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Élévation du pays au rang d'hyperpuissance à travers les guerres

(1917-1991)
Articles détaillés : Histoire des États-Unis de 1918 à 1945, Histoire des États-Unis de
1945 à 1964, Histoire des États-Unis de 1964 à 1980 et Histoire des États-Unis depuis
1980.

Mère migrante, photographie de Dorothea Lange (1936).

C'est véritablement la Première Guerre mondiale qui consacre la puissance américaine ;


au XXe siècle, les États-Unis deviennent la première puissance économique, culturelle, politique
et militaire du monde. D'abord neutre au début de la Première Guerre mondiale, le pays s'engage
dans la Triple-Entente sous la présidence de Woodrow Wilson et entre en guerre le 6 avril 1917.
Le pays dès lors renverse le rapport de force dans le conflit. Le Congrès des États-Unis refuse de
ratifier le traité de Versailles (1919) et d'intégrer la Société des Nations, fidèle au principe de
l'isolationnisme. L'entre-deux-guerres est d'abord une période de prospérité matérielle et
d'effervescence culturelle appelée les « Roaring Twenties ». Les femmes puis les Amérindiens
obtiennent le droit de vote. C'est également le temps de la Prohibition et de la mise en place de
grands travaux publics par divers présidents (le barrage Hoover et le pont du Golden Gate dans
les années 1930 notamment).
La Grande Dépression de 1929 qui suit le krach de Wall Street a en effet, provoqué une montée
du chômage. Le Dust Bowl affecte le sud du pays et accroît la misère des paysans. Franklin
Delano Roosevelt est élu en 1932 et propose un New Deal (« Nouvelle Donne ») pour combattre
la crise, en posant les bases de l'État-providence, au contraire de ses prédécesseurs Calvin
Coolidge et Herbert Hoover qui menaient une politique de laissez-faire. Le chômage ne se
résorbe totalement que pendant la Seconde Guerre mondiale. L'attaque japonaise contre Pearl
Harbor le 7 décembre 1941 provoque l'entrée en guerre des États-Unis dans le camp
des Alliés contre l'Axe, mettant fin de facto aux lois des années 1930 sur la neutralité. L'armée
américaine joue un grand rôle dans la libération de l'Europe occidentale et durant la guerre du
Pacifique. En août 1945, le président Harry S. Truman décide d'envoyer deux bombes
atomiques sur l'empire du Japon pour le faire capituler. Les États-Unis deviennent
une superpuissance aux côtés de l'URSS. La charte des Nations unies signée en juin 1945 à San
Francisco, pose les bases de l'ONU, dont l'Assemblée générale siège à New York.
Les premiers humains sur la Lune : Buzz Aldrin est photographié par Neil Armstrong en 1969.

Dans les années qui suivent le conflit, les États-Unis se posent en meneurs du camp capitaliste
face à l'Union soviétique : la guerre froide oppose alors deux modèles politiques et économiques.
Afin d'endiguer le communisme, les Américains interviennent en Europe par le biais du plan
Marshall — finançant la reconstruction après la guerre, mais aussi par leur présence militaire
dans la capitale allemande lors du blocus de Berlin — et la création de l'Organisation du traité de
l'Atlantique nord et en Asie (guerre de Corée et du Viêtnam). Dans le même esprit, en 1949,
Truman affirme sa volonté d'aider les pays sous-développés à accroître leur niveau de vie par
l'industrialisation, grâce à l'apport de connaissance technique des États-Unis32. Depuis 1948 en
outre, les États-Unis protègent diplomatiquement et fournissent en armes l'État d'Israël qu'ils ont
soutenu à sa création comme un refuge pour les Juifs après le génocide qu'ils ont subi. Les
États-Unis se lancent également dans la course à l'armement et à l'espace (création de
la NASA en 1958, premiers pas sur la lune en 1969). En 1962, la crise des missiles de
Cuba manque d'être l'élément déclencheur d'une Troisième Guerre mondiale et entraîne
un embargo total des États-Unis sur Cuba décidé par John Fitzgerald Kennedy, toujours en
vigueur, même si assoupli depuis.
L'histoire intérieure du pays est marquée par le mouvement afro-américain des droits
civiques dans les années 1950 et 1960, mené par des Afro-Américains tels que Martin Luther
King et Malcolm X et le scandale du Watergate touchant le président Richard Nixon en 197433,
qui le contraint à la démission. La nouvelle politique de Ronald Reagan (dite des Reaganomics),
élu en 1980, est un succès autant dans le pays qu'à l'étranger, où il favorise les relations,
notamment avec l'URSS, et diminue les armements. Les États-Unis sont généralement perçus
comme les vainqueurs de la guerre froide après l'effondrement du bloc communiste.

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