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CRMEF-GC/CPA EGCF

CRMEF-CG/CPA-EGCF
/A.DIBI/PRESENTATION
DU REFERENTIEL
COMPTANLE MAROCAIN
Comptabilité approfondie

A. DIBI
CRMEF-CG/CPA-EGCF /A.DIBI/PRESENTATION DU REFERENTIEL COMPTANLE MAROCAIN

PRESENTATION DU REFERENTIEL COMPTABLE MAROCAIN

La réglementation comptable marocaine est demeurée longtemps à dominante juridique et fiscale avant
l’élaboration en 1989 du Code Général de Normalisation Comptable fixant les règles applicables à la
comptabilité des entreprises publiques. Par ailleurs, la loi 9-88 promulguée par le dahir 1-92-138 du
25/12/1992 a consacré l’autonomie du droit comptable.

I. LES SOURCES DU DROIT COMPTABLE MAROCAIN :

Les sources du droit Les dispositions du Code de commerce 


comptable marocain Les dispositions issues du Droit des Sociétés 
Les dispositions issues des sources fiscales

 Les dispositions du Code de commerce :


Les articles 10, 11, 12 et 13 du dahir du 12 Août 1913 formant code de commerce (abrogé par la loi 15/95)
imposaient un certain nombre d’obligations comptables aux commerçants dont notamment :
• La tenue d’un livre journal et d’un livre d’inventaire;
• La réalisation d’un inventaire annuel des actifs et passifs.

Par ailleurs, l’article 19 de la loi 15/95 formant code de commerce impose aux commerçants la tenue d’une
comptabilité conforme aux dispositions de la loi 9/88 relative aux obligations comptables des commerçants

 Les dispositions issues du Droit des Sociétés :


La loi 17/95 relative aux sociétés anonymes ainsi que la loi 5/96 relative à la société à responsabilité limitée
et aux autres types de sociétés commerciales ont consacré un certain nombre d’obligations ayant des
incidences comptables notamment :
•L’obligation faite au conseil d’administration (ou au gérant) de dresser à la clôture de chaque exercice un
inventaire des différents éléments de l’actif et du passif social ainsi que celle d’établir des états de synthèse
annuels ;
•L’obligation faite à l’assemblée générale de désigner un commissaire aux comptes chargé de contrôler et de
suivre les comptes sociaux de la société. Ledit commissaire aux comptes doit être inscrit au tableau de
l’ordre des experts-comptables.

 Les dispositions issues des sources fiscales :


La réforme fiscale, entreprise au Maroc entre 1984 et 1990, a mis à la charge des contribuables des
obligations comptables, spécifiques à chaque type d’impôt, modulées pour les impôts directs en fonction de
la dimension des entreprises et confortées par des circulaires d’application. Ainsi :
La loi 30/85 relative à la Taxe sur la Valeur Ajoutée a fixé les obligations d’ordre comptable des redevables
de la TVA notamment :
La tenue d’une comptabilité permettant de déterminer :
• Le chiffre d’affaires ;
• Les déductions physiques et financières ;
La conservation pendant 10 ans des factures, des pièces justificatives et du livre journal.

La loi n° 24/86 relative à l’impôt sur les sociétés a instituées les obligations comptables suivantes :
•La détermination du résultat fiscal de chaque exercice comptable à partir du résultat du compte de produits
et charges de la comptabilité tenue par la société conformément à la législation comptable ;
• La justification des achats de biens et services effectués par toute société par des pièces justificatives
probantes (factures…) ;
• La conservation des documents comptables pendant 10 ans ;
•L’utilisation de la comptabilité comme base du contrôle fiscal et dans ce cadre, la loi sus citée énonce un
certain nombre d’irrégularités graves privant la comptabilité de sa valeur probante
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La loi 17/89 relative à l’impôt général sur le revenu a prévu les obligations comptables suivantes :

• La tenue d’une comptabilité conforme aux prescriptions du code de commerce et de la loi comptable pour
les contribuables relevant du régime du résultat net réel ;
• Le régime du résultat net simplifié prévoit les obligations allégées suivantes :
- Registres des dépenses et des recettes ;
- Etat des débiteurs et créditeurs ;
- Inventaires détaillés des stocks en quantité et en valeur ;
- Registre des immobilisations amortissables ;
- Déclaration des rémunérations versées au tiers.

II. L’EMERGENCE DU DROIT COMPTABLE AU MAROC


La loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants (votée par la chambre des représentants le
4 Août 1992 et promulguée par le Dahir n° 1-92-138 du 30 Rejb 1413 (25 Décembre 1992)) ainsi que le
Décret du 10 Novembre 1989, imposent aux commerçants, entreprises publiques ou privées, des obligations
comptables nouvelles visant une plus grande transparence des comptes et une certaine harmonie des
principes comptables fondamentaux par rapport à ceux en vigueur à l’échelle internationale.

Principale Connexion avec la Les états de synthèses de Doctrine juridique


inspiration fiscalité bases de base
4eme et 7eme Forte connexion avec Au nombre de 5 : BL ; Droit comptable
directive de l’UE le système fiscale CPC ; TF ; ESG et ETIC écrit

La loi 9-88 consacre ainsi une quasi-autonomie du droit comptable en prescrivant les principales obligations
comptables suivantes à savoir:

• La tenue de supports d’organisation comptable :


 Un manuel de procédures ;
 Un plan de comptes.

• La fiabilité des enregistrements ;

• La tenue obligatoire des livres comptables suivants :


 Le livre journal ;
 Le grand livre ;
 Un livre d’inventaire sur lequel sont reproduits le bilan et le compte de produits et charges de chaque
exercice ;
 L’inventaire annuel des valeurs des éléments actifs et passifs ;

• L’établissement d’états de synthèse comprenant :


 Le bilan ;
 Le compte de produits et charges ;
 L’état des soldes cde gestion ;
 Le tableau de financement ;
 L’état des informations complémentaires avec la dispense des petites entreprises de produire les trois
derniers états.

• L’énoncé de méthodes d’évaluation ;

• L’énoncé de principes comptables fondamentaux.


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III. LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA REGLEMENTATION COMPTABLE AU MAROC


De la normalisation De la profession De la formation De la régulation
Le Conseil National L’ordre Des Le Cycle D’expertise BAM ;
De Comptabilité Experts Comptable (CEC) basé à LE CDVM ;
(CNC) Comptables (OEC) L’ISCAE LE MEF

Présentation du Conseil National de la Comptabilité


Le Conseil National de la Comptabilité (CNC) a pour missions de :
 coordonner et synthétiser les recherches théoriques et méthodologiques de comptabilité ainsi que
leurs applications pratiques ;
 concevoir, élaborer et proposer les normes comptables générales ou sectorielles ;
 collecter et diffuser toutes informations relatives à la normalisation, l’enseignement et la formation
comptables ;
 recommander toutes mesures susceptibles d’améliorer l’information comptable tant au niveau
national qu’au niveau des entreprises ;
 coordonner et encourager les actions de recherches, d’études et de perfectionnement se rattachant à
la discipline comptable ;
 représenter l’Etat dans les organismes internationaux de normalisation comptable.

Le Conseil National de la Comptabilité comprend 3 instances :

 L’Assemblée Plénière (AP)


Présidée par Monsieur le Premier Ministre ou par l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet,
elle se réunit au moins une fois par an pour délibérer sur les projets de normes comptables et sur les projets
d’avis qui lui sont présentés par le Comité Permanent. L’Assemblée Plénière comporte 54 membres
appartenant aux Administrations, à la profession comptable, au monde des affaires et au secteur de
l’enseignement de la comptabilité.
 Le Comité Permanent (CP)
Le CP est présidé par l’autorité gouvernementale déléguée par le Premier Ministre à cet effet ou son
représentant. Depuis l’institution du CNC, la présidence du CP est confiée au Ministère chargé des Finances,
Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation (DEPP). Le CP se réunit au moins quatre fois par
an pour :
 s’informer de la suite donnée aux avis, propositions et recommandations du CNC;
 assurer les liaisons utiles à l’exécution de la mission du CNC;
 préparer les projets d’avis, de recommandations ou de publications dudit Conseil.

Le Comité Permanent comporte 13 membres parmi ceux de l’Assemblée Plénière. Il prépare les projets
soumis à l’Assemblée Plénière. Il comprend un Président, un Secrétaire Général et un Rapporteur Général.

 Les Commissions Techniques Spécialisées (CTS)


Les CTS sont des instances de travail, de dialogue et de réflexion créées à l’initiative de l’AP. Elles ont pour
mission :
 de proposer des normes comptables sectorielles ou spécifiques;
 d’éclairer les travaux du Conseil sur certains aspects de la normalisation comptable relevant de leur
spécialité;
 de réfléchir sur des questions comptables spécifiques ou ponctuelles entrant dans la mission du CNC.
Elles soumettent leurs travaux au Comité Permanent et à l’Assemblée Plénière.
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Les réalisations en matière de production de norme :


Jusqu’en juin 2014, le CNC a cumulé 12 Assemblées Plénières, 27 normes et plans comptables et 6 avis

 Les lois comptables produites :


La loi n°44/03 relative à la comptabilité super simplifiée
La loi n°38/05 relative aux comptes consolidés des établissements et entreprises publics

 Les plans comptables adoptés :


Assurances, Établissements de crédit, Secteur immobilier, Assurances 2005, Coopératives, Association,
Associations de microcrédit, Caisses de retraite, Partis politiques, Sociétés de bourse, Sociétés mutualistes,
ORMVA, OPCVM, Etat, Bank Al-Maghrib

 Les avis émis :


 L’avis du 15 décembre 1988 relatif à la définition de la défaisance: il s’agit d’une “technique
d’ingénierie financière qui permet à une entreprise donnée, d’atteindre un résultat équivalent à
l’extinction d’une dette figurant au passif de son bilan par le transfert de titres à une entité juridique
distincte qui sera chargée du service de la dette, cette opération n’ayant pas pour effet de libérer
juridiquement l’entreprise de son obligation initiale”
 L'avis n°1 du 6 décembre 1989 sur l'unification des pratiques:
Les modalités d'application de la loi 9/88 sont celles prescrites par le document annexé au décret n°2.89.61
du 10 rebia II 1410 (10 novembre 1989) relatif à la comptabilité des établissements publics, publié au
Bulletin Officiel n°4023 du 6 joumada 1 1410 (6 décembre 1989), dénommé "Code Général de la
Normalisation Comptable".
 L'avis n° 2 du 6 décembre 1989 sur les petites entreprises et le modèle simplifié:
Les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel est égal ou inférieur à 7,5 millions de Dirhams sont tenues de
se conformer au cadre comptable du modèle simplifié tel qu'annexé à la loi n°9.88
 L'avis du 28 juillet 1995 indiquant que les Centres de gestion agréés (auprès des chambres de
commerce) peuvent être dirigés par un expert-comptable ou un comptable agréé.
 L’avis du 11 juin 2003 relatif au traitement comptable des indemnités d'assurance reçues à la
suite de la destruction d'une immobilisation
 L’avis n°5 du 26 mai 2006 sur les normes en matière des comptes consolidés:
Les sociétés qui sont dans l’obligation de présenter des comptes consolides ont le choix de consolider les
comptes selon les standards marocains (édités en 1999 par le CNC) ou les normes IFRS

Présentation de l’Ordre des Experts Comptables (OEC)

La profession d’expert comptable est regroupée au sein de l’Ordre des Experts Comptables ; institution
dotée de la personnalité morale et régie par la loi n° 15/89.
Les attributions générales de l’Ordre des Experts Comptables sont les suivantes :
• Assurer la sauvegarde des principes et traditions de moralité, de dignité et de probité qui font l’honneur de
la profession d’expert comptable et veiller au respect par ses membres, des lois, règlements et usagers qui
régissent l’exercice de la profession.
• Admettre dans la profession les experts comptables selon les formes et les conditions prévues par la loi
précitée ;
• Edicter tout règlement nécessaire à l’accomplissement de sa mission et établir le code des devoirs
professionnels rendu applicable par le gouvernement.
• Assurer, en outre, la défense des intérêts matériels et moraux de la profession d’expert comptable,
éventuellement devant les juridictions.
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• Organiser et gérer les œuvres de coopération, de mutualité et d’assurance de ses membres ainsi que les
œuvres de retraite.
• Représenter la profession d’expert comptable auprès de l’Administration à qui il donne son avis sur toutes
les questions dont elle le saisit, et auprès des organisations ou organismes internationaux poursuivant des
buts analogues à ceux que lui assigne la loi.
• L’ordre exerce ses attributions par l’intermédiaire d’un conseil national et de conseils régionaux, et de
leurs présidents respectifs.

L’Ordre des Experts Comptables comprend 3 instances :

 Le conseil national :
Le conseil national représente la profession auprès de l'administration. Il donne son avis
sur les questions relatives à la pratique générale de la profession qui lui sont soumises
pour examen par l'administration.
Il donne également son avis sur les projets de lois et règlements concernant la profession
ou son exercice et sur toutes autres questions s'y rapportant dont il est saisi par
l'administration
Le conseil national se compose, outre son président et un membre de la Chambre constitutionnelle tous deux
nommés dans les conditions prévues à l'article 41, de 10 membres élus.

 Les conseils régionaux :


Il est créé un conseil régional pour chacune des régions instituées par le dahir n° 1-71-77 du 22 rebia II 1391
(16 juin 1971) tel qu'il a été modifié ou complété, dès que le nombre d'experts comptables exerçant dans la
région est égal ou supérieur à 20.
Chaque conseil régional se compose de 4 membres au moins et de 10 au plus, tous élus.
Dans les limites du ressort territorial pour lequel il est compétent, le conseil régional exerce les fonctions
suivantes:
• veille au maintien de la discipline intérieure de l'ordre, à l'exécution des lois et règlements qui régissent la
profession, au respect de l'honneur et de la probité;
• veille à l'application des décisions du conseil national;
• examine les problèmes qui se rapportent à la profession et peut en saisir le conseil national de l'ordre;
Actuellement, l’OEC compte deux conseils régionaux à savoir le conseil régional Rabat Nord et le conseil
régional Casa Sud

 Les commissions nationales techniques :


Conformément aux dispositions de la loi 15-89 et au règlement intérieur du Conseil National de l’Ordre des
Experts Comptables, il a été procédé à la constitution des commissions techniques suivantes :
 Commission Communication et Relations avec les partenaires
 Commission Devoirs et intérêts professionnels (Déontologie et Réglementation)
 Commission Formation
 Commission Action sociale et solidarité
 Commission Fiscalité et études juridiques
 Commission Normalisation, Etudes Techniques et Diligences 

Les réalisations :
En novembre 2015, l’OEC a tenu son 8éme congrès et compte à son actif les réalisations suivantes :
 La refonde du mode de désignation des comptables agréés et amélioration de l’exercice de la
profession
 L’amélioration de la définition des actes professionnels
 La responsabilisation des professionnels et définition de leurs droits et leurs obligations
 La limitation de l’accès à la profession aux seuls professionnels reconnus par la réglementation
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PROCESSUS DE CONVERGENCE DU SYSTEME COMPTABLE MAROCAIN


VERS LES NORMES IAS/IFRS

I. Le contexte
 Répondre efficacement aux attentes des citoyens
 Accroître la « compétitivité » du Maroc
 Améliorer l’attractivité des investisseurs
 Contribuer à un développement régional harmonieux
 Moderniser le cadre législatif
 Améliorer l’environnement des affaires et de la gouvernance
 Améliorer transparence financière (le plan comptable de l’Etat, convergence, consolidation des
comptes, réforme de la profession comptable…)

II. Les insuffisances du système comptable marocain actuel :


 Lourdeur du processus de normalisation
 Importantes divergences avec les normes comptables internationales
 Pas d’obligation de consolidation pour les entreprises commerciales
 Certains thèmes ne sont pas ou peu normalisés (instruments financiers, provisions…)
 Qualité des états de synthèse remise en cause par les investisseurs
 Contenu insuffisant des ETIC

III. Les objectifs du processus de convergence :


 La révision du CGNC
 La mise à niveau des différents plans comptables et normes sectorielles
 L’amendement de la loi 9/88 relatives aux obligations comptables des commerçants
 L’élaboration de nouvelles normes sectorielles adaptées à l’évolution internationales

IV. Méthodologie de travail


 Lancement du projet (début 2013)
 Constitution de 5 groupes de travail, dédié chacun, à la réflexion sur des normes comptables
homogènes :
Actifs
Passifs et résultats
Etats de synthèse
Instruments financiers
Fiscalité et impôt différé
 Institution d’un comité scientifique (cohérence globale du projet)
 Analyse des insuffisances actuelles du CGNC nécessitant une mise à jour au regard des
considérations économiques et financiers
 Etude du contenu des normes IAS/IFRS et identification les domaines de révision et de convergence
possibles
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 Benchmark avec les expériences étrangères

ANNEXE 1 : LES IFRS ENTRE CONCEPTUALISATION GLOBALE ET RÉALITÉS LOCALES

- Fawzi Britel est Associé Deloitte,  président de l’Association marocaine de comptabilité. - Ouassim Akil
est expert-comptable DPLE,  doctorant ès sciences comptables
«Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément»
(Einstein)
Avec pour objectif principal de conserver la mémoire et de sécuriser les transactions, la comptabilité s’est
trouvée historiquement à la jonction du droit et d’une arithmétique plus ou moins élaborée pour mesurer
biens  et obligations.
Cependant, depuis le début des années 80 et la première grande crise économique post-Deuxième Guerre
mondiale, la comptabilité s’est entichée d’affirmer ses lettres de noblesse et, à travers la revendication de
l’image fidèle,  traduction approximative du principe anglo-saxon de  «true and fair view», elle a entendu ne
plus être cantonnée dans la simple exécution de règles pour se donner pour plus noble ambition d’exprimer
une rationalité scientifique en portant aux fonds baptismaux, en particulier depuis la fin des années 90, d’une
part le concept de «substance over form», et en transcendant ses techniques rudimentaires par l’introduction
de mathématiques, probabilités et autres modèles d’ingénierie financière de plus en plus sophistiqués.
Il s’agissait alors d’inaugurer un âge d’or de la comptabilité, dopé par le développement de la puissance de
traitement des ordinateurs et de la vitesse de diffusion de l’information. Il est d’ailleurs fort probable que
cette profonde mutation se  poursuive pour une longue période de temps et que de nouveaux territoires
soient investis pour lier espace, temps et valeur sur un même support de synthèse.
Avec la globalisation financière et le regain conceptuel de la «corporate governance», il s’agira
d’abandonner les vieux oripeaux de la «comptabilité commerciale» et  de veiller à satisfaire plus que jamais,
non pas les banquiers des années 80, mais les marchés financiers et leurs prescripteurs de la fin des  années
1990 que sont fonds de pension et de placement. Cette nouvelle séparation entre Actionnariat et Direction,
née de la prépondérance des marchés financiers, a accentué encore plus le besoin d’un langage commun
permettant d’obtenir une information objective, comparable et quasi instantanée sur les transactions réalisées
afin de permettre une allocation efficace du capital par les acteurs du marché. Ce langage est devenu celui
du «reporting financier».
Dès lors, la comptabilité, en tant que discipline,  n’entendra plus se soumettre au seul diktat de la forme
juridique et apparaîtra comme beaucoup plus  complexe à appréhender, puisqu’elle procèdera désormais
d’un brassage singulier entre les pulsions des tenants des  sciences exactes (mathématiciens, ingénieurs et
informaticiens) et celles des apôtres des  sciences humaines  (économistes, juristes, politiques). Néanmoins,
ce brassage sera surtout marqué par une tentation scientifique de plus en plus forte de son ambition, de ses
méthodes, de ses résultats objectifs ou vérifiables et de son unité conceptuelle.
Ainsi, pour les partisans d’un marché financier global, la nécessité d’uniformiser ce langage s’est affirmée
comme  un objectif clé devant se réaliser par l’adoption des normes internationales du reporting financier
(IFRS) dont la pratique mondiale a connu une réelle expansion cette dernière décennie.
Dans ce contexte, avec le souci de l’objectivité et de la neutralité que requiert cette ambition scientifique,
l’enjeu fondamental sera de veiller en permanence à concilier entre l’obligation de produire des règles
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universelles fondées sur des cadres conceptuels prédéfinis ex cathedra et une mise en œuvre in situ qui
exprimera des perceptions où la  subjectivité  des praticiens est omniprésente. En pratique, il faudra bien in
fine définir les moyens concrets permettant d’obtenir une information issue de l’adoption des IFRS qui soit
la plus objective et comparable possible et qui tienne compte des particularités juridiques, sociales,
économiques locales.
Globalisation des normes comptables: de l’utopie à l’espérance
Dans un contexte où les capitaux entendent circuler sans frontière et, où le besoin de normes comptables
universelles est réel, il est aisé de constater que cet objectif n’est pas jusqu’ici atteint. Preuve en est, d’une
part, la non-adoption obligatoire des IFRS par plusieurs pays qui pèsent dans l’économie mondiale (Etats-
Unis, Japon, Chine, Inde) et, d’autre part, l’adoption obligatoire des IFRS selon des variantes
«personnalisées» localement (versions européenne, australienne, brésilienne, singapourienne) dans d’autres
pays ou comme normes de consolidation, donc sans rapport direct avec les sphères fiscales ou juridiques. Si
ce  constat démontre à juste titre une acceptation des acteurs économiques mondiaux du principe d’adhésion
à un cadre normatif universel pour le reporting financier, il confirme néanmoins l’existence de facteurs
propres aux pays/régions qui vont à l’encontre d’une universalité de ces normes et a fortiori de leur
interprétation.
En effet, plusieurs travaux de recherche scientifique ont établi que des facteurs spécifiques peuvent
influencer le cadre conceptuel des normes en raison même du caractère polymorphe de l’expression
comptable prise entre sciences exactes et sciences sociales.
Cette dialectique a ainsi été à l’origine des débats mouvementés sur les normes IAS 32/39 entre l’IASB et
les décideurs politiques qui ont abouti à une adoption par l’UE d’une version plus édulcorée de ces normes,
puis de la controverse  intervenue  suite à la dernière «crise financière» sur le caractère «proactif» du
dispositif de la juste valeur alimentée, excusez du peu, par les chefs d’Etat membres du G20 eux-mêmes.
Ceci  étant dit, ne nous y trompons pas, cette diversité des chemins et des expressions n’enlève rien à
l’importance de l’objectif de globalisation des normes qui reste lui incontournable pour les investisseurs,
régulateurs, auditeurs et divers autres utilisateurs.
Pratique des IFRS: une géométrie interprétative
Après l’utopie conceptuelle et la forte espérance de l’émergence d’un ordre comptable international, le
retour au réel  se manifeste immanquablement lorsque les responsables du reporting se trouvent confrontés, 
dans le cadre de la pratique des IFRS, à la problématique de leur interprétation.  En effet, l’interprétation
demeure intrinsèquement partie intégrante des  IFRS du fait de leur vocation universelle dont la
conséquence est qu’elles ne peuvent prétendre traiter de l’ensemble des cas de figure qui se présentent lors
de leur application locale dans des contextes différents.
Dans ce cadre, le comité d’interprétation des IFRS (IFRIC) représente une pièce maîtresse du dispositif
normatif international dans la mesure où il émet des interprétations sur divers sujets qui nécessitent des
clarifications d’ordre pratique. Néanmoins, les interprétations de l’IFRIC ne peuvent tenir compte de toutes
les situations locales, dont les  exemples les plus fréquents tournent autour de questions fort concrètes que
sont notamment les critères relatifs à la fiabilité des marchés financiers, à la profondeur des statistiques et à
la cohérence des paramètres économiques,  en particulier leur traduction en tables et taux (voir encadré).
Encadrer la pratique locale des IFRS
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Dans ce contexte, il apparaît évident qu’il est nécessaire de définir des mécanismes locaux de mise en œuvre
des IFRS pour réduire les risques induits par le choix de paramètres locaux qui représentent des intrants
importants dans le processus de production de l’information financière. A cet égard, il conviendra tout
autant de veiller à réduire l’effet de biais induit par la multiplicité des modes de mise en œuvre que
d’adopter de manière transparente des positions locales qui, à défaut, risqueraient d’être différentes sur des
sujets similaires dans des contextes identiques transformant l’idéal d’un village global où règnent ordre et
harmonie en un capharnaüm où il n’y aurait de place que pour une cacophonie déplorable pour les
investisseurs, les régulateurs, les praticiens du reporting financier et  les auditeurs financiers. La recherche
de l’harmonie et surtout l’instauration de la confiance des opérateurs économiques dans l’information
financière passe dès lors par la mise en place d’un  mécanisme local qui veillera à unifier et à guider les
choix des praticiens sur des sujets IFRS présentant certaines ambiguïtés ou qui font appel au jugement
professionnel lors de leur application localement et ce, en veillant au respect du cadre normatif.
Positions de place: Une question de consensus stricto sensu
Le mécanisme précité pourra alors jouer son rôle d’encadrement de l’interprétation locale des IFRS par
l’émission de «positions de place» qui permettront d’uniformiser les méthodes qui seront utilisées dans le
cadre de la pratique locale des IFRS. Pour réussir l’expérience de ce mécanisme, l’adhésion des parties
prenantes est primordiale car elles devront, en responsabilité, participer à son fonctionnement pour que les
positions de place émises soient reconnues et ne puissent être source de divergences d’appréciation portant
atteinte à la  neutralité ou à la  qualité du reporting.
Plus globalement, et afin d’éviter des situations de relativité sur une même place, il importe que
l’universalité des concepts, que souhaitent retrouver les investisseurs et les diverses parties prenantes au
niveau international, soit supportée par des traductions concrètes et consensuelles au niveau des acteurs
locaux de la finance et de leurs  régulateurs respectifs qui pour nous portent pour noms BAM, OEC, CDVM,
DAPS…
Actuellement au stade embryonnaire, le projet d’une régulation de l’interprétation des normes comptables,
au niveau local, devra à l’évidence faire l’objet de développement tant sur le contenu du mécanisme local, le
rôle de chaque partie prenante que sur les méthodes de fonctionnement. Et afin de tenter de contribuer à
l’émergence d’une expression autonome et responsable au plan local, l’Association marocaine de
comptabilité (AMC) se propose d’organiser en avril prochain un colloque sur la régulation financière au
Maroc et fait en ce sens un large appel à communication et participation.

Repères
Juste valeur
IFRS 13 s’est voulue plus directive dans l’encadrement de la notion de «Juste valeur» en imposant une
hiérarchie à trois niveaux pour la détermination de cette juste valeur. Néanmoins, plusieurs notions et
concepts qui font partie de cette hiérarchie demeurent intimement liés à la réalité et à la pratique locale (e.g.
Degré d’activité d’un marché, Objectivité des données non observables, …).
Probabilité
La notion de probabilité est présente dans plusieurs normes IFRS (e.g. IAS 12, IAS 37,.
.). Néanmoins, une juste quantification de ces probabilités tiendra forcément compte de paramètres locaux
qui peuvent affecter la comparabilité de l’évaluation des actifs et passifs.
Taux d’actualisation
Les normes IFRS définissent plusieurs taux d’actualisation, à utiliser en fonction de l’objectif recherché par
chaque norme. Néanmoins, la détermination de ces taux d’actualisation tient compte de plusieurs paramètres
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dont le choix et la mesure peuvent différer selon leur perception et interprétation par les praticiens dans des
marchés financiers locaux disparates (marché actif ou inactif, risque du marché, taux d’intérêt,…).

www.leconomiste.com/article/915140

ANNEXE 2 : ASSISES DE LA PROFESSION COMPTABLE


RÉFÉRENTIEL IFRS: CHERCHE MODÈLE DE CONVERGENCE

LA MISE À NIVEAU DU DISPOSITIF NATIONAL, UN PRÉALABLE


LE PROCESSUS DE RAPPROCHEMENT DES COMPTES SOCIAUX SE HEURTE AUX
RÈGLES FISCALES
UNE AUTRE PRIORITÉ, LA RÉGLEMENTATION DE LA PROFESSION
       UN programme assez chargé et une affluence massive avec une présence de spécialistes de renom
mondial. C’est le constat qui s’impose des deuxièmes Assises de la profession comptable tenues vendredi
dernier au Palais des congrès de Skhirat. L’intérêt du thème cadre avec la volonté des professionnels et des
pouvoirs publics à opérer la convergence vers les normes internationales.
Pour le Conseil national de la comptabilité, le référentiel  IFRS est au centre des préoccupations vu
l’arrimage de l’économie nationale à l’Europe. Les filiales des groupes européens présentes au Maroc,
comme les groupes locaux cotés en Bourse appliquent déjà ce référentiel.
La révision  du code général de la normalisation comptable et de  la loi relative aux obligations comptables
des commerçants constituent une priorité pour la profession, souligne Mohamed Hdid, président du Conseil
national de l’Ordre des experts-comptables.
Bien évidemment, ce référentiel est interconnecté avec d’autres éléments majeurs du dispositif législatif, tels
le droit des sociétés, le code du commerce, le code général des impôts en plus de dispositions spécifiques,
notamment celles relatives au marché financier et aux établissements de crédit.
Au-delà des questions techniques, il s’agit d’un vrai choix politique
A tel point que l’unanimité est faite quant à son caractère de référentiel de qualité. D’autant plus qu’il a
contribué à la modernisation des opérations économiques et à l’amélioration du climat des affaires.
Avec au passage la réalisation de l’autonomie du droit comptable. Ce qui est un gage de reconnaissance pour
la profession. Il n’empêche qu’il a montré ses limites, constate Abdellatif Quortobi, président du comité
scientifique des Assises. Une trentaine de plans comptables ont été élaborés mais le référentiel actuel reste
relativement sophistiqué et lourd pour les TPE et autres PME qui constituent, au demeurant, l’essentiel du
tissu économique.
Pour Quortobi, la réforme du référentiel actuel peut se faire de deux manières: soit son adaptation sans
remise en cause du schéma général ou sa refonte en s’inspirant des bonnes pratiques à l’échelle
internationale.  Et c’est cette dernière option que la tutelle semble avoir retenue. Selon Samir Tazi, directeur
des entreprises publiques et de la privatisation au ministère des Finances, le cadre légal en préparation
s’appuie surtout sur les bonnes pratiques  internationales et le benchmark des expériences réussies. A cet
effet, plusieurs comités de travail ont été mis en place pour faire le diagnostic de l’existant et proposer les
pistes de réforme.  Toujours est-il que la profession sera étroitement associée au projet, promet Tazi.
C’est donc dans ce contexte que le processus de convergence vers le référentiel IFRS est  envisagé. Si ce
référentiel s’est imposé à l’échelle internationale pour l’élaboration des comptes consolidés, sa pratique pour
les comptes sociaux reste limitée. D’où l’option de s’en inspirer et non pas l’adopter, estime Quortobi. Et
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pour cause, il n’est nullement réaliste de transposer à tout prix les IFRS aux comptes sociaux. En revanche,
il incombe d’opérer une évolution vers ce référentiel via la mise en place d’un modèle adéquat. Ce qui
relève d’une volonté politique. D’autant plus que le gap entre le référentiel national et IFRS n’est pas
d’ordre technique qui se résume en quelques règles de comptabilisation ou d’évaluation.
Le fossé est plutôt conceptuel, voire philosophique. Hdid parle de l’importance de la dimension politique 
au-delà du débat technique. Car, la plupart des caractéristiques et principes retenus dans le cadre conceptuel
du référentiel mondial paraissent compatibles avec notre environnement. Par contre, la déclinaison pratique
de certains de ces principes appelle un sérieux débat pour savoir s’ils peuvent être transposables dans le
contexte national. Et quand ils le sont, ce  ne sera certainement pas dans toutes leurs applications mais
uniquement dans des cas où la valeur ajoutée est jugée pertinente.
Les professionnels citent les notions de juste valeur, d’intangibilité du bilan d’ouverture, des prééminences
de la réalité sur la forme… En somme un vaste chantier sur lequel toutes les parties prenantes,
professionnels de la comptabilité, pouvoirs publics et opérateurs économiques  doivent s’atteler. Mais
l’apport du monde des affaires est primordial dans la mesure où il est appelé à imprimer un saut qualitatif à
l’information comptable et financière produite et diffusée au Maroc.

www.leconomiste.com/article/907114

ANNEXE 3 : NORMES IFRS: LES TROIS OPTIONS POSSIBLES


POUR L’INSTANT, LES SOCIÉTÉS FINANCIÈRES ET LES COTÉES
LE PROCESSUS DE CONVERGENCE SUR LE POINT D’ÊTRE LANCÉ

Le Maroc s’apprête à lancer le chantier de rapprochement de ses normes comptables aux référentiels IFRS. L’intérêt
de cet exercice est d’accroître le niveau de transparence de l’information financière destinée aux investisseurs

POUR se prévaloir du label «IFRS compliant», une entreprise doit adopter la totalité des référentiels. Mais cette
déclinaison n’est pas facile à déployer car elle peut se heurter à quelques spécifications locales. En la matière, il
n’y a pas de demi-mesure: soit on est full IFRS, soit on est sous référentiel national, observe Laurence Rivat,
spécialiste des normes IFRS (voir entretien page 10) C’est la norme IAS 5 qui édicte ce principe.
Le Maroc (voir aussi De Bonnes Sources) s’apprête à lancer le chantier de rapprochement de ses normes
comptables aux référentiels IFRS. L’intérêt de cet exercice est d’accroître le niveau de transparence de
l’information financière destinée aux investisseurs, mais la population des sociétés concernées est très limitée
car l’enjeu stratégique, s’il en existe un, c’est de pouvoir accéder aux financements internationaux. Les pays qui
ont fait cette réforme ont choisi entre trois options en essayant de composer autant que faire se peut aux
contraintes locales. La Chine et le Brésil, membres du «BRIC», ont rapproché leurs normes aux standards
internationaux. Pour attirer les investisseurs chez eux, ces deux  géants avaient intérêt à rapprocher leurs
normes du langage international. Mais convergence signifie aussi persistance de divergences, tempère
l’experte. Plus proche de nous, l’Espagne a également procédé de la même manière. D’autres, notamment les
anciens pays d’Europe de l’Est, ont opté pour une approche radicale en adoptant les IFRS pour les comptes
sociaux. L’Afrique du Sud est le seul pays sur le continent africain  à avoir intégré les standards IFRS dans ses
normes comptables, obligatoires pour les entreprises, petites ou grandes.
Le processus de convergence au niveau mondial est donc en marche, porté cette fois par les grands pays de
l’Asie du Sud-Est. Et pour ne pas subir ces référentiels, il vaut mieux se mettre en alliance pour atteindre une
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taille critique de manière à peser sur l’adaptation des normes, comme l’ont fait les grands pays émergents de
l’Asie du Sud-Est,  
Actuellement, les sociétés marocaines soumises à l’obligation de présenter des comptes consolidés aux normes
IFRS sont celles qui font appel public à l’épargne, les groupes bancaires et les groupes cotés. Depuis 2006,
l’obligation des comptes consolidés a été étendue aux entreprises publiques, mais celles qui sont
«mondialisées», comme l’OCP, présentent leurs états de synthèse aux normes IFRS.

www.leconomiste.com/article/896207

ANNEXE 4 : GLOSSAIRE DE NORMALISATION COMPTABLE


INTERNATIONALE
I.A.S. : International Accounting Standard = Norme Comptable Internationale. En janvier 2005, il existait
32 normes numérotées de 1 à 41 élaborées par l’IASC ou l’IASB :
IAS 01 : Présentation des états financiers
IAS 02 : Méthodes de valorisation des stocks (qui doivent pouvoir être évalués à leur "juste valeur à tout
moment")
IAS 07 : Tableau des flux de trésorerie
IAS 08 : Résultat net de l'exercice, erreurs fondamentales et changements de méthodes comptables
IAS 10 : Évènements postérieurs à la date de clôture
IAS 11 : Contrats de construction
IAS 12 : Impôts sur le résultat
IAS 14 : Informations sectorielles (obligation de fournir tous les éléments financiers par branches
d'activités ou découpage géographique de l'entreprise)
IAS 15 : Information reflétant les effets de variations de prix
IAS 16 : Immobilisations corporelles (actifs corporels évalués "à leur juste valeur " ce qui conduit à
une remise en cause de la "règle de prudence" actuelle").
IAS 17 : Contrats de location
IAS 18 : Produits des activités ordinaires
IAS 19 : Avantages du personnel
IAS 20 : Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide publiques
IAS 21 : Effets des variations des cours des monnaies étrangères
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IAS 22 : Regroupements d'entreprises


IAS 23 : Coûts d'emprunts
IAS 24 : Information relative aux parties liées
IAS 26 : Comptabilité et rapports financiers des régimes de retraite
IAS 27 : États financiers consolidés et comptabilisation des participations dans les filiales
IAS 28 : Comptabilisation des participations dans des entreprises associées
IAS 29 : Information financière des les économies hyperinflationnistes
IAS 30 : Informations à fournir dans les états financiers des banques et des institutions financières
assimilées
IAS 31 : Information financière relative aux participations dans des coentreprises 
IAS 32 : Instruments financiers : informations à fournir et présentation
IAS 33 : Résultat par action
IAS 34 : Information financière intermédiaire
IAS 35 : Abandon d'activités
IAS 36 : Dépréciation d'actifs
IAS 37 : Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels
IAS 38 : Immobilisations incorporelles (en particulier séparation des dépenses de R&D en recherche /
charge et développement / immobilisation).
IAS 39 : Instruments financiers : comptabilisation et évaluation (afin de lutter contre les montages
"déconsolidants")
IAS 40 : Immeubles de placement
IAS 41 : Agriculture
I.A.S.B. : International Accounting Standards Board = Conseil des normes comptables internationales.
L’IASB a remplacé l’IASC depuis 2001.
I.A.S.C. : International Accounting Standards Committee = Comité des normes comptables internationales
(créé en 1973 par des experts-comptables et auditeurs de plusieurs pays, il a été remplacé en 2001 par
l'IASB).
I.A.S.C.F. : International Accounting Standards Committee Foundation = Fondation du Comité des normes
comptables internationales. Cette fondation a été créée en 2001 et comprend 19 "trustees".
I.C.A.C. : Instituto de Contabilidad y Auditoria de Cuentas = Institut de normalisation et des réviseurs
(Espagne).
I.F.A.C. : International Federation of Accountants = Fédération internationale des comptables. Elle compte
159 organisations comptables dans 118 pays.
I.F.R.I.C. : International Financial Reporting Interpretations Committee = Comité d’interprétation des
normes d’information financière internationales de l’IASB. Depuis 2003 l’IFRIC a remplacé le SIC.
En janvier 2005, il existait 28 interprétations des normes numérotées de 1 à 33  
I.F.R.S. : International Financial Reporting Standard = Norme d’information financière internationale. Les
IFRS sont élaborées par l’IASB (l’IFRS 1 date de 2003).
INFOCERT : organisme mandaté par AFNOR CERTIFICATION pour la gestion des marques NF dans le
domaine des logiciels et NTIC. Son groupe de travail "GT 7" est chargé de spécifier les exigences pour les
logiciels de gestion financière concernés par les normes IAS (consolidation, reporting, gestion de trésorerie
et risques financiers, comptabilité, etc.) et, avec le ministère des finances et les organismes professionnels,
d'élaborer la certification NF attestant leur conformité aux normes IAS. 
I.O.S.C.O. : International Organisation of Securities Commissions = Organisation Internationale des
Commissions de Valeurs (O.I.C.V.). Organisation créée en 1983, dont le siège social est à Madrid.
I.P.S.A.S. : International Public Sector Accounting Standard = Normes comptables internationales du
secteur public. Normes élaborées par le Comité " Secteur Public " de l’IFAC.
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I.S.A. : International Standard on Auditing = Norme d’audit internationale. Norme d’audit élaborée par
l’IFAC.

PRESENTATION DU CGNC
Pour que les comptabilités normalisées puissent produire les informations requises, dans des conditions de
délai et de fiabilité déterminées, le CGNC prévoit un dispositif général qui peut être présenté sous deux
aspects : celui du fond et celui de la forme.

SECTION I : PRESENTATION DU CGNC- LE DISPOSITIF DE FOND


I. L'énoncé des principes comptables fondamentaux
Le dispositif de fond II. L’exposé des méthodes d'évaluation
III. La conception des états de synthèse

I. LES PRINCIPES COMPTABLES FONDAMENTAUX :


Les principes comptables fondamentaux retenus sont au nombre de sept : - Le principe de continuité
d'exploitation ; - Le principe de permanence des méthodes ; - Le principe du coût historique ; - Le principe
de spécialisation des exercices ; - Le principe de prudence ; - Le principe de clarté ; - Le principe
d'importance significative.

1 - Selon le principe de Continuité d'exploitation, l'entreprise doit établir ses états de


synthèse dans la perspective d'une poursuite normale de ses activités. Par conséquent,
en l'absence d'indication contraire, elle est censée établir ses états de synthèse sans
l'intention ni l'obligation de se mettre en liquidation ou de réduire sensiblement l'étendue
de ses activités.
2 - Ce principe conditionne l'application des autres principes, méthodes et règles
comptables tels que ceux-ci doivent être respectés par l'entreprise, en particulier ceux
relatifs à la permanence des méthodes et aux règles d'évaluation et de présentation des
Le principe de états de synthèse
continuité 3 - Dans le cas où les conditions d'une cessation d'activité totale ou partielle sont réunies,
d'exploitation l'hypothèse de continuité d'exploitation doit être abandonnée au profit de l'hypothèse de
liquidation ou de cession. En conséquence, les principes de permanence de méthodes, du
coût historique et de spécialisation des exercices sont remis en cause
Seules des valeurs de liquidation ou de cession doivent alors être retenues et la
présentation des états de synthèse doit elle-même être faite en fonction de cette
hypothèse
4 - Selon ce même principe, l'entreprise corrige à sa valeur de liquidation ou de cession
tout élément isolé d'actif dont l'utilisation doit être définitivement abandonnée

1. En vertu du principe de permanence des méthodes, l'entreprise établit ses états de


synthèse en appliquant les mêmes règles d'évaluation et de présentation d'un exercice
Le principe de à l'autre
permanence 2- L'entreprise ne peut introduire de changement dans ses méthodes et règles
des méthodes d'évaluation et de présentation que dans des cas exceptionnels. Dans ces circonstances,
les modifications intervenues dans les méthodes et règles habituelles sont précisées et
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justifiées, dans l'état des informations complémentaires, avec indication de leur influence
sur le patrimoine, la situation financière et les résultats

1 - En vertu du principe du coût historique, la valeur d'entrée d'un élément inscrit en


comptabilité pour son montant exprimé en unités monétaires courantes à la date d'entrée
Le principe du reste intangible quelle que soit l' évolution ultérieure du pouvoir d'achat de la monnaie
coût historique ou de la valeur actuelle de l' élément, sous réserve de l' application du principe de
prudence.
2 - Par dérogation à ce principe, l'entreprise peut décider à la réévaluation de l'ensemble
de ses immobilisations corporelles et financières, conformément aux prescriptions du
CGNC

1 - En raison du découpage de la vie de l'entreprise en exercices comptables, les charges


et les produits doivent être, en vertu du principe de spécialisation des exercices,
rattachés à l' exercice qui les concerne effectivement et à celui-là seulement
2 - Les produits sont comptabilisés au fur et à mesure qu'ils sont acquis et les charges au
fur et à mesure qu'elles sont engagées, sans tenir compte des dates de leur encaissement
Le principe de ou de leur paiement.
spécialisation 3 - Toute charge ou tout produit rattachable à l'exercice mais connu postérieurement à la
des exercices date de clôture et avant celle d’établissement des états de synthèse, doit être comptabilisé
parmi les charges et les produits de l'exercice considéré.
4 - Toute charge ou tout produit connu au cours d'un exercice mais se rattachant à un
exercice antérieur, doit être inscrit parmi les charges ou les produits de l'exercice en
cours..
5 - Toute charge ou tout produit comptabilisé au cours de l'exercice et se rattachant aux
exercices ultérieurs, doit être soustrait des éléments constitutifs du résultat de l'exercice
en cours et inscrit dans un compte de régularisation

1 - En vertu du principe de prudence, les incertitudes présentes susceptibles d'entraîner


un accroissement des charges ou une diminution des produits de l'exercice doivent être
prises en considération dans le calcul du résultat de cet exercice. Ce principe évite de
transférer sur des exercices ultérieurs ces charges ou ces minorations de produits, qui
doivent grever le résultat de l'exercice présent
2 - En application de ce principe, les produits ne sont pris en compte que s'ils sont
Le principe de certains et définitivement acquis à l'entreprise ; en revanche, les charges sont à
prudence prendre en compte dès lors qu'elles sont probables
3 - Seuls les bénéfices réalisés à la date de clôture d'un exercice peuvent affecter les
résultats ; par exception est considéré comme réalisé le bénéfice partiel sur une opération
non achevée à la date de clôture répondant aux conditions fixées par le CGNC
4 - La plus-value constatée entre la valeur actuelle d'un élément d'actif et sa valeur
d'entrée n'est pas comptabilisée. La moins-value doit toujours être inscrite en charges,
même si elle apparaît comme temporaire à la date d'établissement des états de synthèse.
5 - Tous les risques et les charges nés en cours de l'exercice ou au cours d'un exercice
antérieur doivent être inscrits dans les charges de l'exercice même s'ils ne sont connus
qu'entre la date de la clôture de l'exercice et la date d'établissement des états de synthèse
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1 - Selon le principe de clarté :


- les opérations et informations doivent être inscrites dans les comptes sous la rubrique
Le principe de adéquate, avec la bonne dénomination et sans compensation entre elles ;
clarté - les éléments d'actif et de passif doivent être évalués séparément ;
- les éléments des états de synthèse doivent être inscrits dans les postes adéquats sans
aucune compensation entre ces postes.
2 - En application de ce principe, l'entreprise doit organiser sa comptabilité, enregistrer
ses opérations, préparer et présenter ses états de synthèse conformément aux
prescriptions du CGNC
3 - Les méthodes utilisées doivent être clairement indiquées notamment dans les cas où
elles relèvent d'options autorisées par le CGNC ou dans ceux où elles constituent des
dérogations à caractère exceptionnel
4 - A titre exceptionnel, des opérations de même nature réalisées en un même lieu, le
même jour, peuvent être regroupées en vue de leur enregistrement selon les modalités
prévues par le CGNC
5 - Par dérogation aux dispositions du paragraphe 1, des postes relevant d'une même
rubrique d'un état de synthèse peuvent exceptionnellement être regroupés si leur montant
respectif n'est pas significatif au regard de l'objectif d'image fidèle

1 - Selon le principe d'importance significative, les états de synthèse doivent révéler


tous les éléments dont l'importance peut affecter les évaluations et les décisions. Est
significative toute information susceptible d'influencer l'opinion que les lecteurs des états
de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine, la situation financière et les résultats
2 - Ce principe trouve essentiellement son application en matière d'évaluation et en
Le principe matière de présentation des états de synthèse. Il ne va pas à l' encontre des règles
d'importance prescrites par le CGNC concernant l'exhaustivité de la comptabilité, la précision des
significative enregistrements et des équilibres comptables exprimés en unités monétaires courantes
3 - Dans les évaluations nécessitant des estimations, les méthodes par approximation ne
sont admises que si leurs incidences par rapport à des méthodes plus élaborées
n'atteignent pas des montants significatifs au regard de l'objectif de l'image fidèle
4 - Dans la présentation de l'ETIC, le principe d'importance significative a pour
conséquence l'obligation de ne faire apparaître que les informations d'importance
significative

II. LES METHODES D'EVALUATION :


Les méthodes d'évaluation couvrent les principes, bases, conventions, règles et procédures adoptés pour la
détermination de la valeur des éléments inscrits en comptabilité. Ces méthodes, servent de base à
l'enregistrement des opérations et à la préparation des états de synthèse. Elles trouvent leur application au
niveau des éléments patrimoniaux et par répercussion au niveau des produits et des charges.

L'évaluation des éléments patrimoniaux de l'entreprise doit se faire sur la base de 3 principes généraux à
savoir :
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1 - Les méthodes d'évaluation dépendent étroitement des principes comptables


fondamentaux retenus et notamment des principes de continuité d'exploitation, de prudence et
du coût historique.
2 - L'évaluation des éléments inscrits en comptabilité étant fondée sur le principe du coût
historique, la réévaluation des comptes constitue une dérogation à ce principe.
3 - La valeur d'un élément revêt trois formes distinctes :
Evaluatio - la valeur d'entrée dans le patrimoine ;
n - la valeur actuelle à une date quelconque et notamment à la date de l'inventaire;
- la valeur comptable nette figurant au bilan.
4 - L'entreprise procède à la fin de chaque exercice au recensement et à l'évaluation de ses
éléments patrimoniaux.
5 - Les éléments constitutifs de chacun des postes de l'actif et du passif doivent être évalués
séparément

1 - Le passage de la valeur d'entrée à la valeur comptable nette, lorsqu'elles sont différentes,


s'effectue sous forme de corrections de valeur constituées en général par des amortissements
ou des provisions pour dépréciation ; dans ce cas la valeur d'entrée des éléments est
Correction maintenue en écriture en tant que valeur brute.
s de valeur 2 - Les corrections de valeur doivent se faire en période déficitaire comme en période
bénéficiaire
3 - Si des éléments font l'objet de corrections de valeur exceptionnelles pour la seule
application de la législation fiscale, il y a lieu d'indiquer dans l'ETIC le montant dûment
motivé de ces corrections

Des dérogations aux principes d'évaluation précédents sont admises dans des cas
Dérogation exceptionnels ; lorsqu'il est fait usage de ces dérogations, celles-ci doivent être signalées dans
s l'ETIC et dûment motivées avec indication de leur influence sur le patrimoine, la situation
financière et les résultats.

Les règles générales d'évaluation :

1 - La valeur d'entrée dans le patrimoine d'un élément d'actif, déterminée en fonction de


l'utilité économique présumée de cet élément, est constituée :
- pour les éléments acquis à titre onéreux par la somme des coûts mesurés en termes
Les formes monétaires que l'entreprise a dû supporter pour les acheter ou les produire
de la - pour les éléments acquis à titre gratuit par la somme des coûts mesurés en termes
valeur monétaires que l'entreprise devrait supporter si elle devait alors les acheter ou les produire
2 - La valeur actuelle d'un élément du patrimoine est une valeur d'estimation, à la date
considérée, en fonction du marché et de l'utilité économique pour l'entreprise.
3 - La valeur comptable nette, inscrite au bilan, est égale à la valeur d'entrée après correction
le cas échéant, dans le respect du principe de prudence et par comparaison avec la valeur
actuelle
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Les biens et les titres sont inscrits en comptabilité :


- à leur coût d'acquisition pour les biens acquis à titre onéreux ;
- à leur prix d'achat pour les titres acquis à titre onéreux ;
- à leur coût de production pour les biens produits ;
- à leur valeur d'apport stipulée dans l'acte d'apport pour les biens et titres
apportés ;
- à leur valeur actuelle pour les biens et titres acquis par voie d'échange,
Les biens et cette valeur étant déterminée par la valeur de celui des deux lots dont
L’évaluation les titres l'estimation est la plus sûre;
à la date - à leur coût calculé pour les biens acquis conjointement ou produits
d'entrée conjointement pour un montant global déterminé :
- pour les biens acquis, par la ventilation du coût global d'acquisition
proportionnellement à la valeur relative qui peut être attachée à chacun des
biens dans leur valeur totale, dès qu'ils peuvent être individualisés ;
- pour les biens produits de façon liée et indissociable, par la ventilation du
coût de production global selon la valeur attribuée à chacun d'eux dans la
valeur totale dès qu'ils peuvent être individualisés
Les créances, Les créances, les dettes et les disponibilités sont inscrites en comptabilité
dettes et pour leur montant nominal.
disponibilités Les créances, les dettes et les disponibilités libellées en monnaies
étrangères sont converties en monnaie nationale à leur date d'entrée

1 - La valeur d'entrée des éléments est intangible sauf exceptions prévues par le CGNC
notamment en matière de créances, dettes et disponibilités libellées en monnaies étrangères ou
indexées
2 - Cependant, la valeur d'entrée des éléments de l'actif immobilisé dans l'utilisation est limitée
dans le temps doit faire l'objet de corrections de valeur sous forme d'amortissement.
L'amortissement consiste à étaler le montant amortissable d'une immobilisation sur sa durée
prévisionnelle d'utilisation par l'entreprise selon un plan d'amortissement. La valeur d'entrée
Les diminuée du montant cumulé des amortissements forme la "valeur nette d'amortissements" de
corrections l'immobilisation.
de valeur 3 - A la date d'inventaire, la valeur actuelle est comparée à la valeur d'entrée des éléments ou
pour les immobilisations amortissables à leur valeur nette d'amortissements, après
amortissement de l'exercice
4 - Seules les moins-values dégagées de cette comparaison sont inscrites en comptabilité : -
sous forme d'amortissements exceptionnels, si elles ont un caractère définitif ; - sous forme de
provisions pour dépréciation si elles n'ont pas un caractère définitif
5 - La valeur comptable nette des éléments d'actif est :
- soit la valeur d'entrée ou la "valeur nette d'amortissements " si la valeur actuelle leur est
supérieure ou égale ;
- soit la valeur actuelle si elle leur est inférieure
6 - Toutefois, en ce qui concerne les immobilisations autres que financières, et pour autant que
leur valeur actuelle n'est jugée ni notablement ni durablement inférieure à leur valeur d'entrée
ou à leur valeur nette d'amortissements, celle-ci n'est pas corrigée
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III. LA CONCEPTION DES ETATS DE SYNTHESE


Le CGNC propose deux états de synthèse classiques dans leur nature (bilan ; compte de produits et charges)
mais novateurs dans leur contenu en raison de leur grande cohérence et de leur signification économique, de
leur " pertinence " ; un troisième état de synthèse tout à fait nouveau (Etat des soldes de gestion) qui fait
apparaître un ensemble d'indicateurs de gestion utiles tant pour l'entreprise elle-même que pour les
utilisateurs externes

Pour des raisons de tradition juridique et de textes, la Norme reste fidèle au " périmètre
patrimonial " du bilan, à peu d'exceptions près : les biens inscrits à l'actif sont limités à ceux
Analyse de qui sont la propriété de l'entreprise, à l' exclusion de biens en location ou en crédit-bail.
la situation En revanche des novations marquantes ont été introduites dans la structure de bilan, dans les "
: le bilan emplois " de l'actif comme dans les " ressources " (ou origines) du passif, afin de donner une
(BL) plus grande homogénéité et une meilleure signification économique à chaque rubrique.
C'est ainsi que les " non-valeurs " ont été isolées dans une rubrique placée en tête de l' actif,
que les " capitaux propres "incluent le résultat net de l' exercice, et que la trésorerie positive et
négative a été mise en évidence.
En outre, et conformément à la logique de l'analyse financière, le classement des créances et
des dettes a été fait selon leur fonction économique et financière et non selon leur échéance
(indiquée par ailleurs).

Analyse par nature des charges et produits La description de la formation du


résultat net repose sur l' analyse par nature des charges et produits ; critiquée par
une partie de l' école de pensée comptable, parce que moins pertinente pour la
prise de décisions de gestion que l' analyse dite " par fonction ", cette méthode a
pourtant été retenu pour les nombreux avantages qu'elle présente pour l'
entreprise comme pour les tiers et pour l' Etat :
- simplicité, fiabilité des intitulés des comptes dont le contenu est identique
quelle que soit l'entreprise, quelle que soit sa structure ;
- facilité de l'imputation, qui allège le travail des comptables et favorise leur
mobilité d'une entreprise à une autre, ainsi que leur formation ;
- facilité de contrôle interne, juridique, fiscal ...;
- signification et pertinence, générales et communes à tous les utilisateurs et
notamment aux gestionnaires de l'entreprise comme aux comptables nationaux
Le compte Unicité du compte de gestion : le compte de produits et charges (CPC)
de produits Cette unicité est conforme aux normes internationales et permet une prise de
et charges connaissance complète des composantes du résultat net en " produits " et en "
(CPC) charges
Mise en évidence d'un résultat courant Le CPC fait clairement apparaître
trois niveaux de produits et charges, homogènes économiquement, complétés
par un niveau global (impôts sur les résultats) :
- le niveau Exploitation qui correspond aux produits et charges du cycle
d'activité normale de l'entreprise ;
Analyse de - le niveau Financier, nettement identifié (intérêts ; revenus financiers ;
la gestion : différences de change ...) et dont les éléments sont pour certains structurels et
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cycliques, pour d'autres fortuits.


Ces deux premiers niveaux permettent d'obtenir le " résultat courant " de
l'entreprise (simplification de langage visant le " résultat des opérations
courantes ") dont l'utilité pour l' analyse est primordiale, car ce résultat,
proposé dans les normes internationales les plus récentes, présente un caractère
largement cyclique et se prête aisément à la prévision ;
- le niveau " non-courant " qui enregistre charges et produits ne se rattachant
pas à des opérations courantes.
Mise en évidence de soldes économiques : valeur ajoutée ; excèdent ou
insuffisance brut (e) d'exploitation Le découpage des charges et des produits
au niveau de l'état des soldes de gestion (ESG) permet
d'obtenir directement :
- La marge brute (MB) essentielle dans les activités de " négoce " ;
- La valeur ajoutée (VA) produite par l'entreprise
L'état des Central dans l'analyse macro-économique, ce concept est également intéressant
soldes de pour l'entreprise notamment au niveau de l'analyse. La valeur ajoutée apparaît
gestion comme une différence entre la production brute de l'entreprise et sa
(ESG) consommation de biens et de services extérieurs : elle mesure la véritable
production économique de la firme, son apport dans le circuit économique
-l' excédent brut d'exploitation (EBE), principale étape vers la formation du
résultat (valeur ajoutée moins charges de personnel et impôts courants nets des
subventions d'exploitation) et qui représente la véritable performance
économique de l'entreprise, avant dotation, et charges financières.
Ces trois soldes économiques sont extrêmement utiles aux gestionnaires et
privilégient le " cycle d'exploitation " de l'entreprise dont la fonction première
est bien la production économique

Les mouvements de valeurs de l'exercice sont, dans l'organisation


comptable, séparés des soldes à nouveau, ce qui permet l'établissement "
comptable ", c'est à dire par le seul jeu des comptes, d'un tableau d'emplois
La et ressources. Un exemple de cette comptabilité de flux est fourni par la
comptabilité comptabilisation des cessions d'immobilisations ; les comptes de produits et
de flux charges doivent distinctement enregistrer d'une part le prix de cession,
d'autre part la valeur comptable nette de l'élément cédé, et non pas
seulement la plus-value ou moins-value réalisée (différence de ces deux
montants)
- Le BL fait clairement apparaître la trésorerie de l'entreprise par deux
Les rubriques de l'actif et du passif ;
précisions -L'ESG permet l'obtention directe de la Capacité d'autofinancement
financières (CAF), à partir de l'EBE, par soustraction des autres charges décaissables
du BL et de et addition des autres produits encaissables. Ce solde est essentiel dans la
L’analyse des l' ESG gestion financière car la CAF exprime l'aptitude de l'entreprise à renouveler
flux ses équipements et à nourrir financièrement sa croissance, sous réserve des
financiers distributions de dividendes effectuées dans l'exercice, qui viennent amputer
la CAF pour laisser l'autofinancement " (AF) de l'exercice.
Cet état de synthèse traduit, en " emplois " et en " ressources " les
variations du patrimoine de l'entreprise au cours de l'exercice ;
Le tableau document " dynamique ", il pallie les inconvénients du caractère statique du
de bilan. Afin de tenir compte de la diversité des conceptions et des
financement utilisations possibles du TF, la Norme a prévu une présentation aussi "
(TF) neutre " que possible, en deux volets (ressources ; emplois) qui laisse à
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chacun la possibilité de découpages ou d'affectations de ressources aux


emplois. - flux de valeurs " stables " (dont l'autofinancement AF) -
mouvements des actifs et passifs circulants - mouvements de trésorerie
Le TF est un document de première importance pour l'entreprise,
notamment dans ses relations avec les milieux financiers et les banques.

C'est dans l' état des informations complémentaires (ETIC), document joint de façon
indissociable au bilan et aux autres états, que l' on trouve le tableau de ces échéances,
Les états des comme nombre d'autres informations indispensables à la compréhension du bilan et
informations à l' obtention d'une image fidèle de la situation patrimoniale et financière de l'
complémentaire entreprise (tableau des immobilisations, des amortissements, des provisions,
s informations sur tous les postes " sensibles " du bilan tels que non-valeurs, titres, etc...).
(ETIC) Par la structure retenue, par la typologie des postes choisis, par l'information
complémentaire donnée dans l'ETIC, le lecteur dispose de données pertinentes en vue
d'une analyse du patrimoine de l'entreprise et de son évolution, analyse coordonnée à
celle de la gestion.

SECTION II : PRESENTATION DU CGNC- LE DISPOSITIF DE FORME


I. L'organisation comptable
Le dispositif de forme II. le plan de comptes
III. La présentation des états de synthèse

I. L’ORGANISATION COMPTABLE
L'organisation de la comptabilité normalisée est destinée à garantir la fiabilité des informations fournies et
leur disponibilité en temps opportun

La comptabilité, système d'information de l'entreprise, doit être organisée de telle sorte


qu'elle permettre :
Les objectifs de - de saisir, classer et enregistrer les données de base chiffrées ;
l'organisation - d'établir en temps opportun les états prévus ou requis ;
comptable - de fournir périodiquement, après traitement, les états de synthèse ;
- de contrôler l'exactitude des données et des procédures de traitement. Pour être
probante, la comptabilité doit satisfaire aux exigences de la régularité. Celle-ci est
fondée sur le respect des principes et des prescriptions du CGNC.
L'organisation de la comptabilité suppose l'adoption d'un plan de comptes, le choix de
supports et la définition de procédures de traitement.
Toute entreprise doit satisfaire aux conditions fondamentales suivantes de tenue de sa
comptabilité :
- tenir la comptabilité en monnaie nationale ;
- employer la technique de la partie double garantissant l'égalité arithmétique des
mouvements "débit" et des mouvement " crédit" des comptes et des équilibres qui en
découlent ;
Les structures - s'appuyer sur de pièces justificatives datées, conservées, classées dans un ordre
fondamentales défini, susceptibles de servir comme moyen de preuve et portant les références de leur
de la enregistrement en comptabilité ;
comptabilité - respecter l'enregistrement chronologique des opérations ;
- tenir des livres et supports permettant de générer les états de synthèse prévus par le
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CGNC ;
- permettre un contrôle comptable fiable contribuant à la prévention des erreurs et des
fraudes et à la protection du patrimoine ;
- contrôler par inventaire l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs ;
- permettre pour chaque enregistrement comptable d'en connaître l'origine, le contenu,
l'imputation par nature, la qualification sommaire ainsi que la référence de la pièce
justificative qui l'appuie
1 - Un manuel décrivant les procédures et l'organisation comptable lorsqu'il est
nécessaire à la compréhension du système de traitement et à la réalisation des contrôles.
Ce document est conservé aussi longtemps qu'est exigée la présentation des documents
comptables auxquels il se rapporte.
2 - Le livre journal tenu dans les conditions prescrites par la loi dans lequel sont
enregistrées les opérations soit jour par jour, soit sous forme de récapitulations au
moins mensuelles des totaux de ces opérations, à condition de conserver, dans ce cas,
tous documents permettant de les reconstituer jour par jour.
3 - Le grand-livre formé de l'ensemble des comptes individuels et collectifs, qui
permet le suivi de ces comptes. Chaque compte fait apparaître distinctement le solde au
début de l'exercice, le cumul des mouvements "débit" et celui des mouvements "crédit"
depuis le début de l'exercice (non compris le solde initial), ainsi que son solde en fin de
Les livres et période.
autres supports L' état récapitulatif faisant apparaître , pour chaque compte, le solde débiteur ou le
de base de la solde créditeur au début de l' exercice, le cumul des mouvements débiteurs et le cumul
comptabilité des mouvements créditeurs depuis le début de l' exercice, le solde débiteur et le solde
créditeur constitués en fin de période, forme la "Balance" La balance constitue un
instrument indispensable du contrôle comptable
4 - Le livre d'inventaire tenu dans les conditions prescrites par la loi est un support
dans lequel sont transcrits le BL et le CPC de chaque exercice. Le livre journal et le
grand livre sont établis et détaillés en autant de journaux et livres auxiliaires ou
supports en tenant lieu, que l'importance et les besoins de l'entreprise l'exigent.
Dans le cas où les données sont enregistrées dans des journaux et des grands livres
auxiliaires, les totaux de ces supports sont périodiquement et au moins une fois par
mois respectivement centralisées dans le livre journal et reportées dans le grand livre.
Les livres et documents comptables peuvent être tenus par tous moyens ou procédés
appropriés conférant un caractère d'authenticité aux écritures et comptables avec les
nécessités du contrôle de la comptabilité.
1 - Toute opération comptable de l' entreprise est traduite par une écriture affectant
au moins deux comptes dont l' un est débité et l' autre est crédité d'une somme
identique selon les conventions suivantes : - les comptes d'actif sont mouvementés au
débit pour constater les augmentations et au crédit pour constater les diminutions ; - les
comptes de passif sont mouvementés en sens inverse des comptes d'actif ; - les comptes
de charges enregistrent en débit les augmentations, et exceptionnellement les
diminutions au crédit ; - les comptes de produits sont mouvementés en sens inverse des
comptes de charges. Lorsqu'une opération est enregistrée, le total des sommes inscrites
au débit des comptes et le total des sommes inscrites au crédit des comptes doivent être
Les procédures égaux.
d'enregistrement 2 - Les écritures comptables sont enregistrées sur le journal dans un ordre
chronologique. Les enregistrements sont reproduits ou reportés sur le grand livre. Le
total des mouvements du journal doit être égal au total des mouvements du grand livre.
3 - Le grand livre doit pouvoir isoler distinctement les mouvements relatifs à l'exercice
exclusion faite des soldes correspondant à la reprise des comptes du bilan de l'exercice
précédent au début de l'exercice en cours.
4 - Le journal doit être tenu sans blanc, ni altération d'aucune sorte.
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5 - Les écritures sont passées dans le journal opération par opération et jour par
jour. Toutefois, les opérations de même nature réalisées en un même lieu et au cours
d'une même journée peuvent être regroupées et enregistrées en une même écriture.
6 - Toute correction d'erreur doit laisser lisible l'enregistrement initial erroné. La
comptabilité doit être organisée, pour ces corrections d'erreurs, de façon à permettre
de retrouver les montants des mouvements des comptes, expurgés des conséquences de
ces erreurs : corrections par nombre négatif ou par contre-passation
La comptabilisation en négatif n'est admise que pour les rectifications d'erreurs.
7 - Les écritures comptables sont enregistrées au moyen de tous systèmes appropriés
tels que le système du journal unique, le système des journaux partiels ou
divisionnaires, ou le système centralisateur ...

II. LE PLAN DES COMPTES


1 - Le plan de comptes de l'entreprise est un document qui donne la nomenclature des
comptes à utiliser, définit leur contenu et détermine le cas échéant leurs règles particulières
de fonctionnement par référence au P.C.G.E.
2 - Le Plan Comptable Général des Entreprises (P.C.G.E) et ses éventuelles adaptations dans
le cadre de Plans Comptables professionnels, comportent une architecture de comptes
répartis en catégories homogènes appelées "classes". Les classes comprennent :
- des classes de comptes de situation ; - des classes de comptes de gestion ; - des classes de
comptes spéciaux.
Chaque classe est subdivisée en comptes faisant l'objet d'une classification décimale.
Le plan Les comptes sont identifiés par des numéros à quatre chiffres ou plus, selon leurs
des niveaux successifs, dans le cadre d'une codification décimale.
comptes 3 - Le plan de comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé pour permettre
l'enregistrement des opérations conformément aux prescriptions du CGNC.
4 - Lorsque les comptes prévus par le PCGE ne suffisent pas à l'entreprise pour enregistrer
distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir toutes subdivisions nécessaires
5 - Inversement, si les comptes prévus par le PCGE sont trop détaillés par rapport aux
besoins de l'entreprise, celle-ci peut les regrouper dans un compte global de même niveau,
plus contracté, conformément aux possibilités offertes par le PCGE et à condition que le
regroupement ainsi opéré puisse au moins permettre l'établissement des états de synthèse
dans les conditions prescrites par le CGNC.
6 - Les opérations sont inscrites dans les comptes dont l'intitulé correspond à leur nature..
7 - Toute compensation entre comptes est interdite sauf lorsqu'elle est explicitement prévue
par le CGNC

III. LA PRESENTATION DES ETATS DE SYNTHESE


La fonction d'information de la comptabilité normalisée est essentiellement assurée par les états financiers
de fin d'exercice, appelés dans la Norme Comptable : états de synthèse

1 - Les états de synthèse établis au moins une fois par exercice, à la fin de celui-ci, sont l
expression quasi exclusive de l'information comptable destinée aux tiers, et constituent
le moyen privilégié d'information des dirigeants eux-mêmes sur la situation et la gestion
de l'entreprise.
Finalités et 2 - Etablis selon les principes et règles du Code Général de la Normalisation Comptable,
nature des ils doivent donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des
états de résultats de l' entreprise, même au moyen - dans des cas exceptionnels à justifier - de
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synthèse dérogations à ces principes et règles, dans l' hypothèse où l' application de ces règles et
principes ne permet pas l' obtenir cette image fidèle.
3 - La représentation fidèle du patrimoine, de la situation - financière et de la formation
des résultats de l'entreprise est assurée par cinq documents formant un tout indissociable
- le Bilan (BL) ; - le Compte de Produits et Charges (CPC) ; - l'Etat des Soldes de Gestion
(ESG) ; - le Tableau de Financement (TF) ; - L’Etat des Informations Complémentaires
(ETIC)
1 - Les états de synthèse sont établis dans le respect des principes comptables
fondamentaux qui ont précisément pour but d'en assurer la pertinence, la fiabilité et la
comparabilité dans le temps et dans l'
espace.
2 - Parmi ces principes comptables fondamentaux, la continuité d'exploitation, la
permanence des méthodes, la spécialisation des exercices, la clarté, l'importance
significative joue un rôle prépondérant dans la préparation comme dans la présentation des
Etablissement états de synthèse.
des états de 3 - Dans l'intérêt de l'entreprise, pour sa propre information notamment, les états de
synthèse synthèse peuvent être établis avec une périodicité semestrielle, trimestrielle ou
mensuelle ; en tout état de cause ils doivent être établis au moins une fois par exercice, à
la fin de celui-ci.
4 - Leur présentation, identique d'un exercice à l'autre, doit être faite selon l'un des deux
"modèles" proposés par le Code Général de la Normalisation Comptable :
- "Modèle Normal", appliqué plus spécialement aux moyennes et grandes entreprises
- "Modèle Simplifie", réservé aux petites entreprises ne dépassant pas certains seuils de
taille fixés par les textes ; ces petites entreprises peuvent, à leur convenance, ne pas user
de cette possibilité et utiliser le modèle Normal.
5 - Le BL, le CPC, l'ESG et le TF sont détaillés en autant de "postes" que l'exigent les
besoins de l'information, dans le cadre des principes de "clarté" et "d'importance
significative". Ces postes sont regroupés en "rubriques", elles-mêmes regroupées en
"masses".
Même si leur montant est nul, les masses et les rubriques doivent distinctement apparaître
dans les états de synthèse.
6 - Le BL, le CPC, l'ESG et le TF font systématiquement mention, pour chaque poste, du
montant net correspondant de l'exercice précédent.

Sources :

Références juridiques :
 Le code général de normalisation comptable (CGNC)
 Le dahir du 12 Août 1913 formant code de commerce (abrogé par la loi 15/95)
 La loi 30/85 relative à la Taxe sur la Valeur Ajoutée
 La loi n° 24/86 relative à l’impôt sur les sociétés
 La loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants
 La loi n° 15/89 réglementant la profession d'expert comptable et instituant un ordre
des experts 4comptables,
 La loi 17/89 relative à l’impôt général sur le revenu
 La loi 15/95 formant code de commerce
 La loi 17/95 relative aux sociétés anonymes
 La loi 5/96 relative à la société à responsabilité limitée et aux autres types de sociétés commerciales

Webographie :
 http://www.finances.gov.ma
CRMEF-CG/CPA-EGCF /A.DIBI/PRESENTATION DU REFERENTIEL COMPTANLE MAROCAIN

 http://www.oecmaroc.com
 http://www.leconomiste.com