Vous êtes sur la page 1sur 65

République Algérienne Démocratique et Populaire

MINISTERE DE L'INTERIEUR
ET DES COLLECTIVITES LOCALES

DIRECTION GENERALE DE LA PROTECTION CIVILE

REGLEMENT DE
SECURITE

CONTRE LES RISQUES D'INCENDIE

ET DE PANIQUE DANS LES IMMEUBLES DE

GRANDE HAUTEUR

(ANNEE 1986 )
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'INTERIEUR

ET DES COLLECTIVITES LOCALES

DIRECTION GENERALE DE LA PROTECTION CIVILE

REGLEMENT DE SECURITE

Contre les risques d'incendie et de panique dans les


immeubles de grande hauteur
SOMMAIRE

Pages

Ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976, relative aux règles applicables


en matière de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et à la
création de Commissions de prévention et de protection
civile…………………………………………………….. 9

Décret n° 76-36 du 20 février 1976, relatif à la protection contre les


risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du
public .........................................................................………….. 11

Décret n° 76-35 du 20 février 1976, portant règlement de sécurité


contre les risques d'incendie et de panique dans les immeubles de
grande hauteur………………………………………… 19

Décret n° 76-38 du 20 février 1976, relatif aux Commissions de


prévention et de protection civile ............................. ………….. 27

Arrêté n° 00 149 du 15 juillet 1976, portant approbation du


règlement de sécurité ................................................ ………….. 31

Règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans


les immeubles de grande hauteur ............................... ………… 33
TABLE DES MATIERES Pages
Ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976 relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques
d'incendie et de panique et à la création de Commissions de
Prévention et de protection Civile.
9
Décret n° 76-36 du 20 février 1976 relatif à la Protection
contre les risques d'incendie et de panique dans les établis-
sements recevant du public.
11
Décret n° 76-35 du 20 février 1976 portant règlement de
sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les
immeubles de grande hauteur.
19
Décret n° 76-38 du 20 février 1976 relatif aux Commissions
de Prévention et de Protection Civile. 27
Arrêté ministériel portant approbation du règlement de
sécurité. 31

REGLEMENT DE SECURITE 33
TITRE PREMIER

Mesures générales communes à toutes les classes


d'immeubles de grande hauteur. 33
CHAPITRE PREMIER : Généralités G.H.l à G.H.3 33
CHAPITRE II : Construction G.H.4 à G.H. 46 34
CHAPITRE III : Dispositions concernant les obligations des 49
propriétaires et des occupants.

TITRE II
----- o---

Dispositions particulières aux diverses classes d'immeuble. 52


CHAPITRE PREMIER : Disposition particulières aux
immeubles à usage d'habitation. G.H.A. 52
CHAPITRE II : Dispositions particulières aux immeubles à
usage d'hôtel. G.H.O 53
CHAPITRE III : Dispositions particulières aux immeubles
à usage sanitaire. G.H.U. 56
CHAPITRE IV : Dispositions particulières aux immeubles
à usage de bureaux. G.H.W. 66
CHAPITRE V : Dispositions particulières aux immeubles à
usage mixte. G.H.Z. 68
Ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976, relative aux règles applicables en
matière de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et à la
création de commissions de prévention et de protection civile.

AU NOM DU PEUPLE

Le chef du gouvernement, président du Conseil des ministres, Sur rapport du


ministre de l'Intérieur,
Vu les ordonnances n° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djoumada I 1390
correspondant au 21 juillet 1970 portant constitution du gouvernement;

ORDONNE :

Article premier. — La présente ordonnance a pour objet de définir les règles


applicables :
1 °) à la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les
établissements recevant du public et dans les immeubles de grande hauteur.
2°) à la sécurité contre l'incendie dans les bâtiments d'habitation ;
3°) aux établissements dangereux, insalubres ou incommodes ;
4°) à la classification des matériaux et éléments de construction par catégorie,
selon leur comportement au feu et les méthodes d'essais.
Art. 2. — La sécurité des établissements recevant du public et des immeubles de
grande hauteur, est fonction du nombre de personnes susceptibles d'être admises dans
l'établissement, des dimensions des bâtiments, de la nature de l'exploitation et du
mode de construction.
Art. 3. — Les mesures générales de sécurité contre l'incendie, communes à
toutes les familles d'immeubles, ont pour objet de définir les con-
ditions d'emploi des matériaux, l'isolement des constructions et les équipements dont
elle doivent être dotées.
Art. 4. — Les causes des dangers ou des inconvénients, soit pour la sécurité, la
salubrité ou la commodité du voisinage, soit pour la santé publique, soit encore pour
l'agriculture et l'environnement, sont classées suivant les établissements concernés.
Ces établissements font l'objet d'une surveillance administrative.
Art. 5. — Les matériaux et éléments de construction font l'objet d'une classification
et doivent répondre à des normes variables en fonction de leur comportement au feu.
Art. 6. — Il est créé au ministère de l'intérieur, une Commission Centrale de
Prévention et de Protection Civile.
Art. 7. — Il est créé dans chaque Wilaya, une Commission de Prévention et
de-Protection Civile.
Art. 8. — La Commission Centrale prévue à l'article 6 ci-dessus et les
Commissions de Wilayas prévues à l'article 7 ci-dessus, étudient, proposent et
contrôlent, éventuellment, toutes mesures de nature à assurer la prévention des risques
dans les établissements et unités de production assujettis à une surveillance
administrative.
Art. 9. — Un décret fixera la composition de la Commission Centrale et précisera
ses attributions et son fonctionnement.
Le Ministre de l'Intérieur fixera la composition des Commissions de Wilayas et
précisera leurs attributions et leurs fonctionnement.
Art. 10. — L'inobservation des dispositions prises en application du présent texte
est réprimée d'une peine d'emprisonnement de deux mois à deux ans et d'une peine
d'amende de 1.000 à 100.000 DA ou de l'une de ces deux peines seulement.
Art. 11. — Des textes ultérieurs préciseront les modalités d'application de la
présente ordonnance.
Art. 12. — Toutes dispositions contraires sont abrogées.
Art. 13. — La présente ordonnance sera publiée au journal officiel de la
République Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger, le 20 février 1976.

Houari BOUMEDIENE.

Décret N° 76-36 du 20 février 1976 relatif à la protection contre les risques


d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public.

Le chef du gouvernement, président du Conseil des ministres, Sur rapport du


ministre de l'Intérieur,
Vu les ordonnances n° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djou-mada I 1390
correspondant au 21 juillet 1970 portant constitution du gou-venement ;
Vu l'ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976 relative aux règles applicables
en matière de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et à la création
de commissions de prévention et de protection civile ;
Vu le décret n° 64-129 du 15 avril 1964 portant organisation administrative
de la protection civile.

DECRETE :

TITRE PREMIER

OBJET ET CHAMP D’APPLICATION

Art. PREMIER. — Le présent décret a pour but d'assurer la sécurité contre les risques
d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
Art. 2. — Les mesures de sécurité que ces établissements doivent observer dépendent
de la nature de leur activité, de leurs dimensions, de leurs installations, du mode de
construction des bâtiments et du nombre de personnes qui y sont admises.
Art. 3. — Les mesures visées à l'article 2 ci-dessus, seront édictées par arrêté du
Ministre de l'Intérieur.
Elles comprennent des dispositions générales communes et des dispositions
particulières propres à chaque type d'établissement.
Art. 4. — Les mesures de sécurité prescrites sont applicables à tous les établissements
dans lesquels l'effectif du public tel que défini aux articles 6 et 7, ci-après atteint le
chiffre indiqué pour chaque type d'établissement.

Art. 5. — Pour l'application des mesures de sécurité, sont considérés comme


établissement recevant du public, tous ceux dans lesquels des personnes sont admises
soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou
dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation payante
ou non.
Art. 6. — L'effectif du public est déterminé, suivant le cas, d'après le nombre de
personnes admises, le nombre des places assises la surface réservée au public, la
déclaration contrôlée du chef de l'établissement, ou enfin par l'ensemble des
indications fournies par ces divers éléments.
Le personnel employé n'entre pas en ligne de compte pour déterminer l'effectif
fréquentant l'établissement si des locaux indépendants possédant leurs propres
dégagements lui étaient prévus.
Dans le cas contraire, il y a lieu de majorer toujours l'effectif du public par le
nombre de personnes employées par l'établissement.

TITRE II

CLASSEMENT DES ETABLISSEMENTS SOUMIS A LA PRESENTE


REGLEMENTATION

Art. 7 — Les établissements assujettis à la réglementation en matière de sécurité


contre les risques d'incendie et de panique sont répartis, selon la nature de leur
activité, en type soumis chacun aux dispositions particulières qui lui sont propres. Ces
établissements sont d'autre part, quel que soit leur type, classés en quatre catégories,
d'après l'effectif du public et celui du personnel visé à l'article 6.

lre catégorie : au dessus de 1 500 personnes.


2e catégorie : de 701 à 1 500 personnes.
3e catégorie : de 301 à 700 personnes.
4e catégorie : de 300 personnes et au dessous.

Art. 8. — Les établissements recevant du public ne figurant pas dans un des types
mentionnés, restent néanmoins assujettis aux prescriptions de la présente
réglementation.
Les mesures de sécurité à y appliquer seront déterminées par la Commission Centrale
de Prévention et de Protection Civile en prenant comme références celles imposées
aux types d'établissements dont la nature d'activité se rapproche le plus de celle
considérée.

Art. 9. — La répartition des types d'établissements, prévue à l'article 7

ci-dessus ne s'oppose pas à l'existence, dans un même bâtiment, de plusieurs


établissements de types divers, ou similaires ne répondant pas individuellement aux
conditions d'implantation et d'isolement.
Toutefois, un tel groupement ne doit être autorisé que si les établissements sont
placés sous une direction unique responsable auprès de l'autorité communale et de la
Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.
Un tel groupement, doit faire l'objet d'un examen spécial de la Commission de
Prévention et de Protection Civile de la Wilaya qui selon la catégorie et le type, doit
déterminer les dangers que présente pour le public l'ensembles des établissements
regroupés.
Art. 10. — Les locaux dépendant des établissements visés par le présent décret, et
soumis à une réglementation particulière, restent assujettis à ladite réglementation en
même temps qu'aux dispositions du présent décret.

TITRE III

CONDITIONS D'APPLICATION

Art. 11. — Le présent décret ainsi que les mesures de sécurité édictées par arrêtés
du Ministre de l'Intérieur sont applicables à tous les établissements ou locaux à
construire et aux aménagements à effectuer dans les bâtiments existants.
En cas d'aménagement, de modifications ou de transformations des locaux,
l'application des prescriptions édictées par la présente réglementation sera exigée dans
les parties modifiées et, éventuellement dans les autres parties de l'établissement
intéressées par ces modifications, aménagements ou transformations.
Art. 12. — Les établissements existants ne répondant pas aux dispositions de la
présente réglementation, deviennent assujettis à cette dernière.
Toutefois lorsque l'application de cette réglementation entraine des
transformations immobilières importantes, elles ne pourront être exigées que s'il y a
danger réel pour la sécurité du public.
A cet effet, la Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya doit
déterminer dans chaque cas d'espèce, les conditions spéciales qui seront fixées par la
dérogation aux prescriptions normales édictées par la présence réglementation.

Art. 13. — Les mesures imposées aux établissements existants par la


Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya peuvent faire l'objet,
dans un délai d'un mois à dater de leur notification, d'un recours auprès du Ministère
de l'Intérieur.

Ce recours, formulé par le chef de l'établissement doit être transmis avec l'avis
motivé du Wali au Ministère de l'intérieur qui doit se prononcer dans un délai d'un
mois à dater de sa réception.

Art. 14. — Certains établissements peuvent, en raison de leur dispositions


particulières donner lieu à des dispositions spéciales ou exceptionnelles pour
renforcer la sécurité du public, du personnel et du voisinage.
Ces mesures spéciales ou exceptionnelles peuvent viser soit un établissement
déterminé soit un type ou une catégorie d'établissements.

Elles sont prescrites par la Commission de Prévention et de Protection Civile de la


Wilaya.

Toutefois, si l'effectif du public reçu dans l'établissement est supérieur à 5 000,


les atténuations aux mesures de sécurité prescrites ne peuvent être accordées qu'après
avis de la Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile.

TITRE IV
AUTORISATION DE CONSTRUIRE, D'AMENAGER OU DE
MODIFIER UN ETABLISSEMENT

Art. 15. — Le respect des règles de sécurité auxquelles sont assujettis les
établissements recevant du public est assuré lors de l'examen des demandes de permis
de construire formulées dans tous les cas où les travaux à exécuter intéressent ces
établissements.

Il en est ainsi des constructions, des modifications extérieures apportées aux


constructions existantes, des reprises de gros-œuvres, des surélévations, des travaux
entraînant modification de la distribution intérieure des bâtiments et locaux.
Art. 16. — La demande de permis de construire doit être établie dans la forme
prescrite par la réglementation en vigueur, et comporter les documents techniques sur
bordereau prescrit par le Ministre des travaux public et

Elle doit comporter, en outre, toutes les indications faisant ressortir l'ensemble
des conditions relatives aux prescriptions de sécurité prévues par la réglementation
applicable en la matière.

Ces conditions de sécutité constatées par des documents techniques, doivent


indiquer :
Le mode de construction de gros-œuvre.
La nature des matériaux utilisés tant pour le gros-œuvre et la toiture que pour la
décoration et les aménagements intérieurs.
Les largeurs de toutes les circulations affectées au public.
Les organes généraux de production et de distribution d'électricité haute et basse
tension.
L'emplacement des compteurs de gaz et de cheminement des canalisations générales
d'alimentation.
L'emplacement des chaufferies, leurs dimenssions leurs caractéristiques principales
compte tenu de l'encombrement des chaudières.
L'emplacement des conduits d'évacuation des gaz viciés.
L'emplacement et les dimensions des locaux destinés au stockage du combustible, le
cheminement de ce combustible depuis la voie publique.
Les propositions afférentes aux moyens particuliers de défense et de secours contre
l'incendie.
Ces indications et celles qui seraient susceptibles d'intéresser chaque type
d'établissement doivent figurer dans les plans et tracés divers établis et présentés
conformément aux normes architecturales en vigueur.
Art. 17. — L'exécution, dans les établissements visés par le présent décret, de
travaux non soumis au permis de construire ne pourra avoir lieu qu'après autorisation
de la Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.
Il en sera de même pour tout aménagement ne nécessitant pas des travaux
immobiliers mais qui entraine néanmoins des modifications aux règles de sécurité.
A cet effet, la Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya est
saisie dans les formes prescrites par l'article 16 ci-dessus.
Les dispositions des articles 16 et 17 du présent décret sont applicables aux
travaux entrepris par des personnes morales de droits public et sociétés nationales de
production ou de service exemptés de la formalité du permis de construire sous
réserve des dispositions contenues dans l'article 29 du présent décret.

TITRE V
MESURES D'EXECUTION

Art. 18. — Le Président de l'Assemblée Populaire Communale assure, sous sa


responsabilité et en ce qui le concerne, l'exécution des dispositions de la présente
réglementation.
Art. 19. — Le Wali peut en matière de prévention et de protection civile, prendre
toutes dispositions générales ou particulières applicables soit à toutes les communes
ou à plusieurs d'entre elles, soit à une seule commune, soit à un établissement
déterminé. Le Wali n'intervient à l'égard d'une seule commune ou d'un seul
établissement qu'après une mise en demeure adressée au Président de l'Assemblée
Populaire Communale restée sans résultat.

TITRE VI
ORGANISATION DU CONTROLE DES ETABLISSEMENTS

Art. 20. — Au cours de la construction ou des aménagements des établissements


visés par le présent décret, des visites d'inspection et de contrôle peuvent être faites
sur place, soit par un ou plusieurs membres de la Commission de Prévention et de
Protection Civile, soit par le Directeur de la Protection Civile et des secours ou son
représentant.
Art. 21. — Avant toute ouverture d'un établissement recevant du public, il est
procédé à une visite de réception effectuée par des membres délégués par la
Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.
Au vu du procès- verbal dressé par ses membres la Commission doit se prononcer
sur la concordance des mesures prescrites et leur exécution par le responsable de
l'établissement.
Art. 22. — L'autorisation d'ouverture est donnée par le Président de l'Assemblée
Populaire Communale après avis favorable de la Commission de prévention et de
Protection Civile de la Wilaya.
Art. 23. — La liste des établissements soumis aux dispositionts du présent décret
est établie et mise à jour chaque année par la Direction de la protection Civile et des
secours de la Wilaya.
Art. 24. — Ces établissements ainsi répertoriés doivent faire l'objet de visites
périodiques de contrôle effectuées soit par un ou plusieurs membres
de la Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya, soit par le
Directeur de la Protection Civile et des Secours ou son représentant.
Ces visites ont pour but notamment :
1° — De vérifier si les mesures de sécurité sont observées et notamment si tous les
appareils de secours contre l'incendie ainsi que les appareils d'éclairage de sécurité,
fonctionnent normalement. A cette occasion, des épreuves des moyens de secours
sont effectuées par les soins de la Direction de l'établissement en présence des
membres de la Commission.

2° — De suggérer les améliorations ou modifications qu'il y a lieu d'apporter aux


dispositions et r&ménagement des dits établissements.
3° — D'étudier dans chaque cas d'espèce, les mesures d'adaptations qu'il y a lieu
d'apporter éventuellement aux établissements existants.
Art. 25. — Une visite de contrôle doit être effectuée obligatoirement et
préalablement à la réouverture de tout établissement assujetti aux prescriptions de la
présente réglementation et ayant été fermé plus de six mois.
Art. 26. — Les dates des visites sont notifiées aux chefs d'établissements sous le
couvert du Président de l'Assemblée Populaire Communale au moins huit jours à
l'avance à moins qu'elles n'aient lieu à des dates fixés et communiquées aux intéressés.
Art. 27. — A l'issue de chaque visite, il est dressé un procès verbal.

Le résultat de ces visites et les décisions sont notifiées au Directeur de


l'établissement par le Directeur de la Protection Civile et des Secours de la Wilaya,
sous le couvert du Président de l'Assemblée Populaire Communale.

Art. 28. — Des visites inopinés peuvent également être effectuées pendant les
heures d'ouverture de l'établissement par les membres de la Commission de
Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.

Ces visites ont pour objet de vérifier si les mesures de sécurité édictées par la
présence réglementation sont respectées au cours de l'exploitation.

Art. 29. — Les dispositions des articles 20 et 28 ne sont pas applicables aux
instalations destinées à la Défense Nationale ou ayant trait à la sécurité de l'Etat.
Toutefois, si le concours de la Commission de Prévention et de Protection Civile
est demandé par le représentant de ces établissements, celle-ci doit veiller à
l'application des dispositions prévues par la présente réglementation.

TITRE VII

DISPOSITIONS DIVERSES ET SANCTIONS

Art. 30. — Dans tout établissement soumis aux prescriptions de la présente


réglementation, il doit être tenu un registre sur lequel sont portés les renseignements
indispensables à la bonne marche du service de sécurité et en particulier :
• l'état nominatif du personnel chargé du service d'incendie.
• les diverses consignes générales et particulières établies en ca d'incendie.
• les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations
auxquelles ceux-ci ont donné lieu.
Art. 31. — Tout constructeur ou chef d'établissement visé par le présent décret,
qui contrevient aux prescriptions imposées en application des dispositions qui
précédent, est passible des sanctions prévues par l'article 10 de l'ordonnance n° 76-4
du 20 février 1976 susvisée.
Art. 32. — L'administration peut, sans préjudice de l'application de la législation
en vigueur, ordonner la fermeture des établissements exploités sans l'obtention
préalable du permis de construire et du certificat de conformité ou de ceux dont le
propriétaire ou le gestionnaire a refusé de procéder aux travaux d'aménagements
qui-lui ont été imposés.
Art. 33. — Toutes dispositions contraires au présent décret sont abrogées
Art. 34. — Le présent décret sera publié au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger le 20 février 1976.

Houari BOUMEDIENE.
Décret N° 76-35 du 20 février 1976 Portant règlement de sécurité contre les
risques d'incendie et de panique dans les immeubles de grande hauteur.

Le Chef du Gouvernement, Président du Conseil des Ministres, Sur le rapport


du Ministre de l'Intérieur,
Vu les ordonnances N° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djoumada I 1390
correspondant au 21 juillet 1970 portant constitution du Gouvernement ;
Vu l'ordonnance N° 76-4 du 20 février 1976 relative aux règles applicables en matière
de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et à la création de Commissions
de Prévention et de Protection Civile ;
Vu le décret N° 64-129 du 15 avril 1964 portant organisation administrative de la
Protection Civile ;

DECRETE :

CHAPITRE PREMIER DEFINITION


ET CLASSIFICATION

Art. PREMIER. — Le présent décret fixe les conditions destinées à assurer la


sécurité des personnes contre les risques d'incendie et de panique dans les immeubles
de grande hauteur.
Il est applicable à tous les immeubles de grande hauteur à construire, aux
transformations et aménagements à effectuer dans les immeubles existants et aux
changements de destination de locaux dans ces immeubles.
Art. 2. — Constitue un immeuble de grande hauteur pour l'application du présent
décret, tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par
rapport au niveau du sol le plus haut utilisable par les engins des services publics de
secours et de lutte contre l'incendie ;
A plus de 50 mètres, pour les immeubles à usage d'habitation,
A plus de 28 mètres, pour tous les autres immeubles.
L'ensemble des éléments porteurs de l'immeuble les sous-sols, les parties de
l'immeuble inférieures en hauteur, lorsqu'ils ne sont pas isolés du corps de bâtiment
défini ci-dessus ou de ses éléments porteurs, font partie intégrante de l'immeuble de
grande hauteur.
Art. 3. — Les immeubles de grande hauteur sont classés comme suit :
G.H.A : immeuble à usage d'habitation.
G.H.O : immeuble à usage d'hôtel.
G.H.S : immeuble à usage de dépôt d'archives.
G.H.U : immeuble à usage sanitaire.
G.H.W.l : immeuble à usage de bureaux et dont la hauteur du plancher bas tel
qu'il est défini à l'article 2 ci-dessus est compris entre 28 mètres et 50 mètres.
G.H.W.2 : immeubles à usage de bureaux dont la hauteur du plancher bas tel qu'il
est défini ci-dessus, est supérieur à 50 mètres.
La classe des G.H.Z., groupe des immeubles de grande hauteur répondant à
plusieurs des usages indiqués ci-dessus. Ils peuvent contenir, en outre, dans les
conditions précisées par le règlement précité, certains autres établissements assujettis
ou non à la réglementation en matière de sécurité contre l'incendie et les risques de
panique.

CHAPITRE II

EMPLACEMENT, CONDITIONS D'UTILISATION PRINCIPES


DE SECURITE

Art. 4. — La construction d'un immeuble de grande hauteur n'est permise qu'a des
emplacements situés à 3 km au plus d'une Unité de Protection Civile.
Cependant, le Wali peut autoriser la construction d'un immeuble d< grande
hauteur, à une distance supérieure, après avis de la Commission d< Prévention et de
Protection Civile de la Wilaya, par un arrêté motivé compte tenu notamment de la
classe de l'immeuble, de la diversité d'occupation, des facilités d'accès et de
circulation, du type du centre de secours du service de sécurité propre à l'immeuble et
des ressources en eau du secteur.
Art. 5. — Les immeubles de grande hauteur ne peuvent contenir, ei raison des dangers
d'incendie et d'explosion que ces établissements présentent,
des établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes, définis par la
réglementation en vigueur.
Il est interdit d'y entreposer ou d'y manipuler des matières inflammables.

Art. 6. — Ne sont admis dans ces immeubles que des modes d'occupation ou
d'utilisation n'impliquant pas la présence dans chaque compartiment, tels que définis à
l'article 8 ci-après, d'un nombre de personnes correspondant à une occupation
moyenne de plus d'une personne par dix mètres carrés hors-œuvre.

Toutefois, le règlement de sécurité peut, moyennant l'application de mesures


appropriées autoriser des installations ou des locaux impliquant une densité
supérieure d'occupation.

Art. 7. — Pour assurer la sauvegarde des occupants et du voisinage, la


construction des immeubles de grande hauteur doit permettre de respecter les
principes de sécurité ci-après.

1° — Pour permettre de vaincre le feu avant qu'il n'ait atteint une dangereuse
extension :
L'immeuble est divisé en compartiments définis à l'article 8 ci-après, dont les parois
ne doivent pas permettre le passage du feu de l'un à l'autre en moins de deux heures.
Les matériaux susceptibles de propager rapidement le feu sont interdits.

2° — L'évacuation des occupants est assurée au moyen de deux escaliers au


moins par compartiment. Cependant, pour les immeubles de la classe G.H.W.I., le
règlement de sécurité présice les conditions auxquelles il pourra être dérogé à cette
règle.
L'accès des ascenseurs est interdit dans les compartiments atteint ou menacé par
l'incendie.

3° — L'immeuble doit comporter :


Une ou plusieurs sources autonomes d'électricité destinées à remédier, le cas échéant,
aux défaillances de celles utilisées en service normal ;
Un système d'alarme efficace ainsi que des moyens de lutte à la disposition des
services publics de secours et de lutte contre l'incendie, et s'il y a lieu, à la disposition
des occupants.

4° — En cas de sinistre dans une partie de l'immeuble, les ascenseurs et


monte-charges doivent continuer de fonctionner pour les services des étages et
compartiments non concernés par le feu ;

5° — Des dispositions appropriées doivent, empêcher le passage des fumées du


compartiment sinistré aux autres parties de l'immeuble ;
6° — Les communications d'un compartiment à un autre ou avec les escaliers, doivent
être assurées par des dispositifs étanches aux fumées en position de fermeture et
permettant l'élimination rapide des fumées introduites.
Art. 8. — Les compartiments prévus à l'article 7 ci-dessus ont La hauteur d'un
niveau, une longueur n'excédant pas 75 mètres et une surface au plus égale à 2 500
mètres carrés. Les compartiments peuvent comprendre deux niveaux si la superficie
de chacun est limitée à 1 200 mètres carrés, et trois niveaux, pour les mêmes
superficies quand l'un deux est accessible aux engins des services publics de secours
et de lutte contre l'incendie. Les parois de ces compartiments, y compris les
dispositions telles que sas ou portes permettant l'accès aux escaliers aux ascenseurs et
monte-charges et entre compartiments doivent être coupe feu de degré deux heures.
CHAPITRE III

PERMIS DE CONSTRUIRE

Art. 9. — Le permis de construction, tant pour la construction d'un immeuble de


grande hauteur, que pour tous travaux à exécuter dans ces immeubles et normalement
subordonnés à la délivrance de ce permis, est délivré dans les formes habituelles,
après avis de la Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.
Art. 10. — Certains immeubles peuvent, en raison de leurs dispositions
particulières, donner lieu à des prescriptions spéciales ou exeption-nelles, soit en
agravation, soit en atténuation des sujétions imposées par la réglementation.
Dans cas, les sujétions propres à un immeuble déterminé, sont prescrites par
l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, sur avis conforme de la
Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.
Art. 11. — Pour les projets de construction, d'aménagement ou de
transformation, déposés avant la date de publication du présent décret au journal
officiel de la République Algérienne démocratique et populaire, le permis de
construire peut être accordé, après avis conforme de la Commission de Prévention et
de Protection Civile de la Wilaya, qui pourra proposer des mesures particulières.
Art. 12. — Toute modification de la destination des locaux situés dans des
immeubles de grande hauteur, doit être préalablement autorisée par le Wali qui
prescrit, s'il y a lieu, après avis de la Commission de Prévention et de Protection Civile
de la Wilaya, les mesures complémentaires de sécurité nécessaires.
Art. 13. — Les documents fournis à l'appui de la demande du permis de
construire doivent indiquer avec précision les dispositions prises pour satisfaire aux
mesures prévues par le règlement de sécurité.
Les plans doivent donner toutes indications, notamment sur les dégagements
communs et privés, horizontaux et verticaux, la production et la distribution
d'électricité, haute et basse tension, l'équipement hydraulique le conditionnement
d'air, la ventilation, le chauffage, l'aménagement des locaux techniques.
En outre les demandes de permis de construire de l'espèce seront accompagnées
d'une notice présentée selon un formulaire par le Ministre des travaux publics et de la
construction.
Art. 14. — L'exécution dans les immeubles visés par le présent décret
de travaux définis par le règlement de sécurité et non soumis au permis de construire,
ne pourra avoir lieu qu'après autorisation du Wali, donnée sur avis de la Commission
de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.
Art. 15. — Le Wali, après avis de la Commission de Prévention et de Protection
Civile de la Wilaya, peut demander aux constructeurs de faire procéder à la
vérification, par l'un des laboratoires agrées par le Ministère de l'Intérieur, du degré
d'inflammabilité des matériaux ou, s'il y a lieu, du degré de résistance au feu des
éléments de constructions employés et la remise du procès-verbal de ces contrôles.

CHAPITRE IV
OBLIGATIONS RELATIVES A L'OCCUPATION

Art. 16. — Le propriétaire est tenu d'assurer l'exécution des obligations qui lui
incombent en vertu des dispositions du présent chapitre. Il peut désigner un
mandataire et un suppléant pour agir en ses lieux et places et correspondre avec
l'autorité administrative. Il est tenu, en tout état de cause, de désigner un mandataire et
un suppléant, lorsqu'il ne résidepas lui même dans la commune, siège des dits
immeubles.
Art. 17. — Lorsque l'immeuble appartient à une société, à plusieurs
co-propriétaires ou co-indivisaires, ceux-ci désignent pour les représenter un
mandataire et son suppléant.
Dans les deux cas qui précèdent, le mandataire ou, à défaut, le suppléant est
considéré comme le seul correspondant de l'autorité administrative.
Le mandataire et son suppléant sont tenus le cas échéant, au lieu et place du
propriétaire d'assurer l'exécution des obligations visées ci-dessus.

Les propriétaires, leurs mandataires ou les suppléants sont tenus de faire procéder,
dès l'occupation des locaux, puis périodiquement, aux divers contrôles réglementaire
prévus au chapitre V ci-après, par un organisme agréé par l'arrêté du Ministre de
l'Intérieur.

Art. 18. — Le règlement de sécurité fixe des classes d'immeubles dans lesquelles
les propriétaires ou leurs mandataires sont tenus d'organiser un service de sécurité. Ce
règlement fixe, en outre, les conditions dans lesquelles les occupants sont tenus de
participer à ce service.
Il détermine les classes d'immeubles dans lesquelles les membres du service de
sécurité propre à l'immeuble sont entrainés aux manœuvres de sécurité.
Art. 19. — Les propriétaires, les locataires et les occupants des immeubles de
grande hauteur ne peuvent apporter aux lieux loués aucune modification en
méconnaissance des dispositions du présent décret et du règlement de sécurité.
Il doivent, en outre, s'assurer que le potenciel calorifique des éléments mobiliers
introduits dans l'immeuble n'excède pas les limites fixées par ledit règlement.

CHAPITRE V
MESURES DE CONTROLES

Art. 20. — Dans les conditions fixées à la section V du décret relatif à la sécurité
contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public,
des membres de la Commission de Prevension et de Protection Civile de la Wilaya
peuvent être habilités par le Wali à effectuer les visites périodiques ou inopinées
pendant les heures d'ouverture, dans les établissements recevant du public situés dans
ces immeubles.
Le propriétaire ou le mandataire prévus à l'article 16 ci-dessus ou son suppléant, est
tenu d'assister aux visites périodiques de contrôle.
A l'issue de ces visites, il est dressé un procès-verbal qui constate notamment :
— L'exécution des prescriptions formulées à l'occasion d'une visite antérieure..
— Eventuellement, les mesures proposées ou injonctions faites.
Le Wali notifie ce procès-verbal au propriétaire ou au mandataire qui dispose
d'un délai de quinze jours pour faire connaître ses observations. Passé ce délai, le Wali
lui notifie les décisions prises.
Art. 21 — De même, des membres de la Commission de Prévention et de
Protection Civile de la Wilaya désignés par le Wali, peuvent avoir accès dans les
parties communes de tous les immeubles de grande hauteur.
Art. 22. — Les immeubles visés par le présent décret sont inscrits sur une liste de la
Wilaya établie et tenue à jour par le Wali.
Art. 23. — Les propriétaires d'immeubles à grande hauteur doivent, avant
l'occupation de ces immeubles, en faire déclaration au Wali, en vue de leur inscription
au répertoire tenu par les services publics de secours et de lutte contre l'incendie.

Art. 24. — Il doit être tenu par le propriétaire ou le mandataire des immeubles
visés par le présent décret, un registre de sécurité sur lequel sont portés les
renseignements indispensables au contrôle de la sécurité, en particulier :
— les diverses consignes établies en cas d'incendie,
— les dates des divers contrôles ainsi que les observations auxquelles ils ont
donné lieu,
— les dates des exercices de sécurité prévus au règlement de sécurité,
— le cas échéant, l'état nominatif et hiérarchique des personnes appartenant au
service de sécurité de l'immeuble,
— l'état des moyens mis à la disposition de ce service, tels qu'ils sont prescrits à
l'article 11 ci-dessus.
Le registre de sécurité est soumis chaque année au visa du Wali. Il doit être
présenté lors de contrôles administratifs décidés éventuellement par le Wali. Il doit,
en outre, être communiqué à tous fonctionnaire spécialement habilités par le Wali.
Art. 25. — Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent décret.
Art. 26. — Le présent décret sera publié au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger, le 20 février 1976.

Houari BOUMEDIENE.
Décret n ° 76-38 du 20 février 1976 relatif aux Commissions de prévention et de
protection civile.

Le chef du gouvernement, président du Conseil de s ministre, Sur rapport du


Ministre de l'Intérieur,
Vu les ordonnances n° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djou-mada I 1390
correspondant au 21 juillet 1970 portant constitution du gouvernement.
Vu l'ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976 relative aux règles appli-canbles en
matière de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et à la création de
Commissions de Prévention et de Protection Civile.

DECRETE :

TITRE PREMIER
OBJET

Article premier. — La composition le fonctionement et les attributions de la


Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile dont la création est prévue
par l'article 6 de l'ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976 sont précisés par les
dispositions qui suivent.
La composition, le fonctionnement et les attributions des commissions de Prévention
et de Protection Civile des Wilayas prévue par l'article 7 de la même ordonnance,
seront précisés par arrêté du Ministre de l'Intérieur.
TITRE II

COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT

Art. 2. — La Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile créée


auprès du Ministère de l'Intérieur est composée :

— Du Directeur Général de la Protection Civile,.


— D'un représentant par ministère, établissement et organisme publics
susceptibles d'être intéressés par des questions de Prévention et de protection civile et
dont l'activité serait de nature à engendrer des risques d'incendie ou tout autre accident
mettant en danger la sécurité, l'hygiène et la salubrité publique.
— Et de toute autre personne appelée à donner des avis techniques en raison de
sa compétence dans le domaine de la conception des mesures de sécurité en matière
de protection civile.
Une instruction du ministre de l'Intérieur précisera en tant que de besoin, les
modalités d'application du présent article.
Art. 3. — La Commission Centrale de Prévention ei de Protection Civile se
réunit sous la présidence du Ministre de l'Intérieur ou son représentant.
Elle dispose d'un secrétariat permanent ayant son siège au ministère de l'intérieur
Direction Générale de la Protection Civile.
Art. 4. — La Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile se
réunit, sur convocation de son président, au moins deux fois par an.
A chaque fois que les circonstances l'exigent, cette commission peut se réunir en
séance extraodinaire soit sur convocation de son président soit à la demande justifiée
d'un ou de plusieurs de ses membres.
Art. 5. — Des sous-commissions peuvent être constituées au sein de la
Commission Centrale de Présention et de -protection civile.
Elles seront chargées d'étudier des questions techniques ou administratives
soulevées par l'application de la réglementation.
Elles seront présidées par des membres de la Commission Centrale de Prévention
et de Protection Civile.

TITRE III

ATTRIBUTIONS
Art. 6. — La Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile donne
un avis consultatif sur toutes les questions intéressant l'application de la
réglementation en matière de Protection Civile.

Art. 7. — Elle constitue l'organe technique de conception et de mise en oeuvre de


mesures et de moyens indispensables à prévenir les risques et à faire cesser tout
dommage subi à la suite d'accidents graves menaçant la sécurité des personnes et des
biens.
Art. 8. — Elle veille à l'application des mesures de prévention et de protection
civile imposées par la réglementation aux établissements dangereux, insalubres ou
incommodes.
Elle contrôle les activités des Commissions de Prévention et de Protection Civile
des Wilayas.
Art. 9. — La Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile peut
charger un ou plusieurs de ces membres, à effectuer pour son compte des missions
d'inspections à l'effet de vérifier l'application des mesures de sécurité dans les unités
socio-économiques d'intérêt national.
Ces inspections ne sont effectuées qu'après autorisation du Ministre de l'Intérieur
et sur délivrance d'un ordre de mission établi à ces fins.
Art. 10. — Toutes dispositions contraires au présent décret sont abrogées.
Art. 11. — Le présent décret sera publié au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger, le 20 février 1976.

Houari BOUMEDIENE
Arrêté n ° 00149 du 15 juillet 1976, portant approbation du règlement de
sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les immeubles de
grande hauteur.

Le Ministre de l'Intérieur,

Vu l'ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976, relative aux règles applicables en matière


de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et à la création de commission
de prévention et de Protection Civile.
Vu le décret n° 76-36 du 20 février 1976, relatif à la Protection contre les risques
d'incendie et de panique dans les Etablissements recevant du public.
Vu le décret n° 76-35 du 20 février 1976, portant règlement de sécurité contre les
risques d'incendie et de panique dans les immeubles de grande heuteur.
Vu le décret n° 76-38 du 20 février 1976, relatif aux commissions de prévention
et de Protection Civile.
Vu le décret n° 76-39 du 20 février 1976, portant réorganisation de
l'administration centrale du Ministère de l'Intérieur.
Sur proposition de Monsieur le Directeur Général de la Protection Civile.

ARRETE :

Article 1er : Est approuvé le règlement de sécurité contre les risques d'incendie et
de panique dans les immeubles de grande hauteur, annexé au présent arrêté.
Article 2 : Sont abrogées toutes dispositions contraires à celles du présent arrêté.
Article 3 : Monsieur le Directeur Général de la Protection Civile, Messieurs les
Walis sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté qui
sera publié au journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et
Populaire.
Faite à Alger, le 15 juillet 1976.

Pour le ministre de l'Intérieur, Le


Secrétaire général

Signé : A. AKBI.
REGLEMENT DE SECURITE
CONTRE LES RISQUES D'INCENDIE ET DE PANIQUE
DANS LES IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR.

TITRE PREMIER

MESURES GENERALES COMMUNES A TOUTES LES CLASSES


D'IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR.

CHAPITRE PREMIER

GENERALITES

ARTICLE G.H.l.

Les dispositions du présent titre comportent les prescriptions générales


communes aux diverses classes d'immeubles.
Elles sont complétées par les dispositions particulières propres à chacune d'elles
et inserrées au titre II ci-après.

ARTICLE G.H.2.

Pour l'application de l'article 5 du décret, est prohibé dans les immeubles visés
par le présent règlement l'exercice, par toute personne physique ou morale, publique
ou privé ayant ou non la qualité de commerçant, des industries et activités reprises, en
raison des dangers d'incendie ou d'explosion qu'elles présentent.

ARTICLE G.H.3.

Il sera fait état des indications de résistance et de réaction au feu dans un


règlement particulier.
a) On appelle pouvoir calorifique d'un matériau combustible la quantité de chaleur
dégagée par 1 kg de ce matériau lors d'une combustion complète.
b) On appelle potentiel calorifique la quantité de chaleur que dégagent par
combustion, l'ensemble des matériaux situés dans un local considéré.
c) Ce potentiel calorifique est exprimé en magajoules (MJ).
NOTA : — On rappelle que 1 kg de bois présente un pouvoir calorifique voisin de 17
MJ par kilogramme, soit 4 000 kcal par kg.

CHAPITRE II.

CONSTRUCTION.

SECTION PREMIERE

CONDITIONS D'IMPLANTATION.

ARTICLE G.H.4.
La construction des immeubles de grande hauteur doit être réalisée
conformément aux dispositions des règles parasismiques prévues par la
réglementation en vigueur.

ARTICLE G.H.5.

1 — Les sorties des immeubles, sur le plan accessible aux engins de la Protection
Civile, ne pourront se trouver à plus de 30 mètres des voies ouvertes à la circulation
publique, permettant leur circulation et leur stationnement.
2 — Sur ces voies, un cheminement répondant aux caractéristiques minimales
suivantes doit être réservé en permanence aux Agents de la Protection Civile.
Largeur et hauteur libre sous voûte 3,50 mètres ;
Rayon de braquage :
Intérieur 11 mètres ;
Extérieur 14,50 mètres ;
Pente inférieure ou au plus égale à 10 pour 100.
Résistance : 13 tonnes minimum dont 4 sur essieu avant et 9 sur essieu arrière,
ceux-ci étant distants de 4 mètres.
ARTICLE G.H.6.

La distance séparant un immeuble de grande hauteur de tout immeuble voisin non


séparé par un mur coupe-feu de degré deux heures doit être au moins égale à 8 mètres
; ce prospect étant dégagé de tout élément combustible.
Si les façades vitrées de l'immeuble dominent les constructions, les toitures de
celles-ci doivent être pare-flammes de degrés deux heures et incombustibles sur une
distance horizontale minimale de huit mètres à partir du pied de ces façades.

ARTICLE G.H.7.

Dans le cas où les locaux voisins de l'immeuble présenteraient un danger


d'explosion, les éléments de sa structure, voisins de ces locaux, seront calculés et
protégés en conséquence.

SECTION II

STRUCTURES

ARTICLE G.H.8.

La stabilité au feu des éléments porteurs de la structure de l'immeuble (poteaux,


poutres, plancher, etc.) doit être au moins de degré deux heures.

ARTICLE G.H.9.

1. — Les parois de l'immeuble en contiguïté avec d'autres constructions doivent


être coupe-feu de degré deux heures au maximum.
2. — Dans le cas où ces parois séparent l'immeuble de grande hauteur de locaux
destinés au stationnement de véhicules automobiles, elles doivent être coupe-feu de
degré quatre heures.
Les dispositifs de franchissement avec ces locaux, en nombre aussi réduit que
possible, doivent en outre satisfaire aux prescriptions de l'article G. H. 21 ci-après.

ARTICLE G.H.10.

1 — Dans le cas de risques importants, il pourra être exigé de ces éléments


porteurs et de ces parois des degrés plus grands et proportionnés aux risques.
2 — En particulier, lorsque, en dérogation des dispositions de l'article G.H.33.
ci-après, le stationnement de véhicules automobiles est autorisé dans les locaux de
l'immeuble, les éléments porteurs de sa structure situés dans ces locaux doivent être
stables au feu de degré quatre heures.
En outre, ces locaux doivent être protégés par un réseau fixe d'extinction
automatique prévu à l'article G.H.40.
SECTION III
FAÇADES ET COUVERTURES.

ARTICLE G.H. 11.

1 — Les parements extérieurs des façades, doivent être incombustibles. Cette


disposition ne concerne pas les menuiseries.
2 — Le potentiel calorifique des façades, menuiseries exclues, doit être inférieur
à 25 MJ, soit 1,5 kg de bois, par mètre carré.
3 — Les façades doivent en outre satisfaire aux règles en vigueur.
La conformité aux dispositions des trois paragraphes ci-dessus doit être certifiés
par un visa

ARTICLE G.H.12.

1 — L'utilisation, comme matériaux superficiels de couvertures, d'éléments


légers combustibles susceptibles de s'arracher enflammés en cas d'incendie est
interdite.
2 — Les couvertures de ces immeubles doivent être dotés de paratonnerres.

SECTION IV
ELEMENTS GENERAUX DE CONSTRUCTION ET
AMENAGEMENTS INTERIEURS

ARTICLE G.H.13.

Conformément aux dispositions de l'article 7 du décret, et sous réserve du respect


des dispositions ci-après l'emploi dans la construction des immeubles de matériaux
facilement ou moyennement inflammables directement ou susceptibles de se trouver
rapidement, en cas de feu, en contact avec l'air, est interdit, sauf en ce qui concerne les
portes, les parquets collés en bois et les revêtements de sol collés moyennement
inflammables.
De même seront admis, dans les halls d'entrée de l'immeuble, des revêtements
muraux en bois collés sur des supports coupe-feu de degré deux heures.
ARTICLE G.H.14.

En application des disposition de l'article 7 du décret, le potentiel calorifique des


matériaux incorporés dans la construction des immeubles doit être inférieur, en
moyenne et par compartiment, à 250 MJ (soit 15 kg de bois), par mètre carré de
surface dans oeuvre, revêtements de sol collés déduits.

ARTICLE G.H.15.

1 — Les parois de toutes les cages d'ascenseurs et d'escaliers, et de toutes les


gaines verticales (telles que gaines pour passage des canalisations, gaines de
monte-charges, vide-ordures, chutes de courrier, monte-linge, etc.), y compris les
dispositifs de communication entre les cages ou gaines et les étages et sous bénéfice,
pour les cages d'ascenseurs, des disposition de l'article G.H.27 ci-après, doivent être
coupe-feu de degré deux heures. Toutefois les trappes de fermeture des vide-ordures
pourront n'être que pare-flammes de degré une heure.
2 — Les matériaux constituant ces gaines doivent être incombustibles.
3 — Les gaines verticales contenant des canalisations doivent être, en outre,
compartimentées au niveau de chaque étage par des séparations coupe-feu de degré
deux heures, occupant tout l'espace laissé libre par les tuyauteries et câbles. Ces
gaines ne peuvent se trouver ni s'ouvrir dans les escaliers et leurs dispositifs d'accès.
Les trappes et portes de visite pratiquées dans ces gaines doivent être coupe-feu
de degré une demi-heure au minimum.
4 — Les gaines verticales, dont la nature ou la destination interdisent le
recoupement visé ci-dessus, devront être coupe-feu de degré deux heures, y compris
leurs dispositifs d'accès ou de visite. Elles seront en outre largement aérées à leur
partie supérieure et protégées tous les cinq niveaux au moins par un système
d'extinction automatique.
5 — Il pourra être prescrit dans certains cas, dans la traversée de locaux
présentant des dangers d'incendie et à l'intérieur d'un même compartiment, que les
gaines horizontales de ventilation ou de conditionnement d'air seront munies de
dispositifs fixes ou mobiles à fonctionnement automatique ou manuel réalisant
l'obturation coupe-feu de la gaine de degré une demi-heure au moins.

ARTICLE G.H.16.

1 — Les éléments constitutifs des faux plafonds et les matériaux de revêtement


en plafond doivent être non inflammables à titre permanent ou rendus tels du fait de
leur mode d'application.
Les éléments de suspension des faux plafonds doivent être stables au feu de

degré une demi-heure.

2 — L'intervalle éventuellement existant entre le plancher et le faux plafond


doit être recoupé tous les vingt cinq mètres au maximum par des éléments en
matériaux incombustibles coupe-feu de degré une demi-heure et ne contenir aucune
matière moyennement ou facilement inflammable. S'il excède 0,20 mètre, cet
intervalle doit pouvoir être examiné dans toutes ses parties.

ARTICLE G.H.17.

1 — Les matières et matériaux de revêtement en parois latérales (à l'exéption


des portes) et en plafond des dégagements des immeubles doivent être
incombustibles.
2 — Peuvent être autorisés, sauf dans les cuisines, les revêtements
combustibles, difficilement inflammables ou rendus tels du fait de leur mode
d'application, s'ils ne dépassent pas 0,20 mm d'épaisseur ; la paroi support doit être
incombustible. De même sont autorisés, dans les conditions ci-dessus, les revêtements
non inflammables ne dépassant pas 0,4 mm d'épaisseur.

SECTION V

DEGAGEMENTS : ESCALIERS CIRCULATION HORIZONTALES


, PORTES.

ARTICLE G.H.18.

Les dégagements comprennent les circulations horizontales communes

encloisonnées, les escaliers et les dispositifs permettant leur franchissement, leur


condamnation ou leur ouverture.
ARTICLE G.H.19.

1 — Les dégagements doivent avoir des largeurs offrant au moins deux unités
de passage, au sens de l'article C.O.38 du règlement de sécurité relatif aux
établissements recevant du public.
2 — Ces dégagements doivent être conformes en outre, aux dispositions des
articles C.O.39, C.O.41, C.O.42, à C.O.47, C.0.52, C.O.54, C.0.61, C.O.64, à C.O.68
de ce règlement.
3 — Lorsque les accès à l'immeuble sont différents de ceux accessibles aux
engins des Agents de la Protection Civile. Les escaliers desservant les étages doivent
s'arrêter au niveau le plus élevé d'accès des piétons.
4 — L'accès utilisable par les Agents de la Protection Civile doit être signalé.

ARTICLE G.H.20.

1 — A tous les niveaux, chacun des deux escaliers visés par l'article 7 du décret
doit être accessible depuis tout local occupé. La distance maximale, comptée selon
l'axe des circulations à partir de la porte d'un local situé en cul-de-sac jusqu'à
l'embranchement de deux circulations menant chacune à un escalier, ne doit pas
excéder 10 mètres.
2 — Il doit y avoir un second escalier à plus de 10 mètres et à moins de 30
mètres de tout escalier.

Ces distances sont comptées selon l'axe des circulations entre les accès aux
dispositifs de passage. Dans le cas de pluralité de cheminements, l'un d'eux au moins
doit être inférieur à 30 mètres.
Dans tous les cas, si les circulations contournent des parois qui ne sont pas
coupe-feu de degré minimum un quart d'heure et non étanches aux fumées, le
parcours supplémentaire dû à l'existence de ces parois n'est pas compté en
augmentation.
3 — Les parcours à l'air libre n'entrent pas dans le calcul des distances séparant
les escaliers visées ci-dessus.
4 — Dans le cas d'escaliers extérieurs au corps du bâtiment, leurs parois par
dérogation aux dispositions de l'article G.H.15 (.1 er.) ci-dessus, peuvent ne pas être
coupe-feu de degré deux heures, mais doivent les protéger des flammes, des fumées
ainsi que des intempéries. Ils doivent en
outre être accessibles depuis tout local occupé par un parcours à l'air libre ne
présentant aucun cul-de-sac.

ARTICLE G.H.21.

1 — Conformément aux dispositions de l'article 8 du décret, les


communications d'un compartiment à un autre et avec les escaliers doivent être
assurées par des dispositifs coupe-feu de degré deux heures et pouvant être franchis
par des personnes isolées, sans mettre en communication directe l'atmosphère des
deux compartiments.
2 — Les dispositifs doivent être en outre étanches aux fumées en position de
fermeture permettre l'élimination rapide des fumées introduites pendant les passages à
partir du compartiment sinistré et, même lorsqu'ils sont utilisés pour un passage
continu et prolongé de personnes, empêcher l'envahissement par les fumées de la
partie sinistrée.
3 — Par dérogation aux dispositions de l'article G.H.19, les portes des
dispositifs d'accès visées au paragraphe 1er ci-dessus pourront ne comporter qu'une
unité de passage de 0,80 mètre.

ARTICLE G.H.22.

Par dérogation aux dispositions de l'article G.H.19 ci-dessus, les escaliers


peuvent ne comporter qu'une unité de passage de 0,80 mètre lorsqu'ils desservent des
locaux n'abritant pas plus d'une personne par 100 mètres carrés de surface hors œuvre.

ARTICLE G.H.23.

Dans tout compartiment, les locaux affectés à un usage tel qu'ils puissent
contenir plus de vingt personnes doivent être desservis par deux sorties distinctes
aussi éloignées que possible l'une de l'autre.

ARTICLE G.H.24.

Les circulations horizontales encloisonnées doivent être désenfumables.


En outre, pour faciliter l'action des Agents de la Protection Civile, s'il n'existe
pas de circulations encloisonnées, l'évacuation partielle des fumées sera assurée par
des orifices d'extraction placés à proximité des issues du compartiment et
correspondant au minimum à un débit horaire de 1000 mètres cubes par issue.

SECTION VI

ASCENSEURS ET MONTE-CHARGES.

ARTICLE G.H.25.

1 — Les ascenseurs et monte-charges et, d'une façon générale, tous les appareils
élévateurs mettant en liaison deux ou plusieurs niveaux doivent être établis,
conformément aux normes en vigueur, dans des gaines répondant en outre aux
dispositions de l'article G.H.15 ci-dessus.
2 — Ces appareils doivent déboucher, dans tous les cas, sur des paliers ou sur des
circulations horizontales et leurs accès doivent être protégés en cas d'incendie selon
les spécifications de l'article G.H.27 ci-dessous.

ARTICLE G.H.26.

En complément des dispositions de l'article G.H.21, les déformations des guides


et la température à l'intérieur des cages, doivent être compatibles avec le
fonctionnement sûr des ascenseurs et monte-charges, pendant deux heures d'un feu
évoluant, selon la réglementation en vigueur. Pour ce faire, les parois des cages
d'ascenceurs seront telles que, soumises au programme thermique précité, la
température de leur paroi intérieure n'excède pas 70° C au bout de deux heures.

ARTICLE G.H.27.

1 — La durée coupe-feu de degré deux heures, exigée par l'article G.H.15, les
dispositifs de communications entre les cages d'ascenseurs et les étages peut être
obtenue à l'aide de portes coupe-feu à fermeture automatique en cas d'incendie isolant
les accès aux ascenseurs du reste de l'étage et de l'immeuble. La somme des durées
coupe-feu respectives de ces portes palières de l'ascenseur doit être de deux heures.
2 — En outre, il ne doit se trouver aucun élément combustible au niveau des
accès aux ascenseurs et monte-charges,
3 — La fermeture des portes à fermeture automatique doit être opérée
simultanément dès que l'alarme a été donnée ou dès que la température atteint 70° C à
leurs parties supérieures. En outre, leur manoeuvre doit pouvoir être assurée
manuellement.
ARTICLE G.H.28.

1 — Toutes les cabines doivent pouvoir, en cas de panne ou lors d'une mise hors
service volontaire, être amenées à un niveau d'accès.
2 — S'il n'y a pas de porte palière ou de trappe d'accès coupe-feu de degré deux
heures à tous les niveaux, il doit y avoir au minimum deux ascenseurs dans la même
gaine de sorte que l'évacuation des passagers d'une cabine en panne se fasse vers une
autre cabine arrêté à la même hauteur, les cabines étant équipées de portes de secours
latérales.
3 — Dans tous les cas, il ne peut y avoir que trois ascenseurs dans une même
gaine.

ARTICLE G.H.29.

Un arrêté conjoint des Ministres concernés, pourra préciser les dispositions

applicables aux machineries d'ascenseurs.

ARTICLE G.H.30.

1 — Les Agents de la Protection Civile doivent pouvoir monter directement dans


chaque compartiment de chaque niveau au moyen d'au moins deux ascenseurs à
dispositifs prioritaires.
2 — La distance à parcourir par les Agents de la Protection Civile, depuis les
voies définies à l'article G.H. 15 ci-dessus, pour atteindre les accès aux ascenseurs à
dispositif d'appel prioritaire, ne doit pas dépasser 50 mètres.

ARTICLE G.H.31.

Les dispositifs de fermeture des paliers de desserte, quand ils existent, et les portes
d'ascenseurs, ne doivent ni recouper ni rétrécir les ciculations générales communes du
compartiment.

SECTION VII.

CHAUFFAGE, VENTILATION, CONDITIONNEMENT D'AIR.

ARTICLE G.H.32.

Outre les dispositions de l'article G.H.34. ci-après, ces installations et les


appareils utilisés doivent être conformes aux normes en vigueur.

ARTICLE G.H.33.

1 — Le stockage et l'utilisation de tous combustibles liquides, solides et gazeux,


sont interdits à l'intérieur des immeubles, sauf dispositions contraires précisées dans le
présent règlement.
2 — Les chaufferies à l'intérieur des immeubles sont interdites, à l'exception des
chaufferies au gaz, lorsqu'elles sont :

• situées à la terrasse supérieure des immeubles ;


• alimentées en gaz par un conduit extérieur à l'immeuble, tel que la surface
extérieure de ce conduit soit à l'air libre.
• construites de telle façon que les effets d'une explosion éventuelle soient
atténués le plus possible et que les accès ne se fassent qu'à l'air libre.
3 — Les cuisines collectives fonctionnant au gaz, sont autorisées dans les mêmes
conditions.

ARTICLE G.H.34.

1 — Les installations de chauffage, de ventilation et de conditionnement d'air


doivent être conformes aux dispositions des articles CVRC 5 à CVRC 10, CVRC 21,
CVRC 56 à CVRC 61 et, en ce qui concerne exclusivement les appareils électriques ;
CVRC 42, CVRC 43 et CVRC 51 du règlement de sécurité relatif aux établissements
recevant du public.
2 — Les chaufferies et leurs dépendances prévues à l'article CVRC 13 du
règlement précité, installées à l'extérieur du volume de l'immeuble, devront être
implantées aussi loin que possible des éléments porteurs de ce dernier.
Pour l'application des dispositions de l'article G.H. 10, les parois séparant ces
locaux de l'immeuble de grande hauteur doivent être coupe-feu de degré quatre heures
résister à une pression d'une tonne par mètre carré et ne pas comporter de dispositif de
franchisement.
3 — Un arrête conjoint des Ministres intéressés pourra préciser les dispositions
de la présente section.

SECTION VIII.

INSTALLATIONS ELECTRIQUES ET ECLAIRAGE.

ARTICLE G.H.35.

1 — Les installations électriques doivent être réalisées conformément aux


règlements, arrêtés, et normes les concernant.
Elles doivent en outre satisfaire aux articles IE 3 à IE 16 du règlement de sécurité
contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
2 — En complément des dispositions de l'article IE 7 du règlement de sécurité,
des canalisations dont le maintien en service est indispensable pour assurer la sécurité
des usagers en cas de sinistre, notament celles alimentant :

a) — L'éclairge de sécurité ;
b) — Les machineries d'ascenseurs et monte-charges
c) — Les équipements de désenfumage ;
d) — Les pompes de réalimentation en eau et éventuellement celle d'exhaure ;
e) — Les Télécommunications de l'immeuble ;
f) — l'ensemble des canalisations des circuits d'alarme ; doivent être établies
dans les conditions fixées à l'article GlH.15 ci-dessus.

ARTICLE G.H.36.

1 — Les circuits visés à l'article G.H.35 ci-dessus doivent pouvoir être


alimentés par une ou plusieurs sources de courant autonomes propres à l'immeuble,
indépendantes de celles utilisées en service normal, en cas de défaillances de ces
dernières.
Les caractéristiques de ces sources, doivent permettre d'assurer simultanément
l'alimentation de toutes les installations raccordées à ces circuits..
2 — Dans le cas de plusieurs immeubles de grande heuteur voisins, la puissance
des centrales, peut être diminuée par couplage des installations. Dans ce cas, chaque
immeuble doit pouvoir être desservi par au moins deux générateurs distincts, et la
puissance totale disponible, être suffisante pour assurer simultanément l'alimentation
des installations visées à l'article G.H.35, de deux quelconques de ces immeubles.
3 — Ces centrales doivent pouvoir ;

a) assurer, dans les trente secondes, le fonctionnement de l'éclairage de sécurité


des dispositifs de désenfumage ;
b) fonctionner à pleine charge moins d'une minute après la coupure de
l'alimentation normale.
4 — Les canalisations alimentants les machineries d'ascensceurs et
monte-charges visées à l'article G.H.35 ci-dessus, doivent être établies de façon qu'un
dérangement survenant dans les autres installations électriques ne prive pas ces
machineries d'énergie électrique.
Leur liaison aux sources d'énergie doit, jusqu'à la base de la partie verticale de la
canalisation, être doublée par une ligne de secours, alimentée en permanence, suivant
un trajet différent de celui de la ligne normale. Le passage d'une ligne à l'autre doit
pouvoir être effectué manuellement au moyen d'un inverseur installé dans un local
spécial, de parois coupe-feu de degré deux heures, aménagé à la base de la partie
verticale de la ligne et accessible en permanence au service de sécurité.
5. Par dérogation aux dispositions de l'article G.H.33 ci-dessus, ces centrales
peuvent être alimentées par des combustibles liquides dans les conditions prévues à
l'article IE 11 du règlement de sécurité concernant les établissements recevant du
public.

ARTICLE G.H.37.

1. Les couloirs de circulation, paliers, et cabines d'ascenceurs, escaliers, doivent


être pourvus d'un éclairage de sécurité électrique suffisant pour assurer à lui seul une
circulation facile, signaler les cheminements vers les issues, notamment les
communications entre les compartiments et avec
les escaliers et paliers d'ascenseurs, et pemettre d'effectuer les manœuvres intéressant
la sécurité.
2. Cet éclairage peut être alimenté en temps normal par la ou les sources qui
assurent l'éclairage normal, mais il doit être commuté automatiquement sur une des
sources de remplacement prévues à l'article G.H.36 ci-dessus, en cas de défaillance de
la ou des sources normales.
Ces canalisations doivent être entièrement établies comme il est prévu à l'article
G.H.35 ci-dessus. Chaque compartiment doit être desservi au moins par deux circuits,
suivant des trajets aussi distincts que possible. Chacun de circuits doit être protégé
électriquement à sa pénétration dans le compartiment, mais ne doit pas comporter
d'autre protection divisionnaire à l'intérieur de celui-ci.

ALARME, ALERTE, MOYENS DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE

ARTICLE G.H.38.

L'alarme doit être donnée par un moyen sûr à toutes les personnes occupant les
locaux du compartiment sinistré dans les conditions fixées pour chaque classe dans le
titre II du présent règlement.

ARTICLE G.H.39.

Des dispositifs permettant l'appel de l'Unité de la Protection Civile (téléphone),


doivent être installés à tous les niveaux des immeubles. S'ils se trouvent dans les
circulations communes, ils seront placés sous verre dormant.
Ces dispositifs doivent être conformes aux dispositions de l'article M.M.S.A.51 du
règlement relatif aux établissements recevant du public.
Si un service de sécurité est exigé dans l'immeuble, ces dispositifs d'appel sont
reliés au poste de permanence du service de sécurité.

ARTICLE G H 40

1 — Des seaux-pompes ou des extincteurs portatifs de type approprié,


conformes aux dispositions des articles M.M.S.A.35 du règlement relatif aux
établissements recevant du public, doivent être installés à tous les niveaux des
immeubles.
2 — Les dispositions prévues à l'article M.M.S.A.31 du règlement précité sont
exigées dans les locaux visés à l'article G.H.49 ci-après. Elles peuvent être en outre
exigées par les commissions de préventions, dans les locaux présentant un risque
particulier d'incendie.

ARTICLE G.H.41.

Les immeubles de grande hauteur doivent être alimentés en eau potable par deux
canalisations au moins, d'un diamètre égal à 100 mm, dans des condition* telles que,
le débit de l'une d'elle, soit influencé de façon négligeable par la mise en service de
l'autre.

ARTICLE G.H.42.

1 — La distance des prises d'incendie (bouches ou poteaux d'incendie), aux


entrées des immeubles aux niveaux accessibles aux Agents de la Protection Civile
doit être inférieure ou au plus égale à 60 mètres.
2 — Les prises d'incendie doivent être conformes aux normes en vigueur.

ARTICLE G.H.43.

! — Les immeubles de hauteur inférieure à 50 mètres au sens de l'article 2 du


décret doivent être équipés sur toute leur hauteur de colonnes sèches conformes aux
normes en vigueur.
2 — Leur diamètre nominal doit être :

a) 65 mm dans les G.H.O., dans les niveaux réservés à l'habitation des G.H.Z., et
dans les immeubles de grande hauteur dont la superficie des compartiments est
inférieure à 750 mètre carrés ;
b) 100 mm dans tous les autres cas.
3 — Il doit y avoir une colonne sèche par escalier dont les prises seront situées à
chaque niveau dans les dispositifs d'accès aux escaliers.

4 — Les colonnes de 65 mm doivent comporter :


a) Deux prises de 40 mm dans les niveaux exclusivement réservés à l'habitation
des G.H.Z. et dans les immeubles de grande hauteur H ont la superficie d'un
compartiment sera inférieure à 750 mètre carrés.
b) Une prise de 65 mm et deux de 40 mm dans les sous-sols des immeubles visés
à l'alinéa ci-dessus.
5 — Les colonnes de 100 mm doivent comporter une prise de 65 mm et deux de
40 mm.
6 — Les orifices d'alimentation des colonnes (65 ou 100 mm) doivent être placés
en des endroits facilement accessibles aux Agents de la Protection Civile.

ARTICLE G H 44

1 — Les immeubles de grande hauteur de plus de 50 mètres de hauteur au sens


de l'article 2 du décret doivent être équipés sur toute leur hauteur de colonnes humides
de 100 mm de diamètre conformes aux normes en vigueur et alimentées en eau
potable.
2 — Elles doivent être situées comme il est dit pour les colonnes sèches (art.
G.H.43) et ne doivent pas courir de risque de gel.
Elles doivent comporter :
a) Deux prises de 40 mm dans les G.H.A., dans les niveaux exclusivement
réservés à l'habitation des G.H.Z, et dans les immeubles de grande heuteur dont la
superficie des compartiments est inférieure à 750 mètres carrés ;
b) Une prise de 65 mm et deux de 40 mm dans les autres cas et dans les niveaux
de sous-sol.
3 — Leur dispositif d'alimentation (réservoirs en charge, surpresseurs, pompes,
etc,) doit assurer en permanence à l'un des niveaux quelconque et dans chaque
colonne, un débit horaire de 60 métrés cubes d'eau potable sous une pression statique
compris entre 4,5 et 8,5 bars.
4 — Les réservoirs doivent être conformes aux normes en vigueur et avoir une
capacité telle que 120 mètres cubes au moins soient exclusivement réservés au service
d'incendie.

Ils doivent être alimentés par le service normal de l'immeuble avec un débit

minimal de 60 mètres cubes heures.

5 — Cette capacité pourra être réduite à 60 mètres cubes dans les immeubles de
grande hauteur de moins de 100 mètres de hauteur au sens de
l'article 2 du décret et de moins de 750 mètres carrés de superficie par compartiment à
condition que ces réservoirs puissent être réalimentés.
a) Soit par le service normal de l'immeuble avec un débit de 60 mètres cubes
heures ;
b) Soit par les Agents de la Protection Civile, au moyen d'une colonne sèche de
100 mm munie d'un orifice d'alimentation de 100 mm ou de deux de 65 mm
conformes aux normes en vigueur et qu'ils ne servent pas à l'alimentation en eau
potable de l'immeuble.

6 — Lorsque la surface hors œuvre cumulée des compartiments de plusieurs


immeubles de grande hauteur voisins et inférieure à 2 500 mètres carrées, leur
colonnes humides peuvent être alimentées par un seul réservoir de 120 mètres cubes
au moins à condition que les dispositions du paragraphe 4 ci-dessus soient respectées.
7 — Tous les dispositifs dont il est fait mention dans le présent article devront
être agréés par la Commission Centrale de Prévention et de Protection Civile ou par la
Commission de Prévention et de Protection Civile de la Wilaya.

ARTICLE G.H.45.

Des dispositions seront prises pour éviter que l'eau déversée dans un étage
n'envahisse les circulations verticales.
ARTICLE G.H.46.

Les autres moyens de lutte utilisés en complément des moyens indiqués


ci-dessus doivent être conformes aux presprescriptions des articles MMSA 4 à
MMSA 39, MMSA 40, MMSA 48 et MMSA 49 du règlement relatif aux
établissements recevant du public, et à celles des normes en vigueur correspondantes.

CHAPITRE III

DISPOSITIONS CONCERNANT LES OBLIGATIONS

DES PROPRIETAIRES ET DES OCCUPANTS.

ARTICLE G.H.47.

La désignation du mandataire prévu par l'article 16 du décret est enregistrée par


le Wali. Cet enregistrement donne au mandataire le pouvoir de réclamer les
documents visés à l'article G.H.48. ci-après.

Dans le cas où cette désignation ne serait pas présentée à l'enregistrement du


Wali avant l'occupation des locaux, ce dernier procède à une désignation d'office.
En cas de changement du mandataire, la même formalité est exigée du
successeur désigné, dans un délai de dix jours suivant la date de changement.
La désignation du suppléant du mandataire est également soumise à
l'enregistrement du Wali. Il assure les fonctions du titulaire en cas d'empêchement, de
maladie ou de décès de ce dernier.

ARTICLE G.H.48

Le propriétaire ou, le cas échéant, son mandataire, est tenu ;


1 — De faire effectuer par les organismes agréés :

a) Les vérifications semestrielles,

— du fonctionnement des ascenseurs et monte-charge ;


— de l'entretien des moyens de secours prévus à la section IX du chapitre II du
présent titre.
b) Les vérifications quinquennales des paratonnerres visés à l'article G.H. 12
ci-dessus. Ces vérifications auront lieu également après tous travaux les concernant
ou effectués dans leur voisinage immédiat.
c) Les vérifications :
— des risques d'éclosion d'un incendie, dans les locaux non loués ;
— du potentiel calorifique des éléments mobiliers de ces locaux.
2 — De prendre toutes dispositions nécessitées par la remise en état des diverses
installations, dans un délai de quinze jours suivant la vérification.
3 — D'organiser des exercices d'évacuation et d'emploi des moyens de secours qui
sont prescrits pour certaines classes d'immeubles.
4 — D'établir les consignes d'incendie et de panique ;
— de les afficher dans les circulations communes, à proximité immédiate des
escaliers et des accès aux ascenseurs ;

— de veiller à l'exécution de cette prescription, qui doit être insérée dans les contrats
de location.

ARTICLE G.H.49.

1 — Le potentiel calorifique des éléments mobiliers doit toujours être

inférieur, par compartiment, à 400 MJ (soit 25 kg de bois) par mètre carré de surface
dans œuvre.

2 — Cependant, en application des dispositions de l'article G.H.10, des locaux


peuvent être spécialement aménagés pour recevoir un potentiel calorifique supérieur
à 400 MJ (soit 25 kg de bois) par mètre carré sans avoir à dépasser le potentiel
maximal de 1 600 MJ (soit 100 kg de bois) par mètre carré de surface dans œuvre.
Ces locaux ne peuvent être admis que si :
a) leur surface dans œuvre est inférieure à 200 mètres carrés et leur volume inférieur à
500 mètres cubes ;
b) leurs parois ont un degré coupe-feu égal aux deux heures normalement exigées,
majorées d'une heure par 400 MJ-m2 (soit 25 kg de bois) de potentiel calorifique
supplémentaire jusqu'à 1 200 MJ-m2 (soit 75 kg de bois) par mètre carré.

Au-dela de cette limite et jusqu'à 1 600 MJ-m2, le degré coupe-feu des parois
sera porté à six heures.

c) La stabilité au feu des éléments porteurs de la structure contigues, ou inclus


dans ces locaux, est calculée comme pour les parois à l'alinéa ci-dessus ;
d) Leurs dispositifs de franchissement, étanches aux fumées en position de
fermeture, sont coupe-feu de degré deux heures et ne commandent en aucun cas des
dégagements ou des circulations générales communes ;
e) Leur protection est assurée par un dispositif d'extinction prévu à l'article
G.H.40 (-2-).

En outre, ces locaux seront aménagés de préférence aux niveaux supérieurs de


l'immeuble.
3 — Lorsque les locaux visés au paragraphe 2 ci-dessus sont exclusivement
réservés à l'archivage de papier, aucune limitation n'est apportée au potentiel
calorifique si les conditions fixées aux alinéas a) et e) sont respectées, et si, en outre,
les parois de ces locaux sont coupe-feu de degré quatre heures et les éléments porteurs
visés à l'alinéa c), sont stables au feu de degré six heures.

ARTICLE G.H.50

Les différentes opérations énumérées aux articles G.H.48 et G.H.49. ci-dessus


doivent faire l'objet de procés-verbaux consignés au registre de sécurité prévu à
l'article 24 du décret.

ARTICLE G.H.51.
Il est interdit aux propriétaires, aux occupants ou aux exploitants :
— D'introduire, de stocker et d'utiliser des combustibles solides, liquides ou gazeux
et des hydrocarbures Hquifiés hors des cas prévus aux articles G.H.10, G.H.33 et
G.H.36 ci-dessus ;
— De déplacer les objets ou matériels quelconques dans les circulations ;
— D'effectuer des travaux d'entretien et de nettoyage, susceptibles d'entraîner une
gêne dans l'évacuation des personnes, ainsi que dans l'intervention des Agents de la
Protection Civile, ou de créer des dangers d'éclosion ou d'extention du feu. En cas de
nécessité absolue, le responsable de la sécurité doit demander l'autorisation
d'effectuer ces travaux au Wali. Celui-ci, après avis de la Commission de Prévention
et de Protection Civile de le Wilaya, prescrit éventuellement les conditions spéciales à
observer ;
— De procéder à l'application de nouveaux revêtements de parois avant d'avoir
enlevé la totalité des revêtements anciens.

TITRE II
DISPOSITIONS PARTICULIERES

AUX DIVERSES CLASSES D'IMMEUBLES

CHAPITRE PREMIER
Dispositions particulières aux immeubles à usage d'habitation.

ARTICLE G.H.A.l.

1 — Chaque appartement doit être séparé des locaux voisins et des circulations
horizontales communes par des éléments coupe-feu de degré une heure.
2 — Toutefois, les passages des appartements aux circulations horizontales
communes se font au travers de dispositifs pare-flammes de degré une heure qui
pourront ne compter qu'une unité de passage de 0,80 m.
3 — Ces dispositifs sont étanches aux fumées en position de fer celle-ci étant
assurée automatiquement trente seconde au plus après ouverture.

ARTICLE G.H.A.2.

En complément des dispositions de l'article G.H.20 (-1- et -2-) la distance séparant


une porte d'appartement de l'entrée du dispositif d'accès de l'escaclier le plus proche,
comptée selon l'axe des circulations, doit être au maximum de vingt mètre.

ARTICLE G.H.A.3.

En application des dispositions de l'article G.H.38, l'alarme en cas d'incendie doit


pouvoir être donnée à partir des circulations communes de tous les niveaux du hall
d'entrée de l'immeuble, par téléphone ou par un signal discret.
Seules les personnes se trouvant dans le compartiment sinistré, doivent être
prévenues a l'exclusion de celles se trouvant dans les compartiments voisins.

ARTICLE G.H.A.4.

1. Les dispositions de l'article G.H.39 sont applicables.


2 — Pour l'application des dispositions de l'article G.H.40 (-1-) il faudra au
moins un seau-pompe ou un extincteur portatif de type approprié, placé à proximité
des dispositifs d'accès aux escaliers et, éventuellement, des dispositifs
d'intercommunication entre compartiments.

ARTICLE G.H.A.5.

En application de l'article 18 du décret, le service de sécurité de l'immeuble sera


assuré en permanence.

CHAPITRE II

DISPOSITIONS PARTICULIERES

AUX IMMEUBLES A USAGE D'HOTEL

SECTION PREMIERE.

CONSTRUCTION.

ARTICLE G.H.O l.

Chaque chambre d'hôtel et chaque local de service, doivent être séparés des

locaux voisins et des circulations communes, par des cloisons et des passages con-
formes aux prescriptions de l'article G.H.A.l.

ARTICLE G.H.O.2.

En complément des dispositions de l'article G.H.20 (-1- et -2-) la distance séparant


une porte d'appartement de l'entrée du dispositif d'accès à l'escalier le plus proche
compté selon l'axe des circulations, doit être au maximum de 20 mètres.

ARTICLE G.H.O.3.

Les prescriptions des articles 014 à 016, 018, 022 à 026, 040 et 041, 067, 072 du
règlement de sécurité relatif aux établissements recevant du public, sont applicables
aux immeubles visés au présent chapitre.

ARTICLE G.H.O.4.
Pour accéder aux ascenseurs ou monte-charges prévus à l'article G.H.30, les
Agents de la Protection Civile, doivent pouvoir utiliser une entrée signalée, et
distincte des accès réservés au public.

ARTICLE G.H.O.5.

1 — Outre les moyens de défense prévus aux articles G.H.43 et G.H.44, il doit y avoir à
chaque niveau autant de robinets d'incendie armés que d'escalier.
2 — Par dérogation aux normes les concernant, ces robinets d'incendie armés pourront
être alimentés par les colonnes en charge ou par les réservoirs.
3 — En aucun cas les robinets d'incendie ne peuvent être installés dans les escaliers, ou
leurs dispositifs d'accès.
ARTICLE G.H.O.6.

L'alarme en cas d'incendie doit pouvoir être donnée à partir des circulations
communes de chaque compartiment et de la réception de l'hôtel par téléphone ou par
un signal discret. Ces dispositions doivent permettre de prévenir les seules personnes
se trouvant dans le compartiment sinistré.
ARTICLE G.H.O.7.
1 — Les dispositions de l'article G.H.39 sont applicables.

2 — Pour l'application des dispositions de l'article G.H.40 (-1-) il faudra au moins un


seau-pompe ou un extincteur portatif de type approprié, placé à proximité des
dispositifs d'accès aux escaliers et, éventuellement, des dispositifs
d'intercommunication entre compartiments.
3 — Les appareils prévus au paragraphe 2 ci-dessus devront être placés également à
proximité des accès des locaux présentant des dangers particuliers d'incendie,
(lingerie, office, etc.)

SECTION II

DISPOSITIONS CONCERNANT LES OBLIGATIONS DES


PROPRIETAIRES ET DES OCCUPANTS.

ARTICLE G.H.O.8.

Il est interdit de conserver dans chaque chambre ou appartement plus d'un litre
de liquides inflammables (essence, pétrole, benzine, alcool, produits de nétoyage ou
d'insecticides.
ARTICLE G.H.O.9.

1 — En application des dispositions de l'article 18 du décret, dans les immeubles


de la classe G.H.O., le propriétaire ou son mandataire est un tenu d'organiser un
service permanent de sécurité.
2 — Les membres de ce service de sécurité doivent avoir reçu une instruction
technique spécialisée dans la prévention, la détection, la lutte contre l'incendie et
l'entretien des matériels de secours. A leur tête est désigné, par le propriétaire ou son
mandataire, un chef de sécurité d'immeuble..
3 — Ce service est chargé de l'organisation générale de la sécurité dans
l'immeuble. Il a notamment pour mission :

a) D'assurer une permanence continue au poste de sécurité mentionné à l'article


G.H.39 .
b) d'organiser des rondes, la première immédiatement après le départ des employés,
la suivante deux heures plus tard et une troisième au moins dans le courant de la nuit ;
c) de prévenir et détecter les risques d'incendie ;
d) de faire appliquer les consignes d'évacuation en cas d'incendie ;

e) de diriger les secours en attendant l'arrivée des Agents de la Protection Civile. Le


chef de la sécurité de l'immeuble se met ensuite aux ordres du chef de détachement
d'intervention des agents de la protection
civile ;
f) d'effectuer ou faire effectuer l'entretien des extincteurs robinets d'incendie armés,
etc., conformément aux dispositions des articles G.H. 48 et G.H.49 ;
g) d'instruire et d'entrainer périodiquement le personnel pour l'application des
consignes d'évacuation et l'utilisation des extincteurs.

ARTICLE G.H.O.10.
Dans les locaux occupés par des personnes étrangères à l'établissement, un plan
sommaire indiquera les cheminements à emprunter en cas d'évacuation.

CHAPITRE III
DISPOSITIONS PARTICULIERES AUX IMMEUBLES A USAGE

SANITAIRE.
SECTION PREMIERE

GENERALITES.

ARTICLE G.H.U.l.

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements visés à


l'article U.l du règlement de sécurité régissant les établissements recevant du public, à
l'exclusion des établissements psychiatriques.
ARTICLE G.H.U.2.

Les établissements sanitaires peuvent comporter d'une manière générale les


services suivants, la liste indiquée ci-après n'étant pas limitative :

a) Service d'hospitalisation pouvant comprendre une ou plusieurs des unités de

soins définies ci-après :


— Unités de soins normaux ;
— Unités de soins spéciaux impliquant une surveillance visuelle constante des
malades, tels que réanimation, soins intensifs, pédiatrie, etc.

Les unités de soins sont constituées par les chambres de malades et par d'autres locaux
nécessaires à l'échelon du service d'hospitalisation tels que bureaux médicaux salles
de soins et éventuellement salle d'enseignement intégrée au service..
b) Services médicaux comprenant notamment :

— Les blocs opératoires et obstéricaux ;


— Le service de radiologie (radiodiagnostic et radiothérapie) ;
— La rééducation fonctionnelle ;
— Les laboratoires et l'animalerie s'il y a lieu ;
— La stérilisation centrale ;
La pharmacie ;
La transfusion sanguine ;
Les explorations fonctionnelles ;
Le service mortuaire ;
Les services de consultation, d'urgence, de médecine préventive, etc.
c) Services administratifs et généraux, comprenant notamment :
L'administration ;
L accueil et r admission ;
La cuisine centrale et les cuisines relais ;
La blanchisserie (buanderie, lingerie, nettoyage à sec et désinfection) ;
La centrale de lits ;
La chaufferie et l'incinération ;
Les locaux techniques ;
Les ateliers et garages ;
Les magasins généraux ;
Les archives centrales ;
Le foyer-restaurant ;
Les locaux du personnel ;
Les services culturels ;
d) Eventuellement, les locaux d'enseignement et de logement com-
prenant notamment :
Les salles de cours ;
Les salles de conférences et amphithéâtres ;
Les bureaux des professeurs ;

Les logements du personnel ;


Les logements d'infirmeries ;
Les services de garde d'enfants.

ARTICLE G.H.U.3 .

Dès que leur capacité d'occupation dépasse 20 personnes, les locaux recevant du
public et du personnel tels que ; salles de conférence, d'enseignement, de restauration,
etc, sont assujettis sauf dispositions contraire du présent règlement, aux prescriptions
du, règlement régissant les établissements recevant du public.
En outre, les dispositions de l'article G.H.Z.8 ci-après leur sont applicables ; toutefois
par dérogation au paragraphe b) (alinéa 1) de cet article, les locaux visés ci-dessus
peuvent être installés à tous les niveaux, sans limitation de nombre.

SECTION I I

CONSTRUCTION.
ARTICLE G.H.U.4.

Nonobstant les dispositions de l'article G.H.6, les différents bâtiments de l'ensemble


hospitalier peuvent être reliés entre eux dans les conditions de l'article G.H.21.

ARTICLE G.H.U.5.

Ne pouvent être implantés dans le volume du bâtiment de grande hauteur que les
locaux indispensables au fonctionnement de l'établissement, c'est-à-dire les locaux se
rapportant aux services d'hospitalisation, aux services médicaux, éventuellement à
l'enseignement et au logement ainsi que les locaux ne présentant pas de risques
particuliers d'incendie.

ARTICLE G.H.U.6.

1 — Pour l'application des dispositions de l'article G.H.U.5 sont considérés


comme présentant des risques particuliers d'incendie :
— Les chaufferies ;
— Les cuisines utilisant des combustibles solides, liquides ou gazeux ;
— Les garages de véhicules automobiles ;

— Les réserves de combustibles solides, liquides, ou gazeux visés par l'article G.H.33
;
— Les laboratoires et pharmacies dans lesquels les quantités de liquides
inflammables stockés dépassent les seuils fixés par le titre IV (chapitre XI, section
XIII) du règlement régissant les établissements recevant du public.
— Les ateliers, lingeries et magasins généraux dont le potentiel calorifique dépasse
les limites fixées par l'article G.H.49 (-1-).

2 — En application des dispositions de l'article G.H.9 ces locaux doivent être


isolés du volume de l'immeuble dans les conditions fixées par les articles G.H. 10,
G.H.34 et G.H.4. Leurs parois en contiguïté avec l'immeuble, ou à moins de 8 mètres
de celui-ci, doivent être coupe-feu de degré quatre heures.
3 — Les locaux d'archives doivent répondre aux dispositions de l'article G.H. 49
(2).
4 — Les locaux du type "d" visés à l'article U.90 (-3-, 1er et 2e alinéa) du règlement
régissant les établissements recevant du public, devront de préférence être implantés
en dehors du volume de l'immeuble. Dans le cas contraire, leur nombre sera aussi
limité que possible, les quantités totales de liquides inflammables stockés dans
l'immeuble ne pouvant en aucun cas dépasser le triple des seuils visés à l'article
précité.
ARTICLE G.H.U.7.

1 — Chaque compartiment défini à l'article 10 du règlement comportant


des chambres de malades doit être divisé en deux sous-compartiments, par des
parois coupe-feu de degré deux heures, dont les dispositifs
d'intercommunications répondant aux dispositions de l'article G.H.21 (-1- et
-2-).
Sous le respect des conditions ci-dessus, et par dérogation aux dispositions de
l’article G.H.20 (-2-). L'espacement des accès aux escaliers pourra être porté à 40
mètres.
2 — Chaque sous-compartiment doit pouvoir recueillir la totalité des malades
du compartiment. Il doit être desservi en outre par au moins un escalier répondant aux
dispositions de l'article G.H.20.
3 — Lorsque le compartiment est susceptible de recevoir plus d'une unité de
soins, le recoupement en sous-compartiment doit correspondre à la séparation des
unités de soins.
4 — Dans tous les cas, les emplacements affectés aux lits de malades transférés,
doivent être réservés à tout moment en fonction de l'occupation des chambres de
malades du compartiment considéré.

ARTICLE G.H.U.8.

La hauteur des compartiments définis à l'article 7 du décret peu être portée à


deux niveaux seulement quand l'un d'eux est accessible aux engins des Agents de la
Protection Civile.

SECTION III
ELEMENTS GENERAUX DE CONSTRUCTION
ET AMENAGEMENTS INTERIEURS.

ARTICLE G.H.U.9.

1 — En aggravation des dispositions des articles Ù.20 et U.21 du règlement de


sécurité des établissements recevant du public, et des dispositions générales ci-dessus,
il ne doit pas y avoir de communication directe ni de baies d'un degré pare-flammes
inférieur à une heure entre les chambres de malades et les locaux de service.
2 — Ces chambres doivent être isolées entre elles et avec les circulations
communes par des parois coupe-feu de degré une heure munies de pare-flammes
de degré une demi-heure et à fermeture automatique.
Elle doivent être isolées des locaux présentant des risques particuliers d'incendie
par des parois coupe-feu de degré deux heures.

ARTICLE G.H.U.10.

Par dérogation aux dispositions de l'article G.H.U.9, ces isolements ne sont pas
exigés entre les chambres des unités de soins spéciaux, sous réserve que ces unités ne
comportent pas plus de 20 lits et qu'elles soient isolées des autres locaux et des
circulations générales communes par des parois coupe-feu de degré deux heures,
munies de portes pare-flammes de degré une heure et à fermeture automatique.

ARTICLE G.H.U.ll.

Les blocs opératoires doivent être délimités par des parois coupe-feu de degré
deux heures munies de portes pare-flammes de degré une heure et maintenues en
dehors des heures d'utilisation.

ARTICLE G.H.U.12.
1 — Les réserves de linge et de pharmacie d'étage, ainsi que les labo-
ratoires, ne doivent pas commander les sorties dégagements et escaliers mis à la
disposition du public.
2 — Ces locaux doivent être délimités par des parois coupe-feu de degré deux
heures au minimum.
Les baies de communications éventuellement existantes doivent être munies de
portes ou de rideaux coupe-feu de degré une heure à fermeture automatique et
maintenue fermés en dehors des heures d'utilisation.

ARTICLE G.H.U.13.
1 — En aggravation des disposition de l'article G.H. 15 :
Les gaines verticales mettant en communication l'atmosphère de deux
compartiments ne peuvent se trouver ni s'ouvrir directement dans les circulations
générales communes ;
Les portes des gaines visées au paragraphe 3 de l'article G.H.15, et les portes des
locaux qui abritent ces gaines doivent être pare-flammes de degré une heure et à
fermeture automatique.
2 — En aggravation des dispositions de l'article G.H. 16 (.1.), les éléments de
suspension des faux plafonds dans les ciculations générales communes doivent être
stables au feu de degré une heure au minimum.

ARTICLE G.H.U.14.

Les dispositions des articles U.22, U.23, et U.43 du règlement régissant les
établissements recevant du public, sont applicables.

SECTION IV

DEGAGEMENTS : ESCALIERS, CIRCULATIONS HORIZONTALES,


PORTES.

ARTICLE G.H.U.15.

En aggravation des dispositions de l'article G.H.20 (.1.), la distance maximale


comptée selon l'axe des circulations à partir de la porte d'une chambre de malades
située en cul-de-sac jusqu'à l'embranchement des deux circulations menant chacune à
un escalier, ne doit pas excéder 5 mètres.

ARTICLE G.H.U.16.

En aggravation des dispositions de l'article G.H.19 (.1.); les dégagements


horizontaux des compartiments renfermant des chambres de malades, doivent avoir
une largeur permettant le croissement de deux lits roulants. Cette prescription ne
vise pas les dispositifs de franchissement, qui demeurent soumis aux dispositions de
l'article G.H.21 (1 et2), et qui doivent permettre, dans tous les cas, le passage d'un lit
roulant.

ARTICLE G.H.U.17.

Les dispositions de l'article G.H.22 ne sont pas applicables dans les parties
accessibles aux malades.

SECTION V
CHAUFFAGE, VENTILATION, CONDITIONNEMENT D'AIR.

ARTICLE G.H.U.18.

Par dérogation aux dispositions de l'article G.H.33 (-1-) et G.H51, le stockage et


l'utilisation de produits combustibles, sont autorisés aux conditions suivantes :
a) Gaz de ville ou gaz naturel ; dans les laboratoires autres que ceux visés à l'article
G.H.U.6 et dont le nombre sera aussi réduit que possible.
Ces laboratoires doivent être implantés en façade, isolés par des parois coupe-feu
de degré deux heures et des portes pare-flammes de degré une heure à fermeture
automatique, ventilés directement sur l'extérieur ou comportant un dispositif de
ventilation indépendant.

Ils doivent en outre être alimentés en gaz par une canalisation répondant aux
conditions de l'article G.H.33 (-2-) et comportant des barrages accessibles aux
niveaux desservis ainsi qu'un barrage général au pied de l'immeuble. De plus, les
appareils d'utilisation doivent être munis d'un dispositif spécial de coupure en cas
d'extinction de la flamme.
b) Produits inflammables et comburants : leur stockage et leur utilisation doivent être
conformes aux dispositions de la section XIII, chapitre XI, titre IV, du règlement
régissant les établissements recevant du public, et de l'article G.H.U.6 (-4-) ci-dessus.

SECTION VI

ALARME, ALERTE, MOYENS DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE.

ARTICLE G.H.U.19.

1 — En application des dispositions des articles G.H.38 et G.H.39, un dispositif de


signalisation doit être prévu dans chaque compartiment ou sous-compartiment de
telle façon que le personnel de surveillance du compartiment soit alerté en même
temps que le service de sécurité de l'établissement, à l'insu des personnes
hospitalisées ou hébergées.
2 — Le poste central de sécurité doit être relié obligatoirement à l'unité de protection
civile la plus proche par la ligne directe ou avertisseur privé.

ARTICLE G.H.U.20.
Des dispositifs de détection d'incendie (fumée ou élévation de température) seront
installés dans les chambres des malades.

ARTICLE G.H.U.21.

Pour l'application des dispositions de l'article G.H.40 (-1-) il faudra au moins un


seau-pompe ou un extincteur approprié de même capacité placé à proximité des
dispositifs d'accès aux escaliers et, éventuellement, des dispositifs
d'intercommunication entre compartiments ou sous-compartiments.
Ces appareils devront être placés également à proximité des accès aux locaux
présentant des dangers particuliers d'incendie.

ARTICLE G.H.U.22.

Un dispositif de détection d'incendie (fumée et élévation de température) doit


exister dans les locaux présentant un risque d'incendie et non occupés en permanence,
tels que les magasins généraux, archives, réserves, lingerie, etc. Si le potentiel
colorifique des ces locaux est supérieur 400 M.J au mètre carré de bois, ils doivent
répondre aux conditions de l'article G.H.49 (-1-).

ARTICLE G.H.U.23.

Les dispositions de l'article G.H.43 (-1- 2b, 4b, 5 et 6) sont seules applicables aux
immeubles de hauteur inférieure à 50 mètres.

ARTICLE G.H.U.24.

Les dispositions de l'article G.H.44 (-1-, -2-, -3-, -4-, -5- et 7) sont seules
applicables aux immeubles de plus de 50 mètres de hauteur.
ARTICLE G.H.U.25.

1— outre les moyens de défense prévus aux articles G.H.43 et G.H.44 il doit y
avoir à chaque niveau autant de robinets d'incendie armés que d'escaliers et de
dispositifs d'intercommunication entre compartiments.
2 — Par dérogation aux normes les concernant, ces robinets d'incendie armés
pourront être alimentés par les colonnes en charge ou par les réservoirs.
3 — En aucun cas les robinets d'incendie ne peuvent être installés dans les
escaliers ou leurs dispositifs d'accès.
ARTICLE G.H.U.26.

Les dispositions des articles G.H.45 et G.H.46 sont applicables dans tous les cas.
SECTION VII

DISPOSITIONS CONCERNANT LES OBLIGATIONS


DES PROPRIETAIRES EXPLOITANTS ET OCCUPANTS.

ARTICLE G.H.27.

Outre les dispositions générales prévues au titre I (chap. III) du présent règlement
et sauf dérogations prévues à l'article G.H. 16, sont applicables les dispositions des
articles U.25, U.49, U.52, U.53, U.100 et U.101 du règlement régissant les
établissements recevant du public.
ARTICLE G.H.U.28.

1 — En application des dispositions de l'article 18 du décret, les immeubles de la


classe G.H.U doivent disposer d'un service central permanent de sécurité organisé par
la direction de l'établissement.
2 — Ce service comprendra un certain nombre de membre dont un au moins sera
présent au poste de permanence mentionné à l'article G.H.29 et sera dirigé par un chef
de sécurité particulièrement averti des problèmes de lutte contre l'incendie.

3 — Les membres de ce service central de sécurité, dont le nombre sera en fonction de


l'importance de l'établissement, mais qui comprendra au minimum cinq personnes
dont un chef de sécurité, doivent avoir reçu une instruction technique spécialisée en
matière de défense contre l'incendie (prévention, détection, lutte contre l'incendie
évacuation, entretien du matériel). Ils devront avoir une parfaite connaissance des
lieux et être spécialement avertis des risques particuliers que présentent certains
services de l'établissement.
4 — Le service central de sécurité est chargé de l'organisation générale de la sécurité
de l'établissement. Il a autorité sur les services locaux de compartiment constitués par
tout ou partie du personnel employé selon les prescriptions du paragraphe 5 ci-après.
Il a notamment pour mission :

a) De prévenir et de détecter les risques d incendie ;


b) d'instruire le personnel pour l'application des consignes d'évacuation et de l'initier à
la manœuvre des matériels de lutte contre l'incendie ;
c) D'organiser, au moins chaque trimestre, des exercices d'évacuation des chambres
d'hospitalisation par compartiment et des exercices de manipulation des appareils
extincteurs et du matériel d'incendie de premier secours ;
d) D'organiser et d'assurer, de jour comme de nuit, un service de ronde dans tous les
locaux qui ne font pas l'objet d'une surveillance permanente ; la fréquence de ces
rondes étant fixé par le directeur de l'établissement en fonction de l'importance des
risques d'incendie, cette fréquence étant au minimum de quatre rondes par vingt
quatre heures ;
e) De veiller au bon fonctionnement de tout le matériel de lutte contre l'incendie
(robinets, postes armés, bouches d'incendit, dispositif d'alarme, de détection, de
manœuvre automatique des portes des appareils de ventilation et de désenfumage,
etc,) d'en effectuer ou d'en faire effectuer l'entretien ;
f) D'intervenir en cas d'incendie, immédiatement après l'alerte en dirigeant les
secours avec le matériel de premier secours et le personnel mis à sa disposition en
attendant l'arrivée des Agents de la Protection Civile. Le chef de sécurité de
l'établissement se tient ensuite à la disposition et se met aux ordres du chef de
détachement d'intervention des agents de la protection civile.
5 — Dans chaque compartiment, il sera constitué un service local de sécurité
comprenant le personnel chargé de la surveillance et dont le responsable sera désigné
par le Directeur de l'établissement parmi le personnel permanent.
Le service de sécurité de compartiment constitue l'échelon local du service central de
sécurité. En cas de sinistre, il aura pour mission :

SECTION II.

IMMEUBLE DE LA CLASSE G.H.W.2.

ARTICLE G.H.W.2.

En complément des dispositions de l'article G.H.15, les gaines verticales mettant en


communication l'atmosphère de deux compartiments ne peuvent se trouver ni s'ouvrir
dans les circulations horizontales communes lorsqu'elles ne sont pas encloisonnées.
ARTICLE G.H.W.3.

Pour l'application des dispositions de l'article G.H.20 (-1- et -2-), la distance,


comptée selon l'axe des circulations, de tout poste de travail à l'entrée du dispositif
d'accès de l'escalier le plus proche doit être au maximum de 35 mètres.

SECTION II.
DISPOSITIONS COMMUNES AUX CLASSES
G.H.W.l ET G.H.W.2.

ARTICLE G.H.W.4.

Les prescriptions des articles G.H.O.5 et G.H.O.7 relatives aux immeubles à


usage d'hôtel sont applicables aux immeubles à usage de bureaux.
ARTICLE G.H.W.5.

En application des dispositions de l'article G.H.38, l'alarme en cas d'incendie,


doit pouvoir être donnée par téléphone ou par un signal discret, à partir des
circulations communes et d'un poste central. Seules les personnes se trouvant dans les
bureaux du compartiment sinistré doivent pouvoir être averties, à l'exclusion de
celles se trouvant dans les compartiments voisins.

ARTICLE G.H.W.6.

1 — En application des dispositions de l'article 18 du décret, les immeubles à


usage de bureaux doivent disposer d'un service central permanent de sécurité

organisé selon les dispositions identiques à celles mentionnées à l'article


G.H.O.9, relatives aux immeubles à usage d'hôtel.

2 — Ce service est chargé de l'organisation générale de la sécurité dans


l'immeuble. Il a autorité sur les services de sécurité des compartiments constitués par
les occupants ou les exploitants, selon les prescriptions du -3-ci-après.
3 — Dans chaque compartiment, les occupants ou les exploitants doivent prendre
l'engagement, dans les contrats qui les lient aux propriétaires des immeubles, de
constituer un service de sécurité. Il doit être constitué d'un chef de compartiment,
désigné par le ou les chefs d'entreprises occupant le compartiment et, en outre, de dix
personnes choisies parmi le personnel permanent de chaque entreprise, au prorata de
son effectif.
Le service de sécurité de compartiment constitue l'échelon local du service central de
sécurité. En cas de sinistre, il déclenche l'alarme, organise l'évacuation de l'étage
sinistré, en faisant appliquer les consignes d'évacuation et met en œuvre les moyens
de secours.
CHAPITRE V.

DISPOSITIONS PARTICULIERES AUX IMMEUBLES A


USAGE MIXTE

ARTICLE G.H.Z.l.

Outre les usages définis à l'article 3 du décret, les immeubles de grande hauteur
peuvent abriter certaines activités non visées ou non assujetties à un autre texte sous
réserve de répondre aux dispositions du présent règlement.
ARTICLE G.H.Z.2.

Dans l'ensemble de ces bâtiments, les dispositions relatives aux accès des Agents de la
Protection Civile et à celles de l'organisation des services de sécurité intérieurs, sont
les plus exigeantes de celles des diverses activités qu'ils abritent.
ARTICLE G.H.Z.3.

Les moyens de secours incendie visés à l'article G.H.46 feront en ce qui concerne ces
immeubles et selon les cas d'espèces, d'une décision de la Commission Central de
Prévention et de Protection Civile.

Ils seront étudiés comparativement à ceux prescrits pour les immeubles à usage de
bureaux.
ARTICLE G.H.Z.4.

Dans les compartiments exclusivement réservés à l'habitation les services de


sécurité prévus par les articles G.H.O.9 et G.H.W.6, ne seront pas exigés.
ARTICLE G.H.Z.5.

Les immeubles de grande hauteur à usage d'habitation qui n'abriteraient d'autres


activités qu'aux niveaux d'accès des piétons, ne seront pas considérés comme des
immeubles mixtes, si les locaux abritant ces activités ne comportent aucune
communication avec le reste de l'immeuble et sont desservis par des sorties donnant
directement sur l'extérieur.
ARTICLE G.H.Z.6.

L'aménagement dans un immeuble de la classe G.H.A. de locaux public ou privé, à


quelque niveau que ce soit, n'impose pas le classement en G.H.Z. sous les réserves
suivantes.
— Chaque local ne pourra excéder 50 mètres carrés de surface dans œuvre et sera
isolé du reste de l'immeuble par des parois coupe-feu de degré deux heures.
— Les portes donnant sur l'extérieur seront pare-flammes de degré minimum une
heure.
— Ils répondront aux dispositions de l'article G.H.49 (-1-) en ce qui concerne leur
potentiel calorifique.

ARTICLE G.H.Z.7.

L'aménagement d'un établissement du type « N » assujetti ou non au règlement


relatif à la sécurité dans les établissements recevant du public, aux deux niveaux les
plus élevés d'un immeuble à usage d'habitation de moins de 50 mètres de hauteur au
sens de l'article 2 du décret, n'aura pas effet de classer cet immeuble en G.H.Z. si
l'établissement considéré ne communique pas directement avec le reste de l'immeuble
et s'il est desservi par au moins deux escaliers de deux unités de passage, non
simultanément enfumables, ne pouvant recevoir plus de 300 personnes.

ARTICLE G.H.Z.8.

Sont admis dans les immeubles de la classe G.H.Z. les établissements ou locaux
assujettis ou non au règlement relatif à la sécurité dans les établissements recevant du
public répondant aux conditions minimales suivantes :
a) A un niveau quelconque d'accès aux piétons et aux deux niveaux
immédiatement voisins situés l'un au-dessus et l'autre au-dessous du premier :
Les établissements ou locaux, public, ou privés, doivent disposer d'issues sur
l'extérieur, indépendantes du reste de l'immeuble.
Leur potentiel calorifique ne doit pas dépasser 800 MJ par mètre carré (soit 50 kg de
bois par mètre carré). Les dispositions de l'article G.H.49 (-2-) doivent être
éventuellement respectées.
Ils doivent comporter, en outre, des robinets d'incendie armés.
b) Aux niveaux plus élevés :
Ces établissements ou locaux peuvent être installés d'un, tous les dix niveaux comptés
à partir du premier niveau visé en a) ci-dessus.
La surface dans œuvre de ces établissements ou locaux ne doit pas dépasser 500
mètres carrés et le nombre des occupants du compartiment dans lequel ils sont
aménagés ne doit pas excéder, même exceptionnellement, 500 personnes.
Outre les dégagements imposés, ces établissements ou locaux doivent disposer au
niveau de chaque compartiment, d'un escalier supplémentaire répondant aux
dispositions du présent règlement, dès que le nombre des occupants du compartiment
considéré dépasse, même exceptionnellement, 250 personnes. Cet escalier pourra
cependant ne desservir que les deux niveaux situés immédiatement au-dessus du
niveau visé.
Ces établissements ou locaux ne doivent pas dépasser le potentiel calorifique fixé à
l'article G.H.49 (-1-) et leur défense doit pouvoir être assurée par des robinets
d'incendie armés.
Si des risques particuliers d'incendie existent, l'installation d'extincteurs
automatiques peut être prescrite.
c) Aux deux niveaux les plus élevés de l'immeuble :
Les établissements ou locaux visés ci-dessus pourront être aménagés si leur surface
dans œuvre ne dépasse pas 1000 mètres carrés par compartiment et si le nombre
d'occupants n'excède pas, même exceptionnellement, 500 personnes.
Cependant, l'escalier supplémentaire prescrit au b) ci-dessus peut ne pas être
installé s'il peut être aménagé, au niveau intéressé une terrasse non couverte, de
surface dans œuvre au moins égale à celle de l'établissement ou du local considéré,
permettant d'évacuer les occupants par les deux escaliers normaux de l'immeuble.