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Traité Politique : Forces, faiblesses et limites de la démocratie

« il ne peut se faire que l’âme d’un homme appartienne entièrement à un autre ; personne en effet
ne peut transférer à un autre, ni être contraint d’abandonner son droit naturel ou sa faculté de faire
de sa raison un libre usage et de juger de toutes choses. Ce gouvernement par suite est tenu pour
violent, qui prétend dominer sur les âmes et une majesté souveraine paraît agir injustement contre
ses sujets et usurper leur droit, quand elle veut prescrire à chacun ce qu’il doit admettre comme
vrai ou rejeter comme faux, et aussi quelles opinions doivent émouvoir son âme de dévotion envers
Dieu : car ces choses sont du droit propre de chacun, un droit dont personne, le voulût-il, ne peut se
dessaisir. »
Spinoza. , chapitre xx.
Préface : 4 lois politiques fondamentales et un axiome
Partie I : Du suffrage universel

Axiome 1 : Le suffrage universel est l'apanage de tous les systèmes politiques depuis la
démocratie jusqu'aux totalitarismes.

Commentaire : Puisque le suffrage universel exprime la volonté du peuple et que celle-ci a


remplacé la volonté divine, il en a revêtu en quelque sorte son caractère sacré, ce qui
explique qu'il soit adopté y compris dans les régimes totalitaires mais dans ces derniers pour
être sûr du résultat de la votation il faut écarter tous ceux qui pourraient voter de manière
non conforme au pouvoir en place d'où la loi N ° 1 suivante :

Loi n°1) Dans les régimes totalitaires, l'élimination physique des opposants est universelle.

Corollaire1) l'opposant est défini soit de manière ethnique, soit et/ou sociale soit et/ou
économique.

Corollaire 2) S'il est défini de manière économique et sociale, tout le monde , à tout moment
peut être considéré comme opposant.

Commentaire: l'élimination des opposants est donc bien une loi universelle.

C.Q.F.D.

Loi n°2) Le suffrage universel a horreur des extrêmes.

Corollaire 1) A la faveur d'une crise économique, sociale et politique de grande ampleur, les
partis extrêmes peuvent accéder au pouvoir à cause de la division des partis modérés et de
leur impuissance, soit par ruse en arguant de leur intention de respecter la liberté des
citoyens soit par un coup de force.

Corollaire 2) En régime totalitaire le suffrage universel n'est pas supprimé mais dénaturé par
la candidature unique et le non-respect de l'anonymat du suffrage.

Commentaire : C'est dire la force du suffrage universel dont même les régimes totalitaires
estiment ne pas devoir se passer.

Corollaire 3) Pour renforcer leur légitimité les régimes totalitaires s'arrangent pour obtenir
lors des élections des résultats massivement en leur faveur, de l'ordre de 90% contre 10%
pour l'opposition et plus souvent proche des 99%.

Corollaire 4) En démocratie, la victoire électorale s'obtient au mieux avec 51/52% des


suffrages, très exceptionnellement au-delà de cette barre.

Commentaire: C'est pourquoi les candidats sont si soucieux de la moindre voix, parce qu'ils
savent que c'est cette voix de madame X ou de monsieur Y qui leur donnera la victoire.
L'abstentionniste prétend souvent qu'il s'abstient parce qu'une voix de plus ou de moins ne
changera rien au résultat, en quoi il se trompe parce qu'il est potentiellement la goutte d'eau
qui fera déborder le vase en faveur de tel ou tel candidat.
Partie II : Les causes de l'alternance

Loi n°3) En démocratie, la droite au pouvoir privilégie la plus grande production de


richesses possible.

Corollaire 1) Les inégalités économiques et sociales augmentent.

Corollaire 2) Malgré l'amélioration générale du niveau de vie de tous y compris des plus
pauvres, le mécontentement s’accroît du fait de la jalousie de tous contre tous.
Loi n°4) En démocratie, la gauche au pouvoir privilégie la plus grande égalité possible.

Corollaire 1) Les inégalités économiques et sociales diminuent.

Corollaire 2) Du fait de l'universelle jalousie de tous contre tous, malgré le recul des
inégalités, comme une parfaite égalité ne peut être atteinte, le mécontentement s’accroît.

Corollaire 3) La production n'étant plus l'objectif essentiel, le chômage fait son apparition
qui ajoute au mécontentement, l'inquiétude.

Commentaire: C'est cette montée des mécontentements qui expliquent l'alternance gauche
droite.

Axiome 2) En période de crise économique il est plus adéquat que la droite exerce le
pouvoir et en période de croissance, la gauche.

Commentaire: Dans le cas contraire la paralysie gagne les gouvernements.


En période de croissance la droite au pouvoir ne fait que suivre l'enrichissement des plus
riches et ne met pas un frein à l'accroissement des inégalités qui deviennent d'autant plus
insupportables que les citoyens n'ignorent rien de cette augmentation de la richesse dont ils
pensent à juste titre qu'elle est accaparée par les plus riches.
En période de crise la gauche au pouvoir ne fait qu'accompagner l'appauvrissement général
par une répartition plus égalitaire de cet appauvrissement qui ne s'avère d'aucune manière
une consolation pour les plus pauvres qui n'ignorent pas que les inégalités persistent et qui
ont le sentiment qu'elles augmentent du fait de la détérioration de leur niveau de vie et de la
montée du chômage, idem pour les classes moyennes qui constatent un phénomène
comparable pour elles.
Partie III : Les hommes politiques en démocratie

Axiome 3) la nature d'un homme politique ne peut changer.

Commentaire pour le citoyen de gauche : L'homme politique de gauche chérit l'égalité et


abhorre l'argent, l'homme politique de droite chérit l'argent et abhorre l'égalité.

Commentaire pour le citoyen de droite : L'homme politique de gauche chérit l'assistanat et


abhorre la réussite, l'homme politique de droite chérit la réussite et abhorre l'assistanat.

Commentaire conjoncturel : C'est le cas aujourd'hui en France de l'équipe gouvernementale


au pouvoir dont tout le monde constate la paralysie, maladroitement cachée par un activisme
sociétal qui ne joue pas son rôle de détournement de l'attention comme le démontre les
sondages qui n'ont que la valeur que l'on veut bien leur accorder ( pour ce qui me concerne
aucune valeur autre que d'être un baromètre qui nous indique qu'il a fait mauvais temps hier
comme tout le monde a pu le constater sur la Côte d'Azur et qu'aujourd'hui il fait beau
comme tout le monde peut le constater).

Théorème 1) L' homme politique s'apparente pour la férocité au tigre mangeur d'homme.
Théorème 2) L' homme politique s'apparente pour la dureté de la peau, autrement dit la
capacité à subir des avanies, au rhinocéros.
Théorème 3) L' homme politique s'apparente pour la mémoire des avanies à l'éléphant.
Théorème 4) L' homme politique s'apparente pour esquiver ses responsabilités en cas de
scandale à l'anguille.
Théorème 4 bis) L' homme politique s'apparente au caméléon pour s'adapter à toute
nouvelle conjoncture.

Commentaire: Autrement dit il est orfèvre en l'art du retournement de veste.

Théorème 5) L' homme politique est tout entier tourné vers son succès électoral.

Corollaire 1) L'homme politique n'a que faire du bien commun.

Commentaire: Il se peut qu'un homme politique soit un homme d' État soucieux du bien
commun . Pour ce faire les citoyens doivent lui permettre d'accéder au pouvoir, autrement
dit faire un pari.

Corollaire 2) L'homme politique une fois élu, s'il ne se révèle pas un homme d' État a toutes
les chances d'être réélu au contraire de celui qui se sera hissé à ce rang.

Commentaire: Surtout en période de crise, l'homme politique au pouvoir peut parfois


hypothéquer ses chances de réélection en se comportant en chef d' État soucieux du bien
public, en imposant les réformes douloureuses nécessaires. Le plus souvent, il ne le fera pas,
se révélant un homme politique normal, autrement un homme politique surtout soucieux de
se maintenir au pouvoir comme précisé par le corollaire 1 de la loi n°5 et les théorèmes 1 et
2 de la loi n°8.

Corollaire 3) Pour qu' un homme politique à la réputation d homme d' État, arrive au
pouvoir il faut que le pays soit au bord du gouffre.

Commentaire: Les exemples de Clemenceau en 1917, de Churchill en 1940, de De Gaulle


en 1945 et en 1958, de Mendès France en 1953, le démontrent.

Corollaire 4) Quant la situation d'un pays est redevenue normale, les électeurs élisent un
homme politique normal, autrement dit qui n'est pas un homme d' État et se débarrassent de
l'homme d'État qui a sorti le pays de sa situation anormale.
Commentaire: Une fois encore les exemples de Clemenceau, de Churchill, de De Gaulle, de
Mendès France sont là pour étayer ce corollaire.
Partie IV : La force des citoyens en démocratie

Loi n° 5) La peur du citoyen est le sentiment fondamental de tout gouvernement en


démocratie.

Corollaire1) L'inaction est le mode de gouvernement en démocratie.

Corollaire2) La création de commission d'experts pour résoudre les problèmes son alibi.
Loi n°6) Cette peur est alimentée par les corps intermédiaires arc-boutés sur la défense des
droits de leur mandants.

Commentaire: Les syndicats sont un bon exemple de ces corps intermédiaires. La France
vieux pays de corporations donc de corporatismes est un terrain privilégié pour l'action de
ces corps intermédiaires.

Loi n°7) L'opposition en démocratie s'oppose.

Corollaire1) Pour elle le gouvernement ne prend que des mesures néfastes. Il n'est pas
question de lui reconnaître le moindre mérite.
Corollaire 2) Lorsque l'opposition gagne les élections et revient au pouvoir, elle commence
donc par défaire tout ce qui a été fait par le précédent gouvernement.
Corollaire3) l'ancien gouvernement revenu dans l'opposition s'oppose au nouveau
gouvernement.
Corollaire 4) Pour elle ce nouveau gouvernement ne prend que des mesures néfastes. Il n'est
pas question de lui reconnaître le moindre mérite.

Commentaire: ce jeu de massacre systématique explique l'alternance gauche/droite.


Partie V : Du mécontentement généralisé en démocratie

Loi n° 8) En démocratie le citoyen ne peut être que désenchanté de la politique.

Commentaire: D'autant qu' au jeu de massacre présenté avec la loi n°7 et ses quatre
corollaires deux théorèmes viennent aggraver ce désenchantement:

Théorème1: A l'épreuve du pouvoir le nouvel élu se voit rapidement contraint au


renoncement des promesses irréalistes faites aux électeurs.
Théorème2: Tenir ses promesses si celles-ci étaient mesurées ne sert en rien au nouvel élu.

Commentaire du théorème 1: Comme les promesses de campagne étaient irréalistes en


essayant de les tenir, le nouvel élu conduit son pays au bord du gouffre comme en France en
1981, ce qui entraîne une désapprobation massive de son action gouvernementale puisqu'il
est obligé de renoncer à celles qui n'ont pas été mises en œuvre, d' amputer celles déjà mises
en œuvre ou pire de les annuler. D'où l'inaction d'un gouvernement qui a perdu toute
crédibilité voir le corollaire1) de la loi n°5.
Commentaire du théorème 2: Soit ses promesses étaient mesurées, par exemple une
augmentation du salaire minimum de 1% ( ou 2 % pour François hollande) qu'il réalise,
mais qui déçoit tous ceux qui ont voté pour lui parce qu'ils avaient bien compris qu'il y
aurait une augmentation du salaire minimum et n'avaient pas voulu entendre qu'elle serait
limitée parce que l'une des raisons essentielles qui a conduit cette majorité de citoyens à
voter pour lui est que littéralement elle a pris ses désirs de jours meilleurs pour une réalité.
donc qu' elle espérait au minimum du minimum une augmentation de 20 %. de ce salaire.
C.Q.F.D.

Corollaire1) D'où le recours à la manifestation de rue.

Corollaire 2) Le recours à la manifestation de rue est donc une remise en cause du suffrage
universel.
Corollaire3) Tout gouvernement qui cède à la manifestation de rue, à la fois se maintient au
pouvoir, se discrédite, et accélère le mépris du citoyen pour le fonctionnement de la
démocratie.
Corollaire4) le suffrage universel est dévalorisé.
Corollaire5) Aux élections le parti des abstentionnistes ne cessent de gagner des voix.
Axiome 4) La déception est le fondement de la démocratie.

Commentaire: Que l'on se souvienne du fameux slogan «élections piège à cons».

Théorème N ° 1 : En démocratie les partis politiques ne divisent pas mais ils unissent les
citoyens en plus ou moins grandes familles politiques que l'on peut regrouper en deux :

1) la famille de gauche, autrement dit les réformistes, les partisans du mouvement, qui réunit
les citoyens qui pensent que la situation actuelle n'est pas satisfaisante et qu'il faut
l'améliorer, voire la transformer et même la révolutionner.
2) La famille de droite , autrement dit les conservateurs, les partisans de l'ordre établi qui
réunit les citoyens qui pensent que la situation actuelle est acceptable et qu'elle ne peut être
ni améliorée si ce n'est à la marge, ni transformée , encore moins révolutionnée.

C.Q.F.D.

Commentaire: Si nous sommes devant un pays qui a le génie de la division, ces deux
grandes familles vont se diviser au moins en 6 partis:
1) Le parti de la gauche de la gauche qui désire la révolution. Exemple autrefois du PCF
(Parti Communiste Français) en France.
2) Le parti de gauche qui désire de grandes réformes. Exemple du PS ( Parti Socialiste) en
France.
3) Le parti de la droite de la gauche qui désire des réformes surtout sociétales et qui se veut
le grand défenseur de la laïcité. Exemple du parti radical, aussi dénommé parti radical de
gauche.
4) Le parti de la gauche de la droite qui désire des réformes surtout sociétales et qui se veut
le défenseur du fédéralisme à l'intérieur comme à l'extérieur. Exemple le parti dit du centre
sous différente dénomination y compris parti radical de droite.
5) Le parti de droite, conservateur et favorable au libéralisme économique, sous différentes
dénominations où le mot central est celui non de parti mais d'union ou de rassemblement.
Exemple de l'UMP.(Union pour un Mouvement Populaire) qui a succédé au RPR
(Rassemblement Pour la République).
6) le parti de la droite de la droite, qualifié d'extrême droite, nationaliste, chauvin si ce n'est
ouvertement raciste. Exemple du Front national.

Loi n° 1: Les parti de la gauche de la gauche et de la droite de la droite, tant que les
élections sont libres voir loi n°2 de l'axiome 1 ne peuvent accéder au pouvoir.
Commentaire: A chaque élection, leurs partisans sont donc déçus, ce qui rend corrobore
l'axiome 4.

Théorème 1 : Si les partis de gauche gagnent les élections, il faut ajouter aux déçus des
partis extrêmes les déçus des partis de droite.
Théorème 2: Si les partis de droite gagnent les élections, il faut ajouter aux déçus des partis
extrêmes les déçus des partis de gauche.

Commentaire: A chaque élection, on a donc en démocratie, à peu de chose près, à quelques


milliers de voix, au mieux à quelques dizaines de milliers de voix près, une moitié des
citoyens déçus, ce qui corrobore l'axiome3, d'autant qu'il faut ajouter très vite les déçus des
partis de gauche ou de droite du fait d'une action gouvernementale qui ne correspond pas
aux espérances qu'ils avaient eu en votant pour les dits partis. Voir les lois n°15 et n°16 avec
son corollaire et ses commentaires .
La déception est bien le fondement de la démocratie (axiome3) et les partis y contribuent
fortement parce que pour s'assurer de leur direction puisqu'ils sont un tremplin pour accéder
au pouvoir, des luttes féroces sont menées par leurs dirigeants pour en contrôler l'appareil.
Ils démontrent par là-même que ce n'est pas l'avenir de leur pays qui est leur principale
préoccupation mais le leur.

C.Q.F.D.
Scolie : l’obsolescence des partis traditionnels
Depuis 2017 la France a à sa tête un homme, Emmanuel Macron et un parti LREM
(La République En Marche) qui ayant analysé le désenchantement des citoyens vis à
vis de la démocratie représentative, des corps intermédiaires, plus particulièrement
les partis politiques et les syndicats, ont semblé comprendre ce rêve des citoyens d'
un gouvernement réunissant les meilleurs quelque soit leur parti et se sont voulus
différents en promettant une autre politique s’éloignant de la coupure droite gauche
devenue obsolète et prônant « en même temps » une politique de droite et de gauche
ainsi qu'une gouvernance moins verticale et plus horizontale.
Profitant de l’ état de grâce qui accompagne toute nouvelle élection, Emmanuel
Macron s’ est hâté de mettre en place la réforme qu’il considérait comme celle qui lui
permettrait de réaliser les autres réformes nécessaires au pays :
la réforme du marché du travail, de la formation professionnelle et de l’ assurance
chômage
Derrière le voile de cet état de grâce et l' assurance qu'il appliquait le programme
pour lequel il avait été élu, il n’ a pas vu monter en France une exaspération contre sa
politique d’ autant que cette réforme s’est accompagnée d’une première mesure à
caractère hautement symbolique et contre intuitive, la suppression d’une grande
partie de l’ISF afin de rendre les investissements productifs attractifs pour mieux
lutter contre le chômage de masse.
Exaspération aggravée par :
1) des médias hypercritiques plus soucieux de petites phrases que de présenter
les informations dans leur contexte ou ne les présentant dans leur contexte qu’une
fois annoncées dans leur brutalité première rendant leur présentation conceptualisée
peu évidente du fait de la loi de Brandolini qui stipule que la quantité d' énergie pour
réfuter une fausse nouvelle, dans notre cas cette première nouvelle sans son contexte,
est dans un rapport de 1 à 10. Et comme le noyau dur de ces médias est formé par les
chaînes d’ information en continu qui ont un effet de grossissement qui abouti à faire
d’ une manifestation diffusée en direct de quelques citoyens mécontents comme un
raz der marée du peuple tout entier, cette aggravation est renforcée.
2) les partis politiques de l’ extrême droite à l’ extrême gauche en passant par le
centre eux aussi hypercritiques selon le principe du tous contre un en espérant
une revanche sur leur défaite politique de 2017 jugée par eux notamment par Jean-
Luc Mélenchon comme illégitime sinon comme un vol
3) Les réseaux sociaux où du fait du discrédit des médias et des partis politiques, les
seules informations recevables sont celles répandues par les internautes sans aucune
garantie sur leur véracité avec un effet boule de neige sinon virale.
Le mouvement des gilets jaunes est le résultat de cette hypercritique sans fin de la
politique d’ Emmanuel Macron et de cette nouvelle arme dont dispose le citoyen
contre l’État avec son effet mouton de Panurge induit. Emmanuel Macron dont le
succès reposait sur ce sentiment de ras le bol, de rejet d’une « élite » médiatique,
politique et syndicale, qu’ il avait analysé et qui avait fait la promesse d’une
gouvernance moins verticale et plus horizontale, mais qui dans un premier temps
avait semblé s’en détourner a immédiatement réagi en octroyant
1) aux français disposant des revenus les plus bas une hausse de leur pouvoir d’ achat,
2) en remettant sine die les augmentations de fiscalité pour réduire nos émissions de
carbone et
3) en convoquant tous les citoyens à un grand débat national assorti d’ un
questionnaire de 35 questions les mettant à sa place et en les plaçant devant cette
véritable quadrature de tout gouvernement:
augmenter les services publiques en baissant les impôts
tout en continuant les réformes de l’ assurance chômage, des retraites, de notre mode
de vie trop carboné, d’un meilleur fonctionnement de notre démocratie, Sans oublier
la réduction de la dette publique;
Quadrature qu’il semble possible de résoudre aux yeux d’ un grand nombre de
citoyens en faisant payer les riches (rétablissement l’ISF), en réduisant le train de vie
de l ‘État, le nombre des parlementaires ce qui bien entendu ne résout qu’ à la marge
cette quadrature puisque sur 1000 euros de dépense publiques,
la protection sociale ( retraites, assurance maladie, allocations familiales, chômage,
aide au logement, RSA) représente 578 euros,
les dépenses sectorielles ( aides aux entreprises, pour les transport, pour la culture …)
143 euros,
les services publics régaliens ( police armée, justice) 60 euros,
l’ enseignement 96 euros,
la recherche 23 euros,
les administrations publiques 66 euros et la charge de la dette 37 euros.
En rappelant à ces mêmes français épris de justice fiscale, toujours prêts à augmenter
les impôts sur les riches dont la définition est éminemment relative que « le niveau de
vie des 20% des Français les plus pauvres est augmenté de près de 75% grâce à la
redistribution. Leur revenu mensuel moyen passe de 560 euros à 960 euros sous
l'effet de la redistribution » qui prouve que notre système fiscal a évolué vers toujours
plus de justice si ce n'est d' équité.

Mais une fois, mobilisés contre grâce aux réseaux sociaux, la démocratie directe tant
désirée devient un chaos sans un ou des partis pour traduire politiquement et
électoralement les demandes nombreuses et contradictoires des citoyens mobilisés.
D’où l’affaiblissement continu du mouvement de gilets jaunes.
Loi n°2) La remise en cause de la démocratie est un de ses éléments essentiels.

Corollaire1) Le discrédit du personnel politique est généralisé.


Corollaire2) Le discrédit de l'action politique est généralisé.
Corollaire3) Le discrédit des partis politiques est généralisé.

Commentaire: d'autant que l'inaction devient le mode de gouvernement fondamental,


comme le démontre la loi n°5 avec ses corollaires 1 et 2. et que trop souvent les partis
politiques donnent l'image de la haine entre leurs dirigeants.

Théorème 3) De plus en plus de citoyens sont persuadés qu'entre la gauche et la droite il n'y
a aucune différence.

Commentaire: un grand nombre de lois de ce traité démontre le contraire, par exemple les
lois 3 et 4 avec leurs corollaires.
C'est pourquoi l'on peut affirmer que la politique est une science dure au même titre que la
physique. En effet, qu'il soit de gauche ou de droite, créationniste ou évolutionniste, nul ne
peut remettre en cause le fait qu'une pomme tombe, donc la loi de la gravitation universelle,
dont voici la définition:
Deux corps ponctuels de masse MA et MB s'attirent avec une force proportionnelle à
chacune des masses, et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare.
Cette force a pour direction la droite passant par le centre de gravité de ces deux corps.
La force exercée sur le corps B par le corps A est vectoriellement donnée par

où G est la constante de gravitation, qui vaut ~6,67·10−11 Nm2/kg2, et est un vecteur


de longueur unité allant de A vers B. Le signe − (moins) dans l'expression de la force
signifie donc bien que la force est attractive, allant dans le sens opposé au vecteur unitaire
.
De même, personne qu'il soit de droite ou de gauche, créationniste ou évolutionniste ne peut
remettre en cause la loi de paupérisation universelle de Serge Pongtong :
DC+DB+DP=PU²

DC est le déficit commercial d'un pays
DB le déficit budgétaire
DP la dette publique résultante de l'accumulation des déficits budgétaires et commerciaux
PU² la paupérisation universelle mesurée par le ralentissement de la croissance et/ou la
baisse de l' indice de développement humain (IDH) et la dégradation du rang d'un pays dans
le classement mondial de cet indice calculé par l'équation:
,

où A, est l'indice de longévité


D, est l'indice du niveau d'éducation
E, l'indice de niveau de vie.

Appendice n°1 : La nocivité des partis de l' ambiguïté

Le PS tel qu'il existe depuis le congrès d' Epinay en 1971 doit disparaître ! (Heureusement il
est en train de disparaître : à peine un peu plus de 6 % des voix aux dernières élections
européennes de 2019)
Tant qu'il y aura en son sein une gauche gauchisante qui continuera à proclamer qu' elle est
pour l'Europe mais pas celle de la finance, pour l' Euro mais seulement celui où les uns
paieront pour les autres sans contrepartie, ce qui s'appelle la mutualisation des dettes, à
vouloir appliquer un crypto programme marxiste de lutte des classes pour renverser le
« Kapitalisme », comme si ce système économique était une option alors qu'il correspond
profondément à la nature humaine du « travailler-plus-si-je-veux-pour-gagner-plus », à
vouloir pendre à la lanterne les patrons, à penser que la mondialisation est une option,
comme si la gravitation était une option, tant qu'il y aura cette gauche « pure », intégriste
qui pense qu'il y a un « peuple de gauche », qu'il est possible de changer la société, le
système économique, qui entretient à chaque élection cette illusion du « demain-on-rasera-
gratis » en reprenant tout à ces ploutocrates qui ne sont que des voleurs, des kleptocrates aux
mains sales, des salauds, ce parti pourra gagner les élections et comme le montre
l'expérience de 1981 et celle de 2012, engendrera aussitôt la désillusion, le désarroi parmi
les Français.
Il est temps d'en finir avec ce parti, il doit disparaître comme ont disparu le parti
communiste et la démocratie chrétienne par exemple en Italie comme est en train de
disparaître LR (les Républicains) en France. Les partis de l'ambiguïté qui semble prôner
une politique pour une fois au pouvoir en faire une autre sont une plaie de la
démocratie. Le président Hollande à essayer de promettre le moins possible, mais puisqu'il
était de ce parti de l'ambiguïté, (dont il était devenu un maître en tant que secrétaire, par ses
synthèses chefs-d'oeuvre d'ambiguïté elles aussi) n' a pu s'empêcher de laisser espérer aux
Français, au « peuple de gauche » qu'ils seraient rasés gratuitement au lendemain de son
élection. C'est pourquoi il perd du temps deux ans pour se résoudre à mettre en œuvre la
seule politique valable pour le moment en France, une politique de l'offre, autrement dit de
rigueur, autrement dit d'austérité, parce qu'il sait que demain comme en Grèce, à Chypre ou
ailleurs on ne pourra plus payer les fonctionnaires, les retraités et que nous ne sommes plus
au temps béni de la guerre froide dans les années 40 et 50 où nos « grands argentiers »
comme on disait alors pour parler de nos ministres des finances, pouvaient se précipiter en
fin de mois à Washington pour quémander de quoi payer nos fonctionnaires, nos retraités.

Appendice n°2 : Nécessité d'une réforme constitutionnelle en France.


En France, une réforme constitutionnelle qui introduirait un mode de scrutin proportionnel à
l' allemande pour l'élection de ses représentants paraît de plus en plus la seule voix pour
tenter de résoudre les problèmes qui se posent. Il faut espérer qu' après plus d'un demi-siècle
de système électoral uninominal majoritaire à deux tours, les citoyens Français seront
débarrassés de leur fâcheuse tendance à la division pour, comme en Allemagne, en arriver à
un gouvernement de "grande coalition" seul susceptible d'entreprendre les réformes dont ce
pays à besoin.
Même s' il y a la possibilité d' un retour à l'instabilité gouvernementale de la IV °
République caractérisée par une durée de vie moyenne des gouvernements n'excédant guère
les six mois, les deux plus longs étant celui de l' illustre Guy Mollet qui a duré 16 mois et
celui de l' illustre M. Queuille qui a duré 13 mois, durée qui rendait impossible ou, à tout le
moins difficile, une politique autre qu'à court terme.
Mais un tel fossé s'est creusé entre les citoyens et leurs représentants, qu'il faut en courir le
risque.
Mais cette seule mesure n'est pas suffisante il faut y ajouter le recours au référendum
d'initiative populaire, pour arriver à un usage de cet appel à l'ensemble des citoyens,
semblable à celui qui en est fait en Suisse où je le rappelle le peuple (dont on se méfie
beaucoup trop en France, legs de la monarchie, où celui-ci était vu comme une plèbe au
mieux ou comme une populace ayant besoin d'une aristocratie nobiliaire pour le contrôler,
puis sous la république d'une aristocratie des plus compétents, sorte de despotes éclairés
collectifs pour le guider) montre non seulement son bon sens mais encore un courage que
nos hommes politiques n'ont guère montré, rejetant ainsi par référendum le passage de 3
semaines de congés payés annuels à 5 semaines et, plus proche de nous la limitation des
écarts de salaire, ( mesure qui en France pays de la haine sociale, même si sa contre-
productivité économique est prouvée, est inimaginable. Il n'y a qu'à voir l'approbation à
l'adoption de ces fameux 75 % de taxation au-dessus d'un revenu de un million d'euros qui
découragerait n'importe quel Bill Gates, Jeff Bezos, Steve Jobs ou Mark Zuckerberg
d'entreprendre), tout récemment le déremboursement de l'interruption volontaire de
grossesse, et il y a quelques jours à 50,3 % acceptant la limitation de « l'immigration
massive d'étrangers et de requérants d'asile » dans leur pays.
Vous voyez l'avantage d'un tel référendum d'initiative populaire, redonner aux citoyens le
sentiment que la politique de leur pays ne se fait pas au-dessus de leur tête, en dépit de leurs
intérêts, donc leur permettre de se réinvestir dans la politique et ainsi renforcer l' imparfait
système de la démocratie représentative et finalement contrairement à aujourd'hui où ils ont
perdu le sentiment d'appartenir à une même communauté, retrouver ce sentiment.
Ainsi se constituerait une démocratie qui marcherait sur ses deux jambes, celle de la
démocratie représentative, celle de la démocratie directe.
Le mauvais pli qui a été donné par le général De Gaulle, qu'il me pardonne, à l'usage du
référendum comme moyen de renouer la confiance entre le président et ses concitoyens doit
absolument être effacé parce qu'il a rendu son utilisation quasiment impossible.
Certes au début, mauvais pli pris, les Français continueront de ne pas répondre à la question
posée, pour s'amuser à ce jeu de massacre qui consiste à dire « non » systématiquement, à
contrecarrer systématiquement la politique du gouvernement en qui ils n'ont plus confiance
à juste titre, mais paradoxe, qu'ils ont élu. ( voir l'axiome 4, ses lois et théorèmes : « la
déception est le fondement de la démocratie » ). C'est pourquoi il n'y aura pas trop de tout
un quiquennat pour qu'ils finissent par comprendre, averti par leur président
1) que s' il tiendra compte du résultat pour faire voter ou pas telle ou telle loi
2) en aucun cas il ne se considérera comme désavoué si au lieu de répondre oui à la question
sur le projet proposé ils répondent non.
Je ne doute pas que les Français finissent par se conduire comme les citoyens suisses, c'est-
à-dire en citoyens compétents étudiant soigneusement les arguments des pour et des contre
en se prononçant en toute connaissance de cause ensuite, avec courage, sans démagogie en
tous les cas j'en suis sûr avec plus de courage et moins de démagogie que leurs représentants
dont le but prépondérant pour ne pas dire unique est de conserver leur mandat comme
souligné dans le théorème 5 de l'axiome 3: « Théorème 5) L' homme politique est tout
entier tourné vers son succès électoral. Corollaire 1) L'homme politique n'a que faire du bien
commun. »
Je ne veux pas méconnaître les dangers de ce référendum d’initiative citoyenne. L’exemple
britannique montre que ce type de recours direct au peuple peut se révéler désastreux. Il
peut aboutir à une division irréconciliable entre deux parties des citoyens, au RU entre les
partisans du Brexit et ceux qui sont contre. C’est pourquoi il nécessite un apprentissage. Je
ne me cache plus que les inconvénients me semblent l’ emporter sur l’ avantage de donner
au citoyen le sentiment de participer aux grandes décisions politiques. L’actuel tentative de
référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’ Aéroport De Paris qui n’est présentée
par ses partisans que comme un moyen surtout de censurer le gouvernement plus que de
répondre à l’ intérêt ou non de cette privatisation en est un autre exemple désastreux
Pour que cette sixième République fonctionne pour le mieux, en tous les cas bien mieux que
l' actuelle cinquième République il faut ajouter, trois autres réformes,
1) la limitation des mandatures dans le temps à ne pas confondre avec le non cumul des
mandats ( Songez que l'on peut être élu maire ou député à 30 ans et continuer à être député
ou maire à plus de 75 ans sans interruption, ce qui a fait rentrer dans les usages le terme de
"fief électoral" comme si la Révolution n'avait pas eu lieu),
2) L'abandon du cumul des mandats électifs qui transforme nos hommes politiques en
seigneurs inamovibles dans leur fief électoral et qui a l'inconvénient entre autres d'empêcher
un renouvellement de notre personnel politique et son rajeunissement, même s'il n'est pas
question ici de céder au jeunisme ambiant.
3) La limitation à un seul mandat de 7 ans, du mandat présidentiel comme préconisé par
Edouard Balladur en son temps, qui éviterait aux citoyens Français des présidents qui dans
leur premier mandat ont le souci de ménager la chèvre et le chou, la corporation des
coupeurs de cheveux en quatre et celle des experts dans l'étude du sexe des anges, en
espérant se faire réélire, et en réalité, à faire perdre à ce pays 5 ans comme actuellement.
Il n'est pas question de vouloir dépasser la démocratie libérale comme les communistes
voulaient la dépasser en leur temps pour créer la "vraie" démocratie, la démocratie
populaire. On sait à quoi cela a abouti, à un désastre politique! C'est dire qu'un tel
dépassement est une vue de l'esprit, mais grâce aux précédentes propositions concernant une
nouvelle République et avec ces nouvelles armes données aux citoyens avec internet et ses
réseaux sociaux, peut-être un meilleur fonctionnement de de la démocratie est-il possible.
Récapitulons, si les citoyens français veulent une VI ° République qui les réconcilie avec la
démocratie et refasse de leur peuple une communauté, il leur faut :
1) Un président élu pour un seul mandat de 7 ans au suffrage universel
2) Un mode de scrutin à la proportionnelle, d'autant plus facile à instaurer que le mode de
scrutin n'est pas inclus dans la constitution, voir le retour à ce mode en 1985 sous la
première présidence de Mitterrand qui a abouti à la cohabitation,
3) La limitation des mandatures dans le temps
4) Le non-cumul des mandats politiques, vers quoi semble nous mener notre actuel
gouvernement si le sénat, très réticent, ne trouve pas un subterfuge pour détourner ce "coup
de feu déloyal" du non-cumul qui les frapperait plus directement.
5) L' adoption du référendum à initiative populaire, au contraire du référendum à initiative
partagée prévu par les alinéas 3 à 6 introduits en 2008 dans l'article 11 de la constitution
sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui indiquent notamment qu’« un référendum portant
sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des
membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes
électorales ». Dans notre cas l'initiative reviendrait aux électeurs, par exemple 1.500000,
soutenue par 50 députés sans ce que ce soutien soit impératif.

Appendice n° 3 : Plus ou moins d'Europe ?

Comment en démocratie contrôler efficacement le capitalisme financier mondialisé du


XXIe pour mener la politique de progrès social qui manque à l'Europe actuellement et qui
provoque son rejet bien compréhensible par ses citoyens plongés dans le chômage et le
désespoir.
Une monnaie unique avec 18 dettes publiques différentes sur lesquelles les marchés peuvent
librement spéculer, et 18 systèmes fiscaux et sociaux en concurrence sans foi ni loi, les uns
avec les autres, cela ne fonctionne pas, et cela ne fonctionnera que quand les poules auront
des dents et les Français un sens pragmatique plus formé autant dire à la Saint-Glinglin. De
plus un tel système est une vraie manne pour nos "gentils et bienfaisants" banquiers,
flibustiers, traders et autres optimiseurs de fiscalité.
Seul, chaque pays est floué par les multinationales de tous les pays et les banques, qui
jouent sur les failles et les différences entre les législations nationales pour ne payer aucun
impôt nulle part. En cette matière, la souveraineté nationale est devenue un mythe.
Les pays de la zone euro ont fait le choix de partager leur monnaie, et donc de renoncer à
l'arme de la dévaluation, sans pour autant se doter de nouveaux instruments économiques,
sociaux, fiscaux et budgétaires communs adaptés à la mondialisation. Cet entre-deux est la
pire des situations, bien entendu par pour nos hommes politiques qui ont ainsi une bonne
excuse pour se laver de leur incapacité et incompétence quand ce n'est pas de leur
malhonnêteté en dénonçant cet état de fait comme s'ils n'y étaient pour rien, avec le
désormais fameux « C'est-la-faute-à-Bruxelles ! C'est-la-faute-à-la-commission ! .
1) Concrètement, la première proposition du Manifeste pour une politique de l' euro est que
les pays de la zone euro, à commencer par la France et l'Allemagne, mettent en commun
leur impôt sur les bénéfices des sociétés (IS).
Bien entendu devra être généralisée très rapidement au sein de la zone euro l'échange
automatique d'informations bancaires et être développée une politique concertée de
rétablissement de la progressivité de l'impôt sur les revenus et les patrimoines. Enfin une
politique active commune de lutte contre les paradis fiscaux internes et externes à la zone.
2) « Pour voter l'assiette de l'impôt sur les sociétés, et plus généralement pour débattre et
adopter démocratiquement et souverainement les décisions fiscales, financières et politiques
que l'on décidera à l' avenir de mettre en commun, » il faut étendre les prérogatives du
parlement européen ou « créer une Chambre nouvelle, fondée sur la réunion d'une partie des
députés des Parlements nationaux – par exemple, 30 députés français issus de l'Assemblée
nationale, 40 députés allemands issus du Bundestag, 30 députés italiens, etc., en fonction du
poids démographique de chaque pays, suivant un principe simple : un citoyen, une voix. »
Cette seconde solution reprend l'idée de Chambre européenne formulée par Joschka Fischer
en 2011, qui est selon les signataires du Manifeste la seule formule permettant d'avancer
vers l'union politique. Il est en effet chimérique d'espérer déposséder les Parlements
nationaux de leur pouvoir de voter l'impôt qui est avec le vote des lois leur principale
prérogative. C'est au contraire en s'appuyant sur les parlements nationaux que l'on peut bâtir
une souveraineté parlementaire européenne partagée.
Dans ce schéma, l'Union européenne comporterait deux Chambres : le Parlement européen
actuel, élu directement par les citoyens des 28 pays, et la Chambre européenne, représentant
les États au travers de leurs Parlements nationaux. ( Un peu comme dans tout état fédéral, en
Allemagne ou aux État-Unis par exemple)
Dans un premier temps un ministère des finances de la zone euro serait créé et à terme un
véritable gouvernement européen responsable devant la Chambre européenne.
3) La troisième proposition concerne directement la crise de la dette. « la seule façon d’en
sortir définitivement est de mettre en commun les dettes des pays de la zone euro ». Sinon la
spéculation sur les taux d’intérêt ,telle l'Hydre de Lerne recommencera sempiternellement.
C'est aussi la seule façon pour que « la BCE puisse mener une politique monétaire efficace
et réactive, à l’image de la Federal Reserve Américaine (qui aurait elle aussi bien du mal à
faire son travail correctement si elle devait arbitrer chaque matin entre la dette du Texas, du
Wyoming et de la Californie). La mutualisation des dettes a de facto déjà commencé avec le
Mécanisme Européen de Stabilité, l’Union Bancaire en gestation, ou les OMT de la Banque
centrale, qui impliquent les contribuables de la zone euro. (Outright monetary transactions.
Il s'agit du rachat par la BCE de titres de dettes privés des États )
Depuis la naissance de la monnaie unique, malgré les lamentations de tous les Jérémies de
pacotille aucun signe tangible de changement n'a été donné. L'idée européenne a même
plutôt reculé. Si rien ne bouge en matière économique (relance de la croissance), fiscale
(suppression des paradis fiscaux européens et harmonisation de l'impôt), sociale
(rapprochement des modèles français et allemand, pour le moment diamétralement
opposés), le fédéralisme restera une utopie et l'union Européenne sera de plus en plus
menacée
On voit tout de suite le problème il s'agit d'une seul coup de sortir de cet entre-deux mortel
dans lequel se trouve figée l'UE par un saut politique vers plus de fédéralisme.
Or, certains pensent qu' il serait peut-être plus réaliste de s'attaquer aux dysfonctionnements
économiques dus au fait que la zone euro est la seule région du monde où les parités
monétaires sont fixes alors que partout ailleurs elles s' ajustent en temps réel, que pour
réduire le chômage de masse et stopper sa désindustrialisation, le retour à une monnaie
commune mais flexible entre pays européens dans des limites acceptables serait peut-être la
solution la plus accessible. On reviendrait alors à un SME (système monétaire européen)
comme avant l'euro, ou plutôt une sorte de SMSE (Système Monétaire Solaire Européen )
constitué d'un euro soleil central et gravitant autour des planètes euro plus ou moins
éloignées de ce soleil, c'est-à-dire, un euro fort celui de l'Allemagne et des pays du nord puis
un euro/franc, un euro/lire, un euro/peseta, un euro/drachme, moins forts. On en voit
l'inconvénient. On ne pourrait s'empêcher de penser qu'il y a là un retour en arrière, un recul
de l'Europe, de l'idée Européenne qui ouvrirait la boite de Pandore à tous ceux qui pensent
que revenir à son pré-carré national est la solution des solutions pour sortir des problèmes
que la mondialisation pose. Pour avoir une idée des résultats de cette solution de retour au
pré-carré national, le mieux est de regarder la Corée du Nord où elle est appliquée dans
sa plus grande perfection.
Donc si la voix d' un fédéralisme plus grand n'est pas choisie, l'Europe restera, comme le
pensent beaucoup, une zone où les forces contradictoires entre plus d' Europe et moins
d'Europe, où les forces de fragmentation à l'intérieur des États, feront d'elle un acteur
essentiellement imprévisible qui ne cessera de perdre du poids dans le monde et où la
démocratie sera de plus en plus fragilisée par la montée des populismes de gauche et de
droite.
Partie VI : Durabilité de la démocratie par rapport aux régimes totalitaires

Axiome 5) La démocratie est un régime politique durable.

Commentaire: puisque la démocratie est fondée sur la déception ( Corollaire 1,2,3,4 de la loi
n°7) et la montée de l'abstentionnisme (Corollaire 5 de la loi n°8) il y a un désintérêt vis à
vis de la politique. La majorité s'accommode de ce régime politique qui ne remet pas en
cause les fondements de la société ( loi n°11) telle qu'elle existe.

Loi n° 1) La longévité de la démocratie est bien plus grande que celles des totalitarismes.

Commentaire: Ce sont des circonstances tout à fait exceptionnelles, crises de l'après-guerre


de 1914-1918, qui expliquent que la démocratie en Russie n'a duré que de février à octobre
1917, en Italie que de 1913 à 1925 et en Allemagne de 1918 à 1933.

Corollaire 1) Pour qu'une démocratie disparaisse, il faut la conjonction d'une grave crise
telle celle provoquée par la guerre de 1914-1918, économique, sociale, politique et morale
avec le fait qu'elle soit encore dans ses premiers balbutiements.
Commentaire: En Russie, lorsque la démocratie disparaît elle n'a que quelques mois, 8, en
Italie quelques années, 12, à partir de l'instauration du suffrage universel en 1913 jusqu'aux
lois fascistissimes en 1925-26 et en Allemagne, 15ans, de 1918 à l'accession de Hitler au
pouvoir en 1933.

Corollaire 2) Les dictatures sont des systèmes politiques fragiles qui ne durent que quelques
années malgré la mise en place d'un régime de surveillance universelle et d'élimination
universelle des opposants.

Commentaire: Cette fragilité se révèle dans les guerres qu'elles n'ont pas peur de provoquer
ou qu'elles envisagent sans hésitations. En effet, leur dérive ultranationaliste les poussent à
aller toujours plus loin dans la provocation vis à vis des autres nations parce qu'elles les
méprisent, surtout si elles ont un régime démocratique, les entraînant dans la guerre, la
défaite et leur chute.
L'URSS est une exception dans la mesure où elle a été intégrée à son corps défendant, voir
le pacte germano-soviétique en 1939, dans la Grande Alliance contre les nazis qui l'avait
envahie en 1941.

Loi n° 2) L'universelle surveillance des citoyens explique la durée des régimes totalitaires
qui savent se préserver de la guerre mais ne suffit pas à leur assurer une durée de vie
comparable à celle des démocraties.

Commentaire: Les citoyens y sont atomisés, réduits à leur solitude, sans espoir d'action
collective de protestation, sans aucun autre horizon que celui de cette surveillance
universelle. Ils se réfugient donc dans une désertion passive vis à vis de cette dictature qui
ne reçoit d'eux aucun soutien si ce n'est de façade.
Aujourd'hui comme le démontrent les soulèvements des peuples du Maghreb et du Machreq
les citoyens ont a leur disposition une arme qui leur permet de sortir de leur atomisation, de
leur isolement, de rendre moins pérennes les régimes totalitaires : l'arme des réseaux
sociaux sur internet et sur téléphone mobile dans la mesure où il est plus difficile de les
censurer que les médias traditionnels.

Théorème 1) La façade imposante des dictatures n'est qu'une façade de village Potemkine.

Commentaire: C'est ce qui explique la rapidité avec laquelle une dictature s'effondre, au
grand étonnement de ceux qui vivaient devant cette façade en trompe l'œil, mais pas de ceux
qui vivaient derrière ce décor, qui connaissaient donc son envers et savaient que plus
personne ne la soutenait.
D'autant que les réseaux sociaux sont devenus un important moyen de mobilisation à la
disposition de citoyens autrefois désarmés, voir le commentaire de la loi n° 2.

Axiome 6) On ne peut faire disparaître dans l'homme son désir de liberté.

Commentaire: tablant sur sa lâcheté et en le privant de tout moyen d'action collective en


supprimant les partis, les associations, les syndicats, les corps intermédiaires ou en les
contrôlant étroitement on ne peut que retarder le moment où le besoin de liberté d' un
homme deviendra irrépressible et comme la démocratie est le régime politique qui laisse à
l'homme cette liberté on comprend pourquoi elle est un régime politique bien plus durable,
d'autant qu'il suffit de laisser à l'homme sa liberté pour qu'il n'en fasse pas usage ou bien un
usage très limité ou bien encore un usage pour restreindre la liberté des autres.

Axiome 7) On ne peut faire disparaître en l'homme son désir de justice.

Commentaire : Ce désir de justice est aussi irrépressible que son désir de liberté. On peut
même affirmer qu'il est plus pressant puisqu'il prend souvent le pas sur celui de liberté. C'est
ce désir de justice qui explique l'appétence pour l'égalité d'autant que celle-ci satisfait notre
jalousie.
Jalousie de conserver ce que nous possédons que les autres n'ont pas, jalousie d'avoir ce que
les autres possèdent et que nous ne possédons pas.
Loi n°1) Un gouvernement de droite cherchera dans son action politique à s'appuyer sur ce
désir de liberté (loi n°3) et se heurtera constamment au désir d'égalité plus pressant des
citoyens, d'où son échec final.

Loi n° 2) Un gouvernement de gauche cherchera dans son action politique à s'appuyer sur
le désir de justice des citoyens, (loi n° 4) autrement dit (commentaire de l'axiome 6) sur leur
appétence pour l'égalité, autrement dit sur leur jalousie.

Commentaire : En théorie, satisfaisant notre jalousie, autrement dit notre appétence pour
l'égalité, autrement dit notre désir de justice bien plus pressant que notre désir de liberté, un
gouvernement de gauche devrait constamment être au pouvoir. Or il n'en est rien, d'où le
corollaire ci-dessous:

Corollaire1) En démocratie, même s'ils répondent à notre désir de justice, autrement dit à
notre appétence pour l'égalité, autrement dit à notre jalousie, les gouvernements de gauche
ne peuvent en permanence occuper le pouvoir.

Commentaire : En cherchant à satisfaire notre jalousie, c.à.d. notre appétence pour l'égalité,
c.à.d. notre désir de justice, les gouvernements de gauche ne font que l'aviver parce que la
réduction des inégalités
1) n'est pas telle qu'elles disparaissent, ( voir le deuxième paragraphe du commentaire
de l'axiome 1)
2) parce qu' il arrive un moment où une majorité des citoyens s'aperçoit que cette
réduction des inégalités se fait à leur détriment, du fait de la hausse des prélèvements
fiscaux qui ne touchent pas que les riches mais aussi les classes moyennes.
L'opposition qui a beau jeu de dénoncer cette situation, discrédite cette volonté de réduire
les inégalités et peut ainsi gagner les élections et revenir au pouvoir.

Théorème 1) La durabilité de la démocratie fondée sur notre désir de liberté et notre désir de
justice, autrement dit notre appétence pour l'égalité qui n'est autre que notre jalousie, n'a pas
d'équivalent parmi tous les autres régimes politiques.

Commentaire : C'est évident, puisque l'homme est un animal politique, Aristote : Les
Politiques, I, 2, 1252 a, trad. P. Pellegrin, Paris, Garnier-Flammarion, 1990, p. 90.,
puisqu'il a enraciné en lui ces deux désirs de liberté et de justice que la démocratie est le
seul système à satisfaire tout à tour du fait de l'alternance de la gauche et de la droite au
pouvoir.

C.Q.F.D.

Axiome 8) Homo animal politicum democraticum est. (L'homme est un animal politique
démocratique).

Commentaire: Il semble plus que probable que la démocratie est le mode naturel
d'organisation politique de l'homme. Effectivement, des études scientifiques tendraient à le
prouver comme elles ont prouvé qu'il y avait une mémoire de l'eau, que la vitesse de la
lumière pouvait être dépassée et que les O.G.M. sont néfastes aux souris pourvu de choisir
celles-ci en adéquation avec le résultat scientifique espéré. Par exemple le remplacement de
Néanderthal par Cro-magnon, notre ancêtre direct, serait dû peut-être à la supériorité
conférée au premier sur le second par l'activation chez le premier des gènes de la liberté et
de la justice grâce à la démocratie dont nous avons vu qu'elle est le seul système politique
qui permet leur épanouissement.

C.Q.F.D.
Théorème n°1) Pour assurer leur pérennité les états totalitaires veulent créer un homme
nouveau

Commentaire: Nous avons vu que par l'axiome 7 que l'homme est un animal politique
démocratique, par l'axiome 5 et 6 qu'on ne peut faire disparaître en lui son désir de justice et
son désir de liberté, il faut donc le remplacer par un autre homme, autrement dit réactiver la
sélection naturelle par l'élimination soit physique, cas nazi, soit morale et/ou physique, cas
fasciste ou communiste, de l'ancien homo sapiens sapiens.

Corollaire1) Le régime communiste a cherché à créer un nouvel homme, entièrement


soumis à la collectivité, autrement dit débarrassé de son désir de liberté.
Corollaire 2) Le régime fasciste a cherché à créer un surhomme, entièrement soumis à l'état,
autrement dit débarrassé de son désir de liberté mais aussi d'égalité.
Corollaire3) Le régime nazi a cherché à créer un surhomme racialement pur et entièrement
soumis à un führer, c'est-à-dire débarrassé de son désir de liberté mais aussi d'égalité

Commentaire: Au fond ces régimes totalitaires voulaient créer un homme nouveau ou un


surhomme qui n'aurait été qu'un homme de masse, totalement interchangeable. A la place de
homo sapiens sapiens, homo multitudinis.
Tâche extrêmement difficile et pleine de déconvenue tant l'ancienne nature d'homo sapiens
sapiens offre de résistance à l'apparition de ce nouvel homme, autrement dit de ce
surhomme, sans manipulation génétique qui éradiquerait en lui son désir de liberté et de
justice.

Théorème N ° 2) Pour assurer leur pérennité les dictatures ajoutent à la surveillance


universelle et à l'élimination universelle des opposants, l'universel enrichissez-vous.

Commentaire: En quelque sorte pour «sauver les meubles» les dictateurs devenus des
gérontocrates prêts à tout pour se maintenir au pouvoir, «lâchent du lest» et accordent à
leurs citoyens une part de liberté, la liberté économique de s'enrichir. A eux la direction
politique, aux citoyens la liberté d'entreprendre pour s'enrichir.

Corollaire1) Avant de disparaître les régimes totalitaires deviennent des kleptocraties,


autrement dit des régimes de voleurs.

Commentaire: Ce corollaire est illustré par la situation de la Chine en cette année 2012 et
auparavant par la Corée du sud. L'universel enrichissez-vous, accompagné par un
mercantilisme assumé se traduit par une rapide croissance de la richesse. Mais outre que
cette richesse se répartit régionalement et socialement de manière très inégale, les hommes
au pouvoir ne peuvent résister à la tentation de s'enrichir eux-aussi et sans commune
mesure puisqu'ils ont aussi le pouvoir politique. Ils deviennent des kleptocrates, autrement
dit des accapareurs, autrement dit des voleurs.

Corollaire2) Les dictatures devenues des kleptocraties deviennent le lieu des plus grandes
inégalités.

Commentaire: Comme il y a en l'homme un désir très fort de justice, autrement dit une
appétence pour l'égalité, autrement de la jalousie ( voir axiome 6 avec son commentaire), le
mécontentement social grandit qui conduit à des troubles réprimés mais inéluctablement à
la fin du régime kleptocratique. D'où la loi n° 1 suivante.

Loi n°1) La kleptocratie est le dernier stade avant la démocratie.

Commentaire: Il ne sera donc pas étonnant d'assister plus vite qu'on le croit à l'instauration
de la démocratie en Chine comme ce fut le cas en Corée du sud.

C.Q.F.D.

Addenda : Que les kleptocrates chinois se rassurent. En effet le passage à la démocratie leur
permettra s'ils ont l'habileté suffisante ce dont nous ne doutons pas, d'accaparer la
représentation du peuple et de devenir comme en France par une utilisation bien comprise
du cumul des mandats électifs, des seigneurs dans leur fief électoral, ils pourront
transformer leur kleptocratie en une ploutocratie, comme les études démontrent qu' ont
tendance à le devenir nos démocraties où les hommes politiques se sont transfigurés en une
classe de riches.

Partie VII : Religions, sciences et arts en démocratie

Axiome 9 : Au contraire des régimes totalitaires dans une démocratie la croyance en un au-
delà réparateur des injustices est le fait d'un nombre plus ou moins grand des citoyens,
autrement dit dans une démocratie une part importante des citoyens ne peut se passer de
religion ou de tous ses multiples succédanés

Commentaire: En effet par l' axiome3 nous savons que la déception est un des fondements
de la démocratie. D'autre part par l'axiome 6 nous savons qu'il y a en l'homme un désir
pressant de justice et par la loi n°16 et son corollaire que l'action ou l'inaction de la gauche
au pouvoir ne comble pas les inégalités et donc ne satisfait pas ce désir pressant de justice.
Comme ce désir de justice en l'homme est accompagné de ce sentiment qu'il doit exister
une balance égale des joies et des peines et qu'il constate qu'il n'en est rien ici-bas, qu'au
contraire très souvent le méchant jouit d'une vie meilleure que l'homme bon, que
spontanément l'homme est créationniste, autrement qu'il pense que cet ici-bas est une
création d'un dieu, que ce dieu ne peut être que juste, par conséquent, tout naturellement,
l'homme en vient à penser que cette injustice ici-bas sera réparée dans un au-delà réparateur,
autrement dit un au-delà compensateur où le méchant recevra sa peine et l'homme bon sa
récompense.

C.Q.F.D.

Loi N ° 1) Dans une démocratie il n'y pas ni de la part de la droite, au contraire, ni de la


part de la gauche de volonté d'éradiquer la religion.
Théorème 1) dans une démocratie la laïcité est le moyen utilisé par les gouvernements
surtout de gauche pour limiter la volonté des églises et/ou des clergés de régir la vie du
citoyen.

Commentaire: Dans les religions monothéistes, il y a une pente totalitaire, autrement dit une
volonté de contrôler totalement la vie des personnes, arc-boutée sur la croyance en la vérité
de la parole divine infiniment supérieure à celle de l'homme. Et ce, même dans la religion
catholique malgré le rendez à César ce qui est à César. Pour les églises et/ou leur clergé, le
seul bon régime politique est la théocratie, à la rigueur la monarchie absolue ou le monarque
est le vicaire du christ, chargé d'appliquer temporellement la volonté divine tandis que la
clergé se chargera de son application spirituelle.
Tout un aspect du combat des Lumières et de Voltaire est de dévoiler cette pente totalitaire
des religions, autrement dit de l'homme, pour leur/lui faire accepter la liberté des personnes
de croire ou de ne pas croire, de croire en un messie ou non, que Mahomet est un prophète
inspiré de dieu on non, autrement dit pour leur/lui faire accepter la tolérance.

Axiome 10 : Le combat pour la tolérance est une condition de la durabilité de la démocratie.

Commentaire: Pourquoi utiliser ce terme de guerrier de combat ? Parce que malgré les
apparences, les religions, les églises, les clergés, autrement dit l'homme, ont du mal à
accepter l'idée de tolérance comme on peut le constater dans le monde à chaque coin de
pays, notamment au Moyen-Orient terre de naissance des religions monothéistes.
En un certain sens, le triomphe du monothéisme sur le polythéisme a aggravé la situation du
point de vue de la tolérance.
Loi N ° 1) Avec la laïcité le développement de la science est indispensable à la durabilité de
la démocratie.

Commentaire: face à l'offensive de tous ses ennemis et, des plus redoutables d'entre eux, les
croyants qui instrumentalisent leur religion, autrement dit, qui en font une arme pour
imposer leur dogme et la détruire, la démocratie a besoin de la science non seulement pour
ses découvertes qui démontrent les erreurs de ces dogmes religieux pris au sens littéral, mais
encore parce que, par ses méthodes notamment hypothético-déductive, la science ne peut
être qu'une école de tolérance, et aussi parce qu' à y regarder de près, ses résultats, ses
découvertes ne rendent pas le monde aride ou abstrait, mais en montre toute la complexité
ce qui ne peut que nous enchanter comme un conte de faits/de fée d'une beauté
incomparable en tous cas égal voir même supérieur aux dogmes religieux.
Par exemple une étude scientifique nord-américaine montre que les mamans orques, vivent
jusqu'à quarante ans après leur ménopause, ce qui par rapport à la théorie de l'évolution dans
le cadre de la survie de ces orques est apparemment inutile, mais en fait tout à fait adéquat
avec cette théorie. Les scientifiques ont en effet constaté que les enfants orques qui peuvent
disposer pendant ces quarante années de la survie de leur mère avec qui ils gardent contact,
ont une espérance de vie bien plus longue que ceux dont un accident, un impondérable les a
privé de leur mère plus tôt.

C.Q.F.D.
Corollaire1) La science qui trouve dans la démocratie une plus grande liberté que dans les
régimes totalitaires, par ses avancées, permet un développement technologique et
économique plus important dans celle-ci que dans ceux-là, autrement dit permet un
accroissement de la richesse plus important dans celle-ci que dans ceux-là et la renforce à
leur détriment.

Commentaire: En démocratie, l'accroissement de la richesse rendu possible par le


développement scientifique et technologique ne peut être accaparé par une minorité ou par
une oligarchie. Même le citoyen au plus bas de l'échelle bénéficie d'une part de cette
richesse, plus faible avec un gouvernement de droite, plus forte avec un gouvernement de
gauche d'après les lois n°3 et 4 et leurs corollaires. De ce fait l'acceptation voir l'adhésion à
elle sont bien plus élevées que l'adhésion au dictateur ou à la gérontocratie au pouvoir dans
les régimes totalitaires, donc sa durabilité y est plus assurée que celle de ces derniers, voir
l'axiome 4 et la loi n°12 avec ses corollaires.
Se crée donc un cercle vertueux entre démocratie et science. Tout développement de la
science renforce la démocratie. Tout renforcement de la démocratie renforce la science.
C'est pourquoi toute confrontation ou économique ou militaire avec les régimes totalitaires
tourne à l'avantage des démocraties à qui la science fournit des moyens économiques et
militaires plus efficaces.
Nous avons l'exemple de l'effondrement de l'ex U.R.S.S. dont le système économique n'a
pu rivaliser avec celui des États Unis d'Amérique et de l' Europe occidentale. De même,
dans le domaine spatial, les États unis ont été les premiers à pouvoir envoyer un homme sur
la lune.
Quant au Japon impérial il a cruellement expérimenté cette supériorité à Hiroshima et
Nagasaki.

C.Q.F.D.
Loi N ° 2: Les arts contribuent à la durabilité de la démocratie.

Commentaire: De même que la science bénéficie dans la démocratie d'une plus grande
liberté et donc d'une plus grande efficacité, les Arts bénéficie dans la démocratie de cette
plus grande liberté et de ce fait d'une inventivité qui enchante la vie des citoyens.
Pensons au cinéma, par exemple avec «les enfants du paradis» de Marcel Carné, à la
littérature avec « la métamorphose» de Kafka, à la poésie avec «Étier» de Guillevic, à la
peinture avec Hopper, à la musique avec Stockhausen, à la sculpture avec Giacometti, à
l'architecture avec le centre Pompidou de Metz, au théâtre avec Marivaux, aux séries TV
avec Twin Peaks de David Lynch et Mark Frost, à la bande dessinée avec «Mauss» de Art
Spiegelman, à la chanson avec Souchon...
Le but d'une liste si partielle est de nous plonger dans l'immensité de toutes les autres
œuvres et tous les autres artistes qui ont notre préférence : autant de citoyens autant de liste
à l'infini.
Grâce à ces œuvres, ces artistes, nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, dans un
multivers de mondes possibles, chaque citoyen disposant du sien.
Et ce en fin de compte grâce à la démocratie.

C.Q.F.D.
Partie VIII : Les femmes dans la démocratie

Axiome 11 : Non seulement la démocratie accepte l'égalité de l'homme et de la femme mais


la promeut.

Loi n°1: L'égalité de l'homme et de la femme permet à la démocratie de disposer du travail,


du génie de toutes ses citoyennes et de tous ses citoyens, ce qui lui assure une supériorité sur
les régimes plus ou moins totalitaires qui refusent cette égalité.

Commentaire: Le mythe des androgynes présenté par Aristophane dans «Le banquet» de
Platon nous raconte que jadis il existait ces êtres nommés androgynes qui réunissaient en
eux le sexe féminin et le sexe masculin. Les dieux jaloux de ces êtres qui voulaient rivaliser
avec eux les tranchèrent et les séparèrent en deux moitiés pour les punir et les affaiblir.
L'égalité de l'homme et de la femme en quelque sorte annule cette terrible décision divine
qui avait pour but d'affaiblir l'humanité constituée de ces androgynes, puisqu'elle permet de
nouveau une entière collaboration entre ces deux moitiés dans la société, à tous les plans.
L'inégalité de l'homme et de la femme entérine cette cruelle division et contribue à
l'affaiblissement de l'humanité, puisqu'elle maintient dans la sujétion, hors de la société
toute la moitié féminine de l'humanité.

C.Q.F.D.
Partie IX : Le mal fonctionnement de la démocratie

Axiome 12 : La démocratie possède les imperfections de toute institution créée par l'
homme.

Loi N ° 1 : Il n' y a pas de vraie démocratie au sens de gouvernement du peuple par le


peuple, mais gouvernement des hommes politiques élus par le peuple du fait de leurs
promesses.

Commentaire : De plus ces hommes politiques une fois au pouvoir dont l' être est
caractérisée par la permanence ( axiome 2) , mais aussi par la férocité du tigre, par la dureté
de peau du rhinocéros, par la mémoire de l'éléphant, par l'art de l'esquive de l'anguille, par
l'art du retournement de veste du caméléon, (Théorème N °1,2,3,4 et 4 bis de l'axiome 3),
n'ont que faire du bien commun, puisqu'ils sont surtout préoccupés de leur réélection, de
tenir leurs promesses, d'assurer la prospérité de l'ensemble des citoyens, et donc ne
respectent par le troisième terme de la définition de la démocratie au sens de gouvernement
du peuple par le peuple pour le peuple. (Théorème 5 et son corollaire 1 de l'axiome 3 ).

Loi N ° 2 : Il n'y a pas de vraie démocratie au sens où la majorité dicte sa loi à la minorité.
Commentaire : la majorité impose à la minorité une dictature au sens premier du mot en lui
imposant ses lois. C'est pourquoi Albert Camus a souligné qu'une vraie démocratie « ne
repose pas sur la loi de la majorité, mais la protection de la minorité »

Loi N °3 : Il n' y a pas de vraie démocratie au sens où ce sont les citoyens ou corporations
qui ont la plus grande capacité de nuisance qui accaparent l'essentiel des fonds publics.

Commentaire : Les citoyens ou corporations ou syndicats qui ont la plus grande capacité de
nuisance sont ceux qui peuvent bloquer l'activité du pays, comme par exemple les
cheminots ou les routiers, de ce fait les gouvernements cèdent devant leurs revendications.
Par conséquent la démocratie ne permet pas d'assurer une plus grande égalité entre les
citoyens.

Théorème 1) La démocratie divise les citoyens en lutte pour accaparer l'essentiel des fonds
publics et contribue au développement du communautarisme.

Commentaire : La démocratie ne favorise pas le sentiment des citoyens d'appartenance à


une même communauté mais au contraire aiguise les rivalités entre citoyens qui se rendent
compte qu'ils seront d'autant plus efficaces pour obtenir gain de cause qu'ils se seront
regroupés en corporations, syndicats, plus grave en communautés exigeant un statut à part à
l' exemple des islamistes en France.
De ce fait les comportements antisociaux de parasitisme, de délinquance, de criminalité se
développent.

Théorème 2 ) La démocratie favorise le gaspillage des biens publics.

Commentaire : Puisqu'il y a une compétition pour obtenir la plus grande part des fonds
publics entre les citoyens organisés en corporations, syndicats et communautés ( voir loi n °
3 et 4 et son commentaire de l' axiome 10), ceux-ci sont répartis non pas pour le bien de tous
avec le souci de la plus grande efficacité et utilité, mais en fonction de la plus ou moins
grande capacité de nuisance de telles ou telles corporations, tels ou tels syndicats, telles ou
telles communautés.
C.Q.F.D.

Loi N ° 4 : La démocratie n'assure pas aux citoyens la plus grande liberté possible au
contraire elle la restreint chaque jour un peu plus.

Commentaire : Grâce à une bureaucratie pléthorique, avec la justification d'assurer leur


bonheur, les gouvernements imposent aux citoyens une tyrannie de plus en plus tatillonne.
« Le tabac tue. La pollution tue. Les vaccins tuent. Prendre des médicaments tue. La vitesse
tue. L'alcool tue. Se droguer tue. Manger tue. Respirer tue. Vivre tue. »
D'où un mécontentement renforcé des citoyens si cela était encore possible. ( voir la loi N °
8 de l'axiome 2 et le commentaire de l'axiome 3)

Loi N ° 6 : La démocratie favorise les politiques court-termistes et la démagogie.

Commentaire : Par le théorème N ° 5 et son corollaire 1 de l'axiome 3 et le commentaire de


la loi N ° 1 de l'axiome 11 nous avons vu que les homme politiques au pouvoir n'ont que
faire du bien commun mais sont surtout préoccupés par leur réélection, de ce fait il pratique
une politique qui consiste à satisfaire les intérêts immédiats de des corporations, syndicats
ou communautés qui ont la plus grande capacité de nuisance et font des promesses
irréalistes pour se faire réélire.
Un bon exemple est celui de la Grèce qui devance la France seulement de quelques
longueurs sur la voie de la Démagogie.
Postface : 11 Vérités et contre-vérités sur la démocratie