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Ethique et entreprise

Quelle définition apporter à l’éthique et quels en sont les grands principes ?

DEFINITION

L’éthique est un axe philosophique basé sur le jugement de valeur. Elle induit des recommandations,
systématisant la mise en place de principes et de comportements définis comme moralement
acceptables

L’éthique est une réflexion sur les valeurs qui orientent et motivent nos actions. Cette réflexion
s’intéresse à nos rapports avec autrui et peut être menée à deux niveaux.

Au niveau le plus général, la réflexion éthique porte sur les conceptions du bien, du juste et de
l’accomplissement humain. Elle répond alors à des questions comme :

 qu’est-ce qui est le plus important dans la vie?


 que voulons-nous accomplir?
 quels types de rapports voulons-nous entretenir avec les autres?

Les valeurs deviennent ainsi des objectifs à atteindre, des idéaux à réaliser. À l’échelle individuelle,
nos actions sont autant de moyens d’actualiser nos valeurs. À l’échelle collective, l’imposition de
règles est aussi un moyen de réaliser l’idéal partagé; les actions qui vont dans le sens de l’idéal
deviennent des devoirs, des obligations. Les règles, cependant, sont générales et ne peuvent couvrir
toutes les situations où des choix d’actions sont nécessaires.

Éthique d'un organisme :

se retrouve implicitement dans son nom, dans la façade, dans la relation, dans les produits et service
associé et chez les fournisseurs.

L'éthique intervient de façon positive sur toutes les dimensions du management : gestion des objectifs,
aide à l'analyse/décisions, résolution des conflits, intégration du point de vue des différents acteurs,
responsabilisation, réduction des coûts, culture d'entreprise.

L'éthique professionnelle peut être abordée par les valeurs ou par les vertus que l'on peut qualifier de
cardinales (justice, prudence, tempérance, courage).
L’éthique professionnelle apparaît notamment lors de dilemmes et pourrait se traduire en termes
« d’obligations » vis à vis de la société. Exemples : sang contaminé, Erika, Tchernobyl, plateforme
DeepWater, prothèse mammaires PIP,  « obèses jeunes » …

Pierre Reverdy : « L’éthique, c’est l’esthétique de dedans »

Dans le monde d’aujourd’hui, managers, ingénieurs, cadres,…riment souvent avec productivité,


performance et profit. La notion d’éthique n’est souvent qu’une vitrine pour les entreprises et pour
beaucoup d’entre nous, il est évident que le seul but de leurs responsables est de faire du bénéfice
coûte que coûte

Une des difficultés à laquelle nous sommes confrontés est la diversité des métiers que l’on peut
trouver derrière le terme « ingénieur » Ainsi, tentons de trouver des points communs à tous ces
métiers et de comprendre en quoi cela peut nuire à un comportement éthique : - l’ingénieur,
lorsqu’il prend des décisions, n’est pas seul. Il doit prendre en compte les commerciaux, les
financiers, ...Cette multiplicité d’intervenants et d’interlocuteurs ajoute une dimension au problème.
Il est en effet impossible de savoir à qui revient quelle responsabilité dans une décision. - la question
de la gestion des risques est au cœur de la profession. On parle « d’expérimentation sociale » (Martin
et Shinzinger). Certains ont également souligné que : « Pendant que le scientifique emmène le
monde dans son laboratoire pour modéliser, l’ingénieur prend le monde pour un laboratoire » Cela
rend bien compte de l’importance des décisions que prend l’ingénieur, les impacts étant souvent
irréversibles.

Ainsi, l’éthique cherche à questionner l’action sous l’angle des valeurs, elle inclut dans sa démarche
l’individu et le collectif et ne prend réellement effet que dans l’acte. La question de l’éthique apparaît
donc lorsqu’il y a un choix à faire et que l’ingénieur a été sensibilisé à cette cause.

Le dernier dilemme souvent ressenti se situe entre le respect des valeurs liées à la profession et la
conformité aux exigences du client. On peut prendre l’exemple du choix d’un matériau pour réaliser
une construction. L’un respecte l’environnement et est gage de sécurité ; en contrepartie, il est plus
cher que l’autre minerai. Que faire ? Le plus souvent, sous la pression du client et du marché, et
même si cela va à l’encontre de ses valeurs, l’ingénieur adopte le point de vue du client. Certains
spécialistes parlent « d’identité clientéliste » par opposition à une identité professionnelle

L’ingénieur doit dépasser sa fonction minimaliste qui consiste à respecter tout simplement les
normes en vigueur et inclure dans ces prises de décisions une logique éthique qu’il définit et prendre
ses responsabilités.

1. Identifier les acteurs et leurs enjeux

2. Identifier le dilemme de la situation

3. Identifier les valeurs agissantes (conflits de valeurs)

4. Identifier les lois ,normes et règles

choisir la valeur à priorisé et de justifier ce choix malgré les pertes qu’il va entraîner.