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LES SPECTRES ATOMIQUES

I – Introduction  : Histoire de la découverte de l’atome


 Dés l’antiquité, les premiers scientifiques grecs se sont interrogés sur la constitution de la
matière. Ils énoncèrent la théorie selon laquelle, tous les corps sont formés exclusivement de
4 éléments : l’eau ; La terre ; le feu et l’air.
 4 Siècles avant JC, Démocrite émit l’idée que la matière était constituée de petites particules
indivisibles appelées atomes.
 Au 19ème siècle , les travaux expérimentaux de JOHN
DALTON père de la atomiste, confirma que la matière était
réellement formée d’atomes et se rangea du coté de
Démocrite.

 Au cours du 20èmesiècle, plusieurs scientifiques ont proposé leur modèle de l’atome au fur et
à mesure que les connaissances évoluaient.
 En 1904, J.J.Thomson découvre l’électron et prend pour modèle de l’atome celui d’un
pudding chargé positivement fourré d’électrons chargés négativement.

J.J.Thomson Rutherford Niels Bohr


En 1909, Rutherford découvre que l’atome est constitué d’un noyau qui occupe le centre de
l’atome ; ce noyau est 100000 fois plus petit que l’atome . Dans ce modèle, les électrons
tournent autour du noyau, comme les planètes autour du soleil.
En 1913, Niels Bohr , contredit la théorie de Rutherford ; il pense que les électrons se
déplacent autour du noyau sur des orbites ( couches ) bien définies ; il peut y’en avoir
plusieurs sur une seule couche.

 En 1925, Erwin Schrodinger, rejette l’idée de Bohr pour laquelle la


trajectoire des électrons est bien définie ; Pour lui, on ne peut connaitre les positions d’un
électron précisément, mais on définit une probabilité de trouver l’électron.

II – Introduction sur les ondes électromagnétiques


1°) Définition d’une onde électromagnétique
Une onde électromagnétique résulte de la superposition de deux champs : Un champ électrique et
un champ magnétique ; il s’agit d’une forme d’énergie qui peut se propager soit dans le vide
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ou dans n’importe quel milieu matériel avec la célérité C = 3. 108m. s−1 .

2°) Domaine de variation des longueurs d’ondes des ondes électromagnétiques dans
le vide  .

On retient donc que pour une onde électromagnétique :

C
Longueur d’onde ( m ) λ = ν
−1
Célérité de l’onde ( m. s )
Fréquence de l’onde ( Hz )
3°) Emission et absorption de l’énergie

Il peut se produire des échanges d’énergies entre la matière et un rayonnement


électromagnétique dans les deux cas suivants :
Emission  : dans certaines conditions, la matière peut émettre ( produire ) un
rayonnement .
Ex : Soleil ; lampes à incandescence ; flammes ; tubes fluorescents ; antennes radio ou télévision ou
radar…
Absorption  : Dans certaines conditions, une énergie peut être absorbée par la
matière.
Ex : Echauffement d’un objet exposé au soleil ; absorption des rayons X par les parties denses d’un
corps ( corps humain) …

III – Expérience de Franck et Hertz ( 1914 )


1°) Objectifs de l’expérience  .
Il s’agit de mettre en évidence la quantification de l’énergie de l’atome  .
Cette expérience a été réalisée pour développer le modèle de l’atome proposé par la théorie de
BOHR .
2°) Dispositif expérimental
Dans cette expérience, Franck et Hertz, ont étudié la quantification de l’énergie de l’atome de
mercure ( Hg )
L’expérience consiste à bombarder les atomes de mercure ( à l’état de vapeur ) par un faisceau
d’électrons d’énergie cinétique assez particulière.
Dispositif expérimental simplifié

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Le schéma simplifié du dispositif expérimental
comporte essentiellement :

- Une enceinte contenant du mercure


à faible pression

- Un canon à électrons qui permet


d’injecter dans le mercure des
électrons d’énergie cinétique EC de valeur assez particulière.

- Un capteur analyseur qui permet de collecter et de compter uniquement les électrons


ayant l’énergie cinétique EC.
Mesures  :
Nc
L’expérience consiste à faire varier l’énergie
Ne
cinétique E C des électrons incidents à l'aide de la
tension accélératrice.
1 On règle le capteur de sorte à collecter et compter
uniquement les électrons arrivant avec la même

cinétique que celle incidente.


Soient  : Nc : Nombre d’électrons captés par le

4,9 Ec ( eV ) collecteur par unité de temps.

Ne : Nombre d’électrons émis par le canon par unité de temps.


Observations  :
Nc
 Pour Ec ¿ 4,9 eV ⇔ = 1 ⇔ Tous les électrons émis atteignent le capteur avec la même
Ne
énergie cinétique. Donc soit qu’il ne s’est produit aucun choc soit que il s’est produit des
chocs parfaitement élastiques.
Nc
 Pour Ec ≥ 4,9 eV ⇔ ¿ 1 ⇔ Certains électrons n’atteignent pas le capteur ; leurs
Ne
énergies ont diminués ; il s’est produit donc des chocs inélastiques où les électrons cèdent
leur énergie cinétique à l’atome de mercure.
Donc l’atome de mercure, ne peut absorber qu’une valeur particulière de l’énergie ; cette
énergie vaut 4,9 eV. ; il y’a donc quantification de l’énergie de l’atome de mercure.

IV – Spectres atomiques  : Spectre de l’atome d’hydrogène.


1°) Etude expérimentale.

On soumet une lampe à hydrogène, à une


différence de potentiel ( Ex : décharge
électrique ) ; cette lampe émet un rayonnement
lumineux ; ce rayonnement est analysé à l’aide
d’un spectroscope ( prisme ou réseau ) donne un
spectre.

Spectre de la lampe à hydrogène


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Il s’agit d’un spectre discontinu comportant 4 raies colorées ( rouge – bleu vert – indigo et
violet ) ; chacune de ces raies possède une longueur d’onde particulière
Remarque  : Le spectre de la lampe à hydrogène :

- Est discontinu.

- Ne contient pas toutes les couleurs de la lumière blanche.


2°) Interprétation du spectre de l’atome d’hydrogène.
a- Théorie de Bohr
L’atome d’hydrogène est constitué d’un noyau autour duquel gravite un électron.
1ère hypothèse  : Tant que l’électron gravite sur une orbite, son énergie reste constante  ; en
changeant d’orbite, cette énergie sera différente et restera aussi constante.
2ème hypothèse  : L’énergie de l’électron donc de l’atome d’hydrogène ne peut prendre
n’importe qu’elle valeur  ; cette énergie est quantifiée  ; elle prend des valeurs assez particulières  ;
chaque orbite sur laquelle gravite un électron possède une énergie spécifique.
L’énergie de l’électron ( donc de l’atome ) de l’atome d’hydrogène possède les valeurs suivantes  :
E0 13,6
En = -n 2 =-
n2 n ∈ N représente le niveau d’énergie
¿

En est exprimée en eV . 1 eV = 1,6.10−19 J

- n= 1  : Niveau
fondamental  ; niveau de
plus basse énergie.

- n¿ 1 : Niveaux excités.


- n → ∞ : niveau ionisé ou
l’électron quitte l’atome.

b- Transition de l’atome d’un niveau d’énergie à un autre.


Le passage de l’électron d’un niveau d’énergie à un autre s’accompagne :

- Soit d’une libération d’énergie.

- Soit d’un gain d’énergie.


Exemple :

13,6
E2 = - E2
22
énergie énergie
E1 = - 13,6 E1
Absorption d’énergie libération ou émission d’énergie

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13,6
∆ E = E2 – E1 = - – ( - 13,6 ) = 10,2 eV¿ 0 ∆ E ’ = E1 – E2 = - 10,2 eV ¿ 0
22
Interprétation  :

- L’atome se trouve dans son état fondamental ; il reçoit une énergie assez particulière.

- Cette énergie permet à l’atome de passer du niveau 1 au niveau 2 ( excité ) .

- L’atome se trouve par la suite dans un état excité ; il se désexcite en revenant à son état
fondamental en émettant une énergie rayonnante sous forme de radiation lumineuse ayant
une longueur d’onde et une couleur particulière.
Remarque  : Cette opération peut être valable pour n’importe qu’elle transition d’un niveau
n vers un niveau p .
Application  :
On considère un atome d’hydrogène pris dans un état excité n = 4.
1°) Quels sont les retours possibles vers l’état fondamental ?
1er cas 2 ème cas 3 ème cas 4 ème cas
E4 E4 E4 E4
E3 E3 E3 E3
E2 E2 E2 E2
E1 E1 E1 E1
E
W4-1 = | 1 −E 4| W4-2 = 2,55 eV W4-3 = 0,66 eV W4-3 = 0,66 eV
= 12,75 eV W 2-1 = 10,2 eV W3-1 = 12,09 eV W3-2 = 1,89 eV
W 2-1 = 10,2 eV
2°) Quelles sont les longueurs d’ondes associées aux radiations lumineuses associées à ces
transitions ?
Hypothèse d’Einstein  : La lumière possède un aspect ondulatoire  ; elle est donc caractérisée par
une longueur d’onde λ .
D’après Einstein, la lumière peut aussi être assimilée à un déplacement de particules  ; ces
particules extrêmement petites sont appelées des photons  ; il s’agit de particules purement
énergétiques.
Caractéristiques d’un photon  : - m = 0
- q=0
- V = C = 3. 108 m. s−1   : Dans le vide ou dans l’air
C
- Wphoton = h .ν = h . λ   : Énergie d’un photon
h = 6,62.10−34 J.s  : Constante de Planck

C h .C
W= h. ⇔ λ =
λ W
h .C 6,62. 10−34 8
Transition 4 → 1 ⇔ λ 4−1 = = .3 .10 = 0,97.10−7 m : Invisible
W 12,75. 1,6.10 −19

h .C 6,62. 10−34 8
Transition 4 → 2 ⇔ λ 4−2 = = .3 .10 = 0,486.10−6 m : Radiation bleu-verte
W 2,55. 1,6. 10−19

h .C 6,62. 10−34 8
Transition 3 → 2 ⇔ λ 3−2 = = .3 .10 = 0,656.10−6 m : Radiation rouge
W 1,89. 1,6.10 −19

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h .C 6,62. 10−34 8
Transition 2 → 1 ⇔ λ 2−1 = = .3. 10 = 1,217.10−7 m : Invisible
W 10,2. 1,6.10 −19

h .C 6,62. 10−34 8
Transition 4 → 3 ⇔ λ 4−3 = = .3 . 10 = 1,881.10−6 m : Invisible
W 0,66 .1,6. 10−19

Remarque  :
Les autres radiations constituant le spectre visible de l’hydrogène sont :
h .C
Transition 5 → 2 ⇔ λ 5−2 = = 0,434.10−6 m : Radiation de couleur indigo
W
h .C
Transition 6 → 2 ⇔ λ 6−2 = = 0,410.10−6 m : Radiation de couleur violette
W

V – Les séries de raies

VI – Généralisation  : Spectres d’autres éléments chimiques


Tous les spectres d’émission sont pratiquement
identiques ; ils s’agit de spectres discontinus de
raies.
Toutefois chaque élément chimique possède un
spectre caractéristique ( Nombre de raies et
couleurs correspondantes )

VII – Spectre d’absorption d’un élément chimique


1°) Rappel  : Spectre continu de la lumière blanche
La lumière blanche est une lumière
polychromatique ; elle est constituée par la
superposition de sept couleurs présentes
dans l’arc en ciel. En passant à travers un
prisme ( milieu dispersif pour les radiations
lumineuses ) il se produit une dispersion des
couleurs et on observe un spectre continu.
2°) Spectre d’absorption d’un élément chimique  : Cas du sodium Na

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Sur le parcours de la lumière blanche, on place l’élément chimique porté à l’incandescence ; Sur
l’écran on observe une raie noire à la place de la radiation jaune-orangée , Seule et unique radiation
présente dans le spectre d’émission de l’élément sodium.
3°) Autres exemples

Spectre d’absorption et spectre d’émission se complètent ; Un élément chimique ne peut absorber


que la raie qu’il est capable d’émettre.
VIII – application de la spectroscopie
 Analyse chimique  : Détermination de la composition d’un alliage et détermination du
pourcentage de chaque métal constituant cet alliage.
 Astrophysique  : Détermination de la composition d’une étoile et de la température à sa
surface.

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