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Université de Monastir

Ecole supérieure des sciences et techniques de Santé de Monastir

EXAMEN CYTOBACTERIOLOGIQUE
DU SPERME

AHU Hajer RHIM


3ème Année Biologie Médicale
Année Universitaire: 2018/2019
Dans quels contextes ?

 Bilan d’infertilité du couple:

La spermoculture est un examen complémentaire si


le spermogramme montre une leucospermie, asthéno
et tératozoospermie, volume modifié, agglutinats…

 Avant tentative d’AMP

 Devant des signes cliniques évocateurs


d’infection génitale
Voies d’infection
 Ascendante: Lors de rapports sexuels

Trichomonas, Gonocoque, Chlamydiae, Strepto B,


Gardnerella, Corynébactéries, C. albicans,
Haemophilus, Anaérobies, Mycoplasmes…

 Urinaire

 Entérique: Entérobactéries, Streptocoques…

 Hématogène ou lymphogène: exceptionnelles


Anatomie de l’appareil génital masculin
 Deux testicules : ces organes de 5
cm de long assurent deux fonctions :
la production de spermatozoïdes et la
sécrétion d’hormones stéroïdiennes
(testostérone notamment).
 L’épididyme: un organe de 5 cm de
long qui coiffe les testicules ; il
assure le transport et la maturation
des spermatozoïdes.

 Le canal déférent émerge de l'épididyme et se termine par une région dilatée,


l’ampoule où sont stockés les spermatozoïdes avant d’être éjectés par l’urètre lors
de l’éjaculation.
 L'urètre a deux fonctions : le transport du sperme au moment de l'éjaculation et
celui de l'urine lors de la miction.
 Les glandes annexes :
 Les vésicules séminales élaborent une grande partie du plasma séminal qui constitue
le volume principal de l’éjaculat.
 La prostate est située sous la vessie et secrète un liquide qui constitue le quart du
volume du sperme et contribue à la motilité et au maintien en vie des
spermatozoïdes.
Quand le sperme s’infecte-t-il?

 Gamétogenèse (cellules de Sertoli)


 Passage dans l’épididyme et des glandes annexes
Quand le sperme s’infecte-t-il ? (2)

Prostatite:
BGN (E. coli)
Enterococcus, autres Gram+ ?
Ureaplasma urealyticum ?
C. trachomatis

Orchite, épididymite et
épididymo-orchite:
C. trachomatis, N. gonorrhoeae, BGN
(E. coli)…
Physiopathologie

Glandes annexes :
-prostate
-vésicule séminale
BACTERIES

Spermatozoïdes

Réaction
inflammatoire
(Cytokines)
Obstruction
Quels effets sur le sperme ?

 Fonction de l’espèce et de la concentration


bactérienne
BACTERIES EFFETS
Escherichia coli Agglutination des spermatozoïdes
↓ mobilité spermatique
Apoptose des spermatozoïdes
Neisseria gonorrhoeae ?
Corynebacterium seminale ↓ mobilité spermatique?

Enterococcus faecalis ↓ mobilité spermatique


↓ nombre de spermatozoïdes typiques
Staphylococcus aureus Agglutination des spermatozoïdes
↓ mobilité spermatique
Quels effets sur le sperme ? (2)

BACTERIES EFFETS
Chlamydia trachomatis ↓ volume de l’éjaculat
↓ concentration et mobilité spermatiques
↓ nombre de spermatozoïdes typiques
Agglutination des spermatozoïdes
(mais l’effet sur l’infertilité est > chez
partenaire féminine)

Mycoplasma hominis ↓ concentration et mobilité spermatiques


↓ nombre de spermatozoïdes typiques
↑fragmentation de l’ADN spermatique

Ureaplasma urealyticum ↓ concentration et mobilité spermatiques


↓ nombre de spermatozoïdes typiques
Comment faire une spermoculture ?

 Modalité de recueil du sperme

 Mise en culture

 Examen direct

 Comptage des leucocytes


Modalités de recueil du sperme

 Interrogatoire:

 Délai d’abstinence sexuelle ? 2 à 5 jours

 Pas de prise d’ATB durant la semaine


précédente
Modalités de recueil du sperme (2)

 Consignes de recueil:

 Le recueil doit être fait au laboratoire

 Consignes claires, écrites et verbales, pour


éviter les contaminations par la flore aéro ou
manuportée

 L’information du patient réduit de moitié les


contaminations
Modalités de recueil du sperme (3)
1) Miction

2) Lavage soigneux des mains, du gland, méat urétral, sillon


balano-préputial et du prépuce au savon antiseptique et
à l’eau chaude

3) Rinçage avec de l’eau stérile

4) Masturbation dans un flacon en plastique stérile à


ouverture évasée

5) Ne pas toucher les parois internes du flacon


Mise en culture

 Après liquéfaction à 37°C

 Après dilution en eau physiologique ou bouillon


Schaedler

 +/- centrifugation 1500 tpm pdt 15 min


Mise en culture
 Cultures aérobies:
GS + acide nalidixique (5% CO2)→ Staphylocoques,
Streptocoques…

GSC-Polyvitex (5%CO2)→ N. gonorrhoeae,


48h
Haemophilus…

Drigalski → Entérobactéries…

Sabouraud (si atb préalable)→ Levures


Mise en culture (3)

 Cultures anaérobies ?

 Gélose de Schaedler au sang

 Examiner à J2 et J5
Mise en culture – A la demande (4)
 Cultures pour mycoplasmes :
 Sperme non dilué
 Milieux synthétiques enrichis en sérum de veau et extraits de
levure → Mycoplasmes génitaux Ureaplasma urealyticum
(U.u) et Mycoplasma hominis (M.h)
 Anaérobiose, lecture à 24, 48 et 72h

Identification, Numération, Antibiogramme


 Détection des acides nucléiques chlamydiens
 Recherche de mycobactéries
Examen direct

 Etat frais: Recherche de levures et Trichomonas


vaginalis

 Gram: Recherche bactéries et levures

 Numération leucocytes:
 Coloration H2O2- benzidine → PNN

 Cytométrie en flux
Critères d’infection in vitro
 Bactériospermie
 Leucospermie

 Anomalies morphologiques du spermatozoïde

 Perturbation des paramètres biochimiques


séminaux

 Présence d’IgA sécrétoires séminales


Bactériospermie

 Culture négative

 Flore polymorphe (> 3 espèces bactériennes:


staphylocoques, streptocoques, corynébactéries)
→ Contamination

 - Culture monomorphe → Numération/seuil de


pathogénicité → Antibiogramme
Bactériospermie (2)

Monomorphes
ou nettement
dominants
Contrôle
souhaitable si
polymicrobien

 L’urine doit être stérile  Mais pas de consensus!


 Faire antibiogramme  Pour certains seuil: 103 UFC/mL pour tous les
germes et 100 UCC/mL pour les mycoplasmes

F. Boitrelle et al Gynécologie Obstétrique & Fertilité 40 (2012) 226–234


Leucospermie
 Seuils controversés
 OMS (1992): 1 million/mL trop élevé
 500 000 /mL ?
 100 000 /mL ?
 Techniques controversées
 Leucoscreen sous-évalue les leucocytes
 Méthodes de comptage approximatives
 Impact sur le fonctionnement des spermatozoïdes
controversé
Leucospermie (2)

 Pb d’interprétation:

 65% des leucospermies négatives chez les


bactériospermiques (seuil OMS)

 La leucospermie n’est pas un critère d’infection


chronique

Askienazy-Elbhar Gynécologie Obstétrique & Fertilité 33 (2005) 691-697


SPERMOCULUTURE
Merci pour votre attention et
Bon courage pour l’examen