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Ce livre comprend 15 chapitres. Le premier chapitre présente le
positionnement des bétons vis-à-vis du développement durable. Le
livre est ensuite organisé en deux parties. Dans la première partie
les bases scientifiques pour la formulation sont présentées
(chapitres 2 à 6). La deuxième partie du livre porte sur la
durabilité des bétons dans leur environnement (chapitres 7 à 15).

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La durabilité d’un ouvrage est un des points clés du
développement durable, car plus elle est importante plus l’impact
environnemental global diminue. Ce qu’illustre cette photo du
pont TGV Perpignan-Figueras prévu pour durer au moins 100
ans.

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L’objectif de ce chapitre est de rappeler les bases scientifiques et
techniques nécessaires à la compréhension des phénomènes qui
interviennent dès lors que l’on mélange une poudre de ciment
avec de l’eau pour conduire à ce qui constituera la phase liante du
béton. Après une description du ciment Portland et de ses
composés, sont décrits les réactions d’hydratation et les
caractéristiques des produits formés au cours de ces réactions. Il
est aussi montré comment la microstructure de la pâte de ciment
durcie se construit par l’hydratation et pourquoi le solide formé
est poreux.

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La durabilité du béton est en grande partie fonction de la
difficulté qu’ont les agents agressifs à pénétrer dans le réseau
poreux du béton. Dans ce chapitre est présenté en premier lieu la
structure poreuse des bétons constituée de pores capillaires et de
pores d’hydrates. La perméation et la diffusion ionique des bétons
sont ensuite étudiées et les grandeurs associées (perméabilité et le
coefficient de diffusion effectif) sont définies. Ces 2 grandeurs
permettent de caractériser l’aptitude des bétons à résister à
l’intrusion des agents agressifs et donc de rendre compte des
propriétés de transfert du béton. Tout au long de ce chapitre sont
présentés des moyens d’action pour concevoir des bétons
s’opposant à la pénétration des fluides. Il est montré notamment
l’importance de la qualité de la cure comme illustré par la figure
ci-dessus.

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La stabilité chimique des hydrates est fonction des conditions
dans lesquels ils se trouvent. Elle peut être évaluée à partir d’une
approche thermodynamique qui permet de connaître les états
d’équilibre à partir de l’analyse de la solubilité des phases solides
dans l’environnement considéré. L’aspect cinétique de la stabilité
ou de la transformation des hydrates dans le béton est
principalement estimé à travers une approche de transport de
réactif qui met en jeu les lois classiques de transport de masse.
Deux exemples : attaque par l’eau pure (voir figure ci-dessus) et
attaque sulfatique externe sont présentés et illustrent les
possibilités offertes par la modélisation pour décrire les
dégradations du béton par des attaques chimiques.

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Les déformations différées des bétons d’origine physico-chimique
comme le retrait ou mécanique comme le fluage sous contrainte
peuvent mettre en cause la durabilité des ouvrages. Depuis le
célèbre épisode du sauvetage du pont sur le Veurdre par
Freyssinet (à lire dans le livre) nous savons que le béton est sujet à
des déformations différées. Ce chapitre passe en revue les causes
de ces déformations différées (retrait endogène (ou
d’autodessication), le retrait de séchage (ou de dessication), le
fluage endogène (ou fluage propre) et le fluage de séchage (ou de
dessication) et met en évidence les paramètres qui les gouvernent.
Ce chapitre aborde aussi l’aspect de l’évaluation expérimentale et
la prise en compte de ces phénomènes dans les calculs de
structure.

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Maîtriser la fissuration au jeune âge du béton est un problème
industriel pour les structures massives, celles pour lesquelles les
déformations sont gênées (voir photo ci-dessus), celles qui
présentent des variations importantes d’épaisseurs et celles à
grandes surfaces libres. Le but de ce chapitre est donc de décrire
les processus thermiques et hydriques qui génèrent les variations
dimensionnelles dans les pièces en béton (ressuage, retrait
plastique, retrait endogène et retrait thermique), de donner les
lois de comportement et les valeurs des paramètres qui entrent en
jeu.

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Les ouvrages en béton disposent aujourd’hui d’un nouveau
support normatif très complet, constitué de normes européennes
et de référentiels français qui se complètent de manière cohérente
et permettent in fine de mieux appréhender et de mieux maîtriser
la durabilité des structures en béton.

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Alors que l’approche prescriptive est basée sur des obligations de
moyens, l’approche performantielle repose sur l’utilisation
d’outils pour appréhender la durabilité du béton comme les
indicateurs de durabilité, des essais de performance sur béton, des
modèles de durabilité (déterministes ou probabilistes). Dans ce
chapitre ces outils sont présentés et quelques exemples d’ouvrages
exceptionnels, comme le pont de Rion-Antirion en Grèce où ces
outils ont été utilisés, sont exposés.

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La corrosion des armatures à la suite de la carbonatation du
béton d’enrobage et/ou de la pénétration des chlorures est la
principale cause de dégradation des ouvrages. Le processus de
corrosion qui est un phénomène électrochimique ainsi que
l’influence de certains paramètres (additions minérales,
conditions de cure, porosité (voir la figure ci-dessus qui montre
que la profondeur de carbonatation est plus grande dans le béton
courant (photos du haut) que le BHP (photo du bas)…) sont tout
d’abord décrits de manière détaillée. Ensuite sont présentés des
modèles de prédictions, les recommandations pour améliorer la
durabilité des ouvrages en béton armé, des méthodes de
diagnostic et enfin des mesures préventives.

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L’action des cycles de gel-dégel peut produire deux types de
dégradation : de la fissuration interne et de l’écaillage de surface
en présence de sels fondants. Ce chapitre s’attache à dresser un
état de l’art des connaissances actuelles sur le sujet et propose des
recommandations pour la réalisation de bétons durables au gel.
Les mécanismes fondamentaux responsables des dégradations
associées aux cycles de gel-dégel sont décrits en mettant en
évidence l’influence des différents paramètres impliqués dans la
fissuration interne et l’écaillage de surface, associée à l’utilisation
des sels de déverglaçage. Une seconde partie s’attache à analyser
l’entraînement d’air dans les bétons qui reste globalement la
meilleure parade pour formuler des bétons résistants aux cycles
gel-dégel sévères et à l’écaillage. L’aspect normatif est ensuite
abordé en mettant l’accent sur les textes européens et français
mais également canadiens.

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Ce chapitre traite des réactions d’origine interne au béton qui se
produisent sans apport d’agents agressifs dans des conditions
d’humidité élevée : les réactions alcali-silice et sulfatique interne.
Les mécanismes à l’origine de ces réactions de gonflement
interne, les facteurs influant, et les recommandations pour
prévenir les désordres y sont exposés de manière détaillée.

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L’attaque chimique du béton résulte essentiellement des réactions
de dissolution/précipitation qui se produisent lorsque les éléments
agressifs, par diffusion ionique ou par perméation de la solution,
viennent en contact avec les hydrates calciques du ciment. Les
principaux milieux agressifs (eau pure, acides, sulfates, eau de
mer, eaux usées) ainsi que les mécanismes d’attaque qui leur sont
associés sont passés en revue dans ce chapitre (voir représentation
schématique des différents processus d’attaque par l’eau de mer
ci-dessus). Des recommandations pour concevoir des bétons
chimiquement résistants ainsi que les normes et règles en vigueur
en Europe y sont aussi présentées.

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Dans ce chapitre sont tout d’abord présentés les deux types de
dégradations associées à l’action du feu sur le béton : la perte de
résistance mécanique et le détachement de matière. Puis sont
rapportées les connaissances de base qui permettent de
comprendre le comportement du béton face aux hautes
températures. Ensuite, sont détaillés les effets sur la tenue au feu
des différents paramètres de formulation des bétons (granulats,
additions minérales, fibres (l’action positive des fibres est illustrée
ci-dessus)…). Cette partie est construite à partir d’une expérience
française dont les résultats sont confrontés aux données de la
bibliographie. Et enfin, sont données les références aux normes et
recommandations.

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Les deux derniers chapitres de ce livre présentent des solutions
spécifiques apportées par les ciments d’aluminates de calcium
(chapitre 14) et par les ciments prompts naturels (chapitre 15).
Les bétons d’aluminates de calcium présentent de bonnes
résistances aux agressions chimiques et permettent une mise en
œuvre rapide. L’hydratation des ciments d’aluminates de calcium
(dont le phénomène de conversion) et les propriétés de durabilité
spécifiques des bétons alumineux sont traités dans le chapitre 14.

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Dans le cas du ciment prompt naturel (CNP) c’est sa composition
minéralogique spécifique (un liant bélitique activé par les
aluminates) qui confère aux bétons de CNP une prise rapide et
une bonne durabilité aux agressions chimiques. Dans ce chapitre
sont traités les caractéristiques du CNP, la durabilité des bétons
de CNP et les règles d’utilisation.

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