Vous êtes sur la page 1sur 43

La Haute Ecole de la Province de Namur

Catégorie paramédicale
Section Bachelier en Soins Infirmiers

Campus provincial
Rue Henri Blès 188-190
B-5000 Namur
Tél : +32(0)81 776 756
Fax : +32(0)81 776 902
haute.ecole@province.namur.be
www.province.namur.be 

La douleur chronique en soins à domicile

Travail de fin d’études en vue d’obtention du grade de bachelier en soins infirmiers

HEYMAN Héloïse
MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude Session : Août 2015
Promoteur : Mr CHAWAY Pierre Année académique : 2014-2015
Nous tenons à remercier les personnes qui nous ont aidés dans l’élaboration de ce
travail :
Notre promoteur, pour ses conseils, le temps qu’il nous a consacré et ainsi que les
multiples corrections qu’il a effectuées.
Les professionnels que nous avons rencontrés sur le terrain et ceux que nous avons
interrogés lors de notre exploration pratique.
Enfin, les amis qui nous ont apporté leur aide.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
3

Table des matières

Introduction

1. Exploration du problème de recherche


1.1. Mots clés de la question de recherche
1.1.1. Infirmier(ière)
1.1.2. Soins à domicile (S A D)
1.1.3. Quotidien
1.1.4. Rôle propre de l’infirmier(ière)
1.1.5. Douleur chronique non-cancéreuse
1.1.6. Adulte
1.2. Exploration théorique du problème de recherche
1.2.1. Physiopathologie de la douleur chronique
1.2.2. Evaluation de la douleur
1.2.3. Traitements
1.3. Exploration pratique du problème de recherche
1.3.1. Introduction
1.3.2. Méthodes exploratoires utilisées
1.3.3. Analyse des résultats des entretiens exploratoires
1.3.4. Analyse des résultats de la journée d’observation exploratoire au
Centre de Référence Multidisciplinaire de la douleur Chronique
1.4. Confrontation des résultats issus de l’exploration théorique et pratique
du problème de recherche
1.4.1. Le rôle propre
1.4.2. Evaluation de la douleur
1.4.3. Traitements
1.4.4. Prise en charge multidisciplinaire
1.5. La question de recherche centrale
1.5.1. Justification de la question de recherche centrale
1.5.2. Axes secondaires

2. Cadre de référence
2.1. Les différents acteurs
2.2. Les structures
2.3. Le cadre juridique ou la dimension prescriptive
2.4. Les concepts et idées forces issus de la phase exploratoire
2.4.1. Rôle propre
2.4.2. Formation de l’infirmière
2.4.3. Collaboration

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
4

2.4.4. Classification de la douleur chronique


2.4.5. Physiopathologie de la douleur chronique
2.4.6. Evaluation
2.4.7. Traitements

3. Conclusion

4. Bibliographie
4.1. Ouvrages
4.2. Articles
4.3. Sites internet
4.4. Syllabus

5. Annexes
5.1. Carte conceptuelle
5.2. Portfolio
5.3. Guide de l’entretien exploratoire pour les infirmier(ière)s à domicile
5.4. Guide de l’entretien exploratoire pour l’infirmière algologue du CRMDC

6. Résumé

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
5

Introduction
En deuxième année, nous étions fort intéressés par la douleur présente chez
les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à domicile. Nous avons été
interpellés par différents témoignages de patients douloureux, dont nous avons eu
connaissance.Lors de notre deuxième année de bachelier en soins infirmiers nous
nous sommes fort intéressés à la douleur présente chez les patients atteints de la
maladie de Parkinson à domicile. En effet, nous avons eu connaissance de plusieurs
témoignages de patients douloureux qui nous ont interpellés.
Le conseil de catégorie nous a réorientés vers la douleur chronique à domicile
en posant avec comme question de départ : « Dans quelle mesure, l’infirmier (ière)
travaillant en soins à domicile, intègre -t-il (elle) dans sa pratique quotidienne, son
rôle propre par rapport à la gestion de la douleur chronique (non cancéreuse) chez
un patient adulte? »

Fort de notreSur base de cette question de départ, nous avons entamé des
recherches documentaires. Ainsi nNous développons dans la partie théorique de ce
travail la physiopathologie, l’évaluation et les traitements de la douleur chronique.
Celle-ciCette base théorique nous a permis, pour la partie pratique :
- De mettre au point un guide pour l'entretien avec une infirmière algologue
travaillant au Centre de Référence Multidisciplinaire de la Douleur Chronique
(CRMDC) et un autre guide pour les entretiens avec un infirmier et deux infirmières à
domicile.
- D’orienter notre observation lors du stage exploratoire au Centre de
Référence Multidisciplinaire de la Douleur Chronique(CRMDC). Lors de cette journée
d’observation, nous avons eu l’occasion d’observer, d’une part, les patients souffrant
de douleur chronique venant consulter et d’autre part, les différents professionnels de
la santé dans leur travail quotidien. Parmi eux, il y avait se trouvaient un médecin
algologue, des kinésithérapeutes, une ergothérapeute, une infirmière algologue et
des psychologues.

La partieCette exploration pratique nous a donc permis d’aborder d’autres


sujets, tels que le rôle propre, la prise en charge multidisciplinaire, l’hospitalisation
ainsi que la communication.
A la fin de cette partie, nous avons confronté notre expérience avec les
théories que nous avons avions précédemment apprises. Nous avons pu en tirer
comme observation qu’il existe des différences et des convergences entre la théorie
et la pratique. Nous avons pu observer qu'il y a des convergences et des
divergences entre les deux.
Ceci nous ramène à notre question de départ qui dés lors devient notre
question centrale de recherche.

La réalisation de ce travail de fin d’études nous a permis de découvrir la


méthodologie de recherche, qu’il s’agisse de recherche bibliographique ou
d’entretiens avec des professionnels. Nous avons pu découvrir des théories sur les
douleurs chroniques, rencontrer des professionnels et échanger sur ce sujet.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
6

1. Exploration du problème de recherche

Le conseil de catégorie, nous a réorientés vers la douleur chronique chez un


patient adulte à domicile et vers notre question de départ : « Dans quelle mesure,
l’infirmier (ière) travaillant en soins à domicile, intègre -t-il (elle) dans sa pratique
quotidienne, son rôle propre par rapport à la gestion de la douleur chronique (non
cancéreuse) chez un patient adulte? »
Très contents de ceAfin d’aborder nouveau sujet, toujours centré sur la
douleur, nous nous sommes mis à la recherche des mots clés concernant celui-ci.

1.1. Mots clés de la question de recherche

1.1.1. Infirmier(ière)

L’infirmier(ière), en Belgique, est un professionnel de la santé qui possède un


diplôme de bachelier ou de breveté en soins infirmiers. Il peut soit travailler comme
indépendant, c’est-à-dire à son propre compte, soit en tant que salarié. Il permet
d’aider à planifier et à mettre en œuvre les soins curatifs et de réadaptation. 1

1.1.2. Soins à domicile (S A D)

Les soins à domicile ou SAD sont notre champ d’action. Ils sont des structures
sociales et médicales ayant pour mission d’amener des soins infirmiers
indispensables.2 Ils devraient être globaux ; comprenant l’aspect physique,
psychique, culturel, familial et économique du patient. Ils seront continus et intégrés
car l’intégration des soins assure les activités curatives, préventives, d’éducation à la
santé, de revalidation et de réhabilitation.3

1.1.3. Quotidien

Nous avons retenu deux définitions : « Qui a lieu ou qui se reproduit chaque
jour ; que l’on fait régulièrement, tous les jours. »4 et « Qui relève de la vie de tous les
jours et n'a donc rien d'exceptionnel »5. Nous pouvons donc conclure que la pratique
quotidienne correspond à un acte que l’on fait habituellement et qui n’est pas rare à
exécuter.

1.1.4. Rôle propre de l’infirmier(ière)

1
E-tud.com, Infirmier, http://www.e-tud.com/encyclopedie-education/?130-infirmier date de consultation
8/04/2015
2
Santé médecine.net, Services de soins infirmiers à domicile – Définition, http://sante-
medecine.commentcamarche.net/faq/23732-services-de-soins-infirmiers-a-domicile-definition date de
consultation 6/12/2015
3
SCHIFFINO A., LEMAIRE G., Les soins à domicile, Bruxelles : Vie Ouvrière a.s.b.l, Coll. Evo Sante, 1991 : 127.
4
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Quotidien, -ienne,
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/quotidien date de consultation 6/12/2014
5
Larousse, quotidien, quotidienne, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/quotidien/65803?
q=quotidienne#65055 date de consultation 27/01/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
7

Le rôle propre de l’infirmier consiste, selon Serrie A. et Thurel C. dans « La


douleur en pratique quotidienne : diagnostic et traitements », à :
- Une mise en œuvre de « toute méthode relevant des compétences
infirmières ou acquises grâce à des formations complémentaires (massage,
relaxation) qui visent à soulager la douleur »
- Une application du « traitement prescrit et des méthodes concourant à
soulager la douleur »
- Une évaluation et une note d’évaluation
- Une prévention, un dépistage et une explication des « effets
indésirables des traitements »
- Une information de l’équipe soignante concernant l’évolution de la
douleur et des effets du traitement
- Une nouvelle entrevue avec « le patient après traitement pour en
évaluer l’effet dans un délai court »
- Une communication avec le patient à propos de « sa douleur, de son
traitement, et du retentissement de cette douleur sur son moral »
- Un respect des recommandations par l’infirmier(ière), une utilisation
des outils validés (uniquement des échelles validées) et un recours à l’aide de
personnes ressources de son établissement
- Une formation continue de l’infirmier(ière) « par la participation à des
journées professionnelles et des congrès. »6

1.1.5. Douleur chronique non-cancéreuse

D’après le Bulletin d’Education du Patient, la douleur chronique non-


cancéreuse est : « Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à
une lésion tissulaire existante ou potentielle ou décrite en termes évoquant une telle
lésion, évoluant depuis plus de 3 à 6 mois et/ou susceptible d’affecter de façon
péjorative le comportement ou le bien-être du patient, attribuable à toute cause non
maligne »7.
Cette définition met en lumière les aspects individuels et subjectifs de la
douleur chronique en tant qu’expérience. Nous pouvons donc résumer cette
définition dire en disant de la douleur qu’elle que celle-ci est une sensation
désagréable, qui persiste au-delà de 3 à 6 mois. Elle peut modifier le comportement
et le bien-être du patient.

1.1.6. Adulte

Nous pouvons synthétiser à partir de la définition de l’Encyclopédie de


L’Agora8 et le Larousse9 que ; l’adulte est un être ayant terminé sa croissance,
mature et ayant atteint la majorité. Nous ne parlerons donc pas d’enfant dans notre
travail.Notre travail ne tiendra donc pas compte du cas particulier de la douleur chez
l’enfant.

6
SERRIE A., THUREL C., La douleur en pratique quotidienne  : diagnostic et traitements, Rueil-Malmaison cedex :
Arnette, 2ième édition, 2002 : 659.
7
BOUREAU F., ROSTAING-RIGATTIERI S., L’évaluation du patient douloureux chronique, in Douleurs chroniques,
Godinne : Pr Patrick De Coster, 2001 (Volume 20 – n°2-3) : 5-10.
8
Encyclopédie de L’Agora, Adulte, http://agora.qc.ca/dossiers/adulte date de consultation 6/12/2014
9
Larousse, adulte, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/adulte/1229 date de consultation 27/01/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
8

1.2. Exploration théorique du problème de recherche

Après différentes consultations d’articles et d’ouvrages, ce qui nous a paru


intéressant étaitil nous a semblé pertinent d’utiliser principalement les
recommandations de bonnes pratiques sur le « Rôle infirmier dans la prise en
charge, à domicile, de patients adultes souffrant de douleur chronique »10. Les
concepts les plus intéressantsprincipaux concepts à retenir sont :

1.2.1. Physiopathologie de la douleur chronique 11

Il y a trois types de douleurs :


- Nociceptive, elle est causée par la réponse à une stimulation douloureuse
aiguë ou chronique.
- Neuropathique, conséquente à une lésion ou à une maladie
somatosensorielle. Elle est constante mais sans lésion visible.
- Idiopathique, dont on ne connait pas la cause.

1.2.2. Evaluation de la douleur

Nous avons trouvé deux sortes de moyens d’évaluer la douleur : les moyens
objectifs et les moyens subjectifs.

Nous avons consulté plusieurs articles et avons découvert que des recherches
sont en cours concernant les moyens objectifs. des moyens obejctifs d’évaluer la
douleur sont actuellement en cours de recherche. Il y a notammentParmi eux nous
pouvons citer l’IRM (la résonance magnétiqueimagerie par résonance
magnétique) qui permet que la douleur soit identifiéed’identifier la douleur, ainsi que
de la visualiserée et la quantifierée au niveau cérébral12. Nous pouvons aussi décrire
et l’évaluation de la douleur aiguë par pupillométrie. Cette dernière est une étude qui
est toujours en cours, car les résultats sont à validerméthode n’est à ce jour pas
enore validée. Elle et elle qui permettrait d’évaluer la douleur grâce à une stimulation
lumineuse qui modifie le diamètre de la pupille ou sa contraction. 13

Nous retrouvons les moyens subjectifs (les plus souvent utilisés),A ce jour les
moyens subjectifs sont les plus utilisés car seul le patient peut évaluer sa propre
douleur., Een effet c’est lui qui la perçoit et qui en souffre. Il nous renseignerapeut
renseigner le professionnel de la santé sur la localisation ou l’intensité de sa douleur
et ce que cela engendre, grâce à trois types d’échelles.

10
Service public fédéral, Recommandations de bonnes pratiques en art infirmier : « Rôle infirmier dans la prise
en charge, à domicile, de patients adultes souffrant de douleur chronique  »,
http://www.cipiqs.org/file/RBPDouleurChronique.pdf date de consultation 16/04/2015
11
Ibid.
12
Institut national de la santé et de la recherche médicale, Douleur,
http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-
information/douleur date de consultation 7/04/2015
13
Institut national de la santé et de la recherche médicale, La douleur se lit dans la pupille,
http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/la-douleur-se-lit-dans-la-pupille date de
consultation 7/04/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
9

a. Les échelles d’auto-évaluation unidimensionnelles 1415


Ces échelles permettent une estimation globale et ne mesurent qu’une seule
dimension de la douleur, l’intensité. Ex. : L’Echelle Numérique (EN), l’Echelle Verbale
Simple (EVS), l’Echelle Visuelle Analogique (EVA) et les planches de visages

b. Les échelles multidimensionnelles


Celles-ci consistent enà une auto-évaluation qualitative et quantitative de la
douleur. Ex. : Le Questionnaire Douleur Saint-Antoine (QDSA). 16

c. Les échelles comportementales


Ces dernières permettent au soignant d’apprécier le retentissement de la
douleur sur le comportement du patient. Ex. : Doloplus et ECPA (Echelle
Comportementale de la douleur chez la personne âgée).

1.2.3. Traitements

Ces mesures de la douleur permettent, par la suite, aux médecins et autres


praticiens d’adapter les moyens de traitements qu’ils vont prescrire et conseiller.

Premièrement, nous avons la pharmacologieEn première intention, il existe


des moyens pharmacologiques pour pallier à la douleur. Dans celle-ci, nous
avonsCeux-ci comprennent les analgésiques, présentés par l’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) en 3 paliers (les non opioïdes, les opioïdes faibles et les opioïdes
forts), ainsi queet les adjuvants.17

Deuxièmement, nous avons la chirurgieIl existe aussi des moyens


chirurgicaux , qui consistent en l’interruption des voies de la douleur ou en
l’installation permanente d’électrodes de stimulation dans le système nerveux central
(SNC).

Troisièmement, il y a les traitements non pharmacologiques et non-


chirurgicaus. Ils comprennent :
- La Résonance Energétique par Stimulation Cutanée (RESC)
- Le TENS ou Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation
- L’acupuncture, le massage, l’hypnose, l’effet placebo, la relaxation et
l’orientation de l’attention.

14
CIPIQS, Recommandation des bonnes pratiques, http://www.cipiqs.org/file/Brochure_Douleur_chronique_
%20fr_site_web.pdf, date de consultation 11/03/2015
15
L’Institut UPSA de la Douleur, Prise en charge de la douleur aiguë en post-opératoire, http://www.institut-
upsa-douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/PERIODIQUES/Ide/institut-upsa-periodique-lettre-
infirmiere-douleur-02.pdf, date de consultation 11/03/2015
16
Association Française D’urologie, Evaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques,
http://www.urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/evaluation-des-douleurs-
pelviperineales-chroniques.html date de consultation 7/04/2015
17
CIPIQS, Recommandation des bonnes pratiques, http://www.cipiqs.org/file/Brochure_Douleur_chronique_
%20fr_site_web.pdf, date de consultation 11/03/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
10

Il y a aussi d’autres disciplines qui diminuent la consommation de


médicaments et contribuent à une gestion plus efficace de la douleur : la
kinésithérapie, l’ergothérapie et la psychologie.

1.3. Exploration pratique du problème de recherche

1.3.1. Introduction

Suite à de nombreuses lecturesnos lectures, nous avons pu effectuer des


entretiens et un stage d’observation. Nous avons rencontré cinq infirmiers à domicile
et une infirmière algologue travaillant au Centre de Référence Multidisciplinaire de la
Douleur Chronique (CRMDC), ce qui nous a permis d’observer le fonctionnement de
ce centre pendant une journée.
Le choix d’infirmiers à domicile nous a paru opportun car ce sont les premiers
concernés par notre champ d’action.
Notre démarche de réflexion réflexive a été aidée par la rencontre d’une
infirmière algologue (ayant suivi une formation sur la douleur) et notre visite au
CRMDC.

1.3.2. Méthodes exploratoires utilisées

Nous avons effectué six entretiens non dirigés (Guide d’entretien à voir en
annexe) :
- Le 1er avec l’infirmière algologue du CRMDC
- Le 2ème avec un infirmier à domicile travaillant à Bruxelles (Infirmier A)
- Le 3ème avec une infirmière à domicile venant de Fleurus (Infirmière B)
- Le 4ème avec une infirmière à domicile travaillant à Marche-en-Famenne
(Infirmière C)
- Le 5ème avec une infirmière à domicile venant de Sombreffe (Infirmière D)
- Le 6ème avec une infirmière à domicile venant également de Sombreffe
(Infirmière E).

Ces entretiens ont favorisé l’échange tandis que les questions ouvertes ont
poussé à la réflexion et l’argumentation. Ils ont permis de rebondir et d’approfondir
les réponses apportées par notre interlocuteur.
Ils nous apportent des réponses sur notre question de départ et nous guident
sur la vision des infirmier(ière)s par rapport à cette question. Dans le cadre de
cenotre TFE, le nombre d’entretiens étant limité, les réponses ne peuvent pas être
considérées comme représentatives de l’ensemble des infirmiers à domicile.
Pour plus de précisions, nous aurions aimé enregistrer nos entretiens mais la
plupart des personnes interrogées ont refusén’ont pas donné leur accord.
Le stage d’observation au CRMDC a permis une observation globale de la
journée type de l’infirmière de ce centre. Nous avons pu assister à une réunion
multidisciplinaire et à d’autres consultations avec l’ergothérapeute, le médecin, le
kinésithérapeute et psychologue.

1.3.3. Analyse des résultats des entretiens exploratoires

Nous avons analysé ; le rôle propre de l’infirmière, l’évaluation de la douleur,

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
11

la satisfaction de la prise en charge, la prise en charge multidisciplinaire, le suivi à


l’hôpital, la présence d’un infirmier algologue à domicile, les problèmes rencontrés
lors de la prise en charge et la communication entre les infirmiers à domicile et un
infirmier d’un centre multidisciplinaire de la douleur chronique. Nous avons décidé de
les regrouper par concepts.
a. Le rôle propre
Les infirmiers interrogés ont donnéeu différentes réponses en ce qui concerne
leur rôle propre, dans la gestion de la douleur chronique à domicile :
- L’Infirmier A préfère l’écoute, l’éducation, la distraction et le changement de
position.
- L’Infirmière B préfère faire attention à l’évaluation, la transmission de
données avec les différents professionnels et l’éducation du patient sur le traitement.
- L’Infirmière C donne surtout des conseils, comme mettre des glaçons sur
une partie du corps que le patient trouve brûlante (cryothérapie) et montre des
positions antalgiques.
- L’infirmière D suit des formations, s’instruit avec des émissions télévisées et
met cela en application. Par exemple ; l’application de glace ou utilisation d’un miroir,
chez un patient ayant perdu un membre mais ressentant toujours de la douleur, pour
soulager celle-ci.
- L’Infirmière E aide à la gestion du traitement (elle prépare le pilulier afin que
la patiente ne prenne pas trop de médicaments) et propose l’application de crème
afin de soulager la douleur.
Quant à l’infirmière algologue, elle accorde une grande importance au
fractionnement des activités.

b. L’évaluation de la douleur
Tous les infirmiers n’évaluent pas la douleur de leur patient mais ceux qui le
font, n’utilisent pas la même échelle lorsqu’ils évaluent la douleur. L’Infirmier A, utilise
l’échelle des visages, l’Infirmière B emploie l’échelle numérique (EN) et une échelle
comportementale, qu’elle a adaptée (donc non valide), l’Infirmière C travaille avec
l’échelle verbale simple (EVS), l’Infirmière D utilise l’échelle numérique et l’Infirmière
E n’évalue pas la douleur avec une échelle. Cette dernière préfère demander
comment le patient se sent, s’il a des effets secondaires suite à un changement de
traitement et si sa douleur diminue.
L’échelle utilisée parde l’Infirmière B n’est pas valide car elle n’est pas
reconnue par la Haute Autorité de Santé.

c. La satisfaction de la prise en charge


L’Infirmier A, l’Infirmière B et l’Infirmière C sont satisfaits de la prise en charge
qu’ils apportent à leurs patients, lorsqu’ils voient que le patient est calme, soulagé et
ne se plaint plus de douleurs et ils ne veulent rien changer dans leur prise en charge.
Par contre, l’Infirmière D et l’Infirmière E ne sont pas satisfaites de la prise en charge
de leurs patients car ceux-ci continuent à souffrir de leur douleur malgré ce qu’elles
leur apportent. L’une d’elles aimerait que les chercheurs trouvent une solution pour
les patients à douleur chronique. L’infirmière algologue est satisfaite quand le patient
a compris qu’il doit se détendre, ne plus se tracasser, être bien dans sa peau et
diminuer ses médicaments.

d. La prise en charge multidisciplinaire

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
12

Les infirmiers à domicile prennent en compte les observations écrites des


autres professionnels s’occupant de leurs patients et discutent avec le médecin et la
famille lorsque cela est nécessaire. Tandis que l’infirmière algologue travaille en
multidisciplinarité dans le même bâtiment avec le kinésithérapeute, l’ergothérapeute,
les psychologues et les médecins. Ils ont des réunions très fréquentes.

e. Le suivi à l’hôpital
Au domicile, on envoie quelquefois le patientLe patient à domicile est
quelquefois envoyé à l’hôpital pour une prise en charge de leur douleur chronique,
par exemple pour revoir leur traitement ou pour une épidurale. Généralement la prise
en charge à domicile suffit. Ce n’est pas le cas pour l’infirmière algologue qui voit
défiler des patients douloureux chroniques chaque jour et l’hôpital a deux lits
réservés au Centre de Référence Multidisciplinaire de la Douleur Chronique pour
l’hospitalisation de patients ne sachant plus gérer leur douleur. Ils sont hospitalisés
durant une période de maximum trois semaines.

f. La présence d’un infirmier algologue à domicile


Pour deux infirmiers, la présence d’un infirmier algologue n’est pas utile à
domicile, car il y a une base de connaissance sur la douleur chronique dans la
formation d’infirmière pour gérer eux-mêmes la douleur. Deux autres infirmières ne
désapprouvent pas l’idée, mais pensent au coût que cela représenterait pour le
patient. L’Infirmière D pense qu’une infirmière algologue serait nécessaire à domicile,
car selon elle, tout devient compliqué et s’il existe des pistes pour aider, cela
l’aiderait beaucoup. Enfin, l’infirmière algologue pense qu’une infirmière ayant une
formation en algologie serait utile comme référente à domicile et qu’il est
indispensable d’avoir un cours spécifique sur l’algologie dans les années d’études
d’infirmière.

g. Les problèmes rencontrés lors de la prise en charge


Chaque infirmier présente différents problèmes. Pour l’Infirmier A, ils sont liés
à la famille, car chacun donne son avis. Pour l’Infirmière B, c’est le découragement
qui pousse le patient à s’isoler. Pour l’Infirmière C, c’est la difficulté de trouver un
traitement qui vise à un confort optimal et pour l’Infirmière E, c’est son impuissance
face aux douleurs de ses patients. Pour l’infirmière D, c’est de connaitre le patient
lors des premières évaluations, car aucun patient n’a le même ressenti de la douleur
et on ne sait pas dire si l’un d’eux exagère ou non.

h. La communication entre les infirmiers à domicile et un infirmier d’un centre


multidisciplinaire de la douleur chronique
D’après l’infirmière algologue du CRMDC, il n’y a pas de contact entre elle et
les infirmiers à domicile, car le contact se fait uniquement entre les médecins  : du
médecin traitant au médecin du centre et inversement. LesEt les infirmiers à domicile
que nous avons interrogés, confirment qu’ils n’ont pas de contact avec un centre
multidisciplinaire de la douleur chronique.

1.3.4. Analyse des résultats de la journée d’observation exploratoire au


Centre de Référence Multidisciplinaire de la douleur Chronique

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
13

La journée d’observation a porté sur : l’investigation, la médication, les


conseils, l’évaluation de la douleur, les consultations et activités avec différents
praticiens.

a. L’investigation
L’infirmière algologue commence chaque consultation en se présentant si c’est
un premier rendez-vous, mais surtout en demandant aux patients comment ils vont.
Elle cherche à connaitre leur histoire, comment la douleur est apparue (cirrhose
du foie et greffe, …)
Lors d’un premier rendez-vous, elle s’informe également sur le métier du
patient, sur ses loisirs et ce qui le distrait et sur ce qui augmente la douleur (Ex.  :
l’incompréhension des proches).

b. La médication
L’infirmière algologue demande aux patients les médicaments qu’ils prennent à
domicile. Elle conseille de diminuer un maximum ceux-ci et elle recommande aux
patients de ne pas prendre deux médicaments sur un même palier (palier de l’OMS).
Certains patients demandent pour se faire hospitaliser afin d’avoir un sevrage
et de diminuer les médicaments. Mais l’infirmière explique que l’hospitalisation ne
fera pas disparaitre complètement la douleur et qu’il y a une liste d’attente pour être
hospitalisé.

c. Les conseils
Lors des consultations, l’infirmière donne énormément de conseils sur l’hygiène
de vie :
- Comment dormir (avec un coussin d’allaitement ou « boomerang », avec un
matelas spécial, sans GSM ni ordinateur, car cela excite et la lumière des appareils
stoppe la sécrétion d’une hormone) ;
- Faire du sport et se détendre
- Avoir une bonne alimentation (les fruits secs rendent le corps basique, ce qui
contre le stress oxydatif)
- Avant de se faire une injection, l’infirmière conseille de masser la peau afin
d’atténuer la douleur.
- Elle propose des activités dans le centre, comme l’arthérapie.

d. Evaluation de la douleur
L’infirmière demande d’évaluer sa douleur sur une échelle de 0 à 10 et de dire
où elle se situe. Mais il peut arriver qu’une patiente ne sache pas dire sauf lorsque la
douleur est difficilement supportable et qu’elle attende le dernier moment pour agir.
Pour une autre patiente, elle demande de quel type de douleurs elle souffre (au
niveau des chevilles, genoux ce qui fait qu’elle se retrouve parfois bloquée, raidie et
au niveau de la peau : l’allodynie = c’est-à-dire, l’apparition de douleur à la suite d’un
stimulus normalement indolore18).

e. Consultation du médecin
La première consultation consiste essentiellement à faire une anamnèse du
patient. Nous y retrouvons donc l’âge du patient, s’il est marié, s’il a des enfants et
18
Cruralgie.org, Allodynie, http://www.cruralgie.org/allodynie date de consultation 9/04/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
14

donc s’il a un soutien. Il y a aussi les antécédents familiaux, le métier, les loisirs, les
grossesses et les décès dans son entourage.
Au niveau de la santé, elle interroge sur les accidents, les opérations et les
problèmes cardiaques. Mais aussi sur les crampes musculaires, l’appétit, les gaz et
selles, le sommeil, le moral et l’anxiété.
Ensuite viennent les questions sur la douleur : comment la douleur a
commencé, son évolution, ce qu’elle fait pour la soulager, mais aussi ce qui aggrave
celle-ci douleur et sa description.

Le traitement est ici très important, le médecin fait une liste complète des
médicaments et demande l’indication par la patiente pour chacun d’eux. Il montre à
la patiente qu’il n’est pas bon d’en rajouter et donne des conseils pour calmer la
douleur.

f. Consultation de l’ergothérapeute
L’ergothérapeute travaille essentiellement avec des tableaux et semainiers
qu’elle remplit avec le patient ou que celui-ci devra compléter à domicile.
Avec le premier tableau le patient devra classer ses activités comme étant
indispensables, facultatives ou satisfaisantes. Bien souvent l’ergothérapeute
remarque un déséquilibre et donne alors des conseils et le stimule.
Dans le deuxième tableau, le patient doit écrire « ce qu’il planifie » et « ce qu’il
a fait » pour chaque jour. Le patient a souvent l’impression de n’avoir rien fait de sa
journée, mais bien au contraire, après lecture du tableau, il remarquera qu’il en a fait
beaucoup.

g. Activités avec une kinésithérapeute


La plupart des patients souffrant de douleurs chroniques n’osent pas faire des
activités physiques à cause des douleurs qu’elles engendrent. Aussi, l’objectif des
séances de kinésithérapie de groupe est de leur apprendre à faire des exercices qui
n’engendrent pas ou peu de douleurs, de manière à ce qu’ils puissent les reproduire
également chez eux.

h. Consultation de la psychologue
Le psychologue écoute et soutient émotionnellement le patient, il aide celui-ci à
accepter sa douleur par une démarche active afin que celui-ci puisse l’intégrer dans
sa vie et ne plus vivre comme avant. Il l’aide également à gérer sa douleur en lui
apprenant à contrôler son stress de manière à soulager et/ou à diminuer cette
douleur. Et enfin, il assure l’éducation du patient par rapport à l’émotion, la colère et
l’anxiété.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
15

1.4. Confrontation des résultats issus de l’exploration théorique et


pratique du problème de recherche

Nous avons repris plusieurs points importants de notre question de recherche


pour traiter cette partie, cela nous a permis d’approfondir et de confirmer la question.

1.4.1. Le rôle propre


Nous pouvons constater qu’il y a des convergences entre l’explication du rôle
propre par Serrie A. et Thurel C.19 et les actions des infirmiers à domicile.
Entre autre, les infirmiers à domicile mettent en œuvre des méthodes selon
leurs compétences infirmières ou acquises pour soulager la douleur.
Dans les recommandations de Bonnes Pratiques, nous retrouvons quelques
méthodes utilisées par les infirmiers. Comme les positions antalgiques, l’utilisation de
coussins et d’enveloppement froid/chaud ou encore le fractionnement des efforts.
Ils communiquent et éduquent le patient concernant sa douleur, son
traitement, et la répercussion de cette douleur sur son moral.

1.4.2. Evaluation de la douleur


La théorie nous a montré qu’il y a plusieurs moyens d’évaluation de la douleur.
Par contre, dans la pratique, toutes ces méthodes ne sont pas utilisées. Celles
utilisées sont : les échelles unidimensionnelles et multidimensionnelles. Et celles qui
ne sont pas utilisées : les échelles comportementales et les moyens objectifs (la
pupillométrie et l’IRM, celle-ci ne pouvant être réalisée par un infirmier).
Parmi les infirmiers interrogés, une personne nous a expliqué qu’elle utilisait
une échelle non validée par la Haute Autorité de la Santé. Et l’un de ses problèmes
est que le patient est découragé et cela le pousse à s’isoler. On pourrait alors se
demander si l’échelle qu’elle utilise, n’induit pas son jugement en erreur. Ce serait
donc une raison du découragement et de l’isolement du patient.
Toutes les méthodes ne sont pas utilisées et nous attribuons cela à un
manque de temps ou à un manque de connaissance.

1.4.3. Traitements
Il y a des points communs entre la théorie et la pratique au niveau du
traitement médicamenteux et non médicamenteux. Les infirmiers à domicile suivent
le traitement prescrit par le médecin lorsqu’ils doivent administrer un médicament ou
remplir le semainier d’un patient. Tandis que pour les traitements non
médicamenteux, par exemple des positions antalgiques et le placement de coussins,
ils agissent selon leurs connaissances.

1.4.4. Prise en charge multidisciplinaire


Nous avons remarqué que les infirmiers à domicile notent dans des cahiers
leurs remarques et leurs observations sur le patient, concernant les modifications,
l’évolution de la douleur et leur gestion de celle-ci. Ils téléphonent au besoin et ne
rencontrent que très rarement le médecin et le kinésithérapeute s’occupant de leurs
patients.
La prise en charge multidisciplinaire sera donc pauvre contrairement au
19
SERRIE A., THUREL C., La douleur en pratique quotidienne : diagnostic et traitements, Rueil-Malmaison
cedex : Arnette, 2ième édition, 2002 : 659.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
16

Centre de Recherche Multidisciplinaire de la Douleur Chronique, où l’on retrouvera


médecin, psychologue, ergothérapeute et psychologue travaillant ensemble et ayant
des réunions régulièrement.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
17

1.5. La question de recherche centrale

« Dans quelle mesure, l’infirmier (ière) travaillant en soins à domicile, intègre


-t-il (elle) dans sa pratique quotidienne, son rôle propre par rapport à la gestion de la
douleur chronique (non cancéreuse) chez un patient adulte ? »

1.5.1. Justification de la question de recherche centrale

La reformulation par le conseil de catégorie, nous a paru plus opportune que


la question de départ, qui pour mémoire était : « Quel devrait être la meilleure prise
en charge de la douleur chez les parkinsoniens à domicile ? »
La lecture de différents ouvrages dans notre exploration théorique nous
montre que le rôle propre de l’infirmier est très vaste, mais il y a un léger décalage
avec la pratique. En effet, les infirmiers à domicile n’évaluent pas systématiquement
la douleur du patient et n’ont pas un suivi régulier.
De par leur fonction (compétences infirmières et/ou acquises), les infirmiers à
domicile interviennent dans leur rôle délégué (traitement médicamenteux), mais très
peu dans le rôle propre.
Compte tenu de l’importance des divergences dans notre comparaison entre
l’exploration théorique et pratique, il n’y a pas lieu de reformuler notre question de
départ, elle reste factuelle.

1.5.2. Axes secondaires

Notre démarche réflexive nous permet à ce stade du travail de choisir nos


axes secondaires de recherche:

 Comment l’infirmier à domicile intègre-t-il au quotidien l’évaluation de la douleur


de son patient ?

 Dans quelle mesure, pour un patient pris en charge dans un centre de douleur,
peut-on améliorer la collaboration entre un infirmier à domicile et un infirmier du
centre multidisciplinaire de la douleur chronique?

 Comment, dans la formation de l’infirmier, peut-on montrer l’importance du rôle


propre ?

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
18

2. Cadre de référence

2.1. Les différents acteurs

 Le patient adulte douloureux chronique qui est notre population cible :


L’Encyclopédie de L’Agora définit l’adulte comme : « Un être vivant qui est
parvenu au terme de sa croissance… » Cet être s’exprime par la maturité (« état
d’un organisme qui a atteint son plein développement » c’est à dire l’aptitude à la
reproduction) et la majorité (« l’âge légal où l’on attribue à l’être humain l’entière
responsabilité de ses actes »).20 Et le dictionnaire Larousse nous dit : « Qui est
parvenu au terme de sa croissance, à son plein développement. » et « Qui fait
preuve d'équilibre, de maturité (par opposition à infantile) »21.
L’OMS définit la douleur chronique comme « la douleur qui dure longtemps ou
qui est permanente ou récurrente […] quand elle dure plus de 6 mois » 22. Tandis
que le Bulletin d’Education du Patient définit la douleur chronique non-
cancéreuse, plus complètement, comme : « Une expérience sensorielle et
émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle ou
décrite en termes évoquant une telle lésion, évoluant depuis plus de 3 à 6 mois
et/ou susceptible d’affecter de façon péjorative le comportement ou le bien-être
du patient, attribuable à toute cause non maligne »23. Ces définitions mettent en
lumière les aspects individuels de la douleur chronique en tant qu’expérience.
En conclusion, le patient adulte douloureux chronique est un être ayant
terminé sa croissance, mature, et ayant atteint la majorité qui souffre d’une
sensation désagréable persistant au-delà de 3 à 6 mois et pouvant modifier le
comportement et le bien-être du patient.
Nous avons opté pour une période de plus de 3 à 6 mois, comme décrit dans
le Bulletin d’Education du Patient, car cela comprend également la durée de plus
de 6 mois, citée par l’OMS.

 L’infirmier à domicile :
L’Organisation nationale de la santé définit un infirmier comme ceci :
« La mission des soins infirmiers dans la société est d'aider les individus, les
familles et les groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique,
mental et social et à y parvenir dans le contexte de l'environnement dans lequel
ils vivent et travaillent, tout cela en respectant un code de déontologie très strict.
Ceci exige que les infirmières apprennent et assurent des fonctions ayant trait au
maintien et à la promotion de la santé aussi bien qu'à la prévention de la maladie.
Les soins infirmiers englobent également la planification et la mise en œuvre des
soins curatifs et de réadaptation, et concernent les aspects physiques, mentaux
et sociaux de la vie en ce qu'ils affectent la santé, la maladie, le handicape et la
mort. Les infirmières permettent la participation active de l'individu, de sa famille

20
Encyclopédie de L’Agora, Adulte, http://agora.qc.ca/dossiers/adulte date de consultation 6/12/2014
21
Larousse, adulte, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/adulte/1229 date de consultation
27/01/2015
22
CIPIQS, Recommandation des bonnes pratiques, http://www.cipiqs.org/file/Brochure_Douleur_chronique_
%20fr_site_web.pdf, date de consultation 11/03/2015
23
BOUREAU F., ROSTAING-RIGATTIERI S., L’évaluation du patient douloureux chronique, in Douleurs
chroniques, Godinne : Pr Patrick De Coster, 2001 (Volume 20 – n°2-3) : 5-10.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
19

et de ses amis, du groupe social et de la communauté, de façon appropriée dans


tous les aspects des soins de santé, et encouragent ainsi l'indépendance et
l'autodétermination. Les infirmières travaillent aussi comme partenaires des
membres des autres professions impliquées dans la prestation des services de
santé. »24

 Le médecin :
C’est une personne qui intervient dans le quotidien du patient car, il prescrit le
traitement et les soins des professionnels tels que le kinésithérapeute et
l’infirmière. Le dictionnaire Larousse le définit comme une : « Personne qui,
titulaire du diplôme de docteur en médecine, exerce la médecine. »25

 L’infirmière algologue d’un centre multidisciplinaire de la douleur chronique :


C’est une infirmière spécialisée dans la prise en charge de la douleur
(algologie). Elle « a un rôle de lien et d’expertise dans la mise en œuvre du
programme de soin et du projet thérapeutique. Elle est le point d’ancrage entre le
médecin référent, les autres professionnels, le patient et son entourage. »26

2.2. Les structures

 Le domicile :
C’est notre champ d’action, où se passent tous les soins pratiqués au
patient douloureux chronique et où les infirmières prennent celui-ci en charge.
C’est un « lieu où quelqu’un habite en permanence ou de façon habituelle ;
résidence » d’après le dictionnaire Larousse27.

2.3. Le cadre juridique ou la dimension prescriptive

24
E-tud.com, Infirmier, http://www.e-tud.com/encyclopedie-education/?130-infirmier date de consultation
8/04/2015
25
Larousse, médecin, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/m%C3%A9decin/50079?q=m
%C3%A9decin#49975 date de consultation 15/04/2015
26
VAILLANT C., Le rôle de l’infirmière dans une structure d’Evaluation et Traitement de la Douleur, in La lettre
L’infirmière et la douleur, Rueil-Malmaison Cedex : l’Institut UPSA de la Douleur, septembre 2004 (n°8) : 1-4.
27
Larousse, domicile, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/domicile/26369 date de consultation
15/04/0215

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
20

a. Législation :
 Pour avoir accès à la profession d’infirmier et travailler en soins à
domicile, il faut tout d’abord être porteur d’un titre professionnel
(Ex. : diplôme d’infirmier gradué, brevet d’infirmier, diplôme de
bachelier en soins infirmiers…) et ensuite faire viser son diplôme
par la commission médicale provinciale du SPF Santé publique de
la province où l’on projette de s’installer. 28
 Dans le moniteur belge, nous retrouvons une modification datant
du 24 novembre 2004 sur la douleur : « Loi modifiant la loi du 22
août 2002 relative aux droits du patient en y insérant le droit pour
toute personne de recevoir des soins visant à soulager sa
douleur ».29

b. Code de déontologie :
Nous avons trouvé un article intéressant sur la collaboration entre
prestataires de soins. L’article dit que la collaboration est importante pour
aider à la gestion de la douleur chronique : « Art. 23 – Dans l’intérêt du
patient, le praticien de l’art infirmier collabore avec les autres prestataires
de soins. »30

c. Recommandations de bonnes pratiques :


Celles-ci sont très complètes sur notre question de recherche centrale et
nous nous sommes basés dessus : « Rôle infirmier dans la prise en
charge, à domicile, de patients adultes souffrant de douleur chronique »31

2.4. Les concepts et idées-forces issus de la phase exploratoire

2.4.1. Rôle propre

Lors des tournées, les infirmiers en soins à domicile abordent généralement


leur rôle propre et leur rôle en collaboration. Par rapport à la douleur chronique, nous
avons pu constater que certains accordent une grande importance au rôle propre en
utilisant les positionnements du patient, l’application du froid et du chaud, la
relaxation, la distraction, etc.
Parmi les infirmiers interrogés, certains font adopter des positions antalgiques
à leurs patients. Ils utilisent des coussins et autres matériaux si nécessaire. D’autres
utilisent la distraction et la relaxation mais aucun d’eux n’utilise les massages.
Pendant de notre stage de soins à domicile, nous avons remarqué que
certains infirmiers se limitaient seulement à la prescription médicale. L’un d’eux nous

28
Inami, Infobox INAMI, http://www.soft33.eu/download/infobox_nurse_fr.pdf date de consultation
16/04/2015
29
DroitBelge.Net, Moniteur Belge  : législation du 1er au 31 octobre 2005,
http://www.droitbelge.be/news_detail.asp?id=285 date de consultation 16/04/2015
30
Union générale des infirmier(è)s de Belgique, Code de déontologie des praticiens de l’art infirmier belge,
https://www.truthaboutnursing.org/research/codes/belgian.pdf date de consultation 16/04/2015
31
Service public fédéral, Recommandations de bonnes pratiques en art infirmier : « Rôle infirmier dans la prise
en charge, à domicile, de patients adultes souffrant de douleur chronique  »,
http://www.cipiqs.org/file/RBPDouleurChronique.pdf date de consultation 16/04/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
21

a dit qu’il faisait seulement ce qui était prescrit au patient, pour être couvert en cas
de problème. Nous attribuons cela peut-être au fait qu’il ait un manque de temps ou
une méconnaissance de son rôle propre et de ce qu’il pourrait amener à son patient
pour son confort et son bien-être. A long terme, si son patient reste douloureux et
insatisfait, l’infirmier sera-t-il satisfait de son travail ?
Cette observation porte à réflexion sur la qualité du travail et la place que nous
pouvons prendre en tant que futurs infirmiers lors de prestation à domicile.

2.4.2. Formation de l’infirmière

Durant nos trois années d’études en bachelier soins infirmiers, nous


apprenons à détecter, évaluer et traiter la douleur avec des moyens
pharmacologiques et non pharmacologiques tels que le positionnement, les poches
de gel froides ou chauffées, la relaxation, etc. Mais nous n’apprenons pas à
fractionner les activités (comme dans le CRMDC), l’hypnose, l’acupuncture, le
massage et la vibration. Pour les infirmiers qui souhaitent apprendre ces moyens, il
existe des formations, dont une qui mène à la qualification professionnelle d’infirmier
ayant une expertise particulière en évaluation et traitement de la douleur.

S’il est positif de s’améliorer par des nouvelles formations, il nous semble
important, dans notre formation de base, que l’on mette l’accent sur des
automatismes. Tel que la prise des paramètres (pulsations, tension artérielle,
température, observation d’une plaie, etc.), l’évaluation de la douleur et des
ressources du patient pouvant l’aider à diminuer sa douleur.
Il est essentiel de ne pas nous confiner au travail en collaboration, qui est
visible à travers l’exécution d’actes (donner un médicament, faire un pansement,
une injection, etc.) mais valoriser notre rôle propre. Cela grâce à notre formation de
base qui inclut déjà beaucoup de connaissances, dont les causes de la douleur, les
échelles d’évaluation, les paliers de l’OMS, les traitements, l’observation, l’écoute et
l’éducation du patient.

2.4.3. Collaboration

Nous avons remarqué, lors de notre exploration pratique, qu’il y avait un


manque de collaboration entre l’infirmier du CRMDC et les infirmiers à domicile. Les
patients qui reviennent du centre ont un dossier pour leur médecin traitant mais n’en
ont pas pour leur infirmier à domicile (s’ils en ont un).
Il serait préférable que l’infirmier du centre réalise un document qui serait
remis au patient. Ce document comprendrait : le fractionnement des activités, la
détente, le sommeil, l’alimentation et les coordonnées de l’infirmier du centre en cas
de soucis ou de question, etc. L’infirmier à domicile pourrait mieux prendre en charge
le patient et il aurait une continuité de ce qui a été réalisé au centre. Il pourrait donc
actualiser et améliorer ses interventions propres. Le patient bénéficierait alors de
l’expertise de l’infirmier algologue et de la proximité de l’infirmier à domicile.

2.4.4. Classification de la douleur chronique

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
22

Les douleurs chroniques ont des origines multiples et diverses. Voici quelques
affections ou pathologies susceptibles de les provoquer :
« - Les dysfonctionnements du système locomoteur entrainant des douleurs
 articulaires et/ou ostéo-articulaires
 rhumatismales
 liées à des hernies et/ou détériorations de disques vertébraux ;
- Les lésions traumatiques ;
- Les céphalées ;
- Les douleurs neurologiques d’origines centrales ou périphériques ;
- La fibromyalgie ;
- L’algoneurodystrophie ;
- Certaines pathologies viscérales ;
- Les douleurs d’origine cancéreuse ;
- Les douleurs liées à une intervention chirurgicale. »32

2.4.5. Physiopathologie de la douleur chronique 33

Les recommandations de bonnes pratiques nous montrent qu’il y a trois types


de douleurs :
 Douleur nociceptive, elle est causée par la réponse à une stimulation
douloureuse aiguë ou chronique.
Ex. : - Arthrite
- Douleur traumatique
- Douleur post-opératoire
- Douleur dorso-lombaire
-…
Il existe une variante de la douleur nociceptive, qui est la douleur
d’origine inflammatoire. Elle peut être considérée comme à part entière selon
certains spécialistes. Elle est le résultat d’une réaction du système immunitaire
(réaction naturelle de l’organisme à une agression).
 Douleur neuropathique, conséquente à une lésion ou à une maladie
somatosensorielle. Elle est constante et invalidante, mais sans lésion
visible. Elle doit donc faire l’objet d’une prise en charge rapide et
spécialisée.
Ex. : - Neuropathie diabétique
- Névralgies post-herpétiques
- Traumatisme médullaire
- Névralgie du trijumeau
-…
 Douleur idiopathique, dont on ne connait pas la cause et liée à des
phénomènes inexpliqués à l’heure d’aujourd’hui.

Ces trois types de processus douloureux nous permettent de mieux


32
Ibid
33
Ibid

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
23

comprendre l’origine des douleurs des patients et cela peut aider le soignant dans sa
pratique quotidienne.

2.4.6. Evaluation

L’évaluation de la douleur est très importante puisqu’elle permet une prise en


charge adaptée. Les infirmiers à domicile peuvent utiliser les échelles d’auto
évaluation lorsque les patients sont cognitivement aptes à coter leur douleur :

a. Les échelles d’auto-évaluation unidimensionnelles 34 35

Ces échelles permettent une estimation globale et ne mesurent qu’une seule


dimension de la douleur, l’intensité.
 L’Echelle Numérique (EN) : Le patient doit choisir une valeur à l’intensité
de sa douleur de 0 à 10. Tout en sachant que 0 correspond à l’absence de
douleur et 10 à la douleur maximale imaginable.
 L’Echelle Verbale Simple (EVS) : C’est une échelle qui comprend 4 ou 7
points, selon les articles (0 à 3 ou 0 à 6 points), que le soignant citera afin
que le patient puisse qualifier sa douleur.
Exemple : 0 = douleur absente, 1 = douleur faible, 2 = douleur intense et 3
= douleur très intense.
 L’Echelle Visuelle Analogique (EVA) : Celle-ci se présente sous la forme
d'une réglette à deux faces sur laquelle se déplace un curseur. Le patient
devra déplacer le curseur sur la première face entre les deux extrémités (à
gauche = absence de douleur et à droite = douleur maximale imaginable),
pour que le soignant puisse lire l’intensité de la douleur sur la seconde
face. Cette dernière est numérotée de 0 à 10.
 Les planches de visages : Une variété de visages est mise à disposition du
patient représentant des expressions de la moins douloureuse à la plus
douloureuse.36 Généralement utilisées pour les enfants de 4 à 10 ans.

Echelle des visages37

b. Les
échelles
auto-
34
CIPIQS, Recommandation des bonnes pratiques, http://www.cipiqs.org/file/Brochure_Douleur_chronique_
%20fr_site_web.pdf, date de consultation 11/03/2015
35
L’Institut UPSA de la Douleur, Prise en charge de la douleur aiguë en post-opératoire, http://www.institut-
upsa-douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/PERIODIQUES/Ide/institut-upsa-periodique-lettre-
infirmiere-douleur-02.pdf, date de consultation 11/03/2015
36
COMTE-SPONVILLE A. et al., Douleur et personne âgée, Rueil-Malmaison cedex : Institut UPSA de la Douleur,
2010 : 198.
37
L’Institut UPSA de la Douleur, Echelle « des visages » : échelle de mesure de la douleur utilisée chez l'enfant (+
4 à 10 ans), http://www.institut-upsa-douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/ECHELLES/Echelles-
enfants/institut-upsa-douleur-echelle-visages.pdf date de consultation 8/08/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
24

évaluation multidimensionnelles

Celles-ci consistent à une auto-évaluation qualitative et quantitative de la


douleur.
 Le Questionnaire Douleur Saint-Antoine (QDSA) : C’est la traduction
française du McGill Pain Questionnaire, il comporte 58 mots qualificatifs
répartis en 16 sous-classes permettant au patient de définir sa douleur.
Après avoir sélectionné ces adjectifs, il les note de 0 (pas du tout) à 4
(extrêmement).38

Lorsque les patients ne sont pas aptes à coter leur douleur, les infirmiers à
domicile peuvent utiliser des échelles d’hétéro évaluation (comportementales) qui
sont basées sur l’observation du patient par le soignant :

 Doloplus : C’est une échelle mesurant la douleur chez les personnes


âgées démentes ou en perte d’autonomie cognitive. C’est l’une des
plus efficaces et elle évalue différents comportements grâce à trois
dimensions (le retentissement somatique, psychomoteur et
psychosocial).39
 ECPA (Echelle Comportementale de la douleur chez la personne
âgée) : Elle se présente sous forme de 8 items et donc l’intensité se
cote de 0 à 4. On l’utilise avant et pendant les soins considérés comme
douloureux. 40

Comme cité précédemment dans le chapitre sur la confrontation (1.4. page


15), les infirmiers à domicile n’évaluent pas régulièrement la douleur de leur patient
mais lorsqu’ils le font, ils n’utilisent pas tous les mêmes échelles chacun. L’infirmier
A, utilise les planches de visages, l’infirmière B utilise l’échelle numérique, l’échelle
verbale simple et une échelle comportementale qu’elle a modifiée et adaptée, tandis
que l’infirmière C utilise l’échelle numérique. L’infirmière D s’aide de l’échelle
numérique et l’infirmière E demande simplement comment le patient se sent au
niveau de ses douleurs et s’il ressent des effets secondaires suite au traitement.

 Pourquoi ces infirmiers n’évaluent-ils pas systématiquement la douleur du


patient et quelle représentation ont-ils de la douleur ?
En effet, un patient douloureux chronique ne se plaindra peut-être pas à
chaque passage de l’infirmier. Or une évaluation constante permettrait de
connaître l’impact et l’efficacité du traitement antalgique qui est administré, mais
aussi de mettre en place des moyens complémentaires mis en place pour
soulager le patient.
Nos observations n’étant pas nombreuses, nous pourrions supposer que c’est
dû à un manque de temps, d’intérêt, de sensibilité à l’évaluation de la douleur.

38
Association Française D’urologie, Evaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques,
http://www.urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/evaluation-des-douleurs-
pelviperineales-chroniques.html date de consultation 7/04/2015
39
MARCHAND S., Le phénomène de la douleur, Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson S.A.S, 2ième édition, 2009 :
381.
40
COMTE-SPONVILLE A. et al., Douleur et personne âgée, Rueil-Malmaison cedex : Institut UPSA de la Douleur,
2010 : 198.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
25

 Pourquoi ces infirmiers n’utilisent-ils pas tous les mêmes échelles ?


Ils utilisent essentiellement les échelles d’auto-évaluation qui offrent l’avantage
de laisser le patient se prononcer sur sa propre douleur et qui sont rapides à
utiliser.
Ces échelles ne sont pas adaptées aux personnes ayant des difficultés
cognitives, mais on remarque que les échelles multidimensionnelles sont souvent
utilisées. On peut émettre l’hypothèse que ces dernières sont peut-être difficiles à
utiliser à cause de leurs nombreux items.
Dans le cas de l’infirmière utilisant sa propre échelle (une échelle
multidimensionnelle qu’elle a adaptée), nous pouvons dire que son évaluation de
la douleur n’est pas valide et que cela peut être risqué, car elle peut sous-estimer
ou sur-estimer la douleur de ses patients.

 Serait-il intéressant d’avoir une échelle universelle s’adaptant à chaque patient


et à chaque situation ?
Cela est impossible et non pertinent, car une situation ne ressemble pas à une
autre et chaque patient est différent. Dans les échelles qui ont été réalisées,
certaines correspondent aux enfants, aux personnes âgées, aux personnes ayant
des problèmes cognitifs, etc.
Chaque personne a un ressenti différent de sa douleur, c’est pourquoi il faut
tenir compte de chaque plainte du patient.
Par contre, ce qui pourrait être intéressant, serait d’utiliser plusieurs méthodes
d’évaluation chez un même patient afin de globaliser les résultats.

2.4.7. Traitements

L’objectif d’une prise en charge d’un patient souffrant de douleur chronique,


n’est pas uniquement de réduire l’intensité douloureuse, mais surtout d’améliorer sa
qualité de vie, son état physique, psychologique et social. 41

a. Traitements pharmacologiques

A domicile, le médecin prescrit des médicaments que les infirmiers


administrent ou préparent dans le semainier.
Ces médicaments permettent le contrôle de la douleur. Ils comprennent les
analgésiques, présentés en 3 paliers par l’Organisation Mondiale de la Santé, et les
adjuvants :42

I. Les analgésiques :

 Palier 1 : Les non opioïdes


Ce sont des analgésiques non morphiniques pour les douleurs faibles à
modérées.
Ex. :
- Paracétamol : C’est un analgésique et il est totalement inefficace dans
la douleur neuropathique.
41
CIPIQS, Recommandation des bonnes pratiques, http://www.cipiqs.org/file/Brochure_Douleur_chronique_
%20fr_site_web.pdf, date de consultation 11/03/2015
42
Ibid

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
26

- Acide acétylsalicylique : C’est un analgésique, un antipyrétique, un


anti-inflammatoire et un antiagrégant plaquettaire.
- Anti-Inflammatoire Non-Stéroïdien (AINS) : C’est un antalgique grâce
à son action anti-inflammatoire et il a un effet sur les douleurs chroniques
dans les pathologies rhumatismales.

 Palier 2 : Les opioïdes faibles (associés aux non-opioïdes)


Ce sont des morphiniques faibles pour les douleurs modérées à intenses.
Ex. :
- Codéine (souvent associée au paracétamol) : C’est un analgésique et
un antitussif.
- Néfopam chlorhydrate : C’est un analgésique à activité centrale.
- Tramadol : C’est un analgésique à action centrale.
- Tilidine : C’est également un analgésique à action centrale.
- Buprénorphine : C’est un analgésique morphinique.

 Palier 3 : Les opioïdes forts


Ce sont des morphiniques forts pour les douleurs intenses à très intenses.
Ex. :
- Morphine orale ou injectable : C’est un analgésique morphinique.
- Fentanyl (patchs transdermiques) : C’est un analgésique morphinique.
- Méthadone : C’est un analgésique (opiacé).
- Oxycodone : C’est également un analgésique (opiacé).

II. Les adjuvants ou co-analgésiques

Ce sont des moyens thérapeutiques qui potentialisent l’action des


antalgiques et améliorent le confort en agissant sur certains symptômes
associés.
Ex. :
- Anxiolytiques (benzodiazépines dont le lorazépam) : Ils diminuent
l’anxiété.
- Antiépileptiques : Indiqués pour les douleurs neuropathiques.
- Antidépresseurs : Ils ont un effet analgésique qui apparait plus
rapidement que l’effet antidépresseur.
- Biphosphonates : Utilisés pour l’hypercalcémie induite par des
tumeurs (douleurs osseuses).
- Glucocorticoïdes : ils ont un effet anti-inflammatoire et un effet
antioedémateux. Ils jouent donc un rôle important dans les douleurs de
compression dues à une tumeur et ne sont pas donc pas indiqués pour les
douleurs chroniques non cancéreuses.

b. Traitements non pharmacologiques

I. Réalisables par l’infirmier et à domicile

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
27

- Le massage (léger, profond et de glace) :


« C’est la restauration et le maintien de la bonne santé grâce à la manipulation
des parties molles du corps. »43
Il apporte de l’analgésie, de la relaxation musculaire ou encore de
l’assouplissement tissulaire.
Le toucher est un moyen agréable de se relaxer et un aspect essentiel de la vie.
C’est pourquoi, il est utile de le pratiquer dans le cadre des soins (Ex. : lors d’une
toilette).
- La relaxation :
C’est une méthode qui permet la détente physique et mentale grâce à une
diminution du tonus musculaire et de la tension nerveuse. 44
La détente peut comprendre la lecture, le jardinage, les exercices de respiration,
la danse, la musique ou encore, une promenade.
- L’orientation de l’attention :
Cela consiste à C’est « écarter son attention du signal nociceptif pour investir
d’autres objets perceptifs »45. Cela permet donc de diminuer la douleur par la
distraction.

II. Non réalisables par l’infirmier et à domicile

- La Résonance Energétique par Stimulation Cutanée (RESC) :


Elle permet un apaisement grâce à une écoute cutanée des messages perçus
dans l’espace liquidien et tissulaire du corps. Mais cette méthode est plus utilisée
pour les douleurs aiguës que chroniques46.
C’est une solution qui existe mais elle n’est pas présente dans tous les hôpitaux.
- Le TENS ou Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation :
C’est une « analgésie non médicamenteuse par administration d’un courant
électrique par voie transcutanée. »47 Elle est faite,réalisée grâce à un stimulateur
électrique relié à des électrodes apposées sur la peau du patient, généralement par
le kinésithérapeute., grâce à un stimulateur électrique relié à des électrodes
apposées sur la peau du patient.

- L’acupuncture :
43
BENTLEY E., Massage au quotidien, Paris : Le Courrier du Livre, 2003 : 127.
44
Larousse, Relaxation, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/relaxation/67860 date de consultation
22/06/2015
45
Springer Link, La modulation de la douleur par l’attention. Les apports de la neurophysiologie,
http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11724-008-0089-0 date de consultation 23/06/2015
46
RESC, Qu’est-ce que la resc  ?, http://www.resc.fr/ date de consultation 19/01/2015
47
Institut UPSA de la douleur, Neurostimulation électrique transcutanée, http://www.institut-upsa-
douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/OUVRAGES/Tmcd/institut-upsa-ouvrage-therapies-
mediation-corporelle-douleur-chap-13.pdf date de consultation 12/04/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
28

C’est une branche de la médecine chinoise traditionnelle consistant à provoquer


une analgésie en insérant des aiguilles à des endroits précis de la peau. 48
- L’hypnose :
L’état hypnotique est un état de conscience modifiée, c’est-à-dire, différent de
l’état de veille habituel. Les choses seront donc perçues d’une autre manière. 49
L’hypnose permet au patient de trouver la capacité de modifier ses sensations.
Il peut également apprendre l’auto-hypnose pour gérer et réguler la perception
douloureuse.50
- L’effet placebo :
C’est un effet utilisant un comprimé factice qui est à utiliser avec de la réserve du
fait de la falsification relationnelle qu’il introduit. Il est efficace pour les personnes
sensibles, mais il peut être nul pour les personnes qui sont placebo résistantes. 51
c. La chirurgie

Elle consiste en l’interruption des voies de la douleur ou en l’installation


permanente d’électrodes de stimulation dans le système nerveux central (SNC).

d. Autres

Nous avons d’autres disciplines qui diminuent la consommation de


médicaments et contribuent à une gestion plus efficace de la douleur : la
kinésiologie, l’ergothérapie et la psychologie.
En ce qui concerne l’infirmier, sa compétence relationnelle est très importante,
comme moyen de soulager la douleur, dans son rôle propre. Le relationnel comprend
l’empathie, le réconfort, l’aide pour que le patient se prenne en charge, l’éducation
thérapeutique, les relations avec les familles et l’entourage et l’écoute. Ce dernier
permet au patient d’exprimer ses douleurs et ses problèmes. Il permet également de
lui montrer qu’on le croit et que sa douleur est comprise (souvent, en pratique, les
patients douloureux chroniques sont incompris).52

48
Larousse, acupuncture acuponcture, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/acupuncture/969 date de
consultation 12/04/2015
49
Institut Français d’Hypnose, Qu’est-ce que l’hypnose ?, http://www.hypnose.fr/hypnose/definition-
hypnose/ date de consultation 22/06/2015
50
Médecines-douces, L’hypnose et la Douleur, http://www.medecines-douces.com/resources/hypnose-
douleur/hypnose_douleur.htm date de consultation 23/06/2015
51
Psychologies.com, Effet placebo, http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Effet-placebo date de
consultation 22/06/2015
52
MALLET C., La prise en charge de la douleur en rhumatologie, in La lettre L’infirmière et la douleur, Rueil-
Malmaison Cedex : l’Institut UPSA de la Douleur, mais 2003 (n°4) : 1-4.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
29

3. Conclusion
Nous voilà arrivés au terme de ce travail d’initiation à la recherche et nous
revenons sur la démarche que nous avons suivie. Notre travail comprend deux
grandes parties qui sont interdépendantes : l'exploration théorique et l'exploration
pratique.

Les éléments développés dans l'exploration théorique montrent que les douleurs
chroniques ne peuvent guérirsont généralement incurables et que le traitement
consiste à améliorer le bien-être du patient et à lui apprendre comment mieux vivre
avec sa maladie. Cette partie nous a permis de déterminer quelles seraient les
questions à poser à nos différents intervenants. Cela nous a également permis
d’orienter notre observation lors du stage exploratoire au Centre de Référence
Multidisciplinaire de la Douleur Chronique.

L’exploration pratique nous a donné l’occasion de ne nous entretenir avec les


infirmiers à domicile et une infirmière algologue d’un Centre de Référence
Multidisciplinaire de la Douleur Chronique. Dans ce même centre, nous avons eu
aussi l'occasion d’observer différents professionnels de la santé dans leur quotidien
(infirmière, médecin algologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologique) et
des patients souffrants des douleurs chroniques.
Suite à ces deux explorations, nous avons pu confirmer notre question de départ
en question de recherche centrale, car elle reste pertinente. approuvé la pertinence
de la question de départ et celle-ci est devenue notre question de recherche
centrale.

La confrontationNous avons confronté entre les théories, que nous avons


découvertes, et les pratiques infirmières, que nous avons observées et qui nous ont
été rapportées,. Ceci nous aont permis de conclure qu’il existey a des divergences
entre les deux.
En effet, les infirmiers interrogés n'utilisent pas toutes les méthodes d'évaluation
comme décrites dans les écrits théoriques. Les infirmiers à domicile, dans le cadre
de leur rôle propre, utilisent les positionnements, les coussins et la distraction pour
soulager les douleurs de leurs patients et leur assurer un bien-être. L’infirmière
algologue apprend à ses patients à fractionner les activités et gérer leur alimentation.

Ceci nous pousse à penser, d'une part, qu’un cours d’algologie dans la formation
de base des infirmiers serait intéressant en guise de piste de solution. Cela
apporterait à l’infirmier une panoplie de moyens non pharmaceutiques qu’il pourrait
utiliser dans le cadre de son rôle propre, dans la prise en charge de ses patients
douloureux chroniques. D'autre part, pour les patients suivis par un centre
multidisciplinaire de la douleur chronique, une collaboration entre l'infirmière du
centre et les infirmiers à domicile serait bénéfique pour les patients. Ceci pourrait
être facilement réalisé Ggrâce à un dossier remis au patient, ou un numéro
disponible pour l’infirmier à domicile lorsqu’il a des questions à poser à l’infirmier du
centre, par exemple. ou autre.

Sur le plan méthodologique, nous avons travaillé sur un échantillon non


représentatiftrès petit, ce qui implique que les résultats ne sont paspeuvent pas être
considérés comme représentatifs de l’ensemble des infirmiers à domicile.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
30

Pour terminer, nous relevonsil nous a semblé important de soulever les apports
personnels de ce travail à différents niveaux :
Au niveau relationnel, nous avons rencontré des professionnels de la santé
(infirmiers, médecins algologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues)
et quelques patients lors de notre journée au Centre de Référence Multidisciplinaire
de la Douleur Chronique. Nous pouvons affirmer que ces interactions sociales nous
ont comblés.

Au niveau personnel, nous avons appris à affronter des difficultés et à ne pas


nous décourager. Nous avons compris l'importance du promoteur pour ce travail
d'initiation à la recherche pour lequel nous n'avions aucune expérience. Sans ses
conseils et le temps qu'il nous a consacré, nous ne serions pas arrivés à ce
niveau.Au niveau personnel, la réalisation de ce travail de recherche a contribué à
notre développement. En effet nous avons pu nous familiariser avec la rigueur et
l’organisation qui sont nécessaires à ce type de travail de recherche. Nous avons
également développé notre capacité à échanger efficacement avec les autres, que
ce soit par le fait que ce travail ce réalise en binome ou par les différentes prises de
contact avec les professionnels de la santé qui ont contribué à la réalisation de ce
travail. Nous soulignons l’importance du promoteur pour ce projet. Le temps qu’il
nous a consacré et les nombreux conseils qu’il nous a prodigués ont été essentiels
dans la réalisation de ce travail d’initiation à la recherche.

Au niveau professionnel, nous avons compris que, dans le rôle propre de


l'infirmier(ière), la compétence relationnelle est très importante pour la prise en
charge de la douleur chronique. Il faut être très à l’écoute des patients pour qu’ils
nous parlent de leurs douleurs, qu'ils nous fassent confiance et sachent que nous les
comprenons et qu’il y a quelqu’un de présent pour eux.Il est nécessaire de se
montrer ouvert et à l’écoute du patient, afin que celui-ci se sente en confiance et
rapporte ses douleurs de façon à ce que l’infirmier(ière) ait toutes les données
nécessaires pour pouvoir soulager au mieux celles-ci.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
31

4. Bibliographie
4.1. Ouvrages

 BENTLEY E., Massage au quotidien, Paris : Le Courrier du Livre, 2003 : 127.

 COMTE-SPONVILLE A. et al., Douleur et personne âgée, Rueil-Malmaison


cedex : Institut UPSA de la Douleur, 2010 : 198.

 MARCHAND S., Le phénomène de la douleur, Issy-les-Moulineaux Cedex :


Masson, 2ième édition, 2009 : 378.

 SCHIFFINO A., LEMAIRE G., Les soins à domicile, Bruxelles : Vie Ouvrière
a.s.b.l, Coll. Evo Sante, 1991 : 127.

 SERRIE A., THUREL C., La douleur en pratique quotidienne : diagnostic et


traitements, Rueil-Malmaison cedex : Arnette, 2ième édition, 2002 : 659.

4.2. Articles

 BOUREAU F., ROSTAING-RIGATTIERI S., L’évaluation du patient douloureux


chronique, in Douleurs chroniques, Godinne : Pr Patrick De Coster, 2001 (Volume
20 – n°2-3) : 5-10.

 MALLET C., La prise en charge de la douleur en rhumatologie, in La lettre


L’infirmière et la douleur, Rueil-Malmaison Cedex : l’Institut UPSA de la Douleur,
mais 2003 (n°4) : 1-4.

 VAILLANT C., Le rôle de l’infirmière dans une structure d’Evaluation et Traitement


de la Douleur, in La lettre L’infirmière et la douleur, Rueil-Malmaison Cedex :
l’Institut UPSA de la Douleur, septembre 2004 (n°8) : 1-4.

4.3. Sites internet

 Association Française D’urologie, Evaluation des douleurs pelvipérinéales


chroniques, http://www.urofrance.org/science-et-recherche/base-
bibliographique/article/html/evaluation-des-douleurs-pelviperineales-
chroniques.html date de consultation 7/04/2015

 Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Quotidien, -ienne,


http://www.cnrtl.fr/lexicographie/quotidien date de consultation 6/12/2014

 CIPIQS, Recommandation des bonnes pratiques,


http://www.cipiqs.org/file/Brochure_Douleur_chronique_%20fr_site_web.pdf, date
de consultation 11/03/2015

 Cruralgie.org, Allodynie, http://www.cruralgie.org/allodynie date de consultation

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
32

9/04/2015

 DroitBelge.Net, Moniteur Belge : législation du 1er au 31 octobre 2005,


http://www.droitbelge.be/news_detail.asp?id=285 date de consultation 16/04/2015

 Encyclopédie de L’Agora, Adulte, http://agora.qc.ca/dossiers/adulte date de


consultation 6/12/2014

 E-tud.com, Infirmier, http://www.e-tud.com/encyclopedie-education/?130-infirmier


date de consultation 8/04/2015

 Inami, Infobox INAMI, http://www.soft33.eu/download/infobox_nurse_fr.pdf date


de consultation 16/04/2015

 Institut Français d’Hypnose, Qu’est-ce que l’hypnose ?,


http://www.hypnose.fr/hypnose/definition-hypnose/ date de consultation
22/06/2015

 Institut national de la santé et de la recherche médicale, Douleur,


http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-
psychiatrie/dossiers-d-information/douleur date de consultation 7/04/2015

 Institut national de la santé et de la recherche médicale, La douleur se lit dans la


pupille, http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/la-douleur-
se-lit-dans-la-pupille date de consultation 7/04/2015

 Institut UPSA de la douleur, Neurostimulation électrique transcutanée,


http://www.institut-upsa-
douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/OUVRAGES/Tmcd/institut-
upsa-ouvrage-therapies-mediation-corporelle-douleur-chap-13.pdf date de
consultation 12/04/2015

 Larousse, acupuncture acuponcture,


http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/acupuncture/969 date de consultation
12/04/2015

 Larousse, adulte, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/adulte/1229 date


de consultation 27/01/2015

 Larousse, domicile, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/domicile/26369


date de consultation 15/04/0215

 Larousse, médecin, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/m


%C3%A9decin/50079?q=m%C3%A9decin#49975 date de consultation
15/04/2015

 Larousse, quotidien, quotidienne,


http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/quotidien/65803?
q=quotidienne#65055 date de consultation 6/12/2014

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
33

 Larousse, Relaxation,
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/relaxation/67860 date de consultation
22/06/2015

 L’Institut UPSA de la Douleur, Echelle « des visages » : échelle de mesure de la


douleur utilisée chez l'enfant (+ 4 à 10 ans), http://www.institut-upsa-
douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/ECHELLES/Echelles-
enfants/institut-upsa-douleur-echelle-visages.pdf date de consultation 8/08/2015

 L’Institut UPSA de la Douleur, Prise en charge de la douleur aiguë en post-


opératoire, http://www.institut-upsa-
douleur.org/Media/Default/Documents/IUDTHEQUE/PERIODIQUES/Ide/institut-
upsa-periodique-lettre-infirmiere-douleur-02.pdf, date de consultation 11/03/2015

 Médecines-douces, L’hypnose et la Douleur, http://www.medecines-


douces.com/resources/hypnose-douleur/hypnose_douleur.htm date de
consultation 23/06/2015

 Psychologies.com, Effet placebo, http://www.psychologies.com/Dico-


Psycho/Effet-placebo date de consultation 22/06/2015

 RESC, Qu’est-ce que la resc ?, http://www.resc.fr/ date de consultation


19/01/2015

 Santé médecine.net, Services de soins infirmiers à domicile – Définition,


http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/23732-services-de-soins-
infirmiers-a-domicile-definition date de consultation 6/12/2015

 Service public fédéral, Recommandations de bonnes pratiques en art infirmier :


« Rôle infirmier dans la prise en charge, à domicile, de patients adultes souffrant
de douleur chronique », http://www.cipiqs.org/file/RBPDouleurChronique.pdf date
de consultation 16/04/2015

 Springer Link, La modulation de la douleur par l’attention. Les apports de la


neurophysiologie, http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11724-008-0089-0
date de consultation 23/06/2015

 Union générale des infirmier(è)s de Belgique, Code de déontologie des praticiens


de l’art infirmier belge,
https://www.truthaboutnursing.org/research/codes/belgian.pdf date de
consultation 16/04/2015

4.4. Syllabus

 ESPEEL B., Méthodologie de la Recherche, La Haute Ecole de la Province de


Namur, Catégorie Paramédicale, Namur, 2 ième année Baccalauréat en Soins
Infirmiers – 2ième année Baccalauréat Sage Femme, 2013 - 2014.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
34

 ESPEEL B., Instructions pour le travail de fin d’études, La Haute Ecole de la


Province de Namur, Catégorie Paramédicale, Namur, 3 ième année Baccalauréat en
Soins Infirmiers – 4ième année Baccalauréat Sage Femme, 2014 - 2015.

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
35

5. Annexes

5.1. Carte conceptuelle

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
36

5.2. Portfolio

 Recherche documentaire en bibliothèque : Centre de ressources documentaires HEPN


- 4/12/2014 de 16 à 17h = 1h
- Outils : Analyse de documents grâce au réseau Anastasia
- Coordonnées : Site du Campus
Rue Henri Blès 188-190
5000 Namur
081/77 67 56

- Références bibliographiques :
 SCHIFFINO A., LEMAIRE G., Les soins à domicile, Bruxelles : Vie Ouvrière
a.s.b.l, Coll. Evo Sante, 1991 : 127.
 Encyclopédie de L’Agora, Adulte, http://agora.qc.ca/dossiers/adulte date de
consultation 4/12/2014
 Larousse, adulte, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/adulte/1229
date de consultation 4/12/2014

 Soins-Infirmiers.com, Le rôle propre de l’infirmier, http://soins-


infirmiers.com/role_propre_infirmier.php date de consultation 4/12/2014

 Recherche documentaire au domicile


- 6/12/2014 de 10 à 11h = 1h
- Outils : Analyse de documents grâce à internet
- Références bibliographiques :
 Portail Action Sociale et Santé en Wallonie, Soins et aide à domicile,
http://socialsante.wallonie.be/?q=sante/soins-ambulatoires/legislation/soins-
aide-domicile date de consultation 6/12/2014

 Santé médecine.net, Services de soins infirmiers à domicile – Définition,


http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/23732-services-de-soins-
infirmiers-a-domicile-definition date de consultation 6/12/2014

 Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Quotidien, -ienne,


http://www.cnrtl.fr/lexicographie/quotidien date de consultation 6/12/2014

 Larousse, quotidien, quotidienne,


http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/quotidien/65803?
q=quotidienne#65055 date de consultation 6/12/2014

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
37

 Recherche documentaire en bibliothèque : Centre de ressources documentaires HEPN

- 19/12/2014 de 10h40 à 14h40 = 4h


- Outils : Analyse de documents grâce au réseau Anastasia
- Coordonnées : Site du Campus
Rue Henri Blès 188-190
5000 Namur
081/77 67 56
- Références bibliographiques :

 BOUREAU F., ROSTAING-RIGATTIERI S., L’évaluation du patient


douloureux chronique, in Douleurs chroniques, Godinne : Pr Patrick De
Coster, 2001 (Volume 20 – n°2-3) : 5-10.

 POINDESSOUS J-L., LAUGUEUX P., FLEURY M., La place de l’infirmière


au sein d’une unité douleur, in La revue de l’infirmière, décembre 2008
(n°146) : 35-37.

 Recherche documentaire au domicile

- 17/01/2015 de 10h à 14h = 4h


- Outils : Analyse de documents grâce à internet
- Références bibliographiques :

 APRHOC, Evaluation de la douleur Rotation des opioïdes,


http://aprhoc.adiph.fr/files/2012/11/2007-
evaluation_douleur_rotation_opioides.pdf date de consultation 17/01/2015

 Institut UPSA de la douleur, Nos périodiques, http://www.institut-upsa-


douleur.org/iudtheque/periodiques date de consultation 17/01/2015

 Institut national de la santé et de la recherche médicale, Douleur,


http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-
neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/douleur date de consultation
17/01/2015

 Fondation recherche médicale, Douleur, http://www.frm.org/dossiers-


17.html date de consultation 17/01/2015

 Rencontre avec le promoteur : Mr Chaway

- 20/01/2015 de 16h30 à 18h = 1h30


- Coordonnées : pierre.chaway@profs.hepn.be

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
38

 Entretien exploratoire avec Md Goerlette V. - Infirmière en chef et algologue

- 27/01/2015 de 16h15 à 18h15 = 2h


- Outils : Entretien non dirigé comprenant des questions ouvertes

- Coordonnées : Au Centre de Référence Multidisciplinaire de la Douleur Chronique


(CRMDC)

Avenue G.Thérasse
1-B-5530 Yvoir

 Recherche documentaire en bibliothèque : Henallux, section paramédicale.

- 29/01/2015 de 9 à 12h = 3h
- Outils : Analyse de documents grâce au réseau des bibliothèques (catalogue en
ligne)
- Coordonnées : Rue Louis Loiseau 39
5000 Namur
Tél : +32 (0)81 46 85 90

- Références bibliographiques :
 MARCHAND S., Le phénomène de la douleur, Issy-les-Moulineaux :
Elsevier Masson S.A.S, 2ième édition, 2009 : 381.

 Recherche documentaire au domicile

- 30/01/2015 de 14 à 17h = 3h
- Outils : Analyse de document grâce à internet
- Références bibliographiques :
 Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé, Evaluation et
suivi de la douleur chronique chez l’adulte en médecine ambulatoire,
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/douleur1.pdf
date de consultation 30/01/2015

 RESC, Qu’est-ce que la resc ?, http://www.resc.fr/ date de consultation


30/01/2015

 Association Québécoise de la Douleur Chronique, Gestion de la douleur


chronique, http://www.douleurchronique.org/content_new.asp?node=125
date de consultation 30/01/2015

 Allodocteurs.fr, La douleur visualisée par IRM,


http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-la-douleur-visualisee-par-irm-
10044.asp?1=1 date de consultation 30/01/2015

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
39

 Revue Médicale Suisse, Traitement de la douleur chronique : rôle de la


stimulation transcrânienne du cortex moteur,
http://www.revmed.ch/rms/2012/RMS-339/Traitement-de-la-douleur-
chronique-role-de-la-stimulation-transcranienne-du-cortex-moteur date de
consultation 30/01/2015

 Stage exploratoire au Centre de Référence Multidisciplinaire de la Douleur Chronique


(CRMDC)

- 17/02/2015 de 9 à 17h = 8h
- Outils : Observation globale
- Coordonnées : Avenue G.Thérasse
1-B-5530 Yvoir

 Entretien exploratoire avec Mr Koffi Mathieu : Infirmier à domicile

- 26/03/2015 de 18 à 19h = 1h
- Outils : Entretien non dirigé comprenant des questions ouvertes.
- Coordonnées : Rue de Glaieuls 13
1180 Bruxelles

 Entretien exploratoire avec Mme Boreux Véronique : Infirmière à domicile

- 14/03/2015 de 16 à 17h = 1h
- Outils : Entretien non dirigé comprenant des questions ouvertes.
- Coordonnées : Rue du Vivier 31
6900 Marche-en-Famenne

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
40

5.3. Guide de l’entretien exploratoire pour les infirmier(ière)s à


domicile

 Préparation de l’entretien/ questions :

 Avez-vous des patients souffrant de douleurs chroniques ? Si oui,


combien ?

 Que faites vous, de votre rôle propre, dans la gestion de la douleur


chronique à domicile ?

 Quels moyens utilisez-vous pour évaluer la douleur ?

 Etes-vous satisfait(e) de la prise en charge que vous apportez à ces


patients à domicile ? Si non, qu’aimerez-vous changer ?

 Quelle est l’importance de l’implication du patient dans sa prise en


charge ?

 Travaillez-vous en collaboration avec d’autres praticiens pour soigner le


patient (prise en charge multidisciplinaire) ? Si oui, qui sont-ils ?

 Les patients vont-ils à l’hôpital pour la prise en charge de leur douleur


chronique ? Si oui, pour quelle raison ?

 Quand êtes-vous satisfait(e) de la prise en charge du patient ?

 Pensez-vous que la présence d’un infirmier algologue à domicile soit


utile pour aider un patient douloureux chronique ?

 Rencontrez-vous des problèmes lors de la prise en charge de patient


douloureux chronique ? Si oui, lesquels ?

 Avez-vous encore une suggestion ou recommandation à nous faire ?

 Avez-vous d’autres informations à nous communiquer sur le sujet qui


n’auraient pas été abordés ?

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
41

5.4. Guide de l’entretien exploratoire pour l’infirmière algologue du


CRMDC

 Préparation de l’entretien/ questions :

 Comment arrivent/ aboutissent les patients au CRMDC ? Quel est leur


parcours ?

 Comment se fait l’accueil du patient et quelle est votre démarche ?

 Que peut faire une infirmière, de rôle propre, dans la gestion de la


douleur chronique à domicile ?

 La gestion de la douleur chronique par l’infirmière est-elle différente en


milieu hospitalier qu’à domicile ?

 Lors de vos consultations quelle méthode proposez-vous pour soulager


la douleur à domicile ?

 Quelle est la personne qui coordonne la prise en charge du patient ?


(Personne référente qui va aider et coordonner le suivi du patient :
accompagnante à des rendez-vous)

 Avez-vous des retours sur le suivi du traitement de la douleur à


domicile ? Et de qui viennent ces retours ? (SAD, médecin traitant…)

 Sur votre site web, vous parlez de prise en charge multidisciplinaire,


mais avez-vous des rapports avec les infirmières à domicile ? Si oui,
comment cela se passe-t-il ?

 Quand êtes-vous satisfaite de la prise en charge et comment évaluez-


vous cela ?

 Est-ce que quelquefois, vous pouvez dire qu’un patient est guéri ?
Avez-vous des guérisons ? Et comment estimez-vous qu’un patient est
guéri ?

 Pensez-vous que la présence d’un infirmier à domicile soit utile pour


aider un patient ?

 Avez-vous des lectures à nous conseiller ?

 Avez-vous encore une suggestion ou recommandation à nous faire ?

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
42

 Avez-vous d’autres informations à nous communiquer sur le sujet qui


n’auraient pas été abordées ?

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude
43

6. Résumé

Mots clés : Douleur chronique, gestion, rôle propre, multidisciplinarité et soins à


domicile.

L’étudiant rédige ensuite un texte court (d’une quinzaine de lignes maximum)


permettant à un lecteur de situer l’objet de la recherche. Il présente le problème de
recherche, synthétise les démarches exploratoires réalisées et les concepts
principaux développés dans le travail.

Mots clés : Douleur chronique, gestion, rôle propre, multidisciplinarité et soins à


domicile.

Au cours de ce travail de fin d'étude, nous nous sommes centré sur notre
question de départ, qui est la suivante : « Dans quelle mesure, l’infirmier (ière)
travaillant en soins à domicile, intègre -t-il (elle) dans sa pratique quotidienne, son
rôle propre par rapport à la gestion de la douleur chronique (non cancéreuse) chez
un patient adulte? »
Nous avons exploré tout ce qui englobe la douleur chronique, dont la
classification, la physiopathologie, son évaluation et ses traitements
Nous avons également entrepris des recherches en ce qui concerne les soins
à domicile et le rôle propre de l'infirmier(ière). Pour ce faire nous avons interrogé des
infirmiers à domiciles ainsi que des professionnels de la santé travaillant au CRMDC.
Nous avons remarqué lors de notre exploration pratique que ce qui était réalisé à
domicile ne correspondait pas toujours à la théorie.
Pour finir nous avons essayé de trouver des raisons expliquant ces
divergences et des pistes afin d'améliorer le quotidien des infirmiers à domicile.
Parmi celles-ci nous pouvons citer…. (là tu mets une des idées que tu asvais cité
plus haut, celle qui te semble la plus pertinente).

Travail de Fin d’Etude 3ème année de Bachelier en Soins Infirmiers


HEYMAN Héloïse et MUTOMBO TUMBA Dit Jean-Claude