Vous êtes sur la page 1sur 3

Section 2 : Réunion sur la concrétisation des objectifs

de l’accord d’Agadir
La 6ème réunion du comité directeur mixte de l’accord d’Agadir a
entamé ses travaux, à Amman, en Jordanie, avec à l’ordre du jour
l’examen des progrès accomplis dans la concrétisation des objectifs de
l’accord. Cette rencontre connaît la participation de représentants des
États membres de l’accord d’Agadir (Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie)
ainsi que de représentants de la Commission européenne et de la mission
de l’Union européenne (UE).

Intervenants à cette occasion ont souligné que « cette réunion de


coordination entre les pays membres de l’accord et l’Union européenne
vise à développer les mécanismes permettant la mise en œuvre des
objectifs de l’Accord d’Agadir à savoir la promotion de l’intégration
économique et l’intensification des exportations du bloc vers l’Europe ».

Dans ce cadre, le représentant du Maroc a mis l’accent sur


l’importance d’accélérer la réalisation de l’étude d’évaluation du
processus de l’accord d’Agadir et d’assurer le suivi de la mise en œuvre
des recommandations des précédentes études sectorielles.

Sous-section 1 : Renforcement de l’intégration économique

À cet égard l’engagement du Maroc à œuvrer pour l’amélioration de


la performance de l’accord et à s’attaquer aux obstacles qui retardent
l’application optimale de cet accord.

Par ailleurs, passé en revue les activités et les efforts déployés par
l’unité technique de l’accord d’Agadir pour l’activation des objectifs de

l’accord et le renforcement de l’intégration économique .

De son côté, le président exécutif de l’unité technique de l’accord


d’Agadir, a fait valoir que « les trois dernières étapes du projet de soutien
de l’UE à l’accord d’Agadir se sont révélées fructueuses et efficaces », se
félicitant de l’esprit de coopération entre l’unité technique de l’accord
d’Agadir et l’UE.
Abordant le bilan des réalisations de l’unité technique en 2018, a
indiqué que la mise en œuvre du plan de travail de l’unité a progressé de
85% pour ce qui est des domaines techniques tels que les facilités
commerciales et douanières, la lutte antidumping et le règlement des
litiges.

Ajoutons que l’unité technique a mis en place un plan stratégique


pour la période 2017-2021, en coordination avec les États membres de
l’accord et la mission de l’Union européenne à Amman.

Sous-section 2 : Développer les échanges commerciaux


D’une part, l’ambassadeur de l’Union européenne à Amman, a
souligné que l’accord d’Agadir offre une occasion idoine aux pays
membres pour développer les échanges commerciaux et approfondir
l’intégration économique, appelant à davantage d’efforts pour maintenir le
même niveau d’engagement dans le futur et atteindre des objectifs de
l’accord.

L’unité technique de l’accord d’Agadir est une organisation régionale


qui joue le rôle du Secrétariat Général de l’accord signé entre le Maroc, la
Jordanie, la Tunisie et l’Egypte. L’accord est entré en vigueur en 2007.

L’accord d’Agadir, en vertu duquel a été instituée une zone de libre-


échange entre les pays arabes méditerranéens, était intervenu à
l’initiative du Maroc et après l’accueil favorable des autres pays membres.

Cet Accord ambitionne de fédérer les efforts dans la perspective


d’une intégration économique de nature à conférer du tonus à la
coopération Sud-Sud. (A enlever(

Sous section 2  : les perspectives d’évolution de l’accord

La concrétisation des objectifs soulignés par l’accord nécessite une


volonté politique commune visant à :
􀂃 Favoriser le développement des infrastructures de transport et les
orienter vers les besoins de cette intégration;
􀂃 Mettre en harmonie les législations et les disciplines (concurrence
investissement, règles d’origines, principes comptables, propriété
intellectuelle, procédures. douanières…) et mettre en oeuvre une base
commune relative à la libéralisation multilatérale des échanges ;
􀂃 Parachever l’assainissement macroéconomique et assurer un dialogue
permanent en vue de permettre la convergence des politiques
économiques et commerciales à travers la mise en place des enceintes de
concertations permanentes ;
􀂃 Elargir la représentation de ces pays au niveau des experts en matière
de négociation multilatérale à Genève et l’organisation de réunions
périodiques entre les experts de ces quatre pays ;
􀂃 Mettre en place la Banque Commune d’Investissement et de Commerce
Extérieur pour contribuer au développement du commerce entre ces pays
et à la mobilisation des investissements étrangers ;
􀂃 Etablir des conventions permettant aux pays de la déclaration d’Agadir
de promouvoir le commerce, notamment celui des services et du transfert
de technologie.
Par ailleurs, et dans cette perspective, l’Union européenne pourrait jouer
égalment un rôle positif et important dans la promotion de la coopération
entre les quatre pays dans le cadre du partenariat euro- méditerranéen.