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FA023316 ISSN 0335-3931

NF ISO 5725-2
Décembre 1994

Indice de classement : X 06-041-2

ICS : 03.120.30
Application de la statistique
Exactitude (justesse et fidélité)
des résultats et méthodes de mesure
Partie 2 : Méthode de base pour la détermination
de la répétabilité et de la reproductibilité
d'une méthode de mesure normalisée
E : Application of statistics — Accuracy (trueness and precision) of measurement
methods and results — Part 2: Basic method for the determination
of repeatability and reproducibility of a standard measurement method
D : Anwendung der Statistik — Genauigkeit (Richtigkeit und Präzision)
der Messverfahren und Ergebnisse — Teil 2: Grundmethode zur Bestimmung
der Wiederholbarkeit und Vergleichbarkeit eines genormten Messverfahrens
© AFNOR 1994 — Tous droits réservés

Norme française homologuée


par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 novembre 1994 pour prendre effet
le 20 décembre 1994.
Remplace en partie la norme homologuée NF ISO 5725, de décembre 1987.

Correspondance Le présent document reproduit intégralement la Norme internationale


ISO 5725-2:1994 et son rectificatif technique 1:2002.

Analyse Le présent document fournit les principes et une description de la méthode de base
pour l’estimation des deux mesures extrêmes de la fidélité que sont la répétabilité et
la reproductibilité dans le cadre d’une expérience interlaboratoires.

Descripteurs Thésaurus International Technique : statistique, analyse statistique, mesurage,


résultats d’essai, essai de laboratoire, caractéristique de mesurage, estimation,
exactitude, fidélité, reproductibilité, table statistique.

Modifications Par rapport à la précédente édition, la révision restructure en six parties le texte de
la norme. De nouveaux concepts sont abordés :
— la partie 3 fournit des mesures intermédiaires de la fidélité ;
— la partie 4 introduit la notion de justesse (exprimée en termes de biais) ;
— la partie 5 présente des méthodes alternatives aux méthodes de base pour la
détermination de la justesse et de la fidélité.

Corrections Par rapport au 1er tirage, incorporation du rectificatif technique 1:2002 à la norme
internationale ISO 5725-2:1994.

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, avenue Francis de Pressensé — 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.fr

© AFNOR 1994 AFNOR 1994 2e tirage 2002-07-P


Méthodes statistiques AFNOR X06E

Membres de la commission de normalisation


Président : M BRUNSCHWIG
Secrétariat : MME DEL CERRO — AFNOR

M BALLAUD QUALITE SYSTEME


M BARBIER AEROSPATIALE
MME BEGUERE SLP STATISTIQUES
M BRUNSCHWIG
M CAILLOUX ECOLE SUPERIEURE DE METROLOGIE
M CAZALBOU FRANCE TELECOM
M CHEROUTE PREVOYANCE SYSTEMES
M DAUDIN INAPG
M ETIENNE DAEI/METT
M FEINBERG CNEVA/CIQUAL
M JAMBU FRANCE TELECOM
M KOLUB SGS QUALITEST
M LEGEAY LCPC
M LETERME SCHNEIDER ELECTRIQUE
MME OUDIN-DARRIBERE
M PALSKY RHONE POULENC CHIMIE
M PERRUCHET UTAC
M PIRONNET EDF/DE/SQR/U
M RANSON LNE
M SADO TOTAL RAFFINAGE DISTRIB.
M SAPORTA CNAM
M SNELLBACH PMS LOGICIEL
M SUARD ALLIEDSIGNAL SYSTEMS DE FREINAGE S.A
M TUFFERY CNEVA
M WENISCH SQIFE
M ZANKEVITCH DRIRE

Avant-propos national

Références aux normes françaises 1)


La correspondance entre les normes mentionnées à l'article «Références normatives» et les normes françaises
identiques est la suivante :
ISO 3534-1:1993 : NF ISO 3534-1 (indice de classement : X 06-002-1)
ISO 5725-1:1994 : NF ISO 5725-1 (indice de classement : X 06-041-1)
ISO 5725-3:1994 : NF ISO 5725-3 (indice de classement : X 06-041-3)
ISO 5725-4:1994 : NF ISO 5725-4 (indice de classement : X 06-041-4)
1)
ISO 5725-5 : NF ISO 5725-5 (indice de classement : X 06-041-5) 1)
ISO 5725-6:1994 : NF ISO 5725-6 (indice de classement : X 06-041-6)

1) À publier.
ISO 5725-2: 1994(F)

Sommaire
Page

1 Domaine d’application . .. . .. . .. .. .. .. . . .. .. . .. . .. . .. . .. .. .. . .. .. . .. . .. .. . .. .. .. . .. .. . .. .. . 1

2 Références normatives .. .. . .. . . .. .. . .. . .. . . .. .. . .. .. .. . .. .. . .. .. .. . .. .. . . ... . . ... .. . .. . .. 2

3 Définitions .. . . .. .. .. . .. .. . .. .. . . .. .. .. . . .. .. . . ... . . .. .. . .. .. .. . .. ... .. .. .. . .. .. . .. .. .. . .. .. 2

4 Estimations des paramètres dans le modèle de base .. .. . ... .. .. . 2

5 Conditions pour une expérience de fidélité ,...............,..........a.. 3

5.1 Schéma de l’expérience . ... . . .. . . .. .. .. .. .. .. .. .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. .. . .. .. . . .. .. 3

5.2 Recrutement des laboratoires . .. .. . .. .. . .. .. .. . . .. .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. .. .. ... 3

5.3 Préparation des matériaux . .. . .. . .. .. . . .. .. .. . .. .. . .. .. .. .. .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. . 4

6 Personnel impliqué dans une expérience de fidélité . .. .. . .. .. . . .. .. 5

6.1 Commission . .. .. .. .. .. . .. .. . .. .. ...*................................................... 5

6.2 Fonction statistique . .. . .. .. .. . .. . .. . .. .. .. ... . .. .. .. . .. . .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. . . .. .. . 5

6.3 Fonction exécutive . .. . .. . .. .. .. . .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. .. . .. .. . .. . .. . .. .. .. . .. .. . . .. .. 5

6.4 Superviseurs . .. . .. .. .. . .. .. . .. .. .. . .. . .. . .. .. . . .. .. . ... .. . .. . .. . .. .. .. . .. .. . . .. .. . .. .. . 6

6.5 Opérateurs . . .. . .. . .. .. . .. .. .. . . ... . . ... . . .. .. . . .. .. .. . .. .. . .. .. .. ... . .. . .. .. . .. .. .. . .. . . 6

7 Analyse statistique d’une expérience de fidélité .. .. . .. .. .. . .. .. . .. .. . 7

7.1 Considérations préliminaires .. . . .. .. . . .. .. . .. .. .. . . .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. .. . .. .. 7

7.2 Tabulation des résultats et notations utilisées . . .. .. . .. . .. . .. .. . .. .. . 7

7.3 Examen des résultats pour la cohérence et les valeurs


aberrantes . .. . .. .. . ... . .. .. . .. . .. .. . .. . .. . .. . .. . . .. .. . .. .. .. . . .. .. . .. . .. . . .. .. . .. .. . . .. 10

7.4 Calcul de la moyenne générale et des variantes . . .. . .. . .. .. . . .. 14

7.5 Établissement d’une relation fonctionnelle entre les valeurs de


fidélité et le niveau moyen m . . .. .. . . .. .. . .. .. .. . .. . .. . .. . .. . .. .. . . .. .. . . .. 15

7.6 Analyse statistique décrite en termes d’opérations successives 17

7.7 Rapport à présenter à la commission et décisions à prendre par


celle-ci . . ... . .. . .. ... ... ... .. .. .. . .. .. . .. .. . . .. .. .. . . .. .. .. . .. . .. .. .. . . .. .. . . .. .. . .. .. . . .. 19

8 Tables statistiques .. .. . .. .. . .. .. .. . .. .. . .. . .. . .. .. .. . .. .. . .. . .. . .. .. .. . . .. .. . .. .. . . .. 22

0 ISO 1994
Droits de reproduction réservés. Sauf prescription différente, aucune partie de cette publi-
cation ne peut être reproduite ni utilisée sous quelque forme que ce soit et par aucun pro-
cédé, électronique ou mécanique, y compris la photocopie et les microfilms, sans l’accord
écrit de l’éditeur.
Organisation internationale de normalisation
Case Postale 56 l CH-l 211 Genève 20 l Suisse
Imprimé en Suisse

ii
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

Annexes

A Symboles et abréviations utilisés dans I’ISO 5725 .. . . .. .. . . . ... . 27

B Exemples d’analyse statistique d’expériences de fidélité . .. .. 29

B.l Exemple 1: Détermination de la teneur en soufre du charbon


(plusieurs niveaux sans données manquantes ou aberrantes) 29

B.2 Exemple 2: Point de ramollissement du goudron (plusieurs niveaux


avec des données manquantes) . . .. . . ... .. . .. . ... .. . .. . .. . .. . . .. .. . . .. .. . 34

B.3 Exemple 3: Titrage par voie thermométrique de créosote (plusieurs


niveaux avec des données aberrantes) . . .. ..a........................ 38

C Bibliographie . .. .. ..*................................................................... 44
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

Avant-propos
L’ISO (Organisation internationale de normalisation) est une fédération
mondiale d’organismes nationaux de normalisation (comités membres de
I’ISO). L’élaboration des Normes internationales est en général confiée aux
comités techniques de I’ISO. Chaque comité membre intéressé par une
étude a le droit de faire partie du comité technique créé à cet effet. Les
organisations internationales, gouvernementales et non gouvernemen-
tales, en liaison avec I’ISO participent également aux travaux. L’ISO colla-
bore étroitement avec la Commission électrotechnique internationale (CEI)
en ce qui concerne la normalisation électrotechnique.
Les projets de Normes internationales adoptés par les comités techniques
sont soumis aux comités membres pour vote. Leur publication comme
Normes internationales requiert l’approbation de 75 % au moins des co-
mités membres votants.
La Norme internationale ISO 5725-2 a été élaborée par le comité techni-
que lSO/TC 69, Application des méthodes statistiques, sous-comité
SC 6, Méthodes et résultats de mesure.
L’ISO 5725 comprend les parties suivantes, présentées sous le titre gé-
néral Exactitude (justesse et fidélité) des résultats et méthodes de
mesure:

- Partie 7: Principes généraux et définitions

- Partie 2: Méthode de base pour la dé termina tion de la répétabilité


et de la reproductibilité d’un e méthode de mesure normalisée

- Partie 3: Mesures intermédiaires de la fidélité d’une méthode de


mesure normalisée

- Partie 4: Méthodes de base pour la détermination de la justesse


d’une méthode de mesure normalisée

- Partie 5: Méthodes alternatives pour la détermination de la fidélité


d’une méthode de mesure normalisée

- Partie 6: Utilisation dans la pratique des valeurs d’exactitude


L’ISO 5725, parties 1 à 6, annule et remplace I’ISO 5725:1986, qui a été
étendue pour traiter de la justesse (en supplément de la fidélité) et des
conditions intermédiaires de fidélité (en supplément des conditions de
répétabilité et des conditions de reproductibilité).
L’annexe A fait partie intégrante de la présente partie de I’ISO 5725. Les
annexes B et C sont données uniquement à titre d’information.

iv
0 ISO ISO 57252:1994(F)

Introduction
0.1 L’ISO 5725 utilise deux termes «justesse» et ((fidélité)) pour décrire
l’exactitude d’une méthode de mesure. La «justesse» se réfère à I’étroi-
tesse de l’accord entre la moyenne arithmétique d’un grand nombre de
résultats d’essai et la valeur de référence vraie ou acceptée. La ((fidélité))
se réfère à l’étroitesse de l’accord entre les résultats d’essai.

0.2 Les considérations générales sur ces grandeurs sont données dans
I’ISO 5725-l et ne sont donc pas répétées dans la présente partie de
I’ISO 5725. II convient donc de lire I’ISO 5725-l en conjonction avec tou-
tes les autres parties de I’ISO 5725, y compris la présente partie, puisque
les définitions sous-jacentes et les principes généraux y sont donnés.

0.3 La présente partie de I’ISO 5725 ne concerne que l’estimation au


moyen de l’écart-type de répétabilité et de l’écart-type de reproductibilité.
Bien que d’autres types d’expériences (telles qu’expériences à sous-
niveaux) soient utilisées dans certaines circonstances pour l’estimation de
la fidélité, elles ne sont pas traitées dans la présente partie de I’ISO 5725,
mais font plutôt l’objet de I’ISO 5725-5. La présente partie de I’ISO 5725
ne présente pas non plus d’autres mesures intermédiaires de fidélité entre
les deux mesures principales; celles-ci font l’objet de I’ISO 5725-3.

0.4 Dans certains cas, les données obtenues à partir d’une expérience
pour estimer la fidélité, sont également utilisées pour estimer la justesse.
L’estimation de la justesse n’est pas considérée dans la présente partie
de I’ISO 5725; tous les aspects de l’estimation de la justesse sont pré-
sentés dans I’ISO 5725-4.
NORME INTERNATIONALE 0 60 ISO 5725-2: 1994(F)

Exactitude (justesse et fidélité) des résultats et


méthodes de mesure -

Partie 2:
Méthode de base pour la détermination de la répétabilité
et de la reproductibilité d’une méthode de mesure
normalisée

1 Domaine d’application cette valeur unique puisse être le résultat d’un calcul
effectué à partir d’un ensemble d’observations.
1.1 La présente partie de NS0 5725
1.3 Elle suppose que pour la conception et I’exécu-
- souligne les principes généraux à observer lors de tion de l’expérience de fidélité, tous les principes
la planification d’expériences pour l’estimation nu- donnés dans I’ISO 5725-l ont été suivis. La méthode
mérique de la fidélité des méthodes de mesure au de base utilise le même nombre de résultats d’essai
moyen d’une expérience interlaboratoires collec- dans chaque laboratoire, chacun analysant les mêmes
tive; niveaux d’échantillons d’essai, c’est-à-dire une expé-
rience équilibrée aux mêmes niveaux. La méthode de
- fournit une description pratique détaillée de la base s’applique à des procédures qui ont été norma-
méthode de base d’une utilisation courante pour lisées et sont régulièrement utilisées dans un certain
l’estimation de la fidélité des méthodes de me- nombre de laboratoires.
sure;
NOTE 2 Des exemples concrets sont donnés pour dé-
- fournit des lignes directrices pour tout le personnel crire des ensembles uniformes équilibrés de résultats d’es-
concerné par la planification, l’exécution ou I’ana- sai, bien que dans un exemple un nombre variable de
répliques par cellule soit fourni (plan non équilibré) et dans
lyse des résultats des essais pour l’estimation de
un autre des données soient manquantes. Cela est dû au
la fidélité. fait qu’une expérience prévue équilibrée peut devenir non
équilibrée. Les valeurs isolées ou aberrantes sont prises en
NOTE 1 Des modifications de cette méthode de base
considération.
pour des cas particuliers sont données dans les autres par-
ties de US0 5725.
1.4 Le modèle statistique de l’article 5 de
L’annexe B fournit des exemples pratiques de I’esti- I’ISO 5725-l :1994 est considéré comme une base
mation par expérience de la fidélité des méthodes de appropriée pour l’interprétation et l’analyse des résul-
mesure. tats d’essai dont la distribution est approximativement
normale.
1.2 La présente partie de I’ISO 5725 ne traite que
des méthodes de mesure qui fournissent des mesu- 1.5 La méthode de base, telle que décrite dans la
res sur une échelle continue et donnent comme ré- présente partie de I’ISO 5725, estimera (géné-
sultat d’essai une seule valeur numérique, bien que ralement) la fidélité d’une méthode de mesure:
ISO 5725=2:1994(F) 0 ISO

a) lorsqu’il est nécessaire de déterminer l’écart-type selon 1.2 de I’ISO 5725~1:1994. En particulier, ces
de répétabilité et l’écart-type de reproductibilité tel procédures sont fondées sur les équations (2) à (6)
que décrits dans I’ISO 5725-l; de l’article 5 de I’ISO 5725-l :1994.

b) lorsque les matériaux à utiliser sont homogènes Le modèle est


ou 10rsque les effe ts de I’hétérogénéi té peuvent
Y =m+B+e
être inclus dans les valeurs de fidélité; et
où, pour le matériau particulier soumis à l’essai,
c) lorsque l’utilisation d’un plan équilibré aux mêmes
niveaux est acceptable. m est la moyenne générale (espérance);

B est la composante laboratoire du biais sous


1.6 Une approche similaire peut être appliquée à des conditions de répétabilité;
l’estimation préliminaire de la fidélité pour des mé-
thodes de mesure qui n’ont pas atteint le stade de e est l’erreur aléatoire survenant dans chaque
normalisation ou ne sont pas d’utilisation courante. mesure, sous des conditions de répétabilité.

2 Références normatives
Les normes suivantes contiennent des dispositions 4.2 Les équations (2) à (6) de l’article 5 de
qui, par suite de la référence qui en est faite, consti- I’ISO 5725-I:l994 sont exprimées en fonction des
tuent des dispositions valables pour la présente partie écarts-types vrais des populations considérées. Dans
de I’ISO 5725. Au moment de la publication, les édi- la pratique, les valeurs exactes de ces écarts-types
tions indiquées étaient en vigueur. Toute norme est ne sont pas connues et les estimations des valeurs
sujette à révision et les parties prenantes des accords de fidélité doivent être faites à partir d’un échantillon
fondés sur la présente partie de I’ISO 5725 sont invi- relativement petit de tous les laboratoires possibles,
tées à rechercher la possibilité d’appliquer les éditions et à l’intérieur de ces laboratoires, à partir d’un petit
les plus récentes des normes indiquées ci-après. Les échantillon de tous les résultats d’essai possibles.
membres de la CEI et de I’ISO possèdent le registre
des Normes internationales en vigueur à un moment
donné.

ISO 3534-l :1993, Statistique - Vocabulaire et sym- 4.3 Dans la pratique statistique, lorsque la vraie va-
boles - Partie 1: Probabilité et termes statistiques leur de l’écart-type, 0, n’est pas connue et est rem-
généraux. placée par une estimation fondée sur un échantillon,
le symbole 0 est alors remplacé par s pour signaler
ISO 5725-l :1994, Exactitude (justesse et fidélité) des qu’il s’agit d’une estimation. Cela doit être fait dans
résultats et méthodes de mesure - Partie 1: Princi- chaque équation (2) à (6) de I’ISO 5725-l :1994, ce qui
pes généraux et définitions. donne:
2
SL est l’estimation de la variante inter-
3 Définitions laboratoires;

Pour les besoins de la présente partie de I’ISO 5725, S& est l’estimation de la variante
les définitions données dans I’ISO 3534-l et intralaboratoire;
I’ISO 5725-l s’appliquent.
2
ST. est la moyenne arithmétique de S& et est
Les symboles utilisés dans I’ISO 5725 sont donnés
l’estimation de la variante de répétabilité;
dans l’annexe A.
cette moyenne arithmétique est calculée sur
tous les laboratoires prenant part à I’expé-
4 Estimations des paramètres dans le rience d’exactitude après exclusion des va-
leurs aberrantes;
modèle de base
2
$R est l’estimation de la variante de reproduc-
4.1 Les procédures données dans la présente partie ti bilité
de I’ISO 5725 sont fondées sur le modèle statistique 2 2 2
de l’article 5 de I’ISO 5725-l :1994 et sont élaborées SR = SL + s, . . . (1)

2
Q ISO ISO 5725=2:1994(F)

5 Conditions pour une expérience de groupes de mesures peuvent être effectués à des
jours différents.
fidélité
e) Toutes les mesures des 4 niveaux doivent être
5.1 Schéma de l’expérience effectuées par un, et un seul, opérateur et, de
plus, les yt mesures à un niveau donné doivent
5.1.1 Dans le schéma utilisé dans la méthode de être effectuées en utilisant le même équipement.
base, des échantillons de 4 lots de matériaux, repré- f 1 Si, durant les mesures, un opérateur devenait in-
sentant 4 niveaux différents de l’essai, sont envoyés disponible, un autre opérateur pourra terminer les
à p laboratoires qui effectuent chacun exactement ~1 mesures, pourvu que le changement ne se fasse
répliques de résultats d’essai, sous des conditions de pas à l’intérieur d’un groupe de y2 mesures à un
répétabilité à chacun des 4 niveaux. Ce type d’expé- niveau, mais seulement entre deux des 4 grou-
rience est appelé une expérience équilibrée aux mê- pes. De tels changements doivent être indiqués
mes niveaux. dans le rapport des résultats. 9

5.1.2 II faut organiser l’exécution de ces mesures 9) II faut donner un temps limite au bout duquel
et fournir des instructions comme suit. toutes les mesures doivent être terminées. II peut
être nécessaire de limiter le temps écoulé alloué
a) Tout contrôle préliminaire de l’équipement doit entre le jour de réception des échantillons et le
être effectué comme décrit dans la méthode nor- jour où les mesures sont effectuées.
malisée.
h) Tous les échantillons doivent être clairement li-
b) Chaque groupe de yt mesures faisant partie d’un bellés avec le nom de l’expérience et une iden-
niveau doit être effectué sous des conditions de tification d’échantillon.
répétabilité, c’est-à-dire, dans un court intervalle
de temps et par le même opérateur, et sans au- 5.1.3 En 5.1.2, et partout ailleurs dans la présente
cun réétalonnage intermédiaire de l’appareil, à partie de I’ISO 5725, il est fait référence à l’opérateur.
moins que ceci ne fasse partie intégrante de Pour certaines mesures, il ‘peut s’agir en fait d’une
l’exécution de la mesure. équipe d’opérateurs, chacun d’entre eux effectuant
cl II est essentiel qu’un groupe de yt essais sous des une partie spécifique de la procédure. Dans ce cas, il
conditions de répétabilité soit exécuté indépen- faut considérer l’équipe comme I’((opérateur», et tout
damment comme s’il y avait y1 essais sur des changement dans l’équipe comme donnant un (topé-
matériaux différents. Cependant, l’opérateur saura rateut-)) différent.
qu’il effectue des essais sur un matériau identi-
que, mais il convient d’insister, dans les instruc- 5.1.4 Dans un cadre commercial, les résultats d’es-
tions, sur le fait que tout le but de l’expérience est sai peuvent être arrondis plutôt grossièrement, mais
de déterminer quelles différences peuvent surve- dans une expérience de fidélité, les résultats d’essai
nir dans les résultats lors d’essais réels. II est à doivent être reportés avec au moins une décimale de
craindre que, en dépit de cet avertissement, des plus que prescrit dans la méthode normalisée. Si la
résultats précédents puissent influencer les ré- méthode ne spécifie pas le nombre de décimales,
sultats d’essai suivants, et donc la variante de l’arrondissage ne sera pas plus grossier que la moitié
répétabilité. II convient de considérer s’il faut ou de l’estimation de l’écart-type de répétabilité. Lorsque
non utiliser yt échantillons séparés à chacun des 4 la fidélité peut dépendre du niveau m, différentes rè-
niveaux et codés de telle façon que l’opérateur ne gles d’arrondissage peuvent être nécessaires pour
saura pas quelles sont les répliques pour un ni- différents niveaux.
veau donné. Cependant, il se peut qu’une telle
procédure pose des problèmes quant à I’assu- 5.2 Recrutement des laboratoires
rance que les conditions de répétabilité sont ap-
pliquées entre les répliques. Cela ne serait
5.2.1 Les principes généraux concernant le recru-
possible que si les mesures sont effectuées de
tement des laboratoires devant participer à une expé-
façon que les qrt mesures puissent être exécutées
rience interlaboratoires sont donnés en 6.3 de
dans un court intervalle de temps.
I’ISO 5725-l :1994. Lors de l’enregistrement du nom-
d) II n’est pas essentiel que tous les 4 groupes de y2 bre voulu de laboratoires, il faut établir clairement
mesures chacun soient effectués strictement leurs responsabilités. Un exemple de questionnaire
dans un court intervalle de temps; différents d’enregistrement est donné à la figure 1.

3
ISO 5725-2: 1994(F)

Questionnaire pour une étude interlaboratoires


Titre de la méthode de mesure (copie jointe) . .. .. . .. .. .. . .. .. .. .. .. . .. .. .. .. ... . . .. . .. . .. . .. .. .. .. .. .. .

1. Notre laboratoire souhaite participer à l’expérience de fidélité pour cette mé-


thode de mesure normalisée

OUI cl NON cl (cocher la case appropriée)

2. En tant que participant, il est entendu que

a) tout appareillage essentiel, tous les produits chimiques et les autres condi-
tions requises spécifiées dans la méthode doivent être disponibles dans
notre laboratoire, dès le début du programme;

b) les conditions d’échelonnement dans le temps, telles que la date du début


de l’essai, l’ordre d’essai des éprouvettes et la date d’achèvement du pro-
gramme, doivent être rigoureusement respectées;

c) la méthode doit être strictement appliquée;

d) les échantillons doivent être manipulés conformément aux instructions;

e) un opérateur qualifié doit effectuer les mesures.

Ayant étudié la méthode et ayant fait une juste appréciation de nos possibilités et
des moyens dont nous disposons, nous estimons que nous sommes convena-
blement préparés pour participer à l’essai collectif de cette méthode.

3. Remaraues
Signature: . .. .. . .. . ... . .. .. . .. .. .. . .. .. . . .. . .. . .. .. . . . ... . . .. ..
Société ou
la boratoi re: .. .. .. . .. .. . .. .. .. . .. .. . .. .. . . .. .. . . .. .. . . .. .. .. .. ..

Figure 1 - Questionnaire d’enregistrement pour une étude interlaboratoires

5.2.2 Dans le cadre de la présente partie de 5.3.2 Lors de la décision de la quantité de matériau
I’ISO 5725, un «laboratoire» est considéré comme à fournir, il faut tenir compte des accidents ou erreurs
étant la combinaison de l’opérateur, de l’équipement dans l’obtention de certains résultats d’essai qui peu-
et de l’emplacement de l’essai. II est donc permis à vent nécessiter l’utilisation de matériau en supplé-
un emplacement d’essai (ou laboratoire dans le sens ment. La quantité de matériau préparée doit être
conventionnel) de fournir plusieurs ((laboratoires)), s’il suffisante pour couvrir l’expérience et permettre de
peut disposer de plusieurs opérateurs, chacun avec réserver un stock adéquat.
des ensembles indépendants d’équipement et de si-
tuations dans lesquels ils effectuent le travail.

5.3.3 II convient de déterminer s’il est préférable


5.3 Préparation des matériaux pour certains laboratoires d’obtenir des résultats
d’essai préliminaires afin de se familiariser avec la
5.3.1 Des informations sur les points à prendre en méthode de mesure avant d’obtenir les résultats
considération lors de la sélection des matériaux pour d’essai officiels et, s’il en est ainsi, il convient que du
utilisation dans une expérience de fidélité sont don- matériau supplémentaire (mais pas des échantillons
nées en 6.4 de I’ISO 5725-l :1994. de l’expérience de fidélité) soit fourni dans ce but.

4
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

5.3.4 Lorsqu’un matériau doit être homogénéisé, c) de nommer une personne pour la fonction statis-
cela doit être fait de la façon la plus appropriée pour tique (voir 6.2
ce matériau. Lorsque le matériau soumis à l’essai
n’est pas homogène, il est important de préparer les d) de nommer u ie personne pour la fonction exécu-
échantillons comme prescrit par la méthode en com- tive (voir 6.3);
mençant de préférence avec un lot de matériau com-
mercial pour chaque niveau. Dans le cas de matériaux e) de considérer les instructions à fournir aux super-
non stables, des instructions spécifiques sur le sto- viseurs de laboratoire, en plus de la méthode de
ckage et le traitement doivent être données. mesure normalisée;

5.3.5 Pour les échantillons à chaque niveau, yt f) de décider si certains opérateurs ont la permission
d’effectuer quelques mesures non officielles afin
conteneurs séparés doivent être utilisés pour chaque
de maîtriser à nouveau la méthode après une
laboratoire, s’il existe un danger de détérioration de
matériaux une fois que le conteneur a été ouvert (par longue période (de telles mesures ne doivent ja-
mais être effectuées sur les échantillons collectifs
exemple par oxydation, par perte de composants vo-
latiles ou avec un matériau ((hygroscopique))). Dans le officiels);
cas de matériaux non stables, il faut donner des ins-
tructions spécifiques sur le stockage et le traitement. 9) de discuter du rapport d’analyse statistique com-
plétant l’analyse des résultats d’essai;
Des précautions sont nécessaires pour s’assurer que
les individus restent identiques le temps que les me-
h) d’établir les valeurs finales pour l’écart-type de
sures soient effectuées. Si le matériau soumis à la
répétabilité et l’écart-type de reproductibilité;
mesure est constitué d’un mélange de poudres de
densités relatives différentes ou de grosseurs de i) de décider s’il est nécessaire de mener de nou-
grains différentes, des précautions sont nécessaires, velles actions pour améliorer la méthode de me-
car une ségrégation peut résulter de secousses, par sure ou par rapport aux laboratoires dont les
exemple, pendant le transport. Lorsqu’une réaction résultats ont été rejetés comme étant aberrants.
avec l’atmosphère est possible, les spécimens peu-
vent être enfermés dans des ampoules, soit sous vide
ou remplies avec un gaz inerte. Pour des matériaux 6.2 Fonction statistique
périssables, tels que des échantillons de nourriture ou
de sang, il peut être nécessaire de les expédier en Un des membres de la commission, au moins, doit
état de congélation aux laboratoires participants, avec être expérimenté en planification et analyse statisti-
des instructions détaillées sur la procédure de dé- que des expériences. Ses tâches sont:
congélation.
a) de contribuer de par sa connaissance spécifique
à la planification de l’expérience;
6 Personnel impliqué dans une
expérience de fidélité b) d’analyser les données;
NOTE 3 II n’est pas escompté que les méthodes opé-
c) de rédiger un rapport à soumettre à la commis-
ratoires sont identiques dans les différents laboratoires. Le
sion selon les instructions contenues en 7.7.
contenu de cet article n’a donc pour seul objectif que d’être
un guide qui sera modifié pour être approprié à une situation
particulière.
6.3 Fonction exécutive
6.1 Commission
6.3.1 II est recommandé de confier l’organisation
concrète de l’expérience à un seul laboratoire. II
6.1.1 La commission est constituée d’experts fa-
convient qu’un membre du personnel de ce labora-
miliarisés avec la méthode de mesure et ses applica-
toire en prenne l’entière responsabilité; il est appelé
tions.
le responsable exécutif et est nommé par la commis-
sion.
6.1.2 Les tâches de la commission sont:

a) de planifier et coordonner l’expérience; 6.3.2 Les tâches du responsable exécutif sont:

b) de décider du nombre de laboratoires, du nombre a) de s’assurer de la coopération du nombre de la-


de niveaux et de mesures à faire, et du nombre boratoires nécessaires et de s’assurer que les
de chiffres significatifs nécessaires; superviseurs sont désignés;
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

b) d’organiser et de superviser la préparation des dl de s’assurer que les opérateurs effectuent le


matériaux et des échantillons et la distribution des nombre de mesures nécessaires;
échantillons; il convient de mettre de côté comme
stock de réserve une quantité adéquate de maté- e) de s’assurer du respect des délais pour I’exécu-
na u; tion de mesures;

c) d’élaborer des instructions couvrant tous les f 1 de rassembler les résultats d’essai enregistrés
points de 5.1.2 a) à h), et de les envoyer suffi- avec le nombre de décimales voulu, y compris
samment en avance aux superviseurs pour qu’ils toutes anomalies et difficultés rencontrées, et les
puissent les commenter ou poser des questions commentaires faits par les opérateurs.
à leur sujet et de s’assurer que les opérateurs
sélectionnés sont ceux qui devront normalement
effectuer les mesures lors des opérations de rou- 6.4.3 II convient que les superviseurs de chaque la-
tine; boratoire écrivent un rapport complet, contenant les
informations suivantes:
d) de mettre au point des formulaires adaptés à
l’opérateur pour qu’il puisse les utiliser comme a) les résultats d’essai, écrits lisiblement par leurs
enregistrement de travail et au superviseur pour auteurs sur les formulaires fournis, sans être
qu’il puisse y reporter les résultats d’essai avec le transcrits ou tapés (une sortie ordinateur ou im-
nombre de chiffres significatifs nécessaires (de primante de machine d’essai peut être une alter-
tels formulaires peuvent inclure le nom de l’opé- native acceptable);
rateur, les dates auxquelles les échantillons ont
été reçus et mesurés, l’équipement utilisé et b) les observations ou données originales (s’il y en
toute autre information pertinente); a) à partir desquelles les résultats d’essai sont
calculés, écrites lisiblement par l’opérateur sur les
e) de traiter toutes les questions provenant des la- formulaires fournis, sans être transcrites ou ta-
boratoires concernant la mise en œuvre des me- pées;
sures;
d les commentaires des opérateurs sur la norme de
de vérifier que le programme est maintenu dans la méthode de mesure;
les délais;
dl des informations sur les irrégularités ou les per-
g) de rassembler les formulaires de données et de turbations qui ont pu survenir pendant les mesu-
les présenter à l’expert statistique. res, y compris tout changement d’opérateur qui a
pu survenir, avec une indication des mesures où
elles sont apparues et pour quel opérateur, et les
64. Superviseurs raisons de tout résultat manquant;

6.4.1 II convient qu’un membre du personnel dans e) la (les) date(s) à laquelle les échantillons ont été
chaque laboratoire participant soit responsable de la reçus;
mise en œuvre concrète des mesures, en respectant
les instructions reçues du responsable exécutif, et de f 1 la (les) date(s) à laquelle chaque échantillon a été
la présentation des résultats d’essai. mesuré;

des informations sur l’équipement utilisé, si cela


6.4.2 Les tâches des superviseurs sont:
est pertinent;
a) de s’assurer que les opérateurs sélectionnés sont
ceux qui devront normalement effectuer les me- h) toute autre information pertinente.
sures lors des opérations de routine;

b) de distribuer les échantillons à l’opérateur (aux 6.5 Opérateurs


opérateurs) en respectant les instructions du res-
ponsable exécutif (et de fournir du matériau pour
se familiariser avec l’expérience, si nécessaire); 6.5.1 Dans chaque laboratoire, les mesures doivent
être effectuées par un seul opérateur sélectionné
c) de superviser l’exécution des mesures (le super- comme étant représentatif de ceux qui effectuent
viseur ne doit pas prendre part à l’exécution des vraisemblablement les mesures dans des opérations
mesures); normales.
0 ISO ISO 5725-2:1994(F)

6.5.2 Puisque l’objet de l’expérience est de déter- relation entre la fidélité et le niveau m lorsque
miner la fidélité qui peut être obtenue par la popula- l’analyse indique qu’une telle relation peut exister.
tion générale des opérateurs travaillant avec la
méthode de mesure normalisée, il est recommandé 7.1.2 L’analyse calcule premièrement, séparément
en général qu’on ne donne pas aux opérateurs des pour chaque niveau, les estimations de
développements sur la norme de la méthode de me-
sure. Cependant, il convient de signaler aux opé- - la variante de répétabilité $,
rateurs que le but de cet exercice est de connaître
dans quelle mesure les résultats peuvent varier dans - la variante interlaboratoires s:,
la pratique, de façon qu’ils soient moins tentés d’éli-
miner ou de retravailler les résultats qu’ils pensent - la variante de reproductibilité & = $ + ~12,
incohérents.
- la moyenne m.
6.5.3 Bien qu’il soit recommandé de ne pas donner
aux opérateurs des développements supplémentaires 7.1.3 L’analyse comprend u ne applica tion systéma-
à la méthode de mesure normalisée, il convient de les tique des tests statistiques pour les vale urs aber-
encourager à commenter la norme et, en particulier, rantes dont une grande variété est disponible dans la
à dire si les instructions qui y sont contenues sont littérature et qui peuvent être utilisés dans le cadre
suffisamment non ambiguës et claires. de la présente partie de NS0 5725. Pour des raisons
pratiques, seul un nombre limité de ces tests, comme
6.5.4 Les tâches des opérateurs sont: expliqué en 7.3, a été incorporé.

a) d’effectuer les mesures selon la méthode de me- 7.2 Tabulation des résultats et notations
sure normalisée; utilisées
b) de rapporter toutes anomalies ou difficultés ren-
7.2.1 Cellules
contrées: il vaut mieux rapporter une erreur que
d’ajuster des résultats car un ou deux résultats Chaque combinaison d’un laboratoire avec un niveau
manquants ne gâcheront pas l’expérience et de est appelée cellule de l’expérience de fidélité. Dans le
nombreux peuvent indiquer une déficience dans cas idéal les résultats d’une expérience avec p labo-
la norme; ratoires et 4 niveaux consistent en une table avec pq
cellules, chacune contenant yt résultats d’essai répli-
d de commenter l’adéquation des instructions de la
qués qui peuvent tous être utilisés pour le calcul de
norme; il est recommandé que les opérateurs
l’écart-type de répétabilité et de l’écart-type de repro-
rapportent en toute occasion où ils sont incapa-
ductibilité. Cette situation idéale n’est pas, cependant,
bles de suivre leurs instructions, car cela peut in-
toujours obtenue dans la pratique. Des écarts sont
diquer une déficience dans la norme.
dus aux valeurs redondantes, aux valeurs manquantes
et aux valeurs aberrantes.
7 Analyse statistique d’une expérience
de fidélité 7.2.2 Données redondantes

71. Considérations préliminaires II arrive parfois qu’un laboratoire effectue et rapporte


plus que le nombre y1 de résultats d’essai offi-
7.1.1 II convient de considérer l’analyse des don- ciellement prescrit. Dans ce cas, le superviseur doit
nées comme un problème statistique qui doit être rapporter pourquoi cela a été fait, et quels sont les
résolu par un expert statisticien, impliquant trois éta- résultats d’essai corrects. Si la réponse est qu’ils sont
pes successives: tous également valides, alors il convient de faire une
sélection au hasard parmi les résultats disponibles
a) un examen critique des données afin d’identifier pour choisir le nombre prévu de résultats d’essai pour
et traiter les valeurs aberrantes ou autres irrégu- l’analyse.
larités et de tester l’adéquation du modèle;
7.2.3 Données manquantes
b) le calcul des valeurs préliminaires de fidélité et
des moyennes séparément pour chaque niveau; Dans d’autres cas, certains résultats peuvent man-
quer, par exemple, cela peut être dû à la perte d’un
c) l’établissement des valeurs finales de fidélité et échantillon ou à une erreur dans l’exécution de la
des moyennes, y compris l’établissement de la mesure. L’analyse recommandée en 7.1 est telle que
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

les cellules complètement vides peuvent être sim- mens de formulaires recommandés pour l’analyse
plement ignorées, tandis que les cellules par- statistique sont donnés à la figure2 Pour la commo-
tiellement vides peuvent être prises en compte par la dité, ils seront référencés simplement comme for-
procédure de calcul de la norme. mulaires A, B et C (de la figure 2).

7.2.4 Valeurs aberrantes 7.2.8 Résultats d’essai d’origine

Ce sont, parmi les résultats d’essai originaux ou dans Voir formulaire A de la figure2, où
les tableaux qui en découlent, les valeurs qui s’écar-
tent tellement des valeurs comparables enregistrées nij est le nombre de résultats d’essai dans une
dans le même tableau qu’elles sont considérées cellule pour le laboratoire i au niveau j;
comme incompatibles avec ces dernières. L’expé-
rience prouve que les valeurs aberrantes ne peuvent est un de ces résultats d’essai
pas toujours être évitées, et elles doivent être prises yuk (k = 1, 2, . . .. n,>;
en considération de la même façon que les données
pi est le nombre de laboratoires rapportant au
manquantes.
moins un résultat d’essai pour le niveau j
(après élimination de tout résultat d’essai
7.2.5 Laboratoires aberrants considéré comme valeur aberrante ou erro-
née).
Lorsque plusieurs résultats anormaux et inexpliqués
surviennent à différents niveaux au sein du même la-
boratoire, alors ce laboratoire peut être considéré 7.2.9 Moyennes de cellules (formulaire B de la
aberrant, ayant une variante intralaboratoire trop forte trgure 2)
et/ou une erreur systématique trop grande dans le
niveau de ses résultats d’essai. II peut alors être rai- Celles-ci sont calculées à partir du formulaire A,
sonnable d’écarter certaines ou toutes les données comme suit:
d’un tel laboratoire aberrant. nij
1
=- y2
La présente partie de I’ISO 5725 ne donne pas de test V,
ii c
Yijk . . . (2)
statistique qui permette de juger les laboratoires sus-
pects. La décision principale doit être de la responsa- II convient d’enregistrer les moyennes de cellules
bilité de l’expert statisticien, mais tous les laboratoires avec un chiffre significatif de plus que les résultats
rejetés doivent être signalés à la commission pour d’essai de la table A.
une action future.

7.2.6 Valeurs erronées 7.2.10 Mesures de la dispersion de cellules


(formulaire C de la figure2)
II convient évidemment de rechercher et corriger ou
d’écarter les valeurs erronées. Celles-ci sont calculées à partir du formulaire A (voir
7.2.8) et du formulaire B (voir 7.2.91, comme suit.

7.2.7 Résultats d’essai équilibrés aux mêmes Pour le cas général, utiliser l’écart-type intracellule
niveaux

J
nij
Le cas idéal est p laboratoires i (i = 1, 2, . . .. p), s..= ~ 1 . . .
1.l n, - 1 C( Yijk - %j>’
chacun soumettant à l’essai 4 k=l
niveaux j
0’ = 1, 2, . ... 4) avec ~2 répliques à chaque niveau
(chaque combinaison ij) donnant un total de pqn ré- ou de façon équivalente
sultats d’essai. Cette situation n’est pas toujours ob- t
tenue à cause de résultats d’essai manquants (voir
7.2.3) ou aberrants (voir 7.2.4) ou des laboratoires 1
n, 2 1
aberrants (voir 7.2.5) ou des valeurs erronées (voir n,j - 1 c
k=l
bijk) - y1
ij
7.2.6). Dans ces conditions les notations de 7.2.8 à
7.2.10 et les procédures de 7.4 tiennent compte des
nombres différents de résultats d’essai. Des spéci- . . . (4)

8
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

II faut faire attention, lors de l’utilisation de ces for- Par simplicité, donc, les différences absolues peuvent être
mules de prendre un nombre de décimales suffisant utilisées à la place des écarts-types si toutes les cellules
dans les calculs, c’est-à-dire, chaque valeur intermé- contiennent deux résultats d’essai.
diaire doit être calculée avec au moins deux fois au-
tant de décimales que les données d’origine. II convient d’exprimer l’écart-type avec un chiffre si-
gnificatif de plus que les résultats du formulaire A.
NOTE 4 Si une cellule ij contient deux résultats d’essai,
l’écart-type intracellule est Pour n, inférieur à 2, il convient de mettre un tiret
q.j = I Y,, - Y$? I I . . . (5) dans le formulaire C.

I Formulaire A - Formulaire recommandé pour le recueil des données d’origine 1


Niveau
Laboratoire
1 2 .. .. j .. .. v-1 4
1
2

Formulaire B - Formulaire recommandé pour le recueil des moyennes


I
Niveau
Laboratoire
1 I 2 I .. l .. I j I .. I .. I q- II q

I Formulaire C- Formulaire recommandé pour le recueil des mesures


intracellule
Niveau
de dispersion
I

Laboratoire
1 2 .. .. j .. .. q-1 4
1
2
..
i sij
..
P

Figure 2 - Formulaires recommandés pour le calcul des résultats pour analyse

9
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

7.2.11 Données corrigées ou rejetées 7.3.1.2 Calculer la statistique de cohérence


intralaboratoire, k, en calculant d’abord l’écart-type
Comme certaines données peuvent être corrigées ou intracellule commun
rejetées sur la base des tests mentionnés en 7.1.3,
7.3.3 et 7.3.4 les valeurs Yjjk, nu et Pj utilisées pour les
déterminations finales de fidélité et moyenne peuvent
être différentes des valeurs se référant aux résultats
c%j
1

J pi
2

d’essai originaux comme enregistrées dans les for-


mulaires A, B et C de la figure2. En reportant les va- pour chaque niveau, puis calculer
leurs finales pour la fidélité et la justesse, il faut
toujours préciser quelles sont les données, s’il y en %jIl- Pj
kg= /-. . . . (7)
a, qui ont été corrigées ou écartées.

7.3 Examen des résultats pour la cohérence


JC 2
AS**
lJ

pour chaque laboratoire à chaque niveau.


et les valeurs aberrantes
Tracer les valeurs de kg pour chaque cellule dans I’or-
Voir référence [3]. dre des laboratoires, regroupées pour chaque niveau
(et regroupées séparément pour plusieurs niveaux
Les écarts-types de répétabilité et de reproductibilité examinés par chaque laboratoire) (voir figure B.8).
sont estimées à partir des données recueillies sur un
nombre de niveaux spécifiques. La présence de labo- 7.3.1.3 L’examen des graphiques des valeurs h et k
ratoires ou valeurs individuelles qui apparaissent in- peut montrer que des laboratoires spécifiques four-
cohérentes avec tous les autres laboratoires ou nissent des ensembles de résultats qui sont de façon
valeurs peut modifier les estimations, et des décisions
marquée différents des autres dans l’étude. Cela est
concernant ces valeurs doivent être prises. II existe
indiqué, pour de nombreux niveaux, par une variation
deux approches: intracellule, forte ou faible et/ou des moyennes de
cellule extrêmes. Si cela arrive, il convient de contac-
technique graphique de cohérence;
ter le laboratoire en cause pour essayer d’établir la
cause de la divergence de comportement. Sur la base
b) tests numériques des valeurs aberrantes.
des conclusions, l’expert statisticien pourra:

7.3.1 Technique graphique de cohérence a) écarter les données du laboratoire temporai-


rement;
Deux mesures appelées statistiques de Mandel h et
k sont utilisées. On peut noter que cette approche b) demander au laboratoire de refaire les mesures (si
aide aussi bien à décrire la variabilité de la méthode c’est possible);
de mesure, qu’à aider à évaluer le laboratoire.
d supprimer de l’étude les données du laboratoire.

7.3.1.1 Calculer la statistique de cohérence interla- 7.3.1.4 Différentes formes peuvent apparaître dans
boratoires, h, pour chaque laboratoire, en divisant les graphiques de h. Tous les laboratoires peuvent
l’écart de la cellule (moyenne de cellule moins la avoir à la fois des valeurs positives et négatives de h
moyenne générale pour ce niveau) par l’écart-type des à différents niveaux de l’expérience. Des laboratoires
moyennes de cellule (pour ce niveau): individuels peuvent tendre à ne donner que des va-
yij - g leurs positives ou des valeurs négatives de h, et le
h,= ,~ . . . (6) nombre de laboratoires donnant des valeurs négatives
est approximativement égal à celui donnant des va-
b.11)T(YijwT$)2 leurs positives. Aucune de ces situations n’est
J J i=l inhabituelle ou ne nécessite d’investigation, bien que
la seconde puisse suggérer qu’il existe une source
où V, est défini en 7.2.9 et $ est défini en 7.4.4. commune de biais de laboratoire. D’un autre côté, si
toutes les valeurs de h pour un laboratoire sont d’un
Tracer les valeurs de h, pour chaque cellule dans I’or- signe et que les valeurs de h pour les autres labora-
dre des laboratoires, regroupées pour chaque niveau toires sont toutes du signe contraire, il faut alors en
(et regroupées séparément pour plusieurs niveaux rechercher la raison. De la même façon, si les valeurs
examinés par chaque laboratoire) (voir figure B.7). de h pour un laboratoire sont extrêmes et paraissent

10
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

dépendre du niveau expérimental de façon systéma- - si la statistique du test est supérieure à sa va-
tique, il faut alors en rechercher la raison. Des lignes leur critique à 1 %, l’individu est appelé une
correspondant aux indicateurs donnés en 8.3 (ta- valeur statistique aberrante et est signalé par
bleaux 6 et 7) sont dessinées sur les graphiques de un double astérisque.
h. Ces lignes indicatrices servent de guides lors de
l’examen des formes des données. b) II est ensuite recherché si les valeurs isolées
et/ou statistiques aberrantes peuvent être expli-
7.3.1.5 Si un laboratoire apparaît sur le tracé de k quées par des erreurs techniques, par exemple:
comme ayant de fortes valeurs, il faut alors en re-
chercher la raison: cela indique qu’il a une plus faible - un dérapage dans l’exécution de la mesure,
répétabilité que les autres laboratoires. Un laboratoire
- une erreur de calcul,
pourrait susciter des valeurs conséquemment petites
de k en raison d’un arrondi excessif de ses données
- une simple erreur d’écriture lors de la trans-
ou d’une échelle de mesure non adaptée. Des lignes
cription d’un résultat, ou
correspondant aux indicateurs donnés en 8.3 (ta-
bleaux 6 et 7) sont dessinées sur les tracés de k. Ces
- l’analyse du mauvais échantillon.
lignes indicatrices servent de guide lors de l’examen
des formes des données.
Lorsque l’erreur est une erreur de calcul ou
d’écriture, il convient de remplacer le résultat
7.3.1.6 Lorsqu’un tracé de h ou k regroupé par labo-
suspect par la valeur correcte; lorsque l’erreur est
ratoire suggère qu’un laboratoire possède plusieurs
l’analyse d’un mauvais échantillon, il convient de
valeurs de h et k proches de la ligne de valeur critique,
replacer le résultat dans sa cellule appropriée.
il faut examiner le graphique correspondant regroupé
Après avoir effectué ces corrections, il convient
par niveau. Souvent une valeur qui paraît forte dans
de répéter l’examen des valeurs isolées ou aber-
un graphique regroupé par laboratoire semblera être
rantes. Si l’explication de l’erreur technique est
raisonnablement cohérente par rapport aux autres la-
telle que cela devient impossible de remplacer le
boratoires pour le même niveau. Si elle se révèle for-
résultat d’essai suspect, il convient de l’écarter en
tement différente des valeurs des autres laboratoires,
tant que valeur aberrante ((authentique)) et n’ap-
il faut alors en rechercher la raison.
partenant pas en propre à l’expérience.

7.3.1.7 En complément de ces graphiques des va- c) Lorsqu’il reste des valeurs isolées et/ou statisti-
leurs de h et k, des histogrammes des moyennes de ques aberrantes qui n’ont pas été expliquées ou
cellule et étendues de cellule peuvent révéler la pré- rejetées comme appartenant à un laboratoire
sence de, par exemple, deux populations distinctes. aberrant, les valeurs isolées sont conservées
Un tel cas nécessite un traitement spécifique, car le comme individus corrects et les valeurs statisti-
principe général, sous-jacent à la méthode décrite ici, ques aberrantes sont écartées à moins que le
suppose une population unique unimodale. statisticien ait de bonnes raisons pour les conser-
ver.
7.3.2 Techn ique numérique pour valeurs
aberra ntes d Lorsque les données pour une cellule ont été re-
jetées pour le formulaire B de la figure2 selon la
7.3.2.1 La méthode suivante est recommandée pour procédure ci-dessus, alors les données corres-
traiter les valeurs aberrantes. pondantes doivent être rejetées pour le formulaire
C de la figure 2 et vice versa.
a) Les tests recommandés en 7.3.3 et 7.3.4 sont
appliqués pour identifier les valeurs isolées ou
aberrantes:
7.3.2.2 Les tests donnés de 7.3.3 et 7.3.4 sont de
- si la statistique du test est inférieure ou égale deux types. Le test de Cochran est un test des varia-
à sa valeur critique à 5 %, l’individu testé est bilités intralaboratoire et il convient de l’appliquer en
accepté comme correct; premier, en prenant les actions nécessaires, avec des
tests répétés si nécessaire. L’autre test (test de
- si la statistique du test est supérieure à sa va- Grubbs) est principalement un test de variabilité
leur critique à 5 % et inférieure ou égale à sa inter-laboratoires et peut également être utilisé (si
valeur critique à 1 %, l’individu testé est ap- yt > 2) lorsque le test de Cochran a mis en évidence
pelé une valeur isolée et est signalé par un que la forte variation intralaboratoire pourrait être at-
simple astérisque; tribuable à un seul des résultats d’essai de la cellule.

11
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

7.3.3 Test de Cochran 7.3.3.4 Le critère de Cochran ne teste que la plus


forte valeur d’un ensemble d’écarts-types et est donc
un test unilatéral de valeur aberrante. Bien sûr, I’hé-
7.3.3.1 La présente partie de I’ISO 5725 suppose térogénéité de la variante peut également se mani-
qu’entre les laboratoires, seules de petites diffé- fester dans certains écarts-types qui sont
rences existent dans les variantes intralaboratoire. comparativement trop faibles. Cependant, de petites
L’expérience montre cependant que ce n’est pas valeurs de l’écart-type peuvent être fortement influ-
toujours le cas, de sorte qu’un test est introduit ici encées par l’arrondi des données originales et ne sont
pour juger de la validité de cette hypothèse. Plusieurs pas pour cette raison très fiables. De plus, il ne sem-
tests pourraient être utilisés dans ce but, mais c’est ble pas raisonnable de rejeter les données d’un labo-
le test de Cochran qui a été choisi. ratoire parce qu’il a obtenu une meilleure fidélité dans
ses résultats d’essai que les autres laboratoires. Le
critère de Cochran est donc considéré adéquat.
7.3.3.2 Soit un ensemble de p écarts-types si, tous
calculés à partir du même nombre (n) de résultats de
réplique, la statistique du test de Cochran, C, est 7.3.3.5 Un examen critique du formulaire C de la fi-
gure2 peut parfois révéler que les écarts-types pour
CE $a, . . . (8) un laboratoire particulier sont pour tous les niveaux
2 (ou la plupart) inférieurs à ceux des autres Iaboratoi-
c si res. Cela peut indiquer que ce laboratoire travaille
avec un écart-type de répétabilité inférieur aux autres
Où Smax est l’écart-type le plus élevé de l’ensemble. laboratoires, ce qui, à son tour, peut être causé soit
par une technique ou un équipement meilleur ou par
a) Si la statistique du test est inférieure ou égale à une application modifiée ou incorrecte de la méthode
sa valeur critique à 5 %, l’individu testé est ac- de mesure normalisée. Si cela arrive, il est recom-
cepté comme étant correct. mandé d’en faire rapport à la commission et il
convient que celle-ci décide si ce point mérite de faire
b) Si la statistique du test est supérieure à sa valeur l’objet d’une recherche plus poussée. (Un exemple
critique à 5 % et inférieure ou égale à sa valeur en est donné avec le laboratoire 2 dans l’expérience
critique à 1 %, l’individu testé est appelé valeur détaillée en B.l .)
isolée et est signalé par un simple astérisque.

c) Si la statistique du test est supérieure à sa valeur


critique à 1 %, l’individu est appelé valeur statisti- 7.3.3.6 Si l’écart-type le plus fort est classé comme
que aberrante et est signalé par un double asté- valeur aberrante, il convient alors de supprimer la va-
risque. leur et de répéter le test de Cochran sur les valeurs
restantes. Ce processus peut être répété, mais il peut
Les valeurs critiques pour le test de Cochran sont conduire à des rejets excessifs, comme c’est parfois
données en 8.1 (tableau 4). le cas, lorsque l’hypothèse sous-jacente de normalité
n’est pas suffisamment bien respectée, L’application
Le te st de Coc hran doit être a ppliqué au formulaire C répétée du test de Cochran est proposée ici, uni-
de la figure 2 à chaque nivea U séparément. quement en tant qu’outil d’aide en vue de combler
l’absence d’un test statistique permettant de tester
plusieurs valeurs aberrantes simultanément. Le test
7.3.3.3 Le critère de Cochran ne s’applique stric- de Cochran n’est pas fait dans ce but, et il est re-
tement que lorsque tous les écarts-types sont calcu- commandé de prendre de grandes précautions lors-
lés à partir du même nombre (n> de résultats obtenus que l’on tire des conclusions. Lorsque deux ou trois
sous des conditions de répétabilité. Dans des cas laboratoires donnent des résultats ayant des écarts-
concrets ce nombre peut varier en raison de données types élevés, particulièrement si cela arrive à I’inté-
manquantes ou écartées. La présente partie de rieur d’un seul niveau, il convient d’examiner
I’ISO 5725 suppose cependant, que dans une expé- soigneusement les conclusions du test de Cochran.
rience correctement organisée, de telles variations D’un autre côté, si plusieurs valeurs isolées et/ou
dans le nombre de résultats d’essai par cellule seront statistiques aberrantes sont trouvées à différents ni-
limitées et pourront être ignorées, et le critère de veaux d’un laboratoire, cela peut fortement indiquer
Cochran s’appliquera donc en utilisant pour yt le nom- que la variante intralaboratoire du laboratoire est ex-
bre de résultats d’essai obtenus dans la majorité des ceptionnellement forte, et il est recommandé que
cellules. toutes les données de ce laboratoire soient rejetées.

12
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

7.3.4 Test de Grubbs et


P-2
2 2
Sp - 1 ,p = C( 3 - xp - 1 ,p> . . . (14)
7.3.4.1 Une observation aberrante

Soit un ensemble de données xi pour i = 1, 2, . . .. p, et


rangées en ordre croissant, alors pour déterminer si
la plus grande observation est une valeur aberrante
en utilisant le test de Grubbs, calculer la statistique
(15)
de Grubbs, Gp:
Gp = (xp -X)/s . . . (9) Alternativement, pour tester les deux plus petites ob-
servations, calculer la statistique du test de Grubbs,
G ..

P G= sf2/s;
I . . . (16)
j+--- 1 xi . . . w>
P c où
i=l
P
et 2 2
. . . (17)
SI,2 = cc xi - q I 2)

S = *x(Xi-X)2 . l ’
(11) et
J i=l

Pour tester la signification de la plus petite obser- (W


vation, calculer la statistique du test i=3

G, = (X - x,)/s Les valeurs critiques pour le test de Grubbs sont


données en 8.2 (tableau 5).
a) Si la statistique du test est inférieure ou égale à
sa valeur critique à 5 %, l’individu testé est ac- 7.3.4.3 Application du test de Grubbs
cepté comme étant correct.
Lors de l’analyse d’une expérience de fidélité, le test
b) Si la statistique du test est supérieure à sa valeur de Grubbs peut être appliqué à ce qui suit.
critique à 5 %, et inférieure ou égale à sa valeur
critique à 1 %, l’individu testé est appelé valeur a) Les moyennes par cellule (formulaire B de la fi-
isolée et est signalé par un simple astérisque. gure2) pour un niveau donné j, auquel cas

c) Si la statistique du test est supérieure à sa valeur 4 = Yij


critique à 1 %, l’individu testé est appelé valeur
statistique aberrante et est signalé par un double
astérisque. P =Pj

où j est fixé.

Pour les données relatives à un niveau, appliquer


7.3.4.2 Deux observations aberrantes le test simple de Grubbs aux moyennes par cel-
lule comme décrit en 7.3.4.1. Si le test montre
Pour tester si les deux plus grandes observations que la moyenne d’une cellule est une valeur
peuvent être des valeurs aberrantes, calculer la sta- aberrante, l’exclure et répéter le test simple de
tistique du test de Grubbs, G: Grubbs à l’autre moyenne de cellule extrême (par
exemple, si la plus forte est une valeur aberrante,
G=s;-,~/s; I . . . (12)
tenir compte alors de la plus faible en excluant la
plus forte), mais ne pas appliquer le test double

de Grubbs décrit en 7.3.4.2. Si le test simple de
Grubbs ne montre pas qu’une moyenne de cellule
II‘
. . . (13) est une valeur aberrante, appliquer alors le test
i=l double de Grubbs décrit en 7.3.4.2.

13
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

b) Un résultat unique à l’intérieur d’une cellule, dans 7.4.5 Calcul des variantes
laquelle le test de Cochran a permis de suspecter
l’écart-type de cellule. Trois variantes sont calculées pour chaque niveau. II
y a la variante de répétabilité, la variante inter-
laboratoires et la variante de reproductibilité.
7.4 Calcul de la moyenne générale et des
variantes
7.4.5.1 La variante de répétabilité est
7.4.1 Méthode d’analyse
F(nij - 1)k.Y;
La méthode d’analyse adoptée dans la présente partie
de I’ISO 5725 implique d’effectuer l’estimation de m . . . (20)
et de la fidélité pour chaque niveau séparément. Les
résultats du calcul sont donnés dans une table pour i=l
chaque valeur de j.

7.4.2 Données de base 7.4.5.2 La variante interlaboratoires est


2 2
Les données de base nécessaires pour les calculs 2 sdj - srj
sont présentées dans les trois tables de la figure2: SLj = v . . . (21)
ni
- la table A contient les résultats d’essai d’origine;
- la table B contient les moyennes des cellules;
- la table C contient les mesures de la dispersion 2
sdj
intracellule.

7.4.3 Cellules non vides =-


P-1 Li= 1 i=l J
... (22)
Comme conséquence de la règle établie en 7.3.2.1
d), le nombre de cellules non vides, à utiliser dans les et
calculs, sera, pour un niveau spécifique, toujours le
P
même dans les tables B et C. II peut y avoir une ex-

c
2
ception, à cause d’une donnée manquante, si une P c nij
=
cellule de la table A contient un seul résultat d’essai, =- 1 ?Zij- . . . (23)
nj P-l
ce qui entraînera une cellule vide dans la table C mais i=l
pas dans la table B. Dans ce cas, il est possible

a) d’écarter le résultat d’essai solitaire, ce qui


conduira à vider les cellules dans les deux tables Ces calculs sont illustrés par les exemples donnés en
B et C, ou B.l et B.3 de l’annexe B.
b) si cela est considéré comme une perte d’infor-
mation, d’insérer un tiret dans la table C.
7.4.5.3 Pour le cas particulier où n, = n = 2, les for-
Le nombre de cellules non vides peut être différent mules plus simples peuvent être utilisées, donnant
pour différents niveaux et donc l’indice j de pi aussi. P
2
S .=-
1 2
Yijl - Yij2)
2P C(
rJ
7.4.4 Calcul de la moyenne générale, A i=l

Pour le niveau j, la moyenne générale est et

A =
?Tlj = Yj =
c
i=l
p
ylii V,

. . . (19)
2
sLj
-&f-)~j~;)2
i=l
-$

c nij Ces calculs sont illustrés par 1’exemple donné en


B2. .

14
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

7.4.5.4 Lorsque, due aux effets aléatoires, une va- b


RI l pour la reproductibilité,
=* mais cela n’a pas été
leur négative pour Sfj est obtenue à partir de ces fait dans cet article, à nouveau pour simplifier les no-
calculs, il convient de supposer que cette valeur est tations. S, a également été simplifié en s pour per-
zéro. mettre un indice pour le niveau j.

7.4.5.5 La variante de reproductibilité est 7.5.3 En général, d > 0 de sorte que les relations I
2 2 2
et III conduisent à s = 0 pour m = 0, ce qui semble
sRj = Srj + SLj . . . (24)
inacceptable d’un point de vue expérimental. Cepen-
dant, lorsque le rapport sur les données de fidélité est
7.4.6 Dépendance des variantes par rapport à m fait, il convient de clarifier que celles-ci ne s’appliquent
qu’à l’intérieur des niveaux couverts par l’expérience
En conséquence, il convient de rechercher si la fidélité de fidélité interlaboratoires.
dépend de m et s’il en est ainsi, il convient de déter-
miner la relation fonctionnelle. 7.5.4 Pour a = 0 et d = 1, les trois relations sont
identiques, de sorte que lorsque a est proche de 0
et/ou d proche de l’unité, deux de ces trois relations
7.5 Établissement d’une relation
donneront pratiquement des ajustements équivalents,
fonctionnelle entre les valeurs de fidélité et le
dans un tel cas, on préfèrera la relation I car elle per-
niveau moyen m met la déclaration suivante:

7.5.1 On ne peut pas toujours garantir qu’il existe ((Deux résultats d’essai sont considérés comme
une relation fonctionnelle régulière entre la fidélité et suspects lorsqu’ils diffèrent de plus de
m. En particulier lorsque l’hétérogénéité du matériau (100 b) %.»
forme une partie inséparable de la variabilité des ré-
sultats d’essai, il n’existera une relation fonctionnelle En terminologie statistique, c’est déclarer que le co-
que si cette hétérogénéité est une fonction régulière efficient de variation (100 s/m) est une constante pour
du niveau m. Avec des matériaux solides de compo- tous les niveaux.
sitions différentes et provenant de différents proces-
sus de production, une relation fonctionnelle régulière 7.5.5 Si dans un graphique de sj par rapport à Gj OU
n’est en aucun cas certaine. II convient de décider de de Ig sj par rapport à Ig &j, on trouve que l’ensemble
ce point avant que la procédure suivante ne soit ap- des points sont raisonnablement proches d’une ligne
pliquée. Alternativement, des valeurs séparées de fi- droite, une ligne dessinée à la main peut fournir une
délité doivent être établies pour chaque matériau solution satisfaisante, mais si pour certaines raisons,
étudié. on préfère une méthode numérique d’ajustement, la
procédure de 7.5.6 est recommandée pour les rela-
7.5.2 Le raisonnement et les procédures de calcul tions I et II, et celle de 7.5.8 pour la relation III.
présentées de 7.5.3 à 7.5.9, s’appliquent à la fois aux
écarts-types de répétabilité et de reproductibilité, 7.5.6 D’un point de vue statistique, l’ajustement à
mais par concision, ne sont présentés ici que pour la une ligne droite est compliqué par le fait qu’à la fois
répétabilité. Seuls trois types de relation seront pris kij et sj sont estimés et donc sujets à erreur. Mais
en considération: comme la pente b est généralement petite (de l’ordre
de 0,l ou moins), les erreurs dans & ont alors une
I.. sr = bm (une ligne droite passant par l’origine) faible influence et les erreurs prédominent dans I’es-
timation de S.
II : s,= a + bm (une ligne droite avec une ordonnée
positive à l’origine) 7.5.6.1 Une bonne estimation des paramètres de la
droite de régression nécessite une régression pondé-
III: Igs,= c + d Ig m (ou sr = Cmd); [d < 1 (une re- rée, car statistiquement, l’erreur type de s est pro-
lation exponentielle)] portionnelle à la valeur estimée de sj (4).
On peut espérer que dans la majorité des cas, au Les facteurs de pondération doivent être proportion-
moins une de ces formules donne un ajustement nelles à 1/($)2, où 4 est l’écart-type de répétabilité
correct. Dans le cas contraire, il est recommandé estimé pour le niveau j. Cependant, 4 dépend des
que l’expert statisticien effectuant l’analyse trouve paramètres qui ont déjà été calculés.
une solution alternative. Pour éviter des confusions,
les constantes a, b, C, C et d intervenant dans ces Une procédure mathématiquement correcte pour
équations peuvent être distinguées par des indices, trouver les estimations correspondant aux moindres
par exemple a,, b,, . . . pour la répétabilité et a,, carrés pondérés des résidus peut être complexe; la

15
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

procédure suivante, qui donne satisfaction dans la Ceci conduit à


pratique, est recommandée.
s,i = a1 + blAj

7.5.6.2 Avec des facteurs de pondération Wj égaux Les calculs sont alors répétés avec WJj = 1/(tlj)2 pour
aux I/($Nj)2, où N = 0, 1, 2 . .. pour des itérations obtenir
successives, les formules de calcul sont alors:
$j = a2 + b2Aj
Tl = F,Wj
j La même procédure pourrait, une fois encore, être
répétée avec les facteurs de pondération
W2j = I/(szj)
A 2 calculés à partir de ces équations, mais
T2 = Wjmj
c ceci ne conduira qu’à des modifications sans impor-
j tance. Le passage de Woj à Wlj est efficace pour I’éli-

T3 =
c j
Wjmj
A2
mination de grosses erreurs dans les pondérations et
il convient de considérer les équations pour :2j comme
un résultat final.

7.5.7 L’erreur type de Ig s est indépendente de s et


T5 = Wj AjiSj une régression non pondérée de Ig s sur Ig & est ap-
c
j propriée.

Alors pour la relation I (s = bm), la valeur de b est


donnée par T5/T3.

Pour la relation II (s = a + bm):


7.5.8 Pour la relation Ill, les formules de calcul sont:

. . . (25) A
T, T3 - T; T, = b mj
c
j
et

1
Tl T5 - T2 7i
T2 = x(Ig hj)2
. . . (26) j
T, T3 - T;

7.5.6.3 Pour la relation 1, la simplification algébrique T3 = kl sj


c
des facteurs de pondération Wj = 1/($)2 avec 4 = b&j j
conduit à l’expression simplifiée

T4 =xj (lg$j) (Igsj)


b= j q . . . (27)

et aucune itération n’est nécessaire. et donc

7-2 T3 - Tl T4
7.5.6.4 Pour la relation II, les valeurs initiales $j sont c- . . . (28)
@Y2- T:
les valeurs originales de s obtenues par la procédure
donnée en 7.4. Celles-ci sont utilisées pour calculer
et
wOj = l/($Jj)' b= 1, 2, l e., 4)

qT4 - Tl 7-3
d= . . . (29)
et pour calculer a1 et b, comme en 7.5.6.2. qT2 - T:

16
0 ISO ISO 57252: 1994(F)

7.5.9 Des exemples d’ajustement aux relations 1, II 7.5.9.1 Un exemple d’ajustement selon la relation I
et III de 7.5.2 au même ensemble de données sont est donné au tableau 1.
maintenant développées de 7.5.9.1 à 7.5.9.3. Les
données sont prises à partir de l’étude de cas en B.3 7.5.9.2 Un exemple d’ajustement selon la relation II
et ont été utilisées ici uniquement pour illustrer la est donné au tableau 2 (&j, sj, comme en 7.5.9.1).
procédure numérique. Les données seront discutées
ensuite en B.3. 7.5.9.3 Un exemple d’ajustement selon la relation III
est donné au tableau3.

Tableau 1 - Relation 1: s = bm
mj
A
3,94 8,28 14,18 15,59 20,41
si 0,092 0,179 0,127 0,337 0,393

Sj/kij 0,023 4 0,021 6 0,008 9 0,021 6 0,019 3

0,094 8
- = 0,019
5

s = bm 0,075 0,157 0,269 0,296 0,388

Tableau 2 - Relation II: s = a + bm


wOj 118 31 62 88 615

s1 = 0,058 + 0,009 0 m
A
slj 0,093 0,132 0,185 OI197 0,240
wlj 116 57 29 26 17

s2 = 0,030 + 0,015 6 m
$2j 0,092 0,159 0,251 0,273 0,348
w2j 118 40 16 13 8

s3 = 0,032 + 0,015 4 m
h
s3j 1) 0,093 0,160 0,251 0,273 0,348

NOTE - Les valeurs des facteurs de pondération ne sont pas critiques. Deux chiffres signi-
ficatifs sont suffisants.

1) La différence avec s2 est négligeable.

Tableau 3 - Relation Ill: Ig s = c + d Ig m


\
lg b&j + 0,595 + 0,918 + 1,152 + 1,193 + 1,310
ICI%j - 1,036 - 0,747 - 0,896 - 0,472 - 0,406

Igs=- 1,506 5 + 0,772 lg m


ou s = 0,031 mo*77
S 0,089 0,158 0,239 0,257 0,316
.

17
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

7.6 Analyse statistique décrite en termes 7.6.5 Examiner les formulaires B et C (voir figure2)
d’opérations successives niveau par niveau pour les valeurs isolées et/ou sta-
tistiques aberrantes possibles [voir 7.3.2.1 a)]. Appli-
NOTE 5 La figure3 indique sous forme d’organigramme quer les tests statistiques donnés en 7.3 pour tous les
la procédure donnée en 7.6. individus suspects, en signalant les valeurs isolées par
un simple astérisque et les valeurs statistiques aber-
rantes par un double astérisque. S’il n’y a ni valeur
7.6.1 Rassembler tous les résultats d’essai disponi- isolée, ni valeur statistique aberrante, ignorer 7.6.6 à
bles dans un même formulaire A de la figure 2 (voir 7.6.10 et passer directement à 7.6.11.
7.2). II est recommandé que ce formulaire soit pré-
senté avec p lignes et des indices i = 1, 2, . ... p (re- 7.6.6 Rechercher s’il existe ou s’il peut y avoir une
présentant les p laboratoires ayant fourni des explication technique à la présence des valeurs iso-
données), et q colonnes et des indices lées et/ou statistiques aberrantes, et vérifier si possi-
j = 1, 2, .... q (représentant les q niveaux dans un ble ces explications. Corriger ou éliminer, suivant le
ordre croissant). cas, les valeurs isolées et/ou statistiques aberrantes
pour lesquelles une explication satisfaisante a été
Dans une expérience aux mêmes niveaux, il n’est pas
trouvée, et effectuer les corrections correspondantes
nécessaire de distinguer les résultats cl’essai à I’inté-
aux formulaires. S’il ne reste plus de valeur isolée ou
rieur d’une cellule du formulaire A, et i s peuvent être statistique aberrante non expliquées, ignorer 7.6.7 à
inscrits dans un ordre quelconque. 7.6.10 et passer directement à 7.6.11.

NOTE 6 Un grand nombre de valeurs isolées et/ou sta-


7.6.2 Examiner le formulaire A pour toutes irrégu- tistiques aberrantes peut indiquer une forte hétérogénéité
des variantes ou de fortes différences entre les Iaboratoi-
larités évidentes, rechercher et, si nécessaire écarter
res, ce qui peut jeter un doute sur l’aptitude de la méthode
toutes données évidemment erronées (par exemple
de mesure. II convient d’en faire rapport à la commission.
des données en dehors de l’étendue de l’instrument
de mesure ou des données impossibles d’obtenir
pour des raisons techniques), et faire un rapport à la 7.6.7 Si la distribution des valeurs isolées et/ou sta-
commission. II est parfois immédiatement évident tistiques aberrantes non expliquées dans les formu-
que les résultats d’un laboratoire particulier ou d’une laires B ou C ne suggère aucun laboratoire aberrant
cellule particulière se trouvent à un niveau non cohé- (voir 7.2.5), ignorer 7.6.8 et passer directement à
rent avec les autres données. II faut immédiatement 7.6.9.
écarter des données aussi évidemment discordantes,
mais le fait doit en être rapporté à la commission pour
examen futur (voir 7.7.1 . 7.6.8 S’il existe une raison suffisamment forte de
suspecter aberrants certains laboratoires justifiant le
rejet de certaines ou de toutes les données de ces
laboratoires, éliminer alors les données en question
7.6.3 À partir du formj J laire A, corrigé selon 7.6.2 si et en faire rapport à la commission.
nécessaire, calculer le formulaire B contenant les
moyennes de cellule et le formulaire C contenant les La décision de rejeter certaines ou toutes les données
mesures de dispersion intracellule. d’un laboratoire particulier est de la responsabilité de
l’expert statisticien effectuant l’analyse, mais cela doit
Lorsqu’une cellule du formulaire A ne contient qu’un faire l’objet d’un rapport à la commission, pour exa-
seul résultat d’essai, il faut choisir une des options de men complémentaire (voir 7.7.1).
7.4.3.

7.6.9 S’il subsiste des valeurs isolées et/ou statisti-


ques aberrantes qui ne sont ni expliquées ni attri-
7.6.4 Préparer les tracés des valeurs h et k de
buées à un laboratoire aberrant, éliminer les valeurs
Mandel comme décrit en 7.3.1 et les examiner pour
statistiques aberrantes, mais conserver les valeurs
la cohérence des données. Ces graphiques peuvent
isolées.
indiquer la pertinence des données pour la suite des
analyses, la présence de valeurs aberrantes possibles
et de laboratoires aberrants possibles. Cependant, 7.6.10 Si dans les étapes précédentes, une donnée
aucune décision définitive n’est prise à ce stade, mais du formulaire B a été rejetée, alors la donnée corres-
est repoussée jusqu’à ce que les points 7.6.5 à 7.6.9 pondante du formulaire C doit également être rejetée
soient traités. et vice versa.

18
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

7.6.11 À partir des données retenues comme cor- 7.6.17 Si une relation satisfaisante a été établie aux
rectes dans les formulaires B et C, calculer selon les étapes 7.6.15 ou 7.6.16, les valeurs finales de s,. (ou
procédures données en 7.4, pour chaque niveau sé- sR) sont alors des valeurs lissées obtenues à partir de
parément, le niveau moyen k$ et les écarts-types de cette relation pour des valeurs données de m. Ignorer
répétabilité et de reproductibilité. 7.6.18 et passer à 7.6.19.

7.6.18 Si aucune relation satisfaisante n’a été établie


7.6.12 Si un seul niveau a été utilisé pour I’expé- aux étapes 7.6.15 ou 7.6.16, il convient que l’expert
rience, ou s’il a été décidé qu’il convient de donner statisticien décide si une autre relation entre s et m
séparément pour chaque niveau (voir 7.5.1) les peut être établie, ou alternativement que les données
écarts-types de répétabilité et de reproductibilité et sont si irrégulières qu’il est considéré comme impos-
non pas comme fonctions du niveau, ignorer 7.6.13 à sible de trouver une relation fonctionnelle.
7.6.18 et passer directement à 7.6.19.

NOTE 7 Les étapes suivantes de 7.6.13 à 7.6.17 s’appli-


7.6.19 Préparer un rapport exposant les données de
quent à sr et sRséparément, mais pour des raisons de briè-
veté elles ne sont écrites qu’en termes de sr. base et les résultats et conclusions de l’analyse sta-
tistique, et présenter celui-ci à la commission. Les
représentations graphiques de 7.3.1 peuvent être uti-
les pour présenter la variabilité et la cohérence des
résultats.
7.6.13 Tracer s+en fonction de &. et juger à partir de
ce graphique si s dépend ou non de m. Si on considère
que s dépend de m, ignorer 7.6.14 et passer à
7.6.15. Si on juge que s est indépendant de m, passer
7.7 Rapport à présenter à la commission et
à 7.6.14. S’il subsiste un doute, le mieux est de traiter
décisions à prendre par celle-ci
les deux cas et de laisser la commission décider. II
n’existe pas de test approprié efficace pour ce pro-
blème, mais il convient que les experts techniques
familiers avec la méthode de mesure aient suffisam- 7.7.1 Rapport de l’expert statisticien
ment d’expérience pour prendre une décision.
Après avoir terminé l’analyse statistique, il convient
que l’expert statisticien rédige un rapport à présenter
à la commission. II convient que ce rapport donne les
7.6.14 Utiliser +ZSj= S, comme valeur finale de renseignements suivants:
l’écart-type de répétabilité. Ignorer 7.6.15 à 7.6.18 et
a) un compte rendu complet des observations re-
passer directement à 7.6.19.
çues des opérateurs et/ou des superviseurs
concernant la norme de la méthode de mesure;

b) un compte rendu complet sur les laboratoires qui


7.6.15 Juger à partir du graphique de 7.6.13 si la re- ont été rejetés comme aberrants lors des étapes
lation entre s et m peut être représentée par une 7.6.2 et 7.6.8, ainsi que les raisons de leur rejet;
droite, et si c’est le cas, estimer si la relation I
(S = bm) ou la relation II (S = a + bm) est appropriée c) un compte rendu complet sur les valeurs isolées
(voir 7.52). D’te erminer le paramètre b ou les deux et/ou statistiques aberrantes, s’il en est trouvé, si
paramètres a et b, selon la procédure de 7.5.6. Si la elles ont pu être expliquées, corrigées ou élimi-
relation linéaire est considérée satisfaisante, ignorer nées;
7.6.16 et passer directement à 7.6.17. Sinon, passer
à 7.6.16. d) un formulaire des résultats finals iij, s,. et sR, et un
compte rendu des conclusions auxquelles on est
parvenu aux étapes 7.6.13, 7.6.15 ou 7.6.16, il-
lustré par l’une des représentations graphiques
7.6.16 Tracer Ig sj en fonction de Ig Aj et juger à recommandées à l’occasion de ces étapes;
partir de ce graphique si la relation entre Ig s et Ig m
peut être raisonnablement représentée par une droite. e) les formulaires A, B et C (voir figure2) utilisés
Si cela est considéré satisfaisant, ajuster la relation III pour l’analyse statistique, donnés, par exemple,
(Ig s = c + d Ig m) en utilisant la procédure de 7.5.8. sous forme d’annexe.

19
ISO 5725-2: 1994(F)

Remplir le formulaire A.

Oui
3 Ecarterlesdonneesnoncohérentes.
desirregularites évidentes?

Non 1
,
Calculer les formulaires B etc.
Preparerlestraces h et k deMande1.

dans les formulaires


Testsdonnesen
B ouC 3
Ecarter ou corriger
individus expliques.
les

1
1
Noni

La distribution des
Ecarter certaines ou toutes
indique-t-elleunlaboratoire donnees de ce laboratoire.
Non

Non1

des valeurs isoMes/ Ecarterlesaberrantes.


aberrantes inexpliquées 3 Conserver les isolees.

\ ,
des formulaires B OUC . Ecarter les donnees correspondantes
Oui des formulairesB O~C.

-
Non t

Figure 3 - Organigramme des étapes principales de l’analyse statistique (suite page 21)
ISO 5725-2: 1994(F)

Calculer pourchaqueniveauséparément
enutilisant les procédures donnees en 7.4:
-la moyenne m;
-l'ecart-type de répetabilite sr;
- L'&art-type de reproductibilite sR.

a-t-il été utilisé, ou a-t-il Oui Calculer Les vaieurs de sretsR


sont-ils apparemment pour appliquer h toutes les
eté decidé de cakulers, etsR
indépendants de m? valeurs de m.

INon

La relation entre Obtenir la relation linéaire en


sr ou sR et m peut-etle @tre appliquant La procedure de
Oui consideree Lineaire ? calcul donnee en 7.5.

INon

Obtenir la relation Linéaire en


kg sr ou Lg sR et Lg m peut-etle appliquant La procédure de -
Wre considérée Linéaire 3 calcul donnée en 7.5.
.

)Non

relation entre sr ou sR et m Etablir cette relation. 1-1

INon
Faire rapport des resultats
h La commission (7.7).

Figure 3 - Organigramme des étapes principales de l’analyse statistique

21
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

7.7.2 Décisions de la commission du statisticien et donnant les décisions prises, soit


préparé par le responsable exécutif pour approbation
II convient que la commission discute alors du rapport par la commission. Des représentations graphiques
et prenne une décision concernant les questions sui- de la cohérence ou de la variabilité sont souvent uti-
vantes. les. II est recommandé que ce rapport soit diffusé aux
autorités responsables du travail et autres parties in-
a) Les résultats non cohérents, isolés ou aberrants, téressées.
s’il y en a eu, sont-ils dus à une mauvaise des-
cription de la méthode de mesure normalisée?
8 Tables statistiques
b Quelles mesures conviendrait-il de prendre à
l’égard des laboratoires aberrants rejetés?
8.1 Les valeurs critiques pour le test de Cochran
c: Les résultats des laboratoires aberrants et/ou les (voir 7.3.3) sont données au tableau 4.
remarques provenant des opérateurs et des su-
perviseurs indiquent-ils la nécessité d’améliorer la
8.2 Les valeurs critiques pour le test de Grubbs (voir
méthode de mesure normalisée? S’il en est ainsi,
7.3.4) sont données au tableau 5.
quelles sont les améliorations nécessaires?
Pour le test de Grubbs pour une observation aber-
d) Les résultats de l’expérience de fidélité justifient- rante, les valeurs aberrantes ou isolées provoquent
ils l’établissement de valeurs d’écarts-types pour des valeurs qui sont plus grandes que respectivement
la répétabilité et la reproductibilité? S’il en est les valeurs critiques tabulées à 1 % et à 5 %.
ainsi, quelles sont ces valeurs, sous quelle forme
doivent-elles être publiées et dans quel domaine Pour le test de Grubbs pour deux observations aber-
les données relatives à la fidélité s’apl FAiquent-t- rantes, les valeurs aberrantes et isolées provoquent
elles? des valeurs qui sont plus petites que respectivement
les valeurs critiques tabulées à 1 % et à 5 %.
7.7.3 Rapport complet

II convient qu’un rapport donnant les raisons du travail 8.3 Les indicateurs pour les statistiques h et k de
et comment il a été organisé, comprenant e rapport Mandel (voir 7.3.1) sont donnés aux tableaux 6 et 7.

22
ISO 5725-2: 1994(F)

Tableau 4 - Valeurs critiques pour le test de Cochran

P
r
1%
n=2
5%
r 1%
n=3
5%
r 1%
n=4
5%
r 1%
n=5
5%
r 1%
n=6
5%
1
2 0,995 0,975 0,979 0,939 0,959 0,906 0,937 0,872
3 0,993 0,967 0,942 0,871 0,883 0,798 0,834 0,746 0,793 0,707
4 0,968 0,906 0,864 0,768 0,781 0,684 0,721 0,629 0,676 0,590
5 0,928 0,841 0,788 0,684 0,696 0,598 0,633 0,544 0,588 0,506
6 0,883 0,781 0,722 0,616 0,626 0,532 0,564 0,480 0,520 0,445
7 0,838 0,727 0,664 0,561 0,568 0,480 0,508 0,431 0,466 0,397
8 0,794 0,680 0,615 0,516 0,521 0,438 0,463 0,391 0,423 0,360
9 0,754 0,638 0,573 0,478 0,481 0,403 0,425 0,358 0,387 0,329
10 0,718 0,602 0,536 0,445 0,447 0,373 0,393 0,331 0,357 0,303
11 0,684 0,570 0,504 0,417 0,418 0,348 0,366 0,308 0,332 0,281
12 0,653 0,541 0,475 0,392 0,392 0,326 0,343 0,288 0,310 0,262
13 0,624 0,515 0,450 0,371 0,369 0,307 0,322 0,271 0,291 0,243
14 0,599 0,492 0,427 0,352 0,349 0,291 0,304 0,255 0,274 0,232
15 0,575 0,471 0,407 0,335 0,332 0,276 0,288 0,242 0,259 0,220
16 0,553 0,452 0,388 0,319 0,316 0,262 0,274 0,230 0,246 0,208
17 0,532 0,434 0,372 0,305 0,301 0,250 0,261 0,219 0,234 0,198
18 0,514 0,418 0,356 0,293 0,288 0,240 0,249 0,209 0,223 0,189
19 0,496 0,403 0,343 0,281 0,276 0,230 0,238 0,200 0,214 0,181
20 0,480 0,389 0,330 0,270 0,265 0,220 0,229 0,192 0,205 0,174
21 0,465 0,377 0,318 0,261 0,255 0,212 0,220 0,185 0,197 0,167
22 0,450 0,365 0,307 0,252 0,246 0,204 0,212 0,178 0,189 0,160
23 0,437 0,354 0,297 0,243 0,238 0,197 0,204 0,172 0,182 0,155
24 0,425 0,343 0,287 0,235 0,230 0,191 0,197 0,166 0,176 0,149
25 0,413 0,334 0,278 0,228 0,222 0,185 0,190 0,160 0,170 0,144
26 0,402 0,325 0,270 0,221 0,215 0,179 0,184 0,155 0,164 0,140
27 0,391 0,316 0,262 0,215 0,209 0,173 0,179 0,150 0,159 0,135
28 0,382 0,308 0,255 0,209 0,202 0,168 0,173 0,146 0,154 0,131
29 0,372 0,300 0,248 0,203 0,196 0,164 0,168 0,142 0,150 0,127
30 0,363 0,293 0,241 0,198 0,191 0,159 0,164 0,138 0,145 0,124
31 0,355 0,286 0,235 0,193 0,186 0,155 0,159 0,134 0,141 0,120
32 0,347 0,280 0,229 0,188 0,181 0,151 0,155 0,131 0,138 0,117
33 0,339 0,273 0,224 0,184 0,177 0,147 0,151 0,127 0,134 0,114
34 0,332 0,267 0,218 0,179 0,172 0,144 0,147 0,124 0,131 0,111
35 0,325 0,262 0,213 0,175 0,168 0,140 0,144 0,121 0,127 0,108
36 0,318 0,256 0,208 0,172 0,165 0,137 0,140 0,118 0,124 0,106
37 0,312 0,251 0,204 0,168 0,161 0,134 0,137 0,116 0,121 0,103
38 0,306 0,246 0,200 0,164 0,157 0,131 0,134 0,113 0,119 0,101
39 0,300 0,242 0,196 0,161 0,154 0,129 0,131 0,111 0,116 0,099
40 0,294 0,237 0,192 0,158 0,151 0,126 0,128 0,108 0,114 0,097
P = nombre de laboratoires à un niveau donné
n = nombre de résultats d’essai par cellule (voir 7.3.3.3)

23
ISO 5725-2: 1994(F)

Tableau 5 - Valeurs critiques pour le test de Grubbs


Une plus grande ou une plus petite Deux plus grandes ou deux plus petites
P
Supérieur 1 % Supérieur 5 % Inférieur 1 % Inférieur 5 %

3 1,155 1,155
4 1,496 1,481 0,000 0 0,000 2
5 1,764 1,715 0,001 8 0,009 0
6 1,973 1,887 0,011 6 0,034 9
7 2,139 2,020 0,030 8 0,070 8
8 2,274 2,126 0,056 3 0,110 1
9 2,387 2,215 0,085 1 0,149 2
10 2,482 2,290 0,115 0 0,186 4
11 2,564 2,355 0,144 8 0,221 3
12 2,636 2,412 0,173 8 0,253 7
13 2,699 2,462 0,201 6 0,283 6
14 2,755 2,507 0,228 0 0,311 2
15 2,806 2,549 0,253 0 0,336 7
16 2,852 2,585 0,276 7 0,360 3
17 2,894 2,620 0,299 0 0,382 2
18 2,932 2,651 0,320 0 0,402 5
19 2,968 2,681 0,339 8 0,421 4
20 3,001 2,709 0,358 5 0,439 1
21 3,031 2,733 0,376 1 0,455 6
22 3,060 2,758 0,392 7 0,471 1
23 3,087 2,781 0,408 5 0,485 7
24 3,1l.2 2,802 0,423 4 0,499 4
25 3,135 2,822 0,437 6 0,512 3
26 3,157 2,841 0,451 0 0,524 5
27 3,178 2,859 0,463 8 0,536 0
28 3,199 2,876 0,475 9 0,547 0
29 3,218 2,893 0,487 5 0,557 4
30 3,236 2,908 0,498 5 0,567 2
31 3,253 2,924 0,509 1 0,576 6
32 3,270 2,938 0,519 2 0,585 6
33 3,286 2,952 0,528 8 0,594 1
34 3,301 2,965 0,538 1 0,602 3
35 3,316 2,979 0,546 9 0,610 1
36 3,330 2,991 0,555 4 0,617 5
37 3,343 3,003 0,563 6 0,624 7
38 3,356 3,014 0,571 4 0,631 6
39 3,369 3,025 0,578 9 0,638 2
40 3,381 3,036 0,586 2 0,644 5
Reproduit, avec la permission de I’American Statistical Association, de la référence [4] en
annexe C.

P = nombre de laboratoires à un niveau donné

24
ISO 57252:1994(F)

Tableau 6 - Indicateurs pour les statistiques h et k de Mandel au niveau de signification de 1 %

P h F 2 3 4 5
k
n
6 7 8 9 10
1
3 1,15 1,71 1,64 1,58 1,53 1,49 1,46 1,43 1,41 1,39
4 1,49 1,91 1,77 1,67 1,60 1,55 1,51 1,48 1,45 1,43
5 1,72 2,05 1,85 1,73 1,65 1,59 1,55 1,51 1,48 1,46
6 1‘87 2,14 1,90 1,77 1,68 1,62 1,57 1,53 1,50 1,47
7 1,98 2,20 1,94 1‘79 1,70 1,63 1,58 1,54 1,51 1,48
8 2,06 2,25 1,97 1,81 1,71 1,65 1,59 1,55 1,52 1,49
9 2,13 2,29 1,99 1,82 1,73 1,66 1,60 1,56 1,53 1,50
10 2,18 2,32 2,00 1,84 1,74 1,66 1,61 1,57 1,53 1,50
11 2,22 2,34 2,Ol 1,85 1,74 1,67 1,62 1,57 1,54 1,51
12 2,25 2,36 2,02 1,85 1,75 1,68 1,62 1,58 1,54 1,51
13 2,27 2,38 2,03 1,86 1,76 1,68 1,63 1,58 1,55 1,52
14 2,30 2,39 2,04 1,87 1,76 1,69 1,63 1,58 1,55 1,52
15 2,32 2,41 2,05 1,87 1,76 1,69 1,63 1,59 1,55 1,52
16 2,33 2,42 2,05 1,88 1,77 1,69 1,63 1,59 1,55 1,52
17 2,35 2,44 2,06 1,88 1,77 1,69 1,64 1,59 1,55 1,52
18 2,36 2,44 2,06 1,88 1,77 1,70 1,64 1,59 1,56 1,52
19 2,37 2,44 2,07 1,89 1,78 1,70 1,64 1,59 1,56 1,53
20 2,39 2,45 2,07 1,89 1,78 1,70 1,64 1,60 1,56 1,53
21 2,39 2,46 2,07 1,89 1,78 1,70 1,64 1,60 1,56 1,53
22 2,40 2,46 2,08 1,90 1,78 1,70 1,65 1,60 1,56 1,53
23 2,41 2,47 2,08 1,90 1,78 1,71 1,65 1,60 1,56 1,53
24 2,42 2,47 2,08 1,90 1,79 1,71 1,65 1,60 1,56 1,53
25 2,42 2,47 2,08 1,90 1,79 1,71 1,65 1,60 1,56 1,53
26 2,43 2,48 2,09 1,90 1,79 1,71 1,65 1,60 1,56 1,53
27 2,44 2,48 2,09 1,90 1,79 1,71 1,65 1,60 1,56 1,53
28 2,44 2,49 2,09 1,91 1,79 1,71 1,65 1,60 1,57 1,53
29 2,45 2,49 2,09 1,91 1,79 1,71 1,65 1,60 1,57 1,53
30 2,45 2,49 2,lO 1,91 1,79 1,71 1,65 1,61 1,57 1,53
. I
P = nombre de laboratoires à un niveau aonné
n = nombre de répliques à l’intérieur de chaque laboratoire à ce niveau
NOTE - Valeurs critiques fournies par le Dr J. Mandel et publiées avec son autorisation.
1

25
ISO 5725-2: 1994(F)

Tableau 7 - Indicateurs pour les statistiques h et k de Mandel à un niveau de signification de 5 %


k

P h n
2 3 4 5 6 7 8 9 10
3 1,15 1,65 1,53 1,45 1,40 1,37 1,34 1,32 1,30 1,29
4 1,42 1,76 1,59 1,50 1,44 1,40 1,37 1,35 1,33 1,31
5 1,57 1,81 1,62 1,53 1,46 1,42 1,39 1,36 1,34 1,32
6 1,66 1,85 1,64 1,54 1,48 1,43 1,40 1,37 1,35 1,33
7 1,71 1,87 1,66 1,55 1,49 1,44 1,41 1,38 1,36 1,34
8 1,75 1,88 1,67 1,56 1,50 1,45 1,41 1,38 1,36 1,34
9 1,78 1,90 1,68 1,57 1,50 1,45 1,42 1,39 1,36 1,35
10 1,80 1,90 1,68 1,57 1,50 1,46 1,42 1,39 1,37 1,35
11 1,82 1,91 1,69 1,58 1,51 1,46 1,42 1,39 1,37 1,35
12 1,83 1,92 1,69 1,58 1,51 1,46 1,42 1,40 1,37 1,35
13 1,84 1,92 1,69 1,58 1,51 1,46 1,43 1,40 1,37 1,35
14 1,85 1,92 1,70 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,37 1,35
15 1,86 1,93 1,70 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,38 1,36
16 1,86 1,93 1,70 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,38 1,36
17 1,87 1,93 1,70 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,38 1,36
18 1,88 1,93 1,71 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,38 1,36
19 1,88 1,93 1,71 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,38 1,36
20 1,89 1,94 1,71 1,59 1,52 1,47 1,43 1,40 1,38 1,36
21 1,89 1,94 1,71 1,60 1,52 1,47 1,44 1,41 1,38 1,36
22 1,89 1,94 1,71 1,60 1,52 1,47 1,44 1,41 1,38 1,36
23 1,90 1,94 1,71 1,60 1,53 1,47 1,44 1,41 1,38 1,36
24 1,90 1,94 1,71 1,60 1;53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,38
25 1,90 1,94 1,71 1,60 1,53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,36
26 1,90 1,94 1,71 1,60 1,53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,36
27 1,91 1,94 1,71 1,60 1,53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,36
28 1,91 1,94 1,71 1,60 1,53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,36
29 1,91 1,94 1,72 1,60 1,53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,36
30 1,91 1,94 1,72 1,60 1,53 1,48 1,44 1,41 1,38 1,36

P= nombre de laboratoires à un niveau donné

n= nombre de répliques à l’intérieur de chaque laboratoire à ce niveau


~~
NOTE - Valeurs critiques fournies par le Dr J. Mandel et publiées avec son autorisation.
1

26
ISO 5725-2: 1994(F)

Annexe A
(normative)

Symboles et abréviations utilisés dans I’ISO 5725

a Ordonnée à l’origine dans la relation Fractile d’ordre p de la loi F avec v1 et v2


degrés de liberté
S =a+bm
G Statistique de test de Grubbs
A Facteur utilisé pour calculer I’incer-
titude d’une estimation h Statistique de test de Mandel de cohérence
interlaboratoires
Pente dans la relation
S =a+bm k Statistique de test de Mandel de cohérence
intralaboratoire
Composante dans un résultat d’es-
sai représentant l’écart d’un labora- LCI Limite de contrôle inférieure (limite d’action
toire par rapport à la moyenne ou limite de surveillance)
générale (composante laboratoire LCS Limite de contrôle supérieure (limite d’ac-
du biais) tion ou limite de surveillance)

BO Composante de B représentant tous m Moyenne générale de la propriété de I’es-


les facteurs qui ne changent pas sai; niveau
dans des conditions intermédiaires
de fidélité M Nombre de facteurs étudiés dans des
conditions intermédiaires de fidélité
B (1), B(,), etc. Composantes de B représentant les
facteurs qui varient dans des condi- MR Matériau de référence
tions intermédiaires de fidélité
n Nombre de résultats d’essai obtenus dans
C Ordonnée à l’origine dans la relation un laboratoire à un niveau (c’est-à-dire par
cellule)
b s =c+dlgm
N Nombre d’itérations
c, C’, C” Statistiques de tests
P Nombre de laboratoires participant 5 I’ex-
c critr “critl C”crit Valeurs critiques pour les tests sta- périence interlaboratoires
tistiques
P Probabilité
CD P Différence critique pour la probabi-
4 Nombre de niveaux de la propriété de I’es-
lité P
sai dans l’expérience interlaboratoires
CR P Étendue critique pour la probabilité r Limite de répétabilité
P
R Limite de reproductibilité
Pente dans la relation
S Estimation d’un écart-type
b s =c+dlgm
s Écart-type prédit
Composante dans un résultat d’es-
sai représentant l’erreur aléatoire t Nombre d’objets ou de groupes d’essai
dans chaque résultat d’essai
T Total ou somme d’une expression
f Facteur d’étendue critique Étendue d’un ensemble de résultats d’essai
W

27
ISO 5725-2: 1994(F)

W Facteur de pondération utilisé pour le calcul Symboles utilisés en indice


d’une régression pondérée
Étalonnage-différent
x Donnée utilisée pour le test de Grubbs
Équipement-différent
Y Résultat d’essai
Identificateur pour un laboratoire parti-
Y Moyenne arithmétique des résultats d’essai
culier
v= Moyenne générale des résultats d’essai
Identificateur pour des mesures inter-
a Niveau de signification médiaires de fidélité; entre parenthèses
identification du type de la situation in-
B Probabilité d’erreur de type II termédiaire
Y Rapport de l’écart-type de reproductibilité à
j Identificateur pour un niveau particulier
l’écart-type de répétabilité (~~/a,)
(ISO 5725-2).
A Biais de laboratoire Identificateur pour un groupe d’essais
ou pour un facteur (ISO 5725-3)
 Estimation de A
k Identificateur pour un résultat d’essai
6 Biais de la méthode de mesure particulier dans un laboratoire i au niveau
A
d Estimation de d

Â. Différence décelable entre les biais de deux L Interlaboratoires


laboratoires ou entre les biais de deux métho-
des de mesure m Identificateur pour un biais décelable

Valeur vraie ou valeur de référence acceptée M Échantillon entre essais


d’une propriété d’essai
0 Opérateur-différent
Nombre de degrés de liberté
P Probabilité
Rapport décelable entre les écarts-types de
répétabilité de la méthode B et de la
r Répéta bilité
méthode A

a Valeur vraie d’un écart-type R Reproductibilité

z Composante dans un résultat d’essai repré- T Temps-différent


sentant la variation due au temps écoulé de-
puis le dernier étalonnage W Intralaboratoire

4 Rapport décelable entre les racines carrées des 1, 2, 3... Pour les résultats d’essai: numérotation
moyennes quadratiques interlaboratoires de la dans l’ordre de leur obtention
méthode B et la méthode A
2 m (21, (3L.. p our les résultats d’essai: numérotation
Fractile d’ordre p de la loi x2 avec v degrés de
x PV0 dans l’ordre d’amplitude croissante
liberté
ISO 5725-2: 1994(F)

Annexe B
(informative)

Exemples d’analyse statistique d’expériences de fidélité

B.l Exemple 1: Détermination de la


Tableau B.l - Données d’origine: Teneur en
teneur en soufre du charbon (plusieurs
soufre du charbon
niveaux sans données manquantes ou
Niveau j
aberrantes) Laboratoire i
1 2 3 4
B.l.l Contexte 0,71 1‘20 1,68 3,26
0,71 1,18 1,70 3,26
1
a) Méthode de mesure 0,70 1,23 1,68 3,20
0,71 1,21 1,69 3,24
Détermination de la teneur en soufre du charbon
0,69 1,22 1,64 3,20
avec les résultats d’essai exprimés en pourcen-
2 0,67 1,21 1,64 3,20
tage en masse. 0,68 1,22 1,65 3,20

b) Source 0,66 1,28 1,61 3,37


3 0,65 1,31 1,61 3,36
Tomkins, S. S. IndustriaI and Engineering 0,69 1,30 1,62 3,38
Chemistry. (Voir référence [6] en annexe C.) 0,67 1,23 1,68 3,16
4 0,65 1,18 1,66 3,22
c) Description 0,66 1,20 1,66 3,23

Huit laboratoires ont participé à l’expérience et ont 0,70 1,31 1,64 3,20
0,69 1,22 1,67 3,19
effectué l’analyse selon une méthode de mesure
5 0,66 1,22 1,60 '3,18
normalisée décrite dans la source citée. Le labo- 0,71 1,24 1,66 3,27
ratoire 1 a donné quatre résultats d’essai et le la- 0,69 - 1,68 3,24
boratoire 5, quatre ou cinq; les autres laboratoires
0,73 1,39 1,70 3,27
ont tous effectué trois mesures.
6 0,74 1,36 1,73 3,31
0,73 1,37 1,73 3,29
d) Présentation graphique
0,71 1,20 1,69 3,27
II conviendrait de tracer les graphiques h et k de 7 0,71 1,26 1,70 3,24
Mandel, mais comme dans cet exemple ils ne 0,69 1,26 1,68 3,23
fournissent que peu d’informations, cela n’a pas 0,70 1,24 1,67 3,25
été fait, afin de laisser de la place pour un exem- 8 0,65 1,22 1,68 3,26
ple différent de présentation graphique de don- 0,68 1,30 1,67 3,26
nées. Les graphiques de Mandel sont illustrés et
commentés de façon complète dans l’exemple NOTE 8 Dans l’expérience du tableau B.1, il n’a pas été
donné en B.3. dit aux laboratoires combien de mesures ils devaient effec-
tuer, seul un nombre minimum était requis. Selon ‘les pro-
B.1.2 Données d’origine cédures recommandées données dans la présente partie
de I’ISO 5725, pour les laboratoires 1 et 5, il convient de
Celles-ci sont présentées, en pourcentage en masse faire une sélection aléatoire des valeurs afin de ramener
[% (m/m)], au tableau B.1, avec la même présentation toutes les cellules à exactement trois résultats. Cependant,
afin d’illustrer les procédures de calcul pour un nombre va-
que le formulaire A de la figure2 (voir 7.2.8) et n’ap-
riable de résultats d’essai, tous les résultats d’essai ont été
pellent aucune remarque spéciale. retenus dans cet exemple. Le lecteur peut, s’il le désire,
effectuer lui-même la sélection aléatoire pour réduire le
Les représentations graphiques de ces données sont
nombre de résultats d’essai à trois dans chaque cekule, s’il
fournies aux figures B.l à B.4.

29
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

souhaite vérifier qu’une telle procédure a relativement peu Pour le niveau 1, la plus grande valeur de s est pour
d’effet sur les valeurs de A. sr et sR. le laboratoire 8:

B.1.3 Calcul des moyennes de cellules ($ cs2= 0,001 82; valeur du test = 0,347

Les moyennes de cellules sont données, en pour- Pour le niveau 2, la plus grande valeur de s est pour
centage en masse [% (m/m)], au tableau 8.2 avec la le laboratoire 5:
même présentation que le formulaire B de la figure2
(voir 7.2.9). cs2= 0,006 36; valeur du test = 0,287

Pour le niveau 3, la plus grande valeur de s est pour


B.1.4 Calcul des écarts-types @ii> le laboratoire 5:

Les écarts-types sont donnés, en pourcentage en CS2 = 0,001 72; valeur du test = 0,598
masse [% (m/m)l au tableau B.3, avec la même pré-
sentation que le formulaire C d,e la figure2 (voir Pour le niveau 4, la plus grande valeur de s est pour
7.2.10). le laboratoire 4:

B.l.5 Examen de la cohérence et des valeurs CS2 = 0,004 63; valeur du test = 0,310
aberrantes Cela veut dire qu’une cellule au niveau 3 peut être
considérée comme valeur isolée et qu’il n’y a pas de
Le test de Cochran avec yt = 3, pour p = 8 laboratoi- valeurs aberrantes. On gardera la valeur isolée dans
res, donne les valeurs critiques 0,516 pour 5 % et les calculs ultérieurs.
0,615 pour 1 %.

Tableau B.2 - Moyennes de cellules: Teneur en soufre du charbon


Niveau j

Laboratoire i 1 2 3 4

yij yij *ij “ij


0,708 1,205 1,688 4 3,240
0,680 1,217 1,643 3 3,200
0,667 1,297 1,613 3 3,370
0,660 1,203 1,667 3 3,203
0,690 1,248 1,650 5 3,216
0,733 1,373 1,720 3 3,290
0,703 1,240 1,690 '3 3,247
0,677 1,253 1,673 3 3,257

Tableau B.3 - Écarts-types: Teneur en soufre du charbon

Laboratoire i T S**
‘I
1

*l-j 4-j
2
Niveau j

*l-j 4j
3

Sij
4

0,005 4 0,021 4 0,010 0,028


0,010 3 0,006 3 0,006 0,000
0,021 3 0,015 3 0,006 0,010
0,010 3 0,025 3 0,012 0,038
0,019 5 0,043 4 0,032 0,038
0,006 3 0,015 3 0,017 0,020
0,012 3 0,035 3 0,010 0,021
0,025 3 0,042 3 0,006 0,006

30
ISO 5725-2: 1994(F)

1{ xx
X

2 x x ::

3 xx x

4 xxx

>:
5( x xxx

4 XX

7< >: E

8 X x x

I I I I
0,6S 0,70 0,7s 0,80 m, %
I
m^l

Figure B.1 - Teneur en soufre du charbon, échantillon 1

1 xxxx

3 XXX

4 xx x

5( #X

1,3 184 1,s m, %

Figure B.2 - Teneur en soufre du charbon, échantillon 2

31
ISO 5725-2: 1994(F)

1 xxx
{

X
xx
2{

3{ XX

4 XX

S{ x xxxx

4 X #

7 xxx

l I II I 1 I

1,S~O
l,ss 1,60 1,6S
i
1,70 1,7s 1,80 1,8S m, %
l
m3

Figure B.3 - Teneur en soufre du charbon, échantillon 3

,.
l{ XX

2 x
{ X

4 X xx

380 32 383 304 35 3,6 m, %

Figure B.4 Teneur en soufre du charbon, échantillon 4

32
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

Le test de Grubbs est appliqué aux moyennes de 2 2 2


SR = s, + s, = 0,000 692 5
cellules, donnant les valeurs montrées au
tableau B.4. II n’y a ni valeurs isolées, ni valeurs aber-
m = -Tl = 0,690 44
rantes. Aux niveaux 2 et 4 les résultats élevés des T3
laboratoires 3 et 6 apparaissent isolés, selon le test
double supérieur: ceux-ci sont gardés pour l’analyse. 5. = 0,015 24

s, = 0,026 32
B.I.6 Calcul de h& srj et SRj
Les calculs pour les niveaux 2, 3 et 4 peuvent être
Les variantes définies en 7.4.4 et 7.4.5 sont calculées faits de façon similaire et donnent les résultats du ta-
comme suit, le niveau 1 étant utilisé comme exemple. bleau B.5.

Nombre de laboratoires, p = 8

= Cni yi = 18,642 B.l.7 Dépendance de la fidélité par rapport


Tl
àm
T2 =Cni (x)* = ‘12,883 7
Un examen des données au tableau B.5 n’indiqw au-
T3 = Cni = 27 cune dépendance et les valeurs moyennes peuvent
être utilisées.
T4 = Cnl? = 95

Ts =Z;(ni - I)s~ = 0,004 411


B.l.8 Conclusions
2 15
5 = - = 0,000 232 2 II convient de donner la fidélité de la méthode de

-
T3 - P
mesure, en pourcentage en masse, sous la forme de

1
2
2 T2 T3 - Tl UP - l>
SL, = écart-type de répétabilité, s,. = 0,022
T,(P-1) - T3* - T4
écart-type de reproductibilité, sR= 0,045
= 0,000 460 3

Tableau B.4 - Application du test de Grubbs aux moyennes de cellules


Simple Simple Double Double
Niveau Type du test
inférieur supérieur inférieur supérieur
1 1,24 1,80 0,539 0,298
2 0,91 2,09 0,699 0,108 Statistique du
3 1,67 1,58 0,378 0,459 test de Grubbs
4 0,94 2,09 0,679 0,132
~~ ~ ~
Valeurs isolées 2,126 2,126 0,110 1 0,110 1 Valeurs critiques
Valeurs aberrantes 2,274 2,274 0,056 3 0,056 3 de Grubbs

Tableau B.5 - Valeurs Calculées de Ikj, Srj et SRj pour la teneur en Soufre du
charbon
A
Niveau j pi mj s-cl sRj

1 8 0,690 0,015 0,026


2 8 1,252 0,029 0,061
3 8 1,667 0,017 0,035
4 8 3,250 0,026 0,058

33
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

Ces valeurs peuvent être appliquées à l’intérieur de Les graphiques de Mandel sont illustrés et com-
l’étendue 0,69 % (m/m) à 3,25 % (m/m). Elles ont été mentés de façon complète dans l’exemple donné
déterminées à partir d’une expérience à niveau uni- en B.3.
forme, impliquant 8 laboratoires couvrant cette éten-
due de valeurs dans lesquelles quatre valeurs isolées B.2.2 Données d’origine
ont été détectées et gardées.
Celles-ci sont représentées au tableau B.6, en degrés
8.2 Exemple 2: Point de ramollissement Celsius, avec la même présentation que le formulaire
A de la figure2 (voir 7.2.8).
du goudron (plusieurs niveaux avec des
données manquantes)
Tableau B.6 - Données d’origine: Point de
B.2.1 Contexte ramollissement du goudron (“C)
Niveau j
a) Méthode de mesure Laboratoire i
1 2 3 4
,
La détermination du point de ramollissement du 1 91 ,o 97,0 96,5 104,o
goudron par l’essai bille-anneau. 89,6 97,2 97,0 104,o

b ) Source

Standard methods for testing tar and its products; 3 88,O 97,8 94,2 103,o
Pitch section; Method Serial No PT3 using neutral 87,5 94,5 95,8 99,5
glycerine (voir référence [5] en annexe C). 4 89,2 96,8 96,0 102,5
88,5 97,5 98,0 103,5
c) Matériau
5 89,0 97,2 98,2 101 ,'O
II a été choisi sur des lots de goudron du com- 90,o - 98,5 100,2
merce, rassemblés et préparés comme spécifié
au chapitre ((Échantillons) de la ((Pitch section))
de la référence [5].

d) Description
8 96,0 98,4 102,6
II s’agissait de déterminer une propriété en me- 97,5 97,4 103,9
surant la température en degrés Celsius. Seize 9 90,l 95,5 98,2 102,8
laboratoires ont participé. II était prévu de mesurer 88,4 96,8 96,7 102,o
quatre spécimens à environ 87,5 “C, 92,5 “C,
97,5 “C et 102,5 “C pour couvrir la gamme nor-
male des produits du commerce, mais on a choisi
un mauvais matériau pour le niveau 2 avec une 87,6 93,2 93,6 98,2
11
température moyenne d’environ 96 “C, ce qui 84,4 93,4 93,9 97,8
était semblable au niveau 3. Le laboratoire 5 a 88,2 95,8 95,8 101,7
12
appliqué la méthode de façon incorrecte, tout 87,4 95,4 95,4 101,2
d’abord sur l’échantillon du niveau 2 (le premier
qu’il a mesuré), et il ne restait plus assez de ma-
tériau pour une autre détermination. Le laboratoire
8 s’est aperçu qu’il n’y avait pas d’échantillon pour
le niveau 1 (il avait deux spécimens pour le niveau
4) . 15

e ) Représentations graphiques 16 88,8 95,0 97,2 99,5


85,0 93,2 97,8 99,8
II conviendrait de tracer les graphiques des statis-
tiques h et k de Mandel mais cela n’a de nouveau NOTE - II n’y a aucune valeur isolée ou statistique
pas été fait afin de permettre de donner d’autres aberrante évidente.
types de représentation graphique des données.

34
0 ISO ISO 5725-2: 1994(F)

B.2.3 Moyennes de cellules B.2.4 Différences absolues à l’intérieur -des


cellules
Celles-ci sont données au tableau B.7, en degrés
Celsius, avec la même présentation que le formulaire Dans cet exemple, il y a deux résultats d’essai par
B de la figure2 (voir 7.2.9). cellule et la différence absolue peut être utilisée pour
représenter la variabilité. Les différences absolues
Une représentation graphique de ces données est dans les cellules, en degrés Celsius, sont données au
faite en figure B.5. tableau B.8 avec la même présentation que le formu-
laire C de la figure 2 (voir 7.2.10).

Une représentation graphique de ces données est


faite en figure B.6.

Tableau B.7 - Moyennes de cellules: point de ramollissement du goudron (OC)


Niveau j
Laboratoire i
1 2 3 4
1 go,30 97‘10 96,75 104,oo
2 89,75 97,85 97,lO 103,lO
3 87,75 96,15 95,00 101,25
4 88,85 97,15 97,00 103,oo
5 89,50 98,35 100,60
6 89,50 97,50 101,35 102,lO
7 88,55 97,05 98,60 102,50
8 96,75 97,90 103,25
9 89,25 96,15 97,45 102,40
10 85,90 95,lO 93,90 100,30
11 86,OO 93,30 93,75 98,00
12 87,80 95,60 95,60 101,45
13 go,70 98,85 97,50 105,05
14 87,65 96,25 96,85 103,50
15 87,55 95,lO 98,50 101,20
16 86,90 94,lO 97,50 99,65
NOTE - La valeur pour i = 5, j = 2 a été supprimée (voir 7.4.3).

Tableau B.8 - Différences absolues dans les cellules: point de ramollissement du


goudron (“C)
Niveau j
Laboratoire i
1 2 3 4

1 lt4 02 0,5 08
2 a1 1,3 02 LO
3 0,5 313 153 3,5
4 017 OJ zo l,O
5 LO 0,3 0,8
6 zo 08 3,7 02
7 0,7 03 03 03
8 1,5 LO 1,3
9 1,7 1,3 1,5 W3
10 02 02 13 LO
11 32 02 0,3 014
12 03 0,4 Ot4 Ot5
13 016 113 l,O l,l
14 Of3 115 0,5 3,4
15 QI 02 1,4 0,6
16 3,8 13 05 0,3

35
ISO 5725-2: 1994(F) 0 ISO

B.2.5 Examen de la cohérence et des valeurs Nombre de répliques, y1= 2


aberrantes
T, = ZjJ = 125,950 0
L’application du test de Cochran conduit aux valeurs
T2= =(y)
-j ' = 1 087,977 5
de la statistique C du test, données au tableau B.9.

Les valeurs critiques (voir 8.1) au niveau de probabilité T3 = (yi, - yi2)’ = 36,910 0
de 5 % sont 0,471 pour p = 15 et 0,452 pour p = 16
2
lorsque yt = 2. Cela ne fait apparaître aucune valeur 5 =3=J 2303
isolée. 2P ’

[ 1
2
Le test de Grubbs est appliqué aux moyennes de 2 PT2 - Tf
s, = -+= 1,557 5
-
cellules. Aucune valeur unique ou double isolée ou P(P 1)
aberrante n’est trouvée.
2 2 2
$R = s, + s, = 2,787 8
B.2.6 Calcul de iGj, Sriet SRj
ki = pTl (ajouter 80,OO) = 88,396 6
Ces valeurs sont calculées selon 7.4.4 et 7.4.5.
s, = 1,109 2
En utilisant le niveau 1 comme exemple, les calculs
sont les suivants. Pour faciliter les calculs arithméti- s, = 1,669 7
ques, 80,OO a été soustrait de toutes les données. La
méthode pour yt = 2 répliques par cellule est utilisée. Les valeurs pour les quatre niveaux sont données au
tableau B.11.
Nombre de laboratoires, p = 15

Tableau B.9 - Valeurs de la statistique du test de Cochran, C

Niveau j 1 2 3 4
1
c 0,391 (15) 0,424 (15) 0,434 (16) 0,380 (16)

I NOTE - Le nombre de laboratoires est donné entre parenthèses. 1

Tableau B.10 - Application du test de Grubbs aux moyennes de cellules


Simple Simple Double Double
Niveau; ~1 Type du test
inférieur supérieur inférieur supérieur
I
1; 15 1,69 1,56 0,546 0,662
2; 15 2,04 1,77 0,478 0,646 Statistiques du
3; 16 1,76 2,27 0,548 0,566 test de Grubbs
4; 16 2,22 1,74 0,500 0,672
Valeurs isolées
n= 15 2,549 2,549 0,336 7 0,336 7
n= 16 2,585 2,585 0,360 3 0,360 3
Valeurs criti-
Valeurs aberrantes ques de Grubbs
n= 15 2,806 2,806 0,253 0 0,253 0
n= 16 2,852 2,852 0,276 7 0,276 7
ISO 57252: 1994(F)

Tableau B.11 - valeurs CakUkeS de &j, S,-j et SRj pour le poh’lt de ramollissement
du goudron

Niveau j pi Slj (OC) S-r/ sRj


I
1 15 88,40 1,109 1,670
2 15 96,27 0,925 1,597
3 16 97,07 0,993 2,010
4 16 101,96 1,004 1,915

Niveau 4

,
8 15
11 12 14 4 7
-10 I 3125 I 161
Niveau 3

Niveau 2

5
15 9
14 6
16 12 7 5 13
10 11 3 4 2 1
- Niveau1
----
80 90 100 110
Temp&ature,"C

Figure 8.5 - Point de ramollissement du goudron - Moyennes de cellules

37
ISO 5725-2: 1994(F)

Niveau 4

Niveau 3

Niveau 1

0 1 2 3 4 5
Température, “C

Figure B.6 - Point de ramollissement du goudron - Différences absolues dans les cellules

B.2.7 Dépendance de la fidélité par rapport B.3 Exemple 3: Titrage par voie
àm thermométrique de créosote (plusieurs
niveaux avec des données aberrantes)
Un rapide examen du tableau B.11 ne révèle aucune
relation apparente, sauf peut-être pour la reproduc-
tibilité. Les variations sur l’étendue des valeurs de m, B.3.1 Contexte
s’il en existe, sont trop faibles pour être considérées
a) Source
comme significatives. De plus, compte tenu de la fai-
ble étendue des valeurs de m et de la nature des Standard methods for testing tar and its products;
mesures, on peut difficilement s’attendre à trouver Creosote oil section; Method Serial No CO. 18 (ré-
une dépendance par rapport à m. II semble que l’on férence [S] en annexe C).
peut conclure sans risque que la fidélité ne dépend
pas de m dans cette étendue qui est donnée comme b) Matériau
couvrant le matériau normal du commerce, de sorte
que les moyennes peuvent être retenues comme va- II a été choisi à partir de lots commerciaux de
leurs finales pour les écarts-types de répétabilité et créosote, prélevé et préparé comme spécifié au
de reproductibilité. chapitre ((Échantillons)) de la ((creosote oil
section)) de la référence [S].
B.2.8 Conclusions
c) Description
Pour les applications pratiques, les valeurs de fidélité
pour la méthode de mesure peuvent être considérées Ceci était une méthode de mesure normalisée
comme indépendantes du niveau de matériau, et pour une analyse impliquant un titrage par voie
sont: thermométrique, les résultats étant exprimés en
pourcentage en masse. Neuf laboratoires ont par-
écart-type de répétabilité, S, = 1,O “C ticipé, en mesurant cinq spécimens dupliqués,
ceux-ci ayant été sélectionnés de façon à couvrir
écart-type de reproductibilité, sR= 1,8 “C

38
0 ISO ISO 5725-2:1994(F)

l’étendue normale des valeurs que l’on peut s’at- Les résultats d’essai du laboratoire 1 ont toujours été
tendre à trouver dans les applications commer- plus élevés et, à certains niveaux, considérablement
ciales courantes. Ces spécimens ont été choisis plus élevés que ceux des autres laboratoires.
pour se trouver aux niveaux approximatifs de 4,
8, 12, 16 et 20 [% (m/m)]. La pratique habituelle Le second résultat d’essai du laboratoire 6 au niveau
consisterait à donner les résultats avec une seule 5 est suspect; la valeur enregistrée Convie)ndrait
décimale, mais dans cette expérience, les opé- beaucoup mieux au niveau 4.
rateurs ont reçu l’instruction de travailler avec
Ces points sont commentés plus loin en B.3.5.
deux décimales.

B.3.3 Moyennes de cellules


B.3.2 Données d’origine
Elles sont données au tableau B.13, en pourcentage
Elles sont présentées au tableau B.12, en pourcen-
en masse, avec la même présentation que le formu-
tage en masse, avec la même présentation que le
laire B de la figure 2 (voir 7.2.9).
formulaire A de la figure2 (voir 7.2.8).

Tableau 8.12 - Données d’origine - Titrage par voie thermométrique de créosote


Niveau j
Laboratoire i
1 2 3 4 5
1 4,44 4,39 9,34 9,34 17,40 16,90 19,23 19,23 24,28 24,00
2 4,03 4,23 8,42 8,33 14,42 14,50 16,06 16,22 20,40 19,91
3 3,70 3,70 7,60 7,40 13,60 13,60 14,50 15,lO 19,30 19,70
4 4,lO 4,lO 8,93 8,80 14,60 14,20 15,60 15,50 20,30 20,30
5 3,97 4,04 7,89 8,12 13,73 13,92 15,54 15,78 20,53 20,,88
6 3,75 4,03 8,76 9,24 13,90 14,06 16,42 16,58 18,56 16,:58
7 3,70 3,80 8,00 8,30 14,lO 14,20 14,90 16,00 19,70 20,50
8 3,91 3,90 8,04 8,07 14,84 14,84 15,41 15,22 21,lO 20,78
9 4,02 4,07 8‘44 8,17 14,24 14,lO 15,14 15,44 20,71 21,66
\

Tableau B.13 - Moyennes de cellules: Titrage par voie thermométrique de


créosote
Niveau j
Laboratoire i
1 2 3 4 5
4,415 9,340 17,150** 19,230* * 24,140*
4,130 8,375 14,460 16,140 20,155
3,700 7,500 13,600 14,800 19,500
4,100 8,865 14,400 15,550 20,300
4,005 8,005 13,825 15,660 20,705
3,890 9,000 13,980 16,500 17,570
3,750 8,150 14,150 15,450 20,100
3,905 8,055 14,840 15,315 20,940
4,045 8,305 14,170 15,290 21,185

II *

**
Cette valeur est considérée

Ces valeurs sont considérées


comme valeur isolée.

comme valeurs statistiques aberrantes.


I
I

39
ISO 5725=2:1994(F) 0 ISO

B.3.4 Différences absolues dans les cellules Au niveau 5, la différence absolue 1,98 a donné une
valeur statistique du test de 1,98*/6,166 3 = 0,636.
Elles sont données au tableau B.14 sous la forme de
wil en pourcentage en masse, avec la même présen- Pour p = 9, les valeurs critiques du test de Cochran
tation que le formulaire C de la figure 2 (voir 7.2.10). sont 0,638 (à 5 %) et 0,754 (à 1 %).

La valeur 1,lO au niveau 4 est bien une valeur isolée,


B.3.5 Examen de la cohérence et des valeurs et la valeur l,98 au niveau 5 est si proche du niveau
aberrantes à 5 % qu’elle est sans doute aussi une valeur isolée.
Ces deux valeurs étant tellement différentes des au-
Le calcul des statistiques de cohérence h et k de tres, et leur présence ayant gonflé le diviseur utilisé
Mandel (voir 7.3.1) a fourni les valeurs données en fi- dans la statistique de Cochran, elles ont été considé-
gures 8.7 et B.8. Des lignes horizontales sont tracées, rées comme valeurs isolées et marquées d’un asté-
correspondant à la valeur des indicateurs de Mandel risque. Les preuves retenues contre elles jusqu’ici ne
de 8.3. peuvent cependant pas être considérées comme suf-
fisantes pour qu’on les rejette, bien que le tracé du k
Le graphique h (figure 8.7) montre clairement que le
de Mandel (figure B.8) amène également à suspecter
laboratoire 1 a obtenu des résultats d’essai bien su-
ces valeurs.
périeurs à ceux de tous les autres laboratoires à tous
les niveaux. De tels résultats nécessitent une grande L’application du test de Grubbs aux moyennes de
attention de la part du comité exécutant l’étude inter- cellules donne les résultats montré au tableau B.15.
laboratoires. Si aucune explication ne peut être trou-
vée pour ces résultats d’essais, les membres du Pour les niveaux 3 et 4, puisque le test simple de
comité doivent utiliser leur jugement, fondé sur des Grubbs indique une valeur aberrante, le test double
considérations peut-être non statistiques, pour déci- de Grubbs n’est pas appliqué (voir 7.3.4).
der s’il faut inclure ou exclure ce laboratoire des
calculs des valeurs de fidélité. Les moyennes de cellules pour le laboratoire 1 aux
niveaux 3 et 4 sont trouvées comme étant aberrantes.
Le graphique k (figure B.8) montre plutôt une grande La moyenne de cellules pour ce laboratoire pour le
variabilité entre les résultats d’essai répliqués pour les niveau 5 est également élevée. Ceci est également
laboratoires 6 et 7. Cependant, ces résultats d’essai clairement indiqué sur le graphique du h de Mandel
ne semblent pas assez sévères pour nécessiter une (figure B.7).
action spécifique au-delà d’une recherche pour des
explications possibles, et si nécessaire, des actions Après enquête, on a appris qu’au moins un des
de redressement pour ces résultats d’essai. échantillons pour le laboratoire 6 au niveau 5 pouvait,
à la suite d’une erreur, provenir du niveau 4. Étant
L’application du test de Cochran donne les résultats donné que la différence absolue pour cette cellule
suivants. était également douteuse, on a décidé finalement de
rejeter ce couple de résultats d’essai. Sans ((l’aide))
Au niveau 4, la différence absolue 1,lO a donné une de ces deux valeurs, le résultat d’essai du laboratoire
valeur statistique du test de 1,l 0’/1,814 9 = 0,667. 1 au niveau 5 est maintenant définitivement suspect.

Tableau B.14 - Étendues de cellules - Titrage par voie thermométrique de


créosote
\
Niveau j
Laboratoire i
r
1 2 3 I 4 5
1 0,05 0,oo 0,50 0,oo 0,28
2 0,20 0,09 0,08 0,16 0,49
3 0,oo 0,20 0,oo 0,60 0,40
4 0,oo 0,13 0,40 0,lO 0,oo
5 0,07 0,23 0,19 0,24 0,35
6 0,28 0,48 0,16 0,16 1,98*
7 0,lO 0,30 0,lO 1,lO" 0,80
8 0,Ol 0,03 0,oo 0,19 0,32
9 0,05 0,27 0,14 0,30 0,95
* Ces valeurs sont considérées comme valeurs isolées.

40
0 ISO ISO 5725-2:1994(F)

À cause de ces résultats, il a été décidé de rejeter le laboratoire aberrant. Sans ces résultats, la statistique
couple de résultats d’essai du laboratoire 6 pour le du test de Cochran au niveau 4 a alors été comparée
niveau 5, parce qu’on ne savait pas avec certitude à la valeur critique pour huit laboratoires (0,680 à
quel matériau avait été mesuré, et de rejeter tous les 5 %), et celle-ci n’apparaît plus comme isolée et est
résultats du laboratoire 1 puisqu’ils provenaient d’un retenue.

Tableau B.15 - Application du test de Grubbs aux moyennes de cellules


Simple Simple Double Double
Niveau Type du test
inférieur supérieur inférieur supérieur
1 1,36 1,95 0,502 0,356
2 1,57 1,64 0,540 0,395
3 0,86 2,50 Statistique du
4 0,91 2,47 test de Grubbs
5 1,70 2,lO 0,501 0,318

Valeurs isolées 2,215 2,215 0,149 2 0,149 2 Valeurs criti-


Valeurs aberrantes 2,387 2,387 0,085 1 0,085 1 ques de Grubbs

;
$j I ----------. * ----------------------------------------------------------------
5 2t I------m , .a. ,, ---------------------------------------------------------------.
;L
-D
aJ
.-0-l

-Fr
c

1 Tu Mm
UJ
c
d
25
o-

nr’ I II 1
I =Il ‘I1 ‘I - -
-f
m
.
I I- I

-1----------------------------------------------
I---------------------

-----------------------------------
~
I’

l
-2
-3 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Laboratoire i

Figure 8.7 - Titrage de créosote - Statistique de cohérence interlaboratoires de Mandel, h, groupée Par
laboratoires

41
ISO 5725-2: 1994(F)

*
.
2 3
t
Yd
L
-0 11--1--------1-------------------------------------

2; -----------------------------------------------.-.
1
.-u
c
;.- 1-
z
I !
0’

-1
1 2 3 4 5 6
t

Laboratoire i

Figure B.8 - Titrage de créosote - Statistique de cohérence intralaboratoire de Mandel, k, groupée par
laboratoires

B.3.6 Calcul de In,, srj et SRj Pour la reproductibilité, les trois lignes semblent
s’ajuster aux données, la relation III semblant la mieux
Les valeurs de k’$, srj et SRjcalculées sans les résultats adaptée. Quelqu’un connaissant les impératifs d’une
du laboratoire 1 et le couple de résultats d’essai du méthode de mesure normalisée de la créosote peut
laboratoire 6, niveau 5, sont données au choisir la relation la mieux appropriée.
tableau B.16, en pourcentage en masse, et calculées
comme en 7.4.4 et 7.4.5. B.3.8 Valeurs finales de fidélité

8.3.7 Dépendance de la fidélité par rapport Les valeurs finales dûment arrondies sont
àm écart-type de répétabilité, s,. = 0,019m
Le tableau B.16 montre clairement que les écarts-
écart-type de reproductibilité, sR= 0,686 + 0,030m
types tendent à augmenter avec les valeurs élevées
ou
de m, il est donc probable qu’on puisse établir une
forme de relation fonctionnelle. Ce point de vue a été s, = 0,078mot7*
soutenu par un chimiste habitué à cette méthode de
mesure et qui pensait que la fidélité dépendait proba-
B.3.9 Conclusions
blement du niveau.

Les calculs réels permettant de mettre en place une II n’y a pas de raisons statistiques pour préférer l’une
relation fonctionnelle ne sont pas indiqués ici puis- ou l’autre de ces deux formules pour sR en B.3.8. II
qu’ils ont déjà été exposés en détail pour S, in 7.5.9. revient à la commission de décider laquelle utiliser.
Les ValeUrS de Sri et SRj Sont tracées en fonction de
II faut rechercher les raisons de l’existence des résul-
~j à la figure B.9.
tats d’essai aberrants du laboratoire 1.
Sur la figure B.9, il est évident que la valeur du niveau
Ceci semble avoir été une expérience de fidélité plu-
3 est très divergente et qu’on ne pourrait l’améliorer
tôt non satisfaisante. Un des neuf laboratoires a été
par aucune autre procédure (voir 7.5.2).
rejeté comme étant aberrant, et un autre laboratoire
Pour la répétabilité, une ligne droite passant par l’ori- a effectué ses essais sur un mauvais spécimen. Le
gine semble appropriée. matériau du niveau 3 semble avoir été mal sélec-
tionné, ayant la même valeur que le niveau 4, au lieu i

42
0 ISO ISO 5725=2:1994(F)

de se situer entre les niveaux 2 et 4. De plus, le ma- les autres matériaux. II peut valoir la peine de répéter
tériau de ce niveau 3 semble avoir été parfois diffé- cette expérience, en prenant plus de précaution sur
rent en nature, peut-être en étant plus homogène que la sélection des matériaux des différents niveaux.

Tableau B.16 - Valeurs calculées de hjf Srj et SRj pour le titrage par voie
thermométrique de créosote
A
Niveau j pi mj S*r/ sRj

1 8 3,94 0,092 0,171


2 8 8,28 0,179 0,498
3 8 14,18 0,127 0,400
4 8 15,59 0,337 0,579
5 I 7 I 20,41 I 0,393 I 0,637 I

sR= 0,086 + 0,030m

\sR= 0,078moaT2
0,s Il- I

\ Sr = 0,019m

0 5 10 15 20 m

Figure B.9 - Tracé de srj et SRj par rapport à Aj des données du tableau B.16, montrant l’ajustement des
relations fonctionnelles de 7.5 à partir de ces données

43
ISO 5725-2: 1994(F)

Annexe C
(informative)

Bibliographie

[1] ISO Guide 33:1989, Utilisation des matériaux de VI GRUBBS, F.E. Procedures for detecting outlying
référence certifiés. observations in samples. Technometrics, 11,
1969, pp. l-21.
[2] ISO Guide 35:1989, Certifications des matériaux
de référence - Principes genéraux et sta tisti- PI ISO 3534-2:1993, Statistique - Vocabulaire et
ques. symboles - Partie 2: Maîtrise statistique de la
qualité.
[3] ASTM E691-87, Standard Practice for
Conducting an In terlabora tory Study to PI ISO 3534-3:1985, Statistique - Vocabulaire et
Determine the Precision of a Test Method. symboles - Partie 3: Plans d’expérience.
American Society for Testing and Materials,
Philadelphia, PA, USA. Cl01 ISO 5725-3:1994, Exactitude (justesse et fidé-
lité) des résultats et méthodes de mesure -
[4] GRUBBS, F.E. et BECK, G. Extension of sample Partie 3: Mesures intermédiaires de la fidélité
sizes and percentage points for significance d’une méthode de mesure normalisée.
tests of outlying observations. Technometrics,
14, 1972, pp. 847-854. c111 ISO 5725-4:1994, Exactitude (justesse et fidé-
lité) des résultats et méthodes de mesure -
[5] (Standard Methods for Testing Tar and its Partie 4: Méthodes de base pour la détermi-
Products). 7th Ed. Standardisation of Tar nation de la justesse d’une méthode de mesure
Products Tests Committee, 1979. normalisée.

[6] TOMKINS, S.S. Indus tria/ and Engineering Cl21 ISO 5725-5: A) Exactitude (justesse et fidélité)
Chemistry (Analytical edition), 14, 1942, des résultats et méthodes de mesure - Mé-
pp. 141-145. thodes alternatives pour la détermination de la
fidélité d’une méthode de mesure normalisée.

1) À publier.

44
NORME INTERNATIONALE ISO 5725-2:1994
RECTIFICATIF TECHNIQUE 1

Publié 2002-05-15

INTERNATIONAL ORGANIZATION FOR STANDARDIZATION • МЕЖДУНАРОДНАЯ ОРГАНИЗАЦИЯ ПО СТАНДАРТИЗАЦИИ • ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION

Exactitude (justesse et fidélité) des résultats et méthodes de


mesure —
Partie 2:
Méthode de base pour la détermination de la répétabilité et de la
reproductibilité d’une méthode de mesure normalisée
RECTIFICATIF TECHNIQUE 1

Accuracy (trueness and precision) of measurement methods and results —


Part 2: Basic method for the determination of repeatability and reproducibility of a standard measurement method

TECHNICAL CORRIGENDUM 1

Le Rectificatif technique 1 à la Norme internationale ISO 5725-2:1994 a été élaboré par le comité technique
ISO/TC 69, Application des méthodes statistiques, sous-comité SC 6, Méthodes et résultats de mesure.

Page 13, paragraphe 7.3.4.3

Ajouter la note suivante à la fin de 7.3.4.3:

«NOTE Conformément à 7.3.2.1, un individu est appelé valeur statistique aberrante si la statistique du test est
supérieure à sa valeur critique à 1 %. Lorsque le test de Grubbs est appliqué en premier à un groupe de moyennes par
cellule, une valeur critique tirée du Tableau 5 est utilisée pour vérifier la moyenne la plus élevée par cellule à un niveau de
0,5 % et la moyenne la plus faible par cellule à un niveau de 0,5 %. Ces deux opérations reviennent à vérifier la moyenne
de cellule la plus extrême au niveau de 1 % conformément à 7.3.2.1. Si la moyenne de cellule la plus extrême se révèle
être une valeur aberrante, le test de Grubbs est alors appliqué à l’autre moyenne de cellule extrême. Il est possible de
faire valoir dans ce cas qu’un test unilatéral devrait être utilisé. La procédure recommandée dans la présente Norme
internationale est toutefois de n’utiliser que les valeurs critiques figurant dans le Tableau 5 (valeurs critiques des tests
bilatéraux au niveau de signification de 1 %) pour pouvoir traiter toutes les moyennes de cellule de façon cohérente. Un
argument similaire peut être utilisé pour justifier l’utilisation des valeurs critiques bilatérales de 5 % du Tableau 5 pour tous
les tests de valeurs isolées.»

ICS 03.120.30 Réf. no ISO 5725-2:1994/Cor.1:2002(F)


© ISO 2002 – Tous droits réservés

Imprimé en Suisse
ISO 5725-2:1994/Cor.1:2002(F)

Page 24, Tableau 5

Ajouter la note suivante à la fin du Tableau 5:

«NOTE Les valeurs critiques données dans le présent tableau sont appropriées lorsque les tests exigés sont
bilatéraux. Ce sont les valeurs critiques nécessitées par les procédures d’application des tests de valeurs aberrantes de
Grubbs décrits en 7.3.4 de la présente partie de l’ISO 5725. Ces valeurs sont dérivées des valeurs critiques des tests
unilatéraux correspondants donnés sous la référence [4] de l’annexe C.»

2 © ISO 2002 – Tous droits réservés