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Sujet 1, Liban, mai 2013, séries ES, L
Sujet 1, Liban, mai 2013, séries ES, L

La tenture de l’apocalypse d’Angers

La tenture de l’Apocalypse d’Angers est une représentation de l’Apocalypse de Jean réalisée à la fin du XIV e siècle. L’ensemble, initialement composé de sept pièces, dont six sont conservées, est exposé dans une des galeries du château d’Angers.

› Document 1 : la tenture de l’Apocalypse d’Angers

› Document 1 : la tenture de l’Apocalypse d’Angers Les coloris mis en œuvre, lors de

Les coloris mis en œuvre, lors de la conception de la tenture, sont issus des teintures végétales :

la gaude (plante à fleurs jaunâtres) pour le jaune, la guède (plante de la famille des Brassicacées)

pour le bleu pastel, la garance (plante herbacée) pour le rouge. Mais les pigments utilisés au Moyen

Âge tiennent peu dans le temps, beaucoup moins que les pigments chimiques utilisés à partir du

. En 1867, la tenture de l’Apocalypse d’Angers est mise à l’abri à l’occasion de l’Exposition uni- verselle. Malheureusement les pigments naturels du XIV e siècle n’ont pas survécu.

XIX

e

Une

grande variété de verts a été utilisée pour cette tenture. Cependant ces derniers ont viré au

bleu

plus ou moins foncé. C’est que le vert est constitué d’un mélange de cyan et de jaune.

En 1982 la galerie d’exposition est réaménagée : l’éclairage de la tenture est limité à 40 lux. Aujourd’hui la tenture est conservée dans un lieu sombre, à une température constante (19°C) et avec un degré d’hygrométrie maîtrisé, pour mieux la protéger.

D’après La tenture de l’apocalypse d’Angers, Liliane Delwasse, Editions du Patrimoine.

Sciences 1re ES/L

Le sujet

› Document 2 : pigments et colorants

Pigment : substance à l’état sec, généralement en poudre fine, pratiquement insoluble dans les mi- lieux de suspension usuels, utilisée en raison de son pouvoir colorant ou de son pouvoir opacifiant élevé, en particulier dans les préparations de peintures ou d’enduits de protection et de décoration.

D’après http ://www.larousse.fr/encyclopedie.

Colorant : espèce soluble dans un milieu qu’elle colore.

› Document 3 : cercle chromatique

. Colorant : espèce soluble dans un milieu qu’elle colore. › Document 3 : cercle chromatique

Questions

D’après les documents, donner la raisonQuestions pour laquelle on a remplacé à partir du XIX e siècle les pigments naturels par

pour laquelle on a remplacé à partir du XIX e siècle les pigments naturels par des pig- ments de synthèse.

On s’intéresse à la détérioration des cou-

leurs de la tenture. Parmi les propositions suivantes, le paramètre qui n’est pas impliqué dans la détérioration des couleurs de la tenture est :

(Cocher uniquement la réponse exacte.) la température la pression l’hygrométrie la luminosité

On s’intéresse aux colorants présents dans

un mélange. Pour déterminer la présence de co- lorants dans un mélange liquide et homogène, on peut réaliser :

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Sujet 1 – Le sujet

(Cocher uniquement la réponse exacte.) une décantation une filtration une chromatographie une macération

Dans le document 1, il est écrit au sujet desune filtration une chromatographie une macération couleurs de la tenture : « le vert est constitué

couleurs de la tenture : « le vert est constitué d’un mélange de cyan et de jaune ». Indiquer le type de synthèse de couleurs dont il est ques- tion.

On s’intéresse à la couleur de la tenturele type de synthèse de couleurs dont il est ques- tion. éclairée. Éclairé en lumière verte,

éclairée. Éclairé en lumière verte, le bleu de la tenture apparaît :

(Cocher uniquement la réponse exacte.) bleu vert cyan noir

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

Questions

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Comprendre la question

Les

techniques de coloration ont évolué au

XIX

e siècle. En effet, les pigments naturels

sont remplacés par les pigments de synthèse. Vous devez expliquer que différents paramètres

agissent sur les pigments naturels et modifient

leur couleur. Cette instabilité est un inconvé-

nient important pour les peintures et les ten- tures qui ne présentent plus les couleurs d’ori- gine.

Mobiliser ses connaissances

Il s’agit de préciser ce que l’on entend par pig- ments naturels et par pigments de synthèse. Vous pouvez citer les exemples du document et ceux que vous connaissez. La raison de l’utilisation de pigments de syn- thèse est l’instabilité des couleurs des pigments naturels. À partir de l’exemple de la tenture de l’Apocalypse d’Angers, on montre que les fac- teurs lumière et humidité ont modifié notam- ment les verts en bleu. Hygrométrie : degré d’humidité de l’air. Teinture : colorant dissous dans une fibre.

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Comprendre la question

Plusieurs paramètres entrent en jeu dans la sta- bilité des couleurs des tentures. À vous de pré- ciser celui qui n’intervient pas.

Mobiliser ses connaissances

La détérioration des couleurs se fait sous l’ac-

tion de la lumière, de la température et de l’hu-

midité ou du pH.

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Comprendre la question

Il s’agit de choisir parmi les techniques propo- sées celle qui permet de séparer les différents

colorants d’un mélange. Un colorant est soluble dans le liquide dans lequel il se trouve.

Mobiliser ses connaissances

Décantation : laisser reposer un liquide pour le séparer des matières solides en suspension qu’il contient. Filtration : procédé qui consiste à faire passer le liquide dans un filtre qui en retient les ma- tières en suspension. Chromatographie : la chromatographie sur couche mince permet de séparer les différents constituants d’un mélange. L’éluant migre sur un papier par capillarité et entraîne les dif- férents constituants qui se séparent et appa- raissent comme des tâches.

Macération : procédé qui consiste à laisser séjourner dans un liquide une substance pour l’accommoder, la conserver

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Comprendre la question

Il s’agit de préciser le type de synthèse, addi- tive ou soustractive mise en jeu, sachant que l’on vous précise dans la question que le vert est constitué d’un mélange de cyan et de jaune.

Mobiliser ses connaissances

La synthèse additive des couleurs résulte de superposition de faisceaux colorés rouge, vert et bleu, couleurs primaires. La synthèse soustractive intervient dans la su- perposition des encres colorées, donc pour le peintre. Les couleurs primaires de la synthèse soustractive sont le cyan, le magenta et le jaune. C’est cette synthèse qui doit être expliquée.

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Comprendre la question

La couleur apparente d’un objet dépend à la fois de sa couleur, de la lumière qu’il reçoit et de la synthèse des lumières reçues par l’œil.

Quel sera la couleur d’un objet bleu éclairé par du vert ?

Mobiliser ses connaissances Les trois couleurs primaires de la lumière blanche sont le vert, le bleu et le rouge.

Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

L’objet bleu absorbe le rouge et le vert et ren- voie le bleu qui est le couleur visible de l’objet. Si on éclaire cet objet avec une couleur verte, il absorbe le vert mais ne peut diffuser le bleu qu’il ne reçoit pas, il apparaît donc en noir.

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Questions

Le corrigé

La tenture de l’Apocalypse d’Angers dateSciences 1re ES/L Questions Le corrigé du XIV e siècle. Les coloris ont été réalisés à

du XIV e siècle. Les coloris ont été réalisés à partir de pigments naturels provenant de miné-

raux ou de plantes

vient de la gaude, le bleu pastel de la guède, le rouge de la garance. Malheureusement ces pigments tiennent peu dans le temps. Ainsi, les verts de la tenture ont viré au bleu. Les teintes d’origine n’ont pas pu être conservées. Différents paramètres, la lumière, l’humidité, le pH, la température peuvent influer sur les pigments. Les conditions de conservation sont donc désormais très contrôlées et la tenture est exposée dans un lieu sombre, à une tempéra- ture de 19°C et avec un degré d’hygrométrie maîtrisé. À partir du XIX e siècle, les artistes utilisent les pigments de synthèse réalisés dans des usines, par exemple l’alizarine ou l’indigo qui pré- sentent une meilleure stabilité que les pigments naturels.

Par exemple le jaune pro-

Le paramètre qui n’est pas impliqué dans la

détérioration des couleurs de la tenture est la pression.

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Pour déterminer la présence de colorantsdes couleurs de la tenture est la pression. 2 dans un mélange liquide et homogène, on

dans un mélange liquide et homogène, on peut réaliser une chromatographie.

Le peintre dépose des pigments colorés qui

absorbent une partie de la lumière visible. Les couleurs primaires sont celles qui absorbent une des trois composantes de la lumière, le cyan absorbe le rouge, le magenta absorbe le vert et le jaune absorbe le bleu. Ainsi en synthèse soustractive, le mélange du cyan et du jaune en quantités égales donne du vert puisque les lu- mières rouge et bleue sont absorbées. Le cercle chromatique est une représentation conventionnelle des couleurs. Il permet de re- trouver les lumières complémentaires absor- bées puisqu’elles sont disposées à l’opposé sur le cercle.

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Éclairé en lumière verte, le bleu de la tenture

apparaît : noir.

Sujet 2, Émirats Arabes Unis, mai 2013, séries ES, L
Sujet 2, Émirats Arabes Unis, mai 2013, séries ES, L

Les théories de la vision

› Document : extrait d’un article de « La Recherche », juillet-août 2010

« Pourquoi diable dit-on « jeter un coup d’œil » ou « foudroyer du regard » ? Les bizarreries de la langue française rappellent une vieille controverse : comment fonctionne la vision ? Et quel est son « sens » : de l’œil à l’objet ou de l’objet à l’œil ? La dispute scientifique remonte à l’Antiquité. En lice : deux théories, connues sous les noms d’intromission et d’émission. La première, assignant l’œil un rôle passif, décrivait le phénomène de la vision par un quelque chose allant de l’objet à l’œil. La seconde, octroyant à l’œil un rôle plus actif, expliquait la vision par un quelque chose allant de l’œil à l’objet. Pour les mathématiciens Euclide et Ptolémée tenants de l’émission, des rayons visuels jaillissaient de la pupille pour partir à la rencontre de l’objet. Pour les partisans de l’émission, l’existence d’un feu oculaire était une croyance tenace, corroborée par l’observation de l’œil des félins, qui luisait dans l’obscurité, et par l’existence de sensations lumineuses surgissant dans l’œil à l’occasion d’un choc ou d’un traumatisme. À l’encontre de la thèse de l’émission, en revanche, s’inscrivait l’absence de vision nocturne. Un œil émetteur aurait dû être en mesure de remplir ses fonctions même dans l’obscurité. La mise en évidence du rôle de la lumière en tant qu’agent de la sensation visuelle allait émerger à la charnière du xe et du xie siècle, grâce au mathématicien, physicien et astronome arabe Al-Hasan Ibn al-Haytham appelé encore Alhazen. Ses réflexions et expériences l’amenèrent à condamner sans appel la théorie de l’émission. Ce fut ensuite grâce à un astronome allemand, Johannes Kepler, que la théorie de l’intromission allait marquer un point de plus, en 1604. Il montra que le cristallin, milieu transparent se substituait à une lentille et que la rétine tenait lieu d’écran et se révélait ainsi véritable agent sensoriel. L’image rétinienne fut effectivement observée quelques années plus tard, en 1625, par le jésuite allemand Christoph Scheiner. Ce dernier avait pratiqué une petite ouverture au fond de l’œil d’un bovin mort, de manière à dégager la rétine. À travers cette ouverture, il observa une image renversée des objets à l’entour ».

Questions

Le document présente deux théories opposées sur la propagation des rayons lumineux.une image renversée des objets à l’entour ». Questions Nommer et représenter l’hypothèse de chacune de

Nommer et représenter l’hypothèse de chacune de ces théories sous la forme d’un schéma simpli- fié. Quelle théorie Alhazen a-t-il défendue ?

À l’aide du document, expliquer pourquoi Kepler a joué un rôle capital dans la compréhension

de la conception de la vision.

À notre époque, le physicien utilise le « modèle réduit de l’oeil » pour expliquer le principe

de fonctionnement de l’oeil en tant « qu’instrument d’optique ». Quels sont les deux éléments indispensables qu’il associe à ceux de l’oeil réel ?

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Sciences 1re ES/L

Le sujet

Compléter le schéma et justifier l’observation du jésuite allemand Christoph Scheiner enSciences 1re ES/L Le sujet construisant l’image A’B’ de l’objet AB. Les expressions « jeter un

construisant l’image A’B’ de l’objet AB.

Scheiner en construisant l’image A’B’ de l’objet AB. Les expressions « jeter un coup d’oeil »

Les expressions « jeter un coup d’oeil » ou « foudroyer du regard » ont-elles une réalité phy-du jésuite allemand Christoph Scheiner en construisant l’image A’B’ de l’objet AB. sique ? Justifier.

sique ? Justifier.

Questions

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Comprendre la question

Il s’agit de lire attentivement le document pro- posé et d’en extraire les informations sur les deux théories de la vision proposées durant l’antiquité : la théorie de l’émission et la théorie de l’intromission.

Mobiliser ses connaissances

La théorie de l’émission a été établie par Eu- clide (325 à 265 avant Jésus-Christ) et Ptolé- mée (90 à 168 après Jésus-Christ) qui pensait que l’œil émettait un rayon visuel qui permet- tait la vision.

La théorie de l’intromission a été proposée par Aristote (384 à 322 avant Jésus-Christ) qui pensait que quelque chose en provenance des objets entrait dans l’œil. Descartes défendra également cette théorie.

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Comprendre la question

Dans cette question, il s’agit d’expliquer com- ment les découvertes de l’astronome allemand Kepler a permis de conforter la théorie de l’in- tromission. Les éléments d’informations sont dans le texte et sont à compléter avec vos connaissances sur le cristallin et la rétine.

Mobiliser ses connaissances

Vous devez mobiliser vos connaissances sur l’anatomie de l’œil et le rôle des principaux élé- ments : cristallin et rétine.

Cristallin : élément transparent, biconvexe si- tué derrière l’iris, permettant l’accommoda- tion. Rétine : membrane située au fond de l’œil, composée entre autres de cellules photorécep- trices, les cônes et les bâtonnets.

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

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Comprendre la question

Comment le physicien actuel modélise l’œil en tant qu’instrument d’optique ? Vous devez ci- ter deux éléments indispensables utilisés pour cette modélisation.

Mobiliser ses connaissances Lentille : instrument d’optique transparent qui modifie le trajet de la lumière. On distingue les lentilles convergentes, qui font conver- ger un faisceau émergent parallèle et les len- tilles divergentes, qui font diverger un faisceau émergent parallèle.

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Comprendre la question

Sur votre schéma, vous devez faire figurer l’image A’B’ de l’objet AB qui est inversée au niveau de la rétine, comme a pu le montrer le jésuite allemand Scheiner.

Mobiliser ses connaissances

F

: foyer objet

F’

: foyer image

O

: centre optique

L’image A’B’ est obtenue en traçant deux rayons issus de B : le rayon incident passant par le centre optique n’est pas dévié et le rayon incident parallèle à l’axe optique est dévié pour passer par le foyer image F’. Les deux rayons se rencontrent au point B’. L’image A’ de A se trouve sur l’axe optique et sur la perpendiculaire passant par B’.

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Comprendre la question

Dans le langage courant, on utilise les expres- sions « jeter un coup d’œil » ou « foudroyer

du regard ». Vous devez indiquer si ces expres-

sions ont une réalité physique, c’est-à-dire ont

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

du sens par rapport au fonctionnement de la vi- sion et au vue des explications des questions précédentes.

Mobiliser ses connaissances Expliquer chaque expression et montrer qu’elles ne correspondent pas au mécanisme de la vision qui est un système optique.

Questions

Les penseurs de l’Antiquité développentQuestions deux théories : Euclide et Ptolémée émettent la théorie de l’émission qui considère que des

deux théories :

Euclide et Ptolémée émettent la théorie de l’émission qui considère que des rayons jaillissent de la pupille pour aller à la rencontre de l’objet. Une sorte de « feu oculaire » qui ré- sultait de l’observation des yeux de félins qui luisent dans l’obscurité. L’œil aurait un rôle ac- tif. Néanmoins l’absence de vision nocturne va à l’encontre de cette théorie. On peut la représenter ainsi :

de cette théorie. On peut la représenter ainsi : La théorie de l’intromission appuyée par Aris-

La théorie de l’intromission appuyée par Aris- tote en revanche considère la vision comme l’entrée dans l’œil d’une image qui garde la forme de l’objet et qui vient jusqu’à l’œil. L’œil apparaît comme passif. On peut la représenter ainsi :

apparaît comme passif. On peut la représenter ainsi : Alhazen a défendu la théorie de l’intromission

Alhazen a défendu la théorie de l’intromission et a condamné la théorie de l’émission.

Kepler a permis d’avancer dans la compré-

hension du mécanisme de la vision en montrant que le cristallin joue le rôle d’une lentille et que la rétine constituait un écran qui assure un rôle sensoriel. Le cristallin, élément transparent, de

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Sujet 2 – Le corrigé

forme biconvexe est traversé par la lumière. Il est capable de se déformer et oriente les rayons sur la rétine. Ainsi, on pouvait écarter la théorie de l’émis- sion et s’orienter vers la théorie de l’intromis- sion.

Pour modéliser le système optique que

constitue l’œil, le physicien utilise une lentille qui représente le cristallin, un écran simulant la rétine. Il peut placer un objet devant le dispo- sitif afin de voir comment se forme l’image de l’objet sur l’écran.

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L’image A’B’ se forme de façon inversée sur la rétine par rapport à l’image AB en raison de la présence de la lentille qui dévie les rayons in- cidents. On confirme ainsi l’observation du jé- suite Scheiner qui avait pratiqué une petite ou- verture au fond de l’œil d’un bovin mort et ob- serva l’image renversée des objets sur la rétine.

L’expression « jeter un coup d’œil » si-

gnifie regarder rapidement quelque chose tan- dis que« foudroyer du regard », c’est regarder quelqu’un de façon intense avec désapproba- tion comme si la foudre allait frapper la per- sonne. Ces expressions donnent l’impression que l’œil envoie des rayons comme dans la théorie de l’émission émise par Euclide et Pto- lémée. Or nous avons vu qu’il n’en est rien puisque ce sont en fait les rayons lumineux qui parviennent à l’œil, véritable système optique, constitué d’une lentille, le cristallin et d’une membrane, la rétine, constituée de photorécep- teurs sensibles à la lumière.

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Sujet 3, Polynésie, juin 2013, séries ES, L
Sujet 3, Polynésie, juin 2013, séries ES, L

Des lunettes « autofocus » pour le tiers-monde

Environ 153 millions de personnes dans le monde auraient besoin de lunettes mais n’y ont pas accès, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. L’un des freins est le manque de personnel qualifié : on compte environ un ophtalmologiste pour 8 000 habitants en Europe, mais un pour huit millions au Mali. Face à cette carence, le physicien britannique Joshua SILVER de l’université d’Oxford, a imaginé des lunettes dont le réglage est effectué par leur porteur et permet de corriger la myopie, l’hypermétropie et la presbytie.

D’après un article paru dans Le Monde du 08/10/2011.

de corriger la myopie, l’hypermétropie et la presbytie. D’après un article paru dans Le Monde du

Questions

Sujet 3 – Le sujet

On s’intéresse aux « lentilles » représentées sur les figures A et B.Questions Sujet 3 – Le sujet La lentille de la figure A est : (Cocher uniquement

La lentille de la figure A est :

(Cocher uniquement la réponse exacte.)

divergente et sa représentation symbolique est :

exacte.) divergente et sa représentation symbolique est : divergente et sa représentation symbolique est :

divergente et sa représentation symbolique est :

est : divergente et sa représentation symbolique est : convergente et sa représentation symbolique est :

convergente et sa représentation symbolique est :

est : convergente et sa représentation symbolique est : convergente et sa représentation symbolique est :

convergente et sa représentation symbolique est :

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Défaut de vision.

et sa représentation symbolique est : 2 Défaut de vision. On schématise l’œil d’un adolescent présentant

On schématise l’œil d’un adolescent présentant un défaut de vision :

symbolique est : 2 Défaut de vision. On schématise l’œil d’un adolescent présentant un défaut de

Sciences 1re ES/L

Le sujet

a) Préciser de quel défaut il s’agit, puis faire une phrase avec le mot « convergent » pour décrire

ce défaut.

b) Indiquer s’il faut creuser ou gonfler la membrane de la lunette autofocus pour corriger ce défaut

de vision.

Caractérisation d’une lentille : on considère une lentille notée L 1 , de vergence V 1 = + 2 δ et

une lentille L 2 , de vergence V 2 = 2 δ.

a) Donner le nom de l’unité représentée par le symbole δ.

b) Préciser laquelle des deux lentilles correspond à celle de la figure B du document.

On s’intéresse à la lentille de la figure B : la figure B représente une correction pour un défautlentilles correspond à celle de la figure B du document. de vision correspondant à un œil

de vision correspondant à un œil :

(Cocher uniquement la réponse exacte.) hypermétrope emmétrope presbyte myope

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Correction de la presbytie.

La presbytie gêne la vision des objets proches, pour les adultes d’un certain âge : l’accommodation devient imparfaite, le cristallin n’est plus assez convergent.

a) Schématisation du défaut.

Compléter le schéma pour montrer un défaut de presbytie.

Compléter le schéma pour montrer un défaut de presbytie. b) Expliquer s’il faut gonfler ou creuser

b) Expliquer s’il faut gonfler ou creuser la membrane de la lunette autofocus pour corriger ce

défaut de vision.

c) Nommer un autre défaut de l’œil pour lequel on devrait effectuer le même réglage des lunettes

autofocus.

Questions

1
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Comprendre la question

Il

s’agit d’associer à la figure A du document

représentant une lentille, la bonne représenta- tion symbolique et le nom convergent ou di- vergent.

Mobiliser ses connaissances

Vous observez deux lentilles :

– Si la lentille est gonflée mais a les bords minces, il s’agit d’une lentille convergente, permettant de faire converger les rayons lu- mineux qui la traverse. Son symbole est :

– Si la lentille est creuse au centre et a des bords épais, il s’agit d’une lentille di- vergente, permettant de faire diverger les rayons lumineux que la traverse. Son sym- bole est :

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Comprendre la question

On vous présente un schéma montrant l’endroit où se forme l’objet au niveau de l’œil. En fonc- tion de la position de l’image de l’objet, vous devez nommer le défaut observé, indiquer s’il

y a un problème de divergence ou de conver-

gence, puis déterminer quel type de lentille per- mettra de corriger ce défaut.

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

Hypermétropie : les images se forment en arrière de la rétine car l’œil n’est pas assez convergent. La correction se fait par une len- tille convergente

Myopie : les images se forment en avant de la rétine car l’œil est trop convergent. La cor- rection se fait par une lentille divergente

Presbytie : l’accommodation ne se fait plus correctement en raison du vieillissement du cristallin et il y a une difficulté à lire et à voir les objets de près. Une lentille convergente corrige le défaut.

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Comprendre la question On vous indique les vergences de deux len-

tilles, une positive et une négative et vous devez préciser à quelle lentille L1 ou L2 correspond

la figure B du document.

Mobiliser ses connaissances

La vergence, notée C, est l’inverse de la dis- tance de la lentille à F’. F’ est le foyer image, c’est-à-dire le point où se croisent les rayons lumineux émergents de la lentille. C = 1

F

F est le foyer objet. Les lentilles convergentes

ont une vergence positive. Les lentilles diver- gentes ont une vergence négative.

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Comprendre la question Vous devez préciser quel défaut parmi les quatre (hypermétrope, emmétrope, presbyte ou myope) est corrigé par la lentille de la figure B. Vous savez par votre étude précédente que la lentille B est divergente.

Mobiliser ses connaissances

Mobiliser ses connaissances Revoir les différents défauts de la vision cités

Il

faut connaitre les différents défauts de l’œil

dans l’aide de la question 2.

afin de repérer dans quelle situation on se trouve dans l’exercice :

Emmétrope : œil dépourvu de défaut, c’est l’œil normal.

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Le sujet Pas à pas

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Comprendre la question En a, sur le schéma proposé, vous devez indi- quer où se forme l’image de l’objet et position- ner le foyer image F’ (même principe que pour le schéma proposé en question 2, mais à adap- ter pour la presbytie), puis préciser s’il faut une lentille convergente ou divergente pour corri- ger le défaut, et enfin indiquer une autre ano- malie qui nécessiterait le même type de lentille.

Mobiliser ses connaissances

La presbytie est un défaut d’accommodation dû au vieillissement du cristallin, qui est moins souple et se déforme moins bien. Le punctum proximum s’éloigne de l’œil, les objets proches ne sont donc pas nets.

Sur le schéma, prolonger les rayons émergents du cristallin de sorte que l’image se forme en arrière de la rétine.

Questions

(3) Le lentille de la figure A est convergenteQuestions et sa représentation est . a) Le défaut observé est la myopie puisque l’image de

et sa représentation est .

a) Le défaut observé est la myopie puisque

l’image de la bougie se forme en avant de la rétine traduisant un manque de convergence de l’œil.

b) Il faut creuser la membrane de la lunette au- tofocus afin de créer une lentille divergente qui compensera le défaut de l’œil.

a) L’unité représentée par le symbole δ est

la dioptrie.

b) La figure B du document représente une len- tille divergente qui a donc une vergence néga- tive. C’est la lentille L2 qui correspond à la fi- gure B.

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Sujet 3 – Le corrigé

La figure B représente une correction pourqui correspond à la fi- gure B. 2 3 Sujet 3 – Le corrigé un défaut

un défaut de vision correspondant à un œil myope (réponse 4).

a) Le point F’ se forme en arrière de l’œil. Le point F’ se forme en arrière de l’œil.

4). a) Le point F’ se forme en arrière de l’œil. b) Il faut gonfler la

b) Il faut gonfler la lentille afin d’obtenir une lentille convergente dont le centre sera épais et les bords minces. Cette lentille permettra de ra- mener l’image de l’objet sur la rétine.

c) L’hypermétropie est également corrigée par des lentilles convergentes puisqu’il s’agit d’un défaut de convergence de l’œil, où l’image se forme en arrière de la rétine.

Sujet 4, Amérique du Nord, juin 2013, séries ES, L
Sujet 4, Amérique du Nord, juin 2013, séries ES, L

Synthèse additive et synthèse soustractive

Une élève de première regarde avec une loupe l’écran de son ordinateur. Elle est étonnée de consta- ter qu’il est constitué de petits points rouges, verts et bleus. Pour comprendre comment son écran d’ordinateur reproduit toutes les couleurs avec des points rouges, verts et bleus alors que son im- primante utilise des cartouches de couleur cyan, magenta et jaune, elle se documente sur les dif- férentes synthèses des couleurs et elle effectue des expériences lors d’une séance d’enseignement scientifique.

› Document 1 : restitution des couleurs

De très nombreux objets de notre vie quotidienne (téléviseurs, ordinateurs, téléphones portables )

possèdent des écrans plats en couleur. Si la technologie varie d’un écran à l’autre (affichage à cris-

taux liquides LCD, plasma le principe utilisé est toujours le même : chaque point de l’image

est formé de trois luminophores qui produisent des lumières rouge, verte et bleue avec des inten- sités différentes. Ces luminophores sont trop proches les uns des autres pour que l’œil puisse les distinguer. Le cerveau fait donc, pour chaque point, la synthèse des lumières reçues par l’œil. Les imprimantes couleurs possèdent trois cartouches de couleur cyan, magenta et jaune qui dé- posent l’encre (pour les imprimantes à jet d’encre) ou la poudre (pour les imprimantes lasers) pour créer toutes les couleurs.

),

› Document 2 : cercle chromatique

ou la poudre (pour les imprimantes lasers) pour créer toutes les couleurs. ), › Document 2

Sujet 4 – Le sujet

Questions

Expliquer pourquoi un mélange des trois couleurs cyan, magenta, jaune dans les mêmes pro-Sujet 4 – Le sujet Questions portions permet d’obtenir du noir avec une imprimante à jet

portions permet d’obtenir du noir avec une imprimante à jet d’encre.

L’élève de première effectue des expériences pour comprendre comment son écran d’ordinateur

et son imprimante reproduisent les couleurs. Elle dispose d’une source de lumière blanche, de trois lumières colorées (rouge, bleue et verte), de six filtres colorés (cyan, magenta, jaune, rouge, vert et bleu) et d’un écran blanc.

a) Dans une première expérience, elle superpose les lumières colorées et observe les couleurs sur l’écran. Elle note ses observations sur un schéma récapitulatif. Parmi les quatre propositions, choisir le schéma correspondant aux observations de l’élève. (Cocher uniquement la réponse exacte.)

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de l’élève. (Cocher uniquement la réponse exacte.) 2 b) Elle souhaite faire une deuxième expérience avec

b) Elle souhaite faire une deuxième expérience avec la source de lumière blanche et des filtres colorés pour comprendre comment son imprimante à jet d’encre reproduit la couleur rouge. Parmi les quatre propositions, choisir celle qui correspond à l’expérience que l’élève doit réaliser. (Cocher uniquement la réponse exacte.) Pour observer la couleur rouge sur l’écran elle doit superposer :

le filtre jaune et le filtre magenta. le filtre bleu et le filtre vert. le filtre cyan et le filtre magenta. le filtre cyan et le filtre jaune.

Sciences 1re ES/L

Le sujet

c) Elle s’aperçoit que sa trousse jaune apparaît rouge lorsqu’elle est éclairée avec de la lumière rouge. Elle réalise alors une troisième expérience. Elle superpose les filtres jaune et rouge et les éclaire avec la source de lumière blanche. Elle constate que l’écran est rouge. Parmi les quatre propositions, choisir celle qui correspond à l’interprétation de l’expérience. (Cocher uniquement la réponse exacte.) L’élève observe la couleur rouge sur l’écran car le filtre rouge laisse passer la lumière rouge et le filtre jaune laisse passer les lumières :

bleue et verte bleue, verte et rouge rouge et verte bleue et rouge

Préciser le type de synthèse des couleurs (additive ou soustractive) mis en jeu :

a) lorsque « le cerveau fait la synthèse des lumières reçues par l’œil » face à un écran.

b) lors de l’utilisation d’une imprimante à jet d’encre.

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3

Questions

1
1

Comprendre la question Il s’agit d’une question de cours qui fait appel à vos connaissances du procédé utilisé par les imprimantes à jet d’encre pour obtenir les dif- férentes couleurs. On vous demande plus pré- cisément d’expliquer l’obtention de la couleur noire à partir des trois couleurs : cyan, magenta et jaune, qui sont les trois cartouches de ces im- primantes. (Une cartouche noire est présente en plus afin de faciliter l’impression.)

Mobiliser ses connaissances Dans le cas des imprimantes à jet d’encre, il s’agit du principe de la synthèse soustractive qui intervient et que vous devez expliquer. Lorsque l’on observe un objet, la couleur per- çue est la couleur des radiations qu’il diffuse alors qu’il absorbe un certain nombre de radia- tions. Un objet noir absorbe toutes les radiations, un objet blanc diffuse toutes les radiations lumi- neuses. Un objet bleu diffuse les radiations bleues et absorbe toutes les autres.

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2

a)

Comprendre la question Il s’agit de trouver le schéma qui indique les bonnes couleurs complémentaires lorsque l’on superpose les lumières des couleurs primaires bleu, vert et rouge, par projection des ces lu- mières colorées sur un écran blanc.

Mobiliser ses connaissances et les in- formations des documents Il s’agit ici du principe de la synthèse additive. Sur tous les schémas la superposition des trois couleurs donne du blanc, qui contient toutes les couleurs.

Sujet 4 – Le sujet Pas à pas

Il n’est pas facile de mémoriser le résultat de la superposition des couleurs. Vous pouvez vous aider du document 2. Le cercle chroma- tique présente la variation continue des cou- leurs. Deux couleurs symétriques par rapport au centre sont dites complémentaires. Ce cercle chromatique va vous permettre de trouver la bonne réponse parmi les quatre pro- posées. La superposition des faisceaux colorés permet la synthèse additive et l’obtention des couleurs complémentaires. Ainsi :

la superposition du vert et du rouge donne le jaune,

la superposition du rouge et du bleu donne le magenta,

la superposition du vert et du bleu donne le cyan.

b)

Comprendre la question On utilise maintenant des filtres colorés à tra- vers le faisceau de lumière blanche et non la projection de lumières colorées afin de com- prendre comment l’imprimante reproduit la couleur rouge. Il s’agit de choisir la bonne com- binaison de filtres à superposer.

Mobiliser ses connaissances et les in- formations des documents Il s’agit de la synthèse soustractive que nous avons expliquée dans la question 1. La super- position des deux filtres primaires donne nais- sance à la couleur complémentaire. Vous pou- vez également vous aider du cercle chroma- tique.

c)

Comprendre la question Il s’agit d’expliquer les interrogations de l’élève de première concernent la couleur rouge

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

qui peut être obtenue par projection sur sa trousse jaune d’une lumière rouge. Pour mieux comprendre le phénomène, elle su- perpose les filtres jaune et rouge et les éclaire avec une source de lumière blanche. On vous précise que le filtre rouge laisse passer la couleur rouge et vous devez préciser quelles couleurs laissent passer le filtre jaune.

Mobiliser ses connaissances Il s’agit de mobiliser vos connaissances concer- nant la perception des couleurs par l’œil. Notre rétine renferme trois types de cônes sensibles au bleu, au vert ou au rouge. Des messages ner- veux sont envoyés par le nerf optique vers le cerveau. L’œil et le cerveau font la synthèse ad- ditive des couleurs. Les couleurs primaires de la vision sont le rouge, le vert et le bleu. Le rouge étant un couleur primaire, le rouge laisse passer la couleur rouge et bloque le bleu et le vert Le jaune est obtenu par addition du rouge et vert par synthèse additive. Le filtre jaune laisse donc passer le rouge et le vert et bloque le bleu. Ainsi la combinaison des deux filtres ne laisse passer que le rouge.

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3

a) et b)

Comprendre la question Il s’agit d’indiquer, en justifiant votre réponse, quel type de synthèse est mise en jeu, addi- tive ou soustractive, lorsque c’est le cerveau qui traite les informations reçues par la rétine de l’œil et lorsque l’on utilise une imprimante à jet d’encre.

Mobiliser ses connaissances Vos connaissances sur les synthèses soustrac- tive et additive ont été mobilisées dans les ques- tions précédentes. La synthèse soustractive a été expliquée dans la question 1 concernant l’imprimante à jet d’encre, vous pouvez donc être assez succinct et faire un renvoi à la réponse à cette question si vous avez été suffisamment précis. En revanche, vous n’avez pas expliqué la syn- thèse additive qui intervient pour l’œil et le cer- veau (puisque vous avez coché les bonnes ré- ponses en 2) : une explication plus approfondie est donc nécessaire.

Sujet 4 – Le corrigé

dans les mêmes proportions, cyan, magenta et jaune, donne du noir, puisque l’on soustrait l’ensemble du spectre coloré.

Les imprimantes à jet d’encre utilisent lepuisque l’on soustrait l’ensemble du spectre coloré. principe de la synthèse soustractive . Ces im- primantes

principe de la synthèse soustractive. Ces im- primantes possèdent trois cartouches de cou- leurs : le cyan, le magenta et le jaune qui sont les trois couleurs primaires pour la synthèse soustractive. Il s’agit d’un dépôt d’encre dans des proportions variables qui permet de créer toutes les couleurs. La synthèse soustractive consiste à combiner l’effet d’absorption de plusieurs couleurs afin d’en obtenir une nouvelle. En absence de filtre sur le trajet d’une lu- mière blanche, toutes les couleurs sont réflé- chies, l’écran est blanc. Si on dépose une cou- leur, toutes les couleurs sont absorbées, sauf celle qui est intercalées. Le filtre coloré absorbe ou soustrait une partie du spectre lumineux. Si on superpose plusieurs filtres (ou plusieurs couleurs), on obtient une nouvelle couleur. Par exemple la superposition de deux filtres, cyan et du magenta, sur une surface blanche permet d’obtenir du bleu. La superposition du jaune et du cyan donne du vert et celle du jaune et du magenta donne du rouge. Le bleu, le vert et le rouge sont les couleurs secondaires. Ainsi c’est la superposition des couleurs pri-

maires dans différentes proportions qui permet b) La synthèse soustractive est mise en jeu lors

de l’utilisation d’une imprimante à jet d’encre.

La superposition des trois couleurs primaires (Voir réponse détaillée à la question 1.)

l’œil perçoit les couleurs face à un écran. La rétine renferme trois types de cônes sensibles à trois longueurs d’onde différentes, le bleu, le vert ou le rouge (les couleurs primaires). Des messages nerveux sont envoyés au cer- veau en fonction des stimulations de ces trois types de photorécepteurs. Une synthèse addi- tive est réalisée, c’est-à-dire qu’en « addition- nant » dans différentes proportions ces dif- férentes couleurs, on obtient toutes les cou- leurs. Deux couleurs sont complémentaires si par synthèse additive elles donnent du blanc. Le cercle chromatique qui représente la succession des couleurs dans un cercle permet de retrouver les couleurs complémentaires, disposées de fa- çon symétrique par rapport au centre.

a) La synthèse additive intervient lorsque La synthèse additive intervient lorsque

c) Le filtre jaune laisse passer les lumières rouge et verte.

b) La réponse est le filtre jaune et le filtre ma- genta.

Questions

a) Le schéma juste est le 4. Le schéma juste est le 4.

d’obtenir toutes les couleurs.

Sujet 5, Inde, avril 2013, séries ES, L

Sujet 5 , I n d e , a v r i l 2013, séries ES,

L’art pariétal de la grotte de Lascaux

séries ES, L L’art pariétal de la grotte de Lascaux Pendant les vacances scolaires, la famille

Pendant les vacances scolaires, la famille Martin décide de visiter cette grotte paléolithique située sur la commune de Montignac en Dordogne. Surnommée la « chapelle Sixtine de l’art pariétal », l’âge de ses peintures est estimé entre 18 600 et 18 900 ans. Malheureusement, en arrivant sur place, les visiteurs s’aperçoivent qu’ils ne pourront accéder qu’au fac-similé : Lascaux II.

› Document 1 : la palette des peintres de Lascaux.

La palette des artistes d’art pariétal est relativement restreinte. Elle associe essentiellement le noir à l’éventail des couleurs chaudes, brun foncé, rouge et jaune. Les colorants minéraux utilisés, abondants dans la région de Lascaux, sont principalement l’oxyde de fer ou de manganèse et le charbon de bois. Ils furent utilisés sans charge, c’est-à-dire sans ajout de matière favorisant leur dispersion, sinon l’eau qui sert uniquement de liant.

D’après : http ://www.lascaux.culture.fr et http ://www.semitour.com.

› Document 2 : de l’original au fac-similé

En septembre 1940, quatre adolescents s’intéressent à « un trou de renard » censé ouvrir la voie d’un souterrain, ils découvrent la grotte de Lascaux. L’importance de la découverte est inouïe, ce site d’art pariétal est très vite classé au titre des monuments historiques. En juillet 1948, après de lourds travaux qui détruisent notamment le cône d’éboulis protecteur de l’entrée de la grotte, celle-ci est ouverte au public. En 1960, la grotte reçoit 100 000 visiteurs avec des pointes estivales à 1800 personnes par jour. En mars 1963, après avoir reçu plus d’un million de visiteurs et au vu des nombreuses dégrada- tions, la grotte est définitivement fermée au public. En juillet 1983, le fac-similé Lascaux ouvre et reçoit plus de 280000 visiteurs par an.

D’après : http ://www.lascaux.culture.fr.

› Document 3 :

Sujet 5 – Le sujet

› Document 3 : Sujet 5 – Le sujet › Document 4 : synthèse soustractive. Questions

› Document 4 : synthèse soustractive.

5 – Le sujet › Document 4 : synthèse soustractive. Questions À l’aide des documents et

Questions

À l’aide des documents et de vos connais- sances, répondre aux questions suivantes :

Proposer un terme pouvant judicieusementde vos connais- sances, répondre aux questions suivantes : remplacer celui qui est souligné dans le

remplacer celui qui est souligné dans le docu- ment 1 en justifiant.

Expliquer quelles sont les raisons pour les-

quelles la famille Martin n’a pu visiter que le fac-similé de la grotte de Lascaux.

M. Martin a oublié de changer de lunettes et

pénètre dans la grotte avec des lunettes de soleil adaptées à sa vue. L’éclairage étant faible, il est

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obligé de les enlever et ne peut donc pas profi- ter du spectacle offert par la salle des taureaux (document 3). Expliquer, en justifiant la réponse, quel est le défaut de vision de M. Martin, en précisant quel type de verre peut le corriger.

Pour garder un souvenir de sa visite, Nico-

las, le fils de la famille Martin se fait photogra- phier devant l’entrée de la vraie grotte de Las- caux. Il porte ce jour-là un tee-shirt rouge. Dès son retour à la maison, il imprime la photo. À l’aide du document 4, expliquer comment l’imprimante quadrichromique peut restituer sur papier la couleur du tee-shirt.

4
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Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

Questions

1
1

Comprendre la question

Le mot colorant est à remplacer par un autre terme qui puisse s’appliquer à l’art pariétal

Mobiliser ses connaissances

Les notions de colorant et de pigment sont à ex- pliciter. Colorant : substance qui colore les objets en absorbant certaines radiations lumineuses. Pigment : constitué de très petites particules dispersées dans le milieu. En peinture, les sub- stances colorantes sont des pigments en sus- pension dans un liant, généralement l’eau. Les pigments peuvent être d’origine ;

Minérale : ocre rouge (roches contenant des oxydes de fer III, rouge cinabre extrait d’un minerai)

Organique : rouge garance obtenu à partir des racines d’une herbe, Rubia Tinctotium dont on extrait une molécule, l’alizarine.

De synthèse : le rouge vermillon est obtenu par fusion de soufre et de mercure (formule HgS)

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Comprendre la question

Le fac-similé est la copie conforme de la grotte de Lascaux. Vous devez expliquer, en vous aidant du docu- ment 2 et de vos connaissances pourquoi il a été nécessaire de fermer la grotte de Lascaux au public et de construire un fac-similé afin de préserver l’art pariétal.

Mobiliser ses connaissances

Il s’agit d’expliquer que les pigments sont fra- giles et que leur couleur peut varier en fonction de différents paramètres :

pH (acide ou basique) : par exemple, le jus de chou rouge est violet à pH neutre, il vire au rouge pour des pH acides et au jaune pour des pH basique.

– du liant : le permanganate de potassium en poudre solide est violet tandis qu’il est rose en solution dans l’eau.

température : elle modifie le degré d’humi- dité de la grotte donc peut altérer la couleur des pigments

degré d’humidité : par exemple, le chlorure de cobalt est bleu par temps sec, rose par temps humide

lumière : elle atténue les couleurs et pro- voque le développement des végétaux pho- tosynthétiques sur les peintures.

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3

Comprendre la question L’étude du document 3 vous permet de trouver l’anomalie de vision de Monsieur Martin. Sa vision sans lunettes est floue. Après avoir ex- pliqué le défaut de vision, vous précisez quel type de verre le corrige.

Mobiliser ses connaissances La vision de Mr Martin est floue indiquant que l’accommodation par l’œil ne se fait pas cor- rectement. PP : punctum proximum : point le plus proche de vision distincte (environ 25 cm pour un œil sans défaut c’est-à-dire emmétrope) PR : punctum remotum : point le plus loin de vision distincte (à l’infini pour un œil emmé- trope) Accommodation : c’est la mise au point faite par l’œil permettant de voir nettement les objets proches. Elle est réalisée par le cristallin qui se bombe plus ou moins. Œil emmétrope : œil sans défaut ou œil nor- mal.

Les différents défauts de l’œil :

Myopie : l’œil est trop convergent et forme les images en avant de la rétine. La correc- tion se fait par une lentille divergente

Hypermétropie : l’œil n’est pas assez convergent et les images se forment en ar- rière de la rétine. La correction se fait par une lentille convergente

Presbytie : l’accommodation ne se fait plus correctement en raison du vieillissement du cristallin et il y a une difficulté à voir les ob- jets de près, à lire. Une lentille convergente corrige le défaut.

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4

Comprendre la question La question porte sur la restitution des couleurs par une imprimante quadrichromique et plus précisément comment la couleur rouge du tee-

Sujet 5 – Le sujet Pas à pas

shirt est réalisée à partir des encres disponibles :

cyan, magenta et jaune.

Mobiliser ses connaissances

Il s’agit d’expliquer le principe de la syn- thèse soustractive qui intervient pour les im- primantes (à ne pas confondre avec la synthèse additive réalisée par l’œil et le cerveau)

Les encres colorées lorsqu’elles sont éclairées absorbent certaines radiations lumineuses et diffusent les radiations non absorbées. Chaque objet coloré absorbe les radiations de la cou- leur complémentaire qui peut être repérée sur le cercle chromatique. Deux couleurs com- plémentaires sont positionnées de façon symé- trique par rapport au centre du cercle.

Le document 3 vous indique les couleurs obte- nues par superposition des couleurs primaires de la synthèse soustractive.

Sciences 1re ES/L

Le corrigé

Questions

Le mot colorant peut être remplacé par leSciences 1re ES/L Le corrigé Questions terme pigment . Les substances colorantes uti- lisées en peinture

terme pigment. Les substances colorantes uti- lisées en peinture sont des pigments en suspen- sion dans un liant. Le colorant est une espèce chimique soluble dans le milieu qu’il colore. Le pigment naturel ou de synthèse est par contre insoluble. Il se présente sous forme de poudre colorée qui se disperse dans le milieu qu’il co- lore. Il est souvent utilisé avec de l’eau qui

constitue le liant. Le charbon de bois est d’ori- gine organique et permet la couleur noir, les oxydes de fer ou de manganèse sont d’origine minérale et donnent des couleurs ocre, brun,

noir.

La famille Martin n’a pas pu visiter la grotte

d’origine qui a été fermée au public. En effet,

en raison de l’accroissement du nombre de visi- teurs, les peintures rupestres s’altéraient d’où la nécessité de construire un fac-similé et de pré- server le site classé au titre des monuments his-

toriques.

La couleur des pigments dépend des éléments chimiques qui les constituent. Dans la grotte de Lascaux, il s’agit de l’oxyde de fer ou de man- ganèse et le charbon de bois. La couleur d’un pigment peut être modifiée lorsque les paramètres de température et de ph changent. En 1948, le cône d’éboulis qui proté- geait la grotte est détruit modifiant la tempéra-

ture et le degré d’humidité à l’intérieur de celle-

ci.

De plus, le nombre de visiteurs augmentant d’années en années (de 100 000 à 1 million), la température de la grotte tend à augmenter tan- dis que l’humidité diminue et que le dioxyde de carbone émis par respiration réduit le ph, alté- rant les teintes des peintures rupestres. L’éclai-

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rage de la grotte peut également être un facteur de dégradation puisqu’il favorise le dévelop- pement de végétaux qui réalisent la photosyn- thèse. (algues, mousses, lichens ) La préservation des peintures originales a donc nécessité l’arrêt des visites par un public trop nombreux.

D’après le document 3, Monsieur Martin al’arrêt des visites par un public trop nombreux. une vision floue des peintures de la salle

une vision floue des peintures de la salle des taureaux après avoir ôté ses lunettes. Le punc- tum proximum (PP) c’est-à-dire la position de l’objet la plus proche de l’œil pour laquelle l’image formée sur la rétine est nette et le punc- tum remotum (PR), position de l’objet la plus éloignée de l’œil pour laquelle l’image est en- core nette délimitent la zone de vision dis- tincte. Chez Monsieur Martin, cette zone est plus proche de l’œil et plus restreinte. Monsieur Martin est myope. L’image de l’objet se forme en avant de la rétine. Cette anomalie peut être corrigée par des lentilles divergentes qui permettent de former l’image de l’objet sur la rétine.

L’imprimante quadrichromique utilise lespermettent de former l’image de l’objet sur la rétine. quatre couleurs : magenta, jaune, cyan et

quatre couleurs : magenta, jaune, cyan et noir. Le magenta, le cyan et le jaune sont les trois couleurs primaires en synthèse soustractive. Si on superpose ces trois couleurs sur le tra- jet de la lumière blanche, on supprime la trans- mission de la lumière et on obtient le noir. Pour obtenir différentes couleurs, on soustrait à la lumière blanche les trois couleurs primaires dans différentes proportions. Nicolas a un tee- shirt rouge. La superposition d’encre magenta et jaune permet d’obtenir une couleur rouge (document 4). On ne laisse alors passer que la lumière de couleur rouge. L’encre noire est utilisée pour obtenir les différentes nuances de gris.

Sujet 6, Sujet zéro, septembre 2011, séries ES, L
Sujet 6, Sujet zéro, septembre
2011, séries ES, L

Problèmes ophtalmologiques

L’image ci-dessous représente ce que per-septembre 2011, séries ES, L Problèmes ophtalmologiques çoit un individu âgé de 50 ans au moment

çoit un individu âgé de 50 ans au moment où, installé dans son jardin, il s’apprête à consul- ter un livre. Jusqu’alors sa vision n’avait jamais présenté de défaut.

sa vision n’avait jamais présenté de défaut. phique représente l’intensité lumineuse mini- male pour

phique représente l’intensité lumineuse mini- male pour laquelle le photorécepteur réagit.

› Document 1

Intensité minimale de stimulation des photorécepteurs en fonction de la longueur d’onde

des photorécepteurs en fonction de la longueur d’onde › Document de référence Au cours de la

› Document de référence

Au cours de la consultation, son ophtalmologue lui explique que son problème est dû à une (sélectionnez la bonne réponse) :

a) perte de souplesse du cristallin ;

b) détérioration des photorécepteurs rétiniens ;

c) opacification du cristallin ;

d) détérioration du nerf optique.

Les cônes (dont il existe trois types) et lesdu cristallin ; d) détérioration du nerf optique. bâtonnets sont des photorécepteurs rétiniens dont les

bâtonnets sont des photorécepteurs rétiniens dont les propriétés déterminent la vision du monde.

Pour réaliser le graphique ci-dessous, les pho- tensité de l’éclairement ; torécepteurs ont été exposés à des longueurs

d’ondes différentes. Pour chaque longueur

d’onde, le photorécepteur a été soumis d’abord à une intensité lumineuse très faible, puis de d) chaque type de cône possède une sensibilité plus en plus forte (mesurée en lux). Le gra- maximale pour une couleur donnée.

c) les bâtonnets présentent une sensibilité maximale dans le bleu et le rouge ;

Spectre de lumière blanche

dans le bleu et le rouge ; Spectre de lumière blanche D’après cette étude, on peut

D’après cette étude, on peut dire que (distinguez les propositions vraies des fausses) :

a) seuls les bâtonnets sont stimulés dans un en- droit très peu éclairé ;

b) les cônes sont stimulés quelle que soit l’in-

Sciences 1re ES/L

Le sujet

La photo ci-dessous a été prise au micro-Sciences 1re ES/L Le sujet scope électronique au niveau d’une synapse du cortex visuel (G X

scope électronique au niveau d’une synapse du cortex visuel (G X 10000).

au niveau d’une synapse du cortex visuel (G X 10000). En observant cette image, un scientifique

En observant cette image, un scientifique peut en déduire que le message peut passer (sélectionnez la bonne réponse) :

a) de 1 vers 2 car le neurotransmetteur est pré-

sent dans le neurone 1 ;

b) de 1 vers 2 car le neurotransmetteur est pré-

sent dans le neurone 2 ;

c) de 2 vers 1 car le neurotransmetteur est pré-

sent dans le neurone 1 ;

d) de 2 vers 1 car le neurotransmetteur est pré-

sent dans le neurone 2.

On a identifié le neurotransmetteur naturel1 car le neurotransmetteur est pré- sent dans le neurone 2. impliqué dans la communication entre

impliqué dans la communication entre les neu- rones des voies visuelles. Il s’agit d’une molé- cule dont le nom est « sérotonine » et que l’on a représentée ci-dessous, fixée à son récepteur neuronal.

Par ailleurs, on connait une drogue, le LSD (« acide »), caractérisée par une puissante ac- tion hallucinogène. Il provoque des visions ar- tificielles ou des altérations de la perception vi- suelle.

tificielles ou des altérations de la perception vi- suelle. Les informations présentées sur ces documents permettent

Les informations présentées sur ces documents permettent de penser que l’effet hallucinogène du LSD provient de (distinguez les propositions vraies des fausses) :

a) sa formule chimique identique à celle de la sérotonine ;

b) sa structure spatiale en partie similaire à celle de la molécule de sérotonine ;

c) sa possibilité de se substituer à la sérotonine au niveau de la membrane du neurone aboutis- sant au cortex visuel ;

d) sa possibilité de traverser la membrane du neurone aboutissant au cortex visuel.

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Comprendre la question

Il s’agit de déterminer l’anomalie responsable de la mauvaise vision chez cette personne âgée de 50 ans. On vous précise qu’auparavant sa vi- sion était normale. Il est probable qu’il s’agisse d’un problème lié à l’âge. La vision de loin de cette personne est bonne, en revanche elle n’ar- rive pas à lire son livre.

Mobiliser ses connaissances

Le cristallin est une structure de forme bicon- vexe, située dans le globe oculaire, jouant le rôle de lentille et permettant l’accommodation. Avec l’âge, le cristallin est moins souple, il se déforme moins bien, ce qui ne permet plus de former correctement l’image sur la rétine. C’est la presbytie. Les photorécepteurs correspondent aux cônes et aux bâtonnets situés dans la rétine. Leur dé- térioration provoquerait des troubles plus im- portants que celui de l’individu, avec des pro- blèmes de vision de près et de loin, de percep- tion des intensités lumineuses et des couleurs. L’opacification du cristallin est lié à son vieillissement : progressivement la lumière ne peut plus le traverser. La personne voit de moins en moins bien et peut devenir aveugle. On parle de cataracte. Une opération consis- tant à remplacer le cristallin par une prothèse permet de rétablir une vision correcte. La détérioration du nerf optique provoque des troubles visuels localisés dans une partie du champ de vision. Dans le cas du glaucome, c’est un excès de pression à l’intérieur de l’œil qui est responsable de la dégénérescence pro- gressive du nerf optique.

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Comprendre la question

Avec cette question, on cherche à évaluer vos connaissances sur les cônes et les bâtonnets,

Sujet 6 – Le sujet Pas à pas

les deux photorécepteurs de la rétine qui n’ont pas les mêmes fonctions. Pour vous aider à ré- pondre, vous avez par ailleurs un graphique qui vous précise la sensibilité de chaque photoré- cepteur à l’intensité lumineuse et à la longueur d’onde.

Mobiliser ses connaissances Les cônes : il en existe trois types, renfermant chacun un pigment différent (opsine S, M et L). Ils réagissent à des intensités lumineuses fortes et permettent la perception des couleurs. Ils perçoivent les longueurs d’onde des couleurs vert, bleu et rouge. (Opsine S, bleue : maximum d’absorption à 450 nm ; opsine M, verte : 530 nm ; opsine rouge, L : 560 nm environ.) Les bâtonnets : ils possèdent un seul type de pigment différent de ceux des cônes, la rhodop- sine, avec un maximum d’absorption à 497 nm environ. Ils réagissent à une intensité lumi- neuse faible.

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Comprendre la question Cette question fait appel à vos connaissances concernant le fonctionnement de la synapse et vous devez être capable de repérer sur une photo en microscopie électronique les vési- cules synaptiques qui contiennent le neuro- transmetteur. Ces vésicules se situent dans le neurone pré-synaptique.

Mobiliser ses connaissances Les vésicules synaptiques se présentent sous la forme de petits ronds sur la photo en mi- croscopie électronique et sont présentes dans le neurone présynaptique (neurone 1). Lorsque le message nerveux arrive à l’extrémité du neu- rone présynaptique, les vésicules se déplacent vers la fente synaptique et déverse par exo- cytose le neurotransmetteur. Celui-ci se fixe sur les récepteurs post-synaptiques (neurone 2),

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

ce qui fait naître un message nerveux post- synaptique.

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Comprendre la question Le LSD est une drogue qui provoque des alté- rations de la perception visuelle. Il agit sur les neurones des voies visuelles, notamment au ni- veau des synapses, dont le neurotransmetteur est la sérotonine. On vous propose un docu- ment qui présente les modèles moléculaires des deux molécules, la sérotonine et le LSD, avec le positionnement du récepteur spécifique de la sérotonine. Vous devez choisir parmi les pro-

positions le mode d’action du LSD qui est en cohérence avec le document.

Mobiliser ses connaissances et les in- formations des documents

Le document nous montre que les deux mo- lécules ne sont pas identiques mais présentent une partie similaire : celle qui correspond au site de fixation sur le récepteur.

Le LSD, qui prend la place de la sérotonine sur le récepteur, modifie le fonctionnement de la synapse et la transmission des messages ner- veux, d’où les hallucinations.

a) perte de souplesse du cristallin perte de souplesse du cristallin

L’individu âgé de 50 ans présente un défaut de vision. La vision de près est floue, la personne ne peut pas lire son livre, tandis que la vision de loin est intacte (les arbustes en arrière-plan sont nets). Cette personne présente les troubles caractéristiques de la presbytie, due à une perte de souplesse du cristallin liée à l’âge, d’où un défaut d’accommodation.

a) vrai vrai

Seuls les bâtonnets sont stimulés dans un en- droit peu éclairé. Ceci est visible sur le gra- phique où la stimulation des bâtonnets est réa- lisée par une faible intensité lumineuse (1 lux), tandis que les cônes sont stimulés pour des va- leurs beaucoup plus élevées (1 000 lux).

b) faux

Les cônes sont stimulés par des fortes intensi- tés d’éclairement, 1 000 lux : en dessous, il n’y

a pas de stimulation.

c) faux

Les bâtonnets présentent une intensité mini- male de stimulation vers 500 nm dans le cyan entre le vert et le bleu. Ils ne permettent pas de distinguer les couleurs.

Sujet 6 – Le corrigé

rons de 450 nm, 540 nm et 575 nm, correspon- dant chacune à une couleur : le bleu, le vert et le rouge. Ceci est bien visible sur le graphique où nous observons trois courbes.

a) De 1 vers 2 car le neurotransmetteur est De 1 vers 2 car le neurotransmetteur est

présent dans le neurone 1. En effet le neurotransmetteur est présent dans les vésicules synaptiques du neurone présynap- tique. Il se déverse dans l’espace synaptique et, par fixation sur les récepteurs post-synaptiques, le neurone 2 est stimulé.

a) faux faux

La formule chimique d’une molécule de LSD n’est pas exactement identique à celle de la sé- rotonine.

b) vrai

Les deux molécules présentent une partie simi- laire.

c) vrai

La molécule de LSD présente une partie spa- tiale similaire à la partie de la molécule de sé- rotonine, qui se fixe sur le récepteur spécifique. Ce qui suggère que la molécule de LSD peut également se fixer sur le récepteur.

d) faux

d)

vrai

Le LSD se fixe sur le récepteur de la molécule

Il

existe trois types de cônes pour lesquels l’in-

de sérotonine mais aucun document présenté ne

tensité minimale de stimulation correspond à trois longueurs d’ondes différentes, aux envi-

laisse penser que la molécule de LSD traverse la membrane du neurone.

Sujet 7, Sujet zéro, septembre 2011, séries ES, L
Sujet 7, Sujet zéro, septembre
2011, séries ES, L

Le mélange optique

Monsieur Dupont, professeur d’arts plastiques à la retraite, emmène ses petits-enfants, Benjamin et Julie, visiter le musée d’Orsay.

› Document 1 : De l’impressionnisme au pointillisme

› Document 1 : De l’impressionnisme au pointillisme Dans les années 1880, le mouvement impressionniste se

Dans les années 1880, le mouvement impressionniste se détache d’une observation subjective et gagne peu à peu en rigueur. L’étude de la lumière et de la couleur se théorise avec l’appui de travaux scientifiques. En effet, les impressionnistes s’inspirent des découvertes scientifiques sur les lois optiques : la lumière, la couleur, la vision s’unissent dans un savant mélange. Les peintres changent alors leur façon de représenter les couleurs, il ne s’agit plus de procéder au mélange sur la palette, mais directement sur la toile. Le « mélange optique » désigne le processus par lequel l’œil du spectateur effectue le mélange des couleurs. Des touches de couleur pure sont appliquées directement au sein de la composition, et dans leur juxtaposition, permettent à l’œil de procéder au mélange des couleurs. L’« impressionnisme » va glisser vers une démarche scientifique rigoureuse, à travers le « poin- tillisme ». Avec les recherches des physiciens, sera alors poussée à l’extrême l’analyse du mélange optique des couleurs et de la lumière, glissant vers des compositions picturales surprenantes et éla- borées mais froidement calculées.

Source : http ://www.suite101.fr/content/lumiere-sur-le-courant-impressionniste-a6633.

› Document 2

Sujet 7 – Le sujet

Perception de quelques tableaux par Benjamin et monsieur Dupont

› Document 2 Sujet 7 – Le sujet Perception de quelques tableaux par Benjamin et monsieur

Sciences 1re ES/L

Le sujet

› Document 3

Sciences 1re ES/L Le sujet › Document 3 Questions À partir des informations extraites du document

Questions

À partir des informations extraites du document 1 et des vos connaissances, expliquez ce qu’estSciences 1re ES/L Le sujet › Document 3 Questions le « mélange optique » des artistes

le « mélange optique » des artistes pointillistes.

Lors de la réalisation du catalogue du musée d’Orsay, l’imprimeur doit restituer sur papier et

le plus fidèlement possible les différentes couleurs d’un tableau. En vous aidant du document 3, expliquez comment l’imprimeur peut restituer, sur papier, la couleur verte.

Document 2 : Benjamin se propose de prêter ses lunettes à son grand-père afin de lire le cata-

logue du musée. Que pensez-vous de cette idée ?

Julie assiste à l’échange entre son frère et son grand-père. Elle a étudié les différents types de

lentilles en classe et se propose d’expliquer à son frère comment les différencier. En utilisant vos connaissances, détaillez deux méthodes de différenciation que Julie pourrait présenter.

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Questions

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Comprendre la question

Le pointillisme est une technique utilisée par les peintres à la fin du XIX e siècle. Elle consiste à faire de petites touches de couleurs à partir des couleurs primaires : le rouge, le bleu et le vert. Vous devez expliquer comment l’œil va réussir à reconstituer toute une palette de cou- leur en observant la juxtaposition de ces petites tâches. Il s’agit ici de la synthèse additive de la lumière.

Mobiliser ses connaissances

La synthèse additive des couleurs repose sur le fait que l’on peut obtenir toutes les nuances de couleurs en jouant sur les proportions des différents couleurs primaires. Le terme de mélange optique signifie que le mélange des couleurs est réalisé par l’œil et non pas sur la palette du peintre.

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Comprendre la question

Nous sommes maintenant dans le cas d’une im- pression papier qui met en jeu la superposi- tion d’encres de couleurs différentes. Les im- primantes utilisent des encres de couleurs cyan, magenta et jaune pour réstituer toutes les cou- leurs (et également une encre noire afin de réa- liser des nuances de gris moins coûteuse). Vous devez expliquer comment l’imprimeur va obtenir la couleur verte à partir des différentes encres. C’est le procédé de la synthèse sous- tractive. Le document 3 vous permet de ré- pondre à la question.

Mobiliser ses connaissances

Chaque encre, lorsqu’elle est éclairée en lu- mière blanche, va absorber une partie de la lu- mière et en diffuser une autre partie.

Sujet 7 – Le sujet Pas à pas

L’encre jaune absorbe la lumière bleue (cou- leur complémentaire) et diffuse le rouge et le vert. Le cyan absorbe le rouge et diffuse le vert et bleue. Le mélange des deux encres, jaune et cyan ab- sorbe les lumières bleue et rouge, faisant appa- raître le vert !

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Comprendre la question Vous devez déterminer quelles sont les anoma- lies de vision de Benjamin et de son grand-père à partir de l’analyse du document 2 et préciser si les lunettes de Benjamin peuvent corriger le défaut de vision du grand-père.

Mobiliser ses connaissances Une mauvaise vision de loin oriente le diagnos- tic vers une myopie Une mauvaise vision de près oriente le diag- nostic vers une hypermétropie pour les per- sonnes jeunes, ou vers une presbytie pour les personnes à partir de 50 ans. Hypermétropie : les images se forment en arrière de la rétine car l’œil n’est pas assez convergent. La correction se fait par une len- tille convergente. Myopie : les images se forment en avant de la rétine car l’œil est trop convergent. La correc- tion se fait par une lentille divergente. Presbytie : l’accommodation ne se fait plus correctement en raison du vieillissement du cristallin. Il y a une difficulté à lire et à voir les objets de près. Une lentille convergente corrige le défaut.

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Comprendre la question Il s’agit d’expliquer comment on peut distin- guer les deux types de lentilles convergentes et divergentes lorsqu’on les a dans les mains.

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Le sujet Pas à pas

Mobiliser ses connaissances Les deux types de lentilles sont reconnaissables par leur aspect et par leur effet sur la vision des objets. Lentille convergente : bord mince, centre

épais et effet de zoom (grossissement) lorsque l’on regarde un objet à travers. Lentille divergente : bord épais, centre mince, effet réducteur (diminution de taille) lorsque l’on regarde un objet à travers.

Sujet 7 – Le corrigé

Le vert s’obtient donc par soustraction du cyan et du jaune. La superposition d’encre cyan et d’encre jaune permettra donc d’obtenir du vert par absorption des lumières complémentaires. L’œil perçoit la lumière verte qui est alors dif- fusée.

Benjamin se propose de prêter ses lunettesperçoit la lumière verte qui est alors dif- fusée. à son grand-père qui n’arrive pas à

à son grand-père qui n’arrive pas à lire le cata- logue de l’exposition. Les lunettes de Benjamin seront efficaces à son grand-père s’ils présentent tous les deux le même type de troubles de la vision. Est-ce le cas ? M. Dupont voit correctement le tableau, sa vi- sion de loin est correcte, mais il est incapable de lire le texte du catalogue : sa vision de près est altérée. Compte tenu de son âge, M. Dupont est presbyte. En revanche, Benjamin a besoin de lunettes pour voir correctement le tableau de loin, mais de près il voit correctement sans lu- nettes : il est donc myope. Ainsi les lunettes de Benjamin ne seront d’au- cun secours à son grand-père, puisqu’elles per- mettent une vision de loin et sont constituées de verres divergents. Ce sont des lunettes à verres convergents qui permettent la correction de la presbytie.

On peut distinguer facilement les lentillesconvergents qui permettent la correction de la presbytie. convergentes des lentilles divergentes grâce à plusieurs

convergentes des lentilles divergentes grâce à plusieurs méthodes :

– au toucher, par leur forme : les lentilles convergentes ont des bords minces, contrai- rement aux lentilles divergentes qui ont des bords épais par rapport au centre de la len- tille ;

Chaque encre absorbe une partie du spectre lu- – par l’effet de la lentille sur le trajet des

mineux, notamment la couleur qui lui est com- plémentaire. Le cyan absorbe le rouge, le jaune absorbe le bleu, le magenta absorbe le vert (do- cument 3).

rayons lumineux : des rayons incidents pa- rallèles à l’axe optique (axe de symétrie de la lentille) de la lentille convergente émergent en convergeant vers un point particulier ap-

Pour restituer sur papier le plus fidèlementémergent en convergeant vers un point particulier ap- possible les couleurs du tableau, l’imprimeur utilise des

possible les couleurs du tableau, l’imprimeur utilise des encres jaunes, magenta, cyan et noir. Une lumière blanche réfléchit toutes les cou- leurs et correspond à la superposition des lu- mières bleue, verte et rouge. Si on superpose à la lumière blanche les trois couleurs cyan, magenta et jaune, on obtient du noir, supprimant toute la lumière transmise. Pour obtenir toutes les couleurs, on doit sous- traire à la lumière blanche dans diverses pro- portions les trois couleurs primaires (cyan, ma- genta et jaune) : on parle de synthèse soustrac- tive.

Les tableaux des artistes pointillistes sontma- genta et jaune) : on parle de synthèse soustrac- tive. composés de nombreuses petites touches

composés de nombreuses petites touches ou pointes de couleurs. L’artiste n’a pas fait le mé- lange des couleurs sur la palette mais c’est l’œil qui, placé à une certaine distance, réalise le mé- lange des couleurs. En effet, l’œil est composé de cellules photoréceptrices : les cônes et les bâtonnets. Ce sont les cônes qui permettent de distinguer les couleurs. Il existe trois types de cônes sensibles à des longueurs d’ondes diffé- rentes, correspondant au rouge, au vert et au bleu (les trois couleurs primaires). C’est la syn- thèse additive des couleurs primaires qui per- met le mélange des couleurs. En additionnant dans des proportions diverses les trois couleurs primaires, on obtient toutes les couleurs. Ainsi le bleu et le rouge donnent le magenta, le vert et le bleu donnent le cyan et le vert et rouge donnent le jaune. Dans le cas du pointillisme, on parle de mé- lange optique, puisque c’est l’œil qui réalise le mélange des couleurs primaires.

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Le corrigé

pelé foyer principal image (F’), tandis qu’ils – si on regarde un texte à travers une len-

tille convergente, il s’agrandit (zoom), tan- dis qu’il diminue de taille avec une lentille divergente.

divergent dans le cas d’une lentille diver- gente ;

Sujet 8, Sujet zéro, septembre 2011, séries ES, L
Sujet 8, Sujet zéro, septembre
2011, séries ES, L

La Joconde

Au musée du Louvre à Paris, des millions de visiteurs se pressent chaque année pour voir la Joconde. Le plus célèbre tableau du monde peint entre 1503 et 1506 par Léonard de Vinci a traversé pas moins de cinq siècles sans être protégé mais aujourd’hui il est derrière une épaisse vitre de verre. Vous et monsieur X assistez à une visite guidée au Musée du Louvre pour admirer le visage de la Joconde. Lorsque monsieur X s’approche du tableau, il est doublement déçu : d’une part, il trouve stupide d’enfermer un tel chef-d’œuvre derrière une vitre et, d’autre part, il n’arrive pas avoir une vision d’ensemble du tableau. Il ne cesse de se plaindre auprès du guide et perturbe la bonne ambiance de la visite.

› Document 1 : Évolution du champ visuel chez monsieur X

Les images ci-dessous représentent la Joconde vue par la majorité des visiteurs du Louvre et ce même tableau vu par monsieur X.

la Joconde vue par la majorité des visiteurs du Louvre et ce même tableau vu par

Source : www.myscience.ch

Sciences 1re ES/L

Le sujet

› Document 2 : Une nécessaire protection du tableau

La conservation des tableaux est particulièrement exigeante, car la structure complexe des sur- faces des peintures est souvent réduite à une couche très mince et extrêmement fragile, qu’il s’agit d’analyser et de préserver. Le support, ou le fond d’un tableau, possède fréquemment des proprié- tés physiques tout à fait différentes de la couche de peinture. L’image mythique de la Joconde a été peinte sur un mince panneau de bois de peuplier selon une technique maîtrisée par l’artiste, dite « sfumato ». Le motif a été dessiné sur plusieurs couches d’enduit avant que ne soit entrepris le travail à l’huile, additionnée d’essence très diluée. Pour affiner le modèle de ce visage au sourire énigmatique et pour jouer avec les subtils effets de lumière sur le teint diaphane de Mona Lisa, modèle présumé du chef-d’œuvre, le peintre a dû superposer d’innombrables couches de couleurs transparentes.

› Document 3

Répartition des photorécepteurs rétiniens de l’œil humain

des photorécepteurs rétiniens de l’œil humain Remarque : les photorécepteurs sont de deux types : cônes

Remarque : les photorécepteurs sont de deux types : cônes et bâtonnets. L’excentricité correspond à l’éloignement d’un point donné de la rétine par rapport au centre de celle-ci, repéré par 0 sur le graphe. Plus on s’éloigne du centre de la rétine et plus l’excentricité augmente.

Commentaire argumenté

Sujet 8 – Le sujet

À l’aide des documents et de vos connaissances, développez l’argumentaire du guide pour convaincre monsieur X de l’utilité de cette mesure de préservation de l’œuvre, et du fait que sa perception incomplète pourrait résulter d’un problème au niveau de sa rétine.

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

Commentaire argumenté

Comprendre la question Ce sujet aborde deux problématiques : la conservation des tableaux anciens et un défaut de vision du visiteur. Le document 2 vous permet de comprendre comment le tableau a été réalisé et d’expliquer sa fragilité. Les documents 1 et 3 concernent l’anomalie de vision du visiteur qui ne perçoit pas la périphé- rie du tableau. Ceci est à mettre en lien avec la répartition des cônes et des bâtonnets sur la rétine.

Mobiliser ses connaissances Différents paramètres peuvent altérer les pig- ments des peinture et modifier les couleurs : la température, la luminosité, le pH, l’hygromé- trie. Les différentes couches de peintures parti- cipent à la couleur définitive par synthèse sous- tractive et si une couche est abîmée la couleur sera modifiée. Il est à noter également que les pigments na- turels utilisés par le peintre Léonard de Vinci à l’époque sont beaucoup moins stables que les pigments de synthèse qui seront utilisés au xix e siècle. La vitre permet d’éviter que les couches de peintures se décollent ou s’altèrent.

La répartition des cônes et des bâtonnets n’est pas régulière du centre à la périphérie de la ré- tine. Cellules photoréceptrices : cônes et bâton- nets. Axe optique ou fovéa : il est situé au centre de la rétine. Point aveugle : point de la rétine dépourvu de cellules photoréceptrices, puisque c’est le point de départ du nerf optique. Les troubles visuels de Monsieur X peuvent être liés à un glaucome. En effet, un excès de

pression dans l’œil peut altérer la rétine et le nerf optique. Il vous est possible dans votre ex- posé d’émettre cette hypothèse bien que vous n’ayez pas de précision supplémentaire.

Procéder par étapes Étape 1 :

Lire attentivement les documents et noter ou surligner les informations importantes.

Étape 2 :

Indiquer au brouillon la trame de votre ré- ponse :

L’introduction expose la problématique : la vitre est indispensable à la protection du ta- bleau (œuvre célèbre, patrimoine de l’huma- nité) dont les couches de peintures sont très fra- giles. Monsieur X semble par ailleurs avoir un problème de vision. Le développement :

– Les caractéristiques du tableau et sa protec- tion : la technique utilisée par Leonard de Vinci (document 2) ; la notion de synthèse soustractive ; les paramètres qui peuvent al- térer la peinture ; le rôle de la vitre.

– Le trouble de la vision de Monsieur X : vi- sion périphérique altérée (document 1), ré- partition des photorécepteurs (document 3), hypothèse : altération de la périphérie de la rétine (Glaucome ?)

Conclusion : La vitre, indispensable à la pro- tection de l’œuvre, n’est pas responsable des problèmes de vision de Monsieur X, qui doit consulter un ophtalmologue.

Étape 3 :

Rédiger en vous mettant à la place du guide. Il doit rester calme, malgré l’attitude déplacée du visiteur et doit argumenter clairement ses ex- plications. Vous pouvez vous adresser directe- ment à la personne concernée.

Commentaire argumenté

Sujet 8 – Le corrigé

Monsieur,

Ne vous énervez pas ! Je comprends votre surprise. Vous trouvez stupide d’enfermer le chef-d’œuvre de La Joconde derrière une vitre mais cela est indispensable pour la bonne conservation du tableau. En effet celui-ci a cinq siècles, il a été peint par Léonard de Vinci entre 1503 et 1506, il faut donc le protéger afin que les générations futures puissent encore l’admirer. La vitre ne doit aucunement altérer son observation mais permettre de conserver la fine couche de peinture très fragile. Je vais vous expliquer comment a été réalisé le tableau et vous allez vite comprendre que des mesures de conservation s’imposent, afin d’éviter une détérioration irréversible. La Joconde a été peinte sur un mince panneau de bois de peuplier selon une technique appelée « sfumato ». Plusieurs couches d’enduits ont été déposées, tout d’abord sur le support, puis le motif a été dessiné. C’est ensuite que l’artiste a réalisé un travail à l’huile. Le peintre a superposé de nombreuses couches de peinture presque transparentes afin de donner au visage toute sa beauté, sa finesse, son expression, son intensité Il y a donc une fine épaisseur de peinture, très fragile, qu’il faut protéger des pollutions de l’atmosphère liées à la présence des nombreux visiteurs. La température, la lumière et l’hygrométrie sont également très importantes pour la préservation des couleurs et des propriétés de ces couches de peinture. Vous me dites que vous n’arrivez pas à avoir une vision d’ensemble du tableau, notamment la périphérie du tableau et que votre vision se résume à un cercle central. Cela est tout à fait surprenant. La vitre n’altère en rien l’observation du tableau. Votre problème de vue ne serait-il pas lié plutôt à une anomalie de votre œil ? En effet, la rétine humaine possède des cellules photoréceptrices de deux types : les cônes et les bâtonnets. Les cellules photoréceptrices perçoivent le message lumineux et transmettent le message, par l’intermédiaire du nerf optique, aux aires visuelles situées dans le cortex visuel. La densité des photorécepteurs varie en fonction de l’éloignement par rapport au centre de la rétine. Les cônes sont situés au centre de celle-ci, tandis que les bâtonnets, absents dans l’axe, se répartissent de part et d’autre avec une densité maximale vers 20° d’excentricité. Il y a également un point aveugle dépourvu de photorécepteurs au niveau du départ du nerf optique. Au-delà de 20° d’excentricité, la densité des bâtonnets diminue progressivement. Il se peut que la périphérie de votre rétine présente une altération de bâtonnets, ce qui expliquerait votre vision incomplète du tableau. Je vous conseillerais de consulter un spécialiste pour un contrôle.

Sujet 9, Sujet national, juin 2013, séries ES, L
Sujet 9, Sujet national,
juin 2013, séries ES, L

Les avantages de l’eau du robinet

› Document 1 : la qualité de l’eau du robinet

Le consommateur d’eau en bouteille est surtout influencé par la perception qu’il a de la qualité de l’eau du robinet. Des enquêtes spécifiques montrent que, dans certaines régions, 46 % des consommateurs préfèrent l’eau en bouteille dont 22,6 % du fait de la pollution (craintes de produits toxiques et de risques pour la santé).

Source : d’après la revue du BRGM, mars 2007 (BRGM : bureau de recherches géologiques et minières.

L’eau du robinet est le produit alimentaire le plus surveillé. Elle est soumise à de multiples ana-

lyses, depuis son origine jusqu’au robinet, et à des contrôles quotidiens. [ Les résultats de ces

mesures [ permettent de garantir que l’eau produite est conforme aux normes sanitaires. Dans de

très rares cas, donnant lieu à des informations locales officielles (pollution des nappes dans certains secteurs après de fortes pluies, par exemple), l’eau du robinet n’est plus propre à la consommation.

L’odeur d’eau de Javel qui se dégage parfois de l’eau du robinet est due au chlore ajouté à l’eau. Le chlore est utilisé pour garantir la totale qualité bactériologique de l’eau durant son transport dans les canalisations jusqu’à votre robinet. Il contribue aussi à la sécurité de votre eau, car il réagit avec la plupart des polluants.

Il faut enfin savoir que l’eau distribuée ne contient que très peu de plomb (5 microgrammes/L est un chiffre courant). Par contre, si l’eau a stagné dans les tuyaux (par exemple l’eau utilisée en début de journée), elle a pu se charger un peu en plomb si les canalisations (branchement d’immeuble, tuyauteries du bâtiment) sont encore en plomb. Voici quelques petites astuces :

- avant de consommer l’eau, laissez-la couler quelques instants,

- remplissez la carafe d’eau un peu avant de passer à table,

- placez votre carafe d’eau au réfrigérateur. Fraîche, et ayant perdu son goût de chlore, elle sera appréciée. Attention : eau en bouteille une fois ouverte ou eau du robinet, ne doivent pas être consommées après un ou deux jours, car elles sont progressivement contaminées par les bactéries présentes dans notre environnement quotidien.

]

]

Source : d’après www.ecologie.gouv.fr.

› Document 2 : le prix de l’eau.

Sujet 9 – Le sujet

Lorsque vous achetez une bouteille d’eau, ce n’est pas le liquide que vous payez le plus cher mais l’emballage qui finira à la poubelle (coût du liquide : 20 % ; coût de l’emballage : 80 %).

Source : www.ecologie.gouv.fr.

Comparaison du prix moyen de l’eau selon les associations rassemblées au sein de la Maison de la Consommation et de l’Environnement :

 

Eau du robinet

Eau minérale en bouteille

Prix moyen * (en euros/an/personne)

1,87

240

* Pour 1,5 L de boisson par jour

Source : d’après le site du journal hebdomadaire L’Express www.lexpress.fr.

› Document 3 : eau en bouteille et environnement.

L’eau en bouteille, en plus de son prix élevé, engendre un coût énergétique important. En effet, le plastique utilisé dans sa fabrication, le polyéthylène téréphtalate (PET), un dérivé du pétrole brut, nécessite plusieurs millions de litres de pétrole par an. En effet, il faut près de 2 kg de pétrole brut pour fabriquer 1 kg de PET. L’industrie de l’eau en bouteille génère chaque année plusieurs milliers de tonnes de déchets. Une eau qui parcourt en moyenne 300 km, de l’embouteillage au recyclage. Un recyclage dont les méthodes sont de plus en plus souvent pointées du doigt. En effet, dans certains pays, faute de structures adaptées ou à cause de coûts trop élevés, les bouteilles vides en plastique sont parfois exportées pour être traitées dans d’autres pays comme la Chine. L’eau du robinet, qui ne requiert aucun emballage, donc pas de pétrole, permettrait d’économiser environ 10 kg de déchets par an et par personne par rapport à l’eau embouteillée.

Source : d’après le site du journal hebdomadaire L’Express www.lexpress.fr.

Commentaire argumenté

Vous êtes membre du club « développement durable » de votre lycée et vous découvrez une cam- pagne publicitaire vantant la consommation de l’eau en bouteille. Rédiger un article à paraître dans le journal du lycée présentant les avantages de l’eau du robinet par rapport à l’eau en bouteille auprès de vos camarades. Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et sur vos connais- sances (qui intègrent, entre autres, les connaissances acquises dans les différents champs discipli- naires).

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

Commentaire argumenté

Comprendre la question Les documents vous apportent de nombreuses données sur la surveillance de l’eau du robi- net, la comparaison du prix de l’eau et l’im- pact des bouteilles plastiques sur l’environne- ment. Il s’agit de développer votre argumenta- tion dans un article du journal du lycée afin de remettre en cause des perceptions non fondées et de convaincre vos lecteurs des avantages de l’eau du robinet. Par ailleurs vous êtes très sen- sible au développement durable puisque vous êtes membre d’un club et vous souhaitez sensi- biliser les lycéens à cette approche.

Mobiliser ses connaissances Voici quelques notions qui peuvent vous être utiles :

Potabilité : ensemble de critères qui permettent de définir une eau propre à la consomma- tion (température, pH, composition chimique et qualité microbiologique). Eaux de source : eau d’origine souterraine. Eaux minérales : eau d’origine souterraine ayant des vertus thérapeutiques reconnues. Eau du robinet : eau délivrée par les services des eaux dans les habitations. Ressources énergétiques non renouvelables :

elles ont des durées d’exploitation plus faibles que leur durée de reconstitution. Empreinte écologique : c’est une estimation de la surface nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption des déchets. Elle per- met de mesurer la pression qu’exerce l’homme sur la nature. Développement durable : « Le développe- ment durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, à pou-

voir répondre à leurs propres besoins » (défi- nition de la commission Brundtland de l’ONU,

1987).

Procéder par étapes Étape 1 :

Lire chaque document attentivement et noter ou surligner les éléments importants

Étape 2 :

Faire un plan détaillé au brouillon de votre ar- gumentation Proposition de plan :

L’introduction qui présente la problématique (des publicités encourageant à la consomma- tion d’eau en bouteille. L’eau du robinet est- elle moins fiable que l’eau en bouteille pour la santé par rapport à l’eau en bouteille ? Que choisir ? Quels sont les avantages de l’eau du robinet pour la santé, l’environnement ?) Le développement :

– Une partie sur les qualités de l’eau du ro-

binet (physico-chimiques, bactériologiques,

gustative définition de la potabilité. Les nombreuses analyses.

– Une partie sur les avantages de l’eau du ro- binet du point de vue économique et éco- logique (notion de développement durable). (N’oubliez pas de citer des valeurs chif- frées.)

La conclusion : c’est l’aboutissement de votre argumentation qui vous permet d’inciter votre lecteur à boire l’eau du robinet.

Étape 3 :

Chercher un titre « accrocheur » à votre article et éventuellement des titres aux différents pa- ragraphes de votre article. Laissez libre cours à votre imagination !

Étape 4 :

Rédiger en suivant la trame de votre brouillon.

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Sujet 9 – Le corrigé

« Eau du robinet, eau en bouteille : que choisir, qui croire ? »

Chers lycéennes et lycéens, Je m’adresse à vous tous aujourd’hui parce que j’ai découvert récemment une campagne publici- taire incitant la consommation d’eau en bouteille, d’une marque que je ne citerai pas, qui indiquait :

« Buvez l’eau de bouteille X, Une garantie de qualité, Une garantie pour votre santé »

L’eau du robinet n’est-elle pas sûre ? Serait-elle même une menace pour notre santé ? Je fais partie d’un club « développement durable » et pour vous, je suis allée chercher un certain nombre d’informations fiables, afin que chacun puisse choisir son eau de boisson en connaissance de cause, s’interroger sur la qualité de l’eau, mais aussi sur l’impact sur l’environnement de la fabrication de bouteille. Voici les données :

L’eau du robinet : une qualité moindre que l’eau en bouteille ?

Le choix de notre eau de boisson est influencé par notre perception de la qualité de l’eau. Ainsi une enquête tirée de la revue du BRGM de mars 2007 a montré que 46% des consommateurs préfèrent l’eau en bouteille, dont 22,6% en raison de la peur de pollutions de l’eau par des produits toxiques, qui entraîneraient des risques importants pour la santé. Cette perception est-elle justifiée ou résulte-t-elle des campagnes publicitaires de l’industrie de l’eau en bouteille ?

Qualités physico-chimiques et bactériologiques de l’eau du robinet

L’eau du robinet est soumise à des normes très précises de potabilité qui comprend une cinquan- taine de critères, dont certains relatifs à la santé publique : concentrations en ions, absence de germes pathogènes (bactéries par exemple), et d’autres en lien avec le bien-être du consomma- teur : eau inodore, incolore, goût. Dans un article du site du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, on précise : « L’eau du robinet est le produit alimentaire le plus surveillé ». En effet, elle est soumise à des analyses quotidiennes permettant de garantir la qualité de l’eau. Les résultats d’analyses sont publiés et si un problème survient, par exemple une pollution temporaire après de fortes pluies, la population est informée et invitée à suspendre momentanément sa consommation. Ainsi certains régions, telle que le Bretagne où une pollution par les nitrates est avérée dans les secteurs de fort élevage porcin et de culture intensive, la population sait qu’elle ne doit pas utiliser l’eau du robinet comme eau de boisson. Il est vrai que les nitrates absorbés à fortes doses ont des effets sur la santé :

cancers, malformations fœtales. L’eau de robinet est une eau traitée par du chlore afin de garantir l’absence de contamination bactérienne lors du prélèvement puis lors du transport dans les canalisations jusqu’au robinet. Il permet également de neutraliser un certains nombre de polluants. Le plomb ne doit pas dépasser 10 µg/L et les nitrates 50 mg/L.

Sciences 1re ES/L

Le corrigé

L’intoxication aiguë au plomb est très rare. Elle provoque des douleurs abdominales, des diarrhées, des vomissements et les symptômes disparaissent en général après 24 h. Elle résulte très souvent de la stagnation de l’eau dans des canalisations anciennes encore en plomb. L’eau distribuée ne contient que très peu de plomb (5 µg/L). Le saturnisme, résultat d’une intoxication chronique, était lié à de mauvaises canalisations en plomb. Il est recommandé de laisser couler l’eau quelques instants avant de la consommer.

Qualité gustative

L’eau du robinet peut avoir un léger goût de chlore du fait du traitement. Il suffit de placer une carafe d’eau au réfrigérateur pour qu’elle perde ce goût.

Conservation

Pour conserver les qualités bactériologiques de l’eau du robinet, il ne faut pas consommer de l’eau qui serait restée dans une carafe après un ou deux jours puisqu’elle sera contaminée par des bactéries. Ainsi l’eau du robinet est beaucoup plus contrôlée que l’eau en bouteille. Elle présente toutes les garanties de potabilité. Qu’en est-il maintenant de l’impact financier des consommateurs et de l’impact sur l’environne- ment de l’utilisation de l’eau du robinet ou de l’eau en bouteille ?

Utiliser l’eau du robinet, c’est une démarche de développement durable

L’eau du robinet, un avantage pour votre porte-monnaie

D’après les données du site www.ecologie.gouv.fr, lorsque l’on achète de l’eau en bouteille 80 % du prix concerne l’emballage et seulement 20 % l’eau elle-même. Une étude publiée sur le site du journal hebdomadaire l’Express précise que le prix moyen de l’eau du robinet est de 1,87 eu- ros/ an/ personne contre 240 euros/ an/ personne pour l’eau en bouteille sur un base de 1,5 L. d’eau de boisson par jour. La différence est considérable ! Ainsi boire l’eau du robinet vous permet de faire de sacrés économies ! Utilisables à autre chose Mais quel est le coût énergétique de fabrication et de recyclage des bouteilles ?

L’eau du robinet, c’est préserver l’environnement

Dans un article sur le site du journal hebdomadaire L’Express, une étude précise qu’il faut 2 kg de pétrole pour fabriquer 1 kg de PET (polyéthylène téréphtalate). Ainsi des millions de litres de pétrole sont nécessaires chaque année pour fabriquer des bouteilles plastiques. À cela s’ajoute le transport des bouteilles (en moyenne 300 km sur tout le parcours), puis le recy- clage, dont les méthodes ne sont pas toujours adaptées. Certains pays exportent les bouteilles vides vers la chine où elles sont traitées. Le coût énergétique devient alors irraisonnable par rapport au produit !

Sujet 9 – Le corrigé

On a calculé que l’utilisation de l’eau du robinet comme eau de boisson permet d’économiser environ 10 kg de déchets par an et par personne, par rapport à l’eau en bouteille. Ainsi, la consommation de l’eau du robinet permet de préserver l’environnement en limitant la consommation de pétrole (qui est une ressource non renouvelable), de limiter les pollutions liées au transport et au recyclage, si ce dernier est mal adapté. L’empreinte écologique est donc réduite, ce qui préserve les besoins des générations futures, vos futurs enfants et petits-enfants

Vous avez maintenant des données fiables qui vous montrent que la consommation de l’eau du robinet présente de nombreux avantages par rapport à l’eau en bouteille et cette démarche s’inscrit dans la logique du développement durable qui vise à satisfaire les besoins des populations actuelles sans compromettre ceux des générations à venir.

Mon slogan est :

« Buvez l’eau du robinet, Une garantie pour votre santé, Un milieu préservé, Une responsabilité partagée, Un avenir respectueux envisagé »

Sujet 10, Liban, mai 2013, séries ES, L
Sujet 10, Liban, mai 2013, séries ES, L

La rizipisciculture

La rizipisciculture est une association de la culture du riz et de l’élevage de poissons très utilisée en Asie et dans certains pays d’Afrique.

› Des poissons dans les rizières

Enclavée, soumise à des afflux de réfugiés depuis 1990, la Guinée forestière souffre d’une grave pénurie alimentaire. Comme toute forme d’élevage, la pisciculture pourrait offrir une nouvelle source de nourriture. Cependant, les bas-fonds, propices à la création d’étangs, sont déjà occupés par les rizières. L’idée a donc été d’associer l’élevage de poissons à la culture du riz à l’instar de ce qui se fait en Asie [ ]

D’après un article extrait de Sciences au Sud n°7, novembre-décembre 2000 http ://www.ird.fr/ .

Thiapias peches dan sune rizière de Guinee

. Thiapias peches dan sune rizière de Guinee › Document 1 : organisation des canaux en

› Document 1 : organisation des canaux en rizipisciculture

La rizipisciculture nécessite des transformations des rizières : construction de petites digues, d’étangs refuges et de canaux. L’étang refuge permet aux poissons un accès à la nourriture quand le niveau de l’eau baisse et facilite leur pêche. La rizipisciculture nécessite l’achat d’alevins 1 qui seront introduits dans les rizières.

D’après www.ag.aubrun.edu (introduction à la rizipisciculture).

1. jeunes poissons

Sujet 10 – Le sujet

Sujet 10 – Le sujet › Document 2 : actions des poissons sur l’écosystème rizière. Les

› Document 2 : actions des poissons sur l’écosystème rizière.

Les systèmes riz-poisson peuvent améliorer les fertilisations du sol via les excréments des

poissons (permettant une réduction de l’usage d’engrais par rapport à la riziculture classique). De plus, les poissons dévorent les insectes et les mollusques aquatiques qui pullulent dans les rizières et se nourrissent des jeunes pousses de riz. Les poissons protègent donc les plants de riz sans qu’il soit nécessaire de recourir aux pesticides. D’autre part le fait de laisser la rizière en eau réduit aussi la pousse des mauvaises herbes et donc l’utilisation de désherbant.

[ ]

D’après ENGREF Centre de Montpellier. Mars 2007.

Sciences 1re ES/L

Le sujet

Schéma simplifié du fonctionnement de l’écosystème rizicole associé à la pisciculture

de l’écosystème rizicole associé à la pisciculture (d’après Pisciculture Extensive en Guinée Forestière.

(d’après Pisciculture Extensive en Guinée Forestière. Modèle de développement intégré et rizipisciculture)

Sujet 10 – Le sujet

› Document 3 : rendements piscicoles et du riz lors d’une expérimentation menée en 2000 et 2001 en Guinée

d’une expérimentation menée en 2000 et 2001 en Guinée   Riziculture Rizipisciculture Rizipisciculture +
 

Riziculture

Rizipisciculture

Rizipisciculture + son de riz

(cas témoin)

Les casiers, numérotés de 1 à 9, sont des bassins de riziculture ou de rizipisciculture de 600 m 2 chacun.

Rendement en

1,50 tonne/ha

1,45 tonne/ha

1,65 tonne/ha

r/z

Rendement en

324 kg/ha

700 kg/ha (pour 100 kg/ha d’alevins d’Oreochromis.nilocitus introduits)

1055 kg/ha (pour 100 kg/ha d’alevins d’Oreochromis.nilocitus introduits)

poissons

(D’après Pisciculture Extensive en Guinée Forestière. Modèle de développement intégré et rizipisciculture).

Sciences 1re ES/L

Le sujet

Commentaire argumenté

Monsieur T. est responsable du développement de nouvelles formes d’agriculture. Il doit rédiger un rapport sur le projet d’installation d’une rizipisciculture dans un village de Guinée forestière, projet dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie et la santé des populations tout en préservant l’environnement. Rédigez le rapport de ce responsable. Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et vos connaissances (qui intègrent entre autres les connaissances acquises dans différents champs disciplinaires).

Commentaire argumenté

Comprendre la question

Cette question porte sur une nouvelle technique agricole associant la culture de riz avec l’éle- vage du poisson, la rizipisciculure. Il n’y a pas de difficultés dans la compréhension des docu- ments mais, pour vous, il s’agit de bien articu- ler toutes les données, d’y insérer à bon escient vos connaissances et de montrer au correcteur que vous maîtriser le sujet comme Monsieur T, responsable du développement de nouvelles formes d’agriculture.

La forme demandée est un rapport d’expéri- mentation. Vous pouvez donc mettre des titres à vos paragraphes et mettre bien en évidence les différents points, résultats et explications de votre expérimentation. N’hésitez pas à vous mettre « dans la peau » de Monsieur T pour une rédaction plus fluide !

Mobiliser ses connaissances

Beaucoup d’informations sont à exploiter dans les documents. Les connaissances à mettre en œuvre sont le fonctionnement du complexe argilo-humique, ainsi que les méfaits sur l’en- vironnement et la santé d’une agriculture in- tensive utilisant beaucoup d’engrais et de pes- ticides.

Sujet 10 – Le sujet Pas à pas

Procéder par étapes Étape 1 :

Lire chaque document et noter ou surligner les informations importantes.

Étape 2 :

Faire le plan de votre réponse au brouillon (les grandes lignes sont données dans la question). Proposition de plan :

Introduction : présenter la problématique (pé- nurie alimentaire, manque de surface agricole pour la pisciculture, expérimentation de la rizi- pisciculture). Développement :

– Conditions de réalisation d’une rizipiscicul- ture dans une riziculture.

– Répondre aux besoins alimentaires et de santé des populations : des rendements aug- mentés : résultats des rendements expéri- mentaux (citer les valeurs chiffrées) ; un ap- port alimentaire plus équilibré constitué de protéines animales et végétales.

– Préserver l’environnement : une meilleure fertilisation ; une réduction des organismes nuisibles ; une réduction des mauvaises herbes.

– Améliorer les conditions de vie des popu- lations (meilleurs revenus, diminution des coûts).

Conclusion : rizipisciculture, une agriculture durable.

Sciences 1re ES/L

Le corrigé

Commentaire argumenté

Introduction

Rapport de monsieur T concernant le projet d’installation d’une rizpisciculture dans un village de Guinée forestière. La Guinée forestière souffre d’une grave pénurie alimentaire en raison de l’afflux depuis 1990 d’un

nombre important de réfugiés. La culture du riz ne suffit pas à satisfaire les besoins alimentaires de la population et occupe tous les espaces qui pourraient servir à la pisciculture. Dans la perspective du développement de nouvelles formes d’agriculture un projet d’installation d’une rizipisciculture

a été expérimenté. Il s’agit d’associer à la culture de riz, l’élevage du poisson.

Les résultats de cette expérimentation sont tout à fait positifs et le développement de la rizipisci- culture permettrait d’améliorer les conditions de vie et la santé des populations tout en préservant l’environnement. Dans ce rapport, je vais donc vous présenter les modalités de mises en place d’une rizipisciculture. Nous verrons ensuite les résultats de l’expérimentation et ses nombreux avantages.

1. Conditions de mise en place d’une rizipisciculture

La rizipisciculture consiste à associer l’élevage à la culture du riz. Elle nécessite quelques trans- formations des rizières, réalisables facilement et peu coûteuses. Des petites digues doivent être construites tout autour de la rizière afin de conserver l’eau. Une entrée et une sortie d’eau doivent être prévues. Un étang-refuge doit être réalisé au centre de la rizière avec une certaine profon-

deur permettant de garantir aux poissons un niveau d’eau suffisant lorsque le niveau baisse. Ils y trouvent de la nourriture et cela facilite la pêche. Enfin, il est nécessaire d’acheter quelques alevins

à introduire dans la rizière pour débuter la rizipisciculture.

2. Répondre aux besoins alimentaires et améliorer la santé des populations

a) Des rendements augmentés : résultats obtenus lors d’une expérimentation en 2000 et 2001.

Nous avons expérimenté une rizipisciculture en 2000 et 2001 et comparé les rendements obtenus en riz et en poissons dans le cas d’une riziculture classique constituée de trois casiers (culture témoin), d’une rizipisciculture de trois casiers et dans celui d’une rizipisciculture dans laquelle a été ajouté du son de riz, avec trois casiers également. Le rendement d’une rizière est de 1,50 tonne/ha avec un rendement de poissons, les Tilapia, qui viennent naturellement s’y installer, de 324 kg/ha. Le rendement en riz dans le rizipisciculture di- minue légèrement à 1,45 tonne/ha, tandis que le rendement en poissons est très supérieur atteignant 700 kg/ha avec une espèce introduite, Oreochromis.nilocitus. La réduction du rendement en riz peut s’expliquer par le fait que les poissons vont se nourrir de jeunes pousses de riz. Dans la perspective de maintenir le rendement du riz, nous avons ajouté à la rizipisciculture du son de riz, source de nourriture pour les poissons dans les trois derniers casiers.

Sujet 10 – Le corrigé

Nous avons constaté une hausse à la fois du rendement en riz (1,65 tonne/ha) et du rendement en poissons (1055 kg/ha).

b) Un apport alimentaire plus équilibré

Ainsi, la rizipisciculture associée au son de riz est une solution intéressante pour répondre aux besoins alimentaires des populations et leur assurer de ce fait une meilleure santé, puisqu’une alimentation équilibrée apportant des protéines animales et végétales renforce les défenses immu- nitaires et permet une bonne croissance des enfants.

3. Préserver l’environnement

La rizipisciculture présente également des avantages non négligeables pour l’écosystème rizière.

a) Une meilleure fertilisation

Les excréments des poissons contribuent à fertiliser le sol après minéralisation, ce qui va permettre de réduire les quantités d’engrais. Les excréments sont source d’azote. L’azote se présente sous deux formes : NO3-, l’ion nitrate, qui est absorbé par les racines du riz, élément indispensable à la plante pour sa croissance (photosynthèse) ; l’ion ammonium, NH4+ qui se fixe sur le complexe argilo humique (CAH) du sol, chargé négativement. Le CAH est une surface d’échanges avec les

ions de la solution du sol. Les ions (K+, NH4+, Ca2+ sont libérés au fur et à mesure dans la so-

)

lution du sol, en fonction des prélèvements des ions minéraux par les plantes. Ainsi les excréments

des poissons contribuent à recharger le complexe argilo-humique.

b) Une réduction des organismes nuisibles

Les poissons dévorent les insectes et mollusques aquatiques nuisibles qui pullulent et détruisent les jeunes pousses de riz. La présence des poissons permet de réduire les quantités de pesticides.

c) Une réduction des mauvaises herbes

La rizière est maintenue en eau en permanence en raison des poissons, ce qui limite la prolifération des mauvaises herbes et l’utilisation de désherbants. (Remarque :un excès d’engrais azoté peut entrainer l’eutrophisation du milieu.) Ainsi l’élevage de poissons dans les rizières permet une agriculture plus respectueuse de l’envi- ronnement, utilisant moins d’engrais et de pesticides, dont l’utilisation en quantités importantes se sont révélées nocives pour la santé des populations (avec notamment le développement de can- cers), et polluantes pour les eaux de surface et les nappes phréatiques.

4. Améliorer les conditions de vie des populations

La rizipisciculture permet très rapidement d’améliorer les conditions de vie des paysans, qui pour- ront réduire les coûts de production du fait des besoins moins importants d’engrais, de pesticides

Sciences 1re ES/L

Le corrigé

et d’herbicides, tout en augmentant leur gain, puisque le rendement en riz est augmenté et com- plété par une production importante de poissons. Par contrecoup, le niveau global des populations se verra augmenté.

Conclusion

La rizipisciculture apparaît comme une agriculture durable, c’est-à-dire permettant de satisfaire les besoins actuels des populations, tout en préservant l’environnement pour les générations futures. L’expérimentation réalisée répond aux objectifs d’amélioration des conditions de vie et de santé des populations, tout en préservant l’environnement.

Sujet 11, Inde, avril 2013, séries ES, L
Sujet 11, Inde, avril 2013, séries
ES, L

Les cultures intermédiaires pièges à nitrates (CIPAN)

La présence d’ions nitrate (N 3 - ) en excès dans les eaux de surface et les nappes phréatiques pose des problèmes sanitaires et environnementaux. C’est un enjeu de santé publique car l’eau de boisson doit répondre à des normes de potabilité. Le contrôle de la concentration en ions nitrate est également un enjeu de protection de l’envi- ronnement car une trop grande teneur des eaux de surface conduit à une surproduction d’espèces végétales aquatiques et, à terme, à la destruction de nombreuses espèces vivantes. Les ions nitrate proviennent de la fertilisation azotée des agrosystèmes, et aussi de la minéralisation naturelle des matières organiques du sol. Ayant été pendant longtemps incités à utiliser les engrais azotés pour accroître les rendements agricoles, les agriculteurs se voient aujourd’hui imposer des mesures pour lutter contre la pollution azotée.

› Document 1

Document d’information édité par une chambre d’agriculture.

› Document 1 Document d’information édité par une chambre d’agriculture. D’après : http ://cda-vosges.fr

D’après : http ://cda-vosges.fr

Sciences 1re ES/L

Le sujet

Qu’est-ce qu’une CIPAN ? Il s’agit d’une « Culture Intermédiaire Piège à Nitrates » (ray-grass, phacélie, moutarde blanche ),

implantée dans le but de prélever et de stocker les nitrates se trouvant dans le sol lorsque celui-ci

n’est pas occupé par la culture principale (blé, maïs,

L’implantation de la CIPAN permet ainsi de retenir temporairement l’azote dans la biomasse vé- gétale. Cette biomasse va ensuite être minéralisée et remettre une partie de l’azote prélevé à dis- position de la culture suivante. La CIPAN doit être implantée au plus tard au 1 er septembre, et maintenue au moins jusqu’au 1 er novembre.

).

› Document 2

Le sol est un milieu complexe composé de matières minérales et organiques, d’air et d’eau. Les argiles (matières minérales) s’associent à la matière organique du sol (l’humus) pour former le complexe argilo-humique (CAH). La structure en feuillets des argiles confère au complexe une

charge négative. Une partie des cations en solution dans le sol (Ca 2+ ,K + ,H + , Na + ,

alors s’y fixer. Le complexe argilo-humique est ainsi un véritable réservoir d’éléments nutritifs

pour la culture.

) peuvent

› Document 3

argilo-humique est ainsi un véritable réservoir d’éléments nutritifs pour la culture. ) peuvent › Document 3

Commentaire argumenté

Sujet 11 – Le sujet

Monsieur X est agriculteur dans les Vosges, dans la région de Neufchâteau qui est classée « zone vulnérable ». Expliquez à Monsieur X les intérêts de cette obligation d’implanter une CIPAN avant la culture de printemps. Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et vos connaissances (qui intègrent entre autres les connaissances acquises dans différents champs disciplinaires).

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

Commentaire argumenté

Comprendre la question

Vous devez développer un argumentaire envers un agriculteur afin de justifier les directives de la chambre d’agriculture qui rend obligatoire à partir de 2012 l’implantation dune CIPAN (Culture Intermédiaire Pièges à Nitrates) dans les zones vulnérables. Vous vous appuierez sur les informations apportées par les documents que vous compléterez avec vos connaissances personnelles.

Mobiliser ses connaissances

Vous montrerez que vous avez compris l’intérêt d’une CIPAN en expliquant : à quoi est due la pollution par les nitrates (engrais excessif, les limites du fonctionnement du complexe argilo- humique du sol, le lessivage lié aux périodes où la terre est à nue), quelles en sont les consé- quences sur la santé et l’environnement (citer des exemples connus), et quelles sont les parti- cularités des plantes intermédiaires pièges à ni- trates pour résoudre ce problème de pollution. Nitrates : ion minéral de formule NO3-, indis- pensable à la croissance des végétaux, apporté principalement par les engrais azotés. Engrais minéraux : ils renferment un en- semble d’ions minéraux, azote, phosphore et potassium principalement qui favorisent la croissance des plantes donc le rendement de la culture. Ils sont produits par synthèse chi- mique contrairement aux engrais organiques, d’origine animale ou végétale qui libèrent leurs minéraux suite à la minéralisation.

Procéder par étapes

Étape 1 :

Lire attentivement chaque document et repérer

les informations importantes.

Étape 2 :

Lister au brouillon tous les éléments de votre

argumentaire en répondant aux questions indi- quées dans « mobiliser ses connaissances » :

1. Les causes de la pollution par les nitrates

– un mauvais dosage des engrais,

– les limites du fonctionnement du CAH et du prélèvement des ions par les plantes,

– le lessivage du sol en absence de couverture végétale, l’importance de la pluviométrie de la région, la pollution de la nappe phréa- tique, des rivières

2. Les conséquences de la pollution par les

nitrates

sur la santé humaine (ex : potabilité de l’eau, santé de nouveau-nés, cancers ),

sur l’environnement (eutrophisation des lacs et rivières avec disparition d’espèces, ma- rées vertes sur les plages ),

notion de zones vulnérables.

3.

Les particularités et intérêts des plantes

pièges à nitrates

– prélèvement et stockage des nitrates,

– limiter le lessivage,

– libération de l’azote ultérieurement,

– réduire le coût de production,

– limiter les engrais,

– protéger l’environnement et la santé

Numéroter ces arguments dans un ordre lo- gique pour faciliter votre rédaction et citer éga- lement les numéros des documents à commen- ter.

Étape 3 :

Rédiger votre réponse en vous adressant à Monsieur X. Soyez précis en complétant les informations de chaque document par vos connaissances. Imaginez que vous vous trouver devant la personne que vous devez convaincre grâce à un argumentaire solide.

Commentaire argumenté

Sujet 11 – Le corrigé

Monsieur X, Comme vous le savez, depuis 2012, l’implantation d’une CIPAN avant la culture de printemps est obligatoire. Cette Culture Intermédiaire Piège à Nitrates a pour but de prélever et de stocker les nitrates en excès dans le sol avant que celui-ci ne soit occupé par la culture principale.

Quelles sont les raisons et quels sont les intérêts de cette culture, rendue obligatoire par la chambre d’agriculture ? Les ions nitrates proviennent de la minéralisation des matières organiques du sol mais principa- lement de la fertilisation azotée des agrosystèmes. Les agriculteurs ont été encouragés pendant de nombreuses années à épandre des engrais azotés afin d’accroitre les rendements, or un excès d’engrais peut provoquer une pollution azotée. La croissance des plantes nécessite des minéraux. En effet, les plantes puisent par leurs racines les minéraux (sous forme de cations principalement) dont elles ont besoin dans la solution du sol. Le sol renferme un complexe argilo-humique (CAH) dont la structure en feuillets des argiles donne une charge négative capable de fixer une partie des

cations en solution dans le sol (Ca++, K+, H+, Na+ Il constitue ainsi une réserve d’éléments

).

nutritifs pour les végétaux. Dans le cas d’un épandage d’engrais excessif, le CAH étant saturé les cations ne peuvent se fixer et s’accumulent dans les nappes phréatiques et les eaux de surface. Une pollution par les nitrates a des conséquences sur la santé publique puisque l’organisme a la faculté de transformer les nitrates en nitrites qui réduisent les capacités de l’hémoglobine à trans- porter le dioxygène. Chez les nourrissons de moins de quatre mois, les nitrates peuvent provoquer des cyanoses mortelles. Les nitrates de l’eau de boisson ne doivent pas dépasser 50mg/L, qui sont les limites des normes de potabilité. Les nitrates participent également à la formation de nitrosa- mines ayant des effets cancérigènes. Sur l’environnement, les nitrates en excès provoquent la prolifération d’espèces végétales. Par exemple, en Bretagne, le phénomène des « marées vertes » résulte de la prolifération d’algues vertes du fait de l’excès d’azote des rivières qui arrive en mer. Le développement du phytoplancton peut contaminer les coquillages. En rivière, un phénomène d’eutrophisation peut se produire avec une réduction du taux de dioxygène entraînant la mort de nombreuses espèces animales aquatiques. Pour ces raisons, il est très important d’agir afin de limiter les excès d’azote liés à l’épandage d’engrais, puisque les cultures ne vont pas utiliser la totalité de l’apport d’azote. La CIPAN est une solution intéressante et efficace à la fois pour vous, agriculteur, et pour la préservation de l’environnement. Monsieur, votre région de Neufchâteau est classée « zone vulnérable », c’est-à-dire que les sols sont menacés par la pollution en raison d’une concentration des eaux en ions nitrates comprise entre 40 et 50mg/L avec une tendance à la hausse au cours des années. Dans votre région des Vosges, la pluviométrie est très importante en mai-juin et également de septembre à novembre, avec ensuite un pic en décembre. Afin d’éviter le lessivage des ions nitrates par les eaux des pluies, une surface agricole utile (SAU) plus importante est nécessaire avec l’objectif d’une couverture à 100% à l’automne, et l’implan- tation d’une CIPAN avant la mise en place de la culture principale, au printemps. La culture intermédiaire piège à nitrates correspond à une plante ayant des capacités importante

Sciences 1re ES/L

Le corrigé

pour prélever et stocker les nitrates du sol. (C’est, par exemple, le ray-grass, la phacélie, la mou-

Cette culture empêche le lessivage de l’azote et évite la pollution. La plante res-

titue ensuite, lors de la minéralisation, l’azote, qui est alors disponible pour la culture suivante. L’implantation d’une CIPAN vous permet ainsi de réduire l’apport d’engrais pour la culture prin- cipale, d’améliorer la productivité, de limiter le coût de production, tout en agissant pour l’envi- ronnement. Je vous encourage donc à suivre les directives de la chambre d’agriculture pour la mise en place d’une CIPAN sur vos terres agricoles.

tarde blanche )

Sujet 12, Émirats Arabes Unis, juin 2013, séries ES, L
Sujet 12, Émirats Arabes Unis, juin 2013, séries ES, L

La conservation du poisson aromatisé à la fumée

Le « poisson aromatisé à la fumée » est préparé avec des arômes de fumée mais sans être soumis

à un procédé de fumage. Au Canada, le règlement « B.21.025 », qui vise à assurer l’innocuité des

produits de poisson aromatisé à la fumée distribués et vendus, impose un certain nombre de règles

dont on cherche à comprendre l’intérêt.

› Document 1 : conditions de conservation du poisson aromatisé à la fumée

«

gène avec toute portion du contenu. Le poisson aromatisé à la fumée contenu dans des emballages étanches à l’air et qui n’a pas été traité par un autre moyen de conservation doit porter la mention ”Garder congelé jusqu’à utilisation”. Ce réglement a été élaboré suite aux incidents de botulisme (une forme d’intoxication alimentaire) découlant de la consommation de poisson aromatisé à la fumée, emballé sous vide, mais non congelé au départ. La bactérie responsable, Clostridium bo- tulinum de type E, est très répandue dans les milieux marins et, de ce fait, présente dans plusieurs poissons. Cet organisme présente un problème particulier de santé publique, car dans des condi-

Les emballages étanches à l’air (emballages sous vide) [ empêchent l’échange facile de l’oxy-

]

tions favorables, il peut proliférer [ sans que l’aliment ne montre aucun signe de détérioration. Le règlement B.21.025 interdit la vente d’animaux marins ou d’eau douce auxquels on a ajouté un arôme de fumée liquide s’ils sont emballés dans un contenant étanche à l’air sauf si le contenant

a subi, après scellage, un traitement par la chaleur et pendant une période permettant de détruire

toutes les spores de Clostridium botulinum, ou si la teneur en sel des produits dans le contenant

est égale ou supérieure à neuf pour cent. »

]

› Document 2 : observation de l’aspect et de l’odeur du poisson au bout de 3 jours de conservation

dans des conditions différentes (d’après l’agence canadienne d’inspection des aliments)

Conditions de

Emballé sous vide et placé au réfrigérateur

Non emballé et placé au réfrigérateur

Non emballé et placé à température ambiante

conservation du

poisson Aspect

 

Aspect de la peau

Pigmentation brillante. Pas de décoloration

Terne. Pigmentation en voie de décoloration.

Décoloration de la pigmentation bien avancée.

Aspect de la chair

Lisse et brillante, pas de changement de couleur initiale

Terne.

Terne.

Saveur et odeur

Saveur douce. Pas de mauvaise odeur.

Aigre et presque nauséabonde.

Nauséabonde.

D’après l’agence canadienne d’inspection des aliments.

Sciences 1re ES/L

Le sujet

› Document 3 : les différente s formes de vie de Clostridium botulinum de type E et les passages d’une forme à une autre en fonction des conditions du milieu.

forme à une autre en fonction des conditions du milieu. Lorsque les conditions du milieu deviennent

Lorsque les conditions du milieu deviennent défavorables (manque de nourriture, température

inférieure à 3,3°C ; teneur en sel supérieure ou égale à 9 % la bactérie se transforme en une

spore très résistante, incapable de se multiplier ou de libérer la toxine botulique. Lorsque les conditions redeviennent favorables (présence de substances nutritives, température favorable, voir le tableau ci-dessous, teneur en sel inférieure à 9 %), la spore germe pour donner une bactérie, qui pourra se multiplier et libérer la toxine botulique.

),

Températures favorables au développement des bactéries Clostridium botulinum de type E

 

Température en °C la plus favorable

Température en °C Minimale

Croissance de la population bactérienne

30

3,3

Germination de la spore en bactérie

37

10

Commentaire argumenté

Un consommateur, peu attentif aux mentions notées sur l’emballage du poisson aromatisé à la fumée emballé sous vide, veut conserver celui-ci dans son réfrigérateur, à 5°C.

Sujet 12 – Le sujet

Convainquez-le de respecter la recommandation « Garder congelé jusqu’à utilisation », en ex- pliquant notamment comment une réfrigération à 5°C limite les signes de détérioration mais ne garantit pas l’innocuité de ce produit. Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et vos connaissances (qui intègrent, entre autres, les connaissances acquises dans différents champs disciplinaires).

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

Commentaire argumenté

Comprendre la question Ce sujet porte sur les conditions de conser- vation du poisson aromatisé à la fumée qui doivent être particulières en raison de la pré- sence très fréquente sur le poisson de bactéries, le Clostridium Botulinum de type E, respon- sable du botulisme, toxi-infection alimentaire grave. Il s’agit de montrer l’intérêt de la congélation pour empêcher le développement de la bacté- rie qui présente deux formes de vie, bactéries et spores. Vous devez convaincre, avec des arguments scientifiques sérieux, un consommateur qui souhaite conserver son poisson sous vide au ré- frigérateur à 5°C et non au congélateur.

Mobiliser ses connaissances Vous devez mobiliser vos connaissances sur les conditions de développement des bactéries (température, matières organiques disponibles etc., mais les particularités du Clostridium Bo- tulinum sont précisées dans les documents du sujet).

TIAC : toxi-infections alimentaires collective. Spore : élément reproducteur de nombreux vé- gétaux (algues, mousses, champignons), de di- vers protozoaires et de bactéries. Bactérie : organisme vivant unicellulaire pro- caryote, c’est-à-dire dépourvu de noyau de taille comprise entre 0,1 µm à 2 µm.

Procéder par étapes Étape 1 :

Lire attentivement chaque document et noter ou surligner les informations importantes.

Étape 2 :

Faire le plan au brouillon. Proposition de plan :

Introduction : problématique. Nécessité de congeler le poisson aromatisé à la fumée dans son emballage sous vide pour empêcher le dé- veloppement de la bactérie, Clostridium Botu- linum. La réfrigération à 5°C ne suffit pas. Le développement :

– Caractéristiques de la bactérie Clostridium Botulinum : effets sur la santé, les diffé- rentes formes de vie (bactéries et spores) et les conditions favorables au développement des bactéries et à la germination des spores (doc 3).

– La conservation du poisson : signes de dé- térioration dans différentes conditions de conservation (doc 2), les recommandations de l’agence canadienne d’inspection des ali- ments (doc 1), les garanties de la congéla- tion.

La conclusion : une congélation est indispen- sable pour garantir l’innocuité du produit.

Étape 3 :

Rédiger en vous adressant au consommateur et en suivant votre plan argumenté.

Commentaire argumenté

Sujet 12 – Le corrigé

Cher Monsieur,

Vous venez d’acheter du poisson aromatisé à la fumée, emballé sous vide et vous souhaitez le conserver dans votre réfrigérateur à 5°C. Or je vous recommande vivement de suivre les consignes de conservation indiquée sur l’embal- lage, « Garder congelé jusqu’à utilisation », en raison du risque d’intoxication par une bactérie très souvent présente sur les poissons, appelée Clostridium Botulinum, responsable du botulisme et dont je vais vous expliquer les caractéristiques de développement.

Le Clostridium Botulinum de type E est une bactérie très répandue dans les milieux marins et donc présente dans plusieurs poissons. Elle est responsable d’une toxi infection alimentaire collective (TIAC), le botulisme, véritable problème de santé publique puisqu’elle peut toucher un grand nombre de personnes. Cette bac- térie libère une toxine responsable de nombreux symptômes : vomissement, diarrhée, faiblesse musculaire, difficultés à avaler et sécheresse de la bouche qui doivent être très rapidement traités puisque l’intoxication peut être mortelle. Il s’agit d’un cas d’urgence. En effet, le toxine provoque une paralysie des muscles respiratoires et locomoteurs en bloquant la libération d’un neurotrans- metteur, l’acétylcholine, au niveau des synapses neuromusculaires et peut entraîner le décès de la personne.

La bactérie présente la particularité d’exister sous deux différentes formes de vie en fonction des conditions du milieu, ce qui la rend particulièrement résistante. Dans des conditions défavorables, en absence de nourriture, avec une température inférieure à 3,3°C, une teneur en sel supérieure ou égale à 9 %, la bactérie se transforme en spore dormante, résistante, incapable de se multiplier, ni de libérer la toxine botulique. Mais lorsque les conditions deviennent favorables (température optimale de 37°C et température minimale de 10°C, teneur en sel inférieure à 9 %, présence de substances nutritives) les spores germent et donnent des bactéries qui se multiplient rapidement et libèrent la toxine botulique. La croissance de la population bactérienne se fait dans des conditions optimales de température de 30°C.

Ainsi, il est nécessaire de tenir compte des particularités de cette bactérie pour limiter sa prolifé- ration lors de la conservation des aliments, d’autant que les signes de détérioration du poisson ne sont pas toujours visibles. L’agence canadienne d’inspection des aliments a réalisé une comparaison de l’aspect et de l’odeur du poisson après 3 jours dans différentes conditions de conservation. Emballé sous vide et placé au réfrigérateur (à 5°C), l’aspect de la peau et de la chair sont brillants avec une couleur parfaitement conservée et la saveur de la chair est douce et sans odeur. Un poisson non emballé sous vide et placé au réfrigérateur verra sa peau et sa chair apparaître terne et décoloré, tandis que la saveur devient aigre et l’odeur nauséabonde. Enfin, placé à température ambiante et non emballé, la peau du poisson se décolorera au bout de trois jours, la chair sera terne et l’odeur sera nauséabonde.

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Le corrigé

Ces observations nous montrent que la dégradation de l’aliment se fait très rapidement si les condi- tions de conservation ne sont pas satisfaisantes (température trop élevée, contact avec l’oxygène de l’air). Un emballage sous vide empêchant l’échange du contenu avec l’oxygène de l’air et une température de 5°C permet de conserver le poisson afin qu’il garde un aspect et une saveur conve- nable.

Mais ces conditions suffisent-elle à empêcher le développement de la bactérie, Clostridium Botu- linum ou la germination de ses spores ? Nous avons vu précédemment que la croissance de la bactérie se fait pour une température mini- male de 3,3°C : une réfrigération à 4°C n’est donc pas suffisante. De plus Clostridium Botulinum est une bactérie anaérobie, c’est-à-dire qu’elle peut se développer en absence de dioxygène. La conservation sous vide au réfrigérateur permet de limiter le développement de certaines bactéries aérobies mais non celui de Clostridium botulinum.

Pour cette raison, l’agence canadienne d’inspection des aliments préconise de conserver les pois- sons aromatisés à la fumée dans des emballages sous vide et au congélateur s’il n’y a pas eu de traitement par la chaleur permettant de détruire les spores du Clotridium ou si la teneur en sel est supérieure ou égale à 9 %, conditions défavorables à la germination des spores. En effet le poisson aromatisé à la fumée n’est pas soumis à un procédé de fumage, donc ne peut être considéré comme un traitement à la chaleur.

Compte-tenu des ces différents éléments, je vous conseille vivement de placer votre poisson aro- matisé à la fumée dans son emballage sous vide au congélateur. Ainsi il ne se détériorera pas et vous garantirez l’innocuité de votre produit.

Sujet 13, Amérique du Nord, juin 2013, séries ES, L
Sujet 13, Amérique du Nord, juin 2013, séries ES, L

Les fermes hors sol

Le 30 octobre 2011, le cap des sept milliards d’êtres humains a été franchi sur la planète. Subvenir aux besoins alimentaires de ces milliards d’êtres humains, tout en respectant l’environnement, est un des enjeux actuels majeurs. Les fermes hors sol peuvent-elles répondre à cette problématique ?

› Document 1 : les sols en danger

Par ses activités, l’Homme modifie la structure des sols indispensables à l’agriculture. Le tableau suivant présente quelques conséquences des activités humaines sur les sols agricoles.

Activités humaines

Conséquences

Urbanisation

Perte annuelle de 60 000 hectares de sol sous le béton

Surpâturage, labours trop profonds

Altération des complexes argilo-humiques du sol et donc accentuation de l’érosion des sols pour :

45 % des sols en Europe, 25 % des sols en France

Selon l’institut national de la recherche agronomique (INRA), la vitesse de formation d’un sol est de 0,02 à 0,1mm par an alors que l’érosion moyenne exporte 1 mm de sol en un an. La résistance et la structure « d’éponge » du sol dépendent du complexe argilo-humique.

› Document 2 : les fermes sur les toits au Québec

Ces fermes hors sol imaginées au Québec sont des serres placées sur les toits de bâtiments indus- triels, qui permettent la culture hors sol de fruits et légumes avec une utilisation optimale de l’eau et de l’énergie. Depuis 2011, une première serre d’environ 3000 m 2 approvisionne localement 2000 personnes en fruits et légumes chaque semaine. Les serres de ces fermes hors sol sont capables de recréer des conditions de température et de lumière propices à la culture de chaque espèce cultivée. Elles utilisent l’eau de pluie en goutte à goutte, et utilisent des insectes, comme la coccinelle, pour lutter contre d’autres insectes. Ces fermes d’un nouveau genre proposent des fruits et légumes cultivés sans herbicide, sans fon- gicide et sans pesticide.

fermes d’un nouveau genre proposent des fruits et légumes cultivés sans herbicide, sans fon- gicide et

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Le sujet

Sciences 1re ES/L Le sujet › Document 3 : les cultures hors sol Présentation Les cultures

› Document 3 : les cultures hors sol

Présentation Les cultures hors sol ou sans sol se définissent comme des cultures de végétaux effectuant leur cycle complet de production sans que leur système racinaire soit en contact avec leur environne- ment naturel : le sol. Dans la plupart des systèmes hors sol, les racines des végétaux se développent sur un support solide (ou substrat généralement inerte). L’alimentation est assurée par un arrosage au goutte à goutte avec une solution nutritive qui apporte l’eau, l’oxygène dissous, et les éléments minéraux indispensables. Cette solution nutritive correspond à de l’eau enrichie par des engrais solubles qui respectent les besoins spécifiques des végétaux. Lorsque la plante a puisé dans cette solution nutritive ce dont elle a besoin, il reste la solution de drainage. Commentaires de l’INRA :

Les cultures hors sol permettent la maîtrise de plusieurs facteurs du milieu et une forte productivité. Leur récent développement s’accompagne malheureusement de rejet important de solution de drai- nage dans les cours d’eau ou les nappes souterraines. Pour limiter ce problème tout en gardant les avantages de la culture hors sol, il est recommandé d’estimer le plus précisément possible les besoins hydriques et minéraux de la plante et de recycler la solution de drainage.

D’après le site de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) : http ://www.inra.fr.

de drainage. D’après le site de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) : http ://www.inra.fr

Commentaire argumenté

Sujet 13 – Le sujet

Responsable d’un site internet présentant les initiatives en faveur du développement durable, vous rédigez un article ayant pour titre : « Les fermes hors sol, une réponse possible aux besoins ali- mentaires des milliards d’êtres humains, tout en respectant l’environnement ». Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et vos connaissances (qui intègrent entre autres les connaissances acquises dans différents champs disciplinaires).

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Le sujet Pas à pas

Commentaire argumenté

Comprendre la question Dans ce sujet il s’agit de montrer en quoi les fermes hors sol sont un exemple de solutions qui peut permettre une production agricole ca- pable de satisfaire la demande alimentaire de la population mondiale toujours en croissance, tout en préservant l’environnement. Vous de- vez expliquer en quoi consiste la culture hors sol en vous aidant des documents et de vos connaissances sur les besoins des plantes. Vous pouvez expliquer pourquoi l’agriculture intensive n’est plus une réponse adéquate, les sols ayant ont été dégradés et l’environnement pollué. Le développement durable qui vise à satisfaire les besoins des populations actuelles tout en donnant aux générations futures la pos- sibilité de satisfaire leurs besoins s’inscrit dans un souci de gestion de notre agriculture sur le long terme. Ne pas oublier que vous devez rédiger un ar- ticle pour un site internet : construisez votre texte en mettant bien en évidence des grands paragraphes, avec des titres qui interpellent.

Mobiliser ses connaissances N’hésitez pas à exploiter vos connaissances personnelles : vous pouvez citer des exemples de pollutions que vous connaissez dans votre région, ainsi que des exemples d’exploitation agricole originale, en complément des données sur les fermes hors sol. Voici quelques définitions qui peuvent vous ai- der pour la rédaction. Agrosystème : il est bâti à partir d’un éco- système naturel et équilibré. Il est modifié par l’homme pour répondre à une production maxi- male de biomasse qui sera prélevé dans un but nutritionnel, énergétique ou industriel. La pro- duction importante de biomasse et son expor- tation déséquilibrent complètement l’agrosys-

tème, d’où la nécessité de rajouter des intrants (engrais, pesticides) pour fertiliser le sol et sup- primer les espèces parasites. Développement durable : les enjeux du déve- loppement durable sont multiples et relient les trois préoccupations majeures qui sont l’éco- nomie, le social et l’écologie. 4 grands types d’enjeux : satisfaire les besoins de chacun au- jourd’hui, vivre dans un environnement sûr et de qualité, gérer et partager les ressources pour demain, produire et consommer autrement. Eutrophisation : processus déclenché par un excès de substances nutritives (nitrates et phos- phates) dans un milieu aquatique, entraînant la prolifération des végétaux aquatiques. De nom- breuses espèces animales disparaissent en rai- son du manque de dioxygène suite à la décom- position des végétaux morts. La diversité végé- tale s’amenuise également. Marées vertes : phénomène d’eutrophisation qui se produit sur les plages entrainant un dé- veloppement excessif d’algues. Nitrates : de formule NO3-, les nitrates sont des substances chimiques qui entrent dans le cycle de l’azote et sont un composant majeur des engrais inorganiques. Potabilité : une eau est potable si elle res- pecte des normes précises concernant des para- mètres biologiques, physico-chimiques, orga- noleptiques La teneur en nitrates par exemple de doit pas dépasser 50mg/l. Lutte biologique : protéger les cultures des pa- rasites et des insectes ravageurs en utilisant des insectes entomophages (se nourrissant d’autres espèces).

Procéder par étapes Étape 1 :

Lire tranquillement les documents et relever toutes les informations utiles à votre exposé. (Vous pouvez surligner les points importants.)

Étape 2 :

Faire un plan au brouillon (le plus détaillé pos- sible) de votre argumentation en y intégrant les informations des documents et vos exemples.

Étape 3 :

Trouver des titres à vos paragraphes. On vous demande de rédiger votre texte sous la forme d’un article pour un site internet : chercher des titres « accrocheurs » et faire plusieurs para- graphes pour faciliter la lecture. Par exemple :

– Un paragraphe sur la dégradation des sols.

– Un paragraphe sur les avantages des fermes hors sol.

Sujet 13 – Le sujet Pas à pas

Étape 4 :

Rédiger votre article :

l’introduction expose la problématique (une population mondiale toujours plus nombreuse à nourrir et une dégradation des sols agricoles),

le développement présente dans diffé- rents paragraphes votre argumentation (pro- blèmes liés à l’agriculture intensive et inté- rêts des fermes hors sol),

la conclusion après une phrase de synthèse propose une ouverture (autre technique, une réflexion

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Le corrigé

Commentaire argumenté

« Les fermes hors sol, une réponse possible aux besoins alimentaires des milliards d’êtres humains, tout en respectant l’environnement »

Le 30 octobre 2011 le cap des sept milliards d’humains a été franchi sur la planète ! Comment réussirons-nous à nourrir une population toujours plus nombreuse alors que l’environ- nement, et notamment les sols, sont sans cesse dégradés ? Quelles solutions peuvent être apportées dans le cadre du développement durable ?

La commission Brundtland de l’ONU en 1987 indique « Le développement durable est un dévelop- pement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations

à venir, de pouvoir répondre à leurs propres besoins ».

Il est essentiel et urgent de trouver de nouvelles méthodes agricoles qui permettent une bonne pro- ductivité tout en limitant les pollutions de l’environnement. Les fermes hors-sol semblent apporter

des réponses très intéressantes à ces problématiques.

Les sols sont en dangers ! (réduction et érosion des surfaces agricoles)

Les activités humaines interfèrent sur la qualité des sols et sur les surfaces agricoles.

La surface des sols agricoles est sans cesse réduite en raison de l’urbanisation croissante qui répond

à une arrivée importante des populations vers les villes. On estime la perte annuelle à 60 000

hectares de sol. De plus, de nombreuses surfaces agricoles voient leurs sols altérés en raison du surpâturage et de labours trop profonds, qui concourent à altérer le complexe argilo humique du sol. Le sol est une

couche superficielle de l’écorce terrestre formée de matière minérale provenant de l’altération de la roche mère du sous-sol et de matière organique résultant de la dégradation des êtres vivants après leur mort (Humus). C’est au niveau du sol que se développent les racines des plantes et qu’elles puisent les ions minéraux dont elles ont besoin. Le complexe argilo-humique ou CAH est constitué d’argile et d’humus. Sa surface est chargée négativement, ce qui permet la fixation

des cations (CA2+, K+, NH4+, Mg2+ et des échanges permanent avec la solution du sol. Il

contribue donc à la mise en réserve ou à la libération des ions minéraux pour les plantes et sa structure « d’éponge » permet une rétention d’eau également indispensable à la croissance des végétaux. Lorsque les sols sont nus, en absence de culture, le lessivage par les pluies entraîne les ions mi- néraux ainsi que les particules du sol. L’altération du CAH accentue l’érosion qui est d’environ 45% des sols d’Europe et 25% des sols de France. L’INRA a calculé que la vitesse de formation d’un sol est très lente : de 0,02 à 0,1 mm par an, tandis que l’érosion exporte 1 mm de sol par an. Il est urgent d’agir !

)

Pollution des sols agricoles et dangers pour notre santé

Depuis plus d’une trentaine d’années, les méthodes utilisées dans les agrosystèmes ont visé à augmenter toujours plus les rendements des cultures. Pour cela, les agriculteurs ont été encoura- gés à utiliser des engrais pour fertiliser les sols, et des pesticides pour lutter contre les mauvaises

Sujet 13 – Le corrigé

herbes et les nuisibles. Malheureusement les dosages excessifs ont provoqué des pollutions im- portantes (par exemple la pollution azotée due à un excès de nitrates) des eaux superficielles ou

des nappes phréatiques, contribuant à des phénomènes tels que l’eutrophisation des cours d’eau et les « marées vertes » en Bretagne. La pollution de l’eau a par ailleurs des conséquences sur la

santé (cancers, malformations fœtales

On a pu ainsi retrouver de l’herbicide Roundup utilisé aux États-Unis dans l’air et l’eau de pluie en France, montrant la dispersion de la molécule constitutive d’un continent à l’autre, ainsi que sa faible dégradation. Certains produits sanitaires comme le DDT sont maintenant interdits en raison de leur toxicité pour les animaux et les végétaux. Ainsi l’agriculture intensive qui vise à gérer l’agriculture sur le mode de la production indus- trielle a permis d’augmenter les rendements mais n’a pas préservé l’environnement et la santé des populations, bien au contraire (pollution par les engrais, consommation excessive d’eau pour l’arrosage, réduction de la biodiversité Il est donc urgent de repenser la façon de gérer les agrosystèmes et de trouver des solutions in- novantes dans la perspective d’une agriculture durable qui réponde aux besoins croissants de la population mondiale.

)

et des régions entières sont dépourvues d’eau potable.

Les fermes hors sol, une initiative intéressante pour augmenter les surfaces agricoles

Au Québec, des fermes ont vu le jour sur des toits industriels. Ainsi des surfaces importantes peuvent être consacrées à l’agriculture dans des zones où les terres sont insuffisantes ou polluées, avec des populations importantes. Une serre de 3000 m 2 approvisionne 2000 personnes en fruits et légumes chaque semaine. Obtenir de bons rendements et préserver l’environnement Ces fermes réalisent la culture hors sol qui consiste à apporter tous les éléments nutritifs néces- saires à la croissance des plantes dans une solution nutritive, en absence de sol. Les plantes vertes réalisent la photosynthèse qui nécessite de la lumière, du dioxyde de carbone ainsi que de l’eau, de l’oxygène dissous et des ions minéraux, en quantité variable selon les plantes. L’exposition solaire est bonne puisque les serres sont sur les toits et la température peut être régulée par ouverture plus ou moins importante des fenêtres. Les racines des plantes sont placées dans un support inerte et la solution nutritive est dosée afin de répondre aux besoins spécifiques de la plante. Néanmoins, l’INRA préconise de recycler les solutions de drainage, qui contiennent des ions minéraux, afin d’éviter les problèmes de pollutions des cours d’eau et des nappes phréatiques rencontrés avec l’agriculture intensive. La quantité d’eau pour l’arrosage est réduite grâce au système du goutte à goutte. La lutte biologique y est favorisée afin d’éviter les insecticides. Par exemple des coccinelles sont utilisées pour détruire les pucerons.

Un autre regard sur l’agriculture

La population mondiale augmente en permanence et il est important d’encourager et de soutenir les initiatives en faveur d’une agriculture durable, plus écologique. Les fermes hors sol peuvent apporter une solution intéressante pour la culture des fruits et légumes dans certaines régions.

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Le corrigé

D’autres solutions innovantes peuvent être trouvées suivant les caractéristiques propres aux dif- férentes régions du globe. Cela permettra de développer ce que certains chercheurs nomment « l’agro-écologie » , qui favorise le développement d’une agriculture s’appuyant sur la polycul- ture, utilisant des semences traditionnelles plutôt qu’industrielles, des biopesticides et des engrais organiques plutôt que des engrais de synthèse pour fertiliser les sols et lutter contre les espèces invasives (réduire les intrants). C’est en changeant notre approche de l’agriculture que nous réussirons à nourrir toutes les popu- lations.

Sujet 14, Polynésie, juin 2013, séries ES, L
Sujet 14, Polynésie, juin 2013, séries ES, L

Œuf en coquille et ovoproduits, prévention des Toxi-infections Alimentaires Collectives (TIAC)

De nombreuses restaurations collectives font le choix, pour leurs réalisations culinaires à base d’œufs crus ou peu cuits, d’utiliser des ovoproduits, comme des œufs entiers pasteurisés liquides ou de la poudre d’œufs, plutôt que des œufs en coquille. En effet, la réglementation pour l’uti- lisation de ces derniers est extrêmement contraignante. L’ensemble des ovoproduits représente actuellement environ 36 % de la consommation d’œufs en France.

› Document 1 : bactéries responsables des Toxi-Infections Alimentaires Collectives (TIAC)

Selon l’Institut de Veille Sanitaire français (InVS), les salmonelles sont les bactéries pathogènes responsables de la majorité des TIAC mettant en cause les produits fabriqués à base d’œufs.

 

Mode de contamination

Effets toxiques

Conditions physico-chimiques de développement

Salmo-

Principalement à cause de coquilles souillées par des déjections infectées

Gastro-entérites appelées salmonelloses, souvent guéries en quelques jours, mais pouvant être mortelles dans le cas de personnes affaiblies

10°C <Température< 50°C a w 1 > 0,91

nelles

D’après le numéro spécial qualité de l’œuf INRA Productions animales, 2010.

› Document 2 : caractéristiques des ovoproduits commercialisés

Types d’ovoproduits

Œuf entier liquide

Œuf entier en poudre

Caractéristiques

Principaux traitements subis

Chauffage entre 65°C et 68 °C pendant 5 à 6 min puis dissement rapide à 4°C

L’eau est retirée de l’aliment à basse température (entre 25 et

40°C)

Durée de conservation (avant ouverture)

39 jours

12 mois

Température de

Entre 0°C et 4°C

Entre 5°C et 25°C

conservation

Eau disponible a w

2

a w > 0,91

0,2 <a w <0,3

1. Dans un aliment, l’activité de l’eau, notée a w , représente la teneur en eau disponible. Comprise entre 0 (aucune eau disponible) et 1 (totalité de l’eau disponible), elle s’exprime sans unité. 2. voir définition avec le document 1.

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Le sujet

› Document 3 : recommandations liées à l’utilisation des œufs en coquille

– Lors du contrôle de conformité à réception, il convient de s’assurer que le véhicule de livraison est propre et en bon état d’entretien.

– La coquille des œufs doit être propre et intacte.

– Le code figurant sur les œufs de poule est aujourd’hui le traceur le plus pertinent pour remonter à un élevage de poules pondeuses en cas de toxi-infection alimentaire collective. Il est recom- mandé de le relever et de le conserver durant une période de 7 jours après consommation. [ ]

– Il convient de lutter contre les risques de contamination croisée. En particulier, le nettoyage- désinfection du matériel après chaque opération, la sensibilisation du personnel, le lavage des mains, constituent les règles élémentaires mais efficaces.

– Il est recommandé de conserver les œufs en coquille à une température constante. En effet, il est important que la température lors du transport et du stockage ne subisse pas de forts écarts. En effet, toute condensation sur la coquille résultant d’une variation importante de température peut conduire au transfert des bactéries présentes sur la coquille à l’intérieur de l’œuf.

– La température optimale de stockage des œufs est de 15°C. Il est toutefois recommandé de les stocker dans des enceintes réfrigérées (chambre froide à 4°C). Lors de l’utilisation des œufs, il est ensuite préférable de ne sortir des enceintes réfrigérées que la quantité d’œufs nécessaire. Dans ces conditions, les œufs en coquille peuvent être conservés jusqu’à deux semaines.

– Casser les œufs dans un récipient différent de celui utilisé pour les fabrications.

D’après une note de service du 7 août 2006 émanant du ministère de l’agriculture et de la pêche.

Commentaire argumenté

Agent des Services Vétérinaires, en charge de la prévention des risques de contamination des ali- ments, préparez une argumentation scientifique qui servira à expliquer aux responsables de can- tine scolaire pourquoi il est conseillé de ne plus utiliser d’œufs en coquille au profit d’ovoproduits (œufs entiers liquides ou poudre d’œufs) pour la préparation des plats à base d’œufs crus ou peu cuits. Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et vos connaissances (qui intègrent entre autres les connaissances acquises dans différents champs disciplinaires).

Commentaire argumenté

Comprendre la question L’utilisation d’œufs à coquille pour la prépa- ration de plats présente un risque d’intoxica- tion alimentaire en raison du fort développe- ment des salmonelles (bactéries pathogènes) sur les coquilles des œufs contaminés par les déjections. Vous devez construire l’argumenta- tion d’un agent vétérinaire pour encourager les responsables des cantines à utiliser des œufs en poudre ou liquide. Pour cela vous devez montrer que les conditions de fabrication et de conservation des ovoproduits détruisent ou em- pêchent la prolifération des salmonelles qui se développent dans un milieu avec des caracté- ristiques bien précises tandis que l’utilisation des œufs à coquille présente de nombreuses contraintes.

Mobiliser ses connaissances Il s’agit de montrer vos connaissances sur les conditions de développement des micro- organismes tout en exploitant les informations des documents. Pathogène : se dit d’un organisme qui peut pro- voquer une maladie. Bactérie : micro-organisme unicellulaire pro- caryote, dépourvu de membrane nucléaire. Le matériel génétique est dans le cytoplasme. Micro-organismes : être vivant de taille mi- croscopique. Pasteurisation : technique qui vise à détruire les micro-organismes en chauffant l’aliment (de 60°C à 100°C pour une durée variable). Contamination croisée : c’est le transfert di- rects ou indirects de microbes pathogènes d’ali-

Sujet 14 – Le sujet Pas à pas

ments contaminés (généralement crus) vers d’autres aliments.

Procéder par étapes Étape 1 :

Lire chaque document attentivement et noter ou surligner les informations importantes.

Étape 2 :

Faire un plan détaillé au brouillon de votre ar- gumentation. Proposition de plan :

Introduction indiquant la problématique : li- miter les TIAC véhiculées par les coquilles d’œufs et privilégier l’utilisation des ovopro- duits. Développement constitué de plusieurs para- graphes :

– Le problème des œufs à coquille : risques liés à l’utilisation des œufs à coquille :

les salmonelloses (doc 1) ; les recomman- dations de la note de service du minis- tère de l’Agriculture et de la Pêche : fortes contraintes (doc 3).

– Les avantages des ovoproduits : les condi- tions de fabrication des ovoproduits (doc 2) détruisent ou enrayent le développement des salmonelles au regard des conditions op- timales de développement des salmonelles (doc 2) ; durée de conservation plus impor- tante ; réduction des contraintes d’utilisa- tion.

Conclusion : nombreux intérêts des ovopro- duits.

Étape 3 :

Rédigez en suivant la trame de votre plan.

Sciences 1re ES/L

Le corrigé

Commentaire argumenté

Madame, Monsieur, Vous êtes responsable d’une cantine scolaire et une de vos préoccupations majeures est de garantir une bonne hygiène des produits servis afin d’éviter toutes Toxi-Infections Alimentaires Collec- tives (TIAC), qui auraient des conséquences fâcheuses sur la santé des enfants. En tant qu’agent des services vétérinaires, en charge de la prévention des risques de contamina- tion des aliments, je viens vous donner des éléments d’informations afin de vous encourager à utiliser des ovoproduits (œufs entiers liquides ou poudre d’œufs) pour la préparation des plats à base d’œufs crus ou peu cuits à la place d’œufs en coquille. En effet, ces derniers sont suscep- tibles de favoriser le développement de bactéries pathogènes à l’origine d’infections, alors que les ovoproduits vont vous apporter de nombreux avantages et réduire les risques infectieux. L’utilisation des œufs à coquille pour la réalisation de plats à base d’œufs crus ou peu cuits présente des risques certains de Toxi-Infections Alimentaires Collectives (TIAC). En effet, la majorité des TIAC sont dues à des Salmonelles, bactéries pathogènes très souvent présentes sur les coquilles d’œufs souillées par des déjections infectées. Les salmonelles provoquent des gastro-entérites, nommées salmonelloses qui se guérissent en quelques jours pour une personne en bonne santé mais qui peuvent être mortelles chez des per- sonnes fragiles. Pour cette raison, une note de service du 7 août 2006 du ministère de l’Agriculture et de la Pêche donnent un certain nombre de consignes concernant leur utilisation qui présente de nombreuses contraintes : outre les conditions de propreté du camion de livraison et des coquilles, il est néces- saire de conserver le code figurant sur les œufs pendant 7 jours après consommation et d’appliquer les règles d’hygiène lors de la manipulation : lavage des mains, nettoyage et désinfection du ma- tériel, utilisation de différents récipients afin d’éviter les contaminations croisées. La température de conservation recommandée (transport et stockage sans casser la chaîne du froid) est de 4°C afin de réduire le développement d’éventuelles bactéries présentes à la surface des coquilles et susceptibles de contaminer l’intérieur de l’œuf si la coquille a été endommagée. Ces risques et ces contraintes peuvent être réduits grâce à l’utilisation des ovoproduits. Il s’agit d’œufs entiers pasteurisés liquides ou de la poudre d’œufs. Ils représentent déjà 36% de la consom- mation d’œufs en France. Vous vous demandez peut-être comment sont préparés ces produits et quelles garanties ils ap- portent par rapport aux œufs à coquille ? Les œufs entiers liquides sont chauffés à 65 ou 68°C pendant 5 ou 6 min, ce qui permet une pas- teurisation, c’est-à-dire la destruction de certains micro-organismes, notamment les salmonelles (dont le développement se réalise entre 10 et 50°C). Ils sont ensuite refroidis à 4°C et se conservent entre 0°C et 4°C pendant 39 jours s’il n’y a pas eu ouverture. Pour fabriquer des œufs en poudre, l’eau est retirée de l’aliment à basse température, entre 25 et 40°C. Leur conservation est de 12 mois à une température entre 5 et 25°C. La teneur en eau disponible est faible, comprise entre 0,2 et 0,3, inhibant ainsi le développement des salmonelles. Comme vous la savez, les bactéries se développent très rapidement (une division toutes les 20 minutes par exemple) si elles se trouvent dans certaines conditions optimales : richesse en matière

Sujet 14 – Le corrigé

organique, température, humidité, pH, disponibilité en eau de l’aliment. Dans des conditions non optimales, les micro-organismes ralentissent ou inhibent leur dévelop- pement, sans forcément être détruits. Les salmonelles se développent entre 10°C et 50°C et plus particulièrement sur des aliments conta- minés par des germes fécaux et ayant une forte disponibilité en eau. C’est le cas des œufs à coquille. Bien-sûr, une conservation d’œufs à coquille à 4°C va enrayer le développement d’éventuelles salmonelles présentes, sans toutefois détruire les bactéries. L’utilisation des ovoproduits permet donc :

– Une destruction des micro-organismes, dont les salmonelles, pour les œufs liquides, et pas de développement possible si la conservation se fait à une température inférieure à 4°C.

– Une réduction de l’eau disponible dans l’aliment qui empêche le développement des salmo- nelles.

– Une durée plus importante de conservation : 39 jours (œufs liquides) ou 12 mois (œufs en poudre) au lieu de 15 jours.

Ainsi les conditions de fabrication des ovoproduits permettent de supprimer ou d’enrayer le dé- veloppement des salmonelles, principales responsables des gastro-entérites. Je vous conseille donc de privilégier l’utilisation de ces produits afin de réduire le risque de TIAC. Vous supprimerez également un certain nombre de contraintes liées à l’utilisation des œufs à co- quille. Bien-sûr leur utilisation nécessite également une hygiène rigoureuse, le respect de la chaîne du froid et le respect des durées de conservation.

Sujet 15, Sujet national, juin 2012, séries ES, L
Sujet 15, Sujet national, juin
2012, séries ES, L

L’eau potable

Du 19 juillet au 3 septembre 2011, les Nations Unies ont déclaré plusieurs régions de la Somalie

en état de famine. D’autres régions sont également menacées si une assistance d’urgence n’est pas mise en place, car la situation des populations en matière d’accès à l’eau et à la nourriture

y est extrêmement préoccupante. Des actions ont donc été mises en œuvre par des associations humanitaires en Somalie :

– travaux et actions permettant aux populations d’avoir accès à de l’eau potable (construction et réhabilitation de puits, distribution de filtres en céramique, distribution d’eau par camion, création et maintenance d’un stock de plaquettes de chlore distribuées en cas d’urgence) ;

– travaux assurant aux populations une meilleure situation sanitaire (construction de latrines dans les camps de déplacés, organisation de séances de promotion de l’hygiène, distribution de kits de première nécessité non alimentaires).

Source : www.solidarites.org.

› Document 1 : Les maladies liées à l’eau

Dans la nature, l’eau n’est pas toujours source de vie, loin de là. Elle véhicule en particulier nombre de micro-organismes, bactéries et virus en tout genre, qui y vivent et s’y développent, ainsi que nombre de parasites qui ont besoin d’eau pour vivre ou se reproduire. Or, de tels organismes peuvent engendrer des maladies parfois graves lorsqu’ils pénètrent dans le corps humain. L’eau est ainsi le vecteur de transmission privilégié de ces maladies que l’on dit hydriques. Les micro-organismes abondent dans les eaux souillées par les déjections animales et humaines,

et leur transmission à l’homme se fait par simple ingestion d’eau infectée. Ils se propagent donc

rapidement dans les pays qui ne disposent pas de bonnes conditions d’hygiène. Certaines bacté-

ries déclenchent de fortes diarrhées. Aujourd’hui, ces épidémies sont surtout le drame des pays chauds qui ne disposent pas de latrines septiques, ni de traitements des eaux. Dans ces condi- tions, en effet, les matières fécales des personnes malades contaminent rapidement les eaux de

boisson consommées par les personnes saines [ Ces maladies hydriques sont à l’origine de la

mortalité très élevée des populations des pays en voie de développement. Dans le monde, envi- ron 6 millions d’enfants meurent chaque année des suites de gastro-entérites et 100 millions de personnes souffrent en permanence de gastro-entérites hydriques. La raison principale de cette situation catastrophique est la pauvreté. Nombre de populations ne disposent pas d’eau potable, les aménagements indispensables aux traitements des eaux usées et à la fabrication d’eau potable étant trop coûteux, ni même des soins que ces affections nécessitent, les infrastructures médicales n’étant pas suffisantes.

].

Source : centre national de la recherche scientifique.

Sujet 15 – Le sujet

› Document 2 : Filtres en céramique

Les filtres en céramique pour le traitement des eaux sont en usage depuis plusieurs siècles. [ ] Ils ont souvent la forme d’un pot de fleurs ou d’un bol et sont imprégnés de fines particules colloï- dales 1 d’argent servant de désinfectant et empêchant la prolifération des bactéries dans le filtre. [ ] Les tests en laboratoire ont montré que ces dispositifs, s’ils sont bien conçus et bien fabriqués, peuvent éliminer ou désactiver presque toutes les bactéries et parasites protozoaires. Leur effica- cité contre les virus est inconnue. Le nettoyage et la maintenance du filtre sont essentiels : [ il est recommandé d’y adjoindre un programme éducatif sur un stockage salubre, le nettoyage du filtre et d’autres actions recomman- dées. Les avantages des filtres en céramique sont leur facilité d’emploi, leur longue durée de vie (s’ils ne se cassent pas) et leur coût relativement bas. Les inconvénients comprennent une possible recontamination de l’eau conservée sans chlore résiduel et un débit faible, en général un à deux litres par heure.

]

Source : académie nationale des sciences, Washington, États-Unis.

› Document 3

Pour être consommée, l’eau doit répondre à des critères de qualité très stricts.

Quelques paramètres de potabilité d’une eau

Paramètres

Critères de qualité

Normes

Microbiolo-

Parasites

Présence non tolérée

gique

Virus

Bactéries

Chimique

Sels minéraux Substances chimiques toxiques

Présence possible Normes très sévères (quantités très limitées)

Physique et

Aspect

Limpide

gustatif

Saveur-odeur

Non désagréables

Source : www.lesagencesdeleau.fr/francais/qualite/criteres.php.

1. Colloïdale : solution liquide contenant un corps dispersé sous forme de particules minuscules en suspension.

Sciences 1re ES/L

Le sujet

Commentaire argumenté

Un médecin en mission en Somalie désire écrire une lettre à une association humanitaire afin de demander l’envoi de matériel destiné à améliorer la situation sanitaire et à rendre l’eau potable. Rédigez vous-même ce courrier, en précisant le matériel demandé et en argumentant de façon à convaincre de la nécessité de cet envoi. Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les documents et sur votre culture (qui intègre, entre autres, les connaissances acquises dans les différents champs disciplinaires).

Sujet 15 – Le sujet Pas à pas

Commentaire argumenté

chiffres), d’où la nécessité d’un programme urgent permettant l’accès des populations à l’eau potable. Le développement s’appuie sur les informa- tions apportées par les documents. Il s’agit d’extraire les données qui vous seront utiles pour votre argumentation, notamment de faire une liste de matériel nécessaire pour l’action humanitaire et de justifier ces besoins pour bénéficier de l’aide de l’association. Afin de mettre en évidence votre raisonnement, vous pouvez utiliser des connecteurs logiques tels que « donc, alors, parce que » et mettre en lien les différents documents. Cette étude est complétée par l’apport de connaissances scien- tifiques acquises ou de connaissances person- nelles, par exemple sur l’irrigation ou sur l’hy- giène, tout en veillant à ne pas s’éloigner de la problématique.

Le problème de l’eau :

– Conséquences d’une eau souillée : les ma- ladies hydriques (gastro-entérites, décès ) (document 1).

– Critères de potabilité (qualité bactériolo- gique, composition chimique, température,

Comprendre la question

À partir de l’étude des trois documents, vous devez présenter une argumentation scientifique en réponse à la problématique posée. Le texte propose un sujet d’actualité avec la situation dramatique de certaines régions de Somalie où les populations ont des difficultés d’accès à l’eau potable et à la nourriture, ce qui entraîne la famine et des problèmes majeurs de santé. La forme d’expression à respecter est donnée :

il s’agit d’une lettre d’un médecin à une as- sociation humanitaire pour une demande d’en- voi de matériel afin de mener à bien le projet d’aide. Votre texte peut commencer par « Ma- dame, Monsieur ».

Mobiliser ses connaissances

Il s’agit de mobiliser vos connaissances et les informations des documents afin d’expliquer ce que signifie une eau potable, les consé- quences pour la santé publique d’une eau souillée (à savoir les maladies hydriques), et enfin les solutions possibles, dont celle propo- sée par le médecin : les filtres en céramique.

Potabilité : ensemble de critères (composition chimique et bactériologique, température, pH,

pH, aspect, saveur (document 3).

)

qualité gustative définissant une eau propre à la consommation humaine. Hydrique : relatif à l’eau.

– Pour le traitement des eaux : des filtres en céramique simples et peu coûteux (docu- ment 2).

Procéder par étapes

Étape 1 :

Lire attentivement les documents et noter ou surligner les informations importantes.

Étape 2 :

Indiquer au brouillon la trame de votre réponse. L’introduction vous permet d’énoncer claire- ment la problématique : l’eau non potable en-

traîne la mort d’enfants et de nombreuses in- – Faciliter l’accès à l’eau potable des popula-

fections chroniques (n’hésitez pas à citer les

– Traiter les eaux usées : système simple pour filtrer les eaux usées.

– Limiter les contaminations : éduquer à l’hy- giène (se laver les mains, cuisson des ali- ments

– Pour limiter la pollution de l’eau par les ex- créments : construction de latrines.

)

les solutions proposées :

tions : construire des puits.

Sciences 1re ES/L

Le sujet Pas à pas

– Réduire la consommation d’eau pour les cultures : développer le système du goutte à goutte.

La conclusion reprend en quelques phrases les éléments de la réponse au problème posé et permet de remercier l’organisme pour sa collaboration probable au projet. Attention

de ne pas signer de votre nom sur votre co- pie d’examen, mais d’apposer une signature fictive.

Étape 3 :

Rédigez votre réponse en suivant la trame de votre brouillon.

Commentaire argumenté

Sujet 15 – Le corrigé

Madame, Monsieur, Actuellement médecin en Somalie, je vous contacte en raison de la gravité de la situation humani- taire dans ce pays, qui a été déclaré en état de famine par les Nations Unies. Nous avons un besoin urgent de matériel pour nos actions. En effet, les problèmes de santé dans ce pays sont essentiellement dus à des maladies hydriques, mais des actions simples, nécessitant du matériel, peuvent être mises en œuvre afin de permettre l’accès à l’eau potable. Comme vous le savez, lorsque les conditions d’hygiène sont insuffisantes — absence de latrines et de traitements des eaux usées —, l’eau est souillée et véhicule de nombreux micro-organismes (bactéries, virus) ou des parasites protozoaires responsables de gastro-entérites qui entraînent la mort de milliers d’enfants chaque année (6 millions) et un état infectieux pour 100 millions d’adultes (document 1). Il est indispensable que les populations puissent boire une eau potable, c’est-à-dire exempte de tous micro-organismes ou parasites, de substances chimiques toxiques et ayant un aspect limpide et inodore (document 3). Une première mesure est de fournir à la population des filtres en céramique (document 2) : ceux-ci permettent d’éliminer ou de désactiver les bactéries et parasites protozoaires présents dans l’eau. Ils sont peu coûteux et faciles à utiliser. Associés à un programme éducatif expliquant leur entretien et les recommandations pour leur utilisation, ces filtres permettent de rendre l’eau potable. En complément, des pastilles de chlore pourraient être utilisées si nécessaire. Également, des camions d’eau potable doivent être mis à la disposition des populations qui ne peuvent traiter l’eau. Des petites plaquettes éducatives avec des dessins doivent être distribuées. Elles ont pour but d’expliquer les règles simples d’hygiène : se laver les mains avant de manger et après avoir été aux toilettes, bien cuire les aliments pour détruire les bactéries, conserver les aliments dans des endroits propres, etc. Bien sûr, l’accès à l’eau doit être amélioré par la construction de puits ou leur réparation. Pour évi- ter la contamination de l’eau, la construction de latrines dans les camps est nécessaire ainsi que des systèmes simples de traitement des eaux usées (filtration, oxygénation pour dégrader les matières organiques dans des bacs). Nous avons donc besoin de matériel divers pour ces constructions :

bois, cuves, conduites, pompes, outils Concernant les cultures, des systèmes d’irrigation appropriés peuvent être proposés afin de limiter la consommation d’eau : système d’irrigation goutte à goutte ou asperseur mobile. Les cultures consommant moins d’eau doivent être favorisées. Ainsi, comme vous pouvez le constater, un certain nombre d’actions peuvent être menées pour résoudre les problèmes sanitaires et l’accès à l’eau potable pour les populations de Somalie. Je vous sollicite donc pour envoyer ici le matériel nécessaire à ces différentes actions. Je vous remercie par avance pour votre collaboration à ce projet.

Sujet 16, Sujet zéro, septembre 2011, séries ES, L
Sujet 16, Sujet zéro, septembre
2011, séries ES, L

Analyse de l’eau d’un village

› Document 1

Résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine

Paramètre

Valeur

Limite de qualité

Référence de qualité

+

Ammonium (en NH )

4

<0,04 mg/L

 

00,1 mg/L

Bact. aér. revivifiables à 22°-68h

0

n/mL

   

Bact. aér. revivifiables à 36°-44h

0

n/mL

   

Bact. et spores sulfitorédu./100ml

0

n/100mL

 

0 n/100mL

Bactéries coliformes/100ml-MS

0

n/100mL

 

0 n/100mL

Carbone organique total

1,5 mg/L C

 

2 mg/L C

Chlore libre

<

0,10 mg/LCl2

   

Chlore total

0,10 mg/LCl2

   

Coloration

<

5 mg/L Pt

 

15 mg/L Pt

Conductivité à 25°C

421 µS/cm

 

200 et 1100 µS/cm

Entérocoques /100ml-MS

0

n/100mL

0 n/100mL

 

Escherichia coli /100ml-MF

0

n/100mL

0 n/100mL

 

Fer total

<20 µg/l

 

< 200 µg/l

Escherichia coli /100ml-MF

0

n/100mL

0 n/100mL

 

Nitrates (en NO )

3

 

50 mg/L

 

65mg/L

Nitrates (en NO )

2

 

0,5 mg/L

 

<0,02 mg/L

Odeur (qualitatif)

0

qualit.

   

Température de l’eau

10,0° C

 

25° C

Titre alcalimétrique

<

1,0° F

   

Titre alcalimétrique complet

6,8° F

   

Titre hydrotimétrique

     

pH

8,05 unité pH

 

6,5 et 9 unité pH

Source : ministère chargé de la santé.

› Document 2

Sujet 16 – Le sujet