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2E

LS
ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE

MACHINE SYNCHRONE

Rapport de projet : DEA PROTEE

Année 2001/02

Par LIEBY FREDERIC

PROFESSEUR : F-M. SARGOS


SOMMAIRE

ENONCE 1

QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT,


CHARGE ET INERTIE EXTERIEURES NULLES 3
1.1 Détermination du courant d’induit et de la vitesse du rotor pour V=110√3 V 10
1.2 Détermination du courant d’induit et de la vitesse du rotor pour V=220√3 V 12
1.3 Simulation et tracé des courbes. Importance de l’instant T1 14

QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR,


CHARGE ET INERTIE EXTERIEURES NULLES 19
2.1 Détermination de la tension d’inducteur permettant d’avoir un courant d’induit
minimal à vide. Calcul de la vitesse du rotor et de l’angle interne de la machine 25
2.2 Simulation et tracé des courbes 30
2.3 Importance de l’instant T2 34

QUESTION 3 : MISE EN CHARGE DE LA MACHINE 35


3.1 Détermination du couple résistant et du régime permanent 35
3.2 Discussion sur l’application d’un échelon de couple 38
3.3 Discussion sur la coupure de l’alimentation de l’inducteur 39

QUESTION 4 : REGIME DESEQUILIBRE :


COURT-CIRCUIT ENTRE 2 PHASES 40
4.1 Etude du nouveau fonctionnement stationnaire 40
4.2 Etude du régime transitoire 45

CONCLUSION GENERALE 52

LISTE DES SYMBOLES 53

ANNEXES 54
ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE LIEBY FREDERIC

ENONCE :
On considère une machine synchrone à une paire de pôles lisses dont le rotor est muni d’un
amortisseur complet. L’enroulement statorique est monté en étoile. L’amortisseur peut être
assimilé à 2 enroulements identiques en quadrature.
La source d’alimentation triphasée de l’induit fournit soit une tension complète de valeur
efficace 380 V entre phases, soit une demi-tension.
On ne tient pas compte des effets dus à la saturation.

Les paramètres de la machine triphasée sont les suivants :

Inductance propre d’une phase du stator : Ls = 33,6 mH


Inductance mutuelle entre 2 phases du stator : Ms = -16 mH
Résistance d’une phase du stator : Rs = 0,29 Ω

Inductances propres des amortisseurs : LD = LQ = 20 mH


Résistance des amortisseurs : RD = RQ = 1,8 Ω

Inductance propre de l’inducteur : Lf = 1 H


Résistance de l’inducteur : Rf = 2 Ω

Inductance mutuelle maximum entre inducteur et une phase d’induit :


Mfs = 175mH
Inductance mutuelle maximum entre amortisseurs et une phase d’induit :
MDs = MQs =25mH
Inductance mutuelle amortisseur d’axe direct-inducteur :
MfD = 140mH

Moment d’inertie de l’arbre du moteur seul : J1 = 0.05kg.m2


Couple de frottements constant : Cf = 4N.m

On s'attachera à commenter les méthodes (numériques en particulier), les modélisations


choisies et les résultats et à expliciter certains points délicats des mises en équations
(conditions initiales, changements de régimes ou de modèles...).
Tous les calculs de régimes permanents peuvent être faits analytiquement - éventuellement
avec des approximations que l'on justifiera - et servir à vérifier les valeurs numériques finales
de chaque séquence. Les interprétations et les résolutions graphiques sont acceptées.
Il est conseillé d'utiliser les grandeurs diphasées normées de type CONCORDIA ou PARK et de
donner les résultats en grandeurs diphasées efficaces.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 1
ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE LIEBY FREDERIC

1 : Démarrage en asynchrone, inducteur ouvert, charge et inertie extérieures nulles :

A l’instant T0=0 on connecte l’induit sur la source qui lui fournit une demi-tension.
1.1) Déterminer le courant d’induit et la vitesse du rotor en régime permanent.
1.2) Tracer les courbes représentant les courants d’induit d et q, les courants d’amortisseurs et
d’inducteur, le couple électromécanique et la vitesse jusqu’au régime établi caractérisé par un
temps T1.

A l’instant T1 on applique la pleine tension.


1.3) Déterminer le courant efficace d'induit et la vitesse du rotor en régime permanent.
1.4) Continuer les tracés commencés en 1.2) jusqu'au nouveau régime permanent. L'instant T1
a-t-il une importance ?

2 : Mise sous tension de l’inducteur, charge et inertie extérieures nulles :

2.1) Déterminer (de préférence analytiquement) la tension d’inducteur qui permet d’obtenir le
courant d’induit minimum en régime permanent à vide. Calculer la vitesse du rotor et l’angle
interne de la machine à ce régime.
2.2) Cette tension est appliquée brusquement à l’instant T2, continuer les tracés des courbes
précédentes.
2.3)Discuter de l’importance du choix de l’instant T2.

3 : Mise en charge de la machine :

Le régime précédent s’étant établi, on applique brutalement la charge extérieure dont le


moment d’inertie vaut J2=0.06kg.m2 ; sous l'excitation calculée en 2.1), le courant d'induit
vaut 25A en régime permanent.
3.1) Déterminer le couple résistant et le régime permanent dans ces conditions. Continuer les
tracés précédents.
3.2) Que se passe-t-il si, à partir du régime ainsi établi, on applique un échelon de couple qui
dépasse la valeur limite ? Facultatif : prolonger les courbes précédentes.
3.3) Que se passe-t-il si l'on coupe l'alimentation de l'inducteur ?

4 : Régime déséquilibré :

Traiter une question au choix :

4.1) Court-circuit monophasé


Les neutres de la source et du moteur étant reliés, il se produit à un instant fixé ad libitum un court-circuit entre
une phase et le neutre. Calculer analytiquement le nouveau fonctionnement stationnaire. Etudier le régime
transitoire.

4.2) Court-circuit entre deux phases


Le neutre de la source étant isolé, il se produit à un instant fixé ad libitum un court-circuit
entre deux phases. Calculer analytiquement le nouveau fonctionnement stationnaire. Etudier
le régime transitoire.

4.3) Fonctionnement sur deux phases


Le neutre de la source étant isolé, une phase est coupée à un instant fixé ad libitum. Calculer analytiquement le
nouveau fonctionnement stationnaire. Etudier le régime transitoire.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 2
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

QUESTION 1

DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT,


CHARGE ET INERTIE EXTERIEURES NULLES

O n sait que le couple synchrone des machines synchrones s’annule en valeur moyenne dès
que la vitesse n’est pas celle du synchronisme. Notons qu’il est toutefois possible de
démarrer un moteur synchrone triphasé en l’alimentant à partir de la tension du réseau, en
utilisant le couple asynchrone développé grâce aux enroulements rotoriques qui sont en court-
circuit : inducteur et amortisseurs.
Pour effectuer une mise en équation, on se propose donc d’étudier le régime transitoire d’une
machine asynchrone.

Les équations électriques d’une machine asynchrone sont :

Au stator :

dψas
vas = +R as.ias
dt

vbs = bs +R bs.i bs [1]
dt

vcs = cs + R cs.ics
dt

Au rotor :

dψ ar
var = +R ar.iar
dt

vbr = br + R br.ibr [2]
dt
dψ cr
vcr = +R cr.icr
dt

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 3
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

figure 1 : Représentation schématique d’une machine asynchrone triphasée au stator et au rotor

Les relations entre flux et courants sont les suivantes :

 Ls Ms Ms Mrs.cos(θ) ( )
Mrs.cos θ− 4π ( )
Mrs.cos θ− 2π 
ψas  
( ) ( )
3 3  ias 
ψbs   Ms Ls Ms Mrs.cos θ− 2π Mrs.cos(θ) Mrs.cos θ− π  ibs 
4
  
( ) ( )
3 3   
ψcs   Ms Ms Ls Mrs.cos θ− 4π Mrs.cos θ− 2π Mrs.cos(θ)  ics 
  =
( ) ( ) •  
3 3
ψar   Mrs.cos(θ) Mrs.cos θ− 2π Mrs.cos θ− 4π Lr Mr Mr  iar 
( ) ( )
3 3
ψbr   4π  ibr 
  Mrs.cos θ− 3 Mrs.cos(θ) Mrs.cos θ− 2π Mr Lr Mr   
( ) ( )
3
ψcr   2π  icr 
Mrs.cos θ− 3 Mrs.cos θ− 4π Mrs.cos(θ) Mr Mr Lr 
3
[3]

En écrivant les équations de tensions en grandeurs de phase de la machine synchrone, on peut


constater que le système d’équations n’est pas linéaire car certaines matrices d’inductances
dépendent de la position relative du rotor par rapport au stator. Cela présente une difficulté
pour la résolution du système d’équations. Afin de s’affranchir de cet obstacle, la
transformation de CONCORDIA est utilisée pour obtenir une formulation algébrique plus
simple. Ainsi les enroulements statoriques sont transformés en enroulements orthogonaux. Le
repère de PARK ainsi construit est un repère lié au rotor.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 4
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Pour effectuer la mise en place du modèle de Park, un certain nombre d’hypothèses


simplificatrices doivent être faites :
Entrefer parfaitement lisse,
Pertes fer négligeables,
Saturation dans le circuit magnétique négligeable,
Harmoniques d’espace négligeables : les enroulements du stator et du rotor sont à
répartition sinusoïdale de sorte que les inductances mutuelles entre le stator et le rotor
sont des fonctions sinusoïdales de la position mécanique du rotor par rapport au stator.

Cette relation matricielle générale, en considérant que g est une grandeur quelconque (tension,
courant ou flux), est :

g d 

 cosθ ( )
cos θ− 2π ( ) 
cos θ− 4π  g 
( ) ( )
3 3 a
g  = 2 −sin θ −sin θ− 2π −sin θ− 4 π  • g 
 [4]
 q 3 3 3   b
g 0   1 1 1  g c 
 2 2 2 

L’équation ci-dessus est du type : [gdq0] = [P].[gabc], avec [P] appelée ″matrice de PARK″.


 cosθ ( )
cos θ− 2π ( )
cos θ− 4π 

( ) ( )
3 3
[P]= 23 −sin θ −sin θ− 2π
3
−sin θ− 4π 
3 
[5]
 1 1 1 
 2 2 2 

La matrice inverse est donc :

 cosθ −sin θ 1
 2
−1 1 []
t ~
2 (
[P] = det[P] • P = 3 cos θ− 23π ) (
−sin θ− 2π ) 1
2
[6]
( ) ( )
3
 4π 1
cos θ− 3 −sin θ− π
4
 3 2 

[]
t~
avec P , la transposée de la comatrice de [P].

 cosθ −sin θ 1
g a   2  gd 
  
( )
D’où : g b  = cos θ− 2π
2 ( )
−sin θ− 2π 1 •g 
2   q
[7]
( ) ( )
3 3 3
g c   π 1  g0 
4
cos θ− 3 −sin θ− π
4
 3 2 

Nota : La matrice de PARK a la propriété suivante : [P] = [P]


−1 t

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 5
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Par cette transformation de PARK (passage d’un repère a,b,c à un repère d,q), en affectant aux
grandeurs stator l’indice s et aux grandeurs rotor l’indice r comme dans les équations ci-
dessus, et en posant :

Lps =Ls −Ms : inductance propre cyclique du stator


Lpr =Lr −M r : inductance propre cyclique du rotor
M = 3 × M rs : inductance mutuelle cyclique entre stator et rotor
2

On peut écrire :

dψds dθ
vds = −ψqs s +R s.ids [8]
dt dt
dψ dθ
vqs = qs +ψds s +R s.iqs
dt dt

dψ dr dθ
vdr = −ψqr r + R r.idr [9]
dt dt
dψ dθ
vqr = qr +ψ dr r + R r.iqr
dt dt

avec :

ψ ds Ls M rs ids
= .
ψdr M rs Lr idr
[10]
ψ qs Ls M rs iqs
= .
ψqr M rs Lr iqr

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 6
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

A titre d’information, on peut encore écrire, pour être complet dans le raisonnement que :

dψ 0s
v0s = +R s.i0s [11]
dt

v0r = 0r +R r .i0r
dt

figure 2 : Interprétation physique de la transformation de PARK pour une machine asynchrone

Hypothèse : On suppose que le rotor est en court-circuit (vdr = vqr = 0). De plus, on
considère que l’alimentation est réalisée par un système triphasé équilibré
direct : (vqs = 0). On se propose d’utiliser un référentiel immobile par rapport
au rotor, ce qui entraîne les conditions suivantes :

dθs
=ωr
dt
dθr
=g×ωr
dt

On peut donc écrire :

Pour vds :

ids  ids 
i  i 
[vds ]=[Lps 0 M ]
0 •  + R s
d qs

dt idr 
[ −Lps×ωr 0 ]
−M×ωr •  
qs

idr 
[12]
   
iqr  iqr 

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 7
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Pour vqs :

ids  ids 
i  i 
[v ]=[0
qs Lps 0 ] qs
dt idr 
[
M •  + Lps×ωr
d Rs M×ωr ]
0 • 
qs

idr 
[13]
   
iqr  iqr 

Pour vdr :

ids  ids 
i  i 
[vdr ]=[M 0 Lpr ]
0 •  + 0
d qs
dt idr 
[ −M×gωr Rr −Lpr×gωr •  ]
qs

idr 
[14]
   
iqr  iqr 

Pour vqr :

ids  ids 
i  i 
[v ]=[0
qr M 0 ]
Lpr •   + M×gωr
d qs

dt idr 
[ 0 Lpr ×gωr ]
Rr •  
qs

idr 
[15]
   
iqr  iqr 

En récapitulant ces 4 dernières matrices en une seule, on a :

vds  Lps 0 M 0  ids   R s −Lps×ωr 0 −M×ωr  ids 


0 0 Lps 0 M  d iqs   Lps×ωr Rs M×ωr 0  i 
  = + . qs  [16]
 0  M 0 Lpr 0  dt idr   0 −M×gωr Rr −Lpr×gωr  idr 
        
 0   0 M 0 Lpr  iqr  M×gωr 0 Lpr×gωr R r  iqr 

Puisque nous obtenons un système de 4 équations à 5 inconnues : ids, iqs, idr, iqr et g, il nous
faut trouver une dernière équation.

Mettons en évidence la formule du couple de la machine :

Partant de la formule de la coénergie magnétique qui est la suivante :

W c = 1 × [i ] × [L ]• [i ]
T
[17]
2

On peut écrire que, dans un déplacement à courant constant, le couple est donné par
l’expression suivante :

Γ = dW c = p dW c = × [i ] × [L ]• [i ]
p T
[18]
dΘ dθ 2

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 8
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

De manière générale, pour les machines à courant alternatif, après développement de cette
expression, on obtient la formule suivante :

 dγ s  L''s L''sr  idqs  dγ r 


Γ = p (iqs.Ψds −ids.Ψqs )× + 1 [iTdqs iTdqr ] d   •   +(iqr.Ψdr −idr.Ψqr )×  [19]
 dθ 2 dθ L''sr L''r  idqr  dθ 

Les L″ représentent les matrices de couplage qui sont indépendantes de θ.


γs et γr représentent respectivement les angles de rotation du stator et du rotor par rapport à un
référentiel unique. Ces angles sont bien entendu liés par la position θ.

Appliquons donc cette relation dans le cas d’une machine asynchrone. Pour ce faire, il suffit
de dire que seul γr dépend de la position θ du rotor ( γr = ωt-θ ).
Le couple de la machine est donc :

Γ e = p × M × (i dr . i qs − i ds . i qr ) [20]

L’équation [20], ajoutée à la matrice [16] nous donne un système de 5 équations à 5


inconnues.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 9
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

1.1/ DETERMINATION DU COURANT D’INDUIT ET DE LA VITESSE DU ROTOR EN


√3V
REGIME PERMANENT POUR V = 110√

L’induit de la machine est alimenté par une demi-tension.

En régime permanent, les dérivées par rapport au temps sont nulles dans le modèle de PARK.

Le système d’équations se simplifie pour obtenir finalement :

vds =−R s.ids −Lps.ωr.iqs −M.ωr.iqr


0 = L ps . ω r. i ds − R s. i qs + M . ω r. i dr
0 = M . g . ω r. i qs + R r. i dr − L pr . g . ω r. i qr [21]
0 = M . g . ω r. i ds + L pr . g . ω r. i dr + R r. i qr
(
Γe = p × M × i dr .i qs − i ds .i qr )
avec :
- vds = 110√3V car la source (220√3V) ne fournit qu’une demi-tension
- ω = 2π.f = 100π rad.s-1 (avec f = 50Hz)
- p=1
- Γe = Cf = 4N.m (en régime permanent)
- Rs = 0,29Ω
- Lps = Ls –Ms = (33,6-(-16)).10-3 = 49,6.10-3 H soit 49,6mH
3 3 3
- M= MDs = MQs = × 25.10 −3 = 30,62.10-3 H soit 30,62mH
2 2 2
- Rr = RD = RQ = 1,8Ω
- Lpr = LD = LQ = 20mH

D’où :

110 3 = 0,29 × i ds − 4,96π × L s .i qs − 3,062π × i qr


0 = 4,96π.i ds + 0,29 × i qs + 3,062π × i dr
0 = −3,062π × g.i qs + 1,8 × i dr − 2π × g.i qr
0 = −3,062π × g.i ds + 2π × g.i dr − 1,8 × i qr
(
4 = 30,62.10 −3 × i dr .i qs − i ds .i qr )

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 10
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

La résolution de ce système d’équations étant relativement fastidieuse manuellement, nous


avons utilisé le logiciel MATHEMATICA, qui permet de résoudre très facilement ce type de
système.

figure 4 : résolution du système d'équations pour V=110√3 avec MATHEMATICA

La solution retenue est : ids=6,89A ; iqs = -12,19A ; idr = -10,8A ; iqr = -0,143A ; g = 0,167

En régime permanent, on a :

le courant d'induit qui est défini par :

1
I= × i ds
2
+ i qs
2
[22]
3

× 6,89404 2 + (− 12,187 ) ≈ 8,1A


1
L’application numérique donne : I= 2

la vitesse qui est définie par :

Ω = (1 − g )× ω [23]

L’application numérique donne : Ω = (1 − 0,167102 )× 100π = 261 rd / s

261 × 60
Soit en trs/min : Ω= ≈ 2499 soit 2500 trs / min

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 11
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

1.2/ DETERMINATION DU COURANT D’INDUIT ET DE LA VITESSE DU ROTOR EN


√3V
REGIME PERMANENT POUR V = 220√

L’induit de la machine est alimenté par la pleine tension.

Le système à résoudre reste le même que le précédent à la différence près que la tension Vds
passe de 110√3 V à 220√3 V.
Nous raisonnons de nouveau à partir du système d'équation [21].

v ds = − R s. i ds − L ps . ω r. i qs − M . ω r. i qr
0 = L ps . ω r. i ds − R s. i qs + M . ω r. i dr
0 = M . g .ω r. i qs + R r. i dr − L pr.g .ω r. i qr
0 = M .g .ωr.i ds + L pr.g .ωr.i dr + R r.i qr
Γe = p × M × (i dr . i qs − i ds . i qr )

avec :
- vds = 220√3 V
- ωr = 2π.f = 100π rad.s-1 (avec f = 50Hz)
- p=1
- Γe = Cf = 4N.m (en régime permanent)
- Rs = 0,29Ω
- Lps = Ls –Ms = (33,6-(-16)).10-3 = 49,6.10-3 H soit 49,6mH
3 3 3
- M= MDs = MQs = × 25.10 −3 = 30,62.10-3 H soit 30,62mH
2 2 2
- Rr = RD = RQ = 1,8Ω
- Lpr = LD = LQ = 20mH

D’où :

220 3 = 0,29 × i ds − 4,96π × L s .i qs − 3,062π × i qr


0 = 4,96π.i ds + 0,29 × i qs + 3,062π × i dr
0 = −3,062π × g.i qs + 1,8 × i dr − 2π × g.i qr
0 = −3,062π × g.i ds + 2π × g.i dr − 1,8 × i qr
(
4 = 30,62.10 −3 × i dr .i qs − i ds .i qr )

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 12
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Toujours avec l’aide de MATHEMATICA, on obtient :

figure 5 : résolution du système d'équations pour V=220√3 avec MATHEMATICA

La solution retenue est : ids=3,76A ; iqs = -24,35A ; idr = -5,35A ; iqr = -0,06A ; g = 0,04

En régime permanent, on a :

le courant d'induit qui est défini par :

1
I= × i ds
2
+ i qs
2
3
× 3,75977 2 + (− 24,3487 ) ≈ 14,2A
1
L’application numérique donne : I= 2

la vitesse qui est définie par :

Ω = (1 − g )× ω

L’application numérique donne : Ω = (1 − 0,041)× 100π = 301 rd / s

301 × 60
Soit en trs/min : Ω= ≈ 2877 trs / min

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 13
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

1.3/ SIMULATION ET TRACE DES COURBES – IMPORTANCE DE L’INSTANT T1

Pour tracer les courbes suivantes :

La vitesse Ω
Le couple Γe
Le courant ids
Le courant iqs
Le courant idr
Le courant iqr

Nous nous sommes proposés d’utiliser le logiciel MATLAB-SIMULINK.

La modélisation effectuée pour cette simulation aura été celle d’un moteur asynchrone tel que
nous l’avons défini par les équations [21].

Les programmes réalisés sont placés dans l’annexe 1. De plus, pour mieux se rendre compte
des effets d’une mise sous tension en deux temps, nous avons représenté chaque graphe avec
une alimentation sous demi-tension de 0 à 6 secondes, puis sous pleine tension de 6 à 10
secondes.

La vitesse Ω (en rad/s)

300

250

200

150

100

50

-50
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 14
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Le couple Γe (en N.m.)

40

30

20

10

-10

-20

-30
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Les 2 phases de démarrage sont nettement marquées. Dans la première phase, la vitesse et le
couple atteignent des valeurs qui sont respectivement de l’ordre de 260rad/s et de 4N.m.
Dans la première phase, la vitesse et le couple atteignent des valeurs qui sont respectivement
de l’ordre de 300rad/s et de 4N.m. en régime stabilisé.
De plus, par cette simulation, nous validons bien nos résultats analytiques puisque ceux-ci
correspondent avec ceux obtenus en simulation, tant pour la vitesse que pour les courants.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 15
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Le courant ids (en A)

50

40

30

20

10

-10

-20
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Le courant iqs (en A)

10

-10

-20

-30

-40

-50

-60
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 16
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Le courant idr (en A)

20

10

-10

-20

-30

-40

-50

-60

-70
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Le courant iqr (en A)

50

40

30

20

10

-10

-20

-30

-40
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 17
QUESTION 1 : DEMARRAGE EN ASYNCHRONE, INDUCTEUR OUVERT LIEBY FREDERIC

Importance de l’instant T1 :

Pour se rendre compte de l’importance du temps T1, nous avons effectué un démarrage en
pleine tension, nous avons alors relevé le couple de la machine, nous obtenons le couple de la
machine (en N.m) qui a l’allure suivante :

150

100

50

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

La machine atteint son régime stabilisé en environ 1 seconde.

Le couple atteint une valeur importante (nettement supérieure à 100 N.m) lors du démarrage
de la machine en pleine tension. Comme précédemment un surcouple est entraîné par une
surintensité.
Même si cette phase transitoire a une durée relativement faible, nous ne pouvons pas la
négliger car le moteur subit des contraintes surtout si les démarrages sont fréquents. En effet
ses surintensités créent des variations importantes de l’induction dans le moteur, ce qui est
dangereux pour celui-ci surtout pour les bobines et en particulier pour les têtes de bobines.

Le choix de l’instant T1 est donc primordial, celui-ci doit être assez long pour que la machine
ait le temps d’atteindre son régime permanent (pour la demi tension) avant d’appliquer la
pleine tension.

Après plusieurs essais, nous avons considéré que le temps T1 sera pris au moins égal à 6s, car
la machine, en particulier en vitesse atteint son régime permanent en 5s.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 18
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

QUESTION 2

MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR, CHARGE ET


INERTIE EXTERIEURES NULLES

N ous débuterons notre étude par une mise en équations de la machine synchrone. Celle–ci
est réalisée à l’aide de la décomposition selon les 2 axes d et q duquel nous extrairons le
modèle mathématique qui ne sera que valable dans le cadre des hypothèses émises ci-après.

Nous émettons les hypothèses suivantes :

Le circuit magnétique sera considéré ″non saturé″.


Intérêt : On pourra exprimer les flux comme fonctions linéaires des courants.

Le circuit magnétique sera parfaitement feuilleté.


Intérêt : On pourra considérer que seuls les enroulements seront parcourus par des
courants.

Les barres d’amortisseurs étant normalement de section identique, disposées


régulièrement à la surface des pôles et respectant les symétries par rapport aux axes 0d
et 0q, celles-ci pourront être représentées par 2 enroulements fermés en court-circuit
sur eux-mêmes ; l’un placé sur l’axe 0d, l’autre sur l’axe 0q.

figure 3 : Machine synchrone triphasée ; amortisseurs assimilés à 2 enroulements en court-circuit, en


quadrature l’un de l’autre.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 19
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Les équations générales des tensions de la machine synchrone s’écrivent :

dψ a
v a = R a .i a +
dt
dψ b
v b = R b .i b + [24]
dt
dψ c
v c = R c .i c +
dt

dψ f
v f = R f .i f +
dt
dψ D
0 = R D .i D + [25]
dt
dψ Q
0 = R Q .i Q +
dt

Grâce aux hypothèses énoncées ci-dessus, on peut écrire que les flux sont reliés aux courants
par la matrice suivante :

ψa   La M ab M ac M af M aD M aQ   i a 
ψ  M Lb M bc M bf M bD M bQ   i b 
 b   ab
 ψ c   M ac M bc Lc M cf M cD M cQ   i c 
 = .  [26]
 ψ f   M af M bf M cf Lf M fD M fQ   i f 
 ψ D   M aD M bD M cD M fD LD M DQ  i D 
     
 ψ Q   M aQ M bQ M cQ M fQ M DQ L Q   i Q 

Etudions les différents termes qui constituent cette matrice carrée :

La est une fonction périodique de θ, de période π, dont le développement en série de


FOURIER peut s'écrire :

L a = L a 0 + L a 2 . cos(2θ) + L a 4 . cos(4θ) + ... [27]

2π 4π
Lb et Lc s'en déduisent en remplaçant θ respectivement par θ − et θ − .
3 3

Mab est une fonction périodique de θ, de période π, développable en série de


FOURIER de la façon suivante :

 π  π
M ab = M ab0 + M ab 2 . cos 2 θ −  + M ab 4 . cos 4 θ −  + ... [28]
 3  3

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 20
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Maf est une fonction périodique de θ, de période 2π, dont le développement en série
de FOURIER peut s'écrire (compte tenu des symétries) :

M af = M af 1 cos(θ) + M af 3 cos(3θ) + M af 5 cos(5θ) + ... [29]

2π 4π
Mbf et Mcf s'en déduisent en remplaçant θ respectivement par θ − et θ − .
3 3

De même MaD, MbD, McD, MaQ, MbQ, McQ

M aD = M aD1 cos(θ) + M aD3 cos(3θ) + M aD5 cos(5θ) + ... [30]

2π 4π
et MbD et McD en remplaçant θ par θ − et θ − respectivement ;
3 3

M aQ = M aQ1 cos(θ) + M aQ3 cos(3θ) + M aQ5 cos(5θ) + ... [31]

2π 4π
et MbQ et McQ en remplaçant θ par θ − et θ − respectivement ;
3 3

Les coefficients d'inductance propre et mutuelle relatifs au rotor seul sont tous des
constantes (dont certaines sont nulles), à cause du caractère cylindrique de la surface
limitant l'induit. Nous écrirons donc :

Lf = Lff ; MfD = MfD ; LD = LDD ; LQ = LQQ ;

MfQ = 0 ; MDQ = 0

Ainsi nous pouvons écrire, en tenant compte de l'hypothèse sinusoïdale, que la matrice
devient :

  π  π 


La0+ La2.cos(2θ) Mab0+ La2.cos 2θ − 2  Mab0+ La2.cos 2θ − 4  Maf.cos θ MaD.cosθ MaQ.sinθ 
π
3π 3 π π π 
      
 ψ   M + L .cos 2θ − 2  + 
Mab0 La2.cos 2 θ − 4  +
La0 La2.cos 2 ( θ ) Maf.cos θ − 2  MaD.cos θ − 2  MaQ.cos θ − 2   ia
 ψa  ab0 a2  3π  3 3 3 3 
    4  π  π  π  π  i 
 ψb  M + L .cos 2θ − 
a
b 0 a2 La0+ La2.cos(2θ) Mab0+ La2.cos 2θ − 2  Maf.cos θ − 4  MaD.cos θ − 4  MaQ.cos θ − 4   ib
 c = 3 π π
3 3 3 3  . c
ψ    
ψ f  Maf.cos θ 
Maf.cos θ− 2  
Maf.cos θ− 4 
Lff MfD MfQ   if 
 D  3π  3π i
  D
   
ψ   MaD.cosθ MaD.cos θ − 2  MaD.cos θ − 4  MfD LDD MDQ  iQ
Q  3π 3π 
     
 MaQ.sinθ MaQ.cos θ − 2  MaQ.cos θ − 4  MfQ MDQ LQQ 
3 3

[32]

Il convient maintenant d'appliquer la transformation de PARK aux équations [32]. Le calcul


étant assez long, nous en développerons le principe et en tirerons immédiatement les résultats,
qui lui, est relativement simple.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 21
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Pour obtenir, à partir du système [32], la matrice d'inductances reliant :

 ψd   id 
ψ  i 
 q  q
 ψ0   i0 
  à  
 ψf   if 
ψD  iD 
   
ψQ  iQ 

nous devons utiliser les matrices de PARK [5] et [6] complétées à l'ordre 6 par l’adjonction de
3 lignes et 3 colonnes correspondant à la transformation identique puisque les courants, flux et
tensions d'indices f, D, Q ne sont pas affectés par la transformation de PARK.
Si on appelle L la matrice carrée d'ordre 6 figurant dans [32] et lorsqu'on effectue cette
transformation on obtient :

ψ d Ld 0 0 Maf MaD 0 id
ψq 0 Lq 0 0 0 MaQ iq
ψ0 0 0 L0 0 0 0 i0
= • [33]
ψf Maf 0 0 Lff MfD 0 if
ψ D MaD 0 0 MfD LDD 0 iD
ψQ 0 M aQ 0 0 0 LQQ iQ

Les flux ont donc pour expression :

ψ d = L d .i d + M af .i f .M aD .i D
ψ q = L q .i q + M aQ .i Q
ψ 0 = L 0 .i 0
ψ f = M af .i d + L ff .i f + M fD .i D [33.1]
ψ D = M aD .i d + M fD .i f + L DD .i D
ψ Q = M aQ .i q + L QQ .i Q

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 22
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Revenons maintenant au cas général (régime quelconque) et appliquons la transformation de


PARK définie par les matrices [5] et [6]. On peut donc utiliser le système général [7] et
l'appliquer aux tensions, ce qui donne :

 cosθ −sin θ 1
 va   2   vd 
  3 (
vb  = 2 cos θ− 2π ) (
−sin θ− 2π ) 1  •  vq 
2  
[34]

( ) ( )
3 3
 vc   π 1   v0 
4
cos θ− 3 −sin θ− π
4
 3 2 

De plus, on sait que : vdq0 = [P].vabc = -[P].dψabc/dt - Rs.[P]. iabc

Les équations de la machine ramenées dans le repère d,q s'écrivent alors :

dψ d
vd = − ψ q .ω r + R s .i d
dt
dψ q
vq = + ψ d .ω r + R s .i q [35]
dt
dψ 0
v0 = + R s .i 0
dt

Ces 3 équations doivent être complétées par les équations [25], non affectées par la
transformation.

dψ f
vf = + R f .i f
dt
dψ D
0= + R D .i D
dt
dψ Q
0= + R Q .i Q
dt

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 23
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

En substituant [33.1] dans les 2 systèmes d'équations des tensions défini ci-dessus, on obtient
les équations suivantes :

vd = Ld
di d
dt
di di
( )
+ M af . f + M aD . D − ω r L q .i q + M aQ .i Q + R s .i d
dt dt
di q di Q
vq = Lq + M aQ . + ω r (L d .i d + M af .i f + M aD .i D ) + R s .i q
dt dt
di
v 0 = L 0 0 + R s .i 0
dt
di di di
v f = M af . d + L ff f + M fD . D + R f .i f [36]
dt dt dt
di di di
0 = M aD . d + M fD . f + L DD D + R D .i D
dt dt dt
di q di Q
0 = M aQ . + L QQ + R Q .i Q
dt dt

En l'écrivant sous forme matricielle, on a :

vd   Ld 0 0 Maf MaD 0  id   Rs −Lq.ωr 0 0 0 −MaQ.ωr  id 


v   0 Lq 0 0 0 MaQ iq  Ld.ωr Rs 0 Maf.ωr MaD.ωr 0  iq 
 q 
v0   0 0 L0 0 0 0  d i0   0 0 Rs 0 0 0  i0  [36.1]
 = •  + • 
vf   Maf 0 0 Lff MfD 0  dt if   0 0 0 Rf 0 0  if 
 0  MaD 0 0 MfD LDD 0  iD   0 0 0 0 RD 0  iD 
        
 0   0 MaQ 0 0 0 LQQ  iQ   0 0 0 0 0 RQ  iQ 

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 24
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

2.1/ DETERMINATION DE LA TENSION D'INDUCTEUR (Vf) POUR OBTENIR UN


COURANT D'INDUIT MINIMUM EN REGIME PERMANENT – CALCUL DE LA
VITESSE DU ROTOR ET DE L’ANGLE INTERNE DE LA MACHINE

En considérant que les tensions appliquées aux 3 phases forment un système triphasé
équilibré :

v a = V 2 . cos(ωt )
 2π 
v b = V 2 . cos ωt −  [37]
 3 
 4π 
v c = V 2. cos ωt − 
 3 

En appliquant la transformation de Park, et en tenant compte de l'angle θ0 qu'il existe entre le


champ tournant et l'axe du rotor, il vient que :

v d = − 3.V .cos(ω t − θ )= − 3.V .cos (θ 0 ) [38]


v q = 3.V .sin (ω t − θ )= 3. V .sin (θ 0 )

Car il existe à chaque instant un écart tel que : θ = ωt + θ0

En désignant par δ l'angle interne de la machine, on peut écrire que :

v d = − 3.V .sin (δ ) [39]


v q = 3. V .cos (δ )

Détermination du couple synchrone :

La puissance électrique instantanée aux bornes de la machine synchrone est :

Pe = v a .i a + v b .i b + v c .i c [40]

De plus, elle sera comptée positivement en fonctionnement générateur (alternateur).


Remplaçant les quantités abc par dq0 en utilisant la transformation de Park, il vient :

Pe =
3
2
(
v d .i d + v q .i q + 2.v 0 .i 0 ) [41]

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 25
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Exprimons cette puissance en fonction des flux et des courants en utilisant les équations de
Park.

dψq
3  dψ
Pe = −  i d . d + i q .
2 dt dt
dψ  3
( ) 3
(
+ 2.i 0 . 0  + ψd .i q − ψq .id × ωr − ... − × Ra × i d2 + i q2 + 2.i 02
dt  2 2
) [42]

Nota : La première parenthèse représente la variation par unité de temps de l’énergie


magnétique emmagasinée. La deuxième parenthèse représente la puissance mécanique
transformée en puissance électrique à l’intérieur de la machine. La troisième parenthèse
représente les pertes Joules dans l’induit.

Comme ωr est la vitesse instantanée de rotation, on en déduit l’expression du couple


électromagnétique Γe :

Γe =
3
2
( )
ψ d .i q − ψ q .i d ou Γe = ψ d .i q − ψ q .i d [43]
suivant la définition que l’on donne aux mutuelles. Dans notre cas, nous retiendrons la 2ème
formule.

Pour généraliser, dans le cas de machines multipolaires, l’équation s’écrit :

(
Γe = p × ψ d .i q − ψ q .i d ) [44]

Réécrivons les formules de ψd et ψq issu du système d’équations [33.1].

ψ d = L d .i d + M af .i f .M aD .i D
ψ q = L q .i q + M aQ .i Q

En substituant ψd et ψq par leur valeur respective, on obtient :

[ ( ) ]
Γe = p × (L d .i d + M af .i f .M aD .i D ).i q − L q .i q + M aQ .i Q .i d [45]

Dans le cas d’une machine à pôles lisses, on peut dire que : Ld=Lq et MaD = MaQ.
D’où :

(
Γe = M af .i f .i q + M aD × i D .i q − i d .i Q ) [46]

En régime permanent, on sait que


d
[i] = 0 car la vitesse est constante. De plus, aucun
dt
courant ne circule dans les amortisseurs : iD = iQ = 0.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 26
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Les nouvelles valeurs des tensions associées à celle du couple forment le système suivant :

v d = R s. i d − L q. ω r.i q = − 3. V .sin (δ )
v q = L d.ω r.i d + R s. i q + M af .ω r.i f = 3. V .cos (δ ) [47]
v f = R f .i f
Γe = M af .i f .i q

Soit : Xd = Xq = Ld.ωr = Lq.ωr = (Ls-Ms).ωr = (33,6-(-16)).10-3.100π = 15.5Ω


3 3
Maf.ωr = M fs .ω r = × 175.10 −3.100π = 0,214.100π = 67,33Ω
2 2
Rs = 0,29Ω

Il est donc possible, dans le but de simplifier considérablement la résolution de ce système, de


négliger la résistance Rs.

Dans ce cas, les équations deviennent :

3.V .sin (δ )= X q. i q
3.V .cos (δ )= X d.i d + M af .ω r.i f [48]
v f = R f .i f
Γe = M af .i f .i q

A partir de ces équations, on peut écrire que :

3.V.sin(δ)
3.V.sin(δ)=Xq.iq ⇒ iq = [49]
Xq
Γe
Γe = M af .i f .i q ⇒ if = [50]
M af .i q

De [49] et [50], on obtient donc que :

X q. Γe
if = [51]
M af . 3. V .sin (δ )

d’où :

R f .X q.Γe
v f = R f .i f = [52]
M af . 3.V .sin (δ )

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 27
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

En insérant [51] dans la deuxième équation du système [48], il vient que :

X q.Γe.ωr
3.V .cos(δ )= X d.id + [53]
3.V .sin (δ )

Les valeurs de id et iq sont donc :

3.V .sin (δ )
iq = [54]
Xq
 X .Γ .ω 
id = 1  − q e r + 3.V.cos(δ)
Xd  3.V.sin(δ) 

Or, on sait que :

i d2 + i q2 = 3I 2 [55]

En calculant [55] en insérant les valeurs de id et iq issues de [54], on obtient :

 3.V.sin(δ ) 1 
2
  X .Γ .ω 
2
X 2.Γ 2.ω2 2X .Γ .ω 
3I2 = 1  − d e r + 3.V.cos(δ) +  = 2  3V 2 − d e r + d e r  [56]
 X d  3.V.sin(δ )   Xq  Xd  3V 2.sin ²(δ ) tan(δ) 

Pour déterminer la tension d’inducteur vf qui permet d’obtenir un courant d’induit minimum,
il suffit de calculer la valeur de δ qui minimise le courant I.

Pour calculer l’angle interne de la machine, nous nous proposons de dériver l’équation [56]
par rapport à δ, ce qui permet d’écrire :

dI2
=0

Après calcul, il vient :

 X .Γ .ω 
δ = arctan  d e2 r  [57]
 3V 

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 28
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

L’application numérique donne :

Pour : Xd = Xq = 15,5Ω
Γe = Cf = 4N.m (en régime permanent à vide)
ωr = 100π rd/s
V = 220V

 15,5× 4×100π 
δ = arctan   = 7,64°
 3× (220)2 
 

On en déduit la tension d’inducteur vf à partir de [52] :

Pour : Rf = 2Ω
Maf = 0,214Ω

R f . X q. Γe 2×15 , 5× 4
vf = = =11 , 44 V
M af . 3. V .sin (δ ) 0 , 214 × 3 × 220 ×sin (7 , 64 ° )

Le courant d’induit minimal I sera donc :

1
I= × i d2 + i q2
3

3.V. sin (δ ) 3.220. sin (7,64°)


avec : iq = − =− ≈ 3,27 A
Xq 15,5

1  15,5 × 4 × 100π 
id = 
 − 3.220. cos(7,64) ≈ 0,44A
15,5  3.220. sin (7,64°) 

D’où :

1 1
I= × i d2 + i q2 = × 3,27 2 + 0,44 2 = 1,9A
3 3

Pour un fonctionnement à vitesse nominale, soit 3000trs/mn.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 29
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

2.2/ SIMULATION ET TRACE DES COURBES


Les questions 2 et 3 diffèrent du fait que l’une considère la marche de la machine à vide, alors
que l’autre la considère en charge. Dans le même souci de comparaison que dans la question
1, nous avons donc décidé de regrouper les tracés des questions 2 et 3 sur les même graphes
en distinguant toutefois clairement les différents cas de fonctionnement :

- 0s < t < 6s : alimentation en demi-tension lors du démarrage en asynchrone


- 6s < t < 8s : alimentation en pleine tension lors du démarrage en asynchrone
- 8s < t < 12s : mise sous tension de l’inducteur, charge et inertie extérieures nulles
- 12s < t < 15s : mise en charge de la machine
- 15s < t < 25s : décrochage avec un échelon de couple supérieur au couple maximal

La vitesse Ω (en rad/s)

3500

3000

2500

2000

1500

1000

500

-500
0 5 10 15 20 25

Nous pouvons remarquer qu’avant la mise sous tension de l’excitation, la machine ne peut pas
atteindre sa vitesse de synchronisme. Ceci est dû à la constitution de la machine qui est à
pôles lisses. En effet si celle-ci était à pôles saillants avec un couple de réluctance
suffisamment élevée, la machine aurait atteint cette valeur de synchronisme. A la fin du
démarrage en asynchrone (fin de la deuxième phase sous alimentation en 220V), lors de la
mise sous tension de l’inducteur la vitesse atteint immédiatement la vitesse de synchronisme,
le glissement est donc nul.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 30
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Le couple Γe (en N.m.)

200

150

100

50

-50
0 5 10 15 20 25

Nous constatons que la mise sous tension de l’inducteur créé une légère variation du couple.
Cette pointe de couple est rapide et de ce fait engendre peu de conséquences sur le
comportement de la machine en elle-même.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 31
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Le courant ids (en A)

200

150

100

50

-50

-100

-150

-200
0 5 10 15 20 25

Le courant iqs (en A)

200

150

100

50

-50

-100

-150

-200
0 5 10 15 20 25

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 32
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

Le courant idr (en A)

60

40

20

-20

-40

-60
0 5 10 15 20 25

Le courant iqr (en A)

60

40

20

-20

-40

-60
0 5 10 15 20 25

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 33
QUESTION 2 : MISE SOUS TENSION DE L’INDUCTEUR LIEBY FREDERIC

2.3/ IMPORTANCE DE L’INSTANT T2


Le choix de l’instant T2 est directement lié au décalage angulaire initial du rotor. Partant du
principe que le rotor doit « accrocher » le mieux possible le champ tournant, il faut, de ce fait,
choisir de façon judicieuse l’instant T2, car il pourrait le cas échéant, provoquer des
interférences non négligeables au niveau fonctionnement de la machine.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 34
QUESTION 3 : MISE EN CHARGE DE LA MACHINE LIEBY FREDERIC

QUESTION 3

MISE EN CHARGE DE LA MACHINE

A lors que la machine fonctionne à vide en régime permanent, on décide de lui appliquer
brutalement une charge dont le moment d’inertie vaut : J2 = 0,06 kg.m2, en considérant
que la machine est toujours alimentée par la même excitation que dans la question 2. Le
courant d’induit passe alors à 25A en régime stabilisé.

3.1/ DETERMINATION DU COUPLE RESISTANT ET DU REGIME


PERMANENT

Rappelons tout d’abord les équations de la machine qui ont été définis dans la question 2 par
le système [47] :

v d = − X q .i q
v q = X d .i d + M af .ω r .i f
v f = R f .i f
Γe = M af .i f .i q

En régime permanent, le couple mécanique sera égal au couple résistant, ce qui permet
d’écrire :

(J1 + J 2 ) dΩ = Γe − Γc − C f =0 [58]
dt

On sait encore que :

1
I= × i d2 + i q2
3

1
V= × v d2 + v q2 , ou encore : 3V 2 = v d2 + v q2 [59]
3

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 35
QUESTION 3 : MISE EN CHARGE DE LA MACHINE LIEBY FREDERIC

Partons de l’équation [59] et remplaçons vd et vq par leur valeur respective donnée dans le
système ci-dessus :

(
3V 2 = v d2 + v q2 = − X q .i q )2 + (X d .i d + M af .ωr .i f )2
( )
3V 2 = X d i d2 + i q2 + M af
2
.ω 2r .i f2 + 2.X d .M af .ω r .i d .i f
3V 2 = X d2 .I 2 + M af
2
.ω 2r .i f2 + 2.X d .M af .ω r .i d .i f

On en extrait id :

2
vf 
3V 2
− 3.X d2 .I 2 − 2
M af .ω 2r . 
id =  Rf  [60]
v
2.X d .M af .ω r × f
Rf

L’application numérique nous donne :

2
3× 220 2 − 3×15 , 5 2 × 25 2 −  0 , 214 ×100 π×
11 , 44 
 2 
id = = 38 A
11 , 44
2×15 , 5× 0 , 214 ×100 π×
2

Connaissant id, on peut calculer vq :

vf 11 , 44
v q = X d.i d + M af .ω r. i f = X d. i d + M af . ω r × =15 , 5×38 + 0 ,214 ×100 π×
Rf 2
v q = 204,4V

Toutes les autres valeurs en découlent une à une :

[59] permet d’écrire : v d = 3V 2 − v q2

A.N. : v d = 3 × 220 2 − 204,4 2 = 321,6V

On peut ensuite calculer iq :


vd v 321,6
La première relation du système [47] permet d’écrire : i q = − =− d =− = −20,75A
Xq Xd 15,5

Le couple électromagnétique de la machine vaut, d’après [47] :

vf − 11,44
Γe = M af .i f .i q = M af × × i q = 0,214 × × (− 20,75) = 25,4 N.m
Rf 2

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 36
QUESTION 3 : MISE EN CHARGE DE LA MACHINE LIEBY FREDERIC

Le couple de charge, quant à lui, est calculé à partir de la relation [58], d’où on tire que :

Γc = Γe − C f = 25,4 − 4 = 21,4 N.m

L’angle δ, enfin, est issu de l’équation [52], qui peut s’écrire sous la forme :

R f .X q .Γe
sin (δ ) = −
M af .V. 3.v f

d’où :

 R f .X d.Γe   2×15 ,5×25 ,4 


δ = arcsin  −  = arcsin  −
  =57 ,57 °
 M af .V . 3.v f   0 ,214×220 3×11 ,44 

Récapitulons les résultats obtenus :

id = 38A
iq = -20,75A
vd = 321,6V
vq = 204,4V
vf = 11,44V
Γe = 25,4 N.m
Γc = 21,4 N.m
δ = 57,57°

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 37
QUESTION 3 : MISE EN CHARGE DE LA MACHINE LIEBY FREDERIC

3.2/ DISCUSSION SUR L’APPLICATION D’UN ECHELON DE COUPLE

Les valeurs limites correspondent à celles pour lesquelles la machine est à la limite de
décrocher. La limite avant le décrochage est atteinte lorsque l’angle interne δ est égal à 90°
comme l’indique la figure 4. Nous calculons donc le couple avec l’angle interne maximal.

figure 4 : Diagramme présentant la limite de stabilité de la machine

Nous formulons 2 remarques :

Si la force électromotrice dépasse la puissance mécanique, le couple


électrique peut ramener la machine pour palier le problème.
Si l’angle interne dépasse 90°, on ne peut plus ramener la machine, ce qui
entraîne un découplage du réseau.

Grâce à l’équation [52], nous pouvons déterminer le couple résistant limite :

v f × M af × 3 × V
Γr =
Rf × Xq

(11,44 × 0,214 × 3 × 220


Γr = = 30 , 1 N . m
2 × 15 , 5

Nous trouvons un couple limite Γr = 30,1 Nm, il faudra être inférieur à cette valeur si nous
voulons que le système reste stable.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 38
QUESTION 3 : MISE EN CHARGE DE LA MACHINE LIEBY FREDERIC

Nous appliquons un couple supérieur à la valeur limite, donc supérieur à 30,1 Nm. Par
conséquent, nous devrions voir la machine décrocher. Ce problème est visible sur les graphes
précédents entre 15 et 25 s.

Nous constatons que la vitesse n’arrive plus à atteindre son régime permanent, car le couple
fixé sur l’arbre est trop important pour que la machine retrouve sa vitesse de synchronisme.
Les effets immédiats de ce décrochage sont visibles sur le couple, qui devient très oscillant et
qui plus est les impulsions obtenues dépassent les 150 Nm. Par conséquent, la machine
devient incontrôlable, il faut donc ramener celle-ci dans un fonctionnement stable c’est à dire
avec un angle interne δ < 90°.

3.3/ DISCUSSION SUR LA COUPURE DE L’ALIMENTATION DE


L’INDUCTEUR

Si on coupe l’inducteur, constatation est faite que la vitesse varie sensiblement. Nous avons
donc un régime transitoire où la variable n’est plus la vitesse seule mais l’écart angulaire du
rotor par rapport à un axe de référence tournant à la vitesse synchrone.
La machine subit des à-coups de couple et que les autres paramètres deviennent instables.

La mise hors tension de l’inducteur rend le moteur instable, l’angle cité ci-dessus ne retrouve
pas de valeur stable.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 39
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

QUESTION 4

REGIME DESEQUILIBRE :
COURT-CIRCUIT ENTRE 2 PHASES

L es court-circuits sont des défauts tels que tensions et courants ne forment plus un système
équilibré direct. Les systèmes dits direct, inverse et homopolaire ne sont plus
indépendants et, de ce fait, une source directe va donner naissance à des composantes directes,
mais encore inverses et homopolaires. Dans le cas de défauts, les tentions et courants prennent
des valeurs très différentes des valeurs nominales. Pour étudier les systèmes triphasés, on a
généralement recours à un schéma monophasé équivalent. Tout système triphasé à la
pulsation ω est équivalent à la somme de 3 systèmes respectivement direct, inverse et
homopolaire. Les charges de type dissymétrique entraînent une interaction entre les 3
systèmes élémentaires.

4.1/ ETUDE DU NOUVEAU FONCTIONNEMENT STATIONNAIRE

Pour étudier le fonctionnement dissymétrique de machines alternatives en régime permanent,


on utilise la transformation de FORTESCUE. Celle-ci fait correspondre à un système triphasé
quelconque, 3 systèmes triphasés équilibrés direct, inverse et homopolaire. Si on appelle gi
une grandeur instantanée quelconque (tension, courant, impédance) et Gi sa valeur complexe,
on peut écrire que :

G a  1 1 1  G 0 
    
G b  = 1 a •G d 
2
a [61]
G c  1 a a   G i 
2
 

j 2π
avec : a =e 3

Inversement, nous obtenons les grandeurs triphasées à partir des composantes symétriques en
appliquant sa matrice inverse :

G 0  1 1 1  G a 
  1   
G d  = 3×1 a •G b 
2
a [62]
 Gi  1 a
2
a  Gc 
 

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 40
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

On considère que la machine n'a qu'une force électromotrice directe. Le schéma de base sur
lequel nous raisonnons est le suivant :

V0 = −Z0 . I 0 [63]

Vd =E − Zd . Id [64]

Vi =−Zi . Ii [65]

figure 5 : schéma de base direct, inverse et homopolaire

La machine étant branchée sur le réseau triphasé, à un instant T, ce produit un court-circuit


entre 2 phases (choisies arbitrairement b et c). Le neutre n'est pas distribué ; les composantes
homopolaires sont nulles.
Le schéma équivalent est :

figure 6 : court-circuit entre les phases b et c de la machine

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 41
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

On peut écrire :

Ia =0

Ib +Ic =0 [66]

Vb −Vc =Z . Ib

D'où, par transformation :

I0 =0

Id +Ii =0
[67]
Vd −Vi =0

La figure 4 devient, sachant que l'homopolaire n'intervient pas :

figure 7 : schéma équivalent dans le cas d’un court-circuit entre 2 phases

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 42
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

En raisonnant avec les matrices, on peut écrire pour les courants que (prenant pour convention
que Ib = -Ic = Icc) :

I 0  1 1 1  Ia =0
  1   
Id  = 3×1 a • Icc  [68]
2
a
 Ii  1 a   −Icc 
2
  a

On en tire :

I0 =0

3
2
( 3
)
Id = 1 × a −a × Icc = j 3 × Icc
[69]

3
2
( 3
)
Ii = 1 × a −a × Icc = − j 3 × Icc = −Id

Pour les tensions, le système est (sachant que Vb = Vc) :

V0 =0 1 1 1  Va 


  1   
 Vd  = 3 × 1 a  • Vb 
2
a [70]
 Vi  1 a   Vc 
2
  a

On en tire :

( (
Vd = 1 Va + a +a . Vb
3
2
) )
[71]
(
Vi = 1 Va + a + a . V b = Vd
3
2
( ) )

Or, d'après le système [67], on sait que :

Vd = E − Z d.I d = Vi = − Z i.Ii = Z i.I d

E − Z d.I d − Z i.I d = 0

( )
E = Z d − Z i . I d avec I d = 1 × a − a × I cc
3
( 2
)
3 .E
I cc =
( a −a × Zd+ Zi
2
) ( ) [72]

Or (a-a²) = j.√3

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 43
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

D'où :
3 .E
Ib = −Ic =
Zd + Zi

On en déduit la valeur des courants :

Ia =0

3 .E
Ib = Ic = [73]
Zd+Zi

Pour les tensions d'alimentation, on peut écrire :

La tension Va :

( )
V a = V 0 + V d + V i = E − Z d .I d − Z i.I i = E + Z i − Z d . I d avec I d = 1 × a − a
3
( 2
)× I cc

Il vient donc que :

2 .E .Z i 2 .E .Z i
Va = donc V a =
Zd+ Zi Zd+ Zi [74]

La tension Vb :

2 2 2
( 2
)
V b = V0 + a .Vd + a .Vi = a .E − a .Z d.I d − a .Z i.I i = a .E + a .Z i − a .Z d .I d
2

Il vient donc que :

Vb =
(
E . Zi . a −a 2 )
donc Vb =
E . Zi
[75]
Zd + Zi Zd + Zi

La tension Vc :

On obtient par la même méthode que :

Vc =
(
E . Zi . a −a
2
) donc V = E . Z i [76]
Zd + Zi c
Zd + Zi

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 44
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

On néglige souvent la résistance statorique de la machine devant sa réactance.


En régime permanent, la réactance directe est égal à la réactance synchrone. Par contre, vis à
vis d'un système inverse, il apparaît des courants à la fréquence 2f dans l'inducteur et dans les
amortisseurs.
Rappelons enfin que, dans notre cas, c'est à dire celui d'une machine synchrone à pôles lisses,
on a la réactance inverse qui est égale à la réactance subtransitoire.

4.2/ ETUDE DU REGIME TRANSITOIRE

Quel que soit le régime transitoire étudié, on pourra toujours se ramener au schéma équivalent
de la machine. Les éléments déterminants de ce type d’étude sont les différentes constantes de
temps et réactances.

La machine équivalente de Park, avec l'hypothèse de l'égalité des inductances mutuelles entre
tous les enroulements dans le même axe peut être représentée par le schéma dit à trois
branches ci-dessous qui se compose en fait d'un schéma équivalent dans l'axe direct et d'un
autre dans l'axe en quadrature.

Pour une simple commodité d’ordres de grandeur numériques, nous ne représentons pas des
inductances mais des réactances en multipliant les inductance par ω.

X’’d : réactance subtransitoire directe

X’d : réactance transitoire directe

Xd : réactance synchrone

Id
Xs
Xakd XXf
fd

Ikd If Xa
Xad Eq

Rf
Rkd E'q
E''q

figure 8 : schéma équivalent dans l’axe direct

La mutuelle entre les enroulements de l’axe direct est représentée par la réactance Xad.
Chaque enroulement est ensuite représenté par une réactance de fuite et une résistance.
Branche d’induit : son inductance de fuite est représentée par Xs. Sa résistance Ra,
faible est souvent négligée.
Branche inducteur : son inductance est représentée par Xf et sa résistance Rf.
Branche amortisseur : son inductance est représentée par Xkd et sa résistance par
Rkd.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 45
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

X’’q

Xq

Iq
Xs
Xakq

Ikq Xa
Xaq Ed

Rk
E''d

figure 9 : schéma équivalent dans l’axe en quadrature

La mutuelle entre les enroulements de l’axe en quadrature est représentée par la réactance Xaq.
Dans les machines à pôles lisses, il y a peu de différence entre les réactances Xad et Xaq,
l’entrefer étant approximativement le même dans ces 2 axes.
Chaque enroulement est ensuite représenté par une réactance de fuite et une résistance.
Branche d’induit : son inductance de fuite Xs et sa résistance Ra sont identiques à
celles de l’axe direct, la construction de l’induit ayant toujours une répartition
uniforme sur la périphérie.
Branche inducteur : cette branche est absente par définition de l’axe en quadrature
Branche amortisseur : son inductance est représentée par Xkq et sa résistance par
Rkq. Leurs valeurs sont généralement égales à celles de l’axe direct pour les machines
à pôles lisses.

En régime établi, les relations donnant les flux à travers les bobines de l’induit en fonction des
courants qui passent dans celles-ci ne sont pas affectées par la présence de l’inducteur et des
amortisseurs. On considère alors les réactances synchrones.

Au début d’un régime transitoire, l’inducteur et les amortisseurs interviennent dans ces
relations. Les réactances et les constantes de temps à considérer alors sont dites
subtransitoires.

Les amortisseurs ne jouent un rôle important qu’au début des régimes transitoires. Par la suite,
on peut négliger leurs effets et, suivant l’axe direct, considérer la réactance et les constantes
de temps transitoires.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 46
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

Les différentes réactances se calculent grâce aux formules suivantes :

Réactance synchrone d’axe d : Xd =Ld .ωS [77]

 M2 
Réactance transitoire d’axe d : Xd' =  Ld − f  .ωS
 Lf 

 L .M ²+L .M ²−2.Mf.MfD.MDd 
Réactance subtransitoire d’axe d : Xd'' =  Ld− D fd f Dd .ωS [78]
 Lf.LD −MfD² 

Réactance synchrone d’axe q : Xq =Lq .ωS [79]

 M ²
Réactance subtransitoire d’axe q : Xq''= Lq − Qq  .ωS [80]
 LQ 

Réactance de fuite du stator : Xs =Ls .ωS [81]


Réactance d’entrefer d’axe d : Xad =Xd −Xs [82]
Réactance d’entrefer d’axe q : Xaq =Xq −Xs [83]

Réactance de l’excitation : Xfd = 1 [84]


1 − 1
Xd'−XS Xad

Réactance des amortisseurs d’axe d : Xakd = 1 [85]


1 − 1 − 1
Xd''−XS Xad Xfd

Réactance des amortisseurs d’axe d : Xakq = 1 [86]


1 − 1
Xq''−XS Xaq

Réactance de l’excitation à vide : Xfd0 =Xfd −Xad [87]

Réactance des amortisseurs d’axe d : Xakd0 =Xakd + 1 [88]


1 − 1
Xad Xfd

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 47
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

Les constantes de temps se calculent à partir des équations suivantes :

Constante de temps transitoire d’axe d en court-circuit :

(
Td'= Lf .1− M f ²
R f Ld.Lf
) [89]

Constante de temps subtransitoire d’axe d en court-circuit :

Td''= LD .1− Ld.M fD²+ Lf .M Dd ²−2.M f .M fD.M Dd 


LD.(Ld.Lf −M f ² )
[90]
RD  

Constante de temps subtransitoire transversale en court-circuit :

Tq''= LQ .1− M Qq²  [91]


R Q  Lq.LQ 

Constante de temps transitoire d’axe d en circuit ouvert :

TdO'= Lf [92]
Rf

Constante de temps subtransitoire d’axe d en circuit ouvert :

(
Td0''= LD .1− M fD²
R D Lf .LD
) [93]

Constante de temps subtransitoire transversale en circuit ouvert :

Tq0''= LQ [94]
RQ

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 48
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

Toutes ces valeurs ont été calculées sur EXCEL, et sont données dans le tableau récapitulatif
ci-dessous :

Glissement g 0
Vitesse de synchronisme (rad/s) ωs (g) 314,1592654
Alimentation de l'inducteur (V) Vf 11,44

STATOR
Inductance propre d'une phase du stator (H) Ls 0,0336
Inductance mutuelle entre deux phases du stator (H) Ms -0,016
Résistance statorique (Ohm) Rs 0,29
AMORTISSEURS
Inductance propre des amortisseurs (H) LD=LQ 0,02
Résistance des amortisseurs (Ohm) RD=RQ 1,8
INDUCTEUR
Inductance propre de l'inducteur (H) Lf 1
Résistance de l'inducteur (Ohm) Rf 2

Inductance mutuelle max entre l'inducteur et 1 phase de l'induit (H) Mfs 0,175
Inductance mutuelle max entre l'amortisseur et 1 phase de l'induit (H) MDs=MQs 0,025
Inductance mutuelle amortisseur d'axe direct-inducteur (H) MfD 0,14
Mutuelle inducteur (H) Mfd=Mfq 0,214330352
Mutuelle amortisseur (H) MDd=MQq 0,030618622
Inducteur axe d (H) Ld 0,0496
Inducteur axe q (H) Lq 0,0496

REACTANCE
Réactance direct axe d (Ohm) Xd 15,58229956
Réactance transitoire axe d (Ohm) Xd' 1,150608309
Réactance subtransitoire axe d (Ohm) Xd'' 0,856083998
Réactance direct axe q (Ohm) Xq 15,58229956
Réactance subtransitoire axe q (Ohm) Xq'' 0,856083998
Réactance de fuite du stator (Ohm) Xs 10,55575132
Réactance entrefer axe d (Ohm) Xad 5,026548246
Réactance entrefer axe q (Ohm) Xaq 5,026548246
Réactance de l'excitation (Ohm) Xfd -3,275804911
Réactance des amortisseurs axe d (Ohm) Xakd 309,7427097
Réactance des amortisseurs axe q (Ohm) Xakq -3,310819778
Réactance de l'excitation à vide (Ohm) Xfd0 1,750743335
Réactance des amortisseurs axe d à vide (Ohm) Xakd0 300,3375667

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 49
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

CONSTANTES DE TEMPS
Constante de temps transitoire d’axe d en court-circuit Td' 0,036920363
Constante de temps subtransitoire d’axe d en court-circuit Td'' 0,000165339
Constante de temps subtransitoire transversale en court-circuit Tq'' 0,000610439
Constante de temps transitoire d’axe d en circuit ouvert Td0' 0,5
Constante de temps subtransitoire d’axe d en circuit ouvert Td0'' 0,000222222
Constante de temps subtransitoire transversale en circuit ouvert Tq0'' 0,011111111

Xm 0,856083998
Td1' 0,061036789
Td1'' 0,000189606
Ta 0,009396552
g(t)=A+B*e^(-t/Td1')+C*e^(-t/Td1'') A 0,104156713
B 0,74907225
C 0,146771037
FEM (V) E 222,3662911
valeur du courant de court-circuit en régime permanent (A) Icc 23,42990189

A la suite d’une perturbation brusque, les amortisseurs n’interviennent qu’aux tout premiers
instants, et au bout d’un temps relativement court, de l’ordre de 0,1s, les exponentielles
associées aux constantes de temps subtransitoires sont pratiquement éteintes.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 50
QUESTION 4 : RÉGIME DESÉQUILIBRÉ LIEBY FRÉDÉRIC

Connaissant toutes les constantes de temps et les réactances de la machine, nous pouvons
déduire définir les différents types de fonctionnement en régime déséquilibré tels que les
court-circuits par exemple.

L’étude porte sur un défaut entre 2 phases. Celle-ci est bien entendu plus difficile que le cas
d’un court-circuit triphasé symétrique car nous nous trouvons ici dans un régime de
fonctionnement déséquilibré. Après des études simplifiées réalisées par R.E. DOHERTY et
C.A. NICKLE d’une par, et C. CONCORDIA d’autre part, c’est B. ADKINS qui a proposé le
premier une étude analytique complète des régimes transitoires déséquilibrés.
Pour ce faire, B. ADKINS est parti des équations de la machine exprimées au moyen des
variables réelles. Il a d’abord utilisé la transformation de CONCORDIA puis certaines propriétés
de la transformation de Laplace. Il aboutit à la détermination d’équations de récurrence qu’il
résout au moyen de séries.

Notons que la vitesse est alors considérée constante et que les réseau extérieur n’est pas pris
en compte dans le cadre de ce calcul.

De ce fait, nous admettrons que le courant de court-circuit dans le cas d’un défaut diphasé a
pour expression (selon B. ADKINS):

 −t

− 3.E. g(t ). sin(ωt +ψ )− sin ψ.e Ta 
ib(t )= −ic(t )=  
Xd'' + Xq'' + (Xq''−Xd''). cos 2 (ωt +ψ )
[95]

−t −t
Xd''+Xm  X ''+X m Xd ''+X m  Td1'  Xd''+X m  Td1''
avec : g (t )= + d −  . e + −
 X '+X 
1 . e [96]
Xd + X m  Xd '+X m Xd + X m   d m 

où :

X m = Xd''.Xq '' [97]

Xd'+X m
Td1' = ×T ' [98]
Xd +X m d0

Xd''+X m
Td1'' = × Td0'' [99]
Xd'+X m

Xm
Ta = [100]
R S.ω

M f .ω.Vf
E= [101]
R f. 3

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 51
CONCLUSION GÉNÉRALE LIEBY FRÉDÉRIC

CONCLUSION GENERALE

Dans ce projet, nous nous sommes attachés à réaliser une étude détaillée d’une machine
synchrone pour divers régimes de fonctionnement, stationnaire ou transitoire, normal ou en
court-circuit. Pour ce faire, nous avons toujours veiller à partir des formules de base afin
d’effectuer des démonstrations relativement complètes en voyant clairement quelles ont été
les hypothèses simplificatrices permettant de résoudre les différents cas étudiés dans ce
rapport.

En parallèle de cette étude théorique, nous avons pu modéliser la machine de telle manière à
vérifier par simulation (logiciel MATLAB) que les courbes obtenues viennent confirmer les
résultats obtenus par le calcul.

Enfin, l’étude en régime déséquilibré nous a permis de traiter dans un exemple concret la
modélisation effectuée par la transformation de FORTESCUE, transformation permettant de
traiter les problèmes de déséquilibre tant sur les machines que sur les réseaux en général.
Notons enfin que la transformation de PARK, quant à elle, facilite considérablement l’étude
des machines synchrones.

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 52
LISTE DES SYMBOLES LIEBY FREDERIC

LISTE DES PRINCIPAUX SYMBOLES

Ra, Rb , Rc : Résistance d’une phase de l’induit


Rf : Résistance de l’inducteur
RD : Résistance de l’amortisseur d’axe d
RQ : Résistance de l’amortisseur d’axe q
va, vb, vc : Tension aux bornes d’une phase de l’induit
vf : Tension aux bornes de l’inducteur
vd : Tension d’axe d (résultant de la transformation de PARK)
vq : Tension d’axe q (résultant de la transformation de PARK)
ia, ib , ic : Courant circulant dans une phase de l’induit
id : Courant d’axe d (résultant de la transformation de PARK)
iq : Courant d’axe q (résultant de la transformation de PARK)
if : Courant circulant dans l’enroulement inducteur
iD : Courant circulant dans l’enroulement d’amortisseur d’axe d
iQ : Courant circulant dans l’enroulement d’amortisseur d’axe q
ψ a, ψ b , ψ c : Flux d’enroulement traversant l’enroulement a, b, c
ψf : Flux d’enroulement traversant l’enroulement inducteur
ψd : Flux d’axe d (résultant de la transformation de PARK)
ψq : Flux d’axe q (résultant de la transformation de PARK)
ψD : Flux d’enroulement traversant l’enroulement amortisseur d’axe d
ψQ : Flux d’enroulement traversant l’enroulement amortisseur d’axe q
Li : Inductance propre de l’enroulement i
Mij : Mutuelle entre les enroulements i et j
Pe : Puissance électrique
Γe : Couple électromagnétique (résistant)
Γc : Couple de charge
Cf : Couple de frottement
Lps : Inductance propre cyclique du stator
Lpr : Inductance propre cyclique du rotor
p : Nombre de paire de pôles
ωr : Pulsation du réseau

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 53
ANNEXES : ANNEXE 1 LIEBY FRÉDÉRIC

ANNEXES

ANNEXE 1

Programmes de simulation sous MATLAB – Démarrage en machine asynchrone

Programme de la machine asynchrone :

function [sys,x0] = mas(t,x,u,flag)

% MAS
%%%%%%%%%%%%%%%%%
% Mise en équations %
% de la machine asynchrone %
%%%%%%%%%%%%%%%%%

Ls = 49.6e-3;
Lr = 20e-3;
M = 30.62e-3;
Rs = 0.29;
Rr = 1.8;
ws = 2*pi*50;

% Corps de la S-Function
switch flag,

%%%%%%%%%%%%%%%%%
% Initialisation %
%%%%%%%%%%%%%%%%%
case 0,
sys = [4,0,4,5,0,0];
x0 = [0;0;0;0];

%%%%%%%%%%
% Sortie %
%%%%%%%%%%
case 3,
sys = x;

%%%%%%%%%%%
% Dérivée %
%%%%%%%%%%%
case 1,
sigma = Lr*Ls-M*M

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 54
ANNEXES : ANNEXE 1 LIEBY FRÉDÉRIC

vit = u(1);
vsd = u(2);
vsq = u(3);
vrd = u(4);
vrq = u(5);

A = (1/sigma)*[ -Rs*Lr (Ls*Lr*ws)-(M*M*vit) Rr*M (M*Lr*ws)-(M*Lr*vit)


(M*M*vit)+(Ls*Lr*ws) -Rs*Lr (M*Lr*vit)-(M*Lr*ws) M*Rr
M*Rs (Ls*M*vit)-(M*Ls*ws) -Rr*Ls (Ls*Lr*vit)-(M*M*ws)
(M*Ls*ws)+(Ls*M*vit) M*Rs (M*M*ws)-(Ls*Lr*vit) -Rr*Ls ];

B = (1/sigma)*[ Lr*vsd-M*vrd
Lr*vsq-M*vrq
-M*vsd+Ls*vrd
-M*vsq+Ls*vrq ];

sys = A*x+B;

%%%%%%%%%%%%%%%%%
% Indicateurs non utilisés %
%%%%%%%%%%%%%%%%%
case {2, 4, 9}
sys = [];

%%%%%%%%%%%%%%%%%
% Indicateurs non attendus %
%%%%%%%%%%%%%%%%%
otherwise
error(['Unhandled flag = ',num2str(flag)]);

end

% fin de MAS

Programme de la transformation de PARK :

function res = Park32(u)

% Cette fonction effectue la transformée de


% Park d'angle u(0) sur le vecteur [u(1);u(2);u(3)]

matrice = sqrt(2/3)*[ cos(u(0)) cos(u(0)-2*pi/3) cos(u(0)-4*pi/3)


-sin(u(0)) -sin(u(0)-2*pi/3) -sin(u(0)-4*pi/3) ];

res = matrice*[u(1);u(2);u(3)];

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 55
ANNEXES : ANNEXE 2 LIEBY FREDERIC

ANNEXES

ANNEXE 2

Programme de simulation sous MATLAB – Machine synchrone

Programme de la machine synchrone :

function [sys,x0] = mas(t,x,u,flag)

% MS
%%%%%%%%%%%%%%%%%
% Mise en équations %
% de la machine synchrone %
%%%%%%%%%%%%%%%%%

Rs=0.29;
Rf=2;
RD=1.8;
RQ=1.8;
Ld=49.6e-3;
Lq=49.6e-3;
Lff=1;
LD=20e-3;
LQ=20e-3;
Mfd=214e-3;
MDd=30.6e-3;
MfD=140e-3;
MQq=30.6e-3;
ws = 2*pi*50;
J = 0.05;

% Corps de la S-Function
switch flag,

%%%%%%%%%
% Initialisation %
%%%%%%%%%
case 0,
sys = [4,0,4,5,0,0];
x0 = [0;0;0;0];

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 56
ANNEXES : ANNEXE 2 LIEBY FREDERIC

%%%%%%
% Sortie %
%%%%%%
case 3,
sys = x;

%%%%%%%
% Dérivée %
%%%%%%%
case 1,
alpha =(Ld*(Lff*LD-MfD^2)-(Mfd^2*LD)-(MDd*Lff)+(2*Mfd*MfD*MDd));
beta=(Lff*LD-MfD^2);
gamma=(LQ*Lq-MQq^2);
delta=((MQq*LD*vit*beta)-(MQq*MDd*vit*LQ*(Lff*MDd-Mfd*MfD)));
%dId/dt

a=-Rs*beta;
b=vit*((g*MQq*(MfD*Mfd-Lff*MDd))+Lq*beta);
c=Rf*(LD*Mfd-MfD*MDd);
d=-RD*(MfD*Mfd-Lff*MDd);
e=vit*((g*LQ*(MfD*Mfd-Lff*MDd))+MQq*beta);
f=-(LD*Mfd-MfD*MDd);
h=beta;

%dIq/dt

i=(1/(MQq*gamma*beta))*((LQ*((Rs*beta*delta)+(g*vit*MDd*Lq*beta*alpha)))-
(g*MDd*vit*beta*gamma));

j=(-LQ/(MQq*gamma*beta))*((delta*vit*((g*MQq*(MfD*Mfd-
Lff*MDd))+Lq*beta))+(((Rs*MQq*beta)+(MQq^2*MDd*vit^2*g*Lff))*alpha));

k=(-LQ/(MQq*gamma*beta))*((delta*Rf*(LD*Mfd-MfD*MDd))-
(((Mfd*MQq*beta*vit)+(Rf*Mfd*MQq*MDd*vit))*alpha));

l=(1/(MQq*gamma*beta))*((g*vit*LD*gamma*beta)-(LQ*((-delta*RD*(MfD*Mfd-Lff*MDd))-
(((g*vit*LD*beta)+(RD*Lff*MQq*MDd*vit))*alpha))));

m=(-1/(MQq*gamma*beta))*((RQ*beta*gamma)+(LQ*((delta*vit*((g*LQ*(MfD*Mfd-
Lff*MDd))+MQq*beta))-((RQ*beta-(LQ*Lff*MQq*MDd*vit^2*g))*alpha))));

n=(-LQ/(MQq*gamma*beta))*((-delta*(LD*Mfd-MfD*MDd))-(MQq*MDd*Mfd*vit*alpha));

o=((-LQ*delta)/(MQq*gamma));

q=(LQ/gamma);

%dIf/dt

r=-Rs*(Mfd*LD-MfD*MDd);

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 57
ANNEXES : ANNEXE 2 LIEBY FREDERIC

s=(-vit/beta)*((g*MQq(MfD*alpha+((LD*Mfd-MfD*MDd)*(MfD*Mfd-Lff*MDd))))+((LD*Mfd-
MfD*MDd)*beta*Lq));

v=(-Rf/beta)*((LD*alpha+((LD*Mfd-MfD*MDd)*(LD*Mfd-MfD*MDd))));

w=(RD/beta)*((MfD*alpha+((LD*Mfd-MfD*MDd)*(MfD*Mfd-Lff*MDd))));

y=(-vit/beta)*((g*LQ(MfD*alpha-((Mfd*LD-MfD*MDd)*(Mfd*MfD-MDd*Lff))))+((LD*Mfd-
MfD*MDd)*beta*MQq));

z=(1/beta)*((LD*alpha-((Mfd*LD-MfD*MDd)*(Mfd*LD-MfD*MDd))));

A=-(Mfd*LD-MfD*MDd);
%dID/dt

C=-Rs*(Lff*MDd-Mfd*MfD);

D=(vit/beta)*((g*MQq(Lff*alpha-((Lff*MDd-Mfd*MfD)*(MfD*Mfd-Lff*MDd))))-((Lff*MDd-
Mfd*MfD)*beta*Lq));

E=(Rf/beta)*((Mfd*alpha-((Lff*MDd-Mfd*MfD)*(LD*Mfd-MfD*MDd))));

F=(-RD/beta)*((Lff*alpha-((Lff*MDd-Mfd*MfD)*(MfD*Mfd-Lff*MDd))));

G=(vit/beta)*((g*LQ(Lff*alpha-((Mfd*MfD-Lff*MDd)*(MDd*Lff-Mfd*MfD))))-((Lff*MDd-
Mfd*MfD)*beta*MQq));

H=(-1/beta)*((Mfd*alpha-((Lff*MDd-Mfd*MfD)*(Mfd*LD-MfD*MDd))));

I=-(Lff*MDd-Mfd*MfD);

%dIQ/dt

J=(1/(beta*gamma))*((-Rs*beta*delta)-(g*vit*MDd*Lq*beta*alpha));

K=(1/(beta*gamma))*((delta*vit*((g*MQq*(MfD*Mfd-
Lff*MDd))+Lq*beta))+(((Rs*MQq*beta)+(MQq^2*MDd*vit^2*g*Lff))*alpha));

L=(1/(beta*gamma))*((delta*Rf*(LD*Mfd-MfD*MDd))-
(((Mfd*MQq*beta*vit)+(Rf*Mfd*MQq*MDd*vit))*alpha));

N=(1/(beta*gamma))*((-delta*RD*(MfD*Mfd-Lff*MDd))-
(((g*vit*LD*beta)+(RD*Lff*MQq*MDd*vit))*alpha));

O=(1/(beta*gamma))*((delta*vit*((g*LQ*(MfD*Mfd-Lff*MDd))+MQq*beta))-((RQ*beta-
(LQ*Lff*MQq*MDd*vit^2*g))*alpha));

P=(1/(beta*gamma))*((-delta*(LD*Mfd-MfD*MDd))-(MQq*MDd*Mfd*vit*alpha));
Q=(delta/gamma);

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 58
ANNEXES : ANNEXE 2 LIEBY FREDERIC

R=(-MQq/gamma);

vit = u(1);
Vd = u(2);
Vq = u(3);
Vf = u(4);
g = u(5);

A = (1/alpha)*[ a b c d e
i j k l m
r s v w y
C D E F G
J K L N O ];

B = (1/alpha)*[ f*Vf+b*Vd
n*Vf+o*Vd+q*Vq
z*Vf+A*Vd
H*Vf+I*Vd
P*Vf+Q*Vd+R*Vq ];

sys = A*x+B;

%%%%%%%%%%%%%%
% Indicateurs non utilisés %
%%%%%%%%%%%%%%
case {2, 4, 9}
sys = [];

%%%%%%%%%%%%%%%
% Indicateurs non attendus %
%%%%%%%%%%%%%%%
otherwise
error(['Unhandled flag = ',num2str(flag)]);

end

% fin de MS

ELECTROTECHNIQUE ANALYTIQUE 59