Vous êtes sur la page 1sur 2

avec le Corrigés bac 2018

Bac Pondichéry 2018

Matière : SES Spécialité sciences sociales et politiques

Série es

Plan de correction Sujet A.

SUJET : Montrez que les institutions de l’Union européenne mettent en œuvre une
gouvernance multi- niveaux.

La question posée renvoie à celle du pouvoir en Europe. Avec la construction européenne,


beaucoup ont craint un abandon de la souveraineté nationale, la perte de l’autonomie propre à
chaque État. Cette crainte s’est justifiée dans le domaine monétaire, avec la mise en place de
l’Euro, monnaie unique qui supposait d’accepter un pouvoir fort de la Banque Centrale
Européenne.

Dans de nombreux autres domaines, la question du pouvoir ’est posée avec force. Pouvait-on
construire l’Union européenne sans lui donner de pouvoirs (auquel cas elle deviendrait
inutile) ? Pouvait-on à l’inverse, négliger l’importance des niveaux « inférieurs » que sont les
États et les pouvoirs locaux (régions, villes...) ? La réponse a été donnée sous la forme du
concept de « gouvernance multi-niveaux ».

C’est ainsi que les institutions européennes gardent une compétence exclusive sur les
domaines qui, par exemple, relèvent de l’Union douanière, la politique monétaire, la politique
de la concurrence... En revanche, elles partagent les compétences avec les États dans les
domaines sur lesquels l’UE serait moins efficace (agriculture, transports, environnement... ).

En outre, l’UE est amenée à intervenir, auprès des États, par des aides au financement sur des
projets nationaux (doc 2). La création du « Comité des régions » en 1994 (doc 1) va dans ce
sens. Sans avoir de véritable pouvoir, ce comité est consultatif mais joue le rôle d’un groupe
de pression auprès des instances de décision européennes. Sa légitimité se fonde sur sa
proximité avec la population et la défense de ses intérêts.

1
avec le Corrigés bac 2018

Plan de correction Sujet B.

SUJET : Montrez que les attitudes politiques dépendent d’une socialisation qui s’effectue tout
au long de la vie.

Les attitudes politiques traduisent des niveaux d’intérêt à l’actualité et aux discours, des
préférences plus ou moins marquées dans l’espace des idées, des motivations variables quant
à l’engagement politique. Ces comportements renvoient aux modalités de la socialisation de
chacun et aux normes et valeurs que l’on reçoit de notre environnement tout au long de notre
existence.

Lors de la socialisation primaire, en particulier familiale, l’individu est influencé dans sa


représentation du monde et la place qu’il a – ou non – à y tenir. La famille transmet par
exemple une ambition qui n’est pas la même selon le milieu dans lequel on se trouve. Les
comportements politiques, les opinions que l’on souhaite défendre ou voir défendues, se
trouvent inévitablement marqués par ces expériences. Voter ou s’abstenir, adhérer aux valeurs
de droite ou de gauche, sont des choix souvent répétés de génération en génération. Les
échanges intra-familiaux sont aussi susceptibles d’influencer les individus (doc 2).

Mais les attitudes politiques peuvent aussi être en rupture avec cet héritage familial car
d’autres agents de socialisation interviennent au cours de la vie : médias, groupes de pairs,
milieu professionnel... L’évolution du contexte politique interfère aussi dans les
comportements. L’histoire personnelle est unique et chaque personne subit ainsi une «
pluralité d’influences socialisatrices » (doc 1).

C’est ce qui fait que le comportement de chacun en matière politique ne peut être déterminé à
l’avance.