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EXERCICES SUR LES VERBES DE PAROLE

 Voici des verbes qui introduisent des paroles s'opposant à ce qui vient
d'être dit. Choisissez ceux que vous placerez aux endroits indiqués, au
passé simple, en ajoutant un sujet quand il n'y en a pas.

contester - contredire - dénier - désapprouver - nier – protester - répliquer -


rétorquer - s'indigner -

Maladie contagieuse
Le docteur Burton est appelé au chevet des douze enfants Gilbreth.
- Ce sont sans doute des cas exceptionnellement bénins, ….. Papa. Mes enfants
sont de la graine de pionnier, vous savez.
- En ce qui me concerne, la rougeole est toujours la rougeole, et ils ont la rou-
geole,….. .
- Il est probable que les pionniers eux-mêmes attrapaient la rougeole ! ….. .
- Probablement. Les pionniers, eux aussi, avaient des amygdales, comme vos
enfants. De vilaines amygdales, il faut les enlever.
- On n'a jamais enlevé les miennes, ….. .
- Laissez-moi les voir, ordonna le docteur Burton.
- Elles n'ont rien du tout, …… .
- Pour l'amour de Dieu, ne me faites pas perdre mon temps. Ouvrez la bouche et
faites: Ha...
Papa ouvrit la bouche et fit : Ha... Le docteur secoua la tête.

D'après Ernestine et Franck Gilbreth, Treize à la douzaine, 1949.

 Même exercice avec des verbes qui introduisent des paroles


approuvant ce qui vient d'être dit.

accorder - acquiescer - admettre - ajouter - approuver - appuyer attester -


confirmer - consentir - convenir - insister – reconnaître - renchérir - témoigner

Elle dormait. Le docteur Burton regarda sa gorge.


- Bon Dieu, Gilbreth, je vous ai dit que je ne voulais pas Martha !
- Vous n'avez pas Martha, c'est Ernestine, ….. .
- Vous en êtes sûr ?
- Naturellement, j'en suis sûr, vieux singe ! …. . Est-ce que vous croyez que je ne
connais pas mes propres enfants ?
- Vous avez dû vous tromper. Regardez-la bien. Ce n'est pas Martha ?
- Voulez-vous insinuer que je ne distingue pas mes filles l'une de l'autre ?
- Je ne veux rien insinuer du tout, ……. Si ce n'est pas Martha, nous avons fait
une affreuse méprise, ….. .
- Nous, nous ! Je n'ai fait aucune méprise, et j'espère que j'ai tort d'imaginer le
genre de méprise que, vous, vous avez faite ? ….. .
- Je ne les connais, moi, que par leurs amygdales. Je croyais que ces amygdales
étaient celles de Martha, les seules qu'on n'avait pas besoin d'enlever, …...
Papa gronda :
- Ce n'est pas possible !

D'après Ernestine et Franck Gilbreth, Treize à la douzaine, 1949.

 Dans un dialogue, les verbes qui introduisent les paroles peuvent se placer
avant, après ou au milieu des paroles rapportées. Quand ils sont placés après
ou au milieu, on fait une inversion du sujet :

Mon père affirma : « Ma fille n'est pas malade. »


« Ma fille n'est pas malade », affirma mon père.
« Ma fille, affirma mon père, n'est pas malade ».
« Ma fille, affirma-t-il, n’est pas malade ».

Si le sujet est un pronom personnel, il faut parfois « -t- » entre le verbe terminé
par une voyelle et ce pronom s’il commence par une voyelle aussi !

 Placés au milieu des paroles rapportées, le verbe introducteur et son sujet


inversé forment une proposition appelée « incise ».

 Ces verbes permettent de désigner les personnages et de caractériser leurs


paroles.

 Même exercice avec les verbes de parole suivants.

Verbes interrogatifs: demander - questionner - interroger - chercher a savoir -


s'informer - interpeller - se renseigner.
Verbes impératifs: commander - ordonner - exhorter.

Son grondement devint menaçant.


- Allez-vous me dire que vous avez endormi ma petite fille pour rien ? ……
- Il me semble que c'est exactement cela, Gilbreth. Je suis désolé, mais c'est fait.
C'est une fichue erreur, mais vous avez un tel paquet d'enfants qu'ils sont tous
pareils pour moi.
- C'est bien, Burton. Excusez-moi d'avoir perdu mon sang-froid. Qu'est-ce que
nous allons faire ? ….. .
- Il faut quand même les lui ôter, ….. . Il faudrait bien en arriver là à un moment
ou à un autre, et le pire d'une opération est l'appréhension qu'on en a. La petite a
eu son appréhension, c'est inutile qu'elle l'ait deux fois.

D'après Ernestine et Franck Gilbreth, Treize à la douzaine, 1949.


 Les verbes qui introduisent les répliques renseignent sur la nature des paroles
prononcées : ordre (ordonner...), question (demander...), conseil
(conseiller...), réponse (répondre...).

 Même exercice, en choisissant dans la liste des verbes traduisant une


voix forte.

crier - s'écrier - acclamer - gronder - protester - s'exclamer - appeler proclamer -


hurler - tonitruer - criailler - s'égosiller - s'époumoner glapir - mugir - piailler

L'opération achevée, Papa et l'infirmière montèrent Ernestine dans son lit. Puis il
entra au salon pour chercher Franck et demanda à Maman d'envoyer quelqu'un
prendre Martha chez tante Anne.
- Tarte aux pommes, gâteaux ou non, on lui enlèvera les amygdales! …. . Je ne
suis pas prêt à recommencer une pareille journée de sitôt.
Franck, Bill et Lillian passèrent à leur tour. Enfin Martha arriva, braillant, se
débattant, l'estomac alourdi de friandises.
- Vous avez dit qu'on ne m'enlèverait pas les amygdales, et je ne veux pas qu'on
me les enlève ! …..
Avant que le docteur ait pu l'étendre sur le pupitre qui servait de table d'opé-
ration, elle lui donna un coup de pied dans l'estomac.
- La prochaine fois que je viendrai chez vous, je mettrai une cotte de maille et un
masque d'escrime ! …..
Et à l'infirmière :
- Donnez un peu d'éther à Martha, si c'est bien son nom, ….. .
- Oui, je suis Martha, vous êtes en train de vous tromper, ….. .

D'après Ernestine et Franck Gilbreth, Treize à la douzaine, 1949.

 Les verbes de la liste indiquent que les paroles sont une réaction à ce
que vient de dire un autre interlocuteur. Placez-en quelques uns dans le
dialogue aux endroits indiqués. N'oubliez pas les sujets !

répondre - interrompre - ajouter - protester - reprendre – rétorquer - repartir -


couper - achever - renchérir

Le père des petits Gilbreth profite des repas pour leur apprendre le calcul mental.

Pendant que Maman découpait et nous servait [...], il nous faisait faire des
exercices de calcul mental. 5 fois 15 ?
- 225, répondit Dan.
- 16 fois 16 ? …… .
Jack, assis dans sa grande chaise à côté de Maman, donna la réponse avant tout
le monde.
- 256, …… .
Papa commença par se fâcher parce qu'il crut qu'un grand lui avait soufflé.
- J'interroge Dan. Vous, les grands, tenez-vous tranquilles... …… .
Puis il s'arrêta, prenant conscience de ce qui s'était réellement passé.
- Qu'est-ce que tu as dit, mon petit Jack ? …… .
-256, …… .
Papa sortit une pièce de monnaie de sa poche et devint très sérieux.
- Aurais-tu retenu les carrés en entendant poser des questions aux autres,
Jackie ? …… .
Jack, sans savoir si c'était bien ou mal, fit signe de la tête que oui.
- Si tu peux me dire ce que font 17 fois 17, Jackie chéri, …… , cette pièce sera
pour toi.
- Mais oui, Papa. Ça fait 289.
Papa lui donna la pièce et se tourna radieux vers Maman.
- Lillie, …… -il, nous devons prendre un soin particulier de cet enfant-là !

D'après Ernestine et Franck Gilbreth, Treize à la douzaine, 1949.

 Les verbes qui introduisent les paroles permettent de donner des indications
sur :

- l'identité des personnages qui parlent : L'ogre rugit...

- l'identité des personnages à qui l'on parle :


La maman chuchota à son bébé...

- la nature des paroles prononcées (conseil, ordre, question) :


Le professeur demanda...

- la manière de parler des personnages : crier, hurler, murmurer.

- l'état d'esprit, les sentiments des personnages : la colère, la joie,


l'impatience, l'agressivité, la souffrance :

« Vous êtes fou! », s'indigna l'infirmière.

 Les verbes de parole peuvent se placer avant, après ou au milieu des


paroles prononcées. Quand ils sont au milieu, on appelle cela une « incise »,
séparée par des virgules :

« je suis sûr, dit-il, que cette enfant n'est pas malade. »