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LES ASPECTS JURIDIQUES ET

TECHNIQUES DE
L'INTRODUCTION EN BOURSE

Encadré par :
- Mr. Belamhitou Effectué par : Ibentoumert Amine
les aspects juridiques et techniques de l'introduction en bourse

Sommaire
Introduction Générale…………………………………………………………... 01
Chapitre 1 : Organisation du marché des valeurs mobilières :le cas Marocain…02
I. Définition et rôle du marché financier……………………………………..02
1- Définition du marché financier………………………………………….02
2- Rôle du marché financier……………………………………………….03
II. Organisation du marché boursier Marocain………………………………04
1- Structure du marché boursier Marocain………………………………. .05
a- Typologie de marché……………………………………………… .05
b- Système de cotation………………………………………………... 05
2- Les intervenants de la bourse des valeurs de Casablanca……………. 06
a- La société de bourse de Casablanca………………………………. 07
b- Les autorités de surveillance………………………………………. ..07
c- Les sociétés de bourse……………………………………………. ..08
d- Les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières…….. 09
e- Le dépositaire central : MAROCLEAR……………………………..... 09
f- L’association professionnelle des sociétés de bourse……………….. 10
3- Les nouveaux indices boursiers : MASI et MADEX………………………10

Chapitre 2 : les spécificités institutionnelles et juridiques des introductions en


bourse………………………………………………………………………… ..11
I- Les avantages et contraintes de l’introduction en bourse……………...... 11
1- Les avantages de l’introduction en bourse…………………………….12
2- Les contraintes et facteurs de rétirence………………………………..14
II- Souscrire à une introduction en bourse……………………………….…...15
1- Qu’est ce qu’une introduction en bourse ? …………………………….15
2- Quand doit-on souscrire à une introduction en bourse ?...................... .16
3- Comment souscrire à une introduction en bourse ? ……………………16
4- Combien coute une souscription en bourse ?................................................16
5- Quelles sont les conditions d’éligibilité à la cote ?.....................................17
Conclusion Générale…………………………………………………………….20
Bibliographie……………………………………………………………………21

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INTRODUCTION GENERALE

L'objectif de ce travail de recherche est d'étudier l'impact de l'introduction en bourse sur la


valeur de l'entreprise, laquelle valeur passe par sa performance financière et économique.
L'ampleur des besoins des capitaux de l'économie suppose un système de financement
adapté aux exigences d'un contexte nouveau. Face à une situation caractérisée par un
fléchissement de l'épargne des ménages, une insuffisance de la structure financière des
entreprises et un déséquilibre des finances publiques, apparaît plus que jamais la nécessité
d'un marché boursier moderne qui soit le lieu de rencontre d'une offre de capitaux à long
terme et d'une demande solvable.

En effet, l'émergence des marchés de capitaux a favorisé le jeu de l'offre et de la demande


dans les pays développés, ce qui a permis de passer d'une économie d'endettement qui
privilégie l'intermédiation de la banque, à un mode de financement moins coûteux et plus
souple à savoir le marché boursier.

Avec la mondialisation et le système libéral que nous vivons, L'introduction en bourse séduit de
plus en plus. Mais les entreprises Marocaines se sentent peu préparées devant la multitude de
choix qu'implique cette décision. Les autorités publiques ont fourni suffisamment d'effort pour
permettre le décollage de notre économie, c'est donc en 1929 que cette dernière pris un
engagement graduel en promulguant le code des investissements et surtout en créant la
bourse des valeurs de CASABLANCA, sous le nom de l’office de compensation des valeurs
mobilières, la dite création a permis aux entreprises de trouver une alternative adéquate aux
crédits bancaires afin de financer leurs investissement, mais l'aubaine qu'offre la bourse aux
entreprises constitue un acte crucial plus qu'évoluant dans un horizon d'incertitude.

Dans le cadre de notre travail nous essayerons d'apporter une réponse à la problématique
suivante :

« Quel est l'impact de l'introduction en bourse sur la performance de l'entreprise ? »

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Chapitre 1 : Organisation du marché des valeurs


mobilières :le cas Marocain.
La création de la Bourse de Casablanca remonte à 1929. A cette époque, elle portait le nom
d’Office de Compensation des Valeurs Mobilières.
L’importance grandissante du marché des valeurs mobilières et l’instauration du contrôle de
change, incitèrent les autorités de l’époque à améliorer et à réglementer son organisation et
son fonctionnement. En 1948, l’Office de Compensation des Valeurs Mobilières devint Office
de Cotation des Valeurs Mobilières.
Toutefois, l’organisation du marché entravait son attractivité à un moment où les épargnants
manifestaient un intérêt grandissant pour l’investissement en bourse. Pour pallier cette carence,
une réforme a
été mise en place en 1967, dotant le marché financier marocain d’une Bourse juridiquement et
techniquement organisée.
A la suite de cette réforme et plus précisément en 1986, le Maroc a entamé un Programme
d’Ajustement Structurel qui s’est achevé dix ans plus tard. Ce programme a permis au Royaume
de consolider ses équilibres fondamentaux et de maîtriser le problème de sa dette et de son
inflation.
Sept ans plus tard, en 1993, une réforme majeure du marché boursier a été engagée afin de
moderniser le marché d’une manière substantielle

I- Définition et rôle du marché financier


a- Définition
Le marché financier est le marché des capitaux à long terme. Il est le lieu privilégie de la
finance directe car les emprunteurs et notamment les entreprises ont besoin avant tout de
ressources de long terme pour financer leurs investissements. Ils offrent des titres en
contrepartie des capitaux qu'ils désirent se procurer. Ce marché permet donc de drainer
l'épargne vers des placements à long terme. Ainsi, le marché financier est, par définition, le
lieu où s'échangent les valeurs mobilières, obligations, actions, titres. On distingue deux
catégories de titres :

- Les actions ou titre de capital


- Les obligations ou les titres de créances

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Le marché financier est composé de deux compartiments bien distincts mais interdépendants :

· le marché primaire où sont créés et émises les valeurs mobilières.

· Le marché secondaire ou bourse des valeurs, où sont négociées ces valeurs mobilières

b- Rôle du marché financier


La bourse est avant tout un marché, sa fonction principale est d'organiser la rencontre entre
l'offre et la demande des titres, ce qui permet à l'épargne investie en valeurs mobilières de
retrouver à tout moment sa liquidité ou de permettre aux investisseurs d'arbitrer des titres
contre d'autres dans le cadre de la gestion de leur portefeuille. Ensuite, la bourse concourt
largement à la diffusion des actions dans le public ou autrement «la diffusion de capital de
l'entreprise ».

Pour ce qui est de la situation financière de l'entreprise, le marché boursier détermine le cours
des actions et des obligations qui permet de mesurer la valeur du marché de ces actifs
négociés entraînant ainsi leur valorisation et traduisant le degré de confiance des investisseurs
dans la santé économique des entreprises et plus particulièrement dans leur capacité à
présenter des résultats financiers susceptibles d'assurer à leurs actionnaires un niveau de
revenu satisfaisant. En ce qui concerne, la situation économique d'un pays, la bourse permet à
tous les agents économiques de prendre les meilleures décisions d'investissement.

II- Organisation du marché boursier Marocain


Dans le cadre du plan d'ajustement structurel dont il faut rappeler un des buts fondamentaux
à savoir la modernisation du financement de l'économie par le renforcement du rôle du
marché financier. Une réforme du marché financier comme on l'a signalé au début a démarré
dans l'objectif de favoriser la contribution du marché financier au financement de l'économie.

Dans le cadre de cette réforme, la Bourse de Casablanca a cherché à adopter un certain


nombre de mécanismes et de procédures adaptées aux nécessités des différentes valeurs
négociées sur le marché boursier et cela conformément aux textes législatifs et réglementaires
qui ont scindé le marché en deux côtes à savoir : La cote de la bourse. Le marché financier est
le plus adapté pour répondre aux besoins de l'entreprise en ressources longues et stables,
aujourd'hui il doit être comme le mieux placé pour répondre aux besoins de l'entreprise
marocaine, sous forme de renforcement de ses fonds propres ou de bien d'endettement à long
terme. Il représente le passage obligé pour préparer l'entreprise marocaine à affronter
l'étape de la mondialisation et de la concurrence internationale. Il est d'une évidence
incontestable que les entreprises cotées seront celles qui auront le plus de chance de pouvoir
faire face à des entreprises étrangères beaucoup plus importantes, le plus souvent cotées
elles-mêmes à l'étranger.

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1- Structure du marché boursier Marocain
a- Typologie des marchés

La Bourse de Casablanca se compose de deux marchés : le marché central et le marché de


blocs. Les transactions sur ces deux marchés sont négociées au comptant.

· marché central : où doit transiter toute transaction sur une valeur mobilière cotée à
la bourse, ce marché joue un rôle pilote ;

· marché de blocs : où sont exécutées certaines opérations portant sur de grands


montants et qui n'ont pas trouvé de contrepartie importante sur le marché central ;

Les valeurs inscrites à la cote officielle de la bourse ne sont qu'au comptant, cela veut dire que
leur paiement et leur livraison ne souffrent d'aucun terme autre que les délais réglementaires
nécessaires à leur exécution.

b- Les systèmes de cotation :

On distingue deux volets : le fixing, le multi fixing, et le continu

Le fixing : On distingue deux phases :

1. La phase de pré ouverture :

Durant cette phase, il y a transmission des ordres au système de la cotation de la bourse, et


leur saisie automatique sans provoquer de transaction.

Le cours théorique d'ouverture (CTO), est calculé selon trois critères :

- Maximisation du nombre des titres échangés ;


- Minimisation des titres non servis ;
- Le plus faible écart par rapport au dernier cours de référence.

2. La phase de fixing :

Pour chaque groupe de valeurs, le système confronte automatiquement tous les ordres en
présence. Si cette confrontation le permet, il se dégage un cours d'ouverture dit, cours de
fixing et les transactions ont lieu à ce cours.

L'allocation des titres s'effectue en appliquant deux règles de priorité :

- Prix
- Temps.

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Les ordres au prix du marché partiellement exécutés (non exécutés) sont maintenus sur
la feuille du marché stipulé à la limite du cours d'ouverture (au prix du marché) pour la
confrontation suivante.

· La séance de cotation au multi fixing :

Elle applique la même méthode de cotation que le fixing avec, toutefois, une seule
différence : l'existence de trois ouvertures. Ceci peut donner lieu à trois cours
d'ouverture au plus par séance de bourse

· La cotation des valeurs au continu :

On distingue trois phases :

- Phase de pré ouverture


- Phase d'ouverture
- Phase de séance.

2- Les intervenants de la bourse des valeurs de Casablanca


a- La société de bourse de Casablanca
La SBVC est une société anonyme chargée de la gestion de la bourse des valeurs, en
application d'un cahier de charges approuvé par le ministre des finances.

Ce cahier de charge définit notamment les obligations afférentes au fonctionnement de la


bourse des valeurs, à l'enregistrement et à la publicité des transactions ainsi qu'aux règles
déontologiques devant être respectées par le personnel de la société gestionnaire.

La SBVC a pour mission de :

- Prononcer l'introduction et la radiation des valeurs mobilières à la cote officielle


- Fixer les règles de fonctionnement du marché ;
- Veiller à la conformité des opérations effectuées par les sociétés de bourse au regard
des lois et règlement en vigueur ;
- Porter à la connaissance du CDVM toute infraction qu'elle aura relevée dans l'exercice
de sa mission ;
- Organiser la cotation ;
- Le calcul des indices MASI et MADEX.

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b- L’autorité de surveillance
Dans toutes les bourses du monde, il existe en principe un organe chargé du contrôle de
l'information et de la protection de l'épargnant. D'où la mise en place du conseil
déontologique des valeurs mobilières (CDVM)

Le CDVM contrôle que l'information devant être fournie, par les personnes morales faisant
appel public à l'épargne, aux porteurs de valeurs mobilières et au public est établie et
diffusée conformément aux lois et règlements en vigueur. Il veille au bon fonctionnement des
marchés de valeurs mobilières et assiste le gouvernement dans l'exercice de ses attributions en
matière de réglementation des marchés.

Le CDVM est soumis à la tutelle de l'Etat. Il est administré par un conseil d'administration qui
comprend, outre son président :

- Deux représentants de l'administration


- Un représentant de Bank-Al-Maghreb
- Trois personnalités choisies en raison de leurs compétences dans le domaine financier et
désignés par l'administration pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule
fois. Ces personnalités ne peuvent être administrateurs ou gestionnaires de personnes
morales de droit public.

La gestion du CDVM est assurée par un directeur nommé conformément à la législation en


vigueur. Il assiste avec voix consultative aux réunions du conseil d'administration. Il exécute les
décisions de ce dernier et peut recevoir délégation de celui-ci pour le règlement d'affaires
déterminées.

Les missions du CDVM en matières boursières se situent dans trois directions :

- Veiller à l'amélioration de la qualité des informations fournies par les sociétés cotées,
par des vérifications et investigations auprès des entreprises concernées.
- Veiller au bon fonctionnement du marché par le contrôle du fonctionnement de la SBVC
et de la variation des cours. Il s'agit de contrôler les réseaux de démarchage en valeurs
mobilières.
- Veiller à la protection de l'épargne investi en valeur mobilières ou en autre placement
donnant lieu à un appel public à l'épargne (OPCVM).
- Veiller au respect de la procédure de déclaration de franchissement de seuils par les
actionnaires de sociétés cotées.

Les fonctions du CDVM consistent à :

- Instruire les demandes d'agrément des OPCVM


- Effectuer des enquêtes auprès de personnes morales faisant appel public à l'épargne
et des sociétés de bourse
- Viser les notes d'information d'introduction d'actions ou d'autres titre à la cote officielle.
- Prononcer des sanctions pécuniaires à l'encontre de personnes en infraction avec ses
règlements.

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- A publier chaque année un rapport sur les activités et sur les marchés placés sous son
contrôle.

C- Les sociétés de bourse


Ces sociétés de bourse ont pour objet principal l'exécution des transactions sur les valeurs
mobilières. Elles se rémunèrent par la perception d'une commission de courtage et de droit de
garde.

Elles peuvent en outre :

- Participer au placement des titres émis par des personnes morales faisant appel public
à l'épargne.
- Assurer la garde des titres
- Gérer des portefeuilles de valeurs en vertu d'un mandat.
- Conseiller et démarcher la clientèle.

Elles sont tenues de :

- Constituer des dépôts de garantie.


- Contracter une assurance couvrant les risques de pertes, de vol ou de destruction de
fonds des valeurs qui leur sont confiés.
- Instituer un fond de garantie destiné à indemniser la clientèle des sociétés de bourses
mises en liquidation.

Elles adressent au CDVM :

- Les bilans, les Comptes de Produits et de Charges, l'Etat de Solde et de Gestion, le


Tableau de Financement et publient les résultats dans un journal d'annonce légal.
- La liste des actionnaires ou porteurs de parts détenant une participation au moins égale
ou supérieur à 5% du capital.

Actuellement, 12 sociétés de bourse sont opérationnelles sur le marché Marocain.

D- Les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières


Afin de faciliter l'investissement en actions et en obligations, de nouveaux instruments de
placement, appelés OPCVM, ont été mis en place en 1995. Ils s'adressent aux épargnants
n'ayant pas suffisamment de temps à consacrer à la gestion d'un portefeuille individuel
d'actions et/ou obligations ou n'ayant pas une épargne suffisamment importante pour ouvrir
un compte géré par une société de bourse. Ils ont ainsi pour but de mobiliser l'épargne et de
l'inciter à s'investir en valeurs mobilières.

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Il existe 4 grandes catégories d'OPCVM dont le choix entre elles repose sur les exigences de
l'épargnant en termes de rentabilité et de risque :

- OPCVM Actions : investis à 60% dans des actions, ces derniers sont très sensibles aux
fluctuations boursières. L'espérance de rendement est élevée mais le risque est plus
important.
- OPCVM Diversifiés : Investis à la fois dans des actions et des obligations à la discrétion
du gestionnaire. Le rapport risque/rentabilité est lié à l'arbitrage effectué par le
gestionnaire.
- OPCVM obligataires : investis à 90% dans des obligations. Les performances de cette
catégorie d'OPCVM sont liées à l'évolution des taux d'intérêt. Le risque y est faible
mais le rendement est inférieur aux autres catégories
- OPCVM monétaires : initialement destinées à une rémunération sur le court terme de la
trésorerie des investisseurs institutionnels, leurs rendements sont réguliers et le risque y
est négligeable.

E- Le dépositaire centrale : MAROCLEAR


Les valeurs mobilières étaient jusqu'à récemment représentées physiquement par un imprimé
qui identifie son origine et les droits qu'il représente. Cette existence sous forme de « papier »
permettait aux détenteurs de valeurs mobilières de conserver personnellement leurs titres chez
eux. Si cette pratique a des avantages tels que la possibilité de palper et d'admirer les titres,
elle comporte certains risques tels que le vol, la destruction par incendie et une forte
manipulation en cas d'échange sur le marché boursier ou à l'encaissement des dividendes.

La dématérialisation des titres signifie la disparition des titres imprimés au profit d'une
inscription en comptes courants informatisés.

Dépositaire Central au Maroc, Maroclear a été créé en juillet 1997, elle a pour mission de
renforcer la sécurité des transactions et d'optimiser le règlement-livraison des opérations de
bourse.

Son dispositif comptable garantit, pour chaque émission admise à ses opérations, l'égalité
entre les titres conserves et les avoirs comptabilisés chez les établissements teneurs de
comptes.

Le dépôt des titres devient ainsi obligatoire pour l'ensemble des valeurs mobilières
marocaines inscrites à la cote du marché boursier. Une fois inscrits en compte, les titres se
transmettent par virement de compte en compte. Cette procédure, a pour objectif de
simplifier la circulation des titres et de garantir les droits des détenteurs de titres.

La dématérialisation des titres ne change en aucun cas la nature des titres puisqu'ils restent
soit porteurs soit nominatifs

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E- L’association professionnelle des sociétés de bourse


Fondée en 1995, l'APSB est un organisme qui regroupe l'ensemble des intermédiaires opérant
à la Bourse des Valeurs de Casablanca.

Porte-parole des opérateurs de bourse vis-à-vis des autorités de tutelle, elle a pour objectifs
d'exprimer les points de vue des professionnels sur l'évolution des métiers du marché financier
et de défendre les intérêts collectifs et individuels de ses membres.

Elle a pour mission d'informer ses adhérents des différentes modifications affectant leur métier
et son environnement et de les aider à en apprécier les conséquences à travers l'organisation
de séminaires et de conférences.

Elle veille ainsi à l'information de ses adhérents sur l'ensemble des questions susceptibles de les
intéresser.

3- Les nouveaux indices boursiers : MASI et MADEX


Afin de se doter d'instruments de mesures performants et dans le souci de fournir des outils de
références adaptés à une approche dynamique de la gestion collective, la Bourse de
Casablanca a lancé, depuis le premier janvier 2002 une gamme homogène d'indices de
capitalisation : conformes aux standards internationaux :

A- MASI
MASI (Moroccan All Shares index) est un indice nu, de capitalisation. De type transversal, il
intègre toutes les valeurs de type actions, cotées à la Bourse de Casablanca. Il est ainsi un
indice large, permettant de suivre de façon optimale le développement de l'ensemble de la
population de valeurs de la côte.

Le MASI a pour objectif de présenter l'évolution du marché dans son ensemble et de fournir
une mesure de référence à long terme, pour la gestion de portefeuilles actions.

B- MADEX
MADEX (Moroccan Most Active Shares Index), indice compact, est composé des valeurs les plus
actives de la côte, en termes de liquidité mesurée sur le semestre précédent, intégrant donc les
valeurs cotées en continu sur la place casablancaise. Ce dernier se révèle ainsi un instrument
particulièrement adapté à la gestion de portefeuille.

Les deux principaux indices de cette gamme sont, des indices dits "emboîtés", permettant ainsi
de bénéficier d'une vision plus fine de l'évolution des différentes capitalisations inscrites sur la
place casablancaise, et de leurs contributions à l'activité du marché.

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Chapitre 2 : les spécificités institutionnelles et juridiques


des introductions en bourse
L'introduction en bourse d'une entreprise est toujours un bon moyen pour remobiliser le
personnel autour d'un objectif commun qu'est la réussite de l'introduction puis l'évolution
constante du cours de l'action.

Ainsi le désir de notoriété figure au premier rang des motivations affichées par les entreprises
s'introduisant en bourse. La publicité faite autour d'une opération d'introduction est importante
et la présence d'une entreprise à la cote lui assure une visibilité permanente. L'introduction en
Bourse est donc la première cotation des actions d'une société sur un marché. L'opération
permet aux entreprises ou à leurs actionnaires de se procurer des capitaux, elle permet donc
aux entreprises de se financer en collectant des capitaux auprès des épargnants. Dans la
plupart des cas, les sociétés qui s'introduisent en Bourse procèdent à une augmentation de
capital, c'est-à-dire qu'elles vendent des actions nouvellement créées, et qu'elles gardent
l'argent collecté pour financer leur croissance. Pour les investisseurs qui suivent de près les
introductions, ils doivent certainement remarquer que les raisons de l'introduction diffèrent
selon les sociétés. L'introduction en bourse n'est effectivement pas un but en soi et ne
s'improvise pas. Elle a une raison plus ou moins objective et claire c'est-à-dire qu'elle nécessite
une certaine restructuration du groupe, une réorganisation interne et une politique de
communication externe. Ce qui nous conduits à présenter les avantages d'une introduction en
bourse.

I- Les avantages et contraintes de l’introduction en bourse


1- Les avantages de l’introduction en bourse
En introduisant en bourse, l'entreprise peut bénéficier d'une multitude d'avantages qui peuvent
changer considérablement sa structure, sa stratégie et même sa politique.

D'autre part, la bourse favorise l'investissement et la croissance des entreprises en leur


permettant d'accéder à un financement.

L'opération d'introduction, mais une phase très importante dans sa vie qui lui permet
d'acquérir plusieurs avantages qui peuvent se résumer en :

Accroissement de la notoriété : L'admission à la cote entraîne une publicité importante pour


l'entreprise, qui perdure après l'introduction, notamment grâce aux manifestations nécessaires
à une société cotée, cette publicité retentit sur la notoriété de l'entreprise.

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En effet, l'introduction en bourse peut permettre à la société de mieux associer sa marque et
de consolider sa crédibilité auprès de sa clientèle et de ses fournisseurs, en renforçant leur
crédibilité économique et financière.

Elle implique aussi, une très forte transparence financière. Enfin, souvent synonyme de stade
de développement et de maturité, l'introduction en bourse permet, d’une manière générale,
de véhiculer une image positive et performante de l'entreprise.

-Développement de la mobilisation interne : Qui peut se traduire par :

un outil d'information plus performant : En vue de répondre correctement aux contraintes de


fiabilités et de rapidité de l'information exigée par l'introduction sur le marché boursier,
l'entreprise passe par une phase essentielle d'analyse et de remise en forme de la stratégie.

Ces contraintes qui peuvent paraître lourdes à satisfaire de prime abord, s'avèrent entre le
support d'un véritable dynamique de restriction, conduisant l'entreprise à se doter de moyens
de gestion et de contrôle plus adéquat et performant. Ces moyens pouvant devenir, à terme,
les moteurs d'une croissance et d'une performance accrues.

Vers une mobilisation et une motivation des salariés : L'introduction en bourse permet à
l'entreprise d'adopter une nouvelle politique de gestion des ressources humaines et ce grâce à
la participation des salariés au capital de la société.

En effet, la société cotée serait en mesure de créer et de proposer à ses dirigeants des
formules d'intéressement très initiatives en utilisant différentes combinaisons de salaire,
d'action et d'option permettant l'acquisition à une date ultérieure d'action au cours actuel.

Avec des actions cotées, les dirigeants pourraient évaluer leur intéressement et mesurer les
gains réalisés, tout en étant sûr de pouvoir vendre leurs actions au moment voulu, en outre, ils
mesuraient tout l'intérêt qu'ils ont à ce que les actions augmentent et se sentiraient directement
concernés par les résultats de leurs entreprises.

De plus le renforcement de la notoriété qui accompagne la cotation en bourse facilite le


recrutement des candidats de valeur, spontanément intéressées par une entreprise jugée
performante, ce qui permet notamment de renforcer le staff des dirigeants et d'assurer une
certaine pérennité au fonctionnement de l'entreprise.

Ainsi, la cotation en bourse favorise une meilleure gestion des ressources humaines de
l'entreprise et renforce sa cohésion interne ; les salariés éprouvants une plus grande fierté de
travailler et de participer à la réussite d'une entreprise cotée, le climat social en est
profondément modifié.

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2- Les contraintes et facteurs de retirance
Toute chose étant égale par ailleurs, Malgré, les avantages non négligeables qu'elle présente,
l'introduction en bourse engendre pour les dirigeants d'une société un certain nombre de
contraintes dont l'importance ne doit pas être sous-estimée et qui peut même être considérés
comme des obstacles à l'introduction en bourse. Ainsi l'introduction en bourse impose d'une
certaine manière l'entreprise à se soumettre à un certain nombre de contraintes. D'abord, une
introduction en bourse est synonyme de dilution de capital c'est-à-dire que le capital sera
entre les mains d'une multitude d'actionnaires ce qui conduit d'une part à une perte de
contrôle, et d'autre part au risque de voir s'inviter quelques indésirables (des concurrents ou
des repreneurs potentiels). Ensuite, les entreprises cotées doivent tout dévoiler selon le principe
de transparence, notamment les informations sur les ventes, les marges, les salaires, les projets
d'avenir, cela signifie que leurs concurrents clients, fournisseurs et employés auraient accès des
informations sur le fonctionnement interne de l'entreprise, les problèmes potentiels qui
pourraient découler de cette situation sont nombreux. Par ailleurs, la société dont les titres sont
cotés à la bourse des valeurs est obligée de rendre la gestion de l'entreprise totalement
transparente vis-à-vis de l'extérieur et de tenir une comptabilité rigoureuse et conforme aux
normes définies par la loi en vigueur. Aussi, elle est tenue de publier toute information
commerciale, technique ou financière susceptible d'avoir une influence significative sur les cours
en bourse de leurs titres. Enfin, l'entreprise doit publier sa valorisation réelle vis- à- vis du fisc,
ce qui peut gêner les actionnaires. En plus de la contrainte de transparence, l'entreprise cotée
est soumise à une contrainte de performance, c'est-à-dire la société cotée doit en permanence
lui donner le signal d'une entreprise performante, commercialement et financièrement. Dans
notre étude on va se ramener à analyser les facteurs de réticence à l'introduction en bourse
des sociétés Marocaines qui essentiellement sont de type familial.

- Sacrifices en termes de coût et de temps : Une introduction coûte chère en temps et en


argent, l'introduction en bourse évoque donc tous les sacrifices nécessaires qu'il faudrait
consentir au cours de l'opération. D'une part, toute l'équipe dirigeante serait mobilisée
par l'introduction et il leur serait difficile de faire autre chose une fois le processus lancé
(sacrifice en temps). D'autre part, l'introduction serait extrêmement coûteuse. En effet
l'entreprise nouvellement introduite dépenserait pour payer les intermédiaires, les
comptables, et les conseillers juridiques. Il y aurait également le risque de faire face
aux aléas rencontrés sur les marchés financiers ou dans l'entreprise, qu'ils viennent
interrompre le processus après que l'entreprise nouvellement cotée a déjà engagé de
fortes sommes (sacrifice en termes de coût).

L’absence de confidentialité : Les exigences imposées par l'introduction en bourse mettent en


première ligne les performances passées et futures de l'entreprise et la transparence de sa
gestion comme condition nécessaire pour la mobilisation des capitaux. En effet La plupart des
entreprises tunisiennes jugent les principales conditions relatives à la cote en bourse, telles que
la publication régulière des comptes et la communication financière sur les événements de
l'entreprise de contraignantes dans la mesure où les concurrents et les éventuels associés
découvrent la stratégie de l'entreprise.

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En fait, la qualité des informations transmises au public doit se plier aux obligations
d'informations exigées par la loi en matière de publication financière. Elle doit être fiable et
transparente.

Toutes les mesures réglementaires sont perçues par la plupart des chefs d'entreprises
tunisiennes comme étant une divulgation et une attente à la confidentialité des affaires et donc
un danger qui menace la pérennité de l'entreprise.

Le caractère familial des entreprises : Le caractère familial des entreprises tunisiennes ne reste
pas sans effet, car c'est souvent une affaire de famille ce qui pousse les chefs d'entreprises à
refuser une introduction en bourse puisque cette opération n'est rien d'autre qu'une ouverture
du capital au public et l'intégration de nouveaux actionnaires qui peuvent éventuellement
contrecarrer leur liberté de décision et d'action, ce qui n'a qu'une seule signification pour les
actionnaires initiaux : la perte de contrôle.

En effet, l'avènement des nouveaux actionnaires soumet l'entreprise à des systèmes de


contrôles et de surveillance plus rigide qui peuvent compromettre la flexibilité dans la prise
de décision en raison de l'hétérogénéité du conseil d'administration.

III- Souscrire à une introduction en bourse


6- Qu’est ce qu’une introduction en bourse
L'introduction en Bourse est la mise sur le marché d'actions d'une entreprise communément
appelée l'émetteur.

L'émetteur peut s'introduire en Bourse soit par augmentation de capital et donc émission
d'actions déjà existantes.

En s'introduisant en bourse soit par augmentation de capital et donc émission d'actions


nouvelles, soit par cession d'une partie de capital et donc émission d'actions déjà existantes.

En s'introduisant en Bourse, l'émetteur met à la disposition des investisseurs, donc les


épargnants, une partie de son capital. En souscrivant, ils deviennent actionnaires et peuvent
bénéficier par conséquent des avantages suivants :

Ø Recevoir une partie des bénéfices, sous forme de dividendes ;

Ø Réaliser des plus-values sur cession de titres, en cas de hausse des cours ;

Ø Vendre à tout moment leurs titres sur le marché et disposer rapidement de leur argent.

Avant de souscrire à une introduction en bourse, il est très important de lire la note
d'information, celle-ci permet aux futurs actionnaires de se faire leur propre opinion sur la
société et de juger de l'opportunité d'y investir.

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7- Quand doit-on souscrire à une introduction en bourse ?


Ø La souscription à une introduction en bourse se fait durant la période de souscription qui
s'entend du jour d'ouverture de clôture de l'opération.

Ø La période de souscription dure généralement entre 3 et 10 jours de Bourse.

Ø Elle peut toute fois être clôturé par anticipation, à la demande de l'émetteur.

8- Comment souscrire à une introduction en bourse ?


Ø La première étape consiste à ouvrir un compte titre auprès d'un intermédiaires financier.
Cet intermédiaire peut être une banque ou une société de Bourse.

Ø La seconde étape, à savoir la souscription, consiste à passer un ordre d'achat auprès de l'un
des membres du syndicat de placement, qui est le pool constitué de sociétés de bourse ou de
banque, chargé de la vente des titres objets de l'opération.

Ø Les souscriptions sont centralisées par la suite à la bourse de Casablanca, qui assurent, à la
date prévue dans le calendrier de l'opération, l'allocation des titres et génère les transactions.

9- Combien coute une souscription en bourse ?


Tout dépend du nombre de titres attribués aux souscripteurs à l'issue de l'opération.

Ainsi, la souscription coûte bien entendu :

Ø Le montant de la transaction, correspondant au nombre de titres attribués multiplié par le


cours d'introduction.

Ø À ce moment sont appliquées et ajoutées, entre autre, les commissions suivantes :

ü Une commission de courtage, négociable, prélevée par la société de bourse ;

ü La commission de bourse, fixé à 0,1% du montant de la transaction ;

ü Une TVA de 10% calculée sur le montant des commissions.

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10- Quelles sont les conditions d’éligibilité à la cote ?


Depuis janvier 2005, et conformément au Dahir portant loi n° 1-93-211 relatif à la bourse de
valeurs, modifié et complété par les lois 34-96 ; 29-00 et 52-01, de nouvelles conditions
d'admission et de séjour à la bourse, ont été mise en oeuvre, celles-ci se présentent comme
suit :

1- Admission au marché principal (1er compartiment) :

Ce marché vise essentiellement (et non exclusivement) les grandes et moyennes entreprises de
tous secteurs confondus, les sociétés concessionnaires ou gestionnaires de services publics :

Ø Critères d'introduction :

- Émettre au moins 75MDH ;


- Avoir des capitaux propres minimum de 50MDH ;
- Diffuser au moins 250000 actions dans le public ;
- Consolider leurs comptes pour les entreprises ayant des filiales ;
- Avoir fait certifier les 3 derniers exercices.

2- Admission au marché développement (2ème compartiment) :

Ce marché, dont les conditions d'accès sont plus allégées, cible en particulier les entreprises
matures et de taille moyenne de tous secteurs confondus.

Ø Critères d'introduction :

Pour accéder à ce marché, les entreprises doivent :

- Émettre au moins 25MDH ;


- Avoir réalisé un chiffre d'affaires minimum de 50MDH ;
- Diffuser au moins 100000 actions dans le public ;
- Avoir fait certifier les deux derniers exercices ;
- Conclure avec une société de bourse, une convention d'animation des titres d'une année.

3- Admission au marché croissance (3ème compartiment) :

Le marché croissance cible les entreprises, même les plus jeunes, à fort potentiel de
développement, qui ont besoin de financer leur croissance.

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Ø Critères d'introduction :

Pour accéder au marché croissance, les entreprises doivent :

- Émettre au moins 10MDH ;


- Diffuser au moins 30000 actions dans le public ;
- Avoir fait certifier le dernier exercice ;
- Conclure avec une société de bourse, une convention d'animation de 3 ans.

Dans le cas particulier des entreprises qui s'inscrivent au troisième compartiment, les
actionnaires doivent s'engager au troisième compartiment, les actionnaires majoritaires
doivent s'engager à conserver la dite majorité pendant 3 ans.

Les conditions d’admission aux marchés actions


Marché principal Marché développement Marché croissance
Montant 75MDH 25MDH 10MDH
minimum à
émettre
Nombre de titre 250 000 100 000 30 000
minimum à
émettre
Nombre 3 2 1
d’exercice
certifiés

- Admission au marché obligatoire :

Ø L'entreprise doit disposer de deux certifiés par des commissaires aux comptes.

Ø Émettre au moins 20MDH et porter sur une durée supérieure à 2 années.

- Admission au marché des fonds :

Ø Emettre au moins 20MDH.

 Conditions de séjour :

Les conditions de séjour ci-dessous, doivent être respectées à tout moment pour le maintien
d'une valeur dans le compartiment correspondant.

1- Marché principal (1er compartiment):


 avoir un capital minimum de 50MDH ;
 avoir un minimum de 250000 titres en circulation (flottant).

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2- Marché développement (2ème compartiment) :
 le chiffre d'affaires du dernier exercice doit être au moins égal à 50MDH ;
 avoir un minimum de 100000 titres en circulation (flottant).

3- Marché croissance (3ème compartiment) :


 avoir un minimum de 30000 titres en circulation (flottant).

NB : une fois admises à la cote, les sociétés doivent respecter, à tout moment, en plus de la
condition principale (un flottant minimum exprimé en nombre de titres, identiques au nombre
minimum de titres à émettre mentionné dans le tableau).

- Le séjour dans l'un des trois marchés n'est pas fixé : une entreprise peut être transférée
d'un marché à l'autre. La bourse de Casablanca procède annuellement au reclassement
des sociétés sur la base de ces critères de séjour.
- Au 31 décembre 2006, 30 sociétés étaient cotées sur le 1er compartiment, 19 sur le
2ème et 14 sur le 3ème

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Conclusion générale
La bourse de Casablanca a connu d'importantes transformations suite au lancement des
réformes successives débutées en 1993 et complétées en 1996 ainsi que l'amendement de la
loi de 1993 en avril 2004 et création de nouveaux marchés et de modernisation de
l'ensemble des marchés financiers, afin de participer activement au développement
économique du pays.

En effet avec la privatisation de la gestion de la bourse en Août 1995 et la mise en oeuvre


depuis d'un ambitieux plan de modernisation, ont permis à la BVC de fonctionner selon les
meilleurs standards internationaux, et cela à travers : la réorganisation des marchés de la
cote avec la création d'un troisième compartiment, la mise en place d'un système de cotation
électronique, un nouveau système de détention des titres, procédure de règlement-livraison
simultanée, d'un nouvel ensemble d'indices marocains.

Sous le contrôle du CDVM, des progrès considérables ont été réalisés en vue de pousser le
marché vers de plus en plus de transparence et d'efficience.

Or, malgré tout ces progrès en matière de réglementation, la bourse de Casablanca reste
toujours handicapée à cause de faible nombre d'introductions annuelles à l'exception de
2006 (10 introductions).

A partir de notre recherche on peut dire que les principaux facteurs de réticence des sociétés
marocaines de la cote s'expliquent essentiellement par des freins psychologiques et culturels :

La plus part des chefs d'entreprises voient systématiquement dans la bourse une perte de
contrôle et d'un partage de richesse avec des tiers. A cela convient d'ajouter l'absence ou
l'insuffisance de cultures boursières qui ne favorisent certainement pas une bonne
perceptibilité des avantages inhérentes à la cotation boursière. Par ailleurs, un grand nombre
des chefs d'entreprises estiment que faire appel au marché financier signifie un manque
gagner en termes fiscaux, une perte de flexibilité dans les affaires et un manque de
confidentialité.

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Bibliographie
- OUVRAGES :
Belkahia (R) :`Les entreprises et la bourse', thèse de doctorat d'Etat, Casablanca, 1994

Berrada (A) : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc; SECEA 1998.

Berrada (A) : les techniques de banques, de crédit et de commerce extérieur au Maroc ;


SECEA 2000

Bernard Belletante et Nadine Levratto et Bernard paranque ; diversité économique et modes


de financement des PME ; L'Harmattan

Ilham KHAZI ; La problématique d'introduction des entreprises marocaines en bourse, DESA.

Najib RAHDOUNI : L'introduction en bourse au Maroc, 2003.

Elkebir ELAKRY « décision d'investissement, et décision de financement »,2006.

Eric STEPHANY : `la relation capital-risque /PME, fondement et pratiques' ; Ed. DE BOEK

- WEBOGRAPHIE :
 www.msin.ma
 www.casablanca-bourse.com
 www.lagazettedumaroc.ma
 www.lavieeco.ma
 Error! Hyperlink reference not valid.
 www.iae.univ-poitiers.fr
 www.financesnews.press.ma
 www.livres.google.fr
 www.leconomiste.com

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