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Electrotechnique – Niveau 3 2010-2011

PLAN DE LA LEÇON N°7

TITRE DE LA LEÇON :

Machine asynchrone triphasée

OBJECTIFS :

A la fin de la séance l'étudiant doit être capable de :


 Définir le régime de neutre ;
 Reconnaître les différents régimes de neutre ;
 Déterminer les courants de défaut ;
 Etablir l'appareillage de protection adéquat pour chaque régime de
neutre.

PRE-REQUIS :

 Lois d'électricité.
 Appareils de mesure.

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MACHINE ASYNCHRONE TRIPHASEE

OBJECTIF GENERAL :

Identifier l'appareillage de sécurité des installations et des personnes selon


le régime de neutre établi.

OBJECTIFS SPECIFIQUES ELEMENTS DE CONTENU METHODOLOGIE EVALUATION DUREE


ET MOYEN

 Définir le régime de 1. Définition des régimes  Exposé  Formative. 20 mn


neutre.
de neutre. informel.
 Notes de cours.

 Reconnaître les 1. Régime TT.  Exposé  Formative. 60 mn


différents régimes de informel.
2. Régime TN.
neutre.  Notes de cours.
3. Régime IT.
 Exemples.

 Etablir un choix de 1. Comparaison entre les  Exposé  Formative. 10 mn


régime de neutre différents régimes de informel.
capable de remplir la neutre.  Notes de cours.
fonction à assurer. 2. Conclusion.

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Machine asynchrone triphasée

XXXII. Principe
I.1. Expérience

Ω
Aimant permanent "en
forme de U "Champ
Fig.8.1. Expérience
S
S N magnétique tournant
"Stator"


B Barreau en cuivre (Cu) ou
en aluminium (Al) "Rotor"
ΩS


La variation de l'induction magnétique B sur le barreau entraîne l'apparition des courants
induits dans celui-ci (courants de Foucault). D'après la loi de Lenz, le barreau se met à tourner

pour rattraper le mouvement de B .
On remarque que si ΩS=Ω, il n'y aura pas de mouvement puisqu'il n'y a pas de courant de
Foucault.
Si ΩS  Ω telle que (Ω<ΩS), on dit que le mouvement du barreau est asynchrone par rapport au
champ tournant.
Si on remplace le barreau par un aimant permanent, le mouvement sera synchrone Ω=ΩS.
Donc on peut dire que :
 Barreau en Al/Cu, c'est le principe du moteur asynchrone.
 Barreau aimanté, c'est le principe du moteur synchrone.

I.2. Etude du champ d'induction glissant

I.2.1. Cas d'un système monophasé


Le procédé le pus simple pour obtenir un champ glissant est la mise en rotation d'un rotor
portant des pôles magnétiques alternativement Nord et Sud, ou bien la mise en place d'un
enroulement statorique et parcouru par un courant alternatif comme le montre la figure
suivante.

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Q : un point fixe dans p
l'entrefer
 X
2 B
p
θ
Fig.8.2. Le champ glissant
dans l'entrefer dans le
cas d'un système ie
monophasé
Répartition sinusoïdale
du champ dans l'entrefer

is
Soit H    H max cos , le théorème d'Ampère donne eH    eH    ni , pour  0 ,

n
implique H max  i  Ki avec i  I max cos wt , d'où H    KI max cos wt cos
2e
1 1
Alors H    H max cos  wt   H max cos  wt  , où apparition deux champs tournant de
2 2
w w
pulsations opposées tels que 1  et  2   , c'est le cas de p paires de pôles.
p p
Théorème de Leblanc :
Un enroulement, comprenant p bobines régulièrement disposées le long d'un entrefer, créant un
champ magnétique à répartition spatiale sinusoïdale, parcouru par un courant alternatif
sinusoïdal, donne naissance à deux champs glissants de même amplitude maximale, de même
w
nombre de paire de pôles "p" et de pulsation opposées :   
p

I.2.1. Cas d'un système triphasé


2
Dans le cas d'un système triphasé régulièrement décalés de et parcourus par les courants
3
suivants :
i1  I max cos wt  H 1 Q, t   H max cos wt cos p 1 

 2   2 
i2  I max cos wt    H 2 Q, t   H max cos wt   cos p 2 
 3   3 

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 4   4 
i3  I max cos wt    H 3 Q, t   H max cos wt   cos p 3 
 3   3 
2
Le champ résultant glissant est donc H  H1  H 2  H 3 avec  1 ; 2   1 
3p
4 3
et  3   1  , on obtient alors H Q, t   H max cos p  wt 
3p 2

X 2 1' X1
Q : un point fixe dans 2
l'entrefer
3 Q2
θ1 θ2 3"'
Q1
θ3
2' 2
Fig.8.3. Le champ glissant 1
3p
dans l'entrefer dans le X3
4
cas d'un système Q3
1" 3p
triphasé 2"'
3"
3'
Théorème de Ferraris : 2" 1"'
P systèmes de bobines triphasés répartis régulièrement sur le périmètre d'un entrefer et
alimentés par un système de courants triphasés de pulsation w créent p paires de pôles d'un
w
champ glissant de pulsation de rotation .
p
XXXIII. Constitution
II.1. Le stator
C'est l'armature fixe constituée d'un empilement de couronnes découpées dans une tôle
ferromagnétique ayant :
 Un cylindre interne encoché ;
 Une épaisseur de quelques dixièmes de millimètres.
II.2. Constitution du rotor
II.2.1. Rotor à cage
Tous les conducteurs du rotor sont reliés entre eux par deux bagues. Ces bagues placent les
conducteurs en court-circuit, de manière permanente.

Fig.8.4. Rotor à cage

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II.2.2. Rotor à bague ou rotor bobiné


Chaque phase est reliée à une bague, sur laquelle vient frotter un balai utilisant les bobinages
rotorique à l'extérieur.

Fig.8.5. Rotor à bague

L1 L2 L3
XXXIV. Le glissement
Par définition, le glissement est l'écart relatif de la vitesse de rotation du rotor par rapport à la
vitesse dite synchronisme du champ tournant, aussi on dit que le glissement est l'erreur relatif
de la vitesse de synchronisme.
r s  
Le glissement est noté par g, tel que g   , où Ωs, Ωr et Ω sont respectivement les
 s
vitesses angulaires du synchronisme, du rotor par apport au champ tournant et la vitesse du
rotor.
On appelle Ωs la vitesse angulaire du champ tournant ou la vitesse angulaire du synchronisme,
w s
telles que s  [rad/s] et Ns  [tr/s].
p 2
On appelle Ω la vitesse angulaire du rotor ou la vitesse de rotation de la machine, telles que
d 
 [rad/s] et N  [tr/s].
dt 2
s   Ns  N
Examinons les différents cas possibles du glissement g   :
s Ns
 g<0 pour N>Ns la machine fonctionne en génératrice asynchrone.
 g=0 pour N=Ns il n y'a pas de couple Cu=0.
 0<g<1 pour N<Ns la machine fonctionne en moteur asynchrone.
 1<g pour N<0 la vitesse de rotation est inverse de celle du champ
tournant, le moteur fonctionne en freinage.
Nota : la machine est appelée asynchrone, puisque dans la pratique elle ne fonctionne jamais à
la vitesse de synchronisme du champ tournant.

XXXV. Schéma équivalent


III.1. Principe
On dispose d'un moteur asynchrone dont les enroulements du rotor sont connectés à un
rhéostat triphasé de valeur Rh.

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J2 Rh

J1
Fig.8.6. Machine asynchrone à rotor
bobiné V2
V1

R1 jl1 wS R2 jl 2 wR
J1 J ' 2   mJ 2 J2

J 10
Fig.8.7. Schéma équivalent d'un
E1 E2 g Rh
moteur asynchrone V1 Rm
Xm

E2   mE1
J ' 2   mJ 2
Lorsque le stator d'un moteur asynchrone est alimenté par une source triphasée de fréquence
fS, une f.é.m sera générée au rotor d'amplitude g E2 et de fréquence g fS.

III.2. Schéma ramené au stator


On a alors les relations suivantes : E 2   mE1 , J ' 2   mJ 2 , wR  gwS .

J 2 Rr  jL2 wR 
gE 2  J 2 Rh  R2  jL2 wR  et gE 2   gmE1  E1   avec Rr  Rh  R2
mg
Rr  jL2 gwS
Remplaçant J 2 par sa valeur  E1  J ' 2 avec wR  gwS
gm 2

 R jL w  R
La tension ramenée au primaire est de la forme E1  J ' 2  r 2  2 2 S  , le terme r 2 peut
 gm m  gm

Rr  1 g 
être sous la forme 1  g  . Le schéma équivalent est représenté comme ci-dessous
m2  
d'une phase statorique : (b)
R1 jl1 wS l 2 wS (e)
j
J 1 J '2 m2
(a) Rr
J 10
Fig.8.8. Schéma équivalent d'un m2
Rm Rr
moteur asynchrone V1 Rr  1  g 
Xm gm 2  
ramené au stator m 2  g 

(c) (d) (f)


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 R1 : la résistance équivalente des pertes par effet Joule au stator ;


 Rm : la résistance équivalente des pertes ferromagnétiques ;
R
 R' r  r2 : la résistance du rotor ramenée au stator correspondante aux pertes par effet
m
Joule au rotor où Rr  R2  Rh ;

 R' r
1  g   Rr 1  g  : la résistance équivalente ramenée au stator correspondante à la
g m2 g
puissance mécanique où Rr  R2  Rh ;
 X 1 : la réactance cyclique de fuites au stator ;
 X m : la réactance de fuite à vide ;
X
 X ' 2  22 : la réactance cyclique de fuites au rotor ramenée au stator.
m

XXXVI. Bilan de puissance


D'après le schéma équivalent on peut établir un bilan de puissance d'un moteur asynchrone,
telle que la puissance absorbée égale à la puissance utile plus la somme des pertes fer, Joule et
mécaniques.

IV.1. La puissance absorbée


La puissance absorbée (fig.8.8.a) est en fonction de la tension, le courant de l'entrée et le
facteur de puissance de la machine asynchrone, telle que Pa  3 V1 J 1 cos  1 .

IV.2. Les pertes par effet Joule au stator


Les pertes au stator sont les pertes ferromagnétiques et les pertes par effet Joule qui sont
localisées respectivement dans la résistance Rm et, R1 où PTS  PFS  Pjs

 Les pertes par effet Joules au stator (fig.8.8.b) Pjs  3 R1 J12 ;

 Les pertes à vide ou pertes ferromagnétiques (fig.8.8.c) P10  3 V1 J 10 cos 10 .

IV.3. La puissance transmise ou bien la puissance électromagnétique


Selon le schéma équivalent la puissance transmise égale à la puissance absorbée moins les
pertes au stator, ou bien elle peut être exprimée sous les formes suivantes :
Rr R' 2 R
 Ptr  Pem  3 2
J' 22  3 J' 2 où J ' 2  m J 2 et R'  r2 , ce qui implique
gm g m
Rr 2
Ptr  Pem  3 J2 ;
g

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wS 2 f
 Ptr  Pem  C em  S où  S   ;
p p
Pjr Rr 2
 Ptr  Pem  puisque Pjr  3 Rr J 22 et Ptr  3 J 2 où Rr  R2  Rh .
g g

IV.4. Les pertes par effet Joule au rotor


Les pertes par effet Joule au rotor sont localisées uniquement dans la résistance (fig.8.8.e) du
rotor qui est parcourue par un courant secondaire, telle que Pjr  3 Rr J 22 .

On a aussi Pjr  Ptr  Pm  C em  S  C em  , et C em  S     C em  S


 S     C  S g  gPtr ce
em
S

qui implique Pjr  gPtr .

IV.5. La puissance mécanique


La puissance mécanique peut être établit sous plusieurs formes:
 Pm  Cem  où   2 N [rd/s] et N en [tr/mn] ;

 Pm  Ptr 1  g  , puisque Pm  Ptr  Pjr et Pjr  gPtr ;

 Pm  Pu  pmec où pmec sont les pertes mécaniques ;

Rr 1  g 
 la résistance correspond à la puissance électromagnétique du moteur, telle
gm 2
Rr 1  g  R 1  g 
que Pm  3J ' 22 2
 3J 22 r où J ' 2  m J 2 .
gm g
IV.6. La puissance utile
La puissance utile est le produit entre le couple utile et vitesse angulaire du rotor, telle que
Pu  Cu  où   2 N [rd/s] et N en [tr/mn].

Dans le cas où les pertes mécaniques sont nulles le couple utile est égal au couple mécanique
et le couple transmis.
On a Pu  C u   C u  S 1  g   Ptr  PjR  p mec , telles que pmec  0 , PjR  gPtr  g S C em et

Ptr  C em  S ce qui implique Cu  S 1  g   C em  S  C em g S , d'où l'égalité entre le couple

utile, le couple transmis et le couple électromagnétique Cu  Ctr  C m .


Voici ci-dessous à la figure (fig.8.9) le bilan de puissance d'un moteur asynchrone :

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Puissance absorbée
Pa  3 V1 J 1 cos  1

Pertes ferromagnétiques au rotor Pertes par effet Joule au stator


p fS  f1  g f s , V1  PjS  3 R1 J 12

Puissance transmise ou la puissance électromagnétique


Ptr  Pem  Pa  Pfs  Pjs  Cem  S  3 Rr g J 22  Pjr g

Pertes ferromagnétiques au rotor Pertes par effet Joule au rotor


p fr  f 2  g f 2 , V1  Pjr  3 Rr J 22

Puissance mécanique
R
Pm  Ptr  Pjr  Pfr  Cem   3 r J 22 1  g 
g

Pertes mécaniques
pmec  f  
Puissance utile
Pu  C u 

Fig.8.9. Bilan de puissance d'un moteur asynchrone


XXXVII. Diagramme de cercle

V.1. Hypothèse de Kapp et schéma simplifié


Pour simplifier le diagramme de cercle on néglige toutes les pertes sauf les pertes par effet
Joule au rotor Pjr , d'où la représentation schématique de la figure (fig.8.11) au lieu du schéma

équivalent du moteur asynchrone non simplifié (fig.8.10).

J1 J ' 2 R1 jX1 R'2 jX'2

Fig.8.10. Schéma équivalent J 10


Rm 1 g 
d'un moteur asynchrone V1 R' 2  
jXm  g 
ramené au stator

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Les composantes R2 , Rh , Rr  R2  Rh et X 2 ramenées au stator seront respectivement sous


R R R X
les formes suivantes : R ' 2  22 , R ' h  h2 , R' r  r2 et X ' 2  22 .
m m m m
On pose X l'inductance totale ramenée au stator, telle que X  X 1  X ' 2 et la résistance R  R' r .

J1 J ' 2 jX
Fig.8.11. Schéma équivalent
J0
simplifié R
V1 jXm
g

D'après les équations suivantes, on peut établir un diagramme de cercle (fig.8.12) équivalent à
la figure (fig.8.11).
On a :

V1  j 2
 le courant à vide, tel que J 0  e ;
Xm
 la tension simple d'entrée, telle que V1  V1 ;
V1  j 2 X
 le courant secondaire ramené au stator ; tels que J ' 2  e et  2  atrctg ;
Z R g
 le courant primaire J 1  J 0  J 2 ;
 le glissement selon les trois cas suivants :
X V1
 quelque soit le glissement g, on aura  2  atrctg et J ' 2  ;
R g X 2  R g 
2

 pour un glissement nul g  0 implique  2  0 et J ' 2  0 ;


 V
 pour un glissement tend vers l'infini g   implique  2  et J ' 2  1 ;
2 X
 V1   V1 
   
On choisi un repère (O', x, y) de centre O' tels que M g 0   2 X  et M g    2 X 
 0   0 
Selon la figure (fig.8.12), on peut établir les relations suivantes, tel que le point M g de
 V 
 x   1  J ' 2 sin  2 
coordonnés M g   2X  , cherchant alors l'équation du cercle
 y  J ' 2 cos 2 
2
V  V
x  y   1   1 J '2 sin  2   J '2 sin  2    J '2 cos  2 
2 2 2 2

 2X  X

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V1 V1 V
où J '2  sin  2 et J ' 2   1 remplaçant dans la première équation, d'où
X Z sin  2 X
2 2 2 2
 V  V  V  V 
x  y   1    1    1   x 2  y 2   1  , donc c'est l'équation d'un cercle d'origine
2 2

 2X   X   X   2X 
V
O'(0,0) et de rayon 1 .
2X y
V(V)

Mg
φ2
Fig.8.12. Diagramme de φ1
cercle simplifié J1
J'2
φ2
J0 J(A)
x
O Mg=0 O' Mg=∞
V.2. Le glissement
On peut exploiter le diagramme de cercle pour établir les valeurs de glissements pour
différents points de fonctionnements, comme le montre la figure (fig.8.13).
y
V(V) B C D ∆'
gc<1
Mg gd=1
φ2
Fig.8.13. Exploitation du diagramme de φ1
g
cercle pour la recherche des J1
J'2
glissements φ2
J0 J(A)
A x
O Mg=0 O' Mg=∞

R R
 Le glissement critique lorsque le couple est maximal  X  gc  .
gc X
 Le glissement de démarrage lorsque le rotor à l'arrêt   0 rd/s , ce qui implique
s  
gd  1
s
L'échelle des glissements : est obtenu par deux méthodes suivantes :
(O ' g ) X V
 On a tg 2   , avec (O ' M g  )  1 , ce qui
(O ' M g  ) R g 2X
X V1 gV
implique O ' g   1 , la distance (O ' g )   g est proportionnelle au glissement
R g 2X 2R
d'où on peut appliquer la règle de trois qui est applicable pour une équation linéaire, tel
(O ' g c )
que g  g c .
(O ' g )

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( BC ) X X
 Ou bien, tg 2    ( BC )  ( AB)  k g , avec k est une constante, il suffit
( AB) R g R g
de construire le point D de Agd et ∆', correspondant au glissement de valeur unité, d'où :
( BD)
g .
( BC )
V.2. Le couple électromagnétique Cem
Le couple peut être exprimé par la puissance transmise ou pat la puissance mécanique, telles
R V1
que Pm  Cem  et Ptr  C em  s  3 J' 22 , pour J ' 2  , alors le couple
g R
2

X 2   
g
électromagnétique sera sous la forme suivante quelque soit le glissement du moteur
2
3 V1 R g 
asynchrone C em  2
.
s  R 
X 2   
g
Grâce à l'équation ci-dessus, on peut établir des différentes valeurs de couples pour différents
points de fonctionnements :
2
s   3 V1 R
 au démarrage, on a   0 rd/s , où g d   1 , ce qui implique C d  ;
s s X 2  R 2
2
R 3 V1
 le couple maximal lorsque g  g c  , ce qui implique C max  ;
X s 2 X
 le couple électromagnétique pour des faibles glissements on aura R g  X , alors
2
3 V1 g
C em  ;
s R
 le couple électromagnétique pour des forts glissements on aura X  R g , alors
2
3 V1 R
C em  .
s gX 2
L'échelle des couples : est obtenu par deux méthodes suivantes :
2
3 V1 g
 Pour des faibles glissements on a C em    g , ce qui implique le couple est
s R
proportionnel au glissement d'où on peut appliquer la règle de trois qui est applicable
g (O ' g c )
pour une équation linéaire, tel que C em  C max c ou bien C em  C max .
g (O ' g )
3V
 Le couple électromagnétique C em  1 ( AE ) , si la tension d'entrée est et la vitesse de
s
synchronisme sont constantes, alors on peut mettre les couples sous la
( AE )
forme C em   ( AE ) et C max   ( AF ) , ce qui implique C em  C max .
( AF )

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V y
Cem(Nm)
Fig.8.14. Exploitation du diagramme de Cmax gc<1
F Mg gd=1
cercle pour la recherche du Cd E φ2
Cemn φ1
couple électromagnétique g
J1
Ja J'2
φ2
J0 J(A)
Jr A x
O Mg=0 O' Mg=∞
2
3 V1 gR
L'équation générale du couple électromagnétique est de forme C em  , pour
s g X 2  R 2
2

une vitesse angulaire, une résistance et une tension constantes, on aura C em  f  g  est une
équation de parabole (fig.8.15). Cem

Cmax

Fig.8.15. Caractéristique du couple


g
électromagnétique -2 -1 O 1 2

3Ωs 2 Ωs Ωs 0 - Ωs
Cem<0 et Ω>0 alors Pu<0 Cem>0 et Ω<0 alors Pu<0
Génératrice asynchrone Génératrice instable

Instable Stable Stable Instable

Cem>0 et Ω>0 alors Pu>0


Moteur asynchrone

V.3. Exploitation du diagramme du cercle simplifié


Selon le diagramme suivant, on peut déterminer les différents paramètres d'un moteur
asynchrone triphasé tels que :
 L'intensité du courant primaire : J 1  (OM g )
 L'intensité du courant secondaire : J 2  ( AM g ) m
 Le facteur de puissance primaire : cos1  ( IM g ) (OM g )
 Le facteur de puissance à vide : cos 10 0

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 Le facteur de puissance secondaire : cos 2  ( IM g ) ( AM g )


 La puissance apparente absorbée : S a  3V1 (OM g )
 La puissance active absorbée : Pa  3V1 ( IM g )
 La puissance réactive absorbée : Qa  3V1 (OI )
 Les pertes par effet Joule au rotor : Pjr  3V1 ( IH )
 La puissance mécanique : Pm  3V1 ( HM g )
 La puissance utile : Pu  3V1 ( HM g )
 La puissance électromagnétique : Ptr  Pem  Pa  3V1 ( IM g )
 Le couple électromagnétique : C em  3V1 ( IM g )  s
 Le couple mécanique : C em  C m  3V1 ( IM g )  s
 Le couple utile : Cu  Pu   3V1 ( HM g ) 
 Le rendement :   ( HM g ) ( IM g )
 Le glissement : g  ( BD) (CD )
y
V(V)
B C D ∆'
gc<1
Fig.8.16. Diagramme de cercle Mg gd=1
φ2
φ1
simplifié g
J1 G
J'2 H
φ2
J0 J(A)
A I x
O Mg=0 O' Mg=∞

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