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Technologie de base

Faculté de génie mécanique et génie des procédés


2015/2016

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Programme
Chap 1. Matériaux
1.1.Métaux alliages et leurs désignations
1.2. Matières plastiques (polymères)
1.3. Matériaux composites
1.4. Autres matériaux

Chap 2. Procédés d’obtention des pièces sans enlèvement de matière


2.1. Moulage, Forgeage, Estampage, Laminage, Tréfilage, Extrusion, etc.
2.2. Découpage, Pliage et emboutissage
2.3. Frittage et métallurgie des poudres
2.4. Profilés et tuyaux (en acier, en aluminium)

Chap 3. Procédés d’obtention des pièces par enlèvement de matière


3.1. Tournage, Fraisage, Perçage, Ajustage, etc.

Chap 4. Techniques d’assemblage


4.1. Boulonnage, Rivetage, Soudage, etc.

2
Les matériaux
La science des matériaux regroupe les domaines qui étudient la matière qui constitue les objets. Cela
va des roches (en géologie) aux métaux en passant par les matériaux de construction (génie civil), les
polymères (plastiques, caoutchouc, peintures, résines) les céramiques, les verres... De nombreux
concepts sont communs à tous ces domaines, c'est pourquoi l'on parle de la science des matériaux,
Cela fait intervenir à la fois de la chimie et de la physique (physico-chimie).

Classification
et
Procédés de mise en œuvre

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On distingue quatre grandes familles de matériaux :

Les métaux Les céramiques Les polymères

Les matériaux composites

Une liaison métallique met en jeu un très grand nombre d'atomes (typiquement plusieurs
millions voire plus). Ces atomes mettent en commun un ou plusieurs électrons, appelés
« électrons libres » — ces électrons sont à l'origine de la conductivité électrique des métaux.
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LES METAUX

Les métaux et alliages ferreux

Les Aciers
Les Fontes Les Aciers sont des alliages de Fer
et de Carbone dont le pourcentage
de carbone est inférieur à 2%.
Les Fontes sont des alliages de Fer
et de Carbone dont le pourcentage
de carbone est supérieur à 2%

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LES METAUX

Les métaux et alliages ferreux

Les alliages à base de fer (aciers et fontes) jouent un rôle capital sur le plan
technologique.

Ils constituent en masse près de 90 % de la production mondiale de matériaux


métalliques.

Plusieurs facteurs expliquent cette importance : les alliages ferreux se prêtent


facilement à une production en masse, ils sont bon marché et on peut les acquérir
sous des formes très variées grâce à la diversité des traitements thermiques et des
éléments d’addition.

Ils ont un fort module d’élasticité et une forte limite élastique.


Nous pouvons distinguer :
– les aciers d’usage général ;
– les aciers de traitement thermique ;
– les aciers à outils ;
– les aciers inoxydables ;
– les fontes. 6
Les métaux et alliages non ferreux
Les alliages de Magnésium
Métal de base, Magnésium « Mg »
Aspect: métal solide blanc argenté,
pouvant brûler à l ’air avec une flamme
éblouissante.
L ’Aluminium
et ses alliages
Le Cuivre
Métal de base, Aluminium « Al » et ses alliages Les alliages de Zinc
Aspect: métal blanc brillant, ductile et
malléable, s ’altérant peu à l ’air. Métal de base, Cuivre « Cu » Métal de base, Zinc « Zn »
==> produits moulés Aspect: métal de couleur rouge brun, Aspect: métal d ’un blanc bleuâtre
==> produits corroyés ( forgeage, …) malléable et ductile peu altérable
==> produits moulés
Quelques désignations courantes : ==> produits corroyés Quelques désignations:
DURALUMIN - ALPAX ZAMAK
Quelques désignations courantes:
BRONZE - LAITON

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Désignation normalisée des
métaux ferreux
Pour des besoins industriels, la norme à retenu deux
groupes de désignation :
-les aciers désignés à partir de leurs caractéristiques
mécaniques et physiques (aciers pour façonnage
ultérieur) les aciers désignés à partir de leur emploi ( fils,
tôles, aciers revêtus…).
-Les aciers désignés à partir de leur composition chimique.
Aciers non alliés
Acier non allié de construction d’usage général : ils sont désignés par la lettre
S suivie d’un nombre à 3 chiffres indiquant la valeur minimale de Re (limite
élastique ) en MPa; Cette désignation est précédée de la lettre G pour les
produits moulés.

Exemples :
S185 : acier non allié de construction d’usage général
Re = 185 Mpa

GS280 : acier non allié de construction d’usage général Moulé


Re = 280 MPa

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Acier non allié de construction mécanique: ils sont désignés par la lettre E
suivie d’un nombre à 3 chiffres indiquant la valeur minimale de Re (limite
élastique ) en MPa; Cette désignation est précédée de la lettre G pour les
produits moulés.

Exemples :
E320 : acier non allié de construction mécanique
Re = 320 Mpa

GE300 : acier non allié de construction mécanique Moulé


Re = 300 MPa

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Acier non allié apte au traitement thermique : ils sont désignés par
la lettre C suivie d’un nombre égal à 100 fois le pourcentage de
teneur en carbone.
Exemples :
C42 : acier non allié apte au traitement thermique
% C = 42/100 = 0,42%

C35 : acier non allié apte au traitement thermique


% C = 35/100 = 0,35%

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Aciers alliés
Aciers faiblement alliés : La teneur de chaque élément d’alliage est inférieure à 5 %.
ils sont désignés par un Nombre égal à 100 fois le pourcentage de teneur en
carbone; suivi des symboles chimiques des éléments d’alliage dans l’ordre des
teneurs décroissantes; suivis de nombres séparés par un trait d’union, égaux aux
pourcentages de teneur des principaux éléments d’alliage dans l’ordre décroissant,
multipliées par un facteur spécifique précisé au tableau suivant pour chaque famille
d’éléments chimiques:

Exemple :
Exemple :
13MnS 4-1 : acier faiblement allié
42CrMo4 : acier faiblement allié
% C = 13/100 = 0,13%
% C = 42/100 = 0,42%
% Mn = 4/4 = 1%
% Cr = 4/4 = 1%
% S = 1/100 = 0,01%
% Mo < 1 /%
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Aciers fortement alliés : La teneur d’au moins un des éléments d’alliage est supérieure
ou égale à 5 %, ils sont désignés par la lette X; suivie d’un nombre égal à 100 fois le
pourcentage de teneur en carbone; suivi des symboles chimiques des éléments
d’alliage dans l’ordre des teneurs décroissantes; suivis de nombres séparés par un
tiret, égaux aux pourcentages de teneur des principaux éléments d’alliage dans l’ordre
décroissant (sans facteur multiplicatif).

Exemple :
X6CrMo17-1: acier fortement allié
% C = 6/100 = 0,06%
% Cr = 17%
% Mo = 1%

Exemple :
X6CrNiTi18-10 : acier fortement allié
% C = 6/100 = 0,06%
% Cr = 18%
% Ni = 10%
% Ti < 1 /%
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Eléments de désignation -3

Les Aciers non alliés d ’usage courant


Classification par
Classification par emplois composition chimique
Appellation Aciers Aciers Aciers pour
courante dits d ’usage général dits de construction traitements thermiques

Symbole S E C
Caractéristiques Suivi de la valeur minimale de la limite d ’élasticité Suivi du pourcentage moyen de
mécaniques Re mini ( en mégapascals; 1 Mpa = 1 N/mm² )
carbone multiplié par 100
exemple: 0,4% de C ==> 40

Un exemple S 185 E 295 C 35


Emplois, Constructions mécaniques ou métalliques Ces aciers conviennent
principales assemblées ou soudées. aux traitements
propriétés S ’il s ’agit d ’un acier moulé la désignation est thermiques et au
précédée de la lettre G : forgeage.
exemples, GS185 ou GE295 Un acier moulé sera
précédé de la lettre G
exemple, GC 25

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Eléments de désignation -4

Les Aciers alliés


Aciers faiblement alliés Aciers fortement alliés
Teneur de chaque élément d ’addition < 5% Teneur d ’au moins un élément > 5%
La désignation comprend dans l ’ordre: La désignation comprend dans l ’ordre:

Pas de symbole Symbole X


Teneur en carbone [ x par 100 ] Teneur en carbone [ x par 100 ]

Une suite de symboles chimiques Une suite de symboles chimiques


précisant les éléments d ’addition, précisant les éléments d ’addition,
rangés dans l ’ordre décroissant rangés dans l ’ordre décroissant

Une suite de nombre, rangés dans le même Une suite de nombre, rangés dans le même
ordre, indiquant la teneur des éléments ordre, indiquant la teneur des éléments
d ’addition: d ’addition:
[% x par 4], pour Cr - Co - Mn - Ni - Si - W la valeur correspond aux pourcentages
[% x par 10], pour les autre éléments nominaux réels

Exemple: Exemple:
16 Cr Ni 6 X 2 Cr Ni 18 - 10
0,16 % de Carbone 0,02 % de Carbone
1,5 % de Chrome 18 % de Chrome
Moins de 1 % de Nickel 10 % de Nickel

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Désignation des fontes

Elles sont désignées par deux groupes de lettres majuscules EN-GJ suivis éventuellement
de 2 autres lettres majuscules facultatives, suivies d’un tiret et d’un groupe de chiffres.
Indiquant la valeur minimale de Rm et éventuellement de la valeur minimale de
l’allongement à la rupture A %

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Exemple
• Fontes grises à graphite sphéroïdal
EN-GJS 350-22 : fonte à graphite sphéroïdal Rm = 350 Mpa A% = 22 %
Vannes - Vérins - Vilebrequins
Arbres à cames - Roues dentées
Regards d ’égouts - Bâtis
* Grande résilience (chocs)
* Bonnes qualités frottantes

• Fontes malléables
EN-GJMB 350-5 : fonte malléable à cœur noir Rm = 350 Mpa A % = 5%
EN-GJMW 300-6 : fonte malléable à cœur blanc Rm = 300 Mpa A % = 6%
Construction mécanique (pièces complexes) - Tubulures -
Leviers
Moyeux - Quincaillerie bâtiment
* Caract. Mécaniques élevées
* Bonne résistance à l ’usure

• Fontes lamellaires
EN-GJL 250 : fonte à graphite lamellaire Rm = 250 Mpa A%
Bâtis - Carters - Robinetteries
Eléments de radiateurs - Blocs moteurs - Turbines de pompage.
* Bonne moulabilité
* Très bonne usinabilité.
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Désignation normalisée des métaux non ferreux

De la Bauxite à l ’Aluminium

Aluminium et Alliages
Désignation principale symbolique
Métal (non allié) Alliages

Symbole Al Symbole Al
Indice de pureté Symbole des éléments
exprimé en % d ’addition, dans
l ’ordre des teneurs
décroissantes

Teneur des éléments


Exemple d ’addition en
pourcentage
Al 99,5
99,5 % d ’Aluminium
Exemple

Emplois Al Si 12
Appareils ménagers
12 % de Silicium
Matériels électriques
Menuiserie métallique
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Rivets
Quelques alliages d ’Aluminium courants
Désignation symbolique

Aluminium Aluminium Aluminium Aluminium


+ Cuivre + Silicium + Zinc + Magnésium

Duralumin Alpax Duralinox

Al - Cu 4 Mg Al - Si 13 Al - Zn 5 Mg Cu Al - Mg 3

4 % de Cuivre 5 % de Zinc
13 % de Silicium 3 % de Magnésium
Magnésium < à 1 % Magnésium < à 1 %
Cuivre < à 1 %
Domaines d ’emploi

Mécanique (automobile, aéronautique) - Cycles -robinetterie Menuiserie métallique


Moulages complexes - Appareils ménagers - Boulonnerie - Rivets Appareils ménagers
Carrosserie
Décoration
Chaudronnerie

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Un large domaine d ’application
Cuivre et Alliages
Désignation principale symbolique
Métal (non allié) Alliages
Clapet anti-retour
Symbole Cu Symbole Cu
«-» Symbole des éléments
d ’addition, dans
Tiret de séparation Raccord rapide
l ’ordre des teneurs
décroissantes
Série de caractères
alphabétiques
Teneur des éléments
majuscules se
d ’addition en
référant au type de
pourcentage
cuivre
Corps de compteur à eau

Un exemple
Un exemple

Cu - ETP Cu Sn 8 Zn 2
Dit , cuivre raffiné Etain 8%
ETP ==> affiné
électrolitiquement, non Zinc 2%
désoxydé, à conductivité
garantie; Thermostat de four
câbles, bobinages, contacts
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Quelques alliages de Cuivre courants
Désignation symbolique

Cuivre Cuivre Cuivre


+ Etain + Zinc + Nickel

Les Bronzes Les Laitons Les Maillechorts

Un exemple Un exemple Un exemple

Cu Sn 12 Cu Zn 33 Cu Ni 10 Zn 27

10 % de Nickel
12 % d ’Etain 33 % de Zinc
27 % de Zinc

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Quelques alliages de Cuivre courants
Désignation symbolique

Cuivre Cuivre
+Plomb +Aluminium

Les Cupro-Plomb Les Cupro-Aluminium

Un exemple Un exemple

Cu Pb 20 Sn 5 Cu Al 10 Fe 5 Ni 5

10 % d ’aluminium
20 % de plomb
5 % de fer
5 % d ’ Etain
5 % de Nickel

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ESSAIS DES MATERIAUX
Les essais réalisés pour étudier les caractéristiques mécaniques des matériaux sont
généralement:

Essai de traction : consiste à "tirer" sur une éprouvette de longueur et de diamètre


normalisés, fabriquée dans le matériau à tester, jusqu’à sa rupture. L’essai de traction est
donc un essai destructif.
Durant cet essai, on enregistre la courbe donnant, en fonction de l’allongement de
l’éprouvette, l’intensité avec laquelle on "tire".

Essai de dureté : consiste à déformer la surface d’une pièce par application d’un effort
connu. Dureté Brinel (sphère), dureté Vickers, Rockwell (cône).

Essai de choc : mesure la résistance au choc ou résilience.


A. Essai de traction

le plus simple et le plus courant Il consiste à placer une éprouvette du


matériau à étudier entre les mâchoires d'une
machine de traction qui tire sur le matériau
jusqu'à sa rupture. On enregistre la force et
l’allongement, que l'on peut convertir en
contrainte déformation.

Machine d’essai de
traction utilisée
Les comportements possibles DES MATERIAUX
B. Essai de compression
B. Essai de compression Matériaux fragiles (béton, céramique..)
pour déterminer les contraintes de rupture
D. Essai de dureté
La dureté Rockwell, notée HRC est un nombre sans dimension compris
1.Essai Rockwell (NF EN 10109-1 à 3) entre 0 et 100 (ou 130), défini comme le complément de h à une
profondeur de référence de 0,2 mm (respectivement 0,26 mm) partagée en
cent (resp. 130) graduations identiques.

* Le pénétrateur est appliqué sur la surface de la pièce avec une précharge F0. Il descend alors à un
niveau qui sert d’origine aux mesures de profondeur ultérieures
* Une surcharge F1 est appliquée, pour atteindre la valeur de la charge totale d’essai F; le
pénétrateur descend

*La surcharge est retirée, entraînant une légère remontée du pénétrateur en raison de la disparition
d’une partie élastique de la déformation

*On mesure alors à l’aide d’un comparateur l’accroissement h de la profondeur de pénétration,


entre le début et la fin de l’essai sous précharge F0.
2.Essai Brinell (NF EN 10003-1 à 3) Le pénétrateur est une bille en acier trempé (dureté HBS) ou
en carbure de tungstène (dureté HBW) de diamètre D (mm).
L’empreinte est une calotte sphérique de diamètre moyen d
(en mm, moyenne de deux diamètres orthogonaux mesurés
à l’aide d’un appareil optique approprié).
3.Essai Vickers (NF A03-154 et NF A 03-253)

Le pénétrateur est une pyramide en diamant, à base carrée et d’angle au sommet entre faces
opposées égal à 136°. L’empreinte est une pyramide en creux de diagonale moyenne d (en
mm, moyenne des deux diagonales du carré de base, mesurées à l’aide d’un appareil optique
approprié).
La charge d’essai F (N) est choisie dans une gamme normalisée. La dureté est donnée par le
rapport de F (en kg-force à l’origine) à la surface latérale de l’empreinte pyramidale, exprimée
sans dimension :

Les duretés Brinell et Vickers donnent des résultats du même ordre, variant de quelques unités pour des matériaux très mous
(plomb, matières plastiques…) jusqu’à quelques milliers pour les matériaux très durs (céramiques, carbures métalliques…).
La résilience représente la résistance d’un matériau à la
E. Essai de résilience propagation brutale d’une fissure sous l’effet d’un choc.
Elle se mesure par l’énergie par unité de section
consommée pour la rupture d’une éprouvette, en J/cm2.

L’essai de résilience le plus couramment pratiqué


sur les matériaux métalliques est l’essai Charpy
(NF EN 10045), effectué sur un moutonpendule
qui brise en flexion 3-points une éprouvette
prismatique à entaille en U ou en V. L’altitude de
remontée du pendule, comparée à son altitude de
départ, permet de chiffrer facilement l’énergie
absorbée lors de la rupture.

Le même type d’appareil permet d’effectuer l’essai Izod (NF T 51-911), utilisé autant pour les
polymères que pour les métaux, où l’éprouvette entaillée est encastrée en porte-à-faux.
Les céramiques
On peut distinguer deux branches de la céramique :

1. la céramique utilitaire ou la céramique d'art : principalement la poterie, qui utilise les terres argileuses
comme matériau de base

2. la céramique industrielle : elle utilise des matériaux à base d'oxydes, de carbures, de nitrures, etc.

Les céramiques sont des matériaux inorganiques, composés d’oxydes, de carbures, de


nitrures et de borures.

Les céramiques présentent des liaisons chimiques fortes de nature


ionique ou covalente.

Elles sont mises en forme à partir d’une poudre de granulométrie


adaptée qui est agglomérée. Dans une deuxième étape la densification et la consolidation
de cet agglomérat sont obtenues par un traitement thermique appelé frittage
.
Procédés de mise en œuvre des céramiques

La température de fusion des céramiques est généralement élevée donc pas de fonderie ou de moulage
pour obtenir une pièce en céramique.
Les objets en céramique sont réalisés par frittage d'une poudre sèche préalablement comprimée, sans passer par une
phase liquide.
Les polymères

Thermoplastique Thermodurcissable

Les élastomères
qui présentent un allongement
réversible très important

Un polymère est une macromolécule formée de l’enchaînement covalent d’un très grand
nombre d’unités de répétition qui dérivent d’un ou de plusieurs monomères
(qui sont également appelés motifs)

l’assemblage des monomères de base, s’appelle la polymérisation

-CH2-CH2- est l’unité du polymère.


Quel est la différence entre un thermoplastique et un thermodurcissable ?

Un thermoplastique est un plastique qui a été moulé à chaud (au dessus du point
de fusion) et il est utilisé à froid. ( deviennent malléables quand ils sont chauffés, ce qui
facilite leur mise en œuvre)

Un thermodurcissable est un plastique qui a été moulé à chaud et a été réticulé à


cette température. Il ne pourra plus jamais changer d’état. Il devient résistant à la
température.(durcissent avec la chaleur)

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Exemple de polymères usuels.

-. Le polyméthacrylate de méthyle (PMMA)

On l’utilise pour la fabrication de Plexiglas®.

-. Le polymère le plus utilisé est le polyéthylène (PE).

C’est le matériau d’emballage par excellence.

-. Le deuxième polymère fort utilisé est le polypropylène (PP).

C’est un plastique dur. On le retrouve dans tous les matériaux de plomberie.

-. Le polychlorure de vinyle (PVC).

On l’utilise pour la fabrication des chaussures synthétiques et des disques.

-. Le polystyrène (PS).

On s’en sert pour les emballages.


Différents types de polymères.

Il existe deux types de polymères :


-. Les homopolymères
-. Les copolymères
Les homopolymères.

Les homopolymères sont des polymères qui ne possèdent qu’une seule unité.

Les copolymères.

Les copolymères sont des polymères qui possèdent plusieurs unités.

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Les propriétés des polymères

Les polymères sont constitués de macromolécules à squelette covalent, liées entre


elles par des liaisons faibles (liaisons de Van der Waals ou liaisons hydrogène).

Leurs propriétés dépendent fortement du comportement de ces liaisons faibles, et


évoluent considérablement avec la température.

Ils auront généralement un faible module d’élasticité, et une limite élastique d’autant
plus faible qu’ils seront portés à plus haute température.

Ils seront donc faciles à mettre en forme.

Ils ont aussi malgré leur bonne déformabilité, une bonne résistance à l’usure.

Ils sont faciles à assembler et ont une bonne tenue à la corrosion.

Enfin, ce sont des matériaux légers.


Les Composites

Un « composite » est un assemblage de deux


constituants non miscibles et de structure différente.
Les qualités de chacun se complètent pour former un
matériau hétérogène dont les performances sont
supérieures à celles de ses composants.

COMPOSITE = MATRICE + RENFORT

Elle assure la liaison de l ’ensemble.


Il constitue le squelette de l ’ensemble.
Elle répartit les efforts.
Il supporte l ’essentiel des efforts.
Elle protège les renforts.
Généralement, il se présente sous forme de
Pour une grande part des composites fibres à haute résistance.
industriels la matrice est
une résine thermodurcissable (organique) Principaux renforts ;
Principales matrices ; Fibres de verre - (FV)
polymère: EPOXY - (EP), Polyester - (UP) Fibres de carbone - (FC)
Minérale ou céramique : Carbone - (C) Fibres d ’Aramide - (FA) « Kelvar »
Métallique : Titane - (Ti)

Le matériau ainsi constitué possède des propriétés que les éléments constitutifs seuls
ne possèdent pas.
Les éléments constitutifs

Le renfort:

se présente le plus souvent sous forme fibreuse ou filamentaire


assure l'essentiel des propriétés mécaniques.

La matrice

assure le liant fibre / matrice,

maintient le renfort dans sa position initiale,

assure la transmission des efforts.

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Charges et additifs:
Les charges et additifs sont incorporés dans un matériau composite pour :

Modifier la couleur

Modifier sensiblement les propriétés mécanique, électrique ou thermique

Réduire le coût

Résister au feu

Diminuer le retrait

Faciliter le démoulage

Améliorer la résistance au vieillissement

Modifier la densité du matériau

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