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Volume LxxxvIi N 0 7 - Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa - La FÉUO a
Volume LxxxvIi N 0 7
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section

éditorial

Mathieu Tovar-Poitras redaction@larotonde.ca Rédacteur en chef

section éditorial Mathieu Tovar-Poitras redaction@larotonde.ca Rédacteur en chef La FÉUO et l'art de s'enliser MATHIEU TOVAR-POITRAS

La FÉUO et l'art de s'enliser

MATHIEU TOVAR-POITRAS

RÉDACTEUR EN CHEF

L’état des choses au sein de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) ne va pas pour le mieux, tout le monde le sait. Près de deux mois avant la résiliation du contrat la reliant à l’Université, on essaie tant bien que mal de se sortir du trou. Et pourtant le tout aurait dû être évité, et il aurait pu l’être.

Dans une lettre, le comité des repré- sentants étudiants du Bureau des gou- verneurs et du Sénat de l’Université d’Ottawa (l’U d’O) s’est formellement positionné en faveur de l’envoi de l’avis de résiliation le 24 décembre 2018. Quelques passages de cette lettre sont particulièrement intéressants dans l’op- tique de la dégénération de la situation. Par exemple, le premier incarne le sen- timent général qui plane à l’égard de la réactivité de la FÉUO.

« Cet avis est le résultat d’un manque de réponse de la part des membres de l’exécutif de la FÉUO et du Conseil d’ad- ministration [CA] en ce qui concerne les allégations de fraude ».

Premier élément, le manque de réponse. Lorsque La Rotonde a dévoilé les al- légations de fraude le 9 août 2018, les réactions ont commencé à s’empiler les unes sur les autres. Il y avait pourtant une voix qui est restée particulièrement silencieuse.

Aucun communiqué. Aucune publica- tion sur les réseaux sociaux. Aucun mes- sage à ses membres. La FÉUO est restée penaude, cachée dans ses bureaux, in- sensible au problème.

réponses, cherchaient à être rassuré.e.s quant à la prise au sérieux des responsa- bilités de l’organisation.

Mais non. Les seules actions directes et publiques de la FÉUO à ce moment-là vis-à-vis des demandes d’information du public ont été de supprimer des com- mentaires sur leurs réseaux sociaux.

qui Responsabiliser ?

Second élément intéressant, on réfère dans ce passage de la lettre aux membres de l’exécutif, mais aussi au CA de la FÉUO. Souvent oublié et au rôle négli- gé par la communauté étudiante, il est temps, une fois pour toutes, de respon- sabiliser concrètement cet organe déci- sionnel.

Ce sont les membres de ce conseil qui devaient décider s’il y aurait suspension des individus nommés dans les alléga- tions de fraude. Le CA a décidé que cela ne se produirait pas.

ont fait en sorte que les choses se soient rendues là où elles en sont, qui doivent être remis en question.

Comparons cela de manière très sim-

pliste au rôle des juges, malgré que la comparaison ne soit pas fl atteuse pour

ces derniers. Ils doivent non seulement prendre des décisions neutres et im- partiales à la lumière des faits, mais ils doivent aussi conserver une appa- rence de neutralité et d’impartialité. Pourquoi ? Parce qu’à défaut de cette impression, le public peut commencer à douter et remettre en question leurs décisions sur des bases d’allégations de

partialité. Résultat ? On perd confi ance

en ce système.

C’est a contrario de ce principe que les choses se déroulent au sein du CA de la FÉUO. Ses administrateurs avaient des informations devant eux, certes des al- légations, mais dont le contenu sérieux nécessitait au moins des actions tempo-

« La Rotonde a contacté la FÉUO à plusieurs reprises mais les représentants de cette dernière n'ont pas fait suite à ces demandes d'entrevue et de commentaires ».

 

Habituellement, c'est une photographie ou une illustration qui accompagne l'éditorial. Toutefois, rien ne représente et n'incarne de manière aussi concrète le thème de ce texte que

les mots ci-dessus qui, au passage, sont les mots qui ont été

les plus répétés dans les articles de La Rotonde cette année.

   

La Rotonde non plus n’a pas vu ses de- mandes d’entrevues et de commentaires mener à grand-chose. En fait, depuis

la fi n d’avril 2017, une seule demande

s’est avérée être un succès : durant l’été, quelques semaines après la demande initiale. Depuis le début de la session ? Absolument rien. Le responsable des re- lations avec les médias de la FÉUO, Rizki Rachiq – qui est aussi président reclus et directement nommé dans les allégations de fraude –, avait accordé cette unique entrevue avant le scandale. Depuis son retrait, la situation est la même sous la présidence intérimaire de Paige Booth.

Et pourtant le contexte était facile à com- prendre : les étudiant.e.s voulaient des

Ce sont eux qui avaient à approuver

l’étendue de la vérifi cation juricomp-

table. Résultat ? Elle ne comprendra pas

les dépenses des membres de l’exécutif, pourtant un élément primordial à la suite des allégations.

Ce sont eux qui ont décidé que le rapport de l’audit ne pourrait être utilisé dans le

but d’entamer des poursuites judiciaires

sauf décision contraire de ce même CA.

À la fi n de la journée, on peut pointer du

doigt certains individus pour les alléga- tions qui ont parti le bal. Mais ce sont les membres du CA, qui ont décidé de ne rien faire en leur capacité de représen- tant.e.s élu.e.s par les étudiant.e.s, et qui

raires concrètes. Ils ont décidé d’aller à l’encontre de toute logique, négligeant

la confi ance des étudiants alors qu'ils se

sont battus pour les représenter, à moins qu’au fond ce ne fût que pour se servir soi-même.

Des doutes sont ensuite apparus. Pourquoi tant d’employés de la FÉUO

étaient-ils des représentants par procu- ration lors de la réunion où l’on a voté au

sujet de motions d’envergure, dont celles

des suspensions ? Pourquoi, comme par

hasard, certains de ces représentants par

procuration étaient d'anciens candidats

du parti Uni.e.s, le même que celui des

personnes visées par les allégations ?

Pourquoi est-ce que les représentants de ce même parti ont voté en bloc contre toutes réelles mesures à ce moment-là ?

La réponse est simple. La structure de la

FÉUO est empreinte par la subjectivité

des décisions, l’importance des relations ainsi qu’un égocentrisme particulière- ment présent. Tout est personnel, on oublie alors de voir réellement les choses telles qu’elles sont.

Se sauver la face

Une seconde citation du comité des re- présentants étudiants résume de ma- nière concise l’opinion générale quant aux soudains changements de com- portement de la FÉUO. Tout à coup on prône la transparence, on organise des séances d’information, on « s’excuse ». Par contre, cette mentalité a changé à un moment très précis, ce qui soulève quelques doutes raisonnables quant à la sincérité de ce nouveau visage.

« Bien que nous trouvions les mesures prises par la FÉUO lors de la récente réunion du [CA] rassurantes, nous re- connaissons que ce ces mesures ont été prises en dépit de l’avis récent de rési- liation de l’entente entre [l’U d’O] et la FÉUO ».

Les cosignataires touchent au bon en- droit. Ce n’est qu’après que la FÉUO ait réalisé qu’il y avait des conséquences à leur manque d’action que, soudaine- ment, on a eu la brillante idée d’agir.

Son existence en jeu et fort probable-

ment sur ses derniers miles, l’organi-

sation joue le tout pour le tout. Mais

c’est trop tard. Le lien de confi ance avec

l’administration et, plus important, ses propres membres est impossible à re- mettre en place. C’est un peu comme si la FÉUO essayait

de remplacer la soudure par de la colle blanche pour bricolage. On regarde ça en se disant que cette naïveté est cute, mais aussi avec une certaine pitié en se

demandant si on devrait juste lui dire

que non, ça ne va pas marcher.

C’est trop peu, trop tard. Mais au moins ça se fait.

Ce n’est que sur son lit de mort que la FÉUO s’est rappelée de ce pourquoi elle

existait. Ce n’est qu’à la toute fi n qu’elle

s’est dit qu’un brin de redevabilité, ça ne ferait pas de mal.

section éditorial Mathieu Tovar-Poitras redaction@larotonde.ca Rédacteur en chef La FÉUO et l'art de s'enliser MATHIEU TOVAR-POITRAS

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ACTUALITÉS

Camille Ducellier actualites@larotonde.ca Cheffe de pupitre

section ACTUALITÉS Camille Ducellier actualites@larotonde.ca Cheffe de pupitre ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE Politique étudiante Division et
ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE Politique étudiante
ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE
Politique étudiante

Division et tensions règnent au sein de la FÉUO

MAEVE BURBRIDGE

JOURNALISTE

Le comité administratif de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) a tenu sa deuxième rencontre de l’année scolaire le 14 octobre. À l’ordre du jour se trouvent l’enquête judiciaire, les tensions internes et la mise en place d’un comité d'éthique.

En début de rencontre, la Faculté de génie ainsi que la Faculté de médecine ont fait valoir quelques in-

quiétudes auprès de l’exécutif, toujours composé de

seulement deux personnes, Paige Booth (VP externe et présidente par intérim) et Faduma Wais (VP aux af- faires sociales). Premièrement, la Faculté de médecine a laissé savoir qu’elle n’avait pas été invitée à aucune rencontre pour gérer le scandale dans lequel se trouve

présentement la FÉUO, malgré le fait que ce fut le cas pour des représentants de toutes les autres facultés aient été invités. En réponse, Paige Booth a suggéré

qu’ils n’avaient peut-être pas été rajoutés au le groupe

Facebook de ces rencontres, simplement par mégarde. Deuxièmement, la Faculté de génie exprime de graves

soucis quant à l'accréditation des diplômés en génie

sortant de l’U d’O. En raison du récent scandale, il se peut que les ingénieurs en devenir ne soient pas accré- dités de sorte à pouvoir travailler dans leur domaine. Ben King, représentant de la Faculté, compte rencon- trer Michel Guilbeault, vice-recteur associé aux ser- vices aux étudiants, pour régler la situation. De plus, il y a une volonté au sein de la Faculté de génie de four- nir certains services, autrefois fournis par la FÉUO, de manière indépendante. Pour déterminer lesquels, la Faculté participera à un vote.

Mise à jour sur l’enquête

publié. Le travail de terrain a déjà été eff ectué. Le rap-

port préliminaire sur les trouvailles de l’enquête serait

paru le 19 octobre, selon Booth. Le rapport fi nal devrait

donc être révélé le 26 octobre. L’exécutif n’a pas voulu répondre aux questions à propos de la portée de l’en- quête.

Les partis provoquent le débat

Au cours de la rencontre, une motion a été proposée pour empêcher les membres du conseil administratif, ainsi que l’exécutif de la FÉUO de former des partis, c’est-à-dire des factions idéologiques à l’intérieur de l’organisme. Cette motion a été proposée en vue de la mise en lumière des problèmes de gestion interne de la

FÉUO. La salle a été très divisée sur le sujet. Plusieurs

sont d’avis que ce genre d’alliance favorise la produc- tivité au sein de l’organisme, d’autres soutiennent que ça encourage l’exclusion des nouveaux élèves et un en- vironnement de travail « toxique ».

L’exécutif a pris forte position contre l’empêchement d’alliances : « Je suis contre l’amendement. Quand tu

fais partie d’un parti, c’est que tu as des principes et valeurs fondamentales que tu voudrais instaurer au sein de l’organisation », fait valoir Faduma Wais. En revanche, Priyanka Goel, représentante de la Faculté

des sciences, dénonce l’eff et que peuvent avoir les par-

tis sur le milieu social : « Cette année, nous avons vu un environnement de travail toxique. Nous avons vu

des étudiants qui ne faisaient pas partie du parti majo-

ritaire démissionner à cause de ça ». Plusieurs autres membres reprochent le fait que l’alliance à laquelle

ils appartiennent semble infl uencer davantage leur

travail, leur expérience au sein de la FÉUO et leurs

chances de se faire élire que leur plateforme et leurs valeurs.

Par opposition, une membre du conseil a affi rmé que

Le déroulement de l’audit judiciaire, portant sur les

activités frauduleuses alléguées de la Fédération, se poursuit en trois phases : premièrement, le travail de terrain, ensuite, un rapport préliminaire paraîtra,

et une semaine plus tard, le rapport fi nal devrait être

« la FÉUO est un syndicat étudiant mais aussi une en-

treprise… Ça ne marche pas d’avoir de multiples opi-

nions diff érentes ». Une représentante par proxy de la

Faculté des sciences a ensuite rétorqué : « Tu es élu à la FÉUO à cause de ta vision et ta plateforme, ce n’est

pas juste de dépendre d’un parti. [Les membres de] l'exécutif devrait pouvoir prouver qu’ils sont capables

de travailler avec des gens d’autres opinions ». Finalement, les membres du conseil administratif se-

ront eff ectivement empêchés de former des alliances

entre eux, mais la résistance de l’exécutif a été assez véhémente pour leur permettre de se soustraire à ce règlement. Toutefois, un membre du conseil souligne que les alliances pourront tant bien que mal perdurer au sein de la FÉUO, puisque le règlement stipule que seulement les partis sont interdits, mais non les al- liances, les factions ni les groupes. Le règlement serait donc facilement contournable.

Le comité d'éthique suscite des tensions

La Fédération a approuvé l’embauche d’experts-comp-

tables externes qui devront eff ectuer des audits à in-

tervalles réguliers pour garder le syndicat redevable

fi nancièrement. Une mesure similaire existait déjà, mais elle n’était pas suffi samment rigoureuse ni régu-

lière pour empêcher la situation dans laquelle la FÉUO se trouve présentement.

La FÉUO voudrait également mettre sur pied un comi- té éthique réciproque qui tâcherait de garder non seu- lement la Fédération redevable pour ses actions mais

aussi le Bureau des gouverneurs, du côté de l’Univer- sité. Seulement, si l’Université n’accepte pas, le comité éthique n’entrera en vigueur ni pour le Bureau, ni pour la Fédération étudiante. « J’espère que ce comité sera une manière de remettre la FÉUO et l’Université sur

un pied d’égalité, parce [l’Université a] plus d'autori-

té que nous en ce moment », se plaint un membre du conseil.

Toutefois, quand est arrivé le moment de voter sur l’approbation de la mise en place du comité éthique,

tous les membres du parti Uni.e.s ont quitté la salle en même temps. Conséquemment, la réunion du conseil administratif a dû cesser immédiatement, le nombre

de personnes présentes étant désormais insuffi sant

pour continuer la rencontre, ce qui a également empê-

ché le vote sur l'approbation du comité d'éthique.

section ACTUALITÉS Camille Ducellier actualites@larotonde.ca Cheffe de pupitre ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE Politique étudiante Division et

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actualités

4 actualités rotonde lala rotonde le mardi 29 mars 2016

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le mardi

lundi

29 octobre

29 mars 2018

2016

récapitualtif des élections municipales

MATHIEU TOVAR-POITRAS

RÉDACTEUR EN CHEF

Les élections municipales terminées en Ontario, les pancartes électorales commencent à se retirer des intersections d’Ottawa. Le 22 octobre, les électeurs de la Capitale

nationale se sont présentés aux urnes afi n de choisir leur maire, conseiller municipal et conseiller scolaire. La Rotonde vous présente un bilan de cette campagne avec le portrait du maire élu ainsi que du conseiller élu d’Ottawa-Vanier. En prime, des chiff res intéressants à garder en tête.

Course à la mairie : Jim Watson réélu

Quartier Rideau-Vanier : Fleury de retour

Ce n’est pas moins de douze candidats qui cherchaient à être élus maire d’Ottawa. Le suspense aura pourtant été en vain. C’est un troisième mandat consécutif – et un quatrième au total – comme maire d’Ottawa que les ottaviens ont accordé à Jim Watson. Le politicien d’expérience à facilement conservé son poste en obtenant

Si la course à la mairie s’est avérée moins rude que prévue, la lutte dans Rideau-

Vanier a fait fi des médias qui la qualifi ait de course serrée. C’est avec une claire majorité de 68,08 % des voix que Mathieu Fleury sera de retour pour un troisième mandat. À 33 ans, Fleury est le plus jeune conseiller municipal élu, lui qui a d’abord gagné la confi ance des électeurs en 2010 à l’âge de 25 ans.

pagne.
pagne.

71,03 % des votes. Son plus proche opposant, Clive Doucet, s’est contenté de 22,24 % et Bruce McConville complète le podium avec 1,64 %.

La course pour le quartier Rideau-Vanier a été mar- quée par le dossier controversé du déménagement d’un refuge de l’Armée du Salut dans Vanier. Accusé durant la campagne de ne pas en avoir fait assez,

M. Watson avait fait campagne en se basant sur son bilan comme maire ainsi que les

projets qui animent actuellement la Ville d’Ottawa. Le train léger, des améliorations

aux infrastructures ainsi que l’accessibilité aux attractions locales constituaient cer- tains des points phares de sa plateforme. Doucet, son plus proche opposant, avait quant à lui mis beaucoup d’attention sur des dossiers comme le logement, le trans- port et le développement durable. Cette approche a été prisée par un nombre important de candidats à la mairie mais aussi pour les postes de conseillers municipaux. Il sera inté- ressant de surveiller comment le maire gérera la présence accrue de ces dossiers au Conseil municipal.

Fleury s’était pourtant affi ché depuis le début de la saga comme opposé aux modalités du projet. En fait, tous les candidats de Rideau-Vanier s'étaient

opposés à ce déménagement. Cependant, il ne faut

pas non plus oublier les autres enjeux de cette cam-

C’est avec des priorités comme le logement, la revitalisation du chemin Montréal et l’em- bellissement du Marché By que Fleury représentera son quartier. Par ailleurs, sa présence assurera une voix francophone ayant fait ses preuves au conseil muni-

cipal. En eff et, c’est lui qui a emmené le projet d’Ottawa bilingue à la chambre

des élus municipaux et qui a reçu l’ap- pui public de Mona Fortier et Nathalie DesRosiers, respectivement députées fédérale et provinciale d’Ottawa-Vanier.

Liste : Les élections 2018 de la Ville d’Ottawa en quelques chiffres

Il est important de garder en tête des chiff res résumant rapidement certains points pertinents et intéressants de l’entièreté des élections ottaviennes. Au-delà du maire

et du conseiller municipal de son quartier, La Rotonde a voulu se pencher sur des statistiques mettant en lumière des résultats à la suite de la conclusion de cette longue campagne électorale.

  • On n’utilise pas l’adjectif « longue » pour rien. La dernière campagne électorale aura duré 175 jours. Porte-à-porte, reproduction de pancartes à un rythme rendant jaloux même les lapins et publications sur les médias sociaux, on peut dire que les candidats et les électeurs avaient de quoi se mettre sous la dent.

175 jours

42,55 %

C’est le taux de participation aux suff rages. Il faut toutefois noter qu’à date de publication, le taux offi ciel n’a pas été dévoilé et que le chiff re provient du taux de participation à la course à la mairie. Au moins, on est encore loin du 17,6 % des élections de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa

(FÉUO) en 2018.

  • sition ? Jan Harder avec 74,27 %.

15,69 %

L’ancien président de la FÉUO, Hadi Wess, a terminé second dans sa course pour le quartier de Barrhaven avec ce pourcentage. En première po-

  • 55,33 %
    C’est avec plus de 1 500 votes que Lyra Evans a obtenu le poste de conseillère scolaire pour la Zone 9 du Ottawa-Carleton District School Board

(OCDSB).

  • 7
    faire malgré un nombre de conseillères plus élevé.

C’est le nombre de femmes élues au conseil municipal cette année, comparativement à 4 avant les élections. Avec 17 hommes élus, il reste du chemin à

7

  • Chiff re populaire semble-t-il. C’est le nombre de candidats élus qui ont confi rmé auprès de Radio-Canada être en mesure de s’exprimer dans la langue de Molière. On verra comment l’accroissement de ce nombre (1 candidat de plus qu’en 2014) aff ectera la place des dossiers francophones. Comme on dit, we’ll see.

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numéro 7

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Politique étudiante

Une autre semaine, un autre communiqué

MATHIEU TOVAR-POITRAS

RÉDACTEUR EN CHEF

Les allégations de fraude qui ont frappé la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) ont suscité

une réaction en chaîne à tous les niveaux de la com-

munauté uottavienne. Le chapitre le plus récent ? Une

lettre co-signée par un comité formé de représentants

étudiants au Bureau des gouverneurs (BdG) et au Sénat de l’Université d’Ottawa (U d’O).

« Cette lettre est en appui de la décision de l'Université d'en- voyer un avis de résiliation du contrat entre elle et la Fédé- ration étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO), à compter du 24 décembre 2018. »

- Lettre du comité des représentants étudiants du

BdG et du Sénat

Le message a le bénéfi ce d’être clair. C’est ce que les cosignataires qualifi ent « d'un manque de réponse de

la part des membres de l’exécutif de la FÉUO et du

Conseil d'administration en ce qui concerne les al-

légations de fraude » qui a mené à la rédaction de ce document.

Jamie Ghossein, représentant étudiant du BdG, ex- plique que le comité a été organisé dans le but d’avoir un plus grand impact. « La lettre est venue à être rédi- gée après que [le comité] ait noté une inquiétude gran- dissante chez les étudiants », explique la représentante de la Faculté des sciences de la santé au Sénat, Emily Prieur.

Enjeux fatidiques

La lettre soulève plusieurs enjeux qui ont mené à une

remise en question chez le comité de l’adéquation de la réponse de la FÉUO. Un membre de l’exécutif a

participé au choix de la fi rme de vérifi cation ainsi qu'à

l’étendue de son enquête, en plus d’être « le principal

point de contact entre l’Université et la FÉUO ». À cela

s’ajoute le fait que cette vérifi cation « ne comprenne

pas des éléments comme les dépenses des membres de l’exécutif ».

Le comité a souligné la contestabilité de ce choix, et

de celui voulant que les résultats de cette enquête ne soient pas utilisés pour « poursuivre une partie ou un individu », et stipule que « cela démontre un manque

d'intérêt de la part du Conseil d'administration (CA) de

garder les exécutifs responsables ».

La non-révocation du pouvoir de signature de deux in-

dividus nommés dans les allégations, que l’une de ces personnes – membre de l’exécutif – siège au comité constitutionnel et que Vanessa Dorimain – directrice exécutive et nommée dans les allégations – ait présidé la réunion du CA où était déposée une motion de sus- pension à son égard, sont d’autres éléments soulevés par le comité.

« Ces exécutifs et membres du personnel ne se sont volontai- rement récusés de leurs fonc-
« Ces exécutifs et membres du
personnel ne se sont volontai-
rement récusés de leurs fonc-
tions qu'après avoir reçu l’avis
de résiliation. »
- Lettre du comité des représentants étudiants du
BdG et du Sénat

C’est donc en raison du fait « que les [membres de l'] exécutif et le Conseil d'administration de la FÉUO n'[aient] pas répondu adéquatement aux allégations »,

du « mécontentement » général, ainsi « que des plaintes

offi cielles de harcèlement et de mauvaise gestion [qui ont] été déposées par des employés de la FÉUO à l'Uni-

versité », que le comité soutient, à la lumière de ces

informations, l’envoi de l’avis de résiliation par l’U d’O.

Ghossein explique que « des membres du comité ont rencontré des représentants et des employés de la FÉUO, incluant ceux impliqués dans les allégations, avant la rédaction de la lettre ». Toutefois, l’écriture de la lettre n’a pas inclus de « consultation auprès de la FÉUO ni l’administration de l’Université pour être le plus impartiale possible », précise Prieur.

Isabelle Mailloux-Pulkinghorn, gestionnaire par inté-

rim des relations avec les médias de l’U d’O, a confi r-

mé la réception de la lettre par l’administration. De son côté, la FÉUO n’a pas fait suite aux multiples de- mandes de La Rotonde.

« Bien que nous trouvions les mesures prises par la FÉUO lors de la récente réunion
« Bien que nous trouvions les
mesures prises par la FÉUO lors
de la récente réunion du Conseil
d'administration rassurantes,
nous reconnaissons que ces
mesures ont été prises en dépit
de l’avis récent de résiliation
de l'entente entre l'Université
d'Ottawa et la FÉUO. »
- Lettre du comité des représentants étudiants du
BdG et du Sénat

Maintenir une représentation étudiante

Les cosignataires sont clairs : il faut conserver la re- présentation étudiante, que ce soit avec une FÉUO conforme ou une nouvelle association étudiante pour le corps estudiantin au premier cycle. Toutefois, selon eux, il faudrait éviter l’instauration d’une période sans

représentation étudiante pour éviter un impact majeur

sur les étudiant.e.s.

« En fin de compte, aucun com- promis ne devrait être fait lorsque les allégations de fraude, de harcèlement et de mauvaise gestion ne font pas l'objet de réponses adéquates. »

BdG et du Sénat

- Lettre du comité des représentants étudiants du

La lettre inclut ensuite quatre conditions pour que le comité appuie un syndicat étudiant demandant une

reconnaissance offi cielle. La constitution d’une telle organisation ne devra être modifi able que par l’entre- mise d’un vote majoritaire au courant d’une assem-

blée générale annuelle. Les élections de l’organisation « [devront être] tenues par un tiers ». Celle-ci devra

se prémunir de « mesures strictes de responsabilité

fi nancière » et devra respecter les principes de trans-

parence et de responsabilité à l’égard de ses membres.

Mailloux-Pulkinghorn réitère la position de l’Univer- sité qu’« [u]ne nouvelle association étudiante pourrait être constituée, et l’Université encourage les étudiants à entreprendre des démarches en ce sens ».

Ghossein et Prieur confi rment tous deux que le co-

mité n’a pas encore été approché, que ce soit par une nouvelle association étudiante ou la FÉUO elle-même.

Par contre, Ghossein révèle avoir été approché per- sonnellement « par un groupe qui désire faire une proposition à l’Université pour être reconnu comme le prochain gouvernement étudiant » et dont la constitu- tion « satisfait plusieurs conditions mentionnées dans la lettre ».

Peu importe l'issue des négociations entre l’U d’O et la

FÉUO, le comité suggère fortement que la Fédération soit tout de même une option lors du vote qui déter- minera qui sera chargé de la représentation étudiante.

Le vote en ligne est aussi recommandé par les cosi- gnataires. On recommande aussi dans la lettre que l’U d’O « [participe] également à la première élection des

membres du conseil d'administration et des membres

de l’exécutif ». Cela représentera ensuite la fi n de la

présence de l’administration dans le processus électo- ral du syndicat étudiant.

Consultez la version électronique de l’article pour ac-

céder à la lettre en question.

actualités la rotonde 5 Politique étudiante Une autre semaine, un autre communiqué MATHIEU TOVAR-POITRAS RÉDACTEUR EN

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Chronique

Les francophones hors-Québec, une illusion?

CHEFFE DU PUPITRE ACTUALITÉS

CAMILLE DUCELLIER

Les francophones hors Québec n’existent plus, ou à peu près. Du

moins si l’on se fie à ce qu’on entend

lors de l'émission Tout le monde en parle (TLMEP), il paraît que la com- munauté qui lit La Rotonde, ainsi de nombreuses autres au-travers du

pays ne sont que des illusions, une vieille réalité. Décidément, TLMEP

vit de nombreux malaises ces jours-

ci.

L’essayiste et journaliste québécoise

Denise Bombardier, lors de son pas- sage à TLMEP le 21 octobre dernier, a déclaré qu’« à travers le Canada, les communautés francophones ont à peu près disparu. Il en reste encore un peu en Ontario. Au Manitoba, […] chez les Métis, on ne parle plus français ». Certainement, il y a de quoi être irrité.

Outre d’être déplacés, le grand problème des propos de Madame Bombardier est qu’elle verbalise le fait que les communautés francophones hors Québec ne vivent pas, mais sur- vivent. Pourtant, comme l’explique le président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, Denis Gagné, « on n’est pas en train de calculer combien de temps il nous reste, mais on est dans la stratégie de construire, de bâtir des synergies ».

Les Franco-ontariens à l’étranger le savent, rares sont les gens qui comprennent qu’il existe des fran- cophones en dehors des frontières

de la Belle Province. Par contre, les étrangers ne sont pas toujours infor- més sur ces enjeux, et peuvent donc

être pardonnés. Mais encore une fois, les Franco-ontariens vous le diront,

beaucoup de Québécois ne semblent pas être informés sur les populations

qui partagent la même langue ainsi

que le même pays. En effet, il m’arrive

souvent de rencontrer des Québécois,

dans un contexte international, qui

s’étonnent lorsqu'ils apprennent que je viens d’Ottawa.

Il semblerait, selon les Québécois qui suivent des cours à l’Université d’Ottawa, que le curriculum d’his- toire suivi au secondaire se concentre presqu’exclusivement sur le Québec, et par conséquent, ignore que des milliers de francophones sont répartis dans le Canada. Dommage, puisque de nombreuses conversations incon- fortables auraient pu facilement être évitées.

La semaine dernière encore, en tra- versant la frontière entre le Montana et la Saskatchewan, l’agent frontalier m’a corrigé lorsque mon accent fran-

cophone m’a trahie et que j’ai osé dire

que je venais d’Ottawa : « You mean Hull ». Non, non, je vous le jure, je

suis née à Ottawa : voilà mon passe- port comme preuve.

Pour revenir aux commentaires de Bombardier, ceux-ci laissent sous-en- tendre que les efforts des commu- nautés francophones hors-Québec, qui vivent en français dans un monde anglophone, sont voués à l’échec. D’ailleurs, beaucoup de communau- tés anglophones reconnaissent l’im- portance de l’enseignement bilingue, et sont enclines à envoyer leurs en- fants dans des écoles d’immersion. En bref, Denise Bombardier et ses propos non-informés, bien que blessants, permettent véritablement de prouver l’existence de communautés franco- phones vibrantes hors-Québec.

Conférence

Le Commonwealth, pertinent ?

MAEVE BURBRIDGE

JOURNALISTE

La haute-commissaire britannique au Canada, Susan le Jeune d'Alle- geershecque, a donné une conférence le 24 octobre au Warrant Officer’s and Sergeant's Mess en espérant pouvoir souligner la pertinence du Commonwealth pour les jeunes d’au- jourd’hui.

La conférence débute avec le compte

rendu du plus récent Commonwealth Head of Governor Meeting, soit la confé- rence qui rassemble les haut-placés de l’organisme pour élaborer des buts et intentions pour le Commonwealth pour les années à venir. Parmi les priorités du Commonwealth se trouvent l’aug- mentation du taux d’échange entre les pays du Commonwealth, l’accès à l’éducation pour tous les enfants du Commonwealth mais particulièrement

les filles, la protection des écosystèmes

océaniques, et la démonstration de la pertinence du Commonwealth auprès

des jeunes.

La jeunesse visée

Ce dernier point est un intérêt relative- ment nouveau pour le Commonwealth.

Mme le Jeune d'Allegeershecque com- mence à s’inquiéter du fait que les

jeunes ne voient plus l’importance du

Commonwealth dans le monde. « Le Commonwealth ne semble pas aus- si pertinent qu’il le devrait… Je suis convaincue que le Commonwealth a un avenir très prometteur mais chacun et chacune de nous devrons mettre un

effort pour que ça reste pertinent », a

annoncé la haute-commissaire.

Vu la démographie plutôt âgée du Commonwealth présentement, la vo-

lonté de celui-ci d’atteindre la jeunesse

a surpris quelques personnes dans la salle, qui se sont demandées pourquoi

essayer d’intéresser les jeunes quand « ils font des graffitis, causent des

émeutes, n’ont aucun respect pour la

propriété privée, causent de l’instabi- lité politique », et plus. Mme le Jeune d'Allegeershecque, quant à elle, a ex- pliqué que si la génération jeune est

agitée, c’est parce qu’elle est insatisfaite

de la présente situation, mais que le

Commonwealth a justement les moyens d’aider la jeunesse à changer le monde.

Activités mondiales

Le Commonwealth fait présentement

un grand effort pour soutenir les causes

qui sont importantes pour les jeunes,

comme les initiatives féministes et en- vironnementales, mais l’organisme né- glige deux questions de grande impor-

tance pour la génération qu’elle tente d’attirer : celles des droits LGBT+ et des

droits des réfugiés. Ces sujets sont très

contentieux au sein du Commonwealth,

comme l’a expliqué la haute-commis- saire : « Ces conversations sont très

délicates, difficiles et polarisées. C’est

important de traiter tout le monde avec respect, mais les membres [du Commonwealth] ne peuvent pas se mettre d’accord sur une position. On pourrait tous s’asseoir et avoir une dé- libération là-dessus mais ça n’accompli- rait rien ».

Le Commonwealth tente également

de fournir davantage d’infrastructures dans les pays des Caraïbes, d’Afrique et

de l’Asie-Pacifique qui sont membres

et qui sont moins développés. Selon la

haute-commissaire, le Commonwealth voudrait devenir un organisme plus in- ternational qui n’est plus seulement re-

présentatif des « pays blancs ». Encore une fois, il y a eu de l’opposition dans la

salle, qui a qualifié ces pays de « places

où il n’y a pas d’activité économique ni politique » et ont aussitôt demandé à la haute-commissaire de « revenir sur les pays de l’hémisphère Nord ».

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6 actualités 29 octobre lundi 29 mars 2018 le mardi 2016 lala rotonde rotonde Chronique Les
actualités la rotonde numéro 7 7
actualités
la rotonde
numéro 7
7

Simulation parlementaire

Jouer dans la cour des grands

MATHIEU TOVAR-POITRAS

RÉDACTEUR EN CHEF

Vous connaissez sûrement quelqu’un dont la photo de profil en a déjà été

une de lui ou elle en pleine action dans la Chambre des communes. Curieux ? Intéressé ? Jaloux ? La Rotonde vous présente l’événement à la source de ces clichés.

L’Association étudiante des études internationales et politiques (AÉÉIP)

organise depuis 2003 une simulation

parlementaire à laquelle participent des étudiant.e.s de l’Université d’Ot- tawa. « C’est une simulation qui fait penser à de l’improvisation […] tout en suivant les règlements parlementaires de manière très stricte », explique Matthew Boulden, vice-président en science politique de l’AÉÉIP et respon- sable du comité de la simulation.

Une expérience unique

Selon William Hinse-MacCulloch, étu- diant de 4e année en histoire et science politique et à sa 4e implication dans l’événement, cette simulation est une

CRÉDIT : MPSP 2018
CRÉDIT : MPSP 2018

opportunité de « réaliser pleinement la

fantaisie d'être député à la Chambre des

communes par tous ses aspects ». Ses propos trouvent écho chez Boulden qui participe à la simulation pour une troi- sième année. « C’est une opportunité

d’avoir plus confiance en ses moyens et

pour moi c’était une excellente expé- rience », explique-t-il.

La simulation du 21 et 22 janvier 2019

au Parlement étant l’événement phare, il y a pourtant une panoplie d’activités au préalable pour répliquer le processus politique ainsi que pour préparer les par- ticipant.e.s. Boulden explique qu’après

l’inscription, et avant la simulation dans la Chambre des communes, il y a des événements sociaux, le débat des chefs, la soirée électorale puis des ateliers pré- paratoires suivis du jour d’enregistre- ment et d’assermentation.

L’ingrédient secret

Ce qui rend cette simulation si parti- culière est le contexte formel dans le-

quel elle se déroule, mais – et surtout – le contenu informel des travaux en chambre. Hinse-MacCulloch soutient ce format considérant que des débats

sur des enjeux réels pourraient rendre

certaines personnes mal à l’aise. « Les

enjeux fictifs permettent de surpasser la

gêne », ajoute-t-il en précisant que cela

donne une expérience plus réelle.

En effet, les député.e.s. sont membres de partis politiques entièrement fictifs

et dont les plateformes sont empreintes d’idées farfelues. Pour Trevor Stewart, étudiant en étude de conflits et droits hu- mains, cet aspect l’a encouragé à partici- per puisqu’il voulait entre autres « avoir un plaisir non partisan ».

Cette dichotomie est aussi présente à plusieurs niveaux, incluant les mé- dias fictifs – comme La Graisse – qui couvrent l’événement. « C’est un jour- nal de nouvelles satiriques portant sur les événements et les personnages de la simulation parlementaire », explique Hinse-MacCulloch. L’équipe de La Graisse aura entre autres à créer des articles – comme un de l’an dernier ex- pliquant que le Father & Sons était de- venu un site du patrimoine mondial de l’UNESCO – et produire du contenu sur les médias sociaux.

La période d’inscription se termine le

14 novembre et, selon Boulden, il reste

moins de 20% des billets.

panel

Action Média honore les femmes

MILÉNA FRACHEBOIS

JOURNALISTE

Le 23 octobre de 19 à 21 heures a eu lieu

l’événement Ask Women Anything - Women Paving The Way au bar Robo. Organisé par Action Média, cet événe-

ment, le premier de la saison depuis la

pause d’été, avait pour but de mettre en lumière des femmes expertes dans des domaines particuliers.

Ce panel de discussion, organisé en deux parties, regroupait cinq femmes, toutes

aussi influentes et différentes à la fois.

D’abord, Amanda Parriag, ancienne pré- sidente de l’association et organisatrice

des événements, a présenté ce qu’est

l'AWA : Ask Women Anything. Existant

depuis 3 ans, cet événement est orga- nisé à plusieurs reprises chaque année. Ces événements ont pris racine d’une

volonté générale des membres d'Action

Média de dévoiler toutes les femmes in- croyables qu’ils connaissaient mais dont on ne parlait pas assez. Ainsi, Action Média a décidé de créer ces événements

afin de présenter ces femmes au niveau

communautaire, non par le biais des mé- dias, mais bien par de vraies rencontres physiques.

D’où s’enchaîne la deuxième partie de l'événement : après une brève introduc- tion de chacune des cinq femmes, celles-

ci se sont réparties dans le bar, dans le

but que les participants de l'événement

puissent aller vers ces femmes et leur po- ser des questions sur leur parcours, leur

défi, des conseils etc.

La Rotonde vous livre une brève présentation de chacune de ces femmes :

D’abord il y a Ana Lori. Récemment diplômée de l’Université Carleton en études du genre et des femmes, Ana Lori défend les droits des personnes ayant un handicap. Elle même atteinte d’un handicap, elle dénonce les barrières rencontrées au niveau de l’accès aux services de la reproduction et du sexe, comme l'impossibilité d'accès à l’éduca- tion sexuelle au secondaire. Elle vient de

recevoir une offre d’emploi en tant que

membre du Service d'accessibilité au pu-

blic au Secrétariat du Conseil du Trésor. Sa motivation : « Aller au-delà de ce que

les gens pensent que je peux faire ».

À la fois nouvelle-écossaise, noire, allemande et micmac, Carrington Christmas appartient à la nation Crow.

Elle est la directrice de la Promotion de

la jeunesse et du développement pour

l’Association des femmes autochtones du Canada. Son rôle est de prendre des initiatives dans le but de faire entendre

la voix des jeunes autochtones à tous les

niveaux, non seulement local, provincial et national mais aussi international.

Psychologue spécialisée dans les trau- matismes et l’anxiété, Amanda Carver a été très fâchée lorsque Donald Trump a été élu président des États-Unis en 2016. Amanda a voulu faire passer un message dans la communauté, se désolant des mesures prises à propos des femmes dans l’hyperpuissance mondiale que sont les États-Unis. Elle a donc décidé de contacter des organisateurs afin de deve- nir initiatrice de la Marche des femmes d’Ottawa.

Ellen Dickson est tombée amoureuse de sa meilleure amie alors qu’elle était avec son petit ami, quand elle avait 19

ans. Ce moment a été un déclic dans sa vie : elle s’est rendue compte qu’elle avait de l’amour à partager avec plusieurs per- sonnes. Malheureusement, elle n’a pas reçu le soutien qu’elle aurait dû avoir

à ce moment-là, c’est à dire en fin des

années 80, car cela était tabou. C’est pour cette raison qu’Ellen a décidé de

s’engager afin de guider et soutenir les

personnes polyamoureuses comme elle. Elle organise des groupes de discussion et des ateliers.

Kamal Dhanoa est une jeune entrepre- neure qui commence des startup. Elle travaille dans différents domaines, allant

de l’industrie de la construction à la tech- nologie ou à la décoration de maison. Jeune mère, elle ne s’arrête face à rien, et n’a pas peur d’être une femme dans ce milieu même si elle avoue que c’est bien plus dur que l’on ne pense. Mais, selon elle, il faut se lancer tout de même : « On peut lire tous les livres qu’on veut, mais il faut l’expérimenter ».

actualités la rotonde numéro 7 7 Simulation parlementaire Jouer dans la cour des grands MATHIEU TOVAR-POITRAS

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actualités la rotonde numéro 7 7 Simulation parlementaire Jouer dans la cour des grands MATHIEU TOVAR-POITRAS

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actualités

8 actualités rotonde lala rotonde le mardi 29 mars 2016

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8 actualités rotonde lala rotonde le mardi 29 mars 2016

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29 octobre

29 mars 2018

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Trois questions pour comprendre

par Miléna Frachebois

Journalisme à risque à l’étranger

Marc-François Bernier Professeur de communication et journalisme
Marc-François Bernier
Professeur de communication et
journalisme

Chaque semaine, La Rotonde interroge un des 1200 professeurs de l’U d’O sur un sujet d’actuali- té. L’occasion pour vous d’en apprendre davantage, et pourquoi pas, de briller dans les soupers de famille et autres lieux propices aux dé- bats.

Pour quelles raisons les journalistes sont-ils visés ? Et dans quels pays sont-ils le plus à risque ?

1

Dans certains cas, les journalistes sont perçus comme des adversaires ou des ennemis parce qu’ils sont

engagés du côté des pays gérants. Dans d’autres cas, c’est parce qu’ils sont nuisibles aux groupes qui s’affrontent, ne serait-ce qu’en diffusant des informations vraies : cela nuit à l’image ou aux stratégies de certains pays gérants. Ces choses-là arrivent dans des pays où il y a des conflits, conflits ethniques ou des

guerres, guerres civiles. C’est surtout dans ces pays-là que ça arrive, donc par exemple où il y a des régimes

totalitaires. Parfois aussi les journalistes publient des choses qui sont considérées être contre la morale

ou contre la religion. Ils peuvent être attaqués par des terroristes, mais ça peut aussi être des milices, les autorités, des policiers, l’armée, la mafia.

2

Quelles mesures sont prises pour éviter et régler cela ?

Malheureusement dans plusieurs pays, il n’y a pas beaucoup de mesures. Prenons comme exemple la

Russie où il y a des journalistes qui ont été tués il y a plusieurs années. Les gens n’ont jamais été retrouvés.

Les autorités ne font pas souvent beaucoup d’affaires pour retrouver ceux qui ont assassiné ou violenté des

journalistes. Donc la plupart du temps les mesures, dans des pays où il n’y a pas beaucoup de démocratie,

sont peu efficaces voire inexistantes.Quand le journaliste se trouve en terre étrangère, il est soumis aux lois

du pays où il se retrouve et aussi aux non-lois dans certains cas dont la violence qui existe là-bas. Donc la

première chose à faire pour un média avant d’envoyer un journal iste, c’est d’évaluer le risque.

La liberté de la presse n’est elle pas menacée au vu des actualités ?

  • Menacée, la liberté de presse ? C’est toujours quelque chose qui est à reconquérir et à défendre continu-
    3 pas juste par la violence, mais aussi par des intérêts économiques. C’est pas juste en zone de guerre qu’elle

ellement. Puis la liberté de presse bien sûr s’exerce à l’intérieur des lois de chaque pays, et il y a des pays

qui sont plus ou moins libéraux, plus ou moins visibles. Mais c’est sûr que la liberté de presse est menacée,

est menacée, elle l’est partout et en tout temps. Elle a des limites aussi liées à la diffamation, au droit du

public, à la vie privée. C’est quelque chose qui n’est pas absolu. Mais il y a des pays effectivement où elle

est en recul. La liberté de presse est un enjeu qui n’est jamais gagné.

revue de presse

par Mathieu Tovar-Poitras

Progrès du délai de temps d'attente mais services de santé mentale questionnés

The Ubyssey, Université de la Colombie-Britannique

L'Université a lancé diverses options afi n que les étudiant.e.s aient accès plus rapidement à des services de support en santé mentale. Les heures d'ouverture de certains services ont notamment été allongées et on a instauré une ligne d'écoute 24/7. Malheureusement, les attentes sont encore longues. Selon The Ubyssey, le temps d'attente pour avoir un rendez-vous pour du support psychologique peut être de trois semaines.

Dénonciation de la politique de liberté d'expression de Ford par l'Association étudiante

The Ontarion, Université de Guelph

Le conseil d'administration de l'Association étudiante centrale a publié un communiqué en réponse à la décision du gouver- nement ontarien de mandater les universités à créer une politique de liberté d'expression. Une des problèmes avec le projet est la courte période prescrite pour l'implémentation de la politique, selon l'Association.

Démission de deux représentants étudiants pour faire de la place à d'autres

Montréal Campus, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Nadia Lafrenière et Samuel Cossette ont décidé de quitter leurs postes de délégués étudiants au sein du conseil d'adminis-

tration de l'UQAM. La raison ? Faire de la place aux nouvelles déléguées désignées par la population étudiante et qui sont

plus légitimes, selon eux. Lafrenière et Cossette étaient au conseil depuis plus de trois ans. Stéphanie Thibodeau et Maxine

Visotzky-Charlevois, les déléguées désignées, n'auraient pas le droit de vote car elles n'ont pas encore été approuvées par le

gouvernement provincial.

L a Francosphère

CAMILLE DUCELLIER

MALI - Extension des mesures d’ur- gence - Les mesures de l’état d’urgence, en place depuis
MALI - Extension des mesures d’ur-
gence - Les mesures de l’état d’urgence,
en place depuis une attaque contre un hô-
tel à Bamako en novembre 2015, ont été
rallongées d’un an. L’état d’urgence ex-
pirait ce mois-ci, mais le cabinet du gou-
vernement a approuvé l’extension d’une
autre année. Ainsi, le gouvernement et les
autorités ont beaucoup plus de pouvoir
pour prendre des mesures pré-attaques.
Aussi, les forces de sécurité et les auto-
rités judiciaires ont un accès plus facile
au pouvoir. Le gouvernement a expliqué
que cette extension est nécessaire pour
renforcer des mesures préventives pour
éviter les attaques contre les citoyens et
leurs biens.
BELGIQUE - Achat d'avions contes-
té - Le gouvernement de la Belgique a
signé un contrat avec la compagnie amé-
ricaine Lockheed Martin, pour acheter
des avions militaires F-35. Cette décision
a été fortement contestée, notamment
par Emmanuel Macron, le président fran-
çais, qui qualifi e cette entente comme al-
lant à l’encontre des intérêts européens.
Macron promet donc d’acheter du maté-
riel militaire européen, puisque selon lui,
« l’Europe ne sera pas forte avant d’être
souveraine et de pouvoir se défendre ».
Le gouvernement belge a répondu en in-
diquant que les F-35 ont un meilleur rap-
port qualité-prix et permettent à l’armée
belge de respecter leurs engagements en-
vers l’OTAN.
HAÏTI - Chef de police arrêté pour
trafi c d’armes - Un ancien directeur
des services de police haïtien a été arrêté
vendredi dernier à cause de charges liées
au trafi c d’armes à feu. L’arrestation de
Godson Orelus serait en lien avec la dé-
couverte, en septembre 2016, d’un conte-
neur rempli de mitraillettes. Le juge en
charge du dossier, Dieunel Lumerant, ex-
plique que c’est la première arrestation en
Haïti pour ce cas. Orelus a été arrêté dans
la ville de Saint-Marc, au nord-ouest de
Port-au-Prince.
CONGO - 164 victimes de l’Ebo-
la - Depuis début août 2018, l’Ebola a
fait 164 victimes au Congo. À la mi-oc-
tobre, le gouvernement congolais avait
annoncé faire face à une deuxième vague
du virus. Celle-ci s’est expliquée par la
diffi culté de soigner les patients, en rai-
son de la présence de groupes armés dans
diverses régions du pays. Le programme
de vaccination a commencé le 8 août der-
nier, et a pu immuniser plus de 22 000
personnes. Jeudi dernier, environ mille
étudiants ont marché dans les rues de
Beni pour débuter une campagne d’aide
visant à contrer l’Ebola.
  • www.larotonde.ca

8 actualités rotonde lala rotonde le mardi 29 mars 2016 Trois questions pour comprendre par Miléna

section

Arts et culture

Gabrielle Lemire

culture@larotonde.ca

Cheffe de pupitre

section Arts et culture Gabrielle Lemire culture@larotonde.ca Cheffe de pupitre PHOTO : GABRIELLE LEMIRE carnet de
PHOTO : GABRIELLE LEMIRE carnet de voyage sudbury
PHOTO : GABRIELLE LEMIRE
carnet de voyage sudbury

Passage éclair dans la ville minière

GABRIELLE LEMIRE

CHEFFE DU PUPITRE ARTS & CULTURE

Ce matin, la grisaille surplombe les toits avoisinants.

À cet écran translucide s’opposent les couleurs d’au-

tomne qui se cramponnent aux branches pour ne pas céder leur place à novembre qui est à nos portes. Sudbury, ville minière, ruche artistique, je n’aurai que trois jours top chrono pour te découvrir.

se réunir », explique-t-elle. À Laurentienne, un centre d’apprentissage avec une immense salle de forme cir- culaire est accessible à tous les étudiant.e.s autoch- tones et non autochtones. « C’est comme un foyer, un chez-soi », témoigne l’Aînée. Pour favoriser le dialogue

entre les cultures, le Centre off re des ateliers ouverts à

tous sur divers savoir-faire traditionnels autochtones.

De la confection de jupes traditionnelles à la création d’un jardin d’herbes médicinales, tout y est enseigné.

Sudbury en occupant de leur créativité l’ancienne école Saint-Louis de Gonzague. Le bâtiment ouvrait ses portes poussiéreuses aux artistes désireux d’y crier haut et fort la présence du milieu artistique de la ville.

« Nous, à Sudbury, on se considère le centre artistique de la province », témoigne Danielle Tremblay. « Il y a

de l’art partout. Mais je pense que si on le faisait ail- leurs ça ne serait pas la même expérience », ajoute-t-

elle.

Tout débute avec la découverte des sentiers pédestres qui tissent un réseau sur le campus de l’Université Laurentienne. Ici, tout est entouré de rochers solides.

Comme si le paysage était fi er de protéger ses habitants

qui semblent avoir poussé comme de la mousse dans les crevasses en s’installant dans la région. Avant le programme de reverdissement en cours depuis 40 ans, le paysage dénudé de toute végétation évoquait le relief

de la lune. Entre 1978 et 2017, ce sont plus de 3 400

hectares qui ont été recouverts de gazon. Malgré les activités minières qui soutiennent l’économie locale,

Sudbury propose un oasis boisé pour les voyageurs du bouclier canadien. Il faut dire que ce sont pas loin de

10 millions d’arbres qui y ont été plantés depuis 1978.

Dialogue interculturel

Cet après-midi, je m’entretiens avec l’Aînée métisse

Juliette Tessier du Centre autochtone de partage et

d’apprentissage de l’Université Laurentienne afi n de

mieux comprendre l’intégration de la culture autoch- tone qui est évidente au campus. « Pour commencer, il faut absolument un espace où les étudiants peuvent

Juliette Tessier explique que c’est surtout par les re- pas organisés au Centre que les étudiant.e.s viennent à échanger. « C’est informel, comme situation. Comme les Canadiens français, les autochtones commu-

De nombreux projets artistiques d’intérêt gravitent

sans aucun doute dans Sudbury, dans ses galeries et ses vastes espaces.

niquent ensemble en partageant un repas », ajoute-t-

elle. Elle m’explique le rôle des Aînés sur les campus universitaires, qui sont là pour écouter et conseiller les étudiant.e.s, à la manière de grands-parents ou de mentors.

L’art du centre-ville

Plus tard, je prends l’autobus vers un centre-ville ta-

pissé de murales extérieures, où se trouve la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO), un vrai quartier général pour la faune francophone locale. Dirigée par Danielle Tremblay, la galerie accueille ce soir un vernissage de Jérôme Havre, un artiste français en résidence à Sudbury depuis un mois. « Je déménage ici ! » lance-

t-il avec enthousiasme durant la première soirée de cette Foire d’art alternatif de Sudbury (FAAS) qu’or- ganisait la GNO. La foire de format biennal accueillait cette année une trentaine d’artistes de partout au pays et même de l’international qui voudraient découvrir

Rencontre impromptue

Mon séjour se termine en déambulant dans le centre

d’achats de Sudbury, où je tombe sur une boutique

népalaise. Le propriétaire Tenzing Limbu m’explique

qu’il a toujours voulu habiter au Canada : « Quand

j’étais jeune, j’ai vu un dessin d’un homme autochtone du Canada. Je me suis tout de suite identifi é à lui et j’ai

voulu venir vivre ici ». Limbu en a rêvé à maintes re- prises et il s’épanouit maintenant à Sudbury. « Je suis

allé à quelques pow-wows et je me suis senti tellement en paix », se confi e-t-il. Sudbury serait d’ailleurs la ville

canadienne où le pourcentage de personnes heureuses est le plus élevé au Canada. Limbu est sans doute l’une d’entre elles.

C’est sous un ciel mauve zébré de rose que je reviens en

autobus de ma rencontre impromptue avec le Népalais heureux.

section Arts et culture Gabrielle Lemire culture@larotonde.ca Cheffe de pupitre PHOTO : GABRIELLE LEMIRE carnet de

www.larotonde.ca

section Arts et culture Gabrielle Lemire culture@larotonde.ca Cheffe de pupitre PHOTO : GABRIELLE LEMIRE carnet de

10

ARTS et CULTURE

10 ARTS et CULTURE la rotonde la rotonde lundi 29 octobre 2018 le mardi 29 mars

la rotonde

la rotonde

10 ARTS et CULTURE la rotonde la rotonde lundi 29 octobre 2018 le mardi 29 mars

lundi 29 octobre 2018

le mardi 29 mars 2016

Au bal masqué

Anonymat nocturne comme instinct naturel

GABRIELLE LEMIRE

CHEFFE DU PUPITRE ARTS & CULTURE

Entre deux exécutions sur la place pu- blique à l’ombre d’une cathédrale mé-

diévale. C’est là que le bal masqué est né

; d’un désir des Européens de la cour de

se vêtir de costumes aux signifi cations

profondes et surtout, de rester dans l’anonymat.

Après avoir été popularisées en France par le roi François 1er, le prestige de ces soirées était sans égal à la Renaissance, alors que d’une cour à l’autre, les dé- penses onéreuses tournaient presque au ridicule. La noblesse se pressait pour

être vue, sans toutefois être reconnue, dans ces bals. Le plus célèbre de ces bals fut le Bal de l’Opéra, donné deux fois par

semaine en 1715 durant le Carnaval à

Paris. Tous s’entendent pour dire qu’au- cune mascarade n’a surpassé celle de l’Opéra depuis.

Vendredi dernier, pour inaugurer le début de sa programmation Nature nocturne, le Musée canadien de la na- ture invitait la faune nocturne d’Ottawa à un bal masqué dans ses galeries. Une

fois par mois durant l’année scolaire, les ottaviens de 19 ans et plus pourront explorer le musée durant la nuit dans le cadre de la septième saison de Nature nocturne.

Rituels de la faune locale

Comme c’était le cas à la Renaissance, les

invités de vendredi devenaient des sujets

étudiés dans l’enceinte du Musée. Quatre planchers de danse étaient mis à la dis- positions des convives qui pouvaient se procurer des boissons à plusieurs points de vente, tous très sollicités. Une grande partie du public prenait toutefois le temps de s’informer dans les expo- sitions du Musée. C’est le cas de deux étudiantes, des habituées du Musée de la nature, croisées dans l’exposition des in- sectes. « Je suis contente d’être là, mais c’est plus pour le musée comme tel que la mascarade », explique l’une d’elles.

Sensualité masquée

Selon la tradition, le bal masqué aurait été une occasion de libertinage pour les participants, qui, sous le couvert de l’anonymat, avaient droit à un écart sans représailles.

PHOTO : EMILIE AZEVEDO
PHOTO : EMILIE AZEVEDO

Certains semblent avoir profi té de cette

dimension incognito pour concubiner entre les fossiles de dinosaures ou les plaques de glace dans la galerie sur l’Arc-

tique. À mesure que la soirée se déroulait, les couples agglutinés semblaient imiter

les ailes des papillons tout juste sortis de

pour cette édition de Nature nocturne, certains semblent avoir mal compris la thématique du bal masqué. « Le thème pour le mois d’octobre était Back in

black, alors pour moi, ça ne signifi ait pas nécessairement un bal masqué. Alors je

n’ai pas porté de masque », confi e Megan

leur cocon, présentés dans une volière

Durn, une habituée du musée.

au sous-sol du musée. Le camoufl age

masqué des couples rappelait également celui du morpho bleu, un papillon dont l’intérieur est d’un bleu saisissant alors que l’extérieur est décoré d’une paire

d’yeux perçants afi n d’éloigner les pré-

dateurs.

D’autres ont pris plus de liberté en se déguisant notamment en personnages de Star Wars, de l’Étrange Noël de Monsieur Jack, en tyrannosaure et en

Beetlejuice. Certains accoutrements des

invités de l’ouverture de Nature noc-

10 ARTS et CULTURE la rotonde la rotonde lundi 29 octobre 2018 le mardi 29 mars

turne étaient dignes d'un remake mo-

Après 6 saisons au succès retentissant, le Musée ne s’épuise pas. Toutefois,

derne des bals masqués cultes organisés par François 1er.

Tradition halloweenesque

Plongeon en Transylvanie façon Broadway

MAEVE BURBRIDGE

JOURNALISTE

La Cour des arts accueille du 26 octobre

au 2 novembre la pièce de théâtre The

Rocky Horror Show, une adaptation scénique du fi lm d’Halloween classique.

Le fi lm culte Rocky Horror Picture Show, sorti en 1975, est devenu une tradition

d’Halloween importante en Amérique

du Nord. L’histoire suit un jeune couple

typique qui découvre le manoir du

Docteur Frank-N-Furter, un scientifi que

excentrique et travesti originaire de Transylvanie.

S’en suivent de nombreux numéros mu-

sicaux au cours desquels le jeune couple

perd son innocence et fait la connais- sance d’une panoplie d’étranges person- nages habitant avec le Docteur Frank-N- Furter.

Meaghan Chapin, la metteure en scène

de l’adaptation théâtrale, affi rme que la production « reste très fi dèle au fi lm,

mais qu’ [ils ont] ajouté du bonus pour

est toujours là : les membres du public

que ce soit encore plus spectaculaire ».

sont invités à crier leurs commentaires et insultes aux comédiens durant le

Interactions théâtrales

C’est Ovation, une toute nouvelle compagnie de pro- duction basée à Ottawa, qui a mis en scène la pièce

tirée du fi lm Rocky

Horror Picture Show. L’expérience du Rocky Horror Show est très dif- férente d’une pièce de théâtre habi- tuelle parce que le concept du spectacle est interactif. Les membres du public peuvent acheter des trousses de partici-

spectacle, à chanter avec eux lors des numéros musicaux, et même à partici- per à un numéro de danse avec tous les

comédiens à la fi n du

spectacle. « Le public a le droit de crier, participer au spec- tacle, s’amuser. C’est une expérience super amusante et farfelue. C’est unique pour les gens qui connaissent

déjà Rocky Horror,

comme pour les gens qui ne le connaissent

pas », affi rme Kodi

Cannon, qui joue le

rôle de Brad.

En

eff et, le public

CRÉDIT : RESONATE PHOTOGRAPHY
CRÉDIT : RESONATE PHOTOGRAPHY

pation, qui incluent des morceaux de nourriture censés être lancés sur les comédiens. Même sans

semblait trouver l’atmosphère du spec-

tacle décontractée et loufoque. Jean-

l'achat d'une trousse, l’élément interactif

François Grenier, qui joue le rôle de Riff Raff , a qualifi é l’atmosphère du spectacle

de « grande fête étrange, un peu lugubre

par moment mais aussi rock 'n’ roll ».

C’est évident pour le spectateur que les comédiens et danseurs s’amusent, eux-aussi, sur scène.

Comme à Broadway

L’aspect musical de ce spectacle est très présent. Il ne s’agit pas d’une pièce de théâtre parsemée de quelques chansons, mais une véritable expérience musi- cale. Environ la moitié du spectacle est

chantée et toute la musique est jouée en

direct par un groupe sur scène. La voix des comédiens et le choeur talentueux contribuent à donner aux numéros chantés un son plus complet et musclé. « C’est beaucoup plus une expérience de

type Broadway que le fi lm, qui est beau-

coup plus cru », a commenté Cannon. Le choeur agit aussi comme troupe de danseurs lors des numéros de chant, ce qui renforce l’aspect Broadway de la pro- duction.

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10 ARTS et CULTURE la rotonde la rotonde lundi 29 octobre 2018 le mardi 29 mars
ARTS et CULTURE la rotonde numéro 7 11 CHRONIQUE Appropriation culturelle ou coloniser l'Halloween ? ion
ARTS et CULTURE
la rotonde
numéro 7
11
CHRONIQUE
Appropriation culturelle ou coloniser l'Halloween ?
ion culturelle ou coloniser l'Halloween ?
qui implique de prendre le temps de
qui implique de prendre le temps de
minante, qui sont toujours essentielles.
minante, qui sont toujours essentielles.
domination d’une culture sur une autre.
domination d’une culture sur une autre.
MILÉNA FRACHEBOIS
connaître la culture et ses traditions
connaître la culture et ses traditions
Ainsi, de voir une personne privilégiée,
Ainsi, de voir une personne privilégiée,
JOURNALISTE
« We’re a culture, not a costume »
« We’re a culture, not a costume »
dans le but de mieux comprendre celle-
dans le but de mieux comprendre celle-
dans la majorité des cas, blanche, porter
dans la majorité des cas, blanche, porter
ci. L'appropriation culturelle s’eff ectue
ci. L'appropriation culturelle s’eff ectue
des attributs d’un autre peuple sans en
des attributs d’un autre peuple sans en
C’est ce qu’on pouvait lire sur les affi ches
C’est ce qu’on pouvait lire sur les affi ches
L'Halloween est à nos portes, et chacun
acun
plus précisément sans connaître la base
plus précisément sans connaître la base
connaître les enjeux peut être insultant.
connaître les enjeux peut être insultant.
d’une campagne de Students Teaching
d’une campagne de Students Teaching
prépare soigneusement son costume
tume
de la culture visée et en employant des
de la culture visée et en employant des
About Racism in Society de l’Universi-
About Racism in Society de l’Universi-
dans les moindres détails. Que ce soit
soit
C’est ce qui expliquerait la polémique
C’est ce qui expliquerait la polémique
symboles stéréotypés dans le but de ri-
symboles stéréotypés dans le but de ri-
té de l’Ohio. On y voyait des étudiants
té de l’Ohio. On y voyait des étudiants
un costume eff rayant ou bien une prin-
prin-
autour
autour
du
du
costume
costume
de
de
la
la
princesse
princesse
diculiser ou de diminuer.
diculiser ou de diminuer.
issus de minorités visibles tenant une
issus de minorités visibles tenant une
Disney polynésienne Moana. Selon cer-
Disney polynésienne Moana. Selon cer-
cesse Disney, un détail important doit
doit
photo d’un costume reproduisant un
photo d’un costume reproduisant un
tains, se déguiser en Moana reviendrait
tains, se déguiser en Moana reviendrait
être pris en compte dans le choix de son
e son
Le blackface
Le blackface
stéréotype culturel leur étant associé.
stéréotype culturel leur étant associé.
à être oppressif puisque cela imite une
à être oppressif puisque cela imite une
costume : appropriation culturelle ou
le ou
Le message est simple : se déguiser en
Le message est simple : se déguiser en
Qu’une
Qu’une
personne
personne
blanche
blanche
se
se
peigne
peigne
culture en particulier. Par contre, il faut
culture en particulier. Par contre, il faut
non ?
stéréotypes d’une culture, c’est la vulga-
stéréotypes d’une culture, c’est la vulga-
en noir pour imiter la couleur de peau
en noir pour imiter la couleur de peau
reconnaître que l'intention du dégui-
reconnaître que l'intention du dégui-
Cette expression apparaît de plus en plus
plus
riser et en réduire la signifi cation.
riser et en réduire la signifi cation.
d’une personne non-blanche fait écho
d’une personne non-blanche fait écho
sement est de valoriser le personnage
sement est de valoriser le personnage
dans les médias sociaux et traditionnels,
nels,
à une pratique profondément ancrée
à une pratique profondément ancrée
d’un fi lm et non de ridiculiser la culture
d’un fi lm et non de ridiculiser la culture
Les coiff es des Premières Nations, par
Les coiff es des Premières Nations, par
surtout à l’Halloween, une occasion de
n de
dans l’histoire. On appelle cela le black-
dans l’histoire. On appelle cela le black-
dont elle fait partie. Il faut aussi se sou-
dont elle fait partie. Il faut aussi se sou-
exemple, ont une signifi cation bien plus
exemple, ont une signifi cation bien plus
se déguiser. L’appropriation culturelle
relle
face, qui a débuté au XIXe siècle en tant
face, qui a débuté au XIXe siècle en tant
venir que certains personnages de fi lms
venir que certains personnages de fi lms
importante qu’un accessoire de mode.
importante qu’un accessoire de mode.
signifi e d’utiliser hors-contexte et de
t
de
que forme théâtrale qui consistait à ma-
que forme théâtrale qui consistait à ma-
portent une signifi cation plus profonde,
portent une signifi cation plus profonde,
Réservées aux chefs et aux personnes
Réservées aux chefs et aux personnes
manière
stéréotypique
des
éléments
ents
quiller une personne blanche pour ridi-
quiller une personne blanche pour ridi-
comme c’est le cas de Pocahontas, qui
comme c’est le cas de Pocahontas, qui
en position d’autorité, leur port revêt un
en position d’autorité, leur port revêt un
culturels sans comprendre les enjeux
jeux
culiser les personnes noires. À travers
culiser les personnes noires. À travers
a réellement existé. La représentation
a réellement existé. La représentation
sens spirituel. S’approprier ce symbole
sens spirituel. S’approprier ce symbole
derrière la représentation erronée d'une
'une
des siècles de colonisation et d’escla-
des siècles de colonisation et d’escla-
qu’en fait Disney est erronée, et même
qu’en fait Disney est erronée, et même
équivaut à réduire sa signifi cation et
é
i
à
éd
i
i
ifi
i
culture opprimée. S’approprier les sym-
vage, celles-ci ont été dominées et sont
si c’est sans chercher à ridiculiser, le
renforce les stéréotypes culturels ancrés
boles de ce peuple sans en faire partie
toujours victimes d’oppression.
fait de se déguiser en Pocahontas dans
dans nos moeurs. Ceux-ci contribuent à
perpétue une forme d'oppression.
le contexte actuel valide cette représen-
la xénophobie et au manque de dignité
Puisque le blackface est une pratique
tation.
auxquels font toujours face les autoch-
discriminatoire ayant perpétré une
Question délicate et incomprise
tones au Canada.
image stéréotypée des personnes noires, ,
Au moment de se déguiser pour l’Hal-
La grande diff érence entre appropria-
La grande diff érence entre appropria-
il n’est nullement acceptable de l’utili-
il n’est nullement acceptable de l’utili-
loween, si
loween, si
son costume est à saveur
son costume est à saveur
Problème de colonisation
Problème de colonisation
tion et appréciation culturelle réside
tion et appréciation culturelle réside
ser pour se déguiser ! Si le blackface est
ser pour se déguiser ! Si le blackface est
culturelle, il faut comprendre la portée
culturelle, il faut comprendre la portée
dans l’intention et le degré d’intérêt
dans l’intention et le degré d’intérêt
une
une
forme
forme
d’oppression
d’oppression
inacceptable
inacceptable
L’appropriation culturelle aujourd’hui
L’appropriation culturelle aujourd’hui
que son
que son
choix pourrait avoir et s’at-
choix pourrait avoir et s’at-
pour cette culture. L’appréciation cultu-
pour cette culture. L’appréciation cultu-
aujourd’hui, c’est dû à des remises en
aujourd’hui, c’est dû à des remises en
est une extension de siècles de coloni-
est une extension de siècles de coloni-
tendre à être remis en question par la
tendre à être remis en question par la
relle, bénigne, est un échange culturel
relle, bénigne, est un échange culturel
question des pratiques de la culture do-
question des pratiques de la culture do-
sation et présente un enjeu politique de
sation et présente un enjeu politique de
communauté.
communauté.
Événements en lumière
Événements en lumière
Par Gabrielle Lemire
Par Gabrielle Lemire
Théâtre
Théâtre
Loisirs
Loisirs
Musique
Musique
Festival
Festival
30
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oct
oct
31
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oCt
oCt
31
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oct
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3
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nov
nov
19h
19h
19h
19h
21h
21h
17h
17h
Hollow’s Eve
Hollow’s Eve
Cartes et costumes
Cartes et costumes
Karaoke d’Halloween
Karaoke d’Halloween
Día de los muertos
Día de los muertos
Soirée d’improvisation avec thé-
Soirée d’improvisation avec thé-
Soirée costumée de jeux de
Soirée costumée de jeux de
Soirée de karaoke costumé, prix
Soirée de karaoke costumé, prix
Parade costumée, plats tradi-
Parade costumée, plats tradi-
matique d'Halloween.
matique d'Halloween.
société pour Action contre La
société pour Action contre La
pour les costumes.
pour les costumes.
tionnels mexicains, spectacles.
tionnels mexicains, spectacles.
Faim.
Faim.
Royal Oak Laurier Est
Royal Oak Laurier Est
Brass Monkey sur Greenbank
Brass Monkey sur Greenbank
Bâtiment d’horticulture au parc
Bâtiment d’horticulture au parc
The Loft sur Waller
The Loft sur Waller
Lansdowne
Lansdowne
5
5
$
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Gratuit
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8$-10$
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Gratuit
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www.la rot onde.ca
www.larotonde.ca

section

sports et bien-être Maxime Jolicoeur sports@larotonde.ca Chef de pupitre CRÉDIT: GREG MASON basketball féminin et masculin
sports et bien-être
Maxime Jolicoeur
sports@larotonde.ca
Chef de pupitre
CRÉDIT: GREG MASON
basketball féminin et masculin

Une soirée d’ouverture diff icile contre l’ennemi juré

MAXIME JOLICOEUR

CHEF DU PUPITRE SPORTS

L’hiver approche et cela signifi e deux choses : il fait

froid et la saison de basketball est arrivée. En ce début

de saison, les équipes masculine et féminine de bas-

ketball de l’Université d’Ottawa (l’U d’O) avaient leur

ennemi juré, les Ravens de l’Université Carleton, en

visite au gymnase Montpetit. Une tâche diffi cile sur-

tout pour l’équipe féminine, car les Ravens ont rem-

porté le championnat national l’an dernier. Du côté

des hommes, les Ravens ont eu le dessus sur les Gee-

Gees lors des dernières années.

L’équipe féminine perd un match serré

Dès le premier quart, les Ravens ont pu démontrer

aux Gee-Gees pourquoi ils ont remporté le champion-

nat national l’an dernier. Malgré la perte de plusieurs

joueuses lors de la saison morte, la troupe de Taff e

Charles a pris les devants avec 17 à 13 sur les Gee-Gees

après 1 quart de jeu. Cependant, les Gee-Gees de l’Uni-

versité d’Ottawa ont répondu à l’appel des Ravens au

deuxième quart. De l'indiscipline coûte cher à l’Uni-

versité Carleton et les Gee-Gees en prennent l'avantage

en marquant vingt points au deuxième quart. À la mi-

temps, le gris et grenat a une toute petite avance de 33

à 32 face à leurs rivaux.

ont été marqués, soit 12 pour les Gee-Gees et 11 pour

les Ravens. Après 3 quarts de jeu, les Gee-Gees avaient

une avance de 45 à 43 contre la meilleure équipe du

pays.

Les Gee-Gees en échappent une

Lors du quart fi nal de jeu, les champions en titre ont

pu remporter la rencontre. Malheureusement pour le

gris et grenat, il a accumulé un défi cit de 54 à 49 avec

2 minutes et 26 secondes à faire au cadran. Contre les

champions en titre, c’est une montagne insurmon-

table. Avec aucun temps restant au cadran, Brooklyn

McAlear-Fanus a tout juste raté un tir qui aurait égali-

sé la partie. Défaite des Gee-Gees.

L’Université d’Ottawa (0-1) s’est inclinée par la marque

de 58 à 56. Les Ravens ont réussi seulement 9 de leurs

  • 28 tentatives de tirs de trois points. Du côté des Gee-

Gees, quatre en seulement neuf essais. Une statis-

tique qui leur a peut-être coûté la victoire. Une autre

statistique intéressante : les deux écoles ont écopé de

  • 22 revirements dans la rencontre, pour un total de 44.

Toujours plus diffi cile en début de saison. Un résultat

qui plaît non seulement aux joueuses, mais aussi à

l'entraîneur-chef Taff e Charles, qui a perdu plusieurs

morceaux importants lors de la saison morte.

Après la rencontre, Amélie Hachey, la meilleure mar-

queuse des Gee-Gees avec 15 points, a expliqué aux

médias qu’elle n’était pas satisfaite de la manière dont

Une deuxième demie palpitante

ses coéquipières et elle ont joué et que les Gee-Gees

devront utiliser cette défaite comme une bonne rai-

Lors du début du troisième quart, la troupe ottavienne

a pu commencer en marquant six points sans réplique

pour prendre les devants 39 à 32. L’Université Carleton

a fi nalement pu marquer lorsque Alyssa Cerino a réus-

si un lancer de trois points pour couper l’avance des

Gee-Gees à 39-35. Le restant du troisième quart fut

une bagarre défensive. Au total, seulement 23 points

son de travailler plus fort pour le reste de l’année. La

prochaine rencontre pour l’équipe féminine des Gee-

Gees aura lieu le 2 novembre prochain au gymnase

Montpetit pour aff ronter l’Université de Waterloo (0-

2) à 18h.

L'équipe masculine dominé par les ravens

Si la rencontre de l’équipe féminine était serrée, c’est

bien le contraire qui s’est produit dans le gymnase

Montpetit pour le match de basketball masculin entre

les Ravens et les Gee-Gees. Dès le début de la ren-

contre, les Gee-Gees n’ont pas pu démontrer la même

intensité que les Ravens. Après le premier quart, l’Uni-

versité Carleton avait déjà une avance de 25 à 11 face

aux Gee-Gees. Le même scénario s'est produit lors du

deuxième quart. En fait, les Ravens ont presque dou-

blé les Gee-Gees au pointage. La marque après deux

quarts de jeu était de 49 pour l’Université Carleton à

seulement 29 pour l’Université d’Ottawa.

Une deuxième demie signée Carleton

Lors du retour au jeu, les Ravens ont gardé la même in-

tensité. En début de troisième quart, Munis Tutu a pu

garder le match hors de la main des Gee-Gees avec des

points marqués à des moments clés. Tutu a pu termi-

ner la rencontre avec 16 points à son eff ectif. Au cours

du troisième quart, la défense des Gee-Gees ne pouvait

pas arrêter l’attaque puissante des Ravens. Avec un

quart à jouer, la marque était de 65 à 45. Une avance

de 20 points pour l’Université Carleton. Lors du der-

nier quart, l’U d’O a été en mesure de couper l’avance

des Ravens à 13 points, mais Carleton a terminé la ren-

contre en force en remportant le match 89 à 67.

TJ Lall des Ravens a pu accumuler 31 points dans la

rencontre face aux Gee-Gees. Il a aussi amassé sept

rebonds et trois passes décisives ; un morceau impor-

tant dans la victoire des siens. Du côté de l’Université

d’Ottawa, Isahi Osbourne était le meilleur marqueur

du gris et grenat avec seulement 11 points.

Le prochain match des Gee-Gees aura lieu le 2 no-

vembre prochain au gymnase Montpetit à 20h contre

l’Université de Waterloo (0-2), qui n’a pas encore rem-

porté de match après deux rencontres.

section sports et bien-être Maxime Jolicoeur sports@larotonde.ca Chef de pupitre CRÉDIT: GREG MASON basketball féminin et

www.larotonde.ca

section sports et bien-être Maxime Jolicoeur sports@larotonde.ca Chef de pupitre CRÉDIT: GREG MASON basketball féminin et

Sports et Bien-être

Sports et Bien-être la rotonde 13 13

la rotonde

Sports et Bien-être la rotonde 13 13

numéro 7

13 13
13
13

hockey masculin

Les Gee-Gees s'inclinent pour une première fois

MAXIME JOLICOEUR

CHEF DU PUPITRE SPORTS

Après un début de saison parfait (4

victoires et aucune défaite), l’équipe

de hockey masculine de l’Université

d’Ottawa était en visite au Seymour-

Hannah Centre à St-Catharines pour

un duel face à l’Université Brock, qui oc-

cupe le premier rang dans la conférence

de l’Ouest avec une fiche de quatre vic-

toires et une défaite (4-1-0). La troupe

de Patrick Grandmaître avait remporté

  • 2 de ses 4 matchs en fusillade.

Pendant le premier 20, les officiels

ont été très occupés. Au total, les deux

équipes ont accumulé cinq punitions,

dont trois pour l’Université Brock. Avec

tout ça, Cody Drover a marqué son troi-

sième but de la campagne pour donner

une avance de 1 à 0 au gris et grenat.

Bien évidemment, le but a été marqué

en avantage numérique. Les Badgers

ont ensuite à leur tour pu faire payer les

Gee-Gees en marquant en avantage nu-

mérique. Cosimo Fontana marque avec

56 secondes à jouer en première période

pour égaliser le pointage. Les équipes

rentrent aux vestiaires à égalité.

Une deuxième pleine d’attaques

Les deux écoles ont encore pris des pé-

nalités indisciplinées lors du deuxième

vingt. Cependant, les Badgers ont sur-

pris les Gee-Gees quand, en désavantage

numérique, Tyler Rollo a déjoué Graham

Hunt pour prendre une avance de 2 à 1

dans la rencontre. La deuxième période

fut difficile pour l’U d’O, car les Badgers

ont ensuite doublé leur avance avec un

autre but en avantage numérique, cette

fois marqué par Ethan Spaxman. Les

Gee-Gees ont répondu à l’appel des

Badgers de l’Université Brock pas plus

de quatre minutes plus tard. Michael

Poirier a marqué son deuxième but de

la saison et le premier but à cinq contre

cinq de la rencontre. Après quarante mi-

nutes de jeu, les Gee-Gees de l’Université

d’Ottawa tiraient de l’arrière 3 à 2 face

aux Badgers.

L’U d’O domine la dernière période

Lors de la troisième période de jeu, les

Gee-Gees ont joué avec beaucoup d’ur-

gence. Ils ont dominé au chapitre des tirs

au but, 13 contre 4. Avec un peu moins

de dix minutes à jouer dans la rencontre,

le vétéran Kevin Domingue a sauvé le jeu

CRÉDIT: STEPHEN LEITHWOOD
CRÉDIT: STEPHEN LEITHWOOD

en marquant un but sans passes. Le tout

égalise la rencontre et les deux équipes

s’assurent d’au moins un point au classe-

ment général.

Lors de la prolongation, les deux équipes

se sont échangées des chances de mar-

quer pour remporter la rencontre, mais

les gardiens de but n’ont rien laissé

passer. Pour une troisième fois en cinq

matchs, les Gee-Gees doivent aller en

fusillade. La fusillade s'est déroulée

dans le sens contraire de la période de

prolongation. En cinq essais, le gris

et grenat a marqué trois fois, mais les

Badgers ont pu marquer quatre fois,

pour remporter le match. La troupe de

Patrick Grandmaître s’est inclinée pour

la première fois de la saison avec 4 à 3

en fusillade. Après la rencontre, l'entraî-

neur-chef Patrick Grandmaître a expli-

qué aux médias que son club aurait pu

facilement « sceller l’issue du match »,

mais ont aussi démontré qu’ils ne seront

pas une équipe facile cette saison.

rugby

Et de 5 championnats consécutifs RSEQ !

MAXIME JOLICOEUR

CHEF DU PUPITRE SPORTS

Après une saison régulière parfaite (7

victoires et aucune défaite), les cham-

pionnes nationales en titre recevaient

la visite du Rouge et Or de l'Universi-

té Laval (6 victoires et une défaite) au

Terrain Matt Anthony pour le cham-

pionnat RSEQ.

Les deux formations étaient dans le top

  • 3 national avant le match de champion-

nat, et les Gee-Gees se classaient bien

évidemment au premier rang depuis le

début de la saison. Le Rouge et Or, quant

à lui, se plaçait au troisième rang juste

derrière les Gryphons de l’Université

Guelph (4 victoires et aucune défaite

dans le circuit de l’Ontario).

Les Gee-Gees n’avaient alloué que 51

points au cours de la saison et en ont

marqué un total de 394. Une différence

de 343 points en sept rencontres seu-

lement. Un défi de taille attendait donc

le Rouge et Or. L’U d’O a remporté son

dernier match de saison régulière 70 à 0

contre l’Université McGill.

Un début de match serré

Cette rencontre n’était pas comme les

autres pour les Gee-Gees. L’Université

Laval jouait très bien défensivement,

ce qui a empêché le gris et grenat de

prendre une grosse avance comme elles

l’ont fait tout au long de la saison.

Cependant, en première demie, les Gee-

Gees de l’Université d’Ottawa ont bloqué

un botté de dégagement du Rouge et Or.

Tori Wyman (4e année) a pu marquer un

essai pour le gris et grenat et donner à

l'équipe une avance de 14 à 7 après que

la recrue Claire Gallagher ait réussi son

botté de conversion. Les Gee-Gees n’ont

jamais regardé en arrière après ce jeu-là.

À la mi-temps, la troupe ottavienne me-

nait 26 à 12. Selon Erin McCallan, les

Gee-Gees étaient très confiantes à la mi-

temps. Elle a aussi souligné que les dix

dernières minutes de jeu de la première

demie étaient clés dans la victoire, leur

donnant une source d'énergie de plus

pour la deuxième demie.

Terminer du bon pied

Lors de la deuxième demie, les Gee-Gees

ont ajouté à leur avance en marquant

à des moments clés. La défense a aussi

été en mesure de garder le Rouge et Or

CRÉDIT: GREG MASON
CRÉDIT: GREG MASON

hors du tableau d’affichage à plusieurs

reprises. À la fin de la rencontre, l'équipe

de l’Université d’Ottawa menait 33 à 19

lorsqu’elles ont pu réussir un essai de

punition pour remporter la rencontre 40

à 19, pour un cinquième championnat

RSEQ consécutif.

« On est un club de deuxième demie

et on le savait », a mentionné Paulina

Karwowski après la rencontre, qui a

maintenant cinq championnats RSEQ à

son actif. L'entraîneure-chef Jen Boyd

était très fière de ses joueuses après la

rencontre. « Pour les joueuses de cin-

quième année, ce succès démontre leur

leadership », a-t-elle indiqué après avoir

remporté, elle aussi, son cinquième

championnat consécutif.

En route vers les nationaux

Avec la victoire, Les Gee-Gees entreront

assurément aux championnats natio-

naux la semaine prochaine au premier

rang. Le gris et grenat de l’Université

d’Ottawa se dirigera vers l’Université

Acadia à Wolfville en Nouvelle-Écosse

pour défendre son titre national. Les po-

sitions officielles des équipes et l’horaire

n’ont pas encore été dévoilés.

Sports et Bien-être la rotonde 13 13 hockey masculin Les Gee-Gees s'inclinent pour une première fois

www.larotonde.ca

Sports et Bien-être la rotonde 13 13 hockey masculin Les Gee-Gees s'inclinent pour une première fois

14

Sports

ARTS

et CULTURE

et Bien-être

lala rotonde rotonde la rotonde

lala rotonde

rotonde

la rotonde

lundi lundi le mardi 29 mars 2016 29 octobre 29 octobre 2018 2018

lundi lundi

le mardi 29 mars 2016

29 octobre

29 octobre

2018 2018

Chronique

Le sport universitaire et l’argent : il faut trouver une solution

CHEF DU PUPITRE SPORTS

MAXIME JOLICOEUR

Mercredi dernier, trois individus,

dont deux anciens employés de la

compagnie Adidas, ont été déclarés

coupables de fraude, ayant donné

des fonds aux familles et aux amis

d'athlètes de niveau secondaire. En

échange, les athlètes en question

devaient étudier dans des écoles

commanditées par la compagnie

américaine. Voici le problème : si les

athlètes universitaires étaient rému-

nérés, ceci ne serait aucunement un

problème.

Un changement est nécessaire

Aux États-Unis, les stades de foot-

ball sont toujours remplis à guichet

fermé pour les matchs. Disons que

la moyenne du prix d’un billet de

football collégial est de 25 US$. Ceci

signifi e que dans un stade de 70 000

sièges, le revenu total d’un match se-

rait d'environ 1 750 000 US$. Donc,

dans une saison normale, une école

peut faire un revenu de 12 250 000

US$ en vente de billets seulement,

mais les athlètes, eux, doivent se

contenter du forfait alimentaire

de l’école, vu qu’ils n'ont pas assez

d’argent pour aller acheter de la

bouff e à l’épicerie. « Qu’ils aillent

travailler, ces jeunes pourris gâtés ! »,

dites-vous. Eh bien, diffi cile de travail-

ler quand un athlète a 5 cours à l'école,

des pratiques chaque jour et des en-

traînements matinaux. Ces jeunes

athlètes sont clairement exploités par

les écoles. Le nombre de règlements

de la NCAA concernant non seule-

ment les sommes d’argent, mais aus-

si les cadeaux et les commanditaires

est absolument ridicule. Un joueur

ne peut presque plus aller prendre un

simple café avec un recruteur, il doit

payer son propre café !

Pour plusieurs, le niveau profes-

sionnel n’est pas une option, donc

le sport universitaire est bel et bien

leur seule option pour obtenir une

éducation. Cependant, ceux qui ne

sont pas encore pas certains de leur

choix n’ont pas beaucoup d’options.

Au basket-ball, lorsqu’un joueur

décide d’aller au repêchage de la

NBA (Association nationale de bas-

ket-ball), il doit absolument se faire

repêcher, sinon, selon les règles de la

NCAA et d'U Sports, les athlètes n'ont

pas l’option de retourner à l’école

pour terminer leur baccalauréat.

Mais le problème est que les écoles

s’en foutent du bien-être de leurs étu-

diants. Ils veulent gagner, sans payer

leurs athlètes. Ça n'a aucun sens.

des salaires de fou !

Si on veut discuter du fait que les

athlètes ne sont pas rémunérés, les

entraîneurs ne devraient pas non

plus l'être, ou du moins pas autant.

L'entraîneur américain le plus payé

est Nick Saban, l'entraîneur-chef du

programme de football à l’Univer-

sité d’Alabama. Son salaire annuel

est de, attachez vos tuques, 8 300

000 US$. Juste pour donner un peu

plus de contexte, l'entraîneur-chef

du programme de football au collège

privé Wake Forest a un salaire de 1

800 000 US$. Dernièrement, l'en-

traîneur-chef de football le moins

payé est Matt Viator, d’un collège

en Louisiane. Son salaire? 380 000

US$. Oui, oui, vous avez bien lu, le

moins bien payé aux États-Unis.

Voyez-vous le problème ? Mais non,

il ne faudrait surtout pas demander

aux universités de payer leurs ath-

lètes, voyons !

Des commanditaires riches

Comme mentionné plus tôt, de

grosses compagnies sont les com-

manditaires offi ciels des écoles. Par

exemple, Nike et Adidas fournissent

tout l’équipement, la marchandise

offi cielle de l’école et même les bâti-

ments sportifs des écoles (vestiaires,

salles d’entraînement, etc.). Avec tout

l’argent qui est dépensé dans le sport

universitaire au Canada et aux États-

Unis, il n’y a aucune façon qu’il n’y en

ait pas assez pour les athlètes. Vous

savez, ceux qui produisent tous les

revenus.

Calendrier

Par Maxime Jolicoeur

HOCKEY FÉMININ

1 nov

19h

NATATION
NATATION
  • 2 nov

16h

Ottawa c. Carleton @ Carleton Ice House

HOCKEY MASCULIN

2 nov

19h30

14 Sports ARTS et CULTURE et Bien-être lala rotonde rotonde la rotonde lundi lundi le mardi

Neptune Invitational @ Université de

Montréal

BASKET-BALL

  • 2 nov

18h/20h

RMC à Ottawa @ Complexe sportif Minto

Ottawa c. Laurier @ Montpetit

Brèves

Football L’Université de McMaster a décidé de congédier l'entraîneur-chef de son programme de football, Greg Knox,
Football
L’Université de McMaster a décidé de congédier
l'entraîneur-chef de son programme de football,
Greg Knox, à seulement quelques jours de son pre-
mier match en séries éliminatoires contre les Ravens
à Ottawa. Un incident entre Knox et un offi ciel aurait
causé son congédiement. Plusieurs joueurs ont parlé
au Hamilton Spectator pour démontrer leur mécon-
tentement. Avant leur rencontre face aux Ravens, les
joueurs ont enlevé le logo de l’école de leurs casques.
Ils se sont inclinés 30-25 face aux Ravens.
Football La saison du programme de football de l’Université d’Ottawa a été l'une des meilleures dans
Football
La saison du programme de football de l’Université
d’Ottawa a été l'une des meilleures dans son his-
toire. Une fi che de 6 victoires et 2 défaites leur a
permis de terminer la saison en deuxième position
dans l’OUA, derrière les champions nationaux en
titre, les Mustangs de l’Université Western. Avec
cette fi che, le gris et grenat s'est mérité une se-
maine de congé avec un bye en série. Les Gee-Gees
accueilleront les Gryphons de l’Université Guelph
en demi-fi nale samedi prochain à 13h au terrain
des Gee-Gees.
  • www.larotonde.ca

14 Sports ARTS et CULTURE et Bien-être lala rotonde rotonde la rotonde lundi lundi le mardi
Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

Les horoscopes de la semaine!

Par la Croqueuse d’Harlequin

Vierge - 24 août au 23 sept.

Votre peur est réelle. Dès que vous lirez votre

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

horoscope, vous devrez tout de suite arrêter

ce que vous faisiez et aller vous réfugier sous

votre couette. Vous réalisez alors que votre

personnage préféré de How to Get Away

With Murder est traqué pour faute grave. Ne

vous faites pas un sang d’encre, il reste tou-

jours la Formule 1 à regarder.

Pois son – 20 fév. au 20 mars

C'est votre semaine de chance. Il se peut que

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

vous soyez le gagnant d’une grosse cagnotte.

Toutefois, pour la toucher vous devez pré-

parer votre karma et faire le point. Gardez

en tête que « qui veut la paix avec les autres,

doit faire la paix avec soi-même ».

Balance – 24 sept. au 23 oct.

S’il y a une chose que vous ne devez pas ou-

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

blier, c’est que vos prises de bec avec votre

famille et votre entourage témoignent en

réalité d’un amour inconditionnel, que

même le pot de crème glacée Ben & Jerry's

qui traîne au fond du congélateur ne pourra

soustraire. Réduisez aussi vos dépenses sur

des maillots du Coq Sportif.

Bélier – 21 mars au 20 avril

Malheureusement, votre passé vous rat-

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

trapera. La fi lle que vous avez embêtée au

primaire à cause de ses couettes viendra

chambouler votre train-train. Mon petit

doigt me dit qu’elle publiera des photos

compromettantes de votre enfance et tente-

ra même de pirater votre compte Instagram

pour en faire la galerie des petits gâteaux.

Scor pion – 24 oct. au 22 nov.

Votre vieille voisine se délecte de vos com-

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

mérages et les raconte à son tour à ses amies

du « club de lecture ». À cette allure, vous

risquez d’être la risée du quartier si l’on ap-

prend que vous êtes « fana » des romans

érotiques et même masochistes. Christian

Grey ne viendra jamais frapper à votre porte.

Taureau – 21 avril au 20 mai

Soyez audacieux acieux et et profi profi tez tez d d’escapades. Je vous conseille de faire
Soyez
audacieux
acieux
et
et
profi
profi
tez
tez
d
d’escapades.
Je vous conseille de faire ce marathon ou
nseille de faire ce ma
ce saut en parachute qui vous fait frisson-
parachute qui vous f
ner depuis quelques jours avant que le vent
quelques jours avant
glacial de Game Game of of Thrones Thrones ne ne vienne sai-
sir votre écran téléviseur. Carpe diem, cher
ran téléviseur. Carpe
ami.

Sagit taire – 23 nov. au 20 déc.

Mars rencontre Vénus et le tango s’annonce

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

caliente pour votre vie sentimentale. La pre-

mière chose à faire, c’est de méditer, et après

d’investir dans une nouvelle décoration avec

des couleurs vives. Votre prochain.e parte-

naire sera maniaque du rangement. Soyez

prêt.e !

Capri corne – 21 déc. au 20 janv.

Cette semaine, vous devez prendre un mo-

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

ment pour vous et limiter votre désir ardent

de régler les problèmes de la planète tra-

vail-études. Ce qui est sûr, c'est que la longue

fi le devant les boutiques de la Société québé-

coise du cannabis devrait vous remettre les

idées au clair. Allez-y mollo sur les bouff ées !

Verseau – 21 janv. au 19 fév.

Il serait grand temps d’ouvrir vos cahiers

Les horoscopes de la semaine! Par la Croqueuse d’Harlequin Vierge - 24 août au 23 sept.

du cours d'histoire des médias ou du cours

de nutrition pour rattraper vos heures

de procrastination à nourrir la citrouille

d’Halloween et le lapin de campagne avant

l’heure. C’est un eff ort, je l’avoue, mais il

faut s’y mettre dès maintenant.

Gémeaux – 21 mai au 21 juin

La collision de Jupiter en Sagittaire donnera

de Jupiter en Sagittair eau de joie à votre vie travail, vous avez l’att e patron
de Jupiter en Sagittair
eau de joie à votre vie
travail, vous avez l’att
e patron est disposé à
tion. Vous serez alors
du 20e étage juste en
chocolat chaud et du

un renouveau de joie à votre vie sentimen-

tale. Côté travail, vous avez l’attitude qu’il

faut et votre patron est disposé à vous off rir

une promotion. Vous serez alors le maître

du bureau du 20e étage juste en face de la

machine à chocolat chaud et du placard à

biscuits.

Cancer – 22 juin au 23 juil.

Rechargez vos batteries avec un voyage dans

vos batteries avec un vo ginaire de Peter Pan. pprendre la discipline argent, vous perdrez ns
vos batteries avec un vo
ginaire de Peter Pan.
pprendre la discipline
argent, vous perdrez
ns les paris de course
z plutôt, pour investir

le pays imaginaire de Peter Pan. Le but est

de vous apprendre la discipline du som-

meil. Côté argent, vous perdrez une grosse

somme dans les paris de courses en ligne.

Économisez plutôt, pour investir dans votre

future startup tup de de communication. communication

Lion – 24 juil. au 23 aout

Si une idée ingénieuse ou un dessin vous e ingénieuse ou un d traversent l’esprit, prenez
Si une idée ingénieuse ou un dessin vous
e
ingénieuse ou un d
traversent l’esprit, prenez un calepin et no-
l’esprit, prenez un cal
tez-les. C’est le début d’une carrière riche
st
le
début d’une car
dans le domaine de la sculpture de glace. Ne
maine de la sculpture d
vous bercez z pas pas vite vite d’illusions, d’illusions, La La Reine des
neiges vous s dépasse dépasse largement largement en en la matière.

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La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 000 copies

dans la région d’Ottawa. Il est fi nancé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde n’est pas res-

ponsable de l’emploi à des fi ns diff amatoires de ses articles ou éléments gra-

phiques, en totalité ou en partie.

ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE
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