Vous êtes sur la page 1sur 23

Plan 

:
BIC
IS
Intégration fiscale

Partie 1 – L’imposition des entreprises : principes généraux


Le R fiscale peut être imposé de 2 manières :
- Impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC, dans ce cas se sont les propriétaires de l’E qui sont
imposables et non l’E en elle-même (pour EI).
- Soit au titre de l’impôt sur les sociétés au taux de 33,1/3%. C’est alors la société en tant que
personne qui est imposable.

A - Le régime de l’IR
1) Les personnes imposable
Ce sont les exploitant individuelle.
L’imposition du BIC dépend du domicile fiscal de la personne concerné et de l’origine de ses revenus.
• Si le domicile fiscal est en France  l’ensemble des revenues de sources française et étrangère sont
imposable en France.
• Si le domicile fiscal est hors de France  seul les revenus de source française sont imposables en France.

2) Les produits imposables


Les produits à prendre en compte pour la détermination du bénéfice imposable sont ceux qui sont réalisé
au cours de l’exercice :
- Pour les VT de biens : pour l’exercice de rattachement on tiendra compte de la livraison du bien
- Pour les prestations de services : exercice au cours duquel a été réalisé la prestation
- Pour les prestations de services discontinu : il y a un rattachement au fur et à mesure de
l’exécution de la prestation

3) Les charges déductibles


Déductibles :
• Les achats sont déductibles pour leurs montants HT
• Les loyers et charges locatives
• Les impôts et taxes : taxe sur les salaires, taxe d’apprentissage, CET (contribution économique
territoriale), taxe foncière
• Frais de publicité et de relation publique (sauf publicité prohibé)
• Les cadeaux, si valeur non excessive et que le cadeau soit fait dans l’intérêt de la bonne marche de l’E.
Les éléments retenus par l’administration fiscale pour accepter les cadeaux en charges déductibles sont :
- La qualité du bénéficiaire (un client, un fournisseur, un banquier, un expert-comptable ou un
avocat)
- La valeur du cadeau en comparaison avec le CA traité avec le bénéficiaire
• Charges de personnel : rémunération versée au personnel (si travail effectif et que leurs montants ne
soient pas excessif par rapport au service rendu) {◊ Pension alimentaire déguisé pas déductible)
• La rémunération du conjoint :
- Si AGA (Association de gestion agrée)  entièrement déductible

1
- Si pas d’AGA  déductible à hauteur de 17500 s’ils sont mariés sous le régime de la communauté,
et il y a une majoration de 25% du bénéfice
• Intérêt des emprunts, si souscrit pour les besoins de l’E

• Dons (réintégration sur le 2058A, avec une réduction d’impôt de 75% ou 66%)
75% alimentaire, logement, médicale
66%  animaux, association sportive, culte, association de sauvegarde du patrimoine

Non déductibles :
• Les dépotes de garantis (car comptabilisé en Immo)
• L’acquisition de logiciel est non déductible (car immo) sauf si < à 500€ alors déductible (car passé un
charge)
• Les impôts et taxes : non déductible  IS lorsqu’on est un E soumise à l’IR, IR lorsqu’on est une E soumis
à l’IS, le CSG
• La rémunération de l’exploitant individuelle, car sa rémunération = bénéfice

4) Les provisions et dépréciations


Dépréciation : constatation d’une perte de valeur d’un actif immobilisé
Provision : passif dont le montant et l’échéance ne sont pas encore fixé mais qui entrainera une perte futur
probable

Provision déductible si elle destiné à faire face à une charge déductible


 Provision sur stock : déductible
 Provision sur créance client : déductible
 Provision pour litige : déductible
 Provision pour amende et pénalité : non déductible
 Provision pour contrôle fiscal : non déductible
 Provision pour travaux : si les travaux sont destinés à être immobilisé la provision n’est pas déductible
 Provision pour indemnité de départ à la retraite : non déductible

5) Le régime des +/- value


◊ Cession mise au rebut ou destruction d’un élément d’actif
2 ans + 2 ans
MV PV MV PV
Biens non A CT CT LT LT
Biens A CT à hauteur des amortissements
CT CT CT LT pour le reste

Exemple : Immeuble 100 000 dont 20 000€ terrain (A : 15 000) Détenu plus de 2 ans
Prix de vente : 120 000 €
VNC = 100 000 – 15 000 = 85 000
Plus-value = 120 000 – 85 000 = 35 000
Pour terrain : LT
Pour immeuble  LT : 20 000  CT : 15 000

Régime d’imposition de la plus-value :


Régime fiscal Traitement fiscal
2
PVCT Option 1  Rien à faire Option 1 
Option 2  Etalement de la plus-value sur 3 ans Option 2  Déduction de 2/3 de la PV puis
réintégration 1/3 les 2 années suivantes
MVCT Comptabilisé par le jeu des écritures Rien à faire
PVLT Option 1  Rien à faire Option 1  Imposition aux taux de 16%
Option 2  Si déficit Option 2  Possibilité de compenser le
déficit
MVLT Imputable sur les PV à CT des 10 années
suivantes

Pour l’immeuble 35 000 PV  15 000 CT  Etalement  Déduction 2/3 (XZ pour 10 000 en N et
N+1 WN pour 5 000)
 20 000 LT  Taux de 16% (WV)

Détermination du résultat fiscal imposable :


Résultat comptable
+ Réintégration
- déduction .
= Résultat fiscal  soumis à l’IR (Attention si pas d’AGA  RFx1,25)

Exercice :
Entreprise Carrière est une entreprise individuelle qui adhère à un CGA
RC 2016 : 260 000€
PVCT : 21 000€
Frais généraux :
• Frais de parrainage au club de foot local : 1 000€
• Location d'un véhicule utilitaire : 2 000€
• Don à : 600€
• Assurance : 3 800€
Rappel d'impôt taxe d'apprentissage : 600€
Pénalités de retard : 800€
Taxe sur Véhicule de Tourisme (TVTS) : 1500€
Charges de personnel :
• son fils: 22 000€
• épouse: 20 000€
• exploitant: 15 000€
Cession d'immobilisation :
• Prix de vente: 200 000€
• Immeuble acheté: 150 000€
• Amorti sur 20 000€
• Détenu depuis plus de 2 ans.

Correction :
RC : 260 000
PVCT (Déduction 2/3) - 14 000
Frais de parrainage (= publicité  Déductible  RAF)
Assurance
Dons +600

3
Rappel impôt taxe d’apprentissage  Déductible  RAF)
Pénalité de retard (non déductible  REINTEGRATION + 800
Taxe véhicule de tourisme (déductible  RAF)
Salaire du fils (déductible)
Salaire de l’épouse (déductible)
Salaire de l’exploitant (non déductible  réintégration) + 1 500
Immo (VNC=150000-20000=130000)
 +V 70000 dont 20000 a CT  2/3 - 13333
50000 a LT - 50000
RF imposable à l’IR (soumis au barème progressif) 199 076
Pas de majoration de 1,25 car CGA
+ PVLT 50 000 X 16% (taux forfaitaire)
+ CSG 50 000 X 17,2% en 2018

B – Le régime de l’IS
1) Sociétés imposable
• De par leurs formes juridiques = les sociétés de capitaux sont normalement imposées à l’IS quelques soit
la nature de la société (SA, SAS, SARL, SCA). Les SARL à associé unique, appelé EURL relève de plein droit de
l’IR, lorsque l’associé unique est une personne physique mais peuvent opter pour l’IS.
• Les sociétés qui exercent une activité commerciale (SCI qui exerce une activité commerciale deviennent
passible de l’IS sauf si l’activité commerciale est accessoire

2) Le résultat fiscal
L’assiette de l’IS est constituée par le résultat fiscal qui peut différer notablement du résultat comptable.
Les principes fiscaux ressemblent au principe comptable. Cependant des divergences existe car la
législation n’admet pas la déduction de certaine charge du bénéfice fiscale et ne soumet pas à l’IS certains
produits.

En comptabilité  Somme des produits – somme des charges = résultat comptable avant impôt
En fiscalité  Somme des produits imposable – somme des charges déductibles = résultat fiscal

Résultat fiscal X taux d’IS = IS

Détermination du résultat fiscale : le résultat fiscal est déterminé de façon extracomptable, il ne donne pas
lieu à des écritures comptable. A partir du résultat comptable il convient de :
- Réintégrer les charges déductibles
- Déduire les produits non imposables
Cet ajustement s’appelle des réintégrations ou des déductions

Principale déduction et réintégration extra comptable


◊ Réintégrations
- Les rémunérations : la rémunération du gérant est déductible. Les rémunérerions sont
normalement déductible si elle corresponde à un travail effectif et que leurs montant ne soit pas
excessif vis-à-vis du service rendu (La partie non déductible sera taxé comme un dividende).
- Amortissement excédentaire : ce sont les A non déductible des voitures particulières de société
pour la faction du prix qui excède 18 300€ ou 9 900 pour les véhicules polluants.
A partir du 01/01/2017, on peut déduire - 30 000€ véhicule qui émette 0 à 19g
- 20 300€ véhicule qui émette 20 à 56g
4
- 18 300€ véhicule qui émette 60 à 155g
- 9900€ à partir de 156g
- Charge et dépense somptuaire : non déductible
Ex : dépense pour chasse, pèche, yacht et résidence d’agreement
- Amende et pénalité : non déductible
Ex : pénalité pour insuffisance ou défaut de déclaration, contravention au code de la route
- Les cadeaux : déductible si fait dans l’intérêt de bonne marche de l’E, et que leurs montant ne
soient pas excessif
- Les dons : non déductible et ils ouvrent droit à une réduction d’impôt de 60% du montant du
versement dans la limite de 0,5% du Chiffre d’affaire.
- Provision et charge à payer non déductible : la provision est déductible si elle est destinée à faire
face à une charge déductible
- Impôt & taxes : l’IS non déductible, ainsi que les contributions sur l’IS. La taxe sur la véhicule de
tourisme n’est pas déductible. (Attention déductible en BIC)
- Intérêt des comptes courant d’associés : par principe déductible, sous condition que le capital soit
entièrement libéré, ensuite les intérêts sont déductibles dans la limite du TMPV (taux moyen
pratiqué pour les entreprises pour les prêts à taux variable d’une durée > à 2 ans)
(Le compte courant d’associé permet de financer le BFR de l’associé, qui est rémunéré par des
intérêts et les taux sont plus important que ceux de la banque) On va réintégrer la différence.
Impossible d’avoir un compte courant d’associé débiteur car impossible pour une E de prêter de
l’argent à un associé ou à un gérant. Car violation du monopole bancaire.  Abus de bien sociale,
passible d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 375 000€. Le compte courant débiteur
peut être constitutif d’une faute de gestion justifié une action en comblement de passif.
- Jetons de présence versé à l’administrateur : pour les 5 de moins de 5 salarie 457€ * nombre de
membre du conseil = montant jetons total déductible
Pour E de plus de 5 salarié 5% de la moyenne annuel des 5 personnes les mieux rémunéré.
Pour E de plus de 200 salariés 5% de la moyenne annuel des 10 personnes les mieux
- Abandon de créance à caractère financier
- Cote part de bénéfice provenant d’une société transparente 

◊ Les déductions
- Quotte part de perte subi dans les sociétés de personne (mis en WT)
- Plus-value à long terme
- Crédit d’impôt : • Le CICE (imputable sur l’IS dû au titre de l’année au cours de laquelle les
rémunérations ont été versé, il est égal à 7% des rémunérations versé, dans la limite de 2,5 fois le
SMIC. L’excédent non imputé constitue une créance sur l’Etat qui peut être utilisé pour le paiement
de l’impôt au titre des 3 années suivantes. La fraction non imputé est remboursé à l’expiration de
cette période. Le CICE sera supprimer en 2019 et sera transformé en baisse de cotisation
patronale). • Crédit d’impôt recherche (ce crédit bénéficie au E industrielle, commerciale ou
agricole, il a pour but de favoriser les activités de recherche de l’E, le crédit d’impôt est calculé en
fonction des dépenses engagé dans l’année, il est égal à : 30% de la fraction des dépenses engagé <
à 100 million, et 5% au-delà.
Dépenses prises en comptes = Dotation aux A des immo affecté à la réalisation des opérations de
rechercher, dépense de personnel affecté exclusivement à la recherche. Les E nouvelles ainsi que
les PME bénéficie d’un remboursement immédiat au titre de l’année de création et des 4 années
suivantes.

5
- Les dividendes : une entreprise IS va faire un bénéfice et va décider de le distribuer après avoir payé
les impôts, réel mouvement de fonds, il y a une écriture comptable. Si on le laisse, on va payer une
nouvelle fois des impôts sur dividendes. Donc exonération à 100% avec la réintégration d'une
quote-part de 5%. On va le mettre sur la 2058A en 2A quote-part des 5% et en XA les 95%.

3) La calcul de l’IS 

Le taux normal : 33,1/3%


Taux réduit :
◊ 15% pour les 38 120 premier € de bénéfices
◊ 28% depuis 2017 pour les 38 120 < X < 75 000 € de bénéfice
◊ Au-delà de 75 000€ 33,1/3 %
 OBJECTIF : diminution progressive des taux d’IS pour avoir 25% en 2022.

Condition pour bénéficier du taux réduit de 15% : le capital de la société doit être entièrement libéré, le CA
de la société doit être < à 7 million 630 milles, capital doit être détenu à 75% au moins par des personnes
physique ou par une société qui satisfait l’ensemble des conditions ci-dessus.

Schéma Ste IS 1 2 et 3

• Les contribution à l’IS


1- Contribution sociale de 3,3% : les E imposé à l’IS et réalisant un CA>7 360 000€ sont passible d’une
contribution de 3,3% assise sur l’IS avant imputation des réduction et crédit d’impôt.
Un abattement de 763 000 sur le montant imposable est rabattable sur le montant imposable.
Schéma 4
2 – Une contribuions exceptionnel d’IS au taux de 10,7 supprimé en 2016
3 – La contribution sur les revenus distribué : contribution basée sur les distributions de revenu entre
société IS de plus de 250 salariés. Cette contribution est égale à 3% du montant distribué

• Les modalités de paiement pour l’IS


L’E doit verser des acomptes trimestriels avant de liquider le solde. Ce système de paiement prévoit :
- 4 acomptes
- Le versement du solde 1 fois le résultat de l’exercice connu (15 avril N+1
Schéma Acompte IS

Traitement des déficits


Le déficit fiscal des sociétés soumissent à l’IS peut être :
- Soit reporté sans limitation de durée, mais dans certaine limite sur les bénéfices suivants
- Soit reporté sous certaines conditions en arrière sur le bénéfice de l’exercice précédant

I - Report en avant
Le bénéfice fiscal s’impute normalement sur les bénéfices futurs de l’E de façon extracomptable sur le
tableau 2058 A ligne XL. Ce déficit constitue une charge déductible du 1er résultat bénéficiaire venu. On
peut précision que les déficits sont reportable et imputable sans limitation de durée.
6
Exemple

Risque de perdre le déficit reportable car le changement d’activité entraine une cessation d’E et par
conséquent une perte du droit du report des déficits antérieur

Le report en arrière des déficits nous vient des anglo-saxon. Il permet d’imputer le déficit constaté au titre
de l’exercice sur le bénéfice de l’exercice précédent.
Lorsqu’un déficit est susceptible d’être reporté en arrière sur les bénéfices d’un exercice soumis pour
partie au taux de 15% et pour partie au taux normal (33,33%), l’imputation est réalisée en priorité sur le
bénéfice soumis au taux normal puis sur le bénéfice soumis au taux réduit. Cette imputation fait naitre une
créance égale au montant de l’impôt sur les sociétés correspondant au bénéfice sur lesquels est imputé le
déficit.

• Utilisation de la créance :
- Paiement de l’IS au taux normal et au taux réduit. Cette créance est remboursée au bout de 5 ans,
si on ne l’a pas totalement imputé. Cette créance n’est pas imposable.
- On ne peut pas utiliser la créance pour payer les contributions additionnel (de 3,3%). C’est un
dispositif optionnel, cad un choix exercé par l’entreprise entre 2 techniques de gestion.

L’option pour le retour en arrière, on ne peut le faire qu’au titre de l’exercice au cours duquel on constate
le déficit. L’excèdent sera reporté en avant.
S’il y un gros déficit lors de l’exercice de liquidation, le report en arrière n’est pas possible car on suppose
qu’il y a une continuité d’exploitation.

• Bénéfice ne pouvant pas faire l’objet d’une imputation en arrière


- Fraction des bénéfices distribué
- Bénéfice dont l’imposition a été compensé à l’aide de crédit d’impôt
- Bénéfice ayant fait l’objet d’une exonération total ou partiel d’impôt (Zone franche d’impôt)

Exo 4 et 5

La fiscalité des groupes de droit commun


But : éviter que des contraintes fiscales entrave la liberté des groupes de se structurer au mieux de leurs
intérêts et de leurs efficacités économiques.

7
1er régime : Régime des sociétés mères
A) Condition général d’application
A la date de paiement des dividendes par la filiale, les conditions suivantes doivent être satisfaites :
-Toute les sociétés doivent être à l’IS
- La participation de la maison mère doit représenter au moins 5% du groupe
- Les titres de participation doivent avoir été souscrit à l’émission ou être détenu depuis au moins 2 ans

B) Exonération des dividendes perçus


Les dividendes perçus par la société mère en provenance des filiales ne sont pas des produits imposable
(art 216 du CGI). Cependant la société mère doit réintégrer une cote part de frais, forfaitairement égale à
5% des dividendes reçu.
Le montant forfaitaire réintégré de 5% est censé représenter les frais de gestion des titres de participation.

C) L’abandon de créance intragroupe


• Si l’abandon de créance revêt un caractère commercial l’aide apporté constitue une charge déductible
par la société versante quel que soit la situation nette de la société bénéficiaire.
• Si l’abandon de créance revêt un caractère financier, l’abandon est par principe non déductible sauf si
celui-ci est accordé à une E en difficulté, cad une E soumis à une procédure collective ou une procédure de
conciliation ou de sauvegarde, dans ce cas, l’aide sera déductible à hauteur de la situation net négative de
la filiale bénéficiaire de l’abandon et de la situation net positive qui est détenu par les associés ne
participants pas à l’abandon.
Exo 01/02 N°1

 Nature des aides 


Toutes les aides sont visés =
- Les abandons de créances
- Les subventions
- Les octrois de prêt ou d’avances sans intérêt
- Les renonciations à recette
- Les concours financiers au titre d’un engagement de caution
S’agissant des aides à caractère commercial, la déduction des aides est subordonnée au respect des
conditions fixé par la jurisprudence, cad celle correspondant à une gestion normale et à l’intérêt propre de
l’E.
En cas de multiplicité des liens commerciaux et financiers entre 2 société, il conviendra de prendre en
compte entre la société versante et celle qui reçoit l’aide, ainsi que les éléments de fait ayant conduit au
versement de l’aide. La société mère devra établir que l’aide est versé en raison des liens commerciaux
existant entre elle et sa filiale et non pour sauvage la valeur de sa participation.

 Le bénéficiaire de l’aide : dans le régime actuel, l’E qui bénéficie de l’aide doit inclure le montant de
l’abandon dans ses résultats imposable y compris si cet abandon n’est pas entièrement déductible chez la
société versante.
Exemple 01/02 N°3
Dans notre exemple, la société F doit s’engagé à procéder à une augmentation de capital au plus tard au
31/12/N+2. Cette augmentation de k doit être effectué en numéraire.

D) Intérêt des prêts versés aux entreprises lié


◊ Règle générale concernant les comptes courants d’associés 

8
La déductibilité des intérêts sur les sommes mis par des associés à la disposition de la société est soumise à
2 conditions :
- Le capital doit être entièrement libéré
- Le taux maximal des intérêts déductibles est égal au TMPV (taux moyen pratiqué par les Ets
bancaire pour les prêts à taux variable de plus de 2 ans aux E)
-
◊ Cas des sociétés lié 
Le législateur entend limité les intérêts versés par des sociétés sous capitalisé dont le financement serait
principalement assuré par des prêts consentis par des entreprises qui lui sont liés.
Ex 01/02 N°3

1. Définition du lien de dépendance :


Un lien de dépendance peut exister entre deux sociétés :
- Lorsque l’une détient directement ou indirectement la majorité du K social
- Lorsqu’elles sont placées l’une et l’autre sous le contrôle d’une même entreprise

2. Taux maximal des intérêts déductible


Les intérêts son déductible dans la limite du TMPV.

3. Présentions de sous-capitalisation
Dans la limite du taux maximal (TMPV) il y à préemption de sous-capitalisation si les intérêts versés par une
entreprise à l’ensemble des capitaux qui lui sont liés excède simultanément les 3 limites suivantes :
• 1er limite (X) : les capitaux propres  Intérêt versé aux société mère X 1,5 X (Capitaux propres/Montant
moyen des sommes laissés à la disposition de l’entreprise par les sociétés liées)
• 2ième limite (Y) : 25% du résultat courant retraité =25% x (Amort + intérêts versés aux entreprises liées)
• 3ième limite (Z) : Intérêt reçu
 Si les 3 montant (X, Y et Z) sont dépasser alors il y a préemption de sous-capitalisation. (Intérêt versé >
X, Y et Z)
 Intérêt versé – limite la plus élevé (soit X, Y ou Z) = Excèdent
Si Excèdent < à 150K€ : pas de sous-capitalisation donc rien à faire sur la 2058A
Si Excèdent > 150K€ : réintégration de l’excèdent au 2058A (Dans ce cas, les intérêts réintégrés au
niveau du 2058A pourront être déduit ultérieurement sur les exercice futurs
avec une décote de 5% qui sera effectué au 01/01/N+2. (Ce sont des intérêts
différé, suivi sur le tableau 2901SD)
Exemple 01/02 N°4

E) Le régimes plus ou moins-value


Le champ d’application des +/- valu à LT c’est considérablement réduit dans les sociétés à l’IS. La plupart
des +/- value relève désormais du résultat courant (résultat courant = résultat taxé au taux normal de l’IS).
La cession d’une immo générera une +/- value sans qu’aucun retraitement n’intervienne. (Donc pas
d’étalement des +/- value sur 3 ans).

1. Cession d’élément d’acti f relevant du long terme (autres que les cessions de ti tres)
Il s’agit des produits de cession et concession de brevet et invention brevetable, le taux d’imposition est
fixé a 15%, et cette imposition nécessite un retraitement extra comptable sur le tableau 2058A.

2. Les cessions de ti tres de parti cipati ons


9
Les titres de participations constituent pour les sociétés IS une catégorie de titre spécifique, en effet ils
sont détenus non pas uniquement dans le but de retirer des profits d’une société mais afin d’exercer une
influence ou un contrôle sur l’entité détenu.

• Définition de Titre de participation = titre enregistré dans les compte 26 ou 27 et figure à l’actif
immobilisé. Le PCQ qualifie de titres de participations, ceux dont la possession durable est estimée utile à
l’activité de l’E.
 Titre fiscalement assimilé à des titres de participations = il s’agit des titres qui ouvrent droit au régime
mère fille, la mère devant détenir dans ce cas au moins 5% du K de la filiale.
 Titre de société à prépondérance immobilière = il s’agit de titre de société dont l’actif est à la date de
cession des titres constitué pour plus de 50% de sa valeur réelle par des immeubles.

• Régime fiscale des cessions de titre


 CESSION DES TITRES DE PARTICIPATIONS HORS SPI NON COTE
1er Hypothèse : titre détenu depuis – de 2 ans  PV ou MV à CT  RAF sur 2058
2ième hypothèse : titre détenu depuis + de 2 ans  LT  Si PV : déduire en totalité 2058
Si MV = réintégration de la MV sur le 2058A.
Taux d’imposition varie selon la nature du titre
Catégorie à 0% = Titres classique mais Attention réintégration d’une cote part à 12% sur le 2058A.
Catégorie à 15% = titre SCR (société capitale à risque) détenus +5 ans
Catégorie à 19% = Titre SPI cotés

Exemple : PV à LT sur titres classique de 100 000€


Donc WH : 100 000 (déduction de 100% de la PV)
M8 : 12 000

 CESSION DES TITRES SPI NON COTE


La cession de titre SPI non coté relève toujours du CT, ce qui signifie que le profit ou la perte dégagé par la
cession est pris en compte dans le résultat soumis au taux normal de l’IS.

• Régime des dépréciations des titres de participation (= provision sur titre)


Les provisions sur titres suivent le même régime que les cessions. Donc provision LT qq soit la durée de
détention.
Provision sur titre SPI non coté, relève du court terme

• Cession de titre de participation entre société lié


Ex 01/02 N°5

Ex 01/02 N°6 et 7  EXO DE SYNTHESE

Titre : Dispositif anti abus

Exemple cours :
• Société A détient à 100%une société civile A-SPI
1. Remontée de dividende de B vers A
Vider la trésorerie de la société B (donc B vas perdre de la valeur) {Sachant que c’est titre vont bénéficier
du régime Mère fille en franchise d’impôt)
2. B devient un coquille vide car elle a perdu de sa valeur

10
 Que doit faire la société A ?
Passer une provision (qui seront des titres SPI court terme donc la provision est déductible fiscalement)

On déduit une provision uniquement alors qu’on a juste transférer des fonds, alors qu’au final il n’y à pas
de perte d’argent.
Pertes/provision à court terme non déductible à hauteur des dividendes distribué au cours des 5 derniers
exercices

• Si société A détient 100% d’une société B


Société A détient à 100%une société civile
1. Remontée de dividende de B vers A
Vider la trésorerie de la société B (donc B vas perdre de la valeur) {Sachant que c’est titre vont bénéficier
du régime Mère fille en franchise d’impôt)
2. B devient un coquille vide car elle a perdu de sa valeur
 Que doit faire la société A ?
Passer une provision pour titre classique, relève du CT donc provision non déductible
Cession à une société tiers du groupe dans les 2 ans après acquisition  perte

ASPECT ECONOMIQUE DE L’INTEGRATION FISCALE –


POURQUOI CONSTITUER UN GROUPE ?
L’entreprise cherche à la fois à être moins vulnérable et plus performance, elle à donc une tendance
naturelle à effectuer des concentration ;
- Soit de nature verticale avec l’intégration de toute les phases du cycle de distribution et de
production d’un produit
- Soit de nature horizontale avec l’intégration d’activité de nature différentes, complémentaire ou
similaire.
11
L’apparition d’un groupe est donc lié à la stratégie de développement des E.
Lorsque la production devient très diversifié ou lorsqu’un implantation sur des marchés étrangers est
envisagé les chefs d’E doivent opérer un choix :
• conserver à la société une entité juridique et crée des départements
• crée des sociétés filiale ayant leurs propres personnalités juridique mais restant étroitement contrôlé par
la société mère :
- Le système de division donne au groupe un plus grande cohérence et peut entrainer une économie
importante des frais de gestion grâce à la centralisation des services généraux.
- Le système des filiale procure quant à lui une plus grande souplesse de gestion, favorise la
décentralisation et permet de faire assumer un risque par une société indépendante.
La constitution d’un groupe a donc pour bu d’obtenir une organisation rationnelle moins vulnérable et plus
performante. Elle repose sur une idée essentielle qui consiste à soumettre un ensemble de société
juridiquement distinct à une unité de décision, tout en gardant une certaines souplesse et en evitant les
inconvenant du gigantisme incluant des activité trop diversifié.
On récence à ce jour 20 000 groupe, qui représente a peu près 50 000 société. 80% des groupe sont
constitué de 2 ou 3 sociétés. A côté de cela, on retrouve des groupe représentant plus d’une centaine de
société. Ces société trouve dans le régime de l’intégration fiscale une solution à leurs soucis d’optimisation.

INTRO
C’est une série de disposition fiscale permettant à une société mère ou une société intégrante de former
avec ça ou ses filiale française (détenu à au moins 95%) un ensemble dont la base d’imposition à l’IS sera
égale à la somme algébrique des résultats de chacune des sociétés membres du groupe. Il s’agit d’une
consolidation fiscale des résultats réalisé par les sociétés membres du groupe.

HOLDING

F1 F2 F3
Résultat fiscal = +900 -600 +150
IS = 300 0 50 = 350
En intégration fiscale on fait la somme des résultats = 900 – 600 + 150 = 450 donc IS 150

Donc intégration fiscale permet une économie d’impôt

I - Mise en place du périmètre fiscale


A) Les conditions générale d’accès au groupe (pour la mère et la fille)
Pour participer à un groupe, les sociétés doivent être :
- Être française, Être soumise à l’IS, Relève toute du régime réel normal
- Ouvrir et clore leur exercice à la même date avec une durée obligatoire de 12 mois.
Les sociétés nouvelle ne peuvent être membres d’un groupe intégré dès le 1er exercice. Selon
l’administration, une société nouvelle doit nécessairement clore un 1er exercice avant de pouvoir
devenir membre d’un groupe.
L’imposition à l’IS peut être de droit ou sur option
- Une partie de leurs résultats (partie ou totalité) sont exclu du régime (exemple : zone franche, on a
le droit d’avoir qu’une seul société par groupe en zone franche)
Le groupe pourra bénéficier du taux réduit des lors que les conditions légale sont respecté
CA<7 630 0000, hors CA = CA du groupe.

12
Ce régime concerne tous les secteur d’activité.
L’option à une durée de 5 exercice mais il peut y être mis fin à tout moment

B) Condition spécifique à la société mère


Le société mère ne doit pas être détenu directement ou indirectement (à 95% et plus) par une autre
société française à l’IS
Elle doit contrôler 1 ou plusieurs filiale qu’elle détient directement ou indirectement et de manière continu
a hauteur d’au moins 95%.
Un pourcentage de 95% est assimilé forfaitairement à 100% pour le calcul des détentions.

SCHEMA 1

C) Les formalité administrative


1. Au moment de la consti tuti on du groupe
La société mère doit opter au plus tard à l’expiration du délai prévu pour le dépôt de déclaration du
résultat de l’exercice précèdent (celui au titre duquel le régime s’applique)

Ex : 15/02/2018 clôture 31/12 Opter pour 2018 à l’IF 


Délai : 15 mai. (pour les clôture au 31/12, sinon c’est toujours +90 jours après la clôture)

L’option pour l’IF est transmise au centre des impôt dont relève la société mère. Elle est donc accompagné
de la liste détaillé des filiale membres du groupe ainsi que de l’accord de celle-ci. Les filiale informe par une
attestation le service des impôts des entreprises (SIE) dont elles dépendent de leurs accord pour participer
au groupe.
Pendant la vie du groupe la mise à jour annuelle de la composition du groupe bénéficie des même
prérogative qu’en matière d’option cad 15 mai ou N+90jours, à défaut de communication de cette liste, le
résultat du groupe est déterminé à partir des seules sociétés mentionné sur le derniers documents et
notifié à l’administration dans les délai légaux. Le groupe est reconduit tacitement sauf dénonciation
expresse.

2. Point à surveiller pour la mise ne place du périmètre


- Les sociétés soumise à l’IS :
- Société du réel normal
- Société mère non contrôle à 95% par une société IS
- La société Mère détient 80% de ses filiales (du 1er jours au derniers jours de l’exerice)
- Date douverte et de cloture identite
- Option au plus tard le 15 mai pour les 31/12 ou N+90jours
- Toutes ces conditions doivent être respecté du 1er jour jusqu’au derniers jours de l’exercice
Schéma

II – Détermination du résultat individuelle


A) Application des règles de droit commun
Chaque société souscrit auprès du centre des impôt dont elle dépend, une déclaration du résultat (liasse
2065). Le résultat déclaré est transféré définitivement au groupe afin d’être retraité.
B) La gestion des déficits
1. Les défi cits subit pendant l’intégrati on fi scale
Les déficits subit par une société intégré ne sont plus reportable par la société chez qui ils sont né.
Puisqu’ils ont été transféré définitivement au groupe à titre définitif.
13
A ce titre l’imprimé 2058B n’est pas servi.

F1 F2
(Résultalt -200) (Resultlat +200)

2058A  XO = 200
2058B  YJ déficit de l’exercice = 0

2. Les défi cits subit avant l’intégrati on fi scale


Ces déficits ne peuvent être imputé que sur le résultat propre de la société qui les a dégagé.
Ex 1 : F1 entre dans l’intégration fiscale en N
Déficit en N-1 de 1000
Au titre de l’année N, son résultat est de -450.
2058A  XJ 450 XO 450
2058B Suivi des déficits  K4 1000 K6 1000 YJ 0 YK 1000 (on se suit que les déficits réalisé avant
l’intégration fiscal)

Ex 2 : N+1 F1 redevient bénéficiaire


2058A  XI 450 XL 450 XN 0
2058B  K4 1000 K5 450 K6 550 YK 550

3. Déterminati on d’un résultat fi scal hors groupe


Chaque société est tenu de souscrire en supplément de la liasse 2065, une déclaration de résultat 2058A-
bis et 2058B-bis (2058A et 2058B dans lequelle ont n’applique pas les régle de l’intégration fiscale).
Tout les déficits (avant et pendant l’integration fiscale) sont suivis sur la 2058B-bis, le résultat ainsi obtenu
va permettre de déterminer l’IS théorique que la société doit reverser normalement à sa mere, en effet
chaque filiale est solidairement redevable avec la mère des sommes dont elle aurait été redevable si elle
n’avait pas été membre d’un groupe.
SCHEMA COURS 1 – 22/02
Ce résultat (2058A-bis) n’a aucune influence sur le résultat du groupe.

4. Comment remplir le 2058A - 2058B er 2058A-bis et 2058B-bis


F1 entre dans l’intégration fiscal en N avec un déficit de 100 en N-1
N (déficitaire) N+1 (bénéficiaire)
2058A 2058A-bis 2058A 2058A-bis
Résultat fiscal (XI ou XJ) -450 (XJ) -450 F3 1200 (XI) 1200 F2
Deficit imputable 0 1000 (X2) 1200 F6
Résultat fiscal (XN ou XO) -450 (XO) -450 (F9) 200 (XN) 0 F8

205BA 2058B-bis 2058B 2058B-bis


Suivi du déficit K4 1000 1000 K4 1000 M5 1450
14
K6 1000 +450 (H8) K5 1000 J9 1200
YK 1000 =1450 (H9) K6 0 H9 250
YK 0

Sur le 2058B on se suit que les déficit né avant l’intégration fiscale. Les déficits né pendant l’IF ont été
transmis définitivement au groupe. Sur le 2058B-bis on va suivre les déficits né avant IF et les déficit né
pendant l’IF.

5. La règle dite du plafonnement (En cas de défi cit né avant l’IF)


Elle a pour but d’empêcher que certaines opérations intragroupe viennent augmenter artificiellement le
résultat de la société qui doit imputer des déficits. Ces opérations visé par ce dispositif sont limitativement
énuméré sur l’imprimé 2058FC.
On va retrouver les es abandons de créance et subventions, les plus-values intra-groupe.

Exemple : F1 entre dans l’IF en N avec un déficit de 1000 en N-1  Son résultat est proche de 0 en N. La
société mère décide de lui accorder un abandon de créance de 1000€. En N+1, F1 a cédé une
immobilisation à F2, l’opération à dégagé un PV à CT de 150.

N N+1
2058A 2058A-bis 2058A 2058A-bis
Résultat fiscal (XI ou XJ) 1000 (1) 1000 600 (1) 600
Abandon de créance 1000 (2) / /
+ value intra groupe / / 150 /
Résultat fiscal plafone 0 (1-2) / 450 /
Deficit imputable (XL) 0 (3) 1000 450 (3) 0
Résultat fiscal (XN ou XO) 1000 (1-3) 0 150 (1-3) 600
2058B 2058B-bis 2058B 2058B-bis
Suivi du déficit 1000 1000-1000=0 1000-450=550 0

CONCLUSION II
Point à surveiller pour la gestion du résultat individuelle :
• Le résultat dégagé pendant l’IF est transmis définitivement au groupe.
• Les déficit né pendant l’IF sont transmis définit ment à la société mère (pas reportable sur l’imprimé
2058B).
Les déficits né avant IF sont imputable sur le résultat propre de la société après la règle dite du
plafonnement (imprimé 2058FC)
• Établissement des imprimés 2058A-bis et 2058B-bis pour le calcul de l’IS théorique.

III – Opération de retraitement


A) Reprise du résultat individuel sur le 2058ER
1. Reprise du bénéfice
XN du 2058A  CA 2058ER
2. Reprise du déficit
XO du 2058A  CB 2058ER
3. Plus-value à LT
WV WH WP du 2058A  BT B9 C1 2058ER

15
4. Moins-value à LT
I8 ZN 2058A  A1 C2 C3 2058ER

B) Identification des opérations à retraiter


Il s’agit de toutes les opérations réalisé entre la mère et ses filles, mais aussi entre les filles elles-mêmes

C) Mise en œuvre des opérations de retraitements


1. Les jetons de présence versé par les fi liale du groupe
Dans le cadre de l’IF, le résultat déclaré par les filiales doit être majoré de la totalité des jetons de présence
versé (ligne CD du 2058ER)
La réintégration porte sur l’ensemble des sommes déduites fiscalement par la filiale qui les a alloué.

Ex : La Société M à versé 2000€ de Jeton de présence.


La société F à versé 600€ de Jeton de présence dont 400 déductibles fiscalement.
M F
Résultat comptable -2000 -600
(Correction fiscale sur 2058A) 0 +200
Résultat fiscal -2000 -400
(Correction sur 2058ER) / +400
Résultat transmis au groupe -2000 0

2. Quote-part de frais et charge visé à l’arti cle 216 du CGI (régime mère fi lle)
Dans le cadre du régime mère fille les dividende reçu d’une société du groupe sont totalement exonéré, en
contrepartie une cote part de frais et charge et réintégré fiscalement.
Dans le cadre de l’intégration fiscale les dividendes reçus des filiales intégré sont également totalement
exonéré, mais la quote-part de frais et charge à réintégré n’est plus de 5% mais de 1%. La réintégration des
1% se fait directement sur l’imprimé 2058A (seul retraitement sur ce feuillé, pour les autres c’est sur le
2058ER)

Ex : M reçoit 1000€ de dividende de sa filiale F1 intégré, et 100€ de F2 non intégré. Résultat comptable
1100.

M
Résultat comptable 1100
(Correction fiscale sur 2058A) -1000 -100
+10 (1%) +5 (5%)
Résultat fiscal
(Correction sur 2058ER) 15
Résultat transmis au groupe /
+15

3. Dividende ne bénéfi ciant pas du régime mère fi lle


Les dividendes versé par une société membre du groupe a une autre société membre du groupe sont
retranché du résultat d’ensemble lorsque cette distribution n’ouvre pas droit à l’application du régime
mère fille. Ligne CE
Ex : M Détient 96% de F2
M détient 100% de F1
F1 détient 4% de F2
16
 F2 distribue 2000€
F1 M
Résultat comptable +80 (2000*4%) + 1920
(Correction fiscale sur 2058A) / -1920
+19 (19%)
Résultat fiscal +80 +19
(Correction sur 2058ER) -80 /
Résultat groupe 0 +19
Il n’y a pas de neutralisation des dividendes (ceux qui ne bénéficie pas du régime mère fille au cours du 1er
exercice d’appartenance au groupe.

4. Les provisions intra-groupe


Afin de neutraliser au niveau du résultat d’ensemble, la perte subit par une société et la provision qu’elle
induit chez sa créancière, les dotations aux provisions pour dépréciation et pour risque font l’objet d’un
retraitement
Les dotations aux provision (INTRAGROUPE) seront donc réintégré. Cette réintégration ne vise que les
dotations aux provisions constitué pendant les exercices au cours duquel les sociétés concerné font partie
du groupe. (CF du 2058 ER).
En contrepartie la reprise sur provision qui pourra être constaté ultérieurement sera déduite du résultat
d’ensemble à hauteur du montant qui avait été réintégré (ligne CG)
Cependant, la neutralisation de la reprise suppose que les 2 sociétés soient encore membre du groupe au
moment de cette opération.

22 MARS EXO 1

5. Les abandons de créance et subventi on


Certaines opérations sont constitutive d’un acte anormal de gestion et sont donc susceptible de gênée une
subvention indirecte :
- Prêt et avance sans intérêt ou consenti à un taux d’intérêt différent du taux de marché
- Livraison de bien et prestation de service fournit sans contrepartie ou à un prix inférieur au prix de
revient
- Abandon de créance ou subvention non déductible (tout ce qui est à caractère financier)

Dans l’IF il est prévu d’assurer une parfaite neutralité des conséquences résultant d’un abandon de créance
ou d’une subvention, que ces opérations soit ou non déductible fiscalement ;
La neutralisation consiste a :
- Taxé ce qui a été déduit
- Déduire ce qui a été taxé
Ce dispositif a pour effet de neutraliser les conséquence fiscale pénalisante en cas d’acte anormal de
gestion entre société d’un même groupe. Cette neutralisation n’est pas définitive et peut être remis en
cause en cas de sorti dans les 5 ans qui suivent sa réalisation.

22 MARS EXO 2 – Exercice 1 abandon de créance


22 MARS EXO 3 – Les prestations de services
22 MARS EXO 4 – Les prêts sans rémunérations

Afin d’assurer le suivi des sommes a réintégré en cas de sortie les subventions et abandon de créance
doivent faire l’objet d’une déclaration (2058 SG). Cette état doit comprendre :

17
- Les subventions et abandons alloué et reçu en cours de l’exercice
- Les subvention et abandons alloué reçu par chaque société en cumulant les montants en causes
pour les 4 derniers exercices.
Le non-respect de cette obligation qui incombe à la société mère est sanctionné de 5% des sommes non
déclaré et 1% si la subvention est déductible et si il s’agit de la première infraction.
(Pour l’exemple 1 sur les abandons de créance 1% sur les 500 car déductible et 5% sur les 700)

6. Cession d’immobilisati on intragroupe


L’article 223F du CGI prévoit la neutralisation du résultat de la cession d’immobilisation à l’intérieur du
groupe. Il y aura 2 types d’immobilisation : les amortissables et les non amortissable (comme les titres de
participations, un terrain …).
Chez la société cédante, on va neutraliser la plus-value.
Chez la société cessionnaire les supplément d’amortissement pratiqué lorsqu’il s’agit d’un bien
amortissable sont réintégré.
Le système cesse lorsque :
- Le bien est cédé hors du groupe
- La société cédante sort du groupe
- La société cessionnaire sort du groupe

Exemple 1 - Cession intra-groupe d’un bien amortissable


Cession intragroupe d’un bien amortissable.
01/01/N : M cède une machine-outil à F2 pour une valeur de 10 000 en N.
Cette machine avait une VNC de 2000€. F1 amortie cette machine sur 4 ans.

N N+1 N+2 N+3


M F1 M F1 M F1 M F1
RC 8000 -2500 -2500 -2500 -2500
Correction /
2058 A
RF 8000 -2500 -2500 -2500 -2500
Correction -8000 +2000 +2000 +2000 +2000
2058 ER
R groupe 0 -500 -500 -500 -500

Chez F1 : Amortissement pratiqué : 1000/4 = 2500 d’A par an


SI F1 avait achater à la VNC : 2000/4 = 500 d’A par an
Supplément d’Amortissement de 200 par an
On a neutralise les supplément d’A

Si le bien sort du groupe en N+2 (31/12) la plus-value neutralisé sera réintégré sous déduction des
suppléments d’amortissement neutralisé.
= 8000 PV – Somme des amortissement neutralisé au 31/12/N+2
= 80000 - 3 X 2000 = 2000

Si le bien sort du groupe en N+3 (31/12)


= 8000 PV – Somme des amortissement neutralisé au 31/12/N+3
= 80000 - 4 X 2000 = 0
 La neutralisation devient définitive lorsque la bien est totalement amorti.
18
Exemple : Cession intra-groupe de TDP
M cède à F1, ses titres de F2 (TDP)
M et Fn sont en IF
Prix de vente = 200 000
Valeur des titres à l’actif de la société M = 100 000
CHEZ M Titre détenu depuis – 2 ans Titre détenu depuis + 2 ans
RC 100 000 (PVMT) 100 000 (PVLT)
Correction 2058 A / - 100 000
+ 12 000 (QP 12%)
RF 100 000 CT =12 000
LT = 100 000
Correction 2058 ER - 100 000 CT = - 12 000
LT = - 100 000
R groupe 0 CT = 0
LT = 0
On fait rien chez F1 car c’est un achat d’Immo chez F1, c’a n’a donc pas d’impact sur le résultat/charge

Cède le bien en N+10 :


La neutralisation n’est pas définitive  dé neutralisation de le PV

2058 ER + 100 000
2058 ER + 12 00 et PVLT 100 000
Pour les cessions de TDP la neutralisation ne devient jamais définitive.

7. Réintégrati on des charges fi nancière


•  Amendement Charasse = Il s’agit d’un dispositif visant à limiter visant à limiter la déductions des charges
fi dans le cas de rachat à sois même . Le cédant vent à la cessionnaire qu’il contrôle.
Présentation générale du dispositif : lorsque les titres d’une société ont été acheté après le 1er janvier 1988,
à des personne physique ou moral qui contrôle le groupe directement ou indirectement, alors les charges
financière supporté par les société membres du groupe sont rapporté pendant 9 ans, au résultat
d’ensemble pour une fraction de leurs montant déterminé selon la formule suivante :
(Charges financières du groupe X Prix d’acquisitions titres) / montant moyen des dettes
SCHEMA 1 du 29/03
• Intérêt différé issu de la sous-capitalisation = en IF chaque société va réaliser sa propre sous-
capitalisation par rapport à son bilan. Elle va procéder à une réintégration sur la 2058 A si intérêt
déductible > 150K€. En IF il n’y a pas de rapport des intérêts différé sur les exercices ultérieurs. Les intérêt
non déductible chez la fille sont transmis automatiquement à la société mère. Cette charge d’intérêt est
transmise définitivement au groupe, qui va essayer de le déduire dès la 1er année en procèdent à un
complément de déduction au niveau du résultat d’ensemble.
Complément de déduction = intérêt versé aux E liées mais hors IF – 25% du résultat courant retraité

EXO 1 du 29/03

IV – Détermination du résultat d’ensemble

19
Le résultat d’ensemble est déterminé à partir de la somme des résultats retraité de chacune des sociétés
membres groupe, il est établi à partir du CERFA 2058TS.

RC
+ Reintegration
- déuction
= Resultat fiscal
+/- retraitement
= Résultat transmis au groupe 2058 ER

Somme 2058ER = résultat d’ensemble


 2058RG : bénéfice d’ensemble et PV à LT
 2058 DG : Deficit d’ensemble et les MV à LT.

• Le bénéfice d’ensemble résulte de la somme des résultat retraité de chaque société du groupe.
Il est imposé selon les règles de droit commun au taux normal de l’IS ou au taux réduit si les conditions
d’application au régime sont réunis.

• Le déficit d’ensemble ; lorsque le résultat d’ensemble est déficitaire celui si peut être reporté en avant
sur les résultats ultérieur ou en arrière pour venir en imputation sur le bénéfice d’ensemble des exercices
antérieurs.
- Le report en avant : il s’effectue selon les règles de droit commun, cad qu’il peut être imputé sur les
bénéfices du groupe réalisé au cours des exercices suivant sans limitation de durée.
L’imputation du déficit est également limité par le seuil des 1 millions.
- Le report en arrière : seul la société mère peut opter pour le report en arrière du déficit dans les
conditions de droit commun. Elle peut imputer sur le bénéfice non distribué de l’exercice précédent
(ceux du groupe ou ceux qui lui sont propres.

• La plus-value a LT d’ensemble : imposé selon le taux réduit qui lui est applicable (19, 15 ou 0%). Les plus-
value à taux réduit peuvent également servir a compenser un déficit d’ensemble. Il n’y a aucun intérêt
fiscale à compenser un PV taxé à 0% avec un déficit d’ensemble. Mieux vaut garder son déficit, pour
l’imputer sur son futur résultat.

• La moins-value à LT d’ensemble : est reportable pendant une durée de 10 ans. Et la moins-value ce


rapportant à la cession de TDP n’est plus imputable avec un bénéfice.

EXO ATD

V – imposition sur le résultat d’ensemble


A) Le paiement de l’impôt
C’est la société mère qui est seul recevable de l’impôt sur les sociétés, calculé à partir du résultat
d’ensemble. Cependant les sociétés membres du groupe sont solidaire de la société mère pour le paiement
des impôt du groupe à hauteur de leurs contribution théorique (selon la 2858 A-bis).
La société mère qui dispose de créance sur le trésor au titre du report en arrière du déficit peut les utiliser
pour le paiement de l’impôt sur les sociétés dans les cas suivants :
- La créance est né pendant l’IF en raison d’un déficit crée par le groupe
20
- La créance est né chez la société mère avant l’IF
- La créance est né chez une filiale avant son intégration et à été cédé à la société mère.

B) La comptabilisation de l’impôt dans l’IF


La société mère tète de groupe est redevable d’un impôt calculé sur le résultat d’ensemble. En pratique
une convention doit prévoir et définir les modalités de répartition de l’économie ou de la charge fiscale
résultant de l’intégration

1. La doctrine administrati f 
Chaque filiale doit comptabilisé l’impôt à hauteur du montant qu’elle aurait dû versé si elle n’avait pas été
membre d’un groupe (A-bis). Quant à la société mère, elle doit constater son propre impôt ainsi que la
charge ou le produit résultant de l’IF. Le produit ou la charge correspondant à cette économie ou à ce
supplément d’impôt n’est pas prise en compte pour la détermination du résultat fiscale de la société mer
2. L’avis du conseil nati onal de la comptabilité :
o Méthode de neutralité (celle appliqué si il n’y a pas de convention) : l’économie ou le charge
d’impôt résultant de l’IF est constaté chez la SM
o Méthode de réallocation partielle : l’économie issu de l’utilisation des déficits est
comptabilisé chez les filiales déficitaire
o Méthode de réallocation globale : la quasi-totalité de l’économie d’impôt est répartie entre
les différentes sociétés qui en sont à l’origine, compte tenu d’une part de la remonté des
déficit, et d’autre part des corrections apporté sur le 2058 ER.

M F1 F2 Groupe
Résultat 900 -300 450 1050

IS 300 150 450 sans IF

2958 ER 900 -300 420 1020 (RESULTAT


GROUPE)

IS groupe 340

• Exemple méthode de la neutralité

Gain fiscal résultat de l’IF = 450 – 340 = 110 (IS sans IF – IS de l’IF)
Contribution des filiales = F1 = 0 car déficit
F2 = 450 X 1/3 = 150
Mère est redevable de l’IS du groupe donc de 340
Charge réel d’IS = 340 – acompte de F2 = 340 – 150 = 190

Sans IF, mère est redevable d’un IS de 300.


300 – 190 (charge réelle) = 110  gain résultant de l’IF est conservé par la société mère.

Écriture =
6981  D Acompte IS 150
455  C Compte courant Société mère 150

455  D compte courant de F2 150


21
699  C Produit IF

695  D IS 340
444  C IS 340

• Exemple 2ième méthode de réallocation partielle =

Gain fiscal résultat de l’IF = 450 – 340 = 110 (IS sans IF – IS de l’IF)
Contribution des filiales = F1 = - 100
F2 = 450 X 1/3 = 150
Mère est redevable de l’IS du groupe donc de 340
Charge réel d’IS = 340 – 150 + 100 = 290

Sans IF, mère est redevable d’un IS de 300.


300 – 290 (charge réelle) = 10  gain résultant de l’IF est conservé par la société mère.
Donc 110 =  100 reparti chez F1 pour l’utilisation du déficit
 10 Mère

Écriture =
455  D Compte courant mère 100
699  C IF Produit 1000

6981  D Acompte IS 150


455  C Compte courant Société mère 150

455  D compte courant de F2 150


699  C Produit IF

695  D IS 340
444  C IS 340

6891  D Charge IF de F1 100


451  Compte courant F1 100

Le gain fiscal qu’il soit conservé par la mère ou la filiale n’est pas un produit imposable.

EXO LTD AVEC IS

C) L’IS au taux réduit des PME


Les petites et moyenne entreprise bénéficie de pleins droit d’un taux réduit de 15% sur une fraction de
leurs bénéfices, plafonné à 38 120€.
Application régime de l’IF :
- pour la Sm d’un groupe placé sous le régime de l’IF, le CA s’apprécie en faisait la somme des CA de
chacune des sociétés membres du groupe. Par ailleurs le capital de la SM doit être entièrement
libéré et détenu pour 75% au moins :
o Par des personnes physiques
o Ou des sociétés qui satisfont elles même à l’ensemble des conditions requise
Si le groupe rempli les conditions la limite de 38 120 ne s’applique au seul résultat d’ensemble.

22
VI – Les sorties de groupe
A) Les situations entrainant la sortie de groupe 
1- Sorti e d’une fi liale =
o Réduction à moins de 95% du taux de détention
o Modification de la date de clôture
o Décision de gestion de la SM
o Cessation d’E ou évènement assimilé (dissolution, fusion…)
2 – Cessati on du groupe à part enti ère =
o La SM dénonce sont option à l’IF
o Le groupe ne satisfait plus au conditions légales d’application du régime (SM est détenu à
95% par une autre société IS ou alors la SM est scindé ou absorbé.

B) Conséquences de la sortie de groupe :


1 – Les résultats de l’exercice de sorti e 
Les résultats ne sont plus retenu pour la détermination du résultat d’ensemble pour la totalité de l’exercice
(pas de prorata temporis). Ces résultat seront imposé individuellement selon les règles de droit commun.
2 – Les défi cits
• Les déficits antérieur à son entré dans le groupe et qui sont encore reportable sont géré ) partir du
résultat propre de la société chez qui ils sont né (2058B)
• Les déficits subi pendant l’IF ils ont été transmis à titre définitif au groupe et ne sont plus reportable.
• Le déficit subit après la sortie ne peut pas faire l’objet d’un report en arrière.
• Le déficit d’ensemble du groupe qui cesse sera attribué à la SM chez qui il deviendra un déficit propre.
(reportable en avant et en arrière)
3 – Déneutralisati on
• Il va falloir déneutraliser les PV ou MV de cession d’immobilisation entre société du groupe.
• Les plus-value sur TDP, la neutralisation n’est jamais définitive (car on ne peut pas amortir des titres)
• Déneutralisation des subventions et abandons de créance (cette neutralisation devient définitive qu’au
bout de 5 ans pour les Sub et ADC)
• Les provisions intra-groupe sur la ER seront à neutraliser

SUR 2EME PARTIE DU COURS :


Condition de fond et de forme de L’IF
Comment son traité les Subvention en IF
Les intérêt différé Surtout partie sur conditions

23