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UNIVERSITE CHOUAIB DOUKKALI ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES D’EL JADIDA Polycopié de Travaux Pratiques E

UNIVERSITE CHOUAIB DOUKKALI ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES D’EL JADIDA

ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES D’EL JADIDA Polycopié de Travaux Pratiques E LECTROMAGNETISME Edition
ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES D’EL JADIDA Polycopié de Travaux Pratiques E LECTROMAGNETISME Edition

Polycopié de Travaux Pratiques

ELECTROMAGNETISME

DES SCIENCES APPLIQUEES D’EL JADIDA Polycopié de Travaux Pratiques E LECTROMAGNETISME Edition 2018/2019 Pr A. Boutahar
DES SCIENCES APPLIQUEES D’EL JADIDA Polycopié de Travaux Pratiques E LECTROMAGNETISME Edition 2018/2019 Pr A. Boutahar

Edition 2018/2019

Pr A. Boutahar

Sommaire TP N°1 ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR 2 1. PRESENTATION   2 2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

Sommaire

TP N°1 ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR

2

1. PRESENTATION

 

2

2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

2

2-1. Rappel (voir cours, chapitre I)

2

2-2.

Flux magnétique

2

2-3. Relation entre les tensions

3

3-1.

Transformateur

parfait

4

3-2.

Transformateur

réel

4

3-2-1. Rapport de transformation

4

3-2-2.

3-2-3.

3-2-4.

Transformateur en charge

4

Bilan énergétique

5

Rendement

6

3-2-5. Calcul du rendement : Mesure par la méthode des pertes séparées

6

3. MANIPULATION

8

4-1. Loi des tensions

8

4-1-1. Utilisation en abaisseur de tension

9

4-1-2. Utilisation en élévateur de tension

9

4-2. Puissance consommée à vide

9

4-3. Rendement du transformateur

10

TP N°2 HSTERESIS D’UN FERROMAGNETIQUE

11

1. INTRODUCTION

 

11

2. PRINCIPE

12

3. AIMANTATION DES MATERIAUX FERROMAGNETIQUES

12

3-1. Courbe de première aimantation

12

3-2. Hystérésis

13

4. MANIPULATION

15

4-1. Dispositif expérimental

15

4-2. Théorie et évaluation

18

4-3. Résultats

20

4-3-1. Courbes B = f(I)

20

4-3-2.

Courbes

B = f(H)

20

4-3-3.

Application

20

1

TP N°1 ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR

TP N°1 ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR 1. PRESENTATION Un transformateur se compose d’une carcasse de fer sur
TP N°1 ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR 1. PRESENTATION Un transformateur se compose d’une carcasse de fer sur
TP N°1 ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR 1. PRESENTATION Un transformateur se compose d’une carcasse de fer sur

1. PRESENTATION

Un transformateur se compose d’une carcasse de fer sur laquelle sont embobinés deux enroulements distincts N 1 et N 2 . La carcasse formée par les culasses et les noyaux, constitue un circuit magnétique fermé (la substance ferromagnétique canalise presque la totalité des lignes de champ) (figure 1). Le circuit 1 auquel on fournit de l’énergie électrique s’appelle circuit primaire (P) ; le circuit 2 qui la restitue s’appelle circuit secondaire (S). Du point de vue conduction, on ne distingue pas le circuit primaire du secondaire.

primaire

N 1 spires

flux magnétique  i i 1 2 u 1 u 2
flux magnétique 
i
i
1
2
u 1
u
2

secondaire

N 2 spires

Figure 1 : Circuit ferromagnétique canalisant le flux magnétique

2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

2-1. Rappel (voir cours, chapitre I)

Loi de Faraday : une variation de flux à travers une spire crée une f.é.m noté e. Inversement une f.é.m e dans une spire crée une variation de flux à travers celle-ci :

2-2. Flux magnétique

Pour un transformateur parfait l’enroulement du primaire, formé de N 1 spires, est le siège d’une f.é.m :

est une tension électrique sinusoïdale de valeur efficace

d’où

f.é.m : est une tension électrique sinusoïdale de valeur efficace d’où 2 et qui s’écrit sous

2

et qui s’écrit sous la forme :

et u 1 i 1 i 2 e 1 e 2 u 2 Figure 2

et

u 1

i 1 i 2 e 1 e 2 u 2
i 1
i 2
e 1
e 2
u 2

Figure 2

Le flux étant défini par la relation

la section (supposée constante) du circuit magnétique. Soit:

est le champ magnétique à travers les spires et S

où est le champ magnétique à travers les spires et S 2-3. Relation entre les tensions

2-3. Relation entre les tensions

Pour un transformateur parfait tout le flux créé par l’enroulement primaire traverse l’enroulement secondaire :

soit :

et

Conclusion : Les tensions u 1 et u 2 sont en opposition de phase.

3. TRANSFORMATION D’ENERGIE

en opposition de phase. 3. TRANSFORMATION D’ENERGIE Le transformateur est un convertisseur statique (pas de

Le transformateur est un convertisseur statique (pas de pièce en mouvement). Il transforme une tension sinusoïdale en une autre tension sinusoïdale de valeur efficace différente. En effet,

3

quelque soit le transf ormateur, il n’y a aucun contact électrique entre le circuit primaire

quelque soit le transformateur, il n’y a aucun contact électrique entre le circuit primaire et le circuit secondaire.

3-1. Transformateur parfait Transformateur parfait : il n’y a aucune perte ; le rendement est de 100%. On définit le rapport de transformation par

et

sont les valeurs efficaces des tensions électriques

et

.

si m1, le transformateur et élévateur de tension ;

si m1, le transformateur est abaisseur de tension.

De plus,

Remarque :

En observant les valeurs instantanées u 1 (t) et u 2 (t), on constate qu’elles sont en opposition de phase. C’est-à-dire que lorsque u 1 et maximum ; u 2 est minimum (m = - u 2 /u 1 ).

3-2. Transformateur réel 3-2-1. Rapport de transformation

Le rapport de transformation se mesure à vide (pas de charge : I 2 =0) :

3-2-2. Transformateur en charge

On constate une chute de tension :

U 2 mU 1

Plus I 2 augmente plus U 2 diminue. Cette chute de tension est provoquée par la résistance du bobinage U = r 2 I 2 (si I 2 augmente U augmente aussi).

4

3-2-3. Bilan énergétique Les pertes fer sont dues à l’hystérésis du matériau ferromagnétique et aux

3-2-3. Bilan énergétique

3-2-3. Bilan énergétique Les pertes fer sont dues à l’hystérésis du matériau ferromagnétique et aux courants

Les pertes fer sont dues à l’hystérésis du matériau ferromagnétique et aux courants de Foucault.

(donc à U 1 2 ) et à la

fréquence de l’excitation magnétique .

Elles sont proportionnelles au carré du champ magnétique maximal

B

2

max

Bilan des puissances :

a) Pertes par hystérésis

Une fois le matériau aimanté, si on diminue lentement H, on ne reste pas sur la courbe de première aimantation. En fait on décrit un cycle, appelé cycle d’hystérésis (cf. cours d’électromagnétisme ch. VI). Son aire représente l’énergie volumique dissipée par les pertes par hystérésis (voir TP N°2). Ces pertes sont dues à des variations locales d’induction provoquées par l’évolution de la structure magnétique (la structure est constituée de zones dans lesquelles les moments magnétiques sont tous orientés dans le même sens). Les pertes dues à l’hystérésis sont proportionnelles à la surface du cycle. Elles se traduisent par un dégagement de chaleur et une élévation de température du matériau magnétique. Les pertes par hystérésis constituent une partie des « pertes dans le fer » des machines. L'autre source de « pertes dans le fer » est la circulation de courants induits dans les masses métalliques constituant les circuits magnétiques des machines : on appelle ces courants les courants de Foucault. Pour minimiser les courants de Foucault, on utilise des circuits magnétiques feuilletés ou des circuits magnétiques isolants. On modélise la puissance dissipée par ces pertes par : où k est une constante.

b) Pertes par courants de Foucault

Les pertes par les courants de Foucault sont dues à la fréquence de l’excitation magnétique H. En effet, si on fait évoluer H périodiquement à une fréquence élevée, on observe toujours un cycle d’hystérésis, mais celui-ci aura une aire plus importante que celui relevé pour des évolutions très

lentes de H. L’aire du cycle augmente donc avec cette fréquence. La différence entre l’aire des deux cycles représente ce qu’on appelle les pertes par courants de Foucault. En fait elles sont dues aux courants de Foucault macroscopiques qui apparaissent avec l’augmentation de la vitesse de déplacement des parois de domaine due à l’augmentation de la fréquence de l’excitation magnétique. On modélise souvent la puissance dissipée par ces pertes par une expression similaire à celles des pertes par hystérésis.

5

c) Limitation des pertes fer Pour réduire les pertes par hystérésis il faut choisir un

c) Limitation des pertes fer

Pour réduire les pertes par hystérésis il faut choisir un matériau ferromagnétique avec un cycle d’hystérésis le plus étroit possible. Pour réduire les pertes par courants de Foucault, le noyau doit être feuilleté. C’est à dire qu’il est constitué de tôles vernies, donc isolées les unes des autres. La taille des boucles de courant de Foucault est alors limitée par l’épaisseur de la tôle. Plus les boucles sont petites, plus les pertes sont réduites.

3-2-4. Rendement

Le rendement d’un transformateur est défini comme le rapport de la puissance utilisée (fournie par le secondaire à la charge) et la puissance absorbée (fournie au primaire) :

La puissance dissipée par effet joule s’écrit :

R 1 et R 2 sont respectivement les résistances du primaire et du secondaire.

Le rendement varie en fonction des conditions d’utilisation du transformateur. Le meilleur rendement s’obtiendra pour les grandeurs d’utilisation nominales indiquées sur la plaque signalétique du transformateur.

Les bons transformateurs de fortes puissances peuvent atteindre un rendement de 98%.

3-2-5. Calcul du rendement : Mesure par la méthode des pertes séparées

Cette

d’utilisation.

a) Essai à vide : mesure des pertes fer Considérons le montage de la figure 3.

méthode

consiste

à

évaluer

les

différentes

pertes

dans

les

conditions

nominales

6 V

N 1 N 2 I’ I 1.0 I’’  U 1
N 1
N 2
I’
I 1.0
I’’
U 1

Figure 3

6

Lorsqu’un transformateur fonctionne, il y a d’une part des pertes de puissance par effet joule

Lorsqu’un transformateur fonctionne, il y a d’une part des pertes de puissance par effet joule dans les résistances des enroulements primaire et secondaire et d’autre part, des pertes dans le fer par hystérésis ou par les courants de Foucault. Les pertes fer dépendent essentiellement du champ magnétique donc de la tension U 1 et de la fréquence f. Comme ces deux grandeurs restent les mêmes à vide ou en charge les pertes fer mesurées à vide sont les mêmes que celles en charge.

Déterminons la puissance consommée à vide :

U 1 : tension efficace aux bornes du primaire, I 1.0 : courant à vide en valeur efficace : déphasage de la tension électrique u 1 (de courant de valeur efficace I’’) par rapport au courant électrique de valeur efficace I 1.0 traversant le circuit primaire.

A vide, le circuit secondaire est ouvert : I 2 = 0 P 2 = 0 et P j2 = 0.

Bilan des puissances :

Toute l’énergie absorbée au primaire est utilisée pour compenser les pertes fer et les pertes joules au primaire.

Remarque : l’indice 0 (zéro) indique qu’il s’agit de valeurs à vide.

Finalement, à vide la puissance dissipée dans le fer est

R 1 étant la résistance du primaire.

.

On détermine le déphasage en construisant le diagramme de Fresnel des trois intensités I’, I 1.0

et I’’ ou en utilisant la formule :

’, I 1 . 0 et I ’’ ou en utilisant la formule : Les paramètres

Les paramètres I’, I 1.0 et U 1 sont mesurés directement alors que

I’’ = U 1 /R v

7

où R v est la résistance interne du voltmètre ferromagnétique. Remarque : Pour avoir des

R v est la résistance interne du voltmètre ferromagnétique.

Remarque : Pour avoir des valeurs mesurables de I’’, on mesure la tension U 1 par un voltmètre de résistance interne faible connu sous le nom de voltmètre ferromagnétique.

b) Essai en charge : I 1 N 1 N 2 I 2 6 V
b) Essai en charge :
I
1
N 1
N 2
I
2
6 V
U
2

Figure 4

et

et

P f est constante (déterminée à vide).

3. MANIPULATION 4-1. Loi des tensions Réaliser le montage suivant : 6V  V U
3. MANIPULATION
4-1. Loi des tensions
Réaliser le montage suivant :
6V
V
U 1
V U 2
V
U 2

Figure 5

On vérifie la loi des tensions, le secondaire étant à vide. Le primaire est alimenté par une tension alternative sinusoïdale de valeur efficace 6V. On mesure à l’aide des voltmètres les deux tensions efficaces aux bornes du primaire et du secondaire.

U 1 est la tension efficace aux bornes du primaire.

U 2 est la tension efficace aux bornes du secondaire.

Le circuit magnétique en fer est fermé.

8

4-1-1. Utilisation en abaisseur de tension - Compléter le tableau suivant : N 1 N

4-1-1. Utilisation en abaisseur de tension

- Compléter le tableau suivant :

N

1

N

2

U 1 (V)

U 2 (V)

U 2 /U 1

140

70

     

140

42

     

140

28

     

N

1

N

2

U 1 (V)

U 2 (V)

U 2 /U 1

70

140

     

42

140

     

28

140

     

- Conclure.

4-1-2. Utilisation en élévateur de tension

- Compléter le tableau suivant :

- Conclure.

4-2. Puissance consommée à vide

voltmètre

ferromagnétique pour la mesure de U 1 .

- Mesurer les valeurs efficaces I’, I 1.0 et la valeur efficace U 1 (voltmètre ferromagnétique de résistance interne R v = 120 (calibre 12V)). En déduire I’’.

- Réaliser

le

montage

de

la

figure

3.

On

prend

N 1

=

140

et

on

utilise

le

- Compléter le tableau suivant :

I’(mA)

1.0 (mA)

I

U 1 (V)

I’’(mA)

cos

P

1.0 (mW)

j1.0 (mW)

P

f (mW)

P

La résistance du primaire (N 1 = 140) est R 1 = 0.2 .

-

Conclure.

9

4-3. Rendement du transformateur - Réaliser le montage de la figure 4 avec N 1

4-3. Rendement du transformateur

- Réaliser le montage de la figure 4 avec N 1 = 140 et N 2 = 70 et la même tension sinusoïdale de valeur efficaceU 1 = 6V.

- A l’aide du rhéostat fixer I 2 = 400mA. Mesurer I 1 et U 2 .

- Compléter le tableau suivant :

2 (mA)

I

1 (mA)

I

U 2 (V)

P

2 (mW)

j (mW)

P

P

1 (mW)



400

           

La résistance du primaire (N 1 = 140) est R 1 = 0.2 et du secondaire (N 2 = 70) est R 2 = 0.1.

- Conclure.

10

TP N°2 HSTERESIS D’UN FERROMAGNETIQUE

TP N°2 HSTERESIS D’UN FERROMAGNETIQUE 1. INTRODUCTION Le ferromagnétisme est la propriété qu'ont certains
TP N°2 HSTERESIS D’UN FERROMAGNETIQUE 1. INTRODUCTION Le ferromagnétisme est la propriété qu'ont certains
TP N°2 HSTERESIS D’UN FERROMAGNETIQUE 1. INTRODUCTION Le ferromagnétisme est la propriété qu'ont certains

1. INTRODUCTION

Le ferromagnétisme est la propriété qu'ont certains matériaux de s'aimanter fortement sous l'effet d'un champ magnétique extérieur, et pour certains ( les aimants, matériaux magnétiques durs) de garder une aimantation importante même après la disparition du champ extérieur. Un matériau ferromagnétique plongé dans un champ magnétique génère un nouveau champ magnétique au sein de celui-ci. Ce phénomène est plus communément appelé aimantation.

Le champ généré par l'aimantation s'ajoute au champ initial, et c'est la somme des deux qui est observée. Dans un tel cas, le terme de champ magnétique désigne le champ total, et le champ initial prend le nom d'excitation magnétique.

En d'autres termes, on est parfois amené à distinguer le champ initial, l'excitation magnétique,

notée , du champ total, noté , reliés l'un à l'autre par

avec : μ 0 : la perméabilité magnétique du vide et

: l'aimantation du milieu (Fer).

Pour un matériau ferromagnétique, la relation : M = (H) H n'étant pas linéaire ; la susceptibilité magnétique du fer est fonction de H et elle est très élevée.

L'aimantation est une fonction dépendant de nombreux paramètres, comme la température, le

(cycle

d'hystérésis).

et

même

des

champs

magnétiques

appliqués

précédemment

et même des champs magnétiques appliqués précédemment Figure 1 : Représentation très schématique de

Figure 1 : Représentation très schématique de l'évolution de l’aimantation avec un magnétique extérieur croissant

11

champ

2. PRINCIPE Un champ magnétique est généré par deux bobines dans un noyau de fer

2. PRINCIPE

Un champ magnétique est généré par deux bobines dans un noyau de fer par un réglage continu

du courant appliqué aux deux bobines. Les intensités de l’excitation magnétique H et du champ

magnétique B sont mesurées et l'hystérésis est enregistré. Les intensités du champ rémanent B r et

de l'excitation coercitive H c de deux noyaux de fer différents (massif ou feuilleté), peuvent être

comparées.

Les deux bobines sont utilisées avec un noyau de fer (massif ou feuilleté) en forme de U passant

à l’intérieur. Le noyau en forme de U sera fermé à ses extrémités par un noyau de fer droit appelé

culasse (c’est en fait un transformateur didactique démontable qui est utilisé).

un transformateur didactique démontable qui est utilisé). Figure 2 : circuit magnétique L'intensité de

Figure 2 : circuit magnétique

L'intensité de l’excitation magnétique est calculée avec la formule :

N est nombre de tours dans la bobine et L la longueur moyenne des lignes de champ dans le

noyau ferromagnétique.

3. AIMANTATION DES MATERIAUX FERROMAGNETIQUES

3-1. Courbe de première aimantation

On trace l’évolution de l’intensité B du champ magnétique dans un matériau ferromagnétique

(initialement désaimanté) en fonction de l’intensité H de l’excitation magnétique fournie.

- La courbe représentant B(H) est appelée courbe de première aimantation.

12

Figure 3 : courbe de première aimantation. - B et H ne sont plus proportionnels.
Figure 3 : courbe de première aimantation. - B et H ne sont plus proportionnels.

Figure 3 : courbe de première aimantation.

- B et H ne sont plus proportionnels. La perméabilité des matériaux ferromagnétiques n’est donc plus constante.

- Lorsque H tend vers l'infini, M tend vers une limite M sat appelée aimantation à saturation.

- Pour chaque matériau ferromagnétique, on obtiendra une nouvelle courbe de première aimantation.

3-2. Hystérésis a. Cycle d’hystérésis Avec un matériau initialement non aimanté, on peut d'abord faire croître H (augmenter I) jusqu'à

une valeur H max suffisante pour que l'aimantation M soit proche de M sat , on décrit ainsi une

portion de la courbe de première aimantation. Si on diminue I, on observe que B(H) décrit une

2 ème courbe qui ne repasse pas par les points de la courbe de la première aimantation. Quand H

s'annule, le milieu ferromagnétique reste aimanté avec une aimantation M r dite aimantation

rémanente et donc un champ rémanent B r .

Pour démagnétiser le matériau ferromagnétique (annuler le champ magnétique), il faut appliquer

une excitation magnétique -H C (H C : excitation coercitive du matériau) en inversant le sens du

courant I (donner à H des valeurs < 0).

Si on fait varier H entre -H max et H max on décrit une 3 ème courbe. On obtient ainsi, le cycle

d'hystérésis. La forme de ce cycle dépend du matériau ferromagnétique utilisé, de la vitesse de

variation de H et de la température.

• B r : champ rémanent, c’est à dire le champ restant dans le matériau lorsque H = 0 A/m.

13

• H c : excitation coercitive , c’est à dire l’excitation qu’il faut produire pour

• H c : excitation coercitive, c’est à dire l’excitation qu’il faut produire pour annuler le champ

magnétique dans le matériau ferromagnétique.

On appelle hystérésis, le dédoublement de la courbe d’aimantation B = f(H) mettant en évidence le retard à la désaimantation des matériaux ferromagnétiques.

à la désaimantation des matériaux ferromagnétiques. Figure 4 : Cycle d’hystérésis Or, pour parcourir un

Figure 4 : Cycle d’hystérésis

Or, pour parcourir un cycle d'hystérésis, il faut fournir un certain travail (renversement et orientation des moments magnétiques) qui se transforme en chaleur et échauffe la matière. Cette énergie est proportionnelle à la surface du cycle S hys .

avec m le volume de matière et

la surface du cycle d'hystérésis.

Si le cycle est parcouru à la fréquence f, la puissance dissipée dans le fer s'écrira :

14

Ce qui signifie que si la fréquence du champ B alternatif dans lequel est plongé

Ce qui signifie que si la fréquence du champ B alternatif dans lequel est plongé le ferromagnétique est trop élevée, ce dernier va chauffer fortement.

b. Matériaux durs et matériaux doux

Matériaux doux :

Cycle d’hystérésis étroitb. Matériaux durs et matériaux doux Matériaux doux : Champ rémanent B r et excitation coercitive

Champ rémanent B r et excitation coercitive H c faibles B r et excitation coercitive H c faibles

Pertes par hystérésis faiblesrémanent B r et excitation coercitive H c faibles Ils s’aimantent et se désaimantent très facilement.

Ils s’aimantent et se désaimantent très facilement. On les utilise pour réaliser des circuits magnétiques de machines ( moteurs, transformateurs, …). On les utilise pour réaliser des circuits magnétiques de machines (moteurs, transformateurs, …).

Matériaux durs :

Cycle d’hystérésis large( moteurs, transformateurs, …). Matériaux durs : Champ rémanent B r et excitation coercitive H c

Champ rémanent B r et excitation coercitive H c importants B r et excitation coercitive H c importants

Pertes par hystérésis importantesB r et excitation coercitive H c importants Ils s’aimantent et se désaimantent très difficilement.

Ils s’aimantent et se désaimantent très difficilement.H c importants Pertes par hystérésis importantes On les utilise pour réaliser des aimants permanents. 4.

On les utilise pour réaliser des aimants permanents.

4. MANIPULATION 4-1. Dispositif expérimental

difficilement. On les utilise pour réaliser des aimants permanents. 4. MANIPULATION 4-1. Dispositif expérimental 15
difficilement. On les utilise pour réaliser des aimants permanents. 4. MANIPULATION 4-1. Dispositif expérimental 15

15

Figure 6 : Dispositif expérimental de l’hys térésis ferromagnétique - Branchez le générateur de tension

Figure 6 : Dispositif expérimental de l’hystérésis ferromagnétique

- Branchez le générateur de tension variable à une prise électrique qui est aussi loin que possible de celle choisie pour l'interface et, si possible, qui utilise une autre phase électrique. (En outre, la bobine doit être placée loin de l'ordinateur et de l'appareil Cobra 3 (module d’interface) pour éviter les erreurs dues aux interférences avec les champs magnétiques puissants lors du transfert des données).

- Mettez le module Tesla Force sur le port d’interface Cobra 3 et connectez la tension U qui est mesurée à travers le rhéostat à l'entrée analogique 2 de l’interface Cobra 3.

- Branchez le câble de la sonde à effet Hall avec le module Tesla Force et joignez la sonde à

effet Hall, sous la culasse de telle manière que le capteur soit situé directement à côté du trou

pour la goupille de positionnement.

- Définir les paramètres de mesure dans le logiciel selon la figure 7a et la Figure 7b.

- Choisir l'icône «Continuer» pour entrer dans la représentation graphique pendant la mesure. Ici, les valeurs réelles de la densité de flux de B 0 et le courant I sont affichées (figure 8).

- Réglez le rhéostat à 10.

Si le magnétisme résiduel est présent dans le noyau de fer, démagnétiser le noyau comme suit:

- Réglez le commutateur, pour générer un champ opposé

- Augmenter brièvement la tension d’une façon assez considérable pour que la densité de flux de B 0 atteigne une valeur de zéro; répéter un certain nombre de fois.

- Mettre une limite de courant de 5A sur l'alimentation.

- Mettre une limite de courant de 5A sur l'alimentation. Figure 7a : les paramètres de

Figure 7a : les paramètres de mesure pour l'hystérésis ferromagnétique

16

- Après avoir appuyé sur l'icône "Démarrage de la mesure", augmenter la tension lentement et

- Après avoir appuyé sur l'icône "Démarrage de la mesure", augmenter la tension lentement et

uniformément à partir de zéro puis la diminuer ensuite vers zéro. Simultanément, enregistrer

toutes les valeurs en pressant "entrée" ou "espace" après chaque changement de la tension.

- A l'aide du commutateur-interrupteur, inverser la polarité de la tension.

(Le champ magnétique généré par les bobines doit être inversé à l'aide du commutateur-

interrupteur uniquement à une tension de 0V pour empêcher la production des tensions négatives brusques, qui peuvent affecter le transfert de données).

- Là encore, augmenter et ensuite diminuer la tension lentement et uniformément.

- Une fois encore inverser la polarité de la tension avec le commutateur-interrupteur et augmenter la tension.

- Arrêter la mesure et appuyez sur le bouton "Fermer". Réinitialiser la tension à 0V.

La densité du flux d’induction B 0 (T), mesurée par la sonde à effet Hall, et le courant I à travers les bobines sont enregistrées. Les valeurs enregistrées de la densité de flux du champ sont représentées graphiquement en

fonction de celles du courant.

graphiquement en fonction de celles du courant. Figure7b : les paramètres de mesure pour l'hystérésis

Figure7b : les paramètres de mesure pour l'hystérésis ferromagnétique

paramètres de mesure pour l'hystérésis ferromagnétique Figure 8: l'apparence du programme pendant la mesure 17

Figure 8: l'apparence du programme pendant la mesure

17

Remarques Une bonne résolution de l'hystérésis est obtenue avec des intervalles de courant d'environ 20

Remarques Une bonne résolution de l'hystérésis est obtenue avec des intervalles de courant d'environ 20 mA. - La densité de flux ne doit pas dépasser 1000 mT en raison du capteur. - Comme les valeurs mesurées ne sont pas données dans l'ordre d'enregistrement, mais dans

l'axe des x, la courbe ne ressemble pas en première vue à un

hystérésis. Pour obtenir une représentation graphique claire, changer les "options d'affichage" selon la figure 9.

l'ordre croissant des valeurs

selon la figure 9. l'ordre croissant des valeurs Figure 9: Options d'affichage 4-2. Théorie et

Figure 9: Options d'affichage

4-2. Théorie et évaluation Puisque l'interface Cobra3 mesure la tension, la mesure du courant est effectuée à l'aide d'un rhéostat 10Ω.

I = U/10Ω En outre, L'intensité de l’excitation magnétique est calculée avec la formule :

H = IN/L N est le nombre de tours dans la bobine (600 tours) et L la longueur moyenne des lignes de champ dans le noyau ferromagnétique.

Le facteur N/L dépend des dimensions différentes des deux noyaux de fer et s’écrit comme suit :

Noyau de fer massif : L = 232 mm Noyau de fer feuilleté : L = 244 mm

N/L = 2586m -1 N/L = 2459m -1

Le calcul de l'intensité de l’excitation H peut être réalisé avec un changement de l'axe des x dans la représentation graphique.

18

Par conséquent, choisir "channel modification" et définir les paramètres selon la figure 10. Figure 10

Par conséquent, choisir "channel modification" et définir les paramètres selon la figure 10.

et définir les paramètres selon la figure 10. Figure 10 : Modification de l'axe des x

Figure 10 : Modification de l'axe des x pour un noyau de fer massif

Le facteur f dans "Opération" dépend du noyau de fer utilisé et il est égal à N/L.

L'intensité de l’excitation coercitive et du champ rémanent peut être extraite de l'hystérésis.

Par conséquent, utiliser la fonction "zoom" dans la région de l'intersection des axes et choisir ensuite "survey" afin d'obtenir les points d'intersection de l’axe des x et l’axe des y avec l'aide des lignes du curseur, qui peuvent se déplacer librement.

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4-3. Résultats 4-3-1. Courbes B = f ( I ) Les valeurs enregistrées de la

4-3. Résultats 4-3-1. Courbes B = f(I)

Les valeurs enregistrées de la densité de flux du champ sont représentées graphiquement en

fonction de celles du courant. Dans la courbe de première aimantation, utiliser la fonction

"survey" pour déterminer la valeur du champ magnétique B 1 correspondant à I = 0,5A.

4-3-2. Courbes B = f(H)

Utiliser la fonction "survey" pour déterminer la valeur de l’excitation magnétique H 1

correspondant à B 1 . En déduire la perméabilité relative du matériau r (H 1 ).

On donne : 0 = 4. 10 -7 H/m.

En supposant que l’absence du noyau de fer ne détruit pas l’uniformité du champ magnétique et

la forme des lignes du champ dans la bobine, donner l’intensité du courant I 0 qu’il faudrait faire

passer dans la bobine pour obtenir le même champ magnétique B 1 si le matériau ferromagnétique

est remplacé par du vide. Conclure.

Utiliser la fonction "zoom" dans la région de l'intersection des axes et choisir ensuite "survey"

pour déterminer l'intensité de l’excitation coercitive H C et l’intensité du champ rémanent B r .

4-3-3. Application

- Quel est parmi ces deux matériaux celui qui est le mieux adapté à la réalisation :

i. d’un transformateur avec des pertes ferromagnétiques minimales? ii. d’un aimant permanent ?

- Justifier votre réponse.

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