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Texte 1 

: OH JE FUS COMME FOU

Problématique : Comment le poète parviens-t-il à communiquer le sentiment de la


souffrance qui l’ont conduit jusqu’aux limites de la folie ?

Plan en 4 partie :

- V1-5 = souffrance du poète


- V6-11 = La révolte du poète
- V12-16 = Le déni du poète
- V17-20 = La folie du poète

Issue des : Les contemplations (1856)

Mouvement 1 :

 V1 et V2 : s’ouvre sur une interjection exclamative « Oh ! » et « Hélas ! » qui montrent la
souffrance de Victor Hugo
 V2, V4, V5 : champs lexical de la souffrance « pleurai, amèrement », « souffert, ma
souffrance », « j’éprouvais, éprouvé » associé aux interjections ce champ lexical mais en
évidences la profonde tristesse du poète
 V4, V5 : répétitions du verbe « éprouver » et « souffrir » cette répétition renforce le
sentiment de désespoir chez l’auteur
 V3 au V5 : Interrogation rhétorique, et interruption narrative qui laisse place au discours
direct. Victor Hugo s’adresse à certain de ces lecteurs qui auraient pu vivre la même
souffrance que lui, c’est une façon pour lui de lutter contre la solitude

Mouvement 2 :

 V7 : commence par « puis » un connecteur logique, qui montre que le poète entre dans la
deuxième étape de son deuil
 V7, V8, V10, V11 : Champs lexical de l’horreur « terrible », « horrible », « malheur »,
« « désespoir », ce champ lexical a une connotation hyperbolique qui accentue
l’anéantissement de Victor Hugo et son désir de révolte
 V10, V11 : interrogation rhétorique qui montre le choc, le poète cherche un coupable, on a
une interruption de la narration, comme si l’auteur réfléchi à haute voix

Mouvement 3 :

 V12 : il y a une principal, suivi par sa proposition conjonctive introduite par « que » dans le
13, 14, 15 et 16eme vers, cette structure anaphorique renforce le sens du texte qui décrit
l’installation progressive de l’idée fixe

Mouvement 4 :

 Le dernier quatrain est mis en évidence par un saut de ligne, il montre que l’état de l’âme
du poète évolue et qu’il passe à une autre étape de son deuil
 3 verbes conjugué à l’impératif = V18 « Tenez » ; V19 « attendez ; laissez-moi » ; l’emploie
de l’impératif donne l’impression au lecteurs que Hugo s’adresse à un personnage
imaginaire, c’est encore de l’hallucination et dramatise la scène
 V19 : « elle vient » Présent de l’indicatif, cela exprime la présence de la jeune fille qui
renforce encore une fois la folie du poète car sa fille est décédée
Conclusion : Ce poème est dramatique et touchant, il est celui d'un homme bouleversé par la
mort de sa fille. Victor Hugo recherche l’empathie du lecteur en insistant sur sa douleur. Il finit par
céder à la folie et se persuade de la persistance de la vie de sa fille. Victor Hugo ressent le besoin de
crier sa colère face à la fatalité de la vie et de son injustice. L’écriture lui offre une thérapie
essentielle pour se ressaisir face à la mort. Ainsi, dans le poème « A Villequier », Victor Hugo finit par
accepter son sort d’homme, sa condition de mortelle : il retrouve sa foi. Les mots l’ont apaisé.

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