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1.

Introduction:
La turbine à gaz est une machine endothermique, elle produit le fluide qui
fournit la puissance utilisée pour entrainer la machine utilisatrice. L’air est
comprimé et dirigé vers la chambre du combustion à l’aide de les étages rotorique
de compresseur, l’air se mélange au combustible et se transforme en fluide moteur
qui se détend à travers les étages de la turbine, et transformant l’énergie thermique
en travail mécanique.et après sa les gaz sont dirigé vers l’échappement.

2. Historique:
Dans l’histoire de la turbine à gaz, on peut distinguer trois périodes :
La première, celle des précurseurs, est très ancienne puisqu’il est classique de
la faire remonter à Héron d’Alexandrie avec son Éolipile, simple sujet de curiosité
ou d’amusement. Viennent ensuite les premiers dépôts de brevets. Pour les
turbomoteurs, en 1791, l’Anglais John Barber brevetait un appareil hybride
puisque cette turbine à gaz comportait encore un compresseur alternatif. Pour les
turboréacteurs, c’est le Français Lorin qui, en 1911, en fait breveter le principe.
La deuxième, celle des premières réalisations, commence à la fin du XIX e
siècle et peut être considérée comme achevée en 1951. Entre 1872 et 1900
environ, les premiers turbomoteurs sont effectivement construits mais ne peuvent
atteindre leur autonomie par suite de l’insuffisance des rendements de
compression et de détente. Par contre, entre 1901 et 1906, les recherches des
Français Armengaud et Le Male aboutissent au premier turbomoteur autonome
avec un rendement global à 3 %.
La troisième, la période industrielle, commence en 1939.C’est, en effet, au
cours des cinquante dernières années que ces machines se sont développées de
façon tout à fait spectaculaire.
On peut citer M. Sedille qui, dès 1948, pressentit avec raison cette évolution :
«Il est hors de doute que, dans les années à venir, un effort considérable permettra
de multiplier dans toutes les branches d’utilisation les installations turbo motrices
à gaz ».
Actuellement, la turbine à gaz fait partie de notre environnement courant :
l’aviation commerciale et militaire utilise quasi exclusivement des machines de
ce type pour propulser ses aéronefs. Pour les applications industrielles, la turbine
à gaz est maintenant le concurrent direct des moteurs diesels, et cette évolution
est loin d’être terminée.
3. Domaine d’utilisation:
Aujourd'hui, la turbine à gaz trouve deux principaux domaines d’application.
Elle est d'abord très employée dans le domaine de la motorisation, en particulier
pour la motorisation des avions, étant assez légère : elle est alors associée au
principe de la réaction, et prend la dénomination de « turboréacteur ». Dans une
autre mesure, elle est également utilisée dans la production d'électricité, où la
rapidité de son installation est très appréciée.
4. Description d’une turbine à gaz:
4.1. Section compresseur :
Le compresseur est un élément qui aspirer et de comprimer l’air pour l’amener
à des vitesses, pression et température optimales à l’entrée de la chambre de
combustion.et il existe deux sortes principes de compresseurs : centrifuge et
axiaux.
Principe:
-le rotor aspire et accélère le flux d’air en le déviant par rapport à l’axe du
moteur.
-le redresseur ou stator qui suit, redresse le flux dans l’axe et le ralentit en
transformant une partie de sa vitesse en pression.
-le rotor suivant ré accélère le flux d’air en le déviant à nouveau de l’axe du
moteur.
-le stator suivant va de nouveau redresseur le flux le ralentir et transformer sa
vitesse en pression.
L’augmentation du taux de compression pour un seul étage de compresseur
axial d’un turboréacteur civil est de 1,15 à 1,16 en condition d’utilisation
optimale, c’est pour cette raison qu’un compresseur possède de nombreux étage.

Figure II-1 compresseur axial.


4.2. section combustion:
Le rôle de chambre de combustion est de fournir la quantité de chaleur
nécessaire pour le cycle de la turbine à gaz. Les formes des chambres de
combustion sont étudiées pour remplir les conditions suivantes :
-la durée de vie la plus longue possible.
-avoir un encombrement minimal.
-garantir un bon allumage et une stabilité de la flamme.
-assurer une combustion la plus complète possible.
-Eviter le dépôt de carbone sur les bruleurs et les parois, ainsi que des fumées.
-réduire les pertes de charges.

Figure II-2 chambre de combustion.

4.3. Section Turbine:


Elle comprend le corps rotor de la turbine, L’aubage directrice du premier
étage, la roue de la turbine premier étage HP, la roue de la turbine du second étage
BP, l’ensemble diaphragme, l’ensemble d’étanchéité et la conduite de gaz inter-
étages.
Le stator de cette section est en deux parties. Séparé par un plan de joint médian
horizontal afin de faciliter l’entretien.
5. Notions principales:
5.1. Notion d’étage et échange d’énergie :
Un étage de turbomachine se compose d’une partie mobile appelée rotor (ou
rouet) et d’une partie fixe appelée stator (ou selon le cas : redresseur, distributeur,
diffuseur,…).

Figure II-3 Compresseur axial multi étage


5.2. Le rotor:
Son Rôle est d’assurer le transfert d’énergie entre l’arbre de la machine et le
fluide en mouvement.
Les ailettes rotoriques sont fixée sur un moyeu ou disque par divers systèmes
d’attache dont certains très complexes en forme de pied de sapin.
5.3. Le stator:
Le stator est constitué par des aubes directrices maintenues par un anneau
intérieur et un anneau extérieur ou par deux demi-carters.
Son rôle est de diriger l’écoulement des gaz sortant de la chambre de
combustion sur les aubes de rotor de la turbine. Pour les turbines à plusieurs
étages, chaque stator est intercalé entre les rotors de la turbine pour redresser les
filets d’air.
6. Principe de fonctionnement:
Grace à un système de lacement par moteur électrique, le rotor de la turbine HP
est lancé à 20% de sa vitesse nominale.
Le compresseur axial aspire l’air de l’atmosphère et le refoule dans les
chambres de combustion, où un apport de combustible permettra de produire un
fluide moteur ou gaz chaud à pression constante.
Les gaz chauds ainsi produits viennent se détendre sur la roue haute pression,
puis dans la roue basse pression pour s’échapper ensuite dans l’atmosphère.
Donc, on produit un travail utile pour entrainer le compresseur centrifuge bcL
606-3/A, à partir du rotor de la roue BP.
Figure II -4: cycle thermodynamique de turbine à gaz

7. Rendement d’une turbine à gaz:


Le rendement est le rapport du travail utile (travail de détente – travail de
compression) à la chaleur fournie par la source chaude. Le rendement théorique
croit avec le taux de compression et la température de combustion. Il est supérieur
à celui du cycle Diesel car sa détente n’est pas écourtée et si la veine
d'échappement est bien conçue, elle permet de récupérer une partie non
négligeable de l'énergie cinétique des gaz chauds sortant des aubages de la turbine.

8. Notion de triangle de vitesse


Les triangles des vitesses permettent de représenter les conditions
d'écoulement. Les vitesses d'écoulement caractérisent les états respectifs d'un
écoulement. Pour définir les variations de l'énergie cinétique, on détermine les
vitesses d'écoulement (par leur valeur et leur direction). On a recours à cet effet
aux triangles des vitesses.
Les triangles des vitesses jouent un rôle décisif pour le dimensionnement d'une
turbine, afin de déterminer la composante maximale d'énergie exploitable. En se
servant des triangles des vitesses, on peut très bien visualiser les effets produits
par la modification des paramètres de dimensionnement.
La vitesse absolue C est la vitesse d'écoulement par rapport à l'environnement
au repos. La direction de c1 correspond à la tangente de la courbure de l'aube
directrice (l'angle α1) a la sortie du stator.
A l'entrée du stator, la vitesse absolue C0 est la vitesse relative W0 ont la même
valeur. La vitesse relative W correspond à la vitesse de recoulement par rapport
au rotor qui tourne. La direction de w correspond à Ia tangente de Ia courbure de
l'aube mobile (les angles 131/132) au point considéré. La vitesse circonférentielle
U se rapporte au rotor. Elle est la même à l'entrée et a Ia sortie du rotor.
La ligne noire en pointillés correspond à la ligne de courant d'une particule de
fluide qui traverse la turbine. Sur l'aube mobile, on peut se servir des trois vitesses
(définies par leur valeur et leur direction) pour dessiner le triangle des vitesses
pour chaque point le long de la ligne de courant. L'entrée et la sortie du rotor sont
représentées dans le graphique. Les lignes jaunes sont des repères qui aident à
tracer les tangentes de la courbure des aubes et à déterminer les angles. Toutes les
valeurs d'angle indiquées pour les vitesses sont valables pour un fonctionnement
au point de dimensionnement qui offre un écoulement incident optimal à la
position considérée.
A partir de la relation :

V W   r W U
Représentation dans le plan aube-à-aube qui permet de visualiser rapidement le
module et la direction du vecteur vitesse en amont et en aval :
 D’une roue fixe (repère absolu – vitesse et angle absolus V et a)
 D’une roue mobile (repère relatif – vitesse et angle relatifs W et b)
Outil pratique pour prévoir le fonctionnement d’une roue et estimer :
 La charge aérodynamique sur l’aubage
 Angle d’incidence au bord d’attaque
 Déflection imposée à l’écoulement
 Donc force d’aubage (id travail échangé si la roue est mobile)
 Fonctionnement hors adaptation (possibilité de décollement)
 Influence d’une variation de rayon, des couches limites pariétales
 Niveau d’accélération ou de décélération dans la roue,…

8.1. Cas compresseur


Cas simple :
 Machine axiale (pas de variation de rayon et plan aube-à-aube =
cylindre),
 Pas de variation de vitesse axiale axiale
8.2. Cas turbine
Cas simple :
 Machine axiale (pas de variation de rayon et plan aube-à-aube = cylindre)
 Pas de variation de vitesse axiale