idiosyncrasie des sociétés Eshimos – )M
))]é)neoù il y aurait des raisons d'eua)terer!a tonne. t'aMer:)-
tion ne se produit pus. Ainsi, dans les districts boisés de
t'Alasha, quelques tribus qui ont pénètre au deta de la partie
otaritime des rivières et qui ont leurs etaMissements d'hiver
plus près des hois que des pêcheries de phoques, ptutùtque
d'installer un foyer de bois et d'ouvrir leurs toits pour eu
laisser échapper la fumée, aiment mieux acheter, et assez
cher~, l'huile de tours hmpes u ceux de leurs voisins qui ex
out.
Une explication ou perce un sentiment plus vif du pru-
htente et de sa complexité est ceMequ a proposéeM.Steensby
Suivant cet auteur, la civilisation primitive des Eskimos
serait du type indien, et plus proche de celle qu'on observe
actuellement chez eux en été; d'autre part. la forme de leurs
maisons appartiendrait au même type que celle des Indiens
des Prairies depuis les Mandaus jusquaux troquois) t'tte
serait le résuttitt d'un empruut primitif et se serait devetop
pec en même temps que toute la technique d'hiver, lorsque
les Eskimos se seraient rapprochés, puis emparés de t'ocean
tttaciai. Mais nous ne trouvons nutte part une seule trace

). tte.um'.)'Ut)d!~))fL't))i''f<X)')m'utt;))r-<Mit
.'c)t'-ujtjxxi'xM),
~t.fm'
''t. j).UM.)'H.t~)tt.<. <t'')tt.~o' ~p. :t3:<').t'tit«t, f<~x/<t'M).
<««Mjt. )).~ti.
ht j))a~M'.m'('-
J.tt-'))M''n)'))tan)Mett)ct'i~<m.'Mt t'M')t))'.t))c':t)'
hhtit'x'
<int'At~kit.W<'t<)t, ./f«-uA«'«< «<-<
Yuy.)'urt.-r.~< j).t')3.t:))).)t,f~)«- /M. ).. <?.
t. X«< M/M- )).)' .).: .-f.)).)~. t)<
MAt;:<s.– thTM OR Mnttt'Xm.fX.tK
S<)t:).\[.E 9a

d Rskimosdont h) principale occupation aurait été ta chasse


et ta seule habitation la tente. t)es que les Eskimos sont
dounes connue un groupe de sociétés déterminées. ils ont leur
(tnubtc culture parfaitement constituée et les plus anciens
ftubtissements d'été sont toujours voisinsd'anciens établisse-
ments d'hiver. D'autre part. la comparaison entre ta longue
maison tndienne et ta maison Eskimo est retativemfnt
inexacte; car il n'y a dans cette ci ni couloir, ui banc. ni
places de lampes. trois traits caractéristiques de la maison
Hsiumo.
Ces explications écartées, cherchons d'abord comment
peuvent s'expliquer ta concentration de t hiveret la dispersion
')e t'ete.
Nous avons eu déjà l'occasion de montrer combien est puis-
sant l'attachement des Eskimos pour leur régime de vie, si
pauvre soit-it; ils ne conçoivent même pas qu'il teursoit pos-
sible de mener une autre existence. Jamais ils ne semblent
avoir fait enortpour modifierleur technique. Ni tes exemples
qu'its ont sous les yeux chez les peuples voisins avec lesquels
its sont en contact. ni la perspective certaine d'une vie tneit-
k'ure ne sumsent :t eveitter chez eux le désir de changer ta
i~ur. Si, comme les Athapascans et les Algonquins, teurs voi-
sins avec lesquels certains d'entre eux sont en commerce
''onstant, les Eskimosdu nord de l'Amérique avaient adopte
la raquette pour glisser sur ta neige, aa tieu du soulier imper-
meabte. ils pourraient. en plein hiver, poursuivre par petits
t!oupes, le gibier qu'ils ne peuvent qu'arrêter au passage en
''te*. Mais ils tiennent tettententà à leur organisationtradition
nette qu'ils ne songent même pas à changer.
il y a, par suite de cette technique, phénomène soeiat, un

1.).<tra<)u''t)''M'f's)
fn usage<)t'j)Uis <)<M
)o))~t<'K)))).'tUM tt")!.<'a)~
Es)o-
)!tu.de la )" Mtrn'w.''f. Mm'd'x't).p. 3<tM),n) M))))))).' on~)~y mvoit-
)'-itnjtor)~ Ht)tuut''asn'ftt' <)ue)m'))))('))tK'nt Kuttttx'tt. Con/«&t~to<M.
'-t. )).4~, H <ms. K. p. 4t. <?tai<'n)<'t'r)uin'-tttt'n)
tm-e~et t'CD'Mt)'!), pru-
)j:(htt'tneNti)Hpor)'!esptrh'~btth'ink't's.L'usa);)! en)t<tc n")''tti~ (Mtt' )t's
ftt)tjWintatt').
Ktttojtcott!' ft pat)' K-'tfitxu<)"ht Ter),'d'*Xaftitt ta ')''h'it
'te Smith.Mac!.0)tt).]')r)*M<)/ /ir<''/)')))'!~ rrx'e. fh- t. p. <? ritttiu'h'-
«
))r''<'t!K''nMnt )'ab~<:nc<'
<tei-
ra'ja'ttes la <i\a)i"n de n-~kimu la ct'tte.
M.Sk'e<M))y jMtrte assez <)'*
im))H~)r''ttt''nt Stx'sho M. AK< 0;
p tu, etc.. pua)'ti&itRnct
proha)))<*<)!t'nt le ~t))t)it'r
i<))pet'<nrah)c. t.&<cuh'
"o-optiu)) estt'eOedes Xoottoh')'*)Atask~:maisi)s!=«nt ))))?tan)!d'indien"
''t. puUt'axtsNivrt- )f gibh'r.vit''t)til intutiuttr tirlisuot prtMiicmcnt un''
««tt'photoRie presf)Uf semblable il celledesCréesoudes 'finn<')f.fCf. W<'))s
& < 26.
K.<)ty.Nt)~. ~ft-< p. 97. p. tt, cf. fj: t'nrter. p. < N')s"n.
p. t!t. n"U!i n'' !H'u)« <ttitteurs p'~ur ait~idire riensurct'tt<' UittU.)
94 ).'A\Kf:.<Uf:tt)LOmt)C)!.tHOt.)!)05
verttautt! pm'HOtueMc
t'frititbtt! uht'HOtuÈMf de svtttbiose
syxtbtose 'H)iubtire
~u) obt));ele trt'f)
groupe:')vivre
a )a (af.'oude son gibier. Cetui ci ? concentre ou se disperse.
'!uivantiessuiso))s. En hiver, les tuorses et surtout les phoques
'assemhtent sur certains points de ta côte. Le phoque. lui
aussi. u besoin de la ~tace tte terre pour pouvoir abriter ses
petits lui aussi Mbesoin d'uu endroit ou h) gtace de terre suit
)ibt'f le plus )onj{tempspussibie atht <)f pouvoir tacitement
vcuit' res{)tt't't'n fMsurfitee et te oofobrf de ces Hudt'dts.t ¡i
fom) doux. ph~cs. ites, eap~, est assez restreint <nemesur de
!~r.<udsesjMCtMde côtes. Ace Mmoeut, c'est donc uoiquemfxt
sur ces point!!fju'H est possible de h' chasser, surtout eu rai-
sonde tt'tttt ou so tt'uuvo h) technique des Rsknnos. Au c'))t-
trair' dfS(}ue i'Mtu devient )ibre. dus (juc les ~'«t~ y :)ppa-
t'aisseut. le phoftuo se (t~p)ace, se disperse, va jouer dans ht
mer, au fond des tiords, au-dessous (tes hdaises abruptes, et
les ehasseurs doivent se disperser pour t'atteindre, disperse
connneit est: car c'est tout a faitexccptit)m)e))ement()u'it se
présente eu troupe. H))même temps, )a pèche d'eau douce. au
samnon et aux divers salmonidés, la chasse au reune et au
doiot' sur les hauts pâturages ou dau!!la toundra des detta':
invitent à ht vie nomade et a Jadissemiuation a ia suite du
gibier. KM été. cette dispersion est tout aussi facile aux
HsMMosquaux tudiens tours voisins, car Hsu'ontpas ators
hesoiu de raquettes pour suivre et poursuivre. Quaut a ):)
pèche t'nrivicre. tittese pratique justement a proximité des
endroits on passe te gibier
HuD'sunt' taudis (tue )'et6 étend d'une manière presque
Hihnitee le <'))au)pouvert a )a chasse et a ta pèche, t'hiver, au
cotttritire. le restreint de ta manière ta plus etroHe Ht c'est
cette idtet'oam'e ()ui exprime te rythme de concentration et de
). Kh)s~. il n'y .t )'.mr.«)L-} 'i)r<)).).d') ;<ttt)""tih.)<-< f''
!)n:))')!))'r .<f'ftr!y.''( !t<)ttdi~m;n! ~))i<-u'- ')i~)~')~'))t ))a<pur ;~U"!
la r)H«'m\ tft)))~~)' .7).
J. )..<()'~ft'i)'t)")))))'h')th;~t rtt ~ttt~' )).H'tif ~))tM~)'i'' :t 'th' ')'.«-
)). jf.u.\t. M".)-.< A' )t. if, HO.'-t. )U'-i).Hi)«)f<, <'<<«;' <tf'/f«M. ),. :<UM
-.) ).x'h'n 'ju~ furto~tt!it- h'-kht~).<<).'t<t))«t<)to )t.u')'«w. h's'jn'-t~
tivtTttt.))hiv'r..t ta ''hti.~t'.tt)<r'-)t)n's'rt. sj~tj~o)),)f. /tt.. ),. ;;<i).
JM, .~t'mtwh.(t.<)/<.tntn'nt'' (n'i~')t)'')f))!t)'j)' jfai'i.jtt''''<) ~(<),'t-
M)';))).< r.hjM"tt)'jM'itsht ))<at)!jU''nt.
:t. ~m).- !:ti'-<< 'h-.t' t.t ')<)'"t)ot'
j)r')Vi-"in-«)!'ttt. ')'-).<t<n)t:M<m' ')'
j'tU)~ '') ')' nui)~ ith-)i~)h;<. r'fh-Mn)'' .ty.tttt)M)))r''tf"))';r.t)t't)ti'"t.-<t)'-)t<
~-))''t-u)d~ t.~vir v~'K-'t-t)''rt .)titttit)<r.i~nrut.'iM~ntittitot <)'ct<-
a\!u)t .t))
")))tm'p')n)M('t'«i<.<tn!<t C)..<)))'
in'<t<))Mt'.t)))t'. t't'jMtiKt <!))))«!«'An'h't-
:.rtt. Ge~
«)n.Xo''<l'/Ireutrny~·yi·
tw:t' rtrn .lrGlir,
~r.tt'~i'. ';)"<)'. ~t't'/))..
rn·.y/r. %.·il.r,·lrr.. ~·II1: n. Vl.
)9uJ.V)t):t).t.
19U_r.
Xih)'./t*M:<'<<t<'M .(. S'tH. !'M):).
MAL-–Kff)'HP)-:U"Kt'H')).tttitK''()t:t-t).t: ?

dispersion&!on purttur teauct


tequet passe cette amatUsatton
nasse cette fu'sanisation )noFnhot<Mit!nc
)n(n'photogi({ue.
t.:) tmputittioMse condense ou se dissOniae eomme le gibier.
t~ tnouven~nt dontest, .mnneo lit sof'M't~est synehronique !<
rt'UXde ta Vieambiante.
Toutefuis, quelque certaine que soit cette iuttueuce de<
facteurs bn'io~iqueset tecttniques. nous n'entendons pasdire
qn'ette suttise a n'ndn' compte de tout le phfMmn~MeHUe
))''rn)et lie eotttprt'udt'ct.'utntncut il "c fait que les Hskitnosse
)!)ss)')nt)tentp))hiver et St'-jtio'eutt'n t'te. ~t<tistout d'abut'd,
ctt'' n'explique pas pourquoi cftte ''oucf.'titration attciut h'
dc~rcdittt imite qm' nnttsin'oust'udt'j.'t l'ocMsiou (tfsi~tiutcr
'*) quolu xnitc dct't'tte ''tudc cMitirmo'.t: <'))fne nous donne
pi)s le pourqun) du hitsitim t)i du lieu étroit qui. dans ccr-
taios cas, pitnttt t'unir aux <tut)'fs muisous. Les habitations
'k's Kskitnos pourt-aient se rapprocher k's unes des autres
-)us se eouceutrpr il ce point et siUMdonner tXtissanccil cette
vie collective intense que nous auron:* t'oecasion (t'uhservet*
eu étudiant tes ettets de cette or~nisation. Elles pourraient
aussi n'être pas de tua~uMmaisuns. Les iadiseues pourraient
ptauter tcur~ tentes tes mtes a cutt- des antres, tes t'ouvrir
mieux, ou construire de toutes petites maisons, au tieu d'ita-
hiter sous le tneme toit p.n' groupes de !a<)ti)tc.H ue (aut pas
oublier d'.tiHt'urs que le )<ashi))).c'est-à-dire lu tnaison.des
hommes, et ta grande maison où cohabitent ptnsieurs souches
de ta t))e)))Cfanutte lie sont pas des faits particntiers aux
Hskimos: un tes retrouve chez d'autres peuples et par consé-
quent ils ne peuvent tenir iLdes partientarites spéciales de
t'organisatum propre Kcessociétés septe~triunah's. Ils doivent
'tependre, <'n partie, (le certains caractères que la chi)isati"n
''skimo pos'-fde eu connnun avec d'autres, (~uets sont ces
'aracterc! cest ce qae nous ne pouvons rechercher ici: la
question, par sa p:enfrattte, detwrde tes cadres de notre étude
.Maisce que l'état de lu technique peut seul expliquer, c'est
te montent de tannée on ces deux mouvements de conceutra-
liuu et de dispersion ont tieu. '"<tle temps pendant tequei its
durent, ta fa'on dont its se succëdeut et Ja manière tranchée
dont ils s'opposent t una ~antre
). Sf)U.< «'- t~))t\-t))).,)r.[)).')-
)!).).m'i.. jthit-r.t)r):t t.t'f) )t!i)M<–iv. 1
'~i-tt))~'ttont -'up.H.Ht.)),)i~),.)~)t) ,t t.tt.' )t~)tt'))().tthtU. X.ti-
)t~ )'<'tirt;U'.rh'n~ ~t-M')M~ cit!T)tt'h'rti)ttiu)tdf t'.ttrv.<«(f.triaitnc'
')'- )t)t)U!to.-c.mitjth' <h)r. t))m)v<-tt)';t))
<). :i3)),.[naHHx.irtttttu.tn~n'-
~)"'y s'-t.'ot
!.o fM- a.'tuit~) oM'-<i)tt))!t:t.t)~')U-
t-~)i))<;))).<<
i- )r't)\ ;)')m!
'.thtf!<. ·
M'! 'A?:xt'E><tf:m).Ot.WE.t90t.t'w.

tV

t.Ë-'KFtW

Apres avoir décrit ht nature des variations pat'


tesquettes
passe, suivant les saisons, l'organisation uwrp))otog<quc des
Kskimos. après en avoir determiue tes caui-es. il nous en faut
tnaintemttjt étudier les enets'. ~ous attous rt'cherciter fa u)n-
Hiero dont ces variations attectent et )a vie relieuse et ta vie
)uridique du groupe. Ce n'est pas )a partie h) moins htstruc-
Uve de notre su}et.

t. – t.y/W.< ff«' /« f<'f (''<<~«'«.<

La reugion des Hshimos


passe par te mOne rythme que leur
orgamsation. H y a. pour aiusi dire, une reti~ioa d'été et une
religion d'hiver, ou ptutùt it n'y a pas de reti~inn eu ete~. Le
seul culte qui soit alors pratique, c'est te eutte prive, domes-
tique tout se réduit aux rites de )M naissance et de t.)

t. ~ttt-1)'' u~m-. U.-treintifO~ )<a.<i.'i..mutM- t)ut)< t'.m')t< t.ti) pour )a


tu.)t-j)h')tu!!i' n tt~x)). Ut) t.'t)'))'utt d'- ch.t.jm' ty)~ Jf n'ti~i'jt) et ')(.' dtutt
''akimu.t.ni it~~ox' j!tt)'))a')tt'' tmi) t)<-m.)'nr'. an"tistt' 't'uiviih't))~
j<.)Ur'otttf h". -<:)''<t;in)'~)<i~n ut) )«!(<<ttttM< tti.t indi~Ht'r. M<)< titut
.~jun'ti~. )a cx)~).' ) .th~-tt.).. t..) ,.)t t.'i )uiL Lit hi'-tf!' d-nut H ))t
f')i.tifti'-ib tihun itt')n)'-si).). et i)t<t.<"in.'~timt <itmt)~)M)(~ ~uj).-). )i oou.s
-ufti) ')' i.t))))"h-)- t.t f.-h).(r'))nd't'; Ut)it)')-<t)ih'.h- t~ut< lu ''h'i)isati<'t<
<)ii)nu (v~. )<)u.<hitu). (t.), )< ;)! ..t il ))«u< ~utjtt'a .h' mmttf't' t't-\h't)-
~nxt ))t- 'tUf~jUt. ).))< nma.ucs ~tir«'i))!H)'i'in~i'jucr Hu ta)' ''t .t t))t'))r''
)L".ttit)<.Tft)-<ctr''t-. 'ti~)")'')')m't') -"c[ctt'.<.j!uur!)Urttuus «tyuoomto-
ris~ a oon<;)a~
X«us nf n~))!! fttttttt". jm-; 't'tnMv ht )"'<))' )t'<n )<iM. ~c ~tftttncr )m
t.tL)'m <feii))<;u\ tr(-h)t")ut:it'< <)'hm') <') d'~tt- <t«t)t )'«(tj<ostti')n n'<-st )):M
~Nuin- t{).m')')Ut:fUf<)t'.s ti'-tt< ')!ui(:u ')t-<<)'-u\ <ctt)tiuns. )).~tcpn'')'s'
.< trait'- '()<; '{tt)'U"tt ctt <-f-t)t'ttt~t)))t-s. ~t t.M< O/o- p. ))~. ~).
?!"«'- '-o)Htn''< itittMtrO.'oK't~ ))<,))rc))-it:h' p.n' tt-. Knrop'~tt~ \'n\it-
t:ur;jui n'unt titit ')<)'' j).L-<'r. ~t -)'h't<ti'i«-~u< «'on! )'a.<pu !)U)trf f)-s
)ni):r.ttK. su) h'~ ))h);n'N!tt''nt;~«')i)!)fu.\ ~t- t .(r. ))<< i)< Me ))uu.<si~na-
tt'ot )'<) '') nous ))()uv')n< in~hth' mtutOt' n~u< tti~ms.).i!'t')n''t' <)t hUes
.-f)t)''t-th< .t'ftt'w) Afa-.)..i v.'y. )'nrtt-ri\Vmt)f< M<-<Ht//<('<'fM..)). )t).
m; ?!t.-)!n. p~M :tu )jr')thu)t). toy. C)ao~. t\ ). &. t'f.C'ottM. Htttk.
!ï' p. )~i, ~f -<[..f.utt.~ti'ju'' <')t pxrUt~. "t'Ht tout. "itHjft' nx'))< etcep-
~'Jtmffftis ''t dues it 'tv nmrt'ht" L'c~i~tt-tx' <)'')<k'< <')tjnit) u fit t'Mifttt'
Bitrruw. MufttMt). p. ~:t. Wotttft in t'nrtt't. p. )i9, .-t ')))'- 'u'f'tnt MOfin)
.ju'' ta pr)')))' Mjit hah-iti)' pn))'<nf!<;ifi )'' )!t''m)K!m<'n(tt ttivur. t)'i)it)nu)'s )<'s
f.'tt' !t))bh'n) '(rt- ttif-titt.-)'~ ~< f-tc: f.)f)'t)' -t'hio-t-. M')r()«t:h.
)'. 3)M.
3. ))'!nUfMt-st)U<-).jU):htis.tin't'n'n)~ t'ti ))h'-r <)< <~tr.ff. Xt'tson. p. 3!t'<.
<)tf))))prt~'i.-uit-t'. Cuitti). et. p!u'< ha. )it ''uutmut; ').\nK"m)!t)ik, )'. i6.
M. t.
MAt.'«.–H)t'MH))f:Mtt)U')«)L))t.tHSt)t:).u.t: 9~
A
mort.'ft.'tt't)))serv!)ti(tt)dt'))uetq Mes i))terdicti"u.<. tous tes
tnythesqut.eunnne nous aUt~s te vxir.roxtdis'.ott. pendant
t'hiver. (a cotts<'iMtet'(tf)'Hskitn«s.se)))Mtent')uhttes (tendant
)'te. La vieestco)nn)<; jaïfi~'e. MOxeta m.t~it'. qui pourtant
est te ptus souvent, une chose puretm'nt pri\t'e, o :)ppara!t
))tust;u~re que comme une itssexsitnpte.st'teocentt'dicate..
dont tout te céremutuat est t'Mtu't a tn's pt'n tt'' ehos~.

\ucontt'!))t'<)''t!)b)issftnfHt()'hivt'rvit.))'<nt'!dttsi<tin'.
'):'))& un état d'p<.)ttati')t) )'<'H!{"s''<'n"t't'm'. C'e&t h' ntotm;))!
ot) tps mythes, tes co)t)cs sf tr.t))sn)fttet)t (fmix* ~'ucratiou .'<
t autn'. hf «toittdt'f ''Wtn'nx'nt tx-ccssitc t'H[(pr\'e)tttun pttts
~x tooins sotpmtt'tic de ox~icicas. d''t«'wA'.< Lf ))tt)ittd)t'
t:)bmt nt' se tfvc que par dfs ccretuumes pum~ne~ dt'~
visites i'tto(ttHti(('on)nttt)):)))h'<;fSt)t)t.i)<;haq'jc institut.
des séances imposantes de sh.unattisxx' pubitt' jMmr cuu)H)'f'r
)<"ifi))niues()t)in)''uacc))t)''}:fuut)<'stjtrt()tttpeud.)))t)<'sn)~is
'te «tars <i OMi, ators que les provisiuns ou ont
disparu, ou
pontet) n(!)t)v.)is ''tat et )tuf le ~ihict' <( iostithie'. Un p''ut.
''nsttnnne. se représenter toute t:< vit'de )'i)ivt'r''u))tn)e une
<urte de ioujtuu (etc..MOnc ce que ies vieux auteurs uous

r.tpporteut sm' )''s perpt'tueHes danses des Hskhn~s au <:n'n-


)and'.daMse):()uisout pour la plupart de uatm'ecertaiueotent
rt'ti~ieuse, est trcs probabiemcnt, surtout si M) tieot ctnnpte
.)''< {itutcs d'ohservation et d'expressio)), uuf autre preuve de

))iU''rt'nt-('th'un'tm(MD')t''m'')t(.)).u'h'n.tmh)'))ittMh).)ft:~t'
t.t.'<t.j)-)-.itt)<'«' .THrth-t.)t.t't..t.'nif!)V!): Hn't.)'J'M'r.
j.<tt(:)nhm!
.;)..t)'))ttMt)t')'Ut')<t))t;b)~~Mihut)'uHt'h'')t~f.t)))~<r-
'.ut .<<)'< UMn'Ms.j)in'"<h-~tU''hta)'~ty<ut.<'('j)!n<)~nL)'i<))\.)!tM'.
~~h)t'tit:")t)'rit:)ieAtt)t<')i")i)iMtt'.t'')-)'m'u)t"tn\'i))'r!i.t)..it7t~
"<)Xt.ttM"HL.)
~SU)')-M<)'S!tH)t)'f'M)<tt)'t.KM't'Y'<t*/f.)~).(!
;tM~-«. )). Cmtt/. Ut.t:t"t 4).t't't!t')tt''tr\m-i'"t')u
"iI'¡"1I .,11,,1.1.. 'l"'oI"lIl;al"II~,u. I,UI .,Ir,' fuil.' ôI\'UIII1'11111""1111'
"M!x)''f't!)"f"t')<))'' .,1 'lU'
-U.-))ht-)-()Ut't't))tiY''r.Xitth.7'f..j'. M. ti0.)'t.«)').nt-tttt't')"'
.t\<'u.t'htY')'t:t.)))')')')"t~'t't))m')'.)).)''t,").))'')iift't't'))tt<t)"t!t)!t.<.
f.)~)M.(.).<).t:t.i't't'~ "'M. t)!t)).<
r;f~<t<f.n.)L;'n':)htrjk(.M/i)'n~.t..)f.)t.xxt\i'i))t'-
Ht)'r')W).M)))''io<')'.)' <)..S)t')j'«)t). Mf~. /)!t: Ah~k.t. ~t~n.
tKis'j.<')<)'
i.!<)'<(!i.~s.)'.)rt.r'fh'M')A<f.)'.tH'.
;.)'<tf).v.).t. j..)M. )'?)).</<<~</<A~Mf..H)). t!)7.
''Ct.)tt)i'<, )~ki«t')!t'))hNU\<t'.)'.<it).tN!thM!iyf<M~"n':
< )tJ.. p. m .«;. ):f. <))t~
un' <)'<tci)ttpMt<<<Ke'-tttx~St'n. Ah'Mtff~ft, p.t!
)-:);)< ~'t')- j'.K;<.t.~M~.m,3e.!<).:rf. r.'htti.jt' d'-K'-M-
h.trt)))«).
·! 7
t:))th).Mt:)'<.–t.)t~t~t~t-<')UN.
1
? t.'t.XXt;H'-u~M.)'K.t9m.)W&

cette continuité de la vie relieuse. La conscience religieuse


(tu sroupe est même portée ttun tel (tegre de paroxysme qu<
daus plusieurs sociétés eskimus'. ies fautes religieuses sont
alors ('objet d'une snrveitiance exceptionueHetnent rigou
reuse toute misère collective,tempête trop longue, fuite du
gibier. rupture inopportune de la glace, etc., est attribua :)
1;1transgression dequetque interdictiourituelle. Cette-cidoit
être confessée publiquement pour qu'on en puisse paiUer tes
effets. Cet usage de la confession publique marque bien i'es-
)K'('cde Muntf'te dont est <')npretutetoutf h) vie sociate de
t'hiver-.=.
~on seu)en)''nt ''ette vie rptigicuse est intense maise)te
présente un caractère très particulier par lequel elle contrastM
ave'' )a vip d'et'' c'e~t qn'eH!!est émiucmment coifective Put' l'
lit noustte voutous pas din' sin)p)ement que tes {Rtessont
cetetjrees eu commun, mais que le sentiment que ta commu
uautc u d'ette-meme, de so!) unité, y transpire de toutes tes
tnauit'res. KHesne sont pas seulement coHectives en ce sens
qu'une pluraHte d'individus assembtes y participent; mais
oHM.sont la chose du groupeet c'est )e ifroupcqu ciïes expri-
ment
C'est déjà f'e qui ressort de ce fait c'est qu'eues ont lieu
dans te kastmn partout où il en existe uu et. cotume on t'a
vu probabientent partout autrefois. Or, );ue))es que xoient les
modantesque présente le kashim, c'est toujourset essentiettc-
tnent t«' /« ~«. (lui exprime t'unite du groupe. Cette unité
'~t même si forte (pte, a t'interieurdu hitshitn. i'individua)ite
des famines et des maisons porticutieresdisp:)ra!t;enc8 vien-
nent se perdre indistinctes lesunes des autres, dans la masse
totatedeia société Kneuet,dans!ehi)st)im. les individus sont
ranges non par (iuniUesou par maisons,tnais suivant les fone-

t. Sor runfc-'t~n.fy )< t'. «. j).t~j..t't. t't't: '« /.</<' M/


tf)')./')'<<. 6! L~.tt. /'<-tt'.
JuM; ().:!M'[. indi~Uf tf~ tx'~n'
).ut<.
))'').<(){t)b;tt)t(;«"'n) t~)tn'u–ih'~)tm«'t',<oA p-tt~tti.m't'hiw.C).
tt*ntu'~ n<StntU)-St<n<t!Y'/f ~ftt'ff.'tff,j'. )'').''t CraHxf'jrftnt.W.)MM-
~r'; u/';)-ee/</aM< H.)'. :<')4.)t.
ff. f'h'i<)r. /<)..«.. )Lrt~. \\rt).. tH'')!A' ~7.. /"c/ :!<.
s.'h.mxint'~tt'r. t'.
i. L''hi~hiftt'). ("mr)! XttM'iut 't~iMttM') t'-j'nt. et)')U)ce <())'
.< pa-<~a pMrsuit'' tmM)Ut-t<'tc h')i)!u' ~A. )' M). K.HJ..
)'. )i!i.'). )'. :M. '-oftt~.Le«)')t.(Mifi~ttifn- h')' rt as.tuht~' it))f!t0n-
)a)ht,r'fttti'-ttttr t.t'ii'-ttt([.'tii-.r.
V.n'ft'').n~'< ''itcc-p)u~)<MUt. )).S)).,n. 6.
MA). – KTL'ttËM MOM'MttLOtitM
)KK;(A(,R 99
tious sociales. encore
très indifférenciées. qu'Us remplissent'.
La nature même des circonstances et (tes rites qui sont cete.
bres pendant ces f6tfs traduit !o mame caractère. C'est te cas
)H)ta<nmentdeia fête dite « des vessies u, teitoqu'ctte se pra-
tique dans t'Ataska et, eu particulier chex les Unatit de la
baie do Saint-Michet~. Ktie comprend d'abord de nombreuses
danses avec tnasquos eu présence (te toute Ja communauté
qui chante. A la Mu. ou jette à ht mer, (t'uu seul coup, toutes
les vessies de tous les animaux marins tues par tout <<w<~f
peudaut toute t'annee. Les amesanimates qu'cttes sont censées
contenir vont se réincarner dans les femettes des phoques et
des morses. C'est donc ta station d'hiver dans son ensemble
qui, par uu rite unique, assura sa subsistance continuelle.
t!ue autre fête que t'ou observe chez ces Marnes ~natit',
mais dont l'équivalent semble se retrouver dans tout le pays
t'skitno~ est lu fête des morts. Elle comprend deux parties
csseutieHes. On conupouce
par prier tes âmes tles morts de
bien vouloir se réincarner ntonteutauetuent daus les hotHo-
ftymes que chaque mort a dans chaque statiou car c'est un
usage que le dernier né porte toujours le non) du dernier
mort. Eusuite, ou charge do présents ces vivants
homonymes
qui représentent les morts; ou échange des cadeaux dans
toute t'assemblée et on congédie les Ames qui quittent leurs

t. Xc!son. t). ~Sj t.(. :mt s.) Mur(to<;h. )). ÏU: thNs. '<
j). tiM.
~)Mtt. )).3M.«). H)tiot,Jfct.~H)t'p. :tM~).<;f. XiiKO~it) i)) t'etrott.
Mf~t/ cf. )'urk.t-(\Vuotff). )). ~9. Wt-))!i et KoH)', A'M. t' ~fc/
)~. ~i. Cf. Murdorh, )<. Mt, et les t.ipjx-udx'Hx'ntsfitit:! t'n tntt'
:t. !<e)son, p. 3!i8 sq.
4. t''<t-tt!t'(Wuo)h).)'. )mjH ;jMutjsMu.h't<:a(f;")H~t));. ~Mw.ot.Wutdt, l,
)<.JtM. (ct's <)eu< vuytt~eUMfont lu ««'-«te urr'-ur "( ))c t'otoptvnn'-nt pa!.
'))) ii !<'a)ji( nm)"kt's). Wassitit'n' in Wmn~'U. S<af. <;)-</<'<<«. p. <<t.
<.) mhott.Ot«'J)-cf<c~fOf)'<te<)).:MO. :193, t-t'.ttt t~tiuft du Xttwt~io in
)'<- ruff. «cju. ~< p. <:M.Wt'tts e) K''))y, tAM. KuU!!nM j)oss)'(to)!s uMcun
t't).~t'i(;M~'))tt'Mtsur lu ))nMM<)<'<' ou t'tthscttce d'' ce rite ft fit )" ttin'n~w.
t'oor les )\?t!!on< contra)'~ jus.ju'an C))Mt<!t)i<-)<t tntot onus sonun'-s tn:t)
'M-fif;m~: voy. pourtant, t't'titot. <;)-a/)</t-
t'~M;, p. );i6, ter '~u .<Hr.
)''<nr f<:s )')ii«)o:i <)tt t-t.nhf, t-f. Uu)t.<.< p. 6M, OC, '-f. p, K<t. n. t..
A. p.iM. <H!. cf.m)(e. p. MU. 186: ));))). /.t/C K'ffA ~f(- t'~«f.,
)). p. t~)). RttK<ti(-n.CaHh-i&MfiotM.etc.. p. 4S. )'<;rh. in ï'Ae /.</<'«/ Ht't-.
<'ft-<. p. 4t s~). (triba de t''M't <:t)))n.-))i)t).p. ~tï tt)f)i'')<)L-<n) )!.);. – )-:)<
~ui t'on'rnc )'- Cruxt-ind ttox'! m' counai'isofM ')N~'des h<ic.s <)<-rit'
f\. )'. H~ctte <)«-<t«K<t)'<nM< ~CK~Mf/teo ~.n/iMMO).)TM, p. Atteh-
)f"-i«<()):. dut ''t)i '?)«) ttuotit))!! jtratitL x. rf. tLtbntdun )-;t'<))tt.U)n.A'~t-
Kt«;M-/<Mn'&f')-&Mc/t, p. H, ~e.'co). f. Cf. )tiH)f, T.tôt):- )e t-not'-
untit' d\riUh)'- A uttott~m ')Ui p'frtf h- ttx'-MK'm'm .{M'un ntut't;
':t<tf. fu)~ p. )tt).:):)t.
tW) ).<<'<t:tiS('r.)))).ft)!t<K.tt'it)'&
habitats humains pour retourner au pays des morts. Ainsi. :<
ce moment, non seulement )f groupe retrouve son unité,
mais voit se refonoer dans un m~tne rite le };t'oupcideat
compost' de toutes les ~eneratious qui se sont succède df
puis les tcntps les plus reçûtes. Les ancêtres myttuques et
historiques aussi bien que récents viennent se'neiet-aux
vivants et tous eomnmuient enscmhte par des t'chan~es ele
cadeaux.
Les fêtes so)sUcie))esd'hiver ont~a même portée. Le rite
<sentie). chez !esRs)<i)))osducentre' et de t'est, consiste ou.
du moins, acotisistt'Méteindre et M)'aHumerx<M«~wtA)t<'H;
)'mtt's)es)ampesde)astation.S)))Ot)sre)nar<{uo)tSfj)up)c
feu était t'crtainenteot t'attuntf a un (<'uunique, produit par
{t'i~t-inM.<Mtvoit ')ttf*«(ma avou': iei une sorte de ctttte du
feu collectif.
\}<mtons entin ()ue ces ditterextes Mtes succotnpa~ttent
toujours et partout de très impot'tants phenotneoes de iieeuce
sexuette. sur tcsquets nous mM'onsil reveuir il propos d«
statut personne) Or te connnunisfne sexuel est une fonne de.
t'otnmuamtt. et peut'&tre tu ptus intime tjui soit. Quaud il
re~ne. il se produit une sorte de fusion des personuajites
indh'idueUes les unes daus tes autres. Nous voilà bien loin
de t état d'individxation et d'isotentent ou vivent, pendant
t'et)*. ies petits groupes familiaux disperses sur d't'tK'rtnes
''tendues de cotes.

Mais cette opposition de la vie et de lu vie d etc nf


se traduit pas scutetnent dans les rites, daus les (êtes. dans
les cérémonies religieuses de toute sorte; elle anecte aussi
profondément les idées, les representatiotts coHective~.en nn
mot toute lu mentalité du groupe.
Chezles Oqomiut de la Terre de Manin.les Xugutniut de la

L H.~)). t.t' ';)'</<</<f t'.<f/<«..)).)).3~ (Xut:Ut<tiu().


cf. Ho)i..< t'. j.. OtM.
Motn' ~tYi< le rit)'d it <)''i 'eKtinetiou < h"L
tittnpe~. t )Jp<tn<t)t
e .ta Gr&)t-
)attd,<t')U)d'.t[))t.)<ob~'rt'!t[eaff.(':f.p)as))M,)t.ft3,n.:<)<t<<'tTnt)))u<
')() uorit!'de )icf)x'MsetMttfatta<:)x'c sttMYOtt a une fiManc'* 't at))feto)<
.tih'pn~)a)'t'')))''))h")tr<;Ms. dohtf'')t-
L'MfOtnpitKnf'tnt'nt d u s«)<'i)sMtttttu
tMntctt)intti'j'M'-t' p:n'Cmnx)H. 3. Xt. !i93.t:f. ))itn:i)')d);s' ~/to;,
'e't. Kit))..t9ut). p. 44tOutnaoniat).H pf)p'). de )'<;<-h<tn; <te!tt-)u<ucs
'lui s))it)''s'')[)f)n'tion<de )an)jM'ii"St')t)!i)f))ivaro«.'r))<')<'K\t<!t<
t<!t<t't''
)n'rx<tttt! <)<'(vtr XynMtme oc <'[!<*)'
yisspF'*st<'r« (f-mt)tnc i) <'(<tit
d t·fuirr
dMS!it{'!d)'tai)'
ri'usugc sur
.ur tout<;
tout,!la ia t-~t''u
rrltr~ur·huyu~·
t')«K)tn Hou\c)t<'
uoueellatanc
tuM nu apr;4 cor-
oa apf'-t cer-
tainesf~t'-i.;
Cf.t'txs )'.)- p. );!)~')-uh'.
MU- – t:(Tt)H OK MtJtU'ttdt.OtitH -MCt.U.H )0t

baie de r'rubisher au cours d'un conptexus tte (êtes, on voit


tous tes~eus du ~roupt' se diviser en doux camps. L'un com-
prend touii ceux qui sont n''s eu hiver: ils portent un uom
cottectif speeia), ou les appette (tes «y~t~t, u'est-a-<Hre des
ptarm)t{ans. Dans l'autre, se trouvent tous les enfants de tête
et UMles ttuttxue des «'~«x, c'est-A-dirMdes citnards t'uter.
Les pn'tniers se diri~fut du côt'* de h) ten'f, )cs sKt'ottdsdu
''ùt'; de l'eau. OtUfjue camp tire sur une corde, et, suivant
''ctui qui triomphe de Fautrc. c'est i'hiver ou t'etequi i'Rtn-
purtf. Ur, cette division des neus est deux groupes, suivaut la
sais'ut oft itssout ues, u'est pas particutière a<'e rite spécial
«nos ou ta retrouve a ta buse d'autres usages, et cetuchez tous
les Kskitnos du centre On nous dit, en etTet, que tes ~eus
purteut toute teur vie, mais p)u< speciatouu'ut daos tes fêtes
duut oousveuousdeparter. uxeamutette faite de ta peaud'un
:umMut,e)t);cnéra!.d'un oiseau, qui est celui qui préside a
ieut' mois de uaissauce'. n semble bien qu'il y ait ta uu ettet
de t:) teudauce a ctasser tes gensen groupes ditïereuts suivant
ta saiso)) où ils sont nés, les oiseaux de terre étant protMbte-
)ueut des oiseaux d'ttiver et les oiseaux d'eau des oiseaux
deh' Ce qui estcertai)). c'est qu'à Augntagssatik'. qui est
situe pourtaut M uue eMormedistance de ta re~iou ou t'on
observe ces usures, les rites de It naissance varieut très seusi-
btetneot suivant qu'il s'agit du)t enfant d'hiver ou d'uuentaut
d'été. Si t'eutant est ue eu été, son prouier repas est (ait d'un
homtton d'animal terrien, ou de poisson de rivière''uit daus
) eau douée, et d'un bouitton d animât n<arin cuit dans t'eau
de tner si t enfantest né en hiver.
Mais cette division des ~ens en deux Krandes catégories
sftnbto bieu se rattacher à une division, plus vaste et plus
H''u6rate, qui comprend toutes choses. Sans parler d'un cer-
tain nombre de mythes ou l'on voit l'eusemblc des espèces
uuunateset des evéuementb capitaux de ta nature se repartir
<'t)deux groupes, l'un d'hiver et l'autre d'été",nous retrouvons

)«~t'j..60t.t-t.))().tt.«:t')..ttt.
~A')).(i)t.r./i'.N.),.);f).)ta))t.tita))M<iMt.7<M<A<'&«;.
t).t)Xu)tt))'ito')aiMtnsi<)<'A))r''s~')t)tt''t<t'))<'t)ta)tt~))~'s<.())Hi"
~itnf'<H):t'nu<'))t'im')'oi.m.
!(n)t-x'dt'M«us<f.j).)M.))<'))))''t)).')i'<t)j')M'T)'.
i ttotm. ).)). Cf. )t'ï).)).-U),t-:t:<).<'<-<<<M. )).!)).
XuM'' hn~os it)h)!iiu)) <tt) foythe tt'i t!e<))M.')"))< n<~u.< t'r'<\()p!i pouvoir
~h")m)t)'<<<'<)t)t)''<~att-.t<)M<)<tfh))isa(t')n <Utn')<))"
t(H L'A~M! S()t:)()ht)t})'jPE.
tMt-tt~

la mOne idée A ta base d'une muttitufie d'interdictiuns


ritueUes. U y a des choses d'hiver <:t des choses d'été, et t'op-
position entre ces deux genres {ondamentaax est si vivement
ressentie par ta conscience eskimo, que toute espèce de me'
tao{;p entre eux est interdite'. Dans les relions centrâtes, te
contact entre peaux (te renne 'animât d'été; et peaux de morse
'animât d'hiver est prohibe il en est de même des objets
divers qui peuvent être employés à la citasse de ces deux
sortes d'animaux Lorsque la saison d'etu arrive, on ne peut
manger du caribou animai d'ete) ({u'après s'être débarrasse
de tous tes habits qui eut servi durant t'ttiver et en avoir mis
des neufs ou, tout au moins, qui n'ont pas été touches durant
ta saison de ta chasse aux morses'. Les petites tentes ou tes
chasseurs se sont abrites pendant t'été, doivent, do m'~me
que leurs vêtements. être enfouis sous des pierres: ettes sont
considérées comme ~of)~<'«', c'est-à-dire tabouees*. Aucune
couverture uu courroie de peau do morse ne doit être portée
dans tes lieux oft t'on citasse le renne, sous peine de rentrer
hrcdouitte. Les habits d'hiver, dans le cas où ils sont faits de
peaux decaribou. doivent être termines avant que les hommes
ne partent pour la ctmsse aux morses' Pendant tout te temps

A'ttt)~' 'tn' -m'toNt ta )ix)tM' )nYti))')th''t~s!in~; a ~)))i!)u''t. a "iH)''tio))M''t


)M tahotx ««h-' rn!H)t ).~ !mi<ti!H)\ ttMrin. <;t, p!tt- sxit' <'ntr<'tiMtti~, te.-
(ith"M<Mu~tum-t! Sar t'f- nn-U)' Ym. surtaxt ).yon. ~'f'it'. J;<Mr..)(. :?!.
nfXt. < < j). MJ !).. t.. ),. ~t). j.. ) ~f).. ))'. ttiH.t. )),))). )). j,.3~t.
Su) )'pxt<'Mi!io)t<t )'f.)iMtM)'dt- t-f myth' 't. Boa. 77«' Fo/t~ff «/' /A<'
<<m<M. ~)M;f). /oM/f<))'. X!)). tMt. cf. nuttc < n..tnwf .f«'«t/ \')n
).. :!?.
t. ))<< Ct<tt!tftf- t''<))t))))rt'r«t~ t)U)- i!Up))OSt'if ):ut)h' 'n~'ttit~ifttek
;t'ut)hmd. Hixk, 7*. ï*. )t. t:t0 f.).) sont prMCt~oMxt )c pnMh'it <)'-t-<?s
t-thou-, '') d'un <t)\-Ute ttf i<)na jKU'foitf'nx~L ~ote~hUtone. t'«Hn''
;UtM''k[)k. p't)t)' atift- ;.U)-lu nt«))t:~n(; :mM<ttti)'''t f.m' )'r.)t)Me)')ft );)!K't;
!)!-U).H)tf''.Ht )t!)))tt 't'rh'-
))«)). At/f- M/<- ~«; )).).. 3~). )h)u.<. f. p. )~: cf. Tvm')).
.tfo-o.~ //«' .~Mt~rc~ o/CfotMf/ft.;). )ti9. <.). )'<'<-);./.)'/<<;)(' p. M.t2~.<'t<
H.tt))'ory.o<-< <!«)/ 7'<-<M<).. t)i St).. p. t!8. 87. )Ut).()fs th'tiuts t<t' itttt'-
tfrt~~ttt~ rintt't'<[n;tion t(t! tmv.tit))'r )c~ )K.m)\.(k rcnm' M)' )& s~fc d''
)cnv. )c- jM~))~ ')<;j'jtw)))~ sot' tatt't'n'. <')'-).
Bf)! Il. A.. )). M~. )<!t)f. tt/f MtfA /Af t'M;. t. p.Su). 2u: un'
a~ntur<'Mt'rn~f tm~: fo~):~u~<)t- ttnni-~ixn<tu Lit))Md')t' prouve tjH''
t))('')nt'<-r«y!mrt- y avitit cotns. <:f. ï'Ac .M'«t''«')' '<t /.<<fW/et' <L«t.hit').
)~'n'). )S2:.t. ).. )t)t. cf. ).. :!) t 2~.
4. )h.us. < <t. ),. )~.
).). MM.. ).. )2:t h-f. ).- ttt.vttM;et < t' ).. :.X7.;.8S;. t) ,iCtt)).)t-.fai)-
teM's ~juo tt' tttytttf uit t'u phtsicurs tn)))<e. nx'')t)~ t'hcx tes Aivitih. cf.
Hanhut-y..</)" «<«/7f<tt< /<'(. t';f.
M\('–H1ft;)M!M!MtW)X~'i)H'<U.H t'M
A.
"n les geus vtveut sur ta };tace, on ne dod travadtcr aucune
peau ni de caribou ni de renne'. Lu viand'' de saumon. pro-~
duit de ta pectte d'été, ne doit pas davantatfevHHir en contact
avec celle d'uu animât marin.quel qu'it soit,[neme dans t'cs-
tomae des (idëtes. Au contraire, le contact des chairs de
phoque, animât chasse toute t'ann<'e en mente tonps que )"s
autres animaux. est soumis a des régies moins s~'vfres –Lu
violation d'uu fjueicoHqttede ces tabous imprhtt'* it cpiui <)tH
l'a eofxmise m)o souitiure. visih)p pour tf ~ibi~t'. et ()ui s)-
''ummuuiquc eoutugieuiiemeut a tous ceux qui approchent
Aiors le (;tbier se retire et ta famine survient dans tout h'
pays-. Même l'institution de ces tabous a nécessite la forma-
tion d'une ctasse speciate de courriers dont la fonction est
d'annoncer ht capture du pt'entier ntorse Cest )e si~ne que
i hiver a comntettce. Aussitôt tout travail sur les peaux de
caribou cesse. La vie change totalement d aspect.
Ainsi, ht manière même dont sont chMSt'set tes tMnnm's et
tes chosesporte t'empreinte de cette opposition cardin.deentre
les deux saisons. Chaque saison sert a définir tout un f;e'e
d'êtres et de choses. Or nous avons eu l'occasion de montrer
ici même que! rote (ondumentat joueot ces ctassi<!eat,ionsdans
ta mentatit~'des peuptes. Ou peut dire que la notion de l'hiver
''t ta notion (te t'été sont eotnntc deux pôtfs antonr desquels
gravite te système d'idées des Hshimos

:– A''< '<< <f«' ;<' ~t«'«/~)«'.

Un système juridique a pour but de réglementer les reta


tious materiettes possibles entre les membres d'une menx'
-ociete. Qu'it s'agisse d exprimer tes droits et tes devoirs n's
peetifs des personnes tes unespar rapport aux autres <t'fnin)e
des personne! ou par rapportauxt'tu)s<"f appropriées par te
groupe ou par tes individus <resi'nede< biens', tes diverses
institutions juridiques et morates ue {ont qu'exprimer a ta
conscience cottectivc les conditions m'ct'i.i'aircs <t<;la vie en

).).i.<)..t~i.
J.)').~i(<.
.p.t~.
i Cf.thnkh'-ituf) )).m=s.C<MY«/«H<tuM< <<««<<'€<))«" .~<'<m<.
t.~iiXMi)i< parut;tasi''r ';nh!H)t)<'n).<
t)')t)<"nt ))ret-i6')M!;nt <)'nxphnttti'
h'<rhMrs<'<)ch'r')i<'e)'t't''))Mf's <)')' La')t'i'!)''n'*))('h')))'')')
.!t<)''t'~r)'<')!t!)!~K''Htt)<'s))0))-))))))''<)'t'<)t'"t''t''t''
.t.t'-ntiv.-r.
'<HH-.ttt:tut."t;)~'K.t!Mi-t''Mj

c')tntmi)t'.nfi)ntdott(-t)<)t)s:tt(t't)d)'(':)t'<<(m't'm(hM'n<~df
c''t[t'dou)t)ftm))'pt)utoK"'s<))tt'ttt;ot-cp)us)t)i<t'qu~e!itn-htvit<
j'idiftU(.'oski)tt~')m.'sur t.tvit'tpH~icuseXuusidtous voir.
en ftîct.<[u'i)\ itttntt )-<)))d'hht't-t't un ())-nit(t't'(<cn nx~uc
tonpsqnn)tt't't'in-tiuttd(')'mtsu)'tat))rt'
/)/'«Mt/ –'<'mstt!t\()))-j)!ts:(f;tir<-iciu)tCtjtudt'dt'ht
{:uniH)'th".)')ti)))u<M:)i~))uu.()t()tt-it)tm)trt'r()tte te'; prin-
cipaux tt-aHstte K'tn' ut-~itttisittiou(h'fnf-ititjm' sont fouctinu
dt')!t<tttutttt'Mt'nimis.;)ti')t))))u)-p)it))o~njUt'(ju<'uous:n'(m<
<)t'('t'itt'.
"ns:)it<tU('):)n<.tm-n(-t:t~'{:tt))i)i!)~~t)tn(t('sph)s-:)'tt-s
<))'<)'t')tsdcdt't't'k't'tt'stit'tt-.t)uittttis~'t)tt')ttt'('N)x)<'stth't't-.
)t)t'n)h)'~ 'ittn)t))'-)))f'~rou))t'df))m'sti([m'.
tA'tndt'e)ip)'n)
~tn'f.tth'n<h~h't-~nn~)).~t':t<'p;tttxt!t)t!e:utx.t)()Ut-t:nttntt
P<ti~))U)))!'Ht" 't"t)"JL:!tt)\Orit.(pt):)
r:tit:t))n')))i''t-<m.()u'ijt.xistf'<)t.)txsof-t('i,defit)))il)cs.tuu(-
ou):<p!<t't')ttt''est )-<)))''cti\<n's-.«r)it!tt)ty)<t'<}<«.'M<t)';t:<u!< a
!tpp(')<'<-t!tssi)i(-at't)n-:)'.)t)t)-t-t)U('))t-(-stit)di\-)dm'))e.)':nctt'').
deux <)-:))-(". dx pn-ft)H')-sy.<tt'))K".u))sistt'))t )-:)t)iKU('desccn-
di)nk'.)~))"t))d'</t".td())))tt'Huxpt-ti)s-ti)!t)<)si qu'aux
individus, (-unsitn~u))~ on !tdo;))t-s.<)uisont dune t)i(n't)t<-
tdn!tni~n<'< 't".t-.)-di)'<uxc)tt<)t)).(t<<nc\'t.'ttxctdf-.
'-uusittsdt')!(~-m')'atio~d''s )))' ht-n)~t))t-Jt's))tjt()tsd'«-
<)'V//f's!(p()H<t)K'ntn<)n~'u)<')))p))t!)USt'!)))d-pf')'('t't
:'):)~T.)ftd))))'('<<-())<<) ))~uit)t.'(M d'ad()ptiMt!.n)!)i-.tf'M(-ort'H FI
)'')<)'tt~<('s''tst)'Ht-s.t't:))()))s)''stHtt'ea~d<m-j.;uM<'t'nti<'t).
Ht) )i~tt'o)tMt''r:(tt'.i<-s cousins dfs divers de~rcsue sont
nnf)t')))t'))tfti..ti)~tt<-sd'!tuttvs~)-nu~'sd<'))Ht'<'t)tsctpf)t-t<'nt
'r.)h)i'it.i~“ ,if,)..t~j,
~.)..H~t~.tt.)Ut~h'r..tt.j;j,ti,),).~( );“),,p.j,).i;j~~
H..<Wr.M,<.(.t).~t )<“<. j.),j.).p,)~
).ip!tr)U.ha~.).tt.f.(.i)!<).~).u<t..t.t\r.tt.ii.
.h't.. p.t.M.j f.\)~<t..<;p..rt'tt~.S.),,ttt/). ,HMiM.
.)("<)..u )').M.ht..)<j(.)..)~j.j.)iYr.'<~t.~)L-))~
p.)r .n!f.:u(.t.. )tin);.V'7'. j.j;t ..)..). 7')j,
.)'4-~<t.))n'')" ),(.)),.“),)j,j~j,j,j,j~~m~
h~usf..))r)t~-rn'u)tw.ttttt't,.i.t..t.d.)..).).t)~)ti.).-<t..t)..t))..<)r).
') in)-.)!)tt.htrn)]..tMtf.t~tit.jr\)..<t.tt.').(Mi.i):)t)i<'t~uru)t[M).
-.)))'))!
.i.).m!fhK'.h.~i. n.t).!t~t<) rr)t.,).t.-))\-<'rtt.-t)))'t))t-i-
.t~)<).t.. t.(-).).ko)).
;<:r..n).)tt.i..r.-i.t.')t!.i).<:Htni.t't.itt.)S..))),.).i<hi.~ChM)''h))h.)..H.M.<r-
~.u<<'<).f'MM<t.~MtM'<<<f<,M~f,,t;~<f~ith.)~.t;<))t)rit!.tt.
K<w).-ti);Y"X\'t).\V.t<)ti),)S' ).s.(.U~-MUt~)~)L-.i)t
~nu)~)'t.tt)')'Utt.(:t.t.: ),u).ti.)..tr))~n .).)))-f'M),<), )/<
A7/<o..). p.
M~ –t:Tm)-:)'HUtt)tt')(").'M:tK'<tK:tA).K <~t

uttnotn qui les confondavee les habitai d('ta tttaistt))'. Ett


s~nnne, am'uu dejn'f de parcntL-,suit uh'tioc. soit maseutiue.
tn'st distingue eu dottori.dti'i pareuh's inmaatt's mnt) p~
)n:t )nere, motttits et )nafittf tes frères et sœurs de uxtu père,
tes frtt't's et smurs df )u.t n~cc.tes enfants dos )n'enuers, les
t'Mfattts des seconds. Ainsi, a t'iutcriem d'ottc f:unit)e qui
s't'tcott tn's tuin mois <)t)tt's )-:)))pu)'tsde ))at'et)t('sutit ittditïf-
rt'tn'it~t'u itppitr.nt une autre hes restreinte, et ou iit parentf.
!tu<'))nt)'airf.('sti)tditidt)!)tisét'.
Qr h's deux s(Htt";dc swit'K'dutnesti~uc t)Uf t'uu itpct'~H
:)i))Statt-:t\rs)!tnt)tm'ttt:)i'tt)n<'t'xist''nti)i(')j)r<'ptiemct)t:
t'mn'est la tonn)))'()')'t)'t'.)t)tr''est )i)f!))niih'd'hiver. Kt
c<ntmK'<-))H('m)t'.tU!)C('())))[)usi)h)ttdit)f''rf))tt'.t'h:)t'ttH('asut)
droit pnj'ptf
Lfdnut d<' tu t.t)nitkd'ftt' t's) n'httivotKint pittriarcitt. Lt*
)r<~ft'rfdotttHi!U)t\est tcon ))ar )cp''r'on.cumtm'on dit eu
An~hns. )<* f) c) )cs f)tf:)nts mah": en :t~t*df chasser.
)tst'))t,<)ut~iu!iqut'<')K'{s:i)st'ttcutt!tt(tn'nH'mnqu<'{ott-
detufnt. Kux disparus. tadisp:)ritiun <-r<M</<<)e ta fatni)tc CM
n'suttc uccc'.sairetncnt )<'seu<.)))ts.s'its sont f'ncon' jeuut".
cts'ttstn'i-ont pas adoptes dans ({netqu~autre tfutc,i)s sont
mis a mort n conviott toutfhns d'ajoutfr que )<'rùh' de la
tuèt'e n'est p:~ tnoius csst'utift <'U''nussi t)t' pt'ut disparaitrf
sat)SHUc)a{.)))ii)){'t(tt)tct)ti(-n'a))<'Mntiss'' (Jcsdf'Hxpfr-
sonnages sont tettement mdispt'nsabk's ) t)f) t't t'autrc ((th-.
môtup si tca fufauts sont dej:) parvpttus a u))certain âge. (c
tttm'iquiapcrdu sa ft't))t))et)n.iafemme quiaperduso)) mari
~ssayMut ans~tMdt' s~ rcntafn'r. L't'xish'm't' 'h' ''cKroupement
<!stdonc des ptus précaire; i) rcpui-f tout entier sur uueou
deux têtes. )) va ).t m) ar)-a)t~e))tt'ntfatxitiid très particutier
<'t tout:t taritspecia) a )aci\'i)ts:)titm eskimo.C'est, en sommf.
te coup!e couju~aiqui en est i t'h'tncot esseutiet, tout cod)))x'
dans )p8civi!isatio)<stf'sph)s<votm'e.s: fait d'autant ptus

).(:f.j.h)-L.t.)..)u'.n.
:St)'-).trmu~ttt't)t<)<.).tt.~tti))'-tt'r~\w~ ~Uth~Mtttin~. ).'<
j'}"s.).r<)r))''t,).. <!<
:t.).)'t~'t~')t'<)))t)Vtdrt!irtr.))!<-t.'M)h)tt<())t'tnit'r-.t))h.ttr.)~<i-.
':t'.Uttx.H).;t~tt.rr.!mtM)<t''u\)!t~~it))Tt.t)i~t)''h'n:t<'t.)Tt:).c)'
iV"?')).t.<n).(<. )?'
~.?'.n)t~'t!!tt')m'h<.)!n"h~.h. ht~.)jn~it.)t..)-< )<t)t.u)t-
-t)t~<')ttt'hit-.t~<-L'nrM<i~<)tt.))tM-tn))h-r!'t:'))~t'HK<<)m')'!r)<.
t'"in)'')hr)<)<<n~'ai)'tn)nt't<~nt
j'.X))t.«t!ti~t)M))t)t).tti"t<!)'t
.htU.
t~'J t.'AXXHH-=0<;Mt.om),it'R.tW'K'M'S
'L''HU.I, 1..
t'enMnjuabte que le Hen con~u~ai y est d'une extrême fra-
!!iHte.
i) autres traits viennent connnner cette Mbysiouomiede )a
(ami)tp d'été. C'est d'abord Ja puissance retative (tu chef <)e
(ami))e, «/~<'<f,au <!r"n(and'. it a te droit absotu de ('ont)nan-
dement menu' sut' ses tils adnites, et i) parait que les cas de
désobéissance sont ronarquabtenteut rares. t~'estfui quitixe
les déph<een)entset tes parts'. t) it le droit .tt~jtu (ie punir.
m&Mesa ten))He; mais il n'eu abuse pas pot't'eq))' sit a ie
droit de ta répudie)'. eHc. de sonc<)t< a f~fonott tafacntt"
de rabaudonupr
L'or~autsatiou de ta famille paternette est. d urdiunire, H'e
!)u besoin de postérité: et ce c:n-actere ))<-fnauquc pas Mou
plus à lu fatnitte es)<i)M<). Même h) nécessite et) est ici ptus
marquée qu'!)i))eurs. En etïet, J'existencedcvieiiiesgens sans
fnhtuts est hnpossibte. Sa'M fiis adultes toatescouscutaatMit
chasser pour eux, surtout 0) e~ les couptes vieiHis, a (dus
forte raison les vieiitcs veuves, ue trouvext oietne pas à vivre
Cesdernières n'ont pas )))t''u)eta ressource du toaria~u ou d<'
i adoption<}tK'fou n'.t iotcret a pratiquer qu'avec de jt'unes
enfants. Cemême besoin peut, <t'aiiieurs, au tnoiusda))~ cer-
tains cas. prendre uue (onne rengieuse. Lesascendants savent
qu'ils doivent se rcincarner après teur inort dans te corps de
tcurs itomonytnes M.tes derniert nés de ta station; et h'
culte a rendre a teurs .nnes daus )a personne de ce represft)-
taxt, t'st devotu a ieurs ettOuits. Par suite, t'absence d'entants,
tegitunes ou adoptifs. mettrait en question m''me ta vie tte
leurs .nnes
Tout autre est te droit domestique de hiver. Lu petite

). Xin);.7'. 7' ~i. ))"h! ).. 9T.


iftinh. ;t«~:Tum.-),)'. )MU h.)': )t.t)L
p.tdit'M)i''t~)ft''nt 't.~<
<Mt. ), p. :)T)t; t
)i.M-, :. ))..):).: ~u)j. )..
Hi)tk, 7'. T.. ).3: )h.t)!t. )). t's: )tuj-. (;. p. :,)i)i.
t. p. n. Ly..))t)t.'tf(tum)'- et) j-tu-i)'' titit.)H''ta ~')U)''\euv.
aunut~h-<-mnmutM )t.'n').m!.fi. t.jut'tcni)~itt,(M)<.tmis.'.<tn'ttt ;))f)))-
t.~ tn~'ttt))).~
.t.' ).)..t;)ii..t.. ~(.«tt<. j'.
j. Cf (h'rnh'rtdi) )'~ T't' '-itt";ptu-:h.mt. M.t <-()).').j n.3.t.
puorrait - <-m- .t.) t ~p)).(n..runimtr~.t'tttt ' mi-'m 't fMt'ttt''
<)''c«t)(;<'rtimt
.m pn-X))!') ab.~) <t)'a).)tu<in't~jx.'mtuft.th-)'<'M)imt, e)tXttnto ).'
n-i(x.'rt~u'~nt("m[- tni h s )'a)''nt-n<Ht't' tmth'tt)jatnai< )-) «)')'' ohf)~
i:Mt)tAs'-s ut''h'<. tl'< .)a<-rt'xftmt))'e"t;t!t!.«'ah'tHt'ntt't-~jtt'it- <!<'lu
f<tt))it)c.
ittt~t;)x.j))cnou-!t)()t)n''rif))M :mj')))nt'hoiau ttt~t:<fi.t t'anct'tD'
).-i))f:))n' i'in))'r"'nt'fh'lu t'auti)t<- d'ft' t'estf'in'f.i')t'~ ''t Mut"nut<)t'.
il t'str~mmr [.t.. v..r~i.jH'') '-u))\<'rs'-n) ). rr.tttr.'s. t.~ it)t~r<t!
MÂf!!<.– th't'M: MM())tt'fMt.'Mtt!
-:M:f.U.K t<~
famille, si nettement individuatisée, de t'été, vient alors se,
perdre, en partie, dans un groupe beaucoup plus
étendu,
sorte de jfMKf-/«M)<~ qui rappetteta Zttdruga stave, et qof
constitue ators ta société domestique par excfHenee c'est ic;
groupe qui occupe en commun fiston ou iu longue maison
it est certain, en effet, qu'il existe entre les individus qui
habitent ainsi sous un même toit, non seuiemeut des rt't:)-
tious économiques, mais des liens moraux proprement dits.
'test-apports do parente .<Mtt;enerisquedécetait déjà ta nomen-
''iature Tout d'abord, il existe un nom pour désigner ce
~unre de parents; cesonUest~. «~'(parents de maison).
'not que les observateurs anglais et danois traduisent assez
bien pareetui de ~Mi!/(t'~<')'et/<o)Me<M~M. et qui désigne aussi
~M <M<'otM;M.<. ti est formetiement attesté que l'ensemble dt?
'-es /<o)M<'M(f<fM fornie te cercle de parente le plus proche df
l'individu après sa famille restreinte D'aiXeurs, en fait. h'(
surtout où nous retrouvons le type de maison leplus primitif
notre avis, le groupe qui t'habite est composé de consan-
guins et d'attiés. Ainsi, à Utiatwin'' (Point uan-ow). mat{;r''
t'état de <tésintef;ratiouoù se trouve parvenue la société, une
longue maison comprenait un homme, sa femme et sa tiiic
.)no;)th'e. deux tits mariés, chacun avecsa femme et un enfant,
nnc SHiurveuve avec son fils et sa bru et la petite fille dt-
ctitte dernière. Ailleurs des tableaux quasi-généatosi({ups
.)ue nous possédons montrent que les principes d'après les-
~uets se recrute la maisonnée sont sensibtement les m&tnes.
Un fait bian caractéristique de cette parenté spéeiuie. c'est
'p)e te mariage est interdit entre yto«)!CMt«<f!); du moins, lit
prohibition semble être ln régie. Car, d'une part. il est intcr

Let'aptttucht'Mtt'nt uottcterc);itt)ctnutu)'h; )utot)xt)t' ntn)!)nMkiu)'.


.)<)) df lu Otttisua in<)h'))n't
a ~t)ihit pourla pn~uit-rM fx~~ttr Mit~.
< ï't-)f<-fMe/.Xt.le. Cf.ïvoet./)<-<'<'M.t t/tp .Htt7)'c<f)/'f'u<tn<f
!S'M.j,. (iX.
<:<-))n)'ttt. ''ih' ptus)mM). )'. )Ut,n. ï.
<:f.Riftk.t'.fA.!)). !):(.<<).
ittcc tt'i.<'t)<tiva)<:t)t~
Cf.f. K){''<tc Mt-t
.'tt «<Mt.t'tc..<.< in)n.)f. KteioscttmittL ~t'ott~txM ()t-<<toq.A.o.i~dh).
)'. ?:<:t;rf)ttt:it)n.t'<AhMOM<-A<jttt'M-tcftttcA. )). M. 63: t'ctitot,.WeM~M-
;«< XLtH;Cf.E~'h-,.Vy;-~WtM/r<t/taM. t" .'<)it..
t79S.p. M.
i. Rit)k.Il. )).'Ai. t'Mtitot, .t<fma.'?)-op/«< f. XXIX.
Mm<)nch. p. ~i.
'i. J.tMtt.sen. ~m-. p. :M. 9~ fUt )i)t)jmrt .)., tH<'i))Mf:f-t<). sunt<)rs
-)!. a<)"t.h~j)!H- h- .)))<)!
t'hef.tsaa'').VonMtt<- de
dt'.sctitttiun f<uni)).-
rhit-Mr. )~)m, p. 'i6,tableXXfH.Cf.p. 95potirte~ttumi:<.t);n<!)t)nf!ies.
<(? 't\\tit:~t:)ut.t'E.t!)t)t-tt)0;.
dit ou jouera) d'épouser ses cousins germains et 10) sait
qu'its portent te même nom que tes AfwwM~h'x. que ce sont
d'ordinaiff des frères et sœurs et des descendants de (refes
et suiurs qui itabitent eusetnbte et) hiver. Ainsi, ht ou il n est
question que d'une interdiction entre parent: (!es erreurs
d'observation ont etc possibtes et d'un autre cote, il e<.t ttien
précise pour le t.ruuhmd <tu'iJy !t inturdicttO))de ))):tri:)gc
Mitt'cindh'idus L')Mvcs daus ht )m~)et)).tis(M M~toe les textes
<t)tioous t'itpporteot ce (ait œtt'e sont )ustctne)tt les ptu.s
.mcieus sen)btc))t rap)))-o':he)-,d'une tnaui~'e siM).u))et'efu'')a
''truite, ta )M[-t'nteM)tr<'K0ttsit)sp't')t):tmsGtc'tes d'habitunti;
d'uue tutts" mui!Mn.tt y u donc une ;,urtede traturutté spt--
ciafti )))ti itttpriOK' un cat'actfn' incestueux aux uniuu!;
sexucttcs<')tt)ffttonbt-es d'un ntentt' istou. y :), il est vrai.
deux faits ()ui semb)ent Koatredire )a r~)Mdedruit que ttous
vettousde puset-. M. Xetsuo uous dit (ormettetneut que cht'i!
)'s U)t:))ittic la baie de S'-Michaei t~nse marie eutre cousins
!:fr)))ahts t't M. Ouhu tnpntimme a Aogutagssatik des t'xcep-
tiou!; ixscx0 cqufttte'. !( t'usine de chercher tonnue hort; de
):) maisun ..Mais il ue t.)Utpas perdre de vue qu'a Aogutags-
satik la cuufusiun de la )on(;ue tnaisot)et de ta station d hiver
'chaque statiott nf~tunprcnaxt qu'une maisou; vieut atten'r
cette ut't;a)tisatiu)) dansce qu'etie a de piusesseutiet. C'est m(
.'astresexct'ptioxuei. et i) n'est pas surprenant qu'it ne se cun-
furnic pas strictement a )a rë;;)c. Cumme toute la station
habite sous un même toit. it était évidemment nécessaire que
le mariage fut permi'- entre cohabitants et que, par suite, h-
principedcia prohibition th'chtt O'un autre cùte, <escousit.s
t. r.. i. t:r );M. y.M. ).. :'): Cr.«t/,)t).2. <). ttt.tf.t.j,.'<
!'i. 't'Mnn'r. )). )SS.)Ktt:t!um.<< p. :<). – t.M<M.y.t.v.'tWn'f'M..
)f :!M. : );)t.
\ Vt'tk'') ht'Hy.A'Kf/y. t'.t. Mt~ )).~A'tt.m)''t)t);tt)tt~'<!tr~.
~'tr~ht)u'u)"')rritHu-i~nim~)i<)x'e<sc\U!')h;
))r))tti.. );,<).. ju~.ju'.tHott)).p. )'H. tf)U.< ).~ .mt.'urf!<ta))m.' "ht
.-h))f~<Y.' ).. t.)-<!)<'.).- om<t))'-n))r.t)fd.' .f. KK~)~Yy<'<'<'t~M/M/t..H.
)"' t-')!h.)ui.'j"M)<''ftjMcth.'tout)).t<< <uh'!tnt< jfituii)<:t.)'Lm))u-
<M'. j) t'Mr..t.t.')).tt'h.j«.Mtt.tht f.. (..?'))..ttttttn-r'-.H).')ttft -j)ii
.«o:ntrjM.u~' '.t .-<<)<.t'(.tj<)h~tuUmnt.md. m.ttst'a')"))ti'~)
:t)- rwnt'
<'))<'smt!;tt))< n'")tt)M)s '-h' t~f'v.'s<-ns''t)t)<).
;t. ).i!'r)))'ii)«<!t))' ')'.)i)~'m"«t\'<'ttt 'm'i)!~t'<ft))))t)r)r''rt"< -.<))<
in f'OMttt)i<T')\)!))')<. Ht.
t. Xt'tson. ().~tt).
Uxjt.'ntfj) .'t)ct<t).)i)-dut.U<i~" f'')t.t)'tt<i'(Ut~)<;)t<))<u,p.9;).trhn!
')t)R)M)'un.<)jt.<.A))H'nf!"<ik ~(j*).~nt!"M'ih((j'),K))ta)t))i (~t.N.tti!-
'))<):( Ç)M)))))')M* «t.tt'it'<
<tVt"-d' ~tt'. tf''h.'ttt-
t-t!(hti«r)~.))).(,)o.-)).)u-.
'-o)'.tnt.<.«)t)t'th'ot~nt <n.t).~<))))<- t't.t))))~xt''n!.tui~ ):t.tt)-nt)i<
MUss. – ihTM' ttKM')M)'mt).<t(ttK
!:(M;t\).){ )<)<)
~erm-uns .liII'1
(tout uI\.I.Ioo
nousil \1
pane M. :\etsoMpeuvent tort bien appar-
'cnira des maisonnëexdiHérentes, voire à des stations ditlé
x'ntes'. Connue justement il s'agit de la saute tribu Mtt'exis-
tt'npe d'une sorte de ctau totémique~ait été constatée, ces
"usius f;ui peuvent sppoust-r. sont peut être )ps tnembres
<t''deux clans qui ont entre eux le <'f)nM«~MM.
Par <'et:<métne que cette grande fumille d'hiver est corn
~oséfautrement que eetit' d'été. eUeest aussi organisée d'une
~)tretU!t')icre.E))en'!):)U('um':)t'!)('t6)-<'p!)tri<)t'c:ti.Lechef')t'est
~x désigné par ta naissance, tuais par des caractères persoo-
)K')s C'est f~neratement un vieillard. hou chasseur ou per~
.))' h<mchasseur; un htmnnp riche, possesseur doutniak )e
p)uss(tuvcHt, un«ny<ff~ magiciot. Ses pouvoirs ne sout pas
m's étendus: Aestouctions sont de recevoir les étrangers, de
'fistrihuer les piaceset tes parts. C'est a lui qu'on s'udresse
t~nr rt'j:)m-les différends intérieurs. Mils ses droits sur ses
"'mpagnons sont. eu définitive, assez (imites.
)) y n plus. Au deta de ce cercle ffonitiiti. déjà très étendu.
il en est ut) autre qui apparaît en hiver, mais eu hiver seuie-
«tent: c'esl celui de ia station. Car il est permis de sedetnan.
'ier si ta station ne constitue pas une sorte dé grande (antitie.
''n un mot de clan
Déjà c'est ua (aitren)arquau)e que tous les habitants d'une
ttx~nestation sont designés par un nom spécial qui témoigne
')uit existe entre eux des liens moraux très particuliers tes
.(uteurs danois traduisent ce nom par /<o~/x/W/<. ~<fc<
/o«'.< Hnsuite, t'existeuce du hasttim cttextous les HsMmos
sau~chex ceux (tu nrOotamt et du Labrador où il a certaine-
ment existé) prouve que tous les hommes de ta station for-
'niticut une sociétéMKfentreles membres de laquelle il y a une
)')h' fraternité". Enfin le fuit qu'à AogmagssaHk ta maisox
X.'tsuti.)).~<)t.
Sur)<'t-tuM(«tetui~ue UtOttit <-)'.on<'<«f<!t0)ip.toy.!<)'):.on.
p. :m..sq.
«ink.ï. ï.. p. i!i).~ti.tt-ïiitteto''<).'t-h'-hd''<n!U!!<)tt ')<)!-
projMt'Mtent
:ft triu<tt<!t)) itc(-ttS)'equ")MtUt-t''K. dt't'Ahi.ktt.Cf.8in))<!Ktt).Wf~efM
<ri<M<M.).. ~ta:Mat-<h)<-h,p. 4M: t'ctrotf. «en..« n. t9: t'oser <W)M)tt<-).
~«.. p. <!<
S)trft- point,voy.Bittk.t' r' p M.ft. y. r..p. S6.p. :.t.ff. Crtmx.
~"rhf<:a;t~.)')70,p. M9.
H.t<na~o/<~ '!W))))!md:u.i. cf. niMk.M. y. sxpp)..)f<'</<M. Xt.
'<. iiect.99el lesttietionuttift".<t<<Mt'ta.
< K<:t)fbn'ce <)'tn))cNr.<
par )'- pcrp~toe)r~t.. '-otomutti')')u'Mtlu vi<'
.) ka~bim.«u dan!)c!'i)()ou.d t)h':r.
))0 )-'At'<t!)!«)CM(.')OHtCt:MtM

su confond avec ta station d'hiver marque combien ta parent'-


de ta ton{;uf maison est voisine de ccKoqui nuit tes diHereu-
tcs famiites assoptt'es dans in station ttivernate. Et si )*on
admet notre hypothèse que, M même oftcette confusion com-
piôte n'existe pus, les din~rentes maisons étaient cependant
à t'ori~iuec'troitement tiees tes unes aux antres et au hashim
l'observation '{ui précède aurait une portéeencore plus ({éne-
rate.
Mais, quoiqu'il en soit de ce {Hit particulier, tout dans le
régime morat de ta station d'hiver prouve que tes individus
y sont comme bai~nt's daus une atmosphère tamitiu!e. La
station M'estpas un si)np)e atnas de maisons, une unité exclu-
sivement territoriateet politique; c'est aussi uue unitedomes-
tique. Les membresen sont Mniapen'MnHeMtrfsfort de r~cttf
afïection, tout n fait anatogue à ccjuiqui, duus d autres socié-
tés, unit entre cites les différentes famittes d'un même cian.
Le droit de la station n'est pa" seulement ta somme des droits
propres a chaque maison; c'est un droit <w/<«'<'t~ mais qui
rappetie cetui des urands sroupen<ents fantitiaux.
La plupart des obsft'vatem's~. depuis les plus auciens jus*
qu'à M. ~ansen qui a transform*' ses ottscrvations en dithy-
rambe. ont été frappes de ta douceur, de i'intimite. de ta saietp
gencrate qui re~ueut dans une stntiou eskitxo. !J))e sorte de
bout'' atïectueusp sen'hte répandue sur tous. Les crimes
paraissent y être relativement rare. Levot est presque
inexistant d'aitteurs. il y a peu d'occasion- étant donne le
droit de propriété, on il puisse se coMnm'ttre L'adultèreest
presque inconnu' 5.

t. \')y. j)h)a))Mt.)).8:).
!/('"J"<<'M<M".
J':I4'I,S'Vf
KM' f,'lllsll'alil}/1,)" ,lit.. p.:1' /'t'<<t7f'
''dit.. fi, l'e/'I,I' )). p. a)
(II; Cr.n)i!
Crallz:)I)).
II.
:t. :S M tht~t<t. t;t'u)t{'ttt(<ste <t<'t'<<«'K'')' ');(ts. <or. < ~fM<t7<-
««!/MCtaMf x. j')')~)t:tut.j) K. n. t'atry. p. MU.XNfpot't'-t'tia t'oisKm
n' tv~imM tour:))'te ta :tt:tth)nd'hiv<'rt 'tui d'' )a!onKU<; )nu!)t) d'hiver.
)At)n.<'<-«-<(M<t' p.~O; Wt'.tHK''tt 'W.t.~Uie!r''t t!tuiunm)..S<«<. ~'f/fA..
p. )~!).X on-: n
n"~' t 'ittinfi h"i
')«'' ph)!. am'i''))ii!mt~M).<. )''s «'««tf~uef'~u'~
dovt'nML~
d.O:IIII.:> .L'puiscuu'I'I';¡"'III:ul
,k/,uis c~ftj)~h')u<'<t) ¡J"slyJ. G r.
th-styh'.Cf.XU.II:;t'lI,
<t'):t('n,
f:ki>ilfllel'f'It,
t;fM"/)'<K'<). ¡¡!la.
(l,
p:H s.)..
5iJ..
i;!S. f
{). St). ~'M«Mt.~
K.Cf.surtoutCrany.tH, t. ;:JS.t'M'' '))'<;t' df ta)')''it)thi.<t0fi~m; <teii
Mt!-'tiYcucnAt~ktt,'-n )M).t8S~. ')u))M<' c~ pdr M. r"«)<t, ).. :))))t-(
t~tiv.
t. ttioh.T. r., p.
:i. Ex.))u.)<t'-)t. )<4~0,cf. Simp~mt- tt'f.<<.M )).!M:)'.t<')Y (t~outik),
p.M'Ww<tf.))Po't'-)-. ~<)..</M.o.ji. ).< WcUst') K''t)y.~M.f/A'
~«. 1t.
llicl., l' (..·
)'. t'J.). tvlW anxi·n··
phcuotnt'n'' ')''
~ la la
tit lid.~lil.·
titi~'iit~
n
mctlriuumiulr·
uttrixtooia)~ )'!tm!tït
parait H<<rr·: ')'')~
dt·m
M\Ms.–KTt;M:DKM<')tt'HW()tKSM:tA).H jj) t

Un (tes traits du c)an, c'est


faructeristiques l'extrême
indut~foce qu'it t~misHe aux fautes ou aux crimes que
<-otn)nettct)t ses membre!! les sanctions sont prineipatement
morales.Or cette même induigencc se retrouve dans ta station
fskimo L'ftonieide. quand il s'en commet, est souvent rcpute
accidente) Les individus que leur vioience rend dangereux
'.ont constdcn's comme t)''s <ou!; et. s'Us sont tues, c'est en
cette quatih". Lit seuie sanction qui soit ctnptoyee a i'iuK'.
rieur de la station. au Hr'intaud du moins. est dune veri.
tabte bonhomie c'est le huueux « duel au cuaut ta danse
au tanthour ou, atternativemeut eu vers nméseta refrains.
it's deux adversaires, ptaiguant et défendeur, se couvrent d'in-
jures, jusqu'à ce que la fertiiitc d'inventionsde t'un lui atisure
ta victoire surt'antre. L'estime des assistantsestta seuterécon)-
pexse, teur btame lu seule peine qui sanctionne ce singulier
}u!;Gment La station d ttiver eshimo n-pond donc tnervci).
h'usemcnt M h) définition arabe du clan <'ft«/n~ Mf << M' x
</f rfH~'<tHff~< Mt)~ Même les crime!! publies ne sont
!j:fm'ratetnent l'objel que de peines moraies. Un dehors de ta

hi.r-.tU~'ur.' rt)ht..tdi~uih' :tt(~)'u.)!;t.-t)r !'tchah);L' tK\. t<'uun<'<. n).u~


tr)t)(r.n)ic<i«t) tt'rti!.h' jja-.
)(i..h. ï. 7 ).. ::i -.).. t\ }' ).. ~i: ~.). Sch.).
t'tt'r. M< ); jh tWt: )).(<. f. t- ). M~. K Il. “. )), p.~); y/
<<</M<'<f.;A.)t.M
fttttk. ?'. p :Ki. M. Il )",t < \~t<<ci)t(:nt di) tjtn- lu tm'ttaf't- <)'u))
hoo~xmh' )t'st )..t.. jMt-.ih).t.. ~.n;)MUirf .tu i-.t)~ ~jui. c'"t<t'< d.
~ttbf'ux «nh- n' ~0. ?. <')r.1. t:r. )):mh<u'y.o)~ «H</ ï'.Yft' p. ~~i.
r\)')'<-t <nt'ntit)nn): Utt~ h-c)' (t~t.r.njt'r.' <:t!t'!i(~r))r).) ))~t (.
,~ti ),)))i~t..ti)
)- tth'urtt'f'r <t ti'iupt'r .<i)np)~th'nt ht hmith.' ')'- )n viftitt)'t.L-)-«M.
rtr.
). ~t); nut~ <-)'on.< a u~- ~nt))~i.)n im. )u~t~' {tuti-'o. t'uuttttt)~
Mtm' H. < t)! ut) fait.)))! .[ )))) tt'txn.'r nui.ttt~f u t'crxut.
n.k. 7'. 7' u' An~uti~tf.~u);, )(. t~a.
\y.ta~)).).
t. )-;ti"')t'<- ~'<t'M.t/f(ftX.. i .).. ).. 4: ~.<M.< (,. S~. <;t'it)M. )))
Kmk.y. T.. tt.Xit.M: ))uhh (.\Ht!'t~tik). ).. t:;7 s.).. <.nn(.
N t7 .<). )t<t'tt<u~.<;t),tC;)p York r) <),.tr~it .ir. Snut))!Y'/<' .t/f'M<tf.(-t'.
<:f. Stt-inxtc)<MftK'x :tt;' ~'<~<<')<
~~x«t<</Kt)f/ </< .~)- LciJf'x.
tSUti. )t. t.. ~7. t)'.tpfM )t.'f\)<)t..<Ctt<K/)f«ftt«tt <«<<)')'< ('t. ~UMt-.~M</t<\
<')' <!t-. <!< XtH. p. iti! t-'s t'ttitttts M't.tK't~ d'orinhn- «:!nntitm\-c. (;(
j<')~ih)< Mitif: it ça) <)if)iri)'' (h' !i'~))'oit qut! )'< ))).'mn- jmhHc co-r' '-H
.U.kit (rf. Xt'~on. p. ~'a~ .jui n-us~i) t<h''«t'' « .)')-)((..<- ).) ~-nt'-nc!' s')i'
'i'"t'tt{in)- Hut'opt'nnc. Or utf j~n'ith- Ht.~ihitiun )"-m h)H hi~)) <)un!n-r
lIaÍ;JII"O il. l'institutton ~r¡in(all,laj~ l)'aulI' purt ,,11.,Il
rl'aulees niuivu-
n.ns.u)''t; At'in&tituhM)K'h)u)!ti<f. O'.tMh't' ))ar) '-)<"a <)'.mtft' f~juh'u-
a MeoHf/ )oyn';<' «~ </<<- .S/f'«w. L'on)., p. tS~. etc.. p. t'C. C). Tvrrc)).
.tccfmf. t'h- p. tM. (!i)der, .s'e/t't'aM-<Sen)'<t, p. XH.
Cf. t:Mnx. ))t. -t..< Xi. ·
ft2 ).'t\'<t':H<ttCt'(UMWH.)'Mt-)'):.

nMtdt' ttM~cmin' qui est ptntttt attt'ihttK' aux j~eusd unf


station voi~itx* uoos n<' t'ruyons pas qu'it existe (te ointes
<)Uisoient M)t<'ti<)mt)".dun<'t)))tr<'tn!)ni~'t'.Atcmp tes graves
fautes contrf )e-<int'')'di<'ti<~t'.rittx'ttes. <tf)t)tcet'taitx's -<n)t(
''enst'c< t))ctt)'ct'n t':tnsc toute ):( \n' 'te )!(s(M'i~tt' nesont
pttttifs, <))tnstt's n~iuox f'cntmh's ))m' )):n-t'.n'cu. ta eon-
fe«si"))t't)p'< p<'f)itf'))<'t'sitnposces ':ptt<'t'xt)-~n)pdnt)c<'ttrdu
systone n'jx-f'~ttcstt.) ))rftt<<'t)e)'intitnt)t''f:)tn)t)tt)et)))i t'~ne
<')'mtfri<))'f)n~)'HUjn'
(:ettt'inti))tttt's.'(){)pt)).;t'(t)'h))))at)i(''r'')it)))))snett<'a)'ist)-
temcttt <n(t~s stntitMtsvoisinM se tip)xn'ttt les unes vis.t-vis
()ps!)tth-p<.h<'s/'<'<<nvH)<'nttf'de('nh'(tc \'t'nj:f(- )mn-s
morts f)u.tt)d)'!)if)-("t'ttt-i))'p.!rt(')):)it.'tmjn'i))tt)'e)n<))ih'
Lest:uutei).Untt:t)t moms. tt~Hs pitt-tt'ut :M'p<; :thot)<t:tt)(;<'s
<)('
)nngufsv<'nd''tt!)<t'Xt'n'Gs.:mt:)-<in(ut)().d'ttnf stntiotti'tü
i':)ntre".On ootts ri'j'portp t'K'mc)<tqtt.)[)trcfois. dims prcs-
.jue toute )'t't<'))<)t)<' de h) Tf)')'c <)<'Xaffinet nx nord-ouest df
t.) bi)ied'))udsun, i) \'cutt(<' V)'riti)Mes!;uer)'f' Au~t-'mhtttd
orient!)).)) il !)(tr.t:t)jm'-n)<d'!tprt's))t)intt')HaMse)-.th, une
t'sp<'M'd')<t)s)i)ite<-)df mépris cut!st:u)t.<entre ies stations des
dint''rents(un'ds*LM<'ér<jmot)i('d<'rt'c<'j)ti()ndet\'t)'an!{<
!)n<.r'itt)!)n()..t h) Terre de Hitffint't ilcpHcdurot Cuittaumt'
autrefois. Hj'Ataska ''omportident re~utieronent dcsséitMces
de tuttc. <tt)pr''tft)d m~nx' non sans exagération sans doute,
'jue quand m) groupe venait rendre visite à une statitm voi-

).)tit~.?'r..).)t..h.j.t.).j.).
;t<fn!
:f<.t.t<«.)..).').j.),))tt;n)t.t)(t.n,).itt)tit')utt.i<m.
\MrMM~w.(.i).hn'r.tM~-h')'').t')'))'h.)).<ni<tat~f)')..)tM~.j,.tr
~<)ti))''rt'j)'(Mtu't)att")t~"t.tf)~t).n'!ttt-fft)f'L
..t!t-

~.t<ittjk.r7'.).3i.'<t~.n.).. *))..). \~v.u))t)f.')c«.!t).))).t)<).


\))<)K~)!v.)f<Mf~.).)~.t..d!tr.[t)itt!~r~urt').j.t \r.)tt-
~)).<r/.t'r.,t.'AK..).t3~ \)w<iti''t)t
H.Xinti.'f.r..)).).ttr<.).)7t.r: ),))' ~l.),.2)t:
.utt<t'«.p. X: :XiS.t~)'.Sr);tt))x
L'-t'eMt/n/<Mtw<<f.< ~«/t'MM./<-«t~ MMMf/
f;)"M;.XX\').)..MU~ri).u.t))~.c.mtmtr)<tM.<daS.).
f.)t<M-<h.. )'~6:M.A..)'.tt<i.K)..<.n.M~Ku'))ft<-)f.<M<.
f.-<4t~.a)~.p. );. Khttsctt.tti,p. 32!t.
S. )tu)))t.<.Y/f«. jt.8T:MOMWtY~ ~t" (t. <&
'KittH.t. f.)5'<n).~t)"M.4e.
H).)tou<.f'i'm-.M«.e~t.t.M.M~. c;<r.t')).<f.
K)Mti,<'h(t)t.)).HT).!).<.t)w.tt)fM.in''(-wtc<)\).)S.
)).).<.tt).).t.<.t.
M.U<–KtH)Ht)KMft)U'))))).().:tK")!:)UJ: 1.' Il:1

-:i!)c h'()u<'t réécoute jeu t'iok'nt'qumvitiUk'ucutK'dcttx


t'ititmpious choisis se tfoninaitpm'):) nxn't.d'un des c<m)b.)t-
).))t)s.

M<tist't'qun'tahtitt)ueuxt't)cur<'([n'i)<'xistt'c)th't')n<'H)h)<'s
d'uttc tn~nu* stittiot) 'mu vcritabtt' parctttf. c'est Fus-tKC 'te
t'<t)<u~<'dMf('n)n)t's-Otim)Ustc si!tH!))''(t.tU!i~rt'sf)m'
h)utes)esswi''h'spskimt)s.6ps<eha)f~es')!)t)i('u('at)h't't-
''t))re tous tes )tottum'eHoutcs tes fonttx'sdetit statino. <):u)-.
'rt)tinsMt<i)u~)''it)).ut<t<)c<'idpnta)p.trcxctnp)'t')).n)~'
''titit auU'cfuis «'sU'cit~ aux sents<'(mp)''s t)).u'it's. Mais h)
rt'Ktf ta p)us ~))f ('.))(' Mt t)ue tous te. individus )mbH<"< y )'t'e)t
!)''nt pitt't. hot'ttinaireceUepratiquc se rattacheaux (t'~cs co)
t''eti\'cs d'hh'pr': fjttctqttf'fo~cppendattt p!tcen cstttcvpxuc
i<td''pc))(ti)tth',t)f)ht)U)))c)ttat)<))'))<)))d.La.th)t)toit)sdH)t':
~<))<tysf)uin«)tt)t.)sst)bit'i))ttm'ucc<)H'tie))))('.t-f\'ifH
~~KC s)) t'\itint)'g)'.))t'n)e))t.u)t moment <)omtt',)t's)<ttnpL".
~tci!net~ i't de \'Hrit.)b)M o'~iM on) )h'u Xnus sonnnt";
)u:ttt'cn!iei!tK'ssm')t'p(tint(t<'siH'())t's)f<))t(i~'st<'tnn)<'s
')t-tct'tnh)''es qui sont i~t)i)jth'e:tdfst)ot)i)t)Mdftct't)tin~s",

!.)t<n.e')).);0'<i.)i't'(.r.)))~i~)!it)!7.7'p.t).
-)!tt''at)!f):n'<iuttj'<d~t!)t'
.Ur)itM't''t')'t'')!t!n''r)M')~~)))t'
!jHt.)-ut).<f<t(tY/t«.)t..«')tX.h'r)).tt::
.:)-:U!~).<'f')'~M~)'.t)t)t~)'<WtMri'<t,<U!it<!tMidti~L.
'"U..S)Cfdn/.nr)).trt~)u~r.') t~.tt;ttit)t'it~)!j)t!n.t.'
.'t~.t.tm.)!mt'r.n)H~.)M'tt~)h's.)tt.t!))t)~t))i"t)hr.!tti.ti)t<'ti«)nf..
.t'~pt: )n)m-t.<'))!)"t)u)!4d!'i)t' ))). i3L.'t.hu!tr'').tti'!)t')r'
')"it)t)'. )t)m-ttt~<<)\~)i.tn-t).)))tt<.t).()-.<.)\.rn)'Mf<«/«'<'«..r.).
-n:)).)' ))~~)t.*)<-))).t<~t.))!).jM~tti))<. ni tt\'t)p.uf''ni n. <<)!. ~ti'

'").)«'/h.~):h)h<)tt-)'itt'~).-).t)t)! ')h~i)t.tf-.)ni
j~)r'i<)t~ittt<)tr'm<f<))h)<hntihv'jM')'))j.tU«.).Ut'.
<!t'tt!-)tit!i.tn~tut.')t''mrMU')f<t)''<'t't.t))~tttt~h)~ti'!tt~)'').!)tt)f.
!')!.)i.)j;ri)).hi')''<r..t)trit) H".)-, t.).. :t~tth't.)'t~)-
)*)..W~<~t''<[t. J~t)'<i)Hî'"t~Uit.)t)"U\m't.t~t'f.'h'
'h)'tf)''unitu''n'ttt'h')t~:tt~~ttttt~<'tt.A~t'<t'r;.ji.)~t
:)\.)ttH-.))iU)).~)W.n).t. )'ti'nf"<M' !< )'<r!
rf!f;)-.)')'J:.t)~)tu~M('c<'n'ntt!tfh')t.i'if"k(Ki)ti)"'ht.
!)-. J'«.)t.)~.):!t'.Kh)t.c)':< t.. )t.~tn:'t'unt.t.).)t.).t).'
~j'ti<)it))~itttb)(;fst)tt)<t))ad''f~i'~itt~)!.tu'~v,<)n~)M~t.h'it.t)'h'-irtt.-
..mt)'u~nt't't'ut-t'[)t'ih-u))!-at~)u''H) ').tit. )'7:) )..t.ututt)'t'
~'h.tHt:t't')'«M)r'<~t'))t"M)'<-)~.<)i.)))'t)tttn)"t) t.t~d))))<h''
'M "!tttt))UtJ)''ttt''«'<)!('),)..)).').
!.<< int''r')i'-ti<)t)~att\r.tt'("'tt-m')~t't)h-)i-tt)):uit)<)~i')<')~
.)Mt.S!))u)t)).j).n.f.).').)t;t'n)c<-)![)'')!))uu'ti)u-~i.n.
'<!)))~')).«~ /t')~t)t''t~).tta'tt'i"f))~trith'.)'m<)«"
H.t)'KMK)M.–nn"<-it')..)')t-i''t' K
Ht HM.tfU;.
t.'AXSKHsOCtt't.'Mj~n-t:
.r'H.U
saut dans deux <;ns.,mais qui sont des ptus typiques. Dans b~
fêtes masquées du Cumbertand Sound~doutnousavoui! p!<t')e.
iuu des masques repte-eutHnt ta dresse ~ednu accoupte t~
itonunes et les fetmnes sans tenir compte de tenr parente. uni
()uement<<«p<<<<'«< M('t«. Il faut entendre pur ta que hommes
et (emmes tout unis comme étaient unis autrefois iesaucetre~
mythiques dout les sujets actuel portent tes ttomset soat les
rept'ésent:t[)ts\ivattts Le tneme (ait est attesta eu Ataska-, et
semble indi~ueumeurs. Aiusi.a ce munx'nt, toute t'orgatii'.a-
tiou. de ):) fami))et'estreiutf et de ):)ntHisouneedispa)'a!ta\'ec
sun ~rdnmire t'e~t<*mfnt:ttimtdes rapports scxuets tous ces
Kroupe- particutiers vipnnpnt se perdre dans le gt'oupp tota)
()ue tonne ta station et dont t or~attisationmythique, recons-
tituée pom' un tet)))M. etiacc toutes les autre: Pendant mt
instant, peut ou din'. )e c)au, dans tout sou a)MO)'phisme a
:msorbc ta {amitié.
Hn dehors de ces ~'hitMgpsgénéraux qui ont lieu entre tous
tes membres du groupe et qui sont ptutôt des rites sexuels.
i)y en a d'autres, phts ou moins permanents, qui se font entre
particuliers, pour des raisons particutieres Lesuns se pra.
tiquent dans la maison d'hin')", d'autres se contractent avant
ta dispersion de juin eu vue de ta saison d'été cesderniers
sont accompagnes d'un t'ebauge de présents Maisles uns
et les autres semblent bien n'avoir lieu qu'entre gens d'une
même station. Au détroit de Smith' ils sont nombreux pen-
dant tes premières années de mariage et ne peuvent se taire

o)fr)'t)t()<:«Y~ttk'H);.n vrrttt)tr jHr'nt~s~t'tim~ }hi.<h.faitt'-t j~-ut-


tr<; uf«tL'tjn'' cetutt-ih''ptu. tj.(.
t. Huii. ~i~.t/K'K.i., )t. ).. !;?. t' ).. t.i/f ftf)-(. p. H.
X-.t'./«< ).h)-hdt)t.j'.ttt. t):t. )) t.
X.)« ~k.~miut..(t. X~t.. ().4!'t.
:<.))!t!))eNr-)'h!«t)t'' 'nonf'ntun~r.n:tt) au tH.t.' !t~t'')<-r)ti~-r jt.tiht
.t.' tu'\ '-).Mur')!)'
)). )). 4)! f). t'-rt'')-.)'. 3t.
4. Y.)\ t'urt'-f..t~.M/.t.)).~~ifW).)).r..\V.;)ts et K.-))\.~;H.<.M'./<
p. )'Mutd~ch.j).t):}:t'.t)'r\ );\tiMr<)Mt'' de t'im)!kokt"f't';Ht!tk!.p.
);.3U0.
M'h
t.H. <eM<(t N:it)))iu1.'icehiittMu ')'' -ar~. hien)~)."))')'ct'
\<y. Ly'ot,/.<c.<
')'a''n.(.3)):))ur').).. (.. t):t.4)'H".«.< /(. 5~ Kutt))i..n
''Ott~'tt )'. H: )')i. hc. )t. Ki.
T.t/an!k ~<'tt)t))e
n)''M'itV~han')t')t)))itrU<'u)i~'r
.tn''(i)ot';dt'f'itt't't.
jt. :)M.t.Tnrn.'t'. j.. ~)~
!<.ft-ary.«;7/t"<«' 't('<r~tF<«'('«<
f' ). j). t9*.Kt.) r/t'*/«~
.)/ .Mj;t )'
KAt'iH. – KTCttEMHMt)HfMt)t.Ot!tB
SOCMf.Ë OS

ators qu'entre individus detet'mineit plus tard ils s'opèrent,


pour de courtes périodes, entre des membres queiconqucs do
cette sorte d' « unique famine*') qu'est tu tribu du cap York.
L'Aiasha est ta seule région on l'on nous signale des échanges
entre habitants dé stations dinéreutes Mais l'exception con-
tit'me la règle. Ru effet les hommes qui ont procédé a ces
('changes deviennent frères d'adoption, tcsfetnmes échangées
sont considérées commesœurs les unesdesautres et il en est
de même do tous les enfants issus décès unioMi!Les relations
qui secontmcteut aiusi sont de tous points identiques Acelles
qui résultent de la parentt'nature!)e'. C'est doue une preuve
nouvellc que les groupes.au sein desquets se pratique te cont-
tnunismesexnei sonides groupes de parents puisque i~tnême
f'o il a lieu eutre ctraugors, il crée outre eux un lien de
parente.
Et) définitive, le seul caractère du cian qui manque u. la
station est l'exogamie. Il est vrai que Nansen* a cru que les
stations d'Angmagssatik étaient autant de clans exogamiques.
Afaiiteurensoment,l'observation senthic être uniquemeut fou-
)ife sur ies renseignements de AI. «oim qui se rapportent à la
maison, et non à la station. De ptus. d'autres documents de
.\t. Hoitu. entre autres le tabieau geaéaiogique qu'il donne
d une famille qui compte des représentants dans les diverses
stations de ce fiord, prouvent qu'on peut tort bien se marier
:t i intérieur de lit station où t'en habiter Il est vrai que le
'nariage pourrait être prohibé entre tous les individus.origi-
xaires d'une même station, et permis seulement quand on
tmMteunp station autre que celle on l'on est ne. Toutefois, il
est uotabte que le seu) auteur qui nous ait parié du cian pro-

) Pear)'./t«/. R:i!.tttu.<i.<'u m-nK'tttionnc t~s <:c~tiu) .tm!!soncxcettf'nt


f:t)))MU<)<)S'K))anf{''< 'te f'itNtnes.Y~MfMKM/o', p. 6t.
KtiM.~tt'fc/t'; )t,)'. ~t).
K.<'p<())-(t«t)M<
:t. X''tson.j). 493,forter.~<<nta,p. t<Mft)it))tren'')t<nt <)!'))cx<-)a.<ih')'-
"m fuits& ('int<=ri''U)' de )t station.et <juiabuuU~eHt(t'uiib'Mri. aux
o~ftx".)hoit)i.<-f.W.'ttsetKt'Xy. ~M~. )'
4. X<').<on,ttxf.
&.t~'s«t~ttt'~tottf's ~t)t etnp)u\<'s. <)U''(tout 't'ux 'lui <~i:ignant la
)<a)''nt'-tM)m-f'))e au UfOntam). Hth'sce)t)!ca's mM~ricttin~ sontd'in'is(juc
)' to'.tfm)!'tt'~saotti! ''t ttesdn)it.ti-ttet)ctm*nt ')))!')'<'ta)')i!is<'Mx'Ht
)).<)(')«)
<t''t<t" ss' pr~'jt)'-it«))<)!<ihh'.
<i MftMO~f&eM. (t. ttH,<'f.)).t)t, n"). C). KM<t)S))):nLtnm) obs'ut''t'
Kh)bt;hak, p. 23t.
7. ci. )))ushuut.p. tOt,n. S.
ttU L'AXXÉE -.UCtuLUtiH/fK. tMttMUj

prementtotemiqueehex iesHskituos. ne ntentiounepast ex«-


gamie'.
Aiusi. suus le rapport de ia vie domestique comme suus le
rapport de ta vie reti~ieuse. ta contraste entre t'hh'er et teh'
est aussi accusa que possible. Kn été, tu famitte de t Kskim"
n'est pasptus étendue que notre f.uniito actuetie. Hnhivef, ce
petit cercle (amitiat vient se résorber dans des groupements
beitucoup ptus vastes; c'est un autre type domestique qui se
iormeetqui tient lu première p)aee; c'est la grande tamitte
de ta ion~uumaison, c'est cette espèce de cian qu'est ta station.
On dit'sit presquedeux peuples dit!ereuts,et ou pourrait c)as-
ser tesKst<in)ossnus deux rubriques si t'mt ne tenait cotnptf
que de ces deux structures juridiques de teur société.
–– A'f.< .<'<<'
/)' /t'~<««'f/t'ti<<tfM)!.
Les droits reetssont peut être soumis à des variations sai-
sonnières encore ptus importantes que les droits et tesdevoirs
persoanets et ceia pour deux raisons. D'une part. tes choseseu
usage varient avec tes saisons: le materie). les objets de cou-
sommation sont tout autres eu hiver, eten etc. Ensecondlieu,
les relations d'intérêts qui se nouent entre les individus ne
varieotpas umins et en nombre et en nature- A une doubh'
morphologie et a une doubte techuoio~ic correspond un dou-
h)edroitde propriété.
Enetc les individus et tes (Mmiitesrestreintes vivent isote!
dans leurs tentes tout au ptus sont-e))es rassemhtecs eu
eampements provisoires la citasse ne se (ait pas en connnun.
sau{ponr ta citasse à ):( baleine, et chaque hardi pécheur ou
aventureux chasseur ramène son butin a sa tente, ou t'enfouit
danssa « cache sans avoir de comptes a rendre à personne
L'individu se distingue donc fortement ainsi que la petite
famitte. Aussi voyons-nous se constituer nettement deux cer-
cles de choses, et deux seulement t'un comprend tes choses
appropriées par t individu, l'autre comprend tes choses que
s'approprie le petit groupe famitiat
). M.~)s<'n ))<'nous''n)'tn')<- '-n<'<f<')
p!<!)a )))<)p«.<
<))' L'natit.
Etit )'<)
tr'i n'n<:tt'quit)th-
~uc (i:tt).<
h",
t .tt.~ toa~juA'i ~t~ tfihus
vuiiiMfs fA)tj)fth<tK.i'
tttiut.Uiuttmiut)' s M-han):' <))- ft'tmtx-s
.font i,anstiMt'ption <)<'
p)tr''nt'
t'.tr)''t-. «<y..t!).. tM.K< ~'m. p. S7M.
r). p. ttt.
Ct.ttiM)..T. T.. t. ~x.
;t.Cr.':t.tn/. n). :<. M').)-, t ).. 5~.
t. S)tr)<.Mt qui \:) ..uh). et .)ui).<.rt..),)H).)..ork );t-T)t))a).tt. <-t.
M\r<–)!rt.'Mt))!M')t)t'tt<J).<tË~<:t.U.)! tt7

Les biens individoetssont les habits


et les anndettes ;puis.
)t')<ay)d< et )esarmesqu! MatureHemeutsont oxctusivemettt
jxtsscth's pur )e') homme* La f~MMte possède genéntterMent
en propre la ta<npe de (atnitte~tes martnites (te steatite et ron-
!<)nb)e des instnnuents. Tuusces objets de meMageso~t atta-
ches d'une façon ma~ico-roi trieuse a ia persoxmj- OM répugne
tout. à fuit A les prêter, à les donner ou A tes échanger, des
tju'its ont été usinés Un tesentet-reavee te mort Quelques
uns, tes armes notamment, portent enAiaska, peut être même
partout.desmarqucsdo propriété'. Ces tnMrttues ont utMduubie
tonction eHe permettent de recoHtHhre tesobjets~ui e)t sont
t-t'vetus et teur maintiennent une partie de )a puissance tua~i-
'jue de tenr propriétaire". Eu tout cas, la dmsc fait. partie de
) individu qui ne s'en sépare, eu cas de vente ou de troc. qu it-
presenavoirKardé un morceau~ ou t'avoir téchee*. tirAce u
cette précaution, ils peuvent s'en suparer. sans avoir :'<craindre
'tueFacheteur n'exerce sur eux par t'intermfdiaire de ta chose,
une puissance nmifaisanto. Il est, d'aittours remarttuabte <)ue

t~ta~'r. Kf<«fio)M)', K~)'<h' (tnoinii pn-ci~~ f'ffft)! p. ?). <h.))~. ))(.


:<. ~i. t)itt<f)!; )))ttit):fr; Hin!<)'. ')' p. )t). s').. «). 0 ~<nhh' .j)tt- <<'s
mh'ur-danois M' tvK'tfMt tua'- u un'' t'"di(i<:ttU'tt) fttHt! um- tu)~, ))<trUu).t-
f!'r. t'd' et )<*<fr~n.'s)torm'<'s, t )'')ti):int'<t'"i <;).t)')i«e)'t'')))'<at')'))'ns
'tdui!. X, <t. i!:). !i6, (cf. rctittittH:. 'h' Keu Hcrmhut Htti, )7M) CmM.
~.<~<')/<-f<:M/<Mf<. )t. p. tt8. )4j. !<0)<)ft)~hi<)h),Of'M~Mf/<-«~;c~<«Htht
/t'<<t<t««, p. MM .«). ft !<un)!~n. Mf'M)«Mftt, )<. (Oti. ne run) 'jth-
n')))<)du)rt*~'s ')))n)i''o~ )h'!t Mtn"! autcMr'! <)itn")!
t. Ht) tout ca'i f))'' t'onpottt't-m'itsdt' 'tivort'))' )<'s )~him"Cpt)))ttUYv
«t'cidentftux.
Hiutt, T. T.. p. M. nottu. ).. )t8. X'-t~'a. )'. ):)'
:Ct))H)!.U).!t!iiS.
t. Xous n'' 'uttus~'on )tiK d'etf'ptiut) it <-);()''r<'):)'' 't.i"< t"Ms ).
')t.'ur< 'lui ont pari~' ')f-. Kittint))~. X~u'; udU" ab~n'jn< ')"!)'' ')'' '~nncr
!< t't;fcfL'tt''t'
Sarh~ )t)<n\)UM'!')'- jtn<))fh')<: et tfur '[t')~iu<). < B!'a'<<<
.'o-t.) o/tffMt-OM ~ttMtn .t)W)')))<y)t'M<o.i.<<. \')t. t, p.tXH M).. )tu0-
~x.mtt V/te '«p/tie J~ u/ </te A\ttMu. ~tf~. <..S.ttf.<)«.. )S95 (W.~<m)j.
'')n. t!t9'!). p.'?:')).t.).)/extt<nsi"n'tt's)n.ui)m' <))'prt)))~t~<i''jms-)<!c''r)jmM-
ftn-nt )(' MiK;kfOi'i' f'ftitot. <;«tMf<)!<<.)«t'.r. p. )tt7. M. )t'Ms aftirtHf
n' )M.<)t'< < ontmft)- u ))t terto <t'' Battitt xi <m ~i. <)t)ta X <) thu)~"))
"<y. ''cpexdttnt t'. C. jt. t4). M(ti.<. ~a:t~ 'juit -)it ncct'~sitin' d); su))-
)~)-;) )''< n):t)-'ju'f p)uph'm'')tt dih'i!. il ''f.t <rt)tin )j)t'uh 'h~it .)'' <-tm.«''
.m.'t) pr~ci~ ))th* le !t)nit R.'iki)t)<)tvuy. )'tus h)K. (). Ht) tx' pummU t'hc
m)i~)\ ~jU)' si t'))a<)n~ '')))tss"t))' (Hitit je ntoyt'M 'te ptoMY!')' ')Me ))U'<'
'u) h M<;nno. r). UittaM' m Cranz. )tt. :<
< Cf. Xt').;on. p. MÏSt). ~putii~n' <tu tott-tn).
T. S'')s')tt. (<.4:t! t')'.San a. ot Kt.o-ut. Ot.tppi ). t'oy. ~M~«;tt<'H<f. )<.t!
.S. L)'U)t, ~t[- ~UM)- )). :!).t.t«'t-«<«-t'. t't. [). :M.
t'8 'AN!iKK'.t)t:K)LMtt(~t!.tt)M.tiWi
cette identification
ideK<it!cattourigoureuse de h) personne
personue 6et de la chose
soit restreinte «ux objets de fabrication eskimo'.1.
Le cercle des biens qui uppartieunent à la famille res
freinte est plus limité. Ktte ue possède aucun immeuhte et
n est propriétaire que d'un petit nombre d'objets mobiliers.
Même la lampe est plutôt propriété de la femme-. Ce
groupe
n'u vraiment eu propre que la tente, les couvertures et le
tratneuu'. Le bateau de fetntUM, l'oumiak, sur
lequel ou
transporte ta tente et a t'aide duquel se font les migrations
d été et ta citasse aux grands cétacés, est peut.etredu même
ordre peut-être, cependant, appartient-il plus spécialement
aux fllmilles groupées en hiver En tout cas, il
app!x'a!t ctai-
rementque les meubles de la famille restreinte se rapportent
exctusivetueut à la vie d'été, et a la seule partie de la vie d'été
qui subsiste en hiver. Mais là où le droit de la famille appa.
ratt d'une tMauièreiucoutestée.c'cst pour toutee
qui concerne
les objets de consommation. Le chasseur rapporte à la tente
tout ce qu'il pris, si loin qu'il se trouve,si atïame qu'il soit=-.
La manière rigoureuse dont est observée cette régie morale
fait l'admiration (tes Européens. Le gibier et les
produits
qu'on en peut retirerappartienneut non au chasseur, maisà la
famitte.etceta quelque soit le chasseur. Cet altruisme remar-
quable contraste, d'ailleurs, étrangement avec la froideur et
t'inditîerence qui souttemoignés aux blessés et aux infirmes"
on tes abandonne dès qu'ils sont incapables de suivre lit
famitte dans ses migrations
Tout autre est le droit d hiver. A cetégoïsme individuel ou
étroitement famitiat s'oppose un targecottectivisme.
D'abord, avec les immeubtes, apparaît le régime commu-
nautaire. La longue maison n'est la propriété d'aucune des
familles qui t'habitent, elle est la propriété des /~(M<'<M<M
réunis. Elle est construite, réparée à trais communs'. H

1.Attt'cdotc dm~K.tMen,t'<)H)<)<eA<'M, )).*)).Les)-.t))u''ttM)eu)-cn<:t'nne!.)


ne Mttt pM!.utt))tisL'& aux tT:(;)e;t
wdiutiin.fi.
Kt)t)'tf)'tue'; t'))' Ho~.C.t' p. 58t).
ï Cf.Rink,T. T.. t.. 30: Turt~.r. iOS:BoM.f. B.,p. S4t.
4. Rink.V.T.. là.et, M.
Kx.dans HaU.ttf<-t-.(A«.e B~t'" )'. :'M.
6. Vm. p. )i:i.li.
7. Cf.)'t)nt.'sin tto:t.<.
K.)t. t.. tTS.30i.~tt. N9.<.)..
f. Crtmx.))). :t. ttit,t;.p. )0. H..).)).)<.83, ~.f.: BoasC f
p. M), SS:
s. Muh)och.).. h'titot..Wooo.?)- p. XXXt; Riehafd~n,<'<)<«'-
M.\CM.– KffUHUHMtttt'ttOt.tXitti-M)t:tU.K )t'*

'-embte même qu'il y ait appropriation coiïective du terrain.


i'our ce qui est des objets (te consonnnatioo, le eotiecti
vistne. au lieu de se restreindre Ata petite fami))c comme en
été. s'étend u toute la maison. Le gibier se partage ~Miement
entre tous les habitants'. L'économie speciatede )a famiHe
restreinte disparait totaiement. Xi sur ce qu'eUe prend à ht
chasse, ni sur les parts qu'eite recuit eiïe n'a le droit (te faire
des épargnes qui ne profitent qu'à ei!e Les magasins exte-
rieurs tout comme les butins geics et ramenés des caches
fointaines sont choses indivises. Provisions antérieures et
rentrées nouveHes sont partages au far et a mesure des
besoins communs~.
~îais le droU commmiautaire s'aftirme ptus encore dans ta
statioa que dans la ion~uc maison. C'est ici ()ue l'opposition
avec les droits ittdh'idue)s et patriarcaux de t'cte est te plus
accentuée.
Tout d'abord, i) y a propriété indivise du f:ot occupe par
ta station nu), même un aHie, ne peut s'y insta))er sans une
acceptation tacite de )a communauté Bien entendu, le
!t:<snim,tu ou il existe, est t'gaiement un im)neub)(' com-
mun
Ensuite, le coHeetivismede eonsommatio)) yest encor" ptus
remarquahte que dans la tondue maison, i) y a certaines
tribusoù, nouseutenteut dans tes momeutsdedisette, mais en
core en tout temps, tout te gibier est partage entre tous". La

<;<<.?<.)'. 3tU: )'~)t<t-'Wuot)'-) <tf/)/«<<<.j<.):t7.)')tuH. /tf/<f~«/;«.


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t. Hu)n<, p. Mn<M)v'<t<«'«; ~t Cr.)n/. <~< <'f.X. 7.
"a)itf!r,/«c. t(f.. t'ttt)) K~t'' t.7<'nv~fM.<Hiufi.7'.?' p. ~)i!t<'ru)'t
!"fUf:ll1'lu" 1.1
)''f)tf:nt')u''c't'tt1;\).<)~
1..1'J.:i,,1I'
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<t')mcr). :an~"II. 1,kiltwl('h('lI.
Xan!)),t's'ttM<~<'tf<t.
i)t et ~uiv.(rfpr~'tuitthdax' y !'j"ut' ~m')')H't'rf'Hts..An-t'))''it
f" !*tt)ith.< <'Mntt!tMi!-t)< .«'txt'h'.t)))t"is itt~~)))<'(t~'trt'it))anf ft'u).~
/iM/~<«/W/f*f iH)L-t <h't'.)ht)iRaM)U.«' tt.<' .)<<'«<«''<)<.S) Xfn').'t)i.t<)u)~
/'ftt .t«<<f'a << p.Mt;! B'Mt. t' )< ))u))./.f/t' < /Af ~K'.
H. )).~0,K)m<t'))ak.)).(i<)u)t)t))!'f).' eH't't~M~OM~.)!. )S: )')-tH«t,.Mt)««'/t'
XXXt):)'r)<r. p. )0:t.t37. ti).t.. X<u<t Mut.t.h n"~
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!))"')!ttMttt)).)-. <u~.)).
Mu<M<'«~<t" )t. ~) Rit))..7'. 7.. j'. ?. :) ;").t'
:Kif))<.ï'. Ï' t~.~<i.cf. M~fr. <fc. 'tf. <.f.m<.))t. )-).'
<'tt't't«/t' (t. 'tt H<M.- < )<.:)!<~ r<trr)nt Mtt')< ~t.'tt'uxt:' t
4. X'kon'Ut ttn'ttx'.)). N; ')Ht')a 'ttMtm'-tiot)')n tia<)mn(n'ut ''<)-
f.titt!par)))ai')''))r;! 'i))uM' .t!<i'~ <)<' ).<)M' tt'ibtt. ')H'r'-iitf'ttfort'
!'m.<i-ntu)x't)t<<).'t!)iti<)))))?<))). tt' /M< p. ')'t ')n'' )' Ki~hiHt-.
"tak't)<)Kp)'0))t'i)'')'- t)')))')iv)))a<
p.nUcuUf)'! ('t. )'ar< ['<)!<)).Mut't'wh
~i)'jtt'i)O't't)') )).)'!Mttt~i. )).7'
B"a".< )L:'n )).'t)).ftW)' y' )'. :hMt. Ktut"ha):, p. !tt.
'«lK!.t~X')')t.t<K. )'t.)"H:.

vif d'hier sf passe ainsi en un p~-pt'tm't


r~'pas et) cumnum
'jm'tt": indi~L'ncss'oftt-eut k'<uns aux !<utr~ Surtout )f.sat)i
maux d'uUL'cct'taitu.' grandeur. omrs~'i..pcti~ wtMCt"),sont
toujours ):t tnaticn' (t'un ff~it) itb-.otuuK'ut;:t'nt''ra). et h)
n-pitrtition fn t'st (:tih' ()p ta mani~'f ):( ptus~iditairc ).c<
)Mt(;im~t;'<;t)")t<'es<)u captut-t-essont(tt;'p('<'<'cspncunxnun: 0)
invit'' tout h' ttistrh-t': fh:)(.'un pt-t'm) <)n'it(~'nt,et, curieux
"s:)~im t!t-ui:)t)d fM )))t-ss)trt'stttttiitt-Mituutmi )K'nd:t)tt
ffHe ~tf)-t' d)' on't-p ne sont )):)..n-putut-f-:ddh-topuse!;
i'ùm- tt' ()ui ..st dfs objets toohiticrs. if ttroit
qu on) t-m-
Mts soit h's indh-hhx. soit tt's tatoith's. s'cHact'tt-MfitcHoncut
dt'Htt mK's<jt'tfd~.druit t:)t)-)))ut (titt)ts df ta co)ntnuni)nt<'
<ju:mdun uh~'t t'st pn' il Ya ohtigHtiunmot-itledele rendre
M!ns il ne pt.-m t'trc rt-c)Ht))'- t) fiiut
<)t)t.'tat-Mtitutiun s"
(as~ s~utaucmL-nt ft. s il ~t p~-du. si'rttit.cp
par ta t:tut"
de )'t')npt'uutf)'r, il M:) j.ashf.sfthtd'~t~
remptact". On <,t'x-
p))<tupque. duas <'Mconditiuus. )c v~ soit t-arc il fst pn'smn~
itopossibtf.
n y a ptus. Surtout ditns le L:dn-Hdnr. k Cr.'nt.md ft ic~
<-est uttf
n-~ut)scc))tr:t)'-s. )t's)c~Ht-)-:df qu'une (antitit' Hf
doit pus p()~t.d"r ptus qu'une quautitt- )imit<'e de riches~
Uans t'~tt tt- <!r..t)hmd.
<)u:(H() ifs rpssottrcf's d'uup tn.ti~ou
<)'-p:<ssc)d Je ))i\-p!H) )".t <;tt))!.id''r<- coumn'
qui ttortn.d. )<
ri<'))e-: (tf)ivet)t ~)diif:)h<irt't))c))t pt'fteritux pam-res. ){h)k oous
(fit ')t)p ks ~'t)-i d'ttm- statiun vt'iitt'Ht j.duu~'Htettt a ce qm-
t<u! n<' possède h's autres':
ptu.. que quand le cas se produit.

't.. 'r)ti-t..i~t..)'t:iJ.H.).iT.k.)tittt)n.)uhht.(U
t~U).. ,“).t. ), ,,H.n .)u .j,t .). s.it).. M.t.m.u-
.t.. t., ~t.).
"jf~ t..t.tK.- .)<“ :M. ))~). t. ) 1.
)'. ).'<. )). )~t. < j.. j. t. ;“. ,,““. j~ j~
ti.hk
7-. ?.. b -'s ..n ,“) ~u. ,““.).“ ,“.“, tnutt,,m ·r:ttl.
)).)).t. -h)!.<).L. tt.-)!t)i..M..r: )" M.)ht!.), ),.).. i:!s.
)' 7' j. X.,u- h. t.
).))..)H.N.- r),). j t.(
).iit..ttn )u.iH.)~ .ttttt~.t. )tt.jtirtL..rh..))aii.)..)t.~i)t..<~).)tt.
).)-nt.. ,)t. -.t:h. ,u- [..tt.n.. ~Utj.it-Nt.'nt .ju. r.))'it .j'.i) .h.
!)~ .iM.h..it ,t. t., .n,h.))).))t.<–),.).f.r)..)f)f t.t.n,-
)~U- )..tt(.t .)t)i. hti. )..)tr'i..t)<t~ -))H..m hivr.
i. )ii~ 7'. ),. j'.t p)..<htit ~.n./ .[ )).t).)M.)-.
Xit))~<t. x. )- j.. ;);.
'Mi))<. '<. 7. p. :).) ,t..t).).).)u.'
y~ S! 77.M. ).<
).k~t.u ):),t. farry. ),. :,Xu. ).<.).t, ~fr.“.“ (.. ïjs. :t,n ,j
v u Mo. !u.'). !u).t.ttt~ )~t<rva)~.tt. otiti- la rctttat.))))'
k .ju'' C.nv~ .'t
ntt~. .). ).L .).t!i,).mt. .'tt t.tut ;[ )a~ j.)~i;)tan).').
'ttit.).. f. ~t.t.i,.x'))~))<t..
MU'XS.
–'h).'M:W:)t"ttt'))t~')':tt:).t:)A).H fît

tesxt'ptus. tixe arhitrah'emput. retourne a ceux. qui uut


tn~ms. (~ctte ttorreur de )a~<<f)w<'<«' est aussi très dt'vetoppee
'tans tes relions centrâtes'. Il se tnarque plus specia)etuettt
par deseettanges rituels do présents, tors (les Mtes (tt;Sedoit
jo't'scnts !mxhootouytnes des !)))c~tr<stnot'ts dish'ibndca
:))txt'nfxttts oux visiteurs. f)(". L:t cutxbmai'ton de fft'itt'
.)\<'c)es contmm's indiottK' du not'd-ouest abuntit, <)u)tstt's
)t'ii~)i!!t)askit))cs.au)M'institution, ttoujtfts identique sitns
~t)tt'.tnaisatti)to~ue au putt!)t(;t)"des tribus tndieunfs.L:)
(t)~)K)rtdes ymasHS(tf cette r' possfdfnt (tes sortes de
''iK'fs', dunt t'f)t)t'<ritt'estd'f) meurs))):'<d''<{))iM,et. eu tout
')s. un certain nottjbre d'tx~nmes riches et iunuents. Mais).)
t'mutuuunutf reste jalouse de teur pmtvutr: et le che~ lie rfstt'
( hef.ou pttttùt le rielieiie reste rit'hf et ijtOueut ()u'a <;Hudi)i"u
'h'distribuerpt'riodiquenteutse'ibieos~Lahieuveinaxecseute
<tt'son groupe !ui permet cette apcmnutatiou et c'est par ta
'tissipati'mqu'it ta conquiert. Ainsi,alternativement, il jouit
'sa fortune et il t'expie: et l'expiation est coxdttiott de)!)
jouissancf. ~t. Xcisuo n"us ))at-)<' t))')ne de chefs qui ont <I'h'
:t':s.)ssines. parcequ'its étaient trop riches ))'aiHenrs, i't ces
~'haH~es. a cette -redistt'ibutiou est attribuée nue efficacité
mystique tts sout oecessaires pour que ta chasse suit fruc-
tueuse s:tns i;eut'r<)site,pas de chauce .-Cecut)))))U))is)ne
''touotmqm: de Hnvct' est t'emarqua))!cn)eut paraHètp itu
''('tt)tttuuisme sexuel de t!)tnemesaisou et tnoutre. uuefoisde
plus, quet de~t'e d'uuite ntonde parvient, à ce tnotHent. ta
'noxuuautt'eskituu-

$ t. – /h~t'f<o<)~'«M
«'~(M)'<M't« f'<«~f'.
~~aissi upposesquc soieutcesdeux rt-~i)nes)))oraux etjuri-
).)h,a-A'.
.w.c~p)u.,huMt.)).)"tt.~j.
:«.<)).'):). M.:<.<.)).))t.t).).)<).'u't.inj;)).<A'<t'<<
:M.)'.))1.)f<M/.M)..<M.H).
i.)tt)it.t')t.): t't. A..)).)!it.
..cr.())us)Kts.
".).')r.!Lp)t)'<ht')it''M)it!t.nt.)'~)h'tt\Vt')M'r<«<«.)'.)'?.))"'t
h'))\t')«~.jh\A.Mr/).
'X'').)t).)).<):j.
'i.X'')!.Ht).)..XUd,f..tiK'.t).scn.H)'.j).<t).
)tit)t<mt'«rnt''))Mt)t<;))). (tf ~< U. j).-M')"') '<-) <)))i.)Ui
t.f/<' <</<
~ttt)"'Mt-)r'')))i''n':<)u'-h)Mtt!))yp<)tM'.T'it))")hh-)))Mi.tt)t'-)«')'f-<')tat)n'
')'tttfmtU):.tpou)'<'th)d''j)r')dN)<f)'a!)UM)):um't)''<i'')K'
<~ L\'<XÉKMt:tOt.uf!K.<'W)-<')OS

dtques. us ne tinssent pas de s affecterl'un l'autre parceta sent


(tt)))H'S.iiKt)<')!)mpntH:n:f)nc'!))Tnnhn')'ttn)'.tt))t.m

qu'its se succèdent au selu d'une même société et que ce sont


les mêmes ttomntM qui y participent. L'Hskimo ne pont se
défaire totalement. pendant l'hiver, des habitudes, des maniè-
res de voir et d'agir auxquelles il s'est accoutumé pendant
t'te. et réciproquement. U est donc tout nature! (jue quelque
citose des moeurset des institutions d'une saison passe a ht
saison suivante et inversement.
Ainsi ta famitte restreinte de tête ne s'abolit pas entière-
ment dans )a fougue maison. Les diverses famittesqui y sont
a~tomerces gardent une partie de tem- individuidite. La
maison teur est cummnneu toutes, mais chacune y occupe uue
ptace distincte (tans ta maison gr~utauduise. eUes sont
St'port'es tes unes des autres par desctoisons': dans ta maison
occidentale, chacune a son compartiment dans ta maison df
uei~e des Eskimos centraux, ctmcunea son côté de i'igtou on
son petit i~tou speciat chacune a sa lampe où t'on fait cuire
tes aliments: chacune est fibre de quitter ou de rejoindre tes
autres aux époques uit tes Kskitnos laissent ou reprennent
leurs quartiers d'hiver
fnettutre institution (pn a certainement ta même origine,
est celle de t'adoptions Les Kskimossont un des peuples où
la pratique de l'adoption a été poussée le plus toin'; or. ette
ne serait ni possible, ni utile. si t indivisionde t'hiver persis-
tait toute t'annee. D une part, en enet. les enfants orphelins.
en teur quatite de membres de la grande {amitié e~atitau'e,
seraient eteves par ta communauté tout entière, alors qu'au
contraire les textes et les contes', dans tout le payseskimo

). V.))ta.< haut.)).t. ;). 7)).Il .t .fitfuon~'th'nM'nt pitrt()U'-k'.tuteur.


')f
.;))'')'it).tcpen~))n('i'h~ju'- tittt.ith-
.t .))'")tm-.
Ct.ph~ )mMt, n. i. );. M; ~).))., -.).
it.Cf.n. 2. j..7t,p.7X:<Ut'h' raj'jt~rtintt-n''Ut'dcs )ai<))!t'<,
voy.Parr\.
)'. ~tt: t.yon, <*<'«'. jM«r., ];)).
t. t'<.<~)H.Cr.m/.tH.:t .<i! dit f'-tthr.'.tan'.):<toitis-m<rhiv'f
t.)i) )ituj')Ut!--.ixtUttancttM-ttt.
Sot )'M!)t)))tion
!'n ~tt~r~t.t«\. St~Mno.ti'. ~e/o'<<<ta~. it' !'<e/t)'t//
'W. <;<'«. toof.t,<t/<~ MMf/c. it
)S')[; ~t;:)))t)<)''fxitE~tonfo.
< Ly~n.«.JoMt.. ).. 3M.)'<.<-);. f.i/<-<)/f~f..etc..),. S: )tMtMi.tnnt.
t)''
't'uph<t' tift)~ )):tnft.-r;'(k..)on)'< <)MM ))o)<tt.
p. tSt. ))U)'tit )))a))itrt
'f~"ttan)in''<ii'-i-ontain.')intt.'tfn-
un outt''ax''t~txeHts uhitnK"r< au ntoins.
i. ~<:t'«en)!H).t).r. r. n' T.~). )).,).SM./Mo~/o~~M.M~ <-)< i.)
.V< X.))' t. et. niii.uMMt-n. M~MMMtf, p. S6: O.tthrihtor) Tumc-r
p.2<iu:t)-))i)MU\C'ntM))' )!<ta'C.t.. ).. t;M.ctt.: t. M.t.,p. 309,et.
MU' )!T)!f<)!MHMO)!)'H"f.O)!)K«tCtAt.M t2X

sont unanimes à nous décrire ta triste situation de l'orphelin.


tf'un autre cot~. pour h) monte raison, si la (amitte restreinte
n<'se substituait pas périodiquement &ta famille large, il n'y
aurait aucune raison pour que les gens mariés sansenfants se
préoccupassent de teursort a venir, tant matériel' que morat
ils ne sentiraient donc aucun besoin d'adopter soit un jeune
)(!))'t'nt, soit un étranger, pour assurer leur existence dans
leurs vieux jours et, plus tard, le culte de )eurâm<
inversement, !a famille d'hiver réagit sur la fatnitte d'été,
<'tla morate de t'une sur la morale de l'autre. Dans lu longue
toitison. t'Ëskimo vit uu Il vit aussi uu sous la tente, bien
.ju'i) y fasse froid, et toute pudeur est également inconnue".
Mâture t'iaotetnent et t'inviduatisme de la famille d'été. un
droit d'hospitatité très large y est pratiqué': souvenir, sans
tttmte. de ta vie collective si intense de l'hiver Danscertains
as, i'hôte est mûme admis a partager ta couchefamiliate". Ce
')r"it parait d aitteurs appartenir plus spéciatement aux
)):))'entsde ta maison hibernate ou aux compagnons de la sta-
tion.
Ues réactions du mente genres'observent en ce qui concerne
!f droit de propriete.-Deja nous avons en l'occasion de faire
n')nar<tuer que, a t'iutcrieur (le la longue maison, cttaquc
t.HMittereste propriétaire de sa lampe, de ses couvertures;
)mqueindividu de ses armes et de son vêtement. t)e plus.
) urdreseton lequel se répartissent les fruits de la chasseentre
!~<habitants de la maison porte parfois la marque du droit
ixtiividuatistede t'été. !ci', c'est le chasseur tui-méme qui pro-
«te à ta répartitioM, et il semble inviter gracieusement ses

!it"t. ?'<'Mt/t<M<t</M'/ffMW< <<M C<t«f«/« .«t~-(~MC'7, j). S:


t'aris. )!f!!S,
\i ~t:M) Nt~un,p. MO.''(' <'<)'.
'h' /M-~tt</<'<-
).ii)'st.'n<'t' )hnsia \i<'
jf)u<'('M''(f'') un r~tu<:<)n<i')(!rKi't<-
vit-i))t'.<
«ens~jUtjH-ttvottn'f))t!<r )'tt)i««-))t)<tiun
n )ca)'.<
cn)iH))s
ttnt
~ts pt'av'httm~uivtt'.
~t. )))U!(haut. là.tM. n. X,t:CratM. tt). <, 2(!.st'tubt.'imthja~<)))<-
-t ttienet: )th<;<w«f"e <)U).se ptoduiii~ntau f!)f<)))a«'). a
ttttOMti~sxit
~t'fption.
): inHiU).~.t/'eMM</«'~M).. U.p. 9tt. 2tM.
)~)aH''r,<.t-tio/<t«f/<' Mo/ttMW.[t. 96; Ef;f<)' ~<<«~)- (t. 88:
.ni!.))t.3. ~S. ))). 4. ii 4t. Ly<tM. t'nf. Joter.)'. 94! XanhMry.MW
~ar<-<. (). < ('ttftt-tt'; [MtttMMS): t'~itttt,<.t'<)))'h
K~"i. p. tH.~
Ct.t'ttt!t hitut.p 03. jMtUt les e<')m)tg'')t de fettttttes.
))e<)ntn<!nt!i et.
h.mzin t'orto'<~t.ttft, p. )03,pout'h'sfCsuMats tiehnnHfs.ftf'M's
ttcRinn~ «)it'f)ta)t's
~-<'Mt)m)t-s, p)asttitU).p <)Tc)n<t(''s
ut 'K'eidMtttatc.s,
))".«, H. f. <)M.t-t.p.~tt, )t. <t<m'i un t'ottte.
)~ 'tSXHKS'tCt'tL'K.t~L'Ë.t'Mt-MO'i

..I..I. uu 1_ n
compagnons au partage, plutôt que de teur rendre ob)it{atoi-
rement des comptes. AiUeurs'. te propriétaire (tu nihicr. ou
tordre des parts sont déterminés parnn retttementqui
marque une espace de compromis entre tes deux droits en
cunttit par exempte, c'est le harponneur qui a donné te der
nier ou te seul cunp qui a droit a ta tèto (ht phmpte; les .tutrcs
chasseurs viettoent ensuite, puis les parents AiHeurs.au cou
traire, iht'existe aucuae timitation au droit absotude:
«'«w~fsur le butiu. etc.
Ce tjued)''tnout)'eut ces reactious, c'e-it que, surttien d''<
jMMHts, te!;ressembla tf'esque preaeMtentles deux n'imessont
dues n des sortes de survivauee, saus ces repereussious, i'op
position entre iesdeuxsaisottsseraitexeore bief)ptttstrauctx:')'.
et tout se passe cottone si tout ce qu'it y a d'iudh'iduatistc
dans ta ci\'itis:ttiou eshiuto veHait de t'été: tout ce qu'i) y :<
deconxnttuiste.det'ttiver.
Aiais, quoi 'ju it f.uttepenser de t'importauee rotative d)~
ces ditît'rence'; extrêmes et de ces tuttueuces mutuettes. il
reste que te droit Kskiulo. daus sa totatite. correspond a la
double toorptmto~ie sociale Hskitoo. et ne correspond qu'H
ette.

V
CtM):).L-S)0~

La vie sociate des Hskiutos se présente donc il nous sou-


deux formes ttcttetnent opposables, et parattètes a teurdoubtt'
inorphott'~ie. Sans doute, entre t'une et t'autre. il y a des tran
sitious < u'est pas tenjouri; de façon abrupte que le ~roupc
rentre dans ses quartiers d'ttiver. ou en sort; (te même. ce
u est pas toujours d'une seule et unique famittc qu'est com-
pose le petit campement d'été. Mais il n'en reste pas moins
d'une façon geuerate que tes hommesont deux manièresde se
grouper, etqu à ces deuxformes de groupement,correspondent
deux systèmes juridiques, deux morates, deux sortes d'econf
mie domestique et de vieretiK'cusc. A une communauté ree))''
d'idées et d inter&ts dans i'a~tomeration dense de t'hiver. il
une forte unitc meutate reti~ieuse et moratc, s'opposent mt
isotement. une poussière sociate. uue extrême pauvreté mo) ah'
et religieuse duus t eparj~ttementde t'été.
t. tJ!ti')))u)h),t<)'t-))t"i)')UshitM(,)).))7.
)).
M.U:st.–. )!Tt;))t:))KM'tKt'HOt.cctt:
i-M:)AU: ti!
On voit qu'en somme les dinerences qualitatives qui a6pa-
rt-xt ces deux civitisatinns ituccessUcset atternantes tiennent
surtout à des dUKrcuccs quantitatives dans t'inteusHA tr&s
'm's:'te, de h) vie sociale H ces doux moments do l'année.
t. hiverest une saison où h) société, fortement concentrée M)
'!i!)(s un état chronique d'effervescence <'t de suractivité'.
t'.tt't'e que les individus sont plus etroitement rapproches tes
~t)-: desautres. les «étions et les reactions sociales sont plus
~umbreuses. plus suivies. plus continues: tes id6ess'<'ct<an-
~tt,les sentiments se renforcetu et s'avivent tnutucttonent:
)'-groupe, toujours eu acte. toujoursprésent aux yeux de tous.
davantagele sentiment de tui-mOne et tient aussi une ptus
.)i)1(de ptace dans ta conscience des individus, tnverst'ment.
u cté. les liens socinux se retAchent,tes retations se font ptus
).))es, les individus entre lesquels eHesse nouent sont moins
nombreux: ta vie psychique se ralentit', tt y a. en somtne.
tttre ces deux tnotnoUs de t'aonée toute la dith'rence qu'it
)~ut y avoir entre une. période de sociajitc inteusp.et tme
i.hase de sociatitf.htngufssante et déprimée. Voita qui achevo
h' prouver que ta tanguemaisond'hiver ne s'explique pas uni
~tcment par des raisons techniques. C'est évidemment un des
h tncnts essentiels de ta civilisation eskimo qui apparait
~uand cette civilisation atteint son maximum de devetoppe-
)nent. se réalise aussi inte~ratementque po'.sibte.qui dispa-
':)it quand elle s'attaibtit'etqui. par conséquent, est fonction
toute cette civilisation,
t.a vie sociate, chez les Eskimos, passe donc par une sorte
!c rythme régulier. Elle n'est pas, aux dinerentes saisons de
i :umee,égale ù ette-tneme. Elle utt moment d'apogée et un
'~f'ment d'hypogée. Or si cette curieuse alternance appat'att
i'' ta tnaniere ta ptus manifeste chez les HsMmos, elle ne lui
-t pas particulière. Le fait que nous venons d'observer a une
-oeratite que l'ou ne soupçonne pas au premier abord.
Tout d'abord, il ya; dans l'Amérique tudieunc, un groupe
important de sociétés, ettes-memesconsidérables, qui vivent
t'* ta même façon. Ce sont, en premier, les tribus où rë~uc ta

)K\\m.(:u)ttt')))t<t)a!<M.)t.N!<.tuu)<'st'nu)~M')t.t~o)~
')t-)<'i)i)s)<h)).
).:t (tj)fn\-tm' t-.<t )t):u<jUct <)a<ts(::u.<tt'tm'«. Jf/'c ~< p. )'
mitt)..r. ï' St). )/an({)tM'Mttttiun<h)w"t"t''<c '<'u)M)ni'i'tt«))!.i<)tw
trH\h(')t:)/u<<)))us))!tut,)'7.t).K).t'nt)<t<)<*un))<'«!iti'><)fH).)!t
i"t)rt~tm''t.
<M t.'AXXËËMCtOt.<WH)t;Ë.
i!)et.t!)0;i

ctvutsauon une <tu nord-ouest Thugn, Hatda, Kwatdutt,


Aht, Koott:a, et monte un grand nombre de tribus caHfor-
nieanes, Hupat, \intu,cte. Chez tous ces peupte~, ou reu-
cautreégatemontet unoextfemeconceutrationen hiver et une
extrême dispersion eu été, bien qu'il n'y ait pas a cette doubtf
organisationde conditions techniques ou biologiques vraimeut
nécessitantes et Acette double morphobgie correspoudent
h'Ms souvent deux régitnes sociaux. C'est uotummeut le cas
chexies Kwakiutt ':en hiver Ie<;taud!spartttt etfait ptaee a de-.
!;rou))eu)eutsd'un tout autre genre, les sociétés secrètes ou
pttts exaetetneut, les confréries religieuses ou tous tes nobtes
et les gens libres sont hiérarchises )a vie.retigieuse est ioca-
iisee eu ))h'c)', ia vie profane en été tout comme chez les Eski-
tnos. Les Kwahintt ont ntôme une formute trës heureuse
pou exprimer cette opposition « Ku été, diseot-its, te sacré
est en dessous, le profane est en haut; en hiver, le sacré est
est au-dessus, le profane en dessous ). Les Hupas préseuteut
des variations analogues et qui, vraisemblablement, ont etf
plus fortes autrefois ({u'aujourd'hui. Beaucoup de sociétés du
groupe Athapascau ont le même caractère qu'on retrouve, eu
somme.depuis les tribus de l'extrême uord,tngatih etChitcu-
tin. jusqu'aux Xavattos du plateau ntexicain
Mais les sociétés américaines ne sont pas les seules qui
reutrent dans ce type. Danstes climats tempères ou extrêmes.
ou l'influence des saisons est vraiment sensible, les phéno-
mènes qui pourraient se rattachera ceux que nous avons étu-
diés sont inuomhrahtes. Nous en citerons deux qui sont parti-
culièrement frappants. Ce sont, d'abord, les migrations d'été
des populations pastorates dans les montagnes d'Europe
'migrations qui arrivent presque a priver les villages de
teur population mate" C'est ensuite le phénomène quasi
inverse qui réglait la vie du moine bouddhique daus

1. V'< Mt grtf~m). Xt<)).tt'k. M'' /M'/M<M< //)f .0)-t"~ <0<My./<<<.


r..<<f/)~M..))j!!t)!,c)Mt<.)t.
~oy.)')u<b!iif:.H.)).
3. Boa". T'A''Mt'M<<Ot'~MtM/MM «<t</ ."f<)t'< .'<ùt'K'/JMU/ //<<*~<t«A<M'
<t~M'/ <Af< .S.<t/M<H.. tSM: <'f C. H. ))Ut)f)K-i<N,Ann.:<!t. )). :t:t'i.
t.Bu~.MM..p.H9.
S. CMitMmtMindt')<;tT,.\«t«/<o AetMM, t! ~to). R<')'. A<))u). Mo< KOtn.
<C).C.H..tn))t<SM-)o.)),)).CO:)).
(i. Pour Mur '-(u.).' des <nig<~ti))tt~~ai'iunnic~ Vai~ju' \'<i< Mt-Mar.
tunnc, A« .)toM«-)<<)<<«'(< t'aris, t903, 107.
MACSA.– Ktt:URHKM'HtM)uh')ùt)i
'.U):).\).R t~

i'tnde', et qui y re~te encore celle de t'aseete errant, main-


tenant que le s~w~t'a bouddhique ne compte plus (('adeptes
dans ce pays u lu saison des ptuies, le moine mendiant arrête
sa course vagabonde et rentre au monastère.
Mn'y a d'aiiteurs qu'à regarder ce qui se passe autour de
nous. dans nos sociétés oecidentates,pour retrouve)' tes mêmes
'tscittations. A partir du mois de juillet environ, par suite de
);t dispersion estivale. !a vie urbaine entre daus nue période
d'a)am:uissement continu de MnwM.qui atteintspn point ter-
minus à la un dct'automne. Acemomentelle tend.)se relever.
va eu croissant régulièrement jusqu'en juin pour retomberde
nouveau. La vie rurale suit la marche inverse. En hiver, la
campagne est plongée dans nue sorte de torpeur: sur certains
points de? mij;rations saisonnières raréfient à ce moment ta
j'oputation en tout cas. chaque petit groupe, familial on ter-
ritorial. vit reptièsur soi les occasions et les moyens de ras-
«'mhtemeut fout défaut c'est t'époque de ta dispersion. Kn
'-te. au contraire, tout se ranime; les travaiHem's reviennent
tux champs on vit dehors, en contact constant tes uns avec
h's autres C'esl le moment des fêtes, des grands travaux et
'tes grandes débauches. Les chiures de la statistique lie sont
~as sans tradu-ire ces variations n'gutieres de la vie sociale
Les suicides, produit urbain, croissent de ia tin de t'automne
!usqu'en juin les homicides, produit rural. auitmentent au
(outraire du commencement du printemps.jusqu'à la Jiu de
1été pour diminuer ensuite.
Tout fait donc supposer que nous sommes ici eu présence
une loi qui est. probabtement. d'uue très grande generittité.
La vie sociale ne se maintient pas au mêmeniveau auxdifle-
rents muments de t année; maiselle passepar des pttases suc-
"'<.siveset re~utieres d'intensité croissanteet décroissante, de
n'pos et d activité, de dépense et de réparation.On dirait vrai-
ment qu'etie fait aux orgaaisme:; et aux consciences des indi-
vidus une violence qu'its ne peuvent supporter que pendant
utt temps. et qu'un moment vient ou ils sont ubtiites de la
ratentir et de s y soustraireen partie. Uet.)ce ryUxne de dis-
t'ersion et de couceutration. de vie individuelle et de vie col-
t''ctive.df'nt nous venons d'observer des exemptes. Onen vient

'M'</<ft<M'))),) "). \'m.t').)<.nh!'rM.0'~f<M/<'<. )' ..tit..)'<)<)'U.tt..


)«M;~ ?'<< S~ )t~'h'<'tt th.-Ha:.t,v~LXHt).)'.~N!."):
) ")t.)t.3<i0:
t~-m.~f<)f)< '/H~o«<«'Mtf~<to< t'ht'/f'.I1, )). ?, <'))<'< h'\tt'- t'it.~
*t";f<M/H/ ~M'/t//<f\.)ff),'<t-ftM!/<'t/'<
~<'f'/K'<r't'7t''K<tMw/«'.)S!)'t.)<.H.
t~S L'XX)~HS()<:t')t.Ut:)t~'t:.t')Ut-t')M

inOne il settemauder si tes inituences proprptnent saisonnières


ne seraient pas surtout des causes occasionncHes qui tnto
qucut If tnottK'nt tte t'annec on c!)acune de ce. deux phases
peut se sttnerdeta mamer'' t.) ptusopportuae. phnôtqm'des
causes dftertninautes et necessimntcs (ht nh-cattisme tout
entier Apres )< h'n~'tc-!débauches de vi<'<')d)ectivequirem
ptissent son hh'er. i'Hskimo a ))cs«it) (h' vn-rp um' vie ptus
indh'iducitc :)p)'esces ion~s otoisjMtsscsot vif)'o)Mtt)t)ttP.ut)
K'tcspt c(')'f)HOtn<'srfti~iet)M's, il <toit:)\'))i)')x'soiNd'tttte ''xis-
tencu pr'ttam': etnon.s s.)vu))~.<')t''ttct. <j)t i)':f st'ot heureux
du c)):tu~<'n)t'nt(tui )):)t'i)itrt'poudt'f. pitr (;"ust't)t)e))t.& ont*
sortt'debMoitt nature)'. Suns <)t)ntu.iesraisuns te<:h))i()m'~
<)Uf)x)t)Sin'm)se\pos<')'s<p)i')ue)tt dimsfjuet ordre t'es deux
tnuu\'etneHts attM'Ufi,se su<'<-èdfMt d!Ut'!t ftOtx'c tuais si <'<
r.tisot)s n'exi''t.)ieut ]):)' peut-être cette ft)tûrn:)))''c:mr!)it-<'))e
iiot, (juoiqoe d'une Xtanit'rc ditlercote. L'n fi)it teudmit H
HW coxOmter dans cette )n<tt)iet'ede voir tot'St~te, sous
tiottuenf'c de certitines circtOtst~m'cs }!ri)))despef'hes Ii ta
h:))e)n(.g)'.)t)t)s ))).t)-c)t' les Kskitnusdu (tetmit de HehriOK
<'tde ta pointe HtU'row,ont été .)))te))es:t sf t-:)p))r')chprt'o été.
tt' hMshiuti) rt'.tppix'u, te)U)t~)':)it'e-.<tr .tvee fui reviennpMt
toutes tes t')')'<'n)unies.et tt'sdantes fttjies. et ics rf))})s.et jes
t:)t.H){:espn)')i<'s')« i) contieotd'urdiuatre.C'est que les sai-
Koost)e sfmt pis t:) c.tttst' ))))))t<'diMten)f'))t dctem)i))<mtedes
))henotu<')n's<)u'pt)es'-uoditutttnent: c))es !);;isse)tt ?:«' tem-
:(f;tinnsur la densité suci.ttc<)n'e)fMrestent.
Ce tjuc pempnt seuies <*xp)if)uertes conditions ctintatt!
ri'ptes de ):)vie es)4i)nu.c'est le contraste si )nar))ue entre tes
deux phases, la ttettet'' de )<'m'opposition: il en résulte que.
<'h<'xce peuptc. le ptn'nontfne est plus tacitetnent observabte
il saute aux yeux. pour ainsi dire mins il est Lien probable
<)))!)se retroun.' intjeurs. Unreste, si ce ijrand ryUnnesaison
nier est le plus apparent, ou peut soupçonner qu'H n'est pas
le seul, qu'i) en est tt'untrps, dont les oscillations ont nttc
moindre amptitude a t'interieur de chaque saison, de chaque
tnois, de chaque semaine, de chaque jour~. Chaque fonctiou
). t.f. t.)(~ t.i) Hn.-)'')))«)<' )))'))n'))~.)'' .)Mi))f'r i.) !.)!<))«))..«'
jttoutMot')'.tV~it '-)) hnj)de vi'it'tt)' ttinh. 7'. )<.)8'J,!'t ~'ttt!tt'')tt''t'
t.' tt.'tttt'-tn'tt-.)<n-h..<n.))tt[!()a)t!.t )'i)!;itdt~~ 't'un' )t)tti<"tt
)~tj'rht)'ft<'
hi''<)-~ki)m',th'Mf.jt.:!H.
t')h< )\)))..). ~t/ ),. ):H.hif.Mt))t- f;i)))t-< t'oint" Kitt
Mn')t~-i). p. xt)(C!t))t)~'tMt'))t<)'ttttch)tun.)?:
3. \'uir'))"'))" f.nt'-d~Mt '-c~-))!.))utt<Utn).)t<'itth
te ."Mt't-«/<t')M-)M2.
MAt' – ttTCHR CK MOtH'))0).tt(!tE -(:n).K t~<)

<Mciatea vraisembtabtemeut son t'ytiune propre. Sans sonnet'


un seul instant Mprésenter ces conjectures comme des vérités
<?tabties.nous croyons cependantqu'ettes valent ta peine d'être
t'uoucees cm' it y a des chances sérieuses pour que tes
recherches faites en vue de les contrôler ne soient pas infe-
f"))()es.

Mai!<<tuetque soit intérêt tte cette remarque, une autre


conclusion generat&sedé~e decetr:n'.u) ({ni nx't'ite e};a)e-
fth'ttt d'arrêter ('attention.
Ou :t postj cotnme une regte de n~'titode (}ue ta vif sot'iM)e,
"ous toutes ses (ormes.tnori)!e. reti~icuse, juridiqm'. etc.. est
fonction de son substrat materie), qu'e))e varte nvecce suu-
--ttat. c'est-à-tHre i~'t'c ta masse. ).) densité, ta !orme et lu
cotnposition des groupements humains~. Jus(tu'a présent.
''ette ttypoUtëse n'était pas sans avoir été vérifiée daHS<juet-
')ucs cas importants. On avait pu taire voir, par exempte.
comment révolution respective du droit pettai et du droit
civit était fonction du type morphoio~iqm' (tes sociétés~
cotnment les croyances iodividuatistes se dfveioppaient nu
s'aHaibUssaient.'mivant le denre d inte;;ration ou de désinté-
gration des groupes famitiaox, coufessionnets. potitiqnes':
''omnteot ta tnentaiite des tribus inférieures )'e)]'te directe
ment teur constitution anatomiqne~Mais les observations et.
tes comparaisons sur tesquettes s'appuyaient ces diMcrentes
fois laissaient toujours ptace a des doutes qui s'étendaient «
/wft~'< au principe gênerai que nous cnoncious en premier
Heu.Car. en même temps que tes variations d'ordre morpho-
logique, bien dantres pouvaient se produire, a t'insu des
observateurs, et dont dépendaient peut être les phénomènes
''tudies. Au contraire, les sociétés eskimos nous o)!rent
t'exempte rare d'une expérience que Bacon ent appelée eru-
ciate. Citez eux, en e)!et, au moment précis où )a forme du

).)).)h))'Mtf~i<i~)w'tttUt<'ttt,.t)<)-.)j. <)''t'i't'ftt'-t.<tn)w.t n
)))\)n'ttt'<)'ut)ry)ttHt'd!'hvie''f)nf('titt'~ui')')itjU<').tH).))'<)tt)M)i~))
tu ';a.)<n~t'i<:t. f. M<f(A*~m~ <<<ttM ~(t (f/i~ott 4'< t.t <f)<t<;x'.Ri))')), ~f
)'t;<).< ))!tm.Ktu.t.)M:<
\'o\. U)tr).))''in'.Mf.~)' '<tMt'«'t~m(-tW..3' t~tiL. )'. ):Ht't ~th.
~V.tMrhhfittt.tMMtf'f'OMf/M/)'<;)''«/)rM/.)tM..iut.
i.)(m-ti)t''tt)).Af.«'t'<<)h'.n.<)M)).t.
MittHSet f)Ut~)t'*)n). ~Mt «M'''/M<«t'.< ~t<'M<t'<
~<«.t'/ft'<< < r/<M«/t-
'«..tMHft'.SocM.. t.V).
Ënrn).))):tM.–At)n'«'i')).. )?;-)!'<?. M
)~) ).A\XXK.<Ut:t'H.)~)'t!.)'t-t9U:t

groupement change, on voit ta religion, le droit, !a moraie se


transtoKnet' du metue coup. Ht cette expérience qui Il !:<
même netteté, ta tnetuc precisiott que si elle :)vait lieu dans
uu htbot'tttoh'e,se répète tous les .Hts <n'ec une )t))!'o!ueinva-
riabitite H))peu doue dire désormais qu'il y a ici une pt'o
positiou socioi~ique tetativentCMtdémontrée: Ptaittsi le pré-
sent travait attt'it tout au moins ce profit methodotogiqm'
davoir indiquecotnntt'tttt'imatysed'ux cas défini peut, nueux
quedesohservatiousuccutntttees ou des déductions, «ansftn.
suffire prouve)' une loi d'ut)'' extrême t!e))<)'a)itt'.

M. Mu's<
Avec In ruttHhorj~tOt) <h' M H tt'uj'

<'L'
). Lu')it'tioft ~'tta 't't~ctiuMd~ ~))r~m't".<h tmmit xjtj~MctMtttL
puMrla ptu~t!ftU)'tL- )fut)k'.ù M.MaU! M.Heu'hattt.tt(u''m!<'
t't"-))'~)<;(.
)"<<h'ttr- <)))'<)
)'i)it~<)an<= ')n(ft)ir
pourrai!
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S
'M~).T~iA=)~e:*=.<s's~<&t~<a~e~
<.–'mt-:re-<t:it*)-XC6!Sc=
n
DEUXIÈMEPARTIE
ANALYSES

t
t'n)-:Mtf:)u:sEc't'tt)x
SOCtOLOUŒ GÉNÉRALE

). MHTt)Ot)OLOG)H.C<)Xf:Ht'TtO!<
O~KALH
))ELAS()CtOLtW,H-:
)'tKMM.)PmKMt)t,B')t..t.f:.tt.)mT)~))ttS!)<M)AM'

TARDE. – L'interpayohotoete. – B«Mff'K <'fM~(<«f


juin t903, p. t-
</<~f~'«<~f/<'Ac'~o)/<f/Mc,
A ta fin de su vie, M. Tarde aimait a remplace)' te mot de
psychologie collective par celui d'inter-psychotogie. pre-
tniëre expression lui paraissait entachée d'ontotogie. parce
<)tt'e!)esemble !mpHquer qu'il y a une psychologie propre de
ta cottoetivitc. Puisque, suivant Fauteur, il n'y a rieu de reet
<)tteles actions et tes réactions échangées entre les individus.
il iautque le nom ntemede ta science indique qu'ette n'a pas
<) autre objet. Ce n'est pas que tous les rapports inter-psy-
<'hiques soient sociaux. Les impressions que ta vue d'auh'ui
peut eveitter eu moi n'ont rien de socia). tt faut do ptus qu'it
y ait action exercée par un esprit sur un autre esprit, ayant
pour enet d'evfittcr cbex ce dernier un certain ''tat mentat.
Hncore toute acUou intermentate n'est-ettc p:tssociate; il eu
est qui sont plutôt des obstacles au tien soeia), par exempte
ta suggestion de la haine, onde ta pfur. ou de l'appétit canui-
hatc. Sente, ta suggestion de sympathie, de con<!aneo.d'obéis-
sance aurait un caractère nettement social.
On voit déjà combien cette notion est arbitraire et confuse.t
D'abord, si vraiment t'inter-psycho!ogie comprend des faits
'{ui ne sont pas sociaux, it est de Mon mauvaise méthode do
confondre sous une même rubrique deux catégories de faits
Ot f.'A'<!<t<t!-t)t:t'<f.<)<.t~t'H.t''Ot.t90:.

aussi nettement distinctes. Ensuite, pourquoi refuser le


caractère de faits sociaux aux manifestations de sentiments
tels que la peur un la haine? Si ta haine sépare, ettH raf-
proche de même que. si la sympathie rnpproctte, elle sepan'.
Ces deux mouvements sont co'rf'tatifs l'un de f autre, et eom
bit')) est indécise uno définition qui les range en deux cateso-
nes distinctes et tes attribue il deux sciences ditMrentes
M6me arbitraire dans les divisions et les cadres de ta
science. Les grands problèmes qu'elle aurait a traiter sont
les suivants: f l'action d'un individu sur un individu:
cette d'ut) individu sur une (oute aBsemhteectt-éciproqm'.
tneut H"celle d'un individu su)' unpubtic ou foule disper.
et rcciprounement. Mais pour étudier t'netion d'un individu
sur une toute on d'une foule sur un individu, il faut d'abord
suvoir ce que c'est qu'une foule, comment se forme sa monta
tite. Lagenèse de cette mentatitt- se ratnënc-t-ettea de simples
actions ioterindividuettes? C'est une questioa qu'on ne peut
trancher par avance. tant que la science n'est pas connttencM'.
Rvidemmeut l'autour suppose que ta (onte est faite pat' )«)
meneur: ce simplisme supprime toute ditticuttf, maisne peul
pourtant pasMre aeceph' comme une évidence. Or. c'est ta t<'
problème par excetto'nce ou se demande si Il. Tarde s'en est
doute.
Ajoutons enfin que ces probtëmes sont singulièrement
indéterminés et qu on voit mat comment il est possible de les
aborder méthodiquement. Comment, parquets procédés, par
quelles expériences aborder l'étude d'un individu sur un indi
vidu, d'un individu sur une foule, etc. Va-t-onse borner.
contme on ta fait jusquici, a réunir quelques anecdote
tibrcment commentées ? Hst-ceta faire u'ut're de science? H
a des foules de toute sorte, des publics de toute sorte; chacun
a sa manière propre de réagir, tt faudrait tes distinguer,
trouver qut'tquc moyen d'ottserver objectivement ta manière
dont ils se comportent, chercher en fonction de quettes con-
ditions ('))<' varie. Atais ces recherches spéciales et définies
orientent tout d<'suite l'esprit dans nn tout autre sens que !:)
;va~uei))ter-psychoioj;i<
On trouvera a la tin de cet article xae preuve du cercle
dans tequet se mouvait la pensée de Tarde. Suivant lui.
comme on stit, tous tes phénomènes sociaux dérivent de
J'action <mi)at6rate ou mutuelle des esprits en contact «.
action dont t imitation est le type fondamentat. Or l'auteur,
AX~V~. – M~ftttXMt~t'~K, <:t~t:H~'i<M ~t.K t~

s;u)~s'apercevoir du cercle vicieux, indiqua eu terunmtutsoo


travait que cette action est eUe-n~me favorist'e on ''outrant'
par des conditioMs ~ociotes.Ka <)'aMtt'estortnas, rittututiou.
Murce de lu vie sociale, dépend et)'n)6)ne de fiteteurs
sociaux elle suppose ce ~u~tf produit. Les hotnnms. par
''xe<np)e,M'agissentlosuns sur les autresde muniëre Hcu(;eH
tirer des faits sochtux, que s n y a eHtre eux t)H<'suills;.tijto
homogénéité moratequi est dcjit uHeresuttMutcdR ht vieeu
comtnut). On intitt; les supérieurs, mais ta supériorité est
déjà une iustitutiou sociale, tant it est vrai que le ntot ~d'iuti-
tmioHest Vtdcet n'explique rieu. H faut !<avotrpourquoi on
unité, elles causesqui font (tue les hotntnes s'imitent. s'ob<'is-;
~at. sont déjà suciatcs. t' U.

OuestionN de méthodologie duos ta Revue de Synthèse


htst&rique. – Acnees tX-X, juin tHO~jxin CX~
A cùtf de ses précieuses «<'n<M</<'«<'<'«<<'):
/.<t/h'ff~K<(Mt /<f<K(f<M< pari'. Hoissonade. – /t<«~t'<<-r«'
ftttoye)) a~e, par Ch. t'etit'Uutaiitiii. – ~«~Mf (moyen
âge) par < Uesdevises du Uexert. – <.«f<«f<Y«t<f<' <<t<(M< par
H. PichoH. /.M /~M~~Mt'.parA KtciMctausx. <.f<~«ttc/tf-
f'OMt~,pur L. )''ebvre.– ta /t<'<-t«' St/M~o~t'/t<.<t'~w cot)- ·~
tiune de pubiiet' tesdiscussitUMs de tHcth(Mt<* cHtro histortens
sociologues et '< historiens histnrtsitnts <t .t)tX(})tct!<'sd<'
récentes pubtit'otioos Mitentandes– entre attires ta JM~ «<' J
~Mf/tO'/t~MMfM.wAo~ de K. Lantpn'chK):~ p. t-'rihourK.)tcy-
tetder,
ielder, tnll:ij nue
t9«S)etet nouvettetjditiou
unenuuvefle I.llmpl'I!chl(I:H
des /'<'«/~<'M«'<A'r
Il. <<w/«'<.
FrihoUl'l(,lIey-l
~t<<<(t<'de(:. Simmet donnent ttn regain d'ix'tu.dih'.
M. Xeuopotf/~f roxM~M~M'! '««Tf.t.fMM) insist'i un'* (ois
-fe ))!u< sur t.) ncccssitedf dittin~ucr de h) <'aus<))tt<' dans )H
"'petitiou, où ta cousiduration du t<'tnpsest tt vraidire nt'gti-
!Kef ta causecoexistantitvc<')'ctï('t ntse m:)nif<'stan)sons tornM
de loi, quitte a atoener bientôt esprit.* s'arrêter devant des
''anses utthnes e))es mcmessiinexptiquces'. ht c:ms.))it<;dans
)<)succession.qui~ uniHsantdesphcnotnfnesiadtvidM.dises )tar
)'' tetnps. se fHanifestcsous iorme de série ph)tot que so~s
forme de toi.,et. iuvtte t'esprit a redresser df cause en caus''
jusqu'aux on~iHes. Lerreur des h~toricMS socioto~oes est.d<'
votdoir à toute (orce <'oneev(t{rles <'lois de t'histoirc sur )''
fx'emn'r type(te ta ('ausattt'
A vrai dire /.« tMf<w< ~< /«.<~««/'< serait t'ontradit;
)3ti ).XXÉK S)M:Mt."C)~t:E. t'JOttM~

tuire setott M. \aviUe connMUtaut un ttphorismc de M. hi~


ekert. Les formutt's qu'on propose pour enoacer les lois de
i'ttistoire se preseutent m'ee le dunbto caractère de ut'eessite
« eouditioMuette Mais qu'on au.dy'.e le camctere des tois
auturettes. nu verra qu'elles lie sont ettea-memes que (tes
rapports couditiouuets. t-:ttesue twdisent leurs ettets qm' si
cft'tifhtes cot)diUnussout doum'es. L'important pour t'histo-
rien est de $avu{rquettes couditions sont donoees eu (ait. Kt
:tucui) dftennuustHf ue permet dp te prévoir.
A). \iud't))and ~i .«-n'M'et <).fo;)'<<<'r«M< t« ~K/'f '-«/<-
~'w~f~ft/tt' se tttithtt. (tf n~mc. qu'eu voûtant ctuYerUti!
toire au r.tu~ d'uuf scifttt'f oti :)it trop souveut essaye (le
)tti i)n poser les fut'mes de conu:)iss:)uce des sciences ptMs
ftncieuucf. H fait n'tum'tjuer ))UPles )'ei{u)aritesPtMpiriqufs
'rcsuttnat de la [-eprodu'-tiundt' cotnbi)t:usoustt'fs contptexes;
qu'un peut ut)!it't'\erdaus t'ordrc dcsfiutsintntainsM'out riptt
'te cotumutt tuée ks bis naturp)tM proprentettt dites « exprès
si\'M d'un moment causât "M. rappettetresheureuse-
mpot u ce prup(M.<)uetoutes ''es (.tistiuetioMssont duttHuees
par la distitH'tion tpibnitxieunc des «'«~ <~Mc~< et des
t'«f'-< /'t<fj tt ajoute que les séries historiques xe peuvent
surdotmcr ~u'fn fom'tio))de~ vatcurs posées par )i) civitisa-
tion et qu en et' seos il (.(udrnit et) reveuir a la formuie de
Schtmertnacher LK momte constitue ):) théorie de la cou.
naissance de t'histoire
~t. H. tteich .nt~n)/<'K<~.<r~M~<<f'<. < ~t.<<u<-«'M.<
/<fn'~«'<i
seteve tte son côte contre la jM'etentiott()e trouver des )ois
))i~t<)ri<)uesinudo~ues in)x tois naturelles. t) iusiste sur ):<
m'ccssité d'hypothèses )'sycho)o!t)<tuesso~erees moins par
les tivrea que par la vie. sente c:tpah)e tic nous donoer une
tn~Xiptu'itc (écuttde (t'itnprcssious sensorielles.
M. Hernheim~f <«"'w~M'A'<~n~f. critique t'diuvre
m'thodif)U(' de Latnprecht. Tout et) se feHcitaotdu mouve-
ment d'idées ((u'eXe a suscita, it t'o coutesteift nouveauté
t'impurtauce des titetcurs psycho sociaux et la loi des phases
tte to))t<*civitisatiott. ce août des concej~tiousvulgarisées par
tt'hé::e)ianisme et surtout par te positivisme. D'autre part.
M. LHtnpret-htne précise pas asscx ctairemettt tes rapports de
l'individu t't df ta masse, et ce que le ~euie peut devoir .<
('époque. M Latoprccht n'pond que ses ~Dératisations lui
ont été .su~t'rees par t'ctude d'uu eas concret le devetoppe-
'neut d~' la fivitisation attentande. Qnaot aux rapports des
AXU.t!:)M. ':uft;K)''MOX
MttTMtMMMttK, ti~~MAf.H <:H
."a? avec la
<'héros masse, il recomMtt que ces rapports doivent
varier suivant les phases de la civilisation, qu'eu tout cils il y
a lieu de detet'mincr ces rapports, non pas à priori, mait
d'une fa(;ou empirique, par des séries d'analyses particulières
dont on ferait convergertes résultats.
C'est sur la nécessite d'analyses do cette sorte,
propres a
dfmeter expurhnentatement ce qui est social, ce qui est indi-
viduel, ce qui est impersonnel qu'insiste aussi M.Berr dans
le dernier article qu'H consacre au /'<-oM''w<' <~<W<< </«)).<
~'<~M~t<<f/tMfM<t«'.
Comment toutes ces discussions s'~eiaireraient si t on fai-
sait te départ entre « t'fiément ttteorique » et « t'étément his-
torique )'. et, si t'on reconnaissait que ces deux éléments se
metent eu proportions inhales à tous tes étages de lu con-
naissance, c'est ce que ~t. Segond indique dans un bref
artictc de lu même revue consacre aux .M'M < CfWMof~<«'
A<j:f«)«'.Nous avons nous-meme insiste aitteurs sur le ser-
vice que pourrait rendre, en ces matières, la méthodologie
du logicien du hasard ~M<'<<p<M-< <tM<o«-<'~< .«-«'Mce
.socMh'ff~<v.< Co««tof.dans le numéro de ta «<'rt<c~c ««'<«-
~A~~Kf t'~(<fMo~ft'-du t" mai t90!i). Speeiatement consacre
a Cournot, le même uumero contient un article de G. Tarde
sur t'~t'<'«/t'M~
('< <t'rff(<OHM<'<
</«M.s<)MfOtn' <fM/«'xC(W«)Of,
de M. Aupetit sur t'fKMf~'t'<'<)ftMtM«/t«' C')t<tM(~.et de
M. Faut'e sur /.<"f~M ~f <'o<«'M<~ <Mr/'f .~f<</)tf<f/t«'.
C.B.

K. LAAÏPHKCHT.–Moderne GescMchtswissenschttft. –
Freiuurg iu Breisgau, Heyfetder. !(?, 131p.
Hecuei) de conférences <aitesen Amérique idées générâtes
exposées parfois un peu sommairement.Ainsi, dans la pre-
mière conférence. t'antenr montre les principides conceptions
sur t'histoire. depuis les âges héroïque:, des ('popf'esjusqu'aux
ttistorieas attemands Mtodcrnes.tt montreque chaque <'oueep-
tioMcorrespond a une forme de la vie sociate.J~ans ta penséee
de t historien se refléterait le sentiment que iOsoo'h' aurait
de sa propre nature. Uneconférence est consacrée a un histo-
rique rapide de ta civilisation :)t)emande. t) autresit de~gen<"
nttitcs sociologiques sur les cpoqnes de transition, sur lu
dvitisatiott. L'auteur insiste sur t'importauce de premier
ordre que les questions <'co)tontiquesont prise dans t'Atte-
ttS11; !XXKt:M)t:ttt).t)t!i~Ut:.<!)"M~'

ma~ue contemporaine it tnontroun tuouvoueut de ttissocia-


tion sociute a cot~ du tHouvemeot d'association il prétend
que tout chau~ment psychique et soeia! se tait entre (tes eoM-
traires. et. que t'evo)uti"u résulte non pas tant de causes
externes que d'une toi interne propre Mchaque société.
!<.tf

C.It. ttHAt~ – Onestiena&ire ethnographique pour le


Congro. – Hritist) Muséum, London. )t)0<.

VONLUSCMAN.– Anteitumg ftif ethnogra-phtsche Beo-


b&chtunBren und S&mmiunerea in Afrik& und Ooea-
nteN. – ? t'dit.. Heriitt, )!M~,)~ p. iu-S'.

Lf ))tus<'<'dethtt~rapbic dM McriiMvieut d'éditer. };r.tcea


M.von Luschtm. pour ht troisi~'otefuis, U)teiustruction ethno-
~'MphHtue. L'ad)t)int))!<institution qu'est ce musée se pré-
occupe de conserver tes obsen'otiotts scientifiques et les co)-
tcctions y uuuext'es. ~r~ce auxqueties ou pourra édifier unf
ethuo~ruphie et une sociologie compietes. Le Musée df
Loudrex te suit ditns cette voie. Seute, lu scieuco (r.)m;oise
semble se dt-sinteresser du recueil des faits saus iesquets il
u'est pourtutft ui théorie ni histoire possibles. Ue cette ue~i
Keucc, nous sounues tous<'n Frauee ~veuteut et JourdeMtent
respousat)tc.s. Or, ou peut tuesurer aux progrès .tccou)(<ti!!
dans (.'es dt'ruieres .ttnn'es t'ur~euee et t'importauce de t.)
besogne. Qu.tnduusou~e. parexftnpte, .m reuouvettoneMtdes
études qui a suivi ta fondation dttbureitt) d'ett)uo)osieamo)'i-
cHine ou les K'des expéditions ethnographiques !tn:it)'o
tiennes, on n<' sinu-ait trop exit~erer tit responsat~iiitede ceux
qni taisent disparaitre des faits nombreux, intéressants.
capitaux tn~tnes
Le questionnaire de At. ttead et d<' ses <;o))aborateta's
tM. Joyce et ~t. Thomas) ne contient rien de particulièrement
neuf. et est eouftt sous la (orme ordinaire. La pt'iucipatc
tacnuc en est ia m'~ti~enc)' où sont tenues tes questions de
morpttoio~io social, Il est ctair Mtconptet, tes questions de
socioto~fiereligieuse y sont particutièrement abondantes.
Celui de M. vot) Luscitao est surtout tecttuotoKiqueet peut
ctre meute, a ce point de vue. considère comme un modek'
Fn certain nombre de questions, non sentement de celtes
post'es par ):t seicm'e. toais encore de cettes (jue posera ta
t~t.t'.fi-. – Mf!TH<(tMM.<«.fti, <:uf«:f!PTtOK '.BSKftAtK <~S

sociologie y sont indiquées très nnemoat (ex. p. ?. i, t. tom-


tions sociales du tnMstcien; 1).?0. ~<!et 27, mesufesdocapa-
t'HAt.tes ptténomènes de sociologiejuridique et religieuse y
sont plutôt trop brièvement indiqués. Lu manière de recueiitir
une nomenctature de parenté eût pu et du (aire l'objet d'une
instruction du genre de celles mises en tête de plusieurs
t-hapitres; de ntôme celle de recueillir des contes et des
mythes. Lu principale laculle nous sentbte être lu ac~igeoc''
ttu eutteaucestrat.
Les deux auteurs ont adopte ta mOne méthode Us
posent des questions auxquettcs ott est mvité !')donoer dex
réponses. NousMesomutes pas partisims de cette façon d'exci-
(<'r tit ree)n')-c)n', qui suscite des aftirmations hiUives et
inexactes X(~s préférons ia l'orme de simpiei< rubriques
''vfi)tant t'atteution de i'ohservateu)'. Nous pcusous aussi que
if )nch))){!e.datis le travai) de M. v. Lnschau. des questions
-~peciak'tuentofricaines et des ({(testions n)ehnté:;ienMest't
d'outrés exctush'ement potyuésiennes, nuit aux recherches
Mais c'est ce guide qui a suscité daus ses éditions antérieures
''ucore impartaitt's des travaux connnc celui de Krinner sur
'es Santoans. de Merko' sur !<'s Mas:)i )e service rendu peut
< (? parfaitenx'nt mesure. M. M.

XENOPOLtA.i). – Soeiotogiao storia. –A<f)x<f< <<«<<«««


'<t j<o<'«)~t«,vtn, tasc. 4, juittet-aout <t)04.p. 405-4:!o. et
tx,f!)sc.34.p.308-:KH).
L'autour diiïerencie ta sociologie et l'histoire do la manière
suivante :1a sociologie expose les lois de rfpetiïiou des taits
-"x'iuux. tandis que t histoire expose te devetoppemont de
leur série. II y a des faits sociaux qui se répètent identiqne-
)«en[: on peut donc les comparer, hnrc abstraction des dinc-
rences, dégager les ressemblances et ainsi t'on obtient des
lois comparantes a celles qu'établissent les sciences de ia
n'thttc Mais, d'un autre cote. ia suite des faits qui se sont
suecéd)''dans ihistoire ne se répètent pas i)s sont toujours
divers ici on se trouve en présence d'une série unique que
t historien reconstitue, mais sans qu'il soit possible d'énon-
ct'r des lois générâtes suivant tesquettes cette série se
déroute. Un un mot. ia sociologieproprement dite se redui
) ait a ta sociologie statique lit socioionie dynamique serait
t histoire dont t'ohjet serait, non d'expliquer, non de ramener
<t0 ).A\XKESoet'tt,uUjt~t:K.t!'«4H'o!t

le particulier au puerai, mais d'enchaîner des faits toujours


divers dans leur ordre de suecessiou
Cesrem:nt)ues pourraient s'appliquer a la conception que
Comte se faisait de la sociologie dynamique. Si, eu eitet,
comme tu pensait Comte, te devenir historique est uni-
tineaire, s'it est constitue par uue seule et unique série qui1
commence avec l'humanité et se poursuit sans lin, il est évi-
deMt (lue, tout to'tHe detotuparaisou tnauquaMt.ott oc s:m-
rait le t'amftteràdes tois. Ou ae peut que sérier lesev<'uc-
Meuts du passe, mais M. Xm)opo) parah oubtiër que cette
coNceptKmarchaïque appartient désormais à !'htstoire. n tt'y
Il pas uu deve))h' humain.; mais chaque société a sa vie'
propre, son devenir propre et tes sociétés sentbtahteit.ressor'
tissant a un même type, sout aussi comparables dans teur
devenir que d.ms leur structure. Hst-ce qu'on tte cherche pas
les lois du devenir biotogique'' Pourquoi eu serait-it autre-
tneut du devenir soeiat? \f. Xénopo). pour écarter )'objec-
tiou, soutient que seules les sociétés très intérieures présen-
teut des similitudes marquées c'est une assertion qui aurait
besoin d'être prouvée autrement que par quelques considéra-
tious générâtes sur le rûte des grands hommes dans l'histoire
des sociétés supt'rieures. U'aitteurs, 00 ne voit pas comment
il peut y avoir des fois statiques si les sociétés nesc'ressen)-
btent pas. Car enfin les faits qui entrent dans ces lois se
retrouvent aussi dans ta série historique ils sont dans la
durée en même temps que dans J'espace. Les similitudes qui
sonta ta base de ces lois doivent-elles donc être constateesa
un seul et même moment du temps dans une seule et rnOne
soeiett'? Le champ des comparaisons possibles serait sin{:u-
tierement restreint.
Dans son second article, fauteur croit véritierexpertmeuta-
tcment sa thèse eu démontrant que les lois dynamiques énon-
cées par Letourneau. Brunetiére, etc., ne sont pas des lois au
sens propre du mot. it ne nous semble pas que cet examen
critique ajoute grand chose à sa thèse, truand même toutes
les lois dynamiques proposées parles sociologues ne seraient
que des contre vérités, en quoi cela prouverait-itqu'it ne peut
pas y en avoir?
M.t).

nt~JEHSIXDt) m': AXCAHATH.– Concepto de la Sociolo-


gia. – Broeh. in-t~, (!? pages, Harcetonc. Heinrich etC
A<!At.MEt.– COSCËfTtuSt.<t!(t.tt.K
MHTMOtMtLOt.tK, t4t

L'objet que se propose l'auteur est t" de définit' le rap-


port que soutiennent ta sociologie et tes sciences sociates
sj~'iates; de distinguer ta soeiotogie det'histohe et
detaphitosopttiedet'ttistoire. Dentétne que sont dis-
tincts le tout et. tes étéments qui le constituent, de même
l'ëtude des dinét-eutes formes de l'activité sociale
appartien.
dra a des sciences distinctes et autonomes, taudis que la
sociotogie aura pour tâche la synthèse supérieure des t'esu)-
titts obtenus en chacune de ces sciences, en d'autres termes
l'explication unitaire de ta structure et des fonctions de t'or-
~auisme social, ta détermination des lois de sou équilibre et
de son mouvement. On peut donc dire que lu socio)o;;ieest à
)a fois ta directrice des sciences sociales particulières et le
r~uttat de leurs progrès. L'auteur estime que la distine.
tion de lu sociologie et de l'histoire ou de la philosophie de
l'histoire f'st évidente. L'histoire n'a pas ta prétention d'éprou-
ver les principes qu'anirme lu sociologie relativement à l'or.
nanisme sociat. – N'attons pas ptustoin. On voit que les vues
sociologiques de (!. d'A. appartiennent a un stade de ta
science déjà dépasse depuis longtemps.
C.R.

.~DMEOTTt <A.). L'imdnztone sooiologioa. nello studio


del diritto pema.te. – 7<<rMfa <~ /~«'<~o/MtM<f< So<'<o<.
''«?!))«<(', auno V, )904, p. S3 sqq.

~tATTEUCCi<U.). Intenta al rtconosctmento deUa Socto-


Ï06M&corne 8cienza.a.Mtoao!o&. – ~<W V, t904, p. 2 M)
sqq.
MATTRtJCCt(U.) –L'imsegna.mentodeH&soototoet&. –
/M..Vt,OS,p. ~Ssqq.
Xous siguatons ces articles qui sont surtout des écrits de
polémique et de propagande, parce qu'ils témoignent des
t'ttorts qui sont buts en itatie pour é)uc<dcr la notion de
science sociologique et la conception des rapports de la socio~
togie avec les techniques sociales. H semble, a les lire, que'
leurs auteurs ont a lutter contre des préjugés qui, d'une ma-
nière générale, sont sans doute analogues à ceux qui se ma.
ni(estent en France, mais qui ont cependant des caractères
spéciaux que nous n'apercevons pas bieu. M. Andreotti
montre que le droit pénal doit s'appuyer sur ta sociologie cri-
)t:! L'AttttiH -:<)C)<AtM;~()t:. Mut-tN)):.

minette, sans que celle-ci doive cependant t'absorber. M. Ma)


teuci qui devient codirecteur de lu /<<rf.««<~~/n~o ;<~<
ne veut pas qu'on confonde ta sociologieavec ta phitosopirie
du droit entendue au sens traditionnel, et établit h) nécessite
d'un enseignement autonome de lit sociologie.

TONtOLU((!)u<):)')'t:– L'odterno problema scoiotogico


t''i)'cnxt*.t.ibn'riit éditrice tiorentiua. tHOH.p. \v)t-:MS.

C'est une upptieation deia méthode d'apotogetiqueintOtjtU-


n'e en France par M. th'unetiere; on pourrait !:) qualifierl'
d'.tpotogétiqnesociotogitjue. Lamanière de procôderest ton
jours la même. On commence par rappeler :') ta modestie les
sciences de tn nntttt'e puts on met un rdief le Maractorespiri
tu:'tistedt) certaines théories socioto~iques ou morates. D'm't
l'on conclut qu'il y u dans ta vie sociale quelque chose qui
''chappe il t'ixvcstiKatiou proprement scientifique. !i n'y a
phts qu'un pas a (aire pour passer de ta a ta foi.
tt est inutile (te réfuter cette manière d'argumenter JIest
très vrai qu'i) y a aujourd'hui un certain étoignement pour te
nnturatistne simpliste d'autrefois, une teadaucea reconnattre
le rôto morat etttistot'ique de )a re))Kion.tmen)ei)a traiterles
faits de lu vie rctigieuse nvec la deft'rence qui est (tuea tous
les faits naturcts, at(trs (jue ta vieille t~cotcpositiviste teudait
a n'y voir que le produit d'aberrations, explicables histori-
quement, mais dtjuuees de toute base. Mans i'/tMX'vpius
<)))'aitteurs,on voit dans la religion, non un tissu fie fanta!
muRories absurdes, mais un système de représentations qui
expriment, quoique sous une (orn<e inadéquate, quelque
chose du réel. Seulement, dans ce point de vue méthodolo-
gique. il n'entre rien de la mentatite du croyant. La réatitc
qu'exprime la religion fait partie du donné; elle rctévRd''
t'observation.etteest objet de Rciellce.
Il est remarquante que la tentative faite ici mcme pour
expliquer empiriquement les phénomènes retij;ieux tout en
leur taissant teurs caractères spécifiques paratt complète-
ment ignorée de fauteur. Pourtant nos théories sont exami-
nées et discutées dans nombre des ouvrages qu'il cite et sur
tesquets il s'appuie. tt est vrai qne ces informations man-
quent singulièrement de précision et d'exactitude. Aux
pages M et !?, A. Hibot, Jannetf?). Tarde et Duprat sont
classés comme des élèves de Le Pluy. On y rattache, avec
– PtttUXtH'tHR
AXAt.V.OM. TH~fHUHS
t()C)At.K, 'm'OtKAM!'(Ht

plus de raison poot ~t)'e, t'unck-MrcMtaoo. te a~rf auteur


ttc /.« <'ot)~t<ftMH tMjy~w, dircetotn' de t'~f')/<' ~<'<~«)<<!<'j:
MM~<'</)()/<7('C't <'< fQ<«/M~C~«'M <?)
K. D.

SCAKN(OTMtt.tK; Die finale Methode in der Soziaiwisseo-


aohaft ~)'M&f. f. Soe~K'. t90S. p. Ï0t<-3<3. (tnto'Gs~tttc t'ctota-
tion dt' ta tn~tho<tt-'M'otopi~ue ''n ~'fiotn~ic <'ombat ))"ta)))mcnt
S(nmtt))t't'ct !i)to('p;.

hu\ \n'ShY ~t. ItOtBograBacomparatae la sociologia.


– ?<<')<(«<(oM'«t«(f) MMMfttj/t'tt.
v)u. t'ose.5-t). )). M!!)M'O.

t'tMXA ((' Etnotogis e Pateoetnog~raaa. – ~(fM-~a!<«<««(« (/<


t!uc<utu~«t,t\. fat:);. 2. p. t4t-HH. – tMotttf& <tttei'ethnogMphie
n'nHeint }M'i les t'M'mes yraunentprimitivMdeta civittsation fjui
ne j'cmt'ttt ~trc rcU'omHes que )MH')'!W))<'n)o;;)cpn''))!torn]uc'.

t:K?<NA!H)t'')~Axx) OK). – Socioiogia e statittica. – CatMMiu.


.\if.ct)!o<a))MH)t. tWt. )). 3? io-tx.

t:)))APt'HJ f.) La raefton dessere della sooioto~a


HtfOfttttM~tM i.ttc«)/f</«t,)x.fusc.S.tnHt's-tun) <<)0!), p. <M-<4t.
{Kntt'n') put' )A)tne so''io)ngie )~~nt't'!t)c,sjnUtesc des disciptines
socitttcs. Y tint pom'tHnt rentrer la )))or))hnt')gn'sneh))'.)

UUKSAUA(KMXM<T')). La eociotogia. Caractercientiaoo de su


ensenanza !hM'no!i-Ayres,J.MenHtMh'x,<U05,)). 43. in-8. (Hxtr:)i(
'te to M<ttt:(tf<e~tt'))t't't'tfiff!aff(f''M)t<'))n):<M. )90!t. t. ))).)

)t. t'tttLO.SOt'XH-: ftm<))))){S


SOC).\)J;. '.HX~HAt~K~
ntVKttS)-<
)'AKMM))t'RK)«!tM. t'.tt '~XXKY.
H'XMtC'j. t~K. AuttKKTKtCHtXt'

Il. CAHtNi. – Saggio di una ctasstacaztone deUe societa.


– ~<r<« <<M/MM« <<tM<'<o/o~<IX, fuse. K-~ p. 351-387.

Encore une tentative de ctassifieatiou des sociétés hu-


maines. Elle n'est pas de nature à nousconvaincre que le pro-
btetne soit de ceux que le sociologuepeut utilement aborder.
dans l'état actuel de la science. Lactassineation que nous pro-
pose M. Carini ne nous parait pas être ptus précise, plus soli-
dement établie que celles qui ont précède, tu de plus d'utitit~'
pratique. Elle consiste à répartir les sociétés humaines (nous
ue disons rien d'une classification des sociétés animâtes qui
uous est également présentée) en trois ~eures foudameutaux:
)tt ).St;K iiOCMt.Ot.t~rK.
<M<-t')t)&
tcssociptésinfériGm'e* moyennes, supérieures. Les premières
sont subdivisées en deux espèces, les unes qui se réduisent a
des ctassesou Mdes groupes forcement familiaux, les autres
qui sont constituées p:)r ).< tribu. Toutes les outres sont des
Htats. et se distinguent tes unes des autres par le degré do
développement de l'organisation politique. depuis les Sioux
et les TtinMts qui sont mis au ran{; inférieur des sociétés qui
sont des Rtats. jusqu'aux grands Ktats européens. Chacun
des types ainsi constitues est caractérise aussi sous te rapport
intottecttx't et économique quetquefois même la considéra-
tiox des seuls caractères économiques et mentaux sert de base
it des subdivisions.
Nous comprenons mal comment, dans t'état rudimentaire
ou sout fncttre les recherches soeiotogiques. on croit pouvoir
tenter, u'une manière systématique, d'aussi vastes synthèses.
Pour pouvoir ranger toutes les sociétés humaines dans des
cadres détermines et étiquetes, il faudrait les connaître un
peu mieux que nous ne les connaissons. Aussi que d'atnrma-
tions contestables nuus trouvons chemin faisant! On nous dit
que dans les sociétésfamitiates. il n'yapasdemorate;or. nous
ne connaissons pas de société sans morale. On nous parle de
socit'tt's réduites au ctan. inférieures.') tatrihu; tous les clans
que nous connaissons font partie de tribus qui ont d'elles-
metnes an sentiment plus ou moins net, mais qui exislent, etc.
La psychologie, qui est pourtant une science plus avancée que
la sociologie, en est encore à hatbutier quand il s'agit de
classer les personoatitcs. c'est-a dire de les caractériser. Or en.
sociologie, le problème est encore plus complexe, tant a cause
de la complexité des choses que parsuite de notre plus grande
ignorance. Tout ce qu'il est possible de faire, c'est d'esquisser
schematiquement tes linéaments d'une classification possible:
c'est de tracer les contours de quelques cadres généraux que.
soutes, les découvertes ultérieures de la science permettront
de préciser et de compléter progressivement.
E. t).

E. DEMOLIES. – Cta.sstaca.tion aoet&te. ~« itetfMff!toc<ah',


année, tO" et t )' fasc.). – Paris, Bureaux de la science
sociale, !!??;, ~0p.
M. Demotins présente cette année une classification générate
des sociétés, en s inspirant de la méthode par lui déente dans
~X.U~SK: – )'t)U.d!tt)tmE '<*)t:t.U.K, THKOM)):" '.HXHitU.H- t4:i

un précèdent (ascicute de "t.a science sut'iat't'texpost'e


dans )'WfM<v.wrw~t(<\)iWM-)!M~. Voici a'ptettt't'oust <-<<<
tiuHeUe aboutit.

ttesuu)anttesttt)[nt)reus''stnonu~ritpt)ies))ub)it'espe))dat)t
nu demi-siectf! par Le t'tay et par ses disciptes. M. t)emutin<
'))erc))e une ctasstf! cationet)M;toha)tta)atuistoutes tes (ortnes
')<'ta vie sociate:famitte.(ritvait,groupement politique, ter-
titoria). )t cmit.'tune subordination de ces (onctions sociales.
.'<peu près conmtc Cuvier a t.) SMb'))-din.)tit)n des foactioHi.et
~cs organes des ~trfs vivants.
Il )!tss('mb)e)f"<socicté-;en <tenxgroupes tiistit~ut's p:)t- )e
at.tctct'c suiv:H)t on la cotnmuu.utté teud à pt'hner te p:u-ti-
"uliel'
'))!)Hr ,soeiéti:sÎI flll'lIIationCOnllllUlIIlUlaire"
ou te
socictcst) fu)'t)).)tioucot)t)nut)autiure~,ou Il' pin'tit'utit't'
JJaI'til'ulil!I'
tt'ndu s'.ttft'.tttt'hit'dc ta cottunnuank' <s')t;i<'tt's.( fm't)t<tth)n
ttitt'Ht'tttaristc'.
C'-nedinercoce tiendrait.') t.) n!ttt)n'dt)su)))ittjitt'.eta.c-i
tt".s<)ttrc('s.Les soctctt's <ht prooiet' ~t'tntjteSMsunt (ortnces
~m-un sul f.iciiitMnt )(' s''oup<')neut des individus. celles du
'k'uxiente );roup<'sm- un sot exigeant )em'dis'ntiu.t)iot).
Lessoctetesufortn.ttitXtcommuuautiUt'cpeuvutttt'cK'tn'tt'ois
ttU'mt's n'Uessoutstahies quand ettes viventsur ua sotintraos-
''tt'm.thte. ()ui sf pr~te it )'.u') pastund. et aux vastus~ruupH-
))H.'nt<; de fa)ni))<'sou de tribus (steppes asiatiques. dcscrt<
"t "asis aft'icahtt, c))es sont ittstahtcs ))uat(dctks pratiquent
).) chasse,la peeht' nu ta cueittette, ressoun'es ate.ttoit'es. <)ue
'.t'uts )es jeunes seas peuvent utitcment .tUeindr' < (jui
'titninuct'autorit~patt'iarcate'tcs tuundms, t'Msavanes, les
tot'ets de !'A)nen)tU<'du Sud, le centt'e et te sud de l'Afrique;
')tun ettes sont ébmniees. torsqm' ta culture rend )))us<tif<i.
'ite te maintien de ta comni ))mautet[.uni)i.det"utt'0rie)tt,
) Kttropeoccidonhtte et fHeridionatt'.t'Antt'ri'tUt'du Snd
t)e même. tes sociétés il tormatioMparticutariste se sont
")~aaeht':esd'abord dans les fiords Scandinaves t)u ta péctte
'tiere. et t'etroitesse des terresont des t'ahord dissemin'' ta
i'nnitte etameoc t'mdividu à ne compter une sut-soi:Kttes
se sont de mente ébauchées avec t.t-petite eutture de ta ptaine
s.)xonne, le petit c<nnmerce et la petite industrie des potders
tiamands. Cetteformation, transportée dans l'Europe centt'ate
et dans t'Hurope occidentatt! par les invasions des ~onnaHds
et des Danois, y a étf ebrindee par le contact avec tes torma-
tionseommunaut.dn's préexistantes. Kttes'est au contraire
tibrement d6ve)oppee dans la Crande-Hretague et dans ses
)')~K);.tt:t<)–t<ttr.)t-i.)).M~.t'))).!). In
H6 t.'AXXKt!t)(:tm.O'!t~L'K.ti")t-tft!,

colonies. parce que ces pays ofîraieut a Finvasion normande


un terrain tibre ou un terrain d'oit les premiers propriétaires
furent aisément ehassM. Tette serait lit raison de la superioritf
des An~io.Saxons sur tous tes autres peuptesde l'univers: car
la formation particutariste serait appetee. dans la tutte pour
la vie.iUriompherdt'ta formation communautaire.
Maigre t'ahondancc (tes monographie'; consciencieusement
résumées par .\t. Demotins pour appuyer ses constructions
soeioto~i'jues. cette esquissed'une e)assi)ications<*neratenous
parait confirmer pintôt qn'attfnupr tes ~serves fuites ici
rn~nte~tM)«''<'t!'03-t'Ht4iau sujet de la tnethode Nous eprou-
\'on'- de lu d~<ianc~devant ('intrépidité avec taquette rauteur
('xpiique toute ('histoire, voire tneme toute ta préhistoire, et
les-h'~ende': wate' et tn dissentioittfondes races, et le carat'.
tered''s)'<'iii.fion'd''sphitos<)phies!p:<r exempte la culture
des arht-es :U)r.)it orienteia phiiosojthic grecque dans le seni:
des recherches sur les forces génératrices de la nature). L'au-
teur utilise tes ntooo~raphies. suivant le pian indique dans la
'<Méthode de ta science sociale", en rapprochant un fait d'un
autre pr"ced<'dangereux (lui permet les inductions hûtivcset
fausses. M. Demotius ne nous sembie pas craindre suffisam-
ment ces ri':<(uesd erD'urs.
Considérée en ette-mOne, cette cinssitication nous parait
repose)'sur une distinction un peu factice Les formations
cotnmunautairest't tes formations particutaristes ne s'opposent
pas avec la netteté que fauteur admet Partout il y a un cer-
tain communisme et un incertain individualisme. L'individu
peut être indépendant a t'e~ard de ta famiiie. dépendant a
i'eptrd de t'Htat. ou de t'K~t'se. ou de la eorporatiot). Lu
fameuse Hberte (les At'j;)o-Saxons. tant adtniree par nos libé-
raux. pourrait i'ien n'être que i indépendancede l'individu a
i'e~ard de i'Htat. compensée par une dépendance étroite il
l'égard des traditions im'aic-, des pouvoirs communaux, de
l'aristocratie. det'E~tise nationaie. des corporations. etc.
Hnfont cas. it nous parait exorbitant de mettre d'un côté ta
race angio-saxonne. de t'autrc le reste de t'itumanih'.
Uans i état actuel de !a science sociate. une classification
~nérateest une entreprise prtitnaturee. Xien ne prouve que
tes diverses fonctious sociaiesse subordonnent dans un ordre
qui permette une classification d'ensembie. Il se peutque des
types famitiaux dittercnts correspondent à des mitieux géo-
graphiques. a des ressources économiques ou a des (ormes
AXtU'SKt. – Dttt.OS&t'ttH; ~OO.U.B, TM~aBiE!!'iHXHH.tt.ES n?

pouttques tdenUques, et tuversemeut. M surtout cett une


hypothèse bien peu démontrée que cette tt'uue subordination
de toute la vie suciute aux ressources uatut'eUeset a la fie
''conomique.
I) faut d'abord étudier Mpart les genres sociaux (antiHe,
Htats, etc. Quandce travitit, quin'est que commeuce, sera fait,
alors seuh'ment oit pourra trouver uue etassiHcatioHgeuerate
des societ6s. si elle est possible.
R. H.

Soci&tegicaJ Papers published for the Sociotogieat Society.


– London, Macmittan and C°,)90S, xvtu-292p. in-8".

Ce volume témoigne de l'activité de ta Soc!~ Mc«)<t«',


récemment fondée à Londres, pendant sa première session,
~)t )904. La plupart des articles qu'il contient ont été lus dans
les assemblées générâtes de la société; ils sont suivis d'un
sommaire des discussions et du texte des communications
écrites que les thèses présentées ont provoquées. Nous voyous
'tans la fondation de ta nouvelle Société un symptôme des
))roj;res de l'esprit sociologique en Angleterre, avec d'autant
))tus de plaisir que les 'dées que nous détendons dans t'.ttotn'
ont longuement retenu l'attention de ses membres. On trou-
vera dans ce volume les statuts de ta Société et un discours
'!e son président, M. James Bryce, sur te but qu'ette se pro-
pose (p. XUt sqq.)
\oua mentionnerons seulement les mémoires du secrétaire,
.\f. Branford, ~)<r<'o~<M<' <'<<'<««~f(/«mofwcw~tc (p. 1 sqq;
'te M. Mann, X)« c~' <~«M«? ft<~e «~t'<m/f<'« .tH~c~'e
)). t(!t sqq<; de M. F. Gatton. ~'Mf/<'MtM, ils </f/««'/«M..<co~<'
'tt<<<«MM (« Eugenics is tt)c science whictt deats with att
inuuences that improve the inborn qualities of a race: atso
with those that develop them to thé utmost advantage M)
p. sqq); de M. P. Ceddes, Ctr~ «« ~pp~'c</Mr;o/o~j/
p. t03 sqq).
Dans une des séances, la Société a discuté Sfu' <M<v~<.
f")HSfH~'<*la sociologie, {M«'tfHtfX!!0t't«<t'i! ft <M~MO~~tf
p. )')7 sqq.) Les thèses soumises à la discussion étaient pré.
st'ntées dans un résumé d'un article de MM. Durkheim et
Faucounctfin ~'r~'p/tt/Mo~t~Mc, mai 1903; et dans uu court
résumé de M. Branford. L'article de MM. Durhhein) et Fau-
':<)tntet,dont une traduction est donnée en appendice, a été
t~ ).'A'<'<)!t:<<'(:K').<M:tt.t('H.)fMt-tM'

anatysf danst'.t/ttx~tt.VH. H'04.p.)!t4':ony établit


conum'ot ta socioto~ic pttitosophiqne des précurseurs et par-
ticu<!erpn)ent de Cmnte n'est pos um' science distinct'' des
scipm'es sociales, destinée Ii garder son caractère phitoso
ptuque. mais lui principe fécondant qui doit les renonveter;
en (ait les sciences dites « sociales deviennent spontanément
socioto~iqnes <'t prennent peu à peu conscience de leur soti-
darite ):< swiotn~teestle systptne des sciences sactotogiques.
t~)it)''ur.s M. Dm-)<)tH)tn. cumme i) Fittdiqut' dans une courtf
r<)))i')ue p. 3u7i. n'entend pas nier lit p~ssibititc et la néces-
site d'une .S')''<o~w//<'~/<MtT«/< con)pat'ab)e i't iit bio)«!{[e~ene-
t'itif il se rfset'n.' d'en detet'ntiner uttcrieut'ement la nnture.
Ataiitcette iwetoto~ie Réuérat)*.venant coot'd'tttner les t~snt-
tats des sciences sociotogiques, n'aura nuttement le caractère
des speeutations très indéterminées auxquettes s'appHque
ot-dinairentent aujourd'hui le mot soooio~ie.
C'est il ta définition de cette sueioto~ie ~"ueraJe ou « pure
'entendue (t'aitteurs dans ut) sens uu peu ditlerent, semble-t-
il, que M. Branfurd consacre sun intéressant ntL'tnoire il
pin'aitd'uiUeurs adhérer pour le reste aux condus'ons de
M. Om'kiteim. La tache la plus pressante qui inconbe au
sot'iuto~ue. c'est ta systentatisation des muttiptes sciences
t-ocitdo~iqucsspéciales: il faut qu'elles prennent conscience
de ieur unité pour coopérer etncacement et pour qu'on puisse
tirer d'elles des principes d'action sociale; autrement dit, il
faut déterminer les rotations des diverses parties de la con-
naissance sociotos'quo au tout, et celles de )a théorie et de )a
pratique. De quettes ressources disposons-nous pour cons-
truire h) carte du domaine sociotogique ? En dehors de
celles que fournissent les sciences sociotoj;iquesspéciales, ce
sont en première ligne les données utitisahtes '< pour le pro
)<)6)ncancrât de ta ctassincatiou de tout rensembte des
sciences et des arts Le problème de la classification des
sciences chango d'aspect en passant de la logique a la socio.
logie il doit être traité historiquement. Et la sociologie ne
s'occupe pas seulement des origines mais aussi des Kidéals
assurf lit liaison de ta pratique et de la théorie. Hu remplis-
saut la fonction de contnne que lui assignait justement
Comte, en systématisant ta totatitc de l'expérience humaine,
la sociologie fournit un fondement à un art social rationne).
« Si l'on prend le mot occupation, non dans son sens écono-
mique, mais pour si~niner toute forme quelconque de t'eMort
\\A).Ï<H<. – t'tm.tX«)'H)E -«M:tA).K, fH~Ktfs .)j)tA).t!< (~

humain, passe, présent et (utur, la (ormute lit plus geuerate


(tu probi~ne de lit sociologie pure est lit suivante décrire,
''xpiiquer et prévoir i'evoiutiou des occupations ttumaiacs
A ta suite du résumé des discussions ondes, quoique com-
municatious écrites provoquues par tes articles sont insérées
h-s ptus itaportautes sont celles de MM.Bernes. iL Hrozier.
t'ouittw. K(t<-a!evHkt. L. Steio, SteiMmetx,Winiftf-hi.
Xous n'avons pas parte d'une cotn)nunic.ttiou de M. \Ves.
t''rnt!))'c)<sur lit t'fM~wKf/f /i'«tM<- </«<«/« f'<'f<«;<MMp«-
"«'f, tjui est anatysfe ptus tuin. p. ).

<!t\HH i)E LUS )t)OS T'.). Fitoaoa& ysoototoeta. –


H)u'Cf)oHe.Hpi)t)'ich.t'Mt. )votumeiH-td", i85p.

Cu petit volume est une coitection d'essais et d'artictesdunt.


nous retieodroos h; premier eu misou de i'hnportauce du
probtetoe que ) uuteur y pose et y traite sommairement. Cet
essai a pour titre Lit .s<-«'M<'<' <wtw<'/')«~MH .sMw~ (jinet'
~'hercttesi entre le savant de ~ettie et ia )nMss''il n'y a pas
d'autres liens <((teh's lois j;cuét-a)esde l'esprit hutHsia. tt
(ait Mlit question une réponse ne~ttive et est conduit par ta
examiner les rapports (h' ta science et (te ):) conseienco
sociate. i) passe e)) revue diverses thèses (Schaente. Tarde.
Xovicow, Spencer, Groppaii, Ardisu, ctc~ et il conclut M
t'existencc de deux courants d'idées et d'exp~rieuces. t'un,
.(sceudant, ai)ant de )a foule au savant createm'. t'autre. des-
''endant, et par lequel ta scienc'*se rcpaud dans lit ntasse. Le
t'tus souvent, )'on tm tient compte tlue du courant descen-
dant; tuais comment tes vérités scientifiques se rcpandh'ent-
elles si facilement :') certains âges, si t'activitc de l'esprit
<;oi)ccti(n'était pas soiiifitee dans ie metnc sens que celle de
t hommede ~uie'
La sociologie doit. d<tu<'tenir )e plus f~rand cotnptt; de la
''oiiaboratio)) iatente entre ta masse et te savant. Hi)e peut
des maintenant distinguer deux (ormes de cette cotiaboration,
t'unu iMtentionnc)tc, r:mtre invo!ontair'' et spontanée. 1)ans
te premier cas, des personnes étrauRères a ta science, a ses
pn'occupatious et <n6!ne a ses méthodes prêtent au savant
leur concours pour la recherche des matériaux et adaptent
p''u a peu leurs incHnations a cette recherche; dans t'autre
cas. l'esprit social recueille, sans aucune préoccupation pro-
prementscientifique, tes faits, ies expériencesqui stratifiés et
)? t.'AXXtSt: <'X't-tM5
st't:K)Lu<it~t;K.

consolides forment lu première assise sur taquette la science


peut s'édifier. Le programme complet d'une étude socioto.
gique de la science comprendrait t" l'étude de sa genèse au
sein de ta cunnuisaaaee j;eneratc et comme partie de cette-ei
celle de son etaboration dinerentiette par ta coopération
simultanée ou successive des spécialistes; H"celle des reae
tiens mutuettes de la science et des autres (auteurs de la vie.
< )L

nt\'HMA tC.; – Détermintsmo aoolotogtoo. Sa~gio critieo


d'un programma di sociologia scientinca. – Rome, Lœs-
cher,) vot.itt-8", p. !)U.

L'objet de toute science, selon M. R est, par un aspect,


soumis, et. par un autre, soustrait aux lois uaturettcs. Eu
sociologie. ce qui est détermine, ce n'est pas le contenu.
mais la forme de !a vie collective. Les sociotosuesqui veu-
lent prévoir t'avenir des sociétés entreprennent une muvre
irn'aHsabie. Mais on peut découvrir, daus la structure et le
fonctioHxcmeut(tes organismes sociaux, certaines regutari-
tés des normes s'imposent à tous tes individus d'une même
société, règlent têt))' vie économique, teur tangage, leurs
actions; des sanctions, qui repriment toute infraction u ces
lois, en soutigm'nt te caractère ri~out'cux. Sans doute, ces
lois sont parfois vioteM mais les lois de ta nature physique
sont-elles toujours observées? A mesure qu'on passe, dans lit
série des sciences, des ptx'uomenes relativement simples aux
pheMomeuesplus compliqués, les tuaith's de la nécessitene
forment-ettes pas un réseau ptus tache ? it faut restaurer la
« vieille notion » de nécessite moratc c'est elle qui devient.,
dans le tan~a~ede fauteur, le n determinismesociotogique u.
– t) semble bien que cette restauratiox ne réussisse qu'A
<')'<*(?)'de
regrettantes équivoques )'. L.

COSE~TfX!fi'~A\o~ – La Sociologie génétique, Étude


sur la. pensée et la vie sociale préhistoriques
Paris, Atcau, in ~°.

Apres avoir proclame le caractère positif que doivent pré-


senter les recherches sociologiques, M. C dectare que son
but est de donner une vue d ensemble des résultats de ta
sociologie génétique et il entend par lit la science des ori-
tXAt.t'-K-t. –(')Ht.(~OPMt)!S'K:tA(.t!,T))K<'t)!t!<)"<KH\).t!< t5)

,ines de ta sociétéhumaine et.detous les ptténomëues qui s'y


rattachent. H étudie successivementtes diverses sources d'io-
tormation dont elle dispose l'observation des sociétés ani-
tnates, des sauvages modernes, ta patethuotogie, et le folk
lure: puis il resnme eu autant de chapitres tes résultats qui
lui paraissent acquis sur la famille primitive. lit socjctt' pri
tnitive, ««)' foraine de la propriété, des idées animistes. des
t'ouccptiuns thytitoto~ittues. do hmga~eet de fecritut')*. de t:)
retijïion, de )a murate. du dt'oit.de tor~auisatit))) potitique et
'tes classes suciates, de !*M)'t.dueon)mercc et de l'industrie.
<"est lù un vaste pro~rantnte. L'auteur uo peut t;ue t'esu
tttfrft discuterd une façon très rapide les théories qu'it cite
''st ainsi qu'en vingt pages il anidyse et discute les t)'av!U)x
'ie Sumoer Maine, de Mot'sau et de Engets. de Mac-Lenan.etc..
sur tafamitte. A la iin de chaque chapitre i! a soin toutefois
't indiquer une bibliographie très comptete de ta question
ju'ii vient d'ftndier.

XO\M:0\ <J.! – La. Justice et l'Expansion de la, Vie


Essai sur le bonheur des sociétés humaines. Paris,
t-'eUxAtcan. )'S. p. ;<?. in.~

))ans la première partie de cet onvt'a){C, intitulée « 'J'heories


tu présent H,fauteur montreque toute injustice entrahte une
limitation de ta vie, un amoindrissement de lit puissance
vitah', même pour celui qui eu est fauteur, et que, au con-
'tairp, tout ce qui contribue u ta justice concourt par ta
tn~meà t expansionde ta vie. c'est-à-dire au honhenr gem'-
t.d. La question sociate est donc insotuhte. d'après M. X..
on l'attaque uniquement par sou cote économique: on doit
aborderpur son cote politique; ta cause fondamentatc de ta
'oiset'e économique, c'est que chaque hûmtne nf produit pa&
tentée qu'itesteanabtede produire et que, d'autre part, ta
)dns grande partie de notre globen'est pas exploitée or cela
ient de t'inst'cnritt' et de l'injustice a t'interieur des nations
<'tdans les rapports (les nations entre elles.
La deuxième partie, intitulée Tttcwit's du Passe re-
hcrctK' les causes qui empêchent t ctahtissementdf la jus-
tice sociale. Ces causes, que fauteur passe en revue, consis-
tent uniquement dans des conceptions aussi répandues
.tuerronees sur le veritabte intérêt des hommes et des
nations: c'est t'crreut' qui produit )e malheur, t'nc des ptus
t. ).XKK.~(:)tt).tttit<H.t)')

~t'avps est t'(.'))<'quit'onsist~it admet trt'tuunut du da'wi


nistup socifd. (jm' lit vioiMX'cest )'w}{;it)edf t'Htat. et que lit
HUerroMt la ~'nditiut) du pn~n's ~tatz<*uhotct, UmupuwtCï.
Lcstt't' \Va<d <'))<'repose sur ptusjeurs confttsinn.~d'idcps.et
eu pittticutit'r sur )a cot)fu~i«))(tt's )uttt's biutogiqm's et des
tuth's soci:))t's: Hes! vr:(i que )a tuHc est lit ('ot)tmiou du
)))'<~)'t's,tx.tis d.ttts Il' r~nt' t;oci:)<t't!e u atlectf )Ms (:(tbt'm~
ft'')<tnut'n'<t')k'as<'sprt)c<'dt's))in'ta'ui!<'t'
f.atn)is)<')t))'})iu'tit'.tntttut'<')Uj'~iH)is!)tit<n(tt')'))utni<-
)<))'it)diqut't))tpr(~ri(n))npd'i)('timtpout)\'(ah)iss)')nc))t de
):tjtt<.tiH'.Cfj)n't)~)!nt)tm*itttpti<)m' )af''d''t':)ti(mdc')'!)nd('s
tt!)tn)))')':t<its-t't)isd'AttK't'iuu('.At)j.t't('tn'. t-'r.tnw. ;\i)<
n).)!ftt)'. )t!t)it'utricf)t'-H()))t{rif. Httssk'. Ait)-.) ct'sst'ntit
t':tn!)tT)nt'i)ttern!)t)ou!)tc !e tUttiUmstUfft t:t paixat'tMt'
di.)):)t't)i():)it't)t:)t'sdtM)iHK'S!.t't':tiett(sup))rim<'t'i!:t« produc-
tion d''cuptc)'.)it p.H' -uitudt' la f!)ci)itt'du conom'rcpt'tdcs
t'.)p)«jt'ts inh-)-tt<'))!H)x: ton', k's ))('<)))))<poun'ait'ntt't'cc
\'uiti'inst)m't)t'f).<:fU(;Mct-itti')t)('stdt'sm!tit)tt')mutpus
sibh'.('t!.<'r't))st'):<it':i)usdiri~('!mt'!('ti)n't)t))))Ct)XC'')!)i-
)'<
La ttt)'tt)u(tt'dt'den)<)ftst)i)tiottde t'.mtcm' 'st pt'fsque tt'u-
jo)n'spmt-t))Ct)tdiit)fcti<)m'. A A

JA<:ut:Y h'')'ACf.. Etudes sur la sélection chez


l'homme. fdit. A)<'an.)'«):). jt.ti~t. in s
faris. )-'<-)ix

).:t s<')('<'t)on.qui ctt'vc <:ct')!n<tsiodividus ittt-dessus do


tti«':)))t'<))))tnu".produit )M))')<'< tt)t'')m'(-)n'c''sittdh'idum't
tt'ur postt')itc les midadics ttcrn'uses. tt's ph)t'))opat))ifs. )('
i-t)k')d<L'.ft)H):)h'))K'ttt)!t'<t'')-ttitt'et)nxti)n-tiH))dch<)))Cf.<)e
i'itotocnsitt' hmnaim' surnissent dt'- individus. d<f!<mit)' et
d' t'iK'f'sqtfi)'i)rvip))))(')ttau p(n)v"ir. ta m'tn'ssc. a i'intt')-
tincoect't au taipot une ffix :t)'rh''s. i)~s«t)t voues, eux ou
tt')H'pt).st<'r)tt'))i)~)tt't't:))adt'm')'('s('en('<' Hn'yitdtUtf
pas m) jtru~rùsdf t'innuauth'. puisquf tps {M<))iH('" des puis
.auts. dt* richf~. d''s c))f')'Ki~uf~,des infptti~'uts. 'ctcignt'ttt
)apid<')nfot:)'f'i)t )adt'st't'ndifn<;cdt's paysans. desbout'f<'is
ttt'cfssitcux. des ))<)m())''set des petits 'tui sm'vhra dans
)'fttH))anitt;futur)'.
Pour JHusU') s:) On'Sf. fauteur t-tudicdaustaptetuit'rc
partie df sut) tivrf) action produit sur tx'fnux' par t'cxcr-
<ic<'d))po))voir.t.f".fa)))i))<'s:ntj)u)tv<)irt)t)t)Ut('t<'))d!mt;c
– t')Ht.[')))K SOM.U.K,
AX.U.MKS. TminUtK."
tDi~KAf.t! t!i3
.'(s'unit'outre eKcs; comme clics se trouveotd'aiHcurs dans
des couditious favorabtes pour observer uue parf:nte itys'~Mc
puyaiqne et morate. ou doit admettre que h) de~em'resecuce
qui les frappe toutes est bieu <<*resuttat de teur situation
suciutc. Ptus de ~Oupa~es suut consacrées à l'élude utedicate
et psychique df ta fautitte d'Auguste. Cette étude est fuite
<)'m)efaçon intcressHtttep) pt'édse: chaque asMt'tiuMest fou-
dce sm-dt's textes (tes ucriv.)insde )'<))o<)ue.Tacite, S~toue.
tMonHitssitts. St'm'<)ue.Vetieiusl'ato'fntus, etc., que fauteur
:<cooscieut'ieusooen) cdUques: elle pt'eseutp m~me un rect
intérêt tustoriqup. H))t'n)m)tt'<'('o)nn))'ut.d!U)seeHHfittuiHe.
tes tires \(mt s':)jïgr:)\antd'*);<<'r<'tiouet) ~ot'rfttitHt. depu<s
Auguste ju);qu' Xcrou )')usd<' ««' pit~t-ssont ctmsix'rceh
a t'))''t'c<tiff dutts !ps (th'erscs fatnittcs sotn'critincs df t'Hu
ropc du < au xtx~sit'cte: tes )(pt'son(t:tK''st't!"tt ici tnit'ux
t'onnus. tpsrecttprcttes fmt t't'' muins)itt)0)'icuses Tuutt's ces
fittttiUcspn'sentcnt de ~mves imontfttics<!f)M)t)tiqut's 'jt)i fut))
s!t(:~ra\'i)t)t. ft cHes .s't''tci~t)p)tt
vitt*.
La deuxième partie )))0t)tr'' <tue )(' ~t'xit'. )(' ta)e))t sous
toutes ses formes, sont inscparabtcs. siuo)) c)n'xtf'n)~n<t'indi- j-
vidu. du moins dans sa descendance, df*quctque anotn:t)it'
cercbrafp et psychique, qui m' tarde pMs:'< pt'fMtttirt' );)dt'
m'retecnce. t.) stt'riHtc et h)mort. La preuve do t'ette t'm')')a-
tinn, <("'t que tes t'imses socifdcs dont dépend t.) fréquence
des honune'- superit'urs dans toutes tes branches de t activité
humaine, sont tes montes dont dépend la fréquence des
crimes, de ):t fo)k'. <ttt suicide. <<ftoutes tes formes de
névroses, t'ardesstatistiqtx' diverses ft intéressantes. ) au-
teur chercttc don<'a cta)))ir. d une par), que toute variation
dans lu densité de )a poputath'u et s.) coucentration daus tes
vittes produit des variations t-~rrespondantcs dans ta fre
quox'cdes <)<.()<*fotic. d<'suicide,ctt' et. d antre part. que
les tneines vat-iatious de ces deux conditious de lit popuiatiuli
ftoutt's choses fgah"- d'aitteurs. et si t'on cousidere en parti-
''uHer tics riions de même cotnposition eUmique innnent
datti; )e n:en)e seus sur III [rfquenee des personua~e~
re<Ha)'<)u:!M)esC <*st que)<<deusitt' df ta po;)n)a)ion et sur-
tout ta vie (les grandes viHt's. <'n t'outptiqnant tes retations
soc)a)ps. reudent ta viecerehrith' ptus intense. )) faut ajouter
que h) popntatiot) de- viHes s'.x-t'roissant constinnnteut an
dct.ritnent des catnpa~ttes. ce sont les individus t"s ptus
acttfs. les plus cotrcprettants. ft's p)us i)tte))i~cnts qui y sont
m1 t.tXXKt!Ctt)).<M:H~;Ë.t9M.t'M.
attires, et viennent y chercher une vie plus intense et des
inquiétudes de toutes sortes; it en résulte que nous voyons
tes capacités, les talents, tenergie. tnais aussi les maladies
nerveuses et la degeuerescence se produire danf tes villes,
tandis que tescampasnes. privées de lit partie ta mieux douée
de leur poputatiou, n'ont comme apanage que l'ignorance. )a
stupidité et )a Letise. A.

STt-:t\ L. –De t'fmtorttë. – Hxn'uitde lit ~t-. tttf. '<<-


<ww~ PHt-is.'iiix'd et Briere, )!'u4. M p.
Petite ttissertittion uu !'<)uteur moatre )a nécessite et ruti-
)i)e d'ttMe autorité, t'ar .mtorite, il entend la subordination
des individus à uu pouvoir matet'tet ou. <HO<'it). Prise (tans ce
seus ~etiera). titutoritc se confond avec )'ordresot'i.)i-
t)esct'iption rapide des principales formes de t autorite la
première serait tondce sur ta crainte ta deuxième sur la foi
sentimentate des hommes en ta supt'riorit'' d'un chef ou d'un
corps: lis troisicme serait t'aeceptatiox n'nechie duucauto-
ritf Ut'cessairf aux individus et :') la société pin' exempte
l'id~iHde la Revotution française
<Jue)que forme qu'elle revête, l'autorité funde U)t ordre
'-ociat stabte. ~ous lui sommes redcvabtcs de tous les bien-
faits que la société nous assure. )!. t)

MATTRUCCt (t t.o Qaesttont soctotogiche. – t'isa,


Knrieo Spoerri. )!)'?, p. ~!0 in-8".

Cet.ouvrage est un recueit ue dissertations tresgetterah'sde


phi)osophie sociate. XousnousbornoMsà mentionnerles ques
tions qui y sont traitées f'Hes sont au nombre de quatre
i~ Le progrès consiste-t-jt dans un équilibre croissant ou dans
un contraste ~dinereucii<tion)de plus eu plus aceusK? Les
<'<f et les ~«'f«.«dans l'histoire de l'univers. 3" L'instinct de
sociabilité humaine a la basede la théorie del'cvotution. Cet
instinct serait prt'humau*. 4 Ontienqoipxistefntret'homme.
ta nature et ):; civitisatio)).

L. STH)X Der soziale OptimiNmus – <:ostenoNe,


tena. t~O! vn- p.
Dans ce nouveau recueil d'artictes, ~t. Stein reprend
pour les devefopper et les préciser les idées que nous savons
AXAt.t-K! – t'ttft.U.SCPXH! ~OCtALK, Tm!uMtt:!< t.KKtittAt.t~ <:):*

t'uptus d'une fois l'occasion de résumer ici mente tt 6teud


son opUnustMesocial dans deux sens (tu c&t~des consc-
(tuenees pratiques, en nous moNtraut jusqu'où pnurt'ait ntter
un '<sociMiismejuridique M(qui eorresjMadrait A peu près :')
MoU'er('forn)isu<f/. et du cûte des pr!ucipes th~orittues, eu
nxmtrMm eotntneut lit nouvelle euet'KeUque (Mach, Ustwatd)
sottbtphn'tter Dxnntnt'ttmetttfSftjotedaMs le moufentent
itK'essant CM.

'.t'W't.UWtCX. – OruadriM d. Sociologie. )h A«<). ie-n.


))ani:.

);).):ttH);)tUt'Ot).OS.-Soziotogie. – k-ui). Fi~het-.t':<.)))..ti.'n


.V~<M'S~M<.}
'.)<")')'A).) [A. ElementidiSociotogia.–fienottt, tibro-io
modcrnt). <t'05, voh in-t2. p. \v-383. (~ottvc)k' MiUoo (~) )ht'<-
ici. <. t.jj. <44.)
f)t)(t).t-i,c
S~).\H. (ADttux \Y'.}. – Thé subjeot-matter ofsooiotogy T/
.)M)<M<n"<
JoMf<t<f/ if04. vot. x, t'use. 3. j).Mt-
~).<'c<o<u'/y.nuY.
);LH\UtH) ;CH.u«.);sA.. ïasociety apsychioat uttity? – T/'t-
.)M<t')'<MM
~t)MtM')'tOfM/ murs H)05,vo). x,fasf:. S.j). 66f<-G'!t.
1.

))\YKS (KMw.ott)C.my). – Sociotogioat construotion tines. –


'f/<e~Mt<'<'tcM)tJ«Mt«f</o/')!nc<tnM)<905.vo). x).i'MSt'i. )'()')-
7ti'i.

<.)tHK)''(< Mfi. – tatroduotioa to sodotogy. – ï'Ac-t~'fftfM


~tt)'<)<!<(t/'ifoc«)/<);vo). <. fnsc. t. )'. 53t-4:t fasc. !}.)). 6!<4-00:):
t'.)s' ri. p. ~CO-~86.fSuitt' (tes artic)M ))fe<'<)ent)ne<)tsignâtes.)

< 'HL (t'Mft.ff.<f.). – Metaphysica! Etomentaof Sociology.


J7<f.tm<MH~Mt'<t<t/f)~«)t)~(M/ yotx. t'a'.c. 3. p. :i54-Mt f'asf-.4.
t.. Mt-t).
) "K.<KS t KKf<tx.<xtt'. – Thé présent probtems of soeiat struc-
tures. – t7)t' ~t<MC)-<c«H
JuM<))a/f/' <'octe~ oxn's tW!i. vol. x,
).('. !iti')-!i!<«.

~.U<U (t.KsTHxt. Evolution of sociat structures Mf


.ttMet'teaKJ<tM)'))'<o<-M"M' nou's t905. vot. x. fas' :).)). SM-COO.

t'"S\)).\ (A.). Soeiotogia oomtemporanea. – ttarceiona.


Oanuc) Sotet'. jt. fMt in-fa. (Mecoeittt'ar<i''<('s.;

s' )).\Lt.MAYt;H.–Vererbung und Austese im Ijebenstaui der


Voeiker. tcna. t isthet.
)M t/.tSSHK '.Ut.M.t'tit~'f. )'JtH-)'JM

)'<:tU.U ,J. LiadiyidMO nel snoi rapporti sociaU. )


ri))o,t'.ti<M)'tt.
HAVA i\)' ). La otassiBcatioao deUe soienze e to dtsctptiae
sooMe.-Hu)t)!(,HrtH!ttt))nL"h'*)'
).t<ASS)':)t<K()t nHn -DMpriaoipesooiologiquedesnationa-
Mt6s. f<r)<<x.'h'<"<)/ j))m)'w'!i.)t.H?-t<i''

)U-)'Y':))')).<));)')-:SCX"t)'KS

-–t/<t')/~t<<~r«M/'M<'tt<«~<
)'dfMM.))u~(tt:m.)h.cm'tC..i.).):

HtHt~t'~Tn. – La logique des sentiments. Paris. )'.


.\)ca)(.)H~.p.x-)it)~.
M. Hibotest un des psYKhtUu~ues qui ont )'' plus vif senU-
tnettt des tu)))i'resquet'<'tude des faits sociauxpeutappurter
illa psychoto~x'. ttt'~ttn's i))tMn'ss:n)tdesuhn; )ti dKt'etopttf-
tt(ent<tfs.) ))p))S)-t's)n-t' pointutravers ses ouvraHës succes-
sifs :) tnesuft' (jt)).'t)t's(om;tiu))sUh't)t:dc}iittfet')cut'C!i))
pMssf
itux p)ns cIfVt'cs.ii s<*t)tfu ttt'cessitude taire uut; plus ~df
ptitce imxt:t)nsidf)'Mtio)tss<)cio)o~i(}ttes. Cette tcndauce était
dfJHtrcs ntit)'t)U''etians si) /<t/t'/<f~/< f/<A'c«/<w'~<f;.Aujour-
(t'hui. i.) fp)Hstiuuqu'il truite est. de sou aveu. proprement
sucifttt~i'jm* <' Cftravait, dit-i) diots sa prufaec )p. x;, tritit''
ftoe <ju<'stiot)d<;psychoto{!'<! i')div!duet)e en .tppitrcnce, mais
tout:n)t:t))t collective. pu!sqt)e)cs~roupes hmtt.uus se fHtment
ft se tttahttiemtettt par h' conttMuniUth'de croyimces. d'opi-
itiens, de pn'ju~s. et que c'est t.) (o~ique des scntitneots qui
sot ù tes cD'er <))t}')
tes défendre. Kt c'est pourquoi ttous ue
pouvitMtstitisserpitssf'r cet important nm'ra~esaosappetet'
surhti )'!))tentionde)t')s lecteurs.
L'' probientt'qui yest<'tttdieest!ttemesispticii<)ett)ent scciu-
)))K")U'*que aous avuos eu deju t'of:c:)siunde )':d)ordpt'ici
tnen)' O.nts ttotre A'ts-~«!«'~«)'Mf.<. ~-wf'.<p«<M<f! </<'<<(-
/ft'«<K nous nous sommes attache il (aire voir que. sou': )a
)n!f!"cs<'iti))titi<)uc.ratiouue))t!, il Mtest nue, plus cofttph'xe
et ptusconfusc. d'ott t:< premierederive,que )n notioodeclasse.
))ar exemple, n'avait pas toujours désigne des groupes d êtres
tn''tttodi((ueme))tctasses d'après leurs caractères iutriust'nues.
tnais s't'tait (ernMea t'nccasiot) (t'assembtMses<tisparates que
~).tst! –t'<\):t)<)t.ot!)K))K'.t!)t"L't'Ks j;,T

des seitthnents obscurs avaient déterminés. et nondes cousi-


dét'atioasottjectives Or c'est lit même idée qui a été te point
(le départ de ta nouvettc étade de M. Hihot. La )o{{iqu':des
sentiments. c'est cette autre torque, que le savant ignore, et
qui pourtant a joué et joue toujours m) rote considérabledans
ht vie. Cette rencontre d'observateurs qui, tout oit suivant des
voies trésdiuérentes, viennent se heurter a ta même question,
tm'ritc croyons-nous ()'6tre remarqufe c'est la meilleure
)') cuvede ):( rcittitc et de l'importance du prxhX'ute
'l'out Uitturettetneut, M. Hibuttmitc sou sujet par sou aspect
psychotonique. Avec sa p~m'tration ordinaire, il décompose le
tOt'canistnc psychiquequtrend possibtes ces t'aisounetneuts.<«i
'/fRfr'\donKtps sentiments, desétats én)0ti!s forment ta tramee
)<'ft)(. Kt i) n'est pas douteux, en etïct, que cette togique spé-
ciide .t un caractère essentiellement etnotioune) ce qui
('xp)iqne le titre adopte par l'auteur. Maiss'it est bieuévident
que cette tonique sentimentale ne serait pas possibte au cas
'm ):) conscience individuelle ne s'y prêterait pas, si, parl'
con::equcnte)tesupposedes;MY)t'<M<M((ue le psychoto~uea eom
potence pour étudier, d'un autre coté. il n'est pas moins cer-
tain que les états mentaux qui sont ta matière de ces opéra-
tions sontessentiettementcoHectifs.J'ours'en assurer, i) u'ya-I
qu'avoir où M. Hibot va chercher les taitssur lesquels il fait
porter sou analyse. La forme de raisonnement émotionnel ta
plus importante suivant lui estceUequ'it appeite intagina-
tive. Orles exemples qu'il donne de cette (orme de raisonne
ment sont tous constitues par des croyances manifestement
collectives ce sont tes croyances, idées ou couctusions rota-
tives a ta vie future (p. !M~,ceitesquisoutà lu base dela divi-
nmion (p. tût) et de la magie (p. t07h tt en résulte que. sur
cette question, le psychologue ne peut pousser ses recherches
:mde!a d'un certain point sans recourir à lit science compa-
réedes religions, science éminemtneotsociotogique.Ponrcom
prendre en quoi consistent tes raisonnements dont ces divers
ftats de l'opinion sont lit conclusion, il faut recourir à d'autres
procédés que ceux dont se sert d'ordinaire le psychologue
il faut comparer les formes diverses qu'ont prises dans
tes ditïérentes sociétés ces ditïérentes croyances, afin d'en
déterminer les causes, c'est-il-dire tes états mentaux dont elles
résultent et leur ngeneement en un mot, il faut faire une
théorie de la maj;ie. de ta divination, etc. Or nous avons sou-
vent montré que ces théories sont nécessairement socioto-
'M t.t\XKt!-itM:)tM.tt{. f'M.tMS

giques, que ces ~tats mentaux sont des représentations et (!fs


émotions collectives et que c'est teur caractère collectif qui
explique tours résultats. C'est bien, d'aittenrs, ce qu'à fait
M. Kibot. Dans cette partie de son travail. ce n'est pas à ta
puthotogie meutate qu'it emprunte ses documents c'est a
't'ytor, a Fraxer. a Bouehe-Lecto'cq. etc., qu it s'adresse, Il a
ainsi démontre, avec t'autorite qui s'attache a tout ce qu'it fait.
quêtes fortnes comptexesdeta vie psychique de t'iudindu
sont iuexpiicabies en fiehors de leurs condittous sociaies,c'est-
u-dire que lit psychologie, quaud elle est parvenue a ou cet'-
tain moment de sou devetoppement. devient inseparaMede!:)
sociologie; et ce n'est pas nu des moindres services rendus
par son nouveau livre. R. 1).

PAitK. M.-I' – Masse und pubtikum. – Bern, Lach et <:tu-


nau, t!)0t, HO p. in-S.
Cette thèse de doctorat, soutenue devant Ffuiversite d'itei.
(te)berg, est f'coçue suivant une méthode historique et dia)ee-
tique. L'auteur exatnine les doctrines relatives a lu question,
puis tire de cet examen une couchtsion dogmatique,jt resunte
en particutier des ouvrages de Sigheic, Le Bon. Hossi.
tt distingue la foute et le public des autres groupes. (;e sont
des associations indéterminées, n'ayant ni traditions, ni cons-
cience nette d'elles-mêmes, ne se recrutant pas d'après des
régies. HUessurgissent des sociétés organisées, et servent en
t{mx'raiu préparer do nouvelles formations sociates ainsi en
dehors des groupements politiques de l'Europe se dessine peu
a peu une opinion puhtique européenne
Sur quoi se fonde le liensoeiat dans ces groupements? Pour
l'expliquer, on a invoqué lit sympatttie et l'imitation, t'ark
critique la théorie de l'imitation une foule est une, non seu-
lement parce qu'il y a action réciproque des individus les uus
sur tes autres, mais parce que les sentiments et les volontés
individuels tendent vers un même objet. Dans les foules,
dans les assemblées, un processus d'attention collectivefait
l'unité de la masse, sans qu'un meneur ait besoin d)' pmvo-
quer l'imitation des individus. L'unité du groupe n'est pas
seulement un totat de sentiments individoets c'est une unité
« téléologique a.
Aussi, tandis que l'imitation explique surtout les tendances
conservatrices, le processus d'attention eottective ~oj«~.
ASAUStN. –)'St':)t<)t.)t!OE<m)n'); )M

l'J. .L.v.11 1.1.1.1." 1.


</w/tf )t(/w<'r~«M'A'c<~ marque ptutot un troubte de la vie
sociate.
HtHin.ttmteur distingue lit foute et le pubHc. La foute est
):)forme la plus rudimentaire de l'association elle est encore
anarphique. Et)fait partie quiconque est capable de sentit' eu
commun: lu foute est mue par une impulsion cotiectiveana-
)ot{UCM un instinct
Au contraire. u)t public ne se forme que dans une société
<mle travail est divise Les opinions individuettes sont dis-
tinctes. ators même qu'une opinion pubUque s'eu deftage: le
sentiment ~ém'ra) s'exprime avec des particularités dans
)-imqueconscience Le pubHc est critique S'~t unité se fonde
sur ta pensée eu commun ptut.ôtque sur des impulsions eom-
,t)tt))es.– Oo'niere ditterencf dans ia (on)e. i) y a une domi-
nation elle se confond avec le sentiment (lui pousse )a foute
inconsciemment. Dani- le public, au contraire, une nonne
pratique se dégage de lit cottectivite, et appandt à chaque
individu comme un idea) extérieur à sa propre personne. En
résume, par ses caractères, le public se rapproche des formes
socia)eso)'n:<nisees. R. H.

)))':ROB!R')'1S(X. ttKsrA).– L'anima, delle folle. ~ff~t


< f/<~<-<o~/f«.IX, fasc. :t-4. p. ~3:M!.

L'auteur n'admet pas que la psycho)o~!ecollective puisse


ctredértveede la psychotogie individuelle puisque, au cou-
tiens )a foule !a personnatite individuctio s'évanouit.
))eux facteurs principaux lui paraissent exptiquerta manière
dont se forme )'an)e des foules. ti y a d'abord la puissance
ontajficuseet imperative de t'emotion. la mamëre dont elle
se propage d'une conscience a t'autre et s emparede chacune.
i espècede monoidehmequ'ette crée: il y a ensuite t'ins-
tinct social. produit de t'experienee de t'espece fixée et orga-
nisée en nous et qui pn'dispose les <MH< individuels se péné-
trer mutuellement et a se confondre en un môme nous. –
AvecFauteut', nous croyons qu'i) y a hétérogénéité entre ta
psychologie individuelle et la psychoto~ cottcctive. Mais
nous voyons mat en quoi son explication fait avancer le pro-
blème. Certes, i! n'est pas douteux que tes caractères psy-
chiques (le l'émotion ne jouent un rôle cousiderubie mais
fauteur tui-meme reconnatt que cette uuique cause ne suffit
pas a rendre compte de ce qu'U y a de collectif dans le phe-
t' 'OiH '"n:)ttLm.<~t'H. <);.)?:.

Monetx'. t) im-ot)ue t'tn-.tinct sociai maisc'est on peu pos


tuterct'qui e-<t:')t'xp)i')uer. Que. avec nos tempHrmnents
s<K''atisesparrMhtcatitM~t.p~t~~h-eJ'h'')'('dit<tt<tu'< soyons
""eux prepurt-ta).) vie cmt)t)Hme.u)t peut iecroire.quoiqu'i)
y ait aussi <'hexmots <k",pt-edispositionscontraires. dues nux
mêmes Muses. ~aisccjt'pttpastaxuccauseorigineitedeta
f'nttp. fc n\')t t'st )K'm~h-<'qu'une t-au-ip adjuvitute. Aueut)
fait, ()'!ti)iMtt-s.ne pt't-)))''t(t'en.tpprt'cicr )'ttt))xn'tH)tt;t'
ApW'sbit't)tt'!H)tr< )'.tutf))t- ttuos j'r~ect'ttcopintOtXtUt'
r:'))))fcoH<'<-th-t' pu !j:<:u''ridfL j'hts stn'cm)em<;ut,h'tOMd~
f')u)t'tu)t))m(!)tit df'):n'tmH'!)im.ousMfct-oyuns))!(s
.)\th't;)'itut))nHt<)ui justifie cette interprétation de notn'
(«'))St'f. L:))'tmtt-!)i)ttcest m)<(f/<t.'er~t.'Mf auttuet un rccuM-
"!)tt)M(i)ttss(M.'i!mx.cct)'st)n))k'menttt).)eext))i<)t)on.Y
a-t-i(.d'ai)icut's. "M''fxp)if'ati()tt<)<'s(<ttt:!su(;ii)ux? 1
K.D
1>.

ROSS) ~P.) Discorrendo di patoologt& sociale oottet.


tiva. ')st'ax:). tipu~ratia
m deHit <.LotUt )!'OS,)hrnch-
in-)S.)).:M.

)tOSS) <)' DeUa. memoria e~deti ima~zione so-


ciale. Xocft-!)htiprinr' tipo~t'afi:)de) MituiMmio, )!?!
broc)). io-K, p. T~.

HOSSt <('.)–Délia memoria e deM tmagina.zione sociale


nelle Rtima-nze «. Cuseuxu. tipo~t'aftade)):t « L<tH:to.
)')U:),thn)ch.h)-)!<.p.)~.
Le prettticr d<' ct's iu'tictcs t't''smnc six «K'mon'es})t'usctHes
p!)r le t)' P. Hossi.))) (-onjïn's de psyc)t«!')nic.t-funià ttotm'
''n!t\'rH)!)'Htt\)iet)c(;ont<'nt):
)'L!(K))<'tn()pt'd)'on"s~'icnf'<'dp)\'(tuc:)U<)))dctatou)t!
~t. nossi. qui ne port.c pas sur l' <)n)f de la foule M)<))
j'~ement aussi St-v.-r);qm' Tante, Le Honou Sttfhetf, estime.
fn autre, <}u'eUeest suscepttbtc d<' se per~tionncr
par uue
''d)tpi)tit)nappropriée Par mathcur. trop préoccupe de dis-
tiuKm'r su iicifnct' nouvelle de h) pédagogie et même df
lit p~dasosif sociale, il n'iudiqm' pas avec précision les
proeedfs fju'i) mettrait o) œuvre ni les fins qu'if voudrait
atteindre.
Li) Mémoireet iniitginatiot) sociales. Sauf e)t que)-
AXAU: – MÏCUOt.ttCtR UM <ittm!t'E< iCt

qm-s pages consacrées u lu propagation des te{;ondesdans les


pays étrangers et à leur déformation dans l'espace et dans )c
tmnps. l'auteur n'insiste pas suutsammcut. &notre gré, sur
ce qui est proprement socia) dans cette mémoire et dans cette
imagination; sa description est trop strictement catqueesur
celle de ta mémoire et de l'imagination individuettes. L'inté-
rêt do ce travail surtout dans les exemples concrets
choisis par fauteur. !) a mesure )a <!nreede lit mémoire sociale
dans l'esprit des paysans calabrais au milieu desquels il vit
il a recherche quels souvenirs ils conservent de préférence,
''t comment ces souvenirs sont tnodiftes pour donner nais-
~auceaux produits de t'itnagination sociale. Sans doute, beau-
coup des conjectures de M. R sont sujettes à caution. Mais
du moins nous iivre-t-it un assez grand nombre de docu-
ments. (Voir, par exempte, dans le petit article sur les
rumanze. commentte (otktorc calabrais a modinele mythe
(le la Méduse ou le conte de ta gageure.) tC{. tMMA'MCto<o.
'<«'. vu. p. 349).
H°L'itnitation dans t'atnc snciate. Des remarques inté-
ressantes « toute invention est imitativc l't toute imitation
inventive u. Lorsqu'on imite involontairement, c'est sur
tout l'aspect extérieur du modèle qu'on reproduit au con-
traire, l'imitation volontaire est surtout une « imitation psy-
chique B,etc.
4° L'attention sociatc et collective. « L'attention de la
foule est essentiellement sensorielle. M Elle s'accompagne
't unetension manifeste des muscles, et e))e est favorisée par
ta présentation de seusations vives (d'où la nécessité de ta
musique, des projections tumineuses.ducint'matographe,etc..
'tans les réunions populaires où est exigée l'attention).
Lethotogie collective et soeiate. l'eu d'idées non-
\t)cs.
'<' La psychotogie collective et lu psychologie sociale.
~t. Mossitient à distinguer très nettement ces deux sciences
dont t'une se placerait au point de vue statique, l'autre au
point de vue dynamique, ta première t'tudiant les formes
<'phem<!resde lit vie sociale, lit fouie amasse, secte, public) et
ta seconde les sociétés pennaoentes. te peuple tfamitte. genii,
nation, humanité'. – Sur cette distinction, et. en geuerat,
sur les idées de M. Kossi, cf..UtM<*<' fWM/o</t</t«',m. p. t84;
n. p. t~t. i:M. !3H:'v, p. t!~ Vt.p. tM): vn, p. !90, :~9;vn),
)'. t! )!?. t'. L.
):.UtMtt)!)M.–Ahn't'~<io).,)))Ot-)')M. Hl
t6S t-'AKXKE SOCtOLOtitQUK. tMt-iUO:)

SALYAOOtU (C.). SoienettdeîUmguaggio epstcotogiasociale.


/«v~(<t<<«<.
t(f M<:<o<
\)n, KtM.j. p. <t8t-?0t.
THOMAS (W.-J.). – Thé province of social payehology. TAf
janvier tM:i,vot. x.f'tiie.4. u. 4M-
~M«'<'<Mt)~t<n)M~Suc<t)~s.
-H3.
!<OSS(EuwAKu –Tho présent probtems ofsooiat psy-
AMwoM-H).
chology. T/M~n)cWe<tMJuMco«<
«~Suct~o~y.janvier i90;i,vol. <
tt<s' 4., p. t~t!4'

B ~<:Ao/t)~<~de j~roM~ .'MCtaK.t-


(MfMttOtM
)'H)M.Ltt'tK

GIHAN(P).– Psychologie du peuple annamite. Paris.


Leroux, tU04, 1 vol. gr. ia.8", MUp.
Voici quel est, selon M. (: le portrait de l'Annamite.
Égoïste, incapable de sentiments généreux, dont-do passions
impu)s)YB8,violentes mais peu tenaces. indiUërent à fit dou-
leur, n celle d'autrui comme à la sienne propre, ptacide et
cruel, obséquieux jusqu'à la servilité, totorant par insou-
ciance, voita pour la sensibilité. Travailleur endurant tnuis
nonchatunt, suus initiative, voitu pour ta votontt'. Des sensa-
tions obtuses, une nu'moire faible, une imagination riche en
lictions mais pauvre en inventions fécondes, peu d'idées géné-
râtes. de l'ingéniosité mais pas de génie, voita pour t'intctti-
gence.
Comment ce caractère s'est-il forme? La race en est un
facteur important beaucoup des traits qu'on vient de lire
convieuuent à tous les Jaunes. lis conviennent, en particulier.
aux Chinois. C'est que, durant plus de dix siècles, de nom-
breux croisements out pu faire passer dans i'ame annamite
certains caractères des Célestes. En revanche, il ne semble
pas a l'auteur que les Matais, qui ont longtemps occupé cer-
taines rcgions de t Indo-Chine,aieut profondément modifié
t'ame annamite. Le mitieu physique aurait eu plus d'in
ftuenco « l'action stupéfiante » du climat serait responsable
de l'apathie des Annamites et de la médiocrité de leurs
besoins.
Après avoir décrit et expliqué ce caractère, M. G. le
montre à t'œuvro L'histoire des Annamites, qui n'est qu'une
suite ininterrompue de guerres, pourrait faire croire que
AtAM~E;. – f-'ï<:HOLOtttB Ufjit ttHO~'H!! 103
a-
l'auteur a calomnie leur volonté. Mais'iirépond que ce peuple
n'u jamais tait lu guerre do sou ptein gré il n'a tutté que
(Mtnrrepousser t'envabiftaeur chinois ou matais. En revanche,
la médiocrité do leur sensibilité sa revête dans leur morale
sans générosité; et la médiocrité de leur intelligence dans
leur industrie demeurée primitive, dons lour langage pauvre
et obscur, dans leur littérature sans originatité, dans leurs
.<rts grossiers, daus ieur science scolastique, verbale et dog.
matique.
Conclusion à tous égards, ce peuple est médiocre gar-
'tous-nous do le perfectionner. Ne changeons ni sa religion,
ni ses lois, ui ses coutumes n'essayons même pas de l'ins-
truire il y a dans i'orgauisation cérébrate des races des
limites qui ne sauraient être franchies » ne lui enseignons
pas notre tangue teaous-te &distance il a une « âme d'en-
tant et « s'adresser & su raison pour lui demander de se
'orriger est parfaitement inutile 0. t Il suffira do créer ea
Aunam une industrie nationale. de fertiliser le soi, de mettre
en valeur le pays en le sillonnant de canaux et de
tigues
ferrées, de vaincre par les travaux publics l'ignorance et
l'apathie populaires.
Cette conclusion ne nous parait pas logiquement déduite, de
) ouvrage. Loin do nous décrire un caractère immuable,
M- G. admet que l'Annamite doit aux Chinois ses défauts et
ses quatit6s. Il est vrai que, des institutions de ce peuple, )es
institutions politiques seraient seuies, ô son avis, empruntées
:mx Chinois mais tout ce qu'il nousapprend de la fanuite,
rie la religion, de la littérature et de la science indu-chinoises
prouve que, dans tous ces domaines, 1 Annamiteest tribu.
taire du Chinois. Des lors, s'it a adopte si compietOnent
une civilisation étrangère, comment peut-on dire qu'it est
-ibsotument inassimitabte? D'autre. part. les défauts de sa
science nedécëtent pas une intelligence (aihie, mais uneintet-
tigcnco mal éduquéo cette science est verbale, scolastique,
(iogmatique; mais celle de nos pères uavait-ette pas les
tuernes imperfections? Enfin, M. G. refuserait d'enseigner
le français aux tudo-Chinois. Mais, pour que des rotations
s établissent entre blancs et jaunes, une tangue commune est
indispensable pourquoi choisirait-on, des deux tangues en
présence, celle qui, de l'aveu de M. G. est la moins par-
faite i'annamite? A cet égard, il est curieux de noter que.
dans ia préface même de ce livre, M. Aymonier soutient une
t64 L'AXS~K SOCtO~OQt;)!. tWt-tam

thèse contraire à celle de fauteur, et émet le vœu que le


français devienne, sinon ta iaugue parlée, tout au moins ta
langue écrite des Indo-Chinois.
Quant à ta méthode suivie par M. ti., eUe s'inspire des
dinerenta écrivains français qui ont étudié lit psychologiedes
peuples Taine. Fouittée. Le Bon, Moutmysont fréquemment
cités, it est difncite, en pareHie matière, d'arriver a une
grande précision. M. G., surtout dans sa première partie, a
du s'en apercevoir dans ces chapitres où il a fait abstraction
de l'histoire et des iastttuttous indo-chinoises, quels procédés
a-t employés pour saisir tame annamite? A-t-ii fait des
observations personnettes? Comment s'y est-il pris? Queten
a été le nombre ? Nous n'en savous hen. Aucun chinre, et peu
de faits. La seconde partie est plus solide. Mais elle est faite
de seconde main et n'apporte rien de nouveau.
P.L.

HARTËNBRHt,fp ) – Les émotions de Bourse. Notes de


psychologie collective. Affw ~A)<<M..
août i~.
Article intéressant. L auteur essaie d'analyser les caractères
de ce milieu spécial qu'est )a Bourse et de déterminer la
nature des courants emoUonnets (connance. panique, lassi-
tude,) qui l'agitent.

t)EMP\VOLFT. Ueber auMterbemdeVœtker Ui~Ein~eborenet)


der « wcstHchentnsetn f in OentschNcu-fiuint'n.– ~ft<.<e/«i7<
?;
B<A<t<t. tt)M.p.3)(t-H3.{Cite'h'oxKn'tdesxiciftetont maiscons-
cient d'une popuhttiontout cntit're.)

)V. TYP).:StjH OVtUSATtnS


)'atMM«n~.).KKTLu')K

M!JNZtXGER'C Japan und die Japaner. Stuttgart.


Cundert,t904.1vot.in-t2,t73p.
Auteur d'un ouvrage important f~t? ~«tw. Berlin, Haaeh.
1808, vot. tn-K°.p. n-4)7) dont t'.h<MMa jadis rendu compte
(t Ht. p. ~42). M M. résume ses études et ses observations
dans un petit livre de vulgarisation très complet et très
attrayant. Eu voici la tabte des matières 1. Le pays. Le
peuple et son origine. –3. L'État japonais moderne. 4. Cou-
ASAtASKS. –TYfH!.)tK<:)YtU!n'tUX (?

huues. – Caractère. – ti. Vieintellectuelle. i. Shin.


toisme et houddhisine. – 8. Le christianisme. – !). L'ecote.
)<h ~tmurs domestiques ~Confucius).– H. La
patrie japo-
uaise; le « plus {:r.)ud » Japon et le Paumungotisme.
Les chapitres les ptus intéressants sont peut-être le v,
tf ~n" et le vm'. Le v" explique pourquoi les jugements des
Kttt'opcenssur tes Japonaissontsouventcontradictoires ceux
~'ti. sans quitter l'Europe. apprécient le peuple lui sont, t,
''n générât. (avorab)es; tnais ceux qui vivent au
Japon sont
<"uve)tt plus sévères, parce que les individus ieur cachent la
uation, <est que la nxn'ate japonaise est surtout une morale
~ciate.qui règte les reiatinos ext6rieures<)esindividus, mais
'c préoccupe moius de teur vie JntMrietH-e. Quoi qu'on pense
J<-cette théorie, t'tte est su~esftve. LexctMpttresrctatifs à ta
rt'tigiott sont t'cBUvred'uu homme compétent, car l'auteur a
passé six ans au Japon en quatite de missionnaire; mais il
-'xa~ere t iuttuencedu christiani~ne. II se fait. d'ailleurs, peu
d inusions sur « t'europeanisation x du Japon il sait qu'en
'assimitant la eiviHsation chinoise et ta reti~iou bouddhiste,
) :)ncien Japon tes a profondément transformées, et il croit
~ue le Jupon moderne transformera de ta même façon la civi-
lisation occidentale, p. L.

LAUTHttEH(D' J.). – Japan. Da.s Land der Amfgehenden


Sonne. – Leipzig, Spamer, 1 vol. iu v)-407p.

<: est toute une encyctopedie que ce tivresur te Japon. L'his-


toire du pays occupe ta moitié de l'ouvrage on no nous fait
~race du nom d'aucun mikado, d'aucun shogun.Puis viennent
'tes chapitres, plus courts, sur
t'anthropoto~iejaponaise, sur
la langue, la vie, t'Htimentation. le costume, ta maison, fart,
l'industrie, le commerce et t'agricutture: sur le ctimat, ta
.KOKraphie,la géologie, la flore, la faune, lit topographie du
-).)pon. L auteur anuonce (p. vt) qu'it a soumis a la critique
!es renseignements fournis par ses devanciers, et
peut-être
a-t-it retenu, en effet, que ceux qu it pu vérifier sur place.
Mais il annonce aussi qu'it ajoutebeaucoupde renseignements
nouveaux ~'w. H~nt m<t/nr<'nf) pourtant sauf quelques
'-xtraits des anciennes chroniques et certains défaits histo-
riques ou biologiques, nous n'avons riontrouve d'inédit. Ce
qui est plus grave, c'est que M. L. se contente trop volon-
tiers de raconter et de décrire sans expliquer to lecteur
qui
<<? t/A:t~E SOCtOMUtQCE.
i90t-<903

ne connaîtrait la révolution de t808 que par son récit, la


trouverait, j'imagine, bien étrange. Et celui qui ne conoa!
trait pas autrement t art japonais saurait sans (toute, à un
mark prës. combien les Anglais en ont paye tes œuvres.
(p. 248et sqq. mais il serait moins bleu renseigne sur teurs;
caractères esthétiques. Les chapitres qui touchent t'(la sucio
logie sont particulièrement superficiels sur les institutions
religieuses, politiques, domestiques des Japonais, faits et
idées sont également rares. L'ouvrage pourra rendre des ser-
vicesaux Européens qui voudront visiter te Japon ils y trou-
veront ie prix du passage, i'iudicatioMdes meiiteurs hûtets.
voire un petit dictionnaire des locutions usueties (p. ~00-304)
lis y trouveront aussi de nombreuses illustrations (reproduc-
tMus de tableaux et de gravures de t'anc!en Japon, ptiotogra
phies du Jupon moderne), qui ue sout pas ce qu'il y a de
tnoins instructif dans l'ouvrage. P. L.

STUHDZAt A ). – Laterre et la race roumaines depuis les


origines jusqu'à nos jours. Paris, Laveur, i!)(M,72S p.
Histoire enthousiaste de la terre et de ia race roumaines.
boulevardet seutiueHede ta eivHisationtatine. Apres le récit
des eveuemeots qui ont amenéla constitution de ta Roumanie
indépendante, un livre est consacré a la Ctt«Mr<'etàia (.'<r<<<-
<fof«M.Maisce livre ne contient guère que de brefsaperçus sur
la tangue, la littérature et l'art roumam. La '<psychologie des
peuples H pourra trouver quelques rcNseignements intéres-
sants dans l'explication du caractère roumain, synthèse d'élé-
ments latius, slaves et grecs (livre H. chap. t)~. Mais t auteur
se fait illusion s'il pense que ses analyses vérifient telles
tttèses de t'antttropotogie sur la persistance des « races
~P. '9!)'. C. H

KEtCH (D~ S.). – Sueoesa &mong NaMons. Londres,


Ctiapmau et liail, M04.2':() p. in 8'.
Revueà vol d'oiseau descivitisationsanciennesettnoderMes
L'auteur se défend de n'être qu'un résumeur de livres. Hon-
grois de naissance, il a longtemps vécueu France, en Angle-
terre, aux États-Unis. Il utilise ses impressions pour peser les
chances de succès des diverses nations. Son principal souci
parait être d'opposer aux « considérations de masse où se
ASALMES. itACHS)!-)' SOCtËT~ t6T

comptait t impt'riatMtneatn'Tieaiu, t'upoto~iedcla quatiM'


p t~T;.
Il fait observer qu'il y a diilureutes espècesde succ68– suc-
ces tnateriet (t'conontiqne ou politique), succès intellectuel
littéraire et artistique, ou Miteux), Ct'ueratentGnt une
suctoté qui i'entportc sm' un poiot pertt sur tt)t ttutt'e. C'est la
t'è~tc(<anst'antiquité texempte iesK~yptions. les Ufecs, tes
HofMaius).Les natiox!!tuodemes vfMtettt&tt'eplus complètes
<'t t'echercheut io succès (te tous les pûtes :) ht fois. Toutefois,
elles itussi se diiïereueieot. Cette dm'ereHciationntémo est un
principe de richesse et de force pour le « vieux monde MOH
elle se devetoppe. C'est gnke a elle qu'il pourra saus doute
résister victorieusement à timperiaHsme du « Nouveau
Monde » unifie.
P. 100, pourquoj M. H. uccuse-ti) M. Houttny d'expliquer
.< par les dinereMces ctunutcriques les plus absurdes, toutes
tes idiosyuerasies du caractère angtais "fM. Bouttny a montré
seutetneut comment un tniHeu défavorable eu excitant les
individus à « réagir Ha pu contribuer àlaformation du carac-
tt't'eaugto-saxou. Hnquoi l'auteur de la ~.t~c/<o~«'/wh/<~M''
~< ~M~f H~/«M ne faisait autre chose quescompter ce qu'on
pourrait appeler t'taJ!ue)M'csociatefavorabtedes milieux natu-
rellement défavorables~ inuuenee à laquelle M. R. lui-même
attribue le plus grand prix (Voy. chap. )), Les centres des suc-
cès nationaux.~ (:. B.

)V. – KACKS
KTSOf:)K')')-<
t'MM.nmMtT.

CULAJANNf'N – Latins et Anario-StMtons.Hitecssupe


rieures etntces iMh'rieures. ~Traduitd'après ta 2'6ditiHU
iti)HeuHe.par J.Duhois).Paris, F.A)can,tHO!xx-4Mpp.in~°.

-t. H);OT. Le pr~ugé des rttces. Paris, F. Atcan, )905,


:))8 p. in-S".

Ces deux livres tracent du même probteme. Ce probtemp


n'est pas uu proMème seteutinque. Les réponses diverses qut
lui sont données ne le sont pas davantage. D'ailleurs, que les
races humaines aient des pouvoirs iuteUectuets égaux ou
inégaux, peu nous importe. Mais uous pensons qu'il y a
prottt a tire les plaidoyers, pubHes eu faveur de i'une et de
t68 t.'AtS~MMCtOLomouB.~ut.ta~
Il..a 1
t'autre thèse, pour tes argumentssut' lesquels fis sont fondés.
J~esauteurs de nos deux livres sont du mente avis. Ils eom
battent les :n!Hn'oposucio)u{;ues.t)s ne pensent, pas qu'on
puisse prédirM t avenir d un groupe hmnain eu fonction de s:)
composition ethnique Les phénomènes qui s'y passent, phi-
nomènesde croissauce et df déM'ntpusition. ptténomènes reli-
~ieux et muraux, etc., soat des phénomènes sociaux et noi pus
des phf)to<m'ttes propres aux rices. C'est t'e que ttous avous
dit dejn ici. M. Co)!)J!()H)i
t'attirtne :)\'ec toute lu uettete tx't'es
SMire. Aussi bien, )''s groupes observâmes sout tellement
co)t)posites.quit n'est pits sc)et)tiMf{t)e<tc<'h<'rphet':tdisti))-
~uer, ditos icur vie sociate et t))entit)e, t'npport des itptitudes
"ri{;iue)iesde tem's~temeutsdivcrs. La snciotogiene peut ctu-
dict' que des socte[<f. ja))):)!" des r:)t-es. L'étude des t'aces.
cotntne f'h'tnents cuntpnstuts des ~foupes hu)n:tins.est tmt'
ctudedt' pure !)nthropo)oifie.~L <Jo):)}:)U)ti est iunene nature)
tentent a t'tudier dans tes so<'i't(''s le ryt)))))? de tenr crois
san<:eet de tcur decadenco tt expose le (ait. et) constate ta
~énemHté. sans avoir pu t'exptt'jucr <)'unefat'on satisfaisante.
M. Finot touche il j)h)s de prohtètnes. i) remontejusqu'à
h) bioto~iGet t'ontpare a ~rf)))() reufort d'érudition, races
hmnaiues et r.)cos :t))i))).des,s:t))s nous propose)' cependant
une bonne et simph- dt')h)iti(H)de ht race. H nons donne une
critique deta psychotoxiedes peuptcs i)la (ih:ot)(te M. )''omth'e.
tjui procède d'un vrai hott sens. Mais nous ne savons pas
trop oit il veut en venir diuts les chapttres ~t'oupe!; sous te
titre )~.s <~< ~< tvf.-<')!/tMMM<M<< Dans le livre n' (~<'<
«n-
'jt<Hf.w</<«~Mf.<nx «tw~w.f'/M/<e)</t/C): <~ ~-«f<<.nous
pensonsqu'i) veut montrer que les anU)ropo!oguesn'en savent
pas assez long sur les sociétés dont ils partent, pour nous
expliquer leurs aptitudes.
A!.Finot a bcauf'oup tu. tnais il ne connait pas fart des cita-
tions exactes. Quel dommage que tout ce travait ne puisse pas
être utile. AL )''inot s intéresse visiblement à son sujet, mais
il est trop toin des études auxquelles il touche pour être en
état d'en porter simplement et ctaircmeut à des profanes. A
quoi bon perdre son tempsù tt'iofnpher des erreurs anciennes
des sciences. t)éeonstdereut-e))es le travait présent? M. Pinot
se serait épargné bien des sourires qui gâtent ses critiques,
s'il avait mieux connu les données des problèmes et les
limites que comportentles conctusionset les hypothèsesqu'H
J"ge. H. tf.
t't-:t'X)):~)KSHC)')t)\

SOt:)OLO(;!EHEH(:muSK

t')))LOS(t)'))tt:
«):m:tt.:L'MK.
t:<).'<C);)'TXMS
ti):Nt;M.\U~
t't''M)).th)t);MKtMu-

t:OAS. (F.). – Some Traita of Primitive coitore. ~««t. o/


tm~ foM-~ff,t!)Ut. xvu, p. :)-?)?:.

Le probtëme soulevé par ce court articte est grave. M. Boas


) ''marque « t absencede toute (Uttereociationentre tes acUvt-
t' mentates Hdans les eiviHsations primitives M tt
indique
~nccessivonent eommeut les sentiments retigieux se con-
(o)ideut ici avec les Motions concernant le costume, ta avec
les notions morales, partout avec )a coutume ene-memf,
presque partout avec fart. Cette association iutimc d'une
f)):ti!sede foMctioossociales lui appandt tout a fait fondamen-
tntc dans le phénomène religieux et social te ptus primitif, te
t'~mistne. L'hétérogénéité même des associations d'idées
))Mzte prinutit proviendrait de cette homogéDeité, de cet
.nnurphisme sociat.
i!eaucoup des preuves sont ecourtff!! ou mauvaises mais
ta discussion est (ert)te en tdeos et te principe est fécond.
M. M.

VALU ~L.). – H FondMnento Psicotoarico tteM& ReU-


gione. Homa, Loescher. 1H04,~43 p. in-)<).
Le besoin de ce livre ne se taisait pas particulièrement sen-
tir, et it n'a d'autre merUe que de venir le deruier d'une
longue série de travaux phHosophiqucs.
Ce Hest pas qu it oe contienne quelques ettorts de méthode
t ne trahisse uue assez saine teadonce vers ta psychologie.
') ta un essai de définition et un essai d'analyse objec-
tive. Atome, comme il est plus aise de déduire le vrai
que
<)ele prouver, certaines idées de fauteur
peuvent être un
t7U CAK~KK SOCtomUtOt'K. <Wt-i9ttS

instant retenues. Sa théorie de lu « coutre-representatiou


et du h~ie de lu tendance dans lit formation de lit toi para!tra
intHt'essaute l'idée du mat posent suggérant par opposition
('idée du bien possible que lit tendance veut reatisor, voita
un a)6c:uus)ne tueutat qui t<jueprobablement, non pas un n~f
essentiel, m.tis ()uc))fu<'t'ûtedaui) les processus de ta religio-
siie p. t tO-)Ht);.Quotque les termes par tesquets M. YatHs'ex-
prime, quoique les preuves qu'il eu donue saieut les tmes et
les autres bieM it)su<!i~:<uts,il y a t:) une idée relativement
origiuutpdont ou ))eut tuh't' sou protH. Kuns neo dirouspits
autant des chapitres vt. sur te « moment religieux et vu.sur
« les quatre foruMs du processus religieux Les deruierf:
ct):)pitres suut ptus speciatetneut philosophiques et polé-
miques. its cuncenteut t'esseuce et t'avenir de lal retigion.
ta christianisme eUa scieuee.
Le livre estctair, et certaines divisions des représentations
religieuses eu idées d'état Met « idées de forces Msont menu*
heurauses. L'idée dominante qui fait de l'opposition entre te
bien et le tuât. le fondement psychotonique de ta religion est
radicatt'tnent fausse. L'érudition de M. Vatti est tanteutabte
(Ta dieu xetandais:Cari)[nana )!uddha. p. u3, le paradis
avest.iquecst appete Heesttt, p. ?. etc.. etc.).
M. M.

CttANTEPtË DH LA SAUSSAIE d'.D.). Lehrbuch der


ReH&iongesohtchte, 3" édition. Tubingen..). C. B. Mohr.
)U05,~vot..x\-t-543,xm-587p.in-

ttn'; a pas, entre ta deuxième et la troisième édition de


l'ouvrage de ~t. Chantepie de la Saussaie, tes différences radi
cales qui scp:<)'ent ta deuxième de !a première. On sait que
M. Chautepie de lit Saussaie, sacrifiant t'uuité de rédaction et
<t<* méthode a l'abaudance et a ta précision de l'information.
s'était {ait .tider par queiques spcciatistes dans sa deuxième
édition. !t n'a pas cru devoir se préoccuper de mettre piui.
d'unité dans la troisième. U n'a pas davantage rétabli ta
~)<'MOtM<~o~«- qu'il avait sacrifiée, faute de pouvoir lui
donner tes <)''veloppetneutsqu'elle comporte. Au reste, le tivr<'
de M. Cluentepie de ta Saussaie n'est, à aucun degré, nu
ouvrage de doctrine et de méthode, c'est pour l'histoire des
religions uu guide etair, prt'cis et honnête, un indicateur des
taits et des questions.
AftLVi.MS. – t'HtLOSUfMtH KKUUMtMt!, CONCKfTmKft t~XtittAt~ )~t

Voici, eu deux mots, tes tModitieationstes ptus notables de


t'ouvt'age. Le chapitre rehttit ù t'Afrique !t et6 devetoppe. sur-
tout eu ce qui concerne tes société:; secrètes.et lit xooiatrie.
Les chapitres consacrés aux Chinois et aux Japonais ont été
entieretnent refaits. les nos par M. deUreot. les autres par
\i. It. Lange. On n'y trou's plus & proprement parier une
histoire dos religions eu Chine et au Japon, tnnis un expose
statique de ces rotigiuns. L'histoire t-eti~ieusede lit C)))ttd<'e
)-'r.Jeremias) témoigne de la manie d'astronomie mytholo-
gique qui prévaut maintenant en Atten)i));ne;des paragraphes
t'tttiers sur le eaructereastrat dos dieux-etdes mythes tncsopo-
hnniens ont été ajoutes Pour t'tnde ancienne,les paragrapttes
-ur tes esprits, t'AtharvM Vcda, le sacritice se sont accru!
MiHsi<)ue t'exposé de l'hindouisme, Pour lit Perse, il tant
-.ijfnater une refonte de lu rédaction des paragraphes relatifs a
la tht'otogie du Xoroastristne. Les cttapitres cousacres aux reti'
;;ions grecque et rotnaine out ute revisés par un nouveau col-
i.tborateur, M. Hotwerda. On y trouve un paragraphe nouveau
<ur ta religion de l'époque mycénienne.
il. !L
H. Il.

) H.ttE~ACtt, A t'URCH.H ALUHM.A. LHROyBEAUHHU,


CAHttA t)t': VAUX.Il. httEY'FCS. – Religions etsocté.
tés. Paris, t- Atcan. xn,28t! p. iu-8".

Hesmessieurs nons partent beaucoup de sociologie. Maisits


t)e s'entendent pas, malheureusement, sur le sens du mot.
Xeinaeh lui donne il peu près le mêmesens que nous;
\t. Puech le tradniritit par système de droit civit et se
'tt'mande, en deux conférences, si le christianisme n'est pas
uue sociologie, c'est-à-dire uue réponse a ln « question
~'ciaicD. ft n'a pas de peine d'aitteurs, puis<tn'it connnit tes
t''xtes, à voir qu'il n'y a pas lieu de poser cette question.
f'mr~uo! donc encore une fois la discuter
Loh{et de ces cottferettces est de montrer que la reti~ioMa
~ue, joue et jouera « un rote essentiel dans ln construction
't<*ssociétés humaines '<ip. ~). de faire reconnattre « t'impor-
timee sociale de ia religion Mais M. Tt). Heinach au début
'te t.)première conférence nous assure qu'it ne veut pas« absor-
ber la religion tout entière dans te fait social J)c\'etoppant
''ctte pro;)))sition, il prend h, peine de défendre contre nous
religion individuelle Nous ne sommes pas aussi sim-
H2 t.'AXX~K~)CtOt.U<!)~;B.t't-tt)K'

ptistes qu'il le sujtpose. Xons ne nous occupons dans ht reti


~ion que du sociat, pitt'eeque nous sommes sociologues Xous
ne songeons pus u met' ta part. que!<'&individuss'y sontfaitf,
ni )neme qu it y ait des phénomènes religieux iudividuets.
Nous attendons avec intérêt qu'un t'ous tes montre Mais, a
titre d'exemptes, M. T)). tteinaeh uous parte du quiéti'.me. de
dieux individuels 't qui sont tout au plus des dieux de
fatnittc d~ Jésus Christ, duut il uous assure qu'it est lu
ptus pet'sonMeitede toutes les persouuatitcs sous tit sarautie
de t'empereur :t))eu)and.
La <;<)t)fprence
de M. M.AtHer sm' les ft-ërcsdu Libre Hsprit
unus tUftutrebicu co)n)uenttes conh'rpuciers de t'~cote des
ttautes Ktudes sociales entendent toeier de considfratious
sucto!os'qu~i'ctudeduia reii~io)). Je crains qui) «ait choisi
son sujet, cmntne M. i'uech. pour ta raison que les sectaires
en question out eu un sentbtattt de « doctrine sociatc sorte
de f communisme avant ta h'ttre M. H. Ather expose
meUtodiquemeut les origittes de ta secte et de su persécution.
On sctoone bien qu it enregistre,sans sourciller, commedes
documents de tout repos, des procès-verbaux d'inquisiteurs.
A!ais,somme toute, il fait oiuvre d'historien, à vrai dire. a
peu de frais. I) nousprésente cette échappée d'hérésie comme
un accident historique, produit de théories iudividueHeii.doc
triues pantheistiqtn's. croyance u ta honte de ta nature
humaine,) srossi par d autre!; accidents. (sou)Traucessociates.
discrédit de t'Kgtise.etc.). L'occasion eut été bette pourparter
a ta fois de religion et de sociétés, montrer comm'int les
hommes se groupent reti~ieusemeut, t'iunueneede teur{;ruu
pement sur ta religion, la scission et t'oppositiondes groupes
M. Attier note. comme uu accident curieux, mais tout épiso-
dique. que les Frères du Libre-Kspritaient été confondusavec
les fteghards et Bruines, eorntnunauh's denu-monastique!?
qui se devetoppaieut eu même temps dans ta vattee du tttnn.
Cette confusion est pour nous fondamentate. car ta formation
des communautés mystiques et des confréries « anarchi-
ques du Libre-Ksprit sont deux ai-pects du même phéno-
mène. Xons avons expose t'annee dernière, a propos du tivre
de M. ttannay sm'tesorisinesdu rnonachisme chrétien f.ttMw
.to<'M<w/~)«', t. vm, p. H(i3 sqq). (p)e te monacttisme perpé-
tuai), dans la société chrétienne sécularisée, l'ancien chris-
tianisme à denti-organique où les dons du Saint-Esprit
fleurissaient dans des comtnuoautes exaltées, canatisaatt'in-
– t'mMi-Wttm
tX.U.ÏSK~. H)!).t)!)KC.<K, C«Xt:)!('TH)!<s t:t;K<iHAUt< <~

discipline des trop bonnes volontés. Nous disions que les


[M'riodesd'exaltation retigieuse produisent paraHMement des
st'ctes et des ordres do maines Tei était te cas au xm" siècle.
Mystiques et frères du Libre Ksprit. têtes chaudes qui reven-
diquaient, comme les moines de )a ThetMtdc. le plein exer-
t-ice de h religion étaient les uns et les autres, au même
titre, des produit!: de spécialisation de lit société religieuse.
Us punuiaiont égaiement dans cet âge de troubte. Ils ne se
diiïerenciaient tes nus des autres que pour dos causes accidon-
tt'Ues. M. R. AHier nous fait remarquer très justement que la
secte du Libre-Esprit, née à Paris, s'est dcvetopp~e spéciale-
meut eu Souabe et dans lit vattee du nhiu, en raison de
d ('constances particutiercs a ces régions; que Jes caractères
secondaires de celle secte puisseut~s''exptiquer physiologique'
toeut. nous sommes loin de le nier, tuais l'explication de su
(or)nat)0)t même est un prohtettMde sociologie.
De mente que M. Attier cousiderechez les frères du Libre-
Hsprit ptutôt ta doctrine que lu eouMrie. M. Puech chercite
dans le christianisme primitif plutôt une doctrine sociale que
les traits d'une société en formation, et M.Il. Dreyfus nÈgHge
t'ntiërement de nous decrin* le milieu où s'est (orme ie
habisme.
J'en viens a ht conférence programmede M. Théodore liei-
)t:)ch H y parle du progrès religieuxet fait effort pour donner
:t cette notion un caractère rationne)et scientifique, tt trace
un tableau des sociétés pritnitives où toutes tes fonctions sont1
ronfondues sous les espèces ue la religion, tabteau suggestif
et briMant, auquel on accortierait plus de crédit, si M Rei-
))!tchn'avait, par exemple, éprouvé le besoin de Mous parier
incidemment de l'origine « totemique du sacrince pascat.
t~' cet état de confusion s'est dégage lit retigion, par ta spf-
ciaiisation des diverses branches d'activité. Mais cite garde
toujours quelques éléments descience et d'éthique anciennes.
)-.<'propres religieux consiste à i'accomtnnder au présent df
)a science et de ta société, (m est un peu surpris d'entendre
M. Reinach nous dire que iaretision progresse en devenant
ptus parfaitement sociatc, après un ton!! uév;)oppement. sur
):t retigion individuelle. Peu importe d'ailleurs. Nous m'
sommes pas convaincus qu'it ait réussi a faire nue notion
scientifique de cette notion du progrés religieux. C'est une
idée pratique devant iaqueUenous nous inctinons. mais dont
la Sociologie n'a que faire. M.Reiuach rêve lit conciliation de
lit. tOeUfOS
!ASNtSt!!tOC)U).om<!t!E.

t'Hgtise et de la démocratie, du rationalisme et do la religion.


M. Leroy-Beautieuproche la sagesse et tes bonnes manières
aux revendicateurs socialistes. Peut-être nous soutmite-t-oM.
en fin de compte. comme religion. une synthèse de religions
telle que le behatsme dont traite ta dernière couférenee.
ti. tf.

HË!~ACH<8.–Cottes, Mythes et Religions, t. I. Paris.


Leroux. tUO: vu.46t p. in.8".

M. S. Reinach a réuni dans ce volume trente-cinq articles


anciens et récents. Uequetques-unsdecosartictes, nousavons
déjà rendu compte et nous avons montré que nous ne sommes
pas toujours d'accord avec lui. Mais nous avons à cœur de
rendre pleine justice i'<t'œuvre d'apostotat dont i! s'est cha)'j{6.
Il s'est donné comme tache do faire connaître en France les
doctrines de t'Hcote anthropotojtique anglaise. Fou ManUior
en avait déjà pris soin. Mais M. Meinaeh s'adresse à de plus
vastes auditoires. !i faudrait être bien mal intentionné, pour
lui savoir mauvais gré de simptiner à l'excès, à fin pédago-
gique. des doctrines dont les tendances sont déjà un peu sim-
plistes. Ji est bon que le public, et mêmeFAcademie,eutende
parier de totems et de tabous
Voici, en deux mots, tes grandes lignes de la doctrine que
M. Reinach résume dans une courte préface, t) admet deux
principes: l'animisme, source des mythotogios, et te scrupule,
rudiment négatif de i instinct social, source des lois reli-
gieuses et de la piett'. Le premier enet du scrupulo est le
tabou. Puis vient le totémisme, qui est générât, mais peut-
être, nous accordet on. moins que t'auimisme. Ici M. Reinach
écrit une phrase qui nous embarrasse beaucoup « Entre le
~OMct ie M<'M,il existe des tiens; le passage est facile de
l'un à l'autre. En cnet. le <H/M«primitif, germe de tout pacte
social, protège le ?(<'?, qui est t'animât ou le végétât ~toM.
On ne peut concevoir le <o~Msans un t«<m«et le ~t&oM élargi
parait avoir pour conséquence togique le <oteM.» M. Keinaeh
veut-il dire qu i) n'y a, dans une société, d'interdictions ali-
mentaires que celles qui portent sur des choses totémiques,
ou bien que le totem dérive du tabou f MaisM. Meinaeh ne
nous disait-il pas. en substance, que le tabou est unedes qua-
titcs du totem ? Cesont choses de catégories difïerentes. A vrai
dire, nous aurions tort de demander trop de logique fi des
tMALVSES. – ('M)MSOPMtS MUtitHM)!, CMCN'ttOX~ CMXKttAt.M <?!;

artistes de vulgarisation et à des conférences d'université


populaire. Trop de clarté offusque. U sufHt do suggérer les
choses et M. Reinach est passé MMttroen l'art de se taire
écouter.
Nous avons de grandes réserves à faire sur la part d'origi-
nalité qu'il apporte dans son couvre do conférencier. Nos
réserves portent non pas sur ses conclusions de détail it fau-
drait un volume pour les discuter toutes comme ettes méri-
tent de l'êtrc et peu nous importe, on somme, ici, qu'elles
.tient plus, ou qu'elles aient moins de probabilité. Nos réserves
portent sur sa méthode. Nous renouvelons l'amicale objec-
tion que nous lui avons déjà faite et qu'it a fort courtoisement
retevée. Les faits qu'il étudie directement ne peuvent être
))ttode lointaines survivances d'institutions primitives. L'Eu-
rope antique ne livre à son observation que des débris isolés
de totémisme, égarés dans des sociétés dont le totémisme a
depuis longtemps disparu. De pareils faits peuvent nous
apprendre sans doute que certaines sociétés ont été jadis toté-
miquos, et cela, d'ailleurs, sous bénéfice d'inventaire, mais il
Mt téméraire d'en tirer une définition du totémisme, et c'est
m que fait M. Heinach. De quel droit veutit faire dire à
)t. Durkheim que t'exogamic n'est pas un des caractères du
toh'misme, mais une institution différente, parai!e)e ? Oo ne
peut pas restreindre ou élargir à volonté ta définition du toté-
misme. Là où il y a <o<fw,dans les cas bien connus, il y a
tout uu groupe d'institutions qui s'appellent tune l'autre et
ne se séparent pas l'une de l'autre sans raison déterminante.
C'est ce groupe naturel d'institutions qu'on appelle le toté-
misme, qui n'est pas, à proprement parier, une croyance reli-
gieuse, mais tout un état de société. De cet état de société
M Reinach ne retrouve, en Grèce et à Home, que des frag-
ments décomposés. Nous sommes surpris de voir que, depuis
te temps que son attention est tournée sur des phénomènes,
il ne se décide pas, lui aussi, à défricher pénibtem<*t)tquelque
':oht des brousses ethnographiques. De pareittes explorations
soutnécessaires pour arriver à ta solution d'autres probtemes
"acore. Ce n'est assurément pas dans t'abstrait qu'on peut
résoudre celui de la domestication des animaux. C'est une
question défait etquetques bonnes observatious faites Mn'des
peuples primitifs, encore aux premiers étages de la culture
't lie t'étevage, vaudront toujours mieux que tes raisomte-
'neuts les mieux eachatMes.
nO t.'AXX)tRS<)t:mM<!)QL'K..mM.t9<)&

Unedes idées favorites de M. Heinach, qu'it n'indique pas


dans sa préface. qui circule dans te reste du livre et
pointe de temps à autre, est que le tabou fondamental est
celui du aang. sann du contribute. sang féminin, origine du
&<<M<<-t'or<'M«~ sur lequel est fondée la société, det'exogamie
et de ta pudeur. Sur ce point encore nous attendons une
enquête personuette qui dépasse celles de MM. Trumbutt et
Crawtey. La grande place que ce tabou du sang tient dans les
préoccupations de M. Reinach permet do voir en quoi son
travail diiïeredu nôtre. Tandis que nous considérons les insti-
tutions et les représentations collectives comme des phéno-
mènes. oit tout nous itttcresse. tonue. fond, développement,
M. iteinach s inquiète surtout de conuath'e les occasions ou
les objets qui leur ont donné te brante.
M. Reinach a tondx* a uue foule d autres questions. Ou
trouvera dans son tin'e un recueil d'iuRenieux commentaires
archéologiques sur des tnonutneuts religieux gatto romains:
quelques articles sur l'histoire du cbt'istianistueet dujudaïsme
moderuc.
tt. tt.

A. DUr'tEUX – Le sentiment rehgtenx dans t'humfmttë.


Le christianiame avant teChriat. Lyon et Paris. Librai-
rie catholique E. Vitte. 1904.404p. in-8".

Apologie du catholicisme par un catholique qui le cousi.


dëre connie ta seule et éternette Religion, cet ouvrage répet''
de nombreux ouvragesantérieurs. Grâce ad habites citations.
M tJ. obtige une foute d'auteurs sacrés ou profanes, et de
préférence les suvants les plus opposes a si manière de voir.
à joindre leurs voix a l'hymne d'universelle certitude qu'il
entonne.
Le sociologue remarquera, dans t'enbrt que fait M. D. pour
detinir le sentiment religieux (introduction p. 3etsq.). com-
bien sont puissants et nombreux les etements sociaux qui
entrent dans la constitution de ce sentiment, même aux yeux
d'un auteur qui se place à un point de vue très peu objectif
et lie pousse pas très foin son anatyse, et combien aussi, daus
lit notion de Uien. rentrent de perceptions obscures du milieu
sociat.
Il. CnAtLDH.
ANAMM! –- XVSTJiMM
MUCHUX t77

H. itHCLUS.– Originee de la religion et de ta morale. T~M~


MOMM'att.!)tnm's<W4.

A. HEYMO~)). Sciences et philosophie religieuse. Me'.


t'A~t~e e<de ~/<)<MNpMe,
i9M. ().!'(-t
< f:AH.OWAY.– Studios in the PhUosophy of ReUgion.
Londres, Htac~woott
and sons. i905,in-tt".
~~ACCtJLhOCM. ReUgion. Ïta origin and forma. Londres
Dent, 1904.
M.KEtSCttLE. Theologie uad RcMgtMSgesohichteTubtngen,
Mohr,1904,\'u-tOSp. !n.8°.
B.-B. t'ËKtn. TheteïigtoMaexperiMtoe, ~«f~. oet. <9<M.
p. 7S2-786.
t;. BCS. – Pathologie de la croyance. Net'Me <90t.
pA<7o.<,op/<~Me.
p. 4ti-458.
)tt<RN)E)tDH MOXTMOHANt). – Ascétismeet Mystioiame. MeoM~
)M4. m). p. ::42.M3.
p/tt'/oifopA~Mf,
u. Ef,TUW.– A Note onMysticiam. fo)-«t)'c/'<~
?«''<'«, sept <904,
p. 462-477.
).-)!. LEHHA.– On the Fayohotogy of a group of Christian
Mystica. ?)«/, juin i90!),p. 1S-28.

H. – SYSTHMHSRHUGtHtJX

A. – /<~<OtM des A!octfft~


tH~'tMtt'M
)'arMM.«)!ttT!ttMEWHTMt't~

)tOW!TT(A.-W.). – The Native Tribes of Soath East


Australia. London, MacmiHau, 1904,xx-8t9 p. in.8".

Le livre de M. Howitt, t'un des fondateurs de t'ethoo~rit-


phie austratienue. l'uu des cottuborateurs de Morgan, était
itnpMUemntcntattendu. Le sens remarquabte des faits, la
Mthtiétc. lu simpticite, la profondeur relativesi remarquables
d.tns les premiers travaux de notre auteur (voir bibtios'
phie, p. vtx-tx) l'avaient mis hors de pair, il la date déjà
:meien))e où it a commeuceà tes publier.
A uno description serrée des phénomènes sociaux d'une
– Annu'-sociot.. <Ot)t.t90S.
E. th)ttt)M;tit. t~
178 tv'AXXKH ~0<:tOLO'.HiUi:. tMM-t9M

,a.
tribu, ou d,n. UHgroupe
N.hn4 .1.
de .1-1.
tnbus nnnnnn
encore u nnw nuS
peu près indemnes
de grandes modifications. M. Howitt Il préfère la tàche de
fixer, une fois pour toutes, tout ce que nous savons, et pour-
rous peut-être jamais savoir, sur les tribus du Sud-Est aus-
tralieu. Pareiite tentative était à la lois plus utito et moins
utite que la première du moins pour ta sociologie, pour la
sociologie religieuse et juridique en particulier.
Elle a l'avantage de sauver des documents précieux, de
retirer de l'oubli fatat des taits qui ne subsistent plus que
dans la mémoire de vieux colous ou d indigènes isolés et
sevrésdo teur ancienne vie sociale. HUea encore pour résul-
tat de mieux permettre les généralisations, et de mieux faire
seutir les dinérenees. Elle a comme inconvénient celui de
s'attacher plutôt à des témoignages qu'à des observations
directes: a des répétition!* artiticiettes des rites et des cou-
tumes ptutot qu'a teur fonctionnement uormat (exempte le
grand ~«)'~ que M. ttowitt a provoque chex les Yuin.
p. a t6, sq. a des fragments de phénomènes ptutûtqu'à des sys-
tèmes de faits sociaux. C'est ainsi que certaines tribus !Her-
riait, p. !?. Kmon. p tt)t) sont l'objet ptutot de mentions
que d'observations, et que surcertaines autres tKombaiasberi
par exempte v. n'ferences a t'iudex;. les renseignements plus
que sommaires eussent pu être heureusement complètes par
une meith'ure utitisati'm de ce qui Il fh' pubtie.
~noi qu'i) en soit, la bf's'~nH menée a bien par M. ttowitt
a ftt' très grande, tt a étudie, en somme, toutes les tribus.
plus ou moins mat connues, tocatiseeaet ideutinees qui cou-
vrent. dans t'Austratie Orientate, une aire limitée d'une
part par lit côte, du de tatitude S au t~ de longitude E.
detireenw..tri bu de Port Huc)a,Yer)(t!)Miuins'et d'autre part
par une ti~ne qui. partant de ce :H' de latitude s'abaisserait
suivant te t4~ parattete. jusqu au ~4 puis irait en oblique
rejoindre ia cote de ta Haie d'Austratie a t'ort-Eucta. Ainsi.
u)«.' partie du <Jueenstand. toutes les Xouvettes-(<attesdu
Sud. tout Victoria, toute tAustratieMéridiouatesauf ta par-
tit' t'tudit'e par Spencer et Citten, voila le champ immense
parcouru par M. HowiH-'cf. l'excellente série de cartes p. 44.
ttt.t't ta carte p.).. J.
M. t)urkt)ein) dira plus toin tes ootabies contributions
apportées parce livre ta socioto~ie juridique. ttisous tout
de suite combien manquent et une étude technologiquedéve-
loppée (exception faite concernantlit technique du feu. p. ?'?U'
ANAt.V!!H!i. itfSTKMM Mt.tatBt'X t79

1.1- _I. _1- L_iL_- 1


et une véritable morphotogie de toutes ces tribus (sauf pour
tes régies de campement p. 77~).Kndehors d'un remarquable
chapitre consacra aux tnessa~ers (écriture et relation inter.
tribates). aux langages par geste, aux marches, aux expédi-
tions tribales, tout le reste est consacre a la description des
phénomènes juridiques et religieux. Sipnatons quelques faits
vraiment notoires: iesfonctiouset tes techniques héréditaires
et quasi-retisieuses (p. ~t~ qui appuient remarquablement
tes ttypott~ésesque nous avons émises dans notre dernier
mémoire sur la mn~ie des phénomènes économico-juri-
dico-religieux du genre du po~f/< américain, chez les Dieri
ou t'obti(;ation d'éctmnger est connue sous forme religieuse
~p. 7t6. sq.)et nous aurons ontis bien peu de choses. vraiment
uouvotte! car eu ce qui concerne le sujet si intéressant des
débuts de fart (musique et poésie). M. Howitt ajoute fort peu
à ce qu'i) a déjà publié, bien que ce sujet soit plus près des
phénomènes religieux (p. 413. sq.).
Quant aux phénomènes re)if;!eux,tenretudeest concentrée
sur les rites funéraires; sur quelques représentations collec-
tives ou plus spéciatemeut mythologiques enfin et surtout,
sur les rites d'initiation et sur la magie.
Les rites funéraires sont étudiés, avec les représentations
concernant t âmeet ta survivance, au chapitre vnt fp. t34 et
suiv.) Peu do faits nouveaux, et plutôt des compléments: sur
les croyances Wurunjerri, Kutin. )es rites Dieri f p. 44K)et t'en-
docannibatisme quits comprennent; surt'orientation du mort
dans ta direction de son camp de naissance et tes ctassift-
''ationsdes sous-totems mortuaires (p. 4S2,sq.) sur t'utiiisa-
tion magique des cadavres et de lit main du mort (chez les
Kurnai) M. Howitt revient sur t'importancc du rêve dans la
formation de la notion d'âme.
Il. Lx partit; la ptus intéressante de cette section dutivre est
<;<')teou M. Howitt discute le caractère j~nérat de la mythologie
:tustratie))Meet la croyance aux grands dieux. Sa compétence
linguistique, sa profunde connaissance du caractère austra-
lien lui ont srandonent servi et il exprime ce que nous
croyons être, en grande partie, la vérité. D'abord, a l'aide des
ttncumfnts rassemblés par M. Siebert. et dont nous rendons
< omptephts tpin, il établit q:t<! ta notionde Mura Murachez
tes Hieri se résout en une série de notions d'individus my-
thiques, de tous points eomparantes aux ancêtres do t'Atche-
t in(;achez tes Aruntas (voy. p. ??, p. 98, surtout p. MO,aq).
tM t.'AXNtSK socmLOtMQUf!. i90t-<9t)S

Ainsi M confirme une hypothèse que nous avions déjà émise,


surpris par le Mottomentdes données de M. Gason. Les Muk-
Kurnai. les grands ancêtres dos Kuruai sont, suivant M.Howitt.
conçus de la même façon. Nous ne savons pourquoi les
Bookoomurri des Wathi Wathi (p. 494) ne sont pas, eux
aussi, rattaches la même classe d'individus. Quoi qu'it en
soit, vuità un type de représentations mythiques qui prend
une singulière extension et qui semble primer les grands
dieux.
Ceux-ci sont conçus comme des espèces de chefs, de vieux,
de pères (Mungan-Ngaua), de grands magiciens sanctionnant
les fautes commises contre les règles, en particulier contre
les interdictions rituelles pesant sur les inities. Mais c'est
surtout <'<'y<!r~ non-t'ntf!~ qu'ils ont une personnalité
mythique. Leur rite est relativement eHacé, et ils ne sont
guère que des éléments des mystères de la confrérie des
hommes. Peut-être M. Howitt n'a-t it pas assez accentué sa
démonstration sur ce point. Pour nous, nous sommesfrappés
du fait que .t/tUt~as-M~M, le « Notre père « Kurnai, soit
identifie, en ihi de compte, avec le &)<« matw, te <ttM<h<M,
dont
il est le père. etdont il a uu petit-uts. Nous sommespersuadés
que le rapprochement des textes (p. 498) et des notes (p. 628,
630) montre qu'il y a du avoir un temps, avant les mis-
sions, où les Kurnai révélaient aux jeunes initiés que Tundun.
n'était autre qu'une figure mythique imaginaire, à l'usage
des femmes et des enfants, et dont toute ta réalité serait
les sons du « diable a que sonuent les hommes. Ceci posé,
nous ue faisons nullement difHcutté pour convenir que nous
saisissons les civilisations du Sud-Est australien sur le point
de passer, par suite de la cottesion tribale, à la conception
du grand dieu.
111.Les rites d'initiation sont plus complètement étudiés
que les autres. M. Howitt tente même à leurs propos une
étude de répartition des types qu its aftectent dans faire étu-
diée. Les résultats eu sont à notre avis, déOnitifs il y aurait
trois genres de cérémonies d'initiation (p. t!3!~sq.) Les unes
localisées à l'extrême Sud-Est du continent, comprennent,
outre le schèmo fondamentat, l'extraction de la dent. Les
autres tocatisées à l'Est (Queenstand méridional) seraient du
type de la Bora (tribu de Maryborough), et comporteraient
surtout des combatsrituels. Les autres enfin, sont toutes pra-
tiquées à l'Ouest de ces deux régions et comprennent la cif-
AttALMM. – ftYST&MtM
KKDCtMX Mi

concision et éventuellement la subincision (v. p. 043, sur la


limite de la subincision).j.
Le schèmede toutes ces cérémoniesest exRettcmment décrit
fp. <!?), sq.) C'est partout le môme principe t'initiation est
le fait de ta tribu, spécialement convoquée, sotonnettement
rassemblée; elle se tait par l'action combinée des phratries,
des clans, des classes matrimoniales quand it y a lieu ~p.!;?.
?2, et ?4. sq.; et il est Rénérat que le parrain soit le beau-
père (triba)) du novice elle consiste essentiettemeut dans la
séparation déttnitivo du )euae homtHe et de sa mère, symbo-
tist'e de diverses façons; dans une mort et une renaissance
simulées, avec itHroduction de la nouvelleâme et ta dation du
)MMndans t'obscrvanea d'utt tMupsde teùae et d'interdietioMs
diverses; dnnst'intt'oduetion aux mystères de ta tribu et à sa
ntorate.
Seutemettt, si tout ce travail théorique est important, on ne
peut faire un aussi complet étogo du travail descriptif. !) est
plus que sommaire quelquefois (ex. chez les Ngarigo, p. S<!3).
Quelquefois il est assez divergent des descriptions que
M. Howitt nous a autrefois données. Ainsi, dans sa première
rotation du grand A'<M'<H~<< des Yuin, qu'il a provoqué on
1884,M. Howitt avait simptement mentionné les danses tote-
miquosen partant des imitations, faites par les anciens, dos
animaux des divers clans. Ici fp. 5S8,sq.) il en donne une
abondante description. Pourquoi avait-ii abrège sur ce point
une première fois? Pourquoi, par contre, des renseignements,
des développements tout à fait curieux sur l'état d'extase des
jeunes recipiondairesKurnai manquent-ils cette fois (p. (M~ft
Le seul groupe de faits vraiment nouveaux est l'ensemble
des cérémonies des Dieri et tribus apparentées ( p. M33, sq.)avec
un bon ensemble de légendes appropriées. Ces légendes sont
comme d'ailleurs les rites de la circoncision et de la subinci-
siou. parfaitement équivalents aux mythes et rites Aruntas.
mais moins riches probablement. La mémoire d'un temps ou
la circoncision se pratiquait avec le feu s'y retrouve comme
chez les autres tribus du désert (p. 646). Mne semble pas que
l'ensemble des représentations totémiques y soit très con-
sidérables, ni que M. HowUt y ait personnellement assisté.
IV. U n'y a pas grande nouveautédans le grand chapitre vn
qui est consacré à la magie et aux magiciens. Mais il rem-
place avantageusement et les anciens travaux dispersés de
M. Howitt, et les indications éparses dans une vaste et fasti-
t~3 t/AKxAt! SOC.Ot.MW)!. <9M-t9e&

J_ Ytu r v a
difuse littérature ethnographique. Les magiciens les mieux
étudier sont naturettement ceux des Kurnai 'bieu que M. tto-
witt n'en ait pas vu de véritables en tram (i'opérer/, ceux des
Wurunjerri, ceux des Wotjobatuk La repartition des ma);i-
ciens Kurnai est mieux ètnbtie qu'auparavant. Et il y a une
intéressante tentative pour déterminer l'extension de certains
types de rites, ceux de t'entevonent de la graisse humaine en
particulier p :)67.:?)). Sur l'initiation du magicien, tout ce
qui est nouveau confirme ce que nous avons dit ailleurs. La
discussion IIIplus interessaute estcette ou M. Howitt reprend
la question de ia simulation chexte magicien (p. 4t2).
V. Reste nu certain notnttre de faits énoncos au ttasard
sur quelques-uns, nous tenonsàappetert'attentiou.LesystenM:
des interdictioni: alimentaires, se trouve expose tp.T?u) trës
exactement en ce qui concerne les Kurnai et les tribus de
t'extretne Sud-Est. est même temps que les règles du partage
du gibier suivant la parente. JI est parlé d'une remarquable
contrée tabou ~p. ~0~. Sur les classifications primitives, oit
trouvera une assez grande quantité de faits et de circons-
tances uouvettes Le tabiean des totems et sous-totems Wot.
jobaluk, entin complet fp. ) H),est des plus intéressants pour
nous.
VI. La seule vt'ritabte tacune qui soit a regretter dans tes
observations de M. tiowitt touchant la religion, concerne te
totemistne. S'it a MJoutequelques documents décisifs sur les
totems Kurnai, quelques renseignements complémentaires
sur les totems sexuels très répandus dans le Sud-Est austra-
lien. sur les ctassifïcatiotfs des Wakethura, s'it a expose fort
prudeanuent une théorie qui se rapproche plutôt de celle de
Ni. iiaddon que d'aucune autre, il n'en a pas moins grande-
ment ntigUgéun grand nombre de faits. Sans parler de toutes
les tribus dispersées où il n'y a presque rien eu a glaner,
Il. Howit.teut dû pousser plus loin son analyseotïaire pousser
plus loin celle de M. Siebert son collaborateur pour les
croyances Dieri. Les renseignements concernant les céré-
monies du type de t'tntichiuma chez les t)ieri (p. 399. p. 798;
sont plus incomplets que ceux que Cason avait autrefois
puttties. Et quoique lit fameuse légende des .t/Kn/Met de t'ori-
~inedo t'exogamicsoitbien discutée (p. 480, sq.t lit nature de
la mythotogie totetnique. la notion de ht renaissance des
Mura Mura, tout cela reste dans l'ombre. Le groupe des tribus
Dieri, Urabunna, Yaurorha, yantnnvanta est pourtant telle-
AXAU-SKit. – MitTXMtMBB).)NtBt;X <M

meut importout que nous sommes assuré qu'une étude tant


soit peu prolongée oit conduit &des resnHats fondamentaux,
typiques. \t.M.

CRUHR (W. B.) Amonar the ïadtMts of the P&r&-


erua.y&n Chaco. ediled by G. \itson. London, Murrav.
t'~4. xtv.H4 p. in 8°.

11 est regrettabte que ni M. C. n'ait connu les travaux de


ses devanciers lorsqu'il est parti chez les ludiens Lcngua du
Chacodu Paraguay, ni Af.Atoehtn'ait pMavoir commuHtcatiut)
des observations de M. C. quand il a écrit, pour t'.tf-c/«)-M
<)M«'opo<o~<9 <'<'A'tf)o~t«, ses articles oo soat résumées les
observations déjà anciennes des Jésuites sur ces mêmes
indjeHS. D'une part M. G eut sn dans quette direction cher
citer; d'autre part M. Mocbi eut pu nous livrer une mono
graphie exhaustivode ta titteotture existante.
Pour observer les phenontènes retigteux. M. (!. sonbte être
parti assez ma) outi)h', et n'avoir pas fait enort pour com-
prendre et connaitre ce qui ne lui tombait pas imtnediatonent
sous les sens. ft ne nous donne de deta<)teque quelques anec-
dotes; et nutte part nous n'avons l'impression qu'Uait ctf
curieux de savoir plus ou d'anatyser mieux. Mais la véracité
est parfaite. Les renseignements les ptus abondants con-
cernent les r:les funéraires (variant suivant le genre de mort,>
prétnatures en cas de maladie, p. 4t, sq, cf. p. )~8); les magi-
ciens fp. 3!),sq.); quelques cen'monie't sympathiques (p. 4N);
quetques mythes, dont un du détoge (p. 47).
H est vraiment dommage que nous soyious si mal informus
sur ces tribus. au point de vue juridique Ettës ont certaine
ment une organisation en cians potitico-famitiaux <)).Ki.
p. )02, )f)3. p. H7). probaMenient locaux fp. t)3'. avec
fan)i)!e rnaterneHeet longues maisons (p. H~, p. 115,p. t~).
Sur le suicide (p. <28). t'infanticide ip. ~8) quelques faits
sur le droit criminel, quelques indications (p. 103,cf. p. iM)
seront utiles.
Le récit de M. n. contient une bonne technotogie abondam-
ment illustrée, et de sérieux renseignements sur les chants et
les danses dontquetques-unes sont faites avec masques, mais
dont nous ne savons pas si cttes ont ou non un caractère reli-
~ioux. M. M.
<8t <Mt.t9t)S
<<?<)!)! SOCKtt.OG!~K.

MEHKER(M). – Die Maaai H~tHO~Mf~f .t/oxo~p/tK'


ftHMO~M/r~KMC/t~ .S<W!f<'K(-(~M.
Het'tiM,ReitHM,t904,
~v)-M2p.in-4~.

ttOLUS ~A.-C.)– Thé Masai. f/<« to~<M< «M<< t-'o~~v.


Oxford, Ctxrendon Press, )!M4, xxvm-3~!<p. in8".

feu (te questions de critique ethnographique sont plus


ttéconeertautes que celle que soutfve l'apparition presque
simultanée de ces deux livres si divers, portent sur la tneme
nation. ~H se dirait reveuu aux temps anciens où l'etilnogra-
(<hieM'étaitpas uoe science. !)eux observateurs d'egute hottae
foi en arrivent à nous présenter uft tableau absolument din6-
feat des taenteft faits. Jusqu'A !a carte du territoire Masut qui
diffëre, et la division des Masai en trois tribus, indiquée par
M. Merker, est impossible a retrouver parmi les localisations
plus précises de M. Hollis. On verra ptus loin, dans t'etude
que M. Durkheim consacre aux faits juridiques, la mention
d'une importantedivergcnceentre nos doux auteurs. Maisc'est
un désaccord constant, it tel point que si les Dons propres,
les photographies, certains traits irréductibles et spéciaux aux
Masain'étaient pas forcement identiques, on pourrait douter
qu'il s'agisse d'une seule tribu ou même de tribus de iameme
famille. La comparaison des deux sources va montrer les dan-
gers que la sociologie, comme toute science expérimentale,
court aux moments de l'observation.
M. Mottiset M. Merker étaient pourtant tous les deux bien
préparés à leurs travaux L'un et l'autre sont des fonction-
naires européens depuis longtemps fixés en pays Masai. L'un
et l'autre connaissent la langue Masai, M. Mottis est môme
un philologue emerite, et, probablement, toute ta première
partie de son livre, consacrée au langage, ne trouvera qu'etoges
et empressement. M. Merher est, lui, plus spécialement, un
anthropologue, et, personnellement, je trouve fort soigneuses
les recherches somatotogiques qu'il édite en un appendice.qui
contient des généalogies intéressantes, en ce qui concerne
t'exogamie. M.Mert<erétait parti muni d'une bonne instruction
ethnographique que prouve le souciqu'il amisà rapporter une
description complète de la civilisation Masai. L'un et l'autre
auteur ont une connaissance personnelle des populations
avoisinantes sur lesquelles ils out publié des travaux. Matgré
cela, le désaccord entre eux est tel que les Wandorobbo. ou
AMAt.MM.– !<V:iTÈMM
ttHUMEUX <?

Masat chasseurs et non pasteurs, dont les campements sont


disperses sur tout !o territoire, deviennent complètement irre-
préseatabtes. tt m'est unpossihte de comprendre. en ettot.
comment}e pourrais accorder les données de Merker (p. Nt,
entre autres) et celles do Hollis, et savoir si ces gons seront
(tu ne sont pas des étrangers (o<-Mf<*A). La structure même dt'
la nation Mami est donc incertaine.
Incertaine encore touto notre description de la magie et
ceci est aussi grave, car c est non seulement lit question du
chef magicien, mais c'est encore cette du chef qui reste on sus-
pens. En ellet pour M. Mériter, l'al ottottt c'est le chef, ou ptus
exactement c'est la grande autorité morale et religieuse
des Masai (p. t8, sf~. Dans son clan se recrutent tes ~o<«-
ou magiciens et médecins proprement dits. D'après
M. Hottis, tous tes magiciens porteraient le mémo titre que
le grand mage-roi, et mémo le mot d'yoKt~t semble étran-
ger au vocabulaire pourtant riche, aux textes pourtant nom-
breux de contes et de mythes, aux exposés faits par tes Masai
(te leurs coutumes. Les o<-ottoMH& sont tous des <H<'</<ctMeM)en
'cf. tudex <t<<.
oo'). et toute lu médecine, toute étonnante
chirurgie que M. Merker attribue aux o<-yoM<t~(est attri-
buée aux M<M&oMO/f. Sans uut doute, la distinction n'existe
<)ue très faiblement et M. Merher a du exagérer une diné-
tence très faible, à cause d'idées préconçues. Mais non seule-
ment sur ce point M.Merkerajoute, il retranche aussi car les
~K<o~< (des clans Et-Aiser) qui fournissent tes el ottoHt
et t'o<-o<<MHM national, ont un culte très prononcé des
serpents-ancêtres, culte sur lequel M. Hollis seul nous donne
d'abondants ronseigaements. Peut-être le même esprit de
système est-il cause que la tcgende de la supercherie de
t'avant-dernier o< o<&<ttt/,si semblable à cette de Jacob
hompanUsaac, est tout de suite traitée par M. Merker d'imi-
tation d'une autre légende (p. 275, p. 33t) où le grand héros
Marumi reussit a remplacer Labot le chevalier, tt est, pour
nous, absotuatent évident que l'une et l'autre tégeade sont
fabriquées d'après le modèle biblique, mais que cette que
raconte M. Hollis est la plus fortement imprégnée de couleur
locale. Elle a la façon d'un fait divers et vient expliquer la
récente guerre civile entre partisans des deux prétendants
au siège d'<~o<<KMM principal (p. 326, 3~7, liollis).
Mais le plus grave des litiges porte sur la mythologie des
Masai. M.Merkera remarque uneétonaanteanatogie entre les
<<? L'AX'OiK soctut.ocMUE. <M(H-t965

croyance!,religieuses des Masat et la mythologie judeo baby.


toniennc. <Je passerai sous silence, lie voulant pas le suivre
sur uu terrain oit il n'est plis à son avantage. les
hypothèses
historiques qu'il fait tibératement sur t'origine sémitique
pure des et leurs mi~'atio))!).) M. Hoitis, lui, nous
donne une autre impression L un et l'autre pourtant disent
avoir procedf sans poser aucune question, sans idées précon-
çues. et n avoir recupitH que des récits continus, transcrits
d'aitteurs tort exactement, du moins quant ù ceux de M. Hot-
tis.
Voici,brièvement tvsumee. ta mythologie Masai suivant tes
infortnattttns dece deroit'r fp. ~.t, sq.). tt y a deux dieux, un
noir et un ruuge .M~y~H, pluriel d'Eug-aî. nom de Dieu
d.tMsMM'ttM'),le noir (lui sembre ett-e eetui des nuages est te
bon. t'Mutre~t le mauvais et règne sur le tonnerre. U y a
.)')ssi un démon. Mnnibit)e, (lui, dans le texte de M. tMtis.
n'a pMsde nom, mais qui me semble bien parent de A'<-
'~M</m,le détnon serpent a queue, dont un conte, ou ptutôt un
mythe tout entier raconte lit mort (p. 4~. sq: ci. Merker.
p. ~H) et qui, d'autre part. Il bien des chances d) est dit qu'il
appartient au ctan des <~ M~ de ne faire <fu'unavec le grand
ancêtre serpent de ta famille 'sous-ctan; des A'K-G«~<. des
magiciens dont nous venons de parier. !i y a encore d'autres
diahtes. VoUà pour la théologie.
Voici pour la cosmologie H y a d'abord un mythe sur
l'origine du b'-taii qui. suivant tes cas, est ou non rattaché au
mythe du « commençant de ia terre a. A~a~p (i'ius
cription du titre de Xaiterukop en téte de la première version
est évidemment une faute d'inattention, p. ~68). Ce
Naiterukop
est un dieu. encore actuel, et c'est a son mythe que se rattache
celui de l'origine de )a mort, due une faute de formule d'un
certain Le-eyo. ~nis vient toute une scrie de mythes natura-
listes et astraux. Le mythe du soleil et de ta iune entre autres
se présente sous une forme remarquante, puisque taudis
que
dans le tangage .p. sq.j il est féminin, dans le mythe
il est masculin tcf. Merher, p. t!~ qui fait la même
remarque,
mais confond indûment le soleil avec t'ectair). Cette partieu'
taritcdu mythe traduit certainement l'importance et le carac-
tère récent des changements qui se sont opères dans la
mythe.
logie Masai. Lit se borne le tableau donné par AI.Mottis.
Or, tout autre est celui que nous fait M. Merker. Le prin-
cipe des idées religieuses serait un monothéisme presque
ASAU! – AMT&MK!:
NBt-MtKCX t87

:dtsotu. ËnRai est un dieu unique. spirituet, createut' dont tes


.tS!ti saut le pexpte etu ~p. H4, et. le restune en tête de
('t)aqueparagraphe (tu chap.xvn,2' sect.). Chaque individu est
pourvu d'un ange gardien, dont M. ttoitis uo nous parle pas.
d'est ce dieu Hugai qui, par divers intermédiaires, un auge.
'tes hommes, revête aux Masai et ips dix contmandemeut" de
t'ieu et les divers mythes, et tes diverses formules. C'est lui
:)ussi qui prescrit les divers rites et les divefses f~tes.Toute
litthéologie est, seton M. Merher. de souctteetraugement semi.
tique.
Litcosmotogie t'est-etioaussi. un peu tnoins cependant bien
tue un dragon, et du san(;de ce deruiert):dt ie paradis, oit il
envoie Naiterogob <NMHp<'nkop de HoUist, et te prouie)
homme Maituutke: iisconmetteut péch6 sur t'interveotiott
~u serpent. et Dieu, descendu par uue fctteite. les chasse.
!'uis, il teur donne, cette fois cotnme d'apret M. Hollis, tf
tM'taiiet l'art de le pattre. Suit ta légendedes enhmts du pre-
)nior couple, avec mythe du premier meurtre, detujïe, succe~-
~iou de geueratioos qui suut chacune a la souche d'unt*
j:fu6a)ogie de t'uu des clans fp. 270.sq.). Le tout est cuuronm-
par l'histoire des dix commandement! EuHn vient tout un
''ycte insttu'iquc de rendes portant sur tes anciens peuptps
:)\ec lesquels les Masai sont eu rapport au cours de leurs
migrations, l'origine mytttiquede ces peuples, leurs usages.
'iifferents de ceux des Masai. mais eout'us pourtaot sur te
mOnf type. Uu dieu rouge et noir. du detuou Sae Kidongoï df
ootn est aussi donne ici aux comètest, est a peine question.
t'tusieut's comptes reudus parus du livre de m. Merker ont
~'tt' sévères pour son travail, et l'ascendant de ttottis a
)"'ut être été trop grand. Tachons d'être juste et de nous
''xptiqucr pareille discordance et comment les faits y ont pu
'tonner naissance. La nation Masaiest très grande. Hite
~-cupe un partie de t'Ah'ique orientale aitemande et df
rAfrique orientale xngtaise. Elle {ut autrefois beaucoup ptus
~raude encore, et lit porte du hetait lors de la dernière pest)'
causf' une immense {nmine, une dévastation complète. une
ttteration morphotogique grave de toute lit tribu. D'autre
part, tes missionnaires protestants sont installes <'n divers
points depuis plus de vingt ans. Les ripports avec tes Suahiti
musulmans sont anciens. Nattas et Arabes ont aussi sittounf
tf pays. Ëtaut donnés tous ces faits, ou eompreudque M.Mer
her n pas fait uu suMsaut enort poureHminer des étcmpnts
'*? t/t~SKt: )90t-taM.'t
SOC)(tt~)!~Ut:.

récents dp la mytnoto~ie Atasai, qu'il s'est adressé à des


auteurs plus exjjMtsésaux idées européenues que ceux dt;
M. Hollis, par contre, ou comprend auMi que M. Hollis n':(
nullement prétendu être complet et qu'il faut se garder d<'
coucture rien de sou siteuce et qu'au surplus les croyances
Masaine sont pas parfaitement uniformisées. puisque M.Hot-
lis nous donne deux versions très difîérentes du même myth''
de t'origine du b6t:)U et des Wandorobbo, l'uue veount du
territoire germanique, l'autre venaut du territoire britan-
nique. Les couditious de 'observation M'ontpus été tes ntemes,
sans cela des Mgeudea aussi importantes quo les geoéatogies
n'auraient pas été négligées par M. Hollis tandis que des his-
foires comme cette du serpent dans te para()is et cette du
-MM-pent de {eu que Jes Masai, rebelles contre Kngai, adorent,
et que Dieu détruit avec Miria <w) sceur de Alarumi
(lequel
est, selon nous, Mattomet), n'auraient pas pris place dans
t'expose de M. Ilorker.
Toujours est-il que nous devons recommander la plus
extrême prudence dans l'utilisation des documents mythoto-
giques de AI. Mériter, tt n'y a qu'un point sur lequel nous
devons lui donner retativetnent raison. C'estsur celui du pré-
tendu monothéisme des Masai. Ceuxci ont en effet une forte
tendance vers cette sorte deculte et de croyance. Cela apparalt
très bien aux textes de prières que donne M. Hottis tui-meme
'p. 34' sq.) et qui sont peut-être traduits d'une {açon trop
theistique. Seul Ëngai est invoqué, même dans les remar-
quables prières des femmes pour provoquer, par des rites
collectifs, le retour d'unedes expéditions des jeunes guerriers.
Signalons d'aitteurs la remarque de Af. Mériter sur le carac-
tère uomadique de cette mythologie (p. ~95). Pournous, sans
attacher une importance particulière à cette question, uous ne
pouvons nous empêcher de penser qu'il y a du vrai dans la
théorie à demi-populaire du monothéisme des peuples pasto-
raux. Les rites agraires, et les cultes locaux sont, pour nous,
les éléments les plus fécondsdes mythologies potydemouisti-
ques, et naturettement à un fait de structure sociale d'une
certaiue grandeur comme le nomadisme doit répondre une
forme de mythologie déterminée. Si, d'autre part, nous admet
tons, comme il est extrêmement probable, que.les grands
dieux ont d'autant plus de réalité qu'ils exprhneut une cohé-
sion sociale plus forte, les Masai, comme toutes les nations
nilotiques et sémitiques formant des unités socialessolideset
AKAt.Mt:!i. – ~'ST&NRs )tt!LMt):HX ma
M. déniant
devaient itvn!
avoir mm
une ui~~
vive ~.tt~<.M~
hienconstttueeit. tendance à un –mouo-
ttx'isme que rendait possible teur pauvreté mythologique.
Leseut point où MM.Merhor eUtoUis s'accordent vtaimeat
t-st celui du rituel. Cela est nature), puisqu'il s'agit là de
phé.
xomenes objectifs que des observateurs qualifiés comme eux
devaient observer identiquement, et puisque, si
t'interpréta-
t inn, la structure même des mythes peuvent varier dans les
ttifïérentes parties de la nation, t'observancè et la nature des
rites sont au contraire difficitement inconstantes. Le tableau
~)cs f6te'; est à peu près le même; la description des rites
funéraires par l'un complote heureusement cette de l'autre.
<:<'srites sont d'ailleurs remarquables par leur caractère som-
tUM're.Les prescriptions religieuses concernant la société
nm'rriere et tes classes d'âge dont M. Durkheim parlera pius
f"in, sont ici et là pins ou moins détaitiees. La circoncision
ntascuiine et féminine, instituées, d'âpres M. Merker, soit
par
)"eu. soit par Marumi (p. Kt8, p. 3iS sq.) est bien décrite.
tt).'i8M. Hollis sp6ci(ie que c'est un
Wandorohboqui est t'ope
t"'(eur (p. 297, et. sur les cérémonies l'article de M.
Bagge.
7 "~K.~K</<?o./M~ )904, cite ptus toia).
Voici trois faits notables que nous remarquons plus parti
< utierement. D'abord le rôle remarquable des femmes
qui
s"f)tb)ent avoir un cutte à elles, et auxquettos la prière,
prière
'tecHve, semble être plus particu)i6rement réservée; puis
)' dévetoppement considérabie du rituel sacrificiel, du sacri
t't'e du bétail en particulier en dehors du cas de mort natu-
rrtie. it est défendu de tuer le bétail hors des (êtes ou des rites
prives (voy. p. '2(!4. Merker, une légende intéressante sur
t~iginedu sacrifice animât); enfin une série d'interdictions
qui portent sur le bétail et semblent se rapporter au mem''
système de faits.
M. Merker, qui plaide si bien la descendance hébraïque des
\)S!ti, a oublié l'un des faits les plus curieux en faveur desa
thHse.Les interdictions ntimeutaires des Masaisont il
peu près
<t" )néme type que celles des Juifs: sauf en un point ils con-
s"m)nent régutièrement te sang. Mais ils laissent aux Wan-
<)'Mobboet aux Bantu leurs voisins, la chair de tous les ani*
'"i'nx sauvages, y compris tes poissons et les oiseaux (Hoitis.
(' Ht9). En somme, ils ont ptutôt renforcé qu'afïaibu tes près
copiions tévitiques. Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est
't"e t'on retrouve aussi chez eux le tabou de mélange qui a
'~uné tien, chez tes Juifs et dans tout le monde chrétien, à la
t9(t t.XKKfiOCMf.Ot.tOt'H.tWt-tW!

division capitale du gras et du tnaigro dans les aliments. Chez


eux aussi, il est interdit de cuire « l'agneau dans le lait de sa
mère et la défense biblique s applique exactement (Mériter.
p. Mèm~its refusent de vendre le tatt aux Européens, de
crainte que ceux-ci ne t'emptoieut à des metaoges de beurrt'
et de viande. La raison utteguée de cette interdiction est
curieuse. Peut-être est-elle identique &catte que les Hébreux
avaient oubliée tors de ta rédaction du Lévitique « ta cuisson
du veau dans le lait terait mat aux mamelles de la vache
Peut-~trenest-etiepas identique; jamais, avec les documents
actuels. l'origine du commandement hébreu ne sera défi-
nie. Mais it est encore plus curieux que ta plupart des
)t't;end(MAiasai concernaut les peuples etri)Mf{ersteur attri-
buent pt'éciscmeut t'abomiuatiuu de vioter cette prohibition.
Orou saitqu uue très vteitto interprétation du textedu Penta*
teunue~tait qu'it y avait ia une probitutiou destinée à opposer
le rituel hebruïque aux rituels de CatMau. Mais passons sur
t'ctroitesse des anatogies et ;)t)ous a i'expticatiou. Cetaboutait
partie de tout un ensemble rituel. de tout un culte du tait, du
h''t:)it et du ~axon <cf. pour le tait, Mert<er,p. !?, ?. et M.
Hottis. p. :~49.33't, etc., voy. les excellents index). Les ani-
maux dotnestiqnes. dont la vie des peuples nomades dépend.
y sont t'objet d'un système pratique un tes parties positives sf
tnetent et se retient aux parties négatives. Hien ne nous
t'm pèchede supposer que les mOnes causes ont produit dans
le monde nitotique et dans le munde sémitique, cotnme dans
le monde hindou <Toda et Aryat les mêmes effets. Le mort
~he( de (amitte' est même, ici comme dans t'Inde ancienne,
c'tveiopp'' dans ta peau du buttte tue au sacrittce futx'ntirc
'Merker. p. )Uj, Hottis. p. 3()~,réserve ce rite aux riches).
\ous sisnaions. pour finir, aux tin~uistes. tabsence de
<t)x'tdans la tangue .Masai.et la division dfs genres (p. {~ h'
h'minindÉsi~nant eequi est petit et faibte:)e mascutin cequi
est ~r.'nd et fort (exempte /t<M~M/– t homme fM<f)(~«Ht
le petit hommes M. M.

TATK tt -R. ) – Notes on the Kikuya and Kamba Tribes


of British East Africa. ~«n«~ M/fAc(«t//t)-o~o~t''f</
~«y~«<<'< ~'< /M«</<, t!M4. xxxn-, p. )~n-t40.FNrthe!'
Notes on thé Kikuyu. etc., ibid., p. ~C6.

Les Atiikuyu sont une societ<'du même type que tes Masai.
AKAMStM. – itïS'r&MM MKUt.HUX Ht

saufr. que l'organisation grossierede1. ta société des hommes et


<-ftte, parattëte. des femmes. ne semblent pas y exister, si du
moins M. Tate a bien vu (voy. p. ~S(i).
U est précisément intéressant de noter, pour te débat
qui
vientdes'éteverentreM.Mot-ket'ctM.thUtis.qu'itscomtaiMont t
~Sa'. que ce n'est pas leur seul dieu mais bien le nom géné-
rique de leurs dieux; qu'ils ont le même système sacrincie).
la même magie,ta même mythologieque les Masai dont parte
M. Hottis. Sur le grand prêtre, sur les purifications )& inter.
dictions;, sur la circoncision, qui n'a pas la valeur d'un rite,
sur les cérémonies du mariage, on trouvera des indications
brèves mais précises. M. M.

\S8AU (R..it. – Fetiohism ln West Ah'lc& Londou.


Uuckworth, 1904, xvu.389 p. in8°.
Ce livre était Impatiemment attendu. L'autour nous était
surtout connu par tes éloges chaleureux de miss Kingsley
dont il fut l'un des principaux informateurs Hu sa qualité de
otissionnaire. il a et6 pendant ptus de quarante ans eu contact
'oustiUtt avec les divers peuples Baotu de la région équato.
riido (Beu};a(te lit baie de Corisco.Mpongwo du Cabon. Fan
tie t'intérieur, etc ): connaissant à fond les langues de ces
tribus, M. X. a pu recueillir uneeottection de faits dont on
devine t'itnportance.
Nous devons cependant faire deux réserves. D'abord l'au-
teur est loin d'aborder tes faits avecun esprit libre et impar-
tial il se proposeexpressément pour but d'établir, d'une part,
')ue t'bomme conserve le souvenir do ta révétatiou divine,
t d'autrepart qu'en s'6!oignaot de Dieuil s'enfoncedans dos
superstitions miséfabtes (p. 37.4*;). En second lieu, les
'totions qui servent à l'auteur a etasserses observations sont
souvent mal déterminées en particuticr, celle même qui
't"mine tout l'ouvrage, la notion de fétichisme. Sans doute.
M. N ne fait ici que suivre t'usa~e constant des
ethnographes
')ui ont parlé des religions africaines, mais c'est justement ce
')u faut regretter. Le mot « fétiche s'it a un sens distinct.
si~nitte charme, amutette et c'est bien ainsi que le dOtuit
):'uteur<p. 8t). pourquoi alors donner a ce mot une exten-
~i'<u inimitée ? Pourquoi faire rentrer sous cette notion des
ttosfsaussi bétéroj~ëuesque les cuttes religieux des sociétés
-<')ét"s et de ta famittc, les pratiques magiques, tes rites
<93 t.N.f~itOCtOLOemCK.iSOt-iWS

funéraires, les tabous et les coutumes superstitieuses?


L'auteur anirme emphatiquement <p. 3(t). ta présence chez
tous tes peuples qu'i) a observes d'une sorte de UMMMtheisme
nttaibti tous, même ceux qui n'ont encore eu aucun contact
avec les civilisés, croient eu l'existence d'uu Seigneur, père
des hommes et créateur de l'univers cette croyance cousti-
tuerait, suivant M N.. le seul élément vraiment religieux de
leur conscience. Mais les observations mêmes de l'auteur
limitent singulièrement la portée de son atïtrmation. Ce
Njambi n'a aucune action sur sa créature il n'intervient
jamais, pour maintenir un ordre moral, ni dans ce monde ni
dans l'autre ~p. T!). Ce « dieu n'est l'objet d'aucun culte
(p. 35) on ne blasphème pas son nom (p. ~M)) sans doute
parce que ce nom n'est luis saint. A peu près absent du monde
religieux, Njambi joue, avec ses femmes et ses (its, un rote
prépondérant dans le folklore (p. 33t, sq.). On voit qu'it s'agit
ici, non d'un Jéhovah africain, mais d'un de ces grands ebets
légendaires comme on en rencontre chez beaucoup de peuples
primitifs. D'ailleurs on ne sait comment réconcilier ces
faits avec ceux que nous ont indiqués autrefois Bastian et
M. Meanett.
Au sujet du système religieux proprement dit, qui d'aii'
leurs parait en pieille décomposition, on trouvera, un peu
éparsdans le livre, des renseignements précieux. Signalons
d'intéressantes descriptions relatives au culte domestique
(p t63, ?0~ qui, du moins chex les Benga. gravite autour du
Yaka, trésor sacré constitué par les reliques des ancêtres
mates aux sociétcs secrètes soit d'hommes <p. t40, 200;.soit
de femmes tp. 349) chez les unes et lesautres, le léopard joue
un rôle important. Sur l'institution de t'ot'MK~a,qui est. on te
sait, t équivalent exact du tabou, M. N. nous apporte des
défaits en partie nouveaux (p. *?. 2H tabous de la grossesse,
?.?'.
Mais c'est l'étude de la magie et des croyances animistes
corrélatives qui constitue la partie la ptus importante de l'ou-
vrage. Sur le choix des ingrédients, sur ta préparation tou
jours secrète et l'administration du fétiche. M. N. nous
apporte fp. W, )OS),desrenseignements detaiitésqui montrent
que cette magie africaine est parfaitement normale Surtout
fauteur a soin de nous signaler la présence chez les Bantu,
de la notion de ma<Mfp. t06, 263). S'appuyant sur le témoi-
gnage d indigènes éclairés, l'auteur nous définit ce pouvoir ea
~XAt.Xt}' – ~TÈMK" MEtJfitEUX )9:t

termes purement animistes c'est ta présence d'un esprit


particutier, temporairement to~e dans un objet materie) qui
produirait t'tconstitum'aitt'emcacite du fétiche.Mais iiasoin
hti-mëme de noter <p. M) combien ia représentation des
('spritu est va~ue dans la pensée dos Bantu tcur nombre,
tt'ur nature, Jour origine, tours fonctions, tout en eux est
indéterminé; de sorte que )c monde des esprits semhte bien
n'être que t'inepuisabtc réservoir d'énergie spirituelle oit le
ma~icten va puiser sou propre pouvoir ainsi que le pouvoir
ses rites et de ses charmes. – Pourtant M. N. noustournit
p. <i4),une distinction des esprits en ptusieurs classes qui
m't'espoMdraient a des origines diverses âmes des chefs, des
~t'ua ducotmnuH, (tes fiF~n~rs; mais it nous met en garde
"mire cotte interprétation qui n'est pas recouuue par touates
mdigone~. Le véritable seus de ia distinction apparait daus
on passase 'p. )M. cf. p. 309-~)t), d'ou i) ressort que chacun
.tf ces uorns désigne eu même temps uue certaine tnatadie,
mt rentëde detini. le rite qui t'accompagne et peut être ia
'-);)ssede magiciens charKeo de t'administrer: l'esprit semble
tf'etre qu'une persoftn)ficatiou, d'aitteurs peu accusée, de ce
t")uvou' spécifique qui rend possible !a tois la matadie et ht
~oerison. Hn rëatite, comme te remarquent. N. (p. 70) itn'y
qu'une diiterenco marquée entre les esprits, c'est celle du
)")uvoit' qu'ibont en eux.
tt est si vrai que t'animismc ne fournit aux indigènes
'jn'une maoiëfe commode de se rendre cûmpto a enx-memea
-h-ta nature du pouvoir magique que t'auteurn o pusdepeine
''n proposer une autre plus conforme a son système theoto-
.;ique. Traitant des pouvoirs de i'M<~««/«,après avoir fait ht
t'!)rt du cttartatanisme et des dons naturois. il se deciaro dis-
i")se à admettre que ces magiciens posstdettt ei!cctivement
'fae puissance mystérieuse qui teur vient d'un pacte avec
Satan ~p. t3C) t'ima~e du diabie est substituée a celle des
'-<prits; maisia rcatité exprimée pur ces symboles divers, ta
j'tfsence de pouvoirs mystiques surajoutes à l'individu
')''n)eut'<;identique.
Daitjcurs, il ne manque pas. dans les tangues bantu, de
'"rmcs impersonnets pour designer au moins certaines cate-
~'(rms<te pouvoirs <p. ~ST. K03,~4). Maisi! y a pins on est
droit de se demander si le terme étranger de fétiche n'a
pas pris dans te parier des nègres de ta cote un sens voisin
'tu mélanésien M'!)<«.Le félicite, ce n'est pai; scutemeat un
f')'')t!;))):t't.–Att'i~?).)<)?..
)~ 'AXXKHSut;)')t.<n!t'~)')!.tPttt.t''Oj

objet investi d'une puissance spéciale, c'est cette puissance


elle-même, si nous comprenons bien la phrase d'un indigent'
du Uabon tp. tO'h « un pt'iucipe de fétiche émane des
arbres Le mente mut désigne aussi !e caractère de t'homme
ou de la chose investis de cette puissance; le magicien est un
/'t't.H<«M; et un cimetière, par exemple, est yc~'c/t</t'uMM~
en même temps qu'it est interdit. Cette interprétation expli-
querait. sans la justifier d'aitteurs, t'extreme indétermination
du mot citez tes etttno~raphes.
L'étudiant du droit comparf trouvera dans le premier cha-
pitre des renseignements sur t'organisation sociale des tribus
bantu. tuais ils ajoutent peu de chose, semble-t-il, à nos con-
Maissances:il y a plus a tirer des indications fournies par
) auteur au sujet de t'innueuce des croyances religieuses et
magiques sur toute ta vie sociale fonction politique d~
sociétés secrètes, p. )?: organisation domestique, ch. xtt't
p.0:orda)ies.p.~4).
H tt.

ALLHGRET'R – Les Idées Religieuses des FtmfAfr.


Occ. ~<-t'.de //f. </MM~ H(n4.T. L, p. ~H. sq.

Le )h're de M Xassau est heureusonent corrige, dans ta


mesure oit il porte sur les t-'an. par tes renseignements excel-
lents, encore que sommaires de M. Atte~ret. Lanotion de feti
chisme y est réduite t" en magie et tabou. en matérialisation
des esprits inférieurs. en culte des morts. L'absence totatc
de fétiches proprement dits. de poupÈes,d'idoles est bien mar-
quée. A ces notions se superposerait, selon M. Allégret. )t-
groupe des croyances religieuses: c'est surtout ta croyance eu
un Dieu père. créateur, chef. puissant 'p. juge et gar
dieu de lit morale. H a pour tiis Kïambe. qui est toujours
vivant tandis que son père est mort.
Nous ne saurions trop rappeler que le culte de Nxambeest
certainement un culte d'ancienne société des hommes, et qu'il
fait encore partie des mystères du Nkissi sur le bas Congo. H
est étonnant que les informateurs modernes restent si isoles
les uns des autres, que M Atte~ret ue cite ni Miss Kingste;.
ni M. Xassau. ni M. Dennett: itestaussi étonnant qu'on ne
fasse pas mieux la part d'inftueneeseuropeennestrèsanetennes.
M. M.
.tXA).YSt: –-ï<'[f;MK':m:).t<.)HL\ US

KtUD tU. – The EssenMfH Kaûf. London, Htix'h, tt)M.


xn-MUp.in-K.
Le titredutivreesthttraduisibte. Aussibieut'idee maitresse
<'nest.etteuu peutitteraire. tt s'agit de trouver ce qui fait
t'esscuc'' de la mentatité et de lit viecollective chez les indi-
gnes de t'Afrique Méridionale. Ainsi te sujet n'est ni ethno-
uraphiquement ni suciotogtquement précis. Ça)' il rassembte
des peul)les aussi profoudonent sépares que les potpk"} de
''ivitisatiou Bautu d'HUG part, les Huttottluts et Hushmeo'
<t':)utrepart. Eucore s'it s'6taH agi d'uHct'tude cotnp.n'w des
tribus Hautu. destiucea recherche)' les traits fondanteutaux
de cette huMitt~df p<*uptps,t'one des pttts consit~r:)!)!fs du
ox'ndc. et si les deux autres groupes. )<uHentt)ttet f!uhsnteu
n ''titieut ctuda's ftUf pour ''tucider, ttfcasmnneXemfut, les
tnuitiph's ((uestiotts d'emprunt: M<tt!i ''<' tt'cst a :(u''nu de~rf
t'' but de routeur. C'est une f~<.</«'~<f<(~<«)<( '< qu n
!)~tts d<))U)f'p. vt. C'est une espèce de jtortrait Htter.tit'e de
t indigèneet ptus spt'ciaiementdeceux quetonappetie vut-
~.tirentent Catres. t) o'a d'autre intention ){uede nous ptacer.
h' p)usdmt!)i)tif)ue)uet)t j~ssiMe. « it )n)point de vue Cafre
~tt'fe monde
Knceta. l'auteur uous semble avoir jfarfaitemeut réussi.
Ses intention-; esthétiques, ses Hep~enees scientifiques t'unt
ttx'ntc servi, car suu esquisse m'cessairftnent forcée ou
'courtee. toujours ent'air, a cependant une autre savent' tpt'un
travail d'ethuo~raphie plus méthodique, t'n socioh)i:ue avi<it'
.turait difticitement ccrit une phrase plus pr~nitnte et.
ptus juste que cettt'-ci <' Vous ne pouvex pas p)u!i avoir
)ttise sur nu Cafre par ta tonique, que vous ne te pourriez
[):))'ta queue d'un babit qu'it ne porte paf t'ncore. p.
''f. p. t~t.. i) est certain que M. Kidd a été souvent bien
ptus près de ta vérité dans ses descriptions ~eneratps que
')")nbre d'outeurs dans leurs enquêtes trop preciiies. Ou
trouvera excellentes ses remarques ~p. ~J. sur tadinieuttc
df l'observation soeiotogique, sur ti~norauce of) te ptus
~rand nontbr'' des indiques sont des traditions essentiettes
'téta thbu(p. <(tH, t'M.a propos du mystèredTnhutuuttutu,
premier dieu C'est uv!demment a ses préoccupations

~)us !H)«)<(u)~. ttn)'f«i<))0))t')')))). <[! ftt.'«ttd't!.rm'(. mm).t.


):")))ttt:tt)'«futt.jnitt'i' ttautt' r.)i.<(mtt'ttv. ')«'m)<)<aM''"'jH'-titXd')''
t.r~mt ()Uh)i)- r')h'i)<t<)<'t''ru)))-
<~t. ).x.\t':K~"t:t"t.f't!r't'):.t~t-t'w.

tHcnvattt qutt (tuu cette attenuun tfgmme consacrée au


cote murât et individuel des ctmses sociates De ce point de
\ue.peude!ivressuutptusattact).u)t''quetesien.
t.a ptus grande p:)rt'et) est consacrée nt'etude de ta reti-
~ionetdetatna~ie.t'eut-ftrememedecepointmanque-t-it
nnpeudequitit're. maisit partage ce défaut avec tant
d'itutre-. travaux d'ett))tug'rapt)ie.plus pédants que tui
iiienque M )\idd soit uoantttrnpoto~ue averti, itna
accorde son attention qu'à certains pttenomenesreti~ienx:
ma~ie. mythoto~fie des ~ntuds dieux, cuttcs dotnestiques
et funt''r:ti)')'s. Surcespoints, tpi'rt'snhats de spsreehercin's
sont H'-sczimportant! et cnnccrnpot presque exclusivement
('"<ttatn)n'.B<mtu.
t. La tua~ic est t/videmmeut t'un dfsat'tictc:! fM)d<unentaux
<<t'la topntatitc n'H~ifusc des Bantu. At. Kidd ne se tasse pas
t) apporterdes faits fn f:neur dp cette tttL's' p. )'i: sq~.). et,
titt<t'aires <p. ): intensité de
f))i))sr''<'('t't<)i)tesexa~t'ati<)ns
!;n'ruy:tun' !t lu nta~ie). il uuuscun~'ainct. Le crimede sorcel-
t'-rie est te plus trtiquenxneot puni de tous: et ta mise à tnort
notnhrt'ux iudivtdu~. même dan~ dp&kritats <aiMemeut
['t-up)t's.)))('<)]<'
mat~rt' la luiet t'admittistratiot) an~~tses~st
vr:)imet)tfrappante. Sodentent. en arrivant a des problèmes
plus précis, t absence de la notHenctaturf, de la précision
nreessairei-cutnmenceusefait'e sentir.
La distinction fondamentate de 11. Kidd entre tes deux
ctassesdenta~iciens, <f-t </(Wwet )e sorcier, est vraiment
d~Ht'ate.interessantp, mais dif)ici)e a admettre. Le <f~ft f/nf-
/')< p. )~i. sq iesttccontre-tna~icien. le divinateur. texor-
ciste: fe sorcier est te tna!i<*n )n:tt<'ftciant.t) est possibte
Mais pourt[uoi taire de t'e doetor nu manieien seulement*
~'ef.t.tt pas un prêtre, te seul prêtre dn groupe Bautn avec te
n)i. ou techef? <:(.p. ~Uîi.quiconque sedectare contre ie "'«<-
~ar~<;est sorcier'. Hnsuite it y a. sinon dans t'observation. du
tooins dans t'expusition de M Kidd. une tacune. car s'i) nnu"
donne d'atmndants renseignetnents sur tes accusatioos de
sorcetterie. et sur les ~<'A ')<'fo;.<. i) nenous en doune aucun
sur tes sorciers eux-mêmes (p. )Ht s<{..Xe serait-ce pas qu'ii
n existe pas de <on:iers proprement dits? et qu it n'existe que
<)esindividus accuses de sorcetterie? Un serait-ce que le
«Mteticecentre t'etranserserait prahque ce qui sembte biont
par le prêtre-magicien du tieu tei t'enquete eût d~ être poui!-
s' plus avant. Kn fait. il nous est parte aussi de faiseurs de
\XU.y.<n-.–st'.TJ;M):<itH).)':)):C\ )97

piuif.de prêtres des ptu'iMcationx.de <?hassft'td''t:m'rt'


toutes touct~))s<)up M. Kidd ratt~e phH~t<):ms)an'n}fmn, n<'
n'nttnt-K~ duns ta magie <pn;ta divination''ti.tn)''dt'
t-in<'Hesdt\'erspetsotmat!fS)x's'o))('))tde)tt-itspasa\'t'<;)''
df~'in'
L:tparité ta p)us fouHteMde t't'Ufftttde sur honnie est.:n'M
~'ptic()<)t'<'rMet'i))itiat)oftdn)))at:iden,t'tndcdct)0)tthrt'n\
tn'o<;MMsdi\'inatoire's(p.hi(),s(;).t~sobsen'atiuussut'ta (H\'ii-
)t<)timt« pm' [tosittundequestiott ''ottt m)Gexcettcutc con-
ttit'utiou a t'anatysf du lu croyitttcf i'thtnt.'sie: ce))cs sur h)
h)i tjue h* MU)ti:t''ic)) a 'uver~ se" pt-ojtresactes )p sont .'ussi.
p. tUt'.OMtrot)YPt'a''par~dat)s)pAr))ap)tr<'sit)tiH))fs't''r'f'
'<~Mf..v~~xn' M<< nomhrc ftc pht''tK)m&[!es mi~t~Mes
))m')t)caHou,[).<.q:u"'ud".('sf).:)).H'.<)t)'<
r~ntarqttabtcdf sacrifice ma~ifjUt').
MKiddpensc<[nciatt)t'M)'i(-t)'[. )''t-.)/t'<u')a-y<np:(
thicpxptiquesuftisannn~nt)cs notions )n.~i()m's. Maist'tonn)''
il a la <;utts''teucf d't'xpritm'r m) tMrt)K'sd''scrtpU(se~d ''num<'
(tans k' foxftionm'tm'nt dt's ntfs
n't-tf'sidées qu'i) a <'<)))-<t:ttt'ps
ti.mtu. on voit tn's vih' <tt<cta sixiOne et ta septième idcc.
.tcti')))a distance <'t pouvoir de )m'ta)not'phosc.uc)Mnvft)t
'!u)rct' avct; t'.)na)ys~t)U'Hsupp~euxactc p. <?'.
11 Ap) opos dela ))iYt))otos~'M.KM'trt'm-'t'que. conttUt')es
.~tdeus auteurs, )a pauvreté df ta )nyth<')o~iecafre: it-c rat-
tmpp<'parco)tt)'esur)atuyt))<')ttj.;it',i)tfitnn)ft)tp)a';a)w)td<)))t<
ftMttottentotsetdesLushntt't) uttappendi' ''st t'onsactt':)n
Xfttst Hibib,p. tt(t, st;. i. ))'.u)t<*u)'< pan')) prwt'~<')'Ktrp).)Uv
inen)fonde car. t'crt.tit)''utf't)t.)<'s):antu)m'fitti')t).t))xont fait
te uombi'eux cu<prn)tts aux socit'tH-;voisttf's ou httfrcatt;
<\Tc)esqucHt's Ust'taif'nt e')n'tati"ns)n'u)t'n')tKicust.
'mm~' en tcniui~teut )pst))tm))d''s. n'~tt)n'n'n)pt)t)ait''s aux
t:ui-)nnen.df produits df h) chasse, n u~us (aut sit))pt<:n)ft't
r~n'ttet'<)Ut'cctt''tt')ttati\t'dt'))tyt)toi')t<it.'<'t)Mpart'M'ait
~.)-.t-tt'p)us~ri('ust'.Ct'p(.'tidant.U)')('j;rit))()ant'<tn'c)'ff
.)icu disparu df')arc)it;tou ca(r<s)n't'nh)tiu)i!kuht,nu trou-
\)a uni' dissc)'t:)ti«)texcet)<'ntf sons dt's dehors 'i:t))s pr<'ten-
ti'tM p. n, sq..Si, sur tes autres <'spritKt-(sur ta di\'it)i<tti«u
)t:s aucëtres. les )'t'ttseigt)(')))'')ttssont p!t)("t sonoxain's.Mn rc
v.tftchcle cantct.ere positivish' dt; tatnfxt.ditt.' n')i}tiMUSc ''atre.
la façon dont t'Ut'rt'prcst'ott* ta ttatnrc p tt)K,s'j.son)
'xtt'ftnenH'nt. bieu décrits.
fH. LescuHesdo)uesti<tueset (uucrairt'ssont n'prcscu~'s par
)Wt t.Xt:):H:tt)t.ttt,)<.H'K. )''t)t.!W;i

(t'astex nombreux fatts. bien que tMpsomn)ai)'Ptnt'ntexpO!-e<.


X'ttts nous couteatoos dp les si~uato'. surtout ceux qui con-
cer)n'ut la Maiss!tnc<'et ta puberté. Sur tes rites du min'i~e
et de t'enterronent (tu chef. heureusptneot distin~m's de
ceux<)t) commun. on ti)':t avec iuteret h": passées du cha-
pitre v. Le t'aractere coutradictoiredes ttotioosconcernantfit
toorrfsLtrL"' n)!H'qm' p. ~t.sq.L
).'t)nmnbrt* consid''r<u<t''dc t'cnscij.ftH'x~'ntsse trou~' dis-
jtt'rses. dllus )' <'t):tpitr<'s)M phts dh'ers. tes cuites ajït'ait't's
''t pastoraux si itxpurtitnt'- sunt mit! t'ppt'<'sfotes'p. ~7U.sq.
Lt'tudc sysh'tt(:)tiq)t<'du /t/f~<M 'p ~s<t du tabou, t) Mt
pas faite, sauf o) M' qui concemp <<'stahuus des beanx-
pitrt'uts. Ontrmn'ern 'p. tmecxpticatitM) HfMtveUfttt'tit
t't':(it)t<'et du tttpurtrcdt'sjtnneitux: t'utt des deux incaroitttt
prohaHetoeot )'ut)t' du utari. et cette ineitmatiou deviutt
t'auser )u mort decf'tui-ci.
Les préoccupa) ioos de j))0)'it)istedp M. )ud() ue t'ont )):)':
''f'nuttit.)u'~ étude bien itpprofoudie du système juridique et
utorid des R:)utu. <:ehti-cie'-t pourtant hit'n typique, et on
des plus iutere~ituts (pti suiext pom' )ett)de du chm tote-
uti')u''etdes f'-rotes primitivfsde ta royauté. La soooto~ie
perd a tout retard daus t'ob~'rvutit'n de ces peuptes, des
docomeuts capitaux. Xejaau XataJ. Jessocietesse soutco))).
ptetemeut decon)pos'cs. et )e )'t'~h))e nMtioua)est profonde-
otent a)t<'rt'.
Les rensei!ne)))ents sur te chtn totentique sont plus que
brefs, et fuetneucti~ureut pas a t iudex ~). ~2. p. 8t, p. ~Hi).
L'esprit suupUste de NI.Kidd ne t'a pas ici bien servi quand
t) nous parie de totftnistnc touditie et le rattac)~e pore-
xteat et i-ihiptemettt auseu) culte (les aneetr'
Sur te n's'hn'' de la fantitte. !:) situation de ta femme, la
dot, et tes rentes d hoirie, des taits :)ssexabondants, mais peu
<;)as!M's sur tes droits en ifs et criminels 'p. 3SH,sq. ), quelques
aper' us: dasscx nout))reuses rt'Hexiont sur les mœurs: tout
cela eottstituc une vue sinon exacte, du tooins très vivante de
la utoratite Hantu. «n trouvera p ~4. une collection de pro.
vcrbe'- p. ~7. ~t<!t.sq. des faits coHceruantrintrouisatiott
du chef Swaxiett'histoire des grands t'ois de i'Atriquc Meri-
t)ioua)eau dernier siècle p. ~Oji: quetques faits, insunt-
sauts. sur les coutumes et rites de la ~nerre.
Le tivrede M. Kidd est donc très utile. Ma!i)eurcuscment il
est presque inutitisahte t.'n immense défaut, qui n'est qu'un
\'<t).1f'.t: – <V):'r6MK-: nEU'!)RL'X ttta

.utitice de tittm'ature, lui entévo nue grande partie de sa


valeur scientifique aucun fuit n'est tocatisé, ni daté. Des
tescriptions pot-sonnettes, abondantes, curienses, sont shn-
j'tetnent annoncées dans des termes comme ceux-ci « quand
j'arrive dans ua tu'aat. "~ousMnonespt'omoues, sans pré-
cision. de la rive Nord dit Xambèze au Sud du Natal, et tu plu-
part du temps c'est d'une espèce de Cafre abstrait qu'it s'ajtit.
'Juand il y u quelque indication, it nousest parte simplement
.tu <;«~ttt< des Xutu. des ttasuto, c'est-à-dire de grandes
nations dont les groupes étaient mai assimites. Peut-ctrc y
aurait-it tnoyen de supposer, grâce ù nuet~ues indications,
.)ue les observations pet-sonnettes de M. Ktdd portent surtout
'-tu- tes Pondo. dont il doMue d'ahondantes photon'phtes.
.\t< cas d'une sccoHde édition de ce livre charmant par tant
de côtés, NI.Kidd serait bien ainutbte de
songer aux pauvres
"uctotogues.
Un certain manque d'exactitude dans l'esprit se fait sentir
tout au long. !t est inutile de distinguer 'p. les t':squi-
tttaux des Gt'fintandais Il y a précipitation a considérer un
mythe évidemment sotah-e, cetui de « Hstomac Houge
<;otntne une histoire de cannibalisme (p. HWetp. 3'!5,sq );
pmtet'de t'ancien abandon du cadavre aux hyènes (p. ~45).
Et une contradiction comntHcelle qui fait tantôt un magicien,
tantôt une magicienne d'utt «<7cA<~<:<o< qu'on a photogra-
phié, est vraiment cruelle (p. Ht. explication ptanche ?,
face a lu p. t !)(!). il. NI.

X ANNANt)ALE«H<<H.(:.ROHt~SON –FMCtcaHM&ïay
enaes. tM<A<w~t/. Part. l. Univorsity Press, Liverpoot.
t~onsmans. London. )''OH,tv-tOOp.in 4.–Pa)t. n <a).Univ.
)~r. Liverpobt. Loudou, \ittia<ns and Xorsa'e. ttC p. in 4.

Ces fascicules que pubtie t'Université de Liverpool sont


j'ttttôt un recueil de travaux, de deux auteurs attachés en
t~Ot.t'iO~ a t'expédition Skeat. t'n certain nombre d'entre
eux sont purement autbropoto(;iques. ou plus exactement,
~toatotogi()ucs.
Le ptus important des mémoires qui nous intéressent est
'tui de M. Annandate intitulé ~-<)~oM«M<< J/tt: ttMt<)M<y
~'<' .~t~y.< f/«. /'«f«H<Stf~M(t. p. 89.)05, H «<) p. ~t.:W).
Hn somme, il comptete. par une enquête provisoire, pour les
':uciétés malaises du Nord de t:) Presqu'tte, les résultats
?0 ).'AXX)!K ::t)f:)ftLfMi[~-)' f'Mt-t't)'.

atteints par M, 'h" ~r


Skeat(Mucprtt:tnt tes Mutais des .S<Mt<'Kf<.
Même il ne fait pas trop doutée emploi avec )a .)/<~<t//
.)/< <)ecet auteur tCf..t<u<A'Mtt'M~~ttf. n. p. Mit) carl'
il porte ptutôt sur les représentations rcti~ieuscs que sur
les rites auxquels ce dernier ouvrage est surtout consacre.
~!ousremarquons surtout <U. p. '24-K4 une excctteute disser
tation sur le mot (te /<v<Mf~.son usage. ses st'ns, ta notion
qu'i) t'xprimc. et les pratit~tes qu'il eommaudf. Les {uits
élucidés domtt'ut t'ntiert'tncot rMt.sou<tu r.)ppt'nc)tpn)et)t<)u<'
Mus avions iudiftm' tMK<<' w<'M~<~f'.vn.p. ));t; entre ia
uatioH(le ~'«Mtf~ et celle de Mf««f. p.t) .titteurs universeitc
daus les suciét~s Mithtyo-t'otytK'sietHh's.
Le reste du travattdt'M. A. se cotnpose eu souuttedM
trois parttcs une t'tude de la magie ~t. p. H sq.i. un plus
exactement de ):( toedecine. – citr il 8pt':)it tropditïidtede dis-
tinguer lu otarie de ta rt'ti~ion eu matière curative et M. A.
se refusea entptoyer tt-schteres de Fraxer. t'n eet'tain notnbrf
de charmesy sout très finpme'tt anatyscs eu leurs notions fon
datoeutatt's une descrijttiou du cuite des esprits <H. p. 2t
et suiv.) repartis eux-xiemes. assex justetneot eu revenant'.
et ancêtres, esprits mdepeHdaMts.esprits httniHers; ~t''un
aperçu sur ta uotiott d'ittneou phttôt des .<mes npercu ueces-
sairement court car ces représentations Hesunt ptus que frag-
mentaires<t, p. 9! sq.t.i.
Les couctusinns portent sur h' caractère de lit rétinien
mataifie primitive, et les mpports qu'ette soutient, en lait,
dans tes coutumes des Htats jt'ataui, avec !a retigion actueiie,
) tstam,avec les ren~ious autrefois innuentes. l'Hindouisme
et le Bouddloistiie.Ici, M.A. quittant le terrain de l'observa-
tion. est un p;uide moios sur et re)atn'e<nent peu informé de
nombreuses traces d'hindouisme lui ont échappe.
Les tnemes Htats ont une popntutioMde pécheurs, profon-
dement séparée de ia population a~ricote et ouvrière de t'in-
t('rien)'etdesports,dontM.A. a fort hieti fait de ta sépttrer
(1. p. 73 sq.) ces pécheurs sont remarquabit'ment detitches du
sot. Mataisi)s présentent encore, quoique Mahometans. un
<t&de totetnisme, trës évotut!.mais tnanifeste il existe des
cultes de poissons, et e<'scultes sont observes par différentes
familles. Le mythe totcmique y o lit forme assez normale de
j ancêtresauve parte poisson patronymique. Ladescendance
est comptée, n fa fois, eu ti~nc masculine et en )i~ne utérine.
Le mari réside le plus souvent chex la femme. Chex cps
AXAU-i~.– .M'ÈitEK nKt.[t!t)!(-X !&t
pt-t'heurs, M.A. rencontre
rencoMh'eun un cuttedes
cutted~ animaux n)'f'<taty<'e
animaux présages ttmt
tout
.'<fait MmbtatjtG aux rites coHcernftutles
.YwN<w/A MornÈo
~.T! 1.
i<<msces Htats et au Kord, se trouve aussi une
poputation
t'i<'e de Matais et de Siamois, Maitometans les uns, Houd-
ditistes les autres. M. A. nous donne d'eux une iconogra
p)m' cousat'tee sxrtoMt au fotkiorf <voy. surtout )''s rites
(um'raires, t! t«<, p. ':()sq.). Noussiguaterons commeparticu-
tit'rement. intéressantes cet'taincs formes onbt'youoinres do la
'n'tc(p.8~).
~tM. !to))it<son ut Auuaodttte oui eo))Mbo)f eonu a um'
c'ttmogt'aphtcdMstribus M''))t:t))~etSahoi de ta prt'squ'nG. Oo
-~tt ~K&(h)t6t-~t.!mUa'a;jot~Mtue présentent ces popuhttioos
Xenrito, t'itttMt des rensci~nemuHts soeioto;!it)UHs.un peu
rupidonent pris. le cède M!)tm'eHemontacetuides<iut'mnents
't'' sotnatoto~ie. Nous tt'ouvoas donc peu it ){)am'r dans le
'</ de xos ttuteurs. it M'est prf'deux qu'au point de vue
't-phnoto~iqueet esthétique <t); ), p. <:),p. etc.. um' uti)f
<'tude de quelques iox~es stytisM's). Les Setua))~ ont plus
) ''s.sfntit'htttueuce des Atatais (jue les Sakai mais cmnnte nos
uuteurs t«s cotmaisscnt mieux. ils nous stguatent chez ceux
')'*''rit, dM <;)atis('xo~innes locaux 't, p. ~~), et une cm'tt'us''
<dausedf)itn(tixdar<'c".
Les )nu)tiptes et divers travaux de MM.X. et A. se dis
tiu~ueut par une simpticité et nue sobriété du tneHh'm' Htoi.
On sent très bien qu'ils ue disent que ce qu'its ont vu
~eantMoias. nous devons regretter qu'its Mesoient pas partis
"'tr )e champ de leurs ftndes mieux informes. Ainsi ils ne
st'mtdent pas faire une part suuisante aux iottupxces chi-
noises. qui s'exercent certainement, depuis )e x sicc)c, daMs
ta presqu'ite. La eroyauee en j'umc des ruines
(.«'«fH~tt est.
'if t'avett m~me de M. A., surtout uu<' croyance des ouvriers
t-itinois et malais (i, p.')! et pour nous, )<'A)Mw/dont il
~i question a propos de t'i~ne, est évidemment le Av'Mchi-
n"is ip. tu3). O'autrt' part. d ua point de vm' strictement
-~ciotogique. on trouverait de petites fautes cornux' t:)traduc-
tion de.«/.« par tribu, ators que \tthen a établi, d'une façon
''):)ssit)u< t'identitc du o~-Met du ctan 't, p. Quelques
'i'jtproehement'. ou interpt'etatittos pourront cniin paraitrf
«vuturëes ttt. p. ta comparaison du groupe famitiat
't" huttes a Saï Kau uvee la m.uson-vi))a};<'des
Kity.ths de
):")))eo; t t'xpiication simpHstc ~)t. p. '~t de )a tutte symbo.
:!M t.XHt!t<:(<t),0<itt)tK.)'Ktt-t'"t:i

tique, avant tu circoncision entre les fit-!de ra)a ft les non


rt)}a. M.M.

<!Ot)t)Ant)'t'E.i. –Lifo and Culture cftae Hep~. t'ni-


versity of CaHfornia t'ubtications. Americau Arch and.
Htttn.d.. H' t. HerMey. University Press. )!)03. p. h)-t!
Hupa. Texts. ~M/<'w,n' <M'w. )'")4. p. 8'8

Les !tup:) sout uue tribo du Mord<)'' la Cittiforuie, votsine


des K).<n)i)tttdom ~t. Rous .( dirinH t'ouqn~te, des Winhin
dont autrefois M. Cm'tht a recueitti tes do'mers tnythe);-
its sont eux aussi en voie d'europt'aHis.ttiot). Ces deux
)'aseicn)es,que pubtie h) nouveHe et déjà hnUattte section
ethaost'aphiqttc de !'t')uvcrsité de Cittiforuie. vietmcnt doue
a teMps, et d'autre part coastitueut des documents de pre-
tuiÈMvaiem'. recueittis par un innericaniste de professio)),
au cours de séjours protonges dous celte tribu.
) 'Lf vohttne de !f<f/sest surtout destine a ctabtir pro'')).ti-
))(M))entuue j;am)))ai)'e. et ua texique de ta hut~ue, )n:)is
'ottiititue tfaumoius uu rfeueit rc)nart{uabtc. Ce sont )"(k's
tn;'t)K*s (jtmtre sont des t~ythes de grimds dieux. L'Ut) sur-
tout de ces dieux est uotabte Yitnxntuwtftyai est le dieu-
héros for)ni)teurp)ut<)t ({ne créateur, civitisttteur ptutùt rpte
m.dtre son cuite '<, p. 74' le rattache aux grandes dans'
routières, et aux cérémonies du saumon et de t'anguiHe.
Lesautres mythes proprement dits sont !X)et xn) on t'titH't-
Sif]ucs, ou purement ritm'ts «')-x)t. Tous ces mythes, ainsi
')ae ceux reiates pat' les formutcs retigienses on tnagiques.
ont un trait pounnun. Us transportent dans un monde anh"
t ieurà cetui ci. ouptutôt anterieMr aux Indiens et encore mat
(ornt)'; ce tnonde est peuph~par les Kixunai 'x ==}0ta esp:)-
~xotc),qui sont des dieux ancêtres, souvent a {ormeanimate
Visonet Coyote y )oucut un assex grand rote). Les Kixm)!)i
viveut encore, en diverses n'~ions de !:<rose des vents, au
<;ici,et dans le mitieu de ta terre, réduite en réalité a t'ctroite
vattefdes Hupa. !ts y vivent, éternels, y pratiquant, en dehors
de toute durée, les rites qu'itsonKondés, et ne s'arrêtant.
surtout dans tours danses, que pour assister aux danses (tes
Indiens fvoy. surtout xx)n, p. 23S,~40'.
i' Le second groupe de textes est constitué (xv-xxx.'par tes
fonnutes des danses et des (êtes, de ta <médecine publique '<
Cesformules sont, en r''a)ite, des mythes récites, ut il ne
~'<U.r<)!S.–-t'.Tf:Mt:snEt.tt!t)!rX MO
scmbte pas que les ttupa aient connu ut) autre nenre de
prière.
3' Viennent ensuite les fornuues de médecine privée \\x-u'
tontes plus ou moins nm~iques. Httessont toutes du type que
nous avons appe)e formutes d'origine. Elles retatent tes taits
t't restes du fondateur du rite. dp t'inventeurouduct'atettr
deta tm'dM'ine Et tpto'getH'ed'etticaci)~ p. !?' provifnt
soit de ('ptUcacitt' desmots eux-m~tnps. soit de la façon dont
i~ sollicitent le Kixthtai fonditton' a t'fpft~'rsott acte. soit du
't'ansport du uMsteit'n sur hi UfH de tuction. M. U. fait
p. MS~des t'etnarques vrannext pt'ofondcs sur t'ettit'aeitf ()u
tttOt.
Notts M~tuottionttons nUcs thèmes varit~. ni tes t'cospi-
m)0))<ints sccioiogiques contenus datts ces textes. Un bon
index supph'ea tMSt'uunMt'ntiouspourtMpt'etniers.pt, pour
h's seconds, tout t'essentietsf trom'eanidysedMnste premier
\tdume. dont il nous reste a indiquer )p contenu.
Il. Lcprentier votunte est moins exciusivement consin'rc a
la re)i~i(H).biotqueceth'-ci y tienne. après )a technotogie. la
ptus s'nde part.
Sur ta mythologie et la m:)gie, t. se restreint oatttt'eitc-
HK'ntil un resuxx' des textes qu'i) Mite. Ou trouvera ccpe)t-
'tant ~t. tM, sq.) d'intéressants renseignements sur tes m!)~i-
'-icns, leurs difterentes t'iasses, leurs initiations, et tes formes
'h' leurs rites.
Le point le mieux traite est le tabjcau des danses et des
h'tes retij{iensesdes ttupa 'p. 7M.sq.. t'f. textes ~<-xx~. Le
«'hona de ces fêtes est uonnat deux sont des fêtes pn'mi-
ti''i)e. dusaumon et de i'an~uiiJe; une est une Mte agraire.
)!t(ttut. pn'mitiette.dumaïs: une est une Mte de t'etf. On ne
ouprendpas très bien pourquoi M.< distingue de ces tètes
'ptiesqu'it appettesimpiemeut danses i/nne est la danse de
ta peau de daimbianc(a)binos dont ):)si~ttiticationest.obscure
~)ais qui nous parattà ta fois 'cf. p. Mt. n. une fête puritica.
'"ire. et une tète pour conclure ta chasse aux daims, chasse
'font. on assure p:))' ailleurs ta réussite. La « danse d hiver
"'Hed)) printemps, celle d'automne danse sauteei sont evi-
'tf'mment destinées a ta conjuration de ta matadie-mort'getfe.
'est à-dire<)<;l'hiver.
t'n certain uotntn'e de rites prives, danses musiques, pra-
tiques individnettes de dt'votion, un asscx ~rand nomht'e de
tabous sont très bien décrits. Mais, seuls, les rites funéraires
::M ).<'<)!H -.nc)Ot.«(tt~t'H. !90!-t')'K'

(tabous du deuil ituportaNts) OMtpuetrpauidysesdutx.-


faconapprotoudie ptM.sq.'
\t.Codd:trdn'a pas vraiment fnis<')!tun)iere la divisionde
ta tribu et) deux !<:r<))tp'Xord-S))d.t'))n ayant ta tuedecim'det-
ratt~uit)e,)'autre cette du saumon, chitcuuf étant xpectatricf
ott actrice,ou ayant son r~)esp''cia( dans ies cérémonies))))
bnqups. Mais ct'ux~ui sont curieux de counaitreuesixits
t'etatifsau rote retixieux <i< jthratries et peut-être a des eh)ssi-
(ications. tout au )nnittSp:trtie()es. des choses suivant)e!<
~)'t)uj"*s))U)n.nus.tt'uuvt'runt d:tus sou ii\'t't' des rotseigoc-
))n'ttt!!en:t))f)t)d:nn'<[) )~.p.M.p.Stt..)'<:tC). r.
L~ mtot'mmiuus sur tes pht'ttonf'xe~ juriftiques sont ptu.s
ftitS'tteutah'es. C'esLaiust ttUf \t. HoJdant. nu ~tnh'Mpt)''
j)()urtitjtt.ncgii!:t'<)f nuus donner u))cuo)tt''nc)atu)'e de
t'Mrcntt'.).'or~mis.ttiun'}e)nbt<tn'p)t<'dun')!U))oc:t):ies
titntUtfssont fot'Mh'csiMr des groupes d'i~uuts vivant dans
t'indivisiun. t.c vitht~e :t un<-hp(.t}uiest simptfnu'nt rhmnnx'
)ep)t)s.ri('h(\d':)i))pUt'=)'')'ht'!t)!H)vr<'e)<)n')tM't<'n)p'{..t il
eattsc de t'ohti~.ttiot) "tt il 't dc'f.tirf 'tes cadeaux.
J)existe mK'tnaismt des huounes. /<'.c"M~ <t<'A'~<tnidsou
s:K'r''e Hn'y a f<)itabit:)ti"n()<'ss<xet ~oe d:))t-)a texte d't'tt'
Lt;r(''}timedn(h'oi~t-itnine) est asspx curimtx p. Ott
trouvera p.~ la )Ut'tttiundt'tni<)-<)nedepropriétés.
Lesitupasottt u)) systetm'dc monnaie n'mantuabtt'
'p. tS. sq. La )no))))!)ieest )c tnets.(tes dieux.
Maisc'est au point d<'v')f'te''ht)'))'~iqut''tt)(')ciiv)'e de
M.(!. est u ta fois Munptct ''t fum'i~. tt'admtt'abtes ptanches
h'cutnptètettt. i/etudede la tnaisuu <t faite a propos de ta
tt'c))t)otoKtP,mais abonde t'nrcut.t'i~nententssurJamorpho
m
)<)!:ie.so<-ta)t'(pU'.s().Si~tta)o))S))n mytheretxarquabtc du
--itt'xetdei'ohsidiexne.
Si tes textes soment obscurs avaient t't'' m!peu plus pm
<o))ttt')))entco)))t))e!ttci:.nous croirions que ce dernier iivre
sur tes ttupa serait, pur toujours. le meilleur possible.
M.M

VOLUK – Naturdyrketse .totemismusti de gamme!


semttishe Religioner. ''f< '/f f<f«n' f/o<<'<M«M))'
'<<</<v<r/~ffitt<~<<<Mc/<'<t'fs''M</f'<.K)'isti!tuia,St.eeu,
t'MH.~tp.i'n~.
~et ouvrage est ux tivre de vut~arisatiou. Avec beaucou))
tX~A'.t;i.. – "Yi.THMHS
KKtMtËtX 2))~

de chtrte et (te précision. M. Votd euttmere d'abord les eat'ac-


teres.types d'une société totemique nom d'une espèce aui-
«tate ou vt'tate, ou d un objet naturel porte pur tout un
groupe social. exo~amic, etc ti insiste surtout sur ta fonc-
tion retiH'eose du totem celui-ci est adore connue ancêtre
du ct:)n. vis-a-vis duquel il joue le rote d'un pore.
M. Votd ne croit pas. d'aitteurs. que te totMnisnM soit (a
'uurct' pritnitu'f de tu rett~'ou, parce <)ue.dit ih au fond de
f'Hf crovauce urossiere. nous tt'ouvons pin-tout les traces
m)p croyance phtSt'!ev6c et plus })ure:!e totOnismeest tme
x'oue daos ht()uenc Dtomtoe primitif citerchc à se repré-
<))tet' ).( divhtih' Pouruutt'f auteur, tesdicux sont antérieurs
.~uxtotems.
Passant u i'objet specia) duiit't'f, M. \'otd se de)M:tt)dpsi
) t'u peut postuler « ))«w< t'exi~tence du totonistne ct)ex les
S'*)t)ites. Il estitoe fju'ox ue le peut pas, mais qu'on en doit
r)t<'rcher dons les textes les preuves « ~.<«o<'). Cecidit. il se
!t)(.'tit fa recherche des totems sémitiques a travers tes cuttes
~t' pierres, des eaux. des animaux, des arbres. L'n chapitre
'peciat nous enseigne comment les Sémites concevaient tes
apports entre les objets naturets (susceptibles de cuttes tote-
)))it)UM),tes dieux, et tes hommes: t'exptieation doonee est
)'urementdiah'<')i')ue
Les chapitres qui suivent (sur les sacritict's danimaux et
~n' tt* matriitrcMt! ne rentcrment rien ()'ori{;iuat: ils se
.omposent de citations empruntas a ttobertson Smith, à
\etttmuset) on a X'itdekc.
t.a <on<)usion est que nous ne truuvou.s chex les Sémites, a
i ''poquc on nous tes connaissons, ni totémisme, ni matriat'-
~L mais seulement des traces de ces institutions dans beau-
'oup de coutumes les ano''tres des Sémites ont connu te
'"t''misme.
Xous devons retever ptusieurs inexactitudes ta tribu
~'Mtf<r est entièrement t'oufondneavec tec)an;tautear se
) ) t'UYC .ttneot' à partpt' d'exo~mie tritMie et de totems tribaux
it donne une importanceexa~'reeau matriarcMt~deseendaMce
'"aternette~ un il croit voir l'indice par excellence du toté-
)ttis)ne: par contre, il n'en donne pas assexaux interdictions
;!)hnentai)'es. HE~RtKHo-a~T.

t.' H<K t – Préface à la. Faune momiNée de L Lortet


et C. Gaina-rd. Lyou, <J!eor!!f,
t' xtv p. JH-4".
20'i f.AXSHH't:)~(.m.t~)'H ttUt-tMB

Cette préface est destinée a cjasser tes motifs, rituels pour


hiptupart. qui ont préside a !amo<nifieatioude grands
nontbres d'animaux dans t'aueien))'' Hgypte. Les uns etiueut
enfertnes dans des tombes humaines. c'étaient des anitnauxX
entiers ou des viandes tpti servaient a ) atimentatioudu tntx't
daus !) vie d'MU-df).t.Les antrM t''t:tif))t d'*sauint.)ux favoris
destittes il i'utcumpasMct'. ii)'<t))tt'es.tnimaux eofiu ftMicnt
<')ti.e\'ciis,momitifs. d.tns dt's cintftit't-cs spfciimx. som'cot
m'ec ffs :tt)iut!tux infitttt's qui jeut' servaicot de notn't'itot'e,
cfux-).' ''taieut des anttnaux s.tt'rt's. des totons de ctuns.
M Lon't. dans ccHe cunrte pt'fface. ttc pt'onuncf (M:*)(' ))un)
<)<'tt)tpnt,tt).tisi!t)ft:)is!)PpMsdt"<()utpni)-.n)~u)t't')Ct')))'optM.
um.' ttn'm'if du t~tt'm '*t:ptteu vtnnne«t <('«()pMMntf ()e tn
t)«'u)'i''dcL)H)~. ALM.

OAMKS'M.L. –TheB&toch R&ce..t':(')f()'))'t// .Motto-


'/<tY.t~)nd'tu.)t')\t)Asii)ti<;Socipty..)!'()'t.i)j'pin-!<
Kst sut'tfttt iotet'pssaut au point dMvue d'* la fot'me pt'ist'
par )Mc):)ns. dam; les grandes tribus Hidoches. t.')) certain
nutnbtt'd'etttre eux''oost'netttox'ure des nons d'animaux
jt. ut)))')«) V)-i:):-t<()
se tmu\p itussi, Hn'est p!)s tnentioune
decu)te<)H.)cht'aux))<)tus.Lt'sd<'ux:))'pft)d!<;es)et<)ctjm-
tiottf'ut des documents jn't'cieuxpuurtftistoire et ta struc-
ture .x'tuette des trii)Us Kt'.mdschms iocaux" t;):t))spropre-
tuentsdits. et (.nni))es ~.(~tmtKptes!de cette ~andp division
des uatiotts imnicuncs (h) He)ud)ist:)t).
M.At

!!)! TOLT C Report on the Ethnotogy of the Sici&tt


of British Columbia. etc. ~f««. y/'f t;«. /M.
f,<n<<~u<.)t't~.x\x'p.
LcsSiciat) sout une des tribus dt'souctte S:)iish: e))ph:)hit<-
)m')t<c)!t!est~r.)ude)nent réduite, et fut fortouentiunueu-
eee par tes Kwak)Utt. HUeest actuettemeut convertie.
Eth' est. couuuMtoutes les tribus w«<<M<<du Nord-Ouest.
divisée en f!(e(s, nobteset bas peupte, tnxtsette n'a p:)s<k'
confréries. Les tolems propt't'ntent dits n'y existent pas.
même à litre tic simples Musons~cf.p. ~7). Si de nombreux
faits de revctation par tes auhnaux sont coostatabtes, ils
n'ont rien a faire avec les sculptures et titres qui souttraus-
~\t.Y'.):<–<.Y~.Tt:t))'MKU~tt;). 20~
)))issib)esdp père en tits, puremettt honorifiques (cf. pourtant
) expression ?!<'<«~M<M,p. ~L Sur tes rites d'initiation, sur-
tout (t''s filles. sur les rites tnn<'rMirM.les renseigne<nents
~)nt sommaires, ils ne sont devetoppes qu'en ce qui concerne
ta tnythotogie (p. 3(i. sq.). fik' est du type s:))isnordinaire et
.ex bien couservct'. tnatgr~ des emprunts peu nombreux
!nyt))e sotairpdes indiens de h Thompson Xiver)

HtLL TOL'TfC.<.– Ethnotoaricat Report on the Staoehs.


and Ska-uUts Trtbea. ft~ ~<)f< ~x' ~M~«.
ti'xxxn.n.m).
Les Stseciisot SkMuiitssmtt dfa tribua ttathotneh'tn. <p8t:t-
')in' de. tnngnge ttatko<neten), lequel est )ui tnûmcun inuga~
-~Hsh. Ce sont des Sattsh de t'interipur, fort dincrents des
Sidat) que nous veMonsd'étudier L'urgaHisaUouuo)MHah'e
''st nu peu plus cffi)f;e. !e r~gitm' du nturiag'* varie grunde-
fth'nt et ):) {onnf de l'achat disp:n':)!t presque. L'initiation de
).t jeune fille i) aussiune grande importance;ct tes rites fuuc-
r.tires sont intéressants. te qui rapproche le ptus ces Saiisit
~cs autres tribus du Nord-Ouest, c'est rimpnrtance à ta fuis
~'ciatet't religieuse attachée aux notns; c'est aussi !atu)')nt*
')<' )euracquisition par /<o~«/<<.
~tais ici, encore, ta question du totémisme reste en suspens
)' M3.sq et ta seuie chose qui semhtes'en rupprociter est
queM. Hitt Tout, tonthant dans la faute que nous si~natons
~tus loin, appeKe )esM<<o«!tM. t'acquisition d'une espèce ani-
t!).deconitMeesprit protecteur d'un individu. qu'H soit maRi-
it'nou quelque '')mse d'npprocttant Cependant fauteur vient
parter de totems (antitiaux.
Les rites semblent être des rites de confrérie, parfaitement
'~mparabtes à ceux des Kwattiutt; leur rituel premitie) est
)'!u'ticuHeren)entdf\etoppe: tour tuythotoj;ie. dont M. T.
'dite de nombreux textes, ne se dittérencie pas d<~antres )ny-
tt'oto~ies satisb.
Ou trouvera dans cotartiete et dans le précèdent d'interes
'.tnts renseignements, trop courts, sur la longue maisoo sa-
)'). M. M.

\t.\ASS. – Ta.-K&-KM-KM Tabu. – ~M M<-<~w/ rf<-


~'< .t/«<««t-<'0~~«'!<)<'t'.
'tf/«'Mf/f'M A'<'MfM/M /<'t<C~f /tf<'
/tM~t<'WMH~KM'/<'M )90~, [). )M-t62.
:? t.'A~t: «)t')t').t<UK. tWt-tWi

L)t (ormute. ~<M-/w(-/w. il est défendu désigne ehex )<"<


indiques de Meutawei des tabou:, d'ordre divers. L'auteur.
pm'tant dota. passe '~u n'vuetes expressious sytttmytnes fm-
ptoyees par tes Matais et.les MutayoPolynésiens et esquis-f
leur système reti~tetfx. H. H.

M.UHH!<~t')fA)'<H Ëtnde sur la r&ce Man du Haut


Tonkia. – t':xtt-!)itdes .)«;'«/<<</<-<M.f<f«~''<~oM<«<
</('.t/fo
.ff<< t~ionh'p. sfrie. vo). Mtu'spiHf.tustitutcoio)))!)).
t9()t. ~t p. in-
Les Mi'nssunt des ntonb~ttards. venus du sud de la Chim'.
(tui habitfML,p:)t' s''oupcs disperses depuis une époque incun
nue. les toontasucsdu ihtut-Tonkin. t)s vivent cott!a ('~tcavcc
tM Thosqui oct'upcnt iefond des vath'est't te pied descita:)ifs,
tnais sans se confondre avec eux. D'autres MaMsse trouvent
au Yuuuan et daus i'))e de iiaî.Man. Le capitaine Maire a
réside cheztes ~ans, il connait leur tangue, t) joint il sesobser-
vations pet'sonneHes d'autres rensei~netnents et docuntents
de proveuances diverses. Ce !i\'re qui but beaucoup d bon-.
«eura un ot)icier, n):)t préparepour cette tache, toa) ontiH'
mat seconde, nous taisso entrevoir ce que t'etudc des Maaf
promet a des observateurs dont ta curiosité sera bien dirigée.
Kous avons ptusit'urs exemptairesdu mythe d'origine dts
Mans.Ils se croient descendus d'un cbieu ceteste et de ta )i)te
dun empereur chinois MoH-t' qui a tui-meme avec te cbi('!t
une rotation mystérieuse. Uans une des versions, le mythe se
rattactteAta création du monde. Le chien tnythiqueest coud))'
sur le !;rand sceau d'une des tribus dont le capitaine Maix'
sest procure unexcntptaire. Mutin, si t'on en croit les anec-
dotes. t usa~' de ta n:)nd'' (ie ctuen est interdit au Man. et i:'
violationde ce tabou est. punie par des sanctions fatates. Si
commete veut t'auteut'. nons sonunes encoroen présence d'un
cas de totémisme, c'est un cas réduit a sa ptussimptR expres-
sion
Le chien geudre de /?« co a eu doxxe tits et tittes. Mais )<'s
douze famittes qui en sont issues ne correspondent pas appa-
remment aux divisions actuelles des Mans. tts se divisent en
deux grandes famittes, .)h<M-<<et jM<w.y<~(,qui se distinguent
le et
)M<r costume forment des it~gtomeratioHs séparées. Ces
deux tatnittes seton le cMpitaineMaire, sf divisent en ~) sous
groupes, dont t~sont rattacttes a ta (amitié Man-tocet 4 a ta
.~t(.Y-.t:<. – srsTtiMKt KHt.t'.tKUX ~Of

fumitte Maa-Tten. Ces ~roupe~ piu'ai~eMtêtre surtout territo


riaux Entre les deux ((UMH)esil ny a pas d'intennaria~e,
bien que te groupe de Man.Motme mtt~tn! Auxurimne.t df~
t)M)'i:)Kesde Mans-iof avec de ~tans.Tien. H se<nb)e. au
contraire. que t'inteonaria~c entre les ditïérents n'upes t'.(t-
t.tchus une <n~)n''famith* Mt r~uiip)'. t~'s fnhtttt!: ap;):)t
tienaott :)u groupe <)uperc~ptT'faisio jt.'srt'ttscigoont'nts
'[ui nous sunt donn''s suât d("! plus v<~ues
L'antem'M'tusdt'tittit ta reHgiot)'h's )htt)s<;u)))m''une .)<<:))<-
'~)ion du tao!s)t)pchinois. J'ai <'))trctes ntams mx' peinture
rt'ti~tpuse du M)tn-)ocqui n~pt't'scntc<tcspcrsonn.es boud
chiques Le cilpitaine ~!ai)'e décrit MVef'iwsex de mittutiL'
.tppat-eit<)ut'uttc, t('s rites ftUK'rnin's.t'tp.
r.<:sfuits que nous venons de si~nait'r ttp ''t'tunx'nt ')<«' ta
nutitic du )ivr< qui <"ttune étude ~'M'a!R d't'thno~r.tphit'.
';Ueétude est }K'uprécise. saut eu ';<' (jui conccrm' le t'os-
'tnne On aimermt Metn' tnieux renseisu' ~ur ta i'p.trtitiun
'h's !r<'upes de Mans. teur-; rappurts entre eux. tenrs )'sseu)-
h):mees ethuiqm's et tpe)n)otos")ues !)\'e<;les puputatiou~
;))donesiennesct mongotes. Peuftt'escottnnptts sont de ch'i-
lisittioli chinoise, i! n'est pas indiffèrent qu'ils habitent des
maisons sur pitotis emnnte tes indonésiens et que leurs hr')-
'teries )'i)ppeth't)t t'tr.tn~emcnt celles des )\h:'s de )'nnan). ·
H.t).

F. HUËLLH -Notes ethnographiques et sociologiques


sur quelques populations noires du 2 territoire mili-
taire de t'Afrique occidentale française. tM~r~w~-
t't04, j). <?-'?<M.
<!ei'notes sunt des réponses au <juestitmu:tiredresse p:)r la
Société d'nHtropo)oj:ie. Atais it faMtse ~u'der de prendre !es
f'ponses Mta iettre. Httessont fort so))un!)ires,sauf sur quet
ques points: pour les Lohis, rites funéraire. desaeransittiun
'tt's maisous. fêtes a )nas()ues pour ies Mossis,les rapports de
la rept-eseutation des âmesavec celle desesprits de IIIbrousse
A<«/(«~<t,pi. A'<«A'«.<t<, (lui se réincarnent dan~ tes nou-
~'au-nes, sont bien décrits. )i. Il.

)t. 'tt)Y. Récent Discussions on Totemiem.ftti'~ ~<


t'McxcMM .Sot:tW' t.. XXV.)'<Ut.j!. tM-tM. Sit)))t)ct'
<))tCK<'t<
-'xue <-citit)HC\
K.)t)NKMEtU.–))))"'<i'<)..m<H-)'~). f;i
~t'' 'AXXM:~t:tut.'n!)(jrt:.i<)t)~)')Mi
t'.UOt.'tS t't: .t) H.UXVH.L! Las dieux
celtiques forme
d'animaux tt<-)K.«~th-. tUM. p. n~-)a~. ~'mu't)). MnjcttM-.
H())'

< -\M)-:t.)X(:\( R~ie des serpents dans tes croyances reti-


gieusos de l'Egypte. «c 'fe /t;<<uov.<<<~t<w<. t'H):. )
)'. ~36t) (.Hti.m-.
t ).t.\t)HHs t't-ttttH. Anima~ worshipinEgypt. <'n.t-c.<
</«.-.S~t.-< «/' ~t<)/(M~.<tc/(,/u; ttttt. Vu).L t)ttt't. 3,
j'. H.t-Ht.)tt< 'te 'timfxo tut'mt' :<t)i)))!)~'
<-r)-it.<
i)« jthtt'n'). it~ti-
~~M~t uo ''u)k' d'' t'c<t'c
T. )tu))S" Manipuraad its Tribes. ~«t««/ ;wf<~
.);«. i't':i. <.)t. J.tt), j,. m: ~thisiut) <k' ta socifte <nb)«.
~mnàU'~u peM(ti~tinc~ ttt: ta. H-ibuctn;x tes Xa~s. ctanA
Kxo)iM-
'"h~tc-. :m-r tu!us tott-n)«jtt<'s: tif- ctt ..<ut)ttnu (tM htmtmt- n~M
t«!u-K~:tu))«)f.<~'t ritt.tivct'~

)<()( – Note ethnographique sur tes


peaplades du Haut*
Tonkin ()\ tnn-itoh'o ontitnit'e'. MM~tM /« ~)(;t'<'<f
(~tt<f/tMM).
/<.< )U(tL.;). n.'i-tm..
\t-:t.sx\ \\x.t).\U- Thé peoples of the Malay peninsula
'r/ S.t.< ':<<'f/)/.tc'f/ .)f'f;f«< \'o). t'.tot, 33~)ts
)t. M.\)Hi\ Die Ïntandstanune der BMaUsohea Halbiaset.
.)<!). )'w)t'-)-. tM;

h<'t.u)t\s. ïdees reUgteuses des TchouktcMs. M«//<.f~.h


.S.)ctf<f<t<'«')<)/m~t'. <')0t. p. 3t)-:t:;t.

'tn)tJ\. Ethnographie coagolaise; iesBahtbas du Haut-


Kassai B«~)-<<n~t-~< .s'~fffe <H;t- &c/c' 'h- acf;~f<(tt'. tt)0:i.u~.

~f. St:Ht)).).):)t. – Mittheiiungen uber mehte Reise nach


JEqna-
torial Ostafrika und Uganda. H.-rtin. )90t-)t04.

)')-:).)): tt.\H:).t)')-t:. Survoy and Studios in Uganda. T/M


<;<M/)AtM/ J.wx.f/. in' todincthf j)rorF.)i.< of thé Hovxt G'if.
~"tphi.-nt Sf.ri.-h. \f't. \\V), )"'): n p. t8i-t96 <-t n" 6.
).. ':))i-M) Mn-mi fh) nurfi '!<-)') Mnn'ta. TmttiOnn
ftnat'~ue Mt-c))f
'ttf )K)s<))!:t'(te ).t met- th)))j!e<-)tM)<'sXason~o.t

t.)t..h~t)S)'Thé Uganda Protootorato. 3 f')itif)n.).ut)'h't:<,


Hu(<))in<<mand t:

A.-ST.ft. ',))<))" \s. Afriea.Marotse Land. ).(.nd)'<'s..). t.Mnc.


)M4. ·

J.-< )!)tTt!").<'))t: Thé Uganda Protectorate. /<~<


t!<\t.Y~.–<Y-.t-t:MH'4))H).i';t)-:tX ~tt

';<A' <7<.t/<«)~); M<<fot- t.on'tt'e~. ttut-


~.<«~tM;t<«t<</
')<)))''o)<t(n')t~.t9(~.

)'. H).t:K)U HX w. THUYAS. Animât superstitiona


among the Zulus, Baeutos, Oriquas. and Magatese and the
Caf&re of Natal..U««. )Wt. n ns.

t.-1. \t.\TT)tHWS. -Thirty TTeara in Madagascar. Lon.tfM.


ttn' ttotijtto'ts t'fHt't-i S))t-)(').v.H'Ot.

f. «ACKX. –Diodeuteohe Niger, Benue.TsadseeExpeditioN,


tt~-tt!03. Xertin, t.. Heitt~t-, tMt. VHt. tM p. in-K".
)). X. nUTTH<<VolkorbUderaM9KameruB.MM. t. t.XXXVH.
tU05. p. 234 st)., )). M) .<().,().3t;!i. sf).. tfenseitMt-tnettts intérêt
~ttt stu'tont te') t'etigiott!:<)C!!
t*i<n,<[(!h<')i)'esde )'A<ttmnmM,et k~
t<f"rut(L'<t.t();t)cti''t))))e).
St'tHSX. – ReUgioMbegTiS'e der Evheer..4~t7;««)x(/<c SfM-
.M~.Yt.
-t< t<o<:)t)- Au paya des Pahouh~a. t'ari- ).a\H))xcUf. ttMt.
)''0 in-t6. (Sitt)t'te journst 't'' footp. i'en'!e)pt)'')))cnt<<p!)rs et
-"tH)tttur< sur tes ~Htt. )<.33 ~3,ctc.)
). CH)~))XS. Suh TMbeB of the Bahr otohazai Dinkas.
.~«~t..t<t/Ar. /M.<f.Cf.Btt< tOOt, XXXH'.)'. t4~-tM ~omttunft'
nt!tis ~t'efieux. surtout en <'<*
tju! ''nn<-et'n<'ht tu aide'.
)t ~!):t:. – Thé Oircamcision coremomy among thé Naivaaha
Masai. ~<««..tt<<A< <«'!<.Gr. ~«t., t90t. \X\tV, p. <t~ !.q.
t\ SAP)'HK. – ReMg~Be Geauche und ANaohanungen der
Kekchi-tndiMer /t)'cA<t /'«< Me/t9t<'M4't«ffCM«A.~<.
t9M. V)).
)..H.3-4.M.
S. XAHCLAY. – Thé Land of MageUanes. <tt<& «)))t<;«ctM<M< of
j'
<.<M«
f;«'/ ft</<f')'
~M<M<t«.<. JoXt'K'tf,)t)0<t.p. ti2-~9.
<!t'«j;<'<;)/«<'«<
)!')(). – Notes on a Journey through BriMsh North Bomoo.
~7<t:.Sctt<tt)'/tCco.<'«p/«'e«<.)fo'/«:tt«')unc ti)US.

t t. MRtKtt.– Krecz und QoerzOge in Baining tNeu Pom-


mern' .MoM~/tf~ ~/«-t'M.t. f.'t«Mt'. /</«<.M. J<j:«., tC«4.
\\i. ne 4. p. tSt-tC) p. t'O-gt~.

!t MAt1HK\\ S. Die Mùttjerr& ïnMationazeremonie..M«-


ffft' <tM«<t'ejwh"/)«'At'K
'/«'t~«K'/CK <~<'M«'/t')~tK M'f<t. yo). XXX)\
'Wt.p.Mt..i)n)M)fta))t.
t' )t..)OhY. – Notes anrle& NouveUes-Hebrides. HttHf<«tf<et.t
.<;<<<;t<~«</M'«~fM«. )9(tt, f. :<'M-3~().
~H '/A'<'<t:t!stn:<oL.H.tt.'rt:.tfut)'m:.

H.–/f<'<<~tWt.fM«<<M<)(~M.
)'.n').th)~ r

LAUHANUK~M.-Jj. – études sur les religions sémi-


tiquea. édition revue et au~meutée. t~aris. Lecotîre, )W5.
xn'-5M)).iti-8.
Ces /~t«/f.<sont des ~)<tft'.<!~7~«/<«'<f, c'est-à-dire que, der-
rière les retirions sémitiques. l'auteur uc cessejamais d'aper-
cevoir la Hibte et tu rctittiot) d'tsraft. Cesont df's reciterehes
sur les p'<<t)<M)<f senntiques, a l'effet (t'cctain'rta !tib)p, et sur
ttt)eh}ttestthèMumëttes()u<se mut pt'wt~Hs cuncurfemmam
chez les Hébreux et leurs cousins. Cett<' obscrvattou n'est p<~
pour dituiuuet' ta voteur de t'ouvrait) 'fauteur était mattredt'
chMisirso)) point de vue' mais pour empêcher qu'on ne lui
demande plus qu'it ue prumet. On y trouve, après quetques
~n6ra)itps sur les Sémites, des chapitres sur les dieux et )e):
déesses, la sainteté et t'impurete, les choses sacrées, eaux
sacrées, arbres sacres, enceintes sacrfes, pierres sacrées, le?
personnes consacrées, le sacrifice, les temps sacrés. les mort!
enfin les mythes, babyloniens et phéniciens fies mythes de i:'
Hiniesontiitissesde côte), puis un recueH d'inscriptions. Si
fragmentaire que soit cette série d'études, le t'. Lagrao~e n'!t
pas renonce :'t toute prt'tention de nons renseigner sur le sy:
terne reti~ieux des Sentites. A sa façon d'analyser et de )!on
per les cantcteres connnuns de leurs diverses religions, ou
s'aperçoit qu'i) essaie parfois de reconstituer tes grandes iij;nes
d'une religion connutue. orit;inct)e. On est donc en droit d<'
s'étonner de ce que l'exposé de ce système ne comporte pa~.
entre autres choses, un chapitrR sur ta prière. Cette tacun''
n'est pas accidentelle. Le P. La~can~e. en etïet. réduit le culte
ausncritice: la prière est cctipsce pour lui par t'important-f
des rites sacrinciets ce n'est pas faute pourtant que les tittc
ratures sémitiques assyrienne et hébraïque nous aient taisst's
à court de prières; mais c'esl probablement parce que la
prière, comme phénomène religieux, n a pasencore été t'oh
jet. comme le sacrifice, d'études systématiques.
Le P. Lan'ange. qui a beaucoup tu, connaît, au moins de
seconde main. tes nouvelles études d'histoire religieuse. )t en
désapprouve t esprit et en déplore les conclusions. Mais il
cousent à leur demander quelques oripeaux qui rajeunissent
.t'<A),t'-iH<. – -t'.THMt"' MËt.MtKCX

la vieitte histoire. « Faisons de t'anthropo)ogie'~ dit it avec


rcsi~nation. dans une introduction où il expose sa méthode
de juste mitieu. Cette introduction est un peu faib)e.
<est probabtement ù t'innut'nce de HobertsonSmith qu'est
'tue ta grande piace que semMe tenir t'idce de sacré dans les
j'reoecupations du t*. frange. A iire sa tabte des matières.
~)) penserait qn'i) veut nous présenter )e système religieux
'mme un eusoubio de choses sacrées, partant investies à
~fs titres divers d'une menK'quatite. Mais, s'it y coueession,
''Hf t'st phts apparente que reçue car te Lagrauge se ~ar<)('
t'iot de faire de ce caractère sacre des choses religieuses uu
caractère dominant et explicatif. Il commence par contester ta
x'tation etabticpar Robcrtsou Smith entre les notions de pur
t d impur, Il n'est tnafhenreust'ment pas très hoo diaiecti-
ien.H se douno beaucoup <tepeine pour nous apprendre, ce
'font personne ne doute, que ces deux notions sont opposées.
Maisil ne peut pas admettre que des notions antithétiques se
tf'ncontrent dans une synthèse. « finit mOne par se demander
)i)que)te des deux notions est antérieure a )'autre. Il conctut
't:<ture!tement pour cette de sainteté, c'est-à-dire de pureté.
La notion des dieux, dans ie système du Lagrauge, n'est
pas dominée par ):<notiou de sacre, mais la notion de sacré
))ar ee()e des dieux. Le sacre ou lu sainteté est ce qui se rap.
porte aux dieux Quant a t'idee desdieux,ette parait être,pour
t<' P. transe, ptus ctan'e que toute deumtion. !t n'hésite
pas un instant a ):) croire primitive. S'i) fait sa purt a t'an-
Hu'opotogie. il ne ht fait pas a t'auimisme, qui fait sortir
(es dieux de )a concurrence des esprits Mieux encore, il
't'<nno a )a persouuaiite des dieux une indépendance et une
'"xsistauce qu'ette est toiu d'avoir, au moins chex têt
S'-mites de l'Ouest, a t'epoquc où nous tes connaissons. Les
~'peHatifs communs des dieux, E). Haat, Atiik. Asiterah,
\start' desijtnent pour )ui. partout ou iis se reucont.reut. une
«''ue et même personnatité divine, adorée indistinctement
t'r tous tes S'-ntites Le P. La~range est un vrai reatiste. U
'rrin' a donttt'r une individuante au fugitif Motok (Milk),l,
'))) i) assimiteingénieusement, ntais sans beaucoupdepreuves.
.'u baf)yionien Ner~a), et à l'indistincte Asherah, jusqu'à pré.
~t'nt confondue avec les pitiers sacres du même nom, dont it
mit un dedoubtement féminin de Ashshour.
La môme préoccupation de retcver tes origines de la reti-
-;ion, ravatees par t'anthropot' irrespectueuse, se retrouve
2t4ik t.'A!!XHH i''Ut.<')0:i
~OLiftt.OiiK.tCH.
dans les chapitres relatifs :tMsacerdoce et au sacrifice. Le
prêtre n'est pas a t'ori~riucun sorcier, mais te sorcier est m<
prêtre dégénère. Dans le chapitre sur le sacrifice, le P. Lit.
grange, apresavoir rejeté l'idée du sacrifice-nourriture et cette
(tu sacrifie).'totemique. traaspose tes couctusiotts de notre
A'M«<~u- <<- ~a~-t/tcf et définit le sacrifice comme un acte de
soumissionet de renoncement par teqnet t'ttomme reconnaît te
droit supérieur de lit divinité sur les choses dont il lui aban-
donne une part.
Le P. Lagrange a ajoute a sa deuxième édition un
chapitre
sur les têtes, temps sacres, où il les considère comme un
pré-
lèvement, une ofîrande prise sur le temps. une part réservée
a h) divinité, it t'effet d'assurer aux hommes ta jouissance du
reste. Dans ce chapitre, il a largement profite des travaux de
t'~cote anthropologique sur tes fêtes agraires. On y trouve
entre autres conjectures ingénieuses une interprétation des
Adonies qui vaut ta peine d'être relevée: ce serait une
expia
tiou célébrée par les femmes pour le n'avait des hommes
Mais l'esprit de juste milieu qui ~uide le P. Lagran~e dans
ses emprunts aux méthodes d'interprétation nouvelles et dans
ses tentatives personuettes. n'esl pas uu
guide sur. Lt-
t'. Lagrange. qui défend aux anthropologues de se faire, uvec
les moyens dont ils disposent, une idée de ta psychologie des
primitifs, n'éprouve aucun scrupute à prêter à ceux-ci ses
propres raisonnements. A ceux qui auraient besoin d'être
édifies sur ta vateur qu'eut en pareille matière les jugements
psychotoniques improvises, nous recommandons le début du
chapitre sur le culte des pierres, ou notre auteur s'etonm-
quittes aient pu être objet d'adoration, tt y a d'autres argu-
ments que le t'. Lagrimge devrait s'interdire. H He veut
pas
entendre parier de totemistne eu pays sémitique
parce que
M. Maspero a pu piu-ter du culte des animaux en
t~yptc
sans s'arrêter a cette explication tt n'y a pas d'<!<«<w<
~«f'.s duns nos études. Ce ne sont pas ta de vaines chicanes.
Xous rendons pleine justice a ta science et au taheur du
i* Lagran~e Mais il était mat arme pour
entreprendre le livre
qn'it nous soumet. On ne fait pas, comme i) le dit. de t'an-
thropotogie sans préparation. Ou ne fait pas davantage de
l'histoire retigiense du premier coup. U'aitteurs
pour tain'
un tivre aussi ttros. il faudrait au moins savoir écrire. Le
P. Lagran~e. a cet é~ard. a tant a apprendre
qu'il faut se
garder, pour fttc juste avec lui. de prendre ses phrases a la
A?iAt.<K<.– -!VSTt:M6S
))HL)',ft:tX ~):<
h'ttre. Quand il nous dit, par exemple (p. 303; que tu <nortl't
l'ascension d'Adonis sont etroiteMtentfiées ou cutte funèbre,
nous ne sotnmes pas sut' qu'il ne veut pas simptement dire
que sou culte comporte des rites (uneritires.
tt. X.

tXTHH~t't'X~M.i.– Geachichte der ïadtschMt Littera-


tur. <D<~/.<~<'t-«/Mn'M
'/M ~<K. )x. 1. MM)bb))nd).
LfipxiK
Amcttmgs, t')U~, p. in-S".
Tout ce premiet'vututne det'n tUstoh'ede tu HUct-atureHiu
()<juf <{u<'pubfic M. est consacrée à t'ctude exclusive (tes
textes religieux de tfpmjne vMiK;(te, ou, phts exactement,
th' l'époque prébouddjti.ste. L'expos<' est )ttt Xtodcie de
<)it)'tf, de sobriété, d'exactitude, lie suntt' scit'otitiques. Cont-
ient. se constitue une littérature religieuse, do quetit's pièces
{ut'tnele système le plus comptet qui existe .tu monde,d'ex-
jtusition tittet'aire d'un intttu'ust.' système religieux Ct))n-
meut ces pièces s'agencent: cununent ces t'ifmcnts t'etigieux
.«'rivent progressivement n )a conscience et a iructitier indé-
finiment {::r<tce à h) titterature, ditus ie do~ne et (tans la mys-
tique (voy. surtout p. ~O.sq.t: voiiu ce que seuls jusqu'ici tes
indianistes pouvaient étudier et ce que maintenant, grâce a
M. \V. les uon spéciatistes pourront cutnpreudre, sinon cont-
j'tètonent anittyxer.
Ajoutons que. ttonr )'))istoi)-e de la tittet-aturf tetisieu~
dans Dnde. eu iabsencf de toutes dates authentiques, i) n est
))')!iibte que(te fai)')) (tes tn'j'ottteses fond''f'ssur t'ordrf to~i-
.jue défi) succession des faits sociauxcunsist"'sp<u' les textes.
Ajoutons que M. W.sait et fait comprendre que d!)u'stes que-
'i~asd'àse respectif des (titîerente. couches de ta titteraturc
\ediqu<t,i) n'y a d'autres critères <)uetes critères socioto~iqnés
linguistiques, technoto~iques, tituaiistiques.–voy. surtout
i'. mL Ht l'on se rendra compte de t'intcret que son livre
pn-~eute pour le sociologue. C<<)' l'histoire de cette littérature
religieuse, n'est possihtc. en somme, que par t histoire du
système rcfisieux. M.M.

Ui'SSAUU'X.) Notes de mythologie syrienne. tu\.


t'aris. Leroux. !?.,)).))')?<.

~t. Dussuud nous douue uu second (ascicute (te notes (tf


:*)(.' L'.tX;<M:th:)t')."),)~'K.t''('t.ttM.

mythologiesyrienne, qui ont part) dans ta /~t«'n-/f<~(~««t.'


et dontnous avons dej:<si~nate quetqm's-uucs. Il fuit bien de
)''< réunir, car cites ont une certxiue unité. La tnei!)ettt'e
purtie de ces pa~es est consacrée nu dieu d'Hierapotii}.Bam-
i'yhe.))adad.etasafan)i)tedivit)e,tarp)tis.Si)uioset
SituiM.h'' cutte de cette famitte d'origine )nt'sopotUt)ti''m~
s''tait, en pas~tut pat' Hi<'ra;)oHs.(urt nt'néKttonHnt repando
et) Syt-if'i) tfpfjqtte ))pt)é)nstiqn~.tt s'était itnpbtnh' a JM)it).
))"'i~. i) Haetot-aect:a Ascatoo. etc. M. Oussuud a plusieurs
t')is ('tud~ Hadad sou'; les traits du Jupiter Hctiopotitain. H
noustnoutt'e par les mouuai)": comnK'ms'imposait le type
d .\ta)-s:'tis. n u't'st pa'. probabtcqu'i) y ait eu seutemeHt un-
)tti((d.)UtMt dm'uHfd~ t-fsdivmttés. t~mon tes trouvat-écMn-
nx'nt t'tabties: tnais i) y eut p<ut-Mt'cnussi d~uisonent des
<tk'uxattto'ieut-s. phpuonx'ncatiatogue it celui qui Sf produisit
d:uts)'))t'))t''uisationdes dieux syriens n en est de mônm pour
la présence eu Syrie, soit a Pa!my)'e.soit il Ascaton, du non du
)!(.')habytonien.
f/a'un-e de M. hussaud est surtout critique. Uadevt'aasa
u)it)utiede trouver dans la religion syrienne le chantp iibre
pour des études p)ussysten)atit(ucs.Koussi~n!donsco))ttnMuu
)'<'titchef-d'f'mr<' d'étude critique tes pases que M. ))ussaud
«tnsa'-r" .) t'hiton de Hy))to' nous peusous qu'H y fait denni-
'i<)t)eM)ju!-tit'e de ihypothese d'un ut'i~mai phénicien: )e
tm''dt'p))iionde)!yh!osestunro)nattmytho)o!;i'tue,(an-i
't\'tt'tm'tttsnre<-< H. H.

.\).\) HER!'tt.,–Votkerkunde. Bibel und Chrietenthum.


Leipxi~.A.heh-hert. !).vn-4p in-H".
Cepetit tivre est a ia fois ut) index méthodique choisi de
t.\mien TestMtnentet un manuptdesiostituttons bibttques.
Les n-fercut-e!!s'etasent. en tnanchettfs. dans les marges.
K))f".<ot)t retiees par un texte C!'m'aot, qui est. concis et
ciai)'. t'ans <-<-texte, ('auteur indique sommait'om'nt les
resu))!tts ))es t-tuues comparatives, dont tes instihtUous 0)
questionont ett-) objet, depuis qutsra'') n'est plus considère
comme unique entre tes nations. M. Ataurc)-n'a pas d'ailleurs
ht prétention d'être <-ump)et.Mais il mettortconYenabtement
le peupte d'tst-a'-) il sa place dans lu famille sémitique etdans
le monde de t'Asie antérieure il indique les iiens multiples
qui unisst'nt sa <;i\itisationa<'e))es de la Mésopotamie et de
.t.).)SES. -~sTf:M)-K);t.tt:(' 2~

tr~ypte; i) rapproche ses institutions df cettesquu tes demi.


civitii-t'iiottrent a l'observation (tes fthno~raphes; il Justine
~'s rapproct~ments par des exemptes il parte votontifrs de
tabou. de totémisme, de cutte des ancêtres. Atatttcureusement. t.
h) t f~('rA'<«'< n'a pas encore pourvu ceux qui y cherchent
la imnierf d'une ctassitication denttitive et )o~iqu~ des faits
suciitux. M. ~tfmt'er :t divisf s<')tih't'cot tt'oii! piu'ties: t La
f!U))i))c:X. La vit' pu)iti(~c: m La vie ittte)tectue)k. Lu lire-
tni('t'cp!trtie est asscx cotupositt'. Httt'st' di\i.sp eu trois cha-
jtitrt's. Sous le titre, die Af'~<'<fs/M/f<-t<M;
on nuus dMCt'itla vie
n'uuutniquf. la vie curput'eUe et eutin ta composition et les
tt'iatious internesdu }{mupefatoiiia). Vieutensuite ta religion.
~.tusdoutf pat'c<'<(uetes tradHions tespttts itoctptmpsnnusfont
t'omudtre un ~t'u~pc rdigienx Mdutt Mht t.utti(t< mais nou~
)a eonnaissous surtout fton uousia prcspnteen sotntnesoussu
f"rn)p natiouide. Suivent quelques courts paragraphes sur le
totcmismc, te cuite d';s aucctres, le caractère sacré des tom-
)'<'<mx,de certains arbres, les faits df fctichisn)e. h) inaëi'! et
h' caieadricr. Sous lu rubrique KCuite desancêtres < se coutou-
(tcttt destaits retatits a ta cons~itutitM du groupe religieux
fatuiiiat e~ aux retatious des vivants avec les tttorts. Le troi-
sit'tne chapitre est cuttsacrt' au drui). droit de fauutfe saus
'tuute.dabord, puis droit pénal et droit pubtic Ce <'))apitre
<'stsuivi de longues cumparaisous entre le droit du Pcnta-
tt'Uttuect le code de !fanu)turabi, d'une part. entre le Oeca-
t"jj;ucctses ('(juivatents, d'autre part: ces t'omparaisoussont
présentées en tableaux synoptiques, dont h's rapprochement-:
t)<'sexp)i{)uent pas toujours. Les t'hiutts n'iigieux, )es psau-
mes et )''s mythes tigurent sous la rubrique Vie iuteitec-
)ueHp L'auteur, 'jui est fort au ('fmrin)).donne )ui aussi
daus ta mythologie astrate. Mlit suite de M. Stuckeu tes his-
toires des patriarches et des héros (tcvienneHt pour lui des
mythes de pianetcs etdeconstettationii.Lt's mythes soutdivist's
''n mythe!:astraux, mythes (te reden)j)tiuu'sacrinceshutnains.
''n(an)s abandonnes, origine de ia circoncision.ftc.)nyt))cs
'te héros civilisateurs, mythes tocaax. mythes cosmugoni-
'mes. <t)tvoit que ta ctassitieation m')) 'st ))as taite d'après
)n) seut principe.
Le livre est. maigre tout. d'un usa~e assexcotnmode et
serait d'un prix mestimabie si t'anh'm'avait ran~t'. derrière
ses références à ta Bible, les référencesnécessaires an Tatnmd
uu tout.!Utmoins ataMiscitna. Faire Unstnire des institutions
t/AXKKH "tH:<m.Ot:)EQt.E.
Wt.

.ttt.ttt~~t~tt~t~
du t.t..t.-t.t-, t..
peuple d !st'Mëteu faisant abstraction du connnentoir<'
tf~at de h) loi, ({ui, en somme. a enregistre une bonne part df
la coutume ancienne, uou~ para!t pou scientitittue.
M. tt

TODt)(J..<). – Poiitics and Religion in Ancient Israël


tH ~ro~'<< ~< //«' f~tf/y/o/c f~ r'<wM/. Lotidres,
Macmin:m. )'Mt. xvm.XH :n-K'.
Le but principHt <tccet uuvmgp est de montrer le t'appurt
ftroit tjoi existe t'ntt-c te d<etHp))f)))H)ttpotititjtte (tu peupt~
d'Isl'IIH soli blifilit. t. c'eslul1l'ésumt\
<t'ts)'!)(')etsot)t)fve)<)p))eme))H'eIi~ipux.Hnf!tit.c'Mtunt'ésumt'
ctuir eLp(ttmt!)i)-ed" t histtMtfdes Jtufs. M.Tttftd port dtt m<t-
))H.'ntonits )tn'n<ti)')t)fncon' dims le (téscrt une vie ttotnadc et
<'h<'t-ch<' a t'tMbH)'<:f que pouvait ~tt'c a cette )''po')ue leur
''eH~if'n. 11 insiste sur sno t'Mt'actet'e natiotta) elle est
t"<t'ntieHeme<'th; lien qui unit. H))cconstitue ntenx;. a pro-
pt'ement p:<Her. t'ttnitf des'ti~'t-entes tribus. Puis, il suit pas
a pas, .) tt'avo't! tes pt'ripf'ties de )et))' histoire. t'f\o!ution
potitiquedes tsrat'titf's et s'e)tor<ed<' )))0t)t)'er ()<)':< citacune
<)es trausf(trmat)0))s so'-iaic< passai de )a vie nomade a la
vie sédentaire, t'tahtissonpnt de ta ruyautf. sc))is)ne cotre
tsrat't et Juda, etc., et' t'orrespond une trxnstormatiou reH
pieuse.
Les idées exprimées pa)- MTodd oe sont pas toujours trè"
nouvelles et, taajiteureusetncot. celles ')ui (0 sont dHvanti)(:e
sont a-sex ie~eretnent ''tayees. i'ourquoi considere-t-it t'cn-
semhtc littéraire qui (fn'tt)t')Ancio) Testatnp))t commf repo
p''e de la prise de Jerusatem "? C'est trop sacritier tes faits
a son pian et nx'connaitre te caractère cotnposite de ta titte-
rature ttébrantue. Sur quoi s'appuie-t.it pour décider ce oui
est primitif dans ta vie retisieuse et sociatf du peupte? Il
ïaudrait au )ivrn de ALTodd une hase critique plus soHde.

Pt). )')-:t''Kf.t':t:.

PASCAL C.t. Dei e Dia-voli.A'w/f/<)<«/~<«~;w~ Mw<'t(~


Fin'nxe, Le Monnier. t9' )8~ p. in-8
L auteur nous pn'sentc d abord un titbteau de la religion il
Home. a ht fitt de ta repubtique L apport de nombreux
cteme"ts utran~'rs. te ~oùt de la philosophie, les tendances
AX.U.HK)! – SYSTÈMES nH.K.fKt'X 2<9

monothéistes et pantheistiques, les interprétations critiques


des mythes par !'evtt6m6t'i«me, le uatttratistne, aussi bien
que tes plaisanteries de ht comédie avaient fortement pbrante
les croyances. Seule. toute une ecute résistait, voyant dans ta
rptision un instrument n6cessaire de gouverueuMMt Les
chrétiens vont combattre les interprétations philosophiques
ft critiques s'appuyant sur !a notion d'êtres intermédiaires
entre Dieuet t'homme, ils ussimiteront tes dieux aux </«<M)MMM.
puis aux diobtes. Les oracte~. conjures au nom du Christ,
spront forces de tui rendt'G hommage. Ators commencera la
guerre aux temptes et aux idoies les aucieus dieux serout
rejeté!! dans tes supprstitious poputaires et les euttes atagt-
queset diaboliques, lorsque te ctn-istmaismeaunt te pouvoir.
Deux artietes compteteat cette étude, décrivant j'empire
t'omaiu a ta {indu \'r' siccte et au commencement du tnon
tt-:t))tia haine des chrétiens contre Home. Icut' fanatisme a
)':tssautdes derniers remparts du paganisme, tesedits ordou-
naut de renverser les temptos et les imaRes. Lorsque )es
t:oths entrèrent dans Honte conquise, il ne tromerent plus
t'icn a détruire.
<:p petit livre est intéressant: mais ce ue sont que de bien
sommaires esquisses.
H. Cn.uu.tf:.

'LLHGARt '(:V.~ – H druidtsmo aett' anUca-GatUa.


i'adttva, Verona, FrateUi Drucker. t'K)4, Ha p in-!<

t'etit ouvrage de eompihttioM on y trouve jointes au texte


desauteursp;recs et httins un assex};and nonthre df citations
mt'dernes.
La critique n'est pas toujours trcs serrée. Beaucoup dec:
prnbtemes qu'on peut des aujourd'hui se poser ne sont même
)ms emeures. par cxempteen ce qui couceruele ou tes centres
nu se développa le druidisme.
H <

t) \L)\VY(J ). – Les prétendus emprunts oosmogontqaes


dans la Bible /~t«'.wM«f/</t«-.tU04,p. 2)6-~8, 3)3-t.

~t. i!a)é<y a beau jeu tt contester t'exactitude de ces


''tnpruots bibttqucs à ta réunion et a ta science mesopota-
nucnnc. car ses adversaires s'expriment fort matsur ta façon
:MO t.X'<tiH s(tt:hm't,Htt;H. tWt-t'tC'<

dont i) tes entendent mai!, il MM niera pas que nous ue trou-


vious, et)t'atestine et en Mésopotamie, des représentations <'os-
tno~oniques et. tout particu)iere)n"nt, des representutiou~
numériques anajo~ue~ ~ious dirons que ces représentations
leur t-t.tit'ntenuunttues puisqu'i) s'aj.;it de pays qui oui etc.
commeou le sait, unis par d'étroites t'etations et qui faisaient
fa somme partie du même monde.tt est h'teressaut de noter
')ue M Hah'\ y:)rriveà penser que h: n'xnbre sept est cttex t(".
St'mitt's. comme t't)A)Merique,ce qu'it i~'iore d'ai))eurs. uo
tota) de points cin'dinnux «tais il lie le donutttre pas.
H. H.

H)':N)tY Le Parsisme. Paris. Uuiarrit:, t!)t):t.xvu


p. i)i-8
Ce petit livre est sans preteutioM t) i'o'i~ittuHte. n )) en ~t
?:< moins très utile eu ce seus que. extrefHement clair, fiut
a )n6me tes sources, il résume bien les documents avestique~
ft les n'suHats des rec))erches de Ditrmestetet' sur t'Avesta.
Xous ne rt'pt'ochpt-oxspas u M. Henry lu nej;tij.;enceou it tient
't autres tr.nattx, ceux de Ceidner, et de MH)s en particulier.
tti la rapiditt' avec taqueUe il tranche ta ~ravc question de
rapports entre le tnaxdf'ismeet te judoistne 'p. ~8. p. ~X3~.Ce
n est pas ici le lieu. XotMne tni reprocherons pas t)on plus )'*
litre qu'il :n')toisi, (tuoiqneie parsistne propremeHtdit, c'est-
le mitxdeisnx' d'après tes Sassanides. ne soit le <'uje)
que d'ni chapitre extremetuent court 'xnL1.
NttMSpreteruos si~nater rheorfuse distribution du H\r< )'t
t'attetitiou donnée au rituel avestique, rituel du ttaona et du
fea, titbteau des fêtes, analyse ~em'raie de'! types <terites: au
code funéraire )x (Httous tfs rites proprement fuuerai)'
sott) t'objet d une lucide exposition. Seul parmi les chapitre"
du ritue), celui consacre a )a magie et il i.t tnedecine no))"
jMrnit mat proportionne et quant a nous nous ne pouvons
considérer connne magique la purttication pur le i;om<'x
p. ):
Sur ta m\tho)onie ma~deennc. ses rapports avec la mytho-
logie indo iranienne primitive, le caractère secondaire du
duaUsmetp. tif! les aperçus s<MU souvent des plus ingeuieux.
M. H s'est souvent préoccupe de marquer non seulement les
mythes scmhhbtes mais encore les positions ho<no!ogues.)t"-
rapports sctnbtabies des mythes dans les cycles de )'in<)eet de
Ax.u.ï~.–sïst&MKsMtft.mtm'x ~t 1

)ttPt')'s(-.e()t'sn<jt<'sdttMti)p!)rsptne!!OHth'r<'))esnutp!t<<d')n Il
ntittcfitttpret.
Lf seut inconvt'nx'nt que ce cnurt mannet présentera A
) usi~e sera prccis~'nx'ttt son cxtr~ox' 'Mttctc <k'suffit-matiotts
<-tnmne('('tteqne)eefmcop(p)'inHtifdest':ttux.d!)))st!tt'e)i!{i<)t)
h'anioutc.utiutt-ftuidt't'ont bso-
pm'<'(p4S. stjj.o)tt )t'«p:<
)u<ft exposeront les lion sp~'otistHsi~se trMmper. Des
hypothèses sans preuves, uuMncces c<)tn)nc<:p))c suivant
)!<(tneUeh'rite de la construction de t'imtet ht'ahmintitjue
-t't:)itunt'(t<'tt')treh't)t'()ncuHt!duf(;uHr.micn)t't)))tpas
pi.tcedittts un livre destine :< un H''i""tt'"t))ie. Ht c'est, pn)-
haittonent.eutt'atttPjMr M'besoindcfmppert'Gsprittjttf
Uetiry pade souvent de t'Ave~tMcoHUttu<ita)ttexctustve-
xx'ttt mt recueil de priëres 'p Ct. etc ~.cf qu'it sait. mieux
')t)euous.etrei)iexuct. M

)i. t'CSSAttt. Questions mycéniennes. tft'tH': /Mf).< //<-);


M~t~~t~M~swh~m~m~d~
tareHgh'n''rctois<'<'t~<-t.nit'nn<)n)i)M))<t<')turu))f'dhi))t't.)u
<t)ttc<ie--
toot'ts; )!("<t''s
rituds
):. A. '.Attt'NKtt. – Mythoto~y and ReUgion.0~)). df
.t <'cM<~<tM)'~t< C«'t-S<t«ht'f..('ditett )~ ),. ttihk'y) t.~ndt't'
'H.(:tt).y.tmJ':i.X,<n:!j).in-t<
)). SK))')T)t. The origines of the religion of ïsrael.
~t Ort. t'Ot. [). :'w.))t.
(<tM)'<0'N<('('('K',
J \\A)/tHHH St:HH;)):X. DieretigiMen und othisohen An-
schannngon des vierten Esrabuches tm Zusammenhang dar-
x. Ft-xx~t'.<Wtt.
geateUt. heit~it!.f'f.)-)))in!!
H 'tLUHXHHKt.. Die Erforsehu~g der altiadtsohen Reli-
gionon, oM(<M«Ht<:<Mf<t«««')tA««{/
f<t't fM'f/tfM~t) f)c<t~-
)jff:cM'!<)'t/Y.
c/fcH«M(~/ta«,~<H'('4.j).!fHt-Mt.
t:. S)H)~))U)<))'. The Religion ofthe Early Egyptians. Lon.
<)n)),(')ttna)t).)90t
t.. UK MtD.Ut'H – Le Brahmanisme, t'itt~, tt'tjttu'i', tt)()5.
ttc vH~t'isKtioM.
)<n-ttt. '.Uu\'t'o)!c )t(tnsf)t)st.)')(<=.
'):. ALHhHCHT.The religions life of modem Japan. MM.
.SacM,janY.t<W5;p.t-:n.à.
t)K).At'tH<H-La religion japonaise, sesori~inM.son othf.
"!) tt«)m)t'«)t) tUCHH'. ))t)Ht904 la. M7-47)~
H(Mf/<'<)-«MCt)i(:<M<'<
t''et-t965
h'AXXKtt<Ht:)dMCt~UK.

M. «HVO. – Le ShtmntoïMne <{<'«<'<<'<~t<<~«'<'(<f.<M~~h.


t')M.tt.)'.tM-tt)'t'H'-m't''«:t.),p.:<Tt;tM.

t. M~U'AT. Zoroasttianîsm and primitive ohrietianity.


/?<«'<< Jo<«tt<jt))n. <0t.)).~t7-:i~.

C. – /<f<<MK.<
t<Mn'<'f'w<~f'.f
)'M)MM.))K)tT):t:T))')~KttT

K. HJKHECK.– Adontskult und Christentum a.ufMaita.


t'*utda,t''u)daerAktiendrucke)'ei. p. in-S".

C'est un pamphlet, qui purait avec uu <w~'<'m~«<.H est.an


peu gros. Peut être fauteur a-t-it enite ta voix pour accroître
la portée de sa critique. Au fait, il s'agit peut-être plus de
méthode que de résultats particuliers. L'objet de ce gros pan)-
phtet est uue petite brochure do M. R. ttusch, dont Muus
avons reudu compte '.tM«~' )f«t'M~«/<«',t. v(, p. ~96sqq. ~n
eet'tv.tin arahe, A)Has~na! Hurini, ntcootn, d'après on tf'tnoin
oculaire des deruicres amx'es du x\) siècle, une fête qui se
cetebraitau p)'iute))tps,dau!!t't)edeMaite. M. Wûusehessayait
de moott'ct'que cette fête chretienue, Mte de saiut Jeau, était
uue survivance des Adouies, croisée avec des souveuirs des
Anthesteriesathenienues. C'est un exonpfe typiquedece que
t'ingenieuse écoie d'Usener apporte aux études religieuses.
.N-nusil vous eteve quetquesobjectiooscontre les couctusious de
cette brochure pour des raisons qui ne sont pas celles de
M. Lubeeh. Celui-ci est évidemment fort choqué de voir
rechercher dans le passe païen l'origine de rites chrétiens.
t) autre part. les t'chatanMa(;esde M. Wftusch sont bien u'a-
~i!es. L'auteur arabe no nous dit pasque ta fêtesoit une Mtede
saitttjeau; nous n'avons pas de preuve formelle que les Ado-
nies et les Antestheries aient été célébrées à Matte; il estdou-
teux qu'it y ait eu des Adonies au printemps et les rites de )a
fête en question ne res'embient pas tout à fait a ceux de ses
prototypes supposes M. Lttbeck a donc tacitement et copieu-
sement raison Mais on est peine qu un savant si judicieux
ait passe tant de temps à écrire ces partis négatives, toutes
bourrées d'inutile érudition. A la fin seulement, il nous
démontre que t auteur arahe décrit simplement les {êtes
(tes trois derniers jours de la semaine sainte. Les geus
grincheux diront sans doute que la tettrc du texte ne nous
AXAt.Yi-t! – .~<TKMK<K)it.t<!tKt'X ~it3

i'u donne pas ta certitude et que h) méthode d'intorpretatioM


tnisecH œuvre n'est pas très etoi~n~f de celle qu'on critique.
t) y Ildeux teçous il tirer do ce tivre La première est que
les t'tmtes comparatives en matière <tc région doivent ~tre
.(ppuyM'ssm' de solides substructures ptntotogiques et histo-
riques: c'est ''<*que notts ne nous tassons pas de répéter: le
tropd'ingeniosite nom taissctoujourspndeftance. La deuxième
<'stque l'objet propre de ces études. comme s'accordent a te
croire MM.\unsch et Lut)ect<,n est pas de retracer t'origine
historique de faits qui. par hasard. appeHent ta curiosité, de
rattacher histcriqttement un fait particutier a un autre fait
pnrticutier. <tti)i'<de ()ef!t)ir tes faits et de les classer Dans
t espèce,tes rites décrits par t'eerivain aratje. fussen.t-it'tbien
< euxdu vendredi saixt et de Pâques, tte sont pas exactement
'embtahtes Mceux q uerKgtisefeK'bre.) pareitte époque à t'.tri<
~))a Dubtin. ils oe sont pas exctusivenieut la mise eu œuvre
<tcs textes du Xouveau Testatueut. La comparaison ectaire
)':tt)atysede ces rites et des represeutatious qu'its impliquent
'~s représentations se sout formées duns des conditions qu'it
y a Heud'étudier et qui sont l'objet de notre étude. Au nombre
de ces conditions, il faut compter une tradition, tradition
'L'mbtabtea celle qui perpétue et transporte les fab)e=,et dont
k's documents ne sont jatuais que tes indices isot< fragmen-
taires et superficiels 'cette tradition alimente de (ormes les
besoins collectifs d'actes et de représentations. !t n'y a pas
moins de tegèreté. somme toute. :') prétendre que la Mte en
question n'a aucune relation avec tes Adonics, qn'A vouloir
'temontrer qu'ctte en dérive direcU'tm'nt et sans interrup-
tion. tt. Il.

tt ~HLEHAYHS. J. – Les légendes ha~iographtques.


Hruxeties. Société des Bottandistes, !!)?. x)-~<i<p. iu-t<.

Le P. Oetehaye i (ait un livre du remarquante mémoire


<f')utnous avons rendu compte il y a deux ans t«M~' <ofM~-
'~<«', t. vtt, p. 344 sqt. Pour en resutner les «~ premières
pages, nous n'aurions qu'a nous répéter L'auteur étudie
tes déformations que l'imagination populaire, d'une part.
)'"<t'crivaius hagiographiques, de t autre, (ont subir à ta
trame sur laquelle ils brodent Pauvreté de l'imagination
)"tpnhute. rhétorique.et supercherie des auteurs nous sout
')' crites cette fois encore avec peu de ménagement. Notre
t.'A'<XKH'0'u.it'H:?!

attention est partieutierement attirée !m)ourd'hui par le cha.


pitre v<. inUtute /f''w<«~)t''<'< '««-<-<t'f'<'c<~f«'HM' ).c
vent
pttetehavevptUentiqne contre tecote d'historiens qui
vnir.duns tes pratiques "fticieusf'.tdncutte des saints et tes
traits nterveiHcux de teuri! mythes, des survivances directes
de tamythuto~ie et (te': cuttes du paganisme i.at<et'ete ave'-
df cette ecote
)a(t(te)t~ont souvent procède tes historiens
t)ot)t)t't'<'i))t)Q)t:t))'<:n':(ntj('st)i~ qui et) triomphe en h'ut
ny))Citt!i('sttrt)p''t'id<'nt'tth.'i!t/<d('h)t;t)nf~siun')(''<
)))U)'h')-sn'.))'iet)itt:tit'c:tVL'c)t".pierres et tes arbres tr'mM
''vident
)Mrt<'st~)f~ 'ft p!'s'<etes mahtdes it est e~ttottent
.)t))')('<'))Hcduntn:'rt\r!)pusej)txt!<))"('r:ttt''u)te()'Uttt'
di\i))it''pi'ïett))''s!nt-)t)'ity.)it'c)t<'i!)Msf(.nnti)teursti"
te !t t'st fort.
jx-ctttit't't'intGntHxtpt~c~c de t-t'tt)p!aMt- seco~t.
t))tti('i)''t)e)))'«)n'er))art!)sit))[))ee')nsi()e)'itti')))<tesdat<'sque
).tfête d'ut) saint:) t't'tnphtCt'exitOetoentttm'fctt'pioenm'qu)
t<))nb!titvt'rs)''t)t't))e temps. <h) j'ent <'t:))))ireutinqnM des
saint'! pjn'fintetttent histuritjues ont porte des uo)))s qui r.t))-
en
peth'nt de-; divinités !;)'c't-r"m!)i)!es. L'auteur s'e') prend
etnbtit entre
pitrtit'utier .t t.'sener''t a t'identiticatiun ()u'it
..aintLu'-ien de )!itt)ynie et ))iony.os d'une part. Miute Péta
!L:ieet.\phr')ditedet'autre p.s<) :i) Ha pas de peine a
)m)nt)'er')uetade)n<)u'-)rati'<nd''M.t'sene)'tuurned!H)S))n
'-en'it'. car c'est u't aide (tes vies dt- saints'jue ) on rec'ntstitue
tesmyttK's')U(''<'ette~('is()nteens''f's perpétuer.
.\):us notre auteur est hi''n)')i)t'te contester')u';t')';giise
.)itotnciei)emen).dans)tr< <-e)'t:<it)))on)urcdeca'cart<)
preuve n'est pasafaire, f'hristianist'dans te eutte des saint''
desinst{tutMns païennes. Cela nous sun:t; en tnuttijdianHes
<-nnJMtt))'es. (m ne saurait pa': avec ptns de certitude que te
menu'fait. adt't se produire dans un numut'eindetermit)''
<)'!t))trf'se:'s. Quant au rcsLe.i) n'est pas nef-essaire de nnu)-
tn'r qu'un tnythe de'-aint:) hérite din-donent. d'un myth.'
etnetiett et M n'est )Kt';ce <;ni. pour nous. impurte le ptus. t.
crititpte des ha~io~raphes a montre ({u'ils ont puii.é au fond
connmn' des representatinn-. et <)es t'rt)yan':cs Hottantes les
a
épisodesdes nouveaux mythM. Cette noraison de tnyUtot~ic
desr.t( inesprofondes dans te passe Si J'un nouspermet n)ain
tenant une critique de ta critique, nous observerons que t'his
toiretn<n)edu culte des saints nous montre de:}saints qui se
rempia'-ent )' t'autre. sans cependant que leurs h'~endes se
r''ssemhte)tt trait pour trait. itH.
ASALÏSKS. '<yin'MM)M
Ktif.f'ttKt.'X Mit

t'UtNt (CAHM). Il Tibet aeeondo t&retazione de! viag-


glo del P. Ippottto Desiderl (~/<'Mor«' (<<'?<~oc~td Cco-
'/n~<M<«<t<f«t«!, x). Home, tUOt, r.xn'-4u3,p. tn-S".
t~e P Desideri est un tnissiounaire jésuite qui vécut au
Thibet de t7tS a t7~t ta durée de sou séjour, sa connais-
<.mcede la langue, les conditions favorables ou il (ut placé
puur observer (ont do sa RetaUou de voyage nu docutneut
noportaut. M. Puiui en puhtie de ttfnobreuxextraits en les
~ruupant pMrordre de matières et eu tesretmnt par uu com'
'ttentah'e ~qmempiète parfois un peu trop sur le texte).
Le chapitre qui traite de la poiyanurie e) des cèremotnes
'tu <uaria{;eaet6publié iOttcrieut'ement etmtniyse daus i't~e
[ )v. p. 335). Le reste du livre, sauf quehjues passages rota-
tifs a t'état économique (p. t20) et à t'organisation politique
j). it3, ~73~intéresse la sociologie religieuse. Sur les rites
funéraires fp. <50,sq.), le P. Dfsideri ajoute peu dechose à ce
')ue nous savions. Ataison trouvera beaucoup de retiseigtie-
'ncttts intéressants sur les vieux cultes naturistes ~p. 74, M9,
'h. surta doctrine et la mythologie bouddhistes (p. t83, 35t),
~ttr la hiérarchie ecclésiastique et le tnouachisnto tp. 277~.
). P. D nous racoute la rivalité féroce qui régaait entre les
t'artisans de t't~tise otUciette. « jaune ou reformée (p. 280)
ceux de t'Élise rou~e, qui professe un bouddhisme tout
nnpregae de civaïsme et de tantrisme (p. 3t3. 359) rivalité
qui dechatuades guerres sanglantes et antena t'etabiissement
'(ittitif de la suprématie cttiooise au Thibet.
Un fait qui ressort df cette Relation et sur tequet M Il. a
).tison d'insister 'p. M9; et. p. H9), c'est que la société thi-
)"'taiu<;ne présentait :') aucundegré, ait xv))r'siècle, cet exclu-
-~nismeetcette hostiiitéaveugtea touteinuuencectraugèrcqui
caractérisent aujourd'hui cette attitude est t'ettot d'un rai-
'hssement viotont qui s'est produit a une date relativement
n'cente et dont il y aurait intérêt a couunttre ta cause et ta
r -percussionsur toute t'orgaMisatiou suciale.
R. H.

t<H\')h).H. LHietoire des religions et te chriatianiame.


~"t)«' f/f <'MM<f)<M
f/t-X t'.)0!r,)). )-)~.
MC~MM.<.
A)'\MS XHOWN. The Essence of Ohtistanity. Edinbu~.
t.r. ~tark, tttOt, tn-tt".
il -F. t''t)N':KH.– Die historisohen arunclagen des Chrie
))')i).)U:)')-\Kn.'(-i" )""<)"
~6 b'AfSKS Mt:m)~t!<OUH. <MH90~

tenthams Dt'e Boa~/c~ea.P'cA~MacM.Pf ~-MMe)-und ?<(<<'<


~Mt'/te <<M ~pM<c<t~««<<M «'«<<<Cs JMtMA'etHo ~a
M<'t)'<'<<'ne/<!t.
t'M.t«/tM".t/M~fMC/tttM~'t <W<A*~t'<"<MK' f/<')'A«M)«M<<~<t<M.
de
Lt':p!!i)!,faut txhinmn-twit~. tfu4, xtt-~M p. iM-8"Omt'Mtic
vutgsfisMtionet de j~)M«tH)ne,sans vn!t'ur scienUnque).
FL. Bt'hKn'T – Early Eastern Christianity. Londfes, Murt-at.
t904. (f't)~~)'it't)ne~

.< U.Utt'tHH. Histery ofthe Orthodox ohuroh in Aastria


Huagary. t. – H''f<M<mMt«dLhoodon.Miv!ngtoni;. tft-8".

)t. «AtSEK. Konig Karl V von fMmkreioh amd eUe groeM


Kirohenspatiun~ MMt<McA< NouvUe ~fte. vol. &').
~e<M<<<f<.
iMM. Mt.
tt. OEMt'LE. – Luther und LutheriaDiemus. <9()t.

Ë. FUHH)t ReUgion und Kirche in England im fttn&ehn


ten JahrhuBdert. Tubinget). Muh)', )MU4.'!8 p. in-8". (Ë~Hsc.
S)M'i<'t''
))tt<tu<hérésies.)
M. HACKXAXN. Der Ureprang; des BuddMsmas und die
GescMohte seinar AaabMitaag. B«(MAbM««.t'~ partie.
~,<")~M<e/t«'<)e ~M~Mc/t~ iH" série, tome t. Hatte,
ti'US,74 jt. in-
<.cbau<-t'.Sc))w<'ts<-hke,

0. MOKET-MAUtY. La reUgion d Akbar et ses rapports avec


l'Islamisme et le Paretsme. Mo'ttf (<c fHMtot'e (<e<!Ke~tutx.
i90S, t, ;). tM nt.
J. tjO)J)X!HH)t – Baddhistnea tratasa az tszianu'a ~f~af
Knd<)))t'sti'<~4.
~tA<!(<emM.

CL. ttt AMT. Wshb hen Monabbih et la tradition judeo-


ohrétienne au Yémen. ~ott«t«<~a~Mc, t9tt4, )t. p. 3!H sq.

t).-A. )<t"fTHMF)):LU.– Thé reUgioua future ofïadia. C'<t/c«««


«coMM',avfit iWS, f. ~9-~)!

III. SYSTEM)! RËUOKCX UHS GMOt!t'ESSECOKnA)RKs

LKS SKUTKS

('arM.MAtss

F. GHE~AKt). – Une Secte religieuse dAsie Mineare. Les


Kyzil B&chs. JMm. ~<M<~Me,~u4, p. S«-5Z3.
F. t'ËLDOT. Notes additionnelles sur la Mote de Lotus
A\AMfMt. –. ept.Tt!S St'th:tAt:X 3~

.1 tn an..a.1..
Btano et la aeote du v.Nuage B!ano.
w_
~(~. K<o</),.o~.
.<Rr<<<~t'<'f)<.ttM.n.)t.M6.().
). Gt'tttAt't). Les idëM morales chez tes hétérodoxes tatina
auXHt''aMcte.~t'<-Me~<'«t)Mt'.<<M<))! n t8!i-
/<t'<~MM«M,JMnt.t90X
tOO.

tV.-CULTHS SPECIAUX
t'tt'M.HumiMt

rOUCAtn' fP~.–Le ouMe de Dionysos en Attique. Extrait


des ~«)«tf<(/f <t('«~'M)«'</M~;f!<oK.te~ N<'</M-f/frM,
t.XXXVtt,!9t)4.304p.in8°.
M. Koueart n'aime pas les /b<A/o<MtM, ni )a méthode de
tomparaison qu'ils suivent dans t'interpretation des faits reti-
itieux. il eu conuait. une autre. plus simple et plus sttre. Elle
tipot compte de « ta conception que tes Grecs avaient, dit-il.
'tes fêles retigienses. ') Ettes n'avaient pas pour ohjetde dema))
der aux dieux une faveur particulière, otais, d'une manierp
t:e))ér.tte, de mériter leur protection en tes honorant. Et. pont-
ics honorer. ils n'avaient rien trouvÈ de mieux que ce qui
peut être agreithte aux hommes, rappeter a tous et a eux-
n~tnes tes principaux événements de teu)' vie divine ou
humaine, ceux qui avaient fait éclater leur puissance et leur
hxnte (p. 6) M. Hu suite de quoi les mythes sont pris comme
guides dans t'anatyse des fêtes. D'accord: nous avons dit et
n'péH*ici que les fêtes sont reguiieretnent données comme
lies commémorations, mais pour la raison que l'explication.
la théorie, la r<w!M<oM de la fête ne peu) être
qu'un
'uythc à nu certain et~e du devetoppemeut rie la pensée
humaine nous ne croyons pas. comme semble le faire
M. Foncart, que cette représentation soit nécessairement com
pteteet exacte. Elle se modille nvec le temps et l'on compte
'fuetqnefois plusieurs mythes ou légendes qui se rapportent il
la même fête. M. Foucart. dnittenrs, ne ~e fait pas faute
dt'eartt'rde son étude telle tradition qu it considère comme
sf'condah'e ou peu instructive (p tf), t20;. mais sans nous
dire si quelque principe générât préside a ses exclusions. En
dt'nx tnots, ce travait d'un ingénieux ttistoricn et d'un très
savant epigraphiste est faible de ttteorie.
Nous ne pouvons pas admettre, dans sa géneratité. la
thèse principale de ce mémoire, à savoir que le Dionysos
3SS L'AttËE SftCMMMtQt'K. tBM-tOOS

.1.1.' "I.- 1.- i'nl.-


attique <excopttonfuite pour le Utonysos d Eteutheres, fête
aux grandes Dionysies urbaines, qui est d'origine béotienne)
est uu Osiris hetteuise. Cependant en m~ point ta démonstra-
tion de NI. Foueart parait vraiment forte c'est lorsqu'il
compare la mystérieuse fête du t2 Authestérion <i' jour des
Aathesteries) aux têtes osiriennes du mois de Koiak. Cesont
les fêtes de ta résurrection d'Osiris; Isis reconstitue uu corps,
découpé eu t4 morceaux, le rauime, et s'unit à lui, dans une
union mystique figurée M Dendorat) et a Abydos (p. 79;. A
Athènes, te t:! Anthesteriou, aiurxque tous les temples étaient
fermes, ou ouvrait te tompte du /.<'MO<oM. terme le reste de
l'année; ta fenuue de tarchoute roi y outrait, assistée de
t4fe<nmes, tesYt~~xi et y cetebrait uu mystère; après quoi
la statue sortait et se rendait au Houcotion; ou y cétf brait le
mariagedu dieu et de la reine, qui y passait la nuit; le leude-
maiu, Dionysos était ramené au /.p««tOMetsou temple était
fermé jusqu'aux Authesteries prochaines. M. t''oucartsnppose
que la reine, qui jouait ici le roie det)emeter, iaquetteu'ctait
en l'espèce qu'uneautre Isis, avait à reconstituer, dans te mys-
tère du /.CH<«OM, une statue de bois dont les quatorze mor
ceaux. disposes sur quatorze autets, lui étaient présentes
separetnentpar )es-;to~ Ce nombre quatorze est egatement
celui des Titans qui, ftans )e ntyttte orphique, mireuten pièces
Zagreus Mais M. Foucart nous assure ~p. t39) que, ces deux
exceptions mises à part. il est étranger aux religions hette-
niques. «'autre part, nous savons déjà que le thème de ta
reconstitution d'un dieu mort et d6chire en morceaux, excep-
tionnpt en Crèce, est le Htôme fondamental et caractéristique
du cuite t'gyptien t) y a donc des raisons fortes pouradmettre.
avec M. Foncart. que te culte du At'M«M<t, avec sa résurrection
dut~anthesterion, est de fondation égyptienne.
Quant à ce qui concerne le Dionviiosd'Eieusis, la démons-
tration de M. Foucart vaut ce que vaient ses conclusions sur
t'ori~ine égyptienne des mystères, et. pour ta ~/t~/w/my«'des
fMnnyi-ieschampêtres, elle ne dépassepas ta simple possibilité.
(h)p )<'sGrecs aient assimilé leur Dionysos a Osiris et qu'its
aient fompare entre eux les cultes de ces deux divinités, c'est
un fait d'histoire religieuse dont nous ne songeons pas a nier
l'intérêt, mais c'est une médiocre preuve à l'appui d'une thèse
d'origine, comme celle de M. Foucart.
Que cette critique ne nous empêche point d'apprécier ta
valeur du mémoire. M abonde eu dissertations ou fauteur
ASAUSES. CMtASHM KT Fn~TtOUM MT)M t'OFHf.AtttES ~39

1.
applique la en.v.tNe
lea
sttvanteaubtitite .l.cr
(te sonesprit a v:are.e_.·
tirer d'iuscriptious
obscures et tragmeutnircs des cuactnsions claires jusqu'à
t'~idexce. BorttOHs-noMsa citer tes pages ou Hétablit qup
t itth'oductioMdu cuttede UioM~os eu Attique est antérieure
au syuoeeisme de Titëst'c ~p. H8, culte t'oudu à Dionysos pur
le T''tr:'[Mto de MMratho))), ta nature de ta c6r6tuome des
'~iM tp. 85. Dionystcs ehantpetres, ttiscriptions du dûme
d ieuriu), etc. Mais que de prudence oe faut-ii pas apporter a
i'ixterprctation desbribes de textesavectesqueUesoucoHStruh
t'histoire aneie))Me!it se peut qu'Apottodoro soit le premier
-tuteur qui doutte aux DionysiM d'AHthesterinn le nom d'Au-
ttfstenes: s'ensuit-it que ta tête n'ait été appelée auparavant
qu': Uiouysies tomenurt? Nous tlutis obsUoousàcroire, en
'tt-pit des textes, que les Anthesteries sont une Mte autoch-
tt)o)te, auterieuro a t'itnportation du i)iouysos thrace ou
du Monysos égyptien et absorbée dans Bonculte.
H. H.

THttX.ttt. – Ouiti e misteri deli antica areoia. ~m'yeri'-cc-


'-)«'Sft«/<;'<<M<, t~ t); p. <M-i':u.
tt. Ct)tU.)'. – Notes sur le cutte dAaaïtia. n<'««' «fe/t<-o/
.)')Mt-.)tHK;.), p. ~4.:t(..t:)))tc (if t .\t)M!)i!i
<)tmsh* hautf' vttttt'
'<)'t'Kopht'tde.
t. HX:KKtj.– Zur Bedeutwmg des Ammonorahels. ~'M~t'~Mx.
)''(' p. :t2t}:t:<2.
H.MHYHX. Die Entwieketumg der Kulte von Abydosund
die sogenaanten Sohak<degdttor. ~f'~cA;. ~~t. ~McA<M.
X).t,H)04.)). ~-t~.
.~tH<f<MM/;«K<h',Ytd.

CXOYAXCKS
HT t'MADQ)t:S t))Tt-:S)'())'UL.UH)-:S
t'ofM.HotEm

CULX'i'YFOKLOhË, t. tV (Printed extracts, n" 6~. Exam-


pteN of printed folklore ooncerning Nerthambeï'i&nd,
collected by M. C. Batteur and edited by N.-W. Thomas.
London, 1). Nott, )')0t, t80 p. iu-8'.
L:) ~<o<-<' .'<oc«'~it ottrepris la publication d'une sorte de
< wpMdu Fotktore aogtitis. Les faits sont rassetnbtés comte
par comté et nous avons déjt't les volumes, ou parties de
v'tumes, t'etitttfs aux (~oucestershh'e, SutMk, Leicestershire
~3u L'AX~ËK St'cmmmoMN. twt tOt)~

etttuttand tt. ), tM'S', :m Yorhshiro (t. m, tWt). L'objet (tu


travail est limite. On se borneu (aire des extraits soit délivres
auciens de Folklore. suit d'ouvrases qui contieunoutdes ma-
tériaux disperses de t-'otktore. 0)t fait des ~«t~ t'.<-f<'f<fff!:
c'est uu recueil du t''ott<toreimprime. pronier essai et point
de départ d UH recueil futur. Limiter la besogue était h;
moyeu d'itbuutir.
U:tMStes deux premiers htscicutes, les extraits avaient été
raugfs par ordre alphabétique de rubriques. A parUr dutroi-
siètne (Af<</<«-<' f~/<«~f</(f/muvre de Ai Ch.-J. Dittson,
'~) !t ixtopte t:) ehtssittcatiou proposée par M. C.-L Uotume
daus sou //f<M<M~A- ~f<M'/M'('tt''oik)M'f Society, tMM~.Les
faits sout répartis sous quatre chefs: t <'<H)/«)t<'e. <'<~'«~~MM
<t<~<'<N<~<t'Mi!M; CM«<t««<')!~(«/<<Wf«t<<i: H' /<(;'('<<<<««<<
~')Kt:<'<<4'if«~<M<< <dictous,rimes, expressiousdiversest.
tk'tte ctassificatiou, t)ui n'est pas lu <neH)eure possihte, tnais
qu'ii est cependant preférabte de Mepas modifier duréuavaut,
appelle m) court cununeutaire. Sous ta rubrique C<w/«MC<< <'<
~«<~</w<'< <t~M'<<f<~<'«.<<, nous trouvons d'abord les croyauces
''t pratiques relatives aux M<t<M<«< <~f<-< c'est-à dire aux
pierres (dout quetques-unes sontdes n)ouu)t)euts~,aux sources
et auxeaux, puis iessuperstitious concernaut tes arbres et tes
ptaxtes, enfin tout ce qui a trait aux auintaux; après quoi
vieaueut testées, ta tnag-ietnate<i<;iaire"«~)tTM/h. médicale
/cf/<n'«/h, divinatrice et, puurtiuir. un par:){;rapt)cintitute
S«;<j'<<<f<<mt où t'ou trouveà ta fois des données sur te
<j;<'<«'<'M/<<
earaetèt'Hsurnaturet du fot'serou. le folklore des peetteurs et
les présages. Les ~«~<wt«< <'«.m< sont les coutumes des
fêtes catendaires Nouvel Anf et des Mtesde t'Ègtise (/<<«'«<
f«~OM~, les eérémoHiesrelatives :'<lu naissance, au mariage
et à la <nort.)'~)Mtt<(< ct«~M<.t;,les jeux et enfin, sous le
titre de ~m<<'«~oM. à lu foisdes pratiques agraires, des cou-
tumes juridiques ou politiques. Le contenu (les deux autres
sections s'explique rie tui-meme. Le grand défaut de cette
classification, qui u'a ta prétention que d'être commode, est
que les rubriques n'en sont pas tout à (ait topiques. Mais
une fois qu ou en a la clef, on s'y retrouve aisément.
H. H.

CEMPELER-SCttLET'n (D. – Heimatskunde des Sim-


memta.ts. Berne, A. Franche, tH04. Su3 p. iu 8°.
A!tAt.YStfS. – C)t<ttAMBS MT t'HtTtQfK-! MT)M POPULAMES S3t

Uans cette ntono~mphiH 6!e~iaque d une vattee suisse, ou


trouve d'intéressants paragr<tp))psde Fothtore. )ts sont ran-
i:és sons ht )n6me )'ttbt'i<}t)Mque l'aspect physique du peuple,
tf costume, t'ethoto~ie. le tat)K!'t;eet les expressions
prover
tn<)tcs. Sousle titre tte supm'stiHuns. nous Mvonsune série <!e
rceuttes et de on dit su)' (es caractères pHt'ticutiers(tc-i~m's;
tfs tt)t!uenecs sympathiques, tes pt-esi~esde xitture diverse y
Henneot noe ptace coustdurahk. Ce qui ctHtcerne t'ohser-
v.txce des ptmse~ do la tune est mis & part. QoiOtt !)t<reste,
)ites ni!)gi(j)nes. préjuges tectxnquus. croyances emutuuues
-Ht rnn's sont cités sur le tt)en)Hphtu. Le tout est d«tme
<))s références. Le pitragraphe retHtitmtxœutumesest très
['itnvre ce qu'i) contient de plus intéressant,est ta descrip-
)i<))t<tet!tittee
d U)tr<'tM~«'/t<, cour dejustice extri)()rdi)mire.
!"t)t!ti<jtt))!mteu
detturs de t'or~uisatiot) r"t;u)ièrede lit justice.
fr.)()p:)utles dutitsetcrintesepiH'saéspartatoi, inatrumeut
<t''forces sociales qui nout pits leur part tegitime daus ta
mnstitutiuu ~mciette de ht societÈ.
D.txs le chapitre qui trftite de la vie intellectuelle, il est
<)uestio)tde puesiepoputait'e, to.'isits'agit surtoul de poésies
individuelles sur des tttemes poputuires.
tt. t!.

t\){AUSEfH.). – Sittea, Gebràuohe und Aberglauben in


Weatpreuasen. Bertiu, Sct)t'i(teMVertriebsansta)t. t!)04,
T; p. ))).8°.

n ue manquercette consoenciensemMographie,pour avoir


une véritable valeur scieutinque, que des renseignements ptus
'ireonstoneiés sttt't'exteusion des recettesctdcs croyances qui
y sont enregistrées. L'auteur nous en donne assez pour nous
'')) faire désirer davantage. Les faits sont ranges dans t'ordre
'h-s époques de la vie ttutnaine naissance, bupteme, conn)'-
mation.fiancaittes. ntarii~e, <nort. Viennentensuite tes rites
populaires des grandes fêtes, Nuëtet te XouvetAu, le Carna-
V!d, Pâques, la Pentecôte, puis nn chapitre sur les dates
metenrotogiques. Le chapitre )x est cons:)c~ aux rites de !a
moisson ft'etranKer qui passe est tic d'un lien de paitte, etc.)
ut de ta construction Sous le titre N«Hf<M .t«<'W<'<.nous avoua
des présages, des précautions rituelles, des croyances reta.
tives aux animaux et aux jours, quelques rites magiques.
tt. H.
S3S t.'AKSKK SQCtOMGtQUB.<t)Ot-W&

WH)LAK(F« ). – DieAber~ï&aMaehen ond hetdmisehea


Gebr&uche der &ttem Deutsohen nfteh dem Zen~atMe
der Synode von Mftin&e tm Jahre 743 Ja~M~'ncA~<~
(<mMfMtt<M)< <~M&'t'~M<J<t.t903-)Uf)4.
~t/MHfMt/Kf
L'auteur tjomntcnto. ftpr6s beaucoup d'au))'e: tes eu-t~edt'
chapHre. qui cottsUtuout r~M<tCt<<<M xrtperxtidéouettu.Cedocu-
meut est saus aucun doute un catalogue précieux, bien qu'in-
complet, de ta religion populaire eotnbattue en puys gertna-
nique par les tnissiouuah'McttreUetts pratiques funéraires,
fêtes, sanctuaires, dieux, sacrifices. amulettes, iucantatious.
){. H

H. SCttMihT. Deuteohe Vothskumdo imZeitatter des Huma-


nismus und der Reformation. (Dissertation, f.attingcn). Mer)!)'.
impr. R. Khefinj!. 1903, 49 p. in-S". (Contribution fi t'Miitoh'ede h
Votkshunde de t'Attemngne en Attotnagne.)

E. Mt'U.KX Die Aufgabe der reUgtôsem Votkekunde


St-/tMvt'2<'n'<ey( 2et«<M9,<9U:, p. 28-49.
fAcf~o{/(ttc/te
S. S)N<:HX. Ein Pranzosischer ~H<<<ctf<t« i.i<:w<<<<<"M(tM aus der
Mitte des l'?.Jahrh)Utderts.~f<<!fc/t~«<M ~M<'fMt/'«!- t~/M/.uM~<
<90t, p. 4t:<4tti..ttexx p))sstti:sdes Ae«x'ji </fM!').f~f
ile Cyrano df
Merj;cf)t'
M.MANtTt)S. – Der Aberglaube unserer VorfahreN und die
Kirche. OeMbt.M< <9U! p. 090~04.
M.AULKR Allerlei Brauch und (Haubem aus dem Geisettat
XMhcAW~des ~t'tt'tHx/«<- roMxAMMf/t,
<90t. p. ~27-MO.
HttKUCH. – EiNer VotkBgebràHohe. Xet~e/tW~ dM y<'<)K<./«<
WMt«M<M ««'< ~~MMeAe t~MsMKf/e.<905, fasc. 2.

tt. STEf< – VoUtsgebràuohe, Volksglauben und Volkssagen


im Landchen Barwalde. ~e((.«-/<~<df): t'erfitM ~M<-
~<M<tA'.
MU4.p. 4M-t27.
K.-W. )H<m.\S Animal Folklore ~om Greece. ~'t, tM<t.
n"8t.

L.-G. t<JELSKt)St')'CHKand~Y. THOMAS. Animal FoUdore


from the Horzegovina. ~MM.t'!0t. 88.

J.-it HAWiS. – Notes from Armenia. ~<A-<.«M.)904. p. M7-446


(Mtes avec chasses pou)' )a pluie, la Chandetotf sacrifices d'an!-
maux boue ën'iaf'xrp. sacriCce de fondation.)
AXAUSH! – LA MAUtK M3

S..J. CCtt'HSS.– Survivata of anoient aemttioreligion tmSythm


centres. ~osXm, jutM t9U:, f). H~-Mt.
j. m-H.LM. – ïUustratien do i'histoh'eeoeMstasttque par quel-
ques traits de la propagation du Ohrlstlanismeà Madagascar.
~pt<«'<<<'/tM<ut«' ~MKf/tM~)))!. i9Ut. u. f. ~!M-MH (t'ersistttnt'cde
ht t-t'Hpinn
ontf't'ieorp(tant lu reti(!ton.sujtefpowc.)

\).-t.AMAUt<:
t'«rM.Httt)!)tT

HENRY <) – La. Magie dans l'Inde antique. Parts.


Uu~rric. tU04. xxxtx.28t; p. m-tC.
Dt;ce livre nous avons été le pretnier a recevoir t'influence.
puisque c'est au cours dont il a été le trait, que M. Henry a
bien voulu, sur notre propre demande. nous mitier au rituel
magique de t'tude. A cet ett8cit;nemeut sévèrement pttitoto-
!~ique, nous ne saurions trop recoottnttre combien notre
~émou'e sur la Magie (/tMM<~ ') a pu protiter.
M Henry est un des spectattstes de )' t(h<ura tM<«, for
fuutah'e (tu brahman,du magicieu védique; du A'MM'</M <t~r«.
munuet liturgique de ces magiciens, Il s'est donne la peine de
rt'duire en termes c)airs le resuttnt de longues recherches. 11
tiré d'un tMtt'asennuyeux un tauteau vit, intéressant, iuste,
du rituel, muouet et oral, de t'esprit même des rites. Une
prenuëre partie. tnodetce sur les cimpitres généraux du A«t<
';<~«s&~« donne des notions générâtes sur tu nta(;ie hindoue
tes benenciaires de la magie, les opérateurs. les opérations,
t)'s ingrédients et accessoires. Une seconde partie suit encore en
~onune le plan du sutra et étudie les principaux rites classes
suivant leurs objets tadivination, ta vie, ta prospérité, tesexe.
).) vie publitlue, t'exorcisme, la cure. t'expiation, le matefiee.
uotre avis, le plus excellent des chapitres est celui de ta
ma~ie noire, le seut d aiUeurs qui corresponde à une division
<wtte des faits Les rites les plus typiques de chacun de ces
ordres sont choisis avec art, présentes avec soin, uualysés
'tans leur fonnute et dans leur mythe quand il y a lieu.
tt n'y a pour ainsi dire pas t'ombre d'une négligence dans
ce livre. Pourtant, le rite do sortie du grand envoûtement
n'est pas indique (p. :Mt') Et il est certain, M. Zaccharias
vient encore de le démontrer, que M. Catand a justemeut
L'A!<X~){SUti)t)),UGt«U)i.tMt-tW!

interprété le rite suivant toquet, au moment dfia bataitte, le


roi «'garde et cherche dans un bassin t'ombre do ses soldats
tp.u.~i. 1.
Le point le plus critiquable est certaiuemeutta théorie géné-
rale que M. Henry a mise eu préface et en coHctusiondo son
livre, théorie ou nous voyouspeu ciair. Ru effet, peut-êtrepen-
sant a nos travaux, notre mattre considère sou travail comme
formant contribution it une '< soeiotoK'e ratiounettf scienti-
fique dont o))voit « poindre a ttorixon t espoir Mais d'un
autre côte i) nHfiutque s'etever contre la coxeeptio))du sau-
vage-type contre la théorie du totetnisme. Et. d'uoautrecûte
encore, quand il souteve les questions intéressantes dos rap-
ports extre la nta~ie et te mytlie, ht magie et ta reii~ion, )a
m:)gicet tu science, il se [uueo presque imM)edtMtetnt}ttt. dans
les plus itautes spécutations ftothropotogiques et pttitoso-
phiques'surtout n. ). p. ~H). Cependitnt, il faudrait choisir.
Toute spéculation depassaut une fan)i)te de peuples (déter-
mines par ta conununeurigioe des langues, critère bien iusuf-
ns.)))ht'st ette htamaitte? i'our<)uoi aurait'on ators le droit de
eoncture en partant desseut!. !ndo-Kuropeens ? Pourquoi poser
des questions ~Muerates.et ae pas se borner au pur rote d'his-
torien? Uequet droit surtout distinguer <ntre mythe et reii-
:!ion, conone il est fait ici sims démonstration?
M.M.
AUOOLmNT ~A Deaxionum t&bettœ Paris. Fonte-
tnoit)! t!)04. 'v))t-~(iM p. in-X".
M. AudoHent nous livre le C'<~p«.d'une très importante
série desdocumentsqui nousrenseignettt surta magienntique.
~reco-itatienue. Ce sont des incantations écrites sur tablettes
de phxnb et pour !a ptupin't trouvées dans des tombeaux.
L'introduction, qui est longue, est une étude méthodique de
ces documents. L auteur s'attache d'abord à les distinguer net-
tement des autres espèces d'incantations écrites, teHes que
les formules d'exécration, qui sont souvent inscrites sur tes
tombeaux et tes f<ft'~Mn''<.
A vrai dire, tes <<.n<Wf sont une espèce du genre <<<'Mfw
elles impliquent ut) vo'u: elles dévouent une ou plusieurs
personnes il des puissances surnnturettes qui doivent accom-
plir le désir de l'auteur du vmu. Maiselles ont pour objet spé-
cia) d'arrêter. d'immobiliser t'être dévoué, comme le forait
ANAhïStM. LA MAUtK 33S

un c)oH ptantéduns une image magique ou un tien qui t en-


serrerait; de fait, nombre de ~<'<*Maf f/f/u'tOHMont été trou-
vfe~ transpercées d'un clou qui ajoute son ei!icacit6 d imnge
syjnpitthiquoùcette des parotns rituette~p. ).)).Les(/f/<bKM
sont les x~TMhjMtdesGrecs Tandis que les ~ccot~om peuvent
être indittérenxnent mimiques ou religieuses, privées ou
publiques, il n'existe aucun doute sur la nature nmgique des
'<<MKM; elles sont privées. interdites, secrètes, dangereuses,
au jxtiutfjn'ou s'y protège inentocoutre les puissMucesdont
~x fait ses a))ies; ces puissMneessout des douons: tes tablettes
mutées sont ~tissées daus des ton) beauxpour Être confiéesaux
neuies itnenMux enfin elles sont fuites par des magiciens
spécialistes Ip, xuv, sq.).
Les objets pour lesquels les (<f/<j M«M sontexecuteessout peu
varies. H y en a quatre. Ou les emp)oie en cours de procès
<-ontrodos voleurs ou dos calomniateurs, en attires d'amour
ft dans les jeux du cirque. La plupart des </<<.tWMM attiques
~.outdu premier chet M Audotteut anatyse avec soin les pro-
cèdes etnptoyes. Ce sont tes procédés hanituets et connus de
la magie, sympathie des sonbtabtes, pouvoir sympathique
du notn, vertu des sons et des formules. Des index nombreux
et fort bien faits et, en outre, une tabte de comparaison, per-
mettent de se rendre compte facitemeut du contenu des textes
et de teur rédaction. L'auteur nous fait remarquer que ces
documents qui proviennent de tons tes coins de t'e<npi)'e
romain oat. eutro eux do grandes similitudes. Us procèdent
<t uneme)ue tradition magique dont R. Wunsch a déjà indique
que la Urece était le point de départ.
Il est étonnant que M Audottent, après nous avoir rappelé
si fort a propos l'existence de cette tradition technique n'en
ait pas suivi complètement ta trace daus les documents pro-
tessionnets de cette magie hettcnistique tt a eu ta nonne idée
d'éditer un des 't't/ox~oMjiot du {;raud papyrus de Paris
p. Lxxxtv). Nous anrious été heureux qu'il complétât cette
indication par rtu index des passages qui se rattachent direc-
tement à sa série de f/e/t.CMKM (t'index aurait été copieux) ou
même par quelques tranches d'édition Nous souhaitons qu'il
allonge, dans uu prochain travail, le paragraphe relatif aux
papyri qui termine son troisième chapitre.
H. H.

(.HRNiËM(A.~ – Nouvelles tabellœ deBxtonisde Soasse


2M L'AKtO~ti SOC~LOOtQeK. tW t'tM

Ct <<'A~tO!t'<'
~<!t!9M <<'(tt'C/«'0<0<jf«' ;Mt <f0<f f~K-
p)t&<tM
r(«M'(le~OMf. t903, p. !6~.

FAHZ ) – De poetarum Romunorum doctrine magtca


quteeMones setectœ. /~<oH~<w/<t<t~<cA<' rcMxcAc «M<<
~-Mf- u. K. p. t(W.t70. Hicssen. T. Hicher. H'Ot.
in-8°.

M. Fahz nous tnonU'f. en rapprochant les descriptions dt*


cur6m<H)iestnitRiques donnëes par les po6tcs tatins de nont-
brcux {)Mss.){;es tirés (tes papyrus. que les counaissunces de
ses auteurs ftHieut, en cette matière, (t'uup gr:U)de prëOsio)).
Il paraissBOt les avoir empruntées à leurs modèles grecs
qui les tenaient, de première mata. La c6r6moM;e tnitgiquc
ctitit un thëme iittcr:tire Luc.u)t a puise les ctuments df la
m'crotttimcK'du tivre )v chez ses prédécesseurs tatins. Mais
il a dt~ puiser e~aiemeMt dans un véritable et authentique
tttauttet de magie somme toute, la magie de nos poètes n'est
pas une ma~ie italique observée directement, c'est ta magie
<)(*tft tradiHou grecque. celle des écoles de majticiens, dont
nos papyrus représentent les codes fro~mentaires.
il. H

MROWN'C.-F –Thé Long Hidden Friand, by J.-C. Hoh-


mann. M'ith tatroductiou and Notes. ~m~Mf<<
o/' .tMft'/fMM
~f~Mf, )90;,j).M<-tM.

Ut magie populaire européenne a poussé en Amérique et,


en particutier, parmi les Allemands de la Pensytvanie. des
branches vivaces. CMtrouve la encore :)Ujourd'hui.des~.r<
<M' Ces praticiens se distinguent des sorciers mMiéftciaots
et preteudeut dfteudre les braves gens contre leur matice
Ils cmptttient d antre part des prières <'t des charmes au
non) de Jésus et des saints. Un de ces magiciens intenta, est
DOO,au .YM/A.<w<'«MKde Philadelphie, qui avait dénonce
leurs agissements, un procès en ditlitmation, dont les pièces
sont une mine de témoignages folkloriques. L'un des livres
o't puisent ces docteurs est te Af)~ //t<MMtfncn<<, pubti)'
en t8t!) par un certain J.-(~. Mohman, un Attemand récent
ment immigré. C'est un recueil de 187recettes, où l'ou retrouve
les etetnents principaux des vieux recueils européens de
magie médicale rites sympathiques, charmes mythiques,
– t,A MACM
ANALVStM. 3Ï7

itHpt'MCittiottSet prières. tiohman se réfère à ('autorité d'Atbert


le Grand, et donne des recettes qui vioaneut du ~<*ft~xt~tM
/M'&Wt<Mt.Le recueil se termine par une prière.
H. H.

W. HOWHU.and K. SHKH-'OttU. ASea Dyah Love PhUtre.


Jot<f«. o/'<)t«tMp. ~Mf. «/' <e«< B<-<<tfOt. xxxn-, p. 307, sq.

):. WESTt;m)AKCK. – The Magie Ortgia of Moorish DostgBB.


J~«f)). ~«</<wp. f<M(.o/'Mw«. Bf)< )90t. xxxtv, p att-Mï (or!-
j~mc tnagi'tue des modèles stylisés de i'a'i). de h nmin, dans la
poterie et tes autres m'ti: tMarocaini),conjuration d)t mttuvnis ttiit.)
(t.-A. KHKN. –SoendMoheBozwerings Formules. /~t. <u<
de Ta<!< ~Hf< ftt ~uMc<t/K('(f<<'CH<t~<'<~««~c/t Me. t904, )Met
<.Vf,p. 6~3 sq. [fot'mutes d'cnvoûtet«ent, de!! acteurs, de ta cul-
ture du riz.)

«. WKtOt. A witoh doctw s Kit from Mag~a (East Central


<90t, p. 68, s<).
Airica). Fo<M<m-,
)!)<. UtXOM. – Some Shamamsof OaHfornia. JoM<-«. ~<Ht-
~<M'f, <90t, xvu, p. m, sq. [tnut;ieie)MSimstM,Muidu, etc.,
tneUtode de t'initi'ttion).

H. HtSt'tXKKSTKtK.Zum Asotepins des Psendo-ApuIeius.


vol. Vf), )i)0t, p. ~3 Hi (une
.(t-cAto~<' H<:«ittOftitM'tNf<;<)!eAM/'<,
prio'e du papyrus )n<)gnjueMitHMt..ttivers c')U)j))cmcnts)t)) ~e<-
M«Mtt<<w du taeme auteur).

H LKFHKUXH.– Le miroir deacre dan: la magie arabe. Neoxe


~«MMe. tNOS, p. 205.227 (quelques ttm'-t'iptions t-otnptetes de
')''t-M)))t)nies).
< tHiMCKK.– Zor babylonischem Bocherwahraaeruag. ~e!<
/'«'' ~<-M<w,
.<c/«'ty< xv))). <90t. p. 2~-23) (o)Met-vationset e"n-
naissunces ph~'sittuesque suppose )e procède ctoptuye.)

V. tt)tOt)OKANAKtS. – Bine JEthiopiMho ZaubergobetroUe im


/)«' '<te ~Hotdedes
Museum der Stadt Weïe. ~<'M<'<'/t<<5cA<'t/Y
J))w! t'-
t*. t'KKUHtXKt'. teopsepMo. ~'o'<c '<ei.~«~ ~c~MM, <))04,
des nombre~.
p. 3M XM(Yateur M)Mgi<tue
).t':)'HMUKK.– Les quatre côtes dune barque {tMMsseft'ets)
~AM.E, )X. <. !H.
t.

HHtm:. Zur Kenntniss des Hexenwesen am KaiserstMhi


<ït'«i;e/tt< tics VcwM VeMs~MMje,)W4, p. HC4)8.
M8 ).'ANN)!t! MCtOMOtQUt!. i9M.<aon

VU. CHOYAKCH.):T tUTHSCOMCEXXAXT


t.):S MOHTS
)'MrM.)t~ttf!MT.

SCMRAOER(U.– Totenhochzeit. Mna, Costenobte. 1M4.


38p.in-8".
Cette conférence nous (tonne un curieux exempte des rites
destinas i'tassurer aux morts les avantages (te ta vie terrestre.
ou. par i':)ccomp)issetnet)tsymbotique des initintious do ta
vie terrestre, tes promessesde i'au-detà. JI s'agissait de marier
ceux (()ti mouraient sans t'être. M. Schrader pense que la
toutrophore, le vasea porter l'eau du bain que t'on déposait
sur le tbtnt~eandes jeunes t!cns murts avant le mafiase ne
symbolisait pas le hi)i)) fuxeraire, tnais to bain nuptiat. Le
tnariu~e symhotifjue du mort, réduit en Attique. à un simple
signese développait au contrairetoutau tong chez tes anciens
Slaves,décrits par les voyageurs arabes du x"siècle. Quand un
twtttmemourait sans être ma['ie,<tn)uichoisissait une fiancéeet
eeHGci était six'ri))ceavec des rites, décrits tout au long pur
tbn Fadhian. ici encore on retrouve le bain nuptiat, puis les
rites ordinaires du mariage chez les peuples de l'Europe
oricutate. entèvcment par-dessus le seuii, violences rituelles
daus ia cérémonie finale. Ceux des parents du mort qui
j'Maicnt ie rôle de « conducteurs de la fiancée cousom-
maient ie mariase collectivement par procuration avant le
sacrifice. H. H.

<)' BRENQUHS – Les cérémonies nméraires & Ubon


(Li)os~./)M~«t r~'co<e/)'MHc< <<'A'.r~'t'Me-0~'«'tt/,
~?4.
X.~0. sq.
Les gens de quatite sont brutes à l'intérieur d'un manne-
qmmjui représente un oiseau mythique, i'oiseau Matsaditintr.
Le «);)))(', dont fauteur traduit une version laotienne, nous
apprend que <'emonstre, qui vivait sur t'Himalaya, avait été
tué par une princesse, taquetie n'était autre que l'épouse
d indra. inearnt'e a cet etïet On dit que. pour que le mort
puisse atteindre le Nirvana, il faut tuer i'oiseau Hatsadiiint:.
En fait une femme, quon prétend être ia descendante de
ihérome qui remporta sur h)i ia première victoire, lui
décoche cérémouieitement une f!eche Après quoi on allume
AXALÏiHM. – U! MT!t!M. j3't

~r.
te bûcher Ne sommea-nous pus eu _a_
présence d'uu mythe de
seconde formation et le monstre de bambou qu'on hrû!esur
ta p!aee d'UboMn'est-U pas un oiseau convoyeur d&ran)o?
0. tt.

A.~t'HH)N<'T.– Le culte des morts che~lea Hébreux.Jt'«<«a<


.~«t/t~MC.tWt. n, p. tH-4x3tM)"<ttttt<'des
dernier!:travauxpubtics
sur cettequestion).
– Le Rituet foméraire des Annamites, fhux~).
n. )))'Mt)L't')Kt!.
St'hncider,tt'O~.290 p. in-
M.MUOttH. Aboriginal Urn Barist in the United States
.tm~ ~t'~An)..t9(tt, v), p. (!(?sq.
t.Hf~Rt'ttR. – t.ai vertu du MorMtoofumertdra~Meft-~et .th~t'tt
t;M~)<)~ Fin. S/~A<«.voh \)n. p. )-3et 7~-89
~/j//t<ff'M~.
J. MAtH.HT.– La réunion de la famiUedanales enfers égyp-
tiens. ~«'M~ ~M~«c, t904. x. ;). 3M'3N («L'aseiguetneots sur
ta cotupositiott(t<*
ta fa)niHe).
.t.. JHtJ.tXHK.– Zur Vampyraage. MhcA~< (/My<-<-e«M /Hr
MOt.p. 3~2-3~(Addittunsnu )hredt-Steph. ttock.~t'-
Vu~.).t(tMA'.