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LES NOMBRES REELS

1-Notion de nombres réels-définition

La notion de nombre est une notion fondamentale en mathématique. Les nombres


entiers, les nombres fractionnaires positifs et négatifs, avec le nombre zéro sont appelés
nombres rationnels. Tout nombre rationnel peut être mis sous la forme d’un quotient de
deux nombres entiers p et q.

Exemple : ; 1,75 =

En particulier tout nombre positif p peut être considéré comme le quotient de deux nombres
entiers =

Exemple : 7 = ; 0=

Les nombres rationnels peuvent être mis sous la forme de fraction décimale, périodique,
limité ou illimitée. Les nombres exprimés sous forme de fractions décimales illimitées non
périodiques sont appelés nombres irrationnels.

Exemple : √2 ; √3 ; 2 – √2 ; etc

La collection des nombres rationnels et irrationnels forme l’ensemble des nombres réels.
Les réels constituent un ensemble ordonné, c’est-à-dire que pour chaque couple de
nombres réels x et y une et seulement une des relations suivantes x<y ; x=y ; x>y est
satisfaite. Les nombres réels peuvent êtres représentés par les points de l’axe numérique.
On appelle axe numérique une droite infinie sur laquelle on a choisit :

- Un point O appelé origine,


- Un sens positif que l’on indique par une flèche,
- Une unité de mesure (NB : le plus souvent nous disposeront l’axe horizontalement et
choisirons la direction de gauche à droite comme sens positif).

Si le nombre x1 est positif nous le représenterons par le point M1 situé à droite de l’origine
et distant de O (l’origine ) de OM1=x1.

De même si le nombre X2 est négatif nous le représenterons par le point M2 situé à gauche
de l’origine et distant de O (l’origine ) de OM2=x2.

1
Le point O représente le nombre zéro. Ainsi, il apparait que tout nombre réel est représenté
par un et un seul point de l’axe numérique. A deux nombres réels distincts correspondent
deux points différents de l’axe numérique.

Proposition

Chaque point de l’axe numérique est l’image d’un seul nombre réel (rationnel ou
irrationnel) ; il existe donc une correspondance dite univoque entre tous les nombres réels
et les tous points de l’axe numérique. En d’autres termes à chaque nombre réel correspond
un point unique et inversement à chaque point de l’axe correspond un seule nombre réel
dont il est l’image.

Propriété

Entre deux nombres réels quelconques, il existe toujours des nombres rationnels et des
nombres irrationnels.

Géométriquement, cela signifie : entre deux points quelconques de l’axe numérique il existe
toujours des nombres rationnels et des nombres irrationnels.

Théorème

Tout nombre irrationnel α peut être exprimé avec le degré de précision voulu à l’aide des
nombres rationnels.

Exemple : √2

Ce nombre rationnel peut s’exprimer à l’aide des nombres rationnels suivants :

1,4 et 1,5 au près

1,41 et 1,42 au près

1,414 et 1,415 au près

2-Valeur absolue d’un nombre réel

2-1Définition

On appel valeur absolue (ou module) d’un nombre réel x le nombre réel non négatif qui
satisfait aux conditions suivantes :

2
Elle est égale à x si x≥0,

Elle est égale à -x si x<0

Elle est notée |x|.

x si x ≥ 0
Ainsi, |x|=
−x si x < 0
|x|= max (x,-x)

Exemple : |2|= 2 ; |-5|= 5 ; |0|= 0

Ainsi, on en déduit que ∀ x, x≤|x|

2-2propriétés

a) La valeur absolue de la somme algébrique de plusieurs nombres réels n’est pas


supérieure à la somme des valeurs absolues des termes.
|x+y| ≤ |x| + |y|
En effet soit x+y≥0, alors |x+y| = x+y ≤ |x| + |y|
x+y<0, alors |x+y|= -(x + y) = -x + (-y) ≤ |x| + |y|

exemple : |-2+3|≤ |-2| + |3| = 2+3 =5 or 1<5

|-3-5| = |-3| + |-5| = 3+5 = 8

b) La valeur absolue de la différence algébrique de plusieurs nombres réels n’est pas


inférieure à la différence des valeurs absolues des termes.
|x-y| ≥ |x| - |y|
En effet soit x-y = z alors x=z+y
Et d’après a) |x| = |z+y| ≤ |z| + |y|
 |x| - |y| ≤ |z| or z= x-y
 |x|- |y| ≤ |x-y|
c) La valeur absolue du produit est égale au produit des valeurs absolues des facteurs.
|x.y.z|=|x|.|y|.|z|
d) La valeur absolue du quotient est égale au des valeurs absolues du numérateur et du
dénominateur
| |
| |=| |

3-Propriétés algébriques

L’ensemble R des nombres réels munis des deux opération d’addition et de multiplication
est un corps.

3
a) L’addition
C’est une opération qui à tout couple de réels fait correspondre leur somme (x,y)→
x+y.
L’addition fait de R un groupe commutatif
(1) (x+y) + z = x + (y+z) associativité
(2) X + 0 = 0 + x = x ; 0 élément neutre
(3) X + (-x) = (-x) + x = 0 ; (-x) élément opposé à x
(4) X+y = y+x commutativité
b) La multiplication
C’est une opération qui tout couple de réels fait correspondre leur produit (x,y)
↦x.y.
Cette opération fait de R*= R-{0} un groupe commutatif c’est-à-dire :
(1) (x.y).z = x.(y.z) associativité
(2) X.1 = 1.x = x ; 1 élément neutre
(3) x.x-1 = x-1.x = 1 ; x-1 inverse
(4) x.y = y.x commutativité
c) La multiplication est distributive par rapport à l’addition. En conséquence, il en
résulte l’égalité suivante x.(y+z) = x.y + x.z = y.x + z.x = (y+z).x
Un produit de facteurs ne peut être nul que si l’un au moins des facteurs est nuls 0.x
= x.0 =0

Remarque : un corps est un anneau intègre.

Rappel s :

(1) L’équation en x ; x+a = b possède l’unique solution x = b+ (-a) que l’on note x = b-a
(2) L’équation x.a = b ; a ≠0 possède l’unique solution x = b.a-1
(3) L’équation 0.x = b est impossible pour b ≠ 0 (puisque 0.x = 0) et est indéterminé
pour b≠0 c’est-à-dire tout nombre x est solution d’une telle équation.

NB : c’est pourquoi on prendra garde à ce qu’un calcul ne contienne jamais une division
par zéro.

4
LES NOMBRES COMPLEXES

1-Définition

On appelle nombre complexe tout couple ordonné de nombres réels satisfaisant aux
conditions suivantes :

1/ égalité : (a,b ) = (a’,b’) <=> a=a’ et b=b’

2/ addition : (a,b) + (a’,b’) = ( a+a’, b+b’)

3/ multiplication: (a,b)(a’,b’) = (aa’-bb’ , ab’ +ba’ )

C’est donc l’ensemble ℝ2 muni des lois d’égalité, d’addition et de multiplication ci-dessus.

2-Propriétés de l’égalité des nombres complexes

Si on pose : z= (a,b) et z’= (a’,b’), on voit que toute égalité entre deux nombres complexes
(z=z’) exige deux égalités préalables a=a’ et b=b’ entre les composantes réelles de ces
nombres.

On peut aisément vérifier les propriétés de réflexivité, de symétrie et de transitivité de


l’égalité des nombres complexes.

i) z=z réflexivité,
ii) z=z’ => z’=z symétrie,
iii) z=z’ et z’=z‘’ => z=z’’ transitivité

3-Propriétés de l’addition des nombres complexes

Soit z=(a,b) , z’=(a’,b’) et z’’=(a’’,b’’)

1- l’addition des nombres complexes est associative, c’est-à-dire (z+ z’) + z’’ = z + (z’ +z’’)
2- l’addition des nombres complexes est commutative, c’est-à-dire z + z’ = z’ +z
3- l’addition des nombres complexes admet un élément neutre (0,0) appelé complexe
nul.

En effet, (a,b) + (0,0) = (a+0, b+0) = (a,b) cet élément est unique.

4- Tout nombre complexe z= (a,b) admet pour opposé ̅ = (-a,-b) car

5
(a,b) + (-a,-b) = (a+(-a),b+(-b)) =(a-a, b-b)= (0,0)

L’opposé ̅=(-a,-b) est unique.

5- Conclusion : L’ensemble ℂ des nombres complexes a une structure de groupe additif


abélien.
On en déduit l’existence et l’unicité de la différence qui est en fait :
z ‘’= z-z’ , c'est-à-dire z’’=(a,b)+(-a’,-b’)=(a-a’,b-b’)

4-Propriétés de la multiplication de nombres complexes

1- La multiplication des nombres complexes est associative


C'est-à-dire (zz’)z’’=z(z’z’’)
2- La multiplication des nombres complexes est commutative
C'est-à-dire zz’=z’z
3- La multiplication des nombres complexes admet un élément neutre (1,0).
Cet élément est unique.
4- Tout complexe non nul (a, b) admet pour inverse ( , )

5- La multiplication des nombres complexes est distributive par rapport à l’addition.


On a : (z’+z’’).z = z’.z+z’’.z
z.(z’+z’’) = z.z’+z.z’’

6- Conclusion : L’ensemble ℂ des nombres complexes non nuls constituent un groupe


multiplicatif abélien. On en déduit l’existence et l’unicité du rapport
On a : z’’=  z=z’’z’ γ (z’, z”) ℂ *x ℂ
On peut aussi définir z2=zz puis par récurrence zp+1=zpz et par z-n= toute
puissance de z.

5-Conclusion

L’ensemble ℂ des nombres complexes muni de l’addition et de la multiplication possède une


structure de corps commutatif. Car,

1) (ℂ, +) est un groupe additif abélien


2) (ℂ*, .) est un groupe multiplicatif abélien
3) La multiplication est distributive par rapport à l’addition

6-L’ensemble ℂ contient ℝ

Montrons à présent que ℝ est contenu dans ℂ

6
1- La somme (a,0) + (b,0) = (a+b, 0 ) = a+b en d’autres termes (a,0) + (b,0) peut être
associer au nombre réel a+b
2- Le produit (a,0).(b,0) = (ab,0) = ab . dès lors on peut identifier les ensembles {(a,0)}=
{a} d’où la conclusion tout nombre complexe (a,0) est identique à a. ainsi on peut
écrire
ℕ⊂ ℤ⊂ℚ⊂ℝ⊂ ℂ
En définitif : le nombre complexe (a,0) s’écrit a.
En effet, le nombre complexe (0 ,0) s’écrit 0
le nombre complexe (1,0) s’écrit 1
l’opposé de z s’écrit -z
l’inverse de z s’écrit = z-1
3- Le nombre complexe (0,1) est symbolisé par i ; ainsi :
(0,1).(0,1) = (-1,0) = -1
i2 = -1
par suite le nombre complexe (0,b) = (b,0).(0,1) = bi
dès lors (0,b) = ib
ib =bi est appelé imaginaire pur.
Notons que (ib)2 = i2b2 = -b2
4- Tout nombre complexe z = (a,b) peut se décomposer de la manière suivante :
(a,b) = (a,0) + (o,b)
= (a,0) + (b,0).(0,1)
Et d’après les propriétés de l’addition (a,b) = a + bi d’où z = a + bi.
a est appelé partie réelle, ib = bi est appelé partie imaginaire.
Ainsi a + ib = a’ + b’ <==> a = a’ et b = b’
5- Les nombres complexes z = a+ ib et ž = a – ib sont dits complexes conjugués. Ils ont
les même parties réelles et des parties imaginaire opposées.
On en déduit :
z + ̅ = 2a et z – ̅ = 2ib

̅ ̅
d’où a = et =
6- Règle : les opérations sur les nombres complexes sont soumises aux mêmes règles
que les opérations sur les nombres réels à condition de remplacer à chaque fois que
cela est possible i2 par -1 : égalité, somme algébrique, produit, rapport, puissance
entière.
Exemple:
1°) z + z’ = (a+ib) + (a’+ib’) = (a+a’) + i(b+b’)

2°) z.z’ = (a+ib).(a’+ib’) = aa’ -bb’ + i(a’b + b’a)

3°) z2= (a+ib).(a+ib) = a2 – b2 + i(2ab)

7
4°) z. ̅ = (a+ib).(a-ib) = a2 + b2

5°) =

Application:

Exprimer sous forme algébrique les nombres complexes suivants


(1-i)4 i(i+2)(2i+1)


Résoudre dans ℂ:
Z(1+i) – i ̅ = 1
Z+ ̅=1+i
Z2 + 2z – 4 = 0
7-Interprétation géométrique

7-1 Représentation géométrique des nombres complexes


Dans un plan rapporté à un repère orthonormé (O,x,y) de vecteur unitaire ( ⃗, ⃗), on
peut associer à tout nombre complexe z = a + ib le point M de coordonnées (a,b) et
réciproquement.

X’ x (Axe réel)

(Axe imaginaire)

Le point M(a,b) est l’image (ou point représentatif) du nombre complexe z = a +ib
Le nombre complexe z = a + ib est l’affixe du point M(a,b) ou M(z)
On dit également que OM est le vecteur image de z et que ρ=|| ⃗|| est la mesure
complexe du vecteur image.
Il y a donc une correspondance bijective entre l’ensemble des nombres complexes et
l’en semble des points (des vecteurs ⃗) du plan.
On appelle axe réel, l’axe x’ox et axe imaginaire l’axe y’oy.

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On appelle plan complexe tout plan dans lequel chaque point M de z est déterminé
par son affixe (z) par rapport à un repère xoy défini. Dans ce plan M et M’ opposés
par o se traduisent par z= a+ib et z’= -a-ib.
M et M’’sont symétrique par rapport à l’axe réel cela peut se traduit par z=a+ib et
z’’=a-ib ; ce sont des complexes conjugués .
Soit à représenter le cercle (o,ρ) dans le plan complexe :

M(ρcosθ , ρsinθ)
On appelle module et argument du nombre complexe z, affixe du point M, la mesure
complexe ρ et l’angle polaire θ du vecteur OM.
Ρ = |z| = || ⃗|| et θ = ( ⃗, ⃗) mod2∏

Remarque
Pour que deux nombres complexes soient égaux, il faut et il suffit qu’ils aient même
module et des arguments égaux à 2k∏ près.
En effet z = z’  ρ = ρ’ et θ = θ’ (mod2∏)
Par ailleurs a = ρcosθ (composante sur l’axe réel de ⃗) et b = ρsinθ (composante
sur l’axe imaginaire de ⃗) montrent que z=a+ib peut s’écrire z= ρcosθ + iρsinθ ou
encore z=ρ(cosθ + i sinθ) qui est la forme trigonométrique du nombre complexe z.
Inversement, si z=a+ib est donné sous forme algébrique ρ et θ sont déterminés par
a=ρcosθ et b= ρsinθ  a2=ρ2cos2θ et b2= ρ2sin2θ
alors a2 + b2= ρ2 (cos2θ + sin2θ) et a2 + b2 = ρ2 => ρ = √ +

de même cosθ = =√ et sinθ = =√

tgθ = en tenant compte du signe de a.


Remarque :
Pour calculer le module ρ du nombre complexe z, il est parfois commode d’utiliser le
complexe conjugué ž car z=a+ib et ž=a-ib
zž = (a+ib)(a-ib) = + or ρ = √ + alors ρ = √zž

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7-2-Interprétation géométrique da l’addition, de la multiplication et de la division
des nombres complexes
Soient z1 = a1+ib1 et z2 = a2 + ib2 on montre que :

7-2-1-Pour l’addition : on a z1 + z2 = z = (ρ,θ) avec |ρ1 - ρ2| ≤ ρ ≤ |ρ1 + ρ2|

7-2-2-Pour la multiplication : on a z1 z2 = z = (ρ, θ) avec ρ= ρ1ρ2 et θ=θ1 +


θ2(mod2∏)

7-2-3-pour la division : on a z = = (ρ,θ) avec ρ = et θ=θ1 -


θ2(mod2∏)

8-Puissance et racine

8-1-puissance entière

Pour z = (ρ,θ) on a :

Z2= (ρ2,2θ)

Z3= (ρ3,3θ)

Z4= (ρ4,4θ)

----------------

Zm = (ρm,mθ) par suite

Z-m = (ρ-m,-mθ)

On peut donc conclure que pour tout exposant entier n, n Z ∈ Zn = (ρn, nθ).

D’où Zn = [ρn(cosθ + sinθ)]n

Zn = ρn(cosnθ + sinnθ)

Ainsi pour ρ=1 (cercle trigonométrique), on obtient la formule de Moivre qui est

cosnθ + sinnθ = (cosnθ + sinnθ)n

Remarques :

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1- Cette formule permet de trouver les rapports trigonométriques de l’ angle nθ en
fonction de cosθ et de sinθ. Par exemple pour n=2, on a :
cos2θ + sin2θ = (cosnθ + sinnθ)2
= cos2θ – 2icosθ.sinθ + i2sin2θ
= (cos2θ + sin2θ) + i(cosθ sinθ)

D’ou cos2θ = cos2θ - sin2θ

Sin2θ = 2 cosθ sinθ

2- Si ρ=1 les images de z sont disposes sur le cercle trigonométrique au sommet d’un

contour polygonal régulier d’angle au centre θ qui peut se fermer lorsque θ est un

sous multiple de 2k∏.

Exemple : z=i → point A1

Z2= i2 = -1→ A2

Z3= i3 = -i→ A3 Y
Z4= i4 = 1→ A4 A1

+
A2 A4
x
A3

8-2-Racine nième de Z

Soit z=(r,α) = r(cosα + sinα) affixe du point P donné et n ∈ ℕ

1- Définition

On appelle racine nième du nombre complexe Z tout nombre complexe z tel que zn = z

c’est-à-dire que si z = (ρ,θ) . On sait que si zn = (ρn,nθ) = (r,α)


d’où ρn = r => ρ = n √r et nθ = α => θ= +

Ainsi, ρ est bien déterminé mais l’argument θ est une des valeurs suivantes :

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θ0 =


θ1 = +


θ2 = +

----------------

( )∏
θn-1 = +

2- Conclusion

Tout nombre complexe non nul admet n racines nième distinctes de même module et


dont les arguments successifs diffèrent de

9-Expression des nombres complexes sous forme exponentielle

Rappel : au voisinage de 0 le DL de , cosx et sinx s’expriment de la façon suivante :

=1+ !
+ !
+ !
+ ⋯ , −∞ < <∞ (1)

cosx = 1 − !
+ !
− ⋯ , −∞ < <∞ (2)

= − !
+ !
− ⋯ , −∞ < <∞ (3)

Définition

La fonction exponentielle d’exposant purement imaginaire se définit par

( ) ( )
=1+ !
+ !
+ !
+ ⋯ , −∞ < <∞

Séparons à présent les termes réels des termes imaginaires et obtenons

= 1− + − +⋯ + − + − +⋯ , −∞ < <∞
2! 4! 6! 3! 5! 7!

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D’après les relations (2) et (3) cette expression n’est rien d’autre que

= + (4)

De plus, si nous remplaçons x par –x dans la relation (4) nous obtenons

= − (5)

= + (4)

= − (5)

Ainsi en résolvant (4) et (5) par rapport à cosx et sinx nous obtenons la formule d’Euler qui

exprime les fonctions trigonométriques au moyen des fonctions exponentielles d’exposant

imaginaire pur.

Par ailleurs l’expression (4) donne la nouvelle forme exponentielle d’un nombre complexe

ayant un module ρ et un argument

= et = ent θ .

ρ(cosθ + isinθ) = ρ

A présent définissons une fonction exponentielle d’exposant complexe quelconque z=x+iy

= = = (cosy + isiny)

C’est-à-dire que le module sera et l’argument y. Il est donc facile désormais d’étendre au

cas des exposants complexes les axiomes d’égalités, d’addition et de multiplication. Soient

Z1 = ρ1 1 et Z2 = ρ2 2

Egalité des nombres complexes

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Si z1 = z2  ρ1 1 = ρ2 2  ρ1 = ρ2 et θ1 = θ2(mod2∏)

Addition : Z = z 1 + z2 = ρ 1 1 + ρ2 2

1).(ρ 2) ( )
Multiplication : z = z1z2 = (ρ1 2 = ρ1ρ2

Ainsi si z = (ρ,θ) alors ρ=ρ1 ρ2 et θ = θ1 + θ2

( )
Division : z = = alors z =

Si z = alors θ = θ1 + θ2 (mod2∏)

Enfin les formules de l’aire permettent d’exprimer les puissances positives entières de sinθ
et de cosθ et le produit des puissances sous la forme d’une somme de termes ne contenant
que la première puissance du sinus ou du cosinus des angles multiples.

( ) ( )
cosmx = et mx =

( ) ( ) ( )
Exemple: cos4x = sin4x.cos3x = ( )
=

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LES FONCTIONS NUMERIQUES

GENERALITE

1-Définition

On appelle fonction numérique d’une variable réelle toute fonction pour laquelle
l’ensemble de départ et l’ensemble d’arrivé sont des sous-ensembles de R.

Exemple1 : x ↦x² , x ∈ R l’ensemble de départ est R et l’ensemble d’arrivé est R+

Exemple2 : la fonction ‘’partie entière’’ x ↦ (x) , x ∈ R

l’ensemble de départ est R et l’ensemble d’arrivé est Z

Exemple3 : la fonction ‘’mantisse’’ x →m(x) , x∈R ou m(x) = x− (x) , x∈R , x∈R

l’ensemble de départ est R et l’ensemble d’arrivé est ]0,1[

2-Domaine de définition

On appelle domaine de définition d’une fonction numérique le sous ensemble maximum


(pour l’inclusion) de R dans lequel l’expression donnée à effectivement un sens.

Exemple : x↦ cette fonction n’a de sens que si x ≠ 0

Ainsi Df = R* = R-{0}

On peut aussi définir sur R des fonctions telles que g et h par

1 1
( )= , ≠0 ℎ( ) = , ≠0
1 , =0 0 , =0

f, g et h sont différentes entre elles.

en conclusion, la définition d’une fonction comporte trois éléments :

- L’ensemble de départ,
- L’ensemble d’arrivé,
- La relation entre un élément quelconque de l’ensemble d’arrivé et son image.

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Application

a) Déterminer l’ensemble de définition des fonctions f et g définies respectivement par



f(x) = et ( )= ( )

b) Rechercher Df pour :
1) ( )= 1−| |
2) ( )= ²−1
3) ( )=

4) ( )= (√ + 3)
5) √ −1+ + √1 −

3-Parité et imparité d’une fonction

Soit f une fonction numérique f: E ⟶ R , E ⊂ R

La fonction f est dite paire si f-x) = f(x)

Exemple : f : R ⟶ R+

X ↦ |x| ou f(x)= |x|

La fonction f ainsi définie est une fonction paire, la fonction cosinus est une fonction paire.

La fonction f est dite impaire si ∀ ∈ ,− ∈ ; f(-x) = -f(x)

Exemple : la fonction sinus et tangente sont impaires.

La fonction f : x ↦ ²
est impaire

Contre exemple : la fonction f:R→R n’est ni paire ni impaire


X ↦ cosx + sinx

4-Périodicité d’une fonction

Une fonction f de R vers R est dite périodique et de période p si P est le plus petit réel
strictement positif tel que ∀ ∈ , f(x + p) = f(x)

Exemple : les fonctions sinus et cosinus sont périodique de période 2Π. Ainsi :

cos( + 2Π) = cos( )


= 2Π
sin( + 2Π) = sin( )

Les fonctions tangente et cotangente sont périodique de période Π

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(x + Π) = tg(x)

cotg(x + Π) = cotg(x)

La fonction ‘’mantisse’’ est périodique de période 1.

1,501⟶ 0,501

2,501⟶ 0,501

4,501⟶ 0,501

La fonction f définie sur R par ( ) = − ( ), ∈ n’est pas périodique.

5-Opérations élémentaires

Définitions : soient deux fonctions numériques à variables réelles f et g admettant


respectivement pour ensemble de définition Df et Dg

5-1 Fonction ‘’somme’’ f + g = S

S = (f+g) : x↦ ( ) + ( ) = ∩

( + )(x) = ( ) + ( )

5-2 Fonction ‘’produit’’ f.g = P

p = f. g ∶ ↦ ( ). ( ) . = ∩

Ainsi
( . )(x) = ( ). ( )

En particulier si , ∶ ↦ ( ) =

Ainsi ( )( ) = ( )

5-3 Fonction ‘’inverse’’

1 1 1
∶ ↦ = ∩{ , ∈ ; ( ) ≠ 0}
( )

Ainsi ( )=
( )

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5-4 Fonction ‘’quotient’’

( )
∶ ↦ = ∩ ∩{ , ∈ ; ( ) ≠ 0}
( )
( )
Ainsi : ( )=
( )

5-5 Fonction ‘’racine carrée’’ ( )

( )∶ ↦ ( ) ( )= ∩{ , ∈ ; ( ) ≥ 0}

Donc ( ) ( )= ( )

5-6 Fonction ‘’réciproque ‘’

Soit f une bijection de ER sur f(E). on appelle fonction réciproque de f, la fonction notée f
de f(E) sur E définie par y = f(x) ⇔ x = f (y) .La fonction réciproque d’une bijection est
une bijection.

5-7 Fonction ‘’composée ‘’

Soit f une fonction numérique définie sur E c R et g une fonction numérique définie sur f(E).
on appelle fonction composée de f par g , la fonction définie par :

gof : x ↦ g[f(x)] et (gof)(x) = g[f(x)]

6-Variation des fonctions numériques

6-1 Fonctions constantes

La fonction f est dite constante sur un ensemble E si pour tout x de E on a f(x) = a avec a
fixé.

6-2 Fonction croissante et fonction décroissante

La fonction f est dite croissante (au sens large) sur le segment [a,b] si :

∀ 1 ∈ [ , ], ∀ 2 ∈ [ , ], 1 ≤ 2 ( 1) ≤ ( 2)

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La fonction f est dite décroissante (au sens large) sur le segment [a,b] si :

∀ 1 ∈ [ , ], ∀ 2 ∈ [ , ], 1 ≥ 2 ( 1) ≥ ( 2)

La fonction f est strictement croissante sur le segment [a,b] si :

∀ 1 ∈ [ , ], ∀ 2 ∈ [ , ], 1 < 2 ( 1) < ( 2)

La fonction f est strictement décroissante sur le segment [a,b] si :

∀ 1 ∈ [ , ], ∀ 2 ∈ [ , ], 1 > 2 ( 1) > ( 2)

La fonction f est monotone dans un intervalle si dans tout cet intervalle elle est croissante,
soit décroissante, soit constante.

Remarque : pour étudier le sens de variation d’une fonction numérique, il est souvent
( ) ( )
commode d’étudier le signe du rapport = pour tout couple (x1,x2) d’élément
de l’intervalle de définition.

Si >0 ,

Si <0 , é

Si =0 ,

Application : déterminer l’ensemble de définition des fonctions f et g définie par :

− −2 − ²− +6
( )= ( )=
− +1 |3 − 1| − 4

7-Période des fonctions trigonométriques

Rappel :les fonctions sinus et cosinus de R vers R sont périodiques de période 2Π.

les fonctions tangente et cotangente sont périodiques de période Π.

7-1 Recherche de période sur quelques exemples

a) Soit : → é (x) = sin3x


On sait que pour tout x de R , sin(3x + 2Π) = sin3x ou encore sin3 x + =
sin3x

19
D’où f x + = f(x) , la période de la fonction f est p =

b) Soit : → é (x) = 2cos4x


On a :2 cos(4 + 2Π) = 2cos4x
Ou encore : 2 cos 4 + = 2cos4x
D’où f x + = f(x) ⟹ =
c) Soit : → é (x) = a. sin − ,a ≠ 0
On a : a. sin[ − − 2Π] = a. sin − ,a ≠ 0
1 Π x Π
ou encore ∶ a. sin[ (x − 4Π) − ] = a. sin − ,a ≠ 0
2 3 2 3
( + 4Π) = ( ) ⟹ = 4Π
d) Soit : → é (x) = tg( )
On a : tg + Π = tg( )
3 3Π 3x
tg (x + ) = tg( )
2 2 2
3Π 3Π
f x+ = f(x), p =
2 2

7-2 Cas général


a) Soit : → é (x) = cos(ax + b ) , avec a ≠ 0 déterminons la
période de cette fonction : ∀ x ∈ , cos(ax + b + 2Π) = cos(ax + b )
Ou encore cos a x + + b = cos(ax + b )
d où f x + = f(x) par la suite est le plus petit réel strictement positif
vérifiant cette égalité. Ainsi la période de la fonction : ↦ cos(ax + b ) , avec a ≠
0 est p = | |
.

b) De même, la période de la fonction : ↦ sin(ax + b ) , avec a ≠ 0 est p = | |


.

c) la période de la fonction : ↦ tg(ax + b ) , avec a ≠ 0 est p = | |

7-3 Période d’une somme de fonctions trigonométriques


On démontre qu’étant données deux fonctions trigonométriques f1 et f2 a pour
période le plus petit multiple commun P1 et P2 (PPCM).
Exemple : : ↦ cos 2x + sinx
On sait que cos2x a pour période p = Π et que sinx a pour période 2Π. Alors la
période de la fonction f est p = PPCM(Π, 2Π) = 2

20
Remarque

Dans le cas d’un produit de deux fonctions trigonométriques, il faut d’abord transformer ce
produit en une somme de deux fonctions trigonométriques avant de rechercher la période.

21
LIMITES DES FONCTIONS NUMERIQUES

1- Intervalle centré
On appelle intervalle centré de centre x0 et de rayon h, l’intervalle ]x0-h , x0+h[ , h ∈ R+*.
On note Ι(x0, ℎ) =] 0 − ℎ , 0 + ℎ[

h X0 h

Remarques :

a) On peut déterminer le centre et le rayon d’un intervalle ouvert en fonction de ses


bornes.
J(a, ) =] , [

a X0 b

x0 = ℎ=

b) Si ∈ Ι(x0, ℎ), 0 ≤ | − 0| < ℎ

2- Intervalle pointé
Définition :
On appelle intervalle pointé en x0, l’intervalle centré de centre x0 mais privé de son
centre. On note ̇ (x0,h) = ] 0 − ℎ , 0 + ℎ[

X0-h X0 x0-h

Ou encore ̇ (x0,h) = ] 0 − ℎ , 0[∪] 0, 0 + ℎ[

Si ̇ (x0,h) ⇔ 0 < | − 0| < ℎ

22
3- Limite d’une fonction en un point
Définition
On dit que la fonction f définie par f(x) tend vers quand x tend vers x0 si ∀ > 0, ∃ >
0; ̇ (x0, ) => ( ) ∈ Ι( , ε) .
Ou encore ( ) tend vers quand x tend vers x0.
Si ∀ > 0, ∃ > 0; 0 < | − 0| < => | ( ) − | ≤

Formation : lim ( )=

4- Limite à droite, limite à gauche

Fonction définie à droite(respectivement à gauche)

Une fonction numérique f est dite définie à droite(respectivement à gauche) de x0, s’il
existe un réel > 0 tel que l’intervalle ouvert ] 0, 0 + ℎ[ ( ] 0 − ℎ, 0[ )soit inclus dans
l’intervalle de définition.

Exemple1 : ( ) = ; si x²-1>0, la fonction f est définie à droite de 1 et à gauche


²
de -1.

Exemple2 : ( ) = si 1-x²>0, la fonction f est définie à droite de -1 et à gauche


²
de 1.

C’est-à-dire dans ] − 1,1[

Définition de la limite à droite(respectivement à gauche)

Une fonction numérique f définie à droite(respectivement à gauche) de x0 admet pour


limite lorsque x est arbitrairement voisin de x0 à droite (respectivement à gauche) ,si tout
intervalle de contient l’image par f d’un intervalle pointé de x0 à droite (respectivement à
gauche).

Notation

lim ( ) = <=> lim ( ) = <=> lim ( )=


→ → →

lim ( ) = <=> lim ( ) = <=> lim ( )=


→ → →

5- Extension de la notion de limite

23
Définitions :
1) ( ) → quand → + ∞ ∀ > 0, ∃ > 0( è ) tel que
∀ ∈ , > , | ( )− | ≤
On écrit lim ( ) =

2) ( ) → quand → − ∞ ∀ > 0, ∃ > 0( è ) tel que


∀ ∈ , < − , | ( )− | ≤
On écrit lim ( ) =

3) ( ) → quand → + ∞ ∀ > 0, ∃ > 0( è ) , ∃ > 0( è ) tel


que ∀ ∈ , > , ( ) >
On écrit lim ( ) = + ∞

6- Théorème sur les limites


6-1 Théorème fondamental : unicité de la limite
Si une fonction f admet une limite au point x0, cette limite est unique

6-2 Théorème : opérations sur les limites


Soient deux fonctions f et g telles que : ↦ ( ) et : ↦ ( )
Si x0 ∈ ,
Si lim ( ) = lim ( ) = ′
→ →

On montre que :

: ↦ 0 ( )+ ( ) ( ). ( ) ( ) ( ) 1 ( )
∈ ( ) ( )

( )↦ , √
+ ′ 1
. ′ ′

( )↦ ′ ≥0
′≠0
′≠0

Ces résultats sont aussi valables pour x tend vers ∞

Exemple : en utilisant la définition démontrer les suivantes

24
1°) lim(5 + 3) = −2

2°) lim(1 + 2 ) = 5

7- Les formes indéterminées


Par définition : lorsque ↦ 0 , on appelle forme indéterminée l’une des forme
suivantes :
( ) ( )⟶0
 Forme , toute expression ( ) où
( )⟶0

( ) ( )⟶∞
 Forme , toute expression où
( ) ( )⟶∞

( )⟶0
 Forme 0. ∞, toute expression ( ). ( ) où
( )⟶∞

( ) ⟶ +∞
 Forme ∞ − ∞, toute expression ( ) − ( ) où
( ) ⟶ +∞

La limite, si elle existe, d’une forme indéterminée s’appelle la vraie valeur.

Ainsi, trouver une vraie valeur d’une forme indéterminée, c’est lever l’indetermination.

Exemple :

²
1°) lim( ²
)


2°) lim( )

8- Fonctions équivalentes

Définition :
( )
Si f et g sont deux fonctions numériques telles que lim ( )
= 1 alors f et g sont

équivalentes. (idem pour ⟶ ±∞)

Notation : ~ → 0

25
Théorème fondamental
Si ~ 1 ~ 1 → 0 (x0 fini ou pas) et si

( ) ( ) ( )
lim ( )
, lim ( )
existe aussi et lim ( )
=
→ → →
( )
lim ( )

Et si lim ( ( ). ( )) lim ( ( ). ( )) = lim ( 1( ). 1( ))


→ → →

Remarque :
Si ~ 1 ~ 1 ⇏ + ~ 1+ 1

9- Fonctions asymptotes

Définition
Deux fonctions f et g telles que lim ( ) = ±∞ lim ( ) = ±∞ sont dites
→ →
asymptotes si lim ( ) − ( ) =0

Exemple :
: ↦ ( )= ²−ℎ

: ↦ ( )=

Exercice d’application

Etudier directement les limites des fonctions définies par :

( )= quand x→ 2 , =3

lim( ) , >0
→ √ √

1− 2 1+ 1+
lim( ) lim( ) lim( )
→ ² → ( − 2 )²

26
1+3− 1+2
lim( )

1− 1−2

27
CONTINUITE DES FONCTIONS NUMERIQUES

1- Continuité d’une fonction en un point

Définition

Soit f une fonction numérique à variables réelles et Df son ensemble de définition. La


fonction f est continue au point x0 si :

1) ∃ un intervalle centré Ι( 0, ) sur lequel f est définie


2) lim ( ) = ( 0)

Exemple : étudions la continuité de la fonction définie par E(x) ‘’partie entière’’ elle est
définie par :

Si ≤ < +1 , Ζ , ( )=

Si ≥ 0> +1 , Ζ , ( 0) = ( ) =

Par suite, la fonction est continue ∀ 0 de cet intervalle.

Si 0 = + 1 , ( + 1) = +1 ≠ ( )

Conclusion

1) La fonction est continue à droite de x0 = n ( Ζ)


2) La fonction n’est pas continue à gauche de x0 = n ( Ζ)
3) La fonction est continue pour toutes les valeurs non entières de x0 = n ( Ζ)

28
2- Fonctions discontinues

Une fonction n’est pas continue au point x0 si :

1) F(x0) n’existe pas


2) si∃ > 0; ∀ > , ∃ ∈] 0 − ; 0 + [ é | ( ) − ( 0)| ≥

NB : si f(x0) existe et si la fonction n’est pas continue pour la valeur x0, on dit que la fonction
est discontinue au point x0.

Exemple1 : fonction non définie pour la valeur x0 considérée ( )= , 0=1

Exemple2 : la fonction n’a pas de limite pour la valeur x0 considérée.

a) Les limites à droite et à gauche existent, mais sont différentes ; c’est le cas de
( ) ( )=
, ≠0
b) Il n’existe ni limite à droite, ni limite à gauche ; c’est le cas de ( ) =
1, =0

Exemple3 : la limite existe pour x tendant vers x0, mais elle est différente de f(x) ;

, ≠0
c’est le cas de ( ) =
2, =0

f est discontinue pour x = 0 car lim =1 ≠ ( )


3-Composition des fonctions continues en un point

Si f est une fonction continue en un point x0 et g une fonction continue au point f(x0),
Alors la fonction gof est continue au point x0.

4- Opération sur les fonctions continues en un point

Soient f et g deux fonctions numériques continues au point x0 ∈ ; alors :

Théorème1 : la somme f+g est continue au point x0

Théorème2 : le produit f.g est continu au point x0

29
Théorème3 : le produit f est continu au point x0

Théorème4 : le quotient est continu au point x0 si g(x) ≠ 0

Théorème3 : la racine carrée est continu au point x0 si f≥ 0

Conséquences des théorèmes

1) Toute fonction polynomiale de R vers R est continue en tout point.


2) Toute fonction rationnelle de R vers R est continue en tout point où elle est définie.

5-Continuité d’une fonction dans un intervalle

5-1 Fonction continue dans un intervalle ouvert ]a,b[

Une fonction : → est dite continue sur (ou dans) l’intervalle ouvert ]a,b[, si elle est
continue en tout point x0 de cet intervalle.

Exemple : la fonction définie par E(x) est continue sur l’intervalle ouvert ]0,1[.

Contre-exemple :

1) E(x) n’est pas continue sur l’intervalle ]0,2[


2) La fonction = n’est pas continue sur l’intervalle ]-1,1[

5-2 Fonction continue dans un intervalle fermé [a,b]

Une fonction : → est dite continue sur (ou dans) l’intervalle fermé[a,b], si elle est :

- continue en tout point x0 de l’intervalle ouvert ]a, b[,


- Continue à droite de x = a,
- Continue à gauche de x = b

Exemple

1) la fonction définie par = est continue sur l’intervalle [1 ; 2]


, ≠0
2) la fonction définie par g(x) = est continue sur [-5 ; 4]
3, =1

30
Contre exemple :

, ≠0
1) f(x) = n’est pas continue sur l’intervalle [0 ; 1]
3, =1
2) E(x) n’est pas continue sur l’intervalle [0 ; 1]

6- Propriétés des fonctions continues sur un intervalle

1) théorème fondamental

Si une fonction numérique f : R→R est continue sur l’intervalle I (a ;b), alors l’image de I
par f est un intervalle.

2) conséquence du théorème : valeur intermédiaire

Si l’intervalle ( ; ) est l’image de I (a ;b) par f et que f est continue alors toute valeur
( ; ) est atteinte au moins une fois. C’est-à-dire ∀ , ∃ 0 : ( 0) =

3) théorème

Si f est continue sur I alors les images f(x) ne peuvent changer de signe sans s’annuler.

Remarque

La réciproque est fausse.

Exemple

F(x) = x² , ]−∞, +∞[

7- Propriétés des fonctions continues et strictement monotones sur un intervalle

Théorème fondamental

Si est une application de ∈ continue et strictement monotone sur I, alors


( ) est de même nature que (ouvert, semi ouvert ou fermé) et est une bijection de I
sur ( ).

31
DERIVATION

1) Différentiabilité en un point

1.1) approche de la notion

Soit f : R→R définie par ( )= −2

Trouvons une valeur approchée pour x = 1.035

Posons x = 1 + h avec h = 35.10-3

(1 + ℎ) = (1 + ℎ) − 2(1 + ℎ)

= 3 + 5ℎ + 2ℎ² + ℎ

(1) = 3

Dès lors, on peut écrire que (1 + ℎ) = 3 + 5ℎ + 2ℎ² + ℎ

On voit que ℎ² ℎ sont très petites devant 5h donc

f(1.035) = 3 + 0.035

=3 + 0.175

f(1.035) = 3.173

Nous remarquons que f(1 + h) peut s’écrire sous la forme de

(1 + ℎ) = (1) + 5ℎ + ℎ(3ℎ + ℎ²)

= (1) + 5ℎ + ℎ. (ℎ)

Avec (ℎ) = ℎ(3ℎ + ℎ ) lim (ℎ) = 0


On dit que la fonction f est différentiable au point x=1 et que 5 est le nombre
dérivé de f au point x=1.

32
La fonction h5h au point x=1 est nommée application linéaire tangente à f au
point x=1.

1.2) définition

Une fonction f de RR est différentiable au point x0 si :

- ∃ ∈ , > 0 tel que f est définie sur ( 0, )

- Il existe ∃ ∃ définie sur ⏞de centre O tel que pour tout h appartenant

à l’intervalle ⏞(0, )
( + ℎ) = ( ) + .ℎ + ℎ (ℎ) , Avec lim (ℎ) = 0

Le réel A est appelé nombre dérivé de f au point x0

La fonction h  Ah est appelé application linéaire tangente à f au point x0 ou


application différentielle au point x0.

Notation

L’application différentielle de f au point se note .

:ℎ ↦ (ℎ) = . ℎ , où A est le nombre dérivé

Remarques

1) n’est pas nécessairement définit pour h = 0 (par définition de la


différentiabilité)
2) Si l’on désigne que est continue au point h = 0, on conviendra de poser que
(0) = 0.

Application

Vérifier l’égalité =1−ℎ+ , avec h ≠-1

En déduire que la fonction de R→R , g : ↦ est différentiable au point x = 1

33
Déterminez le nombre dérivé de g au point x = 1 et l’application linéaire tangente
àg=1

ℎ (1 + ℎ) − ℎ(1 + ℎ) + ℎ
1−ℎ+ =
1+ℎ 1+ℎ
ℎ 1
1−ℎ+ =
1+ℎ 1+ℎ
1 ℎ
(1 + ℎ) = = 1 + (−1)ℎ + ℎ( )
1+ℎ 1+ℎ
(1) = 1


(1 + ℎ) = (1) + (−1)ℎ + ℎ( )
1+ℎ

( + ℎ) = ( )+ .ℎ + ℎ (ℎ) , Avec (ℎ) = et lim (ℎ) = 0


2) fonction dérivable en un point

2.1) définition

Une fonction numérique f est dérivable au point s’il existe un nombre dérivé
de f en ce point.

Résolution de l’application

Théorème

Une fonction f : R→R est différentiable au point ssi elle est dérivable en ce
point.

Preuve :

f différentiable au point f dérivable au point

1) f différentiable au point

34
∃ , ∶ ( + ℎ) = ( )+ .ℎ + ℎ (ℎ) , Avec lim (ℎ) = 0

A est le nombre dérivé.

f admet un nombre dérivé au point x0. Ce qui implique f est dérivable en ce point
par définition.

2) f dérivable au point x0
C’est-à-dire que si f :R→R est dérivable au point x0, alors elle est différentiable.
( ) ( )
En effet, f est dérivable implique que lim =

Ceci implique qu’il existe un intervalle ouvert non vide ] x − α ; x + α[ sur


lequel f est définie (d’après la définition d’une limite).
( ) ( )
A étant la limite de quand h tend vers 0, on peut écrire que

( ) ( )
− A = (ℎ)

Pour une fonction définie sur l’intervalle pointé de centre 0 avec lim (ℎ) = 0

D’où f(x0 + h) - f(x0) - Ah = (ℎ)

Ou encore f(x0 + h) = f(x0) + Ah + ℎ (ℎ) avec lim (ℎ) = 0


f est bien différentiable.

3) Dérivabilité et continuité

Théorème

si une fonction f :R→R est dérivable (ou différentiable) au point x0 alors elle est
continue en ce point.

Démonstration

F est différentiable en x0, cela implique

1) f est définie

2) f(x0 + h) = f(x0) + Ah + ℎ (ℎ) avec lim (ℎ) = 0


35
Posons x = x0 + h => h = x – x0

Ainsi f(x) = f(x0) + A(x-x0) + (x-x0) ( − )

Par suite, lim ( ) = lim [ ( ) + ( − ) + (x − ) ( − )] = ( )


→ →

Ce qui montre que f est continue au point x0.

Remarque

Une fonction numérique continue en un point n’est pas nécessairement dérivable


en ce point.

Exemple

f : x→f(x) = x² + |x|

f est continue au point x = 0

f n’est pas dérivable en ce point.

4) interprétation géométrique

4.1) interprétation géométrique du nombre dérivé

f(x)

(T)

F(x0) Mo

⃗ x0 x

36
Soit f une fonction de R→R différentiable au point x0 et admettant A pour nombre
dérivé en ce point. Soit (T) la tangente à la courbe ( C ) au point x0. M0 et M désignant
la droite

(M0M) = (∆) de vecteur directeur M0M⃗ ( ) ( )

( ) ( )
. Cette droite a pour coefficient directeur, le réel v . D’où si on pose x =
( ) ( )
x0+h avec (h ≠ 0), ce réel devient et si l’on cherche sa limite quand h→0,
( ) ( )
on trouvera lim =

La droite (T) tangente à la courbe ( C) au point x0 est la position limite de la droite

(M0M) = (∆) lorsque x tend vers x0 ou (h→0).

En conclusion, le nombre dérivé d’une fonction f de R→R pour la valeur x0 de la


variable est le coefficient directeur de la tangente à la courbe représentative de la
fonction au point d’abscisse x0.

Aussi l’équation cartésienne de la tangente à la courbe représentative ( C) de la


fonction f au point d’abscisse x0 s’écrit-elle :

Y – f(x0) = A (x – x0) A est le nombre dérivé

4.2) interprétation géométrique de la différentielle

(C)

f(x0+h) M

(T)

f(x0)+Ah k

f(x0) M0 H

X0 x0+h

Soit R→R différentiable au point x0 et admettant A pour nombre dérivé en ce


point, et soit (T) la tangente à la courbe ( C) au point d’abscisse x0. on sait que
l’équation de (T) s’écrit :

37
Y – f(x0) = A (x – x0) ou encore Y = f(x0) + A (x – x0)

Mais = − = [f(x0) + A (x – x0)] – [f(x0]

= A(x – x0) = Ah

Ainsi l’application différentielle de la fonction f au point x0 est

:ℎ ↦ .ℎ =

Remarque

Si h est petit, on a ≃

38
FONCTION DERIVEE D’UNE FONCTION

1) définition et notation
Soit F une fonction de ℝ versℝ, dérivable sur un intervalle I.

On appelle fonction dérivée de f sur I, la fonction qui à x ∈ I associe le nombre dérivé de f au


point x.

Exemple :

f : x→ f(x) = x3 + 2x

f est définie sur I ≠ 0

Soit ∈ I ; cherchons le nombre dérivé A :

( ) ( ) ( ) ( )
A= lim = lim
ℎ→0 ℎ→0

= lim
ℎ→0

ℎ≠0

= lim(3 + 2 ℎ + ℎ + 2)
ℎ→0

ℎ→0

=3 +2

Et cela est vrai pour tout x ∈ I

A tout →3 + 2, on définit ainsi une fonction.

Notation Si ∶ ↦ ( ) alors on note ∶ ↦ ′( ) , la fonction dérivée de

39
Application

1) Fonction dérivée de la fonction constante de → ∶ ↦ ( ∈ ℝ) ( )= 0

2) Fonction dérivée de la fonction identité de ℝ → ℝ ; ∶ ↦


( )= 1

3) Fonction dérivée de la fonction de ℝ → ℝ définie par ∶ ↦√ ( )=


4) rappels
(sin( )) = cos( )
(cos( )) = −sin( )
1
(tg( )) = 1 + tg x =
1
(cotg( )) = −

2) opération sur les fonctions dérivables

2.1) dérivées de la somme de deux fonctions

Soient ∶ ↦ ( ) ∶ ↦ ( ) deux fonctions numériques dérivables


respectivement sur .

On suppose = ∩ ≠

Soit ∈I

étant dérivables au point , cela implique qu’il existe deux réels ′( ) ′( )


et deux fonctions telles que ∀ℎ ∊ ∘( , )

( + ℎ) = ( ) + ℎ. ′( ) + ℎ. (ℎ) lim (ℎ) = 0


ℎ→0

( + ℎ) = ( ) + ℎ. ′( ) + ℎ. (ℎ) lim (ℎ) = 0


ℎ→0

40
Par définition, ( + ) : ↦ ( )+ ( )

ainsi, ( + )( + ℎ) = ( + ℎ) + ( + ℎ)

= [ ( ) + ( )] + ℎ[ ( ) + ( )] +
ℎ[ (ℎ) + (ℎ)]

Avec lim[ (ℎ) + (ℎ)]= lim (ℎ) + lim (ℎ) = 0


ℎ→0 ℎ→0 ℎ→0

Posons ( ) = (ℎ) + (ℎ)

On obtient alors ( + )( + ℎ) = ( + )( ) + [ ′( ) + ′( )]ℎ


+ℎ (ℎ)

lim (ℎ) = 0
ℎ→0

Par suite, la fonction + est dérivable au point et son nombre derivé est ( + )′( ) =
( ) + ′( )

Ou encore ( + )′ = + ′

La dérivée de la fonction ‘somme’ est égale à la somme des dérivées respectives de chaque
fonction.

L’application différentielle de la fonction somme se détermine comme suit : ∀ ∈ = ∩

∶ℎ↦ ( ). ℎ ∶ℎ↦ ( ). ℎ

Or ( + ) ( ) = ( ) + ′( )

( + ) = +

Remarque

La dérivée de la somme de deux fonctions se généralise à une somme finie de fonctions


dérivables sur un même intervalle I.

( + + ⋯+ )′ = ′ + ′ + ′

En particulier, = =⋯= =

Alors ( + + ⋯+ )′ = . ′

41
Finalement, ( . ) = . ′

2.2) Dérivé du produit de deux fonctions


Soient deux fonctions numériques définies respectivement par
( ) ( ) et dérivables sur avec = ∩

Par définition, on sait que . ∶ ↦ ( ). ( )

étant dérivables au point ∈ = ∩ , cela implique qu’il existe deux réels


′( ) ′( ) et deux fonctions telles que ∀ℎ ∊ ∘( , )

( + ℎ) = ( ) + ℎ. ′( ) + ℎ. (ℎ) avec lim (ℎ) = 0


ℎ→0

( + ℎ) = ( ) + ℎ. ′( ) + ℎ. (ℎ) avec avec lim (ℎ) = 0


ℎ→0

or ( . )( + ℎ) = ( + ℎ) + ( + ℎ)

= ( ). ( ) + ( )ℎ ( ) + ( )ℎ. (ℎ) +
( )ℎ ( ) + ℎ ( ). ( ) + ℎ ( ). (ℎ) +
ℎ. ( ). (ℎ) + ℎ ( ). (ℎ) + ℎ (ℎ). (ℎ)

Posons ( )= ( ) (ℎ) + (ℎ) ( )

( )= ( ) (ℎ) + (ℎ) ( )

(ℎ) = [… ]ℎ

( . )( + ℎ) = [ ( ). ( )] + [ ′( ). ( ) + ( ). ′( )]

(ℎ) → 0 quand ℎ → 0

ainsi, la fonction . admet pour tout ∈ = ∩ un nombre dérivé qui est


′( ). ( ) + ( ). ′( )

42
En d’autres termes, ( . ) = . + ′

Définissons à présent l’application différentielle

∀ ∈ = ∩

∶ℎ↦ ( ). ℎ ∶ℎ↦ ( ). ℎ

Or ( . ) ( ) = ( ). ( ) + ( ). ′( )

( . ) = . ( ) + ( ).

Remarque

La dérivée du produit de deux fonctions se généralise à un produit fini de fonctions dérivables


sur un même intervalle I.

( + + ⋯+ ) = ( ′. . … + . ′. … + . . ′… +
. . … ′)

On en déduit que si = = =⋯=

( . . … )=

Donc ( ) = . ℕ

Application

Calculer les dérivées des fonctions suivantes :

1) ∶ ↦ −2 + 3 − + 2
2) ∶ ↦ (2 − 1)
3) ℎ ∶ ↦ ( + 3)( − 4 )
4) ∶ ↦ (2 + 1)(3 − )
5) ∶ ↦ ( )

2.3) Dérivée de l’inverse d’une fonction


Soit ∶ ℝ → ℝ une fonction numerique dérivable sur I et la fonction ∶ ↦ ( )=
( )
et est-elle dérivable sur I ?
Cherchons le nombre dérivé au point ∈
Supposons ( ) ≠ 0

43
Alors ( )=A?

( ) ( ) ( ) ( )
lim = lim ( ). ( )
.
ℎ→0 ℎ→0

[ ( ) ( )]
= lim − . ( ). ( )
ℎ→0

[ ( ) ( )]
=lim − . lim ( ). ( )
ℎ→0 ℎ→0

f est continue (puisque dérivable) sur I

donc lim ( + ℎ) = ( )
ℎ→0

D’où lim ( ). (
=
ℎ→0 ) ( )

[ ( ) ( )]
Par ailleurs lim − = - ′( )
ℎ→0

ℎ→0

( )
Ainsi ′( ) =
( )

On en déduit que la fonction admet ∀ ∈ telle que ( ) ≠ 0 un nombre dérivée égal à


( )
( )

On détermine alors une fonction dérivée sur I \ { , ( )=0, ∈ }

=−

Son application différentielle au point est d( ) = − [


( )]

2.4) Dérivée d’une fonction “quotient“


Considérons deux fonctions f et g de ℝ vers ℝ dérivables sur un même intervalle I tel que pour
tout de I :
( )= ) ≠ 0. On sait que = . et que ( ) = + ′ dès lors/

44
1 1 1
= . = ′. + . ′

= + .
′ − ′
= +
′ − ′
=

′ ù =

( ) ( )
De même = [ ( )]

Application

Déterminons la fonction dérivée de la fonction f de ℝ vers ℝ définie par:

a) ( )= avec ≠ 0
b) montrer que :x⟼ =1+ ;
c) déterminer la fonction dérivée de la fonction définie par :
sin + cos
( )=
1 − sin

2.5) dérivée de fonctions trigonométrique


2.5.1) fonction sinus
Soit f : x ⟼ sin . Cherchons ′( ) au point . On sait que :
( + ℎ) − ( )
( ) = lim
→ ℎ
sin( + ℎ) − sin( )
( ) = lim
→ ℎ
1 ℎ ℎ
( ) = lim 2sin cos +
→ ℎ 2 2

sin 2 ℎ
( ) = lim cos +
→ ℎ 2
2

( ) = lim cos +
→ 2

( ) = cos( )

Ainsi (sin ) = cos( )


Soit

45
(sin ) = cos = sin +
2

2.5.2) Fonction cosinus


Soit f : x ⟼ cos . Cherchons ′( ) au point . On sait que :
cos( + ℎ) − cos( )
(cos ) = lim
→ ℎ
ℎ ℎ
−2sin + 2 sin 2
(cos ) = lim
→ ℎ

sin 2 ℎ
(cos ) = lim − sin +
→ ℎ 2
2

(cos ) = lim − sin +
→ 2
(cos ) = − sin ( )
Soit (cos ) = − sin ( )

(cos ) = − sin ( ) = cos +


2

2.5.3) fonction tangente


Soit f : x ⟼ t = . Cherchons ′( ) au point . On sait que :
+ ℎ) sin(
sin( )

+ ℎ) cos(
cos( )
(t ) = lim
→ ℎ
1 sin( + ℎ) cos( ) − cos( + ℎ) sin( )
(t ) = lim
→ ℎ cos( + ℎ) cos( )

1 sin(ℎ + − ) 1
(t ) = lim
→ ℎ ℎ cos( + ℎ) cos( )

sin(ℎ) 1
(t ) = lim
→ ℎ cos( + ℎ) cos( )
1
(t ) = lim
→ cos ( )

1 cos ( ) + sin ( )
= =1+t ( )
cos ( ) cos ( )

Par suite

1
(t ) = =1+t ( )
cos ( )

2.6) Dérivées de la composé de deux fonctions

46
soient deux fonctions f et g telles que f soit dérivable au point et g dérivable au point .
Déterminons ( ∘ )′
On sait que f est dérivable en . ceci implique :
( + ℎ) = ( ) + ℎ ( ) + ℎ (ℎ) avec lim (ℎ) = 0

Posons : = + ℎ et (ℎ) = (ℎ)
( ) = ( ) + ℎ( − ) ( )+( − ) ( − )
avec lim (ℎ) = 0 (1)

De plus g est dérivable au point , ce qui implique que :

( ) = ( ) + ℎ( − ) ( )+( − ) ( − )
avec lim (ℎ) = 0 (2)

par soucis de continuité de ( − ) au point posons (0) = 0
on peut réécrire la relation (2) comme suit :

( ) = [ ( )] + [ ( ) − ( )] [ ( )] + [ ( ) − ( )] [ ( ) − ( )]

( )
( ) = [ ( )] + ( − ) ( ) . +( − ). ′( ) ( − )

Ainsi ∘ admet au point une dérivée égale à : A= ′[ ( )]. ′( )


La fonction ∘ admet pour ∈ I une dérivée :
( ∘ ) : ⟶ ( ∘ ) ( ) = ( ( )) ( )

C’est-à-dire : ( ∘ ) = ( ′ ∘ ) ′
On en déduit au point ∈ I la fonction différentielle : ( ∘ ) = ( )

Exemple
La fonction ℝ ⟶ ℝ, ⟼ sin 3 + et la fonction f composée ∘ de f : ⟼ ( )=
3 + et g : ⟼ ( ) = sin
( ∘ )=?
f’ : ⟼ 3 ; ′ : ⟼ cos x
or ( ∘ ) ( ) = [ ( )]. ( ).
d’où ( ∘ ) ( ) = cos 3 + .3
soit sin 3 + ′ = 3 cos 3 +

Application
Déterminer les fonctions dérivée des fonctions de ℝ ⟶ ℝ suivantes :
1. ⟼ sin( + ℎ)
2. ⟼cos ( + ℎ)
3. ⟼ tg ( + ℎ)
4. ⟼

47
5. ⟼
6. ⟼ cos (3 )
7. ⟼
( )

2.7) Fonction dérivée d’une fonction réciproque


Soit f une fonction de ℝ ⟶ ℝ continue et strictement monotone sur I.
On sait alors qu’il existe une fonction réciproque f (bijection) continue et strictement
monotone de f(I) sur I. Montrons que dans certaines conditions, la fonction f réciproque de
fonction f est dérivable sur f(I).
( ) ( )
( ) = ? = lim =?

Posons : = ( ) et = ( )
Exploitations à présent certains éléments de l‘hypothèse.

a) est continue sur f(I) : lim ( )= ( )



On encore lim =

b) est bijective, si ≠ ⟹ ( )≠ ( )
ou encore

( ) ( )
d’où si la limite existe : lim = lim
→ →

remarquons que =

( ) ( )
or lim = lim = ( )
→ →

soit si ( ) ≠0

alors ( )( )=
( )

1
( )( )=
( ( ))

1
( )=
( ∘ )( )

En conclusion, si f est une fonction continue strictement monotone et dérivable sur un


intervalle I avec pour tout ∈ I ( ) ≠ 0, alors en tout point ∈ f(I). admet pour
nombre dérivée :
1
( )( )=
( )

On détermine aussi la fonction dérivée de :

48
( ) : ⟼( ) ( )= =(
( ) ∘ )( )

1
( ) =

Exemple

a)
On sait que la fonction définie par sin x dans l’intervalle − ; et ayant des valeurs dans
[−1; 1] admet pour fonction réciproque : ⟼ rcsin = ;

: ⟼ =sin

− ; = [−1; 1]
2 2

( ) = cos

D’où : ( )( )= = =
( ) ( ) ( )

Comme cos = 1− = 1−

Alors : ( )( )=

En conclusion rcsin admet pour fonction dérivée sur ]−1; 1[ la fonction

1

√1 −

C’est-à-dire : ( rcsin ) =

b) Montrer que la fonction définie de ℝ ⟶ − ; par : ⟼ admet pour fonction


dérivée : ⟼ . En d’autres termes : ( ) =
c) On pourra également déterminer que : ( ) =

8. Fonctions dérivées successives


Soit f : ℝ ⟶ ℝ dérivable sur I.

49
On peut définir la dérivée de la dérivée ( ′) sur I. est appelée fonction dérivée de f. si f est
elle-même dérivable sur I, la dérivée donne ( ′) = ′′ qui est la fonction dérivée seconde de f
.

Exemple

f: ⟼2 −3 +7

′: ⟼4 +3

′′: ⟼4

( ) ( )
Notation: ; ; ; ;… ; .

Application

è
Etablir que la dérivé de la fonction cosinus est: : ⟼ cos +

( )
C’est-à-dire = cos +

En effet pour n=0, on a : f(x)= cos

n=1, f(x)= −sin = cos +

n=2, f(x)= −cos x= cos( + ) = cos +2

n=3, f(x)= sin = cos +3

n=4, f(x)= cos x= cos( + 2 ) = cos +4

On suppose la relation vraie jusqu’à l’ordre − 1. Vérifions pour = .

( )
( ) = cos ′ + ( − 1)
2

( )
( ) = −sin ′ + ( − 1)
2

( )
( ) = cos + ( − 1) +
2 2

( )
( ) = cos +
2
( )
C’est-à-dire = cos +

50
Remarque

sin ( )
= sin +
2

9. Notation différentielle

On sait que si f est différentielle au point :ℎ ⟼ ( ). ℎ (1). C’est l’application


différentielle de f au point .

( )
( + )

y+dy
(T)
= ( )

0 + x

On peut aussi écrire la relation (1) comme suit : = ( )


On en déduit une écriture possible : ( )=
Cette relation permet de déterminer aisément les formules établies entièrement.

Premier cas : cas d’une composée


( ∘ )( )= [ ( )]. ( )

En posant = ( ) et = ( )

La relation (3) devient :

= .

Deuxième cas : cas d’une fonction réciproque


( ) = ou ( )( )= [
∘ ( )]

51
On tire =

PROPRIETES DES FONCTIONS DERIVABLES DANS UN INTERVALLE

1) Signe des nombres dérivés d’une fonction monotone

Théorème 1

Dans tout intervalle où la fonction f est monotone croissante et dérivable, la fonction f ’ est positive
(au sens large).

Théorème 2

Dans tout intervalle où la fonction f est monotone décroissante et dérivable, la fonction f ’ est
négative au sens large.

Démonstration

En effet, supposons f croissante dans un voisinage de x0.

Ainsi pour tout x1 et x2 de V (x0) avec x1<x2 ; ( )≤ ( )

( ) ( )
Examinons à présent le rapport =

Si h>0 alors x0 + h>x0 et donc ( + ℎ) ≥ ( )et par suite ≥ 0

Il en résulte que le nombre dérivé (supposé existant)

Pour x0 égal à A = lim est positif +ℎ=


Théorème 3

Si une fonction numérique f dérivable sur l’intervalle ouvert] a ; b [ présente un extremum en un


point x0 ∈ [a ; b], alors le nombre dérivé f ’(x0) est nul.

Rappel

52
Un extremum est soit un maximum soit un minimum.

Remarque :

La réciproque est fausse

Exemple

( ) = ( − 3) au point x0 = 1

f ’(1) = 0, pourtant en ce point ce n’est ni un maximum ni un minimum. On a un point d’inflexion.

Démonstration

Supposons f (x0) = M (maximum)

( ) =] − ; + [⊂] ; [;

On a pour tout ∈ ( ), ( ) ≤ ( )

( ) ( ) ( ) ( )
Ainsi pour ∈] ; + ]; ≤ 0 ; lim ≤0

( ) ( ) ( ) ( )
Pour ∈[ − ; [ ; ≥ 0 ; lim ≥0

Si les limites existent alors f ’(x0) est unique et par suite # # # # # et # # # # # => f ’(x0) = 0

2) Théorème de ROLLE

1) définition
Soit f une fonction numérique. On appelle condition de ROLLE sur un segment [a ; b], les
conditions suivantes :

a) f est défini et continue sur [a ; b]

53
b) f admet une dérivée finie sur]a ; b [
c) f (a) = f (b)

2) théorème
Si une fonction f vérifie les conditions de ROLLE sur un segment [a ; b], alors il existe au moins
un nombre c ∈ ]a ; b[ tel que f ’( c ) = 0

3) remarque

a) Le théorème de ROLLE est un théorème d’existence. Il ne détermine pas le nombre


de c qui, d’ailleurs peut n’être pas unique.

Exemple :

( )= − Les conditions de ROLLE sont satisfaites donc

1 1
∃ | ( )=0 =− ; =−
√3 √3

b)

Le théorème affirme qu’il existe au moins un point c # A et B en lequel la courbe admet


une tangente parallèle à (OX)

b)

54
Les conditions de ROLLE n’exigent pas la dérivabilité aux bornes de ]a ; b[

Exemple

( )= 1 − ² sur [-1 ; 1]

F n’est pas dérivable pour x = 1 et x = -1 mais satisfait aux conditions de ROLLE.

Donc

∃ =0∶ ( )=0 ( )=
1− ²

d) les conditions de ROLLE sont suffisantes mais non nécessaires

Exemple

1) ( )=
²

Les conditions de ROLLE sont vérifiées sauf aux bornes f(1) # f(-1)

Cependant ∃ ∶ ( )=0

55
2)

Cas d’une fonction f qui n’est ni

- continue sur [a ; b]
- dérivable sur ]a ; b[
Mais pour laquelle il existe un point c ∈ ]a ; b[ tel que f ’( c ) = 0

56
3)Théorème des accroissements finis ou théorème de Lagrange

Si une fonction numérique f est :

- continue sur un segment [a ; b]


-dérivable sur l’intervalle] a ; b [

Alors il existe au moins un point c ∈]a ; b[ tel que

f(b) – f(a) = (b-a) f ’( c )

a c x

1) Démonstration

Soit ( ) = ( ) − ( ) − ( − )

Choisissons A pour que satisfasse aux conditions de ROLLE.

En effet :

a) f est continue sur [a ; b]. cela implique que est continue sur [a ; b]
b) f est dérivable sur ]a ; b[. cela implique que est dérivable sur ]a ; b[
c) Pour que ( ) = ( ) il faut choisir A
On a ( ) = 0

Donc ( ) = ( ) − ( ) − ( − ) = 0

( ) ( )
D’où =
( )

Dès lors on peut dire qu’il existe un point c ∈ ]a ; b[ tel que ′( )

Or ′( ) = ( )−

( )
Par suite =0<=> ( )=

( ) ( )
Ainsi ( )= = ( )

57
Par suite f(b) – f(a) = f ’( c ) (b-a)

2) application aux calculs approchés

C’est l’encadrement de f (x0 + h) – f (x0)

Soit f différentiable au point x0.

On sait que ( + ℎ) = ( ) + ℎ ′( + ℎ) + ℎ (ℎ) avec lim ( ) = 0


Sur [x0 ; x0 + h] la grandeur = | ′( )| ≤

Dès lors | ′( + ℎ) − ( )| ≤ ℎ

4) Théorème de CAUCHY

Théorème

Soit les fonctions f : x→ f(x) ; g : x→ g(x)

) continues sur le segment [a ; b]

) admettant des dérivées f ’(x) et g ’(x) ,∀ ∈ [a ; b]

) g ’(x) ≠ 0 , ∀ ∈ ]a ; b[

( ) ( ) ( )
Alors il existe au moins un point c ∈ ]a ; b[ tel que ( ) ( )
= ( )

avec a < c < b

Démonstration

Formons une fonction auxiliaire F(x) = f(x) – R g(x)

Où R = constante ≠ 0

Choisissons R de sorte que F(a) = F(b) C’est-à-dire

f(a) – R g(a) = f(b) – R g(b)

58
( ) ( )
et donc = ( ) ( )

Cela est possible car g(b) ≠ g(a)

En effet g(b) = g(a) alors d’après le théorème de ROLLE, il existerait un point ∈ ]a ; b[ tel que
( ) = 0, ce qui contredirait la condition du théorème de CAUCHY.

F(x) vérifie toutes les conditions de ROLLE, on en déduit dès lors qu’il existe un point

c ∈ ]a ; b[ tel que

F’( c ) = 0  f ’( c)) – R g’(c) = 0

( )− ( )
=
( )− ( )
( ) ( ) ( )
Ou encore = ( ) ( )
= ( )

5) Théorème de l’HÔSPITAL

Théorème

Soit les fonctions f et g définies respectivement par f(x) et g(x)

i. continues sur [a ; b]
ii. lim ( ) = 0 lim ( ) = 0
→ →
iii. f ’(x) et g ’(x) existent ∀ ∈ ]a ; b[
( )
iv. lim ( )
=

( )
Alors lim ( )

( ) ′( )
lim = lim =
→ ( ) → ′( )

Démonstration

Posons f(a) = 0 et g(a) = 0 et utilisons le théorème de CAUCHY

( ) ( ) ( ) ( )
On a ( )
= ( ) ( )
= ( )
où a < c < x < b

59
Quand x tend vers a, dans les mêmes conditions c→a d’après les conditions 3 du théorème, on
obtient :
( ) ( ) ( )
lim ( )
= lim ( ) ( )
→ →

( )
= lim ( )
=

Remarque

1) le théorème est encore vrai quand on choisi x→b


2) le théorème s’étend au cas où → ±∞
3) le théorème ne s’applique qu’à des cas indéterminés. Ainsi, il est faux d’écrire que
( ) ( )′ − ( )
lim = lim = lim
→ 1− ( ) → (1 − )′ → ( )

Alors qu’on a directement


( )
lim =1
→ 1− ( )

4) En pratique pour lever l’indétermination, il arrive qu’on arrive qu’on utilise la règle de
l’hôpital un certain nombre de fois en la combinant avec des méthodes algébriques.
( ) ( ) ( )
C’est-à-dire lim ( )
= lim ( )
= lim ( )
=⋯=
→ → →

Exemple

( )
lim ²
= de la forme

Levons l’indétermination par la règle de l’hôpital.


( ) ( ) ( )
On a lim = lim = lim =
→ ² → →

5) la règle est encore valable pour les formes indéterminées de la forme


6) les formes indéterminées du genre 0. ∞ ; ∞ − ∞ ; 1 ; 0 ; ∞
se ramènent aux formes

60
( )
7) il faut aussi remarquer que lim ( )
peut exister sans que celles des dérivées existent.

Exemples

²
1) lim ( )
=0

2) lim =1
→ ( )
Ces deux limites ne peuvent être calculées par la règle de l’hôpital. Il faut donc retrouver ces
limites directement.

Exercices d’application

1) vérifier le théorème de ROLLE pour f(x) = (x-1)(x-2)(x-3)


I = [1 ; 3]

√3
=2+
3

√3
=2−
3

2) ( ) = 4 + ² − 4 − 1 possède des racines 1 et -1.


Déterminez la ou les f ’(x) dont il est question dans le théorème de ROLLE

I= [-1 ; 1]

f est continue sue I

f est dérivable sur I

f(-1) = f(1)

D’après le théorème de ROLLE, il existe au moins un point c tel que f ’( c ) = 0

f ’(x) = 12x² + 2x – 4

f ’= 0  12x² + 2x – 4 = 0

x = ½ ou x = -2/3

61
3) Etablir la formule de Lagrange par la fonction définie par f(x) = sin x dans l’intervalle [x1 ; x2]

La fonction sin x est continue sur [x1 ; x2] ⊂R

La fonction sin x est dérivable sur [x1 ; x2] ⊂ R

D’après la formule de Lagrange il existe c ∈]x1 ; x2[ tel que

f(x2) – f(x1) = (x2-x1)f ’( c )

4) écrire la formule de cauchy pour les fonctions définies par f(x) = x² et g(x) = dans
l’intervalle [1 ; 2] et déterminez c

f et g sont continues et dérivables sur [1 ; 2]

g ’(x) = 3x² ≠0 pour tout x ∈ [1 ; 2]

( ) ( ) ( )
il existe au moins un point c ∈ [1 ; 2] tel ( ) ( )
= ⇔
( )

Déterminez les limites suivantes

a) lim − =

b) lim (1 − ) =

c) lim =2

²
d) lim

e) lim =5

f) lim (1 − ) =0

g) lim =1

62

h) lim = ;

i) lim =2

j) lim = ±√2
→ √

k) lim =0
→ ²

63
RECHERCHE DE MAXIMUM ET MINIMUM DES FONCTIONS

Définition

1. on dit que la fonction f admet un maximum au point x = x1 si la valeur de la fonction en ce


point est plus grande qu’en tout autre point d’un certain intervalle contenant x1.
C’est-à-dire ( + ∆ ) < ( ), ∀ ∆ suffisamment petit en valeur absolue.

2. on dit que la fonction f admet un minimum au point x = x2 si la valeur de la fonction en ce


point est plus petite qu’en tout autre point d’un certain intervalle contenant x2.
C’est-à-dire ( + ∆ ) > ( ), ∀ ∆ suffisamment petit en valeur absolue.

(C)

a x1 x2 x3

Remarques :

1- une fonction définie sur un segment ne peut atteindre son maximum ou son minimum qu’en
un point intérieur de ce segment.
2- On ne doit pas confondre le maximum et le minimum d’une fonction respectivement avec sa
plus grande valeur et sa plus petite valeur (bornes supérieure et bornes inférieure) sur le
segment considéré (maximum relatif, minimum relatif).

64
a x 1 x2 x3 x4

La fonction f est définie sur le segment [a ; b].

Elle possède :

- un maximum pour x = x1 et x = x3
- un minimum pour x = x2 et x = x4

3- les maximum et minimum d’une fonction sont appelés les extremums et les valeurs
extrémales.

Conditions nécessaires de l’existence d’un extremum

Théorème 1

Si la fonction est dérivable sur l’intervalle I et possède un maximum ou un minimum au point


x = x1 alors sa dérivée s’annule en ce point C’est-à-dire f ’(x1) = 0.

Propriétés géométriques d’un point de maximum ou au point de minimum.

Si la fonction f a une dérivée au point de maximum ou au point de minimum. La tangente à la


courbe y = f(x) en ces points parallèles à l’axe (OX)

En effet, il vient de la relation f ’(x1) = 0 = tg ou est l’angle formé par la tangente et l’axe (OX)
et (OX) et = 0

65
Conséquence du théorème 1

Si la dérivée de la fonction f existe pour toutes les valeurs considérées de la variable


indépendante alors la fonction ne peut avoir un extremum (maximum ou minimum) que pour les
valeurs de x annulant la dérivée.

N .B : la réciproque n’est pas vraie car un point où la dérivée s’annule n’est pas nécessairement
un maximum ou un minimum.

Exemple:

( )=

′( ) = ² = 0 => =0

Mais en ce point la fonction n’a ni maximum ni minimum.

Concernant les points où la dérivée n’existe pas la fonction peut avoir un maximum ou un
maximum mais peut également ne pas avoir ni maximum ni minimum.

f(x) = 0

f ’(x) n’existe pas pour x = 0

elle a pourtant un minimum.

0
66
Remarque

Une fonction ne peut avoir d’extremum que dans deux cas :

- au point où la dérivée existe et s’annule


- au point où les dérivées ou a une discontinuité sont appelées points critiques ou valeurs
critiques

-1 +1 x
x

Points d’inflexion

Point de rebroussement du 1er ordre

67
Point de rebroussement du 2nd ordre

Point tangent

Conséquence :

Tout point critique n’est pas nécessairement un extremum mais si la fonction a un maximum ou
un minimum en un certain point ; ce dernier est nécessairement un point critique.

D’où la démarche à suivre :

a. on trouve d’abord tous les points critiques


b. on étudie chacun d’eux séparément pour savoir si on a affaire à un maximum ou un
minimum ou si ce n’est ni l’un ni l’autre.

68
Condition suffisante pour l’existence d’un extremum

Théorème 2
Soit f une fonction continue dans un intervalle contenant le point x1 et dérivable en tout
point de cet intervalle (sauf peut être a point x1).

Si la dérivée change de signe du plus au moins quand on passe par x1 de gauche à droite, la
fonction a un maximum pour x=x1.

Si la dérivée change de signe du moins au plus quand on passe par x1 de gauche à droite, la
fonction à un minimum en ce point.

Ainsi
( )>0 <
a) Si =
( )<0 >

( )<0 <
b) Si =
( )>0 >

Marche à suive pour l’étude du maximum et de minimum d’une fonction dérivable à


l’aide de la dérivée première

Pour étudier le maximum ou le minimum d’une fonction dérivable : ↦ ( )

1) On calcule la dérivée première f’(x) de la fonction


2) On cherche les valeurs critiques de la variable indépendante x
a. faire f’(x)=0
b. puis les valeurs de x pour lesquelles f’(x) à des discontinuités

3) On étudie le signe de la dérivée à gauche et à droite du point critique

4) On calcule la valeur de la fonction f pour chaque valeur critique de la variable


indépendante. D’où le schéma suivant :

Signe de la dérivée f’(x) au voisinage du point critique Nature du point critique

x <x1 x = x1 x > x1

69
+ f’(x1)=0 ou discontinuité - Max

- f’(x1)=0 ou discontinuité + Min

+ f’(x1)=0 ou discontinuité - Ni max, ni min la fonction est


croissante

- f’(x1)=0 ou discontinuité + Ni max, ni min la fonction est


décroissante

Exercice
Trouver les maximums et les minimums

: ↦ −2 ²+3 +1
3

Etude du maximum et du minimum à l’aide dérivée seconde


Soit une fonction dont la dérivée s’annule au point x=x1. Supposons que la dérivée
seconde existe et soit continue dans un voisinage du point x1.

Théorème 3

Soit f’(x1)=0, alors la fonction a un maximum au point x=x1 si f’’(x1) < 0 et un minimum si
f’’(x1) > 0.

f’(x1) f’’(x1) Nature du point critique

0 - Max

0 + Min

0 0 Non déterminé

Exercice
Déterminer les maximum et minimum de f définie par :

: ↦ ( )=2 + 2

70
FORMULE DE TAYLOR

Soit la fonction f définie par f(x) dérivable jusqu’à l’ordre n+1 dans un voisinage du

point n= . Cherchons un polynôme P (x) de degré non supérieur à n et dont la valeur au

point n= est égale à la valeur de la fonction f en ce point. Exigeons ainsi que les valeurs au

x= des dérivés successives respectives jusqu’à l’ordre n inclus soient respectivement egales

aux valeurs en ce point des dérivés correspondantes de la fonction f , c’ est-à-dire :

P ( ) = f( )

P ( )=f ( ) ⎪
P" ( ) = f "( ) (1
… ⎬
( ) ⎪
P ( ) = f ( ) ( )⎭

Ce polynôme est dans un certain sens très « proche » de f(x). Cherchons donc ce

polynôme sous la forme suivante P (x)= C + C (x − ) + C (x − ) + … +C (x − )

(2)

Ou encore P (x)=∑ C (x − )

Déterminons à présent les coefficients C , C , C , … , C de sorte que la relation (1)

soit satisfaisante. Pour ce faire, calculons les dérivés de P (x).

P ( )= C +2C (x − ) + … +n(x − )C

P ( )= 2(x − )C + 2.3C (x − ) + … + n(n-1)(x − ) C

P ( )= 3.2.1C + … + n(n-1)(n-2)(x − ) C

En faisant n= dans les relations (2) et (3) et en vertu de légalité (1), on obtient :

71
C = f( )
P ( ) = f( ) C =f ( )
P ( )=f ( ) 1
C = f ( )
P ( )=f ( ) 2
⟹ 1
P ( )=f ( ) C = f ( )
… 123
( )

P ( ) = f ( )( ) 1
C = f ( )( )
1.2.3 … ( − 2)( − 1)( )

( )
P ( )= f ( ) ( ) ⟹ C = . . …( )( )( )
f ( )( )

En substituant les valeurs des coefficients C , C , … , C dans la relation(2), on trouve

le polynôme recherché, à savoir :

P (x)= f( ) + (x − )f ( ) + .
(x − ) f ( )+ … + . . …( )( )( )
(x −

) f ( ) ( ) (5)

A présent, désignons par R (x) la différence entre f(x) et P (x) : R (x)= f(x) - P (x) d’où

f(x) = P (x) + R (x) ou encore f(x)= f( ) + (x − )f ( ) + .


(x − ) f ( )+ … +

. . …( )( )( )
(x − ) f ( ) ( ) + R (x)

est appelé reste de

Evaluons R (x) pour divers valeurs de x. écrivons le reste sois la forme :

( )
R (x) = . . .( )( ) ( )!
Q (x)

( )
Où Q (x) est un polynôme à déterminer. Soit R (x) = ( )!
Q (x)

Pour x et fixé, Q (x) a une valeur bien déterminée désignons là par Q. Considérons ensuite

une fonction auxiliaire de t ∈ [ , x ] . Cette fonction auxiliaire est définie comme suit :t

72
F(t)= f(x) − (x − t)f ( t) − .
(x − t) f ( t) − … − . . …( )( )( )
(x − t) f ( ) (t)

( )
− . . .( )( ) ( )!
Q

Où Q est définie.

F satisfait aux conditions du théorème de Rolle. En effet :

1) F est définie et continue sur[ , x ];


2) F( )=F(x)= 0 ;
3) F admet une dérivée finie dans l’intervalle ] , x[

Calculons cette dérivée :


( ) ( ) ( )
F’(t)=0 − F’(t) + f’(t) − !
f (t) + !
f (t) − !
f (t) + ⋯ +
( ) ( ) ( )
( )!
f ( ) (t) − ( )!
f( ) (t)
+ ( )!
Q

( ) ( )
Finalement il reste : F’(t)= ( )!
Q− ( )!
f( ) (t)
(8)

D’après le théorème de Rolle il reste un point t= ∈ ] ; x[ tel que F’( )=0. On en deduit
( ) ( )
que : F’( )= ( )!
Q− ( )!
f( )( )

D’où :Q=f ( )( )

( )
Ainsi : R (x) = ( )!
f( )( )

C’est la formule de Lagrange pour le reste. Par ailleurs, puisque ∈ ] ; x[, nous
pouvons la mettre sous la forme de = + (x − ) où 0< < 1.

La formule devient alors :

( ) ( ) ( ) ( )
f(x)=f( ) + !
f ( )+ !
f ( ) + ⋯+ ( )!
f ( )( ) + ( )!
f( )( )

ou encore :
( ) ( ) ( ) ( )
f(x)=f( ) + !
f ( )+ !
f ( ) + ⋯+ ( )!
f ( )( ) + ( )!
f( )(
+
(x − ))

0< <1 (9)

Cette formule est appelée formule de Taylor pour f(x), de plus si dans (9), l’on fait =
0, cette formule devient :
73
( ) ( ) ( ) ( )
f(x)=f(0) + !
f (0) + !
f (0) + ⋯ + ( )!
f ( ) (0) + ( )!
f( )(
x)

0< <1 (10)

C’est la formule de Mac-Laurin

D’où le théorème

Théorème

Si une fonction f est définie et continue sur un segment [ ; ] ainsi que ses n premiers
dérivées et si elle admet dans l’intervalle ouvert ] ; x[ une dérivée d’ordre (n+1), alors
il existe un point ∈ ] ; x[ tel que :
( ) ( ) ( ) ( )
f(x)=f( ) + !
f ( )+ !
f ( ) + ⋯+ ( )!
f ( )( ) + ( )!
f( )( )
(11)

Remarque

1) Dans le cas où n=1, on trouve la formule de l’accroissement limité fini


2) Si x= + h, alors on a :

f( + h)=f( ) + !
f ( )+ !
f ( ) + ⋯+ ( )!
f ( )( ) + ( )!
f( )(
+ h)

0< <1 (12)

Application

De tels développements sont utilisés pour :

- le calcul des valeurs approchées ;


- la recherche des limites ;
- l’étude locale d’une fonction f définie par y=f(x) (position de la courbe par rapport à
sa tangente ou à l’asymptote si elle existe

Exercices

On donne f(x)= x + 4x + 5x − 1

Ecrire les (12), (11), (10) pour x=2

Exercices Calcul de

74
On a f(x)= satisfaisant aux conditions du théorème de Taylor quelque soit x. danc
dans tout intervalle contenant 0. Par ailleurs f’(x)= f’’(x)= f’’’(x)= ...
=f ( ) (x)= , f ( ) (x)=1, ∀

Dès lors, la formule de Mac-Laurin appliquée a conduit à écrire au point x

=1 + x + !
+ !
+ ⋯+ ( )!
+( )!
0< <1

Ainsi pour x =1 le développement précédent s’écrit :

=1 + 1 + !
+ !
+⋯+( )!
+( )!

En calculant chaque terme avec 6 décimales exacts par défaut, on obtient pour :

1+ 1+ !
=2,500000

=0,16666
!

=0,041666
!

!
=0,008333

=O,OO1388
!

=0,000198
!

≅2,718251

Avec une erreur due reste inférieur à 8.10 ( si l’on prend ( )!


. Elle est inférieur à

8.10 ( si l’on prend )


. !

En conclusion, on peut prendre par défaut avec 4 decimales exacts : = 2,7182 .

Exercices

Représenter graphiquement dans la même repère orthonormé, les fonctions f, g et h


définies

f : x⟼ f(x)=sin(x) ;

g : x⟼ g(x)=x ;

h : x⟼ h(x)= x − x + x dans [−4; 4]

75
FORMULES GENERALES DE DERIVATION

Quelques fonctions élémentaires.

Premier cas : y= x , avec ∈ Q∗

y’= x

y’’= ( − 1)x

y’’’= ( − 1)( − 2)x

……………………………………………..

y ( ) = ( − 1)( − 2)( − 3) … ( − + 1)x

y( )
=[y ( ) ]′= ( − 1)( − 2)( − 3) … ( − + 1)( − )x ( )

è
Ainsi la dérivée : (x ) = ( − 1)( − 2)( − 3) … ( − + 1)x

Cas particulier :

Si =1

=(-1) (-2) (-3)………….. (-n) x = (−1) .n! x−( +1)

!
=(−1) ( )

Si =2
1
=(- ) (- ) (- ) (- ) ………….. (- )x 2 = (−1) .n! x−( +1)

. . . …( ) ( )!!
=(−1) . .√
=(−1) . .√
((2 − 1)!!: produit des nombres impairs

jusqu’à 2n-1)

Deuxième cas : y= ( + x) , ∈ Q∗

y’= ( + x) .

y’’= ( − 1)( + x) .

……………………………………………..

y ( ) =[( + x) ] = ( − 1)( − 2) … … … ( − + 1)( + x) .

y ( ) = ( − 1)( − 2) … … … ( − + 1)( + x) .

76
1
Si = 2 , on aura y=√ +

1
Si = − 2 , on aura y=

Si = −1, on aura y=

Pour = −1, y ( ) = (-1) (-2) (-3)………….. (-n) ( + x)


( ) ( )!
+
=(−1)
( )

Pour =−

( )
1 ( )!!
=(−1) .( ).√
+

Quelques exemples de développements

Rappel

f(x)=f(0) + ! f (0) + !
f (0) + ⋯ + ( )!
f ( ) (0) + ( )!
f( )(
x)

Exercices : Calculer

x x x x x
=1 + x + !
+ !
+ ⋯+ ( )!
+( )!
, car f’(x)= f’’(x)= f’’’(x)= ... =f ( ) (x)= et
f’(0)= f’’(0)= f’’’(0)= ... =f ( ) (0)=1

Alors si |x|≤ 1, en prenant n=8, on a pour le reste, l’estimation suivante :


R < !
. 3 < 10

En posant x=1, on retrouve la valeur approchée de : =1 + 1 + !


+ !
+ ⋯+ !
≈2,71828

Calcul de f(x)=sin

f(x)=sin , f(0)=0

f’(x)=cos , f’(0)=1

f’’(x)=− sin , f’’(0)=0


77
f’’’(x)=− cos , f’’’(0)= −1

f( ) (x)
= sin , f ( ) (x)=0

f ( ) (x)=sin( + ) , f ( ) (0)=sin( )

f( ) (x)=sin(
+ ( + 1) ) , f ( )( )=sin( + ( + 1) )

Ainsi:
3 5 +1
sin = − !
+ !
+ ⋯+ !
sin( )+( )!
sin( + ( + 1) )

Pour f(x)=cos , même méthode que précédemment :


2 4 +1
cos =1− !
+ !
+ ⋯……+ !
cos( )+( )!
cos( + ( + 1) ) , | | < | |

Autres cas

a) f(x)= (1 + x) ; f(x)= ; f(x)=



3 5
b) tan = + !
+ . .
+⋯
2 3 4
Ln(1 + x)= − + − +⋯
2 4
Ln(cos )= − − +⋯
3
arcsin x= + +⋯
f(x)= =1 + x + x + x + … + x + x ( )

Exercices d’application
Déterminer les limites suivantes :
1) lim x
=1
→ x x− !
( ) x
2) lim x
=1

3) lim =

4) lim =
→ √

5) lim ( )
=

Remarque

78
Cas de l’étude des branches infinies

Pour x⟶ ±∞

f(x)= + + . +∘

- Asymptote négligeable en 0
- tangente Position
par
rapport à
l’asympto
te

Opérations sur les développements limités

Les opérations sur les DL sont possibles. Elles s’effectuent de manière analogue aux
opérations usuelles faites sur les polynômes.

Soit les DL des fonctions f et g définies respectivement par f(x) et g(x)

f(x)= + + +⋯+ + ( )

g(x)= + + + ⋯+ + ( )

DL d’une somme [f(x) + g(x)]

Il s’écrit :

[f(x) + g(x)]= + +( + ) +( + ) + ⋯+ ( + ) + ( )

Il est donc inutile de chercher un DL de g d’ordre supérieur à n

DL d’un produit [f(x). g(x)]

Posons P= + +⋯+

Q= + + ⋯+

Les égalités : f(x)=P + ( ) et g(x)=Q + ( )

[f(x). g(x)]=[ P + ( )].[ Q + ( )]

Le produit PQ est un polynôme de degré (n+m) que l’on peut écrire PQ

PQ=C + C + C x + … +C x

On a donc : [f(x). g(x)]= C + C + C x + … +C x + ( )

( )= ( )+ ( )+ ( ) ( ) avec ( ) →0 ; x →0

79
Ce qui prouve que ( ) est de la forme ( ) finalement.

[f(x). g(x)]= C + C + C x + … +C x + ( )

Dans la pratique, on fait le produit de deux DL comme le produit de deux polynômes,


mais en négligeant les puissances de x d’ordre strictement supérieur à n.

Application

Donnez le DL au voisinage de f(x). g(x)= . sin 2

( )
DL d’un quotient [ ( )
]

( )
Il faut chercher un DL de ( )
connaissant les DL de f et g et sachant que g(0)≠0

Soit f(x)= + + +⋯+ + ( )

et g(x)= + + + ⋯+ + ( ) avec g(x)= ≠0


( )
Ecrivons le DL de ( )
sous la forme d’un polynôme

( )
( )
= C + C x + C x + … +C x + ( ) où = C

= C + C

…………..…………….

= C + C +. . . C

Comme ≠0 les égalités présentent donnent les nombres suivants :

C =

− C
C =

……………………………

− C … C
C =

( )
D’où : ( )
= C + C x + C x + … +C x + ( )

Remarque

80
Pour que cette expression soit un DL, il faut et il suffit que la fonction ( ) définie par
( )
l’égalité : ( )
= C + C x + C x + … +C x + ( ) tende vers 0 quand x tend vers 0.
( )
Car ( )= ( )

Par ailleurs, on sait que ( )


⟶ quand x ⟶ 0, il en résulte que ( ) est de la forme
( )

Exemple

Trouver le DL jusqu’à l’ordre 5 de tangente x. on sait que

( )
tg(x)= = =C + C x + C x + … +C x + x ( )
( )

on en déduit

− + + ( )=[1 − + + ( ) ][ C + C x + C x + … +C x +
x ( )]= C + C x + − +C x + − +C x + − +C x +( −
+C )x + x ( )

D’où C = 0 ; C = 1 ; C = 0 ; C = ;C =0;C =

Par suite : tg(x)= − + + ( )

DL d’une fonction de fonction

Soit ( ) une fonction de x qui tend vers 0 quand x ⟶ 0 avec un DL égale à

( )= + + ⋯+ + ( ) et f(x) une fonction de dont on se donne un


DL : f( ) = + +⋯+ + ( )

Cherchons un DL de y(x)=f( ( ))

On remplace tout simplement dans le développement de f( ). Ainsi :

y(x)= + + + + +2 + …+( + ⋯+
) + ( )

Exemple

81
soit à développer jusqu’à l’ordre 4, la fonction définie par y(x)=ln(cos )
2 4
( ) = 1 − cos = − + 4 ( )
2 24
2 3 4
f( )=ln(1− ) = − − − − − + 4 ( ). …

2 4 2 4 2
=− − + 4 ( ) — − + 4 ( ) −⋯

2 4 4
=− + − + 4 ( )

2 4
f( )= − + + 4 ( )

Remarque

Il est essential que (0) soit égale à 0 pour l’existence du DL de f( ).

Application

Déterminer le DL à l’ordre 3 de
( )
1) y= au voisinage de 1
2) y= ( )
, au (0), (n=3)
x
3) y= , au (0), (n=4)

( )
4) y= .
, au (0) , (n=4)

5) f(x)= − + − +∘ ( )
f(x)= 1 − + − +∘ ( )
Calculer les DL des fonctions suivantes:
) 2 f( ).g( )
) [f(x)]
) [g(x)]

) [f(x)] + [g(x)]

Pouvez-vous prévoir ces résultats ?

82
Si f est dérivable ( sur un intervalle ouvert en ) et si la fonction dérivée
admet un DL à l’ordre n au voisinage de 0 de la forme

(x) = + + + ……+ + 0( )

Alors f admet un DL à l’ordre ( n+1) au voisinage de 0 obtenu par


intégration terme par terme.

Exemple

1) ln( + 1) =
2) ( )=-

3) ( )=

4) ( )=

Exercice

Calculer les DL à l’ordre n de ln (1+ x ) , Arcox (x) , Arcsin(x), Arctg(x) au V(0)

Corollaire
Si f admet un DL à l’ordre n au V(0)
f(x) = + + + …+ + 0( )
et si admet un DL à l’ordre (n-1) au V(0) , alors ce DL est obtenu en
dérivant le DL de f terme à terme
(x) = + 2 +3 + ⋯.+ + 0( )

Théorème

è
Si la dérivée de f au V(0) existe et si le DL de f à l’ordre n au
voisinage de 0 s’écrit

f(x) = + + + …+ + 0( )

alors admet un DL à l’ordre (n-1) obtenu en dérivant terme à terme le


DL de f .

Soit (x) = +2 +3 + ⋯.+ + 0( )

83
INTEGRATION

Définition
Notion d’aire ensembles quarrables
Soit Π un plan euclidien réel. (Π ) l’ensemble des parties de Π et ℱ une famille de parties
de pi. Il est évident que ℱ ⊂ (Π ). Les éléments de ℱ sont dits quarrables s’il existe une
application
F : ℱ → ℝ satisfaisant aux propriétés suivantes :

1) Croissance

Soient des éléments de ℱ (ou des parties de ℱ).


Pour tous de ℱ si ⊂ alors f ( ) ≤ f ( ).

2) Additivité
∀ ∈ ℱ ∀ ∈ ℱ
Si ∩ = ∅ , aloirs f ( ∪ ) = f( ) + f( )

3) Isométrie

Si sont isométriques, alors f( ) = f( )

4) Pour tout segment , f( ) = 0


Par définition
a- le réel f( ) image par f d’un élément de P de ℱ est l’aire de . Posons alors f( ) =
A
b- les éléments de ℱ sont dits domaine quarrable
c- le domaine limité par un carré est dit quarrable

5) Mesure de l’aire
Si est un carré ayant pour coté l’unité de longueur alors f( ) = 1. Les réels f( ) aires des
domaines sont aussi appelés mesure des aires avec l’unité d’aire considérée.

Remarque :
Tout domaine plan délimité par un polygone convexe est quarrable.

L’intégrale d’une fonction en escalier

Rappel (définition)
Soient a et b deux réels tels que a < b ; une fonction numérique f définie sur [a ; b] est dite en
escalier s’il existe une suite réelle finie strictement croissant a= , , , … , , = b telle
que f prenne sur chacun des intervalles ouverts ] , [, une valeur constante
La suite ( ) est appelée subdivision de l’intervalle [ ; ]

84
Soit f une fonction en escalier sur le segment [ ; ] et ( ) une subdivision de ce segment
telle que f prenne sur chacun des intervalles ouverts ] , [, la valeur constante
On appelle intégrale de Riemann de la fonction en escalier f sur le segment[ ; ] le réel
défini par
I= ( − ) +( − ) + ⋯ + ( − ) +( − )

Soit

I=∑ ( − )

Remarque
Le réel obtenu I
-ne dépend pas des valeurs de f( )
-ne change pas si l’on défini la même fonction # à partir d’une autre subdivision

Notation

I=∑ ( − )
Ou

( )

∫ ( ) = ∫ ( ) =∫ ( )

Propriétés de l’intégral d’une fonction en escalier

1°/ ∫ ( ) =0

2°/ Si a < b et f(x) ≥ 0 => ∫ ( ) ≥0

3°/ ∫ ( ) =-∫ ( )

4°/ Si a < b , alors ∫ ( ) ≤ ∫ | ( )|

5°/ Si a < b et si ∀ x ∈ [ ; ] m ≤ ( )≤ M
alors m(b-a) ≤ ∫ ( ) ≤ M(b-a)

6°/ Relation de Chasles

85
( ) = ( ) + ( )

Intégrale d’une fonction monotone sur un segment

Définition

On appelle intégrale sur [ ; ]de la fonction monotone f, la borne supérieure des intégrales sur
[ ; ] des fonctions en escalier minorant f( ou la borne inférieure des intégrales sur [ ; ] des
fonctions en escalier majorant f ).

Notation

I=∫ ( )

Propriétés

1) L’intégrale d’une fonction monotone sur un segment [ ; ] possède les mêmes


propriétés que l’intégrale d’une fonction en escalier.
2)
3) = ∫ ( ) est l’aire algébrique du domaine borné par l’axe , la courbe
d’équation y=f (x) et les droites d’équation x= a et x=b.

y Y=f(x)

0 a b x
x

Intégrale d’une fonction continue sur un intervalle


Théorème
Toute fonction continue sur [a ;b] est intégrable (au sens de Rieman) sur [ ; ] .

86
Moyenne d’une fonction intégrable sur [ ; ]
Soit une fonction intégrable sur [ ; ]. On appelle Valeur moyenne de la fonction f sur le
segment [ ; ] , le réel
1
= ( )

on en déduit
∫ ( ) = ( − )

Propriétés

1) la valeur moyenne de f sur [ ; ] est comprise entre m et M sur [ ; ].


m≤ ≤ M

2) Si f est continue sur [ ; ] alors il existe un point c ∈ ] ; [ tel que

1
( )= ( )

3) Linéarité

∫ ( )+ ( ) =∫ ( ) +∫ ( )

∫ ( ) = .∫ ( ) avec ∈ ℝ

Ou encore
∫ ( )+ ( ) = ∫ ( ) + ∫ ( )

87
PRIMITIVES

1) Approche de la notion

Soit f : x ⟼ ( ) = 2 et F : x ⟼ ( ) = +3
Remarquons que ∀ x ∈ ℝ F’(x) = f(x)
F est une fonction primitive de f sur ℝ.

2) Soit f une fonction définie sur le segment [ ; ]. On appelle fonction primitive de f


sur le segment [ ; ] toute fonction F telle que F’ = f sur le segment [ ; ].

3) Application

f:x⟼ ( )= 2 => F(x) = +

g:x⟼ ( )= + 3 => G(x) = + +

h : x ⟼ ℎ( ) = 5 => H(x) = 5. +
k : x ⟼ ( ) = cos( ) => ( ) = sin( ) +

4) Primitive d’une fonction continue

Soit une fonction continue sur le segment[ ; ]. Si ∈ [ ; ]et que x ∈ [ ; ]. alors F : x ⟼


∫ ( ) = ( )
Est une primitive de f(x) sur le segment [ ; ] ( c’est la primitive de f qui s’annule pour t =
)

Théorème1 (lien entre les primitives d’une fonction)

Si F est une primitive de f sur le segment [ ; ], toute primitive de f est de la forme F + C où


C est une constante.

Théorème2

Si une fonction admet des primitives sur le segment [ ; ], il existe une et une seule qui
prend en un point donné du segment [ ; ], une valeur donnée.

Théorème3 (relation entre intégrale et primitive)


Soit f une fonction continue sur [ ; ] et F une primitive quelconque de f sur [ ; ].
Par définition
∫ ( ) = ( )− ( ) = [ ( )] = ( )| Leibnitz

88
Rappel

∫ ( ) = ∫ ( ) =∫ ( )

5) Recherche des fonctions primitives

A. Primitives usuelles

Ont pour dérivée

Les fonctions La fonction

x⟼ + x ⟼ 2x

a pour primitive

B. Primitive des fonctions élémentaires

Fonction F définies par Primitives F définies Sur D


f(x) F (x)
, ∈ℝ x+C ℝ

, n∈ℕ ℝ
+
+1
, r ∈ ℝ ∖ {−1} ℝ∗
+1
cos sin + C ℝ

89
sin -cos + C ℝ

cos( + ) 1 ℝ
sin( + )
∈ ℝ∗
sin( + ) 1 ℝ
− cos( + )
∈ ℝ∗
= 1+ x tgx + C ; +k ,k ℤ

=1+ -cotgx +C ]0; [ + ,k ℤ

1 arsin x + C ]−1; 1[
√1 −
−1 arccos x + C ]−1; 1[
√1 −
1 arctg x+C ℝ
1+
1 x ]− : [
rsin + C , si >
√ + x
rccos + C, si <0
1 1 x
rctg + C
+ ≠0
1 x
rccotg + C

C. Application

I- Primitive de fonction algébrique

a) Déterminons les primitives sur ℝ de :


f(x)=5 +3 − + 1 , on a : F(x)= + − + +
g(x)=( − 3 ) (3 − 2 ) , on a : G(x)=− ( − 3 ) +C
h(x)=√ , on a : H(x)= √ −2 +3+

b) En déduire la primitive de f, g, h qui s’annule pour n=1


F(1)=0 ⟺ + 1 − + 1 = − ⇒ C=−
F(x)= + − + +−
G(1)=0 ⇒ − (1 − 3) = −C ⇒ C=4
G(x)=− ( − 3 ) +4

90
H(1)=0 ⇒ √1 − 2 + 3 = − ⇒ C=−√2

c) Soit la fonction définie sur ℝ∗ par f(x)=


On peut écrire f(x)= +5−
Et par suite les primitives : F(x)= +5 + +C

Déterminer de la même manière les primitives de f(x)=


f(x)= 2 + 3 +
F(x)= +3 − +C

II- Primitive des fonctions circulaires

Déterminons les primitives des fonction suivantes :


a) f(x)= sin 2x F(x)=− cos 2 + ;
b) g(x)=sin x. cos x G(x)= sin x + ;

c) h(x)= H(x)= +C;


cos
d) k(x)= cos 3x sin 2x K(x)= sin 5x+ sin x + .

III- Linéarisation
Soit sin x = − , ainsi F(x)= − sin 2x +
Soit g(x)= cos x= + , ainsi G(x)= + sin 2x +
On peut linéariser cos x + sin x si n est pair. Si n est impair, on se ramène à
une autre forme.

Exemple
f(x)= cos x = cos x. cos x
1 cos 2
=cos x [ + ]
2 2
cos x cos x.
= +
cos x
= + [ (cos3 x + cos x)]
cos x cos3 x cos x
= + + =
= cos x + cos3 x
D’où : F(x)= sin x + sin3 x +
Ou encore cos x = cos x. cos x
=cos x (1 − sin2 x)cos x

91
f(x)=cos x − cos x . sin2 x
1
ainsi: F(x)=sin x − sin3 x + C
3

IV- Notation définie

On note ∫ f(x)dx et on lit somme de f(x)dx toutes les primitives de f sur , où est la
partie de ℝ sur laquelle f est la définie et continue.
Si F est une primitive quelconque de f sur on écrit symboliquement ∫ f(x)dx = F(x) + C
où C=cste , on l’appelle intégrale indéfinie.
Par définition f est appelée fonction sous le signe somme ou fonction à intégrer et ∫ signe
d’intégration ou signe somme.
L’intégrale indéfinie représente une famille de fonction y=f(x)+c. Géométriquement, c’est un
ensemble (une famille) de courbes telle que l’on passe de l’une à l’autre en effectuant une
translation dans le sens positif ou négatif de l’axe (OY).

Remarque

Toute fonction f continue sur le segment [ ; ] possède une primitive (et par conséquent une
intégral indéfinie). Le processus qui permet de trouver la primitive d’une fonction f définie
par f(x) est appelée intégration de la fonction f.

Conséquences
La dérivée d’une intégrale indéfinie est égale à la fonction à intégrer
(∫ f(x)dx)′ = (F( ) + C)′ = f(x)
f(x)dx
La différentielle d’une intégrale à indéfinie est égale à l’expression sous le signe somme
(∫ f(x)dx) = f(x)dx

92
L’intégrale indéfinie de la différentielle d’une certaine fonction est égale à la somme de cette
fonction et d’une constante.

V- Méthode d’intégration

1) Intégration par partie

Soient u et v deux fonctions dérivables su ] ; [. On sait que la dérivée !


( )′ = ′ + ′.
Ainsi pour tout t ∈ [ ; ] et ∀ ∈ [ ; ]: [ ( ); ( )] = ( ) ( ) + ( ) ′( )
Par suite pour ∈ [ ; ] <
∫[ ( ); ( )]′ =∫ ( ) ( ) + ∫ ( ) ′( )
et donc ∫ ( ) ( ) +=∫[ ( ); ( )]′ − ∫ ( ) ′( )
d’où ∫ ( ) ( ) +=[ ( ); ( )] − ∫ ( ) ′( )
c’est-à-dire ∫ = −∫
On retiendra :
= −

Application

1. Calculer ∫ cos

Posons u=t ⟹ du =dt

dv=costdt ⟹ v=sint

Par suite I=[tsin ] − ∫ sin

I= sin +cos x -1

2. Calculer: I = ∫ ∈ℕ
Calculer I et en déduire I et I
I =∫ . cos
posons = ⟹ = ( − 1) . cos
dv=sin x ⟹ v=− cos
ainsi

I = [− . cos ] − ( − 1) sin . cos

I = ( − 1) sin (1 − )

93
I = ( − 1) (sin − sin ) − sin )

I = ( − 1) sin − ( − 1) sin

I = ( − 1) sin − ( − 1)I

(1 + − 1)I = ( − 1) sin

I = ( − 1)I
D’où I = I
Par suite : I = I = I
−4−1 −5
I = I = I
−4 −4
Et donc : I = I

Pour I = ∫ =
2−1 1
I = I = I =
2 2 4

4−1 3 3
I = I = I =
4 4 12

La formule initiale peut s’écrire autrement selon que est pair ou impair. En effet :
Si =2p avec p≥ 2 , ( ∈ ℕ∗ )
2 −12 − 32 − 5
I = ……………
2 2 − 22 − 4 2
(2 − 1)‼
I =
(2 )‼ 2
Rappel
9 !!=1.3.5.7.9 (produit des nombres impairs jusqu’à 9)
10 !!=2.4.6.8.10 (produit des nombres pairs jusqu’à 10)
Si n=2p-1, ∈ ℕ∗
2 − 22 − 42 − 6 8642
I = …………… I
2 − 12 − 32 − 5 9753
Mais ∫ = [− cos ] =1
( )‼
D’où I =( )‼

N.B :

94
La règle d’intégration par partie se rencontre dans beaucoup de cas par exemple les
intégrations de la forme ∫ sin , ∫ cos ;∫ e ,∫ .

2) Intégration par changement de variables

Soit à déterminer J=∫ f(x)d avec f continue sur le segment [a ;b].


Soit x= ( ) avec ∈ [ : ]
Avec :
1) ( ) = et ( ) = ;
2) est continue sur [ : ] et ′ continue sur ] : [ ;
3) f∘ est continue sur [ : ]
alors J=∫ f(x)d = ∫ f ( ) . ′( ) ,
avec x= ( ) et dx= ′( )

Application
1) I=∫

2) I=∫ √
3) I=∫

4) ∫ ( )

5) ∫ √ − >0

6) ∫

Correction

1) I=∫

Posons = 2+4 ⟹ = , =
x=1 , = 6 , = ±√6
x=4 , = 18 , = ±3√2
√ √ √
I=∫ =∫ √
=∫ √
=

2) I=∫ √ : posons = ,3 =
⟶ 1, = 1
⟶ 8, = 2
I=∫ √ =∫ 3 . =∫ 3 = = (64 − 1) =

3) I=∫

95
4) ∫ ( )

5) ∫ √ − >0

− = cos cos = cos =


4
6) ∫

Calculer
1) I=∫ . ⟹ I= +
2) I=∫(2 + 1) ⟹ I= (2 + 1) +
3) =I=∫ ⟹ I=-ln|cosx| + c

Intégrale de certaines expressions contenant le trinôme + +


Considérons l’intégrale I = ∫
Transformons tout d’abord le dénominateur sous la forme d’une somme ou une différence de
carré.

+ + = + +

+ + = + + −
2 4
+ + = + ± où ± = −

Dès lors I = ∫ = ∫
±

Effectuons un changement de variable en posant t= +


1
I =
±
1 1
⎧ = ( )+
+
I =
⎨ 1 +
= +
⎩ − 2 −

Plus généralement considérons l’intégrale

+ (2 + )+( −2 )
I = = 2
+ + + +
I =∫ = ∫ +( − )I

I = | + + |+( − )I
2 2
96
Application

Calculer les intégrales suivantes :


1) I = ∫
= ∫
= ∫( )

= ∫
( ) √

= +
√ √

2) I = ∫
1
(2 − 2) + 1 + 3
I = 2
−2 −5
1 2 −2
= +4
2 −2 −5 −2 −5
= ln | − 2 − 5| + 4∫ ( )

= ln | − 2 − 5| + 4∫ ( )

= ln | − 2 − 5| + 4∫
( ) √

= ln | − 2 − 5| + 4∫
√ √
√ ( )
= ln | − 2 − 5| + ( )
+
√ √

3) Considérons à présent I = ∫ √

A l’aide du changement de variable indiqué, on ramène cette fonction à une intégrale du type
I =∫ dans le cas où > 0 ou à une intégrale du type I′ = ∫ dans le cas
± ±
où < 0.

∫√ = +
Rappel
∫ = ln | + ± |+
±

Enfin considérons : I = ∫ √
Cette intégrale peut être calculée à l’aide de transformations analogues à celle utilisées pour
l’intégrale I

97
+ (2 + )+( −2 )
I = = 2
√ + + √ + +
I = ∫√ =I = ∫√ +( − )∫√
En posant t= + + ⟹ (2 + ) =
On trouve ∫ √ =∫ = 2√ +

Exemple
5 +3
I =
√ + 4 + 10

Exercices
Intégrer par changement de variables
1) ∫ √ + 1.
2) ∫ √

3) ∫ √
4) ∫
5) ∫ [ ]
( )
6) ∫ √
7) ∫
8) ∫ √
9) ∫ √
10) ∫

98
CALCUL D’AIRES DES DOMAINES PLANS

Rappel

I=∫ f(x)dx est l’aire algébrique du domaine plan borné par l’axe X’OX, la courbe d’équation
y=f(x) et les droites d’équation x= et x= .

f(x)

(I)

Par convention,

99
f(x) f(x)
B

⨁ ⊖

′ ′
′ B’

S >0 S <0

Si une primitive de f(x) est F(x), alors ∫ f(x)dx =

= [ ( )] = F(b) – F(a)

Avec f(x) >0 et > ; à condition que :

1) f conserve un signe donné sur [a ; b]


2) le sens direct est compté positivement et le sens rétrograde négativement dans le
sens orienté XOY
3) Si f(x) = 0 pour x=c et x=d sur le segment [a ; b] et tel que a<c<d<b, on prendra par
définition eu égard au schéma ci-dessous :

⊕ ⊕


C D B

100
On prendra par définition ∫ = + ∫ ⊕⊖ ∫ ⊕⊕ ∫

Applications

1) aire du domaine plan limité par une arche de sinusoïde

3
2

0 2
2

-1

x
On a A = ∫ sin = [−cos ] = 2

A=2

Remarque

∫ sin = [−cos ] = 0 car ∫ sin = ∫ sin +∫ sin =A +A

On a A = 2 et A = -2

101
2) aire d’un segment de parabole

B A

− 0 x

F(x) = x² et l’aire cherchée est = −

=2 − ∫ x²dx

3) aire du domaine compris entre deux arcs de courbes

f ( )
f ( )

f ( ) 0
b x
y
0 a b x y f ( )

102
On suppose que f1 et f2 sont intégrables sur le segment [a ;b] alors l’aire cherchée est :

A= ∫ f ( )d − ∫ f ( )d

A= ∫ (f ( ) − f ( ))d

Exercices

1) construire la courbe représentative de la fonction définie par y = f(x) = x +

2) calculer l’aire comprise entre cette courbe, la droite y = x et les droites x = 2, x =


( >2)

3) déterminer la limite de cette aire quand lambda tend vers +∞

103
INTEGRATION DES FRACTIONS RATIONNELLES

Rappel

Fonction rationnelle

On appelle fonction rationnelle, le rapport R de deux polynômes Q et R (à coefficients réels).


Elle est définie en dehors des zéros du dénominateur.

( ) ⋯
x ⟼ R(x)= ( )
= ⋯

R−{x : f(x)=0 }⟶ ℝ

C’est donc une fraction. Les zéros du dénominateur s’appellent les pôles de la fraction
rationnelle.

Définition

1) si le degré du numérateur Q(x) est inférieur à celui du dénominateur f(x), on dit que
la fraction est régulière.
2) si le degré du numérateur Q(x) est supérieur à celui du dénominateur f(x), on dit que
la fraction est irrégulière.
( ) ( )
R(x)= ( ) =M(x)+ ( )

( )
Où M(x) est un polynôme et ( )
une fraction régulière.

Exemple :

R(x)=

C’est une fraction rationnelle irrégulière suivant la règle de division des polynômes, on a :

104
= −2 +3−

M(x) F(x)
f(x)

Décomposition des fractions rationnelles régulières

Définition :

On appelle éléments simples des types I, II, III, IV, les fractions rationnelles régulières
suivantes :

TYPE I:

TYPE II: ( )
où ( ∈ ℕ, ≥2)

TYPE III: où les racines du dénominateur sont complexes

TYPE IV: ( )
(où ∈ ℕ, ≥2les racines du dénominateur sont complexes).

Théorème

Si f(x) s’écrit sous la forme


( )
f(x)= ( − ) … . ( − ) ( +p + q) … ( +l + s) , la fraction ( )
peut être
décomposée de la manière suivante:
( )
( )
=( )
+( )
+ … +( )
+ …+( )
+( )
+…+( )
+

( )
+( )
+ ⋯+ ( )
+ ⋯+ ( )
+( )
+

⋯ ( )
(2)

105
On peut déterminer les coefficients A , A ,…, B , B ,… en tenant compte des considérations
suivantes:

Première méthode : méthode des coefficients indéterminés

L’égalité (2) est une identité, ainsi, en réduisant au même dénominateur toutes les fractions,
nous aurons aux numérateurs, à droite et à gauche des polynômes identiquement égaux.
Puis en égalisant les coefficients des mêmes puissances de n, nous trouvons un système
d’équation pour déterminer les coefficients inconnus A , A ,…, B , B ,… c’est la méthode
des coefficients indéterminés.

Deuxième méthode

Les polynômes que l’on obtient à droite et à gauche de l’égalité après réduction des
fractions au même dénominateur doivent être identiquement égaux. Par conséquent, les
valeurs e ces polynômes sont égales quelque soit la valeur de n. En donnant à n une certaine
valeur concrète, nous obtenons les équations nécessaires pour déterminer les coefficients.

Conclusion :

Toute fraction rationnelle régulière peut être mise sous la forme d’une somme d’éléments
simples.

Exemple :

R(x)=( ) ( )
=( )
+( )
+ +( )

Méthode 1 (méthode des coefficients indéterminés)

-réduire au même dénominateur

- égaliser les coefficients des monômes de degrés respectifs 3, 2, 1,0

0=A +B

1 = = A + 3B

106
0 = = A + A − 3A + 3B

2 = = 2A − 2A − 2A + B

A = -1 A = 1/3 A = -2/9 B = 2/9

Méthode 2

On peut donner des valeurs particulières à n. on trouvera alors les valeurs respectives de
certains coefficients.

Pour x = -1, on trouve 3 = -3A => A = -1

Pour x = 2, on trouve 6 = 27B => B = 2/9

D’où : ( ) ( )
= −( )
+ ( )
− ( )
+ ( )

2) R(x)=( )(
=
) ( )
+

On a x = (A + B) ( − 1) + C( + 1)

=A ²-A +B –B+C ²+C

= (A + C) ² + (B-A) +C–B

A + C = 0
−A + B = 1 ⟹ A = -1/2 B = 1/2 C = 1/2
C– B = 0

3) R(x)= ( ) ( )

R(x)=( )
+ +

En combinant les deux méthodes données, on trouve A = 1; B = -1 ; A =0 ; B = 0 ; C = 1

4) R(x)=( )( )( )
= +6+ + +

A=1 B = -17 C = 41

107
Exercices d’application

Décomposer en éléments simples

1) R(x)=( )( )

2) R(x)=( )( )( )

3) R(x)=

4) R(x)=( )( )

5) R(x)=( ) ( )

6) R(x)= ( )

( )
7) R(x)=

8) R(x)= ( )

108
INTEGRATION EN ELEMENTS SIMPLES

On montre :

1) l’intégrale du type I est de la forme : ∫ –


= – +

( )
2) l’intégrale du type II est de la forme : ∫ ( )
= ∫( − ) = +

En définitive, ∫ ( )
=( )( )
+

( ) ( )
3) l’intégrale du type III est de la forme : ∫ =∫

+ 2 + 1
= +( − )
+p +q 2 +p +q 2 +p +q

∫ = ln| +p +q|+( − )∫
( ) ( )

Finalement, ∫ = ln| +p +q|+ +

Exemple :

J=∫

4) l’intégrale du type IV est de la forme : ∫ ( )


=? ( ∈ ℕ, ≥2) (s’exprime
par des fonctions rationnelles des arctg et des ln)

En utilisant le même type de calcul que précédemment, on obtient :

+ 2 + 1
= +( − )
( + p + q) 2 ( + p + q) 2 ( + p + q)

109
or, ∫ ( )
= + +

Il nous reste à calculer : ∫ ( )

Après mise du binôme sous forme canonique et changement de variables, on est conduit à
calculer ∫ ( )
= ⋯ = ∫( )

En posant : = ⟹ = ou =

Et donc ∫ ( )
=∫ ( )
= ∫( )

Il nous faut donc calculer à présent ∫ ( )


, avec ≥2, ∈ ℕ.

Pour ce faire, faisons un calcul par récurrence :

I = ∫( )
= ∫( )
− ∫( )
, car 1 = 1 + −

Cette dernière intégrale se calcule par partie

Posons : f (t) = t et g’ (t) = ( )

f’(t) = 1 et g(t) = ( )( )

1
= − I
(1 + ) 2(1 − )(1 + ) 2(1 − )

Rapportons ce résultat dans l’expression de I :

1
I =I − − I
2(1 − )(1 + ) 2(1 − )

Soit :
2 −3
I = I −
2 −2 2(1 − )(1 + )

110
En remarquant que : I = ∫ = +

Cette formule permet de calculer Ik de proche en proche.

En résumé :

L’intégrale de toute fraction rationnelle régulière peut être exprimée par des fonctions
élémentaires en nombre :

1) par des logarithmes si les éléments sont du type I


2) par des fonctions rationnelles si les éléments sont du type II
3) par des logarithmes et des arctgs si les éléments sont du type III
4) par des fonctions rationnelles, des logarithmes et des arctgs si les éléments sont du
type IV

Exercice d’application

Calculer les intégrales

1) ∫ ( )( )( )

2) ∫

3) ∫

Cas des fonctions rationnelles en sin x et cos x


( , )
Recherchons les primitives des fonctions de la forme f : x ⟼ ( , )

Où P et Q sont deux polynômes de deux variables à coefficients réels

Exemple :
( )
1) x ⟼ .
2) x ⟼ sin . cos + cos
3) x ⟼

A) Polynômes trigonométriques

111
Considérons le cas où Q = 1, on est ramené à calculer une primitive d’une somme
d’expression de la forme sin . cos . Tout dépend alors de la parité de p et q

a) si p ou q est impair

p = 2r + 1

L’intégrale à calculer est : ∫ sin . cos dx = ∫ sin . cos sin dx

On effectue un changement de variables en posant cos x = u ⟹ du = - sin x d x

Et comme sin² x = 1 – u², il vient que : ∫ sin . cos = − ∫(1 − )

Et on est ramené à la primitive d’un polynôme.

b) si p et q est pair (p = 2r ; q = 2s)

L’intégrale à calculer est ∫ sin . cos = ∫(sin ) . (cos )

Sachant que sin = et cos = , on se ramène au calcul d’une primitive


d’un polynôme en sin 2x et cos 2x dont les degrés ont strictement diminué.

Par itération (en recommençant l’opération un certain nombre de fois), on aboutit a


résultat final.

Exemple :

Calculer I = ∫ cos

On a : I = ∫ cos = ∫( )

= ∫(1 + 2 cos 2 + cos )

= ∫(1 + 2 cos 2 + )

= + + ∫( )

= + + + sin4 +

112
Finalement, I== + + sin4 +

On peut aussi linéariser sin . cos en utilisant les nombres complexes. On obtient des
combinaisons linéaires de sin et cos de réels multiples entiers de x.

Rappel :

sin = cos =

Exemple :

I = ∫ cos

+
cos =
2

= +4 +6+4 +

= (2 cos 4 + 8 cos 2 + 6)

Exercice d’application

Calculer par les deux méthodes I = ∫ cos . sin

Cas général

F est une fonction rationnelle quelconque.

Méthode générale :

On fait un changement de variables : t=tg(t) ⟹ =2 ⟹dt= 1+

⟹ =

113
En reportant ces expressions dans ∫ F(sin , cos )dx , on est ramené au calcul d’une
fraction rationnelle.

Remarque 1 :

1) dans le cas où l’on doit calculer ∫ F(sin , cos )dx , il faut que l’intervalle [a ; b] ne
contiennent pas de réels de la forme ( + 2 ) pour que ce changement de variable
soit lucide.
Exemple :

Calculer I=∫

Posons t = (ce qui est possible)

Donc d x =

Par suite, I=∫

I=∫ ( )( )

Remarque 2 :

Souvent la fraction rationnelle obtenue n’est pas aussi simple qu’on le souhaite et le calcul
d’une limite peut être fastidieux.

Dans certains cas, on peut procéder à des types de changements de variables qui conduisent
à des calculs simples. Il s’agit de mettre à profit certaines invariances.

Soit F(sin x, cos x), une fonction rationnelle en sin x et cos x.

Calculons F (sin x, cos x) dx en posant

x = -t (1)

x= -t (2)

x= +t (3)

Si dans l’un des trois cas F(sin x, cos x) dx = F(sin t, cos t) dt.

114
On admet que les changements de variables suivants ramènent à la recherche d’une
primitive d’une fonction rationnelle en U, c’est-à-dire :

Si pour x = t, F (sin x, cos x) dx = F (sin t, cos t) dt. On pose cos x = u

Si pour x = -t F (sin x, cos x) dx = F (sin t, cos t )dt. On pose sin x = u

Si pour x = +t F (sin x, cos x) dx = F (sin t, cos t) dt. On pose tg x = u

tg ( + t) = tg t

Remarque 3 :

il ne faut pas oublier dans chaque cas de calculer dx qi vaut (-dt) dans les deux premiers ces
et dt dans le dernier.

Remarque 4 :

Dans le cas particulier de ∫ sin . cos , si pour x = -t, F (sin x, cos x) dx = F(sin t, cos t)
dx, on doit faire un changement de variables u = cos x et l’on retrouve le cas A)

Exemple :

I=∫ pour x=-1

I =∫ − √ √

I =∫ −

I =∫ = ∫( + ) = | + 1| − | − 1| +

I= √ +1 + √
+


I= +

I= +

I= +

115
Autre méthode

On pose :t=tg( ) ; dt= 1+ ⟹dx=

I=∫ =∫ −∫ = + #

I= tg( ) +

Calculer J =∫ [ ]
, x= +

Pour = ⟹ 1+ ( ) =

J =∫ [ ]
=∫ [ ]
=∫ 1+ ( )

( )
=∫ ( )( )

=∫

=∫

=∫(1 − )

= − | + 1| +

= − | + 1| +

Remarque 5 :

Il est souvent utile de se rappeler que 1= cos² x + sin² x pour les calculs de primitives de
fonctions trigonométriques.

116
Remarque 6 :

Pour éviter les recherches inutiles, il faut connaître quelques fonctions qui n’admettent pas
de primitives que l’on puisse calculer par les méthodes énoncées précédemment.

Il s’agit de , , , , sin( ).

Exercices d’application

Calculer les intégrales suivantes :

1) ∫( + 1) sin

2) ∫ ( )

3) ∫ ( )

4) ∫ ( )( )

5) ∫ ( )( )

6) ∫

7) ∫ .

.
8) ∫

9) a) I= ∫ ; b)

10) J= ∫
11) K=∫

117
FONCTIONS LOGARITHME NEPERIEN

Définition

On appelle fonction Logarithme Népérien la primitive sur l’intervalle ]0 ; 1[de la fonction


1
x et qui s’annule pour x 1
x
Notation

En d’autres termes, on appelle Logarithme Népérien du réel x l’image de x par la fonction


log.
x
* 1
Ainsi x  , ln x  logx   dt

1
t
Conséquences

a) La fonction x  ln x est définie, continue et dérivable sur l’intervalle ]0 ;   [


1
b) (ln x)' 
x
1 1
c) Sur ]0 ;   [ ,  0 i.e. (ln x )'  0
x x
par suite la fonction est strictement croissante ; on en déduit que
* *
x1   , x 2   x  x2  ln x1  ln x 2
 , 1

x1  x2  ln x1  ln x2

d) ln10 par définition


On en déduit que pour x 1, ln x  0, pour x  0;1, ln x  0
Remarque

Un réel négatif ou nul n’admet pas de Logarithme Népérien

Application

a) Déterminer les ensembles de définition des fonctions suivantes


f : x  ln 2 x  3 

g : x  ln x 2  4 x 
h : x  ln x 2
 2x  3 

118
On a
3
2x  3  0  x 
2
3 
x   ;  
2 
x2  4x  0
x x  4   0 ; x  0 , x  4
x    ;  4   0 ;  

 les équations suivantes


b) Résoudre dans
ln2 x  3  ln x
3 3 
Domaine de validité de l’équation : 2x  3  0  x 
2 et
x  0 ,
x   ;  
2
 
3 
L’égalité suppose que 2x3x, il faut que x  3 et 3   ; 
2 
x  3 est la solution
c) Résoudre dans 
ln2 x  3  ln4  x 

Domaine de validité de l’équation


3
2x  3  0  x  3 
2 }  x   ;4 
4 x  0 x  4 2 

1
1
 dt  lnt 1
x  ln1 lnx  lnx
En effet t
x

Interprétation géométrique
1 x

Représentons la fonction
f : t  sur l’intervalle 0; par définition ln x   1 dt
t 1
t
représente l’aire algébrique de la région hachurée.

119
1

0 1 t

On retrouve géométriquement les résultats suivants :


 ) Si x  1, ln x  0,
 ) Si 0  x  1, ln x  0 ,
x
1
En effet 1 t dt  ln t 1
x  ln 1  ln x   ln x

 ) Si x 1, lnx 0
Propriétés du Logarithme Népérien (Ln, Log)

1) Dérivée de la fonction log

u: xax
Soit la fonction x  ln ax et considérons les fonctions { .
v: xlnx
Ainsi donc ln ax  v  u  ln u par suite (ln u )'  (ln' u ).u '
1 1
i.e.
a
ax x
1
Ou encore [ln(ax)]' 
ax .On conclut donc que la fonction x  ln axavec
1
a  0 admet sur l’intervalle 0; pour fonction dérivée une fonction x
x

120
2) Propriété fondamentale (ln d’un produit)

a  0, b  0, ab  0 (a, b réels)
ln( ab )  ln a  ln b
En effet ln ax et
ln x ont la même dérivée. Elles ne diffèrent que par la constante c’est-à-
dire ln ax  ln x  c , x   *
et pour x  1on a ln a  c
Par suite ln ax  ln x  ln a
D’où en remplaçant x par b , on retrouve la propriété « le logarithme d’un produit de deux
réels strictement positifs est égal à la somme des Logarithmes des deux réels ».

Remarque

ab  0  a  0, etb  0, ou a  0, etb  0

Ainsi
ln(ab)  ln a  ln b
Application

a)On donne
ln 2  0 , 6931
ln 3  1, 0986
ln 5  1, 6094
Déterminer
ln 10 et
ln 50

ln 10  ln( 2 . 5 )
 ln 2  ln 5
 2 , 3025

ln 50  ln( 5 . 10 )
 ln 5  ln 10
 3 , 9119

121
b) Résoudre dans  les équations suivantes
* ln( x  2 )  ln( x  3 )  ln 6
Domaine de validité
x20 x2
x  3  0  x  3
x  2;  
ln( x  2 )( x  3)  ln 6
( x  2 )( x  3)  6
x²  x  6  6
x ²  x  12  0
  49
x1  3, x 2   4
S  3 

* ln x  1  ln 2

Domaine de validité x   1 


x 1  2
x  1  2 , oux  1   2

x  1, ou x  3

c) Résoudre dans ℛl’inéquation ln( x  2 )  ln( x  5 )  ln 2 ( 3 x  5 ) 


3) Conséquence de la propriété fondamentale

a) Logarithme d’un quotient

a
 a   * ,  b   * ln  ln a  ln b
b
a
En effet posons c   a  bc
b
ln a  ln bc
Ainsi
ln a  ln b  ln c

122
a
D’où ln c  ln  ln a  ln b
b
b) Logarithme d’une puissance entière

a  * , b  * ln a n  n ln a
n *
Par récurrence

n  2 ln a²  ln a  ln a  2 ln a

n  3 ln a3  ln a  ln a  ln a  3ln a

n  4 ln a 4  ln a  ln a  ln a  ln a  4 ln a
On suppose que cela est vrai jusqu’à l’ordre n  1 alors vérifions pour n  n
ln a n  ln a n 1  ln a  ( n  1) ln a  ln a  n ln a
c) Logarithme d’une puissance à exposant rationnel

a  * , (n, p)    *
n
n
ln a  p
ln a ou ln a r  r ln a
p
r Q
n

En effet soitx  a on peut écrire x p  a n


p

ln x p  ln a n  p ln x  n ln a
n
Par suite ln x  ln a .
p
Etude de la fonction Logarithme Népérien

La fonction log est définie, continue et dérivable pour tout x *

123
1 logx est strictement croissante dans l’intervalle considérée
Sa fonction dérivée est ; donc
x
0;
Etude de quelques limites

lim ln x   lim ln x  
x  x0

ln x
lim  0
x x

En effet on sait que lim ln x   et que lim x  


x  x 

ln x
Ainsi lim  f .i.
x x

Levons l’indétermination
t  1, t  t 1 1
est donc 
t t
Les intégrales respectives donnent
x x
1 1
1 t dt  1 t dt  ln x  2 x  2
ln x  2 x et donc
ln x 2 x
0  , ou encore
x x
ln x 2
0 
x x
2 ln x
Par suite quand n tend vers   lim
d’où x  0 d’où lim  0
x x x

C’est la méthode de recherche d’une limite par comparaison


Al  X l  Bl

4) Tableau de variation

124
X 0 1 
1
(ln x)'  + +
x
ln x  

(ln x)'' -

ln x
Comme xlim  0  le graphe possède une branche parabolique tournée vers les x
 x
positifs

Représentation graphique

0
1 2 e 3 x

On constate qu’il existe un x unique tel que ln x  1 Sa valeur approchée


ln x  1  x  e
Sa valeur approchéex  e  2,718
r
En conséquence, pour tout r  , ln e  r

Applications

1) Déterminer l’équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction ln au


point (1 ;0)

y  yo  ( x  xo ) f ' ( xo )
y  0  ( x  1)
125
D’où y  x 1
2) Même question pour le point (e ; 1)

1 x
y 1 (x e) f ' (e) (x e) y 
e e
3) En intégrant par partie, déterminer une primitive de x
I   ln xdx
1
u  ln x  du  dx
Posons x
dv  dx  v  x

I  x ln x   dx
I  x ln x  x  c
Donc
 ln xdx  x ln x  x  c
4) En déduire l’aire du domaine du plan compris entre l’axe des abscisses, la courbe et
les droites d’équation x  e, x 1
e
A   ln xdx  x ln x  x1  1
e

1
Quelques limites usuelles

ln x r
lim  0  , r  Q*
r  r

ln x r
lim r  0  , r  Q*
r  x

lim x ln x  0 
x0

lim x ln x r  0 
x0

 ln(1  x) 
lim  1
x0  x 

126
Dérivées des fonctions Logarithmes

Théorème
Si u est une fonction dérivable sur l’intervalle I tel que x  I , u ( x )  0 la fonction
u' ( x)
x  ln u( x) admet sur I pour dérivée la fonction x
u( x)
u' ( x)
En d’autres termes
ln u( x) 
u( x)
Applications

Calculer la dérivée des fonctions suivantes :


f : x  f ( x )  ln 2 x  3
g : x  g ( x )  ln x ²  2 x
h : x  h( x )  ln sin x

Dérivée logarithmique

u' ( x)
On appelle dérivée logarithmique de la fonction u , la fonction
w: x 
u( x) avec
u(x)  0, x I .
Dans le cas d’un produit

Soit u et v deux fonctions dérivables sur I avec u(x)  0 . Soit f  u . v cherchons


f'
f
On sait que pour tout
x  I , ln f (x)  lnu(x).v(x)

 lnu(x)  lnv(x)

Ainsi en prenant la dérivée logarithmique de chaque membre, on trouve


f '(x) u'(x) v'(x) u ' v'
  ou encore
(ln u.v )'  
f (x) u(x) v(x) u v

127
La dérivée logarithmique du produit de plusieurs fonctions est égale à la somme des dérivées
logarithmiques de chacun des facteurs.

Exemples

f ( x )  ( 2 x  1)( x 3  1)
On a
f '( x) 2 3x²
  3
f (x) 2x 1 x 1
Cas d’un quotient

u ( x)
Soit f ( x) 
v( x)
Dans les mêmes conditions que précédemment
f '(x) u'(x) v'(x)
 
f (x) u(x) v(x)
La dérivée logarithmique d’un quotient de deux fonctions est égale à la différence des
dérivées logarithmiques de chacun des termes.

Exemples

2 x²  1
f ( x) 
x3  2x
(2 x  1)(4x²  3x)
g ( x) 
x3  4
Cas d’une puissance

Soit f  ur , avec r 
f '(x) u'(x) v'(x) f '(x) u'(x)
r
ln f (x)  lnu (x) ,xI   Dès lors
 r.
f (x) u(x) v(x) f (x) u(x)
Application

f ( x)  ( 2 x  3) 5
1)

5
2
On a f ( x )  ( 2 x  3)

128
f ' ( x) 5 2 5
Donc  . 
f ( x) 2 2 x  3 2 x  3

Par suite
5
f '( x)  f ( x)
2x  3
3
5 5 2
 ( 2 x  3)  5 ( 2 x  3)  5 .( 2 x  3 ) 2 x  3
2x  3
Soit f  u .v
f ' u ' v'
 
f u v
u ' v'
Dès lors f ' ( x)  (  ) f ( x)
u v
Exemple

( x ²  1)²
Calculer la dérivée logarithmique de f ( x)  , x  1 et en déduire f ' ( x)
x 1
Recherche de primitive

Théorème

Sur un intervalle I, xℛ


u ( x)  0
u ' ( x)
Les primitives de la fonction f : x  f ( x)  sont, sur l’intervalle I de la forme
u ( x)
F : x  F ( x )  ln u ( x )  c en d’autres termes
u ' ( x)
 u ( x ) dx  ln u ( x )  c
Avec x  , u ( x)  0
Application

1) calculer les dérivées suivantes

129
x
ln tg ( )
2
x 
ln tg (  )
2 4

ième
2) Calculer la dérivée n de y  x² ln x
3) A et B désignent des constantes
Monter que l’expression y  A sin(ln x)  B cos(ln x) vérifie l’équation différentielle
x ² y ' ' xy ' y  0
4) Etudier les limites suivantes

x ln x
a ) lim
x 0 ln( 1  ax )
b ) lim ( x ²  x ) ln x
x 0

1
c ) lim ( x  1) ln( 1  )
x 1 x

130
FONCTION EXPONENTIELLE DE BASE E

La fonction logarithme népérien est une bijection de  *   . Ainsi log admet une
réciproque de    * . Cette fonction est appelée Fonction exponentielle de base e

Définition

On appelle Fonction exponentielle de base e, la fonction réciproque de la fonction log


y  exp(x) x  ln y
x  } { y   *

Conséquence

a) La fonction x  exp(x) est définie, continue, strictement croissante et dérivable sur



On en déduit que
x1   , x2 
x1  x 2  exp( x1 )  exp( x 2 )
x1  x 2  exp( x1 )  exp( x 2 )
x1  x 2  exp( x1 )  exp( x 2 )

x , lnexp(x)  x
b)
x * , expln(x)  x

exp( 0)  1
D’où
exp(1)  e
Propriété fondamentale

a  , b   exp( a  b )  exp( a ). exp( b )


En effet soit c  a  b
La fonction log étant bijective, il existe 3 réels positifs  ,  ,  tels que
a  ln 
b  ln 
c  ln 
Ainsi

131
c  ab
ln   ln   ln   ln 
   
i.e. exp(c )  exp(a ). exp(b)

d’où exp(a  b)  exp(a ). exp(b)

Notation usuelle

y  exp(x)  ex
On retrouve ainsi :
0
e  1
x
ln e  x, x  
e1  e
ln x *
e  x, x   

 a   , b   ,
a b
e  e a .e b

1  a
 a   ,e 
ea
 a   , b   , (e a )b  e ab

Application

a)Résoudre dans ℛ l’équation suivante


2 x
e  3e x  4  0
x
Posons X  e , X  0
L’équation proposée devient
X ²  3X  4  0
( X  1 )( X  4 )  0  X  1 ou X   4 ( impossible )
X  1  ex  1
Donc x  0
3 x  x x
b) 4 e  5e  e  0
Etude de la Fonction exponentielle de base e

132
La Fonction exponentielle de base e est une bijection de    * . Elle est continue
strictement croissante sur ℛ.

Recherche de limite

lim e x  
x

lim e x  0 
x

ex
lim  
x x

Dérivée de exp(x)

(ex )' ex
Tableau de variation

X -∞ 0 

(e x )' + 1 +

+∞
x
(e ) 0
0

(e x )'' +

Représentation graphique
y =
y

e y=ln x

1 2 e x

133
Dans le plan affine rapporté à un repère orthonormé, la courbe représentative de la fonction
x  e x symétrique de la courbe représentative de la fonction x  ln x par rapport à la
droite d’équation y  x

Dérivées et primitives

A) Dérivées

Rappel

1 1
( f )'  1
f ' f
1
Si f ( x )  ln x alors(x)  e x
f
1 1
 x  , ( f  1 )' ( x )    ex
Ainsi ln( e ) ' 1x
x

e
x x
Ainsi la fonction x  e admet pour fonction dérivée la fonction x  e . En d’autres

termes (e x )' e x ; Plus généralement si f : x  eu ( x) alors


 
f ' ( x)  eu ( x) '  u' ( x).eu( x)
Application

Déterminer la fonction dérivée de chacune des fonctions suivantes


f : x  e x ²3 x
g : x  esin x
1
h: x  e x

B) Primitive

La Fonction exponentielle admet pour primitive les fonctions de la forme F ( x)  e x  c .


x x
En d’autres termes  e dx  e c.
u ( x) u ( x)
De même  u ' ( x)e dx  e c .

134
Application

a)Déterminer l’ensemble des primitives de chacune des fonctions de ## vers ## suivantes :


f : x  xex ²
g : x  esin x .cos x
1
1
h: x  ex

b)En intégrant par partie déterminer l’ensemble des primitives de la fonctions
x  xe x²
I   xe x dx  xe x  e x  c

Etude de quelques limites usuelles

ex 1
1) lim 1
x 0 x
Car la Fonction exponentielle admet 1 pour nombre dérivé au point x  0; c’est-à-dire
h 0
e e
lim 1
h 0 h
En prenant h  x , on obtient le résultat précédent.

Application

x 1 1
lim 2x
 lim 2 x 
x 0 e  1 x 0 e  1 2
.2
2x

ex
2 ) lim  
x   x²
1
3 ) lim (1  ) x  e
x   x

1
A  (1  ) x
x
1 1
Posons ln A  ln(1  ) x  ln A  x ln(1  )
x x

135
1
Soit X 
x
On en déduit que ln A1
D’où A e
Exercices d’application

a. Résoudre dans ℛ les équations suivantes


1)2e 4 x  5e 2 x  3  0
e 2 x  2e x  4
2) 1
3e x  2
3)(2e x  3)(e 2 x  3e x  2)(e  x .2e x )  0
4 x2 e2
4)e   e2 1
e 4 x 2
5)e 6 x 2  e 3 x 1  2

b. Résoudre dans ℛ suivant les valeurs du paramètre m l’équation où x est l’inconnu.


1) e2x  4mex  2m  2  0
Etudier le cas où m  1
2) e2x  2mex  2m  8  0
Etudier le cas où m6
c. Résoudre et discuter dans ℛ suivant les valeurs du paramètre réel a, les systèmes
suivants.
e x .e2 y  a
1. { , a ℛ
2xy  1

e x .e y  a²
2. { , a ℛ
xy  1

d. Déterminer les limites suivants quand x  

136
1. f (x) 
ln x
4


3x  2 ln x
2.g(x) 
x  ln x
ln(3x  2)
3.h(x)  3
x

e. idem quand x 0
1. f (x)  x4 ln x
ln(1  2x)
2.g(x) 
4x²
ln(1  3x  x²)
3.h(x) 
x
f. Calculer
12

1.I   ln(1  x²)dx


0

2..I   (ln x)n dx, n  N

3.I   xn ln xdx, n  N

137
FONCTION LOGARITHME DE BASE QUELCONQUE

Définition

On appelle Fonction logarithme de base quelconque les fonctions


f k : R*  R
x  k ln x, k  R*

En d’autres termes f k (x)  k ln x


Base d’un logarithme

Cette nouvelle fonction possède la propriété fondamentale du logarithme népérien.


* *
En effet    R  ,    R  f ( )  f k ( )  f k (  )
Car
f k ( )  k ln( )
 k ln   k ln 

 f k ( )  f k (  )
*
On en déduit que  k  R  , ! a  0 tel que

1
D’où k  ,a  1
ln a
a fk
est appelé base de la fonction logarithme
La base d’une fonction fk n’est autre que le réel k , tel que fk (a) 1
Définition d’une Fonction logarithme de base a

Soit un réel a 0 , avec a  0 . On appelle fonction log de base a la fonction


*
R   R
ln x
x
ln a
*
Ainsi et  x  R 
ln x
f k ( x )  log a x 
ln a
1. Cas du ln (cas où a e)
138
C’est la fonction log de base e i.e.  x  R 
*

ln x
log e   ln x
ln e
ln e  1
Car

2. Cas du log décimal (cas où a  10 )


* ln x
C’est la fonction log de base a  10 ;i.e.  x  R  , log 10 x 
ln 10
1
 ln x
ln 10
1
On pose M   0 , 43429
ln 10

Remarque

On retient communément log 10 x  log x  M ln x  log x  M ln x

Applications

a) Résoudre dans R, l’équation suivante :


(log 2 x )²  4 log 2 x3 0
Posons
X  log 2 x , x  R *
L’équation devient
X ²  4X  3  0
X1 1 et X 2  3
ln x
X  log 2 x 
Mais ln 2
Ainsi
ln x
X1 1 1 x  2
ln 2
ln x
X 2  3  3  x  23  8
ln 2
b) Déterminer l’ensemble solution dans R l’équation :
2 log 3 ( x  1)  log 3 ( 2 x  3 )  1
3
x 1 et x   x 1
Ensemble de définition : 2

139
log 3 ( x  1 )²  log 3 ( 2 x  3 )  1
log 3 ( x  1)²( 2 x  3 )   1  log 3 3
 ( x  1 )²( 2 x  3 )  3

log a
Etude de la fonction

ln x
1 . log a :x  ,a  0 et a 1
ln a

Cette fonction est définie et continue sur


* ,

2. Valeurs aux bornes

pour a 1
ln x
lim log a x  lim  
x   x   ln a

ln x
lim log a x  lim  
x 0 x  0 ln a

pour 0  a 1
ln x
lim log a x  lim  
x   x   ln a

ln x
lim log a x  lim  
x 0 x  0 ln a

3. Sens de variation

 ln x  1
(loga x)'   ' 
 ln a  x ln a
1
(loga x)' 
x ln a

Si a 1, loga x est croissant sur *, car lna  0

Si 0  a 1, loga x est décroissante sur  * , car lna  0

4. Tableau de variation

140
a 1
X 0 1 a 

x )’ +
( loga

−∞
loga x
+∞
−∞ 0
1
+∞

0a1
X 0 a 1  0

( loga x )’ -

loga x
+∞

0
−∞

5. Etude des branches infinies

Pour a 1
log a x ln x 1
lim  lim .  0
x   x x   x ln a

La courbe a une branche parabolique de direction asymptotique l’axe des abscisses (x


positifs)

Pour 0  a 1
log a x ln x 1
lim  lim .  0
x   x x   x ln a

141
On en déduit que la courbe a une branche parabolique de direction l’axe des abscisses . En

conclusion, dans les deux axes on obtient une branche parabolique de direction asymptotique

l’axe des abscisses.

6. Représentation graphique

a>1

0 a a x
1

0<a<1

7. Changement de base

Soit a et b et , deux réels strictement différents de 1. Par définition :

ln x
loga x   ln x  lna.loga x
lna
ln x
logb x   ln x  lnb.logb x
lnb
X étant le même, on a :
ln a. log a x  ln b. log b x

142
ln a 1 1
logb x  . loga x  .loga x  . loga x
D’où ln b ln b loga b
ln a
On conclut donc que :
loga x
logb x 
loga b

Remarques

1/ x  a
1
log b a   log b a. log a b  1
log a b
1
2/b  , on a
a
1
log a b  log a   log a a   1
a
Ainsi log 1 x   log a x
a
Application
Déterminer une relation entre log3 b et log9 b .

FONCTIONS HYPERBOLIQUES DIRECTES

143
INTRODUCTION

Rappel

Une fonction P(x) est paire si l’on a (− ) = ( ) ; une fonction ( ) est impaire si l’on a

(− ) = − ( ). La fonction ↦ n’est ni paire ni impaire. Toutefois on peut trouver


deux fonctions ( ) ( ) respectivement impaire et paire telle que = ( )+ ( ).
Dans ce cas ces fonctions devraient vérifier = ( ) − ( ) d’où par addition on a :
( )= et par soustraction ( ) =

Définition 1

On appelle cosinus et sinus hyperboliques, les fonctions ℎ( ) = et

ℎ( ) =

1) Propriétés

D’après la définition 1, chx est une fonction paire et sh x est une fonction impaire. De plus on
a par définition ℎ( ) + ℎ ( ) = ℎ ( ) + ℎ( ) =

On en déduit en multipliant membre a membre que ℎ ( )− ℎ ( )= 1

Cherchons les formules d’addition analogue à celle de la trigonométrique.


( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
En effet par addition ℎ( + )= ; ℎ( + )=

Mais = ℎ( ) + ℎ ( ) = ℎ( ) − ℎ ( )

= ℎ( ) + ℎ ( ) = ℎ( ) − ℎ ( )

Il en résulté que ℎ( + ) = ℎ ( ) ℎ( ) + ℎ ( ) ℎ( )

Ainsi, on montre que dans la trigonométrie hyperbolique

ℎ( + ) = ℎ ( ) ℎ( ) + ℎ ( ) ℎ( )

ℎ( − ) = ℎ ( ) ℎ( ) − ℎ ( ) ℎ( )

ℎ( + ) = ℎ ( ) ℎ( ) + ℎ ( ) ℎ( )

ℎ( − ) = ℎ ( ) ℎ( ) − ℎ ( ) ℎ( )

En particulier on obtient pour a=b=x

ℎ(2 ) = 2 ℎ ( ) ℎ( )

ℎ(2 ) = ℎ ²( ) + ℎ²( )
144
Et si l’on tient compte de la relation fondamentale ℎ ( ) − ℎ ( ) = 1 et
ℎ(2 ) = ℎ ²( ) + ℎ²( ) on a : 1 + ℎ(2 ) = 2 ℎ ²( ) et

ℎ(2 ) − 1 = 2 ℎ²( )

2) Variation

La fonction → ℎ( ) etant paire et la fonction → ℎ( ) etant impair on peut se bornes à


les etudier dans un intervalle [0; +⋈ [ .la fonction est toujours positive comme somme de
deux exponentiels.

La fonction ℎ( ) est positive pour x>0 car elle s’ecrit en mettant

( )
En facteur ℎ( ) = .le calcul des dérivées donnent

= ℎ( ) = A pour derivee ′ = ℎ( ) =

)
De même = ℎ( ) = a pour derivee ′ = ℎ( ) =

ℎ′( ) = ℎ( ) Et ℎ′( ) = ℎ( )

On en déduit les tableaux de variation suivants

y=ch x y=sh x
X 0 +⋈ X 0 +⋈

′ = ℎ( ) 0 + ′ = ℎ( ) 1 +

= ℎ( ) +⋈ = ℎ( ) +⋈

1 0

Quand x tend vers +⋈ tend vers +⋈ et tend vers 0 il en resulte que ℎ( ) et ℎ( )


tendent vers +⋈ quand x tend vers +⋈

3) Représentions graphiques

La fonction x → ℎ( ) est paire donc le graphe representatif est symetrique par rapport à
l’axe oy

La fonction x→ ℎ( ) est impaire donc le graphe representatif est symetrique par rapport à
l’origine des axes.
( )
Par ailleurs, quand x→ +⋈ le rapport = = +

145
Donc la branche infini est parabolique dans la direction (oy). Il en est de même pour sh(x)
Y

0
x

4) fonction tangente hyperbolique

Définition 2
( )
On appelle fonction tangente hyperbolique, la fonction ℎ( ) = ( )
elle est définie
quelque soit x. puisque ℎ( ) ≠ 0 ∀ .

Propriétés

ℎ(− ) − ℎ( )
ℎ(− ) = = = − ℎ( )
ℎ(− ) ℎ( )

Ainsi la fonction x→ ℎ( ) est impaire

²( ) ( )
Elle est liée a la fonction ch x par la formule ℎ²( ) = ²( )
== ²( )
=1− ²( )

Soit ²( )
= 1 − ℎ²( )

( ) ( ) ( )
Les formules d’addition donnent ℎ( + ) = ( )
; ℎ( + ) = ( ) ( )
;

ℎ( ). ℎ( )
ℎ( . ) =
1 − ℎ( ). ℎ( )
( )
En particulier pour a=b=x on obtient ℎ(2 ) = ²( )

Variation et représentation graphique

146
( ) ²( )
Le calcul de la dérivée donne = ²( )
= ²( )
>0

D’où le tableau de variation

X 0 +⋈
1
= ℎ²( )
1 +

= ℎ( ) 1

Pour étudier th(x) lorsque x tend vers +⋈ , exprimons en fonction de

( )
= ℎ( ) = ( )
= = ~ =1

Ainsi lim th(x) = 1


Ainsi la droite y=1 est asymptote à la branche infini obtenue quand x tend vers+∞.

La droite y=x est tangente à l’origine et elle est située au dessus de la courbe pour x>0.

Le graphe admet l’origine o comme centre de symétrie

0 x
-1

FONCTIONS HYPERBOLIQUES INVERSES

Fonction = ℎ( )

147
La fonction → ℎ( ) est continue et strictement croissante sur [0; +∞[ on elle prend
toute les valeurs de 1 à +∞ on peut alors définir dans cette intervalle. On la note

= ℎ( )(Argument dont le cosinus hyperbolique est x).

= ℎ( ) ↔ = ℎ( ) Et y>0

Calcul de dérivée

1 1 1
= = =
ℎ ℎ −1 ²−1

( ℎ( ))’= car y>0 donc shy>0 par suite


²

ℎ( ) = ²−1

Tableau de variation

X 1 +∞

+∞

Exercice

A) Calculer

1) I=∫ ℎ 2) I=∫ 3) I=∫ ℎ 4) I=∫ ℎ 5) I=∫ ℎ

6) I=∫

B) Simplifier

1) A=sin(arccos ) 2) B= tg(arccos ) 3) C= arccos( ) + arcsin( ) 4) D= arctg( ) +


arccotg( )

Représentation graphique

Par symétrie par rapport à la 1ere bissectrice on déduit du graphe de = ch( ) celui de
= argch(x) le graphe admet une branche parabolique dans la direction de l’axe (0x)

148
B

Expression au moyen d’un logarithme

Y=Argch(x)  x=ch(y) ou encore

X=ch(y) = , avec y>0

Posons =t ou y=ln(t)

Ainsi x= =

On voit que si s est donné, t est donc racine de l’équation du 2 dégré

−2 +1=0

Si x ≥ 0, cette équation admet deux racines positives dont le produit est égal à 1

Le logarithme de la plus grande est donc seul positive on a alors = = + ²−1

D’où = ℎ = ln +√ −1 [1; +∞[ ∫ = ln +


²

√ −1

Pour x>1 la fonction ⟼ ℎ coïncide avec la fonction ⟶ ln +√ −1

Fonction ⟼ ℎ

La fonction ⟼ ℎ est continue et strictement croissante dans l’intervalle ] − ∞; +∞[ ou


elle prend toute les valeurs réelles. Elle admet donc une fonction inverse notée ⟼
ℎ (argument dont le sh est x)

⟼ ℎ ⇔ = ℎ

149
C’est une fonction impaire définie pour valeur de x

Calcul de la dérivée

1 1 1
= = =
ℎ 1 + ℎ² 1+ ²
1
ℎ >0 ⇒ > 0 ∀ ,( ℎ ) =
1+ ²

Tableau de variation

X 0 +∞

Y’ +

y +∞

Représentation graphique

O
x

Expression au moyen d’un logarithme

Y=Argch(x)  x = sh(y) =

Posons = t => y = ln(t)

Ainsi x = =

Si x est donné, t est racine de l’équation du second degré

−2 −1=0

Pour toute valeur de x, cette équation admet deux racines dont une seule est positive

150
(t = > 0)

t= x + √ +1

Donc on a ∀ x , y = Argsh(x) =ln ( x + √ +1)

Fonction y =Argth(x)

La fonction x → th(x) est continue et strictement croissante dans l’intervalle ] − ∞; +∞[

Qu’elle applique sur]-1 ; +∞[ . Elle admet donc dans cet intervalle une fonction inverse.
Elle est notée y = Argth(x) (Arg donc la th est x)

Ainsi y = Argth(x)  x = th(y) .

Cette fonction est impaire.

Calcul de dérivée

= = ℎ( ) = ( )
=
( )

( ℎ( )) =

Tableau de variation

X 0 1

y +∞

Représentation graphique

On le déduit du graphe de y =th(x) par symétrique par rapport à la 1è bissectrice

151
y

-1 1

0 x

Expression au moyen d’un logarithme

Y = Argth(x)  x = th(y) = =

Avec -1 < x < 1 nous en tirons =

Comme > 0, nous pouvons écrire que 2y = log ( )

Y = log( )

La fonction x → y = Argth(x) coïncide dans l’intertvalle]-1 ; +1[

Avec la fonction y =Argth(x) = ln( )

Exercises

Simplifier

A = ch (Argsh(a) + Argsh(b) )

B = sh (Argch(a) +Argch(b) )

C =th (Argth(a) – Argth(b) )

Applications

Calcul de certaines intégrales

152
Considérons

a) I=∫ √ − dx a > 0
Les fonctions trigonométriques peuvent nous permettre de calculer aisément certaines
intégrales
Posons x = acos (t) 0≤t≤
dx =- asin(t)dt
Ainsi √ − = asin(t)
Puisque sur [0 ; ] sin(t) n’est pas négatif , nous avons donc
I = ∫ (− )

I=∫ ² = − ainsi ² = par suite ∫ √ − dx =


²
a² − =
b) De même l’utilisation des fonctions hyperboliques permet de calcul certaines
intégrales considérons
I=∫ √ − dx b > a

La relation x=acht avec t>0 définie un changement de variable

dx =ash(t)dt
Ainsi √ − = ash(t)
Posons x=a ⇒ = 0
x=b ⇒ = ℎ
= ℎ Comme ℎ2 =

ℎ² à ℎ2 − = a² − Or

sh2t=2shtcht=2 ²
√ −
²
= √ − − ℎ

153
INTEGRALE DEPENDANT D’UN PARAMETRE

I) Notion des intégrales impropres

A) Intégrales avec des bornes infinies

154

,a b
Soit : ⟼ ( ) une fonction definie et continue pour tout les x tel que ≤ ≤ +∞

Considérons ( ) = ∫ ( )

Cette intégrale a un sens si > quand d varie l’intégrale varie. Elle est une fonction
continue de b

Etudions le comportement de cette intégrale ( ) lorsque b tend vers +∞

Définition

Lorsque la limite suivante lim ∫ ( ) existe, on dit que ( ) = ∫ ( ) existe ou



converge

Si l’intégrale de ∫ ( ) n’a pas de limite finie lorsque b tend vers +∞ ,on dit que
∫ ( ) n’existe pas ou diverge.

On définit d’une manière analogue des intégrales dans d’autres intervalles infinies

( ) = lim ( )

( ) = ( ) + ( )

Exemple

∫ ²
∫ ²

, b x

155
Exemple 1

Calcul

( )=∫
²

On a par définition ∫ ²
= lim ∫ ²

lim [ ]


lim =

L’intégrale considérée exprime l’aire du domaine hachuré

Exemple 2

Discuter les valeurs de α pour lesquels ∫ converge ou diverge

Pour α≠ 1 on a ∫ = = [ − 1]

Il vient donc que =∫ = lim [ − 1]


Par conséquent, si α > 1 , ∫ = converge

Si α < 1 , ∫ = +∞ ,l’integrale diverge

si α = 1 , ∫ = [ ] = +∞ diverge

Exemple 3

Calculer l’intégrale =∫ ²
=∫ ²
+∫ ²

Or ∫ = lim ∫ ²
= lim [ ]
⟼ ⟼

= lim [ 0− ]


=

156
∏ ∏
Par suite =∫ ²
= + =Π

Théorème 1

Si ∀ ( ≥ ) é ≤ ( ) ≤ ( ) et si ∫ ( ) converge,
l’intégrale ∫ ( ) converge aussi et ∫ ( ) ≤∫ ( )

Exemple 4

Etudier la convergence de l’intégrale ∫ ²( )

On remarque que, pour 1≤

²( )
< ²
Or ∫ ²
= − =1

Donc ∫ ²( )
converge et est inferieur à 1

Théorème 2

Si ∀ ( ≥ ) é ≤ ( ) ≤ ( ) et si ∫ ( ) diverge alors
l’integrale ∫ ( ) diverge aussi

Exemple 5

Étudions la convergence de ∫ √

Remarquons que √
>√ (√ +√ )>√

+1 1
>
√ √

Or ∫ = lim 2√ = +∞ l’integrale diverge


√ ⟼

Théorème 3

Si ∫ / ( )/ converge il est de même de ∫ ( ) on dit que cette intégrale


est absolument convergente

Exemple 6

157
Etudier la convergence de l’intégrale ∫

Remarquons que la fonction à intégrer est à signe variable

On a | |≤| |

Mais ∫ = − ²
= 1/2

Par suite ∫ | | converge d’où la convergence absolue de l’intégrale donnée.

B) Intégrale d’une fonction discontinue

Soit f une fonction définie et continue ≤ ≤ la fonction n’est pas continue au point c=c
ou ayant une discontinuté.

( ) = lim ( )

Cette intégrale est dite convergente lorsque la limite du deuxième membre existe et divergente
dans le cas contraire.

Si f a une discontinuité en un point x=a, on pose par définition


( ) = lim ( )

Si f a une discontinuité en un point x=x0 à l’intérieur du segment [a ; c] on pose


∫ ( ) =∫ ( ) +∫ ( )

Lorsque les deux intégrales de deuxième membre existent

Exemple 7

Calculer ∫

On a ∫ = lim [2√1 − ]
√ ↦

= lim (2√1 − − 2)

Exemple 8

Calculer ∫ ²

La fonction sous intégrale a une discontinuité au point x=0, on décomposera l’intégrale en


deux

158
= lim + lim
² → ² → ²

Calculons chaque limite séparément

lim ∫ ²
= lim [ − ] = +∞
→ →

L’intégrale diverge dans [-1 ; 0[

Par suite lim ∫ ²


= − lim [1 − ] = +∞
→ →

L’intégrale diverge dans] 0 ; 1]

Ainsi sur le segment [-1 ; 1] l’intégrale diverge.

Exercice

Calculer les intégrales impropres suivantes

1- ∫ √ ²
2- ∫
3- ∫ ² ²
4- ∫ ²
5- ∫
6- ∫ ²

C) Dérivation des intégrales dépendant d’un paramètre

Soit l’intégrale ( ) = ∫ ( ) dans laquelle la fonction sous le signe somme dépend d’un
certain paramètre . Si la valeur du paramètre varie, la valeur de l’integrale varie aussi, il en
résulte que l’intégrale définie est fonction de , designons là par ( )

(1) On suppose que ( , ) et ′( , ) soient des fonctions continue lorsque ≤ ≤


et ≤ ≤ (2)

Traitons la dérivée de l’intégrale par rapport à

159
( +∆ )− ( )
lim = ′( )
∆ → ∆
( ∆ ) ( )
Remarquons que ∆
=∆ ∫ ( , +∆ ) −∫ ( , )
( , ∆ ) ( , )
=∫ ∆

Mais en appliquant la formule des accroissements finis de Lagrange à la fonction sous le signe
somme, on obtient
( , ∆ ) ( , )

= ′ ( , + ∆ ) Ou 0 < <1

Etant donné que ′ ( , ) est continue dans le domaine ferme (par hypothese on a ′ ( , +
∆ )= ′ ( , )+

Ou = ( , , ) tend vers 0 quand ∆ tend vers 0


( ∆ ) ( )
Il vient donc que ∆
=∫ ′ ( , )+

=∫ ′ ( , ) +∫

Passant à la limite quand ∆ tend vers 0 ,on trouve

( +∆ )− ( )
lim = ′( ) = ′ ( , )
∆ → ∆


Ou encore ∫ ( , ) =∫ ′ ( , )

C’est la formule de Leibnitz Newton

Exemple

1) Calculer l’intégrale ( ) = ∫

On ne peut calculer directement cette intégrale, vu que la primitive des fonctions


élémentaires

Considérons cette intégrale comme une fonction de paramètre

Calculons la dérivée de ( ) par rapport à en appliquant la formule de Leibnitz



∞ ′
′( )
sin
= = cos

′(
1
)=
1+ ²
On trouve ( ) en integrant l’identite trouvée
160
( )= +

A présent déterminons C en remarquant que I


∞ ∞
sin 0
(0) = = 0 =0

Par ailleurs on a arctg0 = 0

(0) = 0+ ⟹ =0

On a donc, pour toute valeur de l’égalité suivante ( ) =

Remarque

La formule de Leibnitz a été établir en supposant que les bornes d’intégration a et b


étaient finies. Toutefois la formule de Leibnitz convint dans le cas présent bien qu’une
des bornes d’intégration soit infinie.

(2) la fonction Gamma (ou intégrale d’Euler de 2ieme ordre)


( )=

Montrons que
∞ ∞
( )=∫ =∫ +∫

On sait que 0 < ∫ <∫ = 1/

Car au voisinage de 0 ⇒0

La seconde intégrale converge aussi

En effet soit n un nombre entier tel que x>α-1


∞ ∞
Il apparait que ∫ <∫ < +∞

La dernière intégrale se calcule par partie, en tenant compte du fait que lim =
↦ ∞
0,∀ > 0 (*)

Ainsi ∫ definie une certaine fonction de α .elle est appelée fonction gamma
et Γ( )

161

Γ( ) =

cette fonction est frequement utilisée dans les applications mathematiques

Trouvons la valeur de Γ( ) pour α entier

Pour α=1

Γ(1) = =1

Supposons que α>1 est un entier.

Intégrons par partie


∞ ∞

Γ( ) = =[ ] + ( − 1)

Compte tenu de (*) on trouve, Γ( ) = ( − 1)Γ( − 1)

D’où pour = (entier) Γ( ) = ( − 1)!

Et donc Γ( + 1) = n! = n! Γ(1)

Γ( + 1) = Γ( )
Γ( )
Γ( ) =

Γ(2) = 1Γ(1)

1
Γ = √Π
2
2) Fonction Bêta ( , ) ou integrale d Euler de 1ere ordre

=∫ (1 − )


( ; )= (1 − ) (1)

On l’appelle aussi la fonction ‘bêta’, et elle dépend des paramètres a et b

Propriétés

1 ( ; ) = ( ; ) la fonction beta est symetrique par rapport à a et b

En effet posons = 1− =− = (0; 1) ⟹ = (1; 0)

162
( ; )= (1 − ) = − (1 − ) = (1 − )

= ( ; )

2 pour b>1 = − (1 − )(∗)

Calculons l’intégrale ( ; )

= (1 − ) ⟹ = −( − 1)(1 − )

= ⇒ =

Ainsi

−1
( ; )= (1 − ) + (1 − )

−1 −1
( ; )= (1 − ) − (1 − ) (∗)

−1 −1
( , )= ( , − 1) − ( , )

D’où ( , ) = ( , − 1) (2)

Exploitons ce résultat tant que > 1 en reduisant par valeur entière et en faisant en
sorte que le 2ieme argument soit inferieur ou égale a &.

Par ailleurs on peut remarquer que compte tenu de la symétrie de par rapport à a et b on
peut ecrire que ( , )= ( − 1, )

Et si b est un entier naturel la relation (2) (b=n)

Devient ( , ) = . . . …… ( , 1)

Mais ( , 1) = ∫ = ainsi pour ( , ) et naturellement


( , )
. . . . …….
On obtient ( , )= ( , ) = ( )( )( )…..( )
et si a=m un entier naturel alors

( − 1)! ( − 1)!
( , )=
( + − 1)

Ce résultat reste valable pour m=n=1 si on retient que 0 !=1

163
3) La fonction bêta peut présenter une autre forme

En effet dans l’intégrale 1) posons = ou y est une variable independante. 0 ≤ ≤


+∞

1
=
(1 + )²

1
( ; )= (1 − )
1+ 1+ (1 + )²

( ; )= (4)
(1 + )
4) A présent posons b=1-a 0<a<1 dans (4)

On obtient ( ; 1 − ) = ∫ ( )

Cette intégrale converge et sa valeur est

( ;1 − ) = 0< <1

,a=1-a=1/2

1 1
; =
2 2

5) Lien entre la fonction bêta et gamma

Posons = , > 0 dans l’integrle de l’aire de 2ieme ordre

Γ( ) =

avec dx = tdy

Γ( ) = . .

164

Γ( ) ∞
=∫ En divisant les deux membres de l’integrale par

A présent remplaçons a par a+b et t par 1+t

On a

Γ( + ) ( )
=
(1 + )

Multiplions les deux membres par et integrons par rapport à t de 0 à +∞ .


∞ ∞ ∞
( )
Γ( + ) =
(1 + )

∞ ∞

Γ( + ). ( , ) = .

or si nous considerons

Posons = =
∞ ∞
1 1 Γ( )
. . = . =

Par suite

Γ( )
Γ( + ). ( , ) = . .

Γ( + ). ( , ) = Γ( ) . .

Γ( + ). ( , ) = Γ( ). Γ( )

165
Γ( ). Γ( )
( , )=
Γ( + )

Application

1) Examinons l’intégrale ∫


Etudions d’abord le cas de ( ) = ∫ >0

Calculons cette intégrale dépendant du paramètre .selon la règle de leibnitz


′( ) = cos

Cette intégrale diverge.

Introduisons à présent le multiplicateur de convergence avec k>0



Des lors, il revient à calculer ( ) = ∫ >0

Pour réunir les conditions de convergence de I


′( ) = cos

Intégrons deux fois par partie :

Ainsi pour ≥ 0, ′ ( ) = ²
⟹ = + et c=O quand α=0


En autre terme ( ) = ∫ = lim =


En particulier pour =1 ∶∫ =

2) calcule de l’intégrale d’Euler-Poisson


²
=

Posons = , >0

² ²
= .

166
²
Multiplions les deux membres par puis integrons par u de 0 à +∞
∞ ∞ ∞ ∞ ∞
² ² ² ² ( ) ²
= ²= . . = . . .


1
²= . =
2 1+ ² 4

( ) ² ′ )
Posons = ⟹ = −2(1 + .

²= ; >0
4

² √
= =
2

Calculer les intégrales suivantes



²
1
1) =( )
2


1√
2) =
+ ² 2

1
3) =
2


1
4) =
+ ² 2

167
EQUATIONS DIFFERENTIELLES

I) Généralité

INTRODUCTION

Considérons la famille de fonctions dépendant de deux paramètres = ²

168
En dérivant = +2 et " = 2
"
Pour une fonction quelconque de cette famille " = 2 ⟹ =

Par suite = − "


"
D’où =( − ") + ² soit ² " − 2 ′+2 =0

On peut inversement se poser le problème de trouver toute les fonctions y

Tels que ² " − 2 ′ + 2 = 0 (∗)

Trouver l’ensemble de cette fonction s’appelle résoudre ou intégrer l’équation différentielle


(*)

Dans certain cas il est possible, par des transformations algébriques déduire toutes les
fonctions à l’aide de fonction usuelle on tout au moins de ramener le problème à la
recherche de primitive

Définition

Une équation différentielle est une relation entre une variable indépendante x une fonction
inconnue = ( ) et une ou plusieurs derivées de y par rapport à la variable independante
x.

Remarque

On dit que l’équation différentielle est du nième ordre si la dérivée d’ordre le plus élevé qui
intervient est d’ordre n ( , , , ", … . , ) = 0

En d’autre terme, résoudre une équation différentielle d’ordre n c’est trouvé la relation qui
unie y a x lorsque y’ est une relation de x et de y l’équation s’écrit ′ = ( , )

Il faut alors répondre à la question quelles fonctions = ( ) satisfont cette équation. En


gneral on trouve une relation implicite ( , ) = ( , , )=0

II) Equation différentielle du premier ordre

L’équation est de la forme ′= ( , )

1) Solution générale et solution particulière

On appelle ( , ) = la solution generale de l’equation differentielle.

Si l’on donne à la constante d’intégration C une valeur déterminée C1. ( , ) = Est


alors appelés une solution particuliere

169
C étant arbitraire il en existe une infinité

2) Equation à variables séparées

C’est le cas ou ( , ) = ( ). ℎ( )

L’équation devient alors = ( , )⟹ = = ( ). ℎ( )

Ou encore ( )
= ( )

En intégrant on obtient ∫ ( )
=∫ ( ) ⇒ ( )= ( )+

On peut dès lors tirer y(ou x) quand cela est possible

Exemple

′=
−1

L’équation peut s’écrire

( − 1) =

Ou encore
( − 1) =

Par suite en intégrant membre à membre on a

( − 1) =

1 1
²− = ²+
2 2
Ou encore
²− ²+2 =

On peut donc tirer y en fonction de x

Vérification

² = ²−2 +

La dérivation de deux membres donnés

2 =2 −2

170
2
=
2 −2

=
−1

3) Equation homogène

Définition

On appelle fonction homogène de degré n une fonction qui est multiplier par lorsqu’on
multiplie chacune des n variables par le même nombre t

Exemple

Si ( , , ) est une fonction homogene de degré n en x, y, z alors ( , , )=


( , , )

Une équation différentielle homogène est de la forme


( , )
+ ( , )
= 0 Ou bien ( , ) + ( , ) =0

Ou ( , ) ( , ) sont des fonctions homogene de meme degre. La substitution de =


√ permet d’obtenir une equation differentielle dont les variables peuvent se separer. Les
variables étant x et v

En effet âpres avoir divisé le premier membre par cette dubdtitution donne

(1, ) + (1, )( + )=0

[ (1, ) + (1, )] =− (1, )

− (1, )
= .
(1, ) + (1, )

− (1, )
+ . =
(1, ) + (1, )

Exemple

′=
+

Utilisons la méthode de séparation des variables remplaçons y par √ et obtenons

= . +

= . +

171
. + =

Par suite − ∫ ²
=∫

1 1
⇒− − = ln| | +
²

Ou encore − ln| | = ln| | +

= − ln = ln| | +

− ln| | + ln | | = ln| | +

Remarque

Si ( , , ) = 0 on f est homogène en xet y on peut aussi poser

III) Equation différentielle linéaire

1) Définition

Une équation différentielle est linéaire lorsqu’elle l’et par rapport a y, y’, y’’, etc.

Remarque

Toute les fonctions d’ordre n s’écrivent sous la forme ∑ ( ) ou les fonctions


definies par ( ) sont independantes l’une de l’autre et ou les sont des constantes.

En d’autres termes ∑ ( ) est une solution generale de l’euation differentielle


lineaire

2) Equation différentielle linéaire du premier ordre

Soit + + = 0 P et Q sont des fonctions de x

Résolution

Première étape

On fait Q=0 et on obtient une équation générale réduite + = et on appele


équation abrégée on la resoude en isolant les variables

172
+ =0

=−

=−

ln| | = − +

De sorte que = ∫

En encore = ∫

En définitif = ∫ la solution generale de l’equation réduite.

Deuxième étape

La solution générale de l’équation totale est égale à la somme de la solution générale de


l’équation réduite et d’une solution particulière de l’équation totale.

En effet soit l’équation différentielle suivante + + = 0 pose = + ou v est


une solution particuliere arbitraire

+ + =0

Ainsi en substituant = + dans l’équation initiale on obtient

( + ) +( + ) + =0

( + )+ + + =0

Mais u est alors la solution générale de l’équation réduite.

Et comme = + ,alors l’hypothese est demontrée. La solution u ne contient qu’une


variable d’integration. De même que y.

Exemple

+ − + =0

L’équation réduite se présente + =0

On sait que la solution générale est = ∫ =

Trouvons à présent une solution particulière de l’équation totale .elle sera de la forme
= + ou p et q sont des constantes à déterminer.

173
Ainsi dans l’équation initiale on obtient

+ ( + )− + =0 ;( − ) + + + = 0;

− =0
N est vraie quelque soit x. d’où ⟺ = et =− −
+ + =0

Finalement

= − − ²
Est une solution particulaire de l’équation différentielle totale

La solution générale de l’équation totale = + − − ²

En résumé

Si − = ( ) second membre (SM(x))

On sait que la solution générale = + = + ∗


la solution générale z de l’équation homogène associée à un, c’a-d − = 0 est =
( )
ou ( ) = +

C étant une constante et le couple ( , ) ∈ ℝ la solution particuliare ∗ de l’equation


(1) se selon deux

Premier cas

Le second membre est un polynôme de degré K,

C.-à-d. ( )= ( ) , alors une solution particulière sera aussi un polynôme de degré


k, ∗= ( )

Deuxième cas

Le second membre est exponentiel ( )=

Alors la solution particulière ∗= ≠ ou ∗= = ,dans ce


cas on parle de resonnance

Méthode de la variation de la constante

Pour résoudre une équation différentielle linéaire du premier ordre on procède de la


manière suivante.

1 on résoudre l’équation sans second membre associé dans l’intégrale est de la forme
= ( ) =

174
2 on considère K comme une fonction inconnue et on écrit l’équation différentielle
vérifié par K.

On ressoude cette équation différentielle

Application

Résoudre l’équation différentielle avec second membre

Exemple1

Résoudre + =3 ²+ −4

La solution générale de l’équation sans second membre est =

Première méthode : méthode de la devinette et vérification

Cherchons une solution particulière y, sous la forme d’un polynôme de second degré

( )= ²+ +

′ ( )=2 +

+ ′ =3 ²+ −4

(2 + )+( + + )=3 + −4

² + (2 + ) + + =3 ²+ −4

Par identification avec 3 ² + − 4 on deduit que :

=3
2 + =1
+ = −4
=3
= −5
=1
La solution générale cherchée est =3 ²−5 +1+

N.B : il faut toujours pour plus d’assurance vérifier

= 6 −5−

(6 − 5 − ) + (3 −5 +1+ )=3 ²+ −4

Deuxième méthode : Méthode de la variation de la constante

Faisons =

175
= −

L’équation devient

( − )+ =3 ²+ −4

=3 ²+ −4

= (3 + − 4)

= (3 + − 4) .

( )= (3 + − 4) .

En intégrant par partie on trouve


( ) = [3( − 2 + 2) + ( − 1) − 4] +

D’où
= (3 − 5 + 1) +

Alors
= [(3 − 5 + 1) + ]

=3 −5 +1+

3
− =

Equation de LaGrange : = ( )+ ( )

On prend comme nouvelle variable = ′

On a alors = ( )+ ( )

= ( ). +[ ( ) + ( )] =

C'est-à-dire une équation différentielle linéaire du premier ordre, donnant x en fonction


de t

[ ( )− ] + ( ). =− ( )

176
Exemple :

Résoudre = + ′

Posons = = = ²+

Equation de Clairaut

= + ( )

C’est une équation de Lagrange dans laquelle f et y’ sont les inconnues

On pose encore = = + ( )

= + + ( ) =

.d’abord =0 ⟹ = =

Soit = + ( )= + ( )

On obtient ainsi une famille de droite

. Aussi + ( )=0

= + ( )

Cela définie une courbe paramétrique

Exemple

²
A résoudre = + ′² ( =− )

IV) Equation différentielle linéaires du second ordre

Définition

Elle et de la forme " + ′+ + =0 ( )

Ou Q, P et R sont des fonctions de x.

La solution comportera deux constantes puisque l’on différencie par deux fois

Rappel

Si = ( ) et = ( ) sont des solutions independants une combinaison linéaire de


ces deux solutions soit = ( )+ ( ) verifié l’equation differentielle

177
Trouvons à présent deux solutions simples, indépendantes et particulière

Equations linéaires à coefficients constants

Envisageons le cas ou les coefficients de y et y’ sont des constantes

( ) "+ ′+ = 0 Ou a et b sont des constantes.

Equation caractéristique

Soit = ( = ) une solution particuliere si dans l’equation initiale on remplace y


par sa valeur on obtient ² + + =0

Il vient que ²+ + = 0 qui est l’équation caractéristique.

( )= ²+ + Est appelé polynôme caracteristique

 Si é
La solution devient alors = +
 Si l’équation caractéristique a une racine double alors = ( + )
 Si l’équation caractéristique a des racines imaginaires on a : ̅ avec

= = + = ̅= −

La solution de l’équation différentielle est = ( + )

La solution générale de l’équation différentielle avec second membre s’obtient en


ajoutant à la solution générale, une solution particulière de l’équation (L) et la remarque
suivante :

 Si = ∑ , une solution particulière de l’equation (L) est obtenue en


additionnant les solutions particuliere des equations " + ′ + = qui est
l’equation avec second membre
Envisageons quelque cas
a) ( ) = ( )

On cherche une solution particulière par un polynôme de degré n si ≠0 +1 =


0 puis on procede par identification des coefficients

b) ( )=

Posons ( )= ²+ +

 Si ( ) ≠ 0 la solution particuliere est ( )


= ²

 Si ( ) = 0 ′( ) ≠ 0 la solution particuliere est ( )


=
( ) ² ²
 Si ( ) = = 0 la solution particuliere est ( )
=

178
c) ( )= +

Si la solution générale de l’équation réduite (L’) n’est pas + on


cherchera, par identification, une solution de la forme + .

Si la solution générale est + on cherchera par identification une solution


de la fome ( + )

On peut aussi se ramener au cas b) avec = =− ∶ cos =


sin =

d) Le second membre ℎ + ℎ

On transforme en exponentiel et se ramène au cas b)

e) ( )= . ( ) ou g(x) a l’une des formes a),c),d)

On pose = . et on est ramene à l’un des cas ci-dessus

Méthode Générale dite de ‘’variation des deux constantes ‘’.

On part de la solution générale de (L’) en écrivant = + et considerant C1 et C2


comme des fonctions inconnues

= ′ + ′ + ′ + ′

On fait sur C1 et C2 l’hypothèse supplémentaire que ′ + ′ =0

On en déduit une deuxième relation sur C’1 et C’2

′ ′ + ′ ′ = ( )

Et enfin on déduire C’1 et C’2 puis C1 et C2 par le calcul des primitives

′ + ′ =0
Δ=
′ ′ + ′ ′ = ( ) ′ ′

Equations linéaires à coefficients variables

C’est le cas ou dans (L) = ( ), = ( ) = ( )

( ): " + ( ) ′ + ( ) = ( )

179
( ′): " + ( ) ′ + ( ) = 0

Comme pour les équations à coefficients constants (L’) est l’équation sans second membre
associées à (L) .le résultat concernant la solution générale de (L) vue précédemment
s’applique également ici c.-à-d. que la solution de (L) s’obtient en ajoutant a une solution
particulière la solution générale de (L’).

Remarque

Il n’y a pas de méthode générale pour résoudre ce type de problème .toutefois si et une
solution particulière de (L’) on ferra le changement de fonction = . qui conduit à une
équation lineaire du premier ordre en z’.

"+( +2 ′ ) ′= ( )

Exercice

Résoudre les équations suivantes

I)
1) "−2 ′+3 =0
2) "−2 ′+ = 0
3) " + 6 ′ + 10 = 0
II) Intégrer les équations suivantes
1) "−3 ′+2 =2 ²−5 +3
2) "−4 ′= ²−2
3) "= ²+ −3
III) Recherche d’une solution particulière

Résoudre
1) " − 3 ′ + 2 = cos
2) " − 2 ′ + = cos
3) " + 4 = cos 2
IV) Variation de constante
1) "+ =
2) "+ = ]0; [

"+ =0 ⇒ ²+1= 0 = =−

= + ⇒ = +

180
= ( ) + ( ) ⇒ = ( ) − ( ) + ′ ( ) +
( )

On pose que
′ ( ) + ′ ( ) = 0 (1)

=− ( ) + ( )

⇒ =− ( ) − ( ) + ′ ( ) − ( )

1
"+ ′=− ( ) + ′ ( ) = (2)

De (1) et (2) on obtient le système

′ ( ) + ′ ( ) =0 cos
Δ= = cos² − ² = cos 2
− ( ) + ′ ( ) = cos

0
( ) = cos = − cos

cos
cos² 1
( )= cos = = − sin

( ) = − cos ⟹ ( ) = ∫ − cos ( )= − sin ⟹ ( )=


∫( − sin )

( )=− + Et ( )=∫ + cos = ( ) + cos +

D’où = (− + )+ ( + cos + )

Par conséquent

= + +− + + . + . cos +

=( + ). + + + .

= 1. + + 2 . Ou K1 = + et K2 = +

181
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES

Introduction

Les fonctions étudiées jusqu’ici sont de deux variables dont l’une dépend de l’autre. En
sciences et dans la vie courante, on rencontre des cas où des variables indépendantes sont

182
nombreuses. De ce fait, pour déterminer la valeur de la fonction, on est amené à savoir au préalable
celle des autres variables indépendantes, c’est-à-dire les valeurs que prennent les autres variables.

Exemples :

1) le volume du cylindre circulaire est une fonction de deux variables indépendantes R, H. la


relation entre ces variables est donnée par la formule V= R²H.
De même, le volume d’un cône tronqué est une fonction de trois variables
indépendantes de formule V= (R² + Rr + r²)

2) la loi d’Ohm définie une relation entre la différence de potentielle, la résistance et


l’intensité du courant. Ainsi, on peut définir l’intensité du courant comme une fonction
de I et de R.
3) la formule de Clapeyron donne une relation entre la température, le volume et la
pression d’un gaz : PV=RT.
On peut dès lors définir la pression comme une fonction de V et de T P= (RT)/V

On peut également définir le volume comme une fonction de T et de P par V= (RT)/P

4) L’étude de l’état physique d’un corps quelconque amène à observer les changements de
ses propriétés d’un point à un autre. Par exemple la densité, la température, le potentiel
électrique, etc.

Toutes ces grandeurs ou fonctions ponctuelle sont en faites des fonctions des coordonnées
des points x, y, z ; et si l’état physique de ces corps change d’un moment à l’autre, alors à ces
variables indépendantes s’ajoutent celles du temps t, soit 4 variables.

On voit donc que les exemples sont nombreux mais commençons par des cas simples.

Notion fondamentale : fonction de deux variables indépendantes

Soit z= f(x, y)

Pour déterminer les valeurs particulières de cette fonction, on doit se donner les valeurs des
variables indépendantes. A chaque couple de valeurs x et y correspond un point M0(x0,y0)
situé dans le plan de coordonnées. On peut alors parler de valeur de la fonction au point M0
du plan.

183
Définition

La fonction peut être définie dans tout le plan ou seulement dans une de ses parties, dans un
domaine.

Exemple :

1) U= f(x, y) = x² + xy + y² - 2x + 3y + 7

Cette fonction est définie sur tout le plan

2) = 1−( + )

Cette fonction est définie à l’intérieur du cercle x² + y²= 1 dont le centre est à l’origine des
coordonnées et des rayons r = 1 aussi bien que sur la circonférence elle-même où U=0.
L’analogue de l’intervalle dans le plan est le domaine défini par les inégalités ≤ ≤
≤ ≤

.b2

Frontière

. a2

184
C’est le rectangle dont les côtés sont parallèles aux axes et dont la frontière fait partie du
domaine. Les inégalités a1 < x < b1 et a2 < y < b2 définissent seulement les points situés à
l’intérieur du rectangle. Si la frontière du domaine fait partie du domaine de définition, on dit
que le domaine est fermé ; si elle n’en fait pas partie, on dit que le domaine est ouvert.

Limites

Soit U= f(x, y) défini en tout point M(x, y) suffisamment proche de M0. On dit que le nombre A
est la limite quand M(x, y) tend vers M0(x0,y0) et on écrit limite de M(x,y) quand xx0, yy0

lim ( , )= lim ( , )=
⇢ ⇢

Si ∀ > 0, ∃ >0 | − ( , )| < | − 0| < | − 0| <

NB :

On suppose que M ne coïncide pas avec M0. Si le point M est sur la frontière du domaine, où
f(x, y) est définie, M tendant vers Mo doit appartenir à ce domaine.

Continuité

Soit U=f(x, y) définie au point Mo(a ,b) et dans tous les points voisin de Mo. La fonction f(x, y)
est dite continue au point Mo (a, b) si :

Si Lim f(x, y) = f (a, b) ou Lim f(x, y) = f (a, b)

xa MMo

yb

Une fonction est dite continue dans un domaine si elle est continue en tout point de ce
domaine.

Exemple :

√ (1-x²-y²)

Elle est continue dans le cercle où elle est définie. Elle reste encore continue si on joint au
cercle sa frontière c'est-à-dire la circonférence où U=0

185
Soit B un domaine fermé et fini dans un plan et f(x, y), une fonction continue dans B
(continue à l’intérieur de B et ce jusqu’à la frontière). Une telle fonction a des propriétés analogues
aux propriétés des fonctions d’une variable indépendante, continue sur un intervalle fermé et fini.

Théorème 1

La fonction f(x, y) est uniformément continue dans B c'est-à-dire que ∀ > 0, é∃ >
0 tel que f(x2,y2) – f(x1,y1) ≤ si (x2,y2) et (x1,y1) € B et si |x2-x1| < ŋ et

|y2-y1| < ŋ

Théorème 2

La fonction f(x, y) est bornée dans B c'est-à-dire il existe un nombre positif M tel que f(x, y)
≤M, ∀ (x, y) ≤B

Théorème 3

La fonction f(x, y) passe par sa valeur la plus grande et sa valeur la plus petite dans B.

Théorème 4

Si f(x, y) est continue au point f(x, b) d’une variable indépendante, x est continue pour x=a de
même f (a, y) est continue pour y=b

Dérivées partielles des fonctions à plusieurs variables

Soit U=f(x, y) une fonction telle que y reste constante quand x varie, c'est-à-dire U devient
une fonction de x seulement. On peut dès lors calculer son accroissement et sa dérivée.

En effet, soit ∆x U l’accroissement par rapport à la variable x.

∆x U= f(x+∆x, y) – f(x, y)

( ∆ , )– ( , )
La dérivée s’obtient en cherchant la limite lim = lim
⇢ ⇢

Une telle dérivée obtenue en supposant que y reste constante est la dérivée partielle de la
( , )
fonction U par rapport à x. on utilise la notation ou ( , ),

186
( ∆ , )– ( , )
Ainsi : = lim = ( , )

De même, on peut définir ∆y U. la dérivée partielle de U par rapport à y sera calculée en


supposant que x reste constante.

f(x, y + ∆y) – f(x, y)


= lim = ( , )
⇢ Δ

Exemple

1) soit U = x² + y²
Déterminez Ux ’(x, y), Uy ’(x, y)

Ux ’(x,y) = 2x et Uy ’(x,y)= 2y

2) examinons l’équation de Clapeyron à l’aide du tableau suivant

Variables T, P T, V P, V
indépendantes

Fonctions V = R* P = R* T=PV*

Dérivées partielles = R* = = V*

= -R* =- = P*

. . = − = −1

3) calculer les dérivées partielles de = ( )

1 1 1 2
= . . =
² 2
sin

1 1 −2
= . . (− )=
² 2
sin

187
4) calculer les dérivées partielles de la fonction à trois variables :

= ² + 2 –3 + +5

= 3 ² ² + 2

= 2 –3

= ² + 1

Exercices d’application

Calculer les dérivées partielles des fonctions suivantes :

1) = ² + ² −3
2) =
3) =
4) = ( ² − ²)
5) =
( ² ²)
6) = ( + ( ² + ²)
7) =
8) z = xy
( )
9) =
² ²
10) =
² ²

11) = ln( )

12) u = (xy)z
13) u = zxy

14) calculer = avec = =

Différentielle totale

Soit U = f(x,y)

Déterminons ∆u

Déterminons l’accroissement total de la fonction obtenue lorsque x et y varient


simultanément.

∆u = f(x + ∆x, y + ∆y) – f(x,y)

188
Ajoutons et retranchons f(x, y + ∆y)

Alors ∆u = f(x + ∆x, y + ∆y) - f(x, y + ∆y) + f(x, y + ∆y) + f(x,y)

Au moyen de certaines conditions et en supposant que f(x,y) a des dérivées partielles à


l’intérieur de B, on peut estimer que

Lim ∆U = fx ’(x + θ1∆x, y + ∆y). ∆x + f ’y(x, y+θ2∆y) ∆y

∆x0

∆y0

Où 0 < θ1 + θ2 < 1

C'est-à-dire ∆U = fx ’(x + θ1∆x, y + ∆y). ∆x + f ’y(x, y+θ2∆y) ∆y

Cette écriture n’est possible que si f x ’ et f y ’ existent.

De plus, si f x ’ et f y sont continues à l’intérieur de B (domaine de définition de f), on a :

Lim ∆U = fx ’(x + θ1∆x, y + ∆y). ∆x + f ’y(x, y+θ2∆y) ∆y

∆x0

∆y0

= f x ’(x, y). ∆x + f y’(x, y) ∆y

En supposant que x et y sont des variables indépendantes, on a

∆x~dx, ∆y~dy, ∆u~du

Dès lors, du = f x ’(x,y). dx + f y’(x,y) dy


( , ) ( , )
Ou encore : = +

Exemple :

U = f(x, y, z, t)

du = f x ’(x,y,z,t). dx + f y’(x,y,z,t) dy + f z ’(x,y,z,t). dz + f t’(x,y,z,t) dt

189
Application

1) on donne Z = x3 + y3 – 3xy
dz = (3x² - 3y)dx + (3y²-3x)dy

= 3 (x² - y)dx + 3 (y²-x)dy

2) on donne U = xyz
du = yz dx + xz dy + xy dz

3) = + +
= + +
+ + + + + +

+ +
=
+ +

Exercices

1) Z = yxy
2) Z = ln(x² + y²)
3) ( , ) = 1+
4) = +
5) = ( + )
( )
6) =

Dérivées partielles de différents ordres

Soit Z = f(x,y) et ses dérivées partielles = fx ’(x,y), = fy ’(x,y)

On peut calculer leurs dérivées partielles. On les désigne par

²
²
= ( )

²
²
= ( )= f yy’’(x,y)

190
²
= ( ) = f xy’’(x,y)

On dérive f d’abord par x puis le résultat par rapport à y

²
= ( ) = f yx’’(x,y)

On dérive f d’abord par y puis le résultat par rapport à x

On peut continuer et obtenir les dérivées partielles du 3è ordre. Elles sont au nombre de
huit.

3
; 2 ; ;

; ; ;; ;

Exemple :

Calculer les dérivées partielles du 2è ordre de la fonction f(x,y) = x²y + y3

²
=2 ; =2 ; =2

²
= ²+3 ² =6 =2

Application

1) calculer et ; , si Z = y²ex + x²y3 + 1

2) calculer ; si U = z²ex+y²

Dérivée d’une fonction composée : dérivée totale

Soit Z = F(u,v) (1)

Où u = φ(x,y) et v = ψ(x,y) (2)

191
Soit F[φ(x,y), v = ψ(x,y)] (3)

Exemple

Z = u3v3 + u + 1 avec u = x² + y² et v = ex+y + 1

Finalement, Z = (x² + y²)3( ex+y + 1)3 + (x² + y²) + 1

Si les dérivées partielles de φ et ψ sont continues alors on peut calculer ### et ### à partir de
(1) et (2) sans utiliser (3) et on a :

= . + . (4)

= . + . (4’)

Exemple

Z = ln (u² + v) u = ex+y² v = x² + y

2 1 ² ²
= ; = ; = ; =2 ; =2 ; =1
²+ ²+

En utilisant la formule (4) et (4’), on trouve :

² ²
= ²
+ ²
.2 = ²
+

2 ²
1 1 ²
= 2 + = 4 +1
²+ ²+ ²+

Il faut ensuite remplacer u et v par leurs expression respectives.

Application

Calculer les dérivées totales de :

1) Z = arcsin (u + v)

U = sin x . Cos α

V = cos x . Sin α

192
( )
2) U = ²
avec y = a sin x z = cos x

Théorème de Schwartz

Si la fonction Z = f(x,y) et ses dérivées partielles f x’, f y’, f xy’, f yx’ sont définies et continues au
point M(x,y) et dans un voisinage de ce point, alors en ce point :

f xy’’, f yx’’

² ²
=

On peut généraliser ce théorème par :

Si les dérivées partielles sont continues, alors on a :

( ) ( )
= Ou =

Et cela quelque soit le nombre de variables.

Application

Calculer et si U = exy.sin z

= y exy.sin z

²
= [xy exy.sin z + exy.sin z]

= xy cosz + exy.cos z

193
= x exy.sin z

²
= x exy.cos z

= xy exy.cos z + exy.cos z

INTEGRALES MULTIPLES

Intégrales doubles en coordonnées rectangulaire

Définition

L’intégrale double d’une fonction continue ( , ) dans un domaine fermé et borné est
par définition la limite des sommes integrales doubles correspondantes

194
( , ) = lim ( , )∆ ∆
∆ ⟶
∆ ⟶

∆ = −
Ou ( , ) ( )
∆ = −

Ordre des limites d’intégration dans une intégrale double

On distingue deux types fondamentaux de domaines d’intégration

Y = ( ) Y

C D y C D

(s) = ( ) (s) = ( )

A = ( ) B y A B

0 x1 x2 0

CAS I CAS II

Cas I

Le domaine d’intégration (S) est limité à droite et à gauche

Par les droites = = ( > ) au dessous et au dessus par les courbes


continues

= ( )/ = ( )/ Avec ( ( )≥ ( )) coupée par la droite =


seulement en un point.

Dans le domaine (S) la variable x varie de x1 et x2 et la variable y pour x constante de


( = ( )) à ( = ( )) .

Dès lors le calcul d’intégrale I peut se ramener au calcul d’une intégrale simple

( , ) = ( , ) = ( , )
( )

Ou quand on calcul l’intégrale ∫ ( , ) la grandeur x est supposée constantes.

Cas II

Le domaine d’intégration (S) est limité inférieurement et supérieurement par les droites =

195
= ;( > ) À gauche et à droite par les courbes continues

= Ψ ( )/ = Ψ ( )/ Avec (Ψ ( ) ≥ Ψ ( )) coupée par la droite = avec


≤ ≤ seulement en un point.

De même que précédemment

( , ) = ( , ) = ( , )
( )

Ou dans l’intégrale ∫ ( , ) est consideré comme constante

Remarque

Si le domaine d’intégration n’appartient pas à l’un des deux types de domaine que l’on vient
de considérer ou tachera alors de repartager en domaine partiels dont chacun appartiendra
à l’un des deux précités.

Exemple

1) Calculer l’intégrale

= ( + ) = ( + ) = +
2

1 1 3 3
= + −( + ) = + − = + −
2 2 2 2 2 2 6

1
=
2
2) Déterminateur les limites d’intégration pour l’intégrale double

∬( )
( , ) si le domaine d’integration est limité par l’hyperbole ² − ² = 1, =
2, = −2

En effet ²− ² =1 ⇒ ²= 1+ ² =± 1+ ²

A x B

-2 2

-1
196
C D
Le domaine d’intégration ABCD est limité par les deux droites x=2 et x+-2 et les deux
branches hyperboles = 1 + ² et = − 1 + ² on se trouve dans le cas I.

²
D’où = ∫ ∫ ²
( , )

Application

I) Calculer les intégrales doubles suivantes


²
1) ∫ ∫ ( +2 ) 2) ∫ ∫ ( )
3) ∫ ∫ ( )
² ²
4) ∫ ∫ ²
5) ∫ ∫² ( +2 ) 6) ∫ ∫ 1− ²− ²

Remarques

1) Si ( , ) ≥ 0 est au dessus du domaine (S) alors l’integrale I conduit au calcul du


volume d’un cylindroïde de base (S)

( , ) = =

2) Si ( , ) est la surface d’un disque plat (s) au point ( , ) alorsl’integral I conduit


au calcul de la masse M du disque

II) Ecrire les équations des courbes limitant les domaines auxquelles sont étendus
les intégrales doubles ci-dessous et dessinés ces domaines

1)∫ ∫ ( , ) 3) ∫ ∫² ( , )

2) ∫ ∫ ( , ) 4) ∫ ∫ ( , )

= −1 =6
Et
=2− =2

-1
197
x
III) Indiquer les limites d’intégration dans l’un et l’autre ordre dans l’intégrale double
∬( ) ( , ) pour les domaines (S) indiqué xi dessous

1°) (S): (0,0) ; (2,0) ; (2,1) (0,1)

2°) (S) : (0,0) ; (1,0) ; (1,1) ( )

3°) (S) : (0,0) ; (2,0) ; (1,1) ; (0,1) ( è )

4°) s est le segment parabolique droit A0B limité par la parabole BOA et le segment de
droite BA passant par les points B(-1,2) et A(1,2)

1) =∫ ∫ ( , ) =∫ ∫ ( , )

C(0 ;1) B(2 ;1)

( )

0(0 ;0) A(2 ;0) x


2) =x ∫ ∫ ( , ) =∫ ∫ ( , )

B(1 ;1)

( )

0(0 ;0) A(1 ;0) x


x
3)

B(1 ;1)

198
0(0 ;0) A(2 ;0) x
x
Propriétés

1) L’intégrale double est une expression linéaire de la fonction f(x,y) lorsque le domaine
d’intégration S est fixé.

( , ) + ( , ) = [ ( , )+ ( , )]
( ) ( ) ( )

( , ) = ( , )
( ) ( )

2) Si le domaine (S) est la réunion des domaines (S1) et (S2) on peut montrer

( , ) = ( , ) + ( , )
( ) ( ) ( )

y y

S3

0 x 0 x

(cas 1) (cas 2) 199


3 ) la notion d’intégrale double s’étant à des domaines de formes plus générales .ainsi pour
le cas deux

( , ) = ( , ) + ( , ) + ( , )
( ) ( ) ( ) ( )

4) Si le domaine d’intégration (S) est un rectangle dont les cotés parallèles aux axes ont
pour équation

= ; = ( < )
y
= ; = ( < )
d

( )

0(0 ;0) a b x

L’intégrale double devient

( , ) = ( , ) = ( , )
( )

5) Si la fonction f est de la forme ( , ) = ( ). ( ) le domaine étant un rectangle,


l’intégrale double devient

( , ) = ( ) ( )
( )

Changement de variable dans une intégrale double

Soit = =

200
Ce changement de variable s’interprète en considérant comme des coordonnées
polaire du point ( , ) qui decrit le domaine (S)

L’intégrale devient ∬( )
( , ) = ∬( )
( , )

Car les éléments de partage les rectangles de cotés Δ Δ parallèles aux axes sont
transformés en secteurs de couronne circulaire de rayon + Δ ,r>o et d’ouverture Δ
dont l’aire a pour valeur approchée Δ = Δ . Δ

On est ainsi ramené a une somme double ∑ ∑ ( , )

Ou ( , ) = ( , )

Règle

On remplace donc x et y par dans ( , ) mais aussi par et le


domaine (S) par le domaine (A) image de (S) dans le plan ( , )

Exemple

Soit à calculer = ∬( )
( + )

En présence de l’expression ² + ² et eventuellement la forme du domaine (S) invite à


passer en coordonnée polaire ce qui donne (0 < ≤ ,0 ≤ ≤ 2

= ². . = =2 =2 ( )
4 4
( )

Règle générale( pour le changement de variable )

Le passage en coordonnées polaires n’est qu’un cas particulier . en effet soit

= ( , ) = ( , ) le changement de variable par le determinant fonctionnel ou le


Jacobien des fonctions ( , ) = ( , ) par rapport aux variables u et v qu’on note

( , ) ′ ′
= = ′ ′ =
( , )

Le domaine plan (x,y) auquel est étendu l’intégrale double de la fonction ( , ) ( ) . le


domaine du plan (u,v) transformé en A devient :

201
( , )
( , ) = [ ( , ); ( , )]. .
( , )
( ) ( )

C’est ainsi que pour = =

( , )
On a : ( , )
=

( , ) −
: = =
( , ) −
D’où la règle donnée ci-dessus

Exercice d’application

1) Calculer l’intégrale double suivante

= ∬( )( − ) ou D est un domaine du plan delimité par les droites

= +1, = −3; =− + =− +5

Cette intégrale peut se calculer telle qu’elle se présente mais elle sera plus facile à
déterminer si on procède par changement de variable

Posons = − = +

Dès lors les droites = +1 = − 3 deviennent respectivement =1 =


−3 dans le plan ( , , ) tandis que les droites =− + =− +5
deviennent respectivement = =5

Un tel changement de variable transforme le domaine v un losange en domaine (D’) qui


est un rectangle

y Y

( D)

0 x -3 0 1 x

202
A présent exprimons x et y par rapport à u et v

3 3
= − =− +
1 ⇒ 4 4
= + 1 3
3 = +
4 4
Dès lors le jacobéen devient

3 3

4 4 3
= = 1 3 = −4
4 4

3
| |=
4
Ainsi

= ∬( )( − ) =∬ + — + . du. dv

3
= . = = −8
4 /

Calculer


b) = ∫ ∫ ( )²
a) = ∫ ∫ ( + ) c) =∫ ∫

d) =∫ ∫ e) =∫ ∫ ² ²
f) =∫ ∫

g) =∫ ∫

B) Intégral Triples

203
Définition

Soit ( , , ) une function de trios variables x,y ,z définie et continue dans un domaine v et
de l’espace limité par une surface (S)

Z1 V

(S).M

Z0

O y

M(x,y,z) étant un point de V. si nous considérons le parallepipède rectangle contenant M


dont les arêtes parallèles aux axes ont pour mesure ∆ , ∆ ∆ le volume v peut etre
partage en plusieurs parallepipède de ce type . c-a-d que ≅ ∑∑∑ ( , , )∆ . ∆ . ∆

En fixant z et ∆ la somme des termes obtenus est ∆ . ∑∑ ( , , )∆ . ∆

Ainsi la somme double qui multiplie ∆ est une valeur approchée de l’integrale double

( ) = ∬( )
( , , ) étandue au domaine s(Z) ,projection sur le plan (x,o,y) de la
section de V par le plan de côte Z

La somme partielle précédente à donc pour valeur approchée ( ). Δ et la somme totale


∑ ( ). Δ est elle-même une valeur approchée de ∫ ( ).d

Ainsi la valeur de l’intégrale triple ∭( )


( , , )

( , , ) = ( , )
( )
( )

204
N.B

Il y a d’autres expressions d’une intégrale triple

( , )
( , , ) = ( , , )
( ) ( , )
( )

Propriétés

Les propriétés d’intégrale triple sont analogue à celle de l’intégrale double . en particulier
,elle est linéaire par rapport à la fonction f.

Remarque

On définirait une intégrale triple au moyen d’une fonction ( , , , ) par une integrale
triple suivie d’une integrale simple et plus généralement une intégrale n-uplet par une
fonction de n variable .

Les intégrales doubles, triples ,quadruplé…. S’appellent une intégrale multiple

Exemple

Soit à calculer

= ∭( )
( + ) 0≤ ≤ℎ

S(z) cercle de rayon R

= ( + )
( )

Mais

( + ) =
( )

Et donc = ∫ =

Exercice d’application

I) Calculer les intégrales suivantes


1) ∫ ∫ ∫
²
²

2) ∫ ∫ ∫

205
3) ∫ ∫ ∫

4) ∫ ∫² ∫

5) ∫ ∫ ∫ ²
6) ∫ ∫ ∫ ²
√ ²
7) ∫ ∫ ∫

LA FONCTION DE PRODUCTION : Cobb-Douglas

206
Exemple d’application de la fonction à deux variables.

Problème

On considère la fonction de production Cobb-Douglas : K ; L ⟼P K ; L = K L où


est une constante positive et un nombre réel : 0≤ ≤ 1

1) Montrer que la fonction P est homogène et détermine son degré d’homogénéité.


Quelle est l’interprétation économique de ce résultat ?
2) Calculer les dérivées partielles P′ K ; L et P′ K ; L au point K ; L . montrer que
ce sont des fonctions homogènes et déterminer leur degré d’homogénéité. Quelle
est la signification économique de ce résultat ?
3) Calculer l’élasticité de la production par rapport à chacun des deux facteurs.
4) Ecrire l’identité d’Euler relative à la fonction de Cobb-Douglas. donne une
interprétation économique de ce résultat.

Résolution

1) ∀ ∈ ℝ
P K ; L = ( K) ( L)
( )
P K; L = K L
P K; L = K L
P K ; L = P K ;L
Il en résulte que la fonction de production de Cobb-Douglas est homogène de degré 1
Comme K représente le stock de capital et L le travail dont la combinaison permet d’obtenir
le volume de production : P = P K ; L = K L . Le fait que la fonction P soit homogène
de degré 1 signifie que si on fait varier simultanément et dans la même proportion la
quantité utilisée de chacun des facteurs K et. ce volume utilisé varie dans cette même
proportion que . Dans ce cas, l’analyse économique utilise l’expression « rendement
constant à échelle ».

2) P′ K ; L = K L
P K ;L
P′ K ; L =
K
De même :

P′ K ; L = (1 − )K L
P K ;L
P′ K ; L = (1 − )
L

207
P′ K; L = ( K) ( L)
P′ K; L = P′ K ; L
P′ K ; L = P′ K ; L
Les deux fonctions dérivées P′ et P′ sont homogèenes de degre 0. Il en résulte
que dans ce cas les productivités marginales P′ et P′ sont constantes.

3) L’élasticité de la production P par rapport au facteur capital K et


K PK
E = P′ = =
P KP
E =

L’élasticité de la production par rapport au facteur travail est :

L 1
E = P′ = (1 − ) = (1 − )
P P
E = (1 − )

4) Identité d’Euler de la fonction Cobb-Douglas


K. P′ K ; L + L. P′ K ; L = P K ; L
Et comme K. P′ = P et L. P′ = (1 − )P
L’identité peut se mettre sous la forme
P + (1 − )P = P
Ce qui signifie que si le capital K et le travail L sont rémunères selon leur productivité
marginales, le produit P est « épuisé » ; c’est-à-dire est totalement reparti entre le
capital et le travail dans les proportions respectives et (1 − ).

FONCTION DE PRODUCTION : Cas général

Problème

On considère la fonction de production Cobb-Douglas : K ; L ⟼P K ; L = K L où et


sont des constantes positives ( et > 0)

1) Montrer que la fonction P est homogène et donner son degré d’homogénéité. Quelle
est l’interprétation économique de ce résultat ?
2) Calculer les dérivées partielles P′ K ; L et P′ K ; L au point K ; L . Montrer que
ce sont des fonctions homogènes et déterminer leur degré d’homogénéité. Quelle
est la signification économique de ce résultat ?

208
3) Calculer l’élasticité de la production par rapport à chacun des deux facteurs.
4) Ecrire l’identité d’Euler relative à la fonction de Cobb-Douglas.

Résolution
1) ∀ ∈ ℝ
P K; L = P K ;L
La fonction P est homogène de degré( + ). Ce qui signifie que si on fait varier
simultanément et dans la même proportion la quantité utilisée de facteur K et l, le
volume de production varie dans le rapport . Dans ce cas, l’analyse économique
utilise l’expression :
 « rendement croissant à l’échelle » si ( + ) > 0;
 « rendement constant à l’échelle » si ( + ) = 1 ;
 « rendement décroissant à l’échelle » si( + ) < 0.

2) P′ K ; L = et P′ K ; L =
Les fonctions P′ et P′ qui représentent les productivités marginales sont
homogènes de degré( + − 1). Ces productivités marginales sont :
 croissants si ( + − 1) > 0 ;
 constantes si ( + − 1)=0 ;
 décroissantes si( + − 1) < 0.

3) On a : E = et E =
4) L’identité d’Euler relative à la fonction de production P.
K. P′ K ; L + L. P′ K ; L = P K ; L ou encore P K ; L + P K ; L = ( + )P K ; L

209
210