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* La W eschler Intelligence Scale for

C hildren -IV
Présentation Générale

« L’EXAMEN CLEF»
DANS LE REPÉRAGE DES
TROUBLES D’APPRENTISSAGE

MICHEL HABIB, Neurologue


CARINE VERSE, Neuropsychologue
CHU TIMONE, MARSEILLE
I.  Historique
II.  Présentation du WISC
III. Etude de cas

* SOMMAIRE
DYSGRAPHIE/
DYSPRAXIE

DYSORTHOGRAPHIE Déficit attentionnel.

DYSLEXIE Dyschronie

* Constellation Dys
Dysphasie
Dyscalculie
Talents
particuliers
I. HISTORIQUE
* Historique
* Début du 20éme siècle : entrée des USA dans le conflit de
la 1er guerre mondiale
* Nouveaux besoin de mesure de l’intelligence afin d’évaluer
les nouvelles recrues
* Théorie de l’intelligence : construct unique sous jacent de
l’intelligence à l’origine de toutes les performances de
l’individu pour toutes les tâches
* Construct = facteur G (Spearman, 1904)
* Historique
* Test Army Alpha : épreuves essentiellement verbales
* Limite : alphabétisation très limités des nouvelles recrues
d’où besoin d’évaluation non verbale
* Test Army Béta : épreuves non verbale de l’intelligence

* Besoin d’évaluation verbale et non verbale de


l’intelligence
* Historique
* Weschler-Bellevue Intelligence Scale, 1939
* 1er test de Weschler
* Une échelle verbale et une non verbale
* Échelles indépendantes : QIV / QIP
* Note de composite globale : QIT
* Conditions d administration et de cotation strictement
standardisées
* Pour chaque sous test, calcul de notes standard distribuées
par groupes d âge
* Historique
* Année 50 : mise en place de systèmes
d’éducation spécialisée
* Besoin accru d’identifier et de diagnostiquer des
difficultés d apprentissage des enfants en vue de
leur orientation scolaire
* L’intelligence est composée de deux facteurs
généraux : l’intelligence fluide et
l’intelligence cristallisée (Cattell, 1941,1957)
* Émergence de nouveau tests d’intelligence :
* K-abc: Ic / If (séquentiel/simultané)
* Bonne résistance des échelles de Weschler et
de leur dichotomie verbale/non verbale
* Historique
* Année 80 : inclusion de mesure plus spécifique
du fonctionnement cognitif
* Perception visuelle, MCT puis MDT, MLT, vitesse de
traitement, perception auditive, Aptitude à quantifier,
lecture et écriture
* Développement de la neuropsychologie
* Test d’intelligence : interprétation de plus en
plus portée sur les performances de l individu
dans des domaines restreints du fonctionnement
cognitif
* Approche neuropsychologique
* Profils cognitifs dissociés
* Historique
* A l’heure actuelle : l’intelligence est envisagée comme
une structure hiérarchisée composée d’aptitudes plus
spécifiques comprenant plusieurs grands domaines
cognitifs
* Nouvelle échelle de Weschler
* Abandon de dichotomie verbale – non verbale
* Nouveaux indices
* Éditions françaises
des échelles de Weschler
Weschler –Bellevue Intelligence scale, 1954

WISC, 1958 WAIS, 1968 WPPSI, 1972

WISC-R, 1981 WAIS-R, 1989 WPPSI-R, 1995

WISC- 3, 1996 WAIS-3, 2000 WPPSI-3, 2004

WISC-4, 2005
II. PRESENTATION DU
WISC IV
* WISC IV : 4 indices spécifiques

* Indice de compréhension verbal


Similitudes / Vocabulaire / Compréhension /
(Information) / (Raisonnement verbal)

* Indice de raisonnement perceptif


Cubes / Identification de Concepts /
Matrices / (Complètement d’Images)

* Indice de mémoire de travail


Mémoire des chiffres / Séquences LC /(Arithmétique)

* Indice de vitesse de traitement


Code / Symboles / Barrage (BOS et BOA)
* Structure du WISC IV
ICV IRP
Similitudes Cubes
Vocabulaire Identification de
Compréhension concepts
Information Matrices
Raisonnement verbal Complément d’images

IMT QIT IVT


Mémoire des chiffres
Séquence Lettres- Code
Chiffres Symboles
Arithmétique Barrage

Les subtests supplémentaires sont indiqués en italique.


* Indice de Compréhension
Verbale

* Similitudes : une tâche conceptuelle


Entrée auditive, réponse orale (cap. linguistiques)

- Conceptualisation et catégorisation
- Relativement Indépendante du milieu socio-culturel et
du niveau scolaire
- Reflète bien le niveau de développement cognitif de
l’enfant
* Vocabulaire : métalinguistique
Entrée auditive, réponse orale

- Accès sémantique et mnésique (connaissance du mot)


- Niveau de langage
- Dépendante du niveau socio-culturel et scolaire

* (Information) : mémoire et connaissances générales

- Dépendante du niveau socio-culturel familial et scolaire

* Indice de
Compréhension Verbale
* Compréhension : adaptation et jugement

- Raisonnement et niveau de langage


- Connaissances des normes sociales et des conventions
comportementales
- Curiosité et maturité
- Ouverture sur le monde et sociabilité

* Indice de
Compréhension Verbale
* Indice de Raisonnement
Perceptif
* Cubes : stratégie / visuospatial / praxies
Entrée visuelle, réponse motrice

- Intégration perceptive
- Compétences visuelles et spatiales (perception des
obliques, oculomotricité)
- Fonctions exécutives (noter comment l’enfant
s’organise)
- Fonctions praxiques (série de gestes intentionnels)
- Reproduction de modèle, motricité fine
En cas de trouble langagier ou mnésique sévère, sert
de référence pour évaluer le niveau de
développement et de raisonnement
* Identification de Concepts :
raisonnement catégoriel
Entrée visuelle, réponse par pointage
N’implique ni verbalisation ni
motricité
Abstraction verbale / conceptualisation

* Indice de Raisonnement
Perceptif
* Identification de
Concepts
* Identification de
Concepts
* Matrices : raisonnement abstrait
Entrée visuelle, réponse par pointage

- Abstraction visuelle, structures spatiales


(orientation…)
- Intégration perceptive

* Indice de Raisonnement
Perceptif
* Matrices
* Matrices
* Matrices
* Complètement d’images: perception et
exploration
Entrée visuelle, réponse par pointage ou langage
peu élaboré

Analyse des détails


Exploration visuelle
Attention et concentration
Fixation oculaire

* Indice de Raisonnement
Perceptif
* Complètement
d’Images
* Complètement
d’Images
* Mémoire des chiffres : processus
attentionnels

Ordre direct : attention auditive


- Processus phonologiques et séquentiels
- Stockage à court terme
- Contrôle attentionnel, autorégulation

* Indice de Mémoire
de Travail
Ordre inverse : manipulation mentale
Contrôle attentionnel
Flexibilité cognitive

* Séquences lettres/chiffres : manipulation


mentale

- Classement Agencement
- Stockage à court terme et MLT (alphabet)
- Contrôle et autorégulation

* Indice de Mémoire
de Travail
* Arithmétique : attention et nombres

- Stockage de la consigne et compréhension


- Manipulation des nombres (surcomptage,
automatismes, capacités symboliques et
abstraites…)
- Logique
- Niveau scolaire

* Indice de Mémoire
de Travail
* Codes : coordination oculomanuelle

- Oculomotricité (réf. Modèle, saccades rapides)


- Transcodage (proc. linguistiques)
- MdT visuelle
- Motricité fine

Importance de la stratégie et de la réalisation


qualitative (nb erreurs, tps, repérage visuel…)

* Indice de Vitesse de
Traitement
* Code
* Symboles : discrimination visuelle

- Balayage visuel linéaire


- Oculomotricité
- Décision de similarité visuelle
- Orientation visuospatiale
- MdT visuelle

* Indice de Vitesse de
Traitement
* Barrages : attention sélective

- Zoom attentionnel, vigilance visuelle


- Organisation spatiale et stratégie
- Organisation du regard

* Indice de Vitesse de
Traitement
* L’analyse du profil
* Profil et Page
d’analyse
III. ETUDE DE CAS
* Étude de cas n°1 : cas
du patient C.R
Garçon C.R

Enfant né le 21.10.1999 (9 ans 5


mois)

Motif de consultation : difficultés


Imaginez :
graphiques qui semblent entraver
significativement les apprentissages.
Un garçon plein d’humour très vif d’esprit
et plein de réparti qui ne tient pas en
Actuellement en CM1 (échec scolaire)
place et ne peut pas s’empêcher de
jouer avec les stylos sur votre table, le
tout en vous coupant la parole durant
tout votre entretien.

Vous êtes alors dans le contexte…….


Eléments anamnésiques recueillis au cours de l’entretien:

•  Développement :
-  Grossesse et Accouchement : RAS
-  Développement moteur initial :
-  -exécutive)
Importantes difficultés graphiques (difficultés de production et lenteur

-  -chaussures,
difficultés au niveau de la motricité fine (ne parvient pas à lasser ses
à couper sa viande et présente des difficultés pour se servir un verre d’eau )
qui gênent ses activités dans la vie quotidienne.

-  Plainte d’instabilité psychomotrice (à l’école et à la maison ).

* Étude de cas n°1 :


cas du patient C.R
Eléments anamnésiques :

•  Scolarité:

-  Entrée en maternelle: Difficultés signalées depuis l’âge de 5-6 ans au


niveau de l’écriture.

-  CP : Aucune difficulté au niveau de la lecture. Lecture acquise en fin


d’année. Difficulté massive au niveau de l’écriture et lenteur à l’écrit.

-  - Aucun redoublement

* Étude de cas n°1 :


cas du patient C.R
Eléments anamnésiques :

• Scolarité:
-  -Actuellement en CM1 : Difficultés en mathématiques
(géométrie/incapacité à effectuer des angles droits,
difficulté dans les exercices de symétrie).

-  Plainte enseignants : a du mal a se concentrer, bavarde


et se disperse. Plainte d’agitation importante (ne peut
pas rester assis).

* Étude de cas n°1 :


cas du patient C.R
Eléments anamnésiques :

• Prise en charge:

- -Aucune PEC à ce jour

* Étude de cas n°1 :


cas du patient C.R
Données neuropsychologiques : WISC IV

-On constate de solides capacités de compréhension verbale


(capacités supérieure) objectivant le véritable
potentiel de C.R.

-En contraste des capacités moyennes de


raisonnement perceptif (écart de 34 points ICV/IRP)

-Des capacités de MDT se situant dans la norme supérieure

-Des capacités de vitesse de traitement déficitaires témoignant


d’une lenteur exécutive patente.

* Étude de cas n°1 :


cas du patient C.R
* Étude de cas n°1 :
cas du patient C.R
Epreuves complémentaires au WISC IV

Figure de Rey :

Test de Stroop : trouble patent au niveau du contrôle de l’inhibition cognitive.

Conners : 14/30
• Diagnostic:dyspraxie visuo-contructive &
visuo-spatiale associé à un syndrome
THADA.

-  Prise en charge: PEC psychomot + Traitement


Ritaline.

* Étude de cas n°1 :


cas du patient C.R
Garçon G.E

Enfant né le 27.09.1996 (13 ans 5 Gaël est apparu détaché par


mois) rapport à la problématique en cours.
Durant l’entretien, Gaël a eu besoin
Motif de consultation : d’énormément de
Désinvestissement patent au niveau de sollicitations
sa scolarité. Difficultés massives en durant ses productions. Par ailleurs,
français et en Anglais. Points forts : c’est un adolescent qui ne persévère pas fac
matières scientifiques. e aux épreuves qui lui pose difficultés. Au
cours de l’examen aucune agitation motrice
Actuellement en 4ème ni impulsivité comportementale n’ont pu être
relevé.

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
Eléments anamnésiques recueillis au cours de
l’entretien:

• Développement :

-  Grossesse et Accouchement : RAS

-  Développement moteur initial : RAS

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
Eléments anamnésiques :

•  Scolarité:

-  Entrée en maternelle: RAS

-  CP : Aucune difficulté relevée au niveau de l’apprentissage de la lecture. Les 3


premiers mois, l’apprentissage de la lecture est facile. Lecture acquise mais
laborieuse en fin d’année du CP. Pas de confusion de lettres au niveau du cours
préparatoire. Aujourd’hui, Gaël est un enfant qui n’aime pas lire.

-  - Aucun redoublement

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
Eléments anamnésiques :

• Scolarité:
-  -Actuellement en 4ème : Echec scolaire patent. Les
enseignants se plaignent d’un manque d’attention et de
concentration. Ne finit jamais ses évaluations (tête en
l’air).

-  Plainte enseignants : a du mal a se concentrer, bavarde


et se disperse.

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
Eléments anamnésiques :

• Prise en charge:

- -Aucune PEC à ce jour

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
-On constate de solides capacités de
Raisonnement Perceptif
(capacités supérieure) objectivant le
véritable
potentiel de G.E.

-En contraste des capacités moyennes


de
Compréhension verbale (écart
significatif ICV/IRP)

-Des capacités de MDT se situant dans


la norme

-Des capacités de vitesse de traitement


dans la norme (avec
une lenteur exécutive discrètes mais
manifeste).

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
• Diagnostic: Dyslexie

-  Prise en charge: PEC en orthophonie

-  Aménagement pédagogique: Tiers temps


supplémentaire.

* Étude de cas n°2 :


cas du patient G.E
* V. est une petite fille âgée de huit ans et six
mois lorsqu'elle consulte à la demande de son
orthophoniste. Celle-ci, qui la suit pour des
difficultés d'apprentissage du langage écrit,
trouve que les progrès sont lents et peu
importants, et les difficultés scolaires de V. qui
est en CEl semblent s'accentuer avec le temps.

* Étude de cas n°3* .:


cas de l’enfant V.
*  La grossesse et l'accouchement normaux,
*  marché à l'âge de treize mois et l'apparition du langage oral semble
avoir été normale.
*  bilan orthophonique pour « retard de parole et de langage» en
Moyenne Section de Maternelle. Rien de plus n'est signalé par l'école
à ce moment-là.
*  Dès l'entrée au CP, énormes difficultés en lecture, orthographe et
calcul
*  sur les conseils de la maîtresse, orientée à nouveau vers une
orthophoniste.
*  Redouble son CP sans progrès flagrants et n'a bénéficié d'aucune
évaluation par la psychologue scolaire.
*  Elle passe en CEl dans une classe mixte CP-CEI, où elle finira par
suivre les apprentissages de CP pour la troisième fois

* Étude de cas n°3* .:


cas de l’enfant V.
* examen neurologique e sans particularité, sauf une
certaine maladresse retrouvée dans l'examen de la
motricité globale.
* examen du langage oral : quelques troubles
phonologiques mineurs (train = crain, arbre = arb),
syntaxe correcte, pauvreté du vocabulaire et un manque
d'informativité du discours. La compréhension des ordres
simples est correcte
* Déficit sévère en lecture comme en orthographe: invente
des mots quand elle ne les reconnaît pas, incapable de
lire les pseudo-mots et la compréhension du peu de mots
déchiffrés est déficitaire. Elle ne sait écrire
spontanément que « papa », « maman », et son prénom
ainsi que quelques mots appris par cœur : « chat », «
petit », etc.

* Étude de cas n°3* .:


cas de l’enfant V.
*  Les acquisitions en calcul sont aussi déficitaires: elle compte
jusqu'à 10 sans se tromper puis saute des chiffres et finit par
s'arrêter à 20. Elle ne sait pas résoudre une addition simple
(2+2), ni résoudre un petit problème de CP.
*  Le graphisme est pauvre: le dessin du bonhomme est
immature et très maladroit, elle est incapable de reproduire
avec modèle des boucles ou un escalier, dessine
spontanément un rond, un carré et un rectangle mais ne
connaît ni le triangle ni le losange.
*  Sur le plan de l'adaptation sociale, Véronique est une petite
fille qui semble bien intégrée, heureuse et épanouie à la
maison comme à l'école, ce qui témoigne de la richesse de
l'accompagnement dont elle bénéficie dans ces lieux de vie.
Elle dit aimer l'école et que tout s'y passe bien pour elle.

* Étude de cas n°3 :


cas de l’enfant V.
* Étude de cas n°3 :
cas de l’enfant V.
* 

13.5%
2.35%
0.3%

100 115 130 145

Precocité : théorique < à 2%/ observé : 21/209= >10%


M… Félix (13;2)

Motif ; tr comportement à l'école, travaille peu, perturbe


Nuage de points pour colonnes : X 1Y 1 r 2 = ,138
160

dyslex…
non dys
150

140

130
IRP

120

110

100

90

90 100 110 120 130 140 150 160


ICV

profil cognitif de 20 enfants à fort potentiel intellectuel en difficulté scolaire (dont


12 en difficulté de lecture)
Guillaume : 13 ans 11 mois – 4e
Tenue du crayon acquise difficilement, aime dessiner mais n aime pas
écrire. Dyslexie Visuelle partiellement résolue au cours du CP. Difficultés en
géométrie. TB mémoire visuelle. Difficultés graphomotrices
Benjamin : 16 ans 8 mois. 1e S
Pas de retard moteur ni langage. Lenteur à l habillage. Dyschronie importante.
N arrive pas à terminer ses devoirs. Pas de dysgraphie. Bilan ortho : lenteur de
lecture significative
Lolita : 6 ans 11 mois. CE1.aucun retard ni moteur ni langage ni écriture. Lecture
acquise après un mois de CP. S ennuie en classe, turbulente.

Difficultés en mathématiques.
Corrélation entre l'épaisseur corticale et
le QI en fonction de l' âge: corrélation
négative dans la petite enfance, très
positive chez les grands enfants, positive
à un moindre degré à l'adolescence
Différence d'épaisseur corticale
entre des enfants à haut potentiel
et à intelligence moyenne au cours
du développement : le cortex est
significativement plus fin à 7 ans,
et s'épaissit progressivement pour
atteindre un pic à 13 ans et
rejoindre progressivement les
dimensions des témoins non
précoces
300 IRM d’enfants de 7 à 18 ans: la dynamique structurelle (évolution de
l’épaisseur du cortex) est différente entre enfants à haut QI (121-145) par
rapport à ceux à QI supra-moyen (109-120) et moyen (83-108)
Donc la phase de croissance dendritique et synaptogenèse dure plus longtemps
avant que ne commence la phase d’élimination des connexions superflues.
* 

* Une plus forte densité des projections du lobe pariétal sur le


cortex frontal, d’où une connectivité plus efficiente entre les
régions perceptives/spatiales et les systèmes exécutifs,
« expliquant » la qualité des raisonnements en particulier
mathématiques
* Une plus longue période de croissance du cortex pré-frontal avant
que ne débute la période d’élagage des synapses, pourrait
augmenter la période critique durant laquelle s’installent des
connexions cruciales , mais aussi augmenter la probabilité d’un
déséquilibre interhémisphérique de l’installation de ces
connexions.
* Une asymétrie du tempo maturationnel entre les deux
hémisphères pourrait alors expliquer que les circuits fronto-
temporaux du langage soient prêts plus précocement et que les
circuits attentionnel et praxique, plus bilatéraux peinent au
contraire à établir leurs connexions
* 
*  ont examiné 33 adolescents en bonne santé, une première fois en 2004
lorsqu'ils étaient âgés de 12 à 16 ans (14 ans en moyenne) puis une seconde
fois en 2007-2008 lorsqu'ils avaient entre 15 et 20 ans (18 ans en moyenne).
Leur QI verbal et non verbal a été mesuré grâce à différents tests (WISC-III
à T1 et WAIS-III à T2) et ces jeunes ont subi un scanner cérébral structurel
et fonctionnel par IRM lors de chaque examen. Les différents QI des
participants allaient de 77 à 135 points au premier test et de 87 à 143
points au second, ce qui a confirmé le large éventail des aptitudes
intellectuelles chez ces personnes.
*  le QI verbal et non verbal avait considérablement varié chez les
participants entre 2004 et 2008. Certains individus avaient amélioré leur
performance par rapport aux jeunes de leur âge, avec une augmentation
pouvant aller jusqu'à 20 points de leur QI global. Pour d'autres, en
revanche, leur performance avait chuté, avec une baisse du QI pouvant
atteindre également 20 points
*  ces changements ne sont pas dus à une variation de la performance liée à
l'humeur ou à la concentration ce jour-là, ils sont bien réels puisqu'ils sont
corrélés à des changements de structure de certaines régions cérébrales.
Functional activations in the regions identified by the structural analysis.

S Ramsden et al. Nature 000, 1-4 (2011) doi:10.1038/nature10514


Location of brain regions where grey matter changed with VIQ and PIQ.

S Ramsden et al. Nature 000, 1-4 (2011) doi:10.1038/nature10514


Les enfants haute aptitude (QI >120)