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Cours préparé par : Pr Khadija HABOUBI

Filière : Génie de l’Eau et de l’Environnement (G2E)


Le Changement Climatique:
une Réalité à l’Echelle Globale
Elément 1: Changements climatiques
Introduction générale
Notions de base
Définition des changements climatiques
Les causes des changements climatiques
L’effet de serre
Les gaz à effet de serre
Les signes des changements climatiques
Les conséquences des changements climatiques
Les mesures à prendre pour lutter contre les chnagements
climatiques
Les différents accords
Les bases scientifiques des changements climatiques
Introduction générale

◼ Le changement climatique, marqué par le réchauffement de la


température planétaire que nous observons depuis le XXe
siècle, va s'amplifier encore dans les prochaines décennies.
L'humanité est responsable de ce changement qui, par son
ampleur et sa vitesse, pose des problèmes jamais rencontrés
depuis 10 000 ans.

◼ Les changements climatiques induits par l’activité humaine


sont le problème global le plus étudié actuellement et cela ne
saurait que s’amplifier dans les prochaines décennies.

◼ L’Afrique est un des continents les plus vulnérables aux


changements et aux variabilités climatiques, une situation
aggravée par l’interaction de multiples difficultés, ayant cours
à divers niveaux et par de faibles capacités d’adaptation.
◾ Ils sont étudiés notamment par le Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), est un
organe intergouvernemental, ouvert à tous les pays membres de
l’ONU. Il a pour mission d’évaluer les informations d’ordre
scientifique, technique et socio-économique qui nous sont
nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement
climatique d’origine humaine.

◾ Selon les scénarios climatiques résumés par le Groupe d’experts


intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les
températures mondiales moyennes devraient grimper de 1,4 à 5,8
˚C au cours du présent siècle
◾ Les négociations internationales, entamées dans les années 80,
visaient une stabilisation du rythme de croissance des
températures ambiantes à un maximum de 2°, même si le
consensus adopté en décembre 2011 à Durban le met plutôt à 4°.
Le Maroc subit déjà les impacts du changement climatique en
termes d’apports d’eau aux nappes phréatiques notamment.
Pour le bassin versant du barrage de Hassan Addakhil, les
chercheurs anticipent, à l’horizon 2050, une baisse de 9,7% du
volume des eaux collectées. A horizon 2050, le capital eau
disponible par habitant tomberait en dessous de 500 m3/hab/an,
et ce, notamment , du fait des facteurs démographiques mais
aussi climatiques qui laissent entrevoir une baisse des
écoulements superficiels, en fonction des scénarios, à horizon
2020, 2050 et 2080, de moins 5% à moins 34%
Notions de base
Différences entre météo et climat
Ce qui dissocie la météo du climat, c'est aussi bien
une composante temporelle qu'une composante
spatiale. Un événement météorologique se produit
sur le pas de nos portes, dans l'heure, la journée ou
la semaine pour les plus grosses perturbations. On
parle de climat lorsque sont considérés une série
d'événements météorologiques sur une longue
période. Il n'y a pas de durée précise, mais les
climatologues évoquent souvent une période d'au
moins 30 ans qui leur permet d'établir une moyenne
significative. Ainsi la dernière période de référence
s'étend-elle de 1981 à 2010.
Il est important de différencier météorologie & climat :
–La météorologie permet de prévoir les pressions
atmosphériques, températures, les précipitations sur une
dizaine de jours
–À l’inverse, le Climat = ce sont des études statistiques qui
permettent par exemple d’établir les saisons, de donner
des tendances.
Les différents climats
Le climat existe à différentes échelles spatiales. En fait, plus le
territoire sur lequel on étudie le climat est petit, plus la description
du climat est précise.
A l’échelle mondiale: Climats tropicaux, climats arides, climats
tempérés, climats polaires,….
A l’échelle régionale : Ces climats s’étendent de quelques
centaines de milliers de km2 à quelques millions de km2 . En France
par exemple, il y a trois climats régionaux : climat méditerranéen,
climat océanique et climat tempéré.
A l’échelle locale : Ces climats changent sur quelques centaines de
mètres voire quelques dizaines de mètres. Ils dépendent du relief
local comme par exemple un versant, la présence ou non de
végétation, la proximité d’une ville ou d’une forêt ou encore de la
présence d’une étendue d’eau comme un lac. Les microclimats :
Ces petits climats varient en quelques mètres voire en quelques
dizaines de centimètres. Un oasis par exemple est un micro-climat.
Le climat se modifie, pourquoi?
Les simulations climatiques fondées sur des événements naturels
(éruptions volcaniques, activité solaire…) peuvent expliquer des
variations de températures jusqu’en 1950 environ,
Les causes astronomiques
La modification de la révolution de la Terre autour du soleil accroît
la quantité d’énergie solaire qu’elle reçoit à certains moments de
l’année. L’inclinaison de la Terre change légèrement (tous les 40000
ans environ), ce qui peut modifier le contraste entre les saisons. La
quantité d’énergie que nous envoie le soleil varie régulièrement en
fonction de ses périodes d’activité. Ces phénomènes expliquent
l’alternance de périodes chaudes et de périodes glaciaires qui se
succèdent sur de très longues durées.
Les causes géologiques

Elles peuvent avoir un effet sensible comme le montre un


exemple récent: l’éruption du volcan philippin Pinatubo (1991) a
rejeté des volumes considérables de cendres et de particules. En
obscurcissant l’atmosphère, elles ont réduit de 10% la quantité
d’énergie solaire absorbée par la Terre. Conséquence : la
température moyenne planétaire a diminué de 0,5°C durant deux
à trois ans, avant de retrouver son niveau antérieur
Qu’est-ce que le changement climatique ?
•Le changement climatique est un phénomène mondial de
modification du climat de la Terre. Il résulte de causes naturelles
qui agissent à long terme et de causes humaines. Les activités
humaines (industries, transports, agriculture) favorisent en effet
l'émission de gaz à effet de serre (GES), qui semble participer à la
modification du climat dans le sens d'un réchauffement.
le changement climatique pourrait impliquer d'autres
phénomènes comme l'augmentation des catastrophes naturelles.

• Par ailleurs, au cours du siècle dernier, un réchauffement moyen


de la température à la surface de la terre de 0,74 °C a été observé,
alors qu’il était prévu que la température moyenne
n’augmenterait que de 0,6 °C (GIEC, 2008). Les prévisions pour
2100 sont encore plus alarmantes, avec une augmentation prévue
de la température moyenne de 2 à 4,5 °C (GIEC, 2008).
Les scientifiques constatent actuellement un réchauffement de la planète de 0,74
degré par rapport à 1880.
Quels sont les causes du changement climatique?
• Les causes du réchauffement climatique sont nombreuses,
on cite :Causes naturelles, Causes anthropiques et Facteurs
de forçage de courte et de longue durée
Causes naturelles:
Des facteurs naturels externes au système climatique, comme
des changements dans l’activité volcanique, la production
solaire et l’orbite de la Terre autour du Soleil, peuvent
altérer le climat de la Terre.
Causes anthropiques:
Les changements climatiques peuvent également être causés
par les activités humaines, comme le brûlage de
combustibles fossiles et la conversion de terres pour la
foresterie et l’agriculture. Depuis le début de la Révolution
industrielle, l’influence des humains sur le système
climatique a considérablement augmenté.
Quels sont les causes du changement climatique?

◾ Les changements de climats sont causés par des changements


des quantités totales d’énergie émises par Soleil et maintenues
dans l’atmosphère terrestre. Ce changement d’énergie est ensuite
distribué autour du globe par les vents, les courants océaniques
et d’autres mécanismes qui touchent les climats de différentes
régions.
◾ Des processus naturels ainsi que les activités humaines
peuvent changer le taux d’énergie absorbé dans l’atmosphère.
Les facteurs influençant les changements climatiques peuvent
être séparés entre les processus de rétroaction et de forcing. Les
processus de forcing sont des facteurs explicatifs directs des
changements climatiques tandis que les processus de rétroaction
amplifient ou diminuent les effets d’un processus de forcing.
Le forcing
Un processus de forcing modifie la proportion de radiations
solaires entrantes et de radiations infrarouges sortantes de
l’atmosphère terrestre ; ce qui modifie la quantité d’énergie à
l’intérieur du système de climat global. Les Forcings sont des
processus externes qui affectent le système climatique. Les
éruptions volcaniques et l’augmentation des concentrations de
gaz à effet de serre en sont des exemples.
Le climat de la Terre n’a jamais été aussi statique et par le passé,
le climat de la planète s’est modifié par des causes naturelles
mais les changements climatiques actuels sont dus à
l’augmentation du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de
serre dans l’atmosphère du fait des humains.
Voici les différentes types de forcing qui peuvent impacter les changements
climatiques

Les sources humaines


Des changements de concentration des gaz à effet de serre
La déforestation et les changements dans l’usage du sol
Les aérosols contenant du sulfate
Les particules de suie (charbon noir)
Les sources naturelles
Les variations dans les caractéristiques de l’orbite terrestre
Les éruptions volcaniques
Les variations de la puissance solaire
Les aérosols naturels
Les processus de rétroaction
Les processus de rétroaction interagissent et amplifient l’effet des
processus forcing. Ce sont des mécanismes au cours desquels une
partie du processus modifie la seconde partie et cette dernière va
encore influer sur la première. Un processus rétroactif positif
augmente les effets originels tandis que une rétroaction négative
les réduit. La couverture de glace et la vapeur d’eau sont des
exemples de processus rétroactifs.
Puisque la rétroaction peur augmenter ou diminuer la force des
processus de forcing, ils contribuent à la détermination des effets
globaux des changements climatiques que l’on peut observer
aujourd’hui.
Voici les différents types de rétroaction qui peuvent affecter les
changements climatiques :
Les sources naturelles
La vapeur d’eau
La réflexivité de la couverture de glace
Les nuages
Facteurs de forçage de courte et de longue durée
* Le dioxyde de carbone est la principale cause des changements
climatiques d’origine anthropique. Émis en vastes quantités
lors du brûlage de combustibles fossiles, il a une très longue
durée de vie, ce qui signifie qu’il continue d’altérer le système
climatique durant sa longue durée de séjour dans
l’atmosphère.
* Le brûlage de combustibles fossiles, les processus industriels et
les activités agricoles et forestières émettent d’autres
substances qui agissent également comme agents de forçage
du climat.
Ces gaz à effet de serre (GES) peuvent être présents
naturellement dans l’atmosphère, comme le gaz carbonique
(CO2), le méthane (CH4) ou la vapeur d’eau (H2O). Cette
dernière est le gaz à effet de serre le plus abondant et occupe
de 0,4 à 4% du volume atmosphérique. Tous les autres GES
occupent moins de 0,1% de ce volume. Les gaz à effet de serre
ne captent pas tous les rayons infrarouges de la même façon et
leur durée de vie dans l’atmosphère peut varier de quelques
heures à plusieurs milliers d’années : leur pouvoir de
réchauffement global (c’est à dire leur influence sur l’effet de
serre) peut ainsi varier dans une très large fourchette
L’effet de serre
L'effet de serre naturel
Un phénomène physique naturel Présents dans l’atmosphère, certains gaz
retiennent une part de l’énergie solaire renvoyée vers l’espace par la Terre,
sous forme de rayons infrarouges. Ils maintiennent ainsi la température sur
Terre à une moyenne d’environ 15°C. Sans eux, cette moyenne descendrait à -
18°C, interdisant le développement de la vie.

S’il n’y avait pas d’effet de serre

La vie grâce à l’effet de serre.


Certains gaz présents dans l'atmosphère (CO2 et méthane principalement)
interceptent une partie de ces rayonnements infrarouges qui retournent donc
chauffer le sol. Le reste est renvoyé vers l'espace.
Ce sont les gaz à structure poly atomique (au moins 3 atomes) qui retiennent les
rayonnements infrarouges à l'inverse des molécules diatomiques, qui
représentent 99% de l'atmosphère.
L'effet de serre artificiel :
A cet effet de serre naturel s'ajoute un effet de serre artificiel dû aux rejets
industriels et agricoles. Plus de la moitié du CO2 est absorbé par les océans et la
végétation.
Les aérosols issus de la pollution industrielle ont un effet inverse : ils
réfléchissent partiellement les rayons solaires et ont donc un rôle refroidissant.
Enfin, l'un des effets les plus complexes à évaluer est celui des nuages : hauts et
légers, ils réfléchissent la lumière ; bas et épais, ils la laissent passer et
renforcent l'effet de serre.

Les activités humaines génèrent d’importants volumes de gaz à effet de serre


: gaz carbonique, issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole,
charbon…) ; méthane, provenant plutôt des activités agricoles; protoxyde
d’azote, émis par certains engrais ou par certains procédés chimiques; gaz
fluorés des climatiseurs.
L’effet de serre est un phénomène très sensible aux variations
de la composition de l’atmosphère. L’augmentation des
émissions de GES modifient cette composition, provoquant une
augmentation de l’effet de serre. Ce déséquilibre entraîne un
réchauffement planétaire.

Dans l’atmosphère, le temps au bout duquel les gaz à effet de


serre commencent à disparaître varie énormément: quelques
jours pour la vapeur d’eau, une dizaine d’années pour le
méthane, 120 ans pour le CO2, jusqu’à 50000 ans pour certains
gaz fluorés.
Quels sont les principaux gaz à effet de serre ?
Un gaz « à effet de serre » (GES) est un composant gazeux présent
dans l'atmosphère terrestre qui absorbe les rayons infrarouges émis
par la surface de la Terre. Cette absorption du rayonnement
thermique par les GES contribue à réchauffer l’atmosphère, qui elle-
même réchauffe la surface terrestre, créant ainsi l’effet de serre.
Il existe de nombreux gaz à effet de serre, pouvant être classés en
deux catégories :
les gaz à effet de serre qui existent naturellement dans l’atmosphère
et qui sont également produits par l’activité humaine, tels que la
vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2) le méthane (CH4), le
gaz naturel, le protoxyde d’azote (N2O)et l’ozone (O3) ;
les gaz à effet de serre créés exclusivement par l’activité humaine,
incluant les principaux gaz fluorés, à savoir
les chlorofluorocarbures (CFC), le tétrafluorométhane (CF4) et
l'hexafluorure de soufre (SF6).
Pour réduire les émissions de GES, le protocole de Kyoto s'est
basé sur l’équivalent carbone (éq.CO2), aussi appelé « potentiel
de réchauffement global » (PRG), de chaque gaz. Cet indice
permet de comparer les impacts des différents GES sur le climat.
Par définition, le PRG attribué au CO2 est fixé à 1. Celui des
autres gaz détermine par convention le nombre de tonnes de
CO2 ayant un effet de serre équivalent à 1 tonne du gaz en
question. Par exemple, le PRG du méthane est fixé à 23. Dès lors,
il est convenu qu'une tonne de méthane a un pouvoir de
réchauffement 23 fois supérieur à celui d’une tonne de CO2. Les
émissions des 6 gaz à effet de serre couverts par le protocole de
Kyoto atteignaient 54 Gt éq.CO2 en 2013.
Si la vapeur d’eau, le principal gaz à effet de serre, quitte le
système atmosphérique en quelques jours, il n'en va pas de même
pour les autres gaz qui restent dans l'atmosphère en moyenne :
12 ans pour le méthane ;
un siècle pour le CO2 ;
120 ans pour le protoxyde d'azote (N2O) ;
et plus de 50.000 ans pour certains gaz halogénés (CF4, etc.) !
Les scientifiques ont ainsi démontré qu'à cause de cette
particularité et des réactions en chaîne engendrées, les
températures moyennes et le niveau de la mer continueraient à
s’élever pendant 100 ans même si l'on ne produisait plus aucune
émission de gaz à effet de serre.
Plus les concentrations en GES seront élevées dans l'atmosphère
et plus le réchauffement pourra se poursuivre longtemps. Par
conséquent, plus les réductions des émissions de GES seront
tardives et plus l'ampleur du changement climatique se fera sentir
sur la durée.
Caractéristiques des 6 GES pris en compte par le Protocole de Kyoto
selon le potentiel de réchauffement global à 100 ans.
Contribution des secteur à la production des
gaz à effet de serre ( France)
EVOLUTION DE LA RESPONSABILITE DU SECTEUR DES TRANSPORTS
DANS DIFFERENTS PAYS EUROPEENS

ENERGIE
CO2
UE 15
UE 15
France
France
Italie
Italie
Pays Bas
Pays Bas
Autriche
Autriche
Grande
Bretagne Grande
Bretagne
Espagne
Espagne
Allemagne
Allemagne
0 10 20 30 40
0 10 20 30 40
1995 1980
1995 1980
Les émissions de gaz carbonique vont en croissant, pour une quantité d’énergie
donnée, dans l’ordre : gaz naturel, pétrole, charbon (ce dernier en produisant
environ deux fois plus que le gaz).
Les signes du réchauffement climatique
Plusieurs changements ont été observés dans le monde qui semble
cohérent avec l'existence d'un réchauffement planétaire, on site:

Dérèglements climatiques
Le climat "devient fou". Sécheresses anormales dans certaines
régions du globe, pluies diluviennes entraînant des inondations
dans d’autres, augmentation de la fréquence des ouragans et
tempêtes tropicales en sont de nombreuses manifestations.
Certaines régions connaissent un refroidissement, tandis que
d’autres un réchauffement.

Elévation du niveau de la mer


On a pu observer une augmentation de 10 à 20 centimètres du niveau
au cours du 20ème siècle.
Accentuation du phénomène "El Nino"
• El Nino, ce courant côtier partant du Pérou et de l’Équateur, ne
cesse de prendre de l’ampleur et ses conséquences sur la
faune (il coupe l’apport en nourriture des eaux du sud) et le
climat (déviation de la trajectoire des tempêtes tropicales,
déplacement des masses nuageuses vers l’est) en font de
même.
Fonte des glaciers
Lorsqu’on observe les photos du Kilimandjaro depuis quelques
décennies, pas besoin d’avoir un doctorat en météorologie
pour constater que le glacier fond inexorablement.
Modification de la répartition géographique de la
faune et de la flore
Les scientifiques constatent que certaines espèces animales et
végétales ont tendance à migrer vers le nord. Une équipe de
scientifiques suivent les vols migratoires des oiseaux (le STOC) a,
par exemple, mis en évidence que les routes migratoires se sont
déplacées de 100 km vers le nord, en seulement 20 ans.
Réchauffement des océans
Le réchauffement des océans influence également l’augmentation de
leurs niveaux, vu que l’eau chaude est moins dense que l’eau
froide.
Sans s’attarder sur ces causes, ces faits sont indiscutables et
augurent des défis qui attendent l’humanité entière si le
phénomène continue à s’amplifier.
Les conséquences du réchauffement planétaire
Les conséquences du réchauffement planétaire sont nombreuses et
variée:
Conséquences environnementales
1. Fréquence de désastres naturels :

Depuis quelques décennies, l'on a commencé à vivre dans toutes les


régions de la terre des désastres naturels comme les ouragans, les
éruptions volcaniques, les inondations, le tremblements de terre,
les changements climatiques brutaux. L'origine climatique de ces
désastres particulièrement dramatique est certifiée par de
nombreuses études. Et certains préviennent même que dans les
vingt prochaines années, le changement climatique pourrait
entraîner d'avantage de grandes catastrophes pouvant causer la
perte de millions d'espèces vivants.
2. Perturbation du climat à l'échelle planétaire :

L'on observe de plus en plus que les zones tropicales se


refroidissent. En effet de nombreuses mesures des
températures de l'air au voisinage du sol et aussi de la couche
superficielle des océans effectuées par les académies des
sciences sur la question climatique pour le sommet du G8 en
Juillet 2005 ont attesté que le réchauffement planétaire est à
l'origine de la variation complexe du climat dans le monde.
Aussi un large panel de scientifiques, d'hommes politiques et
d'économiste ont-ils révélés dans un rapport intitulé "Meeting
the Climate Change" que d'ici 10 ans, la température moyenne
globale atteindrait un point de non retour ou désastreux pour la
vie sur la terre.
3. La disparition de la biodiversité :

plus de la moitié des plantes de la planète seraient menacées de


disparition à cause du réchauffement global à l'horizon de 2080
selon des chercheurs environnementalistes. De nombreux
animaux arctiques , dont les ours polaires et certains types de
phoques pourraient disparaître d'ici 20 ans du fait du
réchauffement climatique, selon le World Wild Fund (WWF) en
2015.

Parmi les espèces les plus menacées, le WWF cite notamment :


l'éléphant d'Afrique, trois espèces detortue
marine en Méditerranée (la tortue luth, la tortue verte et la
caouanne), une espèce de wallaby, le wallaby des
rochers en Australie, les lémuriens à Madagascar, ou encore
le panda géant en Chine
• 4. La dégradation de la qualité de l'air :

• le réchauffement climatique du globe entraîne la dégradation


des sols. Or de nombreuses études ont montré que le sol de la
terre contient environ 300 fois de gaz à effet de serre
(notamment le carbone) que nous n'en émettons chaque année
en brûlant des combustibles fossiles. Ce carbone « stocké » est
libéré avec la dégradation du sol dû au réchauffement.
L'accumulation de ces gaz dans l'atmosphère pollue l'air pour
les espèces qui les consomment. Ce phénomène de dégradation
de l'atmosphère pourrait se poursuivre et s'accélérer de plus en
plus.
5. La montée du niveau des mers et le problème de manque
d'eau :

lors de la fonte des glaces et de la dilatation thermique des eaux


dû aux réchauffement, on assiste à une montée du niveau des
mers , avec ses effets néfastes sur les terres basses côtières
(inondation, vulnérabilité aux tempêtes). Les chercheurs ont
évalués que le niveau marin s'est élevé de 12 cm depuis 1880
dont 5 cm seraient dus aux dilatations thermiques et les 7 cm
autres à la montée des eaux depuis 1880. Mais si rien n'est
fait dans un proche avenir, l'on peut s'attendre à ce que la
fonte des glaciers de montagne continue toujours de montée
Conséquences sur l'Homme
1- Les conséquences économiques
Les conséquences économiques sont essentiellement liées aux
incidences de la crise climatique sur la vie économique. En
effet, avec le réchauffement planétaire, vont à un rythme très
accéléré la désertification, la déforestation, la dégradation de la
diversité biologique, l'appauvrissement des sols
2- Les conséquences politiques
L'irresponsabilité de certains politiques, le manque de rigueur
dans les prises de décisions et dans l'application de ces
décisions a crée des dissensions des classes sociaux politiques à
l'échelle mondiale. Ce qui a engendré l'émergence des groupes
et organisations gouvernementaux ou non gouvernementaux
internationaux engagés dans les questions environnementales
(GIEC, WWF, Anti-mondialiste, etc...).
3- La crise alimentaire
La crise alimentaire et la flambée des prix sur le marché mondial
sont pour une grande part liées à la perte de la biodiversité et
le changement climatique. En effet, les sols se dégradent et
s'appauvrissent. Aussi les espèces végétales indispensables au
développement de l'agriculture biologique deviennent rares t
de mauvaises qualités du fait de l'excès du CO2 émis dans
l'atmosphère. Tous ce facteurs engendrent le manque de
ressources alimentaires sur le marché international.
4- Les activités industrielles
Les régions industrielles du globe émettent environ 90% de gaz
anthropiques où a effet de serre selon une étude du GIEC en
Février 2007. La force économique de ces pays étant ainsi
critiquée, il s'impose à eux le recours à de nouvelles sources
d'énergie, lesquelles ne sont pas suffisamment disponibles et
accessibles à tous les opérateurs industriels. Ce qui
entraînerait inévitablement la baisse de leur productivité, donc
de la production mondiale.
Qui sont les principales victimes des changements climatiques ?

◾ Les pays les plus menacés par les dérèglements du climat sont
également les plus pauvres,
les dix Etats les plus exposés sont le Tchad, le Bangladesh,
le Niger, Haïti, la République centrafricaine, le Soudan du Sud,
le Nigeria, le Soudan, la Guinée-Bissau et la République
démocratique du Congo

◾ Alors qu’ils n’ont qu’une faible part dans la responsabilité


historique du réchauffement et que leurs émissions restent très
basses en comparaison de celles des nations riches, les pays du Sud
vont donc payer au prix fort les conséquences du changement
climatique. Cela, alors qu’ils sont les plus démunis, sur le plan
économique et technologique.
◾ L’Afrique est le continent le plus touché, pour plusieurs raisons.
D’abord, la fragilité de son système agricole et alimentaire, de son
système de santé et de son système économique, rend le continent
africain peu résilient aux éventuels chocs climatiques. Les
sécheresses pourraient ainsi entrainer famines et crises sanitaires.
◾ Alors que la grande majorité des émissions de CO2 provient des
pays du Nord, ce sont d’abord les pays du Sud qui vont souffrir du
changement climatique.
◾ Les plus pauvres émettent 2 000 fois moins de gaz à effet de
serre que les plus riches.
Répartition Géographique des émeteurs des gaz à effet de serre
◾ Les conséquences du réchauffement climatique sont alarmantes,
c'est pourquoi la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre à
l'origine du dérèglement du climat est devenue une préoccupation
internationale.
◾ Si aucune action n'est réalisée, les conséquences du
réchauffement climatique pourraient réduire le PIB de 5 à 20 %,
selon une étude menée en 2006 par le gouvernement britannique

◾ Plus nous tarderons à agir, plus les mesures à prendre seront


brutales
ADAPTATION
Le phénomène d’adaptation aux changements climatiques est un processus
qui désigne les différentes stratégies et les mesures adoptées, de manière
individuelle ou collective, pour faire face aux effets, réels ou attendus, des
changements climatiques et réduire la vulnérabilité des sociétés.

ATTÉNUATION
L’atténuation du changement climatique représente des mesures mises
en place dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les
changements climatiques (CCNUCC), afin de stabiliser et réduire les
concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de limiter les
perturbations anthropiques (causées . par les activités humaines) qui
seraient dangereuses pour le climat
RÉSILIENCE
La résilience est la capacité des populations les plus pauvres à faire
face aux différents chocs : catastrophes climatiques, sécheresses,
inondations, situations de conflits... La résilience permet aussi d’éviter
et d’atténuer les impacts des catastrophes et crises, de les anticiper et
les absorber, de s’en remettre, ou de s’adapter aux risques.
Mesures à prendre
 Sensibilisation et Prise de conscience
 Information et education
 Implication dans le débat international
 Développement de projets et d’activités adaptées
 Amélioration de l’Efficacité énergétique (Energie,
Industrie, Transports, Bâtiments)
 Promotion de sources d’énergie alternatives
 Amélioration de la gestion des forêts et des terres
arables
 Promulgation de lois et réglementations
 Taxes et subventions
 Encourager la Recherche-Développement
L’émergence du problème du changement climatique

• 1827 – Compréhension de la capacité de certains gaz à piéger le


rayonnement infrarouge.

• 1896 – Identification par Arrhenius du mécanisme de l’effet de serre,


Mais impossibilité d’interprétation des variations du climat.

• 1960 – Début d’un suivi sérieux des températures grâce aux satellites,

• 1985 – Reconstitution de l’évolution du climat depuis 150.000 ans à partir de


l’analyse de glaces de l’Antarctique
– Mobilisation de la communauté scientifique

• 1992 – Conférence de Rio en 92


Adoption de règles qualitatives

• 1997 – Protocole de Kyoto en 97


Adoption d’objectifs quantitatifs pour 2010 pour les pays industrialisés

• 2005 – Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto sans les USA

• 2006 – Début de la négociation pour la période suivante.


2007 : quatrième rapport d'évaluation du GIEC : des prévisions de plus en
plus pessimistes, la nécessité d'agir devient urgente.
Adoption de la feuille de route de Bali qui prépare aux négociations de
l'après Kyoto.
2009 : Le G8 s'engage à réduire ses émissions de moitié d'ici à 2050.
2009 : La conférence tant attendue de Copenhague pour finaliser les
objectifs de réduction de l'après-Kyoto est un échec.
2010 : La 16e édition de la Conférence des Parties (COP) de la Convention-
cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la 6ème
Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole
de Kyoto (CMP) s'est achevée sur un sentiment d'impuissance, bien que le
cycle des négociations de l'après-Kyoto soit sauvé.
2011 : La COP 17 s'est enlisée, laissant le défi du réchauffement climatique
sans réponse claire et vigoureuse. Toutefois, les pays se sont mis d'accord
pour que le protocole de Kyoto soit prolongé après 2012. On parle alors de
deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto

2012 : La COP18 voit le renoncement de pays très polluants, laissant


l'Union Européenne et quelques pays se partager le fardeau de la
réduction des émissions de gaz à effet de serre ; les pays les plus
vulnérables ne sont plus soutenus financièrement : une véritable
débandade
2013 : Greenwashing et retrait des ONG.

Pour la première fois, les ONG de défense de l'environnement quittent


les négociations corrompues par la présidence polonaise qui en fait
un salon commercial pour les multinationales... Aucun engagement
n'est pris, l'ultime décision quant à un véritable accord post-Kyoto est
repoussée à 2015. C'est le triomphe de l'irresponsabilité.

2014 : le sommet mondial sur le climat

montre une nouvelle fois les crispations entre les pays du "Sud" et
ceux du "Nord" : "les émissions de gaz à effet de serre, les
changements climatiques et les dégradations de l'environnement sont
les conséquences du modèle de développement utilisé et imposé par
les pays riches" martèle le Sud.
L'Alliance mondiale pour une agriculture « intelligente » est lancée
avec beaucoup de critiques quant à ses dégats collatéraux sur
l'environnement
.
2015 : la très attendue COP21 scelle l'Accord De Paris,
Adopté par consensus par l'ensemble des parties. Comme la
majorité des Conférences des Nations Unies sur les changements
climatiques, l'auto-satisfaction générale, alors que les plans d'action
pour endiguer une augmentation dangereuse de la température
planétaire restent évasifs et non contraignants, marquant une
nouvelle fois l'échec de nos gouvernants, en décalage face à l'enjeu.

2016 : La COP22 à Marakech

Un an après l’adoption de l’accord de Paris lors de la COP21, la


communauté internationale a appelé à un "engagement politique
maximal" contre le réchauffement climatique.

Appelée aussi « Conférence de l’Action » avait pour mission de


développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-
Lima puis Paris-Marrakech
"Le protocole de Kyoto
Définition :
traité international fixant un calendrier pour réduire
les émissions de gaz à effet de serre dues à
l'homme. Négocié à Kyoto, il est entré en vigueur le
16 Février 2005 après avoir été ratifié par 141 pays
dont la France, le Maroc. Cet engagement de
diminution des gaz à effet de serre ne concerne
que les pays industrialisés. Les États-Unis (1er
pollueur mondial) et l'Australie ont refusé de le
signer au nom de la protection de leur intérêt
économique.
Le protocole de Kyoto s'attaque aux émissions
de 6 gaz à effets de serre :

- Le dioxyde de carbone (CO2) → combustion


-Le méthane (CH4) → agriculture intensive et la
mauvaise gestion des déchets solides
- L'oxyde nitreux (NO2) → L'élevage de bétail et
l'industrie
- L'hydrofluocarbone (HFC5)
- L'hydrocarbure perfluoré (PFC5)
-L'hexafluorure de souffre (SF6)
• Une première étape qui engage la responsabilité des
pays industrialisés
• L'entrée en vigueur du protocole de Kyoto n'est qu'une
première étape, modeste, dans la réduction des émissions
de gaz à effet de serre. En effet, afin de contenir le
réchauffement moyen de la Terre a 2°C maximum (seuil à
partir duquel les bouleversement climatiques ne seront
plus gérables), il faudra réduire de moitié les émissions
mondiales de GES d'ici à 2050. Ce challenge signifie que
les pays industrialisés devront diviser leurs émissions par
4 afin de laisser la possibilité aux pays en développement
de poursuivre leur croissance.
En effet, le Protocole de Kyoto, n'inclut pas, au moins
jusqu'en 2012, des pays en voie de développement tels
que l'Inde, la Chine et le Brésil, qui abritent pourtant plus
d'un tiers de la population mondiale et qui deviendront
dans quelques années les premiers émetteurs de gaz à
effet de serre de la planète
Les mécanismes de flexibilité
Sous l'influence des Etats-Unis, trois mécanismes de
flexibilité (qui permettent donc plus de souplesse dans
l'application du protocole de Kyoto) ont été élaborés pour
réaliser des réductions à moindre coût et surtout permettre
aux pays industrialisés de différer la mise en oeuvre de
mesures nationales fortes pourtant nécessaires.
Mécanisme pour un Développement Propre (MDP)
Les pays industrialisés et les entités qui en sont issues
peuvent aider au financement et à la réalisation de projets
de réduction d'émissions dans les pays en développement.
En échange, ces premiers pays recoivent des droits
d'émissions supplémentaires à la hauteur des rejets évités.
Mise en Oeuvre Conjointe(MOC)
Les pays industrialisés peuvent aider à la réalisation de
projets de réduction d'émissions dans les pays dits "en
transition vers une économie de marché" (pays de l'Est et
Russie) et bénéficier en retour de crédits d'émissions.
Système international d'échanges de Permis
d'Emissions Négociables (PEN)

Les droits d'émissions non utilisés peuvent être vendus


et achetés au sein d'une bourse mondiale.
L’idée du permis négociable est que l’entreprise A et
l’entreprise B puissent « s’arranger entre elles » pour
que le résultat de A+B soit effectivement une baisse de
10% de leurs émissions globales. Concrètement, A va
« vendre » à B les économies que A peut faire
facilement et B très difficilement. Les « permis
d’émission » désignent précisément ces économies
réalisées au-delà de l’objectif global et que l’on peut
vendre à quelqu’un d’autre : on lui vend le « droit
d’émettre », ou le « permis d’émettre », au-delà de ce
qui devrait normalement être autorisé.
Le programme REDD +

La déforestation et la dégradation des forêts sont causés par l'expansion


agricole, le développement des infrastructures, l'exploitation forestière et
les incendies. Cela représente près de 20% des émissions mondiales de
gaz à effet de serre, plus que le secteur des transports. La Réduction des
émissions résultant du déboisement et la dégradation des forêts
(REDD), mise en place en septembre 2008 vise à donner une valeur
financière au carbone stocké dans les forêts, en incitant les pays en voie
de développement à réduire les émissions provenant de la déforestation
et à investir dans une économie sobre en carbone. REDD + va au-delà la
déforestation et la dégradation des forêts, et prend en compte la
conservation, la gestion durable des forêts et le renforcement des stocks
de carbone forestier.
Selon le programme des Nations Unies REDD +, il est prévu que les flux
financier issu de ce mécanisme pourrait atteindre jusqu'à 30 milliards de
dollars par an. Cette importante manne financière Nord-Sud flux pourrait,
en plus de réduire significativement les émissions de carbone, soutenir le
développement durable des pays dotés d'une richesse forestière.
Pour atteindre ces multiples avantages, REDD + exige l'engagement total
et le respect des droits des peuples autochtones et autres communautés
tributaires des forêts.
◾ Le système climatique est un système complexe et interactif
composé de l'atmosphère, de la surface terrestre, de la neige et de la
glace, des océans et autres masses d'eau et des éléments vivants. Le
système climatique évolue dans le temps sous l'influence de sa
propre dynamique interne et en raison des changements de facteurs
externes. "
Les bases scientifiques des changements climatiques et pour
comprendre bien les phénomènes climatiques.

Les rapports de GIEC

Observations du changement climatique

Attribution des causes du changement climatique

Projections du changement climatique futur


Principes fondamentaux de la modélisation climatique

•Les modèles climatiques globaux (MCG), sont des outils


de base pour comprendre et prédire le climat. On se sert
des MCG pour simuler les nombreux processus terrestres
qui produisent le climat.

Définition d’un modèle climatique

Un modèle climatique est la représentation numérique de la


planète et des interactions entre ses différents réservoirs
qui modulent le climat : l'atmosphère, l'océan et les
surfaces continentales.
L'amélioration des modèles climatiques est continue grâce
à deux facteurs : les recherches scientifiques fournissent
une meilleure compréhension de la dynamique des couches
terrestres, et la puissance de calcul numérique croît.
L'espace géographique numérique est composé de cases,
appelées les mailles. Les interactions entre mailles sont
modélisées par un certain nombre
d'équations mathématiques. Plus la maille est petite, plus
le modèle est précis et donc plus il est fiable. Un modèle
climatique cherche à approcher le plus possible la réalité,
il essaie de représenter au mieux les forces qui induisent
les mouvements atmosphériques, océaniques ou
terrestres. Pour cela, le modèle part de conditions
initiales connues des paramètres climatiques tels que la
température, le rayonnement, l'humidité... et les fait
évoluer en suivant le formalisme mathématique.
.
• Comme toute modélisation d’un système physique, le
MCG est une représentation simplifiée où n’interviennent
que les processus que l’on considère comme les plus
importants. Pour représenter le sol, l’atmosphère et les
océans de la Terre dans les MCG, on divise ces éléments
en cellules de grille ou mailles. Dans chaque maille, on
simule les interactions entre le sol, l’atmosphère et les
océans en calculant le mouvement de l’air, les radiations,
les transferts de chaleur et autres variables. Le résultat
permet aux scientifiques d’étudier, par exemple, la
dynamique hydrologique mondiale, les cycles terrestres ou
océaniques du carbone, les processus cryosphériques et
la chimie atmosphérique pour les climats passés, présents
et à venir.
Un modèle climatique simule les interactions entre l'atmosphère,
l'océan et les surfaces continentales. Grâce au modèle, les
scientifiques ont des représentations numériques de la répartition
géographique de différents paramètres, tels que la répartition des
vents, des nuages, des masses d'eau.
comme la planète est un système en 3 dimensions, le monde
n’est pas découpé en petits rectangles, mais plutôt en
« boîtes à chaussures », avec quelques dizaines de niveaux
de « boîtes » le long de la verticale.
◾ à chaque « noeud » de ce maillage en trois dimensions (c’est à dire aux
sommets de chaque boîte à chaussures, on fixe les conditions de départ
en indiquant les valeurs initiales des différents paramètres avec lesquels
l’ordinateur va travailler : si on a affaire à une terre émergée ou à de l’eau,
éventuellement quel type de végétation l’occupe, quelle est la
température moyenne de départ, la pression, l’humidité, la salinité pour
l’eau de mer, la couverture nuageuse, le vent, et plus généralement on
initialise tous les paramètres utilisés,
◾ puis on fait « tourner le modèle », c’est à dire que l’ordinateur se lance
et calcule, sur la base des règles qui lui ont été fournies et des valeurs
intiales, comment évoluent les paramètres à chaque « nœud » du filet –
ou au sein de chaque « boîte » – à intervalles de temps réguliers (en
fonction de la puissance informatique dont on dispose, ce sera tous les
mois ou toutes les demi-heures !).
Combien de modèles ?

Il existe actuellement une quinzaine de modèles globaux


par le monde, développés par autant d’équipes
pluridisciplinaires (un grand pays en a rarement plus de 2
ou 3), qui regroupent environ 2.000 scientifiques de
disciplines variées. Toutefois le nombre total de
scientifiques de disciplines différentes qui concourent à la
construction ou à l’alimentation des modèles est bien
supérieur, au moins d’un facteur 10 : pour « savoir quoi
mettre » dans ces modèles il faut faire appel à des travaux
déjà effectués par des physiciens, des chimistes, des
biologistes, des géologues, des océanographes, des
aérologues, des glaciologues, des énergéticiens, des
démographes…
Désignation des modèles
Selon la manière dont ils sont construits et ce qu’il prennent en compte, les
modèles sont désignés avec des sigles différents. En voici quelques uns :

GCM signifie « Global Circulation Model », et donc en Français « Modèle de


Circulation Globale ». Il s’agit d’un modèle global, à larges mailles, pour donner
des tendances de long terme sur de larges zones.

AGCM signifie « Atmospheric Global Circulation Model ». Il s’agit d’une


catégorie particulière de GCM, qui ne prennent en compte que l’atmosphère.
Cela ne donne des prédictions valables que tant que les autres composantes
(sols, océans, glaces) ne bougent pas, et en pratique il s’agit des modèles
utilisés pour les prévisions météo.

AOGCM signifie « Atmospheric Oceanic Global Circulation Model ». Il s’agit


d’une autre catégorie de GCM, qui prennent en compte l’atmosphère et l’océan.
On voit parfois aussi « Atmospheric Oceanic Global Coupled Model », car dans
ces modèles non seulement l’océan est pris en compte, mais aussi les
interactions entre l’océan et l’atmosphère. Ce sont ces modèles qui sont utilisés
en climatologie.
Il arrive enfin que la lettre R s’intercale quelque part à la place du G : il s’agit
alors de modèles régionaux.
Les modèles de climat se basent sur des programmes
informatiques qui calculent, heure après heure, région
après région, l’ensemble des variables d’état des
différentes composantes du système climatique. La
période simulée peut aller du mois à quelques milliers
d’années.

http://www.insu.cnrs.fr/files/plaquette_missterre.pdf
L'Institut Pierre et Simon Laplace (IPSL) de Paris est l'un
des plus grands centres de recherche de modélisation
climatique. Leur modèle climatique est l'un des modèles
utilisés par le Giec. Ici sont résumés les processus
physiques et leurs interactions qui sont incorporés dans
le modèle sous forme d'équations mathématiques. Le
modèle Orchidée est le modèle des surfaces
continentales, le modèle LMDz simule les interactions
atmosphériques et le modèle Orcalim les interactions
océaniques. Le modèle climatique résulte du couplage de
ces trois modèles.
Le modèle Climat IPSL
On utilise les modèles climatiques GCM pour les raisons
suivantes :
1- Comprendre comment fonctionne le système climatique :
Des expériences de sensibilité sont utilisées pour annuler,
contraindre ou ajouter certains processus physiques ou
forçages externes (p. ex. CO2, volcans, ensoleillement) pour
voir comment le système répond.
2-Reproduire des états climatiques du passé : Comprendre
Les causes de la variabilité du changement climatique du
passé (p. ex. quelle part du changement peut être attribuée à
des causes humaines telles que le CO2, par rapport aux
causes naturelles comme les variations solaires, les
éruptions volcaniques, et les circulations lentes des océans).
3-Changement climatique global : Simulation d’états
climatiques futurs, du décennal au séculaire, c.-à-d. des
simulations d’états climatiques futurs selon différents
scénarios d’émissions.
4- Affectation des météos extrêmes : prédiction et
attribution des statistiques des événements climatiques
extrêmes (p. ex. vagues de chaleur, sécheresses,
ouragans).
5- Changement climatique régional : projections des
changements climatiques régionaux pour justifier des
décisions d’adaptation au changement climatique.
Conseils pour les politiques de réduction d’émissions.
6- Coût social du carbone : les résultats des GCM
fournissent les données brutes utilisées pour le calcul du
coût social du carbone.
Différence entre les MCG et les scénarios climatiques à haute
résolution : l’avantage de la réduction d’échelle
Il faut faire une distinction entre les MCG et les scénarios
climatiques à haute résolution, comme l’illustrent les
prévisions de températures et de précipitations par MCG
pour une période éloignée de 30 ans. Dans un tel cadre
temporel, les prévisions climatiques d’un MCG donnent des
valeurs moyennes pour des zones relativement étendues, ce
qui veut dire que les scénarios climatiques auront une
résolution assez grossière. Or, les températures et les
précipitations peuvent varier considérablement à l’intérieur
de ces zones, en fonction de caractéristiques comme la
topographie, la couverture terrestre et la proximité de la côte.
Si la distribution géographique des variables climatiques au
sein de ces zones a son importance pour les stratégies de
développement d’une région, une technique de réduction
d’échelle solide et crédible sera peut-être nécessaire pour
estimer les températures et les précipitations à une
résolution plus fine