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Desac Impact Socio Economik Sur Le Zanzan (1)

Desac Impact Socio Economik Sur Le Zanzan (1)

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INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DES ARTS ET DE L'ACTION CUTURELLE

----------------ECOLE DE FORMATION A L’ACTION CULTURELLE (EFAC) Année académique 2011 – 2012

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE --------------Union-Discipline-Travail -----------------Ministère de la Culture et de Francophonie

Session de juillet 2012 Spécialité : ANIMATION CULTURELLE

IMPACT SOCIO ECONOMIQUE DU FESTIVAL DE DANSES, D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE ET DE COSTUMES TRADITIONNELS DU ZANZAN SUR LES POPULATIONS.

Présenté par : DIABAGATE MORISSIENDOU Etudiant en 4ème année

Sous la Direction de : M. GUEDEBA MARTIN

1

DEDICACE AVANT PROPOS REMERCIEMENT 1ere PARTIE : CADRE THEORIQUE DU SUJET Chapitre I : Approches définitionnelles et méthodologiques I INTRODUCTION 1- Justification du choix du thème 2- Approche conceptuelle 3- Problématique 4- Objectif de la recherche 5- Méthodologie 6- Définitions a) b) c) d) e) f) impact danse traditionnelle costume traditionnel festival Environnement socio économique District du zanzan

7- Approche méthodologique a- Collecte des données b- Méthodes d’analyse c- Techniques d’investigation

2

Chapitre II : Photographie du district du zanzan 1- Présentation du district du zanzan. abcDonnées historiques… Situation géographique… Données administratives

2 - Les populations abcdDonnées démographiques Les ethnies Activités économiques Données culturelles

Deuxième EME PARTIE PRESENTATION DE LA MANIFESTATION ET SON IMPACT SUR LE ZANZAN.

Chapitre 1. Présentation du festival. 1- Termes de référence abcdContexte et justification Objectifs Axes stratégiques danses

2- Organisation pratiques /Mise en oeuvre a- Moblisation b- Communication c- Sponsoring
3

sur le plan social et politique 3e PARTIE : présentation et discussion des résultats issus de l’enquête.les limites du festival 1..Les Relations Publiques Chapitre 2 ..sur le plan culturel 3.d..Impact du festival sur l'environnement Chapitre 3..sur le plan touristique..Stratégie de promotion du village abcdLa communication La coopération Les relations publiques mécénat et associations CONCLUSIONS : AXES DE PROGRÈS.LES DÉFIS ET SUGGESTIONS 1.... ACTEURS INTERROGÉS 4 ... Chapitre I : LIMITTES DU FESTIVAL Chapitre 2 ... ...sur le plan organisationnel 2.. ANNEXE. .. économique et environnemental 4....le Village physique a..projet de création d’une fondation en vue de promouvoir durablement les objets et pratiques patrimoniaux du zanzan a..........le complexe b-Implantation des actifs c-Recherche du financement 2 ..Impact du festival au plan social 2.......impacts du festival sur le district 1 .Impact du festival au plan touristique 3.

de consolider mes connaissances sur les grandes théories de la Culture et de la communication. Au cours de cette année. J’associe à cette marque de gratitude les enseignants et collègues de l’EFAC. j’ai eu l’occasion. et de bénéficier d’une formation plus spécialisée sur les valeurs culturelles et leurs promotions. Avant propos – Remerciements Ma décision d’entreprendre le diplôme d’étude supérieure à l’action culturelle a été à l’origine motivée par la volonté de mieux saisir les méthodes de sauvegarde et de valorisation de notre Patrimoine Culturel. a bénéficié de l’encadrement attentif et efficace de Monsieur GUEDEBA Martin. tout particulièrement messieurs TANOH Levergore. qui partait d’une interrogation. qui ont largement contribué à élargir mon champ de questionnement et ma curiosité intellectuelle. ayant auparavant vécu une expérience professionnelle dans la mise en œuvre des projets relatifs à la promotion des fondamentaux culturels et plus particulièrement des politiques de développement culturel. Ce travail de mémoire. en particulier pour la définition de ma problématique et le maniement des différentes théories culturelles et communicationnelles que j’ai eu à évoquer dans ma recherche.PRINCIPALES SOURCES. Qu’il soit remercié pour le temps qu’il a consacré à cet encadrement.. complétant ainsi utilement les bases que j’avais reçues pendant ma formation antérieure. 5 . à travers les enseignements dispensés à l’Ecole de Formation à l’Action Culturelle (EFAC). En effet. dont l’aide m’a été très précieuse.. KONE Seydou et ZIE Coulibaly pour leurs conseils et plus généralement le « bain intellectuel » dont j’ai bénéficié à leur contact.. je souhaitais avoir une compréhension plus large et plus structurée des théories sous-jacentes à ces politiques. et des mécanismes permettant leur efficacité.

comme une dimension fondamentale du processus de développement des nations. Longtemps ignorée dans les politiques de développement économique et social. spirituels et matériels. intellectuels et affectifs. INTRODUCTION En la considérant « Dans son sens le plus large. la science et la culture (en anglais. réalité. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance.Ce mémoire a été réalisé grâce à la sollicitude du Cabinet du Ministère de la Culture et de la Francophonie. la culture apparaît. d'agir et de communiquer. qui a bien voulu m’autoriser à suivre ce DESAC en parallèle de mes activités professionnelles. Par métonymie. qui caractérisent une société ou un groupe social. les modes de vie. aujourd’hui. On associe quelquefois ce terme à celui de superstition 2 Unesco : L'Organisation des Nations unies pour l’éducation. ou possibilité. et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence. 1 La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai. United Nations Educational. reconnaît que la culture repose sur des considérations concrètes. Il se constitue en manières distinctes d'être. dans le 7e arrondissement de Paris . Cela conduit à accorder une place centrale à la culture pour impulser le développement. Scientific and Cultural Organization : UNESCO ou Unesco)1 est une institution spécialisée du système des Nations Unies créée le 16 novembre 1945. » 1 Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. le terme désigne aussi l'objet de cette croyance. Les croyances (religion ou autres) sont aussi un objet d'étude de l'anthropologie culturelle. 6 . les droits fondamentaux de l'être humain. sous-estimer ou oublier le rôle indispensable des facteurs culturels dans le processus du développement économique et social mène souvent à l’échec des opérations les plus rationnellement préparées sur les plans techniques et financiers. Son siège se situe au 7/9 place de Fontenoy. De ce fait. de penser. les systèmes de valeurs. comme l'ensemble des traits distinctifs. les traditions et les croyances. l’Unesco2 par cette remarquable définition . outre les arts et les lettres. englobant. et interdit tout espoir de développement durable.

la culture permet en effet de réaliser un travail de fond sur les représentations collectives. les festivals ne leviers économiques importants développement. I/ JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET 1. les capacités de changement et l’accès au savoir. les modes de vie. il demeure que de nombreux pays en Afrique ne sont pas encore en mesure de permettre à la culture d’occuper une place de choix dans leur programme de développement. Elle est le lieu où une société se comprend. ils jouent un rôle de premier plan en construisant une représentation de la vie quotidienne et en élaborant les messages qui peuvent contribuer à sa transformation. Au fil du temps. concernait un événement emblématique. quand elle s’analyse en termes de filières culturelles.Les raisons économiques S’interroger sur l’impact économique d’un Festival est une préoccupation à la fois ancienne et récurrente. qui date de 1969-1970. se projette et s’analyse. d’environnement professionnel. Les créateurs explicitent ces valeurs et expriment l’image que les sociétés ont d’elles-mêmes. il importe qu’ils se dotent d’importantes actions de communication afin de montrer leur apport sur le développement socioéconomique des populations parfois noyées dans la masse des informations industrielles. la culture est aussi un potentiel économique à valoriser.Moyen de dynamisation des groupes. En dépit de l’importance reconnue à la culture. les préoccupations économiques se sont déplacées pour se rapprocher des 7 sont toujours pas considérés comme des à même de soutenir et appuyer son . et de production de biens et de services culturels. La première étude de ce type. Outre ses dimensions sociales et identitaires. le Festival d’Avignon. Dans cette perspective. Devenus des événements culturels incontournables en Cote d’Ivoire depuis quelques années.

Du fait que les festivals. d’où la nécessité de se pencher sur les impacts du festival du zanzan après quatre éditions. musique…). au niveau mondial. du Sénégal ». le milieu de la filière musique et danses contribue à titre d’exemple à l’activité économique. Nous en voulons pour preuve ce constat de l’OIF : « En Côte d’Ivoire.aspects comme l’emploi. tant dans le pays que sur les marchés sous-régionaux. contribuant ainsi à la richesse économique du pays. Selon l’UNESCO « les industries culturelles produisent plus de 7% du PIB mondial. de la musique et de l’audiovisuel emploient environ 4000 personnes en 2007 et génèrent des revenus à hauteur de 62 millions USD »3. Actuellement. Cela montre le pouvoir de la culture dans le développement des pays au monde. 2009 : estimation réalisée à partir d’une enquête non exhaustive auprès des structures culturelles ivoiriennes en 2008 (87% d’entre elles ont communiqué le nombre de leurs employés et 63% ont communiqué leur chiffre d’affaire). danse. Des emplois sont créés et les ventes assurées. font partie de la grande famille des industries culturelles . OIF. les filières de l’édition. mode. théâtre.Les raisons personnelles La filière danse et musique traditionnelles et costume traditionnel considérée comme une composante de l’action culturelle constitue un domaine d’activité à 3 : In « Aperçu de l’économie de la culture dans la zone UEMOA : cas du Burkina Faso. Par ailleurs. la culture apparaît comme un puissant moteur de l’économie mondiale. la Côte d’Ivoire. elle crée des emplois et génère des revenus. 2009 8 . de la Côte d’Ivoire. (cinéma. livre. par toute l’activité économique qu’engendrent les festivals et les métiers techniques qui les entourent. les principes qui fondent les méthodes d’études d’impact sont ceux issus des études et de la réflexion récente sur la pratique développée dans les pays Anglo-Saxons – essentiellement en Amérique du Nord. Pendant les années 1990. 4 : Rapport mondial de l’UNESCO. ils constituent une richesse culturelle et économique non négligeables pour notre pays. 2. elles se sont développées à un rythme annuel deux fois supérieur à celui des industries de services et quatre fois supérieur à celui des industries manufacturières dans les pays de l’OCDE »4. En effet.

II/ APPROCHES CONCEPTUELLES La définition des concepts à l’étude s’avère fondamentale dans la mesure où elle permet d’éviter des interprétations diverses. il s’agit d’un événement festif. Il nous semble qu’il faut également ajouter que le festival a une visée artistique. le costume. de plus. la musique. 9 . un festival est caractérisé par deux éléments. Deuxièmement. le festival est un événement. Aussi faut-il Favoriser le développement des manifestations culturelles. 1. Cette promotion passe pour susciter la création d’ une activité festive et culturelle qui met en exergue la dimension exotérique de l’ensemble des pratiques qui alimentent le commerce humain dans le district du Zanzan sans exclusive et permet d’organiser un atelier scientifique aux fins d’identifier et de conserver la mémoire culturelle du district. lieu. Il répond à la mission sectorielle du département de la culture relativement à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel international. la valorisation du patrimoine culturel et artistique du district. et il a une programmation et un propos unique. les impacts. la danse. sur une période restreinte. nous tenterons d’apporter une définition sommaire aux principales notions que sont le festival. le festival est caractérisé par son respect de la règle des trois unités (temps. et la promotion de la culture comme facteur de développement économique. le développement socio économique et le district du zanzan. de paix et de stabilité. Premièrement. mais c’est un événement périodique.promouvoir. action) : il n’a lieu qu’à un seul endroit. comme le rappelle Luc Benito dans son ouvrage Les festivals en France : marchés. Dans le cadre de notre analyse.Festival Selon le Ministère de la Culture et de la Communication de la république de France. c'est-à-dire qu’il est éphémère. qui est récurrent selon un rythme donné .

C’est cela qui le différencie. qui est la cohésion du groupe social D’autre part.Danse traditionnelle Apparu dans le sillage des années folk. à un village. le décalage entre la « tradition » et la « modernité » a conduit progressivement à une perte de sens des fonctions de la danse traditionnelle : une danse traditionnelle représentée hors de son contexte perd son sens premier. autant que les danses « remises » en scène par les « groupes folkloriques » d'aujourd'hui. des fêtes traditionnelles. transmises (latin tradere) par voie orale ou d'imitation. sur son environnement. un problème ou un mouvement a. 2. le terme désigne les danses propres à une région. L'impact est une mesure des effets tangibles et intangibles. célébration publique d’un genre artistique dans un espace temps réduit ». il ne figure pas dans les dictionnaires anciens 3.Impacts Conséquence d'un événement fort.Costumes traditionnels 10 . ou pourrait avoir. par exemple. un changement. voire à une communauté. Impact est un mot utilisé dans de nombreux domaines : par exemple ceux des sciences. positifs et négatifs qu'un incident. 4. de l'informatique ou de la gestion et des finances. sans les groupes folkloriques. la tradition aurait été à jamais ignorée. Cette ambiguïté est double : D’une part. Le mot impact est d'utilisation récente en Français. un accident.enjeux et alchimie : « Le festival est une forme de fête unique. brutal . voire perdue.

la danse. citons François PERROUX. c’est poser des questions sur ce que l’on fait des richesses produites grâce à la croissance. est un pôle économique où l’action culturelle est en pleine expansion et montre toute ses facettes et richesses. Ces richesses culturelles. ses expressions culturelles se manifestent dans les beaux-arts. d'une communauté ou d'une époque. Le district du zanzan. 5. 1991 5. le théâtre. le développement. c’est l’ensemble des changements sociaux et culturels qui rendent possible l’accroissement des quantités produites sur le long terme. Parler de développement.quotidien ivoirien d’inforations generales 11 . 5 : In L’économie du XXème siècle. PUG. un grand économiste français du XXème siècle : « le développement est la combinaison des changements sociaux et mentaux d’une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement.Les costumes traditionnels sont des ensembles assortis de vêtements faits pour être portés ensemble et caractéristiques d'une région. son produit réel global ». III/ PROBLEMATIQUE La Côte d’Ivoire regorge une diversité culturelle et artistique. Aussi.Le développement socio économique Pour définir le développement. ces manifestations artistiques et culturelles diversifiées sur toute l’étendue du territoire national.5 Autrement dit. trouvent-elles leur plein essor dans les chefs lieux de région. Depuis son accession à l’indépendance jusqu’à nos jours. le cinéma. Le développement est donc une notion moins quantifiable que la croissance économique. le livre et la musique. composé de deux régions et neuf départements.

Le festival. Or. En effet. en formalisant des activités économiques et en générant des emplois et des revenus. Face à cette situation. les populations locales semblent méconnaître les enjeux sociaux et économiques du secteur et ne perçoivent pas toujours ses retombées matérielles sur le district. le festival du zanzan. par l’ensemble de ses activités et de ses métiers. Cette préoccupation conduit inévitablement à un certain nombre d’interrogations à savoir : Comment se présentent le festival du zanzan dans le district ? Est il structuré?. ce festival. le festival du zanzan se caractérise le plus souvent par une fragilité chronique et un faible degré de structuration qui limitent fortement sa contribution véritable au développement du territoire. autrement dit. dans quel environnement fonctionne t-il ? 12 . constitue un vecteur du développement économique du district du zanzan. comment le festival peut-il participer à la dynamique socio économique et culturelle du district du zanzan si celui-ci se limite à sa simple exécution ? Par ailleurs. et de distribution qui concourent à la valorisation et à la diffusion des œuvres et à la sauvegarde participe à la dynamique sociale et économique du district. De fait. de production. le plus grand Festival de la Cote d’Ivoire « Festival du Zanzan 2011 : Bondoukou prend la tête des festivals régionaux » CF : l’expression du 04 octobre 2011. cette dynamique de développement urbain nécessite que certaines conditions économiques et culturelles soient réunies. menant diverses activités d’aide à la création. au point qu’il est devenu selon les autorités politiques. d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels. Cependant. souffre à la fois d’un défaut de promotion sur le plan international et d’un manque d’appui de la part des politiques publiques locales.nées du savoir-faire de ses créateurs. Dès lors. ont favorisé l’implantation et la promotion du Festival de Danses.

une activité comme celle du Festival du Zanzan devrait faire l’objet d’une appropriation par les structures déconcentrées et décentralisée de l’Etat. comment parvenir à la mise en œuvre d’un cadre incitatif à l’émergence d’une politique de promotion sociale et économique des populations à travers le festival ? IV/ OBJECTIFS de la recherche 1. La mesure d'image et de notoriété . par le biais du Commissariat Général. La mesure des effets de redistribution dans l'économie locale . La mesure de l'impact social et du bénéfice sociétal . La compilation d’un tableau de recommandations pour un meilleur coût /efficacité du Festival. 13 . le Ministère de la Culture et de la Francophonie initiateur du projet.A l’analyse. conseils régionaux. conduit une réflexion de mise en selle dudit programme. Au regard de l’absence du soutien des communes et conseils généraux devenus à la faveur des reformes récentes. L’étude doit déboucher sur : La mesure de la richesse générée sur l'économie locale par l'évaluation des flux monétaires .L’objectif général L’objectif général de l’étude est d’évaluer. laissant à la Tutelle un rôle d’initiative. les retombées économiques et sociales du Festival du zanzan sur les populations de Bondoukou en particulier et celles du district du zanzan en général. de quelle manière contribue t-il au développement socio économique des populations du zanzan ? Qu’apporte t. ainsi que d’une absence endogène de politique de pérennisation. Dans l’Etat actuel de son format. d’accompagnement et d’évaluation d’impact. par une analyse quantitative et qualitative. La mesure des effets positifs et négatifs entraînés par le Festival .il au district du zanzan ? Ou encore.

Le festival est perçu aujourd’hui comme une porte d’entrée pour découvrir toute l’offre du territoire. V/ HYPOTHESES 1. 14 . .décrire le Festival de Danses.identifier les difficultés qu’elles éprouvent à organiser et à promouvoir le festival. manquent de professionnalisme dans la gestion quotidienne de leurs activités.Les hypothèses secondaires . . d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels du Zanzan est caractérisé par une certaine stabilité liée essentiellement à un programme de sauvegarde et de valorisation initié par l’état de Cote d’Ivoire Quel sera son sort s’il arrivait que l’Etat de Cote d Ivoire se retire du projet ? 2. .appréhender les fondements théoriques de l’entrepreneuriat culturel.Les objectifs spécifiques .Les acteurs des troupes de danses analphabètes en majorité.élaborer une politique locale en vue de la promotion du festival au plan national et international. Ce manque de professionnalisme dépend du niveau d’étude et de formation de ses responsables. Mais jusqu’ici le district n’intègre pas la communication du festival encore moins à sa communication.2. d’Instruments de musique et de Costumes du Zanzan et étudier son mode de fonctionnement.L’hypothèse principale Le Festival de Danses.

2006. Son fondement ultime est la séparation stricte du sujet qui effectue la recherche et l’objet sur lequel porte la recherche. 6 : Paul N’DA. constitue un véritable problème de survie du festival . C’est donc une méthode à la fois descriptive et analytique. En termes clairs. 2. nous avons opté pour le paradigme de type déterministe qui explique le comportement d’un acteur collectif ou individuel par un schéma causal où le phénomène social est décrit comme le résultat presque exclusif d’éléments antérieurs au comportement.La méthode d’analyse : la méthode objective Il s’agit de décrire de façon neutre et méthodique une réalité ou un phénomène indépendamment des goûts. Elle n’est pas une étude d’auto-analyse. Editions Universitaires de Côte d’Ivoire. la recherche recommande d’en choisir une approche méthodologique en vue d’atteindre nos objectifs. Son objectif est de s’en tenir aux données contrôlables et à écarter du champ d’étude les éléments subjectifs ou invérifiables. la méthodologie « consiste à préciser comment le problème à l’étude va être résolu. des intérêts ou des préjugés de celui qui effectue la description. hormis l’état de Cote d’Ivoire. va être piégé par des activités et des instruments qui permettront d’arracher des parcelles de vérité. VI/ METHODOLOGIE Selon Paul N’DA. Les cas de description ou de fonctionnement d’un phénomène social en sont par exemple son objet d’étude. A ce titre.-Méthodologie de la recherche de la problématique à la discussion des résultats. la phase méthodologique concerne tout le plan du travail qui dictera les activités à mener pour faire aboutir la recherche »6. il s’agit de prendre ses distances vis-à-vis du sujet. pour mener à bien notre étude..L’absence de structures de soutien.65 15 . 1. -Abidjan.-p.La méthode d’approche Face à une diversité et une variété de méthodes qui présentent les unes les autres des limites.

et de leur apport sur les populations en particulier. 16 .La présentation et la discussion des résultats issus de l’enquête suivies des stratégies pour une meilleure politique du festival du zanzan. des entretiens exploratoires avec des personnes ressources choisies pour leurs connaissances avérées du milieu de l’entrepreneuriat culturel de Côte d’Ivoire ont été réalisés. .VIII/ TECHNIQUES D’INVESTIGATION Trois instruments ou techniques de recherche ont été utilisés dans le cadre de cette étude. qui concerne l’enquête.Présentation du festival du zanzan et son impact sur les populations du district . Outre cette première phase. la recherche documentaire exploratoire qui a porté sur une meilleure compréhension possible de la problématique du sujet. ANNONCE DU PLAN Notre étude s’articule autour de trois axes suivants : .Le cadre théorique de l’étude à travers les approches définitionnelles autour des principales notions . plus pratique. . L’utilité de cette phase a été d’approfondir les connaissances théoriques sur les aspects de l’organisation et du fonctionnement du festival et de leur importance d’une manière générale. D’une part. C’est fort de ces recherches documentaires et de ces entretiens exploratoires qu’a été entreprise la troisième étape. Le but a été de valider et d’approfondir les premières notions recueillies en les confrontant à la réalité de l’observation concrète et à la réalité du terrain.

1ere PARTIE : CADRE THEORIQUE DU SUJET CHAPITRE I : APPROCHES DEFINITIONNELLES ET METHODOLOGIQUES… 17 .

I LES FESTIVALS 1-1 Définition et origines Le Festival : « série de représentations où l’on produit des œuvres d’un art ou d’un artiste » telle est la définition donnée par le Petit Robert. Il est intéressant de rappeler la définition donnée par Luc Benito dans son ouvrage « Les festivals en France : Marchés . événementielles et renouvelées s’inscrivant dans la triple unité de temps. un thème d’actualité culturelle 18 . aux réjouissances éphémères. de lieu et d’action. Les « chorégies d’Orange ». célébration publique d’un genre artistique dans un espace temps réduit » . L’après guerre vit la naissance de festivals comme le festival d’Avignon. 1-2 Les festivals de danses et musique traditionnelles. crées en 1869. il s’agissait le plus souvent d’initiatives de personnalités de la culture dans les domaines du théâtre. Leur nombre et leur importance étaient alors réduits . Mais c’est à partir des années soixante-dix que l’on assiste à une multiplication et une diversification des festivals. Si à l’origine les festivals étaient uniquement consacrés à la musique classique.enjeux et alchimie » : selon lui. de la musique et du cinéma. « Le festival est une forme de fête unique. a des Éléments fondateurs classiques . Mais elle est loin de rendre compte de la diversité et de la complexité du phénomène des festivals. Le Ministère de la Culture et de la Communication de la république de France définit quant à lui le festival comme « une manifestation où la référence à la fête. sont reconnues pour être le premier festival. ils sont aujourd’hui d’une grande variété. le festival de Cannes ou le festival Musique et danse d’Aix en Provence. En France par exemple . le phénomène des festivals semble remonter aux années trente et quarante.

les organismes de la coopération internationale et les économistes dans des conférences internationales et sous-régionales (Déclaration universelle sur la diversité culturelle de l’UNESCO en 2001. le Festival du ZANZAN à l’origine exclusivement festival de création. L’accroissement des loisirs et la hausse du niveau de vie ont soutenu l’émergence et le développement de telles manifestations. le Plan d’action de Dakar pour la promotion des cultures et des industries culturelles en 2003. la dimension créative peut être très présente dans un festival dit touristique comme l’illustre parfaitement le festival du zanzan. depuis les années soixante-dix la majorité des collectivités territoriales a pris conscience de l’importance de telles initiatives culturelles pour le développement de la vie locale. les professionnels et acteurs culturels. En effet si la première génération des festivals ne bénéficiait que dans une très faible mesure du soutien financier des acteurs publics. Etablir une typologie par les objectifs apparaît donc comme une solution pertinente. les festivals d’image et les festivals de diffusion. De même. En raison de leur extrême diversité. etc. continue à assumer cette fonction tout en étant devenu également un festival d’image pour la municipalité et le district. toute tentative de classification des festivals se révèle délicate. les intellectuels. Notre choix s’est ainsi porté sur un tel sujet afin d’enrichir le débat sur les multiples facettes des danses et musique traditionnelles et apporter notre 19 . La question des festivals de danses et de musique traditionnelles est un thème d’actualité culturelle qui fait de plus en plus parler les autorités publiques des États africains et européens. La conjonction de facteurs socio-économiques explique cette croissance soudaine et rapide. les festivals touristiques. un festival peut appartenir à plusieurs de ces catégories. Bien évidemment ces catégories ne sont pas exclusives. Se dessinent alors trois grandes catégories de festivals : les festivals de création.On dénombre aujourd’hui environ 2000 festivals en France.).

quels qu'ils soient : choses inanimées ou animées (végétaux. soit de façon exceptionnelle (comme les Journées européennes du patrimoine qui ont lieu un week-end au mois de septembre).Généralités En général le patrimoine est l'ensemble des droits et des obligations d'une personne juridique. Le patrimoine est un corollaire de la personnalité juridique. soit de façon 20 . entreprise. département. ayant une importance artistique et/ou historique certaine. Passivement. le patrimoine contient l'ensemble des dettes de la personne. pays. chaque personne possédant au moins ses vêtements et quelques effets personnels). Le patrimoine comporte un actif et un passif. mobilières ou immobilières. et qui appartiennent soit à une entité privée (personne. ce qui signifie que toute personne dispose d'un patrimoine. c'est l'ensemble des créances et des biens. corporelles ou incorporelles. Activement. etc. animaux). etc. association. matériels ou immatériels. Ce patrimoine peut en revanche ne comporter qu'une dimension passive (un ensemble de dettes) et ne contenir aucun bien (ce qui demeure une hypothèse toute théorique. soit à une entité publique (commune. 2 .contribution au Programme de Sauvegarde et de Valorisation du Patrimoine Culturel National initié par le gouvernement ivoirien depuis 2006 II LE PATRIMOINE 1. région. cet ensemble est généralement préservé.). sauvegardé et montré au public. Plus exactement.) . actuelles ou futures qui appartiennent à une personne physique ou morale. les biens et les obligations d'une personne.Le patrimoine culturel Particulièrement le patrimoine culturel se définit comme l'ensemble des biens. il s'agit d'une fiction juridique : le patrimoine est l'enveloppe (fictive) qui a vocation à recueillir les droits. restauré.

danses. celui de Tanda en accueille 27 %. à l’Est par le Ghana. enfin par les régions du Nord et Centre-Nord dans sa partie occidentale. l’ensemble des neuf départements est composé de 43 sous préfectures . traditions gastronomiques. etc CHAPITRE II LE DISTRICT DU ZANZAN ET SES HOMMES I- APPROCHE DÉMOGRAPHIQUE Issu du découpage territorial de 2011. mythes. bâti. instruments. occupe un vaste espace borné au Nord par le Burkina Faso.régulière (château. du patrimoine industriel (outils. gratuitement ou au contraire moyennant un droit d'entrée et de visite payant. Au Sud. Tanda. Pour sa part. captation de techniques et de savoir-faire. Avec les derniers découpages administratifs. le DISTRICT du Zanzan. de l'architecture et de l'urbanisme.3 habitants au km². En ce qui concerne le patrimoine culturel il y a celui dit « matériel » qui est surtout constitué des paysages construits.). renferme 38 % de la population régionale. Il renferme 11 communes soit Bondoukou. antérieurement appelé région « Nord-Est ». documents écrits et d'archives (dont audiovisuelles). le plus peuplé. d'objets d'art et mobilier. soit 4. D’une densité moyenne de 18. machines. Le département de Bondoukou. petits métiers. musée. la région s’affiche comme l’une des moins peuplées du pays. etc. jeux.) et le patrimoine immatériel objet de notre étude et qui peut revêtir différentes formes : chants. de certains aménagements de l'espace agricole ou forestier. Koun Fao. Nassian. église. Le Zanzan comprend neuf départements dont l’effectif cumulé est de 999 586 habitants en 201O. témoignages. Bouna. 21 . contes et légendes. par les régions de l'Est et du Centre dans sa partie Sud. Bouna – département occupant la partie septentrionale de la région – en regroupe 35 %. costumes.6 % de la population ivoirienne totale. etc. des sites archéologiques et géologiques.

cité millénaire est la capitale du district du zanzan. A ces groupes autochtones représentant 89 % environ des effectifs présents dans la région. Le Zanzan est peuplé par trois grands groupes ethno-culturels soit le groupe Voltaïque dont font partie les Koulango. et moins de 5 % d’étrangers venus des pays voisins – Ghana et Burkina Faso notamment. Sandégué et Transua .Kouassi Datékro et Téhini. Doropo. Assuéfry. 1988 514 134 1998 701 005 2010 999 586 1– 1 Bondoukou. les Djiminis. on compte également des communes rurales. les Gbin et les Degha (b) le groupe Akan composé d’Abron et d’Agni-Bona et bini. est largement employée par les autres résidents.3 hab. Les Koulango sont les plus nombreux et leur langue. est le groupe ethnique dominant. les Nafana. les Lobi. regroupe douze ethnies dont la majorité constituée d'Abrons./km². Le Zanzan d’une densité de 26. 22 . s’ajoutent 7 % d’Ivoiriens originaires d’autres régions. à l’instar du Dioula. les Noumou. le groupe Mandé auxquels appartiennent les Malinké de Bondoukou.

notamment dans la ville de Bondoukou où ils ont constitué un quartier dénommé Djiminisso. Les Gbin. les Lobi et les Degha (Motiamo).Le groupe voltaïque avec les koulango. les Gbin. Aujourd'hui les Lobi sont les plus gros producteurs d'ignames et de maïs. Les Djimini ne forment que quelques familles qui se sont installées dans la région.Leurs rites et traditions se sont imposés aux autres groupes. Les Abron ont crée un royaume puissant et très policé dont bien d'historiens ont loué l'harmonieuse structuration . Elle est très hétérogène. . En effet.Les Koulango forment le plus important groupe ethnique de la région dont la langue s'est imposée et est la plus parlée dans toute la région. L'histoire affirme qu'ils sont venus comme des captifs achetés par les rois Abron ou vendus par les troupes de Samory.Le groupe Akan avec les Abron et les agnis -Le groupe Mandé avec les Malinké appelés Dioula . On distingue: . les Nounou et les Degha sont de petits groupes que l'histoire apparente aux Gouro notamment aux Ngen établis sur la rive Ouest de la Comoé près de Mbahiakro.Les Nafana qui sont issus du groupe Senoufo de Sinématiali constituent une curiosité de la région. les Djimini. les Noumou.Les Lobi sont venus de Bouna et vivent en familles dispersées dans des campements autour de la ville. Ils seraient venus avec les Nafana à la recherche de l'or et du fer. .La composition de la population de la commune est à l'image de celle du district. . les Nafana. Les structures du royaume existent encore et le roi est toujours une autorité politique et morale importante 23 . trois grands groupes ethnoculturels ont fourni le socle du peuplement autochtone. Ce sont eux qui ravitaillent principalement le marché de Bondoukou.

de l’anacarde et surtout de l’igname. on note trois grands types de productions vivrières soit la partie – Nord – Doropo. leur "ville". De la diversité des origines des sous . Dans le zanzan. Ils se sont spécialisés dans le commerce. Tous ces peuples venus d'horizons divers se sont établis dans le district entre le 16è et 19è siècle . ce qui a contribué à développer un artisanat particulièrement riche et un art funéraire des plus originaux. 24 .groupes qui composent l'ensemble Dioula et compte-tenu de leurs différents apports. Le paysage urbain et la vie politique. Sous leur influence. Bondoukou était un lieu aux atouts économiques importants car tous les groupes en ont fait leur principal point de chute. – la partie médiane – zone de Bondoukou – est une zone à forte production et consommation d’igname. de maïs et de légumineuses . le passé forestier du Sud de la zone a permis de disposer de quelques hectares de superficies exploitées en café et cacao. Par ailleurs. La vie sociale des Abron est toute marquée d'un caractère ostentatoire.dans la région. Bouna est à forte production et consommation de sorgho. Téhini.Dans le passé très lointain. économique et sociale sont imprégnés de l'islam. Ils constituent aujourd'hui une communauté très solidaire à fort pouvoir assimilationniste grâce à leur religion. Les Dioula ont fait de Bondoukou leur berceau. 2 . il est né un dialecte spécifique dont le parler et les idiomes sont différents des autres parlés Dioula. de mil et de maïs . Bondoukou était devenu en 1666 un grand centre religieux possédant même une célèbre université coranique.Données économique du district du zanzan Le district du zanzan est caractérisé par une précipitation annuelle limitée à 1 160 mm et spécialisé dans la culture du manioc.

L’agriculture était aussi présente dans et 25 . la ville de Bondoukou a joué à l’ère précoloniale un rôle de cité de transit et de rupture de charge pour les produits du Sahel et de la forêt qui empruntaient tant la route de l’Ashanti que celles du Soudan. et se comportaient en garants des échanges. la région cultive également des produits dits de rente comme l’anacarde. dont Bondoukou est la principale aire de production. notamment. Dans les années 1980. ainsi que le cacao et le café cultivés dans le département de Tanda. se retrouvait à Bondoukou. dont le rôle a été souvent décrit : clients ou parents installés dans d'autres villes et de passage sont hébergés chez ces intermédiaires-clé du grand commerce régional. que les diatigui informaient leurs hôtes de l'état et de la sécurité des routes. a de même été progressivement abandonné. y stockent leurs marchandises et réalisent leurs transactions sous leur arbitrage. Cette même organisation. très dynamique dans la région apparaît traditionnellement peu encadrée.– La partie Sud a une forte production de taros et de bananes plantain. la Société pour le développement des fruits et légumes (SODEFEL) a réduit ses activités suite à l’échec de la culture de l’oignon à Bondoukou . pour Bouna. L’agriculture vivrière. l’encadrement de la culture de l’igname. doté d’un marché important. Les transactions les plus importantes se déroulaient dans les maisons des « logeurs » dioula ou « diatigui ». prêtaient de l’argent.Est. 1985). Il a été montré (Boutillier. Carrefour commercial très actif. Bondoukou fut maintes fois décrit et célébré pour son activité et ses richesses par divers explorateurs européens – Binger. originalité du projet Nord. Freeman. propre aux organisations marchandes fonctionnant en « réseau » comme en « relais ». Lang. procuraient des porteurs. Outre le vivrier qui constitue la première production agricole. 2-1 Bondoukou : une cité marchande depuis l’ère coloniale Postée sur la « zone de contact » entre la région forestière et celle de savane.

venant de leur métropole Begho. Ensuite.ville) demeurent les seuls vestiges de l'époque.relais entre les Etats Akan et les villes Mandé de la vallée du Niger. ville.Est (Assikasso…) Bondoukou fut ainsi un centre d'intérêt extrêmement important ou se nouaient et s'organisaient les transactions commerciales les plus diverses. malgré son infortune 26 . Bondoukou comptait alors plusieurs mosquées bâties sur le modèle soudanais. et l’ensemble architectural de la ville tranchait avec le style des villages Koulango et Abron qui l’entouraient. des Abron et des malinkés. attirés par les richesses en or du Denkyra et de l'Ashanti (Ghana). Sous leur influence. Grosse agglomération de l'époque. qui occupaient le plus gros de la population locale. II– PEUPLEMENT ET OCCUPATION DU TERRITOIRE DISTRICT 1– Les dioulas A l'origine. la maison de Samory Touré (Le Résistant) la case de Binger (l’Explorateur) et l'ancien marché transformé en musée d'art et des Traditions (sis au rond. Ce campement a été transformé en village par les nafana et les Gbin sous groupes senoufo. Bondoukou constituait une plaque tournante située à l'intersection des grandes voies conduisant au pays du sel au Nord (Djenné Tombouctou…) au pays de l'or à l'Est (Gold Coast) et au pays de la cola au Sud. Important centre religieux. Aujourd'hui. Ces derniers. Bondoukou joue aujourd’hui encore ce rôle de capitale commerciale du district. Bondoukou devint à la fois un grand centre religieux avec la construction d'une université coranique et une ville de commerce.au voisinage de la cité de Bondoukou : les activités agricoles.point du centre. vinrent s'installer à Bondoukou en 1666 attirés par l'or et le commerce caravanier. Le royaume de Abron-Gyaman existe toujours. la cité marchande du royaume Abron. Bondoukou était un campement de chasseurs lonrhon. permettaient de fournir le commerce caravanier en biens alimentaires. elle passa successivement sous le contrôle des koulango. trois édifices.

chef Nafana de la cité. le premier de la dynastie du futur royaume décide de reprendre le chemin du nord. quoiqu’il ait été secoué ces dernières années par une crise sans précédent. A leur départ. issu de l’Akwamu. 2 – LES ABRON A l’aube du XVIIe siècle. En réalité depuis les deux dernières décennies du siècle antérieur. Les Abron s’installent immédiatement à Asuefri et à Dwonem sur les terres concédées par le chef Boroko. Peu après. Leurs ancêtres habitaient la localité d’Anwanwinso et l’auraient abandonné à la suite de querelle de succession. après la défaite d’Abesim face à l’armée amante. sans se douter que cent cinquante ans ou deux cents ans plus tôt. éclatée à la mort d’Ansa Sasraku l’un des rois les plu célères de l’Akwamu. deux motifs l’y poussent : la volonté d’échapper aux exactions Assante et l’attrait de l’or. avaient rejoint le rivage du Golf de Guinée après avoir traversé toute la zone intermédiaire de forêts épaisse. C’est alors qu’ils parviennent à Bondoukou. les Abrons un petit groupe de fugitifs de quelques centaines de personnes se présente à Bondoukou et sollicite l’hospitalité d’akombi. leurs ancêtres Abrade quittant cette même région. Leurs descendants Abron ont-ils pu se laisser guider par le souvenir de ces origines lointaines ? 27 . mais qui sont ces refugiés qui vont édifier quelques années plus tard le puissant royaume Gyaman et d’où viennent-ils ? 2– 1 origine des Abron Les Abrons sont des Abrades qui se réclament d’un groupe noyau.de Bondoukou reste le plus puissant et l'un des mieux organisés de toute la Côte d'Ivoire. les fugitifs erraient dans la région à la recherche d’un refuge. Tan Daté. royaume situé dans l’arrière-pays d’Accra. La rupture entre les deux fractions intervient à l’arrivée. Abron et Domaa portaient le nom collectif de Domaa.

les huéla et les Dyula et enfin les Akan composés des Abrons et des fractions Agni soumis du Bouna. ils comprirent que les mots désignaient le lieu ou ils venaient d’arriver. les Degha et les Koulango. loin ». Akombi. Le jeune Etat Abron regroupait déjà une variété de peuples : Boko Koulango. donne l’ordre de les conduire « loin. pour ne citer que ceux là. composé du point de vue ethnique de trois grands ensembles : d’une par les peuples de la famille voltaïque représentés par les Nafana. les Ligbi. C’est là que s’établit Tan Daté le puissant roi Abron du Gyaman. qui pourraient devenir des rivaux. Les régions conquises par les Abrons sont organisées en un Etat centralisé appelé le Gyaman. Les Abron constituaient au sein du royaume l’aristocratie guerrière détenant le pouvoir politique. les Koulango formant la couche terrienne et paysanne et les Dyula s’adonnent essentiellement au commerce. et sur une quarantaine en largeur entre Asuefri et Tanda. lui et ses compagnons. Royaume prestigieux de la Côte d’Ivoire ancienne le Gyaman a su établir des structures traditionnelles solides qui ont été le signe et la marque d’une identité 28 . les Abrons se taillent grâce à leurs succès militaires. Nafana et Agni Bona. du Bini-barabo et de l’Assikasso. zan !zan ! en langue Nafana. 2–2 Conquêtes et Édification du Gyaman Une quarantaine d’années après leur installation aux environ de 1740. un territoire non négligeable étiré sur une centaine de kilomètre en longueur. le chef Nafana de Bondoukou. de Soko à Agnibilékro. Ignorant tout de cette langue. depuis cet endroit qui correspond au sommet d’une colline et désigné encore aujourd’hui de l’expression de mont Zanzan.Soucieux de garder ses distances avec ses nouveaux hôtes. d’autre part les peuples mandé comprenant les Gbin. Au-delà de 1740 le royaume continue de s’étendre et de se consolider malgré les attaques répétées du puissant voisin Assante.

2 – 3 Organisation socio politique Les Bron ont connu un royaume bien organisé. Il se trouve dans le village où naît et vit le Roi. deux clans Yakassé et Zanzan héritent à tour de rôle de manière alternative. La notion de Roi relevant du sacré. Il en est ainsi du clan Zanzan où l’annonce est faite par le chef de la province 29 . l’annonce de son décès et de la désignation de son successeur se fait suivant une procédure spéciale. La royauté se transmet par les femmes et n’est pas directement héréditaire. Le Roi ainsi désigné sera intronisé secrètement après les rites consacrés à cet effet. le nouveau Roi est désigné. les chefs de provinces Akidom et Pinango sont chargés d’annoncer au peuple le nom du nouveau souverain. le siège du Royaume n’est pas fixe. dès le constat du décès d’un Roi issu du Yakassé. à son tour. Dans le cadre spécifique de la désignation du Roi des Bron. les chefs de Provinces Akidom et Pinango se rendent chez la Reine Mère pour lui faire part de la mauvaise nouvelle. informe le Chef de Province Angobia. le principe de désignation de son successeur est le même aussi bien dans le Zanzan que dans le Yakassé. Par la suite. Cependant. Et cette annonce se fait au cours de l’organisation des obsèques du Roi défunt où on le présente au troisième jour : on présente le « Kodiadjua » c'est-à-dire l’héritier. Ce n’est pas le fils qui hérite mais le neveu ou le frère maternel. Cependant l’accession au trône de province se fait dans le clan paternel. De se fait. Cette dernière. Lorsqu’un Roi décède.culturelle à laquelle demeurent encore attachés profondément Abron. de père à fils ou de frère à frère. sur proposition de la Reine mère et après avis favorable du Chef de Province Angobia. Un rituel spécial est fait ce jour là. Dès lors. les personnalités chargées de l’annonce du décès et celles commises pour désigner le successeur différent. puissant et très policé. Koulango et autres ressortissants de l’Est ivoirien. En effet.

Vient ensuite sa présentation au grand Imam de Bondoukou et enfin.Angobia et la désignation du Roi par les chefs des provinces Akidom et Pinango. résidant dans le village de Méré (Sous-préfecture de Bondoukou). Chacun ayant son chef lieu de résidence depuis l’éclatement de cette crise de succession. 10 Août 1992. après avoir pris son bain dans ladite rivière. reçoit les attributs de son règne. La cérémonie d’intronisation se déroule à Kiétan. selon les règles coutumières. 16ème Roi du royaume meurt. sa présentation aux autorités administratives et politique de l’Etat de Côte d’Ivoire 2– 4 De la profonde crise de succession qui secoue le royaume 18 ans après le décès de nanan Koffi Yeboua. Elle est officiée par le Chef de Canton Gouano ou « Gouanonhené ». le Souverain Nanan Koffi Yéboua. Au moment où le peuple pleurait son souverain. Le tout avec l’avis favorable de la Reine Mère. 2 – 5 La genèse de la crise Quel Royaume au monde ne connaît pas de crises de succession ? Ce fait est intimement lié à la nature et du fonctionnement même de cette forme d’organisation sociale. Le nouveau souverain. village situé dans la Souspréfecture de Tanda. Chacun campe sur sa position et personne ne veut lâcher du leste. Nanan Appia 1er à Tanda. les 30 . le royaume Bron n’a toujours pas encore trouvé son successeur. Cette cérémonie a lieu un lundi soir. Trois prétendants au trône se combattent depuis lors pour un seul siège. Et le royaume Bron n’y a pas échappé à la faveur du choix de son 17ème Roi. il est porté publiquement par la cour des ‘’ SOAMS’’ à Tabagne. au bord de la rivière du même non que le village. dans la case royale de la reine mère à Tangamourou loin des yeux. Après l’intronisation. Nanan Adingra Kouassi Adjeman à Amanvi et Nanan Adingra Ababio d’Adandia.

Amanvi hors course. Il s’étonne du fait qu’Amanvi se réclame encore candidate au trône. Pour Sokouadou. décède avant même que le choix ne soit entériné. C’est alors que Amanvi décide de proposer un nom étant donner que Adandia n’a. Nanan Adingra Kouassi Adjemane de la lignée d’Amanvi est le successeur de Nanan Koffi Yéboua à la tête du Royaume Brong. le 03 Novembre 1994. Du fait qu’il n’a pas satisfait à la totalité des exigences du couronnement. le trône lui revient légitimement et son Roi. Il s’étonne du fait qu’Amanvi se réclame encore candidate au trône. Mais cela n’est pas l’avis de la gardienne du trône. Mieux elle rappelle à tous que. c’est nanan Appia Frouma 1er. Adandia écarté. Nanan Akossou Adou présenté est de la lignée d’Adandia. Mais un autre prétendant issu de la ligné d’Adendia à Sokouadou se présente. le Royaume est revenu à Amanvi grâce à nanan Kouadio Agyman (1922-1952) de Tangamourou. Laquelle décision a été approuvée par les garants de la tradition du Royaume et proclamée à Gouméré dans la cour du Chef de la Province Akidom Nanan Kouamé Kossonou Ampimh. il n’a pas été présenté comme l’exige la tradition au cours des obsèques de feu Nanan Koffi Yéboua. Depuis lors. Mais il n’a même pas été intronisé avant qu’il ne meure.tractations pour la succession du roi défunt se font et se défont aux rythmes des protagonistes du clan Yakasssé. Mieux. Ce qui n’est pas d’avis d’Adandia. Ainsi en ont décidé la Reine Mère des Brong Nanan Kossia Badou et le chef du canton Angobia Nanan Yao Adjoumane. après que le trône ait été donné à Nanan Koffi Kossonou dit Fofié (1818-1821) imposé par les Ashanti. seul habilité par la tradition. à désigner les Rois dans le canton Yakassé. il ne peut être déclaré Roi des Bron. semble-t-il personne à proposer. l’alternance ne permet pas de proposer de manière successive un Roi dans un seul clan. sa légitimité est contestée par 31 . Cependant. Mieux il n’a pas été investi sur le trône par le « Gouanonhené » à Kietan et pris son bain dans la rivière sacré. La ligné d’Adandia propose un nom pour lui succédé : Nanan Akossou Adou choisi. L’alternance exige donc que ce soit la lignée d’Adandia qui propose encore un nouveau Roi.

ils trouvent les Nafana. Ils y son attirés en réalité par les richesses. la marche plus à l’ouest d’un groupe de guerriers voltaïques conduits par Borogo dont la course s’achève aux environs de Kong. comme ils ont accueilli autrefois les premiers Mandé de la région. l’autre prétendant au trône. contre le Gouja voisin. venant du royaume de même nom. 32 . Ils donneront naissance quelque dizaines d’années plus tard au premier royaume de Kong. les premiers arrivants du Dagomba achèvent leur course dans la savane de Bouna. ayant atteint sa courbe ascendante. Ce sont eux qui accueillent les Dagomba. En lutte pour l’hégémonie dans la région. ces derniers avait été poussées le long des rives de la volta noire depuis l’ouverture des mines d’or de Begho et du pays Lobi. Ils pénètrent quant à eux par le côté droit de la carte après avoir franchi la volta noire. A leur arrivée. Un chasseur du lignage royal de Dagomba. probablement au début du XVIIIe siècle. et s’installent entre ce fleuve et le Comoé. Les Dagomba sont des guerriers. amorce déjà le déclin. les Dagomba. situé dans le nord du Ghana actuel. au moment ou Bouna. sans heurts. sans précédent au sein de ce royaume. Peut être également évoquée dans cette partie. il reçoit l’hospitalité d’un habitant du lieu dont il séduit la fille. Ce qui a entraîné une crise de succession. rameau de la grande famille Senoufo. fins orpailleurs. gisement d’or de la région et par le désir de contrôler le commerce prospère qi s’exerçait entre Djenné et Bondoukou. Ils y rencontrent également les Koulango qui passent pour être les originaires de la région. La fondation de Bouna par les Dagomba renferme beaucoup de charme et mérite d’être connue telle que la rapportent les récits de la tradition orale. 3 – LES KOULANGO La dernière grande migration Mandé dans le Nord de la côte d’ivoire n’avait pas encore produit tous ses effets lorsque débouchent dans le même espace. parti à la chasse s’égare dans les environs de Bouna. reconnus pour leur vaillance.la lignée d’Adandia.

De leur union naissent trois fils à qui transmet l’administration de son héritage. village situé à 60 km environ de Bouna entre Varalé et Doropo. A cette époque pré-dynastique. 3 – 1 Organisation politique Vers le 11ème siècle. En fait les épisodes rapportés par les récits oraux. Celle-ci eut une liaison 33 . les ancêtres des Koulango. sont loin de se résumer à des légendes. un Etat riche et redoutable mais son expansion se brise contre les nouveaux immigrants venus du sud. Bounkani est considéré comme le véritable fondateur de l’Etat de Bouna qui survient à l’extrême fin de la deuxième moitié du XVIe siècle. soumises par Boukani. celui-ci épouse la fille du chef des Koulango. il existait déjà une chefferie qui était détenue par le Roi Haïngèrè. devenu adulte. Bukani recrute des partisans parmi les Dagomba compagnons de son père et met sur pieds une armée forte disciplinée. le préféré de leur mère. et entreprend de s’imposer à ses parents maternels. Haïngèrè avait une sœur dénommée Mantou.De cette liaison naît un fils Buhami. mais auparavant il aura mis en place des institutions du royaume en particulier la règle qui prévoit l’alternance au pouvoir des trois segments issus de sa descendance au pouvoir. Avec ses compagnons. Bouna devient donc à son apogée. « autochtones » de Bouna. lequel assumait également les fonctions de chef de terre (Gôrô-issiè). Pour cette raison. elle est explicite sur le nom du géniteur Bukani : Garzyao. Elle reconnaît aussi à Bukani un frère cadet. les Abron. il quitte le village maternel et fonde une nouvelle localité et lui confère le nom de Gbona ou Bouna qui devient la capitale du royaume. du nom de Tanda. Ce récit qui n’est qu’une variante de témoignages oraux diffère d’une seconde version qui. Il débaptise son peuple et lui donne le nom de Koulango c'est-à-dire « ceux qui ne craignent pas la mort ». la région de Bouna était essentiellement peuplée de Lorhon. Le siège de cette chefferie se trouvait à Kodo.

Garzyao venait de traverser la Volta-Noire pour rejoindre les siens. Bounkani décida avec la complicité de ses compagnons d'armes de s'emparer pacifiquement du pouvoir. La tradition orale raconte à ce sujet que le Roi Haïngèrè avait beaucoup d'estime pour son neveu Bounkani qui lui rapportait à chacune de ses conquêtes une partie du butin. Bounkani parviendra à déposséder sans difficulté son oncle Haïngèrè du trône et à prendre le pouvoir avec la complicité de ses compagnons d'armes. A la fois audacieux et rusé. ce qui veut dire en langue Dagomba « Avez-vous besoin encore de quelque chose » ? Se méprenant sur le sens de ces paroles. Grand conquérant. symbole du pouvoir. Ainsi. lorsque son oncle lui fit la même proposition. il fut interpellé de l'autre rive par un émissaire du Roi qui venait lui annoncer la naissance de son fils et lui demander le nom à donner à l'enfant. lorsque Bounkani lui rendait visite.avec Garzyao. à une vingtaine de kilomètres de Bouna. De cette liaison naîtra vers 1583 Bounkani le héros fondateur du Royaume de Bouna. un prince Dagomba originaire de Doloma (actuel Ghana). il organisa une troupe de jeunes Lorhon en une armée disciplinée acquise à sa cause et s'installa à Lankara. situé au sud-est du royaume. Bounkani devint rapidement un intrépide et redoutable guerrier. le messager rapporta au Roi Haïngèrè que le nouveau-né devait s'appeler Bounkani. il s'empressa de s'asseoir sur le 34 . et qui était avec ses troupes les hôtes du Roi Haïngèrè. Alors qu'après son séjour. Après avoir maintes fois décliné cette offre. Ne comprenant pas ce que le messager lui criait à travers le flot bruyant du fleuve. 3 – 2 De la naissance du royaume L'appellation Bounkani résulte d'après la tradition orale d'un quiproquo. il lui proposait parfois de s'asseoir sur la chaise royale (kondja). Grazyao répondit: « Bun bo nkane ». Aussi. village aujourd'hui appelé Dagbeko.

35 . Sur le chemin de l'exil. Il mit en place une stratification sociale comprenant par ordre hiérarchique: . Pour forger une mentalité de conquérants à ses sujets. le doigt tendu vers le ciel. précisément à Hîmbié. il décida d'appeler « gbona » la localité de « kwonkouô » (ceux qui ne reculent jamais) où il s'était réinstallé après avoir quitté Lankara. Bounkani va instituer un système de succession patrilinéaire. village situé entre Niadegué et la Volta-Noire. constituait en fait une ruse destinée à usurper le pouvoir. Cette chanson qui est une invocation adressée à Dieu (Hiegossiè). Seul restait visible ce doigt. Avec l'avènement de Bounkani. permettait à ceux qui l'entonnaient de s'enfoncer sous terre. alors que les Lorhon étaient organisés en lignages matrilinéaires. il disparut sous terre après avoir entonné la chanson de la mort. De même.les Ibouo ou princes (descendants en ligne directe de Bounkani et dignitaires du Royaume) . à la suite d'une altercation avec sa mère.les Koulango et autres population . et qui avait déjà. Au plan social. ce qui veut dire. les Lorhon vont connaître de profondes mutations sociopolitiques et économiques.les Worosso (descendants d'esclaves) .les Zaha (esclaves). Mais. ses compagnons tapèrent dans leurs mains pour le saluer. il préféra s'exiler en compagnie de sa femme Siti. Devant ce coup de force de son neveu qui disposait alors d'une armée impressionnante. il les baptisa du nom de « koulango ». Haïngèrè n'eut d'autre résolution que de se soumettre.trône. tué l'un de ses oncles maternels. qui était alors recouvert d'une calebasse. très meurtri et humilié par la trahison de son neveu. Aussitôt. de ses propres mains. « ceux qui n'ont pas peur de la mort ». Cette forme de salutation locale qui n'est réservée qu'au Roi.

ils 36 . il décida d'appeler « Gbona » la localité de Kwonkouô où avait eu lieu cette scène. fouan gbona »? Ce qui veut dire en Koulango. la capitale La tradition orale relate sur ce point que Mantou. en vue de faire définitivement la paix avec ses parents maternels. qui lui reprochait en fait son tempérament violent et meurtrier. confier à ceux-ci. cet accord n'a pas encore été remis en cause.3 – 3 Bouna. et se sentant mal aimé depuis toujours par sa mère. « Bounkani. et ceux de son fils cadet Fignogori. et avec leur aide. les fonctions de chefs de terre. Furieux. Les mauvaises langues racontèrent alors à Bounkani que les mets que sa mère préparait pour son demi-frère. le royaume s'étendait d'est à l'ouest. Bouna est donc une déformation de « Gbona ». Bounkani va jeter les bases d'un nouvel Etat guerrier de type Dagomba. Mais au moment où il allait passer à l'acte. étaient meilleurs à ceux qu'il recevait. Il soumet rapidement les Lorhon. à s'être formé dans les frontières de l'actuelle Côte d'Ivoire. Bounkani décida de se venger en la tuant. Bounkani va. du sud au nord. le grillon est-il plus gros que le bœuf ? ». ce royaume constitue de très loin le premier Etat à pouvoir centralisé. Les descendants de Bounkani mèneront d'autres conquêtes pour agrandir le Royaume. « Bounkani. la mère de Bounkani avait l'habitude de préparer les repas de Bounkani avec de la viande de bœuf. A la vue du sein maternel. parvint à conquérir un vaste royaume situé entre la Comoé et la Volta-Noire. de la Volta-Noire à la Comoé. au nord. A la mort de Bounkani qui est aujourd'hui vénéré et adoré par tous les Koulango. Jusqu'à ce jour. Bounkani tomba de cheval. réservant le pouvoir politique à ses descendants. avec des grillons. sa mère sortit son sein et le lui montra en disant ceci . En souvenir de cet épisode. de Nassian à Diebougou (actuel Burkina-Faso). D'après les historiens. A la tête de son armée. A la suite de violents combats l'ayant opposé aux descendants de Haïngèrè qui voulaient récupérer le trône.

à la fin du XIXe. colonisent les terres. semble t-il. Malgré une vive résistance. Loropeni. les deux groupes « Paboulodara » (gens des terres blanches) et les « Gogodara » (gens de la montagne) fondant de nombreux villages dans leurs nouveaux sites d’occupation. les Abrons. les lobi amorcent leur descente vers le sud. par Bobo-Dioulasso. 4– LES LOBI La mobilité semble être inscrite particulièrement dans l’histoire du peuple lobi. pour se dérober des exigences de l’administration coloniale. à l'ouest jusqu'à Marabadiassa. l’habitat primitif des lobi se confond avec la région méridionale de Wa. D'où l'influence de la culture Akan dans cette partie du Royaume.iront jusqu'à Bobo-dioulasso. notamment avec le clan oyôkô. et Koumassi. plus pressante dans l’ancienne haute volta. l'axe commercial Niger-Accra. Galgoul et de Gaoua. Refusant de se livrer en pâture aux marchands d’esclaves. dont les ancêtres seraient originaires de Bouna. 37 . la puissance du Royaume de Bouna sera mise à rude épreuve par de nouveaux envahisseurs. En effet. en terre ivoirienne. les Koulango du sud du royaume (région de Nassian) seront envahis et soumis jusqu'au début du 20ème siècle au Royaume Abron. Divisé en grands commandements militaires. et à l'est jusqu'à Bolè (actuel Ghana). le royaume de Bouna devenu riche et redoutable. au nord de la république du Ghana actuel. Begho. particulièrement celles de Bouroum-bouroum. Ce peuple inoffensif et sans défense décide de quitter le Ghana pour s’installer à l’ouest de l’actuel Burkina Faso à cause des razzias des deux royaumes susmentionnés. Des alliances seront passées avec le Royaume Ashanti. à proximité des royaumes du Dagomba et de mamprusi. fuyant la suprématie Ashanti. contrôlait outre les riches gisements d'or du bassin de la VoltaNoire. mais aussi. A partir du 18e siècle. favorables à la culture de l’igname. En quête de nouvelles terres.

on les retrouve aujourd’hui dans les sous préfectures de KOUASSI DATEKRO et de BOIHIA et vers l est a Dimandougou et a sandegue. On dénombre aujourd’hui à à peu près 25. 5 – LES AGNI Venus du Ghana actuel sous la conduite d ebembonu Ils abandonnent les bords de la Comoé et parviennent dans le Bona actuel âpres avoir chasse les anciens occupants koulango et djiminis Le Bona se situe au Nord-est de la Côte d'Ivoire. le Bini. le Djuablin et l'Ano. Tanda . Sandegue dans la zone de Kouassi Datekro: intégrés au royaume Gyaman . Doropo et Varabé se mêlent à ce qui reste des populations Koulango décimées par les troupes de Samori. les lobi s’établissent et mettent en valeur les terres inoccupées de la région Tehini-Bouna. Danoa.Des éléments du groupe Paboulodara s’établissent à Lankio et Téhin. Les voisins proches sont l’Abron. tandis que les Cogodara font halte dans les zones de Kalamon. Sa principale ville est Kounfao. 38 . Sur cette terre quasiment vidées de ses habitants.000 locuteurs Bona Quant aux agnis du Bini qui signifierait guerrier sans peur . On recense environ 30.000 locuteurs bini. voisins des Bona dont la dynastie se trouve être Un chef guerrier du nom d assuma ils s installent dans Le Bini entre Kounfao .

d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels du Zanzan 2011 est un produit du Ministère de la Culture et de la Francophonie Sa Zone d’exécution : région de Goutougo et le Milieu d’exécution : district du Zanzan : le projet a une durée annuelle de 3 mois. son Coût est estimé à plus de quatre vingt millions de francs CFA.DEUXIEME PARTIE PRESENTATION DU FESTIVAL DU ZANZAN ET SES IMPACTS CHAPTRE I/ LE FESTIVAL DU ZANZAN I– TERMES DE REFERENCE 1 – IDENTIFICATION Le Festival de Danses. le principal bailleur est l ’Etat de Côte d’Ivoire 39 .

les associations du zanzan et les populations en attendant l’avènement du Conseil régional. Il s’agit donc. celle à terme de servir de point focal à la promotion des danses. 40 . quoique régional a une ambition nationale .Objectifs généraux .Faire connaître le potentiel traditionnel de la région du Zanzan en matière de danse. d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels se veut un adjuvant de cette quête d’enracinement et d’ouverture. les instruments de musique et les costumes traditionnels de la région du Zanzan. Aussi.1–1 Contexte et justification Apres plusieurs années de crises la Côte d’Ivoire s’est inscrite dans un processus de développement irréversible et durable. Le Festival de Danses. . les conseils généraux. De fait. des instruments de musique et des costumes traditionnels à l’échelle nationale. Le présent projet. 1– 2 . d’organiser un atelier scientifique aux fins d’engager et de mobiliser les communes. doit-elle sauvegarder son exception culturelle et ses atouts identitaires aux fins de participer de manière active au processus de dialogue et de diversité culturels. de créer une activité festive et culturelle mettant en exergue la dimension exotérique de l’ensemble des pratiques qui alimentent le commerce humain dans le district du Zanzan sans exclusive. d’instruments de musique et de costumes traditionnels.Promouvoir les danses. sa vocation de pays de vraie fraternité et d’ouverture soumet ses cultures et ses traditions à un dialogue permanent avec l’ensemble des us et coutumes du continent africain en particulier et du monde en général.

de l’artisanat d’art (sculpture.Exposer les instruments de musique et les costumes traditionnels dans le cadre d’un festival . d’instruments de musique et de costumes traditionnels à Bondoukou. 1 – 3 Objectifs spécifiques .Engager le dialogue des cultures dans l’optique de la consolidation des rapports intercommunautaires. 2 – Activités 2– 1 Création du village du festival Pour la mise en œuvre du festival .Identifier et conserver la mémoire culturelle régionale . cet espace sert également de champ de production des troupes. poterie). La seule occasion qui s'offre à la population pour vendre cette richesse est le festival du Zanzan qui permet de 41 . .Exécuter un festival de danses.Identifier les danses. . cas de la fête des ignames Le Zanzan a une richesse culturelle inexploitée.Créer une banque de données relatives aux danses. les instruments de musique et les costumes traditionnels de la région du Zanzan . des tableaux de peintres originaires du Zanzan (résidents ou de la diaspora) . un village est créé en vue d’abriter l’exposition des objets patrimoniaux. instruments de musique et costumes traditionnels de la région du Zanzan .. . . 2 – 3 La mise en scène de la dimension exotérique d’un rituel.

2 – 4 Un atelier scientifique L’atelier scientifique est un projet qui s’inscrit dans le volet réflexion du festival et se construit sur un certain nombre de principes d’action entre autre la sensibilisation à un domaine artistique. scientifique ou social Activant un certain nombre de compétences au plan national et de connaissances locales. 42 . en plénière sur un thème précis. danses. le partage de repas de foutou à base d'igname accompagné de sauce remplie de viande. Il a été examiné au travers de trois commissions à savoir : Commission 1 : Le rôle des communautés dans le processus de réconciliation et de cohésion sociale . Commission 3 : Le repérage des valeurs de réconciliation. chants. le tout arrosé de vin de palme. ont meublé la représentation scénique. avec des communications de cadrage. Il vise également à créer une plate-forme de réflexion et de contribution au programme de réconciliation nationale et de cohésion sociale. culturel. Il a eu lieu trois jours avant l’ouverture du festival. rituels et offrandes. parleur. sans oublier. Commission 2 : Le rôle du voisinage dans le processus de réconciliation et de cohésion sociale . Cet atelier enregistre la participation d’une centaine de personnes dont les neuf préfets de département et les représentants des différentes couches sociales de la région. Les conclusions des travaux ainsi que les recommandations ont été consignées dans les actes de l’atelier.susciter chez les jeunes des reflexe de recours aux fondamentaux culturels et de conserver la mémoire culturelle régionale. Cette année Tam-tam. Pour l’édition précédente le Thème était le rôle des communautés et du voisinage dans le processus de réconciliation et de cohésion sociale. de cohésion sociale et les modes d’implantation auprès des populations.

avec des haltes gourmandes. Le district du Zanzan.2– 5 Le village gastronomique Cadre de découverte des mets locaux et des saveurs ancestrales. est l’une des zones les plus touristiques de la Côte d’Ivoire. 2 – 7 Exécution du festival L’exhibition des troupes de danse et des acteurs en costumes traditionnels. l’on retrouve Ici le tourisme gastronomique qui offre aux festivaliers une occasion de découverte destinée à compléter la visite des sites d’arts. minutieusement décrits et localisés. 2– 6 Un circuit touristique . Ces écoles se présentent sous forme de hangars couverts de paille ou de tôles qui méritent d’être visitées. Les écoles coraniques constituent l'une des particularités du département de Bondoukou. On n’y trouve. l’inventaire des aliments. Entre les Ecoles coraniques. Bondoukou est une ville aux mille charmes. Bondoukou se laisse découvrir dans un flot d’histoire. les singes sacrés de Soko. si nombreux dans le village du festival. les maisons de Samory et de Binger à Bondoukou. avec la liste des plats et des boissons que chaque région peut offrir. est précédée du rite des libations et des échanges de nouvelles : 43 . En témoignent la mosquée du 18ème siècle de Sorobango. les poissons sacrés de Bokorê. On en dénombre une centaine dans la ville. dans le nord-est. les singes de Soko et les poissons sacrés de Bokorê. Bouna et le parc de la Comoé. tant pour l’achat que la dégustation.

nubiles. Cette dimension festive et patrimoniale permet de consolider la chaîne des générations. Tous ces vestiges permettent. Et l'esplanade qui abrite les festivités ne désemplit pas. rivalisent d'ingéniosité pour séduire les festivaliers. sillonnent les artères principales de la ville de Bondoukou pour converger vers l'esplanade du Centre culturel de la Cité aux "mille mosquées". Les filles. les groupes artistiques traditionnels. Outre l'exposition. en la matière. Expositions de legs familiaux. quant à elle. offrent une partie de danse acclamée par l'assistance. lobi Agni . tout un aréopage de reliques symbolisant la mémoire et la civilisation des peuples Bron. marquent les réjouissances du festival. Pendant 3 jours. Lorsque les troupes des guérisseurs prennent le relais.Elle a eu lieu. par des démonstrations au cœur d'une flamme ardente. de s'imprégner de tout le contenu spirituel que consacre le passé de ceux. Djiminis etc sont à la disposition des festivaliers et autres visiteurs. 44 . les groupes artistiques traditionnels. 3 jours après l’atelier scientifique. Mieux. par des scènes de danse à la limite du sacré et du mystique. et de favoriser chez les jeunes le recours aux fondamentaux culturels . les troupes se succèdent et font montre de leur ingéniosité pour le bonheur du public. Cette parade témoigne de la diversité des vestiges et legs culturels du peuple du Zanzan. costumes ? Statuts. à la jeunesse. la partie de danse guerrière se termine par une fine pluie. ou même des vieillards arrachent toute l'attention des festivaliers. vestiges culturels. convainquent plus d'un festivalier sur leur bravoure. Koulango. Tous en tenues traditionnelles exprimant l'identité culturelle. Ces 3 journées d’exhibition. En file indienne.ci. L’attrait des populations pour la valorisation des richesses culturelles est perceptible. la mémoire de la communauté d'origine. sinon. instruments de musiques. dans un rythme saccadé. à la poitrine nue. sous un rythme de décibels tambouriné. Les troupes par une chorégraphie de jeunes filles pubères.

un samedi. connus au plan national et international. d’enracinement et de convivialité tant au niveau régional que national ferme ses portes par ce concert populaire en guise d’ouverture sur la modernité. ils permettent. soutenu par un défilé et une exhibition de danses . Il est caractérisé par les prestations d’artistes confirmés. 45 . Quant aux spectacles de danse et de théâtre proposés par les compagnies nationales de danse et de théâtre à cette occasion. Ce festival qui est devenu un creuset de brassage. un défilé d’acteurs en costumes traditionnels permettant de revisiter le patrimoine vestimentaire régional.Le tout. de rapprocher les populations des pratiques artistiques de haut niveau 2– 8 Le Bal populaire Il se déroule dans la soirée du dernier jour du festival .

3– programme d’activité ACTIVITES Réunion d’information et générale de sensibilisation PERIODE septembre CIBLE le corps préfectoral et la chefferie traditionnelle OBJETIFS Consolider l’information relative à l’organisation du Festival de Danses. de la présélection des troupes. RESPONSABLE Commissaire Général Mission de prospection et de conseil dans les départements en vue de la réactivation des septembre Elus locaux et troupes de danses troupes de danse et l’identification des objets patrimoniaux Informer sur les modalités de prise en charge des acteurs . Informer sur les modalités de collecte des objets patrimoniaux et leur exposition Conseillers artistiques Recherche de sponsors et de partenaires Réunion tournante d’explication et de MARS – MAI Entreprises et mécènes Contribuer au financement du projet Inciter à la mise en activité par les des comités de mobilisation en vue de rencontrer et échanger avec les Préfets de département les acteurs au niveau départemental mise en œuvre du plan media septembre Préfets départementaux et sous préfets départementaux Département présidés Préfets Commissaire Général Consolider la plate forme de l’organisation de l’Atelier Scientifique AOUT Population touristes ivoirienne et Promotion de l’événement communication les opérateurs construction du village du festival 7 pavillons et espaces marchands du Festival) Fin septembre Entrepreneurs et commerçants Sensibiliser et responsabiliser économiques relativement à la création du village gastronomique Atelier scientifique octobre Population ivoirienne et homme de culture plate-forme de réflexion et de contribution au programme de réconciliation nationale et de cohésion sociale ONG. chefs traditionnels . d’Instruments de Musique et de Costumes traditionnels du Zanzan Informer sur le mode opératoire de l’identification. experts Sous préfets et opérateurs Transport des troupes des départements à Bondoukou OCTOBRE Troupes de danses En vue de participer au festival économique 46 .

4– COMITE D’ORGANISATION ET DE MISE EN ŒUVRE 4 –1 Un comité de Pilotage C’est l’organe de prescription, d’orientation et de décision. 4 –2 Un Commissariat général Il est coordonné par un Commissaire Général. C’est l’organe technique de mise en œuvre.

4– 3 Un Comité Régional

Il est crée pour tenir compte des réalités du terrain. Il est présidé par le préfet de région et est composé des Comités départementaux de Koun-Fao, de Tanda, de Bondoukou, de Téhini, de Transua, de Sandégué de Nassian et de Bouna, aux fins d’associer toutes les forces vives du Zanzan. Leur mission est d’identifier les Danses Patrimoniales du Département, les instruments de musique et les costumes traditionnels ; d’effectuer une présélection en vue de disposer d’un ensemble de danses traditionnelles à même de participer au Festival régional avec le soutien technique et financier du commissariat du Festival ; d’identifier les instruments de musique et les costumes traditionnels susceptibles d’être exposés dans le cadre du Festival régional ; d’aider les troupes de danses anciennes à se reconstituer, notamment par la réhabilitation des instruments de musique et des costumes traditionnels ; de prendre les

dispositions nécessaires en vue du transport des troupes, des instruments de musique et des costumes traditionnels à Bondoukou avec la participation financière du commissariat du Festival ,
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de mobiliser l’ensemble des forces

vives du Département en vue de leur participation active à la réussite du Festival ; de créer les conditions de pérennisation des danses, des instruments de musique et des costumes traditionnels au niveau départemental ; de constituer au sein du département un maillon essentiel, visible et appréciable du dispositif du festival régional et de susciter l’engagement physique et matériel des cadres au niveau départemental au bénéfice des troupes départementales sélectionnées . 4 – 4 Commission d’animation et de planification du déroulement des exhibitions des troupes de danses et des spectacles

Cette commission composée essentiellement des professionnels du spectacle propose et s’assure de l’exécution de la programmation des troupes.

TABLEAU DE PROGRAMMATION
DATE HORAIRES 9H -10H 30 ACTIVITES OU GROUPES PROGRAMMES Ouverture officielle du festival Allocutions 10H 35 – 11H 11H – 11H 20 11H 25 – 11H 45 11H 50 – 12H 10 Jeudi 14 octobre 12H 15 – 12H 35 12H 40 – 13H 30 13 H 30 – 14H 30 15H – 15H 20 15H 25 – 15H 45 15H 50 – 16H 10 16H 15 – 16H 35 16H 40 – 17H 17H 05 – 17H 25 17H 30 – 17H 50 21H – 22 H groupes de la résidence du Préfet à la place publique Mise en scene de la fete des ignames KPALEFFE (20 mn) LOSSINAGA (20 mn) DIMBA (20 mn) DJORODJORO (20 mn) Vernissage de l’exposition DEJEUNER SACRABORI (20 mn) KOTO (20 mn) TOUT – PROPRE (20 mn) BOIHIA (20 mn) OBI DOM BIE (20 mn) ASSINGO (20 mn) KROUBI (20 mn) REPRESENTATION THEATRALE AVEC LE GENCAM ( 2 comédiens : spectacle sur le SIDA) Maquis le BINTOH ABEMA TEHINI KOKOMIAN BOIHIA ASSUEFRY LABIRA BONDOUKOU KAMALA DOROPO DEHI NIBO KOUASSI DATEKRO ORGINE DES GROUPES Grande parade de tous les

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8H 30 – 9H 9H 05 – 9H 15 9H 20 – 9H 45 9H 50 – 10H 10 10H 15 – 10H 35 10H 40 – 11H 11H 05 – 11H 15 Vendredi 15 octobre 11H 20 – 11H 40 11H 45 – 12H 05 12H – 14H 14H 30 – 14H 50 14H 55 – 15H 15 15H 20 -15H 40 15H 45 – 16H 05 16H 10 – 16H 30 16H 35 – 16H 55 17H – 17H 20 17H 25 – 17H 45 21H

PARADE DE LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE NAYA (20 mn) DJORO (20 mn) ADJEMELE (20 mn) KOTRONOU (20 mn) AWUEESSI (20 mn) SAKABORI (20 mn) BOCOME (20 mn) ATTA – KORO (20 mn) DEJEUNER BIWALOGO (20 mn) NAYA (20 mn) BOURI (20 mn) M’BRE (20 mn) KOUASSI DATEKRO (20 mn) KOMIAN (20 mn) GBOLO (20 mn) BEDOU (20 mn) COMPAGNIE NATIONALE DE DANSE

Sur la place publique TALAHINI –T TEHINI BODO ASSUE KOTRONOU ASSETA BANON GOUMERE BOTOGONI SEPINGO

BONDOUKOU TOROSANGUIE BOUNA N’DAKRO KOUASSI DATE KRO TANDA BONDO BONDOUKOU MAQUIS BINTOH

DATE

HORAIRES 9H -9H 20 9H 25 – 9H 45 9H 50 – 10H 10 10H 15 – 10H 35 10H 40 – 11H 11H 05 – 11H 25 11H 30 – 11H 50 11H 55 – 12H 15

ACTIVITES OU GROUPES PROGRAMMES YENINA (20 mn) BEDOU (20 mn) SECEGON (20 mn) BIR(20 mn) KODJO (20 mn) MISSIMIGNAN (20 mn) OBI DOM BIE (20 mn) NAYA (20 mn) BOFFOUE (20 mn) DEJEUNER CIRCUIT TOURISTIQUE ASSOMA(20 mn) SACRABUTOU (20 mn) ABOUSSOUAN TENTOH (20 mn) COMPAGNIE NATIONALE DE DANSE (20 mn) CEREMONIE DE CLOTURE Allocutions Rapport de synthèse de l’atelier scientifique Remise des trophées

ORGINE DES GROUPES KOUTOUBA BONDOUKOU KTETEYE DOROPO KOKOMIAN MISSIMIGNAN TANGAMOUROU PARHADI TAMBI

Jeudi 14 octobre

12H 20 – 12H 40 12H 45– 14H 14H 30 – 16H 14H 30 – 14H 50 14H 55 – 15H 15 15H 20 – 15H 40 15H 45 – 16H 05 16H 10 – 18H

GOUMERE BONDOUKOU BONDOUKOU CNAC

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4–5 Commission restauration. 4–7 Commission FINANCE Elle est présidée et animée par le Directeur administratif et financier du Ministère de la culture et de la francophonie. la présence du régisseur du fonds de soutien à la culture et à la création artistique et celle du Directeur administratif et financier du Ministère ont permis une gestion pratique et efficace du budget. ainsi que le respect des normes comptables. Le festival est l'occasion d'une manifestation à caractère joyeux. Elle organise. en prévenant des risques potentiels et en intervenant de façon efficace lors du festival .6 Commission Sécurité et protocole Elle est composée essentiellement des agents de police du district qui maintiennent la sécurité . personnalités. 50 . la restauration de tous les festivaliers. Au plan interne . Le contrôle financier en vue de témoigner de la sincérité des dépenses dépêche deux (2) personnes à Bondoukou. Ils sont appuyés par des éléments de gendarmerie spécialisés dans la protection des personnalités. Parce que les organisateurs ne plaisantent pas avec la sécurité. ludique Cette commission est rudement mise à contribution. de la restauration des 4 . planifie. la ville est bouclée et le site est surveillé par des vigiles de nuit comme de jours pendant tout le festival. La préfecture de région s’occupe quant à elle.

Ils ont créé une commission en vue d’ adapter sa stratégie de 51 . draine un public venu de loin. Elle constitue un avantage concurrentiel décisif pour l’événement. les réserves et y affectent les festivaliers et les personnalités et orientent les touristes Il y a plusieurs types de festivaliers Les personnalités ou invités de marque .4 – 8 Commission hébergement Tout d’abord. La communication évènementielle n’est pas une simple variable d’ajustement dans les budgets de communication ou un simple média utilisé selon les opportunités. chefs traditionnels et religieux. du tourisme : ils recensent tous les hôtels de la ville. L’ensemble des rois. Les touristes . Y-a-t-il réellement un problème d’hébergement ? Pour répondre à ce besoin les organisateurs ont mis sur place à Bondoukou une équipe composée essentiellement des professionnelles de l’hôtellerie . S’inscrivant dans cette démarche tactique. notons que la question de l’hébergement se pose pour le simple fait que le festival. Une programmation est faite selon le type de festivaliers. de plus en plus grand. Au total environ Cinq cent festivaliers sont hébergés par édition Voir tableau 4–9 COMMISSION COMMUNICATION ET MARKETING Pour les organisateurs du festival du zanzan. Les troupes de danses . L’ensemble du corps préfectoral des neuf départements du Zanzan . et qui doit parfois être hébergé chez des professionnels.

les cibles de communication en les hiérarchisant et de créer une identité visuelle. guidée par une stratégie de communication. Mettre 5en place un réseau de relais à deux niveaux : des relais de proximité multi-festivals. il faut une approche organisée. pour manifester l’ancrage local du festival. . définir le positionnement attendu. notamment grâce à une enquête sérieuse. Les organisateurs font preuve de créativité et essayent de se distinguer de ce qui se fait habituellement. installer une ambiance de fête. Pour être efficace. les objectifs de communication. Pour le festival du zanzan. et des relais lointains mais spécialisés Souvent considérée comme allant de soit. Il s’agit notamment de . de la cibler et de la maîtriser d’ où la mise en place un plan de communication. des plus classiques aux plus novateurs.Mettre la capitale du district – le centre comme la périphérie – aux couleurs du festival. Pour les animateurs de cette commission Il est essentiel de préparer sa communication. 4–9–1 LE PLAN DE COMMUNICATION Le fonctionnement au coup par coup et sans réflexion préalable trouve vite ses limites.communication en fonction de ce que l’on sait du public. la communication dans le secteur du spectacle nécessite un savoir-faire spécifique. En outre il faut faire preuve d’imagination pour se donner les meilleures chances d’obtenir des résultats : Tous les moyens et techniques sont utilisés. et communiquer sur le festival. Il en va de même pour le budget de communication . c’est souvent l’innovation qui fait la différence. 52 .

Prés de dix mille affiches sont confectionnées chaque année. merchandising…). 4x3 m en négociant des partenariats avec des afficheurs. à Abidjan et dans les chefs lieux de départements du district 30x40 ou 40x60 cm (affichettes) pour l’affichage dans les magasins et supports de proximité. présentation générale du spectacle. entrées ou sorties de concerts. etc. près de vingt mille sont distribués à chaque édition. Le dépliant présente la programmation de façon détaillée (ordre et horaire des passages des troupes d’accès. On en dénombre cinq mille annuellement  Tract (flyers) Complémentaire à l’affiche et aux programmes. Outre la distribution. en tissant un lien avec le public. clubs.  Programme ou dépliant Il vient en complément de l’affiche. musiciens. annonceurs ou communes). à Abidjan et dans les des points stratégiques du district ou au fronton de bâtiments« stratégiques ». on en dépose des piles dans les stations de radios de proximité et des surfaces partenaires . Une centaine est confectionnée à chaque édition 53 d’ artiste. . Ils sont distribués dans les bars.  Banderoles Destinées à être accrochées dans les rues. voire un visuel simple ou un logo accrocheur. Ils servent autant à véhiculer l’image du lieu qu’à informer sur le programme de la saison. Plusieurs formats sont utilisés : 60x80 cm ou 80x120 cm pour le collage sur la voie publique. plan partenaires.4–9–2 LES SUPPORTS DE COMMUNICATION utilisés par le festival  Affiche C’est le premier support auquel les organisateurs pensent et le principal moyen de faire connaître l’ événement au plus grand nombre pour un coût abordable. leur texte est bref et bien lisible avec des mots clés. horaire et dates. lieu.).

Africabox. pour être efficace. badges ou autres objets publicitaires sont utilisés.com. le festival n’est visible à ce jour que sur les réseaux sociaux avec facebook et tweeter… 4–9–3 LES RELATIONS AVEC LES MEDIAS Les organisateurs en font leur priorité. abidjanshow. Daily motion. Même si ils sont convaincus que le festival pourrait être l’événement culturel prioritaire du moment. etc.  Communication en ligne Au delà de la promotion du festival sur un certain nombre de sites tels que (sur You Tube. leurs interlocuteurs selon eux 54 . nécessite d’une part de nouer et d’entretenir des relations régulières avec les médias (importance du carnet d’adresses et du relationnel). Il est essentiel de comprendre le fonctionnement des médias : presse. d’autre part de bien les connaître et de comprendre leur fonctionnement. Ils amplifient le « buzz » autour de la manifestation. C’est le cas du groupe ORANGE qui a remis des Tee-shirts et mis à contribution un camion podium pour les animations en off. Pour les deux dernières éditions Ces supports ont particulièrement fait objet de production de la part des partenaires et les sponsors car. casquettes. ils permettent une visibilité plus durable des marques ou logos affichés. Il en est de même pour la CAISSE D’EPARGNE et CODY’S ENERGY. radio et télévision sont sollicitées en permanence. L’existence d’un site internet est indispensable mais le site internet n’ est pas régulièrement mis à jour et rencontre des difficultés de fonctionnement en ce moment. La communication.TV. tout en promouvant le spectacle en luimême.). autocollants. Les autres supports Tee-shirts.

un cocktail de présentation. le festival offre de l’espace sur ses propres supports de communication (affiches. Soir Info . TV5. Il en est de même avec les chaînes de radio et télévision (les radios locales et la Radio Télévision Ivoirienne) et La presse internationale avec Africa 24. Nord sud. Intelligent d’ Abidjan. billets. Nouveau Réveil. l’Expression. Notre voie.  Marketing des spectacles Le travail avec la presse peut s’envisager de plusieurs manières : Les animateurs de la commission communication partent de l’Obtention du rédactionnel (c’est-à-dire un article ou une émission consacré au festival). Africable. Déclic Magazine . en amont font. Echos du Zanzan. Patriote . Vox Africa. L’achat d’espaces dans les publications de presse (Fraternité Matin. 55 . Ivoire échos Tourisme. Ou a une soirée événementielle. le Courrier. flyers. le Temps. Par ailleurs. calicots). les organisateurs.n’ont pas forcément la même perception. distribution d’objets publicitaires…). Télé sud. recours à des négociations des conférences de presse. Ils développent donc le marketing des spectacles. en vue de la médiatisation du festival. et permet au média d’être présent sur le spectacle (stand. Les échanges de prestation et les partenariats sont très présents dans les relations entre les organisateurs du festival du zanzan et les médias. en dehors des moyens et outils déjà évoqués. aux achats des espaces publicitaires en passant par les partenariats. dépliants. hebdomadaires ou mensuels) représente un coût assez élevé (auquel il faut ajouter le coût de conception de l’encart publicitaire par un graphiste ou une agence). En contrepartie d’une campagne de promotion sur le média.

des personnes relais et leaders d’opinion. politiques. sont ou seront utiles : voir tableau de plan media 4 –1o La commission transport – logistique. financeurs. des décideurs (élus. 4 – 11 Cible La population ivoirienne en général et celle du Zanzan en particulier. des partenaires (effectifs ou potentiels). Pour la dernière édition l’Hôtel Tiama a servi de cadre. etc. dans un cadre convivial et festif. l’attention particulière est portée. des invités et des personnalités (people.  Les touristes. une fois sur les lieux de l’événement. président de ladite commission . sur l’accueil des médias. institutionnels…). La commission finance après appel d’offre retienne les operateurs économiques.L’avantage est de pouvoir réunir des médias. Outre cela. officiels…) auxquels ils proposent un traitement privilégié… C’est aussi une occasion d’entretenir le relationnel et de montrer qu’on sait traiter ces personnalités avec égard. des partenaires. Des operateurs privés sous la supervision des sous préfets du district se chargent du transport des troupes de danse. Enfin. parce qu’ils ont été.. Il en est de même pour la logistique dont la supervision est assurée par le directeur régional de la culture du zanzan . C’est une occasion privilégiée de développer le relationnel. les organisateurs misent aussi sur des objets publicitaires ou font parrainer le festival par le président de la république qui apporte sa caution morale et son image.  Les opérateurs économiques  Le monde de la culture et des arts 56 .

Pour elles. En cercle. après les travaux champêtres et est dansée par les jeunes filles. La coiffure dite boule– boule sur la tête. 5–1 KODJO DE KOUNFAO C’est une danse au clair de lune qui se déroule. aux bras. en général. 5–2 LA DANSE AHUIESSI TANDA La danse ahuessi est très gracieuse. empreinte de beaucoup de gestuelle 57 .les danseuses sont vêtues de pagnes tissés Kita très prisés en pays Abron. Les figures et les pas de danses sont expressifs. Les danses renferment beaucoup de gestuelles. Les femmes sont souvent danseuses ou constituent le chœur quelques rares fois. elles assurent l’orchestration. Ici. aux poignets. les akans s’expriment par la danse. et de force et de puissance. elle est exécutée par des jeunes filles pubères. elles sont maquillées de kaolin appliqué sur une couche à base d’effondrons. Les seins sont découverts.5 – Quelques danses du zanzan nominées au festival Comme toutes les sociétés de Cote d’Ivoire. Cette danse fut Lauréate en 2009. Elles sont habillées d’un cache sexe rouge tenu par une ceinture de fines perles enfilées.les masques se produisent en costumes traditionnel ritualisé et leur prestation sont une suite d’acrobaties. elles se tapent les mains et lune se détache du cercle du cercle pour se jeter dans les bras de ses amies qui la projettent à nouveau vers le centre . de démonstrations. et portant de jolies coiffes. notamment dans le district du zanzan ou elles traduisent le message du tambour parleur. Elle est exécutée par de jeunes femmes somptueusement parées de bijoux en or au cou. c’est l’occasion de chanter les louanges de leurs amoureux. La danse. aux chevilles.

les danseurs se font l’accolade pour s’encourager mutuellement. elle-même. 5–5 LA DANSE KOMIAN Danse mystique exécutée par les prêtes traditionnels.Les danseuses sont quatre jeunes filles dont trois sont en tenue de pubères. Nominée en 20I0 L’ODONANYEH se danse en toutes circonstances : fêtes de réjouissances. auquel succède le rythme accéléré pendant lequel les danseurs démontrent leur talent. La danse se fait au son de cinq tambours et de hochets en calebasse. À chaque étape de la danse. La danse des komian est purement démonstrative. 58 . La chanteuse principale entonne un chant que tout le monde reprend en chœur. Elle ne s’accompagne pas de chants. un chasse – mouche à la main. Les hommes et femmes sont habillés de rouge et blanc . 5–3 LA DANSE ASSALAM C’est une danse d’unité . gracieux.il y a deux temps dans l’odonanyeh Le rythme lent dans lequel démarrent toute chanson et toute orchestration. funérailles etc. Elles tiennent en main un chasse mouche . des grelots aux pieds. Cette danse fut nominée en 2009. Les pas de danse sont lents. Le chœur comprend uniquement des femmes.commence par une libation. est exécutée avec de petits pas . Elle comprend des musiciens. 5–4 ODONANYEH DE MAGAM BONDOUKOU La danse ODONANYEH de Magam est une danse typiquement Abron dont l’origine se confond avec celle de leur migration en Cote d’Ivoire. Cette danse fut nominée en 2009. La danse. Ils reçoivent les encouragements du public qui leur lance des morceaux de pagnes qu’ils portent en écharpe.Les bracelets sont des cordages noués et elles portent au cou de colliers de perles enfilées. un chœur et des danseurs.

Les danseurs quant à eux une coiffe avec des plumes. Une première exhibition met en scène un jeune homme tenant un sabre puis arrive une fillette. Habillées d’un pagne porté en cache sexe et de plusieurs foulards multicolores. aux bras. aux poignets. 5–8 LA DANSE YEMINAN DE NASSIAN Nominée en 2011. Exilées pendant un mois au village pour être préparées à leur rôle de futures femmes. Cette danse fut lauréate du festival du zanzan en 2008. Il déteste être enfermé. 59 . Yeminan est une danse cérémonielle exécutée par des jeunes filles pubères. L’orchestre est composé d’un tambour parleur et de quatre tambours moyens. elles exécutent cette danse à leur retour d’initiation. La fillette porte des perles enfilées au cou.5–6 OBI DOM BIE C’ est une danse de réjouissance exécutée principalement par un jeune homme et une fillette.la jeune fille est entièrement tatouée de kaolin tourne autour du balafon durant toute la danse et est accompagnée de danseuses qui portent une ceinture de cauris à la taille. 5–7 LE BOURI DE BOUNA C’est une danse en hommage à un fétiche bourri qui exige qu’on le présente. Autour de son pagne sont noués des foulards multicolores . Cette danse a été lauréate en 2010. Le couple fait trémousser tout le haut du corps alors que la partie inferieure reste fixe. La danse s’exécute en couple. face à face. Le fétiche est porté sur la tête par une jeune fille dans un pot en terre cuite recouvert d’une calebasse . aux chevilles. On le sort lors des grandes cérémonies. Les danseurs vont et viennent entre l’orchestre et les spectateurs. aux mollets.Une chanteuse également parée accompagne le couple de danseurs. Tous les deux sont parés de beaux pagnes.

elles paradent en tournoyant autour de la place. zoomorphe. le masque à un visage plat. elle fut adoptée.chasse mouche en main. Ces masques sont considérés comme les plus beaux de la région. Fasciné. Il a le pouvoir de conjurer le mauvais sort. C’est une danse sacrée qui ne doit pas être vue par les non initiés. de forme triangulaire et surmonté de deux cornes. Habillé d’une grande tunique en fibre de raphia. Les danseuses sont des femmes âgées. L’histoire raconte que la danse a été découverte par un chasseur qui a surpris des génies entrain de danser en brousse. un 60 . 5–11 LA DANSE ADJEMELE DE DODO ASSUE KOUNFAO C’est une danse initiée par un groupe d’acteurs de l’ethnie baoulé installés depuis des lustres dans la sous préfecture de Koun-fao. corps et visages recouverts de kaolin. 5–10 LA DANSE GBOLO DE BONDO C’est une danse mystique de chasseurs. Le Gbolo se danse lors du décès d’une personne âgée. 5–9 LE BEDOU Des Nafana DE BONDOUKOU C’est un masque qui sort une fois l’an. Les masques sont habillés d’un pantalon et d’une chemise de pagne tissé et d’une jupette de fibres de raphia. il en parla au village et. Les danseurs sont des jeunes gens habillés d’un short au. sur la poitrine. Elle est composée de deux beaux masques tout noirs un male et une femelle au visage zoomorphe. Le masque est accompagné par deux jeunes gens dont l’un tient un éventail. avec une trompe et des petits animaux sculptés sur la tête. grâce à plusieurs applications. Le chœur est constitue de femmes vêtues de pagnes baoulé.dessus duquel se trouve une jupette en lanières . La danse a été nominée en 2008.

aux chevilles .tissu porté en échappe et tenu un foulard . des grelots. des fibres de raphia aux genoux .  LISTE DES TROUPES DE DANSE QUI PARTICIPENT AU FESTIVAL - SACRABORI d’ABEMA GBOLO de BONDO NAYA de TALA HININ TOMORA NAYA de TORROSSANGUEHI BENTO de KEKRENI ODONANYE de MAGAM BOFFOUO de TAMBI BOCOME de TABAGNE ATTA COCO de SEPINGO DJORO de TEHINI KOTO de TEHINI BOURI de BOUNA BIR de DOROPO LOSSINAGA de DOROPO TOUT PROPRE de KOKOMIAN ADJEMELE de DODO ASSUE M’BRE de N’DAKRO KODJO de KOKOMIAN DIMBA de DIHI NIBO BOHIA de BOHIA1 - DATEK de KOUASSI DATEKRO MISGNAN de MISSIMIGNAN KPALISSE de KAMALA DJOJORO de DJORODJORO OBIDOMBIE d’ASSUEFRI AWUESSI d’ASSUETA BANON KOMIAN de TANDA OBIDOMBIE de TANGAMOUROU ABOUSSOUAN de KEKERENI ASSINGO de LABIRA SACRABORI de GOUMERE YENINA de KOUTOUBA NAYA de PAHRADI KROUBI de BONDOUKOU BEDOU de BONDOUKOU SACRABOUTOU de BONDOUKOU SECEGOU de PETEYE 61 . Les jambes peintes de kaolin. la danse s’exécute en groupe.

par définition. Le schéma cidessous présente les quatre grands types d’impact qu’un festival peut avoir sur un territoire 1– IMPACT SOCIO CULTUREL Le premier impact. l’organisation d’un festival peut être l’occasion de mettre en place des activités qui lui sont liées tout au long de l’année. le plus évident. 1–1 Développement de la Culture Dans le temps. la distraction dans la région se limitait à l’organisation de concerts d’artistes et de l’organisation de concours Miss Cote d’Ivoire étape de Bondoukou. loin s’en faut. structure d’exposition permanente…). C’est aussi un moment privilégié pour stimuler la création artistique (résidence d’artistes. a. et il contribue très fortement. à ce titre. commandes…). ces activités ont décliné et heureusement le Festival est venu prendre le drapeau de la renaissance culturelle. puisque. des effets multiples qui ne sauraient se résumer. Il constitue donc un moment fort de la saison artistique dans une ville.Chapitre 2 / L’IMPACT DU FESTIVAL I – IMPACT POSITIF La tenue d’un festival. un festival est un événement culturel. Depuis quelques années. à l’impact économique. sur le territoire qui l’accueille. et dont il constitue le point d’orgue (ateliers. De plus. 39% des répondants ont fait mention de la promotion culturelle comme effet positif du 62 . est celui de l’animation culturelle. à l’animation du territoire.

En 2008. le chef de province Pinango NANAN ADOU BIBI 2 a confessé au gérant de l’hôtel Akan qu’il vient au Festival pour revivre sa culture.Festival du zanzan. Birr de Doropo . Pour Sita Bakayoko. 63 . jeune artiste qui doit son ascension à cette scène. journaliste à Onuci Fm . Selon la petite danseuse de Obidombie. Beaucoup d’artistes existaient dans la région mais ils n’étaient pas connus au plan national. Kader Sébastien. Odonanyè de Magam . Bouri de Bouna et autres se sont produits sur cette scène. 1–2 La promotion des objets patrimoniaux Les expositions d’art . Des groupes comme Obidombie d’Assuafry . Pendant trois jours se côtoient l’imagination et la créativité des artisans qui peuvent ainsi exposer leurs travaux et disposer d’un bon cadre d’échanges commerciaux. le site du Festival a refusé du monde : une dizaine de jeunes talents sont l’attraction du public chaque année. Depuis la première édition. trouvé que le Festival permet de sauvegarder certains pans de la civilisation ivoirienne qui avaient tendance à disparaître. Enfin. ménagère à Nassian. « Il n’y a pas d’artiste à Assuafry qui n’a pas prospéré à cause de ce Festival. 1-3 Découverte de jeunes talents. 20 professeurs d’universités et une cinquantaine de chefs traditionnels de la sous région étaient présents. c’est grâce au Festival que le zanzan est en train de retrouver la valeur culturelle et artistique qu’il avait. Le Festival est venu propulser les jeunes artistes. anciennement correspondant régional de Fraternité matin a. d’objets patrimoniaux et les séminaires permettent la rencontre arts et techniques de la région sur le site du Festival.

Enfin la langue BRON est aujourd’hui objet de curiosité et de pédagogie. grâce au festival.Les supports de communication comme les affiches. Un atelier scientifique a réuni pendant 02 jours des universitaires de l’ILA et experts des savoirs traditionnels pour plancher sur l’avenir de cette langue. les livrets programmes du festival revêtaient une belle architecture en banco rouge et mettaient en exergue le costume traditionnel. 1–5 La promotion et la sauvegarde de la langue Nafana Aussi. au Great Seoul Festival en 2010 et d’autres pays grâce au Festival du zanzan. soit en les faisant participer à l’organisation du festival (comme bénévoles. en partie. Il a conclu un partenariat avec les chefs traditionnels dans le cadre de la promotion du costume . le festival a contribué à la vulgarisation de certaines langues de la région. La direction du festival a communiqué une année entière sur la langue Nafana qui était en voie de disparition.Le groupe Obidombie dont fait partie la petite danseuse du zanzan a été invité en Corée du sud. 1-4 La promotion des costumes Le Festival du zanzan a permis d’élargir les perspectives culturelles. les ambassades et les espaces culturels à travers le monde permettant la large diffusion de cette pratique. 2 – IMPACT SOCIO POLITIQUE Le festival est également un moment collectif fort dans la vie du district. et à ce titre. il a vocation à rassembler autour de lui les citoyens. Ces supports ont été distribués à travers les agences de communication et de voyages. les flyers. à travers des ateliers 64 .

au sein duquel les conflits et les fractures n’existent plus. soit en les rassemblant lors des spectacles et animations qui ont lieu dans le cadre du festival. car il est avant tout un moment de rencontre. il contribue à tisser et à renforcer le lien social sur le territoire. tous les intervenants ont décidé à la faveur de la quatrième édition du festival de faire désormais bloc autour de nanan Kobenan Adingra Adjoumane. L’organisation d’un festival a donc des retombées politiques et sociales importantes. En cela. En effet. étant donné que l'actuel roi des Abron a donc été installé sur son trône par le chef Fumassa. Considérant que tous les intervenants à la succession du roi des Abron dans le clan Yakassé ont choisi unanimement NANAN KOBENAN ADINGRA ADJOUMANE. tous les chefs de provinces et ceux des royaumes du Bounkani et biens d’autres ont trouvé une solution à la crise qui dure depuis belle lurette. spécialiste de la fête.préparatoires…). en faisant participer les habitants. Au-delà du message politique contenu dans l’organisation d’un festival (affirmation d’une certaine politique culturelle par exemple). Son autorité s'étend jusqu'à certaines villes du Ghana. celle-ci a donc des implications plus profondes sur le plan politique et social. la fête leur renvoie l’image idéalisée d’un groupe social uni. La dernière édition du Festival a créé 34 emplois dont 3 directs et en 65 . roi des Abron. 2 – 3 Création d’emplois L’impact social le plus remarquable est la création d’emplois cités par 33% des répondants. Pour le chef fumassa à partir de cet instant le débat autour du roi des Abron ne se pose plus. comme a pu le souligner le géographe Guy Di Méo. le chef Angobia sur recommandation de la reine-mère. 2–1 Du règlement de la crise par le festival du zanzan A la faveur de la quatrième édition du festival du zanzan.

un cuisinier payé à 10 000 F CFA (15.). l’association des hôteliers. Auberge par exemple. liés aux excursions touristiques comme les emplois indirects liés à la restauration et autres (maçons. Des témoignages confirment ces chiffres livrés par la mairie de Bondoukou et la Direction régionale de la culture. il y a lieu de valoriser les emplois indirects induits. hôtelier avoue qu’il emploi 8 personnes en plus de ses deux femmes et son fils pour son restaurant. engage 10 personnes supplémentaires pour le Festival. l’aménagement. Les emplois directs issus du Festival concernent surtout l’administration. la logistique et autres. Tout le monde fait appel à la main d’œuvre supplémentaire. située sur le site qui n’emploie que deux personnes en temps ordinaire. Le Festival du zanzan a généré 82 emplois et du coup il devient le premier employeur du district. selon Kambiré YVES. Drissa Ouattara. l’accueil. Il ne faut pas aussi négliger les emplois indirects et induits liés aux retombées des touristes qui n’ont pas été estimés. etc. KOUASSI Nicaise.6 Euros) par jour . menuisiers. l’hébergement. Souvent. La restauratrice Kouma Hawa. le personnel bénéficie des heures supplémentaires malgré l’engagement du personnel d’appui. Dans certains établissements. la restauration. un serveur et un réceptionniste tous payés à 5 000 F (7. guides.2Euros) par jour. des chefs traditionnels … 66 . engage le personnel familial qui est payé à la fin du Festival. Hubert Kouakou. réceptionniste de 34 ans. le Festival collabore avec toutes les autorités municipales et administratives et une dizaine d’associations locales notamment : le collectif des artistes plasticiens.quatre ans. Aussi. Le Mini Market. affirme que le « Festival crée plus de 50 emplois pour la population dont lui-même ». Mais ces emplois étant très peu significatifs. gérant de l’hôtel ADRESS affirme qu’il embauche 4 personnes pour le Festival : un agent de sécurité. la régie. architecte. la Coordination des jeunes . la famille vient en appui.

2 – 4 Socialisation : des relations fraternelles et amicales. de se connaître et de faire des plans pour l’avenir. Des ivoiriens de la diaspora reviennent désormais chaque année rendre visite aux parents. rencontrer leurs amis. Les ressortissants du district programment leurs congés pour la semaine du Festival. et l’Europe le continent de sa nouvelle épouse. sa ville natale BOUNA. raconte qu’il a rencontré au cours du Festival. On peut citer le cas de l’expatrié. Ils viennent pour les rencontres et la mise en scène des faits coutumiers pour éjecter la nostalgie. Ma famille sait désormais que je viens au début du mois d’Octobre . Daouda TIMITE. la joie et le Festival ». Il a permis d’échanger. qui vit en Amérique depuis 20 ans et qui ne venait pratiquement pas dans sa ville natale mais qui vient désormais chaque année à la période du Festival. mes frères et sœurs se programment pour la même période. 2 –5 L’Estime de soi 67 . Nous nous téléphonons seulement ici et on se donne rendez-vous au Festival. la femme de sa vie et il passe désormais sa vie entre BONDOUKOU. Certaines relations deviennent intimes aboutissant souvent au mariage. un espace d’échange Le Festival a permis le regroupement familial temporaire au niveau de la région. Le Festival a créé beaucoup de liens entre les ressortissants de BONDOUKOU et les expatriés internationaux selon 31% des personnes demandées. s’imprégner dans leur culture et faire des nouvelles amitiés. rapporte : « le Festival est l’occasion de voir des amis qu’on ne rencontre pas ici à ABIDJAN. Koffi Fofié un ressortissant travaillant à ABIDJAN. Sindou Kamagaté. Ce sont les retrouvailles.

Le Festival du zanzan a apporté l’auto . Le Festival est perçu comme une fierté dans le contexte de développement . « toute la population de Goutougo peut se glorifier du nom du festival du zanzan ». Abdoulaye DIABAGATE . 97% des populations du district connaissent le Festival. Cette bonne estime de soi facilite l’actualisation du potentiel comme être humain et en s’estimant l’homme du zanzan tend à mettre ses aspirations de l’avant et à se développer. L’importance particulière de l’estime de soi des populations du zanzan repose sur sa place cruciale dans leur identité. Houphouët Boigny a donné l’indépendance et le Festival du zanzan a fait renaitre notre nom en attirant les étrangers pour leur montrer notre culture et en nous donnant l’opportunité de vivre mieux en travaillant et en vendant notre culture ». notable AHINIFIE : «TAN DATTE a crée et a fait étendre le Royaume des abrons . les populations du zanzan citent le Festival parmi les événements progressistes du district. L’appropriation du Festival est devenue une réalité car on entend maintenant les habitants du district dire « Notre Festival ! » et cette image mentale du Festival contribue grandement au degré d’estime des populations du zanzan. Cette appréciation positive est inscrite en mémoire et s’attache au concept de soi chez les natifs du district. 3– IMPACT ECONOMIQUE 68 .Le Festival est devenu une fierté communautaire pour les habitants du district du zanzan . La population du zanzan a pu mesurer son niveau de vie en concordance avec ses valeurs. Après quatre éditions. menuisier de 21 ans. comme le signale Kouakou Hubert.évaluation au sein de la population en faisant naître l’estime de soi chez l homme du zanzan qui est désormais conscient de la valeur que peut créer sa ville eu égard à cette grande attraction de tout le district et du pays tout entier. son site et sa période. Il y a également un pas très important vers l’appropriation lorsque les populations pensent que le Festival est le leur et.

etc. 69 .Le type d’impact. L’organisation d’un festival sur un territoire suppose un certain nombre de dépenses. sur lequel nous allons plus longuement plancher. de l’extérieur de la zone. Un achat direct aux entreprises locales sur le budget du Festival . artistiques et logistiques. des techniciens artistiques. Une collaboration directe ou indirecte avec 10 entreprises locales . est l’impact économique du festival du zanzan. Les dépenses sont celles des festivaliers non locaux qu’on peut attribuer au Festival. quelques observations faites sur la confrontation des constats et des données peuvent être faites : Une dépense quotidienne de 5000 F CFA plus importante que la moyenne des festivaliers qui ne dépensent que 1000 /personne/jour d’après les sources du ministère du plan et du développement . Les festivaliers non locaux doivent être compris au sens large car ils peuvent aussi inclure. des artistes. des vendeurs. Une contribution des touristes. Des retombées économiques directes de 592 000 000 F CFA en quatre éditions (budget cumulé du festival en quatre ans) . et la venue de festivaliers peut également entraîner un complément d’activité pour les commerçants et acteurs économiques locaux. Dans ce chapitre. des journalistes. nous nous intéressons précisément à la hausse nette de l’activité économique due aux injections externes ou nettes de nouvelles dépenses dans la zone comme résultat direct de l’existence du Festival. Avant tout. Des retombées économiques indirectes et induites de plus 6OO Millions de F CFA en quatre éditions . c’est-à-dire les dépenses nettes faites à BONDOUKOU et dans le district. des investisseurs.

Par cumul des effets directs et indirects. Le tourisme. une partie importante de la population serait affectée au chômage et elle replongerait dans la pauvreté. des taxes. Certaines affaires sont des produits directs du Festival. le nombre de touristes a augmenté de 13% dans la région depuis la première édition. Yao ADJOUMANI. nous recevons beaucoup de voitures en pannes 70 . Des injections nettes importantes dans les recettes annuelles. 3. des restaurants. les quatre éditions du Festival du zanzan ont contribué à hauteur d’un peu plus d’un demi milliard de F CFA) au développement économique du district 3 –1 Au plan touristique. Comme conséquence. sur le plan économique.Un flux monétaire (non estimé) est constaté dans les banques et Western Union. Mécanicien de voiture au quartier Hamdalaye de Bondoukou témoigne : « Nous réparateurs. Le Festival est une opportunité de gain et d’augmentation du chiffre d’affaires. de la location de véhicules. « l’arrêt du Festival entrainera le ralentissement de l’activité d’hôtellerie et de restauration et même la fermeture de certains hôtels ». commerçant à BONDOUKOU crie haut et fort : « C’est grâce au Festival que je suis commerçant et je continue à gagner ma vie. 51% de la population reconnaît qu’elle tire profit du Festival. Le déclin du tourisme entraîne avec lui le déclin de la vente des objets d’art.2. Soumaila YAO. une baisse nette des revenus et chiffres d’affaires des hôtels. qui joue une part importante parmi les sources de revenus des jeunes de 21 à 40 ans et des entreprises du district. Selon Mr Fofana ALI. etc. Selon les données de la direction régionale du tourisme du zanzan. déclinerait dans la région si le Festival mettait fin à son existence. Dieu merci ». gérant de l’hôtel MPC.

nous vendons beaucoup et nous gagnons de l’argent surtout avec les étrangers » La part des injections nettes dans les recettes annuelle est importante. « avec la confiance et du fait que Bondoukou soit devenue une destination touristique et un lieu fréquenté pendant le festival. Les témoignages montrent que les affaires concernées directement par le Festival y font au moins le tiers de leurs recettes annuelles. les opérateurs investissent beaucoup ». chez les hôteliers.malgré que cela n’est pas notre souhait. vendeuse de pots au marché ajoute : « Le festival est très important pour nous les potières parce qu’au moment du Festival. Selon Didier Yeboua de l’Espace culturel BENTO. la direction des impôts réclame. Du 1O au 15 octobre. Les recettes fiscales engendrées par le Festival proviennent des taxes et TVA. Sachant que le Festival rapporte. Le gérant de l’Hôtel THE ADRESS n’hésite pas à partager ses investissements : « notre établissement a investi pour préparer le Festival : 10 nouveaux 71 . Je souhaite encore d’autres initiatives de ce genre pour la ville de BONDOUKOU ». immédiatement dans la semaine qui suit le Festival. les contributions en impôts et taxes auprès des hôteliers et restaurateurs. Les services téléphoniques et d’énergie réclament à la même période le paiement des factures. Le Manager du complexe Nafanan confirme ce témoignage : « nous multiplions par 5 nos revenus au cours du Festival. Madame Mamy Chou promotrice de restaurant avoue : « les recettes du Festival. 3–3 Des investissements pour accroitre les recettes L’augmentation du nombre de festivaliers et de touristes est un signe de confiance. Mariam Coulibaly. Les injections se répercutent également sur le budget de l’état. sont égales à 4 mois de recettes en temps ordinaire». nous faisons 60 à 65% de nos recettes annuelles ».

Ouverture d’espaces culturels (Café des arts et AHINIFE). nationale et africaine Les opérateurs économiques et culturels travaillent en synergie et essaient de voir ce que sera leur région dans les cinq ou les dix ans à venir. Des hôtels comme le village AKAN et Savane ont élaboré et exécuté un plan d’extension pour couvrir les besoins d’hébergement qui se font sentir dans la ville. Le service de la Planification et de l’évaluation du ministère de la culture et de la francophonie a confirmé ces données 3–4 Promotion de la production locale. Les Appâtâmes. MG CONSULTING organise chaque Edition en partenariat avec le festival une foire commerciale sur le site du Festival avec vingt-neuf stands occupés par des exposants. Extension du restaurant BENTO et des hôtels. Selon son administration. de bar resto («MPC» A PERGOLA).climatiseurs ont pris la place des monoblocs. 70% des effets directs restent dans la région soit 420 000 000 F CFA. un minibar a été crée au niveau de la réception et l’enceinte de l’autel a connu une décoration florale ». Les opérateurs économiques spécifiquement les hôteliers de la ville de Bondoukou ne sont pas restés en marge des initiatives d’investissement : Construction de nouveaux hôtels : Akan village. La foire permet aux producteurs et COMMERCANTS d’ignames 72 . Les opérateurs investissent énormément dans la ville et cette tendance se renforce avec l’augmentation annoncée et attendue du nombre de festivaliers pour les éditions à venir. Le Festival laisse une part importante des ressources générées dans le district du zanzan. Les effets indirects des éditions (686 000 000 F CFA) sont des fonds qui sont intégralement dépensés à Bondoukou par les festivaliers. les chambres ont été peintes. etc. et boîte de nuit les Winners. AMOIKRO .

GROUPE DES RADIO LOCALES DU ZANZAN. La grande majorité des entreprises sollicitées se situe dans la région de GONTOUGO (60%). Les achats ont été réalisés selon la politique définie et appliquée par les organisateurs du festival. 13% des dépenses sont effectuées auprès d’entreprises nationales et 1% à l’étranger. Le budget pour l’organisation du festival des quatre éditions est estimé à 592 000 000 millions F CFA. Les achats effectués par le comité d’organisation dans la région de GONTOUGO représentent 86% du montant total. durant et après le Festival. CIE. pendant et après le Festival. ASSOCIATION DES HOTELIERS.du district de faire la promotion de leurs produits et aux visiteurs de découvrir les gourmandises. Ces entreprises se trouvent à Bondoukou. CECP. UNARTCI. En cas d’impossibilité de répondre aux besoins du festival. permettant à ces entreprises de faire des revenus avant. on interroge d’abord les fournisseurs installés dans cette ville. 3–5 Les retombées économiques indirectes Devant l’impossibilité de recenser l’ensemble des retombées financières sur tous les commerces profitant de près ou de loin au Festival. dans les autres régions de Cote d’Ivoire et à l’étranger. mais aussi face aux 73 . Les documents administratifs du Festival indiquent que l’équipe d’organisation travaille avec plus de 50 entreprises. on élargit progressivement le cercle géographique des recherches. ONG et GIE (ORANGE. à savoir la stratégie dite de« l’escargot ». Les activités de promotion de l’igname KPONAN qui permet aux commerçants de doubler leurs ventes les mois avant. la ville de BONDOUKOU en tête. BENTO PRODUCTIONS. Le centre d’approvisionnement est la ville de Bondoukou. Pour chaque besoin. MG CONSULTING. Plus de 50 entreprises différentes ont été sollicitées.

et les prix des billets Aller et retour (5 000 F CFA en moyenne par personnes) restent dans le district. Les autres dépenses sont constituées de cartes téléphoniques. 3–5 –2. nous avons retenu le tiers des festivaliers (5 00) comme ceux qui participent aux dépenses alimentaires.réticences des personnes à communiquer leurs données financières et comptables. 5OO personnes sont toutes logées dans des réceptifs hôteliers. une moyenne de soixante (60) véhicules arrivent au Festival selon les registres des postes de contrôle donnant accès à BONDOUKOU. Les dépenses des festivaliers Selon les données du Comite d’organisation du festival du zanzan (COFEZA). 74 .le nombre total de festivaliers pour la dernière édition est estimé à 600 parmi lesquels 500 sont non résidants. 3–5 –1. Les retraits d’argent Les agents des banques et des caisses d’épargne reportent une grande affluence et la hausse des opérations sans donner de chiffres. nous avons dégagé quelques chiffres significatifs. les marchands ambulants. les restaurants. Nous pouvons donc évaluer les dépenses des festivaliers pour l’ensemble des quatre éditions. Ces véhicules amènent « 2O0 personnes. Pour le transport. Une moyenne de « 3000 F CFA pour la nourriture et la boisson a été obtenue. la grande distribution et les commerces). les vendeurs de café. Les dépenses des festivaliers sont évaluées à 34 000 000 F CFA pour l’édition 2O11 soit 38 600 F CFA par festivalier. de cadeaux et autres. Tenant compte qu’une bonne partie (100) mange dans les familles et chez les parents et qu’ils ne paient pas. Ces dépenses sont réparties entre les différents stands de restauration sur le site du festival. Les autres (500 festivaliers) utilisent le transport en commun .

barman. les critères de l’analyse ont été appliqués à partir des constations . etc. chauffeurs. Cette analyse a pris en compte : L’exclusion des dépenses des résidents locaux et/ou des visiteurs occasionnels . teinturières. serveurs. 3–5 –3 Revenu chez l’habitant L’estimation du revenu des habitants pour l’hébergement est fournie dans les dépenses des festivaliers (Dix millions quatre cent mille de franc CFA). Pour aboutir aux jugements.Les emplois crées sont : GIE d’assainissement. potières. hôtesses. menuisiers. informaticiens. l’équipe du Festival. les conclusions sont déterminées à partir des jugements et des documents de la Direction des Affaires Financières du Ministère de la Culture et de la Francophonie 75 . décorateurs. vigiles et gardiens. guides. électriciens.

DEPENSES ORGANISATEURS SITUATION DE LA CREATION ARTISTIQUE ET ANIMATION CULTURELLE FESTIVAL DEPENSES FESTIVALIERS TOURISTES RETOMBEES ECONOMIQUES CREATION DE LIEN SOCIAL RENCONTRE AMELIORATION DE L’IMAGE ET DE LA NOTORIETE DU DISTRICT EXTERNE ATTRACTIVITE DU DISTRICT INTERNE L’IMAGE QUE LES CITOYENS ONT DE LA VILLE 76 .

couvrent la manifestation et lui donnent un rayonnement très large. Le gain d’image lié à l’organisation du festival a renforcé l’attractivité du district du zanzan auprès des habitants. 77 . des entreprises et des touristes. Par exemple. les médias. et d’autre part. le bruit médiatique produit par l’organisation du festival renforce la notoriété du territoire et aide à construire l’identité. sponsor leader du festival a du finalement implanter une de ses bases à Bondoukou. l’existence de cette offre culturelle de qualité devenu la qualité de vie d’un lieu. les festivals sont un formidable outil de communication pour le district du zanzan qui n’est généralement connu qu’au travers des mille mosquées. En effet. et du District à travers lui. qui n’est ellemême qu’une motivation des entrepreneurs pour s’implanter sur le district. Le festival est devenu le support de communication et élément de l’identité du district. le festival est devenu une externalité positive pour une entreprise car cela donne d’une part au district une image forte et positive. très friands d’événementiel. le festival diffuse un certain nombre de supports de communication qui font connaître l’événement et le district du zanzan qui l’accueille. L’entreprise orange. Directement. Indirectement. Dans ces deux cas. C’est pourquoi les organisateurs font de la médiatisation du festival leur cheval de bataille en vue de récolter ces retombées médiatiques.4– IMPACT MEDIATIQUE 4 –1 Effets induits par la médiatisation du Festival Les effets induits sont ceux de la médiatisation du festival. l’image de marque de ce territoire.

4–2 De l’attractivité pour de nouveaux habitants Par ailleurs. même en dehors de la période du festival. Les hôteliers et restaurateurs sont mieux placés pour attester que le Festival. l’organisation du festival a renforcé également l’attractivité pour de nouveaux habitants. qui recherchaient un lieu de résidence à l’offre culturelle riche et variée. des touristes choisissent plus facilement comme destination de vacances le district du zanzan qu’ils ont découvert à travers les reportages des chaines nationales et internationales. 4 –4 L’image du district Le Festival apporte un nouveau souffle au district du zanzan et lui donne l’image d’une ville riche de son passé et ouverte sur le monde. Le zanzan. avec une image forte. Grâce au bruit médiatique. Le gérant de l’hôtel MARHABA nous informe que ses chambres sont déjà toutes réservées pour la prochaine édition. et l’association du district avec le festival renforce l’image positive du territoire. 4–3 Levier de développement du tourisme La tenue du festival du zanzan a pu être un levier très efficace pour développer le tourisme. a donné « une bonne image touristique pour la ville et la connaissance du zanzan ». le nom du district du zanzan où se tient le spectacle est cité et mémorisé. selon les mots d’un employé de l’hôtel le plus proche du site (Adresse). En effet. dans sa parution du 2 octobre 2008 informait les touristes : « Depuis le 27 Septembre. de plus en plus selon la direction régionale du tourisme. il n’y a plus de 78 . dynamique et un caractère affirmé. Le journal local.

le Festival draine plus de touristes et offre une clientèle étrangère à la ville. Bondoukou est devenu une destination touristique au lieu d’un passage. le Festival a eu une ampleur extraordinaire ». professeur au lycée de Tanda. 79 .chambres libres à Bondoukou. enseignant à Bassam. tous les hôtels affichent complet à au moins deux semaines de l’événement. « comme le festival a ouvert le district au monde. Selon Jérôme ATTA. Les populations doivent être fières de cette initiative. D’ailleurs. Pour RICHARD AKMEL. Moussa Coulibaly. vacancier à Bondoukou. Les populations du zanzan reconnaissent que le Festival a permis de faire reconnaître leur district à travers le monde. témoigne : « Le Festival a donné une autre image à la ville de Bondoukou. Aujourd’hui. Selon Ibrahima OUATTARA. Certains viennent pour voir le site du Festival même en période ordinaire ». Les étrangers confirment l’image que l’événement a donnée à la ville et à la région. statisticien à Bouaké en mission dans la région ajoute : « le fait que tout le monde à l’œil et l’oreille tournés sur la région est un atout certain pour sa culture et sa réputation ».

recettes pour le district Retombées économiques Image interne que les citoyens ont du district. restauration achats.Dépense des organisateurs Emploi prestation Recette pour le district Tendance à dépenser localement Dépenses des festivaliers Hébergement. intérêt social et politique Festival Habitants Image et notoriété Attractivité Externe du district Entrepreneurs Nouveau pouvoir d’achat. loisirs. nouvelles recettes pour le district Touristes 80 .

d’agression. Dans la perspective de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. soyons responsables ! Nous sommes en fête mais le virus est en quête » 81 .II – IMPACT NEGATIFS LES EFFETS NEGATIFS SONT D’ORDRE SOCIAL Le district du zanzan est une zone où l’éducation familiale et sociétale à une grande influence sur le comportement individuel. avec toutes ces ambiances offertes par le festival. de vol ou de viol. populations du zanzan. L’administration du Festival continue de mettre un accent sur la prévention et le dépistage volontaire. de blessure. Voici par exemple un extrait du message de l’ONG CIEAS. selon Rémy DUA qui se fonde sur les rapports des services sanitaires et des forces de sécurité et de la protection civile. l’alcoolisme (13%) et l’insécurité (13%). le Festival peut se glorifier. en partenariat avec le comité d’organisation du festival : « Chers amis jeunes. Les hôtels sont engagés dans la distribution du condom et les ONG locales agissent dans le sens de la sensibilisation et de l’information. Les effets négatifs cités par les personnes interrogées conformément à l’échantillon retenu sont : la diffusion des maladies sexuelles (3% des effets négatifs). qu’en quatre éditions il n’y a pas eu un cas grave de report de toxicomanie. La Cellule de lutte contre le Sida du ministère de la culture et de la francophonie appuie le Festival pour réduire la vulnérabilité des populations et des festivaliers au Sida. Pour le moment. soyons prudents. en plein air comme en salle fermée. des efforts ont été déployés dans le cadre de la lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles.

82 .TROISIEME PARTIE : PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS ISSUS DE L’ENQUETE.

les programmes de développement et les départements ministériels doit être élaborée par le Festival. Le plan de communication qui accompagne cette stratégie doit comporter le changement à 83 . Des efforts ont été déployés mais un travail important reste à faire dans le domaine de l’information et de la communication. comme celle qui existe dans les grandes entreprises. objectifs. la débauche) afin que les gens aient une image positive du Festival. Pour palier à ce problème de communication. des réalisations et des dernières nouvelles du Festival. Il faut descendre dans le peuple et ressortir avec des messages et des communicateurs plus sûrs. sur laquelle le Festival s’est beaucoup investi. Les outils et canaux de communication doivent minutieusement être explorés et sélectionnés puisque la presse et les radios qui ont été les canaux préférés ne suffisent pas. Les répondants rapportent que le travail de sensibilisation doit s’orienter vers le changement de comportement (sur le VIH. 1 Communication. Les chiffres témoignent que 37% des personnes qui recommandent une amélioration de la communication visent l’information tandis que la majorité (63%) demande des efforts de sensibilisation au niveau local. la délinquance. Cette stratégie doit commencer par une analyse de situation pour déboucher sur une stratégie élaborée et validée dans un document avec un cadre stratégique et un volet opérationnel de la stratégie. les projets. une stratégie de communication locale. et la sensibilisation qui vise un changement de comportement.Chapitre 1 LIMITES ET RECOMMANDATIONS 1.Au plan organisationnel 1. La communication vient en tête des satisfécits du festival avec 40%. La mission d’information doit œuvrer dans le sens de la diffusion des buts. Il y a lieu de faire la différence entre l’information.

plutôt que d’organiser pour organiser. calendrier des activités. Mais jusqu’ aujourd’hui aucune une évaluation n’est menée à intervalles réguliers. 84 . De sérieux progrès ont été accomplis en ce sens mais les efforts doivent être poursuivis et renforcés. photos ou actualités susceptibles d’attirer l’attention.planifier. social et culturel. contenus ou messages à transmettre. le festival est presque absent sur le voile. sans visibilité suffisante. Il est en effet préférable de diligenter de loin en loin quelques évaluations de qualité. 1-2 Une meilleure promotion du festival Une meilleure promotion du festival au niveau régional. 1. les grandes composantes (objectifs. national mais aussi international doit être assurée : trop souvent en effet. publics cibles. sur un ou deux festivals. au nom du festival. modes de communication.3 Insuffisantes exploitations du net Le festival du zanzan n’est pas suffisamment présent sur le net. Hormis un compte face book. Mieux l’on oublie de l’alimenter régulièrement avec des vidéos. les plus approfondies et les plus rigoureuses possibles. alors que sa qualité culturelle mériterait une plus grande audience. les réseaux sociaux pouvaient être de bons atouts et pour l’événement. celui -ci reste purement national. personnes responsables. ressources matérielles et budgétaires requises). Avec tout l’engouement qu’il suscite. par exemple.Un festival sans évaluation Le festival su zanzan a quatre années d’existence. sur lequel les organisateurs mettent à disposition quelques infos nécessaires. 1-4 . pour mesurer de manière approfondie leur impact économique.

les prix de l’igname ont également triplé et si des mesures ne sont pas prises. ainsi que leur degré de satisfaction 2 Au plan local 2-1 L’augmentation des prix des denrées L’augmentation des prix des denrées pendant le Festival est aussi une inquiétude puisque cette hausse affecte les populations locales bien qu’initialement elle est destinée à faire le maximum de bénéfices au détriment des touristes. des collectivités. restauratrice au Marhaba s’inquiète de l’augmentation des prix des produits et des services : « les chambres ont doublé ou triplé . 2. Kobenan Agnès. 85 . Un appui est également sollicité de la part des services de l’état. Un travail de sensibilisation est plus approprié pour résoudre ce problème. certains répondants (13%) s’inquiètent du problème de logements. les suggestions portent sur une coordination du problème de logement afin de sécuriser les festivaliers étrangers surtout. ONG et d’autres organisations de la société civile pour offrir des logements décents. les menus des restaurants. D’autres craignent les mauvaises conditions dans lesquelles les étrangers pourraient se retrouver. les étrangers ne viendront plus et le festival disparaitra ». les principales attentes de ceux qui la composent.2. Hébergement Face à l’arrivée massive et aux prévisions dépassant les chiffres de l’édition précédente. Des personnes (10%) qui craignent que l’affluence touristique ne diminue suite à la cherté de la vie pendant la semaine du Festival suggèrent de fournir des efforts afin que les commerçants et vendeurs changent de comportement. ces études permettraient de mieux connaître la composition exacte de leur audience potentielle.De manière plus générale. Ainsi.

L’accueil des festivaliers dans les normes sécuritaires doit être amélioré. Enfin. La sécurité et le confort des festivaliers est une préoccupation des populations du zanzan qui veulent jouer leur rôle traditionnel de hôtes hospitaliers. notamment en relevant le budget du festival et en donnant un signal fort. Toutefois. dans l’optique de la pérennisation du disposition physique. etc. nombreux sont ceux qui proposent l’implication véritable des forces de l’ordre avec un accent mis sur la vigilance et l’honnêteté. Parmi les 21% qui plaident pour un appui financier et logistique.3 La Sécurité Elle ne se pose pas réellement du moins pour l’ instant .4.2. 2. des dispositions doivent être prises et le festival doit réfléchir davantage sur la manière de réduire les déchets pendant les 3 jours. etc. pour interdire les sacs en plastique sur le site. Les populations du zanzan sont conscientes que le Festival joue un rôle de levier du développement et d’instrument de lutte contre la pauvreté et pour ces raisons l’Etat doit s’investir un peu plus. le Festival du zanzan est confronté à ce problème et on ne peut pas l’éviter. 86 . un nombre important (20%) demande un appui financier de l’Etat. Le travail doit être fait en collaboration avec la mairie pour organiser l’évacuation des déchets solides. l’utilisation massive des poubelles. Cependant la grande quantité de déchet et la grande consommation d’eau et d’énergie durant ces trois jours demeurent un problème environnemental de taille. Comme tout grand festival. Enfin. la formation du personnel local recruté est demandée par 10% des répondants qui ont remarqué des lacunes au niveau des compétences. des curages des caniveaux. Environnement Le Festival a fait des améliorations surtout au niveau de la sensibilisation.

quatre salles de travail pouvant contenir chacune trois cents(300) personnes .Chapitre 2 . 87 . d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels du Zanzan. se doit de mettre en place le village physique du Festival de Danses. Ces mesures ne visent pas à un encadrement tatillon ou à la mise en place de structures contraignantes. Deux (2) restaurants servant des repas typiques de la région et pour la promotion vente.DE LA CONSTRUCTION DU VILLAGE PHYSIQUE DU FESTIVAL 1. I . Il s’agira de construire un complexe culturel intégré comportant . Un musée d’objets patrimoniaux et un espace botanique comportant les plantes thérapeutiques dont les vertus sont avérées. un magasin de vente d’objets de souvenir typiques de la région . Elles passent notamment par une meilleure organisation du festival et par un appui a renforcé et modernisé. quatre vingt chambres et quatre dortoirs d’une capacité de cent personnes chacun. une grande salle de spectacle pouvant contenir mille huit cents (1800) personnes et susceptible d’être modulée en fonction de la nature des activités .LES DÉFIS ET SUGGESTIONS Des mesures complémentaires s’avèrent nécessaires pour soutenir le festival du zanzan et accroître son impact sur le développement local.description du projet Le festival du zanzan dans sa quête de sauvegarde et de valorisation de l’exception culturelle et des atouts identitaires du zanzan aux fins de participer de manière active et durable au processus de dialogue et de diversité culturels. un réceptif hôtelier de trois suites.

l’emploi des jeunes . la Lutte contre la pauvreté et la déculturation trouveront un cadre de promotion véritable dans la régionale Par ailleurs la création d’ une banque de données relatives aux danses. de gastronomie et de plantes thérapeutiques . Ainsi donc l’artisanat d’art . d’instruments de musique.De la coopération 1.Au plan de la communication un centre multimédia de ressources éducatives et culturelles et une fondation chargée de la sauvegarde et la promotion des objets et pratiques patrimoniaux. II . Il en va de même des rites ancestraux . ainsi que de l’établissement des ententes fonctionnelles tant au niveau national qu’international ouvriront leurs portes : 2. de faire connaître le potentiel traditionnel de la région du Zanzan en matière de danse. l’Exposition des instruments de musique. instruments de musique et costumes traditionnels de la région du Zanzan ou thématique relative aux contes. des costumes traditionnels et des objets patrimoniaux permettront une identification et une conservation réelle de la mémoire culturelle régionale ainsi qu’une animation artistique et culturelle permanente.Objectifs Ce village permettra de promouvoir les danses. la promotion de la diversité culturelle et du dialogue des cultures dans l’optique de la consolidation des rapports intercommunautaires.Ouverture du festival au monde 88 . légendes et proverbes de la région aux fins de réaliser des supports de transmission et d’information .de faire l’animation culturelle. de costume. les instruments de musique et les costumes traditionnels et les pratiques patrimoniales de la région du Zanzan.

à lui apprendre l’existence de la ville. voire. à savoir les ivoiriens des autres régions. mais en les laissant prendre part à la compétition. se sont ajoutés des Belges. Aux Français. ou la circonstance. on prononcera son nom. des Suisses. il est important d’essayer de lier le nom de la ville à celui du festival. la 89 . festival de cannes… Même si ces appellations désignent le festival. Et c’est incontestablement là le grand mérite de toute manifestation culturelle : la disparition des frontières. Dans ces conditions. non pas sous forme de randonnées. pour la collectivité qui l’accueille. C’est le cas de nombreuses villes et de festivals : Bassam avec l’Abissa. On communiquera par des vecteurs artistiques et on se comprendra.Production de la notoriété du territoire à travers le festival Le festival est. En effet. venus de plusieurs pays. Simples spectateurs durant de longues années par le passé. sans parler des coutumiers de la manifestation. un événement qui va faire parler d’elle. se confondre avec la mêlée et prendre part à la fête. Cette pratique est d’usage. étant identique pour tous. comme ils le souhaitent depuis la deuxième édition . l’objectif. arabes et européens. c'est-à-dire la proportion du public extérieur qui connaît la ville Pour que le territoire profite au maximum des retombées médiatiques et de la notoriété du Festival. premiers amateurs dudit festival. les ghanéens et les coréens. Il sera impressionnant de voir les hôtes du district. Même la langue cessera d’être un obstacle. des Allemands et des Canadiens. comme pour Marciac. ce procédé simple assure à la ville qu’à chaque fois qu’on parlera du festival. 2. C’est un outil qui crée ou renforce la notoriété.En s’ouvrant sur l’international le Festival du zanzan gagnera en amitié et en osmose avec les pays maghrébins. connaitront peu à peu à leur tour la passion pour le festival . elles contribuent à rappeler au bon souvenir du public l’existence de ces villes.

les photos et même la vidéo ne disent pas tout. le festival doit. III . 3- Vulgariser les actes des ateliers scientifiques Il n’échappe à personne que seul l’écrit reste. de se poser la question de la survie du festival.notoriété du festival renforce mécaniquement celle du territoire auquel son nom est attaché. 90 . La plupart de ces ateliers scientifiques se font uniquement à Bondoukou et les actes faisait ne sont jusqu'à présent fait l’objet de vulgarisation. Or. La coproduction et la diffusion sont trop consommatrices de temps et de moyens pour être développer.Stratégie Pour un développement durable Les ressources du festival proviennent à 98 % des subventions publiques (État de Cote d’Ivoire). l’image de la ville ainsi forgée pourra être la cerise sur le gâteau d’une offre territoriale de qualité. le Festival s’est ingénié par le passé à écrire chaque année une page de son Histoire à travers des séminaires très importants portant sur des thèmes divers mais touchant essentiellement à la vie culturelle de la région. Ainsi. penser à son autofinancement. Les images. dans ces conditions. Avec un budget cumulé de près de 1oo millions de francs CFA. justement. . Il est question. avant un éventuel retrait de l’état. Les ressources additionnelles reposent sur le sponsoring dont les possibilités d’augmentation sont limitées à cause de la crise. lorsqu’une entreprise cherchera un nouveau lieu d’implantation.

La formule leur paraît si séduisante qu’ils en viennent parfois à négliger l’action culture organisée tout au long de l’année. Les élus locaux devraient donc être en première ligne. C’est d’ailleurs à leur niveau que se dessine le plus souvent. les départements. ils sont les premiers promoteurs et sans doute les premiers bénéficiaires de ces festivals.RECHERCHE DE FINANCEMENT 1. à commencer par le commerce local. un festival. Les villes.Manifester l’ancrage du festival dans la ville La collectivité est en effet appelée à accompagner les organisateurs dans leur volonté de mieux gérer les flux de festivaliers dans la ville.1 Faire financer par les collectivités locales Cela constitue une garantie de survie et de fonctionnement pour le festival et un moyen de contrôle utile pour ses partenaires. et de les orienter vers les parties les plus promotionnels. 1. Le choix des lieux de parking peut aussi être stratégique pour générer 91 . Confondant parfois. Les communes pourraient proposer différents lieux de spectacle à travers les villes. pour que les festivaliers se déplacent.1.2 . fête et festival ils ont tendance à privilégier l’événementiel qui les mettent eux-mêmes en première page et s’attire la reconnaissance des spectateurs et électeurs. plutôt qu’au niveau de l’État la création de ces manifestations qui font plus facilement corps avec les collectivités qui les promeuvent. Il est donc plus au impérieux pour les collectivités de prévoir dans leur budget le financement annuel du festival : Cela dit. les régions sont séduites par la formule du festival.

De plus. Cela suppose une grande mobilisation des services municipaux autour du festival (réactivité aux demandes des organisateurs…). par un décor soigné des entrées de ville. 1-3 Gestion des retombées médiatiques Ce volet des recommandations est extrêmement important. C’est un support de communication extrêmement efficace en direction du public de proximité. nous avons vu que toutes les retombées économiques induites (augmentation de l’attractivité du district pour les touristes. Le centre ville lui aussi doit se mettre aux couleurs du festival. On peut imaginer. et valorisation du district en interne) étaient conditionnées par l’impact médiatique du festival. les vitrines des boutiques vides pourraient être investies par des photographies géantes des spectacles des éditions précédentes. que les façades des immeubles municipaux et de particuliers volontaires seraient pavoisées aux couleurs du festival. L’idéal serait qu’en tout point de la ville. et cela manifeste l’implantation du festival dans la ville. par exemple. par exemple. 1-4 Intégrer la ville à la communication du festival 92 . les habitants et les entreprises. car les enjeux sont de taille. avec une mise en scène. on sache qu’un festival y a lieu. En effet. il faut manifester l’adhésion de la ville au festival et l’ancrage du festival dans la ville en mettant la ville aux couleurs du festival. La création de la notoriété du festival et la gestion des retombées de cette notoriété sur le district d’accueil sont fondamentales.des flux favorables au commerce. Les commerçants pourraient également être invités à orner leur vitrine en tenant compte du thème ou des couleurs du festival. Cela passe. Ensuite.

ou le programme. il serait souhaitable que la collectivité négocie. Or. patrimoine ou gastronomie. Ce type d’opération peut utiliser plusieurs supports : affiches placardées en ville (commerces. 37 1-5 ville. affichage 93 . en contrepartie des subventions et des aides en nature accordées. les supports de communication proposant au public une présentation détaillée du Festival (dossier de presse. surtout lorsque le festival bénéficie d’une couverture médiatique qui dépasse le cercle local. pourrait se laisser tenter par un séjour touristique à un autre moment. En pratique. la qualité du festival est reconnue. Intégrer le festival à la communication institutionnelle interne de la Les collectivités ont également tout intérêt à exploiter au maximum les retombées médiatiques du festival en interne. une page de présentation qui mettrait en valeur l’offre touristique. Le but est de renforcer l’ancrage local du festival. Dans le dossier de presse. environnementale du territoire. un journaliste qui ne désirerait pas rédiger un article sur le festival dans la rubrique culture pourrait néanmoins en revanche y trouver matière à compléter une rubrique tourisme. Jusqu’à présent les collectivités selon les dires des organisateurs ne se signalent pas. Il faut donc les soigner. Ces documents sont parfois les seuls canaux par lesquels de petites villes communiquent à l’extérieur. le particulier qui recevrait le programme du festival. C’est fournir aux habitants une raison supplémentaire d’être fiers de leur ville. programme) doivent s’efforcer de concevoir le festival comme une porte d’entrée pour aborder un territoire aux facettes diverses. De même. et y compris à l’échelle nationale. culturelle. en montrant que même au-delà du territoire. mais qui ne serait pas en mesure de s’y rendre.De plus. l’idée39 serait de porter à la connaissance des habitants une sélection de citations d’articles commentant le festival.

et permet donc d’élargir le public touché par l’information – et une information de qualité (dimension relationnelle) et bien maitrisée – et donc le nombre de festivaliers potentiels ainsi que la notoriété du festival. école. Le site internet de la ville. ou à défaut celui du festival pourra également proposer des liens vers les vidéos ou les articles traitant du festival. Il se charge dans un premier temps de diffuser les supports de communication du festival (flyers. programme…) autour de lui. du département. page du site internet de la ville s’il est très fréquenté. affiches. Les correspondants sont réunis régulièrement pour être tenus au courant de l’actualité du festival. un 94 . Ainsi. commercialiser et participer à l’évaluation d’un festival doit voir le jour. association) ou sur une aire territoriale donnée.public). ils reçoivent des informations sur le festival par mail. mais elle permet également sur le long terme de faire des habitants des ambassadeurs convaincus de leur ville. comité d’entreprise ou entreprise. ou du moins des ambassadeurs du festival. car elle met en valeur les actions de la municipalité. journal municipal. pour faire la promotion. Cette démarche est payante politiquement. Le correspondant accepte de participer au développement d’un festival parce qu’il l’apprécie et veut venir en aide aux organisateurs. ils pourront faire la promotion du festival à travers le monde. ou s’ils ne peuvent venir. Ce mode de communication innovant nous semble multiplier les avantages : il crée un réseau d’ambassadeurs promoteurs à la fois localement et à l’échelle nationale. Le correspondant est un ambassadeur du festival dans un groupe constitué (lycée. de la région. et bien sûr des organisateurs. 2 RELATIONS PUBLIQUES 2-1 Créer et structurer un réseau de correspondants L’idée de créer un réseau de correspondants. ces ambassadeurs sont aussi les yeux et les oreilles du festival : ils permettent. De plus. université.

car le message est mieux adapté aux destinataires. Premièrement. c’est un outil qui aide les organisateurs à faire évoluer la programmation artistique et à régler des problèmes logistiques qui pèsent sur la satisfaction du festivalier.retour qualitatif sur les prestations du festival. Il sera ensuite possible d’apporter des modifications à la stratégie de communication en fonction de ce que le questionnaire aura appris31 (par exemple. mieux on connaît ceux à qui l’on s’adresse. 2-4 Perfectionner la stratégie de communication 95 . origine géographique. cela donne aux financeurs l’image d’un festival sérieux. et toucher de nouveaux festivaliers potentiels. alors que ce sont les publicités dans la presse qui fonctionnent le mieux). En effet. Cela permet aussi de tester ses idées. Nous donnons ici quelques pistes pour aider les organisateurs qui souhaiteraient améliorer leur stratégie de communication. cet outil peut donner aux organisateurs des indications utiles sur les moyens de communiquer plus efficacement. Troisièmement. CSP. cesser de dépenser beaucoup en affichage. Le Pays pourrait aussi proposer aux festivals qui le souhaitent un service de conseil. qui les aiderait à élaborer leur stratégie de communication. et ils y sont donc plus réceptifs. de manière générale. il est donc très important que le plan de communication du festival soit très bien maitrisé. niveau d’équipement. c’est un argument de poids face aux partenaires financiers qui savent avec précision quel type de consommateurs leur partenariat va toucher (tranche d’âge. De plus. 2-3 Etablir clairement une stratégie de communication Pour maximiser les retombées économiques d’un festival sur le territoire. 2-2 Commanditer une étude auprès du public Les enquêtes sont un outil triplement intéressant pour les organisateurs de festivals. mieux on communique. Deuxièmement. C’est pourquoi nous recommandons de mettre en place un tel réseau.

la notoriété croissante du territoire. et aux multiples parraineurs 96 . Rappelons que ce sont l’impact médiatique du festival et ses conséquences sur la notoriété et l’image du territoire qui rendent possibles les effets induits indiqués plus haut (fierté des habitants. 2-5 Les sponsors et les médias Si le Festival de Cannes est le deuxième évènement le plus médiatisé au monde. attractivité renforcée du district vis-à-vis des touristes. ce qui mécaniquement augmente les retombées économiques du festival. comme Canal+ qui a déboursé six millions et demi d'euros pour l'édition 2007 par exemple. En effet. c'est grâce aux trois cents chaînes de télévision présentes sur place. De plus. création d’une image positive de la ville vis-à-vis des observateurs extérieurs.La communication du festival est un levier très puissant pour maximiser les retombées économiques d’un festival sur le district. on peut espérer attirer davantage de festivaliers. des entreprises et des habitants prospectifs). en diffusant plus largement et plus intelligemment l’information. et à travers le festival. la stratégie de communication détermine l’impact médiatique plus ou moins fort du festival.

Les emplois qui visent en particulier les jeunes de 21 à 40 ans. terre de culture et de tradition millénaire. qui entend s’ouvrir une fois de plus à la communauté nationale et internationale à travers le Festival du zanzan ». le Festival a apporté comme on le dit dans le dialecte Abron « le bonheur en poudre et non en grains dans le district du zanzan ». La participation et l’engouement d’y participer sont une célébration de la réussite du Festival. En outre. amoindrir les effets négatifs. Pour cela. les parents et les organisations doivent redoubler d’effort au niveau de l’éducation culturelle et de réflexion avec le commissariat du Festival pour. comportant un Plan de communication.Conclusion Avec une injection nette de 5OO Millions de F CFA pour les quatre éditions. Le Conseil National de Lutte contre le Sida doit s’investir davantage dans la sensibilisation car le Festival et les ONG sont à l’œuvre. les autorités locales et les organisations de la société civile. ensemble. correspondent aux objectifs du millénaire pour le développement. La construction du village physique du Festival en termes de chiffres et des création d’emploi (300 emplois annuels) à s’inscrire dans le processus de pérennisation de l’outil de sauvegarde et de valorisation du patrimoine. Des efforts notoires sont remarquables dans la communication mais il faut aujourd'hui au Festival du zanzan une Stratégie de communication locale sur une durée déterminée. Le développement économique permet de juguler de manière efficace la débauche et la délinquance.D’une initiative des acteurs du binôme culture/tourisme à une fierté de l’ensemble des habitants du district. Une réponse locale doit être donc trouvée par le Comité d’organisation. avec un parcours difficile tombant dans l’oubli. 97 . Aussi la prochaine étape du festival devrait se focaliser sur le développement des métiers des arts dans le district afin de mieux perfectionner cet art ancestral mais aussi pour que la culture nourrie d’avantage son homme dans le district du ZANZAN. pour battre en brèche les facteurs nocifs qui malheureusement cohabitent avec les réussites des festivals. le Festival du zanzan mérite une place dans le programme de développement du district et du Pays. les initiateurs ne doivent que se réjouir du désir d’appropriation du Festival par les populations du zanzan.

il y a deux concepts fondamentaux à implanter dans cette perspective : l’exception culturelle c’est-à-dire. et d’autre part. a besoin de soutien et d’appui conséquents de partenaires locaux et internationaux afin d’aboutir dans les années à venir à la diversité des expressions culturelles régionales ainsi qu’à un modèle de réussite culturelle et économique dans le Contexte de développement durable. le dialogue des cultures qui nous inscrit dans une dynamique d’échange et d’enrichissement sans renier nos fondamentaux culturels. pour être en congruence avec la conception que la culture qui est du reste largement partagée.RESUME DU MEMOIRE Au nombre des chantiers initiés pour l’année 2008. d’Instruments de Musique et de Costumes Traditionnels du Zanzan procède de cette perception. non seulement de diversifier les revenus mais surtout d’optimiser et d’améliorer leurs conditions sociale tout en préservant les valeurs culturelles. nous et personne d’autre. 98 . ce qui fait que nous sommes. Le Festival de Danses. mais aussi par devoir et par amour pour les générations qui nous succéderont de vivre prioritairement notre culture. et les valeurs qui en résultent d’une part. Le festival du zanzan apparait comme un instrument de développement du district et en terme de plus. cela signifie que nous habitons la Côte d’Ivoire et l’Afrique d’aujourd’hui et que nous avons obligation pour notre équilibre. de la préserver.value économique mais aussi comme un vecteur de promotion de. Par conséquent. IL a permis aux populations. Par voie de conséquence. à savoir que la culture est le socle du développement. d’apprendre à nos enfants à l’aimer et à la respecter. le gouvernement ivoirien a voulu mettre un accent particulier sur la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Culturel National. Aujourd’hui le Festival qui amorce sa phase d’extension physique.

Abidjan . SIGES. BAILLON D.JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET 99 .1. Vol. Université de Cocody. L’Harmattan.BIBIOGRAPHIE Les Festivals en France.. 1996 : Contraintes et atouts de développement d’une région de Côted’Ivoire : le Nord-Est. 1998 ATTA K. 110 pages DEICACE-------------------------------------------------------------------------------------------------------AVANT PROPOS – REMERCIEMENTS I – INTRODUCTION 1. 1971. Institut de Géographie Tropicale. Luc Benito. : Recensement démographique de la ville de Bondoukou.

c. d.TECHNIQUES D’INVESTIGATION 8.Définition et origines 2. L’hypothèse principale b. Festival Impacts Danse Traditionnelle Costumes traditionnels e.Les festivals de danses et musique traditionnelles.LE PATRIMOINE 1. b. Les raisons personnelles 2.ANNONCE DU PLAN I LES FESTIVALS 1.APPROCHES CONCEPTUELLES a. La méthode d’analyse : la méthode objective 7.a.METHODOLOGIE a.Le patrimoine culturel III . Les objectifs spécifiques 5. L’objectif général b. La méthode d’approche b.Généralités 2.OBJECTIFS DE LA RECHERCHE a.LE DISTRICT DU ZANZAN 1234Approche démographique Bondoukou. Le développement socio économique 3. Les raisons économiques b.PROBLEMATIQUE 4. Données économique du district du zanzan Bondoukou : une cité marchande depuis l’ère coloniale 100 . cité millénaire est la capitale du zanzan. un thème II. Les hypothèses secondaires.HYPOTHESES a. 6.

De la naissance du royaume c. Un comité de Pilotage b. la capitale 4– LES LOBI 5 – LES AGNI CHAPTRE I : LE FESTIVAL DU ZANZAN I– TERMES DE REFERENCE 1 – IDENTIFICATION a. Objectifs spécifiques 2 – ACTIVITES a. e. Exécution du festival g. Bouna. Objectifs généraux c. b. d. Un circuit touristique . La mise en scène de la fête des ignames c. Organisation politique b. c. Un Comité Régional 101 . Origine des Abron Conquêtes et Édification du Gyaman Organisation socio politique De la profonde crise qui secoue le royaume La genèse de la crise 3 – LES KOULANGOS a. Un atelier scientifique d. f.II PEUPLEMENT ET OCCUPATION DU TERRITOIRE DISTRICT 1– LES DIOULAS 2– LES ABRON a. Le village gastronomique e. Contexte et justification b. Un Commissariat général c. Création du village du festival b. Le Bal populaire 3– PROGRAMME D’ACTIVITE 4– COMITE D’ORGANISATION ET DE MISE EN ŒUVRE a.

commission transport – logistique 102 . LA DANSE GBOLO DE BONDO k. Cible 5 – QUELQUES DANSES DU ZANZAN NOMINEES AU FESTIVAL a. ODONANYEH DE MAGAM BONDOUKOU e. LA DANSE YEMINAN DE NASSIAN i. Commission Sécurité et protocole g. Commission d’animation et de planification e.d. OBI DOM BIE g. LA DANSE ASSALAM d. commission communication et marketing le plan de communication       l.  n. j. LA DANSE ADJEMELE CHAPITRE 2 : L’IMPACT DU FESTIVAL I – IMPACT POSITIF 1IMPACT SOCIO CULTUREL k. Programme ou dépliant Tract (flyers) Banderoles Les autres supports Communication en ligne Marketing des spectacles les relations avec les medias m. LA DANSE KOMIAN f. Commission Finance h. f. Commission hébergement i. LE BOURI DE BOUNA h. LA DANSE AHUIESSI TANDA c. Commission restauration. LE BEDOU Des Nafana DE BONDOUKO j. KODJO DE KOUNFAO b. les supports de communication utilisés par le festival Affiche.

Découverte de jeunes talents. La promotion des objets patrimoniaux c. Du règlement de la crise par le festival du zanzan b. nationale et africaine     Les retombées économiques indirectes Les retraits d’argent Les dépenses des festivaliers Revenu chez l’habitant 4– IMPACT MEDIATIQUE a. Au plan touristique. Développement de la Culture b. d. Promotion de la production locale. Des injections nettes importantes dans les recettes annuelles. De l’attractivité pour de nouveaux habitants c. Effets induits par la médiatisation du Festival b. La promotion des costumes e. 103 . L’image du district II – IMPACT NEGATIFSLES EFFETS NEGATIFS SONT D’ORDRE SOCIAL 12SOCIAL ENVIRONNEMENTAL 3 EME PARTIE: PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS ISSUS DE L’ENQUETE. Socialisation : des relations fraternelles et amicales. un espace d’échange d. b. c.a. Des investissements pour accroitre les recettes d. L’Estime de soi 3– IMPACT ECONOMIQUE a. La promotion et la sauvegarde de la langue Nafana 2 – IMPACT SOCIO POLITIQUE a. Levier de développement du tourisme d. Création d’emploi c.

Chapitre 1 : LIMITES ET RECOMMANDATIONS Au plan organisationnel : 12345Communication. L’augmentation des prix des denrées Hébergement La Sécurité Environnement

Chapitre 2 - LES DÉFIS ET SUGGESTIONS I - De la Construction du village physique du festival 1- description du projet 2- objectifs II- De la coopération 1- ouverture du festival aux autres au monde 2- production de la notoriété du territoire à travers le festival 3 - vulgariser les actes des ateliers scientifiques III - Stratégie Pour un développement durable 1- RECHERCHE DE FINANCEMENT a. Faire financer par les collectivités locales b. Manifester l’ancrage du festival dans la ville c. Gestion des retombées médiatiques d. Intégrer la ville à la communication du festival e. Intégrer le festival à la communication institutionnelle interne de la ville. 2 - RELATIONS PUBLIQUES a. Créer et structurer un réseau de correspondants b. Commanditer une étude auprès du public c. Etablir clairement une stratégie de communication d. Perfectionner la stratégie de communication e. Les sponsors et les médias CONCLUSION RESUME DU MEMOIRE

104

ANNEXES

Je souhaite remercier ici toutes les personnes qui ont accepté de participer à cette étude, en m’accordant de leur temps et en partageant avec moi leur connaissance du district et leur savoir

NOM ET PRENOM NANAN KUASSI TEHUA NANAN ADOU BIBI II OUATTARA IMBASSOU KOBENAN KOUMAN APPIAH PREMIER KOUAME DABILA FIENI KOUAKOU/ KOUAKOU PARFAIT KOUASSI KRA MATHIEU ATTA JEROME 10 KOBENAN ISMAEL YEBOUA ALINAN NANAN BINI KOUAKOU DIABAGATE ABDOULAYE NANAN KOUASSI ADJEMAN NANAN KOBENAN KOSSONOU ADJA TEYA MONIQUE GERMAIN GOUN FRANCOIS KOUASSI K CHRISTOPHE COULIBALY MAMADOU 20 DOGO ZAMA ANGAMA CALIXTE AKA KOUASSI BIO DIDIER YEBOUA YEBOUA ROSALIE KOFFI AFFOUA HELENE

LOCALITE KUAFO PINANGO BONDOUKOU TABAGNE TANDA TANDA TAOUDI KOUNFAO SANDEGUE BONDOUKOU BONDOUKOU TANDA KUASIDATEKRO AHINIFIE AMANVI FUMASSA NASSIAN GONTOUGONI PREFECTURE TAOUDI TANDA ABIDJAN BOUNA Bondoukou KOUASSI DATKRO TANDA

PROFESSION CHEF TRADITIONEL CHEF DU CANTON ELU CHEF TRADITIONNEL CHEF traditionnel/ DIRCETEUR REGIONAL ENSEIGNANT EMPLOYER RETAURANT PLANTEUR OUVRIER MACON COMMERCANTE/ CHEF TRADITIONNEL NOTABLE ROI DES ABRONS CHEF DU CANTON COMMERCANTE PREFET DE REGION SECRETAIRE GENERAL SOUS PREFT PREFET Commissaire général PREFET CHEF DE SEVICE MENAGERE MENAGERE

AGE 65ANS 60 ANS 42ANS 75ANS 56ANS 52ANS 45ANS /25ANS 57ANS 23ANS 22ANS 18ANS 56ANS 76ANS

SEXE M M M M M M M M M M M F M M M

74ANS 28ANS

M M M M M M M M

42 ANS 55ANS 41 ANS

M F F

105

KOFFI YA ROGER FRY A MAN KOKO KOUADJO BOUATENIN BINI ABENAN KRA JEANNE 30 N GRANGO AFFOUA KRA PALE SANSAN DONGO OUATTAA SEYDOU OUATTARA BOUSSI ANAKY KOUASSI FRANCOIS OUATARA DRISSA OUATTARA SIAKA DRI BI BLI PAUL TANOH KOUAME BADOU KOBENAN ISSOUF 40 KOFFI KOUAME KRA YAO NOEL KOBENA ADJARA OUATTARA ADAMOU KOUAENAN MENZAN YAO ASSOUMAN OUATTRA/ YAH FAKH HONORINE TAH ABENAN GENEVIEVRE DAPPAH GUANTUM KOBENQN KOSSONU KRA KOUAKOU SIMON 50 ABENAN GBOKO KOUASSI AKOUA KOSSIA TAMIA KOUASSI RENE KRA ANGOUA RICHARD ACKMEL EHOUMAN N ZOA ELISE JEROME ATTA REMY DUA ADOU FATOU 60 OUATTARA IBRAHIM SIE CHARLES KOUMAN AZA OUATTARA MARIATOU

N DAKRO SOGOLA SAPLI Sorobango TANDA TEHINI BONDOUKOU DOROPO KOUASSI DATEKRO TALAHIN TOMORA SANDEGUE SINFRA MORSANKRO TANDA KOUASI DATEKRO TANDA NASSIAN ASSUEFRY BONDOUKOU BOUNA BOUNA ABIDJAN ABIDJAN BONDOUKOU SAN PEDRO DOROPO TABAGNE KOUN FAO TANKESSE ABIDJAN TANKESSE ABIDJAN ABIDJAN TABAGNE PARADI BONDOUKOU BO NDOUKOU GOUMERE

cultivateur ENTREPRENEUR CULTIVATEUR ENSEIGNANTE ménagère PROFESSURE HOTELIER ARTISTE PLANTEUR GEOMETRE ENSEIGNANT SOUS PREFT /PROFESSEUR VENDEUR DE KIOSQUE PLANTEUR COMMERCANT MENAGERE ARICULTEUR / HOTELIER ENSIGNANTE DIRECTEURDEPARTEMENTAL BOUTIQUIER COMMERCANTE RESTAURATEUR MENAGERE COMMERÇANTE MENAGERE PLANTEUR COMMERCANTE ENSEIGNANT MENAGERE STATISTICIEN ENSEIGNANT VENDEUSE COMMERCANT ARTISTE CHANTEUR LYCEENNE COLLEGIENNE

32 ANS 45 ANS 22 ANS. 34 ANS 58ans 30 ANS 41 ANS 30 ANS 54 ANS 46ANS 34 ANS 58 ANS 51ANS 24ANS 55ANS 41 ANS 31 ANS 31 ANS 29 ANS 33ANS 50ANS 45 ANS 32ANS 31ANS 23ANS 34ANS 63ANS 54ANS 43ANS 38 ANS 33A NS 32 ANS 30ANS 23 ANS 26 ANS 34 ANS 17 ANS 14 ANS

M F M F M

M F M M M M M M M M F F M F F M F M F F F M F F F M M F M M M F

106

AMA SOLANGE KOSSIA BADU ABRAN JEANNETTE HADJA MANDJALIA ADJOUA FODJO KOBENAN A MBAST 70 SIE ABOUBACAR SOUMAILA YAO XAVIER PHILIP ANGE GNANINH FOFANA ALI GERMAIN DJAH KROU PATRICK KAMAGATE ALI M MAH CAMARA MATY GBANE ALINE KOSSIA GERARD KOUAKOU KOFFI GBOKO GBOKO KOUAKOU ADJOUMAN ADJA KRA KOUAKOU N ZIAN FRANCOIS KOUADIO KOUMAN AKOUA FROUMA KOUADIO AFFOUA FOFIE YAO AKOUA CATHERINE KOBENAN SOLOKO KOUADIO YAH DAGBOLO SIMPLICE KOUAME OUATTARA BRAHIMA BOUA YAOUA FRANCOISE BENIE MATHIAS DIBY KOBENAN BARTHELEMY YAOUA ANTOINETTE YEBOUA AFFOUA SIAMAN DONGO KOSSIA TEHUA 100 N DA YAO YAO KOFFI EMILE AMOIN EUGENIE GHANA/SAMPA SAMPA /GHANA SAMPA/GHANA BONDOUKOU BNDOUKOU KOUNFAO BOUNA TEHINI FRANCE BENIN SEGUELA BOUAKE KOUNFAO BONDOUKOU MALI BONDOUKOU MOTIAMO SOKO BONDOUKOU KEKERENI TABAGNE MAGAM TABAGNE ABEMA SOKO PETEYE KAMALA BOIHIA KALOM BO NDOUKOU BOUNA TRANSUA TRANSUA MAGAM BOROMBA BETTIE ASSUEFRY ASSUEFRI KOUNFAO COMMERCANTE COMMERCANTE COMMERCANTE COMMERCANTE MENAGERE CULTIVATEUR HOTELIER HOTELIER TOURISTE JOURNALISTE TV5 JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE DIERCTEUR DE RADIO JOURNALISTE JOUNALISTE POTIERE GUIDE TOURISTIQUE GARDIEN SITE TOURITIQUE ENSEIGNANT DANSEUSE TAPEUR DETAM TAM BOUTIQUIER MENAGERE VENDEUSE D IGNAME MENAGERE PRETRE TRADITIONEL CHASSEUR TRADITIONEL CHEF DE VILLAGE PRESIDENT D ONG PRESIDENTE ASSOCIATION ONG SUSSUPAPA ONG SUSSUPAPA PRESIDENTE D ONG MENAGERE MENAGERE ACTEUR FESTIVAL ACTEUR FESTIVAL ACTRICE FESTIVAL 26 ANS 32 ANS 30 ANS 57ANS 55 ANS 41 ANS 28 ANS 38 ANS F F F F F M M M M M M M M 43 ANS M F F 36 ANS 22 ANS 27 ANS 34ANS 15 ANS 31 ANS 22ANS 49 ANS 39 ANS 33 ANS 41ANS 59 ANS 16 ANS 43ANS 45 ANS 42A NS 62ANS 46ANS 30 ANS 43ANS 20 ANS 19 ANS 21 ANS F M M M F M M F F F M M M M F M M F F F M M F 107 .

SIATA TOURE ABIBA TOURE OUATTARA SIAKA YAO SIAKA OUATTARA DABILA SOUMAILA OUTTARA SOUMAHORO SOULEYMANE YAO N GOROMA KOUADJO KOFFI BOUATENIN KADER SEBASTIEN SECREDOU KOABLAN DEMBA DIALLO YEO ISSA KEITA MOUSSA OUATTARA ADOLPHE SOLANGE KOBLAN DAOUDA TIMITE DR BINI KOUAKOU KOUASSI FIDEL OUATTARA ABOU KOUAME GEREMIS KPAGNI SEYDOU OUATTARA OUATTARA SITA YAO GILBERT KOMOE YAO KOFFI EMILE DAOUDA OUATTARA SIAKA KOUAKOU OUATTARA BADOU KOUAKOU GILBERT KOUASSI FIRMIN KOUAKOU DONGOSSI FADEL RAGY NICOLAS SALI OUATTARA KROTOUMUATTARA BAMBA SALIA KOKO ADJARA OUATTARA NIALLE CAMARA KRA JOSEPHINE KOBENA ADJARA OUATTARA FRANCOIS KOUASSI DAPA ABENAN GISELE BONDOUKOU SOROBANGO BONDOUKOU NASSIAN NASSIAN PODIAGOUINE KOROBO SAPLI ONUCI FM TOP VISAGE RFI FRATENITE MATI LE PATRIOTE NOTRE VOIE SOIR INFO BOUNA ABIDJAN BONDOUKOU SANDEGUE PINDA BOROKO KOUASIDATEKRO BOIHIA KOKOMIAN SOKO TABAGNE LAOUDI BA GOUMERE SAPLI SEPINGO TABAGNE BONDOUKOU SANDEGUE GOUMERE BONDO ASSUEFRY BOUNA MAGAM KOTOUBA ABIDJAN BONDOUKOU COMMERCANTE COUTURIERE MECANICIEN ENCADREUR DE TROUPE ACHETEUR DE NOIX CAJOUX OPERATEUR ECONOMIQUE ENTREPRENEUR PLANTEUR JOURNALISTE REPORTEUR PHOTO JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE VACANCIER CONSULTANT CHOMEUR REPARATEURS MOTOS MENUISIER ADMINISTRATEUR ETUDIANTE TECHNICIEN BATIMENT GUIDE TOURISTIQUE TOPOGRAPHE AGENT IMMOBILIER POMPISTE GENERALISTE LIBRAIRE GROSSISTE DETAILLANT COMMUNICATEUR CHAUFFEUR AGENT DE SANTE BANQUIER INFORMATICIEN DOUANIER AVOCAT IMPRIMEUR 29 ANS 31ANS 33ANS 53ANS 45 ANS 39ANS 43 ANS 34ANS F F M M M M M M M M M M M M F 34ANS 44 ANS 24ANS 24ANS 34ANS 44ANS 25ANS 28ANS 33 ANS 34ANS 19ANS 26ANS 37ANS 54ANS 36 ANS 28 ANS 27 ANS 34 ANS 28 ANS 45 ANS 37 ANS 34 ANS 46 ANS 30 ANS F M M M M M M M M F F F M M F F M F F F F M F 108 .

s. douaniers. vendeurs d’objet d’art. informaticiens. éducateurs. Musicien 109 . comptables. directeurs régionaux. consultants. pompiste. imprimeurs. agents de santé. communicateurs. électriciens.KOUAME AKOUA NAGAZIBORI SALI FOFANA JOSIANE KOUASSI DOUBIA DONGO ESTELLE COULIBALY NADEGE YABRA VERONIQUE IRENE ADIOUA N GROUMA PELAGIE YAOUA OUATTARA ANZATTA KOSSIA NADINE TANDA BOUNA BONDOUKOU ABIDJAN ABIDJAN KOUNFAO TANKESSE TANDA BONDOUKOU NASSIAN POLICIER MILITAIRE INFORMATICIEN ASSISTANT INGENIEUR EDUCATEUR COMPTABLE PHOTOGRAPHE OUVRIER ANIMATEUR 33ANS 36ANS 44ANS 17ANS 33 ANS 37 ANS 27 ANS 28 ANS 24ANS 20 ANS F F F F F F F F F F Echantillonnage La répartition est ainsi faite : Par occupation enseignants. banquiers. secrétaires. topographe. technicien bâtiment. assistants. agent immobilier. guide touristique généralistes. administrateurs. juristes. journalistes. militaires. libraires. chauffeurs. avocats. ingénieurs. maires.

Les travailleurs sont plus nombreux dans l’échantillonnage car ils constituent les chefs de famille. Quelles sont les activités économiques à court terme qui déclineraient ou disparaitraient dans la région si le Festival n’existait pas ? Citez ces emplois et pourquoi ! 2. GUIDE D’ENTRETIEN 1. l’hôtellerie. 1. l’impact sur lesquels signifie une redistribution du même impact sur toute la famille. Il est à signaler que 17% n’ont pas donné leur âge. l’assainissement. Par genre 0 Par âge Les jeunes qui constituent l’avenir de la région ont été ciblés : Les jeunes de 21 à 40 ans constituent 58%. Pour le guide d’entretien. Les moins de 40 ans constituent plus de 63% de l’ensemble des personnes interrogées. ONG et acteurs de développement. 20 personnes ont été ciblées notamment dans la restauration. Quelle est la part des recettes financières apportées par les festivaliers dans vos recettes annuelles ? Donnez les chiffres ! Combien les européens dépensent ? Dans quoi ? Combien les africains de la sous-région dépensent ? Dans quoi ? 3. Quelle est la différence entre vos recettes et vos investissements pour le Festival ? Citez les investissements et les sommes engagées ! Vos recettes ! 110 .

Que fait le Festival pour la culture du district ? Citez un à un ! 09. Si le Festival n’existait pas.4.vous ? 7. QUESTIONNAIRE GENERAL Messieurs. Nous vous remercions de votre collaboration et pour le temps que vous allez consacrer à répondre ce questionnaire. allez-vous payer moins de taxes ? Donnez la différence ! 6. leur durée et la rémunération 5. date et lieu : 2 Quels sont les effets positifs du Festival DU ZANZAN sur LE DISRICT DU ZANZAN. Quel est l’effet positif du Festival ?pour la région. Quel est le taux de vos gains qui reste dans la région ? 12. sa population et vous personnellement ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… 111 . pour la ville 13. Cette enquête est réalisée dans le cadre e l’évaluation de l’impact socio économique du Festival du ZANZAN. Mesdames. Que recommandez-vous pour la réussite du Festival ? 2. Quelles sont vos régions partenaires commerciaux dans le cadre du Festival ? Qu’achetez-vous ou que vendez. Nom et Prénom : Profession : Résidence : Genre : Homme Femme Age : 1 Connaissez-vous le Festival du Zanzan ? OUI NON Si Oui. Quel est le taux des nationaux sur l’ensemble des festivaliers dans vos recettes ? Combien de festivaliers ivoiriens viennent sur l’ensemble ? Combien le festivalier dépense ? 08. Quel est l’effet négatif du Festival ? 14. Que savez-vous de l’hébergement? 11. Combien d’emplois le Festival crée au sein de votre entreprise ? Citez les emplois. Que fait le Festival dans le domaine de l’environnement pour le zanzan? 10.

./2012 Nous vous remercions de votre participation 112 .. 3 Quels sont les effets négatifs du Festival du Zanzan sur Le DISRICT du ZANZAN. sa population et vous personnellement ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… 4 Quelles sont selon vous les limites du festival ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………………… 5 Que suggérez-vous pour une meilleure réussite du Festival ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… Date ….…………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………../….

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