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TECHNIQUE

DIAGRAMMES GÉOMÉTRIQUES
ET ANATOMIQUES DES
DIFFÉRENTS MOUVEMENTS
MANDIBULAIRES
Hugues BORY
Maître artisan
Diplômé en kinésiologie
Maître conférencier

Benoît GOBERT
Prothésiste dentaire
Diplômé en technique Condylator

L
a connaissance de
l’ostéologie et de la 5 4 2
myologie, nous a fait 3 1
comprendre les
différents mouvements que peut R
avoir la mandibule lors de la
mastication, de la déglutition ou II
de tout autre mouvement de
circonvolution volontaire ou Selon le concept gnathologique
involontaire.

Cet article a pour objet


d’appréhender cette
cinématique, non plus par la
position et l’orientation des
muscles masticateurs sus et sous III
hyoïdiens, mais par les
diagrammes obtenus par un 1° MOUVEMENTS LIMITES bouche. La dernière est d’allonger ce
point situé à différents endroits SCHÉMATIQUES D’UN POINT dernier puis de le faire mordre. L’on
de la mandibule. SITUÉ SUR UNE INCISIVE obtiendra d’après ce concept gnatholo-
gique la légende suivante :
INFÉRIEURE DANS LE PLAN
L’étude débutera par le schéma SAGITTAL 1 : relation centrée
le plus classique et le plus 2 : occlusion centrée
connu, celui de Posselt. La figure numéro 1 représente le 3 : bout à bout incisif
Plusieurs écoles se sont concept gnathologique. Les manipula- 4 : occlusion inversée
tions gnathologiques sur le patient pour 5 : propulsion maximale
opposées au sujet de la relation la prise de la centrée sont variables. La 5 à III : chemin d’ouverture maximale
centrée (RC) ainsi que de son première technique est de repousser le 1 à II : limite de la rotation pure.
enregistrement. Le concept menton du patient vers l’arrière en
positionnant ses doigts sur la symphy- Ce diagramme a été réalisé selon
gnathologique ouvrira donc le se et le gnathion, puis lui faire fermer la l’école gnathologique qui admet que la
premier paragraphe. bouche. La deuxième solution est relation centrée est la position physiolo-
d’incliner la tête du patient vers l’arrière gique de base la plus haute et la plus
et de lui demander de refermer la en arrière dans la cavité glénoïde.

Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993 17


TECHNIQUE
En 1970 déjà, le Professeur Gerber de rieur dont l’axe de rotation se situe au 1 à II : rotation pure du condyle dans
Zürich, mettait formellement en garde centre de la branche montante, au une position en arrière et en bas dans
les gnathologistes contre la “Most niveau de l’épine de spix (figure 3). la cavité glénoïde. Pour Posselt, cette
Retruded Position” (position rétrusive Le condyle, influencé par la partie pos- rotation correspond à une rotation de
maximale) comme la position physiolo- térieure de la cavité glénoïde (au condyle de 12°.
gique de base. Cette position 1 du dia- niveau du heurtoir de Faraboeuf) a h - chemin d’ouverture habituelle
gramme étant une position forcée, le alors un mouvement en arrière et en r - position de repos
condyle ne peut pas être au zénith de bas, partie non articulaire. Posselt,
la cavité glénoïde. d’ailleurs, n’a jamais écrit que la posi- Le professeur Gerber était convaincu
Nous allons en faire l’expérience par la tion 1 du diagramme était la relation de cette différence de position du
position et l’orientation des muscles centrée. Pour lui, elle correspondait à condyle ainsi que d’une compression
responsables de la rétraction mandibu- une rétropulsion forcée que la figure méniscale de 6 dixièmes de milli-
laire. Cette dernière est principalement numéro 4 illustre. mètres. Il a repris une étude de Mc
dûe au faisceau postérieur du temporal Les légendes sont bien différentes du Grane décrivant un point d’appui cen-
dont l’insertion se trouve située sur schéma numéro 1, en particulier pour tral, intra-oral, basé sur la théorie du
l’apophyse coronoïde de la mandibule. les points 1 et 2 du diagramme. tabouret à trois pieds. Le premier pied
Lors de ce mouvement forcé, les mas- était le pointeau central dans la bouche
séters et ptérygoïdiens internes sont 1 : rétropulsion forcée du patient au maxillaire supérieur,
actifs et leurs insertions sont situées 2 : occlusion centrée = relation centrée s’appuyant sur une plaque plane au
aux angles goniac internes et externes 3 : bout à bout incisif maxillaire inférieur. Les deux autres
de la mandibule (figure 2). 4 : occlusion inversée pieds étaient les branches montantes
L’apophyse coronoïde devient alors un 5 : propulsion maximale ainsi que les têtes de condyle. La force
bras de levier pour le temporal posté- 5 à III : chemin d’ouverture maximale masticatoire aidant, lors d’un mouve-
ment de fermeture, les condyles glis-
saient à l’endroit le plus haut, donc au
2 zénith de la cavité glénoïde sans com-
pression méniscale. C’est ce système
Faisceau postérieur du temporal que le professeur Gerber a introduit
Ptérygoïdien interne dans sa technique. Ce dernier est
Faisceau superficiel du masséter applicable en prothèse fixée, partielle
et totale.
Faisceau profond du masséter
Résultante des masséters
2° MOUVEMENTS LIMITES
Résultante de l'action
des muscles de la cinématique SCHÉMATIQUES D’UN POINT
SITUÉ SUR UNE INCISIVE
INFÉRIEURE DANS LE PLAN
Centre de rotation HORIZONTAL

Le diagramme précédent se situait


dans le plan sagittal. Il va aussi être

3 4
5 2
4
3
r 1
12°
II R.C. gnatho.
Selon la réalité lorsque le
Centre de rotation h patient a été manipulée
gnathologiquement

III

18 Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993


TECHNIQUE
observé dans le plan horizontal don- Tous ces chiffres de 1 à 5 correspon- sion maximale vers les latéralités droite
nant ainsi l’aspect d’un losange. Cer- dent aussi à l’ensemble des mouve- et gauche.
taines des légendes sont communes ments horizontaux incisifs mandibu-
aux deux schémas (figure 5). laires. La description des plans sagittaux et
L’aire de couleur rouge fait partie de cet horizontaux de Posselt donneront par
RF : rétropulsion forcée ensemble horizontal lors de la latéralité synthèse une figure en trois dimen-
LD : latéralité droite droite et gauche en partant de la rétro- sions à voir dans le paragraphe
LG : latéralité gauche pulsion forcée en 1 vers l’occlusion numéro 5.
PM : propulsion centrée ou relation centrée en 2.
Le petit losange jaune illustre les mou- 3° MOUVEMENTS LIMITES
Dans le plan horizontal, le point situé vements depuis l’OC ou la RC en posi- ANATOMIQUES D’UN POINT
sur une incisive inférieure décrit un dia- tion 2 vers les limites des bords libres
gramme en forme de losange ouvert à du bloc incisivo-canin.
SITUÉ SUR UNE INCISIVE
120°. Il est à noter la double orientation Le champ vert en 3 dessinera à son INFÉRIEURE DANS LE PLAN
de la ligne allant de la relation centrée tour l’intégralité des mouvements FRONTAL ET SAGITTAL
aux différentes latéralités. Cette ligne depuis le bout à bout incisif vers les
est influencée par le mouvement latéralités droite et gauche. La mandibule dans le plan frontal peut
condylien appelé Immédiat Side Shift L’accent circonflexe ouvert, de couleur avoir un mouvement à droite ou à
ou Mouvement Latéral Immédiat, que bleue, figurera la fin du bout à bout inci- gauche (contacts dento-dentaires
nous analyserons plus loin. sif jusqu’à l’occlusion inversée vers les canins), puis un mouvement d’ouvertu-
Les deux ovales dans le losange cor- latéralités droite et gauche. re maximale.
respondent, l’un, de couleur jaune, aux La dernière partie en violet, en position Ce diagramme présente la forme d’un
champs masticatoires ou cycles de 5, sera l’occlusion inversée à la propul- bouclier (figure 7).
mastication et l’autre, de couleur bleu-
turquoise, aux champs masticatoires
terminaux ou de déglutition.
5 P.M.
Il est à noter ici le peu d’espace cou-
vert, lors de ces deux mouvements,
par rapport au mouvement limite man-
dibulaire. Ce losange est décompo-
sable en plusieurs parties. A partir des
positions 1 à 5 du plan sagittal, diffé-
rents mouvements horizontaux sont L.G. L.D.
possibles (figure 6).

1 = rétropulsion forcée ou rétraction 120 °


forcée,
2 = OC ou RC
3 = bout à bout incisif
4 = occlusion inversée R.F.
5 = propulsion maximale

6 7
P.M. O.C.

4 L.D. L.G.

L.G. 3 L.D.

2
O.M.
1
Plan Frontal

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OC : occlusion centrée la mastication d’un élément dur, et les 5 à III : chemin d’ouverture maximale
LD : latéralité droite traits rouges correspondent aux limites 1 à II : rotation pure du condyle dans
LG : latéralité gauche des mouvements mandibulaires lors de une position en arrière et en bas dans
OM : ouverture maximale la mastication d’un élément tendre. la cavité glénoïde.
Après avoir étudié séparément les
Dans le plan sagittal, l’ensemble de mouvements limites au niveau incisif Se rajoute à celles-ci les plans
ces mêmes mouvements se présen- dans les trois plans frontal, sagittal et A.B.C.D.E.F qui correspondent aux
tent sous forme d’un fuseau (figure 8). horizontal, nous allons en tracer l’enve- plans horizontaux en losange figurant
En moyenne, le bout à bout incisif se loppe limite dans l’espace. différentes ouvertures buccales. Plus
déplace de 43.4 mm vers le bas l’ouverture est importante, plus les sur-
jusqu’à sa position d’ouverture maxi- faces horizontales sont réduites.
male. Le déplacement latéral est de
5° ENVELOPPE LIMITE Après avoir analysé le déplacement
l’ordre de 12 à 14 mm selon la latérali- TRIDIMENTIONNELLE D’UN d’un point sur une incisive inférieure,
té droite ou gauche ( figures 9 & 10). POINT SITUÉ SUR UNE nous allons décrire plan par plan les
INCISIVE INFÉRIEURE mouvements de circonvolution au
(figure 11) niveau des articulations temporo-man-
4° MOUVEMENTS LIMITES dibulaires (ATM).
ANATOMIQUES PENDANT LA Ce dessin regroupe toutes les enve-
MASTICATION loppes extérieures des figures qui ont 6° MOUVEMENTS LIMITES
(figures 9 & 10) précédé. Vous retrouverez une corres-
D’UN POINT SITUÉ SUR LE
pondance de couleurs entre ce dernier
L’ensemble de ces mouvements masti- et les autres schémas. Les légendes CONDYLE MANDIBULAIRE
catoires est comparable avec les sont identiques à celles de la figure 4, DROIT DANS LE PLAN
champs masticatoires du plan horizon- c’est à dire : SAGITTAL (figure 12)
tal de la figure numéro 5. Le tracé exté- 1 : rétropulsion forcée
rieur des deux figures représente la 2 : occlusion centrée = relation centrée Ce tracé peut être obtenu soit par axio-
limite des mouvements mandibulaires. 3 : bout à bout incisif graphie, soit par pantographie. Le stylet
Les tracés en pointillés noirs limitent 4 : occlusion inversée marqueur de l’un de ces deux sys-
les mouvements mandibulaires lors de 5 : propulsion maximale tèmes se déplace sur du papier milli-

8 O.C. P. 9 12 0 12 10 0 12

0 0

O.M.

Projection sagittale d'un 43


mouvement de latéralité 43
droite (fuseau)

11 5 4 2 12
3
1
A R.C.
O .C .
B
II
C

D P.

E O.
F
= Angle de Fisher
III

20 Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993


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métré lors d’un mouvement de propul- de hauteur qui existe entre le condyle L’immédiat Side Shift correspond au
sion ainsi que de latéralité gauche. L’on en propulsion et le condyle orbitant. mouvement latéral immédiat (figure
obtient donc la légende suivante : 15). Ce mouvement est dû à la
7° MOUVEMENTS LIMITES contraction simultanée du ptérygoï-
RC : relation centrée dien interne et externe et au faisceau
D’UN POINT SITUÉ SUR LE
OC : occlusion centrée superficiel du masséter. Le condyle se
P : condyle en propulsion CONDYLE MANDIBULAIRE plaque alors sur la paroi interne de la
O : condyle orbitant DROIT DANS LE PLAN cavité glénoïde.
a : angle de Fisher HORIZONTAL
Le progressif Side Shift correspond
Lors d’une propulsion mandibulaire, le L’observation du mouvement précé- au mouvement latéral progressif (figu-
condyle subit l’influence de la paroi dant peut aussi se faire horizontale- re 15). Ce mouvement est dû à la
antérieure de la cavité glénoïde : le ment (figures 13 & 14). La légende contraction isolée du ptérygoïdien
condyle a un mouvement vers le bas et est identique mais l’appellation des externe. Le condyle glisse alors en
vers l’avant. nouveaux tracés est différente. avant, le long de la paroi interne de
L’enregistrement de ces mouvements la cavité glénoïde.
Dans le même plan, lors d’un mouve- peut se faire avec les mêmes usten-
ment à gauche, le condyle droit devient ciles que dans le plan sagittal. Seul L’angle de Bennett est l’angle formé
alors condyle orbitant. Il subit alors l’axiographe est limité puisqu’il n’enre- par la projection horizontale du condy-
l’influence de la paroi latérale interne gistre que le mouvement d’Acker- le non travaillant ou orbitant avec le
de la cavité glénoïde. Le condyle droit mann à l’aide d’une jauge millimétrée plan sagittal médian après l’immédiat
a un mouvement en bas et en avant (les données seront ensuite trans- side shift (figure 15).
mais plus bas encore que le condyle crites sur du papier millimétré pour Le calcul de l’angle de Bennett a fait
en propulsion, puisque la cavité glénoï- choisir l’aile de Bennett). couler beaucoup d’encre, opposant
de est en forme de dièdre (17° pour la les différentes écoles concernées,
paroi latérale interne). La définition sui- RC : relation centrée Hanau et Lundeen. Leurs calculs
vante peut donc être citée : OC : occlusion centrée étaient les suivants :
L’angle de Fisher est dans le plan P : condyle en propulsion Angle de Bennett selon Hanau (figure
sagittal l’angle formé par la différence O : condyle orbitant 16) : Il a calculé l’angle formé par le

13 R.C.
14 R.C.
Condyle travaillant Mouvement
O.C.
de Bennett O.C.

Condyle
non travaillant
Mouvement
d'Ackermann

P. O. Enregistrement
Enregistrement pantographique pantographique
dans le plan horizontal dans le plan horizontal
du condyle droit. du condyle droit P. O.

15 Immediat Side Shift 16 R.C.


ou mouvement
latéral immédiat
O.C.

R.C.

O.C.

A
Progressif Side Shift
B
ou mouvement
latéral progressif C
P. O.
P. O.

= Angle de Bennett =Angle de Bennett selon Hanau

Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993 21


TECHNIQUE
R.C.
17
O.C.

Angle de Bennett
selon Lundeen = 5° à 7° P. O.

Angle de Bennett selon


Figures 18 a, 18 b, 18 c, 18 d : projections diagono- 18 b
Lundeen = 5° à 7°

transversales à des diagrammes de mouvements


simultanés des condyles

18 a

18 c 18 d

22 Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993


TECHNIQUE
mouvement du condyle orbitant à par- représentée par les mouvements lisé par une ligne passant par le centre
tir de l’occlusion centrée jusqu’à un d’Ackermann et de Bennett. Ce type de rotation de chaque condyle.
point donné du condyle en diduction, de graphique est visualisable avec un Dans un plan horizontal, le point X peut
A, B ou C. pantographe ou d’autres systèmes décrire (figure 19) :
d’enregistrement électronique. 1) directement un trajet latéral en noir
Formule de HANAU : nommé point L
Angle de Bennett = TC/8 + 12° 8° ENVELOPPE LIMITE 2) un ensemble de mouvements laté-
TC = trajet condylien raux en propulsion de couleur bleue
GÉOMÉTRIQUE DES
Prenons un exemple : si TC = 40° 3) un ensemble de mouvements laté-
alors : MOUVEMENTS D’UN POINT raux en rétropulsion de couleur
Angle de Bennett = 40/8 + 12° = 17° PRIS SUR LE CONDYLE rouge
Suite à l’étude de Lundeen, cette for- TRAVAILLANT DROIT
mule nous paraît sans fondement. X : point du condyle
Cette enveloppe géométrique va être L : latéralité
Etude de Lundeen (figure 17): analysée dans les trois plans de l’espa- LRP : latéralité en rétropulsion
Pour cette étude, Lundeen a superpo- ce et elle décomposera le cône de Gui- LP : latéralité en propulsion
sé 50 tracés pantographiques horizon- chet.
taux et a mis en évidence que tous les Dans le plan frontal, le point X peut
mouvements latéraux progressifs sont Le condyle subit, du côté travaillant, un décrire (figure 20) :
parallèles entre eux et correspondent à léger déplacement latéral, vers le bas 1) directement un trajet latéral noir : le
un angle de Bennett invariable de 5 à et vers l’arrière. point L
7° maximum. 2) un ensemble de mouvements laté-
Ce trajet du condyle travaillant s’appel- raux vers le haut de couleur bleue
Lorsque l’on met en parallèle un enre- le “mouvement de Bennett”, décrit en 3) un ensemble de mouvements laté-
gistrement horizontal droite et gauche, 1908. Ce mouvement s’inscrit dans un raux vers le bas de couleur jaune
cela donne naissance en faisant des cône de 60°. Soit X un point pris sur le
projections diagono-transversales à condyle travaillant, des mouvements X : point du condyle
des diagrammes de mouvements d’environ 3 mm peuvent se produire à L : latéralité
simultanés des condyles (figure 18). l’intérieur du cône. Ces derniers par- LH : latéralité vers le haut
C’est une double cinématique qui est tent d’un axe de rotation (A.R.) symbo- LB : latéralité vers le bas

19 20

x L.H.

L.R.P. L x
L
L.P.
A.R. L.B.
A.R. Cône de 60 °

Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993 23


TECHNIQUE

21 La figure 21 résume l’ensemble des entraînant une compression méniscale


mouvements du condyle travaillant. disfonctionnelle.
Les différents schémas montrent l’inté-
9° ENVELOPPE LIMITE gration d’un plan anatomique tridimen-
ANATOMIQUE DES sionnel simulant la forme de la cavité
glénoïde. Dans le plan frontal, cette
MOUVEMENTS D’UN POINT dernière a la forme d’un dièdre, 17°
PRIS SUR LE CONDYLE pour la paroi interne et 13° pour la
L.H.
TRAVAILLANT DROIT paroi externe. Les dessins présentés
x
(figures 22, 23 & 24) sont une construction successive de
L.R.P. plans et de mouvements anatomiques.
L.P. L’étude précédente était basée sur des
L.B. plans géométriques. Nous avons pous- Hugues BORY
A.R. Maître artisan
sé notre analyse en intégrant le volume
Diplômé en kinésiologie
tridimensionnel de la cavité glénoïde à Maître conférencier
partir de l’étude faite par Bennett en
1908. La notion de latéralité haute Benoît GOBERT
décrite dans le cône de Guichet ne Prothésiste dentaire
peut être qu’une notion pathologique Diplômé en technique Condylator

CONCLUSION
22 Les différents diagrammes de cette cinématique mandibulaire doivent
Plan anatomique tridimentionnel
nous faire prendre conscience que la réhabilitation prothétique
adjointe ou conjointe passe inévitablement par l’utilisation d’un
articulateur tridimentionnel.
Si le respect de ces données est déficient, alors le résultat peut être
désastreux. La beauté d’une pièce bien réalisée n’a de valeur que si
son adaptation a été suivie d’une façon anatomo-fonctionnelle et
Plan anatomique tridimentionnelle.
frontal

24
Plan anatomique tridimentionnel

L.H.

23 L.R.P.
Plan anatomique tridimentionnel
L.B. L.P.
L.H. A.R.
L.R.P.

L.B. L.P.
A.R.

24 Prothèse Dentaire N° 84 - Octobre 1993