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UNIVERSITE CLAUDE BERNARD – LYON 1

L1 Licence Sciences et Technologies


PORTAIL SVT
Biochimie–Biologie–Sciences de la Terre et de l’Univers

Travaux Pratiques de Physique


UE PHY1004L : Bases de Physique pour les SVT

Electricité :

I. OSCILLO 1 : Oscilloscope cathodique 1


II. OSCILLO 1 : Oscilloscope cathodique 2
III. MESURES : Mesures électriques

Optique :

IV. LENTILLE 1 : Lentille convergente et modèle d’œil


V. LENTILLE 2 : Systèmes optiques
VI. DEVIATION : Mesures d’indices, déviation, réfractométrie, dispersion

NOM DE L’ETUDIANT :
SEQUENCE ET GROUPE :
Informations importantes

Tous les TPs doivent être préparés avant de venir en séance.


Durant la séance vous effectuez les manipulations.

A cette fin, vous trouverez les documents nécessaires sur SPIRAL CONNECT dans
le module UE BASE DE PHYSIQUE POUR LES SCIENCES DE LA VIE ET DE
LA TERRE/TOUS VOS DOCUMENTS/Public/DOCUMENTS TP.

· Attention, lors des séances de TP, seuls des documents complémentaires abrégés
seront mis à votre disposition sur les tables d’expériences.

· Les enseignants qui encadrent votre séance de TP ont pour rôle de vous guider, de
répondre à vos questions et de vous aider dans votre démarche de réflexion.

· Pensez à venir avec une règle, un crayon papier, une gomme et une calculatrice (non
programmable, comme pour les examens).

· Important : tout expérimentateur donne toujours ses résultats avec une incertitude.
Faites de même : dans chaque TP prenez l’habitude de donner vos mesures et calculs
de valeurs avec une incertitude. Ce dernier point est important pour les CC-TP.

· Vous êtes acteur de vos études et devez donc vous investir dans un travail personnel
important.

2
I - TP OSCILLOSCOPE CATHODIQUE 1 :
VISUALISATION DE SIGNAUX ELECTRIQUES

L'oscilloscope est très certainement l’un des instruments les plus utiles à la disposition des
scientifiques, aussi bien au laboratoire qu'à l'atelier. Son rôle consiste pour l'essentiel à tracer une
courbe de tension (sur l'axe Y) évoluant dans le temps (sur l'axe X). Cette courbe peut être visualisée
en temps réel, sur l'écran. On voit alors exactement ce qui se passe dans un condensateur (TP
Oscillo 2) ou un circuit intégré, comme si on lui faisait passer une radiographie.

Objectifs
Le
but
de
ce
TP
est
de
visualiser
deux
types
de
tension
:
une
tension
continue
et
une
tension
alternative.

L’oscilloscope
est
un
instrument
de
mesure
qui
permet
de
visualiser
et
de
caractériser
un
signal
électrique

par
des
mesures
de
tension
et
de
temps.

Compétences
à
acquérir
au
cours
de
ce
TP
:

• Branchement
d’un
oscilloscope
pour
des
mesures
de
tension
et
notion
de
«
masse
».

• Réglage
d’un
oscilloscope.

• Savoir
reconnaître
une
tension
continue
d’une
tension
alternative.

• Mesures
des
caractéristiques
d’une
tension
alternative
:
amplitude,
période
et
fréquence.

Matériel
• Un
oscilloscope.

• Un
générateur
de
tension
continue
E0

• Un
 générateur
 basse
 fréquence
 (GBF)
 permettant
 de
 délivrer
 des
 tensions
 alternatives
 et/ou

continues.

Document à disposition (voir fichier « Sur Table TP Oscillo » sur Spiral connect)
• «
Utilisation
d’un
oscilloscope
:
généralités
»
(documentation
sur
l’oscilloscope)



Figure
1
:
Eléments
de
commande
de
l’oscilloscope
Hameg
HM400
utilisé
au
cours
de
ce
TP.


3
I Réglages préliminaires
Vous
allez
utiliser
l’oscilloscope
(Fig.
1)
pour
faire
la
totalité
des
manipulations
demandées.


Les
étapes
suivantes
sont
nécessaires
pour
une
bonne
utilisation
de
l’oscilloscope
:

• Allumer
l’oscilloscope
[1],
qui
est
muni
de
deux
entrées
CH1
et
CH2,
donc
de
deux
voies
de
mesures

(CH
signifie
«
channel
»,
donc
CH1
=
voie
1
et
CH2
=
voie
2).


• Aucun
 câble
 n’étant
 branché,
 appuyer
 sur
 les
 boutons
 [25]
 pour
 les
 deux
 voies
 (GND
 signifie

«
ground
»
donc
les
deux
voies
sont
alors
«
mises
à
la
masse
»).


• Repérer
 d’abord
 les
 boutons
 permettant
 les
 mesures
 de
 tension
 et
 constater
 qu’ils
 sont
 similaires

pour
les
deux
entrées
CH1
et
CH2
:


o [14]
est
le
bouton
permettant
de
choisir
le
calibre
en
VOLTS/DIV,
où
1
DIV
=
1
division
=
1
carreau,

donc
 de
 choisir
 la
 sensibilité
 verticale
 de
 la
 mesure.
 Noter
 que
 la
 sensibilité
 de
 la
 mesure
 sera

d’autant
plus
importante
que
l’on
pourra
choisir
un
petit
calibre
pour
la
réaliser.

o [5]
est
le
bouton
permettant
de
choisir
la
position
verticale
du
spot
(ou
trait
lumineux).


o [32]
permet
de
sélectionner
la
voie
que
l’on
souhaite
observer
(CH1
pour
la
voie
1,
CH2
pour
la
voie

2,
DUAL
pour
visualiser
les
deux
voies
en
même
temps).


o TRIGGER
permet
de
choisir
la
voie
sur
laquelle
on
va
déclencher
le
signal
d’entrée
à
mesurer
:


‐
 [16]
 permet
 de
 déclencher
 sur
 la
 voie
 1
:
 en
 mode
 visualisation
 CH1
 de
 [32]
 ce
 qui
 permet

d’observer
seulement
la
voie
1,
ou
en
mode
DUAL
de
[32]
comme
dans
le
TP
Oscilloscope
2,

ce
qui

permet
 d’observer
 les
 deux
 voies
 1
 et
 2
 en
 même
 temps,
 mais
 c’est
 le
 signal
 de
 la
 voie
 1
 qui

impose
la
visualisation
des
deux
signaux
;


‐
 [17]
 permet
 de
 déclencher
 sur
 la
 voie
 2
:
 en
 mode
 visualisation
 CH2
 de
 [32]
 ce
 qui
 permet

d’observer
seulement
la
voie
2,
ou
en
mode
DUAL
de
[32]
ce
qui
permet
d’observer
les
deux
voies

1
et
2
en
même
temps,
mais
c’est
alors
le
signal
de
la
voie
2
qui
impose
la
visualisation
des
deux

signaux
;

‐
[19]
permet
de
déclencher
sur
un
signal
externe
(ni
la
voie
1,
ni
la
voie
2).

‐
[11]
est
le
bouton
SLOPE
(pour
pente)
:
permet
de
choisir
le
déclenchement
de
l’oscilloscope
sur
la

pente
montante
ou
sur
la
pente
descendante
du
signal
(TP
Oscilloscope
2).

Dans
toute
la
suite
du
TP,
on
notera
pour
les
deux
voies
:
boutons
[14]
=
calibre
de
tension
(C1
et
C2),
et

boutons
[5]
=
position
verticale
du
spot
(P1
et
P2).



• Repérer
à
présent
les
boutons
permettant
les
mesures
de
temps
(un
seul
choix
possible,
donc
si
on

est
mode
DUAL,
les
deux
entrées
CH1
et
CH2
seront
visualisées
avec
la
même
sensibilité
en
temps).


o [15]
est
le
bouton
permettant
de
choisir
le
calibre
de
temps
en
TIME/DIV,
où
1
DIV
=
1
division
=
1

carreau,
donc
de
choisir
la
sensibilité
horizontale
(temporelle)
de
la
mesure.
Ces
mesures
de
temps

sont
utiles
pour
déterminer
une
période,
une
fréquence
ou
un
déphasage.

o [13]
est
le
bouton
x‐position,
permettant
de
déplacement
horizontal
du
signal
si
nécessaire.

Dans
toute
la
suite
du
TP,
on
notera
bouton
[15]
=
calibre
de
temps
(CT).


• L’oscilloscope
doit
se
calibrer
automatiquement
à
l’allumage.
Sinon,
effectuer
une
brève
pression
sur

les
boutons
VOLTS/DIV
[14]
et
de
calibre
de
la
base
de
temps
TIME/DIV
[15]
afin
d’activer
la
fonction

de
vernier
de
réglage
fin
VAR,
indiquée
par
le
clignotement
de
la
LED
indicatrice
de
sensibilité
autour

du
 bouton.
 Tourner
 à
 fond
 les
 3
 boutons
 dans
 le
 sens
 inverse
 du
 sens
 trigonométrique
 jusqu’à

entendre
 un
 «
bip
».
 Une
 nouvelle
 pression
 rétablit
 la
 sensibilité
 calibrée,
 le
 clignotement
 s’arrête.

Cette
 position
 est
 celle
 des
 mesures
 calibrées
 (c'est‐à‐dire
 1
 DIV
 =
 1
 cm
 correspond
 à
 1
 V
 sur
 les

calibres
C1
et
C2
=
1
V/DIV
et
à
1
ms
sur
le
calibre
CT
=
1
ms/DIV).

• Avant
 toute
 manipulation,
 vérifier
 toujours
 le
 centrage
 vertical
 du
 spot
 (trait
 lumineux)
 sur
 la

position
0
en
appuyant
sur
le
bouton
[25]
pour
l’allumer
(pour
les
deux
voies
1
et
2)
et
modifier
ce

centrage
si
nécessaire
avec
le
bouton
[5].
Penser
ensuite
à
éteindre
le
bouton
[25].

• Vous
 devez
 alors
 observer
 un
 spot
 balayant
 l’écran
 de
 gauche
 à
 droite
 (éventuellement
 un
 trait

lumineux).

Si
vous
devez
utiliser
un
autre
oscilloscope
vous
devrez
repérer
ces
mêmes
fonctionnalités,
présentes
sur
tout

oscilloscope
quel
que
soit
son
modèle.


4
II Visualisation et mesure d’une tension continue
II.1 Observations
Prélever
 sur
 le
 générateur
 de
 tension
 continue
 proposé
 (alimentation
 E0)
 la
 tension
 inconnue
 U
 délivrée

entre
la
masse
et
la
borne
positive.
Appliquer
cette
tension
à
la
voie
1
de
l’oscilloscope.

Placer
le
bouton
[24]
en
position
éteinte
(afin
d’activer
la
fonction
«
alternatif
et
continu
»)
pour
visualiser

cette
 tension
 continue.
 L’étude
 complète
 des
 deux
 modes
 possibles
 associés
 au
 bouton
 [24]
 sera
 faite
 en

partie
III‐2.


• Dans
 une
 première
 étape,
 placer
 le
 calibre
 [14]
 sur
 la
 position
 5
 V/DIV
 (on
 a
 toujours
 1
 DIV
 =
 1

CARREAU
 =
 1
 cm).
 Observer
 le
 signal
 obtenu.
 Expliquer
 vos
 observations
 et
 mesurer
 la
 tension

inconnue
U.





• Procéder
 comme
 précédemment
 mais
 en
 branchant
 l’alimentation
 sur
 la
 voie
 2.
 Observer
 et

conclure.


II.2 Influence du calibre de tension (C1)


Choisir
 la
 voie
 1
 de
 l’oscilloscope
 et
 faire
 varier
 les
 valeurs
 du
 calibre
 C1
 [14]
 selon
 le
 tableau
 proposé.

Effectuer
la
mesure
des
déviations
D
du
signal
sur
l’écran
et
remplir
le
tableau
ci‐après.


Donner
l’expression
de
la
tension
continue
U
en
fonction
de
C1
et
de
D.


 
 U
=

 

L’incertitude
absolue
majorée
ΔD
affectant
la
mesure
de
D
doit
prendre
en
compte
les
différentes
sources

d’incertitudes
 :
 valeur
 de
 la
 plus
 petite
 graduation
 marquée
 sur
 l’écran,
 finesse
 du
 spot
 ou
 du
 trait,

parallaxe
d’observation
et
les
incertitudes
propres
à
l’appareil.
A
titre
indicatif
on
peut
prendre

ΔD
=
2
x

0,1
cm
=
0,2
cm.


L’incertitude
 absolue
 majorée
 ΔU
 provient
 uniquement
 de
 l’incertitude
 ΔD
 sur
 la
 mesure
 de
 D
 si
 l’on

considère
que
l’incertitude
sur
le
calibre
C1
donnée
par
le
constructeur
est
négligeable
(ΔC1
≈
0).

• Donner
l’expression
de
ΔU
sachant
que
ΔU/U
=
ΔC1/C1
+
ΔD/D
(voir
cours)


 
 ΔU
=



Compléter
 le
 tableau
 ci‐après
 en
 calculant
 les
 incertitudes
 absolues
 ΔU
 (en
 volt)
 et
 les
 incertitudes

relatives
ΔU/U
(en
%)
correspondant
aux
différents
calibres
(penser
à
ne
garder
qu’un
chiffre
significatif

dans
l’expression
des
incertitudes).

C1
(ou
C2)
en
V/div
 20
V/div
 10
V/div
 2
V/div


(D
±
ΔD)
en
cm
 
 
 


(U
±
ΔU)
en
V
 
 
 


ΔU/U
=
ΔD/D
en
%


• Que
faut‐il
faire
pour
effectuer
la
mesure
sur
le
calibre
2
V/div
?


• Quel
calibre
donne
la
mesure
la
plus
précise
?



• En
conclusion
que
faut‐il
faire
de
façon
générale
pour
effectuer
une
mesure
avec
la
meilleure
précision

possible
?


5
Dorénavant
on
vous
demandera
d’écrire
les
calculs
d’une
mesure
sous
la
forme
:

(Déviation ± incertitude) unité × C1 unité de C1 = (Grandeur à mesurer ± incertitude) unité
Exemple : pour une déviation D = 2 cm et un calibre de 2V/cm, on écrira :
U = + (2,0 ± 0,2) cm × 2 V/cm = +(4,0 ± 0,4) V
Ecrire sous cette forme le résultat du tableau pour lequel la déviation D est maximale.


III Visualisation et mesure d’une tension alternative
Informations sur le balayage du spot sur l’écran d’oscilloscope :
Il
y
a
déplacement
du
spot
avant
même
tout
branchement
d’un
signal
de
tension
:
l’oscilloscope
fait
passer

le
spot
de
la
gauche
à
la
droite
de
l’écran
de
manière
répétitive.
Ce
mouvement
selon
l’axe
horizontal,
qui

est
l’axe
des
temps,
est
appelé
balayage.
L’échelle
sur
cet
axe
est
choisie
à
l’aide
du
calibre
de
temps
CT
en

s/cm,
 en
 ms/cm
 ou
 en
 µs/cm
 (bouton
 [15]),
 qui
 sélectionne
 la
 vitesse
 de
 balayage,
 donc
 le
 temps
 de

balayage
 Tb,
 c'est‐à‐dire
 le
 temps
 que
 met
 le
 spot
 pour
 parcourir
 toute
 la
 largeur
 de
 l’écran
 (les
 10

divisions).
La
valeur
de
CT
est
l’inverse
de
la
vitesse
de
balayage
vb.


III.1 Influence de la valeur du calibre en temps CT sur la visualisation du signal


Prélever
un
signal
alternatif
sur
le
générateur
de
tension
alternative
(GBF)
pour
le
visualiser
sur
la
voie
1

de
l’oscilloscope,
en
allumant
le
bouton
[24]
(activation
de
la
fonction
«
alternatif
»
seule).

Réglage
du
générateur
:
fixer
la
fréquence
du
générateur
à
∼
100
Hz
avec
la
molette
«
Freq
Adj
».
A
l’aide

de
l’oscilloscope,
fixer
l’amplitude
du
signal
à
2
V
à
l’aide
de
la
molette
«
AMPL
».

• Faire
varier
la
valeur
de
CT
de
la
base
de
temps.
Qu’observez‐vous
?
Si
nécessaire,
varier
le
niveau
de

déclenchement
à
l’aide
du
bouton
[10]
«
trigger
level
»
pour
mieux
visualiser.


• Quelle
valeur
de
CT
faut‐il
choisir
pour
visualiser
au
maximum
une
période
du
signal
alternatif
?


Effectuer
la
mesure
de
la
période
T
du
signal
et
déterminer
l’incertitude
ΔT
de
mesure.



En
déduire
la
fréquence
f
de
la
tension
observée
ainsi
que
l’incertitude
sur
cette
fréquence.
L'incertitude

Δf
est
donnée
par
:
Δf
=
f
x
ΔT/T
(voir
cours).
Penser
à
indiquer
l’unité
de
f.

f
=
(






±








)


III.2 Superposition d’une tension continue et d’une tension alternative
On
 se
 propose
 dans
 cette
 partie
 de
 visualiser
 un
 signal
 plus
 général
 qui
 est
 la
 superposition
 d’une
 tension

continue
U0
et
d’une
tension
alternative
d’amplitude
a
et
de
période
T.

III.2.1 Rappels
Sans
composante
continue,
les
trois
sortes
de
tensions
périodiques
(triangle,
sinusoïde,
créneau)
fournies
par

un
générateur
ont,
au
cours
du
temps
t,
des
variations
symétriques
par
rapport
au
niveau
de
référence
de

potentiel
zéro.
On
a
alors
u(t+T/2)=
‐
u(t)
et
la
valeur
moyenne
de
ces
tensions
est
nulle.

Ajouter
 une
 composante
 continue
 revient
 à
 décaler
 cette
 valeur
 moyenne
 par
 rapport
 à
 la
 moyenne
 nulle

c’est‐à‐dire
par
rapport
à
la
position
de
la
trace
de
balayage
sans
tension
appliquée
(cf.
figures
ci‐dessous).


Tension
alternative
sinusoïdale
 Superposition
de
cette
tension
alternative
sinusoïdale

avec
la
tension
continue
U0


III.2.2 Manipulations
Utiliser
le
générateur
de
tension
pour
préparer
un
signal
comprenant
:

‐
une
composante
alternative
de
période
T
=
1
ms
et
d’amplitude
a
=
2
V

‐
une
composante
continue
U0
=
1
V
(molette
«
offset
»
du
générateur
en
position
tirée)

6
Pour
faire
ce
réglage,
il
est
nécessaire
de
comprendre
la
fonction
des
sélecteurs
d’entrée
[24,
25].


• Appuyer
 sur
 le
 bouton
 [25]
 pour
 sélectionner
 la
 position
 0
 (masse)
 et
 revérifier
 le
 centrage
 du
 spot.

Appuyer
de
nouveau
sur
[25]
pour
désactiver
le
mode
«
masse
».

• Régler
l’amplitude
du
générateur
au
minimum
(on
règle
d’abord
a
≈
0).

• Afin
que
la
fonction
«
alternatif
ET
continu
»
soit
activée,
le
bouton
[24]
doit
être
éteint.
Régler
alors
le

niveau
moyen
du
signal
visualisé
à
U0
=
1
V
après
avoir
tiré
la
molette
«
offset
»
du
générateur
(laisser

la
molette
en
position
tirée
pour
conserver
la
composante
continue).

• Régler
l’amplitude
a
=
2
V
(molette
«
AMPL
»
du
générateur).

Décrire
vos
observations
quand
vous
passez
de
l’une
à
l’autre
des
positions
avec
les
boutons
[24]
et
[25].



A
partir
de
ces
observations,
proposer
une
méthode
pour
déterminer
la
valeur
de
la
composante
continue

d’un
signal
alternatif
inconnu
à
caractériser.


IV Etude d’un signal inconnu


Vous
 savez
 maintenant
 utiliser
 un
 oscilloscope
 pour
 visualiser
 des
 signaux
 électriques.
 Vous
 devez

maintenant
 être
 capable
 de
 déterminer
 avec
 la
 meilleure
 précision
 les
 caractéristiques
 d’une
 tension

inconnue.

Demander
à
un
enseignant
de
préparer
une
tension
inconnue
à
caractériser
à
l'aide
de
l'oscilloscope.

Déterminer
sa
forme
:

Sa
composante
continue
U0
(avec
son
signe)
:


Son
amplitude
a
:


Sa
période
T
:


Sa
fréquence
f
:


Représenter
 schématiquement
 ce
 signal
 en
 indiquant
 les
 axes
 et
 les
 différentes
 grandeurs
 U0,
 a,
 T.
 Faire

vérifier
votre
tracé
et
vos
résultats
par
votre
enseignant.


7
II- TP OSCILLOSCOPE CATHODIQUE 2 :
ETUDE DE LA CHARGE ET DE LA DECHARGE D’UN CONDENSATEUR

Intérêt de l’étude pour le parcours SVT :


Un
axone
est
constitué
d’une
membrane
cellulaire
entourant
un
axoplasme.
La
membrane
cellulaire
peut

être
 considérée
 comme
 un
 condensateur
 dont
 l’isolant
 est
 imparfait,
 ce
 qui
 est
 modélisé
 par
 l’introduction

d’une
 résistance
 en
 parallèle
 sur
 le
 condensateur.
 Il
 existe
 donc
 un
 courant
 de
 fuite
 circulant
 à
 travers
 la

membrane,
 qui
 se
 décharge
 avec
 une
 constante
 de
 temps
 τ
 =
 RC
 (voir
 cours
 et
 TD
 sur
 l’axone).
 L’influx

nerveux
circulant
dans
l’axone
est
donc
lié
aux
propriétés
électriques
de
ce
dernier.
Nous
allons
étudier
ici
la

charge
et
la
décharge
d’un
condensateur
à
travers
une
résistance.


Objectifs
Le
 but
 de
 ce
 TP
 est
 d’utiliser
 un
 oscilloscope
 pour
 comparer
 des
 signaux
 à
 l'entrée
 et
 à
 la
 sortie
 d'un
 bloc

fonctionnel,
 ici
 un
 circuit
 RC,
 en
 s'assurant
 que
 ces
 signaux
 sont
 conformes
 à
 ceux
 attendus.
 L’idée
 est
 de

pouvoir
tester
un
montage
complexe,
en
procédant
bloc
par
bloc.

Compétences
à
acquérir
au
cours
de
ce
TP
:

• Etude
de
l’évolution
au
cours
du
temps
de
la
charge
et
de
la
décharge
d’un
condensateur
à
travers

une
résistance.

• Utilisation
de
l’oscilloscope
pour
visualiser
et
mesurer
des
tensions.

• Utilisation
de
l’oscilloscope
pour
mesurer
des
temps.


Matériels
• Un
oscilloscope.

• Un
 générateur
 basse
 fréquence
 (GBF)
 permettant
 dans
 le
 cadre
 du
 TP
 de
 délivrer
 un
 échelon
 de

tension,
c’est‐à‐dire
une
tension
ajustable
carrée
(0,+E)
de
fréquence
variable.

• 3
condensateurs
:
1
nF,
10
nF
et
22
nF.

• 3
résistances
:
10
kΩ,
50
kΩ
et
100
kΩ.


Document à disposition (voir fichier « Sur Table TP Oscillo » sur Spiral connect)
• «
Utilisation
d’un
oscilloscope
:
généralités
»
(documentation
sur
l’oscilloscope)


1. Montage expérimental et observations préliminaires


Représenter
sur
le
schéma
ci‐dessous
:


• Les
 tensions
 uG(t)
 délivrée
 par
 le
 GBF,
 uC(t)



aux
 bornes
 du
 condensateur
 et
 uR(t)
 aux

bornes
de
la
résistance.

• Les
 branchements
 vers
 l’oscilloscope
 qui

permettent
 de
 visualiser
 sur
 la
 voie
 1
 la

tension
uG
et
sur
la
voie
2
la
tension
uC.

• Quelle
relation
peut‐on
écrire
entre
uG,
uC
et

uR
?


Réaliser
ce
montage
puis
les
branchements
de
l’oscilloscope.
On
prendra
pour
résistance
R
=
10
kΩ
et
pour

le
condensateur
C
=
10
nF.



8
Régler
 le
 GBF
 pour
 obtenir
 sur
 la
 voie
 1
 un

échelon
de
tension
entre
0
et
6V,
de
fréquence
f

~
500
Hz
(signal
crête
à
crête
de
tension
E
=
6
V,

i.e.
 une
 tension
 alternative
 d’amplitude
 3
 V
 à

laquelle
 on
 ajoute
 une
 tension
 continue
 de
 3
 V)

comme
indiqué
sur
le
schéma
ci‐contre.


Visualiser
maintenant
sur
l’oscilloscope
à
la
fois
la
voie
1
et
la
voie
2
(mode
DUAL
et
trigger
CH1)
et
effectuer

les
réglages
nécessaires
(sur
le
GBF
et
sur
l’oscilloscope)
permettant
d’observer
au
moins
une
charge
et
une

décharge
«
complètes
»
du
condensateur
et
l’amplitude
la
plus
grande
possible
(utiliser
le
décalage
du
zéro).

Représenter
 avec
 précision
 sur
 la
 grille
 d’oscilloscope
 ci‐dessous
 les
 courbes
 uG(t)
 et
 uC(t),
 en
 précisant
 les

calibres
C1,
C2
et
CT
utilisés.


• Dans
la
phase
de
«
charge
»,
à
quel
élément
électrique
le
GBF
est‐il
équivalent?
Faire
un
schéma
ci‐
dessous.

• On
admet
que
lorsque
le
générateur
délivre
une
tension
nulle,
les
bornes
du
GBF
sont
court‐circuitées

et
 que
 le
 condensateur
 se
 décharge
 dans
 la
 résistance
 R.
 A
 quel
 élément
 électrique
 le
 GBF
 est‐il

équivalent
dans
cette
phase
de
«
décharge
»
?
Faire
un
schéma
ci‐dessous.


Schémas
équivalents

Charge
du
condensateur
 Décharge
du
condensateur

• Quel
est,
à
chaque
instant
t,
le
signe
du
courant
i(t)
?
Justifier.






• La
charge
et
la
décharge
du
condensateur
sont‐elles
instantanées
?


9
• Quelles
sont
les
tensions
atteintes
en
fin
de
charge
(umax)
et
de
décharge
(umin)
?


• A
votre
avis,
quels
sont
les
paramètres
qui
peuvent
avoir
une
influence
sur
la
durée
de
la
charge
ou
de

la
décharge
?


2. Mesure et étude de la charge du condensateur


On
 se
 propose
 de
 mesurer
 la
 constante
 de
 temps
 τ1
 de
 la
 charge
 du
 condensateur,
 c’est‐à‐dire
 la
 durée

nécessaire
 pour
 que
 le
 condensateur
 initialement
 déchargé
 acquière
 63%
 de
 sa
 valeur
 maximale,
 et
 de

déterminer
l’influence
de
différents
paramètres
sur
la
valeur
de
τ1.
L’oscilloscope
doit
être
en
mode
«
slope
»

montant
(déclenchement
sur
la
pente
positive
du
signal)
;
synchroniser
en
AC
sur
la
voie
1.

• Déterminer
la
valeur
uC(τ1)
=
0,63
umax
:



2.1 Technique de mesure du temps de charge


On
prendra
pour
résistance
R
=
10
kΩ
et
pour
le
condensateur
C
=
22
nF,
avec
f
∼
100
Hz.

Trouver
les
calibres
de
l’oscilloscope
permettant
de
mesurer
τ1
avec
la
meilleure
précision
possible
et
tracer

le
résultat
obtenu
sur
la
grille
d’oscilloscope
ci‐dessous.





















• Mesurer
τ1
et
son
incertitude
(voir
le
cours
pour
la
détermination
graphique
de
τ).


2.2 Influence de la tension de charge (E) sur le temps de charge


• Mesurer
 τ1
 (lecture
 directe
 sur
 l’écran
 de
 l’oscilloscope)
 pour
 2
 valeurs
 différentes
 de
 E.
 Ajuster

l’amplitude
 de
 la
 tension
 alternative
 et
 la
 valeur
 de
 la
 tension
 continue
 (bouton
 offset)
 de
 façon
 à

obtenir
la
tension
créneau
(0,
+E)
quand
vous
passez
de
6
V
à
2
V.


E
(V)
 6
 2

τ1 ± Δτ1 (préciser
l’unité)

• Conclure.


10
2.3 Influence de la résistance R sur le temps de charge
Utiliser
C
=
10
nF
et
donner
à
R
les
deux
valeurs
indiquées
en
revenant
à
E
=
6
V
et
f
∼
100
Hz.


R
(kΩ)
 10
 100




τ1 ± Δτ1 (préciser
l’unité)

 
 

τ1/R






(préciser
l’unité)
 

 

• Conclure.


• Qu’observerait‐on
si
on
prenait
R
=
0
Ω
?


2.4 Influence de la capacité C du condensateur


Prendre
R
=
50
kΩ et
changer
la
valeur
du
condensateur
C
en
maintenant
E
=
6
V
et
f
∼
100
Hz.

C
(nF)
 1

 22



τ1 ± Δτ1 (préciser
l’unité)

 
 

τ1/C






(préciser
l’unité)

 
 

• Conclure


2.5 Comparaison à la théorie


On
 peut
 montrer
 que
 la
 tension
 aux
 bornes
 du
 condensateur
 uc(t)
 au
 cours
 de
 sa
 charge
 à
 travers
 une

résistance
est
une
fonction
du
temps
(voir
cours)
:
Uc(t) = E (1 – exp(- t/RC)) (à
t
=
0,
le
condensateur
est

déchargé).


Le
produit
RC
a
la
dimension
d’un
temps
car
t/RC
sans
dimension.

• Calculer
uC(t)
en
fonction
de
E
lorsque
t
=
R
x
C.


• Comparer
τ1
à
RC.



• Est‐ce
que
ce
résultat
confirme
vos
observations
expérimentales
?


3. Mesure et étude de la décharge du condensateur


On
se
propose
de
mesurer
la
constante
de
temps
τ2
pour
la
décharge
du
condensateur,
c’est‐à‐dire
la
durée

nécessaire
 pour
 que
 le
 condensateur
 initialement
 chargé
 atteigne
 37%
 de
 sa
 valeur
 initiale,
 et
 de

déterminer
 l’influence
 de
 différents
 paramètres
 sur
 la
 valeur
 de τ2. L’oscilloscope
 doit
 être
 en
 mode

«
slope
»
descendant
(déclenchement
sur
la
pente
négative
du
signal)
;
synchroniser
en
AC
sur
la
voie
1.

3.1 Technique de mesure du temps de décharge


Prendre
une
résistance
R
=
10
kΩ 
et
une
capacité
C
=
22
nF
et
maintenir
E
=
6
V
et
f
∼
100
Hz.

Trouver
les
calibres
de
l’oscilloscope
permettant
de
mesurer
τ2
avec
la
meilleure
précision
possible.

Tracer
le
résultat
obtenu
sur
la
grille
d’oscilloscope
page
suivante
:


11
• Mesurer
τ2
et
son
incertitude.

3.2 Influence de la résistance et de la capacité sur le temps de décharge du condensateur

• Mesurer
τ2
dans
les
conditions
imposées
dans
le
tableau
suivant
avec
E
=
6
V
et
f
∼
100
Hz.


R
(kΩ)
 10
 100



C
(nF)
 22
 10

τ2 ± Δτ2
(préciser
l’unité)
 
 

RC









(préciser
l’unité)
 
 

• Comparer
τ2
à
RC


3.3 Comparaison à la théorie


On
 peut
 montrer
 que
 la
 tension
 aux
 bornes
 du
 condensateur
 uc(t)
 au
 cours
 de
 sa
 décharge
 à
 travers
 une

résistance
R
est
une
fonction
du
temps
(voir
cours)
:
 Uc(t) = E exp(- t/RC) (à
t
=
0,
le
condensateur
est

chargé
et
sa
tension
vaut
E).
Le
produit
RC
a
la
dimension
d’un
temps
car
t/RC
sans
dimension.


• Calculer
UC(t)
en
fonction
de
E
lorsque
t =
R
x
C.


• Que
vaut
τ2
?


• Comparer
τ2
à
τ1
pour
les
2
couples
RC
du
tableau
et
conclure.


12
III- TP MESURES ELECTRIQUES
UTILISATION DES MULTIMETRES,
LOI DE KIRCHHOFF, RESISTANCES INTERNES

Un très grand nombre de mesures en physique, en chimie ou en sciences de la nature, tant dans le
domaine de la recherche que dans le domaine industriel (biomédical, automobile, électronique…) se
ramène à des mesures électriques, à savoir : mesures de différence de potentiel (tension) ou mesures
de courant.
À la fin de ce TP, vous devez pouvoir vous adapter rapidement à n’importe quel autre type de
multimètres que ceux dont vous aurez pris connaissance ici.
Objectifs
Le
but
de
ce
TP
est
de
savoir
réaliser
des
montages
électriques,
en
série
ou
en
parallèle,
et
de
mesurer
leurs

caractéristiques
:
tensions,
courants
et
résistances.

Compétences
à
acquérir
au
cours
de
ce
TP
:

• Utilisation
de
multimètres
analogiques
et
numériques.

• Mesures
de
différence
de
potentiel.

• Mesures
de
courants.

• Mesures
de
résistances
simples
et
variables.

• Mise
en
évidence
de
la
résistance
interne
d’appareils
électriques
:
ampèremètre,
générateur.
Matériel
• Un
générateur
de
tension
continue
E.

• Un
multimètre
numérique
et
un
multimètre
à
aiguille.

• Diverses
résistances.

Document à disposition
• «
Les
appareils
de
mesure
»
(documentation
sur
les
multimètres)


FICHE DE PREPARATION AU TP : à faire avant la séance, voir Spiral connect


MANIPULATIONS:
Précautions
:

 Tout
montage
d’un
circuit
doit
être
fait
avec
le
générateur
éteint.


 
 Pour
toutes
mesures,
on
commence
par
utiliser
le
calibre
le
plus
élevé.

Dans toutes les mesures qui vont suivre, ne pas oublier d’indiquer les unités.

Les résultats seront présentés sous la forme usuelle : u = (…… ± ……) unité
Mesure de u Δ u

1- Mesure de différences de potentiel (avec le multimètre numérique)


On
utilisera
le
générateur
de
tension
continue
de
f.e.m.
E
(entre
les
sorties
0
et
2).
• Proposer
un
schéma
de
montage
pour
que

le
 générateur
 débite
 un
 courant
 continu

(DC)
 dans
 les
 résistances
 R1
 et
 R2
 montées

en
série.

• Réaliser
 le
 montage
 correspondant
 en

s’assurant
que
l’interrupteur
de
générateur

est
en
position
«
Arrêt
».


13
On
veut
mesurer
à
l’aide
du
voltmètre
 V 


les
d.d.p.
U1
(aux
bornes
de
R1),

U2
(aux
bornes
de
R2)
et
UT
(aux

bornes
de
R1+R2)
• Représenter
ci‐dessous
les
schémas
théoriques
dans
les
3
cas
proposés
avant
tout
montage
pratique.
• Réaliser
chacun
des
trois
montages.

• Effectuer
dans
chaque
cas
la
mesure
des
différences
de
potentiels
U
en
notant
le
calibre
utilisé.


• Déterminer
en
outre
l’incertitude
absolue
ΔU
sur
la
lecture
de
U

Rappel
:
Pour
le
multimètre
numérique,
ΔU
=
[(0,2/100)
x
valeur
mesurée]
+
1
digit
(c.f.
«
Les
appareils
de

mesure
»)


U1
=




















;
ΔU1
= U2
=




















;
ΔU2
= UT
=




















;
ΔUT
=


U1
=
(


…


±


…


)


… U2
=
(


…


±


…


)


… UT
=
(


…


±


…


)



calibre
: calibre
: calibre
:

• Le
calibre
choisi
pour
U2
est‐il
judicieux
?
Changer
votre
calibre
pour
justifier
la
réponse.


• Conclusion
sur
le
choix
du
calibre
et
sur
les
valeurs
des
d.d.p.
obtenues
?





2- Mesure de courant (avec le multimètre à aiguille Mx462)
On
utilisera
le
générateur
de
tension
continue
de
f.e.m.
E
(entre
les
sorties
0
et
2).


• Proposer
 un
 schéma
 de
 montage
 pour
 que
 le

générateur
 débite
 un
 courant
 continu
 (DC)
 dans

les
résistances
R3
et
R4
montées
en
parallèle.

• Réaliser
 le
 montage
 correspondant
 en
 s’assurant

que
 l’interrupteur
 de
 générateur
 est
 en
 position

«
Arrêt
».


On
veut
mesurer
à
l’aide
de
l’ampèremètre

 A 

les
courants
I3
(traversant
R3),
I4
(traversant
R4)
et
I
(fourni

par
le
générateur).
• Pour
la
mesure
d’une
intensité
continue,
donner

- la
position
du
sélecteur
(lettre
et
couleur)
:

- l’échelle
utilisée
(reporter
les
sigles
situés
à
droite
et
à
gauche
de
l’échelle,
leur
couleur
et
les

chiffres
de
début
et
fin
d’échelle)
:

• Représenter
 page
 suivante
 les
 schémas
 théoriques
 dans
 les
 3
 cas
 proposés
 avant
 tout
 montage

pratique.

• Réaliser
expérimentalement
chacun
des
trois
montages.

• Effectuer
dans
chaque
cas
la
mesure
de
I
en
notant
le
calibre
utilisé
ainsi
que
l’incertitude
ΔI.

Rappel
:
Pour
le
multimètre
à
aiguille,
ΔI
=
(classe
/100)
x
calibre
(c.f.
«
Les
appareils
de
mesure
»)


14
I3
=



















;
ΔI3
= I4
=



















;
ΔI4
= I
=



















;
ΔI
=
I3
=
(


…


±


…


)


… I4
=
(


…


±


…


)


… I
=
(


…


±


…


)



calibre
: calibre
: calibre
:
• Le
calibre
choisi
pour
I4
est‐il
judicieux
?
Changer
de
calibre
pour
justifier
la
réponse.



• Conclusion
sur
le
choix
du
calibre
et
sur
les
valeurs
des
courants
obtenus
?


3- Mesure de résistances
Mesurer
 les
 2
 résistances
 R1
 et
 R2
 à
 l’aide
 du
 multimètre
 à
 affichage
 numérique.
 Pour
 cela
 mettre
 le


sélecteur
de
fonction
sur
la
position
ohmmètre
(Ω).

Rappel
:
Pour
le
multimètre
numérique,
ΔR
=
[(0,25/100)
x
valeur
mesurée]
+
1
digit
(c.f.
«
Les
appareils
de

mesure
»)


 R1m
=

(


…


±


…


)


…

 
 
 
 R2m
=

(


…


±


…


)


…

• Puis
mesurer
la
résistance
équivalente
Req
constituée
par
R1
et
R2
montées
en
parallèle.


 Req
=

(


…


±


…


)


…


• A
partir
de
la
loi
de
composition
de
deux
résistances
mises
en
parallèle
donner
l’expression
littérale
de

Req
en
fonction
de
R1
et
R2
et
calculer
sa
valeur
à
partir
de
R1m
et
R2m
:



 Req
=




• Cette
loi
est‐elle
vérifiée
expérimentalement
?


4 Mise en évidence de la résistance interne d’un appareil.


On
utilisera
le
générateur
de
tension
continue
de
f.e.m.
E
(entre
les
sorties
0
et
2).
4‐1 Détermination
de
la
résistance
interne
d’un
ampèremètre.


Effectuer
 le
 montage
 ci‐contre
 avec
 la
 résistance
 R1,
 en
 utilisant
 le
 multimètre

numérique
comme
voltmètre
et
le
multimètre
à
aiguille
comme
ampèremètre.

R1 A 

RR On
utilisera
le
calibre
10
mA
pour
la
mesure
du
courant
I

RR V • Mesurer
U
et
I.

RR U
=
(


…


±


…


)


…
 
 
I

=
(


…


±


…


)


…

• En
déduire
la
résistance
R1c
calculée
à
partir
de
la
loi
d’Ohm,
et
comparer
avec
sa
valeur
R1m
mesurée
à

l’ohmmètre.


Pour
la
détermination
de
l’incertitude
ΔR1c,
utiliser
la
relation
ΔR1c
=
R1c
(ΔU/U+ΔI/I)


 R1c

=
(


…


±


…


)


…
 
 R1m

=
(


…


±


…


)


…


• Faut‐il
tenir
compte
de
la
résistance
interne
de
l’ampèremètre
?
(cf.
«
Les
appareils
de
mesure
»)




15
Passer
au
calibre
1
mA

• Refaire
les
mesures
précédentes
(notées
«
’
»),
puis
comparer
à
nouveau
R’1c
et

R’1m.


 U’
=
(


…


±


…


)


…
 I’

=
(


…


±


…


)


…

 R’1c

=
(


…


±


…


)


…
 R’1m

=
(


…


±


…


)


…


• Faut‐il
tenir
compte
de
la
résistance
interne
de
l’ampèremètre
?
(cf.
«
Les
appareils
de
mesure
»)



• Faire
un
schéma
explicatif
et
montrer
que
la
loi
d’Ohm
est
effectivement
vérifiée.





4‐2 Détermination
de
la
résistance
interne
de
l’alimentation


Expérience
:
on
utilise
le
générateur
de
tension
continue
de
f.e.m.
E
(entre
les
sorties
0
et
2)
et
la
plaquette

contenant
3
résistances
Ro
=
10
kΩ,
R’
=
3260
Ω
et
ro
=2,5
Ω.

• Mesurer
directement,
avec
le
multimètre
numérique,
la
d.d.p.
du
générateur
E
(d.d.p.
à
vide)
:

E
=
(


…


±


…


)


…

• Réaliser
le
montage
de
la
figure
suivante.
R
prendra
successivement
les
valeurs
de
Ro,
R’
et
ro.

• Mesurer
la
différence
de
potentiel
U(R)
aux
bornes
de
R
dans
les
trois
cas,
et
la
comparer
avec
E



 U(Ro)
 =
(


…


±


…


)


…


 R V U(R’)
 =
(


…


±


…


)


…
E

 U(ro)
 =
(


…


±


…


)


…

 

Calcul
de
la
résistance
interne
de
l’alimentation


Une
 alimentation
 possède
 toujours
 une
 résistance
 interne
 rg
 qui
 peut
 être
 plus
 ou
 moins
 grande
 selon
 sa

constitution.
Lorsque
l’alimentation
débite
un
courant,
il
y
a
donc
une
chute
de
tension
interne
qui
fait
que
la

f.e.m.
disponible
U
n’est
plus
forcément
la
f.e.m.
nominale
E
que
l’on
mesurerait
«
à
vide
».

Attention
:
que
l’alimentation
soit
sous
tension
ou
non,
il
est
strictement
interdit
de
mesurer
directement

sa
résistance
interne
à
l’aide
d’un
ohmmètre.


On
représente
l’alimentation
par
le
schéma
équivalent
ci‐après
pour
lequel
les
différents
éléments
sont
:
E
la

f.e.m.
à
vide,
rg
la
résistance
interne,
et
R
une
résistance
branchée
sur
l’alimentation.


• Exprimer
le
courant
I
circulant
dans
le
circuit
en
fonction
de
E,
rg
et
R.

I
=

rg • Exprimer
alors
la
tension
U(R)
aux
bornes
de
R
en
fonction
de
E,
rg,
R.

R U(R) U(R)
=

E • À
quelle
condition
a‐t‐on
U(R)
=
E
?


• Expliquer
alors
pourquoi
on
mesure
U(R0)
=
E
alors
que
U
(r0)
≠
E.


• Donner
l’expression
de
rg
en
fonction
de
E,
R
et
U(R).


 rg
=

• En
utilisant
la
valeur
de
U(ro)
mesurée
précédemment,
calculer
la
valeur
de
la
résistance
interne
rg.


 rg
=



…





…
• Conclusion
:
 dans
 quelles
 conditions
 peut‐on
 dire
 que
 la
 d.d.p.
 aux
 bornes
 d’un
 générateur
 reste

identique
à
sa
valeur
«
à
vide
»
lorsqu’elle
débite
dans
une
résistance
R
?


16
IV- TP LENTILLES 1 – LENTILLE CONVERGENTE ET MODELE D’ŒIL

Ce T.P. a été conçu dans sa première partie pour visualiser les trajets de faisceaux lumineux à travers une
lentille mince convergente et étudier les caractéristiques de cette lentille. Dans la seconde partie on utilise un
modèle d'œil dont le cristallin est une lentille convergente de courbure variable.
Plan de manipulation
Lentille convergente : détermination de distance focale ; caractérisation d’une image.
L'œil : emmétrope, myope, hypermétrope.
Vous disposez de deux objets (l’objet sera placé dans un porte-objet fixe) :
‐ une diapositive marquée « trou » qui servira d’objet ponctuel ou objet trou.
‐ une diapositive quadrillée marquée « mire » de quadrillage 4 mm de côté qui servira d’objet étendu (la
flèche et les lettres grecques permettent de caractériser le sens).
Vous disposez aussi d’une lentille convergente L1, de diamètre φ = 5 cm, et d’un écran gradué en mm.

FICHE DE PREPARATION AU TP : à faire avant la séance, voir Spiral connect


MANIPULATIONS:
I

 Etude
détaillée
d’une
lentille
convergente

a) Etude
selon

le
faisceau
réfracté


En utilisant un objet ponctuel (objet trou) observer et représenter la forme du faisceau arrivant sur la lentille
convergente pour un objet réel : mettre l’objet trou dans le porte-objet et placer la lentille L1 sur le banc
optique 50 cm après l’objet. Attention l’objet n’est pas au 0 de la règle, faire le calcul.
o Quelle est la nature (convergente ou divergente) du faisceau arrivant sur la lentille à partir de l’objet ? :
o Disposer l'écran près de L1 et le déplacer vers l'extrémité du banc (on procède toujours ainsi : on place
l'écran le plus près possible du système optique et on déplace l'écran jusqu'à l'extrémité du banc pour
connaître entièrement le comportement du faisceau lumineux après le système). Observer et décrire les
variations de la tache lumineuse obtenues par transparence sur l'écran au cours de ce déplacement.

o Placer ensuite l’écran 10 cm après la lentille et noter le diamètre φ 1 de la tache lumineuse sur l'écran :
φ1 = ( ± ) cm
o Comparer φ 1 à φ et conclure sur l’effet d’une lentille convergente sur un faisceau initialement divergent.

o En utilisant la valeur de φ1, représenter sur le schéma le faisceau lumineux à partir de l’objet trou placé à
l’origine, en indiquant le sens de propagation de la lumière. Indiquer le point de convergence des rayons
sortants de la lentille. Ce point A’ est l’image réelle, nette, de l’objet trou A.

o Placer l'écran à cette position pour visualiser l’image A’.

17
b) Observation
d’un
objet
à
l'infini

1. Détermination
des
distances
focales

o Placer votre lentille convergente L1 sur un des bancs d’optique situés près des fenêtres et choisir l’objet le
plus éloigné observable (le bâtiment Double Mixte). Déplacer l’écran vers vous jusqu’à obtenir l’image la
plus nette de cet objet. Quel est le sens de cette image ?
Le plan où se forme l’image d’un objet à l’infini (ou très éloigné en pratique) est le plan focal image et le
point d’intersection de ce plan avec l’axe optique est le foyer image F’ de la lentille. La distance
est la distance focale image (ou distance focale) de la lentille L1.
A partir des positions mesurées, avec leurs incertitudes
O1 = ( ± ) cm et F 1’ = ( ± ) cm,
déduire la distance focale de la lentille L1 :

Que vaut alors la distance focale objet de la lentille L1 ?

O 1F1 = f1 = − O 1F1 ' = ( ± ) cm


o Rapporter ensuite votre lentille convergente L1 sur le banc initial.
2. Nature
de
l'image

o Placer maintenant la mire dans le porte-objet. La nature de l'image (réelle ou

virtuelle) de l’objet mire est étudiée dans les deux cas suivants :
- L'objet est situé entre le foyer objet et le centre optique de la lentille ( )
- L'objet est situé 20 cm en amont du foyer objet de la lentille ( )
o Remplir le tableau suivant (rappel : une image est réelle si on peut l’observer sur un
écran) :

Peut-on visualiser Nature de Sens de l'image par Signe du 

l’image sur l'écran ? l'image ? rapport à l’objet ? grandissement γ ?

2. Détermination
de
 à
l’aide
de
la
formule
de
conjugaison.

o Utiliser l’objet « mire » et mettre la lentille convergente à 50 cm de l’objet. Chercher à l’aide de l’écran
l’image de la mire (toujours en cherchant sur tout l'intervalle entre la lentille et l'extrémité du banc). Noter
les positions de l’objet A, de la lentille O1 et de l’image A’, avec les incertitudes correspondantes.
o A=( ± ) cm O1 = ( ± ) cm A’ = ( ± ) cm
o Calculer, à partir des positions déterminées précédemment, les valeurs avec leurs incertitudes :

= ( ± ) cm = ( ± ) cm

o Calculer alors la distance focale à partir de la formule de conjugaison des lentilles


minces (pour l’incertitude, voir fiche sur table ou sur spiral) :

= ( ± ) cm

o La vergence V1 de la lentille L1 est donnée sur votre table. En déduire la distance focale et son incertitude :

V1 = ( ± )δ = ( ± ) cm
o Comparer les valeurs de mesurées (voir fiche de préparation au TP spiral ou sur table).

18
II
 L’œil


Vous avez à votre disposition :
o Un modèle d’œil
o Un objet « mire »
o Une lampe de bureau flexible avec tête
détachable
o Une lampe fixée sur banc optique

MANIPULER LE MODELE D’ŒIL AVEC


PRECAUTIONS : IL EST TRES FRAGILE
1.
Prise
en
main
du
modèle
d’œil

Le modèle d’œil est façonné en plastique et monté sur un support en bois. La longueur de l’œil peut être
modifiée en déplaçant la paroi blanche (sclère ou sclérotique) à l’aide de la vis qui se trouve sur sa partie
haute. Trois positions approximatives sont indiquées : M (myope), E (emmétrope), H (hypermétrope).
o Installer l’œil sur le banc optique et vérifier que la sclère est en position « emmétrope E ».
Le cristallin de l’œil est modélisé par une poche siliconée transparente reliée à une seringue, le tout
contenant de l’eau (déjà pré-remplie, sinon demander à votre enseignant). A l’aide de la seringue, la forme
du cristallin peut être modifiée afin de simuler l’accommodation de l’œil.
o Décrire la forme du cristallin lorsque le piston de la seringue est enfoncé, puis retiré.

o Conclure sur le changement du rayon de courbure de l’œil :

La rétine de l’œil est modélisée par une carte blanche et rigide positionnée à l’arrière de la sclère. La
rétine est amovible et sera toujours positionnée sur l’axe optique, de telle sorte que l’image soit centrée sur le
point jaune.
o Vérifier que la rétine est centrée en projetant l’image de la lampe sur banc sur le point jaune.

c) Diffusion
de
la
lumière
par
un
objet

Enfoncer légèrement le piston de la seringue pour bomber le cristallin et éteindre la lampe sur banc.
o Placer votre main quelques dizaines de centimètres devant l’œil. Déplacer le modèle d’œil sur le banc
optique. Est-ce que le modèle d’œil « voit » votre main ? Expliquer.

o Illuminer votre main à l’aide de la lampe de bureau flexible. Déplacer le modèle d’œil afin d’obtenir une
image nette de votre main sur la rétine.

o Sur le dessin ci-dessus, tracer le cheminement de quelques rayons lumineux partant de la source lumineuse,
passant par votre main et arrivant au modèle d’œil.
o Est-ce que votre main et son image sont dans le même sens (endroit/envers) ?

o Expliquer pourquoi votre main et son image sont de la même couleur.


19
d) Caractérisation
de
l’œil
emmétrope

L’amplitude dioptrique d’accommodation de l’œil quantifie la faculté qu’a l’œil de modifier sa vergence en
déformant son cristallin sous l’action musculaire (phénomène d’accommodation) :
en dioptries (δ = m-1)

Lorsque l’œil est au repos, il n’accommode


pas et voit nettement à une distance D, dite
distance maximale de vision distincte. Pour
un œil emmétrope, D est infini. Le point R,
appelé Punctum Remotum, se situe sur l’axe
optique à une distance D du sommet S de
l’œil donc SR = −D ou encore D = SR .

o€ Placer le modèle d’œil sur le banc



optique côté fenêtre. Régler le piston de la
seringue afin d’obtenir une image nette de
l’objet le plus éloigné sur la rétine (le
bâtiment Double Mixte, considéré à
l’infini, donc en R).
Nous admettrons pour le reste du TP
qu’il est physiquement impossible pour le
modèle d’œil de se relâcher davantage :
c’est la position au repos, donc sans
accommodation.

o Noter la graduation de la seringue associée à la position « repos » du piston (placer un marqueur élastique
si nécessaire) : « repos » = ( ± ) ml

o Ramener ensuite le modèle d’œil sur votre banc.


Lorsque l’œil accommode au maximum, il voit nettement à une distance d, dite minimum de vision distincte.
Pour un œil emmétrope, d = 25 cm. Le point P, appelé Punctum Proximum, se situe sur l’axe optique à la
distance d du sommet S de l’œil, donc
 SP = −d ou encore d = SP .
o Placer l’objet mire dans son support et allumer la lampe du banc. Placer le modèle d’œil pour qu’il y ait
une distance de 25 cm entre son sommet S et l’objet mire.
o Régler le piston de la seringue
€ afin d’obtenir une image nette de la mire sur la rétine.

Nous admettrons pour le reste du TP qu’il est physiquement impossible pour le modèle d’œil d’accommoder
davantage.
o Noter la graduation de la seringue associée à la position « accommodation maximale » du piston (placer
un marqueur élastique si nécessaire) : « accommodation maximale » = ( ± ) ml

o Calculer l’amplitude dioptrique d’accommodation A de l’œil emmétrope :

e) Etude
de
l’œil
myope

Le cristallin de l’œil myope est trop convergent ou la profondeur de son globe oculaire est trop grande. De fait,
l’image d’un objet à l’infini se forme en amont de la rétine car R n’est plus à l’infini.

20
A l’aide de la lentille L1, vous allez
fabriquer une image intermédiaire
A’1B’1 à l’infini. Cette image sera vue
par le modèle d’œil comme s'il
s'agissait d'un objet intermédiaire à
l'infini.
Dans la suite, il suffira de déplacer la
lentille pour considérer des objets à
distance finie pour l’œil, en modifiant la
distance « objet intermédiaire - modèle
d’œil ».

o Placer la mire dans son support. Noter la position de l’objet mire A : A=( ± ) cm
o On veut placer la lentille L1 de telle sorte qu’elle rejette l’image de la mire à l’infini. Pour cela, l’objet
mire doit se trouver dans le plan focal objet de la lentille (en F1). En utilisant la valeur théorique de la
distance focale de la lentille obtenue à partir de sa vergence V1, déduire la position de la lentille O1
et noter sa valeur : =( ± ) cm donc O1 = ( ± ) cm
o Placer le modèle d’œil pour que son sommet S soit à la graduation 80 cm sur le banc.
o Vérifier, avec le modèle d’œil en position « emmétrope » et le piston en position « repos » (graduation ou
marqueur), que vous obtenez bien une image nette de la mire sur la rétine.
o Placer la sclère du modèle d’œil en position « myope». Maintenir le piston en position « repos ». Centrer
la rétine.
o Est-il possible d’obtenir une image nette de la mire sur la rétine en faisant accommoder le modèle d’œil ?

Nous admettons toujours qu’il n’est physiquement pas possible pour le modèle d’œil d’accommoder au-delà
des positions « repos » et « accommodation maximale » définies préalablement.

o Conclusion : l’œil myope peut-il accommoder afin d’avoir une vision nette de loin ?

Nous allons maintenant diminuer la distance D entre l’objet intermédiaire A1’B1’ et le modèle d’œil.

o Maintenir toujours le piston en position « repos ».

21
o Rapprocher L1 de l’objet mire jusqu’à en obtenir une image nette sur la rétine du modèle d’œil. L’objet
intermédiaire A1’B1’ se trouve désormais à une distance finie du modèle d’œil. Noter la nouvelle position
de L1 : O1 = Donc : O 1 A = ( ± ) cm

o Appliquer la formule de conjugaison à la lentille L1 afin de déterminer la distance entre la lentille


et l’image intermédiaire que regarde l’œil, ainsi que son incertitude.

( ± ) cm
o Relever la distance entre la lentille L1 et le sommet S du modèle d’œil : ( ± ) cm

o En déduire la distance maximale de vision distincte D = SR de cet œil myope (avec ):


D=

La distance minimale de vision distincte, d, de l’œil est également affectée par la myopie.

o Enlever la lentille du banc optique. Placer le piston en position « accommodation maximale » et
rapprocher le modèle d’œil de l’objet mire afin d’obtenir son image nette sur la rétine.

o Noter la position du sommet S du modèle d’œil : S=( ± ) cm. Donc :


o En déduire la distance minimale de vision distincte d = SP de cet œil myope : d =

o Calculer l’amplitude dioptrique d’accommodation A de cet œil myope.


o Comparer cette valeur avec celle trouvée pour l’œil emmétrope.

f) Etude
de
l’œil
hypermétrope

Le cristallin de l’œil hypermétrope n’est pas
assez convergent ou la profondeur de son
globe oculaire est trop petite.
Le Punctum Remotum R est virtuel et situé
derrière l’œil.
o Placer la sclère du modèle d’œil en position « hypermétrope». Centrer la rétine.
o Maintenir le piston en position « accommodation maximale » et déplacer le modèle d’œil afin
d’obtenir une image nette de la mire sur la rétine.
o Noter la position du sommet S du modèle d’œil : S=( ± ) cm. Donc :

o En déduire la distance minimum de vision distincte, d = SP de cet œil hypermétrope : d =

Au contraire d’un œil myope, l’œil hypermétrope peut accommoder afin de voir net au loin.
o Replacer la lentille L1 de telle sorte que l’image de la mire se trouve de nouveau rejetée à l’infini (comme
pour l’étude de l’œil myope) et noter sa position
€ : O1 = ( ± ) cm
o Régler le piston de la seringue afin d’obtenir une image nette de la mire sur la rétine du modèle d’œil, tout
en respectant les limitations physiques de votre modèle d’œil. Noter la position « accommodation
minimale » du piston :
« accommodation minimale » = ( ± ) ml
o Comparer cette valeur avec celles des positions « repos » et « accommodation maximale ».

En fait, l’œil hypermétrope doit accommoder pour voir net de loin comme pour la vision de près. Cet effort
permanent fatigue l’œil et provoque fréquemment des maux de tête.

22
V‐
TP
LENTILLES
2
–
SYSTEMES
OPTIQUES


Dans ce TP nous étudions deux instruments d'optique permettant d'obtenir une image agrandie : une
lunette de Galilée, avec l’objet très éloigné ; un microscope, avec l’objet très proche.
Contrairement aux instruments où l'image réelle est destinée à être acquise (sur une pellicule ou un
capteur), les instruments destinés à être utilisés directement par un observateur doivent donner une
image finale virtuelle, si possible à l'infini (l'œil emmétrope, ou amétrope corrigé, est en principe
capable de voir sans accommoder, donc sans fatigue, les faisceaux provenant d’un objet à l'infini).
Schématiquement, ces instruments qui donnent une image finale très agrandie sont formés grâce à
l'association de deux lentilles. La première (l’objectif) sert à obtenir une image intermédiaire, la
seconde (l’oculaire) forme une image finale à l'infini observable confortablement par l’utilisateur.

Plan de manipulation
Association d’une lentille convergente et d’une lentille divergente : la lunette de Galilée
Association de deux lentilles convergentes : le microscope simplifié et le microscope commercial
FICHE DE PREPARATION AU TP : à faire avant la séance, voir Spiral connect
MANIPULATIONS:
I La lunette de Galilée
1. Principe et schéma
Une lunette de Galilée sert à observer des images définitives à l'infini droites et grossies d'objets très
éloignés (considérés à l’infini). Comme on observe à travers le système, on considère que l’image
définitive est virtuelle.
L'objectif est une lentille convergente qui donne une image intermédiaire A1B1 réelle et renversée
dans son plan focal image. On observe A1B1 à l'aide d'un oculaire constitué par une lentille
divergente qui en donne une image définitive virtuelle, redressée et grossie.
Lorsque l’image intermédiaire A1B1 est placée au foyer objet de l'oculaire, l'image définitive se
trouve à l'infini. Ici, les points F'obj et Foc sont confondus : on dit alors que la lunette est afocale,
c’est-à-dire que l’image d’un objet à l’infini donnée par l’instrument est elle aussi à l’infini.

2. Réalisation d'une lunette de Galilée


Le montage est effectué sur un petit banc d'optique placé à côté des fenêtres : l'objet (le bâtiment
Double Mixte) est considéré comme étant à l'infini ( ).

Vous avez à votre disposition deux lentilles A et B. En les touchant (exceptionnellement !) donnez-en
le descriptif, dessinez-les et déduire la nature de chaque lentille :

23
o La lentille convergente étant fixe et placée le plus près possible de la fenêtre, chercher l’image
nette du Double Mixte. Relever la position de la lentille convergente, la position de son foyer
image et en déduire sa distance focale :
OC = ( ± ) cm FC’ = ( ± ) cm
= ( ± ) cm
On veut placer la lentille divergente de vergence VD = - 20 δ, de manière à ce que son foyer
objet FD soit confondu avec le foyer image F’C de la lentille convergente.
o Calculer la distance focale de la lentille divergente et déduire la position à laquelle on doit la
placer :
= ( ± ) cm OD = ( ± ) cm
o Calculer la valeur théorique à partir des distances focales des deux lentilles :
= A.N. : =( ± ) cm
o Complétez la phrase suivante :

en justifiant où se trouve l’image définitive.


o Regarder à travers l'instrument ainsi formé en plaçant l'œil le plus près possible de la lentille
divergente (oculaire) et en déplaçant légèrement cette dernière, si cela est nécessaire. On doit alors
voir nettement la verrière du « Double Mixte ».
o Noter la nouvelle position de la lentille divergente : OD = ( ± ) cm
o Mesurer la nouvelle distance , la comparer à la valeur calculée précédemment et conclure.
= ( ± ) cm
α ' A1 B1 O C FC' O C FC'
o Calculer le grossissement G de la lunette, donné par : G = = × = dans les
α O D FD A1 B1 O D FD
conditions de Gauss : G =
o En vous aidant du schéma de principe de la page précédente, faire ci-dessous un schéma de
l'instrument en admettant que l'image définitive €
se trouve à l'infini.
• La lentille convergente étant déjà positionnée sur le schéma, positionnez la lentille divergente
en respectant les valeurs des distances focales mesurées (pas les positions sur le banc).
• Tracez ensuite l’image intermédiaire et l’image définitive d’un objet situé à l’infini (rayon
faiblement incliné par rapport à l’axe de la lunette).
• Construire également sur ce schéma la marche d'un faisceau lumineux incident de rayons
parallèles faiblement inclinés par rapport à l'axe de la lunette.

24
II Le microscope simplifié
1. Principe et schéma
On associe deux lentilles convergentes. La 1ère lentille (objectif) donne de l'objet (proche du foyer
objet de l'objectif) une image intermédiaire réelle agrandie A1B1 ; la seconde lentille (oculaire)
donne de A1B1 une image définitive A'B' virtuelle et agrandie (si possible à l'infini pour le confort de
l'observation).
N.B. : En réalité, dans les microscopes, l'objectif et l'oculaire sont eux-mêmes constitués de plusieurs
lentilles épaisses.

o La puissance P du microscope est donnée par :

où γ obj est le grandissement de l’objectif et Poc est la puissance de l’oculaire.


o La puissance intrinsèque (obtenue lorsque l'image définitive se trouve à l'infini) peut également se
mettre sous la forme :
en dioptries δ, avec 
en mètres.

est l’intervalle optique : c'est la distance entre le foyer image de l'objectif et le foyer
objet de l'oculaire. Il est constant pour un instrument donné.
o Le grossissement G du microscope est donné par :
où dmin est la distance minimale de vision distincte (pour un œil emmétrope dmin = 0,25 m).

2. Réalisation d'un microscope sur banc optique


Relever sur vos tables les vergences des lentilles L1 et L3. En déduire les distances focales associées.
V1 = =
V3 = =
L1 (l'oculaire) va être utilisé pour obtenir une image définitive A’B’ (en principe à l'infini) d'une
image intermédiaire A1B1 agrandie donnée par L3 (l’objectif).
a) Réglage de l’objectif L3
Placer l’écran à la graduation 140 cm et positionner L3 de manière à obtenir une image agrandie de
la mire (c’est l’image intermédiaire du système optique).
Bloquer la lentille sur le banc et noter sa position : O3 = ( ± ) cm
Calculer le grandissement de l’objectif (L3) : γ obj = γ 3 =
25
o Positionnement de l’oculaire L1
Enlever l'écran et placer sur le banc la lentille L1 avec précision par rapport à L3 à l'aide de la
barre prévue à cet effet, qui permet de fixer la distance entre les deux lentilles.
Noter la position de O1 et en déduire la position de son foyer objet F1 :
O1 = ( ± ) cm F1 = ( ± ) cm
o En comparant les positions de A1 et de F1, dire quelle sera la nature de l’image définitive.

Dans le cas où l’image définitive est à l’infini, on montre que

o Quelle est, dans ce cas, la puissance intrinsèque de votre microscope (en dioptries) ?

Votre microscope est prêt, vous pouvez regarder à travers l'oculaire (mettre la luminosité sur min).
o Intervalle optique
La barre permet de fixer la distance entre les deux lentilles, et donc également l'intervalle optique
que l'on déterminera : Δ =

o En déduire la puissance intrinsèque (en dioptries) et le grossissement commercial. Comparer avec
la valeur de Pi obtenue précédemment.

o Position du cercle oculaire


L'intérêt du cercle oculaire est que tous les rayons passés par la première lentille (objectif) passent
par le cercle oculaire : il n’y a pas de perte d’information.
o Chercher, en vous servant de l'écran, la position du cercle oculaire, qui est l'image de l'objectif L3
donnée par l'oculaire L1 : attention ici on cherche l'image par L1 de la lentille L3, c'est-à-dire de son
support physique. Pour cela L3 doit devenir un objet lumineux pour L1 : il faut donc éclairer le
support de L3 avec la lampe de bureau (vous pouvez éteindre l'autre source lumineuse pour éviter les
images parasites). Noter la position de l'écran, qui correspond à la position du cercle oculaire :
Cercle =
o Placer le diaphragme dans le plan du cercle oculaire et regarder au travers : l’observation de
l’image donnée par le microscope doit être maintenant facilitée.
o En conclusion, indiquer pourquoi la position du cercle oculaire correspond à l'endroit où
l'observateur doit placer son œil.

o Tracé du schéma de principe d’un microscope


Attention : on ne vous demande pas de le reproduire ici, mais vous devrez être capable pour
l’examen de TP de tracer un schéma de principe du microscope donnant une image définitive à
l’infini, en commençant par placer l’image intermédiaire A1B1 au foyer objet de l’oculaire (cf.
schéma B-1 et TD).

26
III Le microscope commercial
1. Présentation et caractérisation
ATTENTION : LES
MICROSCOPES ET
LES LAMELLES
SONT FRAGILES.
MERCI DE LES
MANIPULER AVEC
PRECAUTION !

o Les objectifs :

Vous avez 3 objectifs à votre disposition, de


grandissements respectifs x4, x10 et x40.
Vous pouvez repérer la valeur du
grandissement en vous reportant à la
nomenclature de l’objectif :

o L’oculaire :

Sur votre oculaire figure l’inscription x10, correspondant à la valeur de son grossissement Goc = 10.
Dans le tableau suivant, indiquez la puissance du microscope en fonction de l’objectif utilisé :
γ obj Poc = 4Goc Pmicroscope = γ obj Poc

L’oculaire est muni de graduations


espacées de 100 µm permettant de
mesurer la taille de l’image
intermédiaire A1B1.
Connaissant le grandissement γobj de
l’objectif utilisé, il est ensuite possible
de retrouver la taille réelle de l’objet
AB.
Observation d’un échantillon au microscope avec un oculaire gradué

o Méthode de réglage de la mise au point :


1. Placer la lamelle à observer sur la platine du microscope, sélectionner l’objectif de plus faible
grandissement et allumer l’éclairage du microscope. En vous servant de la vis de réglage de mise au point sur le
côté de l’instrument, approcher au maximum la lamelle de l’objectif (sans la casser !).
2. A l’aide des vis de déplacement de la platine, centrer la zone à observer sous l’objectif.

27
3. Regarder à travers l’oculaire et éloigner progressivement la lamelle à l’aide de la vis de réglage de la mise
au point, jusqu’à l’apparition d’une image nette.
4. Régler l’éclairage et le diaphragme pour améliorer contraste et résolution.
5. Sélectionner ensuite, si besoin, un objectif de plus fort grandissement en faisant tourner (délicatement) la
roue supportant les différents objectifs.
o Méthode de réglage de l’éclairage :
Afin d’ajuster l’intensité de l’éclairage il faut utiliser la molette de réglage et non pas l’ouverture du diaphragme.
Celui-ci sert en effet à obtenir une meilleure résolution et un meilleur contraste de l’image. En fonction de
l’objectif utilisé, il faudra trouver l’ouverture optimale du diaphragme permettant la meilleure observation
possible.

2. Observation de l’objet « mire »


En utilisant l’objectif de grandissement x4, observer au microscope la diapositive mire.
Comparer la qualité d’image avec ce que vous aviez obtenu à l’aide de votre microscope simplifié (netteté,
résolution, confort de vision).

3. Observation de cellules de peau


Des lamelles d’observation sont à votre disposition dans la boîte. Vous allez observer des cellules de peau
humaine, en utilisant successivement les objectifs de grandissement x4, x10 et x40 et en optimisant à chaque fois
l’ouverture du diaphragme et l’intensité d’éclairage pour obtenir les meilleures conditions d’observation possibles.
o Une fois la mise au point réalisée avec l’objectif x4, diaphragme complètement ouvert, réduire l’ouverture
du diaphragme tout en augmentant progressivement l’intensité. Qu’observez-vous ?

o Quelle ouverture de diaphragme permet la meilleure observation ?

o Faire de même avec l’objectif de grandissement x10 et noter vos observations

o Faire de même avec l’objectif de grandissement x40 et noter vos observations

4. Observation de cellules sanguines et mesure de tailles


Replacer l’échantillon de peau dans la boîte et choisir une lamelle contenant des cellules de sang humain.
Lors du changement d’échantillon, il faut toujours recommencer les réglages de mise au point avec l’objectif
de plus faible grandissement (ici x4), puis utiliser des objectifs de grandissement de plus en plus élevé jusqu’à
obtenir une observation confortable. Ne pas oublier non plus d’optimiser l’ouverture du diaphragme pour
chaque objectif utilisé.
Quel objectif devez-vous utiliser pour mesurer la taille d’une cellule ? Indiquer : γ obj =
A l’aide de l’oculaire gradué mesurer alors la taille de l’image intermédiaire A1B1 :
A1B1 =
En déduire la taille d’une cellule sanguine : AB =

EN FIN DE MANIP, REPLACER LA MIRE SUR LE BANC OPTIQUE,LES LAMELLES


DANS LA BOITE, ET REMETTRE SA HOUSSE SUR VOTRE MICROSCOPE


28
VI‐
TP
DEVIATION
:
MESURES
D’INDICES,
DEVIATION,
REFRACTOMETRIE,
DISPERSION

Au cours de ce TP vous allez étudier la propagation d’un rayonnement monochromatique à travers
un prisme, déterminer l’indice de réfraction d’un matériau par la méthode du minimum de déviation,
apprendre à utiliser un réfractomètre d'Abbe et vérifier le phénomène de dispersion de la lumière à
travers un prisme.
Plan de manipulation
Mesure d’indices de réfraction : méthode du minimum de déviation de la lumière par un prisme,
utilisation d’un réfractomètre d’Abbe, dispersion de la lumière par un prisme

FICHE DE PREPARATION AU TP : à faire avant la séance, voir Spiral connect

MANIPULATIONS :
I MATERIEL DISPONIBLE
- un LASER donnant un faisceau parallèle de lumière rouge monochromatique et dont la longueur d’onde vaut
λ = 632,8 nm
- une lampe à vapeur de mercure Hg
- une lampe à incandescence
- un prisme creux pouvant être rempli de liquide, d’angle A opposé à la face qui a été obturée.
Cet angle A vaut 60° = (60 x π)/180 radians et l’incertitude ΔA est négligeable vis-à-vis de toutes les autres
incertitudes intervenant dans les mesures.
- un goniomètre dont l'optique d’entrée comporte une fente réglable située au foyer objet d’un collimateur qui
donne un faisceau de lumière parallèle pour éclairer le prisme.
- une plate-forme tournante sur laquelle vous disposerez le prisme utilisé de façon à ce que (si possible)
l’arête correspondant à l’angle A soit au centre de la plateforme, partageant ainsi le faisceau incident issu
du collimateur en un faisceau direct non dévié et un faisceau se réfractant à travers le prisme. Ces deux
faisceaux sont reçus sur un écran de projection que l’on peut déplacer sur un banc optique. Celui a été fixé de
manière à être perpendiculaire au faisceau non dévié. Le banc se trouve à une distance L (dont la valeur est
indiquée sur le schéma qui se trouve sur vos tables) du centre de la plate-forme.
- un réfractomètre d'Abbe avec un verre de calibration, ainsi que le matériel nécessaire pour l'utiliser et le
nettoyer, et un flacon de solution sucrée.
II EXPLICATION DU MONTAGE EXPERIMENTAL

S’
P P’

Fente

S
S
Collimateur A
Ecran
- Figure 1 -

L’objet lumineux est une fente de largeur variable, parallèle à l’arête du prisme, éclairée par une source de
lumière. Cette fente S sera placée légèrement avant le foyer F de la lentille du collimateur : on aura ainsi un
faisceau de lumière légèrement convergent (Fig.1). Dans ce cas, au minimum de déviation, une image nette de
la fente S se formera sur un écran situé au-delà du prisme.

29
III DEVIATION DE LA LUMIERE PAR UN PRISME
On utilisera comme source lumineuse le laser émettant un rayonnement rouge monochromatique de longueur
d’onde λ = 632,8 nm. (ATTENTION À NE JAMAIS PLACER L’ŒIL DANS L’AXE DU FAISCEAU ET À NE
JAMAIS UTILISER LA LUNETTE AVEC LE LASER)
1. Réglages préliminaires
ATTENTION
NE PAS Allumer le laser. En l’absence du prisme, le faisceau issu du
PLACER laser doit, après la traversée de la fente et du collimateur, atteindre
le repère B (Fig. 2) perpendiculairement au plan de l’écran (afin de
L’OEIL DANS
calculer aisément l’angle de déviation).
L’AXE DU
Pour cela, placer l’écran de projection sur le banc optique,
FAISCEAU
aligner le repère sur le faisceau et noter la position du point B
LASER (en pratique, l’index de l’écran mobile est décalé par rapport à B,
mais ce décalage sera le même pour toutes vos mesures).

2. Conditions d’émergence
Placer le prisme creux rempli de solution sucrée sur la plate-forme. En principe, son arête doit coïncider
avec l’axe de rotation de la plate-forme (sur la Fig. 2, le faisceau incident a volontairement été éloigné de
l’arête du prisme pour des raisons de clarté). En pratique, il faut faire en sorte que le prisme soit bien placé
en équilibre au centre de la plate-forme (le point K n’est donc pas forcément aligné avec le point A).
En déplaçant une feuille de papier à proximité du prisme, identifier les différents faisceaux de la Fig. 2 :
(1) faisceau réfléchi sur la face d’entrée,
(2) faisceau émergeant (s’il y a émergence) qui arrive sur l’écran en C,
(3) faisceau émergeant après une ou plusieurs réflexions internes.

Figure 2

En tournant la plate-forme, donc en faisant varier l’angle d’incidence, observer le déplacement du point C et
constater l’existence d’un minimum de déviation Dm.
3. Mesure de l’indice de réfraction d'une solution sucrée par la méthode du minimum
de déviation
Pour mesurer l'indice de la solution sucrée, utiliser le prisme creux rempli de liquide. La distance L à
utiliser est celle jusqu’au banc optique gradué en face de vous (voir fichier sur vos paillasses).
Pour mesurer le minimum de déviation, placer le prisme pour projeter le faisceau sur l'écran situé sur le banc
optique. Faire ensuite tourner la plate-forme de manière à obtenir exactement le minimum de déviation Dm : le
point C est alors le plus près possible du point B.
BC
L’écran est perpendiculaire au rayon SI, donc le triangle KBC est rectangle et on a : tan D m =
KB
Mesure de KB
En plaçant l’arête A du prisme au centre de la plate-forme, le point I se trouve très près du point A et le
point K est pratiquement confondu avec le point A. S’il n’a pas été possible
€ de placer A au centre de la
plate-forme, ceci peut augmenter ΔL de 0,5 cm par rapport à la valeur indiquée sur le fichier.
30
On a donc directement : KB = L soit L ± ΔL = ( ± )
Mesure de BC
Mesurer sur le banc optique la position xnd du faisceau non dévié avec son incertitude Δxnd, en tenant
compte de l’incertitude de lecture et de l’incertitude liée à la dimension de l’image du spot laser sur l’écran.
xnd = ( ± )
Déterminer ensuite la position xd sur le banc optique du minimum de déviation, d’angle Dm, en faisant
tourner la plate-forme. Quelle est son incertitude Δxd en tenant compte de tous les paramètres qui influent
sur la mesure ?
xd = ( ± )
En déduire , la distance sur le banc optique séparant la position du faisceau non dévié de la position du
minimum de déviation trouvée, et estimer son incertitude Δ.
BC =xnd - xd soit  ± Δ = ( ± )

Calcul de Dm
Calculer tan Dm =  / L et en déduire Dm
tan Dm =  / L = Donner tan Dm et Dm avec 6 chiffres après
la virgule. Le nombre définitif de chiffres
Dm = significatifs sera fonction de l’incertitude ΔDm.

Calcul de l’incertitude Δ Dm
LΔl + lΔL
En utilisant le calcul différentiel on démontre que : ΔD m = où ΔDm est en radian
L2 + l 2
ΔDm = Donner ici le résultat obtenu majoré avec 2 chiffres significatifs
Dm = ( ± )


Calcul de n pour la radiation rouge λ = 632,8 nm
On rappelle que l’angle au sommet A du prisme est A = 60°
 A + Dm  n n’a pas d’unité.
sin  Ecrire le résultat avec 6 chiffres après la virgule. Le
 2 
n= = nombre définitif de chiffres significatifs sera
 A
sin  fonction de l’incertitude obtenue Δn.
 2

Calcul de l’incertitude Δn
€ n ΔDm
L’incertitude ΔA étant négligeable par rapport à ΔDm, on démontre que : Δn = ⋅
 A + Dm  2
tan 
 2 
Δn = Donner ici le résultat obtenu majoré avec 2 chiffres significatifs

Finalement, avec la méthode du minimum de déviation : €

incertitude

nD = ±
↑ valeur de n jusqu’au dernier chiffre de l’ordre de grandeur de Δn arrondi au chiffre supérieur
par majoration des erreurs (si n = 1,492756 et Δn = 0,0033, on écrit n = 1,493 ± 0,004)

31
4. Mesure de l’indice de réfraction d'une solution sucrée avec le réfractomètre d’Abbe
Sur vos paillasses, vous trouverez une description des différents éléments du réfractomètre.
4.1. Découverte du réfractomètre : réglage de l'éclairage des échelles de l'oculaire
Placer la lampe de bureau derrière le réfractomètre, légèrement à gauche et éclairer le réfractomètre avec
un faisceau à environ 30° (de façon à ne pas être ébloui par un éclairage direct).
Regarder dans l'oculaire et tourner la fenêtre H pour avoir une bonne luminosité dans la fenêtre du bas
(fenêtre de lecture).
Regarder à travers le viseur (A) et ajuster le réglage de l'oculaire pour que les échelles apparaissent nettes.

4.2. Mesure de l’indice de réfraction de la solution sucrée


o Ouvrir le prisme auxiliaire du réfractomètre (M) en déverrouillant délicatement avec la molette (P).
o On dispose d’une fiole contenant la même solution sucrée que celle contenue dans le prisme pour la partie
III-3. Déposer une seule goutte de cette solution au centre du prisme principal (K). Refermer le prisme
auxiliaire et verrouiller délicatement avec la molette (P).
o Ouvrir le clapet (N) et fermer le miroir (J).
o En regardant à travers le viseur (A), tourner lentement le bouton de réglage (F), en restant proche de la
valeur de l’indice mesuré en III-3, jusqu'à ce que la frontière entre la zone claire et la zone sombre
apparaisse dans le champ visuel de réfraction. Il est possible qu'elle soit colorée et manque de clarté. Dans
ce cas, tourner le bouton de réglage (C) pour faire apparaître une séparation très nette. Si la zone claire ne l'est
pas assez par rapport à la zone sombre, il peut être nécessaire de changer la position de la lampe de bureau
pour bien éclairer l'échantillon.
o Pour finir, faire une dernière correction en tournant le bouton de réglage (F), afin de superposer la croix du
viseur sur la frontière claire/sombre.
o Lire maintenant directement l'indice de réfraction sur l'échelle inférieure : nR =
o Quelle est son incertitude ?
o Donner le résultat sous la forme usuelle nR = ( ± )
o Comparer cet indice nR mesuré avec le réfractomètre à celui nD trouvé avec la méthode du minimum du
déviation dans la partie III-3 (voir fiche préparation TP sur spiral pour comparer 2 mesures). Les deux valeurs
sont-elles compatibles ?

L'échelle supérieure (dite « échelle de Brix », servant à mesurer en degrés Brix (oB) la fraction de saccharose
dans un liquide, c'est-à-dire le pourcentage de matière sèche soluble) permet aussi d'accéder directement au
pourcentage de saccharose.
o Donner le pourcentage de sucre (saccharose) de cette solution.

À la fin des mesures, nettoyez le prisme, sans le rayer, avec une lingette propre imbibée d’une
solution alcoolisée.

IV DISPERSION DE LA LUMIERE PAR LE PRISME


En réalité, à chaque radiation correspond un indice de réfraction n. Ainsi l’indice calculé en III-3 correspond
à la radiation monochromatique rouge du LASER de longueur d’onde λ = 632,8 nm.
Si le faisceau incident est polychromatique, la déviation (qui dépend de l’indice n) ne sera pas la même pour
toutes les radiations qui le constituent : il y a dispersion de la lumière. On aura sur l’écran autant d’images de
la fente, appelées raies, qu’il y a de radiations incidentes, puisque la position de l’image dépend de la valeur de
l’indice n.

32
L’ensemble des raies constitue le spectre. Si les raies sont bien séparées les unes des autres on parle d’un
spectre discret de lumière. Si elles se suivent de façon continue on parle d’un spectre continu.
Nous allons étudier le phénomène de dispersion d’abord à l’aide de la lampe à vapeur de mercure, puis avec la
lampe à incandescence.
1. Observation des raies
Pour cette partie qualitative, on travaillera avec l’écran mural plutôt qu’avec l’écran mobile.
o Positionner la lampe à vapeur de mercure (elle est placée dans une boite noire) juste devant la fente.
o En l’absence de prisme et afin de préparer la partie 2, amener le repère B de l’écran sur banc optique au
niveau de l’image de la fente. S’assurer que cette image est nette et fine.
o Placer ensuite le prisme rempli d’eau sucrée sur la plate-forme. Eventuellement, modifier légèrement la
position de la lampe pour avoir le maximum d’intensité lumineuse sur l’écran mural.
o À l’aide de la lunette associée au goniomètre (rappel : ne jamais utiliser la lunette avec le LASER),
observer un maximum de raies parmi les 7 raies données dans le tableau ci-dessous, dont un doublet (il
est possible que certains collimateurs ne permettent pas d’observer les raies).
o Observer maintenant les raies sur l’écran mural et noter leur couleur dans le tableau.

Raie λ (nm) Couleur à travers la lunette Observation à la Couleur sur l’écran


lunette (oui/non) mural
1 et 1bis 577,0 et 579,0 Doublet Jaune (intense)
2 546,1 Vert (intense)
3 491,6 Bleu-vert (peu intense)
4 435,8 Indigo (très intense)
5 407,8 Violet (peu intense)
6 404,6 Violet (moyennement intense)
Constater que sur l’écran, au delà des raies violettes, on observe aussi d’autres raies qui ont une couleur
bleu pâle. Elles seront étudiées dans la partie IV-3.
Pour une position fixée du prisme (qui définit donc un angle d’incidence), constater que la déviation (donc
l’indice n) augmente quand on passe du jaune au violet (donc quand la longueur d’onde λ décroît).

2. Mesure de l’indice de réfraction n pour la raie intense indigo


Pour cette partie mesure, on utilise de nouveau l’écran sur le banc optique. Votre mesure sera reportée dans
le tableau suivant, en y ajoutant les résultats obtenus en III-3 avec le laser.
Chercher le minimum de déviation pour la radiation indigo très intense et mesurer la position du minimum de
déviation sur l’écran positionné sur le banc optique. Calculer ensuite l’indice de réfraction n associé en
procédant comme pour le rayonnement laser.
On aura toujours L = KB.
Vérifier sur le banc optique la position xnd du faisceau non dévié et déterminer ensuite la position xd du
minimum de déviation, d’angle Dm, en faisant tourner la plate-forme.
xnd = ( ± ) cm et xd = ( ± ) cm
En déduire  = BC = xnd - xd , la distance sur le banc optique séparant la position du faisceau non dévié
de la position du minimum de déviation trouvée.
Calculer tan Dm =  / L, en déduire Dm, puis la valeur de n.
Pour le calcul de Dm et de n pour la raie indigo, garder suffisamment de chiffres sur vos résultats
intermédiaires pour limiter les pertes de précision, mais on ne demande pas le calcul de ΔDm ni celui de Δn.
On admet que les précisions sur Dm et n sont les mêmes que celles calculées pour le rayonnement rouge du
LASER en III-3, ce qui impose le nombre de chiffres significatifs à conserver pour noter les valeurs de Dm et n
dans le tableau suivant.
Couleur λ (nm) L (cm)  =xnd - xd(cm) Dm (rad) n(λ)
Rouge (LASER) 632,8
Indigo (très intense) 435,8

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Conclure sur la variation de n avec la longueur d’onde λ du rayonnement.

3. Fluorescence
La limite inférieure de longueur d’onde correspondant au domaine visible se situe au voisinage de 400 nm
(violet). Pourtant, au delà des raies violettes correspondant aux radiations 407,8 et 404,6 nm identifiées
précédemment, vous avez observé sur l’écran mural d’autres raies, bleues pâles, de faible intensité.
À quel domaine spectral appartiennent les radiations qui se manifestent par ces images ?

Pour vérifier votre réponse, réaliser les deux opérations suivantes :


o Placer sur le porte-filtre fixé à la sortie du collimateur le filtre 2C (ne pas interposer le filtre entre la
lampe et la fente). Ce filtre laisse passer la lumière visible et arrête le rayonnement ultraviolet.
Noter les différentes raies observées sur l’écran mural et leur couleur :

o Placer maintenant le filtre 2C près de votre œil et observer l’écran.


Noter les différentes raies observées et leur couleur :

o Que peut-on conclure sur le domaine spectral des différentes raies ?

o Quel est le phénomène qui apparaît ici ?

4. Lumière blanche
Sur un des quatre montages de la salle, et en présence de votre enseignant, remplacer la lampe à vapeur de
mercure par la lampe à incandescence. Élargir la fente et regarder sur l’écran l’étalement des couleurs donné
par le prisme : on observe un spectre continu.
Historiquement on a identifié 7 couleurs (dites principales) dans l'arc-en-ciel. Noter dans l'ordre les différentes
couleurs obtenues. On remarquera que le spectre ne contient pas toutes les couleurs primaires (rouge, vert et
bleu) et secondaires (jaune, magenta, cyan) de l'optique. Identifier la couleur qui n'apparaît pas.

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