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Lucia

Navascués
2º4
Biographie d’Albert Camus.

Famille et origines :

Albert Camus Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie, son père,
Lucien Camus, est d'origine alsacienne et travaille dans un domaine viticole, près
de Mondovi, pour un négociant de vin d'Alger. Il est convoqué pour aller à la guerre en
septembre 1914, blessé à la bataille de la Marne, il meurt à l'hôpital en octobre 1917.
De son père, Albert ne connaîtra qu'une photographie et une anecdote significative :
son dégoût devant le spectacle.

Sa mère d’origine espagnole est sourde, ils décident de s’installer à Alger. Albert y fait
ses études, encouragé par ses professeurs dont Jean Grenier et, auparavant
l'instituteur Louis Germain qui fera en sorte qu'il puisse aller au Lycée. Il gardera une
grande reconnaissance à celui-ci.

Arbre généalogique :

Estève Sintes Catalina Maria Baptiste Jules Marie-Hortense


Cardona Marius Camus Cormery

Lucien Auguste Catherine Sintes,


Camus, ouvrier servante

Albert Camus,
écrivain

Etudes et vie d’écrivain :

Il commence à écrire très jeune et ses premiers textes paraissent dans la


revue Sud en 1932. Après le baccalauréat il obtient un diplôme d'études supérieures
en Lettres, section philosophie.

En 1935, il commence l'écriture de L'Envers et l'endroit, qui sera publié deux ans plus
tard. À Alger, il fonde le Théâtre du Travail, qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de
l'Équipe. Dans le même temps il quitte le parti communiste, auquel il avait adhéré
deux ans plus tôt. Il entre au journal Alger Républicain, organe du Front populaire.
En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit ce journal. Cette même année,
il se marie à Francine Faure, une pianiste et mathématicienne. Ils s'installent à Paris et
travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. C'est durant cette période qu'il
fait paraître le roman L'Étranger (1942) et l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) dans
lesquels il expose sa philosophie.
Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe
atomique.
Après l'indépendance, par les Algériens qui lui ont reproché de ne pas avoir milité pour
cette indépendance.
Toujours en 1956, il publie La Chute, livre pessimiste. C'est un an plus tard, en 1957,
qu'il reçoit le Prix Nobel de littérature.
Il écrivit alors une lettre à son professeur d'antan, Monsieur Germain :

Cher Monsieur Germain,


J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir
vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je
n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première
pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que
vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre
exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte
d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez
été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le
cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers
qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse
de toutes mes forces.

Sa mort :

Le 4 janvier 1960, au Petit-Villeblevin, dans l'Yonne, Albert Camus trouve la mort dans
un accident de circulation à bord d'une Facel Vega FV3 conduite par son ami Michel
Gallimard. La voiture quitte la route et percute un arbre qui la borde. Les journaux de
l'époque évoquent une vitesse excessive (130 km/h), un malaise du conducteur ou
l'éclatement d'un pneu.
Albert Camus est enterré à Lourmarin, dans le Vaucluse où il avait acheté une maison.
En marge des courants philosophiques, Camus a poursuivi une réflexion sur la
condition humaine. Refusant de formuler un acte de foi en Dieu, en l'histoire ou en la
raison, il s'est opposé simultanément au christianisme, au marxisme et à
l'existentialisme. Il n'a cessé de lutter contre toutes les idéologies et les abstractions
qui détournent de l'humain. En ce sens, il incarne une des plus hautes consciences
morales du XXe siècle.

Œuvres :

- Révolte dans les Asturies (1936) Essai.


- L'Envers et l'endroit (1937) Essai.
- Noces (1939) recueil d'essais et d'impressions.
- Le Mythe de Sisyphe (1942) essai sur l'absurde.
- L'Étranger (1942) Roman.
- Caligula (première version en 1941) Pièce en 4 actes.
- Le Malentendu (1944) Pièce en 3 actes.
- Réflexions sur la Guillotine (1947)
- La Peste (1947 ; Prix de la critique en 1948) Récit.
- L'État de siège (1948) Spectacle en 3 parties.
- Lettres à un ami allemand (1948)
- Les Justes (1950) Pièce en 5 actes.
- L'Homme révolté (1951) Essai
- L'Été (1954) Essai.
- La Chute (1956)
- L'Exil et le royaume (1957) Nouvelle
- Réflexions sur la peine capitale (1957)
- Les Possédés (1959) adaptation au théâtre du roman de Fédor Dostoïevski
- La Mort heureuse (1971) Roman
- Le Premier Homme (1994 ; publié par sa fille) roman inachevé