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MODULE DE SOUTIEN ISO 22000
MODULE DE
SOUTIEN
ISO 22000

N°13

Gestion des PRP :

Nettoyage et désinfection

MODULE DE SOUTIEN ISO 22000 N°13 Gestion des PRP : Nettoyage et désinfection
Définitions Les notions de nettoyage et de désinfection sont définies dans la norme NF V01

Définitions

Les notions de nettoyage et de désinfection sont définies dans la norme NF V01 002:2008

sont définies dans la norme NF V01 ‐ 002:2008 Nettoyage : Enlèvement des souillures, des résidus

Nettoyage :

Enlèvement des souillures, des résidus d’aliments, de la saleté, de la graisse ou de toute autre matière indésirable.

Désinfection : :

Réduction au moyen d’agents chimiques ou de méthodes physiques du nombre de microorganismes présents dans l’environnement jusqu’à l’obtention d’un niveau ne risquant pas de compromettre la sécurité ou la salubrité des aliments

NOTE 1 Le mot anglais sanitization, synonyme de disinfection, n’est pas utilisé dans le contexte du Codex alimentarius.

NOTE 2 Le mot anglais sanitation, selon l’usage du Codex alimentarius, désigne la lutte contre les insectes, les rongeurs, et autres animaux indésirables.

Le nettoyage et la désinfection dans la norme ISO 22000

Dans le module de soutien n°1, nous avons rappelé que la mise en œuvre des PRP était un des 4 principes important de l'ISO 22000.

Les prérequis sont les conditions et activités de base nécessaires pour maintenir tout au long de la chaîne alimentaire un environnement hygiénique approprié à la production, à la manutention et à la mise à disposition de produits finis sûrs et de denrées alimentaires sûres pour la consommation humaine. Il est précisé dans la définition que les PRP nécessaires dépendent du segment de la chaîne alimentaire dans lequel l'organisme intervient et du type d'organisme (voir l'Annexe C de l’ISO

22000:2005).

Les PRP sont traités dans la norme ISO 22000 au niveau du chapitre 7.2.

Le chapitre 7.2.3 mentionne que lors de l'élaboration de ces programmes, l'organisme doit prendre en compte les éléments suivants :

a) la construction et la disposition des bâtiments et des installations associées;

b) la disposition des locaux, notamment l'espace de travail et les installations destinées aux employés;

c) l'alimentation en air, en eau, en énergie et autres;

d) les services annexes, notamment en matière d'élimination des déchets et des eaux usées;

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et des eaux usées; Page 2 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13
e) le caractère approprié des équipements et leur accessibilité en matière de nettoyage, de

e) le caractère approprié des équipements et leur accessibilité en matière de nettoyage, de l'entretien et de maintenance préventive;

f) la gestion des produits achetés (tels que les matières premières, les ingrédients, les produits

chimiques et les emballages), des alimentations (en eau, air, vapeur et glace), de l'élimination (déchets et eaux usées) et de la manutention des produits (stockage et transport, par exemple);

g) les mesures de prévention contre la contamination croisée;

h) le nettoyage et la désinfection;

i) la maîtrise des nuisibles;

j) l'hygiène des membres du personnel;

k) tous les autres éléments nécessaires.

La spécification technique ISO/TS 22002 1:2010 : "Programmes prérequis pour la sécurité des denrées alimentaires Partie 1 : Fabrications des denrées alimentaires" vise à étayer les systèmes de management conçus pour répondre aux exigences spécifiées dans l'ISO 22000:2005, et détaille les exigences relatives à ces programmes. Elle est d'ailleurs destinée à être utilisée conjointement avec cette dernière, et non de manière isolée.

Le nettoyage et la désinfection dans la l'ISO/TS 22002-1

1. Exigences générales

Des programmes de nettoyage et de désinfection doivent être établis pour garantir que les équipements et l'environnement de fabrication des denrées alimentaires sont maintenus dans un état d'hygiène satisfaisant. Ces programmes doivent être surveillés afin de garantir leur adéquation et leur efficacité permanentes.

2. Produits et équipements de nettoyage et de désinfection

Les installations et les équipements doivent être maintenus dans un état qui facilite le nettoyage et/ou les opérations de maintien de l’hygiène, par voie humide ou par voie sèche.

Les produits et substances chimiques de nettoyage et de désinfection doivent être clairement identifiés, de qualité alimentaire, entreposés séparément et uniquement utilisés conformément aux instructions du fabricant.

Les outils et équipements doivent être de conception hygiénique et maintenus dans un état qui ne constitue pas une source potentielle de corps étrangers.

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de corps étrangers. Page 3 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1
3. Programmes de nettoyage et de désinfection Des programmes de nettoyage et de désinfection doivent

3. Programmes de nettoyage et de désinfection

Des programmes de nettoyage et de désinfection doivent être établis et validés par l'organisme afin de garantir que toutes les parties de l'établissement et des équipements sont nettoyées et/ou désinfectées conformément à un planning défini, y compris le nettoyage des équipements de nettoyage.

Les programmes de nettoyage et/ou désinfection doivent spécifier au minimum :

a) les zones, équipements et ustensiles à nettoyer et/ou désinfecter ;

b) les responsables des tâches spécifiées ;

c) la méthode et la fréquence de nettoyage/désinfection ;

d) les dispositions de surveillance et de vérification ;

e) les inspections après nettoyage ;

f) les inspections avant la remise en service.

4. Systèmes de nettoyage en place (NEP)

Les systèmes NEP doivent être séparés des lignes de production actives.

Les paramètres des systèmes NEP doivent être définis et surveillés (y compris le type, la concentration, la durée de contact et la température de tout produit chimique utilisé).

5. Surveillance de l'efficacité des opérations de maintien de l’hygiène

Les programmes de nettoyage et d’opérations de maintien de l’hygiène doivent être surveillés à des fréquences spécifiées par l'organisme afin de garantir leur adéquation et leur efficacité continues.

Dispositions efficaces de nettoyage et de désinfection en industries agroalimentaires

L’hygiène des surfaces consiste à éliminer les souillures (organiques et minérales) et à désinfecter, ceci sans corrosion, pour obtenir un état sanitaire conforme aux objectifs définis.

UNE DÉSINFECTION NE DOIT ÊTRE RÉALISÉE QU’APRES UN NETTOYAGE CORRECT.

Les opérations de nettoyage et de désinfection ont pour but d'éliminer et/ou de maîtriser :

ont pour but d'éliminer et/ou de maîtriser : Les dangers biologiques : altération des produits par

Les dangers biologiques : altération des produits par des contaminants, souillures, micro organismes.

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micro ‐ organismes. Page 4 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1
Les dangers chimiques : liés aux produits de nettoyage et de désinfection non utilisés dans

Les dangers chimiques : liés aux produits de nettoyage et de désinfection non utilisés dans de bonnes chimiques : liés aux produits de nettoyage et de désinfection non utilisés dans de bonnes conditions.

Les dangers physiques pouvant provenir d'altération de matériel par une méthode ou produits de nettoyage et de physiques pouvant provenir d'altération de matériel par une méthode ou produits de nettoyage et de désinfection non adaptés (corrosion).

La maîtrise de ces dangers contribue également de prévenir les pannes de l'outil de production.

La maîtrise de l’état sanitaire dépend d’un plan d’hygiène adapté.

Le plan d’hygiène doit tenir compte du produit fabriqué, du process mais aussi des facteurs suivants qui doivent faire l’objet d’un audit préalable à l’établissement du plan d’hygiène.

6. Audit préalable

Etat de l’usine (bâtiment murs, sol, plafond) de l’usine (bâtiment murs, sol, plafond)

Etat et conception des machines de production (conception hygiénique du matériel Norme NF XP U60 – et conception des machines de production (conception hygiénique du matériel Norme NF XP U60 – 010 / ISO 14159)

Disposition des équipements (accessibilité, marche en avant…)

Matériaux inertes vis à vis des aliments, comme des détergents et des désinfectants (inox, polymères…)

Rugosité minimale pour que le bio nettoyage soit efficace,

Aisément inspectable : facile à démonter ou fermés jointivement,

Accessibles pour les opérations de nettoyage (démontage…),

Ecoulement des eaux de condensation, de lavage et de rinçage vers l’extérieur (boitiers IP 55)

Niveau d’usure

Niveau de corrosion

Niveau de protection : opposition fréquente entre sécurité et nettoyabilité.

Qualité de leur entretien (préventif, curatif).

Etat du site (sol, murs, réseau électrique, moteurs…). du site (sol, murs, réseau électrique, moteurs…).

Moyens de lavage au regard des équipements (moyens adaptés au besoin par exemple pression, température et de lavage au regard des équipements (moyens adaptés au besoin par exemple pression, température et débit eau).

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et débit eau). Page 5 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1
Produits de lavage et désinfection Niveau de salissure en fin de production. Ce niveau dépend

Produits de lavage et désinfection de lavage et désinfection

Niveau de salissure en fin de production. Ce niveau dépend quelquefois du comportement de la production. de salissure en fin de production. Ce niveau dépend quelquefois du comportement de la production. La production a une incidence sur le niveau de pénibilité du nettoyage.

Cet audit permet de dégager des points d’amélioration et éventuellement d’éliminer des points bloquants. Cela simplifie le plan d’hygiène (facilité d’exécution, sécurité, économies d’énergie, d'eau, de temps, limitation de la corrosion).

7. Les 4 facteurs composant le nettoyage

Un bon nettoyage se fait toujours avec TACT :

Temps de contact :

Optimisation des temps en fonction des applications :

MousseOptimisation des temps en fonction des applications : Circulation Aspersion Trempage T empérature A ction

Circulationdes temps en fonction des applications : Mousse Aspersion Trempage T empérature A ction mécanique Surface

Aspersiontemps en fonction des applications : Mousse Circulation Trempage T empérature A ction mécanique Surface :

Trempagefonction des applications : Mousse Circulation Aspersion T empérature A ction mécanique Surface : pression

Température

Action mécanique

Surface : pression optimale au point d’impact Circuit : vitesse de circulation dans les tuyauteries Brossage, bullage

de circulation dans les tuyauteries Brossage, bullage C oncentration du détergent Elimination des souillures

Concentration du détergent

Elimination des souillures (dégraissage, tensio activité) Performance du nettoyage (réaction chimique détergent)

Détergent adapté

ACTION MECANIQUE(réaction chimique détergent) Détergent adapté L’eau (pression – débit – type buse – vitesse

L’eau (pression – débit – type buse – vitesse circulation dans un circuit)

Le brossage – raclage (manuel ou mécanique)

Aspiration ou soufflerie (air). Privilégier l’aspiration.

Le bullage (chimie)

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Le bullage (chimie) Page 6 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1
TEMPERATURE La température de l’eau améliore le dégraissage (solubilisation des graisses) et abaisse la

TEMPERATURELa température de l’eau améliore le dégraissage (solubilisation des graisses) et abaisse la tension

La température de l’eau améliore le dégraissage (solubilisation des graisses) et abaisse la tension superficielle de l’eau de lavage.

La température influence la tension superficielle du produit détergent ou désinfectant (nettoyage des circuits)

L'augmentation de la température accélère les réactions chimiques.

La température de l’eau de lavage des surfaces ouvertes souhaitée est de 50°C à 55°C. Pour le lavage en NEP ou en trempage, les températures peuvent être beaucoup plus élevées pour compenser une action mécanique limitée.

L’eau ne doit pas être trop chaude pour certaines souillures (exemples coagulation protéines : albumine 62°C, du sang…).

TEMPS D’ACTION D’ACTION

: albumine 62°C, du sang…). TEMPS D’ACTION Le temps d’action est facile à maîtriser pour la

Le temps d’action est facile à maîtriser pour la circulation et le trempage.

Pour le nettoyage des surfaces ouvertes (verticales), le temps d’action est limité et peut être optimisé en fonction de la qualité de l’application d’un détergent (mousse + formation opérateur).

Le temps est moins coûteux lorsque qu’une opération s’effectue en temps masqué et peut améliorer l’efficacité du nettoyage.

Attention, un temps d’application prolongé de certains produits chimiques peut entraîner une détérioration du support.

DETERGENT

Le détergent doit être adapté à la composition « organo minérale » de la souillure, au support à nettoyer, au mode d’application et à la sécurité des opérateurs.

Certaines applications peuvent être optimisées pour limiter le coût d’utilisation et économiser du temps (exemple nettoyage fours…).

TOUJOURS PENSER QUE LE NETTOYAGE EST UN MIX DE CES 4 FACTEURS

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DE CES 4 FACTEURS Page 7 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13
8. Le plan d'hygiène Un plan d'hygiène s'appuie le plus souvent sur 4 phases :

8. Le plan d'hygiène

Un plan d'hygiène s'appuie le plus souvent sur 4 phases :

s'appuie le plus souvent sur 4 phases : Le prélavage La détergence La désinfection Le rinçage

Le prélavage

La détergence

La désinfection

Le rinçage final

LE PRELAVAGE

Le prélavage, notamment pour le nettoyage des surfaces ouvertes, est l’opération la plus technique et la plus couteuse en temps, équipements, eau et énergie (60 à 75% du temps, 70% à 80% de l’eau et énergie, 60 à 70% du coût des équipements de lavage).

Le prélavage participe grandement au résultat sanitaire permis par le plan d’hygiène.

résultat sanitaire permis par le plan d’hygiène. PRELAVAGE DES SURFACES OUVERTES Avant de commencer une

PRELAVAGE DES SURFACES OUVERTES

Avant de commencer une phase de prélavage il est recommandé d’effectuer un déblayage en cas de présence importante de souillures notamment au sol. Cela limite les rejets dans les eaux de lavage dirigés vers la station d’épuration.

Le prélavage nécessite avant tout de l’eau permettant une action mécanique et une solubilisation des graisses grâce à sa température suffisante.

L’action mécanique dépend de la pression, du débit d’eau, du type buse employée.

La pression et le débit définissent la force d’impact. et le débit définissent la force d’impact.

Un débit faible (exemple 1000 l/h) à une pression élevée (150 bars) a un impact élevé mais il y a un effet décapage (érosion de la surface) préjudiciable à l’obtention d’un état sanitaire correct.

La force d’impact dépend également du type de buse (angle du jet). force d’impact dépend également du type de buse (angle du jet).

Pour exemple : L’angle de la buse est un compromis entre la force d’impact et la vitesse d’exécution (surface couverte par le jet). Les angles les plus employés sont 15° et 25°.

Afin de définir un bon prélavage, les points suivants peuvent être retenus :

Toujours commencer par la demande nécessaire au bout du tuyau des opérateurs.

La demande de l’opérateur (débitpression) dépend:

Du type de souillure (abattoir, découpe, plats cuisinés, légumes…)

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légumes…) Page 8 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1 – Créé
De la quantité de souillures (dépend de la production et ensuite du déblayage). De l’état

De la quantité de souillures (dépend de la production et ensuite du déblayage).

De l’état de la souillure (sèche…)

De l’accessibilité pour éliminer la souillure.

Du temps alloué pour nettoyer.

De la température de l’eau.

Le Prélavage est une phase technique qui nécessite :

Un équipement surpression adapté (souillures et personnel).

Un équipement surpression en bon état (maintenance).

Une température d’eau correcte et constante.

Un personnel bien formé.

Une sousqualité ou une surqualité coûte cher.

Définir un bon niveau de prélavage (phase essentielle).

Les équipements doivent être visuellement propres (pas de souillures inférieures à 2 mm).

Surtout ne pas oublier les surfaces difficiles d’accès en démontant les équipements si nécessaires et en adaptant les buses.

Un automatisme peut aider à améliorer un prélavage.

Respecter la marche en avant (zone propre zone sale).

La qualité et le comportement des opérateurs de production ont une influence non négligeable sur le prélavage.

De mauvais résultats microbiologiques obtenus en fin de plan d’hygiène (après désinfection) peuvent avoir pour cause un prélavage non maîtrisé, insuffisant.

pour cause un prélavage non maîtrisé, insuffisant. PRELAVAGE CIRCUITS L’efficacité du prélavage dépend

PRELAVAGE CIRCUITS

L’efficacité du prélavage dépend de la vitesse du fluide dans les circuits, de la température de l’eau, des types de buses employées (type de jet, toutes les zones atteintes) et du temps de circulation.

Une vitesse minimale de 2 m/s est conseillée.

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m/s est conseillée. Page 9 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1
LA DETERGENCE CHOIX DES PRODUITS Le choix des produits détergent doit tenir compte : De
LA DETERGENCE CHOIX DES PRODUITS Le choix des produits détergent doit tenir compte : De

LA DETERGENCE

CHOIX DES PRODUITS PRODUITS

Le choix des produits détergent doit tenir compte :

De la nature de la souillure (organique, minérale)

De la constitution des supports (inox, polymères, matériaux sensibles de type aluminium…)

De la configuration du matériel (accessibilité…)

De la qualité de l’eau utilisée pour le nettoyage (dureté)

De l'environnement du nettoyage et de l'adaptation des produits au mode d’application (mousse, circulation, lavage manuel, trempage)

De la compatibilité avec la production (produits biologiques, temps alloué pour le nettoyage, …)

De la sensibilisation aux rejets en matières polluantes.

De la sécurité du personnel (produits avec le minimum de risque).

Choix du détergent en fonction de la souillure :

ORGANIQUES : alcalins, alcalins chlorés, détergents neutres usage manuel.

MINERALES: acide.

Les détergents alcalins peuvent avoir une action sur les dépôts minéraux par ajout de complexants dans leur formulation.

COMPOSANTS BASE DES DETERGENTS BASE DES DETERGENTS

ALCALIN

Base alcaline : principalement soude, potasse.

Hypochlorite de sodium: source d'oxydant (blanchiment) ou de désinfectant.

Pour des raisons environnementales et sécurité du personnel (chloramine) le chlore peut être remplacé par le peroxyde d’hydrogène.

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d’hydrogène. Page 10 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1 – Créé
  Complexants : séquestrer la dureté de l'eau ou solubiliser les dépôts minéraux. Inhibiteur de
 

Complexants : séquestrer la dureté de l'eau ou solubiliser les dépôts minéraux.

Inhibiteur de corrosion : compatibilité avec les supports

Tensio actifs : améliorer la détergence et augmenter l'accessibilité à la souillure

Dispersants : éviter la redéposition en trempage

Agents moussants : créer la mousse

ACIDE

 

Base acide : phosphorique, nitrique, lactique…

Source d'acidité pour les dépôts minéraux et une partie de la matière organique

Tensio actifs : abaisser la tension superficielle pour le décollement de la souillure et augmenter l'accessibilité.

Inhibiteur de corrosion : compatibilité avec les supports

Agents moussants : créer une mousse

les supports Agents moussants : créer une mousse LA DESINFECTION La désinfection est une opération au

LA DESINFECTION

La désinfection est une opération au résultat momentané permettant d’éliminer ou de tuer les micro organismes et/ou d’inactiver les virus indésirables, portés par des milieux inertes contaminés, en fonction des objectifs fixés.

Dans le processus de désinfection, la méthode d’application est au moins aussi importante que le désinfectant luimême. Il faut appliquer le désinfectant en quantité suffisante (concentration produit et volume solution) sur TOUTE la surface durant un temps minimum.

La désinfection s’effectue sur une surface propre.

La désinfection s’effectue sur une surface propre. LES DIFFERENTES METHODES D’APPLICATION Il existe

LES DIFFERENTES METHODES D’APPLICATION

Il existe plusieurs méthodes d'application. Parmi les plus utilisées, on retrouve l'application par :

MOUSSE : pour une meilleure visualisation.

PULVERISATION (privilégier une pulvérisation fine)

TREMPAGE (le temps de trempage peut être prolongé pour maintenir les équipements en sanitation).

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en sanitation). Page 11 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1 –
TRAITEMENT D’AMBIANCE : minimum de volume de solution désinfectant pour obtenir une saturation de l’air

TRAITEMENT D’AMBIANCE : minimum de volume de solution désinfectant pour obtenir une saturation de l’air satisfaisante. Ce point est aussi important que la concentration de la solution.

CIRCULATION: la solution désinfectante doit pouvoir atteindre l’ensemble des surfaces. Le débit des pompes de circulation doit permettre de remplir complètement les circuits et ces derniers doivent être exempts de points morts.

ces derniers doivent être exempts de points morts. NORMES DE COMPARAISON DES DESINFECTANTS Les

NORMES DE COMPARAISON DES DESINFECTANTS

Les désinfectants peuvent être comparés entre eux grâce aux normes désinfectantes :

Bactéricidie : EN 1040, EN1276

Fongicidie : EN 1275

Sporicidie : EN 13704

NFT 72 281 : Bactéricidie, Fongicidie, Sporicidie

NFT 72 ‐ 281 : Bactéricidie, Fongicidie, Sporicidie Elaboration de son plan d'hygiène Définir qui fait

Elaboration de son plan d'hygiène

Sporicidie Elaboration de son plan d'hygiène Définir qui fait quoi ? Equipe de nettoyage

Définir qui fait quoi ?

Equipe de nettoyage

Equipe de production

Service Maintenance (démontage)

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(démontage) Page 12 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1 – Créé
Identifier toutes les composantes du plan d’hygiène Process : matériel, sol, mur… Environnement : air

Identifier toutes les composantes du plan d’hygiène toutes les composantes du plan d’hygiène

Process : matériel, sol, mur…

Environnement : air circuit de ventilation, égout, évaporateur, accès usine

Maîtrises des opérations « annexes » des opérations « annexes »

Interventions du service maintenance : formulation des procédures.

Formation des opérateurs des opérateurs

Hygiène

Sécurité : utilisation et manipulation en toute sécurité.

Le plan de nettoyage et de désinfection peut se dérouler en plusieurs points : 7 points – 5 points et 3 points.

plusieurs points : 7 points – 5 points et 3 points. Par exemple, l’utilisation d’un produit

Par exemple, l’utilisation d’un produit élaboré peut autoriser le passage d’un plan d’hygiène en 7 points à un plan d’hygiène en 5 points. Les produits élaborés ont une incidence favorable sur :

Le gain de temps

La consommation d’énergie

La consommation d’eau

La réduction des rejets

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des rejets Page 13 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1 –
Le plan d’hygiène doit être maîtrisé chaque jour au juste niveau. Gérer son PRP nettoyage

Le plan d’hygiène doit être maîtrisé chaque jour au juste niveau.

doit être maîtrisé chaque jour au juste niveau. Gérer son PRP nettoyage et désinfection dans une

Gérer son PRP nettoyage et désinfection dans une logique "Responsable"

La société ALCAL est pionnière dans le développement de produits d’hygiène professionnels « éco conçus ». Elle a développé une gamme complète de produits Eco certifiés (Gamme SYMBIOZ) répondant à l’ensemble des besoins du nettoyage et de la désinfection pour surfaces ouvertes et circuits.

Les produits ALCAL allient Efficacité et Economie car utilisés à plus faible concentration, avec une économie des consommables associés (eau, énergie, Temps…), avec une « biodégrabilité » importante et rapide.

avec une « biodégrabilité » importante et rapide. L’APPROCHE DEVELOPPEMENT DURABLE "Le développement

L’APPROCHE DEVELOPPEMENT DURABLE

"Le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs".

des générations futures de répondre aux leurs". Besoins présents On ne peut pas se passer

Besoins présents

On ne peut pas se passer d’hygiène, de nettoyage et dans certains cas de désinfection (Maladies, mortalité infantile, lutte contre les épidémies, longévité, etc.)

Il y a aussi une nécessité d’augmenter la sécurité d’emploi pour les opérateurs en charge du nettoyage et de la désinfection (brûlure, toxicité, etc.) et limiter les rejets et leur impact sur l’environnement.

Il est possible d’agir pour concilier ces exigences grâce à l'utilisation des produits ECOCERTIFIES.

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ECOCERTIFIES. Page 14 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13 v1 – Créé
Un produit ECOCERTIFIE suivant un cahier des charges spécifique ALCAL est un produit avec des

Un produit ECOCERTIFIE suivant un cahier des charges spécifique ALCAL est un produit avec des exigences supplémentaires pour mieux préserver l’environnement et la santé des utilisateurs.

l’environnement et la santé des utilisateurs. La démarche ECOCERT Référentiel « Détergents

La démarche ECOCERT

Référentiel « Détergents écologiques »

Tensioactifs d’origine renouvelable

Parfums et colorants d’origine naturelle

Pas d’ingrédients pétrochimiques

Ingrédients d’origine végétale

Procédés de transformation peu consommateurs d’énergie

Emballages recyclables

Traçabilité rigoureuse

Tri sélectif et limitation des rejets

Désinfection possible

Etiquetage exhaustif

Biodégradabilité des séquestrants > 60%

exhaustif Biodégradabilité des séquestrants > 60% Les intérêts de l’approche ECO ‐ ALCAL par

Les intérêts de l’approche ECOALCAL par l’utilisation des meilleurs LABELS :

Valoriser les ressources renouvelables

Procédés respectant l’environnement

Communication en toute transparence

Réduire les déchets d’emballages

Biodégradabilité accrue

Efficacité garantie

Réduction toxicité

accrue Efficacité garantie Réduction toxicité ALCAL maîtrise les outils pour répondre à des

ALCAL maîtrise les outils pour répondre à des demandes de meilleure prise en compte du Développement Durable en amont et en aval.

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amont et en aval. Page 15 sur 17 © AFNOR – Module de soutien – n°13
Ce module de soutien a été réalisé avec l'aimable collaboration de : Mr Christian GRIMAUD
Ce module de soutien a été réalisé avec l'aimable collaboration de : Mr Christian GRIMAUD

Ce module de soutien a été réalisé avec l'aimable collaboration de :

Mr Christian GRIMAUD – Ingénieur commercial en Hygiène Alimentaire / Contact : 06.23.95.33.33

ALCAL SAS - Membre du Groupe CHRISTEYNS

ZA Les Farges 24580 ROUFFIGNAC ST CERNIN Tél. : 05 53 05 47 01 - Fax : 05 53 05 42 45

ST CERNIN Tél. : 05 53 05 47 01 - Fax : 05 53 05 42

www.christeyns.com

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Pour aller plus loin sur le sujet :

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