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LA PHOTOÉLASTICITÉ

BIDIMENTIONNELLE
La photoélasticimétrie est une technique industrielle de prévision
des contraintes qui vient complèter des méthodes numériques
telles que la méthode des éléments finis. Elle est largement
utilisée dans des secteurs de technologie avancée comme
l'aéronautique.

Sa capacité à simuler des structures complexes a conduit à élaborer


des démarches hybrides calcul-photoélasticimétrie.
Certains bureaux d'études, possédant de gros moyens de calculs, ont
recours systématiquement à la photoélasticité afin d'élaborer par
exemple des hypothèses plausibles sur les conditions aux limites.

Cette technique est fondée sur le phénomène de biréfringence


accidentelle ou effet photoélastique :
tout matériau solide transparent acquiert une biréfringence
lorsqu'il est soumis à des sollicitations mécaniques extérieures.
L'ensemble des lois physiques décrivant ce phénomène constitue la
photoélasticité.
Deux grandes familles de techniques existent en
photoélasticimétrie :

les revêtements photoélastiques correspondent à des


méthodes d'extensométrie, c'est à dire des mesures de
déformations sur la surface des structures réelles;

•les modèles photoélastiques permettent une détermination


prévisionnelle des contraintes. Ces modèles sont réalisés à une
échelle différente de la structure réelle. Ils sont soumis à des
sollicitations équivalentes, il s'agit donc d'un calcul par
similitude. Cette solution est avantageuse car elle est non
destructive et les modèles sont facilement modifiables.
Notions théoriques
- Lumière polarisée
La lumière se propage par ondes sinusoïdales. Un filtre polarisant
tel que, par exemple un polaroïd possède la propriété de polariser la
lumière, c'est à dire de ne laisser passer la lumière que dans un plan
parallèle à une direction fixe dite axe de polarisation (axe 0P sur la
figure 1).

Deux polaroïds successifs dont les axes de polarisation sont


parallèles laissent passer la lumière (figure 2a). Lorsque les axes de
ces polaroïds sont perpendiculaires, il y a extinction complète (figure
2b).
- Biréfringence
•Biréfringence naturelle
Certains corps naturels transparents , anisotropes ( les cristaux
par exemple) présentent le phénomème de biréfringence.
Un corps transparent, naturellement biréfringent, placé entre
deux polaroïds à axes perpendiculaires, l'un quelconque de ses
axes étant parallèle à la direction de polarisation, ne modifie pas la
zone d'extinction (figure 3a). Ce même corps biréfringent, placé
obliquement laisse passer la lumière avec une couleur qui dépend
de la biréfringence du corps (partie hachurée sur la figure 3b). Le
maximum d'intensité est obtenu pour une inclinaison de 45°. C'est le
phénomène de biréfringence naturelle.
Le phénomène de biréfringence peut se caractériser de la façon
suivante : si une lumière plane se présente suivant une direction de
polarisation quelconque par rapport aux axes du corps
biréfringent, à l'intérieur du corps tout se passe comme si elle était
décomposée en deux ondes perpendiculaires qui progressent avec
des vitesses de propagation différentes. A la sortie du corps, deux
ondes P X et PY se trouvent en présence avec des directions de
polarisation perpendiculaires et dont l'une est en retard par
rapport à l'autre (figure 4), mais qui progressent de nouveau à la
même vitesse.
Ce retard optique δ est une caractéristique du
phénomène de biréfringence.

•Biréfringence accidentelle
La plupart des corps transparents, isotropes, normalement non
biréfringents, le deviennent quand ils sont soumis à des
déformations ou des contraintes. Cette biréfringence accidentelle est
telle que les axes de biréfringence coïncident avec les axes
principaux des contraintes. C'est ce phénomène qui est utilisée en
photoélasticimétrie.
Photoélasticimétrie bidimensionnelle
La photoélasticimétrie nécesssite l'utilisation d'un polariscope
plan. Ce polariscope comprend essentiellement une source
lumineuse et un polariseur et un analyseur constitués chacun d'un
verre polaroïd, orientés perpendiculairement au chemin optique (cf
figures 5 et 6). Ces deux verres sont croisés (axes de polarisation
perpendiculaires) mais ils peuvent tourner dans leur plan.
Afin de perfectionner cette technique, on peut utiliser un polariscope
circulaire, c'est à dire un polariscope muni en plus de deux lames
quart d'onde.
Les modèles photoélastiques sont généralement en araldite de
moulage et doivent être placés entre le polariseur et l'analyseur. Un
dispositif permet de leur appliquer différents cas de charge avec des
sollicitations d'intensité variable.

Le dispositif utilisé pour la manipulation comporte par ailleurs un


rétroprojecteur permettant la projection de l'image agrandie du
modèle sur un écran. Il est équipé d'une source de lumière
blanche (lumière qui comprend toutes les couleurs du spectre de la
lumière naturelle).

Les deux familles de techniques en photoélasticimétrie


•Les revêtements photoélastiques ou la
photoélasticimétrie par réflexion
On recouvre une structure réelle avec une mince couche de produit
photoélastique. On rend la surface de la structure réfléchissante à
l'aide d'une colle chargée de poudre métallique. La lumière
traverse le revêtement, est réfléchie puis traverse une seconde
fois le revêtement. Dans la pratique, le polariseur et l'analyseur sont
placés côte à côte, l'ensemble se trouvant à quelques dizaines de
centimètres de la surface à étudier (cf figure 5).
Le revêtement a un module d'élasticité beaucoup plus faible que celui
de la structure sur laquelle il est appliqué : il va donc suivre les
déformations de la struture même au-delà de la limite élastique de celle-ci.
La loi qui lie les déformations et la biréfringence accidentelle est la loi de
Neumann :
δ = K . 2 t ( ε1 - ε2 )

dans laquelle : δ est le retard optique,


ε1 - ε2 est la différence de déformations principales,
K est une constante sans dimension caractéristique
du matériau de revêtement, et t est l'épaisseur du
revêtement (traversé deux fois d'où le facteur 2).
•Les modèles photoélastiques ou la photoélasticimétrie par
transmission C’est cette technique qui fait l’objet du TP.
On réalise une reproduction plane de la forme à étudier découpée
dans un matériau photoélastique d'épaisseur e. Ce modèle est chargé et
observé par transparence entre deux filtres polarisants (figure 6).

La loi qui lie les contraintes et la biréfringence accidentelle du


modèle photoélastique est la loi de Maxwell :

δ = C e ( σ1 - σ2 )
où :
C est une constante caractéristique du matériau photoélastique
considéré. Elle est exprimée en Brewster :
1 Brewster = 10 -12 m²/Newton.
A ce retard optique correspond un retard angulaire φ tel que :

λ étant la longueur d'onde de la radiation


monochromatique utilisée.
- Effet de la biréfringence sur la lumière.

Une lumière polarisée plane a comme amplitude en un point Acos ωt,


portée par OP. Cette lumière traverse un modèle photoélastique (la
direction de polarisation 0P fait un angle β avec l'une des directions
des contraintes principales du modèle), puis l'analyseur dont l'axe
de polarisation est 0P', équipollent à OA (figure 7).

L'intensité I lumineuse transmise a pour expression :

Cette intensité est nulle pour :


•sin2β = 0 : les lieux d’extinction correspondants sont les
isoclines.
La condition sin2β = 0 en un point du modèle signifie qu'en ce point les
directions des contraintes principales sont parallèles aux deux directions
perpendiculaires de polarisation du polariseur et de l'analyseur. Cette
propriété est indépendante de la longueur d'onde, de l'épaisseur et du
caractère biréfringent du modèle.
Le lieu de ces points de même direction de contraintes principales
apparaît sous forme de ligne noire appelée isocline.
En faisant varier les orientations du polariseur et de l'analyseur (ceux-
ci restant croisés), on obtient le réseau d'isoclines. Cette carte des
isoclines n'a pas un grand intérêt mais elle sert en réalité d'étape
intermédiaire pour obtenir (par une construction graphique) les
lignes isostatiques : lieux d'égale valeur de contrainte principale. La
carte des isostatiques s'avère utile pour les problèmes d'optimisation
de forme d'une pièce ou pour le placement de jauges de contrainte.

•: les lieux d'extinction correspondants sont les isochromes.

Cette condition se traduit par :


φ = 2 π n avec n = 1, 2, 3, ....

Pour une valeur donnée de λ, l’isochrome d’ordre n correspond à une ligne


d'égale valeur de σ1 - σ2 , c'est à dire, à un facteur 1/2 près, à une ligne
d'égale valeur du cisaillement maximum, puisque τmax = (σ1 - σ2)/2 .

L'observation de ces isochromes est différente suivant que l'on opère en


lumière blanche ou en lumière monochromatique.

Le lieu des points pour lequel n = 1 constitue la frange de 1er ordre. Ceux
pour lesquels n = 2 sont situés sur la frange de second ordre et ainsi de suite.
D'après la relation de Maxwell, la frange d'ordre n ou isochrome d'ordre n,
qui dépend de la longueur d'onde, est un lieu d'extinction des points vérifiant :
σ1 - σ2 = n . λ /(C . e)
En lumière blanche, toutes les couleurs du spectre de la lumière
naturelle sont représentées et le phénomène de biréfringence
accidentelle produit sur l'écran des franges colorées.
Les lignes isochromes correspondent non plus à une extinction totale
mais à une extinction d'une couleur particulière du spectre.
L'extinction de la longueur d'onde particulière λ se fera si et seulement
si la relation :

avec n: entier est vérifiée.

L'extinction de λ entraine pour l'oeil l'apparition de la couleur


complémentaire à celle de longueur d'onde λ. Dans ce cas, les isochromes
portent bien leur nom car elles apparaissent comme des bandes de couleurs.

La différence de contraintes principales σ1 - σ2 et la longueur d'onde λ


varient dans le même sens, donc les contraintes augmentent dans le
sens :

jaune ----> orange ----> rouge ----> violet -----> bleu ----> vert

ce qui correspond aux variations suivantes du spectre


complémentaire observé :

violet -----> bleu ----> vert ----> jaune -----> orange ----->
rouge
En lumière blanche, les points non contraints ( σ1 = σ2 = 0 )
restent noirs.

En pratique, vous limiterez vos observations aux trois


premiers ordres.
L'échelle des teintes de Newton ci dessous permet une appréciation
assez subjective de la couleur observée et du retard optique δ
correspondant.

δ 1er ordre δ2ème ordre δ 3ème ordre


10-9m Couleur 10-9m Couleur 10-9m Couleur
observée observée observée
0 noir 575 Violet 1128 violet bleuâtre
97 gris lavande 640 Bleu 1258 bleu verdâtre
158 bleu gris 747 Vert 1334 vert de mer
259 blanc 843 vert jaunâtre 1376 vert brillant
332 jaune vif 910 jaune pur 1426 jaune verdâtre
430 jaune brun 948 Orangé
505 orangé 998 orangé - rouge
rouge vif
551 rouge foncé 1101 Rouge
violacé
foncé
565 poupre
En lumière monochromatique de longueur d’onde λ, les isochromes
d’ordre entier sont soit brillantes soit noires selon la disposition des
lames quart d’onde (cf paragraphe 3.3 et annexe B). Le filtre vert dont
vous disposez permet d'observer les franges rouges en les éteignant et
de simuler de façon approchée une observation en lumière
monochromatique. Avec le polariscope DELTALAB, les isochromes
d'ordre entier sont noires.

Elimination des isoclines


L'observation des isoclines gêne souvent l'observation des isochromes.
Toutefois, il est possible de les distinguer puisque pour une charge donnée,
les lignes isoclines, contrairement aux isochromes, se déplacent lors de la
rotation des polaroïds croisés. Il existe cependant un dispositif optique
permettant d'éliminer les isoclines pour observer les isochromatiques seules:
l'adjonction de deux lames quart d'onde, une de chaque côté du modèle, dans
le dispositif de base (représenté en figure 7). Une lame quart d'onde est
un corps biréfringent qui crée un retard optique égal à un quart de la
longueur d'onde d'une source monochromatique donnée. On montre que
lorsque l'angle formé par les directions de polarisation des polaroïds et l'un
des axes des lames quart d'onde est égal à 45°, la lumière est polarisée
circulairement et l'intensité lumineuse transmise par l'analyseur est
indépendante de l'angle β. En effet, on trouve que :

Les lieux d’extinction de cette intensité sont donc uniquement les


isochromes.
- Description et utilisation du polariscope circulaire de
DELTALAB
Le polariscope DELTALAB est un polariscope circulaire. Il
comprend un polariseur circulaire et un analyseur circulaire. Ces deux
éléments de polarisation sont composés d'un polaroïd et d'une lame quart
d'onde, collés sur un même support transparent de façon à ce que l'axe de la
lame fasse un angle de 45° par rapport à l'axe de polarisation.

Avec un polariseur (ou analyseur) circulaire, on


obtient :
• de la lumière polarisée plane, en plaçant la lame quart d'onde
avant le filtre polariseur, dans le sens de propagation de la lumière.
•de la lumière polarisée circulaire, en plaçant la lame quart d'onde
après le filtre polariseur, dans le sens de propagation de la lumière.

Ainsi, avec ce polariscope circulaire, deux montages sont possibles :

a) le montage en polarisation plane qui permet d'observer à la fois


les lignes isoclines et isochromes. Ce montage s'obtient avec les
éléments suivants:

-le polariseur circulaire est monté de façon à placer la lame quart d'onde
devant le filtre polariseur dans le sens de propagation de la lumière.
Le repère Pol. Plane du cadre doit être visible. Le disque gradué est
placé initialement au repère zéro.

-l’analyseur circulaire (droit ou gauche) est placé de façon à pouvoir


lire le repère Pol. Plane aussi. Si l'analyseur est positionné sur la
graduation zéro, le polariseur l'étant déjà, les deux axes de polarisation
sont croisés.
Pour observer les différentes isoclines, il suffit de tourner de la
même valeur angulaire l'analyseur et le polariseur circulaire pour les
maintenir croisés.

Le modèle doit toujours apparaître sur un fond sombre, quelle


que soit l'orientation du polariseur et de l'analyseur.

b)le montage en polarisation circulaire qui permet d'observer


uniquement les isochromes. Ce montage s'obtient avec les éléments
suivants :
-le polariseur circulaire est monté de façon à placer la lame quart
d'onde derrière le filtre polariseur dans le sens de propagation de la
lumière. Le repère Pol. Circ doit être visible.
-L’analyseur circulaire droit ou l’anayseur circulaire gauche.
L'analyseur doit être monté de façon à ce que la lame quart
d'onde soit devant le polariseur dans le sens de propagation de la
lumière. Cette position est obtenue quand les repères Pol. Circ
sont visibles.
Suivant que l'on veut observer les isochromes d'ordre entier ou
d'ordre moitié, on choisit l'analyseur circulaire droit (les axes des
deux lames quart d'onde sont croisés entre eux) ou gauche (les axes
des deux lames quart d'onde sont parallèles entre eux).

Avec l'analyseur circulaire droit, le modèle doit apparaître sur fond


sombre. En revanche, avec l'analyseur circulaire gauche, le modèle
apparaît sur fond clair.
Dans les deux cas, pour obtenir sans problème les isochromes, il
est conseillé de caler le polariseur et l'analyseur sur les graduations
zéro.
Tiré de l'article [1] d'application de la force, où les contraintes
En lumière monochromatique polarisée sont très complexes. Par contre, nous pouvons
circulairement, les franges successives peuvent être remarquer que la frange N° 4, repérée à
distinguées quel que soit leur nombre, mais leurs droite, tout à fait en bas, traverse la dent et se
identifications individuelles sont impossibles. retrouve à gauche, en dessous du point
Cependant, on peut repérer leur ordre par leur d'application de la force. A partir de là,
apparition ou par des raisonnements liés aux franges nous descendons le bord gauche et y
voisines. comptons des ordres successifs jusqu'à 8 1/2.
Par exemple, sur la figure B1, rien a priori ne
Nous connaissons donc maintenant les
permet de distinguer les franges entre-elles. Celles- ci
contraintes le long des bords, mais d'un point
ont été obtenues en lumière circulaire, avec une
disposition des polaroïds et des quarts d'ondes telle de vue théorique, il est impossible de
que les franges entières (0, 1, 2, ...) soient brillantes, et connaître leur signe, à savoir distinguer les
les franges d'ordre 1/2, 3/2, ... soient noires. positives des négatives, les tractions des
compressions. Dans ce cas simple, une
En chargeant progressivement la pièce, on peut
analogie avec un cas de flexion d'une poutre
repérer l'apparition des franges successives, les
classer par ordre d'apparition et leur attribuer encastrée nous montre que l'ordre 12, à
ensuite un ordre, la première apparue étant celle droite, est une compression, et que l'ordre
d'ordre le plus élevé. 8 1/2, à gauche, est une traction : le
problème est donc résolu. Si, par exemple,
On peut également repérer les ordres des franges
l'étalonnage du modèle correspond à 30
par le raisonnement. On sait que, telles les courbes de
niveau d'une carte de relief, les isochromes MPa par frange, la contrainte maximum sur le
d'ordres différents ne peuvent se rencontrer : on ne bord droit est de -12 × 30 = -360 MPa
peut passer de la frange d'ordre n à celle d'ordre n + 2 (compression), et elle vaut sur le bord
sans passer par la frange d'ordre n + 1. Sur la gauche 8,5 × 30 = 255 MPa (traction).
figure B1, la dent d'engrenage est chargée à gauche par Nous avons pu interpréter ces
une force indiquée par la flèche. Le coin franges monochromatiques en
supérieur droit de la dent est brillant : c'est
considérant certaines évidences. Dans un
certainement la frange d'ordre 0. On pourrait le
cas très complexe, nous n'aurions pas pu
contrôler en faisant croître progressivement la force à
partir de 0 : si ce point a toujours été brillant obtenir de telles informations. Par contre, les
depuis le début, c'est qu'il se trouve bien sur la franges colorées de la lumière blanche
frange d'ordre 0. donnent beaucoup plus d'informations.
Nous suivons le bord droit de la dent de haut en bas.
Nous pouvons compter les franges par ordre
numérique croissant, jusqu'à 12. Au delà, toujours en
descendant, les franges que nous rencontrons ont déjà
été vues plus haut (une frange ne perd pas son ordre,
quel que soit son parcours). Donc, descendant
plus bas depuis la frange 12, nous retrouvons les
franges précédentes dans l'ordre numérique
décroissant. Le maximum, le long du bord droit de
cette dent, est donc celui de la frange d'ordre 12.
Ayant maintenant à repérer les franges sur le bord
gauche de la dent, il n'est pas possible de partir du
même point zéro que précédemment, car nous
devrions passer par la zone entourant le point
Figure B1 : Etude photoélastique d'une dent
d'engrenage
Propriétés des isoclines
• Ne se croisent pas sauf aux points d'isotropie
• Isoclines aux axes de symétrie du modèle
• Sur le bord du modèle, les isoclines font un angle de 90° par rapport
à la tangente de la paroi
• Un bord droit est une isocline

Utilité des isoclines


• Donnent l'orientation des contraintes principales dans tout le corps
• Servent à tracer les isostatiques (lignes de force perpendiculaires
aux isoclines)
• Servent à l'interpolation des isochromes (méthode de Tardy)
Isoclines et isostatiques
Isochromes (lumière monochrome)
Phénomènes en lumière blanche
Les zones d'extinctions sont représentées par des lignes obliques qui
s'expriment par la relation suivante:

On rencontre donc un plus grand nombre de franges dans le violet


(0.4 μm) que dans le rouge (0.6 μm)
Lumière blanche vs. monochromatique
● La lumière blanche permet de:
 Mieux distinguer les isochromes (en couleurs) des isoclines (noires),
sauf pour la frange zéro qui est noire
 Connaître dans quel sens croît
 Reconnaître visuellement l'ordre des premières franges
 Connaître la direction principale σ1
 Distinguer un maximum de 5 franges
● Lumière monochromatique
 En principe on peut obtenir un nombre infini de franges, mais
elles sont toutes noires.

Interpolation angulaire des isochromes:


Méthode de TARDY
• Sert à mesurer la valeur fractionnaire de la frange à un point
quelconque A
• Avec un polariscope circulaire, la rotation de l'analyseur cause le
déplacement continu et proportionnel des isochromes tel que:

Où δ est l'angle de rotation de l'analyseur

Note : une isocline doit passer par le


point A
Photoélasticité par réflexion

• La photoélasticité par réflexion utilise des revêtements minces collés


sur des structures réelles
• C'est la structure qui impose ses déformations au revêtement
biréfringent
• On mesure donc des déformations qui sont converties en contraintes
Fonctionnement du polariscope à réflexion
• Un revêtement photoélastique est collée sur la surface de la pièce
avec une colle réfléchissante à base de poudre d'aluminium
• La lumière incidente polarisée traverse deux fois le revêtement et
génère des isoclines et des isochromes.
Conclusions
● Contrairement à la photoélasticimétrie 2D et 3D sur modèles
transparents, la méthode des revêtements photoélastiques est encore
utilisée dans l'industrie car elle présente plusieurs avantages:
C'est une méthode de champ qui se pratique sur les structures
réelles
Sa mise en œuvre est relativement facile
Des progrès sont faits régulièrement dans le domaine des
revêtements, des colles et des instruments
Depuis quelques années on assiste à l'introduction de l'assistance
informatique, notamment pour l'analyse et l'interprétation des
images.

TP 1 Concentrations de contraintes en traction

Coefficient de concentration de contraintes en traction