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Sujet 1, Sujet inédit

Sujet 1, Sujet inédit

Michel Tournier, Les Deux Banquets ou la commémoration

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Il était une fois un calife d’Ispahan qui avait perdu son cuisinier. Il ordonna donc à son intendant de se mettre en quête d’un nouveau chef digne de remplir les fonctions de chef des cuisines du palais. Les jours passèrent. Le calife s’impatienta et convoqua son intendant.

– Alors ? As-tu trouvé l’homme qu’il nous faut ?

– Seigneur, je suis bien embarrassé, répondit l’intendant. Car je n’ai pas trouvé un cuisinier, mais deux tout à fait dignes de remplir ces hautes fonctions, et je ne sais comment les départager.

– Qu’à cela ne tienne, dit le calife, je m’en charge. Dimanche prochain, l’un de ces deux hommes

désigné par le sort nous fera festoyer, la Cour et moi-même. Le dimanche suivant, ce sera au tour

de l’autre. À la fin de ce second repas, je désignerai le vainqueur de cette plaisante compétition. Ainsi fut fait. Le premier dimanche, le cuisinier désigné par le sort se chargea du déjeuner de la Cour. Tout le monde attendait avec la plus gourmande curiosité ce qui allait être servi. Or la fi- nesse, l’originalité, la richesse et la succulence des plats qui se succédèrent sur la table dépassèrent

toute attente. L’enthousiasme des convives était tel qu’ils pressaient le calife de nommer sans plus

attendre chef des cuisines du palais l’auteur de ce festin incomparable. Quel besoin avait-on d’une autre expérience ? Mais le calife demeura inébranlable. « Attendons dimanche, dit-il, et laissons sa chance à l’autre concurrent. » Une semaine passa, et toute la Cour se retrouva autour de la même table pour goûter le chef- d’œuvre du second cuisinier. L’impatience était vive, mais le souvenir délectable du festin précé-

dent créait une prévention

Grande fut la surprise générale quand le premier plat arriva sur la table : c’était le même que le premier plat du premier banquet. Aussi fin, original, riche et succulent, mais identique. Il y eut des rires et des murmures quand le deuxième plat s’avéra à son tour reproduire fidèlement le deuxième plat du premier banquet. Mais ensuite un silence consterné pesa sur les convives, lorsqu’il apparut

que les plats suivants étaient eux aussi les mêmes que ceux du dimanche précédent. Il fallait se rendre à l’évidence : le second cuisinier imitait point par point son concurrent. Or chacun savait que le calife était un tyran ombrageux 2 et ne tolérait pas que quiconque se moquât de lui, un cuisinier moins qu’aucun autre, et la Cour tout entière attendait épouvantée, en jetant vers lui des regards furtifs, la colère dont il allait foudroyer d’un instant à l’autre le fauteur 3 de

cette misérable farce. Mais le calife mangeait imperturbablement.

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contre lui.

Michel Tournier, Les Deux Banquets ou la commémoration, Gallimard, 1989.

1. Prévention : idée négative. 2. Ombrageux : qui se vexe facilement. 3. Fauteur : responsable.

Français brevet

Le sujet

I.
I.

Questions

À quel genre appartient ce récit ? JustifiezFrançais brevet Le sujet I. Questions votre réponse en donnant au moins trois in- dices. a)

votre réponse en donnant au moins trois in- dices.

a) « Qu’à cela ne tienne, dit le calife, je m’en

charge. » Que désigne le pronom « en » ? Ré- pondez en cochant les bonnes cases dans le ta- bleau.

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Vrai

Faux

Le calife se charge de remplir les fonctions de cuisinier.

   

Le calife se charge de trouver un cuisinier.

   

b) En quoi consiste-t-elle ?

« la finesse, l’originalité, la richesse, la suc-

culence des plats » : cette expression caracté- rise les plats du premier cuisinier. Quelle est la figure de style utilisée ici et dans quelle inten- tion ?

a) Quelles sont les caractéristiques du plat

du second cuisinier ? Si vous deviez com- parer ce plat à celui du premier cuisinier, que constateriez-vous ? Comment l’expliquez- vous ?

b) Selon vous, est-ce que le second banquet joue le rôle attendu ? Justifiez votre réponse.

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II. Réécriture
II. Réécriture
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« Incomparable » : décomposez ce mot pour

en expliquer le sens.

« Quel besoin avait-on d’une autre expé-» : décomposez ce mot pour en expliquer le sens. rience ? » – Qui parle

rience ? »

– Qui parle et dans quel but ?

– Comment sont rapportées ces paroles ?

– Quelles caractéristiques grammaticales vous permettent d’identifier ce type de discours rapporté ?

Si vous deviez porter un jugement sur les

trois différentes réactions des convives, quels adjectifs utiliseriez-vous ? Proposez trois ad- jectifs qui paraissent vous convenir. Justifiez votre réponse en vous appuyant sur des indices du texte.

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Pouvez-vous faire des rapprochements avec

des livres que vous avez lus ou des films que vous avez vus ? Expliquez ce qui vous fait pen- ser à ces livres ou à ces films.

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Selon vous, à l’issue de la compétition, les

convives sont-ils heureux ou déçus ? Vous jus- tifierez votre réponse en citant le texte.

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Question de synthèse. En vous appuyant

sur l’ensemble du texte, montrez que l’attitude du calife, à la fin du texte, est étonnante.

« Grande fut la surprise générale quand le premier plat arriva sur la table, aussi fin, original, riche et succulent. »

Réécrivez cette phrase en la transformant au passé composé et en mettant « plat » au pluriel.

III. Dictée
III. Dictée

Sujet 1 – Le sujet

Puis, une clameur s’éleva, où l’on distinguait les voix aiguës et les sauts de joie des enfants. Et il y eut une rentrée triomphale : Gervaise portait l’oie, les bras raidis, la face suante, épanouie dans un large rire silencieux ; les femmes marchaient derrière elle, riaient comme elle ; tandis que Nana, tout au bout, les yeux démesurément ouverts, se haussait pour voir. Quand l’oie fut sur la table, énorme, dorée, ruisselante de jus, on ne l’attaqua pas tout de suite.

IV. Rédaction Sujet d’imagination
IV. Rédaction
Sujet d’imagination

Émile Zola, L’Assommoir, 1877.

À la fin du repas, le calife fait venir les deux cuisiniers devant la Cour et demande au second cuisinier de s’expliquer. Après l’avoir écouté, le calife annonce sa décision et la justifie. Racontez cette scène en introduisant dans le récit les paroles échangées et en décrivant les réactions des différents personnages présents.

Sujet de réflexion

Vous rédigerez pour le journal du collège un article intitulé « Restauration rapide : avantages et inconvénients ». Votre article argumenté comportera une trentaine de lignes et deux grandes parties distinctes. Pour écrire votre texte, vous tenez compte des conseils suivants :

– votre texte pourra être rédigé à la première personne (je, nous) ;

– vous respecterez les règles de présentation d’un article de journal ;

– votre texte sera structuré ;

– votre texte comportera des exemples ;

– vous respecterez la ponctuation, les règles d’orthographe et de grammaire.

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I. 1
I.
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Questions

Le sujet Pas à pas

Comprendre la question

Expressions-clés : « genre », « Justifiez », « trois indices ». Définition du mot-clé « genre » : en littérature, un genre est un ensemble d’œuvres, une grande

catégorie de textes, définie par des thèmes et des caractéristiques formelles communes :

– le genre narratif regroupe quatre genres : le conte, le roman, la nouvelle et le biographique (sous-genre : l’autobiographique) qui regroupe des récits de vies réelles ;

– le genre dramatique ou théâtre regroupe deux genres : la tragédie et la comédie ;

– le genre poétique fait référence à la poésie ;

– le genre argumentatif regroupe les essais, les dialogues. Ces œuvres ont pour but essentiel de persuader ou convaincre le destinataire.

Explication des expressions-clés : en vous appuyant sur trois indices précis, contenus dans la partie « Mobiliser ses connaissances », vous devez donner le nom du genre de ce texte.

Mobiliser ses connaissances

Interrogez-vous sur la forme du texte et les différents genres de textes que vous avez étudiés tout au long de votre scolarité. Les indices du genre peuvent être de plusieurs ordres et peuvent concerner :

– le lieu de l’action : est-il réaliste ou merveilleux ?

– les personnages : sont-ils réalistes ou merveilleux ?

– la longueur du texte : est-il bref ou long ?

– la forme du texte : est-il écrit en prose, en vers ou sous forme de tirades ?

– la fin du texte : y a-t-il éventuellement une morale ou une chute ?

Procéder par étapes

Objectif : s’interroger sur la forme du texte et les indices d’un genre. Astuce : Quel est le genre de ce texte ? Il existe dix réponses possibles : le conte, la nouvelle, le roman, le biographique, l’autobiographique, la poésie, la tragédie, la comédie, le drame, l’argu- mentatif. Les indices du conte :

– si je trouve la formule « il était une fois »,

– si le lieu et les personnages sont merveilleux ou orientaux,

– si je découvre une morale à la fin,

alors il s’agit du genre narratif appelé conte.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « désigne », « le pronom ”en” ».

Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

Définition du mot-clé « pronom » : un pronom est un mot qui désigne, sans les nommer, une personne, un animal, une chose. Il remplace souvent un nom ou un groupe de noms déjà exprimé(s) et en évite la répétition

Procéder par étapes

1. Interrogez-vous : de quoi se charge le calife ?

2. Procédez à une lecture précise des phrases qui précèdent l’annonce faite par le calife. Vous pourrez ainsi trouver la bonne réponse et remplir le tableau avec des croix.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « figure de style », « dans quelle intention ? ». Définition de l’expression-clé « figure de style » : c’est un procédé qui consiste à rendre plus expressif et plus convaincant ce qu’on veut dire. La figure de style frappe l’esprit du lecteur. On dit alors qu’elle a un effet sur le lecteur. Définition de l’expression-clé « dans quelle intention ? » : vous devez déterminer l’effet de la figure de style et vous devez expliquer pourquoi elle est utilisée dans le texte.

Procéder par étapes

Astuce : au brevet des collèges, il est souvent demandé aux élèves de repérer :

– les figures de style qui expriment une comparaison ;

– les figures de style qui expriment une idée d’insistance ou d’exagération ;

– les figures de style qui exprime une idée d’opposition ;

– les figures de style qui jouent sur les sons.

Pour identifier la figure de style, interrogez-vous :

1. La figure de style exprime-t-elle une comparaison implicite ou non ? Si oui, alors il peut s’agir d’une comparaison, d’une métaphore, d’une personnification ou d’une allégorie.

2. Est-ce que la figure de style opère un rapprochement entre deux termes (le comparé et le comparant) à l’aide d’un outil de comparaison comme « tel », « pareil à » ou « comme » ? Si oui, il s’agit alors d’une comparaison.

3. Est-ce que la figure de style opère un rapprochement entre deux termes mais sans qu’appa- raisse le comparé, le comparant, le point commun, ou bien l’outil de comparaison ? Si oui, il s’agit d’une métaphore.

4. Est-ce que la figure de style attribue étrangement des comportements humains à un objet ou à un animal ? Si oui, il s’agit d’une personnification.

5. Est-ce que la figure de style est une idée abstraite représentée concrètement par un person- nage placé dans une situation déterminée ? Si oui, il s’agit d’une allégorie.

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Le sujet Pas à pas

7. La figure de style exprime-t-elle une idée d’atténuation ? Si oui, alors il peut s’agir d’un euphémisme ou d’une litote.

8. La figure de style est-elle utilisée pour dire autrement quelque chose ? (Elle remplace alors un terme par un autre terme ou par toute une expression.) Si oui, alors il peut s’agir d’une métonymie, d’une synecdoque ou d’une périphrase.

9. La figure de style exprime-t-elle une idée d’opposition ? Si oui, il peut s’agir d’une anti- thèse, d’un oxymore, d’une antiphrase ou d’un chiasme.

10. La figure de style joue-t-elle sur les sons ? Si oui, il peut s’agir d’une assonance, d’une allitération ou d’une paronomase.

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a) Comprendre la question

Expressions-clés : « Quelles sont les caractéristiques », « le plat du second cuisinier », « que constateriez-vous ? », « Comment l’expliquez-vous ? ». Explication des expressions-clés « Quelles sont les caractéristiques », « le plat du second cuisi- nier » : dans le texte, vous devez relever les caractéristiques le plat du second cuisinier. Explication de l’expression-clé « que constateriez-vous ? » : vous devez comparer le plat du pre- mier cuisinier et le plat du second et dire s’il y a quelque chose d’étrange, ou non. Explication de l’expression-clé « comment l’expliquez-vous ? » : vous devez expliquer pourquoi il y a quelque chose d’étrange ou non dans cette comparaison et expliquer ce qu’il a pu se passer pour qu’il en soit ainsi.

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture attentive du texte.

2. Repérez et relevez les caractéristiques du plat du second cuisinier.

3. Comparez le plat du premier cuisinier et celui du deuxième : y a-t-il quelque chose d’étrange ?

4. Interrogez-vous : selon vous, que s’est-il passé pour qu’il en soit ainsi ?

b) Comprendre la question

Expressions-clés :« second banquet », « jouer le rôle attendu », « justifiez ». Explication des expressions-clés : vous devez extraire du texte des mots ou des groupes de mots qui montrent si le second banquet permet de départager ou non les deux concurrents.

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture très attentive de l’ensemble du texte.

2. À partir du texte, repérez et relevez des expressions qui permettent ou non de départager les deux candidats.

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Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

Comprendre la question

Expressions-clés : « décomposez ce mot », « pour en expliquer le sens ». Définition de l’expression-clé « décomposez ce mot » : vous devez identifier les différents élé- ments qui composent ce mot. Il s’agit donc d’identifier le radical du mot, son préfixe (s’il en a un) et son suffixe (s’il en a un). Définition de l’expression-clé : « pour en expliquer son sens » : après avoir décomposé le mot, vous devez dire ce qu’il signifie, c’est-à-dire proposer une définition.

Procéder par étapes

1. Identifiez a priori le radical du mot en vous appuyant sur son sens.

2. Identifiez le préfixe que vous reconnaissez parce que vous l’avez appris. (Attention : il se peut que le mot à décomposer n’en possède pas.)

3. Identifiez le suffixe que vous reconnaissez parce que vous l’avez appris. (Attention : il se peut que le mot à décomposer n’en possède pas.)

4. Proposez une définition de ce mot.

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a) Comprendre la question

Expressions-clés :« qui parle », « dans quel but ». Explication des expressions-clés : vous devez donner l’identité des personnages qui expriment ce jugement. Puis vous devez vous demander ce que les convives cherchent à faire lorsqu’ils affirment : « quel besoin avait-on d’une autre expérience ? ».

Procéder par étapes

1. Procédez à une lecture très attentive.

2. À partir du texte, repérez et relevez des expressions qui renvoient à l’identité des person- nages et à leur objectif, leur but au moment où ils affirment : « quel besoin avait-on d’une autre expérience ? ».

3. Reformulez ces expressions avec vos propres mots : efforcez-vous de dire autrement les choses en utilisant des synonymes.

b)

et c) Expressions-clés :« Comment », « sont rapportées », « ces paroles », « Quelles caracté-

ristiques grammaticales », « identifier ce type de discours rapporté ». Explication des expressions-clés « comment », « sont rapportées », « ce type de discours rap- porté » : vous devez vous interroger sur le type de discours utilisé ici. S’agit-il du discours direct, indirect ou indirect libre ? Explication de l’expression-clé « caractéristiques grammaticales » : ce sont les particularités gram- maticales de ce type de discours : la présence de guillemets ou non, la présence d’un verbe intro- ducteur de paroles ou non

Français brevet

Le sujet Pas à pas

Explication des expressions-clés : vous devez vous interroger sur le type de discours utilisé ici et préciser quels sont les indices grammaticaux qui vous permettent de nommer ce type de discours rapporté.

Procéder par étapes Astuce : Comment les paroles sont-elles rapportées ? Il y a trois réponses possibles :

– discours direct,

– discours indirect,

– discours indirect libre.

Dans les paroles prononcées par le personnage, je repère les caractéristiques grammaticales sui- vantes :

– je repère les guillemets ;

– je repère deux propositions indépendantes juxtaposées : Elle dit / Non ! je ne me marierai pas ;

– je repère la première personne du singulier (je) ou la première personne du pluriel (nous).

Je sais alors que les paroles du personnage sont rapportées au discours direct.

Les paroles du personnage ne sont pas prononcées directement par lui-même. Je repère les carac- téristiques grammaticales suivantes :

– je repère le verbe introducteur de parole qui les rapporte (dire, affirmer, déclarer) ;

– je repère deux propositions :

– une proposition principale qui comporte un verbe de parole : elle lui dit,

– une proposition subordonnée complétive ou interrogative indirecte : qu’elle ne se marierait pas,

– je constate que le pronom personnel « je » ou « nous » s’est transformé en pronom personnel « il », « elle », « ils » ou « elles » ;

– je constate que les guillemets ont disparu.

Je sais alors que les paroles du personnage sont rapportées au discours indirect.

Les paroles du personnage sont prononcées par lui-même. Je repère les caractéristiques gramma- ticales suivantes :

– je repère l’absence de verbe de parole ;

– je repère l’absence de guillemets ;

– je repère le pronom personnel de la troisième personne du singulier (il, elle) ou du pluriel (ils ou elles) ;

– je constate que ce discours emprunte des caractéristiques aux discours direct et indirect. Il prend des libertés par rapport aux deux modèles.

Je sais alors que les paroles du personnage sont rapportées au discours indirect libre.

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Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

Comprendre la question

Expression-clés : « les trois différentes réactions des convives », « adjectifs », « Justifiez votre

réponse en vous appuyant sur des indices du texte ». Définition du mot-clé « adjectif » : c’est un mot qui s’ajoute au nom et lui apporte des précisions de sens. Explication des expressions-clés : vous devez trouver trois adjectifs qui caractérisent précisément les réactions des convives. Vous devez justifier votre choix en relevant des mots ou des groupes de mots sur lesquels vous appuyez votre réponse.

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture très attentive de la fin du texte.

2. À partir du texte, repérez et relevez des expressions qui renvoient aux trois réactions suc- cessives des convives.

3. Proposez trois adjectifs qui conviennent et qui résument parfaitement chaque réaction des convives.

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Comprendre la question

Expressions-clés :« rapprochements », « livres que vous avez lus », « films que vous avez vus », « Expliquez », « ce qui vous fait penser à ces livres ou à ces films ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer en quoi ce texte vous fait penser à des films que vous avez vus ou à des livres que vous avez lus. Vous devez expliquer quel est le point commun ou quels sont les points communs entre ce texte et les livres que vous avez lus ou les films que vous avez vus à l’école ou personnellement.

Mobiliser ses connaissances

Le rapprochement peut concerner le genre : vous pouvez rapprocher ce texte avec d’autres contes que vous avez étudiés en classe de sixième.

Le rapprochement peut également concerner l’univers et les personnages : vous pouvez rapprocher ce texte avec d’autres textes ou des dessins animés qui mettent en scène un lieu et des personnages orientaux. Programme de sixième : « Contes et récits merveilleux », Les Mille et Une Nuits ; Contes de Charles Perrault, de Madame d’Aulnoy, des frères Grimm, de Hans Christian Andersen ; Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll ; Petit Bodiel et autres contes de la savane ; Il n’y a pas de petite querelle, Amadou Hampâté Bâ ; Contes et Nouveaux Contes d’Amadou Koumba, Birago Diop ; La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre, Léopold Sédar Senghor. Livres : Ali Baba et les Quarante Voleurs, Sinbad le marin. Films et dessins animés : Ali Baba et les Quarante Voleurs, Aladdin.

Enfin, le rapprochement peut concerner le thème : vous pouvez rapprocher ce texte avec des textes ou des films dont le thème est la cuisine.

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Le sujet Pas à pas

Films : La Grande Bouffe, Marco Ferreri ; L’Aile ou la Cuisse, Claude Zidi ; Les saveurs du palais, Christian Vincent. Livres : L’Assommoir, Émile Zola ; Le Parti pris des choses, Francis Ponge.

Procéder par étapes

Choisissez un film et un livre auxquels vous font penser ce texte. Expliquez les points communs qui existent entre ce texte et le film et le livre que vous avez choisis. Pour cela, rédigez ainsi :

1. Ce texte me fait penser au film/livre qui s’appelle En effet, comme dans le texte, il s’agit d’un conte (vous opérez alors un rapprochement qui concerne le genre) et vous expliquez pourquoi le film ou le livre que vous avez choisi est un conte.

2. De plus, ce texte me fait penser au film/livre qui s’appelle Comme dans ce texte, le lieu de l’action et les personnages appartiennent à l’univers oriental. Puis vous expliquez en quoi le lieu et les personnages du film ou de livre que vous avez choisi sont orientaux.

3. Enfin, ce texte/film me fait penser au film/livre qui s’appelle car le thème abordé est aussi la cuisine. Puis vous expliquez en quoi le thème du film ou du livre que vous avez choisi est aussi la cuisine.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « à l’issue de la compétition », « les convives sont-ils heureux ou déçus ? » « vous justifierez votre réponse en citant le texte. » Explications des expressions-clés : vous devez extraire des mots ou expressions qui montrent que les convives sont satisfaits de la compétition ou qu’au contraire ils sont déçus.

Procéder par étapes

1. Procédez à une lecture très attentive des deux derniers paragraphes.

2. À partir du texte, repérez et relevez des expressions qui montrent que les convives sont contents ou des expressions qui montrent, au contraire, qu’ils sont déçus.

3. Reformulez ces expressions avec vos propres mots : efforcez-vous de dire autrement les choses en utilisant des synonymes.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « En vous appuyant sur l’ensemble du texte », « montrez que l’attitude du calife », « à la fin du texte », « est étonnante ». Explication des expressions-clés : vous devez extraire du texte des mots ou expressions qui ex- pliquent pourquoi l’attitude du calife à la fin du texte ne correspond pas à ce que le lecteur aurait pu attendre.

Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture très attentive de tout le texte en ayant à l’esprit la question sui- vante : pourquoi, selon moi, l’attitude du calife est-elle étrange et inattendue à la fin du texte ?

2. Repérez et relevez les indices du texte qui vous permettent de répondre. Tout d’abord, je trouve que l’attitude du calife est étrange à la fin du texte car comme l’illustre l’expres- sion

3. De plus, je ne m’attendais pas à ce genre de réaction. En effet l’expression montre que

4. Enfin, j’avoue que j’ai été surpris par son attitude parce que comme le soulignent les expressions

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II. Réécriture
II. Réécriture

Comprendre la question

Expressions-clés : « réécrivez », « transformant au passé composé », « en mettant ”plat” au plu- riel ». Explication des expressions-clés : vous devez mettre au pluriel tous les groupes nominaux qui contiennent le mot « plat » et vous devez conjuguer tous les verbes au passé composé. Cela engendre des modifications :

– au niveau du mot « plat » qui devient pluriel ;

– au niveau du déterminant singulier qui accompagne le mot « plat » et qui devient pluriel ;

– au niveau des adjectifs singuliers qui caractérisent le mot « plat » et qui deviennent pluriels ;

– au niveau des verbes conjugués au passé simple qui se transforment en verbes conjugués au passé composé.

Procéder par étapes

Transformer au passé composé tous les verbes conjugués au passé simple.

1. Soulignez tous les verbes conjugués.

2. Faites une flèche vers le sujet.

3. Trouvez l’infinitif de ces verbes.

4. Identifiez la personne à laquelle le verbe doit être conjugué (observez attentivement le sujet du verbe) et construisez correctement le passe composé : auxiliaire « être » ou « avoir » + participe passé du verbe.

Mettre le mot « plat » au pluriel.

1. Soulignez les articles définis singuliers qui accompagnent le mot « plat ».

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Le sujet Pas à pas

3. Soulignez les adjectifs qui caractérisent le mot « plat ».

4. Transformez les adjectifs singuliers qui caractérisent le mot « plat » en adjectifs pluriels.

III. Dictée
III. Dictée
Voir le corrigé. IV. Rédaction
Voir le corrigé.
IV. Rédaction

Sujet d’imagination

Comprendre un sujet et procéder par étapes

1. Je lis attentivement le sujet.

2. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le thème du texte que je dois

écrire. Ici, je souligne : « le calife fait venir deux cuisiniers », « demande au second cuisinier de s’expli- quer », « le calife annonce sa décision », « les réactions des différents personnages ».

3. Je repère et je souligne la forme du texte que je dois écrire. Par exemple des mots comme « une

lettre », « un article », « un récit », « un dialogue », « une narration ». Ici, je souligne « dans le récit » et « des paroles échangées ».

4. Je reformule ce que je dois faire. Je sais que je dois écrire un récit entrecoupé de dialogues,

dans lesquels le second cuisinier explique son attitude au calife et dans lesquels le calife annonce sa décision et l’explique. Je dois aussi introduire dans le récit ou dans le dialogue des phrases qui soulignent les réactions des différents personnages.

5. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le ou les types de texte que je

vais devoir écrire. Par exemple :

– dans le cas des mots-clés « raconter », « narratif », « récit », je sais que j’utilise l’imparfait et le passé simple ;

– dans le cas des mots-clés « décrire », « décrit », « descriptif », « lieu », « paysage », « portrait », j’utilise l’imparfait ;

– dans le cas des mots-clés « argument », « argumentatif », « argumente », « explique », « justi- fie », j’utilise le présent.

Ici, je souligne l’expression « racontez cette scène ». Je sais que je dois écrire un texte de type narratif, un récit. Je conjugue les verbes au passé simple. Pour la partie dialogue, je souligne aussi :

– « demande au second cuisinier de s’expliquer ». Je sais que je dois écrire un texte de type argumentatif dans lequel le second cuisinier doit expliquer son attitude. Je conjugue les verbes au présent ;

Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

« le calife annonce sa décision et la justifie ». Je sais que je dois écrire un texte de type ar- gumentatif dans lequel le calife argumente et explique sa décision. Je conjugue les verbes au présent.

« en décrivant les réactions des différents personnages présents ». Je sais que je dois introduire dans le dialogue des textes de type descriptif qui décrivent les réactions des personnages. J’uti- lise l’imparfait pour décrire l’état des personnages et le passé simple pour décrire d’éventuelles actions qui témoignent de leurs réactions.

6.

Je m’interroge pour trouver des idées : pour cela, je reprends les mots-clés qui indiquent le

thème du sujet. Ici, « À la fin du repas, le calife fait venir les deux cuisiniers devant la Cour et demande au second cuisinier de s’expliquer. » Quelles sont les explications que va donner le second cuisinier concernant son attitude ? « Après l’avoir écouté, le calife annonce sa décision et la justifie. » Quelle est sa décision finale et pourquoi ? Comment va-t-il la justifier ? « en décrivant les réactions des différents personnages présents ». Comment va réagir le premier cuisinier ? Le second cuisinier ? Le calife ? Comment vont se manifester ces réactions ? Astuce : pour trouver des idées, je pense aux livres que j’ai lus ou aux films que j’ai vus.

7. J’établis le plan de mon devoir.

Paragraphe, type et forme du texte

Idées à développer

Temps à utiliser et outils

Paragraphe 1

Description du contexte et des lieux.

L’imparfait ; des verbes qui permettent la description du lieu ; des adjectifs qui caractérisent le lieu ; éventuellement des verbes exprimant des actions entreprises par des personnages du groupe :

cela permet de planter le décor.

Récit/Description

 

Paragraphe 2

L’arrivée de la personne nouvelle accompagnée ou non d’un autre personnage.

Le passé simple ; des verbes d’action qui soulignent les actions entreprises par la nouvelle personne.

Récit/Narration

Paragraphe 3

Portrait de la personne.

L’imparfait ; des verbes qui permettent la description de la personne ; des adjectifs qui la caractérisent physiquement ; des adjectifs qui soulignent l’impression qu’elle dégage.

Récit/Description

Paragraphe 4 Récit/Description/Narration

Réactions et sentiments des autres personnes du groupe.

L’imparfait si ces réactions et ces sentiments sont des états et le passé simple si ces sentiments et ces réactions s’expriment au travers d’actions ; des verbes qui expriment les réactions et les sentiments de ces personnes ; des adjectifs qui caractérisent ces réactions et ces sentiments.

Français brevet

Le sujet Pas à pas

Paragraphe, type et forme du texte

Idées à développer

Temps à utiliser et outils

Paragraphe 5

Réactions et sentiments de la nouvelle personne face à la nouveauté des lieux, face aux réactions des autres personnes.

L’imparfait si ces réactions et ces sentiments sont des états et le passé simple si ces sentiments et ces réactions s’expriment au travers d’actions ; des verbes qui expriment les réactions et les sentiments de cette personne ; des adjectifs qui caractérisent ces réactions et ces sentiments.

Récit/Description

Paragraphe 6

Un premier échange entre la nouvelle personne et un membre du groupe ; les réactions et les sentiments des deux protagonistes ; la nouvelle personne exprime sa surprise tandis que l’autre personnage exprime de la joie ou du mécontentement.

Le présent et/ou le passé composé La disposition du dialogue ; des phrases de type interrogatif prononcées par la nouvelle personne et l’autre protagoniste ; des adjectifs qui expriment des sentiments ou des réactions.

Récit/Dialogue

8. Je relis attentivement mon devoir.

Sujet de réflexion

Comprendre un sujet C’est un sujet qui vous demande de produire un texte argumentatif.

Un texte argumentatif se compose de plusieurs parties :

Une introduction, dans laquelle on explique le thème et la thèse qu’on choisit de défendre :

on explique pourquoi on choisit cette thèse.

Un développement, qui est constitué de trois parties, chacune suivant ce modèle :

– On développe un premier argument en répondant aux questions : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

– On illustre cet argument avec un exemple précis et concret qu’on choisit dans la réalité.

Une conclusion, qui synthétise ce que vous avez montré et qui propose une nouvelle question

concernant le même thème ou qui ouvre la réflexion vers d’autres domaines possibles.

Procéder par étapes

1. Je lis attentivement le sujet.

2. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le thème du devoir et les

parties. Ici, je souligne « avantages », « inconvénients », « Restauration rapide », « deux grandes

parties distinctes ».

Sujet 1 – Le sujet Pas à pas

Définition du mot-clé « avantages » : tous les points positifs.

Définition du mot-clé « inconvénients » : tous les points négatifs.

Définition de l’expression « Restauration rapide » : la restauration rapide ou le fast-food est un mode de restauration dont le but est de faire gagner du temps au client en lui permettant d’emporter rapidement les plats commandés, et ce, pour un prix généralement moindre que dans la restauration traditionnelle. Les mets servis sont le plus souvent des hamburgers ou des sandwichs, accompagnés de frites et de sodas. On peut aussi y manger un hot dog, une pizza, un sandwich, un taco ou des sushis.

4.

Je repère et je souligne la forme du texte. Je repère et souligne des mots comme « une lettre »,

« un article », « un récit », « un dialogue ». Ici, je souligne « un article », « pour le journal du collège », « deux grandes parties ». Je sais donc que les destinataires de mon article sont des collégiens.

5. Je repère la forme du texte que je dois écrire. Comme il s’agit d’un sujet de réflexion, je sais

que je dois développer un texte de type argumentatif composé d’arguments et d’exemples. En

témoigne l’expression-clé « article argumenté ». Je conjugue donc les verbes au présent.

6. Je reformule ce que je dois faire.

À l’issue de cette analyse, je sais que je dois écrire un article dont les destinataires seront les élèves du collège. Dans la première partie de mon article, je dois développer des arguments pour la restauration rapide. Puis je sais que dans la deuxième partie de mon article, je dois développer des arguments contre la restauration rapide. Un article doit comporter :

un titre ;

une introduction dans laquelle on annonce le problème ou le thème ;

des paragraphes : dans un paragraphe, je dois développer une idée ;

une conclusion ;

une signature : attention, en vertu de l’anonymat des copies d’examen, vous ne devez pas signer de votre vrai nom.

7.

Je m’interroge pour trouver des arguments et des exemples : pour cela, je reprends les mots-clés

qui indiquent le thème du sujet. Ici, « les avantages de la restauration rapide » : Quels sont les avantages pour les consommateurs ? Quels sont les avantages pour ceux qui y travaillent ? Quels sont les avantages pour les entreprises de restauration rapide ? Et « les inconvénients de la restauration rapide » : Quels sont les inconvénients pour les consom- mateurs ? Quels sont les inconvénients pour ceux qui y travaillent ? Quels sont les inconvénients pour les entreprises de restauration rapide ?

Français brevet

Le sujet Pas à pas

L’introduction Elle doit servir à exposer le problème et à introduire le thème. Le plus souvent, on rédige l’introduction au présent.

Le développement de l’argumentation Il devra comporter deux parties, l’une portera sur les avantages de la restauration rapide et l’autre sur ses désavantages. Pour chacune des parties, il faudra trouver au moins deux arguments différents et expliciter chacun à l’aide d’un exemple. Tout comme dans l’introduction, le temps utilisé sera le présent. Il faudra veiller à utiliser :

– des modalisateurs de la certitude (il est évident, il est certain, assurément, incontestablement

– des connecteurs logiques (en premier lieu, de plus, ensuite, enfin, en effet, dès lors, de fait, par

) ;

conséquent, donc, ) ;

– des phrases de type exclamatif et des questions rhétoriques pour souligner votre désir de convaincre, des hyperboles pour souligner votre ferveur à prendre parti.

La conclusion La conclusion du devoir doit être l’occasion de faire un bilan sur le sujet et d’insister par exemple sur la nécessité de bien se nourrir

9. Je relis attentivement mon devoir.

I. Questions
I. Questions

Ce récit appartient au genre du conte. OnI. Questions trouve en effet au début la formule tradition- nelle « Il était une fois

trouve en effet au début la formule tradition- nelle « Il était une fois ». Ensuite l’histoire se passe en Orient (« Ispahan »), dans un palais, comme souvent dans les contes, avec des per- sonnages comme le calife, les courtisans. En- fin, la situation renvoie à celles des contes : une disparition, avec une compétition, et on sent qu’à la fin le lecteur trouvera une leçon morale.

2
2
 

vrai

faux

Le calife se charge de remplir les fonctions de cuisinier.

 

X

Le calife se charge de départager les deux concurrents.

X

 

Le calife se charge de trouver un cuisinier.

 

X

La figure de style est une accumulation ou

énumération pour insister sur la perfection de ce festin, sur son aspect incomparable.

a) Les caractéristiques du plat du second

cuisinier sont « fin, original, riche et succu- lent ». Je constate que les qualités des deux fes- tins sont identiques. Le premier est caractérisé par les noms, le second, par les adjectifs corres- pondant à ces noms (finesse/fin, originalité/ori- ginal, richesse/riche, succulence/succulent).

b) Le second banquet ne joue pas vraiment le rôle attendu car les plats sont exactement les mêmes que les premiers. Les convives et le ca- life aussi attendaient d’autres plats pour dépar- tager les deux cuisiniers. Je suppose que le second cuisinier a volé la recette du premier cuisinier. Je suppose aussi que la seule chance pour le second cuisinier de ne pas perdre la compétition était d’offrir aux convives un plat identique.

3
3
4
4

Sujet 1 – Le corrigé

5
5

L’adjectif « incomparable » est formé du ra-

dical « compar », de comparer, du préfixe né- gatif « in » et du suffixe « able ». Cet adjectif signifie « qui ne peut être comparé. »

a) Ce sont les convives, les courtisans qui Ce sont les convives, les courtisans qui

assistent au banquet, qui prononcent ces pa- roles. Ils veulent que le premier cuisinier soit choisi, sans attendre le repas du second concur- rent.

b) Ces paroles sont rapportées au discours indi- rect libre.

c) Les caractéristiques grammaticales qui me permettent d’identifier le discours indirect libre

sont :

– l’absence de verbe de parole qui introduit le discours ;

– l’absence de guillemets qui introduit le dis- cours ;

– le pronom personnel de la troisième per- sonne du singulier « on ».

Ces caractéristiques montrent que ce discours emprunte des caractéristiques aux discours di- rect et indirect, il s’agit donc du discours indi- rect libre.

Les convives sont d’abord surpris, ce qui

constitue le premier adjectif que je choisis pour les caractériser. En effet, cette idée est souli- gnée par l’expression « Grande fut la surprise générale ». Puis les convives sont gênés puis- qu’ils rient et font des commentaires à voix basse, comme le montre l’expression « Il y eut des rires et des murmures ». Enfin ils sont taci- turnes ou silencieux comme le prouve la cita- tion « un silence consterné ».

Ce texte me fait penser au livre qui s’appelle

Les Fées, de Charles Perrault. En effet, comme dans le texte, le conte commence par la formule « Il était une fois ». Les Fées sont un conte qui

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7
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8

Français brevet

Le corrigé

suit la structure suivante : une situation initiale, un élément perturbateur, les épreuves que le hé- ros doit affronter pour résoudre le problème, l’élément de résolution et une situation finale. Le texte proposé suit aussi ce schéma narratif.

Ce texte me fait également penser au livre qui s’appelle Les Mille et une Nuits. Comme dans ce texte, le lieu de l’action et les personnages appartiennent, eux aussi, à l’univers oriental. En effet, dans ce livre, Shéhérazade, fille de vi- zir, invente une multitude de contes pour dis- traire son mari et échapper à la mort. Dans les récits qu’elle raconte les personnages sont souvent des vizirs, des sultans et des califes. Par ailleurs, les lieux où se déroulent les ac- tions sont orientaux, comme le souligne un des titres : « Le médecin et le jeune traiteur de Bag- dad ».

Enfin, ce texte me fait penser au film qui s’ap- pelle Les Saveurs du palais car le thème abordé dans ce film est aussi la cuisine. En effet, le film raconte l’histoire d’Hortense Laborit, qui, à sa grande surprise se voit nommer respon- sable des repas personnels du président Fran- çois Mitterrand. Dans le film, l’authenticité de la cuisine qu’elle propose séduit le Président. De manière similaire, le calife est lui aussi im- pressionne par « la finesse, l’originalité, la ri- chesse et la succulence des plats ».

II. Réécriture
II. Réécriture

Les convives sont plutôt déçus car la com-ri- chesse et la succulence des plats ». II. Réécriture pétition ne se révèle pas aussi

pétition ne se révèle pas aussi plaisante qu’elle promettait de l’être car le second cuisinier imite totalement le premier en confectionnant les mêmes plats. Le calife et les courtisans, eux, s’attendaient à une grande variété, une diversité de plats et de saveurs, qui aurait permis d’ex- plorer l’art culinaire. Contrairement au calife, les convives n’ont pas compris la subtilité de la stratégie du second cuisinier.

Tout d’abord, l’attitude du calife, à la fincompris la subtilité de la stratégie du second cuisinier. du texte, est étonnante, comme en témoignent

du texte, est étonnante, comme en témoignent ses différents traits de caractère. En effet, il fait preuve de fermeté : il ne se laisse pas in- fluencer par les courtisans comme le souligne l’expression « demeura inébranlable ». De plus c’est « un tyran ombrageux », fort susceptible qui « ne tolérait que quiconque se moquât de lui ». Il est aussi irascible, il se met en colère facilement (« la colère »). Incontestablement, ces traits de caractères entrent en contradiction avec le calme qu’il affiche à la fin du texte. Par ailleurs, il est surprenant que le calife réagisse aussi calmement. En effet les convives eux- mêmes attendent, épouvantés, que la colère du tyran éclate violemment comme le soulignent « les regards furtifs » qu’ils jettent vers le pauvre cuisinier. La réaction escomptée n’a pas lieu comme en témoigne l’expression « Mais le calife mangeait imperturbablement ».

Grande a été la surprise générale quand les premiers plats sont arrivés sur la table : c’étaient les mêmes que les premiers plats du premier banquet. Aussi fins, originaux, riches et succulents.

III. Dictée
III. Dictée

Le texte est un extrait de roman, au passé simple et à l’imparfait de l’indicatif. Chaque verbe s’accorde avec son sujet :

Sujet 1 – Le corrigé

l’imparfait, les terminaisons sont identiques pour tous les verbes : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. On distinguait, Gervaise portait, les femmes marchaient riaient (le second verbe est éloigné de son sujet), Nana se haussait (le verbe est très éloigné de son sujet) ;

à

au passé simple, les verbes du premier groupe se terminent par -ai, -as, -a, -âmes, -âtes, -èrent :

une clameur s’éleva, on attaqua. Les verbes être et avoir ont des terminaisons particulières : il

y eut, l’oie fut.

Un verbe est à l’infinitif, après une préposition : pour voir. Les adjectifs et les participes employés comme adjectifs s’accordent en genre et en nombre avec le nom qu’ils qualifient : les voix aiguës (attention au tréma sur le « e ») ; une rentrée triomphale ; les bras raidis ; la face suante, épanouie ; un large sourire silencieux ; les yeux (démesurément) ouverts ; l’oie énorme, dorée, ruisselante. Attention à l’orthographe des homonymes : puis (conjonction de coordination)/puits (nom) ; où (relatif)/ou (conjonction de coordination, ou bien) ; l’on (après , ou, et, que, qui, si, on em- ploie l’on plutôt que on)/ long (adjectif) ; voix (organe de la parole)/ voie (route, direction) ; saut (nom)/sot (adjectif)/seau (nom, seau d’eau) ; et (conjonction de coordination)/ est, es (être) ; se, s’ (pronom personnel devant les verbes pronominaux, s’éleva, se haussait)/ ce, ceux (déterminant, pronom démonstratifs). Plusieurs mots se terminent par une consonne que l’on n’entend pas ; en mettant au féminin ou en cherchant un mot de la même famille, on peut identifier cette consonne : puis, voix, saut (sauter), enfant (enfantin), bras (brassée, brassard), tandis, bout (bouter, bouton), ouvert (ouverte, ouver- ture), quand, jus. Plusieurs mots comportent une consonne doublée : femme, derrière, elle, comme, haussait, ruisselante, attaqua.

IV. Rédaction Sujet d’imagination
IV. Rédaction
Sujet d’imagination

Les courtisans ne quittaient pas le calife des yeux, étonnés de le voir si calme. Sans doute devait-il bouillir intérieurement. Quand toute cette colère contenue allait se déchaîner contre le malheureux cuisinier, son châtiment serait terrible ! Mais non. Imperturbable, il dégustait les plats, se léchant parfois les doigts couverts de sauce. La Cour n’y comprenait plus rien. Les plats se succédèrent, toujours fins, riches et succulents, originaux. À la fin du repas, le calife, impassible, ordonna qu’on amène les deux cuisiniers. Quelques instants plus tard, ils se tenaient debout devant le tyran. La punition était imminente, et elle serait fatale au second cuisinier, qui s’était moqué du souverain en copiant servilement son concurrent. Après un long silence pesant, le calife demanda au copieur d’expliquer son attitude. Tous scrutaient le visage du calife, tentant d’y lire le moindre sentiment. En vain. Il ne laissait transparaître aucun sentiment. Peut-être un peu de curiosité. « Seigneur calife, veuillez pardonner mon audace, mais je n’ai jamais voulu vous manquer de respect. Quand j’ai appris que je ne cuisinerai qu’en second, j’ai réfléchi au menu que je pourrais

Français brevet

Le corrigé

imaginer pour remporter cette compétition. Comment rivaliser avec mon concurrent dont l’art culinaire a été porté à la perfection pour ce festin ? Quels mets délicats pourraient rivaliser avec les siens ? Quelles saveurs pourraient surprendre les papilles de Votre Majesté ? Quelles couleurs charmeraient votre œil ? Je suis arrivé à la seule réponse possible : préparer le même repas. En effet, si vous voulez choisir le meilleur de nous deux, je devais vous étonner. »

Le calife écoutait attentivement les explications, toujours aussi imperturbable. On ne lisait aucun agacement, aucune impatience sur son visage. Les courtisans, habitués aux réactions de colère et aux décisions arbitraires de ce despote, étaient très désorientés. L’autre concurrent, l’air penaud, attendait la suite des événements. Le cuisinier reprit, la crainte dans la voix :

« Seigneur calife, pour nous départager, il fallait que vous compariez nos qualités en dégustant

exactement les mêmes plats. C’est la seule façon de juger objectivement. Si vous aviez comparé nos talents en mangeant des mets différents, jamais vous n’auriez pu décider qui était le meilleur. Un doute aurait subsisté. Celui-ci réussit parfaitement le civet d’antilope, la pastilla de pigeon- neau de celui-là est divine. Qui est donc le meilleur ? Grâce à mon petit stratagème, vous savez maintenant lequel de nous choisir comme chef des cuisines du palais. »

Le calife se frotta le menton, lissa lentement sa barbe et déclara solennellement :

« Je suis obligé de reconnaître que ton raisonnement est juste. Tu m’as surpris. Tous deux possédez

un talent extraordinaire et il m’est bien difficile de dire qui a gagné. Je vous désigne tous les deux chefs des cuisines du palais en reconnaissance de votre talent mais

– Merci, Seigneur, interrompirent en chœur les nouveaux chefs. Nous enchanterons votre palais

– Il suffit ! lança le tyran avec fermeté. Vous osez m’interrompre alors que je n’ai pas terminé. Toi,

second cuisinier, tu es aussi talentueux que ton concurrent mais tu as néanmoins un gros défaut :

tu raisonnes et tu raisonnes très bien, trop bien à mon goût. J’ai besoin d’un excellent chef des cuisines, pas d’un cuisinier philosophe, qui bientôt me tiendra des raisonnements que je ne saurai tolérer. Aussi, demain matin, à l’aube, tu quitteras mon palais, mon royaume et mon pays. » Personne dans l’assistance ne fut véritablement surpris, chacun savait que la colère du tyran allait foudroyer ce maudit raisonneur et que le palais aurait un nouveau chef des cuisines.

Sujet de réflexion

Restauration rapide : avantages et inconvénients La télévision diffuse très largement des spots publicitaires pour la restauration rapide, vantant les qualités des hamburgers, sandwichs ou autres wraps. Pourtant de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les dangers de ce type d’alimentation. Qu’en est-il réellement ? Tout d’abord, nous constatons un réel engouement chez les jeunes pour ce modèle de restauration. D’ailleurs, dans notre collège, nous remarquons qu’un certain nombre d’adolescents ont déserté la cantine scolaire au profit des sandwicheries et des fast-foods tout proches de notre établissement. Le principal avantage est la rapidité, la simplicité. Notre société vit à un rythme de plus en plus rapide. Les travailleurs des magasins, des bureaux, et pas seulement les jeunes, se sont mis à fréquenter ces restaurants, car y déjeuner prend beaucoup moins de temps que dans un restaurant traditionnel ; les clients peuvent emporter leur repas et le déguster dans un parc, assis sur un banc, au bord d’un lac, comme je l’ai moi-même vu dernièrement. Ainsi, la pause repas dure moins

Sujet 1 – Le corrigé

longtemps, la journée de travail se fini donc plus tôt, dans le cadre de la journée continue par exemple. Pour les collégiens, c’est l’occasion d’une évasion : on quitte l’enceinte du collège,

on sort de la routine. C’est un moment de respiration. Ensuite, on peut composer librement son

sandwich, son menu en choisissant dans une gamme variée d’aliments. Le choix est un argument

de vente important pour quelques chaînes de restauration rapide. Mais la principale caractéristique

est que c’est devenu un phénomène incontournable de la culture « Jeunes ». Nous aimons cette

ambiance, ces saveurs, ces goûts, les gadgets que nous pouvons collectionner, comme des verres,

des

tasses à café, des bracelets en silicone aux couleurs des différents grands événements sportifs,

des

collectors C’est un style de vie qui se répand dans le monde entier, qui a ses propres codes.

Mais les critiques sont nombreuses pour condamner cette « malbouffe ». Composée essentiel- lement de pain, de frites, souvent accompagnées de ketchup et de mayonnaise, de fromage, de

sodas, cette alimentation est trop riche en graisse, en sucre et en sel. Certes, quelques chaînes de restauration proposent désormais du poulet ou du poisson, de la salade, parfois même des produits issus de l’agriculture biologique, mais malgré ces efforts pour développer la qualité, l’uniformité de l’alimentation demeure trop importante, créant des déséquilibres. Lors du dernier échange sco- laire en Bulgarie, nous avons vu quelques-uns de nos camarades se précipiter dans un fast-food, à

dix heures du matin, mais pas pour y prendre un petit déjeuner ! Et ils y sont retournés à midi ! Ce

manque de variété de nos menus, ces carences provoquent, d’après les nutritionnistes, le surpoids,

l’obésité, des maladies cardio-vasculaires et bien d’autres inconvénients. En effet, on trouve dans

ces aliments beaucoup d’additifs, de substances chimiques nocives pour notre santé. Mangeons-

nous suffisamment de fruits et de légumes ? Les saveurs sont-elles assez variées ? La réponse est non, puisque l’on a instauré la Semaine du goût dans les établissements scolaires afin d’éduquer notre goût.

En conclusion, il conviendrait de changer nos habitudes alimentaires mais, ne nous trompons pas

de cible, la « malbouffe » n’est pas l’apanage de la restauration rapide : dans les restaurants tradi-

tionnels, à la maison, dans les cantines, tout n’est pas parfait. Nous devons adopter une meilleure hygiène de vie, en surveillant notre alimentation, en pratiquant une activité physique, notamment.

Sujet 2, Sujet inédit

Sujet 2, S u j e t i n é d i t

Blaise Cendrars, L’or

5

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20

25

C’était le 6 mai 1834. Les vauriens du pays entouraient un petit Savoyard qui tournait la manivelle de son orgue de Sainte-Croix, et les mioches avaient peur de la marmotte émoustillée qui venait de mordre l’un

d’eux. Un chien noir pissait contre l’une des quatre bornes qui encadraient la fontaine polychrome.

1 des maisons. Les fumées montaient

tout droit dans l’air pur du soir. Une carriole grinçait au loin dans la plaine.

Ces paisibles campagnards bâlois 2 furent tout à coup mis en émoi par l’arrivée d’un étranger. Même en plein jour, un étranger est quelque chose de rare dans ce petit village de Rünenberg ; mais que dire d’un étranger qui s’amène à une heure indue, le soir, si tard, juste avant le coucher

du soleil ? Le chien noir resta la patte en l’air et les vieilles femmes laissèrent choir leur ouvrage. L’étranger venait de déboucher par la route de Soleure. Les enfants s’étaient d’abord portés à sa rencontre, puis ils s’étaient arrêtés, indécis. Quant au groupe de buveurs, « Au Sauvage », ils avaient cessé de boire et observaient l’étranger par en dessous. Celui-ci s’était arrêté à la première maison du pays et avait demandé qu’on veuille bien lui indiquer l’habitation du syndic 3 de la

commune. Le vieux Buser, à qui il s’adressait, lui tourna le dos et, tirant son petit-fils par l’oreille, lui dit de conduire l’étranger qui s’éloignait à longues enjambées derrière l’enfant trottinant. On vit l’étranger pénétrer chez le syndic. Les villageois avaient eu le temps de le détailler au passage. C’était un homme grand, maigre, au visage prématurément flétri. D’étranges cheveux d’un jaune filasse sortaient de dessous un cha-

à la main. Et les

peau à boucle d’argent. Ses souliers étaient cloutés. Il avait une grosse épine

commentaires d’aller bon train. « Ces étrangers, ils ne saluent personne », disait Buhri, l’auber- giste, les deux mains croisées sur son énorme bedaine. « Moi, je vous dis qu’il vient de la ville », disait le vieux Siebenhaar qui autrefois avait été soldat en France ; et il se mit à conter une fois de plus les choses curieuses et les gens extravagants qu’il avait vus chez les Welches 5 . Les jeunes

filles avaient surtout remarqué la coupe raide de la redingote et le faux col à hautes pointes qui sciait le bas des oreilles ; elles potinaient à voix basse, rougissantes, émues. Les gars, eux, faisaient un groupe menaçant auprès de la fontaine ; ils attendaient les événements, prêts à intervenir.

Les derniers rayons du jour éclairaient la façade historiée

4

Blaise Cendrars, L’Or, 1925.

1. Façade historiée : façade décorée de scènes avec des personnages.

2. Bâlois : de la région de Bâle, ville de Suisse, comme Rünenberg et Soleure.

3. Le syndic : le maire de la commune.

4. Épine : bâton.

I. Questions
I. Questions
1
1

Résumez le texte en deux ou trois phrases.

2
2

«

les mioches avaient peur de la marmotte

émoustillée qui venait de mordre l’un d’eux ».

a) Quels sont les deux niveaux de langue utili- sés ici ?

b) Repérez et relevez une allitération dans cette phrase. Comment pouvez-vous l’interpréter ?

3
3

« la fontaine polychrome ».

a) Décomposez le mot « polychrome » et don- nez son sens.

b) Donnez deux autres mots, l’un construit avec le même préfixe, l’autre avec le même radical.

De « Les vauriens du pays » à « l’air pur du

soir ».

a) Comment s’organise la description des lieux ? Justifiez votre réponse.

b) Quelle impression se dégage de la descrip- tion des lieux. Justifiez votre réponse.

Selon vous, quelle impression se dégage de

la description de l’étranger ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur des éléments de son portrait.

Quelles sont les conséquences de l’arrivée

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4
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6
6
de l’étranger ? II. Réécriture
de l’étranger ?
II. Réécriture

Sujet 2 – Le sujet

Justifiez votre réponse en citant précisément le texte.

« Même en plein jour, un étranger est

quelque chose de rare dans ce petit village de Rünenberg ».

a) À quel temps est le verbe de la phrase ?

b) Quel était le temps principalement utilisé au- paravant ?

c) Pourquoi ce temps est-il alors utilisé dans cette phrase ?

« Ces étrangers, ils ne saluent personne ».Pourquoi ce temps est-il alors utilisé dans cette phrase ? a) Quelle remarque pouvez-vous faire sur

a) Quelle remarque pouvez-vous faire sur la construction de la phrase ? Quel élément est ainsi mis en valeur ?

b) Qu’en concluez-vous sur l’état d’esprit de l’aubergiste ?

« elles potinaient à voix basses, rougis-

santes, émues ».

a) Quel est, selon vous, le sens du mot « poti- naient » dans cette expression ?

b) Pour quelle raison les jeunes filles réagissent-elles de cette façon ?

Question bilan. Selon vous, le nom du bar

est-il bien choisi ? Vous développerez votre réponse en vous appuyant sur l’ensemble du texte.

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Réécrivez ce passage en mettant le verbe « resta » au présent de l’indicatif et en effectuant toutes les modifications nécessaires entraînées par ce changement :

« Le chien noir resta la patte en l’air et les vieilles femmes laissèrent choir leur ouvrage. L’étranger venait de déboucher par la route de Soleure. Les enfants s’étaient d’abord portés à sa rencontre, puis ils s’étaient arrêtés, indécis. Quant au groupe de buveurs, « Au Sauvage », ils avaient cessé de boire et observaient l’étranger par en dessous. Celui-ci s’était arrêté à la première maison du pays [ ] ».

Français brevet

III. Dictée
III. Dictée

Le sujet

Cette brusque apparition et ce départ précipité bouleversaient ces paisibles villageois. L’enfant s’était mis à pleurer. La pièce d’argent que l’étranger lui avait donnée circulait de main en main. Des discussions s’élevaient. L’aubergiste était parmi les plus violents. Il était outré que l’étranger n’ait même point daigné s’arrêter un moment chez lui pour vider un cruchon.

IV. Rédaction Sujet d’imagination
IV. Rédaction
Sujet d’imagination

Blaise Cendrars, L’Or, 1925.

Racontez à votre tour l’arrivée d’une personne nouvelle au sein d’un groupe, dans un lieu qui lui est inconnu.

Sujet de réflexion

Selon vous, qu’est-ce que le tourisme, les voyages peuvent vous apporter ?

Questions

1
1

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

Comprendre la question

Expressions-clés : « Résumez », « le texte ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer l’essentiel du texte que vous venez de lire

en deux ou trois phrases.

Procéder par étapes

1. Procédez à une lecture attentive de tout le texte.

2. Si vous deviez résumer le texte à un ami, que lui diriez-vous ?

3. Interrogez-vous : quelle est la situation initiale ? Quel est l’élément perturbateur ? Quelle est la situation finale ?

2
2

a) Comprendre la question

Expression-clé : « niveaux de langue utilisés ». Définition de l’expression-clé « niveau de langue » : selon la situation de communication, on ne s’exprime pas de la même façon, on n’utilise pas le même niveau (ou registre) de langue. Synonyme de « niveau de langue » : « registre de langue ».

Procéder par étapes

Interrogez-vous :

1. Dans cette phrase est-ce qu’il y a des mots qui appartiennent au vocabulaire familier ? Si oui, il s’agit du niveau de langue familier.

2. Contient-elle des mots que l’on rencontre tous les jours ? Si oui, il s’agit du niveau de langue courant.

3. Contient-elle un mot rare, complexe ou élaboré qu’on a peu l’habitude de rencontrer ? Si oui, il s’agit du niveau de langue soutenu.

b) Comprendre la question

Expressions-clés : « relevez », « une allitération », « l’interpréter ». Définition du mot-clé « allitération » : c’est la répétition d’un même « son » consonne dans un texte. Ex. : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Andromaque, Racine). On repère une allitération en « s ». Interprétation : l’allitération souligne le déplacement inquiétant du serpent. Définition du mot-clé « l’interpréter » : vous devez expliquer pourquoi cette consonne est répétée :

sur quoi insiste-t-elle, selon vous ? Explication des expressions-clés : vous devez relever des mots dans lesquels la consonne pronon- cée est identique.

Français brevet

Procéder par étapes

Le sujet Pas à pas

1. Relisez attentivement la phrase.

2. Interrogez-vous : quelle est la consonne que j’entends le plus ?

3. Repérez les mots qui contiennent cette consonne et réécrivez-les.

3
3

a) Comprendre la question

Expressions-clés : « décomposez ce mot », « donner son sens ». Définition de l’expression-clé « décomposez ce mot » : vous devez identifier les différents élé- ments qui composent ce mot. Il s’agit donc d’identifier le radical du mot, son préfixe (s’il en a un) et son suffixe (s’il en a un). Définition de l’expression-clé « donner son sens » : vous devez proposer une définition de ce mot.

Procéder par étapes

1. Identifiez a priori le radical du mot en vous appuyant sur son sens.

2. Identifiez le préfixe que vous reconnaissez parce que vous l’avez appris. (Attention : il se peut que le mot à décomposer n’en possède pas.)

3. Identifiez le suffixe que vous reconnaissez parce que vous l’avez appris. (Attention : il se peut que le mot à décomposer n’en possède pas.)

4. Proposez une définition de ce mot.

b)

Comprendre la question

Expressions-clés : « l’un construit avec le même préfixe », « l’autre avec le même radical ». Explication des expressions-clés : vous devez proposer un mot construit avec le préfixe « poly » et vous devez proposer un mot construit avec le radical « chrome ».

Procéder par étapes

1. Proposez un mot qui commence par « poly ».

2. Proposez un mot qui contient le radical « chrome ».

4
4

a) Comprendre la question

Expressions-clés :« Comment s’organise la description », « Justifiez votre réponse ». Définition de l’expression-clé « Comment s’organise la description » : vous devez extraire des mots ou expressions qui vous permettent de déterminer les différents éléments de la description et d’expliquer si elle s’organise du proche au lointain ou du lointain au plus proche.

Procéder par étapes

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

2. Interrogez-vous sur la construction de la description : va-t-on du plus près au plus éloigné OU du plus éloigné au plus près ?

b) Comprendre la question

Expressions-clés : « impression », « se dégage », « la description des lieux », « Justifiez ». Définition de l’expression-clé « Justifiez votre réponse » : c’est extraire du texte des mots ou expressions sur lesquels vous appuyez votre réponse. Définition des expressions-clés « impression » et « la description des lieux » : sensation ou senti- ment produit par la description des lieux. Ex. : une impression de peur, d’angoisse, de calme, de bien-être Explication des expressions-clés : vous devez extraire des mots ou expressions qui soulignent l’impression qui se dégage de cette description.

Procéder par étapes

1. Procédez à une lecture très attentive du texte.

2. À partir du texte, repérez et relevez des expressions qui renvoient à la description des lieux.

3. Interrogez-vous sur la sensation produite par cette description : est-elle plutôt agréable ou désagréable ?

4. Trouvez deux adjectifs permettant au mieux de définir cette impression.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « impression », « se dégage », « de la description de l’étranger », « Justifiez », « en vous appuyant sur des éléments de son portrait ». Explication des expressions-clés : vous devez extraire du texte des mots ou des expressions qui participent à la construction du portrait du personnage. Puis vous devez expliquer quel sentiment ou quelle sensation produit ce portrait. Ex. : une impression de peur, d’angoisse, de calme, de bien-être, d’étrangeté

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture très attentive du texte.

2. À partir du texte, repérez et relevez des expressions qui renvoient au portrait du personnage :

ce personnage est-il neutre, normal, inquiétant, mystérieux, calme, étrange ?

3. Proposez un adjectif pour définir l’impression qui se dégage de ce portrait.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « conséquences », « l’arrivée de l’étranger », « Justifiez votre réponse en citant précisément le texte ». Explication des expressions-clés : vous devez extraire des mots ou expressions qui expliquent ce qu’entraîne ou provoque l’arrivée de l’étranger, chez les villageois.

Français brevet

Procéder par étapes

Le sujet Pas à pas

1. Procédez à une relecture très attentive du texte.

2. À partir du texte, repérez et relevez des mots ou expressions qui renvoient aux actions entreprises par les villageois, juste après l’arrivée de l’étranger.

3. Reformulez ces expressions avec vos propres mots : efforcez-vous de trouver des syno- nymes.

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a) Comprendre la question

Expression-clé : « à quel temps est le verbe ». Définition de l’expression-clé « temps du verbe » : vous devez dire à quel temps est conjugué le verbe de la phrase : au présent ? au passé composé ? à l’imparfait ? au passé simple ?

Procéder par étapes Interrogez-vous : quel est le temps utilisé ?

1. Le verbe exprime-t-il une action qui a lieu dans le présent ?

Si oui, il s’agit du présent de l’indicatif. Sa terminaison peut être : au singulier -e, -es, -e / -s, -s, -t / -ds, -ds, -d / -x, -x, -t / -cs, -cs, -c et au pluriel -ons, -ez, -ent.

2. Le verbe exprime-t-il une action ou un état qui a lieu dans le passé ?

Si oui, il s’agit soit du passé simple, soit de l’imparfait, soit du plus-que-parfait.

– Si le verbe se compose de deux éléments suivant le modèle : auxiliaire « être » ou « avoir » à l’imparfait + participe passé, alors c’est du plus-que-parfait.

– Si le verbe se compose d’un seul élément qui se termine par -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient, alors c’est de l’imparfait.

– Si le verbe se compose d’un seul élément qui se termine par :

-ai, -as, -a, -âmes, -âtes, -èrent, -is, -is, -it, -îmes, -îtes, -irent, -us, -us, -ut, -ûmes, -ûtes, -urent, -ins, -ins, -int, -înmes, -întes, -inrent, alors c’est du passé simple.

3. Le verbe exprime-t-il une action qui a lieu dans le futur ?

Si le verbe se compose d’un élément qui suit la structure : infinitif + les terminaisons -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont, alors c’est du futur simple.

b) Comprendre la question

Expressions-clés : « le temps », « principalement utilisé », « auparavant » ? Explication des expressions-clés : vous devez donner le nom du temps utilisé dans les phrases qui précèdent.

Mobiliser ses connaissances

Voir la question précédente.

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture attentive du début du texte.

2. Soulignez tous les verbes conjugués.

3. Voir la rubrique « Procéder par étapes » de la question précédente.

c)

Comprendre la question

Expressions-clés : « pourquoi », « ce temps », « utilisé dans cette phrase ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer pourquoi, subitement, le narrateur n’uti- lise plus le même temps. Vous devez donner la valeur qu’il a dans cette phrase en particulier. En somme, qu’exprime-t-il ?

Procéder par étapes

Interrogez-vous : quelle est la valeur du présent ?

1. Est-ce que le présent utilisé dans cette phrase permet à un énonciateur de présenter les faits qui se déroulent ou qui sont valables au moment même où il les exprime ? Suis-je dans un récit de genre biographique ? Si oui, alors il s’agit d’un présent d’énonciation.

2. Est-ce que le présent utilisé dans cette phrase surgit brusquement au sein de la narration et exprime une action ? Si oui, alors il s’agit d’un présent de narration.

3. Est-ce que le présent utilisé dans cette phrase souligne une action qui se répète ? Si oui, alors il s’agit d’un présent itératif ou à valeur répétitive.

4. Est-ce que le présent utilisé dans cette phrase souligne une action qui dure ? Si oui, alors il s’agit d’un présent duratif.

5. Est-ce que le présent utilisé dans cette phrase exprime un fait valable tout le temps ? Cette phrase ressemble-t-elle à un proverbe ou à une loi ? Si oui, alors il s’agit d’un présent de vérité générale.

6. Est-ce que le présent utilisé dans cette phrase est précédé du mot « si » ? Est-ce que cette phrase exprime une idée d’hypothèse ? Si oui, il s’agit d’un présent à valeur modale.

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a) Comprendre la question

Expressions-clés : « la construction de la phrase », « élément ainsi mis en valeur ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer en quoi cette phrase est étrange et en quoi elle ne respecte pas le modèle habituel de la phrase minimale : sujet/verbe/complément. Vous devez préciser le mot ou les groupes de mots qui sont mis en valeur grâce à cette construction.

Procéder par étapes

Français brevet

Le sujet Pas à pas

2. Montrez que cette phrase ne respecte pas l’ordre habituel d’une phrase sujet/verbe/complé- ment, soit parce que :

– la phrase est à la forme négative ;

– la phrase se construit autour de l’expression « C’est que » (changement de place du sujet et mise en valeur de ce dernier) ;

– la phrase se construit autour de l’expression « Il y a » (mise en valeur du COD) ;

– la phrase se construit autour d’un détachement et d’une reprise par un pronom ; « Ce/cette/ces ce n’est » « Ce/cette/ces », « il/elle/ils/elles » (changement de place et mise en valeur du sujet) ;

– la phrase se construit autour d’un verbe à la voie passive (changement de place et mise en valeur du COD, de l’objet touché par l’action) ;

– la phrase se construit autour d’un verbe impersonnel.

b) Comprendre la question

Expressions-clés : « Qu’en concluez-vous », « l’état d’esprit de l’aubergiste ». Explication des expressions-clés : Vous devez expliquer en quoi cette phrase exprime le jugement positif ou négatif porté par l’aubergiste sur l’étranger.

,

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture très attentive du texte et examinez le contexte dans lequel cette phrase est prononcée.

2. Trouvez des adjectifs qui caractérisent l’attitude de l’aubergiste à l’égard de l’étranger.

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a) Comprendre la question

Expressions-clés : « le sens », « du mot « potinaient ». Explication des expressions-clés : vous devez donner la signification du mot « potinaient » dans cette phrase.

Procéder par étapes

1. Relisez le paragraphe qui contient cette phrase.

2. Aidez-vous du contexte pour deviner le sens du mot.

3. Observez attentivement le mot et déterminez son radical. Cela peut vous aider à trouver son sens.

b) Comprendre la question

Expressions-clés : « Pour quelle raison », « les jeunes filles réagissent-elles de cette façon ? » Explication des expressions-clés : vous devez expliquer pourquoi les jeunes filles sont rougissantes et émues.

Procéder par étapes

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

1. Procédez à une relecture très attentive du texte.

2. À partir du texte, repérez et relevez des mots ou expressions qui expliquent pourquoi elles sont rougissantes et émues.

3. Reformulez ces expressions avec vos propres mots : efforcez-vous de dire autrement les choses en utilisant des synonymes.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « le nom du bar », « est-il bien choisi ? », « Vous développerez votre réponse en vous appuyant sur l’ensemble du texte ».

Explication des expressions-clés : vous développerez votre réponse en vous appuyant sur des mots ou expressions qui montrent que le nom du bar (« Au Sauvage ») est bien choisi ou non. Vous devez faire le lien entre l’attitude des villageois et le nom du bar. Vous devez donner au moins deux explications.

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture très attentive du texte.

2. Expliquez le lien qui existe entre l’attitude des villageois et le nom du bar « Au Sauvage ». Pour cela, repérez et relevez des mots ou expressions qui vous permettent de répondre.

3. Reformulez ces expressions avec vos propres mots en vous efforçant de trouver des syno- nymes.

II. Réécriture
II. Réécriture

Comprendre la question

Expressions-clés : « en mettant le verbe « resta » au présent de l’indicatif », « en effectuant toutes les modifications nécessaires entraînées par ce changement ». Explication des expressions-clés : Vous devez conjuguer le verbe « rester » au présent. Cela engendre des modifications au niveau de la sphère temporelle. Les actions qui ont lieu dans le passé ont lieu dorénavant dans le présent. Par conséquent :

– tous les verbes conjugués au passé simple doivent être conjugués au présent ;

– tous les verbes conjugués à l’imparfait doivent être conjugués au présent ;

– tous les verbes conjugués au plus-que-parfait doivent être dorénavant conjugués au passé com- posé.

Procéder par étapes

1. Soulignez tous les verbes conjugués au passé simple et faites une flèche vers le sujet.

Français brevet

Le sujet Pas à pas

3. Soulignez tous les verbes conjugués à l’imparfait et faites une flèche vers le sujet.

4. Conjuguez ces verbes au présent en veillant à accorder correctement le sujet et le verbe.

5. Soulignez tous les verbes conjugués au plus-que-parfait et faites une flèche vers le sujet.

6. Conjuguez ces verbes au passé composé en veillant à accorder correctement le sujet et le verbe.

Astuce : Pour passer du plus-que-parfait au passé composé, il suffit de changer le temps de l’auxi- liaire utilisé. Ainsi l’auxiliaire « être » ou « avoir » conjugué à l’imparfait se transforme en auxi- liaire « être » ou « avoir » conjugué au présent.

III. Dictée
III. Dictée
Voir le corrigé. IV. Rédaction
Voir le corrigé.
IV. Rédaction

Sujet d’imagination

Comprendre un sujet et procéder par étapes

1. Je lis attentivement le sujet.

2. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le thème du texte que je dois

écrire. Ici, je souligne : « l’arrivée d’une personne nouvelle au sein d’un groupe, dans un lieu qui lui est inconnu ».

3. Je repère et je souligne la forme du texte que je dois écrire. Par exemple des mots comme « une

lettre », « un article », « un récit », « un dialogue », « une narration ». Ici, je souligne « votre narration ».

4. Je reformule ce que je dois faire.

Je sais que je dois écrire un récit dans lequel je raconte l’arrivée d’une personne au sein d’un groupe ou dans un lieu qui lui est étranger.

5. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le ou les types de texte que je

vais devoir écrire. Ici, je souligne l’expression « racontez ». Je sais que je dois écrire un texte de type narratif, un récit. Je conjugue les verbes au passé simple et à l’imparfait. Je souligne aussi « une description des lieux et des personnages ». Je sais que je dois écrire des passages descriptifs dans lesquels je décris les lieux et les personnages. Je conjugue les verbes à l’imparfait. Et enfin je souligne « vous mettrez en valeur les réactions et les sentiments de chacun ». Je sais que je dois écrire des passages descriptifs dans lesquels je mets en valeur les réactions et les sentiments

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

de cette nouvelle personne et des autres personnages. Je conjugue les verbes à l’imparfait si ces réactions et ces sentiments sont des états et je conjugue les verbes au passé simple s’il s’agit d’actions.

6. Je m’interroge pour trouver des idées.

Pour cela, je reprends les mots-clés qui indiquent le thème du sujet. Ici :

« l’arrivée d’une personne nouvelle au sein d’un groupe, dans un lieu qui lui est inconnu ». Quel type de personne puis-je choisir ? Quel lieu puis-je choisir ? À quelle occasion une personne peut-elle arriver au sein d’un groupe, dans un endroit qu’elle ne connaît pas ?

« une description des lieux et des personnages ». Comment puis-je décrire les lieux et les per- sonnages ? Que dire à leurs propos ?

« vous mettrez en valeur les réactions et les sentiments de chacun ». Quelles réactions et quels sentiments peut ressentir une personne lorsqu’elle arrive parmi des étrangers ou dans un lieu inconnu ? Lorsqu’il faut accueillir quelqu’un d’étranger, quelles réactions et quels sentiments peuvent ressentir les personnes ? Pourquoi ?

7.

J’établis le plan de mon devoir.

Paragraphe, type et forme du texte

Idées à développer

Temps à utiliser et outils

Paragraphe 1

Description du contexte et des lieux.

L’imparfait ; des verbes qui permettent la description du lieu ; des adjectifs qui caractérisent le lieu ; éventuellement des verbes exprimant des actions entreprises par des personnages du groupe :

cela permet de planter le décor.

Récit/Description

 

Paragraphe 2

L’arrivée de la personne nouvelle accompagnée ou non d’un autre personnage.

Le passé simple ; des verbes d’action qui soulignent les actions entreprises par la nouvelle personne

Récit/Narration

Paragraphe 3

Portrait de la personne.

L’imparfait ; des verbes qui permettent la description de la personne ;des adjectifs qui la caractérisent physiquement ;des adjectifs qui soulignent l’impression qu’elle dégage

Récit/Description

Paragraphe 4 Récit/Description/Narration

Réactions et sentiments des autres personnes du groupe.

L’imparfait si ces réactions et ces sentiments sont des états et le passé simple si ces sentiments et ces réactions s’expriment au travers d’actions ; des verbes qui expriment les réactions et les sentiments de ces personnes ; des adjectifs qui caractérisent ces réactions et ces sentiments.

Français brevet

Le sujet Pas à pas

Paragraphe, type et forme du texte

Idées à développer

Temps à utiliser et outils

Paragraphe 5

Réactions et sentiments de la nouvelle personne face à la nouveauté des lieux, face aux réactions des autres personnes

L’imparfait si ces réactions et ces sentiments sont des états et le passé simple si ces sentiments et ces réactions s’expriment au travers d’actions ; des verbes qui expriment les réactions et les sentiments de cette personne ; des adjectifs qui caractérisent ces réactions et ces sentiments.

Récit/Description

Paragraphe 6

Un premier échange entre la nouvelle personne et un membre du groupe ; les réactions et les sentiments des deux protagonistes ; la nouvelle personne exprime sa surprise tandis que l’autre personnage exprime de la joie ou du mécontentement.

Le présent et/ou le passé composé ; la disposition du dialogue ; des phrases de type interrogatif prononcées par la nouvelle personne et l’autre protagoniste ; des adjectifs qui expriment des sentiments ou des réactions.

Récit/Dialogue

8. Je relis attentivement mon devoir.

Sujet de réflexion

Comprendre un sujet C’est un sujet qui vous demande de produire un texte argumentatif.

Un texte argumentatif se compose de plusieurs parties :

Une introduction, dans laquelle on explique le thème et la thèse qu’on choisit de défendre :

on explique pourquoi on choisit cette thèse.

Un développement, qui est constitué de trois parties, chacune suivant ce modèle :

– On développe un premier argument en répondant aux questions : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

– On illustre cet argument avec un exemple précis et concret qu’on choisit dans la réalité.

Une conclusion, qui synthétise ce que vous avez montré et qui propose une nouvelle question

concernant le même thème ou qui ouvre la réflexion vers d’autres domaines possibles.

Procéder par étapes

1. Je lis attentivement le sujet.

2. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le thème du devoir et les

parties. Ici, je souligne : « le tourisme », « les voyages », « vous apporter ».

3. Je propose une définition des mots-clés. Définition du mot-clé « tourisme » : action de voyager,

de visiter un site pour son plaisir (Larousse en ligne). Définition du mot-clé « voyage » : action de

Sujet 2 – Le sujet Pas à pas

voyager, dans un autre lieu, différent de celui où on habite. Définition de l’expression-clé « vous apporter » : « vous enrichir » au sens figuré du terme.

4. Je repère la forme du texte que je dois écrire. Comme il s’agit d’un sujet de réflexion, je sais que

je dois développer un texte de type argumentatif composé d’arguments et d’exemples. Je conjugue donc les verbes au présent.

5. Je reformule ce que je dois faire. Je sais que je dois écrire un texte argumentatif dans lequel je

dois expliquer pourquoi et comment le tourisme et les voyages favorisent l’enrichissement d’une personne.

6. Je m’interroge pour trouver des arguments et des exemples : pour cela, je reprends les mots-clés

qui indiquent le thème du sujet. Ici, « Selon vous, qu’est-ce que le tourisme, les voyages peuvent vous apporter ? ». Quel type d’enrichissement le voyage peut-il favoriser et pourquoi ? Astuce : pour trouver des exemples, je pense à l’expérience que j’ai des voyages, aux livres que j’ai lus et aux films que j’ai vus.

7. J’établis le plan de mon devoir.

L’introduction Elle doit servir à exposer le problème et à introduire le thème. Expliquez par exemple en quelques mots ce que permettent les voyages en général. Le plus souvent, on rédige l’introduction au présent. Le développement de l’argumentation Il devra comporter deux ou trois parties. Pour chacune des parties, il faudra trouver au moins deux arguments différents et expliciter chacun à l’aide d’un exemple. Tout comme dans l’introduction, le temps utilisé sera le présent. Il faudra veiller à utiliser :

– des modalisateurs de la certitude (il est évident, il est certain, assurément, incontestablement

– des connecteurs logiques (en premier lieu, de plus, ensuite, enfin, en effet, dès lors, de fait, par

) ;

conséquent, donc, ) ;

– des phrases de type exclamatif et des questions rhétoriques pour souligner votre désir de convaincre, des hyperboles pour souligner votre détermination.

La conclusion La conclusion du devoir doit être l’occasion de faire un bilan sur le sujet et d’insister par exemple sur ce que vous apporte les voyages.

Français brevet

Le thème du voyage

Le sujet Pas à pas

Programme de sixième : L’Iliade et L’Odyssée, Homère. Programme de cinquième : « Les récits d’aventures » : Le Livre des merveilles, Marco Polo ; Robinson Crusoé, Daniel Defoe ; L’Île au trésor, Robert Louis Stevenson ; un roman de Jules Verne ; Croc-Blanc et L’Appel de la forêt, Jack London ; Le Lion, Joseph Kessel ; Vendredi ou la Vie sauvage, Michel Tournier ; Mondo et autres histoires, J. M. G. Le Clézio. Livres : Sur la route, Jacques Kerouac ; L’Usage du monde, Nicolas Bouvier. Films : Lost in translation, Sofia Coppola ; Into the Wild, Sean Penn ; Carnets de voyage, Walter Salles. Sur Internet : http ://www.mosalingua.com/blog/2012/12/12/pourquoi-voyager-les-avantages- du-voyage ; http ://www.antiquite.ac-versailles.fr/voyages/voyaro09.htm ; www.geoado.com ; http ://projeteducatifbonvent.wordpress.com/2012/08/30/les-benefices-du-voyage/ Des citations sur le voyage :

– « Le voyage est un retour vers l’essentiel. » (maxime tibétaine)

– « Je vais, en somme, comme à peu près tout le monde, pour voir. » (Jacques Réda)

– « Qu’importe en effet l’issue du chemin quand seul compte le chemin parcouru. On ne fait pas un voyage, le voyage nous fait et nous défait, il nous invente. » (David Le Breton)

Vers la classe de seconde : le thème des voyages dans la littérature classique : « De la vanité », Essais, III, 9, Montaigne ; Lettres persanes, Montesquieu ; Les Confessions, Jean-Jacques Rous- seau.

I. Questions
I. Questions

Les habitants de Bâle vivent paisiblement.I. Questions Un soir, leur vie quotidienne est perturbée par l’arrivée d’un étranger qui souhaite rencontrer

Un soir, leur vie quotidienne est perturbée par l’arrivée d’un étranger qui souhaite rencontrer le maire de la commune. Cette intrusion est mal perçue par les clients du bar, appelé « Au Sau- vage » : ils projettent donc d’intervenir.

a) Cette phrase mêle un niveau de langage

courant et un niveau de langage familier (« les mioches »).

b) Dans cette phrase, il y a une allitération en « m » comme en témoignent les mots

« mioches », « marmotte », « émoustillée »,

« mordre ». Le son « m » peut souligner la

violence de la morsure puisque, lorsqu’on pro-

nonce cette lettre, on ouvre la bouche, comme pour mordre.

a) Ce mot est composé d’un préfixe « poly »

qui signifie « plusieurs » en grec et d’un radical

« chrome » qui signifie « couleur » en grec. Le

mot polychrome signifie donc « qui a plusieurs

couleurs ».

b) Voici un mot qui se construit avec le préfixe

« poly » : polythéiste (il y a aussi le mot poly- valent). Voici un mot qui se construit avec le radical

« chrome » : monochrome (il y a aussi chro- matique).

a) La description s’organise du proche au

lointain : on observe d’abord les enfants qui en- tourent le petit joueur d’orgue ; puis on passe au chien et à la fontaine, ensuite aux maisons et à leur « façade historiée », aux cheminées qui fument « dans l’air pur du soir », enfin à la plaine (« au loin dans la plaine »).

b) Une impression de paix, de calme se dégage de ce paysage : c’est la vie ordinaire de ce vil- lage et de ses habitants qui est décrite ici.

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Sujet 2 – Le corrigé

On remarque plusieurs éléments dans le

portrait de l’étranger : « un homme grand, maigre » , « étranges cheveux d’un jaune fi- lasse », « un chapeau à boucle d’argent », « la coupe raide de la redingote » et « le faux col à hautes pointes ». Il tient « une grosse épine » à la main. Ce portrait produit une im- pression d’étrangeté : l’inconnu est différent des villageois par son aspect physique, ses vê- tements, son allure générale et son compor- tement. On note les expressions « choses cu- rieuses », « les gens extravagants » qui viennent renforcer cette impression.

L’arrivée de l’étranger provoque un émoiextravagants » qui viennent renforcer cette impression. évident mais surtout une interruption des ac- tivités des

évident mais surtout une interruption des ac- tivités des villageois ; tout semble en suspens, comme arrêté, dans une attente méfiante : « le chien noir resta la patte en l’air et les vieilles femmes laissèrent choir leur ouvrage » ; « [les enfants] s’étaient arrêtés, indécis » ; les buveurs « avaient cessé de boire ».

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a) Le temps du verbe est le présent.

b) Le temps principalement utilisé auparavant est l’imparfait de l’indicatif comme le sou-

lignent les verbes suivants : « entouraient »,

« tournaient », « avaient », « grinçait »

c) Dans cette phrase, le présent est utilisé ici pour exprimer une vérité générale. On dit que c’est un présent à valeur de vérité générale.

a) La phrase est particulière car elle ne suit

pas le modèle habituel de toute phrase simple (sujet–verbe–complément). Le groupe de mots en tête de phrase « Ces étrangers » est déta- ché du reste de la phrase par une virgule et re-

pris par le pronom « ils ». Par conséquent cette construction met en valeur le groupe de mots

« Ces étrangers ».

b) L’aubergiste généralise à partir du compor- tement de l’inconnu : on passe du singulier,

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Français brevet

Le corrigé

« l’étranger », au pluriel, « Ces étrangers ». La mise en relief, par le détachement en tête de phrase, montre que l’aubergiste n’aime pas les étrangers, auxquels il reproche leur impo- litesse. C’est une façon un peu méprisante de parler d’eux.

a) Dans cette phrase, ce verbe signifie « ba-

varder », « faire des messes basses ». En effet le radical du mot est « potin » qui signifie « com- mérage ».

b) Les jeunes filles sont émues et rougissent car elles sont comme attirées, intriguées par cet in- connu, si différent des villageois par son allure et ses vêtements. Pour elles, c’est un véritable événement qui bouleverse leur quotidien.

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II. Réécriture
II. Réécriture

En premier lieu, le nom du bar, « Au Sau-

vage », est bien choisi car les villageois ne se montrent pas du tout accueillants envers cet inconnu : ce sont des sauvages car ils vivent repliés sur eux-mêmes, isolés, comme coupés des autres villages et de la ville. Ils sont mé- fiants à l’égard de ceux qu’ils ne connaissent pas, surtout quand ils arrivent le soir. De plus, à la fin du texte, les villageois manifestent une attitude hostile à l’égard de l’étranger : ils se rassemblent auprès de la fontaine et unissent leurs forces pour défendre le village et les jeunes filles au cas où l’étranger, l’indésirable, se montrerait menaçant ou dangereux. Ils sont donc aux aguets, « prêts à intervenir ».

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Le chien noir reste la patte en l’air et les vieilles femmes laissent choir leur ouvrage. L’étranger vient de déboucher par la route de Soleure. Les enfants se sont d’abord portés à sa rencontre, puis ils se sont arrêtés, indécis. Quant au groupe de buveurs, « Au Sauvage », ils ont cessé de boire et observent l’étranger par en dessous. Celui-ci s’est arrêté à la première maison du pays.

III. Dictée
III. Dictée

Le texte est un autre extrait de L’Or : le récit est au passé, à la troisième personne.

Les verbes s’accordent avec leur(s) sujet(s). À l’imparfait de l’indicatif, ils ont les mêmes termi- naisons, quel que soit leur groupe, -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient : cette brusque apparition et ce départ précipité bouleversaient (deux sujets coordonnés), La pièce circulait (le sujet et le verbe sont éloignés), Des discussions s’élevaient, L’aubergiste était, Il était.

Deux verbes sont conjugués au plus-que-parfait ; avec l’auxiliaire être, le participe passé s’accorde avec le sujet : L’enfant s’était mis. Avec l’auxiliaire avoir, le participe s’accorde avec le COD placé avant : La pièce d’argent que l’étranger lui avait donnée (le COD, le relatif que, est placé avant ; le participe donnée s’accorde avec l’antécédent du pronom relatif COD, la pièce).

Plusieurs verbes sont à l’infinitif car ils dépendent d’un autre verbe (n’ait même point daigné s’arrêter) ou d’une préposition (à pleurer, pour vider). On peut remplacer l’infinitif d’un verbe en -er par l’infinitif d’un verbe du deuxième ou du troisième groupe : daigné sortir, à réfléchir, pour boire).

Le verbe daigner est conjugué au subjonctif passé, ait daigné.

Sujet 2 – Le corrigé

Les adjectifs qualificatifs et les participes passés employés comme adjectifs s’accordent avec le nom qu’ils qualifient : cette brusque apparition (féminin singulier), ce départ précipité (masculin singulier), ces paisibles villageois (masculin pluriel).

Plusieurs mots comportent une consonne redoublée : cette, apparition, villageois, donnée, discussions, arrêter. D’autres ont une consonne finale que l’on n’entend pas ; en les mettant au féminin ou en cherchant un mot de la même famille, on peut identifier cette consonne : départ (partir), villageois (villageoise), enfant (enfanter), mis (mise), argent (argenterie), étranger (étran- gère), plus (plusieurs), point (pointer), moment (momentané).

Il ne faut pas confondre certains homonymes : cette (déterminant démonstratif féminin singu- lier)/ sept (numéral), et (coordination, que l’on peut remplacer par et puis)/ est (être, que l’on peut remplacer par était), ces (déterminant démonstratif pluriel ; au singulier, ce, cette, cet)/ ses (déterminant possessif pluriel ; au singulier, son, sa), s’était (se + être ; verbe pronominal se mettre)/ c’était (cela était), à (préposition)/ a, as (avoir), n’ait (n’ait point daigné, ne point avoir daigné)/ n’est point (ne point être).

IV. Rédaction Sujet d’imagination
IV. Rédaction
Sujet d’imagination

Nous étions concentrés devant nos écrans d’ordinateur, casque sur les oreilles, en train de travailler la compréhension orale en anglais, lorsque la porte de la salle d’informatique s’ouvrit doucement. Le principal du collège s’avança, suivi d’une fille que nous n’avions jamais vue, une nouvelle élève sans doute. Aussitôt nous nous levâmes d’un seul mouvement pour saluer leur entrée. Timidement, elle se tenait derrière le principal, baissant les yeux mais jetant quelques regards furtifs autour d’elle. Ce qui nous frappa immédiatement, c’était ses vêtements ! Des vêtements qui nous parurent démodés et même vieillots, d’une autre époque. Nous, nous portions essentiellement des vêtements de marque, en suivant et respectant scrupuleusement les codes de la mode « jeune ». Elle, elle semblait surgir du passé, d’un passé lointain, oublié !

L’inconnue restait cachée derrière le principal car elle supportait difficilement tous les regards inquisiteurs et étonnés d’une douzaine d’adolescents découvrant une « extraterrestre ». Elle était plutôt grande, élancée ; de longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules, encadrant un visage ovale où étincelaient ses yeux d’une couleur indéfinissable. Verts ? Bleus peut-être. Elle m’apparut plutôt jolie.

Des sourires entendus, parfois moqueurs, éclairèrent le visage de mes camarades. Heureusement, le principal prit la parole, coupant court aux réflexions ironiques qui, je le savais bien, allaient fuser.

« Je vous présente une nouvelle élève. Elle arrive de l’étranger et suivra les cours dans votre classe. Je compte sur vous pour l’aider à s’intégrer dans les meilleures conditions et à perfectionner son français qu’elle parle déjà correctement. Monsieur Martin, trouvez-lui une place, je vous prie. »

Français brevet

Le corrigé

Sur ces mots, il quitta la salle. Nous nous levâmes à nouveau pour saluer sa sortie. Notre professeur parcourut les postes informatiques du regard et annonça en me désignant de la main :

« Mademoiselle, installez-vous à côté de Justin, là-bas. »

Lentement elle s’avança et s’assit devant mon ordinateur, les yeux exorbités.

« Ah ! Non ! pensai-je, je veux rester seul ! Il faut que ça tombe sur moi ! »

Je l’observais à la dérobée ; elle écarquillait les yeux en examinant le matériel informatique que nous utilisions : écrans plats, clavier et souris sans fil, imprimante laser couleur Elle promenait la main droite sur le mobilier neuf ; elle remuait sur sa chaise puis s’appuyait doucement sur le dossier. Cherchait-elle à tester sa solidité ? Pourquoi tant d’étonnement devant une table, des chaises, un tableau blanc interactif ? Je ne comprenais pas son attitude. Quant à mes camarades,

ils nous regardaient discrètement, esquissant un sourire entendu. J’imaginais parfaitement leurs pensées en ce moment, mais le pire était à venir ! J’essuierais certainement leurs ricanements, leurs moqueries à la récréation. Ma nouvelle voisine me sortit de ces sombres pensées que je roulais dans ma tête.

« Chez moi, dans mon pays, les tables sont vieilles, couvertes de taches d’encre, de graffitis ; les

chaises sont bancales, les ordinateurs et les écrans sont très anciens On utilise encore la craie pour écrire sur les tableaux noirs. Je n’ai jamais rien vu de si beau, de si moderne ! Vous avez vraiment de la chance de travailler dans de si merveilleuses conditions. Je suis contente, je vais me plaire ici. Je m’appelle Ilke, dit-elle avec un petit accent. » Elle se moquait ! « De si merveilleuses conditions ! » Pour nous, l’école était une corvée que nous étions obligés de subir ! Décidément, la « nouvelle » ne manquait pas de nous surprendre. J’attendais avec impatience la réaction de mes camarades quand elle leur tiendrait ce genre de discours !

Sujet de réflexion

Selon un dicton célèbre, les voyages forment la jeunesse. Il est vrai que, pour se former, il faut être en contact avec autrui, avec d’autres personnes, différentes, d’autres cultures. Ces rencontres sont assurément favorisées par le tourisme, les voyages.

La découverte d’autres régions, d’autres pays est en effet facilitée par le développement des moyens de transport, par leur rapidité. Ainsi nous pouvons aisément partir à l’autre bout de la France, dans une région que nous ne connaissons pas. Nous découvrons alors des paysages variés, des climats différents. Quoi de plus dépaysant pour un citadin d’une grande ville que d’effectuer des randonnées pédestres dans les Pyrénées, les Alpes ou les massifs montagneux de la Corse ! Ou de parcourir les sentiers de la forêt de Brocéliande, en Bretagne, sur les traces du roi Arthur, de la reine Guenièvre et de Lancelot ! Cette évasion est un véritable enrichissement culturel : nous pouvons visiter des quartiers qui datent du Moyen Âge, de petites églises romanes ou des quartiers très modernes, à l’architecture avant-gardiste, admirer la nature, sa flore. L’ailleurs élargit donc notre horizon, qui parfois reste trop limité. Le voyage est une extraordinaire fenêtre ouverte sur le monde, dont la richesse est immense.

De plus, les voyages favorisent les rencontres : nous côtoyons des personnes d’autres contrées,

Sujet 2 – Le corrigé

de pays étrangers ; nous pouvons échanger, discuter, apprendre l’histoire de leur pays, connaître leur civilisation et leur culture. Mais pour cela, nous devons nous montrer réceptifs et disponibles, curieux car trop de touristes ne renoncent pas à leur propre mode de vie, à leurs idées, voire à leurs préjugés. Je me souviens d’un voyage en Grèce avec mes camarades de 4 e ; certains refu- saient de goûter à la cuisine grecque et préféraient manger des plats français ! Il ne sert à rien de partir ailleurs, de s’évader si c’est pour retrouver ce que l’on a chez soi, un mode de vie unifor- misé, standardisé. Il faut explorer d’autres saveurs, d’autres goûts, d’autres musiques. Ainsi nous augmentons nos savoirs sur le monde, sur la vie, sur les hommes. Mais le plus important, c’est l’apprentissage de la tolérance, la reconnaissance de la diversité et de la différence. Le voyage nous aide à comprendre, à accepter comme une grande richesse l’infinie variété des cultures, des modes de vie, des religions

Il me semble aussi que les voyages, le tourisme doivent également être l’occasion de prendre son temps, de flâner ; en effet, la vie moderne est fréquemment source de stress à cause de la vitesse, de la pression. Quand on part en voyage organisé, tout est planifié, chronométré : la visite d’un musée ou d’un site s’effectue trop souvent au pas de course. On n’a donc pas le temps de regarder, d’admirer. Il faut remonter dans le bus pour l’étape suivante. Le tourisme doit modifier notre rythme de vie pour nous permettre de retrouver calme et sérénité, même dans des activités physiques et sportives.

En conclusion, le voyage, le tourisme, sous certaines conditions, enrichissent nos connaissances, sur les autres, sur le monde, et bien entendu sur nous-mêmes.

Sujet 3, Sujet inédit

Sujet 3, S u j e t i n é d i t

Romain Gary, Les Racines du ciel

Quelques années après la Seconde Guerre mondiale, le narrateur évoque son séjour dans un camp

de prisonniers et se souvient avec tendresse de son ami Robert avec lequel il partageait le même

block.

Un jour, par exemple, il était entré dans le block 1 mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras à une femme. Nous étions écroulés dans nos coins, sales, écœurés, désespérés, ceux qui n’étaient pas trop claqués geignaient, se plaignaient et blasphémaient à haute voix. Robert traversa la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire, sous nos regards médusés, puis il fit le geste

5

de l’inviter à s’asseoir sur son lit. Il y eut, malgré le marasme général, quelques manifestations d’intérêt. Les gars se soulevaient sur un coude et regardaient avec ahurissement Robert faire la

cour à sa femme invisible. Tantôt il lui caressait le menton, tantôt il lui baisait la main, tantôt il lui murmurait quelque chose à l’oreille et il s’inclinait de temps en temps devant elle, avec une

courtoisie d’ours ; à un moment, apercevant Janin, [ qui se grattait les poils, il s’approcha de lui

]

10

et lui jeta de force une couverture [

– Quoi ? piailla Janin. Qu’est-ce qui te prend ? J’ai plus le droit de me gratter ?

– Un peu de tenue, nom de nom, gueula Robert. Il y a une grande dame parmi nous.

– Hein ? Quoi ?

– T’es fou ?

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– Quelle dame ?

Naturellement, dit Robert, entre ses dents. Ça ne m’étonne pas Y en a parmi vous qui font semblant de ne pas la voir, n’est-ce pas ? Ça leur permet de rester sales entre eux

Personne ne dit rien. Il était peut-être devenu fou, mais il avait encore à ce moment-là des poings solides, devant lesquels les prisonniers de droit commun 2 eux-mêmes se taisaient respectueuse-

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ment. Il revint auprès de sa grande dame imaginaire et lui baisa tendrement la main. Puis il se tourna vers les copains complètement ahuris, qui le regardaient, la gueule ouverte :

Bon. Alors, je vous préviens : à partir d’aujourd’hui, ça va changer. Pour commencer, vous

allez cesser de pleurnicher. Vous allez essayer de vous conduire devant elle comme si vous étiez des hommes. Je dis bien « comme si » – c’est la seule chose qui compte. Vous allez me faire un

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sacré effort de propreté et de dignité, sans ça, je cogne. Elle ne tiendrait pas un jour dans cette atmosphère puante, et puis, nous sommes français, il faut se montrer galants et polis. Et le premier qui manque de respect, qui lâche un pet, par exemple, en sa présence, aura affaire à moi

On le regardait, bouche bée, en silence. Puis quelques-uns commencèrent à comprendre. Il y eut

quelques rires rauques, mais tous nous ressentions confusément qu’au point où nous en étions, s’il

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n’y avait pas une convention de dignité quelconque pour nous soutenir, si on ne s’accrochait pas

à une fiction, à un mythe, il ne restait plus qu’à se laisser aller, à se soumettre à n’importe quoi

1. Block : dans le langage du camp, baraque de détenus. 2. Prisonniers de droit commun : prisonniers condamnés pour un délit et non pour leurs opinions ou leurs croyances, ni comme prisonniers de guerre.

Sujet 3 – Le sujet

et même à collaborer. À partir de ce moment-là, il se passa une chose vraiment extraordinaire : le

moral du block K remonta soudain de plusieurs crans.

I. Questions
I. Questions

« Nous étions écroulés dans nos coins, sales,

écœurés, désespérés ».

a) Identifiez la figure de style utilisée dans cette phrase.

b) Expliquez-la : que met ainsi en valeur le nar- rateur ?

Comment est formé le mot « désespérés » ?

Trouvez deux mots de la même famille.

Comment Robert fait-il croire à la présence

d’une femme ? Justifiez votre réponse.

] il

s’inclinait de temps en temps devant elle, avec une courtoisie d’ours ». Expliquez l’expression « avec une courtoisie d’ours ».

il [ lui jeta de force une couverture ».

Pourquoi Robert agit-il ainsi ? Repérez et ré- écrivez la bonne réponse :

a) parce que Janin a froid.

b) parce que se gratter les poils devant une femme, ça ne se fait pas.

c) parce que Robert trouve que ce geste manque de politesse.

« Y en a parmi vous qui font semblant de ne

pas la voir ». Cette phrase comporte une incorrection gram- maticale.

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« Tantôt il lui caressait le menton [

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«

]

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Romain Gary, Les Racines du ciel, 1954.

Repérez l’incorrection et réécrivez cette phrase. Pourquoi Robert fait-il cette erreur ?

« Puis il se tourna vers les copains complè-

tement ahuris, qui le regardaient, la gueule ou- verte ». « la gueule ouverte » : à quoi le narra- teur compare-t-il ces hommes et pourquoi ?

« Vous allez me faire un sacré effort de pro-

preté et de dignité, sans ça, je cogne. », « Et le premier qui manque de respect, qui lâche un

pet, par exemple, en sa présence, aura affaire à

moi ».

a) Quels sont les deux niveaux de langue utili- sés dans ces deux phrases ?

b) Pourquoi, dans son discours, Robert mêle-t- il les niveaux de langue ?

La réaction du groupe face à l’invention de

Robert évolue. Quelles en sont les étapes suc- cessives ? Justifiez votre réponse en citant des éléments du texte.

Pouvez-vous faire des rapprochements

avec les films que vous avez vus ou les livres que vous avez lus ? Expliquez ce qui vous fait penser à ces livres ou à ses films.

Question de synthèse. Robert invente cette

fiction de la grande dame imaginaire. Quel est son objectif ? Selon vous, parvient-il à l’at- teindre ? Développez votre réponse en prenant appui sur l’ensemble du texte. Aidez-vous des réponses que vous avez précédemment don- nées.

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Français brevet

Le sujet

II. Réécriture
II. Réécriture

Réécrivez le texte suivant comme si c’était Robert qui racontait, en remplaçant « il » par « je » et en remplaçant « nous » par « ils » :

« Un jour, par exemple, il était entré dans le block mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras

à une femme. Nous étions écroulés dans nos coins, sales, écœurés, désespérés [ Robert traversa

la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire sous nos regards médusés, puis il fit

le geste de l’inviter à s’asseoir sur son lit. »

]

III. Dictée
III. Dictée

Je dois vous dire aussi que j’ai contracté, en captivité, une dette envers les éléphants dont j’essaye seulement de m’acquitter. C’est un camarade qui avait eu cette idée, après quelques jours de cachot – un mètre dix sur un mètre cinquante – alors qu’il sentait que les murs allaient l’étouffer, il s’était mis à penser aux troupeaux d’éléphants en liberté – et, chaque matin, les Allemands le trouvaient en pleine forme, en train de rigoler : il était devenu increvable.

IV. Rédaction Sujet d’imagination
IV. Rédaction
Sujet d’imagination

Romain Gary, Les Racines du ciel, 1954.

Un ami ou un adulte de votre entourage vous a convaincu(e) de changer votre comportement. Vous raconterez cette expérience en rappelant d’abord comment vous vous comportiez, puis comment votre interlocuteur s’y est pris pour vous amener à changer.

Sujet de réflexion

Le narrateur se souvient des années passées dans un camp de prisonniers en Allemagne, des hommes qui ont vécu cette terrible épreuve. Pensez-vous que de tels récits soient utiles aux lec- teurs, aux générations qui suivent ? Vous justifierez l’idée que vous défendez en proposant au moins trois arguments illustrés d’exemples. Vous rédigerez un texte d’une trentaine de lignes.

I. Questions 1
I. Questions
1

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

a) Comprendre la question

Expressions-clés : « identifiez », « la figure de style ». Définition de l’expression-clé « figure de style » : c’est un procédé qui consiste à rendre plus expressif et plus convaincant ce qu’on veut dire. La figure de style frappe l’esprit du lecteur. On dit alors qu’elle a un effet sur le lecteur. Explication des expressions-clés : vous devez donner le nom de cette figure de style.

Procéder par étapes

Astuce : au brevet des collèges, il est souvent demandé aux élèves de repérer :

les figures de style qui expriment une comparaison ;

les figures de style qui expriment une idée d’insistance ou d’exagération ;

les figures de style qui exprime une idée d’opposition ;

les figures de style qui jouent sur les sons.

b)

Comprendre la question

Expressions-clés : « que », « met en valeur le narrateur ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer sur quoi insiste le narrateur.

Procéder par étapes

1. Relisez la phrase qui contient cette énumération.

2. Interrogez-vous sur l’état des prisonniers.

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2

Comprendre la question

Expressions-clés : « Comment », « formé », « le mot „désespéré“ », « Trouvez des mots de la même famille ». Explication des expressions-clés : vous devez identifier les différents éléments qui composent ce mot. Il s’agit donc d’identifier le radical du mot, le préfixe (s’il en a un) et le suffixe s’il en a un). Puis vous devez trouver des mots qui ont le même radical que ce mot.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « Comment », « Robert », « fait-il croire à la présence d’une femme », « Justifiez

votre réponse ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer les actions entreprises par Robert pour faire croire à la présence d’une femme.

Français brevet

Procéder par étapes

Le sujet Pas à pas

1. Procédez à une lecture très attentive du texte.

2. Repérez et relevez des expressions qui renvoient aux actions entreprises par Robert pour faire croire à la présence d’une femme.

3. Reformulez ces expressions avec vos propres mots en vous efforçant de trouver des syno- nymes.

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4

Comprendre la question

Expressions-clés : « Expliquez », « l’expression „avec une courtoisie d’ours“ ». Explication des mots-clés : vous devez donner le sens de cette expression, dire ce qu’elle signifie selon vous.

Procéder par étapes

1. Pour chacun des mots de l’expression, donnez une définition.

2. Puis interrogez-vous sur l’association des mots entre eux : est-elle habituelle ou étrange ? Pourquoi ?

3. Reformulez cette expression avec vos propres mots.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « Repérez », « réécrivez ». Explication des expressions-clés : vous devez choisir entre les trois propositions celle qui convient le mieux. Vous devez ensuite la réécrire sur votre copie.

Procéder par étapes

1. Relisez l’échange entre Robert et Janin.

2. Interrogez-vous : quelle est l’intention de Robert quand il jette la couverture sur Janin ?

3. Repérez et réécrivez la réponse qui convient le mieux.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « Repérez l’incorrection grammaticale », « réécrivez cette phrase », « pourquoi Robert fait-il cette erreur ? ». Définition de l’expression-clé « l’incorrection grammaticale » : c’est une incorrection qui touche la structure de la phrase. Astuce : ici, il manque un mot. Lequel ? Explication des mots-clés : vous devez repérer l’erreur et la rectifier. Puis vous devez expliquer pourquoi Robert s’exprime ainsi.

Procéder par étapes

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

1. Relisez la phrase.

2. Interrogez-vous : quel mot dois-je ajouter pour que cette phrase soit correcte grammatica- lement ?

3. Pourquoi Robert fait-il cette erreur ? À quoi est-elle liée ?

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Comprendre la question

Expressions-clés : « à quoi », « le narrateur compare-t-il ces hommes », « pourquoi ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer à quoi les hommes sont comparés dans cette phrase et en expliquer la raison.

Procéder par étapes

1. Interrogez-vous : à qui le terme « gueule » est-il généralement réservé ?

2. Pour quelle raison le narrateur fait-il le choix de cette comparaison pour parler des hommes ?

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a) Comprendre la question

Expression-clé : « les niveaux de langue utilisés ». Définition de l’expression-clé « les niveaux de langue » : selon la situation de communication, on ne s’exprime pas de la même façon : on n’utilise pas le même niveau (ou registre) de langue. Synonyme de « niveau de langue » : « registre de langue ».

Procéder par étapes

1. Le discours de Robert recourt-il à un langage utilisé tous les jours ? (Si oui, il s’agit du niveau de langue courant.)

2. Le discours de Robert contient-il du vocabulaire familier ? (Si oui, il s’agit du niveau de langue familier.)

3. Le discours de Robert contient-il des phrases complexes et du vocabulaire recherché ? (Si oui, il s’agit du niveau de langue soutenu.)

b)

Comprendre la question

Expressions-clés : « pourquoi », « Robert mêle », « les niveaux de langue ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer les raisons pour lesquelles Robert mélange les différents niveaux de langue.

Procéder par étapes

Interrogez-vous sur l’identité des destinataires de son discours : à qui Robert s’adresse-t-il dans ce passage ?

Français brevet

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Le sujet Pas à pas

Comprendre la question

Expressions-clés : « réaction du groupe », « étapes successives », « Justifiez », « en citant des éléments du texte ». Explication des expressions-clés : vous devez extraire des mots ou expressions qui soulignent les différentes attitudes adoptées par les prisonniers lors de l’intervention de Robert.

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture attentive du texte.

2. Repérez et relevez des mots ou expressions qui soulignent les différentes attitudes du groupe.

3. Reformulez avec vos propres mots ces étapes en vous efforçant de trouver des synonymes.

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Comprendre la question

Expressions-clés : « rapprochements », « films que vous avez vus », « livres que vous avez lus », « Expliquez », « ce qui vous fait penser à ces livres ou à ces films ». Explication des expressions-clés : vous devez expliquer en quoi ce texte vous fait penser à des films que vous avez vus ou à des livres que vous avez lus. Vous devez expliquer quel est le point commun ou quels sont les points communs entre ce texte et les livres ou les films que vous connaissez.

Mobiliser ses connaissances

Le rapprochement peut concerner l’univers et les personnages. Vous pouvez comparer ce texte avec d’autres textes qui mettent en scène un lieu comme la prison et des personnages comme les prisonniers.

Livre : Si c’est un homme, Primo Levi.

BD : Maus, Art Spiegelman.

Films : L’Armée des ombres, Jean-Pierre Melville ; La Liste de Schindler, Steven Spielberg ; Nuit et Brouillard, Alain Resnais.

Le rapprochement peut également concerner le thème de la prison ou l’enfermement. Vous pouvez rapprocher ce texte avec des textes ou des films dont le thème est la prison ou un lieu clos.

Films : Un prophète, Jacques Audiard ; Shutter Island, Martin Scorsese.

Livres : Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas ; Le Dernier Jour d’un condamné, Victor Hugo.

Procéder par étapes

1. Choisissez un film et un livre auxquels vous fait penser ce texte.

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

En premier lieu, ce texte me fait penser au film/livre qui s’appelle Comme dans ce texte, le lieu de l’action est la prison et les personnages sont des prisonniers. (Puis vous expliquez en quoi le lieu et les personnages du film ou du livre que vous avez choisi, appartiennent au même univers.)

De plus, ce texte me fait penser au film/livre qui s’appelle car le thème abordé est aussi l’enfermement, la prison (Puis vous expliquez en quoi le lieu et les personnages du film ou du livre que vous avez choisi relèvent du même thème dans des contextes peut-être différents.)

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Comprendre la question

Expressions-clés : « son objectif », « parvient-il à l’atteindre ? », « Développez votre réponse en prenant appui sur l’ensemble du texte ». « Aidez-vous des réponses que vous avez précédemment données ». Explication des expressions-clés : vous devez extraire des mots ou expressions qui montrent le rôle de cette fiction et le but que poursuit Robert. Vous devez expliquer si oui ou non il parvient à atteindre son objectif.

Procéder par étapes

1. Procédez à une relecture attentive des réponses que vous avez données précédemment et de l’ensemble du texte.

2. Repérez et soulignez des mots ou expressions qui vous permettent d’expliquer le rôle que joue cette fiction.

3. Interrogez-vous : cette fiction est-elle bénéfique pour les prisonniers ? Robert a-t-il atteint son objectif ?

4. Reformulez ces expressions en vous efforçant de trouver des synonymes.

II. Réécriture
II. Réécriture

Comprendre la question

Expressions-clés : « comme si c’était Robert qui racontait », « en remplaçant « il » par « je » et « nous » par « ils ». » Astuce : avant de rédiger la réécriture, vous imaginez que vous êtes Robert. Vous utilisez donc le pronom « je ». De manière naturelle, que diriez-vous ?

Explication des expressions-clés : vous devez transformer les pronoms personnels suivants :

– le pronom personnel « il » qui désigne Robert se transforme en « je » ;

– le pronom personnel « nous » qui désigne les prisonniers se transforme en « ils ».

Cela engendre des modifications :

– au niveau des verbes qui expriment les actions de Robert et des prisonniers : leurs terminaisons changent ;

Français brevet

Le sujet Pas à pas

– au niveau des déterminants possessifs de la troisième personne du singulier et de la première personne du pluriel qui se transforment respectivement en déterminants possessifs de la pre- mière personne du singulier et de la troisième personne du pluriel.

Mobiliser ses connaissances Rappel de cours : la correspondance entre les pronoms personnels et les déterminants possessifs qui leur sont associés.

Pronom

Déterminants possessifs singuliers (masculin/féminin)

Déterminants possessifs pluriels (masculin/féminin)

personnel

je

mon/ma

mes

tu

ton/ta

tes

il/elle

son/sa

ses

nous

notre

nos

vous

votre

vos

ils

leur

leurs

Procéder par étapes

1. Soulignez les pronoms personnels « il » qui désignent Robert et transformez-les en « je ».

2. Soulignez les verbes dont Robert est sujet et modifiez la terminaison des verbes.

3. Soulignez les déterminants possessifs qui se rapportent à Robert et transformez-les en vous aidant du tableau de la rubrique « Mobiliser ses connaissances ».

4. Soulignez les pronoms personnels « nous » qui désignent les prisonniers et transformez-les en « ils. »

5. Soulignez les verbes dont le pronom personnel « ils » est désormais sujet et modifiez la terminaison des verbes.

6. Soulignez les déterminants possessifs qui se rapportent aux prisonniers et transformez-les en vous aidant du tableau.

III. Dictée Voir le corrigé.
III. Dictée
Voir le corrigé.
IV. Rédaction Sujet d’imagination
IV. Rédaction
Sujet d’imagination

Comprendre un sujet et procéder par étapes

1. Je lis attentivement le sujet.

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

2. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le thème du texte que je dois

écrire. Ici, je souligne : « changer votre comportement », « en rappelant d’abord comment vous vous comportiez », « puis comment votre interlocuteur s’y est pris pour vous amener à changer ».

3. Je repère et je souligne la forme du texte que je dois écrire. Par exemple des mots comme « une

lettre », « un article », « un récit », « un dialogue », « une narration ».

Ici, je souligne « Vous raconterez ».

4. Je reformule ce que je dois faire.

Je sais que je dois écrire un récit dans lequel je raconte comment je me comportais auparavant et j’explique comment un ami ou un adulte m’a convaincu(e) de changer de comportement. J’ex- plique quels ont été ses arguments.

5. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le ou les types de texte que je

vais devoir écrire. Comme je sais que je dois écrire un récit à cause de l’expression « Vous raconterez cette expé- rience »), j’en déduis que le type du texte sera narratif. Ici, je peux aussi souligner l’expression « en rappelant d’abord comment vous vous comportiez ». Je sais donc que mon texte narratif doit contenir un passage dans lequel je décris mon attitude passée. Et je souligne également « comment votre interlocuteur s’y est pris pour vous amener à changer ». Je sais que mon texte narratif doit contenir un passage argumentatif dans lequel mon interlocuteur cherche à me convaincre de changer. Pour cela je sais que mon récit doit contenir un dialogue dans lequel je conjugue les verbes au présent et/ou passé composé. En définitive, je sais que je dois écrire un récit dans lequel j’introduis un passage descriptif pour évoquer la manière dont je me comportais avant et un dialogue dans lequel un ami ou un adulte tente de me convaincre de changer.

6. Je m’interroge pour trouver des idées : pour cela, je reprends les mots-clés qui indiquent le

thème du sujet. Ici, « Un ami ou un adulte de votre entourage vous a convaincu(e) de changer votre compor- tement ». Personnellement, à quelle occasion pourrais-je avoir eu un mauvais comportement ? Quelle est la personne qui parviendrait à me convaincre de changer ? Et « en rappelant d’abord comment vous vous comportiez ». Quel comportement puis-je choisir ? Comment puis-je le décrire ?

Français brevet

Le sujet Pas à pas

Et « comment votre interlocuteur s’y est pris pour vous amener à changer ». Quels sont les argu- ments auxquels je pourrais être sensible et qui auraient le pouvoir de me changer ? Dans quelle mesure suis-je parvenu(e) à changer mon attitude, après cette intervention ?

7. J’établis le plan de mon devoir.

Paragraphe, type et forme du texte

Idées à développer

Temps à utiliser et outils

Paragraphe 1

Description du comportement.

L’imparfait/le passé simple ; des verbes qui permettent la description de mon comportement ; des adjectifs qui caractérisent mon comportement ; éventuellement des verbes exprimant des attitudes ou des réactions qui illustrent ce comportement

Récit/Description

Paragraphe 2

La description de la personne qui intervient (l’identité de cette personne) et la description des circonstances de cette intervention.

L’imparfait ; des verbes qui permettent la description de la personne ; des adjectifs qui caractérisent son aspect physique et sa personnalité ; le lexique du temps, du lieu et les raisons pour lesquelles cette personne intervient

Récit/Narration

Paragraphe 3 Dialogue

Les arguments et les exemples présentés par la personne qui tente de vous convaincre de changer de comportement ; votre réponse :

Présent et passé composé ; la disposition du dialogue (guillemets, tirets, verbes de paroles) ; les modalisateurs qui expriment la certitude : il est évident, il est certain, assurément, incontestablement ; des connecteurs logiques : en premier lieu, en effet, dès lors, de fait, par conséquent, donc, comme ; des phrases de type exclamatif et des questions rhétoriques pour souligner le désir de convaincre ; des hyperboles pour souligner la détermination des deux interlocuteurs

vous montrez que vous vous laissez convaincre par votre interlocuteur.

Paragraphe 4

Les circonstances dans lesquelles se manifeste votre nouvelle attitude.

L’imparfait et ou le présent Des verbes qui permettent la description de votre nouvelle attitude ; des adjectifs qui caractérisent cette attitude ; les circonstances : le lexique du temps, du lieu, des personnes en présence.

Récit/Description

Sujet de réflexion

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

Comprendre un sujet C’est un sujet qui vous demande de produire un texte argumentatif.

Un texte argumentatif se compose de plusieurs parties :

Une introduction, dans laquelle on explique le thème et la thèse qu’on choisit de défendre :

on explique pourquoi on choisit cette thèse.

Un développement, qui est constitué de trois parties, chacune suivant ce modèle :

– On développe un premier argument en répondant aux questions : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

– On illustre cet argument avec un exemple précis et concret qu’on choisit dans la réalité.

Une conclusion, qui synthétise ce que vous avez montré et qui propose une nouvelle question

concernant le même thème ou qui ouvre la réflexion vers d’autres domaines possibles.

Procéder par étapes

1. Je lis attentivement le sujet.

2. Je repère et je souligne d’une couleur les mots-clés qui évoquent le thème du devoir et les

parties. Ici, je souligne : « Le narrateur se souvient des années passées dans un camp de prisonniers en Allemagne, des hommes qui ont vécu cette terrible épreuve », « de tels récits », « utiles », « aux lecteurs », « aux générations qui suivent ».

3. Je propose une définition des mots-clés.

Définition de l’expression-clé « de tels récits » : dans ce contexte il s’agit de récits autobiogra- phiques qui ont pour thème la vie dans les camps et la guerre en général (les autobiographies, les mémoires, les livres de souvenirs, les récits de vie qui traitent de ce thème). Définition du mot-clé « utile » : signifie « qui peut servir à quelqu’un, lui être profitable, lui procurer un avantage ; qui a un rôle efficace, qui est nécessaire » (Larousse en ligne). Définition de l’expression-clé « aux lecteurs » : ceux qui lisent actuellement. Définition de l’expression-clé « aux générations qui suivent » : à nos enfants et nos petits-enfants.

4. Je repère la forme du texte que je dois écrire.

Comme il s’agit d’un sujet de réflexion, je sais que je dois développer un texte de type argumentatif composé d’arguments et d’exemples. En témoigne l’expression-clé « Vous justifierez l’idée que vous défendez en proposant au moins trois arguments illustrés d’exemples ». Je conjugue donc les verbes au présent.

5. Je reformule ce que je dois faire.

Je sais que je dois écrire un texte argumentatif dans lequel je choisis de montrer que lire des récits autobiographiques qui évoquent l’horreur des camps (et les atrocités liées à la guerre) est profitable

Français brevet

Le sujet Pas à pas

et nécessaire OU dans lequel je choisis de montrer que la lecture de ce type de récit est inutile et peu nécessaire.

Comme le sujet est une question ouverte, vous pouvez traiter le sujet de différentes manières :

Solution 1 : Vous choisissez le point de vue suivant : oui, lire ce type de récit est profitable et nécessaire (point de vue A). Vous développez trois arguments illustrés d’exemples pour défendre cette thèse. Solution 2 : Vous choisissez le point de vue suivant : non, lire ce type de récit est inutile et peu nécessaire (point de vue B). Vous développez trois arguments illustrés d’exemples pour défendre cette thèse. Solution 3 : Dans une première partie, vous choisissez de défendre le point de vue A ou B à l’aide de deux arguments illustrés d’exemples. Puis, dans une deuxième partie, vous choisissez de nuancer (sans vous contredire) ce que vous avez affirmé dans la première partie à l’aide d’un argument illustré d’un exemple. Modèle 1 : Le point de vue A est valable mais dans une certaine mesure le point de vue B est acceptable aussi. Modèle 2 : Le point de vue B est valable mais dans une certaine mesure le point de vue A est acceptable aussi. Astuce : il est certainement plus facile – et plus convaincant – de montrer qu’il est intéressant et utile de lire des récits autobiographiques, dont le thème est la vie dans les camps.

6. Je m’interroge pour trouver des arguments et des exemples : pour cela, je reprends les mots-clés

qui indiquent le thème du sujet. Ici, « Le narrateur se souvient des années passées dans un camp de prisonniers en Allemagne, des hommes qui ont vécu cette terrible épreuve. Pensez-vous que de tels récits soient utiles aux lec- teurs, aux générations qui suivent ? » Quels sont les récits traitant du même thème que je connais ? Quels sentiments ai-je ressentis en les lisant ? Est-ce qu’il me paraît utile et nécessaire, aux géné- rations qui suivent, de lire de tels récits ? Pourquoi ? Au contraire, est-ce que je juge que la lecture de tels récits est inutile et peu intéressante pour les générations à venir ? Pourquoi ? Astuce : Pour trouver des exemples, je pense aux livres que j’ai lus et aux films que j’ai vus en cours de français et d’histoire-géographie.

7. J’établis le plan de mon devoir.

L’introduction Elle doit servir à exposer le problème et à introduire le thème. Expliquez l’importance du thème de la guerre et des camps de prisonniers dans la littérature. Le plus souvent, on rédige l’introduction au présent. Le développement de l’argumentation Il devra comporter deux ou trois parties. Chaque partie justifiera le fait qu’il est profitable et nécessaire que les générations suivantes lisent des récits autobiographiques qui traitent du thème de la guerre en général. Pour chacune des parties il faudra trouver un argument et l’expliciter à l’aide d’un exemple. Tout comme dans l’introduction, le temps utilisé sera le présent.

Sujet 3 – Le sujet Pas à pas

Il faudra veiller à utiliser :

) ;

– des connecteurs logiques (en premier lieu, de plus, ensuite, enfin, en effet, dès lors, de fait, par

– des modalisateurs de la certitude (il est évident, il est certain, assurément, incontestablement

conséquent, donc, ) ;

– des phrases de type exclamatif et des questions rhétoriques pour souligner votre désir de convaincre, des hyperboles pour souligner votre détermination.

La conclusion La conclusion du devoir doit être l’occasion de faire un bilan sur le sujet et d’insister par exemple sur le devoir de mémoire.

8. Je relis attentivement mon devoir.

Le thème de la guerre, des camps de travail et des camps de concentration dans les programmes

Programme de troisième :

– - » L’engagement » ;

– » Réflexion et questionnement » ;

– » L’homme et la société » ;

– » La Seconde Guerre mondiale » : L’Ami retrouvé, Fred Uhlman.

– » Romans et nouvelles des xx e et xxi e siècles porteurs d’un regard sur l’histoire et le monde contemporains » : Inconnu à cette adresse, Kressmann Taylor.

Le thème de la guerre, des camps de travail et des camps de concentration en général et susceptibles d’être abordés en classe de troisième

Livres : Si c’est un homme, Primo Levi ; Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel ; La mort est mon métier, Robert Merle ; Nuit et Brouillard, Jean Cayrol ; Auschwitz expliqué à ma fille, Annette Wieviorka. BD : Maus, Art Spiegelman. Films : La Rafle, Rose Bosch ; La vie est belle, Roberto Benigni ; La Liste de Schindler, Steven Spielberg ; Shoah, Claude Lanzmann ; Nuit et Brouillard, Alain Resnais.

Le thème de la guerre, des camps de travail et des camps de concentration sur Internet

http ://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php ?ModuleId=95 http ://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php ?lang=fr&ModuleId=221 http ://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/camps-de-concentration/35863

Vers la seconde : le thème de la guerre en général

Candide, Voltaire ; Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline ; Rhinocéros, Eugène Io- nesco.

Français brevet

Des citations sur les camps

Le sujet Pas à pas

« La vraie barbarie, c’est Dachau ; la vraie civilisation, c’est d’abord la part de l’homme que les camps ont vu détruire. » (André Malraux, Anti-mémoires)

« Où il n’y a pas d’humour, il n’y a pas d’humanité, où il n’y a pas d’humour, il y a le camp de

concentration. » (Eugène Ionesco, Notes et Contre-notes)

« Il était et il est impossible à une victime de ces camps de concentration d’expliquer à ceux qui l’avilissent qu’ils ne doivent pas le faire. » (Albert Camus, Actuelles I, Chroniques 1944-1948)

I. Questions
I. Questions

a) Cette figure de style est une énumération. Cette figure de style est une énumération.

b) Le narrateur insiste sur le laisser-aller phy- sique et moral des prisonniers, sur leur déses- poir : ils sont sales, abattus, ils pleurnichent.

Ce mot est formé sur le radical « espéré »,

le participe passé du verbe « espérer » ; il est précédé du préfixe de sens négatif, contraire,

« dés ». « Désespoir » et « désespérément »

sont deux mots de la même famille que le mot

« désespéré ».

Robert fait croire à la présence d’une femme

en lui parlant, en lui caressant le menton , en lui baisant la main ; il lui offre le bras, s’incline de- vant elle, il lui fait même la cour ! Il agit vrai- ment comme si elle était là, avec lui, dans ce block.

Les termes « courtoisie » et « ours » s’op-

posent, car l’ours est un animal sauvage, bru- tal, brusque dans ses gestes. Robert essaie de se montrer courtois, poli mais il reste maladroit à cause du contexte dans lequel il se trouve.

La bonne réponse est la réponse b. parce que

se gratter les poils devant une femme, ça ne se fait pas.

Dans cette phrase, il manque le pronom

« il ». La phrase correcte est « Il y en a parmi

vous qui font semblant de ne pas la voir. » Ro- bert fait cette erreur car il s’exprime oralement. Son langage est informel.

Le mot « gueule » est généralement réservé

aux animaux. Les hommes sont donc comparés

à des animaux. En effet, les prisonniers sont si

« sales » que l’atmosphère est « puante » . Ils

geignent , pleurnichent . Ils se grattent les poils

à l’image de Janin. Ils ne se conduisent plus

comme des hommes et ont perdu toute dignité

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Sujet 3 – Le corrigé

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a) Les niveaux de langue sont le niveau fa-

milier dans la première phrase (« un sacré ef- fort », « je cogne ») et le niveau soutenu dans la seconde phrase.

b) Robert mêle les niveaux de langue parce qu’il s’adresse à ses camarades prisonniers et veut se faire comprendre et obéir. Ensuite, il parle bien car il est à côté d’une grande dame à qui il fait la cour : il veut se montrer respec- tueux et digne d’elle en évitant d’employer un niveau de langue relâché, familier, comme avec ses camarades.

Les camarades de Robert sont d’abord in-de langue relâché, familier, comme avec ses camarades. téressés : « quelques manifestations d’intérêt » et

téressés : « quelques manifestations d’intérêt »

et ahuris : « avec ahurissement » , puis « com- plètement ahuris » ; ils le prennent aussi pour un fou : « T’es fou ? » . Ensuite, ils restent si- lencieux : « bouche bée, en silence » et res- pectueux car ils craignent la force de Robert :

« Personne ne dit rien » ; « se taisaient respec- tueusement ». Enfin, ils comprennent ce que veut faire Robert, ils entrent donc dans son jeu pour retrouver leur dignité, ce qui améliore leur

moral : « [ le moral du block K remonta sou- dain de plusieurs crans » .

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En premier lieu, ce texte me fait penser

au livre qui s’appelle Le Dernier Jour d’un condamné, de Victor Hugo. Comme dans ce texte, le lieu de l’action est la prison et le per- sonnage principal est un prisonnier, condamné à mort. Les personnages se ressemblent car ils connaissent la même souffrance morale. Dans l’extrait de La Promesse de l’aube, les prison- niers sont désespérés et ahuris ; le condamne à mort, lui, nous fait part de ses angoisses et de ses cauchemars.

Ce texte me fait également penser au film qui s’appelle Un Prophète car le thème abordé est

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Le corrigé

aussi l’enfermement et la prison Comme les personnages du texte, le héros, Malik El Dje- bena, connaît la violence et la souffrance liées au milieu carcéral. Comme les prisonniers, mais différemment, il va trouver un moyen de lutter pour survivre : en effet, au fil des mis- sions que l’on va lui confier, il va s’endurcir et gagner la confiance d’un clan, celui des Corses.

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Robert utilise cette fiction de la grande

dame imaginaire pour prémunir ses camarades contre la déchéance physique et morale. En effet, la présence imaginaire de cette femme doit, selon Robert, contraindre les prisonniers à

changer leurs attitudes puisqu’ils sont « sales, désespérés », « ils geign[ent], se plaign[ent] et blasph[èment] ». En effet face à une femme, un homme doit se montrer respectueux et courtois.

En inventant cette fiction, Robert veut proté- ger ses camarades d’un laisser-aller total, de la perte définitive de leur dignité et de leur huma- nité. Incontestablement, il parvient à atteindre son but. En effet, à la fin du texte, les prison- niers comprennent la démarche de Robert, ils entrent donc dans son jeu, ce qui leur redonne

confiance et améliore leur moral : « [ le mo- ral du block K remonta soudain de plusieurs crans ».

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II. Réécriture
II. Réécriture

Un jour, par exemple, j’étais entré dans le block mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras

à une femme. Ils étaient écroulés dans leurs coins, sales, écœurés, désespérés. [ Je traversai

la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire sous leurs regards médusés, puis je fis le geste de l’inviter à s’asseoir sur mon lit.

]

III. Dictée
III. Dictée

Le texte est un autre extrait de l’œuvre de Romain Gary, Les Racines du ciel : nous retrouvons le récit à la première personne, le récit de souvenirs au passé, le présent de l’énonciation. Plusieurs verbes sont conjugués au présent de l’indicatif, accordés avec leur sujet : je dois, j’essaye, c’est. Plusieurs verbes sont conjugués au plus-que-parfait de l’indicatif, avec l’auxiliaire avoir ; leur participe passé ne s’accorde pas car le COD est placé après : j’ai contracté, (un camarade) qui avait eu. Deux verbes sont conjugués avec l’auxiliaire être ; le participe passé s’accorde avec le sujet : il s’était mis, il était devenu.

Trois verbes sont à l’imparfait de l’indicatif ; les terminaisons sont identiques pour les verbes des trois groupes : il sentait (troisième personne du singulier), les murs allaient (troisième personne du pluriel), les Allemands le trouvaient (troisième personne du pluriel). Des verbes du premier groupe sont à l’infinitif car ils sont précédés d’une préposition : de m’ac- quitter, à penser, en train de rigoler ; on peut les remplacer par un verbe du deuxième ou du troisième groupe pour savoir qu’ils sont à l’infinitif en -er (j’essaye de finir, il s’était mis à réflé- chir, en train de rire). D’autres verbes sont à l’infinitif car ils dépendent d’un verbe qui n’est pas un auxiliaire : (je dois) dire, (allaient l’) étouffer.

Sujet 3 – Le corrigé

Les déterminants indiquent le nombre (singulier ou pluriel) du nom qu’ils déterminent : une dette, les éléphants, un camarade, cette idée, quelques jours, un