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Bertrand HuBert, Bruno PHiliPPonnat, Bertrand HuBert

FONDATIONS ET OUVRAGES EN TERRE


Manuel professionnel de géotechnique du BtP
olivier Payant & Moulay ZerHouni
Bruno PHiliPPonnat

FONDATIONS ET OUVRAGES EN TERRE olivier Payant

Ce document est la propriété exclusive de MONICA MORVANY (monica.morvany@outlook.fr) - 22 mars 2019 à 14:41
Moulay ZerHouni
Manuel professionnel de géotechnique du BtP
Les ingénieurs trouveront dans ce manuel professionnel contexte hydrogéologique et caractérisation des para- Carrières de Roussillon (Vaucluse), sables argileux colorés Anticlinal dit du « Chapeau de Gendarme » à Septmoncel
par oxydes et hydroxydes de fer © Bertrand Hubert dans le Jura © Bertrand Hubert
Réalisation d’une enceinte périmétrique butonnée Réalisation d’une paroi parisienne tirantée à Chartres comment résoudre les problèmes de conception, de mètres de sol.
à Abu Dhabi © Bertrand Hubert © Bertrand Hubert réalisation et de maintenance d’un ouvrage, et ceux La seconde partie présente la conception et le dimen-
que pose l’aménagement d’un site dans son interaction sionnement des ouvrages géotechniques : fondations,

FONDATIONS
avec le sol. améliorations de sols, soutènements, ouvrages en terre
Formant une équipe de quatre spécialistes appartenant et aménagements de terrains, ouvrages hydrauliques.
à trois générations de géotechniciens, les auteurs se Un index de plus de 700 entrées permet d’aller directe-
sont appuyés sur la plus récente normalisation en ment à l’information recherchée. D’abondantes annexes
géotechnique (dont la norme des missions d’ingénierie donnent accès aux sources et exposent en détail les prin-

ET OUVRAGES
géotechnique), sur l’Eurocode 7 (calcul géotechnique) et cipaux développements théoriques. Elles comprennent
sur les normes nationales d’application qui en ont résulté, les tableaux et les formulaires usuels (corrélations,
ainsi que la dernière réglementation parasismique. coefficients partiels, échelle stratigraphique, etc.). Les
La première partie contient les bases nécessaires aux références normatives y sont également regroupées
études géotechniques : géologie, mécanique des sols, tandis que chacun des quinze chapitres est suivi de la Vérification de la portance d’une plateforme par réalisation Réalisation d’un essai de chargement statique sur un pieu
d’essais de chargement statique à la plaque © Kornog © Kornog

EN TERRE
propriétés géotechniques des formations géologiques, bibliographie correspondante.
Réalisation d’un dallage sur terre-plein © David Simonot Outil de forage pour réalisation de
colonnes de Jet Grouting © Olivier Payant
Normalisation en géotechnique – 1. Les sols et la géologie – 2. Propriétés physiques – 3. Propriétés hydrauliques – 4. Théorie de la
consolidation – 5. Comportement mécanique – 6. Reconnaissance des sols – 7. Calcul géotechnique et Eurocode 7 – 8. Sollicitations
sismiques – 9. Stabilité des pentes et des talus – 10. Actions des terres sur les soutènements – 11. Fondations superficielles –
12. Fondations profondes – 13. Ouvrages de soutènement – 14. Fondations mixtes, amélioration et renforcement des sols –
15. Conception et dimensionnement des ouvrages hydrauliques – Symboles et notations – Annexes – Liste des normes – Index
Manuel professionnel
Géologue et ingénieur en géotechnique, Bertrand Hubert est, avec Gérard Philipponnat, le coauteur de la deuxième édition de Fondations et de géotechnique du BtP
ouvrages en terre. Après avoir participé à la création de Solen – bureau d’études spécialisé notamment en géotechnique – il a rejoint le groupe
Socotec comme spécialiste en sols et fondations. Membre de diverses sociétés savantes et de commissions techniques spécialisées, il s’est
également vu confier des fonctions de représentation au sein d’associations professionnelles. Á l’université de Franche-Comté et à l’université
Paris-Sud (faculté des sciences d’Orsay) il a enseigné aux futurs ingénieurs la géotechnique et la géologie appliquée.
Pour refondre ce manuel technique de référence, il a réuni une équipe de spécialistes en géotechnique dont le parcours professionnel a été en
grande partie associé à Solen.
Construction d’un barrage zoné à Kissir (Algérie) Réalisation d’une paroi moulée à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
Ingénieur de Centrale Lille et fils de Gérard Philipponnat, Bruno Philipponnat est actuellement président de Sogéo Expert, bureau d’études en
Préface de Gérard Philipponnat
© Bertrand Hubert © Isabelle Halfon
géotechnique. Ancien secrétaire de l’USG (Union syndicale géotechnique), il enseigne l’ingénierie des ouvrages géotechniques à l’ENSIP (École Appareil pour essai de pénétration Forage destructif en rotopercussion sur un Système de chargement pneuma-

HuBert
PHiliPPonnat
Payant
OUNI
nationale supérieure d’ingénieurs de Poitiers). dynamique type DPL © Kornog ouvrage maritime à Ploumanac’h (Côtes tique pour essais de compressibilité
d’Armor) © Kornog à l’œdomètre (laboratoire Esiris)
Ingénieur diplômé de Polytech Lille, Olivier Payant est un expert reconnu des problématiques de fondations et de soutènements pour les projets © Bertrand Hubert

Maquette : studio Eyrolles • Réalisation : Linda Skoropad


de génie civil et de bâtiment. Il a notamment exercé pendant 13 années au sein de la direction technique Construction de Socotec en tant que
spécialiste sols et fondations avant d’intégrer le bureau d’études Terrasol (groupe Setec) en 2019.
Ingénieur TP d’Alger, ingénieur géotechnicien, docteur en mécanique des sols de l’École Centrale de Paris et membre de la direction technique
de Fondasol, Moulay Idriss Zerhouni préside actuellement la commission de normalisation Reconnaissances et essais géotechniques (CNREG).
Il enseigne la géotechnique à l’université Le Havre-Normandie et à l’école d’ingénieurs UniLasalle de Beauvais.

ISBN : 978-2-212-11890-2

9 782212 118902
Code éditeur : G11890
En couverture :
Sondage à la tarière hélicoïdale continue © Kornog
Analyse granulométrique par sédimentométrie © Sogéo Expert
Confection des cages d’armatures des pieux de fondation de gros diamètre pour un ensemble d’IGH à Abu Dhabi © Bertrand Hubert
Chantier d’amélioration de sol par inclusions rigides de sols traités au liant (Deep Soil Mixing®) © Olivier Payant
Mise place du ferraillage du radier d’une tour de bureaux à Marseille © Pierre Janeix 90 €
Réalisation de semelles isolées pour un immeuble Dégarnissage de colonnes de sols traités au liant
de bureaux à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) (Soil Mixing) © Olivier Payant Glissement de terrain dans des flyschs à Tétouan (Maroc) Ouverture d’un carottier SPT © Kornog
© Bertrand Hubert © Hervé Grisey

Hubert170.indd Toutes les pages 23/01/2019 16:16


Bertrand HuBert, Bruno PHiliPPonnat, Bertrand HuBert

FONDATIONS ET OUVRAGES EN TERRE


Manuel professionnel de géotechnique du BtP
olivier Payant & Moulay ZerHouni
Bruno PHiliPPonnat

FONDATIONS ET OUVRAGES EN TERRE olivier Payant

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Moulay ZerHouni
Manuel professionnel de géotechnique du BtP
Les ingénieurs trouveront dans ce manuel professionnel contexte hydrogéologique et caractérisation des para- Carrières de Roussillon (Vaucluse), sables argileux colorés Anticlinal dit du « Chapeau de Gendarme » à Septmoncel
par oxydes et hydroxydes de fer © Bertrand Hubert dans le Jura © Bertrand Hubert
Réalisation d’une enceinte périmétrique butonnée Réalisation d’une paroi parisienne tirantée à Chartres comment résoudre les problèmes de conception, de mètres de sol.
à Abu Dhabi © Bertrand Hubert © Bertrand Hubert réalisation et de maintenance d’un ouvrage, et ceux La seconde partie présente la conception et le dimen-
que pose l’aménagement d’un site dans son interaction sionnement des ouvrages géotechniques : fondations,

FONDATIONS
avec le sol. améliorations de sols, soutènements, ouvrages en terre
Formant une équipe de quatre spécialistes appartenant et aménagements de terrains, ouvrages hydrauliques.
à trois générations de géotechniciens, les auteurs se Un index de plus de 700 entrées permet d’aller directe-
sont appuyés sur la plus récente normalisation en ment à l’information recherchée. D’abondantes annexes
géotechnique (dont la norme des missions d’ingénierie donnent accès aux sources et exposent en détail les prin-

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géotechnique), sur l’Eurocode 7 (calcul géotechnique) et cipaux développements théoriques. Elles comprennent
sur les normes nationales d’application qui en ont résulté, les tableaux et les formulaires usuels (corrélations,
ainsi que la dernière réglementation parasismique. coefficients partiels, échelle stratigraphique, etc.). Les
La première partie contient les bases nécessaires aux références normatives y sont également regroupées
études géotechniques : géologie, mécanique des sols, tandis que chacun des quinze chapitres est suivi de la Vérification de la portance d’une plateforme par réalisation Réalisation d’un essai de chargement statique sur un pieu
d’essais de chargement statique à la plaque © Kornog © Kornog

EN TERRE
propriétés géotechniques des formations géologiques, bibliographie correspondante.
Réalisation d’un dallage sur terre-plein © David Simonot Outil de forage pour réalisation de
colonnes de Jet Grouting © Olivier Payant
Normalisation en géotechnique – 1. Les sols et la géologie – 2. Propriétés physiques – 3. Propriétés hydrauliques – 4. Théorie de la
consolidation – 5. Comportement mécanique – 6. Reconnaissance des sols – 7. Calcul géotechnique et Eurocode 7 – 8. Sollicitations
sismiques – 9. Stabilité des pentes et des talus – 10. Actions des terres sur les soutènements – 11. Fondations superficielles –
12. Fondations profondes – 13. Ouvrages de soutènement – 14. Fondations mixtes, amélioration et renforcement des sols –
15. Conception et dimensionnement des ouvrages hydrauliques – Symboles et notations – Annexes – Liste des normes – Index
Manuel professionnel
Géologue et ingénieur en géotechnique, Bertrand Hubert est, avec Gérard Philipponnat, le coauteur de la deuxième édition de Fondations et de géotechnique du BtP
ouvrages en terre. Après avoir participé à la création de Solen – bureau d’études spécialisé notamment en géotechnique – il a rejoint le groupe
Socotec comme spécialiste en sols et fondations. Membre de diverses sociétés savantes et de commissions techniques spécialisées, il s’est
également vu confier des fonctions de représentation au sein d’associations professionnelles. Á l’université de Franche-Comté et à l’université
Paris-Sud (faculté des sciences d’Orsay) il a enseigné aux futurs ingénieurs la géotechnique et la géologie appliquée.
Pour refondre ce manuel technique de référence, il a réuni une équipe de spécialistes en géotechnique dont le parcours professionnel a été en
grande partie associé à Solen.
Construction d’un barrage zoné à Kissir (Algérie) Réalisation d’une paroi moulée à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
Ingénieur de Centrale Lille et fils de Gérard Philipponnat, Bruno Philipponnat est actuellement président de Sogéo Expert, bureau d’études en
Préface de Gérard Philipponnat
© Bertrand Hubert © Isabelle Halfon
géotechnique. Ancien secrétaire de l’USG (Union syndicale géotechnique), il enseigne l’ingénierie des ouvrages géotechniques à l’ENSIP (École Appareil pour essai de pénétration Forage destructif en rotopercussion sur un Système de chargement pneuma-

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OUNI
nationale supérieure d’ingénieurs de Poitiers). dynamique type DPL © Kornog ouvrage maritime à Ploumanac’h (Côtes tique pour essais de compressibilité
d’Armor) © Kornog à l’œdomètre (laboratoire Esiris)
Ingénieur diplômé de Polytech Lille, Olivier Payant est un expert reconnu des problématiques de fondations et de soutènements pour les projets © Bertrand Hubert
de génie civil et de bâtiment. Il a notamment exercé pendant 13 années au sein de la direction technique Construction de Socotec en tant que
spécialiste sols et fondations avant d’intégrer le bureau d’études Terrasol (groupe Setec) en 2019.
Ingénieur TP d’Alger, ingénieur géotechnicien, docteur en mécanique des sols de l’École Centrale de Paris et membre de la direction technique
de Fondasol, Moulay Idriss Zerhouni préside actuellement la commission de normalisation Reconnaissances et essais géotechniques (CNREG).
Il enseigne la géotechnique à l’université Le Havre-Normandie et à l’école d’ingénieurs UniLasalle de Beauvais.

En couverture :
Sondage à la tarière hélicoïdale continue © Kornog
Analyse granulométrique par sédimentométrie © Sogéo Expert
Confection des cages d’armatures des pieux de fondation de gros diamètre pour un ensemble d’IGH à Abu Dhabi © Bertrand Hubert
Chantier d’amélioration de sol par inclusions rigides de sols traités au liant (Deep Soil Mixing®) © Olivier Payant
Mise place du ferraillage du radier d’une tour de bureaux à Marseille © Pierre Janeix

Réalisation de semelles isolées pour un immeuble Dégarnissage de colonnes de sols traités au liant
de bureaux à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) (Soil Mixing) © Olivier Payant Glissement de terrain dans des flyschs à Tétouan (Maroc) Ouverture d’un carottier SPT © Kornog
© Bertrand Hubert © Hervé Grisey

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Fondations et

Géotechnique du BTP
ouvrages en terre

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Bertrand HUBERT
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Bruno PHILIPPONNAT
Olivier PAYANT
Moulay ZERHOUNI

Fondations et
ouvrages en terre
Géotechnique du BTP

Nouvelle édition refondue

Préface de Gérard Philipponnat

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ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
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75240 Paris Cedex 05


www.editions-eyrolles.com

Sauf mention contraire, les photographies et les schémas sont de l’auteur.


Droits réservés pour les autres illustrations.
Mise en pages : GraphieProd/Jean-Louis Liennard
Adaptation des schémas : Lionel Auvergne

Aux termes du Code de la propriété intellectuelle, toute reproduction ou représentation intégrale


ou partielle de la présente publication, faite par quelque procédé que ce soit (reprographie,
microfilmage, scannérisation, numérisation…) sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants
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et suivants du Code de la propriété intellectuelle. L’autorisation d’effectuer des reproductions par
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– 20, rue des Grands- Augustins –75006 Paris.

© Éditions Eyrolles, 2019


ISBN : 978-2-212-11890-2

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Sommaire

Préface ..................................................................................................................... XXVII


Avant-propos .......................................................................................................... XXIX
Introduction. N
 ormalisation en géotechnique .................................................. 1

CHAPITRE 1. Les sols et la géologie .......................................................................... 11

CHAPITRE 2. Propriétés physiques des sols ............................................................ 33

CHAPITRE 3. Propriétés hydrauliques des sols ....................................................... 53

CHAPITRE 4. Théorie de la consolidation ................................................................ 81

CHAPITRE 5. Comportement mécanique des sols ................................................. 97

CHAPITRE 6. Reconnaissance des sols ..................................................................... 131

CHAPITRE 7. Calcul géotechnique et Eurocode 7 ................................................... 277

CHAPITRE 8. Sollicitations sismiques ........................................................................ 297

CHAPITRE 9. Stabilité des pentes et des talus ......................................................... 313

CHAPITRE 10. Actions des terres sur les soutènements ......................................... 347

CHAPITRE 11. Fondations superficielles .................................................................... 389

CHAPITRE 12. Fondations profondes ........................................................................ 461

CHAPITRE 13. Ouvrages de soutènement ............................................................... 549

CHAPITRE 14. Fondations mixtes, amélioration et renforcement des sols .......... 625

CHAPITRE 15. Conception et dimensionnement des ouvrages hydrauliques .... 679

Annexes ................................................................................................................... 699

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Table des matières

Préface .................................................................................................................. XXVII


Avant-propos ....................................................................................................... XXIX

INTRODUCTION.  Normalisation en géotechnique .......................... 1


Introduction ................................................................................................ 1
1. Les organismes de normalisation ........................................................... 2
2. Les instances de normalisation en géotechnique ................................ 2
3. Les différents types de norme ................................................................. 3
4. Le panel normatif en géotechnique ....................................................... 4
4.1 Normes de conception – Les Eurocodes ............................................. 5
4.2 Normes d’essais .................................................................................. 6
4.3 Normes de classification et de spécification de produits ...................... 7
4.4 Normes d’exécution de travaux géotechniques spéciaux ...................... 8
4.5 Normes d’organisation ....................................................................... 9
Conclusion .................................................................................................. 9
Bibliographie ................................................................................................ 10

CHAPITRE 1.  Les sols et la géologie ........................................................ 11


1.1 Introduction ................................................................................................ 11
1.1.1 Géotechnique et géologie ................................................................... 11
1.1.2 Structure du globe terrestre ................................................................. 12
1.1.3 Histoire de la Terre ............................................................................. 13
1.1.4 Mouvements des plaques lithosphériques ........................................... 13
1.2 Minéralogie ................................................................................................. 14
1.2.1  Diversité minérale .............................................................................. 14
1.2.2 Silicates .............................................................................................. 14
1.2.3 Spécificité des minéraux argileux ........................................................ 15
1.2.4 Minéraux non silicatés ........................................................................ 16
1.3 Pétrologie .................................................................................................... 16

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Table des matières | VII

1.3.1  Roches magmatiques .......................................................................... 17


1.3.1.1  Généralités ............................................................................. 17
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1.3.1.2  Classification ......................................................................... 17


1.3.1.3  Structure des roches magmatiques ............................................ 18
1.3.2 Roches sédimentaires .......................................................................... 18
1.3.2.1  Généralités ............................................................................. 18
1.3.2.2  Formation des roches sédimentaires .......................................... 19
1.3.2.3  Classification ......................................................................... 21
1.3.2.4  Stratigraphie .......................................................................... 23
1.3.3 Roches métamorphiques ..................................................................... 23
1.3.3.1  Généralités ............................................................................. 23
1.3.3.2  Classification ......................................................................... 24
1.3.3.3  Structure des roches métamorphiques ....................................... 24
1.4 Éléments de tectonique ........................................................................... 25
1.4.1 Différents comportements des roches ................................................. 25
1.4.2 Déformations ductiles ........................................................................ 25
1.4.3 Déformations cassantes ...................................................................... 26
1.4.4 Représentation des éléments structuraux ............................................ 27
1.5 Disciplines apparentées à la géologie .................................................... 27
1.5.1 Géomorphologie ................................................................................ 27
1.5.2 Pédologie ............................................................................................ 28
1.6 Géologie et missions d’ingénierie géotechnique ................................. 29
1.6.1 Analyse préliminaire ........................................................................... 29
1.6.2 Informations géologiques ................................................................... 30
1.6.3 Aléas géologiques ................................................................................ 31
Bibliographie ................................................................................................ 32

CHAPITRE 2.  Propriétés physiques des sols ..................................... 33


2.1 Définition des sols – Notations ............................................................... 33
2.2 Structure des sols ...................................................................................... 33
2.2.1  Classification des grains solides ........................................................... 33
2.2.2 Structure et eau interstitielle ............................................................... 35
2.2.2.1  Structure des sols pulvérulents .................................................. 35
2.2.2.2  Structure des argiles ................................................................ 36
2.3 Classification géotechnique des sols ...................................................... 38
2.3.1  Analyse granulométrique .................................................................... 38
2.3.2 Limites d’Atterberg – Activité des argiles ............................................ 40
2.3.3 Valeur de bleu du sol .......................................................................... 42
2.3.4 L’équivalent de sable ........................................................................... 42
2.3.5 Teneur en matières organiques ............................................................ 43
2.3.6 Classifications des sols ........................................................................ 43

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VIII | Fondations et ouvrages en terre

2.4 Caractéristiques pondérales des sols ..................................................... 48


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2.4.1  État remanié et non remanié – Représentation pondérale d’un sol ...... 48
2.4.2  Principales caractéristiques des sols ..................................................... 49
2.4.3  Relations entre les paramètres pondéraux ........................................... 50
Bibliographie ................................................................................................ 52

CHAPITRE 3.  Propriétés hydrauliques des sols .............................. 53


3.1 Introduction ................................................................................................ 53
3.1.1  Cycles de l’eau .................................................................................... 53
3.1.2  Systèmes hydrologiques ...................................................................... 54
3.1.2.1  Identification ......................................................................... 54
3.1.2.2  Bilan hydrique ....................................................................... 54
3.1.3  Différents états de l’eau dans les sols ................................................... 55
3.1.4  Eaux souterraines ............................................................................... 56
3.1.4.1  Définitions ............................................................................. 56
3.1.4.2  Nature géologique des aquifères ............................................... 56
3.1.4.3  Types hydrodynamiques d’aquifères .......................................... 57
3.1.4.4  Niveaux piézométriques .......................................................... 58
3.2 Propriétés de l’eau libre ........................................................................... 60
3.2.1  Écoulement linéaire – Loi de Darcy .................................................... 60
3.2.2 Mesure en laboratoire du coefficient de perméabilité .......................... 62
3.2.2.1  Conditions d’essai ................................................................... 62
3.2.2.2  Essai à charge constante .......................................................... 62
3.2.2.3  Essai à charge variable ............................................................ 63
3.2.3 Ordre de grandeur du coefficient de perméabilité des sols ................... 64
3.2.4 Sols lités – Définition de kh et kv ........................................................ 64
3.3 Écoulements souterrains .......................................................................... 66
3.3.1  Écoulements permanents à deux dimensions en milieu homogène
et isotrope .......................................................................................... 66
3.3.1.1  Réseau d’écoulement ............................................................... 66
3.3.1.2  Calcul du débit à travers un massif de terre .............................. 67
3.3.1.3  Conditions aux limites en régime permanent ............................ 68
3.3.2 Exemple de traitement informatique (code Plaxis) .............................. 68
3.3.3 Force d’écoulement ............................................................................ 69
3.3.4 Mesure in situ de la perméabilité et des paramètres connexes .............. 70
3.3.4.1  Généralités ............................................................................. 70
3.3.4.2  Écoulement en régime permanent – Formule de Dupuit ............ 71
3.3.4.3  Écoulement en régime transitoire - Formule de Theis ................. 73
3.4 Eau capillaire .............................................................................................. 74
3.4.1  Définition de l’eau capillaire ............................................................... 74
3.4.2  Capillarité de l’eau – Loi de Jurin ....................................................... 74
3.4.3  Tube de section variable ...................................................................... 75
3.4.4  Porométrie ......................................................................................... 76

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Table des matières | IX

3.4.5  Notion de succion – Ascension capillaire ............................................ 76


3.4.6  Généralisation – Relation succion/teneur en eau ................................ 77
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3.4.7  Profil hydrique ................................................................................... 78


Bibliographie ................................................................................................ 80

CHAPITRE 4.  Théorie de la consolidation .......................................... 81


4.1 Définition des contraintes dans un sol .................................................. 81
4.2 Sols saturés ................................................................................................. 82
4.2.1  Contraintes normales ......................................................................... 82
4.2.2 Contrainte tangentielle ....................................................................... 83
4.2.3 Cas des sols partiellement saturés ........................................................ 83
4.3 Étude qualitative de la consolidation ..................................................... 84
4.3.1  Remarques préliminaires .................................................................... 84
4.3.1.1  Définition .............................................................................. 84
4.3.1.2  Condition d’application .......................................................... 84
4.3.1.3  Conditions initiales ................................................................ 84
4.3.2 Tassement dans le temps sous une charge donnée ............................... 85
4.3.3 Tassement en fonction de la charge ..................................................... 87
4.4 Théorie mathématique de la consolidation unidimensionnelle ........ 88
4.5 Consolidation d’une couche drainée par les deux faces .................... 90
4.6 Cas particuliers ........................................................................................... 90
4.6.1  Multicouche compressible .................................................................. 90
4.6.2  Prise en compte du temps de chargement ........................................... 91
4.7 Essai de compressibilité à l’œdomètre .................................................. 92
4.7.1  Caractéristiques de compressibilité ..................................................... 92
4.7.2  Classification des sols vis-à-vis de la compressibilité ............................ 93
4.7.2.1  Différents états de consolidation ............................................... 93
4.7.2.2  Comportement des sols selon leur état de consolidation .............. 93
4.7.3  Consolidation secondaire ................................................................... 94
4.8 Applications pratiques de la consolidation ........................................... 95

Bibliographie ................................................................................................ 96

CHAPITRE 5.  Comportement mécanique des sols ..................... 97


5.1 Introduction ................................................................................................ 97
5.2 Répartition des contraintes autour d’un point ...................................... 98
5.2.1  Rappel de mécanique des milieux continus ......................................... 98
5.2.2 Définition et conventions de signe ...................................................... 99
5.2.3 Propriétés du cercle de Mohr .............................................................. 99

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X | Fondations et ouvrages en terre

5.3 Les sols et la théorie de l’élasticité ......................................................... 102


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5.3.1  Rappel de quelques notions ................................................................ 102


5.3.2 Modules drainé et non drainé ............................................................. 103
5.3.3 Champs d’application de l’élasticité .................................................... 103
5.3.3.1  Divergences avec la théorie de l’élasticité .................................. 103
5.3.3.2  Différents modules d’élasticité .................................................. 103
5.3.4 Ordres de grandeur ............................................................................ 106
5.3.5 Relation entre le module œdométrique et le module
d’élasticité drainé ................................................................................ 106
5.4 Les sols et la théorie de la plasticité ....................................................... 107
5.4.1  Courbe intrinsèque, critère de Mohr-Coulomb .................................. 107
5.4.2 État d’équilibre limite des sols pulvérulents ........................................ 108
5.4.3 Sols cohérents – Théorème des états correspondants ........................... 110
5.4.4 Propriétés particulières de la droite intrinsèque et
du cercle de Mohr .............................................................................. 111
5.4.5 Directions conjuguées ........................................................................ 112
5.5 Mesure des caractéristiques mécaniques des sols .............................. 112
5.5.1  Détermination des caractéristiques de plasticité φ et c ........................ 112
5.5.2  Conditions particulières d’essai ........................................................... 113
5.5.2.1  Consolidation ........................................................................ 113
5.5.2.2  Drainage ............................................................................... 113
5.5.2.3  Vitesse d’essai ......................................................................... 113
5.5.3  Principales caractéristiques mécaniques d’un sol ................................. 114
5.5.3.1  Caractéristiques apparentes ..................................................... 114
5.5.3.2  Caractéristiques effectives ........................................................ 115
5.5.3.3  Caractéristiques consolidées non drainées .................................. 115
5.5.4  Exemples d’application pratique des différents essais ........................... 116
5.5.4.1  Exemple d’application des caractéristiques apparentes φuu, cuu
et effectives φ´, c´ ................................................................... 116
5.5.4.2  Exemple d’application du facteur d’augmentation
de la cohésion λcu ................................................................... 117
5.5.5  Essai de compression simple ............................................................... 118
5.5.6  Mesure des caractéristiques d’élasticité ................................................ 118
5.6 Compléments sur la rhéologie des sols ................................................ 119
5.6.1  Critères de rupture – État critique – Dilatance – Contractance ........... 119
5.6.1.1  Comportement des sables ......................................................... 119
5.6.1.2  Comportement des argiles ........................................................ 120
5.6.2  Chemin des contraintes ...................................................................... 122
5.6.3  Modèles rhéologiques ......................................................................... 122
5.7 Liquéfaction des sols ................................................................................. 124
5.7.1  Description du phénomène ................................................................ 124
5.7.2  Catégories de sols sensibles à la liquéfaction ........................................ 124
5.7.3  Étude du risque de liquéfaction .......................................................... 125
Bibliographie ................................................................................................ 130

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Table des matières | XI

CHAPITRE 6.  Reconnaissance des sols ................................................. 131


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6.1 Investigations géotechniques .................................................................. 131


6.1.1  Documents de référence ..................................................................... 131
6.1.1.1  Préambule ............................................................................. 131
6.1.1.2  Eurocode 7 NF EN 1997-2 .................................................... 131
6.1.1.3  Norme NF P 94 500 ............................................................. 132
6.1.1.4  Recommandations de l’Union syndicale géotechnique –
Syntec-Ingénierie .................................................................... 132
6.1.1.5  Normes d’essais ....................................................................... 132
6.1.2  Programme de l’étude géotechnique ................................................... 132
6.1.2.1  Modèle géologique préliminaire ............................................... 132
6.1.2.2  Établissement du programme de reconnaissance ........................ 133
6.1.2.3  Diversité des techniques de reconnaissance ................................ 134
6.1.2.4  Maillage des sondages de reconnaissance ................................... 134
6.1.2.5  Profondeur d’investigation ...................................................... 136
6.1.2.6  Repérage et nivellement des sondages ........................................ 136
6.2 Géophysique .............................................................................................. 137
6.2.1  Principes généraux .............................................................................. 137
6.2.2 Gravimétrie ........................................................................................ 137
6.2.2.1  Principe ................................................................................. 137
6.2.2.2  Applications ........................................................................... 138
6.2.2.3  Mise en œuvre ........................................................................ 138
6.2.2.4  Limites d’utilisation ............................................................... 139
6.2.3 Méthodes sismiques ............................................................................ 139
6.2.3.1  Principe ................................................................................. 139
6.2.3.2  Sismique réfraction ................................................................. 140
6.2.4 Méthodes électriques .......................................................................... 143
6.2.4.1  Principe ................................................................................. 143
6.2.4.2  Applications ........................................................................... 143
6.2.4.3  Description des méthodes usuelles ............................................. 143
6.2.4.4  Limites d’utilisation ............................................................... 145
6.2.5 Électromagnétisme ............................................................................. 145
6.2.5.1  Principe ................................................................................. 145
6.2.5.2  Applications ........................................................................... 145
6.2.5.3  Mise en œuvre ........................................................................ 145
6.2.5.4  Limites d’utilisation ............................................................... 146
6.2.6 Domaines d’application des méthodes géophysiques .......................... 147
6.3 Sondages et forages .................................................................................. 147
6.3.1  Introduction ...................................................................................... 147
6.3.1.1  Définitions ............................................................................. 147
6.3.1.2  Méthodes de prélèvemen .......................................................... 149
6.3.2 Différents types de forages .................................................................. 150
6.3.2.1  Choix de la technique de forage ............................................... 150
6.3.2.2  Sondages par puits, tranchée, fouille et galerie .......................... 150

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XII | Fondations et ouvrages en terre

6.3.2.3  Sondages carottés .................................................................... 150


6.3.2.4  Sondages semi-destructifs ......................................................... 151
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6.3.2.5  Sondages destructifs ................................................................ 152


6.3.3 Sondages carottés ............................................................................... 152
6.3.3.1  Objectifs ................................................................................ 152
6.3.3.2  Techniques de carottage ........................................................... 152
6.3.3.3  Choix des techniques de carottage ............................................ 155
6.3.3.4  Coupe de sondage ................................................................... 155
6.3.4 Forages destructifs .............................................................................. 158
6.3.4.1  Introduction .......................................................................... 158
6.3.4.2  Opérations liées à la foration ................................................... 158
6.3.4.3  Techniques de foration ............................................................ 160
6.3.4.4  Choix des techniques de foration .............................................. 161
6.3.4.5  Diagraphies instantanées ......................................................... 162
6.3.5 Diagraphies différées .......................................................................... 165
6.3.5.1  Présentation ........................................................................... 165
6.3.5.2  Différents types de diagraphies différées .................................... 165
6.3.6 Géophysique de forage ....................................................................... 165
6.3.6.1  Généralités ............................................................................. 165
6.3.6.2  Principales techniques ............................................................. 167
6.4 Essais mécaniques in situ ......................................................................... 167
6.4.1  Essais par battage ................................................................................ 167
6.4.1.1  Présentation ........................................................................... 167
6.4.1.2  Essai de pénétration au carottier .............................................. 167
6.4.1.3  Essai de pénétration dynamique .............................................. 170
6.4.2  Essai de pénétration statique (CPT) et piézocône ............................... 174
6.4.2.1  Principe ................................................................................. 174
6.4.2.2  Types d’appareil – Appareil normalisé ...................................... 174
6.4.2.3  Résultats ................................................................................ 177
6.4.2.4  Interprétation ......................................................................... 177
6.4.2.5  Piézocône ............................................................................... 177
6.4.3  Essai au pressiomètre Ménard ............................................................. 179
6.4.3.1  Présentation ........................................................................... 179
6.4.3.2  Principe de l’essai ................................................................... 179
6.4.3.3  Appareillage ........................................................................... 179
6.4.3.4  Mise en place de la sonde dans le sol ......................................... 181
6.4.3.5  Réalisation de l’essai – Courbe brute ........................................ 182
6.4.3.6  Résultats – Courbes corrigées ................................................... 183
6.4.3.7  Présentation des résultats – Forage pressiométrique .................... 184
6.4.3.8  Principes théoriques ................................................................ 186
6.4.3.9  Corrélation entre module pressiométrique et oedométrique –
Coefficient rhéologique ............................................................ 188
6.4.3.10  Classification conventionnelle des sols ....................................... 189
6.4.3.11  Module pressiométrique de rechargement .................................. 189
6.4.4  Essai de cisaillement au phicomètre .................................................... 190
6.4.4.1  Présentation ........................................................................... 190

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Table des matières | XIII

6.4.4.2  Principe ................................................................................. 190


6.4.4.3  Description de l’appareil ......................................................... 190
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6.4.4.4  Interprétation – Domaine d’application ................................... 192


6.4.4.5  Comparaison avec les essais de laboratoire ................................ 193
6.4.5  Essai scissométrique en place .............................................................. 194
6.4.5.1  Présentation ........................................................................... 194
6.4.5.2  Principe de l’essai ................................................................... 194
6.4.5.3  Appareillage et procédure d’essai .............................................. 195
6.4.5.4  Résultats ................................................................................ 195
6.4.5.5  Utilisation – Correction .......................................................... 195
6.5 Instrumentation et suivi des ouvrages ................................................... 197
6.6 Essais hydrauliques in situ ....................................................................... 198
6.6.1  Introduction ....................................................................................... 198
6.6.2  Piézométrie ........................................................................................ 198
6.6.2.1  Introduction .......................................................................... 198
6.6.2.2  Types de piézomètres ............................................................... 198
6.6.2.3  Qualité des mesures ................................................................ 200
6.6.3  Essais de perméabilité dans un forage à tube ouvert ............................ 200
6.6.3.1  Principe ................................................................................. 200
6.6.3.2  Réalisation de l’essai ............................................................... 201
6.6.3.3  Interprétation des résultats ...................................................... 201
6.6.4  Essai de pression d’eau dans les roches ................................................ 202
6.6.5  Essai de pompage ............................................................................... 203
6.6.5.1  Principe ................................................................................. 203
6.6.5.2  Préparation de l’essai .............................................................. 203
6.6.5.3  Réalisation de l’essai ............................................................... 204
6.6.5.4  Interprétation des résultats ...................................................... 204
6.6.6  Essai de perméabilité dans un forage en tube fermé ............................ 206
6.6.7  Essai d’infiltration .............................................................................. 206
6.7 Essais de laboratoire ................................................................................. 206
6.7.1  Introduction ....................................................................................... 206
6.7.2  Essais d’identification et de classification ............................................ 207
6.7.2.1  Analyse granulométrique par tamisage ..................................... 207
6.7.2.2  Analyse granulométrique par sédimentation ............................. 209
6.7.2.3  Teneur en eau ........................................................................ 212
6.7.2.4  Masse volumique des particules solides ..................................... 214
6.7.2.5  Limites de consistance d’Atterberg ............................................ 216
6.7.2.6  Masse volumique apparente des sols fins ................................... 224
6.7.2.7  Indice des vides emin et emax et indice de densité relative ............. 226
6.7.2.8  Teneur en carbonate ............................................................... 228
6.7.2.9  Teneur en matières organiques ................................................. 230
6.7.2.10  Coefficient de fragmentabilité .................................................. 231
6.7.2.11  Coefficient de dégradabilité ..................................................... 232
6.7.2.12  Valeur de bleu de méthylène du sol .......................................... 232

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XIV | Fondations et ouvrages en terre

6.7.3  Essais mécaniques de résistance, de compressibilité et


de déformation des sols ...................................................................... 233
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6.7.3.1  Essai de compression uniaxiale ................................................ 233


6.7.3.2  Essais de cisaillement rectiligne à la boîte ................................. 234
6.7.3.3  Essais de cisaillement à l’appareil triaxial de révolution ............. 239
6.7.3.4  Essai de compressibilité à l’œdomètre avec chargement
par paliers .............................................................................. 251
6.7.3.5  Essai de gonflement à l’œdomètre par chargement
de plusieurs éprouvettes ........................................................... 261
6.7.3.6  Essai de dessiccation – Détermination de la limite
de retrait effective ................................................................... 262
6.7.4  Essais hydrauliques de perméabilité .................................................... 264
6.7.4.1  Mesure du coefficient de perméabilité – Principaux dispositifs ... 264
6.7.4.2  Mesure de la perméabilité – Essai à charge constante –
Essai à charge variable ............................................................ 266
6.7.5  Essais de compactage et de portance ................................................... 267
6.7.5.1  Essai de détermination des références de compactage Proctor ...... 267
6.7.5.2  Indice portant IPI et CBR ...................................................... 270
6.8 Choix des techniques d’investigation ..................................................... 271
Bibliographie ................................................................................................ 274

CHAPITRE 7.  Calcul géotechnique et Eurocode 7 ....................... 277


7.1 Présentation générale – Bases du calcul géotechnique ..................... 277
7.2 Justification par la méthode observationnelle ...................................... 279
7.3 Justification par la méthode prescriptive ............................................... 280
7.4 Justification sur la base d’essais de chargement .................................. 280
7.5 Justification par le calcul ........................................................................... 280
7.5.1  Préambule – Fiabilité des modèles de calcul ........................................ 280
7.5.2  Principe .............................................................................................. 281
7.5.3  Situations et actions ............................................................................ 281
7.5.3.1  Situations .............................................................................. 281
7.5.3.2  Actions .................................................................................. 281
7.5.4  Valeurs caractéristiques ....................................................................... 282
7.5.4.1  Valeur caractéristique d’une action .......................................... 282
7.5.4.2  Valeurs caractéristiques des paramètres géotechniques ................ 282
7.5.4.3  Valeurs caractéristiques des données géométriques ...................... 283
7.5.4.4  Modèle géotechnique ............................................................... 284
7.5.5  Valeurs de calcul ................................................................................. 284
7.5.5.1  Définition ............................................................................. 284
7.5.5.2  Valeur de calcul d’une action ................................................... 284
7.5.5.3  Niveaux d’eau ........................................................................ 287
7.5.5.4  Facteurs de modèle ................................................................. 287
7.5.6  Combinaisons d’actions – Sollicitations .............................................. 288

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Table des matières | XV

7.5.7  Différents types d’états limites ultimes ................................................ 288


7.5.8  Approches de calcul et facteurs partiels ............................................... 290
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7.5.8.1  Les trois approches de calcul .................................................... 290


7.5.8.2  Principaux paramètres partiels ................................................ 291
7.5.8.3  Approche retenue par l’annexe nationale française .................... 291
7.5.9  Justifications suivant les différents états limites ................................... 292
7.5.9.1  Vérifications aux états limites ultimes ....................................... 292
7.5.9.2  Vérifications aux états limites de service .................................... 294
7.5.9.3  Exemple de détermination de l’effet d’une action ...................... 295
Bibliographie ................................................................................................ 296

CHAPITRE 8.  Sollicitations sismiques ..................................................... 297


8.1 Préambule .................................................................................................. 297
8.2 Effet d’un séisme ....................................................................................... 297
8.3 Réglementation sismique ........................................................................ 298
8.4 Action sismique ......................................................................................... 299
8.5 Paramètres définissant l’action sismique .............................................. 301
8.5.1  Zonage sismique de la France ............................................................. 301
8.5.2 Classes de sol ...................................................................................... 303
8.5.3 Coefficient de sol ................................................................................ 305
8.5.4 Coefficient topographique .................................................................. 305
8.5.5 Catégorie d’importance des ouvrages .................................................. 306
8.6 Justification des ouvrages géotechniques
sous sollicitations sismiques .................................................................... 307
8.6.1  Préambule .......................................................................................... 307
8.6.2  Justification des fondations ................................................................. 308
8.6.3  Justification des talus et soutènement ................................................. 308
8.6.4  Justifications sous sollicitations sismiques ........................................... 309
Bibliographie ................................................................................................ 312

CHAPITRE 9.  Stabilité des pentes et des talus ................................ 313


9.1 Introduction – Classification des mouvements de terrain .................. 313
9.1.1  Pentes naturelles ................................................................................. 314
9.1.2  Talus artificiels .................................................................................... 314
9.2 Description des principaux types de mouvement ................................ 314
9.2.1  Écroulements et chutes de pierres ....................................................... 314
9.2.2 Glissements ........................................................................................ 314
9.2.2.1  Glissement plan ...................................................................... 314
9.2.2.2  Glissement rotationnel simple .................................................. 315
9.2.2.3  Glissement rotationnel complexe .............................................. 315

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XVI | Fondations et ouvrages en terre

9.2.3 Fluage et solifluxion ........................................................................... 316


9.2.3.1  Fluage ................................................................................... 316
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9.2.3.2  Solifluxion ............................................................................. 316


9.2.4 Coulées boueuses ................................................................................ 316
9.2.5 Talus en déblai et talus en remblai sur sols non compressibles ............. 317
9.2.6 Talus en remblai sur sols compressibles ............................................... 317
9.2.7 Stabilité sous les soutènements ........................................................... 318
9.2.8 Digues et barrages en terre .................................................................. 318
9.3 Stabilité en rupture circulaire avec coefficient de sécurité global ..... 318
9.3.1  Préambule .......................................................................................... 318
9.3.2 Méthode des tranches de Fellenius ...................................................... 318
9.3.2.1  Stabilité selon un cercle donné ................................................. 318
9.3.2.2  Recherche du coefficient de sécurité minimal ............................. 321
9.3.3 Prise en compte des nappes et des écoulements ................................... 323
9.3.3.1  Nappe statique ....................................................................... 323
9.3.3.2  Prise en compte des écoulements au-dessus du niveau aval ......... 323
9.3.3.3  Prise en compte des écoulements en dessous du niveau aval ........ 324
9.3.4 Méthodes des tranches de Bishop ....................................................... 325
9.3.4.1  Méthode détaillée ................................................................... 325
9.3.4.2  Méthode de Bishop simplifiée .................................................. 325
9.3.5 Choix de la méthode de calcul ............................................................ 326
9.3.6 Choix du coefficient global de sécurité ............................................... 326
9.4 Stabilité en rupture circulaire aux états limites –
Calcul aux Eurocodes ................................................................................ 327
9.5 Stabilité des pentes en rupture plane .................................................... 328
9.5.1  Pente indéfinie – Rupture selon un plan parallèle à la pente ................ 328
9.5.1.1  Décomposition des forces ......................................................... 328
9.5.1.2  Coefficient de sécurité global .................................................... 329
9.5.1.3  Calcul aux états limites ........................................................... 330
9.5.2  Pente de hauteur finie ......................................................................... 330
9.6 Stabilité en rupture non circulaire .......................................................... 331
9.7 Abaques et formules ................................................................................. 331
9.7.1  Talus dans un sol pulvérulent ............................................................. 332
9.7.1.1  Sans écoulement ..................................................................... 332
9.7.1.2  Avec écoulement ..................................................................... 332
9.7.2  Talus dans un sol homogène cohérent ................................................ 333
9.7.2.1  Sols purement cohérents – Abaques de Taylor ............................ 333
9.7.2.2  Sols cohérents à frottement interne ........................................... 335
9.7.3  Talus verticaux .................................................................................... 336
9.8 Choix des caractéristiques mécaniques ................................................. 338
9.9 Stabilité en zone sismique ....................................................................... 340
9.9.1  Préambule .......................................................................................... 340
9.9.2  Principe du modèle statique équivalent ............................................... 341

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Table des matières | XVII

9.10 Confortement des talus ............................................................................ 342


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9.10.1  Principe .............................................................................................. 342


9.10.2  Modification de la pente ..................................................................... 342
9.10.3  Drainage ............................................................................................ 343
9.10.4  Renforcement ..................................................................................... 345
Bibliographie ................................................................................................ 346

CHAPITRE 10.  Actions des terres sur les soutènements .......... 347


10.1 Introduction ................................................................................................ 347

10.2 États d’équilibre limite .............................................................................. 347


10.2.1  Définitions ......................................................................................... 347
10.2.1.1  Sol au repos ............................................................................ 347
10.2.1.2  Équilibre limite de butée ........................................................ 348
10.2.1.3  Équilibre limite de poussée ...................................................... 349
10.2.2  Étude d’un cas simple ......................................................................... 349
10.2.2.1  Valeurs de Ka et Kp ................................................................. 349
10.2.2.2  Résultante des efforts sur l’écran ............................................... 350
10.2.2.3  Volume plastifié ...................................................................... 350
10.2.3  Plan de l’étude détaillée de la poussée et de la butée ............................ 351
10.2.3.1  Étude d’un milieu pulvérulent pesant en équilibre limite .......... 351
10.2.3.2  Étude d’un milieu non pesant surchargé ................................... 352
10.2.3.3  Influence de la cohésion ........................................................... 352
10.2.3.4  Cas général ............................................................................ 352
10.2.4  Étude du milieu pesant pulvérulent .................................................... 352
10.2.4.1  Équilibres limites de Rankine .................................................. 352
10.2.4.2  Équilibres limites généraux ..................................................... 355
10.2.5  Étude d’un milieu non pesant surchargé et pulvérulent ...................... 358
10.2.5.1  Hypothèses ............................................................................. 358
10.2.5.2  Étude de l’équilibre de poussée ................................................. 359
10.2.5.3  Étude de l’équilibre de la butée ................................................ 360
10.2.6  Milieux cohérents ............................................................................... 361
10.2.6.1  Prise en compte de la cohésion ................................................. 361
10.2.6.2  Rugosité (contact écran-sol) ..................................................... 362
10.2.6.3  Influence de la cohésion sur le coefficient de sécurité .................. 363
10.2.7  Étude particulière du milieu purement cohérent ................................. 363
10.2.8  Tableaux récapitulatifs ........................................................................ 364
10.3 Détermination pratique des poussées et butées sur les écrans ........ 365
10.3.1  Simplifications – Rugosité – Diagramme de pression des terres .......... 365
10.3.1.1  Remarques préliminaires ......................................................... 365
10.3.1.2  Rugosité – Inclinaison de la contrainte ..................................... 366
10.3.1.3  Diagramme de pression des terres ............................................. 370
10.3.1.4  Calcul pratique des contraintes de poussée et de butée ................ 371

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XVIII | Fondations et ouvrages en terre

10.3.2  Coin de Coulomb .............................................................................. 371


10.3.2.1  Principe ................................................................................. 371
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10.3.2.2  Milieu pesant pulvérulent non surchargé .................................. 371


10.3.2.3  Action de la surcharge ............................................................. 372
10.3.3  Sols stratifiés ....................................................................................... 372
10.3.4  Présence d’une nappe ......................................................................... 374
10.3.5  Talus et risberme ................................................................................ 374
10.3.5.1  Surface libre de forme quelconque ............................................ 374
10.3.5.2  Talus limités en amont de l’écran ............................................. 375
10.3.5.3  Risberme ................................................................................ 376
10.3.6  Surcharges .......................................................................................... 377
10.3.6.1  Préambule ............................................................................. 377
10.3.6.2  Surcharge uniforme semi-infinie .............................................. 378
10.3.6.3  Surcharge partielle de longueur infinie ..................................... 378
10.3.6.4  Surcharges locales ................................................................... 380
10.3.7  Tranchées blindées .............................................................................. 381
10.3.7.1  Détermination de la pression des terres ..................................... 381
10.3.7.2  Action des surcharges .............................................................. 383
10.3.8  Méthode de Culmann ........................................................................ 383
10.4 Sollicitations sismiques ............................................................................. 384
10.4.1  Principe général du calcul statique équivalent ..................................... 384
10.4.2  Paramètres et formules de calcul de Ed ................................................ 386
Bibliographie ................................................................................................ 388

CHAPITRE 11.  Fondations superficielles ................................................ 389


11.1 Description, comportement et principes de justifications .................. 389
11.1.1  Définitions ......................................................................................... 389
11.1.2  Comportement d’une semelle chargée ................................................ 390
11.1.2.1  Comportement sous charge verticale ......................................... 390
11.1.2.2  Influence de l’encastrement ...................................................... 391
11.1.2.3  État de saturation du sol ......................................................... 391
11.1.2.4  Comportement sous charge excentrée ........................................ 392
11.1.2.5  Comportement sous charge inclinée .......................................... 393
11.1.2.6  Comportement en bord de pente .............................................. 394
11.1.3  Principes de justification d’une semelle superficielle ............................ 394
11.2 Capacité portante du sol .......................................................................... 395
11.2.1  Comportement du sol à la rupture ..................................................... 395
11.2.2  Formulation générale et coefficients de sécurité .................................. 396
11.2.3  Méthodes fondées sur les propriétés de cisaillement du sol .................. 399
11.2.3.1  Méthode analytique – Conditions drainées ............................... 399
11.2.3.2  Méthode analytique – Conditions non drainées ........................ 402
11.2.3.3  Méthode analytique – Prise en compte de la proximité
d’un talus .............................................................................. 402
11.2.3.4  Méthodes numériques ............................................................. 402

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Table des matières | XIX

11.2.4  Méthode basée sur les données mesurées in situ .................................. 402
11.2.4.1  Méthode pressiométrique ......................................................... 403
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11.2.4.2  Méthode à partir d’essais au pénétromètre statique .................... 409


11.2.4.3  Pénétromètre dynamique ......................................................... 411
11.2.4.4  Essais de pénétration au carottier – SPT .................................. 411
11.2.5  Semelles superficielles ancrées dans un bicouche ................................. 413
11.2.5.1  Présence d’une couche d’argile en profondeur ............................ 413
11.2.5.2  Présence d’un substratum rigide en profondeur ......................... 414
11.3 Excentrement admissible des charges ................................................... 414
11.4 Glissement .................................................................................................. 415
11.5 Justifications sous sollicitations sismiques ............................................ 416
11.5.1  Portance sous sollicitations sismiques .................................................. 417
11.5.2  Glissement sous sollicitations sismiques .............................................. 420
11.5.2.1  Fondations situées au-dessus de la nappe phréatique .................. 420
11.5.2.2  Fondations situées en dessous de la nappe phréatique ................. 420
11.6 Estimation des tassements ...................................................................... 421
11.6.1  Méthodologie – Contraintes de contact sous la fondation .................. 421
11.6.2  Détermination du tassement par la théorie de l’élasticité –
Coefficient de réaction du sol ............................................................. 422
11.6.3  Détermination du tassement par la méthode d’intégration
par tranches ........................................................................................ 425
11.6.3.1  Principe ................................................................................. 425
11.6.3.2  Répartition des contraintes en profondeur
sous une charge ponctuelle ....................................................... 425
11.6.3.3  Répartition des contraintes en profondeur
sous une semelle souple ............................................................ 426
11.6.3.4  Contrainte dans l’angle d’un rectangle et au centre
d’une semelle circulaire ........................................................... 427
11.6.3.5  Effet radier ............................................................................ 428
11.6.3.6  Diagramme de répartition des contraintes en profondeur –
Méthode des tranches .............................................................. 428
11.6.3.7  Tassement total – Correction de A. W. Skempton et
L. Bjerrum ............................................................................ 430
11.6.3.8  Semelle rigide ......................................................................... 432
11.6.4  Calcul des tassements par la méthode pressiométrique ........................ 432
11.6.4.1  Formule générale .................................................................... 432
11.6.4.2  Valeurs de Ec et Ed .................................................................. 433
11.6.5  Calcul des tassements à partir du pénétromètre statique ..................... 435
11.6.5.1  Méthode de Schmertmann ...................................................... 435
11.6.5.2  Utilisation de corrélation ........................................................ 436
11.6.6  Calcul des tassements à partir du SPT ................................................ 436
11.6.7  Tassements admissibles ....................................................................... 437
11.6.7.1  Tassement total et tassement différentiel .................................... 437
11.6.7.2  Estimation des tassements totaux ............................................. 438
11.6.7.3  Estimation des tassements différentiels ...................................... 438
11.6.7.4  Tassements admissibles ............................................................ 438

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XX | Fondations et ouvrages en terre

11.7 Déplacements et rotations – Coefficients de raideurs ........................ 440


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11.8 Fondations des machines vibrantes ....................................................... 442


11.8.1  Introduction ....................................................................................... 442
11.8.2  Réponse d’une machine vibrante ........................................................ 443
11.8.2.1  Principes du calcul ................................................................. 443
11.8.2.2  Paramètres « dynamiques » du sol ............................................. 445
11.8.2.3  Tassements dus aux vibrations ................................................. 446
11.9 Dispositions constructives ........................................................................ 447
11.9.1  Règle des 3 pour 2 .............................................................................. 447
11.9.2  Protection contre le gel ....................................................................... 447
11.9.3  Dispositions constructives spécifiques relatives aux sols gonflants
et rétractables ..................................................................................... 449
11.10 Fondations semi-profondes ..................................................................... 450
11.10.1  Définition et description des sollicitations .......................................... 450
11.10.2  Fondations semi-profondes soumises à une charge verticale centrée .... 451
11.10.2.1  Réaction verticale normale à la base ........................................ 451
11.10.2.2  Frottement vertical sur les faces latérales ................................... 451
11.10.3  Fondations semi-profondes soumises à un effort d’arrachement .......... 451
11.10.3.1  Domaine d’application – Types de massif étudiés ...................... 451
11.10.3.2  Détermination de l’effort d’arrachement à la rupture Qft .......... 452
11.10.4  Fondations semi-profondes soumises à un effort latéral ...................... 453
11.10.4.1  Réaction normale frontale horizontale ..................................... 453
11.10.4.2  Frottement horizontal à la base de la fondation ........................ 454
11.10.4.3  Frottement horizontal sur les faces latérales ............................... 454
11.10.5  Déplacement et rotation d’une fondation semi-profonde .................... 454
11.10.6  Situations de calcul et vérifications ..................................................... 454
11.10.7  Exemples de fondations semi-profondes soumises
à des efforts latéraux et de renversements ............................................ 455
11.10.7.1  Méthode de M. Cassan ........................................................... 455
11.10.7.2  Méthode du réseau d’état ........................................................ 456
11.10.7.3  Méthode simplifiée ................................................................. 457
Bibliographie ................................................................................................ 459

CHAPITRE 12.  Fondations profondes ...................................................... 461


12.1 Descriptions, comportement et principes de justifications ................ 461
12.1.1  Définitions ......................................................................................... 461
12.1.2  Comportement des fondations profondes ........................................... 461
12.1.2.1  Comportement sous charge axiale ............................................ 461
12.1.2.2  Comportement sous sollicitations transversales .......................... 464
12.1.2.3  Pieu soumis à des efforts parasites et divers ................................ 465
12.2 Principes de justifications ......................................................................... 465
12.2.1  Vérifications aux états limites .............................................................. 465

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Table des matières | XXI

12.2.2  Classement des différents types de fondations profondes .................... 465


12.2.3  Matériaux constitutifs des fondations profondes ................................. 466
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12.2.3.1  Paramètres de calcul des matériaux béton, béton armé,


coulis ou mortier à base de ciment ........................................... 467
12.2.3.2  Agressivité des eaux et des sols pour les bétons ............................ 469
12.2.3.3  Structures métalliques en acier de construction ......................... 473
12.2.3.4  Agressivité des eaux et des sols pour le métal .............................. 474
12.2.4  Capacités portantes limites sous charges verticales .............................. 477
12.2.4.1  Données théoriques et expérimentales de dimensionnement
sous charge verticale – Méthode par essais de laboratoire ............ 477
12.2.4.2  Détermination de la charge limite sous charges verticales
à partir d’essais mécaniques in situ .......................................... 480
12.2.5  États limites de portance et de traction ............................................... 495
12.2.5.1  Portance d’une fondation profonde isolée (ELU, compression) .... 495
12.2.5.2  Résistance de traction d’une fondation profonde isolée
(ELU, traction) ...................................................................... 496
12.2.5.3  Fondation profonde isolée sous charge axiale de compression
à l’ELS (ELS, compression) ..................................................... 496
12.2.5.4  Fondation profonde isolée sous charge axiale de traction
à l’ELS (ELS, traction) ........................................................... 497
12.2.6  Méthodes de calcul sous chargement axial .......................................... 497
12.2.6.1  Méthode de calcul à partir d’essais de pieux .............................. 498
12.2.6.2  Procédure du pieu modèle ....................................................... 499
12.2.6.3  Procédure du modèle de terrain ............................................... 502
12.2.6.4  Présence d'une couche sous-jacente peu résistante ....................... 505
12.2.6.5  Réduction du frottement axial limite sous effort de traction ....... 507
12.3 Tassement des pieux ................................................................................. 508
12.4 Portance d’un groupe de pieux ............................................................... 509
12.4.1  Comportement d’un groupe de pieux ................................................. 509
12.4.2  Effet de groupe lié au rapprochement des pieux .................................. 510
12.4.3  Effet de groupe lié au comportement du bloc ..................................... 511
12.4.4  Tassement d’un groupe de fondations profondes ................................ 511
12.5 Résistance de traction d’un groupe de fondations profondes ........... 512
12.5.1  Combinaisons d’actions et coefficients de sécurité .............................. 513
12.5.2  Résistance mobilisable par le groupe de fondations profondes ............ 513
12.5.2.1  Volume unitaire associé en sol homogène à frottement
interne prédominant ............................................................... 515
12.5.2.2  Volume unitaire associé en sol homogène
à cohésion prédominante ......................................................... 515
12.5.2.3  Réduction du volume d’influence ............................................. 515
12.5.3  Résistances mobilisables complémentaires .......................................... 516
12.6 Pieux soumis à des sollicitations non verticales en tête ..................... 517
12.6.1  Nature des sollicitations ...................................................................... 517
12.6.2  Lois d’interaction sol-pieu .................................................................. 517

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XXII | Fondations et ouvrages en terre

12.6.3  Résolution dans le domaine élastique ................................................. 520


12.6.3.1  Équations générales ................................................................ 520
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12.6.3.2  Pieu à géométrie et inertie constantes et sol homogène ................ 521


12.6.3.3  Applications pratiques ............................................................. 522
12.7 Efforts parasites sur les pieux .................................................................. 523
12.7.1  Frottement négatif .............................................................................. 523
12.7.1.1  Description du phénomène ...................................................... 523
12.7.1.2  Méthode de calcul .................................................................. 524
12.7.1.3  Application pratique ............................................................... 527
12.7.1.4  Frottement négatif sur les pieux d’un groupe ............................. 529
12.7.2  Fluage latéral d’une couche compressible ............................................ 530
12.7.2.1  Description du phénomène ...................................................... 530
12.7.2.2  Méthode de Tschebotarioff ....................................................... 531
12.7.2.3  Principe de la méthode en g(z) ................................................ 531
12.7.3  Flambement des pieux ........................................................................ 533
12.7.3.1  Méthode de M. Mandel .......................................................... 533
12.7.3.2  Pieu avec hauteur libre ........................................................... 534
12.7.3.3  Prise en compte d’un défaut de forme ....................................... 534
12.7.3.4  Vérification du non-flambement d’un micropieu ....................... 534
12.8 Contrôle de l’intégrité des pieux ............................................................. 536
12.9 Considérations parasismiques ................................................................. 539
12.9.1  Détermination des ressorts de pieux ................................................... 540
12.9.1.1  Matrice de rigidité ................................................................. 540
12.9.1.2  Matrice de souplesse ................................................................ 541
12.9.1.3  Détermination des termes de la matrice de souplesse .................. 541
12.9.1.4  Détermination de la raideur verticale
sous sollicitations sismiques ...................................................... 544
12.9.2  Détermination des effets cinématiques ............................................... 544
12.9.2.1  Déplacement en surface ........................................................... 544
12.9.2.2  Profil du g(z) dans le cas d’un sol monocouche .......................... 544
12.9.2.3  Profil du g(z) dans le cas d’un sol bicouche ............................... 545
12.9.3  Justification de dimensionnement ...................................................... 546
12.9.3.1  Capacité portante et de traction ............................................... 546
12.9.3.2  Reprise d’efforts horizontaux et de moments .............................. 546
Bibliographie ................................................................................................ 547

CHAPITRE 13.  Ouvrages de soutènement .......................................... 549


13.1 Préambule – Classification des soutènements ..................................... 549
13.2 Critères de choix ........................................................................................ 550
13.3 Murs de soutènement .............................................................................. 552
13.3.1  Remarque préliminaire – Notion d’écran fictif .................................... 552
13.3.2  Définition des actions ......................................................................... 553
13.3.3  Approche de calcul et combinaisons d’actions .................................... 554

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Table des matières | XXIII

13.3.4  Justification d’un mur de soutènement sous sollicitations statiques ..... 555
13.3.4.1  Démarche générale ................................................................. 555
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13.3.4.2  Stabilité générale (ELU) ......................................................... 556


13.3.4.3  Résistance structurelle (ELU) ................................................... 557
13.3.4.4  Portance du sol support (ELU et ELS) ..................................... 557
13.3.4.5  Limitation de l’excentrement (ELU et ELS) ............................. 558
13.3.4.6  Glissement sur la base du mur (ELU) ...................................... 558
13.3.4.7  Autres vérifications ................................................................. 559
13.3.5  Justification d’un mur de soutènement sous séisme (Eurocode 8) ....... 559
13.4 Écrans de soutènement ............................................................................ 559
13.4.1  Classification, fonctionnement et méthodes de calcul ......................... 559
13.4.2  Déformations admissibles de la paroi .................................................. 562
13.4.3  Méthode élastoplastique ..................................................................... 562
13.4.3.1  Principe ................................................................................. 562
13.4.3.2  Détermination du coefficient de réaction horizontal .................. 564
13.4.3.3  Autres paramètres liés au sol .................................................... 566
13.4.3.4  Produit d’inertie de la paroi .................................................... 566
13.4.3.5  Poussée et butée sur une paroi discontinue ................................ 567
13.4.3.6  Butons et tirants ..................................................................... 568
13.4.3.7  Tirants d’ancrages .................................................................. 569
13.4.3.8  Autres paramètres ................................................................... 570
13.4.3.9  Phasage ................................................................................. 570
13.4.3.10  Calcul ................................................................................... 571
13.4.4  Dimensionnement des parois à la rupture (MEL) ............................... 571
13.4.4.1  Principe ................................................................................. 571
13.4.4.2  Vérification de la fiche ............................................................ 573
13.4.4.3  Vérification de la contre-butée (approche simplifiée) .................. 573
13.4.4.4  Calcul à la rupture d’un rideau ancré en tête
et encastré en pied .................................................................. 574
13.4.5  Justification d’un écran de soutènement sous sollicitations statiques
(NF P94-282) .................................................................................... 575
13.4.5.1  Démarche générale ................................................................. 575
13.4.5.2  Stabilité générale (ELU) ......................................................... 576
13.4.5.3  Défaut de butée (ELU) ........................................................... 577
13.4.5.4  Résistance structurelle (ELS et ELU) ........................................ 578
13.4.5.5  Stabilité du fond de fouille (ELU) ........................................... 580
13.4.5.6  Poinçonnement et capacité portante du sol support
(ELU et ELS) ........................................................................ 580
13.4.5.7  Stabilité du massif d’ancrage (ELU) ........................................ 581
13.4.5.8  Résistance des ancrages (ELU et ELS) ...................................... 584
13.4.5.9  Résistance de l’appui (ELU et ELS) ......................................... 589
13.4.5.10  Ruines d’origine hydraulique (ELU) ........................................ 589
13.4.6  Justification d’un écran de soutènement sous séisme (Eurocode 8) ...... 589
13.5 Massifs de sols renforcés et parois clouées .......................................... 590
13.5.1  Classification des ouvrages en remblai renforcé ................................... 590
13.5.2  Description d’une paroi clouée ........................................................... 592

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XXIV | Fondations et ouvrages en terre

13.5.3  Justification sous sollicitations statiques .............................................. 594


13.5.3.1  Démarche générale ................................................................. 594
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13.5.3.2  Écran fictif ............................................................................. 596


13.5.3.3  Mobilisation des efforts dans les renforcements .......................... 596
13.5.3.4  Actions et sollicitations ............................................................ 596
13.5.3.5  Stabilité générale (ELU) ......................................................... 597
13.5.3.6  Stabilité externe (ELU) .......................................................... 598
13.5.3.7  Stabilité interne (ELU) .......................................................... 601
13.5.3.8  Stabilité mixte (ELU) ............................................................. 620
13.5.3.9  États limites de services – Déformations ................................... 622
13.5.4  Justification sous sollicitations sismiques ............................................. 623
Bibliographie ................................................................................................ 624

CHAPITRE 14.  Fondations mixtes, amélioration


et renforcement des sols ............................................... 625
14.1 Présentation générale ............................................................................... 625
14.2 Fondations mixtes ..................................................................................... 626
14.2.1  Principe .............................................................................................. 626
14.2.2  Définitions et hypothèses ................................................................... 626
14.2.3  Détermination de la charge limite d’une fondation mixte
pour H ≥ BS ....................................................................................... 627
14.2.4  Estimation des tassements – Cas général H ≥ BS ................................. 628
14.2.4.1  Principe – Compressibilité de la fondation mixte ...................... 628
14.2.4.2  Lois charge-déformation ......................................................... 628
14.2.5  Cas particulier des pieux courts : H < BS ............................................. 630
14.3 Amélioration et renforcement des sols d’assise ................................... 631
14.3.1  Introduction ....................................................................................... 631
14.3.2  Procédés de substitution ..................................................................... 632
14.3.2.1  Principe ................................................................................. 632
14.3.2.2  Domaine d’application ........................................................... 633
14.3.2.3  Mise en œuvre ........................................................................ 633
14.3.2.4  Avantages, inconvénients, limites ............................................. 633
14.3.2.5  Principe de dimensionnement .................................................. 634
14.3.2.6  Contrôles d’exécution .............................................................. 634
14.3.3  Procédés par traitement dans la masse ................................................. 634
14.3.3.1  Préchargement ....................................................................... 634
14.3.3.2  Vibrocompactage ou vibroflottation ......................................... 639
14.3.3.3  Compactage dynamique .......................................................... 641
14.3.3.4  Injection solide ....................................................................... 644
14.3.4  Procédés par inclusion de matériaux d’apport ..................................... 646
14.3.4.1  Inclusions souples par colonnes ballastées .................................. 646
14.3.4.2  Inclusions souples par plots ou puits ballastés ............................ 651
14.3.4.3  Autres types d’inclusions souples ............................................... 652

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Table des matières | XXV

14.3.4.4  Inclusions rigides en béton ou mortier de petit diamètre ............ 653


14.3.4.5  Inclusions rigides de sols traités aux liants ................................. 661
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14.3.4.6  Inclusions rigides réalisées par jet ............................................. 663


14.3.4.7  Inclusions composites .............................................................. 667
14.3.5  Procédés par traitement du sol ............................................................ 667
14.3.5.1  Traitement des sols aux liants .................................................. 667
14.3.5.2  Injections ............................................................................... 668
14.3.6  Autres procédés .................................................................................. 671
14.3.7  Amélioration du sol et génie parasismique .......................................... 671
14.3.7.1  Généralités ............................................................................. 671
14.3.7.2  Amélioration du sol dans la masse ............................................ 672
14.3.7.3  Inclusions souples .................................................................... 673
14.3.7.4  Inclusions rigides .................................................................... 674
Bibliographie ................................................................................................ 676

CHAPITRE 15.  Conception et dimensionnement


des ouvrages hydrauliques .......................................... 679
15.1 Généralités sur les ouvrages hydrauliques ............................................ 679
15.2 Étude du débit d’écoulement sous ou à travers un ouvrage ............. 680
15.2.1  Généralités ......................................................................................... 680
15.2.2  Écran vertical dans une couche perméable .......................................... 680
15.2.2.1  Solution analytique pour un écran vertical sans fouille .............. 680
15.2.2.2  Écran vertical avec ou sans fouille dans une couche perméable
d’épaisseur limitée .................................................................. 681
15.2.3  Batardeaux avec ou sans fouille de longueur infinie ............................. 682
15.2.3.1  Définition des batardeaux larges et étroits ................................ 682
15.2.3.2  Batardeaux larges avec ou sans fouille ...................................... 683
15.2.3.3  Batardeaux étroits sans fouille ................................................. 683
15.2.3.4  Batardeaux étroits avec fouille ................................................. 683
15.2.4  Batardeaux avec ou sans fouille de longueur finie ................................ 683
15.2.4.1  Batardeaux circulaires, carrés ou rectangulaires ........................ 683
15.2.4.2  Rideaux parallèles .................................................................. 684
15.2.5  Tranchées et canaux ............................................................................ 685
15.2.5.1  Fouille de longueur finie à la surface d’une couche
perméable épaisse .................................................................... 685
15.2.5.2  Débit de fuite d’un canal ........................................................ 685
15.3 Drainage et rabattement .......................................................................... 686
15.3.1  Techniques diverses ............................................................................ 686
15.3.2  Règles des filtres ................................................................................. 687
15.4 Rupture du fond de fouille d’origine hydraulique ................................ 688
15.4.1  Généralités ......................................................................................... 688
15.4.2  Soulèvement hydraulique global du terrain (UPL) .............................. 688
15.4.3  Soulèvement hydraulique des particules de sol – Boulance (HYD) ..... 688

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XXVI | Fondations et ouvrages en terre

15.4.4  Rupture par érosion interne – Suffusion ............................................. 689


15.4.5  Rupture par érosion régressive (renard hydraulique) ........................... 689
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15.4.6  Stabilité du fond de fouille (renard solide) .......................................... 690


15.5 Digues et barrages en terre ...................................................................... 692
15.5.1  Principaux types de barrages en terre .................................................. 692
15.5.2  Réseaux d’écoulement ........................................................................ 693
15.5.2.1  Détermination de la surface phréatique ................................... 693
15.5.2.2  Débit, pression interstitielle, règle de Lane ................................ 694
15.5.3  Stabilité des talus ................................................................................ 696
15.5.3.1  Types de vérification ............................................................... 696
15.5.3.2  Stabilité en fin de construction ................................................ 696
15.5.3.3  Stabilité en régime permanent ................................................. 697
15.5.3.4  Vidange rapide ....................................................................... 697
Bibliographie ................................................................................................ 698

Symboles et notations ....................................................................................... 699

Annexes ................................................................................................................ 729


Annexe A – Norme NF P94-500 du 30 novembre 2013 .................................... 729
Annexe B – Échelle stratigraphique internationale ............................................. 734
Annexe C – Équation générale de l’écoulement permanent ................................ 737
Annexe D – Force d’écoulement ....................................................................... 739
Annexe E – Résolution mathématique de la théorie de la consolidation
d’après Terzaghi et Froehlich .......................................................... 742
Annexe F – Cercle de Mohr ............................................................................. 746
Annexe G – Corrélations entre paramètres de sol ............................................... 748
Annexe H – Coefficients de sécurité partiels de l’EC7 ........................................ 759
Annexe I – Méthode des tranches de Bishop ..................................................... 775
Annexe J – Liste des normes du domaine géotechnique ..................................... 777

Index ..................................................................................................................... 783

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PRÉFACE

À un stade ou un autre, un projet de construction quel qu’il soit est toujours confronté à la
géotechnique. Il faut bien fonder toutes les constructions ! Les routes, voies ferrées, installa-
tions portuaires entraînent des terrassements parfois gigantesques.
Que ce soit les bureaux d’études, les entrepreneurs ou les contrôleurs, les ingénieurs qui parti-
cipent à l’acte de construire ont besoin de s’appuyer sur des bases solides pour accomplir leurs
missions.
Comme dans toute discipline, il convient de comprendre qualitativement les phénomènes
abordés. Comment s’attaquer à un problème de stabilité de pente sans comprendre physique-
ment le mécanisme d’un glissement de terrain ? Cette partie descriptive est essentielle.
Dans un deuxième temps, il convient de quantifier le problème et de mettre en œuvre des
solutions constructives adaptées et, pour cela, disposer des méthodes de calculs actuellement
utilisées.
Dans l’esprit des précédentes éditions, cet ouvrage a pour objet de répondre à ces objectifs. La
complémentarité des quatre auteurs, avec lesquels j’ai eu le plaisir de former une équipe très
soudée, est, de ce point de vue, remarquable. Ce sont tous les quatre des hommes de terrain
qui mettent chaque jour leurs connaissances au service de réalisations concrètes.
Bertrand Hubert, docteur en géologie, a acquis au cours de sa carrière tant en bureau d’études
de sol qu’en qualité de spécialiste sols et fondations de l’Agence Nationale Construction de
Socotec une grande expérience. Il aborde les sujets avec son œil de géologue car la nature ne
se résume pas uniquement à des équations.
Moulay Zerhouni, docteur en mécanique des sols de l’École centrale de Paris qui a fait toute
sa carrière dans de grands bureaux de géotechnique (Sopena, Solen, Arcadis et maintenant
Fondasol), maîtrise totalement les méthodes de calcul.
Bruno Philipponnat, ingénieur IDN (Centrale Lille), qui par ailleurs me fait la grande joie
d’être mon fils, s’est d’abord spécialisé dans la maîtrise d’œuvre d’ouvrages géotechniques.
Il  dirige maintenant le bureau de géotechnique et de maîtrise d’œuvre Sogeo Expert et le
laboratoire Mageo.
Olivier Payant, ingénieur diplômé de Polytech Lille, est un expert reconnu des probléma-
tiques de fondations et de soutènements pour les projets de génie civil et de bâtiment. Il a
notamment exercé pendant treize années au sein de la Direction Technique Construction de
Socotec en tant que spécialiste sols et fondations, avant d’intégrer le bureau d’études Terrasol
(groupe Setec) en 2019.

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XXVIII | Fondations et ouvrages en terre

L’esprit que j’avais essayé de donner à l’ouvrage éponyme que j’avais publié en 1978 puis
refondu avec l’aide précieuse de Bertrand Hubert en 1997 a été parfaitement conservé. Un
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travail énorme de mise à jour et de complément a été fait par les quatre co-auteurs, en parti-
culier vis-à-vis des méthodes de calcul, rendues conformes aux Eurocodes.
Que ce soit les étudiants, les ingénieurs d’études ou les autres participants à l’acte de construire,
ils trouveront tous ici un outil de travail précieux pour les aider à résoudre les problèmes liés
à la géotechnique auxquels ils seront confrontés.

Gérard Philipponnat
Ingénieur ETP
Professeur honoraire
au Centre des hautes études
de la construction

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AVANT-PROPOS

En visite chez des confrères structuralistes, il m’arrive de trouver encore sur des bureaux
d’ingénieurs le « petit livre vert » de Gérard Philipponnat et d’entendre certains anciens élèves
au Centre des hautes études de la construction parler de l’enseignement en géotechnique que
ce dernier y dispensait.
De ses cours, il avait su tirer un ouvrage traitant des applications pratiques de la géotech-
nique, destiné aux ingénieurs et techniciens du domaine de la construction. Ouvrage pratique,
clair, cohérent et didactique qui eut un succès dans le milieu des bureaux d’études, des entre-
prises et aussi auprès des étudiants.
Gérard Philipponnat, après son arrivée au sein du bureau d’études Sopena, envisagea la mise
à jour de Fondations et ouvrages en terre à laquelle il me fit l’honneur de m’associer. Une
vingtaine d’années ayant passé et après de multiples retirages, au vu de l’évolution de la
normalisation dans le domaine de la géotechnique, avec notamment la mise en pratique des
Eurocodes et les normes nationales d’application qui en ont résulté, sans oublier la nouvelle
réglementation parasismique, il est apparu nécessaire de donner une suite à ce que beaucoup
de praticiens appelaient la Bible en géotechnique, quitte à oser ce blasphème.
Sachant la rude tâche en laquelle cette refonte allait consister, je fis appel à certains de mes
anciens collègues, dont j’avais pu, en travaillant à leur côté, apprécier les compétences :
Bruno Philipponnat, Olivier Payant et Moulay Zerhouni.
Si nous avons souhaité garder le titre « fétiche » de Fondations et ouvrages en terre, c’est bien sûr
en hommage à son inventeur, mais aussi afin de montrer que l’esprit pratique de ce manuel
était préservé. Les anciens utilisateurs ne seront donc pas décontenancés par cette nouvelle
mouture, où le canevas de l’ouvrage initial a été repris.
La première partie présente les bases nécessaires à l’étude du comportement théorique des sols
sollicités par la construction d’ouvrages ou l’action d’efforts d’origine naturelle. Dans
l’optimi­sation technique et économique d’un projet de construction, bâtiment ou ouvrage de
génie civil, il n’est pas d’éléments qui puissent présenter des variations aussi importantes que
ceux liés à la géologie, ou l’hydrogéologie, d’où la préséance accordée à ces disciplines. Sur la
base des propriétés géotechniques des sols, caractéristiques physiques et mécaniques, et des
données hydrauliques, les relations fondamentales de la mécanique des sols constituent le
socle des calculs de dimensionnement des ouvrages. L’adéquation et la qualité des investiga-
tions, indispensables à la caractérisation des paramètres géotechniques applicables aux calculs,
conditionnent l’évaluation correcte des risques ainsi que la pertinence du dimensionnement
des ouvrages géotechniques. En conséquence, le chapitre relatif aux méthodes de reconnais-
sance des sols, aux essais in situ et de laboratoire est particulièrement développé. La partie

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XXX | Fondations et ouvrages en terre

concernant les essais de laboratoire, trop souvent délaissés au profit des essais sur les sols en
place, a été notablement privilégiée.
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La deuxième partie est consacrée aux différents ouvrages géotechniques dans leur conception
et leur dimensionnement :
• les ouvrages en terre et aménagements de terrains ;
• les fondations, superficielles et profondes, ainsi que les fondations mixtes ;
• les ouvrages de soutènements ;
• l’amélioration et le renforcement des sols ;
• les ouvrages hydrauliques.

Les méthodes de calcul dont l’ingénieur aura le plus couramment besoin ont été développées,
dans le respect des méthodes décrites dans les textes de l’Eurocode 7 et des annexes d’applica-
tion nationale qui lui ont été associées. Par ailleurs, il n’était pas possible d’ignorer que le Plan
Séisme a étendu à plus de la moitié des communes du territoire français l’application des
normes de construction parasismique. Une partie de cet ouvrage traite donc du génie para­
sismique et on y trouvera les grandes lignes de conception et de dimensionnement des
ouvrages géotechniques vis-à-vis du risque sismique.
En complément d’un index des termes techniques, le lecteur trouvera également à travers un
glossaire l’outil lui permettant de s’y retrouver dans la profusion des symboles et notations
utilisés dans cet ouvrage, le plus souvent issus des documents normatifs.
En complément des références bibliographiques rassemblant les différents documents source
utilisés pour chaque chapitre, les normes spécifiques au domaine de la géotechnique, en
vigueur à la date de rédaction de cet ouvrage et utilisées dans le cadre de cet ouvrage, ont été
réunies en adoptant un mode de classement basé sur leur codification identifiant leur origine
et leur statut.
Parmi les annexes, on trouvera diverses démonstrations et résolutions mathématiques rela-
tives à des développements purement théoriques. Par ailleurs, bien que les corrélations entre
paramètres géotechniques doivent être utilisées avec précaution, elles peuvent néanmoins
s’avérer très utiles en phase d’avant-projet et contribuer à un travail de synthèse. Les corréla-
tions les plus courantes issues de la littérature ont été reprises ici. Afin d’épargner des
recherches fastidieuses au sein des documents normatifs, il a été jugé profitable de rassembler
au sein de tableaux divers coefficients partiels nécessaires à la détermination des valeurs de
calcul, voire aux calculs de dimensionnement de certains ouvrages géotechniques.
Que les utilisateurs de ce manuel soient étudiants, ingénieurs d’études ou autres participants
à l’acte de construire, nous espérons qu’ils trouveront tous ici un outil de travail précieux pour
les aider à résoudre les problèmes liés à la géotechnique auxquels ils seront confrontés.

Bertrand Hubert

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INTRODUCTION

Normalisation en géotechnique

Introduction
Une norme est un document de référence approuvé par un institut de normalisation reconnu
tel que l’Afnor, en France. Elle définit des caractéristiques et des règles volontaires applicables
aux activités. Elle est le consensus entre l’ensemble des parties prenantes d’un marché ou d’un
secteur d’activité. Elle permet de définir un langage commun entre les acteurs économiques
– producteurs, utilisateurs et consommateurs –, de clarifier, d’harmoniser les pratiques et de
définir le niveau de qualité, de sécurité, de compatibilité et de moindre impact environne-
mental des produits, services et pratiques.
Les normes facilitent les échanges commerciaux, tant nationaux qu’internationaux, et contri-
buent à mieux structurer l’économie et à faciliter la vie quotidienne de chacun. À l’exception
de quelques normes réglementaires dont l’application est obligatoire, comme certaines
normes relatives à la sécurité des personnes, les normes sont en général d’application volon-
taire ou contractuelle.
Les champs couverts par les normes sont aussi variés que les activités économiques et
répondent aux questions de société.
C’est ainsi que les recommandations d’une norme peuvent porter aussi bien sur des produits,
des procédés, des bonnes pratiques, des méthodes de mesure et d’essais, des systèmes d’organi­
sation, des méthodes de calcul, etc.
Ces dernières décennies, la normalisation dans le domaine de la géotechnique s’est largement
intensifiée sous l’impulsion des instances de normalisation européenne (CEN : Comité
européen de normalisation) et internationale (ISO  : International Organization for
Standardization), ainsi qu’au niveau des instituts de normalisation nationaux des pays
membres de ces instances, par exemple l’Afnor, le DIN, le BSI, etc., au travers des groupes et
comités de normalisation miroirs.
Un aperçu de l’organisation des structures normatives œuvrant pour la normalisation en
géotechnique et une synthèse des principales normes publiées ou en cours d’élaboration sont
présentés ci-après.

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2 | Introduction

1. Les organismes de normalisation


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Dans un souci d’harmonisation et pour faciliter les échanges, les normes sont majoritaire-
ment élaborées au niveau international. En effet, désormais, les normes peuvent être élabo-
rées non seulement au niveau du pays sous l’égide de l’institut ou du bureau de normalisation
national correspondant, comme l’Afnor en France, mais également au niveau européen, sous
l’égide du CEN et de ses commissions techniques, ou encore au niveau international ISO, qui
dispose également de commissions techniques correspondantes selon le domaine couvert par
la norme considérée.
Des accords internationaux permettent d’harmoniser et de transposer les normes entre ces
niveaux CEN et ISO et les pays qui s’y rattachent.
L’un des principaux accords de coopération technique entre CEN et ISO est connu sous le
nom de Vienna Agreement (CEN et ISO, 2001).
Cet accord, qui régit aujourd’hui le fonctionnement de la normalisation CEN et ISO, prévoit
deux modes essentiels pour le développement collaboratif de normes : le mode où l’ISO est
pilote (ISO lead) et le mode où le CEN est pilote (CEN lead). Les projets de normes et les
documents sont élaborés par l’un des modes et sont soumis à l’approbation simultanée de
l’autre mode.
Dans ce contexte, aujourd’hui plus de 80 % des normes du domaine de la construction, du
bâtiment et des travaux publics, dont fait partie la géotechnique, sont désormais élaborées
soit au niveau européen, avec un pilotage du CEN, soit au niveau international, avec un pilo-
tage de l’ISO. Les normes élaborées au niveau du CEN et celles élaborées par l’ISO dans le
cadre de l’accord de Vienne conduisent obligatoirement les pays européens à reprendre et à
transposer les normes homologuées européennes dans leur collection nationale de normes
(ex. en France NF EN… ou NF EN/ISO… ou NF ISO…) et à supprimer les normes du pays
(ex. NF) qui sont en contradiction avec ces normes européennes.

2. Les instances de normalisation en géotechnique


En France, différentes commissions de normalisation (CN) sont responsables des travaux
normatifs dans le domaine de la géotechnique et des domaines connexes et apparentés. La
plupart de ces commissions dépendent du Bureau de normalisation des transports, des routes
et de leurs aménagements (BNTRA).
Au niveau européen (CEN) et au niveau international (ISO), ce sont les comités techniques
(TC : Technical Committees) consacrés au domaine géotechnique et aux domaines connexes
qui sont chargés de l’élaboration des normes de ces domaines. À ces comités techniques sont
rattachés des groupes de travail (WG : Working Groups), affectés aux travaux d’élaboration
d’une collection identifiée de normes.
Les commissions de normalisation françaises (CN) ont pour mission de gérer les normes
nationales et de servir de groupe miroir pour les comités techniques du CEN et de l’ISO, et,
notamment, de préparer les positions françaises pour les discussions européennes et interna-
tionales relatives à l’élaboration, la maintenance et à l’évolution des normes.

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Les différents types de norme | 3

Le tableau 1 ci-après donne la correspondance entre les commissions de normalisation fran-


çaises et les différents comités techniques CEN et ISO.
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Tableau 1. Correspondance des commissions françaises, européennes et internationales (source BNTRA 2017)

Domaine Nombre de France CEN ISO


normes

Justification des ouvrages géotechniques 9 CN JOG TC250/SC7 TC182

Reconnaissances et essais géotechniques 114 CN REG TC341 TC182

Exécution des travaux géotechniques 15 CN ETG TC288 -

Géosynthétiques 93 CN GSY TC189 TC122

Terrassements 42 CN T TC396 -

Granulats 67 CN GRA TC154 -

Paravalanches 10 CN PAB - -

Missions géotechniques 1 CN MG - -

3. Les différents types de norme


Une norme est un document de référence qui apporte des réponses à des questions techniques
et commerciales que se posent de façon répétée les acteurs sur des produits, des biens d’équipe­
ments ou des services. Elle est élaborée en consensus par l’ensemble des acteurs d’un marché
(producteurs, utilisateurs, laboratoires, pouvoirs publics, consommateurs, etc.). Elle a pour
vocation de présenter l’état de l’art, reconnu par l’ensemble des parties concernées par une
technique ou une pratique répétitive.
Étant le fruit d’une réflexion approfondie des experts qui participent à sa mise au point, une
norme est établie par consensus et approuvée par un organisme reconnu. Elle fournit des
règles, des lignes directrices ou des caractéristiques pour des activités, ou leurs résultats,
garantis­sant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné.
Une norme doit être univoque et non ambiguë. Son respect doit garantir un résultat et donc
des décisions basées sur ce résultat de manière reproductible et avec une marge d’erreur
connue à l’avance. C’est pourquoi elle est utilisée dans les marchés comme spécification
technique, dans les contrats commerciaux pour clarifier les relations client-fournisseur, dans
l’évaluation de la compétence et de la capacité à atteindre la qualité en vue d’accréditation ou
de certification, et dans bien d’autres applications.
De par son mode d’élaboration, elle constitue un référentiel accepté par tous.
Une norme est d’application volontaire et contractuelle. Mais, de manière réglementaire, les
pouvoirs publics d’un pays peuvent rendre certaines normes d’application obligatoire. C’est
notamment le cas pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique, de protection de
l’environ­nement, de protection du patrimoine national, de loyauté des transactions commer-
ciales, de défense du consommateur, etc.

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4 | Introduction

À titre d’exemple, il y a en France près de 150 normes homologuées d’application obligatoire,


ce qui représente environ 1 % de l’ensemble des normes homologuées. Parmi ces normes
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d’application obligatoire, on peut citer, par exemple, certaines parties de l’Eurocode  8


(NF EN 1998), relatif à la sécurité des structures sous séisme, certaines normes sur la sécurité
au travail et également des normes sur la prévention en cas de travaux à réaliser à proximité
de réseaux (NF S70-003).
Les principaux types de normes ou de documents normatifs qui peuvent être publiés par les
instituts de normalisation sont résumés ci-après. En France, ces normes peuvent être d’origine
française, européenne (EN) ou internationale (ISO).
La référence d’une norme comporte des sigles qui permettent d’identifier son statut. Par
exemple, en France, la codification est la suivante :
• « NF », « NF EN », « NF ISO » et « NF EN ISO » : il s’agit là de normes homologuées,
d’origine, respectivement, française, européenne, internationale ou européenne et inter­
nationale en cas d’accord. L’homologation est une officialisation publique d’une norme en
raison de sa destination (référence dans la réglementation, les contrats ou les marchés
publics, codification des règles de l’art…) ;
• « XP », « CEN/TS », « ISO/TS » : lorsqu’il s’agit de normes expérimentales, d’origine,
respectivement, française, européenne ou internationale. Les normes expérimentales
doivent faire l’objet, dans un délai n’excédant pas cinq ans après leur publication, d’un
nouvel examen par la commission de normalisation compétente, en vue soit de les
soumettre à l’homologation, soit de les remettre à l’étude, soit de les supprimer ;
• « FD », « CEN/TR », « ISO/TR » : lorsqu’il s’agit de fascicules de documentation (technical
report), d’origine, respectivement, française, européenne ou internationale. Ce sont des
documents de normalisation à caractère essentiellement informatif ;
• « AC », « CWA », « IWA » : lorsqu’il s’agit d’accords techniques (workshop agreement),
d’origine, respectivement, française, européenne ou internationale. Dans cette catégorie,
on peut inclure également les guides d’application « GA » et les référentiels de bonne
pratique « BP ».

4. Le panel normatif en géotechnique


Dans le domaine de la géotechnique et ceux connexes ou apparentés, le catalogue de normes
comporte plusieurs catégories qui peuvent être listées comme suit, avec :
• des normes de conception, justification et calcul, par exemple les Eurocodes, leurs annexes
nationales et les normes d’application nationale associées ;
• des normes d’essais, comme les normes de prélèvements et d’essais géotechniques in situ
ou en laboratoire et les essais sur ouvrages géotechniques et leur instrumentation ;
• des normes de classification et de spécification de produits, par exemple les géotextiles,
géomembranes et produits apparentés, les granulats, les bétons, les liants hydrauliques
y compris ceux destinés au traitement des sols, les graves traitées, les classifications de sols,
les filets et dispositifs de protection contre la chute de blocs, etc. ;
• des normes d’exécution de travaux géotechniques spéciaux, comme celles relatives à la
réalisation de pieux, de parois, de sol renforcé, d’injections, d’amélioration des sols, etc. ;

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Le panel normatif en géotechnique | 5

• des normes d’organisation et de certification, comme celles relatives à la qualification


des  personnels et des entreprises, ou encore celle relative aux missions
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d’ingénierie géotechnique.

4.1. Normes de conception – Les Eurocodes


Les Eurocodes sont des codes européens (CEN) de conception et de calcul des ouvrages de
bâtiment et de génie civil. Ils ont le statut de normes volontaires, et ont été transposés en
normes nationales dans les États membres du Comité européen de normalisation (CEN).
En France, depuis 2010 (fin de la période de transition), ils remplacent officiellement les
normes ou règlements nationaux équivalents existants.
Les Eurocodes servent de documents de référence pour les usages suivants :
• comme moyen de prouver la conformité des bâtiments et des ouvrages de génie civil aux
exigences essentielles de la directive Produits de la construction (directive DPC, 89/106/
CEE et règlement UE, 305/2011), en particulier :
–– l’exigence essentielle n° 1 Stabilité et résistance mécanique ;
–– l’exigence essentielle n° 2 Sécurité en cas d’incendie ;
–– l’exigence essentielle n° 7 Utilisation durable des ressources naturelles ;
• comme base de spécification des contrats pour les travaux de construction et les services
techniques associés (ex. ingénierie, CCTP, DCE) ;
• comme cadre d’établissement de spécifications techniques harmonisées pour les produits
de construction (marquage CE et agréments ATE).
Le programme des Eurocodes structuraux compte aujourd’hui dix Eurocodes :
• EN 1990 : Eurocode 0 Bases du calcul des structures,
• EN 1991 : Eurocode 1 Actions sur les structures,
• EN 1992 : Eurocode 2 Calcul des structures en béton,
• EN 1993 : Eurocode 3 Calcul des structures en acier,
• EN 1994 : Eurocode 4 Calcul des structures mixtes acier-béton,
• EN 1995 : Eurocode 5 Calcul des structures en bois,
• EN 1996 : Eurocode 6 Calcul des ouvrages en maçonnerie,
• EN 1997 : Eurocode 7 Calcul géotechnique,
• EN 1998 : Eurocode 8 Calcul des structures pour leur résistance aux séismes,
• EN 1999 : Eurocode 9 Calcul des structures en aluminium.

La transposition de l’Eurocode 7 Calcul géotechnique dans chaque pays européen, comme en


France, a conduit à la publication des normes homologuées suivantes :
• la norme NF EN 1997-1, Calcul géotechnique - Règles générales, publiée en juin 2005 par
l’Afnor (P94-251-1), et son amendement A1 d’avril 2014, qui apporte des corrections au
texte initial et complète la section 8 de la norme EN 1997-1 ;
• l’annexe nationale française NF- EN 1997-1/AN, publiée en septembre 2006 par l’Afnor.
Cette annexe nationale est actuellement en cours de révision ;
• la norme NF EN 1997-2, Calcul géotechnique - Reconnaissance des terrains et essais
géotechniques, publiée en septembre 2007 par l’Afnor (P94-252 - 2e tirage).

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6 | Introduction

La transposition est complétée par les normes d’application nationale suivantes :


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• Fondations superficielles (NF P94-261 : juin 2013 et amendement A1 de février 2017) ;


• Fondations profondes (NF P94-262 : 2e tirage de 01/2013, dont l’amendement A1 a été
publié en 2018) ;
• Murs de soutènement (NF P94-281 : avril 2014) ;
• Écrans de soutènement (NF P94-282 : mars 2009 et amendement A1 de février 2015) ;
• Remblais renforcés et clouage (NF P94-270 : juillet 2009 - 2e tirage).
Ces normes annulent et remplacent certains textes de référence comme le fascicule  62 -
titre V ou les normes NF P94-220 et NF P94-240.
Il est à noter qu’une révision de l’Eurocode 7 a été lancée en 2015 par le TC250/SC7 du
CEN, avec un objectif de parution du nouvel Eurocode 7 à l’horizon 2020.

4.2. Normes d’essais


Dans cette catégorie, on trouve aujourd’hui principalement les normes d’essais aussi bien
in  situ qu’en laboratoire référencées par l’Eurocode 7 ou par les autres normes associées à
l’Eurocode 7, comme les normes d’exécution de travaux.
Comme on l’a vu précédemment, l’élaboration de ces normes d’essais est prise en charge et
pilotée (lead) soit par le comité technique du CEN/TC341 soit par celui de l’ISO/TC182.
Les collections de normes existantes à ce jour sont :
• la série des normes NF EN/ISO 17892-xx : celles-ci, initialement publiées sous la forme
de normes expérimentales (XP/TS), couvrent les principaux essais géotechniques d’identi-
fication et mécaniques réalisés en laboratoire. Ils sont actuellement en cours de révision par
le CEN/TC341 et plus particulièrement par le groupe de travail WG6 dédié ;
• la série des normes NF EN/ISO 18674-xx : celles-ci sont en cours d’élaboration par
l’ISO/TC182-WG2. Elles couvrent les mesurages, la surveillance et l’instrumentation
géotechniques in situ comme l’inclinométrie, la piézométrie, les tassomètres, les mesures
de contraintes, etc. ;
• la série des normes NF EN/ISO 22282-xx : celles-ci sont relatives aux essais géohydrau-
liques réalisés in situ, comme les essais de pompage et les essais de perméabilité en forage.
Élaborées par le groupe de travail WG1 du CEN/TC341, elles ont été homologuées et
publiées en 2013 ;
• la série des normes NF EN/ISO 22475-xx, qui couvrent les méthodes de prélèvement et
les mesurages piézométriques (exécution des forages, des prélèvements, piézométrie…). La
norme homologuée a été publiée en 2007. Elle est actuellement en révision, avec notam-
ment la séparation de la partie « mesurages piézométriques », qui fera partie désormais
d’une norme de la série ISO 18674-xx ;

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Le panel normatif en géotechnique | 7

• la série des normes NF EN/ISO 22476-xx, relatives aux essais géotechniques réalisés en
place. Les normes couvrant les principaux essais comme les essais pénétrométriques
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statique et dynamique, l’essai au carottier SPT, l’essai pressiométrique Ménard ont été
élaborées par le CEN/TC341 et ont été publiées en tant que normes homologuées ;
• la série des normes NF EN/ISO 22477-xx, relatives aux essais géotechniques réalisés sur
des structures géotechniques. Parmi celles-ci, on peut citer les essais de pieux, les essais de
clous, les essais de tirants, etc.

4.3. Normes de classification et de spécification de produits


Certaines normes définissent des spécifications et des caractéristiques de produits en fonction
notamment de la destination et du domaine d’application des produits concernés. Ces
normes sont utilisées entre autres pour aider au choix des produits adaptés et également
comme référence pour le marquage et la certification de produits, notamment dans le cadre
des règlements couvrant les produits de la construction.

Parmi les produits pouvant être utilisés dans le domaine géotechnique, on peut citer :
• les produits de fondations :
–– NF EN 12794, Produits préfabriqués en béton - Pieux de fondation,
–– NF EN 10248-xx, Palplanches laminées à chaud en aciers non alliés,
–– NF EN 10249-xx, Palplanches profilées à froid en aciers non alliés,
–– NF EN 10305-xx, Tubes de précision en acier ;
• les produits géosynthétiques et produits apparentés. Le tableau 2 ci-après fournit un
exemple de normes produits rattachées à cette catégorie :

Tableau 2. Exemple de normes de spécifications de produits géosynthétiques

Référence de la norme Titre

Géotextiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pour l’utilisation


NF EN 13249 : 2017 dans la construction de routes et autres zones de circulation (à l’exclusion des
voies ferrées et des couches de roulement)

Géotextiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pour l’utilisation


NF EN 13250 : 2017
dans la construction des voies ferrées

Géotextiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pour l’utilisation


NF EN 13251 : 2017 dans les travaux de terrassement, les fondations et les structures
de soutènement

Géotextiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pour l’utilisation


NF EN 13252 : 2017
dans les systèmes de drainage

Géotextiles et produits apparentés - Caractéristiques requises pour l’utilisation


NF EN 13253 : 2017 dans les ouvrages de lutte contre l’érosion (protection côtière et revêtement
de berge)

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8 | Introduction

• les granulats et enrochements (CEN/TC154). Le tableau 3 ci-après fournit un exemple de


normes produits rattachées à cette catégorie :
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Tableau 3. Exemple de normes de spécifications de granulats et enrochements

Référence de la norme Titre

NF EN 13242+A1 : 2008 Granulats pour matériaux traités aux liants hydrauliques et matériaux
non traités utilisés pour les travaux de génie civil et pour la construction
des chaussées

NF EN 12620+A1 : 2008 Granulats pour béton

NF EN 13383-1 : 2006 (tirage 3) Enrochements - Partie 1 : spécifications

NF EN 13383-2 : 2006 (tirage 2) Enrochements - Partie 2 : méthodes d’essai

NF EN 13450 : 2005 (tirage 2) Granulats pour ballasts de voies ferrées

4.4. Normes d’exécution de travaux géotechniques spéciaux


Ces normes définissent les processus et règles d’exécution de travaux géotechniques spéciaux.
Elles sont élaborées au niveau du TC288 du CEN. Aujourd’hui, la majeure partie des
techniques pratiquées d’exécution de fondations, d’ancrages, de renforcement et d’améliora-
tion des sols et des travaux d’injection, etc., font l’objet de normes homologuées.
Le tableau 4 fournit en exemple un extrait des normes publiées entrant dans cette catégorie.

Tableau 4. Exemple de normes de travaux géotechniques spéciaux

Référence de la norme Titre

NF EN 1536+A1 : 2015 Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Pieux forés

NF EN 1537 : 2013 Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Tirants d’ancrage

NF EN 1538+A1 : 2015 Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Parois moulées

NF EN 12063 : 1999 Exécution de travaux géotechniques spéciaux - Rideaux de palplanches

Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Pieux avec refoulement


NF EN 12699 : 2015
du sol

NF EN 12715 : 2000 Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Injection

Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Colonnes, panneaux et struc-


NF EN 12716 : 2001
tures de sol-ciment réalisés par jet

NF EN 14199 : 2015 (tirage 2) Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Micropieux

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Le panel normatif en géotechnique | 9

4.5. Normes d’organisation


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Il est possible de regrouper dans cette catégorie :


• les normes (expérimentales) de qualification des entreprises et du personnel :
–– TS EN ISO22475-2, Reconnaissances et essais géotechniques - Critères de qualification
des entreprises et du personnel,
–– TS EN ISO22475-3, Reconnaissances et essais géotechniques – Évaluation de la confor-
mité des entreprises et du personnel ;
• la norme française homologuée NF P94-500, Missions d’ingénierie géotechnique, publiée
par l’Afnor en 2013.

Conclusion
L’élaboration des normes se fait désormais à l’échelle internationale EN ou ISO. Ceci va bien
entendu en faveur d’une harmonisation des pratiques et des produits.
Les normes sont devenues incontournables dans de nombreux domaines. Il en est de même
en géotechnique, que ce soit dans l’aide à la conception et au dimensionnement des ouvrages,
dans la gestion des contrats entre les différents intervenants, pour l’assurabilité des ouvrages, …
En revanche, il devient parfois plus compliqué de suivre et de participer à cette élaboration
des normes, qui exigent une présence et une implication dans les comités et groupes de travail
chargés de la rédaction des normes. Cette participation, bien que facilitée aujourd’hui par les
outils collaboratifs informatiques, nécessite malgré tout une assiduité régulière et une veille
normative permanente.
L’éventail normatif en géotechnique est vaste, avec des centaines de normes répertoriées
(calcul, essais, produits, exécution…).
La veille technique et normative à assurer doit être rigoureuse et continue, en particulier pour
les laboratoires et les concepteurs (ingénieristes, maîtres d’œuvre…) qui participent à l’établis­
sement des cahiers des charges et des contrats, ainsi qu’à ceux responsables du suivi d’exécu-
tion des travaux.

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10 | Introduction

Bibliographie
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[AFNOR 2006] AFNOR NORMALISATION, Éventail des documents normatifs, fascicule Afnor, 2006
(téléchargeable sur www.afnor.org).
[AFNOR 2013] AFNOR NORMALISATION, Règles pour la normalisation française - Partie 1 :
instances et procédures de travail, fascicule Afnor, 5e édition, 2006 (téléchargeable sur www.afnor.org).
[Daubilly 2014] DAUBILLY B., Organisation générale de la normalisation, présentation à la journée
CFMS du 8 octobre 2014, Paris, 2014.
[ISO & CEN 2001] ISO & CEN, Agreement on technical co-operation between ISO and CEN –
VA codified – Version 3.3, 2001.
[Magnan 2014] MAGNAN J.-P., Organisation de la normalisation en France, présentation à la journée
CFMS du 8 octobre 2014, Paris, 2014.
[Zerhouni 2002] ZERHOUNI M.I., BIGOT G., « La normalisation en géotechnique », Géologues 132,
p. 65-71, 2002.
Site Internet de l’ISO – www.iso.org
Site Internet du CEN – www.cen.eu
Site Internet BNTRA – www.cerema.fr
Nota : l’ensemble des références de la bibliographie normative citée dans l’ouvrage est regroupé
dans l’annexe J.

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CHAPITRE 1

Les sols et la géologie

1.1. Introduction

1.1.1. Géotechnique et géologie


Le domaine d’étude de la géotechnique se limite généralement à la tranche superficielle de la
croûte terrestre. Les matériaux que l’on y rencontre sont issus des roches qui, placées dans des
conditions autres que celles où elles se sont formées, se sont plus ou moins transformées sous
les effets des intempéries, des climats et du temps.
Il nous est donc apparu nécessaire d’aborder ici diverses notions nécessaires à la compréhen-
sion de la géologie :
• la nature, l’organisation et la formation des différentes roches ;
• la déformation des roches soumises aux pressions des forces tectoniques ;
• les phénomènes d’érosion et de formation des paysages.
Au préalable, il paraît nécessaire de préciser que si, pour le géologue, le nom de roche a
longtemps englobé tous les matériaux constitutifs de l’écorce terrestre, on tend actuellement
à associer à ce terme une notion de cohérence et à utiliser ceux de sédiments ou de sols pour
les matériaux meubles. Si cette limite est souvent imprécise, les mécaniciens du sol désignent
par « roches » les matériaux naturels dont la résistance reste très élevée, même après immersion
prolongée dans l’eau. Ils réservent à l’étude des comportements de celles-ci le nom de « méca-
nique des roches », complémentaire à la « mécanique des sols », mais très différente de cette
dernière, et dont l’examen déborderait du cadre de cet ouvrage.
Bien que les relations entre la diversité pétrographique et les propriétés géomécaniques des
formations concernées par les études de fondations soient souvent ténues, il convient de ne
pas sous-estimer la connaissance géologique des sites. Elle permet bien souvent de prévoir et
d’expliquer certaines propriétés des sols, d’appréhender la synthèse géotechnique d’un projet,
de mettre en évidence, par exemple, une singularité localisée modifiant les conditions d’équi-
libre d’un massif.

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12 | Les sols et la géologie

Il est donc utile de rappeler les différents types de roches les plus couramment rencontrées,
ainsi que leur structure et leur composition minéralogique : celles-ci jouent un rôle primor-
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dial dans les processus d’altération responsables de l’état dans lequel le géotechnicien rencontre
ces roches lors de ses investigations.

1.1.2. Structure du globe terrestre


Il est possible de résumer la structure du globe terrestre à travers le schéma de la figure 1.1.

Couverture
sédimentaire
Croûte océanique Croûte continentale
Atmosphère (5–15 km) SIMA (30–65 km) SIAL

Biosphère &
Hydrosphère d = 2,7

d = 3,2

d = 3,3
Lithosphère d=3
MOHO
Manteau
supérieur 70–150 km
Asthénosphère

700 km

Manteau
inférieur

d = 5,5
d = 9,5
GUTENBERG
Noyau (2 885 km)
externe

d = 11,5
Échelle non
respectée
d = 12 LEHMANN
(5 155 km)

Fig. 1.1. Structure du globe terrestre (d = densité)

Entourant un noyau chaud et dense, solide au centre et liquide en périphérie, un manteau


chaud et plastique est l’objet d’un gigantesque brassage sous les effets de courants de convec-
tion. Ces mouvements provoquent, à la surface de l’asthénosphère, le glissement de sortes de
radeaux rocheux rigides constituant la « peau » du globe terrestre : les plaques lithosphériques.
Ces plaques, qui peuvent être continentales, comme la plaque eurasienne, ou océaniques,
comme la plaque pacifique, sont séparées par trois types de frontières :
• des frontières divergentes, là où les plaques s’éloignent les unes des autres et où se forme
une nouvelle croûte océanique, par remontée d’un magma en provenance de l’asthéno­
sphère (dorsales médio-océaniques) ;

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Introduction | 13

• des frontières convergentes, appelées marges actives, là où les plaques entrent en collision,
une des plaques passant sous l’autre, généralement une plaque océanique sous une plaque
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continentale (subduction) ; ces phénomènes sont à l’origine de la formation de l’essentiel


des chaînes de montagnes ;
• des frontières transformantes, lorsque les plaques glissent latéralement les unes contre les
autres le long de failles.
Dans certains cas, les croûtes continentales et océaniques peuvent être supportées par une
lithosphère continue, c’est-à-dire appartenir à la même plaque ; on parle alors de marge passive.

1.1.3. Histoire de la Terre


Pendant longtemps, les géologues n’ont su dater les formations géologiques que de façon
relative, en ayant recours notamment aux principes élémentaires utilisés en stratigraphie
(voir § 1.3.2.4). Depuis la découverte des méthodes de radiochronologie, basées sur la varia-
tion régulière au cours du temps de la proportion de radio-isotopes dans certains éléments
rocheux, il est possible de dater de manière relativement précise les formations géologiques.
La planète Terre est vieille de 4,55 milliards d’années ; elle présente une histoire que nous
commençons à peine à connaître :
• il y a 1,1 milliard d’années, il n’existe qu’un unique supercontinent, appelé Rodinia, situé
dans l’hémisphère sud et entouré par un seul océan ;
• il y a 650 millions d’années, ce supercontinent se disloque en plusieurs petits continents
qui vont dériver pendant des millions d’années avant de former le Gondwana, un super-
continent toujours situé dans l’hémisphère sud ;
• il y a 300 millions d’années, le mouvement des plaques a donné naissance à un super-
continent baptisé la Pangée, à cheval sur les deux hémisphères ;
• il y a 200 millions d’années, la Pangée commence à se morceler pour former les divers
continents que nous connaissons aujourd’hui.
Dans le futur, tous les continents actuels sont destinés à se rassembler à nouveau. Tant que la
dérive des continents sera alimentée par la chaleur rayonnante du noyau terrestre et diffusée
au travers du manteau, la croûte terrestre restera mobile. C’est ainsi que, par exemple,
l’Afrique va continuer son déplacement vers le nord, substituant à terme une chaîne de
montagnes à la mer Méditerranée.

1.1.4. Mouvements des plaques lithosphériques


Les volcans et les séismes témoignent de l’activité interne du globe terrestre. Leur répartition
est en relation avec la structure externe de la Terre. On constate notamment que l’essentiel de
l’activité sismique est localisé le long des limites de plaques tectoniques. Les technologies
modernes permettent de mieux connaître cette structure ainsi que les mouvements qui l’ani-
ment. Il est ainsi possible de mesurer la vitesse de déplacement des plaques lithosphériques :
du centimètre par an, jusqu’à vingt centimètres dans certaines régions du Sud-Est asiatique et
du Pacifique.

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14 | Les sols et la géologie

1.2. Minéralogie
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1.2.1. Diversité minérale


En général, les roches sont constituées d’un assemblage d’éléments différents, de composition
chimique bien spécifique, les minéraux. Lorsque ces minéraux présentent des géométries
simples limitées par des faces, ils traduisent leur état cristallin. Les faces de ces cristaux
reflètent un arrangement régulier des atomes qui les composent. L’aptitude que présentent
certains minéraux à se fendre selon des plans privilégiés s’appelle le clivage.
Parmi les milliers d’espèces minérales, seule une centaine est suffisamment courante au sein
des roches pour intervenir dans leur détermination. Deux grandes familles de minéraux,
décrites ci-après, sont généralement distinguées :
• les silicates possèdent un motif élémentaire tétraédrique (SiO4)4−. Ces tétraèdres sont
reliés entre eux soit par des cations, soit par un ou plusieurs atomes d’oxygène ; leur classi-
fication est établie selon l’agencement des tétraèdres entre eux ; les silicates constituent
l’essentiel des roches magmatiques (voir § 1.3.1) et métamorphiques (voir § 1.3.3) ;
• les minéraux non silicatés sont parfois appelés minéraux accessoires ; bien qu’ils soient en
faible proportion dans la lithosphère, ils peuvent former à eux seuls certaines roches sédi-
mentaires (voir § 1.3.2).

1.2.2. Silicates
Les silicates se rangent au sein de six grandes familles.
• Les nésosilicates : les tétraèdres de ces minéraux sont isolés et reliés par des cations. Dans
cette famille, il faut citer les grenats et les silicates alumineux avec les trois minéraux indis-
sociables du métamorphisme : le disthène, la sillimanite et l’andalousite, caractéristiques
des roches où l’aluminium est en excès par rapport aux autres éléments. Il faut surtout
retenir les péridots, série continue allant d’un pôle magnésien à un pôle ferreux ; minéraux
ne pouvant cohabiter avec le quartz, ces derniers sont caractéristiques des roches intrusives
provenant du manteau ; la variété la plus commune est aussi appelée olivine, du fait de sa
couleur. Ces minéraux sont très sensibles à l’altération.
• Les sorosilicates : ces minéraux possèdent la particularité d’avoir leur ossature constituée
de tétraèdres unis par paire, avec un atome d’oxygène en commun. L’épidote est le seul
minéral vraiment répandu dans cette famille.
• Les cyclosilicates : la disposition des tétraèdres en anneaux confère souvent à ces minéraux
une cristallisation en prismes. Parmi ces minéraux généralement accessoires, nous retien-
drons les tourmalines, compte tenu de leur présence fréquente dans les roches magma-
tiques, métamorphiques mais aussi détritiques.
• Les inosilicates : ils possèdent une structure formée de chaînes simples ou de rubans de
tétraèdres, d’où la cristallisation allongée de ces minéraux. Ils sont représentés par deux
grandes familles : les pyroxènes et les amphiboles, minéraux essentiels des roches métamor-
phiques et magmatiques.

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Minéralogie | 15

• Les phyllosilicates : ils sont constitués par une superposition de couches de tétraèdres,
d’où une structure caractéristique en feuillets. En font partie les micas (biotite, musco-
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vite…) mais aussi les argiles. Ces dernières, issues le plus souvent de l’altération d’autres
silicates et notamment des feldspaths, présentent la particularité d’être des minéraux doués
de propriétés particulières (voir § 1.2.3).
• Les tectosilicates : les tétraèdres y étant liés par tous leurs sommets, l’insertion au sein de
la structure d’autres ions est relativement difficile. Les minéraux essentiels des roches
magmatiques et métamorphiques, le quartz et les feldspaths se situent dans cette famille.
–– Le quartz (SiO2), en raison de sa grande stabilité, est le minéral le plus commun des
roches. Sa dureté, son insolubilité et son absence de clivage le rendent très résistant
vis-à-vis des phénomènes d’altération et en font l’élément de base des roches sédi-
mentaires détritiques. Finement cristallisé et assemblé en fibres, il porte le nom
de  calcédoine, constituant des accidents siliceux des roches sédimentaires (silex,
chailles, etc.).
–– Les feldspaths et feldspathoïdes sont issus d’une substitution de certains ions Si4+
par Al3+, avec une compensation des charges par K+, Na+ ou Ca2+. Cette grande
hétérogénéité chimique conduit à les classer en feldspaths alcalins, sodipotassiques
(ex. : l’orthose) et sodicalciques ou plagioclases (ex. : l’albite). Quant aux feldspa-
thoïdes, plus rares, ils se caractérisent par une moindre richesse en silice et une
incompatibilité avec le quartz. Les feldspaths sont des minéraux essentiels dans la
classification des roches magmatiques.
Les feldspaths sont diversement sensibles à l’altération, en fonction de leur teneur en
silice, les plus pauvres étant moins résistants. Sous les climats chauds, ils donnent
naissance à des argiles alors que les phénomènes de dissolution prédominent en
climat tempéré ou froid.

1.2.3. Spécificité des minéraux argileux


Parmi les silicates, il apparaît utile d’accorder une attention particulière aux minéraux argi-
leux. Produits de l’altération ou néoformés, ces derniers présentent une structure en feuillets
constitués eux-mêmes de plusieurs couches de tétraèdres (cation de silicium Si4+ encadré
d’anions O2−) et d’octaèdres (cation d’aluminium Al3+, voire Mg2+, K+, Fe3+, entouré de
6 hydroxyles OH−). On distingue trois types de feuillets (figure 1.2) :
• une couche d’octaèdres (O) et une couche de tétraèdres (T) : ce sont les phyllites 1/1 ou
T.O., comme la kaolinite ;
• une couche d’octaèdres, insérée entre deux couches de tétraèdres : phyllites 2/1 ou T.O.T.,
comme l’illite et la montmorillonite ;
• un feuillet de type 2/1 avec une couche d’octaèdres supplémentaire, insérée dans l’espace
interfoliaire : phyllites 2/1/1 ou T.O.T.O., comme la chlorite.
Contrairement au schéma théorique précédent, pour certaines argiles, à un cation du réseau
tétraédrique ou octaédrique est substitué un autre cation de valence moindre. Il en résulte,
pour ces dernières, une modification de l’espace interfoliaire ainsi qu’une charge négative des
feuillets. Ce phénomène de substitution, selon les cations concernés, influe notablement sur

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16 | Les sols et la géologie

les propriétés des argiles ; il peut notamment leur conférer des capacités d’adsorption excep-
tionnelles, comme pour la montmorillonite.
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Les propriétés physiques et mécaniques des sols fins sont conditionnées par la nature de la
fraction argileuse qu’ils renferment. D’un point de vue géotechnique, cette structure spéci-
fique des minéraux argileux conduit, pour les sols dont ils constituent une fraction impor-
tante, à un comportement particulier justifiant la place importante qu’il convient de leur
accorder (voir § 2.2.2.2).
Parmi les très nombreux types de minéraux argileux, généralement classés en fonction de
l’espacement des feuillets, nous retiendrons les trois principales familles : kaolinite, illite ou
montmorillonite et chlorite.

Si
Al
0
0H
Fig. 1.2. Représentation schématique de la structure des 3 types de feuillets : T.O., T.O.T. et T.O.T.O.

1.2.4. Minéraux non silicatés


Parmi ces nombreux minéraux hétéroclites et souvent accessoires, les principaux sont décrits
ci-après :
• les chlorures : formés par évaporation en milieu marin ou lacustre, ils peuvent constituer
une grande part de certaines roches sédimentaires, les évaporites. Le plus commun est le sel
gemme ou halite (NaCl) ;
• les sulfures : parmi ce grand groupe de minéraux dits « minéraux minerais », il convient de
citer la pyrite (FeS2) et la galène (PbS) ;
• les sulfates : les plus communs sont souvent associés aux chlorures au sein des évaporites.
Il s’agit de l’anhydrite (CaSO4) et de sa forme hydratée, le gypse (CaSO4.2H2O) ;
• les carbonates : le plus répandu d’entre eux, le carbonate de calcium (CaCO3), ou calcite
dans sa forme cristallisée la plus répandue, est l’un des minéraux essentiels des
roches sédimentaires.

1.3. Pétrologie
Trois grandes familles de roches sont distinguées en fonction de leur mode de formation :
les roches magmatiques, les roches sédimentaires et les roches métamorphiques. Il convient

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Pétrologie | 17

de signaler que plusieurs normes présentent une classification simplifiée des roches
(NF EN  ISO 14689-1) et (XP P94-402), classification géologiquement contestable.
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1.3.1. Roches magmatiques

1.3.1 .1 . Généralités
Ces roches, également appelées ignées, présentent en commun la particularité de s’être formées
par consolidation d’un magma, c’est-à-dire d’un liquide renfermant des cristaux en propor-
tion variable.
Dans le cadre des mouvements des plaques lithosphériques, ces magmas sont d’origine plus
ou moins profonde, depuis le manteau jusqu’à la croûte terrestre, à partir de roches préexis-
tantes. Lorsqu’ils ont atteint la surface pour se solidifier, ils ont alors donné naissance à des
roches volcaniques ou extrusives. Ils peuvent également avoir cristallisé à l’intérieur de la litho­
sphère et former des roches plutoniques ou intrusives, roches anciennes, de mise en place
profonde, que seule l’érosion permet d’observer actuellement. La nature de ces magmas
est  extrêmement variable, variété qui résulte des conditions de formation mais aussi
des  phénomènes ultérieurs de différenciation (sédimentation magmatique par
cristallisa­tion fractionnée).

1.3.1 .2. Classification


La logique actuelle se fonde sur un regroupement génétique des roches au sein des séries
magmatiques, mais une classification systématique est néanmoins nécessaire. Celle-ci peut
être basée sur la minéralogie ou la géochimie. La tendance consiste à classer les roches pluto-
niques selon les proportions de minéraux présents et les roches volcaniques selon la géochimie.
Il est important de signaler que, selon les systèmes, une même roche peut être désignée sous
des dénominations différentes.
Le tableau 1.1 présente la composition minéralogique des roches magmatiques les plus
fréquemment rencontrées.

Tableau 1.1. Classification simplifiée des roches magmatiques


100 %
K-Feldspath
75 Ca
Plagioclase
50 Quartz Olivine

25 Na Pyroxène
Amphibole
Origine Texture 0 Biotite

Extrusive Aphanitique Rhyolite Andésite Basalte

Intrusive Phanéritique Granite Diorite Gabbro Péridotite

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18 | Les sols et la géologie

1.3.1 .3. Structure des roches magmatiques


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La dimension et l’arrangement des minéraux des roches magmatiques dépendent des condi-
tions de cristallisation ; notamment plus le refroidissement a été lent, plus les cristaux ont pu
se développer.
Trois grandes catégories de structures peuvent être distinguées :
• la structure vitreuse : c’est le cas, rare, où la roche est issue d’un magma qui s’est brutale-
ment refroidi. Le plus souvent, le verre existe sous forme de matrice enserrant
des cristaux ;
• la structure microcristalline : la plus grande partie des cristaux, voire la totalité, est invi-
sible à l’œil nu. L’examen au microscope montre que ces derniers peuvent être de forme
allongée (structure microlitique) ou en grains (structure microgrenue). Lorsque de gros
cristaux sont individualisés au sein de la pâte microcristalline, cette disposition est quali-
fiée de porphyrique ;
• la structure macrocristalline : la majorité des cristaux sont visibles à l’œil nu. Ils peuvent
être de taille très variable, du millimètre à plusieurs centimètres. La présence de cristaux de
très grande taille au sein d’une roche grenue lui confère la dénomination de porphyroïde.
Les roches magmatiques sont souvent hétérogènes. Des enclaves, provenant de fragments de
roches entraînés par le magma, peuvent y être rencontrées. Lorsque le refroidissement a figé
les traces de mouvement du magma, des figures de flux sont observées, et ceci non seulement
dans les laves, mais aussi au sein des roches plutoniques.
Enfin, il n’est pas rare d’observer des phénomènes de sédimentation dans les roches magma-
tiques, figures liées à des différenciations minérales au sein des chambres magmatiques.

1.3.2. Roches sédimentaires

1.3.2.1 . Généralités
Par définition, les roches sédimentaires sont des roches exogènes, c’est-à-dire formées à la
surface de la Terre où elles se sont sédimentées. Leur caractéristique principale est de se
présenter généralement sous forme de dépôts en couches successives parallèles entre elles
(stratification). Une conséquence importante en mécanique des sols est que les roches sédi-
mentaires sont anisotropes.
Si les roches sédimentaires ne représentent, en masse, qu’une petite partie des roches formant
la croûte terrestre, elles en constituent l’essentiel de la couverture, d’où l’intérêt qu’elles
présentent pour le géotechnicien.
Qu’elles soient d’origine détritique, c’est-à-dire constituées de débris, biologique ou chimique,
les roches sédimentaires sont issues de roches préexistantes. Leur formation repose sur trois
étapes :
• la mobilisation des constituants ;
• la mise en place des sédiments (transport et dépôt) ;
• la diagenèse (transformation du sédiment en roche sédimentaire).

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Pétrologie | 19

1.3.2.2. Formation des roches sédimentaires


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Première phase : mobilisation


Afin que les futurs sédiments puissent être transportés, il leur faut préalablement être indivi-
dualisés. L’ensemble des mécanismes qui libère les particules de roches et les éléments dissous
est résumé sous le terme d’altération.
Il est possible de distinguer :
• l’altération physique : le plus souvent en raison de leurs discontinuités, les roches sont
sensibles aux chocs qui vont contribuer à les désagréger, tels que l’action mécanique du
vent, de l’eau, du gel, de la dessiccation, l’action biologique des terriers d’animaux, des
racines des plantes, etc. ;
• l’altération chimique : elle est souvent associée à l’altération physique et constitue l’un des
processus essentiels de la formation des sols, au sens pédologique, à partir des roches. Le
mécanisme d’altération chimique le plus important est l’hydrolyse, c’est-à-dire l’attaque des
minéraux par des eaux pures ou chargées en CO2. L’eau étant le vecteur essentiel de cette
action, l’altération des roches est particulièrement importante dans les régions humides.
Cependant, d’autres conditions favorisent l’hydrolyse :
–– la nature des minéraux : si le quartz n’est pratiquement pas soluble, les ferromagné-
siens, comme les péridots, le sont particulièrement,
–– la taille des minéraux : plus leur taille est petite, plus leur surface spécifique est élevée,
ce qui favorise l’attaque,
–– l’activité bactérienne, par la production d’acides organiques,
–– la température, qui accélère les réactions chimiques,
–– le drainage des sols, qui maintient des conditions de sous-saturation des eaux.
Les particules minérales issues de l’altération sont essentiellement des silicates :
• les minéraux argileux dégradés (ex. : l’illite) ;
• les minéraux argileux transformés (ex. : la vermiculite) ;
• les minéraux argileux néoformés (ex. : la kaolinite).
Par ailleurs, l’altération entraîne la mise en solution des ions solubles.
Enfin, il ne faut pas oublier la matière organique qui subit généralement une décomposition
microbienne conduisant à la minéralisation et participe à la formation des sols. Cependant,
dans certaines conditions (manque d’oxygène, faible activité biologique, forte acidité), la
minéralisation peut être considérablement ralentie et la matière organique peut s’accumuler
et entraîner la formation de tourbes.

Deuxième phase : transport et dépôt


Selon la nature des produits de l’altération, les processus de transport et de dépôt vont être
très différents.
Éléments en solution
La concentration des éléments en solution est variable selon la nature des eaux. Si les eaux
continentales sont peu minéralisées, généralement de l’ordre de 100 mg·l−1, les eaux de mer

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20 | Les sols et la géologie

atteignent des concentrations très importantes pouvant dépasser, exceptionnellement,


200 g·l−1. Les ions dissous sont également différents, Ca+ et HCO3− étant prépondérants dans
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le cas des eaux douces, alors que Cl− et Na+ dominent largement dans les eaux de mer.
La précipitation, et donc le dépôt des minéraux, peut se produire dès que le seuil de satura-
tion est atteint. Si ce processus est courant dans la formation des roches salines, par évapora-
tion de l’eau de mer, en revanche la précipitation directe des carbonates est peu répandue.
L’essentiel du calcium contenu dans l’eau est fixé par les organismes dont les tests, squelettes,
coquilles, etc. vont être utilisés dans la formation de certaines roches sédimentaires. Enfin,
signalons un autre processus de formation des carbonates suffisamment important pour être
cité ici : la précipitation physico-chimique engendrée par l’action de certains organismes
(algues, bactéries).
Éléments solides
Le transport des éléments solides dépend de deux types de paramètres :
• les paramètres spécifiques aux éléments eux-mêmes, c’est-à-dire leur taille, qui peut varier
de la poussière au bloc, mais aussi leur forme, leur densité, leurs propriétés de surface, etc. ;
• les paramètres dépendant de l’agent de transport : sa nature (l’eau, le vent, la glace), sa
vitesse, sa force, etc.
Le transport s’accompagne d’une mise en forme et d’un tri des éléments.
Lorsque l’énergie de l’agent de transport n’est plus suffisante (figure 1.3), les éléments se
déposent selon une organisation dépendant des conditions de sédimentation. Cette organisa-
tion est à l’origine de la grande diversité des structures sédimentaires (rides, granoclassements,
stratifications, etc.). Les dépôts peuvent également garder la trace de phénomènes postérieurs
à leur mise en place : érosion, déformations mécaniques, traces d’organismes, etc.

Vitesse du
courant
(en cm/s)

1 000

ÉROSION
100

10
TRANSPORT
DÉPÔT
1

Dimention
0,1 des particules
0,001 0,01 0,1 1 10 100 1 000
(en mm)

Fig. 1.3. Comportement des grains en fonction de leur taille et de la vitesse d’un courant d’eau
– Diagramme expérimental de Hjulström

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Pétrologie | 21

Troisième phase : diagenèse


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Il s’agit de la phase ultime du phénomène sédimentaire. Elle recouvre tous les processus
permettant la transformation d’un sédiment en une roche solide, à savoir :
• les transformations minérales : la matière organique, sauf conditions particulières, est
généralement détruite ; les squelettes organiques sont dissous et remplacés par des miné-
raux néoformés ; d’autres minéraux, par remplacement de certains ions, se transforment ;
• la compaction : sous l’action de la surcharge liée à l’enfouissement des sédiments, l’eau est
chassée et les particules subissent un réarrangement ; la réduction de volume qui en résulte
est très variable selon la nature des sédiments ;
• la cimentation : les vides résiduels situés entre les particules vont être remplis, le cas
échéant, par des éléments en solution (principalement carbonates et silice, accessoirement
oxydes de fer, phosphates, etc.) ; le liant peut également être constitué de minéraux
argileux.

1.3.2.3. Classification
Compte tenu de leur complexité, il n’est pas envisageable d’adopter pour les roches sédimen-
taires un système simple de classification. Leur distinction impose de retenir plusieurs
caractéristiques :
• leur composition chimique (siliceuse, calcaire, argileuse, etc.) ;
• leur origine (détritique, chimique, biologique, etc.) ;
• la taille et la nature des éléments qui les composent.
Il en découle de nombreuses nomenclatures plus ou moins subordonnées entre elles. Parmi
les nombreux groupes de roches sédimentaires, seuls les plus courants en géotechnique sont
abordés ici.
• Les roches terrigènes. Elles sont formées de matériaux issus de terres émergées ; pour ces
roches, il est possible de retenir une classification liée à la granulométrie et présentée dans
le tableau 1.2.

Tableau 1.2. Classification des roches terrigènes

État Taille des éléments

Rudites Arénites Pélites


(> 2 mm) (entre 62,5 mm et 2 mm) (< 62,5 mm)

Roches meubles Blocs (D > 20 cm) Sables Boues


Galets (2 < D < 20 cm) Vases
Graviers (0,2 < D < 2 cm)

Roches consolidées Poudingues (éléments roulés) Grès Argilites


Brèches (éléments anguleux) Arkoses (> 30 % feldspath)
Grauwakes (débris rocheux)

Parmi ces formations sédimentaires, il est important de citer les lœss qui sont des dépôts
continentaux d’origine éolienne constitués de particules fines, plus ou moins carbonatées,

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22 | Les sols et la géologie

et qui ont recouvert au quaternaire une grande partie de l’Europe, et ce parfois sur de
grandes épaisseurs.
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• Les roches carbonatées. Il est d’usage d’utiliser la classification de Folk établie selon deux
critères, la nature du ciment et celle des éléments. Indépendamment de cette classification,
purement pétrographique, il convient de retenir des dénominations issues d’autres critères
comme l’origine, le chimisme, etc.
Sous le terme de calcaires sont regroupées les roches dont le minéral prédominant est la
calcite. Les calcaires peuvent être différenciés selon :
–– leur mode de dépôt : calcaires lacustres, travertins (dépôts de sources), etc. ;
–– leur grain : calcaires lithographiques (à grain très fin), cristallins, etc. ;
–– leur structure : calcaires massifs, lités, oolithiques, noduleux, etc. ;
–– les fossiles qui peuvent y être présents en grande proportion : calcaires récifaux,
coquilliers, lumachelliques, à entroques, etc. ;
–– les éléments détritiques qu’ils renferment : calcaires sableux, argileux, etc.
Du calcaire à l’argile, et selon le pourcentage de carbonate de calcium que contient la
roche, les appellations suivantes sont généralement utilisées par les géologues :
–– plus de 95 % : calcaire ;
–– de 65 à 95 % : calcaire marneux ;
–– de 35 à 65 % : marne ;
–– de 5 à 35 % : marne argileuse ;
–– moins de 5 % : argile.
La dolomite étant l’équivalent magnésien de la calcite, la roche correspondante s’appelle la
dolomie. La plupart des dolomies proviennent de la transformation de calcaires, si bien
qu’il existe une série continue entre ces deux natures de roches.
Parmi les calcaires, il convient de faire une place particulière aux craies compte tenu de
l’épaisseur de ces dépôts durant le Crétacé. Ces roches à grain fin sont formées d’une accu-
mulation de coccolites, petits tests calcaires d’algues. Poreuses, souvent peu résistantes,
sensibles au remaniement, elles constituent un matériau « délicat » pour le géotechnicien.
• Les évaporites. Elles sont le résultat de l’évaporation de l’eau de mer dans des conditions
exceptionnelles. Des successions d’invasions marines au sein de bassins subsidents sont en
effet nécessaires pour permettre des dépôts sur de grandes épaisseurs.
Les évaporites étant sensibles aux phénomènes de dissolution, seule la protection d’hori-
zons imperméables a permis la préservation de ces formations.
Parmi les évaporites, les plus couramment rencontrées sont le sel gemme (appellation
commune du chlorure de sodium, l’halite), l’anhydrite (sulfate de calcium) et le gypse,
forme hydratée de l’anhydrite, l’une des plus communes des évaporites.
• Les roches combustibles. Parmi celles-ci, nous ne retiendrons que la série des charbons,
compte tenu de la faible probabilité pour le géotechnicien de rencontrer des hydrocarbures.
Ces roches carbonées proviennent de l’évolution physico-chimique des débris végétaux
due aux augmentations de température et de pression liées à leur enfouissement. Les
lignites, les houilles et les anthracites constituent des évolutions croissantes de cette
transformation.
Quant à la tourbe, elle en constitue le premier stade. Fréquemment rencontrée dans les
vallées alluviales et les dépressions mal drainées, elle se forme au sein des nappes phréa-
tiques permanentes où elle est l’objet d’une lente décomposition en condition anaérobie.

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Pétrologie | 23

Matériau éminemment compressible, elle est redoutée pour l’ampleur et la durée des tasse-
ments qu’elle génère.
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1.3.2.4. Stratigraphie
Traiter des roches sédimentaires nécessite d’aborder quelques notions de stratigraphie, science
qui permet la datation relative des dépôts sédimentaires les uns par rapport aux autres, en
s’appuyant notamment sur trois principes fondamentaux :
• le principe de superposition : en l’absence de mouvements tectoniques qui auraient pu
les renverser, une couche sédimentaire est plus récente que celle qu’elle recouvre ;
• le principe de continuité : une couche bien limitée dans l’espace a le même âge sur toute
son étendue ;
• le principe d’identité paléontologique : deux couches renfermant les mêmes fossiles
strati­graphiques ont le même âge ; un fossile stratigraphique se caractérise par une large
répartition géographique et une existence courte à l’échelle géologique.
Différentes subdivisions peuvent ainsi être distinguées :
• une formation est une série de couches sédimentaires caractéristiques du point de vue
lithologique ou paléontologique et définie le plus souvent géographiquement, par exemple
le calcaire de Saint-Ouen ;
• un étage rassemble une série de formations et correspond à une division fondamentale du
temps en géologie, par exemple le Stampien qui regroupe, dans le Bassin parisien, la série
allant de la formation des marnes à huîtres à la base jusqu’à celle du calcaire d’Étampes
au sommet ;
• un système regroupe un ensemble d’étages (ex. : le Crétacé) ;
• l’ère est le plus grand diviseur des temps géologiques, depuis l’apparition des fossiles au
sein des sédiments : l’ère primaire ou Paléozoïque, l’ère secondaire ou Mésozoïque (celle
des grands reptiles), l’ère tertiaire ou Cénozoïque (celle des mammifères) et l’ère quater-
naire caractérisée par la présence de l’homme.
La corrélation entre les différentes séries sédimentaires de toute la planète a permis l’établis-
sement d’une échelle stratigraphique internationale qui reflète l’état actuel des connaissances
(voir annexe B en fin d’ouvrage). Compte tenu de cette évolution, on ne s’étonnera donc pas
de constater que, selon leur date d’établissement, les cartes géologiques font mention de noms
d’étages variables, voire attribuent des âges différents à une même formation.

1.3.3. Roches métamorphiques

1.3.3.1 . Généralités
Dans le cadre des mouvements entre plaques, les roches de l’écorce terrestre peuvent être
soumises à des phénomènes d’enfouissement et de compression. Les augmentations de pression
et de température qui en résultent entraînent des transformations de la texture et de la miné-
ralogie des roches préexistantes. En revanche, leur chimisme est globalement conservé, bien
que quelques éléments puissent être mis en solution. C’est l’ensemble de ces changements qui
est appelé métamorphisme.

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24 | Les sols et la géologie

Une roche métamorphique dérive donc toujours d’une roche antérieure qui peut être sédi-
mentaire, magmatique, voire déjà métamorphique.
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1.3.3.2. Classification
La première distinction qui peut être faite est basée sur la texture des roches métamorphiques,
selon qu’elles sont foliées ou non. Parmi les roches non foliées, les cornéennes sont des roches
très dures issues du métamorphisme de contact, au voisinage immédiat d’une roche magma-
tique intrusive. Les roches métamorphiques foliées, qui ont gardé la trace des déformations
qu’elles ont subies par une orientation de leurs minéraux, sont les plus nombreuses.
Une nomenclature précise des roches métamorphiques est complexe puisqu’elle dépend,
d’abord, de critères hérités de la roche originelle et, ensuite, de ceux acquis lors de ses trans-
formations. Ces dernières sont liées à l’intensité des conditions de pression et de température
auxquelles les roches ont été soumises.
À défaut de classement, il convient de retenir les roches les plus couramment rencontrées :
• les gneiss sont des roches foliées très communes, dont les minéraux essentiels sont les
feldspaths, associés au quartz et aux micas ; ils peuvent provenir de roches sédimentaires ou
de roches magmatiques et, pour les distinguer, on peut leur associer respectivement les
préfixes para et ortho ; une variété de gneiss, pauvre en micas et donc peu foliée, est
la leptynite ;
• les granulites sont des roches proches des gneiss, où le degré de métamorphisme a été tel
que les micas n’ont pu se développer ;
• les micaschistes sont des roches à la foliation fortement marquée, riches en micas, qui
dérivent essentiellement de roches sédimentaires argileuses ; ils sont souvent caractérisés par
les silicates d’alumine secondaires qu’ils renferment : grenats, andalousite, disthène, etc. ;
• les quartzites sont essentiellement formés de cristaux de quartz ; ils proviennent générale-
ment de la recristallisation d’un grès ;
• les schistes sont des roches d’origine sédimentaire affectées par un métamorphisme
relative­ment faible ; très finement cristallisés, ils se caractérisent par un débit en feuillets, la
schisto­sité  ; les schistes ardoisiers présentent une schistosité bien marquée et régulière qui les
rend utilisables pour l’industrie ;
• les marbres sont des calcaires ou dolomies qui, par métamorphisme, ont recristallisé avec
souvent apparition de minéraux spécifiques : pyroxènes, grenats, etc. ;
• les amphibolites désignent un ensemble de roches plus ou moins foliées composées
d’amphi­boles et de plagioclases ; elles peuvent être : soit d’origine para (pélites, marnes),
soit d’origine ortho (basaltes, diorites, gabbros) ;
• les migmatites présentent la particularité d’être à la limite des roches magmatiques et
métamorphiques puisqu’elles ont été l’objet d’une fusion partielle ; elles sont composées
d’une partie granitique et d’une partie gneissique.

1.3.3.3. Structure des roches métamorphiques


Du fait même de leur mode de formation, la structure des roches métamorphiques est
extrême­ment complexe.

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Éléments de tectonique | 25

Indépendamment de l’augmentation de la pression liée à l’enfouissement, l’anisotropie des


contraintes entraîne des déformations sous forme de plissements affectant la structure
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d’origine et notamment la stratification.


Lorsque la profondeur d’enfouissement augmente, un feuilletage se développe, parallèlement
aux plans axiaux des plis. Ce feuilletage, appelé schistosité, est à l’origine du débit caractéris-
tique de certaines roches métamorphiques, comme les schistes ardoisiers.
Pour une plus grande profondeur, de nouvelles espèces minérales apparaissent, orientées
parallèlement à la schistosité. Ces minéraux peuvent se regrouper sous forme de lits. Ce type
de structure, appelé foliation, est caractéristique des micaschistes et des gneiss.

1.4. Éléments de tectonique


1.4.1. Différents comportements des roches
Sous l’effet des contraintes mécaniques qui ont affecté la croûte terrestre, les roches ont eu des
réponses rhéologiques différentes. Cette aptitude à plus ou moins résister à la déformation,
dénommée compétence, détermine leur comportement :
• les roches incompétentes, qui ont un comportement ductile et acceptent de grandes
déformations plastiques ;
• les roches compétentes, qui ont un comportement cassant et ne subissent que peu de
déformation plastique avant la rupture.
De très nombreux facteurs ont une influence sur la rhéologie des roches, leur nature, l’assem-
blage des minéraux, la pression lithostatique, la pression de fluide dans les pores, etc.

1.4.2. Déformations ductiles


Le plissement est la manifestation la plus courante de la déformation ductile.
Un pli est dit antiforme si sa concavité est tournée vers le bas et synforme si elle est tournée
vers le haut. On parle d’anticlinal pour un pli antiforme dont le cœur est constitué par les
terrains les plus anciens et de synclinal lorsque les terrains les plus récents sont au cœur d’un
pli synforme.
Les éléments géométriques caractérisant un pli (figure 1.4) sont :
• la charnière, ou axe, qui est la ligne passant par les points de courbure maximale de la
surface d’une couche ;
• la surface axiale qui contient l’ensemble des axes des surfaces plissées et dont l’inclinaison
permet un classement en plis droits, déversés, couchés ; cette surface peut elle-même être
déformée ;
• les flancs, qui sont les surfaces les moins incurvées, reliant les charnières.

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26 | Les sols et la géologie

Axe de pli Plan axial


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Ch du
ar pli
ni
èr
e
Flanc
normal Flanc
inverse

Points d’inflexion
Fig. 1.4. Éléments descriptifs d’un pli

1.4.3. Déformations cassantes


Les failles sont des surfaces sur lesquelles a eu lieu un déplacement. Ce sont des fractures de
cisaillement. Elles séparent deux compartiments, décalés de part et d’autre d’une disconti-
nuité dont l’épaisseur peut être très variable, du millimètre à plusieurs mètres, voire plus. Le
décalage entre les deux compartiments s’appelle le rejet (figure 1.5).

Plan ou miroir
de faille
Lèvre
soulevée Stries

Lèvre
affaissée

Compartiment R Compartiment
soulevé affaissé
RV
α RL R = rejet
RV = rejet vertical
RT RT = rejet transversal
RL = rejet latéral
α = pendage

Fig. 1.5. Éléments descriptifs d’une faille normale

Lorsque le déplacement est principalement proche de la ligne de plus grande pente et traduit
un phénomène d’extension, la faille est dite normale ; lorsqu’elle résulte d’une compression
des terrains, la faille est dite inverse. Un chevauchement est une faille inverse pratiquement
horizontale et présentant un fort déplacement ; lorsque ce déplacement est très important on
parle de charriage.

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Disciplines apparentées à la géologie | 27

Une faille qui traduit un mouvement essentiellement horizontal est dite coulissante ou encore
appelée décrochante.
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Les failles sont en général associées à des roches broyées et écrasées, qu’on range sous le terme
générique de roches de failles (brèches, mylonites, cataclasites…). Ces roches peuvent être le
siège de circulations d’eau importantes et à ce titre, ou du fait de leur altération, être à l’ori-
gine de problèmes géotechniques.
Il convient de ne pas confondre les failles avec les diaclases ou joints qui sont des fractures
tensiles (et non cisaillantes) et ne présentent pas de déplacement. Ces diaclases ou joints
peuvent cependant revêtir une importance capitale en géotechnique dans la mesure où ils
conditionnent la stabilité d’une masse rocheuse. Par ailleurs, en hydrogéologie, ils définissent
la perméabilité en grand d’un réservoir aquifère.

1.4.4. Représentation des éléments structuraux


Afin de repérer dans l’espace un élément structural, plan de foliation, de schistosité, de faille,
ou même une surface sédimentaire, comme une couche, il est nécessaire de définir :
• sa direction donnée par l’intersection de ce plan avec un plan horizontal, exprimée en
degrés par rapport au nord (dans le sens des aiguilles d’une montre) ;
• son pendage traduisant l’angle maximal fait par ce plan avec l’horizontale.
Usuellement, une faille notée 155 W 30 présente donc une direction de 155° avec le nord et
un pendage de 30° vers l’ouest.

1.5. Disciplines apparentées à la géologie

1.5.1. Géomorphologie
La géomorphologie est une science qui a pour objet la description et l’explication des formes
du relief terrestre. Elle est en relation étroite avec les autres disciplines de la géographie
physique et de la géologie. Les formes de la surface terrestre évoluent en réponse à une combi-
naison de processus naturels et anthropiques et tendent à équilibrer les phénomènes d’érosion
et d’accumulation. Ces processus agissent à des échelles spatiales et temporelles variables. Le
relief est un des facteurs importants des activités humaines : aménagement du territoire,
risques naturels, ressources naturelles, etc.
Il est possible d’aborder la géomorphologie selon deux approches, ce qui conduit à
distinguer :
• la géomorphologie structurale, qui traite de l’influence de la structure géologique (litho-
logie et tectonique…) sur le relief à différentes échelles ;
• la géomorphologie dynamique, qui a pour objet l’étude des processus externes qui contri-
buent à la formation et à l’évolution des formes de relief (l’altération superficielle, l’action
des eaux courantes, du vent, des glaciers…) ; elle concerne également l’influence des
climats actuels ainsi que l’héritage des climats anciens.

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28 | Les sols et la géologie

Les apports de la géomorphologie à la géotechnique sont innombrables. Notamment, dans le


cadre d’une mission d’étude géotechnique, lors de la phase d’analyse préliminaire d’un site
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(voir § 1.6.1), avant toute investigation par sondage, il apparaît indispensable que l’ingénieur
géotechnicien puisse étayer sa connaissance documentaire de la géologie locale à l’aide de ses
observations de terrain, où la géomorphologie constitue une aide précieuse.

1.5.2. Pédologie
Il apparaît difficile de traiter des sols sans dire quelques mots de la pédologie, l’objet d’étude
de cette science étant la couche superficielle de l’écorce terrestre. Cette dernière possède des
caractéristiques morphologiques et minéralogiques ainsi que des propriétés physico-chimiques
distinctes de celles du matériau originel dont il dérive, du fait de sa position à la surface de la
lithosphère et de l’influence des facteurs du milieu qui y agissent. Le sol, au sens pédologique,
n’est pas un milieu inerte et stable ; il évolue sous l’influence du climat et de la végétation au
détriment du substrat géologique. Au cours de cette évolution il s’approfondit et se diffé-
rencie en divers « horizons » dont l’ensemble constitue un profil (figure 1.6), pour atteindre
un équilibre relativement stable.
L’évolution d’un sol ressort de trois sortes de processus :
• une incorporation de matière organique et un phénomène d’humification qui concernent
la partie supérieure du profil, caractérisant les horizons désignés par la lettre A ;
• une altération des minéraux primaires en minéraux secondaires et notamment en miné-
raux argileux ; cet horizon, dit « structural », est notifié B ;
• un enrichissement par illuviation en éléments fins ou amorphes (argiles, oxydes de fer et
d’aluminium…) ; cet horizon est appelé  B agrémenté d’un indice qualifiant le type
d’accumulation.
Certains profils peuvent comporter un horizon appelé G, caractérisé par une décoloration du
sol de couleur gris verdâtre avec taches rouille, se formant au sein ou à la limite supérieure
d’une nappe phréatique. Enfin, la lettre C désigne le matériau d’origine et le R si ce matériau
est de consistance rocheuse.
Il n’existe pas de classification universelle, même si la plupart des systèmes présentent des
analogies. En Europe les sols sont définis selon leurs caractères propres, liés aux processus qui
leur ont donné naissance. Les très nombreuses classes peuvent être rangées au sein de grandes
familles parmi lesquelles nous retiendrons :
• les sols peu évolués qui présentent un profil AC, ayant eu généralement leur évolution
empêchée par un facteur climatique extrême ;
• les sols à altération biochimique dominante, qui caractérisent des zones bien drainées sous
des climats généralement tempérés : rendzines, sols bruns, sols lessivés, podzols… ;
• les sols à altération géochimique dominante qui sont surtout localisés dans les régions
chaudes où le phénomène d’altération a été particulièrement poussé : terra rossa, sols
latéritiques… ;
Certains sols ont évolué dans un milieu rendu réducteur par excès d’eau, soit en présence
d’une nappe phréatique permanente (gley), soit d’une nappe perchée temporaire (pseudo-

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Géologie et missions d’ingénierie géotechnique | 29

gley). Lors des investigations géotechniques, il est important de savoir identifier ces sols qui
présentent des traces d’hydromorphie caractéristiques.
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D’autres sols peuvent se former au sein de nappes phréatiques permanentes aux faibles
fluctua­tions et aux eaux très réductrices, dans les vallées alluviales ou dans les dépressions mal
drainées sur un substrat acide. Ce sont les tourbes, sols éminemment compressibles, redoutés
par les géotechniciens.

A1 A1 A1 A1
A1

A1 (B) A2 A2
(B)

Bt Bt
R
R R

Rendzine Sol brun Sol brun acide Sol brun Sol rouge
calcaire sur granite lessivé fersiallitique
(terra rossa)

Fig. 1.6. Exemples de profils pédologiques

1.6. Géologie et missions d’ingénierie géotechnique


1.6.1. Analyse préliminaire
Comme mentionné dans la norme NF P94-500 relative aux missions d’ingénierie géotech-
niques « Tout site est susceptible de présenter des aléas géologiques plus ou moins importants
qui peuvent entraîner des risques pour la réalisation d’un projet d’aménagement de site ou de
construction d’ouvrage. L’existence de ces risques rend nécessaire leur gestion et nécessite un
certain nombre d’études géotechniques, qui visent à les détecter, les évaluer et les maîtriser. »
Préalablement à l’établissement d’un programme d’investigations géotechniques pour la
construction d’un ouvrage, il est indispensable de prendre connaissance du contexte géolo-
gique, hydrogéologique et géotechnique du site concerné. Pour ce faire il est nécessaire de
procéder à une analyse préalable à partir des éléments disponibles :
• une recherche documentaire (cartes géologiques, banques de données du sous-sol, plans de
prévention des risques, études antérieures…) ;
• la visite du site ;
• une enquête de voisinage ;
• la connaissance de l’historique du site.
À l’issue de cette analyse le géotechnicien doit pouvoir disposer d’un modèle géologique préli-
minaire. Le but des reconnaissances géotechniques sera d’améliorer ce modèle, voire de le
modifier, et de le rendre fiable, précis et aussi complet que possible, de manière à concevoir le
projet, tout au long de son avancement, sur des bases sûres et indispensables.

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30 | Les sols et la géologie

1.6.2. Informations géologiques


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L’examen du site peut fournir des indices importants à condition de savoir les interpréter, ce
qui nécessite une certaine expérience et une culture géologique régionale. À défaut la consul-
tation de la carte géologique et de sa notice doit permettre d’estimer la nature des sols consti-
tuant le soubassement du terrain étudié. Les quelques rudiments de géologie qui précèdent
ont pour but d’aider le non spécialiste dans cette lecture.
Internet a permis un accès aisé aux informations géologiques à travers des sites comme
InfoTerreTM, en France, qui constitue le portail géomatique d’accès aux données géoscienti-
fiques du BRGM : cartes géologiques au 1/50 000, dossiers de la banque de données du sous-
sol et logs géologiques, cartes des risques naturels et industriels, données sur les eaux
souterraines, etc.
L’examen d’une carte géologique doit toujours prendre en compte certains principes :
• elle doit être précédée de l’analyse de la topographie ;
• il ne faut jamais perdre de vue qu’une carte géologique reflète les conceptions de ses auteurs
à partir de faits observables ; certaines informations peuvent donc s’avérer erronées, notam-
ment en ce qui concerne les limites de formations géologiques ou la position des accidents
tectoniques.
Selon les cartes géologiques, les formations récentes (limons, colluvions, etc.), qui recouvrent
indifféremment les couches antérieures et les masquent souvent à l’observation, peuvent être
succinctement représentées. Les cartes les plus récentes, pour lesquelles l’utilisation à des fins
professionnelles a été prise en compte, privilégient la représentation des formations superfi-
cielles, tout en conservant par des artifices graphiques la figuration de leur substrat.
La lecture de la carte géologique ne peut être détachée de l’étude de sa légende, qui rassemble :
• une énumération des différentes formations décrites, des plus récentes aux plus anciennes,
avec leur code de représentation graphique accompagné de leur abréviation convention-
nelle faite de lettres et de chiffres, rappelant l’âge de la formation représentée ou la nature
de la roche ;
• les différents symboles correspondant à des informations ponctuelles relatives à la tecto-
nique, l’hydrogéologie, aux affleurements, etc.
Une carte géologique est complétée d’une notice explicative fournissant la description des
différentes formations ainsi que les conditions générales de genèse des grandes entités géolo-
giques de la carte et leur évolution tectonique et métamorphique. Enfin, une synthèse géolo-
gique régionale raconte l’histoire géologique de la région. Selon les cartes, une place plus ou
moins importante est accordée à l’hydrogéologie, au sein d’une rubrique dénommée le plus
souvent « ressources du sous-sol et exploitations ».
Cependant, si elle fournit des informations importantes sur la nature des sols au droit d’un
site, une carte géologique est malheureusement avare de renseignements sur l’hétérogénéité
potentielle desdits sols, notamment en raison de son échelle. Ce sont pourtant ces aléas géolo-
giques éventuels qui conditionnent, entre autres, le choix de la maille et de la profondeur des
investigations à réaliser.

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Géologie et missions d’ingénierie géotechnique | 31

1.6.3. Aléas géologiques


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Il n’est pas possible de dresser une liste exhaustive des aléas géologiques susceptibles d’être
rencontrés. Néanmoins, on en trouvera ci-après quelques phénomènes susceptibles d’entraîner
des risques pour la réalisation d’ouvrages géotechniques :
• la diversité lithologique : contrairement aux roches magmatiques ou métamorphiques,
qui sont généralement homogènes à l’échelle d’une étude géotechnique, les formations
sédimentaires peuvent présenter des successions de couches de nature très diverse et surtout
possédant des caractéristiques mécaniques hétérogènes ;
• les accidents tectoniques : le rejet d’une faille peut mettre en évidence des roches de
nature très différente, de part et d’autre de cet accident ; de plus, la faille proprement dite
peut se présenter sous la forme de roches broyées, et ce, sur une épaisseur non négligeable,
dépassant fréquemment le mètre ;
• les phénomènes de dépôt : certaines formations généralement récentes, comme les allu-
vions, les colluvions, les moraines, présentent la particularité, liée à leur mode de dépôt,
d’être particulièrement hétérogènes et de faible compacité car sous-consolidées ;
• l’altération : contrairement aux roches sédimentaires, les roches magmatiques et méta-
morphiques sont actuellement très éloignées des conditions physico-chimiques qui
régnaient lorsqu’elles se sont formées, d’où une plus ou moins forte altération, fonction du
grain de la roche, de sa fracturation, de sa foliation éventuelle ; il s’ensuit que l’épaisseur
d’altération peut être extrêmement variable, même au sein de massifs rocheux a priori
qualifiés d’homogènes ;
• les phénomènes karstiques : la formation de vides de dissolution ne concerne que
certaines catégories de roches sédimentaires (gypse, calcaire, etc.) et certains horizons
géologiques sont particulièrement concernés ; les phénomènes de dissolution, actuels ou
fossiles, étant liés à des circulations d’eau, une bonne connaissance de l’hydrogéologie d’un
site peut permettre d’appréhender le développement dans l’espace de ces accidents :
niveaux imperméables, orientations des systèmes de failles, etc. ;
• les vides anthropiques : certaines couches sédimentaires bien identifiées peuvent avoir été
l’objet d’exploitations souterraines (par exemple, le calcaire grossier du Lutétien en région
parisienne, la craie-tuffeau du Turonien dans la vallée de la Loire, etc.) ; l’évolution de ces
vides en direction de la surface peut créer des effondrements, appelés fontis, très dangereux
pour les constructions ; malheureusement, il existe aussi d’autres vides souterrains moins
directement liés à la géologie et dont la présence est beaucoup plus difficile à prévoir
(ouvrages militaires, souterrains-refuges, aqueducs, etc.).
De cette liste, il pourrait ressortir que les régions dites de « socle », c’est-à-dire formées de
roches magmatiques ou métamorphiques, sont géotechniquement plus simples que celles
situées dans les bassins sédimentaires. Il faut se garder d’un tel jugement, car les hétéro­
généités sont alors plus difficiles à mettre en évidence. Dans tous les cas, une approche géolo-
gique est indispensable dans la conduite d’une étude géotechnique sérieuse.
Le lecteur désireux de parfaire ses connaissances générales en géologie trouvera ci-après une
bibliographie non exhaustive d’ouvrages courants dans différents domaines en rapport avec
la géotechnique.

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32 | Les sols et la géologie

Bibliographie
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[1 Chamley 2000] CHAMLEY H., Bases de sédimentologie, Dunod, 2000.


[1 Chaput 2006] CHAPUT J.-L., Initiation à la géomorphologie, Ellipses, 2006.
[1 Cojan 2006] COJAN I. et RENARD M., Sédimentologie, 2e édition, Dunod, 2006.
[1 Dercourt 2006] DERCOURT J., PAQUET J., THOMAS P. et LANGLOIS C., Géologie, objets,
méthodes et modèles, 12e édition, Dunod, 2006.
[1 Derruau 1988] DERRUAU M., Géomorphologie, 7e édition, Masson, 1988.
[1 Duchaufour 1997] DUCHAUFOUR Ph., Abrégé de pédologie, 5e édition, Masson, 1997.
[1 Duchaufour 2001] DUCHAUFOUR Ph., Introduction à la science du sol, 6e édition, Dunod, 2001.
[1 Foucault 2005] FOUCAULT A. et RAOULT J.F., Dictionnaire de géologie, 6e édition, Dunod, 2005.
[1 Gidon 1987] GIDON M., Les structures tectoniques, collection Manuels et méthodes du BRGM,
no 15, 1987.
[1 Lameyre 1986] LAMEYRE J., Roches et minéraux, Doin, 1986.
[1 Mercier 2013] MERCIER D.F., Géomorphologie de la France, Dunod, 2013.
[1 Pomerol 1987] POMEROL Ch., BABIN C., LANCELOT Y., LE PICHON X., RAT P. et
RENARD M., Stratigraphie : principes, méthodes, applications, Doin, 1987.
[1 Pomerol 2011] POMEROL Ch., LAGABRIELLE Y., RENARD M. et GUILLOT S., Éléments de
géologie, 10e édition, Dunod, 2011.
[1 Sorel 2010] SOREL D., VERGELY P., Initiation aux cartes et coupes géologiques, 2e édition, Dunod,
2010.
[1 USG 2016] UNION SYNDICALE GÉOTECHNIQUE/SYNTEC, Recommandations sur la
consistance des investigations géotechniques pour les études géotechniques de conception (G2), USG-Syntec,
2016.
[1 Vergely 2011] VERGELY P., MISSENARD Y. et MERCIER J., Tectonique, 3e édition, Dunod,
2011.

Nota : l’ensemble des références de la bibliographie normative citée dans l’ouvrage est regroupé
dans l’annexe J.

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CHAPITRE 2

Propriétés physiques des sols

2.1. Définition des sols – Notations


Un sol est un complexe de trois éléments :
• des grains solides ;
• de l’eau ;
• de l’air (ou du gaz).
L’assemblage des grains solides forme le squelette du sol. Lorsque l’eau remplit tous les vides,
il n’y a pas d’air, le sol est dit saturé. Dans le cas contraire, l’eau se dépose par attraction capil-
laire en un film plus ou moins épais autour des grains solides.
Les définitions des nombreux paramètres et variables utilisés dans les chapitres suivants ainsi
que les notations correspondantes sont, pour la plupart, normalisées [XP P94-010 1996]. Le
chapitre  6 présente les différents essais de laboratoire et détaille les protocoles opératoires
pour mesurer et déterminer ces paramètres et grandeurs.

2.2. Structure des sols

2.2.1. Classification des grains solides


Les grains solides sont classés selon leur taille. Nous reviendrons sur la notion de taille et la
définirons plus précisément. En considérant le diamètre moyen des éléments D, les catégories
de sols suivantes sont distinguées :
• blocs rocheux D > 200 mm
• cailloux 20 < D < 200 mm
• graviers 2 < D < 20 mm
• sables grossiers 0,2 < D < 2 mm

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34 | Propriétés physiques des sols

• sables fins 20 µm < D < 0,2 mm


limons (ou silts) 2 µm < D < 20 µm
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• argiles D < 2 µm
Cette classification est arbitraire et variable selon les pays. Dans la norme internationale
EN ISO14688-1, les dimensions des fractions granulaires et de leurs subdivisions sont celles
du tableau 2.1. Il est évident que la plupart des sols naturels contiennent des éléments de
plusieurs catégories de grains de grosseurs différentes, ce qui conduit à des dénominations
plus complexes ou moins restrictives.

Tableau 2.1. Principales fractions granulaires

Fractions Subdivisions Symboles Taille des particules


granulaires en mm

Gros blocs lBo > 630

Sol très grossier Blocs Bo > 200 à 630

Cailloux Co > 63 à 200

Grave Gr > 2,0 à 63


Grave grossière cGr > 20 à 63
Grave moyenne mGr > 6,3 à 20
Grave fine fGr > 2,0 à 6,3
Sol grossier
Sable Sa > 0,063 à 2,0
Sable grossier cSa > 0,63 à 2,0
Sable moyen mSa > 0,2 à 0,63
Sable fin fSa > 0,063 à 0,2

Limon Si > 0,002 à 0,063


Limon grossier cSi > 0,02 à 0,063
Sol fin Limon moyen mSi > 0,0063 à 0,02
Limon fin fSi > 0,002 à 0,0063

Argile Cl ≤ 0,002

La majorité des sols sont composites et sont constitués d’une fraction granulaire principale et
de fractions granulaires secondaires. Ils sont alors désignés par un nom correspondant à la
fraction granulaire principale, et par un ou plusieurs qualificatifs se rapportant aux fractions
granulaires secondaires (par exemple, grave sableuse saGr, argile graveleuse grCl).
Les abréviations des qualificatifs des fractions granulaires secondaires des sols doivent être
écrites en lettres minuscules. Les abréviations des sols à couches multiples peuvent être écrites
en lettres minuscules soulignées (par exemple, argile graveleuse intercalée avec du sable :
grClsa).
En dehors de cette première classification, deux autres paramètres relatifs aux grains solides
tiennent un rôle important :
• la forme des grains : arrondie, anguleuse, sphérique, en plaquette, en aiguille, etc. ;
• la nature minéralogique des grains.

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Structure des sols | 35

2.2.2. Structure et eau interstitielle


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Étudions deux catégories de sols dont les comportements sont différents et typés :
• les sols pulvérulents diamètre des grains > 20 µm
• les argiles diamètre des grains < 2 µm
Les limons ont un comportement intermédiaire.

2.2.2.1 . Structure des sols pulvérulents


Les sols pulvérulents, sables, graviers, cailloux, blocs, sont constitués essentiellement de silice
(quartz), de calcaire ou d’autres roches ou minéraux inertes.
Par ailleurs, les effets de la capillarité sont négligeables car les phénomènes d’attraction capil-
laire sont superficiels et proportionnels à la surface des grains, c’est-à-dire à D 2.
Les forces de pesanteur (poids du sol) sont proportionnelles au volume du grain, c’est-à-dire
à D 3.
Le rapport : forces capillaires/pesanteur est proportionnel à 1/D.
Comme D est relativement grand dans le cas des sols pulvérulents, les forces capillaires qui
s’exercent sur chaque grain sont faibles et négligeables devant l’effet de la pesanteur. Les grains
se comportent alors comme les granulats inertes du béton. On peut considérer que le contact
est direct de grain à grain et que le sol est constitué par un empilement de grains solides avec
une quantité d’eau plus ou moins importante dans les interstices.

Cette notion peut être précisée par la surface spécifique d’un sol. Elle représente la somme des
surfaces de chacun des grains contenus dans 1 g de sol. Elle s’exprime en m2/g. Donc, plus un
sol est fin, plus la surface spécifique est élevée et plus les forces capillaires jouent un rôle
important.

Cohésion capillaire : soit un film d’eau coincé entre deux grains (figure 2.1), la tension capil-
laire t due au ménisque conduit à une résultante R sur chaque grain qui tend à souder les
deux grains.
Sur les sables fins humides, cet effet est manifeste. C’est ce phénomène, appelé cohésion capil-
laire, qui permet de construire des châteaux de sable sans qu’ils ne s’écroulent.

t t
t t

Fig. 2.1. Cohésion capillaire

EYR2212118902_Fondations.indb 35 07/01/2019 11:24


36 | Propriétés physiques des sols

Pour les sols argileux, l’effet relatif de cette attraction devient prépondérant par rapport au
poids des grains et a pour conséquence de coller les grains les uns aux autres : c’est ce qu’on
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appelle la cohésion. Dans le paragraphe 2.2.2.2 consacré aux argiles, nous verrons que le
phénomène est en fait plus complexe.
La distinction entre les deux grandes familles de sols définies précédemment se fait sur la
présence ou non d’une cohésion marquée :
• dans les sols pulvérulents, les grains se détachent les uns des autres sous leur poids ; le sol
s’écoule dans la main ;
• dans les sols cohérents, les grains sont collés les uns aux autres ; le sol se met en mottes
lorsqu’il est trituré.

2.2.2.2. Structure des argiles


Avec les argiles, les problèmes sont beaucoup plus complexes et l’étude de leur structure
s’effectue au microscope électronique ainsi que par analyse aux rayons  X. Seuls quelques
résultats essentiels sont présentés. Pour plus de détails le lecteur pourra se reporter aux réfé-
rences [2 Lambe 1969], [2 Leonards 1968] et [2 Skempton 1953].
Les argiles sont composées d’alumino-silicates hydratés associés à un ou plusieurs cations Ca,
Na, Mg, K, Fe, lesquels tapissent la surface des grains solides. La présence de l’un ou l’autre
de ces ions modifie considérablement les propriétés des argiles. Ainsi, une argile Na aura des
propriétés bien différentes d’une argile Ca.
Les grains d’argile ont une forme de plaquette. Ils sont formés par un empilement de feuillets.
Pour une nature d’argile donnée, ces feuillets ont une structure atomique précise. Ils sont
constitués d’un maillage d’ions O et OH de formes tétraédrique et octaédrique, les ions Si
et Al étant placés dans les cavités du maillage.
Les feuillets et, par conséquent, les grains ne sont pas électriquement neutres : ils sont chargés
négativement sur les surfaces des plaquettes.
Dans la nature, une particule de sol attire des ions pour neutraliser sa charge globale.
Cependant, les liens sont faibles et les ions correspondants (Ca, Na, Mg, etc.) sont appelés des
ions échangeables.
En présence d’eau, ces ions s’hydratent et le diamètre des ions hydratés est très supérieur à
celui d’un ion anhydre. Par exemple, le diamètre d’un ion Na varie de 0,90 Å à 7,8 Å. Après
hydratation, les ions ne disposent plus d’un espace suffisant pour former une seule couche à
la surface de la plaquette d’argile. Ils se répartissent alors sur une épaisseur atteignant 400 Å.
C’est pourquoi cette zone est appelée la double couche électronique. Cependant, plus on
s’éloigne de la surface du grain, plus la concentration en ions échangeables diminue (figure 2.2a)
et plus l’attraction entre l’eau de contact et le grain est faible.
Ainsi, il se crée autour du grain solide une pellicule d’eau dite eau adsorbée, dont les propriétés
sont très différentes de celles d’une eau libre. Au contact du grain, l’attraction est telle que
l’eau a un comportement de solide : plus on va vers l’extérieur, plus le potentiel électrique dû
à la présence des ions échangeables diminue et plus la viscosité apparente de l’eau diminue.

EYR2212118902_Fondations.indb 36 07/01/2019 11:24


Structure des sols | 37

Au-delà d’une distance de 100 Å, l’eau n’est pratiquement plus affectée et son comportement
est celui de l’eau libre.
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Surface
de
l’argile

Ions échangeables
Distance de la surface 400 Å

Grain de montmorillonite Grain de kaolinite


b

Eau absorbée

Fig. 2.2. Eau adsorbée et ions échangeables

L’épaisseur de la couche d’eau adsorbée étant à peu près constante, la proportion relative de
cette eau est fonction de la surface spécifique du type d’argile considéré (figure 2.2b). Les
répercussions sur les propriétés du sol sont considérables.
Alors que pour les sols pulvérulents le squelette solide constitue un empilement plus ou
moins lâche de grains, il peut s’établir dans les argiles des structures très différentes (figure 2.3)
dues aux phénomènes de répulsion et d’attraction des grains chargés électriquement.

Structure floconneuse En nid d’abeilles Empilement

Fig. 2.3. Différentes structures des argiles d’après Terzaghi

EYR2212118902_Fondations.indb 37 07/01/2019 11:24


38 | Propriétés physiques des sols

On distingue différentes familles d’argile en fonction de leur structure minéralogique.


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Le tableau 2.2 fournit les noms et les caractéristiques des principales familles d’argile :
Tableau 2.2. Principales familles d’argile

Noms Surface Diamètre des Épaisseur des Épaisseur des feuillets


spécifique plaquettes D plaquettes élémentaires
(m2/g) (μm) (Å)

Kaolinite 10 – 20 0,3 à 3 D/10 à D/3 7

Illite 80 – 100 0,1 à 2 D/10 10

Montmorillonite 800 0,1 à 1 D/100 14

2.3. Classification géotechnique des sols


Il est habituel de caractériser les sols à l’aide d’essais relativement simples. Ces essais sont
appelés essais d’identification. Les principaux sont les suivants :
• l’analyse granulométrique ;
• la détermination des limites d’Atterberg ;
• la valeur de bleu (méthode de la tache) ;
• l’équivalent de sable ;
• la teneur en matières organiques.
Nous indiquerons ici le principe de ces essais et la façon dont les résultats sont exprimés. Au
chapitre 6, le paragraphe « Essais de laboratoire » fournit plus d’information sur les modalités
d’exécution pratique de ces essais.
La teneur en eau naturelle w, décrite au paragraphe 2.4, joue également un rôle important.

2.3.1. Analyse granulométrique


L’analyse granulométrique a pour but de déterminer les proportions pondérales de grains de
différentes tailles dans le sol.
Elle s’effectue par :
• tamisage pour les grains d’un diamètre supérieur à 80 µm (norme d’essai NF P94-056) ;
• sédimentation pour les grains les plus fins (norme d’essai NF P94-057). L’essai consiste à
mettre en suspension dans de l’eau les particules inférieures à 80 µm et à les laisser décanter.
Les particules de sol sédimentent alors à différentes vitesses en fonction de leur taille. Plus
les grains sont fins, plus la vitesse de décantation est lente, conformément à la loi de
Navier-Stokes sur la vitesse de chute de billes sphériques dans l’eau. La mesure de la densité
de la suspension, au moyen d’un densimètre, à des intervalles de temps variables permet
de calculer la proportion de grains de chaque diamètre.

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Classification géotechnique des sols | 39

Les résultats sont exprimés sous forme d’une courbe appelée courbe granulométrique, qui
donne le pourcentage cumulé des éléments de dimension inférieure à chaque diamètre consi-
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déré. Les essais correspondants sont décrits plus en détail au chapitre 6.

La figure 2.4 présente quelques courbes granulométriques types caractéristiques :


• courbe 1 : granulométrie étalée et discontinue (alluvions de sables et graviers) ;
• courbe 2 : granulométrie étalée et continue (arène granitique) ;
• courbe 3 : granulométrie serrée (sable de Fontainebleau) ;
• courbe 4 : limon argileux ;
• courbe 5 : argile limoneuse ;
• courbe 6 : argile pratiquement pure (bentonite), le sol comportant 87 % d’argile inférieure
à 2 µm.

Argile Limon Sable fin Gros sable Graviers Cailloux


100 0
6
90 10

80 20
70 5
30
4 2 1
60 40
% PASSANT

% REFUS
3
50 50

40 60
30 70

20 80

10 90

0 100
2 5 2 5 2 5 2 5 2 5 2 5 2
10–3 10–2 10–1 1 10 102
0,2 0,5 1 2 5 10 20 50 100 OUVERTURE TAMIS (mm)
Sédimentométrie (µ)
(NF P94 – 056)
(NF P94 – 057)

Fig. 2.4. Exemples de courbes granulométriques

Les diamètres D60, D30 et D10 étant respectivement les diamètres correspondant à 60 %, 30 %
et 10 % d’éléments de dimension inférieure, deux paramètres sont utilisés pour caractériser
l’allure de la courbe granulométrique d’un matériau. Il s’agit :
D
• du coefficient d’uniformité tel que CU = 60  ;
D10
D30
• du facteur de courbure tel que CC = .
D10 · D60

Le tableau 2.3 extrait de la norme NF EN ISO14688-2 fournit les valeurs de CU et de CC


permettant de faire la distinction entre des distributions granulométriques bien graduées, mal
graduées et discontinues et d’apprécier la forme de la courbe granulométrique.

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40 | Propriétés physiques des sols

Tableau 2.3. Caractérisation de la forme des courbes granulométriques


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Forme de la courbe CU CC
granulométrique

Bien graduée > 15 1 < CC < 3

Moyennement graduée 6 à 15 <1

Mal graduée <6 <1

Uniforme <3 <1

Élevé Variable
Discontinue
(généralement > 15) (généralement < 0,5)

2.3.2. Limites d’Atterberg – Activité des argiles


Compte tenu de leur structure, les argiles ont la propriété d’absorber des quantités d’eau très
importantes ou, au contraire, de se dessécher, ceci en fonction des conditions d’humidité
auxquelles elles sont soumises. Les kaolinites n’absorbent qu’une quantité d’eau modérée car
celle-ci a uniquement la possibilité de se loger entre les grains d’argile. En revanche, l’eau a la
possibilité de s’introduire entre les feuillets élémentaires des montmorillonites. Les grains et
feuillets s’écartent les uns des autres, c’est-à-dire qu’il se produit un phénomène de gonfle-
ment. Inversement, s’il y a dessiccation, ils se rapprochent : l’argile réduit alors son volume
avec le départ de l’eau et fait du retrait.
Quelle que soit la nature de l’argile, celle-ci, lorsqu’elle est malaxée avec des quantités d’eau
de plus en plus importantes, finit par se transformer en boue. L’argile a alors un comporte-
ment liquide.
Au contraire, si l’argile est suffisamment desséchée, les grains sont très resserrés et les liaisons
deviennent intenses. L’argile a alors un comportement solide.
Entre ces deux états extrêmes, l’argile est malléable : elle a un comportement plastique.
Les limites d’Atterberg ont pour but de définir les états d’humidité correspondant aux limites
entre ces trois états, l’état d’humidité du sol étant exprimé par sa teneur en eau.
La teneur en eau d’un sol est le rapport entre le poids d’eau contenu dans un certain volume
de sol et le poids des grains solides contenus dans le même volume. Elle s’exprime en % et a
pour symbole w, de l’anglais water = eau.
• La limite de liquidité wL traduit le passage entre l’état liquide et plastique.
• La limite de plasticité wP correspond au passage entre l’état plastique et l’état solide.
Ces caractéristiques sont complétées par l’indice de plasticité IP , qui s’exprime en % et est
donné par la formule ci-après :
IP = wL − wP (1)
Les valeurs de wL , wP et IP sont fonction de la proportion et de l’activité des particules argi-
leuses contenues dans le sol.

EYR2212118902_Fondations.indb 40 07/01/2019 11:24


Classification géotechnique des sols | 41

La mesure des limites d’Atterberg (voir chapitre 6) se fait par la méthode de la coupelle et du
rouleau (norme NF  P94-051). Il existe aussi pour la détermination de la limite de liqui-
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dité  wL une autre méthode par mesure d’enfoncement au cône de pénétration (norme
NF P94-052-1) qui apparaît moins dépendante de l’opérateur.
L’activité d’une argile, AC , se définit comme suit :

IP (2)
AC =
% < 2μ
où IP représente l’indice de plasticité et % < 2 µ le pourcentage d’éléments inférieurs à 2 µm.
À titre indicatif, A.W. Skempton [2 Skempton 1953] donne les valeurs suivantes :
• montmorillonite sodique : AC = 7,2
• illite : AC = 0,9
• kaolinite : AC = 0,38
Voici, à titre d’exemple, quelques valeurs de limites d’Atterberg pour différents types de sol :
• limon : wL = 24
wP = 17
IP = 7
• argile limoneuse peu plastique : wL = 40
wP = 24
IP = 16
• argile très plastique : wL = 130
wP = 45
IP = 85
Une limite de retrait, dite « conventionnelle », wR peut également être déterminée sur le
passant à 400 µ du matériau remanié (norme XP P94-060-1). Elle constitue un indicateur
sur l’aptitude d’un sol fin au retrait (réduction de volume par dessiccation) et peut être asso-
ciée aux limites d’Atterberg pour l’identification d’un tel sol. La limite de retrait « effec-
tive »  wRe est déterminée quant à elle sur des matériaux fins non remaniés (norme
XP P94-060-2). Les essais pour déterminer ces limites de retrait sont décrits au chapitre 6.
Ces deux limites de retrait, qui sont généralement différentes, sont utiles pour des cas très
particuliers examinés plus loin (sols gonflants et rétractables).
L’indice de consistance IC est également défini par :
w − w (3a)
IC = L
wL − wP
et l’indice de liquidité, moins utilisé, par :
w − wP (3b)
IL =
wL − wP
w étant la teneur en eau naturelle du sol.
Si IC > 1, le sol est à l’état solide.
Si 0 < IC < 1, le sol est à l’état plastique.
Si IC < 0, le sol est à l’état liquide.

EYR2212118902_Fondations.indb 41 07/01/2019 11:24


42 | Propriétés physiques des sols

Le tableau 2.4 extrait de la norme NF EN ISO14688-2 fournit les appellations recom­


mandées pour désigner l’état de consistance des sols fins (limons et argiles).
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Tableau 2.4. Caractérisation de l’état de consistance des limons et argiles à partir de l’indice de consistance

Consistance des limons et argiles Indice de consistance IC

Très mou < 0,25

Mou 0,25 à 0,50

Ferme 0,50 à 0,75

Très ferme 0,75 à 1,00

Dur > 1,00

2.3.3. Valeur de bleu du sol


Cet essai (norme NF P94-068) fournit une détermination indirecte de la surface spécifique
des grains d’un sol en injectant graduellement une solution de bleu de méthylène à 10 g/l
dans une solution d’eau et de sol et en mesurant la quantité de bleu de méthylène qui vient
se fixer par adsorption à la surface de ces grains. La détection de l’adsorption à saturation de
bleu de méthylène par le sol s’effectue par l’observation de la tache faite par le dépôt d’une
goutte de la solution du mélange sol, eau et bleu de méthylène, sur un papier filtre de
caractéris­tiques spécifiques. La présence persistante d’une auréole autour de la tache indique
l’adsorption à saturation par le sol et permet de définir la quantité de bleu correspondant à
cette adsorption.
Le résultat, VBS ou valeur de bleu du sol, s’exprime en grammes de bleu pour 100 grammes
de sol.
Les ordres de grandeur usuels sont les suivants :
• sols sableux : VBS < 0,2
• sols limoneux : 0,2 < VBS < 2,5
• sols limono-argileux : 2,5 < VBS < 6
• sols argileux : 6 < VBS < 8
• sols très argileux : VBS > 8

2.3.4. L’équivalent de sable


L’équivalent de sable (norme NF EN933-8) n’est intéressant que pour caractériser les sols et
matériaux sableux contenant très peu de particules fines. Il est principalement utilisé pour
caractériser les granulats et sables utilisés comme constituant dans le domaine routier et dans
la fabrication du béton hydraulique. Il est cependant également utilisé dans le guide « GTR »
des recommandations pour la réalisation des remblais et couches de forme  [2  LCPC-
SETRA 1992], comme paramètre de classification de deuxième niveau des sols sableux.
L’équivalent de sable longtemps désigné par ES est désormais désigné « SE » (Sand Equivalent)
dans les normes européennes. Sa valeur peut varier en pratique entre 10 et 100.

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Classification géotechnique des sols | 43

Une valeur d’équivalent de sable de 100 correspond à un sol qui ne contient ni argile ni
limon. Cette valeur chute très rapidement dès qu’il y a un faible pourcentage de limon et
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argile présent dans le sable.

2.3.5. Teneur en matières organiques


La présence de matières organiques en quantité notable modifie considérablement le
comporte­ment des sols et remet en cause leur stabilité volumique dans le temps.
Les sols organiques comprennent notamment les vases, tourbes, alluvions récentes ainsi que
la terre végétale.
La mesure du pourcentage pondéral de matières organiques (MO) se fait soit par analyse
chimique (norme NF P94-055), soit par calcination (norme XP P94-047). Ces essais sont
décrits au chapitre 6.
Un sol peut être considéré comme organique lorsque la teneur pondérale en matières orga-
nique dépasse MO > 3 %. Au-delà d’un pourcentage de MO > 10 %, le sol est considéré
comme fortement organique.
L’essai Von Post (norme NF P94-058) permet d’apprécier l’état de décomposition des
matières organiques. Il s’applique aux sols contenant plus de 10 % de MO.

2.3.6. Classifications des sols


Les sols sont désignés par le nom de la portion granulométrique prédominante qualifiée par
un adjectif relatif aux portions secondaires. Par exemple :
• grave argileuse,
• sable limoneux,
• argile sableuse.
De nombreuses classifications des sols ont été proposées dans différents pays. En France, la
principale classification qui est utilisée à ce jour et présentant un réel intérêt pratique est celle
utilisée dans les travaux de terrassement. Elle est communément désignée par classifica-
tion « GTR », en référence au guide des terrassements routiers que constitue le guide technique
pour la Réalisation des remblais et couches de forme [2 LCPC-SETRA 1992], publié en son
temps en 1992 par le LCPC et le SETRA. Cette classification a été normalisée en France dans
la norme NF P11-300 et son utilisation dans le domaine des terrassements est détaillée dans
le guide technique cité précédemment.
Les grandes familles de matériaux de cette classification sont présentées au tableau 2.5.
Pour les sols fins, il est d’usage de reporter les valeurs de IP et wL sur un diagramme ayant IP
en ordonnée et wL en abscisse. Ce diagramme est appelé diagramme de plasticité de
Casagrande (figure 2.5).
Sur ce diagramme figurent différentes lignes qui permettent de déterminer des zones de
grandes familles de matériaux fins. La ligne « A » permet de séparer les argiles (clays ou Cl)
lorsque le point représentatif (wL ; IP) se situe au-dessus de cette ligne, des limons (silts ou Si)
lorsque le point se situe en dessous de cette ligne. La ligne « U » représente une ligne limite
qui n’est généralement pas dépassée. Lorsque des points représentatifs se situent au-dessus de
cette ligne « U », une vérification et un examen approfondi sont à conduire.

EYR2212118902_Fondations.indb 43 07/01/2019 11:24


44 | Propriétés physiques des sols

Tableau 2.5. Principales classes et caractéristiques de la classification « GTR », norme NF P11-300


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Classe Définition Caractéristique Sous-classe

Dmax ≤ 50 mm
A Sols fins et A1 à A4 selon VBS ou IP
passant à 80 µm > 35 %

Dmax < 50 mm
Sols sableux et graveleux B1 à B6 selon VBS ou IP
B et
avec fines et tamisât
passant à 80 µm ≤ 35 %

Dmax > 50 mm
Sols comportant des fines et 30 sous-classes selon VBS,
C
et des gros éléments passant à 80 µm > 12 % IP et tamisât à 50 mm
ou passant à 80 µm ≤ 12 % + VBS > 0,1

VBS ≤ 0,1
Sols insensibles à l’eau D1 à D3 selon Dmax et
D et
avec fines tamisât à 2 mm
passant à 80 µm ≤ 12 %

R1 à R6 selon la nature
R Matériaux rocheux Voir la norme NF P11-300
pétrographique

Sols organiques et sous- F1 à F9 selon la famille de


F Voir la norme NF P11-300
produits industriels matériaux

Dmax = diamètre pour lequel 95 % des grains du sol ont un diamètre inférieur (soit D95 si la courbe granulo­
métrique est disponible, sinon appréciation visuelle de la dimension des plus gros éléments)

Selon la position de son point représentatif à l’intérieur du diagramme de Casagrande, et


conformément à la norme EN ISO14688-2, un sol non organique prend l’une des appella-
tions et est désigné par l’un des symboles ci-après.
Désignation Symbole international Symbole français

Limons peu plastiques Si L Lp


Argiles peu plastiques Cl L Ap
Limons très plastiques Si H Lt
Argiles très plastiques Cl V At

La nouvelle révision en cours de la norme internationale de classification EN ISO14688-2 : 2017


introduit l’utilisation du diagramme de Casagrande (figure 2.5) avec les appellations suivantes
pour déterminer la plasticité des sols applicables aux argiles (symbole Cl – clays) et aux limons
(symbole Si – silts) :
Symbole international Appellation Caractéristique

L Plasticité faible wL < 35


M Plasticité moyenne 35 < wL < 50
H Plasticité élevée 50 < wL < 70
V Plasticité très élevée wL > 70
O Organique MO > 2

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Classification géotechnique des sols | 45

À titre d’exemple, une argile dont la limite de liquidité wL est égale à 60 % et de teneur en
matières organiques MO égale à 4 % , sera désignée par Cl H O.
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Non plastique Faible plasticité Plasticité Plasticité élevée Plasticité très élevée
moyenne
80
Ligne « A » : Ip = 0,73 (wL – 20)

70
Ligne « U » : Ip = 0,9 (wL – 8)

60
CI V

Sol fin A4
Indice de plasticité IP (%)

50
CI H
Argiles très plastiques
40 (At)

Sol fin A3
Si V
30
Argiles peu plastiques Limons très plastiques
(Ap) (Lt)

Sol fin A1 Sol fin A2


CI M Si H
20

CI L Limons peu (Ot)


10 plastiques Si M
Sols organiques très plastiques
CI L - Si L (Lp)

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Limite de liquidité wL (%)

Fig. 2.5. Diagramme de plasticité de Casagrande et description des sols selon la norme EN ISO14688-2

Actuellement et dans le cadre de l’harmonisation apportée par l’Eurocode 7, la classification


géotechnique des sols qui prend place est celle de la norme internationale NF EN ISO14688
Dénomination, description et classification des sols. Cette norme donne les principes de classifi-
cation permettant de regrouper les sols en classes présentant des compositions et des propriétés
géotechniques similaires. Elle s’applique à tous les projets d’ingénierie géotechnique, tels que
fondations, améliorations de terrains, remblais, routes, barrages, etc.
Les principes de description et de dénomination des sols et de leur classification sont schéma-
tisés dans le diagramme de la figure 2.6. Ils restent sensiblement identiques et utilisent les
mêmes caractéristiques que celles présentées dans les paragraphes précédents.
Un exemple de classification des sols selon la norme NF EN ISO14688 et basée sur la
granulo­métrie est représenté sur la figure 2.7.

EYR2212118902_Fondations.indb 45 07/01/2019 11:24


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46
|
Le sol s’est-il NON
déposé par voie
naturelle?

OUI
Sols naturels

Le sol comprend-il des


matériaux organiques et OUI

EYR2212118902_Fondations.indb 46
a-t-il une odeur de
matière organique?

NON
Propriétés physiques des sols

Le sol a-t-il OUI


une faible masse
volumique

NON
Retirer les cailloux et les blocs (> 63 mm)

La masse est-elle
OUI NON
supérieure à celle Le sol humide est-il
du reste du sol? collant?
NON OUI
Sol très grossier Sol grossier Sol fin Sol volcanique Sol organique Sol artificiel

Le sol présente-t-il une faible Le sol comprend-il des


plasticité, une faible dilatance, matériaux naturels?
La plupart des particules La plupart des particules un toucher soyeux?
sont-elles sont-elles Se désintègre-t-il dans l’eau
> 200 mm? > 2 mm? et sèche-t-il rapidement? OUI NON
Description Description Décrire la proportion,
OUI NON OUI NON OUI NON à faire identique la nature et l’état
Gros (cf. EN ISO Description à celle des sols des composants
Blocs Grave Sable Limon Argile
cailloux 14688-1) à faire naturels

• Décrire les fractions granulaires secondaires • Décrire les fractions granulaires secondaires • Décrire les fractions granulaires secondaires • Décrire les fractions granulaires secondaires • Faire la distinction entre sols
• Décrire la granularité (sol fin, grossier ou très grossier) • Décrire la granularité (sol fin, grossier ou très grossier) • Décrire la plasticité (faible ou élevéee) des sols minéraux de remblais (à dépôt contrôlé)
• Décrire la formes des particules (angularité/arrondi, • Décrire la forme des particules (angularité/arrondi, • Décrire le contenu organique • Décrire la plasticité (faible ou élevéee) et sols artificiels
forme, état de surface) forme, état de surface) (teneur, couleur, odeur,…) • Décrire la structure (discontinuités, stratification…) (à dépôt non contrôlé)
• Décrire la structure (discontinuités, stratification…) • Décrire la structure (discontinuités, stratification…) • Décrire la structure (discontinuités, stratification…) • Décrire la couleur
• Décrire la couleur • Décrire la couleur • Décrire la couleur • Décrire la consistance (très mou, mou, ferme, dur,
• Décrire la masse volumique • Décrire la masse volumique • Décrire la consistance (très mou, mou, très dur)
• Ajouter toute autre information utile et les • Remettre les cailloux et les blocs ferme, dur, très dur) • Ajouter toute autre information utile et les
composants mineurs • Ajouter toute autre information utile et les • Remettre les cailloux et les blocs composants mineurs
• Ajouter l’origine géologique composants mineurs • Ajouter toute autre information utile et les • Ajouter l’origine géologique
• Ajouter l’origine géologique composants mineurs
• Ajouter l’origine géologique

Fig. 2.6. Logigramme pour la dénomination et la description des sols selon la norme EN ISO14688-1

07/01/2019 11:24
Classification géotechnique des sols | 47
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100 0

90 10
Sa
80 20

70 30
siSa 1
grSa
60 clSa 40
grsiSa
50 grclSa 50
2
40 grsasiS 60
saSi grsaclS
saclSi grsaSi saGr
30 grsaCl sagrsiS 70
sasiCl sagrclS
sagrSi sasiGr
saCl saclGr
20 sagrCl 80
Si grSi
10 clSi grclSi siGr
Gr 90
siCl grsiCl clGr
Cl grCl
0 100
100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0
3
0
Si si
10 clSi
cl
20
siCl
1 pourcentage de grave
(2 mm à 63 mm)
2 pourcentage de sable
30
(0,063 mm à 2 mm)
3 pourcentage de fines
(< 0,063 mm) 40
4 teneur massique en
argile en % de sol grenu et fin
(dimension des particules 50
< 63 mm) Cl
5 sols fins (limon et argile)
4
6 sol mixtes (grave argileuse 60
ou limoneuse et sable)
7 sols grenus (grave et sable)
S sol 70

80

90
5 6 7
100
100 40 15 0

Fig. 2.7. Exemple de classification des sols établie uniquement sur la granularité

EYR2212118902_Fondations.indb 47 07/01/2019 11:24


48 | Propriétés physiques des sols

2.4. Caractéristiques pondérales des sols


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2.4.1. État remanié et non remanié –


Représentation pondérale d’un sol
Les paramètres décrits dans le paragraphe précédent ne concernent que les propriétés de la
phase solide. Ces essais peuvent être réalisés sur des échantillons remaniés tels que ceux
prélevés à la pioche et la pelle dans un puits et placés en vrac dans un sac.
Pour mesurer les caractéristiques pondérales d’un sol, il est nécessaire de préserver la structure
du squelette ainsi que la teneur en eau du sol telles qu’elles existent in situ. Les échantillons
présentant ces propriétés sont appelés échantillons non remaniés et sont souvent qualifiés
d’échantillons intacts.
Les méthodes de prélèvement (voir chapitre 6) sont définies dans la norme expérimentale
XP P94-202 Prélèvements des sols et des roches – Méthodologie et procédures et plus récemment
dans la norme NF  EN  ISO22475-1. On pourra également se reporter aux références
[2 Cambefort 1966], [2 Cambefort 1983] et [2 Reiffsteck 2012].
Un sol étant composé de grains solides, d’eau et d’air, on peut, schématiquement, rassembler
chacune de ces phases (grains, eau et air) en un volume partiel unique de section unité
(figure 2.8).

Va Air

Vv

Vw Eau
Pw

Vt Pt

Grains Ps
Vs
solides

Fig. 2.8. Schématisation d’un échantillon intact

Les notations suivantes sont adoptées :


• Vs = volume occupé par les grains solides,
• Vw = volume occupé par l’eau,
• Va = volume occupé par l’air,

EYR2212118902_Fondations.indb 48 07/01/2019 11:24


Caractéristiques pondérales des sols | 49

• Vv = volume total des vides = Vw + Va,


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• Vt = volume total = Vs + Vw + Va = Vs + Vv,


• Ps = poids des grains solides contenus dans le volume Vt,
• Pw = poids de l’eau contenue dans le volume Vt,
• Pa = le poids de l’air, qui est en général négligé,
• Pt = poids total = Ps + Pw.

2.4.2. Principales caractéristiques des sols


Les principales caractéristiques des sols et les ordres de grandeur classiquement observés de
ces caractéristiques figurent au tableau 2.6.

Tableau 2.6. Principales caractéristiques des sols

Appellation et Symbole Norme Expression Unité et ordre de grandeur


définition des valeurs numériques

Pourcentage
Teneur en eau Sable..................................... 2 à 15
NF P94-050 Pw Limon................................. 10 à 30
(Poids d’eau / w × 100
EN ISO17892-1 Ps Argile moyenne à raide........ 20 à 50
poids de sol sec)
Argile molle....................... 20 à 100
Vase et tourbe.................... 80 à 300

Masse volumique ρ P s + Pw ρ en kg/m3


apparente ρ=
NF P94-053 Vt γ en kN/m3
et Sable....................... 17 à 20 kN/m3
EN ISO17892-2 et
Poids volumique Argile...................... 16 à 22 kN/m3
apparent γ γ = ρ · g Tourbe.................... 13 à 17 kN/m3

Masse volumique ρd Ps ρ en kg/m3


du sol sec ρd =
NF P94-053 Vt γ en kN/m3
et Sable....................... 14 à 18 kN/m3
EN ISO17892-2 et
Poids volumique Argile...................... 10 à 20 kN/m3
sec γd γd = ρd · g Tourbe...................... 3 à 10 kN/m3

Masse volumique ρs Ps
ρs = ρ en kg/m3
des grains solides
NF P94-054 Vs γ en kN/m3
et
EN ISO17892-3 et Tous sols à l’exception des minerais
Poids volumique
γs γs = ρs · g et tourbes..........γs ≈ 26 à 30 kN/m3
des grains solides

Degré de
Pourcentage
saturation
Vw 0 à 100 % selon l’état d’humidité.
(Volume d’eau / Sr – × 100
Vv (Pour un sol saturé, tous les vides
volume total
sont remplis d’eau : Sr = 100 % et
occupé par
Va = 0.)
les vides)

EYR2212118902_Fondations.indb 49 07/01/2019 11:24


50 | Propriétés physiques des sols

Appellation et Symbole Norme Expression Unité et ordre de grandeur


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définition des valeurs numériques

Teneur en eau
de saturation
Pourcentage
Pour un poids
Sr = 100 % Observation : lorsque le sol est
volumique sec wsat – saturé, une augmentation de teneur
donné, c’est la Va = 0
en eau ne peut être provoquée que
teneur en eau
par un gonflement du sol.
nécessaire pour
avoir Sr = 100 %

Masse volumique ρsat Pw + Ps


ρsat = ρ en kg/m3
saturée
Vt γ en kN/m3
et –
avec Va = 0 Tous sols à l’exception des vases et
Poids volumique
γsat γsat = ρsat · g des tourbes......γsat ≈ 19 à 22 kN/m3
saturé

Sans dimension
Indice des vides Sable.................................... 0,5 à 1
(Volume des Va + Vw Vv Limon.................................. 0,4 à 1
e – =
vides / volume Vs Vs Argile compacte................. 0,3 à 0,5
des solides) Argile moyenne.................... 0,5 à 1
Argile molle, vase.................... 1 à 4

Porosité
(Volume des Vv
n – n= Sans dimension
vides / volume Vt
total)

Masse volumique ρ en kg/m3


déjaugée ρ´ γ en kN/m3
ρ´ = ρsat − ρw
et avec ρw = masse volumique de l’eau
– et
Poids volumique (ρw = 981 kg/m3)
γ´ = ρ´ ∙ g
déjaugé (ou γ´ γ´ ≈ 9 à 12 kN/m3 (sauf pour les
immergé) vases et les tourbes)

ID : sans dimension


Indice de densité e −e (DR : pourcentage)
ID = max
(ou densité ID emax − emin Sable très lâche..................... 0 à 0,2
relative) NF P94-059 Sable lâche......................... 0,2 à 0,4
(DR) et
des sols Sable moyen...................... 0,4 à 0,6
pulvérulents DR = 100 × ID Sable dense........................ 0,6 à 0,8
Sable très dense.................... 0,8 à 1

2.4.3. Relations entre les paramètres pondéraux

Les essais de laboratoire (voir chapitre 6) permettent de mesurer les paramètres suivants :

la teneur en eau naturelle du sol Pw (4)


• w=
Ps

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Caractéristiques pondérales des sols | 51

Pw + Ps
• le poids volumique apparent γ= (5)
Vt
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Pw
• le poids volumique des grains solides γs = (6)
Vs
Par le calcul, d’autres caractéristiques définies précédemment se déduisent de ces trois para-
mètres (voir tableau 2.7 ci-après).
Il convient de noter que les normes d’essais et certains documents font référence aux masses
volumiques exprimées en kg/m3 (symbole ρ). Dans les calculs de mécanique des sols, il est
usuel et beaucoup plus pratique d’introduire les poids volumiques en kN/m3 (symbole γ).
Dans la suite du texte, il sera souvent fait référence aux poids volumiques, avec γ = ρ · g.

Tableau 2.7. Relations entre paramètres

Paramètre et détail du calcul Expression

Poids volumique sec γd


γ
γd =
Ps
Vt
or, d’après (5), γ =
(
Ps P w
·
V t Ps
+1
) γd =
1+w
(7)

Indice des vides e


Vt Vs
− γs
Vv Ps Ps e= − 1 (8)
e= = γd
Vs Vs
Ps

Porosité n
Vv n= e (9)
Vv Vs e+1
n= =
Vt Vv Vs
+ e= n (9 bis)
Vs Vs 1−n

Teneur en eau de saturation wsat


P V ·γ
wsat = w = w w , comme Va = 0,
Ps
wsat = γw ·
Ps
Vt − Vs
wsat = γw · ( 1 1

γd γs )
× 100 (10)

Ps

Degré de saturation Sr
Vw · γw Pw
V Ps P w
Sr = w = = s Sr = × 100 (11)
Vv Vv · γw Pw sat wsat
Ps Ps

Poids volumique saturé γsat Compte tenu de (10), il vient :

( w
γsat = γd · 1 + sat
100 ) ( γ
γsat = γd · 1 − w + γw
γs )
(12)

Compte tenu de (12), il vient :


Poids volumique déjaugé (ou immergé) γ´
γ´ = γsat − γw ( γ
γ´ = γd · 1 − w
γs ) (13)

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52 | Propriétés physiques des sols

Bibliographie
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[2 Cambefort 1966] CAMBEFORT H., Forages et sondages, Eyrolles, 1966.


[2 Cambefort 1983] CAMBEFORT H., Géotechnique de l’ingénieur et reconnaissance des sols, Eyrolles,
1983.
[2 Germaine 2009] GERMAINE J.T., GERMAINE A.V., Geotechnical laboratory measurements for
engineers, John Wiley & sons, 2009.
[2 Lambe 1969] LAMBE T.W. et WHITMAN R. W., Soils Mechanics, John Wiley, 1969.
[2 Lautrin 1987] LAUTRIN D., Une procédure rapide d’identification des argiles, Bull. liaison LCPC,
n° 152, 1987.
[2 LCPC-SETRA 1992] LCPC-SETRA, Guide technique pour la réalisation des remblais et des couches de
forme, LCPC-SETRA, 2e édition 2000.
[2 Leonards 1968] LEONARDS G.A., Les Fondations, Dunod, 1968.
[2 Magnan 1980] MAGNAN J.P., Classification géotechnique des sols, Bull. liaison LCPC, n° 105, 1980.
[2 Skempton 1953] SKEMPTON A.W., The colloidal activity of clay, Proc. 3rd Intern. conf. Soil Mech.
and Found. Eng. (Suisse), vol. I, 1953.
[2 Reiffsteck 2012] REIFFSTECK P., LOSSY D., BENOIT J., Forages, sondages et essais géotechniques
in-situ, Presses des Ponts, 2012.

Nota : l’ensemble des références de la bibliographie normative citée dans l’ouvrage est regroupé
dans l’annexe J.

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CHAPITRE 3

Propriétés hydrauliques des sols

3.1. Introduction
3.1.1. Cycles de l’eau
L’eau est stockée sur la planète sous ses trois états, liquide, solide et gazeux, et répartie au sein
de cinq grands réservoirs :
• les océans,
• les glaces (calottes glaciaires, glaciers et neiges éternelles),
• les eaux de surface (lacs, cours d’eau…),
• les eaux souterraines, présentes jusqu’à plusieurs milliers de mètres de profondeur,
• l’atmosphère.
Les échanges entre ces cinq réservoirs sont assurés par la circulation de cette eau, en perpétuel
mouvement sous les effets de divers moteurs :
• l’énergie solaire,
• la gravité,
• les attractions solaire et lunaire,
• la pression atmosphérique,
• les forces intermoléculaires,
• les réactions chimiques et nucléaires,
• l’action biologique.
Ce cycle global de l’eau peut être divisé en deux cycles secondaires :
• un cycle océanique, pour lequel l’alimentation par évaporation est excédentaire par rapport
aux précipitations ;
• un cycle continental, alimenté par l’évapotranspiration (évaporation et transpiration
biologique) augmentée de l’excédent du cycle précédent.
L’équilibre entre les deux systèmes est assuré par l’écoulement superficiel et souterrain en
provenance des continents et rejoignant le milieu océanique.

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54 | Propriétés hydrauliques des sols

3.1.2. Systèmes hydrologiques


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3.1 .2.1 . Identification

Dans le cadre des études hydrogéologiques, il est nécessaire de distinguer, au sein du système
global précédent, des systèmes hydrologiques identifiés par des caractéristiques spatiales et
temporelles et constituant chacun une fraction du cycle de l’eau [3 Castany 1998].
Un système est caractérisé par des limites parfaitement définies, soit faisant obstacle aux rela-
tions avec l’extérieur, soit permettant des échanges quantifiés. Il est possible de distinguer
trois domaines d’espaces interdépendants, emboîtés et circonscrits. Ces trois systèmes hydro-
logiques sont, selon la décroissance de l’ordre de grandeur :
• le bassin hydrologique, délimité par les lignes de crêtes topographiques et les lignes de plus
grande pente isolant une surface constituant le bassin versant d’un cours d’eau et ses
affluents ;
• le bassin hydrogéologique ou des eaux souterraines, dont les limites se superposent plus ou
moins exactement à celles du bassin hydrologique ;
• l’aquifère, qui est le domaine des eaux souterraines, le bassin hydrogéologique pouvant
comporter plusieurs aquifères.
Une des caractéristiques des études hydrogéologiques est la grande variabilité des mesures :
variations annuelles mais aussi pluriannuelles, d’où la nécessité d’avoir recours à des valeurs
moyennes déterminées sur la base de données obtenues sur une période d’acquisition la plus
longue possible, au minimum une dizaine d’années, et avec une fréquence de mesure la plus
élevée possible.

3.1 .2.2. Bilan hydrique

L’alimentation du bassin hydrologique (figure 3.1) est uniquement assurée par les précipi­
tations efficaces (PE), c’est-à-dire les précipitations (P) diminuées de l’évapotranspiration
réelle (ETR). Cette évapotranspiration est la combinaison de deux phénomènes, l’évapora-
tion et la transpiration de la couverture végétale. Une partie de l’eau des précipitations effi-
caces alimente par ruissellement l’écoulement de surface (QS) et va directement rejoindre le
réseau hydrographique. L’importance du ruissellement dépend de divers facteurs : nature du
sol, couverture végétale, pente, intensité des précipitations… La fraction restante s’infiltre
dans le sol pour alimenter les stocks d’eau souterraine. L’écoulement souterrain (QW) va, au
terme d’un parcours très lent, rejoindre l’écoulement total naturel moyen (ET).
Sur la base des données météorologiques, il est possible d’établir le bilan d’un système hydro-
logique pour une durée déterminée.

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Introduction | 55
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ETR P

Évaporation
QS
Racines
Ruissellement hypodermique
Remontée
Infiltration
capillaire Remontée
capillaire

Surface piézométrique Rivière


Nappe phréatique
ET
QW écoulement souterrain

Fig. 3.1. Bilan hydrique

3.1.3. Différents états de l’eau dans les sols


L’eau s’infiltrant dans un sol perméable est essentiellement soumise aux effets de la gravité
contrariés par les forces de capillarité (voir § 3.4), tant que le sol n’est pas saturé. Lorsque la
gravité compense la capillarité, l’eau descend quasi verticalement au sein des terrains
perméables jusqu’à atteindre, le cas échéant, une nappe d’eau souterraine.
L’eau contenue au sein d’une masse de sol se décompose comme suit (figure 3.2) :
• en eau de constitution, qui entre dans la composition chimique des grains,
• en eau liée ou eau adsorbée (voir § 2.2.2.2),
• en eau interstitielle : eau capillaire et eau libre.

Eau de
constitution
Air

Eau liée
Eau capillaire
Nappe

Eau libre

Fig. 3.2. États de l’eau dans les sols

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56 | Propriétés hydrauliques des sols

L’eau interstitielle se présente sous forme d’eau libre lorsque le sol est saturé et baigne dans une
nappe d’eau souterraine. Cette eau est soumise aux lois des écoulements hydrauliques.
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L’eau interstitielle est sous forme d’eau capillaire au-dessus de la nappe. L’eau capillaire est en
équilibre, d’une part sous l’action de la gravité et, d’autre part, sous l’action des forces de
tension qui se développent à l’interface eau/air.
Les eaux libre et capillaire sont situées dans les pores et interstices du sol. Ce chapitre est
consacré à l’étude de l’eau interstitielle.
La pression interstitielle est la pression régnant dans l’eau interstitielle, en un point quelconque
du massif de sol. Elle est positive dans l’eau libre et négative dans l’eau capillaire.

3.1.4. Eaux souterraines

3.1 .4.1 . Définitions


Une nappe souterraine est définie [3 Castany 1992] comme « l’ensemble des eaux comprises
dans la zone saturée d’un aquifère, dont toutes les parties sont en liaison hydraulique », l’aqui-
fère étant une formation géologique perméable permettant l’écoulement significatif d’une
nappe d’eau souterraine.
La présence d’une nappe d’eau souterraine correspond donc à une saturation des sols et à une
pression interstitielle positive. L’eau est libre et circule plus ou moins vite dès qu’un gradient
hydraulique apparaît.

3.1 .4.2. Nature géologique des aquifères


Une formation géologique est dite aquifère lorsque l’eau y circule et que des débits impor-
tants peuvent être obtenus en raison de sa perméabilité élevée. On distingue deux grands
types d’aquifères selon la nature des vides existant au sein des roches qui constituent ces
réservoirs :
• les roches grenues présentant une porosité d’interstice, et perméables en petit ; ces roches
peuvent être meubles (sables, graviers…) mais aussi cohérentes (grès peu cimentés,
molasses, craie, arènes…) ;
• les roches compactes, de toutes natures, comportant des failles, diaclases, fissures, à l’ori-
gine d’une perméabilité en grand, et pour lesquelles on parle alors de porosité de fissure.
Dans le cas des roches calcaires, les phénomènes de dissolution peuvent accentuer avec le
temps la perméabilité.
Il convient de noter l’existence de formations dites semi-perméables, au sein desquelles un
écoulement non négligeable peut se produire, qui présentent des échanges par drainance (voir
§ 3.1.4.3.4) avec les aquifères contigus. Une structure hydrogéologique constituée d’une
succession de formations perméables et semi-perméables est désignée sous le terme d’aquifère
multicouche.
À l’état naturel, bien qu’il n’existe pas de terrain rigoureusement imperméable, certaines
formations, pour lesquelles les vitesses d’écoulement de l’eau souterraine sont insignifiantes,
constituent des limites aux aquifères. Ces roches présentent généralement un caractère argi-
leux très marqué (argiles, marnes, schistes…).

EYR2212118902_Fondations.indb 56 07/01/2019 11:24


Introduction | 57

3.1 .4.3. Types hydrodynamiques d’aquifères


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3.1.4.3.1. Classification

Si la base d’un aquifère est constituée par une formation hydrogéologique imperméable
(substratum ou mur), par contre sa limite supérieure peut présenter des comportements
hydrodynamiques différents, ce qui conduit à la classification suivante :
• aquifère à nappe libre,
• aquifère à nappe captive,
• aquifère à nappe semi-captive.

3.1.4.3.2. Aquifère à nappe libre

Une nappe libre est une nappe pour laquelle la pression interstitielle de l’eau au niveau de sa
surface supérieure est égale à la pression atmosphérique. L’aquifère peut alors présenter une
zone non saturée, zone à travers laquelle l’infiltration des eaux de pluie contribue à la recharge
de la nappe. Lorsqu’une nappe libre est peu profonde, au point de pouvoir être exploitée par
des puits, elle prend le nom de nappe phréatique. Au terme niveau phréatique, qui désigne
alors la surface supérieure de cette nappe, on préférera celui plus général de niveau piézo­
métrique (voir § 3.1.4.4), qui caractérise le niveau libre de l’eau observé dans un puits ou
forage rapporté à un niveau de référence.
Parmi ces nappes libres, il est possible de distinguer différents types :
• Une nappe de vallée est alimentée par les eaux pluviales qui, par infiltration, saturent les
sols en profondeur à partir d’un niveau appelé surface libre. Cette nappe est constituée par
cette zone saturée depuis cette surface libre jusqu’à un substratum imperméable. Elle est
drainée par les vallées qui sont suffisamment profondes pour atteindre cette zone saturée,
d’où le nom de ce type de nappe. Les autres vallées sont dites sèches.
• Une nappe alluviale siège au sein des alluvions et est drainée ou alimentée par un cours
d’eau. On dit d’une telle nappe qu’elle est soutenue. A contrario, une nappe non soutenue
ou perchée n’est pas en relation avec un cours d’eau.
• Une nappe perchée est une nappe limitée en profondeur par un niveau imperméable et qui
n’est pas en liaison avec un cours d’eau venant « soutenir » son alimentation.

3.1.4.3.3. Aquifère à nappe captive

Une nappe captive ou en charge est une nappe siégeant au sein d’un terrain perméable
compris entre deux couches imperméables et pour laquelle la pression de l’eau au toit de la
couche aquifère est supérieure à la pression atmosphérique. La surface piézométrique se situe
donc au-dessus de celle matérialisant le toit de la couche aquifère.
Lorsque le niveau piézométrique se situe au-dessus de la surface du sol, la nappe est dite
artésienne.

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58 | Propriétés hydrauliques des sols

Source de
dépression Nappe perchée
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Surface piézométrique
Toit imperméable

Mu Source artésienne
r im
pe
rm
éab
le
Eaux
Eaux ascendantes artésiennes
Zone de ruissellement portion libre de la nappe
souterrain (nappe phréatique) Nappe phréatique

Fig. 3.3. Différents types de nappes souterraines

L’ensemble des niveaux piézométriques permet de définir la surface piézométrique, qui,


contrairement à celle des nappes libres, est fictive.

3.1.4.3.4. Aquifère à nappe semi-captive


Une nappe semi-captive est une nappe pour laquelle le toit de l’aquifère et/ou le substratum
est constitué par une formation semi-perméable. Les échanges d’eau avec cette formation
semi-perméable superposée ou sous-jacente, réalisés dans certaines conditions hydrodyna-
miques favorables (différences de charge), sont appelés drainance.

3.1.4.3.5. Aquifère compartimenté


Ce type d’aquifère est constitué de plusieurs réservoirs de nature géologique différente,
l’ensemble étant le siège d’une nappe d’eau souterraine unique. Il est fréquemment rencontré
en fond de vallée où des alluvions perméables surmontent un substratum fissuré.
Une particularité de ce type d’aquifère est de fréquemment présenter une perméabilité
variable suivant les différents réservoirs. Dans le cas où un horizon est le siège d’un écoule-
ment privilégié, par exemple un niveau graveleux, on parle alors d’aquifère stratifié à strate
conductrice.

3.1.4.3.6. Aquifère à nappe temporaire


Dans le cas où la pente du sol est faible et que la perméabilité des sols décroît en profondeur,
les eaux d’infiltration ne peuvent s’évacuer par gravité et circulent latéralement très lente-
ment : il se forme ainsi pendant les périodes pluvieuses de petites nappes aquifères superfi-
cielles qui, au retour de saison sèche, disparaissent par évaporation et par drainage profond.
Ces nappes sont qualifiées de nappes perchées temporaires.

3.1 .4.4. Niveaux piézométriques


3.1.4.4.1. Cartographie
Il existe différentes façons de cartographier un aquifère :
• les cartes structurales fournissant les données géométriques (altimétrie du toit,
épaisseur…),
• les cartes piézométriques synthétisant les résultats d’une étude hydrogéologique et valable
pour une date donnée.

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Introduction | 59

Il existe pour la France un grand nombre de cartes et documents publiés fournissant des
informations sur l’hydrogéologie régionale :
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• notice des cartes géologiques publiées par le BRGM,


• cartes hydrogéologiques de diverses feuilles au 1/50 000,
• atlas des eaux souterraines régionales…

3.1.4.4.2. Fluctuations du niveau piézométrique


Il convient de rappeler que le niveau piézométrique est le niveau d’eau mesuré dans un forage
ou dans un puits, à un instant donné. Ce niveau est dit statique, par opposition au niveau
dynamique, résultant d’une intervention sur l’aquifère, comme un pompage ou une
injection.
Pour les aquifères à nappe libre, les fluctuations de la surface piézométrique peuvent être très
importantes, qu’elles soient saisonnières ou annuelles. En conséquence, pour tout projet
d’ouvrage géotechnique interférant avec un aquifère, il s’avère indispensable d’effectuer une
étude hydrogéologique sérieuse dont la finalité sera l’établissement de cartes des fluctuations
de la surface piézométrique, fluctuations prenant en compte le projet ainsi que les effets des
ouvrages pouvant avoir une influence sur le niveau piézométrique (par exemple un arrêt
de pompage).

3.1.4.4.3. Niveaux d’eau réglementaires


Selon l’annexe nationale française de l’Eurocode 0 (NF EN 1990/NA), les différents niveaux
d’eau sont définis par les notations suivantes :
• le niveau quasi permanent (ou niveau EB des basses eaux),
• le niveau fréquent (ou niveau EF),
• le niveau caractéristique (ou niveau EH des hautes eaux),
• le niveau accidentel (ou niveau EE).
EF et EB sont déduits du niveau EH (figure 3.4). Les niveaux EF et EB peuvent respective-
ment être dépassés durant 1 % et 50 % du temps de référence pris en compte pour définir EH.

EE
EH
EF

EB

50 %

t
1%
Tref = 50 ans

Fig. 3.4. Représentation des niveaux EE, EH, EF, EB d’après [NF P94-282/A1 2015]

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60 | Propriétés hydrauliques des sols

EH représente la valeur caractéristique du niveau d’eau et correspond en général à une période


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de retour de 50 ans. Cette période de retour doit être adaptée selon la durée de vie de l’ouvrage
(elle peut donc être plus importante pour les ponts) et selon le caractère permanent ou transi­
toire de la situation considérée. Pour des situations transitoires correspondant, par exemple,
à des travaux, elle peut être fixée pour des périodes de référence, par exemple de 5 ans (crue
de chantier). Dans le cas où des cotes d’inondabilité seraient définies dans un PPRI (Plan de
prévention des risques inondations), EH peut être supérieur au niveau EE défini par la cote
d’inondabilité exigée dans le PPRI et de ce fait physiquement sans signification.
EE correspond au niveau des plus hautes eaux connues et/ou prévisibles ou au niveau retenu
pour l’inondation des locaux, lorsqu’elle est admise, pour lequel il doit alors être prévu, un
dispositif d’écoulement empêchant l’eau d’exercer une action à une cote supérieure.
Au cours d’un projet géotechnique, lorsque la durée d’utilisation de projet n’est pas précisée,
la période de référence à prendre en compte est de 50 ans. Ainsi, la définition des niveaux EE,
EH, EF, EB doit, en théorie, être réalisée pour une période de référence de 50 ans. Or, en
pratique, il n’est pas possible de déterminer, de manière statistique, les valeurs des différents
niveaux pour une période de 50 ans, voire plus, puisqu’en général les données piézométriques
disponibles couvrent une période ne comprenant que quelques années, dans les meilleurs cas.
Il convient donc de déterminer les niveaux d’eau de manière prudente en fonction de l’état
limite considéré.

3.2. Propriétés de l’eau libre

3.2.1. Écoulement linéaire – Loi de Darcy


Considérons un cylindre de sol de section S (figure 3.5) et supposons qu’il se produise un
écoulement de M vers N. Soit Q le débit à travers la section S.
Par définition, la vitesse de l’eau est :
Q (1)
v=
S
Il s’agit d’une vitesse apparente puisque, d’une part, l’eau ne circule que dans les pores et la
section réelle disponible est réduite à n ·S (n = porosité) ; d’autre part, les pores ne sont pas
rectilignes et l’eau fait de nombreux détours, que caractérise la tortuosité du milieu.

Représentation vectorielle

La vitesse peut être représentée par un vecteur. En effet, elle possède une intensité définie par
la formule (1), une direction (MN) et un sens de M vers N si l’écoulement se fait dans le
sens MN.

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Propriétés de l’eau libre | 61
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u1
γw

S u2
M γw

N
L

z1
z2

X X’

Fig. 3.5. Écoulement linéaire

Charge hydraulique
En hydrodynamique, la charge h1 en un point M désigne la quantité suivante :
u1 v 2
h1 = z1 + + (2)
γw 2 g

Cette charge s’exprime en mètres d’eau. Elle correspond à l’énergie totale d’une particule
d’eau de masse unité :
• z1 est la cote du point M par rapport à un plan horizontal de référence (énergie de
position),
• u1 est la pression de l’eau interstitielle en M (u1/γw = énergie de pression),
• v est la vitesse de l’eau.

Dans les sols, les vitesses sont faibles (< 10 cm/s) et l’énergie cinétique v2/2 g est tout à fait
négligeable, si bien que la formule (2) se résume à :
u
h1 = z1 + 1 (3)
γw

La charge au point M étant toujours h1, désignons par h2 celle au point N. D’après le théo-
rème de Bernoulli :
• si h1 = h2, il n’y a pas d’écoulement et la nappe est en équilibre ;
• si h1 > h2, il y a écoulement de M vers N et la perte de charge (h1 − h2) correspond à
l’énergie perdue en frottement. La différence de charge est à la fois le moteur et la consé-
quence de l’écoulement.

Le gradient hydraulique est la quantité suivante :


h − h2
i= 1 (4)
L
avec L = longueur MN.

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62 | Propriétés hydrauliques des sols

La loi de Darcy, qui régit les phénomènes d’écoulement dans les sols, s’exprime par la formule :
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v = k ·i (5)
avec v : vitesse d’écoulement en m/s,
k : coefficient de perméabilité exprimé en m/s ou en cm/s,
i : gradient hydraulique (sans dimension).
Cette loi peut également s’écrire sous forme vectorielle :
v = k ·i = − k · grad h (5bis)

Le débit Q à travers la section S est donné par Q = v ·S d’où :


Q = k ·i ·S (6)

3.2.2. Mesure en laboratoire du coefficient de perméabilité

3.2.2.1 . Conditions d’essai


Le coefficient de perméabilité d’un sol saturé est une caractéristique du sol qui dépend
essentiel­lement de sa granularité, de sa nature, de sa structure, de son indice des vides et de
la température.
Plus un sol est fin, plus les pores sont petits, plus les frottements et les pertes de charge sont
importants et plus le coefficient de perméabilité est petit. Les argiles sont souvent considérées
comme imperméables car les débits qui y circulent sont négligeables, leur perméabilité étant
très faible.
Plus un sol est dans un état de compacité élevée, plus sa porosité est faible. L’espace dans
lequel l’eau peut circuler étant réduit, le sol est moins perméable. La mesure de la perméabi-
lité n’a donc de sens que sur un sol de poids volumique sec défini (échantillon intact ou sol
compacté à une compacité déterminée).
Deux méthodes, applications directes de la loi de Darcy, sont utilisées en laboratoire :
• la mesure sous charge constante pour les sols très perméables,
• la mesure sous charge variable pour les sols peu perméables.

3.2.2.2. Essai à charge constante


Un perméamètre (figure 3.6) est composé d’une enceinte étanche dans laquelle est placé un
échantillon de sol de section S et de longueur L. Les deux extrémités de l’échantillon sont
reliées à deux tubes par l’intermédiaire de pierres poreuses.
Dans le perméamètre à charge constante, la différence de charge h entre les deux faces de
l’échantillon est maintenue constante à l’aide de trop-pleins. L’essai consiste à mesurer la
quantité d’eau q qui passe au travers de l’échantillon pendant un temps donné t.
D’après la loi de Darcy (6), on a :
h q·L
q = k·i·S·t = k· ·S·t d’où k= (7)
L h·S·t

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Propriétés de l’eau libre | 63

Remarque
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Les notations utilisées sont conformes à la norme XP P94-010 relative au glossaire géotechnique : définitions,
notations, symboles. Le débit est désigné par Q et q est utilisé pour désigner des quantités d’eau.

3.2.2.3. Essai à charge variable


Dans le perméamètre à charge variable, le tube 1 de la figure 3.6 est rempli d’eau ; l’essai
consiste à mesurer la baisse de son niveau en fonction du temps.

h s

2
L

Pierre poreuse

Sol
Fig. 3.6. Principe des perméamètres

Soit s la section de ce tube.


Pendant un temps dt, la quantité d’eau qui s’écoule est : q = − s · dh ; mais c’est aussi :
q = v·S·dt = k·i·S·dt ; comme le gradient i à l’instant t est égal à h/L,
h
q = k·S·dt ·
L

Soit, en égalant, les deux expressions précédentes de q :

k·dt = − s ·L · dh
S h

d’où les formules (8) et (8bis) ci-après :


ln (h0/h1)
k = s ·L · (8)
S t1 − t0

log (h0/h1)
k = 2,3 s ·L · (8bis)
S t1 − t0

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64 | Propriétés hydrauliques des sols

dans lesquelles :
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• h0 : différence de charge au temps t0,


• h1 : différence de charge au temps t1,
• ln (h0/h1) : logarithme népérien de h0/h1,
• log (h0/h1) : logarithme décimal de h0/h1.

3.2.3. Ordre de grandeur du coefficient de perméabilité des sols


Nature Ordre de grandeur de k en m/s Degré de perméabilité

Graviers moyens à gros 10−3 à 10−1 très élevé

Petits graviers, sable 10−3 à 10−5 assez élevé

Sable très fin, sable limoneux, lœss 10−5 à 10−7 faible

Limon compact, argile silteuse 10−7 à 10−9 très faible

Argile franche 10−9 à 10−12 pratiquement imperméable

La perméabilité des sables peu compacts à granulométrie serrée peut être évaluée en utilisant la
formule de Hazen [3 Terzaghi 1957], que l’on peut écrire :
k (m/s) = 1,25 D102 (9)
où D10 est le diamètre efficace des grains en centimètres.
Le diamètre efficace est le diamètre pour lequel 10 % des grains du sol sont de dimension
inférieure à cette valeur (voir § 2.3.1). Il se lit sur la courbe granulométrique du sol. Notons
que cette formule est très approchée car la perméabilité, comme indiqué précédemment,
dépend également de la forme des grains et de l’indice des vides du sol.
Il convient de ne pas confondre la perméabilité et la transmissivité (notée T) qui, pour un
aquifère donné, est le produit de son coefficient de perméabilité par son épaisseur. Cette
transmissivité s’exprime généralement en m2/s et est surtout utilisée dans le cadre de l’exploita­
tion des nappes souterraines.

3.2.4. Sols lités – Définition de kh et kv


Les sols sont très souvent lités (origine sédimentaire ou métamorphique) et présentent une
anisotropie de perméabilité. La perméabilité est généralement beaucoup plus forte dans le
sens des lits que dans le sens perpendiculaire aux lits.
De nombreux sols sédimentaires sont constitués de couches superposées de granulométrie, et
donc de perméabilité, variables.
Soit :
• k1, k2 … kn, les coefficients de perméabilité,
• L1, L2 … Ln, l’épaisseur des différentes couches,
• L = L1 + L2 … + Ln, l’épaisseur totale,
• h, la perte de charge totale,

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Propriétés de l’eau libre | 65

• kv, le coefficient de perméabilité moyen perpendiculairement aux plans de stratification,


kh, le coefficient de perméabilité moyen parallèlement à la stratification.
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Si l’écoulement est perpendiculaire aux plans de stratification, le débit, donc la vitesse, est
identique dans chaque couche puisque l’écoulement est permanent :

v = h ·kv = k1·i1 = k2·i2 = kn·in


L

avec : h = L1·i1 + L2·i2 + … + Ln·in


De la première équation on tire :
k k
i1 = h · v ; … ; in = h · v
L k1 L kn
En portant ces valeurs dans l’expression de h on obtient :

(
L L L
h = h ·kv· 1 + 2 + … + n
L k1 k2 kn )
d’où :
kv = L (10)
L1 L2 L
+ +…+ n
k1 k2 kn
Si l’écoulement est parallèle aux plans de stratification, le débit total est la somme du débit de
chaque couche pour une tranche d’épaisseur unité et de gradient i.